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Justice
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00207
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 2/24/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00207
System ID: UF00088914:00207

Full Text
hebdomadaire d'information communist


SJeudi 24 Fevrier 2011 91 m Annee N 08 Martinique: 1,80 E France: 2,20 DOM: 1,90 E

A~.


Politique:
"Le Progressiste" accuse
Armand Nicolas de
"travestir I'Histoire"

"Faits rivers aux Antilles":
Une exploration du temps







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aka Pa ....................... .f. 2

EVito ...................... .
- La raison doit I'emporter

Lutte $ociale ....... ....... 4"/5
- Port: un conflict difficile a ddnouer
- Adapei : I'espoir renait
- Droit de greve
- Greve a I'Gducation Nationale

Sociit ................... . 6
- LUFM s'interroge

Education ................. p. 6/7
- UAG : PIle visit ministerielle

Politiue ................. f.7/11
- Plan ambition jeunes
- Faire redecoller I'agriculture
- Le RDM et les cantonales
- Le Progressiste accuse A. Nicolas

Economie ................. 11/12
- Guerre des prix

France .................p. 12/14
- Bdndfices de Total en 2010
- Nicolas Sarkozy a la peine

Pan$ e Mone ............. 14+16
- Entre revolutions et repressions
- Flash Hebdo

Anmnonce gae ............ .16/19

toitre Antillaie ............ p.20
- "Faits divers aux Antilles"






"Jus TICe "
Administration & R6daction :
T61. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n' 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37 Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
S Tel1. :0596 73 14 54


La croisire esquisse un sourire
La compagnie Costa Cruises a choisi la Martinique comme port d'embarquement par-
tiel pour la saison prochaine. Son paquebot, le Costa Luminosa, d'une capacity de
3 000 personnel, r6alisera une vingtaine d'escales A la baie des Tourelles au course
de la saison 2011/2012. Par ailleurs, les Martiniquais pourront, avec ce paquebot em-
barquer au depart de Fort-de-France pour des croisieres dans la Carafbe a partir du
10 d6cembre et tout au long de la saison. "Incontestablement", se rejouit le Comit6
Martiniquais du Tourisme, "ces escapes constitueront une bouffie d'oxygene pour Ces pro-
fessionnes de la croisiere".
"Ce regain d'intiret de Costa pour la Martinique est e fruit des actions de marketing du
Comiti Mtartiniquais du Tourisme dans Ce cadre de son plan de reconquite de la croisiere
et de ses actions conjuguies de lobbying avec Ce groupement du Tourisme de Croisiire au-
pros des companiess, se vante le CMT.

Des stars du basket-ball en Martinique
Ronny Turiaf, joueur
professionnel martini-
quais de basket-ball
dans I'equipe NBA
des New-York
de Knicks, a proc6d6
la presentation de la
semaine inaugural
"Passion en 4Action
2011", qui aura lieu
en Martinique du 06
au 12 juin 2011. Une
vingtaine de joueurs
G. Sainte -Rose, R. Turiaf, Marcelin Nadeau et E. Pommierre professionnels 6vo-
luant aux USA et en Europe, don't les stars internationales Ronny Turiaf lui-mime et
Boris Diaw, auront I'occasion de s'exprimer dans le hall P6libre Donatien. Une fagon
pour Ronny Turiaf de permettre aux jeunes de "river" et de leur d6montrer qu'il est
possible de faire une carriere international.

Sgell#ne Royal entire seance 6e travail et campagneprisidentietUe
La pr6sidente de la R6gion Poitou
Charente et candidate au primaire
socialist pour la pr6sidentielle de
2012, S6golene Royal a pos6 ses
valises en Martinique pour trois
jours. Plusieurs s6ances de travail
avec differentes collectivit6s sur
la prevention des risques majeurs,
I'emploi des jeunes et les energies
renouvelables sont prevues sur
son I'agenda, elle qui s'est d6pla-
cee avec une important delega-
tion d'61lus de sa region. La future S6golene Royal de retour
candidate aux primaires socia-
listes n'en n'oublie pas moins I'6ch6ance presidentielle, puisqu'elle a pr6vu de ren-
contrer 6galement les militants socialists et les dirigeants proches des socialists.

La Martinique n'oublie pas Thierry Dot

Le Martiniquais Thierry Do,I pris en otage au Niger
dans la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre autres
Frangais, un Togolais et un Malgache, employs des
soci6ets frangaises Areva et Satom, par la branch
d'Al-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est soutenu
moralement par toute la Martinique, y compris les mili-
tants communists et leur journal Justice


' 2- *f.SMsf 20 i -


_$AXA1Pm t-






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La raison aoit Lemporter par la negociation


Au moment ou nous redigeons cet editorial, la greve des
dockers du port de France-de-France, recemment decla-
ree illegal par le Tribunal de Grande Instance, n'est pas
encore terminee. Et nous ne nous hasardons pas a
conjecturer I'issue que lui reservera le rapport des forces
entire les deux parties directement concernees, les-
quelles devront forcement arriver, par la negotiation, a
un accord satisfaisant.
Rappelons a ce propos que les 126 dockers du port re-
clamaient au depart, dans le cadre des negotiations an-
nuelles obligatoires (NAO), une augmentation de salaire
de 5 %, alors que I'employeur, en I'occurrence le group
Gemo, propose 2,10%.
Le droit de greve, important conquete de la classes ou-
vriere, est un droit universellement reconnu, sauf dans
les pays soumis a des regimes dictatoriaux. En France
et dans les pays occidentaux en general, son exercise a
permis aux travailleurs, tant du secteur prive que du pu-
blic, d'ameliorer leurs conditions de travail et de vie. II est
juridiquement encadre, soumis a une reglementation im-
posant aux travailleurs un certain nombre d'obligations,
don't celle de s'organiser en syndicats, de deposer un
preavis et de respecter la liberty de travail des non gre-
vistes.
La Martinique est, dit-on, reput6e pour la frequence et la
durete de ses graves. Signe que le dialogue social g'est
souvent pas dans la culture de notre patronat. Notre his-
toire est jalonnee de movements sociaux brutalement
reprim6s par les forces de~'orde", utilisees par I'Etat colonial
pour soumettre les travailleurs au bon vouloir de I'oligar-
chie terrienne. Le mois de fevrier est historiquement ja-
lonne de luttes se terminant parfois dans le sang.
A I'epoque des grandes graves, la classes ouvriere etait
composee essentiellement de travailleurs agricoles. Elle
etait defendue par un syndicate bien structure, determine
et eclaire par le marxisme-leninisme : la CGT. En ces
temps-Il, la solidarity, le courage et le devouement
n'etaient pas de vains mots.
Avec la departementalisation, institute en 1946, notre
pays amorga un important virage au plan economique et
social. Les annees 60 signerent la fin de I'economie de
plantation, done de la predominance de la classes ou-
vriere rurale. On assist parallelement A un phenomene
d'urbanisation et a I'emergence d'une petite bourgeoisie
et d'une classes moyenne composees de fonctionnaires,
de petits patrons, d'employes de secteur tertiaire. La so-
ciete martiniquaise a connu de profondes mutations. Le
poids relatif et la concentration de la classes ouvriere ont
diminue.
Le Parti Communiste, qui fournissait ses meilleurs ca-
dres a la CGT, connut une premiere scission suite a la
admission d'Aime Cesaire. L'irruption sur la scene poli-
tique de petits groups trotskystes et nationalists ne
manqua pas d'avoir des repercussions negatives sur
I'unite du monde syndical. La surenchere, la volonte de
dechouker les communists divis6rent les travailleurs, a
la grande joie du patronat et du pouvoir. On assist en


