Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: May 16, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00093
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-05-16_no_20 ( PDF )


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SLE.


TELEGRAPH,


Gazette Offcille.




SN. XX.

: o' :: ",' -"; ., : : ,;.2.ir


PORT-AU-PRINCE, le 1.6 ai 1824, ian .1.
I1|, II L . .. . 11,-L .. .. . . I I1| i L'" . ...


-&N AT DE ,L-A ,REPIIEPIB-IQL,.


1S~WAGE,> AU fT"R }DE NT -D'IHA'IT[.


'Yf rL I Ma urBibl 'Na' a/e> cdu < Port-arL-Princ, 2ei
Itaille 823. ar 20 de 1'Indspendance.

'Ckoy~en: TPrsienit,
ILy'p, rat a la 'faveur de vous kdreiaer oijt ce
i>li ,'le d'cret -rendu dans sa seancn d hicr, reIatif
.k 'deux N'labit'atnns -tbies 'en sucrerie .qui vouS
aot>t ccrdes en tote ppoprit .*u m'ona'de il

'Veuillez agrer l'assurance 'de sa tres-haute con-

,Je Prsident du ',nat,
JW.GU.


`D1tMIET DU SEN AT.
la nation reconnaisante,, Youlant conrsacrer-'Wiine
)lanire -dolenrnelle la 'nymoire des serviees sigua-
ls. que -le Presdent d'IIa'iti ne cesse de reudre a
'Ja patrie;
Le Snat, organe de' sa volont,
Considranit qu', tt de a dignit du people
lai.ten de tiatisrilt.tre A 4a postirit par un acte
aLithenlique, sa,.gratitude envers le veitutcux ma-
gustrat ,qui s1'c.t entirvinent devo'a la chose
,publique;
'A .dcrt, et dcrte ce, qui suit:
Art. 1hr. La propri,t de detrx habitation ta-
,blies en sucreic, prendre -,son r ehoix dans Ics
doniajes de Vltat, est accurdb ', a-sitre de -don
ationa), au Prsident od't~iir, p pur -r uni, en
fire j-ouir et dijposer ainsi-et deJa 'nwn re quilde
,jugera' conve cable.
-Art. II. -Le present, d#cret sers eadreRs -au. Pr-
- $iden t d'H Yitj, po ur a yoir son ex c.uriu ip.
A la 'Nationi,, Natonale ,-le 14~ juillet 1823 ,tan
20 'de l'-Izjdpendance.
'.F.e~'e~1b'rq ..LCIn'oe 'CArJ. 'I)oruui/Ae, E.l"t?', &.rn~?on,
La'tortue, Coquierre-bupiton D^gand, In..-
Dupn uhe. Hogh prsideiztf. V1a&Jet
et : Ga.G;oL seit ', .rcs


`JLtN-PfiEitE"BOYfIt, Pideit dtWti,


.fai "i.eu "'ctit*ogsiSnateuIrs apvee -of re 0esuage
4du 5I .du,;cGtkrant,. I'Pupte ~qui "y clit ,iFh pir
-Wqel'-1le' Snat' e tprime4, i, les,e a1,ires-,oa p{lua
.~ I~rir~ s~~si s.ntAah~iien sht teleYi~iu:r
*sd<.Bnt :d`IHaivi

*a~ppel: ici, dsena lIes.;temps '-dlfifedles *~ik-qus''i-
-v~nst$ i la ;ppeniire-rnuigistratuae'ede FMat, tcMe
no fieut prYb'tnr, eras: I'approbr&n'-vde t-a' cm.eOs-
rieaee' l'esftPee p~BkUqrrerugez ,- i d'aptrZs 4ete oexlwoasiqn
~'de' Inapena~3 6e ,"eIombiea aiznn oeur l pntr!~de
gratitudee, lorsque~ies .w*rnhnes-.pdu -.pre1ier e'wpe
contit-u ine -donnent ,;.spariant Pau votu Wde0 L
natien, id!elataas itmoi.giages 'ide ~4.ir ,*ppyo-
t.bjitivn.
qi~pendant l~e dois le -dire-"ouvettement ,tpavoee
,que kespincapes ,quii4me deigeat-ivyiti wair sbkea
tV'otrelI'ffection ,et vos anffiagns rae .o.ufisen
:grtLtte que> vous 8y?Z. pens 'd-&vir, dcider Yque
;je -recusse, atitte le coneetfssin",:->stoRaletde ino
~jelles, prietr~s. '>Qu la ippib iuerprssp-re .;je
semi- ttcompens-, au d&e, ,de E !'qui ft lebon-
',iteur ,en-. e &inunde En 'effet, -ilteiIer furqu tulne' ',
galr 4',rant3ge i de .coprer tffhvaceninent a
cenisoAider l Jmb,-rt-et 'linil6l*etidance de.t;otpiyy?
Agr<,&z .:;eitoyens Stemlteurs llhbm)1ige.de :.41
-h-brte nsidi'aon i- tc s aquel ier' jlai ,' Vinno ur 'de
-vous, salucr.
-BOVr E1.
u Par 1.'.nfennMt de -la ulate des piP-e ci d'uus,
le public ecouiriia--Fuci>emtrnt 'le. nstuift-qui a- re-
tard' ~ ju,,qu' ce'j,,ur' la piilhic;itin ld'un ,actet par
loquelle Senat > ~'cu 'ddevoir UfPeir ~au- Prsideft
* d'H'Stu- ui n noui'xu- 'tr ognage,>de, laiatWfact4ii
rnationale: -une seulle 'dmarrle que vieitn d fa*e
te. crps, auprs deiS[6 uEx. en a detert4, e d'jtu-
pregaIun.


SITU VEUX <'OBI IR. LA -P X, IRFPARE-
TOI A FAlUE LA GULHRE.
VoH ,une vrile quttiiiiis a 4t transmise par
nos jeres'et que nous trairsiirettrous 5 nos deseei-
,dars : cUe a et .'e,'tpte si souuvent qu'l se qi'eile dcvrait etre cousLaunnieut prseinte aux. yeux














Oes peoFpes.; "Tmas cCnine 11 arrive iiqneque flis
dans la justice de sa case expose celuo .i 1qgilige
le inmtrie a profit ce hon coniseil de la prIuletce
A etre pris au dcpourvu par un ennemi autif et vi-
gilan!; comnie IJiLti, nctre vis-a vis de certaines puissances europ enies lans
tue situation politique qui ne !ui permet pas de comp-
ter sur la duie .iu caimr don't elle jouit et encole
au,)ins de se fier aux apparences de rcoiicilitioi
qu'on ne fait pent-etre broiler ses yeux que pour
lui d robev ,e fatai.fi'let qu'on lui tend, tout haitien ,
jaioux de ses droits, de sa libert et de lindbpeni-
dlance de son avs atcueitlera avec intrt le ta-
blenir que nts alous.lii offrir d(e noi rapports avec
'trai ger.
SDepuis l'poque a jamais memorable oh les hniens,
lasss d'etre les dociles victims de la proscription,
ont procla ,i a la face,de l'Etre Suprie et de
l'univers entier l'acte" de leur indpetndance ils se
sont rgis par leurs propres lois ils ont soutena-
leur existence politiqiie par leurs propres resources ,
et le mouvenient de.lVorgtiiisation social a t aussi
regulier ciez eux que partout ailleurs ; car il serait .
'ridicule d'attribuer. un vice dans les rou:;ges de
"celte organisation les dissections domestiques qui
'out trouble pendant quelques armues le repos dout
ils jouissent el qui ont *t autant P'ouvrage da na-
chiavlisme d'outre-mer que celui de l'ambition
de Christophe. C'tait une querelle (e fai'
mille, ainsi qu'il en survient dans les tats les
'plus ancicns en civilisatiuri, qui a t terminue,
*sans P'intervention de qti que ce soit du dehors.
1ous ajouterons que, durant la longue priode de
'nos relations avec les divers peuples qui nous fi-
quenteut, aueun d'eux n'a eu se plaindre de nos
*procdes a leur gard. Les francais eux-inemesuont
trouv dans nos ports lea changes et l'hospitalit
que rclamait leur con.nuerce; et si nous avions be-
soin de donner une preuve irrcusable de notre
aumourr pour la paix, nous pourrions citer ici la
bonne intelligence dans laquelle nous avons vcu
avec ces derniers. Virgt annes d'une indpendance
absolue et irrprochable u'talblsseiit-elles pas en
faveur d'Haiti une prescription lgale centre touted
revenilication, quand bien meme la raison et I'in-
trt de son commerce ne piescriraient pas a la
France de tenir notre gard la.meme conduite
que l'Angieterre a terue l'gard de son ancienne
colonie, de l'Amrique. Septentrionale ? Et certes,
si l'on corsi(dere les causes qui ont amen la spa-
ration des Etats-Unis dlavec leur mtropole ; si Ain.
leur compare ensuite celles qui nous.0 ot dctermi-
is . preudre une pareille resolution, on sera
forc de convenir qrie nous avons eu un droit p'us
S ituprieux que ces provinces pour rompre le lien
.qjii nous attaclait a la Franie.
A mricains vous vous tes plaints pour lgitimer
l'acte immortel de votre mancipation que le mo-
riarque avec lquel vous aviez signed le contract de
votre soumission, a refus son consentement aux
lois que vouis aviez jug B propos de faire pour
vqtre utility ;
Et il nYxistait mme pas de lois pour les infor-
tuns Haitiens, except celles qui rglaient leurs t h-
timens ou dcrtaient leur mort.
Vous vous tes plaints de ce qu'il a transf'r vos
corps lgislatifs dans des lieux inusits, de ce qn'il
les a plusieurs foi' dissous, sans convoquer de nou-
veles chambres;
Et nous, assimils a la brute don't on nous for-


cait d'envier l'TnrenisIil;it, nons t;ons repor",,u s des
assebidl 'es coniituiijaies qui se fiomaliet sous nos
yeuxi et ii'.yant pas le droit d'eine, nous avions
encore moius celn d'etie lus.
Vous von.i tei pliints de ce qu'il mettait des
o! stac:es l'accroisseiiit de votre population par
des entraves l'migration et la naturalization des
erangers dans vos coutres;
Et nouis victims d'une cupidht insatiable on
toeuffait a sa ntissaince le gprmie de notre gen*ation;
on coinsumait en iioins de dix ans notre pnible
existene sao par les travaux exces.its de la cut-
ture, soit par des supplies mille fois rpts.
Vous tvous tes plaitits de ce qu'il vous a soumis
une juidliction trangbre, c'est a-dire a celle du
parlenient de la Grande Bretagne 1
Helas! nous eussions amhitioun un pareil sort, mais
nous gsmissions sous l'ipp:ressi,>n d'un prjuge aussi
cruel 5jue rvoltant; mais nous dpendions de tout ce
qni av;it la peau blanclie; maisl'enifantt capricieuix d'un
colon plus capricieux encore pouvait se iouer impu-
nieiit de notre vie: s'il nous avait et du moinr
permis de recourir a n'importe q',eile jurisdiction,
ft-.-e au lnout du monde, Iet espoir et adoci l'a-
nertume de nos soiffrances! !oin de :nous tions
Lors de la protection de totes forces judiciaires,
et si que!ques ordonnances, toutes inliumaines qu'el-
les taient, semrnlaieiit opposer en notre faveur u
frein a l'aveng!e cruaute qui nous dciinait, la li-
gne audacieuse ie, nos tyrans rendait uulle l'ex-
cution de ces ordonnances.
Vous vous tes plaints de ce qu'il vous avait ir.-
pos des taxes sans votre consentement; mais on
ne vous contestait ni le droit d'homiie, ni ce!u
de citoyen, ni celui de propritaire; mais votre
indstrie tait a vous et les' Fessurces que vous
en tiriez suffisaient pour '"ous fire vivre dans l'ai-
sance et pour payer les inputs.
Pour nous, notre travail, nos femmes, nos enfaris
ne nous appartenaient pas; iius ne nous apparte-
nions pas' a nous mnimes ; et, sans d'autre contract
que celui qui rduit les chrtiens en eselavtae
parmi les Atgeriens nous tions condamns tre
les instruments passifs de la foitrne des colons qui,
presss de jouir, dvoraient 4 grands f'ais notre
substance vitale.
Vous vous tes plaints, lorsque vous avez r-
sist h I'opression, de ce qu'il a dvast' vos
mers, ravag vos ctes, br! vos villes et massacre
vos concitoyens; de ce qu'il a forc ceux d'entre
vous faits prisonniers porter les armes contre
leur patrie, devenir les bourreaux de leurs frres
et de leurs amis, ou tomber eux-mimes sous
les cops de leurs amis et de leurs frres; vous
vous tes plaints, enfin de ce qu'il a excit parmi
vons des.troubles domestiques....
Eh bien! tous ces ravages, tois ces sacs de villes,
tous ces massacres, tous ees troubles domestiques,
toutes ces abominations, en un mot, que vous repro-
chez au monarque anglais, et une fouoe d'autres qui
vous sont inconnues, on0 les a exerces contre noas.
A quelle poque?. Aprs avoir proclam haute-
menit a Haiti les droits inalinables de I'homme;
apies avoir, par le fameux dcret du 16 pluvise-
an sanctionn la libert gnrale des Africains
et de lears descendans; et quand encore nous nous
tions livrs avec confiance a ceux qui mditaiett
le retou' de notre asservissement, ou notre en-
tiere destruction.
Tel est le rapprochement qu'il nous a paru utile
de prsenter ici, non settlement pour justifier I'acte










( 5 )


*Se notre indpendance, mais encore pour prouver
,que si jusqu'a ce jour on ne nous tait pas l'lonneur
dt, nous traiter comime nation c'est parce que
:empire du prjug est plus fort que cehii de la,
.raisoi, et que les sibcles les plus clairs offreint
par fois des exemples d'errcurs qu'on ne retrouve
pas dans les temps de barbarie.
.On a vu prcdemment que c'est contre les em-
pitemens de 1'autorit du roi Georges III tendans
. dtruire la souverninet et l'initiatle L'~.; 1 rice
laquelle ils prtendaient que les americains se,
saot levs ; cependaut j.msqu'en 763 ilis s'taietit
bornes A fire des rprsintitioiis; mais queiane
lemps 'apres, !or du fameux hill du timbre qui
dfeudait d'admnettre dans les triluinaux tout tire
-et veldu au profit du fise, la resistance cet acte
fut si unannie en Amrique, qu'on s'enmpress de
I'annuler ; on revini nanmoins. la charge, et
4ou 1767 part un novel impt sur le verre, le
plomb, le cotton, les couleurs, le paper peiut et
le thl, qui fut repouss avec encore p!us d'eerg!e:
I'effertvescence etait telle qu'il fallut le retired en
1770, sans avrr pu le mettte r ex cutiou; mais
on laissa suhsister la clause relative -an th, .moins
pour percevoir cet impt que pour pallier la honte
Sd'un dsistemenrt complete, puisqu'en *s'abstint pen-
tlant trois asa d'exiger cette taxe.Enfin, en 17735 la
parlensu~et d'Angleterre s'tant avis de fare revive
ldans ltote so rigueur la perception de l'imipt sur
le th l, Iindignation devint gnrale dans les provia-
-ces de l'Amrique, et des lors 1'insurrection centre la
'G:rand(e Bietagne fat dclare. Aiusi ce que plus
a'un- sile d'inju.tices' et de -iolation de droits
n>'avait pu produlre, -un impot sur le th ropra;
:tant il est vrai qu'une goutte d'eau suffit poar fire
.dborder un vase don't la measure est d terrible lecoa pour es -rois qui competent sur la pa-
tience des peuples !
Lorsqae nous reportons nos souvenirs sur la chal-
me d'humiliations et d'atrocits qui, pendant trois
.sicles., out fait du people haitien le people le plus
maalheureux et le plus avili, comkien voudrions-
,pous 'avoir -a reprocher a nos tyrans .que des in-
justices des empictemens d'autorit et des implts !
A dieu ne plaise que je veuille soulever ici le
-Yoile qui couvre les cruauts sans nombre exerces
Haiti sur les enfans de P'Afrique et sur leurs des-
cenda-s : la 'oix -courageuse de la philanthropie les
a deja sgnals au monde enter: pour nous qui ne
voulons, tout en nous prmunissant de l'exprience
du pass, que cicatriser' les plaies de la recrimina-
tion; qui 'voudrions-voir tous les homes de quel-
que couleur,. de queque religion, (de quelque e!i-
inat qu'ils soient viyre unis, vivre en fires, nous
sommes prts a fare sur F'autel de la reconciliation
le sacrifice de nos souvenirs.
Ce gnreux effort sera t-il apprci par ceeK-
-contre lesquets nous avons co.pendant le plus de mo-
tifs de plaintea? II est vrai que dlpuis 1802, une
espce de -trve a asupendu la lutte sanglaite
provoque centre nous; il est vrai que le com-
merce francais frquente nos ports coicurremiuent
avec celui des autres nations ; mais, est ce a fin
mention de reconnaitre notre indpendance, ou bien
.a l'impuissaRce de nous fire une nouveile guerre
d'exterminaton qu'il faut attribuer cet tat actuel
de choses ? Sans doute si nous jugeons de l'aveiir
par le pass, nous serons, malgr nous, portes, a
aous tenir sur la dfiance car nous avons encore
sous les yeux la fanteuse mi.siur de Lavaysse et


Iile de Ratan 'qui devait tre :poir nous le rochet
de Sainte-Hei1ne ; car nous n'avons pas encore
perdu la trace de :tous ces messagers occultes
qui senb!ables A des mtores de sinistre prsage,
paraissaient et disparaissaient, toujours avec dea
propositions inadinissibies -et injurieuses pour l'honi
neur national; car entin P'agression perfile des fr-
gates francaises la baio .de Samana, oi flottit
l'tendard de la libert, fait encore frroir nos
caeurs indignation.
Couvrons donc d'un crepe paisa la statue du
pass, et consultons l'oracle du present pour con-
naire nutre destine,
Avant la guerre de 1823, nous po0uvions con-
cevoir que le besoin de laisser respirer les peoples
et d'affermir le pouvoir rgnant par la libert et
l'arnour -ds gouvern6s, apporterait une utile mdia-
tion entire l'antiorit absolue et le systine libra.l
et qu'en tuodifiant l'un par 'autre, on perviendrait
A faire le bonhetir,et la gloire de tous; nous
pouvions alors tire la consequence probable que
cette .reconciliation des principles mis en opposition
entr'eux par la revolution tournerait galement a
l'avantage des 'nouveaux Etats qui se sont consti-
tus dans l'Amrique; mais depuis que le monstre
de 'inquisition s'est assis sur les tours de Cadix,
du haut desquelies 1i domine toute l'Espagne;
depuis que l'opinion pubhlique nous a rve que'
l'ancien continent conspirb contre le nouveau, il
ne noUs tait plus permis de nous fire illusion
sur ce qui touche nos plus chers intrts. Aussi
la proclamation. du Prsident d'Haiti prremire
sentinlle de la libtbt de ters concitoyena, a-t-elle
.appris nos ennemais que la nation haitienne tait
debout, prte 1 combattre ou signer la paix.
Cependan(, juique l'l'horison politique, tantUt
couvert de nuages orageux, tantt par d'une
douce srnit a'offrait qu'un spectacle d'incerti-,
tude aux esprits tendus vera les vnemiens; mais
enfin le bruit des armemens de la France,. lee
cris de nos malheureux frres de la Martiniqae-
dont on rive les fers ou auxquels on arrache'
avec violence quelques faibles attributes de li-
bert, ne nous annoncent-ils pas que' nous dyvona
moins pompter sur Ja justice et sur la bienveil-
lance des autres que sur notre propre 6nergie,.
.que sur notre iibranlable resolution de dfiendre
nos droith?
Les lettres que nous recevons les gazettes qui
nous parvienineit d'Europe, nous confirment dans
notre provision. Dans les unes ou parle.d'utn
banque colohiale qui se charge de faire tous les
frais de la guerre contre Haiti, sous le benfice
d'en exploiter pour son compete les ierres pendant
vingt ana: dji le plan d'attaque est arr,,.... It
ne reste plus que executionn. Dans d'autres on
announce que les denres de la Rpubtique sont
maintenant assujties en France au mme droit
d'importation que payment les denres des posses-
siors trangres, c'est-i-dire non l'ranfan r ss sans
doute pour nous fire croire que c'est le prlude
de notre reconnaissance commie puissance tran-
gre aussi mais daos le fonds pour mettre des
entraves a nos dbouchs en les surchargeant d'un
insp6t nouveau. Dans d'autres encore, ce qui 'estCr
plus extraordinaire on affirnie que l'ordre a tt
donn aux douanes de France de n'expdier les
hbtimens de commerce pour notre ile que sous
pavilion franl ais.........
Nous ne rejetterons pns entirement ces nou-
velics, p.,rce que suivant un vieux proverbe, il











S4 )


7;'y 1 'a 'p' J 7 ~ `- f, 1aisP6ii I1;on2tlclxl
as ?e iamposhis, fu, ids'(r1lner
!du dne -e S. '1. 'T. C., ios ajo"urii-oiis d'y
ejouter enficre crdyat'ie juwqu'A ce que noms en
CiS'bi 8",uis une l4Ire.uvelpltis- e'idehte, 5du weibs
pour te 'qli- 'onctrne f'rffre 'de -eete baiotie co-
1i'orlelie *l le fait'du pi. iln' binr 'nols iptitr;ons
1T el iasidtr de ldre ici que bdus ivons trp
one opiniemn de' a justasse d'e-'prit 'et de la r
>U *~'ie 'Loiis ':XSIE11-, tpetir -pe~~sr squTil -aurit
pjr donner ce dernier ordre, sa*s 1'4rtitiment de
le ''pottre :sctm.nde qi jUidqiAA' preaent na Imas;tnene
t1 i pour ne ~pas nots servir due aitte ',-terffie. rEs
e~W, 1bpiigfl1S4OY ncius oilWnes 'mutuUerntnt enii
m "depuiis 1814, le eofmrce finCaii
par tui i:pnihaiat :de':n'etre go4fl'rnelneint' vtrs I'oui-
si uu 1-d.ss, v~rs in rti.pr.ch.nm. nr ?s*' nir, a 6t
recu adans' n'ts .'p&ts se*s 'ptwfll';i'in mo sq-i~; maP~i
crt, diinisiWn ti'a 'perin"etig: e la 'fice des,ehoses,
'eltiahrire qte Li Fr incc a 'oujours 'cbns e'rve l's-
poir de notis'eotim ,ttrr. Pt qie-de: titu4re coi-nos
yvbns'ctdiseive le rit dettOtus dfeiillre. Pair 'quelle
'neta-niorplioi-.e n4iire 'MIlu 'qUb e;iproqiie d4,spara-
fralt-il itins obtavASti(n preaabieY? 'On *ne peti,
sisferiidie nuignlorer ibaun s n'admiettr-os, le *rsa-
villm blla'c da, nots lpurta jqu'hu ant 4qu'on recoi-
iltba la Ikgiumiy di irr, el que cezsw rktitune, poo-
a$i8i ;inidfreC ,~ qeye-'de le 'faire i'-l)tter icimIns
.botre cnstnLM, ent. 'Si lonc 1S. M "T. C. etst dlla
l'ititention ccmntmin n reouIl'a Insinu, derkepa-
tr Its tort.r de a Tranree la ratre 'gautd
bn irj ique s. a ninri'res, > 'louttb lle -pant iafltt-
ent des ,tolns, lW dUtourne nt du *Pai --sentitr qtri
tal pedt tener -- ce but louzrhle; 'Iais si au COL]:-
tiri-e O 'veut fire ce qui s'app,le *#tgir*me t
Ie 'p)s de .r-kmrte et nuus .rorrpre. 'dllnertivemnet
'la latice len visire -le -moyei mis eii avnt estiln-
-ernie,x .nMs'ih est-l bonoriible'? Pourqoi, 'da-s ce
Idehic cs, ne pas fiocis '4clarer ouverterent so
~~pjl,,, ~cddiiine n'.us7avons dclav l 9btr(-? Pur-
qu,)i :bcefte Iruge irrtigine du~pc tit fi4s me, S-Louis',
~ibie 3e ses cioyeisy? Qu(uoiqu'il e-n, soit, *ne belle occa-
-tnn- sk yaut ti, la p.g adtr de ses pr.inces . en ~un-
Idains:sn discours d'oiverture dee 4a chanibre
des d&pii4:s, 'que le temple de la ,guerre &li4t
tire ferm par la reconnaissar ce des t'ts,'des deux
Arnit-quies qui ont 'plroclcti4 leur -iidpendance et
"qui en jouiss-ntirguliremen. 'CCette declartufon
'eLt idipos sileneea ces meutes coloniales, -avides
dutia-ga'g 'Afriiairntet d'une cure, dtn jIl le par-
tit.gtti tcertainenient pas les perils; elle ct 'dis-
:aipe les' allarnres du coniuerce, et fait respirer les
upIV leks 'qui au milieu des carn.ges, de Bellone,
,"Yalisdilt 'znialheurcusemept' pour eux la 'f-bie -des
'-den Sita'reux- et Irles gi-enouilks 'quand ila 'necom-
'^butten pas pour leur propre, cause. NSus avouons
tA ''gre que ce discours de sa major se'L. C., dans
eqteltun ne nous a posfca t C/honirzarde paous
'on+mer, ne detritit pas les apparences d'une gctir-
~'re confre Miaiti; et si S. M. y pafle des affaires
de l'OTieft, des Amerques esp2gnioles et portugaises,
"',est darns un styie si anmbigu que les, conistitutionnels
'i --du nouveau-monde doivein; craindre le 'sort de ceui
tde la vieille Europe.
M.1ais 'ii rous appartient id'arratvher 5 nos
-esmemis le 'triorphe -auquel ils aspirent ; noire
catkse est sacre. Qu'aucun de nous pe flchisseAde-
'va iv ls alimes, dont on Poius nenace que l'anmour
de la iatr.e, que la conservation de bs fanjiles,


d;e 1obsl"mrPr ~e notre honnur. 'fleist--nlliei4
e lnous unssent plus fort rnent que jnesis ati tour
de l'etendatrd de i'im!ependance; en ~un mot vei-41*
lons 'toujnurs tre 'libres conipme notis le sommes
depFiis 20 -'aus et nous serons :1'ine c
x, ...... ..,
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Pe"r '1eo nd(vulles trangeP rraichrt-me-t. ar-
,6es ,toat finus 'nniryce qtte la,,Frantre. sana ard
a Yl'tcde 'qu'a fIite Nap"lon, 'lt 'c&ant a jim
@ulsioin 'des eoolns, 'a atine 'qeralntn-quatre "'6T5ar-
$aux !de 1ge, et's'bppr*te 4 diriger cntre`'noi
jne; etattive; 'd"aj'n ladtte ci6t i'Ws "diverses letrt

firmRent ,qu'on !,y W'rie 1b auuoup e "( 'a
Sdot>rce 'de 6&tre 'Iid4lndoanye t W"un ~aiU de
ffinpze4ce erftr-e"ib ril'ux !Etas. "'Auqiil ,ds"dernc
bioriter >foi? Jt tcrstq'il' est'plus pil'en eplwphs
polirfqiie de, srrter ^Ala, p1fenllre-verion,. en'.e
que 'prcaitinn est r&e -de tfcret. ,que po@r
rvoir' une borine'pail'xil 'I e -e' a ire ruil- g ri-rr t tL'-uq0i 4n'lst 'Pain "da in-
sohbW? 'qkie. 'e 'd'bitent "ts gens de'c ln me'Ct
frameidis pnOir 'toVt"toltsi t'le ittr prOfit jisqu"'a
k'rner 'iTfti*,nt pOque ,, Alaquelle lis ,sern't
;qkire 1 en- disent: rk! a 'foi dus tis bMm4
V1n 'WYe' nous '?n bdou'eu, Ii us, fIu'tquels
'le: 'dWtioument 'ir~ipotte be..ueo'1, plus fi, cons~e',
d'tI.' Ius teir ~pirts A 'tl rnt 'NoYma
'Stnyniies lk th "'s4ir; priYi'otutr'u\ sucuniie 'l~tte ; 'innuj
feriona ',toUs -Ses' sactfi-evs 1tdcrs. Aturnneur, pt
'reeueillir en paix 'le 'fruir i.tsiteix "aies 'de

'mt'mqrler, n i4*s 'tr-ouve'a, :4*4n"da's les 'circna..
t1incs `fdorahl@ s 'ide 1,1802 M"als au 'nVileu 1~
-toLits +m ,fOrnie. .,tct. , qti'ff lr i~j~.i h
tier debout contre la tyrannie.
Rin derts d riux t' de pluos'idicile qae 'nm-
c-phse avec lequtil des ; sprhts saai s t
~'enLis OfAner 'I eI'rdre d'mpttt'ier 'd 'l'r4Mnir sils
pavlan.frt'en0lia les btimes ck'stitWs,'pm'ntr Haf~ifi
-et l'ordrn dnce 'e'kvoqant celle: dnfe'rai'ire qui ad.-
mettuie lEs 'les ts nos, n1t da'rofit8 dlls rbtrris
'franiar,ses. C'est 'bern 'pior en'dornlr, Ceux ui
'kinsa se Juiner la'peine d'approfonfir'dne ,nmatire,
sl,rttent ,A la spr-flcie ,, pare", qlelle, Jouit 'a
''lers pl-~ .j. (t de In (run.-; Bis' polis 'peu 'qUtbn'rtrt
-tache surces aces T6'--l scra.reor-di ;>ons sena
~et de 1a' rPflx'ion, !on 5apper9it 'imnti:qe,
--sans avir Pirealbaenierit rtecannu 'ctrre indhpnt..
idnce le 'gbuverncnentt frarnjais -he ,ptutec, pcrder
!ici -Sous s.$n pavllon a rnmrins -qu'il :h'it -la
bdhhoivie ide peiser,' quje contnbrsirn 'nas
'principes lA~niotre -Rysti'ne- poWtique et a'>x sisr-
ni' ns cosicrts dans njbtte borstritiion 'nus g e-
'i'ibtis' Vssez tjibies pcur 'fZerreTrles yeux atur Cette
innovation 'sUacr,,e, ot q''ii ti'ernivrae cettteinei-
sre 'cime l'x3pdient le plibs;propre 'a eatrainer
la reprise irtimdiate 'd s lliostilitt ; 'on 'btlit -la
convicijon que 'ce "ert pas pI>Or VXcepter BHalti
du hombre ,des colon es frtiycises mais ibien
potur p:oder au plus gfand profit du fisc qtie
l'ordonnance 'des TdJiifies' a slyti-on pein et'eti-
'tier effe.
Polirquoi >chertcher a tabuser,'sur notre Ynitsable
itLialion et, voir les oibjcrs sL15u un 'autre poWit
de vue que celui'ffert par le' Imroir 'du 'pass,
surtout quand mille nuovielles ,pry-'uves viennent
'lO'us convaincre que 'kas 'coins 'ont totIboLru les
SUPPLELMENT




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