<%BANNER%>
PRIVATE ITEM
Digitization of this item is currently in progress.
Justice
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00219
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 5/19/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00219
System ID: UF00088914:00219

Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 19 Mai 2011 91eme Annee N' 20 Martinique: 2,00 E France: 2,40 DOM: 2,20 E
'E1


---AMA
Collectivite unique:
Resurgence du culte
du "droit commun"
P.C.M.:
Pour un partenariat re-
nouvele entire le PCF et
la Martinique







http://www.ioural-iustice-martiniaue.com


Saka Paei ..................... 2

Eito .................... 3. /
- Pour un 22 Mai de reflexion

Lutte Sociales ..............f. 4/5
- Situation social tendu
- RSA/RMI : contre-veritds tenaces

Socite ...................p. .5/7
- Lutte contre le racism
- Reconstruction du Lycee Schoelcher

Vie u Parti ................ 7/8
- Visite de Jean-Louis Le Moing (PCF)

Politiqu.................. ..9/12
- Collectivitd Unique
- Intervention de Claude Use

Poisier .................p. 12/1+
- Quand L'Express scrute les DOM

Sec Sc Flume ............ 14/15
- Resurgence du "droit commun"

Mimoire du Peuple ........... ..15
- Pour des politiques de reparations

Tribune ................. .15/16
- La guerre "humanitaire"

L'Evenemnt ................ .16
- DSK emprisonne a New York

Notre Rgio ................ ..17
- Cuba, une nouvelle fols diffamee

An wone igaltes...........f. 18/19

Sloiti ....................P..20


"JusTICE ""
Administration & Redaction:
Te. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Te. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerle Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


Solidsrite avec Cuba
La 17ieme edition de la Brigade latino-am6ricaine et caribeenne de travail b6envole
et solidarity avec Cuba se deroulera du ler au 14 ao0t 2011. La Brigade a pour but
de contribuer a une meilleure connaissance et comprehension de la r6alit6 cubaine,
ainsi que d'entreprendre des journees de travail b6nevole en tant que contribution au
developpement agricole et productif du pays. Cette 176me edition comprend 14 nuits
de sejour en pension complete, au "Campement InternationafJutio Antonio 1MeC(a"
(CIJAM), situe dans la municipality de Caimito, a 45 km de La Havane ; a I'Htel Las
Yagrumas, a 27 km du CIJAM ; et 4 nuits dans des hotels des provinces de Cien-
fuegos et de Camaguey.
Pour tous renseignements, tl6ephonez aux numerous : (53 7) 838 24 17-19 / 830-12
20 / 834-45 44 ext. 16.Ou envoyez un e-mail 6 : alatina@icap.cu, alatina.andi-
nos@icap eventas@amistur.cu/ Vous pouvez aussi contacter I'Association Marti-
nique Cuba Immeuble Apal Terres Sainville : 0596 637 523

Encore un meurtre
L'homme qui s'6tait ecroul6 sur les roues d'un bus de la society Mozaik le 5 mai der-
nier sur la route de Sainte Therese a et6 victim d'un meurtre. C'est la conclusion tiree
de I'autopsie r6alisee sur le corps d'Hubert Anglio, Age de 36 ans et originaire de
Sainte-Anne. Hemorragie interne, blessures au thorax, au cou et a la t6te, cotes cas-
sees : il n'y a plus aucun doute sur les causes de la mort de ce jeune homme. Les
inspecteurs de police qui menent I'enquete sont dans le flou et doivent remonter le fil
des faits pour tenter de trouver I'auteur -ou les auteurs de cet homicide.
Un appel a t6moins a 6t6 lance. Toute personnel susceptible d'avoir des informations
est priee de se faire connaltre au 0596 59 40 00 ou au 0696 21 22 12.

Des mesurespour ccentuer sdcurite routiere
En France, au mois d'avril, on a assisted a une recrudescence des accidents mortels
sur les routes. En Martinique, les chiffres sont en baisse en ce d6but d'annee, mais
il convient de rester vigilant. Le Comite interministeriel sur la security routibre a pris
un certain nombre de measures qui s'appliquent d6sormais aussi en Martinique. Pour
commencer, les exces de vitesse de plus de 50 km/h seront desormais qualifies juri-
diquement de delit des la premiere infraction, alors qu'auparavant ils I'6taient en cas
de r6cidive. Les panneaux indiquant la presence de radars fixes vont 6tre supprimes
et les cartes d'implantation des radars ne seront plus rendues publiques. Des radars
mobiles de nouvelle g6enration (radars embarques) seront experiments des cette
annee. En cas d'alcoolemie sup6rieure a 0,8 g/l au volant il y aura un retrait de 8
points, centre 6 actuellement. Les plaques d'immatriculation pour les deux-roues mo-
torises seront de plus grande taille, done plus lisibles pour les controls, et il ne sera
plus possible de conduire une moto apres 5 ans d'interruption sans suivre une for-
mation. Telephoner en conduisant, tenir le telephone la main vous coOteront une
contravention de 46me classes, centre 2eme actuellement, et surtout 3 points sur votre
permis contre 2 actuellement. Circuler sur les bands d'arret d'urgence et sur une
voie neutralisee vous coOtera 135 euros d'amende et trois points sur votre permis de
conduire. Une repression tout azimut qui, on I'espere, refroidira les delinquants de la
route.
Elections presidentieles et fleislatives
En France, le premier tour de I'election presidentielle aura lieu le 22 avril 2012 et le
second tour le 6 mai 2012, tandis qu'en Martinique en Guadeloupe, en Guyane, a
Saint Pierre-et-Miquelon, A Saint-Barthelemy, a Saint-Martin et en Polynesie fran-
caise, on votera les samedi 21 avril et 5 mai. De m6me, les elections legislative se
d6rouleront les samedi 9 et 16 juin 2012.
Les elections senatoriales 2011 auront lieu le 25 septembre prochain. Les deux se-
nateurs de la Martinique, Claude Lise et Serge Larcher, sont concerns par ce re-
nouvellement. Le mandate des s6nateurs 6lus a cette date s'achevera en 2017.

La Martinique n'oubie pas Thieny Dol
Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au Niger dans la nuit
du 15 au 16 septembre, avec quatre autres Francais, un Togo-
lais et un Malgache, employes des societies francaises Areva et
Satom, par la branch d'AI-Qaida au Magreb Islamique (AQMI),
i est soutenu moralement par toute la Martinique, y compris les
militants communists et leur journal Justice.


O '4 ',


5.4 X A JVA 5 t I






http://www.ioumal-iustice-martinique.com


Pour un 22 Mai be reflexion critique et be renaissance be I'esprit be


resistance
Bientot le people martiniquais c6elbrera au son des tam-
bours qui ont deja commence a r6sonner- le 22 Mai, en
hommage a nos anc6tres esclaves, qui en 1848, ont im-
pos6 par leur courage, leur determination et leur unit,
I'abolition de I'odieux system auquel ils 6taient soumis.
Certes, la R6publique frangaise, restaur6e par la R6vo-
lution de 1848, avait vote au mois d'avril un decret d'abo-
lition, mais celui-ci n'etait pas encore arrive aux Antilles
quand eut lieu I'insurrection du 22 mai.
Ce fait majeur de notre histoire a ete volontairement oc-
culte, jusqu'a ce que notre camarade Armand Nicolas,
professeur d'histoire, entreprit des recherches scienti-
fiques qui lui permirent de retablir la verite. Certes, nul
n'ignore et ne peut nier la part important prise par I'Abbe
Gregoire en 1794 et Victor Schoelcher en 1848 dans le
combat pour I'abolition de I'esclavage, mais la recon-
naissance de ce fait ne justifie en aucune manibre la
chape de silence qui a pes6 durant si longtemps sur le
r6le joue par les esclaves en ce mois de mai 1848. Ar-
mand Nicolas, suivant les pas de Gabriel Henry, com-
muniste 6galement, a fait donc 6clater la v6rit6, ouvrant
la voie a d'autres chercheurs, et surtout contribuant a
desaliener et desinhiber les Martiniquais, a leur redonner
confiance en eux-memes, a leur montrer que notre peu-
ple avait eu ses heros et disposait d'exemples don't s'ins-
pirer.
La gauche martiniquaise a repris le flambeau et obtenu fi-
nalement que le 22 mai soit reconnu officiellement
comme journ6e de commemoration de I'abolition de I'es-
clavage, jour f6ri6 et ch6m6. Le combat des Martiniquais
a servi d'exemple, puisque les Guadeloupeens, les Guya-
nais et les Reunionnais c6lebrent I'abolition de I'escla-
vage selon leur propre calendrier. Et grace a la tenacity
de la deput6e guyanaise Christiane Taubira, la France a
fini par voter en 2001 une loi reconnaissant I'esclavage
et la trait n6griere comme crime contres I'humanite.
Chose qui merite d'etre soulignee, la France, c'est-a- dire
la "France ieCagonale" a sa propre date de celebration, dif-
ferente de celles des DOM :le 10 mai.
C'est ainsi que ce 10 mai 2011 Nicolas Sarkozy, presi-
dent de la Republique, a prononce au Palais du Luxem-
bourg un habile discours a la tonality presque
anticolonialiste, oO il distingue a des fins demagogiques
la France d'ancien regime de la France republicaine. S'il
rend hommage a I'Abbe Gr6goire et a Schoelcher, ce qui
est normal et just, il passe sous silence notre glorieux 22
Mai, comme si rien ne s'6tait passe en Martinique le 22
mai 1848.
En cette annee 2011, Nicolas Sarkozy a fait entrer sym-
boliquement au Pantheon Aim6 Cesaire, le "%Vegre Fon-
damenta". Les communists martiniquais ont salute ce
geste de reconnaissance, tout en denongant la volonte
de recuperer la figure de C6saire a des fins politiciennes
en vue des elections presidentielles de 2012. Ils ont aussi


demand dans un
editorial de leur jour-
nal Justice que soit
appos6e au Pan-
th6on une plaque &
la m6moire de I'Es- r
clave Inconnu.
A I'heure oO le
Convoi pour la r6pa-
ration parcourt les
routes de la Marti-
nique pour c6lebrer
le 22 Mai, il est bon
que soit pr6cis6 une
fois pour toutes le
sens du mot "ripara-
tion". Et il n'est pas
interdit de rever que I'id6e d'apposer cette 'pque Ua zmi-
moire de fEscfve Inconnu"soit reprise par d'autres et de-
vienne un moteur de Iaction revendicative du people
martiniquais.
Une menace pese sur notre 22 Mai, come sur toutes
les commemorations de faits historiques marquants: I'ou-
bli de ce que le people est invite A celebrer. Et surtout la
perte de l'esprit de resistance que cherchent sans relche
ceux qui continent A dire qu'il ne faut pas "ressasser
pass" Combien de Martiniquais savent vraiment pour-
quoi le 14 juillet est fete national ou pourquoi on celrbre
le 8 mai? Combien voient-ils dans le 22 Mai autre chose
qu'un jour ferie, ou le tambour, symbol de I'Afrique, est
roi?
Nous devons non seulement rappeler sans cesse ce qui
s'est passe en mai 1848 et analyser pourquoi cela s'est
passe ainsi, mais aussi et surtout puiser des forces nou-
velles dans I'esprit de resistance du 22 Mai, pour avan-
cer sur le chemin de la responsabilit6 et du veritable
development 6conomique, social et cultural.
Nos anc6tres esclaves nous ont donn6 I'exemple du cou-
rage face aux armes brandies par les forces de I'ordre
colonialiste ; ils nous ont montre combien I'unit6 dans la
lutte 6tait indispensable et payante. Ils nous invitent
maintenant A continue leur oeuvre, toujours avec cou-
rage et dans I'unit6, mais aussi en faisant preuve d'intel-
ligence et de clairvoyance, afin de nous desaliener, de
decrypter la complex et paradoxale r6alit6 dans laquelle
nous vivons, pour reliever les multiples d6fis que nous im-
pose notre society a la fois d6partementale et colonial,
ainsi que ceux du monde globalis6 instaur6 par le capi-
talisme dans sa phase finale.

Tambour oui, mais pas sans r6flexion critique ni ressour-
cement dans I'esprit de resistance!
M.Belrose


Oi ea 1 MaI 2011- BuI *2 j',,


r tITO _'






http://www. oural-iustice-martinique. com


Situation sociate toujours tenaue


EDF: Sttu quo
Les agents d'EDF affilies a la CGT/Sem n'ont toujours pas mis
fin a leur greve entamee le 24 mars dernier. Certes pas de cou-
pures de courant, mais les salaries sont mobilises. Les agents
exigent la mise en application d'un protocole datant de 1972
qui selon eux leur permettrait de toucher I'integralite de la prime
des 40% alors qu'ils en sont a 25 %. Les demands repetees
d'une table ronde avec leur direction se sont soldees par une fin
de non recevoir. La direction d'EDF estime que ce protocole a
deja ete mis en place. Le Conseil d'Etat s'est recemment de-
clare incompetent pour trancher la question. Une reunion qui
s'est tenue a Paris entire les delegations des DOM et la direc-
tion national, n'a rien donned : "aucune reponse n'a iteportie d
notre revendication", note la CGT/SEM.
La direction d'EDF propose des measures d'accompagnement
pour prendre en compete les bas salaires, ce que refuse le syn-
dicat estimant que cela n'a rien a voir avec la revendication ini-
tiale. Le syndicatjuge que cette strategic de la direction d'EDF
equivaut a vouloir pourrir le movement.
Pour I'heure, c'est le statu quo mais les agents se disent de-
termines a poursuivre la mobilisation pour qu'aboutissent leur
unique revendication.

Squash Ho6tel : Difficiles negocdations an-
nuelles obligatoires (NAO)


Les employes du Squash hotel ont cesse le mercredi 11 mai de
participer aux negotiations annuelles obligatoires (NAO) en-
gagees suite a la decision de la direction d'y faire prendre part


la directrice don't le contract se termine le 15 mai. Ils ont, a I'ap-
pel de leur syndicate CDMT, decide d'un movement de greve.
Dans cet h6tel, il y avait deja une vive tension entire le person-
nel et cette directrice don't les methodes manageriales ont ete
denoncees. Ce qui a amene la direction depuis le 9 mai & met-
tre en place une nouvelle direction. Et c'est sur ce point que les
delegues du personnel sont en desaccord avec la direction du
group Fabre. Ils ont exige que seul le nouveau directeur par-
ticipe a ces NAO. Entretemps, la direction a transfer les clients
des 95 chambres sur les 105 occupies. Le fil de la discussion
n'est pas rompu puisque les NAO doivent reprendre le mardi 17
mai.

CRT: L'Espace Su reprend a main
LEspace Sud a fixed un nouvel ultimatum au 27 Mai 2011 a la
Compagnie Martiniquaise de Transport (CMT) dirigee par Mme
Sandra Casanova afin de realiser le transport dans I'interet des
usagers de Sainte-Luce,Riviere-Salee et Riviere-Pilote. Ceci
s'est passe lors d'une reunion le mercredi 11 mai ou I'entreprise
CMT s'est vu retire le march du transport public des com-
munes de Riviere-Pilote, Riviere-Salee et Sainte-Luce. Dans
un communique Eugene Larcher, le president de I'Espace Sud
indique "La C9Tn'ayant pu repondre c ses obligations contrac-
tue/es dcans e cadre de sa convention de 'DUgation de Service (Pu-
b6ic, fEspace Suds'est vu contraint de mettre en cauvre une rigie
provisoire pour assurer [a continuity du service public et rdpondre
au,6esoins des administers En attendant, des le lundi 17 mai,
d'autres delegataires interviendront en regie sur les trois com-
munes afin de supplier a la carence de la CMT II s'agit pour le
president de I'Espace Sud, Eugene Larcher, "d'assurerfa conti-
nuiti du service public et de prcndre fes measures requises pour re-
midiera cette situation". Les salaries avaient depose une plate
-forme revendicative portant sur une revalorisation des salaires
et I'amelioration des conditions de travail ainsi que du materiel
roulant. Depuis le 19 avri,l aucune negociation serieuse n'a pu
avoir lieu entire les deux parties penalisant de fait les usagers
de ces trois communes. Quelle sera I'attitude des salaries vis-
vis de ces nouveaux delegataires?De son c6te, la direction de
la CMT indique qu'elle n'entend pas en rester la et saisira la
voie judiciaire a I'encontre de la decision de I'Espace Sud. Elle
estime que la collectivite en profit pour I'evincer d'un march
oO elle a ete consideree comme indesirable des le depart. Un
conflict qui est loin d'etre termine. 16/05/2011


RSA/RMI: Quelques contre-verites tenaces


La denonciation de I'assistanat est un theme recurrent a droite
surtout depuis Sarkozy. Or le RSA. lance en juin 2009 sur une
idee de I'ex-president d'EmmaUs Martin Hirsch, ancien ministry
de Sarkozy et pere du RSA, etait presented comme une measure
phare de la droite, permettant de "ramener fes chimeurs au tra-
vaiC> en fes incitantfinancibrement. Ifest accuse aujourd'hui du
malsupreme pour les partisans du ii6tralisme pur et dur: faz < ds-
incitation au travai'.

Est-il vrai qu'il que bes aUocataires bu RSA vivent
mieux que bes salaries au smic ?
II s'agit d'une fable du ministry Laurent Wauquiez comme d'au-


tres ici en Martinique, qui comporte des contre-verites et oublis
volontaires pour mieux travestir la reality.
Laurent Wauquiez present les ch6meurs.allocataires du RSA
comme suit: "En cumulant diffirents systemes de minima sociaux
'rAPL et autres dispositifs, un couple qui ne travaile pas.peut ga-
gnerjusqu'd 1150 ou 1200 euros, soit plus qu 'un coupe oit ify a
une personnel au smic".En effet, un couple au RSA sans enfant
touche en reality approximativement 700 euros par mois (exac-
tement 681,95 euros). Ce n'est qu'avec trois enfants qu'il peut
toucher 1167 euros, et s'il a droit a I'APL, ce montant est
abaisse a 1029 euros.
Par centre, un couple avec un smic a, lui aussi, droit a un com-


rhH 1MaRi20-justice nL'20 -Fa


LU TTE5 5I ALE-






http:/./ww.iournal-iustice-martinique.com


plement sous forme de RSA "cfiapeau" et a I'APL. D'apres cer-
tains calculs, cela ferait un supplement de 350 euros. Cela fait
donc 1 379 euros pour un travailleur paye au smic, contre 1 029
euros pour un couple au RSA avec trois enfants. La compa-
raison du ministry est done fallacieuse. II est vrai qu'avec le
smic, les salaries sont eux aussi dans la survive et peuvent vite
basculer dans la categories des "travailTeurspau'vres" Mais alors
qu'il faudrait remettre en cause la faiblesse du smic et des sa-
laires verses par les entreprises, le pouvoir de droite essaie
d'opposer les salaries en emploi aux travailleurs sans-emploi.
Cela est aussi vieux que le capitalism. C'est le smic qu'il faut
augmenter.

Qu'en est-il en Martinique ?
Le RSA a ete g6enralise en France depuis pres de deux ans et
a remplace le revenue minimum d'insertion (RMI) et I'Allocation
de Parent Isole(API). II est applique en Martinique et dans les
autres Dom depuis le lerjanvier 2011. Depuis cette date, les
anciens Rmistes et beneficiaires de I'allocation de parent isole
(API) sont automatiquement passes au RSA.
Ce sont 38 446 dossiers traits par la Caisse d'Allocations fa-
miliales(CAF) don't 28 590 personnel sans resources (anciens
Rmistes) percevant le RSA "sock"qui sont concernees en Mar-
tinique. 3 856 personnel regoivent le RSA "activitd"qui devrait
monter en puissance dans les prochains mois. Et 6 000 dos-
siers sont en attente d'un complement. On s'orienterait vers un
nombre de beneficiaires du RSA de I'ordre de 40 000 en Mar-
tinique. Precisement, un des principles du RSA est que I'inacti-
vit6 ne rapporte pas plus que le travail. Donc le RSA activityd"
est prevu pour les travailleurs pauvres et varie en function des
revenues et de la situation familiale.
Le RSA "socle"pour les personnel sans resources, est finance
par le Conseil General:
454,63 euros pour une personnel seule ;
681,95 euros pour un couple sans enfant;
954,73 euros pour un couple ayant deux enfants;
Au-dela de deux enfants : 181,85 euros par enfant en plus.


Le Revenu i
suppi men-
taire tempo-
raire d'activite
(RSTA) ou
prime de vie
chre de 100 -
euros brut par
mois cr66
dans les Dom
suite au mou- .
vement de fe-
vrier 2009 doit
disparaitre fin
2012. Aucune
nouvelle en-
tree au RSTA
nest d6sor-
mais possible:
seul les sala- Martin Hirsch, phre du RSA. measure phare de la droite
ri6s b6n6fi-
ciaires de cette prime en novembre et d6cembre 2010 pourront
continue t toucher le RSTA en 2011.
Le RSTA n'est pas cumulable avec le RSA.
Antoine Gilles

Pour tous renseignements sur ce systime assez compUiqu6:
o Caisse d'Allocations familiales de la Martinique
Quarter "Place d'Armes BP 421- 97291 Le Lamentin
Cedex 2
TeI : 08 10 25 97 20

Ou Conseil general
Centre administratif d6partemental de la Martinique
Boulevard Chevalier Sainte Marthe- BP 679
97264 Fort-de-France C6dex
tel: (0596) 55 26 00
Fax: (0596) 73 52 32


Le synaicat SE Unsa, Litian Thuram et la
i ,,--- ... ....... . .


r -
Un- *


Lilian Thuram en educateur contre le racism


Durant la semaine derniere (9 au 14 mai) Lilian Thuram "a ete
<< idnappi", comme il le dit en souriant, par Marie-Michele


lutte contre le Racisme
Toussaint, secretaire general du SE Unsa, pour
un programme de travail bien charge dans les eta-
blissements scofaires. Le criateur de la "Fonfation
Lilian iThuram. Education contre le racism" presi-
dee par I'ex-international de football, a pour ob-
jectif "Ia futte contre fe racisme sous toutes sesformes,
en pariant sur educationn come outi'. La fonda-
tion a pour devise : "Ilny a qu'une seule race, fa race
humaine", et travaille dans trois domaines: "'es ac-
tivitis fducatives avec fes enfants", "fa sensi6ifisa-
tion de fa sociWte en gindrafl et "fa recherche sur ke


racisme.
r
SLe footballeur s'est rendu dans plusieurs ecoles oO
il a pu constater "que fe probfeme de fa cou[eur de
peau est encore tres pregnant en Martinique" Selon
lui, il est indispensable d'en parler avec les 61eves,
de Fairee comprendre auxenfants qu'ifnefautpas accepterles dis-
criminations", sinon cela va permettre que se perpetuent les


il~ ') 9 Mai 20 iti*n'20 ,PMf5B'i A


------ ---





I LUTTE- ,


L SmCt






http://www.iournal-iustice-martinique. com


prejug6s lies a la couleur de peau. II juge qu'il faut "avoirfe cou-
rage de se regarderpour 6viter des enfants conditions par ces
prejuge".
Lancien international a, lors d'une visit a la Region, ete solli-
cite pour un travail en partenariat avec cette collectivite dans le
domaine sportif pour inculquer d'autres valeurs a nos jeunes.
Lilian Thuram, en a profit pour dedicacer son ouvrage "M5es
Etoiles wnires", livre qui porte sur les grands noms des Noirs de
la diaspora et rencontrer le grand public.


Justice a interrog6 Marie-Michile Toussaint
A cette occasion


Marie-Michelle Toussaint, s6cr6taire g6n6rale du SE Unsa


J : Pourquoi avez-vous organism cette operation ?
Marie Michele Toussaint : J'ai rencontre Lilian Thuram au
mois de janvier a Paris dans le cadre d'une reunion syndicate
oh il etait venu presenter sa foundation et les objectifs ainsi que
le programme educatif qu'ils ont mis en place, qui s'appelle
"Nous autres. Education contre e racisme. J'ai souhaite qu'il
vienne en Martinique, carje suis persuadee comme lui que I'on
ne naTt pas racist, mais qu'on le devient. Mais la question du
racism se pose differemment en Martinique. Donc, il y a des
specificites qui sont dues a notre histoire, a la situation de notre
pays. De ce fait, il etait important qu'il rencontre les eleves et les
enseignants afin que I'on engage une reflexion. Pour notre syn-
dicat et moi-meme, il faut enseigner les connaissances scien-
tifiques indispensables, fondamentales pour structure une
pensee humaniste. II faut que les eleves prennent conscience
du conditionnement et des prejuges. II faut que I'on aille avec


eux vers la deconstruction des erreurs issues des ces preju-
ges-l. Pour cela, I'Ecole a un r6le fundamental a jouer dans le
cadre de I'enseignement; il faut des programmes qui nous per-
mettent de travailler dans ce cadre-la avec nos 6leves. II faut
que nous prenions les spaces de liberty qui existent dans les
programmes pour le faire.
J : A quoi est dO ce constat ?
M.M. T : J'avais note que les Bleves en Martinique avaient un
problem de conscience de soi. Pour eux et pour d'autres,
quand on est noir, on est moins intelligent, on a moins de pos-
sibilites. II est important de retablir chez les 6elves en Marti-
nique cette estime de soi. Car le prejuge vehicule, c'est quand
on est noir qu'on est bon en foot, en musique, en danse, mais
on n'est pas intelligent.
J : Qu'apporte Lilian Thuram de plus ?
M.M T : Lilian Thuram leur dit tries clairement : j'etais un bon
joueur de football, mais j'ai travaille. Je me suis beaucoup en-
train, car on a beau etre un Noir, si on reste assis avec sa
play-station devant sa tele on sera jamais un bon footballeur. II
indique aussi qu'un footballeur est un citoyen qui reflechit et
qui a une construction. C'est un travail scientifique de haut ni-
veau qu'il fait, et il serait dommage que nous ne beneficions
pas de ce travail qui a ete fait, et dans le meme temps c'est
aussi un change car nous souhaitons, en tant que syndicate,
apporter notre contribution a la foundation. Les enseignants, les
eleves et les inspecteurs sont extremement satisfaits, mais on
measure le travail qu'il y a t faire avec les 6elves et on measure
aussi le travail que nous avons a faire en tant qu'enseignants
sur nous-memes. La venue de Lilian Thuram nous reconforte et
nous dit que c'est possible, que nous devons changer de men-
talite. En effet, pour beaucoup d'enseignants et d'el6ves, c'est
comme cela: le racism a existed a toujours existed et on ne peut
pas lutter centre.
Thuram est un example vivant que I'on peut lutter centre le ra-
cisme, mais il faut connaTtre, avoir les connaissances pour que
nous puissions le combattre, et cela est important.
J : Un grand chantier du syndicate, la lutte contre le ra-
cisme ?
M.M.T: C'est un autre chantier que nous avons initie quand on
parlait de la question de I'acc6s prioritaire a I'emploi desjeunes
Martiniquais, quand on nous accusait de racism et de x6no-
phobie, alors que nous demontrions que ce faisant nous lut-
tions contre le racism
Thuram a accepted de travailler avec nous et sommes extreme-
ment fiers.
Propos recuellis par C.B


Reconstruction au lycee Schoelcher : granbe manipulation et veritable

gaspillage

Communique du Groupe des Patriotes Martiniquais et S'il "sonprojet"6tait fondamentalement different, il aurait dO an-
Sympathisants a propos du lycee Schoelcher nuler le project existant et relancer un concours d'architecture et
Granbe manipulation: inscrire en pertes seches pour la Martinique les millions d'euros
Le nouveau president de Region Martinique veut faire croire a d6j engages pour les frais d'etudes !
la press et a I'opinion publique qu'il a un nouveau project pour II a choisi de garder la meme 6quipe de concepteurs... done le
le Lycee Schoelcher Cela est faux. meme project don't I'6conomie ne peut etre profondement modi-
C'est fondamentalement le meme project que celui de la man- fiee, sauf a violer la legislation en vigueur!
dature precedente avec des legeres modifications a la marge, II convient de signaler que I'architecte qui se prete a cette "ma-
car le Code des Marches Publics (donc la Loi) lui interdit de nipulation mnidiatique", s'il est membre du groupement qui a ete
faire autrement!
w / e


[ ^SOC^^^t^^t -1^






http://www. ournal-iustice-martinique.corn


retenu par le jury que je presidais a I'6poque, il n'en est pas le
mandataire.

Veritable gaspiUtage:
Le nouveau president de Region Martinique a retenu de dis-
perser la communaute scolaire du Lycee Schoelcher sur deux
sites pendant le demolition-reconstruction: a I'ancienne mater-
nite de Redoute et a I'ex-icole Monsigny a Cluny.
Si la solution du transfer a I'ex-Ecole Monsigny est une solu-
tion, 6conome des fonds publics, que nous avions d6ej utilisee
lorsque nous avons reconstruit le Lycee Andre Aliker de Cluny,
celle de transfer plus d'un miller de lyceens pendant au moins
trois ans a I'ex-maternite de Redoute est un veritable "gouffre
financier": les premiers chiffres qui nous ont ete communiques
en commission: 27 millions d'euros en coOt global pour I'ope-
ration maternitye de redoute". II convient de noter que ni I'ltat ni
I'Union Europeenne ne subventionne les constructions de ly-
cees!
De plus, a Redoute, la security des lyc6ens sera gravement
menacee !
D'autres solutions existent, la nouvelle majority r6gionale a re-
fuse de les prendre en consideration La verite est que le neo-
ppm a fait de ce dossier une question de "poitique
politicienn":
- A la mairie de Fort de France, ils ont d'abord change le PLU
(Plan local d'Urbanisme) et demanded le classement de tous les
batiments du Lyc6e, pour nous empecher de realiser le project
retenu unanimement par le jury que nous avions mis en place.
Ils ont pu ainsi refuser le permis de construire.
- N'ayant obtenu le classement que des trois petits batiments,
visible de la route, qui d'ailleurs n'etaient touches par le project
de reconstruction, ils changent a nouveau le PLU de la ville


La s6curit &a Victor Fouche sera-t-elle assure?


pour le rendre compatible avec le project Le tour de passe-
passe a eu lieu et I'opinion publique manipulee !
- Pendant tout ce temps la communaute lyceenne rest expo-
see aux risques majeurs dans des batiments delabres, vieux
de plus de 70 ans, que les recentes couches de peinture ne
rendront pas, helas, "parasismiques'
En tant que membre de la commission du BTP, de la commis-
sion de I'Education de la commission d'Appels d'Offres et de
la commission permanent de la Region, toutes comp6tentes
sur ce dossier, je resterai vigilant et tAcherai d'informer I'opinion
publique sur toutes les manipulations ou les irr6gularites que
je constaterai Soyez-en sOrs !
Le vendredi 13 mai 2011.
Daniel Marie-Sainte
Chef du Groupe des Patriotes
Martiniquais et Sympathisants


H V 9P'-


Visite aejean-Louis Le Moing :

Pour un partenariat renouvele entire le PCF et La Martinique


Du lundi 9 au jeudi 12 mai, le Parti
I Communiste Martiniquais a requ
la visit de Jean-Louis Le Moing,
I tresorier du Parti communist
frangais et membre du Conseil
national charge des relations avec
I'Outremer.
Pour Jean-Louis Le Moing, ce
voyage traduit la volonte du PCF
de s'informer au mieux des r6ali-
tes economiques, sociales et poli-
tiques de notre pays au moment
oO il aborde une tape important
de son histoire avec la mise en
place de la collectivite unique.
Mais il s'agissait aussi, pour le PCF de recueillir apres des com-
munistes martiniquais les elements lui permettant d'elaborer
ses propositions pour I'Outremer et aussi & destination de nos
compatriotes resident en France dans la perspective des pro-
chaines elections presidentielles et legislative.
Ainsi, Jean-Louis Le Moing a pu faire une important moisson
d'informations a I'occasion de plusieurs seances de travail avec
les membres du bureau politique de notre parti et mais aussi


avec les responsables de la CGTM-FSM, de I'UNSAet du MIM.
S'agissant de la situation economique et social, nos cama-
rades ont insisted sur la gravity de la crise que traverse actuel-
lement le pays.

Un pays au bora 6u gouffre.
A I'occasion de plusieurs entretiens, les camarades ont expose
les multiples aspects de la crise qui frappe notre pays. Une
crise structurelle qui s'explique par le poids de I'heritage colo-
nial qui a profondement model notre economic et notre so-
ciete, par I'echec de toutes les strategies de developpement
concues depuis Paris, par le marasme du tourism et par la
perversion de la defiscalisation.
Laccent a 6te mis sur la fragility des activities de production
existantes telle la banane menacee par la liberalisation du
march europeen et des quelques industries locales confron-
tees a'la concurrence des importations.
De meme, ils ont attire son attention sur le detournement des
terres agricoles avec I'implantation de centrales photovol-
taTques stimulee par les effects pervers de la defiscalisation et
sur I'impuissance des elus a intervenir dans ce domaine
comme dans bien d'autres pourtant vitaux pour le pays.


I 19a mf i21rSuIrr n'20 -i Pg


I~rl~






http://wwwioural-iustice-martinique. com


[w V I -,VU P^k


Au course des changes, les camarades ont insisted sur la pro-
fondeur de la crise social caracterisee par la cherte du coOt
de la vie, par un ch6mage endemique et structure qui, offi-
ciellement touche 25 % de la population active, soit 41.600 per-
sonnes mais qui, en reality atteint environ 52.000, compete tenu
du nombre eleven de "chi6meurs dicourags". Ils I'ont egalement
sensibilise sur I'ampleur du drame que vit notre jeunesse don't
62% sont sans emploi.et sur I'explosion de la pauvrete qui
touche plus de 70.000 de nos compatriotes.
Jean-Louis Le Moing a pu prendre la measure des dangers qui
menacent I'existence meme du people martiniquais a cause du
vieillissement accelere de la population et du genocide par
substitution. Au course des changes, la Secretaire de 'UNSA a
fait le point sur le malaise dans le secteur de I'Education avec
notamment I'arrivee massive d'enseignants metropolitains en
surnombre dans I'academie, alors que nombre de dipl6mes
martiniquais qui ont vocation a entrer dans I'enseignement res-
tent sur le carreau.
Elle a evoque la situation des candidates originaires de I'Outre-
mer, souvent defavorises lors des concours organisms en
France a cause de leur origine ethnique ainsi que les difficulties
d'inscription de nos etu-
diants en medecine dans
les faculties de France. Et
de reclamer pour le recrute-
ment des enseignants I'or-
ganisation de concours
propres a I'academie pour
augmenter les chances de H
nos candidates.
La question de I'identite, de
la personnalite et de la cul-
ture martiniquaises refou-
lees en depit des
operations doudouistes
type "annie des outre-mers"
dans le system actuel a
ete soulignee.
Les responsables du PCM De G a D: Fernand Papaya, Jea


ont tire la sonnette d'alarme
sur les risques d'une nouvelle explosion social bien plus vio-
lente que celle de fevrier-mars 2009 en raison de I'attitude re-
vancharde du patronat dans les negociations salariales et de
I'urgence A deverrouiller la society martiniquaise par des re-
formes en profondeur avec notamment I'instauration d'un veri-
table pouvoir martiniquais.
Ainsi, ils ont insisted pour que le PCF intervienne a tous les ni-
veaux pour la mise en place de measures immediates en faveur
de I'emploi, de la lutte centre la vie chore, du relevement des
bas salaires pour tenir compete du coOt reel de la vie, de la re-
lance du logement social et d'une politique volontariste de for-
mation et d'emploi prioritaire des jeunes martiniquais dans la
perspective des departs massifs a la retraite. De meme ont-ils
plaid pour la regionaliser les concours de I'Education Natio-
nale

Pour un contract renouvelt entire te PCF
et 'Outremer.
Les discussions ont aussi port sur I'analyse de la situation po-
litique du pays. Notre parti a longuement decrit le positionne-
ment ideologique des differentes formations du pays en
distinguant trois blocs. Le premier qui regroupe la droite assi-
milationniste, accroch6e au droit commun et qui continue a
mener champagne centre la timide evolution institutionnelle. Le


n-LO


second bloc qui rassemble le neo-PPM et ses allies engages
dans une strategic de conquete de tous les pouvoirs et qui
manoeuvre pour renvoyer a 2014 la mise en place de la col-
lectivite unique. Le troisieme 6tant constitute des v6ritables par-
tisans de I'autonomie (MIM, RDM, Palima, PCM, CNCP,
Modemas, Objectif 74) et qui milite pour la mise en place au
plus tard fin 2012 de la collectivite unique.
Notre Parti a explique les raisons du rejet de I'article 74 lors de
la consultation du 10 janvier 2010. Un rejet qui s'explique
d'abord par I'empressement du gouvernement a organiser la
consultation sous pretexte de sortir le pays de I'incertitude juri-
dique, laissant peu de temps a une veritable champagne d'ex-
plications. Mais surtout par la honteuse champagne de peur et
de confusion autour de la fameuse "troisime voie" et sur la
perte des acquis sociaux menee par le neo PPM et ses allies
socialists en cas de passage a I'article 74.
Au moment oO la loi sur 'revolution institutionnelle est en debat
devant le Parlement, le Parti Communiste Martiniquais a invite
le PCF a ne pas s'inscrire dans le clivage classique de la poli-
tique francaise d'opposition a Nicolas Sarkozy en rejetant la
date de decembre 2012 proposee par le gouvernement, mais
de tenir d'abord compete des
realites de la politique mar-
tiniquaise et de la njcessite
de mettre le plus rapide-
ment en place la nouvelle
collectivite. Par centre, il a
snrappele son opposition a la
d prime exorbitant de 20 %
Sre is. qui 6craserait les minorities
ainsi que le decoupage de
la Martinique en 9 sections
defendues par le PPM.
Lors de la rencontre avec
I'envoye du PCF, les deux
representants du MIM, Da-
niel Marie-Sainte et Vincent
Duville ont delivre une ana-
ouis Le Moing et Georges Erichot lyse identique de la situation
du pays et des enjeux du
debat actuel. S'agissant des presidentielles a venir, Jean-Louis
Le Moing a informed les responsables du PCM de la decision de
son parti de ne pas exclure de soutenir la candidature de Jean-
Luc MBlenchon du Parti de Gauche. Les communists martini-
quais ont condition leur soutien a ce candidate ; la prise en
compete dans son programme de leurs revendications, l savoii
la reconnaissance du people martiniquais, le droit A I'autonomie
au sein de la Republique frangaise et la garantie des acquis so-
ciaux en cas de changement de statut, afin de mettre un terme
t I'odieux chantage qui empoisonne la vie politique martini-
quaise
Ce qui suppose I'abandon de la vision centralisatrice encore
tres vivace chez certain hommes de gauche et mime au sein
du PCF. La mutation n'est pas un obstacle insurmountable. Les
communists martiniquais la souhaitent
Car dans la longue et difficile march vers la responsabilite les
forces de progrbs ont aussi besoin de I'appui des parties fran-
gais qui ont toujours soutenu les' luttes des peuples colonists.
Les Martiniquais font parties de ceux-la, meme si, juridiquement
ils sont considers comme Francais. Le Parti Communiste
Martiniquais et I'ensemble des forces de progres attendent des
communists frangais un soutien sans 6quivoque dans leur
combat pour la responsabilite et le developpement veritable.
G.E.


I e 'smm~v:






http://www.ioural-iustice-martinique.com


rI I"I


Collectivite Unique : Reftexe assimitationniste

Le Senat favorable a 2014 et a la prime majoritaire be 9 elus


Le jeudi 12 Mai, le Senat durant seulement une dizaine
d'heures s'est penche sur le texte de la loi organique
et celui de la loi ordinaire portant sur la creation de la
Collectivite unique de Guyane et de Martinique. Si le
texte amended par la commission des lois et par les se-
nateurs a ete adopted, on retiendra que les deux sena-
teurs guyanais, Georges Patient et Jean-Etienne
Antoinette, se sont abstenus, de meme que Claude
Lise senateur de Martinique. Le PCF adopted une "abs-
tention vigilante" (Odette Terrade)
Parmi les modifications apportees au texte de loi ordi-
naire, on note qu'il faudra dire desormais "La coffecti-
vitE territorial de dMartinique", laquelle "succede au
department de Martinique et a la region de Martinique
dans tous eurs droits et obligations".
En vue de la creation de la collectivite territorial de
Guyane et de la collectivite territorial de Martinique, le
Gouvernement est autorise, dans les conditions prevues a I'ar-
ticle 38 de la Constitution et dans les dix-huit mois suivant la
publication de la present loi, a prendre toute measure de na-
ture legislative propre: 1) A determiner les regles budgetaires,
financieres et comptables applicables a ces collectivites;
2) A assurer le transfer des personnel, des biens et des fi-
nances de la region et du department & ces collectivites.
S'agissant de la date de mise en place, les s6nateurs ont
adopted que "la premiere election des conseilers al CAssemb6fe de
[Martinique a lieu [] au plus tarden mars 2014, a une datefitxe
par dicret ".
Lesprit assimilationniste, centralisateur et jacobin a prevalu A
droite et au PS.
Les deputies seront amenes a la mi-juin & examiner les deux
textes avant la navette parlementaire.
C.B

Extrait be 'intervention be Marie Luce Pencharb, mi-
nistre aupris 6u ministry be 'interieur, be 'outre-mer,
bes collectivit6s territoriates et be 'immigration,
charge be 'outre-mer
"(...) Chaque collectivite sera dotee d'une assemble, mais la
structuration de I'ex6cutif sera different : module r gional pour
la Guyane, module inspire de celui de la Corse pour la Marti-
nique. (...). II faudra cependant tout faire pour rester au plus
pres du droit commun, dans le respect du choix exprime par
les electeurs. Les nouvelles collectivites exerceront les com-
petences additionnees de la region et du department. Elles
percevront les memes imp6ts locaux, taxes et dotations de
I'8tat qu'aujourd'hui. Le project de loi organique simplifie la pro-
cedure d'habilitation. (...) II ne s'agit pas de transferer definiti-
vement des competences mais de regler ponctuellement des
problems. -...) Sur le mode de scrutiny -proportionnel de liste J
deux tours 6 la plus forte moyenne-, nous sommes d'accord.
Je propose seulement de retablir une prime majoritaire de 20 %
des sieges a pourvoir (..) Reste la question de la date de la
premiere election des conseillers des assemblies des nou-
velles collectivites. Pourle Gouvernement, la creation de celles-
ci ne n6cessite pas la fusion prealable des patrimoines et des
personnel des conseils regionaux et generaux. Les nouvelles


Le jacobinisme n'est pas mort.
collectivites se substituent simplement aux actuelles; elles se-
ront les seules legitimes 0 organizer la fusion dans de bonnes
conditions. II s'agit d'un choix politique. Le Gouvernement doit
etre pret 6 organiser des elections des 2012, mais n'est pas
hostile a la proposition de la commission, qui en fixe la date au
plus tard en mars 2014. (...) J'en viens a I'article 9 et au pou-
voir de substitution du prefet. C'est un mecanisme a la fois dis-
suasif et incitatif : lorsqu'une collectivite neglige de prendre les
measures relevant de sa competence necessaires la sauve-
garde de la sante publique, de la security publique ou de I'en-
vironnement, le representant de I'8tat pourra prendre 0 sa place
les measures appelees par I'urgence. II n'y a pas d'atteinte a la
libre administration des collectivites territoriales".

Extraits 6u biscours be Christian Cointat (UMP),
be lt commission bes lois
"(..) Notre mission d'information a rencontre les elus de ces
collectivites, qui sont bien conscients que la collectivite unique
n'est en aucun cas une solution miracle mais un instrument ins-
titutionnel au service du developpement cultural et economique.
Ce n'est pas un nouveau statut au sens de I'article 74, pas da-
vantage de I'application d'un article 73 "plus", qui permettrait
de contourner la volonte exprimee le 10 janvier 2010 par les
electeurs : il n'y aura aucun transfer nouveau de competences
vers les collectivites. (...)
La denomination de "collectivitd" de Guyane et de Martinique
etait ambigue -car elle a ete retenue pour I'article 74; faute de
mieux, la commission a opted pour "colfectivitj territoriale,
comme pour la Corse; elle a aussi prefer le terme de "conseil-
fer" & celui de "mem6re" de I'assemblee ou, pour la Martinique,
du conseil executif.
(...)Nous avons 6galement souhaite prevoir explicitement la
possibility de reunir le congros des elus dits departementaux
et regionaux dans les futures collectivites unique. On ne sau-
rait en effet projuger de futures Ovolitions institutionnelles.
(...) Votre commission a tenu a s'inscrire dans le calendrier
electoral de droit commun pour eviter un delitement de la Re-
publique, en laissant une marge de manoeuvre au Gouverne-
ment. Elle a subordonne I'intervention substitutive du prefet 6
un constat de carence de I'autorite locale apres epuisement des
mises en demeure".


I^ ^ I i 2 O c'.juiticn' 20-Pag






http://www.ioural-iustice-martinique.com


[ OIIEE' o


Intervention be Jean-itienne Antoinette
(ap PS) senateur be Guyane
"(..) L'esclavage a 6et aboli en 1848 ; nous avons eu la de-
partementalisation en 1946, puis la regionalisation de 1982.
L'histoire institutionnelle de I'outre-mer connaft une nouvelle
tape mais constitutionnellement parlant, rien ne change. On
est passe de "['assimilation ligisfative" a I'identite -mais le pou-
voir renforce du prefet n'existe nulle part ailleurs... Pas question
de renoncer a son pouvoir.. C'est le Gouvernement qui a de-
fini le statut des collectivites. Sans doute repare-t-on I'erreur de
1982, mais on ne regle rien en matiere de lutte centre la pwo-
fitasyon et les marges excessive, et pour le developpement
economique, la sante, I'education. La response estpurement ad-
ministrative. La fusion des deux collectivites change la donne
en matiere de governance. L'enchevetrement des compe-
tences donnait le beau role a I'Etat; desormais, les responsa-
bles locaux ne pourront plus se cacher les uns derriere les
autres. La question de la governance est primordiale. L'exe-
cutif devra rendre des comptes B I'assembl6e (...).
(.)Apres les deux consultations de janvier 2010, je ne peux
voter centre ce texte, mais pas non plus voter pour.
Pour la Guyane, nous passons a cet6 d'une avancee d6mo-
cratique".

Serge Larcher (ap PS), senateur be Martinique
"(...) La commission
am6liore consid6ra-
blement le texte du
Gouvernement sur
la question des ha-
bilitations, notam-
ment en 6tendant
leur dur6e. Cr6er
des collectivites
nouvelles n6cessite
un travail colossal. II
faut veiller 6 I'alloca-
tion des moyens hu-
S .d mains... Une mise
en place en 2014,
Serge Larchef s'est prononc6 pour le texte voila qui paraft de
bon sens. (.)
Se pose aussi la question des moyens. L'Etat devra attribuer
une dotation exceptionnelle pour la mise en place de la collec-
tivite unique. La quality des travaux de la mission tripartite sera
d6terminante. J'espBre que les repr6sentants de I'8tat auront
ordre de se servir de leur imagination plutat que de leur calcu-
latrice (Sourires)


Ce don't nous traitons ici n'est pas seulement la Guyane et la
Martinique, c'est I'avenir des territoires, c'est la fagon de sortir
du millefeuille administratif sans renoncer au niveau de service
public offert a nos concitoyens, de simplifier sans denaturer.
Nous traitons en r6alitO d'un des visages futurs possibles de la
reforme territorial.
(...) Assez d'histoires tristes ; nous sommes prets a affronter
I'avenir Nous avons voulu cette evolution, qui r6sulte d'une
large concertation. Notre satisfaction n'est pas total ; nous
avons amended le texte sur certain points, pas sur d'autres,
malheureusement. Nous y reviendrons. Mais ce texte demeure
une formidable avancee : je le voterai".

M. Bernara Frimat socialistte, be la commission oes lois
"L'article 9 a ete regu comme une gifle, une humiliation. Tous les
elus locaux y ont vu le retour du gouverneur.
Et si nous parlions de developpement 6conomique et social ?
Ma crainte est que le debat qui a 6te lance ne provoque une gi-
gantesque disillusion. On a cree un espoir. Si une vision stric-
tement institutionnelle, tatillonne et chagrine, venait a primer,
elle sera source de deception. Une institution est une opportu-
nit6, pas une solution miracle. Au Gouvernement de creer les
conditions du developpement economique et social".

Claube Lise, senateur be la Martinique (ap PS)
"Je veux dire ma deception.
D'abord sur le deroulement de nos debats, trop rapides. En-
suite, sur la conception retenue de la collectivit6 unique : en
concentrant les pouvoirs dans les mains d'un part, on fait pri-
mer I'efficacit6 sur la d6mocratie. Mais il n'y a pas de develop-
pement economique sans democratic Trop de parties seront
exclus. En Martinique, I'opposition est 6crasee On va a la ca-
tastrophe : je vous mets en garde.
Deception aussi sur la question de la date. S'il y a un change-
ment demain la tete de I'8tat, qui nous garantit que la mise en
oeuvre pourra intervenir des 2012, comme le president de la
Republique s'y est engage ?
Apres avoir bouscule les electeurs, on fait comme si on avait
tout le temps pour mettre en oeuvre le nouveau system, qui
doit etre plus efficace Pourquoi cette volont6 de reporterla fu-
sion au-del6 de 2012 ? Je ne crois pas qu'il faille trois ans pour
organiser les resources humaines.
Aujourd'hui, on recrute dans les deux assemblies: on cree des
difficulties pour I'avenir.
Je ne peux voter ce texte en 1'etat. J'espBre que I'Assembl6e
national prendra, elle, le temps d'ecouter des arguments qui
ont 6te bien vite balayes ici. Aujourd'hui, je m'abstiendrai".


Extraits be 'intervention bu senateur Claube Lise sur le project be Loi

relatif aux cotlectivites territoriates be Guyane et be Martinique

"(...) II s'agit, en effet, d'un texte qui vise a ameliorer leur ar- pour cela elabore un texte instituant, dans chacun de ces de-
chitecture institutionnelle afin de permettre aux elus guyanais et partements, une assemblee unique.
martiniquais d'exercer, avec beaucoup plus d'efficacitequ'ac- Ce texte, adopted par le Parlement, fut malheureusement cen-
tuellement, leurs responsabilites dans la mise en oeuvre des sure par une decision du Conseil constitutionnel, don't le pro-
politiques publiques. fesseur Frangois Luchaire devait declarer qu'elle etait "Tune de
(...) Ce texte repond, il faut avoir le courage de I'admettrd, g la celTes fspfus discuties depuis za creation du Conseif.
necessity de reparer une erreur fondamentale commise en
1982, lorsque I'on voulut appliquer aux DOM la loi creant les
collectivites regionales. Le gouvernement de I'epoque avait


CBBeUTlai21' i e Ie n'20Pale 10,






http://www. ioural-iustice-martinique. com


Region monob4partementate: exemple parfait
6'integrisme jacobin
On crut alors trouver une solution en inventant, pour les DOM,
un cadre institutionnel cense etre plus proche du droit com-
mun: celui de "region monodpartementafe".
On offrit ainsi une parfaite illustration du deni de reality auquel
peut aboutir le jacobinisme lorsqu'il prend la forme d'un inte-
grisme don't les adeptes sont convaincus que les situations par-
ticulieres doivent se couler fut ce au moyen de solutions
artificielles dans les moules du droit commun.
En I'occurrence, puisqu'il n'etait possible ni de regrouper cer-
tains departments d'outre mer ni de diviser chacun d'entre eux
en au moins deux departments, on consider que la solution
etait de career pour eux un system de superposition aboutis-
sant a faire coexister deux collectivites territoriales, avec leurs
assemblies respective, sur un meme territoire !(...)
(...) Le system de region monodepartementale aggrave, en
effet, tries nettement les phenomenes d'enchevetrement de
competences. II favorite
la creation, dans I'une et
I'autre collectivits, de ser-
vices aux missions sensi-
blement identiques. II
incite les demandeurs
d'aides et de subventions
a mettre en concurrence
les deux collectivitis. III
pousse a multiplier les fi-
nancements croises. Tout
cela ne pouvant 6videm-
ment que diminuer I'effica-
cite des politiques
publiques locales, favori-
ser les gaspillages d'ar-
gent public, mais aussi
reduire la lisibilite des ins- Claude Lise a bataill fei
titutions pour les citoyens.
Depuis pres de trente ans, ce cadre institutionnel aberrant n'a
cesse d'etre I'objet de critiques.
Pourtant, force est de constater qu'il n'y a qu'une dizaine d'an-
nees que ces critiques ont fini par trouver un echo favorable
aupres de couches suffisamment large de la classes politique
frangaise ainsi que de la haute administration.
II faut se feliciter, a cet regard, de la veritable revolution culturelle
qui s'est operee dans les rangs de la droite. J'ai, en effet, la
conviction que rares sont ceux qui, a droite, pourraient repren-
dre aujourd'hui a leur compete les discours enflammes d'un
FOYER ou d'un DEBRE jetant I'anatheme sur les partisans de
la moindre adaptation du droit commun.
Cette revolution culturelle a incontestablement facility la re-
ecriture de I'article 73 de la Constitution, lors de la reform
constitutionnelle de 2003(...).
(...)II s'agit desormais de mettre en oeuvre concretement le
choix democratiquement opere par les Guyanais et les Marti-
niquais(...)

Rien ne s'oppose a La mise en place en 2012
(...) S'agissant maintenant de la date de mise en place de la
collectivite unique, je regrette vraiment la position adoptee par
la commission des lois. En effet, comment expliquer aux ci-
toyens qui ont ete consults en janvier 2010, dans des condi-
tions de precipitation que j'avais denoncees a I'6poque, et dans
une periode vraiment peu propice au debat politique, que plus
rien ne press, qu'on peut attendre tranquillement 2014 pour


rme


mettre en place le cadre institutionnel pour lequel ils ont opted ?
Si ce cadre peut permettre a leurs elus d'etre plus efficaces
dans la conduite des politiques publiques locales, n'y a t-il pas,
au contraire, urgence a le mettre en place alors que la situa-
tion economique et social se degrade et que les collectivites
territoriales doivent intervenir davantage avec des resources
qui diminuent ?
Oui, mais disent certain, le processus d'unification des
moyens humans et materiels du department et de la region
est tries complique, n6cessite des etudes confines a des ex-
perts et demand done du temps.
Je veux bien Mais personnel ne me fera croire que I'on est face
a un processus plus complique que celui qui, au moment de la
grande r6forme de la decentralisation, a profondement trans-
forme les collectivites departementales auxquelles I'Etat a
transfer, en quelques mois, d'importants blocs de compe-
tences et un tres grand nombre d'agents.
Un autre argument avance : 2014 permettrait d'obtenir la
concomitance entire les elections aux assemblies de Marti-
nique et de Guyane et
..I celle des conseillers terri-
toriaux.
t .. Mais cette concomitance,
Ssi on y tient, peut etre rea-
lisee ulterieurement
comme cela a ete le cas
pour les assemblies re-
gionales des DOM qui ont
precede de trois ans celle
S. de I'Hexagone.
En reality, rien ne s'op-
pose vraiment a la mise
en place des deux collec-
t '" tivites unique en 2012,
en dehors, evidemment,
de ce qui releverait de
pour am6liorer le project strategies purement politi-
ciennes.
En revanche, je tiens a souligner que plus il s'ecoulera de
temps avant cette mise en place, plus on verra s'exacerber
chez les agents des deux collectivites le sentiment d'etre
confronts a un avenir incertain et s'installer un climate de
sourde inquietude, forcement prejudiciable a un bon fonction-
nement du service public. On risque 6galement de voir se pour-
suivre des recrutements et meme se creer des services
concurrents.
J'ajoute enfin qu'il est urgent de fournir aux acteurs econo-
miques un cadre institutionnel stabilise et lisible.
Je suis donc evidemment pour un retour a la redaction initial
fixant la date de premiere election des conseillers a I'Assem-
blee de Martinique au plus tard au 31 decembre 2012.

Non & La concentration bes pouvoirs en une seule main
J'en viens enfin a un point que je consider egalement comme
particulierement important, car il va conditioner non seulement
le fonctionnement democratique de I'assemblee de Martinique,
mais, au-dela, croyez-moi, I'avenir meme de la democratic a la
Martinique. Je veux parler du niveau de la prime qui est prevue
pour la liste arrive en tete.
Comme une majority de Martiniquais, je consider qu'une
prime majoritaire de 9 sieges est tout a fait excessive. Et je ne
comprends pas que les collogues de la commission des lois
aient pu considered qu'elle I'etait mdins que la prime de 20%
prevue dans le project gouvernemental.
Passer de 11 a 9 sieges n'attenuera pas les consequences pre-


~ J~cra~~r~~C~l~'~Li I


Il POLITQE






http://www ioural-iustice-martinique. com


visible. Une formation politique disposera ainsi dans I'Assem-
blee d'une majority ecrasante, a laquelle viendront encore
s'ajouter 9 elus'd'un executif forcement issu de la majority.
On se trouvera dans une situation analogue a celle qu'offre le
Conseil regional de la Martinique oi, dans une assemblee de
41 membres, un group majoritaire avec 48,32% des suffrages
detient 26 sieges ; le premier group d'opposition n'en dete-
nant que 12 avec plus de 41% des suffrages et I'autre 3 sieges
avec 11% des suffrages.
Eh bien, mes chers colleagues, je ne souhaite vraiment pas que
les affaires de la Martinique soient demain gerees par une as-
semblee unique concue sur ce module. Je ne souhaite pas
qu'au sein de cette assemblee, I'opposition soit reduite a la por-
tion congrue et que meme des formations politiques impor-
tantes soient marginalisees.
II est possible qu'ailleurs, dans des regions de France ou des
collectivites d'outre mer, a I'histoire et a la culture differentes,
I'on estime devoir rechercher la stability au detriment de I'exi-
gence democratique. En Martinique, je crois pouvoir affirmer
qu'il en va tout autrement.
On y a tout particulierement besoin d'espaces democratiques


de debat. Concentrer des pouvoirs locaux dans une seule main
aboutira, a coup sir, a des catastrophes, je vous le dis avec
beaucoup de gravity, car c'est alors dans la rue que s'expri-
meront les courants d'opinion museles.
Nous devons d'autant plus eviter cela que les examples ne
manquent pas de mandatures d'assemblees martiniquaises
parfaitement reussies sans majority important, a commencer
par celle de la premiere assemblee regional presidee par Aime
Cesaire avec une seule voix de majority.
Cela m'amene a conclure sur ce qui se veut un appel pressant:
mes chers colleagues, ne nous obstinons pas a vouloir traiter
des realities diff6rentes de manibre uniform Et, par ailleurs,
n'oublions pas que sans democratic veritable il n'y a jamais de
developpement reussi.
Pour que les deux collectivites unique que nous voulons met-
tre en place puissent contribuer a I'efficacite des politiques pu-
bliques de developpement local, faisons en sorte qu'elles soient
conques en tenant compete de la situation particuliere de chacun
des deux territoires concerns et, par-dessus tout, a la soif de
democratic de leurs peuples."
(11/05/2011)


P' I


Quanb L'Express scrute les societies bes pays bits "DOM"


Lhebdomadaire francais L'Express a public
recemment un dossier special de 24 pages
intitule : "Oi vwit-on e mieudans ,es DO1M ?"
(n" 3 120 du 20 au 26 avril 2011). Le journal
present ce qu'il appelle un "palmarks des
DO9%"sur "feurs atouts, leursfai6sesses et eurs
solutionss". II s'agit de la rendition d'un dos-
sier du meme type paru en 2006 auquel ont
collabor6 cette fois pour la Martinique BJa-
trice Vandevoorde bien connue pour offi- .
cier a RCI et pour la Guadeloupe Herve
Pedurand, etc. Des articles de ces corres-
pondants locaux analysent un aspect de
chacune de ces societies. Guadeloupe : la
question de I'autosuffisance. Martinique :
les difficulties du tourism. La Reunion : le
sentiment d'ins6curite. Guyane: la fragile
valeur ajout6e de la jeunesse.
Le dossier present des donnees comparatives entire la Gua-
deloupe, la Martinique, la Guyane, la Reunion et la "m'tropole",
disons la France, dans les douze domaines suivants: descrip-
tion global (demographie, PIB par habitant, etc), commerce
de proximity, dynamisme 6conomique, education, environne-
ment, 6tat de sante, logement, offre de soins, richesse, security,
tourism, solidarity. Des classements dans ces domaines sont
attributes a chaque pays a partir d'un total de 50 criteres. Utile
pour se rappeler quelques reperes de nos societies.
Ainsi la Martinique, selon cette methode, aurait les scores sui-
vants :
- Commerce de proximity: 2eme;
- Dynamisme economique: 3eme;
- Education : 26me ;
- Environnement: 46me;
- Etat de sante: 2eme;
- Logement: 3eme ;
- Offre de soins: 3eme;
- Richesse des habitants : ler ex aequo avec la Reunion ;
- Security : 26me ;


On s'eloigne toujours un peu plus de I'autosuffisance


- Solidarit : ler ex aequo;
- Tourisme: 26me;

Marie-Luce Pencharb: aucune teSon be La cruise sociate
be fvrier-mars 2009
Le dossier debute par une interview de Marie-Luce Penchard,
la ministry des DOM, sur la situation "de wans aprFs Ia cruise so-
ciae qui a touchik esAntiffes"
A propos des carts des prix entire les DOM et la France "tou-
jours aussi ievis" on retiendra qu'elle declare que "ce n'estpas
rCtat quifixe esprixmais ab oi e C offre et de la demand ". Et
elle s'en remet au "r6de rigufateur"du consommateur. Et aussi
a plus de concurrence grace par example a I'arrivee de Leclerc
en Martinique. La Ministre ne sait sans doute pas que Lancry-
Leclerc est en redressement judiciaire... Decidement elle n'a
tire aucune lecon de la crise social qui s'est manifestee aux
Antilles et dans I'ensemble des DOM debut 2009 avec comme
detonateur la question de la vie chere. Elle en reste au dogme


S^^BI i I


------ ----~~ ----


"OUt/eVE J






http://www.journal-iustice-martinique.cor


neoliberal de la liberty des prix et de la libre concurrence.
Sur la question de la Collectivite unique en Guyane et en Mar-
tinique, Marie-Luce Penchard assure que "le 31 dicem6re 2012
auplus tard, la Martinique et fa Guyane disposeront de feurpro-
pre colectivite unique.
Interrog6e par L'Express sur la possible remise en question du
"sursalaire desfonctionnaires, stigmatise, notamment par fes ac-
teurs iconomiques ultramarins quiy voient une dlsta6ilisation du
march du travaif', elle commence par reliever que la question
n'a pas ete soulevee par le gouvernement, mais par les elus,
puis par le monde economique. Elle repond prudemment :
"Pour nous ce n'est pas un sujet tabou, mats on ne peut pas tout
a6border defront forsqu'on a en responsabiite des territoires ausSi
fragiles, avec des marches etroits et don't /'conomie est a cc point
soutenue. Les Antifes ont traverse une fourde crise en 2009. Ce
n'est pas au moment oi Con s'en remet qu'ilconvient d'aborder ce
dossier, surtout dans un cimat aussipassionnel La question du
sursafaire nest donc pas une priority". En clair, pas maintenant
mais plus tard.
A propos de la demographie, le dossier note que la crois-
sance de la population
en Guadeloupe et en
Martinique est moins .
rapide qu'en France,


que le solde migratoire
est "fai6bement niga-
tif'a cause du depart
des jeunes (emigration
superieure a I'immi-
gration), que les ca-
dres sont deux fois
moins nombreux et
que le PIB par habitant
est encore inferieur
d'un tiers en Marti-
nique, department ul-
tramarin dit "fe plus
rice" qu'en France


commence depuis plusieurs annees (2 005) et exprime une
crise systemique. La Martinique, en outre, est le seul DOM oi
le taux de chomage a progress entire 2002 et 2009, soit
+ 4,8 % pour le taux de chOmage (+ 5,8 % en France en raison
de la crise). Le taux de couverture des importations par les ex-
portations s'est degrade partout depuis 2006 (Martinique
13,3 %). Ce qui fait dire & L'Express: "on s'joigne toujours un
peu plus de Cautosuffisance". Et alors ?
*En matiere d'6ducation le taux de reussite au bac s'ameliore
dans les quatre DOM. A noter que le taux de r6ussite est de
80 % en Martinique (88 % en France).
*Au sujet de I'environnement, il est mentionne la density de
la population, la quality de I'air, la part important des voitures
dans le trajet domicile travail, le nombre de sites Seveso.
Mais la question posee par la pollution du chloredecone n'est
pas.abordee. La Martinique est bon dernier, en particulier en
raison de la part de 79,2 % de voitures dans les deplacements
domicile -travail qui est la plus forte des Dom et de France
(69,9 %). Notre pays est aussi affected par la plus forte density
de population (352,6 habitants au krr?).
*Concernant I'etat de sante, si I'esperance de vie s'est ame-
lioree dans les Dom entire 2003 et 2007 (de 2,5 ans en Marti-
nique), par centre, le
taux de mortality in-
fantile est superieur
partout a la France :
S_. 8,8 deces d'enfants b
moins d'un an pour
1000 enfants nes vi-


Tourisme : la morosit6 pr6vaut


(19 160 euros centre
29 571 euros). C'est en Martinique que le nombre de plus de
60 ans est le plus eleven (18,6 % en 2011) et qu'il y a le plus de
retraites (21,3 %). L'Express ne fait pas etat de la derniere
etude prospective de I'lnsee qui montre un vieillissement ac-
celere de la Martinique a I'horizon 2040 et que I'existence
meme du people martiniquais est menacee (cf Justice no 4 du
27 janvier 2001 et INSEE-Premiers resultats no 1-janvier 2011).
Bien entendu, la question de la poursuite du "genocideparsu6s-
titution" n'est pas abord6e.

Une crise economique qui tombe bu ciel ?
*Le dynamisme 6conomique est mesure par la croissance du
PIB (Produit Interieur Brut = richesse global) entire 2008 et
2009, I'evolution du taux de chomage entire 2002 et 2009, le
taux de couverture des changes exterieurs en 2008 et les
creations d'entreprises en 2009 par rapport aux entreprises
existantes.
A I'exception de la Guyane, les DOM sont en recession en
2009, constate sans plus L'Express. Pourquoi ? Mystere. Pour
la Martinique le recul indiqu6 de la richesse annuelle global
est de 4,2 %. En reality, le chiffre de 'lnsee est de 6,5 %.
L'enquete ne "voit" pas que le grippage de la croissance a


vants en Martinique
(en 2007) centre 3,7
en France.
*Le logement serait
un "atout cachi des
CDOW9", en croire
L'Express. Le maga-
zine estime que les
scores des DOM sont
"fatteurs" par rapport
a la France. en ce qui
concern la part des
maisons individuelles,


celle des logements recents, ainsi que la taille et I'hygiene.
*A propos de I'offre de soins, les maternites ne manquent
pas mais ia psychiatric est "malbftie" et "Coffre en matitre chi-
rurgicae et midicafe est encore limitie". En Martinique, le nom-
bre de generalistes est de 83 pour 100 000 habitants centre 93
en Guadeloupe et 110 en France et le nombre de specialists
est de 48 centre 68 en Guadeloupe et 67 en France toujours
pour 100 000 habitants. La density locale d'equipements hos-
pitaliers et de praticiens reste globalement inferieure a celle de
la France. La crise financibre des h6pitaux n'est pas mention-
nee.

Une situation sociate 6graboe
*L'Express reconnalt que du c6t6 de la richesse des habi-
tants, les Dom sont en moins bonne posture que la France :
ch6meurs et precaires deux a trois fois plus nombreux et a
peine un foyer sur quatre est imposable centre un sur deux en
France. Le revenue moyen par habitant en 2006, par example,
est de 13 251 euros en Martinique centre 18 608 euros en
France. Quant a la precarite mesuree par la part d'allocataires
du RMI au 31/12/2008 dans la population elle est etendue: 7,4
% de la population en Martinique, 7,2 % en Guadeloupe, 5,2 %


t IIy^nTFBC n -1I


P0551EP I


r' :jt






,t
en Guyane, 8,3 % a La Reunion contre 1,8 % en France. L'ac-
croissement du taux de pauvret6 et du degr6 des inegalites so-
ciales depuis dix ans n'est pas mentionne.
*Au chapitre de la security, il est note que pour les atteintes
aux biens sont moin eleves dans DOM qu'en France. Par
contre, les atteintes aux personnel sont singulierement ele-
vees, particulierement en Guadeloupe, en Guyane et en Marti-
nique. Par example: 12,8 faits et delits constituent des atteintes
a I'integrite physique en Martinique en 2009 pour 1 000 habi-
tants, 15,4 pour 1 000 en Guadeloupe, 14,4 en Guyane, contre
7,5 en France. Et surtout la progression est fulgurante en Gua-
deloupe et en Martinique en huit ans 2001/2009: + 67,3 % en
Guadeloupe, + 62 % en Martinique au lieu de + 23,6 % en
France On comprend que le sentiment d'insecurite ait consi-
derablement augmented .ces dernieres annees.
Une expression incontestable de la crise societale aux Antilles
qui renvoie a la crise du system n6ocolonial departemental
lui-meme.
*Question tourism, I'Express relieve que la morosite prevaut
toujours dans les milieux touristiques. La Guadeloupe est clas-
see numero un en raison du nombre de passagers a I'aeroport,
du nombre de chambres d'h6tels et de chambres d'h6tels 4
etoiles. L'Express, d6sabuse, estime que "incapa6es de concur-
rencer, sur e terrain des prbd'ambitieuses voisines come la Ri-
pu6fique dominicaine, fesAntillesfranfaises cferclent toujours la
recette miracle pour attirer fes tourists occidentauw". C'est une
donnee incontournable. Un article est consacre aux difficulties
du tourism en Martinique et aux efforts pour le redynamiser.
*Enfin dans le domaine de la solidarity, les auteurs du dos-
sier jugent que les Dom sont "boin detre ridicules", notamment
en matiere de part de logements sociaux dans le total (Marti-


http://www. oural-iustice-martinique. com


nique : 15,7 % contre 18,1 % en Guadeloupe et 16,5 % en
France) et d'accueil de creches. Par contre, les "retards" sont
"plus important" pour les maisons de retraites (46,9 lits pour 1
000 personnel agees en Martinique contre 121,4 lits pour 1
000 personnel Agees en France) et I'aide social a I'enfance ou
aux handicaps. En Martinique, le taux d'equipement en
creches pour 1 000 enfants nes au course des trois dernieres
annees est toutefois de 149 contre 115 en France et 118 en
Guadeloupe. S'agissant des personnel agees, la Martinique
est devant un probl6me de society majeur.
Le verdict de I'enqu6te est que "guadefoupe, Martinique,
Guyane et R'union suivent ginerafement es memes tendances que
ce/Tes observes en metropoe. (Parfois avec un temps de retard edu-
cation, santd), souvent defaconplus marquee (d6mographie, sicu-
riti, environnement)" Comme cela, est evacue tout
questionnement sur I'6numeration des indicateurs econo-
miques et sociaux catastrophiques des DOM : taux de cho-
mage considerable, precarite, dependance exterieure, tourism
dans I'impasse, insecurity, vieillissement accelere, etc..
L'Express jette un regard "me'tropofitain" et quelque peu as-
similationniste sur les DOM en terms de "retard"de develop-
pement et de "rattrapage". Criteres sans doute instructifs, mais
insuffisants. II ne relie pas entire eux les elements de sa des-
cription. II ignore de ce fait totalement la crise profonde de ces
societies et ses causes deux ans apres le movement social le
plus important de I'histoire de la Guadeloupe et de la Marti-
nique qui en a ete le revelateur. D'autant que c'est le system
neocolonial departemental lui-meme qui est en cause.
Michel Branchi


S & I


Collectivite unique: Resurgence au cute bu 8roit commun"


La droite ultra-assimilationniste n'a pas disparu. Un panel de
revenants a public r6cemment un libelle pour critiquer les pro-
jets de lois organique et ordinaire portant creation de la collec-
tivite unique de Martinique.
La critique essentielle de ces integristes tropicaux du jacobi-
nisme est que ces projects s'eloignent trop du "droit commun"
dans lequel la population martiniquaise a choisi de rester le 10
janvier 2010 en rejetant I'article 74. Ils theorisent la notion de
droit commun comme suit: "Etre soumis au droit commun (re-
gime Fegislatif general regime electoral organizations administra-
tives, compitences...), c'est partager Ces memes vafeurs avec
fensem6f de e a Rpub ique; c'est se soumettre auwcmemes efforts
et refuser de rechercher outrancierement fe cbnfort de situations
particulieres. C'est se dire citoyensfranpais a part entire, active-
ment et passivement". Cela vaut la peine de le lire pour savoir
que cela existe encore.
Ainsi, hormis le "droit commun", pas de possibility de valeurs
communes avec la Republique frangaise, pas de citoyennete
frangaise entire. Incroyable. Meme I'Europe admet des adap-
tations (limitees) de ses dogmes.
Nos chevaliers du droit commun sont contre I'allongement de
la dur6e d'habilitation legislative et reglementaire de 2 ans a 6
ans de la loi organique. IIs argumentent: "Le risque est, a fe-
piration dun certain temps, qu'ejxste sur 6ien des aspects un droit
focalsu6stantiefement different de cefui qui eiste sur fe plan na-
tionalet que Con parvienne par ce iais a uneforme de spicificite


figislative, caracteristique dun article 74". Haro sur toute loi "fo-
cafe ou pays". C'est "reciercher outrancierement Fe comfort de si-
tuations particuieres". L'un des signataires, Georges
Virassamy, Professeur de droit, lors d'un colloque sur la liberty
des prix demandait qu'en raison de l'insularite soit accordee a
la Martinique et autres DOM la possibility de reglementer les
prix. Contradiction quand tu nous tiens...
Le conseil ex6cutif ? C'est une "sorte de gouvernement loca'. Ils
accusent : "(...) De manire pratiquement clandestine, on tente
d'imposer d a Martinique uneforme d'articfe 74 eguise, au me-
pris du vote populaire".
Le regime electoral ? II est critiquable : on a choisi le scrutiny
proportionnel de liste alors qu'en "mitropoke"la reform des col-
lectivites territoriales a decide d'appliquer le scrutiny uninominal
a deus tours qui permet un ancrage territorial de I'elu. II faut
laisser le pays mariner dans une vision eclatee en 34 micro-re-
publiques.
S'agissant de la prime majoritaire, nos zombis formulent une
objection valuable : "Queffesjustifications apporter d cette prime
majoritaire non prvue pour la metropofe, alors qu'eFe est de sur-
croit de nature d accentuer rfigeimonisme dun part ?". A droite
commence-t-on a percevoir le risque d'hegemonie du neo-PPM
et autres Rastignac ?
Les petitionnaires insistent en terminant sur "'importance sym-
6olique etpratique du droit commun"et "attendentpar consequent
des pouvoirspublics une remise d plat desprojets de loi". Pour eux


Jei ,9 M. 2011 l'i. '2-Pae1






http://www. iournal-iustice-martinique. corn


au final "2014, date application au niveau national de 1a loi de
reform des coflectivitis tenitoriafes du 16decembre 2010, feurpa-
rait parfaitement convenir"
Sa ki an Fouance, bon pou Matinik. Epi s6 tout'.
Qui sont ces pretres du culte du "droit commun" comme il a
existed un "c'Cte du cargo" brocarde parAime C6saire, vous de-
mandez-vous ?
En voili la liste: Michel Chalono, Medecin specialiste, ancien
secretaire d6partemental du RPR, Robert Charlery- Adele, Di-
recteur honoraire des services fiscaux, Victor Dordonne, An-
cien adjoint au Maire de Schoelcher Alfred Almont, Jean Maran,
Ancien depute-Maire, ancien representant local de IUDF, Max


Orville, Enseignant, ancien dirigeant du Snes et fondateur de la
succursale locale du Modem de Francois Bayrou, Andre Le-
sueur, Ancien depute, Maire de Riviere-Sale et Conseiller r6-
gional, president des FMP et ancien secretaire d6partemental
du RPR, Roger Lise, Ancien Senateur UDF, Leon-Laurent Va-
lere, Ancien Batonnier, Premier President honoraire de Cour
d'appel, ancien opposant Aim6 Cesaire, Georges Virassamy,
Professeur des Universites, Avocat a la Cour, partisan du deux
fois non les 10 et 24 janvier 2010, appel6 r6gulierement comme
pretendu "consultant et expert" sur les questions institution-
nelles et politiques sur les plateaux de Martinique-Premiere (ex-
RFO).
Michel Branchi


L ,W M k f PEUP.....


lOme anniversary Oe la 10oi Tubirda ddcarant I'esdavage 'crime centre I'humanit#"

Christiane Taubira: "Pour bes politiques publiques be reparations"


Notre confrere
France-Antilles a
public une inter-
view de Christiane
Taubira le 10 mai
2011, jour de la
journee nationale"
de I'esclavage, 10
ans aprbs I'adop-
tion de la loi qui
porte son nom. A
propose de la ques-
tion de la r6para-
tion, elle declare :
"Dans N'dition oni-
ginare quej'avais ri-
digge, ily avait un
Christianne Taubira artice sur fes ropa-
rations. Jeproposais
1a mire en place d'un comiti de personnalitis quai~fiees pour esti-
mer comment on value re prejudice et comment onfait des propo-
sitions de politiques publiques de reparations. Mais depuis re
aebut, je suis absolument claire, iln'est pas question de rpara-
tions par des subventions, des dotationsfinancieres ni d des indi-
vidus, ni a des groups. Mais par centre, des poltiques publiques
quiprennent acte dufait que Fe system escfavagiste a icrasi C'ex-


pression artistique et culturefe, oui Par exempe, des pottiques
pourfaire un effort particufierpour que ces expressions se retrou-
vent, qu'onpuisse rechercher comment e/e s'estfaite d cette Opoque,
et comment on peut fa ricupirer. Dans fe domain iconomique, par
exemple en guyane ou [Etat a accapare les terresjusqu'a 90% du
foncier dans certaines ifes oil Pon se rendcompte que e patrimoine
foncier est rest entire fes mimes mains de gBinrations en ginera-
tions, que Paccds au contr6f des moyens financiers aussi, que fes
actionnaires des banques sont fes memes aussi Ify a des repara-
tions afaire! Et lQ, lEtat doit s'impliquer avec des reforms
agraires, des rachats de terrains. If ne s'agit pas dorganiser la
guerre civie mais de recreerdes conditions d'6galit, de justice et de
promotion social (...)".
Nantes assume sans pathos, diites-vous. Ce n'est pas toujours
le cas des descendants d'esclaves. Comment peut-on d6pas-
ser cela ?
"(...) On ne pourra pas riparer Fe crime, c'est pos, c'est definitif
mais onpeut r6parer certaines consequences a fafois du system es-
clavagiste et de lafafon don't on est sorti de ce systeme puisque es
maitres ont et indemnisis. Cefa a consolidi les injustices (...). Ce-
pendant, je comprends tout afait cette rage. Par moment, moi-
mime, je combats ma propre rage parce qu'on est confronts a des
gens extrimement cyniques, desgens qui, si fa traite et 'escfavage
itaient encore autorisis, res pratiqueraient sans etat d'dme".


Le regard 'A rmand Nicolas: La guerre"humanitaire" bes Imperialistes


Jusqu'a present on connaissait toutes sortes de guerre (agres-
sion, defense, conquete de territoires frontieres, etc, etc...). La
derniere fit plus de 60 millions de victims. Cela ne suffisait pas
aux imp6rialistes americains et europ6ens, qui n'ont jamais di-
gere la perte de leurs empires coloniaux : ils inventent ces
jours-ci la "guerre humanitaire".
Selon eux, il faut faire la guerre pour prot6ger les populations
civiles de n'importe quel pays qui seraient menacees par la re-
pression de leur gouvernement.
Les marchands de canons et autres capitalistes, principaux pro-


fiteurs des guerres, se frottent les mains. Avec ce type de
guerre, on risque d'avoir 2 ou 3 bonese" guerres par an. De
quoi remplir les coffres-forts.
Ces messieurs n'ont a la bouche que: "e respect de a personnel
humaine, fa defense des droits de fliomme, fe progrys de la dimo-
cratie" pour justifier la conquete, le pillage, la domination.
Ainsi faut-il se "dibarrasser" du dictateur de Libye Kadhafi pour
sauver son people Comment proceder: non pas attendre que
le people libyen I'ait decide et realis6 lui-meme (comme cela se


IF Sell FS1, Mai211 -Jitice page


I &


--------- ---- -- -----


Tpli;UAIE






http://www. ournal-iustice-martinique. com


faisait partout jusqu'a present) mais en ecrasant ce people de
fusees, de bombes et de toutes les armes sophistiquees in-
ventees par les marchands de canons.
Ainsi pour le "protiger"on va bombarder la maison oi habite un
des fis de Kadhafi. Resultat 4 morts : le fils de Kadhafi et 3 pe-
tits fils ages de moins de 12 ans (sans doute des terroristss.
Hugo Chavez, president du Venezuela, a demanded a I'ONU de
condamner ce crime odieux.
L'ONU n'a pas bouge.
Et chaque jour s'accumulent les bavures des agresseurs oc-
cidentaux qui violent la resolution de I'ONU : des dizaines de
civils libyens ont perdu la vie grace a la "protection"des fusees
occidentales.
Le conflict continue et s'enlise, car Kadhafi beneficie d'un large
soutien de son people. Les occidentaux ont done decide de
voler I'argent que Kadhafi et I'Etat libyen avaient imprudemment
depose dans leurs banques a I'epoque, pas si lointaine ou tout
le monde "coopirait avec 7adiiafi"au point que certain presi-
dents d'occident se faisaient elire grace A I'argent donned en ca-
deau par I'ami Kadhafi. Avec cet argent vole, les rebelles
pourront acheter des armes aux fabricants de canons d'Occi-
dent. Et le tour est jou : une fois de plus les profiteurs d'occi-
dent vont gagner sur le dos des peuples.
Avis aux imprudents qui placeront I'argent de leur Etat chez des
banquiers rapaces d'occident.
La guerre de Libye est une "saieguerre"pour controler le p6trole
libyen, tenir en laisse et exploiter le people libyen. C'est le peu-
pie libyen qui doit avoir la liberty de choisir ses gouvernants et
non pas les bureaux de Washington, de Paris ou de Londres.
De nombreux pays, comme la Chine, la Russie, I'lnde, le Bre-
sil, le Venezuela, ont deja protested contre I'ingerence des occi-
dentaux dans les affaires de la Libye.
La non-ingerence a toujours ete la regle dans les relations in-
ternationales. Elle doit etre respectee. Acommencer par les di-
rigeants actuels de la France qui refusent d'ameliorer le sort de
leur people face a la crise, alors qu'ils jettent des centaines de
millions d'euros pour assassiner les populations civiles inno-


La guerre de Libye : une "sale guerre"


centers sous le pretexte hypocrite et mensonger de les "prote-
ger".
Ces dirigeants esperent se fair rembourser plus tard en met-
tant la main sur les resources des pays contr6les par leurs
amis "re6eles". Mais "ifnefaut pas vendre (a peau de fours avant
de ravoir tu", comme dit le proverbe. Ces messieurs jouent
avec le feu: il est prouv6 et evident queAl Qaida est, en Libye,
une des forces principles de la rebellion. Ironie de I'histoire,
eux qui ont elimine Ben Laden aident ses partisans a s'empa-
rer du pouvoir en Libye et a remettre en selle les heritiers d'an-
ciens rois que Kadhafi et les officers libres appuyes par le
people avaient "dichiouqus"en 1960.
II fut un temps, pas eloigne, oi les imperialistes occidentaux
soutinrent et utilis6rent les talibans d'Afghanistan contre I'Union
Sovi6tique. Aujourd'hui les talibans menent la vie dure A leurs
anciens patrons. Qa peut se reproduire ailleurs.
IIs faut que les simples gens de France et de Martinique ne se
laissent pas tromper et refusent cette guerre dite "humanitaire",
car c'est a eux que les gouvernants font payer le coOt exorbi-
tant de ces soi- disant "croisades pour a dntmocratie".
Armand Nicolas


Incutpe aggression n sexueUe", DSK emprisonne a New York
la salle de bain et I'a agress6 sexuellement, a indique le New
York Times citant le responsible de la police de New York Paul
Browne.
Selon les dires de la femme, il I'a prise et force p enter dans
la chambre A coucher, puis a verrouill] la porte, a indique la
trainee dans la salle de bain et I'a nouveau agressee sexuel-
lement, selon le Times.
Selon des sources policieres, Strauss-Kahn aurait quite preci-
pitamment I'h6tel Sofitel o0 il 6tait descendu, en abandonnant
son telephone portable et ses effects personnel.
Les accusations port6es contre Dominique Strauss-Kahn, in-
culpe d'agression sexuelle aux Etats-Unis, doivent etre analy-
sees pour voir si les faits sont reels ou s'il s'agit d'une
Indecent :Doninique Strauss-Kahn menott6 par la police ambricaine provocation, a declare dimanche I'un de ses avocats frangais.
"II faut attendre que les choses soient decantees et voir si c'est
Dominique Strauss-Kahn a ete place en garde a vue apres reel ou une provocation", a declare a Reuters Me Leon-Lef
avoir ete arrete, dix minutes avant le d6collage de son avion Forster.
pour Paris. II a 6et "incupi aggression sexufie, de sequestration DSK etait le favori des candidates du parti Socialiste pour I'elec-
depersonne et de tentative de viof'. Selon des mndias locaux, la tion pr6sidentielle de 2012, selon differents sondages. Cette
femme de manage est entree dans sa chambre d'h6tel pensant 6nieme affaire judiciaire semble mettre un terme a sa carrier
qu'elle 6tait inoccupee. M. Strauss-Kahn est ensuite sorti nu de politique. 16/05/2011


r I fSi rI n ,,'20i.S ae,


[ TPIsUAIE I


r L "E VtAtEM






http://www iournal-iustice-martinique. cor

Cuba, une nouvelle fois biffamie


t "'I


Le developpement (surtout positif) du socialisme est une source
constant d'urticaire pour la bourgeoisie, aussi ne faut-il pas
s'etonner de voir ses medias sauter sur la moindre occasion
pour declencher des campagnes malveillantes contre tout ce
qui defie I'ordre capitalist 6tabli: Chine, Coree du Nord, Cuba,
Venezuela, etc.
Avec la Chine ou le Vietnam, cela devient ardu compete tenu de
leur dynamisme econo-
mique et des retombees so- B
ciales qui en decoulent face -E= s.
au marasme des pays capi-
talistes les plus riches et les.. ,
plus developp6s qui se re-
velent de plus en plus inca-
pables d'assurer les
besoins essentiels de leurs
populations en matiere
d'emplois, de logements,
d'6ducation, de sante, etc.
C'est beaucoup plus facile
avec la Cor6e du Nord plus
fermee et plus mysterieuse.
Mais la Coree, comme le
Laos, c'est loin et cela n'in- L'Empire n'a pas (
teresse pas grand monde.
Reste Cuba don't I'incroyable capacity de resistance face aux
manigances et au blocus impose depuis plus d'un demi-siecle
par la plus grande puissance imperialiste du monde en impose,
et s'impose en example aux yeux de tous, ce qui est absolu-
ment insupportable a certain.
Aujourd'hui, c'est le deces d'un dissidentt", Juan Wilfredo Soto,
mort des suites d'une pancreatite aigue, qui sert de d6tonateur.


La grande press formatee s'est aussit6t emparee du sujet. Elle
n'a rien vu et ne veut rien savoir. Juan Wilfredo ne peut qu'avoir
ete tabasse a mort par la police qui venait de I'apprehender
pour "troubles sur a voie publique" Et peu imported que les te-
moins de I'arrestation affirment que celle-ci s'est deroulee sans
aucune violence, ni que la famille temoigne n'avoir constate au-
cune trace de coups sur le
corps de Juan, ni recueilli de
sa part aucune confidence
sur d'eventuels mauvais trai-
tements. Peu imported que le
medecin 16giste ait confirmed
les causes du decbs apres
autopsies. Peu imported aussi
qu'en 50 annees de Revolu-
tion, nul n'a jamais pu rele-
ver un seul cas de torture

militaire US de Guanta-

d'assassinat b Cuba (si I'on
fait toutefois abstraction des
,centaines de tentatives our-
ng6 sous Obama dies par la CIA contre Fidel
Castro).
Peu imported tout cela, I'essentiel est de pouvoir calomnier
Cuba. Joseph Goebbels ministrye hitl6rien de la propaganda)
assurait que "plus un mensonge est gros, mieuwxilpasse" II avait
tout a fait raison, sauf que si le mensonge peut masquer la rea-
lite, il ne peut en aucun cas la modifier.
K. Solaris


Flash-Hebbo


tunbi 9 mai
EQUATEUR Large victoire de la "Revolution citoyenne" a I'is-
sue du referendum organism a I'initiative du president Rafael
Correa. II s'agit d'une reforme du system judiciaire, avec no-
tamment la reconnaissance de la responsabilite des juges
lorsque des delinquants sont liberes. Deux autres questions
concernaient I'encadrement des medias. II sera dorenavant in-
terdit qu' une institution du system financier priv6 puisse etre
proprietaire de moyens de communication et vice-versa. Les
Equatoriens ont dit largement oui a une loi anti-corruption qui
condamne I'enrichissement prive non justified.

marii 10 mai
FRANCE Le gouvernement commence a se faire du souci au
vu du coOt croissant de son intervention en Libye (deja 50 mil-
lions d'euros) qui s'ajoute 6 celui d'Afghanistan.

mercreai 11 mai
LIBYE Plus de 2 000 representants de 850 tribus libyennes
reunis en conference a Tripoli ont reaffirmed leur soutien & Ka-
dhafi et se sont declares determines a sauvegarder I'unite na-
tionale, preserver I'independance du pays et contrecarrer
I'ingerence 6trangere.

jeubi 12 mai
EUROPE La Chine s'est decidee a soutenir I'Europe (et I'euro)


malmenee par la crise de la dette souveraine. L'objectif sur le
long terme est de reduire la dependance du monde par rapport
au dollar US en misant sur I'elaboration d'un system de re-
serve de change multipolaire.

venbrebi 13 mai
INDE La situation gener6e par le developpement constant de
la guerilla naxalite (maoiste) est jugee serieuse en Inde oO 70
% de la population vit toujours sous le seuil de pauvret6 malgre
les progress economiques du pays. En 2010, la z6ne d'activite
de la guerilla englobait 195 districts repartis dans 16 Etats et
couvrait 35 % du territoire national.

samebi 14 mai
CUBA Le vidatox, un medicament a base de venin de scor-
pion bleu produit par Labiofam, laboratoire cubain pour lutter
centre le cancer grace a ses proprietes antitumorales, analge-
siques et anti-inflamatoires, a ete present en Inde en vue de
sa commercialization. Tested depuis une quinzaine d'annees, le
Vidatox a largement demontre son efficacite therapeutique.

bimanche 15 mai
ETATS-UNIS Robert Gates, ministry US de la defense, re-
connait que I'operation montee contre Kadhafi en Libye a deja
co0te 6 elle seule pres de 750 millions de dollars, sans beau-
coup de resultat jusqu'a present.


. euh1,9 MS i20ff 11SVfi, i n2 -Plg1


r








http://www. ournal-iustice-martinique. com


AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
RD CONSULTING
SARL AU CAPITAL DE 7500
ADRESSE : HABITATION DUPONT
FOND CHATAIGNES
97217 ANSES D'ARLET
SIRET: 49313910900018
Suite a I'achat des parts sociales de I'en-
semble des actionnaires par le grant, il
a 6et decide a I'assemblee general ex-
traordinaire du 9 decembre 2009 la
transformation de la SARL RD CONSUL-
TING en EURL RD CONSULTING
Pour avis le grant FB 4237

AVIS DE CONSTITUTION
Le 09 mai 2011, a ete constitute une
EARL ayant les caracteristiques sui-
vantes :
Objet: production, vente de products agri-
coles et toutes les activities agricoles
connexes
Denomination : EARL LES OLIVIERS
Siege social: 1 lot Pointe Mare -
97225 LE MARIGOT
DurBe : 99 ans
Capital social : 7500C apports en nu-
meraire 7500 C
Grant : Madame SEJEAN Cindia
spouse GRANOMORT, demeurant quar-
tier Morne Vallon route Castel Brando
97214 LE LORRAIN
Monsieur, GRANOMORT David demeu-
rant quarter More Vallon route Castel
Brando 97214 LE LORRAIN
Monsieur GRANOMORT Joel demeurant
: 1 lot Pointe Mare 97225 LE MARIGOT
La society sera immatricul6e au RCD de
fort de France FB 4238

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
SOCIETY SARL "CHAAM"
CAPITAL: DE 20004
SIEGE SOCIAL : IMM SALOMON
LA AGNES 97290 LE MARIN RCS :
512 023722 00014
Suite a I'assemblee general extraordi-
naire du 25/04/2011, avis est donned a
computer de ce jour
De la nomination de M SAOUD Maen
en quality de grant et lui confere tous
les pouvoirs stipules par les status .
I'assemblee g6nerale prend acte de ces
decisions, en consequence I'article cor-
respondant des status a 4et modified
Pour avis
La g6rante FB 4239

AVIS D'AUGMENTATION
DU CAPITAL SCI MAYORCA
SOCIETYT CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 850004
SIEGE SOCIAL
11 RUE ALBERT CELESTIN
97233 SCHEOLCHER
487 780 017 RCS FORT DE FRANCE
Suivant le proces verbal en date du :
01 decembre 2010, I'assemblee g6nerale
extraordinaire a decide d'augmenter le
capital de 85 0008
pour le porter a la some de 366 700C
par apport en numeraire. En cons6-
quence les articles 6 et 7 des status ont
4et modifies
La gerance FB 4240

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SCOP ARL Concept de developpement
agricole, agro-alimentaire et halieutique
caribeen sous le sigle "CDAAHC"
Au capital de 1 500
Siege social: allee Barbuda
lotissement la caraibe
97222 CASE PILOTE
Objet : cabinet conseil et d'ing6nierie
dans le domaine agricole, agro-alimen-
taire et halieutique caribeen


Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ciete de fort de France.
Grant : Mme ROSINE Brigitte spouse
DOPPIA
demeurant alle Barbuda
lotissement la Caraibe
97222 CASE PILOT
nomme pour une duree de 4 ans
Pour avis
La gerante FB 4241

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6
en date a Fort de France du 22 mars
2011, il a ete constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination social : MEDOCS
EXPRESS EURL
Forme social : ENTREPRISE UNIPER-
SONNELLE A RESPONSABILITE LIMI-
TEE
Siege social : 51 rue de la Courtille la
ferme redoute 97200 Fort-de-France
Objet social livraison de products medi-
caux et paramedicaux
Duree de la society : 99 ans A computer
de la date de I'immatriculation de la so-
ciete au registry du commerce et des so-
cietes
Capital social : 1000e
Gerance : Monsieur Pierre Yves LOUIS-
JOSEPH, demeurant residence Sainte
Maxime n 75 route de I'union
97200 Fort-de-France
Immatriculation de la society au registry
du commerce et des societies de Fort de
France
La g6rance FB 4242

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 15 avril 2011, il a ete consti-
tuee une association presentant les ca-
racteristiques suivantes Denomination :
La main verte schoelcheroise
Sigle : L.M..V.S
Adresse siege social : La Colline
97233 SCHOELCHER
Objet: association d'insertion specialisee
en space vert
Duree : 99 ans
Nom du grant: HENRY Valerie
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis FB 4243

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de
I'EURL Centre d'Education pour I'em-
ploi, la formation et I'insertion sous le
sigle ,, C. DEFI ,,
au capital de cinq cents euros, siege so-
cial residence IXORA n" B3 97232 LA-
MENTIN
Objet: formation et insertion profession-
nelle
Dure : 99 ans A computer de I'immatri-
culation au registre du commerce et des
society de fort de France
Grant : ROSSI Colette, demeurant : re-
sidence IXORA N" B 3 -
97232 LAMENTIN
Nommee pour une duree indeterminee
Le grant FB 4244

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
SARL FASHION DISTRIBUTION
CAPITAL DE 6 600.00W
3 ALLiE DES PERRUCHES ROUTE
DE L'UNION
DIDIER RCS DE FORT DE FRANCE
524 226 933- GESTION 2010B 1198
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du : 01/02/2011,
avis est donned de la d6mission du grant
Mme ZARKA Agnes, remplacee par
ZAKNE Simone, en sus une cession des
parts entire Mr COUTURIER Laurent et
Mme ZAKNE Simone a ete accepted


En consequence les status seront mis a extraordinaire du 25 mars 2011, la co-
jour gerance de DROM BTP entire M. PIVERT
Pour avis et mention FB 4245 JBermie et M MELINARD Patrick a comp-
ter de I'acte de cession.
AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT Les actes et pieces relatifs aux present
TRADING PARTNER WI avis ont Bet deposes au registre du com-
ZONE CANAL COCOTTE merce et des societies de fort de france.
97224 DUCOS pour avis et mention FB 4252
SIRET: 525 154 936 00013
En date du 8 avril 2011, avis est donn6 CABINET JOEL CHERY SARL
de la nomination de : AU CAPITAL DE 7 622.45C
Georges Pierre VERTUEUX ZI COCOTTE 97224 DUCOS
en replacement de Mme Veronique BA- RSC FORT DE FRANCE 429 320 195
LUSTRE N" SIRET: 429 320 195 00010
Pour avis et mention Aux terms du proces verbal de I'assem-
Le Grant FB 4246 blee general extraordinaire du 2 mai
2011, ii result que :
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE la demonimation social a ete modifiee et
Les associes de la Sari HUNG THINH au devient SOMEXCOM SARL a comtper de
capital de 8 000e Siren 452 161 797, se ce jour,
sont reunis ce jour 26 avril 2011, au En consequence, I'article no III des status
siege de la society en assemblee gene- a 6te modified.
rale extraordinaire et ont decide la disso- Le siege social de la society est trans-
lution anticipee de la Sari HUNG THINH a fere, a computer de ce jour, a I'adresse sui-
compter du 27 avril 2011, M DOAN Van vante :
Sang est charge d'assumer la function de 56 avenue Marc Andre 97224 DUCOS
grant liquidateur a I'adresse du siege : En consequence, I'article n" IV des sta-
7 rue des Arawaks 97200 Fort de France tuts a ete modified
Pour avis FB 4247 Mention sera faite au RCS de Fort de
france pour avis FB 4253
AVIS MODIFICATIF
Pouvoir adjudicateur : GIP France Tele AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
Numbrique SIREN : 130 003 833 Aux terms d'une AGE Du 08/05/2011
Objet du march : Mise en place d'un dis- les associes de HALL SERVICES EURL
positif d'assistance technique au benefice au capital de 7660euros,
de certain foyers dans le cadre du pas- sis 23 centre commercial Place d'Armes
sage au tout numerique sur le territoire 97232 LAMENTIN
de la Martinique immatricule au RCS de FdF
Dossier de consultation sur : au n" 448 595 769
http://www.tousaunumerique.fr/telechar- ont decides de transf6rer le siege social
gement/juridique/consultationAssistance- de la society au :
TechniqueAntilles.zip 16 rue Georges Eucharis
Date limited de remise des offres : 25 mai imm HISSEO lot Dillon Stade
2011 a 19 h (heure de Paris) 97200 Fort-de-france
Contact :diane.antakli@tousaunume- pour avis et mention FB 4254
rique.fr
Delegation France Tele Numbrique: jean- AVIS DE MISE EN SOMMEIL
claude.hotinnoe@tousaunumerique.fr Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
FB 4248 les associes de la :
SARL NATISUN 1
AVIS DE CONSTITUTION au capital de 1Curo
EURL "T6elServices.DUCLOS", sis c/" VIANATI
sigle "TS.D", 16 rue G Eucharis imm HISSEO
Capital 1000 euros, lot Dillon Stade
siege social : Res. La Liberte 97200 Fort de france,
Bat. LUMINA Sophie Appt.123 immatricul6 au RCS de FDF
Ravine Touza au n" 528 862 857
97233 SCHOELCHER; ont decide de la mise en sommeil de la
Objet social : Gestion Administrative, Per- society
manence TBelphonique, Gestion com- pour avis et mention FB 4255
merciale.
Duree : 99 ans AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Grant: Yael DUCLOS Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
adresse du grant est identique au siege les associes de la :
social de la ste SARL NATISUN 2
date d'immatriculation : vendredi 13 mai au capital de leuro
2011 FB 4249 sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO
AVIS DE CONSTITUTION lot Dillon Stade
Par acte SSP en date a FdF du 14 jan- 97200 Fort de france,
vier, Forme SARL Denomination immatricule au RCS de FDF
CARAIBE NETTOYAGE INDUSTRIAL au n" 528 862 865
siege social : Impasse Antoine VITTEZ ont decide de la mise en sommeil de la
Dillon 97200 F-de-F society
Objet : Nettoyage industrial pour avis et mention FB 4256
capital : 7 000 en nature
duree : 50 ans AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Grant: Mr LOETITIA David demeurant Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
a la rue Toussaint L'ouverture les associes de la :
97200 Fort-de-France SARL NATISUN 3
immatriculation de la society au RCS de au capital de 1Iuro
FdeF pour avis FB 4250 sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO
AVIS DE MODIFICATION lot Dillon Stade
Les associes dela society DROM BTP 97200 Fort de france,
au capital de 10004 immatricule au RCS de FDF
sis a residence les Hauts de Barington A3 au n" 528 862 998
route de la chassaing 97224 DUCOS, ont decide de la mise en sommeil de la
ont decide suite a I'assemblee g6nerale soci4te


I- Vi 19Mi 20- jti c 2 i .'PL- 1


2


A a Uf ALE








http://www. ournal-iustice-martinique.com


FB 4257 La gerance


AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
les associes de la :
SARL NATISUN 4
au capital de 1 uro
sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO
lot Dillon Stade
97200 Fort de france,
immatricule au RCS de FDF
au n 528 863 038
ont decide de la mise en sommeil de la
society
pour avis et mention FB 4258

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
les associes de la :
SARL NATISUN 5
au capital de 1euro
sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO
lot Dillon Stade
97200 Fort de france,
immatricule au RCS de FDF
au n 528 863 079
ont decide de la mise en sommeil de la
society
pour avis et mention FB 4259

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
les associes de la :
SARL NATISUN 6
au capital de leuro
sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO lot Dillon
Stade
97200 Fort de france,
immatricule au RCS de FDF
au n 528 863 087
ont decide de la mise en sommeil de la
societe
pour avis et mention FB 4260

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Aux terms d'une AGE du 06/05/2011
les associes de la :
SARL NATISUN 7
au capital de 1Euro
sis c/ VIANATI -
16 rue G Eucharis imm HISSEO lot Dillon
Stade
97200 Fort de france,
immatriculd au RCS de FDF
au n 528 863 715 ont
decide de la mise en sommeil de la
society
pour avis et mention FB 4261

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seeing prive en
date a Fort de france du 18 avril 2011, il
a 6te constitute une societe presentant
les caracteristiques suivantes :
denomination social: HV TRANSPORTS
forme social : society a responsabilite
limtee
siegfe social : 27 residence les Begonias
Langellier Bellevue -
97200 Fort de france
Objet social : transport
duree de la society : 99 ans a computer
de la date de I'immatriculation de la so-
ciete au registre du commerce et des so-
cietes
Capital social : 9000
gerance Melle Vanessa Karine ORSINET
demeurant 27 residence les Begonias
Langellier Bellevue Fort de france
Celibataire
M. Herve Miguel ORSINET demeurant 27
residence Les Begonias Langellier Belle-
vue Fort de France celibataire
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
france


AVIS DE CONSTITUTION
En date du 12 mai 2011, il a e
tuee une : SARL
presentant les caracteristiques
Denomination : LES COBRAS I
Sigle : C.D.B
adresse du siege social 49 ru
fesseur Raymond Garcin
objet : Tout corps de metiers
charpente en bois et metalliqu
cite, plomberie, peinture, place
station etc.
duree: 99 ans
capital 10 000 Euros
Nom du grant: UDINO Linda
adresse : 49 rue du professeur
Garcin F de F 97200 Martiniqt
Immatriculation au registre du c
en course
Pour avis la gerance

AVIS DE NOMINATION DEG
Les associes de la HAPPY IMM
siret n 444 840 300 00016,
sis au centre commercial place
97232 LE LAMENTIN,
se sont reunis en assemble
ordinaire le 12 mai 2011 A 7 h
siege de la society, pour accep
mission de :
Mile MANERE Corinne co-gera
de la soci6te et approve u
unique en la personnel de Mr L
Georges actuel co-gerant de I
demeurant au 02 lot le grand bl
97280 LE VAUCLIN
Pour avis les grants

AVIS DE DISSOLUTION ANT
ET RADIATION
SCCV MATIS,
AU CAPITAL DE 1000
CITt DILLON BAT 0 E
PORTE 2- FORT DE FRA
RCS FDF N* 2007 D 3
Par AGE du 30 avril 2011, les
de la SCCV MATIS ont decide I
tion anticipee avec radiation
realisation de I'objet social.
Date d'effet: 30.04.2011
Pour avis
La Gerance

AVIS DE DISSOLUTION ANT
ET RADIATION
SCI LES CLOS D'ANAI
AU CAPITAL DE 1000
CITE DILLON BAT O E
PORTE 2 FORT DE FRA
RCS FDF N* 2008 D 32
Par AGE du 30 avril 2011, les
de la SCI LES CLOS D'ANAIS o


pour avis et mention


FB 4262 la dissolution anticipee avec radiation
pour non realisation de I'objet social.
)N Date d'effet : 30.04.2011
te consti- Pour avis
La Gerance FB 4266
suivantes
DU BA AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SOCIETt S'M LOCATION
e du Pro- SARL EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 14 771.31 FIXE
SIEGE SOCIAL : ENTREE LYCEE
e, electri- MONTGERALD 97290 MARIN
o, climati- SIRET : 439 631 102 00019 APE 711A
RCS N TMC 439 631 102 DE FORT
DE FRANCE N* GESTION 2011B919
Aux terms d'une deliberation en date du
30 avril 2011, I'assemblee general des
Raymond actionnaires de la society S'm location a
ue approuve le comtpe definitif de liquida-
ommerce tion de la society avec effet & computer du
30 avril 2011, et decharge Mme BACHE
FB 4263 Magalie domiciliee & Anse Figuier -
97211 Riviere Pilote de son mandate de li-
IERANT quidateur donne quitus de sa gestion &
0 LOGIS cette derniere et constate la cl6ture de la
liquidation Les comptes de liquidation se-
d'armes ront deposes au greffe du tribunal de
commerce de fort de france en annexe au
general registre du commerce et des societies
eures au pour avis et mention FB 4267
iter la de-
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
nte L'Entreprise "CAP 110" EURL au capital
n grant de 1000,
OUISIUS siege social Anse Cafard 97223 DIA-
a society MANT RCS 521 830 711 Fort de france
eu En date du 15 avril 2011 L'AGE A decide
la dissolution anticipee de la society et
FB 4264 sa mise en liquidation amiable a computer
du meme jour a nomme liquidateur Paul
ICIPEE WOLNERMAN associe unique de
I'EURL" CAP 110", le siege de la liquida-
tion est fixed au siege social de la society
E, modification au RCS de fort de france
SC. 1 Pour avis FB 4268
NCE,
7 AVIS DE CESSION DE FONDS
associes Aux terms d'une acte SSP du 9 mai
a dissolu- 2011, enregistre, la SARL SERICOTIER
pour non au capital de : 7622.45 , 23 rue Victor
Hugo F-de-F RCS 341 626 372
a vendu a la SARL SOGATO au capital
de 7622.45c, 4 rue Saint John Perse
FB 4265 Pointe a Pitre R CS 388 906 703, un
fonds de commerce de vente au detail de
ICIPEE cadeaux, souvenirs, vetements, exploited
sous I'enseigne OUTREMER au rez-de -
S, chaussee de I'immeuble situe a F-de-F,
e, rue Victor Hugo n 23.
SC. 1 Ensemble tous les elements corporels et
NCE, incorporels en dependant Moyennant le
!5 prix de 50 000.
associes Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
nt decide ques en la forme legal dans les 10 jours


--------------------------------------------------------------------------------.......--------------------

Abonnez-vous a JUSTICE

Je desire recevoir "JUSTICE" chaque semaine A mon domicile
Nom .................................. .................... .......................... .. .... ....................... .........................................
A d resse exact ............... ......... .................................................................................... ................................................


Je r6gle par :


1. cheque bancaire


A I'ordre de la Societe des Editions Justice

Nos tariffs :
MARTINIQUE
GUADELOUPE/GUYANE
FRANCE
(Frais de port inclus)


_I cheque postal


1AN
_ 90 E
_J 100
j 110 E
I hoe


6 MOIS
O 50o
1 55 E
S160 E


Sespeces



3 MOIS
335 E
S37
_145 E


Retourner ce bulletin a : Societe des Editions "Justice" B.P. 4031 46 Rue Andre Aliker & E Zola 97202 Fort-de-France cedex
Tel 05.96 71 86 83 Fax : 05.96.63.13.20 e-mail : ed.justice@wanadoo.fr Siret 384 449 641 00016 RC 92B 131


W I19Mi201 j n'20 PaIge 7,


de la derniere en date des publications le-
gales au siege du fonds vendu a F-de-F,
rue Victor Hugo, n 23 oi domicile a ete
Blu & cet effet.
Pour avis et mention FB 4269

AVIS DE CONSTITUTION
EVELYNE GUATEL & SANDRA
GERMAIN-PORSAN-CLEMENTE
NOTAIRES ASSOCIES
SUCCESSEUR DE ME ROBERT
GUATEL
Suivant acte requ par Maitre Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taire Associe de la Soci6te Civile Profes-
sionnelle Evelyne GUATEL et Sandra
GERMAIN-PORSAN-CLEMENTE, No-
taires Associes a& FORT DE FRANCE
(Martinique) 10 Avenue Louis Domergue,
Domaine de MontgBralde, le 3 mai 2011,
a ete constitute une society civil immo-
biliere ayant les caracteristiques sui-
vantes:
La society a pour objet : I'acquisition par
voie d'achat ou d'apport, la propriety, la
mise envaleur, la transformation, la
construction, I'amenagement, I'adminis-
tration et la location de tous biens et
droits immobiliers, de tous biens et droits
pouvant constituer I'accessoire, I'annexe
ou le complement des biens et droits im-
mobiliers en question.
La denomination social est:
SCIAXARA.
Le siege social est fixed &
SAINT-JOSEPH (97212), 7676 L'ALLEE
CHOCO.
La society est constitute pour une duree
de 99 annees
Le capital social est fixed a la some de:
MILLE EUROS (1.000,00 EUR)
Les apports sont numeraires.
Le premier grant de la society est : Mon-
sieur Pierre Bernard SABIN, demeurant a
FORT DE FRANCE (97200) Ravine Vi-
laine, Langellier-Bellevue.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de FORT
DE FRANCE.
Pour avis Le Notaire FB 4270

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICEDU
24 FtVRIER 2011 N* 8 FB 3883
AMO972
EURL AU CAPITAL DE 1500 e
SIEGE SOCIAL:17, RUE DES
LATANIERS 97224 DUCOS
Modification grant, lire :
Mademoiselle Isabelle WIJNHOFF
Au lieu de :
Monsieur Henri CASTENETTO
Pour avis FB 4271


^ANN'ONCTs UfALES .







Shttp://www.jioual-iustice-martinique. com


Smai 962- 8 ma 2011

Souvenonrw-nous ies victims be 1'ruption 6e la Montagne Petee


Ld IVIUIIld9yII fr tl ad 1ll OV UUUV VIULIrl1-

II y a 109 ans, disparaissait la ville de saint Pierre. Du temps de
mon enfance, ce terrible drame etait souvent evoque a travers
un dicton populaire qui disait : "%but couyon m6 Sin Pie". Un
jour, mon pere courrouce, retorqua a quelqu'un qui venait de
prononcer ces paroles: 'Yo tout pas m6 LEpi sav ki gendams
empechie moun quite Sin '"
Et mon pere avait raison. Les habitants de Saint-Pierre avaient
ete empeches de quitter la ville. La majority d'entre eux perirent
tragiquement ce jeudi 8 mai sous les nuees ardentes, enseve-
lis sous les cendres de la montagne Pelee. Car I'administration
colonial tenait a ce qu'ait lieu le deuxieme tour des elections
municipales prevues le dimanche 11 mai, qui devait consacrer


Otages : Pour (utter contre toubli

Le vendredi 13 mai, a I'occasion des 500 jours de detention
des journalists Herve Ghesquiere et de Stephane Taponier en
Afghanistan, le Club Presse Martinique a realise une operation
"('oup de pouce"pour les otages, comme I'ensemble des Clubs
Presse de France. Le Martiniquais Thierry Dol, retenu depuis
240 jours par un group d'Aqmi au Mali, a ete associe a I'ope-
ration.
Herve Ghesquiere, Stephane Taponier et leurs trois accompa-
gnateurs ont ete enleves le 30 decembre 2009 en Afghanistan,
alors qu'ils enqu6taient pour le magazine de France 3 "Pices i
conviction". Thierry Dol, ingenieur travaillait pour la society
Vinci au Niger. II a ete enleve avec sept de ses camarades le
15 septembre.
Beaucoup de personnel sont venues ce 13 mai sur la place de
Mgr Romero, en face de la cathedrale, pour apporter leur soli-
darite a la famille Dol et reclamer la liberation de Thierry. Elles
ont bien compris que la vie de tous les otages est egalement
precieuse et ont manifesto leur soutien avec la meme determi-
nation pour reclamer leur liberation a tous. Elles ont appose
leurs empreintes sur les panneaux ou tr6nait la photo des trois
otages, avec indication du nombre de jours de detention. Cer-
tains ont signed la petition qui sera envoyee au gouvernement
afin de reclamer plus de diligence de sa part. L' ecole du cen-
tre ville avait fait le deplacement, I'occasion pour les ensei-
gnants de travailler avec les eleves sur les notions de liberty et
d'information. Et parmi les huit cents qui ont appose leurs em-
preintes, il y avait des personnalites politiques : le depute du
Sud Alfred Marie-Jeanne, la president du Conseil general Jo-
sette Manin, la premiere vice-presidente de la region Catherine


la victoire du candidate de I'usine.
Sans ces fameuses elections, I'evacuation de la population au-
rait sans doute ete organisee et I'histoire de la ville martyre au-
rait ete moins dramatique.
Mais ce jour-la, pour des raisons basement electorales, les
deux principles routes permettant la fuite vers le Carbet ou
vers le Morne Rouge avaient ete fermees. Neanmoins, certain
Pierrotins parvinrent a quitter la ville par le sentier perilleux qui
menait a Fonds Saint-Denis. Tandis que plusieurs jours aupa-
ravant, des I'apparition des premiers sympt6mes de la colere du
volcan et jusqu'au matin du drame, plusieurs families avaient
pu s'enfuir par la mer.
Mes arrieres grands-parents maternels perirent a Saint Pierre.
Toutefois, mon arribre grand-pere, demeure sur place parvint a
embarquer trois de ses enfants sur un navire de commerce en
partance pour HaTti. La disparition de Saint-Pierre, berceau de
I'insurrection antiesclavagiste de mai 1848, reste la plus
grande catastrophe de I'histoire si douloureuse de notre people,
tant par sa dimension humaine avec ses 30.000 victims que
par ses aspects economiques, sociaux et culturels. Ce 8 mai
1902, ce people deja meurtri par plus de deux siecles et demi
d'esclavage et qui commencait a peine a go0ter aux premieres
joies de la liberty dans cette ville si riche et si animee, payait un
tries lourd tribute a la nature et a I'inconscience des hommes
Honneur et respect a toutes les victims de cette catastrophe
don't le souvenir doit rester eternellement grave dans la me-
moire de tous les Martiniquais.


794 coups de pouce martiniquais pour les otages


Conconne, le maire du Fort-de-France, Raymond Saint-Louis
Augustin, de meme que des elus franciscains et bien d'autres.
Tous ont souhaite la fin de ce calvaire et ont exprime qu'ils sou-
tiendront cette cause jusqu'au bout.
L'objectif que s'etait fixe le Club Presse Martinique a ete atteint
et meme depasse : au lieu des 500 "coups de pouces" attendus,
il y eut a 794. Mais il reste I'angoissante et lancinante question:
"quand seront liberes Thierry Dol, Herve Ghesquiere et Ste-
phane Taponier "? On sait que la detention de ces deux der-
niers est la plus longue detention de journalists frangais depuis
I'affaire des otages du Liban dans les annees 1980.
Souhaitons que le martyre de Thierry et des autres soit moins
long.


BeuI19M i0 -jsi e -Page


^^^fSL at I