Title: BULLETIN DE L'ISPAN
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Title: BULLETIN DE L'ISPAN
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Bibliotheque Nationale d'Haiti
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: May 2010
Copyright Date: 2010
 Record Information
Bibliographic ID: UF00097351
Volume ID: VID00012
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
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* Lecole oes ,arons e beiiacere Lcoie/nTlenor rirmin)
I LL: ll I1 I- I_ SPA N I I.:- 12 13 i:.-


Belladre,

la nouvelle
Un jour, un pote fera parer les pierres.
Jean Brierre

Aprs la fin de l'Occupation ameericaine
(1934) jusqu' la Seconde Guerre Mondiale,
Haiti connut un regain d'activits conomiques
jusqu' devenir florissante sous le gouverne-
ment d'Elis Lescot.
Des investissements nationaux et trangers
sont consentis dans la production de den-
res stratgiques, contribuant aux efforts de
guerre contre les puissances de l'AXE .
Cette priode coincide galement avec la mon-
te de la classes moyenne noire , taye par
l'idologie noiriste, qui se dveloppe en Hiti
en contrepoint de la suprmatie traditionnelle
multre .
Le president Dumarsais Estim arrive au bon
moment. Depuis 1 944, l'conomie se porte bien.
: le caf, la banane, le sisal, se vendent bien sur
le march international. L'artisanat et les huiles
essentielles rapportent pas mal. La balance com-


Vue de la place publique de Belladre.Au fc
merciale est largement positive en I 946 ( : M.
Oriol et P Vilaire ). Cette relative prosprit
se traduit par des investissements de prestige
et galement par de grands projects d'urba-
nisme voulant exprimer une integration d'Hiti
dans le monde. Ces projects viseront surtout
l'amnagement des faades extrieures du
pays.
Le vaste programme de la creation d'un front-
de-mer amnag de Port-au-Prince prend


_ iii'
S .., .
W-



nd, l'cole des Filles, lesTlgraphes et la Prfecture


Sommaire
* Belladre, la nouvelle
* Le Palais National d'Hati, vers la
restauration
Le BULLETIN de I'ISPAN, douze mois
plus tard...
Chronique des monuments et sites
historiques d'Hati


BULLETIN DE LISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destine
vulgariser la connaissance des biens immobiliers valeur culturelle et historique de la Rpublique d'Haiti, promouvoir
leur protection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse lectronique ispan.bulletin@gmail.com pour
recevoir rgulirement le BULLETIN DE LISPAN.Vos critiques et suggestions seront grandement apprcies. Merci.


BULLETIN DE L'ISPAN No 12 ler mai 2010 I
























forme, avec le prtexte de la clbration du bi-
centenaire de la foundation de la ville.Ainsi nait,
en 1949, la Cit de l'Exposition, suivant un plan
d'amnagement urbain mettant en application
les principles de l'urbanisme et de l'architecture
moderne. La conception du front-de-mer de
la capital est confie l'architecte roumain
Auguste F. Schmiedigen, qui avait fait ses preu-
ves lors de la clbre foire international de
Flushing-Meadow, New-York (1939).
A Belladre, la porte d'entre orientale du pays
(:Jean F. Brierre), une ville nouvelle sera cre
sur les emplacements d'une modest agglom-
ration rurale place non loin de la frontire en-
tre la Rpublique Dominicaine et Hati. Cette
ouverture sur l'extrieur souligne galement
la bonne entente entire les deux rpubliques
se partageant l'le depuis l'adoption, de bonne
foi, du trac dfinitif de la frontire quelques
annes plus tt. Elle rpond galement l'am-
ple programme entam par le president domi-
nicain Trujillo de rnover les villes frontalires
de la rpublique voisine.
Inaugure en 1948, Belladre fut construite sur
un site fort agrable situ prs de 400 m
d'altitude, en pleine champagne. Elle s'tire d'Est
en Ouest sur la ligne de crte d'une colline
surplombant la valle agricole de Grande-Plai-
ne. Premire cit moderne, la ville nouvelle surgit,
neuve, belle et immacule, nous dcrit C. Noisy,
chroniqueur de l'poque.
En effet, Belladre a cela de particulier qu'elle
tient la fois d'une composition urbaine sim-
ple, choisie librement par ces concepteurs, et







BELLADERE O





SBelladre, ville frontalire


S dveloppement de toutes villes frontalires
-.. est frein et leur population subt la terreur
macoute*.
De nos jours, de Belladre-la-Nouvelle ne sub-
sistent que les vestiges, abandonns pour la
plupart, de ces immeubles administratifs et de
Sfonction, mis part I'hpital et le tribunal. Une
.... i 1 tentative rcente, de leur restauration, entre-
prise en 2008, par le Ministre de la Culture et
Sde la Communication, a avort. D'une manire
' gnrale leur structure portante a bien rsist
aux preuves du temps,tandis que leur toiture,
`7 les volets des ouvertures et les planchers en
*Vue de la ville de Belladre en 1948 bois ont disparu ou sont dans un tat de dt-
de l'architecture remarquable de ses difices rioration trs avance.
administratifs. Actuellement, la ville de Belladre vit essen-
Mais la creation quasi ex nihilo de cette ville, tiellement du commerce, interlope ou formel,
tient galement d'une certain volont de avec son vis--vis dominicain, Elias Pina.
rompre dfinitivement avec un amnagement La Nouvelle
territorial datant de la colonie de Saint-Domin- Trs certainement influences par les princi-
gue et qu'aucun project ultrieur n'avait modifi pes d'urbanisme prns parAuguste Perret et
en profondeur. Jean Brierre, pote hatien et surtout parTony Garnier principles largement
barde national, dfinit sans quivoque la ville consomms en Europe, les concepteurs de
nouvelle : Elle (Belladre) illustre la possibility cette ville trouvrent avec project Belladre la
de btir sur les ruines de la Colonie de Saint- premiere occasion d'appliquer dans un project
Domingue. Notre pays resemble trop encore global leur connaissance souvent acquise
la colonie qu'elle ft. Le Chefd'Etat a dtruit les l'tranger, particulirement en France, dans les
huttes trop pareilles celles de l'esclave. Il a bti plus grandes coles d'Architecture, selon une
des maisons pour des hommes libres, remplac tradition bien tablie en Hati depuis la secon-
les tnbres de la plantation colonial par les lu- de moiti du XIXe sicle.
mires d'un pays libre. Et de l'ancienne Belladre Des rsultats formels des hypotheses et des
la nouvelle, il y a plus d'un sicle de progrs ralisations de Garnier, les architects hatiens
human, ont retenu l'essentiel : une clart de la gom-
La force de l'idologie indigniste qui a su met- trie dcoulant des principles des compositions
tre fin l'occupation du territoire tente sim- architecturales classiques et une cohrence
plement de rayer des mmoires les ralisations formelle entire la structure de l'difice et sa
de l'Occupation nord-amricaine d'Hati (19 15 function. Ils ont galement appliqu partiel-
- 1934)... element certaines hypotheses de composition
Le plan de la ville de Belladre a t dress urbaine de Garnier: l'adoption de rgles capa-
par le Service d'Urbanisme des Travaux Pu- bles de gnrer des formes et des typologies
blics, sous la direction de l'Architecte Franck fortes, telle la recherche d'une liaison troite
Jeanton, diplm de l'Ecole des Beaux-Arts entire space intrieur et space extrieurfaci-
de Paris, assist de l'Architecte RenVillejoint litant une lecture du lieu, peru comme essen-
de l'Ecole Spciale d'Architecture de Paris. La tielle tant dans la composition l'chelle ur-
construction des btiments administratifs ont baine que dans la distribution architectural. La
t ralises par une brigade d'Ingnieurs du lumire naturelle, les conditions climatiques, les
Dpartement des Travaux Publics sous la di- caractristiques morphologiques du site sont
reaction de l'Ingnieur Paul Pereira, Secrtaire pris en compete en tout premier lieu et sont
d'Etat des Travaux Publics. Lexcution de r- dterminants pour les rsultats formels.
sidences des fonctionnaires a t ralise par Les Volontaires de la Scunt Natonale (VSN), la milice du
l'Ingnieur Clment Paultre. dictateur Duvalier
Le fonctionnement de cette ville-nouvelle ne *
dura que l'espace d'un cillement. Son dclin
commence avec la dictature de Franois Du-
valie, lu president de la Rpublique en 1957.
Celui-ci opte pour une politique frontalire
diagonalement oppose :le contrle militaire
strict des alls et venus entire Hati et la R-
publique Dominicaine et le dpeuplement de
la zone frontalire. Durant cette priode, le L'hpital de Lyon, France, parTony Garnier (1913)

BULLETIN DE LISPAN No 12 ler mai 2010 2














































































3
I. Plan de la ville d'aprs un croquis public l'poque
2. Orthophotographie de la ville actuelle
3. Composition urbaine du noyau centralde la ville


