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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: January 12, 2012
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00236

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ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 12 Janvier 2012 926 Annte No 02 Martinique: 2,00 France: 2,40 DOM: 2,20


"L'Expansion":
Martinique: la bourgeoi-
sie au pouvoir

Pr Alain Guengant:
Retour d'un fantome de
la cruise financiere re-
gionale de 1992-1998





http://www.journal-iustice-martinique. com


$a ka Fas .......... ..... .2

aito .................. ....... .
- Crise : Alibi ou opportunity?

Lutteoociale ................. 4.
- A qui sera attribute le group Lancry?
- Agents de security du port en greve

oiiti ..................... 5/7
- Transport urbain
- Campus Caribden des Arts
- Edgar Morin
- Credit Martiniquais

Politiue .................. .8/9
- Affaire de 'audit regional
- Un fant6me de la cruise de 1992-1998

Rera e~a Pre ..............f. 10
- La Martinique vu par Iexpmim

EreemxCrise ...........p. 1
- Leuro a fete ses IO ans

Frue .................p /14
- TVAsoclale
- Taxe sur les transactions fmelares
- Prostitution : punir les d entP

Notnr Riion ............. IF/f
- Brives rdgionales

awU kWe ............ 44
- Afrque t monde arab .
- 2011: L-occident sombre 4iams i
- L'AN.C.: 100 ansi di lebb

AwieaeUigys e ..... x.'


____ i.

"JJUS TICE
Administration & Redaction :
Tl. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel.: 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n" 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Femand PAPAYA
Maquette: Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martinlqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
STl. :0596 73 14 54


w


La Martinique n'oublie pas Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au Niger
dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre au-
tres Frangais, un Togolais et un Malgache, employes
des societies francaises Areva et Satom, par la
branch d'AI-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique, y com-
pris les militants communists et leur journal Justice


Une nouvele unit# pour les personnel Jg#es

L'EHPAD "iRsidence 9Marie-O gaNVCOE'T", situee au quarter Vaudrancourt A Ducos,
geree par la Fondation des Caisses d'Epargne pour la solidarity, a ouvert ses portes
le ler Decembre 2011. Creee pour repondre aux besoins de la population vieillis-
sante de la Martinique, la residence est habilitee a recevoir 45 personnel benefi-
ciaires de I'aide social et 15 personnel A titre payant, pour lesquelles 5 chambres
d'hebergement temporaire sont prevues. De meme une Unite Psycho Geriatrique
composee de 14 chambres est specifiquement dediee A la prise en charge des r6si-
dents atteints de la Maladie d'Alzheimer et de pathologies apparentees.
La creation de cette residence s'inscrit dans le cadre du plan gerontologie departe-
mental de la Martinique, ce qui garantit la quality des soins prodigues et des services
proposes aux residents.
Residence EHPAD Marie-Olga Ancet, Quartier Vaudrancourt, 97224 Ducos Tel:
0596 61 77 10 / Fax : 0596 70 83 03 informed que quelques places sont encore dis-
ponibles notamment A titre payant et pour celles habilitees A I'aide social.

XXIiees Renoentres interrefionaes oes angues

et culture rionales

La Martinique, par I'intermediaire du Conseil de la Culture de I'Education et de I'En-
vironnement, accueille du 11 au 13 janvier la 21ieme rencontre de I'Association des
rencontres interregionales des langues et cultures regionales (RILCR). Le theme de
cette rencontre : medias et langues et cultures regionales. Le comite d'organisation
espere dans cette annee electorale "que Ies candidates auwifectionsprisidentiefTes et fi-
gislatives a venir s'engagent solenneffement a mettre en oeuvre un dispositif egislatif qui
permettra defaire unpas important dans Ca promotion des langues et cultures regionafes".
Durant deux jours, les congressistes venant de la Guyane, de la Reunion, d'Alsace,
d'Occitanie, de Bretagne, de Catalogne, de Corse, du Pays Basque et de Martinique
front le point sur revolution de la situation linguistique dans les diff6rentes regions
concernees ainsi que sur la place reservee aux langues et cultures regionales dans
les medias.


Des elements social pour 'eoutre-mer

Dans un communique date du 3 janvier, la ministry de I'outre-mer, Marie-Luce Pen-
chard announce que I'ltat va ceder gratuitement des terrains pour la construction de
logement sociaux. Cette measure est rendue possible apres la publication du decret
d'application le 31 decembre 2011. A I'occasion du Comit6 Interministeriel pour I'Ou-
tre-mer (CIOM) du 6 novembre 2009, le Gouvernement avait decide de developper
la construction de logements sociaux en Outre-mer. Une envelope annuelle de 274,5
millions d'euros a ete mobilisee a cet effet, mais ii restait la question du foncier dis-
ponible. Pour y remedier, il avait ete decide le principle d'une cession gratuite des ter-
rains du domaine prive de I'Etat en Outre-mer en vue de bAtir des logements locatifs
sociaux et des equipements collectifs.
II aura fallu attendre trois ans pour sortir ce decret, don't se felicite aujourd'hui Marie-
Luce Penchard, qui doit proceder A sa mise en oeuvre operationnelle dans les cinq
DOM. Selon le communique economice ainsi o6tenuepour Ies operations de construc-
tion devra itre ripercutie sur le prix de revient des Cogements locatifs sociauX des Cors
qu'ifs reprisentent au moins (a moitie des constructions envisagees sur fe terrain cide".


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Crise: Alibi be Ia regression sociate ou oppo tunite be changement reel ?


Prenant pretexte de la crise, Nicolas Sarkozy se propose
de realiser le plus grand reve du patronat : en finir avec
le financement de la protection social par les richesses
creees par le travail dans les entreprises. II se propose de
faire passer le financement de la protection social, ins-
tauree au lendemain de la deuxieme guerre mondiale, de
la cotisation payee par les salaries et les employers A
I'imp6t le plus injuste sur la consommation, A travers une
TVA dite "sociaEi"payee par tous les consommateurs. Et
il avoue que cela est possible maintenant.en raison de la
crise qui cree une opportunity" En reality, quels que
soient I'habillage et les pr6tendues justifications de cette
measure (taxe antidelocalisations par example), elle pro-
voquerait a coup sOr la baisse du pouvoir d'achat et
amorcerait la privatization de la Securite social. Car
I'augmentation prevue de la TVA serait immediatement
repercutee dans les prix sans que la baisse des cotisa-
tions sociales correspondante aille aux salaires ou soit
utiligee pour creer I'emploi, comme cela est avance par le
pouvoir et le Medef. Dans cette society soumise a la loi
de la rentabilite, la baisse des cotisations sociales ali-
menterait les profits capitalistes.
Une baisse de 7,5 % des cotisations patronales, par
example, portrait la TVA en France de 19,6 % A 25 % et
en Martinique de 8,5 % a 13,9 %//14 %.
Le recours a la fiscalite soumettrait le financement de la
protection social A I'arbitrage des gouvernements et
ainsi permettrait de renforcer les pressions sur le niveau
de la couverture social, renvoyant une parties vers les
assurances. C'est I'abandon du principle de solidarity.
Quant & I'argument de la baisse du coOt du travail pour
ameliorer la competitivite des entreprises, il a d6ej ete uti-
lise depuis plus de vingt ans pour accorder nombre d'exo-
nerations de toute nature et de niches fiscales diverse
sans que cela ait eu d'effet probant sur le ch6mage et le
enforcement du tissu productif. Cela, tant en Martinique
depuis la loi Perben de 1994 instaurant dejA une "T'I
sociale"de 7,5 % A 9,5 % qu'en France.
Nicolas Sarkozy invoque la gravity e la crse"pour faire
renoncer aux acquis sociaux du XXeme siecle et adopter
en France la politique Reagan des annees 1980.
Dans ce context, I'annonce de I'instauration d'une taxa-
tion des transactions financieres dite Taxe Tobin, du nom
du prix Nobel d'economie am6ricain James Tobin qui
I'avait proposee en 1972 et qui a ete reprise depuis par
les movements altermondialistes et les communists,
est un moyen de faire avaler la pilule de I'austerite et de
la regression social renforcees.
Cette nouvelle arnaque s'ajoute A une avalanche de
taxes, de hausses de tarifs et measures de serrage depuis
le debut de I'annee 2012.
Citons sans etre complete: Hausse de la bouteille de gaz
de 12,5 kg de 1,40 C ( soit + 5,85 % contre + 4,4 % en
France), doublement de la taxe sur les contracts de sante
qui va entrainer une hausse des tarifs des mutuelles d'


I'ordre de 5 %, acc6-
leration du report de
I'Age legal de depart
A la retraite & 62 ans,
baisse des indemni-
tes journalieres d'as-
surance maladie
jusqu'e moins 15 %,
blockage de la revalo-
risation des alloca-
tions familiales et
des aides au loge-
ment a 1 % et non
en function de I'infla-
tion et renvoi de
I'ajustement du ler
janvier au ler avril,
fin prochaine des prix BCBa et refuse du gouvernement
d'instaurer une reglementation des prix des products de
1ere necessity pour leur succ6der, instauration d'une
journee de carence pour les fonctionnaires, economies
drastiques sur les d6penses de sant6, etc.
Ces decisions iniques s'appliquent en France come en
Martinique. Mais dans notre Pays frappe par un ch6mage
considerable, en particulier dans la jeunesse, par une
pauvrete etendue et des inegalites sociales criantes no-
tamment en matiere de logement, elles ont un effet sur-
multiple.
Nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas
concerns par la cruise en France et en Europe et les po-
litiques appliquees pour y faire face par les pouvoirs en
place.
Les d6bats sur le financement de la protection social,
sur les retraites, sur la vie chere, sur la protection neces-
saire vis-6 vis du tout A I'importation, sur la desindustria-
lisation et I'industrialisation, etc, prennent une dimension
particuliere dans notre situation de dependance et de
mal-developpement et de cruise social aigioe qui en de-
coule.
Les candidates aux elections presidentielles sollicitent les
suffrages des Martiniquais(ses) et certain, parfois seu-
lement le temps de I'election, font mine de s'interesser &
nos probl6mes. Nous devons 6tre attentifs et faire en-
tendre notre voix, nos exigences et formuler nos priorities
specifiques qui tournent autour du Travail, du respect de
notre Culture et de notre identity et de notre volont6 in-
variable de Responsabilit6.
La crise nous impose de penser une autre voie de d6ve-
loppement, une reorientation radical de notre 6conomie
et une nouvelle maniere d6mocratique et autonome de
mener nos affaires publiques.
Cette construction le Parti Communiste Martiniquais a
I'ambition d'y apporter sa pierre en 2012.
Michel Branchi


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A qui sera attribute te troupe Lancry ? Vers une concentration accrue

be la tranbe distribution.


Robert Parfait au centre avec des salaries
Au terme d'une tongue journee, les salaries du group Lancry -
presents au tribunal le jeudi 5 janvier, sont repartis depites par
la tournure qu'ont prise les choses. Encore une fois, un certain
nombre d'entre eux seront les sacrifices de la mauvaise gestion
patronale. Ils s'etaient mobilises les derniers jours, multipliant
les rencontres afin d'obtenir le renvoi de I'examen de I'affaire,
car ils estimaient ne pas avoir assez d'elements pourjuger des
repreneurs-T.'un des membres du Comit6 d'entreprise a de-
clare, desabuse : "nous n'avons aucun a prior sur telou teCre-
preneur Nous voulionspriserver tous les empfois, ce qui ne sera pas
re cas."
En effet, ce qui resort de la presentation devant du tribunal de
commerce des quatre offres de reprise des trois enseignes du
groups Lancry, a savoir les hypermarches Leclerc de Long-
Pre et Place d'Armes ainsi que la plate-forme de stockage, c'est
qu'il y aura de la casse social. Certes, les repreneurs avaient
affirmed leur volonte de tout faire pour sauver le maximum d'em-
plois, mais au vu des offres reellement formulees, ceux qui pre-
sentaient cette alternative ne seront pas choisis par le tribunal
car ils ont ete defaillants des le depart. Ainsi, cette Martini-
quaise, chef d'entreprise, Mme Marie- Miguelle Vitella, a re-
clame une semaine de plus pour offrir les garanties attendues,
tout en declarant que "le combat n'estpas termine" De son c6te,
le group Leclerc qui un temps s'etait dit interesse, semble vou-
'loir se retire definitivement de la Martinique, puisqu'il n'a pre-
sente aucune offre. Quant au project du group Hio Hio Hen,
represented par Alain Coridon, il avait le desavantage de re-

Les agents esicuriteuporthloquent
Debut d'annee mouvemente sur le port de Fort-de-France: les
16 salaries charges de la security sur le port de Fort-de-France
sont de nouveau en greve. Ces agents, affilies a la CGTM et a
la CSTM, reclament I'application d'un protocole d'accord signed
avec leur ancien employer, ratified en decembre dernier. En-
tretemps cette entreprise Euro-Securite a perdu le march sur
le port et les salaries se retrouvent avec un nouvel employer
: Antilles Protection, dirigee par Pierre Marie -Joseph, presi-
dent des petites et moyennes industries(AMPI). Les salaries
avaient obtenu, suite a un movement de greve, une augmen-
tation du tarif horaire de 9 euros I'heure a 12 euros de I'heure.
Le syndicate CSTM denonce les agissements de la CCIM dans
ce march car connaissant les donnees du problem puisque
assis a la table de negotiation lors de la signature de I'accord.
Le port 6tant bloqu6e cette occasion. Le nouvel employeurAn-


prendre les structures en versant I'euro symbolique, sans payer
les creanciers. Alain Coridon a en outre reclame un delai d'un
mois pour rendre op6rationnelle cette cession, declarant pour
se justifier: "on ne veut pas se fouper et reproduire ce qui a itifait
parfactuelpropriitaire". Au sortir du tribunal, il semblait resigned
car "es ides itaient djc joues".
Au final, il restait I'offre presentee par le group Parfait. Et pour
beaucoup, il semble que ce project soit celui quirretiendra I'at-
tention du tribunal. Au depart, ce project ne recueillait pas I'as-
sentiment des salaries, mais entre-temps "on s'est un peu
riconcilis, nous ne sommes plus dans Cfiostilite", selon la d6cla-
ration de Robert Parfait, qui pursuit : "is ont comprise mieu le
project "
Le group envisage de payer les creanciers : pres de 400
creanciers, don't une grande parties sont des entreprises locales,
qui de ce fait seront acculees si elles ne sont pas payees, sou-
ligne Robert Parfait, representant de ce group capitalist qui
se definit comme une entreprise citoyenne. II compete reprendre
le personnel des deux structures commercials Leclerc. La
plate-forme de stockage n'6tait pas dans le plan de depart, a-
t-il indique, avant d'ajouter qu'aprs'-discussion avec le tribu-
nal: "nous avons accepted de reprendre 14 salaries sur fes 44".
II y aura done suppression de trente postes. II semble que le
personnel administratif, soit une douzaine d'employes, ne soit
pas comptabilise dans le lot. Le PDG du group affirme avoir
recu une derogation de I'autorite de la concurrence pour I'ex-
ploitation de ses surfaces commercials, et qu'au cas o6 son
plan sera retenu, il devra I'affiner pour se mettre aux normes
concurrentielles. Robert Parfait envisage de "redynamiser" le
centre de Place d'Armes et de 'faire de Long Prt, un magasin de
projmite avec un d~veloppement des services afin de rattraper fa
clientele perdue a. cause de la concurrence".
Les enseignes du group Lancry ont ete places en redresse-
ment judiciaire en fevrier 2011. Un plan de cession a ete re-
clame par I'administrateurjudiciaire en decembre dernier. Nous
en sommes done au dernier episode d'une saga familiale due
A de mauvais gestionnaires.
Le tribunal donnera son verdict le vendredi 13 janvier prochain.
Ce qui est sOr, c'est qu'on assistera 1l A un resserrage (concen-
tration) de la grande distribution locale.

titles Protection indique n'avoir pas eu connaissance de cet ac-
cord salarial lors de la passation de march.
Pour obtenir gain de cause, les agents ont bloque les acces du
port. Le president de la CCIM, Manuel Baudoin, les a assigns
devant tribunal de Fort-de-France en vue de la levee du piquet
de greve. Ils ont ete condamnes a 150 E par jour de blocage.
Une action qui a provoque la fureur des grevistes, car, selon
les syndicats, on etait en pleine negociation. Pour montrer leur
solidarity, les grevistes ont tout de meme laisse entrer sur le
port les bananes a I'export. Mais I'activite est de nouveau in-
terrompue. Les agents ont decide de poursuivre leur mouve-
ment; pas question pour eux d'abandonner les augmentations
de salaires qu'ils viennent d'arracher. Nouvelle seance de ne-
gociation lundi 9 janvier. On saura alors si une issue peut etre
rapidement trouvee, d'autant que le nouveau repreneur declare
ne pas hesiter a denoncer le march s'il ne peut pas repondre
aux exigences des salaries. le 9/01/12 C.B.


