Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: April 27, 1823
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00032
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-04-27_no_17 ( PDF )


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LE


TELGRAPHE,

Gazette Officielle.


N. XVII.


PORT-AU-PRINCE, le


27 Avril 1823, an 20.


Extrait du National Advocate de New-
York le ir Mars 1823.
Dernieres nouvelles d'Europe trbs-importantes.
Guerre entire la France et 'EI~sagne.


.LEES papiers de Londres rcrmment arrivi anndnn-
cent que la France-a dclar la gaerre l'Espagne
et qu'eile a rappell son ambassadeur de M aririd.
Cent mille fr-apqtis, comimands par le Duc d'An-
gou,me, se prparent envahir l'Espagne, dans te
dessein, dit-on, d'viter la ruine de 'Espagne et
de la reconci er avec l'Europe.
Les miniAtres de Russie, de Prusse et d'Autriche,
A Madrid, ayant demand leura pasae-ports, dans
une not- adresse "n miiistre espagnol, avant 'de
quitter la capital, ont r"eu les rpunses suivantes:
Au ministry Prussien. J'ai requ la note que
'V. E. m'n transimiie sous la date du 10. Je me borne
a y rpondre en v ius fesant savoir qte les dsirs
Sdu Goivernemerit de S. M. C. pour le bonheur des
Etats Prussi ns ine sont pas moins gardens que ceux
manifest par S M e iBoi de Prusse envers l'Es-
pagne. Je fais passer A V. E. les passe-ports qu'elle
a fait demanler.
Au ministre Russe. ( J'ai rei u l note trs-
insolente que V.E. m'a transmise, vendredi 10 du
courant, et jeme renfcrme y rpondre, en dclarant
que vous avcz honteusenment abus, ( p~-ut tre par
ignorance, ) du droit d-s gens, qui et toujo;urs
repectbtle aux yeux du gouvernemient espagnol.
Je transnmts, par ordre de S. M. les passe-ports
que vous dsirt-z, Fpprant que V. 'E. voudra bien
quitter cette capitAle le plus tit possible. >
Au niinittre Auntrchien. J'ai riu la note que
V. E. m'a adresse en date du 10, et je r'ai main-
tenant autre chose dire, que le gouvernement de
S. M. C. s'inquite fort peii d'avoir ou non des
relations avec la Cour de Vienne. Je vous envoie,
par i'crdre du roi, les passe ports que vot;s demiiindiz.
Ainsi la paix de l'Europe a cess: paix nial con-
certe, mal arrange, fibnde sur la jalousie, la
mfiance (t la crainte des principles claires. Qiuell
* tn ser a a in ? La France est conduite dans un pige,
et les Rpub!icains, les Bonapariistes et les autres
rvolutioniaires attrndent tous le mnionnit pour other
le pouvoir d'e:tre tls nmans d'une famiile qui ne
pouvait !es rendre heureux et grmnd-. Si I'on accor.de
du suce.s aux Bourbons, Ferdinand devient moniar-
que absolu ; si les troupes se etirent, Ferdin-ind
redcvient roi constitutionni.l on rien. I Mis 11 n'eit
pas si ticile de fire la conqute de 'Espagne. 13-
naprte le savait ; les Anglais le savaiciit aiu:il.
Lts frarqais, souu le ma;chal Soult avaie-t tenUt


Ca.dx bloqu durant trois an-es, sans Euccas.
Grone, Sarig-osse et Fig-iera t"'irent long tciie av4y
pe~ d- troilpes, centre di tortes armPbes. 300, 000
homes arms da3i. le.s ,ontagnes et dimns les iujr
dfils ne soari pa faci:ement subjigus. La Fraii c
n'a rien atcncdte de cette guerrc; si elle est vic-
torieuse, edi~ ii', retire aucan honncur, car elle
, interfere prs",,nmtueusement dans les affaires d'une
nation indpendante; ei el' est defaite, elle est
plonge dans la rvoaltion, les Bourbans sont d-
trins, le jeune Napsldon regie et I'ai!cienne gloire
de la France renait. La Rlussie profit par la guerre
et la confusion; elle march contre Constantinople
et la Grce devient libre. La Grande-Bretagne n
prend aucune part c:ite contestation; elle vendra
s.es marchandises et fera de F'argent. Elle vend la
sagesse.
Les Cihambres de France ont ouvert leur session
le 28 Janvier. Le roi de Frrance a adress aux corps
lgislatifas m discourse trs-teiitu et dont voici la'
-teneur :
u essieurs.-La d're des deux dernilres sessions,
le peu de teams qn'clles vous out laiss, m'atraient
fait dsirer da pouvoir retarder overturee -de la pr.
senate, mais le vote regulier des dpenses de i'Etat
est un advantage don't vous avez senti toute la valeur
et je m'y suis conform.
L'tat intc rieur du royiume est amlior. L'eVFet
de ia justice lgalemert cxerc( par les juries ct
administre avec sagess~ et in.rpid;t6 par des ma-
gistrats, a t de rni.tre fia atnx cor,.l')ts t aux
entreprises rvoluti un-aires 'iuv i'ijnpniii encou-.
rageait.
J'ai conclu avec le Sai.xt-S;ge la con', v!:! o
ncessaire pour domner dei liinies i.\- aii\ .i, nveiux
dioceses que ont tf~. tablis par la ol. '1 it e s is gli-
ses ont t pourvues t'o past.irsi; et le clel'gI de
Franca contribuera ainmi a atirer aur nous la pro-
tection divine.
J'ii pourvu par des ordonninces & tLut ce qui
peut-tre nicessaire a.s :!:'e I'cinomie d:uns !es
dpenses publiques et i'ordre danr i~s coniptes pu-
blics. Mes ministries vous fu'iiriiroit un comipti des
dpenses de 1821 ainsi que tdes dtsils des reccttes
et dbourss actual dte 122 ait un tat des dpenses
et des resoources prs:mirnes de 182-4. D'apres ces
d.mcu:uens, i1 prrarn qa'aprs le paieitent des dpen-
ses anitiersii, nimin de e c=-es q-l !s prparatifs
mnilit:iris eat rend u jos sq'ii,,i icessaires, novs avons
-comnmeic annet 1323 avec un exc':s de quarante
miiiins sur note dpese; ct ie bidtget de 1829
prsente une balance ue racettes et de u ,&iarsemens,
.san.; avir besoin d'avoir reoiars ia reserve.
* La France devait 1 lfurop, un exemple de
cette prosprit, qu'aucun piuple ie peut obtenir,


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-'" '" ii 'ii


s --- I iaiia.aa-i~--rila-iri--~I __ --i -"~sU~O









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A mnoins d'un retour A la rElgicn, A la Igitimit,
:A I'ordre, a la vraie libert. Ui exemple si salutuire
sera en ce jour suivi.
SMlais la justice divine permit que, aprs avoir
durant long-tems fait souffrir d'antres nations dea
effi ts terrible de nos discordes, nous serions nous-
mrnmes exposs des dangers amens p ir de sem-
blables calamits chez un people voi,-in.
( J'ai fait tous mes efforts pour garantir la scurit
de mon people et pour prserver 1'Espign elle-
mme de l'extrmit de l'infortiun. L'i'i'ftuation
avec laquelle les representations faites a Madrid
ont t rejetes, laisse peu d'espoir de conserver
la paix.
J'ai ordonn le rappel de mon ministry; 100,
000 fran..is, commands par un prince de ma fa-
mille, par celui que mon caeur se rjouit d'appeller
mon fils, sont prts a marcher, en invoquant le
Dieu de Saint-Louis, pour conserver le trone d'Rs-
pagne a un descendant de Henry IV, pour sauver
ce beau royaume de sa ruine et pour le reconcilier
avec '1Europe.
Nos stations doivent etre renforce-es dans o e
places o notre commerce maritime peut avoir besoin
de cette protection. Des escadres seront dsignes
pour agir dans les lieux o nos rivages taient
ouverts A l'attaque.
Si la guerre est inevitable, je npargnerai au-
cun effort pour en retrcir le cercle et pnur en
limiter la dure. Elle ne sera entreprise que poir
conqurir cotte paix que l'tat de i'Espagne rendrait
imp possible. Que Fcrdinaind VII soit libre d'accorder
a son people les institutions qu'il ne peut tenir que
de lui, et qui, en assurant le repos de ce people,
dissiperont les justes apprehensions de la France.
Des ve moment les hostilits cesseront. Cet eng L-
gement solennel, Messieurs, est pris par moi eu
votre presence.
S 11 est de mon devoir de vous pr&enter 1'tat
de nos affairs. II appartenait A inoi seul de dli-
burer; je i'ai fait avec ri flexion. ,'ai consult la di-
gnit de mrn trne, 'l'onneur et la security de la
France. Nous sommes franzais, Mlessieurs; nous serons
toujours unis pour la dtfense de tels intr&ts
NOUVELLES ETRANGERES.
Les notes offl Prasse et de ,'Autri. ie ont t lues. une smanee
des Cortes, le 9 Jauvier 1823.
NOTES OFFI :ILELLES.
D pich1e da ComtanL dc Ne*iselrode au chrrTir/r '' i . -;.
de Russi', Madari ', clatee e Vruon e 14
( 26 ) Notvembre 18u.
Les souverains et les pienipotentiaires assembles
A Verone, dans la ferme intention de consolider de
plus en plus la paix don't l'Europe jouit et de pr-
venir tout ce qui pourrait tendre. A compromettre cet
tat de tranquiilit gnrale ont i pores, da pre-
mier moment de leur assemble. A driger leur atten-
tion pnible et srieuse verse une ancienne monarchie
qui avait t agite par des colmmotions intestines
durant deux ans et qni nc pouvait qu'exciter, en
un dgr gal, la sollicitude, l'intert et les appr-
heasions des autres Puissances.
(t Lorsque dtins le mois de Mars 1820 quelques
soldats parjures tournrevnt ieurs armes centre leur
Souverain et centre leur p)y.. pour iniposer A l'Es-
pagne des toisque la raison pub:ique de lEurope,
claire par l'exprience des siclus, rprouva enti-
rement, les cabinets alis et p ,rticuirem. nt criui
de Saint-Pter-bourg s'empressrreiit a dsigigcr ies
calamities qui surietdraieilnt par la 'voltae uiltaire,
par le niode; mme di; leur tabiasement.


i Ces craintes ne furent qie trop t6t J.-,''.':: C
ne sont plus des theories ni des princie', q~'on drit
A present examiner et approvee. Les f>its parlent
hautement; et quel s tinieiin n Joiv(et-i:L pas
inspire a tout espa.gano qiii aimn so: r,i et son
pays? Quel regret Iie doit-on ps pr;,uiv-r de
l'ascendance' de ces ho:mmes q'i ont oue: la r-
volution espagnl!e?
.'Au moment qu'un succa dp!orab!e conron-
nait cette entreprise, 'intgr:t de la monarchiie es-
pagnole tait I'objet du Gouvernement espagnol.
Toute la nation participe aux dsirs de S. M. C.;
toute I'Europe lui iv t1 ,..,'X rt une int-ntion amicale
Sour restaurer pour lui, sur des bases solides, l'au.
torit de la inre-patrie sur des regions loignes
qi constituaient autrefois son opulence et sa force.
Encourages, p.ir un example fatal, A, persvrer
dins la rbel'ini les provinces ou elle avait ciat
tronuvrent d:as les vnemens do mois de Mars la
ineilieure apologize pour la dsobissance, et cells
qii avaient encore ryst fidles se si)arrent im-
imliatiieeint de la mere-patrie; justement tfe,..s
du despotisme qii aliait opprimler leur infortun sou-
verain et un people que des innovations tmraires
c ,:nlamniniit A traverser toute la range des dsas-
tres rvolutionniires.
Aux dsordres de l'Amriqe 'furent aussitt
ajrots les maux qui sont insparables d'un tat
de choses oh les principes conservateurs de l'ordre
social avaient Et oublis.
< L'anarchie apppirut a la suite de la rvalution;
le disordtr A la suite de I'anarchie. De longues an-
n-s d-l j)essiun tranquilie cessrent bientt d'tre
"uni titre sfii~~:nt la propritA; les droits les plus
s cr frent bie'itt disputes; des prets ruineux
et d.,s cointributiius, sans. cesse renouvells, atta-
-q'irent bi.:mit et l'qu,.u:-mc.' e publique et les fuort-
tunes particu"alrs, comen,.c'tait te cas A cette
poque don: le simp; souvenir fait frmir i'Europe.
La r:eiigion fut I1, ..!.nii, de son patrimonie; le troA
du respect popilair ; la dignit royale fit outrage;
-et 'autorit fut transafcre A des assemb!es, o les
'passions aveugles de la multitude s'empartrent des
-r&nes da Gouverneneent. Enfia, et p')uir completter
le parale!e avec ces jours de calamity si malhei-
reusement reproduits en Espagne, le 7 de Juilet,
Son vit le sang couler dans le paldis du roi et la guerre
civi!le fire, des ravages d;ius toute L Pinsule.
< Durant prs de tris s ans, es Puissances aies
continunrent se flatter que le carac!'re esp.-gnul,
ce caractire si constant et si gnreux, lor-qie lea
suret du pays tait menace, et dernie em iit si
i r r.!ie lorsqu'il lutta centre une puissance pro-
duite par la rCv,hutioni, se riontrerait, a la fia ni:ne
parmi ceux q u avaient eu le malieuir de trahir les
nobles souvenirs q'e l'Espag'e rappelieraient avec
orgueii toutes les nations :de l'Europe. Elles se
flattaient que le Gouvernement de S. M. Ctho!que,
dtramp par les premivres lemons d'une exp:icire
fatal, adopterait des mesures, si non pour arrter
par un comminu effat les no:nbreuses calainirs q,;i
l's _: .ir.. 5;1 de toute part, du moins pour assurer
gradnellenmett au tr ne ses droits igitirns et ses
prerogatives ncessuirea; aus-i, po r dtluir aux sujets
une protection convenable et la proprit des ga-
ranti. ', ind;.pen.iabies. Mis ces esp~i-ances ont t
m"'*' .,'' ...."- d Iees. L, iaps du tennis a seileinent
amn: de .noiv.ls njustices, la violence >'est ac-
ciUe; !e n in bre ,es victhui s a ,.iT. .1i . ,,,. aug-
Sument; et l'Espagui a diej vu pun d',n guerrier,
Set plus d'ti fi lle cioyv n entrain u :., i i"...
< C't t insi que la rvo,ution du 9 Mars se fit,
jour par jour, accelrant ia ruine de la moiarolie











""'spagno!e, loreque dlux- vnemens particiliers sur-
-'vinrent et 'fxcitrent l'attention la plus srieuse des
Sguiiv-rnerni.is .trag re.
Au mnitle d'in p iple auquel le dvouement
a ses r,)i e-t un sen'iii net hreditaire; un pe- pie
qui, 4urant ix ,me ns cmscutives, a vers le plus
pir de son sa.g ponr rco.ivrer son monarque lgi-
time; ce mnonarque et sa tfmille taient rduts
un tat de cenlivit nutoire et presque absolute.
.Ses frres, constraints a se justifier, etaient jour-
nell'nient menacs du donjon on de la hacie, et les
coiimandemens imprieux lui dfendirent, avec sa
fe:nme, de quitter la capital.
u D'une part, en imitation de la rvo!ution de
Napies et du Pimont, que les conspirateurs espa-
Sgaols reprsentent constamment coinme leur propre
oiivrage, nous les entendrons annoncer que leurs
plans de subvertion n'a pas de limits. Dans une
contre voisine, ils s'ef couragerles tumultes et la rbeltion. Dans des Etats
Plus loigns, ls tachrent d'avoir des complices;
S'activit de laur pro!ylytisine tait ressenti de tous
Scts et de tous c's ii produisit les mimes dsastres.
,-Une telie conduite, ncessairement, aurait excit
une rprobation gnrale. Ces cabinets.,qi -dsiraient
sincirement le bien de lEspagne, intimcrent durant
doux ans leurs sentimienk, parla nature des relations
q'ils entretenaient avec le gouiernemient de ce ro-
vaume La France se vit elle-mniie oblige de coufier
une arme la protection de ses frontires, et elle
sera prubabiement contrainte lui confier la tachei
.de mettre fin a ces provocations .qui out rendu
cette confiance ncessaire. L'Espagne eile.meme s'est
.rvokte, en quelques parties, centre un systme-qui
est tranger 5 ses habitudes, a sa loyaut connue
et ses traditions entirement monarchiques.
a Dans I'tat des choses, l'Eutpereur notre auguste
rmaitre, a dteriiin de. prendre une niesure qui ne
laisse aucun doute- la nation espagnole, quaint A
ses vraies intentions et la sincrit des dsirs qu'il
'a en sa faveur.
II est craindre que les dangers provenant du
voisinage, lesquels sont toujours imminenrs, ceux qui
Smenacent la fami!le royale et les justes plaintes d'ian
Etat voisin, ne-se terminent a crer entire lui et
''Espagne les embarras les plus graves.
,( C'est cette pnible extrinit que S. M. voudrait
Sviter, s'il est possible; nras tant qi'un ordre d-
p' orable de hoses facilitera les efforts des artisans
Sde revolutions, qii sont unis p.ir un lien commute
avec ceux des autres contri-s de 'Europe,, pour
trouble son repos il est au pouvoir 'de tout monar-
que d'a:riorer les- relations du gouverneimnt espa-
Sgnol avec les Puissances trangres.
D'une autre .prt ce but si essential pour-
rait tre obtenu facilcment, si le roi, avec une en-
tire libert, recouvrait les moyens de mettre fin
; la guerre civilei d'vmpecher une guerre trangre
et de s'entourer de ses sujets les pius clairs et Ihs
Plus fidies, afin de donner I'Espagne ces institutions
que ses besoins et- ses desirs lgitimes requierent.
. Alors, libre et tranquille, eille ne pourrait qu'-
inspirpr a l'Europe la sculit don't elle jouirai eile-
mnime; et alors aussi, les puissances qui protestent
minitenant centre la conduit de usn gouv(ernemiiint
seriient plus empresses renouveller avec elle des
re nations vraiement ainicales et fondcs sur une bonne
volonlt mutuelle.
II y a long-tems depuis que la Rssie a an-
nonc c'e g'andes vritls a 1'attentioi Jarairi leur patritisme n'eut de plus haltes destines
remplir qu'en ce moment. Queile gloire pour eux
que de conqx rir la revolution une second, fois, et
-de prouver qu'lie ne peut jamail exrcer de puis-


sance dans un navs ol I s anrci~nes" v2rtus, tn
-attacr! men t l ,de ~' e a::x pric .i ;l;i gire issent
la .i,, .1: I a c:,u e: 'ce .+r, t : ,,.r1 ui.i ; ligioni
s.e :,', tni;p:..t to,,j a .. ,, s c n aia cehques
et eacs atisan enipioy ;. iic:Udruc Ieu, ,iaa. i!uflu.
once. Dj, ine poilin de la reuaic.; z'., dc: ea-
re. 11 ne reste seulemenit a 'autre portion qi'a
s'unir instantanment avec Icur iroi, pour diivrer
1'i.spagne, pour la sauver, pour lui asigneir dais
la gaunde famiile Europenne, :une place d'autant
p.us honorable, qu'elle se sauverait, come en 1814,
uu trioiiphe dciastreux de l'usurpation miiitaire.
Suite a(u No. prochain.

PROLC. .\ M lON.
JEAN-PiEn E BOYER, Prsident d'ILyti.
Depuis la fondtin de la Rpu3blique le
Droit L1:., Gens y a t scrupuleusement ob-
serv; le Gouvernement, toujours dirig par
l'amour de la paix et par l'honneur qu'it:s-
-pire une case just, n'a jamais rien cocni
qui put, avec justice, fare soupconuner qu'il.
ait en l'intention de trouble la trauquilit
-d'atcune des les voisines.
Cependant, c'est dans la plupart de ces iles,
o1 stont reulis les promoters 'le I'afdrc.x
traffic de chair hurnainie, que la Rpulique
a touijours eu ses plus achi:rns dtracteums.
Les Cobons qui les habiitet, tourmenets par
les fiinies dl'uiie consciCece cri"inelle, s'ima-
ginent voin sins cesse Hait prte a les ane-
"antir, Landis que les Hfaiens assez confians
daus les decrets de 'Eterne poui lui abanu-
donner le soin de les venger, dedaignent les
calomnnies de leurs enicimis qlu'uti ch2ittiment
celeste alleindra tl ou tard.
Ainsi, des Lois et des Rglemens, i la
fois injurietx a la reason et contraires aux
vritables intirds de cos miles, y sont en
pleie vigueur pour i '.,.i. .l.o: oute esp ce de
ilatlos avec la Rpublique, tandis ique par
les vdis moyens de l'interlope qi'on y encou-
rage, on se procure sur nos cites dles di-
bonuctis claudestis pour leurs products. N'a-
vots nous pas sons les veux notre conduit
gtiereuse leur gard, or-sque daias des mo-
mens de disel te, lis venaient chelicher chez
nous des g:-ains, des vivres, des bestiaux,
et que nous leur, en apportions? ne voyons.
nous pas lous les jours arriver dans nos ports
des mnarchandises sortant des miles don't il est
question ? no savons-nous pas que des cabo-
teurs hliiiens vont y clrger a leur bord,
dii Sacre, du Sirop, du Tafia, dui Ruai, etc.,
par l'appatt d'uni gairi ilicile et les intro-
hinisent euti fande sur nolte terriloire con-
tre le veii de iios Lois ? Pound quIoi done,
nm:gl're tous ces vljiiagcs que les Colons
des iies de noi.re A, ciiPel retiret de leuur
communiricatiois avec nous ne cessent-ils
d'uani;r en excration le nom Haitien et
d'iin,iilter, it notre caractre national par des
actes uidig'es ?


lf~s~)









i( 4)~


W5 tant d'ontrages il fut rune fin.
Nous dclarons a tous ceux qu'il appar-
tiendra que pour user de rep'sitilles en-
vers les ennemis et les detracteurs de la R-
publique touts relations et commrnica-
tions par des bitimens de commerce o* ap-
partelnani des particuliers entire Iaiti et
les diffrenfes miles de l'Archipel du vent et
sous le vent, sont rigoureusenient interdites
ai computer du premier Mai prochain.
En consequence, tous btimrens de com-
merce ou appartenant a des particuliers qui
entreront dans les ports de la Rpublique ,
api-s le premier Mai prochain, venant des
iles ou colonies susdites seront saisis et
coufisqius ensemble ovec lont ce qui e:xs-
tera a leur bord moiti au profit de 1'E-
tat. moii; au profit de ui'importe qui fe a
connmtire la contravention.
Pour ces causes, il est expressment in-
terdit par la ~ sente Proclamation aux
btimrcas iatior)nux de communiquer avwc
ancune lic ou colonie du INouveau-Monde,
sons peine de saisie et de confiscationii
feur retour moiti au profit de 1'Etat,
inoiti au profit de celui qui signalera la
contravention a cette defense; et encore sous
peine d'une dtention dans les prisons d'u-
ie annce porn le capitaine du btiment sai-
si, et de trois mois pour chaque honine
de son quipage; et altendu que, d'aprcs
des avis recus le pavillon national a ti
.outrag sur les hautes mers i est encore
dike.i :, son)s les memes peines que ci-
dossus aux btimens Hitiens d'aller dans
"l'importe quclque port que ce soit de l'-
tranger jusqu'a ce que le Gouvcteneieut
ait pris des mesu:es convenab!es pour que
son pavilion soit respect et qu'il puisse na-
'iguer avec toute la considralion doi, il
doit jouir: lesdlits lAtimens devront se bor-
ner provisoiremient a ne fair que le ca-
botage du t;pas.
Oirouonus :-ox garde-cortes de la RPl.pu-
blique, decomiiu sir, tous les bJtimiens n~-
tionaux aiisi lque sir ceux venant des iles
ou colonies susdi'es qoi aibordiei'ert os co-
tes et qni enfreiuidotit la prsente; de les
prendre et capture kle amenci danes le i'V t
de la Capilale, on les officieis et q'Inpig, s
desdils g;irtde-c'tos joiroii de la nioili tlu
product de chaque rise.
La prsente Ploclamation sera imprimdne,
publie et afficlihe pa1rtout. oi bi Le in ei-
gera et sera en outile insere eindarit
trois mois dans la Gazette (rl.i;l I.'. Les
Autorits Civiles.et Militaires en exdcuteronu
les dispositions, c icurie en ce qui la coicerne.
Donrn au Palais National du Por L- au-Pi i me,
le 20 Mars .1825 an 20 de I'ln,!ipeiiaice..
BOYER. Par le Priident:
Le Secrtaire-'GCndral, .B. ISi:AC.


DIVERS AVIS.
Le soussign a 'honeaur de p'venir le pulif
ou'i a divorc avec sa femme la citoyenne ,Janne
Bastien; qu'il ne rpond plus des affaires ont n.
gagemens qu'elle poirrait contractor, et qu'elie n'a
plus le droit de porter le nnm de son mani.
1 THOMAS JULIEN,
.Juge-dc-Paix des Gonaives.
L'incendie qui a eu iieu dernirement au Port-
au-Prince, ayant entirement dttruit l'tablissement
existent sous la raison de-F:ix Sureau et Cie. Mr.
Salomon, charge de le diriger, dsirant la fin
de ce mois taire remise de ses pouvoirs it MIr F.
Sureau, et .'i oblige d'aller en Europe, po':r y re-
tabiir sa sent, Miessieurs F. Strcau e, :':. de
Jacmel iiforirnint le ptbiic, que, A datt r du 1'r.
Mai procliai:i iIs se ch .rgent de toutecs 1's affaire ,
en gPnir de cet tabi.sement; En ciinsquence,
iPs invitent los ppruonone qui o:)t quii!ques atfit:res:
regler a.vc :i, a <'tiri',sser eixn directeiaent, et en
n,ane temrps la prvinn:'.t ceux qoi lui doivent
de s'acquiter sou i< ph<'s 'br-f .iai.
Mr. Salom"n cts,.ra ti jO A:.ril prochain de
signer par 1rocu:-i.an 2

Le soustign tant sur le point de p'>rtir dans
qiielque tenips pour la NouviA-Orle ~n, price le*
prsonnes qui auraient queiques i:cimatioinsh faire
chez uii, de se prsenter de suite. It profit de
c tt- miie occasion pouir invited ceux qut i h doivent
de venir se lquidJ'r, vu q,.'i n'a autoris personnel
de ftir., des rclaniations.
II f.iit savoir qi'il a i'ns soon o Tabac de-
Nit-hiioches chez RM ". Frenre] fils. 2

-Le sousgign ayant l'intention de partir dan, pen
de jt'urs, pour retourner en Angleterre, a Hlionneur
d'inforimer le public qu'ii a ihuss entire les main&,
de ses amis Mrs. Robert Goldie et Cie. des pleins
pouvoirs, psur suivre et liquider toutes les affaires re-
latives a l't.-blisement qu'il a eu en cette ville.
-3 A Wm. SALTER.
A VENDRE.
Un joli moulin construit en bois de Noyer,
fait en mncanique, servant A engrainer du cotton,
avec tous ses uotenciles o en peut passer six
cent lives det coon pir jour, :lpos prsentement
dans i manison du citoynm Jean Laurent greffier
du '1Tb'in. ; d: Paix de cttte ville, rue du maga-
sin sicur D.,rblet. 2

Uie concession de ciq carreaux de terre sur l'hl-
blatio.i R irr;: Lagan'i6r. prs du Pont-Rouge, bor-
neereentre ) S', tear Gaytt et les hritiers Lafontant.
S'au.lre.-r i dt sl ussignil,
SALADiN, coua-l aide-de-camp du Prsident
(;'H .iti. 3
E;\VES.
Io. Un i) sons poi! bui etamp au cou (L B.
une. ccix au m;ieu, ay,;i't une oreille couple.
2 Unt u s de mit.,e poil, tampe di cote
du nior-toir N. 1. L. et au palet X barr, ayant
unIe zoite.
So>. L tine, bai so ris, tamp A la ciisse S.
P C. et au palt .0 barr.
4"., In tn d iiitie poil, tamp au palet N. D.
-a .la tas dle l-ttr) s i.,isibles ;
.50. Ln rt!t sois poil souri?, tanp la cuisss
de !etrres i'Lblts.
.PTo-Aj-r aiC~'E, Gde. 'lmp iuen @ dut Gouveraemelai




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