Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: August 8, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00104
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-08-08_no_34 ( PDF )


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TELEGRAPH


Gazette Officielle.



N. XXXIV,


PORT-AU-PRINCE, le 22


Aot 1824, an 21.


ANG LETE ERE.
Londres, g1 mait.

Noj u avona reyu desjournaux de Lisbonne jus-
qu'au 3 mai. La gazette officielle de Libuonne, du
SO avril, content l'article suivants
a Ce martin, la pointe du jour, on vit dana
la place du Rocio une parties des troupes de la gar-
Dnion; toutes les autres troupes de ligne et la mi.
lice arrivrent successivement, En mme temp ,
on fit courir le bruit qu'on avait dcouvert une cons-
piration dirige centre la vie de notre auguste mo-
narque et ceile de son auguste famille. La certi-
tude que I'infant don Miguel s'tait n0is i la t.te
des trupes en iqualit de commandant en chef, et
qu'avec. son nergie et son activity ordinaires, il
tais arriv & temps potwr auver la faoille royale,
tranquillisa I'esprit public. Des rivat prolonges sa-
lurent cet ange tutlaite des P>urtgias partnut od
il se prsenta; en peu de tempa on fit circular
)armi les troupes la proclamation ci-jointe. ( Voyez
Constiutionnel du 17 mai. ) Tandis que l'i;lstre
prince donnait les ordres ncessaires pour que per-
sone n pitrt dans le palais de BempoIta o
ii vawit mis sea troupes, comniandie par des offi-
ciera fideles, en ordonnant en inme temps I'arrai-
tation de plusieurs individus qu'on croyait impliqus
dana des projects hoiales la royaur et a la pation,
il attindit la decision de son auguste pre, auquel
il avan adress la ltetre ci joint. ( Voyes plus bas. )
La reine se rendit du palais de Queluz A Bemposta;
et route la fumille roynie tant runie, le conseil
d'tat aseembi, et en presence de tous lea minis.
tries trangers et du niarquis de Campo-Major ( le
nmrchal Brefort ), le rol noiina de nouveaux
niis resMlupenaup.acment du rministre de la nia.
rine t gerre le conipte de Substrra ( te
gnral Xamplana ), qui fut arrt, et des mini-
tres di tre r et de afUiires etrangres ; le ministry
de 'rintrieur t de la justice conserve le porte-ituille.
CO nomnia en a dme tiempa un nuuvel intendant de
la pohce. On fit a xter biIucoup de militaires, quel-
ques-una tires, et un grand nombre d'autres indi-
vidus. Les trouipes rentrrent dans ILura quartiera
deux heures aprs-nmidi. La tranquiliie pubiique ne
fitt point interrompue; au contraire, on appiaudit
viveriient ce qu, venait de se paser parce qu'ton
esperait la consolidation du gouverne-iiiit legitime
da plus doux et du pius aime de3 monarques. Conime
nous ne pouvons pas encore dio ner le detail de ces
venuemiens, nous publiioi lts dbcumi ns riivaus qui
srru-roaL l"s Expliiquer:


