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Group Title: hommage français" ... Publication du Comité "L'effort de la France et de ses alliés."
Title: L'effort britannique
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098545/00001
 Material Information
Title: L' effort britannique
Series Title: L' hommage français" ... Publication du Comité "L'effort de la France et de ses alliés."
Physical Description: 30 p., 1 l. : ; 22 cm.
Language: French
Creator: Lebon, André, 1859-1938
Publisher: Bloud & Gay
Place of Publication: Paris
Barcelona
Publication Date: 1917
 Subjects
Subject: World War, 1914-1918 -- Great Britain   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
 Notes
Additional Physical Form: Also issued online.
General Note: "Appendice. Discours préliminaire à la conférence sur l'effort britannique pronouncé à la Sorbonne le 15 juin 1916 par M. Stéphen Pichon: p. 28-30.
Statement of Responsibility: par André Lebon.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098545
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 23391730
lccn - 18004243

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Full Text
IllllllllMt Ill
"L'HOMMAGE FRANAIS"




L'Effort Britannique
p r
ANDR LEBON
.- C r,,, r > lr..re i lr. I


I iI
'sr .il

ULLICAT1IONS DL COMIEL
"L'EFFORT DE LA FRANCE
ET DE SES ALLIES"
--
/ )LOUL'L) G Y,i
'AR IS. B.\Ri ELrON E














L'EFFORT BRITANNIQUE









" L'HOMMAGE FRANAIS"


L'EFFORT



BRITANNIQUE

PAF

ANDRE LEBON
Arcien 1M1r,,i:,e
Pr-,.iJer.t Jde i Feder uii>n der Ind jirrcl. er C.mmerr(ant Fran.;ii

co


P'lt[LiC\TION DUL C:MITE
L'EFFORT DE L.- FR.4.\'CE
ET DE SES ALLIES "




BLOUD , GAY
,iTE.Uib,


PA RiS
3, rue Gra.-",crre


q l.-ID CELO,\E
Colle del Bruch. 35
1917
Tou. dr.uiil re:ere.



















































































1








S OL eS I litre : L'Effort de la France et de ses Allis. il o t
fond Paris, sous la prirdnce de i l Sliphen Pichn.
un Cnmi; de Confrences dJnt le but est Jcx pliquer au grand
public kl pei,stcant cfoilt Jf' urni par Ic, .-llis.
illontrr atj'c pieces l'appui que les peuples qui la 'ucrre
fut impc'ce cl qui lutlcnl pour la liberal du monde sonl dire's I,:s
uns Jci autres. faieC comprendre ce qu'il u a de grand ca Je beau
dana le Jecr:'ir qu'ils acci.niplissenl. dc roble cl de prejicnd dar.s
l'ide qui les rimne, (el est le prri'rarmme du Coniile.
En rcndanl ainsi justice 1'hr:." rn et la fiJdlic d: nos
aOillanrt. compagnons d'arme, le Cn.:.nl c.il en droit C: .:niptcr
que la France rccevra d'cut pareil /i.:rm'niare our nranilc!/'.:,n,
organsaes Jdans nilrc pays en l'hi:nnreur des .-4li.s. ricci.err.e;t
chez eur d:s ci'nfrenccs qui diri.nt louct la grandeur de i'ef'Irl
Jra n is.
Les prenires conferences cranimses sous le palronoteo du
Comnile .nl oilenu, dans les dc'irses I'lled o elles j.rs r.il'.:s.
un cluant succs. Le auicluis ,ni.t, j maintes reprri.,. c ,,ii.1-
le XJzir Jd'en p.:.sidc le ltc.e qui n*'Yofrira pas moins Jir.Ird aa
pcr.r;.nci n'aiant p: as:.:s:e' C(cI reunr:.ns.
!V:-.us oic':.n p:n: cL,-ndaant qire n.:s conferences jI:rn'cicinl
dan,: leur ecnicmle ure -ct.te plus "''abl-.. si on leur cri.'. _' la
./'rmc coia:,.ire sous laquelle ellc jur.-d Julerd prctelc.-. .,- ,
aO.' ns t/on.- pr, cl. e.craferier.s ie leur !Jnrcr l ,s.ecit de traih:
courts cit ul'stinlicls, avec di:it.r,s claires e i,:!.': tes matires.
i'ous rcrrodJurnns d'ail/cinrs. cii arpendnce. '.:s docurrentil re!'tils
d la c'rnlirencc : proira;n.mc Jela s iare,. ilocutivn du *.u des
prc.Jents. etc.
.ir a.;apf'is. n:ous e irc'ns que les Jdo :ce ludes quir. .'us ke
little 'rt:ral L'HonimanEe Frani-as. /;.rnmrnrnl lc ,rcniire scrie
de. pubiicatirns Ju Ccmile : L'Eifor, de la France de ses
AlIIe:. trouterenl aupr.'s de nc'rn brcur lecteurs un accueil encoura-
geant el Ac nature encager leurs prc.n,.-eur, I en Tpur.iuicre le
dJ 'ciloppc menl.

Paul L.-iB,
ScriafJ',c' ;.rc"' jl du Ccmitj.

























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University of Floricia, Geoige A. Srnatheis Libiaries


http: www.a chive.o g details leifoi tb, itanniqOOlebo











L'EFFORT BRITANNIQUE ">


Si la cause des All;i est une dans -on principle et dans son
objectif final. les forces morale qui font mr.ouoil chacun d'eux
sonl diverse'. et les ,'in.-ens employvs pour lez dciiie doinent
varier.
Je n'a; affa.re ici ni au r--,.:,ticime. a la fois candid et
puissant de la .a;nte Russie. ni a la p:c.e; ent;ainane de la
noble Italie. la tich- est plus aride : je doiS en eret, p:ii le.
voie d'une analyse ninutieuse. qui pai- tra parifci-. -o..nt
mime. aus'tre, tenter de faire peneTr-:- I1. lecteur lu-qu'au coEur
d'une race don't 'instinct ata que est oir :nt ho;til- aux
id,s abstraitcs, aux -entiment' p, i:.-'1n. au' mots sonores
qui recheiche, en t'uites chose,. le ilcalit le- contin2ences.
les solution empi;rilqic, niais qui po;.de un _en iminent du
de,;oir civlque et de l'honneur national et qui -:it, tout plendie,
dans le public aui bien que dans le pri;e. la p!us liandc cole
de viiilit et d'ner ie de l'univers entire

- Caractre LE dimanche 2 aot 1914. qui fut le pie-
fondamental rierl ,o- Je notre mo,'Llialion eniale,
de i'histoire je me pr,'r.'ena' i dans les lues de Pairs pour
d'Anle er observe s les pIlpitatins dc notre chie et
d'An-erre. \a;llante cit.
J ass;ita;; merci lli a la .rat tl actiCe. au dsordre mjtho-
dique qui conduisaient chacun de nos concitoyens la ou le
devoir l'appelait. loir que je fus abord pai un .Anlais de classes
moyenne, un home don't je n'ai jarnai- su Ie nom, que le ne
reverrai jamais sans doute et qui. forcment impres-'ronn lui
aussi par le spectacle qu'il avait sous lc- yeu,. si ou' iit sponta-
nment moi -;u ce qu'il croyait tre l'intirt et la polit;que
de son pays.
Il nie lint pendant une demi-heuie sous le ch-rme de sa
conversation et il trnmina pai ces mots : Je vois pai nmes propies

,1) DeIr.ppernen d rnt conl:rence prr.nc.ce a la E'rbnnc I, 15 iiin 1916.






8 L'EFFI RT bRITANNIIUE

yeux que vous axez instinct militaire dan, le -ane ; nous ne
l'alons aucun degr, nous autres An2lai. : n:ou some: un
people de commerants et d'industriels : nous n'aimons pas
la guerre ; nou- ne comprenons pas qu'on fasse la cuerre : nous
ne sommes jamais prts la fire aus:.i, quand nous sommes
oeblig de nous y rsigner, cela commence toujours nal : mais
cela hnit toujours bien. parce que nous ne lIchons jamais. ,
Toute l'histoire de l'Aneleterre est rsume dans ces
parole-. Chacun a present a l'eprit le souvenir le plus carac-
triztique de la mthode britannique : en 1810, cha.. d'Es-
pagne par Nlas-na. \ellington s accrocha aec une poigne
d'homme, ,ur les lines de Torrs \'edra, au Sn Iond de la
pninule ibrique, alors que l'Europe entire tait dans l'alliance
ou sous la dpendance du Grand Empereur : il y attendit pen-
dant des mois l'occasion favorable pour ramener les armes de
Napolon jusqu'a Toulouse en 1814 et pour lnir par battle
Napolon lui-minme \.'aterloo.
C'cst par la tnacit, par une tnacit a l'preu\e de tous
les mcomptes. quest marque chaque pace l'histo.ire de
l'Anglcterre. cette histoire don't un inspecteur gnral de l'Uni-
\crsit, MN. Hovelacque. a pu dire rcemment qu elle et une
pope, et une pope magnihque. de la volont ...
Comment cette volont s'est afirme dan: le pas-p Com-
mcnl elle s'applique dans la lutte laquelle ncou, participons
depuis dcu, ans de tout note tre? C(est ce que je voudrais
rechercher. Mais qu'on ne s'y trompe pas: poui crmnprendre
l'Angleteine. pour la connaitre. pour la juger, il faut dpouiller
routes nos laons coutumires de voir, de sentir et de raisonner.


