Title: Telegraphie
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Title: Telegraphie
Physical Description: Serial
Language: French
Publisher: Imprimerie du gouvernement
Place of Publication: Port-au-Prince, Haiti
Publication Date: January 19, 1823
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Bibliographic ID: UF00095943
Volume ID: VID00018
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliotheque Haitienne des Peres du Saint Esprit
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01823-01-19_no_03 ( PDF )


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St 1J A PHE ,


Gazette Officille.


N.O II.


PO IT-iZU-PRINCE, le 19 Janvier 1823, an 20.


Prorcs-Frbaux de la celbation dua 2oe.
inniversaire de l'1ndrpeandance d'Hla'i
ti, dains les d!'rl', T: rOr communes de la
R:publique.
--4 <6< > _SM"---
Cap 1aitien.

S t jourd'hui premier de Janvier mil-
buit-cent-vihg: trois an 20 de 1'Indpen-
da.nce.
Sur les huit heures dci martin, la garden
nntionale et la troupe composant la gar-
nison de cette vile rangies en oldre
de bataiiie ct par ordre de* numero sur
ia place du Cham.pde-Mars les corps
civil admimistratifs et judiciaires, ainsi
q: les divers gneraux, enviroinant le
Gnral de Division Commandm.nt de cet
Arrondissement, lecture a t donnde de
'Acte de 1'Indpendance, qui a excit dans
tons les rangs le mime enthousiasme que
celui qu'on avait pronv la, prem;in're fois
qu'il avait it entendiu.
Ces sensations dlicieuses ont bient6t
fait place aux transports qu'on a res-
sentis, lorqcle le Gen(ral de Division Ma-
gny a proannc le discourse qui suit:
Citoyens ,
No(s c-brons l'Anniversaire de. l'Indpen-
darnce Nationale et cette premiere journe de
vi:ngt !;ois d'6manicipation ajoutera une page
. nos arna',es comnie une poque gloricuse don't
'lristoire cn;srvera le souvenir. Oui, la patrie
libre, prEsente l'aspect touchant d'une grande fa-
mille au cin de liquelle le flambeau des furies
i>'ef.t puis agit les Ia'itiens attacds aux douces
lois de leurs pays d'endent des institutions ii-
bfr:ri;s et srgcs ; tontes les vertis sociales- rem-
placert its haines la vengeance et 'animosit.
?. '.ii:. de tous grades Enorgueillissez-vous
d'tre la colonne principal sur laquelle repose la
flicit publique. Maiitenez dans vos rangs cet
esprit de concorde de paix d'irmonie et de
discipline, ;qui fait distinguer le soldat patriot,
Vous. vgric!teurs, hcnmmes sensibles et es-
timaibl- li;,,-vou, , la culture .paisible de vos
terres. .Le Giuv.Lrncmenet, just aB'prcia.ttur de


votre mrite, tendra sa solicitude sur vous. Fa-
tes-vous g!oire ussi d'avoir appartenu a cette ar-
me de braves. Songez que votre bras, aprs avoir
vaillamment dfendu le sol doit encore le fructi-
fier poor vos enfins Redites-vous solvent qu'il
n'est pint de vrai bonheur sans culture, sana
cette source premiere de toute prosprit.
M.ig:rtrats Ne perd&z jamais de vue que la
conciliation est prferable la chicane ; ioignez
du sanctuaire de la justice tout esprit de part.
Vous, Peres de families, souriez aux efforts
multiplies du Gouvernement pour les progs que
l'ense!gnement gratuit fait fair vos enif.s dan
la pratique des vertus et de la morale.
(t E!ves de l'cole national et de celle (de nmeci-
ne songez que vous etes l'espoir de la patrie;
apprenez que vos Pares sans arines ont secou
le j)ug des prjugs et de l'esclavage en revendi.-
quant les droits qu'ids vous iguent et que vous
devez transmettre avee intgrit nos neveux.
Commerrans nationaux et trangers, rjouis-
sez--vous de I'amiioration apporte dane nos cul-
tures ; donnez de l'extention A vos spcu!alions;
une abondante rcolte vous promet des advantages
surs, (t le Gouvernement toujours protegera .os
tab issemen s.
Citoyens de tout tat, Haitiens, mes Com-
patriotes, ici, reconnaissons que grce aux soina
pattrnels de notre il!ustre et vertueux Pr"silent,
aucune divergence, ni aucun dissentiiiment ne par-
tage l'opiuion publique. Si nous avons vu s'lever,
grossir et eciatr les orages des passions soule-
ves remrcilns l'Etre-S preme que ces traces
n'exiiteuit plus parmi nous eiles cnt disp.iru avec
leo apologistes de fesclavage; et dans l',ll. grcise
qui nous transporte faisons retentir la voute des
Cieux des cris sacrs :


