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HIDE
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 Au juge Edouard Bordes, qui m'a...
 Exegese de l'expertise
 Extraits des journaux de juin...
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Title: Contre Vincent
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00094309/00001
 Material Information
Title: Contre Vincent
Physical Description: 41 p. : ill. ; 21 cm.
Language: French
Creator: Rigaud, Milo, 1904-
Publisher: Société d'éditions et de librairie
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1946
Copyright Date: 1946
 Subjects
Subject: Graphology   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage: Haiti
 Notes
Statement of Responsibility: Milo Rigaud.
General Note: Cover title.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00094309
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 06919511
lccn - 80498253

Table of Contents
    Front Cover
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    Au juge Edouard Bordes, qui m'a condamne
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    Exegese de l'expertise
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    Extraits des journaux de juin 1943
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MILO RIGAUD



Parce que le pouvoir done l'autorit, nous
nous imaginons que nous sommes infailibles...
Nous aimons nuire, car nous aimons mal faire...
La manire forte s'est perfectionne avec le fas-
cisme et notre pays a connu la terreur fascist,
celle de Vincent et celle de Lescot...
"(L'erreur de Vincent) fut egalement I'erreur
de Lescot qui considrait le pays comme son fief
et s'etait entour des plus sonores nullits pour
piller l'argent hatien.,
(,Le Nouvelliste du 29 Octobre 1946)


CONTRE VINCENT












PORT-AU-PRINCE
1946











6(1I ZY9
y










Au juge Edouard Bordes,
qui m'a condamn












Le systme pervers du gouvernement faseiste
tabli en 1934 per le president Stnio Vincent,
ea abolissant les liberts publiques, avait donn
libre carrire toutes sortes de forfaits de la
part des hommes au pouvoir, avec la complicit
d'un tas de politicians dfaitistes et vicieux...
*llas, M. Vincent ne tarda pas devenir un
vulgaire satrape qui supprima les liberts pu-
bliques ET QUI SE MIT AU-DESSUS DES
LOIS If DE LA JUSTICE...
Dr Rodolphe CHARMANT.
(La Vie Incroyable d'Aleius)












EXEGESE DE L'EXPERTISE

L'expertise produite contre nous dans Hati-Journal
- des gens qui ont assist au procs peuvent en attester a
t commande avant juin 1943, puisqu'elle tait dj prte
la fin du mme mois et que des chuchotements timides tes-
taient l'ambiance du prtoire pour qu'on st si elle pouvait
tre produite aux dbats. Si ce n'est elle, c'en tait une autre :
le fait psychologiqu est en tout cas le mme. Cependant, cet-
te expertise ne parat qu'en Dcembre 1945!
Cela nous force l'examiner une lumire qui ne soit pas
seulement graphologique, mais pathographique. La pathogra-
phie est l'art d'examiner les causes morbides dans l'criture,
et ses effects. C'est simplement de la graphologie pathomtri-
que.
Nous allons accomplir l'exploit de ne nous servir que des
documents graphiques remis Osborn et Fontaine par Vin-
cent lui-mme, pour annuler scientifiquement, psychologique-
ment et moralement, leur expertise du Bon-Commercial du
15 Mai. Ce sera pour carter mme des signatures de Vin-
cent que portent des pices que nous n'avons pourtant rvles
que pendant notre incarceration, puisque Vincent n'a pas h-
sit qualifier de fausses les pices qui ont t sorties ce
moment-l, leur prtendu excuteur se trouvant enferm dans
une prison. Parmi celles-ci, cependant, figure une Obligation
d'Hati-Journal que Vincent a commis l'imprudence de pa-
yer, sur assignation, par l'intermdiaire de Jean Fouchard,
APRES LE PROCESS.
Pour simplifier, nous prenons seulement l'expertise d'Osborn,
son contenu renfermant toutes les bases et toutes les conclu-
sions de celle de son confrre. Base sur les photographies
d'Hati-Journal auxquelles nous renverrons chaque fois, il
n'est ncessaire d'en signaler que les doutes et les contradic-
tions, intolrables dans un travail de savant, pour rendre celui-
ci sans valeur.









1.- Pour commencer, Osborn dit: Je suis convaincu que
la signature apparaissant (sic) sur le bon n'est pas une signa-
ture authentique de Stnio Vincent.
CONTRADICTION PAR LE DOUTE: Je ne crois pas
que cette signature soit un trac vritable de la signature au-
thentique.

2.- ...le trac du nom, crit Osborn, a t crit lentement
et soigneusement et suivant le procd ordinaire de l'imitation
soigneuse.
CONTRADICTION FORMELLE: Mais il n'a pas imit
correctement les dtails de la signature.
REMARQUE: Si l'imitation est si soigneuse, elle serait lo-
giquement fidle, mme s'il s'y trouvait des differences dans
le trac. Et ces differences ne porteraient que sur l'paisseur
du trait.

3.- Je suis sr, crit Osborn, que les dimensions de la
photographic avaient t rduites. Ceci est prouv par l'im-
pression dactylographique, car le bon a t crit sur une ma-
chine Underwood portative et les caractres sont trop petits
dans la photographic soumise. J'ai donc photographic la pho-
tographie en l'agrandissant de telle sorte que les caractres
soient d'un dixime de pouce ce qui est la dimension exacte
de ces caractres.
REMARQUE: Si l'expert avait t aussi sr que le bon fut
crit sur une Royal don't la dimension des caractres serait
X ou Z, il eut pouss son agrandissement cette dimension
plutt qu' un dixime de pouce. De plus, voudra-t-on ob-
server qu'avec les facults de formation, de reformation et m-
me de dformation de la photographic moderne, il est possi-
ble, avec de telles convictions pralables, de faire ce qu'on veut
en matire de fantaisie. Or, si, d'avance, l'expert est sr de son
affaire, pourquoi cette gymnastique? On remarquera, d'ailleurs,
que l'expertise ne saurait concerned les caractres dactylogra-
phiques. Mais admettons qu'il ait fait cela pour en arriver aux









caractres manuscrits. Voici quelles contradictions ce systme
va l'amener:
4.- Pour illustrer les dfauts de la signature du bon, j'ai,
crit Osborn, d'abord photographic la photographic soumise
mon apprciation.
CONTRADICTION FLAGRANTE: Dans les photogra-
phies Nos. 1 et 2, la signature du bon photographice No. 1) a,
sans contest, une similitude avec les signatures de la photo-
graphie No. 2, car, comme il dit, c'est sans doute (sic) une imi-
tation.
REMARQUE: Qu'est-ce que c'est que cet expert ou ce sa-
vant, asserment devant notaire, qui accepted de faire une
expertise aussi delicate, non seulement en dehors de la loi et
aprs un procs jug, mais, sur UNE PHOTOGRAPHIE DE-
FORMEE?
CONTRADICTION NOUVELLE: Le faussaire, crit Os-
born, dans son imitation, a reproduit jusqu' un certain point
les lettres distinctive (sic) du nom et ceci naturellement lui
donne une resemblance gnrale avec les signatures authenti-
ques. Mais il n'a pas imit correctement les dtails de la si-
gnature.
REMARQUE NOUVELLE: Qu'est-ce qui forme la ressem-
blance gnrale, si ce ne sont les dtails? Sans les dtails res-
semblants, o est-la possibility d'une ressemblance gnrale?
Et quel est cet imitateur qui ne reproduit que jusqu' un
certain point, au point que la signature est si ressemblante
aux autres, qu'en Juin 1943, mme les avocats de Vincent s'op-
posent l'expertise?
5.- ...car le trac du nom, crit Osborn, a t excut len-
tement et soigneusement.
CONTRADICTION: Cependant (sic), dans la copie m-
me, l'crivain a fait plusieurs fautes.
REMARQUE: Si nous n'avions le texte anglais, nous croi-
rions une mauvaise traduction d'Osborn faite par un Jean
Fouchard quelconque.









6.- ...l'crivain (copiste), crit Osborn, a fait plusieurs fau-
tes dans la forme des lettres COMME ON LE VERRA EN
COMPARANT LA SIGNATURE DU BON AVEC LES SI-
GNATURES AUTHENTIQUES.
REMARQUE: Pour annuler cette appreciation, il n'est que
de compare deux des dites signatures authentiques, en -
cartant celle du bon. Ces deux signatures, dites authentiques,
sont la sixime et la quatrime du clich de la page 4 d'Hati-
Journal. Observez surtout la difference formidable qu'il y a
dans la physionomie du bas de la premiere lettre, en l'occur-
rence le c qui est un s.

7.- Ceci, crit Osborn, est particulirement vrai... dans les
photographies No. 3 et 7.
REMARQUE: Y a-t-il similitude entire les deux signatures
dites authentiques: la troisime et la premiere de la page 4
d'Hati-Journal? Observez-en surtout le v de Vincent, et
encore plus le crochet qui le termine: ici, il se prolonge par
une courbe rgulire au-del de la signature; l, il oblique
brutalement et s'arrte au-dessus de la lettre e tonne, et il
se permet de former un petit crochet pour mourir.