- La politique E T tout d'abord, on l'oublie trop sou-
extrieure de la 'ent, l'An'leterre est une ile C'est
Grande- Bretagne. une ile place cri marge dL notre cieux
continent. un pcu come un flanc-garde
4ui prote la march d'une colonne. C'est une ile qui nr se
soucie pas de ccissr d'tre une ile, non pas seulement, come
on l'a vu au moment des polemiques relatives au tunnel sous
la Manche, pour des motifs stratgiques plu: ou moins srieux,
mais -urtout parcel qu'elle a peur que son intrrit morale,
que .a personnalit historique ioient un peu comipr:mis.es par






L'LFFIPT E'RIT.-.NM'J!'E


dec Contact. trop frquentc et tic1p intimes alec l'Euiopei conti
nentale.
Et parce qu'elle est une ;le. 1'Anrleterie s est fiim une
conception tout a fait cinf ulire, tout a fait originale, de *sn
rle dan. la pllitique i:teri:uit.
Depuis tantt deu\ mille an, son :ol n'a itt \ il que deus
fris, pai Cciar et par Guillaume de Normand.e quand elle a \u
que ni Louic \IV', ni la R solution ni I'Empire n'ont ru:si a
en f3i1: autant, I'Aneleteiie en a conclu qu'elle etait iniolable.
C'e-t peine si la deciu\erte di I'aiati:on a jet quelque
trouble dans le:s ni tiins qu'elle a\a.t a ct card : mia;s lIa Luerre
actuelle mnime. la lai.sce s.us I impjesiion qu aucunr puisiance
milita re n- p.:ut r;en entieprendre co:iitre si n eli itiii e.
EL dcpuit que les Normands. apr. 3a\ ii cO:nquil IlAn:le-
terre, n .nt pa- reussi a -e rtinstaller en Normarndie, I'Anile-
teric a renonce a -e mnile acti\emnent au, querelle-s de la poli-
tique corritinntal:. ou du mo.n:- elle ne l'a fait que dan; une
measure tice i-eslirete. ti,' re itchic et n trc- niodre : cllc a
simplemcrt .1i\ a l'2ard de l'EuiopCe. le-: i le du jeu de
ba-sule luil [cnt lqui. altierin3atemnent. cl:c a poit le iccour i de
ia dil:rat3ie et clii de se: hnanc du c'te de ceuL qui luii
pari .l;: ,nt 'e ri lus fable:. Elle s'cit b:>i.r ; cimpechei qi'a
aucun m rentt une puis.-_arice pilpoindeianr e 'tablic i:n Eu II:'
Squi pIt nuire au dev.eloppen-ernt de Cse attaire ; : c'et s-on droit
Sriconr ti table. -:in n mnime son de\v:i. de \,:-iller <;ut :es uraire:.,
come c e-t au.:i ,l noti. de :ser\ir n-s pirpre_ intrt.s. Et
p,:,ur L.I m ime motif. clle a tuj,:,ur4s tfa,,ris le- pro r.:' et pro-
tg 1 i[ndlcdnce de. di\e.ieS nat.,.nalits qui se partagent
le c,-intinent.
C'est la politique de l'quilibre et, pour souteniu cett-
Spolitique. I'Angleterre. juiqut' uine -poque recente, n'a jamais
depense que de l'aient : elle ne te fais it ..pienter dan:s les
gue.ri. qui .e livraient sur terre que par quelques chantilln.s
d'halitsi :ou2e- pour qu on pit dire que le drapeau aiisglai
et.,'t :,. lui au':i.
Quant a l'actioin militaire, prplicment parler, elle ne
l'a lamai, porte que dans une s.ule et unique diiectin s-ur
les routes humides de la mer : elle l'a concentr, dans le d\e-
lppen'ent de sa marine, pace que la liberty des mers tatit
neces-3ire a son commerce, a son industries, sa vie meme.







L'EF'FORT BRIT 'NNI[IQUiE


-- e -- L emble, que j'3rn le s1peni'ididc isolement
temperament iniulhie ql'eile et.it ainsi iail, iF'duisant
- anglais u ninim ,m le raprpp:)l t cq, ele pouait atoir
a\ec le cnttneni. l 'ie anslai.e aurail du
s, dieloll.,''r crrmment di;,i-,:e)... dansi unL elpcce de nuage,
d'habtrractin *,u de r.er. Est-ce un if.Let de la race:? ou de
l'hl. .i;r .-iu de ti :zes deu co mLrnmir.:- ? Le *:onlrairc s'est pc -
cicm,-n[ pr,,:-duit. :et. i l'.,n ,- ut coimilj':.i le o.:n.e arglais au
e ni. iran::-. il n'c;. pa: d:iu.ieu\ que c .:9t I n-n!ie qui c.Luil
h:u, r, r )i\'s le.: ai:.,nnm? ,:.nl o IoCi ,e-,, alp- e- I,:. .*.:,,li-r)n.
s,r.1"i.u.c- : ,'(st l:ile qui est en mal pcip ,tuel de
i-. :..c de I 'b o! .', c~e;d:I quIF I. n !eteCii :e -e c nente
pl!u; t l:ntie d s ',-lulion. tian:. iti, rnellc: eL ri 'ecaies de la
lie qiu :l. crire, to:ut ren c !ai::.rlt erit.;ne' pa inter,.a!le
p.ar qu lqi-- forte impul :ri d 'irier., hum.n.:aili, .v .-rr lique
iui lit. a';e, cimi'ie celles qui 1 int succe.s:ier7ent pjusse.
d.ns !- .ic!e der'nier.. 'a uppi:me, l'e'c,:.:e. a c fianchir
la Crce r a libi er 1: Bulaui:.
r, rie djr. ierai qu'un e'emiipli d-e e. lendrncc d.mr inianile
V'.ici un ph.:'~po.i: han"aj. \',chi.:t. uin .ite ,:n Sn
t.iii-,., iLUi ce. it !n I. 'e 'i I' d ;ii c ..t; tui .:t : "en: iilleme ,t
l'ar nt. e -:n ill :rne, t hit,) i< ,ii,-. ;:-mrl:,l-t-il: ce maitre
n',h ie p, uj tr.'.nt ';:. a c ; .: ce-, ; Ii c a" :rrm t c.tira)'d;r..iret :
SE-tanit di.:.ie- .e '- deh. iti'n; d:t la m d. oc:alie. j'en diduis
ti.:i.: !c c il :o-qu renct s p.,ur la .cietrf I 'EIt t e[ 1 i ,iuvelne-
ment... S. im.-n l.re a p:-ul lu' la ':itc. pe. ir-ip ite qi.ue la
elite pr [E;te c r:sre ses piircipe:. ei -S conclu: ior... Jamais
I'ht.-.,ire n'a ;:.u i- ie ii ar-rumn cr.t c,,ntic !. lc i lu:' :.
le n 'e i p- a la -.:.!ereri k: co':'nce|l't-n (iuel,u,"- p;:i perdante
cit .,u.'ecidanrts d'un- hcr:me dle c.l.;r.t. Celti d os.itionr
'inl..itl.c[u.:le est en puisanl dans ch.-ci, de nrous,; e et elle
nly i :: (fi.Ue t':' le eloi;ee par uin .;\ ime d irns:rct,.n qui, 2
ri .iii i i. est inrinument i..,p th.riique. I !:'p iji r l a lour ses
de -.; .
QJi qu';I er, :;t cei .id. le a.rplcatnons de cette
fcir.eu .;: c!;! iri:.r, c1: notre e:pjlut su:rt nmu i:ples.
u'an r r ',pi -:!I' nus i.nc [ic ,le ,R i-.'.l In il a ia; nt
l: j:,.'t icr,!i:,i de Iia a.l.t;e p..u'. l n.,n.nit. ploui !,:us ls. si'..c!r.
p n lt oi .:c- le l"Til-d- .
Q.,i!Ute :. cti une de liir~ p;-mi'.c, concr.ce'.ioins? L-
r<-f'irnm du calendiiei. Ils ont fait un calndie:" i,:publica:n:






L'EFFORT BRITANNIQUEl.F Il


or, c.ici que les noms des mois sont si merreillcusement
expressifs de ce qu'est l'e\olution des saisons dans nos climates
quils ne s'appliquent qu' notre seul pas, leurs inventeurs
avant notammnent oubli qu'il eistait sur la plante un hmi-
sphre ;ud o les saisons sont prcisment I in\erse de ce
qu'elles sont dans l'hmisphre noid.
Il y a quelque ,ingt ans. nouu a\ons eu un minister des
colonies qui a cru ncessaire et prohtable de fire afilcher dans
kcs coles primaire- du Congo. frquentes par de jeunes canni-
bales, la D. Declaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
sans se demander une second si ce monument admirable de
la philosophie et de la politique franaises n'tait raiment pas
une nourriture trop subtle pour des et.:nimacs aussi... pr;imtifs.
Ce ne sont, diia-t-on, que de pet;tes choses. bones pour
en rire; mais sou.ent nous allons beaucoup plus loin. nous
tombons dans des erreuis beaucoup plu- giraes, par amour
pur de la logique dducti\e fondue sur de contestables pcostulat:.
.u dbut de la uerre actuelle. ls militaires ont cru et ils
nous ont dmontre que. tant donns les mroyens edfioabls de
destruction don't on d;sposait de part et d'autre, la guerre serait
fatalement court et foudioyante.
Les financiers ont cru, et ils nous ont dmontri que, tant
donnes les dpenses, formidables auxquelles on allait a\oir a
fire face. aucune trsorerie, aucun budget ne pourrait esister
qu'un tr; petit nombre de mois.
Les conomiltes ,nt cru. et ils nous ont dmontr que.
tant donn que la mobilization gniale impliquait l'arit
complete de la \ie commeicialc et industrielle, et coupait le;
communications de la France aec tous les pass strangers. ni
le commerce ni l'industiie ne pourraient endurer. plu- de
quelques semaines, un pareil boule\ersemnent.
Su\enez-'ous que le; uns et les autres tous tiez con\ain-
cus par ces raisonnement ; rappelez-%ou; aeec quelle ironie
supricure t.ous aLcz accueill; cette declaration de lord Kitche-
ne, d :i le dbut de la guerre :" La guerre? Elle durera tiois
ans, troi; ans au moins. .
Pourquoi ce pronostic? Non certes par raisonnement
mathmatique: on ne faith point de dductions serre- au pas.
o un home d'Etat. J. Chambeilain, a clbri come la
premicie quality die loi anglaises de n'tre pas logiques -. et
o le grand historien Macaulay a conseill au lgislateur de







12 L'EFFORT BRITANJNIQIUE

', ne point s'inquilcr de la smtie. mai; seulement de l'ut;-
lit -. Kitchener ne raisonnait ni ne calculait en parlant d'une
dure de troi- ans il et FIL tout aus-i bien dii qLatre ou cinq.
car -on instinct,, plu flit que la raion. luiii montrait. et c e't
touted la porte de indication qu'il d.unnait 'on people. -
que. a cause mme de la nature du conflict. pace que. pour
toutes les nations qui v sont engage-:. c e- une question de
vie ou de nort. les calculb des militaries. des hnancieri et de;
econiomi;te' ne ;iencdraient pa, derant la 'eule et %raie force:
celle de- impondiables. celle des pas.ions national qui font
que. pour un people quelconque, mieu\ \aul mouri t.:iut
entier que d'accepter !.a dia.t, et la pa,\ dan I.-. conditions
ou I ennemi \oudrait nou- le: imp-r,:i .
\'ula doiic un ca, ui l'empiri-rme britannique a tu infini-
ment plus clair que la logique fraiia.ie. Il erin it blaucoup
d'auti.es, iiai ce ieiait reteni tiop longtemp l'attention du
lecteur que de m'y appesanthi et j'aime mieu; indiqu,:] une
autre difference, difference l'..ndamentale. qui spaie la pense
anolaise. la politique anlaise de la pn'c ct de la p-.l;tique
fianai es.


Le culte L.A-GLETrERc: e t un p;- de liberty ; :lle
de I'Ang!elerre n a ia comrnm noui un soucI :.;:ique
pou.- la !ibert. pFeu maldl d chrchi,:, raik.: une
galite qui est contiair.: la natuie Celi
tient des raison- historique. trs prol.ndes et trees lo.ntaines.
L'Anletei re. come ious les pay:- euiopens. a passi par
la fodalit, ma;i T,.-cqucutlle a pu lemarquei a\ec beaucoup
d, iustcsse qu'elle est le seul pa, s ou la n,.ble'ce ftudale !,e soit
pas dccLnue purement et simpli:ment une caste, et ou elle soit
redesenue un' ai l-tocratie.
Je m'expl;que. Qu'est-ce qu'une caste?' C'e-t ce que nous
aons \u en France : la iuni.n de tous ceux qui. a un titre
quelconque. pit-ndaient acoir un peu de san bleu dins les
teines. et qui portaient un titre ou une particule. rities et
paiticule' sont de peu d'iniportance, mai, poui Ile justlih'r.
pour les rrihauIrer, tous ceux-l aspirai.:nt dt, privile-es
et au plus cruel. iu plus antipathique d. to.us les pii; Ieees au
regard de la population. i'entends 1e: pri : ege h:.-cal. le p.ii;lee
de 'impFt. Si b.cr que l e peIple de France -'est accoutuimn,






L'EFFORT BRITANNIQUE 13

travers plusieurs sicles. s'appuy'-l sur le p-uvlir ri..al. sur
le pouvoir central pour :e dlendie, non rsul.-ri,.nt contie les
attaques du dchors. mais ciontre les abus des ,rdres privilcie- ;
et. au cou s d. toute ..'ii histoire, il s'est dvelopp en lui un
bes,.in ardent, un amour farouche de 1'galit qui lu a fait
favjri.er la centralization du pouvoir )juqu au moment o.
parvenu la direction de- aflaires. il s'est -: ii lui-mnrme de
cette centrialis.aton. le plus souvent contre la libel t.
En Anleterr-c. I'olution a ete .\acteiiment contraire. La
nobles:e anlaise a tu la cirandl, sadcr. tout .n s' recrutant
d'une manire continue. paii l; es somminits de la science. de
l'ait t it u ri.,ce. de rejeter incessamment son tro p plein.
I enrends pi a le cadlrts et les. puins. dan.. le commun, it
de ne les distinriier des autiei ciiovens ni p1,r des. titre.; ni par
des particles. Elle a eu l'intelligence bien plus rarnde encore,
pour ju.stiher au re ardd de: rrasi es opu lair: I,_ p',>uvoii p:.-li-
tique qu'elle pretendait e~ercer, d assumer pour elie-mime
la maieure parties des charges fi3caleis t d'en allter le people.
Si bien. qu' travers toute hi itn;re d'Anleterite. ; e '
nouie une alliance intime entire le+ clas:;es diricrantes et l.
classes populaire. alliance don't nrous. verrnr les effects iu-qu au
jour de la .uerre jctuelle. pour :ioutenir les libertrs publiquec
et privti:s co:ntre le pouvoir centrOl. On p-ut d;ie que la liberty
a touiours out'e-\lanch. pris le pa: -:ur I 'caliti. trid;s qu'e-n
Fiance. le souci de calilt a trop coui.ent fait oubihir la sainte
cause de l laiber ti.
\in-i se cont f'imr-e, cite a cot-.: sepai es uniiiiiemernt
par un petit coulroir irna tiri e, deu\ aces qui ne i nt pas du
tout le- mme..
D'un coti, le Francai- : lor.que voiu; voulez I'entrainer.
adres.-ez-vous sron esprit, adre.ssez--,us :on c c.ur : il a un
idal intellectual. un idal de pInsc prresqu touiouri abstiaite.
Dt l'autre cte. I'.i-nglai : quand vou. v.oulez l' m.-,uiuor,
parole: a sa conscience. a i:n entimernt de: respon:abilits : il
a un idal moral, un idal d'action et. partanl de di-:cpline
volntairie, qui s'q-st form au cour: dJ- luttio que depuis plu-
sieurs siclec il a soutenues, a.c le., clec:-'.. di.iceanes, centre
le pouoir central.
Si d'avenrture vous voulez laire quelque clio-e avec les
Franais. n'oubliez pas que leur race est im-pulsive, imaeinalite,
un peu changeante, si chan-eante mme que cela hnit par etre







14 L'[FFcRT P miTANNIQ

une force pour elle. parce que. selon 'olb-erxation sagace de
Richelieu. le g!orieui\ fondateur de la 'e ille Sorbonne, ", nos
ennemis. ne pouvant .as precdre de iusies measures sur des
iarits si frquentes, n ont pas le loi -ir de prii:ktr de nos
faute .
Avec les Anlais, vous avez aflaice un people qui cst plus
lent j concetoir. p!us lent eveculti. mai qui est implacable
dans la e'ali;ation de la misio,,n qu'il 'es't de lui-mme as-igne
et qui ne s'airete al',,r aucun sciupJl e de ,:ctrine. Une fois
qu il eit mis en 'otte. il ne recule de.ant aucun obstacle ni
aucun sacrilice: tout I'xsaspele au contiane dans la olont
d'alleri jusqu'au bc-ut -.
Comment ce caiactie s'e-t almim au course du conflict
actuel? Comment celle voloint 'est manife'tce danr le'I fits?
C'e't ce que je |oiudials mainienant examriner aussi rapidement
que possible.

- Pourquoi RAPPELONS-NOLUS le; ciconstances qui
- l'Angle',erre ont dcterimine I'An.letecre a ';engaerl
dns la u-:ire.
- est entre n la u-- re.
SIl n'va a cune iii-on de le dissimu-
dans alliance. i: jusqu'. la In (xtime du sicle der-
nier. l'Aneletecre tait reste un peu en miance I'ard
de notre France. Plusieu icle d ltte et de Il s e i.alit;s.
ravi.es pai les (.'rn:: 'eis int iepl i;es colo nialeI de !a tioisieme
Ripublique. lui ai;saisint toujoui craindre qu'un jour n'airivat
ou nous soitit oins du recue;llement que nc:,u aait impose
la detlrte de I rt.J et o nous chercherionis lui caused autant
d'ennuis que du temp dcu Cland Ro; ou de la Rvolution.
Il a fallu le spectacle des pI.rcie conomiques de l'Alle-
magne pour que I',-neilteire comment a .e demander si
elle ne faaiit pas flau--e iute depuis quelques annces et si
raiment IL, p r;il n '.;a tl p:.a'. danis une direction diffilente de
celle o elle l'a'oit ,rdoutL jusqu'.lors.
Il a fallu ensuit, la persincialite e.itrcmemen avisce, aux
\ues hiW; lointaines, du roi Edouard \'II. pour inflchir peu
peu la politique andlaie we', ce qu'on a juitemnt appel
I'Entente Cordiale.
L'Entente Cordiale n'tait aucun de r une politique
d'aression, c'lait une politique de d-ensc. On a dit aill.urs
une politique d',ncerclenient. C-t cnceiclement etait dve.ru






