Title: Telegraphie
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 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: September 7, 1823
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00051
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-09-07_no_34 ( PDF )


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LE.


Tr LEGRAPHE F,


Gazette Officielle.



N. XXXIV.


PORT-AU-PRINCE, le 7 Septembre 1823, an 20.
[ p Il [ I [ I IPl i f i i II-~ ..... i~ ll I


CIRCULAIRE.
,Au Port-au-Prince, le 2 Septembre 1823, an 20o.
.JEAN-PIE'RRR BOYER Prsident d'Haiti.
Aux Conmmandans d'Arrondissemens,
La culture, source premiere de la prosp-
rit de note pays et qui doit tre spciale-
ment encourage pomu que' le'Gouveriemeiit
musse en reicier les resources donit d a be-
-soin, a epronv depuis quelques teams de
c:ruelles entraves dans ledveloppement de ses
,i ,' 'parce que des persoines goistes
ont- bandonn cette l)ranche indistrieuse du
commeice pnur ne s'attacler, dans lespoir
d'un gain plus fac,ci!c, qu' clever des tron-
peaux de hbtes a cornes: ces troupeaix se
sont tellement n.m'tiplis dans e'teitde de
la hlpu)lihque, qun'il semlle que nous allows
deveimr un people deiattiers, et que le pe!it
Combre de citoyens qui ont encore le cou-
rage de dfricher iculs champs sontl jour-
nei!ement exposs a voir anranlir les fruits
de lcuis sueurs par ces annimaux destruc-
leins, contre les ravages desquels il ne peut
,exister d'enclos defensif.
Tant de plaintes ritres m'ont t por-
tes a cet cgard par les propritaires des
terreins cu!tives, que e crois devoir dans
f'intit general de la nation et pour la con-
scrva'tion de ses revenues les plus prcicux,
Dcider que les proprwtairme susdits se-
ront auiorises abattre le's bies cornes
Cu'ilJs trouveront dans l'intrieur de lers
jardius sans tre constraints d'en pa)'er
la valeur lcurs maitres cependant, il
est bien entendu qn'on le saurait s'etaver
de cet ordre pour mutiler ou tuer celles
de ces btes qui n'auraient point forc h s
cnclcs ni pitr dans les plantations ,
parce qu'alors ce serait fire de cette me-
ure salutaire, un albus blamable que l'au-
torit devra s'emnpresser de rpiirier, afin
d'en prvenir les fcheuses consequences.
Vous tes charge Mon cher Genral,
de tenir la mal. a lIexLcution de la pr-


senate decision, de ini donner toute la pu-
blicit nccssaire et de -anen accuser rcep-
tion.
Je vous sale affectueusenent
( Sign ) BO' ER.

PROGRAMME
De la crmonie des Obsques du Gneral
de Division Pierre FIANCISQUE, Com-
mandant L'Arrondissement d'Ac quin.
La mort vient de nous enlever le gEnerai
de .division Fraicisque, cominandant l'ar-
Trondissemeit d'Acquin conne par son pat:'i-
otisme sa valeur et tant d'autres vertus
,qui Iih' ont on.ciii l'estime la confiance
,et Ladmiration de ses concitoyens!....
La celibraion de ses obsiqtes aura lieu
avec toute la pompe qui doit Ionorer la
mmoire de ce guerrier. Sop corps devaet
re dpos daus renceinte dnfort Bodequin,
ses entrailles an pied de l'arbre de la
libeilt, et son eceur remis sa famille.
Demain, 53 du courant, l'assemble g-
ncrale sera baltue a l'aibe dii jour, et
les coups de canon de deuil, continueront
&tre tirs, de demi-heure en demi-heure, jus-
qu'an depart du convoi. Pendant cette c-
rmonie, les cloches de la paroisse sonne .
ront le glass.
A denx heures de 'apres-midi, P'assem-
ble gnrale sera de nonveau liattue, touies
les troupes de la garrison seront re lies sur
la place d'armes pour" se reodre ensuite au
gouvernemenet.
A trois heures touies les autorits se
reiiudont en corps au gouv-ernemnent, ainsi
que les anires citoyens de la ville.
A quatre iheuies, le convoi partira dui
gonvernemnent po.ur.s rendre l'glise, daus
l'ordre qui suit:
La gendarmerie ouvriTa la march;
L'artilleric avec deux pieces de canon;
Le clerg;
*Les guides du dfulit;
Les aides-de-camp fiormni sa suite;