8.- En excutant le t, crit Osborn, c'est visiblement l'ha-
bitude de l'crivain des signatures authentiques de faire une
longue barre sur le t. Ceci n'a pas t fait dans la signature du
bon.
REMARQUE: Osborn dit: visiblement. Comparez alors
visiblement la barre dsesprment longue de la quatrime si-
gnature de la page 4 d'Hati-Journal avec la barre de la si-
xime signature. Si, de toute evidence, de telles differences
peuvent s'y manifester, pourquoi partir d'une autre difference
pour dire que telle signature ou telle autre n'est pas authen-
tique. En restant la mme lettre t, il n'y a qu' compare la
manire de la former dans la premiere signature de la page 4
(ouverte en haut) et celle de la dernire signature de la m-
me page (absolument ferme) pour se convaincre que les signa-











tures de Vincent n'ont pas besoin d'imitation soigne et len-
te pour ne jamais tre semblables elles-mmes.
9.- Il a fait (le copiste) le crochet du v plus large que
dans les signatures authentiques... crit Osborn.
REMARQUE: Ce crochet, dans la signature du bon, est, au
contraire, un peu moins large que dans la premiere signature
de la page 4 du journal. D'ailleurs, Osborn lui-mme avoue
que ce n'est pas toujours que Vincent fait ce crochet trs
souvent ferm comme dans les photographies (authentiques)
3 et 4 ou 8, 9 et 10. Alors? Que doit-on penser? Et pourquoi
bsborn crit-il ceci: La signature du 16 Mai don't ) la suavit
du sommet est clairement reconnaissable (sic), est toute diff-
rente du V au-dessous dans le bon? D'une manire patente,
le trs distingu savant ne trouve les differences que luand
bon lui semble. Nous en profitons pour lui signaler celle qui
existe dans deux des seules signatures dites authentiques : celle
du 16 Janvier de la page 6 du journal et la troisime de la m-
me page, au clich de gauche.
10.- Dans la photographic No. 3, crit Osborn sans sour-
ciller, apparat la signature du-bon et dans la photographic No.
4 les specimens de signatures authentiques. La lettre majus-
cule S (que Vincent fait en forme de C) dans la signature du
Bon photographice No. 3) est une imitation, de sorte qu'elle
resemble d'une manire gnrale l'S rel de Stnio Vincent
mais l'crivain a trop allong le trait de dpart de gauche
droite, c'est--dire le trait en haut. Comme l'on verra dans la
photographic No. 4, l'crivain (authentique) a l'habitude de
faire le trait final au bas vers la gauche plus long que le trait.
initial au haut...
REMARQUE: Ce n'est pas seulement le pseudo-copiste qui
allonge trop le trait de dpart de gauche droite: observez
le mme phnomne au premier clich plac gauche de la
page 6 d'Hati-Journal, dans la deuxime et dans la der-
nire signatures. De plus, dans la septime et dans la huiti-
me, les deux traits sont peu de chose prs, de mme lon-










gueur. Donc, d'une faon gnrale, Vincent n'a pas l'habitu-
de de faire le trait final plus long que le trait initial. Cela fut-
il que Vincent lui-mme en prsente des exceptions formelles
dans des specimens qu'il choisit spcialement pour l'exper-
tise. Il nous semble que les mmes exceptions se soient encore
manifestes au clich de droite de la page 6 du journal, dans la
dernire signature et celle du 3 octobre. Il y a mieux, et plus
stupfiant: dans celle du 3 Avril (b) la ligne de dpart (dite
trait initial par l'expert) est DOUBLE. Ce n'est alors plus
une exception; c'est de la haute voltige graphique? Osborn lui-
mme sera oblig de nous donner raison en se contredisant,
quoique d'une faon trs rticente: Dans une seule des dix
signatures, crit-il regret, on trouve les deux traits presque
de mme longueur...
11.- Dans Stnio, crit Osborn, la combinaison en n'est
pas une bonne imitation de la signature authentique, car les si-
gnatures authentiques montrent que le n est fait distincte-
ment comme u. Tel n'est pas le cas de n dans Stnio de
la signature du Bon photographice No. 3).
CONTRADICTION: ...car le trac du nom a t excut
lentment et soigneusement, (par le pseudo-faussaire).
REMARQUES: Quelle difference y a-t-il vraiment entire
cet n du Bon et l'n de la dernire signature du premier clich
de la page 4 d'Hati-Journal? Pour montrer que Vincent
n'est pas une diffrence authentique prs, observez ces deux
signatures: les deux dernires du premier clich de la page 6,
lesquelles, sont d'ailleurs les mmes au clich de droite. Par
rapport l'avant-dernire signature signale, la dernire est
tellement fantaisiste qu'elle confond la vue par l'entremlement
des lignes, tant des lettres que du paraphe don't le trait sem-
ble mme se confondre, pour une fois, avec le trait du crochet
de la lettre V. Il faut encore bien regarder la huitime signa-
ture de ce clich pour se rendre compete qu'il suffit d'un man-
que d'attention chez un crivain fut-il Vincent pour que
l'criture gnrale mme du nom soit-fausse: voyez, comme











de l'n de Stnio au V majuscule de Vincent, l'criture est sou-
dainement resserre, et comment, par contre, comme une cho-
se brusquement libre d'une gne, elle s'largit la fin du
nom comme elle ne le fait jamais ailleurs.
12.- En imitant une signature crit Osborn, il est parfois
bon (sic et resic) de s'arrter pour regarder la signature authen-
tique que l'on imite et c'est apparemment (sic) ce qui a t fait
aprs en dans Stnio sur le Bon...
REMARQUE: Le faussaire qui, au dbut de l'expertise, a
trac le nom lentement et soigneusement: rsultat nature
d'une imitation soigneuse, se dgageant du movement lent et
laborieux de la plume sur le papier a laiss tomber cette plu-
me ou l'a leve pour s'arrter et regarder la signature qu'il
copiait si soigneusement. Et, c'est alors seulement qu'il l'a re-
garde!!!
13.- La plume a t leve, affirme Osborn, et le i appa-
rat comme une lettre dtache. Vraisemblablement (sic) ce
n'est'pas une habitude de Stnio Vincent...
REMARQUE: C'est peut-tre une... exception, comme tant
d'autres dj signales. Et puis, si c'est justement quand le
copiste lve la plume et s'arrte pour regarder la signature
authentique, qu'il comment une faute de... copie! Grands dieux!
C'est dsesprer de celui qui poussa les avocats de Vincent
carter l'expertise. Mais, pour mieux montrer encore combien
le signataire authentique est souvent ingal lui-mme, nous
invitons compare l'o final ordinaire de Stnio avec celui de
la troisime signature des clichs de la page 6 de son journal.
Or, pour comble de malheur, Osborn met ceci: Aprs la
lettre i, le faussaire a assez bien imit l'o...
14.- Le c dans Vincent, crit Osborn, n'a pas le cro-
chet initial des signatures authentiques.
REMARQUE: Pas un c d'aucune des signatures n'est sem-
blable un autre.
CONTRADICTION IMMEDIATE d'OSBORN: Naturel-
lement, (sic), ce crochet initial est petit comme dans les Nos. 4










et 5 et dans la photographic No. 6 la lettre est de forme sin-
gulire.
REMARQUE: Pourquoi choisir seulement les Nos. 4 et 5
si le c est ordinaire, pareil lui-mme? Et comment dire que
l, plutt qu'ailleurs, il est de forme singulire si jamais il
ne se resemble: ce qui est visible et irrfutable. Exemple: dans
la cinquime signature de la page 4 du journal, le crochet en
est si fantaisiste qu'il fait ressembler la lettre un e muet! Et,
dans la premiere signature de cette page 4, le crochet est trs
avanc devant la lettre, contrairement au c de la dernire si-
gnature.
15.- Le t final, crit Osborn, est aussi dfectueux quant
sa forme, lorsqu'on le compare aux signatures authentiques...
REMARQUE: Si dans les signatures choisies pour cette
expertise, spcialement ce t final est dj trs different,
exception faite de la courbe qui le termine, que dire de celles
qu'on ne montre pas. Observez la morphologie des sept signa-
tures dites authentiques qui sont places la page 4 du jour-
nal, au-dessus de celle du Bon Commercial: les trois premires
du haut sont plus ou moins semblables, mais, par rapport
ce t final, elles different totalement des trois dernires, alors
que la quatrime signature diffre, son tour, de celles du
haut et de celles du bas. A considrer ce t terminal de ces sept
signatures, nous ne croirions pas qu'elles fussent si authenti-
ques, car si la premiere (en haut) porte un t pais, massif,
nergique, volontaire et tout droit, la plupart des autres signa-
tures finissent par un t pench, comme fatigu.
...Surtout, ajoute l'expert, que la barre (de la courbe qui
trs souvent (sic) se pursuit par dessus et autour du sommet
de la lettre) ne se recourbe pas vers la gauche.
REMARQUE: Si l'expert dit: trs souvent, il laisse donc
une marge certain aux exceptions. Et s'il pense aux excep-
tions c'est que son analyse mme lui a procur des doutes sur
la rgularit de son client.
OBSERVATIONS DES PLUS 'IMPORTANTES: Malgr