outre a un phenomene
de retour a I'importa-
tion d'organisations
syndicales frangaises,
signed de notre aliena-
tion et de notre incapa-
cite a fire people, a
nous entendre pour
defendre nos intei&ts et
communs.
Certes, des intersyndi-
cales se constituent
pour mener certaines
luttes, come on a pu
le constater lors du
puissant movement de fevrier-mars 2009. Le fait que la
Martinique soit une fle a I'economie fragile, sous-deve-
loppee et excessivement dependante des importations
rend particulierement sensible tout movement social sur
le port de Fort-de- France, ce cordon ombilical qui nous
rattache au monde exterieur et par oi nous parvient la
plus grande parties des products que nous consommons,
en particulier ceux de premiere necessity. Ici, come
dans de nombreux pays du monde, les dockers ont
conquis un certain nombre d'avantages -notamment sa-
lariaux- auxquels ils sont tries attaches et qu'ils ont raison
de defendre coite que coOte. Comme dans toute lutte de
classes d'importance, la bourgeoisie utilise a fond les
armes don't elle dispose: plaintes pour entrave a la liberty
du travail ou pour grave illegale-comme c'est le cas main-
tenant-, organisation de la p6nurie, intense champagne de
propaganda pour presenter les dockers comme des pri-
vilegies qui touchent beaucoup et travaillent peu, et qui
de surcroit "prennent fepays en otage" etc.
Ce dernier argument n'est pas A sous- estimer, surtout
par ces temps de crise 6conomique et social, quand les
petits et les moyens planters de banane se saignent
pour nourrir leurs families, rembourser leurs dettes, four-
nir du travail a un ou deux ouvriers agricoles ; quand les
patrons de PME (Petites et moyennes entreprises) sont
de plus en plus -nombreux & mettre la cl6 sous le pail-
lasson, quand les lists de demandeurs d'emploi de p61e
emploi s'allongent, etc.
Mais, rendre les travailleurs du port responsible de
toutes les difficulties du pays come le font patronat et
medias, est tout a fait mensonger et injuste.
Tout cela nous amene a dire qu'un syndicate responsible
doit certes d6fendre les interets legitimes de ses mem-
bres, mais aussi mesurer les consequences de ses com-
bats aussi bien sur la vie des autres travailleurs que sur
celle des hommes et des femmes qui n'ont pas la possi-
bilite de travailler. II doit veiller g s'assurer de leur sou-
tien ou de leur neutrality bienveillante. Car une chose est
certain: ta bourgeoisie cherche A reprendre toujours
d'une main ce qu'elle donne de I'autre.
Maurice Belrose


* *.i: 24iv 20m1 i i0-'


r IExo






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Port: Un conflict bifficile a benouer


Serge Caboste et Jean-Michel Jean Baptiste de I'intersyndicale et Jean-Charles Cren, p
En depit des appeals solennels lanc6s par les presidents des
Chambres consulaires, les parlementaires et les acteurs eco-
nomiques au "sens des responsabiiites des acteurs qui detien-
nent le pouvoir d'opirer sur cette plate-forme" quest le port, la
situation n'est toujours pas revenue a la normal. Pour arriver
a un accord "'autorite morale des politiques" n'a pas pu faire
grand-chose face la determination des ouvriers dockers et a
la fermet6 de leur employer Gemo. Cette greve dite perl6e a
et6 condamnee par le tribunal qui & annonce une amende de
10 000 E par par jour et par ouvrier s'ils poursuivent leur mou-
vement. Les dockers se sont ensuite d6clar6s en gr6ve le ven-
dredi 18 f6vrier apr6s que leur employer a d6cid6 de charger
en priority la banane au lieu de d6charger des marchandises.
Face a cette reaction, I'employeur unique a d6cid6 le lock out
de I'entreprise. Ce qui veut dire que I'entreprise a 6et fermee
jusqu'A nouvel ordre et les contracts de travail suspendus. De-
vant cette situation de blocage, le president de la R6gion, Serge
Letchimy a tent6 une mediation, reportant son voyage a
Bruxelles pour des negotiations concernant I'avenir des Re-
gions Ultraperiph6rique. Sous son egide, deux s6ances de ne-
gociation qui se sont tenues a la Region les 19 et 20 fevrier ont
permis aux deux parties de se rapprocher, mais pas au point de
signer un accord pour une eventuelle sortie de conflict. Des six
points de revendication, I'intersyndicale des ouvriers dockers a
accepted d'en discuter trois qui ont ete globalis6s, les trois autres


6tant reports A la commission paritaire qui doit
se tenir en mars. L'intersyndicale a revu ses pre-
tentions d'augmentation de salaire de 5% a 3%
tandis que le patronat en propose 0.5% de plus
dans la proposition initial qui 6tait de 2.10%. Di-
manche soir, les deux parties etaient pres d'un
accord, mais la d616gation syndicale a exig6 le
paiement de la journ6e de greve de vendredi der-
nier, quand ils ont volontairement cess6 le travail.
Ils ont estim6 que cela leur a 6t6 impose par les
d6cisons de Gemo. Ils ont exig6 6galement "une
prime defin de confit" pour prendre en compete
leur concession. Ce que Jean-Charles Cren a
atron de Gemo 1,
jugee 6tre "comme une prime de la casse". Pas
question, r6torquent les patrons du groupement, d'autant qu'ils
disent 6tre obliges de payer les 14 jours de greve dite perlee.
Ils estiment que depuis le d6tournement syst6matique des
porte-conteneurs, les pertes s'61event a 500 000 euros. Les
deux parties se sont s6par6es sans aucune date de nouvelle
rencontre.
Le president de region n'a pu que constater que "despoints de
disaccords su6sistent" et regretter cette "absence 'accorddans
un conteXte de cruise grave qui affected [a 9Martinique". II demand
done au deux parties de "reprendre les nigociations sur 1a base des
avancies de ces demieres reunions".
On a vu apparaitre des dissensions au sein de la CGTM Joa-
chim -Arnaud, syndicate don't Serge Caboste est le d61lgu6 au
sein de I'intersyndicale. Le secr6taire g6n6ral de la CGTM du
Port Julien Sainte-Rose, s'est r6pandu sur les ondes le met-
tant en cause dans la poursuite du conflict et d6clarant que la
majority des dockers 6taient pour la reprise du travail. Lors de
I'assembl6e g6nerale qui s'est tenue le lundi 21 f6vrier, les ou-
vriers dockers ont reit6er leur confiance a Serge Caboste et 6
la majority vote la poursuite de la greve.
Ils ont d6cid6 de rester sur leur position et attendent un signe
de la direction de Gemo et de Jean-Charles Cren pour une re-
prise des discussions.
Le bras de fer engage entire les dockers et GEMO continent
alors que chaque jour le pays s'enlise. 21/02/11 C.B


AMapei: L'espoir renait


Le tribunal a donn6 rendez-vous a I'Association d6partemen-
tale des amis et parents de personnel handicapees pour le 19
avril prochain afin de statuer sur I'avenir de la structure.
L'Apadei est en redressement judiciaire depuis avril 2010, suite
A un passif qui n'est pas loin des 20 millions d'euros. II s'agit
surtout de dettes sociales et fiscales. Ce deficit a 6t6 creus6
non pas au b6enfice des personnel handicaps, mais dans des
depenses de fonctionnement importantes. II faut savoir qu'il y
avait pas moins de 20 directeurs pour les 14 structures char-
gees des personnel handicapees, qui touchaient des salaires
elev6s ("hors lettres"). Cette situation a engendr6 angoisse et
tension tant chez les parents que du c6t6 du personnel. Les
615 salaries, par la voix de leur syndicate, n'ont eu de cesse de
tirer la sonnette d'alame devant la gestion laxiste du directeur
et du conseil d'administration. "Les choses itefaites defacon fe-
gere", selon un parent. On d6nonce un conseil d'administration
qui s'est accroch6 et que seul un coup de force a fait sauter.
En effet, les responsables de cette gestion catastrophiquq ont


