Title: Telegraphie
ALL VOLUMES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095943/00102
 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: June 27, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00102
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

01824-06-27_no_31 ( PDF )


Full Text





TELEGRAPIIE


Gazette Officielle.

_


N.o XXXL


PORT-AU-PRINCE, le ler; Aoft 1824, an 1,


FR. AN CE.


CEAMCRE DES rErirtU'TBS.
suite dlu Particle insr dains /l n". XXY.

SJ 'AI termini. Ues-;urs, imes i'roits !, des dr:i'ts ,
cnnslit p)r trtnie asa do ji, i'.a'nce tt les d-
cisions de toutes le' auintr.te' suict.-.ie,. :y com-
pris celle de la, rettnurati.n siir.nt (tirL vos mains.
Prononcez dans vore FP-ge-e et I-.rre jutici. Je
nie suis impos ,le devoir dlifiile d'urn rimdr,,tiuin
douloureuse -quand il s's;.lt de r.ion linnnevur de
celui de union pre et de tout ce qu'il y a de
cher et sacr dans le ,'mme: mnn reaptct peur
'vous m'a rendu ce sacrifice posible. ,
Mais j'oserai dire que !or.isii'on est ai delicate
sur la quality de Franrais, on devrait respecter des.
sentimens squi sont aussi ft'. i.,is, '. re que je
pense, que les sentimentss de la" nratri- el l1'onnntur
des families; on n. det rit p;-s fi.iiilr larna les
tonbeaux ferms depuis du.,t ans, npur tfltrir les
cendres d'un vieillard irrprqchable d.,ni I'cspoir
que l'opprobre vers sur st, e iidres reton.Ilt aiit
sur son fits. Et ce Im.I en blTe'-iurs., on 'a enm-
ploy devant vous', i inm une c.!oiibre ':ani '. d.ans
']a clianibre des dl,,iii- de la I -iuce a)P i:s ne
Jlngue prmuitation.
Vous l'avez entei'du 'M1-siiLirs, le 'iireno aiv it
.invit M. F)udon a luii ( .n'niiiniqfirr be. uiblictniiis.
:S'il I'ett'fiit, 'conmme lts i :~ari, piour le burc-u I'y
invitaient,, bLen de- e- rtlIs blr--_s..b etr t- I'au., i
n'eussent point ici Iali i2i \1' ur,1'ill1s:.. iii il vou-
lait qu'elles retentissi iit saul' e.re':tarlivenient dt-
inenties.
Messettrs, 'vous cr.neis-ez tutiilt. les pieces qui
Trsolvent enma lj'rur la q rstir.n. i'.i ln aCtiu tieur
vous a dit *que ses mr onen- tl.iai.t I;r.-s lii de la
petition qu'il a dfig ure e: j u r, inlt:. i'riina i.-z
donc en i .liir .., ,.iii iks.'nt j'lltetnd:l a.re contiance
et avec respect voirc drci'ie.a.
M. Piet dmnandc la prrole, nmail M. Dudon
itienit 'i
I M. Dudon: Je ie er,' p(.;it a\,ir b'ess le,
sentimentss lionorables que .). B, n.iiinn C',-.a.t
vient de vous exprimet ; j'ai t~i- i iig- a.:[, tonuiltr
dans i'histoi re de sa famille tt Li a Aprill je ni'i
f:it que citer les propres partlt- Jde I:. B- I ...i'm-
Constant ; si ces citations lt blessent, ce sera pour
)i)i une preuve
Qu'il faut qui'un galant ihomme ait toujours prand empire,
uSur ces dinanieaison 'qui nous prniiit ,. .:.u


AriA 'cette plMisanterie M. Dudon aborde la
quiesti..n. San3 dopte, d;r-il ltat des -citoyens
se f..r.de en' pmirte iur ue lor g!ge ,et tranquille
p.,est-sion. Riiei pe se-r.it e'rtan Ei a tout instant
oi0 piivait rInietlre cut et.il ennq, ..,n 'mais pour-
tiint cete postasion n'res qu'ure pr. option qui
.inihbe devani des prenver ectatis. D'aillCrs" ette
pots.eBsirsn a ete souitnt a't.quee. On a 'dit aa
preipinani q.'il t iir eiring r, ei a CelLe tribune
pinme, nion hinnoribe coli-jne, W. 'Ca erlha int le
l.a a dit, et M. FBej iiiin-.L'uoniij ne lii a p.ts
,prouic le conrdiri-. :a done il a joui faussement
cies droits de fraiiyai,, .11 doi tre ite'rmis mainte-
r.ar.t de v rifi.-r I'eirtur.
L'orareur se litre alori de nouveau A un examen
.de la lii de "190. i1 cherclie i proirver que cette
l'i, np restitiiti point- auxK descendans des reiiion-
,...ire~ prr-Certl- Irur q'aRlt de citoyen f'rincais, wmais
.tculerrntnl Iturs biens ner. verdua.. II allgiie .l'ip-
puii de cette opinion, la ptiti.in que M de ConS'
tant a remise,,aa d:e-.,ire -i a I'& aseblee d-es
cinq cents. ~II appihie I'atention de la cli~mbie sur
,ceste citation: c.irA. d-il, lorsque M. Bi.ij nuii-Cons-
tant n'est p,,init ni!urcece p-r ses i' _.' r.-volulinn-
naires ou par' a iine r..,r.ire lIs catholilues, per.
Ssonne n.i. ui que lii n'eiiance les iritib es prin-
cipes panlqu-. M. Dudon lit en:uire Ir pas..sge
en que -lici d ii. Itqiiel M. PA.j aun-Ci.nt.rt
avoue les inori v-'iii -ni d'atdmetire de5 Ir inger, da.ns
l'exe'rc cet' des lruroirs poiiliiiis rnis . il therche
,a prouier que les dJictni.Jaiis ii r-ligi.. iaire. pros-
crlit ne suni point des etrdd l .r. Oli iroiuve enm.ite
diris cette pl-riion qule Ir [.-e d- M. I{.. n.limin-
uonst.ant 'es[t i pre-ite 13 niunicijpalne de D5le,
en quality de drscenddlani d'August;in-C,on-innt qui
h' aii exitlIrne coin.it- etant prev t.u d'a aor conrgu
le pr.i-t d'et;.blir une icpuibiqi e cal inti,. en France.
e t iiairi ..l ue d se sotniiruiire aux perseil utns
relig.'use. Jde r.'ai point. dit, s'crie I'orateur, qYton
ait l!it le procs M. Constant, uteur de ce cnrti-
Splot; que, puiv'il ci ntre le roi ea Cuostdnt! ( Madr-
.nmres en seas divers. .
Le directoire excutif r'accueiilt point la de-
mimande de M.'Constit. Celui-ci dans sa ptiritin
.aux cinq cents, coribat ce refis. II est impossible
'de mnieux prouver que la loi de 1790 ne rendait
'pt.int a,, i' < cIiiiljrn, des religionrnaires la quality
de I;i- ..., que ne le fait le ptitionnaire en.d-
sweloppint sa demand. La petition fut rejet6e
..M. -:Benjamin-faonstant de sa place.: Ma pdatitiol
*a et renvove A une commission. M. Pastoret ea
a fait le rapport que je puis reproduire. Le direc-
toi;re a retire son oppositiun et deur monis aprbsj',-


