Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: January 26, 1823
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00019
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-01-26_no_04 ( PDF )


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L E


TELE GR AP eIi E,

Gazette Officielle.


N. 'IV.


PORT-AU-PRINCE, le 26 Janvier 1823, an 20.


Proces-flerbaux de la c"lbration du 2oe.
./Inniversaire de l'Independaince d'Hafiti,
dans les di(Jfrentes comnrunes de la
Republique.

SAINT-MARC.

C IE 'jord'hi, premier de Janvier, mil-
ui;t- cent-viogt-t!ros, t huit heures du matin,
les nitorits cii!es et militaires, rumies en
la mnaison du commandant' de 1'arrondisse-
ment so sont reciies, avcc luiisuir la place
Farmies, o1L et.;ent runis la gardo national,
les troupes de 1 garrison, et mi grand iona-
bre de citoyeis; nee salve d'artil!erie annon-
ea l'arri'vc in cortege.
Lo gEnral de division Rfonnet, aprBs avoir
'inspeot' l: s troupes, monta sur 'autel de
la Patrie et parla en ces terms:
Citoyens ,
'( Quel plus beau jour que colui qui nous runit
peur c'brer 'anmiversaire de notre Indpendance!
souvenez-vonis qu'elle est le prix de vaigt ans de
co poir l'ac'qurir, et que la gnration prsente doit
se dcider a pIrir toute entire, plutt que de laisser
arracher l'Arbre de la Libert que nos avons plant.
Citoyens de Sairt-Marc, dcpuis peu vousjouissez
des avarnt:ges inappreciables d'un government libre;
les eff'>rts que vous faites pouir 'obtenir garantis-
sent de ceux que vous ferez pour le' conserve; niais
le nimoen le plus sr pour y russir, c'est d'tre
constammer.t fidUles a la lipublique, soumis aux
lois, tt obissans aux ordres du Chef qui nous
goinverne; vous l'avcz jur, jurons-le de nouveau.
Ni:l niie'ix que vous, citoyens, ne pcut con-
natre les liorreurs de F'esclavage; victirnes nagures,
d'un depr;isme afretix votre soumission nime
ne put vois garantir de i'oppresion; il seimble que
le tvy!ai avait choisi votre ville, pour tre le
hubil.vard de la tyraunic; il vous connaissait mal
le 2 Octubre vous vouil^tes trc libres et vous le
fi\tes, vous arbortes l'tendard sacr de la Rpu-
blique sur vos ran:parts et le tyran ne fit plus.
Le 2 Ociobre, citoyens, prepara le trioniphe de
ja Rpublique; il sera celbr2 dans nutre histoire,
et sera le pius beau jour- que vous puissiez pr-
senter A la reconnai-sance national.
Citoyens, au miiieu ,des transports d'allgresse
que ce jour solennel -doit exciter, vous pardonnerez


a mia sensibility de trouble votre joie par le rcit
d'un vnement qui doit vous attrister puisqu'il a
caus le dsespoir et la ruine d'un grand nombre
de famillhs et la destruction du plus beau et du
richie quarter de notre ville capital; mais cet
vnement tout dp!orable qu'il est no doit paz ce-
pendant nous abattre; notre sol fi-rtile offre encore
des resources qui peuvent rparer les effects d'ur
tel dsastre; ces resources, citoyens, sont danr
I'accroissement de la culture de nos champs; par
la culture nous donnerons une nouvelle existence
au commerce qui alimente le trsor public, et
c'est aussi par la culture que nous nous procurerons
des richesses vritables; DiIE a donn la terre
a l'hmmnie pour lui fournir ses besoins, cultivons
nos terres et nous ne mnnqucrons (le rien.
o Citoyens, notre sort est d.ns nos mains; et
pour le fixer invariablernent, suivons les prceptss de
notre sainte religion qui pre sciv nt la piratique
des bones miceurs, sans lesquei es il n'existe pomnt
d'inistitutions durables. Soyons justes et nous autons
des amis, soyons unis et nous serons fultks: fcr-
mons autour du premier Magistrat de la Rpu-
blique, un faisceau de nos ccurs et do nos bras
et nous serons respects.
Citoyens et soldats, jurez avec moi d''ire
jfildles a la llpr'ubliqle, et de renoncer pour
toijours a touted domination trang're.
On s'est cri avec entousia;me ; nous lejurons !...
Vive la Ripublibliqe Fi', le Prisident d'Haiti !
Vive la Librte Fii'c l'Indipendance Une salva
d'artillerie a termin cette iaugute cirmionie. Apris
quoi les troupes di;arent dans le m'illeur orIre
possible pour leurs quarters respectifs.
Fait aient-Marc, les jour, mois et an que dessus.
BONNET.

AUjoird'hui, ler. de Janvier mil-huit-cent-vingt-
trois, an 20 de l'Independance.
Nous, Victerin No'asque Segrtier, colonel, com-
mandant li place de JerCmie et provisoireient i'r-
ronnissement de la Grande-Anse, accompagn des
corps civil et administratl H, nous nous sommes rendus
ea court ge a Clinip-de-Y1ars de cette place,
iefftt.l de clbrer l'anniversaire de la 20me.
anne de notre Iiilpendance oi tant rendu
nous y avons trouv sous les armes la garden na-
tionale et les troupes de la ga'-.ison en tenue.
Lecture avant te donne de 'Acte de l'Ind-
,pendance, le. serment a t una'rimement prte:
Del vivre Libres et Indp endans, de piferer la
mort a toute don'i"atIo. q'ueconque d'tre files
la lbpub:ique, de repectctr ses lois et d'itre


ICC -`-- : -~


---










invioahblemnnt attaches :la perlanne du Chef ein
Gouvernemi nit. a
Immndiatement apris, des cris de toute part se
so0t fait er dn:.dr 'f'2 i ee :t 1 ublique la Li-
bert, l',E":!;i et l- isident a'1ia iti.
Aprs quOi, la p rade fut pasIir et nou1s nnus
somo.n's r,'ndius .a 'Eg!i-o (U nous avoins assist
a la v ~: et an T :-L :':' qr, i f e:r ,: c uatis
par nwnsiiur i'Abb Bio cur de cette pa-
ro;ise.
Fait et clos, a Jrnie, les jour, mois et an
que desus.
V N. S'GRETIER.


Nou s m--n. p"rve u~s a la 20e. anne de
n:!re mIndpen .,ce. Q,: 1 ~st celhi l'entre voeus qui
ne s'enii rl -se a c!t(bri'r c,'t anniversaire r.vec les
sentimn.ns do lu p pletiius pu ? Quel est celui
qui ser.,it .i i-'in u inmni Hiitien que de vouloir
survivwre la ruin de Pla Rplique apris avoir con-
nu le bn' cr et les i ces de la liberty ? Nous
avons rou-ss nos ei-Aii sommu.us (de nos belles
co;tres ct nous a, ~s la g!oire d'avwir su con-
solieir nos diiits pol.tiql s, apres les avoir eu
arrcs du desptismne co'ii-.
P:r les !:. immuabies do t'Eternel nous avons
rco~vr ces droits sacrs et minprescriptibles. Nos
ennems i::v.t:-s ne prevent esornmais nous en
river. Qu.' nous rFut-il de plus pour gaittr pai-
siblenment des bil.'fis que le Crateur a rpandus
sur nous ? Sachons ck!tiver nos champs ; que nos
travaux et notre industries .ous conservent la pros-
prit don't nous jouissons, et tSchons par une no-
ble conduite de mdriter la borne opinion qu'ont
de nous les nations civili,4es de la terre.
En ce jour solennl nos armes runies en un
seul faisceau, nous ofre l'embldme dc la garantie
de nos droits et de notre libert. Cultivons cette
terre qui neus tend son sein moaternel. Notiveoux
Antees ; en l'enbrassant nous r:prendrons de
nouvesj!s forces et nous n'aurons plus a. redouter
les efforts de nouveaux Ilercules ils ne pourront plus
nous en arracher pour nous touff r entire Icurs bras.
Comparez le jotg sous lequel vous grnissiez
avec l'allgresse et les transports de joie que vous
ressentez ol., !-'-mi ni. Rduis sous un seul et m-
me G(euveronement, nous ne fesons plus qu'un
people de firres. Quel plus heureuix change:nent
aurait pu s'op rer en notre faveur!
Ic les Espagnois d'Europe ont extermin nos
anctres l.s Ab,ri nes ; ie i, les Espagnols d'Eu-
rope ont viaol lis traits les plus sacrs coriclus
avec le courageux cacique Ilcnrique; ici, reposent
en paix les ossemens de nos aieux martyrs de l'in-
fernal systUme co!mial ; ici, en un mot nous de-
vons laisjer inos depouilles mortelles confondues avec
es leurs.
Dj, les ttes couronnes de l'Europe sont con-
vaincues de la necessity ;)bsolue de reconnaitre
notre Etat politique et notre Indpendince ; dj,
le Roi d'Angleterre a declare lihbre le commerce
d'Haiti avec ses possessions d des deux mondes; des
agens de commerce trangers sont tablis dans
nos ports de mer ; et come les anciens Romains,
ii ne nous reste plus qu' courir au Champ-de-
Mars au pied de l'Autel de la Patrie pour y
adresser nos remercirnens l'Eternel. Si nous
fertilisons nos planes et nos montagnes le com-
merce fleurira parmi nous et nous deviendrons di-
gnes de jouir ie la Libert et de l'Indpendance.
Graces soient rendues an Toiut-Puissant! Qu'il
,daigne nous accorder sa sainte bEndiction et pro.


rlo1ner h;s jos r'd ere rc v:'rteiux Pe:ddelnt. ;
PovER l jS/:i' AY.Oi_-n l poji i s gira':d. "co5-
finco. Sas vxo>us, se E:.s-e nii not eogd was
ciurs et son patri'tisme out erl nmma ; 0 2ltre.
Jurons d,,ie en o:,i:ce de i' E:.ertn! e de
F'Univers r, tier d (iae ires Tt ci,,:V o,.,r,

(tux" or'dres mand:a ,' e n o.u': Go:,,r:: -::: ; d/e
. muric plalt ar,e domini; tio., n l'a::, re g 'e i.
u Vive la Li,-rt ',t t'Eg:it6!
Vive la E di'liq,, !
( Vive la o' itul ic l
l'ive le Pr.idic d' Leyti! a

( Sign ) DAEN Ii EINRE A Comomandunt
la, place et la co.i;nui do, bit-Jean.


Aujourcl'bui deix do n. s de J.unvi r mi!-ui>t.
cent-vint-trn!s an v iime de l'In iuedance.
Le Genc al de (i; Obas Ccmniau!danli l'Ar-
ro',issement tu Lit .
En excution des lodres de Son Execlence le
President d'.'fiYi, p;':. Circulare en date da
2 do ni':is de Dc-mbre dernir, relativenment A
la cbriitirn de 1., fte du prel;ier Janvi les
officers civiis ct nmiitaires, les tr ,upes co!mposa2nt
la garrison d cett. Arro~ussemenrt., ont pris les
armes et le. petiple assen !bii s' sur la pUlce d'ar mes. Lecture de i'Acto (e d 'Ind-
pendance leur a e.t donne ~ haute et r 1.,,_-
ble. voix le seriient a t renouivell de vivro
libre et indpeliant, de niouric plut6t que de
vivre sous la domination de la Firace, on de quel-
que autre puissa!ice que ce soit,
Les cris de Vice la L ibPr!! /Fie P Ihdpen.-
d~ance se sont .ail e;,fen'r e do Lutts paria
Le general de brigade, conmiandant l'arrondis-
senient de Limub.
OBAS.


Aujoerd'hliii, premier de Janvier mil-huitcent.
vingt-trois .n 20 de' I'nidpendance.
Nous, Flambert, colonel, corimmandant provisoire
de la place, dii Petit-Goave, accompagnilig dcs
autorits civiles et iditires, iias summon s ren-
d(us su la place d'Farmes, oi les troupes duf
la garrison utient da ru eies, ainsi que la garde
natinaie (le la ville et celle de la inniitagne, touted
bien quipcs, et en blimne teonu, a l'effzt de
cib'rer la fQLe de I'anniver-aire de la 20ime
anne de l'Iridlepenlance d'HIiti.
A ces mots sacets: Jurons l', aeiers' enter,
la prostrii et t nous-m;nes, de rouncer ajamais
a la Frunc, et de mour'ir plttt que de vivire
sons sar domination e! d combattre jusqu'aza
derni er soupir pour lI'i- pena,oe de no/re pays.,
les cris de viv, l'In;.lindance! Vive la il-
publique Vive Je Prsident d'Haiti se firent en-
tcndre de toute part
Aprs ce sermient pronone les troupes se
rendirent a ]'Eg!ise o un Te-Deu7m fut chant
en actions de grce pour reinercier le Tout-
Puissant.
Fait- et clos au Petit-GoAve les jour mois
et an .que de l'autre part.

.Le colonel, commandant de la place,,

.FLAMBERT.









-icuz, Louls PER, Colencl, C<'mmani1ant ',i
y,,ce et la conimune de la Cr",ix-!I-
lccmcpilg:` lic s autoitrit civil',S < -S.a ki U s
f~Ir1e r~ilsasr la p'.Ice ler. l, t ,U L ,
(l, iijadii o la g,:r,'c n.tionnae di : iiiick,
celle d( s carrv gnes les 'traruvs (lo L g:Ti
nombre ut -e :Alilit(llR ` i :!,.r tS'';i'..
r tn dis, n."ir reticti Y el Ier le scrnient d e v e, .: -
pendnt 'Iion~ sur ,'~utI de la ltrje IJus
avo:s prioni)ne le diceours suivant.

'u Les cliers Coiicitoyens,

Pour clbrer la Y*ingtiLme annz e de notre
Ird peidance, nou:s 1'eil runis seua l'arbre cliri
d(e la Li;letn't potir lequel nous avons c' "bsttu
et pour i.quel r!ouis conm~attrons encore, si q'.eqe
peiCLp airlacdelix oslId le saper.
< Le Ci:ri toe en'a propice aux arles d'Ji ii fit
t remphler la Ue biiq e el la filit uarchl'r a ea
glnri. 'Ee d vtiin e Sonts le`3 h u:. u ii i'iju ers. del
digne Suiccesseur de l'lmmortel A1LEXANDIfE PCI E:C.
1'-,"rIe pa-. re P3rel JnCr neuis iivinns r,_.
mnrrci le '1 ,-1' Wv ' Fd & Exc. E e
]>Prsidetral 1i st i unes ruem1ir nos freres (110
Yord a pe:ne oiviens-noiis en la sItisihet;0n de le's
er-hri'serc, qEle l~, sos teujura actifis de seai
E': e. e PrTs:dc:. d L"i leL'0 pta ac4evir L
faiire fl''rt l paj ienn HVie: cur teoix les points,
en nolis elwiaant uy: bresser flos fi reres d l'Est.
ill:uinnt"narnt, ninis 1 "'1-1s qTie ll a : pour i-
rnite; 11 ''t e! i'j et n,iineiidtidnte ; qui peut
notis le coG-stcl,? Nav-: in i: pas dija p1rave niJ-l,,iit ce;t-de ; lers de, not: e gilo:ricuse mlute pouir
1'] i.'' z n0uCs ti-nis capblhks de gJanads
PLrriv 1, 20e. anrne de
nitrr'' -dp. ::'ta:'ee 'imus la eel': ene en ce jour
a:guiste protr d: cidr rceux ql, douteraient d.
&l': e l-oialtico a quitter leur f(1 et c5imrique
eSpeir AYint (le pononcerle s-rmentusacr de re-
-oncer ,la dpendance. j'aurai la satisfiction~de
vous taire ,canoiiaire q Ii, n SUffit pas de vo:loir
leulenient Itre libre et independent, poir obtenir
cet avantag mes chers colicitoyens, il F'ut avoir
toujours une religieuse obi-sace aUx lois (le la
upuWiiqn!e, ul Fat taujours s'aim)er se secourir l'ur
Pautre et continuer . clever nos t'nl'ants dans
l'amaur neure ces prncipes is conservQoiot ce que nos
travs 11 S. Esxc. le Prsident d'liiti, donninf Imite
sa protection la culture de notre riclie et fer-
li!0 sol, ne perdlons Pont un si prcie!ux avantage,
lis'ron?-nous salns relclie au noble nmetier, cci fait
ficurir note. Patrie -par l'abondance de nos denres.
i Vous, braves militaires, coutez le serment oue
Pous allons prononcer ; c'et sur vous que nos fen,-
rnes nos eioans et les vieillards se reposent.

e Oui, jer1'ons l'ieen 5 entier de rInoncer
J amais i la rP'ra oe, t de mou.ir plutt que
4de rire sous son obissqnce.

Vive la RPpublique'!
Vive l'Indl.endance
Y:ve le PrIsident dHslti

Apr, uve se'rrnort, rpU !nOvec enthausiaRme iune
Salv e artierie s'c8' flj enendie c cilsuite


la garden ratio"-! ret !es troupeq de la garnison se
SorCt rI~er'es ve t e rute L 'Eglise de la pa-.
r, iss,-, if un Te-ZJ'urn a te chant pour remercier
1 rI '1e lous l~" hienfa;i qa'il a rep s;dus sur
S a;i;. La joie Ja Ipus paRfiite tait dans tous
les ece ui.S.
Fiu t cos le presentt proces-verbal, la
Cir, o.ix-d.es-Luqucts !es jour, mois et an que dessus.
Le CElonel, Commandant de la Place.

