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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: November 17, 2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00233

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( BRIDGECACHET )


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rinp hhbdnmadaire d'infnrmatinn communiste


Jeudi 17 Novembre 2011 916m Ann&e N 46 Martinique: 2,00 France: 2,40 DOM 2,20 E


wnsaUret m

Idlla rge ntCME-


o Le UBm do TO r6tU Ao*oiiR6 *E C
I'aimenation M a w en 2011
au itn de 2018 a

SI|ra't nSU de 1


L i e m a ne n a ei- .
B sonfo u4rit


Colloque:
"Democratie et pouvoir":
un d6bat stimulant
Recensement ajricolt 2010:
Recul considerable des
surfaces cultivees en 10
ans
^ ^^^^ ^^^^ ^^^ ^^^^ ^ ^^ ^^^ ^^ ^ ^^ ..^.__ ^^.... ....... '


ilmlllgml~aui


--






http://www. ioumal-iustice-martiniaue.com


Sa/kaPase ................... .2

EDito .................. ...... .
- La crise n'est pas une fatality

cite ...................... 4'
- Hebergement des victims de violence
- Recensement agricole 2010

Pres.e ...................... .5
- Journdes de la press regionales

Recherche/$anti ............ 6
- Six plants de Martinique reconnues
- Vieillir n'est plus une fatality

Politiue ............... .. 7/11
- 6r congress du MODEMAS
- Austdrit : injuste et inefficace
- Rentree politique du PCM

Collol ................. .12/14
- Colloque "Pouvoir et democratle"
- Intervention depresentation
- Intervention de Jean Bernab

evuee Prese ..................i
- Emplois "gendris" par le Progressiste

suBjetOutre-Mer ..............15
- Intervention d'Afred Marie-Jeanne

frmec ......................f. 16
- Crise de la dette : la France menace.

Payf 'Outre-Mer ............ 17
- Mayotte : pas de signature

Pan k Mo4nm ..........f. 17/18
- Tunisle : une revolution rcuperee

Anwnois Alseks...........f.18/19


vJus TICE
Administration & R6daction:
T6. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. :05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. :0596 73 14 54


4


Part Communiste Martiniquais

Conference debat : La Martinique face ; la crise
Dimanche 4 d6cembre 2011 Espace Jojo a 10 heures
Quarter Morne Gommier, Marin
Possibility de dejeuner sur place


Sainte-Lucie

Vive emotion a Sainte-Lucie, jeudi dernier 10 novembre: un bus transportant de nom-
breux passagers revenant d'un enterrement a fait une chute dans un ravin, causant
17 morts. Plusieurs personnel appartenaient a une meme famille. Face au deuil qui
frappe le pays, le Premier ministry, Stephenson King a annonce la suspension de la
champagne electorale. En effet, des elections doivent se tenir en janvier 2012.

Conference international .e la mediation

Le GEMME (Groupement Europeen de Magistrats europeens pour la Mediation) or-
ganise les deuxiemes assises internationales de la mediation judiciaire, du 16 au 19
novembre 2011 A I'l'hotel Carayou, aux Trois-llets. Cette conference se deroulera
avec le concours de la Cour d'appel de Fort- de- France et du Barreau. De hautes per-
sonnalites, europeennes et originaires des autres continents, seront presentes. Dif-
ferents ateliers seront organisms autour de la problematique "Mediation et (Digniti
humaine, Evolutions des pratiques de mediation".

Fete de la Science (Carbet es Sciences)

Le Village des Sciences se tiendra du 17 au 20 novembre au Palais de Congres de
Madiana Le Carbet des Sciences, Centre de Culture scientifique, technique et in-
dustrielle de la Martinique, a pour mission de favoriser les changes entire la com-
munaute scientifique et le public, permettant a chacun d'aborder les nouveaux enjeux
lies A I'accroissement des connaissances. Plusieurs themes vont 6tre abordes, tels
"la cBiodiversiti", "Environnement et Divebppement durable "[a Sante", "Sciences de
1aTerre", "Sciences et Education". Des circuits "d&couvertes" et des conferences debats
sont 6galement proposes. Ces manifestations sont gratuites.

Lancement official Ou site Web PARI Campus 6e Schoelcher

L'Universite des Antilles et de la Guyane (UAG), par I'intermediaire de son service le
BAIP (le Bureau d'Aide a I'lnsertion Professionnelle), present a tous ses partenaires
priv6s et institutionnels, un outil innovant et performant pour accompagner ses etu-
diants dans leurs parcours professionnels.
Le BAIP est un service de I'UAG destine a faciliter I'insertion professionnelle des etu-
diants et jeunes dipl6mes.
Aussi, conscient que les nouvelles technologies simplifient I'acces a I'information et
facilitent les changes, le BAIP fait le pari de I'innovation en mettant en place la pla-
teforme PARI (Plateforme d'Accompagnement pour la Reussite de I'lnsertion).
PARI est une plateforme numerique qui a I'ambition de simplifier les contacts et les
changes entire les etudiants de I'UAG, leurs enseignants, les anciens etudiants et les
decideurs des Antilles et de la Guyane.


La Martinique n'Oublie pas ThierryDol

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au Niger
dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre au-
tres Francais, un Togolais et un Malgache, employes
des societies francaises Areva et Satom, par la
branch d'AI-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique, y com-
pris les militants communists et leur journal Justice


i 1 m AoRRr 2011 ,n46S-age


A A vn t


--






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"La crise" n'est pas une fatality, utilisons 'argent autrement !


La crise! La crise! La crise! Depuis de longs mois, des
qu'on allume son televiseur ou sa radio, on n'entend parler
que de "a crise" "La crise"est devenue une obsession.
C'est comme une entity abstraite, insaisissable et impal-
pable, don't les effects devastateurs sont pourtant bien
concrets et bien visible.
II s'agit en fait de la crise du system capitalist, ou plus
precisement de sa derniere grande crise, car le capitalism
qui porte en lui les germes de sa destruction, en a connu
d'autres, don't celle de 1929 qui a cree les conditions du
surgissement du fascisme et du nazisme en Europe et pre-
pare le terrain pour la Seconde Guerre Mondiale.
Maintenant, nous vivons dans un monde globalis6, dans la
mondialisation imposee par le capitalism triomphant mais
malade de ses propres succes. C'est que desormais, ce
qui compete avant tout pour les riches de la planete, ce n'est
pas le profit tire de la production de biens materiels- in-
dustriels ou agricoles- mais le profit rapide que procure la
speculation financiere. Le monde actuel est domino par la
finance, au point que ce sont ce qu'on appelle les marchess"
qui dictent leur loi aux chefs d'Etat et de gouvernement
dans la plupart des pays occidentaux. La haute finance, ce
sont les grandes banques et trois agencies de notation qui
font la pluie et le beau temps. L'argent, don't on dit vulgai-
rement qu'il n' a pas d'odeur, n'a surtout pas de patrie et
ignore les frontieres. Des sommes colossales sont 6chan-
g6es chaque minute sur les grandes places financieres de
la plan6te, grace aux fantastiques progress enregistres dans
le domaine des mathematiques et de la communication
electronique. Des logiciels sophistiques favorisent toutes
sortes de speculations, et les traders s'en donnent a coeur
joie, au risque de creuser des trous abyssaux dans les
comptes des entities bancaires qui les emploient, comme
cela a ete le cas de la Societe Generale, en France.
<< Europeens > par la force du regime neo-colonial, nous
Martiniquais ne pouvons nous desinteresser de la situation
actuelle de I'Europe et de I'euro. Nous sommes directe-
ment concerns. Que constatons-nous en ecoutant les
nouvelles? Tout d'abord que les chefs d'Etat obeissent aux
injonctions des "marches", qui non seulement leur dictent la
conduite a tenir pour reduire les deficits publics, ce qui se
traduit par I'imposition de plans de rigueur & leurs peuples
respectifs, mais encore pretendent designer ceux qui de-
vront diriger certain pays. C'est ainsi qu'en Grece, Pa-
pandreou a dO demissionner, pour etre remplace par
Papademos, un homme proche des milieux financiers.
Quant A Berlusconi, en Italie, il a ete contraint de laisser le
pouvoir lui aussi, pour obeir aux "marchis" Notons qu'il
n'est parti qu' une fois apres avoir mis en place le plan de
rigueur impose par I'Europe, laquelle ne fait que se plier au
diktat des "marclis". II est vrai que rares sont ceux qui vont
le regretter a cause de son comportement de voyou et de
ses frasques erotiques avec des prostitutes, mais il n'em-
peche que la democratic est en train d'etre foulee au pied
en Europe par les "marches", ce qui est extremement preoc-
cupant et dangereux.
Les nouvelles diffusees a la fin de la semaine derniere ont


contribute & augmen-
ter I'angoisse des
Frangais. En effet, il a
6et dit que la France
pourrait bient6t per-
dre son "triple A "
(AAA). Qui a dit cela?
Une agency de nota-
tion bien connue et
tres 6coutee des
"marclis'" Quand on
que sait que si la note
de la France est "de-
graYade autrement
abaissee, ce pays
aura plus de mal A
emprunter sur le march international, car les taux d'inte-
rpt des prdts qui lui seront consentis seront plus eleves.
On pergoit I& le caractere pernicieux du syst6me dans le-
quel nous vivons, puisqu'il suffit d'une rumeur, fond6ee ou
non, diffus6ee au m6me moment par les m6dias du monde
enter, pour que le sort d'une nation bascule.
Ce caractere pernicieux est perceptible aussi dans la ma-
niere don't un chef d'Etat tel que Nicolas Sarkozy tire profit
de "i cruise" pour redorer son blason, se career, toujours
grace aux medias, I'image d'un sauveur supreme, d'un jus-
ticier d6cid6 & moraliser, voire mettre au pas le capitalism
financier voyou... Or,il.a debut son mandate en faisant de
somptueux cadeaux aux plus riches, et a fait une politique
retrograde en supprimant des centaines de milliers de
posters dans la function publique et en cassant les acquis
sociaux durement arraches au capitalism par les travail-
leurs.
Nul ne peut nier que la situation est grave, en Europe et
aux Etats-Unis surtout. Mais outre que "a cruise" nest pas
une fatality, elle est profitable E une certain cat6gorie d'in-
dividus ou de groups de personnel de par le monde. L'ar-
gent qui fait tant d6faut au moment oO s'impose la
necessity de relancer la croissance, d'investir massivement
dans I'economie reelle, c'est-e- dire dans la production de
biens de consommation utiles & la population mondiale, cet
argent est accumule par I'oligarchie financiere. II faut donc
le mobiliser et lui restituer sa function bconomique, dans le
system capitalist actuel, en attendant le jour ob le so-
cialisme se substituera au capitalism moribond et letal.
Nous Martiniquais devons, tout en restant attentifs ce qui
se passe en France et en Europe, chercher les moyens de
resoudre ou d'att6nuer notre crise, qui elle, est structurelle,
engendree par notre condition de d6partement-colonie,
meme si "(a clise"du capitalism mondial est venue I'ag-
graver.
Luttons donc avec intelligence et t6nacit6, en r6alisant
I'union des forces politiques et syndicales favorables au
changement veritable, & la Responsabilit6 martiniquaise
dans I'Autonomie.
M.Belrose


V II^ 4 I


I I






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Remise en cause be 'hebergement bes femmes victims be violence

conjugates


En Martinique la Cohesion social remet en cause I'HEBER-
GEMENT des FEMMES victims de VIOLENCE CONJU-


GALES
-Apres la suppression des adults relais qui assuraient I'ac-
compagnement des femmes victims de violence en 2010
En 2011 c'est la suppression des 7 places d'Urgence et la res-
triction de I'accueil des femmes qui est en cause.
En 2011 c'est la diminution de la subvention versee par I'ACSE
de 45000 en 2010 a 5000E en 2011 (- 88%)
Toutes ces measures sont annoncees en fin d'annee Octobre,
Novembre alors que I'association a dejA realise les actions.
Toutes ces measures sont prises unilateralement sans discus-
sion, ni explication.
Elles sont en contradiction avec la mise en oeuvre de la loi sur
les violence conjugales votee en juillet 2010.
Association Rosannie Soleil


Recensement agricote 2010: Confirmation bu recul considerable bes

surfaces cultivees


Tous les dix ans, I'Etat, par I'intermediaire de la Direction
de I'Alimentation, de I'Agriculture et de la Foret (DAAF),
organise un recensement agricole general qui permet
d'etablir un diagnostic precis de ce secteur d'activites
dans chacune des regions. Concernant la Martinique,
celui de 2010 don't les resultats ont ete rendus publics la
semaine derniere, fait etat d'une evolution particuliere-
ment alarmante.
La premiere source d'inquietude concern I'acceleration
du processus de dilapidation des terres agricoles. En
effet, si la surface agricole utile (SAU) representait en-
core 32 000 ha en 2000, elle n'6tait plus que 25 000 ha
en 2010. Soit une diminution de 22% qui represente la
perte de 700 ha par an! Bien entendu, on connaTt les
causes de cette dramatique evolution due certes a la
croissance demographique, mais surtout A une urbani-
sation souvent anarchique stimul6e par la defiscalisa-
tion et la speculation fonciere. Les municipalities qui gerent les
plans locaux d'urbanisme (PLU) s'averent incapables de r6sis-
ter A la pression des promoters immobiliers et ont voue a la
betonisation des milliers d'hectares de terres agricoles, sans
aucun souci de preservation de ce si pr6cieux foncier indis-
pensable a I'alimentation de la population. Cette evolution s'est
aggrav6e avec la proliferation des installations photovoltafques,
plus rentables pour les speculateurs que les activities agricoles
traditionnelles.
Ce recensement fournit encore de nombreuses donnees inte-
ressantes qui illustrent I'ampleur de la crise que traverse notre
monde agricole. Ainsi, on y apprend que le nombre d'exploita-
tions a litteralement fondu en 10 ans, passant de 8 039 a 3 300,
nombre de tres petites exploitations s'averant trop exigiies pour
6tre economiquement viables. Cette reduction du nombre d'ex-
ploitations test accompagnee d'un movement de regroupe-
ment puisque la surface moyenne des exploitations a
pratiquement double,passant de 4 ha A environ 8 ha. II reste a
connaTtre la repartition de la surface agricole entire petites,
moyennes et grosses exploitations.
S'agissant de I'utilisation du foncier agricole, le recensement
confirm la predominance de la banane qui occupe 26 % de la


La Detonisation des terres agricoles est une grave menace


SAU (29 % en 2000), centre 16 % pour la canne (10 % en
2000) et 34 % pour les paturages (42 % en 2000). Si le ton-
nage de la banane se maintient aux environs de 220.000
tonnes, on note une baisse sensible du nombre d'exploitations
de la production animal et des cultures vivrieres. Alors que les
surfaces en jacheres, c'est-a-dire non cultivees, ont pratique-
ment double. Une situation paradoxale, alors que les jeunes
agriculteurs manquent de terres pour s'installer.
L'agriculture occupe 22 % du territoire martiniquais et repre-
sente 6 % des emplois salaries et 9 % des entreprises. Elle em-
Sploie 8 842 personnel, don't 4 109 salaries, soit 46 % de
I'emploi agricole. L'importance du nombre de salaries agricoles
est une caracteristique de I'agriculture martiniquaise par rap-
port A celle des autres DOM. La banane represente 57 % des
emplois agricoles.
Nous reviendrons sur les enseignements de ce recensement
2010.
A quand une politique volontariste de reliance de ce secteur
dans la perspective d'une plus grande security alimentaire ?
Pour cela il faut refondre et maTtriser localement les instruments
juridiques applicables dans ce secteur.