LeUore de fInfant sois pbe.
PlPala de Bemposta, le 30 arril.
u Sire, mou rol, mon auguste pre et man seigneur,
a Frissonnant d'horreur i la vue de la trabsou
la plui perfide, tramne par les terrible ascociationr
mgSonniques qui, de concert avec cells d'IEpagne,
ont renvers la mason royale de Bragance, en r6.
duisant en cenares le plus beau paya du monde;
'ai rsolu, apres avoir entendu les vtceu sinare
et fidbte de tous les bonds Portugais d'appeler
aux armes la brave et imniortelle armue portugaise,
afin d'asaurer, par son iatermdiaire, le trioiTphe
du grand meure commiene dans la journe immor-
telle du 27 mai 1823, et qui, par une faealit6
nattendue, n'a pas eu un rsultat qui correspoadit
aux vcuit de la nation. M., qui posade de
Bublims rertursdoan le bomie an'ot ancune id6e,
et qui font d'elle le meilleur des rois qui aiet
rgn sur la terre, ne pourra qu'approuver ma i-
solution hr pcher V. M. de toinber entire lea maina des in-
fames individus qui l'eatourent, et qui I'ont con-
duite sur le bord de I'abIme et en saurant V.
M. d'un danger si imminent, de prserver la foia
la faiille royale et la nation.
n La proclamation que j'ai 'hnneur de trans-
metre a V. M. emppchera toute fausse accusation,
.que lea mncor.tens pourraient chercher fire re-
tomber sur moi, soit dana ce moment, soit plus
tard, et je supplies V. M. de jeter sur cette pro-
clamation un regard parternel, ain qu'elle puisse
reconnaltre les vrens pures qu'elle coritient, comme
le seul moyen de rendre justice A un fias qul, pour
sHaver son auguste p&re, son rol e, son seigneur,
et p Uor conserve intact les droits priiantifs de la
royaut, n'a pas hsit i exposer soan eia aux
hasarda de la fortune, dana la ferme persuasion
qai'un prince portugaii quand II prend lea armes
pour une ertreprise si glorieuse, ne doic les dpo-
swr que lorsqu'il a mis un terene a une lutte ex*
tr6meinerit nuisible aus personnel qui cmnime
V. M., sont nes pnur rgner ou loraqu'il a de-
livr V. M. des chatnes qre la fianc-mayonnerie a
prpares. Qu'il plaise a V. M. d'approuver ma noblq
et royale conduite, ea annonaint & la nation que
V. M. la sanctioned en daigiiit ni'accorder la per-
mission d'agir, et en levant ainsi tous les obstacles
la grande entreprise dana la'iuelle je suis en-
gag. Piein d'anxite et pIns qu'inpatient, j'attend*,
la t&te de I'arine, entour de bona Portugaia,
fiddles amia de V. .V. qui naittent autant que moi leut
epoair dcaks vas sablimue veius, la ddciaion rojale


LE


_ ___ _~







2, )


ie V. M, pFmr Iap ro hotiin de nm 'l ;:,n. .Je s'p-
p'!i V. M. de se rappeler qu'il n'y a pas de tema
a perdre et que la clrit ne fut jarnais plus n-
cessaire. Je prie Dieu de fire prosprer Ja v.ie de
V. M. pendant un long course d'anners.
a Sign MiGeit. a
Proclmrnation de l'Infant oux Portugail.
Palais de Bemposta, le 30 avrii.
Portugais, pour la sec nde 'fois je parais devant
vous A la t&te de la brave arme portugaise, non
pas pour m'opposer aux droits royaux et primitifs
d, tr6ne et de mon auguste pre, ( loin de rnio une pareilie pense ) mis pour
donner le ton et' l'nergie au grand oeuvre comn-
i1enic dans la memorable journe du 27 mai 1893,
et* qui a rempli d'admiration l'Europe entire. Vous
tes tmoins vous-m.nes q,'e, par un funeste nal-
heur on n'a pas donn a la cause publique l'im-
portance qu'exigeait l'ordre de chose apre, la des-
truiction de cet infAme colosse lev daus I'affreuse
journe du 24 aot 1820. Notre illustre roi et sei-
gneur, don Jean VI, entour des factieux, n'a pas
joui de son libre arbitre; au contraire it a t
constamment opprim par ceux qui n'ecoutant
que leurs intrts ont oubli ceux de la nation,
et qui ont produit une violent reaction qui aurait
pu se terminer par la destruction de la mason (de
Bragance; c'est ainsi qu'ils gouvernaient le royan-
mne en se rendant les arbitres de la volonte des
Portugais.
Leur conduite m'a donn une nouvelle force
pour dtruire cette perfidle cabale qui a t soutenue
par les autorits employees A la rprimer. Port' g is!
rcndz justice A votre infant don Miguel, commandant
.- en chef de l'arme portugaise, en reconnaissant
que son language est pur et qu'il ne lui est inspir
que par la vertu. Vous avez assez de preuves de
la sincrrt de mon esprit et de la candeur de mon
ccur rpyal. Les vnemens qui ont eu lieu lors du
Ttablissenment du trbne et des corts arbitraires,
sont des prcuvts irrfragables de la bonne fui avec
laquelle je m'adresse A vous. Mais si ma parole
royale n'est pas un gage suffisant pour que vous
pjoutiez foi A.ce que je dciare, j'invoque le Dieu
cceur royal, que mes vues ne sont pas aimibitieuses,
Sque mon dsir royal est seulement d'applanir la
route de la vertu, de sauver le roi, la famille royale
.et la nation, et de soutenir la sainte religion de
nos anrtres. Je m'engage a prendre les moyens
tcessaires pour parvenir ce but. malgr tous
les sacrifices qu'on pourrait exiger puisque les me-
Siires qu'on a prises jus.qu' ce jour n'ont pas pro-
Sduit I'effet qu'on dsirait. C'est une vrit que je
puis vous prouver en peu de paroles.
-Vous voyez la libert dont jouissent les clibs
a maonniques oa on discute la destruction du roi,
*de la families royale et de la nation, tandis qu'on
ne prend aucune measure pour touffer le feu qui
Sse rpand; vous voyez que les lois, objet de pre-
Srnire ncessit, ne sont pas ce qu'elles devroient
4tre; vous voyez que administration de la justice,
don't depend le salut public, est arrive au dernier
degr de relchement; vous voyez que la comnis-
sion criminelle, iablie pour punir les ennermis de
la royaut de l'autel et de la nation a laiss ces
ennemis impunis; vous voyez que les finances sont
au dernier degr d'puisement, et que le monopole
des contracts royaux est augment ; vous voyez le
commerce languissait et l'agiicuiWure nglige, le


