Title: Telegraphie
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 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: March 7, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00092
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-03-07_no_19 ( PDF )


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LEl


T L LE GR A Pil E


Gazette Officielle.




iN XIX.


RORT-AU-PRINCE, le 9 Mai 11824,, an L

I * * * ** * II . .I I I [I I II . . . . ...ml I II *.. . . . *l


I NT.IE R E UR.


DISCO U RS DEUX.
Les Franjais.
',D SUPPLICIrS.
3Sur: les Sapplices.

L" E ETiE! O,patrie! idoles 'des coMrsnmagna-
tnimes et .gnreux! V-otre int-t seul peut me
iforcer de rappeller a la memoire ides 'hommnes,
'-des firfai-ts que:je voudrais, pouvoir, ensevelir dans
la nuit profonde d'un ternel obbHi pour 'honneur
de l'espce humaine! Maisaiahaine' eati--ol tante
Sq'u'injuste ide.,oas. noaInemi, .me force, de tout: dire.
Je les dirai donc ces terribles' vrits. Je- les rap.-
pellerai, mes compatriotes,, poor les mtttre, en
garden contre'les sductions ,des nichana, et je
ferai: mon detvoirde, cit-ryen, quelque pnible; quit
soit pourmmon coeur, cpmnet-bomme. Les hommines
de toas les climmats .qui -sentent dilater le leur,
aux doux noms qui nm'inspirent et lqai ,veutleyt
pour les..autres hommes ce qu'is voudrairnt .poar
eux-mmes, ipprouveroot. mes mqotifa; :je' ddaigne
le suffrage des autres.
Je.ne commenperai pas *le ;long rcit de -mes
.malheurs, Hiitiens mes frres! depitis leur ori-
gine; :ce soin sera renpli .quetques. jour par 4e
crayon de l'histoire, avec plus de loisir tt de ta-
lent.
Je ne diecuterai pas non plus, la justice de
nos droits? ce serait suptrflu dans-ce-sicle clai-
r; et depuis I'immortel Contrat sociall de J. J.
Rousseau, le genre human est en pobs ssion de
see titres de noblesse -qui ne se ,perdront .plus.
Le plus fort Abusera encor; du plus faible, jus-
qu ce que celii.ci trouve les moyens de resis-
ter efficaceiment a son opposition; mais i. ie -sera
pFus tromp sur ses droits inalinibles.
Je ne parlerai pas du.constant rtfus 'des colons
depuis Louis XIV, de mettre A execution le Code
Nouir, parce qu'il etait stipul que tous les sujeti:
libres du Boji de France, dans les coloni,-s, joui-
raient des mimes drotts que ses sujets d'Europe,
et que le sort de 'esclave ne dtvrait plus y.tre
-a 'arbitraije des colons; ni du refus formel de
ces colons vains et incorrigibles d'ecuter le
decrt de la convention national ,pour la lberti
ginerale. Ni du supplice sur la roue des 'Og', de
Chavanne et des inniombrables vietimes de la fu-


