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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: February 2, 2012
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00240

Full Text
hebdomadaire d'information communist


- Jeudi 16 F6vrier 2012 92e Annee N 07 Martinique: 2,00 E France: 2,40 DOM: 2,20 E


es C IVIL STATIONS
VALENT


Crise financier:
La cruise de la zone euro
n'est pas terminee
Politique/Eco:
La Cour des Comptes pre-
conise la suppression des
"defiscalisations Girardin"
t14 ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^





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--Cooperation juicaire

Durant deux jours, I'entraide penale etait au centre d'un seminaire des autorites ju-
Sa ka a .... 2 diciaires de la Caraibe. La Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines
ae Pa................... s'etaient donne rendez-vous en Martinique afin de trouver les moyens d'une coope-

EFito .................. .... 3 ration judiciaire en depit des differences juridiques. Cette rencontre a permis d'etablir
Non, pas de Gudant en Martinique le contact et un programme de travail qui sera transmis aux gouvernements des pays
concerns.
Luttef$ociale ...........p. 4.. /5
Stations-service AbsenMCO O foyer f0 06enu
Agents territoriaux
UGTM : 30 ans de combat Le nombre de patients presentant des signes cliniques evocateurs de dengue et ayant
consulted un medecin generaliste est rested faible. Ce nombre est estime A 140 en de-
Politiue/Eco ............... 6/8 cembre et 130 en janvier. Les valeurs enregistrees sont tres en deca des valeurs
Rhum : une nouvelle taxation
-,iscalisation Giradin" maximales attendues pour la periode. Les cas de dengue, biologiquement confirms
'Deiscalisation Giradin.
iia idi et identifies entire d6cembre et janvier, se sont repartis sur 13 communes du depar-
Commiqu FEGDOM
tement. Un tiers des cas a 6te enregistre sur la commune de Fort-de- France, sans
Politiue ................... 8/11 que pour autant de reels foyers n'aient Bte mis en evidence dans cette commune.
Conseil General Aucun foyer, meme isole n'a 6te identified dans les autres communes touchees.
La Martinique a ignored C. Gueant
Les mots qui font pol mique Creation u cofllectif "SOS Sauvons nos terres agricoes"

Prdridentielle .............f. 12/13
nchos de .am.pagne A I'initiative du conseiller regional Louis Boutrin et de Raphael Confiant (Martinique
Ecologie), un Collectif constitute de 23 agriculteurs du Nord Caraibe (communes du
Europe ....................p. 13 Carbet, Precheur, Morne-Vert, de Saint-Pierre et Fond Saint-Denis), a vu le jour. Son
La crise n'est pas terminee nom : "SOS Sauvons nos terres agricoFes". Son premier combat: "La sauvegarde des
rae ................. terres4OC de fiabitation Lajus". Le collectif a remis une petition A Serge Letchimy
Tuerie de Charonne et prendra des initiatives dans les jours b venir pour faire respecter les terres agricoles
de Martinique
Notre Amrique ............ 4/15
Braves dAmdrique 13"' confirenco brnrau 6 F-F: Quel avenirpour avocature .?

Littirature ............. 15/16 Cr6ee, en janvier 1998, par Monsieur le bAtonnier Raymond Auteville, la Conference
Stephane Hessel et Edgar Morin du Barreau est une manifestation ordinale, A laquelle les autres professionnels du
droit, les partenaires, les autorit6s, les representants de la societe martiniquaise, sont
PaeMone ............. 16/1 invites. La Conference comporte deux temps forts : le discours du Batonnier, qui
Monde arabe
exprime un message au Barreau mais egalement A tous, comportant une r6flexion sur
AnronceU Lat .e............ 17/1 la justice, la society martiniquaise et caribeenne; une prestation oratoire des jeunes
confreres, en rapport avec notre exercise professionnel et notre environnement.
Culture/5port ................20 Le theme fixed par le Batonnier cette ann6e est le suivant : Quel avenir pour I'avoca-
Ba vaval lt pou y paseo ture ? Elle se deroulera, le 17 Fevrier 2012 a 9 h a I'Atrium (Salle Frantz Fanon)
Coupe d'Afique des Nations Maitre Audrey Lise-Cadore soutiendra une these pessimiste.
Maitre Christelle Petit, defendra une these optimiste.

v"Jus TIC Convention: Rectorat/l'Agence Regionale De Sante

Administration & Redaction : Le Directeur General de I'Agence Regionale de Sante de la Martinique, Christian Ur-
T61. : 05 96 71 86 83 sulet et le Recteur de I'Academie de la Martinique, Andre Siganos ont signed le lundi
Fax : 05 96 63 13 20 13 fevrier, une convention pour la mise en place de plans d'action en faveur de I'6du-
ed.justice@wanadoo.fr cation A la sant6 au profit des jeunes eleves. Cette convention porte egalement sur
le developpement d'une politique de cooperation en matiere de stages professionnels,
-- d'experimentation dans le domaine de la gestion des resources humaines, d'obser-
vation sur les metiers 6mergents dans le domaine de la sante et d'appui pour le de-
veloppement de la medecine de prevention des personnel de I'Academie.


La Martinique n'oubie pas Thiery Dol

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au Niger
dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre au-
tres Frangais, un Togolais et un Malgache, employes
des soci6tes frangaises Areva et Satom, par la
branch d'AI-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique, y com-
Spris les militants communists et leur journal Justice


I Jeum 16*0T l 2JSe nS07-iag


Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guenna6l GUIOUBLY
Impression:
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


X.4 IN 5 t





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Non, M. Gueant no pouvait etre bienvenu en Martinique


Lorsque I'on se noie, on s'accroche meme a un ser-
pent. C'est le spectacle inquietant donned par Nicolas
Sarkozy et les pontes de I'UMP qui ont choisi la fuite
en avant, empruntant un chemin dangereux qui les
conduit a chasser sans aucune retenue sur les terres
du Front national. Depuis quelque temps en effet, lui et
ses proches multiplient les signaux en direction des
electeurs de I'extreme droite et des int6gristes catho-
liques, ne se genant nullement pour 6pouser les idees
les plus reactionnaires. D6ej en 2005, alors ministry
de I'lnterieur, il avait soutenu avec ses amis de I'UMP
la loi vantant les bienfaits de la colonisation, qui avait
tant heurte la conscience des Martiniquais. Dans son
fameux discours de Dakar, il etait alley jusqu'A affirmer
que I'homme africain n'etait pas entree dans I'histoire.
En 2010, A Grenoble, il s'en etait violemment pris aux
immigres et notamment aux Roms, rendus responsa-
bles du sentiment d'insecurite entretenu par le FN. De-
vant le pape, le president frangais, pourtant A la tete
d'un Etat lai'c mais affuble du titre de "chanoineduLatran",
avait vante la superiority du cure sur I'instituteur dans
la transmission des "va[eurs"morales. Plus recemment
encore, il etait entree en competition avec Le Pen dans
I'hommage rendu a Jeanne d'Arc. Et on pourrait pour-
suivre la longue liste de ses citations et de celles de
ses proches montrant que, jour apres jour, la droite
s'attache A faire tomber les dernieres barrieres qui la
separent encore du Front national.
La recent declaration de Claude Gueant en est une
preuve supplementaire. En effet, devant une associa-
tion d'6tudiants d'extreme droite, le ministry de I'lnte-
rieur a ose franchir la ligne rouge en affirmant que
"contrairement a ce que dit Cidjologie relativiste de gauche, pour
nous, toutes tes civiCisations ne se valent pas". Affirmant que
"celCes qui difendent rhumanite nousparaissent pus avancdes que
cefles qui Ia nient, celes qui defendent (a tibertj, Cegalite et lafra-
ternite nous paraissent supirieures a cells qui acceptent la tyran-
nie, la minority desfemmes, (a haine social ou ethnique". Une
declaration approuvee par le president de la Repu-
blique mais qui a souleve un veritable toll d'indigna-
tion a gauche et de la part des associations qui luttent
contre le racism et jusque dans les rangs de sa pro-
pre majority.
Car a en croire Claude Gueant, en charge des cultes,
la civilisation occidental et les religions judeo-chre-
tiennes don't le catholicisme auquel se refere regulie-
rement Nicolas Sarkozy et le Front national, seraient
superieures a toutes les autres.
Pourtant, c'est au nom de la pretendue superiority de
cette civilisation que le "ripublicain"Jules Ferry disait
que la France avait pour mission de "civiliserCes races in-
firieures". C'est aussi au nom de cette meme concep-
tion que les Europeens don't les Frangais, ont colonise
le rest du monde, organism le genocide des Amerin-


diens et ras6 leurs civilisa-
tions mill6naires, reduit en
esclavage les peuples afri-
cains et organism la d6por-
tation et I'exploitation de
plusieurs millions d'entre
eux vers leurs colonies.
La response de Serge Let-
chimy & Claude Gueant, le
mardi 7 fevrier, lors de la
seance des questions
orales A I'Assembl6e na-
tionale se voulait & la hau-
teur de l'injure que represent pour les peuples
colonists les propose scandaleux de celui qui exprime
le plus fidelement la pensee du president. Certes, I'al-
lusion "ces ideologies europdennes qui ont donnj naissance aux
camps de concentration"et au nazisme a fourni & la droite
un pretexte pour accuser le depute martiniquais d'ins-
trumentaliser la shoah I'extermination des Juifs dans
les camps de concentration- et de se presenter en vic-
time. II n'empdche que celui-ci a exprime le sentiment
partage par la majority des peuples de I'outremer don't
I'histoire reste profondement marque par "[a barbarie de
la colonisation et de 'escfavage". Une colonisation qui, du
rest se pursuit, avec la caldochisation de la Nouvelle
Cal6edonie et, ici, par le genocide par substitution qui
risque, a term, de fire de nous des minoritaires dans
notre propre pays.
Oui, nous sommes bien en presence d'une droite qui,
face e son bilan calamiteux, tente d'6vacuer du d6bat
les jugements s6veres que portent les victims de la
cruise capitalist sur I'explosion du ch6mage et la poli-
tique d'injustice social et fiscal qui ont plong6 des
millions d'entre eux dans la precarite et la misere.
Et le rapprochement avec l'extr6me droite s'est encore
accentue avec la presentation par Nicolas Sarkozy de
ses "valeurs pourfa France"fondees sur le travail, la res-
ponsabilite et I'autorit6 qui constituent le socle de son
future programme electoral. Nicolas Sarkozy va m6me
jusqu'g envisager.de recourir au referendum pour
clouer au pilori ch6meurs et immig6es et leur imposer
ses measures reactionnaires en cas de resistance des
forces vives du pays.
Telles sont les bien 6tranges "vafeurs" que d6fendent
Nicolas Sarkozy, Gueant et leurs amis de I'UMP et qui
se d6clinent en choc des civilisations, stigmatisation
des ch6meurs, chasse aux immigr6s, politique ultra se-
curitaire, etc. Elles ont re'mplac6 cells d'6galit6, de fra-
ternite, de solidarity et d'humanite qui devraient
inspire toute demarche politique en ces temps de
crise. Mr Gu6ant ne pouvait done pas 6tre le bienvenu
g la Martinique!
Georges Erichot


I *r iV 'I


E m






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Stations-service: Satisfaction be part et W'autre


uelegaiion uu I M/wu vi


Soulagement et satisfaction mots employes de part et d'autre,
au terme des 4 jours de greve des employes des stations-ser-
vice. Sous I'egide de I'UGTM et de la CGTM products petroliers,
ils avaient arrete le travail pour atteindre un double objectif: 1)
faire appliquer la grille de classification; 2) obtenir le paiement
de cinq ans d'arrieres, en application de la convention collec-
tive. La derniere negociation, en presence d'un representant de
I'Etat et d'un inspecteur du travail, a ete Apre et a dure des
heures, mais les deux parties ont fini par trouver un accord. Le
travail a repris le samedi 11 fevrier dans toutes les stations-ser-
vice.
Apres le constat que la grille de classification des emplois de la
convention dite national n'etait pas applicable en Martinique,
parce qu'elle n'incluait pas des postes de travail specifique a
notre pays, les partenaires ont elabore une nouvelle grille de
classification, avec une prise en compete a partir de mars 2009.
Ainsi, le protocole d'accord stipule que les grants s'engagent
a effectuer, sous I'egide de I'Aract, le travail de classification
des salaries, et ce avant le 29 fevrier 2012. Le salaire du mois
de fevrier devra tenir compete de cette classification et prendre
en compete egalement le mois de janvier. Pour ce qui est de la
period de mars 2009 6 decembre 2011, le reliquat sera verse
sur les salaires de mars, avril et mai 2012.
"Ily avait une volonte de notre part de mettre en place cette clas-
sification rjclame parles salaries", a declare Diane Montrose, la
secretaire du syndicate des grants de stations-service lors de
la conference de press du jeudi 10 fevrier.


Le point d'achoppement entire les
parties sur le pavement des arrieres
de cinq ans en application de la
convention collective relevait de la
"mIthodologie", selon la secretaire
des grants. Pour comprendre cela,
il faut savoir qu'apres bien des de-
mandes de clarification de la part
des salaries, il s'est avere que la
convention collective des products
'petroliers etait applicable au DOM
des 1990. Ne pouvant exiger une
retroactivity sur 12 ans, il a et6 de-
syndlcale des grants .
cide qu'elle se ferait sur cinq ans.
Les salaries estiment que les ge-
rants n'ont pas applique le droit sur des points ayant un impact
financier, tels que la classification du personnel, la prime d'an-
ciennete, les cong6s et la prime de depart A la retraite, alors
qu'ils ont requ une marge sur le prix du carburant pour le faire,
et que de ce fait ils doivent payer ces cinq ans d'arrieres. Les
grants proposaient dans un premier temps de mettre en place
un accord cadre de methode, ensuite avec un commissaire aux
comptes, de chiffrer le montant des arrieres sur cinq ans. Les
syndicats tenaient absolument & un calendrier pour cette tape.
Ce qu'ils ont obtenu. Ainsi il a 6te acted par les parties que la
Chambre syndicale des grants devra fournir au syndicate le
montant des arrieres au plus tard le 30 mars 2012. Chaque ge-
rant devra remettre a chaque salaries le detail du montant de
ses arrieres, au plus tard le 30 avril 2012. Grants et syndicats
doivent retourner A la table de negociation au plus tard le 30
mai 2012 pour etablir le calendrier du paiement des sommes
dues, don't la premiere ech6ance devra intervenir 60 jours apres
la date de communication du montant des arrieres.
Les partenaires sociaux ont decide la mise sur pied d'une com-
mission de conciliation afin de r6gler les litiges qui pourrait in-
tervenir.
Car le travail est loin d'etre termine. II s'agit en fait d'harmoni-
ser et d'uniformiser les pratiques au sein d'une profession des-
ormais reconnue. Entre attente d'un cote et contrainte de
I'autre, grants et salaries doivent oeuvrer pour que les "vaches
a lait"automobilistes ne se sentent pas floues.
C.B


Agents territoriaux: Contre les licenciements et pour Vapplication

aes textes reglementaires


Les agents de la territorial etaient mobilises jeudi et vendredi
derniers pour faire entendre leurs revendications face aux
maires. Le syndicate CGTM Soem denonce "la non application
des textes en vigueurpar Ies maires". '"ous savons qu'iCy a des
problems au niveau de la territoriale, convient Daniel Gromat,
le Secretaire general, "que ce soit foctroi de mer, la taee profes-
sionnefle tout ceci est en 6aisse, mais on ne peut pas continue a
accepter la politique menie en direction des agents". Etablisse-
ments scolaires, mairies perturbees, operation molokoy en di-
rection de Fort-de-France ont ete les effects les plus visible de
cette mobilisation. Et pour rencontrer leur principal interlocu-
teur, a savoir le president de I'association des maires, Maurice


Ls tiix a C il l
Les territoriaux au Conseil G6nBral


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Bonte, les grevistes avec & leur tete Daniel Gromat, secretaire
general du syndicate, ont envahi I'hemicycle du Conseil general
durant sa pleniere. Apres quelques palabres, la president Jo-
sette Manin a offert un cadre de discussion entire les deux par-
ties. Daniel Gromat a declare que "Ies maires sont hors (a hoi dans
cepays", faisant valoir qu'une quinzaine d'entre eux ne respec-
tent pas les agents territoriaux, ne mettent pas A disposition des
organizations syndicales des locaux, et licencient du personnel
tout en embauchant d'autres. II exige que I'on mette un terme
aux licenciements et que I'on cesse de remettre en cause les
avantages acquis. "Nous sommes contraintspar a force de vous
faire respecter (a Coi", a -t-il ajoute. Durant plus d'une heure, une


delegation de I'association des maires et une delegation syn-
dicale ont pu s'asseoir autour d'une table pour entamer de pre-
mieres discussions. "Wous voulons mettre en place une charter de
bonne conduite, maispourcefafaut-ilque nousfassions grtve com-
mune par commune ?", s'interroge le leader syndical. La d6le-
gation syndicale a obtenu I'assurance d'une reunion tripartite
entire les maires, I'Etat et la CGTM Soem. Mais, previent le syn-
dicat, "si rien ne sort de concrete de cette rencontre, nous aflons
continue a nous mo6itiser". Le problem est que les collectivi-
tes sont dans le rouge pour nombre d'entre elles.
C.B


UGTM :"30 ans be combat, be contribution a ta lutte bu people martiniquais"


Le 13 decembre 1981 naissait la central syndicale Union Ge-
nerale des Travailleurs Martiniquais ( UGTM) sous le mot d'or-
dre : "Ouvriyd, pjyizan, anpwayd, Ce kon6a nou rivi kont fl
pwofi't, (e zespwat6, ie sansi, f( trft e6 F malonntt !" Le 13 de-
cembre 2011, I'UGTM a atteint ses 30 annees de combat pour
la defense des droits des travailleurs. La premiere manifesta-
tion commemorative de cet anniversaire s'est deroulee le ven-
dredi 10 fevrier a la Maison des Syndicats. Une soiree oO
avaient pris place bon nombre de militants de I'organisation.
On a egalement apergu la plupart des leaders des autres cen-
trales syndicales et des representants d'organisations poli-
tiques ainsi qu'un representant de I'Union Generale Travailleurs
de la Guadeloupe (UGTG). Les pionniers ont pris la parole pour
retracer la vie de 'organisation syndicate, un hommage a ete
rendu A des militants qui ont port I'organisation. La manifes-
tation s'est terminee au rythme du tambour en sirotant le verre
de I'amitie.
Patrick Dore, secretaire general de I'UGTM, repond a nos
questions

J : Pourquoi avoir cree il y a trente ans I'UGTM ?
P. Dor6 : A I'epoque, nous avons pense qu'il fallait un syndicate
qui soit fait par les Martiniquais et pour les Martiniquais. Un syn-
dicat qui represente les veritables aspirations des travailleurs
de la Martinique. Par consequent, I'UGTM est nee sans papa,
sans beau-pere, sans belle-mere, nous avons et6 le premier
syndicate a militer pour la reconnaissance du fait syndical mar-
tiniquais. Dans les methodes de lutte, I'utilisation du creole,
dans la liaison de la lutte avec la culture et I'enchoukage de la
lutte dans le people et avec le people, constituait un axe nou-
veau. Un apport qui peut paraTtre anodin, tous les chants en-
tendus dans les corteges syndicaux ont ete crees dans la
mouvance I'UGTM "yo konpwan nou k6 mol etc". Un example
que le Martiniquais s'identifie a sa lutte, pas simplement dans
la revendication mais dans ce qu'il est lui-meme. C'est une


avancee qu'a portee I'UGTM a I'ensemble du monde syndical
martiniquais.
J : Quand vous regardez dans le retroviseur ?
P.D : Apres etre reconnu dans le paysage, il fallait travailler
avec les organizations syndicates mais aussi au dehors, car
nous sommes conscients que c'est un movement tries large
qui va permettre A la Martinique d'avancer. D'ailleurs, des son
premier congress nous avons pris position pour I'independance
national et decide de travailler A I'emancipation du people mar-
tiniquais. Nous avons beaucoup oeuvre pour cette unite, nous
n'avons pas ete les seuls, cela a donned la charte de 1989 et
plus recemment le movement de fevrier 2009. Et aujourd'hui
encore nous considerons que c'est I'une des tAches fonda-
mentales et principles de I'UGTM : militer a se renforcer evi-
demment mais A travailler A I'unite la plus large des travailleurs
et du people.
Sur trente ans, sur ces aspects- 1a et bien d'autres encore, telle
la convention collective dans la banane, la sante, I'education,
les stations-service, dans les secteurs ob nous sommes inter-
venus, nous pensions avoir porter notre contribution la lutte du
people martiniquais.
J : Comment comptez-vous faire face A une certain d6s-
affectation syndicale ?
P. D : II y a toujours eu la reaction du patronat face au travail
syndical, c'etait meme plus dur avant. L'UGTM, lorsqu'elle s'est
construite, a dO essuyer plus d'une vingtaine de proces faits
par les bekes, principalement sur les questions de representa-
tivite. Aujourd'hui cela continue. Apres un creux au niveau de la
desyndicalisation, il y a une prise de conscience qui est en train
de se faire. Nous voyons, nous a I'UGTM, des jeunes qui se
rapprochent de plus en plus, se disent que si I'on n'est pas or-
ganise on ne peut pas resister A la machine. La tendance,
d'apres nous, est en train de s'inverser, cela prend le temps
qu'il faut. La forme, la conception du syndicate sont en train de
changer, les notions d'appartenance ne sont plus les memes,
les gens ne repondent pas de suite la mobilisation mais ils
sont presents et seront 1I le moment venu.
J : Qu'est-ce-que vous souhaitez pour la decennie a venir ?
P. D : D'une part de continue le travail que I'on a fait durant
ces trente ans; chaque epoque apporte son travail. AprBs trente
ans, on peut dire que Fevrier 2009 n'est pas un aboutissement
mais la fin d'une tape et le commencement d'une autre. Nous
sommes resolument dans I'autre tape et pensions que la forme
que s'est donnee le people martiniquais au travers du Collectif
avec la contribution de chaque syndicate, chaque association,
c'est une forme qui va nous permettre d'avancer. Nous allons
militer totalement dans ce sens pour faire avancer le people
martiniquais.
Propos recueillis par C.B


rm ,i .6 ie 201ptin' 07- ^ P


LUTTES SOCIAnL





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Hommage a Jenny Gratiant


Jenny Gratiant, Andre Constant, Michel Branchi et Armand Nicolas

Jeanny Gratiant, I'epouse de notre valeureux et regretted
Georges vient de f6ter son centime anniversaire. A cette oc-
casion, le Parti Communiste Martiniquais don't elle est toujours
membre, ainsi que le journal Justice don't elle reste une fiddle
lectrice, ont tenu & lui rendre hommage. Cette manifestation de
sympathie a laquelle notre parti tenait depuis longtemps et pre-
vue au tout debut du mois de janvier avait dO 6tre repoussee en
raison de la sante fragile de notre camarade.
C'est done le jeudi 9 fevrier qu'une delegation composee de


Georges Erichot, d'Armand Nicolas, de Michel Branchi et d'An-
dr6 Constant s'est rendue A la Maison de retraite du Lamentin
oi elle reside desormais pour lui temoigner notre affection.
Dans une ambiance joyeuse et en presence de.ses deux en-
fants, sa fille et de son fils, le Secretaire general du Parti a ex-
prime toute notre reconnaissance t I'egard de cette valeureuse
camarade puis lui a remis le cadeau qui lui etait destine. A sa-
voir un album reproduisant une cinquantaine de photos 6vo-
quant quelques temps forts de I'engagement politique de son
epoux, A qui elle voue un indefectible attachment. Un cadeau
qu'elle a beaucoup apprecie, d'autant qu'elle apparait sur cer-
taines des photos aux c6t6s de son mari. En effet, bien qu'ayant
toujours fait preuve d'une tres grande discretion, Jenny Gra-
tiant a ete de tous les combats de celui qui, inlassablement a
consacre sa vie a la gestion exemplaire de la ville du Lamen-
tin, a la defense des plus faibles et A reclamer le droit des Mar-
tiniquais a gerer leurs propres affaires. Encore bon ceil, notre
camarade nous a agreablement surprise par sa vivacity intel-
lectuelle, toujours au courant de I'actualite. Pendant pres de
deux heures, la coupe A la main, elle a change avec nous sur
divers sujets et ne se privant pas de porter son jugement sur la
politique notamment. Toujours attachee 6 son parti, elle se plait
A rappeler que les communists sont tous ses enfants. Joyeux
anniversaire, longue vie et bonne sante a notre camarade
Jenny.
G.E


PCM : Lancement be la Remise bes Cartes 2012


En Martinique nous consta-
tons avecinquietude crois-
sante la poursuite de
degradation du climate social.
Que ce soit dans le secteur
prive ou du public, les salaries
experiment leur col6re. Le refus
du dialogue social pousse les
travailleurs a se faire enten-
dre. C'est toujours plus de r6-
duction d'effectifs dans la
function publique et la sante,
et cela conduit a des disfonc-
tionnements qui provoquent
I'exasperation des usagers.


Le trait commun de cette situation est sans contest qu'elle est
le resultat d'une politique de casse social menee depuis 10
ans par les gouvernements de droite et qui s'est acceleree de-
puis 2007 avec la presidence de Nicolas Sarkozy. Dans le
meme temps, le ch6mage continue d'augmenter, frappant par-
ticulierement notre jeunesse. Ce pouvoir, au service des puis-
sances d'argent, obeit aux exigences du liberalisme capitalist,
qui, plan de rigueur apres plan de rigueur, frappe avec brutality
les masses populaires. C'est dans ce context que le Parti
Communiste Martiniquais invite ses militants et sympathisants
au lancement de sa champagne de remise de cartes pour I'an-
nee 2012, le dimanche 4 mars 2012 a 9 heures au siege du
journal Justice, autour du theme : "'9o6ibisons-nouspourr6-
pondre d Curgence sociafe"


F_ I I


Rhum: Une nouvele taxation 66favorable a L production ?


Une taxe qui risque de faire perdre
en comp6titivit6


Si I'on en croit Charles Larcher,
administrateur du Coderum, le
gouvernement veut supprimer le
taux reduit de la vignette security
social sur les rhums d'outre-mer
(France-Antilles des 11 et 12 fe-
vrier 2012). En effet, fin novem-
bre 2011 le gouvernement avait
ecarte les alcools regionaux tels
le cognac et lI rhum par rapport
aux. alcools internationaux de
I'augmentation des taxes sur la
vignette de la Securite social et


les droits sur I'alcool. Cette decision a 6te critique par la Com-
mission europeenne parce que le differentiel de taxation exis-
tant a augmented, Le gouvernement a prefere ne pas repondre
A I'invitation des autorit6s de Bruxelles de leur notifier officiel-
lement ce changement de taxation,.et a fait le choix de depla-
fonner la taxe sur la Securite social. La consequence est que
la bouteille de rhum va augmenter de 1 euro au lieu des 30 cen-
times prevus au ler janvier 2012. Et la concurrence sera favo-
rable aux rhums industries comme Bacardi, estime Charles
Larcher qui announce une perte de volume de 10 & 20 % de la
production locale. Le gouvernement veut-il affronter la Com-
mission europeenne pour le rhum,? se demand ce repr6sen-
tant de la profession.


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La Cour aes Comptes preconise la suppression pure et simple bes "be-

fiscalisations Girarbin"


Apres le rapport
de I'Inspection
g6n6rale des Fi-
nances de juillet
.2011 (cf Justice
n' 28 du 14juillet
2011) jugeant
Sdfiscalisation et
exon6rations de
charges patro-
nales outre-mer
"coziteuses et inef-
ficaces", c'est au
tour de la Cour
des competes de
Brigitte Girardin, Ministre de I'Outre-Mer de 2002 A 2005 proposer pure-
ment et simple-
ment la suppression de la defiscalisation outre-mer. C'est un
effect de la cruise des finances de I'Etat.
Dan son recent rapport annuel public le 8 fevrier, la Haute ju-
ridiction crit : "La Courpriconise de supprimer Ces defiscalisa-
tions "Girardin" enfaveur d~s investissements products et celes
dcfinies par Ca loi de mai 2009 (LODEEOM) en faveur de la
construction de logements sociaux, Si le gouvernement estime nj-
cessaire de soutenir Cinvestissement productifet le logement so-
cialoutre-mer, dautres modes intervention, moins coliteu pour
le budget de tEtat doivent itre reclierchis". Le jugement est sans
appel et la principal raison en est le coOt jug6 exorbitant.


Perte sans Limite be recettes be l'Etat
La Cour estime que "pour c Etat, ils'agit dun coit ifevi, tou-
jours croissant". La d6pense global a augment surtout parce
que le nombre de manages beneficiaires de ces advantages fis-
caux est pass entire 2005 et 2009 de 7 700 m 18 600, soit
+ 142 % pour les investissements productifs et de 27 000 & 41
700, soit + 54 % pour les investissements immobiliers. Cette
progression rapid "s'eapique par Ce caract2re particu6irement
attractifde ces dispositifs", souligne la Cour des competes : La
moyenne de la reduction d'imp6t est d'environ 40 000 E par
contribuable investisseur et le benefice d'environ 16 000 E.
Le coOt des d6fiscalisations "Girardin" 6tait de 680 millions
d'euros en 2005. 11 a et de 1 236 millions d'euros en 2010 et il
est estime provisoirement r 1 380 millions d'euros en 2011.
Commentaire : "L 'Etat perddes recettes fiscales sans imite".
De plus, ce sont les plus fortunes qui beneficient de cette de-
fiscalisation. Selon un rapport de juin 2011, 10 689 foyers fis-
caux appartenant au centile des foyers fiscaux disposant des
plus hauts revenues imposables ont b6enfici6 de 93,2 % de la
defense fiscal constat6e en 2009 au'titre des investissements
productifs (710 ME/ 761 ME).
Autre argument: le coOt 6lev6 au regard de I'aide apportee aux
investissements outre-mer
II est estime qu'au plus 60 % de la d6pense fiscal b6neficie
aux acteurs 6conomiques de I'outre-mer et au moins 40 % aux
contribuables qui d6fiscalisent ("contribuables investisseurs de
mitropole').Cette part ne profit pas aux pays d'outre-mer, es-


time la Cour
Par example, en 2009, pour aider a hauteur de 420 ME, 1,4
MdE d'investissements productifs realises outre-mer, I'Etat a re-
nonce 6 700 ME de recettes fiscales. Sur ces 700 ME, 280 ME
ont profit aux seuls contribuables investisseurs (metropoli-
tains).
Enfin ces dispositifs sont susceptibles de generer des fraudes
levees. Des fraudes importantes ont ete decouvertes.


Efficacite incertaine et effects n6gatifs
Pour la Cour des comptes, les defiscalisations "Girardin" pre-
sentent "une efficacit incertaine et des effects nigatifs".
L'appr6ciation de I'efficacite se heurte A trois obstacles : I'ab-
sence d'objectifs precis, la mauvaise connaissance des opera-
tions, le foisonnement des dispositifs d'aides aux economies
d'outre-mer (reductions des charges sociales, abattement sur le
resultat pour le calcul de I'imp6t sur les societies supprime en
2012, mecanisme de TVA non perque recuperable, etc).
Le seul indicateur disponible pour mesurer un des effects atten-
dus est le ratio emploi direct cree/ montant de depenses fis-
cales. II est limited aux seules operations agreees qui sont
connues, c'est-a-dire la moitie de I'ensemble. Le coOt pour le
budget de I'Etat de chaque emploi cree aura ete de 730 000 E
en 2009 centre 343 000 E en 2005. Epoustouflant !
Ensuite il est fait etat de "distorsions 6conomiques et sociales": ef-
fets d'aubaine pour certaines entreprises qui aboutissent a ac-
corder des aides A des entreprises qui n'en ont pas besoin, des
situations inequitables en matiere de logement (offre inadap-
tee de logements, eviction des logements sociaux A cause du
rencherissement du coOt du foncier), exc6s d'investissements
dans certain secteurs (parc de camions) et manque d'efficacite
dans le secteur de I'h6tellerie.


Une vision ultraliberale et cartieriste
On notera que I'argument principal de la Cour des comptes,
temple de I'orthodoxie financibre, porte sur le coOt budgetaire
de la defiscalisation. Son inefficacite economique et social est
peu demontree. Une vision passablement ultra-liberale et car-
tieriste du developpement outre-mer, m6me si la defiscalisation
n'est pas la panache.
L'ex-deput6 socialist Didier Migaud, president de la Cour des
comptes, estime que I'effort de reduction du deficit budgetaire
aurait dG 6tre le double de celui engage par I'actuel gouverne-
ment. II pr6ne encore plus d'austerite pour les depenses de se-
curite social, la poursuite du gel de la valeur du point d'indice
de la function publique ou une desindexation temporaire des
prestations sociales par rapport a I'inflation. II pr6conise aussi
un ralentissement "encore plus marque" des depenses des col-
lectivites locales. II demand aux candidates A I'election presi-
dentielle de nouvelles reductions des depenses publiques en
2013 et 2014. Un plaidoyer reactionnaire.
La vraie question demeure I'utilisation de I'outil fiscal par une
Martinique autonome comme un des instruments de stimula-
tion des investissements et de la creation d'emploi. II est clair
que la question de la definition d'un nouveau module de deve-
loppement devient chaque jour plus urgente.
Michel Branchi


IF eiiR 1 ftiir 201'-iitien 0-Pe






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Communique FEDOM: La Cour bes comptes se trompe


La Federation des entreprises des DOM, lobby patronal,
dans un communique recuse I'analyse de la Cour des
comptes :
"La Cour des Comptes se trompe de combat sur la defiscalisa-
tion outre-mer. La Federation des entreprises d'Outre-mer de-
plore les appreciations negatives de la Cour des comptes qui,
reprenant en cela le parti pris du Rapport de I'lnspection Ge-
nerale des Finances et au pretexte de quelques exc6s ou in-


La defiscaliStion a donn6 lieu A des exces dans la plaisance par example

suffisances, denonce le seul mecanisme en measure d'assurer
le financement du developpement des outre-mer. Les chiffres
sur lesquels s'appuie I'argumentation de la Cour refl6tent mal
la reality. Les chiffres cites sont les derniers chiffres "estimis"au
titre de 2011. Or, si les depenses fiscales ont effectivement aug-
mente en 2011 par rapport 6 2010 I'evolution attendue en 2012
montre une baisse de 25%, portant pour I'essentiel malheu-
reusement sur I'investissement productif, ce que la Cour sem-
ble n6gliger. Les coupes intervenues dans le dispositif depuis
trois ans en ont dej6 fortement limited les effects. La Cour, cu-
rieusement, sous-estime I'importance des restrictions operees.
Tout d'abord ces avantages fiscaux ont ete plafonnes et rabo-
tes depuis trois ans (- 10 %, puis 15 %). La defiscalisation a
ete ensuite brutalement supprimee pour un des secteurs d'ave-
nir important du developpement economique, celui des 6ner-
gies photovoltaiques. La Cour cite par ailleurs abondamment
comme example de mauvaise gestion, la defiscalisation sur les


logements locatifs libres ou interm6diaires et s'etonne qu'elle
n'ait pas donned lieu 6 retrocession. C'est meconnaftre que cette
procedure s'est 6teinte au lerjanvier 2012 pour les logements
libres et disparaftra au lerjanvier 2013 pour les logements in-
termediaires. Enfin, il est faux de dire "qu'aucune nichefiscale ne
permet a un contri6uable e 6bneficier dune reduction d'imp6t su-
perieure a sa mise de fonds" sauf les defiscalisations Girardin. En
effet, le contribuable est tenu de restituer 6 I'exploitant ultra-
marin une part de son advantage fiscal (retrocession) qui est
dans tous les cas nettement superieure 6 son gain fiscal r6si-
duel. Les dossiers non soumis B I'agrement sont, pour les pe-
tites operations, un instrument de financement efficace,
irremplagable et contrclable. La Cour souligne et critique I'opa-
cite les dossiers dits de "plein droit" qui ne necessitent pas
d'agrement. C'est oublier que ces dossiers donnent lieu desor-
mais B declaration obligatoire et commencent B faire I'objet de
contr6les approfondis. Rappelons egalement que la d6fiscali-
sation de plein droit beneficie surtout aux petites structures (en-
treprises individuelles ou TPE) qui ne peuvent avoir access au
credit bancaire. Le logement social ne doit pas etre sacrifice sur
I'autel du dogmatisme anti-d6fiscalisation. S'agissant du loge-
ment social, le cumul subvention defiscalisation, critique par
la Cour, a ete initie par I'administration. Ce n'etait pas une de-
mande des professionnels qui redoutaient au contraire une
complexity accrue des procedures. Cette procedure a ete tres
lente 6 se mettre en place, mais elle commence maintenant 6
bien fonctionner au benefice des ultramarins, 16 out un grand
retard en matiere de logement social a besoin d'etre comble. II
imported en consequence de la sauvegarder. Quant B I'efficience
des procedures de defiscalisation, toutes les evaluations
jusqu'ici realisees ont montre qu'elles avaient permis un d6ve-
loppement important des investissements et une croissance en
moyenne sup6rieure 6 celle de la metropole, generant de la va-
leur ajoutee qui permet ensuite des creations d'emplois. En de-
finitive, la suppression des dispositifs de defiscalisation nuirait
tres gravement au dynamisme economique des territoires de
I'Outre-mer et en tout premier lieu aux plus fragiles d'entre eux.
L'economie de depenses fiscales qui en resulterait risquerait
fort alors d'etre effacee par la vive croissance de depenses 6
caractere social rendues in6vitables au detriment d'un d6ve-
loppement local Aprement recherche par tous les acteurs so-
cioeconomiques".


"Htn q !I


Conseil general: Orientations bubgetaires sous La pression be la crise


C'est dans un climate plut6t aigre-doux que s'est deroul6 le
d6bat sur les orientations budg6taires 2012. Majority et oppo-
sition n'ont toujours mis aux placards les querelles politiciennes.
D'autant que les propositions de la nouvelle governance
6taient tres attendues apres de longues annees de critique, en
d6pit de la volont6 de la president d'un d6bat serein dans I'in-
teret du pays Martinique. Les orientations budgetaires en pr6-
vision du budget 2012 de la collectivit6 se font dans un context
de crise 6conomique et financiere, comme I'a. rappele Josette
Manin. Et le defi est de faire "mieuwCavec moins". A cet effet, qua-
tre grandes orientations ont 6te d6finies, a savoir: "'accompa-
gnement des personnesfragiles, le enforcement de Cattractivitj et


de fa sicurite du territoire, 1e d6veloppement iquilibr et durable en
partenariat avec les autres collectivitis et 'optimisation des res-
sources iumaines". Cela, tout en poursuivant sur ses compe-
tences propres, notamment la solidarity social. Si la nouvelle
governance entend accentuer ses efforts sur un certain nom-
bre de demarches effectuees par I'ancienne majority, elle en-
tend mettre I'accent sur la "recherche de sources definancement
supplimentaires". Seules la taxe sur le foncier bati et la taxe sur
les tabacs permettent d'augmenter les finances.
Car pour le president de la commission finance du departe-
ment, Raphael S6minor, "(a choseprincipalepournous est de re-
trouver nos marges de manoeuvrefinancikres". En attendant de


"IT IQ.IZEIEIIo /


P I e u d l S1 6 iv r i r o 0 P g e





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retrouver cette capacity d'autofinancement, consequence de la
fragility financi6re de la collectivit6, celle-ci tend vers une dimi-
nution des d6penses d'investissement malgr6 les grosses ope-
rations en portefeuille. Avec la mutualisation des moyens, les
emprunts, la collectivit6 compete preserver une capacit6e tenir
ses engagements.
Des orientations jug6es 'justes et raisonnables" par Christian
Edmond-Mariette, mais qui "ne rdpondent pas aux defis du mo-
ment vu la situation catastrophique du pays", selon I'opposition.
L'ancien president, Claude Lise, ne voit dans ces orientations
"aucune idee nouvefle, aucun project nouveau alors que Con est en


face dune nouvelle majority qui depuis neufmois nous a announce
une nouvelle politique dans fe cadre dune nouvelle governance.
En rdaliti ce qui caractirise cette nouvelle politique, c'est e fait de
se caler sur Ce disengagement de fEtat pour pratiquer une pofi-
tique d'austirite avec un respect scrupuewucde tous les ratios qui
sont priconisis pour les colfectivitis de fhexagone qui sont struc-
tureffement diffirentes de celfes doutremer".
On attendra la presentation du budget pour y voir la traduction
chiffr6e de ces orientations budg6taires.
C.B.

Motion des elus ou Conseil Gneral :
Condamnent avec force les propos outrageants et insultants du
Ministre de I'lnt6rieur; -
Constatent que cette hi6rarchisation renvoie directement a la
philosophie d'extr6me droite qui fonde I'ordre social sur la hie-
rarchie ;
Soulignent que cette philosophies est a I'origine des heures les
plus sombres de I'humanit6, en g6n6rant le colonialisme, I'es-
clavage, le code noir et les barbaries du XXi6me si6cle ;
Demandent & Monsieur GUiANT, avant sa venue 6 la Marti-
nique, dans un souci d'apaisement de retire ses propos ;
D6cident que les Conseillers G6n6raux de Martinique, pour
marquer leur d6sapprobation ne participeront a aucune ren-
contre officielle avec le Ministre de I'lnt6rieur.
Vote a I'unanimit6 moins une voix.


La Martinique a ignore Ctaube Gueant
en outremer. Son argument central a 6t6 : "jamais unprisident
n 'avaitfait autant pour [outremer que Nicolas Sarkozy".
II a d6but6 son s6jour par la probl6matique de la s6curit6 en
se rendant au chevet des policies pour annoncer le d6but des
operations pour un nouvel h6tel de police. Le lendemain a I'Of-
fice antidrogue (Ocertis) devant un parterre de militaires, apres
avoir salu6 leur travail contre les stup6fiants, il a lanc6 "la crja-
tion diune celfule de saisies des avoirs criminef". Le lundi avant
son depart pour la Guadeloupe, il aura parl 6bconomie en ren-
contrant des chefs d'entreprise et effectu6 une visit de la so-
ci6et Comia. C.B.

Rencontre 6es 6oux executifs


Claude Gu6ant et Laurent Prevost


II est assez rare qu'un ministry de la R6publique foulant le sol
martiniquais n'ait pas un accueil "ripublicain". Aussi, pour 6vi-
ter qu'on le montre seul, uniquement avec le staff de la prefec-
ture et quelques godillots, Claude Gueant a zapp6 cette tape.
II aura eu tout de m6me le temps d'apercevoir ceux qui 6taient
posts au rond point de I'aeroport pour lui signifier qu'il n'6tait
pas le bienvenu.
La grande majority des elus convi6s a la residence du pr6fet,
samedi soir, ont boycott ce rendez-vous. Tout au long de son
sejour, Claude Geant a voulu minimiser la port6e de ces propos
en parlant de "malentendu entretenu". II les a toutefois maintenu
en disant ne pas "comprendre qu'ils puissent 6besser'". Et les
seuls qui ont applaudi ont ete les militants UMP devant qui
Gu6ant et Marie-Luce Penchard ont d6clin6 le bilan de Sarkozy


j^^BB^TI I 'rj.4TBI^


Josette Manin (C.G.) et Catherine Conconne (C.R.)
La 3i6me rencontre des ex6cutifs Conseil g6ndral/Conseil
regional s'est d6roul6e le lundi 13 f6vrier au Conseil g6ne-
ral. L'occasion de faire le bilan des chantiers ouverts en vue
de la mise en place de la Collectivit6 unique en 2014. Plu-
sieurs dossiers ont e6t 6tudi6s, don't celui des resources
humaines et budgetaires. Nous y reviendrons.


r, --


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Les mots qui font polimique: "camp be concentration","regime nazI"


Claube Gueant ministry be 'lnt6rieur bevant les 6tu-
biants be VUNI
"Contrairement d ce que dit fidolCogie relativiste de gauche, pour
nous, toutes fes civilisations ne se valent pas. Celfes qui defendent
C'humanit6 nous paraissent plus avancies que cefles qui la nient.
Celles qui defendent fa fiberti, Pegaite6 et lafraterniti nous pa-
raissent supirieures a celles qui acceptent 1a tyrannie, la minority
desfemmes, la haine sociale ou ethnique..."


oerge Leicnimy a i sseminue ial aiauv1e


Serge Letchimy a notamment 6dclare a I'Assemb(le na-
tionale le marbi 7 f#vrier:
"(...) Montaigne disait : "chaque homme porte a forme entire
'une humaine condition". J'y souscris. Mais vous, monsieur
Gueant, vous privil6giez I'ombre. Vous nous ramenez jour
apres jour a des ideologies europeennes qui ont donned nais-
sance aux camps de concentration au bout du long chapelet
esclavagiste et colonial. Le regime nazi, si soucieux de purifi-
cation, etait-ce une civilisation ? La barbarie de I'esclavage et
de la colonisation, 6tait-ce une mission civilisatrice ? II existe, M.
le Premier ministry, une France obscure qui cultive la nostalgia
de cette 6poque, que vous tentez de recuperer sur les terres du
FN.(...)."

Contre toute sanction a Uegarb be Serge Letchimy
Plusieurs lettres ont ete envoyees au president de I'Assemblee
National Bernard Accoyer qui doit statuer le mardi 14 fevrier
sur une 6ventuelle sanction centre Serge Letchimy.
A 'initiative du depute Victorin Lurel, huit autres de ses colleges
d'outre mer (Alfred Marie-Jeanne (GDR), et Louis-Joseph
Manscour (SRC), Jeanny Marc (SRC), Christiane Taubira
(SRC) Chantal Berthelot, Patrick Lebreton (SRC), Huguette
Bello (GDR) et Annick Girardin (SRC) ont envoy une lettre oO
ils d6clarent "Jucune sanction ne nous parait devoir itre pro-
nonce". Ils en appellent a "mettre un term a cette mauvaise
poClmique". Plusieurs deputies du Front de gauche dans un
communique ont affirms que "Serge Letchimy ne doit pas itre
sanctionne". Le porte-parole des deputies du Front de gauche,
Roland Muzeau (PCF) a adresse une lettre en ce sens au pre-
sident de I'Assemblee national.
Le bureau de I'assemblee national reuni le mardi 14 f6-
vriern'a pas propose de sanction. Serge Letchimy declare


"Je prends acte de cette decision et la respecte.

Bitlet be Ruby Rabathaly, r6bacteur en chef be France-
Antiles (8/02/2012)
"De I'usage des maux (mots)
Assumer un heritage, comme celui de Cesaire, quand il est au-
tant porteur d'humanit6 et d'universel, ne se resume pas a une
formality. Depuis la disparition de Camille Darsieres et la lente
extinction politique de Claude Lise, le depute Serge Letchimy,
se veut porteur de cette dot. Une 16gitimit6 h6reditaire "natu-
relle" due au fifspoltique"d~ Pere de la Negritude.
C'est fort de ce legs qu'il a pris sa plume centre des propos
"troubles" du recteur d'acad6mie ou "l'esprit colonia' d'un ad-
ministrateur des finances publiques et qu'hier, il a fustige le mi-
nistre de I'lnterieur de trop "privif gier Pom6re..."
Les intentions et surtout les convictions sont nobles, coura-
geuses et salutaires. Reste que leurs portees sont dejA noyees
dans des polemiques semantiques et politiciennes que Let-
chimy, par usage de tabous verbaux, a alimentees. Peut-on en
vouloir A I'heritier design de ne pas avoir acquis l'6loquence
poetique de Cesaire, auteur du violent "(Discours sur le colonia-
[isme"?
Non! Mais, a vouloir, peut-6tre trop, sans partage, porter une
charge aussi lourde d'humanites que la pensee de C6saire, on
peut alors perdre le sens des 6quilibres de language juges "po-
i'tiquement corrects".

Le PCM: Honte a Claube Gueant
"Le Parti communist martiniquais condamne fermement les
propos tenus par le ministry de I'lnterieur Claude Gueant affir-
mant que "toutes les civilisations ne se valent pas".
Ces propos rel6vent de la meme ideologie que celle qui avait
conduit Nicolas Sarkozy & proposer, au nom de I'UMP un pro-
jet de loi vantant "le cotepositifde la colonisation"et de son dis-
cours de Dakar dans lequel il avait affirmed que "fhiomme noir
n'etait pas entri dans 'hiistoire". Ainsi, Mr Gueant vise un dou-
ble objectif :
D'abord faire I'impasse sur le bilan catastrophique de Nicolas
Sarkozy. Ensuite, seduire I'electorat du Front national.
Le Parti Communiste Martiniquais rappelle que c'est au nom
de cette pretendue "supirioritede la civiCisation occidentale"que
les Europeens ont justified la colonisation, le genocide des Ame-
rindiens, la traite negriere, et I'esclavage.
Le PCM appelle les Martiniquais a la vigilance et 6 rejeter les
theses racistes et xenophobes de la droite et de I'extreme
droite.
Le Parti Communiste Martiniquais s'associe a tous ceux pour
qui Claude Gueant n'est pas le bienvenu en Martinique".
Le 8 fevrier 2012,
Le Secretaire General du P.C.M.
Georges Erichot
LE K5F: Une provocation
"Le Collectif du 5 F6vrier qui a rassemble en f6vrier-mars 2009
toutes les civilisations presentes en Martinique, 61eve une vive
protestation centre les propos tenus par le ministry de I'inte-
rieur de la France.
Le Collectif du 5 Fevrier, considere que sa venue en Martinique
n'est rien d'autre qu'une provocation suppl6mentaire.


1V ui .fr21jn'07 Pag10


"1 TiOBE





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Le collectif du 5 F6vrier, s'indigne et vous dit fermement, en-
vers et centre tous :
'Vous n'etes pas le bienvenu en Martinique !'"

Le Group Revolution Socialiste: Tourner te bos au
pouvoir colonial
"(...) Le sursaut de Serge Letchimy n'aura un sens profound et
des consequences ben6fiques que si, ignorant les cris des co-
lonialistes outrages et m6me la gene perceptible des allies "so-
cialistes", il inaugure une politique appelant un chat un chat,
tournant les dos aux croyances en la sagesse d'un pouvoir co-
lonial qui n'est capable d'entendre qu'une seule chose: I'action
determine des travailleurs et du people, dans un movement
unitaire, autour de ses seuls interets, loin des querelles politi-
ciennes subalternes.
A toutes celles, a tous ceux que ce bon sens anticolonialiste et
anticapitaliste toucherait, nous dirions sans hesiter: chiche !"


Le collectif bes Francs-Macons libres ae Martinique: cris-
pation et repli sur soi provoqu6 par ta crise actuelle
"Certains francs-macons de Martinique s'inquietent des propos
du Ministre de I'interieur de la Republique Frangaise sur les Ci-
vilisations. Declarer que : "toutes les civilisations ne se valent
pas" que certaines seraient pfus avancies que d'autres. Les TFrres
et Sceurs de ce collectifappelent a un indispensable riveifde toutes
les consciences ripu6i8caines avant qu'ilne soit trop tard face a
finquietante monte de ces propos proches de ceux de P'extrime
droite en France".
Un deputy de la nation lui a repondu que c'etait "une injurefaite
d flfomme"sur le fumier de laquelle avaient pouss6 ces "ideo-
fogies europiennes qui ont donned naissance aux camps de concen-
tration". (...)La liberation de la parole racist est I'expression la
plus sournoise d'une forme de disillusion vis-a-vis de I'action
politique. Pourtant, il revient aux parties democratiques et r6pu-
blicains d'apporter enfin la r6ponse a ceux qui experiment leur 16-
gitime inqui6tude face 6 une situation 6conomique et social
qui leur est devenue, jour apres jour, insupportable. (...)
Plus que jamais, Notre Collectif de Magons Libres reste
convaincu de la necessity de repondre, dans la clart6 et en res-
ponsabilite, en discours et en actes, au sentiment de crispation
et de repli sur soi provoqu6 par la crise actuelle, en faisant des
propositions alternatives concretes, sur I'emploi, le logement,
les salaires, I'acces aux soins ou le pouvoir d'achat: bref, les
veritables questions que se posent aujourd'hui dans nos so-
cietes".
Les Freres et Soeurs de ce collectif rappellent que des tels cou-
rants de pensee ne respectent pas les Droits de I'Homme, et
encore moins la laTcite, car n'oublions jamais que le respect de
la la'cit6 est garant de la paix et de la justice sociale.

Maurice Laouchez pose la question
"Eglait6 bes civilisations ?
"La question qui se pose lorsque I'on parle de civilisation est
d'abord de savoir de quoi I'on parle.
Une civilisation peut 6tre definie comme I'ensemble des va-
leurs, des croyances et des pratiques specifiques a un ensem-
ble d'hommes, dans un lieu donned, a un moment precis de
I'histoire.
On entend parler de la civilisation 6gyptienne, de la civilisation
chinoise, de la civilisation grecque, de la civilisation romaine,
de la civilisation Inca, de la civilisation Maya, de la civilisation


Quelques Martiniquais ont dit "Non" aux theses de Gueant
Songhai en Afrique subsaharienne etc...
II arrive que I'on confonde civilisation avec culture et avec reli-
gion. La civilisation chr6tienne est souvent mentionnee(...)
Force est de constater qu'a I'aune de ces different criteres,
I'histoire nous enseigne, de maniere aveuglante, que les pays
se reclamant des civilisations les plus "avancees", les plus
proches de La Civilisation, ont constamment violet les valeurs
qu'ils pretendaient d6fendre. (...)
(...) A une epoque relativement recent, sous I'influence nota-
ble de Claude LEVY-STRAUSS, les civilisations longtemps
qualifiees de "primitives" ont acced6 au rang de civilisations
"premieres". Jacques Chirac a fait edifier un superbe musee au
coeur de Paris pour leur rendre un hommage solennel.(...)
Dans I'inconscient d'un trop grand nombre d'Europeens, la Ci-
vilisation est, comme par essence, europeenne et blanche.(...)
(...) Le pire est cependant atteint lorsque ceux-la memes qui
ont eu le plus 6 souffrir du racism, en arrivent a interioriser
I'esprit de hierarchisation des groups humans, et tolerent,
quand ils ne les pratiquent pas eux-memes, des attitudes du
meme type.
La Martinique, osons le dire, est I'un des pays du monde oi le
racism est le plus vivace, dans une certain indifference de la
majority des masses et des elites(...)"

Humanity: Un apparent PS fait polemique
"En panne d'arguments, la droite crie au scandal centre les
propos exageres d'un d6pute.
La droite tient son baton de marechal, en panne d'arguments
pour defendre le classement scandaleux des < civilisations )
auquel s'est livr6 le ministry de I'lnterieur, Claude Gueant, re-
veillant un vieux theme de la droite ultrareactionnaire sur la su-
periorite de I'Occident sur ses anciennes colonies. Un depute
apparent socialist de la Martinique, Serge Letchimy, a, 6 son
corps defendant, apporte, hier, de I'eau au moulin de I'UMP. La
n'etait pourtant pas sa volont6: descendant d'esclave, il s'est
senti offense par les propos du ministry, et a voulu le faire sa-
voir & I'Assemblee national, lors des questions au gouverne-
ment. Un peu trop vertement, sans doute, poussant le bouchon
trop loin, jusqu'6 accuser le ministry de I'lnterieur de s'inspirer
du regimee nazi".
Comparaison n'est pas raison, et I'outrance du propos n'a et6
cautionnee par personnel. gauche. Peu imported, pour I'UMP,
qui n'est pas 6 un scrupule pres, et pour qui la perche tendue
6tait trop belle pour ne pas sauter sur I'occasion de se draper
dans les habits republicans en criant au scandal, le gouver-
nement quittant illico la seance des questions au gouverne-
ment. Morality: la polemique passe, les propos de Gueant".
Sebastien Crepel (L'Humanit6 du 8/02/2012)


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"1 ITr






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Echos be champagne par Georges Erichot:

capa6fes de travailler". Le r61e de la Halde (Haute autorit6 de
lutte contre les discrimination) sera renforc6 ainsi que la lutte
contre les discrimination 6 I'encontre des travailleurs etran-
gers don't les droits sociaux seront pr6serv6s.
J-L M6lenchon entend moraliser la vie publique en proposant
"une Coi contre la corruption et les conflits 'intirits pour sanc-
tionner 1a Xdlinquance en colblanc". En matiere de s6curit6, ii
s'engage A imp6rativement stopper la baisse des effectifs de la
police et de la justice et 6 renforcer les effectifs en mettant fin
a la RGPP qui impose le non replacement d'un fonctionnaire
sur deux partant i la retraite.


Jean-Luc Melenchon au meeting de Villeurbanne

Jean-Luc Milenchon ou "a Ripublique pour
e vrai "
Au moment o) I'UMP a accentu6 son dangereux rapproche-
ment id6ologique avec le Front national, ot la laT'cit6 est mal-
men6e et o6 sa politique aboutit a la casse syst6matique des
services publics, il nous est apparu judicieux de publier
quelques extraits du programme du candidate du Front de
gauche Jean-Luc Ml6enchon L'humain d'abord. Dans le cha-
pitre intitul6 "La R.pubfique pour de vrai", il formule des enga-
gements qui repondent aux propositions reactionnaires des
candidates de droite et d'extr6me droite. Ainsi, il constate que
"les discrimination perdurent, voire s'aggravent. Les atteintes auw
libertis se muCtiplient. ICdevient nicessaire de raiser une refon-
dation r6pu6licaine... conform L (a devise de Li6erti, 'Egalite
et de Fraternit6". Et de proposer une serie de measures visant A
consolider ces piliers.
D'abord en reaffirmant la la'cite don't le principle serait inscrit
dans la Constitution. Ce qui sous-entend la strict neutralityi
de rEtat d regard de toutes Ces convictions philosophiques reli-
gieuses oupolitiques", le refus de toute discrimination religieuse,
I'interdiction de tout financement public en faveur des religions
ou des organizations confessionnelles > et la mise hors-la-loi
des sectes. Le candidate du Front de gauche entend bannir de
la politique frangaise toutes "Ces references a [a thiorie nord-ami-
ricaine du choc des civilisations qui cherchent d diviser le monde en
function des appartenances reigieuses". Une doctrine dans la-
quelle la droite et I'extr6me droite puisent largement leur inspi-
ration.
Sur la question de I'immigration, terreau sur lequel prospere
I'extreme droite et sur laquelle Sarkozy propose un referendum,
J-L Melenchon proclame qu'il faut en finir avec "La haine des
strangers et la chasse auw immigres qui defigurent la France". A
I'inverse, il envisage de mener "des poitiques refusant de ghet-
toiser la society et qui ne soient pas guides par C[obsession du re-
foulement de C'tranger".
Dans le domaine de la lutte centre les discrimination, il pro-
pose "une loi enfaveur des personnel en situation de handicap
qui ripondra a leurs besoins de manicre imperative en matikre de
mise en accessibiite du 6iti, de 'accompagnement et de [accueil
i l'cole publique d'intEgration professionneCfe ainsi qu'un revenue
de remplacement egaCau S'MIC pour [es personnel reconnues in-


Marine Le Pen inesirable a La Reunion.


Les anti-Le Pen se sont fait entendre sur Iile de la Reunion


C'est pour avoir "un contact avec a population"que Marine Le
Pen avait programme une visit de trois jours A la Reunion, A
I'occasion de laquelle elle comptait seduire la population de I'lle
par des discours sur le chomage et I'immigration. Mais c'est un
comite particulierement hostile d'une centaine de manifestants
du Front de gauche, du Parti communist reunionnais, du Col-
lectif antiraciste et du Mouvement des jeunes socialists qui I'a
accueillie A sa descent d'avion, le mardi 7 fevrier dernier. Les
quelques partisans de Marine Le Pen qui I'attendaient ont vite
ete submerges par la foule venue crier son opposition a la pre-
sence de la candidate du Front national sur le sol reunionnais,
brandissant des pancartes portant le slogan "rasis djor". C'est
sous la protection d'un important cordon de policies et de
quelques "koko ras6"venus de France qu'elle est parvenue 6 at-
teindre Saint-Louis dans le sud de I'lle oO avait ete program-
mee la seule rencontre avec la population. Une manifestation
qui a tourn6 court, face a une forte mobilisation populaire et du
Parti communist reunionnais don't les militants, chantant I'ln-
ternationale, avaient occupy les abords d'un temple tamoul oO
Mme Le Pen comptait se faire photographer au milieu des
quelques descendants d'lndous, dans I'espoir de faire taire les
accusations de racism.
Dans un communique, le PCR s'est dit "solidaire de toutes les
initiativesprisespourfaire ichec a cette visit qui constitute une in-
suCtepourLa Funion". D'autant, pursuit le PCR que "Tout le
monde sait que Ce courant de pensee auquelse rattachent les idjes
du Front NVationaCsont a [encontre des valeurs de ia Rpu6bique
et plus encore de ce quifonde Cidentiti des Outremers. Le discours
actueldu FNVqui vise a exploiter (a detresse social de la popula-


V je in'7Pae1i Il31??iP12


I"iir gfrr I





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tion ne doit tromperpersonne sur Cidjologie dTextrme droite de
ce movementt. Dans cette Tie d6serte avant I'arrivee des pre-
miers colons et don't "Ca population est entibrement compose
d'immigris", souligne le PCR, "fideologie veiicuie par Mme Le
Pen et le Front nationalest da 'oppose complete des valeurs de la so-
ciete reunionnaise construite sur acceptationn de Cautre, des dif-


firences refigieuses et cultureCles". Soulignant que puisque "pour
le FN, Ces immigres devraient rentrer chez euxj pour nous, c'est
9Mme Le Pen qui devrait rentrer chez elle" Et de conclure : "La
candidate du (F7n'est pas (a 6ienvenue..."
G.E.


[/ ,aI


La crise be ta zone euro n'est pas terminee, selon te journal "Le


Monbe be L'economie"


Le people grec resiste contre la cure d'austerit6 du F.M.I. et de I'Europe
Qui previent que la crise n'est pas finie et qui demand jusqu'oC
peut aller la "soutenabiliti" de I'austerite par les peuples ?
C'est le tres serieux, tres neoliberal et tres bourgeois Le
Monde de I'Economie du mardi 7 fevrier dernier qui le dit A sa
maniere. II titre : "L'accumulation de sommetsprinant la rigueur
peine a vaincre la defiance des marches; la recession est de retour
en Europe. La crisefinanciere peut reprendre a tout moment; Ca
BOE reste Ce seu pare-feu tant qu'une vraie stratigie commune
n 'est pas decide ".
Dans son article Adrien de Tricornot ecrit : "(De sommet en som-
met, gouvernements et chefs dEtat tentent de rigler fa cruise de la
zone euro. 9Mais Cenlisement des "plans" successifs a dejd provo-
que [e retour de la recession au tournant de fannie 2012".
Le journal pointe incertitudede sur [es choipolitiques, [afragi-
lite du secteurfinancier, 'impact des politiques de rigueur sur une
activity deja chancelante, Ca situation sociaCe tres degrade ", etc.
Et il s'interroge egalement avec une certain dose d'euphe-
misme sur "Ca soutena6iliti de [austerite demandee aux pays en
cruise et la capacity de leurs societis a la supporter... ". En clair,
jusqu'oO pourra-t- on pressure les citoyens grecs, espagnols,
portugais, italiens voire francais ? Un expert economique de
Boston est cite et il estime que si "iconomie rechutaitplusgra-
vement- par un nouvelembaClement de la crise- fe monde entierse-
rait concern par la secousse et les Etats-Vnis retom6eraient aussi
en recession".
C'est ainsi que la question du sauvetage de la Gr6ce reste en-
tiere. La tro'ka composee de la Commission europ6enne, du
FMI et de la BCE impose a ce pays des conditions inouYes en
change d'un d6blocage des 130 milliards d'euros d'aide pro-
mis depuis le mois d'octobre 2011. II est demanded 15 000 nou-
velles suppressions de postes dans la function publique. Les


~~"""`~~


'r ui i 2 2 g'mirn 7-Pg .3


retraites complementaires devraient etre abaissees de 15 %. II
est exig6 au nom de la "competitivite"aussi une baisse de 20
a 22 % du salaire minimum. Cela amenerait les 325 000 sala-
ries concerns a voir leur remuneration longer de 751 euros a
500 euros mensuels. Cette saignee impitoyable s'ajoute a une
baisse moyenne de 15 % depuis le debut de la crise. II est aussi
demanded la baisse des allocations ch6mage de 461 euros a
369 euros par mois, etc.
Le 20 mars, la Grece doit rembourser 14,5 milliards d'euros
sinon elle sera en cessation ou defaut de paiement La situa-
tion economique de ce pays, meme apres restructuration de sa
dette, sera "catastrophique" apres 4 ans de recession, et cer-
tains predisent sa sortie de I'euro dans deux ou trois ans. De
meme pour le Portugal. Ce'qui serait la seule maniere pour
ces pays de s'en sortir grace 6 une "devaluation competitive",
comme jadis I'avait fait I'Argentine. Dans ce context, pour Le
Monde de I'Economie, "jamais une election presidentiellefran-
faise n 'aura ete surveiliee d'aussi pres par les marcheisfinanciers de
laplanete". Libre a certain de ne pas en mesurer I'importance
politique.
Martin Wolf, editorialiste economique dans Le Monde et le "Fi-
nanciaCTimes", ecrit dans ce meme numero que "a crisefinan-
cijre de Ia zone euro n'est pas stabiisie ", meme si "les decideurs
economiques sont plus optimistes qu'ify a deux mois" du fait de
I'intervention recent de la BCE qui a fait baisser les taux de
rendements des dettes de plusieurs Etats (emprunt des
banques de 489 milliards d'euros a la BCE sur trois ans) et "a
reduit Ce risque dun effondrement immidiat du secteur 6ancaire".
Elles pourraient demander le double ou le triple en mars. II es-
time cependant que la crise de la zone euro n'est pas terminee
et que "Ces observateurs lespluspertinents sentent 6ien que plane
sur la zone euro Combre menacante dune vague de defauts sou-
verains et 6ancaires, avec les repercussions mondiales terrifiantes
que cela entrainerait" En effet, rappelle-t-il, le Fonds monetaire
International(FMI) a degrade ses provisions fin janvier en rap-
pelant que les dangers n'etaient pas ecartes. Le FMI prevoit
une annee de recession en zone euro avec une baisse de 0,5
% de son produit int6rieur brut. "Forte chute" 6galement pour
I'ltalie et I'Espagne et "stagnation" en France et en Allemagne.
Done un environnement tres difficile pour les pays qui cher-
chent a reduire leurs deficits budgetaires. "La zone euro demeure
le maillonfaibfe de e conomie mondiale", conclut cet editorialiste
economique.
Les groves et les resistances en Gr6ce, en Espagne et au Por-
tugal montrent qu'il existe des limits humaines aux plans
d'austerit6.


P#ENTELLE






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Commemoration be la tuerie be Charonne-8 fevrier 1962/ 8 fevrier

2012 :9 morts 6ont 8 communists et 250 blesses


Les medias officials ont fait I'impasse sur le 506me anniversaire
du massacre de Charonne ordonn6 par le Prefet de police de
Paris Maurice Papon contre une manifestation pour "(a cPavien
)4erfie ".
Apres la guerre d'lndochine, la sale guerre d'Algerie est un
autre episode tragique des ventures coloniales francaises.
Une manifestation de cette civilisation occidentale qui pour cer-
tains serait superieure a d'autres. En octobre 1961, au course
d'une autre manifestation, des Algeriens furent jets dans la
Seine et perirent noyes.
Faut-il aussi rappeler que le 21 avril 1961 fut perpetre un coup



Cuba fabrique un novel equipementpour Ia
detection du cancer
L'ingenieur Omar Morales, vice-directeur du Centre d'Applica-
tions Technologiques et de Developpement nucleaire, de Cuba
a fait savoir qu'un nouvel equipment pour detecter le cancer et
les quantities d'hormones dans le sang y 6tait fabrique.
II a precise que lesdits "conteurs depuits"qui fonctionnent avec
des kits de diagnostic fournis par le Centre d'lsotopes de Cuba,
permettent de detecter des problems hormpnaux lies A la re-
production et a la croissance, ainsi que des pathologies comme
le cancer de la prostate.
"Nous parlons des 6ienfaits de la midecine nucflaire, d'une tech-
nique qui permet de calcufer et de diterminer le comportement de
substances dans forganisme et qui est utile aussi quandon a be-
soin defaire des tests pourfaire des greffes" -a-t-il signaled.
Le vice-directeur de ce centre a 6galement souligne qu'il s'agit
d'un system avec lequel I'on peut obtenir des resultats en en-
viron cinq jours. II a ajoute qu'il y a d'ores et dejA des equipe-
ments de ce type dans les provinces de Guantanamo, Santiago
de Cuba, Sancti Spiritus, Villa Clara et Pinar del Rio.

La cooperation cubaine en matiere e sante
est mise en exergue en Hati
La representante de I'Organisation Panamericaine de la Sante
en Haiti, Lea Guido a qualified de strategique la cooperation cu-
baine avec Haiti en matiere de sante. Elle a assure que cette
cooperation doit se poursuivre et qu'elle restera essentielle pour
les autorites ha'tiennes, qui elaborent actuellement un plan de-
cennal de sante publique :
(< Les apports de la cooperation cubaine seront particuliere-
ment strat6giques, dans le domaine de I'attention primaire mais
aussi en ce qui concern la formation de personnel qualified. )
Elle a 6galement mis en exergue I'aide cubaine dans la lutte
centre le cholera et a explique que les autorites ha'tiennes doi-
vent agir avec fermete pour .radiquer definitivement la maladie

Je pense qu'il faut se concentrer sur les facteurs de sante :
I'eau, I'assainissement. Mais il faut egalement faire en sorte que
les autorites sanitaires soient en measure d'affronter le cholera
ou une quelconque epidemie )
La representante de I'Organisation Panamericaine de la Sante,
qui a qualified de respectueuses et solidaires les relations entire


de force d'officiers en Algerie menacant de s'emparer de Paris
pour destituer le general De Gaulle. Un de ces officers, le co-
lonel Helie-de-Saint-Marc vient d'etre eleven & la dignity de
Grand Croix de la Legion d'Honneur par Nicolas Srakaozy.
Ce 8 fevrier 2012 a Paris, le souvenir de Charonne a ete rap-
pele par une manifestation unitaire avec Pierre Laurent (Se-
cretaire national du PCF), Bernard Thibault(Secretaire general
de la CGT) et Bertrand Delanoe (Maire de Paris).
Le pays de Frantz Fanon ne peut pas oublier les atrocities de
I'imperialisme francais.
A.C


N -'j


Cuba et Haiti, a souligne le travail de terrain difficile realis6 par
les cooperants cubains.

Tension ans I'AtlantiqueSu
La tension est Bria
remontee r6- erl
comment entire
I'Argentine et la y o de Janeiro
Grande-Bre- '5Ll sao Paula
tagne a propos
des Tles Ma- ocE N
louines, A I'ap-
proche du iag UGUAY
306me anniver- Montevide
saire de la
guerre des Ma-
louines, a cause
de I'arrivee d'un
nouveau navire
de guerre bri-
tannique dans ILES
'1 Tr1 MALOUIhES IR.-U )
les eaux de la ,hu.AY
region. Le
Royaume-Uni L'Argentine r6clame la souvereinete des Ties Malouines
est accuse par
les autorites argentines d'avoir quadruple sa force navale dans
la zone, ce qui risque de declencher une escalade militaire
dans la region, selon les Argentins. Pace a cette nouvelle pous-
see de tension, le secretaire general de I'ONU, Ban Ki-Moon
"a fait part de sa preoccupation".
Rappelons qu'en 1982, I'Argentine avait ete vaincue par la
Grande-Bretagne au terme d'une guerre de 74 jours ayant pour
enjeu la souverainete sur ces miles situees dans I'Atlantique Sud,
au large de I'Argentine.
La president argentine, Cristina Fernandez, a accuse, le 8 fe-
vrier dernier, la Grande-Bretagne de militariser la zone sud de
I'ocean Atlantique, et a affirmed qu'elle demanderait I'aide de
I'ONU pour faire retire les troupes britanniques de la region.
Elle compete presenter une nouvelle fois ses arguments devant
la Commission de decolonisation de I'ONU en juin prochain.
Elle s'est declaree convaincue que ces arguments permet-
traient 6 I'Argentine de regagner sa souverainete sur les Ma-
louines. Les tribunaux internationaux ont pourtant d6ej rejete A
maintes reprises les demands de souverainete presentees par
I'Argentine. La president argentine a signed un decret visant a


W' eul)0 firer1 jie'0II Pae 1


[ FRANCE I






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rendre publiques les archives confidentielles qui retracent les
evenements les plus sensibles de la guerre de 1982. Elle a jus-
tifie sa decision par le fait que le people argentin avait le droit
de connaitre les 6venements ayant mende cette guerre. Le se-
cr6taire general de I'ONU a reiter6 sa proposition de mettre a
disposition des parties prenantes ses bons offices pour aider a
trouver une resolution si les deux pays le souhaitent.

La Bolivie accuse les Etats-Unis X'espionner

I'Amerique latino
Le president bolivien Evo Morales a accuse, le 9 fevrier, les
Etats-Unis d'espionner son pays et les autres Etats d'Am6rique
latine. Evo Morales a indiqu6 que I'espionnage se faisait sous
le couvert de I'Agence am6ricaine pour le d6veloppement in-


ternational (USAID) et d'autres organizations non gouverne-
mentales. "Je suis convaincu que certaines ONg, en particufier
cellesfinancees par lVSJAID, constituent une cinquieme colonne
en (Boivie, et pas seulement en Bolivie mais aussi dans tous fes
pays d4mmrique fatine", a declare le president Morales.
Les Etats-Unis, sous le couvert de missions d'aide au develop-
pement menees par ces ONG, connaissent "tous fes details des
activities des secteurs sociaux et des dirigeants syndicaux" dans
les pays d'Amerique latine, a ajoute le president bolivien. II a re-
grett6 que certain responsables syndicaux soient instrumen-
talises par ces ONG pour provoquer des conflicts tels que celui
portant sur un project d'autoroute a travers un territoire indig6ne
en Bolivie.


Stephane Hessel: Inaignez-vous!, Stephane Hessel et Eagar Morin:

Le chemin ae L'esperance


Par ces temps de crise du system capitalist, de casse des
acquis sociaux, de ch6mage galopant, de dictature des "mar-
chis", de remise en cause des certitudes, de disorientation et
de pessimisme, il est imperatif de garder espoir et d'imaginer
les voies et moyens de I'emergence d' une society nouvelle,


placee sous le signe de la liberty, de la justice, de I'6galit6 et de
la fraternity: valeurs fondatrices de la democratic republicaine,
que I'ideologie et la pratique neolib6rales ont fait voler en eclats.
Deux ouvrages recent, modestes par leur volume et leur prix
de vente, mais puissants par le message qu'ils vehiculent, peu-
vent nous aider A voir plus clair dans cet universe brouille par le
capitalism sauvage, et nous insuffler la dose d'indignation et
d'esperance don't nous avons besoin.
II s'agit d' Indignez-vous! de Stephane Hessel, et de Le che-
min de I'esperance de Stephane Hessel et Edgar Morin.
Stephane Hessel est un Frangais d'origine allemande, n6 & Ber-
lin en 1917, d'un pere juif, 6crivain et traducteur, et d'une mere
a la fois peintre et ecrivaine. Installe6 Paris avec ses parents
et son frere Ulrich en 1924, il est naturalist frangais en 1937,
deux ans done avant le d6but de la Seconde Guerre Mondiale.
En 1941, il rejoint la France libre du general de Gaulle, a Lon-
dres. II debarque clandestinement en France en mars 1944, est
arr6t6 le 10 juillet 1944 par la Gestapo qui le d6porte par la suite
au camp de Buchenwald. AprBs une premiere tentative d'eva-


sion infructueuse, il parvient 6 s'echapper et 6 rejoindre Paris.
En 1946, il devient diplomat, et son premier poste est aux Na-
tions Unies, debut d'une longue et passionnante carriere.
Stephane Hessel incarne I'esprit du Conseil National de la Re-
sistance. Foncierement rebelle a toutes les formes d'injustice,
il a milit6 en faveur de I'independance de l'Algerie en guerre
centre le colonialisme frangais.
Son ouvrage Indignez-vousl, public pour la premiere fois le
20 octobre 2010, alors qu' il 6tait Age de 93 ans, connu un im-
mense succes dans le monde entier: il a 6te traduit rapidement
dans de nombreuses langues, et a ce jour plus de 4 millions
d'exemplaires en ont 6t6 vendus.
En France, une second edition, corrigee et augmentee, a paru
en decembre 2011: 18 pages de texte seulement, plus une
postface des editeurs, mais un petit livre de 32 pages au total
explosif.
Hessel, qui a 6te associe 6 la redaction de la Declaration uni-
verselle des droits de I'homme adoptee par I'ONU le 10 de-
cembre 1948, a Paris, est un ap6tre de I'indignation et de la
non-violence, un ennemi de I'indiff6rence. Partisan d'une "in-
surrection pacifique", il a 6te entendu par des millions "d'indi-
gnis" du monde entier : d'Europe, des pays arabes et des
Etats-Unis notamment.
Detail important a souligner: Juif par son pere, Stephane Hes-
sel qui voue un immense et l6gitime amour au people juif, est
persona non grata en Israel, don't le gouvernement lui -en veut
a mort pour ses courageuses prises de position en faveur de la
cause palestinienne et plus specialement pour sa compassion
et sa solidarity envers les habitants de la bande de Gaza.
Edgar Morin, coauteur avec Stephane Hesse de Le chemin de
I'esperance, est connu pour 6tre I'un des plus lucides et im-
portants penseurs frangais contemporains. L'indignation est au
coeur de leur reflexion commune sur I'etat actuel du monde,
sur les bienfaits et les ravages de la mondialisation, et sur les
solutions susceptibles de sauver du d6sastre notre Terre-Mere
en general et la France en particulier, car pour eux il ne peut
6tre question de renoncer & I'esperance.
Leur petit ouvrage de 64 pages, -vendu & un prix modique en
Martinique, de meme qu'lndignez-vousl -, est riche en ana-
lyses objectives et lucides, en denonciations de bon aloi et en
propositions innovantes. II est constitu6 de deux chapitres, tous


V I^ f 'q I


#NOTRE A WR, #


Ieamr


oepnane nessel 1 (-uyar IVIUnnr






I http://www.iournal-iustice-martinique.com


deux relatifs a la France principalement.
Dans le premier, intitul6 "La France dans Fe monde", on peut lire
des phrases fortes, qui donnent A r6fl6chir, telles que "Notre
systime planitaire est condamni ~la mort ou a la metamorphose"
(p. 11) ou "Ilfaut savoir c fafois mondialiser et dimondialiser".
(p.12). La premiere phrase r6sulte du constat que la relation de
I'homme A la terre ne peut pas continue 6 suivre le course
qu'elle a suivi jusqu'a maintenant, que le moment est venu de
proceder a un changement radical, A une metamorphosee", si
nous voulons eviter la mort de notre planete. Quant a la se-
conde, qui peut paraitre paradoxale, elle est A la fois la recon-
naissance des avantages de la mondialisation et de la
n6cessit6 de I'approfondir, et celle des dangers engendres par
les exces de cette mondialisation, telle qu'elle est conduite par
le capitalism financier.
Le second chapitre, qui s'intitule "Vnepoitiquepour a France",
est plus long et content une series de constats et de proposi-
tions, propositions tendant 6 realiser I'indispensable "mitamor-
phose" et a poursuivre la "6onne" mondialisation. La politique
que preconisent les deux penseurs est basee sur une remise
en cause des principles et des interets qui ont guide I'action des
capitalistes jusqu'a maintenant, singulierement les notions de


progres et de bien-etre. A la notion de bien-etre, qui disent-ils,
"s'est riduite, dans notre civilisation, a son sens matirief impii-
quant confort, possession d'o6jets et de 6iens", ils opposent celle
de bien-vivre. Le bien-vivre inclut certes du bien-etre materiel,
mais il "signifie quaiite de vie, non quantity de biens. Ifengfobe
avant tout fe bien-itre affectif, psychique et moral". (p. 26-27).
Le capitalism on le sait, a toujours considered le travailleur qui
fait sa richesse comme une simple force de production, et a fait
de la consommation des biens materiels ainsi products le mo-
teur de I'economie...jusqu'B ce que nous en arrivions a cette
phase ultime oO c'est la haute finance desincarnee et de plus
en plus rapace et implacable qui impose ses lois.
Riche ou pauvre, hommee actuel est aliene par le system ca-
pitalise. D'oO la necessity du bien-vivre.
M.Belrose

Biblographie:
St6phane Hessel, Indignez-vous! Indigene Editions, dd-
cembre 2012
Stephane Hessel et Edgar Morin, Le chemin de I'esperance,
Fayard, 2011


p L F


Monae Arabe: la violence ne faiblit pas


syrne : ,rret aes nosillies, ae cene guerre civile ei coniessionnelle


Le moins que I'on puisse a propos du monde arabe est que la
violence n'y a pas diminue au course de a la semaine derniere.
En Syrie, principal foyer de tension du Moyen-Orient, deux
nouveaux attentats a la voiture piegee ont ete perpetres, cette
fois-ci dans la ville d'Alep, poumon economiquejusqu'ici 6par-
gnee par la violence. On y a denombr6 au moins 28 morts et
235 blesses. Comme lors des deux precedents attentats ( de-
cembre 2011 et janvier 2012, a Damas: 70 morts en tout), le
gouvernement a mis en cause des groups terrorists, et I'op-
position a accuse le regime d'avoir organism cette tuerie pour
creer une diversion et detourner I'attention de I'opinion interna-
tionale. Mais quand on sait que les deux attentats du vendredi
11 fevrier visaient le siege des renseignements militaires et le
quarter general des forces de I'ordre, il est difficile d'admettre
qu'ils aient ete perpetres par le gouvernement. Tout indique
qu'ils sont I'oeuvre de I'opposition syrienne armee ou de ses al-
lies de la mouvance Al Qaida, comme le laisse entendre I'or-
gane de press etats-unien McChatchy.
La ville d'Homs, haut lieu de I'opposition radical, a conthiue &
etre bombardee par I'armee. Selon les medias, 12 personnel y


auraient perdu la vie vendredi, et plus de 450 depuis le 4 fe-
vrier.
Ces chiffres, meme s'ils sont exageres A des fins de propa-
gande, donnent une idee de I'ampleur du drame que vit le peu-
ple syrien, et surtout constituent un appel pressant a I'arret des
hostilities, de cette guerre civil et confessionnelle 6 la fois qui
ne peut mener qu'au desastre et risque de s'etendre aux pays
voisins, notamment au Liban oi des heurts ont oppose la se-
maine passee des sympathisants et des adversaires de Ba-
char-Al Assad.
La mort de tous ces civils tient au fait que la guerre se deroule
essentiellement en milieu urbain, ce qui ne permet pas de faire
une distinction entire civils desarmes et rebelles arms, ce A
quoi s'ajoute la tradition de repression brutale heritee par Ba-
char-Al Assad de son p6re. Et puis, il convient de ne pas oublier
deux choses:1) la majority des Syriens sont des sunnites, tan-
dis que Bachar AI-Assad et son cercle rapproche appartien-
nent a la minority alaouite; 2) le gouvernement doit faire face
aussi A des combatants strangers, arms et soutenus par cer-
tains pays arabes ou musulmans, don't la Turquie, I'Arabie
saoudite et le Qatar.
L'6chec de la tentative de la Ligue arabe, la paralysie de I'ONU
par le veto de la Russie et de la Chine, sont autant de facteurs
qui poussent le gouvernement syrien A ne pas ceder, d'autant
qu'il y a I'exemple de la Libye, oO I'OTAN s'est dechainee contre
le gouvernement de Kadhafi, pour finalement donner le pouvoir
aux islamistes, avec, A la clef, un risque de guerre entire tribus.
L'actualite de la semaine derniere, cela a ete auss,i en Egypte,
les manifestations centre le Conseil supreme des forces ar-
mees (CSFA), a I'occasion du premier anniversaire de la chute
de I'ancien president Hosni Moubarak. Des manifestations aux-
quelles ne sont pas associes les Freres musulmans, islamistes
"moderis" decides & partager le pouvoir avec I'armee en atten-
dant des jours meilleurs.
M.Belrose
?


I 'iSrieR,. .RV7 ae


LITTE'RATURE I






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FLash-Hebbo


lunbi 6 fevrier
CUBA La FAO (Organisation des Nations Unies pour I'Agri-
culture) compete appuyer les projects prioritaires du gouverne-.
ment cubain en vue de la production d'aliments se substituant
aux products imports et qualified la politique cubaine d'exem-
plaire.


marbi 7 fevrier
PORTUGAL Pousse & la privatization par le FMI et I'Union
europeenne, le Portugal vient de ceder aux plus offrants (deux
repreneurs chinois) deux de ses fleurons en matiere de pro-
duction et de distribution d'6nergie electrique (EDP et REN) ce
qui a eu pour effet de provoquer I'ire de 1'6conomiste beige Paul
de Grauwe car le programme de privatization tel qu'il a 6t6
adopt rend le Portugal plus pauvre et les Chinois plus riches.
En cedant EDP, Lisbonne se prive d'une source de revenues fu-
turs, victim de la stupidity des Europ6ens qui forcent les pays
a vendre des actifs tries rentables a des prix de solde.


mercrebi 8 fevrier
ALLEMAGNE Le couple franco-allemand aime afficher son
ind6fectible alliance, mais cela n'empeche nullement I'Alle-
magne de faire de la Chine son premier partenaire commercial
au detriment de la France. On appelle cela du r6alisme poli-
tique.


jeubi 9 fevrier
ALBA Les chefs d'Etat et de gouvernement de I'Alliance Bo-


livarienne pour les Peuples de Notre Amerique (ALBA) r6unis
en sommet & Caracas, condamnent la politique syst6matique
d'ingerence et de d6stabilisation men6e 6 I'instigation de cer-
tains (les puissances occidentales) contre la Syrie ainsi que les
actes de violence menes centre la population par des groups
arms par ces memes puissances.


venrebi 10 f6vrier
INDE La guerilla naxalite (maoTste) opere maintenant dans
les deux tiers des Etats indiens, soutenue par les exclus du mi-
racle indien (intouchables, sans-terre, aborigines, paysans
pauvres ou modestes victims du n6o-lib6ralisme,...). Selon le
premier ministry indien, les Naxalites repr6sentent "la plus
grande menace pour la security du pays".


samebi 11 fevrier
PALESTINE Dix huit organizations progressistes palesti-
niennes et israeliennes don'tt les Communistes) appellent a la
lutte commune contre I'occupation israelienne et pour la justice
social en Palestine et en Israel.


bimanche 12 fevrier
GRECE R6sultat logique de la politique n6olib6rale de re-
dressement 6conomique impose par le FMI et I'Union euro-
peenne, les recettes de la Grece se sont effondr6es de plus
d'un milliard d'euros du fait de la chute des revenues de la TVA
et de I'impot sur les soci6ets. Le d6sendettement est mainte-
nant hors de port6e de I'Etat et la recession s'amplifie avec une
contraction estim6e entire 3 et 4,5 % du PIB.


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte SSP en date du 4
fevrier 2012 il a ete constitute une soci6te
Denomination social :
ALIZENIUM
Siege social : ENTREE CAMPUS RESI-
DENCE RAVINE TOUZA BAT B, 97233
SHOELCHER
Forme : SASU
Capital : 2000 Euros
Objet social : La promotion immobiliere et
mobilibre, le courage en assurance et af-
facturage
President : Monsieur Jean-Etienne PRE-
SENT demeurant:
ENTREE CAMPUS RESIDENCE RA-
VINE TOUZA BAT B,
97233 SHOELCHER
elu pour une duree indeterminee
Admission aux Assemblees :
Chaque Associe a le droit de participer
aux decisions collectives par lui-meme ou
par son mandataire.
Exercice du droit de vote :
Chaque action donne droit & une voix.
Le droit de vote attache aux actions est
proportionnel au capital qu'elles repre-
sentent.
Transmission des actions: les actions ne
peuvent etre transferees entire Associes
qu'avec I'agrement prealable du Presi-
dent de la society, lequel doit apprecier si
le transfer envisage est conform A I'in-
teret social.
Duree i 99 ans A computer de son imma-
triculation au RCS de Fort de France
FB5389

AVIS DE CONSTITUTION


Suivant acte recu par Maitre Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taire Associe de la Soci6et Civile Profes-
sionnelle GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taires Associes A FORT DE FRANCE
(Martinique) 10 Avenue Louis Domergue,
Domaine de Montg6ralde, le 31 janvier
2012, a ete constitute une society civil
immobiliere ayant les caracteristiques sui-
vantes:
La society a pour objet : I'acquisition par
voie d'achat ou d'apport, la propriety, la
mise en valeur, la transformation, la
construction, I'am6nagement, I'adminis-
tration et la location de tous biens et
droits immobiliers, de tous biens et droits
pouvant constituer I'accessoire, I'annexe
ou le complement des biens et droits im-
mobiliers en question.
La denomination social est :
LAMENNAIS.
Le siege social est fixed A : FORT-DE-
FRANCE (97234), 90 Route de Balata
n16 Morne Laurent.
La soci6te est constitute pour une duree
de 99 annees
Le capital social est fixed a la some de :
CENT VINGT SIX MILLE HUIT CENT
QUARANTE EUROS (126.840,00 EUR)
Les apports sont numeraires et en nature
Le premier grant de la society est : Ma-
dame Marie-Rose Polycarpe MISAT, de-
meurant 90 route de Balata n"16 Morne
Laurent 97200 FORT DE FRANCE. La
societe sera immatriculee au registry du
commerce et des societies de FORT DE
FRANCE.
Pour avis


Le Notaire. FB5390 La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
AVIS DE CONSTITUTION Pour avis le grant FB5392
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 06 fevrier 2012, a ete constitute AVIS DE CONSTITUTION
une Societe d'exercice legal a Respon- Aux terms d'un acte sous seing prive en
sabilite Limitee presentant les caracteris- date du 29 janvier 2012, il a ete cree
tiques legales suivantes : I'EURL
Denomination: SELARL CABINET DEN- ABONDANCE sous I'enseigne PAUSE
TAIRE Denis PRUDENT CAFE
Society membre de I'ordre du Conseil Capital social: 1 600.00e
Regional de I'ordre des chirurgiens-den- Siege social : residence le Vert logis -
tistes de la Martinique villa B6 Morne Carette 97224 DUCOS
Forme : SELARL Objet social : restaurant traiteur
Objet : exercise de la profession de chi- Duree : 99 ans
rurgien-dentiste Gerant: Mme Guylene Marie DORE
Capital social : 7 000 La society sera immatriculee au RCS de
Siege social : 8 rue de la Liberte 97240 fort de France
FRANCOIS Pour avis
Duree : 99 ans La gerante FB5393
Grant: Monsieur Denis PRUDENT
La society sera immatriculee au R.C.S. AVIS DE CONSTITUTION
de Fort de France Par acte sous seing prive, en date du 11
Pour avis, la gerance FB5391 janvier 2012,
II a ete constitute une EARL denommee
AVIS DE CONSTITUTION LE MIRADOR,
Par acte sous seing prive, en date du 31 au capital de 1000E
janvier 2012, Siege social : Petite Riviere Salee -
II a ete constitute une EURL denommee A 97220 LA TRINITE (MARTINIQUE)
L'OR, au capital de 8000E Objet : La production et la vente de fruits
Siege social: 5 rue Papin Dupont 97232 et legumes, de products maraichers
LE LAMENTIN Duree de la society : 99 ans
Objet : Negoce de metaux precieux, Gerant : Monsieur ZAPHA Bernard, de-
Achat et vente de dechets d'or meurant Petite Riviere Salee 97220 LA
Duree de la society : 99 ans TRINITE (MARTINIQOE)
Associe unique : LEOPOLD Aymeric Ro- La society sera immatriculee au RCS dea
main, residence natte bAtiment Carreau Fort de France
appartement A porte 3 calebassier Pour avis le grant' FB5394
97232 LE LAMENTIN (Martinique)


^*^uK2 .rir 1 Ji en07Pgel E


PANS LE M


, A NNCsUrfALEI







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AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 07,mars 2011, il a ete constitute
une SARL don't les caracteristiques sont
les suivantes
Denomination social: AERIS
Capital social : 4 000.0O
Objet : etude, realisation, vente et instal-
lation des syst6mes a transformation
d'6nergie
Siege social : cite la Jetee bat A esc 2
-97240 LE FRANCOIS
Duree 99 ans
Grant : Monsieur Alain LERUS demeu-
rant a quarter Faurien Montaou Saint
Laurent 97240 LE FRANCOIS
La soci6te sera immatriculee au R.C.S.
de fort de France
Pour avis le grant FB5395

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 11 janvier 2012, il a ete constitute
4 societies en nom collectif
Denominations :
KAPELLA 4, KAPELLA5, KAPELLA6,
KAPELLA7
Capital: 100luros divise en 100 parts de
1 euro entibrement souscrit et libere en
numeraire
Siege c/ Strategie Financiere Patrimoine
- 28 avenue des Arawaks 97200 Fort de
France
Objet : la location simple ou de longue
duree a des entreprises exergant leur ac-
tivite dans les departements d'outremer,
de tous biens d'equipement ou d'immobi-
liers A destination professionnel eligibles
aux dispositions du code general des im-
p6ts
Duree : 50 annees a computer de I'imma-
triculation de la society au registre du
commerce et des societies
Cogerant : Strategie financibre Patri-
moine represented par Mme CABRIS-
SEAU, res Le Clos
Felicite apt 7 bAt A 97233 Schoelcher
Cogerant : Sofico investissements repre-
sentee par M Geoffroy Marraud des
Grottes ,
30 rue Miollis 75015 PARIS
Pour avis la g6rance FB5396

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 8 fevrier 2012, il a 6et consti-
tue une SARL pr6sentant les caracteris-
tiques suivantes : denomination
MYKINOU
Adresse du siege social : Morne Vent
97270 Saint Esprit
Objet: Restauration Bar louge
Duree: 99 ans
Capital : 16 500
Nom du grant : Mr MONTAGNAC Mike
; Me RosBlie MONTAGNAC
Adresse : Morne Vent 97270 Saint Esprit
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB5397

AVIS DE CONSTITUTION
BTP SECOND OEUVRE SARL
Sari Capital 5000 euros constitute le 1 de-
cembre 2011.
Objet : prestation de second oeuvre (re-
habilitation et construction de logement
sociaux)
Duree : 99 ans
Gerant : M. Izambard Jean Jerome
Siege social : 17 rue Eugene Eucharis im-
meuble Dillon 3000, 97200 Fort de
France FB5398

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv6 en date du
10 janvier 2012, il a et6 constitute une so-
ciete a responsabilite limited don't les ca-
racteristiques sont les suivantes :
Denomination social : SARL TRANS-


PORT PUBLIC ASSOCIES
Sigle : SARL TPA
Capital social : 40 000 euros, divise en
200 parts de numeraire, sera libere pour
fraction A hauteur de 30 % soit 12. 000
euros
Siege social: 18 rue Joseph Lagrosilliere
97240 Le Frangois
Objet: Le transport urbain de voyageurs
Dur6e : 99 annees a computer de sont im-
matriculation au registre du commerce et
des societies
Grant : M. BAPTE Joel, demeurant a
Perriolat au Frangois (97240).
La sociee sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Le grant FB5399

AVIS DE CONSTITUTION
II a ete constitute une SAS ayant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination : BLANC DE BLANC
Capital : 5000 E
Siege : 93 rue Victor Hugo 97200 Fort de
France
Objet : Commerce de Pr6t A Porter
Duree : 99 ans
President: Marc CONFIANT FB5400

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
RESTAURANT DE LA PLAGE SARL
ANSE L'ETANG TARTANE
97220 TRINITE
RCS FDF : 2006 B 1073
SIREN : 491 166 948
L'assemblee g6enrale extraordinaire de
la SARL GIBALLEBE reunie en date du
21 decembre 2011
Decide du transfer de I'actuel siege so-
cial A la nouvelle adresse suivante: Anse
SI'Etang Tartane
97220 TRINITE
Decide du changement de le d6nomina-
tion social de la society
Ancienne mention : GIBALLEBE
Nouvelle mention : RESTAURANT DE LA
PLAGE
Prend acte de la d6mission de Madame
Marie-Antoinette ALLEBE de son mandate
De g6rante de la dite soci6te et d6signe
en quality de nouveau grant de la SARL
RESTAURANT DE LA PLAGE, Monsieur
Jean Pierre EUPHRASIE, avec effet au
ler janvier 2012 et pour une duree inde-
terminee
Vote la nouvelle constitution du capital
social fixed & 9 768C et compose de 100
parts de 97.68E
Chacune
Pour avis le grant FB5401

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
ETCETERA
SOClTIE A RESPONSABILITI
LIMITED AU CAPITAL DE 2500 e
HERON H1 VILLAGE CREOLE
POINTE DU BOUT
2 PLACE ABBE MORLAND
97227 SAINTE ANNE
RCS FORT DE FRANCE 509 227 047
Aux terms d'une decision de I'assem-
blee general mixte des associes en date
du 11 janvier 2012, il a ete decide de rem-
placer le grant demissionnaire
Cette decision modifie ainsi qu'il suit la
prec6dente parution legal
Gerant:
Ancienne mention :
Madame Marie-Lise LORILLOT spouse
SAINTE -ROSE
Nouvelle mention :
Madame Jessica ENGLAND Apouse
WAN-AJOUHU
Pour avis FB5402

AVIS DE CESSION DE PARTS
TRANSPORT ALINE SARL


SOCIETt A RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 6 000 EUROS DIVISE
EN 100 PARTS SOCIALES
DE 60 EUROS CHACUNE
SIaGE SOCIAL : QUARTER BELEME
CHEZ MONSIEUR THIERRY BAUCHE
97232 LE LAMENTIN
R.C.S.: F DE F 2010 B 863
SIRET : 521 857 664 00010
APE : 4941 A
Monsieur BARCLAY Frangois a cede a
Monsieur ALINE Johan, la totality des
droits qu'il possedait dans la society
Transport ALINE SARL, le tout confor-
mement a la loi et aux status.
Monsieur ALINE Johan est, A la suite de
cette cession, titulaire des droits attaches
aux parts sociales cedees. Cette cession
a ete regulierement agreee par une deli-
beration des associes en date du 25 jan-
vier 2012.
II a ete fait d6p6t de deux originaux de
I'acte de cession au greffe du tribunal de
commerce.
LA GERANCE FB5403

AVIS MODIFICATIF
Avis est donned pour une modification de
I'enseigne commercial de la society
MJB EURL au capital social de 75006
don't le numero siret est : 503 423 719 qui
devient ,le P'tit Fournil Ducossais ainsi
qu'un transfer de son siege social au 25
rue Zizine des etages-97224 Ducos et
une modification de son objet social qui
devient : la fabrication, la vente et la li-
vraison de products de boulangerie et de
patisserie ainsi que la preparation et la
vente de sandwich varies par sa repre-
sentante legale, Mme Jean-Baptiste Mu-
rielle. FB5404

AVIS DE DISSOLUTION
& LIQUIDATION
La society d'ingenierie et d'aide logistique
< SIAL sise au lot Bardinet-97200 Fort
de France
Vous informed de la dissolution et de la li-
quidation depuis le 31decembre 2007
Le liquidateur le grant FB5405

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
SCCV OTHOURZA
AU CAPITAL DE 15 000.00O
SIEGE SOCIAL : RUE DE LA DOR-
SALE RESIDENCE
AIGUE MARIE BAT A2-N2
97200 FORT DE FRANCE
SIRET : 503 662 280 00018
Aux terms du process verbal de I'assem-
blee g6enrale extraordinaire du
17/01/2012, il resulte que
Les associes ont decide la dissolution an-
ticipee de la society a computer du
17/01/2012 et sa mise en
Liquidation amiable
L'assemblee general susvisee a nomm6
comme liquidateur M. Brahim DAROUI,
Demeurant rue de la Dorsale, Residence
Aigue Marien bAt A2- N2- 97200 Fort de
France
Avec les pouvoirs les plus etendus pour
realiser les operations de liquidation et
parvenir a la cloture de celle-ci
Le siege de la liquidation est fixe a rue de
la Dorsale, Residence Aigue Marien b&t
A2- N2 97200 Fort de France, adresse
a laquelle toute correspondence devra
6tre envoyee, et actes et documents re-
latifs a la liquidation devront 6tre notifies.
Le d6p6t des actes et pieces relatifs a la
liquidation sera effectud au greffe du tri-
bunal de commerce de fort de France
Mention sera faite au RCS : Fort de
France
Pour avis
La gerance FB5406

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE


SCI IGADEYNE
AU CAPITAL DE 5 000.00O
SIEGE SOCIAL : RUE DE LA DOR-
SALE RESIDENCE
AIGUE MARIE BAT A2-N2
97200 FORT DE FRANCE
SIRET : 482 078 847 00019
Aux terms du process verbal de I'assem-
blee general extraordinaire du
17/01/2012, il result que
Les associes ont decide la dissolution an-
ticipee de la society A computer du
17/01/2012 et sa mise en
Liquidation amiable
L'assemblee generale susvisee a nomme
comme liquidateur M. Brahim DAROUI,
Demeurant rue de la Dorsale, Residence
Aigue Marien bat A2- N2 97200 Fort de
France
Avec les pouvoirs les plus 6tendus pour
realiser les operations de liquidation et
parvenir a la cloture de celle-ci
Le si6ge de la liquidation est fixed A rue de
la Dorsale, Residence Aigue Marien b&t
A2- N2 97200 Fort de France, adresse
a laquelle toute correspondence devra
Atre envoyee, et actes et documents re-
latifs A la liquidation devront etre notifies.
Le dep6t des actes et pieces relatifs a la
liquidation sera effectue au greffe du tri-
bunal de commerce de fort de France
Mention sera faite au RCS : Fort de
France
Pour avis
La gerance FB5407

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
"< LA MEDICAL DES ALIZES ,
CP PHARMACIE DES ALIZES
QUARTER MONTGERALD
97290 LE MARIN
RCS FORT DE FRANCE:
447 771 171 000 17 2003D77
Aux terms de I'Assemblee Generale
Mixte du 25 janvier 2012, il a ete decide la
dissolution de la society a computer du 26
janvier 2012 et sa liquidation amiable. Le
lieu o6 la correspondence doit etre adres-
see a ete fix6 a c/ Pharmacie des Alizes,
Quarter Montgerald, 97290 LE MARIN.
Le grant, M Fabrice BOVAL, a ete
nomme liquidateur de la Societe.
Pour extrait, la gerance FB5408

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SNC ALMA EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 304,90 E
ADRESSE SIEGE : 22 MONTEE DU
CLAPOTAGE LOTISSEMENT POINTE
SAVANE 97231 LE ROBERT
IMMATRICULEE
A FORT DE FRANCE
RCS B 429 342 199
Aux terms d'une deliberation en date du
28/02/2006, I'assemblee general des
actionnaires de la soci6te SNC ALMA, a
approuv6 le compete definitif de liquidation
de la society avec effect a computer du
28/02/2006 et d6charge Monsieur Marion
Jean Philippe, domicilie au 22 monte
de u clapotage Lotissement Pointe Sa-
vane 97231 LE ROBERT de son man-
dat de liquidateur donned quitus de sa g
gestion A ce dernier et constate la clAture
de la liquidation
Les comptes de liquidation seront d6po-
ses au greffe du Tribunal de Commerce
de Fort de France, en annexe au registre
du Commerce et des Societes
Pour avis et mention
Le liquidateur FB5409

AVIS DE DEMISSION D'UN GERANT
CASSISUS DE LINVAL
ROSET ET TIRE
SOCIETE CIVIL PROFESSIONNELLE
AU CAPITAL DE 1 150 020 EUROS
SIEGE SOCIAL : 33 RUE LAMARTINE
97200 FORT DE FRANCE


'ui6f212 i-c n 0


[ 'i r t f ALES I







http://wwwioural-iustice-martinique.com


399010164 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms d'une deliberation en date du
29 novembre 2011, I'Assemblee Genale
Ordinaire a pris acte de la emission de
Monsieur Jacques TIRE demeurant 5
residence Georgia, Anse Gourou 97200
Fort de France, de ses functions de ge-
rant, et a decide e ne pas pourvoir a son
replacement.
Les modifications resultant du present
avis sont les suivantes :
Ancienne mention : co-g6rant : Monsieur
Laurent CASSIUS de LINVAL
Co-gerant : Monsieur Jacques TIRE
Nouvelle mention : grant : monsieur
Laurent CASSIUS de LINVAL
Modification sera faite au Greffe du Tri-
bunal de commerce de Fort de France
Pour avis
Lagerance FB5410

AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
DE LA SOCIETY CABINET
VALERE ET DONATION
CAPITAL : 1000 E
ADRESSE: RESIDENCE LES HAUTS
DE SAINT JAMES ACAJOU 97233
LAMENTIN
RCS: FORT DE FRANCE TMC 538
021 411 N GESTION : 2011 B 2207
Avis est donne du transfer du siege so-
cial de la soci6te a computer du 01 de-
cembre 2011, en consequence les
articles des status sont modifies.
Ancienne mention : Res. Les Hauts de
Saint James BAt Longchamps Acajou
97232 Le Lamentin
Nouvelle mention : Corniche 3, centre
commercial de Bellevue Boulevard de la
marine 97200 Fort de France
Pour avis, le grant FB5411

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
BERKSHIRE
SOCIETY CIVIL
AU CAPITAL DE 1000 e
HERON H1 VILLAGE CREOLE
POINTE DU BOUT
97229 TROIS ILETS
RCS FORT DE FRANCE 531 541 456
Aux terms d'une decision de I'assem-
blee general mixte des associes en date
du 11 janvier 2012, il a ete decide de rem-
placer le grant demissionnaire
Cette decision modifie ainsi qu'il suit la
precedente parution legale
Grant :
Ancienne mention :
Madame Antoinette HARTMANN
Nouvelle mention Madame Jessica EN-
GLAND epouse WAN-AJOUHU
Pour avis FB5412

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE N* 6
DU 09/02/2012 FB5388
S.C.I LE TOCO
Lire nom du grant: MOREAU Patricia
Au lieu de nom du grant : LIMO Miguel
Pour avis FB5413








Conssil AIglonal
do la Martinique
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
2EME CONSULTATION
Identification de I'organisme qui passe le
march: Conseil Regional de Martinique
Service de la command publique,
Rue Gaston Defferre CS 50601 97261
Fort-de-France Cedex Martinique, tel: 05
96 59-63-00 / tel6copie : 05 96 72-68-10


Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique Marches publics >,
Representant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Regional de Mar-
tinique
Procedure de passation :Procedure
adaptee en vertu de I'article 28 du Code
des Marches Publics (CMP)
Objet du march : Mission d'assistance A
maitrise d'ouvrage pour I'implantation de
zones d'activites sur le territoire de la re-
gion Martinique 2eme consultation
Reference d'indentification du march :
M20-AMOZAE-12-003
Caracteristiques principles :Dans le
cadre de son plan de reliance II, le Conseil
regional envisage I'implantation d'une
quinzaine de zones d'activites sur I'en-
semble du territoire.
La present consultation a pour objet I'as-
sistance a maTtrise d'ouvrage de la region
pour :
*L'analyse et le developpement des sce-
narios d'implantation de zones d'activites
economiques
*L'analyse et le developpement de sce-
narios de demographic de ces zones :
Types d'activites, synergie, complemen-
tarite...
*L'analyse de la governance et des
modes de gestion de ces zones
*L'analyse et le developpement des plans
d'investissement et I'estimation des re-
tombees socio-economiques
*L'analyse des types de partenariat prive-
public les plus adaptes :
oAu context de chacune des zones
oAu mode de governance et de gestion
oAux capacities financibres des porteurs
prives et collectivites territoriales
Les zones d'activites A implanter devront
6tre proposees par le prestataire.
La prestation se decompose en deux
phases:
Phase 1 : Analyse preliminaire, faisabilite
et dimensionnement
Phase 2 : Developpement programma-
tion
Delai d'execution Duree global de la
prestation 15 semaines environ. Cette
duree se decompose comme suit:
*Phase 1 :11 semaines
*Phase 2 : 4 semaines
Lieu d'execution de la prestation Sur le
territoire de la Martinique
Modalites essentielles de financement et
de pavement du march :Financement :
Fonds propres de la Region
Paiement:
. Virement administratif
. Delai global de pavement : 30 jours
SAvance de 5 %
SVariation des prix : prix actualisables
Variantes autorisees
Adresse aupres de laquelle les docu-
ments peuvent etre obtenus :Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service de la
command publique
Rue Gaston Deferre CS 50601 97261
Fort-de-France Cedex
Tel : 0596 59 63 00
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout element d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut etre egalement tele-
charge a I'adresse Internet sus indiquee.
Conditions de participation : Criteres de
selection des candidatures
Les candidatures seront selectionnees au
regard des trois criteres suivants :
-les capacities professionnelles, tech-
niques et financieres
OSituation propre du candidate:
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies:
Dla declaration du candidate (conforme au
module DC2 version septembre 2010)


pour chacune des entreprises concur-
rentes ayant vocation a 6tre titulaires du
march (disponible sur internet a
I'adresse suivante : www.minefi.gouv.fr,
theme: marches publics).
Olettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modele DC 1 dans sa version fevrier
2011) disponible egalement sur internet a
I'adresse suivante
http://www.minefi.gouv.fr, theme : mar-
ches publics)
DCapacites professionnelles:
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
Presentation d'une liste des principals
prestations effectuees au course de la der-
niere annee, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou prive.
DIndication des titres d'etudes et profes-
sionnels de I'operateur economique et/ou
des cadres de I'entreprise et notamment
des responsables de prestations de ser-
vices
OCertificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate.
DCapacites economiques et financieres
:Renseignements et formalit6s neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
Ddeclaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les prestations objet du march,
realisees au course du dernier exercise
disponible
Odeclaration appropriee de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels
DCapacites techniques :
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
DUne description de I'equipement tech-
nique, des measures employees par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'etude et de recherche de
son entreprise ;
DDeclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et I'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la derniere annee.
Criteres de jugement des offres :
L'offre economiquement la plus avanta-
geuse sera appreciee en function des cri-
teres enonces ci-dessous
1. La valeur technique de I'offre (appre-
ciee sur la base de la note technique exi-
gee au 2-8-2-e du present reglement de
consultation) affectee d'un coefficient 6
se declinant selon les sous criteres sui-
vants :
*Comprehension du besoin, pertinence
de la methodologie et du deroulement de
la mission proposes 50% (du coefficient
6)
*Expertise des intervenants proposes
pour la prestation 30% (du coefficient 6)
*Mode d'organisation de I'equipe 20% (du
coefficient 6)
2. Le prix affected d'un coefficient 4
Negociation des conditions du march A
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas echeant etre negociees avec
les candidates apres examen de leur offre
Delai de validity des offres : 180 jours


Adresse aupres de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
6tre obtenus : Conseil regional de Marti-
nique (service de la command publique)
ou en ligne a I'adresse sus indiquee
Date limited de reception des offres : Le 28
fevrier 2012 a 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse a laquelle les offres doivent etre
envoyees : Reception des offres par pli
recommande ou centre recepisse au
Conseil Regional de la Martinique Service
de la Commande Publique rue Gaston
Deferre -CS 50601 97261 Fort-de-
France Cedex Martinique ou en ligne &
I'adresse Internet sus indiquee
Delai laisse au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales :8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal administratif de Fort de
France Croix de Bellevue Immeuble
Roy-Camille- BP 683
97200 Fort-de-France
Tel: 0596-71-66-67 Fax :0596-63-10-08
Organe charge des procedures de me-
diation :Comite consultatif de reglement
amiable des litiges de PARIS 29 rue
Barbet de Jouy -75700 PARIS cedex 7
Telephone : 01.44.42.63.43 Telecopie :
01.44.42.63.37
Service aupres duquel des renseigne-
ments peuvent etre obtenus concernant
I'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif Croix de Bellevue
97200 Fort de France
Transmission des dossiers d'offre par
voie dematerialisee autorisee
Autres renseignements :
Procedure dematerialisee
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement a la disposition des candi-
dats une plate-forme de dematerialisation
accessible via I'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique <
marches publics >
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la reference d'identification du
march portee au present avis d'appel
public & la concurrence) :
-la recherche des consultations passes
par la Region Martinique
-le telechargement des avis, reglement
de consultation et DCE
-la transmission par voie electronique des
dossiers d'offre
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion :Le 7 fevrier 2012 FB5414


AVIS DE PUBLICITY
A la demand de Monsieur Nicolas
MAURY, juge pros le Tribunal de Com-
merce de Fort de France, 97232 Marti-
nique.
Felix Jean Frangois, grant de la SARL
JET AVIATION SERVICES souhaite ren-
trer en contact avec Avocats: Affaire JET
AVIATION SERVICE
Parties adverse : CCIM Me Michel
BES Me Alain MIROITE Cabinet Frank
MICHEL
Prochaine audience prevue : MARDI 28
fevrier 2012
Contact : 0696 364408 0596 422200
FB5415


a e 6Fi vrie -s te n' 07 P *9


r A /Nwmas fA LES






http://www.ournal-iustice-martiniaue. com


Kannaval: Ba vaval le pou y paseo

AprBs quelques parades et manifestations, voila arrive le moment tant attend par des milliers de carnavaliers. Durant quatre jours,
La Martinique vivra au rythme de Vaval, dans la joie et la bonne humeur. On le souhaite aussi sans violence. Certes la crise est
la, mais la presence de sa majeste est le temps de I'oubli et du voye monte. Et pour beaucoup, la ferme resolution de ne pas bou-
der ce plaisir. Au vue des parades, I'effervescence monte doucement en attendant Vaval. Qui sera- t-il dans cette actuality char-
gee ? Quelques images de la "bet afe parade"fde samedi soir a Fort-de-France, le ton est donne.


Un d6guisement rdsolument ecologique


Mini-reine de Foyal Les bet a fe ont mis la lui


Les belles ont pris toutes leur place


Footbatt:

Les Chipolopolos remportent La Coupe 6'Afrique bes Nations (CAN)


La Zambie succ6de A I'Egypte, qui avait remporte les trois der-
ni6res editions de la CAN. Les Chipolopolos, "boulets de cui-
vre", qui s'etaient inclines deux fois en finale (1974 et 1994),
ont reussi leur pari de rendre hommage par la plus belle des
manieres & leurs predecesseurs de 1993, decades dans un ac-
cident d'avion au large de Libreville. La Zambie a remport6
I'epreuve aux depens de la C6te d'lvoire (0-0, tab: 8-7), le di-
manche 11 fevrier, A Libreville. Le capitaine zambien Chris Ka-
tongo a 6t6 elu meilleur joueur du tournoi. Apres 14
participation A des phases finales et finaliste par deux fois en
1974 battuee par le Zaire 2-0) et 1994, la Zambie, reine
d'Afrique, est desormais entree dans I'histoire de la CAN.


La Lamole L;hampionne Atrique


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