Y Vive
a Vive
< Vive


la Rpublique !
la Constitution !
le Prsident d'Haiti !


Ce discourse termin, les cris de vive 'Egalit&
.ct la Libert, vive la .ipubqbiue, vive ''Inc!pen-
dance, et vive le IPresilent d'flaYiti, ont mont-
jusqu'aux Cieux poir y deproser au pied de l'E-
tcrnel, le ven soei nei de la grande famni!e H1 .
tienne ruiieri en un seul ftiiceau sous un (Iou.
vriieriin t unique smi;s i'Cgide d'ine seule et
iaDm:e Co nstittion: la saints ivrerse qui s'tait
e'::parde de tous les co'rs la douce joie qui
tnit lpinte sur tous lt, viage-s, a:testaient que
la Diviiti nimne sourinit ce t. bioau, digne
de sa jatice, et de sa hbntd ; a ce tableau sen!


L


, *


_'5,"~--


~--C-"---~--








.(

capable de compenser nos iotgs dciremens.
Immdiatement pres ont s'est ,silenneliement
transporta 'V'is me du tant de bienfaits un Te-Deumn a i chan-
t au bruit d'ine salve d'artiilerie, et apis la
sainte messed les diverse autorts -es soet r endes
an bureau de l'Arrandiss.ement h s'est. offert lo
spectacle enclianteur ('une reunion de Frres et
d'Amis bien disposs ne se quitter qa' la
second ade ror e cette nouvelle anne.
Pour copie cnnform;e a !'rigid ,
Le General Commandant i'Airondissement ,
MANY.

Nous J. G. D MARIon, Gneral le Division,
SCommandant I'Arrondissemcint des Cayes.
En vertu de la loi et des ordres du Prsident
rd'ILi'ti, consigncs dans sa circeilaire do ler du mois
expir, avcrs fait fire les disposit:ons suivantes,
pour la c;eration du vi.ntiine anniversaire de
i'indipndance.
Le S1 Decimbre, au conueier du Soleil, une salve
de dix-sept coups de canon a t tire sur la place
du gouvernement pour annoncer cette auguste fte.
Ce jour des lever du Soieil,.mniene salve a t
faite audit iieu.
A six heures, les troupes de la garnison et la
garde national taitnt deja runies sur la place
d'armes dans le meilieur ordre.
A sept heures les empidyes de l'ordre Judici ire,
ceux de l'Administration les officers de Santet les
Inspecteurs de Culture, taient runis chess le Genera!
commandant I'arrondfisenicnt, pour former le cortige.
A hluit heures, le corltge s'est mis en march:
Srendu sur la place d'armes, le general, accompa-
.gn des autorits civiles t inilitaires de cette place,
a mont sur l'autel de la Patrie et a prononc. le
discourse ci-aprs :
Cioyens,
u Quel plus beau jour peut luire por les H1--
tiens, et quele autre solennit pent fire naitre (n
nous un sentiment d'allegresse mi-ux senti que la
clbration du jour anniversaire de l'Iedpendance
de notre chre et commune Patrie!
Tandis que les potentats de la terre se r nis-
sent pour arracher les bornes de la Libert, et
rejeter les peoples dans les cliamps striles de l'es-
clavage, notre Rpublique, toujours glorieuse de
vivre en paix avec I'univers et de prendre rang
parmi les nations civi!ises, doil cependant bnir
chaque jour, cette Providence qui, en naus isoiant
des autres peuples, nous place au centre de cet
Archipel, sous l'influence d'un Soleil vivifiaint et
protecteur de notre existence et le notre Libert.
La Rpubiique triomphera en dpit des merchants;
llie tromphiera malgr les efforts de nos perfides
ennemis....
Citoyens, le but de toute loi civil et rgncnra-
trice des nations, tant de favoriser d'une garantie
gale les intrts de tous c'est pourquoi nos lgis-
]ateurs ont tabli dans nos institutions les principles
qui en assurent la dure; c'est aux citoy(-ns qu'il
appartient de seconder les efforts du Gouvernement,
afin de procurer la communaut, cette some
de bonheur qui fait l'objet de nos, vceux.
Citoyens, nous cibrons en ce jour le vingtie-
rme anniversaire de notre Indcpendance; la runioa
des autorits civiles, administrative et militaires
sur cet autel de la Patrie, prsente l'intressant
tableau des fonctionnaires institus par la loi, pour
veiller sous l'autorit immediate du Chef du Gou-


