Title: Telegraphie
ALL VOLUMES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095943/00100
 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: June 27, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00100
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

01824-06-27_no_27 ( PDF )


Full Text




LE TLE GRAPE ,

Gazette Officielle.


N.o XXVII.


PORT.AU-PRINCE, le 4 Juillet 184, an i1.


EXTERIEURL

r)e expdition qui doit fire la conqute
de Saint- Domin1:gue.

IlJASSAT t aux Ames. genreuses le soia
le prendre la defense d'un people ..pai-
sible menac d'ine guerre injuste., je yval
essayer., roins dans 1'intert .de.s noirs que
.dans celui des bian cs,, de sounettre ,au
public quelques reflexions, fruit. de mon
,experience dans les colonies.
La guerre centre Saint-Domingue va,
t-eIle reconirnencer? Voild ce que chacutn
bsire de voi'. Laissant de c6t la ques-
lion de droit voyons s'il est probable
Sque cette .entreprise ait lieu, et q+'eile
,peut en tre P'issue.
Dja les journaux d'un part, aiguisant.
la provocation, menacent sans gard une
Viuissance avec laquelle nous trafiquons
en paix. Les colors ne voyant, et ne
voulant voir aucui des obstacles qui s'op-
posent l'acconmpisseiment de leurs desirs,
t!clarent la guerre la rlepbiique o'Haiti,
et outragent son premier magistrate. Un
journal semi official ( la Gazette de France,
du 15 avril ) proclame usurpateur le prd-
sident Boyer et reprsente les Haitiens
coinrme des jacobins qui perptuent le rt-
gime de 93. Un M. Becourt prie le Roi,
par une pettiton approuve par cette
feuille d'entreprendre la conqute de
Salnt-Domingue.
Tous les journaux ont annonc la pro-
chaine formation d'uue socit qui doit
tre lgalement autoriste former un ca-.
pital de 100 millions, destins a 'attaque
de cette ile. Le nou .d'un banquier, couinu
par ses relations avec plusieurs course lde
l'Europe, figure dans )e public la tte
de cette pretendue association qui oe


$era pag nombreus e, e CsA k. Efoods d*
cette pretendue swculation s~roat f~OiM
Pis sans .doute par tou~ aontre que pat
des particuliers. A qui persuader. ql'.,r
trouve un seul capitaliste ast:z fou pou.
cisquer la maindre souine dlians une entre,
praise qui r'offre d'atutre chance que J4
certitude d'ai'reuses calatnitts ? Si ce pla
s'excute, cette sonmme ne peut tye four,
nie, sur hypothque, que -,'ar le gouver.
neinent fraigais. On cornma t RJespce de
nantissemernt qu'un banquier .etrangea:
exige en pareil cas.
..Je fippose Saint-Doomitlgile stuamis, ce
qui ne pourrait tre qu'aprs avoir exter-
min cent mille Haitiens, et avoir perdi
plus de cent mille Frangais, cette pri
tendue society avancera-t-elie cent autrea
millions pour rtablir la trait et achetei
les noirs necessaires la culture de cette
colonie? Que. fair de Saint-Domingut
sais esc!aves? Mais, disent les ptovoca,
teurs de cette entreprise, la France, ( i!&
devraient dire la cause des colons, ) s.r4.
vengee, soit, mais aux dpens de notre
population et de nos finances. En vrite, les
enueins irreconciliables du nom firanaisl
qui voudraient d(ja nous punir des succe
deplorables que nos armies viennent d'ob-
tenir en Espagne ne sauraient donneruLit
meil!eur consed. Bonaparte a comanis la
meine faute, mais il a en la gran.leiur
d'rne d'en convenir. Serait-il possible
que les malheurs qu'elle a prodiits fussemt.
deja effi~cs de la mimoire de nos hor-..
mies d'Etat ? Pauvre France 1
Mais, dira-t-on, pourquai s'arrter a
des bruits vagues que sans duoe le iinis-
t&re mprise ? Parce que tel est le' but
que se propose un part puissant qui tieit
les mme discourse et fait gloire de pai-
tager les mnmes follies; parce que Lette.
t~ctique a ct employee centre les petupai








l'gard des Espagnols a t la mne;
et parce qu'enfin 1'attaque rcente de Sa-
nmana i'est quel'avortement d'un plan arr.-
t de iorgue main. C'est un avis au lecteur,
don't le president Boyer a su fire son
profit: Depuis que nos escadres ont tent
tife et le plus propre en fire, contre
iHaiti, un nouveau Gibraltar, on y a elev
des fortifications qui le mettent a I'abri
de. toute surprise. Une arme sous Pl com-
-inan.ideent d'un des meilleurs officers de
la rpubique le general Borgella veiile
a sa defense.
On a ajout beaucoup trop de con-
fiance a des negociatioiis entames d'inti
,Ct avec le dessem de trooper, et sotn-
-terues de t'autre avec une mt fiance bien
fonde. l.e *aln que l'on mettait d'une
part, tablir pour premiere base de toute
Tiegociation, la reconnaissance de la re
publique et la perscvrance des agens fran-
tais a lder toute discussion ce s.jPt,
fesaient assz prvoir les vnrnens que
'avenir commence a dvoiler devant nous.
Le president Boyer, aprs avoir t t-
mioin et victim des perfides promesses du
gouvernement frangais'sous Bonaparte, ne
pouvait accLeillir qu'avec la plus just m-
fiance, les overtures qu'une foule d'agens,
sans caractre public, allaient lui fire
,clhaque jour. Tout en coutant de vaines
propositions, l1 tudiait les inpuisables
resources d'une hypochrisie don't il n'a
jamais et dupe. II surveillait les dmnar-
thes de ses enuemis, qu'il a toujours traites
ayee ggnrosit. 11 a mpris une vengeance
facile:contre les compatriotes des agres-
aeurs de Samana, des que T'insulte a cess
d'tre dangereuse pour la r ..ublique. Mais
la vue des pr paratifs hostiles accumu-
ls dans nos colonies et dans nos ports,
il. a songe se dfendre.
L'arme de la rpublique est forte de
60,000 homes, bien disciplines et con-
duits par des officers experiments: la
mnoiti est constamment en semestre pour
favoriser l'agriculture. Les soldats, dans
leurs foyers, cultivent leur champ ou celui
de leurs voisins. lis viennent d'tre tons
rappels sous les drapeaux, par arrte du t
janvier dernier. Cette measure redonne
la rpublique touted sa force. I a nation,
plene de confiance, ainsi que les soldats,
dans le patriotism et 'infatigable. activity
d'un chefremarquable par de grads talens,
n'a plus rien a craindre d'ine attaque
tIagere. Ce pays, pourvu abondamment


d'armes et de munitions, sera d. f'end4!
par les milices par les gardes ino ina!ea.
et par tons les homes, sans exteptluilo
en tat de porter es arme-s. Le, t. mme
parrageroist avec acharnement le- tirngul
et les dangers des defrnseurs de la tiar ri
Malgr tant de moyens de rt iaiiceri
le mitistere risquera t--ii une en tieplrie,
dont le succs est iimposs;ble? Oui an
doute, parce qu'il est soumis a Plimpul,1
sion d'un movement dont il n'est pliia
le mare, parce que ceux qur sonta laI
tte de ce miouvement, entrains par la'
passion, n'coutent que les rapports ridi.
cues de 'ignorance.. L'un ( M. le cointe
de.,. ) assure qu'il ne fant, pour fire la
conqute de Saint-Domingue, que quatre
ou ciuq niile homes et vuelques millions.
Un antre ( M. le marqui's de..... fire du
precedent) atteste que les noirs de ce pays
n'attendent que P'apparition d'uin drapeau
blaac pour se ranger sous l'obdissance
des officers qu'on leur enverra. Ces delux
personnages n'ont connu les noirs que
dans leurs habitations de Saint-Domn ngue
il y a plus de trente quatre ans. D'autres
Se sont imagine que les tronpes haitiennes
taient mal disciplines, parce que leurs
musiques ne valet pas les n6tres, et que i
les regimens rne sont pas assujettis a la
rgularte minutietise de ceux qu'on voit
parader devant le chateau des Tuileries.
Tous debitent ce sujet des injures et
des absurdits qui ne seraient qae risibles
si elles ne tendaient point a renouveler
de grands malheurs.
J'ai trop borne opinion du jugemnnt
et de la prudence de M. de Vitlele, pour
croire qunil entache son minister d' ne
faute si grave. Mais son adresse ira.t-eile
jusqui'a comprimer P'exaltation de tous
ceux qui le poussent a cette fatal extr-
mile? Les fits parent plus haut que les
discours des homes. nT est evident, par
tout ce qui se passe autour de nons, que
1'Europe a resolu de porter la guerre en
Amr-nque. C'est une consequence mivi-
tabie du movement imprim par les suc-
ces de la Saiute-Alliance. Aprs avoir as-
sujetti les peuples di vieux monde au sys-
teme qu'eile a adopt, il est natural qu'elie
cherche a utilis:r ses forces. L'Europe
sounuse, l'tendard de la resistance ne
peut plus tre arbore qu'en Amerique.
les causes particulires rendent le mou-
vement des Grecs isol, au inilieu de- 'a-'
gitation quii mnace d'branier les deuxc
mondes. -











