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Justice
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00258
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: February 2, 2012
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( sobekcm )
review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00258

Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 11 Octobre 2012 92Anne N 41 Martinique: 2,00 France: 2,40 DOM: 2,20 E


Rentr6e politique bu PCM:
Dimanche 14 Octobre 2012
a partir de 9h Office de la
culture du Robert
Arman6 Nicolas, Historien:
"Nous n'accepterons pas la
rehabilitation de Jos6phine"





http://www.ioural-iustice-martinique. com


f


La Martinique n'oublepas ThierryDol
.. . . . . . . . .. .
Le Martiniquais Thierry Dol, pns en olage au Niger
dans la null du 15 au 16 septembre 2010. avec qua-
tre Francais, un Togolais el un Malgache, ernployes
des societies francaises Areva et Salom, par la
branched Ai-Qaida au Magreb Islamique (AQMI). est
soulenu moralement par Loute la Martinique, y com-
S .pris les militants communisles el leur journal Justice.


j I 17 r 20 stice ns -Pa


La security aerienne en question
Du2 au 5 octobre 2012 s'est tenue aux Trois-llets, la 24eme reunion des Directeurs
de I'aviation civil de la region Est-Caraibe. Cette rencontre annuelle place sous
Sa ka Pas ....................p.2 I'6gide du bureau regional de I'Organisation de I'Aviation Civile Internationale (OACI),
a accueilli des d66lgations venant d'Anguilla, d'Antigua et Barbuda, de la Barbade,
E ito ........................ 3 des lies Vierges, de Grenada, de Saint Kitts et Nevis, de Saba et Sainte- Eustache
- Le changement est possible de Sainte-Lucie, de Saint -Vincent et des Grenadines, de Saint- Martin, de Trinidad
et Tabogo, des Etats-Unis, ainsi que des repr6sentants des associations de compa-
Luttefs$ciale ................f. gnies a6riennes, d'a6roports et de prestataires du service du contr6le aerien.
- Auto-entrepreneurs L'objectif de cette reunion etait de coordonner I'ensemble des actions n6cessaires
- Election dans les petites entreprises pour garantir un haut niveau de s6curit6, promouvoir le d6veloppement durable et
- Fusion des h6pitaux renforcer la cooperation technique entire les itats dans les Antilles. Ont 6te traits
les sujets de s6curit6, de sOret6 et de navigation a6riennes et de la cooperation tech-
ocit .............. ..... 5/7 nique et en matiere de formation
- Point de vue : Vive le 74 !
- H6pitaux publics Le tourisme outr-mer reprsent#d Aout France
- Les rendez-vous de la Presse
- Braves Karine Roy-Camille, Presidente du Comit6 Martiniquais du Tourisme, a 6t6 nommee
- Contre la rehabilitation de Josdphine au Conseil d'Administration du groupement d'inter6t Bconomique d'Atout France, ope-
rateur unique de I'Etat dans le secteur du tourism. C'est la premiere fois que I'outre-
Viedu Parti.................... 8 mer occupera une telle function. Selon un communique de press : "Sa presence au.
- RentrBe du PCM ce Dimanche
c6tis des spicialistes de haut niveau permettra Aitout France de bineficier de sa vision
Politipue.................. 8/12 ecperte du tourism uCtramarin et caribien. ICnefait aucun doute que cette nomination
- Action de nos parlementaires ne manquera pas d'enrichir es orientations et [es decisions prises au Conseilfd'dminis-
- Epandage adrien tration". Karine Roy-Camille est egalement membre du Conseil d'Administration de
- Dibat loi vie chore au senat
- Bdbaet lot vie ce 2u la Caribbean Tourism Development Company, organisme qui s'attache au d6velop-
- Budget Outre-Mer ;OI3
pement touristique du bassin caribeen.
France ................p. 12/13 "e suis honorie de cette distinction etje sais queje pourraiporter les couieurs de la WMar-
- La rigueur cest maintenant I tinique tout en m'attachant a euvrerpour tous ls (Dpartements et Colfectivitis 'Ou-
tre-!Mer", a-t-elle d6clar6.
Dans le Monde ............p. 14'17
- Brillante reelection de Chavez Fin Il p#che aux ourSinS
- Santos Negocie avec les FARCS
- Le massacre oublie L'autorisation donnee aux seuls marines pecheurs professionnels pour la peche aux
- Les relation Occident pays arabes oursins blancs, par I'arrWt6 pr6fectoral en date du 21 septembre 2012, a pris fin le
- Flash Hebdo vendredi 5 octobre & 12h00. Depuis cette date, toute peche d'oursins blancs est stric-
tement interdite dans toutes les eaux bordant la Martinique, annoncent les autorites
AnInmes Lgale ...........P. 17/1P en assurant que "a (Direction de (a Merainsi que 'ensemble des administrations en mer

Cuture ................... p. 20 effectueront des contrlfes pourfaire respecter cette interdiction de piche". Selon les pe-
- Christophe Colomb cheurs, cette ouverture, apres 3 ans sans peche a 6te bonne, mais il faudra attendre
les relev6s sur la resource pour voir si une nouvelle champagne de peche sera au-
_j torisee au mois de d6cembre prochain.

TJusTc Un guie pour les etrangers5__
Administration & R6daction : Les services de I'Etat ont elabore 2500 exemplaires d'un guide d'accueil pour les
T6. : 05 96 71 86 83 strangers en lien avec I'association pour I'accompagnement, le developpement et la
Fax : 05 96 63 13 20 promotion de I'action social (AADPAS). Cet ouvrage traduit en 3 langues (frangais ,
ed.justice@wa o.fr anglais et espagnol) a pour objectif d'informer et d'orienter les personnel immigr6es
ed.justice@wanadoo.fr sur les diff6rents acteurs qui concourent a leur insertion socioprofessionnelle sur le
territoire, dans les domaines de I'emploi et la formation, le logement, I'6ducation et
i rI'apprentissage de la langue frangaise et la sant6 et les droits sociaux. La population
des strangers est evalu6e a un peu plus de 2% de la population total, chiffre datant
.. .. .. ..... de 2007.


Fondaaeur : JUles MONNEROT I
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0116187526
12 Janvier 2012
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Te. : 0596 73 14 54


P'_5A A IAB





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Face a la tourmente, te changement est possible et necessaire


La victoire de Hugo Chavez au Vn6zuela a une portee
universelle. Elle est important pour le people vene-
zuelien lui-m6me qui lutte contre les men6es de la droite
soutenue par I'imp6rialisme am6ricain. Elle est impor-
tante pour le sous-continent latino -am6ricain oi la
gauche du Br6sil au Nicaragua, de la Bolivie a I'Uruguay
avait les yeux braqu6s sur Caracas.
C'est un message d'espoir que porte cette experience
politique original don't ce pays est le th&etre. Elle mon-
tre qu'il est possible de faire reculer la pauvret6 et de
mettre en place une nouvelle repartition des richesses.
La d6mocratie, la vraie, la dignity et la cooperation entire
les peuples latino-am6ricains ne sont pas de vains
mots. Et le people du V6n6zuela avec Hugo Chavez y
a apport6 une 6minente contribution.
Pour nous aussi cela veut dire que le changement est
possible a I'heure oi nous sommes arrim6s a un conti-
nent europ6en qui sombre dans la recession et auquel
ses dirigeants n'offrent, a travers le trait budg6taire
Merkozy que veut ratifier Frangois Hollande, que la
perspective de I'aust6rit6 perp6tuelle et de la regression
social pour satisfaire les appetits des marches finan-
ciers.
L'6conomie frangaise est & I'arr6t, le pouvoir d'achat en
France est en baisse et la zone euro en recession, vient
de confirmer I'INSEE. Et les doutes les plus s6rieux se
font jour sur la perspective modest de croissance de
0,8 % en 2013 sur laquelle est batie le budget le plus
dur de la France depuis 30 ans. Elle serait plut6t de 0,
3 %, ce qui veut dire un tour de vis budg6taire suppl6-
mentaire pour respecter le dogme des 3 % de deficit par
rapport au PIB.
Victorin Lurel peut toujours se r6jouir que dar)s cette
tourmente le budget de I'outre-mer ait 6et quelque peu
6pargn6 et que la sacro-sainte d6fiscalisation associ6e
aux exon6rations de charges patronales ait 6et mainte-
nue.
II reste que le budget de I'outre-mer ne repr6sente que
15 % des sommes d6pens6es par I'Etat dans son do-
maine colonial. Pour le reste I'aust6rit6 s'appliquera, no-
tamment aux collectivit6s locales si importantes dans
notre economic anemiee..
Or I'activit6 en Martinique a 6te faible en 2011 (1% seu-
lement de croissance) et depuis le d6but de la present
ann6e elle serait en recul sur tous les fronts : le BTP, le
tourism, la banane, les importations, etc. La consom-
mation est au point mort. L'investissement priv6 a et6
stopp6 par les possedants et est a la reduction. Le ch6-
mage continue a 6voluer a la hausse. L'6migration des
jeunes explose a nouveau tandis que le vieillissement
du pays s'accelere.
L'agonie de I'h6pital public va-t-elle s'arreter avec les
annonces de credits arrach6es a la ministry de la Sant6
Marisol Touraine par nos parlementaires ? II faudra
beaucoup de vigilance tant le poids de la crise est fort


sur les d6cideurs
d'outre-atlantique.
II est clair que nous
devons & la fois d6-
fendre pied a pied
nos intE6rts come
I'ont fait les 6lus qui
ont sollicit6 le minis-
tere de la Sant6
pour qu'il respect
ses engagements
de sauvetage de
I'h6pital public, par
example. Comme
nous le faisons pour
ambliorer le project
de loi Lurel dit de
lutte centre la vie chure et qui n'pgratignait que symbo-
liquement les profiteurs jusqu'd ce qu'il soit un peu plus
muscle apr6s son passage au S6nat en pr6voyant la re-
glementation des prix d'une listed "imitative"de products
de consommation courante. Et il faudra continue a
contrer la pression des lobbys coloniaux qui veulent
vider cette loi de sa substance dej& peu consistante.
Mais nous devons r6fl6chir en meme temps a I'1labora-
tion d'un nouveau mod6le de D6veloppement pour ren-
dre le pays moins vulnerable et moins fragile. Nous
devons offrir une perspective unitaire de changement et
de responsabilite.
L'annonce distill6e ici et IA d'un report de I'alection de
I'assembl6e de la Collectivit6 unique a 2015 n'est pas
de nature a aller dans le sens des int6r6ts propres de la
Martinique.
Le s6nateur Serge Larcher nous dit dans France-An-
tilles du 4 octobre 2012 que, ayant choisi en janvier
2010 I'article 73, nous avons d6cid6 de rester dans le
droit common et que nous ne pourrions que suivre le re-
port envisage en France des elections cantonales et r6-
gionales en 2015. Fort bien. Cependant le choix de la
Collectivit6 unique, a I'initiative de nos 6lus, visit A nous
doter de I'instrument minimal pour nous attaquer & la
crise sp6cifique qui nous frappe et don't la r6volte popu-
laire de f6vrier 2009 n'a 6t6 que le r6v6lateur. L'instru-
ment minimal, insistons. Notre calendrier n'est pas celui
de la France.
L'assimilationnisme 6troit conduit & I'absurde, a savoir
subordonner A tout prix nos int6r6ts a ceux de I'ailleurs.
Car qui ne voit qu'il faut absolument amorcer le chan-
gement ici m6me et maintenant. L'approfondissem'ent
de la crise capitalist nous I'impose.
Rendez-vous Dimanche 14 octobre 2012 & I'Office de
la Culture du Robert pour en d6battre sans tabou.
Michel Branchi


F j i 1 nri cble21tHI c Ee ',f-g


r Epn





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-90 % bes auto-entrepreneurs se versent moins que le SMIC


Un pretendu moyen de cr6er son propre emploi


Selon I'lnsee, moins d'un quart des auto-entrepreneurs ont
reussi I'an passe A se verser un salaire regulier. Et pour 90 %,
il etait inferieur au salaire minimum.
Dans le detail, sur les 328 000 createurs d'une auto-entreprise
recenses en France en 2009, annee d'entree en vigueur du re-
gime, moins de 80 000 en ont tire un revenue de facon continue
en 3 ans. Salaire qui en 2011, 6tait inferieur au SMIC pour 90%
d'entre eux. II faut dire que seule la moitie (174 000) de ces
auto-entrepreneurs ont declare au moins un euro de chiffre d'af-
faire la premiere annee suivant la creation, et sont done consi-


deres comme economiquement actifs. Au bout de trois ans, un
peu moins d'un tiers (102 000) etaient toujours actifs. Et seuls
79 000 ont pu degager un revenue regulier et continue sur 3 ans.
Mais le revenue moyen de ces auto-entrepreneurs 6conomi-
quement actifs etait d'environ 4 300 euros par an en 2009,
centre 13 416 euros nets pour le SMIC, alors que le salaire des
createurs d'entreprises classiques est de 14 100 euros.
Les 328 000 auto-entreprises ont represents en 2009 plus de
la moitie des createurs d'entreprises, deux tiers des non-sala-
ries nouvellement installs et 13% de I'ensemble des non-sa-
laries. "Peu ont quittei 'auto-entrepreneuriat pour rejoindre ie
regime non safarie classique", precise I'institut sans donner de
chiffre. A I'inverse, "par fes simplifications administrative etfis-
caCes qu ~fpermet, le statut d'auto-entrepreneur attire certain non-
salaries qui exercent dija une activity independante sous un regime
classique", fait remarquer I'nsee. Les auto-entrepreneurs actifs
exercent souvent en parallele une activity salariee.
Le statut d'auto-entrepreneurs avait ete cree par le gouverne-
ment Sarkozy comme reponse au ch6mage et moyen de sti-
muler la creation d'entreprises.
En Martinique les chiffres de creations d'entreprises ont ete
fausses par ce phenomene.
(Humanite)


Aux urnes, les salaries bes petites entreprises


Du 28 novembre
au 12 d6cembre,
les personnel
(CDD, CDI, appren-
tis...) des entre-
prises de moins de
onze salaries pour-
ront s'exprimer sur
Sla repr6sentativit6
a ddes syndicate.
Toutes les trbs pe-
.tites entreprises
(TPE) de tous les
secteurs d'activite
sont concernees, B
I'exception de I'agri-
culture. Artisanat,
commerce, 6cono-
mie social, profes-
sions liberales,
Tous les salaries des petites entreprises monde cultural, ser-
sont concerns
vices... si vous avez
au moins seize ans et qu'au 31 d6cembre 2011 vous etiez ti-
tulaire d'un contract de travail en CDI, en CDD ou en course d'ap-
prentissage, vous Ates appele A voter entire le 28 novembre et
le 12 d.cembre prochains, par Internet ou par correspondence,
pour I'6tiquette syndicale que vous jugerez la mieux A mime
de vous repr6senter pour n6gocier les conventions collectives
(temps de travail, conges, salaires, formation...) et tout accord
professionnel vous concernant.
C'est la 'premiere fois qu'un tel scrutiny se d6roule en France.
Conformement A la loi du 20 aoOt 2008, il sera pris en compete,
en 2013, pour etablir la representativit6 des organizations syn-
dicales dans le secteur prive.


II va falloir choisir
Sont eligibles les organizations syndicates affiliees A une orga-
nisation representative au niveau national interprofessionnel
respectantt fes valeurs ripu6bicaines, indipendantes et ~egalement
constitutes depuis au moins dew ans, prisentes sur Ce territoire
concern". En I'occurrence, ici, il s'agit du territoire regional. Que
vous soyez serveuse de restaurant, vendeur de chaussures,
magon, ingenieur informatique, assureur ou meme salaries d'un
office notarial ou d'un particulier employer, vous avez norma-
lement dejA regu le materiel de vote.
CFDT, UGTM et CSTM, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO, SUD,
CFTC, ... il va falloir choisir. Les organizations syndicales sont
A pied d'oeuvre, d'autant que le taux de syndicalisation est tres
faible dans ce type de structure d'entreprise. Toutes les orga-
nisations syndicales martiniquaises presentent une liste. Cer-
taines ont du fusionner leur liste car la loi ne permettait qu'une
seule entity avec le meme nom a I'instar de la CGTM et CGTM-
FSM.
Le gouvemement a mis un site en ligne (electiontpe.travail.gouv.fr)
qui vous permettra, notamment, de verifier si vous 6tes bien inscrit
.sur les listes electorales.
C.B avec L'Humanit6


La Fusion oes h6pitaux publics evant to
Consemi d'etat.
Les syndicate AMUF, CDMT, SASM, UGTM ont depos6 un re-
cours en annulation devant le Conseil d'Etat A I'encontre du
d6cret n02012-935 du ler aoOt 2012 relatif A la fusion du cen-
tre hospitalier universitaire de Fort-de-France, du centre hos-
pitalier du Lamentin et du centre hospitalier Louis Domergue de
Trinite.


* ^IHr fIlflB^B^K^ ,


[ WmlUiHEiitES





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Point be vue: Vive te 74!, Messieurs les transporteurs et tous tes autres!


La legislation europeenne inadaptee aux transporteurs martiniquais

Les transporteurs de la Martinique viennent d'achever une
gr6ve contre la legislation europeenne qui, si elle 6tait appli-
quee ici, aurait provoque la disparition d'une cinquantaine d'en-
tre eux La catastrophe quoi !
En effet on les oblige a appliquer les lois europeennes qui sont
faites pour les entreprises de transport adaptees 6 de grands
pays et qui comportent generalement des dizaines, voire des
centaines de v6hicules.
Ici, la plupart des entreprises ne possedent q'un seul vehicule.
Chaque annee ils sont soumis A des contr6les contraignants
qui menacent I'existence de la structure surtout en cette pe-
riode de crise.
Interrog6s, les transpdrteurs en greve r6pondent tous, sans ex-


ception : "c'est Cafaute de la legislation europienne qui n'est pas
adaptie d notre situation martiniquaise".
Oui, mais c'est aussi la faute de ceux qui en janvier 2010 ort,
au r6f6rendum, en votant contre le 74, rejet6 la possibility de
mieux d6fendre leurs "intirets propres" en permettant a I'as-
.sembl6e locale de voter des lois pour la Martinique, pour les
transporteurs notamment. La majority a vote "Non", car les de-
partementalistes et les neo-PPM ont reussi & effrayer et trom-
per les electeurs en brandissant "Ca perte de tous Ces avantages
sociau"'s'il y avait I'autonomie grace A I'article 74 de la Consti-
tution.
Maintenant, beaucoup de Martiniquais se mordent les doigts et
poussent de hauts cris -Cela ne suffit pas. Tant que nous n'au-
ront pas I'autonomie, avec le 74, chaque annee se poseront
les memes problems et les memes menaces sur des dizaines
de petits transporteurs. A vous de 'ouer".
Ajoutons que ce qui est valuable pour les transporteurs, I'est
aussi dans d'autres domaines tels que les programmes sco-
laires, la protection des terres agricoles, la fixation des prix, les
normes en matiere de construction, I'environnement, la protec-
tion de nos productions, etc. La necessity d'adapter lois et re-
glements a nos realites particulieres se fait chaque jour sentir.
Yj,


Hopitaux publics: Une aibe exceptionnelle bu gouvernement


Au mois d'ao0t dernier, les d6put6s de Martinique, Bruno Nes-
tor Azerot, Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor ont solli-
cite aupres de Madame Marisol Touraine, Ministre des affaires
sociales et de la sant6, une audience exceptionnelle avec les
organizations syndicales et le personnel hospitalier, relative a la
situation pr6occupante de I'h6pital public en Martinique. Les s6-
nateurs Maurice Antiste et Serge Larcher sont intervenus au
S6nat pour alerter la Ministre de la Sante "sur la situation dra-
matique des i6pitaux de la sMartinique, confronts a une crisefi-
nancibre et budgitaire sans pricident". Serge Letchimy, de son
cote, a interpelle le gouvernement sur cette meme situation.
Les trois h6pitaux publics (CHU de Fort-de-France, Trinite et
Lamentin) cumulent pres de 150 millions d'euros de deficit, ce
qui plombe la quality et le suivi des eoins en Martinique. Ce
sont done les mobilisations conjugu6es des personnel, de
leurs syndicats, des 6lus et des dirigeants des h6pitaux publics
qui ont pouss6 le gouvernement a repondre 6 la demand
d'aide pour I'h6pital public. Ainsi, le jeudi 4 Octobre dernier, les
conseillers des ministres de la Sante et de I'Outre-mer ont recu
les parlementaires Serge Letchimy, Serge Larcher, Nestor Aze-
rot, Maurice Antiste, Alfred Marie-Jeanne et Jean Philippe Nilor,
de m6me que le directeur de I'Agence r6gionale de Sant6,
Christian Ursulet, pour leur annoncer une s6rie de measures en
faveur des h6pitaux publics.
II s'agit notamment: 1) du versement, avant la fin d'ann6e 2012,
d'une subvention exceptionnelle de I'Etat (on parle de 40 A 50
millions d'euros, afin de remedier dans I'urgence aux difficulties
de tresorerie des h6pitaux; 2) de garantir le retour A I'equilibre
dans le cadre d'un contract de progres; 3) d'assurer le finance-
ment des investissements relatifs aux plateaux techniques du
CHU de Fort-de-France; 4) de la promesse de ne recourir a
aucun licenciement dans le cadre de la fusion.
Les parlementaires, Bruno NestorAzerot, Alfred Marie-Jeanne
et Jean-Philippe Nilor, dans un communique "ont pis acte de


Reunion des syndicalites de la Sant6 avec les parlementaires
Reunion des syndicalistes de la Sante avec les parlementaires


Engagement de rEtat de garantir defacon a6solue le maintien
despersonnes, sans icenciement, d'abonder la trisorerie et ont in-
dique leur volonte de participer avec tous fes partenaires a la rea-
isation de Caccordcadre afin qu 'iredonne au system hospitalier
Martiniquais toute son efficacite en matikre de soins & la popula-
tion". Serge Letchimy a r6agi lui aussi en d6clarant dans un
communique "demeurer vigilant et a tout faire pour que cette re-
construction de 1-f6pital(Pu6lic sefasse grace t un effort de tous
pour (a sante des Martiniquais" II a affirm par ailleurs qu'il pour-
suivra ses efforts de soutien 6 I'H6pital, en tant qu'ex6cutif r6-
gional. II a souligne son intention de resterr tres attentifa ce que
les efforts s6ient garantis dans le budget de [Etat, dans son par-
tenariat avec Les coflectivitis, et que le regardne soit pasporte que
sur une politique de sante sur 3 Hipitauw mais une politique de
sante ci6bie sur toute la Martinique de Grand-Rwivire a Sainte-
Jnne".
Pour I'heure, direction et syndicats, s'ils se felicitent de cette
announce, attendent voir, sachant que souvent les promesses
ne sont pas suivies d'effets.


eIh /1 OIFn0rm RtSicno 4 Pg 5


I Socltit I





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Renbez-vous be la press a Martinique Premiere: La cruise, que e cruise ?
.. .. . .. .. . .. .. ... .. . . .. . .. .. . . . . . . .. . .. .. . .. .. . .. .. . .. .. . .. .. . .. .. . .. .. . .. . .. .. .. ... .. . . ,,


Le rendez-vous de la press du Samedi 6 octobre, A Radio
Martinique Premiere, 4tait anime par Pedro Monnerville qui
avait invite Michel Branchi, Redacteur en chef de Justice,
Adamws Kwateh de France-Antilles, Francette Rosamond-de
Inter-Antilles Magazine ansi que M. Michel Philippon, pretre,
cure de de Briand comme "o6servateur". Les sujets proposes A
la discussion par I'animateur ont ete les suivants :
"- Les hausses de la rentree...NVotre porte-feuille en prendun coup
(6iere cigarette car6urant -gaz)
- 50 millions injects pour les h6pitawu...Aide au fance-pierres ???...
- Fraude au conseilQgneral..Surveillance accrue autourde certain
services
- La rude sur es oursins....Le caviar desAntilles...Un avenirjuteuw
pour (es professionnels
- Les annonces du Prisident Hollande... Project de loi sur la dicen-
tralisation... Report des elections cantonale et rigionale en
2015....Incidences ou non sur la mise en place de la collectivite
unique..
- Plans sociaux en masse dans rfiexagone...La rentrie de tous les
dangers...Plusieurs secteurs toucihs don't Cautomobile et tindus-
trie".
Un autre thttie "Le contr6le d'ldentite entire les (DO9 et Chexa-
gone... Discrimination selon le deputy rdunionnais Thierry Rp-
bert.... ", n'a pu Otre abord.faZite de temps.
Les participants ont fait le lien entire les hausses de prix de la
rentree, les difficulties financibres des h8pitaux, la rentree de
tous les dangers en France pour Frangois Hollande en fort recul
dans les sondages (multiplication des plans sociaux) et la crise.
C'est sur la nature de la cruise et son origine que les clivages


sont apparus. Francette Rosamond, le pere Philippon et dans
une certain measure Adams Kwateh, alignant I'explication neo-
liberale actuelle et courante, a savoir que la France a vecu "au-
dessus de ses moyens"que I'on a vecu "a cridit"sur le mythe de
"'Etat-Providence" Doncjustifiant I'austerit6 tout en denongant
,paradoxalement les hausses d'imp6ts. Michel Branchi s'est ef-
force d'expliquer que la crise est liee a la financiarisation du
system capitalist et a la boulimie de profits financiers de I'oli-
garchie qui le domine. II n'y a pas crise a proprement parler de
la dette mais cruise nee de I'obligation des Etat d'emprunter
pour sauver la finance en faillite. Les capitalistesrnt impose
partout aux Etats des cadeaux fiscaux grevant les budgets.
L'austerite ne guerit pas le malade mais le tue, comme le dit le
prix Nobel d'economie americain Joseph Stiglitz, a-t-il essay
de demontrer alors qu'il etait interrompu dans sa demonstra-
tion.
Sur I'eventuel report de I'election de la Collectivite unique a
2015, Michel Branchi avait pu denoncer le pretexte avance par
Serge Larcher notamment que, les Martiniquais ayant choisi
I'article 73, il fallait suivre ce qui se ferait en France pour les
cantonales et regionales, 6 savoir un report des elections A
2015. II a argue du fait que le choix de la Collectivite unique
avait ete realise pour amorcer un changement de module de
Developpement que I'approfondissement de la crise rend
chaque jour plus urgent. Bien entendu, les trois autres interlo-
cuteurs ont soutenu qu'il valait mieux prendre son temps pour
mettre en place la Collectivite unique. Un choix fait en 2010
pour une application en 2015. Et encore...
En reality, c'est la defense camouflee du statu quo institution-
nel.
A.G


Frau e aui'Coseilen eral


Le Conseil General a mis A jour une fraude concernant des ver-
sements indus de I'Allocation Personnalisee d'Autonomie (APA)
pour un montant total de 188 000 E. L'Allocation Personnalisee
d'Autonomie est destinee aux personnel agees dependantes
et est ouverte aux personnel h6bergees A domicile ou dans un
etablissement. Entre 2005 et 2012, un agent affected au service
-de la Direction de I'Aide aux Personnes Agees de la collectivit6
a continue a verser des allocations & des personnel decedees.
Par un jeu d'ecriture, ces sommes se sont retrouv6es sur ses
comptes bancaires personnel. L'agent en question, une
femme, a ete suspendu6. La Jdstice a 6te saisie et I'affaire suit
son course. Ces faits ont ete r6evles, selon le communique de la


President du Conseil general, suite A "des dispositifs de contrfle
interne". Elle a d'ailleurs charge les services departementaux
de mener une mission d'expertise et de control 6tendue A I'en-
semble du personnel de la Direction de I'Aide aux Personnes
Agees.
Une affaire qui ne doit pas jeter I'opprobre sur la majority des
agents, a assure la Pr6sidente, en souhaitant que ce cas soit
isole.

Sophi Etlizon nommee eileguee interminis-

terieUe
La R6unionnaise Sophie Ili-
zeon a ete nommee, le mer-
credi 3 octobre 2012, deleguee
interministerielle pour I'1galit6
des chances des Frangais
d'Outre-mer. Elle succ6de
Claudy Siar qui 6tait en poste
depuis 16 mois. Sophie lizbon
a occupy le poste de d6elguee
regional des Droits des
femmes A la Prefecture de La
Reunion.
Victorin Lurel, dans un commu-
nique dit "se rejouirde travailler
en itroite collaboration avec [a Sophie Elizdon


V ~ I O20R12 -utcn'4s1-Pae


--


I


^ M IIEPIAS


11 Sv#T


Iina.il yotlllarlu ; Ule IluIIa ifpnlu.lc; ln ukriUtis






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nouvelle d~efguje interministirielle sur les trks nombrewu champs
aujourd'fui ouverts pourfaire progresser Crgafite et valoriser Ie
dynamisme des originaires des Outre-mer dans la Ropuflique ".
La delegation interministerielle pour I'Egalite des chances des
Frangais d'Outre-mer est un organisme interministeriel ayant
pour mission d'aider le gouvernement A definir les politiques
qui conviennent pour assurer I'egalite des chances des origi-
naires des outre-mer installs en France, et de prevenir les dif-
ficultes specifiques qu'ils rencontrent en raison des
discriminationn. II s'agit aussi de preserver leurs liens avec leurs
pays d'origine et de faire la promotion de leur culture en France.

Attribution )'une subvention 6@ 250 000 au

Centre Emma Venturd
Lors de la pl6niere du 25 septembre 2012, les representants
du personnel du Centre Emma Ventura avaient ete autorises
par la Presidente du Conseil General A prendre la parole pour
expliquer aux elus la situation difficile que connait I'6tablisse-
ment, notamment s'agissant de la desuetude des equipements
d'accessibilite. A cette occasion, la Presidente s'etait engage


A etudier le dossier dpns les plus brefs delais. Les elus du
Conseil General, reunis en Commission Permanente, se sont
prononces favorablement sur I'attribution d'une subvention d'un
montant de 250 000 au Centre de soins de personnel agees
Emma Ventura pour le financement de deux monte-charges.


- ... "--
Seance pl6niere du Conseil regional le 8 Octobre, ambiance de tranchee entire majo-
rite et opposition notamment sur la question de la creation de I'lnstitut martiniquais de
statistique et d'4valuation des politiques publiques ou de la modification de la delibe-
ration concernant I'aide social transferee de la Region vers les Centres d'action com-
munale. Nous y reviendrons.


Nous n'accepterons pas la rehabilitation be Josephine

parArmanW Nicolas, Historien


Depuis quelques temps
les autorites gouverne-
mentales et les milieux as,-
similationnistes locaux
Smenent une champagne
sournoise pour r6habiliter
Josephine de Beauhar-
l. nais, qui fut I'6pouse de
Napoleon. L'ex-ministre
de la Culture de Sarkozy
avait recemment fait de la
S mason de I'ex-imp6ratrice
un lieu d'excellence (c'est
Saujourd'hui un musee) be-
neficiant du label "Maison
des illustres". Nous avions
Josephine de Beauharnais sur la Savane dejA protested centre cette
decision prise sans
consulter les assemblies locales. Mais depuis quelques se-
maines, A la faveur de manifestations culturelles locales, on
remet Jos6phine sur la scene. C'est le cas du "Festivafde Fort-
de-France"oC I'on a organism un soi-disant debate avec la pre-
sence d'une delegation de personnalites venant de France. On
y a vant6 les qualities humaines de I'ex-6pouse de Napol6on, sa
beauty, sa g6enrosit6 pr6tendue, son amour des fleurs et au-
tres attributes de cette nature pour estomper le fait qu'elle fut
une propri6taire d'esclaves, attache au syst6me esclavagiste,
d'accord avec son 6poux pour r6tablir en 1802 I'esclavage aboli
par la Convention frangaise en 1794. La semaine derniere, il y
a eu une operation "Josjphine" patronnee par la Direction lo-
cale des Affaires Culturelles, dans le cadre des "Journmes du Pa-
trimoine": LA encore, le mus6e de la Pagerie a 6t6 mis en
vedette. Tout le monde a pu le constater sur la station ATV. L'ac-
cent a 6et mis sur les merites de Josephine et son esclavagiste
d'6poux. C'est scandaleux. Madame la Directrice des Affaires
Culturelles est venue en personnel vanter sa merchandise. II
est vrai que cette personnel nous a etd envoyee de Paris par


Sarkozy et qu'elle n'a pas la sensibility martiniquaise. Parce
que, bien sir, il n'y a pas de Martiniquais capable de manager
I'action culturelle de la Martinique! II est vrai que c'est la meme
chose dans tous les domaines : il suffit de regarder A la T6le
une reunion des Chefs de Services de la Martinique. Sarkozy
avait promise de changer ga, car ce problem avait et6 souleve
meme par des "gens tres 6ien" aux Etats generaux de I'outre-
mer. Bien entendu "Parolan bouch pa chage". Sarkozy n'a rien
fait et ca continue. Mais le plus navrant est de voir des Martini-
quais pr6ter la main A cette operation de rehabilitation. Avec les
memes arguments idiots relatifs A sa beauty, sa generosity,
etc, etc, et parfois en soulignant "Cidentiti martiniquaise". Ces
gens-lI n'ont pas encore compris ce qu'a represented ce regime,
barbare et cruel qu'a 6et I'esclavage'durant deux sibcles Et
ce sont les belles robes, les sourires et les bijoux de Josephine
qui devraient nous pousser & I'absoudre Car la personnalite
de Josephine n'apporte aucun element serieux en sa faveur.
Ne parlons pas de la beauty Le tueur de Norvbge, qui a froi-
dement extermine plus de 70 jeunes gens, est plut6t beau gar-
con! Tous les biographies de Josephine ont soulign6 son
elegance, son amour des bijoux, son temperament depensier
(elle quemandait des millions A son imperial epoux pour satis-
faire ses penchants, pour enrichir sa famille, ses amis). Sa fri-
volite sexuelle(les comes de I'empereur 6taient superbes). Elle
n'a servi la Martinique A aucun moment. Elle n'a exprime au-
cune opposition au retablissement de I'esclavage (elle continue
A toucher les revenues de la Pagerie). Elle a vecu en France, au
coeur de la nouvelle aristocratie de I'epoque, entouree d'une
cour de profiteurs de I'esclavage. Alors ? Oui, Josephine a
exist ; mais comme un personnage negatif. En general, on ne
porte pas aux nues ce genre d'individu. Laissons I'oubli I'en-
traTner dans les tenebres. Mais A aucun prix nous ne devons
accepter qu'on lui dresse "une nouvelle statue". Leissons cela A
ceux que I'ali6nation colonialiste a abrutis. Ne laions pas les;. ;
colonialistes nous abrutir. Un vrai Martiniquais ne marchera. ,'
pas. .


IF Octob-,- 2012 S`


Armand Nicola .-
Historien. ;:


~IL~C; `





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Rentre politique 6u PCM : Dimanche 14 octobre, Office e la Culture 6u Robert

Contre ta vie chore et pour un Developpement durable et solitaire


Chacun measure aujourd'hui I'ampleur des ravages de la crise
capitalist qui se traduit notamment en France par I'explosion
du ch6mage, la baisse du pouvoir d'achat et I'accroissement
de la pauvrete. Alors que leurs profits ne cessent de gonfler,
les capitalistes, avec la complicity des instances europeennes,
imposent aux travailleurs des politiques d'austerit6 de plus en
plus insupportables.
Cette crise frappe encore plus durement notre pays don't
tous les indicateurs socio-6conomiques (emploi, salaires,
sant6, niveau de vie...) se sont consid6rablement degra-
des.
Une situation aggrav6e par le niveau des prix h la consom-
mation particulibrement elev6 qui accentue la pauvret6 des
' plus d6favorises.
Aujourd'hui, la question de la chert6 de la vie interpelle tous les
Martiniquais. Le Parti communist qui a beaucoup contribute
la prise de conscience de cette reality extend amplifier son
combat centre la pwofitation et les tenants de cette 6conomie
colonial.
Face 6 la gravity de la situation, le gouvernement a mis en
chantier un timide project de loi qui ne s'attaque pas aux racines
du mal.
Cependant la question de'a lutte contre la vie chore appelle
aussi A mettre en place progressivement un autre mode de de-
veloppement economique, social et ecologique pour.rendre
notre pays moins vulnerable et defendant.


C'est sur ce sujet d'une brOlante actuality que le PCM invite ses
militants, ses sympathisants et tous les Martiniquais d6sireux
de s'associer A ce noble combat & la rencontre-debat qu'il or-
ganise ...

Le bimanche 14 octobre2012, a partir be 9 heures,
A I'Office be la Culture bu Robert, sur le Front be mer.
Avec notamment la participation de Michel Branchi, econo-
miste, ancien commissaire de la Direction de la Concurrence et
de la Repression des Fraudes.
Seront abordes les themes suivants :
Pourquoi les prix sont-ils si eleves A la Martinique ?
Le project de Loi Lurel relatif 6 la regulation economique ou-
tremer peut-il reellement faire baisser les prix ?
De quels pouvoirs les Martiniquais devront-ils disposer pour
agir efficacement sur les prix ?
Quel nouveau type de Developpement pour que le pays soit
moins vulnerable et defendant ?
Bien entendu, chacun pourra apporter sa contribution au debat.
Mobilisons-nous done contre la vie chere imposee par les "pwo-
fiteurs"!
Pour le PCM,
Le Secretaire General
Georges Erichot


I Ts


L'action be nos parlementaires


Le Depute Alfred MIlre-Jeanne, Victorin
Lureld propose e evolutionn institutionnele
M. Alfred Marie-Jeanne attire
I'attention de M. le ministry
des outre-mer sur I'evolution
institutionnelle de la Marti-
nique.
En effect, suite aux consulta-
tions populaires des 10 et 24
janvier 2010, les Martiniquais
.ont requis la transformation
du d6partement et de la r'-
gion de Martinique en une
collectivite unique dot6e des
competences conjuguees
des entities fusionnees
Alfred Marie-Jeanne coriformement 2 la loi du 27
juillet 2011.
Dans ce cadre, un canevas general avait ete pr6conis6 par les
elus martiniquais. Le consensus s'est porter surle choix du scru-
tin proportionnel et ce pour deux raisons : une representation
proportionnelle des forces politiques en presence et le respect
du principle de parity entire les hommes et les-femmes que n'as-
sure pas le scrutiny majoritaire uninominal.
Neanmoins, le legislateur a ete bien au-dell du mandate popu-
laire en instaurant une prime excessive de 20 % la liste arri-
vee en tate au motif de stability institutionnelle et au pretexte du
precedent polynesien.


L'amendement preconise a I'epoque pour permettre une plus
just representation des diverse sensibilities n'avait pas ete re-
tenu: Pourtant, I'objectif etait d6ej : de ne pas imloser une
prime lorsque la liste arrivee en tete est deja majoritaire ; de ne
permettre qu'une prime proportionnee eu regard a I'objectif d'ob-
tention de la majority 6vitant ainsi toute domination ecrasante
non conforme A la reality des urnes ; d'eviter des boni succes-
sifs : prime de 20 %, participation de la liste arrivee en t6te a la
repartition des autres sieges et la possibility de beneficier d'un
siege supplementaire ce qui confere un tripe advantage.
II I'interpelle sur la necessity de reformer cette loi pour concilier
plus justement les divers principles institutionnels que sont : la
democratic avec le respect de la parole donnee par le people ;
le pluralisme avec le respect de toutes les sensibilities poli-
tiques ; la proportionnalite avec une just representation du
people ; la stability en tenant compete de la measure necessaire
a I'obtention de la majority.

lReuction ou nombre 6e bagages en soute sur
les vobs Antilues-Guyane/France et France/An-
tiles-uyane, interpellation e MariceAntiste
Face a une reponse non satisfaisante du President Directeur
General d'Air France suite A un courier du 31 Juillet 2012, le
Senateur Maurice Antiste a de nouveau saisi le Ministre des
Outre-Mer et le Ministre delegue aux Transports, a la Mer et a
la Peche, en vue du r6exanren de la decision de reduction de
la franchise bagage pratiquee sur les vols entire la metropole


-~---C~ml~AR~r~mmIIq; I ,,


-. I


,fL -- JF AKIS






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et les Antilles-Guyane.
Au regard du context 6conomique et social, il lui apparaTt in-
dispensable que les companies desservant ces territoires
s'inscrivent favorablement dans le processus de lutte centre la
vie chere, priority du President de la Republique pour les Outre-
Mer.
Le Ministre lui ayant egalement fait part, par 6crit, de sa non
satisfaction quant A la reponse apportee parAirFrance/KLM, le
Senateur reste attentif a I'6volution du dossier.

Interpellation ou Depute e ia MAfrtinique

Bruno-NestorAZEROTsur I'emploi desjeunes

en outre-mer
:-- M. Bruno Nestor Azerot. Ma
S question s'adresse a M. le
ministry du travail, de I'em-
ploi, de la formation profes-
sionnelle et du dialogue
iH social, elle porte sur la poli-
tique de I'emploi en outre-
mer.
La jeunesse est une priority
du quinquennat qui s'ouvre.
Elle mobilise les efforts du
../ Gouvernement dans tous les
domaines : education, em-
Bruno NestorAzerot ploi, insertion dans la vie
d'adulte. La premiere
concr6tisation vient d'en etre donnee avec I'adoption du project
de loi portant creation des emplois d'avenir; une second doit
intervenir, au terme de la n6gociation interprofessionnelle sou-
haitee par les partenaires sociaux, avec le texte relatif au
contract de generation.
Ces textes sont essentiels pour I'outre-mer et c'est pourquoi
nous soutenons une telle dynamique. Cette derniere est impo-
see par la situation metropolitaine de I'emploi des jeunes, qui
est catastrophique : un jeune sur trois au ch6mage. Que dire de
la situation des regions d'outre-mer, oO ce sont deux jeunes sur
trois qui sont sans emploi! C'est meme plus encore dans la cir-
conscription desheritee du nord du department, et 62 % des
moins de vingt-cinq ans sont toujours au ch6mage sur I'en-
semble de la Martinique, plus de 150 millions d'euros sont ver-
ses chaque annee par la collectivit6 departementale pour
50 000 RMIstes.
II y a done necessity de mettre en place une veritable politique
durable de I'emploi en outre-mer. Celle-ci doit passer par des
signes plus forts, tels que la ratification de la convention 122
de I'Organisation international du travail en vue de son exten-
sion aux regions d'outre-mer, ou encore I'inscription dans I'acte
III de la decentralisation d'une territorialisation de la politique
de I'emploi, voire, et c'est ma demand principal, I'elaboration
d'une loi quinquennale specifique sur le travail, I'emploi et la


formation en outre-mer.
Compte tenu de I'urgence, pouvez-vous, monsieur le ministry,
vous engagez sur une telle demarche, et sur un calendrier

Reponse de Michel Sapin, ministry du travail, de I'emploi,
de la formation professionnelle et du dialogue social.
"Monsieur le d6put6, vous
avez decrit A just raison la
situation particulierement
degrade de I'emploi, en
partiGulier de I'emploi des
jeunes dans I'ensemble de
I'outre-mer, y comprise bien
entendu dans la circonscrip-
tion insulaire que vous re-
prdsentez. II faut que tout le
monde ait bien en tate ceci :
en m6tropole, c'est d6ej tries
dur pour les jeunes, avec
proportionnellement deux
Michel Sapin fois plus de ch6meurs que
chez les adults et un taux
de ch8mage extremement 6leve parmi ceux qui n'ont pas de
formation. (Mdmes movements) ; mais chez vous, en outre-
mer, c'est encore plus grave. C'est la raison pour laquelle, afin
de letter centre ce que la droite a laiss6 en heritage dans I'ou-
tre-mer come sur I'ensemble du territoire metropolitan, nous
mettons en oeuvre, avec votre soutien et je vous en remercie,
des outils nouveaux : les emplois d'avenir.
Oui, il y aura un dispositif particulier pour les emplois d'avenir
dans l'outre-mer. D6ej, vous avez souhait6 que le texte de loi
affirmed une priority en faveur de I'outre-mer : c'est fait. Dans
I'ensemble des textes d'application, decrets et circulaires, je
veillerai bien entendu A ce que cette priority donn6e A la lutte
centre le ch8mage des jeunes ultramarins, en particulier des
jeunes sans formation, soit une r6alite, avec les emplois d'ave-
nir comme avec les contracts aides dejA existants. Mais je rap-
pelle que ceux-ci avaient tous ou presque d6jA Wte utilises
pendant la premiere parties de I'annee, on ne sait pas pour-
quoi... Ou plutat si : c'est parce qu'il y avait des elections et
que nos pr6decesseurs ont confondu l'int6r&t Electoral avec I'in-
tdret general II y aura aussi bien entendu le contract de g6ne-
ration. II est en course de discussion et fera I'objet d'un project de
loi discut6 A la fin de cette annee. II devra, lui aussi, tenir
compete des sp6cificit6s de I'outie-mer.
II en va de ces textes comme de la volont6 qui est la v6tre, la
mise en oeuvre en revenant & M. Victorin Lurel : il s'agit de faire
un texte global qui s'int6resse aux problImes economiques et
sociaux de I'outre-mer. Celle-ci a ete laiss6e de c8te par la ma-
jorit6 pr6ecdente (Protestations sur les bancs du group UMP.)
Ce ne sera pas le cas avec nous. (Applaudissements sur les
bancs des groups SRC et sur plusieurs bancs du groupe 6co-
logiste et RRDP.)"


Reformegllobate e Iea ecentralisation


Le chef de I'Etat, Frangois Hollande, a propose le report d'un
an, A 2015, des elections cantonales et regionales lors des
"etats gjnrauxde la dimocratie tenitoriale"le 5 octobre dernier.
2014 serait reservee aux municipales, europeennes et senato-
riates.
Dans ce cadre quelle sera la date des elections de la Collecti-
vite unique prevue en 2014? Vat-on vers un respect de cette
date ou vers un report A 2015. Selon le ministry des outremers,
Victorln Lurel, la Martinique etant dans le droit commun, la de-


cision s'appliquerait aussi. Soit une election A 2015..Plusieurs
parlementaires, ceux de Martinique nouvelle, clament pour eux
que ce sera 2015. Au MIM, on crie au holdup de la democratic
et on demand aux electeurs de faire respecter leur choix.
Les parlementaires devront se prononcer sur la future date des
elections de la future collectivite lors du debat au parliament au
debut de 2013. Le president a aussi plaid pour que les 61ec-
teurs choisissent leurs conseillers communautaires au sein des
listes soumises A leur vote aux municipales.


NIL BIC!8rgi ia 'A


t P






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Suspension be t'panbale aMrien: biemme pour tes probucteurs
,i~I- s a r a r ..... =. .. ." ... ... ..... 1 .......... ... ................. ...


Opposants et partisans de 1'6pandage aerien dans la salle du tribunal administratif
Le sujet de I'6pandage aerien est un problem sensible, au
carrefour de plusieurs interets divergents. Les associations
ecologiques multiplient les actions pour I'interdiction de I'6pan-
dage aerien tandis que les producteurs de bananes plaident
pour qu'on leur accord du temps afin de trouver une alterna-
tive et en finir avec les derogations. Et le jugement du tribunal
administratif de Basse -Terre, tombe le 3 octobre dernier, met
en 6moi les producteurs de bananes et fait pousser un cocorico
aux ecologistes.
"Jusqu 'i ce qu 'ifait et statue aufondsura Iz galit de cet arreti,
['excutzon de farreti du 13 juifet 2012 par fequeffe Prefet de
guadefoupe a accord a [a socited "Lesproducteurs de Guadeloupe"
une derogation pour une durie de six mois a interdiction de
Cipandage airien de products mentionnis a fartice L 253 L du
code ruralet de la price maritime est suspendue". Cet arrAt rendu
par le tribunal de Basse-Terre rebat les cartes en matibre
d'epandage aerien en Guadeloupe et par ricochet en Marti-
nique. Elle fait suite a la demand de quatre associations SOS
Environnement, ASFA, Amazona et Iretra de reclamer I'arret
de I'autorisation d'epandage suite A I'arrete du prefet du 13 juil-
let dernier. Cet arr6t6 suspend I'epandage en Guadeloupe
jusqu'a ce des etudes soient menees sur I'utilisation du banole
par voie aerienne. Cette etude en course devra etre rendue pu-
blique en fin du mois d'Octobre. Le Ministere de I'agriculture a
depos6 un recours en cassation centre cette decision de justice


Debat loi vie chore- Senat 26 septembre 2012 (Extraits)


Eliane Assassi (Senatrice, presidente du
troupe communiste, intervenant au neom le
*Paul Veirs : "Remettre en cause les bases Ou
system mis en place Oepuis 1946"
L'intervenant, malheureusement, s'est egare A denoncer la
"surrimunirations" des fonctionnaires au point que I'on a pu
croire qu'il s'agissait IA de la cause de la vie chere. II a ajoute
de maniere plus pertinente :
"(...) La question du coOt de la vie est r6currente dans nos re-
gions ultramarines. Elle est liee d I'organisation et au fonction-
nement des societes et des economies qui prevaut outre-mer
depuis plus de soixante-cinq ans (...).
(...) Revenus indexes d'un c6t6, tenant compete de la vie chore,
revenues non indexes de I'autre : une situation d'apartheid social


institutionnalise, socialement injuste, economiquementprejudi-
ciable et moralement inadmissible, regne dans les societes
d'outre-mer.
Les 6v6nements survenus ces dernires annees, quel qu'en
soit le detonateur, montrent bien que nous sommes arrives au
bout du processus d'integration 6conomique lanc6 en 1946 !
Les contradictions qui en decoulent sont trds nombreuses. Les
transfers publics transferts sociaux, traitements de la function
publique, subventions irriguent toute I'economie et la soci6t6
reunionnaise, une society d deux vitesses, marquee par des
disparities sans cesse croissantes, un ch6mage massif, le tout
entrainant un delitement social.
II nous faut done aujourd'hui remettre en cause les bases du
system mis en place voila plus de soixante ans.
Par example, pourquoi aller acheter des products a .10 000 ki-
lometres, en France, alors que la Reunion pourrait s'approvi-
sionner dans les pays environnants, des lors que les products


V BBui 11 OcTIe 2012 'IIie no4-Pge


au motif qu'on ira A la mort de la production bananiere en Gua-
deloupe.
En Martinique, le tribunal administratif a mis en delibere la de-
mande en refere-suspension introduite par I'Association medi-
cale pour la sauvegarde de I'environnement et de la sante
(AMES) presidee par le Dr Jos-Pelage.. La requite en annu-
lation de I'ASSAUPAMAR sera examine le 19 octobre pro-
chain.
Le juge des refers Marc Heinis a entendu, lundi 8 octobre, les
parties afin de statuer sur une suspension ou pas de I'6pan-
dage aerien.
L'avocat de I'AMES maTtre Philipe Pech de Laclause, a plaid
sur la legality de I'arrete prefectoral et I'utilisation du banole.
Pour lui, le juge au vu du seul motif de I'article 2 de la deroga-
tion est en droit de suspendre. Et d'argumenter que "[associa-
tion ne se bat pas centre lafifibre banane mais ne peut pas rester
inerteface auXderogations a rieptition". "On ne veut pas revivre
la chlordicone" a t-il declare. II a conclu que I'arrete prefecto-
ral n'a pas et6 suffisament respectueux et ne permet pas de re-
pondre aux exigences de la loi. "'n doute seriewueisteface au
principle de precaution", a t-il lance.
Au niveau de la defense, le representant du pr6fet Monsieur
Jean loti a defendu I'idee qu'il n'est pas possible de lutter contre
la maladie avec les moyens actuels autre que I'epandage.
Les avocats des producteurs de bananes maitres Sarah Mar-
garoli, Pierre Remi Drai et Jean batispte Blanc ont mis en
avant la question economique "Si c'est 50% de chdmeurs que
vous voufez, affez-y" ont-ifs lanci a I'adresse du president.
Selon eux "in 'y a rien quiprouve que f'pandage airien est dan-
gereuxpour la sante car tous les products sont utilisis sur fe terri-
toire national". Et de reclamer une visit du terrain par le
president pour apprecier la situation. Pour eux I'urgence est de
continue I'epandage et non de I'arreter.
L'Association Puma de Florent Grabin s'est greffee sur la pro-
cedure en dernibre minute pour, dit-il, "accompagner fe prefet
danssa demarche". La recevabilite de sa participation a ete mise
en cause par le demandeur. Le juge, devant la masse d'infor-
mations, a prevu de rendre sa decision dans la semaine.
C.B


~dm~m;l -L






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imports ne concurrencent pas la PIroduction locale ?
Se pose ainsi la question de la double integration de la R6u-
nion a I'ensemble europeen et 6 I'environnement regional, en
consequence des accords de partenariat 6conomique, les APE.
Cette question n'est pas resolue aujourd'hui. Nous avons tou-
jours souhaite que la R6union s'engage dans la voie du code-
veloppement ; ce project de loi peut nous offrir un debut de
commencement.
Nous approuvons les measures continues dans ce texte, car
elles vont dans le bon sens, selon nous, pour lutter contre les
monopoles, les oligopoles, les positions dominantes, mais ces
measures s'inscrivent dans le cadre du fonctionnement actuel
de I'economie. Ainsi, tout en les approuvant, nous en relativi-
sons la portee.
La question fondamentale reste celle-ci: quel mode de d6ve-
loppement pour la Reunion, et dans quelle perspective ?
Le changement fundamental et structure de la situation ac-
tuelle exige en effet que d'autres chantiers touchant au fonc-
tionnement de notre society et de notre economic soient
ouverts : celui de la diversification des sources d'approvision-
nement, dans le respect des 6quilibres preserver pour le de-
veloppement de la production locale ; celui de la politique des


revenues, dans le cadre de
la concertation necessaire
avec les acteurs concer-
nes ; celui de toute la
chatne de formation des
prix, avec notamment les
questions de la fiscalit6 ou
du fret.
II faut ouvrir tous ces chan-
tiers et en appeler 6 la res-
ponsabilit6 de chacun des
acteurs, politiques, so-
ciaux, 6conomiques. II faut
un plan B long terme, sur
dix ou quinze ans, pour
corriger des erreurs accu-
mul6es, tenir compete des
in6galit6s J combattre, re- Paul Verges Snateur de la RBunion
cr6er une cohesion social
et ouvrir la voie au d6veloppement durable pour tous. (...)".
Nous avons IA une vision plus global en prospective. II
manque la revendication de I'Autonomie.


Un budget outre-mer 2013 relativement epargne.

Est-ce un budget be changement ?


Le budget 2013 outre-mer se veut "le premier budget du chan-
gement", selon Victorin Lurel.Avec pres de 2.2 milliards d'eu-
ros, les credits de la mission outre-mer progressent de 4,5 % en
autorisations d'engagement et de 5 % en credits de pavement
(2 milliards) a p6rimetre constant en 2013 par rapport A 2012,
annonce-t-il fierement. Et il precise que "le programme "emploi
outre-mer" (dote de pres d'1,4 milliard d'euros) augmente de
pr6s de 7 % en AE et de plus de 4 % en CP et que le pro-
gramme "conditions de vie outre-mer" augment (hors effects de
perimetre) de 0,6 % en AE & 811 millions d'euros et de presque
7 % en CP A (672 millions d'euros).
Ces progressions seraient le signe "de a volonti de changement
que porte e gouvernement (..) apres des annies de reduction de
effort budgitaire de fEtat enfaveur des outre-mer". La situa-
tion economique et social degradee de I'outre-mer "appelle
autre chose que des demi-mesures. ElTe nicessite des changements
structures. Changements structures que nous sommes ditermines
a mettre en place", a ajoute le ministry, Encore faut-il savoir de
quels changements structures s'agit-il quand il cite le d6sequi-
libre des changes commerciaux traduisant avec un taux de
couverture des importations qui ne depasse pas 14% dans le
meilleur des cas et qui illustre "la situation de dependance dans
laquelfe ifs demeurent enfermns", les taux de ch6mage plus de
deux fois plus eleves qu'en France (il dit "mitropole'), etc, II se
risque 6 une explication global de cette situation : "Freinies
par des handicaps lies a leur lbignement, a Ceurinsularite, a C'troi-
tesse de feurs marches et a Chistoire de feur relation avec CYieYa-
gone, ces economies ne disposent pas des moteurs propres a assurer
feur dveloppement et eur essor". Qu'en terms choisis la ques-
tion des relations de domination colonial sont evoques: "Tlis-
toire de leur relation avec rlfeiagone". Au.fait I'Hexagone, c'est
qui ? C'est quoi ? A notre connaissance c'est un pays qui s'ap-
pelle la France et exerce une domination. de type colonial a


I'egard de ses dits "outre-mer". Dire que nous n'avons pas les
moteurs pour prendre le relais de la panne du moteur de la
France est une verite.
Le budget presented s'ordonne autour de quatre priorit6s.
1) Le logement social et I'amelioration de I'habitat : la LBU
(Ligne Budgetaire Unique) a ete remise a niveau et les credits
de pavement ont ete augments de 214 & 227 millions d'euros.
2) Le redressement de la production et de la croissance
outre-mer. Le moyen annonce, c'est I'investissement public.
Victorin Lurel rappelle la promesse de Frangois Hollande de de-
gager 500 millions d'euros sur le quinqruennat pour I'investis-
sement outre-mer. 50 millions sont prevus au titre de 2013 pour
des projectss amiliorant [es conditions de vie des populations ul-
tramarines dans (es domaines sanitaire, social, routier et environ-
nementa'. 50 millions d'euros pour tout I'outre-mer, cela ne
paraTt pas A la hauteur d'un vrai plan de reliance. II est prevu
pour repondre 6 cette objection un soutien major de 14 % aux
contracts de projects et de developpement, une bonification des
prets aux collectivites locales d'outre-mer accords par I'AFD
de 30 millions d'euros. Cela permettrait de debloquer 350 mil-
lions d'euros de prets nouveaux. La Banque publique d'inves-
tissement prevue pour la France recevra une "decfinaison
spicifique"outre-mer. Sera-ce la vraie Banque publique de De-
veloppement que nous revendiquons depuis plus de 20 ans?
3) La jeunesse et I'insertion professionnelle. Deux instru-
ments sonf avancs : le Service Militaire adapted et I'agence de
I(Outre-mer pour la Mobilite (Ladom, ex Bumidom). L'objectif
est de 5 .000 voire 6 000 stagiaires en 2013 pour le SMA.
Ladom favorisera 4 600 mobilites de jeunes en formation vers
la France et s'occupera de 100 000 personnel pour des trajets
vers la France. L'emigration comme soupape de security. Ses
credits sont maintenus b 74 millions d'euros..
4) La bataille de I'emploi. Les instruments presents sont les
exonerations de charges en hausse de 8 %, soit plus de 1,1
milliards d'euros en 2013 (entreprises de moins de 11 salaries
et secteurs juges prioritaires).et la defiscalisation (d6pense fis-
cale de I'ordre de 1 milliard d'euros). Baise du coOt du travail et


Ieu 7 Otoe202 ie n'^ Pe


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La jeunesse, priority proclamee


du coOt du capital demeurent les deux leviers essentiels de la
politique de developpement outre-mer, sans succbs probant A
ce jour... Victorin Lurel a defendu le principle la defiscalisation
outre-mer en tant que dispositif incitatif A I'investissement, sans
exclure son adaptation et sa moralisation, centre des mises en
cause pas toujours exemptes, il est vrai, d'un certain esprit car-
tieriste ( "outre-mer cozite trop cher), notamment du c8te de la
Cour des comptes. L'outre-mer a ete ecarte du plafonnement A
10 000 euros des "nichesfiscales" II reste plafonne A 18 000
euros. Le ministry a justified ce choix come suit : "Lorsque les
banques nejouent pas fejeu, forsque fesfonds europiens s'avkrent
plus difficifes a mobilisersur certain projects, orsque C'pargne lo-
cafe consiquente dans nos territoires est investie aileurs et forsque
r'Etat, comme ces dernieres annies, riduit ses concours, les depenses


fiscafes sont un evier essentiefpourpermettre fefinancement d'in-
vestissements productifs, mais aussi de logements sociau0". Oui,
mais pourquoi les banques ne jouent-elles pas le jeu ? Pour-
quoi les fonds europeens sont plus difficiles a mobiliser alors
que I'on nous pilonne ideologiquement sur les bienfaits de ces
fonds ? Pourquoi I'epargne locale "consiquente" est aspiree
hors de nos territoires ? Et pourquoi I'Etat reduit ses concours ?
Tout cela ne participe-t-il pas de la crise du system neo-colo-
nial departemental ?
Bien entendu, en fin politician, Victorin Lurel voit dans la "pro-
gression"des credits de la mission outre-mer et dans le "main-
tien" de la defiscalisation presented comme un dispositif
d'incitation & I'investissement "un signalfort que fe chefde 'Etat,
fe Premier ministry et tout fe gouvernement adressent au, outre-
mer".
II a assure que le minister a participe a I'effort de redresse-
ment des finances publiques (baisse'des depenses de 10 mil-
liards d'euros) A travers la "stab6iisation" des depenses du
SMA. Comment le SMAva-t-il augmenter la prise en charge de
stagiaires avec des credits bloques ? De meme Ladom sera
soumise aux restrictions de credits appliques A I'ensemble des
depenses de I'Etat-moins 10 milliards d'euros).
N'oublions pas que les depenses du minister de I'outre-mer
ne representent que de I'ordre de 15 % du total des depenses
de I'Etat outre-mer qui etaient d'environ 13, 5 milliards d'euros
en 2012. II faudra verifier I'6volution de cette donnee pourjuger
de la priority effective accordee A I'outremer par le gouverne-
ment socialist selon les affirmations du ministry Victorin Lurel.
Le changement sera ce que les Martiniquais front eux-memes.
Michel Branchi


Budget 2013: La rigueur be gauche, c'est maintenant!


Pour le budget 2013, F. Hollande et son gouvernement ont
maintenu dans leurs grandes lignes les orientations en matiere
budgetaire dejA mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy. Des ob-
jectifs qui devraient ramener le deficit public (Etat, Securite so-
ciale et collectivites) A 3% du PIB (Produit Interieur brut) et A
0,3% du deficit structure en 2015, tel qu'impose par les traits
europeens, au detriment de la croissance et de I'emploi. De
I'aveu meme des responsables Socialistes, le project de loi de fi-
nances (PLF) impose aux contribuables un veritable "choc 6ud-
gitaire"et le "plusgros effortfisca depuis trente anS'. Alors que
pour le chef de I'Etat, ce retour A I'orthodoxie budgetaire vise
d'abord a soustraire le pays A la tyrannie des marches finan-
ciers; A consolider I'euro, A preparer le "redressement dans (a
justice".

Dans la spiraLe be La recession
Un pari ambitieux pour beaucoup. D'autant que la conjoncture
economique ne cesse de se degrader. Ainsi, les economistes
de I'INSEE pronostiquent un ralentissement generalise de I'ac-
tivite en fin 2012, dejA marque par I'entree "en recession au troi-
sieme trimestre"de la zone euro avec une croissance negative
(-2%). Un recul qui devrait se poursuivre au dernier trimestre de
2012 et enr 2013. A cause, dit pudiquement cet organisme
d'Etat, "esconsolations 6uitairesencours", c'est-A-dire des
politiques de rigueur imposees A la plupart des pays europeens
et notamment ceux du Sud. La France n'echappe pas au sce--


I 'A., B


nario de la recession. Son economic est totalement A I'arret de-
puis de longs mois, avec une croissance annuelle de 0,2% en
2012 et seulement 0,3% en 2013 selon les previsionnistes,
centre une hypothese de 0,8% sur laquelle s'est appuye le gou-
vernement pour laborer le prochain budget.
L'arithmetique budgetaire risque fort de se compliquer avec la
baisse du pouvoir d'achat (-0,6%) et done de la consommation
des manages aggravee par la flambee du ch6mage alimentee
par la multiplication des plans sociaux, la hausse des prix de
I'energie, la faible progression des bas salaires et la hausse
des prelevements votee pour I'essentiel par la droite au titre du
budget 2012.

Une rigueur qui se veut be gauche.
A la rigueur imposee par la droite et qui avait fait porter par la
classes moyenne et les plus defavorises I'essentiel de I'effort de
redressement des finances publiques, les socialistes-ont opted,
sans prononcer le mot, pour une rigueur de gauche. Le project
de budget prevoit de reduire le deficit budgetaire A 61, 6 mil-
liards d'euros en 2013 centre 83,6 milliards en 2012, soit un al-
legement de 22 milliards. Pour atteindre cet objectif, il prevoit un
effort "historique"de 30 milliards d'euros don't 20 milliards de
hausse d'impots supports A part gale par les grades entre-
prises et les hauts revenues. Certes, le premier ministry a beau
affirmer que "9foyers fiscawtusur dine seront pas touches", il
n'empeche qu'ils ne seront pas epargnes par I'augmentation
des taxes sur les produits de grande conbimmation. Les 10 au-
^ -- ^ ^^^^ ^^^^ ^_.4


SFLTfHqUE IHI^^^^


r F RA NCE I






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tres milliards viendraient des economies realisees sur les de-
penses publiques stabilisees A leur niveau de 2012.
Mais oO trouver ces 10 milliards d'economies dans des bud-
gets deja serieusement rabotes ? D'abord dans les depenses
de fonctionnement de I'Etat : Baisse de 5% des budgets des
ministeres, gel du point d'indice de la function publique, reduc-
tion de 1300 postes dans la function publique oi seuls I'Edu-
cation, la Securite, la Justice et I'Outremer seraient 6pargnes.
Deja confrontees a de graves difficulties budgetaires, les col-
lectivites verront leurs dotations de nouveau gelees, sans
meme tenir compete de I'inflation. Tandis que plusieurs grands
projects d'investissement de I'Etat seraient differs ou aban-
donnes.

Manages aisis et granbes entreprises mis
a contribution
Le gouvernement entend supprimer, au moins en parties, les pri-
vileges extravagants
accords aux plus for- - *..
tunes par le bouclier
fiscal de Nicolas Sar-
kozy, alors que "des
hausses dimpbt itaient
parallkement imposes
au plus grandnombre ".
Les projects de loi de fi-
nances et de finance-
ment de la S6cu
prevoient un preleve-
ment global de 10 mil- sln
liards sur les plus 0
aisbs don't 6,2 vien- .lged
draient de I'aligne-
ment de la fiscalite du
capital sur celle du tra-
vail et le r6tablisse- Les couches populaires ne sont pas 6pargnies
ment de la
progressivity de I'imp6t sur le revenue. Au nombre des measures
pr6vues figurent notamment:
- La creation d'une tranche d'imposition & 45% pour les reve-
nus sup6rieurs A 150.000 euros par part de quotient familial.
- Lalourdissement de la fiscalite sur les plus-values mobilieres
avec cependant des exonerations en cas de reinvestissement
d'une part substantielle des gains.
- La soumission des gains tir6s des stocks options au bareme
de I'imp6t sur le revenue.
- Une contribution exceptionnelle de 75% sur les trenches des
revenues d'activit6s superieures & 100.000 euros.
- Une reform de I'imp6t de solidarity sur la fortune qui efface
I'allegement accord par Sarkozy en 2011 avec le r6tablisse-
ment d'un taux de 75%.
- Une plus forte taxation au niveau du bareme de I'imp6t sur le
revenue des plus-values issues de la cession de societes (niche
Cope), measure qui a provoqu6 une levee de bouclier du patro-
nat et qui a contraint le gouvernement A adoucir la measure.
-L'abaissement A 2.000 euros du quotient familial par demi-part
contre 2.336 euros jusqu'ici.
- Touche 6cologique : le malus sur les voitures polluantes sera
alourdi et la redevance tele augment6e de 2 euros.
Pour eviter que la fiscalite des contribuables modestes ne soit
impactee par le gel du bar6me de I'imp6t sur le revenue, la de-
cote don't b6enficient les 7,4 millions de contribuables payesauw
SMIC sera portee de 439 & 480 euros. Elle ne concern que
les deux premiers d6ciles, et.le gel du bareme touchera tous


ceux qui atteignent tout just la tranche des 30 % (soit a partir
de 27 000 euros de revenue imposable). Une parties des classes
moyennes est done concernee.
S'agissant des niches fiscales, le plafonnement a 18.000 euros
a ete ramene a 10.000 euros. Avec cependant une derogation
pour les investissements en outremer don't le plafonnement a
6te maintenu & 18 000 euros.
Toujours au service des privilegies, la droite crie au matra-
quage fiscal, faisant semblant d'ignorer I'etat lamentable dans
lequel elle a laisse le pays et le regime particulierement severe
auquel elle avait soumis les classes moyennes et les categories
modestes.

Orbonnance severe pour la Secu
Alors que cette annee, la Secu devrait afficher un deficit de 13,3
milliards d'euros, le gouvernement entend le ramener A 11,4
milliards I'an prochain. Ce qui passe par la baisse des de-
penses de sante et par de nouvelles hausses des prelevements
et des taxes pour un total de 5 milliards d'E. Premiere cible : la
reduction du deficit de I'Assurance maladie qui devrait atteindre
en 2013 5,1 milliards d', centre 4 milliards pour les retraites et
2,6 milliards pour la branch famille. Le gouvernement table
sur un plan d'economie de 2,4 milliards sur le fonctionnement
des h6pitaux ainsi que sur la baisse du prix des medicaments.
II ne prevoit pas pour I'instant de nouveaux deremboursements.
Mais il compete surtout sur de nouvelles recettes pour equilibrer
les comptes avec notamment une reforme des cotisations des
travailleurs independants qui devrait rapporter un milliard d'eu-
ros. II compete aussi taxer davantage les indemnites versees en
cas de rupture conventionnelle de contract et les remunerations
superieures & 150.000 E. II en sera de meme pour les taxes sur
le tabac et la bibre (+ 5 centime sur un demi). Celle sur les mu-
tuelles, tant denoncee par F. Hollande sera cependant mainte-
nue, d'autant qu'elle rapporte chaque annee plus d'un milliard
d'E. Les indemnites des elus locaux seront aussi soumises a
prelevement.
Si I'idee d'augmenter la CSG sur les retraites semble avoir ete
abandonnee, le gouvernement cree un prelevement nouveau,
baptism "contribution additionnelle de solidarity pour 'autono-
mie"A hauteur de 0,15 % en 2013, puis A,3 % en 2014 pour les
retraites imposables avec des rendements de 350 millions d'eu-
ros pour I'an prochain puis de 700 millions d'euros. La CGT a
protested vigoureusement centre cette nouvelle taxe sur les re-
venus des pensionnes.
Bref, c'est A une veritable chasse aux economies sur les'de-
penses et aux recettes nouvelles que s'est livr' le gouverne-
ment pour boucler le budget de 2013. Le resultat sera-t-il au
rendez-vous, tant en ce qui concern le retablissement des
comptes que la reliance de la croissance ? Beaucoup d'6co-
nomistes, y compris de tendance socialist, doutent que I'aus-
terite permette de sortir de la crise et.de I'endettement.
On peut en douter. Car la crise du system capitalist est de
nature structurelle. Elle est, pour I'essentiel, la consequence de
la financiarisation de I'economie, des prelevements abusifs sur
les resultats des entreprises pour alimenter les dividends ser-
vies aux investisseurs, des bonus extravagants accords aux
dirigeants meme les plus incompetents qui ont conduit les en-
treprises dans I'impasse.
Certes, ce project de budget retablit une certain justice fiscal.
Mais il n'empeche qu'une "rigueur de gauche" n'est pas plus
dbuce que celle de la droite, avec les memes effects negatifs sur
la croissance et sur I'emploi.
Georges Erichot


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r F RA NCE


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Venezu6ta: BriUante reelection be Chavez. Le people ven6zuetien a

.bonne une belle econ be 66mocratie au monbe entier


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Plus de 80% des electeurs se sont rendus aux umes

Dimanche dernier, 7 octobre, Hugo Chavez a ete reelu-pour la
troisieme fois president de la R6publique Bolivarienne du Ve-
nezuela. Son mandate, de 6 ans, couvrira la periode 2013-2019.
En reality, celle- ci est sa quatrieme election comme president
de la Republique : en effet, elu president de la Republique du
Venezuela en decembre 1998, il a demissionne apres I'adop-


Les richesses du pays pour servir les plus pauvres


tion par referendum de la nouvelle Constitution de 1999 ins-
taurant la Republique Bolivarienne du Venezuela, puis s'est
represented avec le resultat que I'on sait.
Au terme de son nouveau mandate en 2019, Chavez aura
exerce le pouvoir durant 20 ans, selon la volonte librement et
democratiquement exprimee du people venezuelien, qui vient
de donner ce dimanche 7 octobre une belle legon au monde
entier. Le taux de participation a ete de 80,94%. Comme les
derniers sondages I'avaient annonce, Chavez a depasse de dix


points Enrique Capriles, le principal candidate de I'opposilion. II
a gagne avec 54,420% des suffrages, centre 44,97o0 pour Ca-
priles. L'election a ete propre, came et transparent, fruit du
recours au vote 6lectronique, de I'excellent travail du Conseil
national electoral et de la mobilisation des forces de I'ordre.
Lors de la champagne electorale de 1998, Chavez avait diffuse
un document intitule "La proposition dHfugo Chavez pour trans-
formerle Venezuela". II s'agissait des grandes lignes de son pro-
gramme pour transformer en profondeur, de maniere
democratique et pacifique, la society ven6zuelienne. Une fois
elu, il s'est mis A I'oeuvre avec passion, se depensant sans
computer, dialoguant en permanence avec son people, d6non-
gant vigoureusement I'oligarchie creole et I'imperialisme 6tats-
unien, s'efforcant de realiser le grand et noble ideal bolivarien
d'union des peuples latino-americains, auxquels il associe 6troi-
tement ceux de la Caraibe. Chavez a fait une politique social
resolument favorable aux couches populaires, jadis oubliees et
meprisees. II a donned la priority A la sante, A I'alimentation et a
I'education, faisant reculer la pauvrete et eradiquant I'analpha-
betisme.












Chavez remporte sa 4iBme elections en tant que president

II a nationalist les secteurs clefs de I'economie et mis en branle
un vaste programme visant A I'autosuffisance alimentaire. Par
son verbe et son action, il a noue des liens solides avec son
people, qui le lui rend bien, lui assurant depuis 14 ans victoire
sur victoire. Certes, le Venezuela de Chavez reste confronted a
de nombreux problems, don't ceux de la violence, de I'insecu-
rite et de I'inflation, mais le pas fait depuis I'annee 1999 est
enorme.
M.Belrose


Colombie 15 octobre : debut be nedociations be paix entire te gou-

vernement Santos et tes FARC


La Colombie est sans contest le pays d'Amnrque Laline ou la
violence politique a cause le plus de victims au course du XXB
siecle et le seul qui continue a voir s'affronter dans une guerre
sans merci armee gouvernementale et groups paramilitaires
d'une part, et forces revolutionnaires se reclamaht de I'ideal
marxiste d'autre part.
Apres I'independance politique, acquise au debut du XIX 6 sie-
cle, grace notamment au Libertador venezuelien Simon Boli-
var, la Colombie a sombre, comme presque toutes les autres
anciennes colonies espagnoles d'Amerique, dans I'anarchie et
la guerre civil, la lutte etant maintenant entire deux secteurs ri-
s


vaux de I'oligarchie : les liberaux et les conservaleurs. Celle
lutte implacable pour le pouvoir et le contr6le de I'appareil d'Etat
a dure jusqu'au XXe siecle, avec bien entendu des periodes de
paix relative.
L'assassinat en aviil 1948 du leader syndicaliste liberal Jorge
Eliecer Gaitan a declenche une terrible guerre civil connue
sous le nom de la Violencia (La Violence), qui a cause plus de
300.000 morts et a vu I'apparition de milices paysannes. Pour
mettre fin a la Violencia, le Parti liberal et le Parti conservateur
signerent un pacte d'alternance au pouvoir, appele Frente Na-
cional, en yigueur de 1958 A 1974: en vertu de cet accord, cha-


V eiS SI P1 4 tr202J uicn4. s Pag1


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cun d'eux avait la garantie d'avoir un president de la republique
A tour de r6le et le meme nombre de deput6s au Congres. Mais
en 1964, encouragees par le triomphe de la Revolution cubaine
(janvier 1959), naissaient les Forces armies r6volutionnaires
de Colombie (FARC), marxistes leninistes, suivies en 1965 de
I'Armee de liberation national (ELN), egalement marxiste. Et
en 1970 est creee une troisieme organisation revolutionnaire
armee: le M-19.


Les Forces armn es revolutionnaires de Colombie Armee du people (FARC) sont
plus de 10 000 combatants sur pluieurs fronts
Liberaux et conservateurs se trouvent done confronts A un
nouveau defi, auquel ils repondent par la violence d'Etat, sans
toutefois renoncer A la negociation avec les revolutionnaires.
C'est ainsi que le president conservateur Belisario Betancourt
entreprend de 1982 A 1984 des negociations de paix avec les
FARC et le M-19. Le climate ainsi cree favorite la constitution
en 1985 de I'Union patriotique(UP), parti politique issu du Parti
communist et des FARC. Mais I'oligarchie repond A ce geste
en faisant assassiner quelque 50.000 cadres et militants de
I'Union patriotique dans les annees suivantes. Ces assassinats
sont perpetres essentiellement par des paramilitaires au ser-
vice des grands proprietaires terriens et des producteurs de co-
caTne.
Au debut des annees 1990, les FARC se voient malheureuse-
ment contraintes de se finance en prelevant un < imp8t ) sur
la coca et-en pregnant des otages civils qu'elles liberent centre
rancon, tandis que le M-19 se demobilise et participe A I'elabo-
ration de la nouvelle Constitution de 1991. En 1997, tous les
groups paramilitaires nes dans les annees 1990 decident de
career les Autodefenses unies de Colombie afin de mieux com-
battre la guerilla, notamment les FARC. Le president Andres
Pastrana (1998-2002) accepted de demilitariser une zone de
42.000 km2 dans le Caguan pour negocier la paix avec les
FARC, mais cela n'aboutit A aucun resultat concrete. Alvaro


Uribe, qui succede a Andres Pastrana en 2002, durcit la lutte
centre les FARC avec I'appui des Etats-Unis Unis et des para-
militaires, avec lesquels il signe un soi-disant accord de demo-
bilisation. II occupe la presidence durant deux mandates
successifs, portant des coups severes aux FARC mais sans
parvenir a les aneantir.
En 2008, Manuel Marulanda, connu comme Tiro Fijo, le leader
historique des FARC, meurt de mort naturelle, A 78 ans. La
meme annee, le ler mars, I'armee colombienne tue le numero
deux des FARC au course d' une attaque menee en territoire
equatorien.
En 2010, Juan Manuel Santos est elu president de la R6pu-
blique, et initie une nouvelle politique moins aggressive que celle
d'Uribe, sans pour autant cesser de combattre la guerilla. C'est
ainsi que le commandant militaire des FARC, Mono Jojoy est
tue la meme annee et que le successeur de Marulanda, Alfonso
Cano, est tue a son tour en novembre 2011.
Le 4 septembre 2012, Juan Manuel Santos a surprise la classes
politique colombienne en annongant des negociations de paix
avec les FARC, A partir du 15 octobre. Le meme jour, le chef
des FARC, Rodrigo Londono Echeverri, alias Tomoleon Jime-
nez, a confirmed la nouvelle lors d'un discours prononce a La
Havane. Selon le president colombien, les negociations ne sau-
raient durer au delA du mois de juillet 2013. Cinq themes seront
abordes : developpement rural, participation politique, fin du
conflict armed, traffic de drogue, droits des victims. Apres Oslo,
les deux groups de negociateurs se reuniront a La Havane.
Le defi qu'ont A reliever gouvernement et guerilla est enorme,
tellement la situation de la Colombie est complex : les causes
de la violence qui gangrene le pays sont aussi anciennes que
profondes; les interets sont divergents; et il faut regler une serie
de problems, don't celui de la terre, des refugies, du desar-
mement effectif des guerilleros et des paramilitaires, de la pro-
duction et du commerce illicite de la cocaTne, sans oublier celui
de la presence des bases militaires nord-americaines censees
contribuer A la lutte centre le traffic de drogues.
Le President Santos ayant clairement indique qu'il n'y aura pas
de cessez-le feu durant les negociations, il faut s'attendre A des
discussions tendues en cas de heurts entire combatants. La
bonne volonte existe apparemment des deux c8tes, mais il
convient d'etre prudent et patient.
Les deux parties ont convenu d'emettre une declaration pu-
blique le 17 octobre.
M. Belrose
sources: Courrier international, No 1142, du 20 au 26 septem-
bre 2012


Le massacre oubtli bes communists inaonsiesns


Nous reprenons ci-apres un article tres instructif de notre
amie Rosa Moussaoui de I'HumanitW rappelant le massa-
cre (reel celui-la) d'un million de communists indonesiens
en 1965/1966.
En effet on a tendance aujourd'hui a oublier qu'il y a un im-
perialisme occidental (Etats-Unis en tete) manipulant des
regimes A sa botte. Derriere les mots 'd&mocratie, doits de
r'iomme'se cache souvent une politique imperialiste qui
n'a pas renonc6 A ses objectifs : dominer et spolier les peu-
ples (cf Lybie et Syrie) y compris en s'alliant aux pires cou-
rants obscurantistes religieux.

Une commission national des droits de I'homme a pre-
sente, ijudt iDjasta, imt rppot qua~iant "crdimtes
contttit~elM tt'la sanglante repression anticommuniste
de 1965.


Pour la premiere fois, en Indonesie, un pas a ete franchi vers
la reconnaissance officielle des massacres anticommunistes
de 1965-1966, qui co0terent la vie A un million d'hommes et de
femmes, probablement davantage, membres et sympathisants
reels ou supposes du Parti communist indonesien (PKI). Une
commission national des droits de I'homme a presented, fin juil-
let, un rapport evoquant, A propos de cette sombre sequence
historique, des "violationsflagrantes des droits humains"et des
"crimes centre rFumanite". Le document revient longuement sur
ces crimes de masse, supervises par le "commandement pour a
restauration de ra sicuritiet de rordre"du general Suharto. Avant
d'exhumer d'autres aspects de la repression : esclavage, dis-
paritions forcees, deportations dans des camps de concentra-
tion, torture, viols, prostitution force.
Force politique de premier plan dans I'archipel avant cette mise
A mort, le PKI comptait 3,5 millions de membres et une quin-


WISSR~i 11 Oco I21 wien 1s 1


L I"






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zaine de millions de sympathisants. Allies au nationalist Su-
karno, les communists devinrent la cible d'un d6chaTnement
de violence inoule lorsqu'en septembre 1965 des g6n6raux r6-
put6s prochesdu PKI furent accuses d'avoir foment une ten-
tative de putsch. Suharto, appuye par les Etats-Unis, prit alors
la t6te de cette sanglante repression, en mobilisant le camp
reactionnaire et la droite religieuse. En 1966, Suharto 6cartait
Sukarno du pouvoir, mettant un terme definitif A I'experience
politique original initiee par cette figure du tiers-mondisme et
des non-alignes. Le pays sombra alors dans une longue nuit,
jusqu' la chute du dictateur, chasse par la rue en 1998, avant
de mourir de sa belle mort en 2008, sans repondre de ses
crimes. Pour les rescapes des massacres de 1965 comme pour
les families des victims, la mise au ban et les discrimination
se perpetuent, jusqu'a nos jours. "Comme ex-d6tenus poi'tiques,


ilnous est difficik dobtenir un credit 6ancaire, une aide au loge-
ment. Les emplois defonctionnaires nous sont interdits (..), nous
ne pouvons pas enseigner, ni tre midecin", temoigne Bedjo Un-
tung, survivant d'un camp de concentration, interroge par la
chaTne anglophone Channel News Asia. Nur Kholis, le
president de la commission national des droits de I'homme, a
enjoint le gouvernement indonesien & presenter aux victims
des excuses officielles, assorties de reparations. Mais dans un
pays oO la culture de I'impunite et I'amnesie collective prevalent
encore, les defenseurs des droits de I'homme doutent des
suites qui seront donnees Ob ces recommendations. Certains
survivants, eux, n'excluent pas de recourir a la justice interna-
tionale.
Rosa Moussaoui (L'Humanite du 10/08/2012)


Paraaoxes et contradictions bes relations entire Occibent et pays arabes


Le "printemps ara6e"de I'annee 2011 a suscite, on s'en sou-
vient, un vif enthousiasme chez les chefs d'Etat occidentaux,
trop heureux de voir les "dictateurs" de Tunisie et d'Egypte
chassis du pouvoir par la mobilisation massive de leurs peu-
ples respectifs, tandis que Kadhafi en Libye et Bachar al-Assad
en Syrie se trouvaient confronts une revolte arfnee presen-
tee comme spontanee et national par les medias aux ordres.
Les dirigeants'les plus en vue du monde occidental, qui
jusqu'alors etaient en bons terms avec tous ces "dictateurs",
se sont sentis brusquement pris par I'imperieux besoin d'aider
les peuples en question a acceder A la democratic. Pour que le
"printemps" soit total, ils ont obtenu que I'ONU donne mandate
a I'OTAN pour intervenir militairement en Libye sous le pretexte
de proteger des massacres les populations civiles, mais en rea-
lite pour detruire I'appareil militaire libyen et eliminer physique-
ment Kadhadi et ses proches. L'OTAN, sans perdre un seul
homme, a fait I'essentiel du boulot en utilisant abondamment
son aviation et sa marine, laissant les "rebelles" le soin de li-
vrer les batailles au sol. II convient de rappeler que I'alliance
anti-Kadhafi etait menee essentiellement par trois pays ayant
une longue tradition imperialiste, a savoir les Etats-Unis, la
France et le Royaume-Uni, et par deux pays arabes de confes-
sion sunnite oi la democratic n'existe pas : le Qatar et I'Arabie
saoudite.

Le Qatar merite une mention special. Ce petit emirat au sous-
sol tres riche en gaz, est depuis I'epoque de Mitterrand le bon
ami de la France, pays oO il a d6ej invest d'enormes capitaux
(singulierement dans I'h6tellerie de luxe, les medias, le sport et
les entreprises du CAC 40) et oi il s'appretait a investor, en ac-
cord avec Nicolas Sarkozy, 50 millions d'euros pour le d6ve-
loppement des banlieues. Continuant la politique d'amitie avec
le Qatar de Sarkozy, le president Frangois Hollande a deja recu
une fois I'emir du Qatar en personnel (Hamad ben Khalifa al-
Thani) et deux fois son premier ministry, Hamad ben Jassem
al-Thani. Lui aussi est interesse par cette manne de 50 millions
d'euros, bien qu'il prefere que la some soit allouee aux PME
(Petites et moyennes entreprises).
Outre leur richesse, qui leur confere du pouvoir au plan inter-
national, le Qatar et I' Arabie saoudite ont la particularity de
confesser un Islam rigoureux: une branch du sunnisme appe-
lee wahhabisme ou salafisme. Bien que intimement lies a I'Oc-
cident economiquement et politiquement, le Qatar et I' Arabie
saoudite ne se privent pas d'aider financierement et militaire-
ment les extremistes de la mouvance sunnite, y compris ceux
qui combattent les occidentaux. C'est ainsi qu' AQMI, qui sevit


actuellement au Nord-Mali et detient des otages francais, don't
notre compatriote Thierry Dol, est allied A Al Qaida et finance par
le Qatar. Le Qatar a non seulement armed les rebelles libyens
mais encore envoy des milices salafistes combattre Kadhafi.
Et c'est un group de salafistes libyens qui a recemment as-
sassine I'ambassadeur americain a Benghazi.
II est maintenant etabli que I'Armee syrienne libre, armee et en-
trainee par la CIA et les services secrets d'autres pays occi-
dentaux, regoit le renfort de tres nombreux slamistes venus de
divers pays, don't des membres d'AI Qaida, ennemis juries de
I'Occident. La encore, le Qatar et I'Arabie saoudite intervien-
nent, assurant le financement et I'acheminement des armes.

La Turquie, pays voisin de la Syrie et membre de I'Otan, fait
parties aussi de la coalition centre le regime syrien. Elle accueille
sur son territoire quelque 400.000 refugies syriens, don't
100.000 dans des camps etablis pres de la frontiere. Son gou-
vernement reve d'en decoudre avec Bachar-AI-Assad, mais,
realiste, ne se hasarde pas a se lancer seul dans I'aventure mi-
litaire. Le jeudi 4 octobre, le parlement a bien autorise I'armee
a mener des operations en Syrie en riposte aux bombarde-
ments meurtriers de I'armee syrienne. II est evident que le refus
de la Russie et de la Chine de voter dans le meme sens que les


L'armee turque sur le pied de guerre a la recherche d'un pr6texte pour intervenir en Syrie

occidentaux au conseil de security de I'ONU, de s'associer A
un feu vert pour une intervention armee en Syrie, diminue
considerablement les chances des rebelles et des islamistes
strangers de gagner la guerre. Une horrible et devastatrice
guerre confessionnelle, a laquelle seules peuvent mettre un
terme des negociations entire Syriens, sans ingerence 6tran-
g6re, ni arabe ni occidentale.
M.Belrose


I s,,R 11Octbre201 n P


INS LE MTJmP






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FLash-Hebbo


P AN LE P I


lun1i ler octobre
ESPAGNE La region de Castille-la Manche, tres endettee, de-
mande a son tour une aide du Fonds de secours cree par le
gouvernement, devenant la 5e region du pays A y recourir.


mari 2 octobre
SYRIE Les Comites de Coordination (A I'origine des premieres
manifestations pacifiques de contestations) ont entame un dia-
logue avec I'Etat pour obtenir des garanties pour les insurg6s
syriens qui abandonneraient la lutte armee. D6ej de nombreux
groups ont remis leurs armes et regularisent leur situation
grace A cette mediation.


mercreai 3 octobre
ETATS-UNIS Selon le rapport du "(Department ofDefense", les
bases militaires US 6 I'etranger competent 190 000 soldats et
115 000 employs civils r6partis sur 909 implantations dans 46
pays diff6rents (hors Irak et Afghanistan). Sans commentaire.


jeubi4 octobre
PEROU Ouverture des travaux du 14e Congres du Parti com-
muniste du Perou A Lima.


venro6i 5 octobre
CUBA D'importants accords ont ete signs avec la Chine
concernant les relations economiques et commercials portant
sur les domaines de la sante, des douanes, des resources hy-
driques et des products de la mer. Les travaux d'agrandisse-
ment du port de Mariel et I'ouverture de credits pour la
production de medicaments ont egalement fait I'objet d'accords
specifiques.


samebi 6 octobre
AFRIQUE DU SUD La puissante central syndicale COSATU
Sa decide lors de son 11e Congres de quitter la CSI 6 qui'elle re-
proche son anti-communiste pour rejoindre la FSM reaffirmant
au passage son alliance historique avec le PC sud-africain et sa
determination A lutter pour des changements effectivement re-
volutionnaires.


6imanche 7 octobre
ETATS-UNIS Pres de 18 500 enfants ont ete recenses comme
SDF A New-York, soit 500 de plus que le mois precedent et une
augmentation de plus de 2800 sur dix-huit mois. Mais ce sont
les banques que les autorites US pref6rent sauver.


CABINET DE MICHEL LANGERON
AVOCAT
88, RUE VICTOR SEVERE
97200 FORT-DE-FRANCE
TEL.: 05.96.70.20.98
FAX: 05 96 73 42 30
COURRIEL:
cabinet.michel.langeron@wanadoo.fr
AVIS DE CONSTITUTION
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
SARL LE BERLINGO
Par acted sous seing priv6 en date du 18
juin 2012, il a 6t6 constitute une society
responsabilit6 limited :
Denomination social: SARL LE BER-
LINGO
Capital :7 000 euros divis6 en 350 parts
sociales de 20 euros chacune, entibre-
ment souscrites et liberees.
Siege social : 11 Lgtissement ChAteau
Paille 97280 LE VAUCLIN
Objet : La restauration, la creation, I'ac-
quisition, la location, la prise en location -
gerance de tous fonds de commerce, la
prise A bail, I'installation, I'exploitation de
tous etablissements, fonds de commerce,
usines, ateliers, se rapportant A I'une ou
I'autre des activities specifiees.
Duree : 99 annees A computer de I'imma-
triculation de la soci6te au Registre du
commerce et des societies.
Grant : Monsieur AGATHE Noham, ne
le 5 juillet 1976 a Francois (Martinique),
demeurant 597 Bale des Mulets 97280
VAUCLIN, est design statutairement en
quality de grant pour la duree de la so-
ciete.
La society sera immatriculee au Registre
du commerce et des soci6tes tenu au
greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
Fort de France.
Pour avis et mention, Le Gerant
FB6252

AVIS DE CONSTITUTION
Par acted sous seing prive en date du 28
septembre 2012, il a ete constitute une-
SARL
Denommee: CHARME 972,


au capital de : 3000E
Siege social : 41, rue Antoine Siger -
97200 Fort de France
Objet : Vente de pret-A-porter, lingerie,
accessoires de mode
Duree : de la society : 99 ans
Grant Monsieur ASHOUR Bassim,
Demeurant : 33 avenue Louis Georges
Plissonneau
Redoute 97200 Fort de France
(Martinique)
La society sera immatriculee au RCS de -
fort de France
Pour avis, le grant FB6253

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 19
septembre 2012, il a e6t constitute une
EURL
Denommee : ASSIST'OR
Au capital de : 80006
Siege social: 1 bis 26me 6tage rue de
la Republique
97200 Fort de France
Objet : Fabrications et reparations, nego-
ciant en metaux precieux pour artisans,
Achat et vente de m6taux precieux
Duree de la society : 99 ans
Associe unique : LEOPOLD Aymeric Ro-
main, residence Natte bAtiment Carreau
Appartement A port 3 Calebassier -
97232 Lamentin -(Martinique)
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis, Le grant FB6254

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acted sous seing prive en date du
1er octobre 2012, A Saint Pierre, il a 6t6
constitute une Societe A responsabilit6e i-
mitee don't les caracteristiques sont les
suivantes :
Former : EURL
Denomination social :
CLAIR ETANCH'INDUSTRY
Capital social : 5 000.006, divis6 en 100
parts de numeraire liberees en totality les
parts representatives du capital ont 6et in-
tegralement souscrites
Siege social : la coulee blanche -


97250 Saint Pierre
Objet :
Duree : 99 annees a computer de son im-
matriculation au registry du commerce et
de societies
Grant: M Philippe MARQUET, demeu-
rant la coulee Blanche 97250 Saint Pierre
La soci6et sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France
Le grant FB6255

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing privet en
date du 18/09/12 a FDF il a 6te constitute
une society ayant les caracteristiques sui-
vantes :
Denomination : LE MILLE FEUILLES
Former : society par actions simplifies
Sibge social : 2 avenue, Louis Georges
PLISSONNEAU Redoute
97200 Fort de France
Objet : toutes operations se rapportant A
la fabrication de products de boulangerie-
patisserie soit la fabrication a caractere
artisanal associee A la vente au detail de
pains, de viennoiseries, de pAtisseries
fraiches
Duree : 99 ans A computer de immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cietes
Capital: 10006
Admission aux assemblies g6nerales et
exercise du. droit de vote :
Tout associe a le droit d'assister aux as-
semblees g6nerales et de participer aux
deliberations personnellement ou par
mandataire, quel que soil le nombre d'ac-
tions qu'il'possede, sur simple justification
de'son identity des lors que ses tires sont
inscrits A un cdmpte ouvert A son nom.
Chaque associe a putant de voix qu'iI
posshde d'actions, sans limitation
Transmission des actions:
La cession d'actions est libre entire asso-
cies ou au profit de tiers
Direction et administration dela society :
Ont 6th nommes aux terms des status :
en quality de president et de directeur ge-
neral de la SAS,


Mme Laurette RIVON,
demeurant entr6e MARIE SAINTE
Quarter B6elme Maison 327 -
97232 Le Lamentin
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis
la president FB6256

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SARL : MILLE ET UN PASS sous le
nom commercial 1001 PASS au capi-
tal de : 2000E uros
Siege social : BAt D2 Zac de Rivibre-
Roche 97200 Fort de france
Objet : vente de bons, coupons, che-
quiers, cartes de reduction
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registry du commerce et des so-
cietes de Fort de France
G6rante: Mile Isabelle MADKAUD,
demeurant : quarter Morne Vent
97211 Riviere Pilote
Nomm6e pour une dur6e indeterminee
Pour avis la g6rante FB6257

AVIS DE CONSTITUTION
Par acted en date du : 28 septembre 2012,
ii a 6te constitu6 une society presentant
les caracteristiques suivantes:
Denomination : Joie de Vivre 972
Former juridique : society civil
Capital social 500
Siege social 46 lotissement la Char-
meuse Ravine Vilaine 97200 Fort de
France
Objet social : propriety, gestion et d'ad-
ministration d'immeubles
dur6e de la society : 99 ans
Apports en numeraire: 5006
Grant Mr Fabrice NARDOL 46 lotisse-
ment'la Charmeuse Ravine Vilaine
97200 Fort de France
Les cessions de parts sont soumises A
I'agr6ment des associes
La society sera immatriculee au greffe du
tribunal de commerce de fort de France
Pour avis, le grant FB6258


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AVIS DE CONSTITUTION
en date du : 01 octobre 2012, il a e6t
constitute une : SARL.
pr6sentant les caract6ristiques suivantes
denomination : LA REGIE I
adresse du sibge social: 86 Boulevard de
la pointe des n6gres immeuble Les
BOUGAINVILLIEES
97200 Fort de France
Objet : commercialization Multi-supports
et Multi-activites
Dur6e : 99 ans
Capital: 250.00euros
Nom du grant: LIMOL Miguel
Immatriculation au registre du commerce
: en course
Pour avis, la g6rance FB6259

AVIS DE CONSTITUTION -
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 25/09/2012 a Lamentin, il a e6t
constitu6 une soci6t6 pr6sentant les ca-
ract6ristiques suivantes :
Denomination : CARIBBEAN INDOOR
GARDEN
Forme : Soci6t6 & responsabilit6 limited
Si6ge social : Quartier Morne Pitault -
97232 Le Lamentin
Objet : Importation, exportation, distribu-
tion vente de decorations florales et de
tous products de decoration
Capital social : 4 000 euros
Dure : 50 ans
G6rance:
- Mr Jimmy Jean-Claude SOLEMALE,
demeurant Quartier Morne Pitault
97232 Le Lamentin
Immatriculation : RCS de Fort-de-France
Pour avis FB6260

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 28/09/2012, il a e6t consti-
tu6e une SARL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SARL ULISSE AND CO
Adresse du siege social: 18 rue Antoine
Siger Fort de France
Objet : pret A porter
Dur6e : 99 ans. Capital: 500Euros
Nom du grant : M Jean Louis GRAS-
SON
Adresse : 6 allee du Colibri lotissement la
s6r6nite 97224 DUCOS
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la g6rance FB6261

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du :
24/09/2012, avis est donn6 de la consti-
tution de la SARL :
EURL Les saveurs de CLARA
Au capital de : 5 O00euros totalement li-
beres
Si6ge social : quarter Bellevue : 97280
Le VAUCLIN (Martinique)
Objet: la soci6et a pour objet : la fabrica-
tion.de plats cuisines A livrer, la r6alisa-
tion de prestation traiteur
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registry du commerce et des so-
ciet6s
Grant: Mademoiselle Clara COLOMBO
nee le 14 f6vrier 1979 aux Abymes de na-
tionalite frangaise
C6libataire, demeurant quarter Bellevue
- 97280 Le Vauclin (Martinique)-
Le grant FB6262

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 12 septembre 2012
Denomination : SAPHIR'ELLE
Forme : SARLJ.nipersonnelle
Capital: 500.00
Sibge social : 21 rue des Barriere
97232 Le Lamentin
Objet : commercialization distribution,
vente de v6tements pret A porter et ac-


cessoires
Dure : 99 ans
G6rance : Mme PEPIN Pauline Made-
leine spouse BELLANCE
Demeurant : A Lourdes 97224 DUCOS
La soci6t6 sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis et mention
La g6rance FB6263

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
DENOMINATION: INTELLIGENCE-
BOUTIQUE
SARL AU CAPITAL DE : 1 000UROS
CENTRE COMMERCIAL BELLEVUE
97200 FORT DE FRANCE
502036791 R.C.S FORT DE FRANCE
L'assembl6e g6n6rale ordinaire du 18
mai 2009 a nomm6 en quality de grant &
computer du 18 mai 2009, M. JOS Pierre-
Emmanuel, 3 avenue de I'ore du parc,
Montg6ralde 97200 Fort de France en
replacement de M. Paul-Henri JOS, ge-
rant d6missionnaire.
Par decision de I'assemblee g6nerale or-
dinaire en date du 27 septembre 2012 il a
et6 pris acte de modifier I'objet social de
la soci6t6, A computer du 27 septembre
2012
Nouvelle objet social : organisation de
course et tous types de formation
Mention en sera faite au registre du com-
merce et des soci6tes de fort de France
Pour avis FB6264

AVIS DE REDUCTION DE CAPITAL
SAS EXCEPTION SERVICE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
SIEGE SOCIAL: 4, RUE PASTEUR-
97215 RIVIERE SALE
IMMATRICULEE AU RCS DE FORT
DE FRANCE SOUS LE NUMERO
750 897 597
Lors d'une assemble g6n6rale extraor-
dinaire des associ6s en date du
20/09/2012, il a 6t6 d6cid6 de proceder A
un retrait partial d'actif social, realis6 au
profit de Madame Celine PLU et Mon-
sieur Yohan PLU.
Les parts sociales qui leur appartenaient
ont 6te purement et simplement annul6es
ainsi que tous droits qui y etaient atta-
ch6s.
Par suite de cette annulation, le capital
social de la society est porter de 20.000
euros & 10.000 euros.
Article 7. Capital social
Ancienne mention :
I. Originairement, le capital social 6tait
reparti comme suit :
- Madame Celine PLU, titulaire de 50
parts,
- Monsieur.Yohan PLU, titulaire de 50
parts,
- Monsieur Samy BONIFACIE, titulaire de
10 parts,
- Monsieur Olivier FALISE, titulaire de 10
parts,
- La SARL EXCEPTION VOYAGE, titu-
laire de 80 parts
Total :...... parts, ci-repr6sentant le capi-
tal social de 20.000 euros.
Nouvelle mention :
II est maintenant divis6 en 100 parts so-
ciales de 100 euros, entibrement lib6rees,
appartenant respectivement :
- Monsieur Samy BONIFACIE, A concur-
rence de 10 parts, ci-numerotees de 1 a
10 representant un capital social de 1.000
euros;
- Monsieur Olivier FALISE, A concur-
rence de 10 parts, ci-numerottes de 11 &
20 repr6sentant un capital social de 1.000
euros;
- La SARL EXCEPTION VOYAGE, A
concurrence de 80 parts, ci-numerotees
de 21 A 100 representant un capital so-
cial de 8.000 euros ;
Total : .100 parts representant un capital


de 10.000 euros.
Modification sera faite au greffe du tribu-
nal de commerce
Pour avis,
Le grant
SARL EXCEPTION VOYAGE
Monsieur BONIFACIE
et Monsieur FALISE FB6265

ADDITIF A L'ANNONCE LEGAL
PARUE DANS a JUSTICE N 27
DU : 05.07.2012 (FB 5934)
Avis de constitution de soci6t6 SARL
KAYOU
Pour une dur6e de : 99 ans FB6266

ADDITIF AU JOURNAL ( JUSTICE DU
20 SEPTEMBRE 2012 N 38 PAGE 15
FB 6178 SUN FLUID
Objet : lire climatisation et ventilation,
l6ectricit6, plomberie, I'agence commer-
ciale, la representation et la distribution
pour son compete ou pour des tiers de
tous products, de mat6riaux et mat6riels
FB6267

AVIS RECTIFICATIF
A L'ANNONCE N FB 4569
DU 8 MARS 2012 DU JOURNAL
JUSTICE N 10m
concernant la liquidation de la soci6te
JBM concept SARL
ii fallait lire : 31 mai 2012 au lieu de :
31 d6cembre 2011
le grant FB6268

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
Par assemblee g6nerale extraordinaire
en date du 03/10 /2012 les associ6s de la
SARL Librairie La Fontaine
R.C.S. n" 397 967 845
ont d6cid6s de la dissolution anticip6e et
de la liquidation A cette date : 31 Mars
2004.
Le liquidateur est Madame CHANTEUR
Suzanne
Adresse de Liquidation : 11 Chemin
Pelage Enclos SCHOELCHER 97233
Pour avis
Le liquidateur FB6269

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
DE S.C.I
DENOMINATION : PETIT-BERRY
SOCETE CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE : 300C
SIEGE SOCIAL: ROSIERE VOIE N 1
97212 SAINT JOSEPH
RCS 453 655 748
Aux terms d'une deliberation de I'as-
sembl~e g6nerale extraordinaire en date
du 15 septembre 2012, la collectivit6 des
associes a d6cid6 la dissolution anticipee
de la society A computer du 15 septembre
2012 et sa mise en liquidation amiable
Elle a nomm6 Monsieur MERKILED Eva-
riste Claude demeurant rosibre voie n* 1
-97212 SAINT JOSEPH, en quality de li-
quidateur et lui a confer les pouvoirs les
plus 6tendus pour terminer les operations
sociales en course, realiser I'actifs, acquit-
ter le passif
Le siege de liquidation est fixed A rosibre
voie n* 1 97212 SAINT JOSEPH
C'est A cette adresse que la correspon-
dance devra Atre envoyee et que les,.
actes et documents concernant la liqui-
dation doivent 6tre notifies
Mention sera faite au RCS de Fort de
france
Pour avis FB6270

AVIS DE DISSOLUTION
A TITRE DE REGULARISATION
Denomination : ATLANTIC DEVELOP-
MENT
SocietA A responsabilite limitee au capi-
tal de 7622.45E
Siege social : 82 route de I'entraide -


A NNuNSifAtLE


97200 Fort de France
Siren : 424 158 921 RCS Fort de France
Aux terms d'une deliberation de I'as-
sembl6e g6enrale extraordinaire en date
du 31 d6cembre 2007
La collectivit6 des associes a d6cid6 la
dissolution anticip6e de la society &
computer
Du ler janvier 2008 et sa mise en liqui-
dation amiable
Elle a nomme M LAUHON Thierry de-
meurant : 82 route de I'entraide en quality
de liquidateur et lui a conf6r6 les pouvoirs
les plus 6tendus pour terminer les op6ra-
tions sociales en course, r6aliser I'actif, ac-
quitter le passif
Le siege de liquidation est fix6 au 82
route de I'entraide 97200 Fort de
France. C'est A cette adresse que la cor-
respondance devra etre envoy6e et que
les actes et documents concernant la li-
quidation doivent 6tre notifies
Mention sera faite au RCS de fort de
France
Pour avis FB6271






REPUBLIQUE FRANQAISE
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DU VAUCLIN
ARRETE N* 12- 56
PORTANT CONSTAT DE
BIE' SANS MAITRE
Le Maire de la Ville du Vauclin,
Vu le Code G6neral des CollectivitBs,
Vu les articles L 1123-1, L 1123-2 et L
1123-3 du Code G6enral de la Propri6et
des Personnes Publiques,
Vu I'article 713 du Code Civil,
.Vu la Deliberation du Conseil Municipal
du 19 juin 2012 autorisant M. le Maire a
entamer les d6marches n6cessaires A
I'incorporation, dans le patrimoine com-
munal, d'un bien pr6sume sans maitre,
Vu les informations donnees par le Cen-
tre des Imp8ts du Marin,
Vu I'avis formula par la Commission
Communale des Imp6ts Directs, laquelle
s'est tenue le 11 septembre 2012,
ConsidBrant, au vu des elements pr6ci-
tes, qu'il existe sur le territoire, un bien
sans maitre que la Commune se propose
d'incorporer A son domain.
ARRETE
ARTICLE 1 : Le terrain cadastre section.V
numero 656, sis & Macabou au Vauclin,
qui appartiendrait A Monsieur Louis Didier
FRANQOIS-LUBIN, don't les taxes fon-
cieres n'ayant pas 6te acquittees depuis
plus de trois ans et etant sans proprietaire
connu, est constate sans maitre.
ARTICLE 2 : A defaut, pour son proprie-
taire, de se faire connaitre, dans le delai
de six mois A computer de la publication du
present arrete, le terrain susmentionne
pourra 6tre incorpord dans le domaine
communal, apres deliberation du Conseil
Municipal.
ARTICLE 3 : Le present arrete sera :
* Affich6 A la mairie, aux points coutu-
miers d'affichages et sur les lieu) concer-
nes;
* Notified A I'adresse du dernier propriA-
taire connu ainsi qu'au Sous-Pr6fet d'Ar-
rondissement et au Prefet de R6gion ;
* Public dans deux journaux regionaux.
ARTICLE 4 : La Directrice Generale des
Services municipaux et le Maire sont
charges, chacun en ce qui le concern,
de I'ex6cution du present arrete, qui sera
transmis A Monsieur le Sous-Prefet du
Marin, public et affiche dans les condi-
tions reglementaires.
ARTICLE 5 : Le present arr6t6 peut faire
I'objet d'un recours pour exces de pouvoir


ei.2ln bB 2Bt.icn'1j SBge







http://www.iournal-iustice-martiniaue.com


devant le Tribunal Administratif de Fort-
de-France, dans un delai de deux mois,
a computer de sa transmission a la Sous-
Prefecture du Marin et de sa publication.
Fait au Vauclin,
Le 21 Septembre 2012 FB6272






REPUBLIQUE FRANCHISE
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DU VAUCLIN
AVIS D'OUVERTURE D'ENQUETE
PUBLIQUE
Le Maire de la Ville du Vauclin, informed la
population que par arr6t6 n 12- 57 du 24
septembre 2012, il a ordonne I'ouverture
de I'enqu6te publique portant sur le project
d'elaboration du Plan Local d'Urbanisme.
A cet effet, Madame Pauline Nelly CAM-
BERVEL a 6te design6e, par decision
nE12000018/97 du President du Tribu-
nal Administratif de Fort-de-France en
date du 27 juillet 2012, en quality de com-
missaire enqueteur.
L'enqu&te se deroulera du lundi 22 octo-
bre 2012 au vendredi 23 novembre 2012
inclus. Le dossier d'enqu6te publique
pourra 6tre consulted, sur demand, a
I'H6tel de Ville aux jours et heures d'ou-
verture de la mairie.
Un registre sera tenu a disposition afin de
recueillir les observations de la population
durant toute la duree de I'enqu8te.
Le commissaire enqueteur assurera des
permanence et recevra le public & la
mairie :
- le mardi 23 octobre 2012, de 14h00 a
17h00,
- le lundi 29 octobre 2012, de 09h00 A
12h00,
- le jeudi 08 novembre 2012, de 10h00 a
13h00,
- le lundi 12 novembre 2012, de 14h00 a
17h00,
- et le mardi 20 novembre 2012, de 14h00
& 17h00.
Le rapport et les conclusions du commis-
saire enqu6teur seront tenus a la disposi-
tion du public des que ces derniers seront
transmis en mairie. FB6273






AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
Identification de I'organisme qui passe le
march : Conseil Regional de la Marti-
nique
Service de la command publique,
Rue Gaston Defferre CS 50601 -
97261 Fort-de-France Cedex Martinique,
tel: 05 96 59-63-00 / tlecopie : 05 96 72-
68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique < Marches publics -
Representant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Regional de la
Martinique
Procedure de passation : Procedure
adaptee en vertu de I'article 28 du Code
des Marches Publics (CMP)
Objet du march : Creation du nouveau
site web de la Region Martinique
Reference d'indentification du march :
PCPIPP-SWEB-12-078
Caracteristiques principles : II s'agit de
realiser un nouveau site Internet du
Conseil Regional de Martinique. Cette
prestation porte sur les points suivants :
-Adaptation de la charter graphique et
r6alisation de la charter ergonomique
-Fourniture du socle technique


- Assistance A la mise en ligne
- Accompagnement pour la migration de
contenu depuis I'ancien site
-Maintenance technique
-Formation des utilisateurs
- R6f6rencement sur les principaux sites
de recherche
Variantes autoris6es
Duree d'execution du march Le candi-
dat devra proposer un delai et un plan-
ning de realisation (pour la livraison,
I'installation et la mise en service) a
computer de la date de notification du
contract.
Lieu de livraison : H6tel de Region -Rue
Gaston Defferre 97261 Fort-de-France
Modalites essentielles de financement et
de paiement du march : Financement:
Fonds propres de la Region
- Paiement:
. Virement administratif
. Delai global de paiement : 30 jours
. Variation des prix : prix ferme
. retenue de garantie : 5 %
. advance de 5 % prevue
Adresse aupres de laquelle les docu-
ments peuvent Wtre obtenus : Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service de la
command publique
Rue Gaston Deferre CS 50601 97261
Fort-de-France Cedex
Tel : 0596 59 63 00
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout element d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut 6tre 6galement tele-
charge a I'adresse Internet sus indiquee.
Conditions de participation : CritBres de
selection des candidatures
Les candidatures seront selectionnees au
regard des trois critbres suivants :
- les capacities professionnelles, tech-
niques et financieres
* Situation propre du candidate:
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour dvaluer si ces exigences sont
remplies :
- la declaration du candidate conforme au
module DC2 version septembre 2010)
pour chacune des entreprises concur-
rentes ayant vocation A Atre titulaires du
march (disponible sur internet a
I'adresse suivante :
www.colloc.bercy.gouv.fr, theme : mar-
ch6 publics)
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants conforme
au model DC 1 dans sa version juin
2012)
(disponible sur internet a I'adresse sui-
vante : www.colloc.bercy.gouv.fr, theme:
march publics)
* Capacites professionnelles:
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies:
- presentation d'une listed des principles
prestations effectu6es au course de la der-
nitre annee, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou prive. Les
prestations sont prouvees par des attes-
tations du destinataire ou, a defaut, par
une declaration du candidate
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate.
- Indication des titres d'etudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
I'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduit des travaux de m6me nature
que celle du march.
* Capacites economiques et financi6res :
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour 6valuer si ces exigences sont
remplies:
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-


nant les prestations objet du march, rea-
lisees au course du dernier exercise dis-
ponible
- declaration appropriee de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels
* Capacites techniques:
Renseignements et formalit6s n6ces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies:
- une description de I'equipement tech-
nique, des measures employees par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'etude et de recherche de
son entreprise ;
-Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et I'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la derniere annee.
Criteres de jugement des offres :
L'offre Bconomiquement la plus avanta-
geuse sera appr6ciee en function des cri-
teres enonc6s ci-dessous :
1. La valeur technique de I'offre (appre-
ciee sur la base du memoire technique
exigee au 2-3-2 d du reglement de
consultation) affected d'un coefficient 6
2. Le prix de la prestation affected d'un
coefficient 4
3. Les delais et planning de realisation af-
fect6 d'un coefficient 2
N6gociation des conditions du march a
passer: Les conditions du march seront
negociees avec les candidates apres exa-
men de leur offre
Delai de validity des offres : 180 jours
Adresse auprbs de laquelle les rensei-
gnements peuvent etre obtenus : Conseil
regional de Martinique (service de la com-
mande publique) ou en ligne A I'adresse
sus indiquee
Date limited de reception des offres: Le 25
octobre 2012 & 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse a laquelle les offres doivent 6tre
envoyees : Reception des offres par pli
recommandA ou centre recepiss6 au
Conseil Regional de la Martinique Service
de la Commande Publique rue Gaston
Deferre -CS 50601 97261 Fort-de-
France Cedex Martinique ou en ligne a
I'adresse Internet sus indiquee
Delai laisse au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal administratif de Fort de
France Croix de Bellevue Immeuble
Roy-Camille- BP 683
97200 Fort-de-France
Tel :0596-71-66-67 Fax : 0596-63-10-08
Organe charge des procedures de me-
diation : Comite consultatif de r6glement
amiable des litiges de PARIS 29 rue
Barbet de Jouy -75700 PARIS cedex 7
T61lphone : 01.44.42.63.43 T616copie :
01.44.42.63.37


Service aupr6s duquel des renseigne-
ments peuvent 6tre obtenus concernant
I'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif Croix de Bellevue
97200 Fort de France
Transmission des dossiers d'offre par
voie demat6rialisee autorisee
Autres renseignements:
Procedure d6materialisee
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement A la disposition des candi-
dats une plate-forme de d6materialisation
accessible via I'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr onglet (po-
sitionn6 sur la page d'accueil, en bas et A
droite) < marches publics
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la reference d'identification du
march portee au present avis d'appel
public & la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Region Martinique
- le tel&chargement des avis, reglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie electronique
des dossiers d'offre
Date d'envoi du present avis a la publica-
tion : Le 2 octobre 2012 FB6274

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 05/10/2012, il a ete consti-
tuee une : S.A.S.
Presentant les caracteristiques suivantes
DBnomination : SAS CATHER
Adresse su siege social : 122, rue La-
martine 97200 Fort de France
Objet : activities d'h6tellerie, de restaura-
tion et de loisirs
Durde : 99 ans
Capital : 2000E
Nom du : president Mme Catherine
CAYOL
Adresse : 122, rue Lamartine 97200 Fort
de France
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB6275

AVIS DE LIQUIDATION
L'EURL ADONAI C.G. CREATIVE
SocietB A responsabilite limited
Au capital de : 7 500
Sibge social : rue la CHERRY
97212 SAINT JOSEPH
Siret: 490 389 798 00011 -
APE : 1813 Z
Liquidateur Monsieur Christian GUERE-
DRAT
La Cherry St Joseph
Par process verbal de I'assemblee gene-
rale extraordinaire du : 05/10/12
II a etW prononce la cloture et la liquida-
tion de la society ADONAI C.G. CREA-
TIV EURL
Pour avis le liquidateur M Christian GUE-
REDRAT FB6276


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Nom: --------------------------Prenom : -----------------------
Adresse exact : ..................................................
Adresse exact : ... ........-........-- ....--- ...--- .----

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Code Postal :.............. Ville :.........................
T6l6phone :.............-.....................-...............


Martinique
Guadeloupe/ Guyane
France


1 an 6 mois 3 mois
Q 90 Q 50 Q 35
Q100E QI 55E Q 37
Q110E 1Q 60E Q 45


Retourner ce bulletin A
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97200 FORT DE FRANCE CEDEX
T6. : 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


h 7IS 20, -jsice' PagIe1,9


ANON' IfLE






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12 octobre 1492-12 octobre 2012: i y a 520 ans, Colomb "bcouvrait" I'Amerique


Le 12 octobre 2012 marque le 520 eme anniversaire de la "d'-
couverte"de I' Amerique par Christophe Colomb. C'est en effet
le 12 octobre 1492 que le navigateur g6nois, au service des
Rois catholiques d'Espagne (Isabelle de Castille et Ferdinand
d'Aragon) apergut I'ile de Guanahani, dans les Bahamas, ou-
vrant ainsi une ere nouvelle et capital de I'histoire de I'huma-
nite. Convaincu que la terre etait ronde et qu'il 6tait possible, en
partant d'Espagne, d'atteindre I'Asie en naviguant vers I'ouest,
Christophe s'6tait lance dans une fantastique venture qui de-


vait I'amener A "dicouvrir" un nouveau monde, totalement in-
connu des Europeens. Croyant dans un premier temps qu'il
avait atteint son but ce 12 octobre 1492, il appela tout naturel-
lement "Indiens" les habitants de Guanahani et des autres
terres qu'ii "dicouvrit" progressivement. Quant au nouveau
continent,, car c'en etait un, il recut differentes denominations
successives : Indes, Indes Occidentales, Amerique, Nouveau
Monde, avant que ne s'impose celle que nous connaissons
maintenant, A savoir Amerique.
D'un point de vue europeen Christophe Colomb est donc le "dj-
couvreur" de I'Amerique. Cependant, sans nier son extreme
courage ni sa foi inebranlable en la mission qu'il s'etait fixee, il
convient de preciser que les vrais decouvreurs de notre conti-
nent sont les habitants qu'il y a trouv6s et qui 6taient des mil-
lions, repartis dans les Ties et sur la terre ferme.

Au service 6e notre security


Les acteurs de la s6curite interieure 6taient en demonstration,
le samedi 6 octobre, qu'il s'agisse des services de I'Etat (police,
gendarmerie, sapeurs-pompiers, SAMU, security civile. Le
grand public a pu se rendre compete du savoir-faire de ces
hommes, (pres de 2700), qui assurent notre s6curite au quoti-
dien.


La "dicouverte"fut suivie d'une phase d'exploration qui donna
lieu ensuite A une phase desastreuse de conquete et de colo-
nisation. Les Europeens, Espagnols et Portugais en tete, se re-
partirent le Nouveau Monde, pillant les richesses des "Indiens"
(singulierement au Mexique et au Perou), detruisant leurs mo-
numents et oeuvres d'art, les massacrant en masse et asser-
vissant les survivants, introduisant des millions d'esclaves
africains, imposant A tous les dominos leurs lois, leur adminis-
tration, leurs langues, leurs religions et leurs mythes.
La society colonial, strictement hierarchisee, inegalitaire et ra-
ciste, s'est structuree partout sur la base d'une confusion entire
appartenance racial et appartenance social: les Europeens
et leurs descendants (les Blancs) se sont retrouves tout natu-
rellement en haut de I'6chelle social, tandis que le bas etait
occupy par les Indiens et les Noirs, les Sang-mele occupant la
position intermediaire.
Le "decouverte"de I'Amerique, outre qu'elle a ouvert des hori-
zons immense et insoupconnes aux Europeens et fait pro-
gresser considerablement la science, a contribute enormement
A I'enrichissement de I'ancien monde et favoris6 I'accumulation
du capital necessaire A I'essor des bourgeoisies europeennes.
L'Europe et le reste du monde doivent & I'Amerique precolom-
bienne des products actuellement indispensables a leur ali-
mentation :le ma's, la pomme de terre et le cacao. IIs lui doivent
egalement le tabac, sans omettre la feuille de coca, malheu-
reusement detoumee de son usage ancestral et utilisee pour fa-
briquer la cocaine.
Quand on sait que Christophe Colomb a ete le premier escla-
vagiste du Nouveau Monde et quand on connait I'ampleur du
genocide don't ont ete victims les "Indiens"et les Africains, on
comprend qu'en I'an 1992, a I'annonce de la celebration par
I'Espagne du 500 Ame anniversaire de la "dicouverte"de I'Ame-
rique, des voix indigenes se soient levees sur tout le continent
pour crier "Non !", pour denoncer ce qui 6tait pergu par les "In-
diens"comme un scandal et une provocation.
Nous Martiniquais, comme tous les autres peuples americains,
sommes quelque part les fils de Christophe Colomb. Nous
sommes le fruit d'une histoire tragique et douloureuse que nous
devons assumer sans oubli et sans rancoeur, les yeux tournes
vers I'avenir.
M.Belrose

Aiadnts familiaux: I faut #u courage!


Les aidants familiaux, ces persons qui prennent soin au quo-
tidien de leurs proches, pres de 10 000, ont soif de recon-
nance.lls I'ont exprim6 au course de la journee national qui leur
est dediee et qui vise A mieux faire connaitre leur travail et leur
difficulties, mais aussi partager leurs experiences avec les au-
tres.


B Ieu 1 tr22r rSBIIll -ae 2


[ CULTURE