Enfin, sur le plan architectural, si ces concep-
teurs se sont appuys fortement sur le voca-
bulaire et la syntaxe classiques, ils y ont sim-
plifi toute modnature, toute mouluration,
et stylis les details afin de permettre une ex-
pression plus nette de la lecture des volumes,
traits avec simplicity, et de leur function, pour
mettre ainsi en evidence l'essence des spaces
architecturaux.
Belladre va populariser un language architectu-
ral nouveau qui prdominera en Hati tout au
course de la dcennie suivante.
Le plan d'urbanisme
La ville obit un programme prcis : tablir
un centre administratif appel grer l'accs et
le commerce par la frontire et accompagner
le dveloppement de la nouvelle colonie agri-
cole de Baptiste don't elle n'est distant que de
14 kilomtres. Pour cela, nombre de bureaux
de l'Etat et de services techniques publics y se-
ront implants :le Bureau du Service agricole
et desTravaux publics, le Service des Postes et
des Tlgraphes, un hpital, une glise et ses
dpendances, un htel, un magasins d'appro-
visionnement, deux coles, une caserne et des
services de douanes, une banque, le Bureau des
Contributions et un tribunal. Les functions de
l'Etat y sont galement reprsentes :la Mairie
et la residence du Dlgu, reprsentant du
Chef de l'Etat dans la ville. Les residences des-
tines loger les fonctionnaires de l'Etat ser-
viront de modles aux maisons d'habitations
futures. Un quarter pour loger les ouvriers de
la construction sera construit au pralable.
Le plan pouse la topographie du site avec
simplicity : une avenue central longeant une
ligne de crte et deux embranchements cour-
bes la rejoignant l'est et l'ouest. Une dispo-
sition de btiments publics autour de la place,
central l'ensemble, constituait le dpart de
l'ordonnancement de la composition.
Il s'agit, en fait, de la premiere tentative hai-
tienne d'urbanisme moderne, dans le sens de
la ville ne de la revolution industrielle en Eu-
rope.
La Prfecture
La force symbolique de sa localisation dans
l'axe Est-Ouest de la place municipal est re-
flte dans le choix du part architectural de
cet lgant btiment. Le corps principal, parfai-
tement symtrique, est prcd d'une rotonde
surmonte d'une galerie haute offrant une vue
panoramique sur la place et son voisinage.
Lordonnancement de cette parties de l'difice
tient de l'architecture classique don't toutes les
composantes sont voques, dpouilles de
moulurations. Le soubassement est form d'un
escalier semi-circulaire degr convexe. Des
colonies doubles don't les fts droits et losses
s'lvent sur les deux niveaux afin d'assurer la


BULLETIN DE L'ISPAN No 12 er mai 2010 3







r


monumentalit de la faade donnant sur la pla-
ce. En effet, il s'agit de la residence officielle du
reprsentant du chef de l'Excutif dans la ville,
le Prfet.A ce titre, ces spaces intrieurs sont
traits de manire gnreuse. Salon et salle--
manger d'apparat, cuisine et cabinets de toi-
lette intgres au corps principal se partagent
le rez-de-chausse, vou la function social
de l'difice. L'tage, lui, loge les chambres et les
sanitaires disposs autour d'une spacieuse salle
de sjour et de receptions intimes. Un escalier,
don't la cage est appose la faade est du
corps central, dessert le niveau suprieur de
l'difice. Plac en perpendiculaire, des locaux
de service, premises et logements du personal
domestique, compltent l'ensemble et dlimi-
tent avec le corps principal un jardin d'agr-
ment. L'difice a abrit jusqu' rcemment les
bureaux de la Dlgation.
La Mairie
Ce btiment a conserve sa function d'origine
: celle du logement des services municipaux,


Limmeuble de la Prfecture
avec ses sales de ftes officielles et de ru-
nions. Place dans le prolongement de l'axe
nord-sud de la place municipal, la Mairie jouit
d'une position particulirement privilgie
dans la composition urbaine et participe l'or-
donnancement de la composition axiale for-
me principalement de la place, space civique
par excellence, de l'Ecoles des Garons et de
l'Ecole Filles.
Son plan est fort simple : au rez-de-chausse,
une vaste salle de reception aux agrables et
majestueuses proportions desservant les bu-
reau de la municipality et jouissant d'une par-
faite luminosit naturelle au moyen de large
baies volets. A l'tage une salle des ftes
donne sur des terrasses et le balcon principal,
dominant la place publique.
Dans cet difice, le traitement donn la cage
d'escalier rappelle celui de la Prfecture : elle
est ajoute la faade sud, expose au soleil,
et son volume prominent contribute donner
du relief celle-ci.


