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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Creation Date: July 7, 2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00226
System ID: UF00088914:00231

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( BRIDGECACHET )


Full Text
zine hebdomadaire d'information communist


Jeudi 7 Juilet 201


1 91'" Annee N' 27 Martinique: 2,00 E France: 2,40 E DOM: 2,20 E

Adoption
,mo o-...


D6bat bu PCM:
Une cruise social et morale
impliquant le rassemble-
ment populaire
5juiltet 1811:
II y a 200 ans, le Venezue-
la proclamait son inde-
pendance






http://www.iournal-iustice-martinique. com


Sa ka fasi ..................... 2

Eito ........................ 3.
- Collectivite territorial de Martinique

Luttef ociale ................. 4.
- Rdforme des retraites
- Braves sociales

Eco/ocial .............. f. 5
- Panier de la mEnagerE
- Prix des carburants

otiU .................. .. 6/7
- Solange Fitte-Duval
- Antilla fete ses 30 ans
- Aqwaland

Politi ................. 8/13
- Forum-debat du PCM
- Collectivtd unique
- Compte administratif du C. Gndral

Frace .................p. 14/15
- La france entire en champagne
- Remaniement ministiriel

NotreAmi~ti e ........... 16/17
- Inddpendance du Venezuela
- Le Peuple soutlent Chavez

Pan leMo ................. .18
- Guerre en Ubye

Anne Liga lt........... 18/19

CultVure/Sert .............. 20
- 40eme Festival de Fort-de-France
- 301me Tour cyclist de Martinique




"JUS TICE
Administration & R6daction:
Te. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel.: 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guenna6l GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


Bac2011: Moins bion qu'en 2010

Les resultats du premier group sont tombs le premier juillet avec son lot de joie et
de deception.
S'agissant du bac general, sur les 2 159 candidates 1 223 ont ete admis au premier
tour. 644 devront passer le second tour. En 2010, le bac general au premier tour avait
atteint un taux de r6ussite de 58.34%, centre 56.65 % en 2011. 89 mentions "Tres
6ien" ont et6 enregistrees et 152 mentions "~Bien". Une moins bonne cuvee cette
ann6e. En revanche, le bac technologique pursuit son evolution : de 40.23% de
reussie en 2010 il est passe a 42.17 % en 2011. Ainsi, ce sont 648 candidates qui ont
6t6 re(us au bac, 588 devront passer le second tour pour tenter d'empocher le fa-
meux sesame. Au niveau des mentions : 3 "tris 6ien"pour 27 "6ien"sont comptabi-
lisees. IIs 6taient 1 539 candidates presents dans I'academie pour ce bac techno.
Le major de la promotion 2011 a obtenu une moyenne de 20/20, il s'agit de Fran-
cesca Chamma,s en Terminale S au couvent de Cluny.
Le plus jeune candidate au baccalaureat, Aurelie Letquimounin (16 ans, serie S) et le
candidate le plus age, Marie-Luce Criart (58 ans, serie L) ont, tous deux, reussi.


Pein alourie pour Alain Huy hes Despointes

La Cour d'appel de Fort-de-France a confirmed, le jeudi 30 juin, le jugement du tribu-
nal correctionnel condamnant au mois de septembre 2010 M. Huyghes Despointes
a 7.500 euros d'amende et A la publication du jugement dans le quotidien France- An-
tilles. L'industriel martiniquais etait poursuivi pour incitationn i Ia haine racial et apo-
[ogie de crime contre Ciumanite" pour ses propos tenus dans un documentaire de
Canal +, intitule "Les erniers maitres de Ia 9Martinique". Ce documentaire avait et6
diffuse aux Antilles le 6 fevrier 2009, au tout debut de la crise social de fevrier-mars
2009 aux Antilles.
La Cour d'appel qui n'a retenu que le grief "d'apofogie de crime contre ['iumaniti", a
alourdi la peine, qui est passee a 20.000 euros d'amende. Pr6cisons que I'avocat ge-
neral avait requis 10. 000 euros d'amende. M. Huyghes Despointes devra en outre
verser 2.500 euros A la Ligue international contre le racism et I'antisemitisme
(Licra). Ses trois avocats ont annonce qu'il allait se pourvoir en cassation.


Jeux amerinaiens 2012 en Martinique

Pour la premiere fois, les Jeux amerindiens organisms par la communaute Kali'na de
Guyane depuis six ans vont se tenir en Martinique en 2012. C'est le fruit d'une colla-
boration entire la structure Karisko pilot6e par Marcel Rapon et les organisateurs
guyanais. L'originalite de ces Jeux, destines A sensibiliser le public et les participants
aux cultures amerindiennes, reside dans les 6preuves issues des pratiques tradi-
tionnelles et quotidiennes des Amerindiens kali'na de Guyane. Une dizaine d'activi-
t6s physiques et d'agilit6 seront proposees aux 6quipes participants tels que: course
A pied, tir a I'arc, course de pirogue, lancer de javelot ou les jeux du diable, autrefois
frequents lors des veillees pour effrayer I'ame du d6funt. Une delegation de la com-
mune d'Awala Yalimapo situ6e A 45 minutes de Saint-Laurent, ou se deroulent ces
jeux, s'est rendue en Martinique afin de preparer ces joutes. La ville du Marin est
pressentie pour I'accueil de ces Jeux 2012 en Martinique.



La Martinique n'oublie pas Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employes des soci6ets fran-
gaises Areva et Satom, par la branch d'Al-
Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
y compris les militants communists et leur
journal Justice


1k^ ^ eu j ie 2071w '27 Page


[ S KA)PAt -






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Collectivite territorial ae Martinique en 2014. Et apres ?


L'assembl6e national frangaise a adopted le 30 juin la loi
organique relative aux collectivit6s relevant de I'article 73 et
la loi relative aux collectivites territoriales de Guyane et
'Martinique.
La Martinique devient une "colectivite tenitoriafe de Marti-
nique "et non pas une "Colectivit de Martinique "comme
I'avaient voulu une grande majority d'lus martiniquais.
Droit commun et conformisme institutionnel obligent.
Serge Letchimy, Louis-Joseph Manscour et Alfred Almont
ont vote pour. Alfred Marie-Jeanne a vote contre, tout
comme la guyanaise Christiane Taubira. La deput6e guya-
naise Chantal Berthelot s'est abstenue.
On peut d'ores et deja dire que les manoeuvres de retar-
dement de la nouvelle majority regionale et departemen-
tale de ,< Ensemble pour une Martinique nouvelle et le
retournement opportuniste du pouvoir sarkozyen ont 6dul-
cor6 la r6forme au point de faire de cette collectivit6 unique
un pur succ6dane du system colonial d6partemental.
Certes, 29 ans apres la tentative d'assemblee unique du
socialist Henri Emmanuelli, on est enfin parvenu & sup-
primer I'aberration de la region monodepartementale fai-
sant coexister sur un meme territoire une region et un
d6partement. Que de temps perdu !
Notons d'abord que le fameux article 9 instaurant un pou-
voir de substitution du prefet dans les prerogatives des elus
.martiniquais est pour I'essentiel maintenu au prix de cer-
taines precautions redactionnelles. Non, la creation d'un
super gouverneur n'est pas "tomb6e" contrairement a ce
qu'affirme le depute du centre qui d'ailleurs s'est abstenu
finalement sur I'amendement adopted. L'esprit colonialiste
de I'article 9 demeure. Paradoxalement I'Etat central ren-
force ses prerogatives parce que la fusion des collectivites
leur confererait un supplement de pouvoir. Reflexe jaco-
bin, s'il en est.
Par ailleurs, la mise en place de la collectivite unique est.
repoussee a mars 2014 afin que I'Flection ait lieu & la
meme date qu'en "Trance mitropofitaine". La ministry de
I'outre-mer, Marie-Luce Penchard a repris & I'assemblee le
meme argument qu'au Senat.
Extrait des d6bats du 28 juin 2011
Marie-Luce Penchard :
"(...) Toutefois, sijfquement fes calendnerspouvaient etre ai-
connectis, iftait certain que [organisation fes felctions en
Guyane et en Martinique d une date diffrente de ce/iT privue
pourfes conseifers tenitoriawuen 2014 pouvait symboliquement
faisser croire que ces cofectivites ne refevaient pas du droit com-
mun, afors que les 6ecteurs avaient vote massivement pour res-
teridans ie cadre "
M. Louis-Joseph Manscour : "Lajesuisd'accordavecvous
S(..7.y.
Sans commentaires.


Les raisons avanc6es selon lesquelles il faudrait du temps
pour preparer la fusion des deux collectivites ne sont que
d-pe nreteFxte.. I a vraie raison. c'est aue I'on fait un retour


au vieil assimilation-
nisme selon lequel
point de salut en de-
hors de I'imitation en
tous points de la
France. Le "symboei ,
a I&che Marie-Luce
Penchard, soutenue
sur les bancs de I'as-
semblee par une co-
horte de deputies de
droite et de gauche.
Pourquoi s'est-on
precipite pour organi-
ser les consultations des 10 et 24 janvier 2010 au lende-
main des fetes de fin d'annee si aujourd'hui il faut attendre
2014 ?
Et puis la prime de 20 % d'elus & la listed arrivee en tete est
maintenue au motif fallacieux d'assurer la stability de I'as-
semblee. L'effet d'une telle disposition est d'ecraser les op-
positions et de mettre en place un pouvoir local
pratiquement sans contre-balancier vu les obstacles mul-
tiples places a I'adoption d'une motion de defiance, Un pre-
sident de I'Executif omnipotent.
Enfin, croit-on vraiment que le fait de reaffirmer dans la loi
que la Martinique exerce "toutescompitencesquifuisont ii-
vofues par a "foi pour tenir compete de ses caract istiques et
contraintes particulires"ajoute au fameux "droit diffe-
rence"revendique par Aime C6saire invoqu une fois de
plus pour la circonstance ? II ne s'agit que de la repetition
de ce qui existed depuis belle lurette dans I'article 73 ancient
et nouveau sans pour cela que la Martinique dispose de
veritables pouvoirs. C'est pourquoi la droite a accepted cet
ajout sans problme.
En reality, on s'installe dans la collectivite unique et, pour
nous faire accepter cette reculade, on nous fait miroiter un
illusoire accroissement future des competences. Alors que la
collectivite unique .tait conque comme une tape vers I'Au-
tonomie.
Or le pays affronte aujourd'hui une crise specifique de son
mode de d6veloppement sur laquelle se surajoute les ef-
fets de la crise capitalist en France et en Europe. II risque
I'explosion social. II aurait done besoin de rassembler ra-
pidement et vigoureusement ses forces pour resister et uti-
liser au mieux les moyens existants d'agir.
"Comprenez 6ien que ce ne serapasfini"en matibre de reven-
dication institutionnelle, a lance lucidement la deputhe
guyanaise Christiane Taubira.
Effectivement, ii n'est au pouvoir de personnel d'enfermer


le destin de la Martinique dans cette collectivit6 unique de
droit commun don't nous essaierons tout de meme de tirer
neanmoins le meilleur parti.
L'heure est au rassemblement et & la construction d'un pro-


%J. L-A Iol 0 %AlWWI % w
HVV FII~VPillV


I EPI-To I






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Mise en application be la r6forme bes retraites


La retraite A 60 ans, c'est fini. Depuis le lerjuillet 2011, la re-
forme des retraites, qui a mobilise centre elle des millions de
manifestants I'an demier, est entree en vigueur. A savoir le pas-
sage de I'age legal de depart a la retraite de 60 a 62 ans. La
transition se fera graduellement, a raison de quatre mois sup-
plementaires par an. Les premieres personnel concernees
sont celles nees apres le lerjuillet 1951. L'ge minimum de la
retraite augmentera progressivement pour atteindre 62 ans en
2018. Tous les regimes sont concerns : salaries du secteur
prive et du secteur public, artisans et commergants et profes-


sions liberales. Exception notable : les regimes speciaux
(RATP, SNCF, EDF et GDF...), don't le relevement de I'age de
la retraite n'interviendra qu'a partir de 2017. Autre consequence
du relevement de I'age de la retraite : ce n'est qu'a partir de 65
ans et 4 mois que vous pourrez pretendre a une retraite a taux
plein, quelle que soit votre duree d'assurance. II existe toutefois
quelques exceptions (aidants familiaux, assures handicaps,
parents d'enfants handicaps et parents d'au moins trois en-
fants). C'est egalement a computer du ler juillet que le disposi-
tif de retraite anticipee pour penibilite entire en vigueur. Les
salaries du secteur prive qui choisiront d'en beneficier pourront
continue de partir en retraite a 60 ans, avec une retraite liqui-
dee a taux plein quelle que soit leur duree d'assurance. S'ils
n'ont pas la duree d'assurance requise, le montant de leur re-
traite sera reduit en proportion du nombre de trimestres man-
quant.
A quelle date partirez-vous en retraite ?


Si vous etes ne en
Juillet 1951
AoOt 1951
Septembre 1951
Octobre 1951
Novembre 1951
Decembre 1951


Vous pourrez partir au plus t6t:
Novembre 2011
Decembre 2011
Janvier 2012
Fevrier 2012
Mars 2012
Avril 2012


Braves soeadles
Sodieteilolrey: 23 salrieesa chdimale
La society Elodrey, service d'aide A la personnel baste a Ter-
reville, a ete mise en liquidation et 23 meres de families se re-
trouvent desormais a pointer au Pole emplo. La society a ete
liquidee faute d'une assurance et a subi les consequences
d'une gestion chaotique. Cette society creee en 2005 a ete pla-
cee en redressement judiciaire le 19 avril et devait presenter a
la date du 15 juin 2011 les attestations d'assurance couvrant
les risques inherents 6 I'activite. Ce qui n'a pas ete fait alors
que, durant la periode d'observation, I'exploitation de la society
a demontre qu'elle pouvait, avec une gestion strict, couvrir
I'ensemble des charges. Les salaries soutenues par la CDMT,
la plupart dej. d'un certain age, sont desormais, places dans
une situation de precarite. La centaine de personnel agees
don't s'occupaient ces auxiliaires de vie se retrouvent du jour
au lendemain sans cette aide si precieuse pour leur quality de
vie.
Le syndicat, dans cette affaire, denonce un detoumement des
fondsdle fentreprise A des fins personnelles d'un des dirigeants
et compete saisir la justice pour y voir plusclair. 17 000 E ont ete
verses a ce dirigeant sans aucune justification et une voiture a
ete payee pour ses propres besoins, ce qui a plonge la society
dans une situation de cessation de paiement.
Roger Lanoix, le secretaire general de la CDMT, s'emporte de-
vant cet example de "patron voyou qui sefait dufric au dtriment
des salaries".

CFA BTP: rencontre e 7/julet
Depuis 2 ans, huit agents du I'ex CFA BTP se sont heurtes au
mutisme de la Chambre des metiers face a leur situation d' "ou-
6b/s". Ils n'ont pas ete licencies apres la reprise-du CFA BTP
par I'AMEP et de ce fait sont sans salaire. En depit de moult
rencontres, les huit salaries du CFA BTP sont toujours dans
I'expectative concernant leur avenir. Toutefois ils ont obternu du


tribunal que la Chambre des metiers leur verse une compen-
sation de 6 000 E dits de "provisions aiimentaires". Un engage-
ment avait ete pris pour verser cette some au 30 juin et il n'a
pas ete tenu. Les agents se sont mobilises une nouvelle fois le
jeudi 30 juin dernier. Des agents en colere qui, par I'interme-
diaire de Mme Monique Mourtialon, denoncent la situation qui
leur est imposee et les engagements non tenus. "Ce/a nous
donne impression d'etre des mendiants", deplore-t-elle.. Elle sou-
ligne que "notre situation reffte image de [a ciam6re". Les in-
teresses exigent desormais les indemnites qui leur sont dues et
fa reparation du prejudice qu'ils ont subi en raison de la souf-
france morale generee par cette situation. Une rencontre est
prevue le 7 juillet avec le president de la chambre des metiers
afin de chiffrer le montant des indemnites a verser- chacun
des agents. En attendant, ils ont decide de refaire le tour des
autorites qui peuvent intervenir dans ce dossier.

SMIC: Pas 4e coup de pouce etperte olepou-
voir 'chat
Comme toujours depuis I'6lection de Nicolas Sarkozy en 2007,
il n'y aura pas de coup de pouce pour le SMIC. Mais, en raison
de la montee de I'inflation, le salaire minimum pourrait etre au-
tomatiquement revalorise, d'au moins 2% le ler ao0t. Or en mai
dernier la hausse des prix annuelle a ete + 3,3 %. D'oO une
perte de pouvoir d'achat d'au moins 1,3 % pour les travailleurs
martiniquais pays au salaire minimum.

KSF: Rencontres avrc population
Dans le cadre de ses changes avec la population, le Collectif
du 5 Fevrier 2009 (K5F) vous invite 6 une rencontre sur la si-
tuation en Martinique, le vendredi 8 juillet 2011 a 18h30
dans le centre culture du bourg de Riviere-Salee


Ieu 78B '1e2mliB Je .27 Pg 4


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SU ESi ALu-5 I






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r oI I


Panier de la mienagere : Quanb une baisse cache une hausse


Surprise Le panier de comparison des prix Martinique/France
realis6 trimestriellement par Cecile Everard de France -Antilles
depuis le 4 fevrier 2009 accuse un cart plus faible que prece-
demment : + 19 %. Habituellement I'ecart de prix avec la
France de ce panier est de I'ordre de + 30 a + 35 %
C'est ainsi que le relieve de 45 products en Martinique au 30juin
2011 totalise 150,67 euros centre 126,96 euros en France. Ex-
plication : les prix ont ( explose > en France sans pour autant
diminuer en Martinique. Nous avions rendu compete la semaine
derniere d'un article de la revue ( 60 Millions de consomma-
teurs >> analysant une flambee des prix alimentaires en France.
II est a prevoir que cette vague atteigne la Martinique dans les
prochaines semaines.
Par consequent, il est trop t6t pour se rejouir de cette reduction
du supplement de prix par rapport A la France. Voila une baisse
(de I'ecart de prix) qui cache de v6ritables hausses.
*Martinique : panier au 20 avril 2011 : 148 euros ;
panier au 30 juin 2011 : 151 euros; soit + 2 %.
*France : panier au 20 avril 2011 :120 euros ;
panier au 30juin 2011 : 127 euros ; soit + 5,8 %

L'etude donne quelques details interessants:
* Panier de 11 fruits et legumes : + 33 % par rapport a la
France. Cela traduit la hausse des prix des fruits et legumes en
Martinique
* Panier de 5 viandes fraiches : + 60 % par rapport a le
France. Un record de prix chers en Martinique qui s'expliquerait
par les conflicts dans la filiere viande.


* Panier du non alimentaire (hygiene, etc) : + 8 %. Mais les
prix augmentent autant en Martinique qu'en France, ce qui re-
lativise ce faible ecart.
*Discount (51 products Leader Price): + 27 %. Cela traduit un
accroissement de I'ecart explicable par une baisse en France
et une augmentation en Martinique du panier des products.
Une consolation: les products locaux industriese locale, fruits, le-
gumes, viande, laitages, etc) au nombre de 30 seraient en
baisse en juin par rapport aux derniers releves de I'Association
des consommateurs du Frangois qui collabore avec France-An-
tilles pour ce suivi.
France-Antilles rapporte les propos du ministry de I'Agriculture,
Bruno Le Maire, qui accuse les "marges ecessives"de la grande
distribution d'etre responsables et les conclusions d'un rapport
de I'Observatoire des prix et des marges faisant etat "d'impor-
tantes marges 6rutes"des distributeurs en France. La redactrice
de France-Antilles, Cecile Everard, soutient que ces donnees
sont "parfaitement transposa6les a l[a Martinique"et rappelle les
remarques durapport du cabinet Syndex sur la Martinique a
propos de I'opacite de I'economie martiniquaise. Rapport sur la
vie chere don't nous avons presented dans ces colonnes les prin-
cipales conclusions.
Tout cela veut dire qu'en France comme en Martinique, le
dogme neoliberal de la liberty des prix auquel s'accroche fre-
netiquement le pouvoir de droite lamine le pouvoir d'achat des
travailleurs.
Antoine Gilles


Prix dei carburantt au lerjuillet: baisse be 'essence et hausse bu gazole


Baisse du Super sans plomb de 5 centimes par litre, hausse du
gazole de 2 centimes par litre et baisse de la bouteille de gaz
domestique de 12,5 kg le ler juillet dernier, tel est en resu-
mel'essentiel de I'evolution mensuelle des prix de I'energie en
Martinique en juillet.
Selon la prefecture ces variations sont dues a quatre facteurs:
1) Une 16gere hausse du prix du baril de p6trole brut de 114
dollars en mai a 116 dollars pendant la period de reference de
juin, soit + 1,5 %. Cela en raison de provisions d'augmentation
de la production des membres de I'OPEP (organisation des
pays exportateurs de petrole), et cela afin de faire face a la
croissance de la demand.
2) La diminution du prix de vente de I'essence sur le march
international (- 4,6 %) en raison de la baisse de la demand
reagissant aux prix eleves, et aussi en raison des "troub6es"en
Afrique du Nord (entendez la Lybie) et au Moyen-Orient.
3) La hausse du prix de vente du gazole sur le march in-
ternational (+ 3,4 %), "dufait notamment de faccroissement de lai
production des centrales ifectriquesfonctionnant au pitrole au
Japon suite au trem6lement de terre".
4) La stability de la parity eurol dollar: 1 E gale 1,44 $ en
mai etjuin 2011.

II faut rappeler que dans la formule de revision des prix de la
Sara, figurent a la fois un parametre petrole brut et des para-
metres products finis, puisque la Sara ne produit que les deux
tiers des besoins du march. A quand I'augmentation de la ca-
pacitede production ?
Dans ces conditions, la prefecture a fixed les prix suivants a
computer du ler juillet 2011 :


- Super sans plomb.: 1,47 E/l au lieu de 1,52 E1/ en juin, soit -
5 ctEll;
- Gazole route: 1,23 /I au lieu de 1,21 E/l en juin 2011, soit +
2 ct/I ;
- Bouteille de gaz de petrole liquefie de 12,5 kg : 23,87 au
lieu de 24,24 E en juin, soit une diminution de 37 centimes.
Le communique prefectoral se livre a une comparison des.prix
en Martinique avec les prix moyens I la pompe en France pour
assurer que "lespriC des carburants et dugaz sont majoritaire-
ment inferieurs en Martinique a fa moyenne de ceuwpratiques en
France mitropoitaine".
En ce qui concern le Super sans plomb, en mai les prix
etaient identiques t 1,54 l1 et en juin le prix en France (1,50 El1)
etait inferieur a la Martinique (1,52 E/).
S'agissant du gazole, il reste inferieur en Martinique : 1,28 E/J
centre 1,32 /I1 en France en mai ;.1,21 Il contre 1,32 E/l en
France.
Pour ce qui est du gaz, il etait a 26,88 /I entire le 31 mai et le
15 juin dernier pour un bouteille 6quivalpnt 12,5 kg en France.
A compare avec un prix de 24,24 E en Martinique en juin. Soit
2,68 E de moins par bouteille.
La derniere variation du ler juillet dininue I'ecart entire I'es-
sence et le gazole en Martinique.
A.G


~~~~~~~~ JI~Ptm~lrrlu~






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Solange Fitte-Duval: "une femme exceptionnetle"


Y. tDIon,a. rine-uuval, t;.elma ei /. Nicolas


A l'occasion du vernissage de I'exposition consacree a Solange
Fitte-Duval et intitulee "fe don de soi", un vibrant hommage a &et
rendu a cette militant emerite. Une c6ermonie fort emouvante
en sa presence. Agee de 90 ans, elle avait tenu a faire le de-
placement en depit de sa fatigue. Cette exposition, r6alisee par
Anique Sylvestre, retrace sa vie au travers de ses multiples ac-


Antilla f6te ses 30 ans W'existence

Notre confrere Antilla est en fete: c'est en effet son trentieme Eric de Lucy, grand patron et defenseur de la banane antil-
anniversaire, chose digne d'etre relev6e par ces temps de dif- laise (martiniquaise et guadeloupeenne) a commence son in-
ficulte pour la press ecrite, aussi bien dans les grands pays tervention en se presentant comme "e lecteur le plusfid'lee
developpes que dans les petits comme le n6tre. Pour ce6lbrer d'A ntilfa". Voulant se conformer au theme de la soiree, c'est-
I'6v6nement, ses responsables ont organism le jeudi 30 juin, a A-dire celui de I'6volution, il a expliqu6 que la banane a gran-
Madiana, une soiree de reflexion centree sur le theme de I'evo- dement contribute a revolution dela Martinique. II a mis 'accent
lution. A la tribune, avaient pris place, aux c6tes de Tony Dels- sur I'importance de la recherche et de I'experimentation dans ce
ham, redacteur en chef, des representants du monde domaine et affirm que la banane antillaise est, avec celle des
economique martiniquais. Canaries, "fa seule banane duraife"du monde, "durable "dans le
Comme c'est malheureusement la coutume chez nous, la soi-"
ree a debut avec un certain retard. Le premier a prendre la sens de "respectueuse des normes environnementales. II n'a pu
parole a 6et Tony Delsham, qui apres avoir explique ce qu'il eviter de mentionner la pollution au chlordecone, mais en di-
entendait par le terme "evolution", a retrace rapidement I'his- sant qu'on a pollue "sans fe savoir", ce qui a provoque des mur-
toire du cheminement de la pensee martiniquaise depuis le 22 mures desapprobateurs dans la salle. II s'est dit en outre
mai 1848. Puis, il a fait reference a la creation d'Antilla en partisan de la diversification agricole et s'est plaint de I'exces-
1981et aux perSonnes qui se devouent pour le faire exister, sive ouverture de I'Europe a la production agricole non euro-
avec le souci permanent de refleter la diversity de I'opinion mar- peenne.
tiniquaise et de disposer d'un outil d'information moderne. Tony Sans pause, le public a ecoute ensuite Alex Bertide, qui a pre-
Delsham a evoque aussi la figure d'Aime Cesaire, la question sent les missions assumees depuis 10 ans par I'ARACT
identitaire, ainsi que le phenomene de la creolisation qui est (Agence regional d'amelioration des conditions de travail),
train de devenir universal, du fait de la mondialisation. abordant ainsi la problematique de la vie en entreprise, de la re-
Ensuite, il a ete question du monde agricole, represented par lation entire performance economique et performance social.
Daniel Bertome, president de la Chambre d'agriculture, creee Pierre Marie-Joseph, patron des MPI, a enchain6, insistant
voila 50 ans. Bertome a fait un plaidoyer en faveur de I'agricul- sur le rOle I'important que jouent les "moyennes et petites entre-
ture martiniquaise, evoquant a la fois ses difficulties, les preju- prises" dans le tissu economique de la Martinique, et invitant
ges defavorables qui existent a son encontre, et ses atouts, qui les Martiniquais a faire confiance 6 cette categorie d'entrepre-
sont loin d'etre negligeables. II n'a pas manque de souligner le neurs et "acheter focal.
danger de la diminution des terres agricoles, le problem des C'est David Zobda, vice-president du Conseil general, qu'a
terres en friches et celui de la pollution par le chlord6cone. Mais echu Ihonneur de representer le monde politique, ce quil a faith
en d6pit des handicaps constates, notre agriculture est dyna- avec habilet rendant homage aux differentes personalities
mique, moderne et prometteuse, a t-il fait valoir, insistant sur silence dudit Conseil et soulinant
I'importance de la banane, du rhum, de la filiere viande, ainsi qu la ns e
que la transition s'est toujours effectuee sans heurts. II a bien
que sur les efforts de diversification et de soutien aux pratiques entendu mis 'accent sur le rlejou pare Conseil gnral ans
traditionnelles faits depuis quelques annees.


1 ua7 ullet011ju n 27 Page 6


7-677 tivites. Devant un parterre d'amis, de compagnons de
combat ou d'anciens eleves, Yvette Ebion, Cecile
Celma et Armand Nicolas ont vant6 les merites de celle
qui depuis son plus jeune Age s'est mise au service de
ses concitoyens. Ils ont rendu hommage a la militant
luttant pour I'emancipation des hommes et des
femmes, ainsi qu'a la feministe convaincue et a I'acti-
viste culturelle. "Cettefemme militant et exceptionnelfe"
comme le dira Armand Nicolas a "consacre sa vie d son
Parti communist et d la culture". Enseignante remar-
quable, elle a su tirer le meilleur parti de ses el6ves
pour les amener a I'excellence, rencherira Cecile
Celma, son ancienne eleve au Saint-Esprit. Elle sut
amener une generation de femmes a se battre et A lut-
ter, soutiendra Yvette Ebion, ancienne president de
I'Union des Femmes de Martinique qui lui a succede A
la tete de I'association. Face A ce florilege, Solange
Fitte-Duval s'est contentee de declarer sobrement :
j'aifait mon travailet etje souiaite la paiCet le bonheui. "So-
lange a sa place dans e pantheon des homes et desfemmes de ce
pays", a affirmed Armand Nicolas pour finir.
L'exposition est visible jusqu'au 15 juillet a la Bibliotheque
Schcelcher.


tSOCIETE






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I'amelioration des conditions de vie des Martini-
quais, ainsi que sur sa volonte d'equiper le pays
afin de faciliter son entree dans la modernit. Apres
avoir regrett6 le progressif disengagement finan-
cier de I'Etat, il a evoque la future Collectivite
unique, moyen de parvenir, selon lui, a la "vraie res-
ponsab6iite".
Philippe Jock, du MEDEF, a de nouveau place la
question de I'entreprise au coeur de la soiree, in-
sistant sur le necessaire partenariat entire le prive et
le public et s'efforcant de tordre le cou a un certain L
nombre de fausses idees relatives a la function pu-
blique en Martinique.
Jean Crusol, connu comme brilliant professeur des
universities et homme politique (ancien socialist et
actuel PPM) a pris la parole pour border la pro-
blematique du tourism, en replacement de la
president du CMT, Karine Roy-Camille, empe-
chee. Comme il I'a admis sans fausse pudeur, son discours a
ete improvise, et de fait le public n'a pas appris grand-chose.
Le dernier intervenant, Herv6 Laureotte, president de la Cham-
bre des metiers, a presented le monde de I'artisanat sous un jour
que peu de Martiniquais connaissent sans doute. Apres avoir
precise le concept d'artisan, il a classes les entreprises artisa-
nales en deux categories : celles qui emploient des salaries
(55%) et celles qui n'en ont pas (45%). II a pointe du doigt une
certain anarchie; une instability qui se traduit par des cr6a-
tions suivies tries rapidement de disparitions, et mis I'accent sur
la necessity de la formation et de la mutualisation des moyens
pour faire face a la mondialisation.
Est venue alors I'heure du debate. Du public sont montees
quelques questions formulees comme des reproches ou des
regrets, que I'on peut resumer ainsi : pourquoi n'a-t-on pas in-
vite a la tribune des universitaires, des sociologues, des jour-
nalistes et des artistes ? Quelqu'un a pretendu que la

Aqwalana: nouveau 6bpart ?


K .Roy-Camille, D. DiomandB, L.Hubervic, D. Momplaisir et J.C .Ecanvil
Le parc aquatique implanted depuis 2004 au Carbet prend un
nouveau depart avec I'entiere gestion de I'exploitation de son
site. Auparavant, la structure etait une franchise des parcs
Aqualand. Elle se creolise, selon sa directrice Liliane Hubervic,
avec un "w"qui vient remplacer le 'u"et se nomme desormais
Aqwaland. Un "w"qui permettra, s'enthousiasme la directrice,
"defaire degrandes choses, notamment defaire autre chose que de
'aquatique". D'ailleurs, explique-t-elle "c'est encore un vritab(e
miracle que fe parc soit encore hi. C'est une structure tres (ourde
avec ses trois usines de traitement deau et une soirantaine de sa-


Martinique n'etait pas un pays et que son appartenance a la
Caraibe etait une chimere.
Les seules questions embarrassantes sont venues de notre ca-
marade Maurice Belrose qui, apres declare qu'il etait commu-
niste et representait le journal Justice, a denonce la vision
idyllique offerte de la situation economique et social de la Mar-
tinique, rappele la crise social et societale de fevrier-mars
2009, la violence et la delinquance grandissantes, et pose le
probl6me des fermes photovoltaiques qui menacent les terres
agricoles:
Le temps pressant, il n'y a pas eu de-veritable debat. On re-
tiendra tout de meme I'appel lance aux Martiniquais qui lisent
par Eddy Marajo pour qu'ils s'abonnent a Antilla et encouragent
la press locale, au lieu de privilegier les journaux frangais.
Un pot a clotur6 agreablement la soiree. II y avait du bon cham-
pagne pour tous.
M.Cazeaux



fariis durant fouverture. En 2010 nous avons di affronter
28jours de pfuie, soit 40% en moins pour 'exploitation".
Face a cette situation, le parc doit diversifier ses products
en attendant le retour de la clientele touristique, en fonc-
tion de laquelle elle avait beaucoup planifie son exploita-
tion. La structure n'a plus que 60 jours pour reussir une
exploitation optimale, puisqu'elle n'ouvre que durant les
deux mois des grandes vacances. Et pour attirer la clien-
tele locale et les gens de passage, pas tries inclins a
payer un prix plut6t eleven pour les distractions proposees,
le parc a toujours besoin de se renouveler et d'innover.
Cette annee, elle mise sur un project pedagogique de sen-
sibilisation a la preservation de I'eau avec des initiatives
amusantes, mais aussi sur des activities d'aventure, aux-
quelles le site se prete a merveille.
Aqwaland proposera des animations et des spectacles
scenaris6s comme le Grand Ballet Martiniquais ou Chester le
Magicien. Pour attirer la clientele, il est propose un aqwapass
individual a 63 E qui permet d'y venir tout les jours et de de-
couvrir les differentes animations. Les dirigeants se preparent
egalement I'arrivee du grand Saint-Pierre, avec un project ine-
dit. La directrice se dit persuadee que les Martiniquais soutien-
dront cette structure qui relieve "d'un combat presque
patriotique", car le Nord est souvent delaisse.


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Forum P'bat du Parti Communiste Martinijuais au 2 juillet 2011

Une rise sociate et morale qui implique Ie rassemblement populaire


Samedi 2 juillet 2011 a la FOL, le Parti communist Marti-
niquais organisait un Forum -Debat sur la situation 6co-
nomique de notre pays.


F. Papaya, G. Erichot et R. Bonheur
Pour enrichir la reflexion, notre Parti a fait appel A des interve-
nants impliques dans le movement social pour apporter leurs
expertise dans les secteurs oO ils sont engages.
Tout d'abord il revenait au camarade Fernand Papaya, secr&-
taire a I'Organisation du PCM de presenter les motivations qui
nous ont animes pour la tenue de la rencontre. II a declar :
Le movement social de fevrier mars 2009 trouvait son ex-
pression dans le mal-vivre generalise de toute la population
martiniquaise.
Le climate social fort degrade, le ch6mage insupportable et la
morosite 6conomique, trouvent leur origine dans I'echec des
politiques publiques menees depuis de longues annees et qui
ce sont acc6leres avec la politique degasse social mise en
place par le gouvemement Sarkozy, eta cruise financiere inter-
nationale de 2007-2008.
Depuis le debut de I'annee 2011, nous observons une reprise
dans les conflicts sociaux don't les origins n'ont guere evolue
La Martinique vit une crise economique et social qui s'aggrave
chaque jour.
Differents indicateurs officials montrent d'une part "qu'une ten-
daneed la reprise s'amorce "et contradictoirement que "(a situa-
tion de Cemploi, de lapauvreti, de Cendettement des m~nages"se
deteriore de maniere inquietante.
La bataille ideologique, initiee par les profiteurs du system, ac-
cr6dite I'idee que "cela pourrait alTer mieux "mais que < les
groves seraient responsables > de la degradation economique.
Une maniere de culpabiliser les travailleurs qui, face 6 la baisse
continue de leur pouvoir d'achat, se battent pour une meilleure
repartition des richesses.
C'est ce que les specialistes de la strategic de "fa manipulation
des masse "identifient par le concept: "'emplacer a r6votte par
fa culpa6iiite ".
En un mot: Fairee croire a Cindividu qu'iest seuresponsa6le de
son malfieur, a cause de finsuffisance de son intelligence, de ses
capacit&s, ou de ses efforts. Ainsi au Ieu de se rivolter centre fe
systeme economique 'rindividu s'auto-d~value et culpauilise, ce
qui engendre un stat dipressifdont Cun des effits est inhibition
de faction" /'


.. w..ma W.


Rita Bonheur, au nom du "Cofectifdes emplois aides" a fait le
point sur la situation particulierement dramatique de plus de 5
300 salaries, une grande majority de femmes avec enfants A
charge don't la plupart se retrouvent dans I'Education Nationale.
Ces "empois aid's "sont aussi dans les associations et le non
renouvellement de ces contracts porte un prejudice dans leur
fonctionnement. Plus grave encore, c'est que des associations
d'employeurs profitent de I'aubaine du syst6me pour faire appel
a des salaries en contracts aides, ce qui accentue encore plus
la precarite. Pour le collectif, il est important de transformer ces
emplois precaires en emplois durables.

Victor Permal, president du Cercle Frantz Fanon, a insisted sur
les preoccupations du Cercle qui interesse I'ensemble des Mar-
tiniquais a savoir la defense de la terre, la sauvegarde des
terres agricoles, le question de I'eau face aux pollutions di-
verses. II a mis I'accent sur I'alienation culturelle a travers notre
language aujourd'hui examplee vacances d'ete). II a en outre
evoqu6 un temps fort pour la fin de I'annee 2011 (6-9 decem-
bre), I'organisation d'un colloque marquant le 50e anniversaire
de la mort de Frantz Fanon (6 decembre 1961). La venue de
grandes personnalites internationales est programmee don't
Samir Amin (6conomiste marxiste franco-egyptien d'origine et
directeur du Forum du Tiers-Monde).

Alain Cador6, pharmacien, a voulu alerter I'opinion public que
sur la situation des etudiants de medecine de Martinique don't
les conditions de travail sont pour lui inacceptables, a I'exem-
pie de ceux admis en 3e annee en France et qui sont obliges
de passer des modules de 2e ann6e qu'ils n'ont pas faits et sui-
vre en meme temps la 3e annee.

Pour Mireille Jacques de SE-UNSA la rentree prochaine se
presentedans de mauvaises conditions, avec les suppressions
de postes annonc6es qui entrent dans le cadre la RGPP (Re-
forme Generale des Politiques Publiques). Elle evoque des mis-
sions non clarifiees en terms de moyens mais avec des
rendements exiges. Elle est revenue sur la question des em-
plois aides dans I'Education don't la suppression va se faire sen,
tir A la rentree.

Pascal Tourbillon, au non de I'Assaupamar, a insisted sur I'ur-
gence a preserver le foncier a la Martinique notamment celui lie
a agriculture. De 76.000 ha (1976) on en est a seulement de
25.000 Ha de surface agricole. II fait remarquer que le SAR
(Schema d'Amenagement Regional) de 1998.estimait qu'il ne
fallait pas descendre en dessous du seuil de 40.000 ha. Si le
pretexte du logement est evoque, il prend I'exemple de Gros
Raisin oO I'operation de construction de 85 logements de grand
standing don't 44 seraient reserves depuis I'Europe. Par ailleurs
il a rappele le combat engage centre I'implantation de fermes
photovoltaYques sur des terres agricoles et a signaled le rapport
du Cdnseil Regional qui indique que les toitures des batiments
publics representaient suffisamment de surface pour couvrir les
besoins. Pascal Tourbillon souhaite une plus grande implica-
tion des Martiniquais dans la defense de leur pays.

Serge Aribo de I'UGTM sante a evoque longuement de I'etat
de sante financidre des etablissements hospitaliers de la Mar-


~---I .~~~rmMprr ,f..


"ITI SS tI






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tinique don't le fonctionnement se fait ressentir tant au
niveau du personnel (suppression des contractuels)
que du point de vue materiel. Alors que la sante est du
pouvoir regalien de I'Etat, les Collectivites interviennent
dans des domaines qui ne sont pas de leurs compe-
tences (paiement des fournisseurs). Face a la gravity
de la situation et des menaces qui present sur I'emploi
et I'offre de soins pour les Martiniquais, I'UGTM sante
souhaite une grande reflexion sur le "Plan de sante en
5Martinique"impliquant les acteurs de la sante, les Blus
et les usagers, surtout que nos pays cumulent tous les
risques naturels (sismiques, cycloniques, volcaniques,
etc.).

Philippe Pierre-Charles au nom de la CDMT a tenu b
souligner comment le movement ouvrier est I'origine
de tous les progres pour l'emancipation des travail-
leurs. II a en outre indique que nous sommes directement
concerns par les decisions politiques prises en France (re-
traites, RGPP) et qu'il est important que les organizations poli-
tiques accompagnent le movement ouvrier. Pour ce qui est de
I'h6tellerie, il a pointe du doigt certaines gestions & la limited de
la "voyoucratie" qui mettent en danger des dizaines d'emplois
(Leyritz, Domaine de Sainte Marie, Kalenda etc.). La CDMT
souhaite une table ronde sur I'orientation global de I'h6tellerie
; pas sur le module Sarkozy oi I'on avait convi6 un d616gu6 du
personnel A lire un texte patronal a "fa gloirede Sarkozy"et qui
s'etait refuse a cette mascarade. Philippe Pierre-Charles a re-
leve A travers tous les exposes precedents que le malaise so-
cial est bien present et qu'il est imperatif de renforcer le Collectif
du 5 Fevrier (K5F).

Dans le debat qui s'en est suivi, on notera I'intervention de
Maurice Juston pour dire d'emblee que notre society va mal,


Un d6bat de quality
que la crise n'est pas seulement social mais aussi mbrale et
dans ce people il y a du repondant comme le movement du 5
fevrier 2009. Pour lui, il faut un decryptage de la reality de ce
qui se passe ici ou dans le monde, et seuls les marxistes peu-
vent porter une analyse pour aider le people a comprendre afin
de reagir. D'oU son appel au rassemblement des anticolonia-
listes marxistes. La question du genocide par substitution doit
6tre plus que jamais une preoccupation important.

II revenait au Secretaire General du PCM, Georges Erichot, de
tirer une premiere synthese de cette matinee de travail. II a re-
mercie tous les invites de la quality pertinente de leurs inter-
ventions qui montrent que la cruise du system capitalist est
bien la consequence de ce qui se passe actuellement en Eu-
rope. II a renouvel6 I'idee du rassemblement des forces anti-
colonialistes et que le Parti Communiste Martiniquais fiddle a
son ideal sera du c6te des masses laborieuses.
Le pot de I'amiti6 a cl6ture cette matinee de travail.


Collectivite unique e Martinique : Un texte larlement dmene


Les deux textes de loi ordinaire et organique ayant trait aux
la collectivites unique de Guynae et Martinique ont ete
adopts par I'Assembl6e national le jeudi 30 juin demier
en premiere lecture. Ont vote pour: Serge Letchimy, Louis-
Joseph Manscour et Alfred Almont. Ont vot6 contre: Alfred
Marie-Jeanne et Christiane Taubira. Chantal Berthelot s'est
abstenue.
Nous vous proposons quelques extraits du debat entire la
ministry de I'outremer, Marie-Luce Penchard, et deux de
nos parlementaires, Serge Letchimy et Alfred Marie-Jeanne
ainsi que Christiane Taubira.


Marie-Luce Penchard


Marie-Luce Penchard, minis-
tre charge de I'outre-mer,
(Extraits) : le droit commun
"Le dernier alinea de I'article
73 de la Constitution permet
de creer une nouvelle catego-
rie de collectivite territorial qui
"se su6stitue" a un departe-
ment et J une region d'outre-
mer. II faut entendre par l/ que
les competences des deux
nouvelles collectivites resulte-
ront logiquement de I'addition
des attributions exercees au-


jourd'hui par le conseil regional et le conseil general.
La consequence qui en d6coule est egalement logique : les res-
sources budgetaires des deux collectivites seront cumulees. La
Martinique et la Guyane percevront done les memes products
des imp6ts locaux et des taxes, et les memes dotations de I'Etat
qu'aujourd'hui.
Au fond, ce qui me parait important, c'est de respecter la vo-
lonte des electeurs, c'est-6-dire que les nouvelles collectivites
n'exerceront ni plus ni moins de competences que les autres
collectivites de droit commun de I'article 73.
(..) Ce sont donc bien des dispositions de droit commun qui re-
giront, pour I'essentiel, le fonctionnement des institutions de
Martinique et de Guyane, avec quelques adaptations.
(...) En rendant possible I'organisation d'lections avant la fin
de I'annee 2012, le Gouvernement entendait concritiser l'vo-
lution legislative c laquelle aspiraient les 6lecteurs qui s'etaient
prononces en janvier 2010.
Toutefois, si juridiquement les calendriers pouvaient etre de-
connectes, il 6tait certain que I'organisation des elections en
Guyane et en Martinique a une date different de celle prevue
pour les conseillers territoriaux en 2014 pouvait symbolique-
ment laisser croire que ces collectivites ne relevaient pas du
droit commun, alors que les electeurs avaient vote massive-
ment pour rester dans le cadre. Le President et le Gouvere-
ment ont ete sensibles 6 ces arguments"


JBBe'tI Iet 201wt.icen'7ieBI


....... P O L I






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Serge Letchimy : Nous voterons le texte
"AprOs trente ans, les
deux textes qui nous sont
proposes constituent
deux avanc6es majeures
dans le cadre de la clarifi-
cation institutionnelle.
Mais s'il faut collective-
ment saluer cette avan-
cve ici, if faut aussi
reconnaltre que ces
textes pr6sentent des ca-
rences perfectibles.
(..)Si nous adh6rons
cette avanc6e institution-
nelle, nous devons 6tre
aussi conscients d'une
Serge Letchimy chose : ce n'est qu'un
cadre, si beau soit-il, un
instrument Si, en face, il n'existe pas une organisation qui per-
mette de construire un d6veloppement local, social et culture
tenant compete des r6alit6s, nous risquons d'6chouer. II faut un
acte II pour I'avenir une nouvelle loi-programme pour enrayer
le mal- d veloppement de ces regions.
(..) Le texte r6tablit le retour au temps les plus 6cules de la
centralisation ; il stigmatise les 6lus de I'outre-mer: c'est le re-
tour du gouverneur. Je veux parler de I'article 9, qui donne au
pr6fet un pobvoir de substitution exorbitant
(...) Les Martiniquais et les Guyanais attendant beaucoup de
ce novel outil, de ces nouvelles institutions. Ne les d6cevez
pas. Ce moment est une tape essentielle, et nous devons 6tre
conscients des manquements, notamment sur le lien 6 op6rer
entire evolution institutionnelle, governance, d6veloppement
et responsabilites.
(..) La mise en place de ces collectivit6s en 2014 doit etre par-
faitement pr6parde. Cette date me semble essentielle, car il faut
rdussir cette nouvelle perspective.
Toutes les garanties sont donnles pour instaurer une veritable
d6mocratie, a iec une plurality d'expression des opinions. C'est
fundamental. -
Les conditions du succds sont r6unies, notamment c la Marti-
nique, parce que nous avons choisi une governance in6dite
(...) Pour toutes ces raisons, nous voterons le texte. Nous
avons combattu I'article 9 qui ne s'int6grait pas au nouveau
schema institutionnel. Nous voterons neanmoins la loi ordinaire,
come nous avons vot6 la loi organique, qui constitute a mon
sens une avancbe tout c fait remarquable notamment sur les
processes d'habilitation qui seront mis en oeuvre pour confec-
tionner la loi et les r~glements sur place, au plus pros de la po-
pulation, au plus prds des r6alites environnementales,
climatiques, 6nerg6tiques et 6conomiques. C'est la responsa-
bilit6, c'est le transfer des comp6tences.
Ce pas franchi d6montre parfaitement que 1'6galit6 des droits
n'est pas incompatible avec le droit a la difference".

Alfred Marie-Jeanne : Je ne vboterai pas ce texte
"(...) Pourtant, aujourd'hui, s'agissant de la simple mise en
place d'une collectivit6 unique, qui aurait dO aller de soi depuis
bien longtemps, on ergote encore, on parle de temps perdu.
Est-ce pour donner le change ? En agissant de la sort, on ou-
blie volontairement de dire que le temps se perd chaque fois
que le tardigrade prend le pas sur l'6mancipateur A cet 6gard,
il y a eu, dans tous les camps, c la fois des 6mancipateurs et
des tardigrades inconditionnels. Pour ne pas 6voluer, ces der-
niers 6voquaient pour la Martinique, tant6t le droit commun, tan-


t6t une assimilation
pure et dure I'8tat lui-
m~me n'a pas 6te en
rest.
(...) Toute prolongation
accordle pour la mise
en place de cette col-
lectivit6 unique, regrou-
pement de deux
institutions dujc bien ro-
d6es, relieve tout sim-
plement de la pinaillerie
et de la finasserie.
(...) Et le temps
s'6coule encore. (...) je
voterai centre le report
S2014. Un autre point
de d6saccord essential Alfred Marie-Jeanne
porte sur l'tranglement
de la d6mocratie au nom d'une prtendue stability. Je depose-
rai, B ce sujet, deux amendments qui devraient r concilier ma-
joritb absolute et stability La rgle de la majority absolute, celle
de la prime majoritaire exorbitant de 20 %, ainsi que le conseil
ex4cutif monocolore, pr6vus dans le texte, cr6ent objectivement
les conditions de 'absolutisme, or l'installation de la collectivit6
unique ne doit pas conduire a 'installation de la pens6e unique.
Et pour coiffer le tout, vous remettez en selle un prbfet devenu
gouvemeur superstar Si nous bafouons 6 ce point la d6mo-
cratie, nous passerons d'une situation aberrante une situa-
tion aberrante aggravae, avec un president de I'executif
omnipotent, un vrai roitelet en some. Nou ka soti en sann pou
tomb6 en difd nous sommes sortis de la cendre pour tomber
dans le feu !
(...) Un pays, f0t-il de taille modest, a autant besoin de de-
mocratie que les autres pour se vivifier. II faut continue a d6-
verrouiller le systlme. Cette collectivit6 unique est un sas
symbolique, qui ouvre le champ des possibles".

Christiane Taubira : Comprenez bien que ce ne sera pas
fini.
S "(...) Cette profondeur his-
torique, cette trajectoire
montrent que, dans ces
territoires, il existe une de-
mande d'ajustement non
pas administratif mais ins-
titutionnel. En Guyane en
tout cas, il y a cette de-
mande d'une architecture
qui correspondrait davan-
tage 6 ce territoire d'Ama-
zonie en Amerique du
Sud.
Les enjeux sont consid6-
Christianne Taubira rabies : exploitation et de
mise en valeur des res-
sources du territoire ; Chcontr6le du territoire lui-mbme ; rela-
tions geopolitiques, 6conomiques et commercials avec les
pays voisins; r6ponse aux besoins d'unejeunesse important
plus de la moiti6 de la population n'a pas vingt ans. Les
grands enjeux Bconomiques sont lies aux richesses terrestres
et marines, mais aussi 6 des activities technologiques inno-
vantes telles que I'activit6 spatiale. II s'agit de connecter les ac-
tivit6s economiques et la jeunesse de ce territoire.
Le Gouvemement peut se contenter de nous faire croire qu'il


'r Jeuii 7juillet20jitic n'27- Page 10


VEVMMENT






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s'agit d'une simple reforme administrative, d'un ajustement. II
peut pr6tendre que nous allons just rationaliser le fonctionne-
ment de deux collectivites qui etaient sur un territoire commun
et que cette reforme est tout 6 fait neutre, qu'elle n'a aucun re-
lief Dans ce cas, soit il meconnaft compl6tement cette trajec-
toire historique, ce qui serait une faute politique, soit il choisit
deliberement de la meconnaftre, ce qui serait une ruse incapa-
ble de prosp6rer Je vous le dis pour que vous le repetiez au
Gouvernement, madame la ministry.
Cette realite-la, je voudrais qu'elle soit prise en compete. Com-
prenez bien que ce ne sera pas fini. II ne suffira pas d'adopter
ces deux textes je ne voterai pas en leur faveur, je vous le
dis en toute honnetete pour clore le chapitre de la revendica-
tion institutionnelle, parce que, precis6ment, ces institutions ne
seront pas tellement mieux adapt6es que les precedentes. (...)
(...) S'agissant du calendrier, tout le monde ne s'accorde pas
sur la date de 2014 et pour ma partje serais favorable J 2012.
On va attendre quatre ans! Or on a estime que la consultation


etait urgente au point de I'organiser avant les elections r6gio-
nales. On a estime qu'il etait urgent de mettre en place la col-
lectivit6 au point que le Gouvernement declare la procedure
acceleree pour l'examen des textes. Puis, aujourd'hui, on nous
announce qu'on va attendre le calendrier national. C'est le seul
argument! Sinon, pourquoi pas 2013 ou 2015 ? II s'agit seule-
ment de s'aligner sur le calendrier electoral national.
(...) Pour conclure cette retrospective historique, je pourrais
citer I'un de nos auteurs, car vous savez que notre litterature
compete de brillants esprits, / la pensee eblouissante".

M. Philippe Gosselin, rapporteur. II sufftt de vous 6couter
pour en 6tre convaincu !
"Mme Christiane Taubira. Maisje resterai ici, en Europe, pour
m'en remettre 6 Goethe, qui disait que "qui ne sait pas tirer (s
efons de 3 000 ans vit seuement aujour ejour" C'est bien pour
cela que la profondeur historique est importante.


Reactions au vote ae ta loi sur la mise en place ae la Collectivite unique


Eric Hayot (UMP)
"On n'aura jamais un texte par-
fait, qui serve 6 chaque per-
sonne 6 titre individual. C'est-
difficile (..) Je crois que c'est 6
nous de I'adapter une fois que
I'Assembl6e unique sera mise
en place. Tels que les textes
ont ete pr6vus, sauf l'article qui
a attire mon attention un petit
peu, c'est-6-dire celui sur les
prerogatives du pr6fet, j'espdre
que I'on va trouver une solu-
tion. J'espere aussi que nous
n'aurons pas besoin que le pr6-
fet intervienne dans les affaires
Eric Hayot de la nouvelle assemble".

Johnny Hajjar (PPM)
"II faut souligner surtout I'amendement du d6pute Letchimy qui
permet de moderer ce pouvoir octroye au prefet au detriment
des elus locaux. II y a des points qui ont ete definis de maniere
definitive, tel celui de la date. Maintenant, il faudra que les col-
lectivites s'engagent et les politiques egalement de maniere
unanime, pour porter cette creation nouvelle avec des enjeux et.
des defis important 6 reliever, tout en continuant 6 mettre en
place des politiques publiques permettant de faire face la si-
tuation de rise economique et social que nous vivons au-
jourd'hui dans ce pays. C'est un processus legislatif qui
s'enclenche, qui va devoir aboutir a une traduction avec des
transferts de charges, des idees plus precises, travail effectif
qui se fait aujourd'hui entire les commissions ad hoc Region/De-
partement On va passer 6 la phase de preparation qui neces-
sairement sera tres important avant cette mise en oeuvre don't
la date est d6ej fixee. Reste 6 d6finir la question des territoires
concemes: va-t-on garderles quatre circonscriptions ou y aura-
t-il un autre redecoupage? Le cadre vient d'etre fixed globale-
ment, sauf quelques precisions a la marge. Le travail demarre
des aujourd'hui".

Jean Philipe Nilor (MIM)
"C'est une mauvaise chose qu'il ait ete adopted en I'etat. Tel qu'il
a ete adopted, le texte ne nous satisfait pas. Une premiere rai-


son 6vidente: ce n'6tait pas la
peine d'attendre 2014. Si la col-
lectivit6 unique est un bienfait
pour la Martinique, autant ne
pas perdre deux de ans plus
pour la mettre en place. II y a
cette histoire de prime de 20%
accord6e 6 la listed arrive e en
tete pour I'election de la future
collectivite unique qui est inac-
ceptable. I n'est pas normal que
I'on done une surprise 6 la
listed qui est arrive en tete. Cela
signifie tout implement que I'on Jean-Phillipe Nilor
va ecraser les opposition.
Meme si remain nous esperons etre majoritaires dans cette as-
sembl6e-ln, nous n'estimons pas ce system just. II faut bien
comprendre qu'autour du president, il y n'y aura pas un conseil
6 la proportionnelle, come les commissions permanentes,
mais un conseil ex6cutif qui sera monobloc, monocolore avec
des gens qui sont dans la mome majoritO que le president.
Lorsqu'on ajoute ce changement qui intervient, plus une sur-
representation de la majority, les opposition risquent d'etre
ecrasees. C'est un recul tr6s important pour la dmocratie.
. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d6cemment du texte tel
qu'il a 6et adopted. Meme s'il y a des 16gers remaniements, le
texte amene avec lui un enforcement substantial du r6le du
prefet. Nous aurons remain non pas un pr6fet en Martinique
mais un veritable gouvemeur. Le dernier mot ne nous revient
pas, c'est le Parlement frangais qui decide. Meme si ce n'est
pas bon pour nous, nous ne pouvons plus revenir sur cela.
C'est I'etat actuel des institutions frangaises. C'est pourquoi
nous nous battrons toujours pour qu'il y ait un peu plus de
marge de manceuvre, plus de pouvoir et de competence domi-
cilies en Martinique, parce que les meilleurs sp6cialistes de la
chose martiniquaise, ce sont les Martiniquais".

Claude Lise (RDM)
"Je suis vraiment encore plus oppose 6 la mouture qui est sor-
tie de I'Assembl/e national. J'esp6rais que I'Assembl6e na-
tionale allait revenir sur la prime majoritaire qui est quelque
chose de scandaleux sur le plan de la d6mocratie. On va per-
mettre 6 une assemble, qui va 6tre la seule 6 diriger les af-


r~n~ar~m~gmm~u;'I.






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faires de la Martinique, de d6lib6rer pratiquement sans tenir
compete des opposition, puisqu'elles seront r6duites 6 la por-
tion congrue, et certaines mi-
norit6s bannies avec ce
systdme. Pour moi, c'est vrai-
ment quelque chose d'insup-
nt portable. J'ai note que
certain ont essays de fire
passer ici ou I0 des amende-
ments qui vont toujours dans
le sens de revenir sur le vote
des Martiniquais. Je n'ai pas
le sentiment que les Blus de
I'Assembl6e national, et
ceux du S6nat d'ailleurs, se
rendent toujours bien compete
Claude Lise de toutes les implications de
leurs decisions. J'ai I'impres-
sion qu'ils voient avec ces choses uniquement avec des lu-
nettes hexagonales m6tropolitaines, alors que certain
decisions prises risquent de grever s6rieusement notre avenir.
Je suis assez pessimiste sur les conditions dans lesquelles
cette collectivit6 va otre mise en place. egalement extramement
mecontent de la decision prise par le president de la R6pu-
blique de renvoyer 6 2014. 11 aurait pu prendre un moyen terme
qui 6tait 2013. Je pense que nous gallons nous retrouver dans
une situation qui va se d6grader au Conseil g6enral ; il y aura
une administration dans une sorte d'incertitude pendant pres
de trois ans, avec des difficulties budg6taires".

Francis Carole et CI6ment Charpentier-Tity : Amre Fusion
(Extrait Palima n" 20)
"( .) On peut, d'ores et d6jd, estimer que 'esprit de liberty qui
avait prdsid6 B la volont6 martiniquaise de crer une collectivit#
unique a &t6, au fil des manceuvres de I'Etat et de ses suivants
locaux, progressivement lamin6 et a donn6 jour a une fusion
amdre qui prive notre patrie des moyens n6cessaires a son dd-
veloppement, dans un context de cruise intemationale et euro-
peenne o) le temps nous est compt6.
Certes, le texte retenu met enfin un terme B I'institution carica-
turale que repr6sente la region mono-d6partementale. Mais,
nous heritons d'un corps sans ame, d'un dnidme avatar institu-
tionnel qui consacre le enforcement de la main mise de I'Etat


frangais sur la collectivit6 e
venir.
(...) Ainsi, I'article 9 du project
de loi, qui tend les pouvoirs
du pr6fet et que le PALIMA
avait tres t6t denonc6, r6v/le
une strat6gie de recentralisa-
tion, 6 travers la consecration
d'un super gouverneur don't
I'autorit6 est, quant au fond,
superieure p la 16gitimit6 d6-
mocratique des 6lus martini-
quais, y comprise dans des r
domaines de comp6tences i.
propres d la collectivite. Cette Francis Carole
disposition traduit la vision pa-
temaliste et m6prisante du pouvoir colonial vis-6-vis de ses der-
nidres "possessions doutre-mer"
(...) La decision de reporter a 2014 la date de mise en place de
la collectivite unique ne s'explique pas par "des considerations
techniques", contrairement 6 ce que certain ont voulu fire
croire 6 notre population. Chacun sait, en effect, que ni le pr-
tendu "calendrier charge de 2012 ni "le transfer" des person-
nels des deux collectivit6s actuelles, ni "Padoption et
Papp ication des instruments b6uditaires et comptables" ne justi-
fient de manidre satisfaisante le choix de 2014.
(...) II rest que le n6o-ppm, qui se targuait de parvenir 6 une
collectivist "sui generis" a, de fait, favoris6 et accompagn6 la li-
quidation de toute vellbitd d'affirmation d'une demarche pro-
prement martiniquaise c I'occasion de la mise en place de la
collectivit# unique...
Mais personnel ne peut figer la lutte de la nation et du people
martiniquais. Les luttes menbes durant ce dernier demi-si6cle
sont loin d'avoir 6t0 vaines, en d6pit de revers ponctuels. Le
droit 6 I'autod6termination de notre people reste 6 I'ordre du
jour Dans le context actuel, nous devons 6tre en measure d'ai-
der notre pays 6 surmonter une p6riode qui sera de plus en
plus difficile, compete tenu de la crise qui sevit partout et don't la
Martinique, loin s'en faut, n'est pas & I'abri. Nous devons, pa-
ralldlement, approfondir notre project national et rassembler le
plus largement possible les Martiniquais autour de nous".


Compte adminiitratif2010 hu Conoeil fgneral : un petit exce6ent


La seance pleniere du Conseil general qui s'est tenue le jeudi
30 juin n'a pas connu I'effervescence des pr6c6dentes. Elle
etait meme empreinte d'une certaine dignite". D'autant que
chacun avait exprime sa volont6 de partir sur de nouvelles
bases.
II est vrai que les roles ont change; les pourfendeurs d'hier sont
les gouvernants d'aujourd'hui.
Ainsi les piliers qui harcelaient I'Executif a I'instar de Johnny
Hajjar ou qui se'signalaient par leur omnipresence comme Jean
Philipe Nilor se sont faits discrets lors des debats sur ce compete
administratif. Le scenario etait maTtrise avec un intervenant
dans chaque camp: Claude Lise pour d6fendre I'ex6cution de
son budget et David Zobda pour tracer les nouvelles perspec-
tives. Finalement le Compte administratif 2010 a 6et vote par
meux de I'ex-majorit6 qui avaient soutenu la gestiop de Claude
Lise en 2010 (19 conseillers) et par la droite (4 conseillers) tan-
dis que le PPM et ses allies se sont abstenus. Chacun justifiant
son vote par rapport A son positionnement actuel, respectant
ainsi sa logique politique


Le compete administratif a donc 6te adopted par 23 voix pour
centre 21 abstentions, don't celle de la president pourtant
membre de la majority de Claude Lise jusqu'au bout. Mais de-
puis, bien des choses ont change.

Bonne execution et faible excebent
L'exercice 2010 se solde par un petit excedent net de 584 796
et pres de 19 millions d'euros d'excedent brut si I'on ne prend
pas en compete les restes a realiser en recettes et en depenses.
A noter que le budget principal de 659 millions d'euros a ete
r6alise a hauteur de 95.16% en recettes et de 92.28% en de-
penses. Une belle performance dans une conjoncture pourtant
si difficile comme I'a souligne le rapporteur Raphael Seminor
(PPM). Une conjoncture marquee par la baisse de la participa-
tion de I'Etat, une situation socio-economique degradee avec
comme consequences I'explosion de la demand social et un
endettement important de la collectivit6. D'oO des investisse-
ments moindres dus a cet endettement, certes en legere baisse


^ e.,4)zsmmeJ2iiavumvzcen 27-Page


VLITIQUE





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en 2010, mais qui reste eleven au regard des ratios des autres
departments de meme state demographique. "Endettement
qui est e fruit des equipements qu'ilfalTait pour cepays", a plaid
Claude Lise. Ce que personnel n'a contest.
S'agissant des depenses de fonctionnement, elles ont aug-
mente notamment a cause de la demand social et risquent
encore de progresser en 2011 et 2012. On notera que tous jes
budgets annexes qui concement le laboratoire departemental
d'analyses, le Centre cultural Atrium et le service de gestion du
perim6tre d'irrigation du Sud-Est se sont reveles deficitaires. Le
rapporteur Raphael Seminor souligne que "deis sgnes damlio-
rations ont Wte relevs mais que (a situationfinancikre de la co[-
fectiviti demeuraitfragile au 31 dicembre 2010". II a note que
competee tenu des anticipations des dapenses d'aides sociales dans
un contexte de diminution des recettes dEpartementaCes, la situa-
tionfinanciere du department rest prioccupante".

Claube Use :"Assumer sans ktat Wame
ce compete abministratif"
Pour justifier sa gestion, Claude Lise a rappele les grandes dif-
ficultes auxquelles a dO faire face la collectivite dans un
context de baisse significative des recettes, souligriant que
"cet excident au compete administratif itait plut6t appricia6be".
et soutenant "qu'iCnefautpas regretter que nous ayons recours d
femprunt pour iquiper Ia Martinique avec des iquipement struc-
turants".
Face au discours nouveau qu'il a semble deceler du c6te de la
nouvelle majority, il s'est montr6 ouvert, proposant de travailler
ensemble pour trouver des solutions pour sortir de cette situa-
tion et suggerant que I'on utilise I'experience de "ceuxqui ont
gqre~pendant pas malannies au 6bnefice de 1z Martinique".
L'ancien president estime qu'il peut etre fierde ce quia et fait
pas seulement en 2010 mais pendant Ces 19 annies de [sa] presi-
dence. Lorsqu'onfait Ie 6ilan c'est 2 milliards f euros qui ont ite
invests en iquipements pour fa Martinique, ce qui est considira-
ble", devait-il preciser. Du reste, il s'est associe A la demand
effortss de serrer les boulons qui a ete avancie, car ilnefaut pas
faire de dimagogie, cefa va etre tr s difficife carfa demand sociaCe
va etre plis forte".
David Zobda au nom du group pour "Vne Martinique nou-
veTe", dans sa declaration a reconnu que, les choses etant ex-
tremes difficiles, il n'etait pas question de jeter I'opprobre sur
ceux qui ont donned pour ce pays. II consider que ce qui a ete
realise I'a ete pour le bien du people martiniquais. Des propos
qui laissent presager une gestion plus consensuelle de la col-
lectivite departementale.
Et I'elu de se lancer dans une recherche de perspectives face


Le Conseil general sous la pression de la demand social
a "cette situation compliquie" qui se profile avec la stagnation
des dotations de I'Etat, une capacity d'autofinancement.en
berne, et une evolution de la dette don't le volume (345 millions
d'euros) reste preoccupant.
D'autant que la persistence de la degradation de la conjoncture
economique et social actuelle ne plaide pas en faveur d'une
rapide sortie de cruise. Et de proposer que la collectivite se re-
centre sur ses competences propres, recherche de nouvelles
resources par une augmentation de certaines taxes et noue
des partenariats avec comme objectif une reduction des
charges de fonctionnement. Allant jusqu'A proposer un audit
sur les aides sociales. II estime qu'il y a des possibilities de re-
dresser la situation mais que cela reste une affaire collective.

Un aubit sur es finances et L'organisation
6u Conseilgn nrda
La donne de la mise en place de la Collectivite unique a change
les choses. C'est ainsi que "Pouravoir une visi6ilite de 'organi-
sation interne de Ca collectiviti defafon d avoir une marge pour
travailferdans es trois annees a venir", la president du Conseil
general Josette Manin a annonce un audit sur les finances du
Conseil general, don't les resultats devraient permettre de "faire
des projectionspour Ces annies a veniren vue de 6atir es prochains
budgets et de disposer dune visibiiti sur (es possibiitfs s fesfi-
nances du dipartement".
a-t-elle souligne. "Le 6ut de cet audit est de travaifer dans une
certain clairvoyance", a-t-elle conclu.
La question d'un vrai changement de politique en profondeur
et de la recherche d'un nouveau type de croissance et de de-
veloppement s'impose au pays Martinique. Et done des
moyens institutionfels pour y parvenir qui ne peuvent qu'aller
au-delA de la collectivite unique.
C.B


S'UAG dcteuriu A #veloppement ten itoria
A I aube de ses 30 ans d'existence, I'Universite des Antilles et
de la Guyane entend jouer pleinement son r6le d'acteur du
developpement temtorial, en synergie avec les autres acteurs
territonaux avec lesquels elle envisage de construire une re-
lation de partenanat ferme et durable. Elle prepare 6galement
le passage, le ler janvier 2013, aux responsabilites et aux
competences elargies prevues dans la loi dite LRU du 10
ao0t 2007, qui consacre I'autonomie des universities.
C'est en ce sens qu'a ete sign un protocole d'accord de mise


en place de la Conference des Acteurs du Developpement
Universitaire et Territorial Ce protocole signifie le debut d'un
fonctionnement nouveau de I'institution universitaire, dans le-
quel les acteurs majeurs du developpement economique, so-
cial et cultural de la Martinique auront, ensemble, leurs mots
a dire dans la gestion territorial de I'enseignement superieur
. recherche, formation, diffusion des savoirs et insertion pro-
fessionnelle. Cela est une necessity pour I'universite, qui doit
jouer pleinement son r6le dans le developpement de nos ter-
ritoires.


4euV .j ditf'an. 7fWin'7-Pg1


I POL3SITQV E






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Presibentielles 2012: La France entire en champagne
A moins d'un an de I'echeance des presidentielles francaises, violent et que le patrons s'offrent des salaires de plus en plus in-
les acteurs qui animeront la scene commencent A se mettre en docents. Et s'il tente de se parer d'un vernis social, c'est pour
place. Certains sont meme d6ej entries en champagne. Les au- tenter de se defaire de cette image de president des riches qui
tres doivent encore batailler pour obtenir I'investiture de leur lui colle A la peau, comme le prouve la recent reform de l'im-
parti a I'issue de primaires parfois fort rudes oi la fraternity n'est p6t s de solidarity sur la fortune qui accord de nouveaux avan-
pas toujours de mise. tages aux plus riches d'entre les riches.
Peut-on pour autant considered N. Sarkozy comme deja battu?
Sarkozy b6fenb sonbitan Ce serait aller vite en besogne, car bien que majoritaire, la
gauche n'a pas encore cree les conditions du ras-
semblement qui devrait lui permettre de mettre un
terme a cette politique r6actionnaire. Mais la victoire
est a sa portee i condition de proposer un project
pregnant en compete les legitimes aspirations des
masses laborieuses.


Meeting du Front de Gauche avec Jean-Luc Melenchon (au centre)


Sarkozy ne s'est pas encore declare candidate a sa propre suc-
cession, mais il est deja en champagne pour un second mandate.
Toujours aussi mal classes dans les intentions devote des Fran-
gais qui, selon les plus recents sondages ne lui accorderaient
que 40% de leurs suffrages, le president de la Republique est
reparti a la reconquete de I'opinion. Ainsi le lundi 27 juin dernier,
a I'occasion d'une conference de press, il a fait le bilan du
grand emprunt national de 35 milliards qu'il avait lance en de-
cembre 2009, alors que le pays subissait les contrecoups de la
crise provoquee par la speculation financiere. Un emprunt,
selon lui, destine a permettre au pays de "nepas su6irla mon-
diaisation", a relancer la croissance par "Cinnovation, la re-
cherche et finvestissement" et a se turner vers "les efis du
21ime sice".' Le president-candidat ne s'est pas g6en pour se
decerner un enorme satisfecit. "Jamais, dans son histoire, la
France n'afait un teleffort au profit de Iinvestissement....Ja-
mais, in'y a eu une te/ce imulation', s'est-il eerie. Pretendant
que c'est grace a ses initiatives que les Frangais avaient subi
"mons de souffrances"que les Grecs, les Espagnols ou les Por-
tugais.
On comprend que le president de la Republique ait choisi de
defendre son bilan en s'appuyant sur des arguments qui sont
plus virtuels que reels. Certes, il faut bien se projeter dans I'ave-
nir. Mais, a 10 mois du grand rendez-vous, les travailleurs se
basent d'abord sur le concrete pour juger de son action. Car c'est
au quotidien qu'ils sont confronts aux ravages de la politique
liberale inspiree par le duo Sarkozy-Fillon et qui s'est traduite
par le quasi blocage des salaires, une explosion du ch6mage et
de la pauvrete, par plus de 6 millions.de personnel vivant en-
dessous du seuil de pauvrete, par des sacrifices de plus en plus
lourds exiges des salaries alors que les profits capitalistes s'en-


La liberation sur parole be DSK perturbe
tes primaires bu PS
Dans quel etat le Parti socialist va-t-il se retrouver
t la sortie de cette period passablement agitee
qu'il traverse ? Deja mine depuis longtemps par les
rivalites qui opposent les different candidates parti-
cipant A la primaire pour la presidentielle, il avait dO
gerer le seisme provoque par I'arrestation et I'in-
carceration a New York de Dominique Strauss-
Kahn, le patron du FMI, accuse de tentative de viol
par une femme de chambre. Du coup s'envolait
I'eventualite de la candidature de celui qui etait pre-
sente comme le vainqueur face & N. Sarkozy, dans
tous les cas de figure. Une elimination qui ouvrait la
voie a la candidature de la premiere secretaire du
PS, Martine Aubry, qui s'etait effacee au profit de DSK. Et c'est
apres moult hesitations qu'elle avait annonce, le 28 juin, depuis
son fief de Lille, sa participation aux primaires de son parti, se
langant dans la competition avec ses deux principaux rivaux
que sont Frangois Hollande, Segolene Royal mais aussi avec
les deux outsiders que sont Arnaud Montebourg et Manuel
Walls. Confiant I'interim du secretariat du PS a Harlem Desir
jusqu'au vote final de la primaire, le 16 octobre.
Mais voila que le spectaculaire rebondissement de I'affaire
Strauss-Kahn vient encore compliquer une situation deja bien
tendue a I'interieur de ce parti. En effet, un mois et demi apres
le debut de I'affaire, le New York Times revelait que I'accusa-
trice de DSK avait probablement menti lors de ses declarations
sous serment devant le juge, tandis que les services du procu-
reur faisaient etat d'une conversation telephonique tres com-
promettante pour elle avec un homme detenu dans une prison
en Arizona. D'autres sources font etat de ses probables rela-
tions avec les milieux de la prostitution et de la drogue qui lui
permettraient de mener un train de vie bien superieur a celui
jusqu'alors affiche.
Des revelations qui fragilisent toutes les accusations portees
centre I'ancien patron du FMI et qui ont amene lejuge a alleger
toutes les contraintes auxquelles il etait soumis don't notam-
ment I'assignation a residence et la levee de la caution de 6
millions d'euros. Certes la justice a maintenu ses accusations
mais vu le discredit qui pese sur I'accusation, beaucoup envi-
sagent une suite favorable a DSK.

Un nouveau coup be tonnerre qui risque encore
be bouleverser les conditions aija si b6icates
be ta primaire socialist


Ved 7SJille 1jJJicen'7-PaBge 1


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Certes, si tous les socialists se rejouissent de 1'6volution fa-
vorable du sort de leur camarade, tous sont loin d'etre d'accord
sur I'adaptation du calendrier des primaires a un possible come
back politique de DSK comme le demandent certain de ses fi-
deles, tandis que les responsables socialists ont exprime des
avis tries varies. La route qui doit conduire a la designation du
candidate socialist, les 9 et 16 octobre risque fort d'etre semee
d'embuches.

Jean-Luc Melenchon et te Front be gauche:
La seute veritable force anticapitaliste
C'est de la place Stalingrad, lieu au nom hautement symbo-
lique, a proximity du siege du Parti communist francais que
Jean-Luc Melenchon, le candidate du Front de gauche soutenu
par le PCF a lance, le mercredi 29 juin sa champagne pour les
presidentielles de 2012. Selon les organisateurs, quelque 6 500
personnel don't de nombreux anciens socialists ou commu-
nistes, des d6eus du NPA, des militants de diverse organisa-
tions de gauche du PS avaient repondu a I'invitation. Signe du
dynamisme cree par le rassemblement. Tous 6taient venus
pour entendre denoncer les ravages du neoliberalisme, du ca-
pitalisme financier devenu fou et la politique de N. Sarkozy.
Lors de ce premier meeting, Christian Picquet un ancien du
NPA, aujourd'hui porte-parole de la gauche unitaire, langa un vi-
brant appel a la constitution d'un "nouveau front populaire du
21inme sicice"et & "renverser a noblesse dargent"tandis que Mar-
tine Billard, une ancienne des Verts, rappelait que I'6cologie est


une "remise en causefontdamentafe du systme" et non "un capi-
taisme repeint en vert". De son c6te, Pierre Laurent, le Secre-
taire national du PCF, appelait t "inflgerdNicolasSarkozy une
defaite d (a measure des souffrances et du m~pris inflige notre peu-
p'e". Et lancer un appel au enforcement du Front de gauche.
Quant a Jean-Luc Melenchon, il a presented les grands axes du
programme qu'il porte et qui propose notamment: la fin de la
precarite dans la function publique et la titularisation de tous les
fonctionnaires, la mise en place d'un salaire maximum pas plus
de 20 fois superieur au plus petit salaire, un just partage des
richesses, la planification ecologique, le retrait de I'OTAN, de
'Afghanistan et de la Libye.
Les observateurs notent qu'en depit d'une image parfois de-
criee, le candidate du Front de gauche est parvenu a s'imposer
dans le paysage mediatique, ce qui represente un advantage
dans une election si fortement personrialisee. Ses discours et
son programme lui laissent esperer un bon score. Rejetant I'ac-
cusation de faire courir au PS le risque d'un nouveau "21 avri,
il prevent deja qu'il ne negociera pas avec les socialists pour
le second tour, convaincu que quel que soit leur candidate, il ne
proposera pas une alternative au neoliberalisme. Une maniere
d'inviter les responsables du PS a se pencher sur les causes de
I'elimination de Jospin des le premier tour des presidentielles de
2002.
Georges Erichot


Un remaniement ministeriel qui ne satisfait pas tous tes appetits


La nomination de la ministry des Finances Christine La-
garde a la direction du Fonds monetaire international a
donned lieu a un nouveau remaniement du gouverne-
ment don't I'ampleur depasse de loin la simple neces-
site de remplacer celle qui devra rejoindre son bureau
de New York.
Un remaniement qui aprovoque a un severe accro-
chage entire N. Sarkozy et Frangois Fillon d'une part et
les nombreux candidates qui attendent d'etre recompen-
ses pour leurs bons et loyaux services. Et parmi ceux-
la figurent les jeunes loups avides de promotions, ces
"b6eis Chirac" don't Bruno le Maire, Frangois Baroin et
Valerie Pecresse qui se sont entredechires, compliquant
serieusement la tache de N. Sarkozy et de son premier
ministry.
C'est le poste de ministry des finances laisse vacant par
C. Lagarde qui devait susciter le plus de convoitises. II
donna lieu a une rude bataille entire le favori Bruno Le-
maire et le chiraquien Francois Baroin, d6ej ministry du
Budget, devenu un poids lourd du gouvernement, sou-
tenu par J-F Cope, le patron de I'UMP. Lequel Barouin qui n'he-
sita pas a brandir la menace de sa demission pour emporter le
morceau. Preuve que Sarkozy ne serait plus I'hyperpresident
qu'il entendait incarner. Finalement, Frangois Baroin succ6de a
Christine Lagarde et c'est Valerie P6cresse qui replace Baroin
au Budget, tandis que Bruno Le Maire, le grand perdant, reste
A I'Agriculture.
Le jeu de chaises musicales devait se poursuivre avec la no-
mination au poste de ministry de la recherche et des universi-
tes de Laurent Wauquiez en replacement de V. Pecresse.
Une belle recompense pour ce Vauquiez qui s'etait deja rendu
tristement c6lebre en qualifiant de "cancer" I'assistanat pr6ten-


Francois Baroin, ex chiraquien, Ministre de I'economie


duement symbolism par le RSA. D'autres tetes plus ou moins
connues font leur apparition : Francois Sauvadet, A la function
publique en replacement de Georges Tronc demissionne par
Sarkozy suite aux accusations de viol portees contre lui ; Jean
Leonetti, aux affaires europeennes, Marc Laffineur (auteur d'un
rapport centre les 40 %) aux anciens combatants, David Douil-
let, charge des Frangais de I'etranger et Thierry Mariany (a
droite de la droite) aux transports. N. Sarkozy s'est defendu de
toute manoeuvre de debauchage de centristes pour tenter de
contrer la candidature de J-L Borloo. II n'a pourtant pas renonce
a le contrecarrer.
G.E


I 'II'nrrTnI


,FA WE





http://www.iournal-iustice-martiniaue. corn


5juillet 1811: ity a 200 ans, te Venezuela proclamait son ina6penaance


Simon Bolivar, le pere de la Nation v6nezuelienne


L'annee 2011 a ete proclamee "Annje du 6icentenaire de indei-
pendance" par le gouvemement de la R6publique Bolivarienne
du Venezuela presidee par Hugo Rafael Chavez Frias. En effet
, c'esf le 5 juillet 1811 que les representants des "Provinces
Vnies de Caracas, Cumana, Barinas, Margarita, Barcelona, Me-
rida et TrujiTo" ont proclame, "au nom de Dieu Tout-puisant",
I'independance de la "ConfMidrationAmiricaine du Venezuela".
La ceremonie a eu lieu au "Palaisfederalde Caracas", et I'annee
1811 a ete qualifiee de premieree annie de notre inipendance".
Bien que le terme "ripu6bique"ne figure pas dans la proclama-
tion, il s'agit bien de la naissance d'une republique de type
confederal -ou federal-.
Signalons que I'acte solennel d'independance fait reference,
dans son premier paragraphe, aux evenements historiques sur-
venus le 19 avril 1810, quand le Conseil municipal de la ville
de Caracas, contr6le par I'aristocratie creole, decida de se
transformer en "Junte Supreme de Gouvernement", initiant ainsi
le processus d'emancipation.
Cela permet de comprendre pourquoi le gouvernement de Cha-
vez a decide de commemorer au course de I'annee du bicente-
naire de I'independance aussi bien les 6venements du 19 avril
1810 que la proclamation d'independance du 5 juillet 1811, ce
qui lui a permis, soit dit en passant, de raviver la flamme pa-
triotique et de maintenir le "peuple 6olivarien"en etat de mobi-
lisation permanent, car la guerre ideologique ne faiblit pas au
Venezuela.
Les ceremonies du 5 juillet n'ont pas ete annulees pour autant,
meme si elles n'ont pas eu I'eclat escorhpte, du fait de la mala-
die du president, une maladie qui fait la joie de I'oligarchie ve-


nezuelienne, des reactionnaires latino-americains et de I'impe-
rialisme etats-unien.
II faut preciser que I'independance n'a pas ete acquise effecti-
vement le 5 juillet 1811. En r6alit6, la guerre d'independance a
ete d'abord une guerre civil, entire Venezueliens patriotses,
favorables & la republique, et Venezueliens "royahistes", appe-
les aussi "godos", partisans du pouvoir espagnol; une guerre ci-
vile doublee d'une guerre social a coloration racial.
Les raisons en sont simples et faciles a comprendre, en tout
cas pour un marxiste. La cause principal est le fait que ce sont
les riches Blancs creoles de Caracas qui ont pris I'initiative du
movement qui devait mener a I'independance. Bien qu'ayant
fait sienne la devise "Libert, gaGitjfraternit'"de la Revolution
francaise, cette classes social -une caste fermee en realite- en-
tendait certes chasser les Espagnols du Venezuela, mais sans
remettre en cause la structure colonial, laquelle 6tait base
essentiellement sur la grande propriety terrienne (le latifun-
dium) et I'esclavage des Noirs. L'aristocratie creole, qui avait le
pouvoir economique et aspirait au pouvoir politique, n'a done
pas envisage la possibility d'abolir l'esclavage qui faisait sa ri-
chesse, ce qui a ete fatal pour la jeune republique, comme on
le verra bient6t. Un autre facteur determinant est I'opposition
de certaines provinces aux pretentions de Caracas de s'eriger
en capital de tout le pays. En effet, a cette 6poque-lI, les dif-
ferentes provinces venezueliennes etaient autonomes les unes
par rapport aux autres, ce qui a engendre tout naturellement
une certain m6fiance envers Caracas, siege de la Junte Su-
preme de Gouvemement. A cela s' ajoute le fait que tous les
Blancs creoles, independamment de la province oO ils habi-
taient, ne voyaient pas la necessity de rompre les liens avec
I'Espagne, d'autant que celle-ci etait occupee par les troupes de
Napoleon Bonaparte et menait une guerre de liberation natio-
nale.
Selon I'historien Federico Brito Figueroa, vers 1800, la popula-
tion venezuelienne etait de 898.043 ames se repartissant ainsi:
184.727 Blancs (172.727 Creoles et 12.000 Espagnols);
407.000 "Pardos", mot qui designe les Mulatres et autres sang-
mele; 145.00 Noirs don'tt 87.800 esclaves, 33.362 libres et
24.00 marrons) et 161.145 Indiens. Comme partout sur le conti-
nent americain (Antilles comprises), la society colonial est
strictement hierarchisee, socialement et racialement. En haut
de I'echelle se trouvent les Blancs, en bas, les Noirs et les In-
diens, et au milieu, les "Pardos". Des qu'elle a commence a se
structure au XVle siecle, il y est apparu un antagonisme entire
Blancs creoles et Blancs originaires d'Espagne. Ces derniers
occupent tous les postes important dans I'administration, le
clergy et I'armee, et se mefient des Creoles, lesquels affirment
de plus en plus leur americanite et ne supportent pas les dis-
criminations don't ils sont victims, d'autant qu'ils sont puissants
economiquement. Cependant, I'antagonisme majeur est celui
qui oppose les esclaves noirs a leurs maitres blancs.
La guerre civil commence des le mois d'avril 1810, sur la base
du refus de certaines provinces de reconnaTtre la Junte de Ca-
racas. Et la proclamation d'independance du 5 juillet 1811 ne
fait qu'augmenter les tensions. Les Espagnols qui n'etaient;que
12.000, surent habilement tirer profit des divergences et oppo-
sitions entire Creoles et surtout de I'aspiration a la liberty des es-
claves et de la volonte d'ascehsion social des Pardos et des
Noirs libres. Ainsi, ceux d'entre eux qui avaient des esclaves
leur accorderent la liberty, et le theme de I'abolition de I'escla-
vage devint un puissant argument et une arme terrible brandie


'uI ,,.R7jiIe2 P1


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_:/ unt "uc a e corn -


contre la republique.
Pour n'avoir pas compris I'importance de la question de
I'abolition de I'esclavage, et n'avoir pas su convaincre la
majority du people de la necessity de I'independance, la
republique fut ecrasee a deux reprises, a cause de I'aide
apportee par des Venezueliens aux troupes espagnoles.
La premiere republique n'a vecu qu'un an: jusqu'au mois
de juillet 1812. Elle fut ecrasee par I'Espagnol Monte-
verde, arrive au Venezuela a la tete d'un corps exp6di-
tionnaire de 230 hommes, vite rejoints par des
Venezueliens issues majoritairement des couches popu-
laires. Simon Bolivar, I'Ame de la revolution d'indepen-
dance, se refugia alors en Nouvelle Grenade (I'actuelle
Colombie), oO il organisa une nouvelle armee qui lui per-
mit, au terme d'une champagnee admira6fe" et apres avoir
decrete "la guerre d mort" aux ennemis de la republique,
de retablir celle-ci en ao0t 1813. Mais en juillet 1814, la
republique fut de nouveau ecrasee: cette fois-ci par un caudillo
d'origine espagnole, nomme Jose Tomas Boves, qui parvient a
constituer une puissante armee de guerilleros originaires de la
region des planes (des "ITanos"), composee essentiellement
de "gens de coufeur": Noirs, MulAtres, Metis et Indiens.
En cette annee 1814, la Venezuela vecut veritablement dans un
climate de guerre social et racial, de peur panique du Noir.
Mais heureusement pour la republique, Boves mourut la meme
annee, en decembre, ce qui permit au caudillo patriote Jose
Antonio Paez, "Ilanero" lui aussi, de recuperer une parties de
ses hommes et de les mettre au service de la cause r6publi-
caine. II convient de preciser que c'est a partir de I'arrivee, en
1815, du general espagnol Morillo, a la tete d'une puissante
armee composee de veterans de la guerre contre Napoleon
que la guerre d'independance du Venezuela devient veritable-
ment une guerre de liberation national, entire Venezueliens et
Espagnols.
Le "Libertador" Simon Bolivar, qui s'etait refugie aux Antilles,
continue le combat pour I'independance, et le 3 mai 1816, grace
a I'aide militaire et financiere de I'Haftien P6tion, il debarqua a
I'lle de Margarita, prit la ville de Carupano (situee sur. le conti-
nent) le ler juin, et decreta I'abolition de I'esclavage le 2 juin.
Ainsi, pour la premiere fois depuis le debut du processus d'in-
dependance, la republique abolit I'odieux system esclavagiste.
II convient de preciser deux choses a cet 6gard: 1) Bolivar en
avait fait la promesse a Petion; 2) obligation etait faite aux es-
claves ages de 14 & 60 ans de s'enr6ler dans I'armee r6publi-
caine, sous peine de rester esclaves.
En 1819, alors que la guerre d'independance etait loin d'etre
terminee, Bolivar crea la Republique de Colombie en r6unis-
sant trois pays : le Venezuela, la Nouvelle Grenade et I'Equa-

Le people soutient Chavez
Des milliers de Venezueliens ont defile dimanche dans les rues
de la capital Caracas pour manifester leur soutien au presi-
dent Hugo Chavez, qui etait en convalescence a Cuba oO il
s'est fait operer d'une tumeur cancereuse. Des responsables
gouvernementaux, les tenors du Parti socialist unified du Ve-
nezuela (PSUV, au pouvoir), ainsi que des parlementaires, fai-
saient notamment parties du cortege. Le defile de soutien s'est
cl6ture par des discours prononc6s par le vice-president Elias
Jaua, des membres du PSUV, des responsables locaux et des
leaders des movements de jeunes.
M. Jaua a evoque le role de Chavez A la tete de I'Etat en sou-
lignant que le president restait au pouvoir bien que provisoire-
ment absent dipays. Selon la Constitution venezuelienne, le


Hugo Chavez en compagnie de Fidel Castro
teur (provinces de Quito et de Guayaquil). Le 24 juin 1821 eut
lieu la bataille de Carabobo, qui consacra la defaite des troupes
espagnoles sur le territoire v6enzuelien. Mais la meme annee,
la Republique de Colombie, malgre les protestations de Boli-
var, retablit I'esclave des Noirs dans les trois pays. L'armee co-
lombienne, commandee par Bolivar, porta la lutte contre
I'Espagne jusqu'au au Perou, o0 eurent lieu, en 1824, les ba-
tailles decisives de Junin et Ayacucho.
L'annee 1830 est d'une importance historique pour trois rai-
sons: la R6publique de Colombie se desintegre, chaque pays
recouvrant sa pleine et entire independence; au Venezuela,
le Congres de Cucuta confirm le retablissement de I'esclavage
des Noirs; Bolivar meurt exile en Colombie, sans avoir pu ren-
trer au Venezuela, o0 le pouvoir a ete confisque par Jose An-
tonio Paez, son ancien compagnon de combat devenu son
principal ennemi politique.
De 1830 6 1935, le Venezuela a vecu "Cre des caudiaos", pe-
riode placee sous le signe de la dictature et ponctuee de nom-
breuses guerres civiles appelees revolutionss". La mort du
dernier dictateur du XIXe siecle, Juan Vicente Gomez, en de-
cembre 1935, fut suivie d'une court period de transition vers
la democratic, interrompue par une demiere dictature: celle de
Marcos Perez Jimenez (1952-1958).
Officiellement, la democratic est nee au Venezuela le 23 janvier
1958, d'un coup d'Etat appuye par le people, contre Perez Ji-
menez. Suite la brillante election de Chavez en 1999, la "We-
pub6ique du Venezuela" est devenue "Repubique Boivarienne
du Venezuela", avec une orientation socialist -teintee de
marxisme et de christianisme-, latino-arnricaniste et carib6a-
niste et farouchement arlti-imperialiste.
M.Belrose


president peut 6tre absent pendant 90 jours et cette period
peut 6tre prolongee avec I'aval de I'Assemblee national. M.
; Chavez etait encore a La Havane, la capital cubaine, oO il se
retablissaitt suite a I'enlevement d'une tumeur cancereuse, qui
a ete decouverte apres une autre operation qu'il a subie le 10
juJin pour enlever un abces pelvien. '"e vous vois, je vous en-
tends, je vis avec vous. ter, c'est se perdre. VNous vaincrons, mes enfants !", a 6crit M.
Chavez sur son compete Twitter dimanche demier.
Chavez est rentre au Venezuela le 4 Juillet, son people est
heureux.


^e*i I 'l|B21-3icn27-Pg1


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Guerre en Libye: un "non" a51 % en France


Sondage
Exclusif: Pour la premiere fois, une majority de Francais des-
approuve I'intervention militaire de la coalition de I'Otan, selon
une etude d'opinion r6alisee par I'lfop pour le joumal I'Huma-
nite.


Une guerre imperialiste pour s'emparer du petrole


La propaganda mediatique a ses limits. Le sondage realise
par I'lfop montre que, malgre le soutien sans faille apporte par
I'ensemble des medias A I'exception notable de l'Humanite -
A I'intervention de I'Otan en Libye, une majority de Francais s'y
dit maintenant defavorable.
Plus que le pourcentage en lui-meme (51%), c'est bien le ren-
versement de tendance qui est a considerer. De nombreux fac-
teurs expliquent sans doute cette attitude des Francais. Mais il
y en a un en particulier qui ne fait aucun doute: les semaines
passent et I'opinion publique sent de plus en plus qu'elle a ete
grugee par le gouvernement frangais, particulierement en
pointe dans son discours guerrier.


A I'inverse, en Grande-Bretagne 54 % des personnel interro-
gees centre 46 % se disent favorables a I'intervention en Libye
Les gouvemements savent bien que le meilleur moyen de ga-
gner une opinion publique a une intervention armee (le mot
guerre est en general proscrit, sauf contre le ( terrorism >) est
de developper I'argument humanitaire. C'est bien sur cette
base que le Conseil de security de I'ONU a vote la resolution
1973: la defense des civils. Ce qui a I'avantage d'eviter un ve-
ritable debat politique. Et il faut un certain courage, politique
justement, pour aller a contre-courant d'une opinion acquise a
la defense humanitaire.
Le rapport d'Amnesty International est particulierement inte-
ressant. II denonce I'attitude des forces kadhafistes mais,
contrairement aux grands medias, est sans complaisance pour
la rebellion libyenne. "Ify a eu 6eaucoup information qui ont
circus mais don't on n'a aucune preuve aujourlihui. On a parf
par exempfe de viol systimatiques par ~es foyaCistes, mais on n'a
jamais rencontri un seu tgmoignage direct, ni nous, ni d'autres
organizations. Et bien sOr il y a I'histoire des mercenaires", ex-
plique Donatella Rovera.
Si I'argument humanitaire a ete exagere, c'est qu'il fallait mas-
quer la veritable raison qui anime Sarkozy, Cameron et Obama
: evincer le maitre de Tripoli, juge trop peu sOr, pour pouvoir pil-
ler le petrole libyen et contr6ler efficacement les migrants venus
de I'Afrique subsaharienne. Si la situation s'enlise, une parti-
tion du pays n'est pas a exclure. Les Frangais realisent qu'on
les a gruges. II n'y a pas de guerre humanitaire. II n'y a que des
guerres d'interets. Et elles sont inhumaines.
En trois mois la guerre en Libye, estime-t-on aura co0te 100
millions d'euros. Une bombe guidee au laser coOte 100 000
euros et le prix d'un missile Scalp d6passe les 500 000 euros.


CJ qIAEI


G. AGRICOLE
SOCItTE A RESPONSABILITI
LIMITED AU CAPITAL DE 7.623 Q
SIEGE SOCIAL :17 LOTISSEMENT
HAUT PALMISTE
97232 LAMENTIN
N SIRET 485 252 860 000 21
CODE APE : 703 A
L'Assemblee G6enrale Extraordinaire
reunie le 01 Septembre 2010 a approuve
le compete
definitif de liquidation, decharg6 Monsieur
Georges AGRICOLE de son mandate de
liquidateur, donned A ce dernier quitus de
sa gestion et constate la cloture de la li-
quidation a
computer du jour de ladite assemble.
Les comptes d6finitifs etablis par le liqui-
dateur sont deposes au greffe du Tribu-
nal de commerce de
FORT-DE-FRANCE, en annexe au Re-
gistre du commerce et des societes.
Pour avis
Le Liquidateur FB4437

AXIALYSS RAPHAEL MONTA
SOCITIE D'EXERCICE LIBERAL A
RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 50. 000 EUROS
SIEGE SOCIAL :
VILLA LA CITADELLE
27 RUE DU PROFESSEUR
RAYMOND GARCIN
QUARTER DIDIER
97200 FORT-DE-FRANCE
MARTINIQUE
AVIS DE MODIFICATION


announce du 13 janvier 2011-06-30 D6no-
mination social : AXIALYSS Raphael
MONTA
Capital :: 50.000 euros, divise en 5.000
parts de Dix euros chacune de valeur no-
minale, reprdsentant des apports en na-
ture entierement liber6es par apport d'un
fonds de commerce.
La gerance FB4438

PHOENIX INVESTISSEMENTS
SARL AU CAPITAL DE 7 622,45 Q
SIaGE SOCIAL: 43 LOTISSEMENT
LA SAGESSE, 97215 RIVIERE SALEE
449 488 337 RCS FORT DE FRANCE
Suivant AGE du 16.05.2011, les associes
ont : modified I'objet social de la sociWtA qui
porte d6sormais sur:
-I'impression numdrique, I'imprimerie sur
tout type de support,
-la fabrication de panneaux imprimes et
impression sur tout type de support,
-et toutes operations pouvant se rattacher
a I'objet social ou a tout objet similaire
transf6r6 le siege social a :Immeuble
Lina's Mangot Vulcin 97232 LE LA-
MENTIN
Les articles 2 et 4 des status ont etd mo-
difi6s en consequence.
Pour avis FB4439

PHOENIX INVESTISSEMENTS
SARL AU CAPITAL DE 7 622,45 a
SIEGE SOCIAL : 43 LOTISSEMENT
LA SAGESSE, 97215 RIVIERE SALEE
449 488 337 RCS FORT DE FRANCE
Suivant AGE du 02.05.2006, les associes


ont nomm6 en quality de nouveau grant,
A effet du m6me jour, M. Louis MORIN,
demeurant Habitation Bois Briand -
97226 MORNE VERT, en replacement
dt Mme Valerie ALIVON, spouse
HOANG, dfmissionnaire.
Pour avis FB4440

MAITRE MOISE CARETO
AVOCAT A LA COUR
1, RUE DE L'ECOLE H6TELIERE
97233 SCHOELCHER
TL. : 0596 71 27 39
FAX : 0596 71 27 40
E-MAIL :
AVOCAT.CARETO@ORANGE.FR
CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
Par acte sous seing priv6 en date du 23
juin 2011, enregistre le 28 juin 2011 a SIE
de Fort-de-France-Pole Enregistrement
sous le bordereau N*.2011/694 case n1.
SOCIETY FOYALAISE DE DISTRIBU-
TION, sigle SOFODI Societe A responsa-
bilit6 limitee au capital de 10 000 euros
don't le siege social est rue Victor Hugo -
97250 SAINT PIERRE inscrite au RCS
de Fort-de-France sous le N*519 421
226, represented par un de ses co-gdrant
en exercise Monsieur Andre PAMPHILE,
a cd6 A :
BAZAR PAS CHER, society A responsa-
bilite limitee au capital de 1 500 euros
(fixe) don't le siege social se trouve 22 bid
allegre -97200 FORT DE France imma-
triculee au RCS de Fort-de-France sous
le N 513 657 114 don't le grant est mon-


sieur SHU Weijun,
Le fonds de commerce de Supermarch6
d'alimentation g6n6rale exploit a 80 et
82 de la r6publique et 27 rue GalliBni -
97200 Fort de-France (MARTINIQUE),
ensemble tous les elements corporels et
incorporels en d6pendant, moyennant le
prix de 100.000 e (CENT MILLE
EUROS).
L'entree en jouissance est fixee au :1 er
juillet 2011.
Les parties font election de domicile chez
Maitre Moise CARETO, avocat A la cour,
sis 1, rue de I'Ecole H6telibre 97233
SCHOELCHER, et les opposition s'il y a
lieu, seront rescues audit domicile elu au
plus tard dans les dix jours qui suivront la
derniere en date des publications prAvues
par la loi.
Pour insertion. FB4441

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 27 juin 2011 a Fort de France, il
a ete constitute une society pr6sentant les
caracteristiques suivantes :
Forme : society A responsabilit6 limited
Denomination : Chez CHAZO LE MAN-
GUIER EURL
Siege social : 1 bis rue Jean Jacques
Rousseau Terres Sainville 97200 Fort
de France
Objet : La soci6te a pour objet tant en
France qu'a I'etranger, I'exploitation de
dancing, bars, snack et debits de bois-
sons. Vente de pizzas, boissons, glaces,
sandwich. Restauration rapide, le tout


Or I lB t2 t zn2 -aeI lt


, W9 S E IVE






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sur place et & emporter, sedentaire et am-
bulant.
Duree : 99 annees A computer de son im-
matriculation au RCS
Capital : 800.00 E
Gerance : Frederic ARGO
Immatriculation au registre du Commerce
et des societies de Fort de France.
FB4442

AVIS DE DISSOLUTION
SCI IMMB
N SIREN 439852708
ADRESSE : 20 LOTISSEMENT
HARDY LA TRINITY 97220.
Lors de I'assemblee general extraordi-
naire du 27 juin 2011 de la SCI MMB au
capital de 201 000 euros situe au 20 lot
Hardy 97220 la Trinite, les associes ont
decide d'un commun accord la dissolution
anticipee de la society et la liquidation
total & computer de 02 juillet 2011. Le Li-
quidateur est M. Hubert BLACHIER
Pour avis,
le grant FB4443

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE LIQUIDATION TOTAL
Les associes de la society Eco Energie
Conseil SARL Siret 50416213200014,
capital de 4000E. 30 Res. Distillerie
97220 Trinite ont decide suite a I'assem-
blee general extraordinaire du 27 juin la
dissolution anticipee et la liquidation to-
tale de la society a computer du m4me
jour.
Madame Anne Jaunet en est nommee li-
quidateur et toute correspondence devra
6tre adressee a 30 Res. Distillerie 97220
Trinite.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
ont ete deposes au registre du commerce
et des societies de Fort de France.
Pour avis et mention, Anne JAUNET
FB4444

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitutions de
I'EURL : MAINTENANCE CONTROL
EQUIPEMENT au capital de 1 500 euros.
Siege social : Quartier Laugier 97215 Ri-
viere Salee. Objet : Maintenance des
equipements de garage, contr6le tech-
nique et installation industrielle automati-
see. Duree : 99 ans a computer de
I'immatriculation au registre RCS de FDF.
Grant : Mr Daniel Etienne SOUNDO-
ROM demeurant au Quartier Laugier
97215 Rivibre Salee, nomme pour une
duree indeterminee.
Le grant,
Monsieur Daniel Etienne SOUNDOROM
FB4445

AVIS DE CESSION DE PARTS
SOCIALES
MA BOITE A SERVICE' A DOM
QUARTER RIVIERE BAMBOU
C/P RAMANICH LUCIA
CAPITAL 500 E
519 741 250 00014
Aux terms de I'assemblee general ex-
traordinaire du ler juin 2011, les associes
ont approuve la cession de parts a MIe
RAMANICH Lucia qui recoit 10 parts ap-
partenant a Mme RAMANICH Marie
anne. Mile RAMANICH lucia detient les
100 parts.Les status ont ete modifies et
enregistres.
Pour avis et mention FB4446

AUDIT AXIALYSS (1A AXIALYSS)
SOCIETY D'EXERCICE LIBERAL
A RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 4.000 EUROS
SIEGE SOCIAL :
VILLA LA CITADELLE
27 RUE DU PROFESSEUR
RAYMOND GARCIN


97200 FORT-DE-FRANCE
MARTINIQUE
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date & Fort-de-France du 08 Novembre
2010, il a ete constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination social : AUDIT AXIA-
LYSS
Sigle: 1A AXIALYSS
Forme social : Societe d'Exercice Libe-
ral A Responsabilite Limitee,
Siege social: Villa La Citadelle, 27 rue du
professeur Raymond Gargin, 97200
FORTDE-FRANCE
Objet social :- La profession d'expert-
comptable,
- La profession de commissariat aux
comptes
Duree de la Societe : 99 ans a computer
de la date de I'immatriculation de la So-
ciete au Registre du commerce et des so-
cietes,
Capital social: 4.000 EUROS,
Gerance : Monsieur Raphael, Nicolas
MONTA, demeurant Villa La Citadelle, 27
Rue du professeur Raymond Gargin
97200 Fort-de-France
Immatriculation de la Societe au Registre
du commerce et des societies de FORT-
DEFRANCE
La Gerance FB4447

AVIS DE CONSTITUTION
SCI LECURIEUX
Grant : Louis Leonce Gilbert LECU-
RIEUX LAFFERRONNAY
Capital social : 100
Siege : 54 rue Madinina Lot Donatien -
97200 Fort de France
Duree : 99 ans
Activities : Tous types d'operations immo-
bilieres, acquisition vente, terrain a batir,
locations diverse.
Pour avis FB4448

LOGHOMEO
SOCIaTE PAR ACTIONS
SIMPLIFIiES AU CAPITAL DE
136.632 EUROS.
SIEGE SOCIAL : PEPINIERE
D'ENTREPRISES CHRYSALIA-CEEI
CENTRE D'AFFAIRES AGORA
ZAC L'ETANG Z'ABRICOS BAT B
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE B
477 957 559
Aux terms d'une decision en date du 16
juin 2011, le President de la society,
usant des pouvoirs conferes par I'assem-
blee general extraordinaire des associes
en date du 17 decembre 2010, a decide
d'une augmentation de capital d'un mon-
tant de 2.707 euros, par la souscription
de 2.707 actions nouvelles A la valeur no-
minale de un euro chacune integralement
liberees par versement en numeraire, eta
constate la realisation definitive de cette
augmentation de capital, le capital social
de la society etant ainsi porter de 133.925
euros & 136.632 euros. En consequence,
les status ont ete modifies aux articles 6
et 7. Le dep6t legal sera effectue au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France. FB4449

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive du 14 avril
2011, il a ete constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination : ANTILLES CONCEPT
CONSTRUCTION
Forme : Entreprise Unipersonnelle a Res-
ponsabilite Limitee
Siege : Grozan Croix Odilon 97213
Gros Morne
Objet : Le terrassement, la construction
de bAtiment, de maisons individuelles,
tous travaux publics et d'assainissements


et la representation de tout ce qui se rap-
porte A I'objet social
Duree : 99 ans
Capital : 7500 euros, divise en 50 parts
sociales de 150 euros chacune, don't ap-
port en nature 3000 euros
La gerance est assuree par : Mr GIE-
NEAU Bruneau demeurant quarter Gro-
zan Croix Odilon 97213 Gros Morne
Immatriculation de la Societe au RCS de
Fort de France FB4450

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la so-
ciete & responsabilite limited SDVL1
- Capital social : 8000 euros
Siege social : 22 rue Blenas, 97200 Fort
de France
Objet social : Achats ventes en gros de
lingerie, vetements (H.F.E), bijoux fantai-
sie, chaussures, maroquinerie
Duree : 99 annees a computer de I'imma-
triculation au registre du commerce et des
societies
Grant: Monsieur Gerard PILLET, ne le 2
decembre 1948 a Versailles (78), de-
meurant rue Raymond Garcin, 97200
Fort de France, de nationality frangaise
Immatriculation au Registre du Com-
merce et de Societes de Fort de France
Pour avis et mention FB4451

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
HARMONNI SARL
PATIO DE CLUNY BAT 3
97233 SCHOELCHER
RCS :453 379752 FDF
A I'AGE en date du 08/04/2011, a ete de-
cide la dissolution anticipee de la society,
a computer de ce jour. La liquidation est
fixee a I'adresse ci-dessus.
Le grant M. Alain HONORE est nomme
liquidateur avec les pouvoirs les plus
etendus.
Pour avis et mention le Gerant
Le grant FB4452

AVIS DE MODIFICATION
GM IMPORT EXPORT
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 51000 E
SIEGE SOCIAL : 6 BD FRANCOIS
REBOULD 97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 479 389 637
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du 15/06/2011, les
associes ont decide de:
- Transferer, & computer du ler juillet
2011, le siege social de 6, Bd Frangois
Rebould 97200 Fort de France a Zone de
Gros la Jambette 97200 Fort de France.
- Etendre I'objet social pour y ajouter :
depot vente de meubles et objets mobi-
liers, la vente et I'expertise des antiquities
mobilieres. Le conseil en ameublement;
la representation et la vente de tous objet
de negoce derive directs ou indirects s'y
rapportant
- modifier I'enseigne commercial de


GMIE en LES PUCES
- ajouter un sigle GMIE
Les articles 2,3 et 4 des status ont ete,
en consequence, mis A jour
Pour avis et mention
Mme Genevieve MERCIER
Gerante FB4453

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
PRESTAPHARMA EURL AU CAPITAL
DE 500 EUROS
CP MME JUMINER MARTIN
ESC. 17- PTE 2 RIZOPHORE
BASSE GONDEAU
97232 LAMENTIN
RCS : 497912220 FDF TMC
Par PV du 01/06/2011, il a ete delibere A
I'AGE ce qui suit:
- Transfer du siege social A I'adresse sui-
vante : Les Hauts du port B&t Colombie
n 34 97200 Fort de France
- Augmentation du capital d'un montant
de 2000 pour le porter a 2500 e.
Les articles n 4, 7 et 8 des status sont
modifies en consequence.
Pour avis et mention FB4454

LA FLOTILLIENNE
SARL AU CAPITAL DE 60 979,60 E
IMM. TAMAYA, BEAUSEJOUR
97220 TRINITE
R.C.S. : FORT DE FRANCE
B 440 077 527
Par acte sous seing prive, la society a fait
I'objet d'une cession de parts sociales re-
digee le 1er juin 2011 & titre de r6gulari-
sation. Le cessionnaire est proprietaire
des droits attaches aux parts cedees re-
trospectivement
a computer du ler janvier 2004.
L'article N 8 des status a ete modified en
consequence:
Ancienne mention:
"Les parts sociales sont attributes et re-
parties comme suit :
Monsieur ASCOUA Philippe : 3 000 parts
numerotees de 1 a 3 000
Madame NAEGLE Viviane : 1 000 parts
numerotees de 3 001 a 4 000"
Nouvelle mention :
"Les parts sociales sont attributes et re-
parties comme suit:
Monsieur ASCOUA Philippe : 2 000 parts
numerotees de 1 a 2 000 incluse
Madame ASCOUA Ginette : 2 000 parts
numerotees de 2 001 a 4 000 incluse"
Aux terms d'une deliberation du 24 juin
2011, la collectivite des associes a decide
de nommer en quality de gerante Mme
ASCOUA Ginette demeurant Quartier
Beleme 97232 LAMENTIN avec effet au
01 janvier 2011, en replacement de Mr
ASCOUA Philippe, demissionnaire.
L'article N16 des status a ete modified en
consequence.
Formalites modificatives au RCS de Fort
de France
Pour avis, la gerance FB4455


jAusce est un Journal hedotmadaire d inforrmaon
paraissant le jeutil habilite par la Prefecture. a
publler les announces logales et judicaires sur le
Department de la Martinique.
Les tariffs applicable en mature d'annonces legates et
judiciaires, calculus a la ligne. sont fixes chaque annee
par arrete prefectoral.
Votre announce doit nous parvenir le vendredl avant
11 heures date de bouclage du joural pour une
parution lejeudi suivant.
Votre Facture et unjustificatif vous seront expedies


- ~~~~~~~ I~mrr~~m~r~r~~


A U






http://www.joural-iustice-martinique. com


Festival cultural be Fort-de-France 40 an Y'action culturelle: 1 pwan balan


Lance sous le nez de I'imp6ratrice Josephine et de la nou-
velle all6e des Champagne, la traditionnelle conference du
festival a ete I'occasion d'en savoir un peu plus sur ce ren-
dez-vous cultural

"Inscrit ans e temps" et attenbu.


"Ce festivaln'est ni nonnalet naturelmais diu a (a volonte tetue
de ceux qui ceuvrent pour sa realisation. Ce n 'est pas un conglo-
merat de spectacles, mais iCy a viritabfe colonne vertibrafe qui se
decouvre tout au long de ces trois semaines", a declare le maire de
Fort-de-France pour expliquer la longevity du festival.
"Vn festivafd'ici et d',fa ur. entire nous-memes et ouvert au
monde" s'est t-il rejoui.
Cette annee, pas de theme g6enrique, "40 ans, c'est parfant
mais aussi Ca manifestation de [a reconnaissance envers notam-
ment tous Ces pionniers qui ont porter cefestiva, vigilance et espoir
pour ravenir", a tenu a souligner Danielle Marcelin, la directrice
d'exploitation du Sermac.
Ce rendez-vous du vendredi premier juillet a 6et aussi I'occa-
sion pour le maire Raymond Saint-Louis Augustin, de rendre
un hommage A Lydie Betis et a son equipe, la cheville ouvriere
du festival. Pour ces 40 ans, plusieurs clins d'oeil seront jetes


sur le passe avec des artistes sortis du cru.
Au chapitre des nouveautes, la Chine avec ses artistes excep-
tionnels. "C'est aussi [a vocation du Sermac doffrir des spectacles
que [es .11ltiirquai; n'auront pas Ces moyens de voir", s'enor-
gueillit Mme Marceline. Les premieres scenes permettront a
des artistes de faire leurs premiers pas sur une grande scene.
On ne change pas les fondamentaux avec une multitude de
spectacles gratuits sur le front de mer, des artistes de haut ni-
veau, tels Jocelyne Beroard, Paille, Kennega et bien d'autres.
Le cenacle reste I'un des temps forts avec les sujets qui font la
society et qui I'obligent a r6flechir. Le th6etre revient en force
avec six pieces in6dites pour cette edition, et avec notamment
un de nos illustres metteurs en scene, Henri Melon. Musique,
thietre, animation pour enfants, stages divers, reflexions,


jusqu'au 27 juillet, vous aurez I'embarras du choix pour vivre la
culture dans tous les spaces sc6niques de la ville.
Pour reussir ce pan des 40 ans, la region a consent un effort
particulier, nous explique Danielle Marceline. Le budget avoi-
sine le 1.3 million d'euros.
Le festival fermera ses portes le 27 juillet avec le grand me-
chant zouk, une pleiade d'artistes de renom sur la pelouse du
stade Pierre Aliker.
C.B


30i me tour cycliste international be Martinique


15

Les dirigeants du cycliste martiniquais emmenes par Alfred De-
fontis ont mis les petits plats dans les grands pour c6elbrer ce
trentieme tour cycliste international de la Martinique. Des invi-
tes prestigieux a I'instar de la selection japonaise qui a rem-
porte le tour I'an dernier, La Hollande, La France, La


Republique Dominicaine, la Guyane et la Guadeloupe sans ou-
blier notre selection national et ses different clubs. Neuf
tapes pour 1 086 KM de route durant une semaine en sou-
haitant une 6preuve pleine de suspense et de bagarres.
Les coureurs martiniquais a I'image de Roseau, Demazy ont
une carte a jouer, et permettrait, pourquoi pas, que le trophee
de cette 30ibme edition reste a la maison.

16re Etape Samedi 09/07/2011 Vauclin/Sainte Anne
2eme Etape (ler troncon) Dimanche 10/07/2011 Sainte
Anne/Sainte Luce (2eme trongon) -Sainte Luce/Fort de France
3eme Etape Lundi 11/07/2011 Fort de France/Trinite
4eme Etape Mardi 12/07/2011 Trinite/Macouba
56me Etape Mercredi 13/07/2011 Macouba/Sainte Marie
6eme Etape Jeudi 14/07/2011 -Sainte Marie/ Trois Ilets
7eme Etape vendredi 15/07/2011 Trois Ilets/Saint Espril
8eme Etape ( ler trongon) Samedi 16/07/2011 Saint Es-
prit/Riviere Pilote/ (2ieme troncon) -Rivibre Pilote/Riviere Pilote
9eme Etape Dimanche 17/07/2011 Riviere Pilote/Lamentin


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