Title: Telegraphie
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 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: March 7, 1824
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00091
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-03-07_no_18 ( PDF )


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LE


T~ LEGR AP UHE


Gazette Oftciielle.


No. XVIIi



PORT-AU-PiRINCE, le Q Mai 1824, ain 1.


EXTERIEUR,L


Ltdres, 3 Fevrer,

E, :parleIent a :t otrC rt bujourd'hui
,ar commission, la sant de S. M. ne lui
permetta.nt pas de P'ouvrir en persomine,
iien qii'elle soit beaucoup aameioire.
V ers es deux hebres et, demie, les com-
wnisstiresroyaux, ;is lords Liverpool, El-
*don, Bathurst, prirent lewtr sige, enf rt
ibe, tivant t'isag,
SUn -message .fut de suite envoy a la
:hamb-re des communes, pour la prier de
se rendre a la barre de la chambre des
airs, efin d'titvdre le discours de S.
1i. Qielques miiumtes apres, le prsi-
dent, suicide beaucoup de membres, se
prt senta . la barre.
Ce lord earrcelier fht lecture, en ces
t ermes, du disconrs de S. M.
Ailords e.t Me.iseurs,
** S. M; nouis ordtmrne de vons-exprimrnT
son proF.nd regret, dee ce que son ii-
disposition f'empche de se rendre en per-
isonne au milieu de vous; ce serait pour
8. M. u~e satisfaction particolire, qnue
de pouvoir vous feliciter tir la itosplrite
du pays. L'tat du commerce ihtcrieur,
et 'etranger, s'amiiore de jour en j~tr;
-une aetivit-sans cesse croissante, dorine
la vie t.outes sortes de n-intrifi(cttirei ;
Paugmentation duiirevenu est tell que,
,non-sealenment il soutient le erdit public,
et qu'il proiuve q+te nos resources n'ont
dimiinP en rien, mais, encore, ce qui
est p|i donx au creur de S. M. que l'ai.
.sauce: s'est etendue dans la masse de ia
Sliatron.
L'agrieu'lture se relieve de la gne
tju'elle avait )rouvfe; et, par la sele
action des causes ttuidrelics, elle reprcid


Pti, b peu l l rang qu'elle duit o^cruper
armi n les, brands nttrts nationaux.
,Jamiais, o n'a vu briller. dan's ton,
tes leg classes de la riatioft. un esprit
dordr plus satifaisant, rija sentiment
plus just de la prosprit don't elle jouift
VLirlatdd, qtTri, depis qudl a t 'objet particulier de la sollicitude
de 8. M., dorne`d noinbreu4k .envtes
d`^ herat lon ,ii et S. M. ep&,ee, Paidef
de vo4 mins, &ssidsw assurer le buwhefrt
d cette paitie dai reyauffie.
S 3. M. iotis ordlarrien, -de psltsi de
*0o(;s 4<. croire nue les, pirogrs de noire pro,&pri
%tit intnuree, ne serort pas treobrls par
Ja ruotnre de la paix avee- V1tirtagIev
,S1 &'l.M corrtinue recevoir dr ses al-
liis gnira1e#nen-t de tomi' les priacs et
-ats, le5s assurances, de fetri vif disir de
cnesmrvert et cu4tiver leris relations d'a-
rniti ayee elle ; et 8, M. n'uruettra riet,
de ~n ct;, Itj ru,,,Jwle loigneT tutes les causes de di- -
sent rnent, et resseret encore les fiets
qu unssent les& rJtuons la Grnde-Br-

41 Le r negodatiattyrq cmtnrntinel dipnis
gi 1k0ng11tetnp4 pirr 'a b"ssadetlr kanglais
Cobstantiiof j ponr P'irviangemere des
,diff.-,rend6 etitr Ie L iRtie e x Porte.
sollt prts, eCinirme 'espe eS & M, ,d'a-
voir ine ssui frVorbie.
Une convention a t condefim ettre 9.
Ni. et l'trhlptrenjr <*'Antriheb pi'i re r-
glemtent des rk4tanlatrotis partictillres, de
t'kngletere 6tir li edu? d Vetin. S. M.
a coini; fle ciittrpte sutir votr gsistance
pijur i'execiltioii de q!rtqttesl-uns- desi r e.
sures qTi y sont stipulees.
Avec qtieTl:ne -anxit qe S, -Mi. ait
cherche'a nnp-cfrer le corniineefi1t dhe










( )


la guerre d'Espagne, elle est tous les ours
plus convaincue que la strict nentrlit
qu'elle s'est dtermine observer d s
ce dbat, neutralit que vous avez si cor.
dialement approiive, tait la measure la
nieux approprie aux intrts du people.
A I'gard des provinces d'Amerique
qni ont d clar qu'elles etaient separees-
de I'Espague, la conduite de S. M. a
t franche et coussquente; elle I'a tou-
jours ouverlement avou a l'Espague et-
aux autres puissaices.
S. M. a nomni des consuls pour r-
sder dans les principaux ports et places
de ces provinces, pour la protection du
commerce anglais.
Quant aux measures ultrieures, S. M.
s'est reserve d'agir, sans que rien geti t
son choix, et suivant les iirconstances
dans lesquelles pourront se trouver ces
pays, et ce -que semblera exiger I'intrt
du people anglais,
Messieurs, de la chambre des com-
iunres,
S. M. nous ordoane de vous infor-
oner que les compnes de l'anne sont prts,
et vous seront mncessamment souniih.*
Les points nombreiix sur lesquels,
dans les circonstances presents, on a dis-
tribu les forces navales de S. M., et le
besoin de renforcer les garnisons des Indes,
occidentales, ont rendu inevitable !'aig-
metrtation des forces de terre et de mer.
Cependant S. M aime a croire que,
malgr cette augmentation de depenses ,
il sera en votre pouvoir, une fois que
vous aurez pourvu au service de ltaiime,
de fire dans notre systme d impt, des
arrangemens qui apportent un peu de sou-
lagement a certaines branches importantes
de I'industrie natiohale.
Milords et Messieurs,
S. M. nois ordonne de plus, de vous
informer qu'elle n'a point oubli le dsir
exprim par la chambre des communes,
dans la dernire session, de chercher quei-
ques moyens d'am;liorer la condition des
ngres des Indes Occidentales, les infor-
snations ncessaires vous seront soumises
i cet gard.
S. M. espere que vous mettrez toute
votre attention a la discussion de la pro-
position qui vous sera souminse pour l'a-
rnlioration morale des negres, en eten-
dant les instructions religicuses, et en
employant divers autres moyens qui me-
ment graduellement au mme but.
Mais S. M. vous comniande de mettre
-,.~ans la discussion de cet objet tout le


calme et touted la prudence, qn'l m "rite.
Faire naitre des sprances exagrees dans
ceux qui soot I'objet de votre hienvedlan-
ce, strait une conduite iussi funeste A
eux mimnes qu'A ceux qui les emploient.
S. M. compete sur vous. Vous vous rappelle-
rez que quand it sagit de coiriger un sys-
tme ancien et compliqu, et de la scu-
rit'd'un grand nombre de sujets, le seul
woyen d'obt-nir un bien rtel, d'eviter en
meine temps (daggraver les mauxancins,
c'est de se montrer fidles observateurs
de la justice, et de.temprer le zle par
la' prudence.,,
Le president se retire ensuite, et la
chambre s'ajourne immediatement.

--- ---

INTERIEUR.

DISCOURS PREMIER.
Des Frantai*.
-L'amour sacr de la patrie, de la liberty et de
la justice m'a fait crire ces discours; puissent-
ils non sruilement mriter l'approbation de mes ehera
concitoyens. mais celle ae tous les patriots dl
universe s Puisse ce sentiment sublime me tenir liei
de talents! et puissai-je, en I'unissant toujours dana
mon coeur et dans mes crits aux saints principles
de la morale universelle, qui .devrait kt'e le frein
de tous les homes civiliss, mriter l'ehtime del
honntes gens de tous les pays !
7ls devront se rappelgr, pour me juger avec im-
partialite, de tous les maux que ce pays a soufferts
depuis 30 ans de rvolutions; de la longue tyratnie
'de ces hommes connus sous le nom de colonel, qub
I'intrt a demoraliss A notre gard; de notre p-
tience pousse A bout par des ciuauts tonjours
croissantee, et de leurs proscriptions sanglantes et
sana exceptions; que la ncessit nous a mis les
armes a la main; qu'a force de courage et de per-
svrance, nous avona conquis nos droits si long-
tems usurps, et que nous aimons mieux prir tous
avec nos femmes et nos enfans, que. de les perdre
encore; que nous connaissons, par une longue et
pmble experience, toute la mchancet incorrigiblt
de nos ennemis, leur astuce, leur ruse, et les piges
qu'ils pourraient tendre A notre bonne foi, si sou-
vent trompe par eux; et qu'enfin nous sommes d-
cids a ne jamais plus leur accorder la moindre
confiance, ni le plus petit droit en ce pays, et que
cette rbolution est unanime, calme, courageuse
.et irrevocable!
La population de la Rpublique d'HaYti se com-
pose de citoyens don't les una, par leur Age, cor-
naissent, par une douioureuse experience, 'attrocitd
du systrme colonial des franpais et don't les autres,
ns depuis notre indpendance, ou trop enfans ava)t
cette poque memorable, ne connaissent ces atro.
cits que par tradition.
Mais cette traditioii a presque autant de force
que l'exprience des ancient, et peut-tre d'avan-
tage; parce que les maiheurs prouvs par les peres
et mnres, raconts par eux A leurs enfants et
grossis par imaginations presque toujours susceptible









