Title: Telegraphie
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 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: June 1, 1823
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00037
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-06-01_no_22 ( PDF )


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LE


T LE" GRAPHE'


Gazette Officielle.
/' : .


N. XXII.


PORT-AU-PRINCE, le ler. Juin 1823, an 20.


NOUVELLES ETRANGERES.


Londres, le Q3 Janvier.

' N crit de Madras, que d'aprs les
lettres de Bencoo!en, les Hollandais sont
en giuerre ouverte avec les Padries, sor-
te de prstres fanatiques originaires de
P'interieur de Pedang, sur la cote de
Sumatra, et qui sont dans l'usage de
propipger leurs Jogines par des moyens
\iolens interrom!anut les relations com-
inerciaie, entire la c6te et I'intcrieur du
pays, qu:iand ils prouvent de la resistan-
-ce. Le- etablissemens dn nord 'sont en
ce mo;nen-t exposes leurs attaques et
Fl'o lit que !es tiollandais, qui ont beau-
couip souti'ert de leur incuisions ont com-
neic les hostilits contr'eux sans avoir
obtenu cependant tout le succs q'ils
attendaiett de cette entreprise. Dans le
.dernier engagement que les Padries eu.
,rent avec les troupes hollandaises on rap-
porte que ces prtres militaires eurent
recourse a un aIeux stratagime ct qu'ils
:pi:ac~ ent sur la premiere ligne leurs fIem-
mes et leurs enfans poor les exposer au feu
des cnnemts, dans l'espoir sans don't que
ce x-ci s'abstiendraient de les attaquer ;
inds iis furent trompes dans leur atteinte;
car les Hoiandais chargrent a la ba'oii-
1iette cette avant-garde consistent en cent
i ingt-une femmnes ayant chacune un eniant.
Nous voudrions pouvoir r\ oquer en doute
cet acte de barbarie, mais it n'est que
trop i-rel.
Les IIollandais sont decides A soumettre
ces Padries, et iis y russiroit prob b!e-
ment. Nanmoins ils ont essuy dernii-ee-
ment une defaite, et, jusqu', ce moment,
la guerre est en faveur des natures.


( Courier. )


Extrait du Pilote, journal franiais le
27 Janvier 1823.
Un part aveugle et pass;onn, sembla-
ble dns ses erreurs a celui qui a perdu
le trne en agissant loujours dans un sens
contraire aux sermens du roi constitution-
nel; un part pareil a celui qui, au bieu
d'essayer de vaincre pa! ses propres efforts,
a quitt le. sol de la patrie, et laisse le
prince se dbattre seul contre les dangers
qu'il lui avait suscites; un parti qui m-
connait ses forces ct veut tre plus qu'un
peupie; un parti qui a imprudencee de
s'adresser encore aux etranigers, aprcs la
funeste preuve des humiliations qui ac-
c niiilignnt leur secours, et de -'incons-
tance d une poiitique qui n'a et ne peut
avoir que son intrt pour guide; un
p;.rti que nous combattons pour le pr-
server des consequences de ses nouviles
fautes, persiste a demnander la guerre: 'il
la dciare de sa propre autorit quand le
government se tait; nous persisterons .
souvenir la cause de la paix.
Ce part, si siijet s_ tromper, attribute
notre opinion a la terreur; il faut le d-
sabuser, ou du moins le reduire au silence
par une ephication franche et positive.
Les lihbraux n'ont rien a craindre et ont
tout a esperer de la guerre.
A I'ombre de la pa x, a la faveur de
ses bienfaits, on peut pousser assez loin
les conquetes du pouvoir; nous en avons
la uriEuve; au nom de la paix, on peut
en lormir, pendant un certain temps la vigi-
lance des citoyeni; on peut leur repr-
senter les amis les plus fidles de la patrie
come des hommnes trop gardens don't le
triornphl ebranierait la tranquillity public.
que; avec le maintien de la paix, on se
sert de la reconnaissance imprevoyante
des peupies pour leur persuader que tout
est bien, au moment o l'od medite de
resserrer de jour en jour les limits dj


"i i f i I





2)


<'rop troites de leir libcrt. Tois ces arii-
-fices, totes ces ruses, totes ces ressour-
ces manquent 'i i'autorite qui reionce auix
advantages de la paix.
La guerre ne pouvant plus tre entire
prise au profit d'un home, il -faut pour
la faie ':ulresser a la nation ; pour ob-
tenir quielqe chose de la nation, il fiat
Slu promettre et lui accorder des insti
tutions qui lui convienieut. Ainii avee
la guerre, n cesi.' absolur ile changer
tous les fouctiornaires qiii n ayant po;it
rassentiment public ne resstra:tet point
obtenir les sacrifices qu'on diemande ;
avec la guerre, le systiine de 181.5 et
tois ceux qui lui resembinlett devien-
nent inmpossibles, car oin ni Imtcunte' te
pas impun:ment une nation don't on exi-
ge des sacrifices ; avec la guierr.,, il faut
rtablir les gardens nationals qum soit un
instrument de liberty ; avec la g.erre,
nnt moyen d'avoir un mnitistre ultr il
chouerait dans toutes ses tentative et
n'aurait ni credit ni autorite ; avec la
guerre, si elle continue, les lectiors,
quelbes que soient les lois qui rgissent
.la matitre, deviennent plus popwuaires,
et la balance de la majority se retablit
dans la chambre au profit des inierts
gv-iraux ; avec la guerre, inevitable n-
cessite d'abandonner le paru des uiltras
qul n'est rien, pour se :alher la nation
qui est tout. La guerre rveille dans la
nation les. ides de gloire, et, come
on a l'imprludece de la menacer de l'in-
te'rvention des .trangers, les idees de
g!oire donneront une nio.ivete nerg! e au
se.itmnent fiber et jaloux de i'>indlpeindliice.
O une .nation qui jure d'tre indepen -
daite, jure aussi d'tre libre. On a trop
ouiblie l'irPfuence de ces sermens qui se
font en secret dans le coeur des homes
et devant 1'autel des dieux domestiques.
Ccs sermens qui ne sont ni prescrits par
1'exemple, ni ordonnes par la loi, mais
libres de toite influence et venus com-
me une inspiration du ciel, ont une in.
calculable puissance. Sans doute, ces r-
flexions suffisent pour dmontrer que les
libraux n'out rien craindre et qu'ils
ont tout esprer de la guerre.
Jusqu'ici, nots avons raisonn come
s'il y avait quelque probability? ce que
la nation approuvt la guerre avec I'Es-
pagne ; mais ce serait supposer l'impos-
sible. Maintenant, nous demandoiis ce
qi: ;n devrait esprer d'iine guerre que
la actionn verrait avec deplaisir, avec mii.
cornentement -avec aversion. Et coim-
meut la nation pourrait-elle ne pas d-


sapprouver ine guerre quti ne sarirat
conmmencer que par d'effioyables mal-
helirs par la ruine du commerce et de
Pindiustrie, par le discredit du gouver-
nement ; une guerre qui ne promet au-
cun avautage, qui menace -celui qu'elle
Spritend salver, une guerre don't I'injus-
tice rendtirait les reverss un ternel sujet
Sd- reproche pour la France. Ce sont de
f.ux ;amis ou de dangereux serviteurs,
les hoinmes qui donnent un prince ami
de la paix des consils semblables ceux
que l'a:nbition donna jadis & l'un de ~es
aletx don't la guerre d'Espagne a failli
compromeitre la couronne et la vie, t-
inoin les paroles sublimes de son royal
dosespoir.
Mais, dit-on, la nation obira ; sans
doute, a i>ieu ne praise qu'on puisseyj-
mais ijifrer de nos paroles que nous por-
tions la plus lgre atteinte aux dioits
de l'autort mais qu'est-ce que Fobeis-
sauce sans ce zle que donnent le sen-
tiiTent et la conviction ? que sont des
Frangais sanis cet enthousiasme, la source
de leeus vertis et dc leurs prodiges ?
que devint la gloire de Loaiis XIV qu:.id
St-S revers nr rites eurent excit le uiA-
coiite;iteiett et gac I'eitliousiasme de
la rati!m ? Et comment aiijourd'hui la
guerre od'Espagne pourrait-eiie allumer de
I'c:ttoii6sasnse parmi iotus ? Encore picins
du secret repr.iche d'avoir port, an nomn
d in i c:;quiir.ini la guerre a un people
gei;.;:1inIxn ;niiS voiirions i-rmn.r 'i ja-
miis, an lieU l-le k-I rouvr': ses places
q( sa gtuenr cJicor l-Ja. si un people
dtva;t eni vo:\lo:r a un autre ponii' les
tort, de s-s chests ce seraient les Es-
paignul' qui d vraienit avoir des inten-
tios hostries co..tre nous ; au liei de
ceia, ils ne nous demandent que de res-
ter iuaitres chez eux et nots vondrins
letr purter le flaui de la guerre Voii
ce que dit toute la Francr, voila ce eue
nous re':'tersons dans le conseil d iiprin-
ce si nous avions Phonneur d'y tre at'.ii.
Terminions ces rnfle.ions par un der-
nier acte de franchise qui sera pent-
tre mal interpret, mais qui part du
fond de in conscience. Avec la paix,
avec un retour sincere au rgiiie cons-
titutionnel et aux principles de la iitier-
td, repos, scurit, gloire pour le gou-
vernement; avec la guerre, alarms, dan-
gers revers, malieurs et peut tre, au
bout de tout cela, une revolution nou-
velle qui'auciun puissance ihumaine ne
pourrait arrter. It fhut etre vraiinmnt
Francais pour aller jusque-l nmas ua






