Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: December 19, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00115
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-12-12_no_51 ( PDF )


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LE


TELE GRAP HE


Gazette Officielle.


N.o LI.


PORT-AU-PRINCE, le 19 Dcembre 1824, an 1I.


EXTERIEUR.

NOTICE HISTORIQUE
Sur le crime comnmis par MINGRAT, (ex-cur de
Saint-Quentin, department de l'l.ret, convaincu
d'avoir as-assiu Marie Grin, suivie de pieces
justificatives et du jigtenitnt qui le condarune par
contumace la peine de mort.

IL existe dans la commune de Saint-
Quentin ( dpartement de i'Isre) une
ltvation de terrein connue sons le norm
de lt Roche. C'est un plateau ingal et
rocailieux ol croissent des albustes pi.
neux et savages ; o de vieux noyers,
tombant de vetust, trcsentient ga et la
une verdure noiritre. Un roc norme con-
p a pic, s' levant la hauteur de
soixane pieds couronne ce piat,-ea ; la
cine do richer, couverte de plants
parasites se projette et se cowrbe de
iani-re a former une espice de d6me qui
a obtenu dans le pays une horrible c: Ibrit.
C'tait quelqtes moments avaut la pointe
du jour, dans la nuit du 8 au 9 mai
18'22 que Michon cultivateur de Saint-
Quentin pabsant sous la roche pour
aller dans i:n champ voisin apperg5t ,
au crpuscule une pace couverte de
sang, de la larger de deux pieds, et
a c(t une corde ensanglante. Cet
home s'ai ta, saisi d'effrci ; bientit
il dcouvrit, au pied d'in Poyer voirin,
d'autres teaches sanglanles, et un coutcau
a manche noir, fichd en terre, et gale-
ment souil (le sang. Aprs quelques mir-
nutes d'hs.tation Mi'chon iainiisse le
co;teau le lave avec soin, et le garden
chez lui en attendant q1ie i'avniir lui
rtvile l'sage qu'il doit en f:iire.
Deux autres homes, un boucher et
son g<-nd:e, q i se rendaient de gilard
ialn ua! bW'Ug pass&rent .aprls la
retirait de M.icn 'eu!ique dlitan ce


de la Roche. Surprise de voir M. Mingrat,'
leur cur, daus un lif'-( aussi ecarte, ils
remarqurent ses mouvemens, i!s le virent
paireorir le plateau d'un air inquiet,
s'arrter prs d'un vienx noyer, observer
la terre av-c attention aller et revenir
prcipitamment. et se retirer enfin comme''
un home preoccup d'une ide fixe.
Curieux de savoir ce qui avait attir les
rgards du cur, i!s s'approchent et ap.
pergoivent avec horreur des traces de sang.
lis rcsoliirent de garder le silence sur
.cet vnement mystrieux, jusqu'a ce
qu'ls pus ent parler sans se compromettre.
Le jour tait avanc: d'aitrcs per-
sonnes avaient dccouvert les vestiges
sangians ; on suit ets. traces llgubres ,
ont parvient jusqtu' P'Isre ; un fichu est
trouvc sur es boards du fleuve ; on le
recoinni: ; il appartenait a Marie Ge rn,
fenmme Charnalet. Plus de dou:e : Marie,
apis avoir essay de commnettre un sui-
cide, s'est- prcipite dans I'Isre. 1lous
les soupions d'assassinat se dissipent ; on
plairt le sort de Marie". jeurie feinme
d'iue extrime beaut attentive a ses
devoirs, poussant la pitt jusqu'' la d,
votion et don't la conduite exemplaire
difiait tout le pays. On aaisonna beau-
coup sur cet acte le dsespoir, don't oa
s'efforga inutilement de pntrer les motifs.
La fin tragiqu e de Mrie Charnel, occipait tous
les espriis. On tfisuit .d'inttiltes rechcrches pour
dcouviir son curps ; la consternation rgnait dans
le pays. Eiftin, le ,16 mai, jour de. l'Ascctn.ior.,
sept h.ires du niatin quelques jfunes btrg-,rs de
Saint Qu iMun p&cbant dans un fis: qui conimu-.
nique a f'l.,r, amienrtnt au bout de lcur lign.
des lamheaux de chair humane. Er;yS'} de cette
dcouverre i!s s'eifiient vcrs le bourg oii jil
racortcnt leir siristtre 0vtnture. On accoi t .au lieu
indiqiub ; 'a:ijuir.t le juge de palx M. le doc-
ttur Dur:T et en ai:tre ai et!iein des i, 'nviroa s re-
coinaissent dar,s ces tambeaux une cuisse sang!antr
don't les :ch i;S avaic:t eEt saF;ries i'aide Ii'Ua'
intrrnent Ltrarchant. Le. .0 iai, 'Istere rejeta la
corps de Mlric. n trouva c-- rn:i:rabl.cs r it!'s .








