Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: October 3, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00109
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-10-03_no_40 ( PDF )


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TELEGRAPH HE


Gazette Officielle.


N? XL.


PORT-AU-PRIINCE, le


3 Octobre 18924,. an 1.


EX TERIEUR.


Suitede la tict Parie, inserd dans le dernier urm)ov'

P AjMI les pieces saisies chez Besette se trouve
sn project d'adresse la chambre des dputi., de
li main de M. Fablen fils, son ami, propritaire
e ngaciant eu Fort- Rayal, et copie d'une lettre
adresse au procureur do roi prise sur I'orignal
qui aurait ft dit-oi, dcachet. (1)
II n'en fillait pas davantage pour fire comprendre'
F.iinii dans la poursuite criiinelle. 11 fla arret
lbi 22 et inturrog.
Enfin, parni les papers de Bissette sa trouvait
une autre feuille avec cette pigrapihe: Salta po-
puai suprema l' esto, qui n'eait que la rfuta-
t:on manuiscrite d'une brochure publie, saus le
vuile de I'anonyme, :par M. Richard de Lucy, altrs
procutur --gnral -de la Martinique.
trmiement curieux le 11 mars 1822, cOntre' M.
'Itivier, propritaire, home de couleur, podr avoir
e9u ses amij le lundi gres. Ce jugement -et rendu
ar application de l'ordannance anglaise du ler.
r vembre 1809 et '23 dcembre 1783. Cette brochure justified 1'hono-
rable M. Lain de V.lle-'Lvque dl e id e lque, at-
taques dirigees contre lui oocasi>n du bc.au dis-
courn sur les colonies, prtononce par ce dput le
28 ..in 1821 a la tribune natiunale, discourse
im.l'im/ par oidre de la ohtambre.
Le nmanuscrit d'un tel ouruage tait imtnfln'ent
sCiiticux et cominme ii se trouvait crit d la uiain
de Volny marchand au For't- yal, eilu-cii fut
arr-t galement le 2t dcinbre.
MM. Eigene Delphile, Frapart, Bellisl-Duranntt
et .Jseph Duniil, proprtaircs tt ntgociana lu Fort.
Royal, furent imiplqus dans la ninie iprocdure
potr avoir sign eIs addresses trouves chrz Bissette.
1M. Engne Delphile tait de plus accus d'avoiir
Ienu le props seditietx suivant :
1i n'arrivera rien de fcheiux a notre ami Bis-
it er'tte. le gouverneur, le connuandant militaire et
& l'ordonnateur de la colonie se sont pruiionu s en
e 19 feuiir. o
r janvier 1824. Jugerient qui condrmne Bir-
sette au banmlasserLi!t p-.rpetiue, Volny et Fabien
tfae A cinq aiM; ordonne tn pids anmpe imnfrin a
tegard d'Eugne )elphil et met hours de cau'e
Benisle- Duranto, Joseph Diiiiil t Joseph Frapairt.