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Transport urban: Un nouveau bepart ?


Le 2 janvier, la CFTU Mozaik a signed la delegation de service
public (DSP) dans I'agglomeration centre avec la Cacem.
Contrat qu'elle a obtenu dans le cadre d'un groupement mo-
mentane d'entreprises (GME). En effet, pour reporter ce mar-
ch6 la CFTU s'est associee a quatre entreprises de transports
(SMTV, Saithsoothane Sari, Sotravom, et SAT) de la place mais
egalement avec le group Transdev pour repondre au cahier
des charges de la communaute d'agglomeration en matiere de
transport. Cette DSP qui s'etend sur 12 ans, d'oO une visibility
a long terme, a et6 I'occasion pour la compagnie de transport
de mettre en place un veritable plan en plusieurs axes afin
d'ameliorer le transport. L'ambition etant d'ici 2023 d'avoir sur
I'agglomeration centre un veritable transport public de passa-
gers. Cela passe par I'amelioration du service aux voyageurs,
des axes de transports, une politique tarifaire et le dialogue so-
cial. Ainsi des juillet 2012 le reseau se restructurera passant de
57 lignes a 59 lignes. Cette restructuration verra le transport ur-
bain tenter le pari de la quality avec une labellisation et I'ob-
tention d'une demarche quality. Les voyageurs pourront
desormais avoir access a une information en temps reel de I'evo-
lution des bus sur le terrain. A noter que des le 25 janvier la
CFTU mettra en place sur internet un volet destine a I'informa-
tion au voyageurs.
Des modifications seront apportees egalement sur le system
de billetterie via les nouvelles offres tarifaires. La compagnie
tente de plus en plus de supprimer I'argent liquid qui circle
dans les bus pour le remplacer par un system de cartes. Plu-
sieurs offres tarifaires sont & la destination des different pu-
blics. II s'agit par cette voie de lutter centre la delinquance dans
les bus. D'ailleurs, les chauffeurs auront droit a une protection
avec les cabines anti agressions qui seront installees de meme
que la video surveillance dans les bus. L'entreprise a dans son
cahier des charges un partenariat entrepreneurial avec des en-
gagements sur les recettes engendrees. A partir du moment
que celle-ci depasse le montant prevu de 10 millions
d'euros/l'an, le surplus est partage en trois tiers pour I'entre-
prise, les salaries et la Cacem. Cet engagement permettra a la
charte social mise en place de vivre, puisque les partenaires
ont accepted dorenavant en cas de conflict de negocier pendant


Laurence Charlery, relations publiques David Rangassamy, directeur general
et Alex Cypria, president de la CFTU
8 jours; en cas de desaccord d'un dep6t de preavis de 5 jours
et ensuite de prevoir un service minimum pour les usagers.
Cette charte social sera etendue aux sous-traitants de la com-
pagnie lors du renouvellement des appeals d'offres dejuillet pro-
chain. Selon le delegue syndical CGTM, Jean Pierre Marcelin
: "On a dorinavant du concrete pour ariversur de 6onnes 6ases en
2023 S'agissant des handicaps, un system de transport a
la demand sera mis en place et deux vehicules seront dedies
A ce service ainsi qu'une brigade de cinq conducteurs. Pour
mener a bien ces different chantiers, le GME compete investor
21 millions d'euros, don't le point d'orgue sera le centre tech-
nique des transports sur le site de la Trompeuse. Comme I'a
souligne Alex Cypria, "fe transport est fun des piiers du dave-
loppement iconomique et i ce titre nous avons fo6flgation de rj-
sultat "
Le GEM represente:
7 millions de km parcourus pour 10 millions de voyageurs pour
1200 arrets de bus.
500 salaries, don't 330 directs pour 200 bus en circulation
Le budget est 40 millions d'euros, don't 30 millions affects par
le delegataire la Cacem


Le Campus Caribeen bes Arts se substitute a 'IRAVM

,, dernier au Conseil regional. Cette initiative a ete approuv6e e
I'unanimit6 par les elus lors de la pleniere du ler decembre der-
nier. II s'agit de I'evolution de I'lnstitut Regional d'Art Visuel de
la Martinique (IRAVM) en Campus Caribeen des Arts, Pale Ins-
titut endogene des Arts (EIA). Une nouvelle march vers I'en-
seignement sup6rieur, la professionnalisation, la recherche
dans des domaines autres que lart visuel.
Selon le Conseil de la Culture "f& concept de Campus cari6 en
des arts eCglicite une demarche nouvelTe visant c~ developper une
vi on cari6benne de ceprojet deformation d'approfondissement et
de perfectionnement drns fe domaine des arts. Il met en lumiere
&es implications culturelfes, professionnelles et iconomiques de
CIRA V'. 'De mime, iffait une pace Li integration profession-
Yvette Galot, 3iBme A partir de la droite neff et a fz vaforkation te Cexience des artistes."
"Pourfa premirefois nous avons surpapier unprojet culturecf air La Region a vote une dotation suppl6mentaire de 777. 993E
et coherent" a resume le peintre Rene Louise, A I'issue de la pour la mise en place du personnel p6dagogique et adminis-
mise en place du Campus Caribeen des Arts, le 21 d6cembre tratif pour les d6partements d'enseignement et dejecherche
pour la p6riode de transition. Les premiers directeiks des d&-


V -T I .nf 20in2Pm.Ts B 0 5A


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partements recrutes auront pour mission de developper le pro-
jet pedagogique et scientifique. Ce dernier sera valid par le
Conseil d'administration. Parallelement, des enseignants pris
dans le vivier des artistes sont forms, permettant A des prati-
ciens martiniquais de devenir des intervenants sur ce Campus.
Ils seront accompagnes pour atteindre le niveau de dipl6me re-
quis. Les premiers etudiants du campus sont attendus en sep-
tembre prochain. Ils ne seront pas concentres, A I'instar de ce
qui se fait a I'lnstitut actuellement, mais repartis sur I'ensemble
du territoire selon les departements: Arts visuels, Cinema Com-
munication, Arts vivants (musique, danse, theatre), Metiers
d'arts et centre de recherche et prospective. Le POle mettra en
place des partenariats avec des acteurs locaux pour une im-
mersion des etudiants dans les different domaines. II est prevu
une mutualisation avec des ecoles d'art caribeennes, ameri-
caines mais aussi europeennes pour des changes de savoirs
et de savoir-faire. "Le Campus a vocation de devenirunp6e d'ex-
ce/Tence devant contri6uerau rayonnement culturefde fa grande re-
gion Carai6e -Amiriques et a developper des coopirations
internationafes", soutient I'executif regional.
La creation de cette structure met en avant I'idee d'un d6ve-
loppement global pour le pays, oi la culture a toute sa place
avec deux piliers : celui de I'enseignement, en relation avec
celui de la diffusion, et une economic culturelle avec I'agence
de developpement cultural. Cette agence sera 1i pour accom-
pagner I'artiste de son acte createur a sa mise sur le march.
II lui sera ouvert des perspectives sur des marches internes,
externes et internationaux.
II faudra un minimum de moyens financiers pour assurer la pe-
rennite de cet ambitieux project.

Yvette Gatot, pr6sibente 6u Conseil W'aministration,
repon6 u nos questions.
J : Un campus caribeen, pourquoi ?
Yvette Galot : Cela repond a une souffrance, parfois A des in-
comprehensions et A un besoin d'achever un travail qui ete fait
par Aime Cesaire, de reconnaissance de nous- memes par
nous-memes pour que I'on puisse mieux se dire t d'autres pays
du monde. Si ou pa konnet koy (ou kow?), kouman ou pe fo
pou reziste a tou sa ka vini ka ou ( ou kay-ou?) c'est cela en
gros. Nous partons de nos pratiques, en disant que nous avons
un genie, nous avons cree des choses, nbus avons a les inter-
roger dans le cadre d'un department recherche prospective


qui sera I'un des departements du Campus Caribeen des Arts.
Carib6ens parce que nous remontons sur nos origins amerin-
diennes et caribeennes et nous traversons toutes les cultures
qui par states ont construit notre identity. Cela interroge en
premier nos pratiques endogenes dans une resonance avec
les pratiques nationals.
J : Cela va apporter quoi de nouveau ?
Y. G: Les politiques qui se sont succede a la Region n'ont pas
pu sortir un project d'ecole pluridisciplinaire. On ne pouvait plus
continue t avoir dans le pays de I'enseignement artistique su-
perieur que du point de vue des arts visuels. II fallait s'ouvrir
aux autres pratiques pour arr6ter ce qui se faisait et mettait de
cote les plus demunis. Seuls ceux qui avaient les moyens de fi-
nancer des etudes en arts en France, a Cuba ou a l'etranger
pouvaient partir. C'est vrai que les Regions successives les ont
accompagnes, sur un plafond de 3.500 pouvant allerjusqu'A
6000 E, c'est peu, quand on voit qu'une annee d'etude en arts
coOte 6 peu pres 16.000 E en moyenne. II fallait remettre de
I'equite social en dotant la Martinique d'un etablissement plu-
ridisciplinaire. On transform I'IRAVM en department d'arts vi-
suels, et on rajoute un department arts vivants, avec la
musique, le theatre et la danse. Egalement un department ci-
nema/communication. Si on developpe un bureau d'accueil de
tournages de films et que de grosses productions arrivent avec
tout leur staff parce qu'on n'a pas former les technicians, on a
tout faux. Donc il faut ce department pour former nos jeunes.
Un department des Metiers d'arts, dissoci6 de I'art visuel
parce qu'il questionne la pratique. Si on veut faire un lien entire
culture et economic, il faut developper une industries culturelle.
Nous croyons que les metiers d'arts et plus particulierement la
gemmologie, le bijou, peut-etre un vivier. II y a autour au moins
une quinzaine de metiers qui peuvent se developper autour du
bijou. L'enseignement ne doit pas servir uniquement a la trans-
mission, a preserver nos pratiques et a interroger les autres qui
permettent 6 nos etudiants d'aller travailler ailleurs. Cela doit
nous servir 6 creer des niches d'emplois pour nos artistes.
On construit une nouvelle maniere de faire ecole qui est notre,
mais qui ne fait que traduire ce que nous sommes, un lieu com-
mun de croisement de cultures; et nous devons le traduire en
actes, avec des manieres qui vont peut-etre bousculer mais qui
nous sont propres.
Le Pl1e EIA aura un role d'interrogateur, de transmission et de
preparation de nos elites artistiques et professionnelles du ma-
nagement des secteurs de demain.
Propos recueillis par C.B


Ebgar Morin explique "La voie be la metamorphose"


Nous publions ci-
apres des extraits
d'un entretien d'Ed-
gar Morin avec !'Hu-
manite du ler Mars
2011 realise par Je-
rome Skalski. Edgar
Morin a s6journe re-
cemment en Marti-
nique et donn6 une
conference a I'Atrium
le 27 d4cembre 2011
sur le theme : "'ave-
nirde fliumaniti: fa mi-
tamorphose". Pour se
familiariser avec la


pensee du grand sociologue et ses rapports avec le
marxisme.
Rencontre Philosophie Assises de L'Humanite
Sociologue, historien, philosophy, Edgar Morin pense le chan-
gement a I'heure de la globalisation. Son livre qui vient de pa-
raTtre chez Fayard, au titre explicit, la Voie, explore Odes
pistes nouvelles en tirant les lemons des 6checs du siecle der-
nier(...)
(...) Humanite : Dans votre livre, vos propositions de reform
dessinent le visage d'une society que I'on appelait, il y a peu
encore, une society socialist ou communist, au sens courant.
Democratique, polycentre, antibureaucratique, incluant en lui
la pensee et la critique de I'ecologie scientifique et politique,
complex quant A sa comprehension de la reform social de
la propriety privee mais un socialisme. Pourquoi ne prononcez-
vous pas ce mot? Est-ce que vingt ans apres la chute du mur,


JeuBiCTjBBI e n' 02-Pg


Edgard Morin


n


'5 sot I......






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ii n'est pas temps d'appeler un chat un chat? Socialisme ou
barbarie?
Edgar Morin.: Dans Ma gauche, j'indique qu'il y a un heritage
a trois visages que donnent les mots socialisme, anarchisme et
communism et qu'il faut unir ces trois terms. Que signifie le
terme socialisme? Cela veut dire reformer la society. Que si-
gnifie communism? Cela veut dire creer une communaute hu-
maine, une fraternity humaine. Que signifie anarchisme? C'est
donner des liberties A I'individu.
Quand je consider la pensee de Marx et meme de Lenine
avant le tournant de 1917, ces terms 6taient lies. Leur idee
c'etait: il faut passer par une phase temporaire de dictature du
proletariat pour arriver a la suppression de I'ltat. Chez eux, ces
terms etaient lies mais d'une fagon un peu trop rigide, plut6t
juxtaposes. Ce que je dis nettement, c'est qu'il faut se nourrir de
ce triple heritage.
Alors pourquoi je ne prononce pas le mot socialisme? Parce
que ce mot s'est beaucoup degrade et dans deux sens. Dans
le sens du socialisme sovietique oi c'etait une caricature et
dans le sens de la social-democratie oi, aujourd'hui, il est com-
pletement aplati. Ce terme souffre, effectivement, de I'aplatis-
sement et de la souillure et n'est plus tellement adequat parce
qu'il renvoie a des experiences qui, les unes et les autres, ont
about a un relatif 6chec.
Vous avez raison, il y a une question de vocabulaire. Maisje ne
suis pas tries sourcilleux sur les questions semantiques. Si vous
dites que vous etes pour le socialisme et que vous etes d'ac-
cord avec moi, restez pour le socialisme. Ce n'est pas une ba-
garre de mots. Vous dites: socialisme ou barbarie, mais, pour
moi, justement, il y a eu de la barbarie dans le soi-disant so-
cialisme reel. Peut-etre que nous n'avons pas encore le mot. Le
mot democratic est insuffisant. J'emploie le mot reforme, non
pas dans un sens reformiste mais dans I'id6e d'un chemine-
ment progressif qui transform. Cette transformation progres-
sive aboutit A la metamorphose que je substitute au mot de


revolution.
H : Mais pourquoi pas revolution? Pourquoi n'indiquez-vous
pas de finality, de lieu de convergence?
Edgar Morin.: J'evoque cette question dans Pour et centre
Marx. Autant je pense que Marx est actuel aussi bien dans
I'examen de la mondialisation que de la consommation, autant
son anthropologie, c'est-a-dire sa base, est restreinte. II ne voit
que I'homme producteur, il ne voit que I'Homo sapiens clas-
sique. II ne voit pas la capacity de delire human, la mythologie,
I'Homo ludens. Ce que j'ai voulu, c'est complete, enrichir et
complexifier ces notions. Sinon on se fonde surun homme abs-
trait. Pour moi, Marx est une etoile dans la constellation de pen-
seurs qui m'inspirent, avec Hegel et Heraclite(...).
Maintenant, la revolution ? J'ai abandonn6 ce terme parce qu'il
a ete trop connote par I'idee de violence et par celle qu'il suffi-
sait d'une transformation socio-economique, d'eradiquer la
classes exploiteuse(...)
(...)La society issue de la metamorphose sera une creation his-
torique don't on ne peut pas deviner I'aspect. On ne peut pas
imaginer ce qui sera createur. Du reste, jamais, avant une crea-
tion, on ne peut imaginer ce qu'elle deviendra. II faut montrer le
chemin. Un poete allemand a dit:" Ve montre pas le but, montre
fe chemin car e chemin et ie 6ut se confondent." Le chemin est
tres riche parce qu'il est fait de toutes ses actions transforma-
trices. Des que vous faites des reformes profondes, vous ac-
cedez a un certain but. Qui lui-meme ouvre A un autre chemin.
C'est une dialectique et le but final, nous, nous ne le voyons
pas. D'ailleurs, il ne sera meme pas final, cela ne sera pas la fin
de tout. II y aura d'autres evolutions(...).
Edgar Morin : Au sources d e a gauche [1]
Edgar Morin: La voie de la metamorphose [2]


Creiit Martiniquais


L'affaire du Credit Martiniquais, 13 ans apres, a connu un
epilogue provisoire le 5 janvier dernier. Les cinq accuses
ont ecope de peines consequentes, generalement sup6-
rieures a celles requises par le Parquet. Pierre Michaux,
ancien PDG, et Marcel Fabre, ancien actionnaire qui 6taient
accuses, etant decades, I'action publique s'est eteinte pour
eux de ce fait.

Brigitte Mockli, ancienne Directrice de la banque, a 6te
condamnee par le tribunal correctionnel de Fort-de-France a
18 mois de prison ferme alors qu'il etait demanded 24 mois de
prison avec sursis et A 50 000 euros d'amende contre 3 000
euros reclames.
Charles Rimbaud, investisseur immobilier, qui avait ben6ficie
des largesses du Credit Martiniquais a 6te condamne aussi a
18 mois de prison ferme et a 50 000 euros d'amende tandis
qu'il avait ete requis respectivement 18 mois de prison avec
sursis et 150 000 euros d'amende.
Guy Cottrell est condamne A 6 mois de prison avec sursis as-
sortis d'une amende de 50 000 euros.
Pierre Berthe se volt 6galement infliger 6 mois de prison avec
sursis accompagnes de 10 000 euros d'amende.
Laurent Fabre est condamne a 50 000 euros d'amende.
Le procureur de la R6publique Xavier Hubert s'est felicite
d'avoir pu mener cette affaire a son terme alors qu'on avait pu
croire qu'elle avait 6te purement et simplement enterree. II a
declare notamment a notre confrere France-Antilles du


6/01/2012 : "La justice reconnaft aujourd'hui que fes comptes du
Credit Martiniquais ont Wte truqus, que fes investissements itaient
comp tement dirproportionnis par rapport a ra capacity de la
banque. Ce sont 6ien les responsables, ceuxqui ont fe mieurprofit6
de ces montages qui ont jtjjugys et condamnis. Avec des pines si-
vkres, mais qui, a mon avis, sont & Cz hauteur desfaits qui eur
itaient reprochis".
En effet, les actionnaires, pour la plupart bekes, du Credit Mar-
tiniquais ont profit de leur position pour amener la banquet A
leur accorder des credits considerable pour des operations
parfois hasardeuses dans la speculation sur la defiscalisation.
C'est-a-dire pour gagner de I'argent rapidement et facilement et
non pas en investissant dans des activities utiles pour la Marti-
nique. Le resultat de cette escroquerie a 6te une ardoise consi-
derable (plus d'un milliard de francs de prejudice) payee en
parties par les fonds publics (1,6 milliards paye par I'Etat francais
en janvier 2000) et la perte de leur emploi par des dizaines de
salaries ou un reclassement plus ou moins correct (cf Justice no
24 du 16/06/2011).
Brigitte Mockli et Charles Rimbaud ont annonce qu'ils faisaient
appel de leur condemnation.
II semble qu'aujourd'hui le monde beke n'ait plus un pouvoir
d'influence aussi fort qu'auparavant. Ce qui ne veut pas dire
qu'il n'en a plus.


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.... I








Affiire e I'autitriponal:


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faut-il croire Jean Crusol, procureur be 'ancien president be la Region ?

Analyse be quelques contre-verites economiques (suite et fin)


MeiUeurs resultats en Guabeloupe ?
En Guadeloupe en 2008, meme
si la croissance a ete de 1,1%
centre 0,3 % en Martinique, se
manifestaient aussi des "pre-
miers signes de cruise comme
I'ecrit I'INSEE, en raison de la
baisse de la consommation et
de I'investissement. Le ch6-
mage augmentait de + 4 %. Le
taux de ch6mage etait sensible-
ment le meme dans les deux
Jean rusol: Tous es coups pays 22,4 % en Martinique et
Jean Crusol: Tous les coups
ne sont pas permis 22 % en Guadeloupe au milieu
de I'annee 2008. Sur la decen-
nie precedant I'annee 2008, la moyenne de la croissance de la
richesse est de 4,6 % en Martinique contre 3,1 % en Guade-
loupe Et les deux pays sont entries en crise social debut
2009. Le grippage de leur pseudo-croissance depuis 2007 etait
le signe de I'epuisement du module de developpement depar-
temental, comme Sarkozy lui-meme a dO I'admettre.
Indiquons que, meme si cet indicateur est critiquable, le PIB
par habitant en 2008 etait de 19 607 E en Martinique contre 17
882 en Guadeloupe, 14 204 E en Guyane et 16 434 (2006)
a la Reunion (6). Alors ?
Jean Crusol conclut son algarade en affirmant qu'avec la nou-
velle majority autour de Serge Letchimy "fa march en avant a
repis"et que "fespremiers resultats sont au reiez-vous". La ma-
chine a truquer les chiffres est done remise en route: "(..)Le
montant de Cemploi totals'est accru sinificativement. Les sta-
tistiques officie/Tes constatent que ie tauLide croissance de f a Mar-
tinique a atteint 4,6 % en 2011, soit f tauw epfus lkeve des (DOM
et un taux troisfois plus eeve qu'au niveau national Et nous, fa
nouve/Te quipe, ne sommes auxmanettes que depuis moins de deuxc
ans!, triomphe -t-il.

Accroissement be t'emploi total ?
L'emploi total a certes augmented en 2010 de 2 800 personnel
selon I'enquete emploi 2010 de I'NSEE don't Jean-Francois La-
fontaine, le Directeur de cabinet du president de la Region, fait
etat regulierement. Cette enquete, faut-il le preciser, a ete rea-
lisee au 26me trimestre 2010 (mars A juin) et done ses resultats
ne peuvent nullement etre imputes a une quelconque action de
la nouvelle majority regional comme le pretendent J-F Lafon-
taine et Jean Crusol (7). Mais cette hausse, de surcroit,
concern les non salaries, le secteur informel et les formes par-
ticulieres d'emploi, c'est-6-dire les emplois precaires (interim,
stages, emplois aides, etc), expliquait M Georges Para soi-
meme alors Directeur de I'NSEE-Martinique le 13 decembre
2010 (8).
Par contre, selon le rapport recent de P61e emploi (9), I'emploi
salari6 priv6 a recule de 1 250 en 2010 apres 3 300 unites en
2009. Le nombre de salaries du priv6 est de 75 390 en 2010.
Et 350 etablissements ont ferme leurs portes cette annee-la.
Avec un nombre de demandeurs d'emploi de categorie A de 41
904 en octobre 2011, en augmentation de 7,1 % sur un an le


-- ... II ---~


F .euh 1janyi 1 -j c n*0ier2EIB '


chomage official est a "son pfus fiaut niveau sur es 10 dernires
annies en 2011", souligne P6le emploi.

Un taux be croissance be 4,6 % en 2011 ?
Rectifions d'abord qu'il s'agit du rebound de croissance de 4,6 %
en 2010 et non 2011 apres la recession historique de 6,5 %
en 2009. Le taux de croissance de 2011 n'est pas encore
connu. La nouvelle equipe regional est arrivee en mars 2010
et peut difficilement s'attribuer les resultats (positifs ou nega-
tifs) de I'annee 2010. L'economie reagit avec un temps de re-
tard. L'INSEE attribue ce "retour de ia croissance en 2010" au
principal au "rattrapage" de la consommation en 2010, une
consommation basee sur le reamorgage de I'importation : "Ce
rebondest pourpartie d~ a un report des consommations envisa-
giesen 2009 sur'anne 2010", explique I'INSEE (10). C'est pour
une part aussi I'effet de la prime de vie chere arrachee en mars
2009 par les travailleurs qui, malheureusement, s'est reported
sur I'importation, renouant avec le cercle vicieux consomma-
tion-importation en I'absence de changement des structures
economiques. II en est de meme en ce qui concern la re-
constitution des stocks des entreprises en 2010 apres leur ef-
fondrement suite a la crise de 2009.
En reality, en euros constants 2007 (hors inflation), le PIB est
toujours inferieur en 2010 (7,79 milliards d'euros) au niveau de
2007 (7,90 mds E). Si la pretendue croissance est en 2010 la
plus elevee des DOM en Martinique et trois fois superieure a
celle de la France, c'est que la chute de la croissance en 2009
avait ete la plus severe de I'ensemble francais (France: moins
2,6 % en 2009 ; Guadeloupe: moins 4,8 % en 2009 par exem-
pie) et le rebound y est logiquement le plus eleven.
En 2011, selon I'IEDOM, I'activit6 au 3eme trimestre reste
"atone" (sans vigueur). Le marasme parait continue.

Et It crise : queule riponse martiniquaise ?
Nous attendons que la nouvelle equipe regional dotee de
technocrates nombreux nous dise la veritable part du Conseil
regional dans 'revolution des indicateurs macroeconomiques
mesurant I'activite economique de la Martinique.
En tous cas, la sollicitation, voire la manipulation, des chiffres
a des fins basement politiciennes, ne peut honorer quelqu'un
qui se reclame si hautement de la Science economique pure.
Tous les coups ne sont pas permis.
Le veritable debat aurait do porter sur la maniere pour la Mar-
tinique de faire face a I'aggravation de la crise en France et en
Europe en 2012, au lieu d'en rester a des reglements de
comptes budgetaires a des fins de calculs electoraux (legisla-
tives).
Michel Branchi (27/12:2011)
6 -Source : Rapports ledom 2009 et 2010
7- Insee-Premiers r6sultats n* 65-Decembre 2010 et revue Antiane-Eco n0
74, juillet 2010.
8- Revue Antiane-Eco de I'NSEE n" 74-Juillet 2011, page28 et conference
de press INSEE-P61e emploi du 13 d6cembre 2010.
9 -< L'emploi salari6 en Martinique 2010 )-Etudes et Statistiques- d6cem-
bre 2011-Pole employ Martinique
10 -Comptes economiques rapides Martinique 2010-Cerom- n*11 septem-
bre 2011






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Le professeur Alain Guengant : Retour 'un fant6m e e a crise fi-

nancidre regionale be 1992-1998


11II y a parfois des re-
tours d'un passe que
AI'on croyait revolu qui
sont symboliques.
On a appris, a I'occa-
Ssion du d6bat recent
sur I'audit regional, que
les fondateurs du cabi-
net commandit6 par
I'actuel president du
Conseil regional "Res-
sources Consultants Fi-
nances" sis g Rennes
se nommaient M.M
Yann Le Meur et Alain
Le Pr Alain Guengant, le revenant Guengant.
Comme nous avons encore un peu de m6moire, le nom du Pr
Alain Guengant nous a fait nous rappeler un fait particuliere-
ment revoltant de la champagne des elections regionales de
1998.
En effet, France-Antilles du 5 mars 1998, c dix jours du scru-
tin, a pr6sente I'analyse peu objective de ce professeur Alain
Guengant de I'Universit6 de Rennes sur les Finances rdgio-
nales de la Martinique de 1992 A 1997. Cette analyse avait 6et
effectu6e dans le cadre d'un Dipleme d'Etudes Superieures
Sp6cialisees "Gestion et evaluations des Coflectivit&s Territo-
riaes" initie, s'il vous plait, par le Pr G I'UAG Fred Celimene,
ancient conseiller economique de I'ex-president du Conseil re-
gional Camille DarsiBres..
S'agissant du deficit de 932 millions de francs en 1992 de la
gestion Camille Darsieres constat6 par la Chambre r6gionale
des competes, Mr Guengant parole d' "accident de trisorerie" Pour
justifier ce deficit, il dit : "nous sommes donc en presence dun ac-
cident de trisorerie rdsuftant dun aecalage entire une mo6ilisation
tardive des resources au regarddes investissements "; ou encore
de "dfsajustement entire programme des travaux et rialisations
comptables".
Et, franchissant la limited de I'obligation de reserve, le Pr Guen-
gant accuse la gestion du president Emile Capgras de "logique
du 6as de finee. Et de conclure : "avant 1992, on agissait" et
"apris 1992, on n'agit pfus". Cela rappelle I'accusation de "thie-
saurisation ineficace et stjrif" lance actuellement contre le


Terra Novda: Ai a Belance, present Marfinique


Al,.: a Beianc,


Nous avons indique dans
notre article sur la confe-
rence du think- tanks socla-
liste Terrra Nova et son
installation en Martinique, sur
la foi des annonces des diri-
geants eux-memes, que le
responsible de cet orga-
nisme serait Jean-Paul Joua-
nelle, delegue general de
"Contact-'ntrepriscs (cf


successeur d'Emile Capgras, Alfred Marie-Jeanne.
Si bien que le president Emile Capgras avait dO exiger un droit
de reponse dans le quotidien pour que soit publiee une tribune
intitulee "Vne intrusion intempestive ou nouve/e tentative de mys-
tification sur (a question de (a cruise des Finances rigionales de
1992"(Justice no 12 du 19 mars 1998).
Pourtant le rapport de la Chambre regional des comptes(CRC)
du 28 novembre 1997 etait sans appel.
S'agissant de I'ancienne gestion de la presidence Camille Dar-
sieres, il parole de : "insincerite des provisions"; irrigufarite des
engagements de dapenses"; "recettes attendues eiagaries"; "re-
tentions irrigulibres defonds dissimulant (a rialit de la situa-
tion".
Et il donnait quitus a Emile Capgras en affirmant: "Le redresse-
mentfinancier est actuelTement confirmed "," fe rita6 issement
compta6fe a ete extremement rapide... ", etc. II est dit encore
dans cet avis de la CRC du 28 novembre 1997: "(..)A une re-
prise en main de Coutile gestion et a une vision pus precise de la
realit6 et de ses contraintes, correspondaujourd'hui une situation
financiere assainie". La Region, a la fin de la mandature Cap-
gras, investit et se desendette, telle est la verite historique. Le
professeur Guengant n'en avait cure.
Finalement, c'est I'affrontement entire deux conceptions de la
gestion des collectivites dans un pays domine par le colonia-
lisme departemental : laxisme et clientelisme ou rigueur et
appel b I'esprit de responsabilite, voici I'altemative.
L'appel aujourd'hui 6 une officine inspiree par le professeur
Guengant, mystificateur sur la crise financiere regionale 1992-
1998 et defenseur du laxisme en matiere de gestion sous cou-
vert de stimulation economique, montre une bien strange
filiation politique.
Emile Capgras, et les communists avec lui dans la tradition
de Georges Gratiant, ont fait entrer la, question de la rigueur et
de la transparence en matiere de gestion publique dans un petit
pays domine et sous-d6veloppe dans le champ politique mar-
tiniquais. Au prix d'une champagne inouTe de mensonges, de fal-
sifications et de haine.
Comme on le voit, des experts soi-disant serieux et objectifs,
petris de modules economiques d'un grand pays developpe,
peuvent masquer leur parti pris politique et ideologique assimi-
lationniste et neoliberal sous un language pseudo-scientifique.
A.G


Justice n' 52 du 29/12/2011). Nous apprenons par France-
Antilles du 27 decembre que, finalement, la president de
Terra Nova en Martinique est Alicia Bellance, ancienne jour-
naliste 6 France-Antilles et actuelle chargee de communica-
tion A Orange Caraibes. Une volonte de rajeunissement et
de feminisation, selon le quotidien. Reste que cette boite a
idees devra demontrer que derriere I'affichage de la volonte
de "mode'risatron" de la gauche, il y a une reelle demarche
pour transformer et depasser le capitalism mondialise et fi-
nanciarise d'une part et frayer la voie a la conquete de la Res-
ponsabilite pour le people martiniquais d'autre part. Sinon on
serait de nouveau dans une voie sans issue du social-libera-
lisme et de I'assimilationnisme de gauche.


Bii gnj *l^BniBicen'0P ,,.


POLITIO'VE






kEVUE VwSE vPKE5


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--... ............... . .......--- - ..................... ..............


La Martinique vue par te mensuet economique "'Expansion":

la bourgeoisie au pouvoir


La Martinique vue par le magazine economique L'Expansion
de janvier 2012, ca donne quoi ? II est toujours utile de voir le
regard de I'Autre sur nous.
L'Expansion fait sa Une avec I'accroche suivante : "CeuXqui
ont ke pouvoird la 9Martinique".
Le mensuel affiche pas moins de 34 photos de personnalites
martiniquaises pour illustrer son propos.
Qui voit-on ? Entre autres, parmi les plus connus, Fred Celi-
mene, Philippe Edmond-Mariette, Patrick Chamoiseau, Karine
Roy-Camille, Manuel Baudouin, Josette Manin, Serge Let-
chimy, Bemard Hayot, Yann Monplaisir, Pierre Samot, Jocelyne
Beroard, Raymond Saint-LouisAugustin, Pascal Saffache, Jus-
tin Daniel, Alain Huyghes-Despointes, Raphael Confiant, Ca-
therine Conconne, Alfred Marie-Jeanne, Nicolas Desgrottes,
Joby Bernabe, etc.
Pour ce magazine economique, I'un des plus anciens Heraults
du neolib6ralisme et du patronat en France, la Martinique est
"une lie qui se reinvente".
"Deux annies apres 'eruption social et (a crise iconomique, fa
Martinique se reconstruit", affirme d'emblee I'auteure du dos-
sier Lea Lejeune. La cruise serait done finie. Pourquoi ? Eh bien:
"Depuis 2009, fa question du statut de ile n'est plus au premier
plan". Merci Serge Letchimy, pourrait-elle ajouter. Serge Let-
chimy et Josette Manin preparent la transition vers une collec-
tivite unique, remarque la redactrice de I'article de presentation.
Neanmoins, L 'Expansion doit reconnaTtre qu'il y a une ombre
au tableau certainis problems de fond perdurent: le taux de
ch6mage est & 21,2 % et atteint des sommets chez les moins
de vingt cinq ans". Est-ce par pudeur que le journal n'ose pas
citer le chiffre du taux de ch6mage des jeunes qui est de 62 %?
Le professeur Justin Daniel, politologue, est cite : "Puisque ia
France serre ses budgets, iest temps de construire un autre modCe
de developpement, plus dura6e". Pourtant il est reconnu que ces
reussites dans des PME restent "peu nombreuses". Oui mais Mr
le Professeur, comment sans un vrai pouvoir local ? En reality,
la redoutable bombe a retardement du ch6mage des jeunes
n'est pas citee pour ne pas deparer dans le paysage idyllique
decrit par L'Expansion A savoir un pays en route vers ce nou-
veau module economique : enforcement du tourism, ba-
nanes, energie solaire (Solar Electric), rhum (Neisson, GBH),
etc. II indique toutefois: "L'agroalimentaire et la grande ditribu-
tion restent fes secteurs majoritaires troupee (arfait, Cafom, iHo
Vio ifen)" Et il ajoute : "e BP n'a pas sorti (a tte de eau". Mal-
gre le plan d'urgence regional, faut-il preciser.
Le journal souligne qu'en Martinique de fortes personnalites ont
invest dans la recherche : littoraux (Pascal Saffache-UAG),
peche (Lionel Reynal;lfremer), plants tropicales (Christian
Chavrier-Pram), informatique (Richard Nock-Cergmia), etc.
Taht mieux. Mais la recherche peut-elle deboucher sur un vrai
developpement dans ce system ?
Le dossiernsuite decline des noms de personnalites : "es 15
patrons qui structurent factiviti", "Ces 15politiques bien implan-
tis >, << es 10 scientifiques es plus en pointe" "Ces 5 tetes d'af-
fiche de (a culture", "Ces 5familTes qui dominant iCe aucfeurs.
Sans les citer tous, nous relevons le classement suivant par
L'Expansion:


- Patrons: N1 : Manuel Baudoin, president de la Chambre de
Commerce et associe du Groupe Cafom c6t6 en bourse (But,
Conforama, Habitat) qui realise 240 millions de chiffre d'affaires
en 2010 avec 650 salaries ; No 2 : Nicolas Desgrottes, patron
de la banane, president de Banamart groupant les 500 plus
gros producteurs de bananes; N03: Frantz Thodiart, Directeur
des ports (85 personnel et 28 millions de chiffre d'affaires) et
aeroports (125 salaries et 32 millions de chiffre d'affaires),
conseiller municipal PPM de Fort-de-France ; No 4 : Frangois
Lespinoy, president du Directoire d'Air CaraTbes, ancien presi-
dent de Daher-Socata Aerospace( 950 salaries et 2,72 millions
de chiffre d'affaires);
- Politiques: N1 : Serge Letchimy, president du PPM, depute
apparent socialist, president du Conseil regional, "pressenti
pourdiiger fafuture co(lectivita unique" comment < L'Expan-
sion ) ; N02 : Josette Manin : president du Conseil general
(657 millions d'euros de budget); N*3: Pierre Samot, le maire
du poumon economique, Le Lamentin, etc. A noter placee en
5eme position, Catherine Conconne, Vice-presidente du
Conseil regional et adjointe au maire de Fort-de-France;
- Scientifiques: N 1 : Pascal Saffache, president de I'Univer-
site Antilles-Guyane(UAG); No 2: David Dural createur de I'lns-
titut Technique Tropical (bananes, cultures maratcheres et
vivrieres), originaire de Montpellier; N3 : Fred Celimene, Eco-
nomiste enseignant & I'UAG, createur du Centre d'etude et de
recherche en economic, gestion, modelisation et informatique
appliquee (Ceregmia);
- Culture: No1 : Raphael Confiant, co-fondateur de la Creolite
; N2: Paille, chanteur de son vrai nom Yoni Alpha, zouk et reg-
gaeton ; No 3 : Joby Bemabe, poete et conteur; No 4: Josiane
Cueff, directrice du Cmac; N' 5: Jocelyne Beroard, chanteuse
du Groupe Kassav;
- Les 5 families dominantes: N01 : Bernard Hayot ( 1 600 sa-
lari6s, 400 millions d'euros de chiffre d'affaires), 76 ans, issu
d'une famille installee en Martinique au XVII eme siecle ; N 2
: Yann Monplaisir, famille venue de Sainte-Lucie, PDG du
Groupe Monplaisir (1 200 salaries et 60 millions de chiffre d'af-
faires); No 3 : Alain Huyghes-Despointes, celebre depuis le fa-
meux reportage de Canal + et son proces pour apologizee de
Cescfavage" 84 ans( 600 salaries), issu d'une famille du Nord de
la France arrivee en Martinique au XVII eme siecle; No 4: Na-
thalie Clerc, heriti6re de la Societe des eaux de Chanflor creee
par Bertrand Clerc (10 millions de bouteilles par an); No 5: He-
lene et Catherine Ho Hio Hen, famille originaire de
Canton(Chine) arrive en Martinique dans les annees 30, ont
repris la branch commercialization des pieces detachees pour
I'automobile du Groupe Ho Hio Hen.
L'Expansion n'a sans doute pas lu les dernieres donnees pu-
bliees par I'ledom montrant une activity et un march de I'em-
ploi ( atones > pour affirmer que la Martinique "se reinvente"ou
"se reconstruit". Mais il est sOr que pour le capital frangais I'eli-
mination apparent de la question statutaire est bon pour le
maintien du system de I'import-distribution.
La bourgeoisie (grande et petite) a pris le pouvoir en Martinique
dans le sillage de I'arrivee la Region du president du PPM.
Antoine Gilles


Jeuf'tv.iesr2 n Er iic Pg






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ler janvier 2012: L'euro a fete ses bix ans


Encensde en 2002 & sa
naissance, la monnaie
unique est aujourd'hui en
cruise come jamais. La
zone euro est menace
d'explosion du fait de la
cruise de la dette. Elle souf-
fre d'avoir dts conque pour
attirer les capitaux.
II y a dix ans, le ler janvier
2002, les distributeurs de
douze pays crachaient leurs
premiers billets libells en
euros. Aujourd'hui, la mon-
naie unique est en circulation
dans dix-sept pays... Cer-
tains Etats sont mis au ban
de la zone euro. La cruise a montr6 les d6fauts de construction
de I'euro. Rappelons que le Parti Communiste Martiniquais
avait pr6vu cette cruise et s'etait oppose seul au Traite de Maas-
tricht.
En r6alite, ceux-ci sont apparus d&s I'origine. Le but de I'euro,
"c 'est un tauxde change ievi des monnaies europennes, pour une
monnaie uniquement afignie sure markfavorisant les placements
financiers", prdisait, dans I'Humanite du 6 mars 1996, I'eco-
nomiste communist Paul Boccara. En effet, des 2002, le course
de I'euro grimpe. Cela met en difficult I'industrie europ6enne:
le dollar baissant, les entreprises 6tats-uniennes conqui6rent
des marches examplee de Boeing face t Eads-Airbus). L'euro
fort a aussi servi de pretexte a certaines multinationals pour
installer leur production dans les pays emergents pour prati-
quer le dumping social. La Banque central europ6enne (BCE)
sous la houlette de I'ultralib6ral frangais Jean-Claude Trichet,
ne bouge pas: sa seule mission est la lutte centre I'inflation.

Des economies atones
Avec cette cruise, la monnaie unique a rev616 son vrai visage.
Avant, les differences de productivity etaient compensees par
la baisse de la lire, de la drachme et I'augmentation du mark.
L'Allemagne, specialisee dans la machine-outil ou des products
industries haut de game, a conforte son statute de puissance
exportatrice. Les exportations des autres pays se sont effon-
drees. Entre 2005 et 2010, la production industrielle de I'Alle-
magne progress de 4,2 %. Mais elle diminue dans la
periph6rie de I'Europe : de 16,1 % en Grece, de 11,4 % en Ita-
lie, de 16,6 % en Espagne, de 7,8 % au Portugal et en France...
Une parties de ces pays s'est donc r6fugiee dans des secteurs
rentables financierement c court terme, mais vulnerables en
temps de crise: tourism, immobilier, services. Comme les re-
gions ultrap6riph6riques comme la Martinique et les Dom fran-


cais,arrimes sans reelle prise en compete de leurs specificites au
char europeen.
Apres dix ans d'euro, I'Union europeenne (UE) se retrouve cou-
pee en deux, certain pays A I'6conomie atone sont en difficult
pour rembourser leur dette. Une autre politique aurait permis
aux pays du Sud de I'Europe de gagner en productivity. Pour
cela, il aurait fallu investor dans l'industrie, dans la recherche,
dans la qualification des salaries. La politique monetaire a ete
a I'encontre de cet objectif. Pourquoi? Aucune selectivity du
credit n'a ete pratiquee. La BCE a fourni de I'argent aux
banques. Ces dernieres, plut6t que de favoriser les investisse-
ments createurs d'emplois, ont prefere finance des activities
plus rentables financierement: la speculation et la consomma-
tion a credit, qui vient compenser la stagnation des salaires.
Ce meme scenario se reproduit actuellement. Pour permettre
aux banques de "financerCl'conomie rele",' la BCE leur a prete
sur trois ans le 28 decembre 489 milliards d'euros... Les
banques ont stock, le 29 decembre, 436 milliards d'euros au-
pres de la BCE. De I'argent immobilise pour rien.

Un manque be 6emocratie
Si la zone euro est en crise, c'est que, independante, la BCE ne
repond a aucun pouvoir elu. L'euro est malade du manque de
democratic qui le caracterise.
Selon un recent sondage presented le 7 decembre 2011 ( Le
Monde du 6 decembre 2011), pour 45 % des Frangais I'euro est
un "handicap"pour I'economie frangaise en general et 44 % es-
timent qu'il I'est pour faire face a la crise actuelle. 62 % pensent
que I'euro est un "handicap" pour le pouvoir d'achat, lui attri-
buant la hausse des prix depuis sa naissance. Si une majority
souhaite encore le maintien de la France dans la zone euro,
I'opinion inverse a gagne 11 points en six a huit semaines pour
atteindre 36 %. Une majority d'ouvriers (65 %) et d'employes
(53 %) est favorable au retour au franc. S'il reste une majority
pour le maintien dans I'euro, c'est simplement que beaucoup ju-
gent que le retour au franc rendrait la situation encore pire.
"L'explosion de ia zone euro est disormaisplausible. En effet cer-
taines entreprises et nom6re d'conomistes travaillent a ce scina-
rio, impensabfe ify a encore queues mois", ecrivait Le Monde
du 21 d6cembre 2011
Un euro qui favoriserait la creation d'emplois, la reduction des
inegalites entire pays europeens serait certainement plus po-
pulaire qu'une monnaie Unique concue avant tout pour attirer
les capitaux sur le continent europeen et organiser I'austerite
perpetuelle. Un euro au service d'une Europe respectueuse des
peuples, en particulier ceux d'outre-mer au travers d'une asso-
ciation vraie et s'alignant sur le mieux social et non I'inverse.
Antoine Gilles (avec I'Humanite et Le Monde)


Vjeu g 12 tce n" 02 -I Pae


r EUROPE EN C,


VauxI eJeaIn-Luc M lenchon : Ne vous lisser pr s fdir e
Le candidate du Front de gauche a la pr6sidentielle a prd- Rousseau, il rappelle qu'il "n'y a pas aautre souverainet que
sent le 4janvier dernier des voeux ax4s sur la resistance e people". En ce sens, Jean-Luc Melenchon se prononce
au ( monde de la finance qui tient tout et qui mene a "une pour que les Frangais puissent voter en 2012 sur le future trait
impasse total" europeen, en course d'elaboration. Ultime aspiration du can-
Concluant ses voeux, Jean-Luc Melenchon lance: "Si vous didat: que le Front de gauche devienne "fa premiereforce de
faites les moutons, vous serez tondus". Citant Jean-Jacques gauche".






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TVA sociate: Une nouvlle attaque contre la Secu.


La TVA social va fair augmenter les prix
En annoncant sa volonte de reformer le financement d'une par-
tie de la Securite social, Nicolas Sarkozy repond a I'une des
souhaits du patronat qui reve depuis fort longtemps d6ej d'en
finir avec le module social frangais mis en place, de par la vo-
lonte des communists presents au sein du Conseil national de
la Resistance. En s'engageant a faire voter d'ici la fin janvier
une loi instituant une TVA social, il concretise cette vieille idee
de la droite lancee des 2007, entire I'election pr6sidentielle et les
legislative par Jean-Louis Borloo et qu'elle avait dO abandon-
ner precipitamment a cause de son impopularite.
Aujourd'hui, le president de la Republique tire pretexte de la
crise pour tenter de I'imposer. II y a en effet un mois, il avait an-
nonce a Strasbourg que celle-ci "offre d notre pays une oppor-
tunite de prendre des measures qu'i n'aurait jamais accepties en
dehors d'une piriode de cruise !


TVA sociale: Une measure antisociale.
On salt, depuis longtemps, que la Securite social est I'une des
betes noires du patronat. Son coOt est presented par le Medef
comme le principal obstacle a I'emploi et a la competitivite des
entreprises. Mais le syndicate patronal fait semblant d'oublier
que ce sont d'abord les prelevements excessifs operes sur les
benefices du capital et distributes sous forme de salaires exor-
bitants aux patrons, de stocks options et de dividends aux ac-
tionnaires qui plombent les entreprises frangaises.
Le gouvernement et le Medef presentent done cette TVA dite
social comme une arme antidelocalisation. Ce project vise a
transferer une parties du financement de la Securite social ac-
tuellement assuree par les cotisations sociales sur I'impot, par
le biais d'une augmentation de la TVA taxese sur la valeur ajou-
tee) payee par tous les consommateurs, y compris ceux de I'ou-
tremer deja confronts a la cherte du c60t de la vie Le Medef,
don't les propositions trouvent souvent un echo favorable au-
pres du gouvernement, propose de reliever son taux de 3 a 5
points en compensation de la reduction des cotisations patro-
nales de 3,5 a 7,5 points et des cotisations salariales de 1,5 a
4,5 points. Baisse des cotisations salariales qui, en principle,
devrait entrainer une augmentation d'autant des salaires.
Mais en reality, ce mode de financement, s'il etait adopted en-
traTnerait une baisse significative du pouvoir d'achat. Les as-
sociations de consommateurs denoncent une measure qui serait
des plus injustes en faisant supporter par les consommateurs
et notamment par les plus faibles revenues personnels vivant
de revenues sociaux, smicards et retraites), le poids de cette re-


forme. Pour les economists, une hausse de deux points en-
trainera un prelevement de plus de 10 milliards d'euros sur le
budget des manages Ce qui equivaudrait a une devaluation
reelle des salaires. En contrepartie, les entreprises allegees
d'une parties de leurs charges, promettent de baisser leurs prix
pour compenser la hausse de la TVA et rendre les products fran-
gais plus competitifs afin de lutter contre les delocalisations.
D'autant que la "'2V social "s'appliquerait aux products im-
portes. II n'est pas sQr qu'elles n'en profitent pas pour aug-
menter leurs profits. La quasi-totalite des syndicats, tous les
parties de gauche don't le PCF denoncent cette measure qui n'est
qu'une supercherie qui frappera d'abord les travailleurs. Car les
distributeurs repercuteront immediatement la hausse de la TVA
sur leurs products. En revanche, les salaries devraient attendre
bien plus longtemps pour voir eventuellement augmenter leurs
salaires.
Meme mefiance en ce qui concern I'emploi. Depuis trois de-
cennies deja note la CGT, "fes gouvernements successifs addi-
tionnent les aaigements muCtiformes de charges sociafes pour un
coft inorme pour r'Etat et fes contri6ua6les... mais sans effect
avwre sur e cflimage ni sur fa dsindustriaisation".
Pour beaucoup, ce project apparaft comme un nouveau cadeau
offert au patronat qui avait deja, sous le gouvemement de Mi-
chel Rocard, obtenu le transfer d'une parties du financement de
I'assurance-maladie via la CSG (contribution social generali-
see) et qui avait ecorne le pouvoir d'achat.

D6shabiler Ia S6curit6 sociate au b6infice
bes assurances privees
Par touches successives, la droite conduit le system de pro-
tection social vers I'abandon de la solidarity au nom d'une "res-
ponsa6iGit individuelfe" qui implique le disengagement de
I'Etat. En juin 2009, devant le congress de la Mutualite francaise,
N. Sarkozy avait reconnu I'existence de nouveauu. 6esoins so-
ciauwdont 1a couverture ne peut pas reposer exclusivement sur la
solidarity nationale. Beaucoup voient a travers cette reform le
moyen de faire une place grandissante aux mutuelles et aux
assurances privees dans la couverture du risque sante. Un
march en pleine croissance et qui represente d6ej en France
12,5% des depenses de sante. Un record en Europe Faut-il
rappeler que le gestionnaire d'une important society d'assu-
rance privee "MalakoffMderlic"n'est autre que Guillaume Sar-
kozy, frere du president de la Republique.

Une measure impopulaire
Selon un sondage paru dans I'Humanite, 64% des Frangais
seraient opposes au project de N. Sarkozy. Un project qui suscite
de vives critiques tant chez les socialists qu'au sein des diffe-
rentes composantes du Front de gauche et meme a droite.
Dans le camp socialist, la proposition de N. Sarkozy est pre-
sentee comme une aberration "dans une priiode oui (a consom-
mation se porte trs'mal; oz les revenues ont tendance d baisser et
oil riconomie va de plus en pfus imar. Depuis en effet quelques
mois, la France est entree en recession. Frangois Hollande pre-
voit d'ailleurs de supprimer ce nouvel impOt en cas de victoire.
De son cote, Jean-Luc Melenchon, denonce la "mauvaiseplai-
santere "d 'un N. Sarkozy "qui continue & appliquer d maniEre


SF' jl, jn^i S0 -umit 2 Page 12 .


[ FrUN E






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aveuglee son petit catichisme Cib6ralccrit iCy a plus de 20 ans par
Reagan et 'Tiatcher". Pour le candidate du Front de gauche, il "
faut empchier que [es entreprises ne delocaCisent pourprofiter du
dumping social.. dufait que fes marchandises content moins chfer
aiffeurs parce que Ie travailest moins 6ienpaye etparce que a pro-
duction sefait dans des conditions famenta6les". Et de proposer
"des visas d'entrie", une sorte de protectionnisme "socialet jco-


logique", aux frontibres de I'Union europeenne. Les products im-
portes seraient taxes selon le coft carbon' de leur transport
et selon l'etat des droits sociaux et du "coat du travai" dans le
pays producteur. D'autant qu'il est grand temps d'en finir avec
cette mondialisation debridee qui ne profit qu'aux seuls capi-
talistes.
Georges Erichot


Taxe sur les transactions finance rei : Un baroub RtectoraL be Nicolas

Sarkozy

Y aurait-il le feu au palais presidential pour que
le president de la R6publique s'agite avec une
telle fr6ensie ? Aprbs I'annonce d'une loi insti-
tuant une TVA social don't I'efficacite est mise
en doute par tous les 6conomistes, apres avoir
tented de doubler Le Pen dans I'hommage t
Jeanne d'Arc, voili que Nicolas Sarkozy de-
cide d'instaurer tout seul une taxe sur les trans-
actions financieres.
Que ce soit bien compris Les communists
ne sauraient s'opposer t un prelevement sur
les dites transactions. Eux qui, presque chaque
semaine, d6noncent les ravages de la mon-
dialisation capitalist et de la financiarisation
de I'economie qui ont conduit i la crise parti-
culierement aigoe qui ravage le monde.
A quelques mois des elections presidentielles,
la mise en place de cette taxe, baptisbe "tate
Tobin" qui impose un prelevement de 0,01% /
sur les flux financiers, sans aucune consulta- AngBla Merker et Nicolas Sarkozy, le couple franco-allemand de I'aust&ritM


tion avec ses autres partenaires europeens ne
peut qu'interpeller tous ceux qui ont une just evaluation de la
complexity d'un tel dossier. Certes, a maintes reprises, aureole
de son titre de president du G20, il s'etait positionne en mora-
lisateur du capitalism et en pourfendeur des "voyous de lafi-
nance". Sans aucun resultat tangible. Mais, pretendre pouvoir,
envers et centre tous, I'instituer en France uniquement, dans
ce context d'ultra mondialisation des marches financiers s'ap-
parente, de toute evidence, a un baroud electoral destine a lui
rallier les suffrages des classes populaires et des altermondia-
listes et notamment ceux de I'association Attac, a I'origine de
cette proposition.
Car comment comprendre que celui qui impose au people fran-
gais une cure d'austerite, chaque jour renforcee pour repondre
aux exigences des marches, qui, sommet apres sommet, se
present en sauveur de la zone euro, peut-il prendre, unilate-
ralement une telle initiative ? Au grand dam des autres parte-
naires europeens de la France, Allemagne et Italie en tete. Et
sa determination est telle que le secretaire d'Etat au logement
Benoist Apparu croit deji pouvoir annoncer qu'un project de loi
sera depose en Conseil des ministres "probablement enf6vrier",
pour "montrer rexemple". Quel example ? Alors que les Etats
sont soumis a la dictature des marches financiers.
" De qui se moque e gouvernement ?", denonce Attac, qui rap-
pelle qu'il y a a peine un mois, le secretaire d'Etat au commerce
Pierre Lellouche s'opposait au vote d'une telle taxe par le
Senat, estimant que la France ( ne peut legiferer seul... car se
serait contre-productif >-.
Dans un communique, Attac denonce les "envoCees lyriques (de


Sarkozy) sur fa taxe Tobin" et une announcee purement opportu-
niste [qui] vise c attinuer Ceffet djsastreuc de Cannonce de ia
TVA social". D'autant qu'aucune etude serieuse n'a ete menee
sur la faisabilite de la taxes.
L'association pointe l'incoherence de la politique de Nicolas
Sarkozy qui, en 2008, avait supprime un imp6t qui taxait a 0,3%
les transactions financieres a la Bourse de Paris. Et de conclure
que cette proposition ne vise qu'a tenter "de redresserson image
de president des riches".
Attac pursuit : "La taxe To6in est possible des 2012, en Europe,
au tauxde 0,1%, en incluant fesproduits derivis et (contrairement
auprojet de la Commission europienne) Ces transactions suries de-
vises, pourfreinerfortement Ca circulation des capitauxet Ca spe-
culation et pourfinancer es 6iens pu6Cics mondiauvw i commencer
par Ca Cutte centre la pauvrete et Ce changement clmatique. La
France pourrait 6ien suir montrer rexemple. Maais iCfaudrait une
volont poitique, pas un 6Cuffm6diatique".
L'Angleterre de David Cameron, temple de la finance capita-
liste, a d6ej exprime son opposition radical.
La candidate du Front de Gauche, Jean-Luc Melenchon, repond
a Nicolas Sarkozy: "Chiicle, allonsy".
Mais peu imported, a I'approche des elections, "fe Zorro des
temps modernes"veut se presenter en defenseur des plus faibles
alors que dans le meme temps il multiple les measures d'aus-
terite qui les frappent durement.


^ IF S E'


I F^tlra '






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Prostitution: punir les "clients", est-ce la solution?


La prostitution, a-t-on coutume de dire, est < le plus vieux me-
tier du monde ). Dans ce dicton, il convient de souligner le mot
"metier", qui laisse clairement entendre que se prostituer, c'est
exercer une profession, faire de son sexe une source de reve-
nus. D'ailleurs, certain sociologues pretendument d'avant-
garde ne designent-ils pas les femmes et les hommes qui
vivent du commerce de leur corps par I'expression "travailleurs
du sexe"?
En France, oO la prostitution n'est pas interdite, c'est-6-dire, est
consideree comme legale, un processus juridique a cependant
ete initie ces derniers temps pour lutter, non pas tant contre la
prostitution comme pratique social que contre le proxene-
tisme, autrement dit contre les "souteneurs"et autres "maque-
reaux"qui exploitent et asservissent les prostitutes, lesquelles
tres souvent sontjetees contre leur gre dans ce cercle infernal
et degradant. Ne pouvant ou ne voulant pas encore prohiber
carrement la prostitution, la France a d'abord opted, en 2003,
pour une p6nalisation du "racolage passif, c'est- a- dire de la
pratique consistent pour une prostitute a solliciter le client par
une posture discrete mais non equivoque. Le mardi 6 d6cem-
bre dernier, I'Assemblee national est all6e plus loin, en adop-
tant une resolution "qui affirmed la position abolitionniste ad la
'France et don't fCojectif est, a term, une socifti sans prostitu-
tion. "Apres I'adoption de cette resolution, il a ete depose une
proposition de loi defendue par Guy Geoffroi ( UMP) et Danielle
Bousquet (PS) pour "interdire tout achat d'acte sexue/l"
II s'agit done de punir le client, lequel peut se voir condamner a
six mois de prison et 3.000 euros d'amende. Precisons que ce
texte s'inspire d'une disposition adoptee en Suede en 1998,
dans le cadre de la loi contre les violence faites aux femmes.
Evidemment, I'annonce de cette proposition de loi n'a pas man-
que de susciter des reactions, favorables et defavorables.
Parmi les reactions hostiles, on a note notamment celle d'un
collectif defendant les droits des prostitutes ainsi que celle du
syndicate des prostitutes: le Strass. D'autres voix se sont levees


encore pour proclamer le droit de la femme a disposer de son
corps, ou pour faire valoir que les prostitutes seront acculees
c la clandestinite, ce qui les rendra plus vulnerables.
On le congoit aisement, il s'agit Il d'un problem delicat et com-
plexe, don't la solution ne peut 6tre uniquement de type re-
pressif. II faut rappeler tout d'abord que la prostitution est
exercee a la fois par les femmes et les hommes, meme si tra-
ditionnellement c'est un "mntier>> defemme, et qu'en France ces
< identifies comme tels. En France toujours, un grand nombre de
prostitutes sont des etrangeres, originaires de I'Europe de I'Est,
d'Asie, d'Afrique noire et d'Amerique latine. Fuyant generale-
ment la misere, elles sont des proies faciles pour les prox6-
netes, lesquels sont organises en reseaux internationaux de
type maffieux.
Compte tenu de cela, il est evident que la crise du system ca-
pitaliste, generatrice de pauvrete et misere, loin de creer les
conditions favorables a I'eradication de la prostitution feminine,
ne peut qu'accroitre le nombre des prostitutes. Quant aux
"clients", il faudrait etudier scientifiquement les raisons qui les
poussent a recourir au sexe payant et se demander si la puni-
tion prevue dans la proposition de loi sera vraiment de nature
a les dissuader de frequenter Jes prostitutes, d'autant que
celles-ci peuvent dans bien des cas inventer des astuces pour
les accueillir sans que la police ne soit capable d'etablir la rea-
lite du delit.
II n'est pas s0r que la proposition de loi vise egalement la pros-
titution masculine, done les "cients"qui au lieu de rechercher
des femmes, sont en quete d'hommes comme eux. Ces clients-
Il disposent souvent de clubs selects et discrets, ce qui ne fa-
cilitera nullement le travail d'investigation des eventuels
policies s'interessant A leurs affaires.
On I'aura compris, il existe le risque du maintien d'une prostitu-
tion t deux vitesses et d'une penalisation inegalitaire du delit
consistent a "acheter"des actes sexuels.
M.Belrose


I. I


Saint-Barthelemy est even Pays t terri-
ftorP J'ouftr-mer
Depuis le 1erjanvier 2012, la region ultraperipherique de Saint-
Barthelemy est erigee en Pays et territoire d'outre mer (PTOM).
L'ancienne commune du department de la Guadeloupe sort
du territoire europeen tout en restant associee a I'Europe. Suite
du vote du 7 decembre 2003 o6 les electeurs de Saint-Barth-
lemy etaient appeles a se prononcer sur I'evolution de leurs ins-
titutions au sein de la Republique frangaise et de I'Union
europeenne.
Ainsi, le Conseil territorial de I'le a demanded par deliberation du
20 octobre 2009 t modifier son statut europeen et a beneficier
de cette clause passerelle pour devenir un PTOM associe A
I'Union europeenne. Le Conseil europeen a valid le 29 octo-
bre 2010 A I'unanimite des 27 membres I'accession de I'le au
statut de PTOM. Cela se traduit par la sortie du territoire euro-
peen de I'le et la non application du trait sur le fonctionne-
ment de I'Union europeenne (6 I'exception de son titre IV relatif
aux PTOM). L'impact economique sera faible etant donned que
la production locale destinee a I'exportation est inexistante. En
revanche, au-dela de I'approvisionnement en petrole, ce nou-
veau statut devrait faciliter les changes commerciaux hors de


I'espace communautaire et singulierement avec les Etats-Unis.
Parallelement, I'incidence des concours financiers communau-
taires est indolore. En effet, I'le est d6ej exclue du benefice des
fonds structures europeens (FSE) en raison d'un produit inte-
rieur brut (PIB)/habitant (30 000 euros) superieur a 75% du PIB
moyen communautaire (17 700 euros). Pour ce meme motif, il
est peu probable que Saint-Barthelemy soit eligible au fonds
europeen de developpement alloue A chaque PTOM dans le
cadrd d'un document unique de programmation.
Un acte politique intimement li6e a une logique de developpe-
ment economique du territoire.
(Source: Perspectives.org)

CuIba : estsubvntions pour dier j construir
oure#nover les misons
Une nouvelle legislation portant sur I'octroi de subventions aux
individus pour la construction de maisons et I'achat de mate-
riaux de construction a vu le jour le mercredi 4 janvier a Cuba,
a rapport le quotidien official Granma. En vertu du nouveau
decret, qui entrera en vigueur le 15 janvier, les Cubains pour-
ront obtenir une aide financiere pouvant s'eleverjusqu'a 80 000
pesos cubains (3 300 dollars americains) pour construire, re-


V 'Rl i 2 c n'02-PaI e ',t


[ FkA NiCE






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parer ou renover leur maison. Les subventions seront accor-
dees a toutes les personnel vulnerables qui vivent dans des
conditions inadequates et qui n'ont pas les moyens d'acheter
des materiaux de construction ou de payer des ouvriers du bA-
timent. La nouvelle legislation donne la priority aux families tou-
chees par des catastrophes naturelles ou des sinistres, tels
qu'ouragans, inondations, glissements de terrain ou encore in-
cendies, ainsi qu'aux personnel vivant dans la precarite so-
ciale. La penurie de logements est I'un des principaux
problems don't souffrent les Cubains, notamment apres les ou-
ragans qui ont detruit un grand nombre de maisons dans les
provinces de I'est du pays et sur lie de la Jeunesse en 2008.


Ahmaninejda au Venezuela, premiere etape
'une tourne#e atino-ameriainfe
Le president iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrive di-
manche 8 janvier au Venezuela, premiere tape de sa tournee
de cinq jours en Amerique latine. Le president iranien est ac-
compagne dans son periple par une important delegation mi-
nisterielle: Ali Akbar Salehi (Affaires etrangeres), Shamseddine
Hosseini (Economie), Mehdi Ghazanfari (Industrie, commerce


et mines) et
Majid Namjou
(Energie).
Apres une ren-
contre lundi
avec le presi-
dent v6enzue-
lien Hugo
Chavez, M. Ah-
madinejad se
rendra au Nica-
ragua, a Cuba
et en Equateur.
L'objectif de la
tournee du pre-
sident iranien
est de renfor-
cer les rela-
tions avec ces Ahmadinejad et Chavez, b6tes noires de Washington
quatre pays
d'Amerique latine au moment o6 les puissances occidentales
accentuent la pression sur I'lran pour qu'il renonce a son pro-
gramme nucl6aire et le menacent d'un embargo p6trolier.


[ AA1tL t TPI


Afrique et monbe arabe: toujours La violence et 'incertituae


Nigeria: violence religieuses sur fon ae crise sociate
Le Nigeria, pays le plus peuple d'Afrique noire et I'un des plus
grands producteurs de petrole du monde, est en proie a une
violence croissante. On se souvient que dans la periode de
Noel, dans I'Etat de Borno, la secte islamiste Boko Haram s'en
etait pris aux chretiens, massacrant une cinquantaine d'entre
eux et provoquant un climate de panique chez les survivants.
Suite a ces evenements sanglants, le gouvernement a decrete
I'etat d'urgence, ce qui a donned lieu, selon des temoignages
concordants, a de nombreuses exactions de la part des mili-
taires charges de traquer les islamistes.
Cependant, il faut se garder de croire que la crise que traverse
le pays soit de nature religieuse. II s'agit fondamentalement
d'une crise economique et social. Le Nigeria, pays riche en
petrole, est aussi un pays ravage par la corruption, oO seule
une petite parties de la population profit des richesses gene-
rees par I'or noir, la grande majority vivant avec moins de 2 dol-
lars par jour.
Le ler janvier, les Nigerians ont ete confronts a une brusque
augmentation du prix du petrole, qui a plus que double, parce
que le gouvernement a decide de cesser de subventionner le
petrole vendu a la population, pensant economiser ainsi plus
de 6 milliards d'euros qu'il pretend vouloir investor pour amelio-
rer les conditions de vie des citoyens.
Cette augmentation du prix du petrole a provoque la colere po-
pulaire, qui a donned lieu dans plusieurs villes a des manifesta-
tions et a des heurts avec les forces de I'ordre. Une greve
general a debuted le lundi 9 janvier.

enegal: le president Abboulaye Waae
veut s'accrocher au pouvoir
Les elections presidentielles auront lieu le 26 fevrier prochain
au Senegal. L'actuel president, Abdoulaye Wade, liberal
convaincu, brigue un troisieme mandate et pretend constituer un
"gouvernement de large union national". Mais sa candidature


pose probl6me, car une bonne parties de I'opinion publique la
juge anticonstitutionnelle. Ainsi, le celebre chanteur Youssou
N'Dour, candidate recemment declare, a-t-il fait savoir que < la
Constitution dit clairement qu' une personnel elue puis reelue
une second fois ne peut se presenter une troisieme fois >, rai-
son pour laquelle il affirme qu'il n'est pas necessaire d'attendre
que le Conseil constitutionnel se prononce a ce propos, d'au-
tant que ledit Conseil a ete nomm6 par Abdoulaye Wade lui-
meme. Sa crainte est done que le Conseil constitutionnel ne
tranche en faveur de Wade, au mepris de la loi fondamentale.
'r















Abdoulaye Wade a la recherche d'un 3iBme mandate

Ces elections attisent bien des convoitises, a en juger par le
nombre important de candidates en lice: une bonne vingtaine.
La principal coalition de gauche, Benno Siggil Senegal qui
etait a la recherche d'un candidate unique s'est divisee, 19 des
parties qui la constituaient ayant decide de designer, le ler de-
cembre, le leader de I'Alliance forces de progres, Moustaphai
Niasse, ce qui a pousse le Parti socialist a presenter son se-
cretaire general, Ousmane Tanor Dieng.


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La bataille electorale s'annonce done rude, car I'opposition
meme divis6e, est resolue a barrer la route a Wade.

Syrie:nouvelr/ttentat terrorist
Le vendredi 6 janvier, un nouvel attentat suicide a cause la mort
de 26 personnel et blessed 63 autres dans un quarter populaire
de Damas, la capital du pays. Comme il I' a fait a I'occasion du
double attentat la voiture piegee du 23 decembre, le Conseil
national syrien a aussit6t accuse le gouvernement d'en etre
I'auteur, ce qui est absurde, tellement la methode utilisee porte
la marque d'AI Qaida.
Les deux premiers attentats terrorists ont ete perpetres a la
veille de I'arrivee des observateurs de la Ligue arabe, obser-
vateurs don't le CNS n'a pas tarde & demander le depart, les ju-
geant trop complaisants avec le regime de Bachar AI-Assad.
Celui du 6 janvier est intervenu alors que le nombre de ces ob-
servateurs arabes avait augmented, passant d'une cinquantaine
A 153, et que 10 autres, originaires de Jordanie, etaient atten-
dus le lendemain.


II semble done qu'il y ait des forces occultes resolues a accrof-
tre la violence en Syrie et a provoquer une situation chaotique,
afin de justifier une intervention armee de I'OTAN, comme en
Libye. Et il est possible aussi que certain secteurs de I'oppo-
sition craignent que les observateurs de la Ligue arabe, rem-
plissant honnetement leur mission, ne fassent le constat que
les "massacres" don't est accuse le regime de BacharAl-Assad
ne sont pas une reality, et que le people syrien n'est pas majo-
ritairement aussi hostile au gouvernement, contrairement a ce
que repetent a satiete les medias occidentaux. Une parties de
I'opposition est contre I'utilisation de la lutte armee et I'inter-
vention 6trangere
Observons que ces memes m6dias, engages dans une guerre
ideologique contre le regime syrien, se montrent plut6t discrets
quand les soldats gouvernementaux tombent sous les balles
des "deserteurs"et des strangers venus preter main forte a la
"rivofution", comme cela s'est passe le 8 janvier.
M.Belrose


2011: L'Occibent capitalist sombre aans ta crise financiere


r in .*
Les "indign6es" amrricains ont occupy I'avenue devant Wall Stret.
En depit des nombreux cataclysmes naturels majeurs, signe in-
dubitable du changement climatique en course, tout semblait
aller dans le bon sens pour le capitalism occidental. Ben
Laden avait et& elimine (un 'kuccs"pour Obama), la crise sem-
blait pouvoir etre surmontee, I'intervention "liumanitaire" de
I'OTAN en Libye s'etait terminee par I'elimination physique de
Kadhafi et celle de la France en C6te-d'lvoire par la mise hours
course politique et I'arrestation de Gbagbo. Le tour de la Syrie,
puis de I'lran, pouvait etre envisage. On allait voirce que I'on al-
lait voir. Et de fait on a vu.
Comme prevu, mais beaucoup plus rapidement qu'envisag6,
la crise financiere rebondissait a la faveur de la crise de la dette
europeenne (rien ne sert de sauver les banques si I'on pers6-
vere dans le meme systeme.
Les Etats-Unis, encore plus endettes que I'Europe, n'arrivent
pas a faire redemarrer leur economic et se revelent pratique-
ment insolvables et ingouvernables, paralysis par les regle-
ments de comptes republicains-democrates. Cette'situation a
fini par exacerber la contradiction capitalism financier-'"dmo-
cratie"au point de deboucher sur le movement social 'Occupez
WalflStreet'.
L'Union europeenne n'est pas mieux lotie, confrontee a une
crise souveraine majeure, un mauvais etat financier, une eco-
nomie en berne et surtout a une incapacity redhibitoire a mo-
difier un tant soit peu le system qu'elle a adopt (et qui devait
la mettre a I'abri des crises).


En fait c'est I'Occident dans son ensemble qui sombre et qui
obere fortement le developpement du reste du monde. Les
pays emergents I'ont bien compris qui ont decide lors du som-
met de Sanya de se positionner hors du system occidental
pour permettre le developpement economique du monde.
La signature du "Consensus de 'Beijing"par le Bresil, la Russie,
I'lnde, la Chine et I'Afrique du Sud a ete un premier pas concrete
bient6t suivi par la creation a Mexico de la Communaute des
Etats Latino-Americains et de la Caraibe (CELAC) et par la de-
cision du Bresil de donner la priority a ses relations avec I'Ame-
rique latine, I'Afrique, la Russie, I'lnde et la Chine.
La Chine, principal locomotive du monde, tres reactive, a d6ja
anticipe sur I'avenir en entreprenant de reajuster sa structure
economique et la direction de sa croissance (reorientee sur son
march interieur). Le ralentissement programme de sa crois-
sance (8 % au lieu de 9 ou 10 %) inquiete au plus haut point les
dirigeants occidentaux qui esperaient voir les Chinois finance
leurs deficits sans veritable contrepartie (tout en continuant a
tout tenter pour enrayer l'influence croissante de la Chine dans
le monde, notamment en Afrique et au Proche-Orient).
L'Afrique justement qui parvient maintenant A afficher une crois-
sance moyenne annuelle de 5 % depuis qu'elle se voit propo-
ser une alternative serieuse au pitlage neocolonial qui lui a ete
impose des sa decolonisation, doit faire face a de nombreuses
tentatives de destabilisation (Zimbabwe, Soudan, Republique
democratique du Congo...) ou d'intervertions armies (Lybie,
C6te-d'lvoire...). Ce n'est pas un hasard, pas plus d'ailleurs que
ce qui se passe dans I'arc arabo-musulman qui recouvre non
seulement des pays producteurs de petrole mais aussi et sur-
tout I'axe d'approvisionnement maritime de la Chine.
2012 se present sous des auspices pour le moins houleux en
Occident du fait de I'aggravation continue des conditions d'exis-
tence du plus grand nombre (pr6carisation, misere, ch6mage,
stagnation economique, recession...) avec un risque reel de re-
voltes sociales de plus en plus violentes. Le risque n'est pas
negligeable non plus de derapages entire Etats, tant est forte la
tentation de jouer le tout pour le tout par le recours a la force
armee. Les peuples devront done non seulement se montrer
vigilants, mais surtout se preparer a la lutte pour la paix et I'ave-
nir. II n'y a pas d'autre alternative.
K. Solarts


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PAS l WIVE





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PANS LE MO


L'ANC, cent ans be combats contre la segregation


Le 8 janvier 1912, une assemble de notables noirs reunis dans
une eglise d'un township de Bloemfontein a donned naissance


Jacob Zuma au centre


a I'ANC. C'est le debut d'un long combat contre la segregation
racial, mene a partir des annees quarante par celui qui sera
plus tard le plus celebre de ses membres, Nelson Mandela Mo-
diba. C'est done dans le but de s'opposer aux nombreuses dis-
criminations raciales du gouvernement blanc en Afrique du Sud
que des Bantous formerent I'African national congress
(Congres national africain). II a combattu I'apartheid depuis
I'etranger apres son interdiction et I'arrestation de ses leaders
au debut des annees 1960. A nouveau autorise en 1990, I'ANC
est arrive au pouvoir quatre ans plus tard. S'il est avere que le
bilan du parti, dans I'ensemble, est positif, il ne faut pas occul-
ter les travers politiques et economiques de ses dignitaires de-
puis sa creation ; faisant parfois oublier ce qu'il represente aux
yeux de bon nombre d'Africains.
Le centenaire a ete commemore comme il se doit avec le pre-
sident Jacob Zuma qui s'est adresse dimanche 8 janvier au
stade de Bloemfontein a ses compatriotes. Jacob Zuma a rap-
pel6 les grands principles: s'il faut accelerer sa transformation
socio-economique, I'Afrique du Sud doit rester une society mul-
tiraciale. Mais il est ouvertement contest par une parties de sa
base, et notamment par la Ligue de jeunesse, qui critique la
lenteur de la transformation du pays apres dix-sept ans passes
au pouvoir, alors que plus du quart de la population est sans
travail et que des millions de personnel vivent encore dans des
bidonvilles. L'ancien president Nelson Mandela, ag6 de 93 ans


et don't la sante est fragile, n'a pas fait le voyage a Bloemfon-
tein.
Quelques dates:
- 1940: Election a la tite de I'ANC d'Alfred Xuma, qui entre-
prend de reveiller le parti.
- 1943: Fondation de la Ligue de jeunesse de I'ANC, qui com-
prend notamment de jeunes loups comme Oliver Tambo, Nel-
son Mandela et Walter Sisulu. Mandela ecrira que le parti 6tait
alors I'apanage d'une elite africaine fatiguee, privilegiee, non
combative, plus soucieuse de proteger ses propres droits que
ceux des masses.
- 1948: Victoire electorale du Parti national, et mise en place
de I'apartheid, la politique segregationniste devenant desormais
systematique. Rompant avec les protestations polies de ses
aines, la Ligue de jeunesse reagit en pr6nant groves, boycotts
et desobeissance civil.
- 1960: Massacre de Sharpeville, qui voit la police tuer 69 per-
sonnes lors d'une manifestation. Le gouvernement proclame
I'etat d'urgence dans le pays, et interdit I'ANC et le PAC.
Le president de I'ANC, Albert Luthuli, regoit le prix Nobel de la
Paix pour son role dans la lutte non-violente contre I'apartheid.
- 1961: L'ANC (desormais clandestine) rompt avec la politique de
non-violence. Nelson Mandela fonde sa branch armee Um-
khonto weSizwe (MK), et lance une vague d'attentats.
- 1962/1963: Arrestation des principaux leaders de I'ANC, don't
Nelson Mandela et Walter Sisulu. Ils seront condamnes a la pri-
son a perpetuity.
Le parti devient alors une organisation en exil dirigee depuis
Londres, Dar es Salaam et Lusaka par Oliver Tambo. Aide par
les pays du bloc sovietique, I'ANC s'allie au Parti communist
sud-africain (majoritairement blanc, et lui aussi clandestine .
-1976: Emeutes de Soweto, reprimees par la police. Le regime
d'apartheid est de plus en plus critique sur la scene internatio-
nale, tandis que Nelson Mandela devient un symbol de I'op-
pression.
-1990: Le nouveau president Frederik de Klerk auitorise a nou-
veau I'ANC, le PAC et le Parti communist, entire autres for-
mations d'opposition. II libere les prisonniers, don't Nelson
Mandela (qui prendra la tete de I'ANC en 1991).
-1994: Premieres elections multiraciales, le 27 avril. L'ANC ob-
tient 62,6% des voix, et Nelson Mandela devient president.
- 1999 2007: Thabo Mbeki succede a Nelson Mandela a la
presidence du pays.
- 2009: L'ANC obtient 65,9% des voix aux quatriemes elections
generales depuis la fin de I'apartheid. Jacob Zuma, devient pre-
sident.


Flash-Hebbo


tunai 2 janvier
CUBA La Chine souhaite que Cuba puisse combiner les
lignes directrices de sa politique social et economique avec le
12e plan quinquennal chinois afin de I'aider le plus rationnelle-
ment possible dans I'edification du socialisme.

marbi 3 janvier
EURASIE L'espace 6conomique commun de la Russie, de la
Bielorussie et du Kazakhstan assurant la libre circulation des
marchandises, des capitaux et de la main-d'oeuvre, ainsi que
I'harmonisation des regles concernant I'octroi des subsides in-
dustriels et agricoles, a pris effet au debut de ce mois.


mercrei 4janvier
AFGHANISTAN La Chine va exploiter trois des six gisements
de petrole recemment decouverts dans le nord de I'Afghanistan
qui percevra 70 % des benefices r6alises.

jeubi 5 janvier
PEROU Le Parti communist peruvien deplore la capitulation
du president Humala face a la bourgeoisie et au patronat et son
ralliement de fait a la droite neo-liberale avec la mise a I'ecart
du president du conseil, Salomon Gillis, et decide de prendre
ses distances avec le pouvoir.

vendredi 6janvier
GRANDE-BRETAGNE La dette britannique s'eleve a 950 %
de son PIB, plombee par celle des banques qui atteint mainte-


jV S eJr201-bi tIcn-


ww .







FALF MilFf


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nant 600 % de ce PIB. Le Royame-Uni se retrouve en tete des
pays les plus endett6s du G 7. imanche 8 janvier

CUBA Avec un taux de mortality infantile de 4,9 deces pour
Sdmebi 7 janvier 1000 naissances, Cuba se place en tete avec le Canada des
GRECE Vassilis Rapanos, president de I'Union des Banques plus faibles taux d'Amerique, loin devant les Etats-Unis (7 pour
Grecques, est formel : "La question de savoir si a Grice restera 1000). Ce success est principalement dO au system de sante
ou non dans [a zone euro se drcidera au course du premier trimes- universal, accessible et gratuit instaur6 dans le pays.
tre de cette anne, et si eTe reste ce sera au pri de nouvefles me-
sures drastiques de rgueur"


I i


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive err
date du : 13 d6cembre 2011, il a ete
constitute une society A responsabilite li-
mitee,
Forme : S.A.R.L au capital de 7500e
Denomination social : SOCIETE D'IM-
PORTATION DE VEHICLES INDUS-
TRIELS
Capital social d'origine : 7500C don't 3525
euros d'apports en nature
Siege social : quarter la Carreau 97270
Saint Esprit
Objet : L'importation et la vente de v6hi-
cules industrials, de vehicules particuliers
(VP) neufs et d'occasion et autres et la re-
presentation de toute ce qui se rapport A
I'objet social
Duree : 99 annees A computer de son im-
matriculation au R.C.S ;
Grant : Mme LE BRETON Reine
Demeurant : quarter Grande Savane -
97224 DUCOS
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de fort de
France
Pour avis, la gerance FB5242

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution des so-
cietes suivantes :
DENOMINATION: SCCV 156 RUE DE
LONGCHAMP
FORME: Soci6et Civile de Construction-
Vente
CAPITAL :100 4
OBJET: L'acquisition d'un immeuble; la
renovation dudit immeuble; la division de
surface en vue de la vente en vingt (20)
lots, realisation de travaux correspondent
A une restructuration complete apres de-
molition interieure d'une unite d'habita-
tion, suivie de la creation
d'amenagements neufs ;
SIEGE SOCIAL: 7 Zone de Manhity, Im-
meuble EXODOM, 97232 LE LAMENTIN
DUREE: 99 annees
GERANT : Stephane de REYNAL de
SAINT-MICHEL demeurant Quartier
Magdelonnette, 97240 LE FRANCOIS;
IMMATRICULATION : RCS de FORT DE
FRANCE
Pour avis, FB5243

AVIS DE CONSTITUTION
-Aux terms d'un acte requ par Maitre
Victor NIMAR, notaire associe a FORT
DE FRANCE, le 27 Decembre 2011, il a
ete constitute une Societe Civile Immobi-
liere presentant les caracteristiques sui-
vantes :
Denomination : "SEVER".
Siege social : SAINT-JOSEPH (97212),
Lotissement la Vallee Heureuse, Villa Les
Fougeres.
Objet social : L'acquisition par tous
moyens et la construction de logements
neUfs A usage locatif destines au secteur
intermediaire, soit directement soit par
voie de souscription au capital de toute
socidte, I'amenagement de ces biens et


droits immobiliers, leur gestion, adminis-
tration et mise en valeur.
Duree : QUATRE VINGT DIX NEUF AN-
NEES (99) A computer de I'immatriculation
au Registre du Commerce et des Socie-
tes.
Capital social : CINQ CENT MILLE
EUROS (500.000,00 e). II est constitute
uniquement par des apports en nume-
raire.
Cessions de parts : Les parts sont libre-
ment cessibles centre associes et au pro-
fit de leurs descendants en ligne directed.
Toutes autres cessions sont soumises A
I'agrement prealable de la collectivite des
associes donned par une decision extraor-
dinaire.
L'exercice social commence le 1er Jan-
vier et finit le 31 Decembre de chaque
annee.
Gerance : Les grants de la society sont
Monsieur Thomas Septime SADREUX et
Madame Raymonde Marie SADREUX,
nommes pour une duree illimitee.
Immatriculation : La society sera immatri-
culee au Registre du Commerce et des
Societes de FORT DE FRANCE.
POUR AVIS
Victor NIMAR FB5244

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution d'une
society presentant les caracteristiques
suivantes :
DENOMINATION SOCIAL : S.A.D.C.
FORME: Societe A responsabilite limited
CAPITAL : 8000 euros
SIEGE SOCIAL : CAP CHEVALIER
97227 SAINTE ANNE
OBJET SOCIAL: Commerce de detail ali-
mentaire et non alimentaire
DUREE : 99 annees a computer de son
immatriculation au registry du commerce
et des societies
GERANCE : BINGUE JOSEPH et BRICE
demeurant a CAP CHEVALIER 97227
SAINTE ANNE
ASSOCIE : TARPAU Miguelle spouse
BINGUE Joseph demeurant CAP CHE-
VALIER 97227 SAINTE- ANNE
IMMATRICULATION : au registre du
commerce et des societies de FORT DE
FRANCE FB5245

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 22/12/11, il a ete constitute
une: SARL
Presentant les caract6ristiques suivantes
Denomination : SOVIAMAR
Adresse du siege social : CORNICHE V
centre commercial de Bellevue -
97200 F-de-F
Objet : L'exploitation de tout fonds de
commerce : en boucherie ; charcuterie,
triperies, rotisseries volaillers
Duree : 99 ans
Capital: 10 0004
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n* 62 A
Redoute 97200 F-de-F


Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5246

AVIS DE CONSTITUTION
En date du :21/11/11, il a ete constitute
une : SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SORESSUD
Adresse du siege social : Domaine de
CARITAN Anse CARITAN
97227 SAINTE ANNE
Objet : L'exploitation de tout fonds de
commerce : restauration rapid ou tradi-
tionnelle de restauration sur place ou a
emporter
Duree : 99 ans
Capital : 35 000O
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n" 62 A re-
doute 97200 F-de-F
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5247

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 21/10/11, il a ete constitute
une: SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SORESPIZ
Adresse du siege social : 23 avenue
Frantz FANON Bellevue 97200 Fort
de France
Objet : L'exploitation de tout fonds de
commerce de restauration rapide ou tra-
ditionnelle sur place ou A emporter,
Points chauds
Duree : 99 ans
Capital: 20 000O
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n* 62 A re-
doute 97200 F-de-F
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5248

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 21/11 /11, il a ete constitute
une: SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : BUSSEROLLES ET FILS
Adresse du siege social: 325 Avenue du
Professeur Judes TURIAF cite DILLON
97200 Fort de France
Objet : la gestion et I'administration de
toutes societies don't la society detien-
dront des parts sociales et plus generale-
ment, toutes operations industrielles,
commercials et financiers, mobiliers et
immobiliers
Duree : 99 ans
Capital : 500.00C
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n* 62 A re-
doute 97200 F-de-F
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5249


AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 22/12/11, il a 6te constitute
une: SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : BUSNAKA
Adresse du siege social: 325 Avenue du
Professeur Judes TURIAF cite DILLON
97200 Fort de France
Objet : Le negoce sous toutes ses former
de tous materiels et products en tous
genre, la gestion et I'administration de
toutes societes don't la society d6tiendrait
des parts sociales et plus generalement,
toutes operations, industrielles, commer-
ciales et financieres, mobilieres, et immo-
bilieres
Duree : 99 ans
Capital : 500.00e
Nom du grant: Prospere NAKACHE
Adresse: Residence LE GRAND LARGE
appt : 9 ANSE MADAME 97233
SCHOELCHER
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5250

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 21/10/11, il a ete constitute
une: SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : LEMOINE AND CO
Adresse du siege social : 325 Avenue du
Professeur Judes TURIAF cite DILLON
97200 Fort de France
Objet : L'exploitation de tout fonds de
commerce de restauration rapid ou tra-
ditionnelle sur place ou A emporter,
snacks, Fast -Food, points chauds
Duree : 99 ans
Capital :2 000e
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n 62 A re-
doute 97200 F-de-F
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, le grant FB5251

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 21/11/11, il a 6te constitute
une: SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SORES BAR
Adresse du siege social : Domaine de
CARITAN Anse CARITAN 97227
SAINTE ANNE
Objet : L'exploitation de tout fonds de
commerce de pur bar, A savoir : la vente
de boissons alcoolisees, boissons ga-
zeuses, spiritueux, boissons aux fruits, et
I'exploitation de fonds de commerce de
restauration rapid, sur place ou a em-
porter
Duree : 99 ans
Capital : 15 000&
Nom du grant : Jean Pierre LEMOINE-
BUSSEROLLES
Adresse : rue de la Courtille n 62 A re-
doute 97200 F-de-F
Immatriculation au registre du commerce


f^ i 2 02 -justic n' 02age18







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en course AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
Pour avis, le grant FB5252 DE LA SOCIETE
IXORA
AVIS DE CONSTITUTION SOCIETY A RESPONSABILITE
En date du 03 decembre 2011, ii a 6te LIMITEE
constitute une society : AU CAPITAL DE 8000E
LJL TRANSPORTS SARL SIEGE SOCIAL : 3 RUE EUGENE EU-
Siege social : Impasse Bellevue, TER- CHARIS -ZONE STADE DILLON
REVILLE 97233 SHCOELCHER 97200 FORT DE FRANCE
Objet : TRANSPORTS DE MARCHAN- RCS FORT DE FRANCE : 450 786 785
DISES, L'ACHAT de VENTE DE MATE- Du proces verbal dressed suite a la deci-
RIAUX DE CONSTRUCTIONS sion de I'assemblee generale du :31 de-
Duree : 99 ans cembre 2011, il resulte ce qui suit !
Capital : 1 000 11 est decide de transfer le siege social
Nom des grants : jean Leandre LU- a I'adresse suivante: 80, chemin du Cein-
CIERY turon
Agnes SCHENIN-KING 34140 Meze.
Immatriculation au registre du commerce En consequence, I'article 4 des status
en course est modified
Pour avis la gerance FB5253 Ancienne mention : Le siege social est
fixed : 3 rue Eugene Eucharis Zone
AVIS DE CONSTITUTION Stade Dillon
En date du : 28/11/11, il a 6te constitute 97200 Fort de France
une : EURL Nouvelle mention : Le siege social est fixed
Presentant les caracteristiques suivantes : 80, chemin du Ceinturon 34140 Meze.
Denomination : FORT ENJEUX Mention sera faite au RCS de Montpellier
Adresse du siege social : 108 By du GL La gerance FB5257
DE GAULLE 97200 Fort de France
Objet : Vente de glaces artisanales, jus AVIS DE CHANGEMENT
frais, pAtisseries, plats chauds et gad- DE GERANCE
gets, exploitation de point jeux ET TRANSFERT DE SIEGE SOCIAL
Duree : 99 ans SARL L.C.E
Capital : 1000.00E CAPITAL SOCIAL : 7500EUROS
Nom du grant : M Alfred SALOMON SIEGE SOCIAL : 574 RUE JACQUES
Adresse : rue des deux sources ROUMAIN 97200 FORT DE FRANCE
97270 SAINT ESPRIT SIRET : 524 478 831
Immatriculation au registry du commerce Suite a I'assemblee general extraordi-
en course naire du : 02 janvier 2012,
Pour avis, le grant FB5254 Avis est donned A computer de ce jour du :
02 janvier 2012
AVIS D'AUGMENTATION La nomination : de Monsieur Marc
DU CAPITAL Andre FEREOL
DE LA STE : En quality de cogerant
UTRM SARL COOPERATIVE DE La nouvelle adresse : Anse BELLE-
TRANSPORTS ROUTIERS DE MAR- VILLE 97250 PRECHEUR
CHANDISES L'assemblee general prend acte de ces
CALLEBASSIER VIEUX PONT- 97232 decisions, en consequence les articles
LAMENTIN correspondent des status ont ete modi-
Suite a I'assemblee Generale du 02 de- ties
cembre 2011, il a ete decide d'augmen- Pour avis le grant FB5258
ter le capital de la society
Ancien capital : 19056.134 INSERTION CESSION
- apport 21 000 DE FONDS DE COMMERCE
Nouveau capital : 38644.57 e Suivant acte requ par Maitre Franck MA-
Pour Avis le grant FB5255 THIEU, Notaire Associe de la SociBet Ci-
vile Professionnelle "MATHIEU,
AVIS DE MODIFICATION MATHIEU-BRISMEUR ,, titulaire d'un
S.A.R.L. ASAPH SUD AUTO Office Notarial & FORT-DE-FRANCE, 19,
SOCIETE AU CAPITAL DE 1000.00e rue Victor Hugo, le 13 decembre 2011,
RESIDENCE ROYAL CARAIBES enregistre a FORT DE FRANCE, le 20
13 RUE THEODORE BAUDE decembre 2011, bordereau 1643 case 1,
QUARTER GROZANVILLE a 6te cede par :
97200 FORT DE FRANCE La Societe denommee SKARLEY'S, don't
(MARTINIQUE) le siege est a FORT DE FRANCE
RCS N* 534 137 674 2011 B 1626 (97200) 72 rue Victor Hugo, identifiee au
Par assemblee general extraordinaire SIREN sous le numero 479816423.
du : 2 Janvier 2012, I'assemblee des as- A : La Societe denommee LAGOA, don't
socies de la society ASAPH SUD AUTO le siege est A FORT DE FRANCE
a decide de : (97200) 72 rue Victor Hugo, en course
Reactiver la society en vue de faire ces- d'immatriculation.
ser sa mise en sommeil Un fonds de commerce de v6tement et
De donner pouvoir a la gerance d'etablir accessoires, chaussures, maroquinerie,
un contract de Bail commercial parfums, bijoux fantaisie exploit a FORT
De transferer le siege social de la society DE France (97200) 72 rue Victor Hugo,
au n 92 route des religieuses & Fort de lui appartenant, et pour lequel le cedant
France (Martinique) est immatricule au registre du commerce
De changer le nom de la soci4te de ma- et des societies de 479 816 423,
niere qu'elle se nomme ASAPH CENTRE Le cessionnaire est proprietaire du fonds
AUTO vendu & computer du jour de la signature
De modifier I'objet social de la society, de I'acte.
ainsi qu'il suit: << la vente de pieces deta- II en aura la jouissance a computer du
chees et d'accessoires automobiles, la meme jour par la confusion de ses quali-
vente de vehicles d'occasion, la location tes de proprietaire et locataire.
de vehicles, d'engins de travaux publics La cession est consentie et accepted
et la reparation automobiles ... moyennant le prix principal de QUATRE-
De donner pouvoir pour remplir les dep6t VINGT QUATRE MILLE EUROS
et formalities de publicity (84.000,00 EUR), s'appliquant:
Pour avis le grant FB5256 aux elements incorporels pour QUA-
TRE-VINGT QUATRE MILLE EUROS


(84.000,00 EUR),
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ques en la forme legale dans les dix jours
de la derniere en date des insertions pre-
vues par la loi, en I'Etude du notaire sous-
signe ou domicile a ete elu & cet effet.
Pour insertion
Le Notaire. FB5259

AVIS D'ANNONCE LEGAL
MARTINIQUE AVICULTURE
Society par actions simplifies au capital
de 88 039 Euos
Siege social : Habitation Bonnaire -
97240 LE FRANCOIS
RCS fort de France 350 095 803
Aux terms d'une decision en date du 21
juin 2011, I'associee unique a nomme
madame Nathalie GLOTON, domiciliee 6
lot, les Flamboyants, avenue de Dillon,
97200 Fort de France, en quality de com-
missaire aux comptes titulaire en rempla-
cement de la society ACCENTYS, en
raison la fin du mandate de ce dernier, et
Madame Corinne DE SEVERAC domi-
ciliee 537 les Cyclades, Didier
97200 Fort de France, en quality de com-
missaire aux comptes supplant en rem-
placement de Monsieur Luc BELLYNCK,
en raison de la fin du mandate de ce der-
nier
Pour avis le President FB5260

AVIS DE LIQUIDATION
Suite assemblee general extraordinaire
du : 12 ao0t 2011, A 18 heures de I'EURL
PSCS
Au capital de 7 622.45E, ayant son siege
au : 23 route de la Folie 97200 Fort de
France
II en result : approbation des comptes de
liquidation, quitus au liquidateur
Decharge de son mandate, cloture de li-
quidation, radiation de I'EURL les
comptes de liquidations seront deposes
au RCS de FDF
Pour avis le liquidateur FB5261

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
NAIL'S CENTER SARL
AU CAPITAL DE 15 260 ,
SIEGE SOCIAL : 63 B ROUTE DE
L'ENTRAIDE 97200 FORT DE
FRANCE
NUMERO D'IDENTIFICATION :
512 927 088
RCS FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire, en date du 26 decembre
2011, les associes ont decide la dissolu-
tion anticipee de ladite society ce jour.La
society subsistera pour les besoins de la
liquidation et jusqu'a la cloture de celle-ci.
Madame Sarah REGIS resident 63 Route
de I'Entraide -97200 FORT DE FRANCE
est nommee Liquidateur.
Le sibge de la liquidation est fixed 63
Route de I'Entraide 97200 FORT DE
FRANCE. C'est a cette adresse que la
correspondence devra 6tre adressee et
que les actes et documents devront etre
notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront deposes au registry du commerce
et des societies de Fort de France.
Pour avis et mention,
Liquidateur FB5262

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SOCIETY ASIE CARAIBE
DISTRIBUTION
SARL EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 1 500,
SIEGE : 30, RUE DU BASALTE -
DESROCHERS
97 200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE TMC 508 672
664 N DE GESTION 2008 B 2094
Aux terms d'une deliberation en date du


20 d6cembre 2011, I'assemblee g6enrale
extraordinaire des actionnaires de la so-
ciete ASIE CARAIBE DISTRIBUTION en
liquidation a approve le compete definitif
de liquidation de la society avec effect a
computer du 22 decembre 2011, et de-
charge M. VAN-RECUM Daniel domicilid
au 173 fond epingle, 97212 Saint Joseph
de son mandate de liquidateur, donne qui-
tus de sa gestion A ce dernier et constat6
la cl6ture de la liquidation.
Les comptes de liquidation seront depo-
ses au greffe du Tribunal de commerce
de FORT DE FRANCE, en annexe au re-
gistre du Commerce et des Societes.
Pour avis et mention
Le liquidateur VAN RECUM Daniel
FB5263

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
F.A.J DORSAN
SOCIaTE A RESPONSABILITE LIMI-
TEE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7620 UROS
SIEGE : MORNE POIRIER -
97220 TRINITE
RCS FORT DE FRANCE : 422 511 196
L'assemblee general reunie le 30 octo-
bre 2011, a approve le compete definitif
de liquidation decharge Monsieur Jean
DORSAN de son mandate de liquidateur,
donn6 & cette derniere quitus de sa ges-
tion et constate la cloture de la liquidation
a computer du jour de ladite assemble
Les comptes de liquidation seront depo-
ses au greffe du tribunal de commerce de
fort de France
En annexe au registre du commerce et
des societies
Pour avis le Liquidateur FB5264

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv6 en date au
Morne Rouge du 8 d6cembre 2011, en-
registre & Fort de France, le 30 decembre
2011, bordereau n" 2011/1 848 Case
n16, a ete constitute une society civil
ayant les caracteristique suivantes :
Objet : La soci4te a pour objet en France
Metropolitaine et dans les DOM, COM et
PTOM:
L'acquisition de terrains la construction
de tous immeubles I'acquisition sous
toutes ses formes, soit un plan, soit en
course de construction soit apres ache-
vement de tous biens meubles et immeu-
bles .
L'amenagement de ces biens la pro-
priete, I'administration, I'exploitation par
bail, la location ou autrement desdits im-
meubles.
Pour faciliter les operations ci-dessus le
recours A I'emprunt aupres de tous orga-
nismes de credit ou de financement, as-
sorti le cas echeant du profit des preteurs
ou des cautions de toutes garantis no-
tamment d'affectation hypothecaire
Denomination : La socidet est denommee
: WEST INDIES INVESTISSEMENTS par
abreviation
SCI W211
Siege : Le siege social est fixe a :e Le
Morne Rouge (97260) 25 av Jean Jaures
Duree : 99 annees
Capital : le capital social est fixed a la
some de : (Mille euros (1000.006) les
apports en numeraires
Grant: Melle Sylviane Catherine MOU-
KIN, demeurant : au Morne ROUGE
(97260) 25 av Jean Jaures
La society sera immatriculee au registry
du commerce et des soci6te s de Fort de
France
Pour avis le grant FB5265


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http://www.iournal-iustice-martiniaque.com


2011 vu par Justice


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Jusqu ou le pouvol va.l.ll
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L'armoe colonlale fran.
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'^ 1' Ben Laen: han;ali anht-grive
hEcologie:
SQuatre permits de centrales
Sphotovoltaques sur des
St sme? len es agricoles annules


.l.L e Pfleits all"umentaire:
kt7 idt' s It 84% plus chers qu'en,
Honorer i France! __
so mort en Cris IirridnnM:
,poursuivanp
poursuivc nt Plus qu'un simple
~on co bat ontentieux electoral
g^J j c-- -------


Hommage a Georges E. Mauvois
Le 28 Janvier 2012, Georges Eleuthere Mauvois aura 90 ans. ecrivain, auteur de nombreuses nouvelles, pieces de theatre,
A cette occasion, radio APAL lui rend un hommage en rediffu- romans, recits, contest. Cette s6rie sera diffusee le Samedi a
sant la serie des "de twa nouvel" qui lui a 6te consacree, emis- 6h30, 12h30 et 18h00 ainsi que le Dimanche a 6h00, et ce, a
sions realisees en 2003, au course desquelles il nous raconte partir du Samedi 7 Janvier 2012 jusqu'au Samedi 25 Fevrier
sa vie, son parcours, son combat. Georges Eleuthere Mauvois 2012.
est un ancien dirigeant du Parti Communiste Martiniquais, qui Radio APAL 94.9 / 107.8
a subi la repression de I'ordonnance d'Octobre 1960. C'est un


e.uh ,j Ie'r2 wic n'02-Page 2 N