Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: February 22, 1824
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00084
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01824-02-22_no_08 ( PDF )


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t- *1


?:
JJ


G~N.azctte GfliciIi


PORT-AU-PRINCE, le 22 Fvrier 1824, an 21

F-AU-**R*NCE, '--_ "J- .- ----- ml-


INTE R I EU .


cPrccs- Verbaux de la 'c/bration du Cte..
An,'iv'ersaire de /'Independarce d'H-'iti,
dans les diffreiites.communes de la Rc-
publlque.

MARMELADE.
Discours prononc per le General de Di-
vsi:n Guerrier, Conrnancant '.Arron-
dissement, au people dudit .rrondis-
semnent.
Concitoyens,

IJaE Pi-ident dHFlati ayant mis sa
co!fiance en moi pour vous commander,
non premier devoir en ce jour solennel
est de vous 'runir sur la Place d'Armes
potir clebre'r l'Anniversaire de la vingt-
iiiinuine anne de i'Ind, peindance d'Haiti.
Ce jour doit sans cesse nous rappeler
]'epoque glorieuse de notre mancipation
rationale et nous devons renouveller
notre serment de vivre Libres ou de
mnourir dans notre pnys, plutit que de
jamis; nous soumetirc d quelque puissance
que ce soit. Notus devons rnous unir tous
de cccur et d'amiti:, pour travailler avec
co,,,rge sur nos propritces et potr joniri
d une parfaite tr,'nqil!t(;. Le Gonuver-
i ement nous a accord des doCs n::tio-
naux po' r le bonlieuir de ios fliill! s ;
s;.chons les mettre en rapport. Son Ex-
eiience le President d'Ha'iii, tant iPfa-
i p::e pour assurser le boinheur des HaYi-
tieiis, et protegeant fnos inteits, rouss
devras aussi faire des vr.nx au Ciel ourir
la colnservatior dle ses jours. Que l'itre-
Sprn^e exauce toutes-' ses entreprises
pou!r la f licite du people Haitien !
Mes Conicitoyens, obeisez aux luis


de 1'Etat; couiez tous ceux qui peu-
vent vois donner de sages infstriuctio(ns ;
tchez d'imiter t(cus ceux qui font friec-
titier leurs champs. C'est par nos tra-
vaux agiicoles que nous pourrcns con-
solider notre lnd pendance ; c'est par
eux que nous ponrrons eniga.ger les na-
tions a venir commercer avec nous. So-
yons fidels a la R':'publique dvous
au Gouvernement, et que I'union rigne
parmi nous. Fuyez avec horretur I'oisixe-
t ; ayvz soin d'elever vos enfans dans
la rt-I, on et dans la pratique des vertus.
Par ces moyens vous parviendrez au
bonheur.
Vous, militaires de totes armes,
vo s devez toijours montrer la 'Lus glan-
de autivit et le plus grand zle rem-
iplir vos devoirs. Par la vous vous ferez
respecter de vos ennemis. Ne vous car-
tez jarnas de I'exacte discipline ; soyez
ob,.issans vos chefs, et svous mnriterez
a:ois l'estime ce la consideration de Son
Excellence le Prsident d'H.aiti. "
Le General d, Division,
GUERRIER.


JACMEL.
Le 31 Dcembre, au coucher dii solely,
une sa ve d'artiene, de 17 coups de
ca on a t tire pour l'annonce de l
fete. Le lendemain a 4 lheures du martin,
la gnrai a t. battle, et six heures,
les troui es de la gainison, ains que la
garde niatioile ort pris les armes. Des
salves pareilies a ceile.. de la veiile ont
ete repetees au lever di s>;leil.
Les autortes, civiles et miiitaires, r.
un:s au government, ainsi que les
.s pagie a 8 heoures tu martin le cortege


J EY 3


5,1










( )


isur la Place. Le "n::'ral a fait un- dis-
co"rs terdant ai ce!,brer la fte de no!re
n iilendinance, et il a pronnc Jle ser-
eniiit r vi ne Tlbres, Ildp endants ou
d(e nlorir plul.') qte de no Is so.n,mettre
n'i.npi'te d que(,?;ue puissanee de la terre
q.c i e v: sse tre.
Le S nateur Bayari a ensuite p non-
c un dciscours plus eted!u sur les mnmes
ra pporlts, avec toute 'l' e ergie qui con-
vwitt a ne pareille circcens'anice. Apr1.s
quloi, I'Acte de I'In.dt p,- idaii ce d'Ha!ti,
a et !ue haute et intellig lbe voix.
SDes cris de Vive l 1 iberte I'ive
1I'nd',pendance et Vive le IPrsidenrt d'Flai-
ti se sont fait entendre de toute part.
Cette auguste cermonie s es terniiin:e
par le Te Denm qui a et clante en
coinmimoration de cette fete soleinelle,
a la satisfaction.g- erale et le reste de
la iouriee s'est passe dans le plus grand
ordre.
Fait et clos les jour mois et an que
que dessus.
Le Gziral de Division Conmnan-
dant l'Arrondissement,
LA MOTTEAIG KON.


BORG NE.
Aujourd'hui premier Janvier ,1821 l 1e.
anne de l'Indpendance d'IHa'ii.
A quatre heures du matin, la gnrale
fat battue ; des 1'aurore, un coup de ca-
non avait et tire pour anioncer au peti-
ple la reunion sur la place, of se trans-
portrent la garde nalionaie de la ville
et de la campaign, la compagnie d'ar-
tillerie, la compagnie de la gendarme-
rie, celle des ouvriers et le 5,-. R-
g;ient. Le Colonel, commandant de la
p ace, me le fit savoir et je m'y trans-
portai avec les alitorites civiles et mili-
taires. Rendu sur la Place, je Ins haiate
voix ou pied de l'Arbre de la Liberte,
'acte iinmortel de notre indepeidance,
et pronongai. ensuite le aiscours suivant :
<" lHaitiens ,
Nons celdbrons en ce jour solemnel
la vingt-unime ann-e de notre gioreuse
et iinmorteiie Indpendance \atiotiale.
Que ce jour sacr. qui noius rall:e nous
rappe!le tous les sacrifices que nous
avons faits pour parvenir avec la vo-
loilt de DIyu au point ol nous sommes.


Que Pnrion s dmte et ce scra le setl moyen de nlus
fare respecter. Que chacun de vou-s
reiri!sse ses devoiws ; que chacun ('e
nous ob,'isse aux lois de l'Etat ct au
(ouveiltemlent si iioims voulo; s imo!itre
;a ias tyrns que inos SOnmmes d!es honl-
mes dignes du titre et du rang que noui
occ!li,( ns.
ReKoncons plour jamais d la 1France
et touted domnination r'ang.re que (e
swit ; pr f':ros wil!e fJis mnwouir que de
iluus sow mett,'c d aucune a'eles.
.'ive la I.{ pib ique!
ive la Libert !
Vive l'Iniidpeindanie!
Vive la Conistitution !
Vive le Preicident d'Hfati Que
DIEU daigne conserve ses preciuux jours!
.Le G,;idral, Commandant l'Arron-
dtssement du Borgne ,
BOTTEX.


TROU.
Discours prononc par le Genral de Bri-
gade PIiere Poux., Ln.p, ?. dans Its
armrntes de la Ilrpublique et Comman-
dant I' Arrondissement du Trou ur
l'Autel de la Patrie, en face de /'E-
glise paroissiale, le al er. Janvier 18.4
anz 'ale. de l'Indpendance 'la'iti.
"" Mes chers Concitoyens,
'Celbrons, avee la grce de DIEU,
l'aiin<:e mil huit cent vingt-qu:atre, in
vingt-unimine de notre irmmortelle Ind-
pendance ; celbrons, dis-je, cette journi-e
:ici, qu'eile soit a iaiiis m -morable,
soyons unis, et soyonsl le oujours ;
mes amis, pintrez-vou, bien de ces mot.s,
car sans eux, nolus sonnies faibies par
eux inous somines forts.
Si un de nos Fr'irres comment que!-
,que fate qui .mrite pu)mtion., on ie
doit pas poiur cea'sre livrei a la colare,
la prudence ax contraire doit nous gui-
der dans le genre de correction ?, ii-
fliger et pour ne pas se trooper ni
tre trompe, il fant auparavant s'assu-
rer du dcuit et laisser la libert de se
justifier.
l.e Chef que la Divine Providence
a place notre tfte nous a, par sa sage
et bienfaisante administration, procur une
douce vie, qui coue daus la paix et la







(8)


1,- nq1;i"i t que "nsR manqne.-t-il mes
cilers Fri-Ses, pour tre ,b:ureux ? Rient
si io,;s slavons iiuer des bicnfaits de
cette Divine Providence qui nons a
So-r (s dans tout.es nos entreprses ;
et (qii en nous p!aca3:t sons 11n Ciel
letreulx et sur iine terre de mner-
v..iiieuse ferti!it semble nous avoir des-
tiwns a tre -le peupe le plus fortune
du Globe.
N;;us avnns mes chers Con c:t')ven ,
surmoine toiis les ob!sracles et touteis 1es
en:raves quii ati raient pu s'opposer
sir tiu l e roi te avec ferflete et ass-
rance, la -R pub!iie a leve soni front
tniiestuieux ai-de-,is de totes ies tem-
petes qui se s9 .t f>rrnmes !ontre elie;
lien n'a rsiste a I'acco:npliseilent d(e ses
ha.t.es desnii es. Nos devoirs, notre boa-
heir, nos droits, notre ltberit et notre
iidepeidance, doivent toijoul's tre notre
t';eiiire pens.e ; ne noius carionis a-
ailuis de cette ob!igu:t on.
Telle qpie a cuietuie, qui est la pre-
n.iare souice est la base de la prosperi-
ce des eats, a to>.jouns t protegee et
e:couragee par le Gouivernemenit s~n -ac-
croissement et sa duree depemtdeit uni.
qiemenet de la con.iance et de lajustice
qui doivent rciproquement exister entire
le proprieiae et, le cultivateur; par le
nioven de la culture, en fait fletrir le
com :nerce, une autre souree de felicie
publique qui ne sotffrira pas non plus
u'entiraves, et recevra de mme la plus
,grande protection.; 6 mes anis, mes
chiers Frres, vote booheur et votre pros-
erhie ~ne dpeafndent que de vous, vous
les tenez dais vos mlainsa...
it vou. me chlers (oncitoyens ,
qui e!es chiargs de aintenir le bon or-
uee dans la Iepubfique, renmphlisez vos
devoirs avet iintdgrite, soyez tuimains et
eqiabeit-s, enters vos ,Frres, j sites et
iint gres ; une parties de la Rlpib!qie
r;.cle sur v',Is ; vous tes respoiisabies
levantt DIEU fci devant les ihoimIes ; que
la ,Justice Divine soit san cesse pre-
sente a otre :menoire pour etmpcer
de ial firee et votre conscience ne
otios ieprochera jamais rien.
SConne e ilitaire et le gendarnme,
qui sont les sentiae:les et les gardens
ue notre pays, ne devraieut-iis pas iissi
contribuer au boniieur et la pro-p-
ritc de notre Patrie; ldevaient-iis d(nsi
lairs expditior;s mirita;res coinmettre
:;'ijuListice elvers les malheureux culliva-


teurs ; n'pst-ce pas eux q!:i vous nour-
r;s. nt et payment voire so, d ?
( mes amis, mes chers fr.i i je le 1-
pete encore, 'soyez amis, et titvai:llons
inurtelilemient pour la prosperire et le
bonhlear de note cli're patrie, et rp-
tez avec mtoi, le serment de fidelity a
no.re pays de vivre et nmouiir .rii
e!le. VirT la Lie'rt( Vive 1' Egait !
Vive Ine,'pendance Vive le Prsident
d HU'!i
PIERRE POUX.


C RO!X-DES-EOUQU ETS.

Aujoird'l'hui, premier Janvier mil huit
cent vingt-quatre, an vingt-unieme de
l' lindpeidance.

Nons, Louis Per, Coionl, comman-
dant de la pace et de la comnminme de la
(h'oix--des-Botiiueta, accolnpagn des au-
tonites civiies et militaires, nous soinnes
rerdus sur la Place d'Armes, huit
heures du miatin, oi la garden nationaie
de cette place, celle de la campage,
les troupes de lagarnison et un graid
nombre d'agiicuiteuis et d'habitanLs s'-
taient reuntis, pour renouve ler le ser-
ment de vivre ind. pendant, Mont sur
l'Autel d la Patrie, le Colonei a pro-
nonce le discourse suivant:
l Mes chers Concitoyens ,
Aujourd'hi commence la Qle. anne de
notre Iid pendancre, ce jour auguste, con-
sacr par notre Co .sitittion ;, celhbier
rnotre cour;geuse resolution de virre libres
et In lp ndnls. R ,n.is sons cet albre a
janais rcvt:rt', pour'terniser et pronoin-
cer de tnouveau le serpent qui inous a
lunis il y a vyngt atns, c'est tonjours la
iiitie ardelr qui Ious dirige perdle
p!utt la vie, que d tre reasservis. Que
notre attitude leur fasse connuitre qu'il
n'est poiit d'Ha'tietin asez liche pour se
dirttre dui tiobe advantage qi'il a d'tre
libre. En pronouitant noire serpent puis-
se nortie cri percer Fl-space qui nous
siipare de ceux' qui pretendent avoir des
dro!ts sur note pays; qu'iis l'entendent
et qui'iis ficui sseiit !
Militaies vous qiii avez si coura-
geusnnit d ploye ine valer hroiie
dans les temps les plus dit,, com.
bien de fis i'aviivz-vos pas pa mpri" lte
da gers duI cinibat pour air;v,:' cetne













'trUfnqniillitt diif v'.i; jois9sez mrnirenant;
rrespiriez la fiaicheur a 'omibre de cet
niabre qui nous a cause 'taiit de trava,'x,
el tet i z-\vos prjas a le drfirndre si ja-
mnis on 60ait le sater. Le repos est
l'llriii'etr \oe art vous d. vez a la
Rl:publique le sacrifice de votre vie, et
payons par notre constant obfeissace
les soins que Son Excelence le Pres:dent
d' Haiti, necesse, jour et nuit, de se donner
pour notre parfa;t hbonheur; ayons tou-
jours I'oreille attentive a ses oidres.
Vous, habitans et cultivateurs, r-
Uinis ici, continue a venir au secoiirs
de i'Etat, par le noble mietier q(ie \ous
prifessez; soyez toinjours laborieunx, ne
laissez point par une lche oisivet.,
s@cher le fruit que vous aurez plant .;
rendez-vous dIgies des bienfaits de la
Divine Providence. (e P>re cmmiin ,
ce DIEu que nous cherishons tous veut
iotre Iontieur. L'bhomnie qui veut jouir
de la consideration publique doit tra-
vailler constammi nt pour soigner sa fa-
mlille et souterlir l'Etal. En cu ttvant vos
champs ce sera le plus sur moyen de
mtriter I'attention du Chef (de a nation,
car, dans un pays bien cultiv les hom-
nies sont heureux et le plus vif desir
de Son Excellence le President d'Haiti
est que vous le soyez. N'allez pas ou-
blier, mes chers Concitoyens, de soigner
aus i ces armes que vous portez dans
ce jour de fte ; elles sont la garantie
de notre Libert. C'est par elles que
nous soutiendrons cette Indpendance,
don't nous soiemuisons aujourd'hui la fte.
Reitunissez-vous a moi mes chers Con-
citoyens et jurons sur i'Autel de la
Patrie, de renoncer d jamais d la France
et d toute autre d,,mination trangre de
viwre ibres et Indpen72dats ou dr moumi:r.
Vive l'Indeendince Vive la liberty !
Vive 1 Egalit Vve la Rpublique Vive
le President d' Haiti!
Ce serment fut rept avec enthonsias-
rrme et ensuite une salve d'artillerie se
fit entendre. Le cortge s'est apris rendu
i'Eglise o un Te Deium a te chanit
pour remercier I) u (les bienfaits qu'll
a rppndus sur lHaiti.
La joie la plus parfaite tait dans tous
les ceur's.
Fait et clos le present Proccs-Veibal.,
a la Croix-des-Bouquets, les jour, mois
et an susdits.
Le Colonel,

Louis PER.


,'. '7etVe du T(rinmal de Pix de
cele zile.
Nau s iuge-de paix de la commune du Port.
au-Prince, so.s.igr ,
Sur les infoin'ilion s que nous avons ricueilliea,
du Consill de Notab'e reltiveiiimnt au. prix que.
la f.rine se v nd ti ctt vile.
,n conf,,rnii de i'A: nit d, S. E. le Pr.i,idnt
dl'Hiti, en dte du 6 Juin 18i9, qui regit le-
prix ,du pain, raison die celle de la f'riie.
Avons a!rrt .t ai'ret,.n c-, qui suit, SavoiR:
1Le pain de idoze centimes et demie est t:.x- a
vingt-six ounces, et celui ae six .en iluiis treize once.
ART. 2. Le bi.cuii bi,,n cun etaimp ties let-
tres mitiales, de six centimes et demie est taxes
railon de dix ounces.
ART. 3. Aucin boulanger et autres personnes
n'iauint la .facult de fire d.s biscuits ,
noins de la taxe, sous prctextei d'en donrer troi>.
poir douze centinies et dmrie.
ART. 4. Le poi.Sson rouge est tax a raisca
de deux livres piur vingt-cinq cetinits.
ART. 5. Le poison blnce ou de seine est.
aussi tasx A raison de duiix lhvres et demie pour
vingt cinq ceitimes.
Toutes personnes qui seront praises en contraven-
tion encourront la peine de la confitcitii .ct
une ainende de quatre gourdes; en cas de recidive,
le double pour tre verse a a caisse de la
Trsorerie-Genrale.
Chargeons les officers de police de cette ville
de tenir la main 1'exectiori de la prsente Or-
donnance; ordonnons en outre qu'elle sera lue.,
publie et afficlie dans tous les lieux et c.irre-
fours de cotte ville, afin que personnel ne preten-
de cause d'ignorance.
Doan de nous, juge-de-paix susdit, Port-au-
Prince, le onzinie jour du mois de Fvrier milt
huit cent vingt-quatre an 21e.
THEODORE.


AVIS DIVERS.

Le soussign a 'honneur de prvenir les persnnnee
auixquelles feue Senette Moulin pourrait duvoir,
-de se prsenter dans son domiiciie tfin qu'il acquire
les dittes par elle contractes, comnie ais-i il
invite en son particulier ses cranciers de prsen-
ter leurs competes afin de les liq)ider.
Lesits competes devront tre presents dans le
courant de trois mois, a partir de cette date.
Port-au-Prince le 8 Fevrier 1:'24
PIEKRR DUPLESSIS. 3

PI AFLE.
D'un grand Tableau peint a l'buhle, reprsentant
la bataillt d'Ey!an, ( en Prusse, ) prise sur le cliamp,
de bataille, par A. RIoenh, peintre ordinaire da
cabinet de Na1p.olon-
Ce grand conqurant, don't le portrait est par-
faiteitent ressemblant, avait accord trois sances
au peintre
Con:/diionr. Ce t:!bleau est estim 600 gourdes.
On trepiose r0 claces 12 gourds !t. clin-
ce. S'adresser pour voir le tableau au cafe Rllom>ai
2


.Sj L:PPLI~r,EAiEN %3











SUFPLEMENT au Tlegraphe du 22 Fvrier 1824.

.----iir;;;;;;;::;;: :: :::::!t90n|l -C.>. Ni: _----_


\ois in-s rons avec satisfactions dans
cette feuille la lettre sivatite du cito-
yen. Andres Ribera, commandant de la
garde national de la section d 1'Isabelle,
et des officers et soldats sons ses ordres,
adress(e a S. E. le Pr side t d'Haiti.
On verra par cette lettre I'esprit de
patriotisme qui regne dans la parties de
i'Est de la Republique, et combien on
v sait apipr('cier les bienfaits du Gou-
vernemelnt liberal de la Repubiique.

Porto-Plata le 3 Fvrier 1824 an 21.
Andres Ribera, Conmmandant de la gar-
de wntionale de la section d'Isabelle,
arrondissement de Porto-Pata, les offi-
et les soldais de ladite garde,

A S. E. le President d'Ha*ti.

J'ai l'honneur et la grande satisfacti-
on de fare savor a votre E. que je
viens de recevoir du 'Genral de Divi-
sion Jarques Simon, Commanant de
]'Arrondissement, la Proclamation que V.
E. a eu la bont de nous dresser st
qui est relative aux pr. paratifs qu'on
doit fire gneCalement pour defendre la
cause gloriense de notre Libert et de
notre Indipendance national, contre quel-
que ennemi que ce soit qii voudrait trou-
bler notre tranquiilite. J'ai aussi requ
du Genral des ordres con.venables
cet gard.
President, totes les companies sous
Inon commandement assurent V. E. qu'el-
les sont resolues verser jusqu' la der-


nire gonte de leur sang r la defense de
notre sainte cause, et V. E. peut tre
persuade de leur devonement et peit
aussi les considerer come de vrais cito-
yens de la I{rpublique d'H iti.
Je suis. de V. E. le trs-humble et
tres-ob. issant serviteur,
( Sign ) ANDaES RIBERA, Com.
mandant.
Les officers Rodrigo Mirado, Crye-
tano Oi o Vicente Rodrigues Ra Castro, Juan Atrar, MIanuel Peralto,
Bernardo Iernandez, Sandn Sola, Juan
Bautista Goris, Atonio (ienado.
----- -- > >>.. -- .
La mason de commerce de A. Avignon et Che-
garay, des Cayes, a 'lionneur d prevenir Je pu-
blic qu' dater de ce jour le sieur J. Daublas est
intress dans leur sc:iett, formant, sans autres clhn-
gemens, la suite de la prced-nte, sous la nou-
velle raison de A. Avignon Chegaray et Dablass.
Aux Cayes le ler. Fevrer 1824. 3

A VENDRE.
Une mason compose de deux chambres, deux
cabinets et un salon, donnant dans la Grand'Riue,
en face du fort Lamarre, un appenti de 4 char bres
donnant sur I'esplanade et trois cuisines dans la
court pour le prix de trois iille cinq c< nt gour-
d, s, plus: une habitation de la contenance de trente-
trois carreaux de terre situe dans le quarter
du Cormier, borne avec la sucrere Cotin, com-
mune de Logane, pour le prix de six ct-nts gour-
des. S'adresser pour le tout, A Monsieur Jo~~-ph
Georges. au Port-au-Prince, proprietaire desdits
immeubles. 2
JOSErH GEORGES.


Jort-avu-Prince, de I'Imprimerie da u1


-- - L.- ~----~--l~iSO~PiBBi~SPEI~)~


G, o tiveriieiiietit-.




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