( 2 )


(juelques lieues de Saint-Quentin, dans le passage
de Fry. L'examnen judiciaire de ce cadavre et
lieu en presence des mdecins. On reconnut Yes
coups de la hache, Ic, traces sanghintes laisscs
par un couteau et les meurtrissures que des mains
criminelles avaient faites au cou de la.. ietime. II
tait vident que Marie ne s'tait point donn la
lnort, et qu'elle avit t assassine
Quelque teams avant ce dernier vnement de
graves soupCons dsigniient le cur de Saint-Quen-,
tin conome l'auteur du crime. Cet home dou
d'une force extraordinaire, est remarquable par son
air sombre, son regard faux et la duret de ses
mnanires. II affiche un grand rigorisme ; il inter-
disait dans sa paroisse les jeux et les plaisirs les
-plusinoncens; les assemblies, les dances, les chants
lui paraissaient criminals et ii les dfendait avec
arrogance et despotisme. II n'a-:it que vingt-huit
ane lorsqu'il fut choisi -pour exercer les functions
eccisiastiques A Saint-Quentin.
Les dcouvertes se multipliaient chaque jour. On
apprit que le 8 mai, Mingrat avait rendu visit A
Marie Grin, qu'il avait prie de se charger d'une
lettre pour le cur d'une paroisse voisine, 'en la
pressant de se rendre A l'egise o ili :remettrait
cette lettre. Marie tait part sans inquietude de
son hameau ; il tait pres de cinq heures lors-
qu'elle arriva a l'glise, ol elle e mit en prires;
mne seule personae, Mme. de Saint-Michel, ancitnne
religieuse se trovait avcc elle dans le sanctuaire.
Cette dame ne la quitta qu' six heures Au, soir;
depuis, personnel ne l'a rcvee.
On doit au tmoignage de cette dame la con-
naissance d'un fait qui prouve avrc quelle anxi:
l1ingrat attendait sa proie, A peine Mri. ie tait
arrive, que la reiigieuee crut apercevoir pres
,'une porte voisine de l'autel un fantme ,noir ,
uans jambes ni bras portant une coiffure trianga-
laire. Effr.ye elle resta quelque temps anantie;
le fantme avait disparu; elle fit quelques signs
A Marie pour lui 'faire partager sa crainte et Yen-
gager fi.ir; mais celle-cl', obsorbe dans sa tn-
ditation, ne vit et ne corprit rien. Sa bieniveil;inte
compagne la lasa; t le fantnie qui i'avait spie ,
Mingrat envelopp d'un monteau qui voiiait ses
traits, se trouva seul avec Marie; elle fut entra-
he dans le presbytre,
SJetons unvoile uir dirribles details quI'rvol-
tent l'imagination: la malheureuse ipipltra n vain
la piti du mionstre et la protection du ciel. Sea
-gienissemens, touffs par u~ billon sanglarst, oe
purent la sauver.
Ce eunt pocr.tanrt ces sourds gmissemens, en-
tendus par une servante et tardieminnt rvl'it
la justice., qui, appuys de ourtes les autres cir.
coinstatcet ont poat la conviction planss i'me des
jugea., et motiv la sneate capital conire J'as-
sassin.
Cette fille habitai, se-le le prebfyt&re avec Min-
grat. Leiui-ci lui a.vait donn -ordre de porter le
journal a u Aul. Ilurard. La servante, ,A de vagues apprhensions, ait revenue avcc en:-
pressrment. Son Ma.itre l'envoya passer la nuit
xlans une autre maisen. ILorq.que Mingrat la revit
le jout -suivant, il lui dit d'un ton brusque a Qi'a-
sez-aous vu? La malheireuse, :toute troiibite,
iui npondit qu'die n'avait rien vu rien' Comipris,
iien entcndu si ce n'est quelques gmisnisnena
dont elle igsaorait la cause.- Oh M~onsier, s'c-
t.ria-4.elle quelques temps aprs, e joignr.nt lis
maiais Z'un air suppliant., oA! lotnaieur permnetes-