CWmfVS IrfrRV 'IWTST^ '


f I I






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Premieres journees ae la press regionale: pari reussi


Du 10 au 13 novembre dernier, le Club Presse
de la Martinique organisait les premieres jour-
nees de la press regionale. L'occasion a ete of-
ferte aux 26 participants venus de 9 pays de
debattre des themes auxquels les journalists
et les medias sont confronts actuellement. Par
ailleurs, le premier prix Andre Aliker a ete lance.

Le coup d'envoi de la manifestation a 6te donn6
jeudi & la residence departementale, Villa Chante-
clerc 6 Didier. Les representants des presidents des
deux collectivites, des elus et les journalists
etaient venus en masse avec, a leurs cotes les de-
legations de France, Egypte, Guyane, Guadeloupe,
Sainte-Lucie, Dominique, Cuba et Haiti. Dans leurs
interventions, les elus se sont felicites de la tenue
des JPR chez nous. Ils ont egalement insist sur la
quality des relations entire le monde politique et les
medias en general, tout en se montrant soucieux de I'indi
dance et la liberty de la press. Pour sa part, Claude
grainville, president du Club Presse de la Martinique a de
genese de la decision a I'origine de ces journees. II a cite
autres, les soulevements qui se sont products dans les
arabes et le travail des medias dans ces spaces.
Ce sont justement ces themes qui ont ete declines durant
jours a I'auditorium de la Chambre de commerce et d'ind
de Fort-de-France. Que ce soit le theme de I'information
un context d'insularite, I'exercice de la profession dans I
raTbe ou la situation du reporter sur les terrains de guerre
changes fructueux ont suivi les exposes.
Les interventions sur les nouveaux moyens de communic
la situation ou le r6le du journalist dans nos societies et le
levement en Egypte et les medias n'ont pas manque de n
en evidence le r6le preponderant du journalist. A condition


\ eres lournees S

de la PRESSEREGIONALE
,0 cl, 1 3< r I .......I------...
S, i----- eI
---- .-

.:.


Le prix Andr6 Aliker a ete lanc6
tefois de revenir sur ce qui fait I'essence meme de la profes-
sion : la verification de la source et le souci de transmettre la ve-
rite.
Ces rencontres ont ete egalement I'occasion de retrouvailles
entire les journalists de la region qui vivent dans des spaces
politiques different, avec des moyens en logistique disparates,
mais tous soucieux d'oeuvrer main dans la main pour la credi-
bilite de la profession. Par ailleurs, ces premieres journees ont
vu le lancement du Prix Andre Aliker qui sera decerne le 3 mai
prochain. A travers ce geste, le Club Presse de la Martinique
entend manifester sa reconnaissance a I'egard de quelqu'un
don't le courage et la verticality lui ont coWte la vie le 11 janvier
1934. Ce pilier de notre journal se voit honored par sa profes-
sion.


JPR 2011 : Rsolution


Reunis le 12 novembre 2011 a Fort-de-France (Martinique), les
participants aux premieres Journees de la press regionale
(JPR), organisees par le Club Presse Martinique avec la colla-
boration de I'Union des Clubs de la Presse de France et fran-
cophones ( UCP2F ) apres avoir debattu de sept thematiques
(1):

Constatent

* que I'insularite qu'elle soit geographique ou administrative
- constitute un de nos points communs mais n'entraTne pas de
fait une circulation reguliere d'informations ;

* que I'exercice du metier de journalist en milieu insulaire est
confronted & diverse contraintes. Celles-ci sont notamment
liees 6 des facteurs de proximity multiples (familiaux, sociaux,
economiques);

* que, dans ce context, la couverture de I'actualite europeenne
tend a s'aligner sur le d6sinteret de la population ;

* que de nouveaux moyens de communication existent. Ils per-
mettent de depasser les contraintes liees 6 I'eloignement et of-
frent de formidable opportunities pour la pratique de nos


metiers. Cependant, des interrogations subsistent sur la credi-
bilit6 du flot d'informations vehiculees par ces outils pour les-
quelles une verification accrue s'impose;

* que, dans cet environnement complex ol la communication
est au coeur des processus sociaux, economiques et politiques,
le journalist joue un r6le majeur afin de procurer aux citoyens
une information fiable et equilibree.

Conviennent
* de la necessity d'une cooperation relationnelle et de travail A
partir d'echanges entire les clubs et associations de journalists
et de communicants;

* de perenniser ces Journees de la Presse Regionale a l'instar
des Rencontres initiees par le Club Presse Archipel Guade-
loupe (CPAG);
Resolution adoptee a I'unanimite
le 12 novembre 2011 a Fort-de-France (Martinique).

(1) L'insularit6 rige-t-elle des contraintes I'exercice du journalism ?; Comment
traiter de I'Europe en local ? ; Etre journalist dans la Caraibe; Reporter sur les ter-
rains en crise; Nouveaux moyens de communication: quelles sources pour quel type
d'information ? ; Le joumaliste est-il un citoyen comme les autres ?
LEgypte et le soulbvement populaire: et les medias ?


11Lm* I Irsp ---AsfS


PRE






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Six plants be Martinique bientot reconnues par la pharmacop6e

franSaise


Selon un article de Louvinia Valat dans France-Antilles des 10
& 11 novembre dernier, six plants de la Martinique sont sur le
point d'etre reconnues officiellement au niveau "national'fran-
gais pour leurs vertus medicinales. II s'agit de Fleurit-Noel, Zeb
much, Herbe A lait, Zeb a fanm, Ti ponpon et Guerit-tout. Cela
se fera probablement au course du premier trimestre 2012, A
I'occasion d'une reunion de la Commission national de phar-
macopee. Ces six plants sont reputees pour leur usage anti-
inflammatoire, cicatrisant, antalgique ou antibiotique.
Emmanuel Nossin, pharmacien, pharmacologue, et coordina-
teur general du Reseau Tramil, associ6 A ce project, declare au
journal : "'ous sommes a une phase theorique. Onfait reconnaf-
tre notre pharmacopee, qui a ete meprise pendant- 300 ans. Avec
l'Odeadom, on repare cette injustice. Mais on n'en est que hi. If
faudrait trouver Cefabricant, (a personnel quifera laformulation
gaCenique. 'Pour cela, iffaudrait Ca masse critique de personnel
form pour transformer unefeuile de Feurit-NoeCen crime. Avant
d'arriver au midicament, iCy a encore des tapes afranchir". Le
temps que cela prendra demeure du domaine de I'inconnu, es-
time-t-il.
Le pharmacien pharmacologue martiniquais juge que cette pro-
chaine reconnaissance par la pharmacopee frangaise "est une
avancie pour (a Martinique, puisque notre pharmacopee a 6tipen-
dant longtemps mise de c6te. La pharmacope francaise a voCue
sans intigrer notre pharmacopee. Elle ajuste integre des plants,


comme Ca cannelle, Ce citron, P'ananas ou Ca papaye, mais comme
des felments isols : a peine une cinquante de plants sur fes 650
a 700 de notre plarmacopee. Donc, fe pro6blme restait entier.
C'itait un blocage objectif(...) Quandon compare a Cu6a, o eis-
tent querque 1500 phyto-medicaments, on comprendque lepoten-
tiefest inorme!". II en est de meme au Nicaragua, au Guatemala
et meme en HaTti qui sont plus avances que nous alors que
nous avons tendance a les prendre de haut avec condescen-
dance, observe le scientifique.
France-Antilles rapporte les propos du president du Conseil re-
gional Serge Letchimy : "Nous avonsfranchi une tape, grace au
contract de project conclu entire C'Odeadom (Office pour ~e divelop-
pement de l'conomie agricofe des departements d'outre-mer) et Ce
Parm (P6le agro-aRmentaire regional de Martinique)". II a ajout6
qu'il s'agit desormais de "crierdepetites units de production de
cesplantes, developper des activities dans PagricuCture etfa6riquer
des medicaments". En some constituer une filiere.
A roter qu'il a fallu que le PARM (cr6e par la Region sous
Marie-Jeanne) booste cette affaire pour que la pharmacopee
frangaise s'interesse aux vertus de nos plants medicinales. A
Cuba et dans la Caralbe, ils n'ont pas besoin d'etre reconnus
par la pharmacopee d'un ailleurs pour avancer scientifique-
ment. C'est cela la dependance neo-coloniale.
Antoine Gilles


Pour les cellules, vieillir n'est plus une fatality


Des chercheurs frangais sont parvenus A reprogrammer des
cellules de donneurs centenaires au stade embryonnaire. L'ob-
jectif: faire la peau aux pathologies liees A I'Age.
Le cocktail imagine par I'6quipe de chercheurs montpellieraine
de Jean-Marc Lemaitre pour regenerer les cellules de donneurs
Ages de plus de cent ans n'a rien de I'elixir de jouvence. Com-
pose de six facteurs genetiques fort sibyllins pour le commun
des mortels, il ne promet ni vie 6ternelle, ni months et merveilles.
II se content de repousser, plus modestement mais plus sO-
rement, les limits de la science. R6v6l6s le ler novembre 2011
par la publication sp6cialisee Genes & Development, les tra-
vaux de ces aventuriers de la ( g6nomique fonctionnelle ), rea-
lis6s sous la banni6re de I'lnserm, relbvent en effet de I'exploit,
demontrant le caractere reversible du processus de vieillisse-
ment cellulaire.
En reprogrammant in vitro des cellules de donneurs Ages, voire
centenaires, au stade de cellules-souches dites ( pluripotentes
), les chercheurs leur ont fait recouvrir leurjeunesse et leur ca-
pacit6 A se differencier A nouveau, comme les cellules souches
embryonnaires, en cellules de tous types: peau, foie, coeur,
neurone, sang ou pancreas. Sous I'effet d'un traitement com-
pose de six ingredients genetiques au lieu de quatre, les cher-
cheurs ont franchi le cap atteint par une 6quipe japonaise en
2007. Celle-ci avait en effet permis la reprogrammation de cel-
lules adults, mais se heurtait encore A I'obstacle de la s6nes-
cence: I'arret de la proliferation des cellules, ultime tape avant
la mort cellulaire. ( Les marqueurs de I'age des cellules ont Wet
effaces et les cellules souches pluripotentes que nous avons


obtenues peuvent produire des cellules fonctionnelles, de tous
types et avec une longevity accrue >, explique le scientifique
Jean-Marc Lemaitre, selon qui ( I'age des cellules n'est defini-
tivement pas une barribre a la reprogrammation ).
Le processus, tested avec succes sur les cellules de donneurs
Ages de soixante-quatorze ans A cent un ans, offre ainsi de
nouvelles perspectives A une medecine regenerative, visant A
corriger les pathologies liees au vieillissement. L'utilisation de
ces cellules reprogrammees pour reparer organismes et tissus
chez des patients Ages present par ailleurs deux avantages
non negligeables: eviter le recours, tres contest, A des cel-
lules souches prelev6es sur des embryons, et rayer de la carte
le risque de rejet immunitaire, faisant du donneur et du rece-
veur une seule et m6me personnel.

