<%BANNER%>
HIDE
 Front Cover
 Front Matter
 Main
 Back Matter
 Back Cover














Courrier (French)
ALL VOLUMES CITATION SEARCH THUMBNAILS PDF VIEWER PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095067/00050
 Material Information
Title: Courrier (French)
Physical Description: Serial
Language: English
French
Portuguese
Spanish
Publisher: Hegel Goutier
Place of Publication: Brussels, Belgium
Publication Date: 05-2009
Copyright Date: 2009
 Subjects
Genre: serial   ( sobekcm )
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
System ID: UF00095067:00050

Downloads

This item has the following downloads:

00005-2009 ( PDF )


Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover
    Front Matter
        Front Matter
    Main
        Page 1
        Page 2
        Page 3
        Page 4
        Page 5
        Page 6
        Page 7
        Page 8
        Page 9
        Page 10
        Page 11
        Page 12
        Page 13
        Page 14
        Page 15
        Page 16
        Page 17
        Page 18
        Page 19
        Page 20
        Page 21
        Page 22
        Page 23
        Page 24
        Page 25
        Page 26
        Page 27
        Page 28
        Page 29
        Page 30
        Page 31
        Page 32
        Page 33
        Page 34
        Page 35
        Page 36
        Page 37
        Page 38
        Page 39
        Page 40
        Page 41
        Page 42
        Page 43
        Page 44
        Page 45
        Page 46
        Page 47
        Page 48
        Page 49
        Page 50
        Page 51
        Page 52
        Page 53
        Page 54
        Page 55
        Page 56
        Page 57
        Page 58
        Page 59
        Page 60
        Page 61
        Page 62
        Page 63
        Page 64
    Back Matter
        Back Matter
    Back Cover
        Back Cover
Full Text




















luinqe i irei
Grenader I RenaissancfI IL i


ipide ap .1 -detrq t1o








LE

COURIER
LE MAGAZINE DES RELATIONS ET COOPRATIONS
AFRIQUE CARABES PACIFIQUE
ET UNION EUROPENNE


Conseil Editorial
Co-prsidents
Sir John Kaputin
Secrtaire gnral
Secretariat du Groupe des Etats ACP
www.acp.int
M. Stefano Manservisi
Directeur-Gnral DG Dveloppement
ec.europa.eu/development/

Rdaction
Directeur et Rdacteur en chef
Hegel Goutier

Collaborateurs
Fanois Misser (Assistant Rdacteur en chef),
Debra Percival

Assistant Editorial et Production
Joshua Massarenti

A particip ce numro
Marie-Martine Buckens


Relations publiques et Coordination artistique
Relations publiques
Andrea Marchesini Reggiani
(Responsable Relations publiques et rseaux ONG et experts)
Joan Ruiz Valero
(Responsable Networking avec les institutions UE et nationals)


ENQE-IHOR


Coordination artistique
Sandra Federici

Concepteur Graphique, Maquette
Orazio Metello Orsini
Arketipa

Gestionnaire de contract
Claudia Rechten
Tracey D'Afters









Contact
Le Courrier
45, Rue de Trves
1040 Bruxelles
Belgique (EU)
info@acp-eucourierinfo
www.acp-eucourier.info
Tel :+32 2 2374392
Fax :+32 2 2801406

Public tous les deux mois en franais, anglais, espagnol et portugais
Pour toute information concernant l'abonnement, veuillez consulter notre site web
www.acp-eucourier.info ou contacter info@acp-eucourier.info
Editeur responsible
Hegel Goutier
Consortium
Gopa-Cartermill Grand Angle Lai-momo
Le Secretariat ACP et l'Union europenne, membres du Conseil Editorial de la revue,
dclinent toute responsabilit quant aux positions prises dans les articles du magazine Le Courrier.
Le consortium et la rdaction dclinent toute responsabilit quant aux articles crits
par les rdacteurs extrieurs l'quipe de rdaction et par tout rdacteur invit.


notre partenaire

priuilgi

ESPflCE SE1GHOR

L Espace Senghor est un centre
qui assure la promotion d'ar-
tistes venus des pays d'Afrique,
Carabes et Pacifique et l'change
cultural entire communauts, au
travers de programmes varis
allant des arts scniques, de la
musique, du cinma, la tenue de
conferences. S'y rencontrent bel-
ges, immigrs d'origine diverse,
fonctionnaires europens.

Espace Senghor
Centre cultural d'Etterbeek
Brussels, Belgium
espace.senghor@chello.be
www.senghor.be





Les vignettes et illustrations satiri-
ques prsentes dans ce numro
(pp. 3, 9, 18, 25, 26 et 27) ont t rali-
ses par des dessinateurs humoristi-
ques europens et africains invits
reprsenter la Charte des droits fonda-
mentaux de l'Union europenne pour le
project Manifesta! (www.manifestapro-
ject.eu), ralis par association Africa
e Mediterraneo.


L








L E N. 11 N.S. -MAI JUIN 2009







COURIER

LE MAGAZINE DES RELATIONS ET COOPRATIONS AFRIQUE CARABES PACIFIQUE ET UNION EUROPENNE



Sommaire
LE COURIER, N. Il NOUVELLE SERIES (N.S)


EDITORIAL
SANS DTOUR
Glynis Roberts : une figure phare pour les femmes...
et les hommes

TOUR D'HORIZON
DOSSIER
Le sport et les bailleurs de fonds
"International Inspiration" : 12 millions d'enfants
bnficiaires dans 20 pays d'ici 2012
Une Coupe du monde qui pourrait transformer
l'Afrique du Sud
Le sport au service du dveloppement pour les
Nations Unies
La Jamaque, reine de l'athltisme
Coup d'envoi pour l'unit Sports de la CE au service
du dveloppement
Le pouvoir du sport
INTERACTIONS
L'envers des measures du G20...
Pour des pays ACP: la facility alimentaire"
Reduction de l'aide : des ONG tirent
la sonnette d'alarme
L'Assemble ACP-UE tance le G20
Le dmantlement des Antilles nerlandaises
ACP-Commonwealth : enforcement des liens
ZOOM
Un homme aux multiples facettes. Tobie Cronje
COMMERCE
Plus de flexibility, rclament les dputs ACP-UE
Accord commercial avec l'UE: l'"Amrique" du
continent africain fait de la resistance
DE LA TERRE
Pour une justice climatique


3 REPORTAGE
Dominique/Grenade
La Dominique. Passion de la nature et pari sur l'humain 34
4 Soutenir la croissance dans l'attente de vents favorables 37
Psychologie 38
L'opposition souhaite plus de transparence de la part
du gouvernement 39
Aide de l'UE. Rcompense la bonne governance 40
Dcouverte. Toutes les beauts d'un pays visiter pied 41
Surprenante Grenade 43
13 Ne pas mettre tous les ceufs dans le mme panier 45
Crise financire. Sauver l'emploi 46
15 Authentic Caribbean. Trait d'esprit 46
16 Les pertes en investissements critiques par
l'opposition 47
17 Coopration. Un pari sur les choix de La Grenade 48
18 Dcouverte. Une Grenade rutilante 48
Art. Heart Attack 50

20 DCOUVRIR L'EUROPE
Stockholm. Le paradoxe sudois
22
Un modle d'ouverture 52
23 Migration: une sensibility toute sudoise 53
24 Journes du dveloppement 2009 54
25 L'innovation tout prix 55
26 Qu'elle est verte ma ville 56
Hammarby Sjostad, laboratoire de la ville durable 57
28 Ombres et Lumires 58
CRATIVIT

S0 Editeurs africains. Runis pour tre visible 58
Tourisme cultural et cotourisme en Afrique :
31 la panace ? 60
L'Afrique la rencontre du blues 62

32 AUX PLUS JEUNES
Sport et dveloppement 63

LA PAROLE AUX LECTEURS/CALENDRIER 64



























S.?
'

-i


L. t.

r,..-'a
'4i[:


uvre de Hemerson Andrianetrazafy
Artiste-Plasticien malgache, Historien de l'art l'Universit
d'Antananarivo. Marie-Martine Buckens
Incrustation: Nathalie Murphy, directrice executive de la
branch dominicaine de I'ONG "Channel Cross Disability", 2009.
Hegel Goutier







editorial


uand on lui demand ce qui a change dans
sa vie, tout son visage s'illumine et se pare
d'un sourire radieux qui donne ses yeux
clos un regard tout neuf. "Toute ma vie est
nouvelle." Et la beauty, la joie qui ma-
nent d'elle sont un cadeau pour autrui. Nathalie Murphy
est aveugle l'adolescence d'une ccit partielle ds la
naissance qui a empir.

Elle est directrice executive de la branch de la Dominique
de long "Channel Cross Disability". Ce qui a change
sa vie est un project d'apprentissage aux technologies de
l'information et de la communication lanc il y a cinq
ans et qui a bnfici de subventions diverse don't cel-
les de l'Union Europenne. Depuis qu'elle peut utiliser
Internet grce des ordinateurs adapts et un logiciel
special, "Job activation with speech" (JAWS). "C'est
tout mon quotidien qui a change. Parfaitement Avant,
je dpendais de quelqu'un. Aujourd'hui, je fais tout par
moi-mme. Mon Dieu Cette nouvelle vie est vraiment
formidable. "

Et le plus impressionnant n'est pas le bonheur de
Nathalie mais celui qu'elle communique, qu'elle offre
qui l'approche. Une question entire autres : que vaut
dans les paramtres conomiques existants cette aide qui
a permis le rayonnement d'un tre ? La rponse cette
question devrait tre au moins implicite dans les conclu-
sions du G20 que Le Courrier couvre dans ce numro,
G20 qui s'est fix entire autres objectifs la formulation de
nouveaux indicateurs de dveloppement. Patience.

La Dominique, objet de l'un de nos reportages, en
bonne place dans la moiti suprieure du classement
du dveloppement human du PNUD, est l'un des pays
avec le plus de centenaires ; avec une esprance de vie
relativement leve et surtout gale pour les riches et les
pauvres. En toute logique, c'est un signe d'quit social
et de dveloppement. Mais pour le PIB ?


Parmi les nombreux arguments auxquels a recours Jean
Gadrey pour contester au PIB sa quality d'indicateur "de
progrs", il y en a un special sinon spcieux : le sexe du
PIB serait masculin. D'abord, lors de son adoption dans
les annes 30, c'tait un choix d'hommes. Ensuite, il ne
prenait en compete que la richesse et la puissance car son
objectif central tait, selon Franois Fourquet, de donner
aux gouvernements une ide des resources mobilisables
en cas de guerre. Enfin, la production domestique de
biens comme la reparation d'un garage y a t intgre -
mme tard -, celui des services domestiques, pas. Autant
dire que le bricolage des hommes est inclus et le travail
des femmes la maison, non.

La Sude qui fait l'objet de Dcouverte Rgions d'Euro-
pe dans ce numro 11 du Courrier, a peut-tre quelques
leons donner tant sur le plan de la place de la femme
depuis les Vikings que sur l'attention accorde aux ser-
vices non marchands. Comme elle a des leons donner
sur la lutte contre les changements climatiques, l'instar
de plusieurs pays pauvres, d'Afrique notamment, si l'on
en croit des spcialistes travaillant sur le terrain comme
ceux de long Misereor d'Allemagne travaillant dans
plusieurs pays d'Afrique, et qui rclament une meilleure
"justice climatique". Information qui tombe pic avant
la prochaine Convention de l'ONU sur cette question
Copenhague. Mais les populations de ces pays pauvres
n'ont fait que des adaptations dans leur mode de vie et
leur rapport l'environnement, qui n'ont probablement
aucune valeur dans le PIB de leur pays !

Hegel Goutier
Rdacteur-en-chef


Lecture conseille :
Jean Gadrey, "Nouveaux indicateurs de richesse" (deux livres) La
Dcouverte, coll. Repres 2009.
Jean Gadrey, "En finir avec les ingalits" (Mango, 2006).
Franois Fourquet, "Les competes de la puissance", public en 1980.
Franoise Hritier, "Masculin/Fminin II", Odile Jacob, 2002


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009

































S'j
r- t]^ .. ,

p7 r TJIfnrFr


Glynis Roberts est Ministre de l'Emploi, du Dveloppement social et de l'Egalit entire Hommes et Femmes
au sein du gouvernement dirig par le Congrs dmocratique national (au pouvoir depuis de nombreuses
annes) de La Grenade, pays de la Caraibe Orientale. Sa carrire a dmarr au bureau de la Commission
europeenne de La Grenade. Connue pour sa determination, elle nous fait part de ses pistes pour pro-
mouvoir la participation des femmes la politique dans les Caraibes. Elle encourage actuellement la
creation d'une "Association des femmes politiques caribennes" en vue de favoriser les carrires de cel-
les-ci, l'image d'minentes figures comme Eugenia Charles, premiere femme Premier ministry d'un pays
de la Caraibe, la Dominique (1980-1995) ou de l'ex-Premier ministry jamaicain, Mme Portia Simpson-
Miller (2006-2007).


mes peuvent se sentir bien ?

La Grenade est un pays agrable pour
tout le monde, mais il existe des problmatiques
spcifiquement fminines, qui ne sont pas l'apa-
nage de notre le. Nous connaissons des problmes
auxquels doivent faire face les femmes du monde
entier. Nous sommes profondment proccups
par la violence l'gard des femmes et nous tenons
aussi les aider devenir des actrices part entire
du dveloppement. Il y a des freins majeurs ici ; la
peur du changement et la peur de nous exprimer.
Nous vivons encore et toujours dans un monde
d'hommes o les hommes pensent que les femmes
doivent tre prsentes... mais jusqu' un certain
point seulement. Je veux favoriser le changement
pour les femmes car selon moi, si j'y suis arri-
ve, tout le monde peut y arriver. Pour assurer le
dveloppement, nous devons agir collectivement,
car nous avons tous quelque chose de different
apporter les hommes comme les femmes.


Partout ou presque, les femmes parviennent
accder des posters cls, mais le sommet de la
hirarchie est toujours rserv aux homes.

En tant que femmes, nous acceptons parfois
d'tre instrumentalises et exclues par les hom-
mes, voire par des femmes. Je peux utiliser mon
propre vcu et mon experience pour encourager
les femmes grimper l'chelle social, mais il
faut veiller ce que cela se fasse dans le respect
mutuel. Les femmes doivent s'lever sociale-
ment car si vous ne vous faites pas vous-mme
confiance, personnel ne le fera.

Pensez-vous que les femmes occupant des posters
de haut niveau doivent travailler deux fois plus
pour arriver ce mme niveau que les homes ?

Je ne pense pas que les femmes soient attires
par la politique La Grenade. La politique
reprsente quelque chose d'assez different selon
que vous tes une femme ou un homme ; surtout


pour les femmes qui sont aussi pouses et mres,
car elles doivent trouver le just quilibre entire
leur vie de femme, leur vie d'lue et leur vie
familiale. Les femmes doivent souvent grer
le quotidien. Pour un homme, les choses sont
diffrentes ; s'il part neuf heures le matin et ne
rentre chez lui que le lendemain deux heures
du matin, tout ce qu'il risque, c'est de voir sa
femme lui faire les gros yeux. L'inverse est dif-
ficilement envisageable.

Que pensez-vous de ce qui se fait dans des pays
du Nord de l'Europe, come en Finlande, o
aucune reunion ministrielle ne peut avoir lieu
aprs 17 ou 18 heures et o les homes sont
tenus de prendre un cong de paternity ?

Nous serons peut-tre un jour amens prendre
de telles measures chez nous mais ce jour, deux
femmes seulement sigent la Chambre des
reprsentants : une dans la majority et une dans
l'opposition. Ce n'est gure mieux au Snat,


CURRIER







Sans dtour


o il n'y a que trois femmes. Nous allons donc
devoir travailler ensemble pour prendre des
measures qui nous concement. D'une manire
gnrale, j'encourage les femmes participer
au processus de prise de decision c'est une
ncessit. Il faut apporter tous les niveaux une
touche feminine.

Comment pouvez-vous atteindre cet objectif ?

Nous devons davantage donner la priority aux
families. Elles sont la base du enforcement
des communauts et des nations. Nous devons
mettre en uvre une approche collective et nous
atteler agir pour les families, non seulement
au niveau du gouvernement mais aussi en tra-
vaillant avec les glises et les ONG.
Il n'est pas rare qu'une personnel soit victim de
maltraitances : elle sera maltraite une fois, deux
fois, mais elle reviendra toujours chez son bour-
reau et aura un enfant avec lui. C'est une sorte de
cercle vicieux qui maintient ces personnel dans


une situation de pauvret. Comment se librer
des chanes de la maltraitance et de la pauvret ?
Lutter contre ce phnomne ne relve pas seu-
lement de la responsabilit des glises ou du
gouvernement. Les femmes doivent apprendre
s'assumer. Le plus grand problme de l'tre
human est sa peur de la deception et de l'chec.
C'est aussi la plus grande crainte de toute per-
sonne qui se lance dans la politique : "Que se
passera-t-il si j'choue ?" Nous restons convain-
cus que certaines functions sont rserves aux
personnel appartenant une certain catgorie
social. Nous prtendons nous tre librs du
pouvoir colonial mais nous nous mettons nous-
mmes des chanes car nous ne savons pas nous
affirmer. Je veux servir de guide ces femmes
qui se sentent exclues. En tant que femme issue
d'une communaut rurale pauvre, qui a souffert
de la faim l'cole et qui n'a pas fait d'tudes
universitaires, en tant que mre et femme, je suis
reste chaque instant dtermine et volontaire.
Je ne pretends pas que toute le monde ait cette


force de caractre mais je suis convaincue que
si nous creusons l'intrieur de nous-mmes,
nous dcouvrirons cette force intrieure qui nous
fera agir.

Votre ministre prvoit-il des programmes pour
permettre aux femmes de se prendre en main ?

Nous avons mis en uvre un certain nombre de
programmes, par example un programme natio-
nal ax sur la parentalit qui associe parents,
glises et centres communautaires afin d'appren-
dre aux adults prendre soin de leurs enfants.
Car c'est l le principal problme La Grenade.
Nous sommes confronts un cycle de violence
car les enfants sont tmoins des maltraitances
faites leur mre. Comme toujours lorsqu'une
initiative implique un financement et des cots,
cela prendra du temps. Vous devez savoir que
les habitants de Grenade souffrent aujourd'hui
d'un "syndrome de dpendance" ; nous devons
d'abord librer les citoyens et leur rapprendre
prendre les decisions qui les concernent.

Quelles measures ont t prises pour mettre fin
la violence l'gard des femmes ?

A La Grenade, nous disposons d'une loi, d'une
ligne d'assistance tlphonique et d'un foyer
pour femmes. Le principal problme, c'est que
les coupables ne sont pas toujours traduits en
justice on ne peut pas forcer une femme
porter plainte. Dans de nombreux cas, les victi-
mes des femmes et des enfants ne souhaitent
pas introduire une action en justice. Nous nous
apprtons une rforme au sein de l'Organisa-
tion des Etats de la Carabe Orientale et mettre
en place notre propre Tribunal des affaires fami-
liales, devant lequel de telles affaires pourraient
tre juges, en dehors du systme judiciaire.
Un tel tribunal offrirait un cadre different, plus
dtendu mais avec toujours le mme objectif :
punir les coupables de leurs actes.

La socit civil participe-t-elle de manire
dynamique l'agenda de l'galit entire les
homes et les femmes ?

L'Organisation des femmes de Grenade est trs
active, elle met en uvre des activits de lobbying
et gre des programmes communautaires
pour aider les femmes victims de violence
domestiques. Notre pays compete un nombre
important d'associations paroissiales et autres :
des groups contre le cancer, des organismes
communautaires et des industries artisanales
familiales, mais il faut aller encore plus loin pour
apporter aux hommes comme aux femmes des
avantages propres une socit quilibre.
H.G. M





lots-cls
Glynis Roberts; Carabe ; La Grenade;
genre ; travail; dveloppement social


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


































LES fCP "sacrifis sur l'autel


du libralisme"

En accordant une nouvelle baisse des droits de douane aux importations latino-amri-
caines de bananes, "la Commission europenne sacrifice le dveloppement au profit de
la libralisation du commerce", a dclar, le 6 avril Bruxelles, Gerhard Hiwat, ambas-
sadeur du Suriname et prsidant du group "bananes" des ACP (Afrique, Carabes,
Pacifique). Le 20 mars, les ministres du Commerce de l'Union Africaine avaient eux aussi
condamn la decision de l'Union Europenne, une decision qui risque de frapper de plein
fouet le Cameroun et la Cte d'Ivoire, premiers exportateurs ACP de bananes vers I'UE.


136 euros par tonne d'ici 2011 avec des dispositions permettant
de poursuivre la reduction jusqu' 114 euros l'horizon 2019 -
esprant ainsi rsoudre le litige qui l'oppose depuis des annes
aux pays latino-amricains producteurs de bananes essentiellement
l'Equateur, la Colombie et le Costa Rica. Cette baisse entranerait, selon
une premiere estimation, une perte de revenues d'"au moins 350 millions
d'euros" pour les exportateurs de bananes ACP sur la priode de libra-
lisation (2009-2019), a ajout M. Hiwat. Pour compenser ces pertes, la


Commission aurait propose environ 100 millions d'euros d'aide pour la
priode 2010-2013, montant jug insuffisant par les ACP. Ces derniers ont
rappel leur proposition : des droits rduits 150 euros et gels pendant
une priode de quatre ans, le tout assorti de measures d'accompagnement.
De son ct, l'ambassadeur de la Rpublique Dominicaine, Federico
Alberto Cuello Camilo, a soulign le fait que les droits de douane actuels
n'ont pas empch les exportations des pays latino-amricains d'aug-
menter sur le march europen, faisant ainsi perdre des parts de march
aux exportateurs ACP. L'ambassadeur dominicain a galement mis en


CURRIER






Tour d'horizon


evidence que les productions latino-amricaines taient le fait de multina-
tionales alors que dans les pays ACP, ce sont "des families qui sont le socle
de notre stability politique".
Selon les chiffres de l'Organisation central des producteurs-exportateurs
d'ananas et de bananes (OCAB), la totalit des exportations de bananes
des pays ACP vers l'UE en 2008 (918.376 tonnes) tait infrieure aux
exportations du seul Equateur (environ 1,3 million de tonnes) et trs loin
du total des pays d'Amrique latine (3,9 millions). Les producteurs ACP
de bananes reprsentent ainsi un cinquime des exportations vers l'Union
Europenne. Une proportion qui est reste sensiblement la mme au course
de ces trois dernires annes, alors que les exportations de bananes ont
connu une lente progression. M


111'1


III


1 I:


Le Cameroun est le principal exportateur ACP de bananas
(279.530 tones en 2008), suivi de prs par la Cte d'Ivoire
(216.583 toness, et la Rpublique Dominicaine (170.406 toness.
Ces trois pays ont sign un accord de partenariat conomique
(APE) intrimaire (le cas des pays africains) ou global dans le
cadre du Cariforum, le cas de la Rpublique Dominicaine, ce qui
leur permit d'exporter librement leurs bananas vers PLIE.


:111


-m






^ ....* *. --.
us Tour g n P a


Bisu G




































marche e- le eorte e-----cmm au^ e-enl^ e a e- re s-




en cas de iolation roSfavetidentelH des princpsdmortqe e eBt edot
l'ouvrture deconsultation vcle pra ys concern.lff


> Guine Conakry: incertitudes
autour des intentions des
putschistes


entam avec la Guine des consultations
qui avaient dbouch sur des promesses
de dmocratisation par les autorits de
Conakry. Des missions de suivi sur le terrain
taient prvues jusqu'au 14 avril 2009.
A la suite du coup d'Etat qui a suivi le dcs du
President Lansana Cont, en dcembre 2008, la
junte militaire constitute en Conseil National
pour la Dmocratie et le Dveloppement (CNDD)
a reu un accueil favorable par l'opinion publi-
que guinenne dsireuse de rompre avec le
pass et d'viter une dstabilisation du pays.
Le CNDD n'en a pas moins recouru une prise
de pouvoir par la force, condamne par l'UE,
l'Union Africaine, la CEDEAO (Communaut


conomique des Etats de l'Afrique de l'Ouest),
les Etats-Unis et le Nigeria. La Guine a t
suspendue de l'Union Africaine, de la CEDEAO
et de l'OIF. Par contre, le regime a t salu par
la Libye, le Sngal, la Mauritanie et la Gambie.
La CEDEAO a entam une mediation et l'Union
Africaine, l'ONU, la France et l'UE ont envoy
des missions.
Certains des nouveaux dirigeants sont sincres
quand ils disent qu'ils veulent nettoyer l'Etat
de la corruption du regime Cont, souligne
Richard Moncrieff, directeur du project Afrique
de l'Ouest long International Crisis Group.
Mais d'autres sont accuss de graves violations
des droits de l'homme.
Dans une lettre au president du CNDD, Moussa
Dadis Camara, et au Premier ministry, Kabin
Kamara, l'UE a invit les autorits guinennes
des consultations politiques. A la suite des
consultations qui se sont droules le 29 avril


Bruxelles, les deux parties se sont mises d'accord
sur une feuille de route pour la transition, prci-
sant la tenue d'lections avant la fin de l'anne,
un accord entire toutes les parties (CNDD, gou-
vernement, parties politiques, syndicats, socit
civile, la mise en place d'un Conseil National
de Transition ayant les pouvoirs et prerogatives
d'une assemble constituante et des measures
urgentes en faveur du respect des droits de
l'homme et des liberts fondamentales.

> Cooperation suspendue auec
la mauritanie

A la suite du coup d'Etat du 6 aot 2008 qui
a renvers le president lu de la Rpublique
islamique de Mauritanie, Sidi Ould Cheikh
Abdallahi, l'UE avait engag, le 20 octobre, des
consultations avec les reprsentants de la junte
militaire. Elle les a cltures le 6 avril 2009 sur


CURRIER































































un constat d'chec, les dirigeants mauritaniens
n'ayant pas prsent de garanties suffisantes
pour un retour l'ordre constitutionnel. L'UE a
gel pour deux ans sa cooperation avec ce pays,
l'exception de l'aide humanitaire et de l'appui
direct la population.
Entre temps, la Commission europenne avait
salu, en mars 2009, la decision du Conseil de
paix et de scurit de l'Union Africaine de sanc-
tionner nommment les "gens au pouvoir, civils
et militaires" impliqus dans le coup d'Etat.
L'UE conditionne la reprise graduelle de sa
cooperation une srie de measures prendre par
Nouakchott dans les 24 mois venir.
En cas de solution consensuelle pour une sortie
de crise et d'un cadre lgal permettant la tenue
d'lections prsidentielles libres et transparen-
tes, l'UE dbloquera certain financements don't
celui du project de renouvellement du port min-
ralier de Nouadhibou.