moi de m'en aller, ie n'> puis plus ter:r. Min.
grat rflchit quliques minutes, saisit crtte file;
1'entraine au fond du sanctuaire, la reverse sur es
marches de l'aNtel o elle s'a..n.,uiij en trem-
blant et lui fait jurer de ne jamais ouvrir la bouche
sur ce qu'elle a ntendu ou cru entendre. Convaincu
que cette fille se regarderait comme iie par cet
odieux serment, il reprit un peu d'espoir et reolut
de fire tte a 'orage qu deja grondait sur sa tste.
Cependant cette fi- en faisant le runage de
son maitre trouva ',. chapelet qu'elle reconnut
fort bien pour tre celui de Marie; ce chapelet
Stait A moii brl ; elle le cacha secrtenimnt,
et la justice d'aprs ses aveux en a te aisie.
C'tait une pice important de conviction Dans -
la cuisine, elle appercut qu'on avait drang le
feu .qu'elle avait la veille rettouvert de c,.ndres;
,e1le reconnut lis traces d'un grand feu rcemmenl
,tcint. Dans la basse-cour la paille lui montra
I'etupreinte de quelques gouttes de sang; elie vit
mme quelques lambeaux de chair sur des feuilles
sches de noyer. Dans les lieux d'aiaance elle
reucontra partout des cendres et de la terre fraiche.
nouvellemett r6pandue; en les cartant, des teaches.
de sang se prsentrent encore A ses regards elle
vit de plus du linge bri et remarqua surtout
un morceau de drap noir semblable au drap des
soutanes de son maitre. Alors elle comprit que
des vteinens avaient t bris. Malheureusemennt
elle garda trop long-temps le silence sur ces details.
Mingrat n'abandonuait point le r6ie audacivcox
qu'il 'etait prescrit. Lorsque les premiers debris
du corps de sa victim furent dcouverts, on les
porta au cirnetire pour les enterrer. Le prtre ac-
eourt avec fureur ordonne d'etloigner ces rested
comnme in ignes de la spulture oinmurie, et s'-
crie: J'ai vu Marie possde par le diable, oui,
par Satan qui la tenait dans ses bras pounr 'en-
traner dans 'abime des enfers. Ii croyait par
ces actes d'un fanatiiite hypocrite dtouriner lat
soupPons de ses paroissians; mais 1'iistant fatal
allait arriver.
Le cuitivateur qui avait trouy le coutcau s'i-
magina nue Je moment tait venu de le dposer
entire les mains de I'adjeint municipal. C'etait an
couteau manche d'ebne platin en arlg-nt et
arm d'.un cuaif. Les paysuns de Saint-Quentin ne
se servairnt point d'unpareil instrument de luxe.
0 n eut bientrt la prr uve qu'il apparteniail A Min.
great et les terrible niysares de la Ruche furtnl
aJors claircis.
Mais au moment o Courere ;d'arrestation allait
'tre donn le cur d'une paroisae voisine envoy
son vicaire chzi Mingrat, avec une tcitre ainsi
con.rue: Les bruits qui cirlulent str vous a
ocl'casion de l'Ussass nal de cette femnme v'ous fnt
un, tort irfini; partez a Finstant si vous ;tes
fuite. On le poursuivit mais peu d'heures lui
avai-nt suffi pour franchir la frontfire, I.es gen-
darrres rernirent les ordrs don't lis tajent por-
teurs aux carabiaiers pimontais qui conmiencrent
a poursuivre de ,pouveau le fugitif. 11 fut reconnu
et conduit dans res prisons de Chanibery. 11 a
depuis t transfir A Fenestrelles et toutes:les
dmarch -s du Imallh:ureux Charnalet des frres
de la victim et de se autres parenss, n'ont pu
"Ofbtenir l'elxradition di criminal. Son arrt a t
prononc par ia cour rojale de Grtnoble le 9 dA-
c&t-,,brc 12 2. i
La famille de Marie Gerin, voyan I'impunit






(5)


du scelrat qui les a priyes d'une pouse et d'une
soeur si anirenient regrette, ont voulu da moias
fare subir au meurtrier le chitiinmnt de la publi-
cit; c'est ce qui les a dterminies fire paraitro,
'ouvrage oi tous les fits de l'assasiinat soot d-
veloppes avec tendue et avec- clart. Cette lec-
turo fait naitre plus d''ne' rflxion utile; elle
offre une nouvelle preuve que tous les soins, toutes
les solicitudes qui entourent le crime sont inuffi-
sans pour soustraire le criminal aux regards de la
justice ; que la Providenci ~- des moyens q:ii
confondent sokivent la raison et trompent la pre-
voyance humaine, dissipe les tnbres o s enve-
loppe le coupable et ie livre sans dfPnse .hor-
reur pub:ique. C>imbien de fois une circonstance
inaperue au premier instant a mis la justice dans
les voices de la vrit!
Gardons-nous aussi de rendre la religion respon-
sable des passions froces et des crimes de quel-
ques individus. Ceux qui s'abandonnent A des pn-
chana crimiiels ne sont pa vraiment religieux;
Jis resteraient irrprochables s'ils obisatient la
divine morale de 'Evangile. N'irnitons pas ces
crivains qui attribunt a la phiioophie les actes
qu'elle condamne, et qmi croient surprendre par
do pareils sophismeni la crdu!it des peuples. La
religion ert le fondt-ni nt ds socits. et leur pre-
mier besoin ; on peut en abuser, on abuse des
meilleures chose; mais ce serait un grand bonheur
pour les nations qu'eile rgnit dans le cceur des
hommes ; le crime serait inconnu sur la tvrre, et
les citoyena seraient tous remia dass les liena de
la charit.


INTERIEU R.

Arrt dii tribunal de cassation de la R-
publique d'Haiti.
AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Ezxtrait des registres du greffe du "tribunal
de cassation de la Rpublique, s&ant au
Port-au- Prince.
Ce lundi, six septembre mil huit cent
vingt quatre, an vingt unimne de l'ind-
pendance.
Le tribunal de cassation runi au pa-
lais de justice, lieu ordinaire de ses
audiences, oh etaient prsens de doyen
J. F..Lespinasse, les juges Dijean, Oriol,
Abeille, Basquiat et le substitute provi-
soire Louis Auguste l)aumec.
Dlihbrant sur sur le pourvei en cas-
sation Iait par le sieur Joseph Marie Le-
det, ngociant demeurant a Santo-Do-
mingo, Contre le jugement rendu par le
tribunal civil dudit l-eu en ifueur da
sieur Jacob Robles, en date du vingt
octobre mil huit cent vingt trois, lequel
peurvoi p>ortant pour griefs, contravention
aux articles 14 1, code de procedure ci-
Vile, 3, titre 6, 5, titre 3, et eC-


fiti contravention a I'articie 3, litre *10t
de de la io do 15 mal 1819.
Entendu le rapport du juge Orioi.
Oui les concitilstois veibales do cir-
yen Louis Auguste Daurnec emplssaut
les fiictioiis du substitute du comin ssaire
du g1 uvernement et y ayant cgard.
Vu les articles 141 code de procedure
civle, 3, titre 6, 5 titre 3 en enfin
P'aticle 3, titre ler. de la or du- 15
mai 1819.
Vu les pieces, mmoires et autres do-
cuime1s tenant au process, le tout mi-l
rement et attentivement examine.
Considirant que l'article 141 code de
procedure civiie, qui prescrit les forces,
essentielles qni doivent tre observes
dans la rdaction des jugemnens. a t
viol par le tribunal civil da resort de
Santo-Domingo, en ce que bien que le
jugeilent dennc porte que le substitute
(u commissaire du gouverrnemcnt, le ci.:
toyen La\astida, etait present a l'au-.
hdence, mais ledit tributai .tait d'apirs
le susdit article obligatoirement tenu
d'exprimer au.si dans le susdit jugement,
que ses conclusions avaient t entendues 7
et que non seulement le jugement atta-
qi' dbit etre case pour cette infraction
a la 'oi, mais encore pace que mention
n'a pas te faite des io:ts des avous,
des coiiclusions qui ont ete prises par les
parties, et egalenent de points de faith,
et droit.
Considerant de plus que le jugement
attaque ne se trove poit motiv sur
aucun article de loi comme le prescrit
l'article 3, titre premier, de laloi du 15
mai" 1819.
Le tribunal, par ces motifs, casse et
annulle le jugenment rerdii par le tribu.
nal civil de Sainto-Dotingo, en date du
vingt octobre mil huit cent vingt trois,
en faveur du sieur Jacob Robles; oi-
donne la renis de 'deamende et renvoie
lafiire pour tre reproduite pardevant le
tribunal-civil de Saint-Yague ; qui' la di-
ligence du ministre public 1 expedition du
present arrt seia envoye ai grand juge,
quit sera' inscrit aui grefie du tiibunal
civil de Santo-Domiii!go et qu'extrait en
sera insr dans la gazette officielle.
Prononc au palais de justice du tri-
bunal de cassation, les jour, mois et ai
que .de Pautre part.
(Sign) J. F. Lespinasse, Boisson, greffier.
Collationne corifrme,
BOISSON, greffier.
t>' .