Wte demissionnes en octobre dernier. Depuis, I'administrateur
judiciaire a pris les renes pour redresser la situation de I'une
des plus grandes entreprises du pays. Mais pour maintenir
cette structure indispensable aux parents des enfants en si-
tuation de handicap, il a et6 propose le licenciement de 15 per-
sonnes sur les 615 et le non replacement de 5 autres. "'Un
moindre mat", selon I'avocat des salaries, "mime si Cobjectif6tait
zero licenciement ". Les measures prises par I'administrateur com-
mencent a porter leurs fruits quant A la s6r6nit6 qui revient -
et a la possibility d'6ponger le passif, meme si sera long et dif-
ficile. Pour accompagner I'Adap6i dans son ceuvre et I'aider a
continue & 6tre cet outil indispensable la Martinique, il a 6t6
indiqu6 que seul un conseil d'administration fort doit etre mis
en place. "On ne va pas flicher Ce morceau pourfaire 6voluer les
choses et assurer la pirennite de la structure", assurent les pa-
rents. Reste 6 attendre le regard du tribunal sur ces efforts et
sur la volont6 de conserver cette structure.
C.B


L IUvmT iAE


2-f fi 2011-juticen' 08-Page-f






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Chroniquejuribique: Droit be greve: la forme et te fonb

Par Laurent Milet, rtdacteur en chef ae I Revue pratique ae 6roit social (*)


Nous reprenons une analyse de la Revue pratique de droit
social de la CGT frangaise sur I'exercice du droit de greve
qui a fait I'actualit6 avec la "grive perie" des dockers en
Martinique la semaine dernibre. Licite ou illicite ? Cela de-
pend que soient r6unies certaines conditions. "J

Le droit de greve est garanti par la Constitution mais la loi
n'evoque que de fagon sporadique la question. Elle pose nean-
moins quelques principles forts, don't celui figurant 6 I'article L.
1132-2 du Code du travail aux terms duquel un salari6 ne peut
6tre sanctionne, licencie ou faire I'objet d'une measure discrimi-
natoire en raison de I'exercice normal du droit de gr6ve. Ce sont
les tribunaux qui ont dessine au fil des annees les contours de
I'exercice licite ou illicite de ce droit. L'enjeu est d'importance,
car un movement de greve "licite" protege les salaries centre
d'eventuelles measures de retorsion de la part de I'employeur.
Un arret de travail constitute une "greve"lorsque certaines condi-
tions sont reunies. II faut une cessation collective et total du
travail (la forme) en vue d'appuyer des revendications profes-
sionnelles (le fond). Les litiges sont nombreux autour de ces
notions, car les employers contestent soit la forme de la greve,
soit I'absence de revendications professionnelles. Deux affaires
recentes favorables aux salaries et aux syndicats illustrent cette
demarche patronale.
Dans une premiere affaire, un syndicate avait appel6 les salaries
d'une entreprise 6 trois jours de greve en revendiquant une
amelioration de la classification des emplois et de la grille sa-
lariale. Au course de ces trois jours, les salaries avaient pratiqu6
des arr6ts de travail courts et repetes. Ces multiples arr6ts de
travail ayant reduit de 40 % la production journaliere de I'usine,
I'employeur reclamait en justice la condemnation du syndicate
et de son president a des dommages et interets en reparation
du prejudice subi. Pour lui, il s'agissait d'une greve illicite dite
"perfie", c'est-a-dire que les salaries avaient baisse delibere-


Les ouvriers dockers du port ont mene une greve dite "perlee" durant 14 jours.

ment le rythme de la production sans cessation franche du tra-
vail. Les premiers juges ont donned raison 6 I'employeur mais la
Cour de cassation vient de les dejuger: les salaries de I'entre-
prise avaient le droit d'organiser leur greve sous la forme de
petits arrets de travail courts et repetes. La d6sorganisation et
I'ampleur du dommage cause & la production ne rendent pas
cette pratique illicite tant qu'il n'y a pas d6sorganisation de I'en-
treprise elle-m6me (cass. soc. 25 janv. 2011, no 09-69030).
Dans une second affaire, des salaries avaient debraye pour
soutenir un delegue syndical convoque a un entretien prealable
au licenciement, ce qui posait la question de la liceite d'une
greve de solidarity. La Cour de cassation a rappele A cette oc-
casion qu'une telle greve, pour etre licite, ne doit pas etre 6tran-
gere des revendications professionnelles interessant
I'ensemble du personnel. Or c'etait precisement le cas en I'es-
pece, puisque la greve decide par les salaries pour soutenir le
delegue 6tait intrinsequement li6e a la volonte d'obtenir des
augmentations de salaire dans le cadre des negociations an-
nuelles obligatoires auxquelles participait ce meme delegue
(cass. soc. 5 janv. 2011, no 10-10685).
Laurent Milet
() www.librairie-nvo.com