(1. 1 e, nte i unique de r t a, Jofejpl AnP i . nlt
srr4 t c &> t& i, et U a i


It sembrait qqe l'appl dift tre rserv-asuxc suls
cnudemnnms, centre une sentence dja si svire i
leur gard. Eh bien le procurer genral troura
que les premier juges avaientt t trup indulg nes
interjta un appel nminima, conmme si la Si.
cite n'ert pas d tre satisfaiie de la condamnaunn
que des magrstrats coinmm lui avaient trouv. sutli
saste.
12 janvier S2-..- Arrt dfinitif qui cofdamna
les maieureux. Bisette, Fabien et Vulny aux ga-
lAres a perptuit. Eugne Delphile come ih.
mentement souiponnd' ( telle est I'expression de 'ar.
r&e; car ici il ae s'agit pas de conviction ) d'avoir
tenu *le propose sditieux que nouis venons de transe
crire, sa bannissement perptuel du royaume : el
Belliale Duranto, Dunii) et Frapart au baaniatuioa
perptuel des colonies franiiuises.
Cet arret tant dfer la rour de oassationn
par les condamns Biasente, Fabien et Volny, nous
c'en entreprendons pas ici la critique dtaille.
Maie connaent we fait-il q9t'auj;urd'hui encore la
cour supreme de cassatin n'ai pu tre saisie de
ce pourvoi, .et qu'on ail mis autant d'obstacles i
ce qu'il fit mme dclar.
Tels soet lesvices de 'orgnnitation coluniale, que
ceniK qui ont fehapp t la justice dsa tribunaux,
ont te moins matraits6 quei Biisette et sea infor-
tuns compognons.
Les oonnpirateura pi'tendus ent t loigns de
la coloiie pour une measure administrative, et lea
simples distribtenr* d? la brochure ont t con-
danis aax galres perptuelles et a la fltrissure
Si nen ne peut jtusrifl r l'iiltgalit de la dpor-
tation prnaence centre les supplians, ila out do
mnins i s'applaudir de i'humanite de M. le gouver-
tietn elle s'est manifeMtee jusque dans la personnel
des9 commanding des bitinrans dt roi, et de leuro
oitciiers, qui se sEnt vas arec peine transforim
en geoliers de citoyens irrprochables, et le le t
dttt plusieurs fois exprir.,
Qunique frspps pr un ordre qu'ils premment
-tre revtu te sa sigaature, la supplians ne 'ac-
cisent pas, ils s:ventC que M. le gouverneur eat
cunvaiitcu de leur iLnocence.
L'ordre de deportation a t d!ibr et arret
daus un conseil de gotivernement, vritab!e couit
colonial, Ili.-ni & ceux qui ont dnonce cetta
tausse conspiration.
Tout anrionce que, qua4 M. le gouverneur eit
connaiisanice de la marcel que prenail cette affa i
detant les tribunaux, et de l'ainimnsit aveic laq,'el:e
on poursuivait ceux dan. les i is de qui on aV. t
seasi La ftaale bronhuire il ont devr cder; t (
pour viter de plus granite ~~~Iars fairO eub..'- ,
.?4 _. '"'.


LE


- ------ --- -- -- ---- - ---~---;- ---







)


,ri r Io personnes n qui pouvnier.t se troiver com-
promises.
tii ttet, drIs le 23 diembre i trois heures
du inutin dcuzeC -hrmmes ede ceileur, leas .pini-
paux negpcini:s du FFort-Royal. MM. Joneph Eri-
ci Mont-I.ouis Thlbia Joseph tvlillet ( !) ,
Armanid, Hiaire L,,burde Gernmin St-Aide ,
I);.tond, Eiieinie I'a.cal, Angel .loseph V rdie,
Montgani r et Edouard Nouiile, fr.tit arrts dans
t ur don.icile A rcif heirs du aiiHiin; lib furerri
tranrfires du fort a buri de la oiletle la Bdar-
naise, imouillee dans la rade.
Poor mettre V. M. A porte de jStr -c.,mme
ils sont ennenis de 'urdre et de ta nire patrie, ti
suffira de dire que. le f,-u s'tant dclar bord de
la goelette, peu d'mstavts aprs ieni enibarquenient,
ils a'ecipresarent tous dte prtter des secours, et
ftirent assez theureux pour 'Cteitdire et pres river
le blinient et son equipage. Au motinitit oi is
recevaient des remercimenei s9,r leur dvourment ,
les croles de Si-Pierre les accusaient d'y avoir
mis le feu.
pendantat le comit qui dirigeait tonte cette
affire ne s'endurmait pa,: les arrestationa conti-
aiirent dans la jnurne du 23; il n'pargna pas
intne les personnel du sexe.
Parmi les douze dports qui aprbs t'incendie,
passrent sur la Constance, se trouvait un nripec-
table vieillard; G. Saint-Aude cnnailssait, par une
experience de soixante annees, toute V'activit de
la haine de la caste privilgie. II ane dsenpra
lanr doite pts de la justice de V. M.; mais crai-
gnani peut tre que cette justice ne rut tardive,
on que, rtabii dans la colonies, il ne ft expos
aux inines huimiliHtionm, et dan# tous les cas hlora
d'etat de rparer les pertes rsultant d'une telle
catastiophe., le dsespoir le saisit: et aprs avoir
prdit stes compagnqns d'infortune une series de
mnfux qui, sana doute, ne se raliseront jaiais ,
ce vieillard, don't la conduite avait t irrprochable,
et don't les cheveux blanco inspiraisnt la vnration,
se precipite, la nuit dou 24 au 25 dceinbre, dana
les flots, et dispar,.it pour jamain.
Pour *ne pas perdre une victimie, son fila fut art
rt i jour niiir oI on lui apprit la mort de son
p re, et il fi.t deport A sa police.
Apras avoir aitii subtiitu le fila au pere, on
pouvait bien arrt-r le frre pour le frre. l. Sid-
ney Descabse, instruit que des ordres avaient d6
dunnes pour l'arreter, se mit en lieu de sret ;
M. Montrose Descasse ngociant i Saint'Pi-rre,
fii arrtl ti sa place, te dport pour l'tranger.
Jusqu'alors ii semblait que c'etait une querelle
de famille, et que la mtrnopoie serait charge de
ecevoir tous les bannis, sauf leur rendre justice
pfira tard.
11 n'cn fut pas ainsi: la haine des perscnteurs
ne rougit pas de rendre le monde enimer temoin de
leur injuslict; ces dportations eurent lieu pour lea
colonive anglaniis, espagnoles amnrcines et dja
]Ms jOrnaux etrdangers r-,tefiissent de la cllbrit
d'une measure aussi dsastreuse.
On conipte plus de deux rents dportationp ( dont