riwar iaviigle d-s colons. A Prpoau 'de el'barqum e
:-mnat /des hbmmes de coiult ur sur les portano, oi
i4Us -strent neufI mois et d'.Ii orn es choisissaitt
covmme dans un vivier de canuibales,, pour Ies coa-
duire Pux f-upplices, aptes avgir" pralableient
massacr le plus grand nombre, sana disinctioi
d'age:-ni de snxte, dans les rues, sur lea habit.-
*tions, dans -les maisons et ,juques dans' les glises
,o nos malheureox frres courrain t dlietcher
contt'e la. furtutde Jeurs, eniemis, uno asilel 4u'ils
* ne trnuvaient' nulle pait 1on es tuai partout avec
lam nie in4iffrence; que I' n tue les- chiens.,.dans
les paya o ces-animaux fsont stijta A a .rage
iydrophobique.
:e.e nie vous.parlerai pas d. ddiffrents concordats
qu'ils ^nt fits avec nots, dans ces trmpa affreuu
*.ds q'irl8 t trrot voyaseat les arthaes A la main i
*en tat de nousa ttfendire, poir nous persualder *"
les quitter;et' iolant de nouvsu ces traiies en se
Sparjuratlt, 'aussi-tt ,qu'ils croyaient ;potgoir le fairit
'impminment.
.iJe ne iparlerai ipas non -plus de, routess 'les .per.
~fidies qa'itls ont constamment empl!yes pour"nous
disunir et nous fire turner Qos aYmes. ecortre
noiis n.ies; -aciant trs bein,,que :nais omines
.invincibles tant que nous sammes unis.
Je.ne dirai:rien de tous les intriganrs qui'ilh one
envo 3s parni nous jusqu'A Hedonviile, qui ipar-
,vint .A ferced'astutes de mensonges et .de'ruses
perfides, A jetter te brand -deux de nos chf:fs qui auraient du ppour nutre
bo!>heur renter toujours amis.
I sera. bon,,' nes chers concitoyens, de :,nus
arrter .ici un instant, .pour profiter -de la lIcoi
utile-que nots a donne-.cet venement dsastrux.:
comment Hdouville .parvint-il A exciter .la desu-
nion entire lea deux theafs indignes ti unis .avanr
cLtt c,p,.6qu ? en jettant dans leur Ame une dfi-
iance ntituelle! Ainsi, mes frres, apprenons par
cet tKenqple mmorable, par les maheurs qu'il a
fait toimnbr sur nos tetes; 1.Q. turner cortre nos
ennemis cette deanve qu'ils cherchcront sans doute
de nouveau nous iiispirer les uns centre les
autres ie conseil d un enneii ne tend qui' nuire?
*2 tnumeo danaos et dona ferentes: d (oQnneer touft
notre confiance, ti nos 'fs, a leur ouvrir nos
Cteurs dans toutes les occasitns cmmnie nos
,propres peres;, is ne s aient vouloir Lrs malheurs
de leurs enfans Owar~i qui bruel mqman cochon.,
c li qui bridl plitte la yo toute De leur c6t ii
rnous traiteront de nmnie ut n'auront jamais rien de
cach pour nous; te mystre est mdre de ld d-
jiance et des si< :on-s! plus Vette coi:fiance roi-