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SLe plan du rez-de-chausse de la Prfecture
Par le jeu de ses volumes places sur diffrents
plans, la simplicity du traitement des ouvertu-
res, l'pure expressive de ses lvations et la
stylisation de ses lments dcoratifs, le bti-
ment de la Mairie de Belladre prend un part
rsolument moderne qui semble jurer avec le


3


I. La Prfecture (la Dlgation)
2. La Prfecture en 1948
S- 3. Le plan du rez-de-chausse

BULLETIN DE L'ISPAN No 12 er mai 2010 4


La Prfecture en 1948


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La facade riente plein ud de la Mairie avecsa cage d'escalier cental ent saillant de la composition
La faade oriente plein sud de la Mairie avec sa cage d'escalier cental, lment saillant de la composition


portique accol sa faade nord. Ce porti-
que colonne double s'levant, comme pour
la Prfecture, sur deux niveaux et supportant
un entablement sur lequel repose d'un fronton
cintr, indique sans quivoque, par sa rfrence
directed l'architecture classique, l'importance
de la function municipal.
Le Bazar
L'un des plus russis du point de vue du trai-
tement architectural des ces spaces internes
des constructions de Belladre, cet difice
command l'entre ouest de la ville et est pr-
cd d'une place de forme triangulaire. Son
plan pouse la forme de la parcelle sur laquelle
il est rig et prend la forme d'un U enser-
rant une cage d'escalier desservant le second
niveau.


Btiment vocation commercial, le Bazar ap-
provisionnait en denres de tout genre la po-
pulation et, surtout, les fonctionnaires de I'Etat
arrives de la capitale.Ainsi son rez-de-chausse
est form d'une vaste salle subdivise en qua-
tre sous spaces, desservis par les trois entres
de l'difice donnant sur les rues avoisinantes.
L'tage, occupant la parties avant de l'difice, lo-
geait les bureaux d'administration des magasins.
Les pieces taient partitionnes en panneaux
de bois. La structure de l'difice est faite de
murs porteurs et de colonnes indpendantes
en bton arm supportant l'tage.
Le Bazar illustre bien le choix de son concep-
teur de mettre l'difice en tension avec la ville.
D'abord en pousant parfaitement la forme
de la parcelle, le plan subit avec lgance cette


contrainte en crant une complicity avec les
voies priphrique, sur lesquelles elles don-
nent directement accs au btiment. Puis, l'ar-
chitecte a ouvert le rez-de-chausse sur la ville
au moyen de large baies, qui rduisent consi-
drablement la separation entire l'intrieur et
l'extrieur cr par les murs des faades.
Le Club-Htel
l'origine, cet immeuble tait destin loger
les voyageurs autant que les visiteurs venus de
la Rpublique Dominicaine. Il comprenait, au
rez-de-chausse, un hall d'accs, un grand sa-
lon, une comfortable vranda priphrique, une
cuisine et des spaces de services. l'tage,
I. La faade nord du Bazar
2. Croquis de l'architecte (Elevation ouest)
3. Plan du rez-de-chausse


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BULLETIN DE L'ISPAN No 12 er mai 2010 5


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des chambres coucher quipes de toilettes,
une salle de sjour, deux terrasses couvertes
et les appartements du grant. La veranda du
rez-de-chausse est traite la fois en space
de circulation, d'agrment et d'articulation
entire intrieur et extrieur. Des colonnes
doubles, lments rcurrents de l'architecture
belladroise, rythment les lignes horizontales
prdominantes de la faade principal.
L'analyse de la rpartition des spaces mon-
tre que les pieces logeant des services don't le
temps d'utilisation est rduit (sanitaires, esca-
liers, dpts, etc.) sont situs plein sud formant
sur les deux niveaux de l'difice, un bouclier
thermique isolant des ardeurs du soleil, les
chambres et les sales de sjour plus perma-
nent. Les ouvertures de cette faade sud sont
traites aussi en consequence : elles sont plus
petites, laissant aux murs pais de 45 cm le
soin de casser la chaleur.
Cette sensibility intgrer le btiment aux ca-
ractristiques naturelles du site est particuli-






p.


rement remarquable. Le souci du bien-tre de
l'usager est manifeste.
Le traitement du balcon est de l'tage desser-
vant les chambres constitute encore un parfait
example de la relation troite du btiment au
site. Ce balcon trac sur un plan semi-circulaire
donne face au soleil levant et permet de jouir
d'une vue panoramique sur la ville et sur la
champagne immdiatement proche. Cette vue
est encadre horizontalement de manire in-
tentionnelle par le parapet et un linteau bas.
Lutilisation de l'escalier de service, liant le
rez-de-chausse la court de service, dans la
composition de la faade sud, est galement
original. Celui-ci n'est plus intgr de faon
discrte au corps de btiment comme le vou-
draient les dispositions traditionnelles, mais
s'affiche, present, en crant un volume fort,
jouant pleinement sa partition dans la compo-
sition de la faade.
L'cole des Garons
Lcole des Garons (actuellement l'cole An-
.........::::::::::::::: ... ...


SLa puissante composition de la faade est du Bazar
tnor Firmin) applique scrupuleusement les
principles d'expression des functions au tra-
vers des dispositions formelles. Il se compose
de deux corps de btiment lis par un porche
d'entre :les sales de classes, disposes en
enfilade, donnant toutes sur une coursive les
desservant et, dispos perpendiculairement, la
residence du directeur d'cole. Cele-ci s'lve

I. Le Club-Htel
2. Le Club-Hotel en 1948
3. Elevation nord (tat actuel)
4. Elevation sud (tat actuel)
5. Plan du rez-de-chausse

2


* La puissante composition de la faade est du Bazar


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BULLETIN DE L'ISPAN No 12 er mai 2010 6


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S.La faade sud du

SLa faade sud du


sur deux niveaux et constitute, par son volume
vertical, ses ouvertures auvent et son large
dbordement de toiture, le principal lment
d'identification de l'ensemble. Ce plan en L
enserre la court de rcration place sous le
contrle visuel de la direction, place au rez-
de-chausse des logements du directeur.
Lcole des Garons et sa jumelle, l'Ecole des
Filles, disposes symtriquement par rapport


l'axe form par la Mairie et la place
que un ensemble fort, malheureusem
tomp aujourd'hui, suites des modil
importantes apportes l'cole des
la construction d'un terrain de sport
d'un mur haut, rompant ainsi l'axe prin
composition.
Les lments architecturaux des faa
l'Ecole des Garons utilisent un voc


Slabor, mais sobre : baies verticales, volets,
persiennes, linteaux, et auvents ordonnancs
en un rythme serr, crant une forte unit de
style.
Belladre, une leon d'architecture
Ces difices, aujourd'hui abandonns pour la
plupart, constituent les premires affirmations
d'un movement esthtique coherent qui re-
chercha l'intgration sensible et total aux ca-
ractristiques du lieu de leur construction.
L'exprience de Belladre constitute une tape
particulirement important dans l'volution
4 de l'architecture et de l'urbanisme en Haiti.
L'adoption des theories de l'Architecture
moderne, dans ce qu'elle possde d'essentiel
et de progressiste, transplant avec des enri-
chissements intelligent dans un autre climate,
une autre culture, a permis aux architects et
urbanistes haitiens de l'poque d'initier une r-
el (1948) flexion solide sur la manire d'habiter Haiti.
e publi-
nent es-
fications
Filles et Belladre,
cltur Autres ralisations (1948)
cipal de

ades de
abulaire


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r r s!!!!;;!


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SLa facade principal (est) de I'cole des Garons
Les lvations intrieures donnant sur la cour de rcration


L'Hpital
* Une residence type construite en 1848
Une residence rcement rhabilite


BULLETIN DE LISPAN No 12 er mai 2010 7


_ 1 1 1 --








Belladre,

Autres ralisations (1948)


L'ISPAN remercie l'historien Georges Corving-
ton pour sa l redaction de cet
article en prcisant pour nous le context his-
torique et les motivations diverse et complexes
qui ont men la construction de la ville-nou-
velle de Belladre.


En prsentant dans le colonnes de ce numro,
un premier article sur des ouvres architectu-
rales modernes en pril en Haiti, la rdaction
du BULLETIN illustre l'entire adhsion de
l'Institut la charte d'Eindhoven tablissant
le principle qui rgissent le Comit Internatio-
nal pour la Documentation et la Conservation
de des Monuments et des Sites historiques du
Mouvement Moderne (DOCOMOMO).
Cette charte recommande essentiellement de :
* Rvler l'importance du movement moderne
l'attention du grandpublic, des autorits, des
professionnels et de la communaut scientifi-
que.
* Identifier et promouvoir l'inventaire des
ouvres du movement moderne, au travers
de la constitution d'un registre, de dessins, de
photographies, d'archives et d'autres outils de
documentation.
* Favoriser le dveloppement de techniques et
de mthodes de conservation adaptes, et l''ff, -
ser leur connaissance auprs des professionnels
impliqus dans la conservation de l'architec-
ture moderne.
SS'opposer a la destruction et
des diices de rfrence.
* Promouvoir le financement de la documen-
tation et de la conservation des ouvres moder-
nes.
* Dvelopper et enrichir la connaissance du
movement moderne.
S'il est de tradition defaire remonter le mouve-
ment moderne en architecture et en urbanisme
la naissance de la Rvolution industrielle
premieree moiti du XIXe sicle), force est de
constater que la majority des difices histori-
ques patrimoniaux d'Haiti font parties de cette
priode. Et innombrables sont ces constructions
perdues jamais par manque d'entretien,
par '" par vandalism, par igno-
rance, par intret pcunier de particuliers ou
de groups sociaux, par absence de cadre lgal
adequat...
Protger ces rfrences concrtes de notre His-
toire est aujourd'hui une question de survive du
Peuple haitien.


De g. d. et de h. et b.:
LeTribunal de Paix
La Banque
* Les Casernes (Faade ouest)
Les Casernes (Faade est)


BULLETIN DE L'ISPAN No 12 er mai 2010 8


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Le Palais National d'Hati

en route vers la restauration


Les technicians de I'ISPAN, aids des engines
lourds du Centre National d'Equipement
(CNE), ont dbut le jeudi 8 avril dernie, la
dpose des lments dangereux ou jugs
non rcuprables des ruines du Palais Na-
tional d'Hati, endommag par le sisme du
12 janvier 2010. Ces travaux, qui font suite
diverse consultations auprs de firmes et de
technicians spcialiss en structures en bton
endommages par des secousses telluriques
competent galement sur un avis technique
mis par une group d'architectes, d'urbanistes,
de sociologues et d'historiens* runis la de-
mande de la Direction gnrale de I'ISPAN.
Dans ce document, le group ainsi constitu a
mis de srieux arguments en faveur de la res-
tauration par reconstruction. Il y a reconnu que
Le Palois national construit entire 19 13 et 1922
selon les plans de l'architecte haitien Georges
Baussan est, sans contest, l'expression la plus
acheve d'une grande priode de l'Architecture
en Haiti et est probablement un des plus beaux
examples d'architecture no-classique trans-
plante en Amrique. Lavis signal galement
que l'difice possde, en outre, les trois valeurs
dfinissant un monument historique : une signi-
fication, une valeur documentaire et une valeur
architectural. Pour toutes ces raisons, le Palais
National mriterait largement de rester en place
dans la mmoire collective.
Fort de ces arguments, le group a recom-
mand que le Palais National d'Hati, une


fois restaur, soit maintenu comme sige
du gouvernement de la Rpublique tout en
considrant que les exigences de la bureau-
tique moderne s'accommodent mal au fonc-
tionnement du sige de l'Excutif. Sa restau-
ration ne devrait envisager que les functions
d'apparat et les activits officielles de la Prsi-
dence receptionn officielle, runion du Conseil
des Ministres, etc.).
La visit didactique du monument historique
devrait galement tre prise en compete. Les
functions administrative et autres seraient
amnages dans de nouveaux spaces appro-
pris et construits cet effet.
Enfin, largissant le context, le group a insis-
t sur la ncessit de privilgier une approche
urbaine dans tout project de restauration du
Palais National et de prendre en compete son
environnement immdiat. La notion de prser-
vation du patrimoine devrait dpasser celui du
monument isole et s'tendre au quarter du
Champ-de-Mars, au centre historique de Port-
au-Prince et la ville.
Sous la direction de l'ingnieur en restauration,
Elsoit Colas de I'ISPAN, la dpose des l-
ments dangereux ou jugs non rcuprables
sera accompagne d'une champagne de pose
d'taiements. Il s'agit de measures conservatoires
articulant la premiere tape de la restauration
du Palais National d'Hati. Cette phase est ac-
compagne de relevs architecturaux et pho-
tographiques. des details de construction.


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* Parties du Palais National d'Haiti effondres ou
svrement endomages par le sisme
I. Premier tage
2. Second tage
3.Toitures et combles
(D'aprs la Miyamoto International Fvrier 2010).


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* Le Palais National, le 13 janvier 20 10


* uepose aes elemenTs irrecuperaDIes


* Ont fait parties du group constitu par I'ISPAN :
L.Voltaire, P-E. Simon, M. Oriol, G. Esper, G. Lahens-Es-
per, M.-j. Liautaud-Millet, W Knel-Pierre, M. Rocourt-
Martinez, F. Mangons et H.-R. Jolibois.


BULLETIN DE LISPAN No 12 1er mai 2010 1 I








Le BULLETIN de I'ISPAN

douze mois plus tard...


/i . ... en tout premier lieu imaginer la trotte que cela a d constituer, les recherches que cela a d demander pour rdiger
ces douze bulletins.
Je les ai reus et lus tous avec le mme bonheur. Avec la mme dtresse. Le bonheur que toutes ces photos, ces informations sur
l'histoire et l'actualit du patrimoine bti, dans un graphisme trs ,:/rc/:,ll.gr. arrivent gratuitement et l'heure, tous les mois,
dans ma boite aux lettres, sans mme que je ne sois oblige de dire merci -j'ai quand mme dit merci quelques fois -, le bonheur
de me dire que ces histoires sont aussi les miennes. La dtresse, presque la douleur, de constater les grandes difficults auxquelles le
patrimoine est en but. Les menaces naturelles, ou du fait des hommes, quipsent sur chacun d'entre eux et lapresqu'impossibilit
d'agir, faute de moyens.
Daniel Elie, le Directeur gnral de l'ISPAN diteur du BULLETIN soulignait dans le premier numro paru le ler juin
2009, que le bullr., !; paraissait dans un context particulirement d/ffic.l, marqu par le dysfonctionnement de l'Administra-
tion publique, les drglements environnementaux entrainant des inondations rptition causant pertes de vies et biens, y
compris de biens immobiliers haute valeur culturelle. Lepremier article du numro 1 consacr Jrmie avaitpour grand titre
Centre historique de rmie, un patrimoine en pril , et c'tait le dbut d'un voyage bout de souffle l'intrieur de nous-
mmes, de gloires en questionnements, de peurs en merveillements. Une qute incessante qui a peut-tre rendu ces voyages moins
fastidieux : montrer et prserver, fabriquer l'avenir avec un pass et un present qui semblent trop souvent laisser, ,L /.fc ertr.
De Jrmie Marchand-Dessalines, avec un arrt dans les cendres et la fume du march Vallire, le Palais de la Belle-Rivire,
Fort Jacques, le Palais National, la Citadelle Henry. 11 fois bordpour des voyages trop courts. Les voyages russis sont toujours
les plus courts, ou le semblent tre. Histoire de perception, peut-tre.
Et nos rves, dj fragiles, nos monuments, comme nous, bousculs par un temps qui va trop vite, comme nous, dans la marge
des urgences du monde, comme nous la merci de la terre qui tremble, des vents qui ,o:u fti-/rt. sont tombs. Dans le mme mou-
vementpresque. Le 12janvier. Les Bulletins 10 et 11 de 'ISPAN ont montr et dit ce qui tait et reste au dessus des mots.
Je regarderai encore et encore les photos du Palais National dans le BULLETIN 6, sans jamais les compare celles dans le
BULLETIN 10 parce qu'on ne comparepas des travaux raliss avec des ceurs d.;':,rs des poques d.fi':crtrs. et qu'il
faut surement regarder de l'avant, mme en revendiquant sa douleur et sa nostalgic. Attendre comme avant, chaque mois, un
nouveau BULLETIN de 'ISPAN, avec d'autres images, d'autres nouvelles, d'autres coups de projecteurs sur le patrimoine bti
haitien et nous identifier chaque fois avec ces monuments, ces histoires qui parent si bien de ce que nous avons t, sommes
et serons.
Merci et bon travail 'ISPAN.
Emmelie Prophte













ici

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L -e de .ee- uz c ue- -- duL



Les douze couve:rtuis des numros du BULLETIN de I'ISPAN


BULLETIN DE LISPAN No 12 1er mai 2010 12








Chronique

des monuments et sites historiques d'Hati


L'glise de Saint-Joseph, rase
Pour voir lefutur, ilfaut regarder derrire soi.
Livre d'Isaie La Bible
Aprs l'glise Saint-Louis, Roi de France de Tur-
geau, l'glise du Perptuel Secours du Bel-Air le ly-
ce Alexandre Ption, l'cole des Arts et Mtiers,
l'cole de la Rpublique du Vnzula (ancienne
cole professionnelle), c'est le tour de l'glise de
Saint-Joseph de la Croix-des-Bossales Port-au-
Prince, de subir l'assaut inconsidr des pelles m-
caniques et des masses des dmolisseurs. Arguant
le prtexte, souvent fallacieux mais devenu coutu-
mier de la dangerosit de certain lments pour
les vies humaines et endommags par le sisme
du 12 janvier, le cur de la paroisse a pris sur son
propre compete l'initiative de raser jusqu'aux fonda-
tions l'difice de culte, tmoin de plus d'un sicle
d'histoire religieuse en Haii. Visit le 13 janvier le
lendemain du sisme, par les technicians de I'ISPAN,
l'difice n'avait que subi que des dommages parties,
don't l'effondrement du clocher
Construite en 1872, l'anne du lancement de la
vaste champagne de construction d'glises travers
tout le territoire d'Hati entreprise par le Vatican,
I'glise Saint-Joseph fut la premiere tre difie,
selon les terms du Concordat de 1860. Les travaux
se poursuivirent durant nombreuses et longues an-
nes grce aux dons des fidles et aux libroles sub
ventions du gouvernement ( : Corvington)
Le dimanche 23janvier 876, ou soir, dons le clocher
nouvellement achev, le vnroble prlat, entour d'une
cohorte de parrains et de marroines, parmi lesquels on
distinguait :Mme la Prsidente Domingue, Mesdomes
Lorquet, Cassagnol, Charles Miot, MM. D'Aguesseau
Lespinesse, Poulie, Jj. Audain, etc. procda la bn-
diction de Marie-Louise et de Louise, les deux cloches a
au poids respectif de 1.200 et de 900 lives, dues a la
gnrosit de Mme Raignemond (...).L'glise
de Saint Joseph du quarter de la Croix-des-Bossales, E
entirement acheve, fut pourvue d'un mobilier de
choix. Mgr. L'rchevque, ssist de Mgr. Million, vque
du Cap, procda a sa conscration, le 22 avril 1877
en presence du Prsident Boisrond Canal, de sa jeune
pouse et des hauts fonctionnaires du gouvernement,
D'aprs l'historien Georges Corvington, l'glise fut un
vritable petit chef d'euvre -- -- orchitecturale,
et sa decoration tait d'un got parfait. Les status des
douze aptres, de Sainte Anne, de Saint Etienne, de r
Saint ean-Baptiste font cortge celle de Saintjoseph. t
Le cur, I'abb Guillard, poussant plus loin l'embellisse-
ment du saint lieu, fit installer dans la partie absidale t
de la vote une reproduction, excute Paris, d'une -
fresque du couvent de Saint Marc de Florence, peinte ,
par Fra Angelico.


La fresque de Ramponneau, dmolie
Vandale qui dtruit les oeuvres de Pan.
Sylvain de Tesson
La fresque ralise en 1953 pour le restaurant,
Aux Cosaques , a t systmatiquement dmolie
sous la conduit du Ministre de l'conomie et des
Finances.
En effect, le MEF a fait, en dcembre 2009, l'acquisi-
tion pour le compete de l'Etat haiien de la proprit,
fonds et btisses, appartenant aux hritiers Jean Bu-
teau o se situait le restaurant Aux Cosaques .
Propritaire pour le compete de l'Etat haltien, le MEF
a pris unilatralement l'initiative de dmolir l'ceuvre
d'art, lgrement endommag lors du sisme du
12 janvier sans consultation pralable auprs des
institutions haiiennes charges de la sauvegarde

t


SL'glise Saint-Joseph de la Croix-des-Bossales








S IffI i-. --

- .
--- =

SL elise Saint-loseph, le 13 ianvier 2010


* La demolition de la fresque de Ramponneau


du patrimoine artistique de la Nation haiienne, en
l'occurrence le Muse du Pathon National d'Haii
et I'ISPAN, pour ce type de biens historiques et
culturels. Le ministre de la Culture et de la Com-
munication n'a pas t galement inform de telles
dispositions.
Cette fresque monochrome, colorie dans des
teintes spia, illustrait, le processes de la fabrication
du rhum, du rude labeur de la coupe de la canne-
-sucre jusqu' la mise en ft de l'alcool. Monumen-
tale, elle mesurait environ 12 mtres de long sur 2
mtres de haut.
Fondateur du Centre d'Art avec, entire autres,
Maurice Borno, Dewitt Peters et Albert Mangons,
l'artiste Go Ramponneau, illustrateur avis, avait
ralis les dessins du manuel de gographie hatien-
ne public par les Frres de l'Instruction Chrtienne.
Go Ramponneau rside actuellement New-York.
Cette fresque fut photographie un mois avant le
sisme par Raphalle Castera.
Encore un tmoin important de l'histoire artis-
tique d'Hati qui disparait, appauvrissant culturelle-
ment et conomiquement notre pays.
Journe porte ouverte Washington
Le samedi I mai 2010, l'Ambassade d'Haii, sise
au Massachusetts Avenue de Washington, a reu
plus 4 000 visiteurs venus participer la journe
porte ouverte organise cette anne sous le thme
de la sauvegarde du patrimoine haltien. Entirement
prpare par le service culturelle de l'ambassade
d'Haii sous la direction de Mme Stphanie Rosen-
berg, cette journe porte ouverte rentre dans un
programme de dcouverte multiculturelle ralis
l'initiative du bureau du tourism cultural de la ville
deWashington et intitul Passport DC:Around the
World EmbassyTour Plus de 30 ambassades y ont
particip cette anne.
Les nombreux visiteurs de toute nationalit pu-
rent admirer la vingtaine de planches runies en une
impressionnante exposition de photographies sur
les lments du patrimoine bti cultural et histo-
rique dtruits ou svrement endommags par le
sisme du 12 janvier 2010. Ces photographies ont
toutes t tires des archives de I'ISPAN.
Projet en boucle, un film sur le sisme mont
par le cinaste haiien Mario Delatour a galement
eu un grand succs auprs du public.
La veille, la salle de reception de l'Ambassade,
s'tait tenue une conference prononce par M. Da-
niel Elie, Directeur gnral de I'ISPAN, prsentant
un bilan des pertes causes notre patrimoine bti
par le sisme.
Lexposition sera ouverte au public durant tout
le mois de mai.


La fresque de Go Ramponneau du restaurant "Aux Cosaques"

BULLETIN DE L'ISPAN No 12 1er mai 2010 13




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