( 3 )i
( ;)


si bPan titre demand a tre mrit par
-qu]ique courage a dire la v\rit aux puis-
sauces qui ne sont que trop exposees au
daigepr des conseiis de l'e reur de la
passion et mme d!e la haine cachee sous
les dehors da devoiment.

PROCLAMA ai ON.
S!IJEAN-PirRRE BOYER, Prsident'd'Hayti.
Depuis la fondalion de la Rlpublique le
'Droit des Gens y a't scrupuieunseineut ob-
serv; le"'C,,.'v, -' i ['r:_.'.t, toijours dirige par
P'amour de ih.i';l :1 )par 1'honnueur qu'ins-
pire une c;:t." juiste, ina jamais :een coiecu
qui pit, avce justice, fai, e soupcomier qu'l'
-ait eui l'itention de trouble la trauqilqiti
Cependant, c'est dans la plupart de ees iles,
oh sont reuins les promoteurs de i'afi'eux
traefi de elhair hurmaine, que la lcpuilique
a tculours eu ses plus acharns dtracteurs.
Les Colons qui les liabitent, tournientes par
les furies (dune conscence criminelle, s'nna-
gineit tvoir sais cesse Haiti prte a les ain-
antir, lanrdis que les Haitieus, assez coniians
dans les decrets del'Etenel, pou: iui aban-
doeuier le soin de les veinger, ddaigtien les
caloinies de Seurs ennemis qunir cihainlent
cleste atteindra t6t ou tard.
Ainsi, des Lois et des Rglemens, a la
fois iijurineux a la raison et couiiaires aunx
c,itabies inl ces de tes ifes, y sont en
pleine vigeur pc nr dfendre toute esiecs.dc
relations avec la Rpublique. tandis que par
les vils moyens de l'interlopc qntii y encou-
rage, on se proueie sur nos ctes des de-
b~ouches clandestius pour leurs products. N'a-
vois-nUius pas sons les yeux not,.re conduit
.inreuse leur gard, lorsque daus des nu-
nmens de diselte, i!s veraient cliheocler chez
nous des gi ains des vivres, des bestiaux
et que nous leur en apportioiis? ne voyons-
nLius pas Itous ls jours arrive d(as nos ports
des iarchancdises sortanL des lies don't it est
qncstion ? ne savons-oous :pas que des cabo-
tei!i s ihaiens vont y charger a leur board,
duS Suice, du Siropl, du 'la ia, du -Run elc.,
par l'appit d'nn gain illicile, et les intro-
duisent en fraud sur nolre lerritoire con-
tie e vcen tie nos Lois ? Pouriquoi done t
nmalgt tous ces avantages -que les Colous
des iies de notre Arclhi;>el retireit de leurs
conimuineattions av e nous ne cessent-ils
d'avoir en exciation le nomn Haiitien eL
d'insulter note caractlre national par des
actes inidignes ?
V tlant d'outrages il faut une fin.
Nous declarons 5 tous ceux qu'il appar-
'tiendra que peur user de reprcsailles en-


Vers les ennemis et les dtracteurs de la R-
publique routes relatiojis et communica-
lIons *par des b]timens de commerce ou ap-
partenaut i des parLiculiers entire Haiti et
les diferentes miles de l'Archipel du vent et
sons le vent sont rigoireusemenL interdiLes,
a computer dui premier Mai prochain.
En coinseuence, tous btimens de com-
rmerce ou appartenant des particuliers qui
enierout daus les ports de la Rpublique ,
api)ts le premier Mai prochain, venant des
miles ,u colonies susdites seront saisis et
confisques ensenblile avec tout ce qui exis-
tera a leir bIodu mnoilid an profit de l'E-
tat n. inoii au profiL de n'iruporte qui fera
colnnaire la coitra~\ei.ion.
l'url ces causes 1 est expressement in-
terdit par la p:cseute Proclatation aux
]bimens inaiou, ax de coulnuml quer avce
ancune ile ou colloiie (!u Nouvean-Monude
sons peine de saisie et de conilseation
leur retour noiti arq profit de FEtat
moiti au profit de ceui qui signalera la
contiavention a cette defense; et encore sous
peine d'une deten iobn dans les prisons, t'u-
tie annee pour le capi!aine du btiment sai-
si, ct de trois mois pour chaque -homme
de son equifage ; et attend que d'aprs
des avis recus le pavllon national a e
ou!tr.ag sur les hautes mers il est encore
dfeudu, sons les Innes pines que ci-
dessus aux batimneis Haitiens d'aler dans
n'imporlte qelque port qie ce soit de l'-
tranger., jusqu'a ce que le Gouvernernent
ait pris des measures convenables pour que
son pavilion soit e,'cspect et qu'ji ,Ilii.' na-
viguer avec toinl la rcorisldral ooii J...ni i
doit joui : lesdlis I)atiti s deviw i)t se bor-
ner, ,provisoireiterit a nct flre iue le ca-
botage du pays.
Ordonunus aux garde-c6les de la PRpu-
blique, de courier sur tons les b.imens na-
tionaxx ainsi que sur ceux venant'des miles
ou colonies sushitcs qui aborderont nos c6-
tes et cui enfreindioint la prsente; de les
prendre ct capture; les aniener dians le Port
-de la Capitale ou les officers et quipages
... i garden cotes jouiront de la inoiti du
.'li, Iiiil de cliaque prise.
i. a prisente Proclamnation sera imprime
public et afficlee partout ovi besoin l'ex
gera et sera en outre insre, pendant
trois mois dans la Gazette Officieile. Les
Autorils Civiles et Mihitaires en excuteront
les dispositions, chacune en ce qvii les concern.
Doinnu au alsais National du Port-au-Prin ce,
le 20 Mars 1825, an 20 de l'lndpendance.
BOYER.
Par le Prsident:
Le Secretaire-Ge'ndral,
B. INGINAC.







(



ARRET.

.ut nom de la IRpublique d'Hai'Z.

Extrait des registres du greffe du Tribunal de
Cessation, sant au Port-au-Prince.

Ce lurdi, dix-neuf mai, miilhuit cent vingt-trois,
an vingtime de l'Indpendance.
Le Tribunal de Cassation, reuni au palais de jus-
tice, lien ordinaire de ses audiences, ol eaiient
-prsens le doyen Jean Francuis Lespinasse, les ju-
,ges'Djean, Oriol, Abeille, Basqiat et Neptune,
ainsi que le Comnmissaire du gouvernenient Audig.
Conformnment au sursis prononc dans sa stance
du douze courant,
DlibErant sur le pouvol en. cassation fait par'
le Cn. Fran9ois Mathieu Baquet, propritairc d.-
rneurant au quarter des -Cocoyers, commune. de
]'Anse--Veau contre le jugemeint rendu le 23 sep-
tembre 1822, par le tiibunai civil dudit licu, fia-
veur de la Cne. Marie Anne Prerard ausi do-
micilie audit quartieri des Cocoyers "ledit pourvoi
portent pour griffs, violation d.s articles 65 72 ,
83: 173 et ie troisime alina code de procedure civil, les artic!:ls 3, titre ler.
-2, 3, tt 6 titre 6 de la loi du 15 mai 1819, et
enfin les articles 5 et 6 du code: civil;
Entendu le rapport du juge Neptune;
Oui les conclusions du commissaire du gouver-
nement et y ayant gard;
Vu les articles 65, 72, 83, 173 et le troisime ali-
na de l'article 61. du code de procedure civil;
les articles 3 titre ler. 2 3 et 6, titre 6 de la
loi du 15 mai 1819, et enfin les articles 5 et 6
du code civil.
Vu les pieces et mmmoires tenant au procs; le
tour murement et attentivement examin.
( onsid-,nt quet le premier moyen de cassation
argu pai le demandeir et fond sur les articles
65 72 '83 et le troisienme alinna de article 61
du (.i/, de protu.r .. civile, ne peut ,tre tpp cie
n ovl i.r i jiinur,,... -,i, jug Lement .attaque, atten-
du qu'aux Ie, nes lde 'article 173 dudi code toute
.iu!lit d exloit, ou d'actes de procedure est cou-
verte, si elle n'est proposed avant toite defense.
Considerant que les fornma;its prescrites Far les
articles 141 du code de procd : civil et 6 titre 6
de la loi du 15 mai 1819, n'ont point et observees.
Considrant aussi, que les formalites exiges par
l'article 3, titre ler. de la susdite loi, i'ont pas
t non plus' observes en ce que le jug- ient at-
taqu ne se trouve point motiv sur aucun article
de loi.
Le Tribunal par ces motifs, casse et annuile le
ugremenit rendu par le tribunal civil de i'Anse--
Veui, sous l.i date du 23 septemibre 1822, faveur
de la citovenne Marie Anne Prrrard, renvoie les
parties se pourvoir devant le tribunal civil d'Ac-
quin pour y tre de.iiouveau juges, ordoinne la
premise de l'amende et qu' la diligence du minisiere
public, expedition du present Arrt sera envoye
.au (rand-Juge ; q','il sera inscrit sur les registres
sera insr dons la Gazette Officielie.
Prononc au palais de justice du Tribunal de
Cassation, les jour, mois -et.an que de i'autre part.
( Sign ) Jn. Fcois. Lespinasse, doyen, Boisson,
1greffier.
'Collationn confirm,
BOISSON.