L EFFORT P '.RIT ,i J ,.,'E 15


nceiaire de':\an les inartade. pierptuelll-i d'un souvcrain
don't oan pou\eit ci1indre toute here un acc.s d'pilepice
plus ,:n miTiins .Arpp:i lun et dan .:rcu\. e de ant l:-s pratiques
de ce qu'un ,.r:t.iur au t:r!;cn. k! pr:mi.:ir mnilstre Hu-he;,
a n,:mme ju'rem-n i c' nlc.-r allem-ild *. c est-n-dire l'inasion
siur n,:.ie et c. nt: nue de,- cl.n.r: g:rmanilue. cdan.- to utes les
enritreprie ec.:.:n miques de l'uniers.
!1 -utl.-ait de l'Entente Ci'rdale. Fpensaij -,.n. puur :-j:ter
ce q:]ui .e ieelai: alors de 1'cti,n et des prt:nti,:ns allemandes.
On -:a;t comminireni Cuillaumin: Il cl-icla .:,ortir de cet
encerclement par les maife.tati"n. d;ve~rieS .uquelle: I'affaire
du Nlarcc donna lieu de sa pait. On sait aus.i que, nmalheuicu-
-ement po..i la France. le roi Edouard VII fut frapp par la
mtit er: 1!9!I O)r -ilt -ino que qu. ques annes auparavant,
la p':l;ti:qu: angl:se ctait tLzLb:e 'au. mains d'un part qui se
idclrd-. t puiS tariimilri.i'ie. plu tia.iger aux preoccupations
de rpti-lue :.,i;,.jre. plu- r.-'oljm.nt attach la paix que
ne- ltalt le part U'. qui:,'ccdmmcrt, avait dtenu le pouvoir.
Ces d:.ti', e!%netnr'nts ont iriconi tablement jou un rle
Jdc.if d'in le, d!.rmirnations de la politique allemande en 1914.
L'nripe:eur Cui!llaume a Ciu qe. affranchi de l'hostilit
ti;oie mai- renace de ;.:.n orc!e. le roi Edouard, se trouvant en
face d'un pa, s qui. ci.mme le n the :e raissait aller aux illusions
pacitIquce et sonirrca.t toL: ju;te j :sa defense commercial, il
piuva.t Ioui:l coup Fur : il 3 ciu que l'Angleterre resterait
n',utre.
Si l',n en d,;tre. qu'orn lie un livre paru quelques mois
-culemenr,t aiant la *;ucri La Po'litiue allemande, de M. le
Princ de Eci:l'-.. I'ancian chanci:l : .
Si l'or er Joute. iqu'on lIie enco!c le rapport dlplomatique,
qu. et certainriment un des drcniiint; les plus tragiques dans
sa concisi:ro quc ji ae jamais lu. 0,. sir E. Goschen,ambassadeur
britannique Bei ;n. raconte sa derln;'e entrevue avec le chan-
celer en e Nic:ce. Ni. de Bethrmarn-Hollweg, le mardi 4 aot
dan; la :siiie : on ,trra quel cri:,ulement a t pour l'Alle-
magne de constater que toiis les raisonnements car elle
iaisor.ne elle ausii, et trs ~ou\--.nt dans l'abstrait qu'elle
aait faits sur l'Ancleterre tianl dementis par l'vnement.
Cet tenermernt. quel tail-il'
Je me rappelle encori les angeisses par lesquelles ont pass
un gland nonlbie: di nr.:. homes politiques et de mes amis






I. L'EFFORT BRITANNIQIJIE

personnel dans les dernires semaines de juillet 1914. en sc
demandant: Que 'a faire I'Angleterre? e me souuiens qu'a
tous, j'allais rptant : Attendez. lais.se fair.e: I'.-\n leteire ne
peut pas ne pas marcher. parce que l'Allemane. fera tout ce
qu'il faut pour cela ct. quand l'Anleterre se mettra en branle,
elle internlendra sans restriction. avec la resolution d'aller
jusqu'au bout.
Et puourquoi a-t-elle march?
Elle I'a faith. come touiours dans le pais. au nom de Rioi
honneur national, au nom de la signature qu'elle avait mise
sur les enacements qu' lle avait -olucrits. au nom de, obli-
gations qu 'lli avait conrtr3ct'es.
Les dates ont leur eloquence propre.
Sous le ,cim;e de l'Enterte Cordiale. l'Andlcterre nous
avait promise trs peu de choses. mais une chose itrs imlportante
cependant.
Il axait t contrenu entire les deu' gour trneiments que,
puisqu'on voulait mo.drer les dpenses d'armements et qu 'on
tait d.ormais d'accord ,ur les bus essentiels de la politique
extrieure, on pouvait distribuer diflremment les flottes
anglaise et franaise.
On d.cida alors que la lotte francaise e cantonnerait plus
particulirement dan; la Mlditerrance. et que la flotte anglaise.
au contiaire. occupeiait des mers du Nord : en foi de quoi.
nous avions supprimn nos escadits du Nord pour concentrer
toutes nos forces dans la lditerrane et '.-\Anleterre avait faith
remonter la maieure parties de- nav ires qu'elle avait dani le Sud.
pour les runir danr le Nord.
Le 2 aot, avant mme que la Belgique et t eenahie,
avant m-me que l'Angleterre ft oblige a un autre titre d'inter-
venir, sir Ed\ard Crey nous fit sa;oir qu'il ne serait pas qui-
table, si nos ctes taient menacees, que ce flt a laison des
engagements antieuir lioyalement ex\cut. par nous qu elles
se trouvassent sans protection.
Et le 2 aot. la Hotte anelaise s'avanait danm le Pas-dc-
Calais pour protcer non seulemeni nos ci.s, di.ait sir Eda'rd
Grey, mais aussi la scurit de nos lines maritime dans toutes
les parties du globe.
Voil un premier acte.
Le lendemain la neutrality belee tait viole.
On a dit, de l'autre ct du Rhin, que l'Angleterre n'avait






L'EFF1ORT LRIT NIQI'IE 17


pa. pr\enu de ce qu'elle ferait. qu'elle avait pri. les l empires
du centre en traitre ;:or. le 31J juillt', quand '3"agraia la querelle
prop:.: de la Serbie. *ell,' demand a l'Allemagne et la Fiance
quelles taient leur intention: respect~ie. en ce qui concern
la neutraiilt. bel'' La France rpondit tout au--'ilt qu'elle
respecterait ceitt' neutrait, l'Allemagne n: rppondit ipa.
Je pense que la question pose pai la Grande-Bielaene
tait :ufi'amment .ignihlcale touiour_ e-t-il que lor.que
I. chancelier. NI de Bethmann-Holl,.,'e. dechira .,on chifl:n
de paper -, qui tait la garantie iriternationale de la Belgique.
l'Angleterre dit : Je ne le tolererai p3-, et la .econde partit des
enragemerrent que 'avai; a.ec la France s'e\cuteia : l lui
donnerai mon coip' exprditionnaire et je ferai la guerre. *
Ceci mi conduit naturellement dire quel a itc l'effort
militaire de l'Anele-terre depui.U deu\ anc.


L'effort E r'inite-rai pa .ur I'erfort naal (I) : il a
militaire.J puisarit et :cra peut-titr. dci-if. Il ne
militaire. -
nouS a pis sculement per'mi, de nvou appri:i-
.ionner au dehor- en matire- premire pour n:u canrion. et
no, imnunitio:n.s. 3ior que l in\ia-ion et I'occupation de no. prrin-
cipales relzion mtallurgique: risquaient de nous laiiser dsar-
mr : il a aus-i, par le blocus. t s'irulirement nuirible
l'ennemi. et ce mmre blocuz ne :era pa. d'un mrdiucice .ffet
lorsqu'il i'aeira d'imposei l'Allrr eagne le- condition: nce..-
saires de la pai, (2). Mlai les ioierationr. maritime, ,ont dan-
les tradition:, le- plu: ancienne' et le; plus connru. de la Grande-
Bretagne. Je prlete parler de ce qu'elle a fait de rieuf. de ce
qu'elle a accompli ur terre.

(Il L'"lcit des. r, r;fn d, lI'Ela a -i.. ron. dr e l4nl ,...mm: 35, .1)0 11ii ) un
miliun .'oi., -r ir tri,. iilln dan : 1; r- enu ,i\ de 1 ,m,'rul
(2) Li,: prrt..E iriA c v li i ri iinr m r.hird.: ind iii: rir io n-mir.r p. .. minor
er l..rpi:l.t oni b[; iC:oup irp'..: l'I '~ .i rna,. :.n l:..puliuc" Ell -...ni c: pe r.dinr i,.,
rmijini n.-.mtr:ui .'- lJe llc u q.C u ..n |.idi. i ler rp de-: *u er: .' i .1 : la Fr inc-
ou l'mn *.mriqie. I cranje .uuda, : dci co ,r_.r-r El qui it l u r..'a ult lt ,.i.il I1 ltile
tc:.mm'r,:cile lr ,rnninlqu-e nr i t. dmrrinmue,:. pour IOCui: l' nne: 19l 5. i",: de lin pur
cen. d'i n i-.m rei d- !E: n.i ri'' ..r d urn -mT- ,ll-:r*-r. de leur r..nifl>.- Qu: ', I'...
conii.j-ctr Ir.- pt rr : re ubi, du m.m-: c'- e p r l- :.ll:c m:.n.idei l t:.ui -niir-r- niuir, s
compri. dur rni l.i .iii ri p r-,:J.. -'-- .:m; F '-. ri i i'ul..rr,:nl de 2 "., diu l niniie.
ilori que la I- .j .nn, dr i peirit:l inniille Fpir iiimp lI:.-rti-. d Ir. c! c. de' 2.12 :.






I,. L'EFI R T L: I-F,-'. JI L'E.