Greve be V'Eucation nationate: Contre la suppression bes postes


Une entreprise de demolition de I'Ecole sans precedent


Apres plusieurs rencontres et discussions les organizations
syndicales de I'Education, FSU, SE UNSA, UGTM et CSTM
Education ont convenu d'organiser une journee de greve et de
manifestations le mardi 22 fevrier 2011. Elles protestent centre
les 239 postes qui seront supprimes en Martinique, a la rentree
de'septembre, soit 95 postes dans le premier degree, 139 dans
le second degree et 5 postes'administratifs au rectorat. IIs auront
esperent-ils I'occasion de le dire au ministry de I'Education Luc


Chatel en voyage de 24 heures en Martinique ; "Au del6 des
economies reafisies par Ce ministire, juge 'intersyndicale 'ils'agit
6ien aussi de ['affirmation dune volonti idiologique, celle de la
politique libirale visant a privatiser tous les services publics"'. U ne
des consequences immediates sera la nomination en France
d'enseignants neotitulaires.
Les syndicats estiment que "contrairement ai ce que dit ie recteur,
(a 9Martinique n'est pas 'surdotee'. Is ejigent "fa redefinition des
critires fd'valuation, eu igardd la situation particuibre de cette
academic". L'intersyndicale ecrit dans son tract d'appel a la
gr6ve : "Politiques d'austriti, reduction des salaires, des retraites,
des quelques droits sociau qui su6sistent encore, aggravation des
conditions de travail: voild ce que Ie gouvernement nous reserve.
Tout cela est insupporta6le et ildevient'urgent de porter un coup
d'arret a cette politique.
Parce que ces measures sontfrappies du sceau de la demagogie et
d'une vision strictement comptabl e de educationn les organisa-
tions signataires appellent es personnel a refused defaire lesfrais
de cette politique et a rejeter en 6boc ces measures sciflrates"


'r Ie e: ivreStce Pae 5


/UTS OIAE






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L'UFM s'interroge sur ta volonte be La justice be bifenbre tes femmes

victims be violence conjugates


Nicole Ramel, Rita Bonheur et Murielle Ameller,


L'Union des Femme de la Martinique ne cache pas sa de-
ception face a une revoltante affaire de violence conjugale.
De quoi s'agit-il ?

Un colonel de gendarmerie fait la connaissance par internet
d'une Vietnamienne qui ne parole pas un mot de frangais et la
fait venir en Martinique en juillet 2009. Le marriage est cel6bre
en mai 2010. Depuis, raconte Nicole Ramel, "Ucoutante" &
I'UFM, cette spouse a ete enfermee sans aucune possibility de
rencontre avec d'autres personnel, ni d'apprendre la langue
frangaise. En plus, elle subit des violence physiques, sexuelles
et psychologiques de la part de son militaire de mari. Ne pou-
vant plus supporter cette situation, 1'6pouse resiste, mais le
mari la fait interner au service psychiatrique du CHU Pierre
Zobda Quitman, et finalement elle se retrouve A la porte.
Recueillie par I'UFM, la pauvre femme porte plainte pour se-
questration, viol et violence psychologiques. De son c6te, le
haut grade porte plainte, lui aussi, pour violence. Surprise: la
plainte de la femme est classee sans suite au bout de deux