(1) M. Miltet rait share,de recevoir, par procuration, una
somme de W0,,tO fr. du YIntitut du pirncuretr de roi de St-
Pierrn de Mi ri unique, M. -B. C Celui ii l'avait toc he et
la gardair deptni5 pis de vingL ans. On nc parihilt su panl-
ment qu'apri des ma7ces de le fure poursuivre. M. Millet
avait assi donnS com ''sion I'infortune 1issette de recouvrer
ic0O fr. ds par bill-sur un avou au Fort-toyal. Des pow-
ga. avasetea e mnaus Iut nudi ltu.& 1


419 eilerment pnir rranSe ) : dan- le. noma re somjr
des an giciins q.ii ont p;ia de .0,000 fr. de rente.
.Ceux qi sioni deported pour la Fraiice snit des
iiaini ais-s et pour la. plus part illetres; les atilrte'
ont ti enivoy's enrichir des colonies trangAres,
la France niiurrira aiis doite le raeto. La terrei
tfu si praidc, que l'cniigr.itioi des honmmes de cou.
Ileur s'etve, dit-ot A 1,500 .persoluniu. Cenx qui
ne ftrept pas arrt&s par la torce, ont rtgu det
pasi'lportis ou couges avc invitation -de quiter .la
colonie dase le p:ui brrf diai.
Plusieurs taient cranciers des croles; on cite
entree atulres Jacob Lebrun, n-tgoei.ibtt au qii rtLier
tie la Triiii, et Fraicisque, -necanicien au quar-
titr de lia BJsstpuinte, I'un et i'autre propritaires,
forces de s'tmnb.irquer sana avuir pu obtenir le paie-
mtent de somuies assez considerable qui lcur taient
dues par un .magistirat.
Lea creoJles e'ooffaiei.t eax-niimes piur fire lea
arrestations, et ils y ajoutaWent lee tradiciiens lea
plus cruel envers des virilaards et des eofans.
'iutiurs soiit miIrte du coup que cette arres-
tatiun leur a part; on cite entre atntres M. Bolly,
qui fut embarqu miaiade, sur la frgate la Flore,
puis idbarqu pour atre mis a l'h6pital, puit jrt
en prJen ou il demeura sans aecours; il s'est
donn la mort. M. J. Baptiste de la paruisse Qus
Lamentin fut arrt et conduit dans les prisons du
Fort-Royal; il tait dangreuts mcnt malade; il' a
succonmb quelques j:,urs aprs son arrestation. Jo-
seph Abraharm ust umtrt dans la traverse de France.
MM. Hippo!yie Zunne et Joseph Miltet, malgr
leur age et ieurs infirtuii. unt t nialtraits.
Dans la partoise du Carbct, an propritaire. le
sieur Prtcop, Ag de 152 ano, charge de 1. enfdan,
avait daun I'insurection du Carbet redlu des sel.
vic.s signals il y avait a peine deux aiis. La re-
Conhiis.aiiuce I'eat pas la- vertu des creules. >oup.
Vouin mual props d'avrir chez lui un dept
d'armes, lui qui aie sn servait que pour protege
la vie des blucii, il ent arrt: .t quoiqu'on n'ai:
rien dcuiivert, ia est dpart de la coiinie ; ses
troas jeunes fias, quui divent le reniplcer, sniit ga-
lemeni deportes. Voil doec en un instant une
intresnante faiille livre A la nmisre et au dss-
po el des tnfans.
On assure qu'en pleii jour, dans la ville de Saint-
Pierre, un crole se permit de deharger son pis-
tolet sur un homine de coulcur avec lequelii u'etait
pas en ditcusEion.
Dans la paroiase de la Rivire-Sale, un home
de couleur, pnur avoir dounea la iiain et dit bun-
jour A un de sea ainis arrt, fut, sans autre ex-
plicatior arrt lui-uiiiie et conduit daus la minm
pralson.
l'Tandis que ceux qu'on accusait de conspirer se
laissaient ainsi maltraitTr, arrter, jtter dans lc fera
on dporter, les croles, ces houiimns soumia aux
loia, cis amis de I'ordre et de la justice, formaient
des assenibles iditieuses sur convocatiiios dang
states les paroisses et usurpanit des tuictiona qui
ne leur appartenaient pas, el qin, dans la mre
patrie les auraient expusea s toute la svrit des
lois ; ils parcouraient lea camnp.ignes, marines, arr.
taint de leor autorice privde quiconque avait eu le
tort de leur dplaire ou de ne pas repondre A leura
provcaiions; ni a vu lea coniiiandais des paruissea
lusulter aux mallieureux qu'ils arrt.iint, brutalisar
lea sLEurs, les epoltses es led nmlres de 'leure vic-
mias, qui leur poi LiutI du secoura elt leur t on-









<()


naient le baiser d'dieu. Un tittment de la p-roisse
dt Lanientrn oublia sa quality de magistral de la
colonie, su point de parcourir lui-mtne les vil-
Sgres p"Ur y fiire des arrestations. Dans les pa-
roisess de la Basse-pointe et de la Grande-Anse ,
op les violentes 'furent les plus marques, on-vit-
un propritaire, home de couleur (R-oe-Aim-
broise) assailli au iienliu de la nuit par une bande
arme, essuyer le feu I s:chapper, et s rendit nupr& du coianmandant
dt la paroisse potr -se plaindre; il fruit I'instanit
arret ,puis plong duns cachrot de l'hahitation cio
se tenant I'a"senible ilicite de son quarter. It
m t dporP, et i1 eat niort duns la traverse
pour France, par suite des mativais traitemens qu'il
a essuys ; on fils ein ['a rtmplac dans lea prisons,
M. Jacques Cadet possedait, en la psrliasIiB d
Iabert une habitation de la valour de 13;:.t)0'fr;
souiipiinn d'avoir lu la malheureuse bruchure, il
est train dans fa prison du Fort-Rnyal; inform6
qu'il strait dport, il fit appeler son jeune fiLs
.pur mettre ordre - sas affuires. 'andia que celui.
ci renipli ce drvir diuloureux umipis de son p're,
t'assembiee sditikuse de la parnisie se transport
clrs lui-, enfonce les .portes et litre son atelier
aux plus grand dsordres. Le fiis read plainte au-
.procureur du roi; prur toule repunse, it reaoit
'urdre de *e rendre ea .prison o ii est encore,
s'ir n'est pas dport.
Jacques Cadet esc cet home de couleur don't
il eat parl page 20 de la brochure.; il tait desi-
gnf cmmine la victim de ce blanc qui sans motif
et par une affremeu mprise, assassina publiquement
M Desnodri ce qui ne l'a pas empch aprs
un an d'absence de rentrer hliez lui el d'4tre
plus -tard revtu *de la charge de 'commiseaire coa.-
mnandant de bn'n quarter.
i'our rassurtr ris blancs, on dsarma tous les
homes de -cuuleur, a ilexeeplion de ceux du 6e.
bataillon ,parce que e1. Duagu, leur chef, jura
qu'il rpondait des siens. 'Tout le monde obnt
cette measure sage, ce qui n'enipcha pae les ar;
rsatnoins de continue avec atlant d'achirnement.
On sent conibien tes arrestations donnarent de
inoyens de satisfaire des vengeance pprticilires ,
et combien de dbitrure en credit s'en servirent
pour lligner des ciaircers importuns.
-C'est ains qu'en mioins de trois vmnis, 'la popu-
lation des hoaimes de couleur fit dtoime, diperse
t ruine par une proscription en nmasse. Cet v
e.ement, dit-ona, tait prevu et annone d'avance;
la colonies devait ire purge d'un miller d'immes
de couilur. Le succs duin ce cas a dpassad Ves-
prance; car les expatriations b'lveut -i plus de
quinaze cents personnel.
11 rn'y a rien a ajouter A ce rcit: il suffira de
deire que irente-s.pt de ces malheureux nnt t
conduits & Rocheifort, qu'ile y Font rests quelque
tCe.ps embarques bord de la grelette le Chiameaa
pour tre trana&urts au Snmigal que les vented
contraires enpipclhiienit seaul leur depart, que c'eat
dans cet lut de chases que Me. Isaimbert a ecrit
i L. L. E. E. le ministry de mar.ie et le prt-
sidtxt du conbeil pour demander un sursi et
que ne relevant pas de rponse, ii a public ses lettresb

Paris, i7 Juilekt
Un journal parole ce matin, d'aprs
*ie lettre du Poit-au.*Prince, d'une aug-


mentation de droit snr le cafJ provenar(t
de St..Domiiigiie i son importation en
France. Une nesure dte cetie nature an-
rait lfait assez (dimipressin pour ne pas
passer iinapper9ue, et le corre.pondant
de cette teuil'e a sans doite t trompi
par les traits qui ont couru il y a quel-
ques mois ; mais il est cnstat que
jiusq'icie ri:en n'a. t change daic s !a
perception du droit sur le cafe de St.-
D)omrngue, qui est toujours coasidIr
comime caf des colonies fran;aiss8- La
loi de douane prsente a x chanibres
ne content mme aucuue disposition
nouvele cet. gard.
- -~~s~i~ ~-~" *c -
Hommage au souvenir de l'illustr Ptid n.
DITHYRAM BE.
Aprhs une nuit orageuse
Lorsque la foudre a grond dans les airs,
Le pcre des humans lev sur I'univers
Decouive enfin sa face glorieuse;
Tu parais, o soleil! soudain de tous cots,
SL'Ocan,. les. bois, les moutaiges,
Les nuages, -les cieux, les riantes campagnes,
Nagent dans tes vastes clarts:
Et cepcndant quelques niostres hizarres
insulteront & ta grandeur,
Ils s'criront! mais fier de ta splandeu
Tu verseras mme sur ces barbares
Et l'at>ndance et le boliheur.....

O ditux! contre une cite escarpe et fertile
Les grandes vagues de la mer
Tombent; dans leur fureur strile \
Elles vont changer i'le en un triste dsert 1
Voye les flots briss, et la rive immobile
Qui leur opLose un obstacle de 'fer....
Telle, Haiti, tu sors de tes ruines 1
Le front couronn de lauriera
Tu te lves et tu domines
Contre tons les peoples guerriers:
Vainemnent centre toi la terre s'est arme,
Vainement kt l'.-paigne, et la fibre Aibiou,
Et cette France a ta perte anime,
Ont dchain la mort et la destruction:
Qauel giants assez forts, quelle innomlrable arme,
Vaiicruient la lieiet, la gloire et 'Union ?
Jeune Haiti, la terre s'est arme
EL n'a servi qu'h couronner ton front!

Quel est done le'hros, I'liomme de la victoire,
Le gant que dieu imen armna du fer "veiaeur ?
C'est Petion qui s'offre a la tnenioire.
Le cel le l'a donu pour fonder ton honiheur
Jeune Haiti! sois libre, sois prosp8re,
Deviies I'orgiiei des peuples vetueux,
Et qu'> jumais l'illuste pere
Vive de neveux en ieux
Et toi mnire de la patrie,
Tui divinit des grauds ec rs,
Liberty, liberty c rie,
Eleve un temple a tes fiern dfdseu .

SL'avez-7uus eutendu cet affreux cri i rre
f"








4 )


Caeri si lc.tirrit que P'enfer 1 vonii
O ;ieax le froce ennen
S'cst ilanc sr nous de la rive ttrang6're;
LeveP, llcirtens, vos belliq'ueix drimpaux
AK.z vuis vu ees' furieites vaisseaux
Les llans grinls de traiilt, de tii:mtres, de ravages,'
fIliisss de soldalt idont les reg.rtfs, sauvilgeo
Fixernt .ycc furetr nos fertile c6teai? ?
Leivez, Iitiens, wvos eliequ ux diapea'u

O O di i u, qui chris les comilats,
Dice, q'i te plais atu liruit des armes,
Anie exleii amateur, r."oute tes soldats!
J:innuis 1'liojimme attaqu sur sa terre natale,
n ,in.iis le fiar r'pu1iillain ,
J.'iinis iii puple grand', et qui s'est vi soudaRi
Tromp par une trame oiieiuse, inferunae,
No te conijurirent en vain.
A peioe armn du glaive et ik'il reimpli de ltammes,
As ti lev tes tenitirds,
Q'iii feai sacr s'aliuii d.tir nbs iif';
Tu voles dans nos rangs, tl]ia de toutes parts
Tun soufle imptueux tes ftiurovanrts regards,
Ouit dissip le hlourdes du biarbi>re:
Oh sont les tigres-blains ? quels goiffres, qnel taaire,
A nos fers ont pu les ravir ?
lis ne soit plu;i i!s ont fiii n'otre trre ;'
Pa,is a Ela paiie lgbre
Que disper'e en joint, 1'liiieine da Zplhi.
O1 desse de la patrie,
O diviiiit des grand coleirs;
/Lilierl, Lliert chri'e,
~Hve un temple tes fieis dfenseurs!....

Que tssis-ie ? La mort de ses atles affieunse
Convre encore les butaillons.
Dt fer, Haitiens! des glaives! des canons!
Du fer !.... ii sait fraplper des bissures hidcuses!
L'hon;nme libre, et le bras arm du fer vengeir,
'" Peut tout hraver, et ne rien craindre,
"El rt elui-l seut est a plaindre
L Oni pe.t courlersonifront sousun jougaoppresseur!,,
Ainsi s'est eri le Ilros tuagnaniuie,
L'homme divine envoi par les ciet.t
1ouir iiriger l'lan sublime
Qui renad a sa grandeur un people gnreux.
M.ais ce n'est pas en vin ; 5 cette voix ,onore
Tous les Haitiens nut brav le trpas,
'Tous, dans l'ardeur qui les dotere
Out fait briller le fer, ont runi leurs bras.
Ontt teaass ces atroces esclaves
Que des mofistres armaieiit dans leur fatal espoir
Pour resaisir tn odieux pouvir,
Et redonner des fers a ce peupje de braves.
:DI l'aube du main jusqu'au dlcio du iour,
eous pletio.is Pr.T"UT 1 Une paliue immortelle
A ceint ta tt'e altire au c!este sjour;
De la tu vis jiusqu'ouI va notre amtbur:
Ahb que vive en nos cceurs t mnioire teritlle

Mais dieui 1 le char finhire em.poric le cereeil !....
Je vois la Rpiihliqne, une ponse plord,
A pas mal assurs e, sohibie dlis son deuil,
Suivrd untidolet adtr:
Comlien 1'rlix uuissait de vertns!
Qu'il ava;it de tirti que son Ame tait Ielle!
La mort rise lue nlieur, qui siemnbl;it iinimortelle.
O tarrues, Jllustre P~uwI,, grandt-hnime tu 'es plus,
Et t. 4e;fantM daik lemr dotiluir cruells
J t -- 1


:Pleurent tori sontenir, lih.s, et ts ver'tufi ..,
'lepbse en paix, mme grande, admire !
Si jaeiiis d.atis leura vceux bl3uaux
Des moristres sur nos' Iords dch.iiaiet leurs Iour-
reaux,
La fibre nation contr'eux est prpiare:
Tous, nob' 'avons jur par les menes clameorsy.
Vivre libre ou nioiti': a cri la patrie,
Virie oti mourir: ont rpondu nos coaurs,
.Dans 1'esclavage pint Et plutt l'on verra !e t';rounre lion
ta.ltitet uri' nane ante avec le daim tinide,-
Aseupr dl tourt-eear s'enidormir le dragon,
-Les feuves rel)rousser vers letir source rapide,
Avant quie suit -sitiert le joiug liberticide'
Par le, pFepte' de .Pction.

Et moin dahs Haiti le coarr rempli d'itresse
Je rends un failie hoarmage a homee vertuenu"
Qili cunsacra she's tavanx sai jeniesse,
A pitparer pour nous un avenir heureux!
Taudis qu'utnniouvel astre :w dans la gloire
Environne de ea olart
Ce palmir qui laisse ane mnoire
Si grande dans .Peternit.
J. B. LEB LnD.



AVIS DIVERS.


A LOUER OU A AFFERMER
Kjyennant les conditions les plus onsvenables.
Un appartement situ dans la rue des Casernes,
en face de celui du colinel Acquer, conasi.tant
en deux chamnbres, une grade ealte au milieu,
deux cabinets et un grand snIon.
S'adresser Nilemouiselle Clouchoute Carl,
demeurant dans ledit appirtenmcnt. et pout? plus
aniples iinfirni'tions, a MIonsieur Duchareau, emi-
ploy au bureau des domains de la &:cretai'drid.
d'Etat.

Le public est -prvenu que dans la nuit dui F-
medi, six Septenmbre, il a te vo!c une mnntre
franqaise en or et a quantir.e avrc su chaine
aussi en or, appartenante A Molnsieur Duclireau.
Hunnite recompense 4 qui lui fcra decouurir
ce vol.

C7'tngernent de domiile.
Les soussigns ont 'lionneur d'infirmer le public
qu'ils ont transport leur magasin danis la maison
qu'a fuit construire leur sieur Lallemand, sise rue
dut magasin de i'Elat et Courb.'.
1 Jh. LALLEMAND et Cie;

II a t vo! dans l.la chirbnle da sussign dau<
la jourtnd diu a OEtobre 1824, ine motitre d'Or,
a s:ruonrtte et a qnantitaine, eradriii dl'ii il, aigtill
d'Or, portant le nona de la faibriquc sur le niu-
veument en dedans, b Gieve sur le cadran.
D. PUI,Monr MARTIN.
P-e-di-Prince lliier du -utna
Pelt.-Pinmce, da l|'lnprtafrnic da Gbuitiem*&l.'




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