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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 5/12/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00216
System ID: UF00088914:00216

Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 12 Mai 2011 91eme Annee N' 19 Martinique: 2,00 France: 2,40 DOM: 2,20 E
TE n % Sbo
L ^U~F Jca lailt^^


Oussama Ben Laben:
m Les U.S.A. ont liquid
un ancien serviteur
Mois e Mai:
Mois de memoire de
Oi I'esclavage et de nos
iihehe luttes liberatrices







http://www.journal-iustice-martinique.com


$aka Pase .................. .f.2

E ito ........................ .
- Collectiviti Unique

Luttes ociales .................f.
- LES travailleurs rsistent

Ec-ocial ................... P.5
- Credit a la consommation

Education ................... .6
- L'UGTM relance le ddbat sur I'dcole
- Reconstruction du Lycde Schoelcher

Socidtd..................... 7/9
- Un careme particulierement arrose
- Chambres insulaires
- Provocation sur Facebook

Politi4ue................. 10/12
- Plan de relance
- Martinique Ecologis

Memoire u Peule ......... 12/14-
- 22 Mai 1848
- 10 Mai : Journde de memoire
- Assasinat de Gdrard Nouvet

France ................. 14/15
- Mediator
- Troupe francaise en Afghanistan

Pan le Monre ........... .. 16/17
- Oussama Ben Laden

Annonc Lifale .......... .18/19

Ajen a ...................... 20




"Jusr'CE "
Administration & Redaction:
T1. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France TIe. :05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. :0596 73 14 54


Le Morne Calebasse lisse
La pluie ne finit pas de causer des degats. Une quinzaine de families delog6es a
Morne Calebasse en raison d'un glissement de terrain. Des fissures qui continent de
croitre tant dans les habitations que sur le terrain ont ete constatees sur ce sol in-
stable d'un hectare. D6sastre pour ces families logees dans des habitations plut6t
cossues. Des sondages seront entrepris pour voir I'evolution de la situation. Pour les
families un service de surveillance pour securiser leurs biens a et6 mis en place en
attendant de voir comment va 6voluer la situation.

La Ioi site Letchimy sur I'habitat inSigne adopted par le Sinat
Apres I'Assemblee national, la loi dite loi Letchimy sur I'habitat indigne a 6t6 adop-
tee par le S6nat le 4 mai dernier. Cette loi permettra "dacceifrer re processes de ri-
sorption des diffirentesformes habitat indigne dans Ces CDO9I", et plus precisement
a faire sortir les secteurs d'habitat insalubre des "zones de non-droit".
Dans cette optique, elle pr6voit deux series de measures, une aide financiere aux oc-
cupants sans droit ni titre dans le cadre d'une operation d'int6ert public, afin de ren-
dre plus aisee la realisation de ladite operation et la reinstallation des occupants. II
s'agit egalement de doter les operateurs en RHI de nouveaux moyens reglemen-
taires, car le cadre juridique actuel, pr6valant en France est "inapp[ica6Ce outre-merauw
situations d'abitat informer'. Une nouvelle navette entire le Senat et I'Assemblee
aura lieu pour la publication officielle de la loi, mais ensuite il faudra voir si les decrets
d'application de ce texte qui est cense butter centre I'habitat indigne dans les DOM se-
ront pris rapidement et si les moyens qui vont avec seront inscrits dans la loi des fi-
nances.

L'h6pital du Lamentin e#mnage

Depuis lundi 9 mai, les travaux de demenagement de I'h6pital du Lamentin vers Man-
got Vulgin, Trinit6 et le CHU Pierre Zobda Quitman ont 6t6 entrepris. Ils ont d6bute
par le transfer des services administratifs et a partir du 16 mai, ce sera au tour des
malades de rejoindre la nouvelle entit&. Les archives seront transferees au mois de
juin. Tous les services de I'h6pital du Lamentin ne seront pas transfers, I'hemodia-
lyse situee dans un batiment neuf restera sur place de meme que I'Unite des Soins
de Longue Duree. Un arr6te municipal a ete pris pour faciliter le travail des camions
et ambulances qui devront s'activer durant 3 semaines. Pres de 40.000 metres cubes
devront rejoindre le nouvel h6pital.

29 novembre 2017, fin de a television analogique
Le 29 novembre prochain, Martinique 16re, Antilles TV et KMT s'arr6tent definitive-
ment sur le canal analogique. La television numerique est devenue une reality dans
la majority des foyers martiniquais. Mais ii reste encore un peu plus de 16 000 foyers,
notamment les personnel ages, qui ne sont pas encore aux normes. Pour 6tre equip6
soit on passe par le cable ou le satellite soit on ach6te un materiel specialist. Et pour
cela une aide de 120 4 maximum est accord6e sous conditions de resources, pour
couvrir les frais d'6quipement de votre installation (adaptateur, abonnement) ou
d'adaptation/ replacement de votre antenne. Les formulaires de demand d'aide
sont a retire dans les mairies.

Teme konvwa : Reparasyon se rim# Violans !

Ou 13 au 22 mai

La Martinique n'oublie pas Thierry Dot

Le Martiniquais Thierry Dol, pris en otage au Niger
dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre au-
tres Francais, un Togolais et un Malgache, employes
des societes frangaises Areva et Satom, par la
branch d'AI-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique, y com-
Spris les militants communists et leurjournal Justice.


IIII =111 .1,1 . 11 ,1


[ .4X. PA5






http://www.iournal-iustice-martinique.com


Collectivite uniue : nous n'avons que trop trained bepuis 1982


La bataille de la Collectivite unique est engagee en Martinique
depuis le lendemain du 24 janvier 2010, date oO le people mar-
tiniquais I'a adoptee.
Le mercredi 11 mai, le Senat doit commencer & examiner le
project de loi sur les collectivites unique de Guyane et de Mar-
tinique et le project de loi organique.
Entre le 24 janvier 2010 et le 11 mai 2011, les manceuvres des
forces retrogrades n'ont pas manque. Contraintes d'accepter
la collectivite unique qu'elles avaient fait capoter en 2003, elles
essaient d'en retarder I'installation et de la vider de sa subs-
tance.
Le neo-PPM, allied aux assimilationnistes de la FSM et autres,
a tout fait pour repousser la mise en place de la Collectivite
unique a 2014. II a ete rejoint par les ultra assimilationnistes du
Modem et quelques autres qui veulent que la reform se fasse
en meme temps que celle des collectivites territoriales de
France en mars 2014. Au nom du sacro-saint "droit common".
Comme en France.
Sur ce point, ils ont recu le renfort du senateur socialist Ber-
nard Frimat et du senateur UMP de I'etranger Christian Cointat
charges d'une mission d'information pour la commission des
lois du Senat du 17 fevrier au 4 mars 2011 en Guyane, Gua-
deloupe et Martinique. Meme reflexe jacobin du socialist et du
gaulliste, a I'image d'une bonne parties des parlementaires fran-
cais qui ont du mal, en depit de leurs declarations favorables a
I'evolution institutionnelle, a accepter que nos pays evoluent a
leur rythme.
En commission des lois le 27 avril, I'UMP Christian Cointat de-
clare a Marie-Luce Penchard : "(..)Je comprends que vous vou-
fiez organizer les infections avant 2014. 9ais le gaufiste en moi
resurgit etje crois indispensa6fe de respecter e caendrier ripubli-
cain pour deineurerdans e cadre de Carticle 73. Commentjustifier
que fe adcret de convocation de tous les ifecteurs ne s'appliquerait
pas a fa 9Martinique ni da Guyane -pourquoi nepas nonplus ex-
clure 1a Corrze ou [a C6te dOr ? Ilfaut rattraper le caendrier
nornalafin de rester dans fe droit commun(..)".
Le problem, c'est que la Guyane et la Martinique ne sont pas
la Correze ou la C6te d'or.
Pas surprenant qu'ils aient propose de reporter I'installation de
la collectivite unique a 2014.
Jusqu'ici la ministry de I'outre-mer a tenu bon sur la date de
mise en place de la collectivite unique, 6 savoir "auplus tardie
31 dcembre 2012". A ceux qui essaient de speculer sur la
crainte legitime chez les personnel des deux collectivites (soit
au total plus de 3 000 agents), de I'alimenter de maniere injus-
tifiee et de I'utiliser de maniere politicienne pour freiner la re-
forme, il est repondu avec bon sens que "la creation de la
collectivite n'est pas Gie a lafusion des patrimoines et des per-
sonnefs (..)" et que "Fes nouvelles collectivites seront es plus d
rmeme de mener une fusion don't elles tireront une fiegitimite ren-
forcee". Dont acte. Mais, une fois de plus, la peur est agitee pour
tenter de bloquer une petite avancee democratique.
L'autre rapporteur, le socialist Bernard Frimat, montre le peu
de cas qu'il fait de la reform en affirmant a plusieurs reprises:
"Si eTe offre une opportunity, evolutionn institutionneTe n'est pas
la solution miracle pour faquele elTe passe parfois: elfe ne riglera
pas fs pro6bemes iconomiques", dit-il en commission des lois.
Personne en Martinique parmi ceux qui ont appele notre peu-
pie a faire le choix de la Collectivite unique n'a I'illusion de croire


qu'elle va resoudre
tous les probl6mes
du pays. Le dire
c'est dd6j leur fire
injure. Mais en rea-
lite on est en pre-
sence du vieux
discourse assimila-
tionniste de toujours
tendant t opposer
questions institu-
tionnelle et "pro-
6bemes iconomiques".
Une parties de la
classes politique
frangaise continue f
croire, malgre la
grave cruise social
de f6vrier-mars
2009 condamnant de facto le system neo-colonial d6parte-
mental, que I'on peut faire le d6veloppement sans pouvoir local
et en copiant le module frangais. S'it est vrai que la petite avan-
cee de la Collectivite unique article 73 ne nous done pas tous
les leviers de decision necessaires pour engager un nouveau
type de developpement, en fusionnant les competence des
actuels region et d6partement elle done aux forces qui sau-
raient en fire bon usage des instruments pour fire bouger les
choses et penser le pays come une entit.
A la condition que I'Etat franais n'en profit pas pour accentuer
son disengagement financier. Car la question des resources
de la Collectivite unique est un point central qui exige que nous
soyons vigilants.
Enfin, les deux rapporteurs ont maintenu la prime majoritaire
de 20 % pour I'election de I'assemblee unique qui risque de
mettre la Martinique sous la coupe d'un clan.. Detail horrible
mais significatif : les rapporteurs de la loi ont renomme la col-
lectivite unique "colectivitis teritoniales de Guyane et de _arti-
nique" au lieu de "Coafctivite de uyane" et "Colctiviti de
IMartinique"parce que cela faisaittrop article 74. Volont6 de se
rapprocher du "cadre dipartementa' et de I'6ternel "droit com-
munll .
Autre detail peut-etre, la contribution du PCM n'est pas men-
tionnee dans les contributions ecrites premises aux deux mis-
sionnaires.
Tout cela montre que les obstacles sur la voie de la conquete
de la Responsabilit6 martiniquaise sont nombreux. Obstacles
en Martinique des forces assimilationnistes sous quelque ap-
pellation qu'elles se camouflent et des lobbys 6conomiques de
I'oligarchie qui tirent parties du system.
Obstacles en France y compris dans certain des parties se re-
clamant de la gauche et de I'6mancipation des peuples par ata-
visme centralisateur et jacobin. C'est cultural.
C'est pourquoi nous devons faire preuve de vigilance, de clart6
et de fermete.
Aujourd'hui I'etape de la responsabilite, c'est une Collectivite
de Martinique au plus t6t.
Nous n'avons que trop tergivers6 et attend depuis d6cembre
1982.
Michel Branchi
le 09/05/2011


=I Z


EPIT _J






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Les travailleurs resistent


Foob Circus: tes restaurants ae nouveau ouverts
Les employes de Food Circus, soutenus par la CDMT, ont re-
pris le chemin des different restaurants de cette plate-forme
situee au premier etage de la Galleria, qu'ils avaient deserts
depuis le 11avril pour protester contre le licenciement d'une de
leurs colleagues. Licenciement que la trentaine d'employes ju-
geaient abusif; mais que Robert Parfait trouvait legitime en rai-
son de la longue liste de griefs a I'encoptre de cette salariee :
nombreuses absences ou propos injurieux qu'elle aurait tenus
a I'encontre de sa hierarchie. A cette reintegration reclamee,
les salaries ont ajoute d'autres revendications propres, comme
I'attribution d'un panneau syndical, letaiement des heures sup-
plementaires au taux legal, la transformation des contracts
contractuels en contracts t duree indeterminee, la prise en
compete de I'anciennete dans les salaires ou encore la mise en
place d'un plan de formation du personnel. Apres maints re-
bondissements, des rendez-vous manques et deux manifesta-
tions dans le centre commercial (ce qui s'est sold par 20jours
d'arret de travail et plus de 250 000 E de manque a gagner,
selon la direction), les deux parties ont finalement trouve un ac-
cord le mardi 3 mai. La reprise du travail a ete actee, mais sans
la salariee licenciee. En effet, selon le protocole d'accord, son
licenciement pour faute grave a ete transformed en licenciement
pour cause reelle et serieuse afin de lui permettre d'acceder
aux droits sociaux. Les altres revendications des salaries ont
ete satisfaites.
Comme quoi la lutte paie lorsque elle est bien menee et que la
cause est just.

'les 17 salaries be la Compagnie Martiniquaise
be transport sont toujours en greve


Bertrand Cambusy, le secretaire general de la CSTM, qui a vu
Ia une manoeuvre de CMT pour ne pas entamer de veritables
negotiations avec les salaries. Qu'en sera-t-il des revendica-
tions salariales des employes, lorsque la direction de la CMT
announce que le march lui a ete retire par I'Espace Sud ? II
semblerait que I'Espace Sud ait decide de reprendre I'organi-
sation de ce transport en regie propre. Association des me-
diateurs pourra-t-elle jouer pleinement son role ? On ne peut
que regretter la prolongation de ce conflict, qui a d6ej trop dure
et qui penalise durement les usagers de Riviere-Pilote, RiviBre-
Salee et Sainte-Luce.
6/05/2011

Le CoUectif bes 5 300 revient a Ia charge
Le "ColTectifpour Cemploi des 5.300- contre (a pricarite et fex-
clusion"est de nouveau mobilise depuis mars, car de nouvelles
menaces present sur les personnel en contract aide CUI-CAE. II
a decide une mobilisation le mardi 10 mai lors d'une rencontre
avec les autorites prefectorales. Le collectif protest contre les
measures qui rameneraient les contracts au niveau de 2009 (4.
300 contracts alors qu'en 2010 il y en a eu 5.300). Selon un com-


L'Etat veut ramener les contracts aides de 5 300 & 4 300


La patronne ae cnoc ae laauM I multpile les manoeuvres ollatoires


Apres I'episode de la milice venue les haranguer a Sainte-Luce
et malgr I'ultimatum lance par le president de I'Espace-Sud en
vue d'imposer un service minimum, les travailleurs sont tou-
jours en attente de negotiations. Ils ont fait appel a I'Associa-
tion des mediateurs, don't le president a annonce jeudi 5 mai
une mediation au plut t6t avant la fin de la semaine derniere, ce
qui avait laisse poindre I'espoir de sortir du conflict. Mais entre-
temps, une lettre recommandee de la direction a suscjte un
doute dans I'esprit des salaries et du syndicate CSTM quant a sa
yolonte reelle de sortir du conflict. D'Upres cette lettre, les sala-
ries seraient employes depuis le 2 mai par une filiale du group,
a savoir la Societe Bus du Sud. Cela a provoque la col6re de


munique de Rita Bonheur, porte-parole du collectif, "Cegouver-
nement, fidele a ses principles, est dans un traitement aveugfe et
uniquementfinancier de cette measure, au lieu de voir fa reality de
chez nous, sans aucune verita6e poltique de femploi
Ifmene sa politique de '2 poid 2 measures : "
- A'un c6t, i ttrangle es associations, feur refuse fes moyens de
fonctionnerpourremplir sa place ses missions adintiret public et
social
- de fautre, iffait des cadeauxau privi, luipermettant dutiCiser
fe systeme des emplois aids. Cela permet a certain patrons de de-
velopper et d'organiser la prcarisation des emplois, en detruisant
fes emplois durabfes, afin d'avoir des salaris d priiriduit, avec des
salaires de misere, qui dcivent se taire parpeur du non- renouvel-
fement de feur maigre emploi".
Le "Colectifpour (Emploi des 5. 300 contre a pricarite et Pkej-
clusion"appelle a une mobilisation cons6quente pour que I'Etat
revienne sur sa decision et.prenne en compete le respect des
personnel en dilficult&, des jeunes en particulier.


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[ L T'E5 tIA S I






http://www. ournal-iustice-martinique.cor

Credit a la confommation


tI I


La loi Lagarae entree en application Ie ler mai epargne les banques


La reform Lagarde concernant le credit a la consom-
mation est entree en vigueur le ler mai. En depit des
intentions declarees par le minister de I'economie et
des Finances de proteger davantage les consomma-
teurs, les etablissements de credit restent a I'abri.
Cette reform n'est pas la revolutionn" annonc6e..
Les principles measures de la reform Lagarde rela-
tive au credit a la consommation sont, depuis le ler
mai dernier, entrees en vigueur. Au rang des nou-
veautes, I'acceleration des procedures de surendet-
tement. La Banque de France (I'ledom dans les
DOM) disposera desormais de trois mois au lieu de
six pour statuer. Linscription au fichier national des
incidents de remboursement des credits aux particu-
liers (FICP), qui interdit de contractor de nouveaux
credits en cas de notification, passe de dix a cinq ans.
La loi vote le lerjuillet 2010 entendait mieux enca-
drer les credits renouvelables et endiguer le suren-
dettement. Un texte qualified en novembre 2010 par la ministry
de I' conomie, Christine Lagarde importantn" car "cela repre-
sente un manage surendetti sur six, qui va pouvoir retrouver une
vie normal et rebondir".
Cote credit, I'emprunteur dispose d'un delai de retractation de
quatorze jours contre sept precedemment et les durees de rem-
boursement de credits classiques ou renouvelables sont revues
a la baisse. Soit trois ans pour un emprunt de moins de 3000
euros et cinq ans pour un montant superieur. Cens6 limiter le
recours risque aux credits, ce dispositif augmentera de fait les
mensualites. Concernant les cartes de fidelity dans la grande
distribution masquant un credit, elles sont interdites sans ac-
cord express des utilisateurs. Quand on arrive en caisse avec
un chariot de 80 a 120 euros de nourriture et qu'on paie avec
une carte de credit de fidelity, cela veut dire qu'on achete a
manger avec un credit de 20 %. II faudrait carrement interdire
les credits renouvelables, car ils relevent de I'usure. En depit
"davancies" soulignees par les associations de consomma-
teurs, cette reforme Lagarde, en souhaitant "responsa6itiser"les
manages, epargne les etablissements de credit. "La reform de
Christine Lagarde (...) nepeut done itre considrie come une co-
quifle vide, ifn'en reste pas moins qu'efe rate toujours sa ci6fe:
mettre un term a (a distribution irresponsa6[e du credit revof-
ving", a denonce I'association de consommateurs frangaise
UFC-Que Choisir en avril 2010. "La foi Lagarde a eit conscien-


La phrase:
"La degradation du secteur du BTP s'attenue en fin
d'annee(ndlr :2010) grace aux plans de reliance des col-
lectivites (Region et Departement) qui ont permis d'en-
gager de nouveaux chantiers. Les ventes de ciment ont
progress de 6,2 % donneess cvs) sur le trimestre. Tou-
tefois, les entreprises sont penalisees par la program-
mation tardive et le faible nombre de grands projects tant
publics que prives. Ces elements oberent la capacity
des entreprises a inverser durablement la tendance et a


cieusement viade de son contenu par fs fo66ys, qui sont parvenus,
soit a torpiTer certaines de ses measures pfares, soit a en retarderau
ma7jmum fes effects fustige un specialist du credit. La reforme
des taux d'usure (taux d'emprunt maximal fixed par la Banque de
France) est renvoyee en avril 2013. Consequence? '"usqu'au
ler avril2013, fes ita6bissements de credit pourront refuser doc-
troyer des parts personnel a (a client e [a plusfai6e, afin de Cai-
guiTervers des credits renouvelables, toujours toCiques", note ce
consultant. De meme pour I'obligation de proposer un pret clas-
sique pour tout engagement de plus de 1 000 euros qui "nepro-
duira ses premiers effects qu'a computer du ler avri'. Et notre
specialist de s'interroger: "Comment imaginerqu'unpriteurpro-
posant un credit renouvelab6 a 19 % puisse etre contraint de pro-
poser dans fe mime temps un prit personnefaternatif a moins de
8%?"
Aujourd'hui le taux d'interet legal est de 0,38 % qui n'a jamais
ete aussi bas et nous avons des taux de credit considerable
qui vont jusqu'a 20 a 21 %. La difference va dans les banques.
La vraie question, c'est que pour limiter le surendettement est
qu'il faut augmenter les salaires et revoir la repartition des ri-
chesses.
En Martinique, I'abus de credit est stimuli par une publicity ir-
responsable. Certaines publicites devraient etre interdites. En
2010 le nombre de surendett6s a augmented de 26 %.
Antoine Gilles


embaucher."
(Source : Bulletin conjoncture IEDOM n 145 du 4eme
trimestre 2010- 4/0312011)


Le chiffre

Retrmts Oe carts baSnciCr: d 183 fn 2919
+ 16,2 % en 2010 par rapport a 2009
source : ledom, bulletin 46me T 2010


CrnmtEmrI 'mm






I http://www. ioural-iustice-martinique. com


L'UGTM-Ebucation entenb relancer te b6bat sur It'cote en Martinique


Une cole qui n'est pas en phase avec les realit6s martiniquaises
Lors d'une conference de press tenue le 2 mai dernier, le syn-
dicat a expose son analyse de la situation de I'6cole en Marti-
nique et du climate qui regne dans les etablissements oO les
conditions de travail se degradent. L'analyse a port egalement
sur I'attitude de nombreuxjeunes et leur perception de I'avenir,
ainsi que sur les solutions que le syndicate estime viables pour
remedier a cet etat de fait.
"L 'Ecok n'est pas en phase avec les reafits du pays et n'est pas
concuepourasura reason d6veoppement", juge le syndicate. Et pour
illustrer cela, il met en avant I'absence de formation de masse
face aux phenomenes naturels qui nous concernent. II deplore
des lacunes dans la perception de notre culture, insistant sur la
necessity pour les jeunes de connaitre leur propre culture pour
savoir sous quels diff6rents aspects border des cultures qui
ne sont pas leurs. L' UGTM- Education fait remarquer qu'il n'y
a pas d'adequation entire I'ecole et I'emploi, "'Ecofe nes'estpas
fixi cet o6jectf', soutient le syndicate, qui ajoute : "Ily a nices-
sit de redefinirf'Ecore en Martinique, de rechercher es causes des
chiecs, de convenir d'une cole e la riusite pour tous fes fves,
quest que soient eurs orgines sociafes, feurs reves et leurs apti-
tudes, dans une nouveffe society qui se soucierait, en permanence
du bien itre du Martiniquais dans son pays par un ifan cofectif
des organizations syndicaes et poftiques, par des dispositifs mis en
place, par implicationn de tous, chacun selon ses compitences".


Face a cette situation oi les suppressions de postes rendent
les conditions de travail difficiles, oi les jeunes fragilises, "res-
sentent fa nicessiti de f'cofe et en mime temps la fuient et s'ins-
talTent dans une spiral de violence", le syndicate plaide pour un
sursaut. II propose dans I'immediat deux pistes pour permettre
: "d'unepart, auxpersonnets de rdsisteret dassumerau mieuxfeur
mission instruction et dautre part, auxjeunes de mieu vivre
feurscolarite et mieuxapprieender les apprentissages notamment
dans fe ler degree .
Le syndicate propose aux personnel une demarche d'informa-
tion et de formation par le truchement des ateliers d'echange de
pratiques professionnelles.
Le prochain atelier aura lieu le 18 juin a la Maison des Syndi-
cats et sera anime par Monique Pamphile, psychologue clini-
cienne et enseignante specialisee.
L'objectif de ces ateliers est "d'dcliangerpourvoirensemble com-
ment nouspourrons mettre enpface des strategies nous permettant
d'assumer au mieuxnotre tdchie et notre vocation deformation des
jeunes et feur transmettre un ensemble de savoirs et de valeurs
come 6ase de feur identity et de feurpersonnalite". Pour aider
les jeunes, le syndicate suggere "d'alervers Cutilisation du creole
ou dufranfais dans toutes les disciplines oit cela est possible ". Car
estime-t-il, "si fes enfants comprennent fes structures complexes
du crolfe quandleurs parents s'adressent a euw i n'en est pas de
mmee pour les structures de phrases complees enfranfais". Certes
des efforts sont deja entrepris puisque de nombreux 616ves sui-
vent un cursus en langue vivante regional, mais seulement
3.6% des professeurs des ecoles sont forms. Pour elargir I'of-
fre de formation, I'UGTM reclame integrationn duneformation
consiquente en Langue et Culture crioles dans fe cursus de tous
fesfuturs enseinantsformes en Martinique".
L'UGTM-Education conclut qu'elle cherchera, face E cette si-
tuation d'urgence, a ceuvrer pour un large front au niveau de la
communaute educative, et plus largement de la population pour
revoir, avec les politiques et les institutions, le project global
d'Education et de formation de notre jeunesse et I'avenir de
notre pays.
C.B


Lycee Schlcher : Une reconstruction prevue pour 2015


Vendredi 6 mai, la collectivite regional, par la voix de son pre-
sident Serge Letchimy entoure de I'6quipe technique et du pro-
viseur du lycee Schoelcher Raymond Alger, a presented la
nouvelle maquette du lycee et la phase de transition.
Serge Letchimy, la main sur le coeur, a declare qu'il n'avait 'ja-
mais ete centre la reconstruction du Cyc6e Schiefcher", mais en op-
position au project de I'ancienne mandature parce "qu'ifne
respectait pas le plan localdurbanisme (PL)V) de la vie".'
Sans repartir de zero sur la conception architectural, car pour
cela il aurait fallu attendre 2018 pour voir la reconstruction des
btiments realisee, et aussi obtenir des surplus financiers im-
portants, I'executif a decide de ne pas tout chambouler. II a ete
demanded I'equipe architectural de prendre en compete le
PLU, d'autant que deux petits batiments qui bordent le boule-
vard Atuly ont ete inscrits a I'inventaire des monuments histo-
riques. Ils ne seront pas detruits mais renoves. Il s'est agi pour


I'equipe de preserver la memoire actuelle du lycee, au contraire
de I'ancien project oi il avait ete question de tout raser, a expli-
que I'architecte retenu lors du concours, a savoir Gustavo
Torres. Celui-ci a declare qu'il y aura "peu de cfiangement" et
"une nouvelle ecniture arciitecturale pour une nouvefle definition
de fespace" pregnant en compete les demands actuelles avec la
conservation des 7 bAtiments composant I'ensemble du lyc6e
et de certain symbols. Ainsi I'impression de "6arre"que don-
nait I'ancien project a ete repartie dans I'espace. Les 7 batiments
seront reconstruits aux memes endroits en preservant I'horloge
et les pignons des toits qui font la marque de I'etablissement et
I'esprit du lieu, en liant tout cela avec une touche de modernity.
Selon I'architecte, son travail a ete de "preserver une memoire et
non defaire dufttichisme" contrairement a certain qui s'offus-
quaient de la disparition de tel ou tel element du lycee. Quant


I--~ --- J I ,,. ,mr~~ar~:


EUCTIONi~T^^^^^^






http://www.ioural-iustice-martinique.com


au proviseur Raymond Alger, il pense que "ce project est pfus en
phase avec fa mimoire du lycie". II estime que la presentation de
la maquette et de la phase de transition a et6 accueillie "avec sa-
tisfactionpar (a communautd iducative, mime s'ily a des craintes
sur la phase de transition". Le lyc6e Schcelcher sera construit
selon les dernieres normes parasismiques en vigueur, celles
de la classes D, qui permettent au bitiment de se maintenir
apres un seisme. Cependant, I'executif n'a pas encore fait le
choix de la technique, telle celle de I'isolateur a la base, don't
sont 6quipes tous les lycees neufs actuellement, ou tout autre
technique en vigueur.
Un project de 38 millions pour les bAtiments et de 20 millions
pour les equipements, finance sur les fonds r6gionaux.
Les travaux devront debuter en 2012 pour une operation a tiroir,
mais I'ensemble de la communaut6 educative devra d6emna-
ger en septembre 2013 en attendant de reintegrer des locaux
flambants neufs en 2015 au plus t6t.

Un lycee Victor Fouche pour la transition
Cette phase de transition de deux ans devra amener la majo-
rite des 1 027 eleves a etre heberges dans I'ancien hOpital-ma-
ternite Victor Fouche, acquis par la Region pour un peu plus de
5.2 millions d'euros. Seuls 120 lyceens post-bac devront etre
h6berges dans une ancienne ecole a proximity de I'internat de
I'excellence qui sera construit sur I'ancienne route de Schoel-
cher, et ce a la demand du proviseur du lycee pour une meil-
leure coherence educative. Certes, reconnaissent les
responsables, I'espace de I'ancienne maternity sera plus
contrainte pour accueillir les 38 divisions pr6-bac, mais ils tem-
perent en declarant que c'est du "transitoire". Une des grandes
inquietudes face a cet h6bergement est celle de la fluidity de la
circulation et de la mise en security des eleves aux abords de
cet 6tablissement. Selon les technicians regionaux, tout sera
fait pour attenuer les problems de circulation, qui seront pre-
sents quel que soit le lieu d'implantation. Ainsi, un nouveau gi-
ratoire devrait voir le jour aux abords de I'etablissement et des
parking seront construits aux alentours. Le debut des travaux
routiers est prevu pour debut 2012 et la livraison en septem-
bre. Quant aux batiments, les etudes de enforcement parasis-
mique sont actuellement en course, et les travaux de demolition
et de transformation en 6tablissement scolaire devront debuter
fin 2011. Des travaux qui devront cooter quelque 11 millions
d'euros.
Apres cette phase de transition scolaire, les batiments devront
servir de residence pour etudiants ou pour personnel ages.


Franck Numeric, ing6nieur regional et Gustave Torres, architect


"La machine est fancie", a soulign6 le president de Region. L'ob-
jectif est desormais d'aller tres vite pour une realisation en deux
ans et une rentree en 2015. Le permis de construire a ete d6-
pose en mairie le vendredi 6 mai.
Une commission de suivie composee de 8 membres de la com-
munaute educative du Lycee Schcelcher a et6 mise en place
aux c6tes de la Region pour suivre I'evolution des travaux.
Soulignons que I'UGTM et la CSTM Education, dans une lettre
ouverte datee du 7 avril 2011, font part de leur d6saccord sur
le choix de I'ancienne maternity de Redoute. Ils mettent en
doute le confortement parasismique, les conditions de travail
des eleves et des professeurs bruitss, chaleur), les difficulties
de circulation. Ils revendiquent "un itabfissement de transit en
modufaires a proximity si possi6fe du fycee". Par ailleurs, ils re-
grettent I'abandon des appuis parasismiques, meme en conser-
vant la classes D. Les syndicats craignent que "cette
reconstruction devienne Carflsienne".
Un son plus concordant avec I'equipe actuelle est celui du
SNES qui estime que le nouveau project "est une reussite archi-
tecturafe indiscutabfe compare d (a barre de Cancien project Ce
syndicate acquis au neo-PPM se montre enthousiaste : "Quant
au project de lycie de transit, ilnous permet de proposera toute Ia
communaute scofaire actuele du fycie Schiefcher de se retrouver
dans des Icauxwscurisjs, protebgs centre les risques sismiques, to-
talement r6nocvs pour recevoir une population scolaire en dispo-
sant des sales adjquates". Comme quoi il n'est pas question
seulement d'architecture.


OI E


Un careme particulierement arrose.


Que d'eau i Que d'eau Traditionnellement, les mois de mars
et d'avril qui correspondent au careme sont les plus secs de
I'annee. Cette period evoque souvent des coupures d'eau &
cause du faible debit des rivieres ainsi que des difficulties pour
les agriculteurs concerns par les restrictions imposees en ma-
tiere d'irrigation.
Rien de tel cette annee! Car si les professionnels levent les
yeux vers le ciel, ce n'est pas pour scruter le moindre nuage,
mais au contraire, dans I'espoir de deceler meme un timide
rayon de soleil qui laisserait presager un assechement de I'at-
mosphere.
Car depuis au moins deux mois, la Martinique connaTt une plu-
viometrie exceptionnellement abondantequi fait de ce careme
I'un des plus arroses que le pays ait connu depuis qu'existent


des reeves meteorologiques.
Ainsi, avec 165 millimetres de pluie, soit le double de la nor-
male, le mois de mars s'affichait d6ej comme I'un des plus ar-
roses de ces 64 dernieres annees.
Mais c'est le mois d'avril qui pulv6rise tous les records avec
420 mm de pluie a la station meteorologique de I'aeroport du
Lamentin, soit quatre fois plus que d'habitude Selon M6eto-
France "C'est fe deuime mois adavriIfeplus pluvieuxd'epuis 60
ans, just apris 1981. Ify avait eu 510 mm en avrilde cette annie-

Le pays a ete confronted durant ce mois d'avril a deux episodes
de vigilance a cause de I'abondance des precipitations. Ladpre-
miere, en debut du mois, du 11 au 12 avec un cumul de pluie


* V a 'I.


r PUCTO j






http:I/www. iournal-iustice-rmartinique. cor


Du jamais vu en careme depuis 60 ans


allant jusqu'a 70 mm dans la journee. La, second, a la fin du
mois avec les tries fortes precipitations qui ont debuted le 27 avril.
La persistence des averses qui avaient entraine I'inondation
des planes du Lamentin, de Riviere Salee et du Frangois
avaient conduit les autorites a declencher I'alerte orange.
La premiere semaine de mai, toute aussi arrosee, ne laisse
guere presager une rapide amelioration de la situation.
Si ces intemperies n'ont pas cause de perte de vie humaine,
elles ont cependant provoque de serieux dommages a I'eco-
nomie du pays deja bien mal en point.
Parmi les plus touches figurent les agriculteurs et notamment
les planteurs de cannes. La recolte a dO 6tre arretee a cause
des champs inondes dans lesquels s'enlisent les machines,
alors que la moitie des cannes reste encore sur pied. Faute
d'approvisionnement I'usine du Galion a stopp6 ses machines
tandis que les distilleries toument au ralenti.
L'annee s'annonce done catastrophique pour ces profession-
nels, d'autant que la richesse en sucre des cannes qui deter-
mine le prix de la tonne livree est particulierement faible.
Les pertes sont aussi importantes dans le secteur maraicher
don't la plupart des productions, tomatoes, concombres ou lai-
tues, ne s'accommodent pas avec des exces de pluie.
Ces pluies ont aussi occasionne des glissements de terrain
don't le plus important s'est produit au Morne Calebasse, en
contrebas de la route de Moutte. Dans ce secteur, la munici-
palite de Fort-de-France a dO prendre un arrete d'evacuation
de villas particulierement menacees a cause de I'instabilite des


Les chambres consulaires regroup es en Comite be liaison

Chambre d'agriculture, Louis Daniel Bertome, ont d6cid6 tra-
vailler ensemble au sein d'un Comite de liaison inter consulaire
(CLIC). Ce comity est un organe de concertation, de coop6ra-
tion qui permet de mettre en oeuvre des etudes 6conomiques
mais 6galement de developer des initiatives communes en fa-
veur des entreprises des trois chambres. Une decision finali-
see par une signature d'un accord le jeudi 5 mai dernier a la
Chambre de commerce. II ne s'agit-pas de creer une quatrieme
S .chambre, comme I'a declare Daniel Bertome, mais de "se met-


Herve Laureote, Manuel Baudoin et Louis Daniel Bertome (de G.a D.)
Le president de la Chambre de Commerce, Manuel Baudoin,
celui de la Chambre des metiers, Herve Laureote, et celui de la


tre en commun pour davelopper une soidainte et itre mieuwenten-
dus des politiques". Cette demarche qui s'inscrit dans un
context de "pression budgetaire croissante doit permettre de d-
fendre et accompagner nos ressortissants" (34 000 au total don't
4000 pour I'agriculture, 8 000 pour I'artisanat et 22 000 pour le
commerce et I'industrie), comme le precise Manuel Baudoin. Et
son homologue de la Chambre des metiers, Herv6 Laureote, y
voit "cette nrcessiti de travailfer ensemble pour defenlre une lo-


&^^ *I EIBh Mi21Bi B l^itqP 4#8 '


sols argileux qui a provoque de graves fissures sur les immeu-
bles.
Apres Dean et Thomas, voila notre pays de nouveau confronted
au dechainement des elements naturels.
Sont-ils lies avec les dereglements climatiques dus au re-
chauffement de la planet ?
La population martiniquaise ainsi que les collectivites doivent
se montrer solidaires de nos compatriotes si durement eprou-
ves.
G.E

Demanbe 'inbemnisation be calamitis agricotes pour
les cultures
Les pluies exceptionnelles de ce careme ont tres fortement en-
dommage I'agriculture. Toutes les organizations agricoles an-
noncent d'ores et d6ej des pertes importantes, lesquelles
surviennent alors que les professionnels ne se sont pas remis
des difficulties du cyclone Thomas de I'an dernier. Que ce soit
au niveau du melon ou du maraichage, sans parler de la canne,
toutes les recoltes sont compromises du fait de I'intensite des
pluies qui se sont abattues sur le pays depuis plus de quinze
jours. Le vendredi 6 mai, une douzaine d'organisations et de
syndicats ont alert le president de region, qui les a regus afin
de faire le point sur les degats causes par les pluies, lesquelles
n'ont pas encore cesse. Apres deux heures de discussion tries
fructueuses, toutes les doleances ont ete enregistries afin que
"'es services rigionawux es instruisent pour determiner PBTgi6ifite
des demands et fes modalihts intervention de la colectiviti rj-
gionale", indique la region.
Le president du conseil regional a egalement saisi le Premier
ministry par courier pour I'interpeller sur le caractere excep-
tionnel de la situation et sur les menaces de lourdes pertes qui
s'annoncent. II reclame du gouvernement "d'examiner fapossi-
6iiti d'encencher la procedure de calamits agricofs ans fes meil-
feurs de&is de maniere d apporter un soutien auxproducteurs deja
fortement en difficuftis apris le cyclone Tomas". Par ailleurs,
I'executif regional a demanded au president de la Caisse r6gio-
nale de credit agricole d'examiner la possibility d'accorder aux
agriculteurs qui en front la demand des reports de paiement
d'echeances ou un reechelonnement des dettes.
C.B


5 Olit t






http//www.iournal-iustice-martinique.com


gique defilibre qui n'est pas tres repandue".
En clair, les presidents de trois chambres consulaires martini-
quaises veulent mutualiser leurs efforts, car I'argent se fait rare,
mais aussi proposer une vision commune pour le d6veloppe-
ment de la Martinique. Ils entendent egalement, a partir de cette
demarche, accentuer leur lobbying aupres des politiques pour
avoir une voix plus forte que celle par example d'un syndicate
du patronat. Au-'el, ils veulent, avec les CLIC de la Guade-
loupe et de la Guyane, "etre une force de proposition face d
rhaiagone, care march e d reportt e~ste mais iffaut Corganiser",
lance optimiste Herve Laureote.
Ce comite de liaison aura une presidence tournante, elle se


reunit au moins une fois par an, mais aussi toutes les fois que
la situation economique I'exige, comme cela a ete le cas lors de
la greve du port en fevrier dernier. Les premiers travaux devront
porter sur le financement et I'endettement des Chambres
consulaires, I'apprentissage et le financement de la formation,
I'accompagnement des ressortissants dans le context econo-
mique actuel et I'action des Chambres face aux defis du deve-
loppement endogene, sans computer les etudes diverse.
Les trois presidents ont pris un engagement pour au moins trois.
ans puisqu'en 2013, la Chambre d'agriculture devra renouveler
ses instances de gouvemement.
C.B


Provocation ur Facebook : Groupe anti-grve ou be la nouvelle colonisation ?


La Martinique a decouvert avec stupefaction que,
sous couvert de Facebook, s'est constitute a I'ini-
tiative de Francais (ce que nos compatriotes ap-
pellent improprement des "mitropolitains") un
group qui pretend letter centre les blocages oc-
casionnes par certaines groves. Ce soi-disant col-
lectif qui se nomme "Oui i la greve, Von awu
61ocages" (OGNB972) s'est manifesto en allant le
samedi 30 avril dernier s'opposer aux grevistes de
la Compagnie Martiniquaise des Transports (CMT)
au quarter Trois-Rivieres a Sainte-Luce. Cette ini-
tiative qui constitute une veritable provocation s'est
soldee par quelques jets de pierres, de boue et
d'ammoniac. Cela aurait pu etre plus grave. Selon
France-Antilles du 2 mai, le commando etait dirige
par un certain Stephane Jarrin qui s'etait presented
lors d'une conference de press le 28 avril comme
salaries d'une society en conseil de financement et fondateur du
group OGNB972. Et ce dernier a declare qu'il va "mener des
mobifisations de ce type dans tous fes conjTits oui ify a des 6lo-
cages". Nos croises veulent que "TEtat protege par faforce, s'il
fefaut, nos droits a 1[a ibertd de circulation, du travail du com-
merce". Appel a la repression de tous les anti-greve qui veulent
donner au capital la liberty d'exploiter.
En effet, le meme group qui revendique 1 600 membres sur
Facebook avait mene une action du meme genre a EDF-Belle-
Fontaine. .
Mercredi 4 mai au journal du soir de Martinique Premiere (ex-
RFO) ont ete confronts un certain Dominique Bruch au nom de
OGNB972 se presentant comme "coordonnateur"et Eric Picot
pour la CFDT. Le sieur Dominique Bruch a assure qu'il est en
Martinique depuis 30 ans et a soutenu qu'il n'est pas centre la
greve mais centre les blocages et les inconvenients des groves.
II a cite le port, EDF, etc. Comment etre pour la greve et contre
les inconvenients qui en decoulent n6cessairement? Eric Picot
a denonce le patronat qui refuse de negocier et I'insuffisance de
dialoguee social" qui expliquent les blocages. II a note que les
mules de Bruch et Jarrin ne s'adressent pas 6 Jean-Charles
Cren (patron de Gemo) ou A Sandra Casanova patronnee de la
CMT), des patrons de choc.
Un coup d'oeil sur Internet apprend que ce Mr Bruch avant de
debarquer en Martinique a ete geometre et chef de chantier en
Irak, au Gabon, en Algerie avant de creer DOM Services en
Martinique et diriger un cabinet conseil. Beau parcours colo-
nial. II se present comme patron d'une entreprise de climati-
sation.
Dans France-Antilles du 5 avril Pierre Alex Marie-Anne, ancien
Directeur de cabinet d'Emile Maurice et fils de I'ancien Senateur


Manifestation d'OUNB972 centre les grevistes d'EDF
Marie-Anne, plaide dans une tribune pour une reglementation
du droit de greve en Martinique en s'appuyant sur la notion de
"spcificitd". Un comble pour cet assimilationniste ultra !
Cela a tout I'air d'une offensive concertee pour ressortir un
vieux project de la droite et du patronat martiniquais de regle-
menter et restreindre le droit de greve..
Cela montre que le syndicalisme d'aujourd'hui doit utiliser des
methods de lutte responsables afin de ne pas donner a la
reaction des armes centre le droit de greve. En particulier, la
society martiniquaise est plus complex et comporte de nom-
breuses PME et TPE fragiles tres sensibles a certaines groves:
port, electricity, carburants, etc. II n'y a pas que les bekes. II
faut en tenir compete.
II faut que certain Frangais qui vivent dans ce pays n'oublient
pas que la plupart de nos grands evenements sociaux avaient
une dimension racial : affaire Lubin, affaire Aliker, Seize de
Basse-Pointe, Decembre 1959, affaire des tricots, etc.
Peut-6tre certain croient-ils que le rejet massif de I'article 74 et
de I'Autonomie le 10 janvier 2010 a livre le pays totalement a la
nouvelle colonisation en oeuvre. Les memes ont cried en f6vrier-
mars 2009 "Matinikse ta nou, si pas ta yo". Contradiction ?
Certes oui. Mais c'est ainsi en Martinique.
Attention a ne pas aller trop loin dans la provocation. Ceux qui
ont vote centre une avancee vers la Responsabilite martini-
quaise par peur de la perte des acquis sociaux ne sont pas
prets a accepter que I'on vienne dicter la loi ici.
Quant aux Martiniquais (es), agaces sans doute par les conse-
quences de certain conflicts sociaux, ils devraient faire attention
de ne pas preter la main A une entreprise don't les objectifs
pourraient les depasser. Facebook n'est pas un jeu. Ce n'est
pas le Fessesbouk du Kannaval 2011.


I~nrm~ll~~rsa ,~


r 500t~t






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Toujours Jpropos .uplin d reliance regiondl

Quanb LeProprssisteparle devaluationn objective" ?


Notre article sur les 724 emplois qui auraient ete '"gBinrs"par
le Plan regional de reliance d'lfrgence (cf Justice no 16 du
21/04/2011 et Politiques Publiques le 25/04/2011) nous vaut
les honneurs de I'6ditorial de Didier Laguerre, Secretaire ge-
neral du PPM, dans Le Progressiste du 27/04/2011.
Apres avoirjure que la premiere evaluation du plan de reliance
regional etait "objective, s'appuyant surdes chiffres objectifs", le
responsible PPM croit deceler une contradiction dans notre ar-
gumentation. II ecrit : "M. Branch veut isofer dans les chiffres de
femploi i la 'Martinique ceuxqui sont directement lits aux chan-
tiers du plan de reliance, ma"s il refute fa mnthode qui consist d
alTer chercher 'information i ia source : dans fes mairies quipar-
ticipent auplan de refance et dans fes entreprises qui ont des mar-
chis au titre de ce plan de relance...". Et de certifier que les
entreprises qui ont repondu au questionnaire de la Region ont
repondu "en toute liberty et en toute ionn&tete". Ainsi cela per-
mettrait de faire le tri que nous avons reclame, assure-t-il.
II pursuit en nous accusant d'attribuer "a d'autres a paternity
de ce qui sefait actueffement" et d'emettre "des routes sur Cob-
jectiviti des experts quiparticipent d cette valCuation" Ce serait
de "'aigreur"...
Enfin -et il fallait s'y attendre- Didier Laguerre s'engouffre dans
les resultats de I'etude recemment publiee par pole emploi sur
les besoins en main d'ceuvre (BMO) en 2011 et qui indique que
les 11 000 chefs d'entreprises interrog6s annoncent 8 770 "in-
tentions de recrutement" pour cette annee. Et cela aussi serait,
bien sOr, I'effet du plan de reliance du president du Conseil re-
gional, est-il sous-entendu.

Relativiser tes cocoricos be Plateau Roy
Reprenons tranquillement les arguments que nous avons de-
veloppes.
1 ) Nous avons fait la remarque que les 724 emplois "genirds"
sont ceux annonces par les entreprises interrogees par ques-
tionnaire. Nous avons pose la question de savoir si ces cr6a-
tions d'emploi ont ete controlees. Que M. Laguerre nous
pardonne de noter que dans le passe des dispositifs census in-
citer a la creation d'emplois, tels que les exonerations de


charges sociales patronales, la defiscalisation ou
I'octroi de primes a I'emploi, etc, se sont reveles de-
cevants en raison du decalage important entire les
emplois declares par les entreprises et les emplois
crees reellement. Repondre a un questionnaire ne
vaut pas preuve sans offense personnel.
2) Nous avons demanded comment les services de
la Region pouvaient distinguer les variations du vo-
lume d'emploi ou de ventes de ciment dues au plan
de reliance regional de celles engendrees par d'au-
tres politiques telles que le programme d'urgence du
Conseil general, les chantiers lances sous la man-
dature d' Alfred Marie-Jeanne et pregnant effet apres
le 21 mars 2010, les investissements lies aux fonds
europeens, les initiatives privees, les programmes
HLM, la defiscalisation logement, etc. Pourquoi ?
Parce que le bilan regional (document adresse a la
press) attribue au seul plan de reliance regional
I'augmentation des emplois declares dans le BTP enregistree
depuis six mois par le RSI (regime social independants) ou la
CGSS (Securite sociale. De meme en ce qui concern I'aug-
mentation des ventes de ciment au debut de 2011. Ce n'est pas
attribuer a d'autres les actions de la Region. C'est relativiser
les cocoricos du plateau Roy. Rappelons que le Directeur de
I'ledom, Philippe de La Cognata, assurait dans I'Atlas econo-
mique 2010/2011 de France-Antilles public fin decembre 2010:
"L'Etat et les collectivitis locafes ne peuvent a euxseus relancer
C'conomie surtout dans fe contete 6udgitaire que Con connait".
Et il precisait que pour redemarrer I'activite, il faut "une com6i-
naison d'investissements pub6ics (Etat, Colectivites pubtiques,
fonds europiens) et d'investissements privis".

Un crime be Utse-experts ?
3) Nous n'avons pas mis en doute objectivityte" des experts
participant a I'evaluation. Nous avons simplement releve que
le "travailprospectif, comme le dit M. Didier Laguerre, eva-
luant le nombre d'emplois crees a I'horizon 2013 de 3 700 a 4
130 etait attribute par France-Antilles du 15 avril 2011 relatant
la conference de press du president du Conseil regional du
14 avril a M. Georges Para, Directeur de I'INSEE. L'INSEE est
un organisme de statistiques economiques repute independent.
Or M. Georges Para embauch6 au Conseil regional n'est plus
Directeur de I'NSEE depuis le 4 avril 2011. Exciper de sa qua-
lite de Directeur de I'NSEE pour attester de la veracity et de
"/objectivite"des chiffres avances etait pour le moins peu se-
rieux. II y a Ia un melange des genres de nature a induire en er-
reur... Par contre, nous avons demanded comment on passait
de 724 emplois en six mois de plan a 3 700 a 4 130 en I'annee
2013. Ce n'est pas un crime de lese-experts. O0 est I'aigreur ?

Pa pran 6'lo moussach pou let
4) Les resultats de I'enquete de p6le emploi sur les besoins
de main-d'oeuvre (BMO) en 2011 don't fait etat M. Laguerre sont
interessants. II est declare 8 770 "intentions de recruiter" Mais
nous avons rappele (Justice no 18 du 5/05/2011) que I'enquete
BMO de I'an dernier annoncait egalement, a 1 170 unites pres,
des milliers d'intention de recrutement (7 600). Et le chomage


Cn~nllmri~lqn~ I ',.


[PO 0I HIO-IL






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avait continue de grimper tout au long de I'annee 2010 et I'of-
fre d'emploi avait meme stagne, voire recule (cf note express
ledom n 92 de mars 2011 et note de conjoncture ledom du
4eme trimestre 2010 du 4/03/2011). Le nombre de demandeurs
d'emploi de categorie A est passe de 39 531 en decembre 2009
a 41 400 en janvier 2011, soit plus 4,7 % et 1 869 ch6meurs de
plus.
Nous avons cite a I'appui le commentaire du Monde de I'eco-
nomie du 27/04/2011 sur la meme enquete BMO pour la
France qui consider les 1,5 million creations d'embauches pre-
vues en 2011 comme aleatoires compete tenu des fragilitjs de


La mise a 2 x 2 voies entire Pelletier et Sarault ; un initiative de I'ancienne mandature

fa reprise iconomique"et de la politique gouvernementale d'aus-
terite en France. La Martinique est concernee au premier chef
par cette politique-l. L'Etat colonial frangais n'a pas disparu en
Martinique depuis I'arrivee du neo-PPM & la Region et au De-
partement.
Par ailleurs, 56/57 % des emplois annonces en 2011 en Marti-
nique par I'enquete BMO sont precaires (CDD).
Ce n'est done pas "tenter dejeter e discredit" que de ne pas
"pran d'[o moussacli pou Ot"et poser des questions auxquelles
le Secretaire general du PPM ne repond pas. En clair, il ne fait


que confondre "intentions de recrutement" et embauches
reelles.
La encore, suggerer que ces provisions de recrutement sont
redevables au seul plan de reliance regional est tout a fait ten-
dancieux. Par example, sur les 8 770 "intentions d'em6auche"
annoncees en Martinique en 2011, la construction, concerned
directement par le plan de reliance regional parmi d'autres fac-
teurs n'avance que 1 118 postes envisages, don't 52 % d'em-
plois saisonniers.


Pour un nouveau type be boveloppement
Que n'est-on pret a faire avec la verite economique pour rat-
traper I'imprudence ou I'impudence qui a consisted a promettre
5 000 creations d'emploi pour se faire elire. Or il ne faut pas
donner des illusions aux Martiniquais(es). Est-ce cela la "nou-
vellegouvernance", la "mutation des pratiques poitiques"qui ser-
vent d'etendard au PPM nouveau et a ses allies d'un jour de
"Ensem6le pour une fMartinique nouvefe" ?
Cela dit, la necessity dans I'immediat d'un plan de reliance re-
gional ne fait pas de doute. Des fin 2008, suite au d6clanche-
ment de la crise financiere capitalist, notre Parti en a fait la
proposition et organism une reunion debat le 7 decembre a la
FOL sur ce theme (cf Justice n" 50 du 11/12/2008). Mais ce
n'est pas un plan de reliance regional qui va resoudre les pro-
btemes martiniquais d'emploi, meme s'il peut degager quelques
gros nuages. Le Secretaire general du PPM le sait, sans doute.
Car le chomage martiniquais est principalement structure et lie
au mal-developpement resultant du system neo-colonial de-
partemental. Cette situation necessite la mise en place d'un
nouveau type de developpement base sur la Responsabilite et
le Travail martiniquais. Cela implique la maTtrise des leviers
Bconomiques et politiques que seule I'Autonomie peut donner
a notre collectivite. Une Autonomie a laquelle le neo-PPM a re-
nonc6 pour conquerir le pouvoir local.
Michel Branchi


Martinipue-Ecologie : un nouveau part pour creer un sursaut politique


"'1pres 20 ans existence du MODYEWM4S, un constat s'impose:
i reste encore 6eaucoup d faire et une nouveTe generation, avec
une autre viion dupays, une autre sensi6iit, a dcide de remplir
iga/ement cette mission": c'est a partir de cette idee inspiree de
la pensee de Fanon que les militants ecologistes ont decide de
creer leur parti politique, don't I'ambition est "la mise en vafeurdu
Patrimoine Ifumain et la mise en vafeur u (Patrimoine environ-
nementa"', considers comme "nos deauseufs richesses".
Pres d'une centaine de personnel ont porter sur les fonds bap-
tismaux le vendredi 6 mai, a BateliBre, ce nouveau parti poli-
tique, appele Martinique Ecologie et dirige par Louis Boutrin,
actuel conseiller regional militant dans le group des Patriotes
et sympathisants. Parmi I'assistance il n' y avait aucun dirigeant
d'autres parties. Raphael Confiant a declare a propos de Louis
Boutrin : "cefui qui a toutes fes quality pour etre leader a etW un
militant associatif, cologiste avant d'itre un militant politique
et n'a pas quitter un parti pour aler dans un autre come fefont
certains. II etait libre de toute attache partisan a-t-il ajoute, en
precisant: "Ccuxdonc qui aujourd'iui tentent de fair de Cui un
fiomme a la recherche dun poste ou dun strapontin sont, pour em-
ployer un euphidmisme, des esprits malintentionns ".


Pour Louis Boutrin, la politique est le respect des engagements politiques

"Un nouveau souffle"
Et pour tenter d'endiguer ce que Boutrin definit comme "unpays
sans gouvernai' qui s'est installed dans "une triple derive, derive
financi.re, iconomique et environnementae",il propose de reagir
par un "vraisursautpolitique" Et pour lui, cela passe par "'Tco-
Cogie qui est paressence poitique". Etc'est dans ce sens qu'il en-


, S .I 4


PO ITIQ






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tend, au travers de la creation de Martinique Ecologie, "appor-
terun nouveau souffle, de nouveues ambitions pour ce pays-n6tre".
Et s'il s'agit d'un parti ecologique, il ne s'agit pas d'enfourcher
des effects de mode, mais de repondre a un nouveau module
economique et social.

Ethique en poltique
Un des fondements de Martinique Ecologie sera "'TEthique",
definie comme : pacte entire citoyens de ce pays-n6tre, mais
aussi, ce respect de la parole donnee, ce respect des engage-
ments politiques, et cette coherence entire la pensee et I'action,
qui selon Louis Boutrin, est "une espece en voie de disparition en
politique Quifait maCheureusement de plus en plus dfaut". Une
Ethique en trois dimensions: responsabilite, souverainete et ef-
ficacite.
La responsabilite est associee a deux principles incontourna-
bles, dit-on A Martinique Ecologie: celui du "non cumufdes man-
dats (pasplus de deuximandats ifectifs) et cefui du respect du droit
des ginrations d acciderawupostes ifectfs". Si Martinique Eco-
logie dit respecter le choix de la collectivit6 unique, Louis Bou-
trin juge pourtant necessaire d' acceder a des leviers plus
important pour une mattrise des outils d'6volution politique,
economique et social.
II a d6fini quelques orientations visant en particulier I'6panouis-
sement social et devant amener a reconsiderer "Ies choibsociw-
tauw notamment en matiere d'amtnagement du teritoire,
d'urbanisme et de fogement, de transportspublics maritimes et ter-
restres, doffres de service dans le domain de [a santi, des sports,


de fa culture". II plaide pour "une meileure sofidarite", qui passe
par une rupture avec ce system qui a laisse au bord du che-
min 20% de pauvres. S'agis'sant du domaine environnemental,
Martinique Ecologie milite pour la mise en place "d' un project
afternatiffonda sur une meilTeure valorisation de notre patrimoine
environnemental:fonds marines et sous-marins, spaces terrestres
et sous-terrestres, vent, eau, 6iodiversiti..." Une des premieres
propositions est la creation d'un observatoire du foncier agri-
cole afin d'assurer une veille fonciere. Le developpement de la
culture du risque, notamment du risque sismique est egalement
au centre du project. Toutes les dimensions de la culture et de la
langue creole sont au coeur des preoccupations.
Louis Boutrin estime que son parti peut creer "cetteffamme ni-
cessaire d insurrection des consciences" et au-dela ce "sursaut
politique" pour construire "un pays sur fa puissance de sesforces
vives, et sans fes appitits affainstes ni fes steritis de fassistanat
et Le fa periusion".
Le parti s'est dote d'un conseil d'administration compose de
cinq membres, et de commissions charges d'implanter le mou-
vement.
Pour marquer la solennit6 du moment, ce n'est point le tradi-
tionnel ruban qui a ete coupe, mais la feuille d'un arbre. Et dans
la salle, a c6te des celebres alpinias, il y avait des fleurs
d'atoumo, plante medicinale qui dans notre culture est censee
guerir tous les maux. Tout un symbol !
Louis Boutrin a tire des lemons de son passage a Batir de Pierre
Samot.
C.B


r~~~/ WM p EPLI


22 Mai 1848, La viriti histori ue :
iii pi e e


Le memorial de I'Anse Cafard


Le 22 Mai est pour les communists une page important de
I'histoire de notre pays car il rompt definitivement avec le mythe
du papa blanc apportant la liberty aux esclaves, a qui les bekes
disaient de patienter car "fa fiberteviendra".
Personne ne peut occulter le role joue aussi par les abolition-
nistes francais au rang desquels nous retrouvons Victor Schoel-
cher, I'abbe Gregoire, Francois Arago, etc. C'est du reste dans
cette logique que I'Education Nationale nous a formats d'une
part pour nous apprendre "nos ancitres, fes gaulis" et d'autre
part que la France dans sa "grande ginerosite" nous avait ac-
corde la liberty.
Parler de I'esclavage, c'etait d6ej border un sujet tabou, c'etait


)urb'hui briser tes chains be La peur

"fa iwnte, &e passe,..." Dire le contraire de la verite offi-
cielle, c'etait etre consider comme subversif, porter "at-
teinte d Cintigrit6 du teritoire" et etre des ennemis de la
France. Si en plus cette verite historique etait portee par
les communistes... Ce ne pouvait qu'etre suspect !
Jusqu'a present d'ailleurs.
Seulement, des Martiniquais de plus en plus conscients
S et desireux de connaitre leur propre histoire ont accueilli
de maniere passionn6e la brochure "La revolution an-
tiesclavagiste du 22 mai 1848 a la Martinique ", ecrite
par Armand Nicolas. De large couches de la popula-
tion decouvraient que I'esclavage n'etait pas seulement
que soumission aux maitres esclavagistes mais que des
revoltes ont ete menees, notamment par les neg ma-
wons et que la derniere s'est soldee par la liberate.
Aujourd'hui, la Martinique entire celebre cette date
avec une grande ferveur, a en juger par I'important pro-
gramme de manifestations a caractere sportif, cultural : confe-
rences-debat, expositions, etc.
Revendiquer la celebration de cette v6rite historique, obtenir
que cette date soit important dans notre construction collective
n'ont pas ete chose facile. Elle ne doit pas etre devoyee dans
des actions mercantiles, mais 6tre l'occasion pour les Martini-
quais de s'approprier leur histoire et, a I'exemple des esclaves,
qui malgr6 les chaines, ont trouve la force et la determination
de les briser eux-memes, retroover la liberty dans les condi-
tions d'aujourd'hui.
Rendre hommage aux ancetres esclaves aujourd'hui, c'est
done briser d'autres chaines, celles du colonialisme francais


~~~~ ICnr~~~l~mrr~uqn . '


"1 POUTIQU I






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qui par I'assimilation entrave notre prise de conscience, qui
nous avilit par la society de consommation maximum, nous ins-
talle dans un system d'assistanat permanent conduisanti la
resignation, a la desesperance, a la soumission et A la peur.
Cette peur est entretenue volontairement par les profiteurs de
I'actuel system economique et politique et leurs soutiens po-
litiques car ils sont hostiles au changement alors que le pays
s'enfonce dans une crise societale sans precedent.
Armand Nicolas, en conclusion de la brochure sur le 22 mai
ecrit :
"'4insi fa RkLvolution de mai 1848 a aboutii l (a destruction de Ces-
clavage, mais elTe n'a pas supprimi eexploitation de Chomme par
Ciomme et &a masse du people est restie soumise aux mnmes ex-
ploiteurs, awumermes maitres.
Effe a mis un term d une certaineforme de domination coloniaue
particulikrement bar6are, mais 'oppression coloniadste s'est main-
tenue sous uneforme plus sournoise assurant nianmoins e pillage
de notre pays et icartant notre peuple de tout pouvoir initiative
et de decision.
C'est dire que la v'rita6be revolution dupeupfe martiniquais reste
jfaire. Ifest clair que notre liberation, c'est-i-dire (a libert, ke
progr&s, fa dignity, passe par la revolution anti-impirialiste et so-


cialiste. Ce sera Ia tache de notregeneration qui dans sa Cutte saura
s'inspirer du gorieu we(empie de mai 1848".
Si la verite du 22 mai ne fait plus I'ombre d'un doute, d'autres
forces, 6manant des milieux bekes notamment, essaient de
s'approprier le combat anticolonialiste, avec leur association
"Tous croles".S6 nou menm, nou menm. Ils vont jusqu'a r6cla-
mer une reecriture du mot creole dans le dictionnaire frangais.
C'est d'un revisionnisme honteux.
Chaque annee le people francais fete son 14 juillet (1789), bien
anterieur au 22 mai 1848.
Si les descendants d'esclaves I'assument fierement, les des-
cendants esclavagistes doivent assumer les crimes de leurs
ancetres, car la puissance colonial les a "d!dommagis" gras-
sement de la perte de "feurs meubles esclaves". Is continent a
prosperer en contr6lant I'import-distribution de la society de
consommation et aujourd'hui dans le photovoltaique en sacri-
fiant les terres agricoles avec la complicity de I'Etat et au be-
nefice des investisseurs strangers qui tirent part de la
defiscalisation.
Oui, en ce 22 mai, nous devons militer pour dire qu'une autre
Martinique est possible en empruntant le chemin de la respon-
sabilite, de la dignity.
Fernand Papaya


10 Mai: Journee nationate bes memoires Be !t traite negri re, Be L'es-

clavage et be leurs abolitions
Depuis 2006, la France comm6more la memoire de la traite et
de I'esclavage.
2011 est I'annee du dixieme anniversaire de la loi Taubira du 10
mai 2001 reconnaissant la traite n6griere et I'esclavage comme
crime contre I'humanite, qui a permis a la France d'engager un
travail de m6moire d6cisif. Cette annee, le President de la Re-
publique, Nicolas Sarkozy devoilera une stele rendant hom-
mage "a fa fois auw a6olitionnistes mais aussi aux victims de
'esclavage quipar feurs luttes, ont participi aufon~iment de notre
Rpubfique et C affirmation de ra dignity liumaine ", a annonce
Marie Luce Penchard.
Cela est tries bien, mais il convient de ne pas sous-estimer la
montee du racism et de la x6nophobie en France et en Eu-
rope, 6 cause de la crise du system capitalist et de certain
discours officials stigmatisant les immigr6s. Le plus recent
example en est I'affaire des quotas ethniques 6 la Federation
Frangaise de Football La France dolt faire son devoir de memoire

13ma 1971- 13 mad20117 :ya quarante ansI

Le crime impuni, L'assassinat be Gerarb Nouvet


Le 12 mai 1971, Pierre Messmer, ministry des DOM est en vi-
site & la Martinique. II est accompagne par un important de-
ploiement de forces de I'ordre. Le climate social est
particulierement tendu. Tous les secteurs d'activite sont mobi-
lises centre la vie chere et pour la revalorisation des salaires. La
CGTM avait lance un mot d'ordre de gr6ve general de 24
heures le 13 mai et appeal & manifester devant le Conseil Ge-
neral oO le ministry devait prononcer un discours. Le Parti Com-
muniste Martiniquais de son c6te invitait ses militants a se
rendre au Conseil General pour affirmer la revendication de
I'autonomie. DejB le matin du 13 mai les maires de droite
avaient organise un accueil "doudouiste"devant le monument
aux morts de Fort-de-France avec des petits drapeaux bleu-


blanc-rouge. Mais les forces de I'ordre ont fait usage de gaz la-
crymogene, sans faire aucune difference entire grevistes et
ceux apportant leur "soutien indefectib6e a la (France"dans une
bousculade indescriptible tant la charge 6tait brutale centre les
banderoles denoncant la politique economique et social du
gouvernement Messmer.
Georges Fitte-Duval, Conseiller General de Saint-Esprit, fit une
retentissante intervention au nom du group communist.
Apres avoir brosse un tableau de notre "'conomie en dcli'n"oio
tous les clignotants etaient au rouge, Georges Fitte-Duval s'ex-
prima avec force en ces terms : " politique du gouvernement est un fchec retentissant. La structure


V '


Wm^"u VU "-U






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colonial de notre iconomie n'a gure change, sa d pendance vis-
d-vis de 'fe)xtrieurs'est encore aggravie. Tous fesplans restent ici
des chiffons de paper et fe 6e suivra la voie des pricidents. Dans
presque tous fes domaines, fes objectifs n'ontjamais et atteints et
de oin". II evoqua le malaise social plus que preoccupant :
"(Dans ces conditions comment s'etonner du malaise qui grandit.
En dehors d'unepoigne deprivitgigs de lafortune, qui bineicient
d'ailieurs desfaveurs du gouvernement, les couches faborieuses
sont auwprisexavec des difficultis croissantes. Les prixgrimpent
a une allure plus rapid encore qu'en France, afors que es safaires
ne suivent pas. Le cf6magefrappe pros de 50. 000 personnel, sur-
tout fesjeunes".
Et de s'insurger contre la domination colonial : '"ussie gou-
vernementfranfais se trouve d fa croisee des chemins.
Va-t-ilcontinuer d a6reuver fes Martiniquais de slogans pseudo-
patriotiques, de processes rarement tenues et d'effusions senti-
mentales ?
Va-t-i continue a s'em6our6er dans re marais de fa departemen-
taisation, camouflage du coloniaisme ?
Va-t-ifrecourird la matraque, a lfa repression, ou 6ien engager Fe
dialogue avec fes reprisentants authentiques du peupie fMartini-
quais ? Et de s'dcrier: 'Nous voulons 'autonomie'".
Malheureusement, aux interrogations legitimes des commu-
nistes, Pierre Messmer repondit par la repression.
Dans I'apres-midi du 13 mai le calme etait revenue mais la ville


etait en etat de siege par un fort dispositif policies. Alors que
des lyc6ens avaient I'habitude de se retrouver le mercredi pres
du libre service "Prisunic" (angle des rue Schoelcher et R6pu-
blique b Fort-de-France) voila que passe un camion de gardes
mobiles et froidement on tire en direction du group de lyceens,
tuant le jeune Gerard Nouvet. Des temoignages ont confirmed la
veracity des faits. La colere est total car plus de 3 000 per-
sonnes vont se mobiliser dans la soiree pour protester centre
ce crime gratuit lors de la visit d'un ministry. La encore la re-
pression va sevir toujours avec la meme brutality.
Voila comment un jeune Martiniquais de 17 ans, lyceen qui
avait une autorisation de sortie, est assassin. Cela fait 40 ans.
Les assassins de crime odieux n'ont jamais ete inquietes, peut-
etre ont-ils ete promotionnes puisque Pierre Messmer a son re-
tour en France est interroge & I'assemblee national. II affirma
avec un certain cynisme que Gerard Nouvet 6tait parmi les ma-
nifestants (ce qui est faux) et qu'en plus "lesforces de Lordre ont
fait teur travai".
En cette annee 2011 '"nnie des Outre-mer", nous reprenons
une phrase de Georges Gratiant prononcee exactement 10 ans
plus t6t apres la tuerie du 24 mars 1961 au Lamentin : "Qui veut
dupain aura du plom au nom de ia I o au nom de taforce, au nom
de fa France, au nom de a force e dea loi qui vient de France"
Le Parti Communiste Martiniquais salue fraternellement la fa-
mille Nouvet qui a dO affronter cette douloureuse epreuve et
nous adressons une amicale pensee a Fernand Nouvet, le frere
de Gerard, journalist a L'Humanite.
Fernand Papaya


M6eiator: une tourbe facture pour la CNAM


Combien de morts en Martinique ?


La CNAM (Caisse national d'assurance-maladie) vient de pu-
blier une premiere estimation pour la S6curit6 social du scan-
dale du Mediator, un medicament des laboratoires Servier.
A I'origine prescrit aux diabetiques en surpoids, mais largement
utilise comme coupe faim dans les regimes amaigrissants, il a
ete utilise par plus de 5 millions de personnel en France.
II faut rappeler que le Mediator serait a I'origine de graves trou-
bles cardiaques (valvulopaties) ayant entrance la mort de 500 A
2000 personnel, Tandis que pres de 2.000 autres ont do subir
de lourdes interventions de chirurgie vasculaire.
Sa dangerosite avait ete mise en evidence a la suite d'un long


combat mene par la pneumologue Irene Frachon du
CHU de Brest centre le fabricant et contre I'AFS-
SAPS (I'Agence francaise de security sanitaire de
products de sante) qui delivre des autorisations de
mise sur le march des medicaments et decide
aussi de leur retrait.
Selon cette etude, ce coOt serait de I'ordre de 1,2
milliard d'euros, don't 879 millions pour le seul rem-
boursement des 145 millions de boites vendues tant
en France que dans I'Outremer durant les trente
trois annees (d'ao0t 1976 a novembre 2009), durant
lesquelles la vente a ete autorisee.
La facture est d'autant plus salee que ce medica-
ment etait rembourse a 70%, puis a 65% a partir
d'aoOt 1993, c'est-a-dire au taux maximal.
A cela s'ajoute la prise en charge des complications
rmdicales qui s'eleverait au moins 315 millions d'eu-
ros. Environ 1 750 personnel ayant dO subir une in-
tervention chirurgicale cardiaque.
Mais I'addition devrait etre encore s'alourdir, car la CNAM n'a
pas encore chiffre le coOt des arrits de travail, des primes d'in-
validite, des 663.000 courriers envoys aux malades ayant pris
ce medicament, ainsi que les consultations et les echographies
qui ont suivi.
Le rapport de la CNAM relieve la tries faible utilisation du Me-
diator en milieu hospitalier, alors qu'il etait tries largement pres-
crit par les medecins de ville; ce qui met en evidence I'influence
sur les praticiens liberaux des visiteurs medicaux employes par
le fabricant.


ILI 9I H I B .


[ WfMwOwE VU PEUPLE I


F A C






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Debut fevrier, la CNAM avait porte plainte contre le laboratoire
Servier "pour escroquerie i CAssurance maladie et tromperie ag-
gravie", tandis que de nombreuses associations de victims se
constituaient en vue d'obtenir la reparation des prejudices
subis.
Face au refus du group d'assurer ses responsabilites, I'Etat
avait accede & la demand des associations en creant un fonds
d'indemnisation pour venir en aide aux victims, tout en se re-
servant le droit de se retourner contre Servier.
Depuis, pour tenter de decourager les victims de porter
plainte, le laboratoire propose une indemnisation aux victims
a condition qu'elles renoncent a engager des poursuites judi-
ciaires. Une transaction rejetee par la majority d'entre eux.
Pourtant, le group Servier a deji realise une provision de 2
milliards d'euros pour faire face aux demands des victims.
Certaines victims denoncent les difficulties rencontrees dans la
recuperation des elements de leur dossier medical tandis que
d'autres pointent du doigt les pressions exercees sur elles par
leur medecin traitant pour les dissuader de porter plainte. Au
point que la Direction general de la Sante a dO intervenir au-
pres de la CNAM, du Conseil national de I'ordre des pharma-
ciens et des syndicats de medecins pour qu'ils sensibilisent
leurs ressortissants a communiquer aux victims les docu-
ments et les informations sollicites.
Certains auraient oublie le serment d'Hippocrate ?

Deuxnouveauxantiabhtiquessoupfonntsle
fdavoriseres cancers de L vessie.
Deux autres antidiabetiques auraient fait I'objet de debats hou-
leux au sein de I'Agence frangaise du medicament, d6ej mise
en cause dans I'affaire du Mediator.
II s'agit de I'Actos et du Competact qui font d6ej I'objet depuis
janvier d'une surveillance renforcee par I'AFSSAPS car ils fa-


voriseraient le developpement de cancers de la vessie.
Alors que la commission de pharmacovigilance a preconise leur
retrait immediat, la commission d'autorisation de mise sur le
march a prefer transmettre le dossier a I'Agence europeenne
du medicament qui devrait se prononcer au mois de juin. Nom-
bre d'experts critiquent cet attentisme d'autant que, selon eux,
200.000 personnel seraient traitees par ces deux medicaments
juges peu efficaces contre le diabete.
II y en a toujours pour qui la sante des porte-monnaie des ca-
pitalistes passe avant celle des malades !

Prods de I'hormone de croissance: Tous les
prevenus relxes
Une autre affaire qui n'a pas fini de faire de vague, c'est le scan-
dale de I'hormone de croissance don't les 120 victims, depuis
1991 sont mortes de la maladie de Creutzfeld-Jacob apres
avoir recu des injections d'hormones contaminees prelevees
sur des cerveaux de cadavres, dans le cadre d'un traitement
visant a favoriser leur croissance.
Tandis que 1 500 autres jeunes, devenus adults aujourd'hui,
risquent toujours de developper la maladie.
Le jeudi 5 mai, la Cour d'appel de Paris a confirmed la relaxe
des deux scientifiques accuses par les victims de "tromperie
aggravie"pour I'un et "d'homicide involontaire"pour I'autre.
Malgre les negligences qui leur ont ete reprochees, la Cour
d'appel a estime qu'ils n'avaient commis "aucunefaute".
Pour leur defense, les deux prevenus avaient toujours souligne
qu'ils n'etaient pas en measure de prevoir le risque de trans-
mission du fait de I'insuffisance des connaissances medicales
sur la maladie de Creutzfeld-Jacob.
Georges Erichot


Ahurissant 20 % o'oriinaires aes bernieres colonies bans tes troupes

franyaises en Afghanistan


20 % d'originaires d'outre-mer parmi les 4 000
soldats francais presents en Afghanistan, c'est
le chiffre surprenant avance par France-Antilles
du 3 mai dans son dossier sur les "Martiniquais
au combat en Afghanistan". Les raisons de cet
engagement ? Le quotidien reconnat : "Echec
scolaire, difficuflts a trouver du travail opportu-
niti de dcouvrir le monde et de sortir de son
if~... ". Une situation analogue aux Afro-ameri-
cains et aux Portoricains presents en nombre
dans I'armee US pour chercher du travail et une
reconnaissance social. Ces engages sont les
victims de la society capitalist et colonial et
sont contraints de vendre leur peau pour vivre.
S'agissant de I'execution sommaire de Ben
Laden par les forces speciales americaines, il
est predit que les militaires martiniquais enga-
ges en Afghanistan sont "en premiere igne pour
de possi6fes reprisailes".
55 Francais ont 6te tues en Afghanistan. Le 55eme etait un
Reunionnais et le septieme originaire d'un pays de I'outre-mer.
II y a eu avant 3 autres Reunionnais, un Polynesien, un Cale-
donien (Kanak) et un GuadeloupBen.


Avec la captivity du Martiniquais Thiery Dol au Sahel, les der-
nieres colonies francaises patient un lourd tribute a la politique
imperialiste de la France de Sarkozy sous la houlette des Etats-
Unis.


* I ~ I


_ F A X






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Execution be Ben Laben: Les Etats-Unis liquibent un ancien serviteur


L'extr6misme musulman se nourrit de la frustration


L'execution de Ben Laden par un commando des forces spe-
ciales US a ete vecue par le gouvernement et le people des
Etats-Unis comme un evenement historique, un just chAti-
ment, la fin d'une longue periode d'humiliation et d'attente an-
goissee. En effet, depuis les horribles attentats du 11
septembre 2001, qui ont cause la mort de quelque 3. 000 per-
sonnes, et auxquels le monde entier a assisted en direct grace
a ce puissant moyen de communication de masse qu'est la te-
levision, les Etats-uniens n'avaient qu'une obsession: traquer
Ben Laden, le principal organisateur et responsible de cette
tuerie, et eradiquer du m6me coup le terrorism islamiste. La
CIAet les chefs militaires US savaient pertinemment oi se trou-
vait Ben Laden et sur quels combatants il pouvait computer.
Aussi est-ce sans surprise que I'on vit les forces armies etats-
uniennes declencher une terrible champagne de bombarde-
ments centre I'Afghanistan, debut d'une guerre devastatrice,
coOteuse financierement et en vies humaines, et surtout im-
possible a gagner pour les Etats-Unis et leurs allies occiden-
taux.
Ben Laden se trouvait en effet en Afghanistan, oO il avait servi
I'imperialisme yankee dans sa lutte centre I'Union Sovi6tique.
Ce richissime Saoudien, cet "eeve exemplaire de la CIA4"comme
I'a appele un journalist de I'Humanite, apres avoir contribute a
la victoire des talibans afghans sur les sovietiques, s'est re-
toume contre ses anciens maTtres. II I'a fait au nom de I'islam,
en se presentant comme le d6fenseur des musulmans du
monde entier, lesquels etaient convi6s a participer & la guerre
sainte contre I'Occident chretien et contre les musulmans "im-
pies", complices des occidentaux.
Ben Laden, de par son origine saoudienne, a baigne dans le
wahhabisme, un islam rigoriste et retrograde, issu du chiisme.
C'est que le monde musulman, a I'instar du monde chretien,
est loin d'etre uni et homogene. Une rivalite tenace, pour ne
pas dire une haine viscerale et mortelle, oppose meme la
branch chiite la branch sunnite, comme on le constate
chaque jour en IraK.
Lorsque les Etats-Unis declenchent leur sale guerre-contre
I'lrak en 1990, avec la benediction du roi d'Arabie Saoudite, Ben

Vatican: beatificationpapale

Le pape Jean-Paul II a et6 proclame "6ienfeureux" le ler mai
dernier par son successeur Benoit XVI, devant une foule d'un
million de personnel place Saint-Pierre au Vatican. Benoit XVI
a accompli le rite de "biatification"apres le rappel de "Teyem-
planitd" chretienne de Jean-Paul II. Une derniere intervention,


Laden denonce "'invasion de la terre sainte du prophite par fes
impies", appelle a renverser la dynastie des Al Saoudi et
conspire contre les Etats-Unis. En 1993, il essaie deja de de-
truire le Word Trade Center de New York; le 17 ao0t 1998, il
commandite les attaques simultanees des ambassades nord-
americaines de Dar es-Salaam et de Nairobi (244 victimss.
Dechu de la nationality saoudienne en 1994, il se r6fugie au
Soudan puis en Afghanistan, alors aux mains des talibans.
C'est done depuis sa base afghane ( Al Qaida veut dire "la
base") qu'il a prepare les attentats du Word Trade Center du 11
septembre 2001. Onze ans apres cette tragedie, le gouverne-
ment des Etats-Unis s'est venge en I'assassinant au Pakistan,
pays voisin de I'Afghanistan. Le verbe "assassiner" convient
bien, car il a et6 tue de sang froid, avec premeditation, alors
qu'il n'etait pas armed. Obama et ses conseillers ont assist en
direct a I'execution. Les officials US ont donned des versions
contradictoires des faits, deformant volontairement la v6rite. Le
corps de Ben Laden a, parait-il, ete jete a la mer, ce qui consti-
tue une offense pour tous les musulmans.
Ben Laden aurait pu etre pris vivant. Son assassinate obeit done
a une logique politique et militaire. En le liquidant, les Etats-
Unis ont 6vite un process long et co0teux. Ils ont surtout voulu
eviter des revelations genantes pour eux.
II faut etre naff pour croire que cette liquidation va mettre un
terme aux actions terrorists perpetrees par les groups se re-
clamant de Ben Laden. Certes, les "rivolutions"en course dans
le monde arabe demontent que la voie pr6nee par Ben Laden
et al Qaida ne seduit pas les masses musulmanes. Mais la
haine de I'occident et le fanatisme des terrorists sont tels qu'il
faut s'attendre a une multiplication des attentats aux Etats-Unis,
en Europe et dans d'autres pays.
Un pays particulierement menace est le Pakistan, oO les forces
armies et les services de renseignement sont infiltres par les
talibans locaux. Le "Mouvement des talibans du cPakistan"a de-
clare la guerre a I'actuel gouvernement depuis les elections fe-
vrier 2008, ce qui s'est sold par quelque 460 attentats
-suicides pour la plupart- et plus 4.200 tues: soit une moyenne
de 1.400 tues par annee.
Face a cette situation global, on congoit sans peine que les
Occidentaux doivent cesser de vouloir imposer au monde arabe
et musulman leur conception de la democratic. Qu'ils doivent
mettre un terme a leur politique imperialiste et se retire de I'Af-
ghanistan et de L'lrak. Ils doivent aussi se persuader que la
guerre n'est pas la solution en Libye, et qu'ils doivent aider sin-
cerement la solution, pacifique, du conflict entire Israel et la Pa-
lestine.
L'extremisme musulman se nourrit en grande parties de la frus-
tration. II convient d'eliminer les causes profondes de cette frus-
tration, en particulier le sentiment que I'Occident meprise les
musulmans et veut les assujettir.
M.Belrose


avant de passer a I'etape suivante: la "sanctification" Presque
un chemin de croix en perspective pour ce pape, repressif et re-
trograde sur les questions de la famille, de la morale et de la
sexualjte, qui a couvert les affaires de pedophilie de pretres aux
Etats-Unis ou en Irlande, a mis au pas des centaines de theo-
logiens contestataires ou se reclamant de la theologie de la li-
beration en Amerique latine...
(L'Hunlanit6 du 2/05/2011)


*Irnnr llmrrua7 I ,,.


VANfv LEF MONPE^^






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Ben Laben, bu mythe au mystere entretenu


Oussama Ben Laden, "Pennemi obscur quise cache dans les coins
fesplus recu(is de (a terre"selon Washington, residait depuis 5
ans dans une villa cossue, a proximity d'une caserne pakista-
naise. Repere en aoQt 2010, il aura fallu attendre 8 mois pour
lancer I'assaut que I'on sait (crash non prevu d'un helicoptere).
Pourquoi un tel delai ? Ben Laden 6tait sans doute si utile pour
entretenir la psychose de la terrifiante menace terrorist que
les autorites US ont do longuement hesiter avant d'agir. II n'est
pas inutile de rappeler que Ben Laden n'a reellement "exasti"
que par la volonte de la CIA qui I'a former et instrumentalist pour
lutter contre la revolution afghane et son soutien sovi6tique.
Qu'il se soit ensuite retourne contre ses protecteurs n'est guere
surprenant. II ne serait d'ailleurs pas le premier A le faire. Le 2
novembre 1963, Ngo Dinh Diem etait froidement abattu au
course d'un coup d'Etat fomented par la CIA qui I'avait pourtant
installed en 1955 a la tete du Sud-Vietnam. II avait eu le tort
d'etre devenu trop encombrant du fait de son despotisme ou-
trancier. Au Panama, Noriega, agent official de la CIA devenu
president par la grace des USA, avait cherche a s'emanciper de
sa tutelle. Une intervention musclee de I'US Marine (plus de
2000 Panameens tues dans les bombardements) I'en avait em-
pech6. II a 6te incarcer6 pour trafficc de drogue" Plus recem-
ment, Saddam Hussein I'a appris a ses depens malgre qu'il ait
ete le fer de lance forge par Washington dans la guerre menee
contre I'lran. Des dizaines de milliers d'lrakiens ont lourdement
pays et patient toujours cette peripetie politique etasunienne.
Que Barack Obama ait finalement donned son feu vert a I'ope-
ration n'est pas surprenant. Sa cote de popularity en chute libre
face au desastre economique dans lequel se debat la popula-
tion nord-americaine I'exigeait sans doute.
Par contre le mystere, les incoherences et les contradictions

FLASH-HEBDO

lunii 2 mai
SYRIE L'agence de press Sana dement I'information selon
laquelle des centaines de membres du Baas (le parti au pou-
voir) auraient demissionnes et precise le nombre de morts en
Syrie depuis le debut de la contestation soit 148 victims (78
militaires et 70 civils). Deux "sniper"( de nationality saoudienne)
ont ete arretes.

marbi 3 mai
HONDURAS Le Parti communist du Honduras qui s'etait in-
tegre au Parti Renovation patriotique en 1990, s'est reconsti-
tue et a tenu clandestinement son 5e Congres "quelque part au
Honduras", appelant a rejoindre le Front National de Resistance
Populaire afin d'engager la lutte contre les putschistes.

mercrebi 4 mai
HAITI Le resultat des legislative (contestable et contest)
n'ayant pas I'heur de plaire a la Maison blanche, les Etats-Unis
Saccentuent les pressions pour que les resultats ne soient pas
valides.

jeubi 5 mai
VENEZUELA Compte tenu des revenues issues de la flambee
des prix du petrole le gouvernement venezuelien decide d'aug-
menter le salaire minimum de 26,5 %. Un million de travailleurs
du secteur prive en seront les premiers beneficiaires. Les sa-
laries du secteur public et les universitaires verront leurs res-


qui entourent I'exe-
cution de Ben Laden
suscitent bien des
questions. Ainsi, non
armed, il aurait ouvert
le feu sur les com-
mandos qui I'au-
raient tue en
ripostant. Pourquoi
n'a-t'il pas Bte cap- Manifestation pour Ben Laden
ture vivant pour etre
juge ? Des commandos en nombre auraient-ils ete incapables
de maTtriser un homme age, malade de surcroit et sans arme ?
Pourquoi s'est on hate de faire disparaitre son corps ? Que vou-
lait-on cacher ?
N'oublions pas qu'il avait d6ej ete declare mort par sa famille en
decembre 2001 suite a de graves ennuis de sante apres avoir
ete hospitalise a Dubal dans les Emirats, puis transfer 6 I'h6-
pital militaire pakistanais de Rawalpindi. Washington avait aus-
sit6t affirmed qu'il s'agissait d'une ruse pour echapper aux
recherches. Mais il est de fait que personnel, pas un seul jour-
naliste, ne I'avait revu depuis. Les cassettes video et audio qui
lui ont ete attributes par la suite, ont toutes ete authentifiees
par... la CIA, mais invalidees par la communaute des experts en
intelligence artificielle don'tt le Dalle Molle Institut, reference
mondiale en la matiere). Le doute subsiste donc.
II est notoire que la CIAa absolument besoin de reprendre en
main al Qaida et de lui refaire une virginity de "com6attant de la
li6erti" pour ses operations clandestines en Libye, en Syries,
au Yemen ou au Xinkiang chinois.
K. Solaris

sources revalorisees de 40 6 45 %.

venarebi 6 mai
SWAZILAND Nous saluons la naissance du Parti communist
du Swaziland forge dans les conditions d'une feroce repression
et d'une intense lutte populaire contre une monarchie retro-
grade et corrompue.

sameai 7 mai
ONU Quand elle ne se mele pas de couvrir une aggression ou
de faire bombarder des populations civiles et des enfants pour
mieux les "protiger"comme en Libye, I'ONU est capable de re-
connaitre certain faits et de feliciter par example Cuba et ses
Brigades medicales pour le travail "inestima6fe et dbsinteressi"
mene aupres des sinistres haltiens.
EQUATEUR- Referendum: oui aux reformes de Correa
le president de I'Equateur, Rafael Correa, a obtenu le 7 mai par
referendum le feu vert pour reglementer le contenu et I'action-
nariat des medies, ainsi que pour contr6ler la justice. Cette
5eme victoire electorale apres son arrivee au pouvoir en janvier
2007confirme I'adhesion du people la transforamtion social
de I'Equateur

6imanche 8 mai
LIBYE Nouvelle bavure de I'OTAN 6 Misrata ou des "wagons
de com6at"insurges arborant les signes distinctifs exiges par la
coalition ont ete pilonnes, faisant 12 tues et 3 blesses sur les 15
combatants presents. La press a soigneusement ete tenue a
I'ecart, pourtant I'OTAN a presented ses excuses.


~~------------I r~rnln~~on~sn I-----


pI E -A








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[ rKiJ n Sf


AVIS DE CONSTITUTION
En date du 03/05/11, il a et6 constitute
une : EURL
Presentant les caract6ristiques suivantes
Denomination : PUBLICARAIBES
Adresse du Siege social : ETANG
Z'ABRICOT Imm Croisette -
97200 Fort de France
Objet : Commercialisation d spacee pu-
blicitaire
Duree : 99 ans
Capital: 10000e
Nom du grant: Mme ZOZOR OLIVIA
Adresse: Imm Croisette ETANG Z'ABRI-
COT- 97200 Fort de France
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la Gerance FB4207

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 02 mai 2011, il a ete consti-
tuee une : EURL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : MADININA YACHTING
Adresse du Siege social : Saint ROCH -
97240 LE FRANCOIS
Objet : La society a pour objet, le cour-
tage maritime en France, dans les depar-
tements territoires et etats du march
commun et pays strangers
Duree : 99 ans
Capital : 7500.00
Nom du grant : BIDARD Xavier
Adresse : quarter Saint ROCH
97240 LE FRANCOIS
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la Gerance FB 4208

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 02/05/2011 il a ete consti-
tuee une : EURL
Prbsentant les caracteristiques suivantes
Denomination : LUXURY CARIBBEAN
RENTAL
Adresse du Siege social : Immeuble Fri-
godom ZIP Pointe des Grives 97200
Fort-de-France
Objet : Location court duree de vehi-
cules et d'engins a moteurs
Duree : 99 ans
Capital : 10 000uros
Nom du grant: Mr Ronald NADEAU
Adresse : Immeuble Frigodom 97200
Fort-de-France
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la Gerance FB 4209

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 02/05/2011 il a ete consti-
tuee une : EURL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : POMPES FUNEBRES
ARC EN CIEL
Adresse du Siege social : Immeuble Fri-
godom ZIP Pointe des Grives 97200
Fort-de-France
Objet: Prestations de services funeraires
aux particuliers
Duree : 99 ans
Capital : 75004uros
Nom du grant : Mr Ronald NADEAU
Adresse : Immeuble Frigodom 97200
Fort-de-France
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la Gerance FB 4210

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 02/05/2011 il a ete consti-
tuee une : SARL
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : LOC Rb
Sigle : LOC Rb
Adresse du Siege social : Batiment D,
ZAC Riviere Roche -
97200 Fort-de-France
Objet: Transport de Marchandises et de-


management et depotage
Duree : 99 ans
Capital : 500uros
Nom du grant: Mr BELNY Sergio
Adresse: Residence Riviera bat A App
54 Morne Pavilion 97232 LAMENTIN
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la GBrance FB 4211

AVIS DE CONSTITUTION
Le mardi 26 avril 2011, a ete constitute
une EARL ayant les caracteristiques sui-
vantes :
Objet production, vente de products agri-
coles et toutes les activities agricoles
connexes
Denomination EARL BIO BORELI
Siege social : quarter Borelie -
97213 GROS MORNE
Duree : 99 ans
Capital social : 75004 apports en nu-
meraire 7500e
Grant : Monsieur CUPIT Georges de-
meurant quarter Borelie -
97213 GROS MORNE
La society sera immatriculee au R.C.S de
Fort de France FB 4212

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive il a ete consti-
tue une SARL
Denomination LE PARADISE DU BIEN
ETRE
Objet social vente de tous products di6te-
tiques, alimentaires, naturels, acces-
soires divers
Siege social : 15 rue Fernand CLAIRE -
97220 LA TRINITE
Duree : 99 ans
Capital : 7500e
Gerante Lisette ANNERY
Pour avis FB 4213

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive il a ete consti-
tue une SARL
Denomination H2 L DISTRIBUTION
Objet social : Transport terrestre de pro-
duits de matieres dangereuse, transport
de marchandises diverse
Siege social : Quartier Morne Gamelle -
97240 LE FRANCOIS
Dur6e : 99 ans
Capital: 1000
G6rante: Hermine RAMANICH
Pour avis FB 4214

AVIS DE CONSTITUTION
Par decision d'un acte sous seing prive
en date du :01 mars 2011, il a ete consti-
tue la SARL MADININA.LOC au capital
de 75004 don't le siege social est Anse
Turin 97221 CARBET
Objet social : Location de vehicules, la-
vage, entretien leger de vehicules, pres-
tation de services, et plus generalement,
toutes operations pouvant se rattacher a
son objet par voie de creation de society,
d'apport de souscription ou d'achat de
titre ou droit sociaux, fusion ou autrement,
et toutes operations industrielles com-
merciales, financieres mobilieres ou im-
mobilieres, duree : 99 ans a computer de
I'immatriculation au registre des metiers
Grant : Monsieur Fred Ronald MARTIAL
est statutairement d6sign6 en quality de
grant
Pour avis FB 4215

CLOTURE DE LIQUIDATION
DE SOCIETY
KAMOA SARL EN LIQUIDATION
CAPITAL DE 10 000-
SIEGE SOCIAL : 44 RUE ANTOINE
SIGER 97200 FORT DE FRANCE
RCS 511 192 858 00021
Aux terms de I'assemblee g6nerale or-
dinaire en date du 29 avril 2011, les as-


socies ont
Approuve les comptes d6finitifs de liqui-
dation
Decharge M. MARBEY Dimitri de son
mandate de liquidateur
Donn6 a ce dernier quitus de sa gestion,
ont constate la cloture de la liquidation a
computer du jour de ladite assemblee. La
society sera radiee du registre du com-
merce et des societies de Fort de France
Pour avis et mention le Liquidateur
FB 4216

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
MARVID
POINTE LYNCH N* 30 -
97231 LE ROBERT
N DE GESTION : 2007D 117
La dissolution anticipee a ete prononcee
et la society a cesse toutes activities a
computer du 09/04/2011, M. LAUZEA
David est designed statutairement en qua-
lit6 de liquidateur avec les pouvoirs les
plus etendus pour realiser les operations
de liquidation.
Le siege de la liquidation est fixed a
I'adresse ci-dessus.
Pour avis et mention le liquidateur
FB 4217

AVIS DE LIQUIDATION DE LA
SOCIETY DEFI PROD
SARL en liquidation
au capital de 7500 euros
Siege social 17 rue Leon Blum 97224
DUCOS
RCS de Fort de France N4381000125
Avis est donned que par deliberation de
I'assemblee general ordinaire du 11 jan-
vier 2010, la collectivite des associes a
approuve les comptes de liquidation, de-
charge Madame GREBILLE Catherine de
son mandate de liquidateur, donned quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononce
la cloture des operations de liquidation.
Les comptes de liquidation sont deposes
au greffe du tribunal de commerce de
FORT DE FRANCE FB 4218

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
DEFI PROD
SARL en liquidation
au capital de 7500 euros
Siege social 17 rue Leon Blum 97224
DUCOS
RCS de Fort de France N'4381000125
Avis est donned de la dissolution anticipee
de la society et sa mise en liquidation, par
deliberation de I'assemblee general ex-
traordinaire r6unie le 11/12/2009 a comp-
ter du 01/01/2009
Madame GREBILLE Catherine a ete
nomme par I'assemblee en quality de li-
quidateur beneficiant des pouvoirs les
plus etendus pour terminer les affaires en
course et en conclure de nouvelles le cas
echeant, ainsi que pour r6aliser I'actif et
acquitter le passif.
En outre, le siege de liquidation a et6 fixed
17, rue Leon Blum 97224 DUCOS. Des
lors, touted correspondence devra etre en-
voyee a cette adresse, de meme que les
actes et documents relatifs a la liquida-
tion.
LE LIQUIDATEUR FB 4219

AVIS DE CONSTITUTION
DOUGE ENTREPRISE
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date a Fort de France du 18 avril 2011, il
a ete constitute une society presentant les
caract6ristiques suivantes :
Forme social : Societe a responsabilite
limited
denomination social : DOUGE ENTRE-
PRISE
siege social : immeuble Phenix Zac de
Lareinty 97232 LAMENTIN
objet social : prise de participation dans


tous types de soci6tes
duree de la society: 99 ans a computer de
la date de I'immatriculation de la soci6te
au registre du commerce et des societes
capital social : 18 0005
gerance : Monsieur Fred6ric DOUGE
demeurant : bAtiment D2 apt 109, cite la
Marie 97228 DUCOS
immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
france
pour avis la g6rance FB 4220

AVIS DE CONSTITUTION
O2CONSULTING
ENTREPRISE UNIPERSONNELLE A
RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 500 EUROS
SIEGE SOCIAL : LES CASCADES DE
MADIANA
APPT A 13, 25 RUE VINCENT
PLACOLY
97233 SCHOELCHER
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date a Schoelcher du 18 avril 2011, il a
6te constitu6 une society presentant les
caracteristiques suivantes :
Forme social : Societe a responsabilite
limited
Denomination social : O2CONSULTING
Siege social : Les Cascades de Madiana,
Appt A 13, 25 rue Vincent Placoly, 97233
SCHOELCHER
Objet social : Le conseil en entreprise
Duree de la Societ6 : 99 ans a computer
de la date de I'immatriculation de la So-
ciete au Registre du commerce et des so-
cietes
Capital social : 500 euros
Gerance : Monsieur Olivier PERRON-
NETTE, demeurant Les Cascades de
Madiana, Appt A13, 25 rue Vincent Pla-
coly 97233 SCHOELCHER
Immatriculation de la Societe au Registre
du commerce et des societies de Fort-de-
France.
Pour avis, La Gerance FB 4221

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
ASSISTANCE AUTO SERVICES AAS
SAS AU CAPITAL DE 38 128 C
SIEGE SOCIAL :
IMMEUBLE ADVANTAGE 11, RUE
DES ARTS ET METIERS DILLON
STADE 97200 FORT DE FRANCE
448878041 RCS FORT DE FRANCE
L'AGO du 08/04/2011 a decide :
1) De transf6rer le siege social de la so-
ciete a Riviere Roche Immeuble Torpille
- Rue Pietonne 97200 FORT DE
FRANCE, a computer du 01/03/2011.
2) De modifier I'objet de la society qui de-
vient : la society a pour objet, tant en
France qu'A I'etranger de realiser :
- des audits, du conseil et des cahiers des
charges en assurance;
- des prestations sur tout vehicule terres-
tre a moteur, entretien, lavage, r4para-
tion, destruction, recyclage de pneus ou
autre parties du vehicule, ... etc.,
- I'assistance au proprietaire ou garden
du vehicule, depannage, location, entre-
posage, ...
- la vente de pieces detachees et d'ac-
cessoires automobile,
- du marquage publicitaire ou signaletique
sur vehicule;
De fagon general, tout commerce
concernant les vehicules terrestres a mo-
teurs; L'acquisition, la location, la prise en
location-g6rance de tous fonds de com-
merce, la prise a bail, I'installation, I'ex-
ploitation de tous etablissements, fonds
de commerce, usines, ateliers, se rap-
portant a I'une ou I'autre des activities
sp6cifides.
3) De valider la cooptation des adminis-
trateurs Eric KICHENAMA et Nicolas PI-


VuS 12Mai2OlS .e'1-Pe 18








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GEON a la place de Leila BOURGADE et
de Laurence OZIER LAFONTAINE
HUNEL qui ne sont plus actionnaires de
la society .
Mention et modifications au RCS de Fort-
de-France FB 4222

AVIS DE CONSTITUTION
Le 2 mai 2011, a 6et constitute une EARL
ayant les caracteristiques suivantes :
Objet : production, vente de products agri-
coles et toutes les activities agricoles
Connexes. Denomination : EARL HABI-
TATION LA CAMILLE, siege social: 154
lot I'Autre Bord 97230 TRINITE
Duree : 99 ans
Capital social : 7500C apports en nu-
meraire 7500e
Gerant : Monsieur NINO Jean-Luc Ma-
thurin, demeurant 154 lot I'Autre bord
97230 TRINITE
La soci6et sera immatriculee au R.C.S.
de Fort de France
Pour avis FB 4223

DISPARITION TOTAL DE LA
SOCIETY RADIATION
EURL "NATUR'ETRE"
au capital de 7500
Villa LETANG Fregate est
97240 LE FRANCOIS
La society EURL "NATUR'ETRE" au ca-
pital de 7500 don't le siege social se
situe Villa LETANG-Fregate est-
97240 LE FRANCOIS, immatricule au
RCS de Fort de France n 500 212 402
porte a votre information "LA DISPARI-
TION TOTAL DE LA SOCIETY ET RA-
DIATION" en date du 05 mai 2011 car la
society n'a jamais eu d'activite
la gerante FB 4224

AVIS DE CESSION DE PARTS
CIDANTILLES. ESC
SOCIETE EN NOM COLLECTIF
CAPITAL 100
SIlGE SOCIAL : CITE DILLON
483 RUE VICTOR CORIDUN
97200 FORT DE FRANCE
R C S FORT DE FRANCE
N 530 887 462
Par convention du : 26/04/2011, les as-
socies ont convenu la cession des
1000parts detenues par la SARL CA-
RAIBES INVESTISSEMENTS DEVE-
LOPPEMENT et M Gerard MARAN au
profit de L'EURLJPF INVEST, domicilie-
11 rue Anatole de la Forge 75017 PARIS
pour 500parts sociales
L'EURL O H M INVESTISSEMENTS ,
domicilie : 11 rue Anatole de la Forge
75017 PARIS
Pour 500 parts sociales
L'article 8 des status sera modified en
consequence le grant FB 4225

AVIS DE CHANGEMENT DU CAPITAL
SOCIAL
SOCIETY DE GESTION TOURISTIQUE
SOGETOUR
Societe & Responsabilite Limitee au ca-
pital de 7 500 euros, Siege social : Im-
meuble de LA HOUSSAYE Zone
Jambette
97232 le LAMENTIN
RCS de Fort-de-France B 421 183 195
(98 B 1085)
Aux terms du proces-verbal de I'assem-
blee general extraordinaire du 10 mars
2011, il result que :
le capital a ete augment pour etre porte
a 563 385 euros. L'article 9 des status a
ete modified en consequence.
-Ancienne mention Capital : 7 500 euros
Nouvelle mention Capital : 563 385 euros
Mention sera faite au RCS de Fort-de-
France Pour avis, FB 4226

AVIS DE NOMINATION DE GERANT


INFORMATIQUE TECHNOLOGIES ET
CONSEIL CARAIBES
(ITC CARAIBES),
Soci6ete Responsabilite Limitee au ca-
pital de 8 000 euros,
Sege social : C/o Gilles FILIN Allie des
Pitons La Colline 97233 Schcelcher
RCS de Fort-de-France sous le numero
B 493 178 404
Suivant decision collective des associes
du 15 juin 2010, Monsieur Claude
CADDY, Ne le 17 novembre 1965 a
ALGER (ALGERIE),
demeurant & Residence "Les caravelles"
Immeuble Santa-maria appt21
97200 Fort-de-France
a ete nomme Gerant. FB 4227

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 29/04/2011, il a ete constitute
une: SCI
Presentant les caracteristiques suivantes
Denomination : SCI BEREAU
Adresse du Siege social : Residence Al-
tamira apt 39, bAtiment Olympie Acajou
97232 LE LAMENTIN
Objet: L'acquistion de tous immeubles de
toutes natures, I'administration, la gestion
par bail ou autrement, tous placements
de capitaux sous toutes formes
Duree : 50 ans
Capital : 200E (Deux cents euro)
Nom du grant : Mme BEREAU Marie
Laure
Adresse : Res Altamira apt 39, batiment
Olympie Acajou 97232 Le Lamentin
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis, la Gerance FB4228

AVIS DE LOCATION GERANCE
AUTOVISION JALTA
EURL AU CAPITAL DE 7500.00
SIEGE SOCIAL: LE MARIN
(MARTINIQUE) -13 RUE DIAKA
R.C.S. TMC 481 156115
N" DE GESTION 2005B 172
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date au Marin du 11 avril 2011, enregistre
A la S.I.E de Fort-de-france (Martinique)
p6le enregistrement (Martinique)
le 14 avril 2011 bordereau n" 2011/427 -
case n8
L'EURL AUTOVISION JALTA a donne en
location gerance & Monsieur Jean Paul
NAROYANIN qui I'a accepted, son fonds
de commerce de contr6le technique au-
tomobile sis au MARIN Carrefour Diaka.
Le contract de location-gerance a ete
signed A effet du ler avril 2011, pour une
duree initial de 9 mois, renouvelable par
tacite reconduction, d'annee en annee, et
est assorti d'une promesse de vente, du
fonds de commerce au profit du locataire
grant.
Pour avis la gerance FB 4229

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date a FdeF
du : 20/04/2011 forme EURL
denomination : LE SURPLUS.COM
siege social 21 rue Morne Vente
97217 LES ANSES D'ARLETS
Objet : activity de commerce de v6te-
ments et accessoires
capital : 7 000.00 en nature
duree : 50 ans
Grant Monsieur Dany MENARD
demeurant : 21 rue Morne Vente
97217 LES ANSES D'ARLETS
RCS de Fort de france pour avis
FB 4230

AVIS DE CONSTITUTION
SCI LA PERLE
Grant: Michel LAUPA
Capital : 100E
siege : 27 lot Le rocher 97228 Ste Luce
dure : 99 ans


Objet :tous types d'opertions immobi-
lieres, acquisition, vente, terrain a batir,
locations diverse
pour avis le grant FB 4231

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive enregistre le 22
octobre 2010 aupres du SIE de Fort de
france, bordereau 2010/1.217 case n" 5,
il a ete constitute pour 99 annees a comp-
ter de son immatriculation au registre du
commerce et des societies de Fort-de-
france, une society a responsabilipte li-
mitee ayant pour raison social AL'IRIS
HEBERGEMENT, au capital entibrement
libete de 1 000, et ayant son siege so-
cial 54 avenue Nestoret
au Morne Rouge (97260)
et pour activity la location de meubles de
tourism
Le grant nomme est :
Monsieur Alain CADASSE,
ne le 19 ao0t 1950 a fort de france, de na-
tionalite frangaise, celibataire, demeurant
54 avenue Nestoret au MORNE ROUGE
(97260)
Pour avis le grant FB 4232

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 15/02/2011 au lamentin, il a ete
constitute une society presentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination social:
Maison En Kit construction
sigle : M.E.K.C
forme : society a responsabilite limited
siege social : residence capucine quarter
Beleme 97232 LE LAMENTIN
objet : la society a pour objet dans le
monde toutes realisations de maisons,
bAtiments, constructions, d'ouvrage tous
corps d'etat, VRD et terrassements, plus
generalement toutes operations, finan-
cieres, mobilieres, ou immobilieres se rat-
tachant A I'objet social
Duree : 99 ans
capital : 10 000 (5000E en numeraire
de 5000 E en nature)
gerance : Monsieur LETCHIMY
Christophe
demeurant 27 rue Leopold Bissold
97232 LE LAMENTIN
immatriculation au RCS de Fort de france
Pour avis FB 4333

ETUDE DE MAITRES EVELYNE GUA-
TEL ET SANDRA GERMAIN POR-
SAN-CLEMENTE, NOTAIRES
ASSOCIES A FORT DE FRANCE
(MARTINIQUE), 10 AVENUE LOUIS
DOMERGUE,
DOMAINE DE MONTGERALDE
INSERTION LOCATION-GERANCE
Suivant acte requ par Maitre Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taire Associe de la Societe Civile Profes-
sionnelle "Evelyne GUATEL et Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTI, No-
taires Associes" A FORT DE FRANCE
(Martinique) 10 Avenue Louis Domergue,
Domaine de Montgeralde le 21 avril
2011, enregistre a S.I.E de FORT DE
FRANCE, Pole enregistrement le 3 mai
2011, Bordereau N"2011/487, Case N"7.
Mademoiselle Marie-Louise Mathieu


CABIT, Commergante, demeurant a
SAINTE-ANNE (97227) Domaine de Bel-
fond La boite a epices.
Celibataire.
A CONFIE, a titre de location-gerance, a
Mademoiselle Maguy Elise ROME, com-
mergante, demeurant a RIVIERE PILOTE
(97211) Quartier "Bellay".
Celibataire.
Un fonds de commerce d' EPICERIE sis
a SAINTE-ANNE, Domaine de Belfond
pour une duree de cinq annees a comp-
ter du 11 avril 2011.
Toutes les marchandises necessaires a
I'exploitation seront acquises par le ge-
rant et tous les engagements les charges
dus A raison de I'exploitation du fonds se-
ront supports par le grant, le tout de
maniere que le bailleur ne puisse etre ni
inquiete ni recherche A ce sujet.
Pour unique insertion
Le Notaire. FB 4334

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive du 12 avril 2011
il a ete constitute une society presentant
les caracteristiques suivantes :
Denomination : MADININA BETON BEL-
LEFONTAINE
forme : Entreprise Unipersonnelle A res-
ponsabilite limited
siege : quarter la Carreau
97270 SAINT ESPRIT
objet : fabrication et vente de parpaings
de beton prdt A I'emploi, location de
branches de coffrage, et la representation
de tout ce qui se rapport a I'objet social
duree: 99 ans
capital : 7500 E divise en 50 parts so-
ciales de 150 chacune, don't apport en
nature 3000e
la gerance est assure par : Mr JOSEPH
LOUIS Hugues, demeurant : quarter
Sans Pareil- 97215 Riviere Salee
immatriculation de la society au RCS de
fort de france
pour avis FB 4335

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive du 12 avril 2011
il a ete constitute une society presentant
les caracteristiques suivantes :
Denomination : MADININA MATERIAUX
forme : Entreprise Unipersonnelle a res-
ponsabilite limited
siege : quarter la Carreau
97270 SAINT ESPRIT
objet : fabrication et vente de materiaux
de construction location de branches de
coffrage et de tous autres materiels, et la
representation de tout ce qui se rapporte
a I'objet social
duree : 99 ans
capital : 7500 E divise en 50 parts so-
ciales de 150 chacune, don't apport en
nature 3000
la gerance est assuree par: Mr JOSEPH
LOUIS Hugues, demeurant : quarter
Sans Pareil- 97215 Riviere Salee
immatriculation de la society au RCS de
fort de france
Pour avis FB 4336







information communist





-IP


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L'Atrium present au mois 8e Mai
venbrebi 13 mai
Concert d'Alain jean marie et Morena Fattorini un duo piano jazz et chan-
teuse lyrique

bimanche 22 mai
Fete du 22 mai
"L'Atrium se ta zot" des 15h du theatre et a 19h le drums Brass Project
- grande exposition permanent en avant premiere du parcours sensoriel

jeuai 26 mai
Gisele creole de Zadith et compagnie cubaine

sameai 28 mai
concert de Jessica Dorsey avec le gospel up, Michele Henderson et Lady
Sweet !
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Le ClubPresse Martinique organise a I'occasion des
500 jours de detentions des journalists Herve
Quesquiere et Stephane Taponnier et les 240 jours
du Martiniquais Thierry Dol, une operation "Coup de
pouce pour les otages" le Vendredi 13 Mai 2011 de
10h a 12h a la Place Romero a Fort de France.
Venez marquer de votre empreinte votre solidarity!


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