2 )

vernement, 1 au!t eur de tous les citoyrns. lis
redoubleront d'efforts pour mriter votre estime et
justifier le choix du (Gouverneenlit en maintenance
la paix uI'ion, la concoie parini vous. Ces
tmnctionnaires n'oublieront point, sans doute que la
portion d'autorits que la li leur confij est minsi
pour favorriier leiur. passions, que pour consolider
l'di'ice d la iibiert nationaii. Ces fioncionnaires
enfin, se rappeleront qu'iis furent tous de simp!cs
citoyens avant d'avoir cta appe!;s a I'xercice des
chargr-s par lesq( l les le (;rorvrnrment a vouit
recompenser !eur civisrme, iei;s tales, leurs vertus
et les services q"ui's ont r:d!S u Patrio.
Mais, ciloyens, en vo'ci entretenant de 'inviola-
biHit de vos drnits, aussi bicn que des obligations
des fonctionnaires publics, je dois aussi vous rap-
peler l'etren(due de vos devr:i'. C'est une vrit
incontestabie qu'on ne peut eic'ceeine:t exercer
I<,e's d -oits slns accomplir des devoirs. Ceux des
finotiooni.res consistent dans la just app'!cation et
l'exciutii des i(is dans la protection des pesonnes,
et des propri-.tcs dans les gardst qui sont ds au
nmalbeur, sans ftvorisTr 1: frtude, la rfialice et la
mauvaise f'i,"Ceiux des citovens resident dans la
soumisiion aux .lois; en respectant cux q:ii en
sont les organes; dans l'uo ioa intie entr'eux
dans la sobrirt si ncessaire au bonheur domesti-
que ; dans le travail et le diveoppiment de l'in-
dustrie; dans 1i'cc'Omphssement d s engegements
contracts so.s le sceau de l'l'!'nneur et de la bonne
ifei; dans l'attachement i '.l tried; Uda:s la fiJeitc
au Goiuvern(mti'.!nt, et c::;i dan. la pratique (lo
toutes les vertus qi sont i'ap-'na e di,, nii;iles libres
tt le principal avantage des socicets bien organises.
Teie est clo'yens, la saine doctrine du Chef
vanbr de l.Etat ; et si je puis' mtexpri-ner ainsi
ceite d-ctrine doirt tre dsorn)ms i'vangil national.
Sliv.n-i-la d'oc, mies Concitoyens: nr-tre g!oIre et
notrlepr commandent; et la poi.erite
sourira a is *' i si ieur rGeutat tourne nu pro-
fit (Ie la riuson e; .i l 'h, ,nib:,t .,
Agi' o tetr.'-, Com-a:.r .r ,I gistrts M ilitai.
res, zqi p.irt. .' z 1n ce joiir a i cd .!braio de
la ving: B:iu a;n:;- le noC r In .pmdl ce, p,-e-
trez-vous tous de o,, vir:tc qi t.o t la be de
notre ga-ratnie, et jueias die re,'(..e' r jamrais ,
li Frarie a lote d Lination q: l-o que, -t id
rpan-dre jizusii'~a ai c erni;ore oole d(e not-a s(ani
pour 'riloneur et 'Indprendanea de nolre klere
Patrie.
a Vive l'Indpendance !
a V'.ve !a Constitut:on!
( Vive le President d'Haiti!
Des cris nouts le jrros se snt fait entendre d-e
tous kes rang l av-c la plus grade aligresse et au
brait de l'rtiileri'.
Aptr.a la pri-staioon du serment civique, Il cortege
a rcpris son ordre de march et s'est rendu
I'Eglise ponr assister au Te-J)eurn.; aprs qui le
eortegS toujours dans le nione ordre s'en est re-
tourn chez le Gneral d' il chacun s',st retii le
emeur plein de joie. Et avous drets le p-sent aux
Cayes, les jour, mois ct an que desses.
J. G. D. MARION.

Ce'lbration du 20c. Anniverscnr e e I'n-
dpendance d'Ha'it dans l'Arrondisse-
menzt des Gonaives.

Le 31 Dcembre une salve d'artil-
lerie de 17 coups de canon annon9a la








( 3)


ete. le ler. Janvier a 1 heures da ma-
tin, un coup de canon se fit entendre,
et immnidiatement aprs la gn-rale fut
battle. A. heures, on batit 1'assem-
b!ea et ia 4 heures le rappel. A 5 ien-
res les troupes se renidient sur la Pla-
ce d'Armes; a 6 heures totes les au-
torits tant civiles que militaires se
trans:ortrent chez le Genral Cominan-
dant 1'Arrondissemetnt afin de se ren-
ldre ani pied de l'Arbre de la Libert.
Y Ctan.t ailrivs le General pronorna le
discourse suivant :

Citoyetss,

u Aujou)rd'hui nous sormnes tous runis nti
pied de i'A;bre sacr de la Libert pour c-
!ibrer evec alligresse 'Anniversair e le la 20e.
anne dle notre immiorteile lndpeld.dncc.
Citoyens ce ne sont plus ces travaux gi-
"gant-sques qui sont entrepris pour le rourment de
votre existeLce Ce ne sont plus encore le course
de ces temips oa !'on ne voyait que des schismes ,
oil les ibirmmes font de dangereuses innovations
St acc3rdent des par'dons perfides et siinus ; ce
ne s,,nt plus enfi ces guerres crueiles, oi le sang,
d'un fi-re est vers par la main de son frtre ?
Cependmrt vois jouLissz imaintenant du repos;
livrez-vous a la culture et donnez de l'duca-
tnoi vos faxhns qui attendent de vous ce bientfit.
Voye; quel heureux changenimnt depuis trois an
r s de repos la Rpti:bique i e vous a-t-elle pas
fLit conn.itre que la nation IIatienne est toinours
jalo!use de la conservation de sa Libert et de son
Indpend.nce ? Ne vous a-t-elle pas auss.i fait
conieltre que la prosperite. nitionaie n- dpernd
cqu de nous-mrCmes.
Mais, qui aurait pu croire ,depuis de si lon-
g -cs annes, que nous combattions pour la dfin-
se de note Libert qu'une reunion de la fa-
rnille II'aiienne pourrait s'oprer' dans toute ~-Iayti,
cest don de i'avenir que nous devons attenIre
le bo i't:' r.
C H:yti:ns NoVs sommes riches ; le germe de
notre pi>,,r.;rit et dans ns mains ila besina
poor se dtelopper du secours de nos bras ; nt
le ini rrfons pasI.
Et vous qil hubitez des terrs o la ferti-
it .... i. de iichlcs productions, eiinpressez-vous
done donn-r l'ouverture de ses fructueux ca-
naux la prospurit ; je vous le rpte, nonus
-somnis riclis, i nre depend qu e de nous d'Ctre
hleurex respectons nos iimai-stirats soyons Sou
l!nis ux louis iccut ions ies trang~ers avec
bisnvei:.n;ce, et que cctte devise du Gouver-
ne.nt ijuticC et svrite soit toujio'rs prsente
a nes esprts, joui-sons enfin avcc sae ese de lou.-
trs les duceurs d'e la paix. Mais si cont:re
notre ittente quelque ennemi se prsentait sur
I::;s c'es et menaqi 'it nofre tranqiiillit et n.tre
.,depenidance, r .1 'I .. .., .,, que notre salut n'tst
quc dans la fioce de nos arm 's et qu'au pre-
:liier signa! de notre i!ius-tre Prsident nous de-
'ons t-Is voler a la dfense de la Patrie.
.OgSiiets, P:us-Offciers et Sldats, vous qui


avez aussi combattu depuis Icng-temps pour la
consolidation de vos droits et votre Libert Ban-
nBssez-vous toujours de vos rangs ces hommcs per-
fiJes qui tenteraient vous dsunir.
Si vous, qui sans doute avez dja gott le prix
de cette resolution, ne *fuyez de ceux- vous
ne pourrez jamais parvenir s rnionter les obs-
tacles de lcurs machinations.

S. Je no saurais assez vous prcher mes chess'
Concitoyens quae le Gouvernemeut de la Rpu-
bliqe ,e tend sa soilicitde qu' contribuer pour
notre bon!;er et cehui de notro prosprit futures.
Par ce moayen il n'a d'autre chemin prendre que
cclui de fire des vceux pour la conservatior de
notre vertueux Prsident -qui secrifie touted sa vie
pour la prosprn del notre existence et la tran-
quilHit de notre famile; je vous repute encore,
ne vous aibandonnez2 p:s ' ces ommrnes s-
ditieux don't le souffle empoisonne et en-
iante ia discord qui chercheront de nouveau i
vous diviser en vous inspirant la dfi:nce centre
le Gouvernement paternel ; et qui par i'ambition ,
au dtriment du drdit de l'hmme veulcnt vous
asservir encore.
"( Et vous ga'rdes national des campagnes vo-
yez -quel deplorable vnemeiit vicnt d'avoir
lieu dans la capital, dans la soire du 16 D-
cenibre de l'anne dernire ; cette catastropli
in'oblige a vous appeler ici aujourd'hui pour
vous reitrer de ce que je vous ai manifest der-
niremerit pour le mainticn de la cuhlure.
e( Voyez dans quelle situation se trouve le
commerce tant national qu'tr.:;ger C'est par le
fillt de nos terre' fcondes, avec les bonts pa-
cifiques du Gouverniement, qu'il peut se rele-
ver proimptement des pertes qu'il vint d'cs-
s',yer.
La culture doit itre en ce moment plus sur-
veille et plus encoirage qu'eile l'a t du pass;
le Gouvernement met toute sa confiance en vous
poir la restauration rurale ; sentez-bien mes
chers Compatriotes que vous btes presque I'uni-
que objet du bonheur de notre Pays.
et Vous serez toujours respects ilans vos pro-
prits; jurez avec m,oi, en face du Ciel et de
la terre : de viere libr :s et inddpendans o0 de
nzoutir pliult que (11: twilos souintre a a ucIun
domniization Eri(ti gu.

oc Vive hl Libert et l'Egalit

Vive la Rpubiique!

Vive la Constitution !

Vive le Prsident d'llayti!

Aprs la prestation du serment le cortgeP s
transpirta 1'l Eglise pour erntendre le Te-Denum
qii fut chante ec actions de grie"s.
Le lendermin un service de lre., classe eut
li u pour le repes de 1i"me des d.il:nseuir de la
iPatrie.

Cctte fGre a jamais niumorable a t c!-
brie avec popee et magnificence.







(4

Anjoimrd'luti douibme jour de nmois `de Janvi-,
.mil-hnit-'ent-ving!.-rois viugtiense anrie de 'ii-
dlpendance d'iiaiti.
Aprbs avoir pris conn;lassannm d'u ecrit iLur
dans le NI. I du T!graphe, Gazette OI'cieile
de cette vii'e du iaq ci e nitss, reiat;fani eoin-
merce ilicite qcii se fait des ma'i ; ;'re'rx -af.icai.0 ,
une rebnion spo'ntanic de cit*yces a eu lien, a
dcel.x Mlres de 'api es-mdi e n la mason dui gt-
ndr;.l Ig ai n, secr-tare-ged:ira! o etant ie
susilit ,.,'ii a prononc un (iisconrs aussi glve
(ie v;:h6imeat, tenant a rappeiaer l'attentiorn ces
l.itieis sur le trnti i.:iame et hl:ilutc, qui se
prltique en:co:e sur les cies d'Af-ique., et dan:s
les eo'onpies par 'd'excrab;lfs aventuriers en d-
pit (les re;:,res diictles par la philaoso;hie el ihu-
rn:mit des ii -: ai d'Europe et par les
Et.ts-Uaiis de, 'AImrique : leqi.el trau e, repronvc
par toi;os les nat1io1s pliedes doit plus parii-
c!;ic;:nsint alttier 'Paniinadversion des Haiiens ,
sur les trop co-'lpa>!es inidividus qui la lioute
de en sici!e de Iniriies oaent se liver A de
pareiiies dprdations.
Des consiirations aussi importantes et fondes
sur .u suicet. q'ii iitresse st essentiellement l'es-
pece liainiine, en gnral nous ont f.it penser
que noius na pouvins, saus mriter le repioche
de nos contmiporaias et de la posterit nous
dispenser de seconder les .gdrenux ti ', ct le
dvouement des pliilantlhropes qui plaideit avec
tant de chlrerar, la cause des ma:lbeircux afri-
cais .qu'on arrache par une cupidite "roce et
barbare de leur pays natal, poar les Lranpi ote- ,
les vendre dans les colonies et les con-iaimner,
pour la vie au plus cruel esclavage. Et afin (de
ren-dre nos measures eficaces nous avons resolui
de former une corporation sous la dsig-; aion
que inous avons unanimement praise de r-itd
Ph ilantJhropique d'Ha'ti. En consquelice de quoi,
et pour rgulariser notre operation nous auions
form un bureau provisoire qli a eli prsid6. par
le citoyen Bailly phre ngociant consignataire
en cetie viHle doyen d'ge et le citoyei' Per-
pignand juge au tribunal civil, auratt eserc
les functions de secrtaire.
S'agissant d'organiser de suite et sans dsem-
parer un bureau permanent par la nomnmatio
d'un Prsident et d'un Secrtaire de la soidt
nous y avons procede par la voie e bu!ietins,
et avons appell le citoyen J. Paul fis, scrutateuri
Spour le dpouiillement esdits bullethis ; i'opration
termine il a rstilt que sur ute quan.ti:c de
ui votants le Snateur Viallet, ayant runi uine
majority de sept voix a Cet proclam president
de la Societd Pl>ilainth'-opiquze. et invit de suite
a oceoper le fautecii. La rtne opiratioi ayant
ct5 fRite por' la place de- Scrtaire le cit yen
Jn. Fc:is. Lespi.i sse doyen du Tribunal de Cas-
sation a ruui la majotri de licuf voix et a
tde in.tale conmme tel.
Sur quoi la s-)itt' lgalegamenTt constitue, il a
te rso('u qu'il ser it aussi, seas. dscimparer, for-
m unc cimmission, l,,i ';. serait ciharge d'ta-
blir les status quii .devront servir de bases a la
dite socite; et ipr s que te ti.vail aura t con-
fectionn, par lad naissanice au P(;sidient de la soc-eit, qui en cau-
v:quera les meubri;es, eni comit general, A l'effet
de iivrer a la discussionn le su.dit travaii, ct prendre
telles rsoliutians, .quie la suadite society croi:a
nce.saires dais sa sagesse.
A 1'et'et de quaoi, la soci;'t aurait invite le
President hi fite choix de cinq :de ses umem~ res


)

pour fermier la comrnmssioan rojictle, a q~r'i ? 1r.
i:rise:t itnimiditermet, ,le sen. tcer ;ia!t. 1 > -
sitde't de la suciti, aurat d.-ia !e 1', .1
pjre Jos Sa-gado, ine de ce ei pir- .ce, le
gnral Inginac, secretaire-g'ncral le citivca
ouanrez remrn ? le t la e..n l ssiiSo 'i <:'!sr'ii'tio
S..'.,:i.,., e colonel Frli no t et c<'oone' Sa di(.
L.es~tiscls oeit ;;accFpi; ':t ca:l pi'ronis ( ; s'occuper
iae.samumea.t d trav.,l conl 5 C;rs s,]i.1
Ji a t ide p!us convcnu que la coranission
f. niraiat,- Ia l soc;il tl i '.:!.,ni; t:' tr;'va'il
qui devra j;,vir l'our 1iut iki n, tii les iis
Lei:es a em;yer .o cor s ,i e. .. .-sMiu! r:rnt
avec les diff'eti!es sociiE Phli;aiitro ;qus, i nu1i
entore doe niiftEte la sc,. t ,a iI.a:c d: ri,:uciliir
autant qu'il sera en son pouv :-, io les retsei-
egnen.eris p.os3ibles sar le t.,diri iaitamc qui linous
utCei)ope.
F'it et ccs, an Port-au-Prince, les jour, inois
et ai qu(e dce I'autre pait.
( Suivent les signatures, des meniL:es foidatoms
de la socit: )
JL.s snateurs, Fialet, SimonO ; le- rcsrend pFre
Jcs S. [a'T o, le citce-,n liouniez pre le
gidi Ingi.nac, les colonels Sai.din, Lercborrs,
Frdmi-ond,. Mlo'issit, Jn. Si.~lno; l critoyen Pon-
po-i'tair MA'r. Prad'' ees j}uie., L?' commandant
'l rreieo, 1- J.e-dd--Paixr Thoadore, le jugre Per-
p/irgnaid, ls cio ens B augr Lqs-g, s', Bagily
pre, Ingilnac fils, ( Du/tO) BP. Iog;inac jfis,
S'dCey Aklar s, I d'Lryen in. Fois. Lesprnasse,
le colonel Jean Joseph, le citoyen J. .i-aul.fiJs.


AVIS
'.De la Commission, d'Insltruction Publique.
es parents di s lcves peisialuaires et exlternes
du Lyee N.tioil sont prvenus que le course des
classes de cet tabllissenicnt s'o::vira le preniier
Fitvricr de 'anne couraitc 18a3 et sont encon-
sqnence invites i y eavoyer leurs enfans atu.jour
precit.
Les Professenirs et maitres d'(tude qui seront en
retard de se rendre au Lycie N;tiitai1 pour !',)u-
veirtre missionnaires et il sera pourvu a leur remplace-
ment.


DIVERS AVIS.
POUR LA NOUVELLE-ORLEAN.S.
Le itavi'e Montgomary caU;it-tin Wcston inet-
.ra. a la voile dans vingt jours.

POUR NEW-YORK.
La gcolette Curiew, c.pitainie stinman nttra
a la rvile dans huit jours. Pour ftet ou pa-sage
aadresser
CORREY et WINDSOR.

Les capitaines ou les consignataires ne paierani~
pas les dettes que eontra,:ter'oat ies epipages de-
deux bitimens sus-mentioumis.
Port-au-Prince le 16i Juanvi"r i:3.
1 CORREY et -WIIDSWO(R.

Le brig PAmlie capitaine Lepoley partira
pour le Havre, le 27 au .30 ) J.iiiier. l pre;.-
dra 35 A 40 tonneaux de. fret ,: 90 francs, et
10 p. cent 1
S'adresser a Jhi. Lallemand et Cie. Consignataires-
.SU 'UliLE M.NL






SUPPLEMENTau N.o III du Tlegraphe du 19 Janvier 1825.


Les soussigns prviennent le public qu'ils ne
rpondront pas des dettes que pourrait contractor
]'qutipage da brick danois Jeane capitaine A.
Von Campen, qui loir est consign. Le capitaine
fait la mme declaration. 1
HEILAND et WEBER Frres.
Port-au-Prince, le 17 Janvier 1823.

Les soussigns prviennent le public qu'ils ne
rpondront pas des dettes que pourrait contractor
1'quipage du brick Ronmain la Fanny, capitaine
Hisnard, qui leur est consign. Le capitaine fait
la nime declaration.
2 HEILAND & WEBER frres.
POUR LE HAVRE.
-Le brick la*Fanny, capitaine Hisnard, s'exp-
diera pour ledit port, dans les premiers jours aa
Mars prochain. II prendra da fre et des passagersg ,
i des terms raisomab::!s
S'adress:r n c ;pi: inie saon bord, oun
HEILAND & WEBER fires, Consigiiataires
dudit brick.

La mason de commerce ci-devfnt ecrinue sous
le nom de M. Urtel est dissoute rl~pis le 3!
Decambre dernier, les soussigns en!l nt chargees
de la liquidation.
- C. HAENTJNS, 8 Cie.
Le public est prvcenu, que ni le capit, ::. da brick
Vineyard, ni les soussigns ne repondrnt dets dettes
que pourrait contractor I'quipage dudit bDi::e!t.
C. HAENTJENS & Ci'. coni;g;:,tires.

La compagnie Allemande des Tndes, a 'hionneur
d'informer le public, que son rtabissenm nt de coMn-
nerce est de iuouv;eau dans la naison de messieurs
Thorbeck, M4agnus et Oldec.bur-g.
Eile invite ces d.bitcurs a se librer sans dlai
pour leur viter touted measure de rigueur.
Port-au-Fri:nce, le 8 Janvier 1iS3.
2 PAUL METTENIUS, agent.

Les soussigns ont l'bonne'r 'i!iforrmer le pi blc,
que leur tai,!isscmient de commerce est mainienant
vians la maison de M. Ainm Lei.vie, rure dui Ma-
gasin de 1'Etat. lis invitent leurs dchite;ns h se liab,`er
sans dlai, pour leur viter toute measure de rigueur.
Port-au-Prince 3i Dccembre i 82'.
MAECKELENBURG L'association sons la raison de Me.:keTenburg et
Co. tant ce joar arrive son term clie cesse
d'exister pour ce qui concern M.r R. P, Mecke-
Jenbu;'g, sa sant ne lui pcrmettant plus de rsider
dans le pays.
La liouidation des rfflres de 1'ancienne maison
est coiidce aus autres ;ssocis, sous la raison de
Roboert, Goldie et Comp.e
Pcrt-aui-Frince, 3S Dcembre 1822.
3 M ECKELENBUEG et Coimp.

Les souisign5s s'empressent de rectifier t'article
ql 'is o-at insr. dans le prcdent numero du
'Icigraphe en annoncant au public simplinert ,
que leur ami M. J. Eli a bien vou!u imettre
leur disposition aprs 'incendie une parties de
es imag"sins pour logar leurs marliandises.
8 CAZEAU et Cie.


Le joli navire Petit Amde, doubi et chevill,
en cuivre, d'une march tris-suprieure, partira
pour le Havre, du 15 au 20 Fvrmer proclain,
sous le comnmandement du capitaine Dunet, il
prendra du fret et des passagers. S'adresser pour
les conditions au capitaine & son bord, ou a
Jh. GEORGES, Consignataire.


Le brick le Louis, de Bordeaux, capitaine Cas-
tagn, s'expdiera de ce port vers les premiers
jours de Fvrier prochain. 11 prendra du fret et
des passages. S'adresser au capitaine A son bord,
ou a Mess. Ls. Rigaud et Bernard Chenu, leo
Consignataires. 3


Le soussign' a l'honneur d'informer ses amis et
le pubic qu'il a asroci ses affairs le citoyen
Frian9cis Farroui! h, deja intresse sa mason,
et qu'a dater du ler. Janvier 1823 sa raison
d- commerce sera LI. St.-Macary et Cie. A la
mme poque it former, aux Gonaives un autre
tabiissemrant, sous la ineme raison et don't la
bi: sera dle s'occuper, comment celui de Saint-Marc.
de~-: a.uires ide consignatior.
i..int-Marc le 16 Decembre 1822.
3 L,. ST. MACARY.

Le h:,i, iFAmlie, capitaine Lepeley, partira pour
le Iv.-e da 20 a 2u7 Jauvier. II prendra du fret.
"3'a esst C,
3 ih. LALLEMANDct Co., consiguataires(


Traites sur Nerw-York.
Traites sur le llvre.
ITraites sur Paris.
A vcndre par JosPru LALLEMAND
Port au-Prince le 10 Janvhir 1823.


et Cie.
2


Traites sur N e'W-York.
A vendre par BLANCHET ct Comp.O
Port-au-Prince, le 4 Janvier 1i83.

Bills on New-York.
For sale ly BLANCHET et Co.
Port-au-Prince, 4 January 1823 3


A LOUER.
Un appattenient, dans la maison de Mlle. Gras4
sette Manneville, sise au Portail Lamarre, com.
pos de deux chambres sur la rue, de deux
cabinets, un silon, cuisine spare, portion de
putss, portion de cour et d'curie.
S'adresser Madame Alvars ou son file
S. Alvars. 3


A VENDRE
En g'os et en cldail.
Trs-leau paper franciis (500c fuiles i
la rarme). S'adresser t'imprimerie.

PoRT-AU-PaniC, de l'Imprimerie du Gouvernemen.


iI -~QRBsll -




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