I4

Arrt du tribunal de cassaton de la R.
publique d'Hati.
AU NOM DE LA REPU f 1qE.
Extrait des registres du grpffe du tribunal
de cassation de la Republique, sant au
Port-au- Prince.
Ce lundi, vingt ,sept septembre mil
buit cent vingt quatre, an vingt-unicme
de l'indpendance.
SLe tribunal de cassation runi au pa-
lais de justice lieu ordinaire de ses
audiences, o taient p,sens e doven
Jn. F. 1 espinasse, .les juge Deian ,
Oriol Abeille et Neptune : isi que
le citoyen Louis Auguste Daumec, subs-
titut provisoire du commissaire du gou-
vernement.
Dliberant sur le pourvoi en cassation
fait par le citoyen Toussaint Laram ,
tant en son nomi personnel. qu'en ceux
de ses oncles, tantes tt scours de la feue
Marie Catherine Jean-Pierre tous do-
micilis a Cavai"lon, centre le jugement
rendu par le tribunal civil d'Acqu;n,
le vingt cinq du mois d'octobre mil huit
cent vil.gt trois, faveur du citoyen Mer-
cier et consorts galemen t domicilies
Cavaillon, lequel pourvoi portatit -poiur
grief violation des arnicies 8, de la t os.-
titution, 1-8 de la loi sur les enfanr na-
turels de l'annee !8!3, des ariicl s 72.;,
72- 7;1, 712 7!-6, 750 767 90,
901 95 1090 lo96 et 15Q25, du
code civil et aIssi fa.sse application n des
articles 916, 104, 1:---I', et 2265, du
mrnme code.
SEntendu le rapport du ipnge Oriol.
Ouii es conclitpions verbales d.i cito-
yen Lou's Auguste Daumec, rempilisant
provisoirement les fonctioMs du mnnistere
public et y ayanit fgard.
Considrant que d'aprs l'article 16,
de la loi du 28 juillet 1817, sur 'or-
ganisation dti tribunal de cassation le
delii pour se pourvoir en cassation, en
imatire civile, est de quatre mo s, a
computer du jour de la signification ldu
jugement, personne.ou doincile et qu il
n'est point admis de relief de laps de
temps, ;pris ce d. lai expir ; que biern
que Me. lopstint, defenselir publie, ait
dciclars se pourvoir en cassation centre le
jugement dnonc par son acte fait au
tribunal civil d'Acquin, en date du qua-
torze dcembre dernier, ce mode de pro-
ecder qui tie doit tlue pratique q;'en nia.


) .4
tire criminelle, correctionnelle et de po.'
lice ne peut nullement tenir liet de d-
claration de recours qui, en matire ci-
vile, ne doit tre fait qu'au grefle da
tribunal de cassaiion.
Considerant enfin que quoique le juge-
ment dnonc ait t signifi a la parties
de Me. Dopsan le' trente octobre mil
huit cent viiigt rois, le regu de consi-
giation d'amende qui seyl doit justfier
l'dpoque laquclle le recourse, en cassa-
tion a t vritablement exerc, se trove
soIus la date du dix neuf avril dernier ,
et prsente une interl'alle de :cnq mois et
dix neuf jours aprs la signification du
jugement denonc, ce qui leve une fia
de non recevoir Qui d'apres les dispose.
tions prescrites par l'article 16, de la loi
sur I'oiganisation tion, rend lkdit receirs c.adoi et. ne
permit plus de statier sur le pourvoi
en cas action di citoyen Toissaint Laram.
Le tribunal, par ces motifs rejette
ledit pourvoi fait centre le jugement
rendu en favor du c toven Mercir le
vingt cinq 6ctobre mil hlit ceit vingt
tros par le tribunal ciA d' Ncqimn ;
mainteut i'aniente au profit du trcsor
public, et qu'a la di!igen public exlpe,ition du present arrt sera
envoye au grand judge et qu'extr;it en se-
ra ser -danus ia gazette officiele.
P,,nonce ;iii nalais de ilsutce di trihu-
nal de cass:tion les jour mois tt an
que de i'aiutre part. ( Sign ) J. F. Les-
pinasse, Boisson greffier.
Collationne conforaie.
BO ISSON.


A VIS.

T.es soussigns tant dans l'obi-
gation de liquider le'rs affaires de
1818 1'A 24, ont t'honneur d'infoimer
g inra!rem(et 'lers dbiteurs, sans
exception que, si d'ici aln i0 is ne
s'acq seront tfrc.s de les poursuivre judi-
ciairement pour en obtenic le paye-
men1t.
Port-au-Prince le G Dcenmbre 1824.
2 Jh. LAI ,! .EMA\ND et Cie.
Pr-- -------P;i ena Idu G
Port-au-P;ince, as nipi;m'e:'hnrie du Gouv,:rnemekt.




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