LE


-- --- --






.( 2


lii < cid toy u~i franca',.
M.': Dudin 'r"r' "d !a site ird son dicnolur: II
tabh it qi" la li le 1790 n'estl point i'x c,,tbi ,:
y t, d'oi!'- s elle n, scrrit poin applicllh V VI.
Ienjainn-C constant don't les anctres nc uont point
":t )at' s ca se de f e rscutin re'g; .us pi-
iie c'itsit en 16),5 au moment dP la Dpinitule
d I' Pleice et do ponvoir ds hligenits que
i' .eiiul de M. ('ons'iant s'est retir !'etran. tr. A
clte c'pi!que dit I'irateur ies rehlioniMairs ioit
ie' pu ci-nnirer mais la religion n'y entrait pour
rien: e'es ,t n ff i'.re pomnient p Mais si votre pere vous a iaiss la quality de
Francais, en avez vous suipiorte les elh9rgs s1ns
parier de cells qui pessient alors partiIICIrement
Str ceiux qui conine vous, 1 talent de noble race?
Dites-nous dat qlles l armries vous avz< servi,
ia vous avz renmpli les factions de ji r. Enfin,
eerait-il vrai qu'en 1796 et 1797 lor.sque vois
tiez a,-ez avant dans la cunfiance du dirctoire,
vous ayez prifit de ciette faveur pour acqurir
;certaines crances onreuses sur 1' tat que :vous
ovez nagocies. ( M. IlBjainin-Constant tmnigre
I'intention de parler, mnais sea honorables collgues
finvitent a attendre )
M. Dudon continue: Enfin, j'ai entire les mains
,;iic piece que je voux vous lire. Elle commence
iinsi: Constant marquis de Rebecq Suisse de
iestion ., momiintanmert a Paris d seendu ,l il'o-
tel de....... No vous pressez point de rpondre;
rappeilez-vous les faits ; le. notaire existe encore ,
et qaiokqui'il ne remplisse plus ses fonctions, ,ses
iiiLutkes snnt la....
* 3~ Benjnmin-Constant monte la tribune avec
emnpressetiment et intrrormpt l'orateu.r.L'acte don't
on vient de parler est untrieur mes dmarches
our Iobtenir de mn fire reconnaitre en quality de
Fran(qis., Je venais d'arriver en ;Feance pour ne
ronir. a mon pre et voulant acquerir iun p->-
prit je fus oblig de me servir encore de la qua-
lification de Suiissz ; quaint a celle de marquis.,
c'est un faux que je m'abhtiiis de qualhfitr. Jainais
je ne me suis servi de ce titre.
Dr.puis l'acte qu'on vient de citcr j'en .al 'Ait
pih.siutirs autres dans lesquels-je.porte le titre de
Frai n is. Quand I'incuipation que M. 'Dudon a
voulu diriger centre mioi, j'avi)e que je rrste
liluot d'itonnement : qiioi lui M Diudon ose
lancer centre *moi une pareilji accusation II parle
de transactions onereuse.,. Je n'ai jamais atFach
nion noni a des transactions Dudon ne doit pas i'ignorer, car, au f.it de mar-
ches vreux, il s'y connait miriix que personne.
( Ou rit ) Je ne suis point de C s honies juste-
Dnent mepriss, qui ab.saatt de leurs foictions, .e
sont rendus coupablts d'un trafic infame et qui
ont ppritir de traiisacionis pub iques pour awgmen-
ter leur frtiune !iirtic!lire, de ces homes .qui
ont forc le rminir~tre nim e qui les avwit nommns,
de les destituer. ( Bravo bravo! a l'extrie gauche:
vive sensation dans l'ahsemb'ee )
M.i. Duuto:n Jo ne sis si M. Benjamin-Constant
a voulni m'accuser, nais je dc!are que parmi totes
les functions que j'ai exerces je n'ai rien me
riprocher et que j'ai lit rimeoire assez boine pour
Tendre conmpte des cintimes conine des millions.
Au rest je reviens la question. M. Dudon
t'appesentit sur la nccssit dts leitres de grande
naturalisation pour qu'un trat.ger puisse singer dans
la !egis!ature. II cite les extupies de M. Pict:,t-
Doddti et de M. le duc de.L ichenmoui d'Aubigny.


1' p'f frrifr ''
la: tu dnt ii!t k! son long d e J ois p v ir ornuive qiue
1(es antriere, l la srl ion nc soin pninat <.p.1
p!I.Iab'ls A Y! P,. ( t(lilet q (io cc! e ii- .
tio n tlu sut-t c'nttraires'. i-
bre auira dione J 1ter ce no1,~t 1< l sur
tutu! alis pu-ct: M. Ei nS ili-t. u. at ist
0i 1 uu non. Eu ta~e V- coiri'i nc e c. e .eI< i
n.e ie est di lfreite!, d, rnon (ipiniuo. 'nna e Co t :,i r
a clonner. cL i ctdri;oits dt 4,1bifle 'on e- t
le cents. Or dil rensigtnenlefns q' i visnnenr t i fe
parvenir ine pu civti .t queM. 1,1. Constan' l 1, li,
pRe Fintiip6ent l'pt nouloi par li loi px-r. P ie
l:gible. Ce n'est qu'un simni,.e avis que jie I--nie
la cbaeibre et tCr,; je developperai s'il it % , nl
ncesairre...
M11. Girardn, nverchuiile!ir: Vos allgatu s re
gifi it rien prutivez ce que vous avainct1
M. Dudcin, dclare q'il nc posside pas tieicre
les pretives et descer.d de la irihune.
M. le gncral Foy et M.- Piet niontent en oinlie
ten2Vis a tribure- NM. Fly re-iune si l., lce.
iais touie Fussseehule 'invitu prendre la Iiirtili
(La su ile au pro/ hmia in .0)



