Title: Telegraphie
ALL VOLUMES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095943/00097
 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: May 16, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00097
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

01824-05-16_no_24 ( PDF )


Full Text






LE


TELEGRAPH;


Gazette Officielle.


N.o XXIV.


PORT-AU-PRINCE, le 13 Juin 1824, an 21.


EXTERIEUR.


Londres, 31 janiier.

SL nous a Ote assnr par un diplomat
de qtuelqu'lmportantice, que, dans le traits
conclu pour I'occupation de lEspagne, l1
avait e sriptile que les troupes frangaises
devaient commencer 'evacuation de la pe-
ninsule dans le mois de jiillet pour
prendre une position prs des Pyrnf es,
si on observant, a cette poque. quelques
sympt6mes alarmans. Cette stipulation a,
dit-on, t arrache par les remontrances
du goiverneinent anglais. Mais il nous
semble que les Franuais ne pourront quiitter
la pninsule aussi promptement, a moins
qu'ils ne veuillent abandonner le rol Fe'r.
diand un part qu'il commence a crain.
dre plus qu il ne craignait auparavant les
libraux. Le general Coutreras, nonveau
gonverneur de la Corogne, a franchement
avou qu'il ne repondrait pas de la tran-
quillit publique aprs le depart de la gar.
nison francaise, tant est grande la fermeni-
tation pubique, s'rtout depuis les ares-
tations qu'Il a fait taire d'aprs les ordres
qu'il avait regus a ce sujet. Des gouver.
neurs d'autres provinces ont fait de sem-
blables iappolts ; de sorte que le roi se
trove dans une position fort embarras-
snte. Craignant quelque catastrophe, il
a, dit-on, adress ine lettre fort pressante
au duc d'Angoulcme pour I'ergager a
veiller sa sret, et a la suite d'une
tongue dlibration sur les affiires d'es-
pagne, le ministre franqais a resolt d'en-
voyer M. de Marcellus pour porter au roi
quelques conseils salntaires, et Ini recom.
mn.nder, entr'autres hoses, une amnistie
en faveur de tous les homes cuupables
de dlits pelitiques.


91 fvrier.
.a Gazette annoncera ce soir le cornt
meficeiiiit des hostiliites contre Alger,.
parce que le dry a rJfus ile rendre rai-
son d'iine insult faite an pavilion anglais,
et parce qu1il a manifesto la resolution
(le s'carter des conditions du trait par
lequel il s'etait engage ir ne plus retenir
ancun chretien dans l'esclavage.
Cettenouteille act comnimniq ue~ Lioyd
ainsi que I'avis que I'amiraut prendrait
les m 'sures convenables pour la protection
des btiinens marchauds dans la Mediter.
tannene.
C'est le Camrelon, arriv A Falmoniith
qui a donn conuaissance des fats. It
parait que la Nacyade et le Camlon ayant'
ete envoys Alger pour demander qiel-
ques explhcations, sur le refus qiu'on Ieur'
fit, ils passrent sous les batteries et atta-
(qurent uiie corvette a!gdrienne, bord
de laquelle se tronvaient quelqtes Espa.
gnols qum allaient tre rduiis 1 esciavage,
inalgre Le traite. La corverte a t praise
alrsi que l'equipage et les prisonnierses-
pagnols. (Courier. )
Le government mexicain a rsolu de
re-n (yer en Emiope les Frangais arrts
dernii' mient au Mexique, et entire autres
le general Lamatte et le comte d'Al-
meras. ( Idem. )

ESPAGNE.
Barcelose, 15 fvrier.
Le capitaine genral des iles B'avaes a:
anrnonce au capitaine-gniral de la Cata-
logne avoir regu du eomnsul general de S.
M. Britaniique Alger la dpche sui-
vante, sous la date du 9 javier:
Dans ce moment, il sort (e ce port
( Alger) cinq corsaires, consistent en deiux.
frigates, une eorvette, un, b.ick et tnae,


- -L -T~ 1












-olte: qnaitre ont ( avec denx distinc.
tions mfinns videntes. le pavilion esuagnol
plac de travers sous la prone, comiiie il
a et vident pendant ces deux derniers
jours. De pareiles entrepries out heu de
la part du gouvernement alg"rien avec la
connaissance de 'de troite union et alliance
qi existe aiijord'hui entire l'Etspague et
la France, et la vig'ietr d!i traits denitif
entire cette puissance et les Bays-Bas.
Par llecourier de Valence, jai re9i, du
vice constu de S, M. l'emrpere.ur de Riissie
Carthageine une lettre tli 7 de ce mnois
qui announce ce qui suit :
Je porte a la connaissrance de V-
Exc. que le capitaine d'in brigatmin an-
glais qui portait les dopches poiir ce con-
sul, (qui lii avaient 'etP remi ses par un
brigantin de giuer,-e de s'i nation, a donn
la nouvelle que les Alg'riens avaient de-
clar la guerre aux anlglais le S3 Jan-
vier dernier, et qie l'escadre algrienne
se. trouvait sur les eaux de Mayorque. Ce
bri antin se dirigeait a Gilbraltar poir en
donner avis.
On a galement annonc ici officiel-
lement qu'une felouque avait deconvert a
de'ux lieues de la cote dt Banidorme, une
f.gate qui paraissait tre algerienne, et qui
avait pris les homn-mes d'une autre frigate.
Je fais connaitre cette nonvelle au
public, pon qu'il la nmete a son profit
pour ses speculations et ses affaires.
Bonaventure Gass, consul de S. M. I.
de toutes les Russies.
13 Mars.
On s'tonne que notre gnovernement
n'ait pas exige impriPiisenent de 1 Au-
triche un reimbursement piui considera-
ble que celui qu'elie doit nous, faie en
vertu de la dernimere convention. Nous
perinsons, au contraire, que cette netite
somme est beaiucup; car quiicoiiinue se
ra'ppelle les ,ircdonstances de la dernire
guerre ne devait guierre s'attendre a ja-
mais recouvrer un firth ng des fbouds four-
nis a l'Autriche. Cette gueire tait en r-
alit une guerre de l'Angleterre centre la
France une guerie nee des craintes
qu'avait I'angleterre que la France ne
reussit tablir un gouv rnement libre.
et ne devint par la uue rivale
plus redoutable 'poir elle. Voil si
nous nous en souvenons bien, quels fu-
reut les premiers motifs de la guerre: et
1'Angleterre, par le moyen de ses agents,
excita toutes les puissances, grandes et
petites, lui prter assistance, et elle


leur fournit de Farg.'nt pnur cela. Les
fra 'cais vou i:irnt dememe en paix; us
n ,is envoyerent un amblassadetlr que
nous chassarmes m^me sais vouloir l'en.
tender. 11 y avait alors daun n deux hcnnines tres extraordnaires, tous
deuix jeinnes, pleius d'ainmbiioii, os'it,: s
et qui avaient donni les plus raids soinr
a leur educa ion politique. C't:int Pitt
et Fox, hoinmes distinga -s par I'.t-inence
de lears talens natu'reis et acqtlu ; egaux ,
sinon siupriemis en eloquence a tous les
orateurs gr'ecs et remains: I'un la tte
du part des Toryi, part occuiipat les
places, et dtermiu a les garie, ; I'aun
tre a a t6e do part des Whigs qui
n'ccipait point les places, mais qui d-
sirait les obTenir. Ces deux homes par-
tage.tient to'is le pays a cette epoque cri.
tiiquie. ,'un utait nponsse par les plus en-
tetes des Torys a future ta guerre la
France poir empcher de se propager l'e-
xemiile de l'abolition des tires et des pri.
viig:-s qui les accompagneit ; I'alutre ex-
cit par les Whgs qui comptaient q e si
un chingement avait lieu ils brilleraient
cninme les Washington les Franklii et
les Condorcet. ('es deux parts se presen-,
terent sur le chamo de b4taille, avant;
chacun a leur tte un orateur c.ioiiiii)nSn
Les membres di premier, craignant de,
tout perdre si la rvohltion franiaise pro-
pageatt ses doctrins et ses exemples en
Angieterre ; ceux de l'iautre esperant, dans
ce cas, oblenir le titre de r gnrateurs
de leur paie. Quand deux hoiies pa-
reils con tsent deux parties, la latte doit
tru. decisive, et il fauit que I'uni des deux.
'triomi,he. Pitt trioirnha, et sa victoire
ino1s valut nme dette de 800 millions
sterl; que serait--il arrive si Fox et
te victor ueiix? c'est c t que personnel
ne peut dire, Son triomphe nous aurait
pett tre fait devenir une province fran-
caise. Au rest Pitt, pouss par son
part et assi''gi par Fox et le pa It
contraire, n- p1ouvait peit-tre conserve
son terrein qu'en plongeant notre pays'
d:ns une guerre. Dans la vue d'craser
la Fi ance, iI remiija l'r.urope entire pour
y trouver des alihs. L'un des plus ein-
presses a nous secopnier fut. I'Aiitriche,
et 'on doit dre a son hooneur qu'elle fait
toujours fiddle. Elle combattit jusqu'a ce
qu'elle ne pt pius combattre, et nous
ne nous rappelois pas qu elle nous ait
jamaistrahis. Lorsqu'-lle fit la paix avec
la France, (.'est que sa capital tait a
pouvoir des fraiin9s ; et si aiprs eile.se






(5)


laissti entrainer dans la ligue de Bona narte
contre nous et contie ieempereur d(e ti s-
sie, qui a pu oubiier la r'puglgn -ce et
la nonchalance avec laquelle elle ass Ita
onaparte dans son i1n ilonil de ha ts-
sie, et que, A:iIiltt que la mioinide chance
s'est offerte de pouvo r abandontner les
francais et de se ra!ier noilus, elle la s:i-
sie avec empressem nt ? Qu oit a l'argent
qe nous lui avons prte, dais le tenmps
mnme on regard ce prt co-nme une s:-
nmagree, les Wighs direnit qu'is ,nespe-
raient pas que l'Angueterre en ieiat
jarmavs un farhming. L'AnSleterre a force
IAutriche a prendre cel argent non pour
P'avantage de cette derieie, car elie an-
rait soluvent pu faiie la paix avec la FIra.i-
ce, surtout quand Napo*eon etait empe-
reur. On savait bien alors qu'il faisait atu
goiivernemTent autltchien tie of -es es puis
s duisantes pour I'eng iger a nons aban-
donner. II est plus que probable qu'l lui
a offer, une. portion de la Fi'rquie, et
une parties de nos possessions dans 1'O-
rient. Ces offres ont probablement cte com-
muniques a notre cabinet, et nul doute
que notre ardent n'ait et offer a 'Au.
triche .pour la determiner a rester notre
allie. Si le fait est amsi, comnent pou-
vions nous computer que i'Autriche nous
rembonrst un dnier de l'argent que nous
avons avanc pour notre propre salut ? la
somme q, e nouis avons ohtenue par la
dernire convention, quelque faible qu'ellle
soit, peut done tre consdre come
lioustant toimbee du ciel. (,Mor.-IHeruld.)

Correspondance dipl)omltnique dpose au
Parlement d' 4ngItterre.
Combien sommes-nous redevables A la
forme du gouveremient anglais Que
saurait on en Europe sans cette forme,
mere du piblicite, qui, au moindre si-
grial fait vider sur li table do iiarlement
le fond de ses porte-feuiiies qui, sur le
continent de I Europe, sont de vrais ca-
tacombes oci reposent soustraits a tours
les regards, les ionumeis de ces direc-
tions politiques don't presque toiis les
peoples ne sont avertis que par les de-
sastres qu elles trainent a leur suite? Avec
c-s communications obliges, i1 n'y a
Plus lieu ni aux guerres de la fintre
de Trianon, ni aux incendies du Palatinat.
l-a publicit est la sauve-garde contre
toutes les horreurs; elle a la force d'inm-
poser la diplomatie mie le joug de la
droiture. En 18s2, a l'epoque de la


guerre d'Espagne des commnnicatois
dI- cette nature eirent lien en Ang!eterre,
a la grande d soldiun du Journal des D-
,i/'< qui. tour a tour Phliilte et Prote
ioilt tiqie, ami er einmemi des lumiires,
suivarnt qu'elles le servent ou le trahissent,
s' aisa de trailer d'indiscrttion ce dep6t
oblig oflicielleient et que nulie auto-
ritJ ne peui fare ref'ser. Les angoisses
de l' i pisse auront sreient repis le
J.Iurn'l/ des D bUtss I I'aspect de la nou-
vele rveia:iun qnui vient d'!re faite au
parineint i' .\igleterre; ces pees me-
r!teniita plus grande attention ; elles fixent
d',ine manire definitive la poitique res.
pctive de I' At:gleterre et du continent
relativemrent r, i' Aimrlique.
Trois actors paraissent dans cette nou-
veile scne: l'Aringeterre la France et I'Es-
pagne. On sent que dans une question
de cette nature, le grand rle appartient
a celui qui peut mettre son veto sur I'O-
can ; ce privilege appartient a l'Angle-
terre seule, et rduit la Frar.ce a un rle
secondaire, celui de la remontrance et
de la requle. C'est en raison de cette
siupriorit qe qe'Angleterre nonce, 1l
que l'ancien ordre colonial americain est
d tii t a jamais; e' qu'il ve peut tre
tabli par la guerre; 3' que la liberty du
cominerce avec I'Amerique est acquise,
et qu'elle la maintiendra par la force;
4 qi'elle recoiintitia P'independanee
l'heure et de la maniere qri hi convien-
dra; 5 ce qui est bien important, que
cette reconrnoissance ne peut, dans P'e(at
dii monde, ire retarde long-terips; 6(
qu'ell e s'opposera touite intervention.,
soit par 'or e, sit par menaces;,7" qu'elle
se refuse a toite proposition' de congrbs .
'' (liu'elle ie peut proposer pour base
des iiegociations entire l'Espagne et stS
co"omes l'et b issement d'un gouiverne-
nie'it nmoiaichico aristociatiqie; 9 qu'el'
ibjure tout projet sur aucun point des
colonies e.spagnoies. La France recornnait
l'nmiossibilite de raieneer I'ancien regime
c.lonia ; elle abjure de mme tout pro-
jet d'attaquer l'Aminrique a force oiiverte ;
elle abjure de mme tout irojet sur au-
cune parties des colonies espagnoles; elle
s'oppose a la reconnaissance des tats am-
ricaiis comnie manquant de solidity'; elle
indique la formation des monarchies aris.
tocratiques comme le rtemde a ces de-
sordres. L'Espagne invoque la sainte-
alliance, demand un congris colonial l
Paris, et menace l'Europe de la conta-
gion morale et des suites fuuebts alta.








( i )


ch-c'es a toute dviation de la lg itimit.
Tel est le contend de ces pieces; voici
les rflexiots qi'elles font t,ire:
1 Que I'on est d'accord sur le point
capital ce!ii de la destruction absolue
de i'ancien regime colonial; Vo que i'on
a renonce a attaquer I'Amcerique a force
ouverte; 3' que ni I'Angleterie r la
France ne convoitent auciine colonies es-
pagitole : amsi nois allons etre debarrasss
de ces cris terne!s: i'A ngltterre va
prendre Cuba ; elle achlite Cuba ; 'Es-
pagne cede Cuba a la France, et autres
r:eries semiblables don't on a trop long-
ternps berc le public; 4 qu'un coigrs
colonial a t reellement demand: de-
puis beaucoup d'ann, es des homes eclai-
res en avaient nonc le ve(en, m. is dans
un sens entirement different ; 5 coe l'ou
a e! en vue d'etablir en At ierique des
monarchies aristocratiques et de triauspor-
ter daus cette contre le principle nonar-
chique dans toute sa puret : i ptlaiat qu'il
existe des ties qui ont re9u uniie tnpres-
sion ineffagable: celle que le nondel en-
tier tait cree pour le principle monarchique.
II faut ajoiter i ces considations:
lo Qu'il est vident qu'ii n'y aura pas
de gueire contre I'Amr tique; I'Angleterre
le defend et I'Ocean ne se passe pas
comme une simple riliere ; les aniraux
anglais le garderaient plus fidelenient que
les Morillo, les i'Abisbal n'ont gard
'hlbre et le. Tage. On ne >es verrait pas,
conime ces guerriers politiques desappoin-
ts, aujoird'hui ouvrir les passages que
la veille ils juratent de d feindre au prnx
de leur sang. C'est l'Aigleter)e que
l'Amrique devra le grand bienfait de
n'tre pas titotblee par la guerre dans la
construction de l'edifice de la libert. Par
la, l'Amrique ne verra plus en lui ope
qu'un seul aualogue, l'Anrgleterre, comrme
de son c6te celle-ci n'en a plus qu'en
Amrique- La separation de la sociabi-
lit anglaise avec celle du continent est
marquee ? grands traits dans la difference
de sa conduite avec celle de ce continent.
2I Que la reconnaissance des tats ame-
ricains de la part de l'Angleterre est
trs prochaine. Ainsi va finir ce long
imbroglio si pesant pour la raison, si enm-
barrassant pour les relations sociales entire
les habitans des divers points du globe;
ains vont enter dans le monde social
de nouvelles families destines a I'ac-
croitre, a l'orner, a l'enrichir. Voila ce
que l'on proment d'un cote, et ce que
I'on veut etouffer de I'autre; voil ce
qui peint au natural 'tat de ce


mrnle, dans lequel on voit tout ce qni
to ine a la libert tablir des ,coites et
des moyens de lumieres, et io'it ce qui
tourne contre la liberty invoqijir les j-
suites, les sophismes bas et viis, et dis-
soudre le caeur hiimam dans la coupe dei
i int'rt, honteus de lut mm.e et te se
rassurant qui', force de com!lices.
La suite oa prochaiit numero.

Extrait des re,istres dct grYffe dui tribunal civil i
seant au 'aorlt-a-Prnce. (Section criminele. )
AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Le tribunal civil sant au Port-au. Prince, ayant;
artribution de celii criiinel competmment reuni
au palais de justice, a rendu le judgment iiivant:
Au procs crinmnel instruit la rqi6ite du ci-
toyen lean- B tptite Lesp'nasse, sub.titut du com-
nissaire du government prs ce tribunal, deman-
d,-ur et accusateur, centre le romm Alexandre,
deenu es prisons de cette ville, prvenu du crime d'as-
sassinal sur la personne du citoyen William Bateon,
Vu les diff, rentes pieces de la procedure; le
prvenu entendu en ses moyens de defense pro-!
duits par Me. Lhborde, son dfenseur. et oui le!
citoyen Jtau-Bapti'te Lespinasge, substitute du com-
riissaire da gouverneinent I rv ce tribunal, en ses,
plaidoieries et conclusions veibales.
Attendu qu'il reste constant par les diffr, ntes
pieces de la procedure, que le nonnm Alexandre
a volontairement donn la miort au feu citoyen Wil-
liam Biton. et vec premeditation; vu les dis-
positious de l'artcle 296 du code pnal qui dit':
t Tout meurtre commis avec prmditation orn guest
apens est quaifie d'assassinat Pour ces motif en
vei tu de l'article 302 du code pnal qii dit:
Tout coupable d'assassinat de parricd::, d'in-
fanticide et d'enmpoisonntmment, sera puni de mort,
condamine b la peine de imort !e nntini Alexandre,
nijeur d'ge, natif de Siint M~ c conune atteint
et convuincu du ci nme d'assas.init.
Rendu par nous J. Jh. Di.eudonn duoyn Per-
pignand, Heilan jugs Dislindes et D. Lifin-
tant supplans de jiges tr auditunce criiniiella
du vingt-neut Mars, iiil-huit-cent-vingt-quatre an
vingt un de I'ndependance.
Mandons et ordonnOn, etc. ( 'ign ) J. Jh Dieu-
donn Prpignand, Heulan, Desiandes, D. La-
fontant et Am.in,!d, gr. fier.
Collationne. Pour expidition conform.
DETRE LEON, coimmis grcffier.

AVIS DIV ERS.
Les soussigns prviernnnt le pnb'ic qu'ils ne
rpondront pas des dettes que pourrait contractor
I'quipage de ia Goelette animeicaine William Hcnry,
captaine Wiederhoidt a leur consignation. Le ca-
pitaine fait ia nunit, dciaration.
Fort au-Prince, 7 Jiin i524'
BERNARD, HEARNE et Cie.
Le public est prvenu que t s soussigns ne re-
pondront pas d.s dettes que pourrait contractor
l'equipag du Bric unglais Four sons, capitaitie H.
Lyie, qui leur est cornigne.
Port-au-Prince 7 Juin 1824.
E. et A. WEBER, et Cie.

Port-au.Prince, de i'lnrinierie du Gouvernement,




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs