Title: Telegraphie
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 Material Information
Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: May 11, 1823
 Record Information
Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00034
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-05-11_no_19 ( PDF )


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SiLE i T L E Gt t AP ITe EPI ,


i Gazette Officielle.


N.O XIX.


'POr< T-AU-PRINCE, le 11 Mai 182 an 0.


-NOTES OFFICIELLUS.


,9gzitc di L ladeie J '. Ji11. l?e [ure MttPrn ch>

N N se rtiis:,, ni in ses augustos allis Vrone,
S. 1~' 1' *p"!r ,r e a i i ehobnletr de retrouver
dajs lewr rn:ii, le mnies di,,i.citii):,s t ulei:ir-,
et iInii nnt g ire 1v Le
kotos des omieh-a <'u seurt ailetr s i M >., d
c.ri:5. ront c 1'it et ne le-ti rti1 sde Iv d-ir sjeir d s Pniss ee: d., serv'.la e'uso- de
g gn.-', .'n ii d-"o iu ,r~ t la hicetsite do ivre
ini wtrr clitin. 1 est ee amn que s soirane -s
e 4 b !;)!-t unt (Iii nr ti. it taiimuetu c une
pi g, s c -! 5,e. 1L ~& m-SiNor ,s pule s giu-
e: :i x. I~ r Xi.1 - 1ng t.i! tldonoC-r de l'a tritee a son
tro!-u. La p gnrre cviite rZg -dais piusiurs de
ss ir(ivii( es, .es reltion av-e la p:ii;u grande par-
t* <1' l1rou s Yt (lriagi,es ou suspe ndues et &es
yiu m! s v&'c Iii Fllnc*- a!t tlinjours eni in carac-
!- pr"b a~tiqte a j.fier nia seree intq ude
i:oflce f e;t i on ennprquencts q, en iNuitett.
LUn tel etat e es pr sge, I, pe s sn;stre 2
1, Tout epaipgnol q u conn ri. l'etat rel de _son
pays, d(ot atir qn>' dii de buser les clii lieykt ilai:ltei,utle ie mnntarqie e! sea s.j=tt, 'E>a.
gnre doit termner Cct Ita de .' ara m qni a t
le rsiiltt Ies confunice cl d,: sine te doivet tre rtab)i,8s centre
elle et les itittrts g garaitti*s, rnt t'ure 1nzrt ,sa ferine intention de s'as-
focier tileus a case c;iiiumuntje des numiim jluc Euro
p. pntvet de i'atitre fournr les n'yrns 'Wes-
* Uuier sa volinte recle et de rejentr tot ce ou
rmr-ii cacule pionr I'einpecher el la restninidre MNIs
potir pai-v-ir a cettz fin ul eit spcia t-nieiit indi.-
nstb;e que son mi ,oit libre, non st ultsnen dans
ce qui ri(ga de cette liber'te peirsinnelle que toalie
individe prut reclainer sous le rgrte (les ois, nisais
cette libert dont un son rnii doit jottir afii de
rrnip!ir ta hiute vocation. Le roi "'Esp.gtne ser3
]ibre du iornent qu*ii aura le povuviir de nctrire
fin1 DUx max qui afigfieut ses sujets, de m tablir
]',rdie el la paix (la4n son royaune, de s"' itnirer
t'liihinies dignes (le si conifarice par ieurs princi,,es
(1 letrs tait ris, et enfin de substittier uni reginme,
reconnu impraticaiie Yenif Ipi- ceux, quei l'gn,',e
ni F'orgnil y ont ldit s'i,,taeher un ordre de clises
d ns lequul les droiIts du inonirque seraicnt h%,u-
u i atprunc-s de routes Jes ciasbea de a nation. Lureque


ce moment arrivera, l'Espagne, fatigue par de
lingue saouffrances pourra se flatrtr dl rentrer etn
>posssi5on des av.ilt iges que le Ciel lui a aliotes
et que le noble-caracire de ses hahitan lui assure;
airs elle reprendra ces relations qui 'Funissent
toutis les pirsances (le I'Europe; et S. M. Implriale
se filicitera de n'a oir rien laiase lui offu r que;
les desrsi qu'il resent pour sa prosperit et tous
les Ibois office- qu'lI peut avoir en sa disposition
en fiaveutr d'un ancient ami et alli.
Munsiiiur le Conate. vous ferez de cette dpche
un usig e le plus a!-proprie aux circonstances dns
lesq']e'les vt)us pu,:rr:;z vous trouver en la recevaat.
Vaous tes autoris de la lire au ministry d:s .f-
fair, tr;:iiiuers it de lui eii donner une copie, l'il
en deiiandait une. ,,

Dpi,le (e de Mi; le Comte de Bernstorffau cAarg
d'qff-air s de 1'russe., & Madridl dte .e Frone
le 2S \ovembr, ,s..
Mi'sieur Parmi lrs obj;ts qui fixent l'atten-
tion et dtmandtnt la vive sollicitude des souverains
et des cabiinet asseibi's Vrone la situation
de l'Espagne et ses relations ayec le reste de l'Europe
ont occnpe la premiere pace.
Vous savez l'intrt que le roi, notre auguste
maitre, n'a j niiis cess de prendre dans les affaiies
de S. Ml. Catho!lue et 1 la prosperity de la nation
espugnole.
Cette nation, si disiingue par la loyant et
l'nergie de son caract&re, iilustre depuis tant de
.iecles de gloire et d'iroi'que persvrance, qui -la
firent trinip.lter des desseins ambitieux et hardis
de l'usurpateur du trone de France, a des droits
trap re.lPectabes et trup so!iue! i fintrt et la
coiuiideralion de toutte 'Eiirope, pour permettre que
ses souverains puissrrit veir .avec indifference ies
[riiires qml l'oppriiiient maintenant et ceux don't
eile st imenacee.
Un venernent lo plus deplorable a subvert
l'ancienne base de la rmonarchie espagnole, compro-
mij !e caraclre de la nation et attaqu et empoison-
n la prosperite publique a ta vraie source.
Une revolution, produite par une rvolte mi!i-
taire, a tout n coup bris tous les liens du devoir,
renvers toeut ordre lgitime et detruit les limens
de I'dfice social, qui ne pent tomber sana cou-
vrir totit le pays de ses ruines.
On eroyau possible de replace cet difice en
arrachant de force, d'un souverain deja dpouill
de toute .autorit royale *t de touted volont libre,
le ritablissement de la Constitution des Corts de
F'anne 1812, ce qui, contondant tous les lmens et
Sto1,u ipouvoir et s'investissant seulemrent du simple prin-
SCipe d'une opposition. permaneume el, legale contre le.


____/_







'2' ;>


y-ouvprnemernt 'dtr idt nces ;arement cette aut.-
rit central et tutiaire qui constitute l'essence du
tystiie monarchiquie.
Les consqaences out pleinement fait savoir .
la nation espigiole quels sont les fruits d'une er-
reur si fatal.
La revolution, c'est--dire, le dchainmnient
de toutes les passions contr' i'ancien ordre des
choe.s, !oin d'avoir 'te arr.t rprime, ou mo-
difie, s'est developpe d'une nir.inere rpiJe et.
terrible. Le gauverinem.iint, saens ponivoir et pilralys,
n'avait plus les may-ns de fire le bi. nii d t'mp&cher
le mal. Tous sea pouvors furctit concentr. s, accu-
mules et conf'',nd!is dans une seil as*semb.e; c- tte
as. mlble o1f:it sculement un conflit d' pinions et de
vies, d'i ntriets et de passion,, au nmiiivtu dcquesi
des propositions et des rPsolutions dil genre le plus
lilterogne fi.rent constimneint produits, rdciit
on n.utra!iees. L'ascenidance' des doctriins fcta!-s
d'une phiiosophie dsorganis tric' uie-poiuv.ti qu ung-
ni-titer I'erreui gnrale, 'jsqu'a c q,;. co;ae ,
on s'y serit naturellemnant ,ttienJn, tnte ntim
d'insi saine po:itique aurait t ibandlioinie- poir de
vaines th',ories, ct tout sentiment de j:.stice et de
nimderation ac:fi aux rvrs d'un, iberte tronii-
p use. Des ce nonment des i,.stitutins c:b;iles
soua, le pretexte d'offrir diel garanti s co:itr.; ',ibus
d,- I'autorite, devinent pur.ement les iistrumi-'ns de
l'injustice et de la violence et les miiyens de cou-
vrir ce systtme i'une apparence lgal.'.
.1 Sans la plus petite hisitatiin ies droits les pus
sacrs furent dtruits; les propriets violes et i'g!ise
fIir dpouidi, de sa digin, de ses prrrogativ"es et
de s:-s possessions. On pourrait penser qu'uin pouvois
d.sptique, exerc par une faction sul.nient au
det:in. nt du p.y.s, d ,vait tomb r en latir-a'ix si
d,-s dc nations trompeuses des trth.iles si (des
cris feroc s ds Clubs et si la licence dP l,
press n'.ivaietit pas mnitrise l'opinion publiq.tui et
t,,.ftL la v,)ix de cettT portion a iLe et raisoain rble
di; a nation e-pgnolle que 'Erope'.n'igiore point
f.r:nir une imnni, u majority. "I is la !!.-sire de
l'i 'n-tice etait -o1i coru>e et la patienie des
fi e9 e espaigol; p:r.i.ssa;iit ,.-fi:i pei-ee. De touis
cite.tn- i ns c:.terent et die provisn-
ces entirCs deviirent en proie a 'a gu. rre tlu miiieu d~ cette terrible agita'mii>, le ,ou-
ver-..i d' piys fait bi ntr rduit un evat d'tni.
p iis--:nCe, a.oiue prie'O de oute- lib irr' d'action
et de vollnt, ori.or.nier dans so capit i, epaire
d, s;uss ses fisitl slI. s qui liha rstiutit e.ec)re
attachs accib: d'i.iijirvsc et -xio,o.., de jour en
jour i des entr. prises qui, si la f' cton ni i, trov)i-
qiatit t'3 n'taienti pas du im nns reprimees p ir e:ife.
< Vous, M.ansieur, q gile, d"s p-",g. et des co.e ;que- c-- id la rev,-
lutisin de 1820, vous potivez aismier q; i n'y a ,ien
d' x.ger dans la peintur' qp. -ni t f ite t que
je trace iei rapidciiemei. Les elihes ont ii.irteniint
att:int cette crises o les souv. rains asseiieis
VProne pensent enfin qu'lls so-t constraints .de s'en-
qitrir quelle est presentt t-t qu n-,: ierai par la
suite la nature de leurs relations. oavec i' spgne.
On devait esprer que la cala.uite ..ti.-j ire
qu'a eprouvee l'E-pagne aurait est-iye des c'ises
d'une nature caicuile r;miienr ceCet aicienti io-
narchie, a un ordre de chos:s comparuble avec son
propre bonheur et avec des rei de confiance entire elle et les autres Etatst de i'Eu-
rope. Mais cette esperance a (t jisqu'aiinsi frustree.
L' tufe tel que ses relations avec les puissainers etran-
sei JoIlivent ncesiairTmi nt tr. dio: :.i'us t ili-
-ce~rlmnes. ;Des doctrines subversioves de.tout. vrde


social sont pibl;quement prc'l's et protgce.s. D"
insults, dirig,,ei centre l prins'ipiux s i".' raiins
de i'Europe, remplissent avec iimpnite les j5i)1n.au,
publics. L"s rvouitionn ires d'Ep.iragn- dirp-rsent
leurs missaires, iain d'a>socier avc eux, dms leurs
travaiix pericienux tous les consp;rdatems qui pea-
vent se troiuverdalns les pays strangers centre l'ordre
public et f'-imorite legimiie.
L'I:'.-t :ivit:ib!e de tant de dsordres s'est
partieiiij'.'iimet inianifthst dmns i'eclhnge des rela.
tio.;ns entri. l'Espagne et la France. L'irritation qui
en est r-. ltee est d'rne nature calculee career tes
p .us ju-tes aipp;chnsion quanit au maiiitien de la
p'ux entire ces dcux pays C'tte circoistiance seule
suii.tiil p ui: d.'tcreinnr les souvri'iiis assenmbris a
ronwrce ie sii.ce sur on et-,t d, ciho,e qui chaque juaur
nien .ce de clmprm:i; ettre la tranq n;iie de l't'urope.
Le g )uv-erneme' t spagno)l v 'ut-il ou peut-it
pirt'. r r-inde' t dv ch.,sees si pt:ipabets elt notoir s?
Veul-il oi peint-il emm.ich;.r ou repritmesr les coss-
qu: 'ne histties et ies provoctions insultant e': v nt a i'egard d( ls g ,,vesineinis .'trs n c' ,
d'aprs ia p.)si'ti;ilt ians i qli! ie 1i revoluilio ia
pla'.<'t d ,p c s le sylktmn qa'i a' tib'i ?
'" N,'ius coliin:vons q i- rien ne peut &tre plus
coitrarre aux intent.i libs d-t S. MI C. qIl-' d'S se voir
.pace danis ttn situ.t(in si p1-ibhie eriv~rs les souu
v:.rains. te:.ng'rs; riis c'.st preCsemntt pa;-ce qlue
ce niarq' e, qui esL le seue organ auithn.:iqie"
et lIg-in:iii d- ciinraic.'tioer antre l'Espagne et ed':
autres p.i,!risnces die I'Euri)pe, se tr,sive priv ile'
sa ioberte et r:- treznt dtns sa volnit. qe .ces
paismances co!iidarent l-urs relations avec I'Espagi e
compnrliriiies et drange's.
'' Ce n'est' pis oux C >)tUis (ir iii ; -'. i i.: .'r q'ieile
soat les3 intit nli irn q'i Jpev, nt ecir le rieux en"
. l.i,''ilO;i' ve lie C r:tery e, les i:nceirs eLr le, b--'soia s
recis ti.t't; il,,l) de e'xpiri.sen si.- e' g.-.re prodluierit Aleur (g -d,
et de r gier p is ees consequences leurs leterfii' -
tionss futu es t 1sr paoi fliturses 'uv.er i'Es-
p.rgne. ',i-s, iti at:. le rol, notre a'intre, est
d opinion que, afi de coii.s'-rvr et d.: iret:;ir su'
ui foni'rement soid-d s,'s relations avee 1-s pliisia-b
c's triagre's, le gouvernemi.ent e.paignoi i e peut
fire in,~>is que de litr:u *ir a cea der.iler s preuvev
inl''i eqivoqtes -de la liberty de S. M. C. une
girantic convenable de sa disposition et de .-or
piov,'ii"r fIre cessFr les causes.de iiotre regr t et
d1. itre truop just inlui;tiude i cet eff't.
Le roi vou- iordimne, \ATnsic2ur, ide ne pas
nch--r ceUte opi-.m ui i mrinistre esp.gii|l; de lui
lire c te depdclch; d'en la-er une copie tre ses
maieis, et dv i'inviter , s'ex'c'iqler lui,- .n fira,-
clih'ne"t t clairement sur lea poisut auxqtiSis ellei
a rapport. ,,

Mi .lrid le so Ja'nvier.
Ilir, les Corts eurent une stance extraordi.
naire pour dliberer r r la le1ttr: de M. le Cointe
de Vil e i M. le Cuome ti., Lag.rde, et sur ies
notes de la R isi de l'Aaricih et de la Prisse.
Le galleries tiient coinbites d'uue multitude .de
spectateurs.
M; de San Mguel. ministry des aff:ires tran-
g- ', -ouv.'it la sanics. Aprits avtir iu la itire
adresase M 1 1- la Au Ministre Pleaipotentiare de S. MVI a Itis.
Le gauvernement de S. M. U. vient de rece-
voir canniunication d'utte notri, entvoy par S. ,L.
T. C. a sion inb ,<,a i, ir a ctt, "',>, et .dnlt
V. .E. recevra copiu pouc sou lirmtiJu.




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