<%BANNER%>
PRIVATE ITEM
Digitization of this item is currently in progress.
Justice
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS DOWNLOADS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00222
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 6/30/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00222
System ID: UF00088914:00222

Downloads

This item has the following downloads:

( BRIDGECACHE )

( BRIDGECACHET )


Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 30 Juin 2011 91 emeAnnee N' 26 Martinique: 2,00 E France: 2,40 DOM : 2,20 E

nebi 2 Juitet 2ll 2
J 10_


1AVEC LE PC M
i-- POUR L' EMPLOI
j Et Contre la Vie Chere


mand'Nicolas -
re a "aint-JoseF


Tradition:
270me Tour des Yoles du
31 juillet au 7 AoOt: Le
Robert sera pret
Hausse bes prix en mai:
+ 0,1 %, le came avant
la tempete ?







http://www.iournal-iustice-martinique.com


Saka Fae .................... r.2

Edito ............ .......... ...
- Degager les voices de Iavenir

Lutte $ociale .................. .
- 13eme congress de la CSTM
- BrEves sociales

Eco/ocial .................... 5
- Hausse des prix en Mai
- Fonds d'aide aux jeunes

Sociti ................. .. 6/8
- Armand Nicolas honored
- Fonds europdens
- Rapports RUP-Europe

Caralbef ................... 9
- CollEctivitd unique/RUP

Poitique ................. 10/14
- Creation de la Collectivite Unique
- PlEniaire rdgionale
- Collectivitd Unique et espoirs assi-
milationnistes

Hommage .................... 15
- Michel Branchi

France ...................... .15
- Document PCF

Pa le Mone ............. 16/17
- Afghanistan
- Libye et Syrie

Annownuces Lale........... 18/19

Culture ................... f.20
- 27Ame Tour des Yoles Rondes


"Jus rTCE"
Administration & R6daction :
Tel. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E Zola
Fort-de-France Te. :05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: GuennaBl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel :0596 73 14 54


Sante : Lutte centre Si(dli

Le vendredi 24 juin, a 6te mis en place I'Observatoire inter caribeen du virus de I'im-
munodeficience humaine (VIH) au CHU Pointe-a-Pitre/Abymes. II s'agit de "stimufer
le rapprochement des populations, le diveloppement des services communs et des synergies
entire fes institutions et entire les territoires pour renforcer 1a coihsion et Cintigration so-
ciale de fespace Caraife". La Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthelemy.
Trinidad and Tobago, Sainte-Lucie, la Dominique, HaTti, le Surinam, le Guyana, Saint-
Domingue et la Guadeloupe sont les premiers participants a ce project finance par
I'Union Europeenne. Le project VIH-SIDA genre une reponse global dans la lutte et
la prevention de I'6pidemie, en accord avec le cadre strategique du PANCAP (Asso-
ciation pan-caribeenne de lutte contre le VIH). Plusieurs objectifs pour cet observa-
toire : reduire I'impact de I'infection au VIH/SIDA en Guyane, Guadeloupe et
Martinique et sur I'ensemble de la zone CaraYbe ; une cooperation accrue entire les
pays de la zone ; ameliorer I'acces aux soins et aux traitements ainsi que les actions
de prevention en direction des populations vulnerables. Tout ceci passe par une in-
tensification des actions de depistage et un meilleur acces aux traitements proposes.
A long terme, les actions du project permettront de mutualiser les experiences et de
les coordonner par une mise en reseau des partenaires associatifs et institutionnels
de la zone Cara'ibe.


Les 16 6e Basse-Pointe aux Archives Departementales
Les documents relatifs a I'affaire des seize ouvriers agricoles soupconnes d'8tre im-
pliques dans I'assassinant du B6ek Guy de Fabrique en 1948 en pleine greve sur les
habitations sucriere seront desormais consultables aux Archives Departementales. Ils
ont ete donnes aux Archives par I'un des quatre avocats, maTtre Paul Prompt, qui
aux c6tes de Marcel Manville, Georges Gratiant et Gerty Archimede a assure la de-
fense des 16 et obtenu leur acquittement a Bordeaux en 1951. Ce dossier permet de
revivre ce process et ses debats passionnes au travers des documents reunis par
I'avocat pour assurer la defense de ses clients.
L'occasion de rappeler que I'institution Archives D6partementales recueille les docu-
ments des families, parties politiques etc. qui peuvent apporter des eclairages inedits
sur I'histoire de la Martinique. Ils constituent souvent des resources documentaires
indispensables aux chercheurs et historians


Chantier 'insertion fricole
La Ville du Lamentin, avec son operateur ACTIVE (L'Action pour I'lnsertion et la Va-
lorisation de I'Environnement), a initie en fevrier 2009 un Atelier Chantier Insertion
(ACI) dans le cadre de la Ferme Solidaire de Carrbre. Ce dispositif a permis a 106 sa-
laries-apprenants de beneficier de formation et d'un accompagnement social et pro-
fessionnel personnalise. Le vendredi 24 juin, en presence des autorites politiques et
administrative, ii a ete dressed le bilan des 2 ans d'activite de cette Ferme Solidaire
de Carrere. II en resort qu'avec le concours des partenaires institutionnels, tech-
niques et financiers, le taux d'integration professionnelle est de 54%.
A noter que la Ferme Solidaire de Carrere organise sa premiere operation Portes Ou-
vertes au grand public le samedi 2 juillet de 7h30 a 13h. Cette operation permettra de
decouvrir les activities de la ferme et de profiter de ses products, mis en vente ce jour-


La Martinique n'oublie


Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employes des societies fran-
gaises Areva et Satom, par la branch d'AI-
Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
y compris les militants communists et leur
journal Justice


If s ilt 2011 nS 2B-SPaeR 2


, "$A Ill A FA 5 t






h wl -c IT


Forum-bebat: samedi2 juillet 2011 la F.O.L Ph-13

Une tribune pour crier notre ras-le-bolface t'approfonbissement be

ta crise et begager les voices be L'avenir.


En cette fin du mois de juin, nombreux sont nos com-
patriotes qui attendent avec impatience les grandes va-
cances pour s'offrir, quand ils le peuvent, des loisirs
bien meritees.
Du reste, tout est mis en oeuvre pour les longer dans
une atmosphere festive, moyen de leur faire oublier la
dure reality a laquelle ils sont confronts. D'autant que
de nombreuses regions du monde et principalement de
Grece, d'Espagne, du Portugal, d'lrlande, d'ltalie et de
bien d'autres pays leur parviennent, chaque jour, des
nouvelles plus alarmantes sur la gravity de la crise ca-
pitaliste. Sur les ecrans de leurs postes de television, ils
vivent en direct la mobilisation sans precedent du peu-
pie grec qui rejette le enieme plan de rigueur impose &
leur pays par les instances europeennes aux ordres de
la finance international.
Pourtant, ici, la plupart d'entre nous ont du mal a fair
le lien entire la revolte de ces peuples a qui sont impo-
ses de tres lourds sacrifices pour le seul benefice des
marches financiers avec la crise que traverse notre
pays. Or, ils doivent savoir que dans ce monde globa-
lis6, tout est lie et que ni la France, ni la Martinique don't
le sort est etroitement associe a celui de la '"mwtrpofe
cofoniaze"ne sont a I'abri de tels soubresauts. Les poli-
tiques de suppression massive de postes dans la fonc-
tion publique et le non renouvellement des emplois
aides ne sont que les measures les plus tangibles de la
rigueur qui s'abat sournoisement sur notre pays.
Et, deux ans apres la crise de fevrier-mars 2009, le re-
veil risque d'etre d'autant plus brutal que la situation
deja explosive s'est encore degradee. Aujourd'hui,
comme en fevrier 2009, tous les indicateurs econo-
miques restent desesperement au rouge comme I'in-
dique le dernier bulletin de conjoncture de I'lnstitut
d'emission des departments d'Outremer (IEDOM) qui
ausculte periodiquement I'etat de notre economic. Ch6-
mage en hausse, endettement croissant des manages,
augmentation des impayes de loyers, precarisation ac-
celeree des salaries, baisse du pouvoir d'achat, etc...
Chacun se rend bien compete que les quelques me-
sures de sortie de crise adoptees en mars 2009 ne sont
que cauteres sur jambes de bois. Et ce ne sont pas les
dispositifs de la Region pour I'emploi temporaire des
jeunes, quel que soit leur merite, qui changeront la dure
reality des choses. En ce debut de grandes vacances,
period festive par excellence, chacun doit savoir que
nous dansons sur un volcan.
C'est done dans un souci d'information objective que
notre Parti a pris I'initiative d'organiser le samedi 2 juil-
let, un forum qui devra 6clairer d'une lumiere crue I'am-


pleur du drame que
vivent au quotidien
des dizaines de mil-
liers de nos compa- c i
triotes. II sera ouvert
A tous et chacun
pourra I'enrichir de
son propre temoi-
gnage
Notre demarche se
veut d'abord pedago-
gique. C'est la raison
pour laquelle nous
avons fait appel A
des acteurs de la vie
economique et so-
ciale qui apporteront & I'auditoire que nous souhaitons
nombreux, leur vecu au quotidien de la cruise et le res-
senti de leurs interlocuteurs. C'est parce qu'ils sont en-
gages sur le terrain, que nous les avons sollicites pour
nous apporter une analyse sans complaisance de la si-
tuation dans leurs secteurs respectifs d'activite.
Notre intention est avant tout de r6veiller la conscience
de nos compatriots don't certain, par decouragement,
ont abandonn6 la lutte, matraques par la propaganda
gouvernementale, voire t6tanises par le chantage A
I'emploi du patronat. Notre initiative se veut ntre un
appel au reveil de la jeunesse qui est la premiere vic-
time de la cruise mais aussi aux femmes victims de li-
cenciements massifs et de la suppression des emplois
aides. Certes, nous savons que tout est mis en oeuvre
pour les tenir A I'6cart de I'engagement citoyen. Au-
jourd'hui, I'exasp6ration est A son comble et le r6veil
risque d'etre d'autant plus brutal et douloureux que la
periode d'anesth6sie aura 6t6 longue. C'est la raison
pour- aquelle nous agissons pour reveiller les
consciences et mobiliser nos compatriotes pour exiger
des assemblies mais avant tout de I'Etat, une politique
vigoureuse en faveur de I'emploi durable.
Samedi 2 juillet, retrouvons-nous nombreux, A la FOL,
au forum organism par le Parti Communiste Martini-
quais pour nous enrichir des informations et des debats
sur la cruise sans precedent que traverse notre pays.
Soyons nombreux pour dire non & la misere, non au
ch6mage, non a la resignation, non aux promesses
6lectorales non tenues.
Elaborons ensemble des jalons pour sortir le pays de
I'impasse.
Ensem :.doubout pou sov6 p6yi-a.
Georges Eri6hot


S 30I .i/S0 jstice n* 2 i-iPage


http://www.ioumal-iustice-martinique.com







http://www.iournal-iustice-martiniaue. com


13ieme congress be la CSTM: Mot 'orare: Resister


Renforcer la formation des militants
La Central Syndicale des Travailleurs Martiniquais (CSTM) a
reuni son 13ieme congress samedi 25 juin a la Maison des syn-
dicats. Ce congress a rendu un hommage a I'un des ses anciens
dirigeants Marc Pulvar, deced6 en 2008. 86 delegues y ont pris
part et representent les 145 sections presentes dans tous les
secteurs d'activite, soit entire 2 500 et 3 000 adherents, signal
Herve Zenoki secretaire general adjoint. IIs ont debattu toute


la journme des nouvelles orientations que doit prendre la
central.
II s'agit de renforcer la lutte syndicale avec des me-
thodes nouvelles, explique-t-il. Pour le leader syndical,
il est aussi question de renforcer la formation afin que
les travailleurs prennent en charge leur propre defense.
II est vrai que depuis le dernier congress en 2007, pres
de 300 adherents n'ont pas renouvele leur carte et en
depit des succes et des infortunes, la central syndicale
a raison de rappeler que "eks travailleurs ont tout d ga-
gner en se regroupant dans un syndicate soutient Herve
Zenoki.
Parmi les objectifs assigns au nouveau bureau : ren-
forcer la situation financiere de la CSTM. Un nouveau
bureau compose d'anciens mais aussi de jeunes qui ont fait
leur preuve sur le terrain viendra renforcer le syndicate. Bertrand
Cambusy a annonce son intention de quitter le poste de se-
cretaire general. II a finalement ete "requisitionne" pour un nou-
veau mandate la tete de I'organisation avec a ses cot6, Jose
Peria et Alex Bertide.
C.B


Breves sociades


S'hopitalpublc toujours en emol
C'est un euphemism que de dire que I'h6pital va mal en
Martinique. Pas une semaine ne passe sans que les agents
d'un etablissement ou d'un autre ne montent au creneau
pour denoncer un acte ou une decision mettant en peril
soit la sante publique, soit leur propre situation.
Colson ne veut pas intdgrer Mangot Vukin en Octobre
Les organizations syndicales CDMT, CSTM et UGTM de Col-
son ont donned "un avertissement" en envahissant les nouveaux
locaux qu'ils devront integrer prochainement. Le dem6nage-
ment est prevu le 12 octobre 2011, mais les hospitaliers de Col-
son estiment que demenager au mois d'octobre n'est pas
convenable, car rien n'est vraiment prepare pour les accueillir.
"I n'est pas question que nous entrions d Mlangot-Vulcin d n im-
porte quelpri'", protestent les syndicats. Ceux-ci prennent en
example leurs collogues du Lamentin qui ont denonc6 le ca-
ractere aleatoire des conditions de travail du personnel et de la
prise en charge des patients. Les agents ne sont pas opposes
au transfer I Mangot Vulcin, puisque, a I'origine, "ceprojet est
a [initiative de fa psychiiatre, qui voufait se rapprocher re [a cite",
comme I'explique Patrick Dore, secretaire general UGTM.
II est prevu qu'une parties des patients aille 6 Mangot Vulcin et
que I'autre reste sur le site de Colson. A cela, Raymond Lave-
naire, secretaire general de la CDMT Sante, replique: "Nous ne
voulons pas d'une psychiatric de second zone sure site de Co1son.
Nous nepouvonspasfaire une psychiatrie a deurvitesses".
Precisons que Colson fonctionne avec 305 patients, pour 275
lits. D'autres actions sont.promises d'ici la rentr6e de septem-
bre.