Chacnln cchehrce iprvoir quel sera le
point attaque. Dans une operation de
cette importance il est difficile de ne
pas laisser voir la direction qu'on se pro-
pose de suii re.
L'envoi des commiss:iires frangais au
MVexique, i contimation de leur voyage
aurs la chtite de i'etni)ereur Yturide ,
Iarrive de plusieurs troupes dans les co-
Jonies franutaises la tentative de nos es-
cadres pour s'introluire a la Havae le
voyage d'Yturbide Londres, mianilestent
assez .'iiitentioni d'attaquer le Mexique.
11 ne peut I'tre que par les Frai9ais,
au 'nor et pour le comn)te du roi Ferdii-
nand. Mais cela devient plus difficie par
la prise rie Iuerto-Catelio el de Sa1int-
,Jean d'Ulloa, ( ce dernnier fort sitai
au mrlieu de la mer, dcfnid i'approche
de Carthaglne ) les seuls points forntlies
< I'Pon pouvait dbarquer amicalement.
Ces obstacles et 1i crainte de l'interven.
tion des Etts-Unis peuveut retarder cette
attaque et prcipiter celle d'Haiti
On a falt partir pour I'Ocan-Pacifique
quelques vaisseaux portant un faible ren-
fort et des instructions aux royalistes du
Perou. Ce secours est urgent mais il
est "dduteux qu'il parvienne. Le Prou
W'est ici qu'in pose avanc; un parti
sur les derrires de l'ennemi qu'on a
intert de soutenir. J. MORENAS.


INTERIEUR.

Port-au-Princ.
La St-Pierre, `fte patronale du Prsident d'laiti,
t clebree avec enthousiasmc par les corps cons-
/titus et par les habitats de la capital. A 6 hearts
du miatin, les batimens de la rade saluerent par
i une salve d'arii!lerie, celui qui met sa gloire a pro-
tiger, a fire fleurir le commerce, et n'a pas imoins
si mriter 'estime des trangers que l'affection de
ses cornitoyens; 1 9 heures, il y edt grand'iuesse
Ct Te-Deam A L'Eglise paroissiale.
Jaloux de manifester expressionn franche et vive
d#e leurs sentimens, le Snat, la Chambre des D-
PIPs, les fonctionnaires, les Albves du lyce et de
cole priluaire national, les citoyens de tout rang,
es fences, les eufans, s'taient rendas au palais
ur otfrir au premier chef de l'tat 1'homrmage de
Sreconnaisiance pour le pass, les veux dle leur
a or pour l'avenir : spars, dans la socit, les
nrs\ des autres par des charges et des conditions in-
gale ils taient tous confoinus par une uneme pen-
ne, i eV furm'aiert tous qu'une inime famille sous
!w yeUxl d'un p1re comnun.
Qiu cette eltifsiion des coeurs est tonelhante com-
iea el!e diffre de ces services adulalions coimman,


des par le despofis.me el qi;i n'arrivent aux preds
d'an intraitre absoiu qu a travers le ,ortege d'uue eti-'
quette svere qtii tce ,perret jiraais - l'amour de
s'y' ioutrer daus f'abandon de sa sincrite! -Ahl c'est
aitii que, nous ainmions A lteer Petion, c'est ainsi
que soi digue successeur aime qu'on le ft.e
Cette belte journe, mo*is remaarquabl par la
pope extrieure que par i'motion paisible et pare-
qui ea a faith le cliirme, a te te4iniueie par 'ii!u.
umiatio!i spoitanie'de totes les enaisons de la vi!e;
par un feu' d'artifice parfaiitement execut et par un
bal que la fmtille Ves sAlles du ptaais et qui a dur tuute la nuit. On
eut dit qa ete ete iureuse famiille en associant sa
joie 'publique, Vouiiat ajouter I'httnni;age tie tous a
son hiommimige particuaier putr mieux soiemaiser la
St Pierre nationmaie.
Noas unus latsoi t un vrai p!aisir d'insrer h la
suite le Siat qIre par les le es du Lyce et de 1'Ecole
prirnaire, regrettant que ceux des autres corps cons-
tiltuis me nous soient pas parvenus asscz tenps pouch
eaur. donner une place daus la preseiite feuilie.


Discours du iSnat.
Le Snat de la Rpublique aiie A saisr les c-
casions qu: se prsenteint de volis tfmoiguer sornt
amour, et de vous payer, par V'expression de s re-
connaissance et au noin du people d'Haiti, dout
il est l'organe et dont vous etes I'idole, le juste
trihut qui vous est d pour les penes que voas'
vous dotinez, pour les measures efficaces que vous.
prenez afiu de conduire au port du salute le vais-
seau de l'tt: heureux et habile pilote, digne suc-
cesseur de l'immortel Prtion vous avez firanchi de
grades et otonnantes diflicults, prsages satistii-
sans da rsultat qui devra courooner tous nos
vteux!...
Excellerce, c'est en reason de la fte de votre
patron que le Snat vous fait cette dputatiou t
nous vous prions de ne point vous arrter au r.iots
dont nous rous servons pour vous complimenter
( car dans les grandes muotions on reste toujours
au dessous de son sujet ); nous vous prions de con-,
sidrer dans le Snat, c'est--dire dans les memhres
qui component ce corps, de vritables adntiratemii
de vos travaux; et coilme votre patron fiut le bien-
airi de Jsus-Christ, vous aussi Prsident d' 'H< *i,
vous tes le Iien-aim (le la nation entire qui
vous porte dans son cceur.
Puissiez-vou,, Excelience, mriter toujours l'amour,
de vos coicitoyetis, et puissent nos enfans, en sui-'
vant note exemnpe, vous presenter pendant longues'
anues a cette poque solennelle, I'honimage de
leur respect, de leur dvouement et de leur recon-
naissance !

Discours de l' eve VV. P.sancS, au nom des
ives du lyce national
Quelle est douce, la premiere ide que nous
concevons, en nous presentant devant Votre Excel-
lence C'est au moment ou l'glise va clbrer la
fte de Saint-Pierre, votre patron, c'est ce jour
memorable od Diei charge so aptre de dprendre
possession dc son (lise et le propager sa doctrine.
Ce jour nous sera toujours un oljet de respect et
d'amour et c'est lui qui nous ollie P'occasion de
venir vous payer un tribute de reconnaissance poar


I





(4

tran de sons prodigni a notre igstriuction. Que
imous serious ingrats, si nons le liissiouis chappcr,
sans le signaler, sinon par des effets du muiiis
yaa la vive expression de notre dcivouement!
1)Dij note civilissatio a pris un essor si rapide,
que tlotes les branches de !'tat ileurissent et nous
produiseit des fi'iiti utiles. iNus < uil depuis si long-
ntis n'avos *. '!. que les pines de I'tude,
q;i ii'vons treUontri que dies barriers piopres a
tims irspirer le ei;~ a ec une nouveiie artieur vers c:es roses qui s'(pt;-
nouisaeit a no, eux ; nous retmarquoui s avec joie
ces seitiers pairsmiis de bieurs, et daus le tiitaiii,
la sciei:e qui nous oivre les portes (de son temple,
rt qui seni;le nons inviter a venir convir" ses au-
4.els de nos dons. Hiti elle- meiiie sourit a nos justes
e.ptic'ances. Mais 5 quii serons-noas relderailes tde
nos succs, si ce n'et vos sons, vote solli-
citude, a vous qui seiitez si ien tout ie prix des
tettres ?
Conime le ministree de Die, vous n.,,, ', pouir
prsider aux destinees d'uti pep,;ple pour qui s'ouvrait
l carrier de la gloie po.r siitenir les iroits
d'une nation trop de ibos ichlir' par les tiaits de
la discorde et de la hatie et qui mainteiint leve
un fiont trioimplant au milieu de toutes ses rivales.
L'histoire nous pint des lhros ilustres qui n'ont
pu procurer a leur pays, une paix assree qu'a-
pies avoir devou la miort des iniiliers Limes. Ah loin de nous clieelions plutt un Ihrs qui ne s'est reriid c-
lebre que par sa iimagnanirmit. Une parties de nos
frries grnissait sous un tran et mordait le
freii du plus odieux despotisme: leurs .'..ii" .v ,>
Scernblaient retarder notre gloire ; votre sollicitude,
'votre gnie ont mis un term a leur ignoninie.
l'ola :a plus glorieuse des victoires! Bieitt les ha-
btahs de l'Est sont accourus d'eux-mmeme, se ran-
ger sous un pouvoir qui dans vos mains nc sait
que protger, et notre famille s'est agraunaidi, s'est
fortite sous vos auspices. Quel est celui (qui pour-
rait vous ter cette coironne d'olivier dont volre
thte est ceinte et la refuser a vous qui d'une rmin
avez fait disparaitre les enuemis de 'etat el de
lautre, avez fait lleirir les sciences et les arts?
I'amour de la patrie anime to;s les coeurs.
Quoique jeuiies encore, cette fiamiine pure t c-
le'te embrse deja les ntres et nious inspire l'a-
3aour de la liberty.
L'eternel, du haut de son trone, contemple ret
ttat que sa clmence protege, il jette sur nout un
regard favorable, il vous a chiuisi pour le repr-
seinter sur cette terre il secondera vos efforts dauis
'ette charge t veillera sur votre vie et la concer-
vation de vos jours.


Compliment adresse' l Srin Excellence le Prsicdent
d'llai'ti, par Adoli/,e Gar(dre, monitaitr enle-
ral de :/cole Lancastrienne, la St-Pierre,
9g Jain 1824..
Excellence,
Pour lever notre ime et pour nous empeclir de
r.ous perdre, celui qui a pens que porter ses iiains
protectrices sur nos tetes, que guider nos pas vers
]e bien, que s'occuper srieuseient enfin (de notre
education, tait le plus grand eadeau qu'on puis-
se faire i la jeunesse, celuii mrito a just titre
le inoo de tendre pre.


Notre ieune ge, Exceilence, est un olisable qui
nous empehei de saisir tout !'ensenimle du bien que
vous notus vyoulei. et '"iu 1;onheur auquel vous noue
peparez ; mais vous aiiemnt, inous seiilons que noat
.n'iuios nique au dcroit u respect, an (roit de
la recoiiiassane si nons n t priottions de ce io,ue
solemnie, p.mur vous ofl'iri n,.slomsagts respectueut
Sit- Pie'e premier apote de dnotre seignetie
Jsus Cutrist !... patron et condiicteur de nire biet1
ai(e Ii !.... reois os pri es! ..... p rre prsente-ies aa
Dien Toll-Paisanit qui dirige tout ii hais!.... Dis.
aui que tu les ties des bouhesI iino entes qui
demiandetl: assisft:ce' prot ction saesse, force'
pour leur iclf' ..... Dis-lui que l'existe'ce de eettF
auguste chtf est utile pour ce people inortui qu'il
a dei pris scns sa i'rtectioi !... Dis-iii que cee
ten:drs einfais aiment leur chef et qu'ils veuleic
mnarcher dans le senlier de sa vertu !!...... Puisse
ton intercession etre teile, hli, grand Saint! que notre
ebef, toijours airmint, tauiouis grand, niarche d'un
p, ferme, et assure par son amour, par sa vertu, lo
sort de notre existence politique !......
Te!s sont, Excellence, les iesux bien sincres de
vos tendres eufans.


AVIS DIVERS.


Les soussigns prvi-nnent le public qu'ls ne
rpondront pas des dettes que pourrait contractor
l'quipage de !a Goeette aniricaine Wiliiam Henry,
capitaine Wiederholdt a leur consignation. Le ca-
pitaine fait la mnie dciaration.
Port-au-Piince, 7 juin 1824
BERNARD, HEARNE et Cie.


Le public est prvenu que les soussigns ne re-
pondront pas des dettes que pourrait coiitr'ct1r
I'equii);gt ddu Bric angdlis Four sons, capitaine H.
Lyle, qui leur est consigned
P'ort-au-Prince 7 Juin 1824.
E. et A. WEBER, et Cie.


Son Excellence le Prsidet d'Hati, ayant ho-
nore e son choix le soussign pour occuper pro-
visoireiiient le p (:q('itat de la cour de cassation en
quality de uiibstitut dl comomiosaire du gouver!i,-,mcent,
le sous-ign a 'bhonneur de prevenir le pubic et
particliuhcrement ses clients qt'il re li est plus per-.
rni de s'occi.per d'affairts pubLiqu4s comme d fenr
seair, atte-idu 1'inconipatibilt de, ces dtiix fonetions.
En consilquence, i! dcla e que M.r .Blin liichet,
qui ful son cocprateur, est seul harg de la
poursuite des aftlires judiciaires dejA, ent.iines et
qui avaient te diriges concurrenrient einr'eux.
Au surplus le soussigne, bhitn vivertent pntr
de la lienveiliance du public son Cgard, le pr-,
vient, ainsi qeI ses ancieos clients, quiil n'est plus
en son pouvoir de donner aucun conseii ni con-
sultation sur les aflaires qui ont trait i'adminisi
tration de la justice.
Fort-au-Prince le 26 Juin ] 921.
Ls. AvGte. DAUMEC.

Port-au-Prince, de lIirpicrrie dr Gouvtrne nt, .




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs