Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: May 16, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00095
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-05-16_no_22 ( PDF )


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L E


TE LE GRA P HE


Gazette' Officielle.

______* ~-* -*- L---.


N. XX11.


PORTf-AU-P NCE, le $0 Mai 1824, an g L
II _... .At-P au E .. ..." I _.. I' I II I II II_ l .. ...


' ET ATS-UNIS.
*- '* 3>


Ne'w- York, 17 F 'rier.

N os journaux contiennent drs document tra-.
cuieux qui.. nolts parviennent d'Haiti. Ce sont des
rapports -et une- proclamation du president Buyer.
(: p.bdi sur ces pieces les ttrl r.i sui.antes
Le language qitra teau le president de la rpu-
b!ique dans cette cireenstance indique ;un esprit
fernme et un inviolable aita>hement la lib"rte etl
SFIindpendance. II repousse arec indignation l'ac-
cuirsion d'avuir en qe!qiueq part auxs troubles qui
oit ctat partni les esclaves' dans *led miles de l'A-
tr4ssiq)ueet. gaises. I:I ffirie'
dan* kes testies les pflu fL el( f ( ce que nors s ero-
yons tre eaactemet4t vrai ), que toutes les reia-
tions d'Hiti" avee les autres peuples ont t ou-
-rertes, honntes et franches conques dans des
. s d'avantages miituels, et jamair pour des pror
etts siwistres ou bimablep.
j/ o'est ni liberal ai honorable poiir toutes es na-
tions, et particulierement pour la nitre, de n'avoir
point encore reconnu solennellement l'irdpendance
de la rpublique d'Haiti. Aucun des peoples qui
ont sccou le joug de I'esclavage ne possde des
droits plus manifetes A une pareille reconnaissance.
L'oppression sous laquelle il a gnii' si long-temps
tsit de la nature la plus odieuse et la plus cru-
elle: aprs l'avoir subie pendant' tant d'annes, ce
peuple 'est lev en rtmase et affrontant la puis.
sance de la grande nation eous le joug de laqueile
il gniissait, il a conquis son indpendance dans
les conjonctures les plus dsavantageuses et les plus
difficiles. It est vident que cette indpendance qui
-lui a cott tant. de sacrifices, il voudra la dfen-
re tout priK ,. et c'est pour tre prepare a touted
lk- attaques, de quilqui part qu'elles viennent, que
kes. Ldcreta et les proclamations ci-dessus ont it
publics.
Qu'auraient dit nos eoncitoyens des.peuples d'Haiti

(1) La proclamation du president Boyer et le Tlgrnalde
Ikayuen, ou se trouvaient les rapports du gouvernement, nous
.5t parvenus direstement par un navire rceinment arriv aun
HaIre. Nous en avbns' fat connaitre le contenu dans notre nu-
ienro du 11 de ea mos..Nous pensions que la pi.bication de
ces document* officials provqquerait que!ques explications de la
part des journaux du minister pour rassurer les ngocians et les
armateurs qui sont eu.nlatrin conntmuelle avec les Antilles.
MaIs la plupasr ott gard ,e silence les autres se sont borns
nLM u] apl eY liat dP p icis rublioes pal nous.
iVot At r wr.ct J .