Cessation activitiess salaries es orservice
Les 20 salaries de I'enseigne franchisee specialisee dans les
services la personnel situee au Lamentin ont decide de faire
valoir "Texception dinemicution". II s'agit, selon Eric Bellemare,


secretaire general de Force Ouvriere, d'un article du code du
travail qui permet a un salaries de refuser d'executer totalement
ou partiellement la prestation a laquelle il est tenu tant qu'il n'a
pas requ la remuneration qui lui est due. En I'occurrence, les
employes denoncent le fait que depuis deux ans leur salaire du
mois n'est paye que le 20 du mois suivant. Les travailleurs, qui
sont en "souffiance", reclament la regularisation de ces salaires
dus et le paiement de tous les accessoires de remuneration
prevus contractuellement et qui sont supprimes illegalement.
Ils sont en attente d'une rencontre avec la direction, qui a an-
nonce sa venue pour le lundi 27juin. En attendant, ils ont cesse
le travail, mais declarent qu'ils ne sont pas en greve.

EDF: Nouveau coup e semon des agents
La greve des agents EDF, toujours d'actualite, est entree dans
son troisieme mois. Trois mois sans salaire pour les agents af-
filies 6 la CGTM, qui estiment leur revendication legitime. Elle
porte sur I'interpretation de I'article 14, paragraphe 6, du statut
des industries energetiques et gazieres. C'est en se basant sur
cet article que les agents EDF demandent I'alignement de leur
salaire sur celui des fonctionnaires, plus concretement le ver-.
sement du complement de la "prime de vie cHire "de 15 % sur
40 %. Plusieurs tours de table avec Ja direction n'ont rien donned
pour I'heure. Les representants du personnel CGT qui ont ren-
contre la direction d'EDF font le constat que celle-ci refuse de
repondre a la just et legitime revendication du personnel: "za di-
rection nous tourne en 6ourrique", note avec colere Leandre Guil-
laume, le representant syndical.
Le vendredi 24 juin, les agents se sont rappeles au bon sou-
venir de la direction d'EDF en bloquant I'entree du centre ad-
ministratif de la Pointe des Carrieres. Ils en ont ete expulses
par les forces de l'ordre, sur ordre du prefet. Fort en colere, ils
ont laiss6 entendre que de nouvelles actions sont a attendre
durant les prochains jours.
La direction, de son c6te, a annonce une nouvelle rencontre en
juillet.


'fr~+Ojurt27ouitce*26Pa I*


!TS OCIALE-5


E






http://www. ournal-ustice-martinique.com


Hausse bes prix en mai: + 0,1 %. Le came avant la tempete ?


En mai 2011, 'indice des prix a la consommation des
manages en Martinique n'augmente que de 0,1 %.
Deux secteurs contribuent largement a cette evolution
: I'energie et I'alimentation.
Cependant, le glissement sur un an (mai 2011 com-
pare a mai 2010) est de +3,3 %. Et le differentiel d'in-
flation par rapport a la France est de + 1,3 % puisqu'en
mai la hausse des prix annuelle est de 2,0 %. Ce qui
a une incidence sur la revalorisation du Smic.
Les prix de I'alimentation augmentent en Martinique
de 0,2%. Apres une baisse en avril, les prix des pro-
duits frais repartent a la hausse (+ 2,5 %). Les prix des
legumes, des fruits et des poissons frais augmentent
respectivement de 4,5 % ,de 1,8 % et de 1,7 %. Hors
products frais les prix des products alimentaires dimi-
nuent de 0,3 %.
L'indice des prix des products manufactures est sta-
ble. Cependant, les prix de I'habillement et chaussures pro-
gressent (+ 1,3 %). A I'inverse, ceux des autres products
manufactures diminuent de 0,4 %.
Les prix des products de sante sont stables.
Les prix de I'energie continent d'augmenter (+ 2,4 %). Le
prix de la bouteille de gaz progress de + 0,3 %. La petite
baisse des prix des carburants du ler juin n'est pas encore
prise en compete.
L'indice des prix des services r6gresse (- 0,3 %). Cette evo-
lution et li6e essentiellement a la baisse des prix des autres ser-
vices (- 0,7 %). Les prix des autres services lies aux vehicles
prives diminuent (- 10,1 %), en particulier les tarifs des loca-
tions de vehicles (- 13,3 %), ainsi que ceux des hebergements
de vacances ou de loisirs (- 34,2 %). Le secteur transports et
communications augmente de 0,7 %. Cette evolution est liee
directement a la variation des tarifs aeriens.
Les prix des services de sante augmentent de 0,2 %.

Vers La hausse be 'dlimentation ?
Signalons que la revue 60 millions de consommateurs editee
par I'lnstitut national de la Consommation dans son numero 461
de juin 2011 announce a la Une : 'W"imentation. Jusqu'a 20 %
d'augmentation. Iausse des prix c'est reparti". Selon 60 Mil-


La crise capitalist met le feu aux prix alimentaires
lions, les grandes marques ont felance la valse des etiquettes.
Les deux tiers des'produits de son panier de 92 references ont
augment : steaks haches Charal + 8 %; farine fluide Francine
+ 5 %; biscuits Lu Chamonix + 6 %; Coca-cola + 5 %; beurre
President doux + 5 %; etc. Le motif invoqu6 par les fabricants
est la hausse des prix des matieres premieres. Mais le vrai pro-
bleme est le suivant: "jusqu'~ quelpoint augmentation, parfois
vertigineuse, de certaines matires premieresjustifie-t-elle Cinfla-
tion du produit au detail?", demand "60". Cela renvoie a la
composition des prix qui reste un secret industrial. II faudrait
done s'attendre a une inflation du rayon alimentaire de I'ordre
de 3,5 a 4 % a plus ou moins breve echeance.
Les grandes surfaces usent d'un ecran de fumee pour masquer
les hausses: de grandes campagnes de promotion au debut de
I'annee 2011 en France pour faire oublier les prix de reference
et de nouveaux prix revus A la hausse apres. De meme, autre
procede qui peut resurgir : la modification du poids ou de la
composition d'un produit tout en conservant le prix unitaire in-
change ou acceptable. Seul moyen : surveiller de pres les prix
au litre et au kilo.
La multiplication des campagnes de promotion vise surtout a
tenter d'embrouiller le consommateur.
M.B


Le Fonbs a'aiae aux jeunes confie aux missions locates


Le Fonds d'aide aux jeunes (FAJ) a ete mis en place en 1990
suite a une convention entire I'Etat et le Conseil General. Depuis
que I'Etat a retire ses billes en 2004, c'est le Conseil general qui
assume seul le financement de ce fonds destine a venir en aide
aux jeunes, de fagon temporaire. Le fonds intervient pour que
le jeune puisse faire face a une situation d'urgence, pour fi-
nancer la realisation d'un project ou apporter un soutien a la for-
mation. Pour y acceder, le jeune doit etre Age de 18 a 25 ans,
inscrit dans une demarche d'insertion ou avoir besoin d'une
aide financiere assortie d'un accompagnement social ou non.
Pour une plus grande efficacite dans la gestion des 270.000
euros affects a ce fonds, le department a elargi ladite gestion
a toutes les missions locales, qui ont un r6le central en matiere
d'accompagnement des jeunes en difficult. Auparavant seule
la mission locale du Nord CaraTbe et la mission locale de la Ca-
bestere emargeaient A ce fond. La signature de la convention
qui a eu lieu le 22 juin permet desormais aux trois missions lo-
cales Nord (Nord-Caraibe et Cabestere ont fusionne), Centre et


Sud d'emarger au dispositif. II s'agit au travers de cette conven-
tion de nouer un nouveau partenariat avec le Conseil General,
d'optimiser les resultats en terms d'insertion des jeunes. Cette
convention vient en synergie des different dispositifs sur les-
quels peuvent s'appuyer les missions locales afin de proposer
aux jeunes des portes de sortie pour entrer dans la vie active.
Sur les 4 584 attributions effectuees depuis la creation, 70 %
des aides accordees a titre individuelle sont consacres a la for-
mation, I'alimentation et au transport. Des actions collectives
ont ete egalement mises en place, tel le voyage d'uhedvingtaine
de jeunes dans les stations de sport d'hiver afin de rechercher
un emploi saisonnier.
Le fonds d'aide aux jeunes est un outil de politique en faveur
des jeunes. II reste a evaluer ses retombees veritables sur I'in-
sertion, car ce sont pres de 1.7 millions d'euros qui ont ete at-
tribues depuis 2004.


VBiL tTTHIH9ff!1 'A


I EC 0A t






I http://www.ioumal-iustice-martinique.com


ArmanO Nicolas honored a Saint-Joseph


Vendredi dernier, 24 juin, notre camarade Armand Nicolas
a regu un vibrant hommage dans la ville de Saint-Joseph,
ou lui ont ete decernees tour a tour la "Mdiaik dfhonneur
de la vil2 de Saint-Joseph" et la "1Miaille d'or e la Ligue de
fEnsegnement".


La ceremonie a ete organisee par I'Amicale LaTque Josephine,
en partenariat avec la ville Saint-Joseph, la Federation des
Oeuvres LaTques de la Martinique et la CCEE. Elle s'est de-
roulee a I'Espace Emile Maurice, baptism ainsi en hommage a
I'ancien maire Emile Maurice, homme politique de droite qui a
marque d'une empreinte profonde I'histoire politique de la Mar-
tinique et qui eu aussi la particularity d'avoir ete professeur
d'histoire au Lycee Schoelcher, oi Armand Nicolas a ete son
disciple, selon ses dires.
Precisons tout de suite qu'Armand Nicolas n'est pas natif de
Saint-Joseph. Et pourtant le fait que la ville ait tenu a lui decer-
ner sa "Meiaife d'onneur" n'est pas dO au hasard ni au
caprice d'un fonctionnaire. Comme le public reuni a cette
occasion I'apprendra de sa propre bouche, notre cama-
rade a vecu dans sa jeunesse a Saint- Joseph, lieu au-
quel le rattachent de tries nombreux souvenirs.
Evidemment, le bourg de cette epoque-l1 n'est plus re-
connaissable, puisqu'il s'est agrandi et modernist au
course des annees.
La second medaille est une reconnaissance de I'oeuvre
accomplie par Armand en sa quality d'enseignant, de pe-
dagogue, de defenseur infatigable de I'ecole republicaine
et laYque. Elle est aussi un hommage au chercheur pas-
sionne de I'histoire de son pays, qui a restitue au people
martiniquais la verite sur ce moment capital de son his-
toire qu'a ete le 22 mai 1848.
Le nombreux public rassemble autour d'Armand Nicolas
dans ce qui a ete presented comme "fe (Panthion du combat
laique", apres avoir ecoute les traditionnelles et fort aima-
bles paroles de bienvenue, a eu droit a une passionnante
conference d'Armand Nicolas sur le theme "Le combat
pour fCcore iaque en Martinique ')n pan de notre histoire".
Cette conference a dure deux heures, au course desquelles
Armand a parle pratiquement sans consulter ses notes,
se fiant a sa seule memoire. Apres avoir indique qu'il est ne a
Nice en 1925, il a commence par faire reference a son pere
Marius Nicolas et a sa tante Julia, tous deux forms en France,
a I'Ecole Normale, tous deux ardents defenseurs de I'Lcole pu-
blique et de I'ideal laTque. II a raconte une anecdote qui en dit
long sur la generosite, la force de caractere et la profondeur


des convictions lafques de la tante Julia. Celle-ci, qui etait ca-
tholique pratiquante et avait la charge de 7 enfants, don't aucun
n'etait le sien, a mis en peril sa carriere d'enseignante en s'op-
posant a ce que des crucifix soient mis dans le lyc6e don't elle
etait responsible (le Pensionnat Colonial) a I'epoque du si-
nistre '"amiraRob6ert".
Evoquer I'histoire de I'ecole laTque en Martinique, c'est pourAr-
mand Nicolas remonter A l'an1640, oO debute I'esclavage des
Africains dans notre pays, des Africains transforms en mar-
chandise et traits comme des animaux, que I'eglise catholique,
complice du pouvoir politique, command de baptiser tout en
refusant de reconnaitre leur part d'humanite, leur condition de
"fis de Dieu".
Armand Nicolas manifeste le souci permanent de lier les eve-
nements majeurs de I'histoire martiniquaise avec ceux qui sur-
viennent en France, jusqu'a I'instauration par Jules Ferry de
I'ecole publique, obligatoire, gratuite et laTque, en 1881 et 1882.
II retrace le lent cheminement de I'ecole publique non encore
laTque- en Martinique de 1848 a 1881, insistant sur I'engoue-
ment qu'elle suscite chez les anciens esclaves, lesquels com-
prennent vite son importance comme moyen d'ascension
social et facteur d'egalite.
L'accent est mis sur le role determinant joue par le Conseil ge-
neral dans la periode qui suit I'abolition de I'esclavage, un
Conseil general ou s'affrontent deux grandes tendances poli-
tiques, mais qui dispose de plus de pouvoir de decision que
notre actuel Conseil general. C'est ainsi que la Martinique, ex-
plique Armand Nicolas, a instaure I'ecole publique, gratuite et
laYque en 1881, soit un an avant la France.
Apres la conference, les discours des officials et la remise des
medailles, est venu le moment de partager le pot de I'amitie et
la succulente collation. L'occasion pour les Josephins de faire


plus ample connaissance avec les communists, represents
par le Comite central presque au complete.
Cette soiree restera gravee dans toutes les memoires, nous en
sommes persuades. Le camarade Armand Nicolas, du haut de
ses 86 ans, n'a pas fini de nous 6tonner et de nous instruire.
M.Belrose


:r I ui t 20 26-Page6


I


50ti ...






http://www.ioural-iustice-martinique. com


rp V UA- I


Samedi 2 juillet 2011 Forum-PDbat: "NOU NI AS DOUBOUT' POU

SOVE PEYI-A!" be 9h 13h- F.O.L Route be Dibier- Fort-ae-France


Les Martiniquais doivent exprimer leur colere et leur exasperation
Martiniquaises, Martiniquais
Nous observons avec inquietude la degradation du climate so-
cial a la Martinique, signe que la crise est profonde.
Depuis le debut de I'annee, nous voyons se developper un cer-
tain nombre de conflicts sociaux dans des entreprises oi les Ne-
gociationsAnnuelles Obligatoires (N.A.O) sont difficiles a mettre
en place.
Dans les services publics, les salaries sont mobilises pour exi-


ger des moyens humans et financiers (Education, Sante).
Ce sont les salaries a qui I'on demand des sacrifices au
nom de la < rigueur budgetaire > au moment ob des milliards
d'euros parent en fumee dans des conflicts arms comme
en Afghanistan, en Libye, en C6te d'lvoire.
Dans I'h6tellerie, en depit des annonces faites, la d6grada-
tion se pursuit par des licenciements accentuant par la
meme la courbe du ch6mage.
Limplantation des fermes photovoltaiques sur des terrains
agricoles porte un coup serieux a I'agriculture martiniquaise
alors que des jeunes eprouvent des difficulties pour acque-
rir des terres pour exercer leur metier.
Nous sommes de plus en plus nombreux a exprimer notre
mal vivre : salaires trop bas, minima sociaux insuffisants,
ch6mage en hausse, manque de logements, les prix qui
augmentent, etc.