Le corps cxpeditid nri nn e don't il 3ailt :e qucltiion en
aot 1914. c'ait la .eule im d diit d;ccait alors la Grande-
Bretas ne. cniir-rn It' i00(0 l.Or mme. Les electifs o(cficr l en
etaient ic -uuivant- : sri ice actif. .33.0.l:0 L..: eni' reserve.
20 '3. 1.10 ; armec t.ritor.ale. .263000. \iai. -i l' on client ccmple
dc: cc que '.An il. ic:r po.'scld un cert-in r.omb;e de cl.,Iie.;.
qui ne ornt Lipa tiuteS : de titetie c.l:ni.:. on con-,rr ,..nd: a
ai.cii,,nt qu'il ctait dci hien heau que C:e cip:? e...&diti':nnaiie
dc 16ti.I.]II honime fit a nos -,oroes
Quelque mo1.: api .s. un Anlai: qui est i! hommei d'inri-
nirient d esl~;. r mcnme lo: qu'il ecit en 1 an.':. publiait un
aitlcle dmn. la R ci.: Pi i'riig:is t il dbutait a peu I:': en ces
te ni m.3 : Le e.,p rt- bien elliant. et .ii'althlque: me demsndent
p:ri.diqtiiemct ou ct lai nmce aircTii. je i'c. : l.mi 'e
an ai!: ,. la seule ;ii a a:luiille l:c i; ..n di.:eit de ccmptetr.
la ;culi don't Il (iut ,i iiti'- que rtion enti': no cSL-n-maji-iis
lpour I entuallil d une ir.\ae-'"on de la Bl-?qu,' c.trc ameiiC
e.iie te piu l:, tl:ndu qu'a I heuiL e actuille. _nu le. 1 .i.(i00t
h;inimmes ,u elle compiait. ou en a':in petrdu i.i
)Dais i'.-.crallc en effet. .;iint suivenues ce q.lie l'onr a
ju.:tciiint appel le.: ar.: Ki;tcihcKnei. qui :-.nt tout enticre-
de ci .tic.n nour >cl u. quC .-:nt i:.ut .rEi ir.'-. a I'Fhcui actucl!e
encole. c.rn'p.,: d encas-e iol:.nlaire:. qui coml-atent sui
-ix tr,.!nt- h...;r Euroipe. et lqui at;endernt. dc nc,- ier.'iaux
ern chct, tint a Salonique que It ..' rt; riopie slc-I. Il'OicJ d d
mairichei eni' aant.
L'ar.cLunne ;ieirce analai-e ne C.mpriiip il qi..: dc!:. oliln-
laire'. mai' des \%olonta;ies que je iric -ermtiri d'al'lele; des
meiceirairie. cai c c etient de- liomme-e qu; v ,ula.ert taiie leur
c ri; iet dan I'ar irt,.et que de tri'.lt tlemiri dlpuis le \\ n' ,ec!e.
le: pi coniidlaient a.ec iidhance paice qu'il- a\aient etc
jadi:; -t pou.ateni iede eir; un jour les s.upp-rc.t du pou'\ior
ab:', -lu.
L~a aime- Ki tchcn,: ni orit. elle: au;si. coiTipc,. -: que
d.: .,lor,!:-n L'. maii c< ;on de;s 'c'loc'ntar: de cour. de- .roloin-
laines qui tou'. en certu d'une ircllio.-I lhbr.m nl tiiir e, ont
dcid de apo-ndre a l'appcel qu ii u tail adre-ci li." i leIt grand
ministre. Ce- rl'-,ntaire-, d3_: le R,,yaumle-Lni se.,!, n ont
pas t moins de quat e milliori, en dix-huit mois, cinq niillionis
a, c l.C colonics et non coimripsc 1lInde.
Je le demand en ioute iincii : noius qui a.on. quelque






EFFORT BPITN,-'NIlii 19

droit jd'-tre fier- de nos sildats. nous qui avons rpondu avec
tant d'!an. tant de mth.ide et t.rnt d'aibnqatin a la fois. aux
lois du ser ice militai e. cro; ons-nous qu il y ait dans le monde
beaucoup de pa; .s u l'un aurait tiouwe quatie nilli:on- de .:,lon-
taires renonant librement leur tianquillite. a leui rcpos. a
leur \ie peut-etre, pour eriii le diapeau?
Au t!.i. i'a; | uvent entendu quelques-uns de nos comprrup-
trtiole.s e demaridci pourquoi l'eiloit b:itannique s'e t tendu
sur di\-huit mois. pourquoi il n'a pae t accompli de( le dLbut
de la guerre, pourquoi enin le ner'.ice obligatoire n'et minteiernu
qu'au mois de mai 1916..
A cetLI-l. ie rpondrai : Qu'aurait-on fait de ceS millions
de vlontaire.s si ,n les avail eus au dbut de la euer re? Qu'aulalt-
on a;it plu lto:, d(u service obliatone. lequel n'est d'ailleurs.
apres Ienorme ponct:ion d'eliecti-f opre par le \olontariat.
qu une me-ure detince a lm,:udre quelque, difticult-I adminini-
tratives et a corriner cci ttaine irilMjit ces' M ai qu'a\on;-nou(
fait n:u--rr memes de nos cinq million; d incoirpoir pendant
Ic- p:em:ers mnoi:? N:,ou. a,.on- j le:. tenir dan; Ie dcpilt- parce
que nous n'aons, nous nation mil;taire et nation a\eitie, ni
aJsez de fu:ils. ni a-'ez d'quipement'. ni as ez ce n-munItuins.
ni merne asez de cadies pour les uti!iser.
Et l'Angleterre qui n'etail pas une nation militaire, qui a
d tout imprtovi.er. tout crei dans cet oldred'ide'. qu'est-ce
qu'elle aurait fait de c;nq millions de olontaire a\.ant d'aoir
des arme; a leur conn-i. dec. quip:,rnent plOui Ics habiller, de-
rriunitions pour leur permettie de tiei. avant d'avoi:r de, mo:,en:
de transpoit pour les ravitailler?
Je ,aiz qu'il y a en France une tr. \ieille leoende, celle
des, olontaIneI de 2.. On no:' a dlit qu'a l'app.l de la Rv, lution.
quand retentit le cri -. La Patrie e-t en danger '. il a sumfL des
volnt.ire: dre l'e-poque, qu ',n ieta du jour au lendemniin a la
fr.int;er1. pour fairc reculer le- arme: (de la coalition d'alors.
Hla:i ce n'est qu'une lgende. Il c.' une chose qu'on
cublie dan. tout cela. mais elle e:t d'importance : c'est que ces
olonta;res, furent encadi et comman-inil' par l'ancienne arme
ro.yale ou du moins. apres l'eod', :le;s eimirir:, par leI lments
populaires de l'ancienne arme i \ale. dont t-ront sitit touu les
gnrau.. qui ont illu;tr le~ guerrs:. de la Rvolution. On oublie
au:,i qu'a cette poque, lai'menent tait moins compliqu et






20 L'EFFORT BRITAN-NI IUE


la cono'.ismmation de munilionn, inhniment m:,in., c:onsidciablc
qu' lle ne l est I'heure actuell,- (I).
(O). 3'imaine-i -ont qLI.- 'i les cinq rnm ll;on de ,lor taii es
Je Kitch.ner a%..:e c ri .ndu a son app! drI cl le: premiel-
iouis, on a .'all ,i ,eulemrnt Iu en1- c dier. que le- :,-i--otf-
cic i e i: :C Ci-ck:. |U' i. n a p.-uLi; i[rL i un coips e\peIiticn-
naile de 16i 1111-i-l h,:,mm s lieii'.ent ulii' i er i.ncadier tii:eii ou
quatie million n ? L'aie iiment n: :iil:,:.l I'.s I'. .m--n. En
deio I'Anlet.-i~e a du en iali:-ei d'idertiqiies su ui le namn msi ral.
sul le tel aiin d- l'intiuction piofe'-i>:.nnelle. cai elle a d f(rini-m r
des imillrei V dohilciueri et de s-u -':Fic;ei n e le- pienant 'psmin
I'l- cl\il d'ar., j. a gu rie. Nlieu' e e : nce l!e e a di de;ap-
plrencli . cocloniale poui le- pIlier aux nucess!-.l t :ut autie. des giuer e:



- L'effort CEL\ na pas t. co:mme bien I':rn opener. arns
financier In el:e.'t hrnanciei cjoniidiabl.:. Je ne sai-
- et fiscal. P. i' le public francais -e iend nie- bien compete.
d'une fa-;:n reneiale la pies-e mme -e iend
tic' bien co.:nmpte de c qu'c-t lefoi hnIancier (ouini par
'.-Anlet'rci.. Je d,:nneiai ti. peu de chiffies. mais ie pense
que le lecteui l ItL | .eia Ltil bmlamii .rit ;,nieihca:is pouir concluir:
a\e ,: m'i que ce n ect lp .il.m.nt '. ernfant. que 1.-\n l:'-
telle .1 ietz danr le p! atel i. d&e l. balance. irai- au-i i .son afl ent.
cet ai-g nt qui. poui qui l.ui.!et p'e.:.iro nen ec t Ecu\,.nt plu.
piueci,: ux que le :ane... de- aulte-.
Le budget de l'.anlete ic a .implement dcupl defrii. le
dl-:t dC. la cueire : il est pa.: de 1881 million:- de li\i e- teilinr
en 1913 a l.;j8 millions d- hlr.i en Il16. c' F-a-diie quelque
chlC:e coii'm ion', cinquenain: de mll dde allais dc nc'. drint
di x p ii a: a nce i \ allieS et au. c:, loiA .
Naituielle enlnt :,n n'. fall pas: lce LI un'. d- p'.nie aussi
fci midable e:Xclu-i\ emern t a\e: le. ies.:Liui ce-. od:ni: iires du


il l.:r) r l.% r. ).-.il. d. \J .l. .\ l n n La .Id r.!l..ur ; .ui,, ..4 ..r i Jr, C n.ui: c: -r, r
.a n.-.ri d .-n i dr[.'. .1.. '- u .rd :i. h la , ', .I a' l irr du
dum'. i;n d ,i :[- ", .'i.-.r" "'' :n ''i ;;' tT r






L'EFFORT BRI flNNinIC:. I1

budget : il a fall recourir toutes sortes de m-,.yens pour paPer
les dpenses que l':,n engageait.
C'est ain.i que la dette consolidee de I'.ngleterre et par,e
de 16 milliards 53 milliards 1'hi:uic prsente et qu' la hn de
la prserntlee Ianne lnanciri: le 31 mars 1917, celte dette -eia
de 66 milliard- de franc-, non compri- une vineaine de milliaids
d'eneaceiient_ a ciouit ecirme.
Nlaiis l'Analeterre a eu de tcut temips une politique ihcale
vraiment dirne d'tlie imite cn d'autre; pav i .. I':.n s'en remet
gen;r3lement l'avenir du s-i;n de liquidei le- chai e du i.,r.-ent
pace qu orn y est cmine par la peur de mcontenter I'electcur.
En pi.posant a la Chambre de C,-mmuni- le Iiudeet
actuellement en course, celiii qui a commence le 1 '' april de la
prisente anne. n. Miac Kerina. chancelier de I'Echiquiei. a pu
dire a'ec quelque hert : No-u n'avon-r pas empruntc une livre
:terlin i;an- career en mriine tml); un inmpotl i ulIriant pour payer
Sintrit et amr.rtissement de l'empriunt.
Nul ne se.a surpris. apr'-; cette piofe-ssin de foi de l. MIac
Kcnna, d' pprendre que l'Anpleterne est actuellement, de tous
les pay en.rmjs dan, la lutte mondiale, celui qui est le plus
surchart d'imp,ts.
Sa:t-.on quell: est la dirf.irercc entire les ;imp.;ts pa%. par
le c1,nruibuiblc anulai; a l'heuie actuelle, comparati'ement
a ce qu il pa 'it a'ant Ia euer!re? 7.251) million- par an. Et -ait-
on a quelles res,:-uirces on a demand ces 7.25".1 million-
Si I'ai insiste plu haut sur certaines c.rrenes historiques
de- cho,:es, ce n'est pas .an4s raison : l'Aneleteire demcratique
applipque au;outd'hui la mme politique h-cale qu'elle app:liquait
autiefoi. Malor qu'il n'y a ait que des classes sociales r etreinles
pour jouit des axantacee er de: chaie- du p.'uvoir.
C'e.t I'income /i, (1) qu'elle s'est adressee. a l'impt sur
le revenue. cet imp,,t qui suscite tant d'apii4hensii'n dans
notre pas\ parce qu':..n iedoute. non san: motil, de le voir dee-
n,-rer er in .ruric.,: d.: tyrannic pj!itique. C'est a l'inr:nc.m la
que 1' An..i.,::: a di.mand, !, r mjeure paiiu. oc:. re.ourics
nece.aiie ta- id. : u 'elle n'a au':'m- ntr qi.,e r!.' t ci:a q arrts


IIl P .-.,.I. "r.:,.:e e* .: [. ;': -1 7 I,: *:r:: l I .% ,, ., .,r. |l.jlir..:I: ,::1 ,:I ,lJ
I 1 i rr 'I r.:n: rf r. ..... ,,, .1. 1, r.:.:.,.T -.. -I .: .' _r :. I~ :..ii,,riti l_ t .:n 'Icr : ',lt







22 L'FFORT L;RI T NNI'QUEL

les contributions indiiecte-. lei impt- de consomration. elle a
quintuple lincn:e lat. et cela. en partant de taux quelque peu
ditf'cnts de co-, x dict- par notre derni.re loi sur la matieie.
A l'heuie actuelle, le contlibuable anglais paye de dix
quarante pour cent de .son revenue annual. sui\ant la fortune
qu'il possde. suiant aussi que les retenu; don't il diLpo-e
pro\iennent deS gains de son tra\ail ou des capitaux qu'il a
accumnuls cu hritLs de '.ez ancetre.
Quarante pour cent du reienru annual. %oil la charge
preente des erios ontribuables britannique.. tans computer
le. impot locaux qui sont particul;eremrnt louids en Ancleterie
et qui sont tous det impot directs, car on n'. connait paa nos
c lb, re. octiois (I).
Aioutez que, quand il ;est ai d'or.anisci la fabrication
des rmuni;tions pour sub\enir aux be.oin' chaque jour cloizant.:
de F' aime. on a place Sou- le contrile onu\ernemiiental plus de
tloiS mille usines. en disant aux patrons: Vous allez travailler
en rgie et nriu. \onus donnerons dix pnur cent a titre de benFce.
Quant a ceuxi qui ne sont pas '-n reie. qui ne sont pas sou; le
contile de l'ltt., mnime s'ils font autre chose que de.s four-
nitures de -uerre. on leur demand maintenant soixante pour
cent du hnnfice supplmentaie qu'ils rali:ent du faith de la
grierie par ralir.,rt aux ancient prohlt qu'ils faisaient en temps
de paix.
\'o;lI quel est l'ellort financier, quel est l'Ir:or t fiscal de
l'AncIltlel e. Aussi. me perniltra-l-on de dire que. quand jien-
tends quelques-uns de nos compatii-,les parler des normes
bnhc,- conmmerciaux que- l'Angleterre realize l'heure mme
o. nuus autrez malheureu'x. avons une rprt;e de notre te ritoire
envahie et toutes nos alfaire- quelque peu inees. le true qu'il
ya beaucoup de mauaike fni. ou -beaucoup d'enlantillaSe. a
jueer les chooses ainsi.


(I Il n'cer p arje i .;. d. rj.-.p..lr qu. l' i,..,.*if,-I, Ir lp- .:.:ri le fCri; nus
i : [iiar . .'(.P Ir i n.:. ,i.-'. l.- itl r:r, r.r' .- I 1 i3i)l I) .::.:.rinE.bu bl. ', .:.*.mp-i.r
dlu ,.:.:r ci.. ,r aulr,: p..r: r. .,rali: S u, .:.: I ;.i. i.i u c m.:..,rirt. .ua .l,. l ''.: .qu
r. -. ::i \ it ,in r':.i. ,i ji,rinu,.l I inl:riri:ur i I j.5..1i Iran .: :.'s t ,n uIi '" m i.:. di u pi, i,,rt
du r .r..ILui. I.-.i l t lr. 1Inr.e.l L I -.i. n:.i.i i .:i:.r:.i i r rii i. -'ci ,u m ..i' r '.r .j . '',,
u rc t ilu c ri ui. ull .I r u fr. [..:l.r. ur *. ..* :- [*.r:ls'u uI.-.. ... ,r.[ d:
Capili u iu I'a .i- ',.r.e i' .lu'qu -1 '',,.






L'FF.h F T ;RlT.N'. .iisL'. 5


SL ',. .- r 1 frlN T .-Lt-'1, CI .ncl i uLn i la tri
Ci _. qu ti n ps.1 '*j'lii ret tant d m illion,-
di l-'r..r nime, u 'c- mm:rce t de l:ndu.- t e.
(lui p .e de: i -ii:,t d.-r.: ::-.: p p: rtil,. qu-e lc Le' d :r-di-
qier'. ,. cticr r.ce au p r. ', "u e ,..,inf.e*<'al ci .Lu p[:.i de
vur in,dustiel e :ntinuv d. r -n:chir dni d mim codi-d-
tir.nS qu en iemp- :' 1.'i ,.
Le ::impe bo. n .Jique qu i: n.- sa.' rut ed itie ainsi et
j'ajoute : si le bon sens ne suit pas, les statistiques douanires
en appnrtent la preuve.
C.:m p.'..z le, -tUti] ; ,: .. : : re: irn -, nm ,is.- de 1914.
qui -lait uir.-e pei, '.. de lI n e'.ccce de activitye comrnmeciale
an.la'se, a':c ct ll d>-e t, : is r-cr. :-,i s mca, de I'.rnr e l'15,
liermic,' C .niic. c 13 au iire \O,u'L verrez que !e: ;mr :. t'on.
ania e'. u.rnl-,c -t. que le,, e-.:portdt.r.-, ri lv r.'h.:r de
7 "., Retr.-r: ce deinler chiftie.
A i._ ;nr .: I"'' au ueb;:t ,- i9I i .uiicuL:, -l. !.- e-pc' ta-
tion.: '3acc :ii:entt l,., ,-i.i t : ..il,.: acuier:t i.:,. i -au ;ren-
it:lon d.: i' ".. (.':i ap.port 1 15. t.. ril en .:san; i airire
de 25 .. s I'"i-:. L. -it:!.. :.n et tenri d de dc : .: ia l: conm-
me'ce -nla qui i.rp nd : vo .: le v', z. rn: us '-r,mme.: de
ti e.-t d n i:, Fr.; n.:r t i : l- aic-\ l fei nt d :. a. i.r
v' l? Caii i-, -i. i.:, quiet d.! n us aiip aul i :. :.
Je repondli vou: cub!iez ure cho.:e ce--t cue. dans I'nt-i -
'iale. le; pri.x uni chanr- ct que si le chifiere ab:c-lu dIc..:o-: -
ldta :rn,. lc-qu:l? sI:-nt ind;que en valIur. acc: 'e-nt un t c!\'m:nie t
a la hn de lI' 5 ,-: au d' bu de )191. ;l est pls o,- p:.,o ble-,
e::t C itin. qu..: les quantits e l':po te-- :,rl m .r:r quelle-
rn- ,*:t- .i'nt aut- e .. c 1 CO i u c, r. le 'pi '; r- atir .-c
iem:e-,. S. \' tILio ez qlie - t-t!it. exce te t.: 1 j.,de ce
be~f1. :. mai- st'mor, >nt de tieit- a quaaie-vir,.:- r -ui cent
d'une anne i'autre.
La m.,ill'ure pIeu\e de ce q,.: ia\ance est d,-I.:us dans
ce qu'.:n app:le la ba!ance commercial. On -ait que. de lout
temp,-. I. lAr A le-tec :.- e t plit :mip- tatce qu ll, n ..st e':,:,r-
tatr:c.- : orn sait qiie- ].- tl-:.s t:nqu:em-:s de ce qu'e!!c c-.nsomme
en tani -q.-. d.:r.-e- aimentaiie ,cvier irnnert du dehors.
(0.. t; tenip nirm l, elle imported p.:ui en'iron milliards
de !lanc' dc plus qu elle n'c.poi te.
La ditrrence e-t at!;-:.id'hui d: 12 miiliard e-t c'est t-i'u






14 L'EF 'P',T P.RIT'\NNIQUE


les ans, jusqu' la lin de la guriie. 12 milliaids qui sortent
d'Angleterre pour allei dans lI.s pa; neuLies.
Mais, dit-on encore. ce .u' elk nr: arne pas d,-n- l'indust ie
et le commerce, .-Aniizleterre ik eI rne aec se~' b..tau .
Ses bateaux~ Ou sont-ri les b:tiir: anrh;s a l'heure
actuelle? Soixant -cinq p.:ur cent de la I1::;L rmarcande ont
t rquisitionns pai 1'. m:,a.ti. 5:,it pcul se- p:opie'. bLe-ins,
soit pour le serticc des allied .
Si donc quelques a, matieuLi; anr:li. piohitent. cnmme cer-
tains des ntres. di1. la hFause cie I'eit. ce ne sc-nl p: eu ;. mais
les neutres qui Ivni ces dernie:s. En i.lit I re:le peine un
tiers de la flotte bliiianniqu: .ur le rmaich iill.e et quand je
dis libre, c'est une iacon de Fiilei. c.r L,:'iu; ,.st rclemrrint
l'heure actuelle en .\nrleter!e. t'out e:'t amra','. en tue des
operations militailc:.el il n'` a pas ii :iioirl'hii in i mme parmi ceui; qui nc -ont Fpas I..1lui;ll:.nnt' Cui puis'e se
rendre d'un por: a iun autre :3ns quei sonitiniaireca;tappioui
par l'Amiraut et le Bol:d of Tiad{. : il n'\ a pas un seul char-
gement sur lequel ne s'e:rice le coiiltrle de 1IAmi -.ut et du
Board of Trad : cci tane. iirpu, tarions sont crripleeiment
interdites, d'autre snt inmit;t.. En si:,c; un exempl : tout
rcemment le B1oaid ot I trade a prescrit d r..duire le- im-poi-
tations d'orge d'Lin ,iE-. ce qui implique une dirminutiori d'un
tiers de la cons,.mmanti.:.n de la bi'.re.