Louis PER.


A ujotrd'hti, pnrCnidr de Janvier 1823, an 20
de l'Indp. nda c :i'Hai:i.
A qu,,tre hetre,- du il i tin I'assemb;i e a 'te !' ttue.
La trouble a pris lis rnnr es, ct s'e..- :r,: sur
la l).ce d'arnoi is a torits c;vis ,. n.ilraires
s sont rju.s'ch!"z le Gnral de lrig,-de Benjamin
Noel Coinr:inda.t 'Arr.;dtisemet et l'ont
aecop:,,ue '' ,~.r !, placc, hluit hueres du martin.
Lecture de la Con..tut' ii id'Hafiti a ti taite. Aprs
cette lecture, les ciis de Vive la I iberte! Vive
H'l,,ip'rance Vive le President d'liiti se sont
fLit clitendre. Aiis quoi dix-sept coups de ca-
non ont t tirs. Cette be!le frte sera touiours
gravee dans le coeur des Iaitiens.
Fdit t tcles le present procs-verbal, aujourd'-
hiui l er. Janvier 18C3 an 20.
Le Gnral de Brigade, Commandant l'Arrordis.
semcnt du Mireba!ais.
B. NOEL.

Aiijourd'hui, premier Janvier mil-luit-cent-v.ngt-
trois, vingtime anne e d I'lndependance d'lHaiti.
Nous Bernard Loret colonel, conmnui ant la
place de Leogane avons fait fire les dispositions
ci-alprs pou. la clbration de I'Aniimvrsaiire de
la tfte de 1'Independance.
Hier, au coucher du soleil, il a t tir une sa!-
ve de sept coups de canon sur la Place d'Armes
pour announcer la fete. Ce rating a une here, la
gnraie a ~t battue ainsi que assemble, pour
la reunion des troupes de cette garnison. La gar-
de national de la ville et des campagnes, ainsi
que les troupes de line de la garnison se sont
rendues a six heures du nation sur la Place d'Ar-
mes de cette ville et ont form le carr autour
de i'Autel de la Patrie, o se sont rendus tous les
fonctionnaires publiis A l'effet de clbrer la fete
du vingtime Anniversaire de notre Independance.
Le General de Division Gddon Snateur
Commandant l'Arrondis~em~ nt de Logane, s'y
tant rendu auszit adrese an pcuple un di.-
cours analogue ia fete et a fait priter le ser-
nenrt d'usage au milieu des cris de joie et d'al-
lgresse et precd d'une salve de dix-sept coups
1de canon.
A huit heures les troupes se sont rendues A
'Eg!ise paroissiale ou nous avons encore, en face
de l'Eternel jur: A l'univrs enter, la pos-
tteri, a ner:s-mnes de renoncer a jamais la
France et de mourir plult que de viere sous
sa domination ; de combatre jusqu'au dernier sou-
pir pour I [ndrpenda;,ce de note pays.
Fait et cioa Logane, les jour mois et an
que dessus.
Le colonel, commandant de la Place,

B. LORET.


C 3
cd









(4)


'DIVERS AVIS.

Le soussign tenant d'tre condamn tout r-
cemment par le Tribunal de Commerce du Port-
a.u-Prince, a payer a Mess. Bianchet et Cie.,
des marchandises prises par un tiers dans leurs
mains, sans son autorisation et sur une lettre vi-
demment fausse a 'honneur de prvenir Mess.
les Ngociants que, dornavant, il ne reconnaitra
que les dettes contractes par lui-mme, soit ver-
balement ou sur sa- signature.
Port-au-Prince, le 23 Janvier 1823.
.1 PRUDENT LERICHE.

Le soussign invite toutes les personnel qui
doivent Hugh Mc. Leod et Comp. et Mc.
Leod Downie et Cie. aux Cayes, de solder leurs
comptes dans le plus brefdlai, afin de lui par-
gner le dsagrment d'excuter les ordres trs-
positifs qu'il a reaus d'user des moyens de ri-
gueur pour atteindre ce but.
1 Jos DOWNIE.
Aux Cayes le ler. Janvier 1823.

Les soussigns, ni le capitaine Puddicombe, ne
rpondront des dettes contractes par ;'( .r e du
brick William, venant de Londres, com-ign
1 MAUNDER Frres 4 Cop.

For Freight or charter on moderate terms the
fine new coppered and copper fastened brig Wii-
liam, captain Puddicombe for London or any
other port in Europe.
Apply to the captain on board or to the con-
aignees, Maunder brothers & C at their stores ,
chez Madame Veuve Lys, rue de Magasin de
l'Etat.
Port-au-Prince 24 January 1823. 1

POUR LA NOUVELLE-ORLEANS.
Le navire Montgomary, capitine Weston met-
tra la voile dans vingt jours.

POUR NEW-YORK.
La goelette Curlew, capitaine Stinman mettra
la voile dans huit jours. Pour fret ou passage
t 'adresser a
:CORREY et WINDSOR.

Les capitaines ou les consignataires ne paieront
:pas les dettes que contracteront les quipages des
deux bitiiiens sus-mentionns.
Port-au-Prince le 16 Janvier 1823.
2 CORREY et WINDSOR.

Le brig l'Amlie, capitaine Lepeley, partira
pour le Havre, le 27 au 30 Janvier. 11 pren-
dra 35 40 tonneaux de fret, a 90 francs, et
10 p. cent. 2
S'adresser Jh. Lallemand et Cie. Consignatairer.

Les sousssigns piviennent le public qu'il ne
repondront pas des dettes que pourraient coitrrcter
les quipages du brick Danois Georgine, capitaine
N. E. Liemsen, et du brick Brenimis indianer,
capitaine Brerd Myer, qui leur sont consigns.
Les capitaines font la mme dciaration.
Port-au-Prince, le 22 Janvier 1823.
1 HEILAND et WEBER frres.


La maison de 'commerce de O'Erien Kolster et
Cie. au Cap-Haitien tant dissoute depuis le 31
Dcembre 1822, le soussigne reste charge de la
liquidation des affaires perdantes.
Cap-laitien, le ler. Janvier 1893.
1 M. KOLSTER.

Le joli navire Pctit Amde, double et chevill,
en cuivre, d'une march trs-suprieure partira
pour le Haire, du 15 au 20 Fvrmer prochain,
sos le commandeimet du capitaine Dunet, il
prendra du fret les conditions au capitaine son bord, ou
2 Jh. GEO:IGES Consignataire.
-*

Les soussigns prviennent le public qu'ils ne
rpondront pas des dettes que pourrait contractor
l'qruipage du brick danois Jeane, capitaine A.
Von Campen qui leur est consign. Le capitaine
fait la in6me -lclaration. 2
HEILAND et WEBER Frres.
Port-au-Prince le 17 Janvier 1823.

Les soussigns prviennent le public qu'ils ne
ripondront pas des dettes que pcurrait contractor
l':quipge du brick Romain la Fanny, capitaine
Hisnard, q!i lenr est consign. "Le capitaine fiji
la mime dclaratian.
3 HEILAND & WEBER frres.
POUR LE HAVRE.
--Le brick la .anny, capitaine Hisnard, s'exp-
diera pour ledit port, dans les premiers jours ae
Airs proch in. ii prendra du fret et des passagess,
Sides ternms- r son;inaes.
S',dresser -au cnpitiine a son bord ou a
HEILAND & WEBER fires, Consignataires
dudit brick.

La maiison de "cnnmme'ce ci-devant connue sous
le nor d:e M. r:i, e.t dlssonut depuis le 3S
D-c~.mbre dri.Cr, lea sousigiis en sont clihrges
de la liquidation.
3 C. IHAENTJENS, & Cie.


Le public est prtvenu 'ie ni le capitaine du brick
VineyArd, ni les soussig:sps ne repondront des dettes
que poturrait contrcter I'quipage Iudit htiinent.
SC. HAENTJENS & Lie. consignataires.

La compegnie Allemande des Indes, a l'honneur
d'iii former tle public, que son tabli-sement de cn!-
mnrrce est de nouv;:nu dans la maison de messieura
Tolibeck, Magnus et O:denburg.
Elle invite ces dbiteurs a se librer sans dlai
pour ler viter toute measure de rigueur.
Port-au-Prince, le 8 Janvier 1823.
3 PAUL METTENIUS, agent.

Traites sur New- York.
Traites sur le HTre.
Traits sur Par 3.
A vendre par JOSEPm LALLEMAND et Cie,
1ort-au-Prince le 10 Janvier 1823 3

O--~--Pu~C, de 'lmprimerie du Go-vernemek
PonT-au-PrINCE, (16 lmpriumerie dlu Gousverrieiment




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