(5)


('ex*gretion, surtout daus le june Age, les front
paraitre plus grands encore, s'il est possible, quii
la ra;it; ils se nourrissent ainsi, ds le berceau,
de la haine de tout blanc qui paraitrait arm sur
nos rives; la voe d'un tel hommet rappellerait de
suite A son imagination exalte, le fouet et les tor-
tures inliges A ses peres.
Quoique ces j unes citoyens, par les raisons que
nous venons de dire, et par les nouvelles conces-
sions acquises depuis notre indPpendance, tellers que
OPesprit de iatioanlit et de proprit, ainsi que la
pleine jouissance du droit de la libert, que mmus
kne pouvons dattr que de cette poque, non si I'oa
,veut de la liberty politique que la masse du people
.-'approie peut-tre pas encore, mais de la liberty
civil; quoique, dis-je, par toutes ces raions, nos
juniors citoyens soient au mroins aussi patriots que
lears wnajores, et tout aussi prts a mourir plu-
tt nmie fois que de se soumettre A la domination
fran aise; st est bon, dans les circonstances pr-
sentes, ou nos enTen'iis vont employer tout ce que
I'astuce la plus raffite a de leurres et d'amorces
pour cherchetr A neus tromper, de rappeler leur con-
duite passe aux haitieins: voil le sujet et le motif
de ces discourse.
Ce a'est pas qu it y ait rien a craindre des menes
perfides qu'on inurra employer contre notre ntio-
ealit; elle repose sur des bases trop solides et
trop bien senties par tout le people pour jamais
ohanceler; mais c'est seulemeit pour sauver des in-
-dividus que l'ignoraace, la vanit et I'ambition pour'.
raient perdre Si, malgr l'exprience du pass, ce
livre qui revle l'avenir a ceux qui le consultant,
ils se laissaient egarer, ils seront de suite tranchs
par le fer national, ou leurs i.embres pourris tomr-
iberont d'eux.-mmes dans le nant, repousss par
la viguer de la saeit de notre corp social.
Les Haitiens son; loin de vouloir imiter l'injustice
tent A asntre nation, parce qu'il a plu au >eigneur
de nous donner une teinte de couleur diferente 1
la leur, et que aous ne voulons pas les reconnaitre
pour nos naitres de droit divio. Nous dclarons so-
]ennellement, au contraire, que nous ne reconnais-
sans pour nos ennemis, aais pour drs enn-emin aor-
*ls que les colon et Ieurs adkrents. Nous sommes
en paix avec le reste des homnies, que nous re-
connaissons et traiterops en frres, parcel que Dieu,
motre pre common le veut ainsi. Nous sommes en
paix avoc nous mnnmes et avec ce Dieu que nous
adorons; nous obirong, avec la plus humble sou-
anission et amns murmure i ce qu'il plaira sa pro-
vidence de nous envoyer, persuads qu'il nous trai-
tera toujours avc. la rollicitude eclaire d'un bon
pre, eoit qu'l permeate, pour nous corriger de
nos vices, que la verge du nialheur nous chatted
encore, soit qu'il veuille nous redresser par des
aoyens plus doux, en nous comblant de sea be-
ndictions.
Nous savons parfaitement, par une douce exp-
tience, qu'en Eurape o( les peuples n'ont pas le
inalheur d'tre corrompus par le souffle enpoisonn
de l'esclavage, nous sommes accurillis, aims, A
'gal de tout autre iomme. II y a plus, jaliux
qi'ils sont de leur propre liberty politique qu'ils tra-
vaillent ardemment A recouvrer, leurs coeurs deve.
mus pius susceptibles par cet amour sacre, les font
compitir davantage A nos maux; et quand, pour un
moment, ils se mettent A la place des malheureuses
victims du system atroce et barbare des colonies,
i!s s'impatientent de leur lenteur a massacrcr leurs


mattres avares et. cruels, et a recouvrer leur qua-
lit d'hommes libres. lts sourient aux efforts heu->
reux des candidates de la liberty dans le NJouveau
Monde, et les rey'ivent avec acclamation dans le
rang que la nature leur avait assign.
Mais trop peu de ces philanthropes europens labor.
dent nos rivages, ou plut&t, ii semble qu'un sort
malheureux les atteigne en y arrivant, et change ab-
solument toutes leurs ides. L'ignorance et un vai
dsir de consideration sont la cause de cette mta-
morphose tonnante; I'homme de mrite, sr doe
parvenir A la consideration par sea talents et sea
vertus, ddaigne de se servir de moyens vils, qui
ne donnent d'ailleurs qu'une consideration phmre -
les hommnis sans mrite, consciencieux de leur in-.
capacit, s'accrochent A tous les moydns pour par.
venir A se c.roire quelque chose, et A le faire croire
aix autres, quand ce serait au dernier des hommes,
et que cette croyance ne devrait durer qu'ue heure.
Et ce ne sont pas gndrwaement des honmmes de
mdi'e qui nous viennent d'Europe! Le peu der.
Las-Casas que nous avons eu le bonkeur d pos-
sder parmi nous, nous ont rendu justice, nous ont
aims, et nous n'avons jamais : ingrata envere
eux. De tl la tyrannie dee eta'diene connus par'
I'pithte de Petits-Blanca sous Yancien rgime ,
et la haine sourde et non moins active qui existe
encore aujourd'hui entire les nationaux et les Petit-.
Btancs europens que le commerce, ou, pour mieux
dire, sa lie dpose en ce pays, les frangais sont,
de tous les europens jui frquentent nos border,
ceux qui fournimsent le plus i cette classes, pi.
I'identit d-'idiie; de li ces rapports trompeurs,
donns sur nous au ministre frangais, par des hom-
mes aigris par la haine et avetigls par ignorance
et i'amiur-propre offense; de lI les fausses esp-
rances de nous asservir par la ruse et l'argent, etc. etc.
J.e gouvernement frangais, tromp par les colony
et par toutes les donnecs qu'i a eues sur ce pays.
( et cette archive doit tre volumineuse, puisqu'il
exige une deposition de tous frangais arrivant d'ici,'
sans computer celles des espions et gens d'affaire di-
rectement A sa sold, et don't la justice divine e
t plus svfre A leur gard que la n6tre ); ce
gouvernement, din-je, sur ces fausses donnes, a
tabli I'espoir chimrique de ravoir ce paya. II pense
pouvoir fire accrrire une fois aux haitiens que son
systme de colonies va clianger en notre faveur. 11
nous pernettra encore une fois de respecter notre
libert, notre indpendance mme. II veut seulement
contribuer A notre bonheur, en nous donnant la
protection de S. M. T. C. qui noul traitera come
un bon pre, par son commissaire royal qui habiters
parmi nous, etc., ou qielqu'autre cante bleu de
cette force, que nous serious assez btes de croire.
Pauvre ministre!..... Grands diplomiates, a~ez-
vous donc oubli que totes vos ruses south uses
avec nous? Pouvez-vous bi n croire que nus ayonn
perdu la memoire des perfidies de tous genres, et
des cruauts inouies avec iesquelies nous avons (o.-
jours t traits par vous ?
Pensez-vous sinerement que nous soyons assea
idiots pour prter l'oreille A vos sductions, tandis
que vous laissez nos frret de la Martinique et de
la Guadeloupe en bute A toute la rage forcene de
vos colons ? qui paur le crine irremissible d'avoir-
ptitionn la chambre pour l'adoucissement de leur
sort, viennent d'tre tus, masacrs marqus an
visage, leurs biens confisqus, et deports.
Le guvernement francaim peut-il croire que nous
ayons oubli que ais trres de ces deuir ile avaieut