( 2)


Son cheval de Lataille caparaconn et con-.
duit par un aide-de-camp,
Le char fuiebre guid par son chef d'es-
cadron
Les oiciers de 'administration .des
finances,
Le corCs judici:nre,
Les ofi;ciers (le marine ,
Les offciers de lciat-maljor,
Le people.
Un peleton de grcndliers du 14.e regiment
rmlera a nla arhe,
Fljfin le rest di r-giment border la laie,
en suiva~nit le coriige.
An.ssirt I'arrivoe dln convoi a Pl'glise, il
-era fatit une dechiarge de mousqltiei'ie et
Sd'ariiileric; une deuxicme sera rel-tee, lous-
que le corps sera dpoese cn terre, et unc
troisime, quand 'etiierrement sera fait.
Ensuile, les troupes retournierout leur
quarter respectif. -
Fait Acquin, le So AoUti 1825 an so.

Mes Compatriotes ,
i, 11 est du ievoir Iihmain de sonscrire au
dce et ternel et d'acquiter sa dette a la
nature, en descent dant. dat s lnimprintrable
nuit du tombean !!.... Mais blas! que ce
tribute, que ce triste tribut, Grand-Dieu,
est penible!
Nous voil preis il rendre les derniers
devoirs a celui qui, si long-tenips, fat
l'enfarit zl e la Patrie, celui qui nous
accompagna dans les perils et qui eniin
nous condluisit lui mie la vic!oire..
Jlose, dlans ces fin'st"s onrients clever
nia f;i!dle voix pour vous eng:,ger a semer
quelques fienls sur la tombe d'nie des prin-
cipales colonies de I'i' at, di G(enEral Fran-
cisqune!........ mMi'" s a, mes amis, les larmi,.
de 1'esime et de 'amilic anx lauiuiers don't
la victoire envi oinia cet illustre guerrier!
a qui plus qu'i nous doit t e chlire sa
mmoie ?...... Soldats du 14e. regiment. si
son zele et sa valeur out contribu au saint
de son pays, nous en sommes d'anuant plus
glorieux qn'ii march souvent an danger par-
ii nous. Sa v:illance et son intrpidit ni'oit
pas peu contribu i notre reputation; et
si nous avons bien mrit de notre adorable
Patrie, sons dire ql'il a t un de ceux
qui nous ont conduit a cet ornneur: car
il nous inspira son invincible fermnie son
fier mpris des dangers et son estimable
amour de la discipline ,et de l'humanit :
aussi quelle perte poour nous, ses enFans! ..
nous qu'il appelait sa famille,, qu'il bonorait
du doux titre de ses vrais amis; et si dans
ses derniers soupirs quelque chose pit
lui sourire, ce fit de mourir an milien de
vous.....de voir tous les habitans d'Acauin,


qu';l aIrmait et don't i' s&iait le pa:In;t
bonheu,, presser, en pleuiirnt, ses dcLil-
.jaiits mains!
Apris "avoir regrett come soldat re-
gietons-le bien p!hs !nircinent., s'il est
p.<'sible, come cil c ,e: car quel home
fit plus que lui di:e de amourr de ses
comi patriots, de l'stimne et de l'admriraiou
geierale ?. sa s iLcitude pour le bueiheur
d sol qui la vn latie avait dejai rtabli
F'urdre dans son commandement, el sa bone
administration, cciaire par le gnie liini-
neux du Chef de l'',lat oilait, aux ihai-
talis de i'airrodissementc d'Aciciin un .avenir
prosp'ee. L'iho~nidle bomnme trouvait en li
* un appui aussi dCsintress qu';npartial, et
le mcbhae t la jus!e pimntiion de ses faniles.
Concitovens Sohlatis! pleurons eii,' i.ile'
et hoinoros, a iiat. i les rnmines du Genral
FRANCISQUE, il ino]s laisse sous tois les
rapports dle g'ands e ,'empnes a suivre: It
-fui sidat intrliide, gndral habile, citoven
paisiile, respectable -t just, et anssi attachni
it sa famiiie qu' a Patrie a laquelle ji se
sacifia.
.)imhre rcvre! ''encens que nous brilons
sur ta tombe est aussi pur (fe ton cemur!
F'unique but qui nGus occupe c'est d(e payer
ta grandet-n, a tes se' vices signals, a cenie
nree conmmune, le tribute d'cloges et de
rcg,ts que tes liroiques actions ont droit
d'esprer de la recoonaissancc lhaitienne !!
cliacun de nous, les larmes dans les veux
et la douleur dans le cceur redoulieca
ses voeux pour obletnir du Ciel qu'il ac-
corde ses bindictious a un Chef' qiii se
les aHtire ici-las par une couduile glorieuse.
et immrortelle.
O vous, nmines adores des hros d'lIaiti
qui futes ensevelis au nilicu d(es tourrimeaes
revolntionnaires el des tnomphes de los
droits, recevez aux Champs-Elisees le ver-
tueux Fraicisque, ce digne snccesseur de
vos vertus, de votre courage, de votre ma-
giianiniit: il est appel conime vous, aux
honneurs de l'apo!iose!.....
Proonc Acqnin ; 51 Aoilt 1823, par
le colonel .conunaudant le i4.e rgimenl.