En cas de misee en euvre irreversible" de cette
solution consensuelle, elle pourrait appuyer la
mise en place de la sortie de cruise et l'organi-
sation des elections, poursuivre le programme
d'appui la justice, etc. Elle mettra galement
en euvre tous les programmes prvus sous le 8e
et 9e FED mais pas encore contractualiss.
Seul le retour complete l'ordre constitutionnel
permettra la leve de toutes les restrictions et la
mise en oeuvre de l'intgralit des 156 millions
d'euros du 10e FED.
Le 15 avril, le Gnral Mohamed Ould Abdel
Aziz, chef de lajunte, a dmissionn de l'arme
et de son poste de president du Haut Conseil
d'Etat pour se porter candidate l'lection pr-
sidentielle. Il promet une "Mauritanie nouvelle"
et la "dmocratie authentique". Prvu le 6 juin
mais boycott en principle par ses opposants,
le scrutiny sera suivi de prs par la communaut
international.

> Guine Bissau : uiter le chaos

L'assassinat par des militaires non identifies,
dbut mars 2009, du Prsident Joao Bernardo
Vieira n'a pas t considr comme un coup
d'Etat et la Guine Bissau n'a pas t suspendue
par le Conseil de paix et de scurit de l'Union
Africaine. L'arme a promise de respecter la voie
constitutionnelle et le president de l'Assemble,
Raimundo Pereira, chef de l'Etat par interim, a
60 jours pour organiser le scrutiny prsidentiel.
Reste que le pays est trs unstable, gangren
par la corruption et le traffic de drogue c'est
un point de passage cl de la cocaine sud-am-
ricaine en transit vers l'Europe qui menacent
de saper tout processus de dmocratisation.
L'opposition a rclam la dmission du gouver-


nement qu'il accuse d'tre incapable de contr-
ler l'arme et de faire cesser les agressions par
des militaires.
Le Parlement europen a invit l'UE et la
communaut international, tout en gardant le
pays sous surveillance, poursuivre son aide
et demand le maintien de la mission de la
Politique europenne de scurit et de defense
qui, depuis juin 2008, appuie la rforme du sec-
teur de la scurit. Selon Alioune Tine, president
de long Rencontre Africaine pour la Dfense
des Droits de l'Homme, trs active en Afrique
de l'Ouest, tant qu'il n'y aura pas une rforme
de l'arme en Guine Bissau, en Mauritanie et
en Guine Conakry, on continuera construire
sur du sable. M


lots-cls
Mauritanie ; Guine Conakry; Guine
Bissau ; Joao Bernardo Vieira; Raimundo
Pereira; Alioune Tine ; Mohamed Ould
Abdel Aziz ; Sidi Ould Cheikh Abdalahi;
Lansana Cont.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009

















KA IL O ON








Han **S. *no:














'r,
Le et0.*0

r f-1.

les -0 p.
I 5>


"Lespot ale ouv ir ecagrl od, detosam u 'xlqeprl ItrainlIsiain u osoun


e 0 povi de 0 stmlr le povi d'ni les d'ute pro ri et plu simplment > an- dan ce n o sotprm e poner el

e Ilitrel -e ensdnsuelnu eqesnu nou somm s Oe Or du dveloppmn.
. Os copenn. ce0 dosie su le sotnt qe- Les poiiqe nainae de quelque pay
0. 0 .. o .v Iro ..o
message ~ ~ ~ virn elace rsdn u ts d'c aux fodlsb 0.CP(fiuCri aiiu) o m
afici Neso Mandela. . inan l'ssnc de exiean d'tlie de crte 'q.0" l aoaseNuel un tl a
la capcit du spor initie et . prmuvi le te, .0s plu strct pou l' t de pr .. reltn un iind prtaln udl
0~~O00 ci.. .
delppmet 0 pati de l'stm d so. La da O edmieusot
Cop u od de0 la S I A qui . . . aur l. . ..u0 en Les O G ont trdtonleetlspei- lUio fian U )etpeasrrl
Afiu duSde 00- un prmir pour le res* 0 fiane des intaie spoties reone deopmn du~ spor (e e prpuee



mi du tep fiane de intitie de le Roam-n (ave so intatv spcil daatg le prora me sportifs M
dveoppeen axe su le sprt Un maqu pou les Jeu Olmiqe de 2012 - Londres






























r- P --


mii i rn~


:iur. iii


Fr!. V


IkI


~---


HE M


w. .....:..


,;;;
;;UI
.r~a);-~i~glpl
-*-
i;-r


""International Inspiration" entend tre l'hritage des jeux Olympiques de Londres en

2012. L'objectif est de mettre la disposition de 12 millions d'enfants des infrastructures
d'ducation physique, de sports et de jeux dans 20 pays en dveloppement, parmi les-
quels un certain nombre d'Afrique, Cara'bes et Pacifique (ACP). Debbie Lye, directrice du

programme, explique comment UK Sport le Conseil des Sports du Royaume-Uni mis en
place en 2006 par Charte royale dans le but de promouvoir le dveloppement du sport et

le dveloppement par le sport s'est associ ce programme avec le concours de V'UNICEF
(le Fonds des Nations Unies pour l'enfance) et du British Council.


;~i
il;;


"i~t :
i
a !;


E .........


111M..
m:


.... .. . ..


*'
c.,I
;,


C est l'occasion de la dsignation qui
accueillera les Jeux Olympiques de
2012 que Lord Sebastian Coe, prsi-
'dent du Comit d'organisation de la
ville finalement choisie, a pris l'engagement
de rapprocher les JO de Londres des enfants


du monde entier. Le Department for Culture,
Media and Sport (DCMS) britannique a ensuite
prsid un think-tank afin d'examiner comment
honorer cette promesse, explique Debbie Lye. A
ce jour, le DCMS a dgag 280.000 livres ster-
ling, l'Unicef 1,45 million de livres, la Premier


League 4,2 millions de livres et le British
Council, 2,85 millions de livres.
Le Comit d'organisation londonien des jeux
olympiques et paralympiques (LOCOG London
Organising Committee t -f oh. Olympie and Para
Olympie Games) et l'Association olympique bri-


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009







Dossier ACP Sport pour le dveloppement


gauche : Le sport est combine l'apprentissage de
comptences utiles pour la vie quotidienne. Project finance
par le Sports Council britannique, Brsil. Caldas Leo
droite : Rhabilitation d'installations de sports
et de loisirs, Brsil. Caldas Leo
I / 11


tannique (BOA British Olympic Association),
ont souhait que le programme pilote include un
pays de chacun des cinq continents, reprsen-
ts par les cercles olympiques. Le programme
destiny une premiere srie de cinq pays a t
lanc en octobre 2007 et couvre : l'Azerbad-
jan (Europe)*, le Brsil (Amrique), l'Inde
(Asie), Palau (Ocanie) et la Zambie (Afrique).
L'objectif est d'largir le programme 15 autres
pays. Debbie Lye explique que le choix de ces
pays tient compete la fois de leurs besoins et
de leur capacity existante d'aller de l'avant. Elle
ajoute que UK Sport a pu s'appuyer sur l'exper-
tise de l'UNICEF qui met en uvre des stra-
tgies permanentes de lutte contre la pauvret
axes sur les enfants des pays en dveloppement
- et sur celle du British Council, fort de ses
110 representations dans le monde. L'initiative
"Dreams + Teams" du British Council a form
de jeunes dirigeants sportifs dans les coles ; ils
sont aujourd'hui charges d'organiser des mani-
festations sportives pour les plus jeunes ainsi
que des activits diverse, allant de la commu-
nication via Internet l'annonce de rencontres
sportives, la gestion des calendriers et au mar-
quage des lignes sur les terrains. Un partenariat
d'une porte et d'une quality unique a ainsi vu
le jour avec UK Sport, don't la reputation dans
la gestion des programmes sportifs n'est plus
faire.
"Avec 'International Inspiration', nous voulons
atteindre les dcideurs politiques et les infrastruc-
tures au sein desquelles des activits sportives
peuvent avoir lieu, mais aussi des praticiens,
comme les enseignants et les participants", expli-
que Debbie Lye. Elle voque aussi le travail de
recherche du Professeur Fred Coalter de l'Uni-
versit de Stirling, en Ecosse, qui a dclar que
le sport ne peut promouvoir le dveloppement
que lorsqu'il y a une relle quality sportive. "Il
ne faut pas s'attendre des miracles lorsqu'on
se content de donner un ballon de football
un group de jeunes. Il faut aussi des coach de
quality et savoir comment mettre les principles
du sport au service du dveloppement", prci-
se-t-elle. Et d'ajouter : "Nous avons tendance
exploiter le sport de manire trop simpliste."


> Uisites d'ualuation


Debbie Lye passe ensuite au fonctionnement
concrete du programme. Dans un premier temps,
une visite d'valuation" est organise dans le
pays cibl afin de faire le point sur ses besoins.
"Lorsque nous partons pour une telle visit, nous
savons quelles questions poser et effectuons un
travail pralable de recherche pour nous assurer
de bien comprendre le context et les categories
de besoins. Nous nous asseyons autour d'une
table avec les experts de l'UNICEF et du British
Council et changeons nos connaissances par
rapport aux programmes. Nous rencontrons
ensuite des professionnels et des dcideurs cls
et nous nous demandons tous ensemble en quoi
International Inspiration pourra les aider rali-
ser leurs objectifs. Enfin, nous les encourageons
mettre sur pied un comit de direction pour
prendre le relais une fois notre mission termine.
Les ministres des sports et de l'enseignement
ainsi que les associations olympiques et para-
lympiques des diffrents pays concerns figu-
rent parmi les acteurs cls consultss"
Debbie Lye dcrit le programme en course en
Inde, o l'UNICEF envisage de lancer une
champagne national sur le sport et le jeu afin
de mettre en vitrine le travail d'International
Inspiration, qui doit faciliter la formation d'ac-
teurs communautaires cls et l'amnagement
d'espaces de jeux srs. "Nous ne pouvons bien
sr pas amnager des states comme celui de
Wembley (le stade national britannique) ou un
superbe terrain de cricket, mais il est possible de
s'assurer que la pelouse soit toujours bien ton-
due, que les serpents et les tessons de bouteille
soient bien enlevs, et nous pouvons mettre
la disposition des communauts du matriel
simple comme des paniers de basket ou un filet
de volley-ball." Pour cela, il convient de prvoir,
poursuit-elle, un certain niveau de formation
dans les coles et l'chelon communautaire.
L'UNICEF fait galement connatre le program-
me aux communauts, dans les bidonvilles et les
villages, et prepare du matriel de sensibilisation
dans des langues indignes. "La section indienne
de l'UNICEF prend tellement les choses cour


qu'elle diffuse le programme dans tous les tats
du pays, d'o un effet dmultiplicateur poten-
tiellement norme", se rjouit-elle.
Les programmes pour les cinq pays en sont
maintenant leur dernire anne. Des visits
d'valuation ont eu lieu dans huit autres pays,
et l'ide est de renforcer encore la cooperation
entire les partenaires dans l'avenir. Le travail
de UK Sport s'intgre dans le programme et
le calendrier du British Council ds le premier
jour ; le British Council et l'UNICEF assurent
ds le dpart la coordination dans chaque pays
afin d'assurer une approche global en ce qui
concern le calendrier et la mise en uvre.
Les trois autres pays dj retenus par le
Conseil sont le Mozambique, la Jordanie et le
Bangladesh. Deux autres programmes, l'un au
Ghana et l'autre Trinit et Tobago, doivent
tre lancs la fin de l'anne. L'Afrique du Sud,
la Malaisie et le Nigeria sont galement dans la
premiere phase du processus de planification.
Compte tenu de la crise conomique actuelle,
le financement de la totalit du programme aux
niveaux prvus reprsentera un dfi, explique
Debbie Lye. Toutefois, sur le budget prvu
de 50 millions de livres, 23,9 millions ont
dj t runis, ce qui reprsente une some
impressionnante L'UNICEF organise actuel-
lement la collect de fonds auprs de sources
non gouvernementales, mais les objectifs seront
difficiles atteindre. International Inspiration,
don't la creation a bnfici du soutien du gou-
vernement britannique, est present gre par
une foundation caritative indpendante, l'objectif
tant d'assurer au programme la dynamique et
l'expertise don't il a besoin pour mener bien
son ambitieux project. M

* Dans le cadre du project, l'Azerbadjan est considr comme
faisant parties de la Grande Europe.



mots-cls
International Inspiration; UK Sport;
UNICEF; British Council; Debbie Lye;
LOCOG; Debra Percival.


COURRIER

















































Les gouvernements tentent de lutter contre la crise financire mondiale en pregnant des

measures pour renflouer l'conomie qui retiennent l'attention gnrale. En Afrique du
Sud, les espoirs reposent sur une perspective trs diffrente : la Coupe du monde 2010
de football.


bes de la crise car son systme bancai-

Le pays a chapp la plupart des retom-
re est sain et ne content qu'un trs petit
nombre d'actifs toxiques. Cependant,
le ralentissement de l'conomie mondiale ne
peut pas pargner l'conomie sud-africaine, qui
est fortement mondialise. Durant le dernier
semestre de l'anne dernire, l'conomie du
pays s'est contracte pour la premiere fois en dix
ans. Cette anne, la fabrication a dj chut, de
sorte que le ralentissement devrait se poursuivre
durant le premier trimestre de 2009. Toutefois,
l'ex-Prsident de l'Afrique du Sud, Kgalema
Motlanthe, s'est montr extrmement optimiste
parce qu'un trs grand nombre d'vnements
sportifs de porte international s'achveront
par la Coupe du monde de football de la FIFA,
qui se tiendra dans moins de 18 mois. Ce mois-
ci, la ligue professionnelle indienne a organism
son tournoi en Afrique du Sud aprs les attaques
terrorists qui ont frapp Bombay. La tourne
de l'quipe de rugby des British Lions dbutera
en mai 2009. La Coupe des confdrations de


football de la FIFA sera organise dans le pays
au mois de juin 2009.

Des budgets impressionnants ont t annoncs.
Ils devraient avoir des retombes dans le secteur
du tourism, de l'htellerie, des mdias et en
matire fiscal. Le Ministre adjoint des Sports,
Gert Oosthuizen, estime que la Coupe du monde
de la FIFA devrait rapporter 55,7 milliards de
rands** (soit 6 milliards de dollars), les recettes
fiscales devant atteindre 19,3 milliards de rands.
"La succession de tournois nous a contraints
investor dans les infrastructures. Les inves-
tissements consentis constituent une measure
anticyclique qui nous protgera des consquen-
ces negatives du ralentissement conomique
mondial." Les experts experiment des doutes
quant aux chiffres avancs par M. Oosthuizen.
Certains jugent que les recettes ne devraient pas
dpasser 22 milliards de rands, le gouvemement
pouvant esprer recouvrer 8 milliards de rands
sur une dpense de 15,6 milliards. Ces estima-
tions sont plus proches des sommes payes par


les pays htes l'issue des dernires Coupes
du monde en date, parmi lesquels la Core du
Sud notamment, pays qui est encore en train de
mettre tout en euvre pour rembourser les dettes
contractes pour l'organisation de la Coupe.

> L'esprit d'une nation arc-en-ciel

Les declarations de Kgalema Motlanthe au
sujet des impondrables sont exactes. Depuis
un an environ, la population sud-africaine a
endur sans sourciller des travaux de construc-
tion routire qui voluent un rythme extrme-
ment soutenu parce qu'elle est convaincue que
ceux-ci transformeront l'Afrique du Sud. La
fiert national concern tout particulirement
"Gautrain", un nom qui associe le nom sesotho
de Johannesburg, capital commercial, et le
terme africaans "gou", qui signifie rapide. Ce
nom fait galement allusion au terme dsignant
l'or, "goud", le mtal qui a fait natre la ville il
y a de cela 110 ans. C'est l un example quasi-
parfait de l'esprit de la nation arc-en-ciel selon


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009







Dossier ACP Sport pour le dveloppement



Nelson Mandela, qui englobe l'ordre ancien et
le nouvel ordre dans des projects de rconcilia-
tion. Il va encore nettement au-del. Ce project
extrmement onreux, don't le cot pourrait
atteindre 40 milliards de rands (4,5 milliards
de dollars) signera l'entre de l'Afrique du Sud
dans le XXIe sicle et sonnera le glas d'un des
hritages les plus tenaces du pass, l'Apartheid.
Sous l'ancien parti national, qui a t au pouvoir
entire 1948 et 1994, le pays s'est modernist par
-coups, mais les bnfices de la croissance ont
t la population blanche, laquelle bnficiait
des meilleures conditions de vie au monde.

Paradoxalement, l'Afrique du Sud ne s'est
jamais dote d'un vritable systme de transport.
Alors que ce pays a t un des premiers ins-
taller des tramways au XIXe sicle, ceux-ci ont
t progressivement retirs. Les plans du rseau
ferroviaire souterrain sont rests l'tat de pro-


jet, et des sommes colossales ont t dpenses
pour construire des autoroutes ultramodemes. Le
gouvemement de l'Apartheid a dessin des routes
contournant les ghettos noirs qui se multipliaient.

Sous l'impulsion du Ministre des Finances,
Trevor Manuel, le gouvernement a relev le
dfi et entam la construction du rseau routier
pour tous, riches et pauvres. Par ailleurs, ce
rseau s'est rapidement avr indispensable au
course des dernires annes, dans le cadre de la
lutte contre le changement climatique engage
par le pays. Le transport public s'est impose
comme un problme devant tre rsolu de toute
urgence. Peu aprs l'annonce de la Coupe du
monde, la construction du Gautrain a dbut, il
reliera Johannesburg la capital administrative,
Pretoria, qui se situe 60 km de l; il serpente
travers les faubourgs peupls et dsormais mix-
tes et les ghettos noirs calmes et amnags.


La Coupe du monde a galement servi lancer
un autre rseau indispensable. Il s'agit du rseau
de transport par autocar, Rea Vaya (qui signifie
"nous y allons"), essential au transport des sup-
porters qui devront se dplacer entire les ghettos
et les diffrentes villes accueillant les matches
de la Coupe du monde. Ces deux projects ont
permis de dvoiler la face sombre de la Coupe
du monde, qui assure un bnfice un milieu
international d'affaires relativement restreint. A
la fin du mois de mars 2009, les chauffeurs noirs
de minibus ont entam une premiere grve pour
protester contre le systme de transport par auto-
car. Pendant 50 ans, ils ont assur le transport
des travailleurs noirs qui trouvaient du travail
uniquement dans les quarters blancs. Dans la
priode qui a suivi l'Apartheid, ils ont mont des
entreprises de transport sans l'aide des blancs.
"Nous allons perdre les emplois crs par les
lignes de minibus. Nous n'allons pas permettre
la mise en place de ces rseaux d'autocars", a
dclar Velile Thambe, porte-parole de l'asso-
ciation Alexandra Taxi.

D'autres questions se posent dsormais : dans
quelle measure les recettes de la Coupe du monde
iront-elles aux pauvres? Cinq states flambant
neufs sont en construction, et celui du Cap
devrait coter 3 milliards de rands (350 millions
de dollars). "La construction du stade cote
autant que celle de 60 000 foyers (pauvres), qui
pourraient abriter 300 000 personnel environ
pendant plusieurs dizaines d'annes et non
pas tre utilis deux fois pendant 45 minutes",
explique le professeur Anthony Leiman de la
Cape Town University. L'expression "Clbrer
l'humanit africaine" est le thme de l'ensemble
du project de 2010, mais le succs obtenu en
2006 par l'Allemagne, qui a russi intgrer
le football, l'art et les autres disciplines par le
truchement des projects "piquets du but" est trs
loign des preoccupations de Johannesburg.
Pourtant, les Sud-africains se montrent trs opti-
mistes par rapport 2010. Une enqute ralise
l'anne dernire a montr que l'amlioration
des infrastructures est attendue par prs de neuf
personnel sur dix (soit 87% de la population).
Prs de 88% des personnel interroges se sont
dit fires du fait que l'Afrique du Sud organise
la Coupe du monde, et 83% ont admis que cet
vnement contribuerait amliorer l'image de
marque du pays l'tranger. M

* Hans Pienaar est un journalist bas Johannesburg.
** 1 rand sud-africain = 0,0876 euro (taux du 28 avril 2009).





mots-cls
Afrique du Sud; Coupe du monde 2010;
football; FIFA; dveloppement; conomie;
Trevor Manuel; Kgalema Motlanthe; states.


COURRIER


Ir



























par les Nations Unies. Wilfried Lemke, conseiller special du Secrtaire gnral des Nations
Unies pour "Le sport au service du dveloppement et de la paix", nous parl de sa mission.
Unie pouvoir d sport au service du dveloppement est recdpaix", nous parle de so mission.


Mots-cls
Debra Percival; Nations unies; Wilfried Lenike; OMD.






Dossier ACP Sport pour le dveloppement





La JfmIQUE



reine de l'athltisme

Depuis 1948, la Jamaque a remport 13 mdailles d'or, 27 mdailles d'argent et 21
mdailles de bronze aux Jeux olympiques et 7 mdailles d'or, 29 mdailles d'argent et
30 mdailles de bronze aux Championnats du monde d'athltisme. Patrick Robinson (*),
juge jamacain la Cour pnale international, vante les mrites du modle de son pays,
qui dveloppe les talents athltiques en privilgiant l'autonomie.


Le championnat scolaire (CHAMPS) une competition junior
annuelle fait office de terrain d'entranement et de tremplin
pour les athletes jamacains. Il fait clore les talents depuis prs
d'un sicle, explique Patrick Robinson dans un entretien au
Courier. Dans chaque cole, des entraneurs qualifies prparent les lves
cet vnement prestigieux. "Ma thse est que mme si la Jamaque a un
norme talent natural en athltisme, c'est le systme qui s'est dvelopp
depuis 1910 qui explique les magnifiques performances de nos athletes au
niveau international", explique-t-il.
"Tous les mdaills d'or ont particip au CHAMPS pendant leurs tudes
secondaires. C'est le cas d'Usain Bolt, dtenteur du record du CHAMPS
sur 200 et 400 mtres, avec un temps de 20,25 et de 45,35 seconds res-
pectivement, en 2003. Et de Veronica Campbell, qui dtient le record du
CHAMPS sur 100 mtres avec un temps 11,13 seconds depuis 2001",
s'enorgueillit Robinson. Usain Bolt a t la star de l'athltisme lors des
Jeux olympiques de Pkin, en 2008 : il est le premier russir le double
olympique sur 100 et 200 mtres, qui plus est avec des records mondiaux
sur les deux distances.
"Pour qu'un pays tire vraiment part des investissements dans le sport,
il faut qu'il se dote d'une politique cohrente, dans laquelle le sport fait
parties intgrante du dveloppement national", martle-t-il. Il n'y a pas
meilleur example de la contribution potentielle du sport au dveloppe-
ment que la russite des deux meilleurs entraneurs de Jamaque, Stephen
Francis (coach d'Asafa Powell) et Glen Mills (coach d'Usain Bolt). "Leur
professionnalisme et leurs exploits montrent que les Jamacains peuvent
russir en athltisme au niveau mondial mme s'ils restent en Jamaque
pour s'entraner, sans ressentir la ncessit de partir s'entraner aux Etats-
Unis", explique Robinson.
"La Jamaque bnficie de la russite de ses athletes, car l'excellence,
l'engagement, l'acharnement et l'autonomie qu'ils portent sont source
d'inspiration pour tous les Jamacains. C'est mettre en contrast avec les
images negatives de violence don't les jeunes sont bombards tous les jours
dans les mdias", ajoute-t-il. Les entraneurs et les athletes jamacains sont
au service de l'athltisme dans le monde entier.
Le sport est source de perspectives pour les plus jeunes en matire de for-
mation professionnelle. De plus, le sport vite aux jeunes de trainer dans la
rue et de tomber dans le pige des activits illicites. "Cet example d'auto-
nomie est crucial pour le dveloppement national, il donne tout son sens
l'exhortation de notre hros national, Marcus Garvey, Up, up, you mighty
race ; you can accomplish what you will", explique Robinson. D.P. M
*Auteur de Jamaican Athletics: A modelfor 2012 Olympics and the World, Arcadia Books,
Londres, 2009.


