Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: September 14, 1823
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00052
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-09-14_no_35 ( PDF )


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LE


TLE GRAPE HE

Gazette Officielle.


No. XXXV.


iU-PRINCE, le 14 Septembre 1823, an 20.
1 ------_ ,- ...-"--.,


\ES ETRANGERES.

FRANCE.
PARIS, le 26 mai.

,E journal de la trsorerie essaie au-
o 'rd'hui qooiqut'avec reserve et timidi-
te, de s'ri~ger en legisiateur de l'PEpa~ie.
li se livre d'abord a un rapide examen
des lois, des usages et des traditions qui
ont g:'uvern la pninsule depurs I'po-
la domination des Maures,jusqu'aii mo-
nient o Charles-Quint et Phiippe II
s'emparrent du pouvoir absolu, et subs-
tihruenlt ~ls volontes du t rne iaux droits
de la nation. Le Journal des Diblts est
oblige de convenfir qu'il n'est pas possi-
ble de coilvoqner les ancienies cort"s es-
pa gnoles, attendoi, come non i'av.nss
dit avant l:i que chaque royan:me che-
que province de la pani:sule a eu ses
corts on ses ctats particulis s, .e-ergant
des poovos qi n'avaient entr'eox atu-
cone simiiitud' : que ces potivoirs lne
sortaient pas d'une source uniform, et
que m ime ils ont subi les variations des
circonstances et du temps.
Nons ne suivrons point le Journal des
Dbats dan s e longnes dissertations aux.
quelles il se livre aved complaisance, au
sujet des divers systmes politiques qui
jadis ont re-i l'Espagne puisqu'il con-
vient que l'.'. r:; '..I:- "'' rreurx cde
ces viefiles lois parat impossible.
Mais alors, quei est done le rgime
qui, selon le .Journal des Dbats con-
viendrait maintenant a I1'Espagne ? Serait-
ce par hasard celui de notre charte cons-
titutionuelle ? Non. Ce q i'il fuit iu 'EVs-
pagne, ce qa'il h1i fiaut uniqiemenit,
ce sont des in-titituios epagiole
Par consquent e regime bii:anniqu ne
!ui couvi'nt pas non f plus. Se douterait-


on de ce qui convient a l'Espagne, la-
quelle i .fvit vuntiuement oes institutions
espagnoles ? (On poir!iait le donner de-
viner entire mille; ce qui Ini convent,
c'est: qui pourrait le croire ? c'est la cons-
titution (le Baviere.
La Bavire, dit le publiciste des D-
bats, tient de son souveramn une consti-
tution nouvelle, conque dans un grand
esprit d' discernement et de v(rite. II
y existait deux classes de noblesse: la
premiere compose des princes et comtes
de I'ancien empire germanique ; la secon-
de antrieurement sujette. Le royaume'
avait aussi un piscopat; les villes, des
corporations; les campagnes, des propri-
taires. Toutes ces diverse conditions ont
leiir place dans les tats-gnraux. La
haute noblesse, les prelats, et un cer-
tamn nombre de sCnateurs vie, nomms
par le roi, composent le snat ou chanm-
bre hate; la sec.nde chambre est for-
me des dputs de la noblesse, de ceux
des propritaires, des reprsentans des
villes et des delgus choiiss par les uni-
versits.
Enfin une coincidence remarquable
existe entire la classification que prsente
un tel ordre politique et celle que pour-
rait admettre la constitution espagnole.
II nous sera permits, sans doute, de
ne pas trouver cette coircidence, entire
la Bavire et l' spague, aussi vidente
qu'elle i'est pour le Journal des Debats.
D'abord, mme en admettant priii-
tivement I'idertite des deux peoples ls
circonstances sont-elles aussi les mmes ?
et les v nemens n'ont-ils pas apport des
modifications tells, que la coincidence a
disparu ? Le roi de Bavirer n'a pas at-
tendu que son people iui demandit une
colnstit!urnn; clair par les lumi-res du
siCcle, i! a prvenu ses besoins, il est
ali an-devant de ses va-ux. Le roi d'Es-
pagne, au contraire, en remontant, aum


_ _


__







'one, a dJtruit la constitution des corts;
auxqueiles il a d sa restauration ; et, plus
tard au lien de prvenir les-'besoins de
la nation ou si I'on vent les v(eux d'ui
part c'est la nation ou ce prti qui ont
, is l'iiiti:.tive et qui ont re difie, sur !es
ba1ss posi es Cadix i'eiipire consti-
tutiionnei. Voii done iiun premiier aperqu
plus que suffisant pour dtruire la coinci-
dence que le Journal des Debats a d-
converte.
Et, d'aiieuirs, n'est-ce pas une vrita-
ble utopie, le rve d'une imagination
complaisante que de pretendre trouiver
.quelque similitude entire les morurs, les
gots, les usages les besoins d'un petit
Ctat de l'Al!emagne avec ceux d'un gtand
tat du midi de 1'Europe ? Quel rapport
y a-t-il entire un Espagno! et un Bava-
rois ; entire des homi~'nes qui vivet dans
un pays fioid et des homes qui vivent
dans un pays cland ? En conscience ,
pour apercevoir entr'etux quielii'a'ialogie,
i1 faut pousser bien loin I'obligeance mi-
nistrielle.
Poursuivons cependant. Une derniere
consideration ajonte le Journal des Dr-
Sbats, doit trouver ici sa place. 11 existed
en France et en Espagne des homes
don't l'opinion, associe aux sentimens les
plus honorables, repousse dans le gou-
vernement de la peninsule, -toute/iinno-
vation, mnme fonde sur un retour aux
anciennes lois, et s'appuie des disposi-
tions de la masse du people espagnol,
pour demander le rtablissement pur et
simple de ce qui existait avant les der-
niers troubles. Mais connaissent-ils bien
]'tat de la question ? savent-ils qu'ils ont
a choisir entire le ponvoir absolu, com-
bin par Philippe II, avec la lettre more
de la constitution d'Espagne, et cette mo-
me constitution renaissant pour s adapter
aux besoins les p!us indispensable d'une
society branlee ? Sans doute que la mul-
titude, fatiguee de la tyranmie des r-
formateurs, n'aspire qit'a se jeter dans
les bras du government qn is ont pros-
crit. Rien n'est plus natural, rien n'est
plus ordinaire que ces reactions de !'en-
thousiasme ; mais l'enthousiasme qui ren-
verse les usurpateurs qui affranchit les
nations, ne fonde ni le credit, ni la ftrce,
ni la tranquiilit d'un Etat. 1'Fp s,'ue.,
prive de ses colonies, livre totes ies
consequences dsastreuses de ses rvolu-
tions, n'est-elle pas force de chercher
dans les classes eclaires un concours de
sacrifices et d'efforts que la royaut iso-


I~e se flatterait vainemeht d'obtr-nic ? -T'a.
t-elte pas trou;\r diiis une ptiibicit
salutaire les' garanties de la forrine pu-
biqiue n'est-e!e pas, en un mot, dans
i'impirieuse n,.cessitde se se faire une vie
niouvciie cans un nouvel avenir ?
Sans nous arreter -ux assertions du
Jou'inil d.-s Debals, qii pose en fait qire
.ce qu't i '1 ,.i' la mun tit C Tie n'aspire qiij'
se jeter dans les bras du government
dehii, i est vident que I'un reconnait
'imposyibilii de remettre en EsL;ag-p.e les
choses datis l''tat o elies se j>uvaient
avanlt 1: .., et cette concession n'est p, "
SdiLdaigUner. 11 iIut done la .
bavaroise, -c'est-a?-dire tie ch
et une second clambre. t ainils
ldmens se composeia la pre cham-
bre ? des grands d'Espagne ? 'n n'en
comnptrepas qatire qui aupartiennent att
part oppose, a la dei ni(re r(ivoi!tion 1 il
faudra done alier les cliirciher parini les
partisans et !es d'feii.seurs de la counstitu-
tion des corts. Ne serait-il pas bien
trange qu'on s'adressf en eet aux hoom-
mes qui ont juir le maintien d'un syste-
ine pour detruire ce imeiie system ? Si
'on a recourse a eux pour oiganiser l'Es-
pagne., n'est-il pas probable qu'i!s vou-
dront lu conserver I'organisation de 1820,
a laquelle jis ont concouru ?
N'ayart qu'un nombre tres-borni de
grands d'Espagne pour entrer dans la
chambre haute, on y introduira les mem-
bres du haut clerge, ceix qui forment
actuellenent la parlie dissidente des cor-
ts. (.est ainsi que i'entend le Journdl
des Debats, .et cependant, dans ce chaos
iiextricable, il ne peut s'accorder avec
lui-nmie; car 11 sent la n: cossit d'opposer
des limits al'inflence politique du clergy:
Je doute, .dit-il, que la religion,
mieux entendue qu'elle ne l'etait dans le
moyen age, ri'et point a perare dans
le respected es peuples, d'une participa-
tion sensible et nominale du sacerdoce `~
tontes les affairs de government, de
police et administration, qui peuvent
occuper -une assemblee p olitique.
Ainsi done le Journal des Debals ex-
clut le hant clerg de la premiere cham-
bre legislative qu'il veut 4tablir en Es-
:pagne, lors le cas cependant o il s'a-
.girait de disciner exclusivement des ma-
tires de religion ; c'est-a-dire qu'il veut
borner l'influence du sacerdoce au seul
pouvoir spiritual. II y a plus mirne : le
Journal des Debals gnraliste la ques-
tion, et semble ne pas vouloir seulemeit


e





.( 3)


v'qp!iqur a l'Espa ne. Quoi qii'i en soit,
apres avoir propose la constitution de Ba-
viere, ii est le premier voiloir y ap-
porter cles dbrogations ; car, en Bavire,
les eveques catholiques ( deux archeve-
qies et un veque ), et les prsidens de
chaque consistIene genral protest;,nt, qqi
si gent dans la chamribre hate, con-cou-
rent totes les discussions, et a toutes
les rsolutions relatives la politiqie et
P l'admiinistration dae I'tat.
T! ignite videmment de ces consid-
i..r. i q e .e noiiveau le gis!ateur de
i;, n:' a pris soin lui -mrene de d-
-. n" des obstacles instiniontubles
...1 ce qu'oin puise mettre en
S .. '.,l Espa~rne, la constitution quil
-*,!ii"it i' donner. Apr's de pareils rai-
Ssnnemens, de teiles contradictions, que
reste-t-il a ditid? lRen ; sinoi que la ques-
.thon devient de pTi s en plus eibarrasse,
t. qiue le journal d-s Drh;,ts comnience a
Ssientir l'iipossibilitte de la r3ouldie.
1i est probable que ses doctrines trou-
vcro:it plis d'iin contradiccteur pa rm
:iix--i nime donrt l'omion, relon ses
Expressions, est associce aux plus nobles
.~.niimens. Que diront la Quotidie~ie, le
Drpeau blanc, en voyant- que leur col-
legue de la ti sorerie ne wveut pas fire
].articiper le haut clerge au gouvernenient
(de la pninsile et qu'il dnmoutr:e la
.n cessit de renorrce: au rgime tabli
en Espagne depuis 1814 jusqu'a 1802?
1De)j ce matin le Drapeau blanc a ex-
prim une opinion diamntra!loement oppose.
It est fort mirconitent des dclarations
attri!bues au come de i'Abisbi : Voila,
dlt-il, le plan mixte que les publicites
tibcraux de t'aris oflt t -chairgs .de
mettre en avant iI y a peu de jouis ......
L'execition de cet arrangement insidicux
tt pterfide n'aminerait qu'une paix plrdete
au profit de la revolution et des rvolu-
tionnaires. C'est I'ancien rgime tout
paur, avec 'iinquiisition, les p sides et
tout. ce qui s'eni su!t, qu'il faut au Dra
peaubanc. Nous verrons deniain comment
ii traitera le Journal des Debts, qu'il a
Sdeja, par antitciation, appel liberal et
revoiutionnaire. Telle est la faction qui
veut dominer; ses vues sont mises au
grand jour: ses projects ne sont point
Sides mystres; elle ne prend plus soin de
les deguiser : Qu'on la iisse fire, et une
,coiitre-rivoutioin com,1-cte sera la con-
sequence t -cessaire, de ses pianls de son
S'stme et de toues esses manceuves..
( Constit utiinel.


On assure qtfe le minister a regu
cette nuit des nouvelles importantes du
Portigal. Si nous comparons ce qui en
a transpir dans le public au rcit em-
barass qu'en fait 'PEtoile, nous avons
lieu de penser que ces nouvelles ne sont
pas de nature satisfaire les lecteurs
de cette feuille.
Selon sa version un courier arrive
dans la nuit diu t au 7 a Salamanque,
a inform le come d'Amarante qui se
troiuvit encore dans cette vilie, que le
roi tait dcar libre, qu'une parties des
tropies ta~it revenue a Lisbonne pour
garden S. M. ; que les garnisons d'Oporto,
Btraganza, etc., s'dtaient prononces pour
le roi, que les troupes du general Rego
avaient egalement reconnu l'autorit ro-
yale, -et que ce eitnier av it (li dlis
de son com,,.ndemnft par les co!rts, enfin,
que toutes les troupes, sans exception,
avaient suivi P'exemple de la garnison
da Iipborine.
Cet acie d'antorit des corts annon-
cerait que la contre-rvolution est loin
d'avoir t completee, et que le gouver-
ncment censtittiuonnel n'a pas t aboli;
Si nous pouvons .uppler aux rticences
du journal ministeriel par nos propres
notions, il n'est pas invraisemblable que
les chaingemeins opirs dans le gouver-
erement portugais se soient borns * des
modifications dans la constitution.

SPort-.au-Prince, le 2 Septembre 1823, an 20.
AVIS
De la Commission d'lnstriction Publique
de la Capiale.
Nos Concitoyens sont prvenus que le sieur Pru-
o. 1, ..J'ii. i t qui a exerc il''galcmnui t, jus-
1~' i .- 3...i .iit de gurir dans la Capitale
oya;t refus de se soumettre aux reglernmns du
pays et de paseer l'Fxamien du Jury midical,
a requ, sur sa demand, les passe-ports qui lui
t:ient necessaires pour quitter la Rpubique:
jusqu'au momcnt de son depart l a t inteidit
aidit sieur Nouchctt d'ex'rcer la mdecine, soa~
peine d'eucourir les rigueurs de la loi.

Les membres du Jury nidical, soussigns, ayant
t convoqus le 31 aot derjier, dans le seira
de la coniimission d'inslruction publique pour y
examiner, en prsenice des miembres de cette com-
mission, plusieurs personnel qui exerrent illga-
lement I'art de girir, (nt procd l'examen ver-
b.i de- Metcsieurs Moreau et Adolphe; et il result
de i' mranire don't ces dtux candiuats ont r-
pondu aux questions qui leur ont t adressees,
qu 'i! sont dpourvus des cunnaissances les plus
indispe:sa.b!es au ~idecin, au Chirurgien et au
Pharmacien.
?.ir, 'oliastro a dclar n'tre ni mdecin ni.
chirrrgien, Rais posstt dr des secret tires du rgie
vgetal, au mayen desquels il gurit des nmaladiea







(4)


Ineurables par les procds de l'art. 11 a present,
Scomme prove de son assertion, des perzonnes
qu'ii prtend avoir guries; mais qui snt loin
de confirmer les cures qu'il avait attributes a ses
secrets. D'ailleurs Mr. Po!astro a refus de rpon-
dre des questions quelconques adresses par le
Jury.
Les sous ;'n&s s'tant rassembls aujourd'hui 6
sntembre. pour juger des rponses faites par
MM, Mohrtan et Adolphe, aux questions par crit
qui leur avaient t soumises, ont reconnu que
iMonieur Moreau s'est encore montr audessous
de ce qu'on avait pu juger de lui par ses reponses
verbales; que Mr. Adolphe a rpondu d'iie ma-
nire moins imparfaite qu'il ne l'avait fait pr-
cdemnment.
En consequence les soussigns estiment que
i'autorit doit interdire Mr. Moreau, coumie n'ayant
:ucune espece de connaissance mdico-chirurgi-
cale, et parcrioiquent, devant ncessairernent ex-
poser aux pius grands dangers la vie de ceux
aupris de qi ii est appcl ; qu'elle doit de nnie
iiiterdire i Mr. Adolphe l'exercice de i'art de
gUr-ir, y apportant encore plus d'incapacte, s'il
est possible que Mr. Moreau; mais que Mr.
Adoip he tant jeune et montrant quelque aptitude,
pput tre ajourn un pn pour tre admis a
l'exercice de la pharmacie; attend qu'il pnourra
pendant ce teams se livrer A 'tude et a la pratique
de cette profession dans une des officines de cette
capital, et se mettre nieme e satisfilre a un
novel examen. Quant M. Polastro, son seul
refus de se snumettre a la li sufiisait pour que
i'exercice de la mdecine lui ft interdit; i1 est
inutile de fire remarquer combien la toirarce
des charlatans est dangereuse, pour ce qui est
rel;tif a la vie des ctoyens.
Fait en seance du Jury medical le 6 Septem-
bre .six heures du soir.
MIRAMBEAU, D. PESCAY et G. JOBET.

L.a Commission d'Instruction Publique slante
au Pl'rt-au-Prince.
D'apris le rapp,,rt ci-diessus du Jury medical,
et en vertu des attrib:itions qui lui sont confres.
Interdit, sous les pines de droit, aux sieurs
Amnonio Polastro, Moreau et Adolplie 1'exercice
de I'art de gutrir dans tol:te i'tendue de la Re-
pub!iquit, et arrete que ce drier pourra tre admits
d rs un an partir de ctte d.te subir a
Touvel .xa,4ien p i. r 'tre autorise s'il y a lieu,
Stenir une officine (di iarimacie.
En consequince, les autorits civiles et militai-
res, charges de la police dans les differences comn-
rnties sent prices de rter li-ur assistance pour
l'cxecution de la prsente et d'app!iquer les dis-
positions corectiv."s de la loi aux centrevenans.
Donn en. sance di 6 Septembre 1823, an 20.
B INGINAC, P. ROUANEZ, FREMO)NT,
LEREISBOIRS, J. GEORGES. J. C. SALGA-
DO, CH \NLATTE, I.INAKD.

DIVERS AVIS.
Onmte tulit punctumn, qui miscuit utile dulci.
Les progrs surprenans des eleves de l'cole da
miloplaste ( invention ingnieuse de Mr. Galin )
pour fLaciliter, perfectionner et populariser l'en-
seignement de la musique vocale et de la compo-
sition don't jusqu' ce jour', ies principes talent
cachs au vulgaire ont triomphl des p-Ijugs et
de l'enttemeit des ancient professors et !-~l ont
tnus rallies sous la banniare du savant novateur.


Convaincu des impcrfctifns de l'ancicnne m.'
thode, et souhaitant d'tablir dans sa p!trie sur
des rgles aussi immuables qu'a Paris et en Itaie,
I'enseignement d'un art aussi ainmable. Mr. PEY-
CHA UD, anclwn professor et compositeur, offre au
public d'en donner des lecons, de preference a
ceux qui ont deja prouv leurs facultts musicales
par quelques progrs dans la musique instrumental.
il les rendra capbles en pen de icons.
10. De roter la nmusique, de dictee, de nm-
moire ou d'invention, par la mlhode de trans-
position ;
20. Varier ou priphraser un chant, par le
moven des combinaiaonis ct renvtersmens des notes
qui composent un accord, sa ns le dn'iturer;
3S. Moduler ou ciangor de niede et de ton ,
par la succession n>tu'reile des contonnancos aux
dissonnances et donner le change a 1 auditeur I1
plus attentif, en le promenant, ravi des charges A ,
de i'harimonie, dans les tmos les pli, loignes du
ton primitif, pour l'y ramener ensuite, par des
routes opposes.
Telles sont les merveilles qu'excute un june
compositeur guid par les prmicipes invariables,
que ma mthode enseigne sars tre obiig d'em-
pl source des routiniers. 2
S'adresscr 'iihprimerie du Gouvernement.

Ml proposant de quitter 'ile par la premiere oc-
casion. et volant consaecrer le peu de tennis que
j'y resterai i'arrangeiiient de mes afrnires, je
prviens mes amis que j ai discontinu 1'exercica
de la mdecine. 3
Prudt. A. NOUCHETT.
,,.,-.-t,,-,---
La mason de commerce tablie aux Gonaives,
sons la raison de DUNBAR Frres, sera dis-
soute ce jo;ir, par consentemernt mutual Alexn-
der Dunbar se retire, et Coiin Dunbuir r3, e
charge de la liquidation des dettes et de toutes
affaures relatives aiadite societ, 3
Port-au-Prince, le ler. Sipt -mbre 1823.

M.e Si!rain Simoni.e, dei' ,lneur public pres les
tribinaux dn d!wrtiientr de l'Odesti soussrligi a
l'honneur de pri enir le public qu,'il vient d' tre
r1ommni la ciitr- :F'iiterprte d a la lengu an-
gli.se pres les tribunu.tx d ia R'pbiq:le et
q'ii tient sion ttde dans sa derneure rue du
Magasin de l'Etat
2 S. SIMONISE.

A VENDRE.
Cinq carreaux de terre en bois debont ou en
cafiers aband mus sur i'ihabit'tion Demorteille, si-
tue dans. i com nmnre et arrondisserrent de Jacmel.
S'adresser A Mile. Popote Pereau. Sa demeure
est situe vis--vis Mile. Fine Loreille, dans la
Grand'Rue.
Port-au-Prince, le 9 Anit 1823. i
PooTre PEREAU.

A VENDRE.
Une maison de deux charrbres bases et d'une
chambre haute situe rue lIpublicaine entire
le Commandant Deiiisseaux et Madame Pitre.
S'adresser Caice Bonneau aux Gonaives ou
a Madame Pitre au Port-au-Prince. 1

PoI.u Sa-iKcas, de l'Iprinmere du Gouivernemenei


i




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