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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: October 13, 2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00232

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( BRIDGECACHE )

( BRIDGECACHET )


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ine hebdomadaire d'information communist


.-"l' Jeudi 13 Octobre 2011 91eme Annee -


No 41 Martinique: 2,00 E France: 2,40 DOM: 2,20


.6S asataa
visa -atasfa


Le combat pour.une Martinique
inrtwn16i0oua iscontnue


Primaires socialists:
Le champion des martini-
quais, c'est le people
martiniquais lui-meme
Sante publique:
Products trop sucres outre-
mer : Collusion pouvoir
sarkozyen/Lobbys B6kes











SakaPa~d .................... 2


* i1 tbe2fl0tS Vic' I Page 2


ShttD://www.iournal-iustice-martiniaue. com

Communique

SAISON 2011/2012


A_-


...t........ .... ..... -. -
EitoRen......................... 3 otr#e e la self- fense karate (karat-jutsu)
- Primaires socialists: quel interet ? I'Amicale Karate Shotokan (AS) en octobre 2011

Socidte .................. -1. /5
- Poldmique autour d'un novel h6pital Les adherents de I'Amicale Karate Shotokan (AKS)
- Produits trop sucres Outre-mer et le public sont informs de la reprise des course

Or onnance h 15/10/1960 .. .. 6/7
- Temoignage de Guy Dufond DE SELF-DEFENSE KARATE (KARATE-JUTSU) :

Economie ..................f.7/9 Samedi ler Octobre 2010 de 9 Heures A 10 Heures 30 du matin
- Fonds europdens Dojo de Batelibre, 13 rue de Saudragon, Schoelcher
- Les "surmarges" a la Martinique (pres de la cite Ozanam et de la pAtisserie ex-Duventru).

Politiqu ............... .f.9/13 Cours sous la direction de M. Michel Branchi,
- Depart de Christian Verclos Professeur ceinture noire 5eme Dan, dipl6m6 d'Etat.
- Pleniere rigionale
- la Rdgion a la tour Pointe Simon
- Ddcryptage des propositions du P.S. RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS '
sur place au Dojo de Bateliere, aux heures de permanence affi-
MimoireiduPele.............. 1 chees a I'exterieur;
- Un autre aspect du coloniallsme
au n de t61ephone suivant: 06 96 22 68 84
Notre kCgion ................ 15
- Cuba : Modernisation de industries Les inscriptions pour les course de Karate-Do traditionnel pour en-
sucriyre fants, jeunes et adults de la saison 2011-2012 se poursuivent.
- Gugane : MEutre de Maurice Meton
Le Directeur Technique de I'AKS,
Pays 'Outre-Mer ............ .16 Michel Branchi
- Pwofitasyon a Mayotte Professeur DE, 56me Dan

Pa Mone ............16/17 Date a etenir
- Syri : ranalyse
- Flash Hebdo Rentree Politique tP i Communiste Martiniquis

AnnrnorUg4aeso.........f.18/19 Dimanche 6 novembre 2011

L'Evement..................2 Theme: La Martinique face a ta cruise
- Trois questions a Joslen Jonaz

"Js TCE" La Martinique n'oublie pas Thierry Dol
Administration & R6daction : Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au
Tel. : 05 96 71 86 83 Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec
Fax: 05 96 6313 20 quatre autres Frangais, un Togolais et un Mal-
ed.justice@wanadoo.fr gache, employes des societes frangaises Areva
et Satom, par la branch d'Al-Qaida au Magreb
Islamique (AQMI), est soutenu moralement par
toute la Martinique, y compris les militants com-
munistes et leur journal Justice
Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle ruesA. Aliker&E. Zola 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 40 0 0 0 4 00 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Fort-de-France Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526 F
26 Janvier 2006 U chyndl wt UQU
Directeur de la Publication : ~
Fernand PAPAYA (Deux chiens pour un m6me os ne sont jamais d'accord).
Maquette: Guennael GUIOUBLY
INo mpression: M Deux adversaires ne peuvent etre amis
Nouvelle Imprimerie Martiniqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
T1.: 0596731454





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Primaires socialists: Quelt st I'intCr t bes Martiniquais ?


Le week-end dernier s'est deroule un 6v6nement inedit : la
primaire socialist oi I'electorat etait invite a choisir le can-
didat du Parti socialist frangais a I'election presidentielle
frangaise.
3 892 Martiniquaises et Martiniquais se sont exprimes, soit
seulement 1,3% des 297 000 compatriotes inscrits sur les
listes electorales. Ce n'est pas un triomphe...
Quel est I'interet pour les Martiniquais de participer a cette
demarche ?
Dans un choeur parfait, les medias ont salu6 en cette ini-
tiative une "&dmarchedimocratiqueetinnovante". France-An-
tilles a meme invite les Martiniquais a choisir leur
"champion"(FA du 7/10/2011.
II est vrai qu'il existe en Martinique, comme en France un
profound desir de changement face A la politique de re-
gression social de Sarkozy, le president des riches. II
existe egalement une aspiration a participer, A decider et
A s'emparer de la politique confisquee par des politicians
qui decident en dehors du people.
Mais les primaires repondent-elles vraiment a ce besoin ?
Le choix des primaires exprime I'achevement d'un pro-
cessus transformant le Parti socialist en France en parti
o0 la primaute etait donnee aux militants en mecanique
electorale presidentielle se coulant dans le system anti-
democratique de la Veme Republique qu'il critiquait
jusqu'alors.
La selection d'un(e) candidate) prend le pas sur I'elabo-
ration d'un project. La posture (cf Frangois Hollande adop-
tant le style force tranquille de Frangois Mitterrand)
supplante la measure. Et la seduction I'emporte sur la pro-
position (Martine Aubry contrainte de changer son look).
Dans ce context, la dictature des sondages fait des ra-
vages. Et I'electeur est pousse A aller vers celui qui est
presented comme le mieux place pour battre Sarkozy. C'est
ainsi que I'on voit le Parti Progressiste Martiniquais non
seulement appeler & participer A la primaire socialist,
mais en sus choisir'Frangois Hollande. Pourtant en 2007
il avait soutenu Segolene Royal baptisee "'FanmDou6out'"
par Aime Cesaire soi-meme. Le Parti qui se revendique
de la "Lettre a Maurice Torez" c'est-a-dire du refus de s'in-
feoder a un parti frangais, veut-il se placer d'emblee du
c6te de celui que la press donne gagnant ?
Car, A I'exception d'Arnaud Montebourg qui a sans doute
recueilli nombre de voix de communists frangais, rien
d'essentiel ne diff6rencie reellement les candidates' sur le
fond des problems poses en France et dans les pays dits
"d'Outre-mer"aujourd'hui par la nouvelle phase de la crise
capitalist. Pour ce qui est de la Martinique, on ne les a
pas entendus opter pour la 36me voie vers I'Autoromie
pour la Nation martiniquaise defendue encore en 2010 par
le Parti de Serge Letchimy. O0 est I'engagement de consti-
tutionnaliserl'Autonomie ? II semblerait, a lire leurs pro-
pos, que le destin de la Martinique soit scelle
definitivenient par la Collectivite unique engoncee dans
I'assimilation legislative de I'article 73. Reconnaissons
qu'ils s'engagent a accompagner loyalement son installa-
tion. Mais ils continent A parler des Martiniquais comme


une populationn" et
non un "peupe"
come dans la r6vi-
sion constitutionnelle
de Chirac en 2003.
Mais quand un quel-
conque des candi-
dats a la primaire
socialist a-t-il pris
I'engagement d'ins-
taurer "Ie nouveau
type de relation por-
teuse des valeurs
difentit e responsa-
ift et idepros que
e ds Martiniquais veu-
lent concevoiravec a "rance"dont parole avec lyrisme Ra-
pha6l Vaugirard de la FSM (France-Antilles du
5/10/2011)?
La prim ire, surtout, vise acc6lr.er la mise en place en
France du bipartisme et & eliminer du champ politique tout
project contestant le system et la pens6e unique neo-libe-
rale. Or il y a une autre gauche que la gauche socialist.
Le bipartisme aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Al-
lemagnQ voit se succ6der des parties conservateurs et
socio-democrates qui font A peu de choses prbs la meme
politique d'aust6rite. VoilA le piege pour la gauche au-
thentique.
L'enjeu de 2012 en France et en Martinique n'est pas seu-
lement une alternative. aortiSakozy" pour resumer. Le
debate ne saurait se limiter & choisir quel est le meilleur
candidate pour battle Sarkozy. On a d.j& paye en 2007
avec Segolene Royal impose de I'exterieur du PS par les
sondages et la press bien-pensante. La cruise de la
gauche en France n'est pas seulement une cruise de lea-
dership, mais une cruise de project. Toutes les enquetes
d'opinions en attestent. Et Sarkozy compete I&-dessus.
Bien sOr, nous sommes dans la Republique frangaise et
le choix de 2012 va influer sur I'avenir martiniquais.
II s'agit aujourd'hui de se battre en toutes circonstances
pour une veritable alternative afin de sortir le pays de la
crise et repondre aux exigences sociales des masses po-
pulaires martiniquaises.
II s'agit surtout en ayant une posture responsible et digne
face aux parties frangais de poser la question de la profon-
deur et de la specificity de la crise martiniquaise et donc de
degager une voie nouvelle vers la Respoisabilite. Cela
doit reposer sur un contract nouveau avec les forces popu-
laires de France.
VoilA le veritable int6ert du people martiniquais. Car le
champion des Martiniquais, c'est le people martiniquais
lui-meme. C'est en Martinique d'abord que nous pourrons
repondre aux d6fis du temps.
La primaire socialist ne cl6t pas les debats.
Michel Branchi


uii lrc 21llfl fVTnIfn 1 ae'


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Francois: Polemique autour bu nouvel h6pital


Maurice Antiste, Maire du Francois, promet le d6marrage
des travaux de la voie d'accbs
Le nouvel hopital du Francois don't les cles ont ete remises de-
puis le lerjuin demier a'son directeur, Erique Marie-Louise, n'a
toujours pas ouvert ses portes. Un comble D'autant que les
batiments de cet 6quipement de secteur appeal A remplacer
les locaux vetustes situes & la rue Perrinon, en plein centre-ville
et en zone inondable ont ete construits dans les delais imposes.
Un equipment attend aussi bien par les pensionnaires don't


les conditions d'hebergement devraient etre sensiblement ame-
liorees que par les autorites sanitaires qui pourraient alors of-
frir une quinzaine de places supplementaires aux patients de la
region.
D'un coOt total de 12,5 millions d'euros, il est le premier edifice
du genre a respecter les normes parasismiques. Mais la mau-
vaise coordination entire la municipality du Frangois qui a port
le project et les autorites sanitaires n'a pas permis de boucler ce
project qui se voulait exemplaire. Car si les batiments ont ete ef-
fectivement livres, ils ne peuvent a ce jour pas 6tre occupies,
car la route qui y donne acces n'est toujours pas realis6e. Ils ne
peuvent pas non plus etre alimentes ni en eau, ni en electri-
cite! Un blocage qui engendre une perte d'exploitation de
152.000 euros par mois, bien difficile a supporter par I'etablis-
sement en cestemps de rigueur et de crise aigOe du secteur
hospitalier. (Notre article de la semaine derniere)
Aucune des deux parties municipality et autorites sanitaires-
ne veut endosser la responsabilite de cet imbroglio. A entendre
le maire du Francois, Maurice Antiste, la ville qui avait d6ja
consent des efforts considerable en offrant le terrain et en pre-
nant en charge une parties du financement serait victim de sa
g6nerosite. Car si elle s'est engagee A construire la route d'ac-
cbs, c'est pour palier a la defection des autres partenaires, les-
quels, entire temps auraient modified le project. Finalement un
compromise aurait ete trouve. Maurice Antiste a annonce le de-
marrage de ce chantier pour un coOt total de 5 millions d'euros
subventionne en grande parties par le Fond exceptionnel d'in-
vestissement (FEI) mis en place par I'Etat pour finance les
6quipements structurants portes par les collectivites. Des tra-
vaux qui devraient etre achev6s dans un delai maximum de 8
mois mais chacun espere qu'ils seront livr6s beaucoup plus tot.
Et entire temps, les malades devront prendre leur mal en pa-
tience.


Probuits trop sucr6s Outre-mer


Nous reprenons ci-aprbs I'intervention du d6put6 Alfred
Marie-Jeanne sur la question des products alimentaires
trop sucres vendus dans les pays d'outre-mer et qui met
I'accent sur la question du r6le de I'alimentation dans
I'augmentation de I'obesit6 et du surpoids dans notre pays.
Pour lui il y a urgence A traiter les problems engendr6s
par cette situation.
Les lobbys de I'agro-alimentaire se sont mobilises contre
la proposition Lurel et pour la faire capoter.

Alfreb Marie-Jeanie:
"La proposition be loi Lurel est une amorce"
Discours du d6put6 Alfred Marie-Jeanne lors la discussion ge-
nerale de la proposition de loi de Victorin Lurel

Monsieur le Ministre,
Monsieur le President,
Collegues de I'Assemblee,

Depuis 1997, I'obesite est consid6ree comme une maladie par
I'Organisation Mondiale de la Sante.
Elle peut provoquer hypertension, diabete, certain cancers b
tel point queles obeses ont une esperance de vie bien plus fai-
ble que ceux qui n'ont pas de surcharge ponderale.


Les recherches ont montre qu'elle est en hausse dans le
monde entier et a double depuis 1980.
A cette date 5% des hommes et 8% des femmes etaient
concerns.
En 2008, 10% des hommes et 14% des femmes sont diagnos-
tiques obbses.
Selon les r6centes statistiques internationales, les populations
de 15 ans et plus, les plus touchees en 2007 sont:
Etats-Unis 34%
Mexique 30 %
Nouvelle Zelande 26,5 %
Grande-Bretagne 24 %
Australie 21,7 %
Pour la m6me period, la France est afteinte a hauteur de
10,5%.
Traduisez ces pourcentages en chiffres de population, cela re-
presente des millions et des millions- de gens qui deviennent
une perte s6che pour la consommation et une lourde charge
pour la society toute entire.
In fine, le bilan est triplement d6sastreux.
En Martinique 22% de la population est considered comme
obese, et 55,6 % en surpoids.
Avec les outre-mer, nous ftisons pratiquement parties du top 10.


~i 1 20-jticen'41-Pae*


SOCIfETE'






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En consequence:
les maladies cardio-vasculaires representent la premiere cause
de mortality et 65 % des martiniquais de 65 ans et plus sont
hypertendus.
La prevalence du diabete trait est deux fois plus levee qu'en
France.
Selon I'observatoire de la sante de la Martinique que je cite :
"fob6siti, Phypertension artiriele et re diab6tefont disormaispar-
tie des prob6mes de santi prioritaires des dipartements et terri-
toires d'outre-mer".
Notre mode de vie et de consommation a brutalement change
au point qu'un article du Bulletin Epidemiologique Hebdoma-
daire titrait deja ceci en 2002 : "le diabite de type 2 dans les
(DOM-TOM, un effet pervers de la modernity".
Vu I'ampleur des degAts et le retard pris, a moins de vouloir se
cacher derriere son petit doigt, la lutte centre I'obesit6 doit etre
menee avec beaucoup plus d'acuit6 et de celerite, et ce, d'au-
tant plus qu'en Martinique, 25 % des enfants de 5 a 14 ans,
sont deja en surpoids et obeses.
En ce sens la proposition de loi du depute Victorin Lurel visant
ni plus ni moins, et je cite : "a proliiber a difference de tauxde
sucre entire la composition des products manufactures et vendus
dans les regions doutre-mer et celle des mimes products vendus
dansftiecagone", met I'accent sur un problem de sante reel.
En effet, il est scientifiquement prouve, que I'organisme human
peut devenir dependant au sucre comme il devient dependant
a I'alcool ou A la drogue.
II ne s'agit nullement de supprimer le sucre dans notre alimen-
tation, mais son usage excessif.
Rappelons, qu'en France par example, la consommation de
sucre 6tait de 2 kg par an et par personnel au debut du 19eme
siecle. Elle est aujourd'hui de 35 kg.
Aux Etats-Unis elle est plus de 50 Kg Et ces chiffres peuvent
doubler chez certain individus.
Comment une population "siootie"au sucre, tellement elle en
consomme, peut-elle s'en sortir si I'industrie agro-alimentaire
ne se sent pas directement concerned ?
Se pose alors la question de savoir de quelle maniere concrete
I'impliquer.
Et c'est Il le hic.
Pour etre veritablement efficace, encore faudrait-il que la loi
tienne compete de I'origine sparse des approvisionnements et
de la taille des producteurs. Ce qui pour I'instant est materiel-
lement impossible.

En effet :
Quelle attitude adopter envers les products imports de I'dtran-
ger ?
Quel sort reserver & la petite entreprise martiniquaise ?
Et dans ce cas precis,
II faudrait une concertation beaucoup plus approfondie avec les
interesses.
II faudrait une periode de transition pour la modification des
nouvelles recettes de fabrication.
II faudrait une aide financiere circonstanciee.
Dans ces conditions, cette proposition de loi est une amorce.
II faut savoir aussi que, si I'exces de consommation des pro-
duits sucres est une.des causes de I'explosion de I'dpidemie
de I'obesit6 et du surpoids, d'autres facteurs y contribuent ega-
lement comme, une alimentation riche en graisses, pauvre en
vitamins et mineraux...
A cela s'ajoute, un manque d'activite physique notoire.
Acet regard, des measures ont deja ete edictees au travers de di-


Alfred Marie-Jeanne :"La lutte contre I'obbsite doit etre menee
avec beaucoup plus d'acuit6 et de celrit6"

vers Chartes, programmes et autres plans emanant tant de I'Or-
ganisation Mondiale de la Sante, que de I'Union Europeenne
et de la France.
Concernant la Martinique,
Une enquete datant de 1980-1981 portant sur I'etat nutritionnel
et les habitudes alimentaires des martiniquais est restee sans
lendemain.
Une deuxieme enquete dite ESCAL intervient 25 ans apres.
Entre temps, et en I'absence de tout suivi, les habitudes ali-
mentaires ont ete forc6ment modifiees, ce qui explique en par-
tie la degradation de la situation constat6e actuellement.
Constatons aussi que le premier Programme National Nutrition
Sante (2001-2005) elabore pour la France est rested sans effet
notable.
Ce programme prevoyait parmi ses objectifs prioritaires :
L'augmentation de la consommation de fruits et de legumes,
L'augmentation de la corisommation de calcium
La reduction des apports lipidiques
La reduction de la consommation des sucres simples
L'augmentation de I'activite physique
Le deuxieme programme (2006-2010) s'est terming l1 encore
sans atteindre les objectifs fixes.
Le manque-de resultat probant a conduit le President de la Re-
publique a declarer des 2009, "'6quifibre nutritionnelet 1a lutte
centre 'ob6siti et Fe surpoid, grande cause nationale.
D'oO la mise sur pied d'un troisieme Plan National Nutrition
Sante (2011-2015) et le premier plan obesity (2010-20.13).
Cette fois-ci, il est enfin officiellement prevu la prise en consi-
deration de ces problems en outre-mer.
En conclusion, si nous sommes tous d'accord sur I'urgence qu'il
Sy a traiter les problems de I'ob6sit6 et du surpoids trop long-
temps laisses en marge de nos preoccupations, cela implique
I'engagement de tout un chacun et a tous les niveaux.
II passe necessairement par la quality et les prix des products
alimentaires de base, et aussi par I'aide 6 nos petites entre-
,prises pour leur permettre de se renover et d'8tre au diapason.
Alfred Marie-Jeanne
Paris le jeudi 6 octobre 2011


. Cu i 73r 2i. f tifn' 1 Page


I mnrtst





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Timoignage dbe(uy Pufond : L'application e l'Orlonnance au 15 oc-

tobre 1960 Un militantisme encore plus fort


Le context politique general et mon engagement personnel
ont ete intimement lies pour expliquer ce enforcement d'un mi-
litantisme n6 il y a d6ja soixante ans.
Pendant mon sejour & Paris, entire 1952 et 1956, mes activities
politiques ont 6t6 multiples : Groupe de langue des 6tudiants
martiniquais communists, responsible aux affaires exterieures
de I'Association des Etudiants Martiniquais (de Paris), repre-
sentant I'AEM (Paris) aupr6s des organizations etudiantes de
Guadeloupe et de Guyane, participation aux activities du Co-
mite de Liaison des Associations d'Etudiants des pays colo-
niaux et plus particulierement solidarity affirmee avec I'Union
Generale des Etudiants Musulmans Algeriens, relations avec
des organizations nationals d'autres pays, et representation
dans I'Union Internationale des Etudiants. Je refuse de me ren-
dre en janvier 1957 a la convocation au ler Regiment d'lnfan-
terie Coloniale a Versailles, alors que la guerre d'Algerie fait
rage.
Rentre a la Martinique, je me present aux autorites qui sont
bien obligees de me garder en m'affectant au detachement mi-
litaire du Camp de Balata. Je m'attache immediatement a la
conscientisation de mes camarades soldats, et j'entreprends
notamment une action pour empecher que le Prefet utilise I'ar-
mee pour remplacer les dockers en gr6ve.
En octobre, je suis affected au Lycee Schoelcher oc je deviens
rapidement charge d'enseignement. Apres d6cembre 1959, je
suis charge politiquement d'organiser la jeunesse, sans cesser
de participer aux luttes ouvrieres et tout en apportant ma contri-
bution & la redaction et a la vente militant du journal Justice.
En fevrier 1960, je me trouve a la tribune aux c6t6s de Georges
Mauvois qui present A la Maison de la Mutualite le programme
et le statut d'autonomie pour la Martinique; en m6me temps il
public dans Justice une serie d'articles sur- son voyage en
Chine Populaire. Je me trouve en m6me temps en contact avec
Walter Guitteaud responsible politique et syndicaliste extr6-
mement actif. Je me retrouve aussi avec Armand Nicolas qui
faisait function de Secr6taire 'G6neral du PCM, par ailleurs
poursuivi et condamn6 lors de plusieurs proces politiques.


En 1960, je suis designed pour etre & la tete d'une delegation
de 10 organizations de la Jeunesse Martiniquaise qui apporte
une contribution au succes de la 1ere Conference de la Jeu-
nesse Guadeloupeenne. De retour en Martinique, je fais paral-
tre dans Justice une s6rie d'articles sur la jeunesse et je suis
designed pour mettre sur pied le comite preparatoire a la 1re
Conference de la Jeunesse Martiniquaise. Cette conference est
interdite par le pr6fet, soulevant ainsi I'incomprehension au sein
de I'opinion publique.
En aoOt 1961, Nicolas, Mauvois et Guitteaud recoivent une mu-
tation d'office en France en application de I'Ordonnance du 15
octobre 1960: ils refusent.
Un mois et demi apres, debut octobre 1961, je regois a mon
tour une mutation d'office 6 Villeneuve-sur-Lot en France, et je
suis informed qu'une requisition de voyage avion est d6ja prete
pour un depart imm6diat. Le Pouvoir colonial et le Gouverne-
ment frangais m'ont trait de maniere gale avec mes 3 cama-
rades. Ma lettre est publiee en r6ponse a cette measure, et se
termine par ces mots : "J'ai 'lionneur dopposer mon refus d [a
mutation d'office me concernant". L'opinion publique d6ej en
movement tend sa protestation.
La solidarity populaire s'est manifestee sous deux formes : col-
lective et individuelle. Sur le plan collectif, les syndicats, les as-
sociations, les parties politiques ont pris position et n'ont cesse
de manifester leur appui. Sur le plan individual, extremement
nombreux ont ete les parents qui m'ont demanded de donner
des course a leurs enfants ; d'autres m'apportaient des products
du travail de la terre. Qu'ils en soient une nouvelle fois remer-
cies.
Mes activities de "surnie"et mes actions politiques se sont ac-
crues pendant 14 ans, aussi bien a la Martinique qu'a I'exte-
rieur de notre pays, et le pouvoir a dO probablement se mordre
les doigts de m'avoir donned la possibility d'agir encore plus for-
tement centre lui et en faveur du Peuple et des travailleurs de
la Martinique.
La lutte pour ia reintegration a about en octobre 1975. Mais
pour ce qui me concern, il n'y a eu absolument aucune com-
pensation financiere, ni aucune former d'avancement. La conse-
quence en est qu'aujourd'hui je n'ai aucune retraite de I'Etat, il
m'a simplement 6te allou6 une petite retraite du regime gene-
rale de la S6curit6 Sociale.
En definitive, cette application de I'Ordonnance a ete un tour-
nant dans mon existence. Elle explique le redoublement de
mon action politique militant, mon engagement notamment
dans I'OJAM, ma presence parmi les emprisonnes politiques
en 1963, mon emprisonnement arbitraire en janvier 1965 lors
de I'affaire Marny, et le fait d'etre parmi les membres fondateurs
du PKLS.
Aussi, personnel ne pourra s'etonner que je sois un irreductible
adversaire du colonialisme, soit qu'il se dissimule sous des
masques hypocrites, soit qu'il opere de maniere brutale et inhu-
maine.
Je demeure plus que jamais convaincu comme bien d'autres
qu'il est just d'orienter la lutte vers une Martinique martini-
quaise s'integrant librement dans la region CaraTbe, d6barras-
see du system capitalist et en march vers le socialisme en
solidarity et en amitie avec les peuples et les travailleurs du
monde entier.
Guy Dufond


IjSu0 Ociis^2S7^Ji Pag '6


[ ORPONNANIE PR 15110 ,96






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Letexte integral e l'Orbonnance Arrete be Mutation 'office be

sc ierate bu 15 Octobre 1960 Georges Mauvois


Le President de la Republique
Sur le rapport du Premier Ministre, du Ministre d'Etat, du Minis-
tre d61lgu6 aupr6s du Premier Ministre et du Ministre de I'lnte-
rieur,
Vu la loi n060-1101 du 4 fevrier 1960 autorisant le Gouverne-
ment A prendre par application de I'article 38 de la Constitution
certaines measures relatives au maintien de I'ordre, a la sauve-
garde de I'Etat, a la pacification et A I'administration de I'Alg6-
rie :
Le Consell d'Etat entendu ;
Le Conseil des Ministres entendu ;
Ordonne:
Article ler Les fonctionnaires de I'ltat et des etablissements
publics de I'ltat en service dans les DOM don't le comportement
est de nature a trouble I'ordre public peuvent 6tre, sur la pro-
position du prefet et sans autre formality, rappeles d'office en
Metropole par le ministry don't ils dependent pour recevoir une
nouvelle affectation.
Cette decision de rappel est ind6pendante des procedures dis-
ciplinaires don't ces fonctionnaires peuvent faire I'objet. Elle est
notifi6e par I'intermediaire du Prefet qui peut prendre toutes me-
sures necessaires a son execution.
Article 2 Le Premier Ministre, le Ministre d'Etat, le Ministre de-
legue aupres du Premier Ministre et du Ministre de I'lnt6rieur,
sont charges en qui le concern de I'ex6cution de la present
ordonnance, qui sera publiee au Journal Officiel de la R6pu-
blique Frangaise.
Fait & Paris le 15 octobre 1960
Par le President de la R6publique
C. DE GAULLE
Le Premier Ministre
Michel DEBRE
Le Ministre d'Etat
Robert LECOURT
Le Ministre de16gu6 aupres du Premier Ministre
Pierre GUILLAUMAT
Le Ministre de I'lnt6rieur
Pierre CHATENET
J.O DU 18 OCTOBRE 1960 Page 9483


REPUBLIQUE FRANCHISE
PREFECTURE de la MARTINIQUE
CABINET du PREFET
N 2405 / CAB
Fort-de-France, le 12 AoOt 1961

LE PREFET de la MARTINIQUE

A Monsieur Georges MAUVOIS,
Inspecteur Principal Adjoint
Des Postes et T1eecommunications
Fort-de-France

OBJET: Notification d'yn arrete ministeriel.
REFER : Instructions de M. Le Ministre des Postes et T616-
communication (Direction du Peronnel 3eme Bureaux A et B)
en date du 2AoQt 1961

J'ai I'honneur de vous notifier que, par arrete du 2 AoOt 1961,
vous 6tes mute a CHALONS sur MARNE, a computer du ler
Septembre 1961.

Je vous prie de prendre toutes dispositions pour rejoindre votre
poste A cette date.