Le Parti Communiste Martiniquais entend aider nos compa-
triotes d'abord a exprimer leur colere et leur exasperation.

II souhaite aussi leur donner I'occasion de debattre pour cher-
cher des solutions a l'impasse actuelle, trouver la voie pour
s'unir et organiser la riposte.
Le Parti Communiste Martiniquais


Souscription militant

II y a 50 ans, I'Ordonnance du 15 octobre 1960 frappait quatre dirigeants communists et les
contraignait a une mutation d'office en France.
En significant leur refuse, Armand Nicolas, Walter Guitteaud, Georges Mauvois et Guy Dufond
6taient r6voqu6s de la function publique.
Ce rappel historique fera I'objet d'un documentaire avec les t6moins de I'6poque et sera project
lors d'une manifestation que nous organiserons au mois d'octobre prochain.
Pour nous aider a la r6alisation de ce documentaire nous faisons appel au soutien financier de
nos camarades, amis (es) et sympathisants.
Vos dons seront 6tablis a I'ordre de I'A.F.P.C.M.


5A KA PASyt I^


Petit-Afanoir, lycee lIibefise

Le label "Cycle des mitiers du Bdtiment et des travauxpublics"a
ete deceme au Lyc6e Petit Manoir du Lamentin. II est le premier
lycee des metiers de I'Academie de Martinique. Ce label met en
evidence la coherence d'une offre de formation, la prise en
compete des attentes des eleves et I'adaptation aux besoins des
employers. II constitute un indicateur d'excellence pour les
voices technologique et professionnelle. Ce label est delivre pour
une duree de 5 ans.

Justice
Un conseil inter-regional de politique penale a ete cree a I'ini-
tiative des procureurs de Guyane, Guadeloupe et Martinique.
Cette announce a eu lieu suite a une rencontre de travail qui
s'est deroulee a Fort-de-France avec les services de police, de


gendarmerie, de la douane et de I'Office Central pour la Re-
pression du Trafic Illicite des Stupefiants (OCRTIS). Une struc-
ture qui, selon ses initiateurs, devrait permettre d'etablir une
strategic commune, de mieux harmoniser et coordonner les ac-
tions de la justice dans les trois departements.

Dram#
Apres le suicide par pendaison d'un jeune a Rivibre-Salee en
avril dernier, c'est au tour de la commune du Gros-Morne d'en-
registrer un autre drame du meme type. En depit de leur proxi-
mite dans le temps, ces deux cas ne doivent pas donner lieu a
des conclusions hatives sur le mal-etre des adolescents, selon
un specialiste. De son cote, le RecteurAndre Siganos appelle
la communaute educative a une reflexion approfondie sur I'ac-
compagnement de notre jeunesse afin d'eviter de tels drames.


I I I ,I.---







http://ww.iournal-ustice-martinique.com


Fonbs Europeens: "Pas mauvais kelve"


S. Fanon, A. Rene-Corail, le prefet L. Provost et C. Conconne


Le Comite de pilotage strategique (CPS) des fonds europeens
compose du prefet, de la president du Conseil general et du
president du Conseil regional a tenu vendredi 24 juin sa reu-
nion de programmation mensuelle. "Vne programmation qui
march 6ien",.selon le prefet Laurent Prevost, I'objectif etant de
ne pas etre soumis a des degagements d'office. Certains fonds
sont d'ailleurs en advance, a I'image du FEP, les fonds pour la


peche qui atteignent plus de 66% de consommation
tandis que les trois autres (FSE, FEADER ET
FEDER) sont autours des 40%. Un niveau qui place
la Martinique dans la meme fourchette que les au-
tres DOM.
58 nouveaux projects pour un montant de 34.4 mil-
lions d'euros d'investissement ont ete agrees en ce
mois dejuin. Sur cette some, I'Europe apporte 16.2
millions d'euros de cofinancement, le reste etant ap-
porte par les collectivites et partenaires prives. Parmi
les projects retenus, la suite du project duTCSP avec
les acquisitions foncieres sur la section 2, a savoir
Maurice Bishop, les travaux de finition sur I'autoroute
entire I'echangeur de Dillon et le canal du Lamentin.
Les travailleurs agricoles, au travers du Fonds social
europeen (FSE), ont ete eligibles a des actions de
formation suite au passage du cyclone Thomas, pour
un montant de 1.3 million d'euros.
Au-dela de la programmation, le CPS s'inquiete de la
realisation des projects, car il faut faire remonter les factures au
niveau de Bruxelles. Ace titre, la realisation d'une quinzaine de
projects rencontre des difficulties. LE CPS compete interpeller les
promoters pour connaltre le niveau de ces difficulties et pren-
dre les decisions qui s'imposent afin que les fonds attributes ne
soient pas immobilises. Les decisions seront annoncees en
septembre.


Rapports RUP-Europe: A la quite eternette be la reconnaissance be

nos specificites par 'Europe


Grandes manoeuvres entire les dites "Rigions uftrapiriphiu-
riques"europeennes (RUP) et la Commission europeenne, les
15 et 16 juin derflier & Bruxelles. Serge Letchimy, en sa quality
de president des RUP, a conduit une delegation pour sensibili-
ser les autorites europeennes aux problems specifiques des
RUP.
La question principal est le maintien des aides communau-
taires pour la period 2014-2020 au moins au meme niveau
que pour 2007-2013, soit quelque 8 milliards d'euros, don't 4
milliards pour les RUP francaises. S'agissant de la Martinique
don't le PIB depasserait 75 % du PIB moyen europeen, en sor-
tant de I'objectif convergence elle risque de perdre 200 & 300
millions d'euros, a en croire les estimations de Serge Letchimy.
En second lieu, il s'agit de defendre la reconnaissance des "spe-
cificitis"de ces pays pourtant inscrites theoriquement a I'arti-
cle 349 du Traite de Lisbonne. Par example, le maintien de
I'octroi de mer. En reality, ce qui prime, c'est le principle de la
libre circulation des capitaux, des marchiandises et des
hommes et le droit commun communautaire, car le pretendu
"statut"de RUP est ambigu et sujet & interpretation a geome-
trie variable.
Autres dossiers a defendre: la peche, la cooperation territorial
avec la CaraTbe, etc.
Aucun n'engagement formel n'a ete obtenu tant du Commis-
saire a la politique regional, Johannes Hannes, que de Ma-
nuel Barroso, president lui-meme de la Commission
europeenne. Ils ont renvoye la question des aides financiers
au niveau des decisions des Etats membres respectifs. Or la


France elle-meme, qui compete quatre RUP, ne veut pas aug-
menter sa contribution financier a I'Europe.
C'est ainsi qu'apres les rencontres de Bruxelles, les RUP se
sont retrouvees au minister de I'outre-mer avec Marie-Luce
Penchard et Laurent Vauquiez, le ministry des affaires euro-
peennes pour reaffirmer la preservation de I'article 349 du Traite
de Lisbonne.
Curieux paradoxe, a Bruxelles le president des RUP defend le
principle du respect des specificites des DOM et du "droit a fa
difference" qui "ne saurait itre remis en cause par des criteres pu-
rement iconomiques"et e Paris il defend celui du "droit commun"
a propos de la Collectivite unique et de sa mise en place en
2014 comme les autres collectivites territoriales issues de la re-
forme territorial Sarkozy.
La question de I'installation d'une representation des RUP a
Bruxelles a ete en parties reglee par le choix d'un local a
Bruxelles. Cela reste a faire enteriner par un vote dans cha-
cune des RUP des Antilles, de la Guyane et de la Reunion.
II est surprenant que I'on soit encore en 2011 a faire du lob-
bying pour faire reconnaitre nos specificites par I'Europe. La
verite, c'est que le fameux "statut de RtP" n'est pas aussi de-
fini et clair qu'on veut bien le dire et le croire.
II faut clarifier le statut de RUP en allant vers I'association spe-
ciale reconnaissant reellement nos caracteres particuliers, qui
ne sont pas seulement geographiques ou physiques, mais so-
ciaux, historiques et humans, surtout notre mal et notre sous-
developpement d'un type specifique.
Michel Branchi


SJe~l uil~le 207 -justiceSn"S26, Page 8


Fon0ss -on: saIs v






http:/vww. iournal-iustice-martinique. com


ARIS I


Colectivite unique/ RUP: Le paraboxe be Serge Letchimy satisfait

6'avoir gagne lt bataille be 2014


Serge Letchimy, d6pute, president de la region Martinique,
a fait le compete rendu de ses actions europ6ennes le ven-
dredi 24juin dernier lors d'une rencontre avec la press.
L'occasion pour le d6pute et president du PPM de s'attarder
aussi sur les travaux sur la Collectivite unique qui ont eu lieu en
commission des lois a I'Assemblee national. Le texte initial a
ete modified, d'une part avec les amendments des senateurs et
avec I'annonce de la date de mars 2014 qui a ete arretee par
le president de la Republique pour I'election pour la mise en
place de I'assemblee unique, mais aussi pregnant en compete
des amendments des deputies presents au sein de cette
commission des lois.
Ce don't il se rejouit et le pousse a dire qu'il a ete entendu, "au
contraire dautres".
Les senateurs ont ramene la prime majoritaire a nouveau t
20 %, une position qui satisfait I'elu car on ira vers "une vraie
sta6ilitd'. II serait meme favorable pour I'augmenter a 30 %, a-
t-il confie. Cette prime risque de confier le pouvoir & un clan
sans reel contre-pouvoir, selon nous.
Le decoupage initial prevu dans le texte ayant ete supprime, il
sera pris par decret apres concertation locale. Une nouvelle qui
permet & Serge Letchimy d'affirmer que le PPM reviendra a la
bataille pour faire avaliser sa proposition de 9 circonscriptions.
II a fait part en outre des deux amendments qu'il a fait intro-
duire dans le texte et notamment celui relatif aux competences.
Selon lui, "cet amendment permettra ii la future collectivite de
r4cfamer des compitences ides auw 'caractiristiques et contraintes
de chacune de ces colectivitis'". II pursuit : "C'est un amende-
mentfondamentalqui ouvre a porte pour rclamer des compntences
futures". Et d'insister: "On n'estpas dans fe statu- quo, Cepeupie
en votant fe 24janvier ne nous a pas dit de ne pas 6ouger", a-t-il
fait valoir.
Seule la suite peut prouver si cette autosatisfaction est de mise
de la part de celui qui a fait 6chouer I'autonomie.
Une des priorities affirmees par le president du PPM Letchimy
lors du debat 6 I'Assemblee national serait de combattre I'ar-
ticle 9 du texte qu'il juge "criminelet scandaCeu'". II y voit "un
reculde 40 ans". II s'agit de I'article qui accord de supers pou-
voirs au prefet de se substituer aux elus en cas de defaillance
de leur part dans un certain nombre de domaines. Un article, il
est vrai, unanimement condamne. Le president de Region te-
nait A envoyer un message a la ministry de I'Outremer Marie-
Luce Penchard. II I'appelle A enlever cet article sinon "elle
entachera sa tache de ministry de manikre definitive", declare-t-il.
Un message sans frais, faut-il admettre. Et pour la petite his-
toire, Serge Letchimy a rapport qu'il avait par provocation pro-
pose un amendment pour que cet article soit adopted pour
I'ensemble frangais et, a sa grande surprise, le rapporteur etait
pret a I'adopter. II relieve A partir de cet incident "un conserva-
tismeprofondau sein de CassembCe". Ce n'est d'aujourd'hui que
dans Justice nous soulignons le jacobinisme et le centralisme
dominant dans la classes politique frangaise, A droite comme a
gauche.
'au cas oit cet article ne serait pas retir, je compete saisirCe Conseil
constitutionnel', a-t-il menace.
La bataille s'annonce aussi rude pour que I'Etat install le co-


mite de suivi anterieur a la
mise en place de la Collecti-
vite. La "craintefofe" du de- 1
pute "est que Ca coTectiviti ait -
des prob6~mes des le part.
L'Etatfait un mauvais calcul
en vouCantfaire une 6vaCua-
tion a posteriori" estime-t-il.
Conforte sur I'essentiel, a sa-
voir le report de la mise en
place en 2014 au titre du res-
pect du droit commun, le Serge Letchimy :quelles competences
maintien de la prime majori- suppifmentaires ?
taire anti-democratique et
anti-proportionnelle et I'esperance d'un charcutage conforme a
ses voeux par decret laissant la place aux manoeuvres de cou-
loir, Serge Letchimy peut brandir une arbalette centre un article
9 d6ja quasi unanimement condamne. Quant a la question des
"compitences suppfimentaires" pour la collectivite unique, il faut
attendre pour voir.
Autre sujet evoque lors de cette rencontre, le texte de loi sur
I'habitat insalubre, une loi essentielle pour notre tissu urbain,
s'est felicite Serge Letchimy. Et de promettre que "maintenant
que (a foi est vote, la legion prendra une initiativeforte pour
combattre Clha6itat indgne "
Sur I'Europe, une action de lobbying a ete menee par Serge
Letchimy du .15 au 17 juin en tant que president des RUP pour
faire respecter I'article 349 du Traite de Lisbonne que I'on pre-
sente comme cense reconnaitre les "spiciicits" des RUP.
Maintien de I'enveloppe pour les Rup apres 2013: "on a atteint
fo6jectif, affirme le president des RUP
S'agissant de la Martinique: la Commission europeenne a pris
en compete I'annee 2009 dans ses statistiques et demand a
ete faite de faire sortir les subventions de la banane dans les
statistiques
II a ete affirmed que nous etions centre I'entree de la Martinique
dans les regions dites "intermdiraires"(75 a 90 % du PIB moyen
europeen) mais pour entrer dans un processus de negociation
avec I'Etat pour compenser les pertes de 200 a 300 millions
d'euros resultant du depassement des 75 % du PIB moyen eu-
ropeen et de la perte de I'appartenance a I'objectif conver-
gence. En terms clairs, cela veut dire que I'on se toume vers
I'Etat francais. Mais qu'en resultera-t-il ?
Des locaux des 4 Dom sont en course de mise en place pour
etre presents a Bruxelles.
En reality, les interlocuteurs europeens du president des RUP
n'ont pris aucun engagement sur les enveloppes financieres
au-dela de 2013 et les ont renvoyes a leurs Etats -membres
respectifs pour I'evolution du budget communautaire. II n'y a eu
que de bonnes paroles pour le moment.
En definitive, curieux paradoxe, en Europe le president de la
Region se bat pour le respect des specificites pretendument re-
connues des RUP-DOM et, en France, il se felicite d'etre rested
dans le "droit commun" de I'article 73 de la collectivite unique
pour I'essentiel


if I le t201 j ii n'26- 'Lag






I httpn://www.ioumal-iustice-martinique. com


Centre de recherche sur lespouvoirocs oau s Cdardfie (CRPLC).

Un seminaire instructif sur be ta toi portant creation be la coUlectivite

unique be Martinique.


A I'approche de la discussion au Parlement de la loi por-
tant creation d'une collectivite unique en Martinique et en
Guyane, le Centre de recherche sur les pouvoirs locaux
dans la Caraibe (CRCPL) avait organism, le samedi 25 juin,
une interessante matin6e d'6change sur ce theme, A I'am-
phith6etre Frantz Fanon du Campus de Schoelcher.


A. Laguerre, J. Daniel, Pf Francois Lubin et E. Jos


Ce project de loi est la consequence du choix fait le 24 janvier
2010 d'une evolution institutionnelle de la Martinique dans le
cadre de I'article 73 avec la mise en place d'une collectivit6
unique de droit commun. Un processus bien timide et qui pour-
tant est presented comme une source d'inquietudes de la part
des partisans du statu quo.

L'epuisement bes mobiLes poltico-institutionnels
et aes reponses biff6rencides seton les territoires
Ce seminaire qui abordait plusieurs questions liees a ce theme
fut d'abord I'occasion de donner un coup de projecteur tres ins-
tructif sur les problematiques d'evolution des territoires non in-
dependants de la CaraTbe. S'agissant de la Martinique, il
entendait "alfer au-dela de t simple description dun dispositif
institutionnelsouvent malconnu et mettre en evidence fes angles
morts de ~a reform, ses impensis, ainsi que fes pro6bemes et fe d-
6ats qu'effesoueve". De plus, il s'agissait, pour les intervenants
du CRCPL d'apprecier la capacity des nouvelles institutions
proposees a repondre aux "attentes en matiere de dkveloppe-
ment, de mise en place dfoutils de gestion et de planification sus-
cepti6bes detre mo6ilises" dans la perspective d'un
developpement durable "auwenjewcparfois o6sessionnels", selon
les presentateurs.
II revenait d'abord au professeur Justin Daniel de mettre en
perspective la creation de la collectivit6 unique de Martinique
avec la situation des territoires non independants de la Caraibe.
Lequel a constate I'6puisement de tous les modules "politico-
institutionnes" mis en place dans les annees 1940 a 1960 et
qui visaient a regler les relations entire ces territoires exterieurs
et leurs "mrtropofes".


D'autant, constate-t-il, qu'aucun des status adopts n'a permis
de repondre & aucune des quatre problematiques essentielles
auxquelles ont ete confrontees les populations de ces terri-
toires. A savoir les questions du developpement durable, de I'ef-
ficacite de la governance, de I'identite culturelle et du cadre
de I'exercice de la citoyennete.
Pour illustrer ce constat, il cite notamment la remise
en cause, des 1960, a la Martinique et en Guyane
de la departementalisation, I'impasse institutionnelle
et economique dans laquelle se trouve Porto-Rico
S devenu, en 1952, un Etat libre associe aux Etats-
Unis mais don't les habitants ne sont toujours pas re-
connus comme citoyens americains de plein droit,
I'echec en 1962 de la Federation des West Indies et
la question non resolue du statut des miles anglo-
phones non independantes, statut pourtant revise en
2000 et qui demeure encore en debat. Sans oublier
la Federation des Antilles neerlandaises (Saint-Mar-
tin, Saint-Eustache, Aruba, Bonaire, Saba, Curacao)
autrefois regie par une charte conque dans la pers-
pective d'accession a I'independance et qui a im-
plose, conduisant ces petits territoires a choisir des
solutions d'evolution relativement souples et tries dif-
ferentes.
S'agissant du module frangais, le Pr Justin Daniel de-
vait insisted sur le fait que I'evolution institutionnelle
en preparation s'inscrivait dans un processus de droit commun,
une reforme solidement encadree par le pouvoir de substitu-
tion du prefet, la predominance du concept de fusion des deux
collectivites au detriment de celui de la creation d'une collecti-
vite nouvelle.
Et I'intervenant de soulever deux questions importantes qui
n'ont pas jusque-la ete abordees. D'abord celle de la prise en
compete des aspirations parfois contradictoires qui peuvent
merger localement. Ensuite, celle de la mise en adequation
de I'exercice de la pleine citoyennete avec un developpement
mieux adapted a I'environnement dans des territoires reputes
vulnerables comme I'illustre I'installation anarchique de fermes
photovoltaiques sur les terres agricoles.

La nouvelle coLectivitO pourra-t-ele r6ponbre aux exi-
gences ae La eamocratie et bu eaveloppement durable?
Telle etait en substance, le contenu de I'expose du Pr Joseph
Jos qui devait s'appliquer a decortiquer le project de loi relative
a I'organisation administrative de la collectivite territorial de
Martinique au regard de la d6mocratie et du developpement
durable.
Un module, selon lui, fortement inspire de celui de la Corse,
mais qui comporte certaines insuffisances selon lejuriste et qui
souleve de reelles interrogations quant a sa legitimite. Apres
avoir longuement explique les differentes formes de d6mocra-
tie, il en venait a constater que la demarche mise en oeuvre et
qui s'appuie essentiellement sur une democratic representa-
tive ne pouvait obtenir I'adhesion massive de la population.
D'autant que, le 24 janvier 2010, seulement 35% des electeurs
ont participe a la consultation pour voter sur un principe-celui de
la fusion des deux collectivites- et non sur un veritable project
qui n'est toujours pas defini a ce jour.


F II llet I n'26-Pae


"POITI H1







rPnITOV


httpi://ww.iournal-iustice-martinique.com


Apres avoir explique I'organisation politico-juridique
de la nouvelle collectivite en I'etat actuel du project,
le Pr Jos devait insisted sur le fait que le module mar-
tiniquais etait tries different de celui des autres col-
lectivites relevant de l'art.74. Une sorte de reponse
anticipee A I'intervention de Miguel Laventure qui
continue de crier au loup. Le juriste devait insisted
sur le souci du legislateur d'assurer la stability de
I'institution par une prime majoritaire de 9 sieges & la
liste arrive en tete et des regles tries contraignantes
concernant le depot de la motion de defiance visant
a renverser I'Executif. Pour lui, si le project respect
le principle de la separation des pouvoirs, puisque les
membres du Conseil executif ne peuvent pas faire
parties de I'Assemblee, il devait regretter qu'il ne
fasse pas une plus large place a la democratic par-
ticipative en assouplissant le droit de petition ou le
recours au referendum local. II devait aussi consta-
ter I'ampleur des defis A reliever dans un context de
mondialisation particulierement defavorable aux pe-
tites economies et I'absence d'outils performants
pour mettre en oeuvre une veritable politique de developpement
durable don't le project devrait etre approuve par la population.
S'agissant du SAR, le Schema de developpement regional ac-
tuellement en revision sous la tutelle de I'Etat, il constate qu'il
n'a presque plus de legitimite puisqu'il sera en decalage avec
les nouvelles orientations de la collectivit6 nouvelle. Et de
conclure en souhaitant qu'elle soit un module de democratic et
I'acteur d'un veritable developpement durable.

Une colectivite unique pour quoi fair ?
Dans un expose tries vivant, le Pr Alain Laguerre s'est longue-
ment etendu sur les objectifs et les moyens don't devrait dispo-
ser cette collectivit6 unique "afin qu'effe puisse contri6uer
efficacement au dgveloppement iconomique de fa Martinique". No-
tant que la reforme institutionnelle n'a d'interet que si elle est
adossee a un veritable project de developpement. Pour lui, la
mise en oeuvre de cette politique suppose "une nicessaire re-
fondation de [a planification dufait de 'inadaptation des instru-
ments existants" pour atteindre les objectifs vises en terms de
"planification environnementale, de I'espace rural et d'6quipe-
ment commercial. Et lui aussi de s'interroger sur la necessity de
repenser le SAR.
Pour le Pr Laguerre, la question des competences nouvelles
ne doit pas etre evacuBe. D'autant qu'elles sont appelees a
evoluer, meme pour les collectivites relevant du droit commun.
Et de laisser entrevoir une possible reconfiguration des compe-
tences epfbrant fes potentialits et fes opportunities du principle
de su6sidiarite" comme le permet la Constitution, des lors que
la collectivite serait dotee d'une capacity, d'une technicite et
d'une competence pour mettre en oeuvre a I'6chelon local et de
maniere plus efficace les politiques publiques. Rappelant que
les nouveaux textes en preparation tel le plan de d6veloppe-
ment de I'agriculture durable pourrait lui ouvrir de nouvelles
perspectives.
S'agissant du savoir-faire et des outils don't elle pourrait dispo-
ser, le Pr Laguerre cible notamment le levier de la command
publique. Mais il s'est montre tres critique quant a la volonte de
I'Etat de mettre en oeuvre les orientations revenues lors des
Etats Generaux et par le Comite interminist6riel pour I'Outre-
mer (CIOM). "Espoirs dipuspar a circulaire du 19 octo6re 2010,
concernant facccs auwXPME i (a command publique dans fes
DOM", note-t-il.


Un auditoire tres attentif


Sur la question de I'aide aux entreprises, il s'appuie sur les
conclusions de I'Autorite de la concurrence qui "observe que fes
aides consenties depuis de nombreuses annies n'ont pas permit fa
creation dune industries locafe competitive, dun developpement
endogene souhaiti par les itats ginrauxet actiparfe gouvere-
ment". Pour lui, la collectivite devrait demander que les dispo-
sitifs d'aide aux entreprises... soient reevalues. Et d'insister sur
I'importance pour la collectivite de maitriser les instruments de
control de la concurrence et d'aide pour la conduite d'une stra-
tegie efficace de d6veloppement.. C'est d'ailleurs avec une
pointe d'ironie qu'il d6nonce la nomination d'un commissaire au
developpement plus "epogene"qu'endog6ne !

L'intercommunaliti, angle mort ae La reforme.
Demier intervenant de la matinee, le Pr Frangois-Lubin devait
mettre I'accent sur la non prise en compete des problems poses
par I'intercommunalite dans la mise en place de la collectivite
unique. Une question, souligne-t-il qui est "au ccurde la reform
des colfectivites territoriales du 16 octo6re 2010". Bien qu'elle ne
soit pas pensee pour la Martinique, note-t-il, puisqu'elle prevoit
la creation de "mitropoles"de 500.000 habitants, cette monte
en puissance des communautes d'agglomeration risque de
creer des conflicts de competence avec la collectivite nouvelle
dans les domaines de I'action economique et social notam-
ment. C'est ainsi qu'il pointe du doigt les difficulties pouvant sur-
gir du fait du chevauchement des perimetres de ces structures
comme la Cacem et le SICSM et de suggerer leur rationalisa-
tion.
Toutes ces analyses qui, selon leurs auteurs, sont denuees de
tout esprit partisan, rejoignent en tout cas nombre de nos ana-
lyses. Tout en denongant les insuffisances de la reform et la
volonte du pouvoir de I'enfermer dans le droit commun, notre
parti a toujours mis I'accent sur I'absolue necessity pour la col-
lectivite nouvelle de gagner des competences nouvelles, de
maTtriser les outils devaluation et de contr6le en matiere eco-
nomique, d'elaborer un veritable project de developpement et de
se doter d'instruments de planification performants. II est grand
temps que ceux qui tiennent aujourd'hui les renes du pays se
mettent serieusement au travail pour eviter que cette timide
avancee ne soit pas une source de deception.
G.Erichot


= I 4uilet2011 n'26 Pag






http://ww.iournal-iustice-martinique.com


Ptiniere au Conseil regional: Un compete abministratif exe6entaire vi-

vement critique


Un taux de realisation inf6rieur aux trois annres pr6c6dentes


Lors de la pl6niere du 23 juin, les l6us regionaux ont eu a exa-
miner plusieurs dossiers don't les deux plus important concer-
naient I'aide aux entreprises en difficult et le compete
administratif.

Conditions es aides iX entWrprises
Mais avant d'aborder le gros dossier budg6taire, ils se sont lon-
guement pench6s sur une question r6currente des entreprises
qui b6neficient des fonds publics et qui adoptent souvent une
attitude aussi anti-sociale qu'anti-citoyenne A I'egard de leurs
salaries, vu I'ampleur du ch6mage.
Un sujet qui a nourri le debat sur la "conditionnaliti d'attriu-
tion des aides" aux entreprises en difficult.
Chacun a fait valoir ses arguments, sachant que le d6veloppe-
ment economique et I'emploi des Martiniquais sont au coeur de
la probl6matique.
Face t cela, certain se sont interrog6s sur le module de d6-
veloppement et le project martiniquais.
Finalement Serge Letchimy a mis tout le monde d'accord en
proposant que la question soit r6examin6e sur la base des qua-
tre criteres essentiels que sont: la revision des regles d'61igibi-
lit6 aux aides r6gionales, leur efficacite en terms de
sauvegarde ou de creation r6elle d'emplois, la prise en compete
de la protection de I'environnement et enfin, 1'6valuation des
politiques publiques.
La commission devra aml6iorer le dossier qui reviendra en pl6-
niere en septembre.
Lors de cette seance, la region a consent la Socopma une
advance remboursable de 500 000 E afin de faire face a la deli-
cate situation de tr6sorerie qu'elle traverse. La cooperative agri-
cole qui regroupe 224 adherents avait reclam6 une aide
financiere exceptionnelle d'un million d'euros. Une aide vitale
pour sa survive car depuis trois mois, cette cooperative n'est plus
en measure de payer les producteurs, en raison, dit-elle,
d'enormes impay6s dus par certain de ses principaux clients
don't notamment le CHU, le group Lancry ou la cantine du Lor-
rain.
Plusieurs l6us ont 6galement d6nonc6 la mauvaise gestion in-
terne de la structure et ont souhait6 que le soutien de la Re-
gion soit conditionn6 A la presentation la collectivit regional,
dans un dl6ai de quatre mois, d'un plan de redressement en


bonne et due forme.
Par ce soutien financier, les 61us ont cependant
manifesto leur volonte de maintenir cet outil qui
est un maillon central dans la filiere des fruits et
legumes.

Compte aaministratif: 7,6 Milions 6'euros
b'exc6bent
On se souvient des critiques plus ou moins
acerbes lors de la champagne Blectorale des re-
gionales sur le fameux "matelasfinancier" et sur
la gestion de bonpbre defamiTe" reproch6s a Al-
fred Marie Jeanne. Beaucoup attendaient au
tournant le r6sultat de ces premiers huit mois
d'exercice budgetaire de la nouvelle majority,
alors que les provisions de I'annee 2010 avaient
6t6 6tablies par I'ancienne majority.
Rappelons que le compete administratif 6tablit le r6sultat comp-
table de toutes les realisations par rapport aux provisions bud-
g6taires.
L'exercice 2010 se solde par un resultat net de cloture d'un
peu plus de 7 millions, superieur a celui des trois dernieres an-
nees.
Un exc6dent critique autant par les conseils consultatifs que les
opposition.
Ainsi, le Conseil economique et social regional (CESR) "observe
que dans la section investissement, iCy a respectivement une dimi-
nution du tauxde rialisation des recettes et des dipenses et s'in-
terroge sur cet itat de fait. Ces indicateurs confirment une
situation delicate" Apres avoir note que le r6sultat net global
de cl6ture de 7,6 millions d'euros "est sensi6bement supeieure
cefui de 2099", le CESR souligne que la section investissement
2010 est inf6rieure g celle de fonctionnement de la m6me
annee, ; I'inverse de 2009, et qu'elle est 6galement inf6rieure
A la section investissement de 2009. D'oi la remarque suivante
du CESR: "Dans e processus de creation de richesses et 'emplois,
lest reconnu que Cinvestissement est, sans nuldoute, fe moteurdu
diveloppement, notamment dans les iquipements pu6 cs produc-
tifs (transports, nergie, tourism, recherche erdiveloppement...)"
L'investissement a done diminue de 18 millions d'euros d'un
exercise I'autre, alors que le fonctionnement a augmented de
23 millions d'euros. Et le taux des r6alisations programmers
est inf6rieur, attested par I'augmentation de I'exc6dent compta-
ble qui, avec 63 millions d'euros, est superieur a celui des trois
ann6es prec6dentes.
Ainsi, pour Louis Boutrin, ce compete administratif laisse appa-
raitre "moins finvestissements mais plus de depenses defonc-
tionnement en 2010. En effect, de 148 M en 2009, fes
investissements sont tomb6s d 129 MC pour fexercice 2010". II
poursuivra en d6clarant : "Vous aviez quaifif cette option de
ziro emprunt de criminele en priode de cruise oi, selon vos pro-
pos, "tant d'entreprises crivent la da~Te"... Vous sem6fez vous ran-
ger d fa gestion de bon pkre defamilTe d1JMJ, puisqu'en plus...
vous vous riservez un matefas de 8. 91.. exactement comme ff-
fredtMarie-eanne".


V .eu l]BBBlletOll -muficen f p L


[ "OLTI -






http://ww. iournal-iustice-martinique. com


Et I'elu du group des Patriotes et Sympathisants de denoncer
"le manque de visibility du Plan de Relance Regional dans ce
Compte Administratif 2010". II devait conclure son intervention
en soulignant que "fe compete administratifne reffite pas e pro-
fondchangement annonc".
Miguel Laventure, de son cote, s'est dit interrogatifface a ce
risuttat positif. Nous ne pouvons applaudir a 7 millions dans es
caisses de la Rtgion, alors que nous sommes en souffrance ".
Au nom de la majority, Didier Laguerre a tent6 de demontrer
que lfexcedent a etj o6tenu defacon diffirente et c'est cela qui
fait toute (a difference en depit du carcan budgetaire dans fequel
nous a places (a minority actuele ". Pour lui, I'empreinte de la
nouvelle gestion ne pourra reellement apparaltre que dans le
prochain compete administratif.
"'n comptefidelTe 12 annees degestion", allait retorquer Serge


Letchimy tout en concedant que "termineravec 7 mifions d'eu-
ros dans un context de crise, ce nest pas une 6onne chose tout
come avoir 56 millions d'euros de travauw engages non manda-
tes nonplus". Et de poursuivre, pourjustifier la r-in mobilisation
de I'emprunt: "J'aipriffre pour Ea premiere annee avoir une ges-
tion ertrimement prudentiele, carsije mobiisais femprunt,je mo-
biiserais [emprunt que vous avez inscrit a votre budget. Nous ne
ravons pasfait car vous nous avez laissi tefTement de moyens".
Precisant toutefois qu' iln'estpas question d'entrer dans un en-
dettement stupide. et rappelant, en guise de conclusion, "qu'il
nous reste si mois pour dimontrerque Conpeut grerautrement".
Au final, le compete administratif a ete approuve par la seule ma-
jorite de Serge Letchimy; les opposition de droite et patriots
et sympathisants se sont abstenues.
C. B


CoUectivite unique: Le report a 2014 reactive les espoirs bes assimi-

lationnistes


La decision de reporter la date de mise en place des col-
lectivites unique de Guyane et Martinique, annoncee par
Nicolas Sarkozy au president du Conseil regional de
Guyane Rodolphe Alexandre le 16 juin, n'en finit pas de
susciter des reactions et redonne du tonus aux assimila-
tionnistes et departementalistes de droite et de gauche.

Dans un communique du 17 juin, Daniel Marie-Sainte, au nom
des Patriotes et Sympathisants declare notamment: "(..) Cette
decision s'epCique certainement par fe bo6bying exercj par deux
deputes qui ont eu recours ia farbitrage du (Prsident de (a Rqpu-
blique, da insu de Fensemble des autres jlus et du peupl
Cette decision de complaisance aboutira a retarder Ta mise enplace
dun outilinstitutionnelprisente par tous comme indispensabt.
L'histoire retiendra que ce sont Ies patriots et alfies qui se sont
battuspendant plus de trente anspourla mise enplace de cette col-
Cectiviti unique et que les ilus du nio-ppm, qui se disent autono-
mistes, resteront ajamais (as 'raientisseurs de Ciistoire'.
Le group des Patriotes 3Martiniquais et Sympathirants (PMS) ap-
pefe lT peuple martiniquais a la plus grande vigilance".

Yves-Leopolb Monthieux: report a 2014,
6es contingencies politiques
Le chroniqueur bien connu ultra-assimilationniste, Yves-Leo-
pold Monthieux, replique le 20 juin (Politiques Publiques et
Antilla) : "Suite d (a decision du president de la Ripub6ique de
firer a 2014 (a mise en place de la future cofectivite unique, (e
communique du MIIM souligne a just titre incoherencee du gou-
vernement mais ne parvient pas a occufter sa propre incoherence,
et, a travers la sienne, cel~ de dea Martinique. (Passons sur es dates
proposes car rien de vraiment srieux ne milite pour le report d
2014 de la date de mise en place de la nouvele collectiviti. Seules
les contingencies poitiques animent fes protagonistes. Saufque
inscription de Zc&ieance dans le caendrier nationalconfere d la
nouvelfe collectivite une allure de droit commun chire auxparti-
sans de [article 73".


Jean Maran, paleo-departementaliste, reprend du service
II pursuit : "(..)A cet igard, Cargument selon fequelles 9Marti-
niquais 'auraient choisi massivement de demeurer dans le droit
commun' estjuste, mais sonnefauwdans la bouche de la ministry.
Cet effort de rattrapage est trop iloigne de ses premieres decl/ra-
tions et trop tardifpour etre credible et convaincre. Ileft ite plus
sage d'6voquer des motifs de dimocratie et diclarer tenir compete
de la sanction politique inffTige par ls ifecteurs aux tenants de la
mise enplace rapid de la colectiviti(..)"

Sarkozy: Zorro be It coUectivite unique
II conclut en attribuant a Sarkozy I'initiative historique : "(..)
Pourtant Chistoire nonfabriquie retiendra que les projects prisen-
ts parole WMIM ont ite refuses par deuxfois par les Martiniquais.
Ede enregistrera que c'est Nicolas Sarkozy, et lui seul qui a octroye
ce cliangement comme, de sa seu2e initiative, ila vinure la mimoire
des 'dissidents' et transported au Pantheon la mimoire de Cisaire.
Qu'afait la Martinique dans tout cela ? Ele a suivi, accompa-
gni, assist le president de la R tpubique. Et voilf que revient le
mot assistedr'. Certes, dans Cintervalle, es lus et les intef/ectuets
ont critique le discours de Dakar. IffalTait bien un peu d'eau na-


j = fflIVIR "0 1 ,I.I & wl


rt PLT






[ I Ih / u irnEte cr


Nicolas Sarkozy donne des gages aux neo et anciens assimilationnistes

tionaliste pour couper Fe vin de Cassistanat ".
Decid6ment, c'est toujours le bon bwana qui est A I'initiative a
notre place.
En reality, Sarkozy a compris que le statu quo integral n'etait
plus vivable et s'est ralliie une reforme a minima...
Le neo-PPM, bien sOr, par la voix d'un Secretaire general ad-
joint, Alain Alfred, se rejouit de la decision du president de la
Republique sur la date d'installation de la collectivite unique en
mars 2014 qui correspond a ses attentes et aux voeux de son
president Serge Letchimy. Le neo-PPM y voit "une decision
conform au respect des vaeurs dtmocratiques" (sic) et "a fa ni-
cessiti d'associer les uns et les autres d appropriation et a la
construction de cette collectiviti unique". Le droit commun n'in-
commode pas le Parti de "4Autonomie pour la Nation martini-
quaise".
Dans le meme temps, Joseph Virassamy, le monsieur du deux
fois "non"en janvier 2010, socialist de son 6tat, lance une as-
sociation nommee "AssociationpourDefendre (a Dimocratie en
Martinique (ADDWM)" pour s'opposer au project de loi creant la
collectivite unique. Joseph Virassamy et les croises du droit
commun departemental qui I'accompagnent denoncent : "une
prime de 20 % qui rendra inamovible fe mini-parfement, un exjcu-
tifmonocofore, une sortie programme du 'droit commun'qui devra
cider fe pas aux 'fois de pays': que de menaces sur Fes tibertis in-
dividueFes". L'ADDM se consacrera au "maintien de (a Marti-
nique dans fe droit commun". II y a d6sormais beaucoup de.
monde sur ce creneau.

Letchimy: Une colectivite "sui generis" en catimini ?
Dans un communique du 23 juin, Serge Letchimy qui veut don-
ner I'impression qu'il se demarque de la ligne ultra-assimila-
tionniste de maintien dans le droit commun, announce qu'il a fait
adopter deux amendments au project de loi a la commission
des lois de I'assemblee national francaise.
II s'agit d'une part de valider la demand d'habilitation de la re-
gion Martinique A fixer des regles specifiques en matiere
d'energie pendant deux ans. Pourquoi deux ans puisqu'il est
question de la duree du mandate de la collectivite ?
II est question d'autre part de preciser et rappeler (dans la loi or-
ganique ?) que I'article 73 "nefaitpas des dipartements et des re-
gions doutre-mer un modeL globafmais a pricisiment pour objet
de permettre que (a [oi tienne compete des 'caractiristiques et
contraintes de chacune de ces colectivitis'". II s'agit sauf autre
precision d'une pure redondance puisque I'article 73 de la


Constitution francaise edicte deja (sans grand effet) que les lois
et reglements dans les departements et regions d'outre-mer
"peuventfaire fob6jet daaaptations tenant auwcaractristiques et
contraintesparticuieres de ces cofectivits". O0 est la nouveaute
qui permettrait d'obtenir des competences supplementaires,
comme le soutient Serge Letchimy ? Encore de la cor... Une
loi organique ne peut modifier la Constitution en faisant de la
collectivite unique une collectivite "suigineris"

Madeleine de Grandmaison le 21/06/2011 avait d6ej r6plique
de la sorte:
"(..) Assemblfe Unique pour 2014 et dire qu'ify en a qui vont
croire qu'is ont gagn !
Sarkozy nous a tournis en bourrique.
Voil( 50 ans que CUsaire a demanded des responsa6ilitis ocafes, 30
ans que surce chemin nous ricfamons unejAssemb6ie unique etpuis
tout a Cair de s'accifirer:
On convie e people a voter enpleineftee defin dannie 2009 puis
en plein carnaval2010, faisant tenir trois sequences fectorales
dans un mouchoir de poche (Rgionafe Mars 2010) disorganisant
la vie de ie, divisant es martiniquais entire eux s'en suit unftot
de mic-mac pour finir par fannonce que cetteAssem6fFe Vnique,
outilindispensa6fe pour assurer fe dcolfage iconomique, sociare
et culturelde (a 9Martinique peut encore attendre quatre ans pour
itre instalfe.
Peut-etre afors sur un champ de mines ?(..)"

Jean Marn : Un "consomme aux ingreients 74istes"
Pour bien montrer que I'affaire est loin d'etre terminee, citons la
tribune publiee le 25 juin sous le titre "Collectiviti unique: refu-
sons finacceptabe !"par Jean Maran, le venerable ultra-depar-
tementaliste, le pape de la departementalisation, qui reprend
du service centre la collectivite unique. II ecrit: "(...)Notrepo-
pufation pourrait-efTe accepter que nos i6us, tant au plan Local
que ANational aient macIiine ou accept, qu'a oppose des tcla-
rations et assurances pricitees, issues des plus iautes autoritas de
rEtat, on impose a (a seufe Martinique, en guise de statut, un
consomme aux ingredients 74istes les plus caractiristiques, qui
Capparentent beaucoup plus a cefui de fa Polynisie ou de la Cafe-
donie, qu' aucune Colfectivite de droit commun, de heryagone ou
de routre-mer ?...".
II termine sa demonstration en lancant I'appel suivant: "Ifreste
a Crssem6fee N'ationae de reparer ce disordre et a exjgerle retour
a (a norme constitutionnelTe C'est pourquoi fannonce du report
de rinstafTation de (a Cofectivit6 e Mdartinique d 2014 est une
nouveTe intiressante, dans (a measure oil e/Te nous faisse le temps
de revenir et au Droit commun et a CEgalitj legislative. Aussi,
est-ce soufhaitabfe que soit solficiti farbitrage supreme du Conseil
Constitutionnel!... Cea, bien sar, dans Cintirit majeur de la (Po-
pufation martiniquaise !".
Un appel qui peut etre entendu tant la coalition des forces hos-
tiles au changement a repris de la vigueur depuis la volte-face
du neo-PPM et tant est puissant le courant jacobin dans la
classes politique francaise, jusques y compris a gauche.
Michel Branchi


Veu^l.30 ui^ I e '2RS3 EI


httDf:/www.iournal-iustice-martiniaue.com






http://ww. iournal-iustice-martinique.com


Michel Branchi honored par Les karatekas martiniquais


Michel Branchi recevant un poster du president de la Ligue de Karate Gerard Belfi


Notre camarade Michel Branchi a requ vendredi 24 juin un tries
emouvant hommage de la Ligue de Karate de la Martinique
don't il est un fervent pratiquant depuis plus de 44 ans et don't il
fut le premier president a sa creation en 1977....
En effet, la Ligue de Karate a reuni au Hall Pelliere Donatien
du stade Louis Achille les plus hauts grades du Karate martini-
quais et de nombreux pratiquants pour honorer le parcours
dans cette discipline venue d'Okinawa au Japon de Michel
Branchi qui est ceinture noire 5eme Dan, professeur dipl6me
d'Etat a I'Amicale Karate Shotokan (AKS) a Saint
Georges-Bateliere (Schoelcher) et aujourd'hui respon-
sable regional des grades.
Guy Rotsen, le maltre de ceremonie de la Ligue, lui
declara notamment que son chemin en Karate ( ne
pouvait s'accomplir sans une conscience profonde du
progress de I'humanite dans son ensemble ). Propos
qui allerent droit au coeur de notre camarade.
Autour du president de la Ligue de Karate, Gerard Bel- L,-
fit, on remarquait la presence a cet evenement de di-
verses personnalites. Notamment le senateur Claude
Lise qui fut le premier president de I'Amicale Karate
Shotokan (AKS), de Nestor Bruno Azerot, le maire et
conseiller general de Sainte-Marie, de Jean-Claude
Jabol president de la Commission des sports du
Conseil general, Luc Rucort, 6eme Dan de Judo et res-
ponsable de la Ligue de cette discipline, Mme le doc-
Miche


..


Il Branchi, troisibme & partir de la gauche, et les hauts grades du Karate martiniquais


Document PCF


Laurence Parisot as-
sure que la richesse est
bien partagee en
France: la blague !
Quelques chiffres signi-
ficatifs :
* 10.3 milliards d'euros
de profits pour Total en
2010 sans aucune im-
position sur la society.
* Liliane Bettencourt
devrait etre impose a
4 % en 2011. La femme
la plus riche de France


se verra done appliquer le meme taux qu'un contribuable tou-
chant 1.300 euros net par mois. Elle beneficie de la reform de
I'imp6t sur la fortune.
* Benefices nets des societies du CAC 40 en 2010: 83 milliards
d'euros, 40 % de dividends reverses aux actionnaires et une
imposition de seulement 8 %. En plus de ces benefices records,
les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de
24%.
* Plus on est riche, moins on paie d'imp6t: pour 36 000 de re-
venus annuels familiaux, I'imp6t s'6elve a 25 % alors que pour
100 000 E de revenues annuels familiaux, il s'eleve & 17 %.
* % des salaries gagnent a peine 25 E par jour.


j MI 30'u.lt 2011 jwti! !2 Pge7


Laurence Parisot


IHomm^qE


FRANC


teur Marie-Claude Roset qui fut aussi pr6sidente de
I'AKS, etc.
Divers participants et eleves se succederent a la tribune
pour temoigner leur estime pour Michel Branchi. Mais la
soiree fut aussi I'occasion d'assister a des d6monstra-
tions de haut niveau : katas superieurs en individuals et
par 6quipes, applications (bunkai) et self-defense Kart6-
Jutsu contre un ou plusieurs attaquants par les profes-
seurs et pratiquants de plusieurs clubs don't plusieurs
champions de France ou vice-champions de France.
Ont egalement ete honors les autres ceintures noires
cinquieme Dan de la Martinique : Jean Simon, Eliane
e. : Glondu (ancienne Directrice technique de Ligue), Hubert
Marie-Joseph (Directeur technique regional), Roger Al-
t cindor (Responsable des entrainements), Eugene Ba-
tardot responsiblee de I'arbitrage), Fernand Nardy
(ancien directeur de I'Ecole des cadres).
Dans sa court allocution, Michel Branchi rendit hommage a
son frere Alain Branchi, recemment decade, qui, avec Jean
Simon, Claude et Alex Pompiere, fut un des pionniers majeurs
du karate martiniquais. II insist sur le role eminent que peut
jouer le Karate et les Arts Martiaux dans I'education de notre
jeunesse martiniquaise.
Une collation clotura cette manifestation tries digne et 6mou-
vante.






http:/v/ww.iournal-iustice-martiniaue. com


Afghanistan: sauver la face avant tout


Harmld Karzal, president argnan tantocne, et taracK uoama


Barak Obama s'est finalement decide a enclencher le proces-
sus de retrait de ses troupes d'Afghanistan, d'abord 10 000
hommes d'ici la fin de I'annee, suivis de 23 000 I'an prochain
(sur 100 000 combatants engages sur le terrain).
Ce retrait aurait ete rendu possible, parait-il, par la mort de Ben
Laden et par les "progres enregistrs face a Qaeda". Le pro-
bleme est cependant que les troupes de la coalition occidentale
ne s'opposent pas a al Qaeda (a peine une centaine d'hommes
en Afghanistan) mais aux Talibans qui eux ne cessent de mar-
quer des points. Le pretexte invoque tient d'autant moins la
route qu'Obama, des son election, avait affirmed que si la guerre
d'lrak avait ete "choisie", celle d'Afghanistan etait par centre "ne-
cessaire" et les Etats-Unis devaient y consacrer tous leurs ef-
forts. La victoire d'ailleurs ne faisait aucun doute pour Obama
qui s'etait engage a retire I'ensemble des troupes US, mission
accomplie, au plus tard le 30 juin 2011. La reality s'est revelee
quelque peu different des provisions washingtoniennes. Dix
ans de guerre n'ont pas permis de faire avancer les choses.
Bien au contraire. Des leur prise du pouvoir les Talibans, pu-
rete "isamique" oblige, avait eradique la culture du pavot. L'in-
tervention des Etats-Unis en a favorise au contraire la culture


permettant a I'Afghanistan de devenir le ler producteur mondial
d'heroine. L'argent de la drogue a ensuite corrompu le gouver-
nement KarzaL... et les institutions nord-americaines. L'insecu-
rite est quasi general, la democratice" inexistante sinon de
facade, quant aux droitss" des femmes...
Bref, pour un succes... Par contre, et 1a reside sans doute la
veritable raison du retrait, la guerre d'Afghanistan s'est vite re-
velee 6tre un gouffre financier. En 2003, son co0t annuel s'ele-
vait a 14,7 milliards de dollars. En 2011 la facture se montera a
plus de 118 milliards selon les dernieres estimations. De plus ce
conflict n'est pas finance par I'imp6t, mais par I'emprunt. Or les
Etats-Unis mines par une croissance atone, un deficit budge-
taire chronique et un endettement phenomenal n'ont plus guere
les moyens de faire face d'autant plus que I'Afghanistan n'est
pas I'unique theatre d'operation dans lequel les forces US sont
impliquees.
Sauver la face faute de pouvoir sauver la mise devenait done
plus qu'urgent. Ce qui est plus amusant encore, c'est de voir
avec quelle celerite la France a aussit6t emboite le pas et de-
cide & son tour de proceder au retrait graduel de ses 4 000
hommes. Memes causes, memes effects.
K.Solaris


Le commandant des forces americaines et de I'OTAN en
Afghanistan, David Petraeus, a declare jeudi 6 Washington
que "Feplan de retrait de troupes di7fgianistan ordonnipar
e president (BarackObama itait '"pus agressif' que cefui re-
command par famnne".
"La a~cision definitive est unefonnure plus aggressive, si vous
voufez, en term de calendie, que ce que nous avions recom-
mande", a indique M. Petraeus, qui a ete choisi par M.
Obama pour etre le prochain directeur de I'Agence central
de renseignement (CIA), lors de son audition de confirma-
tion au Senat.


Libye et Syrie: toujours la violence et 'incertitube


Dire qu'il faut analyser avec plus grande prudence les informa-
tions relatives a la Libye et a la Syrie diffusees par les medias
occidentaux est une lapallisade, tellement elles sont manipu-
lees et deformees dans le but d'endormir les consciences.
Par example, samedi dernier, les autorites libyennes ont ac-
cuse I'OTAN d'avoir tue 15 civils au course de bombardements
ayant frappe un restaurant et une boulangerie. Aussit6t I'OTAN
a reagi en disant qu'elle n'a tue aucun civil, qu'avant tout bom-
bardement ses pilots reperent bien les lieux afin qu'il n'y ait
aucune victim innocent, et que de toutes fans seules des
cibles militaires sont visees. Cela suggere evidement une ques-
tion: comment les chefs de I'OTAN peuvent-ils savoir si leurs
bombes ont tue ou non des civils ? De quels moyens d'obser-
vation disposent-ils pour affirmer qu'il n'y a pas de victims ci-
viles? Cela n'est pas serieux. Ils pratiquent donc la
disinformation, mentant sciemment pour abuser I'opinion in-
ternationale. II arrive parfois qu'apres avoir nie avoir tue des ci-
vils, ils se retractent et reconnaissant la verite: lorsque celle-ci
est tellement evidente qu'elle devient impossible a cacher.
Autre example de manipulation dans cette guerre mediatique
qui accompagne tout conflict armed: les porte-parle du Conseil
National de Transition ont annonce ce meme samedi 25 juin


qu'ils s'attendaient a recevoir "tres 6ient6t"une offre de Kadhafi
susceptible de mettre un terme au conflict, tout en laissant en-
tendre que les "re6eles" s'appretaient a prendre d'assaut Tri-
poli, la capital de la Libye. Comme le CNT a repete A satiete
que pour lui, il n'etait pas question que Kadhafi reste au pouvoir,
on devine que la soi-disant "offre" de Kadhafi ne peut etre
qu'une offre de reddition, d'autant que dans le meme temps un
journal etats-unien annongait que Kadhafi avait I'intention de
quitter Tripoli pour s'installer dans une autre locality.
La verit6, ind6niable, c'est que I'OTAN a depuis longtemps violet
la resolution de I'ONU; que son but est I'elimination physique de
Kadhafi et de ses proches pour que I'Occident puisse exploiter
a sa guise les riches gisements petroliers de la Libye; que ses
bombes ne visent pas que des cibles militaires. La verite, c'est
aussi que les chefs des "re6eles" sont d'anciens partisans et
serviteurs ze6es de Kadhafi qui se sont vendus a I'Occident; que
parmi les "re6elTes" il y a des membres d'AI Qaida, ennemis e
juries des occidentaux. C'est aussi le fait que les chefs d'Etat et
de gouvernement occidentaux etaient dans les meilleurs
terms avec les "dictateurs"arabes ...jusqu'i la veille du "prin-
temps ara6e"tant vante par les medias.


1F ieRuI 30HIe 20 -tice n 26 -


M-M, "I-11-- ___ -


I


E PANSJ lEF MOP I






http:l/www.iournal-iustice-martinique.com


Jacob Zuma met en garae I'OTAN
Jacob Zuma, le president de I'Afrique du Sud, a adresse
une serieuse mise en garde le dimanche 26 juin & Preto-
ria a I'OTAN et ses allies: La resolution 1973 de I'ONU uti-
lisee par I'OTAN pour conduire ses operations en Libye
n'autorise pas "un changement de regime ou un assassi-
nat politique" du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Constatant "Iimpasse militaire"sur le terrain et ses corol-
laires faj foi en raison de son terrible coft en victims ci-
viles et de Ia distabilisation potentief le de sous-region
toute entiere"- Jacob Zuma a affirmed que "e peupCe afli-
cain veut voir fafin immediate de conf/it en Li6ye et fe d6but
du processus vers un regime dimocratique". Le president
sud-africain press donc Mouammar Kadhafi et les re-
belles du Conseil national de transition (CNT) 6 des compromise
pour parvenir a un accord.
L'Union africaine a propose une "feuije de route" pour mettre fin
au conflict, acceptee par Mouammar Kadhafi mais rejetee par
les insurges, combattant depuis fevrier le regime de M. Kadhafi,
don't les forces sont visees depuis mars par les frappes d'une
coalition international. Cette feuille de route prevoit un ces-
sez-le-feu et I'instauration d'une periode de transition condui-
sant a des elections democratiques

Comme I'a si bien dit Jacques Verges dans un entretien avec
Louis Denghien, I'Occident "est malade iconomiquement, politi-
quement et surtout moralement" II a joue et continue de jouer un
r6le destabilisateur dans le monde arabo-musulman. L'lrak, I'
Afghanistan, la Libye et la Syrie sont ses principles victims.
Et ses allies dans la region sont Israel et I'Arabie Saoudite. Is-
rael fait ce qu'il veut, foule au pied toutes les resolutions de
I'ONU favorables a une issue pacifique du conflict avec la Pa-
lestine, sOr du soutien politique et militaire de I'Occident. Quant
a I'Arabie Saoudite, oO regne un monarque implacable et ou
I'on pratique la forme la plus sectaire et obscurantiste de I' I'is-
lam sunnite (le salafisme), elle est intervene militairement au


Jacob Zuma, president sud-africain (au centre), en visit & Tripoli


Bahrein pour etouffer un movement populaire de protestation,
durant le "printemps ara6e", et elle appuie, conjointement avec
les Etats-Unis et Israel, la rebellion en Syrie, une rebellion qui
n'est pas seulement pacifique et spontanee, mais aussi armee
et organisee.
Alors qu'ils ont donne le pouvoir en Irak a la majority chiite,
proche de I'lran, leur "ennemipu6fic numdro 1", les Etats-Unis
veulent maintenant que la Syrie, people mosaique a I'equilibre
extremement fragile, tombe sous la coupe des sunnites inte-
gristes et sectaires.
Soucieux de defendre avant tout ses interests economiques et
militaires dans un monde globalise, I'Occident decadent, ef-
fraye par I'irruption des pays dits emergents, fait couler le sang
des peuples ara6es sous e pritexte de lesfaire accider a a "dimo-
cratie". En reality, il ne leur propose qu'une democratic for-
melle, qui n'implique aucune solidarity conomique et humaine,
comme le prouve I'exemple des jeunes "revolutionnaires"tuni-
siens qui ont cru nafvement que la riche Europe allait les ac-
cueillir les bras ouverts et leur permettre de realiser leur reve de
bien-etre materiel.
M.Belrose


Flash-Hebbo


lun6i20 juin
LIBYE Les propositions d'organiser des elections sous
control d'observateurs strangers (y compris I'OTAN) comme
issue de la crise libyenne ont aussit6t ete repoussees par les
Etats-Unis et les insurges qui preferent nettement la democra-
tie des bombes a celle des urnes.

Marbi 21 juin
AFGHANISTAN Les Etats-Unis admettent avoir pris contact
avec les Talibans dans la perspective d'ouvrir des negociations
pour pouvoir se retire d'Afghanistan.

Mercrebi 22 juin
MOLDAVIE Les Communistes sont depossedes de leur vic-
toire dans la capital Chisinau au profit des pro-europeens qui
affirment avoir obtenu 50,51 % des suffrages evitant ainsi de
nouvelles legislative qu'ils craignent par dessus tout.

Jeubi23juin
SENEGAL La jeunesse dakaroise opposee aux manoeuvres
du president Wade qui voudrait voir son fils lui succeder, re-


court ouvertement a I'emeute pour se faire entendre.

Venbrebi 24juin
EUROPE La Commission europeenne reduit de 400 millions
d'euros I'aide aux plus demunis. 80 millions d'Europeens vivent
sous le seuil de pauvrete don't 43 millions sont directement me-
nac6s par la pauvrete alimentaire. Au moins 2 millions. d'entre
eux se verront prive de I'aide alimentaire don't ils dependent.
Vive I'Europe neoliberale.

Samei 25 juin
LIBYE Sa champagne de bombardment "iumanitaire"a d6ja
co0te pres de 100 millions d'euros la France au course du pre-
mier trimestre d'intervention.

Dimanche 26 juin
ETATS-UNIS -Associated Press revele que des fuites de tri-
tium radioactif ont ete decelees dans 48 des 65 centrales nu-
cleaires existant aux USA. Selon les autorites il n'y a aucun
risque sanitaire a craindre, ces fuites etant essentiellement 'un
pro6beme de communication"et rien d'autre.


I I I JuHW2 S1-jS n'2 -Pae


I


VANS LE MOVl 'I








l ArSt


http:/www. ioural-justice-martinique. cor


AVIS DE DEMISSION D'UN GERANT
PROPRETE RENOVATION
INDUSTRIELLE MAINTENANCE
SOCIETY A RESPONSABILITE LIMI-
TEE AU CAPITAL DE 8.000 EUROS
SIEGE SOCIAL :
244 MBE MANGOT VULCIN
97288 LE LAMENTIN CEDEX 2
(MARTINIQUE)
RCS FORT-DE-FRANCE 530 484 823.
II resulte ce qui suit d'un acte sous seing
prive en date du 11 juin 2011, enregistre
au S.I.E.de FORT-DE-FRANCE POLE
ENREGISTREMENT le 20 juin 2011 bor-
dereau n*2011/654 case n*21 contenant
notamment cession de parts composant
le capital de la Societe a Responsabilite
Limitee PROPRETE RENOVATION IN-
DUSTRIELLE MAINTENANCE:
DEMISSION D'UN DES GRANTS :
Monsieur Jean Bernard MESNIL, I'un
des g6rarits statutaires, a presented sa de-
mission de ses functions a computer du 11
juin 2011.
Pour avis, La gerance FB 4411

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 21/06/2011, il a et6 consti-
tuee une : society civil immobiliere
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SCI CHARMEY
Adresse du siege social : centre com-
mercial du Patio de Cluny-
97233 SCHOELCHER
Objet: I'acquisition de tous immeubles de
toutes natures, I'administration, la gestion
par bail ou autrement, en tout pays
pourvu que ces operations ne modifient
pas le caractbre civil de la society
Duree : 99 ans
Capital: 200e
Nom du grant : CHARLERY Valerie
Adresse : res Aquamarine
97233 SCHOELCHER
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB4412

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du 6
juin 2011, il a ete constitute une society A
responsabilit6 limited
Denomination : GMFZ SARL
Forme : societM A responsabilit6 limited
Siege social : 55 rue Schoelcher
97230 STE MARIE
Objet : en France et a I'etranger, I'impor-
tation, I'exportation, I'achat, la vente en
gros, et demi-gros et detail, la creation ou
I'achat de tous fonds de commerce, de
pret A porter, accessoires, lingerie, bijoux
fantaisies, bazar, chaussures, maroqui-
nerie, la vente de tous products de
beauty, d'articles managers, de gadgets
etc...
Toutes les operations financibres, com-
merciales, industrielles, mobilieres et im-
mobilibres, pouvant se rattacher
directement ou indirectement a I'objet ci-
dessus similaires ou connexes, de na-
ture A favoriser son extension ou son
developpement. La participation de la so-
ciete par tous moyens A toutes entre-
prises ou societies creees ou a creer,
pouvant se rattacher A I'objet social, no-
tamment par voie de creation de societies
nouvelles, d'apport, commandite, sous-
cription ou rachat de titres ou droits so-
ciaux, fusion alliance ou association en
participation ou groupement d'interet eco-
nomique ou de location gerance
Duree: 99 ans
Capital : 50004 (cinq mille euros)
Gerance: Madame MIREILLE ZOGHAIB
Demeurant: 83 rue schoelcher
97200 Fort de France
Immatriculation : au RCS de fort de
france
Pour avis FB4413


AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned que par deliberation de
I'assemblee g6nerale constitutive reunie
le 19/06/2011 de la constitution d'une so-
ciete presentant les caracteristiques sui-
vantes :
Denomination social : SOCIETE DE
TRANSPORTS PALCY EDDY (S.T.P.E)
Forme : SARL
Capital : 24 000e
Siege social : 22 route du petit Florentin
plateau Fofo 97233 Schoelcher
Objet social : transport public routier de
voyageurs
Duree : 99 anndes A computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des societies
Gerance: Melle PALCY Regine Ghislaine
demeurant : 22 route du Petit Florentin
Plateau Fofo
97233 SCHOELCHER
Pour avis FB4414

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP du 15/06/2011, ii a 6te
constitute une S.A.R.L ayant les caractA-
ristiques suivantes :
Nom commercial : COTE FEMME
Denomination: LEO BIZ
Objet social : commerce de vetements
Sis au 25 rue Rene DANTIN -
97200 FORT DE France
Capital : 1 000.00
Duree : 99 annees
Gerance : Madame MARINE Leonie
Felix
Immatriculation au RCS de fort de France
Pour avis FB4415

AVIS DE CESSION DE PARTS
SOCIALES
PAN' ATLANTIC
RUE SCHOELCHER
LE LORRAIN 97214
CAPITAL: 10 0204
SIRET :493784508
Aux terms de I'assemblee general ex-
traordinaire du: 01/06/2011, les associes
ont approuve la cession de part a Mr
MENIR Meslien.
Les status ont 6te modifies en cons6-
quence
Pour avis et mention FB4416

AVIS DE LIQUIDATION TOTAL
Avis est donned de la liquidation de la ste-
CARIBEEN ALU
A computer du 20 juin 2011
don't le sibge est situ6 au :
35 rue Paul Langevin
Terre Sainville 97200 F-de-F
ayant pour activities : pose de gouttieres
en aluminium-Pose de faux plafonds en
alu bois et PVC toiture- charpente
Grant Mr ELOI Rodolphe
demeurant: bat Velasquez appt 339 Lan-
gellier Bellevue, les comptes de liquida-
tion seront d6poses au greffe du tribunal
de F-de-F
pour avis le grant FB4417

AVIS DE MODIFICATION DU
CAPITAL SOCIAL
SCI HABITATION JOLIBOIS
AU CAPITAL DE 691 500c
501 199 848 RCS
DE FORT DE FRANCE
L assemblee g6nerale extraordinaire en
date du 31 decembre 2010, suivant pro-
ces verbal en date du 3 decembre 2010
enregistrde Fort de France, le 17 juin
2011 bordereau nh2011/646 cas n* 3 a
decide de modifier le capital social de la
socidte en le portant de SIX CENT QUA-
TRE VINGT ONZE MILLE CINQ CENTS
EUROS (691 5004) A SEPT CENT
SOIXANTE DEUX MILLE QUATRE
CENT CINQUANTE EUROS (762 450c)
et dorenavant divise en 50830 parts so-


ciales de quinze euros (15.00C) chacune,
entierement souscrites et liberees, nume-
rotees de 1 a 50830
Les modifications statutaires seront pu-
bliees au registre du commerce et des so-
cietes de Fort de France
Pour avis, le grant FB4418

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 16.06.2011, il a ete consti-
tuee une : society
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : GAMES DU BOULE-
VARD SARL
Adresse du siege social : 28 les hauts de
Madiana 97233 SCHOELCHER
Objet: Exploitation de points jeux
Point chaud, vente de journaux
Duree : 99 ans
Capital: 2000.004
Nom du grant : M. Alfred SALOMON
Adresse : rue des 2 sources Mome La
Valeur 97270 SAINT ESPRIT
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la gerance FB4419

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 21.06.2011, il a ete consti-
tuee une : society
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : MADINE SECURITY
Adresse du siege social : 11 rue Joseph
Gaillard Bellevue -Fort de france 97200
Objet: GARDINAGE, SECURITY
Duree: 4 ans
Capital: 8000.004
Nom du grant: LIBOS Geraldine
Adresse : 11 rue Joseph Gaillard
Bellevue Fort de trance 97200
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis la gerance PB4420

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution d'une
society peresentant les caracteristiques
suivantes
Denomination: FITZCARRALDO
Forme : sociteA civil immobilibre
siege social : 58 imm PANORAMA bou-
levard de la Mame 97200 Fort de france
Objet: location immobilibre
duree 50 annees
Capital : 1 0009 en numeraire
gerance : Monsieur Pierre Bernez
demeurant: 1 allee des Mahoganys Cap
chevalier 97227 SAINTE ANNE
M Bruno Ecourtemer demeurant: 35 rue
du professeur Raymond Garcin apparte-
ment n5 97200 Fort de france
Immatriculation : au RCS de Fort de
france
Pour avis FB4421

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
AUTOBOX EURL
SOCIETh A RESPONSABILITE
LIMITtE
CAPITAL SOCIAL: 315004
MAISON BOSTON
QUARTER BONNEAU
97231 LE ROBERT
RCS FORT DE FRANCE 492 087 184
Aux terms d'une assemble g6nerale
extraordinaire en date du 01 juin 2011
I'associe unique a decide de transfer le
slge social de Maison Boston quarter
Bonneau 97231 ROBERT A BP 46 -
97231 LE ROBERT a computer du ler
juin 2011
en consequence, les status se trouvent
modifies comme suit
article 4 siege social ancienne mention
le siege social est fix6 Maison Boston
quarter Bonneau 97231 LE ROBERT
nouvelle mention: Le siege social est fixed
A: B.P. 46 97231 LE ROBERT
la society sera radiee au RCS tenu par le


greffe du tribunal de commerce de PARIS
et immatriculee au RCS tenu par le greffe
du tribunal de commerce de Fort de
france
Pour avis la g6rance FB4422

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seings prives en date A
LES TROIS ILETS du 15 juin 2011, enre-
gistre
II a 6te constitute une society civil im-
mobiliere ayant les caracteristiques sui-
vantes :
La society a pour objet : I'acquisition par
voie d'achat ou d'apport, la proprietA, la
mise en valeur, la transformation, la
construction, I'amenagemet, I'administra-
tion et la location de tous biens et droits
immobiliers, de tous biens et droits pou-
vant constituer I'accessoire, I'annexe ou
le complement des biens et droits immo-
biliers en question. La denomination so-
ciale est : TCHOUPOCHANE
le siege social est fix6 A : LES TROIS
ILETS (97229), residence les Ramiers
batiment Bouvreuil Anse a I'Ane
La socidtd est constitute pour une duree
de : 99 anndes
le capital social est fix6 A la some de :
Mille euros (1 000.00e)
les apports en sont en numeraire
Toutes les cessions de parts, quelle que
soit la quality du ou des cessionnaires,
sont soumises A I'agrement prealable a
I'unanimite des associds. Le premier ge-
rant de la society est : Monsieur JUAN
Macias, demeurant : LES TROIS ILETS
(97229), residence les Ramiers bAtiment
Bouvreuil Anse A I'Ane.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des socidtes de Fort de
france pour avis, Le notaire FB4423

AVIS DE MODIFICATION
F&C LEISURE AND ENTERTAINMENT
SARL
SARL AU CAPITAL DE 10.500 EURO
CZ CABINET FORTUNE SANTE
IMMEUBLE JEBAMO
RUE DE LA LIBERTY
97200 FORT DE FRANCE
SIRET 503128 845 00024 APE 9329Z
L'Assemblee Generale Extraordinaire du
02 Mai 2011 a decide les modifications ci-
apres:
Ancienne denomination : F&C LEISURE
AND ENTERTAINMENT, SARL.
Nouvelle denomination : OVERSEA'S
GROUP
Ancien objet: Autres activities recreatives
et de loisirs Activites des agencies de
placement de main-d'oeuvre : Activites
des Agences de Mannequins.
Nouvel objet : Activites des sieges so-
ciaux Organisation de foires, salons pro-
fessionnels et congress Autres activities
recreatives et de loisirs Arts du specta-
cle vivant Soutien au spectacle vivant -
Edition de revues, magazines et autres
periodiques de caractere technique, pro-
fessionnel ou d'interet general sur sup-
port paper ou electronique.
Par ailleurs les associes ont designed, en
quality de grant unique, A computer du 02
Mai 2011 et pour une duree indetermi-
ne, M. Gerald Albert CAPGRAS en rem-
placement de M. Fred Pascal FORTUNE
co-gerant demissionnaire.
Le d6p6t legal sera effectue au registre
du commerce et des soci6ets de Fort-de-
France.
Pour avis et mention
M. Gerald A. CAPGAS, Gerant FB4424

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
JURISCARIB
SELAS AU CAPITAL DE 40 000 C
RCS FDF N 445 327927
Suite A la decision du Presidentde trans-


jeuri 30jilet1-^i no2 ,-Pg l








http://www.journal-iustice-martinique.com


ferer le siege social & computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie come suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon -97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou -
97232 LAMENTIN.
Pour avis, Le President FB4425

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI ALLEGRO
AU CAPITAL DE 400 E
RCS FDF N 449 752 831
Suite & la decision du Gerant de transfe-
rer le siege social a computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon -97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis, Le G6rant FB4426

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI ATLANTIKA
AU CAPITAL DE 300 E
RCS FDF NO 502 546 666
Suite A la decision du G6rant de transfe-
rer le siege social a computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon 97 220 -TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis, Le Gerant FB4427

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI L'ILET BLEU
AU CAPITAL DE 300 e
RCS FDF N 502 552 979
Suite a la decision du Gerant de transf6-
rer le siege social & computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon -97 220 -TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial


La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis, Le Gerant FB4428

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI PACIFICA
AU CAPITAL DE 300 e
RCS FDF No 502 545 684
Suite a la decision du G6rant de transfe-
rer le siege social a computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon 97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis, Le G6rant FB4429

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI PIANO
AU CAPITAL DE 400 E
RCS FDF No 449 752 955
Suite a la decision du Gerant de transfe-
rer le siege social & computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon -97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis
Le Grant FB4430

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SCI SIDO
AU CAPITAL DE 400 e
RCS FDF N? 447 663 014
Suite a la decision du Gerant de transfe-
rer le siege social & computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Gallon -97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis
Le Grant FB4431

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE


SCI CEWILDOR
AU CAPITAL DE 400
RCS FDF N 452 452 436
Suite & la decision du Gerant de transf6-
rer le siege social & computer du
30/06/2011, I'article 4 des status est mo-
difie comme suit :
Article 4 Siege social
Ancienne mention :Centre d'affaires Le
Galion 97 220 TRINITE
Nouvelle mention : Centre Commercial
La Galleria 2 Acajou 97232 LA-
MENTIN.
Pour avis, Le Gerant FB4432

AVIS DE CONSTITUTION
PLOMBERIE JACQUES
Par acte SSP en date du 10 juin 2011, i
a ete constitute une SARL & associe
unique
Denomination social : PLOMBERIE
JACQUES
capital : 2 000O
siege social : quarter Becouya
97232 LE LAMENTIN
Objet : toute activity de d6pannage, d'ins-
tallation et de renovation relative a la
plomberie I'agencement de salle de bain
ainsi que le solaire
duree : 99 ans
grant: Yannick JACQUES
la society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis, la gerance FB4433

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
Aux terms d'une decision de I'associe
unique du 06.06.2011, Mr Heinz Joachim
BAMBERGER a ete nomme a computer
du : 06.06.2011, co-gerant de la society
VAJELAMA, sise imm Amelia Bat B porte
3 caritan res Melodie 97227 SAINTE
ANNE, EURL au capital de 40 000 RCS
n 510 945 918
Par cession de parts du 8.06.2011, I'eurl
est une sari pluripersonnelle
les modifications resultant de I'avis ante-
rieurement public de la decision ci-des-
sus sont les suivantes
Ancienne mention : Le grant de la so-
ciete est Alain MARTIN
eurl VAJELAMA
nouvelle mention : les co-gerants sont
Alain MARTIN et Heinz Joachim BAM-


BERGER SARL PLURIPERSONNELLE
VAJELAMA
pour Avis, la co-gerance FB4434

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donne de la constitution de la so-
ciete suivante :
DENOMINATION : LE GALLON DE LA
PATISSERIE ET DE LA BOULANGERIE
FORME : Societe a Responsabilite Limi-
tee;
CAPITAL: 5 000 ;
OBJET : La Fabrication de boulangerie,
de viennoiserie et de patisserie;
SIEGE SOCIAL : Zone du Bac,
97220 LA TRINITE;
DUREE : 99 annees;
GERANCE : Madame LISON Lucie do-
micilie A Baie du Gallon, cite du bac,
97220 LA TRINITE;
IMMATRICULATION : au RCS de FORT
DE FRANCE
Pour avis, FB4435

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive en date du
10 juin 2011, a Case Pilote, il a ete consti-
tue une society a responsabilit6 limited
don't les caracteristiques sont les sui-
vantes:
Denomination social:
URGENCE IMMO BIS SARL
DurBe : 99 ans
Au capital de 7 500 euros
Siege social : Lotissement La Caraibe -
97222 CASE PILOT
Objet : I'activite d'intermediaires en achat,
vente et location de biens immobiliers,
fonciers et commerciaux, transactions
sans maniement de fonds.
Grant : Monsieur Marc ZIMMERMANN
demeurant Lotissement La Caralbes -
97222 CASE PILOT.
La society sera immatriculee au Registre
du commerce et des societies tenu au
Greffe du Tribunal de Commerce de Fort
de France
Pour avis et mention,
Le Grant FB4436


Abonnez-vous a JUSTICE


Je desire recevoir "JUSTICE" chaque semaine A mon domicile
Nom .............................................. ...................... Pr nom .................................................................................
A d re s se e x a c te .......................................................................................................................................................................


Je regle par :


J cheque bancaire


] cheque postal


I especes


A I'ordre de la Societe des Editions Justice

Nos tarifs :

MARTINIQUE
GUADELOUPE/GUYANE

FRANCE
(Frais de port inclus)


1AN

O 90 E
i 100 E
0 110o


6 MOIS

L 50o

U 55

U 60 E


3 MOIS

: 35 E
1 37

145


Retourner ce bulletin a : Societe des Editions "Justice" B.P. 4031 46 Rue Andre Aliker & E Zola 97202 Fort-de-France cedex
Tel : 05.96 71 86 83 Fax : 05.96.63.13.20 e-mail : ed.justice@wanadoo.fr Siret : 384 449 641 00016 RC 92B 131


r 1411 f'E l S'


'Noa Up s







http://www.iournal-justice-martinique. com


27ieme Tour aes Yoles au 31 JuiUet au 7 Aoit: Le Robert sera pret


Alain Dede, president de la Societe des yoles rondes, au centre
La Societe des yoles, creee en 1972, est devenue Federation
depuis I'assemblee general de mai dernier. Les membres ont
estime que les objectifs fixes a la creation de I'association ont
6te atteints a savoir : "denontrer Ia competence des artisans mar-
tiniquais a travers le cfiarpentier e marine; valoriser Ie mitier de
marin pecleur en montrant ses diffrentes facettes et ses riclesses
tant sur le plan economique que sportif; promouvoir ia )'ITe d tra-
vers le patrimoine". Maintenant que ce challenge a et6 releve, il
convient de passer a autre tape dans la vie de I'organisation.
Sous la houlette d'Alain Dede, elu a la presidence, le conseil
d'administration de la nouvelle federation a presented les orien-
tations futures (2011-2015) a I'hotel de ville du Robert, le lundi
20 juin, lors d'un point press consacre au 27ieme tour des
yoles rondes de la Martinique. Cette manifestation partira de la
Ville du Robert le 31 juillet, pour y revenir le 7 ao0t.
Avec ses trois sections de yoles, ce sont 7 commissions per-
manentes (technique, arbitrage, formation, finances, commu-
nication, education et discipline) et 4 non permanentes statuss
et reglements, patrimoine, gestion des assemblies et vie as-
sociative) qui front vivre la federation.
S'agissant des orientations, les ambitions de la federation sont
en adequation avec I'importance croissante de ce sport tradi-
tionnel, resolument tourney vers la modernity sans vouloir per-
dre son Ame. Ainsi en interne, la federation entend faire vivre
les spaces d'echange avec les associations. Pour faire face
au nombre de plus en plus important de pratiquants de la dis-
cipline, elle envisage de career un veritable pole de formation
avec des outils performants et des formateurs qualifies. Cela
impliquera de faire evoluer le parc des grandes yoles et des
bebes yoles. Actuellement, elle dispose de 18 grandes et bebes

40ieme Festival de (a ville de Fort-de-France

6u 13 au 16juilet 201 au Centre Culturel 6e

Coridon 6Orard Nouvet

Lekol Kreyot Atelier Etu6e Cr4ole
Du 13 au 16 juillet 2011 de 9 heures a 12 heures ou 14 heurei
a 17 heures, soit 3 heures par jour

Renseignement et Inscription : SERMAC
Tel. 0596 71 66 25 Fax. 0596 71 90 14
Contact: Evelyne MADEL : 0696 25 85 25
evelynemadel.972@live.fr


Syoles et 10 yoles-t6le. La reflexion doit se poursuivre
egalement sur I'avenir de la yole, notamment sur la
facon d'amener le Martiniquais a participer au finance-
ment de ce sport. L'heure etant a la communication, la
federation va tenter d'ameliorer la sienne via son site In-
ternet ou sa newsletter et les reseaux sociaux. En ex-
terne la federation s'est fixe un ambitieux programme,
qui passe par un enforcement de son image aupres des
partenaires institutionnels ou economiques, des liens
plus accentues avec la voile traditionnelle, aussi bien en
Martinique qu'au dela des frontieres. Elle envisage une
cooperation avec la Federation franchise de voile, qui
tienne compete de la specificity de la yole ; la mise en
place de dipl6mes reconnus ; un space de recherche
et d'information pour les etudiants, ainsi qu'un partena-
riat avec I'Education national pour la creation de sec-
tions sportives scolaires et un plan voile traditionnelle.
A plus long terme, la Federation a le project de rassembler tout
ce qui concern la yole en vue de la creation du Musee de la
yole ronde. La yole comme vecteur principal du secteur touris-
tique est I'une des pretentions de la Federation.


Le Robert se prepare
La ville du Robert accueillera pour la sixieme fois le tour de la
Martinique. Et de I'avis de Farrell Francois-Haugrain, elle est
deja bien rodee a ce genre de manifestation. En ce moment,
elle met la derniere main aux amenagements du front de mer,
qui recevra des milliers de personnel durant la semaine
d'avant- tour et les dimanches d'arrivee et de depart. Le pre-
mier adjoint a souligne que cette edition est placee sous le
theme de I'environnement : "siou main yol pwote lanmet-a ". A
cette effet, une series de manifestations alliant la reflexion, la
culture, I'art culinaire auront lieu une semaine avant le depart
du tour. Selon le premier adjoint, ce sont pres de 200.000 euros
qui sont investis pour cette grosse manifestation populaire. La
ville, au travers de la convention signee avec la Federation, ap-
porte 6 cette derniere une subvention de 40.000 euros. Quant
au financement du tour, il devrait avoisiner les 350.000 euros,
some qui n'est pas encore reunie, selon le tresorier. L'ambi-
tion pour la ville du Robert est de faire du tour une reference en
matiere d'organisation. Et toute la ville est tournee vers cet ob-
jectif, qui est d'offrir le meilleur aux visiteurs.
Rappelons que la derniere fois que le Robert a accueilli le tour
des yoles, c'etait en 1972.
C.B


on 0T.. ... ea

I 3 -t .2011 &


Ouverture du festival

2011 le 03 Juillet par

une parade musical

en ville

Le SERMAC propose en pre-
miere ouverture de son qua-
rantieme festival, une mise en
jambe, ou une sorte de tour de
chauffe autour de la savane le
3 Juillei a partir de 16 h.


,u 3i1 -justic n -Pale 20


[ CUTUR