Ce qu'a faith. EN ai Jasse dit. je pense. peui m,:ntiei quel
l'Angleterre. '. est le r'le dc I'.Analeti dans la lutte
qiante-que q:ui se li e en ce mi.mi:nt dans
le monde.
En 1914, l'Anoletei re n'litait pa pac;hite, parce qlue
l'Angleterre n'c-4t pas d,:'ctinaire et qu'elle n'aime pas les -ys-
tmes ; elle tait pacilique, ce qui nest pas du toiit la mme
chose, parce qj'.elle (es c,.immen;ante et iriduslclllle et que les
ngociants aim'.nt la pai\ pouri dvielo.pp..r leurs aHfaires.
L'vnement eit survenu, qui a peu a p.eu oiiente sa ci'n-
duite dans une diiect;in abl :lumenrt oppo. i celle 'i elle
avait coutume de traailler, .t la. ij ci':isI lavoir dninni
surabondamment. -II.- a dp,.n.: lilialement et scn sang et
ses richesses.
Elle a fait plus encore : elle a .acriC presque touted les






L'EFFORT EBITANNIQUE. -5

notions fondamentales qui constituaient son patrimoine moral
et son honneur dans l'hiLt:ire des liberts publiques, elle les a
sacrihes sur l'autel dec ncessits nationales.
Les individus, contrairement a des sicles de coutume,
ont accepted que le sceirice militaire leur fIt impose par 'Etat ;
les commerants ont accept que toutes leurs operations lu.sent
rglemcntc ; Itcs industries ont accept d'tre places sous le
contrle de l'tat de faon que lcur, efforts fussent disciplines
et coordonns dans le sens de leur plus grande utilisation pour
le plus eiand rsultat possible : il n'est pas jusqu au\ parties
politiques qui n'aient renonc aux traditions fondamentales de
I'hist,:ire d'Anoleterre.
C'est. en elfet. je crois. depuis qu'il existe un Parlement
W\esntmnster. la premiere fois qu'on oit siger sur les mnmec
bancs du Gouternement des hommes appartenant a des parties
diffrents.
Nous :-ommes habitus en France ce dernier spectacle.
grce a alchimie parlenientaire lis particulire que nous
pratiquons. la composition de nus ministres et I'humeur
accommodate des home; que l'on voit rapparaitre prio-
diquement sur la scne.
Tel n'tait pa; le cas en Angleterre : on y estimait sa-e de
ne jamais conher ses affairs qu a une seule quipe. de iaon
harder une quipe de rechange pour le moment o la faveur
publique se retirerait de la premiere.
Eh bien. pour la premiere lois dans I'histoire, devant lin-
tensit du pril et la gravit des ciiconstances. tous les paitis
sont reprsentes dans le cabinet prsid auiourd'hui par I. As-
quith. E cette revolution, come touted le_ autres rdolutions
dtermines par la guerre. s'est accomplice sous la seule pression
de l'opinion publique, par la seuleaction des institutions libres( ).


(I) Il ne laudrat p.:-nur i ar p :* c:rirt qut le n.:Cu'.eu |u a t.pplr e n. r!ie -
lance Ij a.,ill: role Ai. de-Lit d,: 1l pr.-enle ann.'e 191U. un ind.] nrirn teuu. NI. Holl.
'e ieli-ira.l ern..ore la Cham. L.re de: C.:. ..r.r, 1 'ri r'. tEr) qu il 3.1 eu d': l.:-.r.nem
de l.:,i, '-en pi ir re'ii r a l' jr: nerc et ne r c't ncj:c r .j.-n I',rnmt. ar. di'ji -il,
la Crnr, J-e.PrErel T r r i enilri tena-e Cur le riied d'ine ,nduitr-e ern, plerii
niar-, e r-:.': enconrer.r :ri : le dje:.ir e bien plur surLcitri que -i n.:iu- --mnrie ; t aru
d.nr k JE ..b l Par uontre. la ,..:.'. d, i ni.tn M 1-li H c e- dl L Ir r.i- hault. ',en .i
J,.: anltip.d-ei- p:.u r...c ,-. r I 21 m ,r:. au Cirlt.:.r.-CluL:, que l'Anr.leterre a'. .







. L .'EFFORT LRiT \NNiQJi JE

Ce que veut pouR fire quelle politique:?
1 'Angleterre. Le 14 n,"".en.bre 191-. dans un ban-
quel qui lu tait o:-ert au Guildhall. au milieu
des p'-;ncipaux chefs du commerce britannique, M. As1 uith
a prononc des i:3rles qu'il a riptces textuellemenrt la Cham-
bre d.e C,:ormune. au mr:,is de mart drnie :
Nous ne rcm;ttri' n- pas au fourreau I'pte que nous n'en
avons pas tire a la leer,, avant que la Belgique et la Seribe
a3rnt recou'i, tout c qu'elles I.nt pirdu et plut encore : avant
que la France soit prmuni, d'une manire sre centre touted
agL-,ssion ni.u lle : a\ant que l'indpendance de- petite; natio-
naltes europennes ait te tablie sur des bases inblanlables;
enin, a\ant que le dep.,tis'me niilitaire de la Pruscs ait t
compltement et dfinitivement dtruit.
Telle est, dix-sept mois de distance, la politique du
Gouvernement britannique ; il n'y renoncera pas.
Il a, par ces simples et fortes paroles, rpondu d'avance
aux ennemis hypocrites qui l'accusent de poursuivre unique-
ment des vises personnelles.
Comme chacun des Allis, il a ses intr t propres. Auec
tous, il est solidaire pour la defense de la Ci ilisation et de la
Libert.
J'ai montr par quels moyens il soutensit cette noble
cause.
Je suis de ceux qui pensent que, dans presque tiutes les
phases de l'existence, il vaut mieux avoir un caractere bien assist
qu'une intelligence trs dlie ; si des doutes peu' ent ile'.er
parfois cet gard pour l'usage courant de la \ie. nul ne p:ut
contester du moins qu'aux heures graves, comme: le cisait
rcemment un auteur anonyme d'une de nos erandls Revues,
l'obstination vaut mieux que le gnie lui-mme (1) -.
En terminant cet expos, je crois pouv., dire en toute
vrit que les allis doivent computer sur l'obstii.itiin britan-
nique, parce que, travers son histoire tout entire, c est par

enfin jet bas les conventions et les doctrines les plus chries dr- p, I, :. :.ur ip:.:i:ri-
natre la futilit de toutes les conceptions antrieures sur la ..e rnjiri.le it ei.-r*:.-
mique . C'est entire ces deux ples, et en mnageant certa:nr... iTjri.nicr.. lu i J,
voluer, pour le plus grand bien des allis, la politique du caiLn..t d*nr, prr M. A..
quith.
(I) Richelieu a dit dans son Testament politique : Bien que l 1iir -.il :e qui -'uide
le reste du corps et que le jugement soit la parties la plus essr ,t.- !.r cel1i fui ::.rrm-






L'EFFCFPI lRI T.,NNILUE ;

la tnacite que la vieille An leteere cil sienalee I'admriialton
des peuples.
Et l...iquc le 'ang des Anlai et des Franais aua achev,
de se mlei sui le- champ:, d: bataille. loisque p!u; de com-
prhension et plus d'estime mutuelles seront nes de leurs
communs efforts, quels bienfaits ne procurera pas l'humanit
cette alliance nouvelle entire les imaginatifs et les logiciens que
nous sommes et les ralistes volontaires qu'ils n'ont jamais
cess d'tre? Quels bienfaits, mais aussi quelle scurit, si
seulement on se corrige des deux parts de cet optimism imper-
turbable et par trop excessif qui a failli faire sombrer notre
civilisation dans la plus pouvantable tourmente que le monde
ait jamais connue, et qui a impos aux deux nations des pertes
d'hommes et d'argent d'autant plus normes que leurs provisions
du temps de paix n'avaient point prpar leurs hroques rso-
lutions du temps de guerre!



















rnind..I. il lt ir' nrinm.:.n: qu j. :.:ult.r" Fl...t un gnral d'arme beaucoup
de cerur .t un rri.e...cr, c[.- 1,-ipr !.. .u.cup d i..lr l et un mdiocre cur... Ceux
qui ont c .iLnd rnr nre elc.nnri.t ru iJn di li: ip:rl.. au lieu que ceux qui ont fort
pK.u dr coertr : rc.rlr.,c.t ai rr..l. e tri-.ijru n u rjindre danger si troubles que,
i -, l.,i erInd 'i' ru .qu'ild ll rn. il l.:rr . n 'n -.o ul utile, parce que la peurleur en
,'.,- l'ua'.^i. C i r ,i' J ;i'..r-,rr ,i J' r.ri,.riux, mais de tous les hommes
*iau n.. I;mirlent Fas Ilur activity ., tiri 1 J c l-.;ni r l la mditation solitaire.