L'application attenira
Si les perspectives th6rapeutiques d'une regeneration cellulaire
ne manquent pas, notamment dans le cadre de maladies neu-
rodegeneratives comme Alzheimer ou Parkinson, le passage
de la theorie A la pratique n'est pas pour demain. A ce jour,
aucune cellule reprogramm6e n'a encore Wte reinjectee chez
I'Homm.e, et les chercheurs soupgonnent I'implication, dans les
cancers, de I'un des ingredients de ce nouveau cocktail de
jouvence.
Flora Beillouin (L'Humanite)


lII Atovmbre',jwiS4Sae 11


F w I






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Le 6e Congres 6u MODEMAS: Chaleureux et combatif


Samedi 5 novembre, a Sainte-Anne, une centaine de per-
sonnes (delegues et invites) ont assisted au 6e Congres du MO-
DEMAS. L'invite d'honneur 6tait notre camarade Armand
Nicolas, historien, ancien Secretaire General du PCM. Les Or-
ganisations et Partis anticolonialistes ainsi que les maires du
Diamant et des Anses d'Arlets, etaient presents.
Les travaux se sont deroules dans une ambiance chaleureuse,
dans une discipline impeccable. Des le debut, le CongrBs se
plaga sous le signe de la jeunesse. Anne-Eva Gilot, souligna
I'importance du r6le de la jeunesse au nom du Modemas et ap-
pela les jeunes a rejoindre I'organisation. Elle fut suivie par
M. Brule, Directeur National de la champagne outre-mer des
Verts Europe Ecologie, don't Mme Eva Joly est la candidate
aux Presidentielles qui doit venir aux Antilles prochainement.
Armand Nicolas remercia les congressistes de I'avoir invite et
souligna aux applaudissements de I'assemblee, que I'essentiel
aujourd'hui etait de realiser I'union de toutes les forces antico-
lonialistes pour tenir en echec le pouvoir colonial et ses allies,
pour la conquete d'un pouvoir martiniquais democratique et po-
pulaire, seul moyen de porter une solution martiniquaise aux
graves problems de notre pays. Beaucoup d'intervenants, A
commencer par les dirigeants Garcin Malsa (maire de Sainte-
Anne), Marcellin Nadeau (maire du Precheur), ainsi que les
invites insisterent sur ce point.
Brigitte Blezes fit le bilan de I'activite du Modemas qui te-
moigne du dynamisme de ce Parti.
Dans son rapport politique, Marcellin Nadeau rappela les prin-
cipes qui guident 'action du Modemas : Ecologie, Democratie,
Lutte de classes, Souverainete, Reparation. II d6clara que le


0 - -.1 .
S-.- --
. Cl'...... I, lll. ,\ .
| O.N... "II J


MODEMS
La force 6coloiiui
^ .I"-; 1-_ .. ., ".:,;-':'


A la tribune on reconnait & partir de la droite Garcin Malsa et Armand Nicolas
neo-PPM avait "renie Cesaire". Avec son tonus et son energie
habituels, Garcin Malsa insist sur ce point en declarant que le
neo-PPM etait devenu un soutien du system colonial, notam-
ment en faisant I'alliance avec des elements de la droite. Sau-
vegarder nos terres, notre culture, rassembler les veritables
anticolonialistes sur la base de I'ecologie politique, telles sont
les teaches essentielles.
Apres diverse et courts interventions, toutes appuyant cette
orientation, le congress proceda a I'election de la Commission
National, decida de soutenir I'Assaupamar dans sa petition
s'opposant A I'6pandage aerien des champs de banane par les
bekes, et vota la resolution finale. Du bon travail. Bravo aux ca-
marades du Modemas.
Justice


Conygre u Moemas du 5/11/2011: "Pour un project martiniquais partagl"


Nous publions ci-aprbs les resolutions du Congres du MODE-
MAS tenu le 5 novembre 2011 A Sainte-Anne

Resolutions
Resolution pour Le Rassemblement pour It sauvegarbe
Le MODEMAS, reuni en congress le 5 novembre 2011, affirme
I'urgence d'un rassemblement large pour la sauvegarde de
notre pays.
Celui-ci doit se faire sur les bases suivantes :
- la maitrise de nos resources, don't nos resources humaines,
avec pour objectif la reduction de notre dependance energe-
tique, technologique et culturelle
- la necessity de tendre A I'autosuffisance alimentaire, seule ga-
rante de la survive de nos pays en temps de crise
I'affirmation de notre identity Martiniquaise dans I'ensemble Ca-
raYbe-Amerique du Sud et dans le monde.
La gravity de la situation ne peut nous echapper et require
I'elaboration d'un project Martiniquais partage, permettant d'evi-
ter compromission et ambigUite et redonner espoir A notre jeu-
nesse.

Resolution pour La Valorisation oes soliarit#s
Le tourbillon du consumerisme integral, porter par le system
actuel de production- consommation- croissance, cause de
ch6mage et d'insecurite no4s a fait renier peu A peu les valeurs
qui nous ont construits.
Notre responsabilite est de transmettre, par I'education et la for-
mation, ces valeurs d'ecoute, de partage, et d'equite social


permettant de diminuer la violence et I'6reanouissement des
personnel
Le MODEMAS reuni en congress le 5 novembre 2011, rappel
I'imperative necessity, de mettre en avant les solidarites ba-
sees sur la responsabilite afin de
- recreer du lien social indispensable a une society apaisee.
- surmonter les crises presentes et futures
- atteindre la souverainete
Resolution pour une alternative A I'amenagement et au deve-
loppement fonduee sur I'ecologie politique, dans la perspective
du developpement durable et solidaire
Le MODEMAS reuni en congress le 5 novembre 2011 reaffirme
son ancrage dans le developpement durable et solidaire en tant
qu'alternative au system liberal actuel.
La crise provoque par les speculateurs internationaux et leur
relais locaux, continent A desagreger notre society.
La mutation 'travers un project de developpement global, le me-
nagement territorial et la democratic participative s'imposent
plus que jamais.
Nous appelons les martiniquais A s'impliquer dans les luttes qui
ne manqueront pas de se durcir centre toutes les profitasyons,
le genocide par substitution pour sauvegarder et valoriser la
culture et I'identite, la preservation des terres agricoles et du lit-
toral, I'emploi et I'education, I'egalite des genres et la justice so-
ciale. C'est a travers cette mobilisation que seront definis de
maniere concrete les voies et moyens du developpement du-
rable et solitaire.


rwsfeud 7Avmw27 en 6I ^ Pg 7 '4


___ 1


FIOIT






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Justice au coeur 8e La lutte contre La pensee unique et La resignation


17ino hphrinmadairp d'infnrma


Nous vivons une periode marquee par une crise 6cono-
mique sans precedent qui affected le monde entier : celle
du syst6me capitalist.
Pour maintenir sa domination, le capitalism developpe
une strat6gie de dramatisation afin d'obliger les peuples &
accepter "ds sacrifices" au pretexte que ce serait "az seuf
solution"si on veut "iviter empire" II le fait au course de ses
conferences internationales (reunions du G 20, du G 8, du
FMI, de I'UE) et en utilisant quotidiennement les moyens
de communication-radios, televisions, internet, "reseawuso-
ciau', journaux, etc-, sur lesquels il exerce un control ri-
goureux et efficace.
Qui plus est, les "marcfies"exercent une veritable dictature
sur les chefs d'Etat occidentaux, decidant que tel ou tel doit
partir, comme on vient de le constater en Grece et en Ita-
lie.
Notre journal Justice combat sans relAche cette logique de
soumission et de capitulation que veut imposer le capita-
lisme. Chaque semaine nos redacteurs donnent des cles
pour analyser et comprendre les facteurs qui conditionnent
notre present et aussi notre avenir, dans un monde ou les
requins de la finance s'engraissent & I'infini et condamnent
les peuples a la misere, A la famine et A la mendicite.


"Indinez-vous !" nous
crie Stephane HES-
SEL, rappelant les
principles qui ont guid6
le Conseil National de
la Resistance : "De ces
principles et des ces va-
peurs, nous avons au-
jourd'iui plus que
jamais besoin. Ifnous appartient de veifer tous ensemble a ce
que notre sociti reste une sociti dont nous soyonsfiers: pas
de cette socitiet ds sans-papiers, des expulions, des soupfons
d rfgarddes immigrs, pas cette socitei oi Con remet en cause
es retraites, es acquisde a Sicurit Sociae, pas cette socite
ot (es midias sont entire es mains des nantis, toutes chose que
nous aurions refuse de cautionnersi nous avions iti es virita-
6bes hitiers du ConseifNationalde (a Ristance".
Repondant a cet appel, des milliers "d'indigns"ont com-
mence A manifester leur refus du capitalism predateur en
Europe et aux Etats-Unis.
Justice, fiddle a sa tradition de lutte, est plus que jamais
resolu A combattre A la fois le capitalism et le colonia-
lisme, A continue son long et patient travail d'eveil des
consciences. Pour cela, nous faisons appel A la contribu-
tion de tous les anticolonialistes qui souhaitent apporter
leur eclairage sur les grands problems de notre society.
Nous avons egalement besoin du soutien du plus grand
nombre, a qui nous disons que le meilleur moyen d'en-
courager et d'aider Justice est de I'acheter regulierement
ou de s'y abonner en nous renvoyant la fiche ci-jointe.


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PF wjeuEi07 Alvp r wi c n'4 Pg


MMM


SE"SWAS A,






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Communique 6u Parti Communiste Martiniquais a propose bu nouveau

plan austeritye Sarkozy-FilUon

Austerit : injuste socialement et inefficace economiquement!


Le plan d'aust6rit6 annonc6 par Sarkozy et Fillon
le 7 novembre est le deuxibme plan d'austerite en Plan i
3 mois impose aux salarie-e-s et A leurs families. \ L
Le gouvernement a decide de faire payer la crise de
7%
capitalist au people. I pro
Aprbs 11 milliards d'euros ponctionn6s en ao0t, nwc
c'est une nouvelle saignee de 7 milliards supple- V
mentaires appliquee a la population, principale-
ment aux plus modestes et aux classes
moyennes. Les privilegies sont peu mis A contri-
bution ou pas du tout !
Le pouvoir veut faire croire aux travailleurs que s'il
y a crise c'est parce qu'ils vivent au-dessus de
leurs moyens et que I'Etat depenserait trop.
C'est faux !
Ce nouveau tour de vis est motive par la volonte
de Nicolas Sarkozy de se soumettre aux marches
financiers, pour conserver le AAA des agencies de
notation.
Les families sont frapp6es avec les restrictions
apport6es aux prestations sociales : Allocations
familiales, aides au logement... ne seront plus re-
valorisees en function de la hausse des prix, mais
de la croissance. Resultat, en 2012, une revalorisation de 1 %
quand la hausse des prix (officielle) approche les 2 % en
France et est souvent sup6rieure en Martinique !
La s6curit6 social est aussi mise b mal. Son budget va 6tre
amput6 de 400 millions d'euros. Cela se traduira par nouvelle
degradation de I'acc6s A la sante pour une part de plus en plus
important de la population.
Mdme si la hausse de la TVA n'est pas appliquee dans les
DOM, I'imp6t sur le revenue va augmenter du fait de la deci-
sion de geler le bareme en 2012 et 2013. C'est le pouvoir
d'achat qui va encore baisser.
Enfin, c'est le systeme des retraites qui est attaqu6e nou-
veau. L'age l6gal de depart A la retraite sera porter A 62 ans
des 2017 au lieu de 2018. Or, le desequilibre des caisses des
retraites n'est pas lie & des depenses excessive mais A une
baisse des recettes due A la hausse du ch6mage et aux exo-
nerations patronales.
Ce 6nieme plan d'austerite est socialement injuste et eco-
nomiquement inefficace car il conduit tout droit A une nou-
velle recession de I'economie en France et encore plus en
Martinique en crise depuis 2007. Le gouvernement frangais,
comme dans les autres pays europeens, s'est engage dans
une spiral infernale austerit6-r6cession..
En effet, le budget de I'Outre-mer va reculer en 2012 et subir
des measures fiscales particulibres p6nalisantes dans I'actuel
context de crise (coup de rabot de la defiscalisation porter A
15 %, suppression de I'abattement d'un tiers de I'imp6t sur les
societies, etc.).
La Martinique est d'autant plus durement frapp6e que son
economic est fragile et dependante, que le taux de ch6mage
est pres de trois fois superieur A celui de la France (six fois
plus pour les jeunes), que niveau de vie est notablement plus
faible pour de nombreux salaries, retraites et titulaires. de mi-
nima sociaux en raison de la chert6 de vie reconnue officielle-
ment (+ 17 % par rapport A la France) et que 20 % de la


de rigueur: les measures annoncees
taux de TVA rdduit Acc6l6ration de Coup de rabot sur
5,5% est relev4 6 la r6forme les niches fiscales.
sauf pour les des retraites Dispositir Scellier
duits de premiere L'age legal de supprim. fin 2012.
:essit come depart sera porter PrelIvement
imentation. a 62 ans en 2017 libratoire a 24%
Sau lieu de 2018. (au lieu de 19%).


Surtaxe d'mpOt
ear le soci6t6s
do 5% pour
les grandes
entreprises.


Assurance maladle:
progression
des daperfses
ramenee a 2,5%
a partir de 2012, au
lieu des 2,8% prdvus.


Gel du salaire
du prftldent
de la Ripublique
et oes mlnlstres
jusqu'au retour a
'Idqulllbre strict"
des finances
publlques.


S Les allocations
Sfanmlllales et les
aide au logement
n'augmenteront
plus autant que
I'lnflation :
1% seulement
I'an prochain.


Frangois Fillon veut acc6lerer la "revolution conservatrice"

population est en-dessous du seuil de pauvret6.


D'autres solutions sent possibles.
* La creation d'un p6le public bancaire pour s'affranchir de
la dictature des marches financiers.
En Martinique, la creation d'une Banque publique de d6ve-
loppement et la mobilisation de I'6pargne martiniquaise pour
d6velopper la production et I'emploi.
* Une r6forme de la fiscalit6 : suppression du bouclier fiscal,
augmentation de I'ISF, taxation des revenues financiers; la mise
en place en Martinique d'une fiscalite d6rogatoire adapt6e au
developpement.
* La revalorisation du Smic, des bas salaires et des minima
sociaux en function de la cherte du coOt de la vie, le droit a la
retraite A 60 ans A taux plein pdur lib6rer des emplois pour les
jeunes.
* Le r6tablissement plein des emplois aids pour occuper
les jeunes et la mise en place d'un plan de replacement des
departs de plus en plus nombreux A la retraite.
* Le contr6le des prix de products de large consommation po-
pulaire.

Fondamentalement, le PCM propose le rassemblement des
forces populaires et la construction d'une Alternative Marti-
niquaise de Responsabilit6 et de Progres, un Projet Marti-
niquais.
Seule la conquete d'une vraie capacity d'initiative locale au
moyen de I'Autonomie peut nous permettre de desserrer
I'dtau de la crise capitalist en reorientant notre economic ar-
tificielle et dependante et en rnobilisant les forces vives marti-
niquaises pour affronter le monde nouveau qui Amerge sur les
ruines du capitalism en putrefaction.
Fort-de-France, le 11 novembre 2011
Le Secretaire general du PCM
Georges Erichot


V IiIllSK.*'rpfj.mS 0


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Rentree politique u Parti Communiste Martiniquas (Robert le 6 novembre 2011)

La Martinique face a la cruise moniiale bu capitalisme: Intervention

au Secretaire general Georges Erichot (suite et fin)


(...) 50) Face A
une situation
aussi d6grad6e,
le PCM dolt cou-
vrer en vue de
career les condi-
tions facilitant
une Alternative
Martiniquaise de
Responsabilit6
et de Progr6s.
a) Dans le com-
bat pour la res-
ponsabilit6 et le
d6veloppement,
nous avons be-
soin du soutien
des forces de
Georges Erichot a fait des propositions progrbs qui lut-
contre la politique d'aust6rito tent en France
Nous voil; la
veille d'6ch6ances electorales capitals. En I'6tat actuel de
I'opinion, une majority de Frangais rejette les politiques d'in-
justice social et de rigueur de Nicolas Sarkozy. "Bon d~6ar-
ras", dissent de6j certain. Mais cela ne suffit pas. Le sortir ? Oui
Mais pour quelle politique et port6e par qui ? Car I'enjeu e
cette election n'est d'abord pas le choix d'un home mais un
choix de society. Trois options se pr6sentent :
Continue avec la droite soumis aux lois du lib6ralisme ? Im-
pensable !
Faire confiance 6 la social-d6mocratie qui ne propose qu'un
simple management du syst6me ? Insuffisant pour changer la
soci6te.
La seule option qui nous convienne, c'est celle qui refuse la
soumission aux marches financiers et qui propose un change-
ment radical de society.
C'est d'ailleurs le d6bat qui traverse les differences sensibilities
de la gauche frangaise et qui nous.interesse aussi, contraire-
ment n ce que pensent certain courants politiques. Car s'il est
vrai qu'il est peu probable que ce soient les electeurs martini-
quais qui d6cident du choix du president de la R6publique, nous
ne sommes pas indiff6rents 6 ce choix. D'autant que les op-
tions politiques du president Blu pbseront sur notre vie quoti-
dienne, sur les moyens mettre en oeuvre pour accompagner
la Martinique dans une reelle politique de developpement et
d'accession 6 une veritable responsabilite. Nous avons donc
besoin du soutien des forces de progres qui, en France, qui se
sont toujours engages aux c6tes des travailleurs et qui ont tou-
jours lutt6 pour I'6mancipation des peuples colonists.
C'est pourquoi nous 6tudions attentivement les propositions
pour I'Outremer formul6es par le PCF qui, comme vous le
savez, est le fer de lance du Front de gauche qui porte la can-
didature de Jean-Luc Melenchon. Mais pas dans n'importe
quelle condition. Nous lui avons adress6 la liste des revendi-
cations sur lesquelles nous I'appelons g s'engager. Les re-
ponses qu'il nous apportera conditionneront le soutien 6ventuel
de notre parti.


b) Mais, pour nous, I'essentiel du combat politique se de-
roule a la Martinique, dans un context difficile marque par
I'hegemonie du PPM qui, apres avoir abandonne le combat
pour I'autonomie s'est allied a des formations de la gauche as-
similationniste et a une parties de la droite pour faire echouer en
2010 la consultation sur I'dvolution statutaire dans le cadre de
I'article 74, laissant le pays enferme dans le cardan de I'article
73 avec la perspective de mise en place d'une collectivite
unique & I'horizon 2014. C'est cette m6me coalition indigne qui
lui a permis de reporter les elections regionales puis de s'em-
parer du Conseil general au prix de sordides manoeuvres et de
reporter les deux sieges de senateurs.
Allant plus loin dans le reniement, il ne s'est pas g6ne pour faire
elire A la presidence de I'association un homme de droite face
6 un candidate de gauche. On peut s'interroger sur ce qui, au
sein de ce parti reste de la pens6e de Cesaire don't les diri-
geants pretendent etre les fiddles h6ritiers. Quelle honte !
Mais ce faisant, ils ont endoss6 une lourde responsabilite.
Puisqu'ils avaient affirm que la mise en oeuvre d'une veritable
politique de d6veloppement 6tait parfaitement possible dans le
cadre de I'article 73, ils devraient etre en measure de concreti-
ser toutes leurs promesses electorales demagogiques et no-
tamment la creation des 5.000 emplois ou tout au moins les
4.000 pr6vus dans le plan de reliance regional.
Mais ne nous faisons guere d'illusion sur les objectifs du neo-
PPM et de ses allies.
Depuis son arrivee i la region, le nouveau president a mis en
route une politique fondue essentiellement sur la communica-
tion faisant croire qu'il a pris A bras le corps le problem du de-
veloppement du pays. Quelles que puissent 6tre ses intentions,
nous savons qu'il ne dispose pas des moyens, puisqu'en choi-
sissant de rester dans I'article 74, il s'est.prive des reels pou-
voirs sans lesquels aucune politique volontariste de
developpement n'est possible. En reality, son principal objectif
est de gagner les prochaines elections a I'assemblee unique.
Le Parti communist lance un vibrant appel en vue d'impulser
une nouvelle dynamique de rassemblement des forces au-
thentiquement de gauche pour faire 6chec & ce rassemblement
immoral constitu6 dans le seul but de s'emparer de tous les le-
viers du pays. Car il s'agit d'offrir une autre alternative aux Mar-
tiniquais chez qui on pergoit deja une certain deception.
Face a ces enjeux majeurs pour I'avenir du pays, notre Parti
doit se preparer A assumer pleinement ses responsabilites.
c) Quelles devraient 6tre nos teaches prioritaires ?
II ne s'agit pas seulement de denoncer. II s'agit d'abord de lut-
ter centre la tendance a la resignation. Comment ? En nous po-
sitionnant comme une force de proposition qui advance des
solutions credibles susceptibles de redonner espoir a nos com-
patriotes.
Notre Parti formule ici quelques propositions qui sont de nature
A faire reculer le ch6mage, a sortir notre pays de I'impasse et
le faire avancer sur la voie du developpement et de la respon-
sabilite.
* Pour I'immediat:
1 ) Nous battre contre les suppressions de postes dans la fonc-
tion publique et pour le relevement des minima sociaux.
2) Exiger de I'Etat les moyens financiers supplementaires en
faveur des collectivites.


euIl^^Wopemre2 RIte -PageD 70


ITIQ EtJ






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30) Obtenir la mise a la disposition des jeunes
agriculteurs des terres en friche et un reel
soutien aux petits producteurs.
40) Entamer des maintenant une rupture avec
le type d'agriculture impose par la colonisa-
tion et accelerer la diversification de la pro-
duction dans I'objectif d'une plus grande
security alimentaire,
5) Soutenir les activities participant au deve-
loppement durable avec notamment la crea-
tion d'un pole financier pour le financement
des PME...)
* A moyen terme, notre Parti propose des re-
formes visant A favoriser le developpement
par des measures qui stabilisent et securisent
le cadre juridique et financier des investisse-
ments. A savoir :
1) La fixation une fois pour toutes des rb-
gles de la defiscalisation pour donner plus de
lisibilit6 aux investisseurs.
2) La creation d'une banque publique de developpement
avec la participation des collectivites et faisant appel a I'6pargne
locale (6 milliards d'euros),
3") L'elaboration d'un nouveau project de d6veloppement,
4*) Une loi-programme contractualisee avec I'Etat pour une
duree minimum de 15 ans
* Agir par I'engagement militant
Nous devons imperativement reinvestir le terrain par I'action
militant. La necessity d'expliquer A nos compatriotes les te-
nants et les aboutissements de la crise actuelle qui nous four-
nit un excellent sujet pour reprendre le contact avec la
population, par des distributions de tracts, des prises de parole,
ou par des reunions ans les quarters. Pas de doute. Face a la
tournure que prennent les 6v6nements, la population inquiete
a besoin d'explications. D'autant qu'il apparaTt de plus en plus
evident que seuls les communists, a travers le monde offrent
une reelle alternative a la crise capitalist.
Mais cela doit 6tre aussi l'occasion pour nous de recueillir ses
avis et de preparer les chances 6lectorales dans la pers-
pective de presenter notre propre liste
* Dans la perspective des prochaines 6ch6ances locales
1") Poursuivre le combat pour une veritable autonomie
dans le cadre de I'Article 74 ou de la constitution que certaines
forces de progres appellent de leurs vceux.
2) CEuvrer au rassemblement de toutes les forces de pro-
grbs dans I'objectif des prochaines elections a la collectivit6
unique en 2014,
3) Preparer notre part a y participer A cette 6cheance sous
sa propre banniere.
4) Enfin et pas des moindres, notre Parti doit se donner
les moyens les moyens de ses ambitions qui passe impe-
rativement par le enforcement du nombre de ses militants. II
s'agit pour nous de retrouver nos anciens camarades qui se
sont eloignes du Parti, mais aussi de recruter de nouveaux.
C'est pourquoi nous langons un appel A tous ceux qui, tout en
se reclamant de la gauche authentiquement autonomiste ont
6t6 de6us par la derive A droite du parti auquel ils ont appar-
tenu. Nous langons ce meme appel A ceux qui ne se sont pas
encore decides A franchir le pas de I'engagement militant et
nous savons qu'ils sont nombreux. Nous lancons un appel aux
travailleurs et aux jeunes pour lesquels le PCM s'est tant battu
et continue a le Faire.
Ce n'est pas un hasard si, aujourd'hui, certaines formations de
gauche reconnaissent que c'est notre parti qui a e6te la pointe
des luttes ouvrieres, qui a lanq le combat pour I'autonomie que


Une volont6 de comprendre la crise capitalist


certain des hommages publics soient rendus aux plus vaillants
de nos camarades.
Voila donc, chers camarades et amis, le message que j'ai ete
charge de vous transmettre au nom de notre Parti communist.
Je pense que vous n'y etes pas rests insensibles, d'autant que
.la gravity de la situation appelle a la mobilisation de tous pour
sortir notre pays de I'impasse et offrir A tous ceux pour qui I'ave-
nir paraTt bouch6 ou incertain de reels motifs d'espoir.
Nous devons preparer notre parti a prendre toute sa place
dans le combat centre la pwofitasion capitalist, pour le d6ve-
loppement de notre pays, pour le rassemblement des forces de
progr6s en vue de I'accession de notre people A une veritable
responsabilite.
VoilA notre feuille de route.
Mettons-nous au travail pout le enforcement de notre Parti et
pour sauver notre pays.
Vive la Martinique Vive le rassemblement des forces de
gauche I Vive le Parti Communiste Martiniquais !


IFHiSMI R~iI i KS


$~ outineoque 'IfePCM 44-
France-Antilles soul!nequeie PCM '64
crypte la dse"

France-Antilles, sous la plume de Cecile Everard, rend
compete honnetement de la rentree du PCM sur le theme :
"La artiniqueface a la cruise II est note que "fe,,PC't de-
crypte la cruise" et "Iance un appelau rassem6bement des forces
anticolonialistes' et ainsi que des 'travaifCeurs'-et des jeunes
pour tesquels fe PCm9 s'est tant battu et continue d t faire.
L'article indique aussi les propositions formulees par
Georges Erichot au nom du PCM, notamment la creation
d'un p61e financier pour le developpement des PME. II re-
leve qu'A propos des elections presidentielles.Ie Parti Com-
muniste Martiniquaid "est actuerTfement en train -de ntgocier
ai)ec le parti communists francais.. Ce dernier a rejoint re front
de gauche pour soutenir re candidat jean-Luc 9fifancio, ". II
est mentionn6 que Georges Erichot, Eernand Papaya et Mi-
chel Branchi ont et 'pedagogues a props d~fia cnsemon-

Deux photos illustrent le papier.- '
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Colloque "Pouvoir et bemocratie" bu cercle Kol Tet Ko6l Zpol: Un

aebat stimulant


Michel Branchi et Robert SaB & la tribune du colloque
Le vendredi 11 novembre dans la matinee, le cercle Kole tet
Kole zepol, preside par Robert SaC, a organism, a la Mutualite,
un colloque sur le theme "Pouvoiret dimocratie". II s'agit, on le
congoit aisement d'un theme passionnant et surtout d'actualite,
en ces temps de crise du system capitalist oO les "marches"
dictent leur loi aux chefs d'Etat et les oblige A pressure leurs
peuples par des plans de rigueur ou d'austerite.
C'est a Robert Sa6 qu'a echu I'honneur d'ouvrir les travaux, ce
qu'il a fait en recourant d'abord au creole, puis en passant au
frangais, afin, a t-il explique, de ne pas "ecorcher" notre langue
vernaculaire. Aprbs avoir excuse I'absence de trois des inter-
venants pressentis, don't notre camarade Armand Nicolas, il a
presented la philosophies du cercle Kole tet Kole zepol ainsi que
le theme du colloque.
La parole a ete donnee ensuite a un premiere serie de trois in-
tervenants disposant chacun de 15 minutes: Sylvana Rangoly,
du jeune Centre Caribeen de Developpement Durable et Soli-
daire, proche de Garcin Malsa, Alain Limery, et Marcelin Na-
deau, maire du Precheur, membre du Modemas.
Puis on a entendu tour a tour: Mathurin Alexandre-Alexis, elu
des Trois-Ilets; Jean-Pierre Ega, enseignant & I'UAG, membre
du conseil municipal de Sainte-Anne et militant tries connu du
movement ecologiste; Gabriel Luce, du Gros-Morne, militant
de la cause ind6pendantiste et defenseur de la langue creole;
Philippe Pierre-Charles, tries connu pour ses responsabilites
syndicales et comme membre du GRS ; Nestor Azerot, maire
de Sainte-Marie ; le professeur Jean Bernabe, qui a offert une
brillante dissertation sur certaines significations trompeuses du
mot "dimocratie" (cf sa contribution ci-contre).
Chacun de ces orateurs ont eu droit A cinq minutes.


Apres la pause de rigueur en pareille circonstance, les travaux
ont repris sur le m6me mode, a savoir une s6rie d'interventions
de 15 minutes suivie d'une autre serie de 5 minutes, avec des
militants tels Thierry Joseph- AngBlique, Jean Abaul, Leon Se-
veur.
La sociologue Juliette Smeralda, la premiere personnel 6 s'ex-
primer apres la pause, a commence par faire savoir qu'apres
avoir entendu les premiers intervenants elle avait decide de
changer de theme. C'est donc a une improvisation assez
confuse sur le concept de society qu'elle s'est livree. Selon elle,
la society martiniquaise est bic6phale, ce qui veut dire qu'elle
a deux tetes. Bien qu'elle n'ait pas cru opportun de preciser la
signification du terme "bicpfiaCe", on devine qu'elle a voulu dire
par 1a que I'une des tetes de notre society est blanche (euro-
peenne) et I'autre noire (africaine). Elle a certes d6nonce avec
just raison I'alienation d'une certain classes politique martini-
quaise de la fin du XIXeme siecle et du debut du XX6 siecle,
mais dans son discours on a nettement percu qu'elle entendait
accorder la primaute a la "race"dans I'analyse des societies an-
tillaises. Sa posture nous a paru retrograde, anti-marxiste et
porteuse de danger.
II convient de signaler I'intervention tres applaudie d'une etu-
diante en agroalimentaire qui s'est exprimee au nom de la jeu-
nesse martiniquaise, pour la defendre et faire valoir qu'elle
aspire a travailler, 6 s'epanouir, 6 contribuer a I'avenement d'un
monde meilleur, en d6pit des cas de delinquance et des meur-
tres qui font malheureusement I'actualite.
Une autre voix feminine entendue est celle de Madame Dou-
tone, militant de "~6ertJutrement", qui s'en est prise a la
conception que les gens de I'UMP ont de la d6mocratie, faisant
reference notamment & I'insulte proferee par le ministry Baroin
a I'encontre des socialists qui seraient arrives au pouvoir "par
effraction "
En resume, chaque intervenant s'est exprime en function de
ses idees, experiences, responsabilites professionnelles et so-
ciales.
Le vendredi 11 novembre etait, faut-il le rappeler, jour ferie, peu
propice done A ce genre de reunion. Malgre cela, le public reuni
a la Mutualite etait assez nombreux, ce qui est un signe en-
courageant pour I'avenir. La presence du Parti Communiste, re-
presente par Georges Erichot, Andre Constant, Emile Capgras
et Maurice Belrose, n'est pas passee inapercue. Notre cama-
rade Michel Branchi a assure le r6le de moderateur de la
deuxieme parties du colloque.
M.Cazeaux


Colloque Kotl Tet Kotl Zep6t: Intervention be presentation (extraits)


RobertSae
"(...) Aujourd'hui, il s'agit pour nous, de r6fltchir ensemble sur
le theme "Pouvoir et democratic". Nous sommes convaincus
que nombreux sont nos compatriotes qui, au-dela des posi-
tionnements divergents, voire antagoniques, se posent les
memes questions:
Comment agir plus efficacement sur I'6conomie et, plus globa-
lement, sur la society ? Pouvons-nous acceder aux leviers du
Pouvoir veritable ? Le people, a travers ses elus, exerce-t-il
reellement sa souverainete ? Comment faire en sorte que I'in-


terdt du plus grand nombre, et .particulierement celui des
couches populaires, soient reellement d6fendus ? Autant de
questions don't chacun admettra volontiers le caractere essen-
tiel. Les reponses les plus efficientes n'y seront portees qu'au
prix d'une dynamique de r6flexion collective(...)".

Temoignage 'unejeune(Extraits)
Maimouna Yokessa (Etubiante en Agroaimentaire)
"(...)Nous sommes en majority fiers, determines A rester de-
bout, A travailler et a nous battre pour assurer un avenir meil-


^ RIFI c I* sI 'II'


[ COItvlOQ






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leur notre
S_,. pays. Naan-
moins, au-
jourd'hui plus
que jamais,
nous jeunes
martiniquais,
avons besoin
du soutien de


dent qu'il ne
peut y avoir
d'avenir pros-
pbre sans une
unite profonde
de notre peu-
pie. En r6alite,
c'est i chacun
de nous en
tant que marti-
MaTmouna Yokessa, Etudiante en Agroalimentaire niquais res-
ponsable de
nous organiser pour fire avancer notre pays. Nous, jeunes res-
ponsables, avons le devoir de nous organiser, de preparer,
d'assumer et de prendre en main notre future, celui de notre pays
et 6 travers ce dernier, celui de I'humanite. En outre, pour
mener A bien notre mission, nous devons utre prets a fire les
sacrifices qui s'imposent, e I'instar de ceux qui ont et fait du-
rant la gr6ve de f6vrier-mars 2009. A l'avenir, nous ne devrons
pas baisser les bras quelle que soit la difficultL du combat. Car
ce sont dans ces moments-li que ressurgissent I'unite et la so-
lidarite d'un people. II s'agit Il de luttes et'de sacrifices
constructifs. Enfin, nous I'aurons bien compris, la jeunesse re-
presente un enjeu considerable pour notre emancipation col-
lective, pour la transmission de nos valeurs, I'affirmation et le
rayonnement de notre identity et pour le d6veloppement de
notre pays. Cependant, ne voyez absolument pas dans mon
discours une apologize de la jeunesse. Non, nous avons 6vi-
demment le devoir de d6noncer toutes attitudes ou toutes ac-
tions nefastes commises par des jeunes. Que soient bannies
les fausses solidarites I Mais tout en condamnant les faux-pas,
nous devons nous inscrire dans une demarche d'accompa-
gnement, de respect et de profonde consideration envers cette
tranche important de notre people, quest la jeunesse.
MERCI !"


Synthese es travaux (Etraits) par Robert Sae
"...) La premiere c'est qu'il y a urgence a porter des solu-
tions pour 6viter une debacle g6neralisee de notre pays.
- Faut-il rappeler que les deg&ts, causes par la crise 6cono-
mique et financiere frappant actuellement le monde, n'en sont
qu'a leur debut et que les amenagements institutionnels pre-
vus ne nous donneront absolument pas les moyens suffisants
pour affronter I'impact qu'auront les politiques d'austerites sur
les collectivite locales et les services publics ?
- Qui peut encore se croire & I'abri des consequences du dere-
glement social et du mal-6tre generalise qui frappent notre peu-
ple( ...)
- Cela fait tendance, aujourd'hui, de parler des consequences
du changement climatique et des risques majeurs inherents a
notre pays. Notre engagement pour prevenir ceux-ci est-il a la
hauteur des exigences ?
- Avons-nous tous integre la donne de la forte probability de
conflict majeur que font peser sur notre pays, comme sur I'en-
semble de la planete, le regain des guerres coloniales et des
tensions internationales ?(...)

Justement, la deuxibme id6e forte qui s'est exprimee dans
les differentes interventions, c'est I'exigence de I'effort col-
lectif qui, seul, pourra inverser les tendances nefastes.
D'accord C'est connu Tout le monde appelle A I'unite et au
rassemblement et puis dans la reality, on assisted au triste et
quotidien spectacle des affrontements, des dechirements, des
discrimination et de I'exclusion Les aprioris, les suspicions
nous aveuglent. Terrible syndrome de lynch Tragique culture
de I'autodenigrement Comme ils doivent se rejouir tous ceux
qui veulent nous diviser pour mieux regner.
Et puis, c'est vrai que s6vissent, chez nous comme partout ail-
leurs, des individus obnubiles par leurs interets egoTstes ou leur
plan de carriere, tous ceux IA qui se laissent engloutir, en meme
temps que leur ethique et leur humanity, par un ego demesure.
Mais tout ceci, c'est I'ecume qui pollue la surface; car, quant au
fond, les souches de la solidarity sont profondement ancrees
dans notre pays(...)
(...)Decidement, il nous faut apprendre a nous regarder tels
que nous sommes vraiment et briser les barrieres factices !
Nous pouvons et nous devons travailler ensembles pour notre
pays et cela, meme quand nos propositions sont ou paraissent
antagoniques. C'est, d'ailleurs, seulement ainsi que les gens
consciemment pervers seront isol6s et que le bon grain sera
spare de I'ivraie (...).


Intervention e jean Sernabe (Colloque Kole Tet Kole Z1fol) : Demo-

cratie et pouvoir


Les mots grec "aemocratia": le "pouvoir dupeupCe"et latin "res
pubi~ca": la "chose dupeuple"ont en gros le meme sens, au de-
part. Mais I'histoire a fait 6voluer leur sens. Ces terms s'ins-
crivent dans un jeu d'oppositions qui oppose la repubtique a la
monarchie d'une part, et la democratic la dictature, d'autre
part. L'opposition republique/monarchie definit des regimes
(c'est-a-dire un rapport symbolique au pouvoir : etre sujet du
Royaume de Grande-Bretagne ou citoyen de la Republique
Frangaise ne revient pas au meme du point de vue symbo-
lique). Par centre, I'opposition democratie/dictature renvoie non
pas a des regimes, mais A des modalites de regime (c'est-a-
dire A un rapport reel, et non plus symbolique, au pouvoir).


Un regime peut 6tre plus ou moins democratique et le degree
zero de la democratic, c'est la dictature Premiere conclusion
: un pays occidental qui se dit etre une democratic, n'est pas en
soi une democratic mais jl comporte de la democratic et cela,
& un taux plus ou moins lieve. La democratic est done non pas
une r6alite absolute, mais une reality relative. En faisant un
usage absolu de ce terme, les Occidentaux ont beau jeu d'op-
poser les democraties (les leurs, bien sOr !) aux dictatures
arabes, par example. C'est ainsi que pour eux, le sous-conti-
nent indien, qui suit leur module politique, est repute etre une
grande democratic C'est IA une pure aberration : ce n'est pas'
I'immensite de la surface geographique d'un pays qui en fait


r^ eu 17S 0^in 6-Pg1


COIOU ]#


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une d6mocratie ou, plut6t, selon mon analyse, qui en definit de
degree de democratic Cela dit, de toute evidence, le niveau de
d6mocratie est bien plus elev6 en Inde qu'en Chine !
De m6me, I'affirmation courante selon laquelle la Grece a in-
vent6 la democratic, relieve d'une manipulation ideologique :
Athenes a invented non pas la democratic, mais le concept de
democratic, ce qui est, nul ne le contest, a son honneur et a
celle de I'Europe. En effet, comment un Etat qui avait des es-
claves et ou les femmes et les meteques ne votaient pas peut-
il etre appele une democratic ? Cela dit, Athenes avait un taux
de democratic beaucoup plus eleven que sa rivale, Sparte.
Dans leur logique imperialiste, les pays occidentaux s'arrogent
odieusement le droit d'exporter par les armes la democratic,
mais c'est en reality une cynique imposture. Pourquoi ? Parce
qu'ils sont non pas des d6mocraties, mais des Etats qui ont de
la democratic a un taux variable. Comment, en effet, peut-on se
dire une d6mocratie, quand on subit de nombreuses dictatures
: celle des marches financiers ainsi que de la bourse et de leur
correlat natural, A savoir les agencies de notation, des medias
affects par la collusion de I'argent et de la politique, des son-
dages et de leurs manipulations, des lobbies de toute sorte, des
miles sur les femmes, des seniors sur les jeunes, des oligar-
chies et de leur correlat oblige, a savoir les conflicts d'int6ert et
la corruption, des elus qui ne representent pas toujours les in-
terets du people, ce qui accredite le slogan "lectionspiqge &
con", des majorities parlementaires xenophobes qui s'opposent
au vote des strangers, considers comme de vulgaires me-
teques, malgre a leur participation & la vie economique du
pays ? Comment peut-on se dire une democratic quand on est
incapable de concretiser la pretendue devise de la r6publique:


liberty, egalite, w ..-.
fraternity ?-
Vous I'aurez
comprise, il est
question pour
nous, non pas
de perdre de vue
I'ideal d6mocra-
tique, mais de ne
pas nous laisser
abuser par
I'usage pervers
que I'Occident
fait du mot "dd-
mocratie". Le
progrbs veritable
des peuples est
dans la conver-
gence de la re-
publique et de la
d6mocratie. Dbs Jean Bernab6 au course de son intervention
lors, deux ques-
tions se posent N nous : les Martiniquais ont-ils la mattrise des
outils de cette indispensable convergence ? Et puisque ce n'est
pas le cas, comment peuvent-ils se doter de ces instruments ?
Pareille interrogation nous ouvre aux t&ches qui s'imposent 6
nous tous, enfants de ce pays, pour en r6ussir le sauvetage,
ce dernier mot etant plus lafque et concrete que celui, plut~t abs-
trait et religieux, de salut.


Trouvaille bu "Projresi&te": Les 2 006 emplois "I6nrMs" sont tes em-

plois qui auraient bisparu sans te plan regional


Decid6ment, I'af-
SL. t O faire des 2006 em-
W0 plois pr6tendument
Sgeners" a du mal
A passer. Face aux
critiques de tous
bords, notre
confrere Le Pro-
IIATK5[ gressiste du 2 no-
vembre revient sur
le metier. La R6-
daction 6crit sous
.- le titre "QuerelTe sj-
nmantique entire 'g-
nirer' et 'crier'" et
PORI explique que '"76n-
rer des emplois",
c'est "des emplois
qui dicoul nt des ef-
fets indirects de la
reprise dactivit6 : sans plan de reliance, ifs auraient disparu ". Et
comment on measure ces emplois indirects qui sans plan de re-
lance auraient disparu ? Le Progressiste r6pond : "Ce chiffre


de 2006provient desfiches-retour et d'ivaluation deposies par fes
chefs dentreprises ewc-mbmes". Donc ii s'agit d'une "evaluation"
purement declarative de chefs d'entreprises ayant obtenu des
marches dans le cadre du plan de reliance. II est connu qu'on
ne mord pas la main qui vous donne A manger. II n'y a pas eu
le moindre commencement de debut de contr8le de ces decla-
rations si on se fie 6 cette explication..
Dans un article connexe affirmant que "feplan de reliance est un
sujet central' signed de Daniel Compere, il est indique que le
plan a produit "358 emplis cris net". Information absente de la
note adressee A la press par Jean-Frangois Lafontaine le
25/10/2011 Autrement dit, un emploi cree aurait induit 5,6 em-
plois indirects. C'est la multiplication des pains par J6sus-
Christ. Rappelons que Serge Letchimy dans sa champagne des
regionales en 2010 avait promise de "retrouver", c'est-A-dire de
creer 5 000 A 7 000 emplois.
Desormais nous voilA prevenus : les emplois "gineres"sont les
emplois qui auraient disparu sans plan de reliance. Et pourquoi
pas ceux qui auraient disparu sans les autres actions de I'Etat,
les fonds europeens, du Conseil general, des credits bancaires,
des exonerations de charges, etc. C'est sans limits.


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Intervention ou dpute Alfreo Marie Jeanne (Extraits)

"On nous remet tes d6s be notre biveloppement au moment ou L'exo-

gene a beja mis KO Len6ogene !"


M. Alfred Marie-Jeanne.
Monsieur le president, madame la ministry, collogues de I'As-
semblee, quelles que soient nos convictions politiques respec-
tives, on ne peut nier que ce sont les marches financiers et les
agencies de notation, qui, de concert, tiennent en haleine les
politiques et ligotent les Itats pourtant depositaires et gardens
de la souverainet6 de leur peuple(...).
(...) Solidarit6 oblige, nous dit-on. Mais solidarity avec qui
lorsque I'on constate que la charge de I'effort est tres inegale-
ment repartie ? Elle bossue injustement les plus humbles,
exempte impunement les responsables du desastre et menage
les plus nantis. Comme le disait de fagon provocatrice Bertolt
Brecht : "Le people a [...] perdu la confiance du gouverement.
[.,.] Iffaut dissoudre e peuple"(...)
(...) Solidarit6 oblige, nous dit-on ? A ce qu'il paraTt, citer des
chiffres horripile, agace et indispose. Entendons-nous bien : les
chiffres que j'avancerai ne sont pas traficotes ; ils peuvent of-
fusquer, mais ne cherchent nullement a offense. Ils sont tires
d'institutions
officielles IEDOM, INSEE, rapports des inspections gene-
rales, revues specialisees don't c'est le metier. Ces diff6rentes
instances d'information sont reputees independantes, neutres
et objectives.
Voici done quelques donnees chiffrees.
La France compete au bas mot entire 8 et 9 millions de per-
sonnes vivant en dessous du seuil de pauvrete, seuil fixed a 954
euros par mois. La moitie d'entre elles n'atteint meme pas ce
seuil minimum de reference. En Martinique, ce seuil est de 616
euros par mois, avec, en sus, un co0t de la vie bien plus cher.
Le taux de ch6mage ne cesse d'augmenter. II est actuellement
de 25,4 %. Celui des jeunes de 18 A 25 ans culmine au pic de
62 %. Les offres d'emplois durables je ne parole pas de jobs
occasionnels ont chute ecoutez bien de 33 % en un an.
Le nombre de dossiers de surendettement a grimpe de 32 % en
un an.
La meteo du climate des affaires, qui prend le pouls des chefs
d'entreprise, indique un degree de pessimisme et de deception
en hausse de 2,5 % sur le dernier trimestre etudie. Dans ces
conditions, faire encore des ponctions sur la Martinique ne peut
qu'amplifier les deconvenues et les alas.
Dans ce context, le budget 2012 de la mission "Outre-mer"ne
peut faire de miracle. C'est le contraire qui se produira avec un
ralentissement previsible accru de I'activite.
Malgre tout, on aurait tout de meme pu mieux faire en regardant
au plus pres les measures d'austerite qui ont ete revenues pour
reduire le fardeau de la dette de la France, qui s'6elve A envi-
ron 1 700 milliards d'euros, soit plus de 86 % de sa richesse.
Dans ce montant figurent les dettes des regions, des departe-
ments et des communes pour environ 170 milliards d'euros. II
existe une exception, c'est celle de la region Martinique que j'ai
eu I'honneur de presider, et don't la gestion a supprime I'endet-
tement enorme qui I'accablait. Si vous perdez le triple A, ce ne
sera pas a cause de I'ancienne region !
En 2012, le premier poste budgetaire de I'Etat est le rembour-
sement d'une parties des interets de cette dette anesthesiante,
pour un montant de 50 milliards d'euros.
Solidarity oblige, nous dit-on. Taxer inopportunement les com-
plementaires sante constitue-t-il, pour la Martinique, une me-


sure de justice social reparatrice et solidaire ? Est-ce que trop
de taxes disseminees ici et 16 n'engendre pas de cases sup-
plementaires ? La question est posee. L'an dernier, la Marti-
nique a contribute au redressement dans des proportions non
negligeables, me semble-t-il. L'effort par habitant y serait rela-
tivement plus significatif qu'en
France. S'il en etait ainsi, il n'y aurait ni egalite ni encore
moins quite.
Solidarity oblige, nous dit-on I Le dispositif d'abattement d'un
tiers sur le resultat des exploitations situees dans les DOM est-
il bien cible ? J'en doute un peu, car un rapport recent de I'lns-
pection general des finances affirme que 46 % du co0t de
cette measure beneficiait A des entreprises de moins de neuf sa-
laries. N'y a-t-il pas 16 un vrai hic qui merite un peu plus d'eclair-
cissements ?
Solidarity oblige, nous dit-on ? Comme par enchantement, le
Gouvernement nous exhorte fortement A nous ancrer de plus
en plus dans notre sphere naturelle, le continent Caralbe.
Enfin Mais qui nous I'avait interdit jusqu'A ce jour ? Pas celui
qui vous parle, en tout cas. II I'a toujours revendique, car c'etait
un non-sens de ne pas y etre integre.
A cet regard, vous avez declare, madame la ministry, le 26 oc-
tobre dernier, devant la commission des affaires economiques,
que votre budget n'a qu'un but, et je vous cite : "ICs'agit de re-
donner au. utramarins les cfis de Ceur diveloppement et de fes ac-
compagner dans lesprojets quisont les eurs". On nous remet les
clds de notre developpement au moment ou I'exogene a dejA
mis KO I'endogene C'est la preuve qu'a posteriori, notre de-
veloppement ne nous a jamais reellement appartenu et qu'il a
toujours ete oriented, et reoriente selon les choix decides par
Paris et de Paris.
J'espbre qu'il n'en sera pas encore ainsi et que la Martinique y
trouvera son compete. Car il n'est jamais trop tard pour mieux
assumer, a condition de mettre A bas les tres nombreux car-
cans existants. Parmi eux, citons pele-mele le problem des
visas, I'insertion A part entire dans des organismes regionaux
et internationaux, I'aide au fret ou I'aide & I'export, les zones de
peche, etc.
Sachez, par example, que I'aide au fret ne peut etre attribuee
que sur des trajets entire I'Union europeenne et les DOM, ce
qui est restrictif et dommageable A souhait iA I'poque, j'avais
demanded la possibility de I'extension de cette measure aux frets
regionaux ce qui fut refuse.
Si les choses restaient en I'etat, developpement endog6ne et
ancrage dans la CaraTbe resteraient un leurre supplementaire.
II faut liberer totalement la cooperation de toute entrave pr6ju-
diciable A sa realisation.
En conclusion; un nouveau monde est en train d'emerger. Dans
la CaraTbe, notre berceau geographique, cette emergence ne
peut se concevoir sans nous ni centre nous, comme ce fut le
cas dans le passe. Nous ne pouvons plus nous satisfaire du
role mineur de paravent et de pare-chocs. Nous devons etre
acteurs et non observateurs, nous devons etre partenaires. II y
va de I'interet reciproque bien compris de chacun et de tous.
(Applaudissements sur les bancs des groups SRC et GDR.)


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Crise ae la bette : La France sous la menace birecte bes marches fi-

nanciers


Apres s'etre acharnes sur la Grece et I'ltalie, voilA que les spe-
culateurs ont retourne leurs armes contre la France don't la
dette s'est considerablement alourdie de plus de 500 milliards
d'euros depuis I'arrivee de Nicolas Sarkozy, a cause des ca-
deaux fiscaux aux grosses fortunes et des allegements de
charges accords aux entreprises.
Aujourd'hui, alors que la situation economique du pays subit de
plein fouet les ravages de la crise capitalist et a I'approche
d'echeances electorales difficiles, le gouvernement frangais se
retrouve le dos au mur.
Voila le president qui n'avait "pas e6t efu pour augmenter res im-
pots", contraint, sous la pression des marches de multiplier les
plans de rigueur qui frappent surtout les salaries et leurs fa-
milies. Des sacrifices juges insuffisants par les instances euro-
peennes et par les marches financiers pour eviter une
degradation de la note triple A de la dette frangaise.

Trois plans d'austerite en deux ans I
C'est done pour tenter de parer A la menace d'un dechaine-
ment de la speculation et ramener sa dette et son deficit dans
les criteres imposes par I'Europe que le gouvernement frangais
les plans d'austerite se succedent.
Le premier train de measures date de mai 2010. A I'epoque,
le premier ministry avait rejete le terme de "rigueur", arguant
qu'il s'agissait de simples measures de retour A I'equilibre des fi-
nances publiques Ce plan prevoyait dejA, A travers la Revision
general des politiques publiques (RGPP), la poursuite du non
replacement d'un depart A la retraite sur deux dans la function
publique, la diminution de 10% sur trois ans des depenses de
fonctionnement de I'Etat, don't 5% des 2011. Un premier coup
de rabot etait donned aux niches fiscales et aux depenses d'in-
tervention dans les domaines 6conomiques et des aides so-
ciales et A I'emploi pour 5 milliards d'economies en deux ans.
Des measures qui n'ont pas empbch6 le creusement du deficit,
d'autant que dans le meme temps les cadeaux fiscaux privaient
le budget de I'Etat de plusieurs dizaines de milliards de re-
cettes.
Le 28 aoOt 2011, le gouvernement annoncait un second
plan d'economies de 12 milliards sur 2011 et 2012, pour com-
penser les consequences de la revision A la baisse de la crois-
sance initialement fixee A 1,75%. II instituait une taxes
temporaire de 5% sur les revenues du travail et du capital des
manages superieurs A 250.000 euros, la reduction de quelques
niches fiscales concernant les plus-values immobilieres, la
hausse des prelevements sociaux don't la CSG, ainsi que I'in-
tegration des heures supplementaires dans le calcul des alle-
gements de charges au profit des entreprises avec maintien
des abattements pour les salaries. D'autres recettes devraient
provenir de I'augmentation de la fiscalite sur les alcools, le
tabac et les sodas. Des measures perques comme largement in-
suffisantes pour endiguer le deficit. D'autant que, fiddle au
dogme liberal, le gouvernement s'obstinait A ne pas s'attaquer
a la question fondamentale de la reforme fiscal pour faire par-
ticiper A due proportion de leurs moyens les d6tenteurs de
hauts revenues et de grosses fortunes.
Trois mois plus tard, le 7 novembre, un troisibme train de
measures encore plus severes 6tait annonce. Le gouvernement
reconnaissait qu'il ne pouvait tabler que sur une croissance de
seulement 1%, chiffre jug6 encore trop optimiste par tous les
economistes. Frangois Fillon finissait par assumer le terme de


rigueur". Une rigueur qui, selon lui, s'impose pour "sauvegarder
le modele socialfranfais"que son gouvernement s'est applique
A detricoter avec une serie de measures antisociales.
Une rigueur justifiee, toujours selon I'Executif par la necessity
pour la France de garder son triple A alors qu'elle est sous la
menace de degradation de sa note et du dechainement de la
speculation centre sa dette.
D'ou un nouveau plan d'austerite de 100 milliards d'Bconomies
jusqu'en 2016 don't 18,5 milliards sur 2012 et 2013. Rien qu'en
2012, ce sont 7 milliards d'euros qui seront directement prele-
ves sur les salaries, les families les plus modestes et les classes
moyennes, alors que les privilegies sont relativement epargnes.
Des economies realisees notamment par des economies sur le
budget de I'Outremer etc (cf Justice n 45 du 10/11/2011) de la
semaine derniere). C'est de toute evidence I'aveu de I'6chec
de sa politique ultraliberale qui n'a profit qu'aux classes aisees
et aux grandes fortunes.

Vers de nouvelles measures d'austerite ?
Cela paraTt inevitable. D'abord parce qu'en adherant au "Pacte
Euro plus", la France s'est mise dans I'obligation de se sou-
mettre aux recommendations de la Commission europeenne
en matiere financiere et social, pacte qui donne la priority a la
rigueur budgetaire sur la reliance 6conomique. La preuve, c'est
qu'aujourd'hui, alors que la France, s'enfonce dans la r6ces-
sion, Bruxelles qui se dit pourtant pessimiste pour la crois-
sance, exige du gouvernement frangais plus de rigueur. Des le
lendemain de I'annonce du dernier plan frangais du 7 novem-
bre, le commissaire europeen aux affaires economiques an-
nongait, s'agissant de la France que "pour ce qui concern 2013,
des measures supplementaires sont nicessaires pour corriger le defi-
cit public excessif.
Ce nouveau plan est d'autant plus inevitable que les provisions
les plus optimistes ne prevoient qu'une croissance de 0,6%,
certaines tablant meme sur un taux nul.
D'oO I'injonction A Nicolas Sarkozy et & Frangois Fillon a "vite
annoncerleplus t6tpossible"la mise en oeuvre de measures com-
pl6mentaires. Le ministry des finances Frangois Baroin n'a pu
que promettre de s'y atteler.
D'autant que depuis quelque temps, la France vit sous la pres-
sion des marches financiers. Lesquels tirent argument non pas
de I'incapacite de la France A honorer ses chances mais de
la difference (le "spread) entire les taux d'interet qui lui sont
consentis (3,4%) et ceux de l'Allemagne (1,84%). La mise sous
surveillance de la France par les agencies de notation et la dif-
fusion "par erreur", nous dit-on, d'une note de Standard and
Poor's sur un prochain abaissement de sa note illustrent la vo-
lonte des speculateurs de saigner A blanc les economies des
pays don't elles ont pris le controle. Une speculation don't N.
Sarkozy tire argument pour se presenter comme 6tant le seul
capable d'affronter la crise.
II est grand temps que les peuples se mobilisent pour faire
echec A cette revolutionn conservatrice"qui d6ferle sur I'Europe
et conduite en France par Nicolas Sarkozy et Frangois Fillon.
GE


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[ FANC






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Mayotte: L'intersynbicale refuse be signer laccorM


A Mayotte, dernier des DOM de la France, le lundi dernier 7 no-
vembre, I'intersyndicale avait refuse de s'asseoir a la table de
negociation avec Denis Robin, le nouveau negociateur envoy
par la ministry Marie-Luce Penchard, faisant valoir que le syn-
dicat FO s'etait desolidaris6 des autres organizations en si-
gnant un accord avec la grande distribution. Face 6 cela, Denis
Robin a decide de rencontrer les organizations (syndicales et
patronales) chacune separement afin d'aboutir & un protocole
pour le mercredi 9 novembre. Le mardi 8 novembre, I'intersyn-
dicale, voulant repondre & sa maniere au negociateur qui, a son
arrivee & Mayotte avait declare que "Ca mobilisation s'essouf-
flait", a organism une journee de mobilisation reunissant plu-
sieurs milliers de personnel. Apres cette demonstration de
force, elle decidait de suspendre la greve, le temps d'amender
le protocole de fin de conflict.
Le jeudi 10 novembre, Denis Robin a voulu "s'offrir"une cere-
monie solennelle de signature, mais I'intersyndicale ne s'est
pas presentee, expliquant que les garanties de la perennite de
I'accord n'etaient pas mentionnees : "L'accord de fin de conflict,
document unilateral, sans possibility d'amendement, n'a pas
du tout pris en compete la revendication principal des habitants
de Mayotte, a savoir une baisse significative et durable des pro-
duits de premiere necessity. Et d'ajouter: "cet accordest enfait
une mouture de P'accordpasse avec 'UD-FO, Ce 18 octo6re, au-
quelDenis Wp6in a ajoute ies propositions de Marie-Luce Pen-
chardet Ces conclusions de Stanislas Martin sur les marges non
a6usives (selon Cui) de la grande distribution".
L'envoye de Marie-Luce Penchard, vexe de ce rendez-vous
manque, est reparti dans I'apres-midi du jeudi 10 novembre
pour Paris. II a fait une declaration a la press, disant notam-
ment : 'ai mis sur la tale des propositions qui me paraissent
justes, respectueuses des attentes de la population et compati6fes
avec les rialitis iconomiques", tout en affirmant par ailleurs : "Je


sais que ce protocole ne va pas aussi Coin que ce qu'attendaient Ces
organizations syndicales... ". II a ajoute qu'il laissait le protocole
au prefet Thomas Degos.
Au-dela de ce movement social qui a dure 45 jours, ces sont
tous les espoirs decus lies & la mise en place de la departe-
mentalisation qui concentrent la colere des Mahorais. C'est
dans ces conditions que le conseil d'administration de la Caisse
de security social de Mayotte (CSSM) a fait voter une motion
destinee a Fairee savoir au caisses nationals et au services de
CEtat sa determination c o6tenir une evolution rapid de la rigle-
mentation sociaCe d Mayotte".
Les demagogues martiniquais qui se sont servis du choix de
Mayotte de devenir department pour tromper I'electorat mar-
tiniquais lors de la consultation de 2010, sont aujourd'hui muets
face aux revendications des Mahorais.
MIaili Condro, chercheur mahorais en linguistique declarait
dans Mayotte Hebdo le 10 novembre 2011 : "On a cru que le
department etait le medicament universal a tous nos pro-
bl6mes. Les gens croyaient qu'8tre Frangais 6tait evident...".
"Le WMahorais doit itre acteur, sinon i est soumis, infantile. If
faut se dire que fon peut apporteren agissant, enproposant, en re-
fclhissant et en itant responsa6le... ".
ALjourd'hui le debat semble s'installer, comme y invite I'6cono-
miste mahorais Zaidou Bamana : "'On de6at a chaud, sous la
pression de manifestations qui ont unfort caractere passionneC
n'apportera rien de pCus d (a refClexon. En revanche, ces questions
interpellent sur la capacity collective des iCus a construire Ce de-
partement de 9Mayotte, d lab6orer un plan de developpement digne
de ce nom et a bdtir un vrai project de socitei que Ces 9Mahorais et
les Mahoraises appelCent de Ceurs voeuz".
Fernand Papaya


Tunisie : Lejons 6'une revolution recuperee


Le resultat des elections a I'Assemblee constituante tunisienne
du 23 octobre est la parfaite demonstration qu'il ne peut y avoir
de veritable movement r6volutionnaire sans organisation re-
volutionnaire. La colere, la determination et les sacrifices du
people tunisien qui a reussi & mettre a bas la clique de Ben Ali
n'ont finalement pas debouche sur un changement radical du
regime en place.
Pris de court un moment, la bourgeoisie national (et I'Occi-
dent) a reussi & replacer la lutte sur le terrain qu'elle maTtrise le
mieux, celui de la pseudo-democratie des urnes et le jeu des
combinaisons politiciennes brouillant les veritables enjeux. Or
suite au sabordage interne du Parti communist tunisien en
1997, devenu reformiste et collaborationniste sous le nom d'Et-
tajdid, aucune organisation veritablement marxiste n'etait I
pour servir de boussole au people.
Le Parti communist des ouvriers tunisiens (PCOT), petite or-
ganisation issue d'une scission pro-albanaise en 1986, mais
paree du nom et de I'embleme des communists, s'est taill6 un
modest mais reel prestige aupres du people et occupe de fait
le creneau politique laisse vacant par I'ex-PCT. Cependant il
n'incarne que tres imparfaitement le role mobilisateur que I'on
peut attendre d'un veritable parti communist.


Resultat, la bourgeoisie a pu reprendre la main et proteger son
pouvoir et ses interets de classes en jouant la carte du parti En-
nahda, organisation islamiste pr6nant ouvertement le module
turc de I'AKP (parti islamiste au pouvoir), c'est-a-dire le libera-
lisme economique, I'ordre social et une islamisation insidieuse
de la society.
Ennahda a trbs largement remporte les elections avec 89
sieges, sans obtenir pour autant la majority absolue au Parle-
ment. Mais il lui sera tres facile de s'allier A d'autres parties bour-
geois comme les sociaux- liberaux d'Attakatal (20 sieges) et du
CPR (29 sieges) ou de droite pro-Ben Ali. La bourgeoisie mal-
trise parfaitement I'art des combinaisons electoralistes desti-
nees a flouer "dimocratiquement" le people. On le constate
d'ailleurs r6gulierement chez nous en Martinique.
Reste cependant la question de la laTcite, A laquelle 'a frange
progressiste (et les femmes) est particulierement attachee, qui
va obliger Ennahda A louvoyer prudemment pour ne pas re-
lancer le movement de protestation. C'est 16 que I'on peut re-
gretter I'absence d'un vrai parti revolutionnaire marxiste qui
manque cruellement au people tunisien.
K Solaris


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Flash-Hebbo


luni 7 novembre
Chine A I'appel du vice-president Xi Jinping, Pekin celebre le
80e anniversaire de la foundation de la R6publique sovi6tique
chinoise qui fut la premiere base central revolutionnaire creee
en Chine.


marbi 8 novembre
Libye Des centaines de combatants du CNT manifestent a
Tripoli r6clamant le paiement de leurs salaires non verses de-
puis mars dernier alors que les prix de I'alimentation n'ont pas
cesse de grimper. Des coups de feu ont ponctue leur manifes-
tation.


mercrebi 9 novembre
Syrie Le gouvernement syrien, dans un message adresse a
la Ligue arabe denonce I'implication concrete des Etats-Unis
dans les violence lors des manifestations visant a attiser la
tension et les troubles afin de destabiliser le pays.


jeubi 10 novembre
ETATS-UNIS Le nombre de pauvres denombres par le Bu-
reau federal du recensement a atteint 49,1 millions, soit 16 %
de la population.


venbrei 11 novembre
Libye II va falloir computer maintenant avec le Front de Libe-
ration de la Libye qui s'organise actuellement dans le Sahel ni-
g6rien autour de la tribu Wafalla, de celle de Kadhafi et des
centaines de Comites populaires, aujourd'hui interdits, mais qui
se sont aussit8t r6actives dans tous les villages libyens.


same6i 12 novembre
Grece Dans tout le pays, les Comites populaires cr6es par le
Parti communist et les syndicats s'activent, organisant les ci-
toyens A la d6sobeissance civique (refus de payer les nouvelles
taxes) sous le mot d'ordre Nous n'avons pas, nous ne vou-
Ions pas, nous ne paierons pas. Faites payer la crise a la plou-
tocratie".


bimanche 13 novembre
Antigua et Barbuda A I'occasion de la visit de Chen
Changzhi, vice-president du Comite permanent de I'Assemblee
populaire national de Chine dans leur pays, Mme Louise Lake-
Tack, gouverneur-g6neral et le premier-ministre Baldwin Spen-
cer, se sont felicites de I'assistance ininterrompue de la Chine
qui a enormement contribute au developpement economique et
social de leur Tie.
Kris Solaris


AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 27.10 2011 il a 6te consti-
tuee une : SASU
Pr6sentant les caracteristiques suivantes
Denomination : Manu System
Adresse du siege social : RENE 97211
RIVIERE PILOT
Objet : La soci6te a pour objet en France
et A 1'6tranger : poly maintenance, main-
tenance des systems mecaniques auto-
matiques, des 6quipements de
command des systems industries, en-
tretien Hayon, amelioration et installation
des 6quipements automatises industries,
maintenance hydraulique et de chariot
6elvateur.
DurBe 99 ans
Capital : 1000
Nom du grant: DESTIN Serge
Adresse : RENE 97211 RIVIERE PI-
LOTE
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis la gerance FB5013

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 07.11.2011 il a ete consti-
tuee une : SARL
PrBsentant les caracteristiques suivantes
Denomination : EMEROD (Entreprise
Martiniquaise d'Edification et de Renova-
tion d'Ouvrage divers)
Adresse du siege social : Immeuble MI-
RANDE 100 rue de la Republique -
97200 F-de-F
Objet : Travaux de magonnerie g6enrale,
gros et second-oeuvre de bAtiments,
vente de maisons et bungalows en kit,
modulaires ou prefabriques
Duree 99 ans
Capital: 15 000 e
Nom du grant : MIRANDE Johann
Adresse : 812 residence La Quietude -
Ravine VILAINE 97200 FdeF
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la gerance FB5014


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6, en
date & Fort de France du : 05 novembre
2011, il a et6 constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination social : Italian' attitude
Forme : society a responsabilite limited
Siege social : 68 rue Victor Hugo
97200 Fort de France
Objet social : Vente de vetements et ac-
cessoires de la marques 7 camicie
Duree de la society: 99 ans & computer de
la date de I'immatriculation de la soci6te
au registre du commerce et des societies,
Capital social : 1 ooouros
repartis de la fagon suivante :
Pierre-Yves LOUIS-JOSEPH 51 parts
Jonathan DUGUET 49 parts
Gerance : Monsieur Pierre Yves LOUIS
JOSEPH,
demeurant residence Sainte-Maxime
N75 route de I'union -
97200 Fort de France
Immatriculation de la soci6et au registre
du commerce et des societies de fort de
France
La gerance FB5015

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un asp en date du :
25/08/2011, il a ete constitute une society
A responsabilite limited presentant les ca-
ract6ristiques suivantes:
MADE IN MATINIK
Siege social :Morne Vent 97270 SAINT
ESPRIT
Duree : 99 ans
Objet social: la fabrication et serigraphie
d'objets d'art, T-shirts, accessoires,
chaussures, vaisselles fleurs, sacs per-
sonnalises
Capital social : 150
Gerance : M. Jude RAYMOND et Mme
Wendy RAYMOND
La society sera immatriculee au RCS
Pour avis et mention FB5016


AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive en date du :
31/10/2011, avis est donned de la consti-
tution de la SARL
, SARL BEAUTE PLURIELLE ,
Au capital de 5000Euros totalement libe-
res
Siege social : 92 Tivoli Post Colon -
97234 Fort de France (Martinique)
Objet : Les soins esthetiques et la vente
de products et d'accessoires de beauty
Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au registry du commerce et des so-
cietes
Grant : Mme Audrey Chemin nee le 26
avril 1979 & fort de France, c6libataire, de
nationality frangaise, demeurant n 92 Ti-
voli Pos Colon 94234 Fort de France
Le grant FB5017

AVIS DE CONSTITUTION
Le 4 novembre 2011 a 6et constitute une
SARL ayant les caracteristiques sui-
vantes :
Objet : le commerce import-export de
gros et de detail de fruits et legumes de
fleurs et plants et tous autres products
Et generalement toutes operations indus-
trielles, commercials, financieres, mobi-
lieres ou immobilieres, se rapportant
directement ou indirectement & I'objet so-
cial ou susceptible d'en faciliter I'exten-
sion ou le developpement
Denomination : SARL LA DOUCE EXO-
TIQUE
Siege social : 14 rue principal Anse
Charpentier 97225 MARIGOT, Duree
99 ans, capital
Capital social : 4 000 apports en nu-
meraire 4000E
Gerance : Monsieur BIZER G6rald de-
meurant: 14 rue Principale Anse Char-
pentier- 97225 LE MARIGOT
La society sera immatriculee au RCS de
fort de France
Pour avis la g6rance FB5018


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acted sous seing prive en
date du 20 septembre 2011, a Fort-de-
France, il a et6 constitute une soci6te pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination : ALIXELLE E.P
Forme : SociBet & responsabilite limited
Siege social : C10 Residence Allende -
Cite Dillon 97200 Fort-de-France
Objet : Edition et production de pro-
grammes sur tous supports media
Capital social : 2 000 euros
Duree : 99 ans
Gerance : Melle DELBLOND Josette
Demeurant: Res. Allende Appt C10 Cite
Dillon, 97200 FORT DE FRANCE
Immatriculation : RCS de Fort-de-France
Pour avis FB5019

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte de sous seing prive du
08/11/2011, il a 6et constitute une society
pr6sentant les caracteristiques suivantes
FORME : Societe par Actions Simplifiee
DENOMINATION : MELEA Holding
CAPITAL: 130 000 E
SIEGE SOCIAL: 5 Residence Cherry'O -
97223 Le Diamant
OBJET : Services de gestion des projects
de construction et de travaux du batiment
et de I'industrie, services de coordination,
realisation, achievement desdits projects,
gestion et conseils aux entreprises.
DUREE : 99 ans a computer de la date
d'immatriculation au RCS
PRESIDENT: Eric JEAN-JOSEPH, 5 Re-
sidence Cherry'O 97223 Le Diamant
COMMISSAIRE AUX COMPTES titu-
laires : Societe Caribbenne de Conseil et
d'Audit, 3 lot les mangles Acajou'- 97232
Le Lamentin, Siret : 344 096 722 00014
COMMISSAIRES AUX COMPTES sup-
pleants : Martinique Guadeloupe Audit,
Petit Manoir lot la plain CZ Immeuble
Notex 97232 Le Lamentin, Siret : 403
496 672 00029


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La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France.
Pour avis. FB5020

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SARL : < BRS CONSTRUCTION ,
au capital de 1 00
Siege social : 6 rue Homere Clement
2eme etage Porte 7 97240 Francois
Objet : tous travaux d'espaces verts, de
construction (tous corps d'etat sauf ter-
rassement) et de renovation y compris
plaquiste.
Duree : 99 ans & computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ciete de fort de France Martinique
Gerant: M. Pascal Luis KIMPER
Demeurant & Morne Courbaril
97240 Frangois nomme pour une duree
indeterminee. FB5021

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 du 2 juillet
2011, dOment enregistre au S.I.E. de fort
de France (Martinique) le 10 novembre
2011, bordereau n" 201/1 295, Case n"
14 il a ete constitute une society presen-
tant les caracteristiques suivantes :
Denomination : S.A.R.L < PROTEIN'DIET
INTERNATIONAL ,
Forme : society a responsabilite limited
Capital social : 1 000.00E divise en 100
parts sociales de 10.00 chacune entib-
rement souscrite
et liberees en numeraires
Siege social : cite Dillon, n" 448 av Leon
- Gontran DAMAS 97200 Fort de
France
Objet : activities de commissionnaire
tells que regies par les articles L. 132-1
du code de commerce et par le titre 13 du
livre 3 du code civil
Duree : quatre vingt dix neuf ans
Gerant : Monsieur Albert CHARLES-NI-
COLAS, demeurant rue du Marche 97211
Riviere Pilote
(Martinique)
La society sera immatriculee au greffe du
commerce du Fort de France (Martinique)
Pour insertion, le grant FB5022

AVIS D'AUGMENTATION
DU CAPITAL SOCIAL
SOCIETY ANTILLAISE DE TECHNO-
LOGIE ET D'INGENIERIE SOLAIRE
ENVIRONNEMENT SOCIETY
A RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 1000E
SIEGE SOCIAL : HABITATION CHERE
EPICE QUARTER MALGRE TOUT
97220 LA TRINITE
RCS FORT DE FRANCE 523 997 849
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du 20 octobre
2011, les associes ont approve I'aug-
mentation du capital social par voie de
capitalisation d'une some de 9 000E
prelevee sur la reserve. L'augmentation
de capital est realisee par elevation du
montant nominal de chaque part an-
cienne ainsi porte a 10 000
Les articles << apports formation du ca-
pital et < capital social des status ont
ete modifies en consequence.
Apports formation du capital
Le 20 octobre 2011, une some de
9000 prelevee sur la reserve a ete in-
corporee au nouveau capital de 10 000O
Capital : 10 000 uros reparties entire les
associes dans les memes proportions
que precedemment
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB5023

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
COMPLEX FUNERAIRE LES LYS


POMPES FUNEBRES ARSENIUS
S.A.R.L. AU CAPITAL DE 5000 E
SIEGE SOCIAL : 39, RUE SCHOEL-
CHERIMMEUBLE
LES LYS 97270 SAINT-ESPRIT
AVIS DE CESSION DE PARTS
NOMINATION DE CO-GERANTE
Suivant acte sous seing prive du 31 octo-
bre 2011
Madame GARCEAU Lydia a cede a Ma-
dame BERTHOL Claudine 50 parts so-
ciales sur les 450 parts qu'elle possedait
dans ladite society, le tout conformenent
a la loi et aux status.
A la suite de cette cession Madame BER-
THOL Claudine devient titulaire des droits
attaches aux parts sociales cedees.
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du 31 ao0t 2011,
les associes ont approuves la cession de
parts et la nomination de Madame Clau-
dine BERTHOL demeurant Route du
Frangois 97270 Saint-Esprit comme co-
gerante avec Madame GARCEAU Lydia.
Les articles 6, 8 et 11 des status ont ete
modifies en consequence.
II a ete fait d6p6ts de deux originaux de
I'acte de
cession au greffe du tribunal de com-
merce de Fort de France.
Pour avis, la gerance FB5024

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
SOCUD
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
AU CAPITAL DE : 56.100,00 E
SILGE SOCIAL: FOND BOUCHER -
97222 CASE PILOT
SIRET : 494 193 386 00013
APE : 6832 A
Suivant deliberation d'une assemblee ge-
nerale extraordinaire en date du 12 Octo-
bre 2011, les associes de la SNC
SOCUD ont decide :
D'accepter le depart de I'associee Ma-
dame DUBREUIL Valerie epouse MOLI-
NARD et d'enregistrer I'arrivee d'un
nouvel associe :
GPM Sarl au capital de 100 E
En consequence, les mentions anterieu-
rement publiees relatives aux apports
sont ainsi modifiees
Ancienne mention
M. Patrick MOLINARD apporte a la so-
ciete : 28.050,00 E
Mme DUBREUIL ValBrie spouse MOLI-
NARD apporte a la society :
28.050,00
Nouvelle mention
M. Patrick MOLINARD apporte A la so-
ciete : 50.490,00 E
GPM SARL au capital de 100 E apporte
a la society : 5.610,00
D'accepter la cession de parts de Mme
DUBREUIL Valerie spouse MOLINARD
au profit de :
Monsieur MOLINARD Patrick
GPM SARL
En consequence, les mentions anterieu-
rement publiees relatives au capital so-
cial, et a la repartition des parts sociales
sont ainsi modifiees
Ancienne mention
Monsieur Patrick MOLINARD 2805 parts
Madame DUBREUIL Valerie epouse MO-
LINARD 2805 parts
Nouvelle mention
Monsieur Patrick MOLINARD 5049 parts
GPM SARL 561 parts
Pour avis
La Gerance FB5025


DE 150 000 EUROS
SIEGE SOCIAL : 8 AVENUE FRAN-
COIS MITTERRAND -
97200 FORT DE FRANCE
SIREN : 530 163 674
RCS FORT DE FRANCE
Aux terms de I'assemblee general ex-
traordinaire en date du 20 octobre 2011,
les associes ont decide de changer de
denomination social. L'ancienne deno-
mination SCI MEHDI MOHAMED KAMAL
MMK est remplace par SCI OPHTAL
BELLEVUE.
Le d6ept legal sera effectue au registry
du commerce et des societies de Fort de
France.
Le Grant FB5026

MPES SARL
MULTI PEINTURE ET SERVICES
SARL
SIEGE SOCIAL : QUARTER MORNE
LAVALEUR
CHEMIN BOIS MICHEL
97270 SAINT ESPRIT
ADDITIF
Avis de modifier: I'objet social en date du
31/10/2011 et parution sur I'edition Jus-
tice du 10/11/2011 n" 45
Objet : la realisation de prestations de
services dans le b&timent et travaux pu-
blics, de I'amenagement exterieur, VRD,
du gros oeuvre, de la rehabilitation, la re-
novation, d'electricite, la platerie ainsi que
les prestations de transports, la ventes de
materials en ces domaines pour son
compete ou le compete de tiers, et plus ge-
neralement, toutes operations de quelque
nature qu'elles soient, juridiques econo-
miques, financieres, civiles et commer-
ciales, mobilieres et immobilieres pouvant
se rattacher directement ou indirectement
a I 'objet social ou susceptible d'en faci-
liter I'extension ou le developpement
Pour avis FB5027

AVIS DE CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Aux terms d'un acte regu par Maitre Vic-
tor NIMAR Notaire associe de la Societe
Civile Professionnelle "Victor et Nicole
NIMAR, Notaires Associes" titulaire d'un
Office Notarial a FORT DE FRANCE
(97200), 126, Boulevard de la Pointe des
Negres le 27 Octobre 2011, Monsieur
Michel Emile Georges POUCH et Ma-
dame Marie-Josephine Therese ROIROI,
son spouse, demeurant ensemble a
FORT DE FRANCE (97200), lieudit "Di-
dier", 10 rue du Professeur Raymond
Garcin, marines initialement sous le re-
gime legal de la communaute de biens re-
duite aux acquits A defaut de contract de
marriage prealable A leur union celebree
A la mairie de FLERS (61100) le 15 Avril
1971, actuellement soumis au regime de
la separation de biens aux terms d'un
acte contenant changement de regime
matrimonial recu par Maitre Franck MA-
THIEU, Notaire a FORT DE FRANCE, le
23 Mai 1977, homologue suivant juge-
ment rendu par le Tribunal de Grande
Instance de FORT DE FRANCE le 6 De-
cembre 1977 et devenu definitif, ont
adopted pour base des nouvelles condi-
tions civiles de leur union, le regime de la
communaute de biens reduite aux ac-
quets tel qu'il est etabli par les articles
1400 et suivants du Code Civil.


Toute personnel pouvant faire valoir une
opposition quelconque a ce changement
de regime matrimonial est invitee a le
faire, s'il y lieu, dans les trois mois de la
date de parution du present avis, par let-
tre recommandee avec demand d'avis
de reception ou par exploit d'huissier
adresse a I'Office Notarial sus-indique.
POUR AVIS
V. NIMAR FB5028

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Suivant decision de I'associe unique en
date du 06 novembre 2011, la soci6et de-
nommee LA MARTINIQUE A LA CARTE,
SARL unipersonnelle au capital de 750
EUR, don't le siege est a FORT DE
FRANCE (97200), 32 bis Rue du Profes-
seur Garcin Residence. AMARYLLIS,
RCS de FORT DE FRANCE
N"518871686, est mise en sommeil a
computer du 01 decembre 2011.
Pour avis le grant FB5029

AVIS RECTIFICATIF
Suite avis du 3.11.2011, la denomination
de la society est REPARATIONS
TOUTES AUTOS, Sigle RTA HIERSO
Pour avis FB5030

AVIS DE MODIFICATION
DE LA PARUTION DU 13/10/2011 -
JUSTICE N" 41 FB 4876
Denomination : SCI LES FIGUIERS
VERTS. Au lieu de : SCI LES FIGUIERS
Le rest est inchange.
Pour avis FB5031

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
SOCIETY NOUVELLE D'ELECTRICITE
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 7 622.45E
SIEGE SOCIAL : PALMISTE
69 CHEMIN LA TREIZE
97232 LAMENTIN
RCS : FORT DE FRANCE
TMC 498 386 960
N DE GESTION : 2007 B 1047
SIRET: 498 386 960 00021
PAE : 4321 A
Aux terms d'une deliberation de I'as-
semblee general extraordinaire en date
du 14 novembre 2011, la collectivite des
associes a decide la dissolution anticipee
de la society A computer du 21 novembre
2011 et sa mise en liquidation amiable.
Elle a nomme Monsieur VOLTAT Olivier,
demeurant Palmiste 69 chemin la
Treize 97232 LAMENTIN en quality de
liquidateur et lui a confer les pouvoirs les
plus etendus pour terminer les operations
sociales en course, realiser I'actif, acquitter
le passif
Le siege de liquidation est fixe au siege
social de la society
C'est A cette adresse que la correspon-
dance devra Atre envoyee et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation doivent etre notifies
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB5032


AVIS DE MODIFICATION DE
DENOMINATION SOCIAL
SCI OPHTAL BELLEVUE
ANCIENNEMENT SCI MEHDI
MOHAMED KAMAL MMK
AU CAPITAL SOCIAL

I fINSW21jcSs S R PasgI'e 1


L I





http://www.iournal-iustice-martinique. com


"A I'ecoute te I, Martinique... un outrage
de George Lise-Huyghes Oes Etages

eorg*eLSE HYGHLESDESETAGES Vient de paraTtre aux
editions MWEN, I'ou-
vrage "' fa coute de (a
9Martinique..." de
Madame George
Lise-Huyghes des
aII 'voOT Etages, psychologue
DIa martiniquaise.
Ce livre, accompagne
*DIM'aIIOu ... d'un CD en kreyol,
traite des probl6ma-
tiques de I'6cole, du
couple et de la famille,
de notre socie6t et
propose des pistes de
I..... ,,,, r6flexion (et de solu-
tions) sur I'6chec a
I'6cole, les violence,
la d6linquance et au-
tres dysfonctionnements psycho-sociaux.
Vous pouvez vous le procurer en tel6phonant au 0596 73
68 19 (laisser un message, svp);
L'auteure a exerce la psychologie durant de nombreuses an-
nees en Martinique et a vu defiler dans son cabinet des mil-
liers d'enfants- et leurs parents
Nous relevons parmi les citations placees en exergue de I'ou-
vrage les deux suivantes :
"La grande nuit dans laquelle nous fmes plongis, ilnousfaut
la secouer et en sortir" (F. Fanon Les damnis de la terre",
1961).
"Etre cuftive pour etre Gibre" (Jos6 Marti)


La LIBRAIRIE ALEXANDRE a le plaisir de vous convier a
deux rendez-vous A l'occasion de la parution du dernier essai

d'Andr6 LUCRECE,
<< FRANTZ FANON et LES ANTILLES
L'empreinte d'une pens6e >
Editions Le Teneur


VENDREDI 18 NOVEMBRE 2011: SOIREE LITTERAIRE

Salle Frantz FANON A I'ATRIUM A 18h30

Dialogue entire l'auteur Andre LUCRECE (6crivain)
et MONCHOACHI (poete)
anim6 par Jos6 ALPHA.
Didicaces de l'auteur

SAMEDI 19 NOVEMBRE 2011: SIGNATURE

LIBRAIRIE ALEXANDRE a Fort de France de 10h00 a 12h30


Le public des 1 6res journees de la press regional


La tribune des journbes de la press r6gionale


SI-justIe nf 6 -HFaye 2 0


xANDR WALKER
1 edition


0 novembre2011









Rehe des prix e 3 mai 201

40jdurvdaPt par un Mr y de profekiun de l P



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