que, dans les signatures fournies par Vincent, le t final s'ac-
compagne de cette courbe, jamais, jamais et jamais, cette cour-
be n'est la mme, et, fait encore plus dconcertant, jamais elle
ne prend le dpart avec cette rgularit qui pourrait faire con-
clure que son auteur n'est jamais different lui-mme: re-
marquez comment, dans la premiere signature de la page 4
du journal, la courbe franchit insolemment le sommet de la
lettre, et comment, surtout, elle hsite en son milieu. On sent,
l, comme un changement d'ide mental chez celui qui ex-
cute cette courbe terminale... Voyez-en aussitt l'norme diff-
rence dans la courbe plus leve et plus dtache par cons-
quent du t, dans la quatrime signature. Quant la cinquime
signature, cette courbe oublie de se refermer au-dessus du t, ou
d'en dpasser le sommet, ou mme seulement d'en rejoindre le
trait. Il est encore ncessaire de compare la forme mme de
ce t final avec cell dj si souvent diverse du t de St-
nio. Ici, une remarque encore plus important est faire: re-
gardez l'accent de l'e de Stnio, sur chacune des signatures di-
tes authentiques de la page 4 d'Hati-Journal: l'accent,
chaque fois, est plac plus haut ou plus bas: il est mme de
forme diffrente et, souvent, on le voit plac pour sectionner
la barre du t.
Aprs cela, Osborn osera crire: Les dfauts dans la forme
des lettres de cette signature suffisent dans mon opinion pour
dmontrer clairement qu'on n'est pas en presence d'une signa-
ture authentique. Il parle toujours, videmment, de la signa-
ture du Bon.
16.- Ce ne sont pas des variations que l'on pourrait attri-
buer une plume diffrente ou la position de l'crivain...
REMARQUE: Cela est donc possible.
...Mais ce sont des variations qui indiquent que la person-
ne crivant le nom sur le Bon a fait usage de quelques-unes
de ses propres habitudes dans cet crit et n'a pas imit correc-
tement les formes des lettres de la signature authentiqde de
Stnio Vincent.









REMARQUE: Quel drle dc faussaire?
OBSERVATION PLUS QU'IMPORTANTE: Osborn va
se tuer en crivant aussitt ces lignes terriblement contradic-
toires: C'est une copie soigneuse (la signature du Bon), j'en
suis convaincu, et en excutant une copie soigneuse, l'crivain
fait avancer lentement la plume sur le paper, car il n'crit pas
naturellement, IL IMITE. De fait, c'est peine une criture,
C'EST PLUTOT UN DESSIN... Il est clair que le trac sur
le Bon est un trac lent et soigneux...
REMARQUE: Drle de DESSIN SOIGNEUX qui IMITE
sans resemblance sinon une trs vague resemblance et
o le faussaire fait plutt usage de ses propres habitudes!
L'auteur de l'expertise n'a pas de chance quand il dit qu'il a
choisi deux (signatures dites authentiques) comme elles sont
les plus rapproches de celle du Bon quant leurs dates: 4 Mai
et 16 Mai. Ce sont celles qui, la page 3 du journal, sont
just au-dessus de la reproduction photographique du Bon.
Avant d'en venir l'ensemble des caractres ou leur aspect
gnral qui, n'en pas douter, n'offre pas plus de difference
entire ces deux signatures qu'entre les trois runies, signalons,
pour les deux premires dites seules authentiques, les mons-
trueuses differences de dtails:
1) la fantastique difference des c, dans Vincent...
2) la dsobligeante difference du t final et de sa courbe ter-
Sminale...
3) la difference de position du point de l'i, dans Stnio.
D'ailleurs, l c'est un point (4' Mai), ici un accent grave (16
Mai)...
4) l'extraordinaire difference du t tant dans la forme que
dans la hauteur de la lettre, -'dans Stnio...
5) la dsavantageuse difference de l'o..
6) la grande difference de la barre du t, dans Stnio: ici
courbe lgrement dans un seul sens (4 Mai), l presque droi-
te, mqis courbe quand mme, car cette dernire barre est ven-
tre au dbut, vers le haut, et ventre la fin, vers le bas...










7) la difference tonnante de l'e de Vincent..,
8) la difference de position, de direction et de longueur de
l'accent qui est sur l'e de Stnio...
9) les differences de la majuscule (S) de Stnio...
17.- En dpit de toutes ces formidable differences qui au-
raient d l'amener plus de circonspection, Osborn s'arrte
imprudemment la suavit de l'criture de l'S dans ces
deux signatures, et, l'hsitation de l'criture de cette m-
me lettre dans la signature du Bon.
On doit d'abord dmasquer une astuce: les bavures du trac
du nom sur le Bon-Commercial sont plus apparentes sans dou-
et, et celles du haut moins apparentes parce que les trois signa-
tures ont t, comme on le voit, agrandies la mme chelle.
Or, plus que probablement, les deux signatures du haut (dites
authentiques) sont, avant l'agrandissement, plus grandes que
celle du Bon, parce que figurant sur des documents officials
offrant un trs large space pour signer tandis que l'espace
qui est offert pour cela sur le Bon, est beaucoup plus petit: il
n'y a qu' regarder le Bon au haut de la page 3 du journal
pour s'en rendre exactement compete. La signature du Bon,
pour tre dj l'chelle d'avant aucun agrandissement pho-
tographique des deux autres, a d tre agrandie. Ensuite, a-
yant procur cet advantage d'largissement photographique des
traits de la plume, on a procd un commun agrandissement.
Il n'est donc pas tonnant que mme si la mme plume avait
servi tracer les trois signatures, et, la mme minute, le
trac de celle du Bon en eut t tout de suite plus empate.
C'est probablement ce qui est arriv. Nous prenons un example
poui les Hatiens qui nous lisent: si vous ne donnez pas cette
advance dfinie plus haut Fortun Bogat (quant la grosseur),
s'il pose devant le mme objectif avec Armand Mallebranche,
la mme photographic montrera Mallebranche toujours plus
volumineux; alors que, s'agissant de la hauteur, moins de
grandir d'avance Mallebranche, s'il pose avec Bogat, il sera
certainement plus court.










Cependant, l n'est pas la seule lacune de l'expert, en ce qui
concern la suavit de l'criture, car il en arrive mme
douter de ce qu'il affirme. Ecoutez-l: La signature du 16
Mai (dite authentique). dans la photographie, a t faite (par
Vincent) avec une plume-fontaine, je pense (sic), de sorte que
la ligne garde la mme larger sur tout son trac.
Or, cela est si peu vrai que, mme vue d'oeil, on remarque
que le t de Stnio est beaucoup plus pais de ligne que tous
les autres caractres du nom sauf le t final qui est encore
plus pais.
Nous ne saurions manquer de profiter de l'aubaine pour si-
gnaler la difference qu'il y a dans la direction du paraphe,
dans ces deux signatures des 4 et 16 Mai 1940; il est mme
sensible que l'crivain a dbut son paraphe de manire diff-
rente chaque fois: au 4 Mai, il le dbute en appuyant beau-
coup sur sa plume et en la laissant reposer plus longtemps, de
sorte que ce dbut rflchi ou hsitant a form une ligne qui
commence par un point bien visible; alors que le dbut du pa-
raphe du 16 Mai est normal.
Observez ensuite combien le dbut et la fin de la premi-
re majuscule du nom (l'S), au 4 Mai, sont diffrents du dbut
et de la fin de la majuscule du 16 Mai qui finit par une sorte
d'arte brutale alors que celle du 4 Mai est douce et gladio-
le. Retenez c'est le moment l'attention sur la distinc-
tion de forme adopte pour cette mme majuscule: surtout
dans la boucle du bas, et, dites si ces discrimination fantasti-
ques ne sont pas plus tonnantes que celles qui peuvent exis-
ter entire les deux signatures du haut et celle du Bon.
18.- En excutant sa signature, Stnio Vincent, affirme
Osborn, met une ligne sous son nom, et comme d'habitude,
c'est un trait excut librement (sic).
REMARQUE: Le trait de la sixime signature de la page
4 d'Hati-Journal est-il libre ou natural? N'est-il pas plu-
tt trs hsitant ou renforc? Et si l'on envisage la rgularit de
ce trait-paraphe, qui devrait ne jamais changer parce qu'il est








13

fait librement, pourquoi, avec ses deux artes des deux
bouts, est-il si distinct du trait des autres signatures?
Pour finir, nous sommes forc de faire constater que ce sont
ces errements qu'on dirait presque volontaires tant ils'sont
normes qui obligeront Osborn se contredire aussi ou-
vertement dans ces phrases de la fin de son travail:
Sincrement (sic), cette signature sur le Bon est un faux
typique...
Dans le Bon, le trait sous le nom, comme le dmontre
son ingalit, a t tir, JE CROIS (sic), lentement et soigneu-
sement. .
La seule conclusion possible... JE CROIS (!) est que cette
signature sur le Bon n'est pas une signature authentique de
Stnio Vincent...




















Nous arrivons maintenant au dernier des gouvernements
passs, celui du Prsident Stnio Vincent... (La) misre se gn-
ralise au point de constituer une calamit national: sa prove-
nance dcoule de la dictature et du manque de justice... La cqr-
ruption aida aussi (et) surtout dans (ce) gouvernement... De
1930 1940, pendant ces dix dernires annes (de la prsiden-
ce de Stnio Vincent), il y a eu plus de scandals dmoralisants,
dvoils ou cachs, que pendant plus d'un sicle d'histoire, de
1804 1915. Jamais le pays n'a connu une pareille abjection!
Pour la premiere fois dans l'histoire universelle on a vu
un gouvernement, dans le but de battre monnaie, autoriser la
naturalisation en territoire tranger, racolant COMME UN
VULGAIRE MENDIANT RAPACE ET SORDIDE tous les
trangers intresss cet abominable traffic de la dignit de
la Nation Hatienne, faisant de la nationalit hatienne une
merchandise banale.
Dr Franois DALENCOUR
(L'Economiste Hatien, Octobre-Dcembre 1941)

Nous avons mis fin notre carrire politique en dmis-
sionnant comme chef de cabinet du president Vincent aprs
avoir eu des preuves crites que Vincent tait dpourvu de
sens moral.
Julio Jn-Pierre AUDAIN.
(Action Nationale Bulletin No. 3)










Jusqu' present, nous n'avons travaill l'exgse que d'a-
prs la simple logique graphique. Ne possdant aucun titre qui
nous confre l'autorit de btir un document scientifique de
graphologie ou de graphomtrie, nous allons maintenant ta-
yer nos remarques et nos observations sur l'Enseignement d'un
des ouvrages les plus autoriss en la matire: ELEMENTS
DE PSYCHO-DIAGNOSTIC du professeur Louis Gastin.
Toutes les parties de l'enseignement scientifique de Gastin
pourront tre rapproches de nos propres observations et de
nos propres remarques, du fait que, chaque citation, nous in-
diquerons qu'elle se rapporte tel ou tel des paragraphes que
nous avons pris la precaution ci-dessus de numroter de 1 18,
pour montrer les erreurs et les contradictions d'Osborn.
Ce travail, aboutissant en examen psycho-graphologique, il
sera toujours utile de se souvenir que Fontaine et Osborn ont
eu tort, aprs avoir, au fond, remarqu tant de variations dans
l'criture de Vincent, de ne se servir que de son criture
pour expertise. En ceci, voici l'opinion de Gastin: VALEUR
RESPECTIVE DES DOCUMENTS: L'utilisation concurren-
te de trois documents (visage, main et criture) prsente un
advantage certain sur les anciens systmes de physiognomonie,
chirologie et graphologie, que l'on utilisait en gnral et .que
l'on utilise encore sparment.
En effet, en raison de la loi de relativit, certain caract-
tres psychologiques reprsentent une combinaison complex
et delicate d'lments contradictoires dans leur nature primai-
re; un seul document risque d'induire en erreur, mais trois do-
cuments confronts permettent mieux de retrouver les indices
de ces lments contradictoires...
Osborn et Fontaine, ayant employ seule la graphologie,
sans tenir aucun compete des deux autres documents (physio-
gnomonique et chirologique pour ne pas y ajouter le Docu-
ment Politique), alors qu'ils ne pouvaient pas ignorer le carac-
tre gnral de la vie de Vincent, Gastin crit: Il resterait
les concilier (ces documents); c'est encore l l'objet de cette










confrontation de documents: la graphologie, par example, re-
prsente incontestablement un document instable par nature,
tel point que les graphologues srieux ne travaillent jamais
sur un seul document graphique... L'criture variant norm-
ment selon l'tat psychique du sujet, son ge, son tat de san-
t, le CONTENU DE SA CONSCIENCE et ses proccupa-
tions mmes, on peut dire qu'un pareil document ne peut cor-
respondre qu'aux caractres les plus fluctuants, les plus insta-
bles de la psychologie individuelle...
Chose norme: malgr la multiplication des documents gra-
phiques prsents par Vincent lui-mme, les deux experts
n'ont jamais russi nous l'avons assez prouv stabiliser
le temperament graphogonique de Stnio Vincent. Et, comme,
malgr cela differencess existant dans les signatures qu'il a lui-
mme fournies), ces experts ont continue se cantonner dans
les seules distinctions de dtail de la signature du Bon, Gastin
signal naturellement le danger d'une telle attitude, en ne
manquant pas de lui dnier toute sorte de valeur: Un mme
indice graphique peut tre interprt par un tat passage de
fatigue physique ou nerveux, ou bien par une maladie, ou par
l'ge, ou encore par une depression morale passagre, ou par
un ETAT NEURASTHENIQUE PERMANENT, etc. Com-
ment s'y retrouver si l'on se sert de ce seul document, en un
seul type?
Or, l'instruction judiciaire mene par Odilon Charles, ainsi
qu'au procs conduit par Edouard Bordes, nous n'avons ja-
mais manqu de signaler et d'insister sur la mauvaise humeur
que Vincent avait manifeste, dans un accs d'indignation,
nous signer une obligation commercial: ici, sa psychologie
nerveuse est nettement dtermine, ainsi que la psychomanie
forge chez lui depuis toujours par sa propension n'admettre
jamais qu'on puisse lui refuser quoi que ce soit. Ce ne sont
pas ceux qui le connaissent qui nous dmentiront.
Rappelons que nous ne faisons pas une contre-expertise,
* mais une exgse; elle comprend donc une interpretation du










sujet sur tous les plans philosophiques qu'il peut nous plaire
d'envisager: juridique, graphomtrique, etc., mais ici, il est nor-
mal que notre interpretation se base surtout sur les quatre
plans psychogoniques sur lesquels s'appuie biochimiquement
le temperament pour voluer:
l'instinctif, ,
le passionnel,
l'intellectif,
et le quatrime qui les content tous et les propulse:
l'nergie volitive ou la volont cratrice.
C'est cette classification orthodoxique qui conduit Louis
Gastin crire au sujet de la graphomtrie: Tout geste trou-
ve son origine dans les circonvolutions crbrales o s'labore
la pense, d'o parent les impulsions volitives ou subconscien-
tes...
Et, nul ne saurait prtendre qu'aprs avoir t trs contrari
par celui qui lui exigeait le Bon du 15 Mai, Vincent ait sign
sans mettre en branle toutes ses impulsions volitives mal-
gr, certainement, que l'intensit de sa nervosit ne lui ait pas
permis de les contrler totalement: ce qui, vraisemblablement
et mme certainement, a,produit un plus large emptement
dans le trac de la signature du Bon (si emptement plus lar-
ge il y a) et a donn ses lignes un tout petit peu moins de
rgularit (18, 17, 13) bien que nous ayons trouv autant
d'irrgularit ailleurs.
L'criture tant l'un des principaux moyens d'expression
de la pense, prsente quand elle est spontane, naturelle,
non dessine le meilleur document interprtatif de l'ac-
tivit crbrale, tant automatique que consciente.
Osborn reproche la signature du Bon d'tre dessine (16).
Il affirme que c'est parce qu'elle est dessine qu'elle prsente
des dfauts. D'o vient donc que celles, non dessines, de Vin-
cent, prsentent autant, sinon plus d'irrgularits? Cette si-
militude de dfauts dans toutes les signatures, y compris celle









du Bon, ne prouve-t-elle pas, au contraire, l'identit de l'cri-
vain?
Voici, de toute evidence, l'observation de Gastin, dans ses
ELEMENTS DE PSYCHO-DIAGNOSTIC qui motive ab-
solument la prcdente conclusion: ... son instability lui fait
subir tous moments l'influence des tats psychiques don't la
nature peut varier normment au course d'une mme journe;
le geste, et par consquent l'criture, traduit l'tat psychique
du moment en mme temps que les caractres gnraux de
la constitution psychologique; et la discrimination entire les
deux causes est trs difficile, ce qui peut vicier les interprta-
tion. (8, 9, 10).- (1),
C'est ici surtout qu'Osborn va commettre, ainsi que Fontai-
ne, la faute la plus grave: De tous les documents utiliss dans
le psycho-diagnostic, le document graphique est certainement
celui don't le rapport avec les functions psychiques est le plus
direct, le plus APPARENT, le plus sensible; la vie psycholo-
gique se trouve ainsi directement lie l'criture, qui en expri-
me tous les mouvements.
Osborn et Fontaine n'eussent pas err s'ils avaient, en mme
temps qu'ils expertisaient les signatures, examin mentalement
Vincent, ou mme s'ils s'taient donn la peine de se mettre
au courant des dbats de juin 1943 pour savoir que, le juge
et les avocats de Vincent ayant refuse l'expertise demande
sans arrt par la defense, celle-ci fut oblige de plaider le pro-
cs sur le terrain psychologique: moral, intellectual, politique,
social et mme physique.
Ainsi, lorsque Gastin crit: Mieux que les indices morpho-
logiques ou physiologiques du visage ou de la main, l'criture
nous renseignera sur ce qui se passe DANS LE COMPLEXUS
PSYCHOLOGIQUE DU SUJET, au moment o celui-ci -
crit, il vidente non seulement la possibility pour Vincent de

(1) Nous rappelons aux lecteurs que ce numrotage les renvoie
aux paragraphes de ce present travail.











ne pas tre toujours le mme en signant, mais encore il donne
plus de valeur au complex nerveux qui, le 15 Mai 1940 (un
. peu avant, le Bon ayant t post-dat, comme nous l'avons
dit aux dbats), s'empara du souscripteur.
Est-ce pourquoi Gastin recommandera: Quand plusieurs
indices se trouvent mlangs (comme c'est si souvent le cas
pour Vincent: 1, 2, 3, 4, 11), il faut combiner leurs correspon-
dances psychologiques.
Ayant eu signaler, dans une mme et seule signature, des
differences d'criture et de caractres de dtail, nous sommes
renseign sur la nature du processus complex qui veut cela:
... savoir que le dbut d'un document est toujours plus en
rapport avec la nature superficielle ou affecte, voulue, du su-
jet; tandis que la nature foncire ou profonde, relle, apparat
de prfrence vers la fin du document, measure que l'attention
diminue sa contrainte sur l'expression graphique. (16)
Voici maintenant pour la tendance d'Osborn ne pas vou-
loir juger sur l'aspect gnral que la signature du Bon offre
avec les autres, aspect gnral identique qu'il reconnat for-
mellement exister (2, 4): La signature, lui oppose savamment
le professeur Gastin, doit tre analyse, D'ABORD, dans son
corps (le nom) la lumire des rgles gnrales en ce qui con-
cerne la majuscule initial (16: 8), les lettres dans leur hau-
teur et leur lisibilit, etc., (16: 1, 4, 2, 5, 7), la direction mon-
tante ou descendante (16:8); et dans la finale, (16:2) document
typique appel paraphe.
C'est cette analyse du corps de la signature qui se fait
d'abord et qui revt plus -d'importance que chaque dtail
pris sparment comme l'a fait Osborn, qui ncessite ces li-
gnes de Gastin: A ce moment, en effet, il sera possible de v-
rifier, au moyen des cls de ma mthode, l'interprtation don-
ne par les auteurs graphologues n'acceptant comme valuable
que celles qui s'expliquent par des lois et des rgles gnrales,
rejetant sans regret toutes celles que la logique des rapports
psycho-physiques ne justifie pas. Rien n'est plus clair.








20

Le savant professeur en psycho-diagnostic graphologique
pursuit dans notre sens: Pour des raisons dumme ordre
(spontanit et natural indispensables) il faut viter l'emploi
de lettres officielles, commercials ou administratives... le meil-
leur document graphique tant constitu par une lettre fami-
lire (voir DOSSIER-VINCENT No. 1), crite par un sujet
non prvenu de l'usage que l'on veut en faire, et dans l'tat le
plus normal et habituel possible. Or, Vincent a t justement
trouble et rendu anormal, prvenu et inhabituel parce qu'il
apprhendait 1'usage normal, lgal et rgulier de la crance
commerciale: son recouvrement, qui devait s'oprer tt ou
tard.





















Depuis l'hatianisation de l'Administration des Travaux
Publics, elle tait devenue... un pay-roll pour tous les amis du
President Vincent... les ingnieurs et architects des divers D-
partements ne pouvaient y apporter aucun remde... C'est
pourquoi ce Service a dpens autant d'argent, alors qu'Hati
n'a encore aucune route, aucun pont...
...En Octobre 1937, survint un autre scandal: des milliers
de dollars ne purent tre retrouvs par les Officiels responsa-
bles du Compte Gnral d'Avances. Les affaires allaient si
mal qu'un Comit d'Investigation fut form. Le Rapport final
accusa un deficit de G: 70.000... L'Officiel, ainsi que le res-
ponsable du grand deficit dans l'Administration de Port-au-
Prince n'avait pas t dnonc... Le deficit eut t de plus de
G: 80.000 si, avant la formation du Comit, X (!) n'avait re-
tourn G: 20.000, pour quoi il pourrait avoir t rendu res-
ponsable et, privment...
Je dmissionnai en Janvier et fus exil en Fvrier 1938 et,
plus tard, accus d'un crime fantastique, apparemment parce
que, dans mes functions de Chef d'une important administra-
tion, je n'avais pas, comme CERTAINS AUTRES, dispos ar-
bitrairement des fonds du Gouvernement...
Des milliers de dollars ont t disposs illgalement et
malhonntement par des collecteurs peu scrupuleux de taxes,
des collecteurs autant gouvernementaux qu'officiels locaux.....
Ce qui fut collect propos de cartes d'identit en 1937 rest
un mystre pour le people hatien!...
En 1938, les Officiels diront que beaucoup fut fait pour la




















creation de Colonies Agricoles et d'Ecoles pour les paysans de
la Frontire. Je rponds: Oui! Mais avec SEULEMENT
une part des $ 250.000 de l'Indemnit verse par le Gouver-
nement Dominicain pour les massacres comme il l'est plei-
nement et d'une faon humiliante stipul dans l'Agrment Di-
plomatique de Janvier ou Fvrier 1938.
Le Gouvernement Dominicain, avant d'accepter de payer
une indemnit de G. 750.000 au Gouvernement Hatien, insist
spcialement sur cette sentence qui dut tre incorpore au
Document Diplomatique: Le Gouvernement Hatien s'enga-
ge ne dpenser cet argent que pour l'tablissement des pay-
sans hatiens rapatris de la Rpublique Dominicaine.
Colonel Dmosthnes CALIXTE,
ex-Commandant de la Garde d'Hati.
(CALVAIRE D'UN SOLDAT)









Gastin explicit ce que j'ai suppos et avanc au procs con-
tre le temperament complex de Stnio Vincent, savoir qu'il
avait certainement, dans sa minute d'nervement et de mcon-
tentement, change d'criture bien que, dans l'ensemble,
Osborn lui-mme reconnaisse la similitude des corps d'cri-
ture: Il y a des personnel, dit Gastin, qui ONT DEUX
ECRITURES: l'une officielle en quelque sorte, utilise (aussi)
dans les affaires, dans la profession; l'autre intime, rserve
aux lettres personnelles...
La signature reprsente la synthse de la personnalit, dit-
il encore. Par synthse, le professeur entend un fusionne-
ment ou un ramassis de dtails caractristiques, c'est exacte-
ment et ce n'est que cela qu'il faut chercher et trouver chez
Vincent, puisque, aucune de ses signatures n'est, en dtails, ab-
solument pareille l'autre. Ainsi, l'auteur ajoutera-t-il imm-
diatement: L'interprtation des indices graphiques obit,
d'une manire toute particulire, la LOI D'ANALOGIE, pour
la raison bien' simple que le geste est en correspondence im-
mdiate avec la function psyhique.
Bien difficile, alors, serait l'expert ou le profane qui refuse-
rait de trouver mieux que de l'analogie entire la signature du
Bon et les autres: cela est si vrai que Fontaine et Osborn ont
d, non seulement se livrer toute une acrobatie pseudo-
scientifique pour ne pas se prononcer de visu, tellement, de
prime abord, l'analogie est frappante, mais encore cette loi
d'analogie continue jouer entirement malgr leurs conclu-
sions.
Sur un plan lgrement plus inclin vers le mental pur,
Gastin enseigne que l'harmonie de l'criture rvle l'harmo-
nie des functions psychologiques du scripteur. Nous n'insis-
tons pas, pour ne pas nous vader du sens et de l'intention
scientifiques de cette exgse car le social de Vincent
laisse trop dsirer.
En tout tat de cause, revenant la Loi d'Analogie, nous
lisons: Il faut galement appliquer l'interprtation des in-










dices graphiques les lois de RELATIVITE et de Constance
des Signes, et celles des HARMONIQUES. Cependant, si l'on
va la configuration gnrale de l'existence du scripteur, nous
n'avons pas besoin non plus d'apprendre quiconque que, si
l'harmonie de la vie est ce que ce scripteur a le plus dsir,
c'est nanmoins ce qu'il a le moins obtenu...
Mieux: en ce qui a trait nos paragraphes 16 et 17, il est
appris ceci: La varit des critures. .. on la note mme
chez un sujet donn, PARFOIS DANS UNE MEASURE EX-
CESSIVE.
Gastin dit mme: ...mais il y a des personnel don't l'cri-
ture varie trs souvent et, quelquefois, dans une mme jour-
ne: de pareilles personnel sont particulirement mobiles, ins-
tables; elles sont trs influenables... possdent, par contre,
une grande facility d'adaptation aux diverse mentalits d'tres
humains... Pour qui a connu l'homme politique que fut le
scripteur, n'est-ce pas exactement son portrait?
Mais voici ce qu'il y a de plus important, et, tout particu-
lirement pour Vincent qui change sans cesse dans le dtail
sans cesser jamais de se retrouver pareil dans l'ensemble:
Une autre rgle trs important en graphomtrie bien qu'ap-
plicable aussi aux autres branches du psycho-diagnostic, c'est
que DEUX SIGNES CONTRADICTOIRES NE S'ANNU-
LENT JAMAIS: ils se combinent.
Osborn et Fontaine n'ont certainement pas atteint ce de-
gr de subtilit et de finesse du professeur Franais. Pourtant,
ce dernier crira: Toute la technique de l'interprtation et
de l'analyse graphomtrique tient dans ces donnes essentiel-
les.
Nous pourrions aller jusqu' la dcortication des lettres,
prises sparment, car c'est dans ce domaine que le complexus
de la mentality se rvle le plus; tel en ce qui concern le point
sur l'i, les crochets, etc. Mais nous prfrons nous en abstenir
pour ne pas enfreindre la rgle d'altruisme que nous nous som-










mes trace. Techniquement, cependant, nous aborderons une
des lettres-cls de la signature de Stnio Vincent: le t.
Toutes les chelles de jugement sont brises cause de
ce t, du fait qu'on se base surtout sur sa barre pour juger
et que, chez Vincent, cette barre est si souvent fantaisiste
qu'elle opre un vritable crabouillement des normes juri-
diques de l'apprciation: tantt c'est son paisseur qui varie;
tantt sa morphologie gnrale, droite ou penche, ferme ou
ouverte; tantt sa rectitude, horizontal ou arque; tantt sa
direction; tantt sa longueur, longue, moyenne ou court. Ces
observations sont faciles contrler sur toutes les signatures
qu'il a lui-mme choisies pour l'expertise. Change en boucle
dans le t final, cette boucle n'est pas plus rigide que la barre.
D'aprs Gastin, la boucle finale, arrte haut (comme dans
la plupart des signatures confies Osborn), implique l'impa-
tience dans une volont pourtant entte: signe certain du cal-
cul irrit. Il indique ensuite la consequence de l'inconstance
de la rgularit dans le trac gnral de la barre, inconstance
indiscutable chez Stnio Vincent: Plus les barres de t seront
dissemblables et varies, plus la volont du scripteur sera in-
constante, variable dans ses expressions... Ce qui est le signe
de la dissimulation automatique ou calcule, et mme devenue
automatique par constance de calcul dissimulateur.
Cette constance de l'inconstance dans les signatures de St-
nio Vincent est, en substance, un contrle de soi par la volition
imperative si remarquable chez lui, mais un contrle qui, par
sa vertu bien connue d'indiffrence affective et de paresse
physique, se trouve tre la fois relche. Voici ce que, pa-
thographiquement, produit ce contrast en soi-mme: esprit
despotique et mprisant, courage moral et relchement spiri-
tuel, vellit de ralisation et negligence sporadique; ces trois
groups de paradoxes agissent chez le sujet en mme temps,
et, sur le plan conomique, le poussent reprendre d'une
main ce qu'il a donn de l'autre.
Tous ceux qui l'ont frquent seront d'avis qu'il est normal











que, sur le terrain judicaire, le contrle qu'il a exerc fut de
mme nature: aspect superficiel de rgularit, qui confrait
l'ensemble de sa gestion socio-politique une synoptique d'har-
monie, aux dtails toutefois dconcertants.
Sous cet aspect d'ensemble, trompeur, se cache un orgueil
dmesur qui va conduire le scripteur renier des signatures
parce que, ngligent quoique attentif son renom social, il est
surprise par une assignation qui dvoile publiquement son com-
portement psychologique. Orgueilleux excessif, ce qui est nor-
mal ou simple ennui pour le commun des mortels, sera pour lui
un affront d'autant plus que le bt le blesse la parties psycho-
logique la plus sensible de son complexus pathogonique.
Cet orgueil excessif, le voici dnonc par la science la plus
certain et la plus orthodox: Enfin, le soulignement simple
du nom, sans liaison avec la dernire lettre trait allant de
gauche droite (exactement comme chez Vincent) indique
l'orgueil de la personnalit, comme si le scripteur venait de di-
re, son nom crit: C'EST MOI.
.Et pour nous confirmer une dernire fois et anantir -la
mthode de dtail d'Osborn et de Fontaine, Louis Gastin con-
clut: En rsum, l'tude de la signature, source de nom-
breuses et prcieuses indications sur la personnalit SYNTHE-
TIQUE du sujet, doit porter sur tous les gestes graphiques
don't elle est la rsultante.
Par sa ressemblance gnrale accuse par Osborn, avec
les signatures confies et choisies au dernier moment, les don-
nes les plus certaines de la science graphologique la plus
officielle authentifient donc, de manire irrfutable, la signa-
ture du 15 Mai 1940. Mais, cette authenticity elle-mme ne
peut tre que complique, spcieuse, droutante ,sophistique,
comme le laisse irrfragablement voir le trait de soulignement
du nom, par les differences mmes qu'il prsente dans les si-
gnatures: 1 (pais et oblique), 2 (presque droit et mince), 3
(lgrement courb et termin par deux artes) et 6 (pais au










dbut et effil la fin) du clich de la page 4 d'Hati-Jour-
nal dj signale au paragraphe 18 du present travail.
Il rest present anantir le passage d'Osborn o il veut
que Vincent n'ait pas sign le Bon parce que le trac des let-
tres est plus pais sur le Bon qu'ailleurs: si nous ngligeons
de faire observer qu'il peut s'agir, pour expliquer ce phnom-
ne, d'une simple difference de plume ce qu'Osborn recon-
nat formellement lorsqu'il dit qu'une des signatures a des
traits plus large parce qu'elle a t faite avec une plume
Fontaine nous nous contenterions de signaler qu'une diff-
rence d'emptement du trac existe autant, sinon plus, entire
les deux premires signatures que nous venons d'indiquer. Et
pourtant, Stnio Vincent reconnat les avoir officiellement four-
nies l'expert et il affirme mme qu'elles figurent sur des
documents, officials: ce sont la premiere et la second signatu-
res de la page 4 du journal, partir du haut. Remarquez que,
figurant cte cte, on ne peut mme pas prtendre que l'une
est plus agrandie que l'autre. Ce dernier rapprochement
nous force robserver en dehors de la difference d'pais-
seur du trait qui compose le corps d'criture les monstrueu-
ses differences de ses dtails: particulirement dans la majus-
cule du dbut, le t qui la suit, l'accent aigu de la troisime let-
tre, la forme diffrencie de l'i don't le point est tantt en bas
de la barre du t, tantt introuvable, la boucle en lasso du d-
but du V qui est ou ferme ou ouverte, le changement visible
du c, l'avancement ou la projection diversement opre de la
courbe finale du V, l'emptement inusit du t final de la pre-
mire signature, et, enfin, la distinction tonnante que l'cri-
vain a faite dans l'excution du point sur l'i de Vincent, le-
quel point est, ici presqu'un accent grave, l un point presque
tnu. Il n'y a pas jusqu la boucle terminal du dernier t qui
ne manque, en bas, d'omettre de boucher le sommet de cette
lettre, alors,,qu'en haut, elle rencontre 'ce sommet!
Appuye scientifiquement sur un ouvrage aussi important
que l'ENCYCLOPEDIE DES SCIENCES OCCULTES, don't








S28


nous allons faire des extraits relatifs l'EXPERTISE, notre
exgse sera plus concluante:
En bref, nous avons signal le rapport existant entire les
sautes graphologiques des signatures donnes Fontaine et
Osborn et le temperament psychologique politico-social de
Stnio Vincent; et voici pourquoi, d'aprs cet enseignement
de base de l'Encyclopdie: La graphologie est l'tude des
rapports existant entire l'criture d'une personnel et son carac-
tre... Elle tient aux arts divinatoires en ce sens que, dter-
minant les tendances inscrites subtilement aux formes graphi-
ques, elle entire en ligne de compete dans la provision logique
du destin et peut en consequence servir l'tablissement d'un
portrait psycho-prdictif, ou psycho-diagnostique. Voil dj
qui dmontre que le choix de l'enseignement encyclopdique
ne nous dsaccorde nullement avec les donnes didactiques du
psycho-diagnostic de Louis Gastin.
Au course de nos distinctions quant aux rapports trs heur-
ts des signatures de Vincent entire elles et mme au course
d'une seule de ces signatures, nous avons laiss deviner que
le faussaire pouvait bien tre l'intrieur mme du caractre
du scripteur du Bon du 15 Mai 1940. Voici ce que dit, pro-
pos de cette possibility freudienne, l'Encyclopdie: Mais en-
core faut-il qu'on ait analyser une criture elle-mme non
dguise. Il est donc indispensable d'tre en presence, pour en
dduire une opinion, d'une criture SINCERE... non (par exem-
ple) d'une carte postal o l'on a d, par ncessit, serrer les
lignes. Nous avons dj dmontr que, contrairement aux pa-
piers officials, le Bon offrait cette ncessit spatiale de ser-
rer les lettres, sinon les lignes,




















EXTRAITS DES JOURNAUX DE JUIN 1943:

LE REVEIL: A l'issue du Procs, la foule a rclam:
acquittement! et a accompagn l'accus jusqu' la prison.
.. .et le juge laissa tomber la sentence: ...3 annes de
rclusion! Un murmure, comme une vague de fond, monta
de l'auditoire. Venait-il d'un remous de la foule ou d'un cra-
quement des cours?. .. Nous n'emes pas le temps de nous
en rendre compete.
Il (Milo Rigaud) change le climate du Procs: d'accus, il
s'tait mu en accusateur. .. Quand, l'issu de ce Procs qui
dura cinq jours entiers et qui provoqua l'un des plus forts
courants' d'opinion qu'un procs ait jamais soulev, la foule,
dans son imposante UNANIMITE rclama grands cris, dans
une ovation' monstre, l'acquittement d'Emile Rigaud, on ne
peut pas y voir l'effet d'une claque.

LE NOUVELLISTE: Par l'important service d'ordre or-
ganis ds 9 heures du martin autour du Palais de Justice, les
hommes d'exprience de ce pays prsageaient un verdict de
condemnation. Il y avait eu trop de manifestations en faveur
de Milo Rigaud la clture des dbats pour qu'il en fut au-
trement (sic). Un jugement le condamnant devait tre pro-
nonc au milieu d'un service d'ordre trs svre...

LA NATION: Acquittement!
Le Procs Rigaud-Vincent a pris, l'ouverture des dbats,





















un caractre de procs clbre. Plus il se droulait, plus la
defense semblait aise et plus l'accusation semblait gne...
L'atmosphre et l'opinion ont t cent pour cent en faveur de
l'accus. Les dbats, en se dveloppant, faisaient du banc de
la defense le banc de l'accusation, de l'accus l'accusateur, et la
parties civil, replie, timore, accule, se dfendait comme elle
le pouvait, s'accrochant l'accessoire et crant de ridicules in-
cidents.
.A deux heures du martin, la salle remplie craquer d'un
public de choix, a jug: a jug dfinitivement et SANS AP-
PEL, a jug dfinitivement et SANS APPEL, a jug histori-
quement:
par acclamation, par ovation, le public, l'opinion, ont pro-
clam:
acquittement!
acquittement!










Nous avons regrett le peu de sagacit des Fontaine et des
Osborn, lesquels ont manqu de faire une introspection psy-
cho-sociale en leur client avant d'expertiser son criture (que
lui-mme leur fournissait alors qu'un procs tait en course .
Voil ce que dit l'Encyclopdie: Au reste, un graphisme tru-
qu n'chappe pas une sagace expertise. Car si on falsifie
Sla forme qu'on donne habituellement aux lettres, ou leur in-
clinaison, des dtails rvleront vite au graphologue exerc
la supercherie, et il ne se prononcera pas, avec raison, d'ailleurs,
sur ce dguisement malhonnte. .. . L'Encyclopdie en appel-
le, pour ce trait psychologique, l'exprience fameuse de Ed.
Jules Rouff: Telle criture, tel caractre.
Et tous s'accordent, dit l'Encyclopdie sur la psychomca-
nique humaine, considrer que les diffrentes parties du
corps sont en troite liaison, animes par un mme esprit.
C'est le corps qui propulse le bras ,le bras la main, la main les
doigts. Tous les movements recevant leur impulsion de l'es-
prit entendons par l pour l'instant le temperament, le ca-
ractre -- il s'ensuit que l'esprit se rvle par le mouvement...
Nous prions de noter que les considerations du livre que
nous sommes en train de consulter s'tayent de la science de
ces quelques ouvrages rputs, dfaut de citer tous les au-
teurs qu'il indique au course de ses 640 pages, tels Papus,
Lon Denis, Eliphas Lvy, Jollivet-Castelot, Gabriel Delanne,
Colonel de Rochas, Myers, Annie Besant, Barlet, Chouasnard,
Pierre Piobb, Johanny Bricaut, Ely Star, Desbarolles, Durville,
Rem, Louis Gastin, Paul Jagot, Geley, Osty, Ossendowsky,
Jean Perrin, Paul Vulliaud, Abb Moreux, Selva, Caslant. Nous
avons, de plus, fouill, pour btir nos critiques:
L'Art de Juger les Caractres des Hommes par leur E-
criture (Hocquart);
Les Mystres de l'Ecriture (Abb Michon; Desbarolles);
Trait de Graphologie;
L'Ecriture et le Caractre;
Cours de Graphologie;










L'Homme est dans son criture (prfac par Elie Dau-
trin);
Manuel de Graphologie Usuelle;
La Graphologie Mise la Porte de Tous (Abb Mi-
chon);
L'Art de prdire l'Avenir (Ed. Fayard);
Histoire de la Graphologie (Emile de Varo)
Revue Graphologique (Albert de Rochetal).
Voici, maintenant, contre la mthode de dtails d'Osborn:
Certains graphologues ont voulu essayer d'analyser lettre par
lettre tout l'alphabet tant au point de vue des majuscules que
des minuscules. Cette mthode a le double dfaut d'tre fas-
tidieuse et trop prcise. ELLE PROUVE MAL EN VOU-
LANT PROUVER UN PEU TROP. D'autant qu'une mme
personnel, mme sincre, fait diffremment les mmes lettres
au course d'une page.
Il suffit d'examiner
lo) l'aspect gnral de l'criture,
2o) l'aspect des lettres,
3o) les aspects secondaires: points, traits, finales, paragra-
phes ,etc.,
40) les influences pouvant modifier l'criture: ge, sant,
nationalit, etc...
(On) doit se rappeler que d'autres signed peuvent paratre
contredire ces quatre (clefs): c'est donc, l encore, une MO-
YENNE qu'on s'en tiendra, selon la grande loi occultiste des
rsultantes.
Voyons present le caractre psychologique des lettres.
Vincent fait ses majuscules dans les signatures trs
large, avantageuses, comme pour bien marquer son temp-
rament orgueilleux. L'Encyclopdie crit: Maj. large, pa-
nouies: bluff (voir l'S et le V).-
Quant au trait chapeautant du V: Maj. recouvrant les let-
tres suivantes: orgueil protecteur.
Il fait dbuter la lettre S de Stnio par un trait allant











de gauche droite, et la termine par un trait allant de droite
gauche: Maj. filant vers la droite: esprit d'indpendance;
Maj. filant vers la gauche: lutte contre soi-mme. On voit par
l la complexity du scripteur!
Or, ces traits indifremment conus par l'esprit et faits par
la main sont, en some, des crochets. Et, l'Encyclopdie en-
seigne: Crochet commenant: dsir d'acqurir; aux deux ex-
trmits (comme pour la majuscule du dbut du nom): ava-
rice.
Ces traits tirs indiffremment ou par un complex psycho-
graphique se rangent dans le paragraphe Direction des let-
tres. Voici l'opinion synthtique de l'Encyclopdie : (Cette
direction) est base sur la distinction entire les forts, actifs, en-
tranants et les hsitants, retardataires en tout. On a nomm
les premiers dextogyres et les seconds senextogyres, parce que
les premiers tournent leur criture vers la droite, les autres
vers la gauche OU EN RETOUR. Il est vident que Vin-
cent s'adonne aux deux manires, et surtout au retour, comme,
dans l'S du dbut et, surtout, le t final. Il est donc, au dbut
et la fin, en pleine contradiction avec lui-mme.
Toujours contre le dtaillisme d'Osborn, l'Encyclqpdie pro-
fesse: Disons large traits que l'aspect gnral donne, bien
mieux que ces dtails trop prcis, d'excellentes indications.
Allons l'intellectualit des crivains. L'Encyclopdie non-
ce: Il est logique sinon toujours exact d'admettre que l'or-
dre se dcle dans une accentuation rgulire, mais le con-
traire peut venir d'une suractivit intellectuelle. Les deux
se constatent dans les signatures donnes Osborn. Revoir,
pour cela, la page 4 d'Hati-Journal, les deux signatures du
haut: donc dsordre intellectual par un surmenage qui pour
tendre le concept de l'Encyclopdie peut aussi bien tre
simplement psychophysique. Ce dsordre est encore plus visible
dans la position des accents, tantt (comme le point sur l'i) mis
au bas du trait du t de Stnio, tantt au haut, tantt repr-
sents par un point rgulier ou non, tantt par une lourde vir-











gule. Or, l'enseignement classique et orthodox rvl par l'ou-
vrage consult dit: Les accents mis assez haut font esprer
une bonne activity (crbrale); les accents lourds et bas signa-
lent des instincts moins levs.
Ce sera la mme chose pour la Ressemblance qui est plu-
tt fournie par les barres. Chez 'Vincent, comme si souvent
dans le t du prnom, elles sont ingales et diriges diffrem-
ment. L'Encyclopdie avoue: Barres toujours semblables:
volont constante. Il se dcle donc chez Stnio Vincent une
volont inconstante: de l, pensons-nous, ces hsitations et ces
dformations frquentes, et nous nous permettons de formu-
ler cette appreciation de synthse parce que l'Encyclopdie
indique que, quand la plupart du temps une criture offre
diverse combinaisons de types, c'est au graphologue habile
d'en trouver une rsultante.
L, pour marquer l'importance cardinal ajoute au point
sur l'i si diffremment plac et si diffremment fait par le si-
gnataire du Bon du 15 Mai 1940 et du Bon Mayard, l'Ency-
clopdie, citant de Rochetal, affirme que l'accentuation d'un
point est aussi celle d'une ide.
L'S du prnom et le t final du nom, chez Vincent, finissent
en se retournant vers la gauche. L'Encyclopdie enseigne:
Finales se retournant vers la gauche: lutte contre soi-mme.
La signature a beaucoup plus de valeur que la plupart des
autres indices graphologiques. Elle est la marque trs certai-
ne de la personnalit; elle en. devient le sceau, ajoute l'Ency-
clopdie des sciences.
Dans le simple trait du nom, comme paraphe, nous avons
eu signaler des contradictions normes, tant en direction
qu'en paisseur; c'est ce trait qui, avec certaines autres mar-
ques souligne, d'aprs Barrs, l'orgueil de la personnalit. L'or-
S gueil, mme l'orgueil, varie donc chez Stnio Vincent; il n'est
pas stable surtout.
Son criture, dans ses signes mineurs, dans ses signes ma-
jeurs, se voit donc modifie assez souvent. Voici ce qu'en dit











l'Encyclopdie: Les influences qui peuvent modifier, dfor-
mer, dnaturer l'criture, sont morales ou physiques. Il faut en
tenir compete et l'on voit d'ici combien (par la mthode des
dtails) elles rendent difficiles les jugements graphologiques.
Il est certain en effet que si l'on est press par l'heure, si l'on
EST, AU MOMENT D'ECRIRE, EN PROIE A LA COLE-
RE (ce qui s'est produit la signature du Bon du 15 Mai 1940),
si l'on a un genre de plume qui n'est point celui don't on se
sert communment, si l'on est proccup, ATTRISTE ou au
contraire enthousiaste, l'criture s'en ressentira. Nous fai-
sons observer combien les experts de Vincent ont nglig ces
facteurs pourtant si essentiels.
Il demeure marquant que l'criture de Vincent est plutt
anguleuse, ce qui dnote, il faut le dire en toute justice, le cou-
rage et la productivity intellectuelle srieuse, en tant qu'acti-
vit littraire. Par contre, l'enseignement veut que ce soit, par-
fois, le signe de la CHICANE. Elle montre, dit cet ensei-
gnement, les drangements impressifs ou expressifs; elle est
toujours bizarre; elle se manifeste de diverse faons... ce
qui finit par la ranger dans l'Ecriture Pathologique. Tous
ces signes sont manifestes chez Stnio Vincent: et dans ses
signatures, et dans ses lettres, et dans de longs corps d'criture
et dans sa mthode politique.
Selon une Base de l'Ecriture, construite par le grapho-
mtre Schwiedland, il est montr que l'criture renverse
gauche est la marque de la dissimulation. Consultez encore
toutes les signatures confies par Vincent lui-mme Osborn
et Fontaine, on y verra cette marque formelle de la dissi-
multion: l'criture est penche gauche... mais, chose ton-
nante! elle ne l'est pas toujours, comme il est ais de le cons-
tater par les lignes manuscrites des deux photos suivantes -
les seules que nous ayons consent produire parce qu'elles
sont irrfutablement officielles.
Voyez-y l'angulosit des caractres: ils sont penchs, dans
une des signatures, ou droite ou gauche. L'criture du pr-








































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OBSERVATIONS: Deux photographies de Stnio Vincent, dj
President d'Hati; les deux photographies portent sa signature; l'u-
ne d'elles est mme ddicace: les signatures sont diffrentes, et par
le trac de l'criture, et par l'ensemble (corps d'criture), et par
le paraphe. Ces signatures, ayant appartenu d'autres que nous, et
figurant sur des photographies officielles, elles ont t choisies de
prfrence toutes autres pices pour viter toute contestation.









nom, dirait-on, est d'une autre personnel que celle qui a tra-
c le nom. L'o de Stnio, qui announce -le V majuscule de
<~Vincent, est absolument ferm, tout petit, ratatin, dissem-
blable tout--fait des o des signatures avoues par l'expertise.
L'n de Stnio est presque un a: un a ouvert!
Mais voici les deux arguments photographiques massues:
lo) le t de Stnio, don't on a tant discut la barre, a non
seulement sa barre ordinaire tout--fait en haut, coiffant pres-
que la lettre, mais cette lettre porte une autre barre, une deu-
xime barre, volontaire ou non; mais, cette deuxime- barre
existe.
2o. ce fameux t de la fin du nom DONT LES TRES
SAVANTS EXPERTS CANADO-AMERICAINS ONT AF-
FIRME, SOUS LA FOI DU SERMENT, QU'IL AVAIT
TOUJOURS UNE COURBE TERMINAL BOUCLEE ET
DEPASSANT SOUVENT LE SOMMET DU t, t QUI NE
FINISSAIT JAMAIS COMME CELUI DU BON eh! bien,
ce t s'achve exactement comme celui de la signature du Bon...
Il y a mme mieux: le trait qui l'achve est encore plus court
que celui du Bon, alors que les experts avaient l'air de re-
procher au trait final de ce Bon, sa brivet, par rapport aux
documents products par Vincent. Nous recopions l'apprciation
d'Osborn: Le t final est aussi dfectueux (sur le Bon) quant
sa forme (sic), lorsqu'on le compare aux signatures anthenti-
ques (sic), surtout que la barre ne se recourbe pas vers la gau-
che...
Nous prfrons ne pas tirer la conclusion de notre travail
pour ne pas augmenter le dsastre moral de notre adversaire.
Mais on nous permettra de reprendre l'observation sententieu-
se de l'Encyclopdie: La signature est la marque trs certai-
ne de la personnalit.
En nonant cela, l'Encyclopdie ne synthtise-t-elle pas
simplement l'aphorisme philosophique et surtout physiogno-
monique de M. de Buffon: Le style est l'homme mme?
Aussi, grce ce portrait et sa signature officielle, nous pour-









rions pousser cette exgse jusqu' l'analyse total de l'hom-
me qu'ils reprsentent graphologiquement et phrnologique-
ment; et cela, par le facteur-clef qui est l'influx invisible mais
incontestable quoi aboutit l'ensemble des dtails prconis
par Gastin et qui conditionne et le temperament et le carac-
tre. Mais, comme ce surplus d'analyse pourrait revtir un
aspect d'excs dans une polmique que brident certain ph-
nomnes regrettables de notre milieu, nous prfrons nous
contenter en restant toutefois dans le cadre et l'importance
scientifiques exacts des rsultats purement graphomtriques -
de cette opinion de C. Poinsot: Il existe bien sur chaque cho-
se, chaque tre, une signature de cet On-ne-sait-Qui myst-
rieux qu'on appelle le Crateur, la Nature, l'Influx astral, ou,
d'un mot plus mouvant, le Dieu Inconnu. Il existe bien des
types humans catgorisables autrement que selon la Gogra-
phie, classables selon une loi occulte, indubitable, formule,
vrifie depuis l'Antiquit. Qu'on emploie la physiognomonie
purement physiologique de Lavater, renouvele par Gastin, la
typologie plantaire de Ledos, la morphologie actuelle, la chi-
romancie astrologique de Desbarolles ou la chirologie expri-
mentale de Rem, la graphologie usuelle ou la synthse intuiti-
ve, les rsultats sont les mmes: on arrive une signature qu'il
n'y a aucun inconvnient dire astrale, quand ce ne serait
que pour la commodity du langage... Mais, je le rpte, cette
commodity est l'expression mme de la vrit astrologique.
Et cette signature est, selon l'expression de Decrespe, la som-
me exacte et la proportion des diffrentes actions plantaires
subies pendant le temps de la grossesse. De sorte que, au mo-
ment de la naissance, nous recevons une tonalit vibratoire
spciale, nous sommes conditionns selon certaines activits
physiques et psychiques. Et c'est cela qui constitute notre Des-
tin. Les theories de l'hrdit et du rgionalisme ne suffisent
pas, si vraies et si importantes soient-elles, expliquer cette
signature don't s'accommode fort bien le libre arbitre, puis-
que la volont fait aussi parties de ces dons inns et de ces h-










ritages. Ces hritages viennent-ils d'une, de plusieurs vies an-
trieures? L'Occultisme dit oui. Je ne rsouds pas ici ce grave
problme; j'en indique seulement le puissant intrt.
Et, comme pour corroborer les Elments psycho-diagnosti-
ques de Gastin d'o merge sa Loi d'Analogie sur laquelle
nous nous sommes appuy pour btir notre travail et qu'il a
lui-mme heureusement cite, le savant ajoute que cette .si-
gnature astrale est la preuve de l'analogie de l'aspect des tres
avec leur nature profonde...
La signature astrale, il y a trois systmes pour la dcouvrir
chez l'homme, conclut-il en nous donnant raison de joindre
l'aspect phrnologique du scripteur du Bon son aspect chiro-
graphaire...
lo. Par la Physiognomonie; 20. par la chiromancie qui
n'est au demeurant que la physiognomonie applique la
main; 30. par la Graphologie, qui est LA RESULTANTE DE
LA SIGNATURE CHIROMANTIQUE... Que si l'on peut pr-
tendre avec Mme de Thbes, Mme Fraya, Rems, et d'autres
chiromanciens, que pour lire les signes de la main il n'est nul-
lement besoin de se rattacher l'Astrologie, que si les grapho-
logues de mme et plus encore n'emploient mme pas un seul
mot du vocabulaire astrologique don'tt il y a trace pourtant
dans la chiromancie purement physiologique) cela est trs jus-
te quant aux rsultats. Il n'en est pas moins vrai que l'Occul-
tiste n'a pas tort non plus qui relie, d'un esprit plus haut, plus
synthtique, ces sciences entire elles. .
La signature astrale se trouve inscrite partout: sur le visa-
ge, dans la main, DANS L'ECRITURE... L'criture, c'est la
main traduisant ou trahissant l'me, dcelant le carac-
tre de celle-ci et, par suite, ses aptitudes. A ct de la signa-
ture astrale, ou plutt en consequence de cette signature: la
signature graphique. JAMAIS ELLES NE SE FONT MEN-
TIR L'UNE L'AUTRE.
Or, nous connaissons l'ascendance, le caractre et l'utrini-
t de Stnio Vincent: lpre, alcohol, prvarications, abus de












confiance, antipatriotisme, gocentrisme, concupiscence.
Il reste signaler que Vincent, tant avocat, savait perti-
nemment que l'expertise n'est jamais unilatrale, mais forc-
ment contradictoire; pourtant, il l'a dlibrment et obstin-
ment refuse au procs, pour la commander unilatralement
deux ans et demi plus tard! C'est pour parer cette carence
morale qui montre quel point notre adversaire n'est jamais
dcid rester dans le chemin du Droit que nous avons voulu
cette exgse: elle indique la porte de la procedure qui nous
a valu d'tre publiquement dpouill par une condemnation
politique et quatre ans d'emprisonnement, sous la prsidence
d'Elie Lescot.
En definitive, cette expertise, commande prs de trois/ans
aprs le procs de Juin 1943 pour essayer de prolonger notre
detention, n'a fait que continue les indignits du president
d'Hati qui inspira ces lignes historiques Franois Dalencour:
De 1930 1940, il y a eu plus de scandals dmoralisants,
dvoils ou cachs, que pendant plus d'un sicle d'histoire...
Jamais le pays n'a connu une pareille abjection!


Socit d'Editions et de Librairie , Port-au-Prince, Hati.






t i / c -




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