Blots-clds
La Pao i Nll eGuinil e et B le austra'l ien de












Jamalque; Patrick Robinson; Usain Bolt; Veronica Campbell; Stephen
Campbell; Glenn Milns; ClHAMPS; Jeux olympiques; Debra Percival
sprtd lal Pl i e NouvelleGuin qui privilgiai j

l'itesportiveL-sur l'e]spoiitiipour ledvelop-- eme-n. Des subven-





Jamaque; Patrick Robison; Usain Boit; Veronica Campbeno ; Stephen
Campbell; Glenn Mills; CHAMPS; Jeux olympiques; Debra Percival


CURRIER




















































I. IlI Il l .11 I. .I l..i i ll i I II ,I I l .. ri l i il ii i I ll .ii
I ii I. 1 1 Ii iit i l,. I ii i i. Ii 1 d.li h. i. i. Li i I i l l ii ii ii l I t I i ii I l tni
,Ii. 1,l .,liiliilll' I ,I t t ,, i I ',L Il. i P.' ri ij l i' l l l it.l ii t i L ii I
l 1.110 II- l l lu s. =|i l ul | ll 11 1 .II J m.I|ll l l .I j IlJ ..111..11| .. Ir
ii i i i ii. I li f .l i ,t i ,t' ,i'i i i ihii It i t li i .il.i i1 ii[ii. hiii li lltu il ii i ,
I l '. i.iI i Ii '. iii '. i,. d i ll.i l i llt .r iiit L iL \i. il i .l ri. I i, l

IIIII. I I. i lli l [ju 11 1 li. I II ll'l. Ii il i. l i L i,,l j i it l il i L


,i i' Ii.,. i' ii *i..[ '".i i jii 't lii i. I 'i .I1 '.i l i '.[ l p h.'ii .,i '1| i. i '. 1.1
l i ~ Ii i' i. i. i iii I ~ 1 I. i .i Il . i ii".1 l i i i i d i i p l '-i i. ii'di. i 1i i 'i i


.I', i *..i i -. il % ie i .l *i 0. I il | i In i t lii l. .i iii I OiO.' i O *l.
". -.iI Ai. l I l i 1 1 i p. h., I',il tiel. ri1 il il., i l h '

' i .l,.,.I l. II LIt,..I I l.. I h 1. |id IIn iLu i 1. i. .ille I L irr.di ~l 1 IIII, u I,..llll. l -I ,
h. ~.: ,1 I. i in pu '.qirI l l i i. il tp i l L I .Li l I,.i Iip p l 11-t i[ll II [,11


lI I. ..Ji i i. i ...I ` .. I i .. l ,i .ii l l .n 'i.l i i | i l l I!| l i t 1.i r,. .i .i l i, -
*II.. I h . . i .. II4i. 11 O p i. ,I I .1 II i i Ii IIIlI I liO-.


i l.l i i. 1.. .. i.... n l i il l i |.i . I- ii ..I lln 1iii- il l i l J..i i i., ii I. l i. i

LI1 ,.. ..11i ii. I I. . 1.. i .il. 0 I hl i l l i i 0I i l i l l't I illl -
OI ,. ,.,.I. *O i,,l. IL' ILLIIL- IO, 0 ILoI.-



Y[W tIJE DU SUD 200Ii 1 Il

L m mi ssio erI n et [ a,"11 Aot f e r






Eni ron. id 20 patiipnt serot Z OI a ssoi 1 cette [ inititiv Iorg"a-I
nise'dans diffrente capitales d'fiu (Le Ca ire ,] L rags

Johannesburg Raat Daar ibrevl,'le et Maputo).


li l .. ili. I 'il. I.'|. ,il. iiiiIll ill i di'' .i\ ,i l ', 1 .I' I i 1i'l l iIII,. .li li.II
i 1. i i. i r,. l. i i,. iii 'i . i i.i I.lt l i, lil' ]',.i i l il. ii .i i l .1 i I II. '.. h l il
[ i i. . iI I I I.,~i i. l'il. i i '.1 Ii i I I.I . .'i iil ,.i' I ,It Ilu"i l.i
Ii. ,,i _. lii .li . ,.. Iii i ii' '.. i i .i i l . i .I I' .'." .i lh. i .llihiI. *iJ

L I 1 .1 i i

> Deficit de financement


,. i.ii ,.,.ii iii. .h*'l ,i,. ", li 'l i'i .it" i .,i'l. iiti i.ii' [ '.it ,.I.. .i. i ti.i i 'ii'' .'i ii I
.ii li ii i i ii. I . p lt id I' I' il l l i. i i ih i .ii i .i i I l I .i .i. i i l ii i ll
' .Il l'.i '.I l. lil l .i I ll '. i I i ', i 'l.I1. i ...i i. ii.li illl
IIII. l i t. I. I i llll l l i t ill '.. i C. I :'.i',i'i d l.i I j .ti l .., II t illi
I l. l..l. I. ., .I l 1 u.. I l i Im ..llr L I il,, LI I.. lil-
L lti , I ,l l Ihi lh.li- ,. ,. ,,i l*.'. Lp ,, i '.i li I l I,.. .llll ., >'i 1 ,i 'l.|" ',l







lin.Jiic uit'ni' ir pa il tp.ii tli hiam i' ["r' i.iiii i t' iii.iii. 111 iii'
tlIt l.h 'l t' uL l a I 1 y 'tII t tii '> l'tl .l,,r l, I l i ii Si-it'" ih l I i i l .i .ii. '..llll'l




hl t.iil [i n' uu[ilit tup i |l li.iu i'i tt '. iii iiti Iti iii it.i i 'Il.i 'uii t i l' i
Il'"i i' di .il. L i- h i lla il.ii ,l p.l [i p ii i t il[ i 'Ii' i ir I i iL ii ,.1 i, l 1.

t .. i i i i l lr J, I.. ir t 1. I. I. l l I.n il t u llrI. I. i' i.t llni. I ,iu'u rili -
.I ul 1, in.I. .i i i. u il .ili J i I tr [ll .. I
,, ill [ I .iii 1 I- 1 1 ,il h .. i, l I

[i jtLI IIi- 1 tirL lii, pr I- 'I I p. ur i l. 1 il Ieiir, lit -'2i,,Il Ili l hil klaI.I 1[ ..I II lili
II IIi1 Il L i llt.-p Iil ,l ,Jl .I. tl' ',1 ilr l I i-'i.r lll., 1 1 1 i' h l ..I i h. .
IlllJ d, p i rUli l pu I Il l C.illih.lll I ,., 1 L .1ll dIo '' i I J Ll-I.h. L U I" ..il .
Illi', lh Le d In IL l I.lii il I L P ~t. i l l 1 li l I it 1)-,.ill ,., l. lI ,i i,.h i ,I.
i-niliLeliL'nl', put pal:. 1 l, I l 1r J .fr ._- t 1 IL.', II. l IIh .ii
LIL' 1:1 'LIt _' J e 1., 1 -11- l l r, dIII,L\. l 1it il lil L h ,iIl I tl I' III"..ll |,. ,. I"' ,iii
IL lHl rI'ill JIIl' II ill LL pa i hlJi dlh .,h r II, I ,li li h, ,I Iii .. 1,. I .l -
,fl,'p C ILu ll:' LL i. ( 'l 1].1 ploi rlin ,I ,in d u p ,,I ,Lill.,tll I, .I 11, ...lll .. I ,lI..
.Illill ,li cill, 1t IIlle 0 I' ,i ll L .Ill. Lir I Jrirqu, ,h, iii ,1 D .P M


mols-cls
(_,ll (iai \du l (h1n e (le 1. I, I1 \. I. li- lii lel. i"' I IIIl 'r. \li lUtile (ii
'(Id. I. n,%i 1 ,'rnl. Ilhl'ebl l'lert ll


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009




































































C comment le sport peut-il contribuer au
dveloppement social et conomique
des pays en dveloppement?

Je crois que tous ceux qui travaillent dans ce
domaine prennent garde ne pas exagrer
l'importance de ce phnomne, mais le sport a
rellement des qualits spciales qui peuvent
contribuer aux objectifs de dveloppement. Le
sport est un moyen particulirement efficace
de travailler avec les jeunes : ceux-ci aiment le
sport et se reconnaissent dans son image inter-
nationale. Le football est capable d'attirer les
jeunes o que ce soit et, dans ce context, les
jeunes ragissent avec enthousiasme quand on
leur donne l'occasion de participer une acti-
vit. Nous avons vu le sport ramener des jeunes


sur les bancs de l'cole et se rinsrer dans les
structures communautaires, ce qui leur donne
accs diverse possibilits de soutien. Trois
domaines me viennent l'esprit : le sport en tant
que vhicule de l'ducation formelle, le sport en
tant que vhicule des comptences pour la vie
et l'ducation la sant, et le sport en tant que
mcanisme de enforcement de pouvoir pour
les femmes et de remediation aux problmes
d'ingalit entire les hommes et les femmes.
Le domaine qui offre les meilleurs rsultats est
celui du travail de dveloppement personnel par
le sport dans le cas des jeunes femmes. Notre
experience en Afrique et en Inde rvle que le
sport peut tre un mcanisme particulirement
efficace pour le enforcement du pouvoir des
jeunes femmes.


Quels critres faut-il utiliser pour valuer la
contribution du sport au dveloppement cono-
mique et social?

Nous devons voir le sport comme un facteur
favorable et non comme une solution part
entire. L'aspect le plus positif du sport est
qu'il permet d'impliquer des gens qui seraient
difficiles atteindre par d'autres moyens. Une
fois impliques dans une activity, ces person-
nes ont alors accs des measures d'aide qui
leur permettront de maximiser leurs chances
de remdier certaines difficults de leur vie
quotidienne. L'lment apparemment le plus
important est que le sport peut constituer une
base vers des relations constructive avec des
adults dsireux d'aider. En Afrique, nous avons


COURRIER














































Quelle est l'aide la plus effi-
cace que l'on puisse donner
pour promouvoir le sport au
service du dveloppement?


constat quel point les jeunes ragissent dif-
fremment aux adults quand ils voluent dans
un context sportif. De par sa nature ludique et
divertissante, le sport a raison des obstacles car
il favorite des relations moins formelles et plus
ouvertes. Des enseignants de Zambie nous ont
donn des tmoignages trs forts allant dans
ce sens. Selon eux, le fait de pratiquer un sport
avec leurs lves entrane une forme d'interac-
tion compltement diffrente de celle qu'ils ont
avec les mmes lves en classes. Le context
sportif permet aux enseignants de parler aux
jeunes de faon plus directed des sujets impor-
tants en Zambie, le VIH/SIDA en particulier.
De leur ct, les jeunes semblent ragir trs
positivement aux informations transmises dans
un context sportif.


Je dirais que le sport res-
semble d'autres formes de
travail en faveur du dvelop-
pement : les initiatives les
plus efficaces sont cells qui
s'adaptent en totality aux ra-
lits culturelles et pratiques
locales et qui peuvent fire
l'objet d'une appropriation
au niveau local. Si elles pr-
sentent ces deux caractris-
tiques, les initiatives ont des
chances de durer au-del du
financement initial. L'aide
la plus efficace consist
dvelopper des programmes sportifs dans le
cadre d'un partenariat complete avec le pays
bnficiaire.
L'un des cueils viter est l'implantation de
schmas sportifs tout prts qui seraient trop
"occidentaliss". Il est primordial de tenir plei-
nement compete du context cultural dans lequel
les programmes sportifs sont insurer. Cela
signifie qu'il faut adopter des approaches de
partenariat ds la conception des programmes,
sans se limiter leurs phases de mise en oeuvre
et d'excution. De plus, il faut tre conscient
du fait qu'il y a parfois une certain resistance
culturelle l'gard du sport. Dans les commu-
nauts appauvries, o mme les jeunes enfants
sont appels travailler, le sport peut paratre
incongru. Notons bien que, mme dans de telles


circonstances, les programmes sportifs rempor-
tent un franc succs une fois qu'ils sont lancs.

Pensez-vous que les agencies de donateurs man-
quent d'intrt l'gard du financement de
programmes sportifs au service du dveloppe-
ment?

Il s'agit moins d'un manque d'intrt que d'une
ignorance de ce qui est possible grce au sport.
Ds que les organizations concernes ont t
informes des rsultats des recherches dmon-
trant le grand potential du sport, il est frequent
qu'elles adoptent le concept dans son ensemble
et qu'elles tiennent l'utiliser au mme titre que
leurs autres instruments de dveloppement. Les
chercheurs et les agencies dans le domaine du
sport ont un rle en sensibilisant les agencies de
donateurs au fait que le sport peut promouvoir
trs efficacement leurs activits essentielles
en encourageant l'ducation, en appuyant les
programmes de sant et en enseignant des
comptences utiles pour la vie. Le sport a aussi
une valeur intrinsque en tant qu'activit diver-
tissante pour les enfants et les jeunes des com-
munauts appauvries, souvent privs des autres
formes de jeu et d'amusement. Tous ces aspects
sont apprcis par les agencies de donateurs. En
tant que chercheurs, nous devons faire en sorte
que ces acteurs du dveloppement comprennent
mieux comment le sport favorite ces valeurs
positives. D.P. M

lots-cls
Sport ; Tess Kaye ; Institute of Youth
Sport ; Universit de Loughborough ; Inde;
Brsil; Debra Percival


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009































































Paquet du 620: quelles measures ?


met du G20 (Groupe des 20)* organism
Londres le 2 avril, que l'accord des
20 pour la reliance conomique mon-
diale tait dissqu. Des groups de rflexion et
des organizations non gouvernementales (ONG)
de premier plan ont fait une mise en garde car,
selon elles, pour viter une pauprisation encore
plus important des populations, notamment dans
les pays en dveloppement, le G20 doit present
tenir les promesses inscrites dans le plan global
international pour la reliance et la rforme.
"Voici venu le jour o le monde se runit pour


lutter contre la recession mondiale, non pas avec
des mots, mais avec un plan pour la reliance et
la rforme mondiales, assorti d'un calendrier
prcis", a dclar le Premier ministry britanni-
que Gordon Brown, qui a accueilli ce sommet
organism l'Excel Centre Londres. Un paquet
initial de 1.100 milliards de dollars pour rtablir
la croissance et crer des emplois a t adopt.
Il comporte un supplement de 500 milliards de
dollars pour le Fond Montaire International
(FMI), 250 milliards de dollars de droits de
tirage spciaux ** (pour tous les membres du
FMI), une envelope de 250 milliards de dollars


- sur deux ans pour soutenir le commerce,
ainsi qu'une autre envelope de 100 milliards
de dollars de prts supplmentaires des banques
multilatrales de dveloppement.
Seul Africain convi la table du G20, Kgalema
Motlanthe, l'ancien Prsident de l'Afrique du
Sud, s'est dclar "plutt satisfait" de l'issue
de la reunion, notamment de l'"engagement
faire en sorte que les pays en dveloppement
bnficient d'un financement, en particulier
pour les infrastructures". Le Prsident amricain
Barack Obama a dclar que l'vnement avait
pris "des measures sans prcdent pour restaurer


COURRIER







G20 Interactions


institutions financires pour surmonter cette
crise et en empcher d'autres, promouvoir le
commercial mondial et l'investissement, rejeter
le protectionnisme et soutenir la prosprit.
S'agissant du systme bancaire international,
les chefs d'Etat et de gouvernement se sont
galement engags respecter les principles
suivants : ramener le systme bancaire occulte,
y compris les fonds spculatifs, dans les filets de
la regulation mondiale, crer de nouvelles nor-
mes comptables internationales, rglementer les
agencies de notation des metteurs et mettre fin
aux paradise fiscaux qui refusent de transmettre
les informations qui leur sont demandes.

> De l'argent frais ?

Dans un document public aprs le sommet, Martin
Kohr de South Centre, un group de rflexion sur
la politique de dveloppement, a prcis que
les fonds promise ne relevaient pas totalement
de nouvelles affectations. "Certaines enveloppes
avaient dj t dcides bien avant le sommet,
tandis que certain engagements refltent davan-
tage des intentions qu'une affectation concrete."
Le G20 s'est engag octroyer des prts au
FMI. Ds lors, les recycler sous forme de prts
aux pays touchs par la cruise et don't les reserves
trangres s'puisent risque de compromettre la
capacity du FMI surveiller et discipliner les
pays qui octroient des prts, explique M. Kohr,
qui demand une rforme du FMI.
Qui plus est, les 250 milliards de dollars de droits
de tirage spciaux qui ont t promise doivent


la croissance et viter qu'une crise telle que
celle que nous connaissons aujourd'hui ne se
reproduise". Le Prsident de l'Union Africaine
(UA) Jean Ping et le Premier ministry thiopien
Meles Zenawi, qui reprsentaient le Nouveau
partenariat pour le dveloppement de l'Afrique,
avaient tous deux t invits au sommet.
Le G20 a pris une srie d'engagements d'ordre
gnral, parmi lesquels : rtablir la confiance,
promouvoir la croissance et la creation d'em-
plois, rparer le systme financier pour rtablir
le credit, renforcer la regulation financire pour
maintenir la confiance, finance et reformer les


tre partags entire les 186 membres du FMI sur
la base de leurs quote-part ou droits de vote, de
sorte que 44% de ces fonds iront dans les caisses
des sept pays les plus riches, ne laissant que 80
milliards de dollars aux pays moyens revenues et
aux pays en dveloppement, precise M. Kohr. Et
d'ajouter que le G20 n'a pris aucune measure pour
aider les pays en dveloppement viter des det-
tes sans prcdent. Duncan Green, directeur de
la recherche chez Oxfam, explique qu'un grand
point d'interrogation subsiste quant l'ampleur
relle des engagements concernant les paradise
fiscaux. Au sein du G20, il y a clairement eu
conflict sur la question de savoir s'il fallait dresser
une liste noire. Ils sont donc trs contents de ren-
voyer la balle 1'OCDE (voir encadr). Et, selon
lui, sur les 250 milliards prvus pour soutenir
le commerce, 12 milliards de dollars seulement
iront aux pays bas revenues. D.P. M

* Le Groupe des 20 a runi les ministres des Finances et les
gouverneurs des banques centrales de 19 pays : l'Argentine,
l'Australie, le Brsil, le Canada, la Chine, la France, l'Alle
magne, l'Inde, l'Indonsie, l'Italie, le Japon, le Mexique, la
Russie, l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud, la Core du Sud,
la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Le 20e membre
du G20 est l'Union Europenne, reprsente par la prsidence
tournante du Conseil et par la Banque central europenne.
** DTS : instrument de reserve international cr par le FMI
en 1969 afin de complter les reserves officielles des pays
membres. Les DTS sont allou



lots-cls
G20; Kgalema Motlanthe; Trevor Manuel
Gordon Brown; Jean Ping ; paradise fiscaux;
facility alimentaire ; Debra PercivaL


Avn la rno eu O2 le "Cmt-es Dix" ungrue e-e- miite de- Fiane et de-
banq-se cse-trae- d'frqe prsd a e e Ministe dses e.acssd-fian Te- o aul







a rig e.ape de. l'fiu au somt Dan -ses-apor se- l'imacte- Oa -rie sue-
se.nmie afrcaies le grup ai On Oise en gade eseian qu l-es prg raise
tou e-----------------------------------------------e oprmi. "L crs fai -iseaar des
e-u la pe-ie foi -epi dix ens le cotnn porri O oInae-e. un crisane- pa hb-e

pe-eans. se-aen ic le exotaer de ptol-e. e-es. flu Oe Oaitu dim.nuent conqene-


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009






InteraCtions Facilit alimentaire


L'HIDE DEURRIT ETRE OCCRUE
Le 8 avril, le Prsident de la Commission europenne, Jos Manuel Barroso, s'est empress
de demanded l'augmentation de l'aide au dveloppement octroye par les 27 Etats members
de VUE. "Nous avons parcouru plus de la moiti du chemin vers l'chance de 2015 fixe pour
atteindre les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement, et certain des acquis risquent
d'tre perdus, plongeant les pays pauvres dans une situation pire qu'avant la crise." Principal
bailleur d'aide en terms de percentage du revenue national brut (RNB), VUE a promise 49
milliards d'euros en 2009, soit 40% du RNB. Le volume de l'aide devrait cependant aug-
menter et atteindre au total 69 milliards d'euros en 2010 si les pays riches entendent tenir la
promesse faite par le G8 au Sommet de Gleneagles de 2005, qui prvoyait d'affecter 0,56%
du RNB l'aide au dveloppement. M. Barroso propose de "recourir advantage l'aide au
dveloppement pour mobiliser d'autres fonds, notamment par le biais de la Banque euro-
penne d'investissement chequee euro dpens en aide devrait mobiliser jusqu' cinq euros
d'investissement priv)".
M. Barroso a dclar que la CE allait "anticiper" les engagements existants (acclrer le
dboursement de l'aide) et les recentrer sur les plus vulnrables (notamment 3 milliards
d'euros au titre du soutien budgtaire). En outre, un instrument ad hoc, FLEX, doit permettre de
venir en aide, par un systme de compensation, aux pays en dveloppement les plus touches
par la chute des recettes deportation. Selon Barroso, il sera oprationnel avant la fin 2009 et
dot d'une envelope de 500 millions d'euros deviant permettre aux pays en dveloppement
de maintenir les dpenses socials. L'UE a par ailleurs adopt une facility alimentaire" pour
stimuler la production agricole dans les pays en dveloppement (voir article ce sujet).


Bi'M Jilili] '






I'.P.Im InH]iT^EwI]MI'i , ll.-KomI M ^ 5'^
DES MiPgiTalESUR^ESii^-p^^






gan^isaion dei coopratioln et deB dve-
loppement. conomi (OCDE) I s'"est,
em ,presse de pub ie r, d,' s lite de


Pour des pays flCP:



"FRCILITE BLImIEInTIRE"

Trente-quatre nations bnficieront de projects et program-
mes financs par I'UE pour amliorer leur scurit alimen-
taire au course des trois prochaines annes.


penne a approuv une premiere dci-
sion de financement dans le cadre de
la facility alimentaire" d'un milliard
d'euros adopte la fin de l'anne dernire par
toutes les institutions de l'Union Europenne
(UE), avec le vif soutien d'ONG d'aide au
dveloppement. Les plus pauvres des 50 pays en
dveloppement en bnficieront durant trois ans.
"L'Europe a dj apport des solutions humani-
taires la crise alimentaire dans le cadre de son
aide d'urgence. La fit; ilire alimentaire lui permet
d'aborder cette crise sous l'angle du dveloppe-
ment [...] pour remettre l'agriculture sur pied",
a dclar Louis Michel, Commissaire europen
en charge du Dveloppement et de l'Aide huma-
nitaire, le 30 mars 2009. Le 18 dcembre 2008,
le Parlement europen et le Conseil ont donn
leur accord la proposition formule par la
Commission europenne en reaction la crise
alimentaire mondiale de 2007 et 2008 qui a vu


les prix des denres alimentaires grimper en
flche. Trois types d'actions sont cibls durant
cette priode de trois ans (2009-2011) :
* des measures visant amliorer l'accs aux
intrants (engrais et semences) et services (soins
vtrinaires, conseils) agricoles ;
* des measures petite chelle visant accrotre
la production agricole, telle que le microcrdit,
les infrastructures rurales ou encore la formation
et le soutien cibls sur des categories profession-
nelles du secteur agricole ;
* des measures de type "filet de scurit" per-
mettant des transferts sociaux en faveur de
groups de population vulnrables, souvent sous
la forme de travaux publics forte intensity de
main-d'ceuvre (routes, projects d'irrigation, etc.).
Les premiers pays ACP bnficiaires de la
facility alimentaire" sont le Burkina Faso,
le Burundi, Cuba, l'Erythre, l'Ethiopie, la
Gambie, la Guine Bissau, Hati, le Kenya, le
Libria, le Mali, le Mozambique, la Rpublique






ONG ADO Interactions


Centrafricaine, la Rpublique Dmocratique du
Congo, la Sierra Leone et le Zimbabwe. Tous
les fonds approuvs ce jour transiteront par
des organizations internationales : l'Organisa-
tion des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO), le Fonds international de
dveloppement agricole (FIDA), le Programme
alimentaire mondial (PAM), la Banque mondiale
et le Programme des Nations Unies pour le dve-
loppement (PNUD).
Durant ces trois ans, des budgets supplmen-
taires seront allous d'autres nations ACP
(voir l'encadr) au travers d'un ventail plus
large d'acteurs, des organizations internationales
et rgionales et des gouvernements nationaux,
et certaines activits seront confines au terme
d'un appel propositions des acteurs non
tatiques, des organismes d'Etat et d'autres
acteurs admissibles, selon un porte-parole de la
Commission europenne. D.P. M






Interactions ACP UE


L'BSSEmBLEE fCP-UE


tance le G20

Les crises financire et alimentaire, les Accords de parte-


nariat conomique et les conclusions du G20 de Londres ',e. dan "s "
taient au menu des parlementaires de l'Assemble pari-
taire d'Afrique, des Carabes, du Pacifique et de l'Union Europenne, runis Prague du
4 au 9 avril. Les parlementaires ont galement adopt une resolution d'urgence sur la
Somalie et les problmes de piraterie qui svissent au large du pays.


ment pas t pargns par la
crise conomique", a soulign
l'eurodpute, coprsident de
l'Assemble, Glenys Kinnock dans son discours
d'ouverture de la session. "Ils ne doivent donc
pas tre en marge des efforts qui sont entrepris
pour en rduire les effects En rfrence aux
promesses d'aide faites lors du G20, elle a
exprim ses inquitudes que ces fonds soient
"sous la forme de prts plutt que de dons et que
le processus soit contrl par le FMI". Dans une
resolution urgente, les dputs de l'Assemble
paritaire ont demand que l'aide au dvelop-
pement issue du paquet de 1.000 milliards de
dollars promise par le G20 le 2 avril Londres
soit dbourse rapidement et provienne de fonds
nouveaux.
Alors que les dputs ont une fois de plus rcla-
m plus de flexibility de la part de la Commission


europenne dans la conclusion des Accords
de partenariats conomiques (APE) avec les
pays ACP (lire dans la rubrique Commerce),
ils ont par ailleurs invit les Etats de l'UE et la
Commission entirement redfinir leurs poli-
tiques d'aide au dveloppement pour finance
les consequences sociales et environnementales
des changements climatiques. "Les pays ACP ne
doivent pas rpter les erreurs commises par les
pays industrialists en dveloppant leurs cono-
mies sur les nergies fossiles", a soulign Netty
Baldeh (Gambie), coauteur de la resolution avec
l'Espagnol Josep Borrell Fontelles.

> S'attaquer aux uraies causes
de la piraterie

Les dputs ont par ailleurs lanc un appel
au nouveau gouvernement somalien pour qu'il
mette fin aux combats et garantisse l'accs de


l'aide humanitaire aux 2,6 millions de victims
du conflict qui ravage le pays. La resolution
affirme que les causes relles de la piraterie sont
la pauvret, le chmage et le dclin du secteur
de la pche. Elle demand une cooperation entire
les forces navales europennes de la mission
Atalanta avec les Amricains, Russes et Chinois
presents dans la region.
Enfin, deux jours aprs la commemoration du
genocide rwandais, les dputs ont adopt une
resolution rclamant un cadre juridique garantis-
sant le respect des diversits ethniques, culturel-
les et religieuses (Voir Le Courrier n10).
M.M.B. a


mots-cls
ACP ; Accords de partenariat conomique
(APE) ; G20 ; Glenys Kinnock ; climate;
Somalie ; crise alimentaire ; crise conomique;
Marie-Martine Buckens.


DVE DVE, MRS KinnOCK
L'Assemble a cltur sa 17e session
en rendant homage la Britannique
Glenys Kinnock, qui assistant sa der-
nire stance en tant que coprsidente.
L infatigable" et irresistiblee" Madame
Kinnock a t salute et applauded par
de nombreux intervenants pour son tra-








































Les Antilles nerlandaises, qui font parties des Pays et territoires d'outre-mer (PTOM)
nerlandais, et le gouvernement des Pays-Bas ont convenu de dmanteler les Antilles
nerlandaises en janvier 2010.


C uraao et Saint-Martin disposeront
de davantage d'autonomie au sein du
Royaume des Pays-Bas, comparable
celle don't bnficie Aruba depuis
1986. Les trois autres les des PTOM nerlandais
- Bonaire, Saint-Eustache et Saba deviendront
une "gemeente" (commune) nerlandaise, avec
leur tte un maire nerlandais. En ce dbut du
XXIe sicle, pourquoi ces les souhaitent-elles
une indpendance renforce au lieu de vouloir
s'manciper ? Ce souhait s'explique en parties
par leur trs petite superficie et leur petit nombre
d'habitants : 11.537 pour Bonaire, 1.491 pour
Saba et 2.699 pour Saint-Eustache. Jusqu'
present, le gouvemement central des Antilles
nerlandaises Curaao prenait toutes les dci-
sions en rapport avec ces les. Le gouvernement
nerlandais souhaite present contrler et sur-
veiller lui-mme les finances de Curaao. Ses
habitants pourront se prononcer ce sujet lors du
rfrendum qui aura lieu le 15 mai 2009.

> Le pays du cour

Curaao est la plus grande le des Antilles
nerlandaises : 140.000 habitants de 40 natio-
nalits y vivent sur une superficie de 44 km2.
Les Espagnols l'avaient baptise corazon en
raison de ses baies qui rappellent la forme d'un


ceur. Le tourism et les services financiers sont
les principles sources de revenues de l'le, qui
jouit d'une bonne sant conomique grce
l'expansion rcente des secteurs du tourism, de
la logistique y compris l'aroport et la zone
portuaire -, de l'industrie ptrolire et des ser-
vices financiers. En vertu d'une rglementation
spciale, Curaao peut offrir des subventions
spciales pour attirer les investissements dans le
secteur du commerce lectronique et pour faci-
liter le dveloppement de ce secteur. Des aides
sont galement accessible aux banques locales
proposant des services lectroniques et aux
socits off-shore hbergeant des e-entreprises
internationales.

> La route du riz des PTO

Une cooperation et des liens de trs longue date
existent avec le Surinam, don't l'aspect le plus
connu est la route du riz : le riz du Surinam
partait de Curaao en direction de l'Union
Europenne pour y tre import libre de droits.
Au course de ces cinq dernires annes, les
liens commerciaux entire Curaao, la Barbade
et Trinit et Tobago se sont renforcs. Les
Antilles nerlandaises sont membres associs de
l'Association des Etats carabes (AES). En mai
2008, la Chambre de commerce de Curaao a


organism une mission d'enqute commercial sur
les Accords de partenariat conomique (APE)
Trinit et la Barbade, avec la participation
d'acteurs du secteur public et priv. L'objectif
tait d'identifier des opportunities commercials
au niveau Cariforum-CE-APE. M

amots-cls
Pays et territoires nerlandais d'outre-mer;
PTO ; Curaao; Antilles nerlandaises.
















des21 aux A d de p



l e pay ACP voisins re tifs.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


















































Certains signes font tat d'un enforcement des relations entire les 53 membres du
Commonwealth et les 79 pays du Groupe ACP (Afrique, Carabes et Pacifique). Edwin
Laurent, chef de la section Commerce international et cooperation rgionale du
Secrtariat du Commonwealth, nous explique les raisons de ce rapprochement et la
forme qu'il prend.


font parties du Groupe ACP (voir enca-
dr page 27). "Hub and Spokes" est
cet gard un project de grande envergure
qui associe la Commission europenne (CE), le
Secretariat du Commonwealth et l'Organisation
international de la Francophonie. "Ce project a
pour objectif de renforcer la capacity des pays
ACP dvelopper, grer et ngocier efficace-
ment leurs propres politiques commercialss,
explique Edwin Laurent. Un financement -
provenant essentiellement de la Commission
europenne, mais aussi d'autres partenaires a
t prvu pour un certain nombre de "hubs".
Ceux-ci se composent d'un conseiller senior en
matire de politique commercial et d'analystes
de la politique commercial sigeant au sein
d'organismes rgionaux des ACP. Ils bnfi-
cient de l'assistance d'analystes de la politique
commercial des diffrents pays ACP ce sont


les "spokes". Ils travaillent aux cts des hauts
fonctionnaires des gouvernements nationaux
charges de la politique commercial. Les ana-
lystes ne sont gnralement pas citoyens du
pays-hte, et beaucoup sont d'ailleurs recruts
dans une toute autre region. Les analysts des
ACP comme de la CE sont ligibles. La moiti
environ des pays ACP bnficient du soutien
des experts nationaux, explique M. Laurent,
qui pursuit : "Ce project a magnifiquement
fonctionn, il a aid les pays comprendre les
tenants et les aboutissants des ngociations
commercials et des domaines en rapport avec le
commerce, aspects don't ils n'auraient sinon pas
pu prendre conscience." Il ajoute que ce project a
t imagine par l'ancien Commissaire europen
en charge du Commerce extrieur, Pascal Lamy,
ds les premiers jours des ngociations commer-
ciales sur les Accords de partenariat conomique
(APE) et les ngociations commercials du


cycle de Doha de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC). Un des dfis auxquels doit
faire face actuellement "Hub and Spoke" est li
son caractre exclusivement ACP, explique
M. Laurent. "Je constate que d'aucuns estiment
aujourd'hui que sa gestion doit tre dcentrali-
se. Au lieu d'un volet exclusivement ACP, les
rgions ACP nous ont dit assez clairement que,
dans l'intrt de la gestion et de la cohrence du
dispositif, il serait plus efficace de travailler sur
une base rgionale."

> Recherche sur l'impact de la
monte en puissance de la Chine

Le Commonwealth a galement mis la dis-
position du Secrtariat ACP des experts et
des conseillers dans des domaines spcialiss
finances au titre d'un "Fonds d'assistance tech-
nique du Commonwealth". Ces experts recru-


COURRIER






Bananeraie Sainte-Lucie. o Debra Percival

Au secretariat ACP, Bruxelles: Kamalesh Sharma
( gauche), secrtaire gnral du Commonwealth, avec son
homologue ACP, Sir John Kaputin ( droite). Robert Iroga


ts l'chelon international travaillent avec le
Secretariat ACP pour une priode bien dtermi-
ne et souvent sur un thme spcifique. Ainsi,
un conseiller travaille actuellement auprs de
la representation ACP de Genve. Il est charge
d'informer les ambassadeurs des ACP sur les
vnements l'chelon de l'OMC ce qui
est particulirement utile pour les pays ACP
n'ayant pas de bureau Genve, explique M.
Laurent. Il pursuit : "Nous menons aussi des
travaux de recherche et soutenons le grou-
pe ACP, mais nous aimerions aussi renforcer
encore leur capacity ngocier sur certaines
questions." Son organisation, nous dit-il, a t
spcialement charge d'tudier l'impact de la
monte en puissance de la Chine sur les nations
africaines. "Nous essayons aussi de promouvoir
le consensus et la comprehension entire les pays
et nous organisons cette fin des reunions infor-
melles", explique M. Laurent. Des rencontres
politiques ont ainsi t encourages entire les
ministres ACP et leurs homologues europens.
"Ces reunions sont informelles et ne sont pas
enregistres. Tout le monde peut donc s'y expri-
mer librement. Nous avons rcemment orga-
nis une rencontre de ce type avec la baronne
Ashton, nouvelle Commissaire europenne au
Commerce extrieur, et 12 ministres des ACP.
Comme Madame Ashton avait t rcemment
dsigne cette function, nous avons pens que
nous pouvions, l'instar du Commonwealth,
apporter notre contribution en facilitant les liens
en dehors du context de la salle de conference
et du cadre official et tendu des ngociations",
explique M. Laurent. Il ajoute : "Dans des struc-


tures bien tablies comme le Comit ministriel
commercial mixte ACP-CE, les dbats sont
enregistrs : les participants prennent des posi-
tions et les dfendent. L'objectif de reunions
informelles est de runir des arguments. Ces
runions permettent aussi de promouvoir la
comprehension et l'empathie."
Le Commonwealth continuera toutefois sou-
tenir les ACP en tant qu'entit, et ce dans le
context actuel d'un enforcement des groups
rgionaux au sein des ACP, en particulier dans
la sphre commercial. M. Laurent tient prci-
ser ce point car, vu le nombre de ses membres
faisant aussi parties du group ACP, en soutenant
celui-ci, le Commonwealth se soutient en fin
de compete lui-mme. Mais il convient aussi
de mentionner une raison plus fondamentale
ce souhait : le Commonwealth a pour but de
crer un monde plus just et meilleur. "Or,
lorsqu'on souhaite susciter le changement et
crer un monde meilleur, l'idal est de cibler
le group ACP. C'est lui en effet qui a le plus
besoin d'une assistance." Selon Edwin Laurent,
quelle que soit la configuration future du Groupe
ACP, le Secrtariat du Commonwealth devrait le
soutenir et faire en sorte d'obtenir en sa faveur
une contribution maximale d'autres partenaires.
D.P. M
Pour plus d'informations : www.commonwealth.org


mots-cls
Secrtariat du Commonwealth ; Groupe
ACP ; "Hub and Spokes" ; Sir John Kaputin;
Kamalesh Sharma ; Pascal Lamy ;
la Baronne Ashton ; Debra Percival


Wa4)d


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


S Interactions












..0











conitr Bruxlles sonhlomologue du







Io . atio. C t )in *sst













program Im dtilld evraitIte rdig
d lV'imTmiin de changescome





et Babua le Baaa la Babd
Beie* eBtwna eCmrul
Do iiq e le ls *ij*, la G mbe
















^*K~il












BBIBIIJBiliuB^
IlM Tobis.o surse




Nr N









11
'sx


t; P








I I. 11 I
il iu Ji ci




d s h t -ene du 0' me e e e la t e e- p
de--ner ean ea eai e-n e -oanesug es dj e-eee e-ne u ee pilseu
*ontent un ca .i lrqe j'arie che lui Lhme est eeeefe 60an eton
com --e eeep bln en -fiqe eu eud easisape- manent e se laner daee
une tue nou v ee a veture.
A d S a s a des d un a d a dlit de stU sitato p r d n de a de
s 8 8 i I D 8 s s1" " s 0 0
L evtrn dsats du spcal en se ltd sam rPipinh dcp deu s stqipoietu-adsapohsnwa
e s "On ne fait pas a ns sde t m a re c qu et slefrd Cs s
t vs spect ascl s c e ss a l j mdicl s'ac te a c pour a s f le
t trages*e pian E v q j p e. Il v o a h lq l l p s -arci en e* se ss ses
ORl l'I At 84 a p r fs de s a l c d s un s t a t q s rIp t s s W u d p bafuilant14r j
cialement pour lu dan lasi "hospialire asse de temp pou bie se metr dan la pea t e plusieursoc aso ce qu es inhabitul
l '" 0MI s "8 "A'I s M (
a s o t I e '). e u de s persona et ss mont s s to de p q q n'a pa l ps un
a qulq* apprh ension. sa ro pr p e Sean onner ce q' es le sremie s setr
Mas sil s faut d b a n ss Cronje s p d t et d D i t c a s l r u
a Hl la jeune fille de 15 ans, dont C mdit ao z D'o sn et t cs ga au c r de
S[ t l t '1' A' tW1 ifIT ."8 " 8 *G f^^ ^ ^ ^ ^ ^ sr^ ^




s'oi:u'ansdj. Il fa j v ir ilis i n
condire sn pesionat latrshupe and Cc;icidnce iljouele ledu rrequequepeu en rinestuide
H i h ch ol p o r en es ^ ^ fill s m e si ll a arg nal s u d e i n n c efe t di recte r d e efil se r cip te d a s l a uisi e, o C ^ ^onj
sa rore hab rel e wek-en, ele dot dns lhpial, ontles ppartioncairs surrennen vientde ter ine snb ol de qinoa. ajeun

1 1MjB^^^^^^^^M^3^^^^m^fl^^l^^pf^3^g^atHJBI>^







Zoom


fille au regard brilliant tient, accrochs au bout
de son doigt, tous ses uniforms pour la semaine.
Non, elle ne veut pas de petit dej'. Elle avouera
plus tard attendre avec impatience la nourriture de
l'internat. C'est ce qui lui plat le plus l-bas !

> Pre financier

"Un jour, elle en aura assez de mes salades au
tofu et aux olives", fait remarquer Cronje avec
amertume. Mais les deux s'adorent vraiment ;
plus tard, Cronje se rappelle avoir voulu adopter
Refilwe avec son partenaire, l'ancien journalist
William Pretorius, lorsque Philippine, qui venait
d'entrer son service comme gouvernante, a
annonc qu'elle tait enceinte. Cronje et Pretorius
ont alors reu le conseil de ne rien en faire, vu
l'accumulation de problmes qu'entranerait
l'avenir une telle adoption. Plus tard, le pre de
Refilwe, qui ne pourvoit pas son education, a
t reconnu dans la ville du Nord de Polokwane.
Il tait chauffeur de bus. "C'est ainsi que je suis
devenu son pre financier, faute de pouvoir deve-
nir son pre adoptif", explique Cronje.
Nous voil present sur la route, dans la voiture
de Cronje. J'ai laiss ma voiture dans sa cour,
derrire le portail de scurit on ne trouve
trace nulle part du garden que se doit d'avoir
chaque banlieue de Johannesburg. La crimina-
lit, Cronje aussi connat cela, comme tout Sud-
Africain d'ailleurs : un ami s'est fait rcemment
voler sa voiture en quelques seconds, just au
moment o le garden tait en train de piquer du
nez dans sa cabane. A l'heure de pointe, en plein
traffic, Refilwe avoue son rve. L'universit ne
l'intresse plus tellement, elle veut tre pilote, et
suivre les traces d'un ami qui a commence cette
anne cette formation de quatre ans Pretoria.
Lorsque nous arrivons devant le vieux btiment
en grs brun, aprs avoir parcouru deux ou trois
kilomtres peine, elle se souvient avoir oubli
quelque chose. "C'est l'inconvnient d'aller
dans un pensionnat si prs de la maison", soupire
Cronje. "Elle oublie facilement l'une ou l'autre
chose depuis qu'elle sait que je peux lui ramener
aisment ce don't elle a besoin." Le demi-tour
la maison est l'occasion de poursuivre notre
conversation. Pour Binnelanders, les acteurs ne
doivent pas tre sur le plateau 7 heures, ils sont
attendus pour 10 heures 30. Ils y a trois sances
de tournage, et tout se termine 17 heures. Mais
l'acteur commence froncer les sourcils. Une
autre chose pnible avec les soaps, c'est que les
personnages manquent de consistance, c'est d
au fait qu'ils sont plusieurs sur le scenario. Il
a d'ailleurs expliqu aux ralisateurs une srie
d'incohrences, mais ils n'ont pas tenu compete
de ses remarques, convaincus que personnel ne
s'en apercevrait.
William est mort il y a deux ans, et il manque
beaucoup Cronje. Les directions savaient que
lorsqu'ils faisaient appel Cronje pour une
production, il fallait que Pretorius soit gale-
ment de la parties, pour lui servir de prompteur.
Les trous de mmoire de Cronje sont clbres.
Aujourd'hui, il absorbe des doses massive de
spiruline et d'omga 3, surtout lorsqu'il passe
du tournage d'un film un soap, en passant par


une pice de thtre, ce qui lui est arrive il y a
trois semaines.

> Une industries sans syndicate

Cronje partage une loge avec Hans Strydom, le
patriarche et rle principal du soap. Strydom est
avocat de profession et il en fait profiter le com-
plexe de studios du centre de Johannesburg. Il a
t le porte-parole des comdiens sud-africains de
thtre, exploits de manire honte dans ce sec-
teur non syndiqu. Cronje en est d'ailleurs l'illus-
tration parfaite. Il a tourn dans 20 films pourtant,
il a fallu attendre l'intervention de Strydom pour
qu'il touche rcemment les royalties de ce
film, au lieu d'une commission unique.
Les costumes de la journe sont accrochs sur
un chariot rails. Ensuite, c'est le Green Room
pour quelques tasses de caf et un morceau de
gteau. Les morceaux de cake restent gnrale-
ment sur les plateaux ils sont secs. Il faut dire
qu'il s'agit d'un arrivage quotidien, et les acteurs
et l'quipe de production/ralisation en ont


present assez. Dans le Green Room, un cran
announce en dfil qui doit faire quoi. "Etrange
que les dialogues soient en anglais alors qu'il
s'agit d'un soap afrikaans Malgr un casting
multiracial et le fait que l'afrikaans soit parl
par des millions de Noirs, l'anglais est la langue
vernaculaire de l'industrie cinmatographique.
Cronje est present appel pour venir rpter la
premiere des trois scnes du jour. Cronje est un
professionnel et le ralisateur est donc satisfait.
Les quatre cameras arrivent sur le plateau pour
une premiere prise de rptition. Et ensuite
"Moteur !". Une seule prise suffit, la joie de
tous. Cronje aurait bien fait d'autres prises. "Une
prise et c'est tout", soupire-t-il. "Mais je ne m'y
suis pas encore fait". H.P. M




mlots-cls
Tobie Cronje ; Afrique du Sud ;
Binnelanders ; thtre ; Hans Pienaar.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009











PLUS DE FLEXIBILITY,


rclament les dputs iCP-UE

Les Accords de partenariat conomique (APE) doivent tre plus flexibles et soutenus par un
nouveau fonds d'aide au commerce. L'aide europenne ne doit en aucun cas tre conditionne
la signature des accords, ont insist les parlementaires de l'Assemble paritaire d'Afrique,
des Carabes, du Pacifique et de l'Union Europenne, runis Prague du 4 au 9 avril.


pli d'i l], i (Ili nai une aviaijce de 3 milliards
dt. -~ J prd ent l i -- 1 i l i dk~ _- I, ci, le Ilud.i, l. d'aide aux pays ACP et
compenser 1:1 perte (le
J di ii id-LN J\pirt,i iii du, pi d il
avi. ~',Ii i iii i I i.. i, k i 1 i i iniLi if u I I Xi
k> Clauses controuerses
Iiii il 'L,~ir.iC' 'i x ir k .i~qi l a *'
h li ,-. p.ir Il. I., LILI,, la
l i u .-IIIIII l di . I nhii i di i ind' : pai a ll i la
il,-. plu, -IiipiLi
l dj n kI 11 b'. `j1 p>il 'iti. iii'' itrI r p. .,h I i i i r ta i ii i' d in' ki
IL, i i l i l iii hLI A 1iii '. h'2 iV(l IL Iii i 11,1l
I iiha a .I' I 1- !!~ lu I~i il I' iii k 'N.i 1 I'" ~ll .ui~ 'i1111111"" h~1 'IIii il' 'il p1.i
r'a ll iii 1 I h1 : d 1 I ill' i l ltI ti r IL,
j l:iii k i ili'" *' 1 1 1 iii i "l' 'Iiii' i I I1 k p I l a ril di -i L '"i iii ii il,
j i il iii/l~ d'.ii1'. .11i l~'il'"''iiLla I . lil~i.il.jTit.'t iI,''~iiiiiiiIi cl iii'' i~..iill"
k iLit lL _k Fk 1 I. IL, i.ti il 1
LIL, 1 J'alik ]il j 1 111IL t1fi t,,IllllL ILL AIL4 lialidi',
.11 11 1k lie l"I' Il-lu.i L III II [b i1fa1.1 1 .1iii.i 11. hw
~ ~~~i.i iiiiL LIL L, plu JL J.-iciIc l, TL>,Ii l ,,u' nL,,'piu'ek! 11,1
L IL, Li 1 1 1 Ill _l.iii iliijI.1 P.i.rii~ r


> Refus dela "conditionnalit"
de l'aide


M.M.B. a


ilI 'i .. K ..


&E iiMi-IL la
cil~ ~ iii' I 'k i .- i' l*'. I i I i I
2 Ii.~ .u '!~( ulu i' 1. .ili~I* qni I.~ll'r.
.i[. iII l' uC 2 lui k ~nu I jiil i' .ii\' ~.t i .I .ilI I1
Ffdli .Lp'*~...'n ik~- IriIlTl' i1iIl Ilols-cles
I~ ~ ~ ~ ~ ~ ~~ ~~~cli~ ii I'I'Ia k J- IdIii .-I


'f


, l il H-1


A






















































l'Afrique du Sud est un peu l'Am-
rique du continent africain. Ses
entreprises, bien plus performances
que dans les autres pays africains, dtiennent
gnralement d'importantes parts de march
et vincent la concurrence au point qu'on peut
se demander si ce pays n'agit pas comme une
nouvelle puissance colonial.
Mais d'un autre ct, l'Afrique du Sud est deve-
nue le porte-parole de l'Afrique sur la scne
international, notamment durant la prsidence
de Thabo Mbeki, qui a initi la mise en place
d'une srie d'institutions africaines depuis le
lancement de l'Union Africaine (UA) en 2000.
Voici ce que dit de l'Occident le parti actuelle-
ment au pouvoir en Afrique du Sud : "Les int-
rts sud-africains ne lui tiennent pas coeur. "
Il a t question de cette "schizophrnie" dans
les ngociations sur les APE entire l'UE et les
pays ACP, l'Afrique tant en effet un pays
"riche" et en mme temps un ardent dfenseur
des droits des pauvres de race noire.
La signature des APE a commence prendre un
caractre urgent vers la fin 2007, poque qui a
vu la suppression, conformment aux rgles de
l'Organisation mondiale du commerce, des pr-
frences commercials en faveur des pays ACP.
A l'initiative de l'UE, l'Accord de Cotonou
(2000-2007) prvoit la possibility de conclure


des APE. En Afrique, plusieurs "APE" intri-
maires ont t conclus mais non pas signs
- afin d'viter des actions pour non-conformit
aux rgles de l'OMC. En Afrique australe, neuf
des 15 membres de la Communaut de dvelop-
pement de l'Afrique australe (SADC, Southern
African Development Community) ont agi de la
sorte, menaant ainsi l'intgration rgionale, un
des piliers des politiques trangres d'Afrique
du Sud "en faveur des Noirs".
L'UE tant le principal partenaire commercial
de l'Afrique du Sud depuis l'poque colonial,
ce pays a dj son propre accord commercial
avec l'UE. Cet accord est rengoci priodique-
ment. En 2007, l'Afrique du Sud a aussi conclu
un Accord de partenariat stratgique avec l'UE,
un type d'accord sign par seulement une poi-
gne de pays jusqu'ici.
Les ngociations en vue d'un APE remplaant
l'actuel accord commercial entire l'Afrique du
Sud et l'UE lorsqu'il prendra fin, en 2012 -
ont chou de part et d'autre. Concurrent poten-
tiel de l'UE sur son propre continent, l'Afrique
du Sud nourrit des craintes, notamment en ce
qui concern l'avenir de son secteur des servi-
ces. Dans le secteur bancaire, par example, les
frais bancaires, bien plus levs qu'en Europe,
ne pourraient pas tre comptitifs l'tran-
ger. L'introduction de politiques commercials,
comme l'exigent les APE provisoires, entrane-


rait d'autre part la suppression progressive des
droits de douane. Or, la plupart des gouverne-
ments africains, dots de structures d'imposition
inefficaces, dpendant totalement de ces recet-
tes, qu'elles soient ou non officielles, car c'est
leur principal source de revenues. L'Afrique
du Sud souhaite l'instauration d'un systme de
droits de douane commun l'ensemble de la
region et qui serait administr par une Union
douanire sud-africaine largie. Cet organisme
est aussi l'une des bases de l'intgration cono-
mique de l'Afrique australe, et aussi une de ses
tapes, et deviendra un jour peut-tre un modle
d'intgration pour le reste du continent.
Lors d'une troka ministrielle en janvier 2009,
les parties ont convenu que l'intgration autour
d'une nouvelle Union douanire pour l'Afrique
australe devait tre un volet cl dans les ngo-
ciations futures. Mais depuis, l'UE a fait part
de son intention de poursuivre les ngociations
autour d'un APE avec le Botswana, le Lesotho,
la Namibie et le Swaziland (pays de l'Union
douanire de l'Afrique du Sud) ainsi qu'avec le
Mozambique, mais sans l'Afrique du Sud.
H.P. M


mots-cls
Afrique du Sud ; SACU ; SADC ; APE;
Thabo Mbeki ; Hans Pienaar.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009
























































"Une politique climatique quitable, c'est de l'aide au dveloppement efficace", dcla-
rait rcemment Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut de Postdam pour la
recherche sur l'impact climatique. L'ONG allemande Misereor le prouve sur le terrain.
Et met les bouches doubles moins de six mois du Sommet sur le climate. Pour dcou-
vrir que souvent les pays du Sud ont des leons donner ceux du Nord.


mat qui doit se dcider en dcembre
prochain Copenhague dans le cadre
de la Convention des Nations Unies
sur les changements climatiques risquent d'tre
les pays en dveloppement, lesquels devraient
subir de plein fouet les drglements climatiques
annoncs, et pour une bonne part provoqus par
les pays industrialists responsables de l'aug-
mentation de gaz effet de serre (GES).


> Influer sur les ngociations

Pour deux raisons. D'une part, les solutions
prconises pour limiter les GES sont essen-
tiellement des instruments de march grs par
- et souvent pour les pays industrialists (lire
l'encadr) ; d'autre part, le manque d'expertise
- et de poids politique des reprsentants des
pays du Tiers monde risquent de les dforcer
dans des ngociations qui s'annoncent trs dures


et trs techniques et complexes. C'est ces
deux carences que s'attaque le rseau des ONG
de l'association CIDSE (www.cidse.org) qui
regroupe 16 organizations catholiques. Parmi
elles, l'ONG allemande Misereor s'applique
trouver en partenariat avec la population locale
- des mthodes permettant ces pays d'attnuer
les effects des changements climatiques et de s'y
adapter. Deux concepts l'attnuation et l'adap-
tation qui front l'objet d'pres ngociations


CURRIER







De la Terre


Copenhague o les parties la Convention
devraient dcider d'un fonds special permettant
aux pays en dveloppement de prendre les mesu-
res ad-hoc.
"Nous essayons de donner des outils nos
partenaires pour leur permettre de participer
aux ngociations", explique Anika Schroeder,
responsible climate et dveloppement chez
Misereor. "Copenhague n'est aprs tout que le
dbut du processus. Les gens sur le terrain ne
sont pas encore prts influer sur leurs gou-
vernements, mais cela viendra petit petit."
Ainsi long allemande organisera au Malawi
un webcast entire des reprsentants du Malawi
et des ngociateurs des pays du Nord, lors de la
runion prparatoire au Sommet de Copenhague
qui se droulera en juin Bonn (Allemagne).

> Apprendre des pags du Sud

Mais c'est aussi sur le terrain que long agit.
"Nous avons lanc, pursuit Anika Schroeder,
des ateliers de travail avec les populations loca-
les de trois pays : le Mali, le Niger et le Burkina
Faso. En ralit, ces trois pays subsahariens
ont tir des enseignements trs intressants des
changements climatiques qu'ils vivent depuis
plus de dix ans. Ils sont dj prpars et font
preuve de la flexibility ncessaire. S'adapter fait
dj parties de leur vie. C'est comme un labora-
toire. En ralit, nous essayons de comprendre
leur processus d'adaptation avec l'objectif de le
diffuser au reste du monde." Les ateliers techni-
ques mis en place devraient tre suivis d'ateliers
l'intention des politiques. En octobre prochain,
un grand colloque doit se tenir Niamey, la


capital du Niger, o les questions de change-
ments climatiques et de justice seront discutes
en profondeur. "Nous prvoyons d'inviter des
scientifiques du Nord, de l'Institut de recherche
sur l'impact du climate de Potsdam (PIK), afin
de leur montrer ce que signifie le changement
climatique sur le terrain et non d'aprs leurs
modles."
La moiti des financements de Misereor sont
affects des projects agricoles. "Nous voyons
que les petites exploitations agricoles s'adaptent
trs bien, mieux aux changements climatiques.
Notre project est aussi de collector et de prser-
ver les semences natives. Aux Philippines par
example, des communauts de paysans utilisent
d'anciennes varits de riz et ont mme russi
mettre au point de nouvelles varits qui rsis-
tent soit la scheresse, soit aux grandes pluies",
ajoute Anika Schroeder.

> Combattre la pauuret

Misereor agit galement sur d'autres terrains
prsentant des enjeux diffrents. En Afrique
du Sud notamment. "C'est une conomie d'ur-
gence, qui offre des difficults mais aussi des
opportunities explique Anika Schroeder, pour-
suivant : "Ce sont dj des gros pollueurs mais
en mme temps subsiste une pauvret norme.
Il faut combattre sur les deux fronts." Des ONG
sud-africaines sont dj trs actives et se battent
notamment pour diminuer l'empreinte carbon
des populations riches. Dans les quarters pau-
vres, Misereor travaille avec les communauts
confrontes des risques quotidiens, comme les
glissements de terrain, ces quarters tant sou-


vent construits dans des zones limits. Avec un
"credo" : les initiatives doivent venir des popu-
lations concernes. L'ONG apporte ses conseils
et le financement. M.M.B. M




lots-cls
Misereor ; CIDSE ; Anika Schroeder ; Araya
Asfaw ; Convention Climat; Copenhague;
adaptation ; Marie-Martine Buckens.


I*I I; II Ie;l ll I#.W [. ;.





Dietu du].J Cenrz tre1 environnement ,'ral





rgioal:ll de! la Crne; de il'Afrique lllio
I.yaAsa e. tm qui est imai de.






revo1 ;ir les r.gles; du jeu;Clpenhague
Dan un doumn puli en m-- rs pour








(SN) le directeu esime[ que1 le)'ot-]

cUIole de:.yoto,: qu porlhue i e














* ,."* l!* l;;* 17 I'.-.-l I.[ o.-i
-as' ndoti ali a m frein le
Araya 'l [,=,.I sI'enprn p=)(i l' us part icui-

cle,1" Jle Maim de DveloppementL![




"crd its cab n Le scenifqu thio- !U


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009






































nature


sur humann


D'aucuns la confondent avec la Rpublique Dominicaine.
Quand La Dominique est mieux perue, c'est d'abord
sa "beaut sauvage" qui est retenue. Et elle est vrai-
ment cette "lle nature", come ses habitants aiment
la designer. Mlais la Dominique est plus surprenante,
plus envotante que cette tiquette, mme flatteuse.
Le nouvel attrait pour le tourism vert lui est favorable


et malgr la crise financire international, des normes
bateaux de croisires s'y arrtent tous les jours devant
les fentres des hotels du bord de mer de Roseau, la
capital. Autre curiosity, cette petite ile a eu sa tte
durant 15 ans Dame Eugenia Charles, la 5e Prsidente
ou Premier ministry lue du monde la premiere du
continent amricain.


COURRIER


Un reportage de Hegel Coutier





Pj
tA


Dominique eportage


Si nombre de beaux paysages de la Dominique sont gnralement accessi-
bles par route, l'le sduit surtout le nouveau tourism, attir par la march
dans une nature vierge d'une beauty intacte, sa fort tropical, ses chutes
d'eaux et ses rivires et ses curiosits comme le "Boiling lake" ou ses
sources chaudes et sulfureuses percolant ou jaillissant des profondeurs
gothermiques. La Dominique est l'le la plus montagneuse de la Carabe
: quasiment pas de planes, avec des sommets culminant 1.500 mtres.
Elle allie la modernit la protection de la nature sauvage, jusque dans les
villes. C'est aussi un pays qui, tout en reposant sur une conomie agricole
avec tous ses alas, ne connat pas de grande pauvret et est riche d'une
rpartition des richesses relativement quilibre, d'un niveau d'instruc-
tion plutt lev, d'une bonne couverture mdicale. L'esprance de vie,
assez leve d'ailleurs, y est la mme pour les riches et les pauvres, signe
d'un bon quilibre social et du souci de ses gouvernements successifs
d'investir dans l'humain. Le systme de protection social et d'assurance
sant y est efficace. L'esprance de vie la Dominique 75 ans, 14 ans
de plus que la moyenne mondiale la situe dj en bonne position mais
ce qui sort ce pays de l'ordinaire est le nombre relativement lev de ses
centenaires, 22 en 2002 pour 70.000 habitants don't l'poque la doyenne
mondiale Ma Pampo morte en 2003 128 ans ; l'une de ses voisines tait
de 13 ans sa benjamin.

Le pays offre en outre une certain quality de vie, la scurit et l'affabilit
des relations humaines. Il n'est pas rare que l'tranger soit arrt dans un
village ou Roseau just pour s'entendre souhaiter chaleureusement la
bienvenue par un Dominicain et que la conversation se prolonge.

La Dominique est un pays agricole. Contrairement d'autres petites les, la
population ne s'agglutine pas dans la capital. Pas plus d'un tiers des habi-
tants vivent dans et aux environs de Roseau. Mme si on a assist depuis
peu un exode rural, comme consequence de cyclones qui ont ravag des
plantations en plus des difficults des producteurs de banane, le premier
produit d'exportation, dues l'rosion de leurs prfrences sur le march
de l'Union Europenne.


Tout en tant un pays anglophone, la Dominique parle le mme crole
"franais" que les dpartements franais d'Amrique, Hafti. Elle est situe
entire la Guadeloupe au Nord et la Martinique au Sud, just au milieu de
l'arc des Antilles s'tirant entire la Floride et le Venezuela. Comme toute
la Carabe, la Dominique a une population et une culture mtisses mme


Cathdrale catholique romaine, Roseau, Dominique, 2009.
Hegel Goutier


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009







eportage Dominique


si la plupart de ses habitants sont des descendants d'Africains. L'le est
l'une des trs rares de la Carabe insulaire avoir encore une minority
amrindienne (des Caribs), un peu moins de 2.500 sur une population
d'un peu plus de 70.000 habitants. Mixit entire le franais et l'anglais,
entire les influences europennes, africaines et amrindiennes, plus celles
des nouveaux arrivants de la region et de l'Asie ; mixit religieuse entire le
protestantisme et le catholicisme remain plus les croyances d'Afrique et de
sa population autochtone, sans parler d'une forte presence du movement
politico-religieux Rastafari. Six Dominicains sur dix sont catholiques pra-
tiquants et le magister de cette religion est fort tant sur le plan moral que
politique. Lors de la visit du Courrier, des rassemblements de prires
Roseau pour la semaine sainte regroupaient gnralement en un seul lieu
environ 2.000 personnel, un chiffre considerable l'chelle du pays. Tous
anims par des prdicateurs empruntant la mise en scne, le ton et la vh-
mence de leurs mdiatiques congnres tasuniens et fustigeant les carts
la morale strict comme les dbordements sensuels du carnaval. Le carna-
val connat nanmoins un grand succs chaque anne. Culture mixte !




Si la Dominique a t aperue par Christophe Colomb ds novembre 1493
peine un an aprs l'arrive de celui-ci dans la Carabe, elle n'a t occu-
pe qu'un sicle et demi plus tard, les intrpides guerriers carabes l'ayant


farouchement dfendue mais aussi grce sa topographie accidente. Les
Indiens Carabes ne se dnommaient d'ailleurs pas ainsi le mot vient
d'une mprise de Christophe Colomb mais Kalinago. La premiere arri-
ve du navigateur gnois avait eu lieu le 3 novembre, un dimanche d'o
le nom Domenica une le que ses occupants honoraient de l'appellation
enchanteresse de Waitikubuli (Elance est-elle / Elanc est son corps)*
pour designer cette le s'lanant abruptement de la mer. Vers le milieu
du XVIe sicle, les navires espagnols naviguant dans la region avaient un
point de ravitaillement sur l'le Prince Rupert Bay. Le lieu fut aussi uti-
lis par la suite par des navigateurs franais, anglais et hollandais. En 1569,
on y dnombra 30 Espagnols et 40 Africains vivant parmi les Indiens
Kalinago. Parmi les aventuriers illustres qui y ont trouv assistance, figu-
rent Sir Francis Drake, Georges Clifford comte de Cumberland et le Prince
Rupert du Rhin. Quelques flibustiers franais s'y installeront beaucoup
plus tard, suivis par des Anglais et les Hollandais de plus en plus nom-
breux. En 1625, les Kalinago entreprirent une guerre defensive contre eux
mais ont d battre en retraite vu leur faiblesse en nombre et en munitions.
Dsormais ils arbitreront les conflicts inter-coloniaux et seront parmi les
tous derniers de la region tre colonists. En 1627, le compete anglais de
Carlisle affirma la souverainet de son pays sur plusieurs les regroupes
autour de la Dominique. Les Franais en firent de mme. Les jeux n'ont
t faits pour la Dominique qu'en 1805 o l'Angleterre l'emporta aprs la
destruction complete de Roseau par les Franais. Entretemps les Kalinago
ont souvent jou l'un contre l'autre.

La colonisation anglaise, aprs la Premire Guerre mondiale, concdera de
plus en plus d'espace d'autogestion l'le dsormais habilite lire ses
reprsentants locaux. La Dominique accde un systme d'autonomie en
1967 dans le cadre de l'Etat Associ de la Carabe (West Indies Associate
State) et a son indpendance le 3 novembre 1978 avec pour Premier minis-
tre Patrick John, Dominica Labor Party. Celui-ci dmissionnera quelques
mois plus tard la suite d'allgations de corruption. Dans la foule, l'le
a t dvaste par un ouragan. En juin 1980, Dame Eugenia Charles a
gagn les elections la tte du Dominica Freedom Party DFP. Elle sortira
vainqueur de deux autres elections gnrales, et totalisera 15 ans la tte
du pays. Elle aura rsist deux tentatives de coup d'Etat, soutenu en tant
que Prsidente de l'OECS (Organisation of Eastern Caribbean States),
l'invasion amricaine de Grenade en 1883 et acquis le sobriquet de la
Dame de fer de la Carabe. Tout en restant membre du Commonwealth
britannique, le nouvel Etat a opt en 1989 pour un systme rpublicain et
son chef d'Etat est un president dot d'un pouvoir protocolaire, le chef du
gouvernement tant le Premier ministry.

Actuellement, le pays est dirig par un jeune Premier ministry issu du
Dominica Labor Party, Roosevelt Skerrit arrive en 2004 la tte du gou-
vernement seulement 31 ans. *
* Tall is her body.









mots-cls
Hegel Goutier ; Dominique ; Carabe ; Carib; Kalinago ; Waitikubuli;
Sir Francis Drake ; Georges Clifford ; comte de Cumberland ; Prince
Rupert du Rhin ; comte de Carlisle ; Patrick John ; Dame Eugenia
Charles ; OECS ; Edison James ; Roosevelt (Rosie) Douglas ; Roosevelt
Skerrit ; Dominica Labor Party ; Dominica Freedom Party ; United
Worker Party.


COURRIER















pq
* f P2


WIlI


i Lli ln lii


comment la Dominique fait-elle face
l'actuelle crise conomique mon-
diale, aprs avoir connu elle-mme,
il y a quelques annes, des turbulen-
ces conomiques ?

Nous avons en effet d affronter des difficults
conomiques, mais le gouvernement y a ragi
activement, avec le soutien des bailleurs de
fonds, de l'Union Europenne (UE) et du Fonds


montaire international (FMI). En 2004-2005,
notre conomie affichait des signes de reprise.
Comme le reste du monde, et en particulier les
petites conomies ouvertes, nous sommes affec-
ts par la situation que connaissent les grands
pays. Notre conomie depend beaucoup de
l'conomie amricaine et europenne. Beaucoup
de nos habitants ont en effet migr vers ces
pays, et envoient de l'argent leur famille
reste en Dominique. S'ils percent leur emploi


dans ces pays, le volume des envois de fonds
diminuera. Nous sommes galement proccups
par l'incertitude qui plane actuellement sur les
marchs ptroliers.
Le gouvernement a indiqu qu'il continuerait
promouvoir la croissance conomique, il s'em-
ploie d'ailleurs mettre en euvre un programme
d'investissements publics afin de stimuler l'ac-
tivit en Dominique. Il encourage le lancement
d'une srie de projects routiers et immobiliers, de


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


eportage
i "?---


s-.


ni


I1111


I illL


Arlr


u ielt







eportage Dominique


manire directed ou en facilitant les prts taux
rduit. Il investit par ailleurs dans le secteur de
l'agriculture et dans la pche, measures qui, nous
l'esprons, permettront de dvelopper la produc-
tion indigne et partant, de minimiser l'impact
de la crise. Nous examinons galement comment
amliorer les exportations, en particulier dans
la region, la suite des investissements raliss
dans l'agriculture. Nous sommes en pourparlers
avec les principaux croisiristes et nous pouvons
esprer une augmentation de l'ordre de 40% du
nombre de tourists de croisire pour la pro-
chaine saison.

L'opposition vous reproche de ne pas investor
\ifiitiiii, ni dans l'agriculture.

Dans un pays comme la Dominique, les investis-
sements dans le secteur agricole seront, par dfi-
nition, toujours insuffisants. La Dominique est en
effet un pays majoritairement agricole et de fait,
la plupart des pays de la region ont besoin de nos
exportations de denres alimentaires, en particulier
Antigua, Saint Christophe, Saint Martin et les les
Vierges britanniques et amricaines. En ce sens, il
est toujours possible d'investir davantage. Le gou-
vemement entend continue investor dans ce sec-
teur, mais ces investissements ne peuvent dpasser
les resources disponibles. En 2007, notre agricul-


ture, en particulier les plantations de bananes, a
t ravage par l'ouragan Dean. Le gouvemement
a d rinvestir dans l'agriculture, l'objectif tant
de remplacer ce qui avait t endommag, et non
de raliser de nouveaux investissements. Plus tard,
en 2008, notre secteur de la pche a t affect
par l'ouragan Omar. Le gouvernement a ainsi d
investor prs de 5 millions de dollars pour venir en
aide ce secteur.

Qu'en est-il des measures prises l'chelon
regional, par le biais de la CARICOM, pour
letter contre la crise ?

Les matires relevant de la Communaut cari-
benne (CARICOM) sont traites par diffrents
ministres : commerce, affaires trangres, affai-
res CARICOM. Pour autant que je sache, la
CARICOM et les chefs de gouvemements s'ef-
forcent d'adopter des positions communes sur
certaines questions. Ensemble, ils s'emploient
par example remdier aux problmes financiers
l'origine d'une certain instability dans le sec-
teur des assurances. En outre, les gouvemements
de l'Organisation des Etats des Carabes orienta-
les (OECS) ainsi que de la Barbade et de Trinit
et Tobago ont collabor trs troitement afin de
rsoudre le problme. Je n'ai donc pas l'impres-
sion que la CARICOM n'est pas assez active.


L'actuelle stratgie de dveloppement du gou-
vernement .... ..i.. il. tout son sens dans le
context de la crise conomique mondiale ?

L'agriculture fera toujours parties intgrante de
l'conomie de la Dominique, mais sans doute
pas autant que dans les annes 70. Elle n'en res-
tera pas moins un secteur majeur. Nous mettons
aujourd'hui l'accent sur le tourism et investis-
sons dans la modernisation de notre aroport.
Nous pourrons ainsi accueillir un plus grand
nombre de visiteurs tout en facilitant les dplace-
ments des Dominicains, y compris ceux qui rsi-
dent l'tranger. Le tourism restera un secteur
cl. Le gouvernement a fait part de son souhait
de se concentrer sur le secteur offshore. Nous
mettons aussi l'accent sur le dveloppement des
technologies de l'information et de la commu-
nication. Toutefois, court terme, nous devons
privilgier les initiatives permettant de maintenir
le pays flots, malgr la crise. Le gouvernement
devrait lancer plus rapidement que par le pass
des programmes d'investissements publics car
nous devons absolument lutter contre le ralentis-
sement de la croissance conomique. H.C. *

lots-cls
Hegel Goutier ; Rosamund Edwards;
Roosevelt Skerrit; Dominique ; CARICOM;
OECS.


PSYCHOLOGIE

Francis O. Severin


,iir lt il iL I iiiiii il ut l '.till prt. ill-
il rllil nit u111i1 lifn p' ll.in lUilliI
i.ilt i ii.in ldlil i iiii i -i ih i. par 'c'tii lli pl'


11i i i iii riii iii r IL n id L iLiii
u i c iir t ffItll. I lUhi2 lcti ill i it Cl it LL I ,iit




ii|ii iliiui iiIdi L L ui t i iiiiii.i i ii it 'iild.i
li ,.rirl -i l'.slli l r lkll il ].- l)[ L i .iL l l'



Irai. h .llll a.r' I rII d. I ll it t Iall i.t l i llk i ,11-
%-, ,iL ., U'hr L'., .' dli n liL.r l, Ill 'i l l Ic li |'I li IIr

\iii .i llr iU Iiti li li a l |i.il il iiiiiid ri i 1 1i11
'iii J il i' ', tlil li r1 .il ]il IIiiL L IiL II r1 i ,' tiu i
ill c/i lllli n ll l l di f 1i lllr t1 1 L Il .i d ld l'ttli
Irti ll l 1 b:htrr 'r dd( (l VILi111 1 tl Il1.

St, riiin dt dO nillir I i, l1npl dc Itcl C.adir up,-
ri'iir quIi likid i li tt r It d ', i pi i'%t'll r'll1t d'it ,l,


tiiil '. l I Iliii 'inrir qui iiii paliil d. Irn ti qui.

n j.iilr i Liijin "iioinu II.i 1lli. ajiI, l -I-il i.iI Vlli
tilLI.iilt' 1 ul l lia ur qLt'tll il i'.[\l;iii',t
Ilrii.iacr li a I ndi crii ic. Icl claint l 1I. a.iiiri-
.iilli il diIIi'iilll 24 i l 24 Ik 'iialilliL It, .ilt'inr
Ill il 1klI!.1 d .1lIl p il I .I 1111lll l, -I ik

i'.L'ii Si '.rlinii ir i.ipp'Irl hliiiii.ain .i.i r i ii t
ri'.il' I Ul pl'fl', I li llin pr, lILIqLL' dLn l, L ,
Er l h' t lil IJ dc ill'tltratic tll qii rllr i lt
dc tl. l ',pp t J \elllill ll, l [ l lI c lCL LLtC[L:L
.J.l'i lh.idil 'ud dc i t rt' nr iirr tic Liii vn-liilnli t
dt' rt 'i.llI "l,.ti l t.. '-:-; a I i i.' ll "qLui ,1 I tl
qiu ltquti tIih p,.iii riitil i itt raJtitdi pal
t'\t'lllili|t' pli LI Ill IIII llllll t q i Idll il'i,,tr UllI


l.Aill[ prr. dur inini '. lll.i" .it lun i ciitilnriil pcr-
\ l, Il l. 11 ll l' iill i, d iL tl lFt'i [' iill' id '-
l iitl i.illt rritliin.iia iinci iiii KTt- Lil dii \ln'i
.tLU\ qtLi 2 idl lt iii cii c it' iill t i\ qul li l t'' *tIl
p|,i m.iL'flIn, Lt tvii qui qi pld prrd iiit 'rti
ti 11h ll ll i qkL I' r, p1 hill 'lIZk gi l ll L\ lll d ill]
.iiti i I 3tlii p iir rrjuiiindri It ga.i;n.ilit ail'r,
qLI'il, iili'lf l Id L'. llil *|'21L atdL II. illl ii ll j ll[r'
I'i;i.ririim H.C.



mols-cls
I tul t'*. iii ll ,r l ,IIIIIII I II i. ii ( )
Irl'l ll li' )l)i lli li lllli)ll DI i )ii q lllllleil dI,
1.a i)p ll' i'beee'lll \\' ls I die, L ii' i i'ill
i I \Mi


CURRIER






Dominique eportage


souhaite plus





est le president

du principal parti d'opposition

en Dominique, le Parti des travailleurs unis (United Workers' Party-

UWP) qui a remport huit siges lors des lections du 5 mai 2005.


ous avez formula des critiques de mauvaise governance l'en-
contre du gouvernement.

Les elections de 2005 ont t frauduleuses et entaches d'irrgu-
larits. Ajoutons cela le problme d'une classes dirigeante particulirement
corrompue ; la fraude fiscal et l'acquisition de richesses et d'une srie de
biens devraient galement tre examines par notre nouvelle Commission de
l'intgrit mais celle-ci n'est pas autorise, par la loi, examiner rtroacti-
vement des irrgularits passes. Il appartient donc au Premier ministry de
remdier cela en assurant la transparence des informations dans un esprit de
responsabilit vis--vis des citoyens et de l'opposition.
L'autre point concern l'conomie. La crise conomique international
est une ralit indniable, mais il faut savoir que notre pays n'est pas ce
point dpendant du systme financier international. La crise conomique
n'a donc pas encore frapp la Dominique. Il n'empche qu'au course de ces
quatre ou cinq dernires annes, nous avons connu un climate conomique
extrmement morose, caractris par des pertes d'emplois et de revenues,
une forte imposition et l'absence d'investissements productifs suffisants
dans l'agriculture, notre premier secteur conomique, et dans le tourism,
deuxime secteur conomique de notre pays. La quality de vie de nos habi-
tants en a souffert. Nous disposons de fantastiques resources naturelles,
mais pour l'une ou l'autre raison, nous n'avons pas t en measure de les
exploiter pleinement.

Revenons la nature des irrgularits lectorales...

De telles irrgularits ont t observes pendant toute la priode contempo-
raine de notre histoire politique, c'est--dire depuis 1960. Mais les elections
du 5 mai 2005 ont t les plus corrompues de toute
l'histoire de la Dominique. Certains candidates
n'ont pas hsit rcompenser gnreusement La Dominiqu(
les promesses de vote. Des citoyens dominicains
vivant outre-mer ont mme reu des billets d'avi- Donnees gnrales


on pour venir voter en Dominique une pratique
totalement illgale !

Le dpouillement du scrutiny semble avoir mis en
evidence un nombre lev d'lecteurs par rapport
la population

La liste des lecteurs comptait 68.000 personnel
alors que nous savons que 20.000 d'entre elles
avaient moins de 18 ans, et ne pouvaient donc pas
voter. A l'poque des elections, le pays comptait
entire 60.000 et 65.000 habitants. Environ 48.000
personnel seulement auraient donc d figure sur
la liste.

Le gouvernement parle de reprise conomique...

C'est ce qu'il pretend en effet. C'est oublier que
l'migration est un indicateur de recession co-


nomique. Notre pays compete environ 60.000 habitants, alors qu'il y a dix
ans, il en comptait 90.000 selon les estimations. Un dclin qui montre une
migration massive de nos habitants pour Antigua et d'autres pays de la
region et d'ailleurs qui semblent offrir de meilleures perspectives.
Que faut-il changer dans votre pays, en terms de governance ?
Nous demandons le "nettoyage" des cartes d'identit et des listes d'lec-
teurs. Notre legislation stipule qu'un citoyen dominicain doit s'tre rendu
dans son pays au course des cinq annes prcdant une election pour avoir
le droit de vote. Des observateurs internationaux devraient tre dtachs
dans notre pays. Nous estimons galement que les parties de l'opposition
doivent bnficier d'un accs relativement quitable aux mdias publics
(services de radio et tldiffusion de Dominique (DBS) et Government
Information Service).

Si vous arrive en tte auxprochaines lections, quels changements appor-
teriez-vous ?

La Dominique a pour formidable atout ses richesses naturelles, d'o son
surnom d'"Ile Nature" que nous devons absolument mettre en valeur.
Vient ensuite la question de l'intgrit : nous avons besoin d'une dmocra-
tie ouverte et transparent et d'un systme de gouvernement local renforc.
Nous pouvions nous prvaloir du meilleur systme de gouvernement local
de toute la region, mais il est aujourd'hui rprim. H.C. l

Ilots-cls
Hegel Goutier; Ron Green; Dominique; UWP; migrations; DBS.


e et La Grenade en chiffres


Dominique


r',


Grenade








'r?-,
;'s,,.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


S J iIL. -,i I .I ILI rriIl, 'll, ,ti 4 lljiiIII I ",

'i .I i i.




'I i, ii iiiL iii iI11 CII 1 LuI,1i
LI iD r Iic
l l .l- .l 1 i ii i,
i[ l U- L I l P iU I II ' lu F'IIl I""I
Fin a n ce m e n t d e I U E i i ,-,, ..1i il, .1, I 1 111-,.


' ur-ii-i c c I- 1 i i liiiii ir' n i ui. lp i nni ';u i ru niiiiiiiil dlc 1 1 ,I mrirniiquc




































Aprs la crise conomique svre qui avait touch la Dominique la fin des annes 90, les gou-

vernements successifs ont fait un effort marquant pour donner une assise solide la governance
conomique et politique. Ces efforts ont t tant et si bien apprcis, souligne l'Ambassadeur
Valeriano Diaz, chef de dlgation de l'Union Europenne pour la Barbade et les pays de
l'Organisation des Etats de la Caraibe orientale, que la Dominique avait obtenu une augmenta-

tion significative de son envelope.


L r Id IL % tc i nu piiari L ti i Li' lu 1 I 'n

Il il il 1_ iiii l 1- ii 1.d i a' L i i i i i ,, 'IL i ni I r
'111 V1 .111 I.t L i1 iI '.111 LI L 1 n l %.)Ljr-
Lu illipl( 11h.1( ii~ lt IIV i~jLtl 1 ii~ p
hltv "I la 1, 'f rlkl[I ut tie 1111 dkliv it i111
Lin ,,ticii hd.xitid ,re Lutiui qui J,,rlnn IL puiis
je ileLr\11111L du IMr IL ILlLI ll t L ,[i.. qT
2 rLo tra .iL iitiiiI, pour 1i Ilie 1 --1)
Illiii iL 11 1 4 Si. mllion, J-d,) ti, -r 5

i 'k' o''i di'il. cili Jeu- piili, pilu due 5i-11ii 111

z r.tir d I ii 1 ha l 'ih i I iiilIIIdi1I1
lii i.iL fl,, L i l I I iLzi i rL i 'n
I i I 1 t I iLii ri u i j li iitIx it: d
pura. i .i.ni [u i h'iiq t l\,riuiii idi iiiiiep'iP
dLqnIlLtt dII\ libl Ij[, de. Id P.LiiL i
Li hi e I-id, dii 11 1) la I 'L'llqll(uL 'lL21






te Vli lIIII d(l\ r 111,%i [CIV LI V.T tladitoll -
1L ,LiIL hliailillie, 1Ld ii '. idr si' L iLd rieisiail i
151 5u I'iIIi i i pl ,a ii puiriiii uih tr
ailiLrz puti iI'~ tI1.~III dii tLiLLii
kIL L hiiinL i r .ii' r dii rl'i r %f ) i 1h 'iTliL
ii~ qpuir Lent ck71 L,111Mhihti.'5 Adi MLU



du;, r- a I[ t iLI I p i%,: [u l a ui i %r 'i,i iiz


du cpIuI di Iii., 4h;nIuilii,, J\ uctir dI doi
r i i aLiLi I ['1 Jtt i [Il' l e.nitre L .ir
el," I~"~ L krzi de i I f2L LkfI aLit
.11I. [i tl- L- I ~LI IIL I hLikl,2 [iarL i-1 iiiillio,n'i
jI' tirei Iuu li.'2Iiruiruin- i!i.',qiiI du r-cfoirirc kiii
rciiic I ,iiL ItI ti du I diiliirtratioi 1 u pa% .


~i.~iiC~i Ldiiiis iliir ru sd '.'iu!iiif liidilIIiiii
Ldin, le cudi d~ I piIIIn J L' IV iii-lii
i ii- ,,pu nrl J. iii di' pi r de Ia 1:nijui uuir.-
pIeeIIIl., i "iflifll I;I lI du \ziiir kIL
klL,\Ll.)IliLr1 I di J L- Liiii 1L-ii- L-i d I'r. d ri1

duii ['r 'rdii iiic tpio mdl di I 1) LEi ii d I iik-


IPar.nm i I, ril ii i : L I ii i 'iI' ii rLj Ii zr iir
l'iii .in i- hiliir ii ii Li 1L -Iiuiiiii t iiii I., Lriii.-i k
cri %ILL d [II-T-ILIIti Ic, duir.iI.ii J hLjii.:LiIc
il ati[re, pr.odui ' i igiiole, de pIliusieiur

I Lifl VJl'IL L ~ iL I1.-i i atI 1.-'n Lr kit
mil li' i L i kit rii.liii r mi iihlir 1,
[rj.id ILt 1 ~i~ it v reportt HaInl lli



~Ti.: liniLniiLi ieiii Ll'uil rieii ,,Li,.Ll ill'ii Li Uri
SL.rt niil .t U1 i u[111 Jl unL i i'. i Mi L u
aril' '[h l* aliu i kI ii w al lalion, Ilh ;,LL,, 11 )L l
r1iii 'fi1i Ll il I L 1ii i 1i iI lLirihsiit,2L kI
i n r r, iiri, 1~i qtl I a.j lcii i 4.jc4 I L pi tiiri

Ini Je n'ulunir IuiieIIinl dLllpel'1Lcii d




li I' riiii it i iuiic lirt' aiio f al p Iurt dit 1 Iv

Lii1'rihu Ikl i uii,[ir i[u, di, Ii du'.i
, t[iir I t i jlrt p iiid? li I 'II lil L


Ln 1 .)rlliiii LIL 1 il 1 1i 1 itvo ila i i kIL vitii
I.j u ri d Idru i pi i i iIiIcr jhk it Id .
estu 'utuIILleilLnun r111' c'i vu'. ugrdLe a
linLi'.unli'n du n 'dii 'q,ild, e--iLl
il lS IUl LuII dol't'io de. -I n lIn dtIi.
.ILI iir, du a.drt I`ILL1.Id I 'i du LI T
dc4iiiR Li1ipcii4cr Ivs Loii..cqik ic L Lie I.d


lh- iitL- dt \p 'irt.i ('iiil i i dL hii n1 I i v i Nifln-
Ilh 2.L lui '1 r i it Ci lu,1iii C4 i I'r u ,xuu
.ibLiiiJ,,, ,'iiis L'L LiiLle 1-riiiiies la Lt-inriiniuriiulL,

liillkliL 111 II INllr IIL lLl rilltri C'l l autant jel
,rLit i tl, h. lL Iii IL di I u'i'ii dui I l s~
Il cri Lai du iu pour 'I. 'iiliiwi du,
[k\ hicuirs et atitres iniicur' Il ipp ' Jd pleini I'uti I
Parl Iv'\ uni' I al.i'.

Iv lll111L1111 I'Ll ilL 1~i~ 11-.1.i111111 10 11 LIrIL

P.oiir I in n'. le jilli' et les i iiii' u

P"I i I~ iTi n iit:2i Lii i1 jil up l.lii.il i
pri.jet Je traitementcii Je, LiLLt-i L ilil- .iii
qu1' Uri liTilJ i
Iv klLiiri.int,2 L d 1,111-Lill
l'diLiitT t.Ii, 1L(4 plti I[ lIiIijiu Par Il i.
,I Livrl 'iI iii p 'r I iiir i riruinic I1 pni@ ite
ILau I).iniiqiu[ hciic ura cxuilniiuiit di' pic,

-p iii iie., J iiii, j:,rlii i iii.liii 1 Je, t'aia lle.
1.,S million d tirir, on i IL dliiIL il titiL Lii
I ii I-i-i' l d!I. i ll it 1 i bII I tI Li :1 I i1ii'<:
tii t i\ It iLilaii _. l ti ic rd t ii.pjrkiijrul CL-
ii.UTiiquL1 I .1 I W siii le I'i I.hi ,
H.G.

\te mitajit ILI L %IRI 'H I ,ILh- ,ILTlIjlrL, JL I J'
LI1 ~ 1 I JrtMLIa k It aJ. i.- la 1,..rbatic
I l la I iiiiiirlitluL 1 I
~Iiii I iillliri i rInai.l Jrni ..il.uici Ini.I



nIols-cls
I I licI( ..iiiiei .ileiie ii .. I I I I

I ij.ilI >. liiiiiiii(III


COURRIER









































"Mon project c'est a, la Dominique et il est sexy pour votre magazine." Et de plaquer une
carte de l'le sur le mur telle qu'amnage pour souligner des circuits reliant et mettant en
evidence les richesses et les merveilles de la nature et les hauts lieux historiques et culturels
du pays. Yvanette Baron-George est la gestionnaire de project du "Waitukubuli National
Trail Project" labor par une ONG locale et destin amnager un circuit pdestre sinuant
travers l'le, la traversant du Nord au Sud et de part en part, permettant de dcouvrir la
beaut de la nature de mme que les sites historiques et culturels.


e project est finance par le gouvernement de Dominique et l'Union
Europenne (C5,9 M) en partenariat avec le Conseil Rgional de
la Martinique. De nombreux tronons de la piste qui mesurera
184 km (115 miles) sont dj praticables.

Le gros de la piste existait dj, dgage dans le pass par la communaut
indigne de la Dominique. Le "Trail project" reliera les diffrents tron-
ons. Une bonne parties de la tche est accomplie. Des tourists dbarquent
dj dans le pays pour les parcourir. Mais pour les plus presss, il y a
moyen de dcouvrir la plupart de ces merveilles en vhicule ou au prix
d'une petite march. Une journe suffit amplement. Evidemment, elle ne
permet pas d'aller voir les fumerolles et les vapeurs du "Boiling Lake" ou
les hauteurs volcaniques car de la route, il faut de bonnes heures de march
aller-retour. N'empche.

Dj Roseau, la capital est un petit bijou, hors temps avec un petit air
surann de ses maisons gingerbread ou de son quarter franais, ses
venelles en pente, tous lieux propices la flnerie et la dsinvolture. Et
l'exubrance de ses massifs floraux, bougainvilliers, oiseaux de paradise,
poinsettia, hibiscus devant chaque petit balcon, chaque balustrade !
La fort tropical commence aux portes de la ville. On peut s'y aventurer


mais la tentation est forte de suivre la grande route longeant la cte ouest.
On passe Canefield o l'on peut visiter le superbe Old Mill Cultural
Center, la fois muse de l'industrie de la canne, muse d'art contempo-
rain, et centre cultural polyvalent, avec bibliothque, scnes de thtre et
de concert. Sans parler du plaisir de s'y musarder dans les course embau-
mes de fragrances captivantes.

Un peu plus loin : Massacre, village historique, thtre au dbut de la
priode colonial d'une scne shakespearienne opposant deux fils d'un
gouverneur, l'un mtis blanc-indien et qui sera massacre avec ses partisans
par son demi-frre europen. Une fresque murale d'Earl Etienne comm-
more cette page de l'histoire semble-t-il dulcore de lgende. Elle ouvre
un pan sur l'art de l'artiste peintre le plus rput de l'le.



Les amateurs de jeux s'arrteront Mahau, la ville qui a la reputation,
mme petite, de ne jamais dormir. Aprs, on ne peut pas rater la Gueule
du lion, "lion djel" en crole anglicis, norme rocher don't on avait d
couper un bout du nez pour construire la route. Comme ville, il faut voir
Portsmouth magnifique de nostalgic et de romantisme quelques enca-


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009















-1 loi k." b I.. il,iu lu. .G.
l I Ii ii I "I Ii, 11 J ,, IJ III ~. ,. il ,Il l i, iJ l Iu l ., l',j Ij ,, I h ,,' ,,, ,lh ,l ,i ,I l I ,,,iII ,I, I ! il l ,liii l. l I' I,
1.1 IIIi l III I,. ,l li ,,,ii lh I il Iali l ,l lli I, h. ,I, i I . lla l il '1. li II, i ,,. l, 1,i Ill, ,. i ll,. ii.,. 1i,,. ,il ,l 1 i ll I i I' n c l I I I ,.l. I .I i l.ilil
l'l, iII i '. J. ,I ,. ,. .i .i.. I I I l',i ,i ,. ,iII I ih I, l l hl i i ali I,. II '. II. ,i .1 ,i. 1 1 1i 11 -I I H .C ..
I iIIIh I I I, u li l u u'I'.' l.ll' iil Ii u i II'I II i I II. IIII. I .III
I ii' i I .I"' I II .. .I. .. . .......... iiiiii. i i ii. .I. I. ....
. l.li. II I. uII II'. I'i I, . l l.h. I l .. .ill I . _... i.. I... .
.II I.. lh .l.il. l ll i iI l. I I, III ti.ll Ib I I l i i. l. . I' .. I I
.. , l . .. ,, I , .. ... .., .. .. I ,MO... .. Iis cls
il l l ,II .. .'..I I i 1 ~ l I IIIi II. '. 1111 . II II i lll i, I, I II Ilhl .IS'l Srl
~i.Ital..1~ 1.. ,.i... .~Ii ..i. I I i.iile \ ill.,alil- a I.i ll .It ... 1 .1. iii l i l. .i ~.i ~ H 'I II,,II.Ii l .ill lli ll lrl'.1 < II- lr l lllr l il iiiill ll' it alli i ll
,il.lh '. il I,'ilb .llli",.l _i.i l'. l .l Iii' 'i' %
~.iill .~~. Iiii li ~ ...I 11.1-.iii -..i.I l I I 11 111. I N. I ..I I *I .iIl, e .


GRAlD

ELtienne e
San est ur
LItura C r e.
art dui pas L pF
i ne nouvance pl
duration, les
.llravures


ns les plus
ence II ava


mission euwr
.r. Lennox


erre, LoU
tLlonal /
0= I rfni


a au


a iii ntuQc -
et qu'il inent4e i
-idudirait techniq
fascine. i. :







































de la Caae on- es euan me supi par e p e ra Les plu e ---------------- n


mmie l'mae de 198 due e eou cpato*ee iaie ap d es -i.oiiu

tochs ily enio qute e s pa la ce-ei ce'e- cloes et qu erouern -e

paslreeteosri et cen mieux le c,'dode ayan et -"ul ba ee d.eetee"


eoi de mucae20
s prtersI*e/ L


.plus petit pays indpendant de l'hmisphre occidental est
ir. tillant de vie. Au Sud de l'arc de la Carabe et just au Nord de
i! init et Tobago et du Venezuela, La Grenade est un ensemble
,I.. trois les, Grenade, Carriacou et Petite Martinique. Chacune,
unique avec des charmes particuliers. Saint Georges, la capital du pays et
de la plus grande le, Grenade, avec sa modernit dimension humaine est
l'une des plus jolies et des plus lgantes cits de la Carabe, blottie autour
d'une baie d'une beauty exceptionnelle, avec ses ports et ses marinas de
rve qui invitent se laisser musarder dans tous leurs recoins, surtout la
tombe de la nuit.


Le pays est peupl en majority de descendants d'Africains, et en beaucoup
moindre measure de ses premiers habitants, Arawacks et surtout Carabes,
plus de petites communauts de descendants d'anciens colons europens,
ou de travailleurs venus de l'Inde au XIXe sicle. Comme toutes les les
de la Carabe peuples par les Carabes (Kalinago), la colonisation a t
tardive. Parce que les guerriers Carabes taient farouches mais aussi
parce qu'ils s'taient cr une reputation terrorisant les colons. Caliban
dans "La tempte" de Shakespeare, esclave et fils de sorcire, tmoigne
parmi tant d'autres rfrences, de la stupeur que provoquait leur renom-
me. Christophe Colomb a abord l'le lors de son troisime voyage en


Amrique, en 1498 mais l'le ne fut vraiment occupe pour la premiere
fois qu'en 1650 par les Franais.

En 1498, La Grenade tait peuple donc essentiellement de Carabes. Les
Espagnols n'ont pas pu s'y installer, les tentatives des Anglais restrent
aussi infructueuses. La "Compagnie des Iles d'Amrique" du cardinal
Richelieu, par l'intermdiaire de son reprsentant la Martinique, Jacques
Dyel du Parquet vise depuis 1636 de s'accaparer La Grenade. Aprs la
faillite en 1649 de la Compagnie, Du Parquet "achte" ces deux les. Et
y lance ses fantassins qui, aprs de nombreux accrochages, finirent par
vaincre les guerriers carabes don't les demiers survivants se seraient jets
la mer plutt que de se rendre.


L'le a ensuite vcu un ping-pong entire Anglais et Franais jusqu'au
Trait de Versailles de 1783, la concdant dfinitivement l'Angleterre.
Au dpart, c'tait une colonie sucrire qui connut la fin du XVIIIe sicle
une diversification avec l'introduction de la muscade don't elle est encore
aujourd'hui avec l'Indonsie et l'Inde les trois producteurs quasi exclusifs.
Elle devint une le aux pices. L'esclavage y est aboli en 1834. A la suite
de diffrents rgimes coloniaux d'administration, ce fut en mars 1967 une
complete autonomie dans le cadre de l'"Associated Statehood Act" avant


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009







eportage Grenade


l'indpendance officielle en 1974. Tout en restant dans le Commonwealth
et en gardant pour chef d'Etat le monarque britannique.

>T

Son premier Chef de gouvernement, Sir Eric Gairy sera renvers cinq ans
plus tard en mars 1979 par un coup d'Etat conduit par Maurice Bishop
sous l'tendard d'un marxisme-lninisme tropical. C'est le dbut d'un
grand traumatisme car Bishop qui avait fini par gagner la sympathie
d'une bonne parties de la population, notamment grce ses programmes
sociaux, se fera renverser par une fraction radical de son parti conduite
par Bernard Coard, et sera assassin le 19 octobre 1983 avec huit de ses
ministres et partisans. S'en est suivie, quelques jours plus tard, l'invasion
des troupes amricaines avec la bndiction de l'Organisation des Etats
de la Carabe orientale (OECS), la suite de laquelle 17 suspects seront
condamns la peine de mort. Celle-ci fut commue aprs. Les prisonniers
ont t rcemment relchs.


Bishop reste un symbol et une sorte de hros romantique. Ses pires
adversaires lui rendent hommage pour ses ralisations sociales et la moder-
nisation des infrastructures du pays tout en condamnant les limitations
de liberts individuelles par son regime. C'est par example la position
que Georges Brizan, ancien Premier ministry, ancien co-prsident de
l'Assemble parlementaire paritaire Afrique Carabe, Pacifique Union
Europenne a explique au Courrier.

Les elections de dcembre 1984 rtablirent le jeu constitutionnel dans le
cadre du systme bipartite traditionnel la Westminster. Le parti au pou-
voir actuellement et ce depuis les dernires elections de juillet 2008, est
le National Democratic Party avec la tte du gouvemement le Premier
ministry, Tillman Thomas. H.C. M

lots-cls
Grenade ; Carriacou ; Petite Martinique ; Carabe ; Arawack;
Eric Gairy ; Maurice Bishop ; Georges Brizan ; Tillman Thomas.






Grenade eportage


"Euitons de mettre tous nos


LujL djn JJJ ii~jsi" JJJJui Fr"

Entretien avec Tillman Thomas, Premier ministry de la Grenade

Le nouveau Premier ministry de La Grenade est entr en function il
y a tout just un an. Lors des lections du 9 juillet 2008, son parti,
le Congrs dmocratique national (National Democratic Congress
-NDC) avait battu le parti du gouvernement de Keith Mitchell, au
pouvoir pendant 13 ans.


n quoi la politique du Congrs dmo-
cratique national est-elle diff ri me ?
Une difference rside dans notre appro-
che de la gouvemance : nous croyons
au respect de l'indpendance des institutions.
Les forces de police sont mieux organises, elles
sont plus indpendantes et leurs interventions
sont plus efficaces. Selon nous, la promotion des
fonctionnaires publics doit se faire au mrite, et
non sur la base de leur appartenance politique.
L'administration prcdente a connu une srie de
litiges avec les mdias. Nous avons une approche
diffrente vis--vis des mdias et notre vision de
la governance est celle d'un partenariat avec
d'autres groups d'intrt de la socit.

Quelle est votre stratgie de dveloppement
pour La Grenade ?
Notre agriculture prsente un formidable poten-
tiel et nous pourrions dvelopper notre industries
alimentaire. Nous produisons de la noix de
muscade et possdons une usine de chocolate
ainsi qu'une industries de bire blonde. Ces pro-
ductions se font petite chelle mais pourraient
tre dveloppes. La pche fumage et trans-
formation des poissons est un secteur potential
d'avenir, et nous nous employons trouver de
nouveaux dbouchs. Un autre objectif est de
dvelopper le tourism communautaire et cultu-
rel, en plus du tourism "mer et soleil". Retenons
par example le project "Fish Friday" Gouyave.
Il est galement capital d'assurer la formation
de nos jeunes pour leur permettre de contribuer
au dveloppement national. L'objectif est de les
aider dcrocher des diplmes d'lectricien, de
maon et de plombier ainsi que dans le secteur
de l'accueil des tourists.

Et le dveloppement de la scurit social ?
Nous aimerions mettre en place, au sein de
la region, un cadre lgal rgissant la fois la
scurit social et les activits des entreprises.
Grce cela, un habitant de La Grenade qui irait
s'installer Sainte Lucie ou Saint Vincent,
pourrait continue percevoir des allocations
(de scurit sociale.

Votre gouvernement ne met-il pas trop l'accent
sur le secteur du tourism ?
Nous devons trouver un quilibre. Sur le long
terme, l'agriculture est le secteur le plus dura-
ble : nous devons aider nos communauts rura-
les se lancer dans les affaires, crer des entre-
prises familiales et rechercher de nouveaux
dbouchs pour nos products. Nous ne devons
pas mettre tous nos eufs dans le mme panier !


Avez-vous constat un ralentissement du rythme
,' -i i.. -I au sein de la CARICOM par rap-
port ces 20 dernires annes ?
L'enthousiasme et l'nergie des dbuts ont
disparu. Nous soutenons rsolument l'initia-
tive visant crer un space conomique entire
Trinit et Tobago et l'Organisation des Etats de
la Carabe orientale (OECS)*. Port-of-Spain est
la capital financire des Carabes du Sud, d'o
une possibility, selon moi, d'intgration entire
Trinit et Tobago et l'OECS. Lorsqu'on exami-
ne l'impact de la crise financire, on comprend
clairement la ncessit de mettre en place un
cadre regional pour les entreprises actives dans
la region. L'absence d'un vritable movement
d'intgration ouvre la porte la discrimination.
Nous devons nous pencher srieusement sur la
CARICOM et dfinir la voie suivre. La region
devrait ngocier en un seul bloc avec les organi-
sations internationales. Il faut viter qu'un pays
noue des relations avec la Chine et un autre avec
Taiwan. Nous pourrions nous doter d'une auto-
rit lgale supranationale au sein de la region et
d'un systme parlementaire regional.

Trinit et Tobago ne risque-il pas d'absorber
des conomies plus petite chelle ?
Trinit est certes un pays assez important, mais
notre secteur du tourism est assez different. La
structure conomique de La Grenade, le type
de proprit foncire dans notre pays
- nos habitants peuvent dtenir des
terres dans tout le pays sont autant
de differences. Je ne m'attends pas
des movements migratoires massifs
dans le cas du rapprochement que j'ai
voqu plus haut. D'aucuns pensent
que les habitants veulent partir pour un
pays plus grand, mais je ne pense pas
que cela soit le cas chez nous. Car selon
moi, la quality de vie Grenade est bien
meilleure que dans n'importe quel autre .
pays de la region. .

Quelles sont les considerations go-
politiques qui gouvernent la politique
extrieure de La Grenade ?
La guerre froide appartient au pass.
Culturellement parlant, on ne peut pas
trouver pays plus proches dans la region
que Grenade et Trinit. Ce qu'il faut
raliser, c'est un engagement clair -
nous devons partager et changer dans
les domaines susceptibles de promou-
voir les institutions dmocratiques et
l'humanit.


A l'heure actuelle, il y a quelques pierres
d'achoppement dans vos relations avec l'UE. Je
songe aux bananes et l'Accord de partenariat
conomique (APE). Comment envisagez-vous
les relations entire La Grenade et I'UE ?
L'APE prsente des avantages comme des incon-
vnients. Si nous pouvions cooprer comme
une seule et mme region, l'APE nous serait
profitable. Nous avons la possibility (depuis la
signature de l'APE) de fournir certain services
l'UE. Nous devons retire un maximum de ces
avantages comparatifs car, au niveau des pro-
duits manufactures, nous n'avons pas la possibi-
lit de produire comme l'UE le fait. H.G. *

* L'OECS compete neuf pays membres : Antigua et
Barbuda, le Commonwealth de la Dominique, Grenade,
Montserrat, Saint Christophe et Nevis, Sainte Lucie et
Saint Vincent et les Grenadines. Anguilla et les Iles
Vierges britanniques sont membres associs de l'OECS.




lots-cls
Hegel Goutier ; Grenade ; Tilhnan Thomas;
OECS; NDC; APE.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009

























> Diagnostic

Les problmes se rpartissent en trois grande
categories. Tout d'abord, l'conomie souffre
d'une diminution des investissements tran-
gers directs. Nombre de gigantesques projects
d'infrastructures touristiques sur lesquels nous
comptions (reprsentant un investissement total
d'environ 700 millions de dollars) ne verront pas
le jour. Deuximement, le secteur du tourism
est lui-mme en berne, en terms de visiteurs
et de dpenses. Dans le secteur du tourism
de croisire, les tourists continent d'arriver
en nombres, mme s'ils dpensent moins. Ce
secteur risque selon nous de voir encore ses
revenues reculer. Viennent enfin les envois d'ar-
gent de l'tranger. Les Grenadiens qui vivent
l'tranger, dans les mtropoles, envoient moins


d'argent dans le pays qu'ils le font d'habitude.
Selon nous, ces envois ont recul d'environ 16%
par rapport l'anne dernire. La recession qui
frappe divers secteurs, don't le btiment, est res-
ponsable d'un recul de l'emploi.

> Ajustement

Nous avons introduit l'amnistie fiscal, ce qui
signifie que les intrts et les amendes dus par
les contribuables qui ne patient pas l'intgralit
de leurs impts et taxes au gouvernement sont
totalement annuls.
Nous nous sommes galement lancs dans une
srie de projects de construction court terme et
nous rnovons des btiments publics, notamment
dans le secteur de la sant et de l'ducation. Nous
avons renforc nos programmes d'entretien des


authentic Caribbean.





"De La Grenade Industries" reprsente l'une de ses images de
marque prestigieuses de la Grenade. Elle est dirige depuis
1992 par Ccile La Grenade, un des entrepreneurs grce
auxquels peut-tre, les grands rhums de la Caraibe, qui raflent
souvent les distinctions dans les concours internationaux de
spiritueux, seront mieux connus des amateurs.


routes. Notre objectif est de crer durablement
des emplois. Nous sommes sur le point de dmar-
rer un autre programme de soutien au revenue des
agriculteurs. Cette initiative doit galement per-
mettre de renforcer la scurit alimentaire.
Nous devrions examiner nos principaux projects
d'investissement moyen et long terme. Nous
pourrions alors identifier les projects prioritaires
ainsi que les projects pouvant tre mis en euvre
par le biais de partenariats entire le secteur priv
et public. Nous pourrions aussi promouvoir ici
les prts taux rduit ainsi que les programmes
de cooperation bilatrale. H.G. *

mots-cls
Grenade ; Hegel Goutier ; cruise financire;
Nazim Burke ; Ministre des Finances.







I NI) L GRI
IN 'l: Li .... I 1. 1 l


JKl 'Spi L 'Jiii cI iirr d
quii aI j1crciii dur Ilihriin Iin s fdlaI

liiii Liiit "Il'. pd1rlI d ui tL t I. diii dI t


1i 1~ c Ii c \t Lt I f l it i, .'ii h au R LI I -1-ih' f 1 h
ruritiii.i iii N i-.idiiLciir, duc ihtinr Ivi plti1

hir, d, I,1i rci,irii p.riiii lutlticl, IL, ki Ln.;~
% IcIIII,(1-1 ii i L IL Chu i k ki 1 11 ii.ih. i L[%,Ii.i d o
d( Il hark, Qit I]l.ili IX flivrad Ifldh.!1Vs
ir. r ii.iirc fiiut jtiir c, i [ i inv du I itlitic ir"


tiilili.iiii 1.i --cIi.iin ilL p.iii-..iriici ci-itiir~ii-t Ic
iio ii dic iXiii i tL.jc pi diir[ % .iii ili rdi-itc
daidiii dud jcii\ uitis c! rcilluflUil t i I ii-iLctrt
d( 1.1 ff i. IlIn sj ( pLi I -AI 1ji *rrcii.iddc 1'tin
dc prCiiiicr iiiiilIrvs Lit ItiXiLit jd ltir Sd
prioprc vnipii 4 k k. Li itiii vn k i iiic Lhi'I'b
,jliiiiriil ri. duiliilMdii t dl pi. .i dkinL
dc 1riidrr4iti icil iiilin in 'ILit I iidiit
. uniiiird hiii IL LciL[ fictir r IC .sjrLIL
dc 1.1 1 iiIIL 1 I LILi if( IL p o ill, d
lai n-i.irL[tic Lt cil i i. l.il tiin flutiroiii 1IL 1 ii-idiihiil
dc -,ii pIi!' 4 L i livcnakiv litlticiir" L: ;t .ill


--] vla 1. ircii dud ]iiLItiric, i pr oilit diruri i c iiit

I niL %n I 'j..,iiiRii H.G.
Il j] :r1, I .I' 1 iif iiJ ad1 J, II I d iill. i. ii


nIols-cls
1I e- iiiIeIl. Cet il I .i( Lai ii.i Il a .i( .*iqii.i Ba.IiI.aiitmiri a11>1.1111 I ..iii- IL.a( i1eII.I a .i( .ellde u .le In iq 1


COURRIER






Grenade eportage


Les pertes




par


Keith Mitchell a occup le poste de Premier
ministry de la Grenade pendant 13 ans
(1995-2008). Son Nouveau Parti national
(New National Party NNP), battu aux
lections gnrales de 2008, a conserv qua-
tre siges la Chambre des reprsentants.
Devenu leader de l'opposition, il accuse le
gouvernement d'avoir dcourag les investis-
seurs potentiels. Il nous explique pourquoi.


,. I. sont les principaux reproches adresss par l'opposition
.n nouveauu gouvernement ?

i i, pays a besoin d'un maximum d'unit et de consensus
i. ,. les niveaux possibles, et plus encore en priode de crise
conomique. Mon gouvernement a mis en place les bases solides d'une telle
vision. Lorsque le nouveau gouvernement est entr en function, il n'avait
qu' exploiter ces bases. Mais en ralit, il a fait exactement le contraire
et s'est lanc dans une veritable chasse aux sorcires contre ses opposants,
perscutant les partisans du gouvernement prcdent. L'actuel gouvernement
n'a pourtant remport les elections qu'avec 1.800 voix d'cart. Il a mis fin
la quasi-totalit des grands projects. Ce sont ainsi des centaines de millions
de dollars d'investissements qui sont parties en fume. Le pilote de Formule
1, Lewis Hamilton, don't le pre est grenadien, souhaitait investor dans notre
pays mais l'opposition [de l'poque] avait affirm qu'il y avait eu corruption
entire le pilote, le gouvernement [le NNP] et l'ancien Gouverneur gnral.

Certains avancent que les investissements sont au point mort en raison de
la crise conomique mondiale...

Le gouvernement tente clairement de manipuler l'opinion, mais les faits
parent d'eux-mmes. Il s'attaque la reputation des politiques c'est l
le problme. Le context international est ce qu'il est mais en dpit de la
crise, les choses auraient pu bouger et de nombreux projects auraient pu voir
le jour. En procdant des campagnes de diffamation, le gouvernement
attaque non seulement les hommes politiques de l'opposition, mais il nuit
surtout aux possibilits d'investissement.

Pourquoi n'intentez-vous pas une action contre le gouvernement ?

J'ai introduit une vingtaine d'actions en diffamation. Certains jugements
sont en ma faveur, mais le systme judiciaire est particulirement lent.


Que pensez-vous de la CARICOM ? Elle semble s'afitiiblir.

Il faut absolument renforcer les liens conomiques et politiques entire les
petites nations de la region pour leur permettre de survive dans le village
plantaire. A mon sens, le rythme d'intgration est encore trop lent, or,
sans une approche intgre, le dveloppement conomique des petits pays
est de plus en plus problmatique. Chaque fois qu'une decision l'che-
lon de la CARICOM va dans le sens d'une cooperation amliore, une
personnalit ou un group de personnel essaie d'branler le systme. Or,
les organes de la CARICOM n'ont pas assez de pouvoir pour forcer les
individus respecter les decisions qui ont t prises. Les institutions de la
CARICOM doivent donc tre renforces. Cette organisation apprhende
aujourd'hui de manire bien trop bureaucratique une srie de problmes.
La region a besoin d'un sens plus affirm d'intgration politique, mais
soyons clairs, cela ne pourra jamais se faire du jour au lendemain.

En ces temps difif ilt \. comment donner aux jeunes des raisons d'esprer ?

Lorsqu'ils n'ont aucune raison d'esprer, les jeunes se sentent marginaliss
et se retrouvent parfois dans une situation o leurs agissements risquent de
se retourner contre eux. On observe un sentiment de dsespoir profond-
ment enracin dans le pays. Il existait auparavant un systme de transport
pour les enfants don't les parents n'avaient pas les moyens de leur payer le
bus ainsi qu'une allocation uniformm" pour les lves. Ces programmes,
et d'autres encore, ont t suspendus par le gouvernement. H.G. M



mots-cls
Hegel Goutier ; Keith Mitchell; NNP ; CARICOM ; Lewis Hamilton ;
La Grenade.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009





portage


Un pari sur


L aide de la Commission europenne (CE) a
sur la restauration aprs des cyclones dv
systme hydraulique et des infrastruct
britannique et qui s'taient encore dtri
avait t d'autant plus efficace que La
reconstruction du pays. C'est ce que soul
gation de I'UE pour les pays de l'organisa!


trade s'est concentre ces dernires annes
en 2004-2005 et sur l'amlioration du
qui remontaient souvent la priode
t&es intempries. L'aide international
KTe ngage avec determination dans la
bassadeur Valeriano Diaz, chef de dl-
Etats de la Carabe orientale.


...... ...
ii L it Ii ri I rL dL riL L L I L iii Li i pi." L I 1 L ri I L LL qt til1
I r i r.VdL 1[1rL L d~ 11,1 I I V Ii d I IlIl ILjt r I1 iLi iL %.i L lliL iii a'i LlrI iL I I irIIIIL 1 i111
L riA ,ti i1 ti LIt ii lrII iL a tJi i, ra I ii L 1h~ rP i i i~I 1 r lL i.
cilI r ni Ik 'I lli IL 1' ili. [iL L il lr.l il' 'r i11. ii 'Ir I' li1
ii -*;
.. ....-t .....
rL IL i l, tid. IJ iltiiitri rtir ii .ii i -.~ ii-tiiitc"c il iii -titi iihii: il t ;; i -t idy l lidel.il'i 1. j 1 il 1 .d; ]'I II L i; iLiii r. ilLq. IL LLIIII"rl
crr i ct c nit poui iir 1 I , Iiit 111 LIi Il'. L I. 11111L L iiliin J' ii L 1 dgla iI i 1 "rli~i Ii ` I .iind Iii.iitioii LL ii-iir-L;,t-ii-tiiit


A.H.llll" ^il


("
ii






Grenade eportage


Dcouverte


Une


rutilante


Si on veut choisir un jour particulier pour dcouvrir l'le de La Grenade, le dimanche de
Pques est un bon choix. Dans chaque ville, chaque village, il y a des attroupements,
des ftes de rue, des rencontres et l'tranger est invit ou il peut s'inviter. Les plages
sont bien frquentes et partout, on peut dguster boissons et plats. Le pays est ouvert


la fte et aux rencontres.


i c'tait un fruit, La Grenade serait vi-
demment une pomme grenade rutilante
de l'extrieur et qui laisse clater, quand
elle s'ouvre, une myriades de petits
joyaux rouges comme tous ces flonflons qui
dcorent les villages en ce jour, comme aussi tou-
tes les maisons de style colonial roses, rouges,
chamarres, petites et alignes dans des ruelles
de villages, cossues au centre de villes plus gran-
des ou accroches aux pentes roides des collins
pour de grandes demeures bourgeoises. Couleurs
de mme chatoiement que les sourires sur les
visages qui ne demandent qu' tre partags.
Il faut commencer une toume d'un jour par
la capital St-Georges qui se rveille dans les
bras de sa baie pare de couleurs bleutes et
embrumes du matin. Et voir arriver les bateaux
de croisire d'o dbarquent souvent de jeunes
couples pour leur marriage qui sera clbr un ou
deux jours lus tard dans ce dcor idyllique de
Port Louis sur l'ancien carnage de St-Georges.
Port Louis ne vise rien moins que "concentrer
tous les charmes de St-Tropez, Costa Esmralda,
Portofino et St Bart's sous la touche particulire
et dans l'atmosphre de La Grenade".
Du bord de mer, on admire les nombreuses
collins constituent la "city on the hill" comme
on dnomme la ville, qui enserrent la baie et
au haut desquelles se trouvent parmi les lieux
visiter, les Forts Friederick et Matthew l'Est
et au Nord, le Fort George avec les fentres de
la prison "Her Majesty Prison" offrant une vue
imprenable sur le Carnage. Peuvent-ils, les
prisonniers parmi lesquels ceux qui ont assassin
Bishop, admirer satit les beauts de Port
Louis ? Quand au Fort Matthew, qui servait
d'hospice pour les malades mentaux colloques,
il a t bombard par erreur par l'aviation am-
ricaine en 1983 et nombre de ses occupants
avaient pri.
Au Nord et au Sud de St. Georges situ au Sud-
Ouest de l'le, s'talent des plages interminables
don't la plus representative est celle de Grand
Anse. C'est le point touristique le plus fr-


quente. Un peu plus loin, la plage ne pas rater
est certainement celle de Morne Rouge avec le
sable le plus blanc qui puisse exister ct de la
mer la plus cristalline. Peu d'habitants dans la
mignonette ville sertie dans une nature vierge,
peine 10.000 et surtout peu de tourists. Mais
l'le a des plages profusion. Parmi les jolies
petites criques, celle de La Sagesse au Sud-Est,
devenue symbolique car une page d'histoire
y est inscrite. Quand le propritaire d'alors de
la grande demeure attenante, voulait la clore,
le militant Bishop y avait organism une grande
manifestation qui a conduit l'Etat garantir par
la loi fondamentale du pays le caractre public
du bord de mer. Le tenancier d'aujourd'hui,
Mike Meranski, qui l'a transform avec bon
got en un htel-restaurant original, "La Sagesse
Nature Center", a d'autres soucis comme il l'a
expliqu au Courrier, la diminution, avec la
crise, du nombre de visiteurs et surtout de leur
dure de sjour.
Parmi les autres villes ctires visiter,
Greenville sur la cte Est, la deuxime plus
grande du pays probablement la plus anime ;
Sauteur dans le Nord historique aussi, c'est de
son rocher de 35 mtres de haut que les Carabes
vaincus par les Franais se seraient jets dans la
mer pour se suicide.
A l'intrieur des terres, la rutilance est celle des
fleurs et des fruits : les grappes de pommes de
cajou, don't la noix n'est que le noyau extrieur,
le rouge cardinal gaufr de dessins en relief,
stylists de couleur noir du noyau de muscade
(nutmeg) fait penser une euvre d'artiste minu-
tieux. C'est le symbol du pays. A l'Ouest, entire
St George au Sud et Gouyave plus au Nord
s'tend le Grand Etang Forest Reserve avec
l'incontournable Grand Etang Lake si calme
dans une nature reposante et pas loin de nom-
breuses chutes, les Concord Falls, tout le long
de la Rivire Concord. Il reste Carriacou, 9.000
habitants, dix fois moins que l'le Grenade et la
Petite Martinique, seulement 1.000 mes. Aussi
surprenantes ? H.G. M


i-.,,,,,


mots-cls
Hegel Goutier ; La Grenade ; Carriacou ;
Petite Martinique ; Fort Friederick; Fort
Matthew ; Fort George ; Port Louis ; Morne
Rouge ; Grand Anse ; Grenville ; Sauteur;
Grand Etang Forest Reserve ; Carabe;
La Sagesse Nature Center.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009






eportage ,-rrsna






firt.


I.iti I 'i ,.il p inilri irp'init i iii nii r[ ii r ,ri .iiiaiij ii. l JIt
i h'I1 iiin.iL q ii Ln 'ii ,il li ii r.' d .' ii'iLi LL a .'. d.lU qinlit
.iriiltii r1iL "'I ii' I11ii n i['l IL" 1 l11i;i L'.ililllt L[IiL llr l-U I
luri t i1rL taruht''i pa i'.ict qlii ta j'ii iiir t t''i .i i.uiiti
l] l k Ik I L Jr L Jltl'l 'I I',l lC 9110 pr'lll[llfr' L' dl]l [hi lll.
I'."ilidiill q1 '1 r ,iI pliu ['rni ti il pr' ti' '. iil',lii dii JI .' 11i ll iii J iio irti l, Jd
Id i IlLii.iL li UI 1'ii i l LIII L ,,' qu i' ', JLi' i d i 'ill Il l trprLli 'L Jl 11
rtti'. I I C, ll d i i'u dj 1 i.i i.iiJtl .irn dr li-ri.if CLi r l |il ltl dti I it.alilt ii '-
Ii ii iiii .'i tii 'i, lii lit -i-il cliiLt.nUll i tii'I 'r 'iil r .'drJ pi 'Li t'iil Lt-ltiLit
dil proluii r i 'iIL[i d i cii. .i iniiillk[iitqui r lI itu lt I [r iii tqilr. r, it lll r it r i

.1i ci\ qut It pi l.l.tLiL ii i lt I t'iLr rtc',1 i il h iitl t i t ,i. i'. iL iifli ln t
i" JiL. Lli Ir' l'll i t. i t1 i , llt ,UI le' r'il J, l p, ililtlh L Lq.' I I l.n1 LL i ll o li
CIlk al l u,~i. I t+. l tL.)-n,
1. inlli ,I I i 1 (L LI L I1 LI ,t UI I ] I, l lI, Kl l1-
lqiic l. lli:il dl I' inclu .im 'Inli lL] I ,.II1,LU i 1- in .itll" il Ic lquticl


i I l d 1a li.i l VI l i in C' .11 1' All. Llli ltlit d L ,,rrLipln ii nn ,m .hlit LuLI niLCnLi
pCl ilniq i L i p ilciiric hinii Sur "P ni ',rL .i clk il r'.nIt "i l c p ,i' ti il icU
i I t n.iLLuL' t.illl r'|' i, ii h r .iit l ,lu i.iip 'L L r i il". Il- IL i '.i' ilL il t \p.lit ill qil tL.
J IJ, 'ILLL LIill L Lz t.'L IIll rLLJ [ I, tl ,t ll.Ih hl c c i rdiil qiiLh
In c l-l, i i t l lI t [,Iu l I itl i lealt IL ,", il .
.d ii' i Ii .i ia i ii.ii tii. i i i i ii t'ni i i.i i l ILi i a1 ill ii'iiti Ia r u r iu

r irtilrll n ', t! llu, irhriiiiil o.ini in pli it i.ii iillr- ri r d i iir ri L rrl jiiil
e i,. ili t IitI Di .i. i r .iil d .ii' iii iklil IaiL [parti i 11 .i1 jiiai k "
1. _- Ilt.r ijd i i t+ i M L,,c% l. i .i -'i, ili \ Illi a l l i i l. "ad jjri, iii ul il1l
IJJioiI -, l LIthui ,i H.G.


mols-cls
li 'e 'l ( uiii l r ( irei de i .iI .1 ( )Il ici ItciluI


e" ... ,, '...'



* ,," "I., -
vs'
.-Fk. i" ^
_ ~. ^ ,,


CURRIER















































































1111. II L. I L i 1i ,i il r 1 11i1u li L IL.




i 1i I I l iII a ki a i r l i li i. IL i .
i I i, 11 ,I l h i. 1 .. l 11h I' 1 IL I i '' ll I ,1
,. Ik Il ll I.IIII ,LII I l i'i l' '1 I '1111'lIII 1 1I .

I I u iL 11, 1i 1I.- ,Ji. l '. I II 1. 1 I I *. I I i -, L I -

N .1 i l. .I l l , l, I. I.. 'i l k 1l 1.. .l i .l 11 l I








I.i iii I iIi L i. *. -Il. i iki 1 ii )ii ii i lI L i i I i 1. iIL
L. 2iII. 1 l ill l I I l I jII 1 i, i 1i i 'L. l ulitl -
1- l' lhl l , Ii I ll. i l'll i ill .ii IIIII, 1 'I l I
"IL.i II ,k "L. I tI, I 'lil llll uli li 'll l il I' li '.l l I lI.




1 l ll ''. I II I iI .ll l'kdi'ji' j 'IL

,k I I l .l lk I 1 I, I I I j1. 1 II 11 I 11 1 11 ,ll. IL [1 ',u1 L 1lh ,
j 111 j Il 'Il b -l j 11",- LI hIL III,


'k Ilki.ll l' I k il'J' .1 ''. sl lh iU'." t 1U i l I.. '-k ll


'.L L IUL L11' lb h i I lll ii l ,l l ..ii I iI 1il, L L
i *,, d ,Ii l i,.il .i i 1 'll l ll. il "'h il iiL
l, i i ..I 1 ,III I I i 1 I ,11 J I L I I 1 I l IL j
I l i II I I I, 'ii' iI l 1 i l i i L' il l*'' '.t iL




l j11 1 I I I i' j I [I' L l I L

II I I l l i I. l ii '.ii i I. IL i, Ii i,


i.li ill' .. ui i .h 1i L iL l l I i i ,ll
Li l 'I LkLi i '.'il L 1i l l I l 1i 1 1.. l ' l I.1k 111 '. i

I i ul l I ', I l' I l'L 1 I1 1 'III II I l ul IL L L i IL. '. 1 h il1

'. i ll .I k k j~1 ~ll 1 .i 1 1.. 1 k. 'I l i' L II


I, IIl. .I j I II I, li I l l' lll' 11,k 1 IL il I
,ili Ii,,i l Ill i li l'iii i dIl' l ll' I l I Il..l l IILl
li' k l' I i l '.i il. II l L 1 [l l ,l l Ii I 111'iii I l" ''LI


Ii'. 11. I I j 1u.i 1 11 i I I :.i j '.i j II LI I I d I 1'. L


l i. i i llii iii 1. li L i i i lii, l ll 'l ' iii. 1 I.

l ' hl. li'. ii ll i. i l ". l' i ll. i, l ll' I '. l 'll
IL I I, ll' ll I L l 11 11 l.I l IIl Ik. I






ii'.I i .il k li'i'u I i i.t.
1 1 Le II I j III
'l ll'l '.llll" 'lh l 'i l i 'Hl o" '.'Lll'
I I II' ll \I i il lli lill I II( l i I luI

1 1 III I I 1 I III ll l 'L1Li II 'iI l I I II II I l' ll k I
L I i 1l 1 1 i Il 11. 11 I', 1 . 1 1' l I. p . 1 'Il 1. II ILIi


j''lllll 'I -- I Ii ll'l 'II l 'k Ii l 1 .'" ij'kl' lll''l l 'iil
LIJ u I I.k I .i li i I" li II IL ill,. L 1.11 II. '. i





mols-cls
\ 1I.iii -\ aiii- le IatI t l ,.I l1, la'(lel \- 1' I[elle


I 1 1 [ S ..1li JLiIi :009










































Considr p rfois avec suspicion, toujours avec envie,
le "modle dois" d'Etat providence, mais surtout
d'Etat lgli ire, dteint sur toutes les politiques. Celle
de la coopr tion au dveloppement pour commencer.
Stockholm s norgueillit, bon droit, d'tre la plus
gnreuse ~ terme de pourcentage de son revenue
national brut B) envers les pays du Sud. A l'oeuvre,
SlI'Agnce.offi elie de cooperation (SIPA) mais aussi une myriade de foundations. Rencontres
a; avec une de cs foundations ; la D F~ mars ........
:. ::


.... n taux ingal, 0,98% du RNB
,I,. 'im l'aide au dveloppement en
2'" ',' la Sude dpasse, et de loin, les
.iii.... pays industrialists (0,42% en
moyenne pour l'Union Europenne, 0,25% pour
les pays du G7) et dpasse l'objectif de 0,7% du
RNB que se sont pieusement fixs la plupart des
pays industrialists l'horizon 2012. C'est sans
doute parce que les Sudois conoivent avant
tout leurs relations sur un pied d'galit que la
cooperation se base sur un rel partenariat, le
but ultime tant de rendre les pays partenaires
totalement indpendants.



"Notre objectif est de combler le foss entire
le Nord et le Sud en crant des alliances glo-
bales avec des personnel qui partagent les
mmes valeurs en matire de dmocratie, de


droit human et de scurit", nous dit d'em-
ble Henning Melber, directeur excutif de la
Fondation Dag Hammarskjold. Installe dans
la ville universitaire de Uppsala, une quaran-
taine de kilomtres au Nord de Stockholm, cette
foundation (http://www.dhf.uu.se/Default.html)
porte le nom du Sudois qui exera la function
de Secrtaire gnral des Nations Unies de 1953
1961, anne o il meurt dans un accident
d'avion alors qu'il se rendait en mission de paix
au Katanga. Il reut la mme anne le prix Nobel
de la paix titre posthume. Ses interventions
dans la crise du canal de Suez en 1956 et dans la
crise de Jordanie en 1958 lui valurent la rputa-
tion d'ardent dfenseur de la paix.
L'esprit de Dag Hammarskjold imprgne toutes
les actions menes aujourd'hui par la Fondation.
Il y a tout d'abord les conferences et publica-
tions, don't la revue Development Dialogu' o
s'entrecroisent les analyses d'auteurs d'horizons


diffrents et don't la dernire livraison s'attaque
au nolibralisme. "Notre principal atout, pour-
suit Henning Melber, c'est le nom mme de
Dag Hammarskjold, trs respect, en particulier
dans les pays du Sud. Et nous l'utilisons pour
rassembler des gens qui sinon ne le feraient
pas." Un example : les rencontres inities depuis
fvrier dernier entire des reprsentants chinois,
de pays africains et de Sude afin de discuter
des relations entire l'Afrique et la Chine. "La
Chine est trs prsente en Afrique, elle sige
en outre au Conseil de scurit des Nations
Unies, mais ses experts sont peu au fait des
ralits sociales en Afrique, ce qui provoque
des frictions grandissantes avec certain pays
africains." Et de poursuivre : "Nous utilisons
cette tradition de dialogue dans d'autres domai-
nes, notamment dans le domaine agricole. Ainsi
la Revolution Verte pour l'Afrique lance par
Koffi Annan en s'appuyant sur des agencies


CURRIER






Stockholm couvrir l'Europe


philanthropiques fait craindre certain qu'elle
ne profit surtout certaines grosses socits
agroalimentaires, en particulier celles spciali-
ses dans les OGM. Nous comptons organiser
un sminaire sur la question en novembre pro-
chain, lors des Journes du dveloppement de
l'Union Europenne. Y participera notamment
l'Universit agricole d'Uppsala." Des Journes
qui se drouleront Stockholm puisque la Sude
occupera la prsidence de l'UE.
Enfin, dernire entreprise, rcente mais non
des moindres : l'installation d'un bureau de la
foundation New York, l o sigent les Nations
Unies. "Notre objectif est de faire pression pour
rellement dmocratiser le systme onusien, ren-
forcer les forces qui veulent rellement la paix et
la scurit", ajoute Henning Melber.
M.M.B.


llots-cls
SIDA ; SAREC ; Dag Hanunarskjold ; Henning Melber ; cooperation sudoise ; recherche ;
Marie-Martine Buckens.


mIGRRTIOI:




une sensibility


p Ill- la ,an ism In 1, h ills 11- 1..11 -... I li ..I lil,
Sli rl1 Iiiilllli r l .l' iill .ii l ll . ,ii i ,. iil I ,


il.l .i Ii I I .I I I I Ii ii,,i Ii i III. 11 p [ I i. -. tL. ,
'ii. i i q .i 1 k i ,ill I t I Ii L i',I i ll l l I III , ii ,i i. Iq Lt

Ilil,. i l l .i[ l l .i [ll o .I cll[ i. li ,II. l I I Z u il I. I I, I Ir I I I ,.i, II, II,. .il i, ,
. i l iI i, il .i i, i I l ii t 11 *i J 'ih lit I a 1 h ill




l I L t. Itl. .ll ,it utl i-,i ., 'il '", Iii ..u 1 1 ,r Ii I I Ii i r ll it i I, 11 t ,li . l I


Li I., i ,Ill di i I l 'll h..u. lI I m lIi i, . i. rl, 2; ," lt ,,
i I.1.i i rs _.l i l ll ii[ .I I II i lll h .- la, ..Ir I. l .I,
1 . 1 | i -1 LI .1 L.|t 1 1I I |', 1 |f
i li Il '. d L l" il ..i ,l'. I Iil u .lll'. I ,li I lI ii. .l t lu. I" l I, I''ii l II I i l, 'ii l i ..
.i ill. I II I. ill. It L i ll 11 ll i-i. 'i L I'. l l i ilI uil 1 1 l ll l i l 'l li -J
i i 11 ii L i I Ii, i i, li I ~ iL L iii I l 1 1 .1 ll -ii l l- i i 11 1I 2 i' tl i ..ll
I t 'i iihi l hlli,.iu i tili .ii t il' iti . i iii. d I.i ,. llidlii,. u i. ,u lih I il i ,.,i i .. iii
Illd l iy*ii ll li llilli ll. ll I I l'lu i, l l Ih.l. ,I l .i I l ,i r l lj u iii l ul il l .i, -i
., lIIli l l i.,.i.u ult l. Ii.t l' .Ii i i tItit il lll i.i LIi.lllia, l 1i. I 'i i .1i I.I
1 I 1 i, a i,,ll ,.i .i il, ii Ib iut hil M .M .B.


mols-cls
.iiilul.ilii.ll Illllllllu.aliinl IlenI'llllm \ ll ri I).i l l.i.ik .
\I.ll' -\ I. le- rii lle l i i' ll-


I 11 ri S I .1"1i JUill 2009






couvrir l'Europe Stockholm


POINTS DE VUE







du 22 au 24 octobre



Le texte suiuant a t communique par
la Commission europenne (Direction
Gnrale du Dueloppement).

Alors que la Sude s'apprte assurer la
prsidence de l'Union Europenne, Mme
Gunilla Carlsson, la Ministre sudoise en
charge du Dveloppement international,
tient dj fixer les priorits de son pays
dans le domaine du dveloppement durant
la prsidence sudoise. L'accent sera mis sur
le enforcement dmocratique, la cohrence
politique pour le dveloppement, l'efficacit
de l'aide et la lutte contre le changement
climatique. Concernant cette thmatique,
rappelons que Mme Gunilla Carlsson a
prsid la Commission international sur le
climate et le dveloppement.


es questions en rapport avec le dveloppement devraient tre mises
en avant pendant la prsidence sudoise car les Joumes europen-
nes du dveloppement constitueront un jalon de ces six mois.
En quelques ditions seulement, les Journes europennes du
dveloppement sont revenues un vnement historique de l'agenda inter-
national. Il faut dire qu'elles attirent chaque fois plus de 4.000 visiteurs
reprsentant 1.500 organizations et 125 pays du monde. Cette anne,
l'vnement aura pour thme fdrateur "la citoyennet et le dveloppe-
ment", avec une attention spciale pour le "changement climatique" et la
"crise conomique". Cette nouvelle dition des Journes europennes du
dveloppement se tiendra la Foire international de Stockholm, du 22
au 24 octobre.
Mme Gunilla Carlsson insisted sur le rle de la cooperation europenne en
matire de dveloppement, don't elle est rellement convaincue. "Je pense
vraiment que l'Union Europenne peut apporter une important contribu-
tion au dveloppement quitable et durable en exploitant pleinement le
potential de la cohrence politique pour le dveloppement. L'UE doit utili-


ser plus efficacement et de manire cohrente toutes ses politiques et tous
ses instruments. Les grandes priorits de l'agenda international la rces-
sion conomique mondiale, le dfi du changement climatique et la question
de la scurit alimentaire confirment aujourd'hui cette ncessit."
Mme Gunilla Carlsson se declare galement ravie d'accueillir Stockholm
les visiteurs des Journes europennes du dveloppement. L'objectif est
de susciter un dbat sur les moteurs du dveloppement et d'examiner -
dans le context de l'actuelle crise financire comment nous pouvons
respecter les engagements d'aide que nous avons dj pris. Les Journes
europennes du dveloppement offrent une plate-forme pour l'change
d'ides ambitieuses. Une plate-forme ouverte permettant de dbattre de
problmatiques mondiales plutt qu'un space clos de ngociations. Ici,
tout le monde a voix au chapitre les militants et les experts tout comme
les parlementaires et les ministres des gouvernements. Mme Gunilla
Carlsson souligne l'importance d'associer ce dbat la socit civil, le
monde des entreprises et les universitaires.
Pour plus d'informations : www.eudevdays.eu


CURRIER
























111111111i


,'iy.


Il


Ili


Kista, cette cit des sciences de plus de 4.700 entreprises,
Ericsson en tte, symbolise elle seule l'inventivit "
la sudoise". Championne toute catgorie en matire
d'innovation, devanant mme le Japon et les Etats-Unis,
la Sude doit ce statut un mlange de pragmatisme et
d'audace."


ista est un nom viking, qui
signifierait cercueil !", nous
explique, malicieux, en
guise d'introduction Mats
Hedenstrom, responsible des relations inter-
nationales de cette cit des sciences, don't
l'origine remote 1976 quand l'unit SRA,
Svenska Radiobolaget de Ericsson s'installe.
Deux ans plus tard IBM la rejoint. "Certains,
c'est vrai, nous verraient bien dans un cercueil,
pursuit Mats Hedenstrm. Car depuis 1976,
Kista a pris une relle ampleur. Avec prs de
64.000 employs et un total de 4.731 entrepri-
ses, don't 70 cres en 2008, Kista est le pre-
mier centre d'innovation en terme de density
humaine. C'est trs important ; cela permet
aux gens de se rencontrer facilement, dans un
environnement en outre trs international."
Aprs IBM, des grands noms comme Nokia,
Intel ou Microsoft s'tablissent sur le site. Car
Kista est tout d'abord un centre de TIC (tech-
nologies d'information et de communication).
"Nous sommes dans les cinq premiers clusters
de TIC, derrire la Silicon Valley et Boston
aux Etats-Unis" indique Mats Hedenstrm qui
pursuit : "en Europe, nous entretenons une
cooperation pousse avec Sophia Antipolis,
dans le Sud de la France, qui regroupe le
mme type de companiess.


Aves des differences toutefois. A Sophia
Antipolis, le nombre de chercheurs est sen-
siblement plus lev qu' Kista (2.000 cher-
cheurs environs), bien que la cit sudoise
abrite l'universit .1.. ,1. I...l. i .. l ..1 i ,iii .1..
recherche technol '-.'.1,. i ..,, I, ..i..i....
autrem ent, plus oi .. ii. ..i ,i.i "i, .. i...., .. ..
responsible des rc. ii.,,i, ,,I.i. ii i, i .. I ,
som m e, K ista, c .. i ,i... ......i ... ,ii.uI, ... i ,i..
concurrents afin cl.. i1i.. 1 ii,..11.. .1 .. iii,, .. .. il
croissance." M ieu. .. K. i I i l i ii,,,
assisterles gens qt ... iil.. .. I u..... l.i. ,
budget public, elle ...i.. 1. i .l. .1. i i-ii ..1
se fait rem bourser.i. .. i I. ...... i i. .... -
taine de nouvelles ..ini, ..i i .. i. 1, ..,ni ...ii i..i .
anne Kista, m i. iii. i. ii.. i. .... i iii
L'an dernier les "p..,. i .. .. .. '. 1 ; .'..
avons une tradition .. i. i.. i.. il.... i 1 ,11 ,
personnel ne se fe i ... ,.I iiu i.,.. i,,,, .u u i
faillite." Signe de i i.,,,i i .. iii... .i .1.. ...
start-up sont spci ili .... 1 i. 1 b In. .l. ..
de l'environnem e:- ..i l.Iiu iu llu, ...I, .l ,l1-
nes o Kista veut .. i.il..


lots-cls
Kista; TIC; inniii.l,.iin %iui .
Mats Hedenstroiii \I.ii-re-\.iilliiie I l(i ken


JI


iTTi























































hiiii. ~.ilh _I. llh.. I .alh hi.i.i 1 ,. .l ,i .*lh. l 1. ii ',' I,'i. ,.I l. hii .IIIi ,lii iiil, I .L

lI.iii ,. ... i ll lil'lh ,I.'. ..,ii I ill,.. ,I,. 1.l lhI. l11i. h. h ll.. 1.. .plhI ,I,. '.I III',,.h -
,I. lh. ,. ,.h ,ii l n Hllll l, . h ... .lh. '.I l. ,i hlli l,. I. ,. .In -.l,,i h ,I,. * '. .i I,,hi l. .. i,.l h l il', .l h l ,.I
Iu'1 iII l II.I 2. s .I.. u. i u. 1 1.' I I Il .l II ,'u '. III Il u ..' l l .l 'I. ' '' '' hIl I.lhii'.llII. I ll 1. '







blues Objectif : arriver a IUU7o d energies renouvelables. "Heureusement, la Suede dispose
de nombre d'entreprises spcialises dans la mise au point de technologies propres", pursuit
Ulla Hamilton. Des techniques qui ont dj permis de perfectionner un systme de gestion des
dchets le tri des dchets a t lanc ds 1960 qui, par un jeu de canalisations amenant les
dchets aux incinrateurs, permet, entire autres, de ne plus avoir utiliser de camions poubelles.
Les incinrateurs "notre premier a plus de 100 ans !", ajoute la vice-maire jouent un rle
cl dans le systme de climatisation de la ville :l'eau chaude alimente les chauffages et, une
fois refroidie, sert rafrachir les locaux en t. Le traffic enfin. Si la bicyclette et les transports
en commun sont populaires, la majority des voitures consomment du combustible "classique".
Premier objectif : utilisation par les fonctionnaires de la ville de voitures exclusivement vertes
(biogaz pour commencer). Installer des prises dans les appartements et les stations, en provision
de la future vague de voitures lectriques. Enfin, et c'est chose dj faite dans le quarter de
Hammarby, gnraliser l'utilisation de bateaux (gratuits) assurant la liaison entire toutes les les
de la capital, faisant ainsi l'conomie de nouveaux points. M.M.B.


mots-cls
Capital verte ; Ulla Hamilton ; chauffage urbain ; nergies renouvelables ; dchets ;
Marie-Martine Buckens.


COURRIER






couvrir l'Europe



Vue d'un pont dans
le quarter Hammarby, 2009.
SMarie Martine Buckens


.EIIIi
O;11i


i I r @


-Imm.


5r17


s le dpart, l'ambition
tait de faire de cet ancient
site pollu un modle
d'urbanisme cologique.
Stockholm briguait alors les Jeux Olympiques
et savait que Sydney l'poque avait obtenu
la tenue des jeux en raison de ses perfor-
mances environnementales. Nous avons perdu
devant Athnes, mais le project s'est poursuivi,"
explique Erik Freudenthal qui nous reoit
GlashusEtt, le centre d'information sur l'envi-
ronnement d'Hammarby Sjstad. "L'objectif au
dpart tait de rduire de moiti l'impact envi-
ronnemental du future quarter par rapport aux
buildings de Stockholm datant de 1990. Tous
les aspects ont t tudis : le bruit, la pollution,
le traffic, le travail, les dchets, etc." En 1997,
le premier coup de pelle est donn, aprs que le
sol 200 hectares a t soigneusement dcon-
tamin. La plupart des btiments industries
sont rass ou ramnags comme l'usine Diesel
reconvertie en centre cultural et sportif. La fin
des travaux est prvue pour 2016. "Le project
est de construire 11.000 appartements pour
environ 28.000 personnel et permettre 10.000
personnel de travailler dans le quarterr" indique
Erik Freudenthal qui pursuit : "Pour l'heure,
8.500 appartements ont t construits et quelque
18.000 personnel y vivent." Les btiments ne
dpassent pas cinq tages et donnent la fois


sur la rue et le parc. Un travail de planification
indit, fruit de la cooperation entire architects,
ingnieurs et urbanistes.
Le nouveau quarter est construct sur un terrain
quasi vierge, ce qui permet ses promoters de
la quadriller de transports en commun et de pro-
poser le covoiturage. Sans computer un bateau qui
assure, gratuitement et tous les quarts d'heure,
la liaison entire le quarter et l'le de Sdermalm,
proche du centre. Ainsi, 79% des transports pour
se rendre au travail se font soit pied, soit en
vlo ou en transport en commun. "Ce qui a per-
mis de rduire l'utilisation de la voiture de plus
de 40%. Une telle chose n'eut pas t possible si
les transports, en particulier le tramway, avaient
t construits plus tard, car tout le monde aurait
achet une voiture."
Hammarby Sjstad rpond un programme
environnemental qui se decline suivant six
objectifs : decontamination des sols, utilisation
des sols dj construits, matriaux de construc-
tion sains, transport en commun, plafonnement
du bruit 45dB et optimisation des services
d'nergie, d'eau et de dchets, l'image de ce
que prvoient les diles pour l'ensemble de la
ville (lire l'article ci-dessus). "C'est la premiere
fois dans le monde qu'on russit rduire l'im-
pact environnemental de prs de moiti pour une
surface aussi important. Et pourtant, les objec-
tifs fixs l'taient par rapport aux normes de


1990. Aujourd'hui, on pourrait faire mieux." Le
project sera dupliqu sous peu dans deux autres
quarters de Stockholm, eux aussi relativement
dgrads. Le cot est la hauteur des objectifs et
la ville est prte y investor un milliard d'euros.
M.M.B.


lots-cls
Erik Freudenthal ; Hammarby Sjistad;
impact environnemental ; Marie-Martine
Buckens.


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009


Stockholm


~;


,--- LI

I I r


























































ui ne connat Fifi Brindacier ?
De son nom complete Fifilolotte
Victuaille Cataplasme Tampon
Fille d'Efraim Brindacier, cette
sacre petite fille rousse est une
rebelle, et depuis 64 ans continue manciper
les enfants partout dans le monde. Dans son
universe fabuleux, elle a sauv les enfants des lois
des adults et du carcan de l'cole. Pas tonnant
qu'elle ait t victim de la censure dans les pays
conservateurs et les dictatures. Sortie en 1945 de
l'imagination d'Astrid Lindgren pour le plaisir de
ses enfants, les ventures de Fifi ont t traduites
dans plus de 60 langues, de l'arabe au zoulou.
Sacr bout de femme aussi Astrid Lindgren qui
jusqu' sa mort, l'ge de 95 ans en 2002, n'aura
de cesse de se battre pour le droit des opprims,
enfants, hommes et animaux, ce qui lui vaudra,
entire autres, la mdaille Albert Schweitzer. Active
en politique, cette femme considre comme une
lgende vivante en Sude est aussi l'instigatrice de
nouvelles lois en faveur des plus dmunis.
Astrid Lindgren avait pour ane une autre grande
dame des lettres et d'humanit. Selma Lagerlg


est l'auteur de la Saga de Gsta Berling, une
pope lyrique, mais surtout de Le Merveilleux
voyage Nils Holgersson travers la Sude. Cette
autre pope, parue en 1906, lui avait t en
ralit commande pour expliquer la gographie
de la Sude aux coliers. Trois ans plus tard, elle
est la premiere femme recevoir le prix Nobel
de littrature et, en 1914, la premiere tre lue
l'Acadmie sudoise. Deux mdailles qu'elle
offrira au dbut de la Seconde Guerre mondiale
la Finlande qui cherchait lever des fonds pour
combattre l'Union sovitique.
Il est d'autres voyages plus tortueux, plus intros-
pectifs. Ceux d'August Strindberg, considr
comme l'un des pres du thtre modeme. Mais
cet homme, n en 1849, et auteur notamment de
Mademoiselle Julie, est aussi un des pionniers
de l'expressionnisme europen en peinture, sans
computer ses activits de photograph, d'alchimis-
te et de tlgraphiste. Misogyne, mais aussi socia-
liste voire anarchiste, ce qui lui valut les honneurs
de l'ex-Union sovitique et Cuba, il renia son
socialisme aprs sa rencontre avec Nietzsche
avant de se turner vers le mysticisme.


L'introspection psychologique est quant elle
le fil rouge de l'ceuvre de ce gant du cinma
qu'est Ingmar Bergman. N en 1918 Uppsala,
ce metteur en scne de thtre, scnariste et
ralisateur, acteur en dbut de carrire, comptait
son actif, sa mort en 2007, 170 pices de
thtre et 62 films. Parmi eux, le mtaphysique
Septime Sceau, le psychologique Persona ou
Fanny et Alexandre ou encore Scnes de la vie
conjugale, lui valent d'tre considr comme
l'un des grands ralisateurs de ce sicle. Tout
comme Strindberg, mari trois fois, Bergman
aura une vie sentimental mouvemente : il se
marie cinq fois et aura neuf enfants.
M.M.B.







lots-cls
Fifi Brindacier ; Astrid Lindgren ; Selma
Lagerlof ; Strinberg ; Ingmar Bergman;
Marie-Martine Buckens.


COURRIER









&.onguliaciie


Abla
Ababou


COJ
: LUNE



ROCHEF








NOCNCGO ^It r (b
S1 MROJ r*sit v r l ir
=i~~~ ~~ ,.- HR~ ii~i ir


I l y a aujourd'hui des diteurs dans presque tous les pays africains,
mais l'activit dans ce domaine varie normment d'un pays
l'autre. Les avis donns par les diteurs des pays ACP ont suscit un
grand intrt l'occasion du colloque "Culture et creation, facteurs
de dveloppement". Organism du ler au 3 avril 2009 Bruxelles par la
Commission europenne, cet vnement a rassembl des diteurs, cri-
vains, associations et organisateurs de foires du livre des pays ACP et de
l'UE. Dans le cadre d'ateliers spcifiques, ces professionnels ont analyst
comment l'industrie de la culture devait rpondre aux besoins du public des
pays ACP et aux intrts du public des pays du Nord."

Les pays ACP ne disposent que de maigres donnes officielles sur la
force conomique du secteur de l'dition. Les manuels scolaires sont les
publications les plus vendues entiree 55 et 70 % du total). Ils constituent
le segment le plus rentable du secteur mais leur diffusion se limited en
gnral quelques spcialistes locaux, des diteurs trangers ou leurs
branches locales. Tout le monde sait que, l'exception de l'Afrique du
Sud, du Nigeria et de l'gypte, l'industrie africaine du livre est faible. Il
est galement notoire que, en raison du manque de fonds de soutien, peu
d'diteurs prennent des risques financiers. C'est pourquoi les crivains
dsireux d'avoir une presence sur la scne international doivent trouver un
diteur du Nord qui public dans les langues des anciennes colonies. Dans
ces grandes villes (New York, Londres, Paris et Lisbonne), les crivains
africains peuvent trouver des revenues, des possibilits de distribution, de
promotion, obtenir des prix et participer des vnements. En Afrique, un


Sandra Federici et
Andrea Marchesini Reggiani


Editeurs africains.


Runis pour



tre uisibles


autre obstacle est tout bonnement le manque de libraries, et donc de
possibilits de vendre des livres. Par example, le Mali ne compete que 13
libraries, le Burkina Faso 11, et le Sngal 215 don'tt 200 commerce
de petite taille*) tandis qu'un pays comme l'Italie en possde pas moins
de 2 000. Le continent africain souffre galement d'un manque de cen-
tres de lecture et de bibliothques: de nombreuses villes, mme de grande
taille, ne competent pas de bibliothque.

Lors du colloque ACP qui s'est tenu Bruxelles, les participants ont
constat que le principal obstacle l'augmentation de la production de
livres africains et l'amlioration de leur marketing rsidait dans l'absence
de politiques publiques et dans la lourdeur des droits de douane, qui pna-
lisent la circulation des livres et des matires premires papere, encre ou
consommables pour imprimantes). Bien que l'accord de Florence (1950)
et le protocole de Nairobi (1976) sur l'importation des objets caractre
ducatif, scientifique ou cultural aient t signs par de nombreux pays, ils
ne sont pas respects.
Certaines maisons d'dition des parties francophones de l'Afrique sont
reconnues l'chelon international pour le rle stratgique qu'elles jouent
dans le dveloppement littraire depuis l'indpendance: Le Centre d'di-
tion et de diffusion africaine (CEDA, Cte d'Ivoire), les ditions Cl
(Cameroun), Les Nouvelles ditions africaines du Sngal (Nas) et les
Nouvelles ditions ivoiriennes (NEI), Afrique-ditions, Kinshasa. Les
nouveaux diteurs africains sont plus dynamiques et plus ouverts la cra-
tion de rseaux susceptibles de favoriser le dveloppement de l'dition aux
quatre coins du continent. Ils assument des risques en faveur de la nouvelle
gnration d'crivains en faisant la promotion de l'ducation la lecture
au travers de projects innovants et en diffusant les publications par motos,
bus, bateaux, etc. Travaillant avec des diteurs du Nord, ils produisent des
co-ditions proposes des prix plus abordables pour le public du Sud. Il


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009






Crativit


y a par example la collection Terres solidaires (avec Le Serpent plumes
et Actes Sud), qui public des romans d'auteurs africains un prix compris
entire 2 000 et 3 000 francs CFA. Citons aussi Global Issues, un project de
"foire du livre" men par Ecosocit, un diteur de qubcois.
Divers rseaux sont actifs dans le secteur de l'dition, comme les
Associations nationals de maisons d'dition, les rseaux de libraries et les
associations d'auteurs. Citons "Afrilivres, une association d'diteurs afri-
cains francophones tablie Cotonou (Bnin) qui entend dvelopper une
relation plus quitable avec le Nord en rendant ses publications visible et
accessible sur les marchs du Nord; "African Book Collective", un point
de distribution sans but lucratif tabli Oxford regroupant 116 diteurs
africains indpendants de 19 pays; le rseau de l'Alliance international
des diteurs indpendants, qui regroupe les diteurs de quatre rseaux
linguistiques dans les regions ACP et UE; et le Rseau des diteurs afri-
cains (APNET), une organisation panafricaine tablie Accra qui runit


des associations nationals d'diteurs afin de "renforcer l'dition indigne
partout en Afrique". Les associations internationales s'efforcent de faciliter
la presence des publications ACP dans les foires du livre du Nord mais
cette participation reste tonnamment faible. Il suffit, pour s'en convaincre,
de feuilleter les catalogues des rcentes foires du livre en Italie. Ainsi,
la Foire du livre pour enfants de Bologne (du 23 au 26 mars 2009), o 66
pays exposaient leurs publications, le continent africain n'tait reprsent
que par des diteurs d'Afrique du Sud, de Tanzanie et d'Egypte. M
* APNET -ADEA, Study project on Intra African Book Trade (Projet d'tude sur le commerce
de livres intra-africain).
lots-cls
Colloque 'Culture et creation, facteurs de dveloppement" ; Bruxelles;
accord de Florence ; protocole de Nairobi; dition; diteurs. Marie-
Martine Buckens.


r<


ir il r i


tier




'j"
P i: .


r . : ."..,*'

o



:


r






















































































mIlOs-Cles
Tourisme; Africue.


.<;A-
'!*'
^
Ek.--"l


























UIIKIIIIIa


IllotS-Cles
Rokia Traor ; musique ; Afrique ; Mali ;
Ali Farka Tour.


i(<


q i





P ux plus jeunes



SPORT ET DEVELOPPEMENT de POV*


* Dessinateur de Madagascar


N. 11 N.S. MAI JUIN 2009












La parole



aux lecteurs


Vos points de vue et
vos reactions
nous intressent.


N'hsitez pas nous
en faire part.


Au sujet de l'article Le prix carbon des
forts (Numro 9)
En Angola, 80% de la population vit dans des
zones rurales et fait usage de la fort. De bons
rsultats seront possibles grce de petits pro-
jets nergtiques mini-hydriques et solaires et
la distribution de gaz butane en conjunction
avec des projects de reboisement. Mais la mise
en place de ces projects devrait tre assure par
des entits indpendantes et non par les tats.

Jos Flix de Caravalho Junior (Brsil)


Le Courrier est un prcieux outil de travail pour
des chercheurs qui s'intressent aux relations
ACP-UE. J'ai apprci positivement l'article sur
L'impact de la crise sur l'Afrique vu par les experts
africains. L'analyse est raliste, et les effects de
la crise dvelopps par les spcialistes africains


commencent se
comme le ntre.


faire sentir dans les pays


Onana Nga Ferdinand
(Chercheur Cameroun).


Droit de rponse
Le Secretariat ACP demand que soient corri-
ges les informations donnes par Mme Charity
Maruta dans l'article de la page 7 du dernier
numro du Courrier ACP-UE. Mme Maruta avait
dclar "J'ai reu 150.000 euros de la CE au titre
du Fonds pour les films ACP pour la production
d'un long mtrage, mais je n'ai pu accepter ce
montant faute d'avoir pu runir les fonds qui me
manquaient encore".
La procedure d'valuation n'est pas encore ter-
mine et est confidentielle. La procedure n'tant
pas termine, nul ne peut avoir communique
quoi que ce soit Mme Maruta concernant ce
project au moment de sa declaration.


A e C 4 de T: 14 B
co rie ino ap-uoririf -~ sit inere : w .ape ucourir.-


Calendrier IUILLET SEPTEMBRE 2009


Juillet 2009

) 5-20 Festival cultural panafricain
d'Alger 2009
Festival prsentant diffrentes
formes d'art: le thtre, le cinma,
la littrature, les bandes dessines,
la musique, les arts plastiques,
Alger, Algrie
Web: http: //www.panafalger2009.dz

> 6-8 Confrence mondiale sur
l'enseignement suprieur (+10)
L'UNESCO accueillera la
Conference mondiale sur
l'enseignement (+10) pour dresser
un tat des lieux des progrs raliss
depuis la premiere conference tenue
en 1998, Paris, France.
Website: www.cepes.ro/forum/
welcome.htm


> 22-02 30e Festival international du film
de Durban
Projection de plus de 200 films issues
des quatre coins du monde. L'accent
sera plus particulirement mis
sur les films d'Afrique du Sud et
d'Afrique, Durban, Afrique du Sud.
Web: http://www.cca.ukzn.ac.za

flot

> 3-6 Enseignement distance et
enseignement destin aux
enseignants,
Cape Coast, Ghana.
Web: http://www.deta.up.ac.za/

> 31-04 Confrence mondiale sur le climate,
Genve, Suisse


Septembre

> 24-28 Perspective africaine 2009 :
le centre-ville africain (re)ssourc,
Pretoria-Tswhane, Afrique du Sud.
Web: http://architectafrica.com/
AFRICAN-PERSPECTIVES- 2009
http://www.africanperspectives.nl/

> 28-01 17e session de l'assemble
parlementaire ACP et runions
intersessionnelles de l'assemble
parlementaire paritaire ACP-EU,
Bruxelles, Belgique. M


CURRIER








II
'es I.ys I'Iue 1- Pacifiqu'

et Union eliii ITne


,. "- i : "- n -

I. I ..- 1.














I II



AFRIQUe
Afriquei i "I.ii .i.l ii I li I li iii I i lii iiil ,:'.'I', L .- i

G ui ne ri .. 1 .u i.'1, 1 .- L.- ...I i .i I.,-i 1 ,. .i iii , i.ii
M aurice 1 ,,, |. $L $, ., ,,|i.., i ,; 1 ,: l.i i ,' F ,Li,,-

Zambie : ii..- ,,, r-. .- ,r "l
^._L^ < .


Les listes de pays publies par Le Courrier ne prjugent pas le statut de ces pays, territoires et dpartements, ni l'volution de ce statut.
Le Courrier utilise des cartes de diverse origins. Cette reproduction n'implique la reconnaissance d'aucune frontire particulire ni ne prjuge le statut d'aucun Etat ou territoire.


W 'v
5*
-L '
i, t-r;E.
-- -.7 pe%


PACIFIQUE
Iles Cook Fidji Kiribati Iles Marshall Etats Fdraux de Micronsie Nauru Niue Palau
Papouasie Nouvelle Guine Iles Salomon Samoa Timor Leste Tonga Tuvalu Vanuatu
L
..'.








'**'


* <__







































4 ft.