Le PREFET


RECU pour Notification
A Fort-de-France


tEOMI t


Fonbs europeens: Communique be press be tl Prefecture


Fort-de-France, le 30 septembre 2011
Le Comit6 de Pilotage Strat6gique (CPS) des Fonds Euro-
peens de ce 30 septembre 2011 a valid a nouveau de nom-
breux projects pour cette rentr6e. Une augmentation du taux de
programmation du FEDER de + 6 % depuis le mois de juin est
a reliever.
Ce sont 77 nouveaux projects d'un cout total de 14,9ME qui vont
pouvoir beneficier de plus de 7,6 ME de Fonds Europeens (1),
don't 26 FEDER pour 5,8ME, 1 FSE pour 487 500 E, 27 FEA-
DER pour 1,2 ME et 23 FEP pour 124 000 E.
Parmi ces nombreux projects forte valeur ajoutee, nous note-
rons:
1. Une future reserve naturelle en Baie de G6nipa, soute-
nue par le FEDER : Ce project a vocation a promouvoir la biodi-
versit6 de la Martinique tout en respectant son patrimoine


natural. Une vraie demarche partenariale est associee A ce pro-
jet puisqu'il est mene en concertation avec les elus des com-
munes concemees et les usagers et acteurs de la zone. Cette
etude represente un coOt total de'50 000 et sera subventionne
par le FEDER A hauteur de
20 00E.
2. Sant6, la creation d'un Centre d'Aide par le Travail (CAT),
soutenu par le FEDER: Un CAT oeuvrant pour I'insertion pro-
fessionnelle au travers des pratiques culturelles (musique, th6e-
tre, art...) verra le jour A Fort-de-France. Les CAT ont pour
objectif de donner une meilleure perception et reconnaissance
du travailleur handicap.
Ce project d'un coOt total de presque 2 ME recoit 422 000 du
FEDER.
3. Une demarche d'accompagrement technique des pro-


13 Otffi 207.ti n'-f 41 Page-7


RPI" Y R *Y 96






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ducteurs agricoles, soutenue par le FEADER: Cet atelier de-
but6 en 2009 vise A ameliorer la conduite d'elevage et les per-
formances technico-economiques (reduction de I'indice de
consommation et de I'utilisation de products veterinaires, prise
en compete du bien-etre de I'animal), dans un objectif d'amelio-
rer la quality des volailles. Ce project represente un coot total de
50 000 et regoit 24 375E du FEADER.
4. Reconstitution du potential d'exploitation, soutenu par le
FEADER: 9 exploitants
agricoles vont pouvoir
beneficier des Fonds
Europeens pour la re-- 1110111111 1T Tf.
*constitution de leur po-
tentiel d'exploitation
endommage par les in- --
temperies de 2009. Les
coots totaux de ces -
operations s'elevent a ....B -mr -
plus de 500 000 et re-
goivent 177 000 E du
FEADER.
Une continuity dans
I'action :
5. La bourse aux 6tu-
diants du Conseil G4e
neral, representant un
coot total de 650 000E,
beneficiera de 487
500E du FSE pour cette Progression des dossiers program
rentree 2011.
6. L'aide au fret. Les 11 dossiers representent encore plus de
5,1 ME avec un soutien FEDER & hauteur de 3,8 ME. A noter
une forte diversification des secteurs seduits par cette action
(alimentaire, art graphique, travaux publics, menuiserie...).
Cette aide particuliere aux Regions Ultrap6riph6riques permet
a I'entreprise une reduction de 75 % de ses coots lies au fret et
a la marlutention vers et en provenance de I'Europe.
7. La Resorption des dep6ts sauvages de vehicles hours
d'usage, soutenue par le FEDER. 5 nouvelles communes be-
neficieront d'une subvention FEDER pour pallier ce phenomene
degradant le paysage et les sols martiniquais. CoOt total 230
000 E, participation FEDER 115 00E.


ime


L'actuaUt6 bes Fonbs Europ6ens A I'attention
bes bhn6ficiaires
L'avance, une opportunity pour les porteurs de project
Des le depot et tout au long du cycle de vie du dossier de de-
mande de subvention, le porteur de project a la possibility de
solliciter une advance au service en charge de I'instruction de
son dossier. Cette
advance represent
20% de la subvention
Tnrnm-rnifftmm r'"" ---- FEDER allouee. Elle
___________________-_-_ est payee sur presen-
tation d'une piece
prouvant le demar-
-UM rage des travaux ou
-- des etudes.
Le point sur la pro-
grammation des 4
fonds europ6ens :
Dotation FEDER
(Fonds europ6ens de
S d6veloppement r6gio-
nal) 417 ME ; Niveau
de programmation
49,11 %
Dotation FSE (Fonds
Social Europeen) : 97
s, mais la r6alisation peine P suivre ME ; Niveau de pro-
grammation : 44,64 %
Dotation FEADER (Fonds europeen agricole pour le d6ve-
loppement rural): 103 ME; Niveau de programmation 35,02 %
Dotation FEP (Fonds Europ6en pour la Peche) : 6,5 ME; Ni-
veau de programmation : 69,4 %

(1) NB : A noter que les fonds europeens ne representent que
51 % du coot total des projects. Le reste du financement qui n'est
pas d6taille par la Prefecture est generalement apport6 par les
collectivites Conseil regional et Conseil general ainsi que par
I'Etat et les initiateurs des projects.


Les "surmarges" sur tes prix en Martinique et ta 6imotition ae ta

DGCCRF par Le pouvoir sarkozyen 6enonces vertement


Notre confrere France-Antilles a public le mardi 4 octobre une
interview de Jean Dulac, secretaire general de la CGT de la Di-
rection general de la Concurrence, de la Consommation et de
la Repression des Fraudes (DGCCRF), en visit en Martinique
sous le titre-choc suivant : "Pas normalque Cespratiques de sur-
marges demeurent "
Le syndicaliste explique d'abord que les reformes du gouver-
nement Sarkozy, a savoir la Revision g6nerale des Politiques
Publiques (RGPP) et ReATE (Reforme de I'Administration Ter-
ritoriale de LEtat) ont desarme la DGCCRF par la baisse de
I'emploi. Et. en passant du minister de I'economie sous le
commandement des prefets, la DGCCRF est moins efficace car
les prefets "ne veulent pasfaire de vagues. Ifs sont un peu em6b-
tes par un service quifait des contr6Ces et eipichie ls socio-pro-
fessionnei de faire ce qu'ifs veulent", explique-t-il.. Et
concretement on est passe d'un service en Martinique qui com-


portait 40 agents il y a 3 ans a une entity de 30 agents au-
jourd'hui alors que "fe nombre de missions n'a pas diminueiet que
es pratiques sont de plus en plus sophistiquies".
Que demand le syndicate des agents de la DGCCRF ? Jean
Dulac repond nettement : "On demand de remettre jour (a no-
tion depolice iconomique. On demand des effectifs suffisants, en
nom6re et information, pour avoir des changes oIyaux et, Ce cas
chfiant, de nouveau textes rigCementaires. (a nous parait im-
portant d'etre sous Cautoriti d'un magistrate et pas dun directeur
dipartementaCet du prefet. D'autres pays Contfait. Et 1a Marti-
nique mirite a(...)". Jean Dulac se refere ici au movement so-
cial de fevrier-mars 2009 en Martinique et dans les autres
DOM. II precise qu'il y a de quoi faire : "cDs que es servicesgrat-
tent unpeu is trouvent"(ndlr>: des fraudes et des abus).


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Tirant la legon de I'experience des prix BcBa, il ob-
serve : "(..) a mon avis, ce n'est pas (a bonne cF, pas
[a bonne fiste. Ifnefalfait pas 1a faisserfaire par les
socio-professionnef dun c6ti et le colfectifde [autre.
C'est awuservices de contr6f e de montrer la constitu-
tion du prixG fe niveau de marge acceptable et ditermi-
ner un pri de ventepublic qui soit 1a marge maximum.
Ifn 'ejiste aucune interdiction a rigkementer lespri. Le
principle est que [e march doit s'effectuer Ci6rement.
[Mais pas dans une iCe ozi ify a une situation de mono-
pole ou de duopofe. L'enjeu de notre service estjuste-
ment de s'assurer, forsqu'iC n'y a qu'un ou dewu
operateurs sur un secteur determine, qu'is n 'en profi-
tent pas. Qu'isgagnent de [argent, c'est normal, qu'is
pratiquent des marges abusives, ca ne Cest pas. -Au-
jourdfiui, seus fes products pitroliers sont reglementis. Ilfaut
mettre fes outifs reglementairespour fefaire aussi sur es vrais pro-
duits de premiere nicessiti car ifn 'est pas normafque fespratiques
de surmarges demeurent. On peut taxer fes marges, taxer es pript
pour trouver des solutions afin de garantir d Ia (Martinique d'etre
sur e mime piedd'galte que la France mitropolitaine. Ce n'est
pas un territoire de non-droit. Ilexiste des endroits ou des secteurs
oih rEtat peut reprendre la main pour que le march ne s'auto-ri-
gue pas fui-mime".
On measure dans ce domaine les ravages de la politique neo-li-


Les lobbys de I'import-distribution bloquent tout contr6le des prix


berale menee depuis la liberation des prix en 1986 par la droite
Chirac-Balladur et aussi les socialists (Jospin) don't les candi-
dats a la presidentielle qui jurent presque tous aujourd'hui vou-
loir revenir au contr6le des prix.
Precisons que la Lodeom Jego, amendee par les parlemen-
taires des pays d'outre-mer, permet de fixer par decret les prix
des products de premiere necessity dans les DOM et COM.
Marie-Luce Penchard, au nom du principle neo-liberal suranne
que seul le march peut reguler les prix, jusqu'ici refuse cate-
goriquement de prendre ce decret salutaire pour faire plaisir
aux lobbies de I'import-distribution. '
Michel Branchi


"1 /I


Lunai 26 septembre 2011: emouvant au revoir a Christian be Verctos


Le lundi 26 septembre, en fin de matinee, le Conseil general a
organism, a la Villa Chantecler, une tres emouvante c6remonie
d' au revoir a Monsieur Christian de Verclos( don't le nom com-
plet est de Joannis de Verclos), Ingenieur des Ponts et Chaus-
sees, directeur de la DGA2, qui a demanded sa mutation & Paris
apres avoir longtemps servi la Martinique.
Une foule nombreuse, composee essentiellement d'agents du
Conseil general, de sexe feminin majoritairement, remplissait
I'immense chapiteau installed a cet effet dans la cour de la Villa.
La chaleur, forte en ce moment de la journee, etait rendue sup-
portable par une serie de ventilateurs intelligemment disposes.
Prevue pour d6buter a 11h30, la ceremonie a commence tout
just avec dix petites minutes de retard, ce qui est remarqua-
ble, compete tenu des habitudes martiniquaises.
C'est & Madame Josette Manin, president du Conseil gene-
ral, qu'a echu I'honneur de remercier Monsieur de Verclos au
nom de la collectivite et du people martiniquais. Apres son dis-
cours, la parties protocolaire a continue avec la c6remonie de
remise par Monsieur Andre Siganos, Recteur de I'Academie de
la Martinique, de I'Ordre National du Merite au fonctionnaire
exemplaire qu'a ete et qu'est toujours Christian de Verclos.
Mais avant la remise de la decoration, le president de I'asso-
ciation des m6dailles de la Martinique a explique I'origine et la
valeur symbolique de cette haute distinction. La parole a ete
donnee ensuite a Monsieur de Verclos, qui a prononc6 un long
discours, en luttant sans cesse centre I'emotion qui I'envahis-
sait. Apres avoir remercie le Recteur, il a explique que cette dis-
tinction lui a ete attribute par le president la Republique sur
proposition du secretaire d'Etat a I'outre- mer, Christian Paul,
apres presentation de son dossier par Claude Lise, en sa qua-


lite de parlementaire. C'est done une recompense ancienne,
don't il a ete informed d'abord par le Recteur Marcel Morabito
puis par le Prefet Michel Cadot.
Christian de Verclos a tenu & remercier 6galement le Prefet
Laurent Prevost, absent pour des raisons de service, parlant
de lui comme s'il etait physiquement present. Ensuite, apres
avoir rappele ses origins et rendu hommage a ses parents qui
lui ont inculqu6 I'amour du travail, le sens de la rigueur et le res-
pect d'autrui, a resume les grandes tapes de sa longue car-
riere, qui a debuted en France ( Hauts de Seine, Marseille), mais
don't I'essentiel s'est deroule en Martinique. Occasion pour lui
de citer la longue liste des responsables politiques martiniquais
avec lesquels il a collabore: Emile Maurice, Claude Lise, Ca-
mille Darsieres, Michel Renard, Pierre- Smot, Pierre Celma,
Georges Cleon, Aime Cesaire, Georges Gratiant, Casimir Blan-
glidor, Andre Forestal, Albert Joyaux, Camille Petit,Victor Sable,
Pierre Zobda-Quitmann, Georges Fidat, Georges Elizabeth.
II les a nommes avec le meme respect, sans emettre aucun ju-
gement relatif au camp politique auquel ils ont appartenu (beau-
coup sont dejA decades).
Ce faisant, il n'a pas manque de rappeler ses r6alisations, tout
ce qu'il a construit en Martinique, pour les Martiniguais. II a
voulu remercier tout particulierement le "docteur Caude Lise", "a
qui, a-t-iCdiclare, me lie une longue complicity, une efficace conni-
vence, une grande confiance tacite", et qui "a permits mon ipa-
nouissement professionnelau sein de a DiDSTpuis daila (DG2"
Apres avoir ajoute "Nous avons beaucoup oeuvri, pour la Marti-
nique, et rien nipersonne ne peut mefaire renier cefait", il s'est
adresse a la Presidente Josette Manin pour I'inviter a ne pas


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voir dans ses propos "une provocation", rappelant la necessity
de la tolerance, du respect et de mansu6tude. Est venu ensuite
le moment des t6moignages et de la remise des cadeaux. Les
quatre agents qui ont t6moigne, ont brosse de Monsieur de Ver-
clos le portrait moral d'un homme competent, exigeant avec lui-
m6me et avec les autres, travailleur infatigable, mais just et
sachant plaisanter et rigoler s'amuser aussi. Quant aux ca-
deaux, ils ont ete nombreux et varies, signe evident des liens
forts qui se sont cr66s entire lui et ses subalternes et colleagues.
Tous n'ont pas 6et devoiles, mais on pu voir un magnifique ta-
bleau du.peintre martiniquais Hector Charpentier, un beau ba-
koua et un album de photos prises A I'occasion de diverse fetes
organisees au Conseil general.


Monsieur de Verclos, a-t-il 6et dit, est p6re de cinq enfants, vi-
vant presque tous en Martinique, et sa second spouse est une
Martiniquaise, ce qui signifie qu'il reviendra souvent parmi nous.
Les Martiniquais, meme s'ils ne le connaissent pas bien, ont au
moins vu son visage a la t616vision. Quant aux ouvrages r6ali-
s6s a son initiative, beaucoup ignorent qu'il en est le concep-
teur. Cependant, un seul suffit a donner une id6e de ce que
nous lui devons : la rocade de Fort-de-France.
Christian de Joannis de Verclos appartient a une cat6gorie de
fonctionnaires exemplaires. Mu par son attachment a I'Etat, il
a servi fidelement celui-ci tout en se d6vouant & la Martinique.
M.Belrose


Compte renbu be la seance ptlniere bu 27 septembre 2011


L'oppositiorf a 6mis des critiques serieuses au nouveau system d'aides aux entry

Nous avons recu de la Region le compte-rendu de la
seance pl6nibre du mardi 27 septembre dernier que nous
reproduisons ci-aprbs de large extraits.

* Reforme Regionale des aides aux entreprises : cette re-
forme a ete votee a une large majority (ndr : voir ci-joint cri-
tiques de Daniel Marie-Sainte). La Region se positionne ainsi
en tant que moteur d'une strategic global (...) pour accompa-
gner le retour 6 I'equilibre et a la croissance (Synthese de la re-
forme en piece jointe).

* Plan de reliance Canne : afin de relancer la production can-
ni6re et asseoir I'approvisionnement de I'unit6 sucriere du Ga-
lion, un plan d'urgence a ete vote a I'unanimite. Quatre
objectifs :
- Augmenter la sole canniere
- Assurer I'approvisionnement de la SAEM-PRSM du Galion
- Ameliorer le revenue des producteurs de canne & sucre par
I'augmentation de la productivity
- Moderniser les exploitations cannieres.

* Dispositif d'aides pour 6tudes : afin d'aider plus largement
les 6tudiants en Martinique, la Region a vote & I'unanimite une
evolution du dispositif mis en place en juillet 2010. Ainsi I'Age
d'obtention de ces aides passe de 26 b 30 ans. 1 370 6tudiants
ont ddja recu cette aide de la collectivite r6gionale. De plus, la
miseen place d'une aide a destination des etudiants effectuant
leurs etudes en Martinique, une allocation de recherche pour
les post doctorants non salaries et une aide exceptionnelle pour


les 6tudiants effectuant un parcours "mritant"ont
6galement 6et adoptees.

Dispositif "soutien ejeptionneC aux communes
pour wr contri6uion oi6gatoire au SISD": compete
tenu de la situation financiere des communes, la
Region a vote & I'unanimite la reconduction d'une
contribution de 4 924 717,50E, au versement obli-
gatoire des communes au SDIS (soit environ 50%
du montant global). II s'agit 1 d'aider I'ensemble
des communes a supporter une d6pense impor-
tante au moment oi la situation financiere de ces
dernieres reste limit6e et delicate.

Aide exceptionnelle suite a la catastrophe na-
turelle Emily Glissement de terrain & Morne
Calebasse : La R6gion a vote a I'unanimite une
eprises participation de 70% aux actions lancees par les
services de la ville de Fort-de-France pour un mon-
tant global de 1,4 ME. Trois actions cls :
Des etudes diagnostic pour etudier la faisabilite des travaux de
stabilisation
Des travaux de desenclavement, tranch6es, terrassement et
deblais
.- Un accompagnement psychologique, d'ecoute et d'aide so-
ciale par le biaisentre Communal d'Actions Sociales

La Region Martinique a egalement donned son avis favorable a
la denomination du lycee professionnel de la Pointe des ne-
gres, en Lycee Professionnel Dumas Jean-Joseph.
Cinq motions votees:

1991-2011 : 20 lanne disparisyon Eugene Mona
Cinquantenaire de la mort de Frantz Fanon
Denomination de la salle de deliberations en salle Camille
Darsieres
Insurrection du Sud
Respect des elus

Ci-apres la motion sur le cinquantenaire de la disparition de
Frantz Fanon. Nous publierons ulterieuremerlt les autres mo-
tions.

Motion abopt6e par tes conseiUers r64ionaux I'unanimit6
Seance pleniere bu 27 septeinbre 2011 I'occasion bu
cinquantenair e La mort be Frantz Fanon


V' ^ u I3 ,' brei ria u '- Pag 70


" Htn^ t






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En cette fin d'annee 2011, nous aurons I'occasion de comme-
morer le cinquantenaire de la mort de Frantz Fanon, combat-
tant anti colonialiste, ne a Fort-de-France le 20 juillet 1925,
decade dans un h6pital de la banlieue de Washington le 6 de-
cembrel961.
Sa depouille a ete inhumee en Alg6rie, en territoire libere, non
loin de la frontiere avec la Tunisie.
Par son engagement, Frantz Fanon represente une veritable
rupture face. au colonialisme. Sa pensee et son action posse-
dent une portee universelle et sont toujours Il pour eclairer nos
consciences. Pourtant, Fanon est peu ou mal connu du grand


public dans son pays natal.
Nous saluons les initiatives (publications, colloques, confe-
rences...) dejA prises pour honorer la memoire du penseur et
du combattant.
Nous saisissons I'occasion du cinquantenaire pour inciter les
proviseurs de lycees et les maires des communes A deployer
devant leur 6tablissement une banderole ob figurent la photo et
une citation de Frantz Fanon, afin de marquer un temps fort de
la celebration, au course de la premiere semaine de decembre.
Dans une drrearche plus durable, nous souhaitons que I'oeuvre
de Fanon soit 6tudiee dans nos ecoles et nos universities


Occupation be locaux par ta Region a la tour Pointe Simon:

Un soutien e6guise aux promoters, seton tes eLus patriotse"


Du haut de ses vingt stages, la Tour de la Pointe
Simon, desormais le plus haut edifice de la Marti-
nique domine la baie de Fort-de-France. Elle fait
parties d'un project global d'amenagement de cette
ZAC qui pr6voit 6galement la construction sur le
meme site d'un grand hotel et d'un palais des
congress.
Mais bien avant son inauguration prevue en avril
2012, cette tour defraie d6ja la chronique A tra-
vers une polemique au Plateau Roy nee de la vo-
lonte de I'Ex6cutif regional d'y installer une parties
de ses services.

Loer bes services, oui.
Mais pas n'importe queL prix
A la recherche de locaux pour offrir de meilleures La 1
conditions de travail A ses agents, I'Executif re-
gional lorgne en direction de la tour don't le project a ete soutenu
par Serge Letchimy, a I'epoque maire de Fort-de-France. Dans
cet immeuble qui offre des prestations de haut de game, la
Region envisage d'occuper deux plateaux de 900 M2 chacun.
L'un devant accueillir la direction adjointe charge de la com-
petitivite, de I'innovation et de I'emploi ainsi qu'une "Maison de
rentreprise" L'autre serait reserve & la creation d'une pepiniere
d'entreprises dediee aux start-up et aux jeunes entrepreneurs
qui pourraient acceder, nous dit-on, a bas prix, A I'immobilier
d'entreprise. On peut s'interroger sur la fiabilite de cet argument
quand on connaTt le prix eleven de la location de I'ordre de 36
euros le M2. De son c6te, le Comite Martiniquais du tourism
preside par Karine Roy-Camille, envisage lui aussi de s'instal-
ler dans cette meme tour. Aux frais de la Region, bien entendu.
L'opposition denonce, quelle que soit la formule retenue- a sa-
voir la location simple, la location-vente ou I'acquisition imme-
diate une operation financierement ruineuse pour la
collectivite. La location des deux plateaux coOterait A la region
la bagatelle de 800.000 euros par an, charges non comprises.
De plus, elle y voit un soutien deguise aux promoters qui se-
raient confronts a des difficulties de commercialization de ce
project qui apparait comme surdimentionne par ces temps de
cruise. Des difficulties reconnues par les promoters eux-memes.
Cette orientation irrite d'autant le chef de file du group des pa-
triotes que, des son arrivee A la Region, Serge Lechimy aurait
stopped le project de construction, sur le site de plateau Roy, d'un
nouvel immeuble, pour reloger les services. Au motif qu'il "ne'
conviendrait peut-itre pas a fa colTectivite unique".
Selon Daniel Marie-Sainte, ces besoins seraient la conse-


quence de I'embauche d'un grand nombre d'agents depuis I'ar-
rivde au pouvoir de I'equipe actuelle et des exigences des ca-
dres de plus en plus avides de confort. Et d'accuser Serge
Letchimy de falsifier la verit6 en affirmaht que c'est de sa pro-
pre initiative que ce dossier avait ete retire de la commission
permanent du 13 septembre, alors que, selon I'elu du MIM, ce
retrait serait la consequence de la protestation elevee par leurs
representants.

Une "maneeuvre politique meprisante,
seton Serge Letchimy
Dans un long communique, S. Letchimy justifie la strategic de
I'Ex6cutif regional par "fa nicessiti defaireface a des pro6bemes
de promiscuity rendant difficies fes conditions de travail" des
agents. D'autant, selon lui, que le project de construction d'un
second batiment, d'un coQt de 7 millions et livrable en 2014 "en
terme de disponibilite serait incompatible avec Curgence de la si-
tuation" Y aurait-il plus urgence de ce c6t6 et pas pour la mise
en place des 2012 de la collectivite unique ?
Selon lui, aucune option n'aurait encore 6te retenue. La collec-
tivite regionale ayant decide d'un sursis A statuer en attendant
I'estimation du service des Domaines. Pour lui, le relogement
des services don't ceux du Comit6 du tourism repondrait a la
necessity de redorer I'image de cet organisme et de le "sortir
... des sous-sols dun immeuble qu'i occupe a des cofts prohibi-
tifs", alors que la reliance tourism est retenue comme une des
priorities de faction de la nouvelle 6quipe. La reliance du tou-
risme depend-il uniquement du confort des services'senses im-


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pulser son developpement ?
Et de d6plorer "que Martiniquepremiere, en absence de donnees
fiables, et officieles, ait alimente ou cautionni un Mdbut depohF-
mique sansfondement". Faudrait-il que les medias attendent le
feu vert de la Region avant de traiter d'un dossier? Apres avoir
ete soumis A la tutelle du pouvoir colonial parisien, la press
devrait-elle etre aux ordres du pouvoir local ?

Ne pas trop so presser
La pol6mique peut paraitre de bonne guerre au moment oO
I'opposition lamin6e par un system electoral qui offre une
prime de 20% de sieges aux vainqueurs cherche a exister en
intervenant sur tous les dossiers sensibles. Mais I'Ex6cutif se-
rait aussi bien inspire de ne pas tirer profit de sa majority ecra-


sante pour engager la collectivit6 r6gionale dans des op6ra-
tions qui pourraient paraTtre douteuses aux yeux de I'opinion.
D'autantqu'en ces temps de crise, il conviendrait d'etre tres vi-
gilant sur I'utilisation des fonds publics en n'engageant pas la
Region dans des operations qui pourraient se r6v6ler tres on6-
reuses dans le future. Certes, il ne faut pas rejeter la necessity
d'offrir aux agents de meilleures conditions de travail, et pour un
meilleur rendement. Mais ne serait-il pas plus prudent d'inscrire
une telle demarche, conform6ment a la ligne adoptee par ceux
qui ont milit6 en faveur de la mise en place de la collectivit6
unique en 2014, dans une perspective global de restructura-
tion des services de la Collectivit6 unique qui devrait voir le jour
en 2014 ?
GE


Pecryptage es propositions des candidates ociali teo pour l'outre-mer :

Une tonaUtit assimilationniste


France-Antilles a interroge les candidates A la primaire so-
cialiste sur leurs projects pour I'outre-mer
Examinons leurs reponses suivant les themes abordes.

1) Politique pour I'outre-mer:
Frangois Hollande : Une politique d'6galite et de considera-
tion. Egalit6 parce que plus de ch6mage, plus de precarite, plus
d'insdcurite et plus d'inflation. Consideration car I'outre-mer est
un atout pour la France, en aucune fagon un fardeau.
Martine Aubry: D'abord I'egalit6 r6publicaine. Toumer le dos 6
la "Rpubiuque coloniale. Nouvelle tape de dignity et de de-
veloppement. Elle se r6f6re au project ecrit du PS pour I'Outre-
mer.
Sbgolene Royal : Tiendra la promesse r6publicaine d'egalite
qui ne signifie pas uniformity. Appliquera a I'outre-mer sa ligne
"d'ordre socialjuste". A noter parmi les orientations de cet "ordre
sociafjuste"la creation d'une banque publique d'investissement
et la lutte centre la vie ch6re.
Arnaud Montebourg : II affirme d'abord que les Outre-mer
sont pluriels. Un principle : le respect. Cite Pierre Aliker : "Les
meileurs experts de (a Martinique sont fes Martiniquais". Une
methode: la concertation. Une exigence: I'efficacitd. Veut une
relation de respect et de confiance.
Jean-Michel Baylet : La France a besoin de ses Outre-mers et
les "populations"d'outre-mer sont attachees aux promesses et
aux.valeurs de la Rdpublique. Veut apporter son pragmatisme
et son rdalisme dans la conduite des politiques de lutte centre
le ch6mage, d'insertion des jeunes, de d6veloppement dura-
ble.
Manuel Valls : II n'y a pas une"politique pour I'outre-mer, mais
des politiques pour I'outre-mer ? S'engage pour tenir compete
de la sp6cificit6 de chaque territoire a proposer un "nouveau
pacte de croissance et d soluariti"en tenant compete du cadre ju-
ridique et economique et des contraintes budg6taires.

2) Niches fiscales et sociales outre-mer jug6es peu effi-
caces par I'lnspection gen6rale des Finances
Frangois Hollande : Maintien des outils de defiscalisation es-
sentiels pour soutenirl'investissement. Mais redefinition des re-
gles qui demeureront p6rennes et devront mieux repondre aux
objectifs d'emploi et d'activit6. Se prononce contre la d6fiscali-
sation dans le logement social.
Martine Aubry : D'abord partir des retards de d6veloppement


outre-mer.et rendre plus efficaces les politiques de solidarity et
d'investissement. Discuter avec les elus et les acteurs locaux.
S'interroge sur la d6fiscalisation du logement social. Denonce
,la baisse des credits publics A I'outre-mer de 1 milliard d'euros
depuis 2007.
S6golene Royal: la d6fiscalisation maquille le disengagement
financier du gouvernement. Ce sont des cadeaux fiscaux qui
ne profitent pas aux entreprises et aux secteurs qui en ont le
plus besoin. Certains allegements fiscaux bien cibles peuvent
6tre utiles. Mais pref6re r6tablir des financements publics se-
curisds.
Arnaud Montebourg : la defiscalisation ne doit pas escamoter
le besoin reel et durable de financement des activities dcono-
miques. Les banques ne doivent se contenter de fiancer la
consommation, donc I'importation. Non a une evaluation de la
defiscalisation polemique et instrumentalisde, oui & une conso-
lidation de ce qui fonctionne et pour plusieurs annees.
Jean-Michel Baylet: la defiscalisation est un outil essential au
financement des investissements et doit le rester. Pour des
aides directed aux entreprises dans certain cas.
Manuel Valls : la defiscalisation ne favorite pas un d6velop-
pement endog6ne, mais encourage une economic de rente. Se
prononce pour une mise a plat et la suppression des niches fis-
cales contreproductives ainsi que leur reddploiement vers de
nouveaux dispositifs crdateurs d'emplois.

3) Jugement sur la notion de "d veoppepment endg ne"avan-
cee par le pouvoir sarkozyste
Frangois Hollande: C'est un slogan, un concept creux, une in-
cantation fumeuse. L'outre-mer a besoin A la fois de soutien par
I'Etat et la command publique et de capacity autonome d'in-
vestissement et de developpement.
Martine Abbry : II faut conforter les filieres locales et les aider
a reconqudrir leurs marches interieurs. Pour cela il faut que les
instances europ6ennes adoptent une "vision ouverte"de I'arti-
cle 349 du trait de Lisbonne, ce que le pouvoir actuel n'a ja-
mais demand. Le d6veloppement endog6ne de Sarkozy est
une "imposture" qui est "'at6i" cynique du disengagement.
"Les outre-mers doivent inspireret maitriser furdiveloppement",
mais le soutien de la R6publique ne doit pas faillir. Dans beau-
coup de secteurs, il faut des investissements de long terme qui
ne peuvent voir le jour qu'avec I'appui de la puissance publique.
Commentaire : Cela est parfait et implique un vrai pouvoir au-


, 13 O e 201 j en' 47-IB Pag 1


I


"^ItIO tV





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tonome. C'est exactement ce que nous avons replique a Sar-
kozy quand il a sorti de son chapeau la notion de "developpe-
ment endogene" avancee depuis des lustres par les
communists et ensuite une parties des anticolonialistes.
Segolene Royal : II s'agit d'une formule que les actes demen-
tent. Nombre d'annonces du Comite interministeriel pour I'ou-
tre-mer(CIOM) sont "resties fettre morte". Se prononce pour
redonner aux outre-mers les moyens publics de "prendre en
main feur diveloppement".
M6me observation : Comment sans un minimum d'autonomie
politique ?
Arnaud Montebourg : Le "d6veloppement endogene" de Sar-
kozy, une ruse cynique pour camoufler les desengagements de
I'Etat. Le developpement endog6ne, ce n'est pas le recul des
services publics, ce doit etre une politique volontariste de mise
en valeur des potentialites economiques de chaque territoire.
Commentaire: D'accord pour une politique "vofontariste", mais
men6e par qui ? Paris ? O nous-memes et avec quels pou-
voirs ?
Jean-Michel Baylet: Une strategic non avouee de restrictions
budgetaires a laquelle les outre-mers patient un lourd tribute.
Manuel Valls : une reality inqui6tante, le disengagement de
I'Etat en outre-mer notamment en matiere 6conomique.

4) Mesures contre la vie chere et le ch6mage dans les DOM
Frangois Hollande : vie ch6re: lutter contre tous les systems
de distribution ou d'interm6diation qui rencherissent la consom-
mation ; soutien public sur des products de premiere necessity
et des dispositifs de contr6le des prix. Mesures pour le pouvoir
d'achat des families, en particulier monoparentales.
Ch6mage : politique economique utilisant "tous fes feviers de
croissance": PME, innovation, economic verte, tourism, r6ta-
blissement des emplois aides, prix attractifs pour les transports
aeriens, etc.
Martine Aubry : L'Etat dans son role de regulateur a ete sciem-
ment desarme depuis 2007 en matiere d'investissements pu-
blics structurants dans des domaines essentiels et face a des
inter6ts qui prosperent sans contr6le sur des situations de
rente. Sera "la prisidente du retour de la puissance publique".
Segolene Royal : Blocage de 50 products de premiere neces-
site et de I'energie. Favorisera les circuits courts pour une meil-
leure retribution des producteurs locaux et pour degager les
consommateurs de la dependance des monopoles importa-
teurs. Priority : soutien aux PME et un Pacte pour I'emploi des
jeunes. Soutien a la creation d'emplois verts par I'investisse-
ment public.
Arnaud Montebourg : rentes d'importation, situations de mo-
nopoles, laxisme d'Etat, tels sont les dysfonctionnements mis
en lumiere par les movements sociaux de 2009. Les outre-
mers doivent cesser d'etre des territoires de consommation. II
prend le pan de la production et de la creation de services, tech-
nologies, services A la personnel, intelligence economique, coo-
peration.
Jean-Michel Baylet : rehabiliter I'Etat dans ses prerogatives
de regulation des marches et lutter contre les situations d'abus
de position dominant. Rehausser les droits de douane pour
les products ne respectant pas les normes environnementales,
sanitaires et sociales europeennes. Simplifier la gouvemance
des politiques d'empl9i, de formation et d'insertion.
Manuel Valls : creation d'une conference annuelle sur les prix
afin de. dfinir avec tous les acteurs et I'Etat une reduction des
prix des products de premiere necessity.
Commentaire : Les prises de position vont du liberalisme au


contr6le des prix. On voit ici de reelles divergences.

5) Opinion sur les evolutions institutionnelles en Martinique
et en Guyane et la volont6 6ventuelle de revenir dessus
Franqois Hollande : Respect des choix faits par la "popula-
tion". Fera en sorte que I'Etat accompagne la transition en
bonne intelligence avec les elus. Refus d'utiliser cette reform
institutionnelle pour provoquer un disengagement de la soli-
darite national.
Martine Aubry : Evolutions conformes au souhait des "popu-
lations" consultees et dans I'esprit de la loi d'orientation de
2000 (Loom de Jospin). "Les transferts de responsabilists devront
s'accompagner des transferts de resources correspondents". Les
progress doivent etre "rjes et loyarement concritisis".
Segolene Royal : Respect du choix de la creation d'une Col-
lectivite unique par les Martiniquais et les Guyanais. D'accord
avec Serge Letchimy sur I'6cheance de 2014 pour organiser
correctement la transition.
Arnaud Montebourg : Respect du choix des electeurs pour la
Collectivite unique. Dans le cadre de la mise en place de la
6eme Republique pour des institutions plus democratiques et
plus performances, "si les ius re souhaitent, nous consufterons (a
population". Les enjeux du developpement ne se reduisent pas
aux institutions, il faut des moyens.
Jean-Michel Baylet : Respect du choix de la Martinique et de
la Guyane. Pr&t A des ajustements au context legislatif et re-
glementaire.propose par le pouvoir actuel. Accompagnement
de I'Etat dans la mise en oeuvre des nouvelles collectivites.
Manuel Valls : La creation des collectivites unique de Guyane
et de Martinique "marque une tape historique et une forme
d'a6outissement dune evolution engage au d6but des annies
2000". Donc il ne serait pas opportun de revenir sur ces 6volu-
tions. Ikfaut prendre son temps pour les accompagner et ga-
rantir leur reussite.
Commentaire : Seul Arnaud Montebourg envisage une 6volu-
tion au-dela de la Collectivite unique, article 73. Tous les autres
consid6rent que la question est reglee definitivement. Tous par-
lent de nous comme des "populations"et non comme des '"eu-
pes".Les socialists ont du mal a se debarra'sser de leur
ideologie assimilationniste.
Antoine Gilles


Les resultats a ld primaire socialist en

Martinique


Votants :
Exprimes:
Blancs et nuls:


Frangois Hollande :
Martine Aubry:
Segolene Royal:
Arnaud Montebourg :
Manuel Vails:
Jean-Michel Baylet:
S(0,15%)


3892
3862
30


2143 voix (55,50%)
744 voix (19,26%)
475 voix( 12,29%)
410 voix (10,61%)
84 voix (2,17%)
6 voix


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17 octobre 1961 : Un autre aspect au colonialisme fran ais


Le 17 octobre 1961, nous sommes en pleine guerre d'Algerie et
de nombreux Algeriens manifestaient a Paris centre le couvre
feu colonialiste et racist que Maurice Papon, de sinistre me-
moire, Pr6fet de police de Paris, avait imposAe ceux qui
osaient manifester.
En effet Maurice Papon donne les instructions suivantes le 5
octobre 1961 : "Dans Ce cadre des mesuresprisespourneutraliser
Ce terrorism a~rien et accroitre Ca protection des personnel de
police, j'ai dicitC de prononcer e couvre-feu, pour esfranaais mu-
sulmans d'Cgerie, de 201i30 5h30 du matin.
D'autre part, les ddbits de boissons tenus etfriquentis par les
Franiais musuCmans doivent etrefermes a parties de 19i. Enfin,
tout Francais musulman circulant en voiture doit itre interpele et,
en attendant a decision du commissaire de police ou du Service de
coordination des affaires algiriennes, fa voiture sera provisoire-
ment mise enfourrire"
Ce 17 octobre 1961 ces Alg6riens entendaient defendre pacifi-
quement, dans le pays "des droits de 'Hfomme"leur droit A I'ega-
lite, leur droit A I'independance et le droit des peuples a
disposer d'eux-m6mes, contenus dans la Chartre de I'ONU. La
charge de la police est brutale et des milliers de manifestants
furent arretes, emprisonnes, tortures ou, pour nombre d'entre
eux, refoules en Algerie. Des centaines perdirent la vie, victims
d'une violence et d'une brutality extremes des forces de police.
Dans un article de Charlotte Nordmann et de Jerome Vidal
"L'ou6i et fa mimoire"on peut lire cet extrait qui est Adifiant de
la politique de repression du gouvemement De Gaulle, repres-
sion don't nous connaissions la portee A cette meme p6riode
de ce que I'on nomme "TOutre-merfranfais"ou les "6ienfaits de
Ca colonisation":
"L'ou6li qui afrappi lajournie du 17 octo6re 1961 est-iCdiu d a
censure organise par Ce pouvoir ? C'est une explication que 'on a
souvent invoquie; et au regarddu nom6re des saisies et des inter-
dictions de pu6ication, eTe semblejustfiee. Legouvernement cher-
cha d imposer Ce silence sur fa terri6e repression quifrappa cejour
Cai esAP griens. Au Cendemain de Ca manifestation, Ce 6ilan offidcie
est de trois morts. Pour maintenir cette version, Ce gouvernement
doitfaire taire ceuxqui la contesteraient. Le 17 octo6re nmme, on
interdit auj"ournalistes ditreprisents. Les quelques images de ti-
lvision qui ejstent sont dues d des televisions itrangires. Ceuxqui
tentent maCgri tout de prendre des photos voient feur matirieCdi-
truit. Les -saisissantes photos piises par Elie Kagan durent C'tre
clandestinement. Les lieuT dintemement restirent interdits aux
joumalistespendant les quatrejours que dura fa detention desAC-
giriens; [es seuls timoignages qui res dCcrivent sont dus aux ma-
nifestants eux-mimes, d des midecins, a des militaires ou i des
appeals.
Le journal'CVriti-Liberti, qui dinonce les massacres et reprbduit
des timoignages, en particulier un tract de policiers &noncant tat.
vionce extreme de Ca repression, est immidiatement saisi surordre
du prefet de police M, Paris, de P. Pfju, est saisi Cui aussi Lefilm ide PanijeC Octobre
A Paris, qui reconstitue la manifestation a partir desphotos de E
7(agan et de timoignages dAfgAriens, est saisipar a pole fors de


sa premiere projection, en octobre 1962. WMaCgr les efforts de cer-
tains parlementaires, Ce gouvernement empiche la creation d'une
commission d'enquite sur es crimes du 17 octo6re et desjours sui-
vants. Aucune des poursuitesjudiciaires engages, aucune des
plaintes diposies n'a non plus a6outi. Aucun policies ne sera
condamni pour Ces crimes commis, aucun responsa6fe politique
n'aura a en repondre. Ifnefait pas de doute que re gouvernement
a tout mis en ceuvre pour s'assurer du recouvrement des crimes du
17 octo6re 1961".

Kdte Yacine, militant anticolonialiste et dcrivain alg6rien,
6crivit A propos d'octobre 1961 :
"PeupCefranais, tu as tout vu
Oui, tout vu de tes propresyewu
Tu as vu notre sang couhC
Tu as vu Ca police
Assommer [es manifestants
Et Cesjeter dans la Seine.
La Seine rougissante
fNa pas cessi Cesjours suivants
De vomir fa face
Du peupfe de la Commune
Ces corps martyrisis
Qui rappelaient au Parisiens
Leurspropres revolutions
Leurpropre resistance.
PeupCefrancais, tu as tout vu
Oui, tout vu de tes propres yewu
Et maintenant vas-tu parrer?
Et maintenant vas-tu te taire ?"
Fernand Papaya

La bejamixne du Ainat eft une communiite:
Ccile Cukierman, 35 ns
Paul Verges du Parti Communiste Reunionnais a preside la
premiere seance du Senat en quality de doyen de I'assem-
blee, passee A gauche, le ler octobre demier. II a demis-
sionne ensuite et c'est la senatrice sortante du PCR, Gelitta
Hoarau, qui y siegera.
On observe le silence de la press sur la benjamin de I'as-
semblee, la communist Ccile Cukierman 35 ans, que
Paul Verg6s a eu la courtoisie de saluer en ces terms: 'En
tant que doyen d'dge,je sale fa benjamin de notre assem6bee,
notre amie Cicie Cukerman"
C6cile Cukierman est merribre du PCF, mere de famille de
3 enfants,, professeure d'histoire- gographle. Elle est
conseillsre r6gionale e charge de "rigalgti entire Cesfemmes
et-es -om es. .
;Le-.groope:- Cinmiuniste iRpublicain et Citoyen (CRC)
ome 21^ sidont 12 f14rnis et la pr6sidente est Nicole
e latestt drete laa seule femme president

AC


IHFI


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Cuba: Mobernisation 6e t'inbustrie sucri re


Le ministbre cubain du Sucre, embl6matique de I'6poque
du sucre-roi dans la plus grande lie des Caralbes, a 6t6
supprime par le gouvernement pour etre remplace par un
Group d'entreprises en charge de revitaliser un secteur
aujourd'hui d6prime, a annonce jeudi 29 septembre la
press cubaine.

Une reunion du conseil des ministres presidee par le president
Raul Castro a decide de "mettre un term au ministtre du Sucre,
qui dans factualiti ne remplit plus defonctions dEtat", indique
le quotidien Granma, organe du Parti communist de Cuba
(PCC).
Le minister, cree en 1964, sera remplace par un troupee d'en-
treprises de fagro-industrie sucriere", afin de gagner en "effica-
cite" et de permettre au secteur de "gen'rerparses exportations
(des devises) pourfinancer ses propres colts", explique le quoti-
dien.
La production sucriere est reorganisee dans treize centres pro-
vinciaux regroupant les 61 centrales sucrieres du pays. "Ila ite
decide de maintenir 56 centrales en activity, don't 46 seront char-
gees de fa procaine ricoCte"de d6cembre a mai, avec une pro-
duction prevue de 1,1 million de tonnes de sucre, en hausse
de 19% sur la r6colte anterieure, detaille Granma.
La restructuration du secteur sucrier a commence en 2008
dans le cadre d'un vaste plan de reformes 6conomiques lance


II existe 61 centrales sucrieres A Cuba


par Raul Castro pour regenerer un module economique herite
de I'Union sovi6tique des annees 70.
L'industrie sucri6re fut durant des decennies le fer de lance de
I'economie cubaine, avec une production qui avait atteint 8,2
millions de tonnes a la fin des ann6es 80.
"On ne peut pas ou6bier que re secteur sucrier regroup une des
forces ouvrikres des plus r6volutionnaires qu'ait connu le pays au
temps du capitalism" avant I'av6nement de la Revolution cu-
baine en 1959, a rappele Raul Castro lors du conseil des mi-
nistres.
Comme on le voit, a Cuba on sait moderniser sans detruire la
production comme cela a ete fait en Martinique
A.G (D'apres AFP)


Meurtre 6e Maurice Methon: un cas particuUtirement choquant


D6cid6ment, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, les
trois "tDipartementsfrancais d'Amirique" (DFA), sont malades
de la violence, ph6nomene multiforme, inquietant et destructu-
rant, qui va croissant sur un fond de crise 6conomique, social
et morale engendr6e par le departemental-colonial et capita-
liste a bout de souffle.
Les Martiniquais, pourtant habitues depuis quelques annees &
d6couvrir presque quotidiennement dans les medias des his-
toires de meurtres, de querelles sanglantes ou d'agressions
contre les femmes, ont ete particulierement choques par I'hor-
rible meurtre don't a 6te victim en Guyane I'homme d'affaires
Maurice Methon. Plus que d'un simple meurtre, il semble qu'il
s'agit d'un veritable assassinate perpetre par des professionnels
ou des gens s'inspirant de films de gangsters.
En effet, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 septembre,
trois hommes au visage partiellement dissimule par des bandes
de tissu, font irruption dans sa villa de Remire-Montjoly en
Guyane, prennent en otage et ligotent sa femme, sa fille et son
petit-fils, et attendent patiemment qu'il arrive. Quand Maurice
Methon rentre chez lui, il est frappe brutalement et jete dans le
coffre de sa BMW par ses ravisseurs, qui repartent avec lui,
non sans avoir fait main-basse. sur divers biens et des cartes
bancaires. L'un des malfaiteurs a conduit la BMW et un autre la
Peugeot 206 de la victim.
France-Antilles, qui reproduit manifestement des informations
fournies par la police ou la gendarmerie, indique dans non nu-
mero du samedi 24- dimanche 25 septembre, que deux des
malfrats etaient d'origine bresilienne, et que I'equipe etait munie
de trois armes a feu : un pistolet, un revolver et un fusil de
chasse. La distinction faite entire pistolet et revolver montre a
I'6vidence que la personnel qui a informed les forces de I'ordre s'y
connaTt en armes. En effet, le revolver (I'arme favorite des cow-


Le Martiniquais Maurice Methon assassin a Rdmire-Montjoly en Guyane
boys dans les westerns) comporte un barillet, tandis que le pis-
tolet a un charger.
L'une de ces armes, le fusil, a ete utilisee pour tuer, car dans le
corps du pauvre Maurice, retrouve plus tard, carbonis6 dans sa
BMW, on a trouv6 des plombs.
Coup de theatre dans cette triste affaire: le lundi 26 septembre,
la propre fille de la victim, Carole, etait arretee. France-An-
tilles, dans sa livraison du 28, nous apprend que c'est I'inter-
pellation d'un couple de Bresiliens (une femme salariee de
Maurice Methon et un homme recemment sorti de prison) qui a
permis A I'enquete d'avancer.
Carole Methon est pr6sum6e innocent, mais il semble qu'il y
ait eu un contract pour eliminer physiquement Maurice Methon,
comme cela se passe dans le "milieu"et au cinema.
Tristes tropiques!
M.Belrose


^^KuI 3 Otbre 201 ^ utice n 1-lP


NOTIZE It





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Pwofitasyon a Mayotte: La population manifesto centre la vie chOre


Mayotte : devenu d6partement, ce pays sombre dans la vie chbre


Depuis le lundi 26 septembre 2011 la population de Mayotte
s'est mobilisee et a manifesto en masse centre la vie chere.
Les citoyens voulaient se faire entendre des autorites en se re-
groupant au sein d'une intersyndicale pour porter leurs reven-
dications contre la montee des prix des products de premiere
necessity.
Mais ils se sont heurtes aux forces de I'ordre qui ont deployed
d'enormes moyens pour empecher I'expression democratique
des citoyens mahorais avec I'usage de gaz lacrymog6ne. En
depit de cette brutality policiere dans ce "101e dipartementfran-
fais", les manifestants entendaient poursuivre leur mobilisation.
Le Groupe Revolution socialist a, dans un communique en
date du 30 septembre, tenu & apporter son soutien au people
Mahorais :
"Le Groupe Revolution socialist (G.R.S) denonce le deploie-
ment des blinds dans les rues de plusieurs villes de Mayotte
et I'arrivee de renforts de gendarmerie pour s'opposer & la
greve general declenchee par tous les syndicats et les asso-
ciations de consommateurs centre la vie chere. Le GRS ap-
porte tout son soutien aux travailleurs mahorais, qui luttent
comme nous en Guadeloupe et Martinique en Janvier-fevrier -
mars 2009 contre la pwofitasyion.
Face a des manifestants qui bloquent des ronds points au sim-
ple cri de "Ma6awas nachouki" ("les ailes, de poulet moins
chies'), la reaction gouvernementale est demesuree et illegi-


time, centre ce movement social qui se de-
... *. clenche dans ce nouveau d6partement que I'on
L., r seau nous vantait recemment de creer et qui comme
nous reste encore une des "dermires coloniesfran-
raises"...
Depuis, le pays est paralyse et le gouvernement
s'empresse d'envoyer des renforts de gardes mo-
biles ce qui ne peut qu'attiser la colere de la po-
pulation.
La ministry de I'Outre-mer Marie-Luce Penchard,
plut6t que de repondre aux legitimes revendica-
tions de la population, joue a faire peur en evo-
quant le movement social de 2009 en
Guadeloupe et en Guyane en declarant le ven-
dredi 7 octobre : "qu'au bout du compete, ity a eu
3.000 emplois supprimms en Quadefoupe". "Je ne fe
souhaite pas pour 9Mayotte (..) ilfaut avoir le souci
d'amwiorer le pouvoir d'achat mais pas defragiliser
le tissu iconomique de Mayotte qui nefait que dimarrer" "Si on
veut pfus d'emplois, plus de richesse et envoyer un message positif
auCinvestisseurspotentiefs ify en a dans le domaine de fagroa-
limentaire, de Caquacufture, du tourism ne gdchons pas ce que
nous avons construit depuis des mois" (source Mayotte 16re)
Alors qu'un accord semblait se dessiner avec les autorites dans
la nuit du jeudi 6 octobre, la base syndicate a estime que les
propositions de baisse de certain products "pour une durie de
3 mois e temps de mettre en place un calendrier de travaif',
etaient un piege tendu poir casser la dynamique de mobilisa-
tion et done de jouer la montre. L'intersyndicale appelle a la
poursuite de la greve. Le samedi 8 octobre les elus ont organism
une march pour manifester leur mecontentement face a
I'usage de la force. Le depart du prefet est demanded.
Alors que Sarkozy voyage a I'etranger pour donner des lemons
de democratic aux dirigeants d'autres pays, il utilise la force
contre ses propres citoyens de Mayotte pour empecher leur
lutte legitime centre la vie chere.
On constate que la departementalisation presentee comme la
solution A tous les maux de ce pays I'a precipite dans la pwofi-
tasyon. Mayotte fait le chemin que nous avons fait depuis 1946,
mais peut-etre plus vite.
Fernand Papaya
Le 9 octobre 2011


PAN$ LEf I MNPE


Syrie: L'analyse bes communists syriens


Alors que la press occidental s'achame a presenter la situa-
tion en Syrie de la meme fagon partisan qu'elle avait adoptee
pour la Libye, preparant consciencieusement le terrain pour une
eventuelle intervention militpire, il nous semble judicieux d'avoir
I'avis de nos camarades du Pari communist syrien unified) .
Son premier secretaire, Husein Nemer, a recemment rendu pu-
blic un communique mettant en lumiere certain faits et tordant
le cou A nombre de mensonges forges de toutes pieces et lar-
gement mediatises par la propaganda imperialiste.
II en resort que les insuffisances du system politique syrien
sont patentes tels le manque de democratic et le monopole du
pouvoir exerce par le parti Baath. C'est un fait, mais cela n'au-


torise nullement d'autres pays a s'ingerer dans ses affaires in-
.terieures. C'est aux Syriens et a eux seuls qu'il revient d'agir.
Protestant contre la mise en oeuvre de measures dictees par le
FMI, des manifestations appelant a des r6formes sociales, eco-
nomiques et democratiques ont eu lieu en Syrie des le mois de
mars demier, largement soutenues par les Communistes. Ces
manifestations etaient toutes pacifiques, mais elles ont ete tres
vite manipulees par des religieux fondamentalistes et des
groups obscurantistes radicaux et ont degenerees en mani-
festations armies visant d'autres buts que des reformes poli-
tiques et sociales. Les forces Oe security ont repondu, erreur
iniustifiable, a la violence par la violence enclenchant la reaction


- ui mQ3 O 07jiwen'47 Page 1-6


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http://www.iournal-iustice-martiniaue.cbm


en chaine recherchee par les groups extremistes qui ont aus-
sitat tented d'etablir des bases sur les z8nes frontalieres afin de
pouvoir y receptionner de I'armement livr6 depuis I'etranger.
Cette tentative a 6te mise en echec.
Press par les ev6nements, le gouvernement a finalement
adopted plusieurs reformes cruciales reclamees depuis 2005 par
les Communistes (multipartisme, abrogation des lois d'urgence
et des tribunaux d'exception, etc.) tandis que les medias occi-
-dentaux se repandaient en propos outranciers sur la situation
en Syrie, appelant ouvertement a des sanctions (ce qu'ils se
garden bien de faire vis a vis de I'Arabie saoudite reprimant
dans le sang les manifestations au Bahrein ou d'lsrael coloni-
sant A tour de bras les territoires palestiniens occupies) et sug-
gerant de recourir a une intervention militaire "humanitaire"en
Syrie.
Mais les choses ne se passent pas tout a fait comme prevu. Le
regime syrien reste coherent, sans defection au sein du parti,
de I'armee et des institutions en depit d'une situation econo-
mique qui pAtit des troubles et rend plus difficile la vie de la po-
pulation.
Plusieurs scenarios sont envisageables compete tenu d'une si-
tuation general non statique qui peut fluctuer de diverse fa-
gons.
La crise peut en effet perdurer sur une longue periode avec son
lot de souffrances et de bains de sang. Elle peut deboucher sur
une anarchie generalisee, voire une guerre civil ouvrant la voie
a une intervention exterieure tout aussi bien que sur une solu-
tion politique negociee. Le pouvoir peui opter pour cette der-
niere hypoth6se comme il peut choisir de continue dans la voie
du traitement securitaire quel qu'en soit le prix.


Flash-Hebbo

lunbi 3 octobre
ETATS-UNIS Nouvelle manifestation a Wall Street plus difficile
a occulter. Plus de 700 personnel sont arr&tees pour avoir blo-
que plusieurs heures durant le pont de Brookline a I'appel du
movement "Occupy WalTStreet"engag6 dans une vaste cam-
pagne de protestation centre la cupidity des milieux financiers
et des grandes entreprises, le rechauffement climatique et les
inegalites sociales. Le movement ne cesse de gagner en am-
pleur.

marbi 4 octobre
LIBYE L'amiral Gianpaola di Paola, president du Comite mili-
taire de I'OTAN se declare tres inquiet du fait que plus de 10
000 missiles sol-air A court portee restent introuvables et ris-
quent de se trouver, ne serait-ce qu'en parties, entire les mains
d'AQMI, membre de la coalition anti-Kadhafi.

mercrei octobre
ETATS-UNIS Le Washington Post s'insurge contre la loi pre-
sentee par le Senat en repr6sailles contre les pretendues ma-
nipulations de change de la Chine, estimant qu'elle est non
seulement contre-productive mais nefaste a I'6conomie tant US
que mondiale et qu'elle ne creera aucun emploi aux USA.

jeubi 6 octobre
FRANCE 'Quandon ouvre une icore,;onferme une pison"disait
Victor Hugo. En France aujourd'hui si soucieuse de lutter contre
insecuritye, on ferme des classes et on agrandit les prisons.
Cherchez l'erreur.


Nicolas Sarkozy r6cemment considerait Bachar-EI-Assad frequentable
Le Parti communist syrien pour sa part press le pouvoir d'en-
treprendre d'urgence sa democratisation pour resoudre politi-
quement et durablement la crise tout en s'opposant fermement
aux visees de I'imperialisrhe occidental et d'lsrael qui, c'est la
leur plan, profitant des contradictions apparues dans la region,
voudraient transformer I'ensemble du Proche-Orient en petites
entities communautaires plus facile a controler. Les Commu-
nistes syriens appellent tous les Partis communists, ouvriers.
et democratiques dans le monde a faire connaitre la verite dans
I'opinion publique de leurs pays respectifs ainsi qu'a soutenir la
Syrie, le plus important pays arabe a soutenir les revendica-
tions du people palestinien et 6 resister aux plans imperialistes
de domination du Proche-Orient.
K.Solaris


ven6rei 7 octobre
CUBA Le Programme des Nations Unies pour le Developpe-
ment (PNUD) felicite Cuba, seul pays d'Amerique latine figu-
rant dans les 10 meilleurs resultats mondiaux en terme d'IDH
(indice de developpement humann, ameliorant meme sa per-
formance en gagnant 2 ans d'esperance de vie et 5 ans de sco-
larisation sur la derniere decennie.

sameii 8 octobre
ETATS-UNIS Plus de 600 camps FEMA REX 84 (la FEMAest
I'Agence federal des situations d'urgence) sont prets A ac-
cueillir des centaines de milliers d'individus, hors du contrele
du Congres, durant 6 mois si necessaire, aux terms d'une
serie de lois d'exception adoptees progressivement entire 1969
et 1984 et permettant meme de suspendre la Constitution. Les
"occupants de WallStreet"n'ont qu'a bien se tenir.

iimanche 9 octobre
OTAN Washington previent ses allies que la situation econo-
mique des Etats-Unis et les coupes effectuees dans le budget
du Pentagone vont affected serieusement le financement des
operations de I'OTAN et done sa capacity d'action.
HAITI Gary Conille chef du gouvernement
Gary Conille, medecin de 45 ans, est le nouveau chef du gou-
vemement ha'tien. Les senateurs haltiens ont ratified le mardi 4
octobre sa candidature. II s'agit du troisieme nom que le presi-
dent Michel Martelly soumettait aux parlementaires. Cette vali-
dation devrait done permettre a un nouveau gouvemement de
voir le jour, ce qu'attendaient les bailleurs de fonds pour de-
caisser les sommes utiles & la reconstruction du pays.
Kris Solaris


'I- D-- ~~~A~rPI'~~t I'. ----


P I #' I







http://www.joumal-ustice-martinique. com


AVIS DE CONSTITUTION
SARL GDLD PETROUUM
Par acte SSP en date a FDF du
15/06/2011. Forme: SARL
Denomination : GDLD PETROLIUM
Siege : Impasse Antoine Vittez 97200
FDF
Objet : achat vente et distribution de tous
products p6troliers.
Capital : 25000 E don't 12 500 4 en na-
ture
Duree : 20 ans
Co-gBrants : Mr LOETITIA David, de-
meurant rue Toussaint Louverture 97200
Fort de France et Mr JEAN-ALPHONSE
Alain demeurant au batiment Alpha 102
Didier Morne coco 97200 Fort de
France
RCS de FdF pour avis, FB4873

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date du 28/09/2011, est
constitute la Soci6t6 pr6sentant les ca-
ract6ristiques suivantes:
FORME: Soci6t6 A responsabilit6 limited
DENOMINATION : DOM AUTOMA-
TISMES
CAPITAL: 20 000 euros
SIEGE : Z.A. Dillon 97200 FORT DE
FRANCE
OBJET: I'achat et vente de tous products
lies & la domotique, a 1'61ectronique, A
I'automatisme et motorisation de portails,
volets roulants et tout autre produit simi-
laire.
DUREE : 99 ans
GRANTS: M. Barth6l6my ASSELIN de-
meurant 55 D, route de Moutte 97200
FORT DE FRANCE et M. Jean-Pascal
HARDY demeurant Fr6gate Est 3 97240
LE FRANCOIS.
PARTS SOCIALES : cession libre entire
associ6s. FB4874


AVIS DE CONSTITUTION
"Suivant acte sous sing priv6 en date du
3 Octobre 2011, il a 6te constitu6 une so-
ci6t6 & Responsabilit6 Limit6e, don't les
caract6ristiques sont les suivantes. D6-
nomination social: Cabinet Val6re et Do-
natiern. Capital social: 1 000 4, divis4 en
10 parts. Si6ge social: R6sidence les
Hauts de Saint-James Acajou 97232 Le
Lamentin, Martinique. Objet: Ing6nierie,
consultant, expertise immobili6re, I'admi-
nistration de biens de tout activities simi-
laires ou connexes et plus g6n6ralement,'
toutes operations commercialse, finan-
ci6res, industrielles, mobilibres ou immo-
bilibres se rapportant directement ou
indirectement a I'objet ci-dessus. Dur6e:
99 ans. Grant: Mr Amaud Valbre de-
meurant Residence le Clos Saint Antoine
Balata 97200 Fort-de-France. La socie6t
sera immatricul6e au registre du com-
merce et des soci6t6 de Fort-de-France."
FB4875

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive, il a 6te consti-
tu6 le 26 septembre 2011, une soci6et ci-
vile immobilibre.
Au capital de 2000 E divis6 en quatre
parts de 500 E chacune entibrement
souscrite et lib6r6es A la constitution.
Le grant : Monsieur Djibo MOSSI C/* 52
rue Xavier Orville, Terres Sainville, 97200
Fort de France
Denomination :SCI LES FIGUIERS
Sigle : SCI LFG
Objet social : La soci6et a pour objet :
I'acquisition par voie d'achat ou d'apport,
la propri6t6, I mise en valeur, la trans-
formation la construction, la vente,
I'am6nagement, I'administration et la lo-
cation de tous biens et droits immobiliers,
de tous bienset droits pouvant constituer
I'accessoire, I'annexe ou le complement


des biens et droits immobiliers en ques-
tion.
Et ce, soit au moyen de ses capitaux pro-
pres soit au moyen de capitaux d'em-
prunt, ainsi que I'octroi A titre accessoire
et exceptionnel, de toutes garanties & des
operations conformes au present objet
civil et susceptibles d'en favoriser le de-
veloppement.
Et g6enralement toutes operations civiles
pouvant se rattacher directement ou indi-
rectement A cet objet ou susceptible
d'en favoriser le d6veloppement, et ne
modifiant pas le caractbre civil de la so-
ciete.
Siege social : Residence le vieux moulin
Porte 222 Entree B Didier 97200 Fort de
France Martinique
Pour avis,
Le gBrant FB4876

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 05 juillet 2011, il a e6t constitu6
une soci6t6 pr6sentant les caractdris-
tiques suivants :
Forme: Soci6t6 & Responsabilit6 Limit6e
Denomination : PRENIUM AMENAGE-
MENT
Siege social: 2 Impasse les lauriers lotis-
sement les filaos Morne Lavaleur- 97240
Ducos
Objet : La soci6et a pour objet la r6alisa-
tion de prestations de services dans le
b&timent plus particulibrement la rehabili-
tation, la peinture, I'6leatricit6, la plombe-
rie, le carrelage, la menuiserie et
I'amenagement int6rieur
Dur6e : 25 annaes a computer de son im-
matriculation au repertoire des metiers
Capital : Le capital social est fix6 a la
some de 2000 e
Grant : Monsieur Rodolphe BARNA
Immatriculation : au repertoire des me-
tiers de Fort de France
Pour avis, la g6rance FB4877

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 19/07/2011, il a 6te constitu6
une SARL, pr6sentant les caract6ris-
tiques suivantes :
Denomination social : CENTRE DE VI-
TALITE VITALITE MARINE ,
Siege social : Port de plaisance Marina
du Marin 97290 Marin
Objet : La soci6t6 a pour objet, directe-
mentou indirectement, dans les D6parte-
me.nts d'Outre mer : La vente de
prestations de soins d'esth6tique, de
beauty corporelle, de bien- 6tre et de
prestation associ6es ; la vente de pro-
duits de beauty, de bien 6tre, d'articles de
sport, products drives et associ6s ; La
pratique de sport en salle, de remise en
former, de detente et de gestion du stress.
Dure : 99 ans
Capital : 3000 euros
Grants : Mme Jeannine DONDON nee
FONSAT et Mile Janick FONSAT
R6si. des lies, Appt. 74, bAt 8 Ravine vi-
laine 97200 Fort de France.
Immatriculation au registry du commerce
en course.
Pour avis, la g6rance FB4878


AVIS DE CONSTITUTION
An date du 4 octobre 2011, il a 6t6 consti-
tu6 une Societ6 Civile Imrhobilibre
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes
Denomination : SCI MELVANE
Adresse du siege social : quarter moulin
A vent 97231 Le Robert
Objet : Soci6t6 Civile Immobilibre a vis6e
locative
Dure : 99 ans
Capital : 10 000 euros
Nom du grant : MARIE -LUCE Melissa
Adresse : AUGRAIN Fond d'or 97231 le


Robert
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, la g6rance FB4879

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 du 03 octobre
2011, il a Mt6 constitute une EURL pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
DBnomination : Etanch6it6, couverture,
isolation, bardage. Sigle : ECIB
Capital : 1000
Siege social : Habitation Castel Brando
Morne Vallon 97214 Le Lorrain (Marti-
nique)
Objet : les travaux d'etanch6it6, de cou-
verture, d'isolation et de bardage
Dur6e : 99 ans A dater de I'immatricula-
tion au RCS de F de F.
Grant : Monsieur Gael RUBAL demeu-
rant Castel Brando Mome Vallon 97214
Le Lorrain (Martinique)
Pour avis FB4880

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Maitre GALLET de
SAINT AURIN, Notaire associ6membre
de la Soci6t6 Civile Professionnelle d6-
nommee < Frangois et Charles GALLET
de SAINT AURIN, Robert CEAUX et Phi-
lippe PERIE notaires associes,, titulaire
d'un office notarial don't le siege social est
a Fort de France (Martinique), croix de
Bellevue, avenue Condorcet, soussign6e,
le 20 juin 2011, a 6t6 constitu6 une so-
cite civil immobilibre ayant les caract6-
ristiques suivantes :
Objet : I'acquisition par vole d'achat ou
d'apport, la propri6t6, la mise en valeur,
la transformation; la construction, I'amd-
nagement, I'administration et la location
de tous biens et droits immobiliers, de
tous biens droits pouvant constituer I'ac-
cessoire, I'annexe ou le complement des
biens et droits immobiliers en question.
Denomination social: SOCIETE PATRI-
MONIALE MARRY par abr6viation SO-
PAMAR
Siege social : Fort de France (97200),
villa Van Vol, c/ M. Jean Joseph MARRY
rue des Lutins Didier
Dur6e : 99 ann6es
Capital social : CENT SOIXANTE
DOUZE MILLE CINQ CENT EUROS
(172.500, 00 EUR)
Les apports sont en nature
Les cessions de parts sont libres entire
associfs et au profit du conjoint, des as-
cendants et des descendants.
Les premiers grants de la society sont:
Monsieur Jean-Paul Marie Joseph
MARRY et Madame Genevieve Marie
Celine Jacqueline PORRY, son spouse,
demeurant ensemble a Fort de France
(97200), Villa Van Vol, 5 rue des Lutins,
Didier. La soci6et sera immatriculee au
registry du commerce et des soci6t6s de
Fort d France.
Pour avis,
Le notaire FB4881

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 07/10/2011 il a 6t6 constitu6
une SARL pr6sentant les caract6ristiques
suivantes : D6nomination : CARAIBES
RECOUVREMENT ET CONSEILS
Adresse du si6ge social : Zac de Rivibre
Roche BAt. D4 1er 6tage 97200 FDF
Objet : Recouvrement de cr6ances (par-
ticuliers, entreprises) Conseils juridiques
(particuliers, entrVprises
Dur6e : 99 ans
Capital: 1000e
.Nom du grant: Paulette GERMAIN
Adresse Qpartier Duquesne 97240 Fran-
gois.
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, la g6rance FB4882,


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un ASP en date du 06/ oc-
tobre 2011, il a Wt4 constitu6 une soci6te
& responsabilite limited pr6sentant les ca-
ract6ristiques suivantes :
Denomination : CARAIBES LAVECO
siege social : Res. Morne Pavilion Pte
08 B&t A Poirier 97232 Lamentin
Dure : 99 ans
Objet : Entretien et lavage sans eau de
v6hicule a moteurs navigant et terrestre
Capital social : 2000 4
G6rance : La6titia CAGE
La soci6t6 sera immatricules au RCS
Pour avis et mention FB4883

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date A Fort de France du 19 septembre
2011, il a Wet constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Forme social : Societe A Responsabilite
Limitbe
Denomination social : GRAVAT SPIRI-
TAIN
si6ge social : Quartier Morne Rouge,
97270 Saint Esprit
Objet social : Vente de matbriaux secs
destines A la construction, location d'en-
gins
Durbe de la socit6 : 99 ans a computer de
la date de I'immatriculation de la society
au registre du commerce et des soci6tes
Capital social :1000
G6rance : Monsieur Jean -Pierre LE-
GARES, 3 bis AmBd6e Despointes 97232
Lamentin
Immatriculation de la soci6t6 au registre
du commerce et des soci6ets de Fort de
France
Pour avis, la g6rance. FB4884

COMPLEMENT A L'AVIS
DE CONSTITUTION
DE LA SAS SPACE ENTREPRISES
RCS FORT DE FRANCE
SIREN 535 027 338
Les commissaires aux comptes d6signes
a la creation sont:
Titulaire : Monsieur Thierry CELESTINE
Supplant: Monsieur Philippe JOCK
L'objet social a 6tW pr6cis6 come suit:
Services et actions de soutien aux entre-
prises en creation ou en d6veloppement,
acquisition, gestion et administration d'un
immeuble abritant un h6tel d'entreprises
et ses annexes sis au lotissement Dillon-
Stade a Fort de France (Martinique)
Immatriculation au R.C.S de Fort de
France FB4885

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
' L'IMPERIAL DES ILES
SARL AU CAPITAL DE 30.000 EUROS
SPACE VIDEO LOT BARDINET -
DILLON 97200 FORT DE FRANCE
SIRET: 450 737 788 00015 CODE
APE: 1071C
Les associ6s de la Soci6t6 L'lmperial des
lies se sont reunis en assemblee gend-
rale
extraordinaire le 2 janvidr 2011 aux fins
de nommer Fairouz HAIRECHE, nouvelle
g6rante
en replacement de Francois JEAN
MARIE, d6missionnaire.
Pour avis, la g6rance FB4886

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
LE CRUMBLE
SARL AU CAPITAL DE 30.000 EUROS
10 RUE SCHOELCHER 97231 LE RO-
BERT
SIRET : 528 863 806 00014 CODE
SAPE: 1071C
Les associes de la Soci6t6 L'lmperial des
lies se sont r6unis en assemble g6n6-
rale extraordinaire le 3 janvier 2011 aux


jeud3 O 7 -uFin. -ua c'm1-age 8


[t AmntUys


J








http://www.iournal-iustice-martinique.com


fins de nommer Karen COURSY, nou-
velle gerante en replacement de Fai-
rouz HAIRECHE, demissionnaire.
Pour avis, la gerance FB4887

AVIS DE CHANGEMENT
DE GERANCE
RESEAUX SERVICES
SARL au capital de 50000 euros
Siege social : 18 rue des Arts et Metiers
97200 Fort de France
RCS :2077 B 736
Siren : 497 541 888
L'assemblee Generale Ordinaire de al
SARL RESEAUX SERVICES reunie en
date du 30 ao0t 2011 prend acte de la de-
mission de Madame Eliane PETRIS de
son mandate de gerance de la dite society
et design en quality de nouveau grant
de la SARL RESEAUX SERVICES, Mon-
sieur Robert ETILE, avec effet au ler
septembre 2011 et pour une duree inde-
terminee.
Pour avis,
Le grant FB4888

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
LA SOCIETY GARAGE MECA
TECHNIQUE PLUS SARL
CAPITAL 100
SIRET 532 374 -196 00014
APE 4520 A
SIEGE SOCIAL 34 RUE
CAIUS ENCLOS
97233 SCHCELCHER
Aux terms d'une assemblee general
ordinaire en date du 30 septembre 2011,
enregistre au service de I'enregistrement
des entreprises de Fort de France Cluny,
ii a ete decide ce qui suit :
La demission de Madame CARIDE Marie
Odile spouse COUFFI de function de ge-
rant qu'elle occupe et la nomination du
nouveau grant
Grant sortant : Madame CARIDE Marie
Odile epouse COUFFI nee le 12 juillet
1972 & Fort de France, demeurant 54 rue
Etienne Sicot a demissionne de ses fonc-
tions le 21 septembre 2011.
Par cette meme assemble, il a ete pro-
cede & la nomination du nouveau grant
Grant entrant:
Monsieur Dominique Celestin COUFFI,
ne le 06/04/1962 a Fort de France, de-
meurant 54 Etienne Sicot 6ete nomme
aux functions de grant avec prise d'effet
au ler octobre 2011
Pour avis, le grant FB4889

AVIS DE CONTINUATION
En application des dispositions de la loi
du 24 juillet 1966, les associes de la
SARL RESEAUX SERVICES reunis en
assemble general extraordinaire du
30/08/2011, decident de la continuation
de la society.
Pour avis,
Le grant FB4890

AVIS DE CONTINUATION
Par acte SSP en date du 7 juillet 2011, il
a ete constitute une society A responsabi-
lite limited (SARL) au capital de 15 000
euros, denommee GARAGE JP et E.
VARSOVIE.
Siege social : Quartier la Renee, 97211
Riviere Pilote (Martinique)
Objet : Exploitation d'un garage automo-
bile, la vente d'automobiles, la reparation
de tous vehicules automobiles et toutes
activities liees.
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant : Roselyne AUGUSTIN demeu-
rant quarter la Renee, 97211 Riviere Pi-
lote, nommee gerante pour une duree
indeterminee
La gerance FB4891


AVIS DE MISE EN SOMMEIL
GARAGE DU BOULEVARD
SARL AU CAPITAL DE 7500 EUROS
QUARTER VOLGA
97200 FORT DE FRANCE
SIRET 399 933 969 00012 APE 4520A
Aux terms d'une deliberation en date du
ler septembre 2011, I'assemblee gene-
rale extraordinaire des associes de la so-
ciete GARAGE DU BOULEVARD SARL
a decide la mise en sommeil a I'unanimite
de cette derniere
Pour avis et mention
M. SAINT-PRIX Jean Rene
Grant FB4892

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
DENOMINATION :STAR WOK
SARL AU CAPITAL VARIABLE
DE 1500 EUROS
SIEGE SOCIAL : MORNE VERT
97224 DUCOS
SIREN :498725829 RCS FDF
Aux terms d'une deliberation de I'AGE
du 15/09/2011, a ete decide la dissolution
anticipee de la society a computer du
15/09/2011 et sa mise en liquidation
amiable. Elle a nomme M. Jose JEAN
JOSEPH demeurant au Morne Vert
97224 Ducos en quality de liquidateur. Le
siege de la liquidation est fixed au Morne
Vert 97224 Ducos
Mention sera faite au RCS de FDF. Pour
avis FB4893

AVIS DE DISSOLUTION ET
PARTAGE DE LA SOCIETY
1)Aux terms d'une deliberation prise sui-
vant acte requ par Maitre Charles GAL-
LET de SAINT-AURIN, Notaire Associe,
membre de la Societe Civile Profession-
nelle denommee << Francois et Charles
GALLET DE SAINT-AURIN, Robert
CEAUX et Philippe PERIE, Notaires As-
socies titulaire d'un Office Notarial don't
le siege social est & Fort de France (Mar-
tinique), Croix de Bellevue, Avenue
Condorcet, soussigne, le 15 juin 2011,
public et enregistre au bureau des hypo-
theques de Fort de France le 30 juin
2011, volume 2011P, numero 3398, I'as-
semblee general extraordinaire des as-
socies de :
La society CARAT, Societe Civile d'Attri-
bution, au capital de 15.244, 90 euros,
don't le siege social est a le Frangois
97240, Habitation Reunion, identifiee au
SIREN sous le numero 379 807 258 et
immatriculee au Registre du Commerce
et des Societes de Fort de France.
A decide la dissolution volontaire antici-
pee de la society.
2)Aux terms d'un acte requ par Maitre
Charles GALLET DE SAINT -AURIN, no-
taire sus nomme, le 15 juin 2011, public
au bureau des hypotheques de Fort de
France le 30 juin 201., volume 2011 P, nu-
mero 3395.
-a ete decide que la dissolution prendrait
effect a computer du 15 juin 2011 a ete
nomme liquidateur Monsieur Olivier AS-
SIER de POMPIGNAN demeurant a
Schoelcher 97233, 7 bis rue Kleber Ca-
therine
- a ete procede au partage de I'actif so-
cial
La correspondence et tous actes et do-
cuments concernant la liquidation doivent
etre adresses et notifies au domicile sus-
indique du liquidateur
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront depose en annexe au registry du
commerce et des societies au greffe du
Tribunal de Commerce de Fort de France
Pour avis,
Le notaire FB4894

ADITIF AU JOURNAL JUSTICE
N 26 DU 30/07/11 FB4414


SOCIETY DE TRANSPORTS
PALCY EDDY.
22 ROUTE DU PETIT FLORENTIN -
PLATEAU FOFO 97233 SCHCELCHER.
Lire nom des grants : Mile PALCY Re-
gine Gislaine demeurant 22 route du Petit
Florentin Plateau Fofo 97233 Schoel-
cher et Monsieur VILLAGE Jean Marc
Eloi, demeurant quarter Pelletier Chemin
Village 97233 Lamentin. Au lieu de Ge-
rance : Mile PALCY Regine Gislaine de-
meurant 22 route du Petit Florentin -
Plateau Fofo 97233 Schoelcher
Pour avis FB4895

AVIS DE MODIFICATION DE
LA DENOMINATION SOCIAL
Durant L'assemblee general du 5 Octo-
bre 2011 de la society suivante :
Society INGETELECOM EURL
Au capital de 1 000 euros
Siege : Ravine Vilaine Vallee Heureuse
Residence Ravanalas n396 97212
Saint-Joseph,MARTINIQUE.
SIREN n 529 525 685 au R.C.S. de Fort-
de-France
II a ete decide de modifier la d6nomina-
tion social de la society INGETELECOM
E.U.R.L., pour adopter la denomination
social suivante:
<< La denomination social est : INGE-
MIND.",
L'assemblee decide de modifier I'article 3
des status en consequence.
Cette resolution mise aux voix, a ete
adoptee a I'unanimite.
Pour avis FB4896

AVIS DE MODIFICATION
NOM : MI CASA SARL
FORME : Societe A Responsabilite Limite
au capital de 1000 euros
SIEGE SOCIAL : Route de I'Union Di-
dier 97 200 FORT DE FRANCE
RCS : Fort de France 531 302 032 00010
Suivant deliberation de I'assemblee ge-
nerale extraordinaire en date du 6 Sep-
tembre 2011 :
L'ancienne gerante Madame RUBIO
Adriana, A decider de demissionner de
ses functions et sera remplacee par un
nouveau grant M.Jean-Jacques AVE-
ZARD a computer du 6 Septembre 2011.
Le siege social sera transfer, a comp-
ter du 6 Septembre 2011.
Le d6ept legal sera effectue au greffe du
tribunal de commerce de FORT DE
FRANCE.
Pour avis, Le Gerant, FB4897

AVIS DE MODIFICATION
NOM : PROSYSTEM SARL
FORME : Societe A Responsabilite Limite
au capital de 150 000 euros
SIEGE SOCIAL: C'/Euroservices Imm.
Sorecom ZI Acajou Californie 97 232
LE LAMENTIN
RCS : Fort de France 324 429 471 00067
Suivant deliberation de I'assemblee ge-
nerale extraordinaire en date du 6 Sep-
tembre 2011 :
Le grant a decide de modifier la deno-
mination social de la society et de trans-
ferer son siege social, A computer du 6


Septembre 2011.
Le dep6t legal sera effectue au greffe du
tribunal de commerce de FORT DE
FRANCE.
Pour avis, Le Gerant, FB4898

INSERTION CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
Suivant acte recu par Maitre Serge
DUVAL, notaire, associe de la Societe Ci-
vile Professionnelle denommee "Serge
DUVAL, notaire, associe d'une society ci-
vile professionnelle titulaire d'un office no-
tarial",, don't le siege est a Fort de France
(Martinique), 31 rue Moreau de Jonnes ,
le 10 juin 2011, enregistre a Fort de
France, le 29 juin 2011, bordereau nu-
mero 2011/704 case numero 5, a ete
cede par:
Madame Carly LEYNAUD, restaurateur,
demeurant & FORT DE FRANCE (97200)
12 rue du Professeur Raymond Garcin
route de Didier.
Divorcee de Monsieur Emmanuel Pierre
Leopold NAYARADOU.
A Monsieur Chi Yeung TSE, restaurateur,
Apoux de Madame Siu Mei WAI, demeu-
rant a FORT DE FRANCE (97200), 52
route de Didier.
Un fonds de commerce de restauration
exploit a Fort de France (97200), 12 rue
du Professeur Raymond Garcin, route de
Didier, lui appartenant, connu sous le
nom commercial AUX QUATRE EPICES,
et pour lequel le cedant est immatricule
au registre du commerce et des societies
de Fort de France, sous le numero 428
215 990.
Le cessionnaire est proprietaire et a la
jouissance du fonds vendu a computer du
jour de la signature de I'acte.
La cession est consentie et accepted
moyennant le prix principal de CENT
CINQUANTE MILLE EUROS
(150.000,00 EUR), s'appliquant:
- aux elements incorporels pour CENT
DIX MILLE EUROS (110.000,00 EUR),
- au materiel pour QUARANTE MILLE
EUROS (40.000,00 EUR).
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ques en la forme legale dans les dix jours
de la derniere en date des insertions pre-
vues par la loi, au siege de la SCP de-
nommee Serge DUVAL, notaire oL
domicile a ete elu A cet effet.
Pour insertion Le Notaire. FB4899

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
TPRM Verte Vallee
Au capital de 15 000 E
Siege social : Lot Verte Vallee
97212 Saint Joseph
Suite a I'assemblee g6nerale extraordi-
naire du 20/04/2011, avis est donned &
computer de ce jour de la nomination de
Tanick Michael en quality de grant et lui
confere tous les pouvoirs stipules par les
status.
L'assemblee general prend acte de ces
decisions.
En consequence, I'article correspondent
des status a ete modified
Pour avis, le grant FB4900


Tel.: 05 96 71 86 83 Fax : 05 96 63 13 20

ed.justice@wanadoo.fr


I eflSSR tISbre 201 n' '1-ae,


A NNNE fL






htt://www.iournal-iustice-martiniaue. com


Trois questions a Joslen Jonaz


Dans le cadre de la manifestation marquant le 50e anni-
versaire de I'application de I'Ordonnance du 15 octobre
1960, un film documentaire sera projetd au public. II est
I'oeuvre d'un jeune realisateur Martiniquais : Joslen Jonaz.
Nous I'avons interroge sur ses motivations.

Justice : Pourquoi realiser un documentaire sur I'Ordon-
nance du 15 octobre 1960 ?
J.Jonaz : Apres avoir realise un documentaire sur le drapeau
rouge vert noir DRAPO MARTINIQUE disponible sur internet,
au debut de I'ann6e 2011, j'ai decide de realiser des entretiens
films avec Armand Nicolas, d'abord parce qu'il a 6t6 mon pro-
fesseur d'histoire au Lyc6e "'Frantz 6Fanon"de Trinite et ensuite
il est I'auteur de "L''iistoire de (a Martinique" (3 volumes) et
qu'6 ce titre il avait des choses a dire.
C'est ainsi que dans nos discussions il a abord6 la p6riode de
I'Ordonnance de 1960.
Je lui ai suggere de nous consacrer a cette parties de I'histoire
car j'ai ressenti un vif interet d'une part pour les victims de I'Or-
donnance du 15 octobre 1960, Guy Dufond Georges Mauvois
et Armand Nicolas (walter Guitteaud etant d6cede), de revivre
cet episode douloureux qui a frappe les anticolonialistes de la
Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Reunion.
Ensemble nous avons decide de restituer ce travail au course
de la manifestation qui se tiendra le 16 octobre 2011 & .17
heures a I'Atrium. Je profit de I'occasion pour remercier Mr La-
gier, le directeur de I'ATRIUM qui a mis la salle a notre dispo-
sition.
La particularity des Martiniquais c'est qu'ils aient refuse leur
mutation d'office, done ils font la un acte de resistance.


Justice : Etait-il facile de convaincre Armand Nicolas,
Georges Mauvois et Guy Dufond de revenir sur cette af-
faire 50 ans apres ?
J.Jonaz : 1I n'a pas 6te facile de convaincre Armand. J'ai vite
compris qu'il y avait un interest surtout pour la jeune generation
de montrer qu'il y a dans ce pays des hommes qui ont eu le
courage de dire non au pouvoir colonial. Face a mon insistence
il a accepted finalement une rencontre avec Georges et Guy.
Des retrouvailles empreintes d'emotion ol les souvenirs com-
muns ont 6te evoqu6s. Tous les trois etaient convaincus et ont
adhere au project
Justice : Que ressens-tu apres ces heures d'entretiens
avec les victims de I'ordonnance du 15 octobre 1960 ?
J.Jonaz : Plus j'avangais dans la realisation du documentaire,
grace aux archives des Editions Justice, je me rendais compete
que je pen6trais cette period jusque la meconnue de moi, tel-
lement riche de luttes, de combat pour la liberty, la dignity, le
bien-etre de la population antillaise. Et ce sont ces hommes
que le gouvernement de I'epoque n'a pas hesite a frapper avec
brutality.
J'ai rencontre des victims Guadeloupeennes qui portent en-
core les souffrances de cette fameuse Ordonnance du 15 oc-
tobre 1960. L'ensemble des peuples de I'outre-mer gagnerait
a connaitre ces hommes et ces femmes qui se sont sacrifice
pour leur pays en reclamant plus de pouvoir local, plus d'auto-
nomie.
Je ressens une grande fiert6 d'avoir pris cette initiative car il
participe au travail d'eveil des consciences.


4c19e* d CkrnmR


A. Nicolas G. Mauvois W. Guitteaud


G. Dufond


Film documentaire
Realisateur: Jonaz Joslen

Temoignages

Signature de livres


Face & L'Orbonnance

sce66rate bu 15 Octobre 1960

Dimanche 16 Octobre 2011 17 H
A L'ATRIUM Fort-de-France
Sous la pr6sidence du Dr Michel Yoyo


Avec la participation d'Armand Nicolas,
Georges Mauvois, Guy Dufond


u I 3 O I. 20 jusI n '-I 2


L EVEMN