cltiratePr rpauvri et charge d'imp6ts, te p'.urant
s'en occuper ; vous voyez les arts et les manufac;
tures sans activity, et enfin la perte de la p'ee'-en e
colonies du Brsil, et la disette nbsolue des moyens
ncessaires pour la recouvrer. Ce n'est pas que tous
les Porug;iis qui existent sur la terre ne soient
le d *ici.l .1 de ces hros quii en ont fait la co.i-
qute; muais depuis des mf:heurs innombrables et l'ac-.
croisement des parties, on a vu naitre day's nos
clubs ma onriques, le proj,,t perfide des exr:,itions
f..rces, non pas pourftire rentin-r dnis l'i>beisance.
cette vaste parties du g'obe mais pour conisonimej
I'oeuvre de la separation, en ouvrant ainsi la port4
A une reaction qui pourrait mnettre le coiible 4 nos
malheurs
Au rmiieu de cette terrible position, que nous
reste-t-il fatre? o Portugais! II ftut perir dans Il
lutte glorieuse dans laquebie nous somm~s eng;;ges ou
arrach-r les r.icines des maux qu'(n nnus oppose,
en cetruisant la race inf .rn:le dezs francs-mcgons,
avant d'Ztre detruits par eux. Agissez-danc, Por-
tugai.! la rout de l'honneur vous est ouverte. II
ent dine de la vtrtu de la suivre; s'en carter,
c'est tomiber dans !'iiufimii. Votre infnmt don Miigue,
suivi de l'iinmortelle arme portugdiie, n!, d'ipoera
les arms que lorqu'il vius aura mis en strt.
Ayez confirance en moi qui suis convainau de vrtre
loyaut. Restez calmes, en permettant aux autorits
constitutes d'agir ; c'est le moyen d'obtenir la s-
curit la plus efficace.
S Vive le roi Jean VI? vive la religion ca-
tholique romaine! vive S. M. T.-F. la remne! vive
la brave arme portugaise! vive la nation rueurein
les infines francs-ntu.ions! Signd D. Mic(ueL.
Si le tableau que fait le prince don Mig :el n'cot pas
charge, dit le Courier, le Portugal est ,sans doute
dans un tat deplorable ; mais le price cierrche i
iustifier sa conduit et il est p;us que probable
qn'il y a de i'exagration dans cr qu'il dit. Une
parties de cette procianationi mrite unc attention
particuilre, l'orqu'on se rappelle les bruits qu'on a
fait courir dernirement sur une expduiltn u(1,o
armait dans le Tage, pour la conqute du BrIsil.
II parait, au contraire, d'apres ie langl)ge de don
Miguel, que certe expedition si ile a eu que!que
ralit, n'avait pas pour but de rappeler a l'obis-
sance les hdbitans de cette vaste parties du globe,
muis de consoiimier l'oeuvre de lcur sp, ration.
La g,zette extraordinaire de Porto, da 4 de
ce mois, content la nomnimation de don J,se Fir-
mino da Silva Giralder Quelbas aux fo tendant genral de la police de la capital et da
royaume. La mme gazett- announce que le roi a
eu la satisfaction de recevoir de tout le corps,di-
plomatique les assurances les p;.u iL .. ,iS
plus satisfaisantes. au nom des ait~u uierinsq
qu'ils reprsenient.
Un suppinent A la gazette de Lisbonne
content ce qui iuit:
La reine est airive A 7 heures di matin au
palais de Bemposta, avec la priaceuse douairire,
tante de S. M.
II n'a t permits A aucun btiment de quitter
le port, ni a ancun individu de sortir du fort
Saint-George uh on.avait mis la garrison, et per-
sonne n'a t audis dans ,e palais de Bemp(ista sans
un ordre exp s de S. A. R. qui ayant piis toutes
les precautions necessaires se rendit au palais de
Rocio, o entour de beaucoup de nobles de la
court de pIusiurs officers gnuraux et de personnel
de' ditictcion dvoues l'Futorit royale il dnuia








(5)


les ordres ncessaires dans des circonstances si cri-
tiques, tnOs les tribunaux firent ferms, et les juges
de paix dea diffrens quartiers durent se rendre au-
pres de S. A R. Beaucoup de personnel furnt ar.
rtes ; la tranquillit publique n'a pas t froubile
Les h bitans ont suivi leurs occupations ordinu ires,
en baissant S. A. R. Le soir il y a eu une brillante
illumination en l'honneur du triomphe de la religion
et du ri. (Courier.)
Le Globe and Traveier announce
qu'an moment do depart du paquebot qui
a apport ces nouvelles et qui a mis A la
voile le 6, p!us de 800 personnes avaierit
td arrtes. Le ministry de la gierre
min'ip a ) s'itait rifugi bord d'une
fl ate -!nglaise ; les principaux ndgocians
cherchaient leur salt board des bttimens
angiais qui se trouvaient dans la rivire,
et la plus grande consternation rgnait
parmi les habitats.
On pense que I'arrive des nouvelles de
Lisborne donnera iieu aLujou.rd'hui a la
reunion d'in conseil d'i cabinet extraor-
dinaire. On dit que M. Canning a et
invit ti'une manire pressante par un
des prinicipaux membres du parti inddpen-
dant, a interposer la mediation de i'Ali-
gieterre ponr- metire un terme aux dif-
firens qui agitent niaintenant le Portugal,
et pour la promulgation d'une constitu-
ton conforiime aux besoins du people.


Au Port-au-Prince, le 7 Aot 1824, an
21 de I'indpendanc.

JEAN-PII:RRE BOYER, Prsident d'Hatti,
Aux Commandans d' Arroncissement.

La prosprit publique exige que la
plus grande persvrance caractrise les
efforts de I'autorit pour le maintien
d'une police rgu!iire et pour fire res-
pecter les roprites. Ma solicitude, en
Pln yens qii peuvent ajouter
n menit de l'ordre public, s'e .t
porte sur la necessity de reformer un
abus qui, maiiheteusement, existed depuis
long-temps, et don't la cessation ne man-
quera pas, entr'autres avantages, de fa-
vorispr agriculture.
'Je veux parler ici de la pernicieuse
coutunme que beaucoup de gens ont con-
tracte d'abandonner le travail des habit.
stations pour se liver la coupe des bois
qui ne leur appartiennent pas et dont
cependant jis disposent comnme de ieur
propjrictl. *Outre que ce dsordre fait


perdre au .-propr;taire un objet qui hti
appartient et favorite en meme temps le
vagabondage, n'est-il pas vident qu'une
plus longie tolerance peut d'autant plus
.devenir dangmreuse, qi'elle paraitrait con-
sacrer, par une trop longue habitude,
cette infraction au droit de proprit.
Fn y mrttant un frein ceux qui ne
vivent que des moyens que leur procure
cette frauiduleuse resource, seront forces
de recoiirir a une industries convenable:
des lors la scurit, assure sur ce point
aii habitats, sera un advancement rel
vers le bien en fixant I'esprit du peoplee
sur obligation impose a cha'uh de
respecter en tout la proprit d'autrui.
Vous voudrez donc bien fire publier
dans l'arrondissement qui est sois ves
ordres, principalement dans les campa--
gnes, la defense positive d'abattre des
bois sur les terres d'autrui, sans prala-
biement avoir pris des arrangemienrs avec
les propritaires. Tout contrevenant sera
consider comme malfaiteir poursuivi
en payernent du dommage qu'il aura
comimis, et en outre emprisonn..
Vous tiendrez strictement la main a
I'execution de cet ordre don't vous m'ac-
cuserez reception.
J'ai 1'honneur de vous saluer,
BOYER.


Arrt du tribunal de cassation de la R-
publique d'Haiti.
AU NOM DI LA REPUBLIQUE.
Extrait des registres du greife du tribunal
de cessation de la Rpublique sant att
Port-au- Pritce.
Ce mardi vingt-deuk juin nml-liit-cent-vingt-
quatre, an vingt-uniine de l'Indpeniance,
Le tribunal de ca,-ation, runi extraordinairemer.t
au. palais de justice, lieu de ses audiences ordi.-
nadies, o.i taient prsens le doyen J. F. Lespinasse,
les juges Dejean, Oriolt Abeille et Neptune, ainsi
que le citoyen Auguste Daumec, substitute provi-
soire du commiissaire du guuvernement.
Dlibrant sur le poirvoi en cassation fait par le
citoyen Miguel Lavestida, substitute du commissaire
du gouverneient prbs le tribunal civil de Sanlo-
Domingo, en conformit de la lettre du grand-
juge de la Rpublique, centre le jugement renda
par ledit tribunal civil, en ses attribi.tions crini-
nelles, en date du trente-un Jainvier mii-hibil-cenit-
vingt-quatre, portant condemnation cinq annecs
de prison pouu-r fit de piratcrie contre les rioi-
is Jos Manuel Paz, Francesco Beoideat Cavet;t:)e
Harhat Antonio Acosta Antonio Zernaphin Jos
Caurmona A torio MartinCz l'r.au c: o Labarte,








f 4 )


Veedro No',,'as Amesquila, Roman Manes, Ion
Tonson, Francesco Briton, Antonio Rodriguez, Pedro
Garcia, Manuel Rodrigucz, Augustiu Abraham,
Vincente Lopez et Jos Maria Balagio, le premier
contre-matre dui brick le Scipion et les autres in-
drividus ayant farm l'>iuip .g dulit brick le Scipion,
qui a t eiiev a Porto-Rico; le tmene jugement
inet hors de course et de proc&s les eifans 'rdric
de los Reyes et Manuel Siquires, qui se trouvaient
a bord dudit brick le Scipion atteddu leur jeune
age, et declare galement hourss de court et de
.procs les inonmis Francesco, Basquet, Thomas
I icera Felipe Rivera, Juan Sena, Juan Basquez
Antonio, et ilamon Gonzales, attend qu'sl ne r-
sulte centre eux aucun indice de dlit de piraterie ;
lequel pourvoi portant pour griets violation de l'art.
ai dutitre 3 de la loi du i5 muai 1819, qui rend
le seul tribunal civil de la capital comptenit pour
juger la cause don't s'agit, et pour avr aoi aussi,
dans le jugement de condamnation, trop mitig les
peines de la loi, contre les individus sus dnomms,
qui ont t convaincus de piraterie, attend que
rien -ne prove que les officers, qui oni pu se
trouver a bord du brick le Scipion, au moiient
qa'il a t enlev dans le Port de Porto-Ruco, ainsi
que les homes qui avaieut pu former I'quipage
de la goieette amricaine Henriet Newel, qui a
t par eux capture n'ont pas t assassius.
Entendu le rapport du Juge Neptune.
Oui les conclusions verbales du citoycn Louis-
Auguste Daumnec, substitute provisoire du coramis-
saire du gouvernement, et y ayant gard.
SVu les articles 1i dn titre 3 de la loi du i5
amai 1819, et galement la loi du 18 avril i8i5,
qui dfinit la piratetie.
Vu les pieces et autres documens tenant au pro-
cei: ie tout mirement et attentivement examin.
Considrant que, d'aprs l'article i1 du titre 3
cas o& la Rpublique se trouve parties demisnderesse
ou defenderesse que la cause doit tre poite diiec-
,tement au tribunal civil sigeant dans la capital
lii.i, seul, a le droit de connaitre des affaires d'a-
iuiraut; que dans l'espece non seu!eiient la com-
petence du tribunal civil de Santo-Domingo avait
t prcdcmment reconnue par le commissaire du
1ouvernement et son sublstitut pris ledit tribunal
,civil de Santo-Domingo, par trois rqui.itoires qui
se trouvent au process des 2, 16 et 3o janvier pr-
sente anne, mais encore, d'apris les artic!is 2
de la loi du 8 avril 1iu5; 3 et 9 du titre 3
de la loi du i5 mai 1819, la piraterie, consiilre
commie fait criminal devilt etre juge par iedit
tribunal civil de Santo Domingo; en consequence le
premier moyen de cassation, argu par le substi-
tut du conmi0iisaire du gouveruemeit, sur 'inconm-
ptence du tribunal civil de Santo-Domingo, doit
tre rejel.
Considrant auisi que le jigement dnonc n'a t
rendu que sur les procs-verbaux, qui ont t dresss
pardevant le genral conimnandant la place de Santo-
)omingo, ce qui est contraire au mode de procder
tabli, en matire crimiuelle, par la loi du 24 aot
'1808, et ce qui a vici lc jugement attaqn.
Considraut enfin que, potir viter la rigueur de
a'article 5 de la loi du 8 avril ii5 qui dfinit
la piraterie, les individus ci-dessus dnnomis con-
vaincus de piraterie, d'apIes les dispositions du ju-
gemrent tle condemnation mmine, devaient pleine-
nient justifier, pardevant le tril.unal 'vil de Sante-
Domingo, qu'ils avaieut dbarque ir une tpartie


quelcoinque e -et litiisplibre, les oiciers qtr
ont pu se trouper A bord du brick le cipion, aa
moment de son enlvetuent dans le port de Porto-
Rico, et egalement le renvoi et le dbarquement
du tapitaine et autres individus qui avaient form
l'quip&ge de la go1ette amricaine fHenriet Newel,
qui a t galement capture par les pirates sus-
dnonims, seul moyen qui aurait pu prouver que
lesdits individus n'ont pas t assassins; et au sur-
plus d'apris les dispositions de l'article 4io code
td'in ruection criinnelle, qui done anuministre pi-
blic le droit de poursuivre l'annullation du juge-
nrent de conda.mnation lorsqu'il aura prononc
une autre peine que celle qui doit tre appliqu
a la nature du orime; que dans I'espece il y B
lieu a demander la cassation du jugem l dr' ,
attend que le tribunal civil die SantnDominn a
donn une fatsse interpretation a I'article 3 du
titre 2 de la loi qui dfiuit la piraterie, da
8 avrl t8i5 en conddannant a cinq anies de
prison les individus ci-dessus diommis, lorsque
les dispositions nime da susdit article poirent cinq
annes de fers.
Le tribunal, par ces motifs, casse et annulle le
jugeienit rendu par le tribunal civil de Santo-Do-
mingo, en ses attributiots crininelles, en date du
trente-un janvier present anuee, renvoie les indi-
vidus ci-dessus dnomms convaincus de piraterie,
pardevant le tribunal civil de l'arron Saint-Yago, pour y tre de nouveau jugs; ordonne
qii' la diligence du ministbre public expditioa
du present arret sera envoye au grand-iige qu'il
sera inscrit au greffe du tribunal de Sto. Domingo, et
qu'extrait en sera insr dans la gazette offcielle.
Prononc au Palais de Justice du tribunal de cas-
sation, les jour, mois et an que dessus.
( Sign ) Jn.-Fcois. Lespinasse, Pierre Diean,
Pre. Oriol, F. Abeille Neptune, et Buisson grelfier.
Co!lation.
BOISSON, greffier.


AVIS DIVERS.
Le soussign a I'honrieur de prevenir le
public (qu'il vient d'etablir une mason
de commerce, ncgociant consignataire,
sous la raison de F. Dantie et comp.e,
dans la liaison du commandant Vicsama,
grande rue. Les aflaires coinm enceront
le 23 du courant.
Port-au-Prince, le O20 aot
F. DANTIE,

Veuve Brnneau a l'honneur d'inviter les cran-
ciers de la succession de feu Pierre-Atalas Bruneau,
son maria, vivant colonel de la 18.e demi-brigade, de
se prsenter en son domicile fix A Jrimie, rue do
Quai avec leurs titres de crance afin de
prendre avec eux tels temprammens convenables
pour le payment.
Elle invite galement les biteurs de ladite
succession de vouloir hien se liquider envtrs elle
sous le plus bref dlai, sinon jis encourreront les
pines de droit.
Jermie, le 8 juillet 1824.
t-au-P de m e du Gouer-emen
Port-au-Prince, de rimprimerie du Gouvertnement.




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