rt& "iancip awve naus par la civetion natio-.
nale, et que ce bienfait leur a t retir ?
,'De oqiil front vient-il nous'dire aujourd'hni qu'il
'veut nous bien traiter, nous protger, et que nous
ne puvoens tre heureux que par lui ? Qu'il fa~se
T'essai de cette philanthrdpie nokrivelle, et louable
6s'll l'a sur la Martmique et la Guadeloupe, et sur
ses sujets d'Europe en leur rendant *le libre exer.
icie de leur libert? Tant qu' nous nous lere-
mnercions infiniment de sa bont etde sa soliieitude;
.qu'il aious laisse seulement tranquiles., ,nous tilarons
,pas besoin de lui pour tre libres et heareux.
.i Etpour prouver au minister de France et aux
C;olons que nous avons bonnie mrnnoire noits ,d-
rouleronis leurs yeux, dana le discours suiwint,
I'extrait sommaire de tout le Imal qu'ils nous ont
fauit, de tautes, les ruses et. les peiefiiies qu'ils .*nt
egployes dh puts 30 ans, pour nous tenir das mle
plust affreux eselavage; et aous ionirlurons -.ce dis-
co.urs par un proverbe crole-: CoHirn qui cou-
temrai- mangee .poule boignin g li, la mang o "a.
toujiuurs,:,, ct 4isant ces messieurs qui nous eroi(rit
si crttudes, comme les .ats de la fable au chat
qui s'tit.enduit le scarps de marine pour tes tromper :
-ktet as beau tre ffrine, q.uand .tu serdia ac ta
ne~ mir .tromperais pa's ,
A. L. D.



4Arrt du Tribunal de Cassation de la 1~publique
d'Hai.ti

Al NOM DE LA REPUBLIQUE.

rJxtrait des regiyres du Tribunal d Casation de
14 aidublique s ant au Port-au-Prince.

Ce mardi vingt-quatre Mirs mil-huit cent vingi-
quatre, an vir initeme de I'indeperidance,
Le Tribunal de Cassation, reuni extraord'inaire-
1, it au' lien le ses audiences, oit taient prsena
le doyeri J. F. Lespinasse, les .iiges Djeat, Abeille,
Basquiat et Neptune ainsi que le substitute du
cinnmiispaire du gouvernerient Granville.
Deibrant sur le pourvoi en Cassation fait par
M4e. Jols-ph NMI.ul;n, dfenseur public, au nom de
nationn Liralotiit ,. soldat de la garden da gouverne-
ment, domiciliy en cette ville, contre le jugerment
rendu par l T"iib.ndal Civil d ce resort, dans ses
4ttributii,'ns crini-Iclies en date du dix-sept octdbre
iii hilu cen siigi tiro', portant condannation cinq
nr.es de travaux forcs centree ledit nomin Sanon
]Lf fntant, atteint et convaincu de ,ol de planches;
lequel pourvoi portant pour griefs; violation des ar-
tiples 2, 4, 9, 10, et le deuxime alina de l'article
3. titre 6, de la loi dii 24 aoAt 1808, it gale-
ment viblAtion d'un'airrt de l1 cour de Cassation,
dcu 15 niars 1818, de l'article 388, code pnal., et
40 du code d'instruction criminfrll.
E.ntendu le rapport du juge P. Djean.
Oui les conclusions du substitute du coimmissaire
u gouvernement et y ayant gard.
Caotsidrant que d'aprs l'article 421, du code
d'i,isruction crininelle, les eondamns. mme en
inatire correctiinnelle ou de police, a unie peine
important privatioa de la libert, ne seront pas ad-
iis a se pourvoir en Cassation, lorsqu'ils ne seront
as actuellenmet en tat ou l'orsqu'iis n'auront pas
t MIs en !ibert sous action.
C sridtrant que d'ipts le certificit td concierge


die la nidrrilis nd'aii't, en- diate do nhi'qn'nr. e-i-
rant, l e notrm Sanon Lafontant, tzolidat de la -arde
du gouvecraement s'est vad des prisons d? cett
vlle.
Le Tribuinal, par Ces nyrotif., rejette le pturvoi
en Catsufion fait par Iedit Saon Lafuntaut., Con-
tre le jgeniertit rendu par le tribunal civil de e res-
sort,, en ses att.ribtinns criminel.les, le dixsept
octubre mil ;htiit ,cent virigt trois. potr par lu pro-
nomer eur ses foyyi cria de Cassatimn, aprZ..qti'ise
.sTa demis en tst de detention,; ordanne.qu' la .di.t
ligence ti tmWietre pli avrt sera ieu-voye su gi, id -u!e et qu'extralt, en
sLia insr da"s la gatettei officielle.
Pronovnce au Pajai%, de justice du Tribtinal -,d
Cassation les tours nioas et ar tquqe de 1 isutre, part.
ign ii. Fs. Les.pinasse P.. De3ean i F. -Abvilley
Bmsquiat, Nekune ct t'B"spirn gitkfi,-r.
Caiteonhne




Deux officiers, l'pe 5 la "naim, vidaiient IetUb
1differet,,.t. I'`n ros snunragnrjrd. qui, den'iire urs
Lu%ssQon-, 7ait (le Y^e.er 5 certain liesoin de Ja.
riat4rei aty~rt vers eiix, e Ofre .tiinant son 4 .'-
nement e, r.~lc, t b,efie&:. ou.i,motilate~ Ac-
YM-,ge rt.li.,i (. iiimsote. A. v1J ba. 2a Gc.i#ver
eto. zm.nses id aprs tui tte 4t o.
Les deuit com]hattans confussdu par, leion,,~e>.
a metag.rd, remirent 1^t pe Wdana le fu"reau
eonduisirert en ille o la lergaidrent d'Ua bui
)eiAner.


AVIS DIVERS,


Le public est prvenu de %e point. fair crdit i
Pquipag-e du brick anglais Lagl, capitsue Llewel-
ly n, -conrgn aux soussigns.
Le capitaine ne reconnraitra pinr Y1lahtles uo
les reyus oa ordres signs par hai-"n8r4
Port-au-PriRee, le 15 Arril 1824.
BERNARD qEA11NE et Cie,

Le citoyen Ba'ndouin, nouvellemeiit srrv,
llionneur de prvenir ses concitoyens qu'ii done dis-
leons de latgues franiaise et ltine: il enseigne
ussi les l&mens de la langue grecque, la rhto-
riqi]e. la log'stie I'hiittre, la geogrsphie &c.
S'adreaser rue du belair, anciene maison du coma
nissaire Georges. 2


A VENDRE.
17n Iiean chevil, sous poid bay-clair, race croise
espagnol et anglais.
Une jumert ( hetamptrodite), sous poil gris-de-
fer, tres-lIoyine TiOUV. le niorne.
S'adresser, pour les voir, dans la cotir de Mo
S-pefifeldt, eL parir le pi ix, au citoy.ert T. Laplace, ,
chez M. Dagueuo< h, naison du gnrai Lam.otteaigrons,
depuis it heures ji.squ' it heure ,apres-ipdi.

Fuxt-au-Prince, XIe ri'iprimerie du Gou!ernement











SUPPLEMENT au Tlegra pe du 16 Mai 82i .


iemres, c'et-a-dire que siivant eut sans esl/a-
(iae point de colonius ; qu'on ne v-uL. pas recoui
naitre notre index pendance, par la sriile raison que.
rouis ne sommies pas d'un piderme bhanc, et que
la libert gn!rale rgne en *cette iie; quian it
iious est de nouveau confirm que le g overienietit
rar.cais s'entte i r-tenir de- droits, et conr.er-
Ver une supe-matie sur Haiti.
Retenir des droits, cons- river une isprmatie
Sur ce pays!!! Haltiens! l'avez-vous bien extend<,
ce blasphnme insultant ? Ne se souvieRt-on plusi
que nous soinmes ceux -qui, sans poudre snais
-balles sans fsils sans aucu'n apprvisionrmennt,
ont tout arrach des mains des Francais, du mo-
nient que noru nous sotames appercu s que ces
derniers voua'ient notre entire destruction ? (1) Ne
ve souvient-on plus que sana les b:taillons haitiens'
q-ui s'etaient tenius la fortune srr la Crdte-d-:Pierrot? Ne se souvient-on plus que,
sans la suunisios n libre et spontane de l'ouest et du
sud, I'arme expditionnaire n'eut pu r-ister plis de
dvux mois? N:e se souvient-on plus qu'aprs avoir eu
1'bonneiir de repousser de notreterritoir qutelques unes
dis.nentions les p!us belliqueuses de I'Europe. nous
avonifon',i um iatat libre et independent ; que nous
avonr jure a Fuunive'rs et e notre postrite de le
.conservr et qu'il ne ne nous reste plus qu'
tenir cette sainte promesse, ou a prir dignes de i'ad-
rniration que nos nobles faits ont partout impriie ?
VJeconna.isanw rr d F'itidependance fett t i ot'itd
.de i'ile d'ai'tai. Sans ce pralabie n.cessaire, point
de traita atee le l'riT tons son approche; la seule aspiration siuti pout
communiquer son soffle contagitax : fuyans-le
come e l chien fuit le cayman. Sembiabie a ce
rnonstre vorae il nous pie il rode en tous
sens autour de nous il n'attend que sa beile
pour s'lancer sur sa prole, et l'entrainer au fond
de i'ab,me. II nous convient i nous qui ne fai-
sons que de rnatre en politique, de ne rien en-
tendre que note indpend nce ne sot reconnue.
Et, quand par la plus affrease injustice, elle nie
De le serait pas, en omm'ns- nmas moins libres moies
indpendants par le fait ? En sommes nous momns
capable de conserver ce sol qu'une prescription
indubitable de 21 ans nous a assure? He bien ,
si notre emnem vcut nous le contester qu'il
vienne pour essayer de nous longer dars les
fers! A tant de nuuvelles injustices notre gard ,
il n'est aucun de nous auquel il ne tarde de voir
arriver la lutte qui va dcider de la souverainet
d'Haiti
Tandis qu'on s'occupe en faveur du plan le
plus favorable i l'invasion de ce pays, epi. rns
:iatre systme de defense, ne nghigeons rien de ce.
qui ,peut rendre inexpugnables les fortereses de
0os montagnes; plantor.s sans reliche des vivrs
4e terre et nous prouverons qu'un people est
invincible quand il ne fait consister ses trsors
aue dans ses armes et dans sa libert.
-r

(1) En effet, le dsarmement gnral de note population
~ait t opr pai des chefs Haytiens. Qu'on s'attende au-
uOurd'hrW i voir ,r&iser i el prodige!


EXTE I lE R.


Hdrea, 23 d',is 1t84.
J'ai le plaisr de vous a.ponie ~ noh heureuw
at'rivve ici le 2O da courant. VVos sa ves, que le i'e-
tais eiimarquii sur le Vao!tzlre, capit.iine Gerard ; diai<
ce manu iit navire rn'ayar'. p .s eu te frnd assez dur, il
s'iet brise sri les roches de li i '.. ', qle Inus avoil
ablrdees le 7 Fva'ir, i o .ieures dti suir. Niote
nufi-age a te terribe muiis heireuserent le natire
a teiiu bou jutiqu'au jour et rwas a p did;s dt rnndk
i, ti .-r sur un iiot de sable, a pe ( de distuince dti-ierid
nonis. Nouns n'aivous pn sauvcr q'une! p;rtre de i du
efe;:s p!us ou moins avaries et qielques p no'ision:.
Nous passaime 4 jour.m a fire nos prpartifs'd deirt
avec nutre cha!oupe, ponr noi',i reidr sri- lT. al
Cheteau et (le l igagner Krokeil oai nouis esirnr,,T
tmouver une ermbarcation qui nons porta atn3 E. U..,
lorsque le 12 au soir, uous appercines un lrnick
qui fesait rout vers nous On envoya -e cannot savolr
s'il voulait nous recueillir, et sur le consd:~at'etnnt capitaine nons nous tendines tous k hbold.
Nots venons d'apprcn:1re que les cafs St. Dmini',,G'
sont frapps du grand, droit-, c'ec .i... e crnie toiu~
ceux veCiant de pays etrai gers. Le goiceri'ittelnt
vient de donner ordire' k la Doirlte du Itivre d'd'--
pedier, ~'avenir, les birmeis pour.}Hiti' sos 'ai-
villon franais. 11 y a ceittitkle d'arrangemnens.

. Ii re 23 Maars. .
4'ons nous empressons de vons apprendre qu'ilest
a peu pres certain que notre gouvernerient va re-
connaitre le vtre, puisque dia les ordres sont ar-
rivs la Douaiie d'expdier les navires francais pour
chez vous sous pavilion national.
On ignore encore quelles suites aura cette pre-
miere measure et en attendant on se livre a mille-
conjectures sur la suppression du systme colonial.
---_--->:--,---------

Eixtrait des registries du greff, du tribunal civil
sa;.t au Port-au-Prince.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE,
Le tribunal civil sant au Port-au-Prince ayant
attribution de celiii de commerce, comptenmment
runi iu palais de justice a rendu le jugement
suivant :
V la declaration en cessation de payment,
fate au greffe en conformity de l'articie 440 du
code de commerce, par la dame viuve Laulanie,
le 30 avrii dernier, et don't lecture nous a t
donnee par le greffier ,t A la rquisition du citoyen
Jn.. Ble. Lespinasse substitute du commissaire du
gouvernemint pris ce tribunal, qui a t entendu
en ses conclusions verbales.
Attend que par I'article 437 du code de com-
merce tout commerVant qui ctsse ses payemens
est en tat de failiite ; que par l'article 441 dudit
code, l'ouverture de la faillie est dclare par le
tribunal de conimmrce, le tribunal d'aprs la d-


-CII-~I~AI~C91~2~H-












'4"Sioi (F c":sai.?on do p.ricnt ?.;-r&latEe et
hes lir.,' ,tio.i s des a:'ic!es 441 et 45' du code
ri C,)mi"?rep d(('clre la fii;ite (le la diame veive
La.n,, ie, conmm.iicaci te en citto ville, ouverte en
(date du' 0 avrit dereit:r; .ordlonlne en vLrtu de
I'ar-ilie 449 du nimtme c)de, que les se.c!s soiflnt
a~ppo.< sur les ng.i-aiis comptoirs, catsses
,ortie-fCe;iiles lvres, rtgi.tres p piers meubles
(t efl'ts de !aJhite di.me veuve Laulanie,.par le
jge-dl<-p''x (ie cette commune en presence du
tiiistre public;' et pour les poursuites ,ies form a-
lihs pr.escrites pur le code de conunerce, nomme,
en vertu de articlee 4.54. 'sdit,' le juge Rimipel,
comnmissaire de la fai'ite; le citoyen B.zanac, com-
msergatt en cette ville, et le sieur Squre, nego-
ciant tranger, aussi en cette .ville, agens provi-
soirs de ladite failiie; et en vertu ie ['article 4.55
du rinme code, ordonne la garde de la personnel
de la dame veuve Laulanie p-r un officer de po-
lice de cette viie. Dorue de nous Perpignand,
juge, remphlsant les fonctyns de doyen, Hulan
et 1,Sx. M. Zamore, juges, au palais (dejustice en
audience ordinaire du 4 mal mil huit cent vingt.
quatre, an 21 de I'indpendance.
Mandons et ordonnons que le present soit mis
a excution par le premier huissier sur ce.requis;
a nos conmmissaires da gouvernement et leurs subs-
tituts pres les tribunaux civil d'y.tenir la main; a
-tout commandant, et autre officer, de la force
publique de prter main forte s'its sont requis. En
f,)i de quoi le present a t sign par le juge Per-
pignand, et le greffier. ( Sign) Perpignand, et
Armand greffier.
Collationn.,
DETRE LEON, C. Greffier.


[6]


AVIS DIVERS.


FILLETTrE GUILMARIN, marechan en ce!te
v!le dsir nt honorer sos eng .gemens envers ses
.creii cie -s, prie les pe. sons qui u d,,.vent de
s'iac y centraindre par vi, jdiciiaire.
Elle inif.raie le pubiia q'ell!e a i'intention de
vendre son eml)lac.tniit situ dans la rue du
..Magisin dc i'Elat, a cte de celui (le Mr. Fresnel,
grand-juge cet avis avait e dej insr d-ans la
g z-tte fincielle e e cette ville. Elle en fera bonne
composition moyennant du comptant. S'adressar en
sa demeure rae Courbe.
Port-au-Prince, le 5 Mai 1824. 2


Madame Veuve Linard' invite les personnel qui
devaient particlirirnent son maria a se prsenter
en 1'tude de Me; Dgu, Notaire, rue des'Mira-
cles, pour y solder leurs comptes; come aussi
elle. invite egalement celles qui feu Mr. Linird
pouvait devoir personnellenent produire leurs r-
clamations chez ledit Notaire. Elle croit devoir fixer
aux unes et aux autres le dlai d'un mois A computer
de ce jour, afin de preridre un part cet gard.
Port-au-Prince, le 24 Avril 1821.


Port-au-Prince, de l'iznpi'imerle da Gouvernemncti




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