Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: December 14, 1823
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00065
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-12-14_no_48 ( PDF )


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E .
-1r
y\i


TELEGRAPIE


Gazette Officielle.



No. XLVIII.
^ __ i ii i t i i


PORT-AU-PRINCE, le 14 Dcembre 1823, an 20.


I.OUVELLES ETRANGERES.

Londres, le 26 Septembre 1823.
( Extrait du '.Io:iteur)
ARai E DES PYRENIEES.
j.fthes du AMoirchal Duc de Rcglo, au
HIiu.sl,-e de la guerre.
Madrid, le 17 Septembre.

l ONISTEUR le Mari'chit.-J'ai l'honneur
J'anBnocer a V. E. que je vieis d'appren-
dre, par un officer arriv du grid quar-
tier-gnral, que Riego, aprs avoir et'
battu et mis en droute par nos troupes,
a t fait prisonnier, avec trois de ses
cfficiers par 1quelques paysans d'un village
situ 3 lieues de Carolia. Acceptez &c.
( Sign) Le Marchal Due de REGGrO.
( P. S. Le ministry de la guerre de la
Rgence m'afait savoir la iiinme -nouvelle.
Le rapport suivant est donn des mou-
vemens de Riego, avant sa defaite par
le genral Boninetmins:
Bulletin official.
a Puerto de Sta-Maria, le 14 septembre.
Moinsieur le MJarichal.- Ma lettre
J'hier a du^ informer V. E. de la march
de Riego vers les cantonnemens occupies
par l'arine de Ballastefros. Je vous trans-
uiets queiqies dttails que j'ai reuis.
Ritgo, aprs avoir, eu pass le Genil,
le 10, march sur 'Priego, qui tait oc-
eiup par le general BI.l:steros. Etant
inform de cette marche, le general Bal-
lasteros avait fait mionvoir deux de ses
brigades vt'rs Carabuey et Lucena, et
i avait par cons quent que peu de troupes
avec lui. Cependant, l'approche de Riego,
ees troupes firent feu turent et b eserent
quelques homines de l'eunemi; mais les
troupes de Riego jetrent leurs Schakos.
en i'air et coururent sur eelles de Bailas-
teros, qui crureun qu'eiles venaient les


joindre.. 1 y eut de la confusion, et Riego
en tira advantage. II entoura le genral
Baillsteroi avec un de ses bataillons et
le fit prisonnier, avec le g.ni' al Montes,
chef de son tat-major, et plusieurs autres
otlicers. Par cet evnement, le g' n:ral
SB.lengat, qui commandait les brigades as-
seinbl:e-. Carabuey et Lucerna, les
fit avancer sur Inayar, prs de Logar, afia
d'emp-cher la dlfi-cti,,n et d'tre plus prs
du gi-ral Molitor. Mais ces troupes ayant
ag'gis ce qui tait arriv a leur general
en chef, mnarchrent. A sa dIivrance et
conttaigniicnt Riego faire retraite, le
11 Alcanldete et Martos. Pas un seuI
sotdat ne se rendit a: Riego, tandis qu'ati
contraire deux de ses escadrons pas rent
dans les ratings du gnral Bailasteros. ,'e
gnral, se mit de quitee en communications
avec le enral Bonnemains, qui, tant
arrive le 10, avee 5 bataillons et 3 r-
gimens de cavalerie, Pinos Puente,
icontinua soin mbivement, le jur suivant,
sur Alcala la teale, et dai, la matine
Sdu 1', annonga qu'il tait a la poursuite
de l'einemi, avec l'e;pi'rance bien fondi
dele joindre et de le dtruire. D'une-autre
part, le gnral Foissac Latour, tant in.-
form de ce qui tait survenu rassembla
ses troupes en face d'Andnjar et voulut
agit de concert avec Bonnemains.
Selon les lifo nlariions leques du g-
nral^ B.illasutrios, Riego avait avec lui
seulement 2,500 homrmes, qui sont en tat
d'insurreclion et dans 1- plus grand desor-
de. Ce nonibre diminue a chaque instant
et il ne peut rsister aucune poursuite
vigotreuse.
Le. General Bonnernaihs, en rap-
portant ces cvi'nemens, dit que la con-
dtite du General Ballasteros est digne
d'eloges et qu'il a nmiorr beaucoup de
caractere.
( Sign ) GUILLEMINOT.
Au Marichal Duc de lttggio, Miarid. i