i 2


air""! r'Ira garsuleP, plu noi? srrns frts, s r
tloiis rnos crtenaoiis pourront notis nuire. Si nos
chefs; Toussaint et Rigaudten avai-nt agi aini ,
ils aurai.nt chlss Heto:viile, nous n'aurions ja-
i:,?is .u cette guerre civile q ii nous a fAit perdre
30,0)0 h'onmmes, et les Fra-cais n'auraient pas de.
l ruit la fiear de notre population en 18t02.
P:i'sant sous since 10 annes dsastreuses de
note revolution., je cmi;mencerai done le ri-cit
es,"c.',c' it le lab!ea.!ii en masse de la sci.ratesse
td" nos ennr *de I'e.p':ditiu tfr:!9cise ious les ordres de Leclerc.
L'armne fianiqaise aboria nos cotes, dans le
moment. le pius f<.vor.ble pouir elle; Toussaint
Lnove'ture detest a cause des pro.criptions san-
guinaires que les colons I'aniient excite a fire,
aures la guerre civie s'tit alien le ceur des
Itgi~~lene qui ainimient d'iaieurs A se criire ,Fran-
Cais, et qui croyaient le gouverrnenent de la m-
trdpole fi-anchement librale envers etx Qi ne
i'aurait cru de m&nei en liant les proc.laiii;tions
et aitres docuimens mans de ce tgoivernement
et des grruux de son arnie? VoUis t,.s gatx
e et ilbres devant Dieu et devant les homnmns a
disaait le ler. consul Naplon ; au bas de ra pro
carnation; e eenez nos frers, volez dans nos bras,
venez y recevoir .:e baiser de la paix (~t de fra-
(t ternit disaient ces monstres :figure humailne!
et c'tait pour nous touffer qu'its nous appilaient
dans 1 lurs sins peifides avee cette voix tfinte
d'amiti 'fraternelle En fin on ne fi!irait p.ts si
P'ou voulait retracer les paroles niensongres., toute
Tlhipocrisie ,avec lesquelles ces cambales aff.erux
imitaient le language de la pluss douee philan trtpie*
til on voit le serpent veniineux se cachant, saus&
la feuille, imiter le ch,tit des innocents oiseaux ,
ptyr en faire s proie! lis aff ctaient de rpan>dre
a gr'mnds flots la lumire sur I'authenticii de .tous
I'a',lroiis'des homes; ils nus disai.nt sans cesse avec
fmn tn de vrit.qui aur;it s.dui' les ages eus-
inrmes: n Cmment voulsz-vous que d/-s htmmes
qui doivent tout .A l revolution. qui combattent
depuis tant d'anniees come vouas pour la li-
t bert et les droits sacis de l'.omme, de',ienrnent
u les instrmens d, vos mnisres -t de votre esola-
vage?. Nous les cri.met sincres come nois et
nous nous jetirmes sans reserve d-ns leurs 'bras
,perfides'? O Frahncais! que cette confiance en vous,
nous a cout cher.! mais nous en ,soaines guris
ponr toujours
Nous les recAnmes doic bras ouverts come
nos frres et nos liberateirs cidulit fatal !..
Nous courunies a eux de toutes parts; quelques
troupes dans le Nord et le brave Lamairtinire
au Port-au Prince opporrent seuls une lgre
r.istance et suivirent bierrntt I'exemple du reste
de leurs concitoyens, en se rendant ces Fran-
cis qui ne parlaient que de paix de fraternit, et
de libert; et trois mois apres leur arrive, ils
taient paisibles pussesseurs de cett'e !le superbe.
ls ne se cirent pas plutt les inaitres qu ils
or'dornnrent notre dsarmement sous de spcieux
prtextes: et nous reveillrent ainsi de l'assoun"isse-
inent fatal caus py notre trop aveugle coifiance,
et dedaignant que qu'ils croyent dsormais utile, ils le jettent et
,e mnuntrent a nos yeux tonns tels qu'ils sont!
Nous vimes avec une surprise mle' 'itffroi,
des tigres, des panthlres et des serpents hideux,
Sla pace de cvaux qui n'agu&re .avaient parno
Sos yeux trompes, ts homime s le pius vertueux


et les ph1s 'm-n des. T!s .se jettent av-nc 'ri, nri
.leurs nombretuses et patisibl-s victims Les potence
et les .rdha/audrs s'clvetnt de toute part a i.oJ
yeux et se ch .rgent 'd d brisk hurnains. Ces ins-
trum s ns de niort, rmalgr 1-ur multiplicity, serv lit
trop lenteineit A Jleur gr, leur solf ardent dI'
motre desirucicon; -ls y jolgr.ent le feu des fnurs
Li cL/hux, I.s J/imi'galio:s suI.ireiuss bls n,-yades.
I;s Lnitint une ii-o!ente iroinie au dernin-r soupir dle
leurs victim-ns ; i:s t ert chacune d'elles de minle north
d:tn. le -up!pice tde sa tfinme die -,es infants, ensuite
i1s la torturn;it de mille maniies encore ; ils lui
efincent des cious sur ses 6itulettes et ses de-
coratiins ,nitair.s et se jouent ainsi avec les
'agonies de la victim en prolongeant cet affreux
piaisir le plus longternps possible. (1)
Rochamlnteati Ipur prelud'r au Port-au-Prince
a ces plaisirs ibomniiables, invita les fiminm s indi-
geii-s a un bal; O invention digne d'un monstre!
O rafienlnent inoui de cruaut! '.a .teture de la
salle prepure pour ce bai de maurvadls augure-,
tait de cuil pa-smi d'ornemens fmnebres! Les
maih ureuses conviees se trouvent mal en y entrant;
les satellite' du nmon-tre les forcrent d'y roster,
et quaid elles sont toutes arivees, i1 leur dit,
en riant que ce bal tait donn pour honorer
leurs prochiunes funraillis.
.Rien n'chlippe A leur rage forcne! Rien
fa'interesse ces monstres altrs de notre sang! ni
sexe, ni Age ni vertus. Ceux d'entr'eux mnme iqut
.ont le nimieur de donner un dernier soupir A la
piti, sort devors; ils disent hauteien't q'ils
veul:nt ldetrnire la ;poput nation entire pour en
transporter une nouvelle de I'Afrique qui n'ait
jamais eatendo prononcer le mot sacrilege et de-
.testable de libertM.
Ilignieux et insatia'bles de nouveaux supplies,
les c nnibaies de Nantes et de Lyon sant a bout;
ils ont epuis routes les tortures inventes par eux
et leurs dignes associes, les colons:; niais ces der-
niers, honteuK de ceder. se battent tes flanes de
rage, et il en sort des degues monstreux et fe-
roces Le monstre des colonies frimit d'ine joie
barbare ce nouveau succs et son esprit dia-
borique invented un supplice qui tonne les disciples
des Rubespire lis s'avouent vaincus, en cdant
la palme ensanglante des forfaits aux colons ct
ceux-ci jaloux de mriter une victoire coniplette,
apprttnt leur chef-d'ceavre de cruaut 1 Bient.)t
ces dogues .sont sti.es a l'usage abonilable auquel
on les destine! ULne dite siavarnnent calcule ir-
rite encore leur voracit naturelle. lls s'empressent
d'inviter toute la vile da Cap au spectacle af-
fitrx qu'ils vont donncr leurs amis; tous jus-
qu'iux femmes .( un sexe qui ne parait pas fait
pour de pareils plaisirs ) y accourLnt en foule ;
et voulant dans leur rage impie braver jusqju'
Dieu lui-mAme l'emphithtre est (lev dans la
cour d'un couvent de religieuses; un banquet (de
chair humane sans doute ) est prpar pour ces
monstres ; on se prcipite on s'empresse de
prendre place
SBarbares excuteurs! spectateurs farouches!
(dit l'eloquint auteur du Cri de la Nature ) Quoi!
la saintete de cet azile n'a pas suspend vos des-
seins criminals!. L'ide d'un tel supplice n'avait
pas glac le sang daos vos veins!
Mais le signal est donn, et dja le -patient
est train en pompe vers le fatal poteau. Conimm

<1) Mort du gnral Maurepas et sa famille.