D1VEiiS AVIS-




EDUCATION PUBLIQUE,

Sois les auispiees et avc lautorisation de la Comn
inission d'lnstruction Publique.

Mr. Adolphe DUPERLY, lve de P. Lecomte
clebre peintre t'aris, professeur de dessin et de
lithographie, ci-devant au Lyce National, a i'hon-
neur d'arinnoncer au public qu'i vient d'ouvrir une
cias.-e, oe il a reun tous les genres instructions
qui concourent a former les lmnis d'une duca-
tion cuipJette.
On y enseigncra la lecture, l'criture, ]'arithm-
tique, lo de.sin et la lithographie. Ces deux der-
niers arts comprendront la ttee, l'acadmiie, le
animaux, le paysage les teurs" et tous les objets
d'ornt;ment.
Des icons de langue frangaise et latine. da
gograph-e d'histoire et de imythologie seront
d,!::n s, martin tt soir, par un profe.seiir du Ly e
Natiu.na qui a exerce dans une des plus clebres
univrUrstes de l'Europe.
'/ Un cours imentaire dii droit civil, de la pro.
Scdure et de la jiisi >rudence liitienne, sera eta-
bli ipour les elves qui dsirrroiut passer a cit enseiggie-
ineutt et qui en seront ijug' usceptibles. li sera
dirige ip r un hititu, .ice.cie en druit, defe.iseur
pubiict au Port-au-Prince.
L: ilgangues ang.,rae et spagnole seront gaie-
menit enirgnees aux ':.;ves qui asrtiront des pre-
inires notions de i''insru:enn.
M,. Dupery announce aussi au public qju'i fait
et lirhog:l>phi, ; c portrait, et coiluntiii de 0 ,>u'; r
cuI InI pi lie pis-,e, des iel4ns ide icsi di .-s es
in"isonis pri'icucitres. Sa demelire est rue du Centre,
a cote du Seat.


Le sousign privient le public, qu'il ne rpon d
point d.'s i:.its, ni (. d.t s -,onradr:e' p.;r le j i:ne
hommenii coinu sous le nomn de Mullery fiis, et
qu'il ne demure plus chez 'ui.
Port-au-Prince, le 21 mai 1823. 2
MIULLERIY, deenseur public.


Les sonssigns ne rpondront pas des dettes con-
traiete s ,.,- i cqup: da. brick ugl-,s li> la,
c 11;,1ii9it i i C11ig,15 1. clrsigc MAU ND 1,`1f&i e
et Come. Le c.pit;n faith la mnme ticiaratioin.
Port-au-Prince, le 22 mai 1823. 2


Les soussigns prviennent le public qu'ils ne
r6pundrout point des letters contractees par 'qui-
page du brick Vorwarts, consign 3

C. HAENTJENS et Cie.



PORT-Au-PRIr.CE, de !'lnpripmerie du Gouverncrmentt:




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