" 's ces derniera avatent pnofit6des arantages de lew
p >ition pour conimettre touted les dprdations sur ,
'fas propriets que se sont permises sur mer depuir
quelques annes les pirates du golf du Mexique.
: et les croiseurs de France et d'Espagne ? Loin de-
se .ivrer a de tetl actes, ifs ont tenu une condjite
ftanche et loyal. et nous ont accord tous les avaa.
tages compatibles avec leur propre scurit. Si le t
haitiens taient dlivrs de toute crainte d'invasioa
et de toute tenitaive qui aurait pour objet de le4F
reptonger dans 'esclavage, s'ils pouvaient en- toute,
lihberre se liver la- culture de leur fertile contre,
ils deviendraient bientbt un people riche, ctairk.J
et heureux; mais, jusqu' ce qu'ils obtiennent cetter
*garantie, ils doivent ncessairement ne former qu'une
,peuplade constamnient sous les armes; peiut- re-
kxaspeprs par les manvais traitemens des autires nar,
t : iin,pourroot-ils devenir redoutables pour la --'
cirtt du conumerce et -ues .propriets des autrcs
peuiies. Nul ne peut douter que les haitiens n'aiint
des `talens de la fi rmete, et tout le -ourage n..
cessaire pour se dfenrdre eux-nines et pour fire
respecter leur indpendance. Nous ne doutons pas,
d'avantage que s'ils taient traits sutr le pied d'-
gaiit par les nations civiiises du globe, ils. n'adop.
t-raient leur tour une politique equitable et av!ao-
tageuse pour tous les peupies. Si, par exemple,
leur relations avec ce pay~ tatint t;tblis. d'une'
manire just et convenable, nous so&omes convain-.
cus que la rpubiique d'Haiti accor:dt-rait une re-.
traite aux honines libres de couleur qui sont dans,
nos provinces, advantage infiniitnnt pius imiporant
et measure plus prjtiquable que tone les projects de
former des colonies sur les cotes d'Afrique.
Londres, 16 Miars.
Dans la seance de la chaimbre des com-
munes du 15, le marquis de L;ansdzw &
demanded ai' comte de Liverpool si le
gouvertnement anglais avait resu de ia
part de I'l paoie une reponse a la dernire
dpcbe de Mf. Canning. Sur la r negative du come de Liverpool, le nir-
quis de Lansdow est entr dans de trs.
iloftg details sur I'.itAmeique n!ridionae,
Voici un extrait de son discours:
La chambre se rappellera sats doQuit
que lossque je lhi fis, i y a qu.atre ans
quelqutes propositions a sujet du eoni<
nieirce e tri.ieulr -de 'A ngle trre je lui
fis coinatre les a"vaitages que nous pqti





( u)


rins rtirer' de nos relations conmmer-
ciales avec l'Amrique. mridionale; je
ne voyais pas alors la ncessit de pro-.
poser la reconnaissance de I'indpendanrce
des nouveaux tat, parce qu'il y avait
lutte entr'eux et la mire-patriet, et',qu
toute proposition de la part de i'Angle-
terre, favorable aux nouveaux tats; a(i-
rait pu tre regarde come une tenta.
tive pour profiter des mnaiheurs de la pe-
ninsule. J'aurais fait ma motion au com-
mnencement de cette -session, si'le" conte
de Liveipol' n'a;vtt' ps'annI0cn qu'ob'
: avait fait une communication au guver.
; nement espagnol, et qa'on attendant une l
rponse ; mais, d'aprs les.argumens con-
enus da-ns les docitmensa depolss sul le
btIbreutt de la chambre,, je crois qnuAi'l est,
plus que jamais& nces'aite d'engagr la'
iambre A consentir i- ce qu'il soit pr-.
;senti une adresse S. M., poatr la sup-
l pler-de reconnaitre promptement l'ind(-.
Spendance de -l'Amriqeu meridionale.
,La question que je vais discuter est'
,.4 -la plus grande importance, puisque
1L pays don't it s'agit s'tend depuis le
7' e. degr. de latitude :septentrionae jus-
Sqi'au 41e.' dd latitud- mridionale, et
qii'il. sitrpasse en tendue tout 1'empire
-e Russie en Europe et en Asie. Pit-
siurs parties de ce grand continent sont
itfuees d4irne manire si favorable, que
JaI hauteur' de leturs vastes plains neu-
tralyse. pour ains dire, l'effet du climate
quinoxial, et la population s'elve dcji
: plus de '1 millions d'mes. C'est la
reconnaissance de I'indipendance des dif-
fotens eit s qui se .sontt levs dans le
'Nouveau.Monde que je vex'x proposer
)a chiambre. Je vais d'abord examiner si
Wious avons le dioit de faire cettee re-
conuaissance ; je verrai ensuite si ele
est nDcessaire. J',carterai de la. question
tous les avantages que nous pourrions re-
tirer de la reconnaissauce, parce que
jai'as je ne pour.ais consentir recom-.
mnnder a, la chambre I'adoption d'iio
systme pohitique qu e ne justifleraient
pas les' principles de la justice. La qus-
.tio de droit me paralt prouve., puis-
que persinne ne doute de l'indpendance
de fait de ces tats, ni del'impossibili
ay v trtabtir le poivoir de la pninsute;
imais enirons dan&'quelques dtails, ex-. i
mipnons 'tous ces tats !es uns aprs les
autres, et commne ons par le MeXiq(e,
qui reniferme spt millions d'habitins, et
qui, depuis quarante ans, 'a pas vu
mun setif oldat'espagn1o sur sa territoire.
.1 '


On ne troupe, dans un seld port d'un
accs difficile, qu'une garnison de JO0
homes qui, prive de tout scours ex.
trieur, sera bientt force de se rendre.
Dains la province de Guatimala il n'y
a'pas un soldat espagnol. II en est do
mme de la Colombie,. depuis la rduc-
Stion d Port-Cabello; et depuis treize
ans Bunos. Ayures exerce tous les droita
de 'independtance, sats qu'on y ait faith
une seule tentative pour intervenir dana
les ,affairesintterieures, quoique depois
I' tlisseinent de son, irdlpendance, -il
y ait eu trois changenmes de gonverne-
meint; mais on1 salt aussi que jamais une
seule voix ne s'est fait entendre en fa.
veutr de la mer.patrie. Au Chiii, on ne
voit de troupes espainoles que dans une
-ie A quelque distance de la cote et
depuis quatre as ce pays jolit de i'in-
d&'pendance. Je sais qu'au Peron ii y- at
sept ou huit mile Espagnols et un part"
favorable a gotverrin ent de la In.In
stie; mai4 vous senitez, milords:, que'
cette arme ne pourra-janmais re.'onquerir
le Prou, et vous savez que le gnral
Bolivar don't le gnie a tabii l'ind-
penrdaice de la Cooombie est Lima.
Comment 1'Pspagne, .dans sa positioQ
Sactuelle., poitrrait-elle singer irtablir
son, influence dans, un qusi vaste pays
qii jouit de.l'independaice depuis tant'
d'anines?
A. L' spagne p'a ps plus de 10 millions
d'habitans ; comment suptoser qu'it
puisse soumettre 17 millions d'Ai'ri
cains? car sur les a~l billions qui fo
ment la population de l'Amerique niri-.
dionale, 4, millions appauienn.ent au Br.
sil, tandis que la population du Portu-'
gal qu'on pourrait leur opposer ne
s'dleve qu'a 3 millions d'inmes. Je crois;
,avoir prouv, d'une nianire assez vi.
dente iimpossibilit dans laquelle se
trouve la peiinsulel espagnole de jamais
soumettre son influence l'Amrique m-
ridionale. Voyons naintenant si ces nou-
veaux tats ont assez de puissance pour
entretenir des relations amicales, et.pour
conserver leur indpendance. Sans entrer
dans des dtails miutieux, je rappellerai
le language de 'aimbassadeur frangais ,qu
,a excit en moi une vive surprise. (et
atbii sadeur a declared qu'il ne cone.
vait pas ce qu'on entendait dans les
carconstances presentes, par une recon-
naissance pure ,et simple de l'indpen-
danice des colornies espagnoles, puisqle
99cvolownes itiut 4rchirees par de guer-






( 3 >


r civiles, i T 'ex ta3t pas de gotfer-
nement qui eut P'apparence de la stabi
lit, et qu'une reconnaissanee de 'ind.
-pendance amricaine, dans cet etat de
choses, ne lui paraissait qu'une sanction
relte de Panarchie. Mais si ces aceu -
Ssations de I'amrbassadeyr frangais ont pour
base tetablissement des nouveaux tats i
a inickains sur des principes qu'il n'ap-,
: prove pas, le grand seigneur ne pour-
iit.il pas porter les mmes accisationis
'tntre le gonvernement fran5ais, a cause
d'e la charter de: France 7 St cependant
"oh comparait la Colombie 1 beaucoup de
paiys qui ont la reputation d'tre civilises,
t coniparaison ne serait peut-tre pas
-fvorable': ces derniers, puisque pl>usieurs
tats qui sont si fiers de leur civilisaiion,
: pourraient prendre la Colombie pour imo-
dle. Ce deinier gouverneinent est tabli
-abr des piincipes qui seraietit approtuvs
pat I chambre elle-mnme, puisqu'il re-
pphe sur la fortune et les lumieres.
: l)antis-ce pays, qiion dit dchir par
I-aharchie, la, police n'a pas eu besoin,
de4pis quatre ars, d'employer un seul
asidat; Pesclavage a ef aboli tous les
.^iyfats naissent libres. Ces t esures doivent
Pouver la: chambre que cet tat a
failt les piur< g~iands progrs Jans la civi-
station. Quand la itabilit de son g6u.
vernenment, on pourra jugei" par l'tat de
son credit. Nous savous que le prix de
es-effets- pubtics est entire 67 et 82,
tandis que les bons espagnols taient sa-
medi entire 18 et '2. Si l'on m'objecte
que ces bons proviennent d'une dette con-
tracte pat les corts, je rappellerai un
ritre emprunt lev par le roi et reconnu
par lui. Cet emprunt, qui ne trouve
pas d'acheteurs' en' Angleterre, est a 5~
A Amsterdam tandis que le gouverne.
ment anarchique du Chin peut lever de
P'argent - 82 dans tous les pays de l'Eu-
iope'. CoiTitent cet ctat de choses .t-il
po autoriser les etats eiropens nious
proposer d'agir de concert pour calmer
les passions des Amricains mridionaux,
aveugls par |'esprit de part, et de
chercher ramener a un principle d'union
dans le gouvernement, soit monarchique 1
ah6it aristocrattque, des peuples partni les-
quels' deis thries absurdes et dangereuses
entretiennent I'igitation et la discord ?
, Ces tats' olt-ils umjimines assez de
stability pour s'arroger le droit de reeom.
mander aux peuples de l'Ameriqueg m-
ridionale des gouvernemens monaichiques
-'*u aristocratiqes ?. S3 V'on pe ut j~uli


I'intervention des putisances -europinnseg
dans les colonies de l'Amnrique mridip
nale, il est heuretx qu'il existed dans ce
grand continent une puissance qui ales
miies, interts que les amricains mt-
.t.idionaux, et qui rsisterait A touted ten-
tative' qui aurait pour but de changer la
forme des gouverneinens des nouveaux
.tats. Si les pui!ssiaceseuropeivnes don-
rient 'exemple d'une pareille intervention,
ionr ne pourrait plus lui assigned de li-
Smites, et en voulant changer les gouver-
r-n.emens, de 1'Amrique, mridionale, elles
Spourront se troiver engages dans tuu
:,lutte contre les, Etats-Unis de l'At~tri
-que du Nord.
< Aprs :vous-.avoir demontre qti fe
Srionveaux tats sont : indpendlats f '
; qu'ils ont assez de force pour conser-ter'
leurs relations amicales avec les amttre'
puissances pensez-vous, milrds ._i
soit necessaire' de reconnattre lur if6r
pendance ? Est-ce un droit que vous ..-
yez pouvoir contester et rejeter P? tai
ce ca, ce serait la premite foi* q aurait refuse de recoinnatre un IgoUvir-
nement etabli de fait ; car la chlttf.
bre se rappeliera sans doute que 'Aa-"
Sgleterre a recanu Pindipendance det4
provinces-unies long-temps aeant 1 Espa-
gne, qui n'a cqrnsnti faire cette recon-
naissance qu' 1' poque du trad de West.
phalie. La ehambre sat aussi que le d 'u
de Braance fut declare roi de Portigal
en 1540, et que 'annce suivate Charle'
ler. conclut avec ini un ttait:, par
quel i' teconni.ssait le gouverneiinti por'--
tugais comme extant de fait dans4.a
famille de Bragatice. Dans tois les cas,
milords, l'ett d l'aancien monde exige-
que P'Angleterre adopted mr nouvau sys.
theme politiqUe; it he fadt pas nous ave.-
glerr sr inotre psitioih l'gard de l'E.
rope; il n'est pas vrat que nous ayout'
la mme inflnce qu'vant la revoiutioa
fran aise. Avant cette poque, la politique
de 1'Angleterre tait de snunir qtiel-
que grande puissance de l'Europe, aiA
d"'tre en position de remplir Je r6te
qu'lle pouvait se trouver appele a jouer
dads les discussions qui poirtvient ecltert
dntre les gouvernemens europetis.' 11 i
avit toujours une puissance sur laquei!
T'otis pouvions cortipter pour la conserve.
ton de la balance dti pouvdir, si nfe$.
sair. a Ilexistence du syst~Tre alora ta.
bli; ims maintenant loin de pouvoir
alr d'apris a pareil principle, n s.
V V nosOus pastfl.iasa lel grades pii$L







(4)


sances militaires de 1'Europe se sont re-
u.nies pour parvenir u,, but que l'An-
gleterre n'a pas sactionn, et qu'elle ne
sanctionnera jamais ?
Voui le connaissez ce but et ce qui
prove son importance ce sont les nio-
yens qu'on emploie pour y parvenir. Les
transactions iournalihres tous dv'eloppent
le nouveau systme par l'vidence des fats
eux-mmes. Les diff,.rentes parties de l'Eu-
rope sont au pouvoir des armies de cette
confederation; 1'Italie est s:,umise a l'Au-
triche et 1'Espagne a la France, donc les
gouvernemens de ces deux pays peuvent
&tre changes oit renverse:s par I s puissan-
ces qui les occupent militairement. Vous
savez que les plus belles parties de 1'Eu-
rope pourraient eprouiver le mnme sort.
Ces projects auxquels ou veut sairifier la
balance di pouvoir et I'independance des
nations, exigent que 1'Angleterre cher-
che de uouvelies alliances, qu'elle autg-
mente ses resources, et par constequent
qp'elie porte ses regards sur l'Amerrique
ui ridionale, qui a dej pos les bases de
ia grandeur et de sa prosprit future.
Le noble lord ajoite quielqe, reflexions
sur les grands advantages que rttirerait
1'Angleterre de ses relations corimmercia-
Tes avec !'Anlriqiie mridionale, surtout
si elle reconnaissait Plindependance des
nouveaux ctats; il ajoute qu'il espre
que la politique de I'Angleterre ne d-
pendra ni de cell, de France, ni de celle
d'aucune autre piiissance et que lien n'em-
pchera la Grande Breitagne de s'ailier
avec un tat quelconqie don't eile pour-
rait dsirer reconnaitre l'iidpendance ;
et i termine son discours en faisant une
i-otion don't le but est d'obteuir de la
chambre la presentation S. h. d'iine
ad(resse .pour la remercier de la commni-
c:ition faite aii i)arleme;,It de la correporn-
dance entire 1'Angleterre et ses allits ati
suiet de 'Amrique mridionale, et pour
la ispplier de prendre les measures ieces-
saires pour la reconniaissaince de l'ind-
pendance des nouteaux itats et l' tablis-
sement de relations politiiqies avec eix.
lI1 coiite de Liverpool apirroiive les
principes gruraux traces par le noble lord,
mais i1 en rejette 'Iapplication'; il done
qluelqies details sur le commerce de I'An-
gleterre avecle Nouveat- Monde, et enl
suite il s'exprime a peu pres en ces terms:
Quant la corqute de l'Ameriqule me-
tidiornale par I'Espagite, je la crois aussi
absurde et cliniiriqueq que le noble mar-
quis lui-meme i etl n se rappelant le v-


Suitable tat-des relations entire l'Espagne
et les cooiies, on sait qu'aprs la rvo.
Iition de 1808, on ava'tprvii moment
oi les colonies deelareraient leur indpen-
dance. 11 est vident que 16 on 17 mil-
lions d'hibitaiis ne petivent plus se son.
riettre au joug dle li'spagne; i1 s'agit
dPnc de savoir si 'Cele prelidra example.
slur nous, ou si, r4fiisatit de profiter ld
ltexperierce, elie voudra aggraver le mal.
l-orsqu'en 1808 le people espagnol se son-
leva contre les Fra! nis, l'Angleterre ma-
nifesta le luis vif enthousiasme ; quelques.
perl-onnes vouiaient que l'Agleterr'e ai-
dt la mre-patrie dans sa lutte ; d'autr qui croyaient que la France devait sic-
comber, pensaient, an contraire, que nous
devions profiter tde 'occasion pour nous
attacker les colonies espagnoles. Nonts a-
doptmes un systme plus liberal car,.
en jetant in cotp-dcril sur la premiere
declaration du government anglais, lors-
que les circonstances de ia guerre 'euirent
eti:oitement li a celiii d'tspagne, on v'oit
que i'intgrit de toutes les possessions
espaguoles etait reconnue ; et non-seule.
rient cette reconriaisance ne ftut pas comr
battle mais elle fut merme approve.
ayec entlisl:t-nme par les mrij es person-
nes qui actiielemnent combatt:nt la Con-<
dite du gouverneimbnt.
la suite au prochain rnumero.


AVIS.

FILLETTE GUIIMARIN, marchande en cetti
ville dsirgnt honorer sus engagement envers sea
cranciers, prie les personnel qui lui doivett,, de
s'acq"itter au plutt possible pour l'eviter de les
y contraindre par voie judiciaire.
SEllle iiiforme le public qu'elle a l'intention de
vendre son eniplacenmcnt itu i dns la rue du
Magasin de l'Etat, I ct de ceiii de.Mr. Fresnel,
graiid-juge cet avis avait t dej insr dans la
gazzette officielle de cette vile. Elle en fera bonnie
cormposition moyennnnt du coniptant. S'adresaer ea
sa demure rne Courbe.
Port-au-Prince, le 5 Mai 1824. 8


Nouls avons 'honneur de prvenir le public que
notre maison Charles Lacombe et Fs..Mirambrag
jera continue dater de ce jour, toas la raisoa
de Charges Lacombe, FmiranVis Mirambeaa et C'.
Port.au-Prince., le ler. Mai 1824.
Ca. LACOMBE, F. MIRAMBEAU et Co.


oirtau-Prince, da 'iin jr du Gouvernemenl




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