:-r, dans cet etat de nihiiit on rcdouta qu'un
mnir'acle d cicl s'op,,rt en sa fave ur, il est forte-
:ment attahe et pour ainsi dire clou au grbet.
Aussitt des "piqueirs actifs agacent lear meutes,
le.s cxcitent es rifdiaminent, t.intt en ,.s rappro-
chant, tafrtt en les eloignant hi-bilement de letir
-proie; quand on s'st assur que la rage d(is
'ldou es est son comble on les lache coiitre
Tl'hoinne drvenu leir piture. Li iialahelureox qu'il
est!-ii avait deja sbhi to.s les g'nres de mori
la seue ue e de ces trr. yants pryparatifs!
SAu ninme instant les clhietus, d'autant plus
.charns que ihur ardeur vait et plus long-tetns
comprimne, s'lancent sur Ihtr cure fondent
a fis. sur toutes Ies parties de son corps ct les
dilacerent .qui q mi-x 'mieux.
O so ffraices tron epnore prouves! o attentat
d'une nouvelle espce contre 'huminanit grand tdie !
est-ce donc pour . re aiisi' torture que tu as per-
mis .qu'une portion du genre liumain fut transplante
sur cette te.re! Ah! ntous le sentons, n;us sonm-
-nes forcs d'en fire I'ave ; sans le principle con-
tsrvateur que tu ai identifi dans ros Ames, sans'le
:pouvtir que tu as remis A l'ingnieuse fabrication
de nos- mains, nous aurions acq:u le droit de re-
voquer en doute ta justice et ta b,,nt!. mais re-
venons la scne dchirante qui se passe ta'vUie
*d'une'horde de cannibales.
En vain les cris de Fhurminit aux abois, oit
invoqut le ciel et la terre; en vin une voix ex-
,pirante soliicite la pitii, vines clameurs! pri-es
ls uperdiues!'la pidie!... Elle a fui de cette contre
avec sa populatioul originele, les eurupens s'en sofit
depouills en passant le tropique. La pitie!... 'Elle
ne saurait ha'biter, certe-sainte emanation, aux lieux
ou la soif :pas aux u.irpal.t-iir aux destrtimteurs de l'Afri-
-que et des deux lndes'a ressentir, ses douces mo-
tiqns-, nime alors qu'ils sont vengs.
:Enfin le martyrr, succonibant sous l'excs de
'ses maux, adresse au iel -unrregard eloalient, de-
,venu la. lecon .-de ses concitoyens; puis son crae
;s'sffaisse sur un sein dcharn, et les *votes c-
kestes s'entrouvent au deraner sotiffl de 'ie innocence.
"' Dtracteurs de notre cause hommess hblns.,
ou trompeurs ou tromps-! si-vous aviez entrevu'ce
-sina desoss, ces menibres pars, ces lanbeaux pal-
:pitants, ces chairs .,eurtries et 'triiies par des
qquadrupdes carnassiers ; vous ne parleriez plus de
,ves bons traitements! vous ne seriez plus tonns
du just droit -de reprsailles.
Tant que notre me -sera encore susceptible
de :que!ques battemnents, nous mous souvindrtons
,de les avoir vus ces muscles ciiotracts cItte tete
profane, cts dbris tous sanglahs dposant conire
les auteurs de inventiono; sanb cesse iis poursui-
'vront notre pense, ces yeux mourans dr ta vic-
tiane o se confrndaient, en traits sublimes., lex-
,pression d'un t1urment audts.-us de. trr s hli-
unaines, l'aiiguste appel ses seiihblbles outrages
d,ins son individu, la certitude d'tre venge sur
la terre et l'espoir d'tre recomnpens dais les cieux.'"
Tant de barbaries, d'excilionms movies nous Hyant
forces de. nous :jter dans ies boi.( continue le ienie
alteur ) le cri de la vengeance a rsonne de tote
parts. A -cette noble rsuiuion les spul)tcres de nos
anetres le sont ouverts, leurs ossem ntsspoudleux
-ont tresailii: vengeance! ont repondu 'les tombeaux
'et la nature entire ; aussitt ses enfans -fletris ont
,iMtre *l'tppresseur.t l'opprimie: -au croisement Ules


baonnettes toaite hie imsainaire de sipri'it"f6t
de couleur .a disparu et hommee seul estrtest.
Voil-, o Haiieins, times .frres une legre es-
quisse de nos malheurs passs le miroir fidle deo
cruautes que vous prparent de nouveaux-les colony,
morns que leor esprit iingeniedx nial fire,
n'ait trn3v quelques combinisons inflernales., poir
nous exteri)i-ier d'un seul coup, s'il russissent
jnits nous nu ttnir encore une fois dans leur3
griffes! s11 vont soyons en srs, tout employer
.puur nkiua sdire Ruwes, processes, menaces tous
les moyens leur sont bons 'lis .e demandent pour
le moment qu'a:voas i'nspirtr un peu de confidence
s'ils y parviennent c'en est fait de uius, 6 ha-
tiens 1 Leur poison destructeur t subtil s'introdura
'de suite dalns vos fibres par F'attouchement impur
de la mrrin qu'ils'vous prsenteront en Signe d'amiti!
Amitr'des co'ons !.. quelle profanation grand Dieu!
d'un nom si saint!.Aniti daus le vocabulaire de ces
mnonstres, est le noim ie la perfidie., des supplies
de I'esclavagte Plutit mille fois letIr hine! mes
Se.(c'i'-' a-i; nuis n'av~ns de salt A esprer avec
eux que dans 1'tat. de guerre Si jamais vous pou-
viee vois oititier assez pour votis fier A ces irr-
conciliables enneniis, ds'ce'inoimeat vous tes per-
dus s'ms resource.
Quel est I'espiance de tes 'hQmmes pervers?
'd'avoir ce pays ppour colanie! quei est leur ternel
moto, eelui anqu1 ils ont'tout sacrifi ? .point d'e.-
clavage'ppint de e Ain.si ;lonc, cIzhrs atmis nois yo, pringa mtioyre
passd petrdfi'a Ainsi-done c-guetre'ternelle aux co-
lons! n's ynid rian T 'fire ,avuc eux, que les j.tru
Sla mialin.
DJinau-e otie nos enneoisw! Urnio,- in issola-
ble parasiwl0e e.trfis d'tladitid!
A.-L. D.


'Plus on rflehit au :pmphhlt lhta e
par le foliculaire de la Jamaique centre
noire gouvernement .et la nation ha'i-
tienne plus on prouve d'indignation
centree un procde si revoltait. Kti effet,
ouire que '. E. le lresi(deut ine se seit
jamais de ces terms giossiers et solda-'
tesques qui sans rien ajouter la fer-
miet du caractre, ,ni I'lnergie du dis-
cours ne font que prouver la honteuse
cole dans laquelle on a dt lev, c'est
que ce chef jaloux d'ouvrir par u
trait de ignrost -sa nouvelle corres-
pondance avec le tres honorable vice-arni.
ral Hatsteld, ,et comptissant au sort da
capitaine dpouill, ne l'avait mand par
devers lui que pour tli restituer son b-
'timeint *et sa ,cargaison -; ce qu'alors ce
-deinier a refus, en affichant des pre.
terftiots irnmodres. Je le demand i
T'etre mme le plus patial et le plus -
prevenu contre notis est ce dans une
telle situation de coeur et d'esprit que
S. E. le :President qui proftsse d'ailleurs
de si beaux sentineus d-'umanite et de








,( 4 4,)


soeddration se serait oublie ,au .:point
ide :proumocer gratuitmenei t r'injure 1a
plus grossire contrlee duc -de Man-
c.hester., don't :a reputation a jete paritot
les ipius ibeles fleurs,.et u dnt .t'xquise
,urbanit ,et les esttinables vertus sont
:,ai venues jusqlta nouspar iune, tradition
.aussi chre ,que, fidAle. -
'Non 'seutemeut ;il test iinutIe itl
serait :mine :,aviiissant de' Cchercher
a plus long-temps justifier ,l'innoeen-
Sce .ca'oinie, inais encoae it existed .uas
;fatx materiel dans le ,Pubic 'Advertiser,
,c'rest qute S, .'E. :qui iposseie assez ,bien
i'tanglas .pouu r le ;eomlprenire la .lec-
'ture., nf 'enst pas assez ve*ra pour ,sex-
primer en cette klngue.
Qui ne. vot. que ,ce jounrtalste ,j g
,>la datance de ,lfle de 'la Jnafm~nkie.a ,la
'tiotre assez honte poun .qu'l :aitt pu se
permettre de ilivrer un :libre cours :a ses
genti'esses, et, td'cpanoiir la,,rate-de ses
; partisais? II -ferait heau le voir, en .qutre
bateau'., arriver ici -pour, y receiver .le
just salaire de ses .espi eglriie;
Ahl que droit comnie un I sesenutant entrain,
sCe.faquiiii oudrait bi n n'awuir pas dgiiiue
.Qu'il maudirait .t'ulant, o .sa pliuue imprudente
SE~hala le, ,veini .d'uine it de iapbdetl! '
S ;Flortant, au gr desvvepts, tt aMazc et.abhoc,
.Au haut du plus teog ni.t, il.se.verrait au.croe,
Et dirait en faisant une laide grimace.: '"
2Enfin, :la. farce est joue,, ,t je slis daijs la, nasse.


-sc-_iaae _i~-wi


,Secrdtaireri-Gnrdle,,


Le pnulic est pr'enu, en verto d'ordnr'de -S.
.E. le -Prsident diHa'ti,,, quite alination des do-
J.maines pationaux,, rest suspended jiusqu' nousevd
,ordre, except pour les dlpartemiens dt :'Nord et
de l'Artihonnite oz .la eute es biens de .l'tat,,
Smentioans 'dans 1'Arrt de-S. E. en.date d i :
j anvier 1821 continuera d'avir son ,exction,
En consquence il ne sera .fait par le gouver-
element tuaeae,r ppse ea demands ,d'acquisition
,d'immeubles, .contraires aux. disIositions cy,.dessuu.
_OWt- FrPiciq, le 6 mai 82-4,,an 21.
',tle SecrhiW-GIne'GrNt,l
B. JNGIK>AC.


Wu1lsfipprenons qu'une.glisevient d'Jtre conslruile
,a:;'Miiragoane on il n'en.aaait jamais exisi :elle a et
.baptisee, avec pompe -ous, le t om de StJean 5de
o Miragoaine. ,
Nbous ferons remarquer, .cette occasion que ,rl--
gr les grands :i enenmens qyi ot. agit le peulle
. ehaitien depanis f'aete..soleanel. de son indpeidanie
il >'a jginai;,.perdntade.vue cequ'il devait au oulte
d.de .dea: durant les ,dsordres et lefferves'enve
apme, des dissexitions; civiles

. \ -


AV.IS Il VE S.


'FiLLT:r CGOUIMARIN, ,mar~6hNinde .en cette
.ville dsirant honorer 's ".giagemens envers ts
cranciers, priie les persnnesflui. ui -doivent, de
s'ac quitter aI plutlt lpos>bFtepour ttviter de les
S:y cntraindre spar -oie jadiciir.
'El e informed :le pblie qi,'elle a T intention lde
,vecdre son' .enplacnuent ; -sit diana la rue :di
.Magasin del!Etat, iaet de celuii de Mr.Fresnet,
;:rsod-ju sg zette .offieielle de icette ,ville. Elte en fera bonna
Scompo0ition a4.nyennaat du ,comptant. S'adresaer ea
a demleure rue Courbe.
~Jort-anPrince, .le;S Mai 1824. ;1


:Mam ne VeVtwe, Lmard : invite les. personie ,iLevaientparticelitrenaenti son maria ,. 'se prsenter
.en l'tude de Me.:Dugu, Notaire,,rue des Mira-
ecles pour ,y solder leurss competes; come :aussi
.elle irnvite egalement celles A.qui :fea Mr. itinaril
,pouvait devoir personnellement A produire leurs r4-
.clamtions chez ledit Notaire 'Elle eroit devoirfixer-
aux unes ct .ax aurres le diai d,'n.mois computer
le: ce jour, afin de prendre un:parti. .cc t gard.
iPort-au-.rince ,'le. 2 Avril11821.


'rFhonneur de prvenir ses coacitoyens qu'il donne des
lJeons de langues frangaise et latine:.i enseigne
:asBib lee lrnens de-la langue.,grecque, la rhto-
Srique, la logique, I'hirtoire, la gographie &c.
-S'adresser rue- d belair, ancienne mnaison du cm-
missaire Georges. .2


* 4Poit-aauPrincelte l'imprimerie.,da Gouverement.


~iphe, i. prqftt 'des mo nres romens dec caTm
pour reliever les autels:. battus; et anjourd'hui ena
core,'que la, guerre menace de s'ancer de erop
sur' nos pai tbhes rivages, :nous voyons dans cha.
que commune les haitans concourir, par un zele pt;
des dons prcienx,. a tout ce qui peait rendre a U-
rligion de ntos pees son antique splendeur.
Les Hatiiens s'acquittent t,'un deyoir lien douns,
sans dante, lorsqci'ils fout f(imer l'encens de la re-
qui brisa leur esilayrge, qui protegea leur saitite
nancipation, et,qui reserve sa.ia-i e pour ant-
antir ce.ux qui voudront atteoter .a os droits,
Snotie libert, .. notre :in .protection divine se mnanifeste avec 'tait d'clat ed
far,eur des entaus d'H~ti ces, derniers n'ont ces,
. de Jeur it, de .s'ern rendre digues .par la pta-
i tique des vertus sociales,, par l'ombli :les injures
passese, et par 1'obseivatio' exact du droit des
,gens; orn peot die d'eiu :avec reason, qu'ils ne
qonit gpuiss que par l'amowr., u juste et de, oB-
nete: aussi.a quel degr de fltcei et deconsidera-
,tionii e .'tivet-ils pas aspir ceom~e nation,,
quand les principles moturs de lurs actions soat
iDiea et la patrie'?


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