SOLACES.


Di,,outr< ftunbre prnoncnd anx obsnques
da Gneral de Division Francis que,
mort Commandant d l'Arrondissement
.d'Acquin, aur 30 YAoit 18,23 an o2.,
par le ciloyen Gaspard Henry, suppl-
.ant du representant de la commune.

*Quel triste devoir nous assemble ic,
.o mes chels Compatriotes C'est done cela
le .rsumo de la deplorable humniait ; oh









( S)


"i.esnm ol1igeant Faul-il done que toutes
les vertus, toteses ls prrogatives terrestres
.se rdnisent a ce resultal !
Avec quelle douleur quels regrets, sans
doute, nous oyoiis expos en ce temple
le corps inanim du Genral de Division
lrancisque, ce hros intrpide qui, par tren-
tc-d:ux annes de gloieux travanx s'est
i:nmorlalis, en rvendiquant avec ses fr-
res, les droits de son p;,ys, et en contri-
buant sa gloire, jusqu'a ce moment oit
son dernier soupir vient d'tre recueiili par
vous. Son ,DIEU le rappeile pris de
Ini ; il va tre reuni aux imniortels iros
dC;'alti, ceCux qui,,coinme lui, ont partage
celie cause sainte, et qui l'ont devanc dans
ce devoir, don't nul mortel ne saurait tre
arancLi.
Depuis trois mois a peine, parmi nous.,
succdait apres seize nmois environ au digrc
et ilustre B1'g-'!.., son ai son conmpa-
gnon d'armes et d'inlortunie son amour
poun' sa Patrie, son attachment ` soon de-
voir faisaicit, en dimtant dans ses fonie-
tions. revive les principes dcorde et de
jsl ice de, son -honorable prdecesseur ,
]ici!ci|es qni t.is.ient deja prei-ager les plus
ei ,;ex r'sullais en Eiveur dc tous ses ad-
Il:Iiiib ,(s; rais la ril. t qui veilie a nos
n:<.nwf!s les plus sensibles a trompe note
-:itte.rte.
( miiort O impitoyablc mort C'e4t ain-
si -de.sseins les ,his justes! le patriot clair
.en !oi l; t scs regards verss la Patrie, pre-
-nier lieit de soliicitule les amis de l'or
are a. p),reci-ro t la perte que nous avoid s
f,;te, enx et la Patrie; ceni qoni consa-
-cra ses ours et ses veiles an honiilir (de
ses Conciioyens, celni don't le devouement
ai la Painic elait sauis Lomres, obliendra cet-
te justice.
Le General Francisque o mes Compa-
itiotes! relevant lelat de ses quialits mili-
a;ires par totes les vertus sociales: i1 fut
]on ii!s bon poux bon amii, et l)ou
]pa1erent, et lorsque degag des travaix ho-
norables de la Patrie, il gotait le repos
an sein de sa families, dont il. tait le chief
'idolatr, et avec ses amis on aimait le
-doux spectacle altendrissant pour la vertu,
de ses moeurs prives; moeurs si doices,
sentiment lieu.renx d ont il a fhit P'preuve
devant .vous, et qni ont adouc la rigueur
de ses derniers moments.
O mes Concitoyens rcnis en ce lien,
"),nr rendre les derniers devoirs a la m-
:Pioire de ce citoyen distingu cette solen-
,tit ecit te accompagne du rcit de quel-
"qes-uns des traits qui Lonorent sa vie et
son patriotisme dans sa carrire militaire


si P'motion qui agite toms les esprits, si
l'attendrissement la.ensibilit de celui qui
vous pale, unen iemnpeclait l'efet. Remet-
tons a une poqne plus calme, plus re-
cueillie, S nons acquitter de cette tache,
impose par plus d'une consideration, cellc
surtout de Pestime "articulire qu'il faisait
de notre personnel.
Ces traits qui peuvent 'tre rappels se
retracent vivement P'ide de plus d'ua
brave ici present et mnotamment de ceux
dont s'oiori : e i-4e. Rgirrment, la plupart
participants el ltioins de ces faits ; ce
corps qu'il eut la gloire de commander ,
sons le cadre alors de la i5e., demi-bri-
galdc, partagea long-temrs ses dangers el ses
succos. ?iii..,i s honorable! vwous qui pe-
sez la valenr de vos Chefs! S'il vous est
piible de voir se sCpa,-er de nous, ce
compagnon de vote gloire i doit vous
tre bien do:rx de recueillir dans votre sein,
apris tout le tetms d'uie destination parti-
culire les restes de celui qni vous a con-
duit dans le cihemin de l'Pionneur, et qui
a partage avec vous, d'affrenses calamites,
dans ces moments mmorablesri bles pour la
cause HIaltienne.
HIlas ...... I n'est plus II emporfe
daus sa tombe les larmes le regret et Pa-
niour de tous les bous citoyens i empor-
te manifestement Pestime et It coisidra-
tion di Gouvernement', de sa Patrie, qu'il
n'a jamais cess de bien servir; ce tmoi-
gnage est conisolant pour sa famille et pour
ses amis.



ArrIt du Tribunal de Cassation de la Rpubliquet
AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Extrait des registres du greffe dii Tribunal de
Cassation de la Rpublique, sant au Port-au-
Prince.
Ce jeudi, vingt-un Aoit mil luit cent vingt-
trois, an vingtieie de I'Indpendance.
Le Tribunal de Cassation reuni au lieu ordinaire
de ses audiences, ou taieat prsens le doyen,
J. F. Lespinasse les juges Djaii, Borno, Oriol,
Abeille et Basquint, ainsi que le Conimissaire du
Gouvernement Audig ;
Le Tribunal, dlibrant conformment au sursis
prononc dans sa sance du dix-huit courant, sur
la demand de prise parties faite par Me. Julien
fits, defenseur public, au nom des Cens. Binjamio
P' i,.Ic li'abitant propri-taire de la conimune du
Coiuil et Dieudonn Page, soldat de la 4e. compagnie,
3e. bataillon de la 17e, demi-brigade rsidant auss
audit lieu; ladite demand de prise a parties faite
en vertu de leur procuration, en date du 15 fvrier
dernier, ayant pour but d'intiner et de prendre a
partiese le Cn. Louis Lefdvre, supplant du juge de
rpaix au Corail, pour excs de pouvoir et abus
d'autorit par lui commis dans le jugement rendii










-e 5 .novembre '1821 entire les 'Cns. Lindor Martin
,et Mtador Maret, contre lesdits Binjaminn Plingu
et Dieudonn Page.
Eniendu le rapport fait par le juge Neptune;
Oo'i les conclusions du Commissaire du Gouver-
nnement, et y ayant gard ;
Vu les pieces tenants i la dite demand de prise
a partie, le tout mrement et attentivement examin.
Considrant que, d'apres I'article 16 de la loi
du 28 juillet 1817, sur l'organisation du tribunal
t.e Cassation, le dlai accord en matire civil,
est de quatre mois,aprs la signification di jugement,
a personnel ou doecicile, et en natiere ci:.. ii.ii ,.
correctionnelle et de police, le delai est de trois
jours pour se pourvoir en cassation;
Considrant que la demand de prise a parties
C:toyena Binjamin Pligu et Dieudonn Page, n'a
t ouverte qu'aprs le dlai exprime en l'article
16 de la loi prcite.
Considrant que, d'aprs l'article 12 de la loi
du 15 mai 1819, celui qui se pourvoit en cassation
en ri atire civil, sera tenu de consigner au grefle
de ce tribunal, I'amende de vingt-cinq gourdes,
don't la quittance du greffier sera jointe a sa
requte.
Considrant :de plus que cette consignation d'a-
mende n'a pas et efl~ctue, aux terms de l'article
Busdit.
Le Tribunal par ces motifs. rejette ladite de-
aande de prise parties faite par Me. Julien fils,
au nom des citoyens Plingu Binjamin et Dieu-
donn Page., centre le suppl'ant Louis Lefvre,
du triibnal de -paiix de la commune de Corail.
Statuant, en mme-temps, snr les conclusions
pricess par le Commiissaire du Gouvernenent, se
rservant de faire telles poursuites qu'il appar-
liendra, en vertu de l'article 18 de la loi du 28
juillet 1817, sur 1'organisation du tribunal de
Cassation.
Le Tribunal, en conformit de lartiele 18 de
la susdite loi, lui accord acte de ses. reserves,
ordonne qu' la diligence du ministre public, ex-
pdition du present Arrt sera envoye au Grand-
Juge, et qu'extrait en sera insn'M dans la Gazette
Officielle.
Pronoic au palais de jusdce dii Tribunal de
Cassation, les jour, mois et an que de l'autre part.
(Sign) J. F. Lespinasse, Boisson, greffier.
BOISSON,


Arret du Tribunal de Ceasation de la Rpublique.
AU NOM DE LA REPUBLIQUE.

Extrait des registres du greffe du Tribunal de
Cassation de la Rllpublique d'Haiti, sant au
Port-an-Prince.
Ce lundi, premier septembre mil huit cent vingt-
trois, an vingtime de l'Indpendance.
Le Tribunal de Cassation runi au lieu ordinaire
de ses audiences, ou taient prsens, le doyen
Jn. -c0ois. Lespinasse, les juges Djean, Borno,
Oriol, Abeille et Basquiat, ainsi que le Commis-
saire du Gouvernement, Audig.
Dlibrant sur le rquisitoire du Commissaire du
iGouvernement, accompagn de la lettre du Grand-
Juge, en date du six aot., prsente anne, por-
tant dnonciation centre les juges du tribunal civil
du Cap-Haitien, pour-excs de pouvoir par enx
commis dans le jugeinent rendu, en date du vingt-
deux janvier 1821, faveur du citoyen Honor La-


torture, centre le Cn. Jean C' arles Laob, sup-
plant du j,;ge de paix de la commune du Gros-
Morne; leque! rquiitoire d-mand .nt l'annuilation
dudit jug'ement pour violation des articles 3 titre
ler. de la loi du 15 mae 1819, 3, titre 2 de la
nime loi, 171 re la constitution et pour avoi
consacr et legitim l'usure sur la demand faite
par edit HIonor Latort,.e ; et en vertu des dis-
positiois prescrites par les articles 7 et 8 de la
loi du 15 mai 1819, et 18 de la loi du 28 juillet
-1817, demarde la cassation dudit jugement, et en
outre l'appel des juiges et du Commisjiaire du Gou-
vernement dudit tribunal, qui ont concouru la
.reddition dudit jugement.
Entendu le rapport du juge Basquiat;
Oui les conclusions resumes par le Commissaire
du Gouvernement, et y ayant gard;
Vu l'article 3, titre ler. de la loi du 15 mrai
1819, les articles 3, titre 2, 7 et 8 titre 4 de
la mme loi., 171 de la constitution, et enfin 1 ar-
ticle 18 de la loi du 28 juillet 1817;
Vu les pieces tenant au susdit rquisitoire du
Commissaire du Gouvermemert: le toutV mirement
et attentivement examin.
Considrant que le jugement dnonc n'est
bas sur aucune loi, ni non plus, n'a dt rendu
au nom de la Republiqne, commune I'exige l'article
3, titre ler. de la loi du 15 mal 1819;
Considerant que le tribunal civil du Cap-Hatien
a commis un (cs de pouvoir, non seulement en
s'atribuant la connaissance d'une i...rt- qui etait
de la competence d'un tribunal de paix, au m-
pris de l'article 3, titre 2 de la loi du 15 mai
1819; mais encore, pour avoir prononc sur I'ac-
tion dirige contre le Cn. Jean Charles Laob,
supplant du tribunal de paix du Gros-Morne qui
n'tait point justiciable dudit tribunal civil da
Cap Haitien;
Considraint que les juges de ce tribunal, en
pronungant et en lgitimianrt la demand usuraire
aqui a t dirige centre ledit Jean Charles Laob,
a consacr un principle qui est pruscrit et re-
prouv par les lois.
Considrant aussi que dans le cas d'une dnon-
ciation queiconque, centre des fonctionnaires pubiics,
pour dlit par eux conmis daus l'exercice de lears
functions, ils ne peuvent tre mis en jugement,
qi'aprs avoir t entendus,
Le Tribunal, par ces motifs, casse et annulle le
jugement rendu par le tribunal civil du Cap-Haiti, n,
en date du 22 janvier 1821 et conformment au~
pouvoirs qui lui sont attribus par les lois, made
le doyen Gabriel Hector et les juges Bayron,
Dubois et Junka, airni que le conimssaire du gou-
verment prs ledit tribunal. qui ont riindu le ju-
gement du 22 janvier 1821 a la barre de ce
tribunal, pour tre entendus sur la dtionciation
porte contre eux; et ce, dans le dlai d'ua
mois, apres la notification du present Arrt. Or-
donne qu' la diligence du ministre public, le
present Arrt sera mis i execution; qu'expditioa
sera envoye au Grand-Juge et qu'extrait en sera
insr dans la Gazette Of!i iel!e.
Prononc au palais de justice du Tribunal de
Cassation, les juur, mois et an que de Pautre part.
( Sign ) J. F. Lespinasse, Dejean, Bornn, Oriol,
Abeille et Bsquiat juges, et iBoisson,' greffier.

Colationn,

BOISSON*

SUPPLEM)ENT2i






SUPPLEMENT au Tlgr'plie, Numero XXXIV.


x,'xiait des minutes du gref&e du Tribunal Civil
cds Cayes ayant les attributions cpiminelles
et correctional ,lles.
Aujourd'hui neuf aot mil huit cent vingt-trois,
an vingtirme de 'Indpendance,
AU NOYM DE LA REPUBLIQUE
Les nembres du tribunal s'tant runis au palais
de justice, o taient presents le Substitut du Cre.
du Gouvernement et le greffier, A l'effet (le pronon-
cer le jugement par contumace, centre le citoyen Du-
tour Bellarnin et sieur Knap, le prettier ci-devant
negciant en cette vile oi il decneurait, et le
second, navigateur traing'r, don't la d&meure tant
momenlan .o en ladite vi;le et prVenus d'avoir
introduit de la fausse imonnaie et l'avoir mise en
circulation sur la place, iceux poirsuivis A la requte
tu Commissaire du governmentnt du resort.
Attendu que la ruite p ripite du citoyen Du-
four Bellarmin, dit Futrope, ainsi que cell du sieur
Knap, prove videmmiiint leur culpabilit, en se
soustrayant aux poursiites, indices ou renseignemens
qu'on faisait ou quoni pouvait recueillir sur ce
fait.
Le tribunal, jugeant criminellement et ayant gard
aux conclusions du mini-tere public dans leur
plenitude, a condamne et condamne par con-
turiace les nommes Dufour Beliarmin, dit Eutrope,
ci-devant ngociant tu cette vilie et dfenseur en
ce reige, et Joseph Knap, navigateur, amricain
de nation, A la peine de mort, conformment A
l'article neuf de .a loi du 4 aot 1817, pour
avoir introduit et fait circuler de la fausse mion-
Inaie sur cette place; d-clare qu'en conformity de
1'article 471 du code d'instriction crimineile,
Ies biens desdits condam es sont frapps du s-
questre, et ordonne, en consquence, qu'ils seront
tgis et administrs tout pendant la contumace, par
administration des biens vacants, en outre que
toutes diligences A cet gard seront faites par le
ministre public, dans 1'mntert de la loi, et par
suite qu'aux terms de l'article 472 didit code
d'instruction, le present jgement sera affich et
placard dans les endroits les plus apparent et qu'il
sera insr dans les journaux.
Pour extrait conforme,
Le Grand-Juge,
FRESNEL.


DIVERS AVIS,
Omne tulit puInctum, qui misctit utile dulci
Les progrs surprenans des lves de I'cole du
iloplaste ( invention ingnieuse de Mr. Galin )
pour faciliter, perfectionner et populariser l'en-
seignement de la musique vocale et de la compo-
sitian, dont jusqu' ce jour, les principles taient
teaches au vulg ire, .ont triomph-des prjugs et
de l'enttement des anciens professeurs, et les ont
tous rallis sous la baiinire du savant novateur.
Convaincu des imp, rfections de l'ancienne m-
thode et souhbitant d'tiabir, dans sa patrie sur
dc rg!es aussi immnuables qu'A Paris et en Italie,
l'ereiggniment d'un art aussi aimable. Mr. PEY-
CLHAUD, ancient professeur et compositeur, offre au
public d'en donner des lemons, de prfrence A
ce:x qui ont deji prouv leurs facults musicales
par qi e ques progres dans la musique instrumenta!e.
il les rridra cap.ibles en peui de ler-os.
1". De noter la musique, de dicte', de m-
mnoire ou d'invention, par la mtcode de trans-
position ;
2, Varier ou priphraser tn chant, par le
N"OyA dies cominii~.i;soi t t rieverseinmens des notes
1,u cocmposent un record, saas le ddnaturer i


30. Moduler oi changer de mode et de ton,
par la succession naturelle des consonnances aux
dissonances et donner le change A 'auditeur le
plus attentif, en le promenant, ravi des charmed
de 1'harmionie, dans les tons les plus ioigns du
ton primitif, pour l'y ramener ensuite, par des
routes opposes.
Telles sont les merveilles qu'excute un jeune
compositeur guid par les principles invariables,
que ma method enseigne sans tre oblig d'em-
ployer le secours d'un instrument unique res-
suurce des routiniers.
S'adresser A 'Imprimerie du Gouvernement.

La maladie de notre sieur Sureau I'obligeant de
retourner en Europe, nous informons le public que
toutes nos affairs, sous la raison Flix Sureau et
Cie., sont mises en 'uidati; i et que Messieurs
Joseph Walker et Em. Mariot sont charges de
notre procuration pour les diriget,
Notre socit avec Mr. Jh. Walked btant expire
le 81 dcembre dernier, mais ayant t prolonged
par consentement mutual, il se retire de notre
mason dater d'aujourdjui.
Nous invitons nos craliers A fair ici leurs
rclamations, et nous informons nos dbiteurs que
nous attendons d'eux les plus grands efforts pouch
nous aider A nous dlivrer du poids de nos prsens
engagement, ou que nous serons obiigs de lea
y contraindre.
Jacmel, le 5 aoft 1823. 3
(Sign) FELIX SUREAU et Cie.

Me proposant de quitter F'ile par la premiAre oca
casion, et voulant consacrer le peu de teams que
j'y iesterai I'arrangement de mes affaires, je
prviens ,mes amis que j ai discontinue l'exercice
de la mdecine. 2
Prudt. A. NOUCHETT.

Le bsussign a l'honneur d'informer le public
qu'il est charge de la procuration de Madame Vei
Piny, pour vendre uae habitation sise prs de
cette ville, derrire le gouvernement, de la conte-
nance de quarante carreaux de terre tablie ea
sucrerie, circonstances et dpendances, telle quelle se
pursuit et comporte.
S'adresser chez Melle. Rigaillette Rigaille, oa
il est log. DEPAS. 2

De Sousa, B achelier en droit de l'Universit
de soiimbre, en Iortug# a i'nonneur de prevenir
le public qu'il vienit l'lre nomm dfenseur prs
les Tribunaux du Dpartement de I'Ouest. Sa de-
meure est dans la maison de Mademoiselle Bonne
Chteau, rue du Centre, prs le Tribunal Civil
de cette ville. 3

La maison de commerce tablie aux Gona'vesi
sous la raison de DUNBAR Frres, sera dis-
soute ce jour par consentemeot mutuel. Alexan-
der Dunbar se retire, et Colin Dunbar rested
charge de la liquidation des dettes et de toutes
affaires relatives A ladite societ. 2
Port-au-Prince, le ler. Septcmbre 1823.

M.e Silvain Simonise, dfenseur public prs lee
tribunaux du dparteiient de l'Ouest, soussign, a
I'honneur de pr-venir le public qu'il vient d'tre
nomni A la charge d'interprete de la langue an-
glaise prs les tribunaux de la rcp.hub.ii ue et
qu'il t1Znt son tude dnas sa der&eure, rue da
-'". b:" de 1'Etat
1 S, SIMONISE.

PTonRT .-PaFrcz, de l'Imprimerie dJ GorTvernement.




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