Ai'ret dui tribunal de ca-,aon de 1, fK-
puiiblique d'HaYti.
AU N-'[ DE A R E PU BL IL1QU .
Lrftrait des registres du < du l-r'?.rd
de (assatpjn de la RpUblique Sa. (V9


(.'e mar ,i onze mnai mil linit cent vingt-
ci .111 e an vingt iirtetiae de 'inde pen-
da rice ,
I-e tiflibnal de casSation r,iin extraor-
dinartmct ,r t mui palais de (l ite ii de
ss a diencicr 'O mi ls oity t u Oe-
ienis le doyer J. F. Lespinds~e Vs I ues
Di-ari rio Aefe 3aliial eL 13I u.., A
tadflP, aiiim q;ttc le coiitni .a111C liti gUU. 0
vlerneiiifli-t]tArd
l>ibi'bkitan t stir le riiiqvItoiire Jo siffi*
ttiu dii cons reiiiriissairre d gu t cnt
Ipres le tiibitiali civil de ce reso t, de.- j.
ni und'antla caseition d jPiOiTe(11 i renda,
par le nmte trii#nal eni cte di vnge i
deux ~septembre tiii bint Cent Lgt:pC- otrti!.;
,portaint oadlunaton a uetux awti :-s 1oile.
teltion et a F'X ce lrcs d'a' x crue e
cotntre te, nomtinn BJea-(a oyer i.
d Ura, culitivatet natif es d aiad-,i .
Con vaieu dax iloir C0otflris 1 paj U r ';I-
,iun honamcide sur- Ia Ipers-on) c (le son ben- ',
,fils, le ciltoyen Sjour, leque1 ru1ueiu orJe
portant p)oi, gnief`s violation de l'Va tice,
30`21 code penal fiusse applicat,ieou de
de lartcio 1 et colatadtiou J'ar-
,rle -3 u 1.1- codo,:






7(3)


SEntenr`ile rapport du jtge P. Oriol;
()ni les concitusiolis. d< subltitut du
,coimtissaire d. giuv"'erflneilt et. y avant
gard;
Vu les articles 65, 6102 et 09 ,- code
pnal ;
Vn les pieces, tnr'nnires et atres do-
ciimens tenant ani 'j'r e' le tont imuie-
inent.et atceilie'inet'- t X.->0iir.W,,'
Considrant que c'est p.ir t-rrour elt al
a propos que le *si,tiit l in d it.u..i'iiin, re
Sdu.gout e ,ii nemerit prs le t i iinal ci il tde
cett ville, demand la ci ;.a iiii I i ju-
gement rendu dJin..l'af.!iri- de Lov. r l iii-
doui.in et de' NM::rie S',,z:'- p.-iir tisse
application de I'arrice 2 *9, coie pt' n.d ;
aften.ii que le u ,i I llt i irtJiCe-it S.e tro',ve
au contraire ba ,'e et motive nur i'a: (ele
3t9 dudit cie ; ique udns l'Qpi'ce le tri.
bunal en aisaiit I' appl';i in id I' trtiele
preit s'est p.ci net n m 'co,..._'ru",_ aux.) l--
positions p -'.Cites par le s-diiit anirle,
en considr.iiit le i:.ri tre de ti u .'jjunr
conmme ii\nlont.ire, et ;Vy:mt Cte co1,inis
par impiudeui e pair I'acc' e r.ier l.tlui-
douin, en ce qiC cut etvilenI'm-iit t;CIiele
*et inopine n1ii li'.i T' que par :suite de la
,correction qui avait .td o'rdoitiiie par
Marie Sazere sa mire poor \iJ par
'lui commis, et uiie dains l'te.i:ce aii i,
le tribunal, ciil de cette t ile, en ren-
voyant hor. de cours et de Iroc.,s 1i
citoyenne .Iarie Sjzette d'ap;i i, I'article
'219 code d'inastruiicti 'ment jug', contim nwm,'ent a la loi at-
'tendu que l'i.n re I'ent an siurplu ts nule-
ment prsumer que la mnre. pontvait, (-
pareille circn-mtaice ordonnem le mnicrt ie
'de son fiis. t it 'i eM 1i -il cin onrraire |proii-
V que le 1 -ii r'lj''' s tIait mleit fnrei -e-
ment expose ai! L..it;i ieit ql'n a\ait tu
ordonn coi'itre li: p.iu a ini re ; rlu co'N-
squence le po(rii in 1 .rs;t:i<'i fa, t p n. V
le substitult oii ctr!i ni,,< ii re ti oii e'r-
nement, pon, ) inI ort d's llircSs 1 (.I 5 et
802, code ipt' al, et ,pour fiu:,e appliic .
tin de Pa tlwie :,uy mene code, duit
tre rejet.
Le tribuial par ces motils rejette
le, r':'quiliitoi, di! tihs.i tiit du coiu ,in ..;ire
du gi, .ei n l-nenr pi'- le tribal ci ii
'de .cette vi;e ilem.mta,,iit .l cas.-aion du
jugement rendrd par le!dl trir.uiiual en ,es
attributionss c iiiniielle. en date du vingr.-
deux septemibre de i';i.le dernille, [O--
tant condaii.r.ilioii n iltXi annel-, rie de-
tenttlon et de six c centree le nomm J."l- C-ii'l e ; Bo er


Daudoin 't met hours 'de curs'et "de
procs la citoyenne Marie Suzette;
Ordonne qu'A la'diligence du minitltre
pil)" e, exp ditJoii 1iio present arrt sera
envoyAe a-i (Grarid-Juie, et qu'extrait en
sra: inmr< dtiii la GazettelOfflciele.
'iiinice-au 311 lais de Justice, audience
e'; u .rdiniaire, les jour mois et an que
de I'autre part.
( s:gll 3) Ji.-Fl:ois. "L.espinase, Pierre
D.je.,ii ire. Oroi F. Abelle, BaJquiat
Neptiune et Cloisson g[ttier.
; Collatiion,
BOISSON, gretlier.


Circtlire d' Prt.:i.deit d'llfiti., ou r Conn-
>m,,anl/ntIS d, s *rv'/., li.,.: ,se .',n'ues. dan
les t/'ar/mhic'ns de l'.rtilonite du
.l'ord.
Potrau-Prince, le C2- Ji;llet I2,aan 2ie.de rEn-
dpendl.mtc.

Des moti-f d'iintirt public n:cessitaut,
mno11i ther (J Giinral, la .:Ciul.penjii ilonllel oirle, de 1'alinationidui rest des
ienis domianaiux situ s dans les cam-
payies je vous previeni qiI' partir d .-
preniier Aoft prochain cette suspension*
aura lieu ; & je Vns iite, en consi-
quence, a t:iite part de cette dispositiott
a lous, ceuix qiii, dans vote co.iimmanlde-.
mient ous ftraiient coniaitre Jeur inten-
tiioi de fJire des demarches pour de pareilles
aciquiltil Is, alHa d'eviter an gotverne.
mient la peine de ruooindre i, la toblee des
ldeuailrleir4 et a ceu.i-ci des delmandes.
et ditlaceliiieiis inutiles.
Je vous sale f'ectiueuseinent,

( Sign: ) BOQYER.


LE GRAND-J U GE,

Pi ieii le tpuilic que le citloen Lenmoiie
ay.inl d. nii lit.- i lis 'xe.N le ice de ses tlne.
ti)in d'arl|leiteur n'auri! 1,lu is li'verir ,r
quality poir opi-rer et qii'a partir de cette
date tiite op. ration de ce gerire qi'ilj
pourrat avoir lt'iie, de~ienidra nnille, et do
iiul efrie attei du que la ccuiui s ioii q'i'l
av-ait olbtilue aux lii u que deu'<-is, lu est
ret iri.e.
FR ESN E


1~






( )


AVIS DIVE 1,S.



