Title: Telegraphie
ALL VOLUMES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095943/00088
 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: March 7, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00088
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

01824-03-07_no_13 ( PDF )


Full Text









LE


TEL GR AP HE


Gazette Officielle.


1". XIII.


21.


E EI T RI ERIU R,

?Ex.trait d'wie lettre d'un IHa'tien riaidant
-St- ,Thlioas, -, son ani aur CayO's.
:.ST-TQMAo S, 'le 23 Fvtter 1I 81.

S trntalheureux vnemerns de la tMar-
tinique dolvent-ti e, parvenus dcjja a ta con-
i i :i :nc'e.
Je t'u -aTrais fait 'le long rcit, mInis
na plume p'est .a[sassez verefe dans I'art
,de peidre le crime pour te trader les hor-
Treurs qui y ont te commisespar les bour-
;riau qui 'labitent cette Ima!henreuse coln
'tare. Toutes'les scelhritesses gtu'o y avait
exercees j.usqu'ici ne sont poiit compara-
b, es a cellss ,qin s'y commettent mainte-
nant centre nos matheureux frc-res. 'Je me
repose -sur les passages de ce b;:tsmerit
ponr te dire tout ce qui -s'y: ase"; il me
suffira de te faire savor que 'Mr. -iHylai'e
Laborde ion Parrein i (1), -Mrs. Joseph
Milet, Monltert(1), l)oii-Louiis, -Joseph
Erich, Armand etc. etc.'en solit les prini-
cipaies victims. Juge donc si Pelag'e y
tait ; dans le doute qu'il y fit cache quel-
que i part, on -le fit cheiicher dans toute
F'Ile. l!s sont ainsi qu'uin grand nombre
d'autres eIrf'rrcs sur une Fregate (la Fiore)
depuis deuiin liols, ignorant quel sera ie ,r
sort. I1 y a plus de 2 on J00 autres des
plus notables duns les prisons dle St-leri:e
(ars a ; i.~ I l n. incertitiltee, sans computer
cctux (dU Fort H1oyal (0ont il y a eu c::nq
\ii ont et fbol-tts et marqIics.
\, tn t'ireis, mn11 ami tu colnais assez
lmon caraclere poiir deviler ima Ipense la
dessus. Les arrestatbons coltilluenlt, il y

(j ) Ces deux individus taient venur s dans lai l ;.
b!ique ct s't n sont rettournesi: on lne II~! piouirq;ol a
la MIarnique.


a dej plus de 1500 de dports sans comp-
ter ceux qui le seront, et ceux qui fuient
de toute part abandunnent leurs pers-
cuteirs lenti pen de moyen; trs-pen de
ceux qu'on renvoit ont le teams d'emniorter
quelquies -rechang-s, on les prend des
Prisons on ils sout enfbuis, mounant de
misre, enchains et menots par de lon-
gues files poir les embarquer sans leur
permettre rmme de recevoir le dernier
Laiser de leurs pres et meres, leurs ponses
o01 leurs enfans.; il y a deja plus de 200
tant hommies que femmes et enfans, d'ar-
rivs ici; on n a d',garid ni pour l'age
ni pour le sexe, tout est trait avec la
dernire barbarie: des vieillards charges
d'enfans arrivent chaque instant sans
le sous, ni aucun moyen d'existence, lais-
sant lemrs maisuonr ou habitations qui sont
de site confisquees au profit de ces tigres
'inhumains. Notre ami Sidney a en le bon-
lheur de s'cchapper; sa te.e a ctc mise a
:prix-; nous l'esperons icl journellt-ent
aaisi que son frere qu'on avait arret
sa place; Mr. Delan est aussi attend;li
il y a 4 5 batiments qui ne fiot autre
chose que de les transporter. l.es!ey, est
Jei, son once Coco aussi ainst que Popo
le frre de Rameaux et une inrfinit d'autres
amis, dont le catalogue serait trop long.
Mademoiselle C 15 jo.,rs. Tu le tdiemederaas n)on cher
Lauriston, la cause, je I'ignore aussi bien
que to ; ils ont ipris le preexte d'niine
inur5itiectioni sans pou voir cependant don-
ner des preuves. Je m'a-rete, iont ami,
Iinon coeutr iie l';i t 1in1, et tout mnon san r
se so si blorniblewtablealu.
D'aprs l'extrait ci-dessus on voit combien est
enracmiiee la laine(iies coimo s cton e nous, que.
leur rage tst incurable, et q('il ne per, r -n, e
exist. r de cominun entire Ces vic-
ti:mes de leur curelle ava'- On ui feuit-


PORT-AU-PRIN CE, le 4 Avril 1824, an


L11161111 '-Al LII~II~iC I-C.I~----" -~"-~~I~ -ii-~L--i~LBI












:( a,')


lfter les pag. te !'tiPtiire, flhTe1lemenuT", si ce
i.'est dans celte ds H,-hrerx, on pourrair rencon-
trer I'exennple d'une p rse tion aussi lougue, aussi
niharne et en mnime trmps ausi mnjuiteP Queis,
~ffrei-x ca.cai! aCcNous franchirons les meis.- noats
irio.s respirer 'rir dui (idox climate dvs adeux [rldes;
(d'imables ,'omrafnes s"ro"t asscies < ntre.tsrt ;
'" re c commerce oussi ag, rhle que romnmrl na-
trornt des rejftons que nous s-:urons aou, itonufer op
derraciner cu eonserv-r sutivant re que nous, pr s-
criront nos intrts Pt notre plitique ; le srin (le
VA'frique s'!,,'rira Ipour nous offrir des bra* uzties
alx riches cultures de res 1pys; mars d'/ moment
9le les p,'j' ts de note systime cloiinal l''turont
exi.,, femme n enfmrnA, cornpa,.n s( de ros LTra
',aux tout aura ress c'exist r. 1 elle e.t la lo-.
giqne avec laqu'lie portent voyagent, arrivent et
vivent planss les d..-ux Indes des individus qui, pour
la plupart, n'ont d'aut(es tires, d'aitre rioim-
s)andation que la pellieule tbIanche don't ils soot
revCtus-. Que serai-ce grand DHwu r si de pirrils
ogicins pouvaient tro r r trovr jr tro hlire de
touveau 1 8iti leur tactique infirrnale? je vous
laise j:g ,r de< horrours atinxqelles se portrait
leur crfiniTf iie frnesie. Ne nooN abusons donc pas;
irssuMennis-notis que tanr que le laurier rost con-
servera duns toiues les aiso s le verd print.mnps
de ses feuiils 'e dmnon du systnu colonial con-
sI rvera contre nous ses ruses, sa politique, tt seS
prtrntions. Aussi. tenrans-nous touijoLus prAts a
abhattre a se renai-sa nce, la prnemire tte de
I'hydre qui viendrait A reparaitir. Mais. qu'ai-je
besoin de rappeler ici la ncessit de veriir sur
le precieux tresor que nous n'avons acquis qu'apres
trente annees de notre sang vers et de la latte
la plus sanglante qu'on ait jarnis s~outenue? Est-il
Uin Haitien qui ne sache qu'entre le Loup et
1'Agnean ii n'y a ni trait ni garantie, que 1'pe
tire contre la tyrannie n'a plus de fourreau, et
que ious ne pouvons computer que sur rious-mrmes,
sur nos propres moyens. Tel est le sort di.s uhonmmes
g nreux qui prfrent la mort l'iinominie et
q.:i ont fdnde sur les dbris du despotisme un Etat
libre et. indupendant.



Je, soussin, armateur et capitaine
de la goilette hollandaise, de construc-
tion espagnole, cert:fie que jai ete ex-
pcedi par les autorites inaritimes d'Ar-
rouba de Curagao pour aller sur ladite
cote, et que les nmauvais temps, les cour-
rants contraires et le manque de pro-
vision me forcerent de tonber sur les
parages de Ple d'HaiYti vers i'ie de Las-
saone et que ce jour meritionna ci-
dessus, a une here et demae de l'apres-
midi je fus visit par le comniandant
de la flotte de la clpubique d'Hiti, et
que m'ayant tronve exprdie en boone et
due forme, il et piti de mon infoituine
et I'hiimnant de me dorirer qcdarante ra-
tions coniplettes )pour ma subsistence ct
ceile de mon ;quipage; il me peiimit donc
d- tiuler ma roite, mnobservant scru-
pule it de ne pas aburder de nou-
Q_


'vean Ft crte, l-c*mrw etre anHcrne d;l
pravation qluecor'qle.
En mer, a bord de la :g ,ie!tte de
lrt:,r, PAzfma le T7 Fe r'ier 18-24, an
21.e de 1'iid(pendanie id'Haiti.
r marques alenaires.
NICOLAS SOLARIE.
II declara ne savoir signer.
*Nous avons insr, avec plaisir ce cert:fi"at qui
p.roive que nos btini-mns gardes coirs font un
us-ge honorable de la tache qui leir a t confiee
par tle gouv-rntement., Non seiilmernt is lint Ctutsi
i pu4rger eCs pa.ra.g s de plusieurs eumeur,- (te
inm r ma, mai., ans. que 1'occaion se prsente,
i!. aont prompts & a.rcrder les scours. d. a.la
dctresse et au maiheur. La grandeur d'in" et la
genrosit du petol' e hiit sien s plus victorienses qu'il puise adressar aux diatribes
de ses-detracteums. c

Si tes malheirreux sont fires Ves r4
gutr>s libres et indtpt-idasttes sont s(t'rs:;
un jour on sentira plus vivelmen t C tte
verit e, et !'on regrettera sans donte de
l)e Vavoir pas mise .li:t a preFit. iB: -n
loin qu'wn y attache aujonrd hai aucun
di gr d'importance il sembie que l'on
cheiclie, a plaisir, a s'en carter. Faut-
ii .donc qu'on ii'apptique de rem des aux
calaaiitics que loisqu'ils ne sant .plus de
.saiso l,,
Dans les Indes occidentales, IHati,
la prenmire, llinstar, des Et ts-l ins
de l'Anirique di Nord, s'est corstiture
en petiple libre et indpendant. Depiis
vingt et un ani nous nous sotlnies di clear s.,
et maintenus tels, cependant de quelciil
iois vott notre soeur aine l'Amerique
du Nord-? Que!s lans (ie bienveillance
l'ont-its entraine vers sa codette ? Tile
prefere a nous notre jeune scexr l'Ame-
rique du Sud. A Dien ne piaiae que
nois prouvions aucun se,timent ddleyal
de son noble proclde erne:s le Sud ce;
enfant gte; mais ne sonuins-nous donet
rien pour~elle et de mi-erailes consi-
derations, enfans d'un pr:juge noin moins
absu rde qu'mique, poirratet -elies lui-
suggerier a notre gtrd une inj iuii se
exception ? non je ne ptis le penser.
Son si ence envers nous ue peut dtre
attiibn qi:'a q eit,.,li e fatiiiti que je ie
pois expliquer, mais don't ie terme ne
tardera pas i arriver. Un secret pressen-
timent, au train que vont es gouverne-
miens absoltus, m'avertit que ceux repr-
.s, 1 i/i piendrotit enfin i'attiiiude (cie
dolvent leur dicter leurs rapjoirts com-
nerciaux l'espece de la raise q .unit et eufia le solI du salt colmUIIn.











(5)


tittt ta~nTiant, dans'~ss :cabines do eon-
tinent europeen a l'eclavae des na-
tions n'est il pas jite que c ies ct
so.)gent a fire entire eiles un pacte f-
deratifconservateor de leurs druits et de
lerirs 1 berts? Je seis bien aise dt'aiouter
ip que ce pes entiment a te fn titie
ar les crits et les efforts de la plpairt
les per-onriages importans wd l;Amaeriqe
(u Nord qii -font toner les trib ries d(e
veritus fortes et eloquentes chaq;ne tfos
qu'il est question de nois et de no; re
ind-pendanc. 'Temoin rextait que le
tleus de craporier de la si'aince dii sa-
imedi 4 ja.tvier risente anne o,
'Thonorable M. Riaiidolidie a i'occ',sio,
de l'tiiid.peendance des Greecs, s.'est. aiMsi
exprmier en notre faveur :
'anutres peuples que ies Grers, apry s
S'etre W. a ,' ch,< ( 'Ui joug plus dur entire
ifu cehd impose par les Times s~nr ees der-
niers, sont entirement ptvvenus d't-eur ii-
d 4pendance, en dt'ployiaiit des e/l',r't," auswi
\energiques, comment se. fit-il qu'it n'ait
jarnais ele question d'r-ntowyer aucn -,mbas-
adeur d notre scaur la Rpublique d(/Ha'itz?
Cette observation est aoIs jluste que
digne de remiarque surlto-t quard on
considIre que, de tots temlpsi les gotu-
vernemens nont pas t.':r i traiter av-c
diff,'reilts peupies m ints avances quie nois
dans l'art de la civilisation, du moment
que cet acte a te juge tile a leurs in-
trts, ou necessaire a leur politriie.
Paisse un intert general bien enten-
di tresser les liers qui doveiit teces-
sairement -enitcer es peuples indepea-
.dants! le cercle de la vre., en se-tour-
nant sans cesse, leur amiiera ch.aque
jour des coups inattendus du sort-, oies
ersoiutions loitaines et utra'angeres centre
lesquels il est prudent et bean de se
preiiunir. Quel avantage ne retirelont-~.l
pas, al jo> r du danger, di ticetid qUie
leur aimitr aura r'iiiet ?


I/ s'est f:pisse qu'(/" u s errentrs .'lan.a I',air;,ss;n
<.? 1''arrt di tribnalrr (de etssz / on d. a F' i r
182'a i:sre da.ins le N. X I dl ce i,,urnal. .IJin
d. 's fidre disparatre nous l- ri'nprin n's ici.
Arrat du Tribunil de Cis,.tion de la rp.. i': e
d' Hlai,.
AU NOM DE LA. REPUBLIQUi.
Extra it cdes 'reg~star;s du g.:ffle d. 1.[rbunal, de
C:,ssation de lI 1ipublique seania atu Port-
fu-Prince.
C( lundi denx fvnier mil hbit cent vigt-
q'.iatre, an vingt-uniiime de 'independarde.


Le Tribunal de Cass0tion rtuni au lieu ordi-
naire d- ses audiences o~ t.taient prsens le doyen
Jn. Fcqis. Lespinasse les juges Borno, Abeille,
Basqumlt et Nptune, ainsi que le Commissaire du
Gouv:'rnement Audig ;
De)ibrant sur le pourvoi en cassation fait par
Louis Auguitse Daumec, df, neur pubic au
nomn de la veuve Candio, domiciliee en la ville
des Cayes legataire universelie de feu Hyacinthe
Leb-tu centre le jigemtent rendu par le tribu'-
nal civil des Cayes, en date du quatorze dcem-
bre mil hait crnt vingt-deux, fiveur de la dame
Frat oie L beau, ft'mme divorce du citoyen
iTetg y domiciie au Ptit-T'rou; lequel pourvoi
portanl pour *gif,,, cnntrave.ni-in) i'article 48,
code de procdure civil; violation des articles
215, 815,. 896, 916,code civil; fausse applica-
tion d: rtrice 901, fausse Interprtation de 1 ar-
tcle 1010 ; contravention aux articles 489,; 504,
505, code civil et enfin violation de l'article 480,
code de procedure civil;
Entendu le raplprt du juge Basquiat;
Oui les cunciusions do Coimnntsaire dut Gou-
vernement et saris y avoir gard ;
Vu les articls -48, code de procedure civil;
215, 489, 504, 505, 815, 896 901, 916,
1010 et 1367, code civil es enfin le septi.ie
alinea de l'article 480, code de procedure civil;
Vu les picct, mnemoires, et autres document
tenant au procos -le toin rpmremient et attentive-
mrent examiiind;
Considerant q e le premier moyen de cessation
fonde sur l'artile 48 code de procdure civile,
ne pent tire app ici, en ce que cette aullit se
trouve ciiveirtf par l'article 173 du mme code;
Conbi..erant quie la dame Anne Francoise La-
beau. feinmme divorcee de Jean Janvier Samuel;
dit Tenguy n'et,,it plus sous la puissance man-
tale, aiisi qu'elie le justifie par l'acte de divorce
drese par l'officiir de l'etit-qivil de la ville des
Cayes., en dati du cinq fevrier mil lluit cent sept,
en consequence le second moyen de cassation fund
sur article 215, code civil, doit tre rejet.;
Considerint que par la connaissance qui a t
praise par te tribunal do testament de Thrsa
-Ziia, retu au rapport de Dupas Mdina, no,
taire aux Cayes, en date du qiatorze mai 1808,
rien ne prove que dans les dispositions testanen-
taires par elle faites, qu'elle ait allegu et dispos6
d'autres bici-s que ceux qui avaient pu lui ap-
pi'rtenir au moment de son dcs, et que c'est
saun preives que Me. Da-nic excipe, que comime
usufruitire r' connti.e parr f u Alexandre Lebeau,
elle a gileimnt di.pose d.s bii~ns qui apparte-
naient iirevocablement aux enfmns de ce dernir
par son testuiment ologradphe en date di six v. n-
deaiaire an dolze ( tyi. frai ) is ) : en cons-
quence le tr,,isirimU niyen de cessation fndl sur
l's articles 900, 1001 109(3 1021 1026 et.
22: 6 cade civil duil ere ejaiieent rejet;
Coni.ierant enfin que pir le svptiirime aiimia de I'ar-
ticle 4,80 (cde de pr I>clure civil t.out jtgement
qui porte deux i)iop )n:is contraires se trluve
dans le cas de la r"q.ite civil, et doit tre re-
tract sur la req (lte de ceux qui ouit t partly .
ou duetn:tnit app)t que Vd'a-,. e notre jarispru-
dcnce cette ~o)ie n p1uuvt s pratiq ler il ne
,peiit rester aux p.irtie, q ,i e reci ur en cassa-
tion, et attendai que le jug, 'iantc do tribuntali civil
des Caves en reci at l tsu d- iyacinithe
L..vjau, d'uprejt 'aiticie 9il0 ce>de civ' la
t











:( 4 ')


pr6srmption qu'il tait atteint d'un' frnsie interne
ou forte secousse nentale, ledit tribunal ne pou-
vait poi.-t, par le inmee jugement, reconnaitre
la veuve Candio 1'gataire ritre universal des
biens appirtnant audit fu Hyacinmhe L:beau,
acquis de ses deniers, et .qu ce jugement of-
frant la disparate chwcante d'un prinaipe pres-
crit et rrohib par les lois, doit tre case et an-
null. Par ces motifs, le tribunal case et annuile
le jugement rendu par le tribi-nal civil des Cayes,
en dat- du 14 Dcembre, 1822 en fveur le la
dame Franggise Libeau, doiicilie au Pitit-Trou,
contre la dame veuve Candio. domrct!ie un la
ville des Cayes, renvoit les.parties a se paurvoir
au tribunal civil d'Aequin, ordonne la remise de
l'anende et qu' la diligence du ministre pu-
blic expditon du present Arrt sera envoyee au
grand-joge qu'il sera inscrit au greff. dtlu tri-
bunal civil des Cayes et qu'extrait en sera inser
dans la Gazette Officielle.
Prononc au palais de justice di tribunal de
cassation,. les jour mois et an que de l'autre prirt.
( Sign ) Jean-FrangoiN Lespinasse, Boisson grefficr.
Collationn ,
BOISSON.


.Extrait du Jugement rendu le vingt-sept
,iWars 1SS24. par le Tribunatl ciil seant
au Port-au- Prince, en ses attributions
Commerciales.
Sur le rapport du inge commissaire de
la faillite de la citoyenne Nicole,, dai.e
divorce e du citoyen Thomas Ju len.
Atterdu que les siwurs .Flix Suieau et
(.ie creanciers de la faillite le la-citoyenne
Nicole, dame divorce du citoyen Thomas
Julien sont consid ri s conime dotmicili,:s
di Port-ai Prince, lien de leur etablise-.
ment, n'ayant pas fait conniitre leur chan-
g, ment de domicile : ponur ce niotif:le Tri-
bunral, vu les dispostions de 'article 51'1
du Code de Commerce, accord un dtllai
de quinze jouts, pour la verification de
la creance des creancit-rs sus *denommis
qiti ne se sont poitt prsentes parde-
vant les syndics dans le premier delai.
Collationn ,
Pour extrait conforme,
DETRE LEON, C. Greffier.


Extrait du Jugem net rendu 'le r'ingt-sept
Mars 18,-1,, par le Tribunal Civil sant
au Port (iu P'nce, ,en ses attributions
(Conmerciales.
Sur le rapport du juge commissaire de
la fillite de la c :''.'io ne Adriaide D)essert.
Attend que .les sieurs Fcltfx Sureau et
et Cie., Fq. Smithli- Lat:gloi, cranciers de
la faillite de la .citoyen i Adelaide l)Ds-
ser' arnt tous .considLertcS coillme domici-

\..., ,


I lis au Port-anPInnce, lieiu e leir ta-
blissement, n'ayaiit pas fait connaitre leur
changement de d(mrnic!le, pour ce motif
le Tribunal vu les dispositions de I'ar-
ticle 511 d( Code e Comiiierce, accorde
un de ai de quiize jouis, poor la veri-
ficatiou de a creauce des creanciers
sus lenommins qui ne-se sont point pre-
.s ntes pardevait les syudics dans le pre-
mier d;ai,.
Couiationn,
.Iour extrait conforme,
D:sTRE LEON. C. Greffier- ,


AVIS ,DIVERS. *
Joseph rli rrer docteur en chirurgie et accon-
cheor, ex chirnrgien major alwx armies, prvient
ses concrtoyens qu'il 'traite les nilades chez 1ui
t se rendra partout o ses-soins seront gtquis.
On p ut le consulter depuis six .heures du m'tin.,
jusqu' midi.
II demouore au coin 'du marrh de l'Eg!ise, mai-
Sson de Sun ,-Excelle~ce ke Prsident d'iHaiti. 2


I1 a t vol ichez le citoyen Granville une
'montre angliii.e en argent ayant les detux trous
de la verge en diamatit, et deux miavaises clefs
suspendues a -in ruban noir. Celui qui la lui ap-
portera recevra. quatre ogurdes. 1

A VLNDRE.
"Un eml'lpc-rTcrni siti dans la rue de la Rvo-
lution au more A tif, entire Mdme. Omon et
Mlle Magdelaine Daher-, ayant be-uronp d'ar-
brcs fruitiers, -teis qqne imangoticrs, siroillers,
,rarirg~ rs de toute quality -tc. etr.
S'adresser a Mr. Pierre Joseph Mirailt. 2


Une h.b'.,,t:'-n sucrerie, connue sous le nom
de Digneron Quatre Carrenax, situPe au qu.rtier
du Petit Bois, plane du Cul de Sac, les tablis-
sements en bon tat ayaut guldive et caiines
bovines rouler.
Une quantit de dnize carreau.x et demi de
terre, fiisant parties de 'hiabitation de Duiiornas
Laboule, en face de I'hahitation Sarthe.
S'adresser au colonel Rigaud. 3
-J

IUn emplpacpmert de ai contpnance de vi"gt
-pieds de fi:,de sur quatre-.vingt-d'ux de pro-
f c6t de eelui de( Mr. F're.Fii grand-j,,ge. S'a-
-dresser Miile. Fiilette Guimarin, en sd masonn,
:Tue Courbe.
,Port-au-Prince, le 18 Mars S1l2. 2


'PonT-Au-P>niscr., tde 1'limprimeric du Gouvernenient. ,




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs