<%BANNER%>
HIDE
 Front Cover
 Front Matter
 Table of Contents
 Main
 Back Matter
 Back Cover














Courrier (French)
ALL VOLUMES CITATION SEARCH THUMBNAILS PDF VIEWER PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00095067/00034
 Material Information
Title: Courrier (French)
Physical Description: Serial
Language: English
French
Portuguese
Spanish
Publisher: Hegel Goutier
Place of Publication: Brussels, Belgium
Publication Date: 10-2008
Copyright Date: 2008
 Subjects
Genre: serial   ( sobekcm )
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
System ID: UF00095067:00034

Downloads

This item has the following downloads:

00010-2008 ( PDF )


Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover
    Front Matter
        Front Matter
    Table of Contents
        Page 1
    Main
        Page 2
        Page 3
        Page 4
        Page 5
        Page 6
        Page 7
        Page 8
        Page 9
        Page 10
        Page 11
        Page 12
        Page 13
        Page 14
        Page 15
        Page 16
        Page 17
        Page 18
        Page 19
        Page 20
        Page 21
        Page 22
        Page 23
        Page 24
        Page 25
        Page 26
        Page 27
        Page 28
        Page 29
        Page 30
        Page 31
        Page 32
        Page 33
        Page 34
        Page 35
        Page 36
        Page 37
        Page 38
        Page 39
        Page 40
        Page 41
        Page 42
        Page 43
        Page 44
        Page 45
        Page 46
        Page 47
        Page 48
        Page 49
        Page 50
        Page 51
        Page 52
        Page 53
        Page 54
        Page 55
        Page 56
        Page 57
        Page 58
        Page 59
        Page 60
        Page 61
        Page 62
        Page 63
        Page 64
    Back Matter
        Back Matter
    Back Cover
        Back Cover
Full Text

N. 8 N.E. OCTOBRE NOVEMBRE 2008





.IOP,,A~iw-TIONS AFRIQUE CARABES PACIFIQUE ET UNION EUROPENNE



[ LLIL TL LZ
L- ---- -., l e
S-LtLt LtLiLLuLL
i LiL L LL
- DOSSIER

SGouuernancelocale
-i- -reGraal du di felop pe nt?

S_ --- --- -_ DECOUVIR L'EROPE -.
asc Tslandsll
t- --






....... II. I I. -- ...... -.
mi'- _-
L-r~ cI_
h.--~C~ -








~,dv











COURIER


Conseil Editrial
Eo-prsidents
Sir John Kaputin, Secrtaire gnral
Secretariat du Groupe des Etats ACP
www.acp.int
Mr Stefano Manservisi, Directeur-Gnral DG Dveloppement
ec.europa.eu/development/

Rdaction
Iirecteur et Rdacteur en chef
Hegel Goutier

Jounalistes
Marie-Martine Buckens (Assistante Rdacteur en chef)
Debra Percival

Assistant Eitorial et Produclion
Joshua Massarenti

Ont paricip ce nunmiro
Elisabetta Degli Esposti Merli, Sandra Federici, Giuseppe Frangi, Joyce van
Genderen-Naar, Andrea Marchesini Reggiani et Joshua Massarenti.

Relations publiques et Coordialaon aristique
Relations publiques
Andrea Marchesini Reggiani (Responsable Relations publiques et rseaux
ONG et experts)

Cooriinalion arsqique
Sandra Federici

Concepter Graphique, Maquete
Orazio Metello Orsini, Arketipa, Lai-Momo, Roberta Contarini

astrumion
Viva Xpress Logistics (www.vxlnet.be)

Geslionnaire de corat
Claudia Rechten
Gerda Van Biervliet


Couverture
Albina, Au bord du fleuve Marrowijne (frontire Surinam -
Guyane franaise) 2008. Hegel Goutier

a. Quatrime de couverture
S Willie Bester, Man with pipe, huile sur lin dans une boite
de mtal. Remerciements LARIETE artecontemporanea,
Bologna

Contact
Le Courrier
45, Rue de Trves
1040 Bruxelles
Belgique (EU)
info@acp-eucourierinfo
www.acp-eucou rie r.info
Tel :+32 2 234 5061
Fax :+32 2 2801406

Public tous les deux mois en Iranais, anglais, esagnole et poriugais

Pour toute information concernant l'abonnement, veuillez consulter notre site web
www.acp-eucourier.info ou contacter info@acp-eucourier.info

diteur responsible
Hegel Goutier

Consorliu
Gopa-Cartermill Grand Angle Lai-momo

Le Secretariat ACP et l'Union europenne, membres du Conseil Editorial de la
revue, dclinent toute responsabilit quant aux positions prises dans les articles
du magazine Le Courrier

Le consortium et la rdaction dclinent toute responsabilit quant aux articles
crits par les rdacteurs extrieurs l'quipe de rdaction et par tout rdacteur
invit.


ENGHOR


notre partenaire

priuilgi

L Espace Senghor est un centre
qui assure la promotion d'ar-
tistes venus des pays d'Afrique,
Carabes et Pacifique et l'chan-
ge cultural entire communauts,
au travers de programmes varis
allant des arts scniques, de la
musique, du cinma, la tenue de
conferences. S'y rencontrent bel-
ges, immigrs d'origine diverse,
fonctionnaires europens

Espace Senghor
Centre cultural d'Etterbeek

E-mail : espace.senghor@chello.be
Site : www.senghor.be


Cet space est rserv aux partenaires
privilgis


I_ .,







N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


LE


1


LE MAGAZINE DES RELATIONS ET COOPRATIONS AFRIQUE CARABES PACIFIQUE ET UNION EUROPENNE




Sommaire
LE COURIER, N.8 NOUVELLE SERIES (N.S)


EDITORIAL
L'Etat de grce
SANS DETOUR
"Bouleversant, le tournant pris par l'Afrique"

TOUR D'HORIZON

DOSSIER
Les nouvelles vertus de la gouvemance locale
Encadrer un processus en recrudescence
Le chanon manquant
Enforcement de la governance locale au Kenya
grce aux fonds de l'UE
"Si l'Etat ne change pas, les reforms de
dcentralisation perdront une large part de leur vertu"
Les dangers d'une dcentralisation inacheve
Dix, cent, mille points pour la cooperation
international
Diaspora et gouvernements locaux : des partenaires
faits pour s'entendre
INTERACTIONS
Forum Mdia et Dveloppement Ouagadougou:
Des paroles et surtout des engagements de l'Union
Europenne et de l'Union Africaine
Les prmisses de la cooperation entire l'Afrique,
l'UE et la Chine
L'efficacit de l'aide doit certaines ONG
Le dveloppement hydraulique et nergtique de l'Afrique
offre des opportunities pour les PME
Fondazioni4Africa : la nouvelle frontire de la
cooperation international
Future Constitution des Seychelles: Brainstorming
au Parlement europen
Relancer la dynamique rgionale
COMMERCE
Les APE "au milieu de la tourmente"

ZOOM
Photographie. Des lauriers pour l'Afrique

QUESTIONNAIRE
DE LA TERRE
Quand la science doit s'en mler
Dcollage du partenariat UE-Afrique pour la science


Le Ghana s'engage contrler ses exportations de bois
vers l'UE

4 REPORTAGE
Suriname
8 Fontaine de vie pour tous
L'histoire vue par les Amrindiens
Ramdien Sardoje
12
"Economiquement, oui, les rsultats sont encourageants"
13
Une petite conomie dote d'un formidable potential
14 Fondations pour l'amnagement du territoire :
fort, tourism cologique, plantations
15 Bonne situation conomique mais trop de bureaucratic
et de communautarisme
Un certain quilibre entire bonne governance
19 et parti pris communautaristes
Dcouverte. La nature en heritage
20 Institut Nola Hatterman
La cooperation entire 1'UE et le Suriname

DCOUVRIR L'EUROPE
23 Ecosse
Les Highlands and Islands Ecossaises. Des atouts
24 naturels exubrants
25 "Une myriade d'ingalits"
Essor de la politique de dveloppement international
28 de l'Ecosse
Les Highlands and Islands en plein boom
27 Whisky cossais : de la force la force

S CREATIVITY

29 L'Afrique dans les muses en Europe
Images des femmes
PCSID, un soutien la verve culturelle bninoise
29
Explique-moi Rama Yade
Mandela, un hros de bande dessine
30
AUX PLUS JEUNES
Dsormais nous pourrons tre plus efficace

A VOTRE ECOUTE/AGENDA




.1;


Z


~a~







editorial


ui aurait cru, il y a encore peine un tri-
mestre, que l'Etat sortirait du purgatoire
dans lequel il avait tait refoul depuis
quelques dcennies, dans la contingence
historique amalgamant la revolutionn librale", le
collapsus du systme sovitique, le succs des golden
boys devenus le modle de la russite ? Non seule-
ment l'Etat et ce qui y resemble, les institutions
multinationales, les organizations rgionales, mais le
service public lui-mme tait assimil au rgisseur
des travaux inutiles, l'empcheur de s'enrichir, au
protecteur des paresseux et des incomptents.

Personne ne contesterait les failles et la pesanteur
inhrente tout systme trop grand. Mais de l crer
le dogme d'un Etat presque nuisible croire avec le
philosophy franais Alain que "Les ides mme vraies
deviennent fausses partir du moment o l'on s'en
contente. Dnier l'Etat le contrle de certain
domaines essentiels pour le dveloppement human
auxquels il apporte une valeur ajoute nulle autre
pareille recle le risque d'une dmocratie pour les
forts, dous et bien-ns.

L'Etat est donc de retour, il est courtis, suppli pour
venir la rescousse d'un bateau fou. Sans aller jusqu'
lui demander de nettoyer les curies d'Augias du
monde financier, tous semblent lui accepter qu'il ait
dans les temps venir son mot dire sur des questions
don't il avait t dsempar. Mais avant la catastrophe
financire rcente, des institutions internationales
comme la Banque mondiale radaptaient dj leur
conception du rle des Etats en leur accordant plus de
confiance dans la lutte pour le dveloppement.

L'invite de notre rubrique 'Sans dtour' de ce
numro, Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice gnrale


de la Banque Mondiale explique que son institution
se fie de plus en plus au systme tatique local pour
grer son aide la lutte contre la pauvret plutt que
de crer ses propres units. L'Union europenne, elle,
avait pris le pli depuis plus longtemps. Le lecteur
dcouvrira au dtour d'un article sur le retour du Togo
l'ordre constitutionnel que de 2004 maintenant, la
parties du fonds europen de dveloppement consacre
l'aide budgtaire en d'autres terms celle complte-
ment gre par les Etats ACP bnficiaires est passe
du quart la moiti.

Il resort du Sommet ACP d'Accra que la viability du
Groupe d'Etat Afrique Carabe, Pacifique tait assure
aprs l'horizon 2020, terme de l'Accord de Cotonou.
C'est du moins l'engagement de ses chefs d'Etat.
Alors qu'il a peu, beaucoup le jugeaient menac. C'est
dans l'air du temps.

On a souvent mis en opposition la force des Etats et
celle de leurs composantes (les regions) ou de leurs
regroupements (les fdrations ou les unions). Plutt
faux, comme on semble le voir incidemment dans le
dossier du Courrier sur la governance locale. Que ce
soit en Europe ou en Afrique. L'Espagne peut tre un
bon example. Bien ancre dans l'Europe, bien dans
ses bottes avec la dcentralisation. Avec une politique
de dveloppement consquente et paralllement des
rgions comme la Catalogne qui veut atteindre pour
2012 l'objectif de consacrer 0,7 % de son PIB l'aide
au dveloppement.


Hegel Goutier
Rdacteur en chef














"BOULEUERS nT,


le tourant pris par l'Afrique"


Ngozi Okonjo-lweala, premiere femme Ministre des Finances puis Ministre des Affaires Etrangres du Nigeria, a t nomme Directrice gnrale de
la Banque mondiale (BM) en octobre 2007. Dans les forums internationaux, elle est rpute pour son experience hors pair, son intelligence et son
franc-parler. Au course d'une halte qu'elle a faite Bruxelles aprs le troisime Forum d'Accra sur l'efficacit de l'aide (du 2 au 4 septembre), Mme
Okonjo-lweala nous a livr ses impressions sur ce qui a t ralis Accra et sur la crise alimentaire mondiale. A ce sujet, elle a applaudi la decision
de la Commission europenne de proposer une facility financire rapide d'un milliard d'euros pour stimuler la production agricole. Cette aide, a-t-elle
comment, "apporterait une contribution norme la lutte contre la faim, la pauvret et la malnutrition, et favoriserait l'agriculture durable, synonyme
d'autosuffisance alimentaire".


Vous venez de rentrer du Forum d'Accra sur
1' ri...... ;i.: de l'aide. Etes-vous due par les
rsultats qui y ont t atteints ?

En tant que membres de la Banque mondiale,
nous nous flicitons des incroyables rsultats
engrangs. L'dition de Paris, voici trois ans
dj, avait attir 600 participants. A Accra, on
a dnombr 1.700 reprsentants de 130 pays
et de 40 institutions. Plusieurs dlgations
n'y avaient jamais particip, notamment les
donateurs non traditionnels, la Core du Sud,
la Chine, le Brsil et certain des nouveaux
pays d'Europe de l'Est qui commencent
s'informer pour savoir comment assumer un
rle de bailleur de fonds. On a galement vu
des foundations et, avant la reunion, un forum
de la socit civil. Pour la premiere fois, les
pays en dveloppement ont vraiment pu faire
entendre leur voix. Le fait que le Forum ait
t accueilli par un pays africain, le Ghana, y
est videmment pour beaucoup. Cette reunion
prsentait plusieurs caractristiques qui, mon
avis, en ont fait un vnement special. Pour
commencer, elle a offert l'occasion de dter-
miner si l'aide avait eu des effects sur la pau-
vret et si, depuis notre reunion de Paris il y a
trois ans, nous avions accompli de meilleurs
progrs en matire d'harmonisation de l'aide.


Il y a 15 ans, deux personnel sur cinq vivaient
en dessous du seuil de pauvret; aujourd'hui,
cette proportion est d'une sur quatre, mme si
de graves crises comme celle du Darfour sont
susceptibles d'inverser cette tendance. Pour
ce qui est de l'harmonisation des donateurs,
des progrs ont t accomplish dans quelques
domaines : les efforts pour que les pays
en dveloppement aient davantage voix au
chapitre, la gestion des finances publiques par
les pays en dveloppement ainsi que certain
progrs pour intensifier la collaboration entire
donateurs.
Il faut aussi computer avec les grands dfis du
moment, notamment la crise des carburants,
des aliments et des engrais, qui a vu les prix de
ces products doubler ou tripler, selon le cas, au
course de ces quelques dernires annes. Dans
nombre de pays, cette triple crise a aggrav la
pauvret. C'est pourquoi il est trs important de
se center sur l'efficacit de l'aide en veillant
ce que celle-ci prenne une forme concrete. Si
nous n'agissons pas, 100 millions de person-
nes supplmentaires pourraient se retrouver
en situation de pauvret. En Sierra Leone, par
example, la crise des denres alimentaires et
des carburants a provoqu une augmentation de


"La conditionnalit


n'est plus de mise"

3% de l'incidence de la pauvret, qui a attein
69%. Que signifie l'efficacit de l'aide dan,
une telle situation ? Qu'est-ce qui a t positil
Accra ? Le fait qu'on y ait utilis le critr
de l'efficacit de l'aide pour se center sur le
vrais problmes ; qu'on ait attir l'attentior
sur la ncessit de travailler ensemble e
d'abandonner la fragmentation des effort,
pour surmonter cette crise. Utilisons les sys
tmes mis en place dans les pays. Si un te






os.I


pays dispose de systmes de gestion financire
et d'attribution de marchs qui fonctionnent,
pourquoi ne pas les utiliser plutt que crer
nos propres systmes spars ? La condition-
nalit n'est plus de mise ; aujourd'hui, nous
voulons nous concentrer sur la transition,
un processus qui permet chaque pays de
concevoir ses propres programmes, d'tablir
ses propres rfrences, et que nous pouvons
surveiller...

Une grande parties de l'aide de l'UE consist
actuellement en aide budgtaire. La Banque
mondiale approuve-t-elle cette politique ?

Tout fait. D'ailleurs, la Banque mondiale
elle-mme accord des aides budgtaires l o
l'environnement le permet, si le pays en question
suit une politique conomique raisonnable et
qu'il mne bien des reformes de son systme.
Elle accord aussi son aide budgtaire l o il
est possible de faire fonctionner un systme de
gestion financire raisonnable. Dans ces condi-
tions, l'aide budgtaire octroye ne disparat pas
et les actionnaires ne se retirent pas en disant
que l'argent est mal dpens. En revanche, dans
les pays o le systme conomique est plus fai-
ble, nous encourageons la mise en commun des
fonds. En continuant recourir des processus
extrieurs, on ne fait qu'affaiblir davantage le
pays, tandis qu'en utilisant le systme national,
on enforce le pays car on est oblig d'aider ses
institutions le faire fonctionner. Pour revenir
sur la reunion d'Accra, nous avons galement
convenu de montrer plus de transparence dans
les engagements d'aide. Si on aide un pays, il
vaut mieux publier les informations relatives
ce financement pour que les parlements, la
socit civil et les citoyens puissent tre au
courant des dpenses. Tout ce que la Banque
mondiale finance peut ainsi tre consult.

La cruise alimentaire n'est-elle qu'une anomalie
passagre ou dnote-t-elle quelque chose de plus
profound, savoir que l'agriculture a t, '.i. i .. : ?


COURRIER


'ans dtour


Debra Percival


t
s
f
e
s

t
s
-1







Sans dtour


C'est un peu les deux. Cette crise n'est pas
une anomalie passagre car elle ne disparatra
pas du jour au lendemain. Il faudra attendre
deux ou trois ans pour la voir disparatre
car c'est une myriade de facteurs qui en est
l'origine. La communaut mondiale tout
entire a perdu de vue l'agriculture. Mme les
pays directement concerns ont omis d'inscrire
l'agriculture dans leurs priorits de dvelop-
pement. Pourquoi ? Parce qu'on croyait que
la guerre de l'agriculture tait gagne. Des
quantits suffisantes de denres alimentaires
taient produites. En cas de crise, il tait facile
d'acheminer les aliments l o on en avait
besoin. Je crois que c'est cela qui s'est pass
et qui explique la diminution des financements
affects l'agriculture. Par contre, je ne pense
pas qu'il faille y voir l'lment qui a prcipit
la crise. D'aucuns competent parmi ces facteurs
le fait que les prix levs des carburants ont
entran la hausse des prix des engrais et la
mobilisation, au profit des biocarburants, d'une
parties des terres normalement utilises pour les
cultures alimentaires. D'autres vnements
extrieurs dus au changement climatique ont
aussi jou un rle ; dans de nombreuses par-
ties du monde, des inondations et scheresses
ont affect la production agricole. En plus de
tout cela, la speculation a, dans une certain
measure, contribu la hausse des prix. Ce
n'est pas un facteur unique mais la conjunction
d'une srie de facteurs qui est responsible de
la situation. Pour comprendre pourquoi nous
disons qu'il ne s'agit pas d'une anomalie pas-
sagre, il faut examiner les diffrents vne-
ments en cause. Certains d'entre eux sont en
effet plutt de nature structurelle. Des facteurs
structures et spculatifs influencent en effet le
prix du ptrole. Si tel est le cas, il faut examiner
l'impact sur les engrais. L'utilisation des terres
consacres la production de biocarburants ne
va pas changer du jour au lendemain, malgr
que l'on ait arrt d'encourager le subvention-
nement cette production. L'autre grand facteur
est l'augmentation de la demand des pays
mergents, qui sont en meilleure sant. Ce qui
est trs important, c'est que l'on peut ragir
cette situation en modrant les prix et en
encourageant la production, et voir le niveau
lev des prix comme une possibility de bn-
fice pour les agriculteurs.

Avez-vous t due par l'chec des ngocia-
tions de Doha sur le commerce ?

Certainement. Nous ne pouvons pas accepter
cet chec en restant les bras croiss. Un
grand nombre de pays en dveloppement
ont beaucoup faire pour pouvoir bnficier
de l'accord quand il sera finalement atteint.


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


Je veux parler de l'aide au commerce. Il y
a beaucoup de choses que les pays en dve-
loppement doivent encore faire : amliorer
leurs infrastructures, renforcer leurs capacits
rglementaires et rexaminer leurs politiques
commercials. On ne pourra pas parler des
avantages du commerce tant que les ports
et les routes ne seront pas au rendez-vous.
L'aide au commerce doit devenir relle. Les
pays en ont parl mais n'ont pas joint l'action
la parole.

Approuvez-vous le fait que la diaspora assume
un rle plus important dans la politique de
dveloppement ?

Pour diverse raisons, la participation de la
diaspora est une bonne chose. Pour com-
mencer, ses membres transfrent beaucoup de
fonds vers leurs pays d'origine. De nombreux
pays reoivent ainsi plus d'argent des envois
de la diaspora que de l'aide au dveloppe-
ment. Les fonds transfrs par la diaspora vers
l'Afrique s'lvent actuellement quelque 11
milliards de dollars par an, don't 3 milliards
destination du seul Nigeria. Les membres
de la diaspora connaissent leur pays et sont
trs ractifs quand il s'agit de faire dmarrer
quelque chose. Leurs resources sont com-
pltement sous-exploites. La Banque mondi-
ale a propose que l'on labore Bruxelles
un programme de soutien de la diaspora. De
plus, Washington, un programme d'aide la
diaspora pour l'Afrique, en course de dvelop-
pement, aura pour but de soutenir les projects et
les ides de la diaspora et de l'aider utiliser
son savoir-faire dans les pays d'origine.


"L'aide au commerce

doit devenir relle."


Au course de votre mandate, y a-t-il un change-
ment en particulier que vous aimeriez apporter
sur le continent africain ?

Quand je considre ce qui entrave la croissance
aujourd'hui, je suis littralement stupfaite
par le rveil de l'Afrique. Voici peine une
dcennie, les gens baissaient les bras en disant
que ce continent n'arriverait nulle part. Puis,
depuis les annes 2000, on voit des pays afri-
cains enregistrer une croissance systmatique
suprieure 5%, certaines projections allant
mme jusqu' 6,5 7%. Et je ne parle pas
que des pays exportateurs de marchandises
: pas moins de 18 pays non-exportateurs ont
une croissance de plus de 5%, et cela depuis
un certain temps dj. Toutefois, comme une


croissance de 5 ou 6% n'est pas encore suf-
fisante pour contribuer la ralisation des
Objectifs du Millnaire pour le dveloppe-
ment (OMD), il faut absolument pousser la
croissance jusqu' 7 ou 8%. Comment y
arriver ? C'est cette question qui stimule
mon dsir de voir quelque chose de different.
L'analyse de la situation permet de voir que
le secteur priv joue un rle cl dans cette
croissance et dans la creation d'emplois. Les
investissements trangers directs sur le con-
tinent ont augment pour atteindre 38 mil-
liards de dollars par an, mais ils ne sont pas
toujours destins aux secteurs qui crent le
plus d'emplois. O est donc le problme ? Un
grand nombre de parties prenantes voquent
les contraintes lies aux infrastructures. Pour
cette raison, l'une des choses que j'aimerais
vraiment voir est une augmentation des inves-
tissements dans les infrastructures, qui doivent
tre raliss dans le cadre de partenariats pu-
blic/priv. Les tlcommunications en sont un
example. La revolution du tlphone mobile a
vraiment commenc en Afrique. Auparavant,
c'tait peine s'il y avait des lignes fixes ;
puis le tlphone mobile est arrive et, en l'an
2000, le continent africain comptait 10 mil-
lions de lignes mobiles. Aujourd'hui, elles
sont 180 millions. Cette volution est mettre
l'actif du secteur priv. Les gouvernements
ont cr un environnement propice l'octroi
de licences, et le secteur priv a invest.
Pourrions-nous, grce au secteur priv, obtenir
des ports efficaces et des routes qui relient les
zones rurales aux marchs et aux voies ferres
? C'est cela, mon rve. Pourrions-nous raliser
cela l'chelon regional ? Certains pays sont
enclaves et leurs marchs de taille rduite. A
la Banque mondiale, nous pouvons catalyser
en parties cette ambition au travers de notre
branch du secteur priv, la Socit financire
international. Celle-ci est en train de crer
un fonds de 100 millions de dollars destiny
aux infrastructures et un autre pour la sant.
La question est de savoir comment d'autres
bailleurs de fonds pourraient aussi pousser le
secteur priv s'impliquer en construisant des
infrastructures ?
La version intgrale de cette interview sera
publie sur le site Internet du Courrier: http://
www.acp-eucourier.info/. M





mots-cls
Ngozi Okonjo-Iweala; Banque mondiale;
Afrique ; efficacit de l'aide ; crise alimen-
taire ; commerce ; biocarburants ; aide
budgtaire ; diaspora ; OMD ; secteur
priv ; Debra PercivaL







































Runis les 2 et 3 octobre Accra, la capital ghanenne, les chefs d'Etat et de
gouvernement des 79 pays du Groupe Afrique, Carabes et Pacifique (ACP) ont lanc
un signal clair la communaut international et aux institutions financires pour
qu'elles respectent leurs engagements achever les Objectifs du Millnaire pour le
dveloppement (OMD) d'ici 2020.

S agissant des ngociations en course avec 1'UE afin de transformer
leurs liens privilgis en Accords de partenariat conomique
S. (APE) trs controverss, le Prsident du sommet, le ghanen John
Kufuor, a annonce la decision du Groupe ACP de prendre langue
avec certain pays europens don't la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne
afin de les rviser. "Ce que nous voulons", a dclar le Prsident ghanen, "c'est
une veritable stratgie de partenariat et non les accords tels qu'ils se dessinent
actuellement et qui laissent une impression d'une dpendance continuelle de
l'Europe".

> Sauuer 'conomie et les gens

John Kufuor a tenu placer le Sommet sous le thme de "la ncessit d'assurer
la scurit et des gens et du dveloppement". Tout en reconnaissant les difficults
actuelles, le Prsident a insist pour que le Sommet dlibre sur lajeunesse, "qui
doit pouvoir entrer dans le courant de la globalisation avec competence et confi-
ance en elle". Ceci, a-t-il ajout, exige en retour un systme commercial interna-
tional quitable pour permettre nos economies d'tre suffisamment fortes pour
permettre des programmes d'ducation et de sant adquats, stigmatisant dans
la foule les APE qui "entament la solidarity entire les pays ACP". Des APE qui
ont monopolis une bonne parties des discussions (lire galement l'interview du
Ministre ivoirien de l'Intgration africaine Amadou Kone et les commentaires de
la dpute europenne Glenys Kinnock, dans la Rubrique Commerce), de mme
que les crises alimentaire et ptrolire, sur lesquelles s'est greffe la crise finan-
cire que traversent les pays industrialists.


COURRIER







Tour d'horizon


> Une situation "quasi apocalyp-
tique"


"Les consequences de la crise financire inter-
nationale seront dsastreuses pour l'ensemble
des pays ACP, aux conomies fragiles et
dpendantes d'exportations de matires
premires, en particulier pour les petits pays
vulnrables", dclarait au Courrier Arvin
Boolell. Connu pour sa determination dfen-
dre les intrts des pays d'Afrique orientale et
australe dans leurs ngociations avec l'UE sur
les nouveaux APE, le Ministre des Affaires
Etrangres de Maurice ne dcolre pas : "il
est malheureux que les experiences du pass
n'aient pas servi de leon ; aujourd'hui ce sont
les pays les plus faibles, don't les budgets ont
t dj fortement rods par la hausse des
prix du ptrole et des products alimentaires,
qui doivent faire les frais d'une gestion incon-
sidre des pays dvelopps." Selon lui, le












































N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBER 2008
N e. 8 NS paCOre IIL Vl e re I d'u8



a aa r1[ ux TOlRE Nations Une,























seu]l(.ls paysis1"slus de aniene Icolonies



deJ se E',J.$ mebrs Paralll 'J e ment, 00


risque est rel aujourd'hui que l'on assisted
une dprciation du dollar, couple une aug-
mentation des cots de production, du ptrole
et des denres alimentaires : "en ces temps de
grands changements, nous devrons faire face
une situation quasi apocalyptique."




























l' men .- m li!11 Id l'accod. I



























globa111le11 adpI prl omiso


Rob Davies, Ministre-adjoint du Commerce
et de l'Industrie d'Afrique du Sud, a not
de son ct, comme ses collgues ACP, que
le gouvernement amricain est prt payer
700 milliards de dollars pour sauver son
systme finance et que les banques centrales
europennes faisaient de mme : "dans ce cas,
ils peuvent trouver de l'argent mais apparem-
ment pas pour le dveloppement." Le Ministre
faisait rfrence la baisse des engagements
des pays dvelopps en faveur des pays en
dveloppement. En souscrivant voici quelques
annes aux OMD, lesquels prvoient, entire
autres, une diminution de 50% de la pauvret
dans le monde d'ici 2020, les pays industria-
liss s'taient engags consacrer 0,7% de
leur PIB la cooperation au dveloppement.
Un objectif que peu de pays ont atteint ; pire
leurs engagements ont dcru depuis plus de
deux ans. "Cette attitude, pursuit M. Davies,
est significative des priorits de la gouvern-
ance actuelle de l'conomie mondiale."@







dl arto Il f11 Il

-. i llllle llla rll l i leI1





I!- de reinforce da llle l0 les!
Fa cilits (E-ACP pourel'e etl'nergie



p- l le"taire la aili t I les

d---r----- un s t -inte tioal







-e.. d'Ii[te le e de la-.-lit

pos e par la C .mis euroen






-. de .p-. d t es cdes c me.
Ii[.'!ll I J*diiL /

































La runion entire les deux Collges (C-2-C) qui s'est tenue Bruxelles le 1er octobre et qui a runi
les commissaires de l'Union europenne (UE) et leurs homologues de l'Union africaine (UA) a permis
d'approfondir les huit partenariats de la stratgie de I'UE en faveur du continent africain lancs
l'occasion du Sommet UE/Afrique organis Lisbonne (Portugal) en dcembre 2007.*


I l s'agissait de la quatrime reunion de ce
type entire l'ensemble des 10 commis-
saires de l'UA et, cette occasion, 21 des
27 commissaires de l'Union europenne
(UE) reprsentant un ventail de politiques.
Selon le president Barroso, cette reunion a t
"un lment rgulier et important du calen-
drier politique nous permettant d'aborder les
problmes cls du moment tout en dfinissant
nos actions dans les domaines convenus de


"un lment rgulier

et important du

calendrier politique"


notre partenariat stratgique, qu'il s'agisse des
problmes lis la scurit, l'nergie ou au
changement climatique" une opinion partage
par le president de l'UA, Jean Ping.

L'ensemble des commissaires et des autres
participants la reunion se sont runis en six
groups thmatiques don'tt les points essentiels
figurent ci-dessous). Tous les domaines de la
stratgie UE/Afrique ont t couverts, certain
plus politiques que d'autres comme la paix et
la scurit; d'autre part, certain projects dans le
domaine des sciences et des technologies sont
en passe d'obtenir un financement (cf. article
spar dans la rubrique "Interactions").

Groupe 1: Renforcement de la capacity institu-


tionnelle, cooperation administrative et communi-
cation.Ce group s'est pench sur la manire don't
la stratgie africaine est administre et diffuse.

Groupe 2: AT.... politiques, paix et scu-
rit, governance dmocratique et droits de
l'homme. L'UA a soulign ici les efforts
qu'elle ralise au Darfour, en Somalie, en
Mauritanie, dans la region des Grands Lacs
et au Zimbabwe alors que l'UE a fait tat de
sa mediation dans les crises africaines et de
ses operations de maintien de la paix. L'UE a
expliqu son concept de dveloppement dans
les Etats dits fragiles.

Groupe 3: Infrastructures, nergie, environne-
ment et changement climatique. L'accent a t
mis sur le "Programme de dveloppement des
infrastructures en Afrique" (PDIA) visant relier
le continent sur le plan de l'nergie, des transports,
de l'eau et des technologies de l'information et de
la communication (TIC) en vue de dvelopper les
relations commercials, les conomies et de crer
des emplois, mais galement sur les feuilles de
route de l'UE respectivement pour le partenariat
en matire d'infrastructures UE/Afrique et sur
le partenariat nergtique UE/Afrique ainsi que
sur leur financement future. Un dialogue a eu lieu
sur la promotion de la scurit et de la suret, les
normes environnementales et la navigation par
satellites au sein de l'aviation civil africaine de
mme que sur les possibilits de financement par
l'UE en vue de mettre un terme la dforesta-
tion.


les sexes, migration et sant. Les parte-
naires ont valu le calendrier de l'UE en
vue d'atteindre les Objectifs du Millnaire
pour le Dveloppement (OMD) en matire
de sant, l'accent ayant t mis sur les soins
de sant universels de base pour le continent
africain. Le commissaire europen au dvelop-
pement, Louis Michel, a fait tat des projects
qui se prparent au sein de l'UE en vue de
contribuer la creation d'un Institut africain


COURRIER







Tour d'horizon


pour les transferts de fonds ainsi que de la
creation de centres d'information et de ges-
tion des migrations (cf. article sur l'ouverture
du premier centre de ce type au Mali dans la
rubrique "Interactions"). Les deux partenaires
ont exprim leurs inquitudes par rapport au
traffic illegal des tres humans ainsi qu' la
ncessit de mieux protger les femmes et
les jeunes filles contre la violence sexuelle
dans les regions en conflict ou se relevant d'un
conflict et ils ont recommand une application
rapide de la resolution 1325 du Conseil de
scurit des Nations unies (CSNU) sur les
femmes, la paix et les measures de scurit.

Groupe 5: Intgration commercial rgion-
ale, .r).... conomiques. Points examines:
situation actuelle des APE (cf. article sur le
6me Sommet ACP), proposition de l'UE
d'octroyer une facility" de 1 milliard d'euros


afin d'encourager l'agriculture dans les pays
en dveloppement ainsi que le recent docu-
ment de l'UE sur l'intgration rgionale en
Afrique (cf. n 7 du Courrier).

Groupe 6: Science et technologies, space,
socit de l'information et education.
L'accent a t mis sur les projects UA/UE
dnomms projectss pilotss, prts pour un
financement dans le domaine. Dans le sect-
eur de l'ducation, les initiatives de l'UA en
faveur d'un observatoire de l'ducation et d'un
"Centre international pour l'ducation des filles
et des femmes en Afrique" ont t expliques
tandis que les actions menes par l'UE en vue
d'atteindre les OMD dans ce secteur ont t
examines.

Selon les fonctionnaires de l'UE, un group ad
hoc UA-UE travaillera sur certain domaines


jusqu' la prochaine reunion C-2-C prvue en
2009. La question du financement de projects
en course devrait tre examine non seule-
ment par le Fonds europen de dveloppement
(FED), mais galement par les Etats membres
de l'UE, les banques de dveloppement comme
la Banque africaine de dveloppement (BAD) et
la Banque europenne d'investissement (BEI),
par des foundations prives, des pouvoirs locaux,
des organizations de la socit civil, des organ-
isations internationales et le secteur priv. La
Commission europenne (CE) administre un
programme special destiny au enforcement des
institutions de l'UA (55 millions d'euros pour
2000-07). D.P. M
* Voir encadr page 8.







Tour d'horizon




Togo reou au bercail

Le 18e 9spe be20 Brxlls une confrenc maer de bailleurs de fond pou le Tooamru acninedn egu
vernement~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~ du Pre ie miiteGl etH ug o asl ared et ofrn eog nsec noit m n a eg u en m n o oas
le~~~ ~ ~ Prgrmm de Naton unie pou l- - --e delpem n ( D et la Co msso euopene M.0 -b a ocup ledeateascn
pour prsne la co mnuinentoae le~00 prcsu de rom du Too un0. pay qui s's rerov "opeln pedn lu 'n
deni asoes riepltqe
Entre . 199 et 2005 la moen anuel du proui i.. . . . ..r bru *B duTg-tegatpie11% n aerdpa a apr
- - la0 crisac moen de la pouato de0 2,% .eo0e0rcson0pote a M u counsel aurt ocedu
Tooli sur tri et, dan les zone rurles tri su qute La stragi de ruto elpurt uTgoao oraproed
20821 t nlselr de cet confrenc .Mgoadlr que son pay deva. enor rour so prolm de grn
endtte en et nmr qulqe-ue de se proits co m la - - - en plac .d. sevie de0 base larfom u ytmejdiiie td
lapoie. l'miorati. de - - --s sevie de sant et la prm to elivetse etpi
Un - - acor poiiu inevn en ao-- - -tr-tus-es-- - - a- bo ch- su-l- teue-'ecton lire et ruie le 14 oco r 2007.
L'UEa nrmaissesreltion avc l Too e noembe 206, pr un inerrptio de13 ns ansla rogammaionde 'aie rgulre
Loui Mihl Co msar euope a.- - Deopeet avai alor dcar qu ce pay rodi au 2cie erfrecneu
avec~~ ~ ~ ~ ~ l'nonErpne( u ired- --odserpndedvlopmnt -),l o - --o bnfiie porlsioealn e 20
2 013, - d'un enaemn co mnuar s'lvn 02 ilosder ot emnatmxmlatrsd iacmn pine
pou le intaie dan le0 do an de la bonne goue Un pati su............. e des fod du 1 0 Oe F lousa. . onitrot
ladmned as en un aid bugaie as- prcs M-o.. ............ 0 Mihl un. ferven patsnd etp *'pu or osls dArqe e
e et du Paiiu (A P) -eon le Co msar au Deo pp-- nt l-- e- fai d injce l'id dircte en dan le bude- na-tio-au ds
ett AC cosiu un "sgn de cofane dan le govenmet cocrns ajutn q . . . "nu deon arrte dedr o atnie
ce quil dovn fare. 0 .0 0 - 0 O 0 O i I. o- 0 O
En 004 quand M. Mihe es entr dan ses focin d - - -0e Co misar euoe uDeope eti dcarlrsdun ofec
depes orai et*cain u 2%d 'ied E cossti en un aid bugtar grl et setre I-p-------------------------r le Et0s ACP
Pa co prasn l'ann prcaie au mo en o le mada de M. Mihl au co mne de la poiiu de dveloppementdeVUE

to-s-a -s. fin, pr d e la m ide l'ieacrsprl E u -tt ACP devai cosite On In eid de ce type. M. Mich-- e l noc
eui sa.ceri prcanmn --s e pulcto de la Co msso europenneconsacre au b- fics de-----sugaie. D.P M-




































































Debra Percival et Marie-Martine Buckens


dans les grandes strategies de dve-
loppement, labores tant par l'Union
Europenne que par d'autres institu-
tions internationales comme la Banque mondi-
ale. Les autorits locales, estime notamment la
Commission europenne, doivent devenir des
acteurs privilgis de la cooperation. Est-ce
dire que la cooperation centralise, d'Etat
Etat, est morte ? Non, les Etats centraux
des pays en dveloppement devraient con-
tinuer bnficier des mannes des donateurs
- notamment les sommes verses par le Fonds
europen de dveloppement au titre de l'appui
budgtaire, sommes relativement importantes.



N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


A charge pour eux de redistribuer une parties de
ces fonds aux gouvernements locaux. Ce qui
reprsente un double dfi : un dfi de trans-
parence et de bonne governance au niveau
central, mais aussi local. Auquel s'ajoute sou-
vent pour les autorits locales, fortiori si une
parties des pouvoirs a t dcentralise une
tendance qui se gnralise sur tous les conti-
nents, en Afrique le Mali a t l'un des pre-
miers montrer l'exemple un problme de
capacits, capacits financires et humaines.
Mais qui dit governance locale, dit galement
monte en puissance des entits comme les
rgions et les communes, un sujet trait par la
Commission dans sa rcente communication


sur l'intgration rgionale (http://ec.europa.
eu/development/indexfr.cfm). Tant au Sud
qu'au nord. Et au Nord, en Europe singulire-
ment, les regions comme la Catalogne en
Espagne ou group de regions comme la
Conference des regions priphriques mariti-
mes d'Europe sont des figures de proue d'un
nouveau type de cooperation avec les pays
du Sud. La governance locale est l'un des
thmes centraux des Journes Europennes
de Dveloppement 2008 (http://eudevdays.eu/
Public/Homepage.php). M


Femmes en pleine activity agricole, Mozambique.
C Helvetas/Alan Meier
















































I l y a le cas de la Catalogne, cette region souvent montre en
example qui, en l'espace de trois ans, a double son budget allou
la cooperation au dveloppement, pour atteindre 60 millions
d'euros en 2007, l'objectif tant d'y affected 0,7% de son budget
d'ici 2012. Des examples plus modestes, mais don't l'impact est certain :
celui de la ville franaise de Mulhouse qui conseille la ville de Majunga
Madagascar pour la reconstruction de son march. Ou encore celui de
la petite localit (13.000 habitants) de Santa Croce Sull'Arno en Italie,
qui a mis en place un systme d'enregistrement des naissances dans
cinq municipalits du Burkina Faso. Jusqu'il y a peu, la cooperation
se limitait des jumelages. La cooperation dcentralise est apparue
comme une dimension nouvelle et important de la cooperation au
dveloppement.

"La participation croissante des autorits locales, les volumes de res-
sources financires mobiliss et la diversity et le nombre croissants
d'acteurs engags sont tels qu'il est ncessaire de qualifier et quanti-
fier cette volution et de jeter les bases d'une approche coordonne",
explique David Johnson, responsible des questions de governance
et de migration au sein de la Direction gnrale Dveloppement la
Commission europenne. Chose faite. Dbut octobre, la Commission
europenne adoptait une communication adresse toutes les autres
institutions europennes dans laquelle elle propose de mettre en place
une structure pour les autorits locales comme acteurs au dveloppe-
ment.

> monte en puissance du Comit des Rgions

Sur le plan europen, la Commission propose la mise en place d'un "dia-
logue structure", sous la houlette du Comit des Rgions et incluant les
rseaux des autorits locales. L'excutif europen propose d'laborer


des directives oprationnelles afin de permettre ces entits de mener
des actions complmentaires celles menes par la Commission.

De plus en plus de pays du Sud, partenaires de l'UE, sont pour l'heure
engags dans un processus de dcentralisation. Un processus difficile
qui, estime la Commission, pourrait tre soutenu grce l'exprience
des autorits locales du Nord. C'est vrai surtout, souligne David
Johnson, dans les domaines de la governance et de la dmocratie
locales, mais aussi dans la planification rgionale qui intgre le dvel-
oppement local dans un space plus large et permet de stimuler les
synergies entire secteurs publics et privs.

> Une plate-forme pour les pays fCP

Enfin, pour viter la fragmentation, la duplication et le manque
d'informations, la Commission propose la mise en place d'une plate-
forme d'change d'information. Lance en novembre 2008, elle int-
gre, outre le puissant CCRE (Conseil des Communes et des Rgions
d'Europe) et les acteurs non tatiques reprsents par Concord, la Plate-
forme des Collectivits Locales des pays Afrique, Carabes et Pacifique
(ACP-LGP), mise en place modestement en 2001 mais qui devrait
pouvoir tendre ses actions grce un financement de la Commission.
Son rle ? "Informer et mettre en rseau les collectivits des pays
ACP, les reprsenter Bruxelles et en Europe, les aider renforcer
leur capacity, grce des appuis techniques", explique sa responsible
Lala Elisa Rafamatanantsoa. "La tache n'est pas mince, poursuit-elle,
car les capacits des collectivits locales ACP sont encore trs faibles."
M.M.B. M
mots-cls
Comit des Rgions ; ACP-LGP ; Lala Elisa Rafamatanantsoa;
Autorits locales ; David Johnson ; Marie-Martine Buckens.


COURRIER












Le chanon


Pour les rgions d'Europe,
l'approche territorial doit
tre dment prise en compete
dans les nouvelles politiques
de dveloppement en
gestation.

S 1 est trs important que les
rseaux des autorits locales
et rgionales soient mobiliss,
sans quoi on perdra une grande
parties de l'efficacit de l'aide au dvelop-
pement", estime Xavier Gizard. Secrtaire
gnral de la Confrence des Rgions
Priphriques Maritimes d'Europe (CRPM),
Xavier Gizard est impliqu, depuis de nom-
breuses annes, dans des projects de coopra-
tion avec les regions du Sud. Et de citer les
protocoles de cooperation (17 au total) lancs
ds le dbut des annes 2000 entire regions du
Nord et du Sud. "C'est le cas notamment de la
cooperation entire la Guadeloupe et la region
Aquitaine/Bretagne, cooperation que l'on va
essayer de reproduire Hati", explique-t-
il. En juin 2006, les presidents des regions
des cinq continents se runissent dans les
Aores, en presence de Jos Manuel Barroso,
President de la Commission europenne, de
reprsentants de l'Organisation de cooperation
et de dveloppement conomique (OCDE)
et du Programme des Nations Unies pour le
dveloppement (PNUD), afin d'examiner les
moyens d'viter les effects pervers de la dlo-
calisation. Le movement est lanc. En mars
2007, Marseille, une premiere convention
international pour une approche territorial
du dveloppement est adopte. "La dclara-
tion de Marseille a t signe par 11 rseaux
qui reprsentent la voix des regions au niveau
mondial." Quatre rseaux s'ajoutent par aprs.
Dans la foule, le Forum Global d'Associations
des Rgions (FOGAR) voit le jour ; s'appuyant
sur les structures de la CRPM, "l'ide est qu'il
soit autonome en 2010". Enfin, en 2007
Lisbonne, la CRPM et le PNUD rencontrent
Soulama Ciss, Prsident de la Commission
de l'Union conomique et montaire ouest-
africaine (UEMOA). L'ide ? Mettre en place
une structure de cooperation rgionale dans
le cadre de la politique de dveloppement, en
liaison avec le FOGAR.

Les initiatives ne manquent pas ; elles fusent
mme dans la tte du Secrtaire gnral de la


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


CRPM. Qui dit cooperation au dveloppement
dit, crises mondiales obligent, cooperation
galement pour lutter contre le changement
climatique, pour la scurit alimentaire. Deux
domaines o Xavier Gizard entend mobiliser
les regions. "S'agissant d'alimentation, les
rgions sont particulirement bien places
puisqu'elles incluent galement les espac-
es ruraux." Or, jusqu' present, pursuit le
Secrtaire gnral, la Commission europenne
a oubli la dimension rgionale, citant des
programmes comme URB-AL, qui favorisent
l'change d'expriences entire collectivits
locales d'Europe et d'Amrique latine, "des
programmes qui ne sont pas ouverts aux
rgions".

> Une politique rgionale enuie

Dans sa rponse la consultation lance par la
Commission europenne sur la governance
locale, la CRPM a donc soulign l'importance
de la dimension territorial dans la politique
d'aide au dveloppement : les Rgions, col-
lectivits intermdiaires actives, ne sont pas
indiques dans le schma gnral prsent


par la Commission : il manque l'institution
rgionale qu'elle soit nomme province,
region, dpartement qui possde par essence
une vision plus large et plus complete de
l'ensemble des visions locales mme colla-
tionnes. "On n'imagine pas ce que reprsente
notre politique rgionale europenne
l'extrieur de l'Union Europenne", ajoute
Xavier Gizard. "Une politique qui dispose
d'un budget norme, dpassant celui de la
politique agricole commune. Hors Europe,
tout le monde en rve..." S'agissant du proc-
essus de dcentralisation, amorc dans bon
nombre de pays en dveloppement, il met en
garde : "il ne suffit pas de faire de la dcen-
tralisation laquelle est ncessaire condi-
tion que les acteurs disposent des resources
fiscales adquates si elle n'est pas couple
une capacity d'animation de stratgie de
dveloppement."
M.M.B. a


lots-cls
CRPM; rgions; CRPM; UEMOA; poli-
tique rgionale ; Marie-Martine Buckens.






= Dossier Gc ':'-





RErFORCEmEIT de la gouuernance




locale au KErYVl grace aux fonds de

L E Vue sur le village de la famille Obama, prs de Kisumu, Kenya. Barack
Obama, un fils de l'Afrique pour beaucoup d'africains, est le nouveau
President lu des Etats-Unis.
SAndrea Frazzetta/Grazla Ner Agency (www andreafrazzetta com, www grazlaner com)









Cons ei d cm de -**





oeee '' e' eoe ^^^^^^'e e ie ''e, ** *
^^^^^^^^^^^^^SEfK^^^^^BE^^^E. -E- Ei ei SS e. -
e e e' - e' e e e e'^^^^X^^^^B|||||fi
e e se. e-se -^^Q^^^^^Qw^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - --||H li|iiil|l|^
e e''','' e e e^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^


G Idce Laux 16,4 millUIiyS euius
octroys par le 9e FED, le pro-
gramme, qui a dmarr en 2006
et s'chelonne jusqu' la fin
2009, cadre avec le propre programme de
rforme de la governance locale du gou-
vernement knyan (KLGRP) ainsi qu'avec son
programme "Vision 2030" qui vise faire du
Kenya "un pays revenue intermdiaire four-
nissant l'ensemble de ses citoyens d'ici l'an
2030 un haut niveau de quality de vie".

Le programme finance l'assistance technique
offerte au KLGRP, fournit des conseils en
matire de remboursements de la dette, stimule
les rentres ainsi que la manire de fournir des
services l'chelon local. Le Kenya possde
175 autorits locales (AL), plusieurs ayant t
ngliges depuis 20 ans et ne disposant que de
peu de recettes. Les comptences techniques
fournies contribuent galement l'efficacit
et la transparence des transferts des fonds
gouvernementaux aux autorits locales par le
biais du Fonds de transfer pour les autorits
locales (LATF).

Un autre volet du programme, don't l'unit
de gestion est dirige par Wim Eising* du
cabinet-conseil allemand GOPA, est soutenu
par le biais de 11 conseillers techniques tab-
lis localement auprs de certaines autorits
rurales pour assurer le bon fonctionnement des
conseils nationaux, des conseils ruraux et des
conseils municipaux.


f UIIU pUUI a10 ICUULLIUII Uc 10a
pauuret

L'octroi d'un montant de 5,8 millions d'euros
(530 millions de Ksh) par le Fonds pour la
reduction de la pauvret reprsente un lment
essential. Ce Fonds soutient actuellement 65
projects slectionns dans diffrents secteurs
pour 63 entits gouvernementales locales qui
affichent une bonne gestion financire. Un
group initial de 38 projects pour un montant
de 518 millions de Ksh**, don't 281 millions
cofinancs par le FED, a dmarr en septembre
2006. Il a t suivi par une second vague de
27 projects en octobre 2007 (pour un montant
de 311 millions de Ksh don't 249 millions
manent d'un cofinancement de l'UE). D'une
manire gnrale, les projects couvrent la mo-
dernisation des systmes d'approvisionnement
et d'assainissement de l'eau, la construction
de routes, la renovation d'coles, l'agriculture
ainsi que la construction de centres sanitaires
et de marchs.

"Un des objectifs du RPRLGSP consiste
diffuser les experiences acquises grce notre
interaction avec les autorits locales en matire
de mise en euvre de leurs interventions", a
dclar le coordinateur du RPRLGSP, John
K. Waithaka. De telles informations seront
essentielles pour permettre au gouvernement
d'avancer dans sa politique de dcentralisa-
tion.

Eric Van der Linden, chef de la dlgation de


la Commission europenne Nairobi (Kenya),
a dclar dans le bulletin trimestriel d'automne
2008 du RPRLGSP : "Grce ce programme,
l'UE contribute la diffusion des bones pra-
tiques en matire de gestion technique et finan-
cire des projects ainsi qu' l'amlioration du
sens des responsabilits et de la transparence au
sein des autorits locales." D.P. q
* Son interview est disponible sur www.acp-eucourier.info
** 1 euro = 99.51 Kenyan Shillings (le 27 Octobre 2008)
Pour plus d'informations : www.RPRLGSP.go.ke

mots cls
RPRLGSP ; Kenya ; governance locale ;
transparence ; "Vision 2030"


COURRIER






Gouvernance locale Dossier


"Si l'Etat ne change pas, les



REFORMS DE DECEIRTRLISBTIOI



perdront une large part de leur uertu"

Propos receuillis par Marie-Martine Buckens


Considr comme le "pre" de la dcentralisation en Afrique, le malien Ousmane Sy planche sur le sujet
depuis plus de 20 ans lorsqu'en 1987, le Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD)
le recrute comme expert en charge de la planification rgionale et locale. En 1993, le gouvernement
du Mali le charge de mettre en place la rforme de dcentralisation. En 2000, il est nomm Ministre
de l'Administration Territoriale et des Collectivits Locales. Ses travaux sont couronns en 2004 par
le Prix International Roi Baudouin pour le Dveloppement. Depuis, il prodigue ses conseils aux Etats
d'Afrique de l'ouest et central (mais aussi Hati) dans le cadre de son Centre d'Expertises Politiques
et Institutionnelles en Afrique (CEPIA), mis sur pied en 2002. Rencontre.


Reconnu come un des "pres" de la dcen-
tralisation en Afrique, comment analysez-vous
l'tat de la governance locale en Afrique et
dans l'ensemble des Etats ACP ?

Dans le context gnral de crise de la gestion
publique que connat l'Afrique, la proximity,
donc la posture locale, est un facteur de lgiti-
mation de la governance puisqu'elle met en
relation directed le besoin social, tel qu'il est
vcu par les acteurs et la decision ou le ser-
vice public qui lui rpond. Une governance
n'est bonne que si elle est capable de prendre
en compete la diversity des intrts entire ces
groups d'acteurs qui agissent et de constru-


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


ire ainsi des rponses conformes aux valeurs
partages. En gnral, ce sont les ruptures de
cohsion ou d'quilibre qui crent toujours
les crises de governance qui empchent ou
retardent le dveloppement. La dcentralisa-
tion de la gestion publique, donc la prise des
decisions publiques au plus prs des popula-
tions, offre de multiples avantages que sont
une meilleure connaissance de leurs attentes,
une possibility de dialogue direct, donc d'un
partenariat plus solide, une plus grande flexi-
bilit dans les rponses aux attentes et un
meilleur contrle des citoyens sur les gestion-
naires publics. En Afrique, l'action publique
en gnral et l'action publique locale en par-
ticulier sont en crise. Cette crise est lie la
rupture de cohrence entire les socits et les
institutions de gestion publique. Les raisons
de cette rupture sont profondes et remontent
mon avis au fait colonial que l'accession aux
indpendances des pays et l'installation des
Etats-Nations postcoloniaux n'ont pas encore
russi rsorber. Une des raisons les plus
videntes est la nature superficielle et le non
ancrage de l'Etat et ses institutions dans la vie
quotidienne des communauts africaines. Les
Etats, leurs institutions et leurs administrations
"tournent vide" et ne survivent que grce
aux "bquilles" que sont les financements et
autres appuis des bailleurs de fonds. La sortie
de crise passe par l'ancrage au niveau local.
La mise en place des collectivits dcentra-
lises et des liberts administrative qui leur


sont reconnues dans le cadre des reforms de
dcentralisation en course dans les pays n'est
qu'une premiere tape de ce long processus.
Cependant, ces reforms ne produiront les
effects attendus que si elles sont inspires par
une vision politique qui s'articule sur une relle
volont de changement. Malheureusement ceci
n'est pas encore trs souvent le cas. La dcen-
tralisation de la gestion publique pour crer les
conditions d'une governance locale lgitime
est btie de nos jours en Afrique beaucoup
plus pour accaparer des financements que sur
une volont relle de changement profound
des anciennes logiques de gestion publique
inefficace parce que non lgitime. Si l'Etat
centralisateur qui reste la caractristique prin-
cipale de l'Afrique ne change pas, les rformes
de dcentralisation en course perdront une large
part de leur vertu

Quelles rponses apporter ?

Les strategies qui vont conduire au veritable
changement dans le domaine de la gestion des
affaires publiques locales, donc de la gouver-
nance locale en Afrique sont : la construction
du consensus comme fondement de la gestion;
l'organisation des comptences, des pouvoirs
et l'affectation des resources (humaines et
financires) publiques en se fondant sur la
primaut de la lgitimit du local ; la recher-
che d'une bonne articulation entire les diverse
lgitimits qui cohabitent au niveau local.







Dossier Gouvernance locale


Cette question reste l'enjeu fundamental de
la stability des socits africaines contempo-
raines. Enfin, l'ancrage des constructions insti-
tutionnelles (les constitutions et autres lois et
rglements) dans les aspirations, les rfrences
et le vcu des populations africaines.

Quels sont les grands il. i c.r .. .. ?

Je fais parties de ceux qui pensent qu'il ne
saurait exister un modle unique et universal
de bonne governance. Pour moi, le premier
grand dfi pour la construction d'une gouver-
nance locale est li la gestion du processus
de changement qui ne peut tre que sur long
terme puisqu'il faut la fois toucher la
manire don't on pense et la manire don't on
pratique. Or les projects de rforme sont penss
et mis en uvre sur le court et moyen terme,
mieux le respect des procedures prime sur
l'atteinte des objectifs. Il faut donc repenser
les fondements et les modalits de mise en
uvre de la cooperation au dveloppement.
A ce dfi majeur, j'ajoute d'autres dfis trs
lis. Il s'agit notamment d'accompagner les
acteurs et non leur imposer des modles qu'ils
doivent s'approprier et de tenir compete de leur
diversity.


Dans sa politique de cooperation, I'UE
accord une place de plus en plus important
l'appui budgtaire des pays ACP. Cela ne
risque-t-il pas d'obrer la construction des
entits locales ?

Un des dfis de la dcentralisation dans nos
pays est aussi de mettre plus d'efficacit dans
l'utilisation des resources du budget national
qui doivent tre transfres aux collectivits
dcentralises en function des comptences
et des responsabilits qui leur sont recon-
nues par les lois et don't elles sont les matres
d'uvre. Au Mali, un des indicateurs retenus
pour le dclenchement de "l'appui budgtaire"
est l'volution du pourcentage de resources
budgtaires publiques dpenses au niveau
local.

Certains experts craignent que la concentra-
tion sur les entits locales dresponsabilise
(encore plus dans certain cas) l'Etat cen-
tral rcipiendaire. Trouvez-vous cette crainte
fonde ?
Mon experience personnelle de la gestion
publique dans mon pays et en Afrique et les
leons que j'en ai tires m'incline penser, au
contraire, que c'est la responsabilisation plus


grande des collectivits locales qui permettra
de sauver l'Etat central en Afrique. Comme
disait l'autre : "il faut dgraisser le mam-
mouth". L'inefficacit et les checs de l'Etat
africain sont fortement lis sa forte centrali-
sation et son caractre paternaliste qui dre-
sponsabilise tous les autres acteurs de l'espace
public. Dans un monde qui se globalise tous
les jours davantage, la seule rponse pertinen-
te, prenne et visionnaire la crise de l'Etat
central africain, qui est sans cesse soumis au
coup de boutoir des rflexes d'ancrage iden-
titaire en direction des communauts (sige
de toutes les solidarits qui sauvent et qui
maintiennent en vie), est la responsabilisation
du local. Les rponses aux grands dfis que
l'Afrique doit reliever que sont la creation de
la richesse et des emplois pour la jeunesse
africaine passent travers la forte "redistribu-
tion des cartes" des responsabilits de la mise
en uvre du dveloppement entire l'chelon
central et les chelons dcentraliss. M


mlots-cls
Ousmane Sy ; Mali; governance
locale; Autorits locales ; PNUD ; Centre
d'Expertises Politiques et Institutionnelles
en Afrique (CEPIA).


e :.1 " 1 .
.ee .




Gouvernance locale Dossier


Les dangers d'une

DECEnTRl LISRTIOn

inacheue


Propos recueillis par Marie-Martine Buckens


Les collectivits locales ne pourront jouer leur rle que si l'Etat central, qui bnficie
des mannes de la cooperation, assure un transfer rel des resources, estime Anne-
Sophie Gindroz, directrice de I'ONG Helvetas Mali. Cette dernire, qui a particip
la consultation mene par la Commission europenne sur la governance locale,
met galement en garde contre la mise sur pied de partenariats publics-privs qui ne
profiteraient pas rellement aux populations du Sud.


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008







Dossier Gouvernance locale


Pensez-vous qu'une politique de dveloppe-
ment tenant compete des instances locales soit
la rponse aux dysfonctionnements constats ;
si oui, quelles conditions ?

Un problme majeur que l'on constate dans
certain pays en dveloppement est la concen-
tration des resources financires au niveau
central. Ceci est un effet induit de l'appui
budgtaire qui se construit dans le cadre d'un
partenariat avec l'Etat central. Dans un con-
texte de dcentralisation, ce type d'approche
peut beaucoup affaiblir la position des collec-
tivits locales, surtout si les mcanismes qui
devraient assurer le transfer des resources
du centre vers la priphrie ne sont pas fonc-
tionnels. Les partenaires financiers vont alors
s'aligner sur des systmes qui vont concentrer
les fonds au niveau de l'Etat central, alors
mme que des responsabilits importantes
ont t transfres aux collectivits locales.
C'est le cas notamment au Mali o les com-
ptences ont t transfres aux communes
dans les secteurs de l'ducation, de la sant et
de l'hydraulique, mais sans transfer concomi-
tant de resources. Malgr cet tat de fait, les
partenaires financiers impliqus dans l'aide
budgtaire continent ne traiter qu'avec les
ministres centraux et loger les fonds au
niveau central. Dans ce context et en atten-
dant que les mcanismes de transfer effectif
des resources au niveau local fonctionnent,
les appuis budgtaires au niveau des collec-
tivits dcentralises devraient tre une option
explorer.

S'agissant de dveloppement, vous mettez
des doutes sur la vertu des partenariats pu-
blics-privs ; pouvez-vous expliquer ?

Il y a, dans le modle dominant de dveloppe-


ment prn actuellement, une tendance forte
promouvoir la privatization non seulement des
entreprises d'Etat, mais galement des serv-
ices publics. Or, dans la pratique, le cadre dans
lequel un service public est ainsi privatis,
est trop souvent mal rglement eu gard aux
intrts des consommateurs. Le service public
est alors gr dans une logique commercial, au
dtriment de l'intrt public: comme l'objectif
est de gnrer des profits, le service public
est rserv la demand solvable. Raison
pour laquelle les quarters priphriques sont
souvent mal desservis en eau ou lectricit,
puisque c'est l que se concentre la population
plus pauvre...
Et force est de constater que ce sont bien
souvent des entreprises du Nord qui occupent
ces marchs dans les pays du Sud. Dans ce
context, l'aide n'est-elle pas utilise par le
pays qui l'octroie pour favoriser ses propres
intrts conomiques ? Il y a quelques temps,
RFI annonait que l'Agence Franaise de
Dveloppement (AFD) avait invest dans le
capital de Veolia, une multinational franaise.
Cette operation tait prsente comme "un
modle de partenariat public-priv devant per-
mettre Veolia de bnficier de l'exprience
de l'AFD pour mieux se positionner dans
le cadre des privatisations des secteurs de
l'nergie dans les pays du Sud". On citait le
cas du Mali o l'accord pass avec une grande
entreprise franaise pour la privatization du
secteur de l'eau et de l'lectricit avait t
rsili par le gouvernement malien, example
viter dsormais grce ce type de partenariat.
Questions : si l'objectif tait de partager une
expertise, ceci ncessitait-il une telle operation
financire ? Mais ce qui drange surtout, c'est
le fait que les fonds de l'AFD servent dj
finance les tudes (conduites par des con-
sultants privs du Nord) qui prconisent les


measures de privatization des services publics du
Sud (sans que cela ne s'accompagne d'un ren-
forcement du secteur priv local) et organis-
er les appeals d'offres. Or si une entreprise dans
laquelle l'AFD dtient dsormais une part du
capital (en l'occurrence Veolia) soumissionne,
n'y a-t-il pas collusion d'intrt ?

L'UE est en train de revoir les modalits de
l'aide accorde aux pays en dveloppement ;
quelle est votre analyse ?

L'aide budgtaire, de plus en plus privilgie
notamment par l'UE, n'est pas bonne ou mau-
vaise en soi. Ce serait certainement un outil
adquat pour traiter avec un Etat bnficiaire
lgitime, ayant une politique de dveloppe-
ment issue d'un large dbat dmocratique et
capable de grer l'aide de faon transparent.
Mais ces trois conditions sont rarement ru-
nies... Il est donc indispensable de prvoir en
plus de l'appui budgtaire, d'autres modalits
d'aide. La cooperation dcentralise constitute
une alternative intressante, une rponse pos-
sible l'accroissement des ingalits sociales,
malgr l'abondance des resources matrielles
et financires. Mais elle peut aussi reproduire
les incohrences de la cooperation interna-
tionale, si elle n'intervient pas dans un cadre
institutionnel clair et n'est pas sous-tendue
par les valeurs d'un partenariat rciproque et
le respect de la "souverainet des peuples".
Mais il faut aussi travailler avec une palette
plus large d'acteurs du dveloppement. Le rle
jou par les organizations de la socit civil
(OSC) peut ainsi en parties corriger certaines
insuffisances. M


lots-cls
Anne-Sophie Gindroz ; Autorits locales;
Helvetas Mali; ONG ; governance locale;
partenariat public-priv ; dcentralisation.










Giuseppe Frangi*, Andrea Marchesini Reggiani
et Joshua Massarenti




DIX, CEnT,



MILLE P01TS


pour la cooperation


international

Malgr une aide publique au dveloppement en dclin, l'Italie relve la tte grce aux efforts
de ses autorits locales. Bolzano, Trento et la Lombardie sont les administrations territoriales
les plus actives dans le domaine de la cooperation international "dcentralise".


D centraliser les mcanismes
d'intervention, instaurer des rap-
ports de partenariat entire des
organismes du Nord et du Sud du
monde vous contrecarrer la pauvret, valo-
riser les relations humaines. Voil en quelques
mots les objectifs affichs par la cooperation
international dcentralise en Italie. Certains
prfrent parler de cooperationn territorial"
car les autorits locales, incarnes par les
rgions, les provinces autonomes et les villes,
sont les protagonistes absolus de cette ralit
encore trop mconnue de l'opinion publique,
mais qui, au fil du temps, est devenue un
acteur cl des politiques d'aide au dveloppe-
ment (APD) promues dans la pninsule.

> Ces chiffres qui parent

Le boom de la cooperation dcentralise se
situe dans les annes 1990. A la suite de
l'adoption de la Loi 49 sur la cooperation
approuve en 1987 par le Parlement italien, les
rgions ont dcid de se doter d'une legislation
en measure de favoriser des initiatives technico-
administratives et structurelles pour appuyer le
dveloppement conomique, social et cultural
des pays du Sud du monde, y compris les ACP.
Vingt ans plus tard, une enqute effectue par
l'hebdomadaire national italien, Vita Non Profit
Magazine, estime que les projects finances par la
cooperation dcentralise en 2006 ont dpass
le seuil des 44 millions d'euros. La Lombardie
(5,8 millions d'euros), la Toscane (4), la Latium
(3,8), le Pimont (3,6) et la Vntie (2,8) sont
parmi les regions les plus "gnreuses". Mais la
palme d'or de la cooperation dcentralise revi-
ent la province autonome de Trente : 10 mil-


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


lions d'euros, don't 45% dvolus l'Afrique Les
efforts financiers de Trente symbolisent eux
seuls la vitality d'une cooperation dcentralise
en net contrast par rapport aux difficults que
rencontre Rome depuis dj certaines annes.
Selon le rapport public en avril 2008 par
l'Organisation de cooperation et de dveloppe-
ment conomiques (OCDE) sur l'APD, l'aide
publique fournie par l'Italie par rapport son
produit intrieur brut (PIB) est tombe en 2007
sous la barre des 0,2%. Et risque de se prci-
piter en dessous de 0,1% si le Parlement adopted
l'actuel project de loi de finances pour 2009.
"Crise conomique international oblige" mur-
mure-t-on Rome...

Il est trop tt pour savoir si les regions, les
provinces et les villes italiennes devront elles
aussi rduire leur budget pour la cooperation
dcentralise. Mieux vaut donc se concentrer
sur les dfis qui attendent les autorits locales.
La cooperation dcentre se distingue des
autres formes de cooperation par une approche
micro du dveloppement. Plutt que de lancer
des interventions qui requirent une forte mobi-
lisation de capitaux don't elles ne disposent pas,
les autorits locales privilgient les petits pro-
jets durables travers la collaboration directed
avec les partenaires locaux. La logique qui
sous-tend ce genre d'action est celle du bottom-
up, c'est--dire "du bas vers le haut". La condi-
tion sine qua non pour ce type d'intervention
est l'identification des problmatiques partir
des exigences locales et des acteurs qui en sont
les messagers. Ensuite, chaque region, chaque
province et chaque ville agit en function d'un
modle de cooperation qui lui est propre. En
Italie, on en dnombre quatre : celui adopt


par la Lombardie est "ouvert" et prvoit la
participation du secteur priv ; la Vntie, par
contre, privilgie le modle "systmique", qui
se limited des initiatives rgionales focalises
sur trs peu de pays ; la Toscane quant elle,
a opt pour le modle "non gouvernementale",
pour le plus grand bonheur des ONG ; enfin le
Pimont a pari sur le modle "intgr", ce qui
favorite les synergies entire les autorits rgio-
nales, les acteurs non gouvernementaux (ONG,
universits, etc.) et les villes.

Tout compete fait, la diversity est une des
caractristiques principles de la cooperation
dcentralise. C'est un atout, mais aussi un
dfaut. Voil pourquoi il existe un organisme
fdrateur comme l'Observatoire interrgional
sur la cooperation au dveloppement (OICS).
Fond en 1991, il permet aux regions de mettre
en commun leur know-how, tout en pratiquant
des activits de monitorage et d'valuation des
projects. "Mais il reste beaucoup faire", soutient
Sergio Marelli, Prsident de l'Association des
ONGs italiennes. "En Italie, il y a un tel foison-
nement d'ides et d'initiatives au niveau local
que parfois on finit par s'y perdre. Mais face
au disengagement flagrant de l'Etat italien,
la cooperation dcentralise est une resource
extrmement prcieuse." M

* Giuseppe Frangi est Directeur de la rdaction de Vita Non
Profit Magazine. Pour plus d'infos : www.vita.it

lots-cls
Italie ; cooperation dcentralise ;
rgions ; provinces ; villes ; Toscane ;
Vntie ; Lombardie ; Pimont ; Trente;
Observatoire interrgional sur la coopra-
tion au dveloppement (OICS).














DIRSPORA et GOUUERnEMEnTS




LOCRUX : des partenaires faits



pour s'entendre


Cherchez-vous promouvoir les liens entire
la diaspora et les gouvernements locaux des
pays ACP ?

En effet, et voici pourquoi : tout d'abord,
l'ADPC estime que le progrs de la connais-
sance institutionnelle, l'amlioration des struc-
tures de furniture de services essentiels dans
des secteurs tels que la sant ou l'ducation, la
modernisation et le enforcement des institu-
tions de governance, l'intensification des
processus de dmocratisation et la facilitation
des transferts de connaissances (les "gains de
cerveaux") sont des formes de dveloppement
qui devraient recevoir davantage d'attention
politique.

La deuxime raison est la prise de conscience
du fait que les organizations de la diaspora


commencent lancer des projects qui mettent en
valeur son rle stratgique dans l'laboration
de points formels ou informels s'tablissant
avec des institutions et organizations des pays
d'accueil et des pays d'origine. Ces relations
deviennent des cadres stratgiques essentiels
pour favoriser les liens institutionnels, qui
sont susceptibles d'apporter une contribution
norme l'instauration d'une meilleure gou-
vernance au niveau des autorits locales.

Troisimement, il devient clair qu'un nombre
croissant d'Africains l'tranger recherchent
des postes d'lus dans leur pays d'origine,
cela en tant que membres des parlements
nationaux, des autorits locales ou titre de
candidate la prsidence. Cette volution doit
tre tudie plus en dtail afin que l'on puisse
en dterminer le potential exploiter pour


amliorer la governance locale.

Comment la diaspora peut-elle contribuer
renforcer les capacits de governance locale
dans les nations africaines

En transfrant les comptences, les expri-
ences et le professionnalisme acquis avec le
temps dans les pays d'accueil en Europe et
en Amrique. Plusieurs diasporas prsentes
en Europe occupent des positions dominantes
dans diffrents parlements au sein de l'Europe.
Les membres de diasporas sont mme beau-
coup plus nombreux au niveau des autorits
locales et des services publics. Ils peuvent
partager leurs experiences avec les gouverne-
ments locaux de leurs pays d'origine dans le
but d'en amliorer la governance et la four-
niture des services aux personnel.


COURRIER






Gouvernance locale Dossier


Les membres de diasporas peuvent aussi am-
liorer les systmes de dmocratie locale et rendre
les gouvernements locaux plus responsables
et transparents, injecter de nouvelles ides et
crer des liens stratgiques pour le dveloppe-
ment local. Les diasporas occupent mainten-
ant une position privilgie pour faciliter les
activits et les rseaux transnationaux. Elles
sont en measure de transmettre, de l'Occident
vers l'Afrique, des informations, des ides
innovantes, des capacits intellectuelles, des
comptences technologiques nouvelles, des
pratiques d'affaires et de commerce intelli-
gentes et innovantes, des outils et techniques


de maintien de la paix ainsi que des habitudes
et pratiques politiques dmocratiques. Il faut
pour cela que les membres de ces diasporas
transfrent les valeurs et bonnes pratiques
engranges en Occident vers l'Afrique. Ces
apports sont susceptibles de motiver les com-
munauts locales se rengager auprs des
dirigeants locaux par le biais de la partici-
pation populaire et de la prise de decision
consensuelle. Ce rengagement doit se fair
dans un cadre dmocratique qui permet aux
communauts locales de s'exprimer et de
contribuer la politique de dveloppement.
La planification et la budgtisation participa-
tives sont des examples d'une contribution de
ce type.

Grce ses rseaux sociaux, la diaspora


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


africaine peut mobiliser les gens au travers
d'associations de communauts ou d'immigrs
et de groups de dveloppement commu-
nautaire. Ces rseaux peuvent jouer un rle
cl dans la mobilisation de moyens servant
maintenir et tendre les services publics
tels qu'coles et hpitaux. Par le truchement
de ses rseaux de spcialistes, de chercheurs,
d'entrepreneurs et d'investisseurs, la diaspora
africaine peut galement partager des informa-
tions trs utiles sur diverse questions con-
cernant leurs pays et communauts locales,
cela avec les gouvernements et les pairs des
pays d'origine. Elle peut aussi mettre en place
des cadres qui permettent ses membres
d'employer leurs comptences et savoir-faire
dans leurs pays d'origine, mme pour peu de
temps.

Avez-vous des examples de projects o la
diaspora travaille avec un gouvernement local
dans une municipalit africaine ?

L'ADPC document une plate-forme qu'elle
met la disposition des organizations de la
diaspora pour leur presenter des experiences
o de telles organizations assument un rle
actif dans les domaines du dveloppement et
des bonnes pratiques. Je peux citer plusieurs
examples: la Fdration des associations fran-
co-africaines de dveloppement (FAFRAD),
active dans les domaines du enforcement des
capacits de dveloppement internationales,
du dveloppement international et institution-
nel, de la governance locale et du renforce-
ment des capacits, couvre des pays comme le
Bnin, le Mali et la Rpublique Dmocratique
du Congo (RDC) ; la foundation Sikaman, une
organisation ghanenne qui a son sige aux
Pays-Bas et offre des formations, des services
de enforcement des capacits et des savoir-faire
des projects communautaires au Ghana ; et le
Rseau de la diaspora knyane, qui travaille
sur les thmes de la lutte contre la corruption,
du enforcement de la socit civil et de
l'aide d'urgence.

Qu'est-ce que la diaspora a gagner d'une
telle cooperation ?

Les bnfices tirer de cette cooperation sont
directs et indirects, voir dans le court terme
mais aussi dans le long terme. En premier lieu,
la diaspora entretient des liens troits avec les
communauts locales, notamment les parents,
connaissances et amis ; elle joue un rle non
ngligeable dans la vie de ces personnel grce,
entire autres, aux envois de fonds, au capital
social et aux liens affectifs, des lments qui
dterminent le fonctionnement de la plupart


des families don't les membres appartiennent
la diaspora. L'amlioration de la governance
locale est donc susceptible de bnficier
la diaspora car elle rduit la dpendance des
populations locales. De nombreux membres
de la diaspora envoient de l'argent dans leur
pays d'origine afin de subvenir aux besoins
familiaux, parfois par obligation et, dans la
plupart des cas, par ncessit d'aider la famille
proche ou plus lointaine. Cette responsabilit
met beaucoup de pression sur la diaspora,
surtout quand la personnel en question suit des
tudes dans le pays d'accueil. Par consquent,
l'amlioration des conditions d'existence, pos-
sible grce une governance plus efficace et de
meilleures possibilits de mobility ascendante
au niveau local, permet de diminuer les charges
conomiques assumer par la diaspora.

En deuxime lieu, les membres de la diaspora
peuvent bnficier directement d'une telle
cooperation dans les cas o ils sont engags
dans des services de consultance pays ou des
programmes d'change professionnels mais,
ici aussi, ces bnfices doivent tre considrs
dans une perspective plus large. Par example,
si ces membres facturent de tels services,
les cots n'en seraient pas exorbitants, ce
qui impliquerait que leur engagement rsult-
erait d'une volont personnelle de contribuer
l'amlioration des conditions d'existence
des communauts locales. Toutefois, l'un des
bnfices indirects, qui aurait une grande
importance et un impact long terme sur
de nombreuses vies, irait aux communauts
locales, qui profiteraient de l'amlioration
de la furniture des services et de la gou-
vernance dmocratique l'chelon local. La
participation de la diaspora la governance
locale contribuerait normment amliorer
la faon de grer les questions critiques qui
affectent ces communauts. Je pense, entire
autres, l'amlioration des soins de sant, des
services d'assainissement, de la gestion de
l'environnement, de la furniture des services
de premiere ncessit comme la distribution
d'eau, les infrastructures et l'enseignement.

Par quel type de financement les donateurs
peuvent-ils encourager ces liens ?

Pour encourager les liens entire la diaspora et
les institutions locales des pays d'origine, les
financements apports par les donateurs doi-
vent tre structures et canaliss dans un fonds
fiduciaire multidonateurs qui est capable de
finance les activits de programmes axs sur
la governance des autorits locales. L'accent
de ces programmes doit donc tre plac sur
la governance locale l'chelon munici-







Dossier Gouvernance locale


pal et provincial. C'est en effet surtout ce
niveau qu'en Afrique de nombreux groups
de population souffrent de privations ainsi que
d'exclusion social, conomique et politique.

L'autre domaine important est le financement
de la recherche et du dveloppement. Les
liens de collaboration en matire de recherche
entire les institutions de la diaspora dans les
pays d'accueil et les institutions de recherche
quivalentes dans les pays d'origine peuvent
aider les institutions locales acqurir des
connaissances prcieuses relatives aux dfis
qu'il faut reliever aujourd'hui pour amliorer la
governance. Grce la collaboration dans ce
domaine, il est possible de renforcer les capa-
cits des autorits locales des pays d'origine
concevoir des measures efficaces et de faire
en sorte qu'elles acquirent des comptences
leur permettant de crer des cadres institutio-
nnels propices l'amlioration des services.
Dotes de meilleurs services et infrastructures,
les zones urbaines seraient alors en measure
d'attirer les investissements et de se montrer
comptitives au niveau de l'conomie natio-
nale et mondiale. De plus, les pays d'origine
bnficieraient, pour la formulation de leurs


politiques, des changes et transferts de com-
ptences et d'informations qui seraient gnrs
par l'innovation et la crativit mises en oeuvre
dans le cadre d'une telle collaboration.

Un autre domaine finance est form par les
rseaux d'expertise technique de la diaspora
africaine ainsi que les rseaux d'action qui
agissent au niveau politique. Par example,
des financements pourraient tre accords
des quipes conjointes entiree la diaspora et
le pays d'accueil) d'experts tablies dans des
domaines stratgiques et prioritaires convenus
par la diaspora et le gouvernement du pays
d'origine dans le but d'amliorer la gouver-
nance locale. Ces secteurs et rseaux ne man-
queraient pas d'exercer leur norme influence
sur le type de systme de governance mis en
place au niveau municipal. Ils placeraient en
effet la barre suffisamment haut afin de forcer
les autorits locales faire des efforts pour se
hisser la hauteur des normes vises.


des bailleurs de fonds, en particulier dans les
domaines qui ncessitent des injections finan-
cires constantes. Dpendre des financements
octroys par les donateurs pour mener les
activits des programmes ne constitute pas une
politique durable, il serait prfrable d'aider
les institutions locales gnrer leurs propres
fonds, grce auxquels elles pourraient mainte-
nir les programmes existants ou nouvellement
crs. En outre, cette approche contribuerait
l'appropriation locale des initiatives et proces-
sus concerns. En effet, les dfis modernes
en matire de governance et de capacity
institutionnelle pour faire face aux volutions
mondiales ne requirent pas une culture de la
dpendance comme principal facteur dtermi-
nant les rponses alternatives aux besoins des
populations, en particulier dans les pays en
dveloppement de l'Afrique. D.P. M



lots-cls


Diaspora ; governance locale ; Antony
Enfin, je crois que le plus important consiste Otieno Ong'ayo ; African Diaspora Policy
Centre (ADPC) ; gains de cerveaux ;
crer un fonds, du type "plan Marshall", qui rseaux ; Fdration des associations
aurait pour objectif spcifique l'autosuffisance franco-africaines de dveloppement
S (FAFRAD); Debra Percival
et la durability de toute activity finance par











FORUM MEDIA ET DVELOPPEMENT OUAGADOUGOU
Hegel Goutier


Des paroles et surtout des engagements



de L'UnIOn EUROPEEInE



ET DE L'UIIOn flFRICIInE


Un forum Mdia et Dveloppement, organis par la Commission europenne et l'Union
Africaine, s'est tenu Ouagadougou du 11 au 13 septembre 2008. La caractristique
principal de cette rencontre inaugure par le Prsident du Burkina Faso, Biaise
Compaor, le Prsident de la Commission de l'Union Africaine, Jean Ping et le
Commissaire europen en charge du Dveloppement, Louis Michel, tait l'engagement
que ses conclusions engageront les deux institutions qui l'ont organise.


professionnels et d'experts des mdi-
as tant de l'Europe que de l'Afrique,
a discut de quatre thmes qui ont
fait chacun l'objet d'une table ronde : les
mdias et la governance ; la liberty des mdi-
as, la lutte contre les strotypes sur l'Afrique
et l'Europe et le rle des mdias locaux. Cette
rencontre s'tait organise avec la collabora-
tion de l'Organisation international de la
Francophonie (OIF), du Commonwealth et de
la Communaut des pays de langue portugaise
(CPLP).

Le President Balaise Compraor, tout en
soulignant le rle important des mdias dans
le dveloppement, n'a pas manqu de stigma-
tiser le fait "qu'il arrive que les mdias soient
associs des situations peu glorieuses quand
ils servent de canaux des causes loignes
de l'intrt gnral, lorsque les journalists
abdiquent leurs responsabilits". Il fallait "cor-
riger ces maux", poursuivit-il et "l'Afrique
doit se doter de mdias suffisamment profes-
sionnels pour renforcer la dmocratie".

A la sance inaugural, le Commissaire
europen Louis Michel a particulirement
soulign que "nous ne venons pas avec les
recommendations de ceux qui savent. Les ques-
tions valent pour les Europens comme pour
les Africains et doivent rpondre aux mmes
dfis : financement, indpendance, dontolo-


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


gie, respect de la vrit, defense en justice,
protection des sources, press d'opinion ou
non, pluralit..." Tandis que le Prsident de
la Commission de l'UA, Jean Ping, tout en
insistant sur les progrs enregistrs, n'a pas
manqu de souligner que trop souvent, le pou-
voir politique manifeste une mfiance vis--
vis de la press et que "beaucoup reste encore
faire pour consolider la liberty de press et
en faire un acquis irreversible pour le progrs
dmocratique en Afrique".

A partir des conclusions du forum, la
Commission europenne et celle de l'Union
Africaine ont labor une "feuille de route",
considre par ces institutions comme une


mation des journalists et la lutte contre les
strotypes. A court terme, sera labore une
charte des droits et devoirs des mdias ;
l'ouverture d'un portail panafricain de tous les
mdias et la mise en place d'un observatoire
panafricain des mdias.

Les conclusions delarencontredeOuagadougou
seront discutes la Confrence mondiale du
Forum Global pour le Dveloppement des
Mdias, qui se tiendra Athnes du 7 au 10
dcembre 2008.M
lots-cls
Louis Michel; Biaise Compaor ; Jean
Ping; OIF ; Commonwealth; CPLP;
Ouagadougou; mdias.









t.b

s r


:ii' P;<


L UE et la Chine partagent les
mmes objectifs pour le con-
tinent africain : la croissance
conomique, l'intgration dans
l'conomie mondiale, la ralisation des
Objectifs du Millnaire pour le dveloppement
(OMD), la gestion des conflicts et le maintien
de la paix. Tant l'UE que la Chine ont rcem-
ment dfini de nouveaux paramtres pour leurs
relations avec l'Afrique ; la Chine et l'Afrique
ont scell un nouveau partenariat stratgique
lors d'un sommet qui s'est tenu Pkin en
novembre 2006 alors que 1'UE a conclu une
nouvelle stratgie UE-Afrique Lisbonne en
dcembre 2007, crant des "partenariats" dans
huit domaines (cf. article dans la rubrique
"Tour d'horizon" dans le present numro).

Le Sommet UE-Chine du 28 novembre 2007
a constitu le coup d'envoi d'une future
cooperation trilatrale. Selon une declaration
d'alors, "les dirigeants europens et chinois
ont salu le fait que les deux parties cooprent
plus concrtement avec l'Afrique, dans le
cadre de leurs mcanismes de cooperation
respectifs avec ce continent ". La declaration
ajoutait : "les deux parties ont convenu de
poursuivre leur dialogue sur les questions afri-
caines et d'tudier activement des moyens et
des modes de cooperation entire la Chine, 1'UE
et l'Afrique dans les domaines appropris."

Les thmes faisant l'objet de la cooperation
trilatrale future sont dcrits dans le nouveau
document de la Commission public le 16 octo-
bre. La paix et la scurit sont particulirement
mises en evidence de mme que les infrastruc-
tures. La gestion durable de l'environnement
et des resources naturelles reprsente un


autre domaine, la participation de la Chine tant
propose pour des measures telles que l'initiative
pour la transparence du secteur des industries
extractives (EITI), le plan d'action relatif
l'application des rglementations, la gouver-
nance et aux changes commerciaux dans le
secteur forestier (FLEGT) ainsi que le proces-
sus de Kimberley qui contrle le commerce des
diamants. Parmi les autres secteurs, il convient
de signaler l'agriculture et la scurit alimen-
taire, l'accent tant mis sur l'accroissement
de la productivity dans le secteur afin de se
rapprocher des Objectifs du Millnaire pour
le dveloppement (OMD), ainsi que des initia-
tives ventuellement conjointes en matire de
recherche pour les products alimentaires de
premiere ncessit. Toutes ces measures font
parties du "Programme dtaill de dveloppe-
ment de l'agriculture africaine" (PDDAA),
qui reprsente les enjeux prioritaires pour le
dveloppement de l'Afrique long terme.

> Comment ?

Pour lancer les choses, diffrentes formes
de dialogue possibles ont t prsentes, par
example en cooperation avec la Commission
de l'Union Africaine (CUA). D'autre part,
des agencies rgionales africaines pourrai-
ent devenir d'ventuels centres nerveux pour
la cooperation concernant de vastes projects
en matire d'nergie et de communications
bien au-del des frontires nationals. Des
runions annuelles entire de hauts fonction-
naires de Chine et de l'UE ont t suggres
en vue de coordonner le dialogue et il a t
recommand que des visits et des changes
de personnel soient organisms afin de permet-
tre aux fonctionnaires d'en savoir plus les uns


sur les autres. La cooperation avec l'Afrique
devrait figure l'ordre du jour du Sommet
des chefs d'Etat de Chine et de l'UE prvu en
dcembre 2008.
La grande question dsormais est de savoir
comment maintenir cet lan et mettre le dia-
logue en march. "L'aspect positif de la
communication est qu'elle numre un cer-
tain nombre de domaines de collaboration et
qu'elle confirm notre volont de dvelopper
un partenariat qui profit au dveloppement de
l'Afrique, mais, dans le fond, le plus difficile
reste venir", a dclar Jonathan Holslag, chef
de recherche au Centre d'Etudes chinoises
contemporaines de Bruxelles, une important
cellule europenne de rflexion sur les rela-
tions avec la Chine. "Il faut persuader les Etats
membres [1'UE] de la ncessit de presenter
un schma plus coherent de leurs intrts en
Afrique s'ils veulent tre pris au srieux",
ajoute-t-il. Selon lui, il convient de mettre en
route les projects triangulaires le plus rapide-
ment possible. "Si nous n'y arrivons pas, la
communication ne sera rien d'autre qu'un
tigre de paperr"

"Le Ministre chinois du Commerce en par-
ticulier tient participer aux projects cofinancs
par l'UE, surtout si les entreprises chinoises en
profitent pour une grande part, mais de tels
projects ne reprsenteront gure plus qu'une
petite parties de la cooperation conomique
global de la Chine [avec l'Afrique]", announce
Holslag. D.P. M

mots cls
UE-Chine ; Afrique-Chine ; UE-Afrique-
Chine; infrastructures; OMD; maintien
de la paix ; environnement


COURRIER


es eltinstringlare
dont la Chine et VUE re


Li











































L'EFFICBCIT DE L'BIDE

daoit certaines 0Cef


certain bailleurs de fonds, mais vants besoin auprs des sources et partout o ils
n'allant pas suffisamment loin pour les bailleurs de fonds donneront aux pays peuvent obtenir la meilleure quality au plus
certaines organizations non gou- partenaires, trois cinq ans l'avance, des bas prix.
vernementales (ONG), le "Programme d'action informations sur l'aide qu'ils prvoient de leur "Les actions adoptes ne s'inspirent pas suf-
d'Accra" sur l'efficacit de l'aide, adopt par accorder ; fisamment d'objectifs et d'chanciers con-
les pays dvelopps ainsi que par les pays en les systmes nationaux des pays partenaires crets", a fait remarquer Vagn Berthelsen,
dveloppement lors du 3e Forum sur l'efficacit seront utiliss pour fournir l'aide plutt que les Prsident de l'Alliance 2015, un rseau de six
de l'aide, qui s'est tenu du 2 au 4 septembre au systmes des bailleurs de fonds ; ONG europennes. D.P. d
Ghana, a entrin desobjectifsallantau-del de l'aide octroye par les bailleurs de fonds sites Internet:
la Declaration de Paris de 2005, visant rendre reposera sur des objectifs de dveloppe- www.accrahlf.net.
l'aide offerte par les bailleurs de fonds plus ment plutt que sur leurs propres conditions www.Alliance2015.org
efficace. Organism par la Banque mondiale et imposant la manire et le moment de dpenser
l'Organisation de cooperation et de dveloppe- les fonds d'aide ; mots-cls
ment conomique (OCDE), il a galement runi le dliement de l'aide, c'est--dire que les Efficacit de l'aide ; ONG ; Accra; OCDE;
des institutions multilatrales, des foundations bailleurs de fonds attnueront les restrictions Alliance 2015 ; Vagn Berthelsen ; Debra
prices ainsi que la socit civil. qui empchent les pays ne dveloppement er
laDlaato d Pri d 00, isntredr- epsrasu ds becif d dvlope- wwacrhl.nt
l'ideofetepa esb illus efod pu m-t lt uesr erspope cnitos w.Alane0l.r


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008





Interactions ACP-UE

Le dueloppement HYDRfULIQUE

et nergtique de l'Afrique offre des opportunits

POUR LES PrIE
L'eau et l'nergie d'Afrique taient au centre de la dernire dition du "Forum Eurafric-Partners", qui
a runi plusieurs petites et moyennes entreprises africaines et europennes Lyon, en France, du 21
au 24 octobre de cette anne. Des responsables politiques et agencies de dveloppement de plusieurs
pays africains et europens ont galement particip cet vnement, qui tait sponsoris notamment
par la Commission europenne et la region franaise Rhne-Alpes.
Carte gographique de I'ancien Mga lac du Nord Darfour, Boston University Scien-
tists Catalyst for Global Humanitarian Outreach.
Avec l'aimable autorisation du Centre for Remote Sensing (Boston Universily)







M.--










J ean Philippe Bayon, Vice president de la region Rhne-Alpes, a
rappel aux participants qu'un tiers de la population mondiale n'a
toujours pas accs l'eau potable et que la moiti de ce chiffre
concern l'Afrique subsaharienne. 2,6 milliards de personnel ne
disposent d'aucun systme sanitaire. Il disait que l'eau est la premiere
cause de mortality prmature et est la source de nombreux conflicts
actuels et futurs. Abdoulaye Kant, Directeur de l'Agence franaise
de Dveloppement des Entreprises en Afrique, a dit aux participants
que les pays d'Afrique partagent des intrts communs, tels que
l'exploitation du potential hydrolectrique du fleuve Congo pour cou-
vrir les besoins nergtiques de l'Afrique central.
Parmi les grands thmes de discussion, retenons les strategies et poli-
tiques nationals respective des nations africaines en matire d'eau et
d'nergie, ainsi que les nouvelles technologies dans ces secteurs. Les
pompes eau solaires, l'lectrification rurale et l'utilisation des creditss
carbon" pour compenser le changement climatique taient d'autres
thmes de l'vnement, sans oublier le point "chaud" du dveloppe-
ment des biocarburants (voir encadr sur l'or vert d'Afrique). Une llots-c[s
exposition permettait aux PME participants de montrer leurs dernires PME ; Forum Eurafric Partners ; Lyon; region Rhne-Alpes;
technologies. D.P. M Jean Philippe Bayon ; Abdoulaye Kant.
technologies. D.P. M


COURRIER






Secteur prv Interactions


Andrea Marchesini Reggiani






FOnDIZIOIn4fiFRICI:


la nouuelle frontire de la cooperation international


chacun de leur cot, soutenu des
projects de dveloppement dans
le Sud du monde, et ce dans
le but de garantir leur autonomie A la suite
d'un long change de rflexions, elles ont
dcid de mettre profit leurs experiences
pour lancer un project commun en faveur des
rfugis du Nord Ouganda et des populations
rurales du Sngal. Prvu pour une dure de
trois ans, Fondazioni4Africa peut computer sur
un budget de 10,5 millions d'euros, auxquels
se sont ajouts 600.000 euros finances par la
Fondation Umano Progresso. Des foundations
internationales ont par ailleurs manifest leur
intrt face une initiative qui pourrait bn-
ficier de leur soutien.

La logique qui accompagne ce project est celle
de la subsidiarit. Chaque organisation et insti-
tution est en effet appele s'investir travers
des resources conomiques, des capacits
managriales et le know-how acquis au fil des
ans et ce, dans la conviction que le succs d'un
project passe par des partenariats.

Fondazioni4Africa a vritablement dmarr en
2007, lors de l'organisation de sessions de tra-
vail avec les ONG dj prsentes sur le terrain
et qui ont mis disposition des Fondations leur
rapport privilgi avec les partenaires locaux.
Ensemble, elles ont identifies les secteurs
et les modalits d'intervention pour finale-
ment dcider de mettre de cot les operations
humanitaires afin d'intervenir dans des terri-
toires dots d'une certain stability susceptible
de favoriser un project long terme.

Le Nord Ouganda est caractris par la presence
d'un faible rseau associatif et la prdominance


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


Pour la premiere fois, quatre foundations bancaires
italiennes Compagnia di San Paolo, Fondazione
Cariparma, Fondazione Cariplo et Fondazione Monte
Paschi di Siena se sont unies pour une action
philanthropique commune au Sngal et au Nord
Ouganda.


d'acteurs institutionnels tels que les County et
Subcounty. Sur le terrain, Fondazioni4Africa
intervient dans le cadre d'un plan stratgique
du gouvernement ougandais qui favorite le
retour des personnel qui sont restes dans
les camps de dplacs vers leurs anciens vil-
lages, leurs villes ou les camps de transit afin
de favorite la paix et le dveloppement dans les
districts de Gulu, Kitgum, Amuru et Pader. Les
travaux ont officiellement dbut le ler octobre
2008. Leur champ d'action implique aussi
bien le dveloppement rural que les activits
conomiques, l'eau, la sant, l'ducation et la
tutelle d'un environnement durable. Ce project
rpond une approche pluridimensionnelle et
intgre du dveloppement qui, selon ses pro-
moteurs, serait mieux mme de faire face aux
dfis socio-conomiques du Nord Ouganda,
savoir la pacification et la reconciliation entire
les personnel, la mise en place d'une structure
communautaire et social solide et enfin, la
rintgration des ex-combattants (souvent des
enfants-soldats) dans leurs communauts. Les
principles organizations italiennes impliques
dans le project sont : African Medical and
Research Foundation (AMREF), Associazione
Volontari per lo Sviluppo Internazionale
(AVSI), Cooperazione e Sviluppo (CESVI)
et le Consortium CTM Altromercato don'tt
l'objectif affich est de promouvoir la vente
des products locaux en Italie et en Europe).

Dans une deuxime initiative qui a dbut en
novembre dernier au Sngal, les grands pro-
tagonistes sont les associations des immigrs
sngalais residents en Italie. L'implication de
ces migrants s'inscrit dans la philanthropic de
la diaspora, un domaine d'intervention nouveau
promu par les Fondations. Le choix du Sngal
n'est pas fortuit : les Sngalais constituent


la communaut africaine la plus important
dans les regions d'origine des quatre fonda-
tions italiennes. Le project entend amliorer les
conditions conomiques et sociales des popu-
lations qui vivent en milieu rural et priurbain
et ce, dans des secteurs dterminants pour le
dveloppement du Sngal comme le tourism
responsible, la microfinance, la pche, les
processus de production, de transformation et
de commercialization des fruits et des products
laitiers.

Cette initiative veut par ailleurs comprendre
quels pourraient tre les types de subventions
et les modes d'organisation les plus appropris
pour assurer le bon droulement de projects
au sein desquels les associations de migrants
deviennent un facteur de co-dveloppement
avec les ONG. Celles-ci ont t impliques ds
les premires phases d'laboration du project,
avec un intrt particulier pour le tourism
responsible, la promotion des products typi-
ques du Sngal, l'industrie de transformation
de la pche et, en Italie, les activits ducatives
au dveloppement qui prvoient la participa-
tion d'animateurs sngalais dans les colleges
et les lyces.

Enfin, les Fondations misent beaucoup sur la
possibility de comprendre et de renforcer le
lien entire les envois de fonds et les activits de
microfinance, surtout en milieu rural. M



lots-cls
Fondations bancaires ; Italie ; Compagnia
di San Paolo ; Fondazione Cariparma ;
Fondazione Cariplo ; Fondazione Monte
Paschi di Siena ; migrations ; Sngal
monde rural ; Nord Ouganda ; rfugis ;
conflicts.


4 AFRICA


I Le logo de Fondazioni4Africa.


rI.t






Interactions ACP-UE


Future Constitution des Seychelles -


Brainstorming au




PfRLEIEnT EUROPEED


Constitution des Seychelles a
t organism le 7 octobre 2008
Bruxelles par laCommission cons-
titutionnelle du Parlement europen. Parmi
les intervenants figuraient le Prsident de la
Commission, Jo Leinen, Francis MacGregor,
President de la Cour d'Appel, Prsident du
Comit de revision de la Constitution sey-
chelloise, de mme que des experts don't Pr.
Markus Kotzur, de l'Universit de Leipzig.
Au course du symposium a t aborde, ente
autres questions, celle de la longueur de la
Constitution. Un texte court est considr
comme laissant plus de liberty aux juges
charges de l'interprter mme si certain
points pouvaient tre plus dvelopps que
d'autres, optant ainsi pour une "prcisi.,, .,
gomtrie variable", l'instar de celle I.. I.,
Constitution amricaine. La pertinenc.. ..*.
l'insertion du mode d'lection du Prsl..I..ii
de la Rpublique dans la Constitution a .il.-
ment fait l'objet de dbats approfondis, ..,, ,-
sidrant qu'il pouvait tre utile de ne pas ... i
le regime dans la Constitution. A cela -.
sont ajouts des thmes comme la place
de la jurisprudence du comit des droits
de l'homme des Nations Unies, ainsi
que les garanties constitutionnelles
contre la discrimination.

Dans une interview donne au
Courrier, Francis MacGregor a rap-
pel le context dans lequel le Prsident
des Seychelles a dcid de crer un
comit pour prparer le project de la
nouvelle Constitution. Celle en vigueur,
adopte il y a une quinzaine d'anne
par rfrendum, avait jet les bases de
l'tablissement de la dmocratie aprs une
priode instable. Le future project, qui sera
prsent la vindicte populaire, est cens
s'adapter un pays stable, politiquement
ancr et jouissant d'une conomie
relativement florissante, expli-
que MacGregor.


Un large dbat est ouvert l'intrieur de l'le
de l'Ocan indien qui sera conclu par un
rfrendum populaire. Diverses consultations
sont conduites, notamment avec les pays de la
region comme Maurice.
"C'est d'abord le people des Seychelles qui
dcidera. Mais nous voulions savoir comment
un tel changement s'est pass l'extrieur. En
tant que responsible du Comit en charge de la
revision constitutionnelle, j'ai ouvert l'exercice
du dbat l'intrieur du pays. Je consi-
dre aussi appropri de profiter des expri-
ences extrieures. Et quand l'Ambassadeur
des Seychelles Bruxelles m'a inform de
l'intrt de membres du PE pour notre exer-
cice, j'ai saut


sur l'occasion", a ajout MacGregor.
Les conclusions du symposium de Bruxelles
seront rendues publiques prochainement.
H.G. M
lots-cls
Seychelles ; Constitution; Jo Leinen;
Francis Mc Gregor ; Markus Kotzur.Hegel
Goutier.
Francis MacGregor ( gauche), Chef de la Dlgation des
Seychelles et Hans-Gert Pottering ( droite), Prsident du
Parlement europen. u Parlement europen


"h











































> La Cte d'luoire se defend
Amadou Kon se veut persuasif : "mon pays,
ensemble avec le Ghana et le Nigria, joue
le rle de locomotive dans la region afin de
la tirer vers le haut." Le Ministre ivoirien
de l'Intgration africaine se defend d'avoir
jou cavalier seul en signant un accord APE
intrimaire. Presque seul, puisque le Ghana
lui a embot le pas. Ses raisons ? : "70% des
exportations hors ptrole de l'Afrique de
l'Ouest vers l'Europe sont ivoiriennes, pour
un volume de marchandises chiffr quelque
700 millions d'euros. Tenant compete de cela, la
Cte d'Ivoire n'avait-elle pas obligation, vu sa
position dans la region et vis--vis de sa popu-
lation, de conclure un accord ?" Le Ghana,
deuxime exportateur hors products ptroliers,
a un volume de marchandises valu 240 mil-
lions d'euros, suivi du Nigria (toujours hors
products ptroliers) avec 100 millions d'euros.
Amadou Kon se defend galement d'avoir
conclu un accord contraire aux intrts de la
Communaut conomique de Etats d'Afrique
de l'Ouest (CEDEAO), qui regroupe tous les
pays de l'Afrique de l'Ouest devant ngo-
cier un APE regionall" avec l'UE. "En ralit,
nous avons permis notre region de gagner
du temps dans la measure o une clause dans
l'accord intrimaire permet la CEDEAO de
poursuivre les ngociations sereinement."


> "Il faut fire preuue de flexibility"
"Pour l'heure, les Accords de partenariat
conomique (APE) sont contraires au principle
mme de justice". S'exprimant l'ouverture
du sommet d'Accra, la dpute europenne
Glenys Kinnock a poursuivi: "l'approche de la
Commission europenne consiste presenter
les APE comme des accords de libre-change
mettant l'accent sur l'ouverture des marchs
plutt que comme des outils de dveloppe-
ment." On revient toujours, a-t-elle ajout, au
"mantra de rciprocit, comme si rciprocit
tait synonyme de justice. Des accords ne
sont justes qu'entre partenaires gaux. Dans
d'autres circonstances, ils sont contraires
l'quit. C'est le cas maintenant". Glenys
Kinnock estime par ailleurs que mme au
milieu de la "tourmente financire", un traite-
ment diffrenci des pays pauvres par les pays
super-riches ne devrait pas poser de problmes
ces derniers. La dpute europenne a donc
revendiqu un traitement diffrenci, au cas
par cas. M.M.B. M




mots cls
Amadou Kon ; Cte d'Ivoire ; APE ;
Glenys Kinnock ; Ghana; Nigria; Marie-
Martine Buckens.


Le 6e Sommet des chefs d'Etat
et de gouvernement des 79
pays du Groupe Afrique,
Caraibes et Pacifique (ACP),
qui s'est droul les 2 et 3
octobre Accra, I'a confirm :
les pays ACP peinent trouver
une position commune sur
les Accords de partenariat
conomique proposs par
la Commission europenne.
Rencontre avec le Ministre
ivoirien de l'Intgration
africaine, Amadou Kon,
don't le pays a conclu un
APE intrimaire avec I'UE
et commentaires de Glenys
Kinnock, co-prsidente de
l'Assemble paritaire ACP-UE.







C's b l. rs d' i tu




le 15 oco bre** a ,e u-




la rvision e '.. I tou les c in ans
au Guyana de- reindre le groupe






de l'.,, devant 'fai'e fa qa
ourgan sce- sif.- .-.0 -


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008












PHI


*E


uJirk Ji!.JflJt, P,]uJJ,


C e jour-l, Malick Sidib
est dans son studio,
l'aise, entour de pro-
ches. A part que le studio
s'tait dplac. Il recevait des modles
au Parlement europen. Pas n'importe
lesquels, du beau monde, parlementaires,
lobbyists, visiteurs. Le Parlement organi-
sait sa premiere semaine africaine du 8
au 12 septembre et l'invit de marque se
voyait attribuer un studio o il pouvait


cadrer ses modles et projeter en temps rel
leurs images sur cran gant. Tous voulaient
poser pour le photograph de gnie, jeune
dans ses 75 ans, et aussi profiter de sa jovi-
alit, son rire, sa chaleur et son humour.
Derrire lui, plus de 40 ans de mtier et
plus d'une quinzaine d'annes de clbrit
don't le premier important jalon fut 1995
avec une exposition la foundation Cartier
d'Art contemporain Paris. En 2007, c'tait
le couronnement la Biennale de Venise
avec l'exposition "Think with the Senses
Feel with the Mind", o il a reu le Lion
d'or pour l'ensemble de son euvre. Suivi
en mai 2008 du "Lifetime Achievement
Infinity Award" de l'International Center of


Photography (ICP). En passant par le trs
envi Prix Hasselblad en 2003. On devrait
signaler parmi les jalons du parcours du
photograph malien des expositions dans
des lieux prestigieux partout dans le monde
comme le Museum of Contemporary Art
de Chicago, le Guggenheim de Bilbao ou
la Kunsthalle de Vienne, au total pas moins
de 66 entire 1996 et 2008.

De ce parcours, de sa vision de l'Afrique,
de l'art, et surtout de l'tre human, Malick
Sidib nous a entretenus tout au long d'une
journe commence tt et fine tard. Il tait
aux anges, considrant sa reception au
Parlement europen plus important que
les autres distinctions, tant la marque de
la reconnaissance de toute l'Europe de la
valeur de l'Afrique.


COURRIER


OTOGI












QUESTIOonHIRE


Chre'letice, her lecteurl
VoilJl a..I ,c u e lu d'un an, l ier-rppa i et f peau Via GaIberi, 4
l'euve'.PourT nous pemetre' 'li de'. mieux.,L rpondre vo attene s ve'uF Billezk [g '403 Sas Macn B)- Iaielt
nous fair par d'v tre pinti devuesur les questions suvatesl TeJl.: + 39 0514 016


1 Par quel moyen avez-vous accs la revue ?


O La Dlgation de l'UE dans votre pays
O La bibliothque d'un lieu d'enseignement
D Un ami
O Un bureau de function publique
O Une entreprise prive
D Une association
O Autre (prciser)


Vous lisez Le Courrier en version



Vous recevez la version paper du Courrier



La mise en page de la version paper du
Courrier permet de le lire


Papier
Electronique


Rgulirement
Irrgulirement


Facilement
Plus ou moins facilement
Difficilement
Pourquoi


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


I


U


ri








a b


Sa. La place rserve aux thmes suivants
est suffisante

b. La place rserve aux thmes suivants
est insuffisante








I Le Courrier vous est particulirement utile


Le contenu du Courrier vous semble


INTERNET
Consultez-vous la version lectronique
du Courrier


INTERNET
En quelle langue lisez-vous ?





INTERNET
Selon vous, le design est


Pays ACP (Reportage pays)
Etats Membres UE (Dcouvrir une Rgion de l'Europe)
Cooperation entire les Pays ACP et les Rgions europennes
Cooperation UE-ACP (Interactions)
Cooperation avec d'autres donateurs
Role of non State actors and NGOs
Culture
Genres
Education
Environnement
Lettres des lecteurs


Dans votre profession ou vos tudes
Pour vous informer sur votre region
Pour votre culture personnelle
Autre (complter)


D Excellent
D Bon
O Moyen
D Mdiocre


Rgulirement
De temps en temps
Jamais


Anglais
Franais
Espagnole
Portugais



Bon
Assez bon
Mdiocre


COi)URRIER


1


lu


.u


Il








INTERNET


Comment jugez-vous la navigabilit
du site


D Bonne
D Assez bonne
D Mauvaise


PROFILE DE LECTEUR


Pays de residence







Secteur d'activit


Pays


ACP Afrique
ACP Carabes
ACP Pacifique
Union Europenne
Autres


Institution Nationale
Institution Internationale
Instituions europennes
Acteurs non tatiques, ONGs
Ambassade
Dlgation Union Europenne
Centre de recherche
Autorits Locales
Finances et banques
Culture
Librairies
Mdias


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEr


Tn


nCi







j'i







D Education
D Autres


T1'


Niveau d'tudes


'n


D Primaire
O Secondary education
O Secondaire technique
O Universitaire ou quivalent


Genre D Fminin
D Masculin


Il


Age D


15 30 ans
30 60 ans
60 ans et plus


Commentaires
Vos commentaires sont les bienvenus


Nous vous invitons nous soumettre vos contacts
Donnes requises : Nom de votre organisation, site Internet, votre nom, adresse, pays, email


C&URRIER
00tsk


17








18


P a







Zoom


"Ca me donne beaucoup d'motion et je suis
plein de joie. Il y a un proverbe chez nous qui
dit quand quelqu'un est fou de joie il ne faut
pas lui demander d'activer le feu car il a tant
de salive dans la bouche qu'il va l'teindre.
J'ai peu de chose alors vous dire. Aprs le
Lion d'or de Venise qui a t le chemin de la
reconnaissance mondiale et le trophe que j'ai
eu en Amrique, le Parlement europen, c'est
le couronnement."

Venise, ce n'tait que l'anne dernire. Ne
croyez vous pas que cette reconnaissance est
arrive tard mme si 75 ans vous tes encore
sijeune ?

Tout ce que tu fais, ta vie, ta vieillesse, il faut
le prparer quand tu es jeune quand tu as la
force, la vigueur et la conscience tranquille. Et
c'est avec cet esprit de jeunesse jusqu' 80 ans
encore, que tu dois prparer ta vieillesse. C'est
le conseil que je donne aux jeunes. Il faut fair
un grenier, et aprs tu ne feras que rcolter.

Pour Sidib, la vie n'est que bonheur. Il
promne sur son visage un regard ptillant et
S..a .. i et raconte son arrive la photogra-
phie come dans un conte de fe.

Je n'ai rien fait de special pour cela. C'est la
vie. Je n'ai jamais tudi non plus la photogra-
phie. J'y suis venu sur le tard. J'tais d'abord
dessinateur. Je suis sorti bijoutier de l'"Ecole
des artisans soudanais". C'est le dessin qui
m'a donn ma chance. Car pour un Africain
en 1952, avoir un commandant de sige avec
l'aide du gouverneur gnral qui te choisit pour
aller l'cole des artisans alors qu'il ne me con-
naissait pas et ne connaissait pas mes parents,
j'ai perdu mon pre en 1947, c'tait une faveur
unique. A cette cole, on avait dcouvert mes
talents de peintre et de dessinateur et c'est
ainsi que le directeur m'avait recommand un
photograph franais, Grard Guillat-Guignard
qui cherchait un dcorateur. On tait en 1955,
j'avais 27 ans ; quand il a vu ma decoration il
m'a demand de devenir son premier employ
pour la photographic. J'ai retrouv Guillat-
Grignard en 2004, j'ai t le voir Biarritz et
on a bien caus.

La photographic tait-elle du nouveau ou un
aboutissement des artisanats que vous aviez
pratiqus avant ?

J'tais dj dans l'image. Quand je suis entr
dans la photo, c'tait reprendre quelque chose
qui va avec l'vnement, plus mdiatique. Les
gens venaient vers moi pour se faire photogra-


phier. En ce moment, les annes 1958-1960,
la jeunesse surtout avait change. Et ce n'tait
pas la politique qui avait rassembl les jeunes,
c' tait pour danser sur la musique europenne
ou la musique cubaine. Et il fallait faire des
images pour fixer ces moments de joie de la
jeunesse. J'tais tout le temps sollicit. Des
jeunes stylistes habillaient les filles et celles-ci
ont habill les garons. Il fallait tre la page
pour danser le tango, le tchatchatcha.

Vous tiez une sorte de reporter permanent
sur la vie dans votre pays, vous montrez la
jeunesse malienne de cette poque come
pour un travail d'archive mais en mme temps
vos modles i ;. ... ,t l'universel.

Je suis content d'avoir travaill dans ce sens
ou que mon travail ait about ce rsultat. Ca
a apport aussi certain dmentis la reprsen-
tation qu'on se faisait ailleurs sur la vie chez
nous qui serait en dehors des movements du
monde. Vous avez vu les photos de jeunes
dansant le twist en 1972. J'tais content de
montrer que ce qu'on disait des Maliens, de
l'Afrique, n'tait pas vrai. Bien sr, il y a des
malheureux partout.

Je voulais photographer les Maliens, l o ils
vivent, dans la rue, les magasins, les bijouteries.
Je suis content qu'avec l'volution du monde,
mon travail soit considr comme une archive.
Que les jeunes aient l'air content de voir
travers mes photos que toute l'Afrique n'tait
pas en retard. Ce retard, nous l'avions peut-tre
matriellement mais psychologiquement, on
tait dj avec le monde, il y a 30 ans.


J'ai une crainte maintenant, depuis que
l'Europe est entre dans le Mali par l'image
avec la notion d'art contemporain. Avec
l'argent, on peut vous dtourner de votre
voie, je dis aux jeunes n'essayez pas de suivre
l'argent, faites le travail en tant que photogra-
phe, en tant que peintre ; soyez vous-mmes,
ce que vous pensez dans vos ttes, il faut le
faire, il ne faut pas suivre les gens qui veu-
lent que vous fassiez comme a ou que vous
suiviez des ides comme a et qui ne vous
conviennent pas.

Au-del de la photographic, comment jugez-
vous le dynamisme de l'art au Mali et en
Afrique. Est-ce un bon moment ?

C'est un bon moment pour nous parce que cet
art qu'on a voulu rejeter, cet art que l'Africain
n'a pas voulu regarder, on lui donne mainte-
nant de l'importance. C'tait notre chance
nous n'avions qu' faire de l'art, nous l'avions
tout simplement fait. Et aujourd'hui les hom-
mes de connaissance ont valu, ont valoris
cet art qui rapporte some toute de l'argent.
Seulement, on a vu que l'Africain est en train
de monter l'escalier vers des formes d'art
varies et qu'il va atteindre un haut niveau,
alors on valorise le primitif. Nous ne devons
pas revenir sur ce qui a t fait mais continue
l'ascension. M

mots-cls
Malick Sidib ; photographic ; Mali;
Maliens ; Bamako ; Semaine africaine;
Parlement europen ; Lion d'or de la
Biennale d'Art contemporain de Venise;
Lifetime Achievement Award; Prix
Hasselblad ; jeunesse.


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008
















L,


duisent l'artmisine, un puis-
sant antipaludique, pourrait fig-
L^ urer dans la liste des meilleurs
remdes contre la malaria. De plus en plus
cultive, en Chine, en Inde, au Vietnam et
en Afrique de l'Est, elle permet aux agricul-
teurs d'auiementer leur revenue M\/ais de nnm-
breux prcH. .I ... ... .... I ... ..l.ui . i i, .I..l I
l'O rganis.,i ... il.. i .I .. ",, I . ,i. .. ... .
approve ..Il... ..... .. ...i .... ... ..1.. iI1.i -
tes m dicuu.l. .. I .,.-.'."-'-' -. i.,, I...,, I.,..I ..
possible .i I.. ,. ,.i. .ilu I ._...i .I ,ii ......' .
dvelopp( lu .... . I._i ..... i i .,i l,. ,l I .,,I
de garant: ,, .. ,iiilI. ... h .u. .. i. I ..I.. ..
L A ., ii I . I Ih l. I I i. bli i


1"'- p I-,l l ..1 . .1. .- -,... .II-. . .... ... l .ij ... ...
implique la participation d'acteur d'horizons
diffrents: collectivits locales, institutions de
recherche et ONG, se mettant en rseau.

D'autres examples de projects, impliquant des
chercheurs ou technicians, associs des
entreprise, nu la sncit civil pullulent
.....ii i ,,. I., l iII II u.lh ,i I l..., _. .. i.,i ... I.ii lI. l..I
..I.h.. i..- _.. .I.i... ... h h 1.. i l'.. lh.. ...I. i1.i ,. h.
..I,. .,.h ,l'l ,.li,, 1 .I. l.h ,. ,. ., h h..I. l ,.. h. l
I, ....ll" ..I.. ..h... i _i .. i.. h ,ll. .l l. 1I` 1 ... .. li l .. I ..
I.lll.. I I ..,,I h ..I h -i'I I ...I ..I. ....., ,i.. "1 .., ,III -
III.... I. iii" ..1u..i ."1.1 .. 1.. .. .-I,. .. Ii ,ii .. i. .
I lh.l h .... l..Ii h l. .. 'I I ..i h ..l ..i.. l I I. ,


h ,,h ,.I '.III l''" ''' I '" .l I .. I i" h. h. ..
( hauteur de 85%) des projects favorisant
l'approche interdisciplinaire et permettant aux
pays ACP de formuler et mettre en place des
politiques de S&T qui permettraient d'assurer
un dveloppement durable et de rduire la pau-
vret en favorisant la croissance conomique
et l'interation prneressive dans l'cnnnmie

. lhllll h" I ,li .nli I II l..1 lu ni...iii ..

i ........ ..i . ..... .. .... I. ..i. M .M .B a

mols-cls
I'i Nl llllli \ I' e % 1C.I I 1111 l iii iII l
.\ | I \I.II I ,.-\MIll lln. I(iKIILII -


Dcollage du partenariat



UE-IFRIQUE pour la SCIENCE


La scurit alimentaire et l'expansion d'Internet figurent parmi les six projects prioritaires
identifies par l'Union Africaine (UA) et l'Union Europenne (UE) dans le cadre de leur
nouveau partenariat stratgique pour la science, les technologies de l'information et de la
communication (TIC) et l'espace.


R unis le ler octobre dernier, Janez
Potocnik, Commissaire europen
en charge de la Recherche et du
Dveloppement (R&D), et son
homologue de l'Union Africaine, M. Jean-
Pierre Onvhoun Ezin, en presence d'autres
commissaires europens, notamment Louis


Michel en charge du dveloppement, ont
adopt une declaration commune servant de
cadre la mise en euvre du partenariat
UA-UE pour la science (le "8e partenariat",
convenu lors du Sommet UA-UE en dcem-
bre 2007 Lisbonne) et dcrivant 19 projects
phares. Ils ont en outre convenu que six de ces


projects taient prioritaires et qu'ils bnficie-
raient d'une attention immediate.

Cette declaration commune, a insist la
Commission europenne, est conforme
l'esprit de partenariat de la stratgie commune
euro-africaine, qui consiste travailler avec


COURRIER


Ji


'p~.


.[11







De la terre


l'Afrique, et pas seulement pour l'Afrique.
Les 19 projects phares ont t slectionns
et conus par la Commission de l'Union
Africaine pour rpondre certain besoins
de l'Afrique. Ils doivent aider le continent
dvelopper les sciences et les technologies
qui permettraient d'atteindre les objectifs des
autres partenariats conclus entire les deux
parties : radiquer la pauvret, lutter contre
les maladies, rduire la fracture numrique,
contenir la degradation de l'environnement et
amliorer la comptitivit conomique.

> Project pilote dans le bassin du nil

Les six projects prioritaires comprennent deux
projects visant amliorer la diffusion et
l'utilisation de l'Internet en Afrique (1'"African
Internet Exchange System") et tendre la
porte du rseau haute vitesse pour la recher-
che et l'enseignement, GEANT, l'Afrique
subsaharienne ("Africa Connect").
Deux autres projects visent aider l'Union
Africaine dvelopper ses propres ressour-


ces scientifiques. Le project sur les bourses
africaines de recherche ("African Research
Grants") aidera la Commission de l'Union
Africaine mettre en place un programme-
cadre africain pour la recherche. Dans le cadre
du project sur l'eau et la scurit alimentaire en
Afrique, le bassin du Nil servira de cas pilote
pour des activits de recherche et de dmon-
stration qui ont pour but de lutter contre les
problmes d'approvisionnement alimentaire
et de favoriser une gestion efficace de l'eau
et des sols.
Dans le domaine spatial, le project GMES-
Afrique (GMES pour Global Monitoring for
Environment and Security) vise renforcer
l'utilisation de la tldtection par l'Afrique,
en particulier par la mise en place de systmes
oprationnels. Un deuxime project devrait
permettre d'amliorer les capacits de l'Union
Africaine dans le domaine gospatial.

Les 13 projects restants comprennent, notam-
ment, une initiative africaine de leadership en
matire de TIC, la R&D pour le dveloppe-


ment des PME africaines et une initiative de
l'UA sur le changement climatique.
La declaration commune appelle les 27 Etats
membres de l'UE, les 53 Etats membres
de l'Union Africaine ainsi que le secteur
priv et la socit civil coordonner leur
engagement dans les 19 projects. De son ct,
la Commission europenne s'est engage
ce que l'Afrique participe davantage au 7e
programme-cadre europen pour la recherche,
notamment dans les domaines de la sant, de
l'environnement et du climate, de l'nergie, de
l'agriculture et de l'alimentation, des techno-
logies de l'information et de la communica-
tion et des applications spatiales. M.M.B. M


mots-cls
R&D; partenariat UE-UA ; projects priori-
taires ; Internet ; GEANT ; Marie-Martine
Buckens.


le Ghana mettre en place un
systme de traabilit de sa produc-
tion l'horizon 2010 tandis que
l'Europe premier importateur de bois tropi-
caux africains devrait renforcer ses contrles
aux frontires.
Fruit de trois annes de ngociations, cet
"accord de partenariat volontaire" (APV) est
l'lment essential du Plan d'action FLEGT
pour "l'amlioration de la governance et
l'application des lois concernant l'exploitation
des forts et le commerce des products bois",


adopt par le Conseil des ministres de l'UE des discussions informelles avec des pays
en 2005. Au terme de cet APV, aucune producteurs comme la Malaisie, l'Indonsie,
exportation de bois ghanen vers l'UE ne sera le Gabon, le Congo-Brazzaville et, tout
autorise sauf si elle est accompagne d'une rcemment, la Rpublique Dmocratique du
licence attestant de sa lgalit. En contrepartie, Congo. Des ngociations formelles ont t
l'UE offre au pays une assistance technique et engages avec le Cameroun en septembre
institutionnelle. 2007. M.M.B. M


D'autres pays exportateurs de bois tropi-
caux ont manifest leur intrt au processus
FLEGT. Assiste de plusieurs Etats mem-
bres (Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas,
France), la Commission europenne a engag


mots-cls
FLEGT; 'accord de partenariat volontaire,
bois tropicaux'; commerce illegal













~Uh1'F


l1
*


:fi
iii


SURNAME


Un reportage de Hegel Goutier
Le Suriname est mconnu. La dernire fois qu'il pays du Sud. Signe que les choses n'y vont pas
avait fait le titre des journaux, c'tait au dbut des mal. Signal encourageant pour les vrais curieux qui
annes 80 avec le coup d'Etat qui avait suivi de peu n'attendent pas le feu vert du grand tour oprateur
son indpendance. Comme le Botswana, ou d'autres pour aller voir ailleurs.


lvii -


,. V i





j


e Suriname est l'un de ces pays
riches d'un arc-en-ciel d'ethnies et
de cultures vivant, sinon en parfaite
harmonie, du moins avec tolerance,
courtoisie et amabilit. Tmoin, la contigut
de la grande mosque et de la grande syna-
gogue de la capital Paramaribo. Sans un
seul garden visible pour protger l'une des
deux : inutile et apparemment impensable. Le
syncrtisme cultural va loin dans des champs
diffrents. La langue officielle du pays est le
nerlandais, l'anglais est assez rpandu mais
la vraie lingua franca est le sranantongo, une


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


langue des "Noirs marrons", riche d'apports
africains varis. Il faut ajouter l'anglais le
pays avait t colonis par l'empire britan-
nique qui l'avait chang avec les Hollandais
pour la ville de "New Amsterdam" qui n'est
autre que le New York, NY d'aujourd'hui
- huit importantes langues amrindiennes,
le sarnami (le hindi local), le javanais, et
d'autres, chinois, portugais, libanais...

Le Suriname peut se vanter d'avoir t l'un
des premiers, sinon le premier, pays du sous-
continent sud-amricain avoir intgr des


eportage


ministres amrindiens dans son gouvernement,
et ceci ds son indpendance. Actuellement,
ils y sont au nombre de quatre. Le pays est
plutt considr comme un bon lve de la
classes : dmocratie politique apparemment
bien implante, conomie en hausse, paix
social, souci cologique. Inscrits au patri-
moine de l'UNESCO : l'ancien centre de la
ville de Paramaribo, avec ses maisons coloni-
ales et ses btisses en bois, don't la cathdrale,
la plus imposante de ce style architectural en
Amrique du Sud hommage l'homme ; et
la Reserve naturelle du Suriname central dans
la region de Sipaliwini appreciation de la
nature. La vgtation amazonienne recouvre
la quasi-totalit du pays. Et les oprateurs
financiers optent pour le tourism vert. C'est
le pays par excellence de l'cotourisme. Un
choix courageux et quasi certainement payant
long terme. Ce ne sont pas les seules richesses
du pays. Il faut y ajouter, la bauxite, l'or et le
ptrole. Et la joie de vivre de ses habitants.
Paramaribo est la ville couche-tard des trois
Guyanes.





Avec 163.000 kilomtres carrs, le Suriname
est l'un des plus petits Etats d'Amrique du
Sud. Jouxtant l'Amapa, Etat septentrional du
Brsil, il est enserr entire le Guyana sa fron-
tire occidentale et la Guyane franaise l'Est.
Le Suriname est un bassin avec quatre grands
fleuves le remontant du Sud vers leurs embou-
chures au Nord et de nombreux autres allant
dans toutes les directions vers les pays voisins.

C'est l'Amazone qui a donn, avant la colo-
nisation, son nom au pays. Une precision
orthographique : retenez Suriname. C'est la
denomination officielle retenue par l'ONU
y compris dans les langues trangres. Et le
nom des habitants est Surinamais plutt que
Surinamien, de mme que l'adjectif. En langue
karayib, Surin veut dire "toutes les nations" ;
"ame" est la contraction de Amazon qui signi-
fie "fontaine de vie"). Donc, "Terre de fontaine
de vie de tous les peuples". Les populations
amrindiennes qui vivaient dans les Guyanes,
se dnommaient des "Surinen".

Au Suriname, ces peuples reprsentent
aujourd'hui prs de 500.000 habitants don't
85% sont concentrs sur la bande littorale
et prs de la moiti dans la seule capital,
Paramaribo. Auxquels il faut ajouter une
diaspora de 200.000 mes aux Pays-Bas. Ils ne
sont plus seulement Amrindiens. Beaucoup
sont arrives depuis. L'un des proches lieuten-


Sunname

























ants de Christophe Colomb, Alonso de Ojeda, cdrent au territoire le statut de territoire auto-


dans ses prgrinations peu aprs leur arrive
en 1492 dans les les Carabes, tait descendu
jusqu'aux ctes de l'actuel Suriname en 1499.
Il n'y aurait jamais pos les pieds. Le pays
tait alors peupl notamment de Carabes et
d'Arawak (Arawak en anglais). Les Arawak,
qui constituaient la population majoritaire des
grandes les du Nord de la Carabe, furent les
premiers s'installer au Suriname vers 500 ans
aprs J.C., les Carabes suivront un demi-sicle
plus tard. Les traces de vie y remontent toute-
fois prs de 10.000 ans.

Les Espagnols, par l'intermdiaire de Domingo
de Vera, prendront officiellement possession du
Suriname en 1593. Les Hollandais sont arrivs
au dbut du XVIIe sicle. Les Anglais vont
suivre, arrives de la Barbade voisine et con-
duits par Lord Willoughby of Parham en 1662.
En 1667, les Hollandais amens par Abraham
Crijnssen conquirent le pays. A l'aube du
XVIIIe sicle Paramaribo poussait dj.

Le Suriname est vite devenu une colonie
prospre avec plus de 400 plantations constru-
ites au XVIIIe sicle. Elles ont eu naturelle-
ment recours aussi la main-d'oeuvre servile
d'Afrique. Les esclaves du Suriname ont t
des plus rebelles la domination esclavagiste.
Ils fuyaient en masse les plantations. Ces "Bush
Negroes" et les Amrindiens vont tablir un
rapport fait la fois de distance et de non agres-
sion. Les marrons vont difier une nouvelle
culture partir des bribes diverse emportes
de multiples regions d'Afrique.

Aprs l'abolition de l'esclavage en 1863, il fut
fait appel la main-d'oeuvre trangre notam-
ment de l'Inde, de l'Indonsie et de la Chine.
Ses travailleurs sous contract ont assur la relve
sur les plantations, la plupart d'entre eux allai-
ent choisir de rester au Suriname la fin de
leur contract .Aprs la dcouverte des mines
de bauxite, l'conomie surinamaise a pris une
nouvelle tournure. Aprs la Deuxime Guerre
mondiale, la contestation indpendantiste devi-
endra de plus en plus intense. En 1954, un
premier pas est fait par les Pays-Bas qui con-


nome. Mais des communauts importantes, les
Amrindiens, et les Noirs (croles et marrons)
ne s'en contentrent pas. Et l'indpendance
total fut proclame le 25 novembre 1975,
aprs trois sicles de colonisation hollandaise et
deux dcennies d'autonomie, au grand dam de
la communaut est-indienne qui ne voulait pas
de cette rupture.

Les hoquets de la dmocratie ne tarderont pas se
manifester. La classes moyenne, d'origine indi-
enne principalement, a commence dserter en
masse le pays, vers les Etats-Unis mme avant
la proclamation officielle de l'indpendance.
S'en est suivi le dpart des industries hol-
landais, abandonnant les entreprises entire les
mains d'un personnel non qualifi. La tenta-
tion du sauveur fort allait tre le corollaire de
la dtrioration immanquable de la situation
conomique et social. Il est apparu dans la
personnel d'un jeune officer, le sergent-major
Desi Delano Bouterse qui russit son premier
coup d'Etat en 1980, empruntant opportun-
ment la phrasologie marxiste de l'poque et
ravissant la sympathie d'une grande parties de
la population surinamaise, surtout des com-
munauts noire et amrindienne. Il ritrera
son coup 10 ans plus tard. Entretemps il sera
rest au pouvoir de 1980 1987, accus alors
d'avoir instaur une dictature, laiss excuter,
en 1982, 15 personnalits du monde syndical,
journalistique et intellectual. Il cdera la pres-
sion international et la rebellion interne et
acceptera l'organisation d'lections en 1987 et
l'installation d'un gouvernement dmocratique
en 1988. Le coup d'Etat de 1980 avait entran
une gurilla de Ngres marrons dirige par
l'ancien soldat Ronnie Brunswick, qui allait
durer de 1986 1989. En reaction, l'arme a
dtruit de nombreux villages servant de base
arrire aux rvolts. C'est la priode dite de "la
guerre civile.

Le deuxime coup de Bouterse de 1990 aura
dur un an. En 1991, Ronald Venetiaan a t lu
President de la Rpublique. Un an plus tard, il
signe un accord de paix avec les rebelles mar-
rons et amrindiens. Depuis lors, le jeu dmocra-


La Sauane

des Juifs

Les premnieis colonS drrie' auL
SuLinarme etaient majoritaireiient dle
luifs ,.enus d Europe et du Brsil. Ils
se .:rint installes sur les ri L'es du fleu-L.e
Suriname principalement au lieu dit
La sa ane des luits' La premrire
imiposante CfnaCogCiLue Beracha :e
Shalorm (bL ndictl,:i n et pal.') d:Inri
les Imines reiionte a 1685




Recyclage du

communautarisme

en bonne pratique

dmocratique

Le Surinnae compte un no-ibre impo-
tant de paitis politiques eriges qene-
ralenlnt sui LUIn ban Lse cmntllunjutitne
c.ui i.nfessionnelle II eListe plusieurs
partic hindo(us, plusieurs ia.anais, de
m-mne pour les Ne4gqres marrc.ns, les
Amnirindienc et le Cr.oles Aucun de
ces parts ne pouvant dipol)ser d'une
malorite absolue, ils se rassembrlent en
coalition L'ori.inalie de (elle-ci inside
dans le tait que e letr'ouCent LIans chli-
cuine d lles des partis de to.ute les
contesions religieutse et de toutes les
communauLe' Et c est dans les coali.
tions que la connotation ideologique
.a a'pparatre. Telle sera plu librale,
tell plus conser.atrice Ces coalitions
rec ,clent donc en demiocratie, le risque
du c'nmmunoauLiismre cdes parties

Le chef de l'oppcsirion est actuellement
un certain Desi Delano P.outerse. toujo-
ur tringant et qui n a lamais peldu de
sa base eleictorale dance diverses coim
munautes. La :coalition qui il dirige a ses
chances de re.enir au po.Li cr et lui la
tete du I)a' s Mais demccratiquement
Le recylage tonctionne


tique est respect. En 1996, la coalition dirige
par Venetiaan a perdu les elections. Celui-ci est
revenue en 2001 et a t rlu en 2005. H.C. I

llots-cls
Suriname; Amrique du Sud; Guyanes;
Amazone ; Pays-Bas ; Domingo de Vera;
Arawak; Lord Willoughby of Parham;
Desi Delano Bouterse ; Ronald Venetiaan.


COURRIER










































Henk Tjon est un des grands connaisseurs de la culture des populations de l'Amazonie

et un spcialiste de leurs langues. Il est aussi homme de thtre, crivain et chercheur.

Au Suriname, il est une icne du monde intellectual. Il nous a parl du regard des

Amrindiens sur leur histoire.


histoire du Suriname telle que
divulgue par les anciens colons
serait truffe de mensonges si
l'on se rfre aux informations
transmises de gnration en gnration dans
les communauts indiennes. Le premier tait
que les Amrindiens taient trop faibles et
succombaient et c'est pour cela qu'on a fait
venir des Noirs d'Afrique. Non tout simple-
ment les Europens ont occup ce pays et ont
forc ses habitants travailler dans des condi-
tions inhumaines. Et la rvolte a clat ds le
dbut. Quand Alonso de Ojeda est arrive en
1499, il n'est pas rest. En 1593, Domingo de
Vera, reu dignement par le Pyai, la fois roi
et leader spiritual de la population indigne,
agressa son hte en lui coupant une oreille
parce qu'il jugea imbuvable l'eau qui lui avait
t offerte. Mais de Vera et ses hommes ont d
dguerpir vite. Plusieurs de ceux-ci ont alors
perdu la vie. Aprs, la presence europenne
se rduisait de furtifs passages. Jusqu'
l'arrive en 1662 de Lord Willoughby qui
le Prince de Galles aurait donn ce territoire.
"Un autre gros mensonge", pointe Henk Tjon.

En fait, racontent les Indiens, de Vera avait


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


demand leurs anctres l'autorisation de
mettre en place un comptoir. "Il est donc
arrive comme un serpent dans le pays". De
Vera a alors subrepticement laiss entrer les
trangers par petits nombres. Quand son arti-
fice a t mis au jour, il a t expuls. Il revi-
endra en ayant fait amende honorable, promet-
tant de s'amender. Ce sont les Hollandais qui
finiront par installer la colonie mais la lutte
des Indiens n'a jamais cess, et ceci jusqu'
l'Indpendance en 1975.

Tjoen explique pourquoi entire les territoires
d'Amrique du Sud, celui de l'actuel Suriname
tait pour les Amrindiens un symbol dfen-
dre tout prix. Les Indiens croyaient dans les
vertus du dieu Soleil. L'Amazonie, son lieu
privilgi. Or, le Suriname est l'endroit du
continent d'o les rayons du soleil se voient
dj quand l'astre est positionn sur l'Afrique.
Le Gonini (Harpey eagle), Anuwana en langue
Karib, tait vnr car il reprsentait l'esprit du
soleil levant. C'est pour cela que le Suriname,
lieu de plerinage pour des fidles du conti-
nent, qui leur garantissait le gite et le couvert,
avait acquis son nom de "nation de toutes les
nations". Pour devenir de cette terre*, il suf-


fisait de se donner la terre** c'est--dire
d'y enterrer son cordon ombilical qui tait
souvent gard et protg depuis la naissance
de l'enfant.

Bien avant l'arrive de Christophe Colomb,
le Pyai avait eu une vision d'normes oiseaux
qui arriveront, important dans leurs flancs
des monstres blancs de la mer. S'ensuivra
une priode de 500 ans de mort, de guerre,
de desolation. Il y aura des souffrances et des
gnocides. Et aprs, les peuples se libreront.
Ce qui avait choqu les Indiens du Suriname,
c'tait que les nouveaux arrivants se fussent
installs, sans leurs cordons ombilicaux, sans
donner leurs corps la terre. Sinon, ils serai-
ent devenus tout simplement des Surinen.
"Comme tout le monde", conclut Tjoen.
H.G. *

* land
** earth


mots-cls
Hegel Goutier ; Suriname; Henk Tjon;
Amrindiens; Domingo de Vera ; Pyai;
Amazonie.






eportage Sunname


Ramdien

Vice president du Suriname. Ancien co-prsident de l'Assemble

parlementaire paritaire ACP-UE

Interview par Hegel Goutier


l'or. Les capacits de production ptrolire se
sont amliores, certaines socits prospectant
dsormais en mer. Nous construisons gale-
ment un nouveau port pour l'exportation de
notre production. Le bois est exploit partir
de forts cologiquement viables sur la base
de critres spcifiques de sorte que les effects ai
ngatifs de son exploitation seront rduits au,
minimum. Nous essayons d'exploiter cette
resource dans l'intrt du Suriname mais
aussi de l'ensemble de l'humanit. Notre
industries bananire s'est amliore, les bana-
Les priorits du gouvernement pour le dve- neraies perdues il y a trois ou quatre ans ayant
loppement du Suriname t rcupres.


Nous devons, pour l'essentiel, dvelopper
notre pays grce notre nergie propre et
nos capacits propres. Nous allons exploi-
ter au maximum les resources humaines de
notre pays. Nous nous efforons d'utiliser
bon escient les fonds octroys mais, outre le
financement, il nous faut aussi du savoir-faire
et des technologies que nous devons actuelle-
ment importer. Nous avons pris des measures en
vue d'accrotre les salaires des fonctionnaires
et des personnel ges. Nous disposons dsor-
mais d'infrastructures plus nombreuses pour
l'agriculture et le secteur de la pche ainsi que
pour les coliers. A l'intrieur du pays, o la
situation est trs difficile, le carburant peut tre
obtenu exempt de taxes.

Mise en euvre des politiques de dveloppe-
ment

Nous avons sign il y a six mois un accord
avec la Chine pour la renovation de nos routes
asphaltes et pour la construction de 500 km
de routes ; pour cela, nous avons conclu des
contracts avec des firmes locales. Nous sommes
en train de construire une route qui s'tendra
du Nord au Sud sur une distance d'environ
250 km. Notre priority consiste offrir aux
gens qui vivent l'intrieur du pays un accs
l'ducation et d'autres services.

Nous axons nos efforts sur l'industrie du
tourism et nous progressons dans le secteur
minier en ce qui concern l'exploitation de


Dans le secteur de la sant, nous nous
efforons de construire davantage de dispen-
saires et d'installations permettant d'amliorer
l'accs aux soins de sant. J'ajouterais que la
bonne governance sur la base d'un Etat de
droit et des principles dmocratiques et que
l'indpendance du pouvoir judiciaire par rap-
port tous types d'influences constituent pour
nous des priorits.

Le Suriname au sein du CARICOM.

Malgr nos capacits propres, nos resources
nergtiques et les rsultats obtenus sur le front
du dveloppement, notre attention est gale-
ment porte vers la ncessit de forger des
liens rgionaux. Nous devenons un membre de
plus en plus actif au sein du CARICOM. Nous
participons galement l'Accord de Cotonou
conclu entire les pays d'Afrique, des Carabes
et du Pacifique (ACP) et l'Union Europenne
(UE) et nous utilisons bon escient les moyens
allous par le Fonds europen de dvelop-
pement (FED), qui ont tous t utiliss. Le
Suriname a galement des relations bilatrales,
en premier lieu avec les Pays-Bas. Nous uti-
lisons actuellement les derniers fonds offers
par les Pays-Bas en 1975 au moment de
l'indpendance du Suriname.


Le Suriname et la ... ; '. i.i,, i.


Sur le plan des relations bilatrales, le Suriname
entretient de bonnes relations avec la Chine,







Sunname eportage


mais aussi avec l'Inde et l'Indonsie ainsi
qu'avec les Etats-Unis, la France, le Brsil et
la Guyane. Le Venezuela soutient notre indus-
trie ptrolire.

Les APE : pourquoi les pays ACP ont accept
de ngocier les APE ?

Au moment o je faisais parties de l'Assemble
parlementaire paritaire ACP-UE (1998-2005),
les pays de 1'UE voulaient changer leur politique

i l*. 1 iI,.i 'i il .iii .I l i i I ll I I.. i, ...i i i. i lll

''- I' Jl .. rl.. i l.., ,. l .. .I i.i. i, I i i. i ,h


dans le cadre de l'laboration des APE.
Nous faisons parties du CARICOM et nous pro-
gressons par rapport aux APE. D'autres pays
ont mis 1'UE sous pression. Il y a des diffrenc-
es entire les pays membres du CARICOM, mais
en gnral le CARICOM essaye de progresser
en matire d'APE (NDLR : Le Suriname a
sign un APE avec 1'UE conjointement avec
13 autres pays membres du CARIFORUM le
15 octobre). D'autres pays ACP ne sont pas
aussi avancs en matire de pourparlers, mais




Il. h I h l l .i .il... I I. l il . .,. ,.III' I I i i. i


situation conomique et leur intrt garantir
un nouvel accord avec l'UE. Au moment
o je co-prsidais l'Assemble parlementaire
paritaire ACP-UE (2003-2004), nous devions
accepter. Dsormais, nous devons collaborer
pour dfendre nos propres intrts. Nous ne
devons pas attendre que les Europens nous
contactent ; nous devons faire des choix et
prendre des decisions. Les pays ACP doivent
s'unir. I

mots-cls
IRk.llidicll n .ll(l ,t. \ k it )le I idei ll ( %u111 lll.aI e \--~e llll ilee n).i I ii lllaii. |)ll l-
l.lie C I'-L 1I I 11) \1'1 C \%RIt _()I


" conomiquement, oui, les rsultats sont







Ricardo van Ravenswaay, Ministre de la Planification et
de l'Aide trangre, Ordonnateur national du FED

Propos recueillis par Hegel Coutier


L oui ,l -il, i t' dN it i it u n, "

",tihn Ir- .il-liqml-- de l.i K(.iiiqilt nii'iiJi.ik.
'li U1 ti I s tILLt St d 1.1 ci JlKl LI t 1 I r11i u.11L
1 11J S''. 'l t l .ll L 1 Jki Ll Ti 11111' L-l i 1I ,irdl

2i ihi l i it i"' Ii iSire eo i ii li.ilili dji ll.
u ,llt IIr',' '.IIILL -*id 'I Li d iil rITm rlLni[, iii 'Tr
p11 ld llillefii 'Lif l'tiil d ec~.ilniill u iiitii' ltii'

eLL ILL l poli lll.i'i1 11 d L 1L1l'"ft .I fI U 11 11 l a .
deiru putl'Iiqtlt e IILIt' i iU.ljuif ull t1iti Lit'
Llil ll If llrlll iLl,,i ll t ,, .1.0 -i'ltllf Itiu
Je renrili' iii t i i T irt Jucll i e irn- .LLq ilq tille
iLrilIi Jl-'lpIll llL I1lillIqLL, IL qui i -L lin
jltil \'ii i PI ,*" 'i- d JdL',. f rillef Jrrur.ue _
IL- tld' ,t lijt.iill u L 'I pii'Jtil liit L .i .Ldt rll,
SL' qui pqilirlul jUI-i Li I 11 .d en 2 i iN
I ) il.. u i ,iti u t111i'III iiI. i l. IL r lL.I- -n i



P 'lu l ili-Lr t II lIt lln 'Lt' tirll Hi lll lllr t'itlltlt ill

[_l niLI|Ctil l lu li W Jt'- rte' iit- ru L u,l pr t iilelnl d.-
Atl It Lnl'Ju .i l.-. .i l pr-11ti-i.r li.nl-' ikd i IlI
1 oil .[i J du [i'rolu' 'I ts t i i Lci diu i-c.n.lirklef1 .-
IIi111 du1 lx Ltf IL- rfL >llL-- pL- ii iqit dL iiint- ll
r.ipil i' ilt .iL OtL eLi liniiin. neilrnl que leI
Il ,[In-nll L-L ilfl '.- .kUtr p l[I L-itt I.L- tlilltlu u .Li-
liIlqiut[ l r', clcil Tilt 1ll ilknLil ntil J1 d it'illhI Jd
1 liilti r- r il prvl .rLnd Li- n, ',i n- 1 ll O1ITk I.i
t iir' ri \. irar i-c l',i n r la piiil i- u iI.IIiitlrl l Iire

dl .itLl L- l ti iUtl p t L i l-lk I ir if llIl-IItll t'lL-
Ilk ni d ] ul,, 1 pre p ,Iitr I L.,'-ILIliL'


St, I li il t. N l'iIlf liH, 1 p. Iu I.
1IJll Jl t 1 l ,11,,1 l;, LIJ lt L tlll ':utl 1.n




S ilI' hUll' s e l- i hfIl ldli 'L i l' i IlI kili.' ll" .'lt
.I I n' l-nphi ir' i p.1 I le 1 m irI hJ, iJl ipuL'_ n.IIc





ru J a11i i jl J I ii 'I c -d t i. ll ulk J i tli o' i-
m ,n .1', i- p L -,n L l -LL 1tiL n. '.I I ll l L- ,'tp







iplu- fli T.ll T i ,11i't. li'.L p 1111 ti- i. miiuil-. i
Lllu ill-aI- I 11J L in- i l il.l I lil tl uiippL i cile l


i L'I i' l pa- l 'Iu lII -l l dut' ,, i L
I i.L.ItIiiL p 'ti m i I. ii )LpiI- plu ILlr- .irlll-hi i Itili






ti ill.nipi d ni Uii h i n du r i.i i I < J i 'Nltp i t n ll
t l ll' Illht Lt. L l i L t- IIlllxl lL L u IIl ll -i -
IilI plu- f'lriu t il 'lllU li'e iLI re li, du eiondI

hllt' til.lit'i el n i ih, atii ; .l lii i i ,i 'ilt

\ L" j ''i L l I ,i dil ri ii n Iill'CifC L ridti lJ
tii. l ill Lti l -i L.ll 't li iI il I Li ll p I'dlt iL11i
Silnplie Jd l histl i iLJe IL t il-ri ,i l iiI -
. ' J.11, .Illit, L 1111 L ll h JL- 1 .ll t I rlphl11tL
d, Ij '.r.'ibu LI iln' dihr Liu 'illri fi l\L. lli

I.L SLiri-Line it .i i t i L. ML i feglt pL i Ldi
l' uli',L'. 1mlI' il- lIlnl p.filL LLu toirlLlUl-llt
- id-m,'ilLdin. L~~LL qui 11 tl- pl|,1 dJ.,I- LIllI
p>, il ,1 f l.lTI llIi IL Il L-L plu' i ,ll ',rL ill p, ,ur
I l ltnn,.tn L di l t ll i **ll" n rf0 ,-Id pILIu .JI tId.
VLi- 11'- vL'l-I l l U -ti Ltr. -Lir, IL [" L- l, Lt
dLl.itire- pI.,I J \illeriqtl Ijlinru






eportage Sunname


Une conomie



dote d'un



potential Joyce van Genderen-Naar*

Petite et diversifie, l'conomie du Suriname est dote d'un
formidable potential. La conjoncture micro-conomique de ces
cinq dernires annes a bnfici d'une croissance positive, tandis
que les rsultats macro-conomiques du pays se sont clairement
amliors ces dernires annes. Le gouvernement a par ailleurs
pris des measures pour mener le pays sur la voie du dveloppement
conomique durable.


Suriname en chiffres*


Tcuit dl e ci,'lisjnL e
entre Z0).i et zoi.'1it S1 5r
r/lB, LIS S miffini 2.34'
Ple p-r1 habikri f ul) 4. 4r1
1le,41 e. puil lt l pf i 11 J i p
3 '01. 2IL jn fr rliniL vu' pai tir

&7r,11ici, ,:CrrnrcMi7Ie -14 4%
LIpIp t~.t~vp (por u-t Li PIB .*.
en je%- ir isei scs l'ennc'i ~r ,i


se ic% tdu 1krrn 2inru ri i
1 ur -ii,' Ir iriv ji v !ai, iri tir- t-i rI -M


endant de nombreux sicles, le
Suriname s'est appuy sur une
conomie de plantation, carac-
trise par une structure essentiel-
lement agraire. Le pays a longtemps t une
fameuse colonie de plantation de cannes
sucre, dcrite en 1759 par Voltaire dans
Candide ou l'Optimisme, plus prcisment
dans le chapitre sur le ngre du Suriname qui
dnonce la cruaut du systme de l'esclavage
dans ce pays : "c'est ce prix que vous man-
gez du sucre en Europe."

Le XXe sicle et ses deux guerres mondiales
modifirent radicalement l'conomie suri-
namienne, qui allait dsormais se concentrer
sur l'exploitation des minerals. L'conomie
de guerre amricaine favorisa l'exploitation
de la bauxite et en 1941, des troupes amri-
caines allaient mme tre stationnes au
Suriname pour protger cette matire premiere
stratgique. Entre 1941 et 1950, 71% des
recettes du pays provenaient de l'exploitation
de la bauxite alors qu'aujourd'hui, les expor-
tations de bauxite, d'or et de ptrole ne
reprsentent plus que 22,5% des revenues.

Sur le front micro-conomique, le Suriname
a enregistr une croissance relle moyenne de
4,4% pour la priode 2000-2005. Signalons
nanmoins le dclin du secteur manufacturer,
it a
l'exception de la production d'aluminium
et de certaines industries agro-alimentaires
(essentiellement les secteurs en rapport avec
la pche).

Les rsultats macro-conomiques du Suriname
se sont nettement amliors ces dernires
annes. Le soutien l'indpendance de la
Banque central et un march des changes
moins fragment ont donn un coup de pouce
la croissance et rduit le taux d'inflation. Ce


context a galement permis l'accumulation
de reserves internationales et une diminution
sensible de la dette publique par rapport au
produit intrieur brut (PIB), confirme par le
Conseil d'administration du Fonds montaire
international (FMI). Les terms de l'change
ont gagn environ 30% au course de la priode
2005-2007, gnrant une augmentation relle
des revenues de plus de 10%, malgr un taux
d'inflation deux chiffres en 2007. Le PIB
a augment d'environ 5,5%, emmen essen-
tiellement par les bons rsultats des secteurs
minraux et non minraux. Le surplus de la
balance extrieure est de l'ordre de 3% du
PIB, tandis que les reserves internationales ont
augment de plus de 60%. La croissance du
PIB devrait s'acclrer en 2008 pour atteindre
7%, un bond rendu possible par la croissance
rapide de la demand domestique.

Dans son plan pluriannuel de dveloppement
pour la priode 2006-2011, le gouvernement
du Suriname indique que le dveloppement
conomique des prochaines annes sera bas
sur un dveloppement conomique durable.
Le secteur de l'agriculture et du traitement
des resources minrales bnficiera de toutes
les attentions. Le gouvernement entend ainsi
doubler le PIB par habitant d'ici 2020.

Le secteur minier reste le premier secteur
conomique du pays. Il est emmen par
Suralco, l'entreprise national d'aluminium,
filiale d'Alcoa (le producteur amricain
d'aluminium) et Billiton.
(3,5%). L'exploitation des mines d'or a mar-
qu l'histoire du pays. La canadienne Cambior
est aujourd'hui numro un dans ce secteur.
L'exploitation des mines d'or reprsente gale-
ment une source non ngligeable de reve-
nus pour plus de 20.000 Brsiliens vivant au
Suriname.


La production d'or est en hausse, grce
l'efficacit des travaux de prospection de la
compagnie ptrolire national, la" Staatsolie".
En 2005, la production a atteint les 4,4 mil-
lions de barils de ptrole brut, en hausse de
5% par rapport 2004. La production devrait
augmenter de 15.000 barils par jour. Les
carburants reprsentent la premiere catgo-
rie de products d'exportation vers les pays
du CARICOM. "Staatsolie" entend satisfaire
entirement la demand domestique en diesel
et en essence d'ici 2012.

Le secteur forestier dispose d'une capacity
potentielle de production d'environ 2,5 mil-
lions d'hectares nets. Le secteur peut produire
chaque anne entire 1-1,5 millions de m2 de
bois rond d'une valeur minimal de 40-45
millions de dollars.

L'agriculture reprsente aujourd'hui environ
5% du PIB et 7,4% des exportations riz
et lgumes. La moiti du riz est exporte en
Europe. Le riz et les bananes reprsentent
11,2% de l'emploi. Le secteur de la pche est
essentiellement ddi aux exportations, des-
tination du Japon, des Etats-Unis, de l'Europe
et des voisins du CARICOM. Les entreprises
prives surinamiennes du secteur emploient
plus de 5.000 personnel.

Le secteur du tourism est un secteur priori-
taire pour le dveloppement conomique du
pays. L'accent est mis sur l'cotourisme, qui
affiche actuellement une croissance annuelle
de prs de 8,2%. 1


m0ots-cls
Suriname; conomie; CARICOM ;
bauxite ; resources minrales ; ptrole;
tourism


COURRIER


































Le Suriname affiche dans ses choix politiques principaux l'amnagement soutenable du

territoire. Y entrent en bonne place la fort, les plantations de bananes et le tourism

cologique, trois secteurs placs sous la tutelle de foundations tatiques et qui en ont

grandement profit. Avec des ombres toutefois, surtout sur la fort.


S . l l -I I l., i .* i i 1 I I I I I .II I .. I .. ,,1-
lhl,.,. .i. ,,.l i ..,_. ..l i ,,, I l -
h,,l, ,.I,.,,I,,,.,. l,h,.lii,l,,.l,l I Il,

il.I ,,h ,l .i,i, ,,l ,h ,,l ,. i,,., !,,,li ,,,l.i.,,,,
i l ... . I *''iili.i.. l .Ii.ll. Iii. .Ii ,.l l

i . .l l . ,II..~ 1.... I 1 0 .......... ..i i 1 1 i
,.. i ,,.ii .ii i..i .ii. I l _,ii i.I. i iiii. ,. IIii .. Ii.1i I i


.P i I l..I ii. .i ,. II i I.I i. i ..l i. i.'i. I i .- ili ', .I

i .I i. liii i ii. .iI, hI I' il -1 ll lIIl, ,lu 'l I .i. iiih.

I. i i. Ii li. I. .. I il Iii. I, iii. iiI ii,,,l i
ii I. uu. ,uI... .lu iii uu. Ii uul. u uili... Is ..1...


l ',Ill *,.I I..-... I ,._,.I. l ,, u.I. .... ..u.. uu
,.,.,li. I n l... i.I. ui. .u.. .I. l. .I.. l... Ih ... I i. I i-
I. lul. Ii .i. I I. l II II. I IIII I. .Il..... 1.u ..uu "lu .1.


lii lu I I' .i I .l iii. l uI I. i I l iii ,.ll i.llii
.1. I ,. Iu il I . .. I i. Ii..I. ,II .i i I I. iii. iii
,., ,l l ll l llli, . I l .h i ,. i hu ,. u Il, i. i
i li. 1l h .. .h i. II .. i il .l i P'i l '.'. l.
i .. lI.i. I ...l', ., i ". 'II, i .i ,.,iu.'i..lu .. I.
.1 .I' iii.. . ,i1u 1u 1. I, I. .. ii '.I .i '.il i, i i i
i I.,. i lul'.. ,.I. iii *ll ..l l iu, . .I .1. .


'. III'. .. I il ', p II i. ,.. li uu. l
iull ull, . l.ul..l l.u . ii. I ... I i i i h, l l .l -


h.u. i i ,l ,.i, ...li i '.. hi I 'l pII' 'i '. l u. I.. I
l l 1,. I I,, ,.Il i .ii .i i ..I .l. li.. 'i'
lli l',i li I .. ll. l i l. 1. . l' 1.. .ll, I.i ,. l. l l'. illl
i II ,iii I il _, II I l, ,i ,. I[l. Il ..I lll III II l -.
III, hI 'i'I .i ,l.. l I. 1. i. i l. i, 1.. I 1 I I,
Il iili i .i ., . I i ll i i . lll ..i 1 l 11.ii 1i ll. ... llll
IId. Ilh . i ....hl ,l a llh . ..lll l .. ll,, '., il I.,l l ,l,.
IIi . .11. 1 _.. I I 1 ... '` I 1i ... .. 11.ii. ::: 1.1 1.
IIII ,. L l. I II 'II I.. 1 .. 1 p ., I ',Il .I, I. 1.i .i, l .. , i






la t
.. I, ,l ll ,l l ... . . . . . I : 1 I u l . I . .



. i wt ". ,,E': t:,


s s
l...Int.'EPh


i ,. .iillllllll,. .' .,1 I,. ..'i'.. l. ..hi. l ... _..ta u x
,.ihl .ll,.i ... il h. .-In' ,. I,..,..i .I h. p...l rises
p .i.-.. .I I 1..iii iii. .. . i I .-i.. pu r la
S l. i ,I. l h l' pi. ,i i. III, ,l ,l IIu. I i ana
".....,, ,' i 'i i,, p.I, i ''..,l. '. '2 prs
I I iil ..i I . i . ... .I II' '.'dui, lait
h.. .. .li.pii. i h ild .iilu ,ul,..i i ,,i, ,,._. dans
Ii i. 'lu .I. il iii i... i i . .I, I i pI tnta-
h ,lu. _'.lu .1..l _. lI.. i,, iiiI. .. iJ. Il. .. h,,. tion,
I,. i i, L i I i. I iii. ii ,.II. ,. I iii ili..e e t
iii,.. ...ii .1, .. . .. .. I .. L... .. ,iii lo rd -
, II. I '..pu 2~' 2 I i ..i ..h ..l. ..I.. pl. ..le 40
i l..ii .. i I lu. I ... i ..i. Iilll.pl..... p i Ih. .s. A
I i. . ... I ..I i .. .. 1. i I lii gin g
'i ii... 1. I Ih l'.p.. i .. ...i II u iais
1..I ...,t ,t ,.. I ...p ,,l I lu , i .... I ,, I 1 i e rre
i,,.. I ,. .h ,iii, i, ,... ,,,ui ,,, ..l..I,,-.., ..i ntle
p.,.. 1I. I i ii i. ui .. iI. 1. li.i pour
i,. ., i .i i..,,, .i.. pl.i I'' I ,.I uuiii .. iI.. leur
. lI..I.l. ii. li ,. i. ,i. I ..i,. lu.li lIih iii, du i len -
I. lui,. .I, i ,i l ..l '.. ,'p i... I .i.i .i.. h .l.I pp. inent
.I..l ., 2, P,! I l l',li i ,. ,.i ,,l'.h ,,. i,. ii ,.ll,.in e n t
21111 l'.i .l h .I i '1J.. Il. i i ..II. lhih .. .nvi-



i., I p1 1 I1 i ii il I i lI. iii .. iii ..i.:rne.
.i.. li iiiii, i p..l i. i ili I i ,ii I. iu irch
.i1. I i i ,i'I i ii ,iu. .. ii.. . I l li iii .. i.. lu li des
,.i,_ ,_.. I,,..lu pI p ,, .. I. I.-,1 i I , I t le
ui ii, li. i, l Ip .. .I. l u.l i i, lu m .lI. Iro its
.1.. .1.'I I li,. l'.11. ,. ..il lIhui i'ii. ..111. 1 I'. La
l d..Il u. dIu .''. '-'-. p .I I'. ,, II I 'l l... teur
.i.. ".i'i l pIl.'.Ii. hI. .,i .u iii .. i .i.....L.i de
III I III i l i ll.ii,. 2...i 1i i2i. l .i. i. I l. .. lisse-
l.. ui .1.. I 1' i I i l,, ...... ... 2110 1 ?


La rponse du berger la bergre : "Pourquoi
l'UE a-t-elle alors aid un secteur devenir
comptitif si c'tait pour lui couper les ailes
aprs ?"


L'amnagement du territoire tient aussi compete
de la promotion du tourism cologique. De
nombreuses routes prvues pour dsenclaver
des communauts de l'intrieur sont aussi
conues dans cette optique. Les programmes
d'enseignement tous les niveaux soutenus
par des manuels techniques attrayants et des
supports audiovisuels, ont t amnags pour
inclure le tourism afin de sensibiliser la popu-
lation et lui donner les capacits techniques
ncessaires pour contribuer au dveloppent du
secteur. Des coles-bus se dplacent vers les
communauts pour enseigner aux particuliers
amnager des pavillons traditionnels rpon-
dant aux normes ncessaires et prparer des
aliments rpondant aux normes sanitaires. Les
professionnels des secteurs tout comme le
Directeur de la Suriname Tourism, Armand
Li-A-Young, n'ont pas tari d'loges sur les
choix du gouvernement. Dans ce secteur, il ne
semble pas avoir d'ombre au soleil. H.C. l
* En vertu du nouvel APE avec le CARICOM, la banane
du Surinam peut entrer sur le march de 'UE sans quota,
quoiqu'un nouveau problme surgisse travers la propo-
sition de 'UE de diminution des droits pour la banane
d'Amrique Centrale.

mots-cls
Hegel Goutier, Suriname, riz, banane,
fort, tourism, Ren Somopawiro, SBBS,
Jaribaka Estate, Philippe Dury Pierre
Marie Defo, Armand Li-A-Young





r^


I






eportage Sunname


mais trop de bureaucratic et de



communautarisme, d'aprs la


elon Robert L. A. Ameerali,
le President de la Chambre de
Commerce et d'Industrie, la situation
conomique du Suriname est stable
et bonne mais il critique la bureaucratic tatique
pesante laquelle doivent faire face les entre-
prises. Il souligne que le gros de la croissance
conomique repose sur la bauxite.

Il reproche au gouvernement d'avoir utilis le
profit venant des prix levs des exportations
minires, bauxite, or et ptrole pour employer
une plthore de fonctionnaires. "Nous n'avons


donc pas un gouvernement productif ", lance-
t-il. Entre autres problmes, il met en exergue
la lourdeur administrative pour se voir attribuer
des droits d'occupation du sol. Ceci affected sub-
stantiellement de nombreuses branches industri-
elles. L-dessus de la part du gouvernement, "il
y a beaucoup de paroles, mais aucuns rsultats".
Il n'existerait pas une vraie planification du
dveloppement du pays, mise en place de faon
concerte par le pouvoir public et le secteur
priv. Et un entrepreneur qui doit investor pour
les 10 ans venir prend alors forcment des
risques. "C'est vritablement un exploit que de

-m SB


survive dans une situation comme celle-ci."

L o M. Ameerali reconnat que le gou-
vernement a fait du bon travail, c'est dans
l'expansion des infrastructures et des routes.
Mais c'est pour mettre une sentence : "Il n'y
a pas de planification du dveloppement, mais
un dveloppement non planifi". Quelle en est
la raison ? "Rester au pouvoir car vu le nombre
de communauts, tout le monde a droit sa part
du cadeau. Si vous ne donnez rien ma region,
je quite le cabinet". H.C. I
















































Les parties politiques au Suriname se competent en dizaines. Chaque communaut

ethnique, chaque confession religieuse en dispose d'un paquet. Quel est l'impact de

ce communautarisme sur la dmocratie et la bonne governance ? A priori, il devrait

tre ngatif mais de fait, s'il y a de petits carts, le systme a pu trouver un homostat

qui lui permet de pratiquer plutt bien la gestion de l'Etat.


es pommes de discorde sont poten-
tiellement nombreuses au Suriname
entire les communauts. Et pourtant,
la discorde est continue et tout se
rgle par la discussion et un subtil quilibre
du pourvoir politique. Il y a eu le coup d'Etat et
la guerre civil mais les communauts n'taient
pas alors opposes l'une l'autre. Desi Delano
Bouterse, qui avait foment le coup et qui est
actuellement le leader de l'opposition, a toujours
t la tte d'un parti transcommunautaire. Il
a trouv et trouve encore ses contempteurs et
ses partisans dans tous les groups ethniques
et religieux du pays. Les drives de son gou-
vernement avaient t ailleurs.

Hans Breeveld, politicologue, professeur
l'Universit Anton de Kom du Suriname,
nous explique qu'au niveau du citoyen
moyen, autant dans l'entreprise prive que
dans l'administration, existe la propension


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


choisir comme collaborateur quelqu'un de
son group qu'il soit Javanais, Hindustani,
Noir marron, Amrindien, Chinois ou autre.
Au niveau gouvernemental, la situation est
plus complex. Chacun observe l'attitude du
collgue. Breeveld considre que "officielle-
ment, l'harmonie rgne au plus haut niveau,
celui des dirigeants des parties, mais en ralit,
les hauts responsables veillent l'intrt du
group ethnique auquel ils appartiennent et ils
observent 'ceux qui engagent trop de person-
nes qui leur ressemblent'. Au sein des coali-
tions, l'quilibre multiethnique entire les parties
se fait sur une base ethnique la seule excep-
tion notable, celle du parti de Bouterse."

Mais l'quilibre du systme s'assoit sur un
jeu subtil dans un domino complex de parties
politiques. Par example, dans la coalition New
Front (NF) qui a gagn les dernires lec-
tions par example, figurent, entire autres, le


National Party Surinam (NPS) du Prsident
de la Rpublique, Ronald Venetiaan essen-
tiellement african, mais avec beaucoup de
leaders blancs ou multres mme si, depuis
une dizaine d'anne, il essaie de recruter dans
les autres communauts ; le parti du Vice
president Ramdien Sardjoe, le Progressive
Reform Party (PRP) hindustani, et un parti
javanais, le Pertjaja Luhur (PL). Dans chaque
mi-nistre, un certain quilibre va gnrale-
ment se retrouver entres les dpartements.
Tout cela donne un systme subtil garantissant
une bonne governance global malgr ou
grce de petits parties pris harmonieusement
dissmins. H.G. *
mots-cls
Hegel Goutier ; Suriname ; Hans Breeveld;
l'Universit Anton de Kom du Suriname;
communautarisme ; Ronald Venetiaan ;
Ramdien Sardjoe ; Desi Bouterse ; National
Party Surinam ; New Front; Progressive
Reform Party; Pertjaja Luhur.







eportage



-,IN li l IIl II[ II,- ,I,- -




















,l 11ii1iim


a fort vierge amazonienne y est
presque intacte au Suriname avec
ses longs fleuves et leurs parcours
tranquilles interrompus brusquement
par des rapides, ses chutes d'eau, ses animaux
sauvages. Si les alluvions charris vers la
mer ne laissent pas place aux plages de sable
fin, les berges des fleuves et des lacs don-
nent le change. Et les villes, toutes dimen-
sion humaine, s'offrent la dambulation, et
l'affabilit d'une population arc-en-ciel sont
une invite la curiosity, et la complicit.

Ds le dbut des annes 1970, avant
l'indpendance du pays et avant la mode
cologiste, l'orientation avait t prise vers
un tourism de la nature. Actuellement, prs
d'une cinquantaine d'oprateurs touristiques
proposent chaque jour toute une varit de
promenades, d'excursions, d'aventures et
d'chappes, jusque vers les pays voisins,
la Guyane franaise ou le Brsil qui, avec le
Suriname, offrent le "premier produit touris-
tique combine de l'Amazonie".

Le premier contact avec le Suriname se fait avec
les couleurs spciales du ciel de l'Amazonie
surtout en fin d'aprs-midi l'arrive des vols
internationaux et en automne avant la priode
des fortes pluies, en ce temps o l'orage flirte
avec le beau temps peignant sur le firmament
un patchwork spectaculaire de couleurs rouge-
oyantes et de gris sombres.

Avant d'aller la rencontre de la nature sau-
vage, autant commencer par se longer dans
les fantaisies de Paramaribo : plus un dcor
de film romantique qu'une grande ville, avec
ses btisses coloniales et des demeures cos-
sues du XVIIIe et du XIXe sicle et surtout
ses maisons de bois comme sorties d'un conte


de fe. Toutes blanches, pares seulement de
quelques embrasures de teinte sombre, souvent
disposes en allies ou dans des venelles en
croissant comme une litanie sans fin.

Et visiter les villes de la zone ctire. De
Paramaribo Nickerie la frontire avec
Guyana, se dfilent les hritages culturels des
peuples constituent le pays. Mosques des
habitants d'origine indonsienne appels ici
les Javanais, temples indiens des "Hindustani",
magnifiques petites glises en bois de dif-
frentes confessions chrtienne, anglicane,
catholique romaine, moravienne... On traverse
d'abord le district de Warnica avec ses plan-
tations de lgumes. Et le fleuve Saramacca,
l'entre du district du mme nom, avec
Catharina Sophia, toute mignonne, petite ville
dominant javanaise avec ses cimetires avec
un toit sur les tombes car les morts aussi ont
besoin d'ombre. Pas loin, la premiere syna-
gogue du pays dans la Jews Savannah.

Entre Saramacca et Coronie, s'tend un grand
space sauvage o singes, anacondas, ocelots
et autres animaux sauvages traversent inopin-
ment la route. Le Coronie est le pays des
descendants d'Anglais, mais aussi de Javanais,
de Noirs marrons et de mtis Noir/Chinois.
La reserve marine de Bigipan vaut le dtour,
ne ft-ce que pour ses populations d'oiseaux
de 120 espces diffrentes. C'est le pays des
rizires infinies traverses de canaux tout aussi
interminables, et des polders. C'est le plat pays
tropical. Y vivent surtout des Hindustani, prs
des trois quarts de sa population. Ne manquez
pas la petite ville de Groot Henar avec les pas-
serelles sur les petits canaux devant chacune
des petites maisons de pcheurs et de culti-
vateurs de riz. La ville de Nickerie, capital
de la region, malgr son important port, a


surtout le charme gentil d'une ville de province
nergique.

Vers la frontire avec la Guyane franaise
l'ouest, si l'excursion commence tt le matin,
on admire les premiers rayons de soleil perant
la brume romantique sur le pont suspend sur
le fleuve Suriname la sortie de Paramaribo,
offrant l'une des plus belles vues de la capi-
tale. La cit Moengo dans le Commewijne, o
habite le personnel de la mine de bauxite, est
une ville proprette avec ses pelouses fleuries
devant les belles btisses avec leurs courts de
tennis, leurs piscines, les terrains de basket-
ball, et les gymnases. Plat pays hollandais et
Miami Beach et ville de Floride la fois.

On arrive au fleuve Marrowijne par la ville
d'Albina, en face de St-Laurent de Guyane.
De l, le meilleur et le plus rapide moyen de
dcouvrir la nature sauvage du Suriname est de
descendre le fleuve sur 100 200 kilomtres
sur un rapide qui change de cap perptuelle-
ment au gr des bancs de sable.

Du ct franais, l'arrt Armina permet
d'tre dans une ville peuple d'Amrindiens
qui partagent leur temps entire les deux rives
avec l'accord tacite des deux pays leur recon-
naissant le droit la continuity de leur ter-
ritoire. Du ct surinamais, il est loisible de
s'arrter dans des villages d'Indiens Patamaka,
Langatabiki ou Bigiston pour se procurer leur
bijoux ou leurs amulettes et dans ceux de Noirs
marrons comme celui de Lemikibond o les
artisans construisent les rapides qui filent sur
le fleuve. H.C. N

mots-cls
Fort amazonienne ; Suriname ; tourism;
Hegel Goutier.


COURRIER





















































Histoire d'un vivier d'art l'image de sa passionne de cratrice.


inaldo Klas, Directeur de l'Institut
Nola Hatterman, un lieu d'art,
cole et muse la fois, installe
Paramaribo dans une belle maison
de matre le long du fleuve, nous a cont cette
histoire. C'est d'abord celle de la vie et de
l'euvre d'une femme de passion. Jeune pein-
tre hollandaise, Nola Hatterman sduite par le
charme de la Guyane hollandaise vendit tous
ses biens pour s'y installer et crer une cole,
la "Nieuwe School voor Bilden Kunsten"
(NSBK) dans une parties de sa residence. Avec
une ide simple : il devait tre loisible un
jeune de tout pays d'tudier une discipline
artistique un haut niveau.
Elle a recrut une premiere promotion de
quatre tudiants. Rinaldo Klas fera parties de
la suivante. L'cole enseignera entire autres la
peinture, la calligraphie, la sculpture, la phi-
losophie suivant un curriculum de quatre ans.
L'admission se fera uniquement sur la base du
talent. Par contre la sortie, les rcipiendaires
seront munis d'un diplme du niveau d'tudes
suprieures. Plusieurs d'entre eux bnficier-



N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


ont, grce au prestige acquis par l'cole, de
bourses l'tranger. Sera galement cre une
cole primaire avec orientation artistique pour
des enfants de six dix ans.
En 1977, Nola Hatteras passa la main un des
anciens diplms et se retira l'intrieur du
pays, tout en continuant jeter un eil attentif
sur son uvre. Arriva le moment politique
tumultueux des annes 1980. L'cole en a pti
; elle se retrouva dans des spaces de plus en
plus congrus jusqu' ne plus exister. Jusqu'au
jour o Carlos Andres Perez, le Prsident du
Venezuela, tomba sous le charme d'un tableau
de Rinaldo Klas, ce qui permit de dvelopper
une relation qui conduira ce dernier diriger
un centre cultural vnzulien et devenir
directeur au ministre en charge de la jeu-
nesse.
Entretemps, Nola Hatterman, en route vers la
capital Paramaribo pour le vernissage d'une
exposition prit dans un accident de bus en
1987. Cette disparition constitua l'un des l-
ments qui poussa Rinaldo Klas jouer des
pieds et des mains auprs du gouvernement


en faveur de la renaissance du lieu d'art et
ceci dans l'esprit et le modle qu'avait voulus
sa cratrice et en lui rendant hommage. Avec
succs. H.C.II


Rinaldo Klas "Raimen Bijlhout" o Hegel Gouter
"Le dcs de Nola Hatterman est l'un des facteurs qui a
convaincu Rinaldo Klas de faire de son mieux pour con-
vaincre le gouvernement de contribuer la renaissance
du centre artistique"

lots-cls
Institute Nola Hatterman ; Suriname ;
Rinaldo Klas ; Carlos Andres Perez ; Hegel
Goutier.











Ili] ilw ra i 111


uill1


illl[


Pour le Surinam Business Forum, I'FPE est une

opportunity

C Ir Afi s fcr est Pie'J nt .J e A itioin Ju Corrt E c n' t .111 IinLli s -uI, Sjgl u i tii e et L' le Ci l in 'il p i(.:nal tis
CaLb 'c et .potlicipe 7-it L i'wnl"n ,nu i' iinami Bu 'i i n FIirnm
La creati: ni du SuLJnIrina Busines. Fr-'iL1umi a lt pOLII but de donner au pCd',S Lsun s-:ecteuL pllr.'e pu)LII nlli incluant Its petite: et
moi ennes enteprises, atin de pemrettre a nos meilleures enterprises de collab.orer en .Lue de participer B la mise en _luJ re
de I Acct'id de prItenaii t ect''normiquLe APE>I
Nous dle:: ns desormais traailler a.'ec des partenaires Nous a.I-: ns espere que l'APE Lsusciterailt II dclaintiiage ci intert
en'. rs I'I E. Notre intention est de promou .oir la coopiation entire les milieuxi dJ'affarires lde part et d'autre de I'4tlantique.
Il faut que les hormmes d'aiffaiies se reunissent Les responsables p:litiques ne sont queire enclins a taciliter ces reuni,:ns
entire homes d affairs l'etaic a Bruxelles avant l' Ac id de Coton,:iu et lai participe: a l discuLsio:n I'ide concistait a
confer a la s. ciete ci le la gestion dr e 1li 1 5-c des ress :urces de C.:,t:nou. mais le te tLe tinal de-clarait que le secteur
pr,.- devait s'en rferer o l ordonnateur national (ON, I 'espSiais qu en d'autres c irccinstjnces il v' aiurait dai'.ntaite de
place pouI le se:teur prii Et es autie~ ccl onstin ces est l'APE


SImt '~ua s I


Rsultats obtenus par la socit ciuile


laie ShL/J GC'an.i Son nntin r'ic-tcnti crinrle en ta, CtL, de la 1,i'fm.-crOtiation ct Je la bo.nne tcu\inln.c' Elle ic7tli.c
e\iJlefIfent det'. filmr'
'En matire cd 4ialit4 enLre h :inmms et femmes. nous ainons formule cle ni: rnibriuses proposil:i ns II ne s'aqissialt Fps Ci une
prio:it p,:'ur le you'. rnemenienn t danls les annees 198r et 199u En ce qui concern le VIH ou les ..i:,lenLes sexuelles par
. No us ar.n fait pie:si on poui que I l oi soit appliqu i et lI loi a ete modiifiee. Sui le plan de I eduLcation., i la situation
. l'intrri-eur du p)a s ect dmllore., c est qalement gr.kc aui ONG_1 C-e .ont principalement les OJ qui s'.occ upeint
CleI Iesponsabilites "


,. llin ln.nln . n .11 I .I. ,.... . n L .u i . .-
I,,i ii i -i i ,.i !"-l nl .. I .. i

li''.l '..I ii'ii .l . i. .I" i l' l ll.'. l
le.~ 1i ...1. 1 l. 1 , i. 1i. .. .1. ln. nn ..Ii .h I .. II.
ulli pau ulit puIIud, dJ dJIllultuI. pumu 1t
gouvernement se conformer aux critres
tablis dans les accords de financement. Depuis
1996, on peut toutefois considrer que la mise
en euvre a donn des rsultats plutt bons.
Une some de 23 millions d'euros a t
alloue au Suriname par le 8e Fonds europen
de dveloppement (FED) (1995-2000) et 19,3
millions d'euros ont t allous par le 9e FED
(2000-2007). Le 10e FED s'chelonne de
2008 2013.
Pour le "secteur cl", savoir les transports,
les contracts pour deux projects important furent


i_iiu. ,.In '" ',. i 2 iinll. ,Ini .I uii. '".n 1. .


Ii ... lih . iln I l 1 n .. i .ii n ''i .l .''i.ii. ii i .l i i .
.I i i. i... li .I ,.l.. I Iii l ., .i ii'i, ii.i..iii l .*.1
,ti Lu (L, a plumiltI dJ. 1 aialllllbu) aV 1 blll.a
(frontire avec la Guyane franaise). Aprs
que les tudes ncessaires aient t effectues,
les projects ont dbut il y a peu de temps.
En ce qui concern les secteurs moins essen-
tiels, la priority a t accorde au renforce-
ment des capacits des acteurs conomiques
et de la socit civil. Dans le cadre du 9e
FED, des accords financiers ont galement
t approuvs pour le enforcement durable
des capacits des entreprises prives (secteur
du tourism, industries bananire et Surinam
Business Forum), pour les ONG ainsi que


,. l: i , I. '.I. I,-. 'l. .,. .I.... lh .i,- al JhI


., I,,h l ,1 i Illlln, 1,h .h1, .li n, ll III.i.h 5
,.lll,. l. llh1i ...h I 'lll 'lll l .I I .I .l h I I i
il i.l

t. qui uui-uti tl l uuiJul i o tlll au t.tU l pI )t., ull l
peut considrer que tous les projects ont atteint
leur objectif. Le Surinam Business Forum,
par example, octroie actuellement une aide
important au secteur priv. D'autre part, les
exportations sont en hausse dans le secteur
bananier.
L'UE a galement fourni un soutien en vue de
la protection du patrimoine cultural. La restau-
ration de la cathdrale en bois de Paramaribo,
un site du patrimoine protg par l'Unesco, est
en voie d'achvement. I


j'
d L


FI11 L IIV _


---i













Les LiHLiL&L~4IS


L
''

1.1
i v!
r
~Ijy~
-~n
i


i 'i ',


Iri


illllll


I ~n
?i~b~; rxa F
1,
~L;
%


1
_ii
I-
-


ii1i- 111~11111 11111111111~
.I


~I


illl llJ


',mIIWiilll















I il i














hoda Grant, parlementaire cossaise travail-
liste, dit que la region souffre d'une "myriade
d'ingalits", qu'elle attribue la distance.
Elle aimerait mettre en place de meilleures
infrastructures de sant rurales "Personne
ne devrait mourir cause de son lieu de rsi-
dence" et des logements moins chers. Le
prix des voyages en ferry entire les les et la
cte cossaise a diminu rcemment, grce
l'essai de structures tarifaires bases sur
l'quivalence du prix avec les dplacements
routiers dans les les occidentales. Si le voy-
age jusqu' la terre ferme cote actuellement
moins cher pour les habitants des les occi-
dentales, cette measure risque de s'avrer plus
coteuse pour les voyages aller-retour vers les
les Shetland, plus loignes.
Le parlementaire cossais conservateur Jamie
McGrigor defend la reconnaissance et la con-
servation de la richesse traditionnelle de la
region. Il dit que le gagne-pain de 13.000
petits fermiers des collins est gravement
menac, notamment cause des rglements
de l'UE, qui impliquent que les fermiers


reoivent dsormais un paiement unique par
levage de moutons, plutt que par tte, ce
qui signifie que l'Autriche touche 121 euros
par hectare, contre seulement 7 euros pour
l'Ecosse. "De grce, ne nous impose plus de
rglementations en matire d'agriculture et de
pche avant d'avoir examine leurs effects dit
McGrigor.
Il ajoute que la chute de 50% des programmes
europens de financement relevant du Fonds
europen de dveloppement regional (FEDER)
et du Fonds social europen (FSE) par rap-
port au programme antrieur (2000-2006)
est inquitante. Les parlementaires cossais
confirment que ces deux fonds ont largement
contribu au dveloppement de la region dans
le pass. Les reductions rsultent de l'adhsion
l'UE de pays d'Europe de l'Est, o le revenue
par habitant est plus faible. D.P.


lots-cls
Ecosse ; Highlands & Islands ; FEDER;
FSE ; dveloppement international; Debra
Percival






couvrir I'Europe


Ecosse Highlands and Islands


de dveloppement international


de l'Ecosse




Entretien avec Linda Fabiani, Ministre des Affaires Etrangres de I'Ecosse

Linda Fabiani est Ministre de l'Europe, des Affaires Etrangres et de la Culture du gouvernement dirig
par le Parti national cossais (SNP) au pouvoir depuis les lections de mai 2007. Aprs s'tre occupe
de governance locale, et notamment des questions de logement, elle pursuit les travaux entams
sous la legislature prcdente, qui ont permits de rserver un budget au dveloppement au titre des
pouvoirs dvolus au gouvernement cossais. Le nouveau budget triennal pour le dveloppement, qui
prvoit 6 millions de livres pour 2008, 6 millions de livres pour 2009 et 9 millions de livres pour 2010,
sera dpens d'ici les prochaines lections au Parlement cossais en 2011. Une part important de
ce budget est alloue au Malawi. Sa capital, Blantyre, est nomme d'aprs le lieu de naissance au
Lanarkshire du missionnaire explorateur cossais, le Dr David Livingstone, qui partit pour l'Afrique
australe en 1841 et a relat son action contre l'esclavage dans "Missionary Travels and Research in
Southern Africa".


La politique trangre ne relevant pas des
pouvoirs dvolus l'Ecosse, comment et pour-
quoi le pays a-t-il obtenu de Westminster
(sige du gouvernement du Royaume-Uni) un
budget pour le dveloppement ?

Westminster octroie l'Ecosse un montant
forfaitaire. Le dveloppement international
est une "question rserve", et, en principle, il
n'est pas finance sur le budget. Toutefois, sous
le gouvernement prcdent, nous avons dcid
d'un commun accord que l'Ecosse devrait
se doter d'un programme de dveloppement
international, don't la premiere mouture, d'une
ampleur certes infrieure, a t arrte en 2005.
Nous (le gouvernement dirig par le SNP)
tions par ailleurs convaincus de l'importance
de cette question pour l'Ecosse, car ce pays
s'est toujours senti invest d'une obligation
social l'gard d'autres regions du monde.
Le programme a d suivre la procedure par-
lementaire habituelle, mais les dputs n'ont
soulev absolument aucune objection l'gard
du budget pour le dveloppement.

Comment lesfonds sont-ils dpenss ?

Nous avons compltement rorganis le bud-
get pour le dveloppement. L'Ecosse, y com-
pris l'glise catholique cossaise, entretient


une relation trs particulire avec le Malawi.
Nous avons rserv un montant annuel mini-


"une obligation social
l'gard d'autres
rgions du monde."


mum de 3 millions de livres pour le Malawi.
Nous avons galement dcid d'examiner
la situation de ses voisins : la Zambie, la
Tanzanie, le Rwanda, ainsi que le Soudan,
pour des raisons videntes. L'Ecosse accueil-
lant une population immigre relativement
important originaire du sous-continent ind-
ien, nous tudions galement un programme
pour cette region. Un autre volet de notre
cooperation est l'aide d'urgence.

Concrtement, quels sont les projects envisags
au Malawi ?

Nous avons conclu un accord avec le gou-
vernement et nous nous rencontrons au
niveau ministriel une fois par an. Nous
n'entreprendrons rien au Malawi qui n'ait
t convenu avec le gouvernement, mais
nous ne versions pas l'argent directement
au gouvernement. Nous soumettons gale-


ment tous nos projects concernant le Malawi
au Dpartement britannique du dveloppe-
ment international (DFID). En gnral, nous
finanons des ONG cossaises pour qu'elles
ralisent les projects au Malawi. Nous voulons
aussi renforcer les capacits des institutions au
Malawi. Par example, notre propre organisa-
tion bnvole cossaise entretient des contacts
avec l'organisme reprsentant la socit civil
du Malawi, le Conseil des organizations non
gouvernementales du Malawi (CONGOMA),
afin de l'aider renforcer son aptitude
reprsenter la socit civil sur les questions
de governance. Un autre volet de notre
politique concern la sant, et notamment
les soins prnataux et postnataux pour les
femmes, ainsi que l'ducation. La formation
professionnelle est une chose qui nous tient
trs ceur : proposer une voie vers le travail,
le revenue et l'entrepreneuriat. Cela nous mne
au volet suivant, savoir le dveloppement
d'entreprises et les partenariats conomiques
avec l'Ecosse. Nous menons galement des
programmes conjoints avec des institutions
telles que les universits.

Quel est l'tat d'avancement de vos projects
dans d'autres pays ?

Nous venons peine de ficeler le financement


COURRIER






Ecosse Highlands and Islands


pour le Malawi. Lorsqu'il aura t approuv, nous largirons
notre perspective d'autres pays africains. Nous cherchons
des personnel au sein de consortium avec des propositions
thmatiques. Peut-tre une de nos ONG dira-t-elle : "coutez,
nous avons labor un project pour la Zambie ou la Tanzanie".
Nous voulons que les gens fassent preuve d'imagination, car
ds lors que l'on parle de petits montants, il faut tre trs, trs
slectif. Je voulais que notre politique prvoie des critres trs
clairs pour les candidates. Par example, nous ne financerons de
grandes quantits de matriel que si celui-ci est li l'un des
programmes plus large, et s'il n'est pas possible de l'acqurir
sur place.


"Nous voulons que les gens fas-

sent preuve d'imagination


Les donateurs ont tendance se regrouper afin d'viter les
chevauchements entire projects. Qu'en est-il de l'Ecosse ?

Nous nous appuyons sur l'expertise d'ONG ainsi que
d'institutions cossaises. Nous travaillons avec des pays depuis
des dcennies. L'expertise est l, nous devons en tirer parti et
travailler en partenariat. Peut-tre un donateur important dirait-
il : "c'est une excellent ide, mais nous n'avons pas l'expertise
ncessaire". Pour un certain nombre de projects, nous sommes
parvenus obtenir le financement correspondent des donateurs
afin de permettre de raliser le project.

L'Ecosse souhaiterait-elle tre plus troitement associe
l'laboration de la politique de dveloppement au niveau
europen ou dans les enceintes internationales ?

Je pense que c'est l un aspect supplmentaire que nous pour-
rions examiner. Il n'y a absolument aucune raison pour que nos
ministres ne puissent pas utilement contribuer l'laboration de
la stratgie ou de la position du Royaume-Uni. Le dveloppe-
ment international est un domaine ou personnel n'aspire crer
des divisions politiques. Je voudrais instaurer des relations
telles que lorsqu'il apparat chacun que cette approche serait
utile, nous serions plus que disposs y prendre part

Qu'en est-il d'autres types de liens avec les pays en dveloppe-
ment, par example au niveau de la governance locale ?

Parmi les liens vraiment intressants qui ne font pas l'objet
d'un financement public, il faut citer ceux entire le Parlement
cossais et le Parlement du Malawi, qui s'inscrivent dans le
cadre d'un programme tout fait distinct et qui sont tablis
depuis plusieurs annes. Des fonctionnaires et des dputs du
Malawi sont venus se rendre compete du fonctionnement de notre
systme et rencontrer les membres et les presidents des commis-
sions. Nous entretenons galement des liens dynamiques avec le
Forum parlementaire du Commonwealth. Le conseil municipal
de Glasgow a des liens avec le Malawi, leur financement tant
assure par l'organisme caritatif de la ville "A Caring City". Mon
group stratgique sur le Malawi reunit les maires des villes
cossaises.

Le haut commissaire britannique pour les Carabes, qui


couvrir I'Europe


est bas Londres, s'est rendu rcemment auprs de votre
Parlement ...

Ca a t un plaisir de le rencontrer. Il s'est entretenu avec le
Premier ministry, Alex Salmond, et avec moi-mme. Nous
.I. ,'I I. .i... ..ii .i.ll .l." . h l. i ,. . .I I i I... h. l l..1. i.i ,

i ............. ...I i .ll'" .I. ,. Tl 4'...l .l . 1- .. .
i l I
1... a,.. '. .-'u .i..... ent : id H. .i t-, '



." "1.'.
. ... i . i .i i



I., 1. H-.iii ,I-


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008























































ne agence semi-publique du gou-
vernement cossais, la Highlands
and Islands Enterprise (HIE)
tablie Inverness, est charge de
relancer l'conomie de la region l'aide d'un
budget annuel d'environ 80 millions de livres,
finance surtout par le gouvernement cossais,
mais aussi par le revenue locatif de ses biens
immobiliers et par le Fonds europen pour la
Recherche et le Dveloppement (FERD). Elle
investit en grands projects d'infrastructure tels
que l'EMEC (European Marine Energy Centre
- Centre europen d'nergie des mers) des
Orcades, qui dveloppe l'nergie marmotrice
et de la houle et finance plthore de projects
plus modestes, tels que la formation en tour-
isme, surtout par l'octroi de subventions. Un
autre grand project d'infrastructure de la HIE
est la Lifescience Facility, un centre des sci-
ences de la vie don't la premiere phase a ouvert
les portes en 2006. Parmi les entreprises qu'il
accueille, on trouve l'institut contre le diabte
et LifeScan, une socit du group Johnson &
Johnson, le plus grand employer priv des
Highlands and Islands.
"Voil ce que les gens trouvent bizarre


ce petit bout d'Ecosse, perdu l'extrmit
borale de l'Europe a des liens avec certain
des principaux acteurs mondiaux, qui nous
aident raliser tout ceci", dit Alex Paterson,
Directeur la comptitivit rgionale de la
HIE. Il ajoute que Microsoft, le gant informa-
tique amricain, a rcemment fait savoir qu'un
investissement pourrait l'intresser.
L'alimentation et la boisson sont des industries
plus traditionnelles. Selon la Scotch Whisky
Association (SWA), tablie Edimbourg, la
valeur des exportations a atteint un nouveau
record de 2,8 milliards de livres en 2007, soit
90 livres par second au profit de la balance
commercial du Royaume-Uni (voir article
ddi).
"Des camions charges de fruits de mer se
rendent en France et en Espagne pendant la
nuit. Actuellement, beaucoup de gens essai-
ent d'ajouter de la valeur aux fruits de mer,
notamment en investissant dans la production
biologique", dit Paterson. Aux Orcades, la
marque Orkney produit de nombreux products
biologiques et les les Shetland suivent la
mme voie avec des products base de pois-
son. Les plus grands producteurs alimentaires,


tels que l'entreprise de transformation de
products alimentaires Baxters, sont galement
presents. "L'Ecosse est une terre de pro-
duits alimentaires sains de quality", explique
Caroline Rham, charge des relations avec la
press la HIE.
Les Highlands and Islands vendent l'Ecosse ; la
principal attraction de la region est Nessie,
le monstre insaisissable du Loch Ness prs
d'Inverness. Il faut faire appel de nombreux
adjectifs pour esprer faire justice aux charmes
naturels des les : paisibles, magiques, sau-
vages, thres... Maria Peters, Directrice du
marketing de la HIE prvoit une lgre baisse
des chiffres du tourism, les ceintures s'tant
serres la suite de la crise financire, mais
la chute du nombre de visiteurs venus des
Etats-Unis est compense par les habitants
du Royaume-Uni qui visitent l'Ecosse. Elle
ajoute que l'Espagne, la France et l'Italie
sont des marchs cls pour le tourism des
Highlands and Islands. Et le tourism haut de
game de la chasse aux circuits de dgusta-
tion de whisky en passant par les parcours de
golf se porte merveille. "Nous disposons
d'un portefeuille de sports extremes incroya-












L'olien terrestre battu plates coutures
I',:iur I rin in I\- plrin du il,:i.i..l iiniii i nt iiri:-r- l i _l ,r n trlr 1.-l 1 un .rl nid Fpi r.: ,:,leri n 1_r.-
re re .-il .a I- re- i n .. Lef .'l .i-ni le- [ il ,-i: e le n plu lIe ..nfr i I n I_-u r-

.:1 sh.l:, I- len: r. e l H -nl t-ir-rl r -lu l al': 4 -l r n u l 1 1-,,I :, l-: n_,

d:r pl n-i 'ilipl:'-ibl'e lI:'-n- Aud.e- r iil..er Di]i._:-' rri eL :hL.rr'eIi de I ene'i' lle -. l MIi'ii' I. I iiiur


*: '..ui in r-' 1'. riir>ii- 'ii ..'-' rn n-i.' t .- :.:.' ii-' '' ,i : il:.in i n-.i i. lu- it.ii ir in. in' IR r-r.i ti.r--

.0. :.'r, jrnlqu-' eIl .,:,iniuruuu r,.ir-'? qu n p j.' '.r .p .' rrr I .:n.e-r.l.e- r.n.:: ,..l.l._ :l.: .I.rlu Ie_- l.1:_

Ii. :Il, ri i. lr.: ] 1r1: .:. l, i .ir- i 1 1 1 ::, -. l iii u l'- i '.'--'.r i.i. r uii -'.eL

1iP-F i\i.i. t. l i:l I
Lu i liu:| ..il i-i Hi hll ln i.:i ,Inr l lid.nr C ._ 1.r I.un .:i- f plur .IIenreuei 1 iul :F.pe i ll -. lr In r.
relee p l:ji le i n'1 ei-i i i r |le .:uil..i r lle 'u :- I -i.: n!'.- l ir.: de i ree- i ihii :he e rr.: l u de.el-
,:,,le.'.enr en r.'.i- ere ,:d energ,:'le renu*:,.ela: ble Le ,:u,.erner.'.enr .eut :3ugnir.'.enter -l p ri:,rt
. :enerld e .gr ener ee 1:|[ ]. e : r e u[-:Jd,:[ lren,:_l.eli-b:le .:d e : i {.'-',. -,.:ruellern|ient i 5 r*: .-, d i:li
2i21'i 1 le p.lu l gi :i de-.rn- i:r:,n i'r du '- in. i I i:l'.er dii que .:.t i inei ,ilre- i teri li-r :.-

ri .:ri i.:'; Cn. ir i.ii i: ir' nrj i :L in le _,'-:'iiir nl. L d ri I L' i :'Lni reir' I '::iii ''-" eulenU i .r ii :lir dei._ii Uil.e-
fl I:_ .:. ..r ri ri r :LI- il; .i :: i ''"ulir.'':nr l Tru hir.:.niri-lli-iiri nr I en.r-_iri- ,:j:-r i i rir e
Slener.-- .U.iin le Ilenrre .1-e I -'': j -r' .:'l"l ,,-h. dm.i le .:r I ':': F'- l.:.u L'-_ .U '.e.'I .:iL -el'r enI.-
-ri- nll.:ji I- l. 'n:,un- _ll '1,: nt ,:rr'l-, r -:ir : _.in1 .J '.:r ._ l-riu l' :.ulh rlurl ru *Ii.i :r. .:ie rrn:l i.:'.rt
.:e I [ .-,l: ,rr -H i :- r l,:iu i J..r :r .:L.e I L i ti .e -r i- : llr i l
1r F- Ir'' 1 i '; IL' L Ir i i u i'. I r.i r i 'r. ri '' n j i' i r I i -riur-iii- rz i 1 -nul i.- I r r:i ru .jri- z j r
L i .-i r.i i :.:.lie lr ;r:.ieiit Iu r- i'r un i til l i F. r,:, I ere_ -. e 1 i ;ihi r i ul i- er unl ir.je i ,u-i '
'li -le r1 d. e I ,E.:,- -r I ui n .l e- rmuedle_. ur .t I [ .:E:.ii Eur I :Lii r )rd 'uL:. I r e .e I ener e
tr iii-iri':, ri :i.ir .i l,:, i. t :Ii.i > i:'i: n i: i :ter i .iel i.ii I r: l e.-:ii :iiiiii ro n die e l riii
r -i.: i 'l- -i, ee Liiur I r :i lu r P ': i ni-i i'n di'- rl u t .iii ei a .li. l.:i u:i -i i l: t .ji L ue cer[ri. ':i
'.''',I: i u ,_I u,:, l If i uI-uideje lu .-U il r :url d U'une u-iuuu'uuun ufi ul-enr .:UI enu rr-1 di- ni un

ru re e- -u re 'ue e'ruber Unei 'u-ll.o, M. u euu .if i5 iu-,-:,jd- r [ lu I-r'.l-' duu L lU -rhlu.. :_

-ll._ ._'r t.._ll._i _nr u I. ;'_nnri. 1 m. i, .i_.r -, u n j: r l.ue -r : -r. h-l..,v,:.re
en. :rque .e %.:_ l. n. :r ,: .h h nnln r Ill.- i r.nr ujllr ,..-. I -_r..r.:.nn _lh._nin m rin -E I ul.._le
I irlntrr I rn .:te ru'.ru, rum'ih r.-' n..-. I inn'r ullji:, Le r., :l.:...r..r m.n_ t .:te ',h.::_rl u .i .-_r :el
_r ,- ._ u r.'_.-_ u i-,:, r ir l "'rrrllI ,-, .l.rr j:lurre' urr mu illih rd. r .' hI .re_ ._l hrul iru...: -
li''h -mert ri u r. .j .- u .* l'I., l .:1.. ..:,m .. .1i .: '1 nuil, u'r I._ '.n.:.i 'rhrhluuj.ur' L Or lenu le1
re-jul,reur il.- I en _ri. j du I':,b', uu ie_-lhlu .l_.r lr u .l 'i r '.,:1 ,r m1,r ,- : l.r. Ir jrr..r'...:.n
I:e I :lre.- .2,.,2 I I I r'. ,m '.e_ unL e ,eridle de -u il:,ljre jlui nt I e I L.rr ii. :l,:tenl elle


blement bien fourni, de l'alpinisme au kayak",
ajoute Peters. Les rives du Loch Ness accueil-
lent de nombreux vnements, don't le festival
de musique Rockness et le marathon de Loch
Ness en octobre.
L'nergie est un autre secteur en croissance (voir
encadr "L'olien terrestre battu plates cou-
tures") et de nombreux avantages conomiques
secondaires dcoulent de l'exploitation de
l'nergie renouvelable provenant de la houle
et des mares. La HIE soutient aussi le sec-
teur florissant de l'industrie creative, l'art,
la musique, la mode, l'criture ou le design
technique.
Paterson dit que l'industrie des centres infor-
matiques recle aussi un grand potential,
certain des plus grands acteurs mondiaux
occupant dj plus de 3.000 personnel dans
la region des Highlands and Islands. "Nous
voulons mieux exploiter cette piste et trouver
des crneaux en matire de services financiers.



N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


A la suite de la crise conomique, les entre-
prises souhaitent dlocaliser certaines activits
financires vers des regions moindre cot
et l'Ecosse pourrait devenir particulirement
intressante pour les centres informatiques
verts, aliments par l'nergie renouvelable",
dit Paterson. Le climate cossais plus frais est
un autre advantage conomique. "Les centres
informatiques gnrent beaucoup de chaleur,
il vaut donc mieux un climate plus frais", expli-
que Caroline Rham.
La HIE fait aussi du lobbying pour amliorer
les moyens de communication pour atteindre
et quitter la region. "Si la region veut devenir
un endroit o les gens veulent venir habiter,
tudier et installer des entreprises, elle a
besoin d'un certain niveau d'infrastructure",
ajoute Paterson. On envisage d'augmenter le
nombre de liaisons ariennes avec des plaques
tournantes internationales telles que Bruxelles,
Paris et Amsterdam. "Si vous essayez d'attirer


couvrir l'Europe


Une uniuersit unique
Fll i r 1 ri rfir .:ii Hi,-| hl :il-l 1 nidl lil.iridi
i 11 r z I 'n.' r Ir L d'L H ril r hl n.- in.i 11l.- rFin.


ilrHI iilr-i nd tiuL-rir i-ii i -L i .1 c unI ri i -r _io.nI
onr. longr oni pE i uter d I ne1- lr n n :
d iun unI.rI- ir.l |r i.:. .:lIi u d u d- iIu11

i_ r l' .iI In n r I:'- d -Lr: i .r lin in I ': d '
i l'i d i j .i d e- id ri r :,Li -i d ri- 1 11il i r ] In -1

i:. r ri i i rd I : r- ii r. i i.i1ri r ii. i i Iii.r iintr

.1i -\- t[ ; iriI lI:ir e:|i .i .i illinniu.in1 Irninfutr:
1 . Il ri .-i.l r i .: 1 HLi hl i, ri i nil IlIindl L,
,:],Lt.1irn.i, -Lr iz d .:.zIi-iu z Il id- 1r:zn i.iri
'i i:',.rl.s ir le 'i-r If .r.:, ii -r -iir i[ d,:' 11 H IL
i pliqui. l Ir LI:i. HI i t .ii rti iit rI r .:Li' i i i n.ii

l dilnibuh ,u, les: rudIart l rnt rl uLIr
oL-U : :uLII un gI 3n-ld :-l nipu: Ell_ -r. .:_-r
:e d l -.l d_ ,-,mu ;Clle. s;l o dL inrl-r.urL
Ide 1':, 'r,:_ qui Z _r ln- d h li lr ld: d
ArI ,ll i fr -iertl i ll .:-,;r'p.jr- id ri pr i rLi:
I:In p r 1 2'. tr ; : .ri, -r:nti; ri:i
H i ..- r 1- H hli n.il n il 'l.ndi > I-rtnn


,c I L r I.: ir ii q _ F., r,:, ,: :e_ ..:n
du i. r- i t rni i ni :ui r .ii nl:. ir

P .r i .u LJ .1 i plr : r' rn ..1r r 'l r JI.:.-




d L .i d. il li--i i E 11 bl i 1.l i 'n- I. 1 r t. r r:



j r,:,rl Iij.re .r i. tiiri- .I: n ri.- e- d e pI.' i lu z
j rir .p .l j.:-i d- ri n r.i. iu. inj.-rri ti:.n i.- r n I rI
d '- 'k 'i i I InIH L r 'i j-l' iI 'n-i d1 r. i ri




r.II r.L r nI *L i ir. j'.. ir-I r .. I -i- jrli-ih.l i'-na i E

i lri.rjr 21 u r J l 11. 1 12r l-)i.- "1. r AIl 'n .


r CC-Cl.. I ir r 1 r'.H I lu. :i l I l 1.i. Il
U les entreprises, elles s'attendent trouibver
des moyens di r Elle ommunication de qualite retu
pouvoir atteindre e rt quitter faci lement les :
Highlands and islands" L u l
















D.P.
l os-cl t Is i I l
curI i .:,F bi.:.nn,, Li gr, lI qup -. I_- HI lzI





















Highlands de cossen l nr ur le qruC; et
rldlpou r iat indre ',. et r, ifi le ent l IIe






















Highlands and Islands Enterprise (HIE);
Scotch Whisky Association (SWA) ;
Alex Paterson; Caroline Rham ; Debra
Percival.
Percival.


Ecosse Highlands and Islands




.............. . .


t D J 'J.


m'J5l4


optimism reste de mise quant
aux perspectives internation-
ales du whisky cossais. La
capacity de production a bn-
fici d'investissements en distillerie, mise
en bouteille et stockage d'une valeur de 500
millions de livres dans toute l'Ecosse au course
des 18 derniers mois", dit David Williamson,
porte-parole de la Scotch Whisky Association
(SWA).

Selon les chiffres de la SWA, les exportations
ont atteint un nouveau record de 2,8 milliards
de livres en 2007, la valeur des cargaisons
de bouteilles de whisky cossais assembly -
qui peut tre compos de pas moins de 30
40 whiskys diffrents ayant augment de
15% pour atteindre 2,22 milliards de livres.
L'exportation de bouteilles de "single malt"
a augment de 11% en terms de valeur (pour
atteindre 454 millions de livres) en 2007.
Les Etats-Unis sont le plus grand march
d'exportation pour l'ensemble des whiskys
cossais, l'Espagne tant le plus grand march
europen en terms de valeur. La rforme
des tarifs douaniers au milieu de 2007 a fait
grimper les exportations vers l'Inde de 36% en
terms de valeur (pour atteindre 33 millions de
livres). Les exportations de whisky cossais
vers l'Afrique du Sud ont augment de
9% en terms de valeur (pour atteindre 91


millions de livres), ce qui classes ce pays au top
10 des consommateurs selon la SWA.

Chris Conway, de l'organisation Scottish
Whisky Heritage, dit que 23% de tous les
tourists visitant l'Ecosse se rendent dans une
distillerie. Il est charge du project The Whisky
Coast, qui a cr un rseau de 18 htels ou
"ambassades du whisky" travers l'Ecosse et
surtout dans les les, pour donner aux visiteurs
des informations dtailles concernant le got,
les origins et des anecdotes lies au whisky.
Un total de 98 distilleries dans toute l'Ecosse
produisent environ 300 whiskys.

Tandis que les terres plus douces et paisibles
des Lowlands cossais engendrent un whisky
plus doux, raffin, lger et dlicat, les Northern
Highlands terre de clans et de chasseurs de
cerfs produisent des whiskys plus tourbs et
sals, explique Conway. La moiti de toutes les
distilleries du Speyside, dans l'Est de l'Ecosse,
produisent des whiskys assembls, tandis que
les les, telles que les Orcades, Jura, Skye et
Mull Islay produisent "un'dram' plein, robuste
et sal, marqu par la mer", ajoute Conway.
Bien que de nombreuses distilleries apparti-
ennent aux grands acteurs du monde
des spiritueux tels que
Diageo, Pernod
Ricard et William


Grant, la matrise de toutes les tapes la dis-
tillerie apporte un cachet supplmentaire. La
distil-lerie de Kilchoman, la distillerie la plus
occidentale d'Ecosse et une des huit distilleries
d'Islay, fait pousser son orge la Rockside
Farm, la ferme de la distillerie. Le whisky
"single malt" est galement malt, distill et
mis en bouteille sur place.

L'Union Europenne (UE) a contribu la
protection de l'authenticit du whisky cos-
sais. Des rglements adopts en 1989 et en
1990 (1576/89 et 1014/90) protgent son
origine gographique et ont aid l'industrie
dans son travail de protection des consomma-
teurs et du whisky cossais face la concur-
rence dloyale, selon la SWA. En 2007, une
definition plus explicit du whisky cossais
par l'UE a prcis en outre qu'il ne peut pas
tre aromatis ou sucr.

Mais, selon Williamson, des obstacles au com-
merce subsistent dans environ 130 marchs
d'exportation diffrents, des tarifs douaniers
levs aux accises discriminatoires, en passant
par une srie d'obstacles techniques au com-
merce don'tt certaines exigences en matire
de certification et d'tiquetage). Williamson
ajoute: "parmi les marchs imposant des tarifs
levs au whisky cossais, on trouve l'Inde
(150%), le Vietnam (65%) et la Thalande
(60%). A titre de comparison, le tarif est de
10% en Chine et de 20% au Brsil." D.P.

mots-cls
Whisky; David Williamson ; Scotch
Whisky Association (SWA) ; Chris Conway
; Scottish Whisky Heritage; Northern
Highlands ; Speyside ; Debra PercivaL


COURRIER















L'Rfrique dans les



musEES


en Europe

Angle Etoundi Essamba, Mother and son, de la
srie "Motherhood", 1987, photographic en noir
et blanc Angle Etoundi Essamba
Sandra Federici


Face aux enjeux et la complexity de la mondialisation, I'art
africain est au centre d'un vif dbat cultural et politique sur sa
representation dans les muses europens et le destin des biens
artistiques pills en Afrique sous l'poque colonial.


l'approche ethnographique, ncessit
de renouveler les parcours des expo-
sitions, attention aux exigences d'un
nouveau public multicultural. Aujourd'hui les
muses d'Afrique en Europe sont confronts
de nouveaux dfis.

Le dbat sur la place de l'art africain dans les
muses europens ne date pas d'hier, mais la
construction du Muse du quai Branly a en
quelque sorte raviv les passions des spcial-
istes autour d'un project cultural monumental
soutenu par l'ex-Prsident franais Jacques
Chirac et qui runit les collections du Muse
des Arts d'Afrique et d'Ocanie et celles du
Muse de l'Homme. Inaugur en 2006 dans
un climate controversy, Quai Branly a t sub-
merg par les critiques d'anthropologues pour
le moins "tonns" par le mlange des objets
anonymes avec des euvres d'artistes contem-
porains, un manque d'informations historiques
sur les objets et la faon don't ils ont t acquis,
ainsi qu'une structure architectural (cre
par Jean Nouvel) qui reprsente la vgtation
tropical dans une perspective primitiviste et
naturaliste...

Fort du succs obtenu auprs du grand public
(le Muse a accueilli 1,7 million de visi-
teurs dans sa premiere anne d'existence),


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


les organisateurs se sont toujours dfendus
de ce genre d'accusations en soulignant qu'il
s'agissait l d'un project experimental ouvert
une redefinition base sur le rapport avec un
public qui doit tre non litaire mais le plus
populaire et diversifi possible.

> La restitution des biens culturels
spolis sous le colonialisme

Les muses et les commissaires se runis-
sent en rencontres et projects de recherche.
Nous citons "Broken Memory, ou com-
ment en finir avec l'histoire coloniale,
"Patrimonio e intercultura" de la Fondation
ISMU de Milan, le "Museums as Places for
Intercultural Dialogue", finance par le pro-
gramme Lifelong Learning et le project READ-
ME (Rseau Europen des Associations de
Diasporas et Muses Ethnographiques) qui
implique le Muse Royal de l'Afrique Centrale
deTervuren (Bruxelles),1'EtnografiskaMuseet
(Stockholm) et le Muse du quai Branly (Paris).
Un des sujets de discussion les plus intres-
sants concern la restitution des biens culturels
spolis sous la priode colonial comme forme
de reparation morale. La majority des objets
a t exproprie aux Africains entire 1870
et la Premire Guerre mondiale, c'est--dire
en pleine conqute colonial et militaire. On
assisted ces derniers temps une augmentation






Crativit


des demands de restitution d'objets, don't
certain ont dj fait le chemin de retour en
Afrique : en 2003, par example, l'Algrie a
rcupr le sceau du dey d'Alger, qui avait t
saisi par l'arme colonial franaise en 1830,
ainsi que l'oblisque d'Aksoum (Ethiopie),
"enlev" par les soldats italiens en 1937 et
restitu aux autorits thiopiennes en 2005 au
terme d'pres ngociations.

Mme s'ils admettent la lgitimit des
requtes avances par des sujets publics ou
privs, les directeurs des muses occidentaux
soulignent le rle qu'ils exercent dans la
promotion du patrimoine cultural des pays
du Sud et le fait qu'ils partagent leurs con-
naissances au niveau mondial. A qui faut-il
rendre les objets ? S'interrogent, entire autres,
les muses occidentaux. Les propritaires ne
sont plus identifiables et les Etats ne dis-
posent pas des structures et des moyens ad-
quats pour prserver des collections de grande
valeur artistique. Pour palier ce problme,


Bourema Diamitani, directeur du Programme
des Muses de l'Afrique de l'Ouest (WAMP),
propose une cooperation renforce entire les
muses du Nord et ceux du Sud du monde.

Le Secrtaire gnral de l'Organisation de la
Francophonie (OIF) et ancien Prsident du
Sngal, Abdou Diouf, a dclar ce sujet que
"la question de la restitution, souvent prsente
de manire polmique, mrite un traitement
raisonn (...) Le droit doit s'appliquer (...)
mais la cooperation, le partenariat et la respon-
sabilit partage demeurent des notions essen-
tielles."

> Et les migrants?
Il ne faut pas oublier les projects qui visent
valoriser les patrimoines non-occidentaux en
offrant un service de mediation interculturelle,
et ce en rponse la demand toujours plus
pressante de culture et de citoyennet exprime
par les populations d'origine trangre. C'est
ce genre d'exigences que rpondent des pro-


jets comme "Migrants et Patrimoines culturels
dans le Pimont", qui tendent impliquer
les mdiateurs immigrs dans des activits
d'animation don't les masques et les ftiches
africains reprsentent des "objets-prtextes"
de narration de leurs parcours d'intgration.

Dans ce context migratoire, le rle des collec-
tions ethnographiques est aussi celui d'utiliser
les richesses qui ont t collectes dans la
plupart des cas de faon violent et injuste,
pour crer de nouveaux points entire pays ex-
colonisateurs et ex-coloniss don't le destin
commun est li aux migrations. La narration
des pillages, au lieu de diviser, pourrait au
contraire renforcer ce lien. M



mots-cls
Afrique ; art africain ; muses ; Europe ;
Muse du quai Branly ; biens artistiques ;
patrimoine cultural; pillages ; colonialisme;
OIF ; Abdou Diouf.


Images des femmes

Comment les femmes apparaissent-elles dans les arts africains ? C'est cette question que
le Muse Dapper de Paris a voulu rpondre travers une exposition entirement ddie aux
"Femmes dans les arts d'Afrique".


ont t dites pro-
pos du rle central
que les femmes ont
i. .1i1. ....1 ..,ii sein des socits
.,i..iI....... ..I.. la procreation aux
i.,.. -.ii. ,,.. ,_-_res, une littra-
S i...i .. i', ,.l..ii I e tm oigne de la
l | .Il ..... .. .. .iirnable que le genre
h. imilii .,. i .ctroy tout au long
.,I. I i_ ..... .. ..lns la sphre prive.
i1l, 1>. .I..., l i.. Ihiii .:l, le M use Dapper
il.,ii .i .iippi .... que l'art africain
..1.. ,....... .I .. ii piles de reprsenta-
S i, ,l .. I..... L..u quotidien. C'est
i, i.ii .ii i.n I'avis de Christiane
i ..,1-..i n. Ii i .veau, directrice du
h \Ii.,.. i '..ppI.r et commissaire
1._I. 1I .....i ., n : "le thme de
Si 1.. i iiii. .. planss les arts afri-
..i..i .. i I iii des sujets les plus
I I....I. ..... cultures du conti-
i b.i ,'..'ii avons donc sou-
I.l ..1. ... ,.,I. onter les approaches
d Il .. i. i. diffrents".


Sur environ 150 euvres en provenance du Muse Royal de l'Afrique
central de Tervuren, du Muse du Louvre de Paris, de l'Etnografisch
Museum d'Anvers et autres grandes institutions europennes, force est
de constater que parmi les statues, les statuettes ou les masques exposs,
les artistes africains semblaient peu attirs par les corps nubiles. C'est
le cas des sculpteurs Bembe (RDC), don't les somptueuses figures de
parturientes sont un hymne la maternity et la fcondit. Au-del de
l'esthtique, les objets raliss transmettent des informations sur les
functions qu'ont occupies les femmes dans la vie politique, social,
conomique et religieuse.

"Femmes dans les arts d'Afrique" est aussi une occasion pour rflchir
sur les grands dbats qui touchent la femme africaine contemporaine.
Des rencontres, parfois accompagnes de documentaires, affronteront
des thmes aussi brlants que la polygamie ou les mutilations sexuelles.
Ces vnements, qui entire autres comprennent une exposition d'Angle
Etoundi Essamba, jeune photograph camerounaise don't les ceuvres
s'interrogent sur la representation et l'identit de la femme africaine
dans l're du multiculturalism, ont t conus pour une comprhen-
sion plus vaste des universe fminins. Pour Falgayrettes-Leveau : "nul
doute que toutes ces femmes contribueront ouvrir diffremment notre
regard sur le monde". S.F. M
"Femmes dans les arts d'Afrique", du 10 octobre au 12 juillet 2009 au Muse Dapper (Paris)
Ouvert tous les jours de 11h 19h (sauf mardi et jours fris)
Pour plus d'informations, consulted le site : www.dapper.com.fr
mots-cls
Femmes ; arts d'Afrique ; Muse Dapper ; Paris ; Christiane
Falgayrettes-Leveau ; Angle Etoundi Essamb ; Sandra Federici.


COURRIER



















PCSID, un soutien la uerue




CULTURELLE BEIIIOISE







e *ee-e e ~~e -CAPR IS s c--m
e e- e e E ^Ee e- -e e e!]ie De L ] e .'-
e. e e- e- ee a ee e e- e e e^^^^^^^
- fKHa- e --f^^^^^^^^^^^^^^^^


F aire face la complexity du monde
de la culture, le dynamiser et, si
possible, le renforcer : tel est le
triple dfi que le PCSID s'est fix
au Bnin lorsque ses activits ont dmarr en
mars 2006. Dot d'un financement d'environ
3 millions d'euros (2.940.000 ) au titre du 9e
Fonds europen pour le dveloppement (FED),
le programme, prvu pour une dure de trois
ans, vise combler le manque de structures et
de professionnalisation qui font cruellement
dfaut au secteur cultural bninois.

Confi un consortium qui a dsign des
experts responsables de la gestion technique et
financire du programme, le project se droulera
en plusieurs tapes. Dans la premiere phase, la
structure oprationnelle (SO) a identifi les
besoins et les attentes des oprateurs culturels
bninois. En disposant de donnes suffisantes
pour l'orienter dans la mise en oeuvre du
Programme, la SO, travers des reunions de
groups, a labor une carte gographique
de la distribution des activits et des requtes
culturelles dans les diffrentes regions du
Bnin. Six secteurs ont par ailleurs t iden-
tifis, savoir les arts plastiques, le cinma,
les arts vivants (thtre, musique et danse), le
patrimoine cultural, les arts appliqus (bandes
dessines, photographic) et les lettres.


Aprs avoir fait la photographic de la situa-
tion, des sances d'appui technique ont t
organises pour favoriser le journalism cul-
turel et critique d'art, la gestion des difices et
des spaces culturels, ainsi que l'organisation
d'vnements et de manifestations culturelles.
Ces sances d'appui voulaient informer les
acteurs culturels sur les conditions d'accs
au financement du PSICD afin de doter les
oprateurs culturels d'outils adquats pour
leur permettre de suivre les lignes directrices
du formulaire d'application des demands de
subventions.

Les conditions d'accs aux financements font
parties des aspects les plus innovateurs et
important du project, le but tant de fournir
aux Bninois la formation et les instruments
ncessaires pour prendre en charge le dvel-
oppement cultural de leur propre pays. Les
acteurs peuvent ainsi accder aux subventions
sans devoir passer par des intermdiaires. Et le
Bnin est un pays qui rpond trs activement
: un regard rtrospectif sur la vie culturelle
du Bnin permet de se faire une ide sur la
profusion d'activits dans tous les domaines
artistiques, aussi bien dans la communication
que dans les folklores locaux.

Preuve en est, les rsultats obtenus lors du pre-
mier appel projects : parmi les 86 demands


recueillies, 11 ont t slectionnes, don't un
festival Hip Hop, un project de dynamisation et
de consolidation de l'Ecole Internationale de
Thtre du Bnin, une tourne de projection de
films dans les villages et quarters populaires
du Bnin, la ralisation d'une srie de dessins
anims intituls Ana et Bazil, un thtre dans
la cit.

Le deuxime appel proposition a t lanc le
3 avril 2008. "Aprs le enforcement de capac-
it des acteurs culturels", soutient Babacar
Ndiaye, coordinateur du PSICD, "cet appel
s'adresse des projects don't la demand de
financements ne dpasse pas les 5 millions de
francs CFA* (NDLR : contre les 15-30 mil-
lions de francs CFA du premier appel)".

Enfin, pour complter le soutien aux initiatives
culturelles, le project soutient la publication
de "Tam Tam", un bulletin d'information tri-
mestriel distribu gratuitement, la ralisation
d'un portail cultural (www.artbenin.com) et la
creation de l'Espace Rencontres, Cotonou,
ouvert au public du lundi au vendredi, de
09h00 14h00. M
mots-cls
Bnin; Programme de Soutien aux
Initiatives Culturelles Dcentralises
(PSICD) ; culture; FED ; subventions;
Babacar Ndiaye.


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


































mots cls
Nelson Mandela ; bande dessine ; Afrique
du Sud ; Verne Harris ; xhosa.


^^^^^^^*11 11111i~u








Srux plus jeunes



POV* DSORMAIS NOUS POURRONS TRE PLUS EFFICACE


Dessinateur de Madagascar




Une ECOLE dans mon UILLGE !...


n'ai pas d me lever cinq heures
du matin pour aller l'cole Quel
bonheur de pouvoir dormir deux
heures de plus. Se lever sans hte, prendre mon
petit-djeuner, me dbarbouiller, me laver les
dents et me voil parti sur le chemin. Je march
quelques centaines de mtres, jusqu' la place
du march, je la traverse et dbouche sur une
autre place o trne depuis quelques jours la
nouvelle cole flambant neuve du village.

Sa construction a t dcide par le maire, aprs
avoir consult les lus locaux et les parents.
Une grande premiere aussi. Jusqu'ici, c'est le
Ministre de l'Education, dans la capital, qui
dcidait des coles construire. Et comme


N. 8 N.S. OCTOBRE NOVEMBRE 2008


son budget est limit, les coles sont peu nom-
breuses et concentres dans les villes. Ce qui
explique que jusqu'ici, je devais faire 12 km
pied le matin pour m'y rendre.

Mais depuis que la nouvelle loi sur la "dcen-
tralisation" a t adopte dans la capital,
les choses changent dans les villages. Les
maires peuvent dsormais dcider des pro-
jets qui intressent directement la vie du vil-
lage : la construction d'coles, de centres de
soins, d'gouts, de rseaux lectriques, et bien
d'autres choses encore. Ce qu'on appelle aussi
la governancee locale". Pour y arriver, les
ministres dans la capital transfrent une parties
de leur budget vers les villages. Des budgets
limits et notre maire a d faire preuve de


beaucoup d'ingniosit pour arriver construire
l'cole. Pour le moment, elle se resume une
seule classes, avec un petit appartement ct
pour l'instituteur. Il vient d'une grande ville
mais a accept de travailler ici car, depuis la
dcentralisation, il sera pay directement par
la mairie et ne devra pas tous les mois prendre
le taxi-brousse pour aller chercher sa paye la
capital. Malgr toute son habilet, le maire n'a
toutefois pas trouv assez d'argent pour faire
face l'augmentation du prix du ptrole, celui
qu'on utilise pour produire l'lectricit du vil-
lage. Bilan : les coupures d'lectricit sont trs
frquentes et ne permettent bien souvent pas au
maire d'utiliser l'ordinateur, offert par l'Union
Europenne la mairie... M.M.B. M
Avec l'aimable autorisation de l'auteur














La parole aux




lecteurs


Vos points de vue et
vos ractions
nous intressent.


N'hsitez pas nous
en faire part.


Cher Monsieur,
Le Courier est vraiment un magazine fantas-
tique, instructif et techniquement au point.
Toutes mes flicitations pour votre magazine
d'ducation. Sincres salutations,

John Nechesa Makokha (Kenya)

Je suis membre de l'Association mondiale des
organizations non gouvernementales (WANGO)
et du Peace and Collaborative Development
Network (Rseau pour la paix et le dvelop-


pement coopratif) et je fais parties du conseil
d'administration de la section Pennsylvanie
central de l'Association amricaine pour les
Nations Unies (UNA-USA). Votre publication
semble tre un atout pour toute personnel
intresse par le dveloppement international
et la cooperation. Cordialement,

Tony Antonio Karantonis
Harrisburg (Pennsylvanie, Etats-Unis)


Quel bon article. Un beau texte sur cet homme,
qui crit avec le charme de l'me caribenne. Il
est toujours intressant de regarder l'intrieur,
mme si ce n'est qu'un coup d'oeil rapide,
pour se turner ensuite vers l'extrieur et con-
templer le monde avec le regard sensible d'un
Derek Walcott... Ce grand pote, dramaturge
et critique mrite d'tre lu de plus en plus par
tous ceux qui encouragent une euvre littraire
charmante qui relie des interfaces possibles
la ralit.
Italo Bruno


fAgenda Dcembre 2008 Mars 2009


Dcembre 2008

> 29-2 Confrence international de suivi
sur le financement du dveloppe
ment charge d'examiner la mise
en euvre du Consensus de
Monterrey, Doha, Qatar
(http://www.un.org/esa/ffd/doha/)

> 1-12 Confrence des Nations Unies
sur le changement climatique,
Poznan, Pologne (http://unfccc.int/
meetings/cop_14/items/4481.php)

> 4-5 Chefs des organizations
d'intgration rgionale
ACP, Bruxelles, Belgique

> 7-10 Forum mondial de dveloppement des
mdias, Confrence mondiale
d'Athnes, Athnes, Grce
(http: //www.gfmd-athensconference.
com/)
> 11-12 88e session du Conseil des
ministres ACP, Bruxelles, Belgique
(www.acp.int)


Januier

> 1 La prsidence de l'UE passe
la Rpublique tchque

> 11-16 5e Confrence international
EGU Alexander von Humboldt
Conference sur le changement
climatique en Afrique, Le Cap,
Cap-Occidental, Afrique du Sud
(http: //www.humboldt5.uct.ac.za/)

> 29-2 Sommet de l'Union Africaine, Addis-
Abeba, Ethiopie

Furier

> 12 Confrence parlementaire de haut
niveau sur la cohrence des politiques
en matire de dveloppement et de
migration, organise par le PE, la
COM et l'OCDE

> 23 Redfinir la cooperation Sud-Sud:
l'Afrique dans le point de mire,
Bombay, Inde (http://www.mu.ac.in/


arts/social science/african studies/
cfp.pdf)

> 28-3 Festival panafricain du cinma
et de la tlvision de Ouagadougou
(Burkina Faso)


mars

> 10-11 "Changer : nouveaux dfis
et nouveaux partenariats pour la
croissance en Afrique", Dar es Salam,
Tanzanie (http: //www.changes-chal
lenges.org/)

> 31-2 Confrence mondiale de l'UNESCO
sur l'ducation pour le dveloppe
ment durable, Bonn, Allemagne
(http://www.esd-world-confer
ence-2009.org/fr/home.html) M


COURRIER








SL I (I I II 1'11 I I
h 1' iIffique Paifique
et pays de MlT['UlninErpee


CARABES ,
Antigua et Barbuda i 1........ t i., Belize Cuba Dominique Grenade Guyane Haiti
Jamaique Rpubliqi.- 1:''....... 1"...- Saint Christophe et Nevis Sainte Lucie Saint
/4e ie 1 rTijnes Suriname Trinit etTobago












I. ,I I I ,, I: ,,l L , r





i-. 1. I l l I l l I 4 J L 1.1
--i'






., i I I -, .- I l :' ,,'l u
,-II ,..i l ,- "- '' l Iih- IIiI- i i 1 : I IIi i i l T,: I ,I ,


Les listes de pays publies par Le Courrier ne prjugent pas le statut de ces pays, territoires et dpartements, ni l'volution de ce statut.
Le Courrier utilise des cartes de diverse origins. Cette reproduction n'implique la reconnaissance d'aucune frontire particulire ni ne prjuge le statut d'aucun Etat ou territoire.


^ ~ -- d: .A '-" *-
.-." \ -'
', .- I'

tc
fA--
: t, _
./ ,, i
y.


PACIFIQUE
Miles Cook Fidji Kiribati Iles Marshall Etats Fdraux de Micronsie Nauru Niue Palau
Papouasie Nouvelle Guine Iles Salomon Samoa Timor Leste Tonga Tuvalu Vanuatu
/


tr t
S ... ..


, w. ,.
^ ~~i l
4
/ *
*'* *
}.

*- "^ ;


-.I, ,ii,- IE. i.ie Finlande
.-'bL, rr.1 1.1 ii.- Pays-Bas

i:-










































































































Ne peut tre vendu
ISSN 1784-682X