Les d.'iY:.,r,-.. 1. : ex-raisons socir!les John M7iroy;
later et Milriy; '. .. et I iltchie, et Miiroy,
"Litch:ie et Cie. ci-devant tab ies te Port-au- Princ.e,
nrit prvenus que le soussig. ( agissait tant comi-
rnue excut'ri. tcstamni:taire du sieur John Milroy,
que commune agt-nt de M. J. A. Brush, jeul assci
eirvivant de la mason de commerce Milroy. Rlitclie
et C.ie, et reconnu liquidateur par j'iger:t renau
par le tribunal civil, en ses au:rihbtiois commer-
ciales sant au iort-au-Prince, le 29 mai dernier, )
est seul eharg d'opirer les recouvi me ns desdites
raisons sociales; en consquence i 'invite lesdits d-
biteurs b se librer, afia d'viter d'tre traduits de
'ant les tribunaux.
Port-au-Prin2e, ce 14 Juillet 1824-.


P. MILROYO


Le soussign, subrog tuteur des minenra Anne
Ciaire & Ndl Joseph-Isnardy;
En cette quaitt, charge de la succession du
fieur J ',-l h.i' 111 i -I1 i. rJ i, pre desdils aineurs,
decd en cette vile; par la renonciation de dame
Louise-Flicit Carre, sa veuve i la commiunaut
'de biens qui a exists entire elie & le defunt au
terme de leur contract de marriage,
Invite les cranciers de la suc, es:Eon dudit sieur
lsnardv, de son vivant lieutenant colonel aide-de-
,;camp de S. Ex. le Prsilent d'Haiti, faire connia.i
*tre & adresser leurs tires et droiis de crance A
;MkI- Dugu not-ire, la residence de cette vlle,
oue des Miracles clihiig de la part du sonssign.,
ide prendre connaissance & rabiir les dettes & char-
lges de ladite succ-sion ati de rgier et terimi-
ner avec iesdits cranciers,
No VIKLLET.



Lcs soussignbs ont I'honneur de prvenir le public
que leur socit a t dissoute ce jour, quint au
eieur Louis Albaret de consentemcnt irutniel. Les
sieurs J R. Bernard et Jlion Hearne continueront
leur tab;issement sous la minie raison de Bernard
[tarne et conmp.e
Port-au-Prince, le 19 juillet 1824.
J. R. BERNAHUD.
JaN HARNE.
L. ALBARET.


Le sonssign a lhonneur de prevenir le public
ci'il ne rpondra point des desires que pourrait con-
tLacter I ,i .. du bric g -(It anglais Fame,
;aitaine Richard Ancogl arriv de H:inbourg qui
>ui est consign; le capitaine fait la mni:ne decla-
reiion.
Port-au-Prince, le 20 Juillet 1821.
PAr, ME'ITENIUS.
Agnt gtral de la C.e .allieande des IndesE


A.r:t d Tr1bital de Ca. it ''e la
K.epi .i 'lqu- ,i'H- ; :.
AU 1NOM DE LA PECUiLIQA':E.
Extrait dres re .tr.s (da i ; fe du 1 ,
satit n de l /:,-u .;l'.iue., siant cu .... ., i .
Ce lundi doize juilet lni liuit (io ::,'- i ..
an vin.tgI-ua ae ne 'iu .e dance,
L detiii i e cia;s:;tioii, reunii a p !ais de :u.
twice, ieln oridinaire idc ses audiences, oei tiei
piseas le do) en J F. Les-pinasse, les juges Deean
O 1iol, Abei B, ,,,i ;.t et .-. t ,.er, ainsi qiue
citoyen Ljouis A.. .. D. Dauncc, substittut ...i.'- i
du -onuirssaire du gouverneient,
:Delib rait sur le poiarrvo en cassalion fait par le
rvi-ren pere Baziiu Suatez de Lema, cur de la
paroisse des Cayves, conitre le j ugemen t rendu r-4
le tribunal civil dudit lieu. en ses att.rblutions <,,.
rectionnelies, en date du on iz niars pr senate annee,
dans l'alfaire contre Mango; lequei pourvoi portant
pour griefs violation d(e l'art. 3 de la loi (iu 15 iail
1819 f.usse application des art. 1i et 204 du code
penal., violation des art. 509, 3io, et le second
aliia de i'art. Si i du ameme code, 48 de la cons-
titution et demandant on outre la prise a part.
contre les juges et le coimmissaire du gouvernement
da tribunal civil des Ca es, qui out coniouru la
redditiou dudit jugemeut du onze inars prsente
an(Ve.
Entendu 'le rapport du juge Pierre D)ean. ,.
I Osii les colnclusions rsumes par le eityen L
Aib I'I Daumec, remplissant provisoireimet les
foictions du ministere public, et y ayavt regard.
Vii les art. 5 de la loi du t5 mai i89q, 1 ,4;
214 du code pniial, 509, 3io et le second alina
de 'art. 311 du meme code 'article 48 de la cons-
,titution, et einore les Iois sur la prise a parties.
Vi les pieces, nimmires et autres documents te-
nant au prices: le tout mirement et atientivement
'exanin.
Considrant que, sur le prenier nmo en de cas-
stion invoqu par le r'cvrend prle B,.zilio, pour
violation de l'art. 3 des diapositions gueinra!e d( e
la loi du i5 nai Sti non seueiieiit ie; ,.'r,. it
du tribuni; civil des Cayes du deux rnars
prsente anne qui pronoice la suspension du r-
verend pre Bazilio, ne se lrouve puint motiv sur
aucua article de loi, aux termes du slsdit article;
mais ie mene .rice et moyen d'ariulation se fait
encore remarquer dans le jugeIenit attaqu, en
ce que le tribunal civil des Cayes, en maiite'iant
la suspension qui avait it pronoice prcetdemi-
nient centre Iui n'a pas non p!us motiv ce der-
nier iugemient sur les articles de loi qui aureieint
pu Iui servir de base : en coisquence le premier
mnoven de cassation doit etre apprecic.
Coisiiccint que, sur le second moven de cassa-
tion arga par le rvren! p-re Bazilio, pour exces
de poevoir conmiis par le tribunal civil des Caiyes,
en connaissant de la dnonciation qui a t faite
coutre lui, por criie de concussion ce mnoyen de
cassation est illusoire et malfond l. en ce que hien
qie, d'apres l'art. 48 de la carte constitutionnelle,
la protection la plus particuliere dive tre accordi e
aux ministres de notre saite religion et qiu,
come directeirs des consciences et propagateurs de
la foi et de la morale vangcique, is dovol,t tii-
nteimeot jouir du respect des citoyens; mniis d'u
SU:I'LI.E ;LaNT.











SUPPLEMENT au Tligraphe du. ler. Aott


anutre aant sur la rixe et voice de fait qni avait fait naitre
les poursuites correctionnelles contre le citoven
IMn~Ie, ne pouvait se dispenser de st'turr sur les
conclusions da min.istbre public, prises cortre le
rvrend pi-e Bazilio, pour avoir exig dudit ci-
toven Mango une itribntion de qquitre gourdes en
sus de la taxes fise par la loi sui les droits en-
riai ; ." Ci le lgislateur en tablissant la
qulotit qui diat tre pereue, en pareil cas, a voula
(qu cette rtrihution qui a;ipir':i-ni h la fabrique,
fit fixe et dtermine, et que ce serat mconnaitre
la volont de la loi qu le periettre aux ministres
dle niitre sainte religion d'tablir, pour leur,propre
conmpte, uie contribution particut!re, lorsque
poir remplir leuir honorable et sacr minist4re, l.s
doivent jonir des honoraires fixs par la loi; 3 o et
tnfin que dans l'espece loi de remarquer un
excs de pouvoir de la part da tribunal civil des
. Cayes, il tait au contraire spcialement autoris
tant par les missives que, sous les dates di trente dcembre mil-huit-
tent vingt-tro;s et huit avrii prsente anne, que
par les dispositions continues dans le chapitre 3,
section 3 du code pnal, 1 .qu'lles rendeurt les mi-
nistres du culte justiciables des tribunaux dans des
cas surtout qui offrent un rapprochenient sersi1le et
analogue a l'esp:ce: en con qiueice, ie second
mTnven de cassation, rg!u par le rvrend plre
Bazilio, ne peut nuilement opcrer launillatioi sua
jugement atta.qu.
Considran, t que sur le troisirme nmo'-. de teas-
sation invoqu par le rvrend pere Bazilio, coutre
le coimmissaire du gouvernemenr t du tribunal civil
des Cayes, qui a sig dans PafFaire, ce moyen
de cassation ne peut nullnment valider, attend que
d'aprs l'art. 38i, code de procdure civil, il est
tabli, pour regle invariable, que le ministre pu-
blic ne peut tre rcus quand il est parties piii 'ip ile.
Considrant que les juges du tribunal civil des
Cayes, en s'tayant des articles 174 et 2o4 du code
pnal, pour prononcer la suspension du rvrend
pire Bazilio, ont fait une fausse application aux
susdits articles, en ce que l'art. 174 veut que les
fonctionnaires publics qui se seront rendus coupa-
bles du crimdede concussion, soient punis de la
peine de rclusion; que bien que e l r.l, rend pBr
Bazilio ait illgalenient peru la retribution qu'il a
exige du citoyen Mango, mais le tribunal civil des
Cayes a donn la loi une extension qu'elle oe
pouvait recevoir, en prononcant la suspension dudit
rvrcnd pere; et aussi que, d'un autrect bien
que le tribunal ait remarqu les protestations du
rvrend pbre, et notamment le dclinatoire qu'il
a propos au tribunal civil des Cayes, mais que ces
protestations et dclinatoire ne pouvaient non plus
autoriser sa suspension, et que c'est galetnent donner
line extension contraire au texte de l'article 2o du
code pnal, qui prononce la peine du bannissement
centre tont Tninistre du culte qui, par des crits
oa instructions pastorales, se serait ingr de criti-


quer, u censurner, soit le gouvernement, soit tel
acte dle Iautorit publique; en consquence le qua-
trime nm.ien de cassation argu par le rvrend pere
Bazilio, poor fausse application les art. 174 et 2o4
du code pnal, doit anssi oprer l'annullatioa da
jugement attaqu.
Considrant que, )ien qtiA le citoyen Mango pa-
raisse avoir pralablement subi une detention dii
pouvoir militaire, mais que le tribunal civil des
Cayes aptrs aioir reconnu le dlit comminis par ledit
citoyen M.g uiii, ne pouvait se dispenser de proin contre lu les pines portes dans les art. 30o, 3to
e't second alina de l'art 3it du code peal, en
consequence, le cinquimn moyen de cassation, qui
a it invoqu pa r tl rvrend pere Bazilio, doit
galement oprer 'a;nullation dn jugemeut altaqu.
Par ce. motifs, le tribunal casse et annulle le
jugement 'rendu par le trihnal civil des Cayes, en
Ses allrilnil;n correctionnells ) en 'date du onze
'iars prsent anne; donne acte au iiinstlre public
poiar la fin d non recevoir par lai projise contre
la demind e cassation dit rvreaid per Bazilio;
renvoie I'aiffair poni s reproduire par devtt le
tril'mnal 'civil d'Aquin et qai'a la diligence da m;i-
n i::e pul.,: expditoio du present arrt sera en-
Voye auta .ni-i'.u qu'il sera inscrit au grelfe ldu
trihonal civil des Cayes.
Stattriut '- lenientt sui la demand de prise A
parlic f.iile par !e rVrend p&re Bazilio, centre
les innembres da tribunal civil des Cayes, qui on'
concoura la readi ion da ijugement du onie mars
prsente anne par suite de la plainte et poarsuites
correctionnel~es faites 'nritre tl citoyen Mango;
Considrant que, poti' arlmettre la demand de
prise a parties, fate par le rvrend pere Bazilio
centre les juges et le conissaire dti gouvernement
da tribunal civil des Cayes il arait fall qu'ils se
uassent tronvs dans le cas d lPart. 5 du titre 5 da
la loi du s4 aout 18o8, oii bien dans l'un des cas
prv&s par Fart. So5 dia cod de procedure cid'ile,
qui veut surtout qu'il n'y ait prise parti que
dans le cas d dol, fraud ou concussion de la
part des inges.
Le tribunal, par ces motifs, jiette la demand
de prise parties ftite centre le tribunal civil des
Cayes par ledit rvrend pre Bazilio; ordonne qu'
la diligence du ministre public, xpdition da pr-
sent arrt sera envoye au grand-ige et qi'extrail
en sera insr dans la gazette officlelle.
Prononc u palais de justice du tribunal de ca-
sation, les jour, mois t an que de I'autre part.
(Signe) J. F. Lespinasse Pierre Djian, P. Oriol,
F Abeille, Basquiat, Neptune, et Boissor, grelfieri
Collationni
BOISSON, grlier.



Port-au-Prinre, de l'Imprimerie du Gouvernement.
Port-bau-Prin;e, de I'Imprimerie du Gouvernement.


i824.




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs