Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: March 23, 1823
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00027
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-03-23_no_12 ( PDF )


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LE i;ELEGRAPHE,
Gazette Officielle.


N.O XII.


PORT-AU-PRINCE, le 23 Mars 1823, an '0.
-- .- __ t '| I II I I


NOUVELLES ETRANGERES.

( Extrait du Glasgow Herald. )
Mercredi 18 Octobre 1822.
Prt du Prou.

iL'ATTENTION des spculateurs sur
les fonds trangers se dirigea presque
.exclusivement, Samedi dernier, vers le
i.ouveau prt de 1,--'.:i,0b:) liv. sterl. pour
le Gouvernement indpendant du Perou,
;le prix duquel, semblable aux aptres ga-
ranties de la mme espece, subit une
grande fluctuation sa premiere appa-
rution an march de Londres. 11 porte
un intrt de 6 pour cent par an, et
les rglemens doivent avoir lieu six
,.pcques diffrentes. Le premier 12 pour
.cent doit tre effectud le 17 courant,
,et le dernier, le 12 Mai. On propose que
les engagemenis, avec les dividends y
n.ttachs, seront dlivrs lorsque le der-
.nier payment sera fait. C'kst une er-
*reur que de supposed que ce prt ait :t
loffirt, en premier lieu, aux contractans
.pour le prt de Colombia, quoique les
dpults rcemment arrivs eussent de-
n.and de ceux-l', des informations. II
fut d'abord ofiert la Cihanbre, qui a
-maintenant obtenu le contract. Quant aux
terms prcis on ne les connait pas
encore pubiquement mais le prix du
pap.ier aujourd'liiii est une preuve cer-
taine que le public a peu de doute
]'igard de la stability des afiaires du Pe-
Tou et pense lgrement de la force in-
signifiante des Royalistes, compare a Fin-
dpendance des; IPovinces. Une tresnou-
velle mthiode de d vendre les fonds fut
adopte par les contractans c'ctait de
les apporter au C :.;l: KRoyal et de re-
revoir des ordonnaces des n1gocians.
Come on avait d s'y attendre il y
'ut grande confusion et la personnel
temp!oye ce s j: fuIt maltraite par


la populace rassemble, ati nombre de
plusieurs centaines de personnel. Le pre-
mier prix auquel une parties du fonds fiut
vendue s'leva 80 mais il monta
89 dans le course d'une demi-heure et
avant midi on en obtint 90 et nous
connaissons une parties qui a achett pour
100,000 1. a la dernire citation. Dans
le courant de l'aprs-midi l'empresse-
ment pour achetter ce fonds s'tait ra-
lenti et le prix tomba 86 avant 4
heures.
( Extrait du 'New-Times. )
Nos lecteurs ne seront pas peu satis-
faits de i'histoire du prt du 'roun que
nous avons pour leur persuasion ex-
trait d'une gazette de Dimanche. Quant
a nous nous avons la certitude que si
-le trs-respectable Mr. Lemmel Gulliver
apparaissait de nouveau sur la scene et
qu'l .voiult fire des propositions pour
un prt la Rpublique de Laputa il
courrait la chance d'tre suffoqu par la
pression des sonscripteurs poir y placer
leurs noms. Nous n'avons pas l'honneur
de connaitre leurs Excellences John Gar-
cia del Rio Fondateur de lOrdre du
Soleil, et le Gnral Parois-ien l'autre
Fondateur de l'Ordre de l'cutre Soleil
mais a moins qu'iis ne soient des gen-
tilshommes d'une gravity imperturbable,
nous colcevons qu'ils doivent tre en
danger de mourir de rire A la vue de
la tempte qu'ils ont sou\'eve au Change
Royal. lis ne se seaient jamais attend
qu'il y aurait en presyqe des coups de
points de donnds ponr aveor 'lionneur
(le leur burrnir 1, 0 ,CO liv. sterl. et
que le pai ti dde;u ct ct j isqu'a ie:etre
ses griefs par ecrit et a i'ire circuler
un bilieft r la mlin pour prouver.cerm-
bien il avrit. ti cr! ei en)e: t trait. Ce
sont des choqs.'s que ucrs Excelicnces
i'rcuveront ddifciles f tre comprendra
aux conomristes poliiiques du.: Perou.


"2"b_


_ _









NSons 'ignorons point que lorsque le
"capital monuay est abondant ii ne trou-
ve [une sortie ; mais si les. capitalists
ont un peu de prudence ils regarderont
aussi un pe i la garant!e sur laquelle
leur argent est avanc. C'est uln pays de
l'autre ct du globe don't nous ne con-
naissns rien except qu'il est ou qu'il
a t dernierem:r nt en proie a un con-
flit dsespri entire deux parties conten-
dans. Nous ne pouvons present dire
quiel est le parti qui, dans ce moment,
est .en possession de la c taatale, ou bien
si les personnel, de qui Miessieurs Del
Rio et Paroissien ont recu lenurs lettres
de crance no seront pas avant peu d-
'ccpits o i penads.
i1 est assez singnlier que les posses-
seurs des miines d'or et d'argent vien-
nent en Angleterre pour y emprunter de
1'aigent. lis ont besoin de 6 7 millions
de gourdes. Ma;itenant le monnayage
annuel de Lima en 1794 tait au-
dessus de six millions de gordes. S'i!s
avaieit quelque ciose de semblable un
Gouvernnement, on penserait qu'i!s potr-
raient, avec la plus grande facility pour-
voir leurs propres besoins ; mais mal-
gr l'entiere ignorance oul 'on est ici de
P'tat du Prou, les inots magiques de
,Un prit d six pour cent, 't peine se font-
.ili entendre, qu'un part en. ille s'crie:
nous prenons vote prt d vote propre
prix ; et ce qu'il y a de plus remarqua-
ble, on nous dit par une note, que
parmi ce part de la ville tait un Di-
recteur de la BJ3nque d'Angleterre!

PROCLAMATION.
JEAN-PIERRE BOYER, Prsident d'llayti.
Depuis la foundation de la RPipuldique le
'Droit des Gens y a t scrupnleusement ob-
serv; le Gouvernement, touiours dirige par
l'amour de la paix et par 'Phoneur qu'ins-
pire une cause just, n'a jamais rien counr
*qui plt, avec justice, faire sonpconner qu'il
ait eu l'intention de trouble la t:.,i'piilil...
d'aucune des Pies voisines.
Ccpendant, c'est dans la plupart de ces les,
oh sont reuns les pronmoteurs de l'affieux
traffic de chair imnaine, que la RIpublique
a toujours cu ses plius acharns dtracteurs.
Les -Colons qui les habitetl, tounrments par
les fuiies d'(ine conscience criminelle, s'ima-
ginent voir sans cesse Haiti prte les an-
antir, tandis que les Ha7tiens, asscz confians
;dais les dcre:s de 'Eternel pour lui aban-
:donner le soin de les vanger, ddaignent les
calomnies de leurs ennemis qu'un chltiment
cleste .atteindra tt ou tard.


A deiiiS;, des Lois .et des iCg1io:ic-is, ai
fois hijrieux , la raison et couitaircs a;
vCrit:iljs intrts do ces miles, y sonte
pleine vigneir ponr dfendre touiee espece
r!atin,:!s avec l]a lRpubiique, t:,ndis qu(e
les vils mloyels de 'i.a: :* .- q o y eicoe
rige, on sc procure sur Lo cs cotes des ed
onch;uis cl'!icsitiis poiir eurs produis. N'I
vois-,uous c is ss ess s y eux n otret condut
grieurse i [e," g:;'d, iorsque dins des mn
Bmc;s do diss;et i is vcnsieiit cihe;-chir cl
inuus des {"ahs, des Ivivres, (des Lesliaux
et cqll lious le'r en crpporiois ? ne voyon
nou s opas lous es jours iariver dan s nos por
des ln:rclindimes sort;int des lies doi il e
question ? ne savons-nous pai que des cab
teurs haitioens vout y cbarge, ] Ic len hord
du Sucre, du Sirop ia,u Talia, diu iunn, ete.
par l'appj:t (d'un gain ilicite, et les intr
duiserit en fraud sur notre territoire con
t'e le veru de nos Lois ? 0ou rquiii donc
rnilgre tous ces avantoges que les Colon
des iles de note Archipel retLrent de leup
communications avec nous nc cessent-il,
<'avoir en excration le nonm Hailei
d'isuilter 'i notre caractire national par de
actes indignes ?
A tant d'outrages il faut une fin.
Nous declarons tous ceux qu'il appa
tiendra que pour user de reprsailes e;
vers les enlnenlis et les detraicteuis de la R-
pullique toutes relations et comiuiiica
tons par des i:, i.' de commerce ou at
partenant des partliculirs entire Haiti e
les diiereiitesis de Arclel di vent e
soIus le vent sont riigoreisemient i!.erdite
e conipter du premier Mu pr'oclhaiir.
En conscqn ence tuos balti:ens de co
merce on ap a;eniiCant a des pari!iculiers qu
enireront dans les poor's de la !eiillique.i
aprs le plremnier lai prochaini, veinanit de
miles ou colonies susdites seront saisis e
confisqus ensemble avec tout ce qui exisl
tera a leur bord moiii au .1 d: de l'E5P
tat moiti ::u profit de n'imorte qui fer;
connaitre la contravention.
Pour ces causes, il est expressiment ini
terdit par la pseute Proclamution, :iii
btimens nationaux, de comunniui; aucune le ou colonie du . I -MAn Ile
sous peine de si e e oiscation a'
leur retour, poi(,t; au profit de lE'.ait ,
moitid ;m profit de celuii qui siga:ie., j
coitravention ai ceite defense ; et e co!re sonl
peine d'nne detention dans les prison,, d'u'
ne annre pour le capitaine di btia ..1
si ,'et de t;ois mois pour char ue Ii,-l,:nuI'
(de son rquipage; et attend quie .,!pr*
.des avis reuse le pavillon national a &td
outrage sur les hautes mers, il est I:i.ie,'
dfendu sons les mmics pines que i'i-
dessus aux bti;nens Hatiens d'aller d.iu





(3
S/ 5<*!


,i'importe qune que pori que ce soit de i'd-
t ,,e,', lj st'a ce que le Gouveiinement
tMit s i deiS measures co iveinabls pontr que
SnI '!,i"o"u uit respect et qu' pInsse na-
aon t'ntec la col sidtCCiiioi don't il
dolt j0l""1: iesils b :iimns d(vront se tor--
iae-, |roVsorcMCniiut A no ir1e que le ca-
.]ol..g tdi pays.
(),-,oliio s a.x gardi-coes de la iRpn-
blicl:e e conrir sur tous les li'iiiners i!a-
tioniilx, ai; (1i q i su:" ceux venant des i!es
S01 coilo1iies susdites tes et qui eiitreiudront la presenite ; de les
]jreni're et captuler; les aimener dias le Port
de la Capitale oi les i.'. i.., G cl quipages
desdils ga;idc-ctes jouiront de la mnoili du
-proiiit de ch:liqne Irise.
la prsente 1Proclamaiion sera imnprinte,
publide e afficle partout oi bLesoin l'exi-
gera;, et sera en our-e insec peundau
.t,-ois mois danrs la G zetie (i., i, Les
.Autorils Civiles et 31ii.i,, a en ex cute-
-roul les dispositions, chacunie en ee qui la
con ce'ie.
IDonn au Palais National du Pori-au -Pi since
,e 20 MtIus 1825, an o2 de l'indpendrance.
Par le Prsident: 3BYER.
*Le Secre-aire-Generanl, B. 1INGINAC.

ARREST.
Tr'ss t parti, e AYM. Mullery au noni de la
crit.y.;nie .;irie Nol Eugerie centre les ci-
tye',.',s Di, pie Sulstitut du( Comnmissaire dt
G<(uveriment prs le Tribunal Civil dua Ca/--
Laten, el Nce/ Junka, Jiige de paix dudit Zliu,
njl i n, de l.a Lpublique d'Haiti.
"Extrrit des r'gihtres du Greffe du Tribunal de
Ca.-stin d, la ipublique d'lliti, uant au
PIort-ai-Pi inpe.
Ce mnri orze Fvrier nil-huit-cent.vingt.trios,
n rgt de I!deendance, le '1 tribunal de Cassn -
lion, rIutsi au 'iia s de Justice, lieu ordinaire de
a audie I:ces oie Ltaicrt prsens le D)oyen Je an-
Fra,:is Lelupina"se jls Juges Dejean Orio!,
Abi"'le et Nept!uce, a:ls qu: le Juge Burno
rnmplissant provisoinement les fonectens de linis-
t.re public pour cause de malaise dul Commis-
aure titaluire, et d'absence du Substitut
Le Tribunal, partie forme p Mr Me. MAullery, asi noo ( centre le Irs oel domi cilie au Cap-Haitien,
'9"e oes eyens DUpin Substitut du Commis-
Saire du Gouvtrnemnent prs le Tribunal de ce res-
sort (, t N i' Ju'ka, Juge de pai de la conmurne
ui Cp tien; leque!le demand e de i sea pr..
lie se trouve foliM e, t ctabie sur ls arti e a pa
lre 4, de la ,i du 15 Maai 1319; 5 dui tit:e 5
4l! r. de,! inca du c ',de de procdre civil pour
z hl sr ,eu Cbot.t. par dclx .reui,]iius idtes
jnca b L'ipin au Juge de Pix Noil
En~du le rapper du e
o0 ca c;R dle JgOe Pierre Dejean ,
-du rGof*reianl E.crs ar le Jui e issartal
uy : ryan elaru t P.. .a na!.aie du otitmissaire
._ ya.' f: ard t P r la maad:ie du titrulair e, ct
_~~0 n (1a


Considrant qur.'aux terms de l'artic!e.507, code
de procedure civi;e le dni Le Justice doit Atre
constat par deux requiitionis faites aux Juges, en
la prseonne des G.efers, et igmfies de troi
0jors en trois jours, au moins, pour les Juges de
pa:, et de liutaine en huitaine au noins pur
les autres Juges :es deux requiitions qui ont t
fitdes saus les dates des 4 et 9 Janvier (le i'an-
ne dernire ne pouvent qu'invalider, attend que
I'etinoa de praise parties qui a t simultanment
diige contre lesdits Juge de paix et ie Subtitut
Du'nui no pouva.t se diviser en suivant le diai
de trois jours en troi jours i l'gard du premier,
Me. Muliery ay-ant c(;ntrevenu aux dispositions for-
inelles de l'article pi cit en rptant sa second
rqudition ,u Substitut Dprin ;api le dlai (le
tro.,i jours; en co. iquence le dni de justice,
lontrse plit Me.. Mreieury a noi Mlarie Noul Eugi.i n'aacnt pas t- lg;tement
coistat la::e dmi ilande de prise a partie doit tre
declar-e nonI recevable ;
Consiidrant aussi, qu'Tux terms de 'atricle 511,
mime code, dains le cs de prise a parties il doit
Atre prsent uae r'.. iitec, scap de la p lrtie ou de
sin tntide ti procurti;n aulli tnique et spciale
laqueile procuration doit tre annexae & la requte,
ainsi que les p,;' es ju-tifi:'atives, s'il y en a ,
pine de nulli : la demand de rise a part qui
a t ouverte et drig e par Me. Mullery dfAn-
seur pubiie, iau con de l citovenne Marie Noel
Eugnie, doit tre delare gl::!eenit non receva-
be attendi que la refquete prrsente, A ce Tribu-
nal., en date du 3 Mii 1822, ne se troupe ap-
puyee que de lA procuration genrale et sp:ci-io
qiti a te donne postreurement par la citoyenne
Marie N'oel Eugnie, H Me. M.:llery dlf:nseur
pnblie en i'tiidde e Me. Lca donn.in, nrot .,;e pu-
b!ie, au Cap-Hait;en,'eh date ud 2t0 Juio, rmmeanrlfe.
Le Tribunal par ces eticifs et en vcrtu ds pon-
voica qui !ui sont attribu-s par les lois rejette la-
dite demand de prise A partid, formie par Me.
Mullery defenseur pubiie au noin de .l citoyenne
Marie NoM1 Eugnie, centre les citoyens Noe! Junka,
Juge de paix de la comniune du Cap-ihitien et
Dupia Substitut du Commrissaire du Gouvernement
prs le Tribunal Civil dudit lieu, et maiutient l'a-
mende au profit du trsor public.
Le Tribunal, statuant galernent sur les conclu-
sions qui ont tl prises par le citoyen Dupin, Subs-
titut du Conimissaire du Gouvernemnint, prs le Tri-
bunal Civil du Cap-IIatiln dans le mmoire par
lui presented tendantes a obtenir que Me. Mullery,
dfenseur pubiie, soit condamn. Ai donze mille gour-
des de douimages et intrets, et qu'il soit de plus
condamn aux dpens et aux frais (le de:u cents
exemphuires de l'Arrnt A intervenor, cornne le prn-
cipa! nmoteur de i'cfi'aire don't il u'ahgt.
Considrant que ie. Mullery, deinseur public,
ne pouvait gir dans actionn de prise A parties qui
a tc ouverte et dirigje contre es citoyers Dupin,
Substitute du Commnissaire du Gouvererrient pres le
Tribunal Civil idu Cap-MIrtiin et N ei Junku Juge
de paix dudit lieu sans une procuration aulhenti-
que et spciale de la citoyenne Malie NNoel Euge-
nie ldite procurotion dcvant aux terms de la loi
frtmieli-meit ct spcial;.nE)ta autoriser ii prise i parties;
Considraint que la procurali;cn doni,e en l'.
tude da Me. Leca:'rd-nnc n:.,ire pubiie au Cal).
Hmitien, appuyan;t :l requk.e qui a t prsante
par Mie Mtliery cdcfseir publie, au notr de la
citoyenie Ma.ie NoI ~Egeria ne se trouve que
sous la date du 20 .uin derni~er au lieu que la re-
.qiee adressle -a Tr'ibun-a de Cassaton par Me.
:Myuilery au inom de la citqyeinet Marie Noel Eu-









(4)


.'' ., demandant la prison partir centre les ci-
toyens Dupin Substitut du Commissaire du Gou-
vernement, prs le Tribunal Civil du Cap-Ihitien,
t Noel Junka, Jige de paix dudit lieu n'a t
prsente que sous la date du trois MIi mime an-
ne; ce qui constate que Me. Mullery avait ant-
rieurenent ouvert et dirigCe 'action de prise a par-
tie, sans un pouvoir lgal et special aux terms de
I'article 511 cole de procedure civi!e;
Co.:nidrant enfin, qu'aux terms de l'article 1383
code civil chariun cst responsable du dommrage
qnuil a caused non s'u!emeni par son fait, mais en-
core par sa nglisence on par son imprudence ;
Le Tribunal, par ces motifs et en vritu des pou-
voirs qwi lui sont attribtus par les articles XI de
la loi du 28 Juillet 1817, 513, 516 code de pro-
cdure civil, ig8 et 1383 code civil, condamne
personne!lement Me. Mullery, dfenseur public, mi-
Hta:t pro's les Tribunaux du dipartement de l'Ouest,
i soixante yo'dies d'amende au profit du trsor
public, et a trnoi. cezts gozrdes de dorinages et
intrts, en faveur des Citoyeas Dupin, Substitut
du Commissaire du Gouvernement prs le Tribunal
Civii dii Cap-Hai'tien, ct Nol1 Junka, Juge de
paix dudit lieu qui seront payes huit jours aprs
la Fsgnifcatjon de la prsente, et le condamne en
cutre aux dpens; qu' la diligence du ministre
piibic expedition du present arrt sera envceye
au Grand-Juge et qu'extrait en sera insi dans
la gazette officieile.
Prononc au Palais de Justice du Tribunal de
Cessation les jour mois et an que dessus.
Sign la minute, Jn,.- cois. Lespinasse Boisson,
greffier.
Pour extrait conforme: BOISSON.
----~P---415
ARRET.
Au nomn de la Bpublique.
Extrait des registres du greffe du Tribunal de Cassa-
tion de la Rpubiique d'Haiti, sant au Pt.-au-Pce.
Ce mardi vingt-cinq Fvrier mil-huit-cent-vingt-
trois, an vingtime de I'lndpendance d'Haiti.
Le Tribunal de Cassation runi au palais (le
justice, lieu ordinaie de ses audiences, oa taient
prsens le doyen Jn. Fcois. Lespinasse les juges
Djean Oriol Abeille Basquiat et Neptune,
ainsi que le juge Martial Borno, remplissant pro-
visoirement les fonctions du ministre public pour
cause de maladie du commissaire titulaire et d'ab-
sence du Substitut;
Le Tribunal diibrant sur le pourvei en cassa-
tion form par Me. Blin Richet, au nomu du
citoyen Giile Moyse, et des citoyennes Adle Moy-
se, et Suzon Moyise, proprietaires demcurant au
Cap-IHaitien centre le jugement rendu par le
Tribunal Civil dudit lieu en date du 16 Octobre
mil-huit-cent-vingt-un ;
Lequel pourvoi portant pour griefs violation des
articles 3, titre ler., de la loi du 15 Mai 1819,
141, 142, code de procedure civi!eet723, code civil;
Le Tribunal, aprs avoir dlibr conformnient
a la loi casse et annulle le jugeiment susdit or-
donne la remise de I'amende et renvoie les parties
pardevant le Tribunal Civil du Port-de-Paix pour
y tre de nouveau juges.
Sign la minute, Ju. Fois. Lespinasse, Bois-
son greffier.
Pour extrait conforme: BOISSON.
*--------aanaSS^--""--
DIVERS AVIS.
Le citoyen Augustin C.ATo ex-trsorier parti-
cuilier de I'Arrondibcment des Cayes, prvient le
public que per 'abus de confiance le plus inoui
il circle dans le commerce diverse lettres de change


qti'il avat acceptFes et s;gn&'e3 en blanc, ct ld,',
adpositai'e a indignernent a(tourne et o: ,;.,; \
et ia dcisination ; que n'en ayant poiiit recu ia .-,
i[ se refrsera a leur pavement, et prouvera, ,.r.
en sera besoin, la nullite et la fausset doant
sont entaches.

Le citoyen Basquiat, ci-devant prc. tieur
cette ville a l'bonneur de prvenir le piib:ic,
se proposed d'ouvrir une cole le 15 de Mars,;
y enseig--ria la ltcture l'c-iture la Granmi
Fran9aise l'Histoire la Gographie la l;
logie et les Mathmnatiques.
II ose esprerr que ses concitoyens conser
la confiance qu'iis oct totjours eue en lni,
son cote i ftra toujours ses effortss et empl
tous les moves convenab!es pour la mriter,
Pour tre admis dans l'Ecc-e i fiut tre
dcemnent. BASQUIA T.

Le soussign vu qu'il s'est charge des a
de la dernire raison de coinmerce Mi!roy; i,
et Cie. et de la direction de la prsente r
Johp Milroy et Cie., invite ceux qui doive
la derniire raison d'avoir se prsenter sans
lai pour rgler leurs conptes, nfin que les afl
de ladite raison puissent tre liquides aul
que possible. P. MILROY.
The undersigned in consequence of having t
charge of the i chie & CQ. and the direction of the pr-sent
John Milroy & C0. requests all those who ar<
debated, to the late firm to come forward wi
delay and settle their accounts so that the a
of said firm iay be liquidated as ioon as pos
Port-au-Prince 13 th. March 1823.
2. P. MILROY.

Les soussigns ne rpondront pas des
que pourrait contractor l'quipage du bric
g:ais NELSON venant de Liverpool. Le
taine Kidd fait la mme declaration.
2 MAUNDER frres et Cie. Consigna
A VENDRE.
Une mason situe dans la Grand'Rue e
tant en trois chambres, deux cabinets, cuisi
une cour trs-profonde.
2 S'adresser Mime. Veuve Mirault, Place V

A vendre o1. trente carreaux de terre,
parties de l'ihebitation Charles Presle situe ain
theux commune de l'Arceaibie '. cinquanto
reaux fai-ant parties de I'habitation Pirre
situe audit leu, 30. vingt-cinq carreaux
parties de ;'habitation Blanchard situe en pl
SCul-de-Sac, 4Q. un demi-carreau IMarqu
S'adresser ai Mr. Richet, propritaire, qui cort
quera ses titres et accept-ia toutes proposition
sonnables. BELIN RICHET.

A vendre a bon on pte et comptant, une
habitation sise derritre le Gouvernemient, prs
Druisseaux Chianatte, contenant deux carred
terre entours, bornes 1'Est par le citoyen
vier, au Sud, par des terres don't le propritair|
inconun ; a 'Ouest, par la dame Ve. Mentor,
Nord ; par le colonel Adam, ayant une quant
bois de construction du pays et de I'tr
deja trviviils pour f.iiie btir une mason,
inajeure parties est n:ise en place; s'adresser,
toyen MULLERY.

PoiT-.a-PRSINCE, de 'lmiprimerie du Gouver




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