L










Outre les pn~:prs ue nous avns regs
de Paris nious atpYrenou > uie i' :t'aque
centre l'ile tie ion a .to re)voye, a
cause que i'escadtre 'ie t s 'Iprparle
pour co-oprer aec les forces de terre.
Cependant., si la flotte u est pas prcte
L: 20 dr courant on dit qe t ies sir
tracteurs du Due .)' A ;. r i, .i.lii i ont
avis d't en etreprendre la to.iii:ite sauis
1'assistince de la flotte,.
Les mines lettre.s ,to-nent les particin-
larit6s uviiivtes concernant la i i ;,- :de
R.igo Etant arrive, avec quatre 'com-
pagrions de sa fuite, deux desqutils s-:t
o'.iiitiri anrgiais it ,0oPa le 1 ,, a un
village appel Aign' !h qui ne c.tent
que 15 imaisons ei qiui' est habite par
les descendants ld'uiie coloniilealle~i!1 h ,
avee laquelle Charles II.. vwul!it.peipler
la Sierra Morena. Ti s'etait annonc .com-
me appartenant I'armn de Ide ii!atrio-,
miais ayant te trah par le titre de G-,
nrral gnons, il fut, reconini par un des .pay.-
s.ans. Dans un ilihge qni anrait .'tli L *bii
t, par, des e-,'.' s s0us la do iii:: des prtr:-;, il est a prirsiiiieri 1u', I rgt
t massacre, mais ces bons allemii:ii.i
l'arrtrent seulement et le co':did:ire: t
a Carolina. De cet endroit il.sera envoy
Madrid, par les troupes francaises,.
po.,r tre mis. a la disposition "de la
Rgilice.
Article Officiel.
L'Intendant de la Carolin a a annon-
e ce qui suit par un exprs envoy
auprs du secrtaire de la guerre:-
a Excellent Sc'ignelr. En ce mo--
ment, 9 heures du soir, l'inlfime c vy-
phie de la rbe!lion, Rapha l del i.g
yient d'ntrer en cette i qeni aii
de prisonnier, et il est leog.' dn.s un dtin-,
jeon de la geole pu:blique.' Le trois offi-
ciers furent pris na ce Ini et ihl sont Qussi
confines dais d.es dnjoii; .. Je ae pus
a present donner a V. E les' details de
cette g;'rinese capture, mais je ve iiles
transmeltrai par une autre occasion. Le
c n.nndaint civd d'Arg!iillol., qui d-
peuid de cette intenhdince, ainsi que les
iaboureurs de cette place, en sont,, sans
le secours d',aucun slJlat, les capteurs
iritans.
Que Dieu vous garde longues annes.
Juan.Josef CABALLERO intend.nt par interim,
Carolina, le 15 septembre.
A S. E. le Ministre dae la guerre.
La Gazette Ordinaire, du 18, donee
un rapport ultrieur de la prise de Rigo,
mais elle s'expriine en ces ternes :


S LTa niuvelle e la prise de Ri:go,
qui fut r!':.iL:ce' hier par une gazette
extraordinaire a remipli de joie le brave
peliple de Madrid. II volt, sans ponvoir
et livr a la li, un homme qui, malgr
sq in:c.. .': .ii pour les grades entrepri-
ses^, la ;acti'n anarchique a choisi pour,
servir d', tendard i a reunion d'une mul.
t. i 1,-' d ,., ;iiu; imprudens et mal-inten-
tiunns qu -'!;i:.i: i'l .cette faction et
qui ai] :rt, a Illcttie en pralique les mo-
v:y.-s itl.i i'. adopts pour ;i:-:nPir cet
objt,~, idoit i'Eiurope a et temorn. )e
.srln-Cote, ce ALros Ili-it^'m' a i!t toiit
le mnal ,'il a pui. La vile de li .,.,
a ;apr,-. a *ses ddepe~ids qu'e e ne pouvait
plus o, t.ii.ii'-:'a : gi r d' ne maniu te anisi
ridicule quelle i'a av;it fait. No.is poutr-
rios dire d'avai"tage a 'gard de cet
vnement,; mais .nous respectoes la situa-
tion d'un delinquent, sous le poiuvoir deg
lois, et nocis appellons seulement Pat-
.teniln de nos lecteurs vers ceute visible
dispensation de la Divine Providence,
9ui fit tombcr le fiatmeii Riego entire les
mnains de, quelques hommes d'un chetif
village et qui ignoraient entiirement fes
exhortations dlusoires et les. -iii,>ium es
flatteuses de ce predicateur du minuiijsg
et du parjure.
Les articles suivans sont extraits de
la* imme gazette ordian.iie :
* Puerto de S.mini-lM.ma le 13 Septembre.
< Le .Dic i' .A.lngi^llil e pass la la ? t
dernire a Cliiclana et i.l est revenue ici
Saujoird'hn!ii.
Les lirpara.i:;f militaires qui sont
imnmenses ,.sont trcs-activ\ s et I'on s'at-
tend joi rieltleiiein a q.l'r.ile grand ev-
uiii cnt.i
On dit pour certain qu'AlIIva a t
d:gnite Gouverneur' militaire de Cadix,
efn plac e de Don Cavettii, Valds. Qui-
1i,2ia est aussi (Iadix, sans rpulation.
On. dit qu'Une c;nirilbiioi exhorbi-
.taente a t impose sur les mareha,,s,
et qne toute la population mle, de 16
jusqu'a 60 ans, a rei, ordre de pieniie
les armes. .
;i. Madrid le 17 Septembre.
Le Gouvernement a reyu avis que la
sinte de, Leurs Majests et du reste de
la famille royale tit t iujoirs la mmne
.jusqu'au 12 du courant.
Hier, a inidi et deni, S. E. le mar-
quis de Talaru ambassadeur de S. M.
T. C. a laiss cette capital pour se ren-
dre Purto de. Santa-Mari:a.
S- Des papers et lettres de Gibraltar
annoncent qu un grand nombre de. petits






(3 )


bLtimens avaient qmntt la bale pourr ap-
porter des approvi,.inn.meni a Cadix.
Str R. Wilson, les Genraux Qnri.tl. et
Zayas ainsi que divers autres officers
du part const:tutioinei taieit p.irti, ,'
come passagers. On avait. Gibraltar,
le 2 Septembre peu ild'niif:irmions sur
ce qui se passait a C;il\. Les troupes
frangaises, a Algsiras, eaaient quitt
cette place ponr se rendre an Port Ste.
Marie. Les gardens epi giuls y orii rest.
'Extrait du Mo>nitur du 11 oet-.bre.-
Inaipcort adress z S. Exc. le minister e la
marine pair Al. lI birronr Duperrd, conre-amiral,
commandanilt 'escadre de S. M. devant Cadix.,
A board do vaisseau le Colsse, le 26 septemnbre 1823.

Je n'ai pi. joindre au premier rapport
que j'ai eu i'hoiiueur d'adresser V. Exc.,
sur le bombardeincnt de Cadix celui de
M. le lieutenant de vaisseau Bellanger:,
coinmandiant la flottille de .canonnires
et bombardes, le ;,iiivais tennis et mes
ordres i'ayant oblige de fire lo.te pour
San- Lucar: il me p-urvient ajuiird'li
ct je m'e:npresse de vous l'adresser. V.
E.xc. verra quelle a t l'ardeur de tous
nos jenesj officerss, dans cette journey:
honorable rour les armes de 8. M. et
la marine francaisse. Elle nous :lit pre-
s ger les plus heureux .rsultats lour la
dxilvrance du roi.
.Rccevez etc.
Le rontr-armiral., commandant en c/,if
,l'armde naval devant Cdix.
Du ERR, n

L'Etoile done des dtaiis .sur les cir-
constances qui ont ac.,,ipiajr: et suivi
P'arrive du rai Ferdinand, au quartier-
gineral du duc d'.-\ng u.iiiie, jusqu'aun
2 octobre-: le ler. 11 heures et demie,
le roi fut re~t par le price et les g-
nraux fran9ais, le -rince de Carignan,>
le duc de 'Infantado, le corrte de la
Puebla, don Victor Saez, don J.-Maria
Carvajal capitaine-genral des' quatre
royaumes d'Andaiousie, don J.. Maria
Villavicencio, capitaine-gnral de I'ar-
nie royale., le marquis de Talaru, am-
bassadeir du roi de France, tle comte
de Boutourlin aide-de-camp de l'em-
pereur de Russie, et plusieurs autres per.
sonnages de distinction.
Le 2, a 4 heures, le roi avec toute
sa court est part pour Seville. M. le duc
d Angoulme 'a accompagn A une cer-
taine distance de la viie, cheval, a
cote de sa voiture.


S'iI faut en croire la relation de 'E-
toi'e, le roi, pendant son sejour Port-
Sainte-iM i;-ie, n'a pas .fait de declaration
pubiiqIe ; il a sealement protests contre
tous les actes qui lui avaient et arraches
ou surpris a Cadix.
Le duc de lIInfantado a t nomm
:comrmandant g.-'ii.iI de touts es e troupes
qui escortent S. M.
Nos troupes -mni tonjonurs' bord de
Pk, -..idi e ; le inauvais tenniss n'a pas en-
core )r i is le debarquementt.
I' Il.ieliIs iffCer.. gal'n devaient
partir le o.aiii nir p .ir la France; le
c(mte .-de I;~i bon-lussct tait de ce

I0on V ctor Saez, sec rtai.e-d';tat
des aTiis affli r:agres., a, le ler. ocio.
bre, ecrit a do)l Louis Salazar secr-
taire d, 1.I mir.i e, ce qui suit :
Pour que les affairs -d royaume
ne o',i_ ent aucun i tard t ii.t 1illll icii
c.)ill ici, jo vous autorie-, commnin
1" 10ou *remnier se(l,'taire-d'tat a, exp-
dier toI.Ite. les l'aires q(,i se pr, .e.n-
teront. \'nus eo1, entendlrez avec tous
les ;. r. tare;-d 'tat jusqu'a ce que
i.i, .le roi, je sois rntr dans Ma-
Sdrid. L)ieu vous g. ude etc. '
Don Victor Saez,. clih e don Louis
Salaza.r de prvenir la rgence que le roi
a repris les renes' du gouvernement, et
qu'il est trs- stisfit du z-lc, dela pru-.
dence et de l jiinJa e c a\ec le ,queIe elle
a golIvein la ati, 11 il no1111 de S. M.
SUISSE.- LAUL.1xxi-, C Octubre.
Le conseil ri:pi sert t tt'de ('Yen,''e vi :,t
de rendre, la naijrl irt- de dcii tiers
des s,.lrrit iunie loii ii)i in.ise de la li-
beit de la pie-.. purii le terme d'un an.
Tous les crits, de qlielque sujet qu'ils
tra.int, seront soumis a une censure pra-
lable. On parole aussi de nouieles measures
qui -vont tre pri-e- dans le canton, pour
y rendre encore plus dilelle e sjour .et
I'tt.,,iseenent des tranigers. En.iii it
. est de nouveau qii..ti on d'abolir- loi
qui rgit les (in..\ oiq, quait au marriage,
loiqui ayarit t ipruilteiinent suppritnme,
S1l'poque de la restauration, fut rtablie
ii y a pres dle deux ans l'tnanimit des
votes dais, les detux conseils. Ce serait
encore une cocle-.ioti de plus faite a
I'iiiliience trangere.
On attribue aussi a ette mme influence
la suppressioui du Piddle Ami de le rit,
journal qui paraissait ici, et qui a t supprin par tn arrt du conseil d'ctat
du canton de Vaud.









( 4)


Outre MM. Gautier et Despinasse,
O ex-nembres de la convention, qui ont
requ l'ordre 'de -quitter le pays,, trois
of:i cirs italiens de distinction, la con-
duite desquels on n'avait rien repro-
cher, ont t arrts ino)iiin ent t tcon-
duits sur la frontire, ciufobrmment a la
decision de la dite fedrale. A leur arri-
ve Berne, le minister d'iire grnde piii-
.:anee vadulut qu'ils fisleint itei rog,', ponir
tii hier d'avoir par .eux des renseignemnens
sur les associations secretes de la S i e.
Mais cel ireric. ttoire n'a conduii t rien.
Les ma!heiireiux refugivs a.int di-s pa-se-
ports ent regle pour les vilies ari Latiques
ont continue leur rounte, chrcllairt a gi-
geir un port de rer pour passer en An-
gleterre ou en Amiriiq1ue. Les autres Lbniiis
italiens, ayant appris le sort de leurs conm-
patriotes, se snlt hts de sortir de Suisse
par la, lnere, et 'le Wurteimberg, ponr
t'tre pa; arretes et conduits miltaire-
#nent dans letr voyage.
II par:;it que la viile de IIimhoumrg offre
des dangers ce-s iiifortuines qui y trou-
veraient Fordre de paser en Airiyue. En
consquence, i8s se diligent sur a Hol-
"lande, d'o& ils p-iiarrort sit-iin s'enbar-
quer pour.lPAngleterre, setul Ia.iys d'Euiope
Solta liberte tronve -iiijoird'hui ui asyle.

Bire et Porter. Les Egyptiens ornt
les ;rcmiers tfruvI la manidre de fire
la bire. lis l'appelaient ta /Iihc1ur plu.
sienne, parce qunelle tir en premier lien
faite Pa Iuse vi le situ,e l'embouchure
dii'Nil, enilon l200 ans vant P're
chr.-tienie. Le porter, qui a donn un
grand renoIm Londres,, y fut invent
vers l'annre 173o. Avant cette (',quIe,
les liqueiirs de d'ciel nl u.sae, etaient
'ale, la bire et,le two-penny (ilri\ sotns.)
On avait alors coutiume de demander pour
tne pinte de haff and hlaf', c'est--dire,
de derai bire et de demii two-penny ;
ou autremenet une pinte on pot p de
.tro!s fiis, voulant designer pi ir la ;n tiers
dale, (de bire t de two-penny. Alors
1e ptiblicain etait oblig de retire de mrois
Y vaisseaux pour ffournit A une pratique.
Pour viter cette peine et le dgt un
brasseur nomnm flui o..J coniqit 'idee
de fire une liqueur qui pt reunir: l1e
bon got et le p;arfiin separs de Pale,.
de la bire et du two-penny. II 'appel:a
ce milange l'entier,ou la botte entire
de bire, volant designer que cette bois-
son tait prise d'un seul barril ou d'ine
teule botte. On dcouvrit bientt que
c'etait une liqueur trs-cordiale et tres-


no iiiante conven-i::le aurx porters,
( porte-fais ,) et aux autres travaileurs,
Sdo elle a reCu le nomr de porter.
( Extrait d'un pier de Londres.
/An'rcd/.tl.'.-- Un prince, gnral au ser.
vice de Prusse, avait ordonn aux haut.
lboi du regiment de Mr. de Rammin.,
de se rendre une fte qu'il devait
doinn r. jamnmin le leur dfendit, pace
qu'il pensait quiil ne convenait pas au
prince de donner a. ses hautbois un or-
dre si imprieux. Le prince; vouiant met-
tre plus de force A i'excutiori de cet
oidre arreta, quelques semaines aprs,
sous peine d'eucourir le chtiment de
0noliter sir 'ne qu'ils eussent A obir
a .)on ciniIailaiden-i eli. lis y obtemprrent,
apres que iRammin leur et dit qu'il ne
pouvait: s'opposer plu loiig-tems au pou-
voir tiii prince. Celui-ci voulut le lende-
main filtre connaihre son triomphe et
il dtt' I Rainmin,, la parade.: Voyez,
j'ai c tiiiraint vos hautbois obir a lines
ordres. Odui-, -rpondit Ranmmin ona
voit l'ar 1.. tout ce que peut un ne. Le
prince se tut et il se donna, par a suite,
bien de garde de commander les hautbois.

I.N iTERI E U R.
S' .... ' ARLT
l. Du Tribunal de Casstion de la Rpubiique d'Haiti
AU NOM DE LA REPUBLIUE.
Extrait des registres du, gr9jfe di Tribunal de
Cassaation de la Jtpublique, casn aun Port-
au-Pinua.;
Ce lundi, dix-sept novembre mil huit cent vingt-
treis, an virngtiie de i'lii.iplend>anre.
Le Tribunal de Cassation r'uni au lieu ordi-
naire de ses audiences, ou taitnt presens le do-
yen Jn. l'oi.. Luinasse, les juges Di.ean, '
Oriol, Abeile, Babqiiat ut Niptune, aiilai que le
Conmmissaire du Goivernement, Auiig.
Sur la motion qui a et- porte par l'un deo
juges de ce tribunal, sur la question de savoir,
si le tribandl, cn ormrnment l'ariicie 5, tire *
de la loi du 15 ini 1l19, et I'articie 468 da
code d'instruction crimineile, la composition dt
tribunal de Ca'nsation ne devait pas toujours se
faire.en nombre inip.r.
Oui les conclusions du Commissaire d( Gou-
veriienrept, et sarns y avoir r. ird ;
SConsidirarit que i'article 5, titre 4 d:- la Io; du
1.5 mai 1819, ne conccrne que le nombre de, jiige
qui rgle la competence da tribunal. En c.'it qutnce
de cette dispo.miun, il a t arrt que, ...iiilne
par le pass, le tribunal continurait j'ugr trc
nombre pair ou impair. Ordonne qu' la 'l1,;: mn<.
du mninistre public, exp,litiio du prse:n .\rr.t
tera envoye au Grand-Juge et qu'il sera injstr
dans la Gazette Oficielie
Prononc au paiais de justice du Tribina! de
Cassation, les jour, mn iet an que de I'auir *trr
( Sign ) JEAS-FI.ANOIS LESPIN.A:,E *a
BoIseSoN grteffir. Collationn,
BOISSON.








SUIPPLEMENT aui T'Ir"he Nnm'ro XLVU


N.'is, soussign6s,, Henry Ph: 1p et Edward
W j"-br, ay.at et choisis arbitres par le trib,.nl
de cette viile, le dix aoit, afin d'asseoir les dhfi;-
rens existant eilre Mr. Peter i'i ,,,., (de ette
:i!e excuttur testamentaire de son feu fri:'e John
Mi&roy et agent de Mr. James A. BruAl, .irl
associ isurvivant de la reason de comni.rce Mii-
rov Ritchie et Cie et Mr. Hercules A.. de
Liverpool, rsidant maintenant au Port-au-'rince ,
*Biil agent de Mr. 'John RitchiB, associ de la
dernier reason de Milroy et RitLchie.
N'ayvnt pu tre d'accord sur les diffrents points
de la dispute mentionne dns l'arbitrage., sign pir
les deux parties, nous .vons choisi, seion les
pouvoirs qui nous ont t danas par 1.iii arbi-
trage, pmor eur-arbitre, en premier eieu, 1onsieur
Samuel Correv, qui n 'i ..-' :.- iiit est mort
sans avoir pu s'en occuper, et maintenant Monsieur
William Dawson, de cette ville. Avis fit donni
du tout aux deux parties, A tennis convenable; (t
.ayant, coiijointemient, avec ledit sur-arbitre. pes
nDirement conider et examine lesi-;'g <.... ,t
les idcumens mii devant nous, nous dits Henry
Phelps, Edward Weber et W\:iii .n D.awson, f, spos
Sivoir, par les prsentes, diarons t oiiti. i paotr
jigeniment et arbitrage sar les dffeieps points 'L
dispute entire ls parties ci avant maimtiQirtE;
SAVot IR:
1o. qi'un pouvoir, donn pour l;i'. 1.-r, poisse
Atre rtir, lorsque la partie (on les par ie. qi q 'iit
4donr, jugent co.ivecabie de le fire ainsj.
20. que les livres eomptes, borderraux it ;tou.
autres papiers, confnrmement l'inventaire -qui en
a t fait par Me. Houanez, notii-e ii.i Gauverne-
rnent, et qui appartiennent A ]adite raison de 'Mi:-,v
.-t Ritchie, soiernt livr-s imn6iarti.umtpit Mr. jI.
Morice, come agent de Mr. John Ritchie, associ
.survivant de la derniire r,,ison de Mi!roy et Ritchie ,
aafin que ,M;r. Hercules Morice puiss-e rg'er les
affairs pendantes de cette raison La livraison desdits
livres, papiers &c. aura tieu condition setlemiern't
iueu Mr. I. Mr'ice done :piine et bonne eiaution
M r. Peter Mdroy, que les fonda recueilis Far
1Mr. H. Marice, pour le compto :de ladire raison
de Milroy et Ritciie, soient convenabirpiea.t em-
ploys ervers le paymentt des dettes de ladite
raison de Milroy et Ritchie, et que queique balance
'que ce soit, si l'on en trouve., qui sirait dsue A
'fu John Milroy, sera paye A sa representation
lgale. Les livres de, Mdiroy et Riitcere, contenant
les comptes de John Milroy et Conim Salter et
Mvilroy, Milroyr Ritchie et Comp., seront rumnis
ia Mr. Hercuies M iric.?
So. 'q ie ledit Mr. Peter Milroy, coinme agent
de Mr. Brubsh, seul associ survivant de la raison
(le Miiroy Ritchie et (Conip 'endra un compete
vrai et complete des affairs de la dernirre raison
-de Milroy et Ritchie, durant leur liquidation, ju;qu'
l'poque oi lesdits livres seront reniis. A ces fins,
ne pouvant, par la inultiplicit de nos afiaires,
nous charger personnellementt de 'investigation desdits
livres, comptes &c. nous proposons que Mr. Hern-
derson, prsentenient coiniis de Mr. Peter Milroy,
et en sa faveur; et Mr. Bridgemann, en Slcir
de Mr. Morice, soient dsignes A cet effect, et naus
supposons que trente jours seront s.i- ...i. pour
rendre les competes ci-d,-sus mentionns. Mr. Morice
- payea Mr. ,BrUigemao.n, .et Mr. Peter Milroy,
Mr. Henderson, pour leur peine.
40..lesdits livres, .papiers,&c. ,ssdits, en ce qi'ils
-an~t Rmls eneemble avcc ceux des affiuires dtlis


diverse raisoni mentionnes da:is le seco,:.! parai
raphe (de ce presI.na jiigeinmnt, :resteront el pos-
session de MRI. Hercults irrci, d;irant lVe',ace de
trois mois. Cp indant, pfnilent cezie , poqi Mr.
Peter Milroy y aura toujiurs un libre acc', et
apr'i qu'elic sera expire, il les remnttra 'on la
postseso.i) d'une m:ison 'respect! le quelcoique,
de cette ville, et qni sera iomnie par !a siite.
LIa, toutes les parties -int~rtsscs y auront un
.ibre acccs.
En tdiignage de quoi, nous avons, ce
jugenment arbitril mis ros signPturr-s et appos nos
seeaix ', ce douze novermbre uil hbuit cent vagt-
trois en. cette viie diu Port-au- rince.
( Siga ) EnD;-AR. WV.'. :1, IHEaLY PI'EtEC?S,
W, I \ .r DA', 's,.\. 1

Le nvoire le I1B,1 P r, en d lii nni pour
BordJeau.x el Nant~ts, ~it part.r le i cur,.nt
fixe., e divers '-,, :..< qin a raicent eiic..re quel-
que fret I rnettre a board, sont pre:enps qui sop
cl.iu-" ,m'ri sra grr-te le 26 du ,..'ar .
S'adresser pour i r et p.- i,.:- .i C' iii; r.e
TAN'Qvtt. Y, A son bhrd ou a l.'.l1. LI.N.itD
et Cpmp., -cup~signataires.

jLa niajson de Clo.ll.- : di J''he. ,Gorjon et
I,:. \.' i !. a t Passoute le dq4 pri.', t ,nois,
par (eonent;:ei retire~ .e society et le sieutr .ihe. Gourjon est
ti i ],e de Ja iiq idiition, et -,in,.urt l i es~puon-
S. dies d ttes de ladite mt-ison.
P.rit-, u P.i...., ie ..,t, r..-: 18283.
'2 n. iI l; et ji* GOURJON.

'Le eitoyen Jo oph Geapprs, cormmergant, a ''han-
nelur d.e pr-v, rmr ls p)ersognnes s avc le-"i.ll' il
est en compete courant, ou en arl rme que!conque,
qu' partir de cette date, ii ne reconnaitra pour
bons et valab!es, que les rcfus ou quittances qui
seront signs par lui ou par son poiuse, et qu'
dfiut de quoi, is- ne seront pa accepts en
dchirge.'
I1 invite en consequence tons ceux qui pourraient
lii devoir de payer a son domicile
3 Jh. GEORGES.

Le soissign6 ayant apprise que la citoyenne Jean-
ne Rose Etienne, ne Ste.-Lucie, continue A
apporter son inomp, privicnt le piib)ic qu'il a fait
sparation de corps avec elle, par un iete autlien-
tique pass aux Etats-Unis d'Amnrique, en l'an-
ne 1814, et qu'i son retour ici, il a fait defimi-
tivnimeiit prouoncer son divorce. Ce dernair acce
a ere passe le 21 fvrier 1821.
N. PIRON.
Port-au-Prince, le 29 octobre 1823. 3

Le soussign a 'lionneur de prvenir le public
qu'il est revenue des Etats-Unis, avec un assorti-
mnent de pierres et monument en marbre. I1 y
gravera les pitaphes que l'on dsire.
HENRY WOOLRIDGE, consign chez C. Haent-
jens et comp.e 2 novemibre 1823. 3

Le public est prvenu de ne point fire credit
a l'quipage du brick anglais Bluchlr, capitairi
William Postle, venant de Londres, car ni le
capitaine ni les consignataires re rpondront des
dettes que.~aurr'it :ontrater ledit quipage.
:,3 ',E1,iN,Ui',,D, Ij.i\,,E.









( 5 )


Y'Le sousshgne, agissant au nom et ccmm fonri
'de pT)(uoiir du sieur .J. A. Brv., Ji\i ass suirvivanlt de ]'ex-liiai ltirchie et con:,pgnie, itablie en cette vrlie do.
P,rt-ii-Plrince, ladite mison dalion di la raison social :'. t hie,
ir:forni que le sijtr II ,'rle Morice, cha g lde
]b procuration 1 verocol, a fait insrerr dans le T graphe du
19 oct<'bre, present notis un avis ditesse !. aux
debiteurs de lfx-raison social Miiroy tt Rittchie,
pour la prvenir qu'il a depiis. lo:g-ttmus fait
connaltre R Mr. Peter Milroy qu'il est le sEe, et
legitime agent du sieur.John Ritchie, pour rgler
et diriger toules ses affairs a Haiti; et que
par suite d'une contestation survenue entire eux i
ce sujet, le Tribunal de Commerce de cette
ville les ayant renvovys pardevant des arbitres pour
juger leur d;ffrend. i' leur adresse cet avis pour
qu'ils aient a suspendre leurs payemens envers cette
raison social : 2o. tou ceux qu'il .iqp. irindrra,
pour les pre veir galement t qu'il ne recomnnatra
pas pour vaiides es transactions qui pourraient
avoir ete faites pour transmuitation de crances,
coniptes et autres objets appartenant la maison
Milroy et Ritchie; etc se voit dans i' pour l'intrt de la mrnison Il'roy et '4Ritchie, ,de
faire connaitre aux dhiteurs de cette sociPt que
bien que Mr. Muro e soit l'ag...t. particulier de
Mr. Ritchie, il n'a pas encore t reconnu, pat
Messjeurs les arbitres charges de ir'n,'.._,rr tur
I'objet de la contestation existante en:itr lk.i-. o .s
Milroy et Ritchie et Mrc-.ro Ritchie et Cmp.,
poour seul et ldgitime agOnt de la mason Ald/roy
et Ritchie: que parconstquent, et jusqu'a ce que
MM, les arbitres aient state sur la question -de
savoir A qui doit tre confine la liquidation de la
soSiei Milroy et Ritchie, Mr, Morice eUt d
d'autant moins fire insrer son avis dans le jour-


i a1, qI'il rn'ignore en rccne rnni're, que Mqr.
J~h i vr.v 6tait. intres pour moi.i.' dAas
c.,te so ; que Mr. Peter Miiry sen fre'r,
lii avait .4ii rt, en ja v r dernir, ierde trv,iia l r de
con:<-rt avec lui aa iiqudiatid!n de ccrte raison
sociai- ; ce qi'i, r: fusa: ett que si Itr. t.: r Milroy
s'est vu diep.is diaus la ncessit~ de faiire, en
(i ~. t 'ms, des prot,stations contre ihd s-qialits,
c' q)'i] avait ri.it nitre d:ns -'esiprt ids debiteurs,
.en il's engageant .h sulsleire leurs p:yeri-ns
.Dans cert tat de chose, le soursign s-
qualits q(i'l agit, dermerant tojou,'s ch!rg de
la liquidation de la nmaison Mi\royv t litchie,
jusqut' ce que le jugemnent arbitral intervenir en
ait autrement ordon invite les debiteurs de ia
raison sociale -Milry et .Ritchie p'yer :z la
.maison ?lilov, :Ritchie et Comp. coinme le pass.
PET: I MILROY.
,Port-au-Prince, le SO octobre 1823S. 3

En .charge pour Ilambourg.
'Le rick anglais Ann, ci:pitaine John Nelson,
id port de 180 tonneaux, environ, prendra du fret,
et partira [n.oiteii r.i vers le conmmenc6ment du
n:ois de janvier prochain. S'adresser pour plus am-
pies renseignemens au consignataire.
PAvUL METTENIUS.
Agentignral de la compagnie Allemande des Indes.


"Le so-iign l' honneam de p1tvertirle public
,qu'il ne reconnaitra point les dettes que puirrait
contracter l'quipage ,du brick anglais Ann, capi-
taine John Nri.on, qui lui est consign. Le capi-
,taine fait la mme declaration.
le 6 novembre 1823. PAUL METT:E.Nt'U.
:3 .Agent Ineral de la Cie. Ai" narn.e d.U hIi.


PORT-AU-PRNCE-, DE F1-.'W"RIE DU GuvEaNIT




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