APPENDICE



Discours prliminaire la Confrence sur l'Effort Britannique
Prononc a la Sorbonne le 15 Juin 1916
Par M Stphen PICHOIN

.* iL,'i .h.'i-tr. J.: .-I taiJr ltr ri: .
P ,iJenJ u ..madc : L I.nr I., '- .:.. e de .e. Al.."



Nlesd;n--:e. Nlessieurs.
La conference que \ous allez entendre est la second de
celles que nous a\ons organises pour faiie connailre notam-
ment a la jeunesse le concourse mutual que se prtent la France
et les puissances allies dans la lutte a moi t qu elles soutienncnt
pour la defense de la ci.ilisation humane (.ApplaudissemenI.)
Le 25 mai. cette mme place. NI. Herriot a parl de I'efort
russe, qui s ezt traduit, depuis, par les magn;ique' victoires que
l'arme du tir remporte sur les armen de l'Autriche-Hongrie.
(1 l/s applaudissemenis.)
N Herriot a fait acclamer notre puissante allie du Nord.
don't la bratoure est indomptable et don't les rserves sont in-
puisables. par le public unanime qui emplissait cette salle.
(.-pplaudissements.)
Auiourd'hui, NM. Andr Lebon %a parler de l'e lort bri-
tannique et le 22. Ni. Barthou parlera de l'edort italicn.
D'autres conferences seront faites, ou l'ont t dj, pour
rendre lommage I'eflort belge. l'edort serbe. l'effort iapo-
nais. a toutes ces vaillantes nations associees a noire tche
d'affranchissement et de .alut. (.-pplauJissemenls.)
Nr,us allons ainsii v'ileariscr, dans toutes ses manifestations
et dans touted ses phases. la part de chacun des pays allies dans






L'EFFORT BRITANNIQUE 29

la bataille o, sans doute, hlas: ils subissent des pertes doulou-
reuses, mais o leurs forces combines augmentent sans cesse
tandis que s'puisent celles de l'ennemi qui %oit tous ses plans
dus et entrevoit le ijur fatal o il linira par succomber. ('if/s
applaudiscmenis.)
L'efort britanniquc est celui de l'un des plus grands
peuples de I'Europe et du monde (.Appluudisncments). de l'un
des plus illustres par sa glorieuse histoire et par les services qu'il
a rendus la cause de la liberty et du dioit. (.pplaudisscmerls.)
C'est un people qui consacre toutes ses forces la victoire
d'une cause vitale pour tous les pays libres, don't la dfaite
serait peut-tre mortelle pour lui II v consacre sa Hotte, son
arme, s.jn credit, toutes ses resources, toutes ses richesses
et il a iur, comme nous, de ne dposer les armes que \ain-
queur. (I 'ifs applaudissementsi.)
Nl. Andr Lebon 'ous dira ce que la Grande-Bretagne nous
avait autiefois promise en cas d'une euerre traitreusement
prpare depuis longtemps contre cntre elle centre ou : il vous
dira ce qu'elle a lait depuis Ic mois d'aot 191-1 et quel point
es actes ont dpass les termed de ses promesses : il vous la
montrtra toujours plus active, toujours pluc nerique, toujours
plus forte, toujours plus confiante. ne reculant deant aucun
sacrihce, sachant renoncer, quand il le faut, ses habitudes les
plus anciennes, ses traditions les plus chores, n'hsitant devant
aucun devoir pour triompher de l'ennemi qui lui fait I'honneur
insigne de la poursu\i re de ses rancunes, de ses ialousies, de ses
colres et de ses haines. (I ifs applaidissimenis.)
Je ne vcux pas empiter sur le sujet que \a traiter l'minent
confrencier : qu'il me soit seulement permits. au nom de ceux
qui ont, pendant toute leur \ie. prconis sans se lasser l'entente
entire la France et l'An2leterre, de saluer come l'un des gages
les plus prcieux et les plus srs de l'Europe actuelle et future.
l'alliancc scelle sui les champs de bataille de terre et de mer.
entire deux nations qui. des tires divers, ont eu, au course de
leur histoire, une part gale la formation du monde moderne.
(.4pplaudissemcnls.)
Trop longtemps et trop s.ouent di\ises dans le pass,
elles sont unies dsoirmais l'une l'autre par des liens que rien
ne rompra, comme le proclamait, il y a peu de temps, le roi
Ceorge, en recevant la delegation des Chambres franaises.






.0 LE-FFORT BRITANNIQUE


Qu'il me soit aussi permit de nou associer a nos amis
anglais pour clbrer la victcre naval rceninmnt remporte
par leur admirable fotte et qui a t d'autant plus signifcative
que la marine allemande. menacee d'un vritable d3astre et
chas.se de la mei ou clie ;'dlait aenture. n'a encore eu ni la
dignity. ni la franchise d'aouer la dlaite qu'elle a subie et
don't il lui sera ditfcile de rparer les srieu\ t,- eLi. (i .!s aopicau-
dissmrn Ts.)
Enhn, puisque malheuieu:ement les tristeses sont comme
la ranon dt la noble :sc et de la grandeur de l'hirohme. ic ne
veu\ pas terminer ces braves pariil.s sans dire le: pr.ioonds
regrets et la doulrur avec lesquels la France tout entire a
appiis la disparition de l'un des hioimmi.s qui ont Ie plus contribu
donner au Ro.aume-Uni la force militaire qu'il a pour ainsi
dire impro\ise pour nous aider librer no:tr territoire et
restitucr au, peuples, victims de la violence et de la fourberie
teutonne. les Paranties nce:.aires de leur droit et de leur natio-
nalit. (I'ifs appluudissemnnis.)
J'ai nomm lord Kitchcner dint la mmoire nous est dou-
blement sacre. puisqu'avant de combattre pour l'Europe il
avait coinbattu pour la France (l'ils applaudisemenls) : il est
mort dans l'accciupli.senment de son dcvoi'r. v.ctime de son
courage et de son patriroti.mim. sans a\oir pu assiteri au couron-
nement de son i-uvre. l\aia elle n'en est pas m,?in. emplie, sa
gloire n'en est pas m.:Ain; i'ayo:nnantc et il a laiss dans nos coeurs
un souvenir de gratitude et d'admiration qui ne s'effacera pas.
(Applaudissemcnl s pr'.l-rn,'s )
Je remercie lN. le Prsident de la Rpublique d'avoir bien
voulu se fire repr:erler a cette conference: ie remercic MNh. les
ambassadeurs. les ministres et agents diplormatiques qui nous
ont fait l'honneur de se rendre notre invitation et je done la
parole ia RN. Andr Lebon. (.-Ipplaudissemnnls.)



A I C ierem.ine en 'h.:nrn :ur de la C(rnd,-Brri.i ne. le Comt' 'E/fort d la
France J e e-'c e .-lflis adaii c.tienu le era. .iei .oi.our: de il ladam Barrer Sc:ii .
tair" de la Cc.medie-Fr .a. i; t dei de M i\n. ajini que. :clu de la C(ard e Repu:li-
ca:r..c. o Ij d.ie.rion de "..n ckl. M. C bala\ .










TABLE DES MATIRES




Intro ".:ct;n: .. . . ........ .. 5
Caracti fi:ndamenlt de I'Hisiton d'Anlelerre 7
La Politique e..leriLure d.- la Grandc:-Bictacne .. .
Le Temnpancn an:ni a:s ..... ...... . 10
Le culte de 1'Anclierre poum la Lihert4 .. ... 12
Pourqui: l'AnAI \ trei rr es entrc:. dan; 1'Alliance.. 14
L'Et ort miltair . .. 17
L'Eflt t i: anci.v et l:cal . ..
L'E ,rrt com mercial. .. . .. 23
qu'a fait I'.An.l.ticrn . .. . 4.
Ce que v'eut I'.- leterre .. .. .. .. . 26
Discourse de M. Stephen Pichon. Sc'nalur, .-!nciin
AlIinas!r ... .. 23


i Dn, i CL i -L r1'-., DEi, Tr AEi i P.,'.i


























j'












































































r






PUBLICATIONS DU COMIT
"L'EFFORT DE LA FRANCE ET DE SES ALLIS "


L'Hommage Franais

L'EFFORT DE L'AFRIQUE DU NORD
pir M. Augustin BERNARD, I1. 0 .. O 50

L'EFFORT AUSTRALIEN
par M. FRANKLIN-BOUILLON, d-r.e 0 50

L'EFFORT BELGE
par M. Louis MARIN, d.rL . O 50

L'EFFORT BRITANNIQUE
par M. Andr LEBON, ien r miire 0 50

L'EFFORT CANADIEN
p:ir M. Gaston DESCHAMPS . 0 50

L'EFFORT COLONIAL FRANAIS
par M. Albert LEBRUN. d'j' ..],;'0 .J

L'EFFORT DE L'INDE et de l'Union Sud-Africaine
par M. Joseph CHAILLEY... .. O bS

L'EFFORT ITALIEN
par M. Louis BARTHOU, '""' ,'.' 0 50

L'EFFORT JAPONAIS
par M. A. GERARD, *ni.i ..J.i r J Fri.c. 0 50

L'EFFORT PORTUGAIS
par M. Paul ADAM . . . .... 50

L'EFFORT RUSSE
par M. HERRIOT. -, .,i.r. ,. j i. I.. O 50

L'EFFORT SERBE
p.ir M. Paul LABB, '"." ,.'.' j ....i., 0 50


BLOU.D &- GA.4, 1:./iti.Is Piis -'clr Clonei

I'p. M C, 1 V J L. PL ,,. .1 L- ....:.. .;.... = 1 "*,




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