mois. "Dujamais vu, alors que ceffes de simples victims mettent
un d deuxuans avant d'arriverdevant le procureur", s'etonne Rita
Bonheur, pr6sidente de I'UFM. Pire: la plainte du colonel suit
son course; la femme est reconnue coupable et regoit un rappel
au reglement pour d6nonciation calomnieuse. Rappel au re-
glement contre lequel elle n'a aucun moyen de recours. Sur ces
faits, I'6poux a entam6 une procedure de divorce pour faute.
Incroyable mais vrai: ce militaire a particip6 & toutes les der-
nieres campagnes de lutte centre les violence faites aux
femmes, au c6te de I'UFM Ce que I'UFM d6nonce dans cette
affaire qu'elle n'avait pas I'intention de m6diatiser, c'est "(a po-
sition inegalitaire de lajustice". L'association feminine craint que,
selon la position dominant de I'epoux, la justice ait un autre
regard sur ces actes de violence. "Non seulement cela va etre
de plus en plus difficife pour lesfemmes etrangkres, mais certaines
femmes ayant pour conjoint des policies, des gendarmes ou des
personnel ayant autoriti morale, risquent de se sentir en danger
face a la m6thode de Ca justice".
Selon George Arnaud, ancienne president de I'UFM, "C'asso-
ciation est d'autant plus depitie et siddrie par (e traitement rd-
serve d cette affaire par Ce procureur de (a Rtipu6bique que celui-ci
met a malpCusieurs dizaines d'annies de travaiC. "On n'a meme
plus le procureur avec nous, alors qu'ifest conscient du pro6ieme"
s'insurge I'UFM, qui a interpelle le pr6fet pour r6clamer le de-
part du colonel. Quant a I'epouse, qui se retrouve fragilisee et
en position d'etre refoulee selon I'issue de la procedure de di-
vorce, elle n'entend pas en rester Il. Elle a de nouveau port
plainte "parce qu'elle veut voir sa position de victim reconnue",
souligne I'UFM.
Affaire a suivre.
C.B


EheIao I


UAG: une bien pale visit ministerielle


Pour la premiere fois depuis sa creation, I'Universit6 des An-
tilles et de la Guyane a regu la visit de son ministry de tutelle,
en l'occurrence Madame Valerie Pecresse. Cela aurait dO etre
I'occasion de fructueux changes avec le corps enseignant, le
personnel BIATOS et les 6tudiants, surtout au moment oO
I'UAG s'appr6te a passer aux comp6tences et responsabilites
elargies, en janvier 2012. Mais cette visit, conque malheureu-
sement dans une optique politicienne et touristique, a fortement
de6u la communaut6 universitaire antillo-guyanaise.
Madame P6cresse etait attendue en Martinique le jeudi 17 fe-
vrier 6 11 heures, pour I'inauguration de deux locaux, un
change informel avec une vingtaine d'etudiants, une interview
& Radio Campus, et un "buffet officief" A partager avec 250
convives tries sur le volet, le topt sur le Campus de Schoelcher.
Mais le m6me jour, on apprenait par les medias que la visit
etait reportee au lendemain. La cause de ce report : la fusee
.Ariane qui n'a pas voulu decoller de Kourou le jour convenu.
Incroyable mais vrai!
La ministry est done arrivee sur le Campus le vendredi 18 dans
I'apr6s-midi pour inaugurer, devant un public plut6t maigre, I'lns-
titut Caribeen d'etudes francophones et interculturelles (ICEFI),


cree en replacement de 'ISEF. Les locaux ne sont absolu-
ment pas nouveaux ni neufs. Mais peu imported: une plaque a
6te appos6e pour celebrer I'ev6nement, qui en fait est un non-
evenement.
Le 16 fevrier, France-Antilles a public une interview de la mi-
nistre de I'enseignement sup6rieur et de la recherche, oO celle-
ci expose la conception de la mission que le gouvernement
assigned a I'Universite des Antilles et de la Guyane dans la zone
americaine et fournit des informations relatives a son evolution
dans un avenir proche. Sur le premier point, elle a declare no-
tamment: "On a besoin defaire de cette university la base avan-
c6e de lafrancoplonie, de la cuCturefrangaise, de 'intelIigence et
du g6nie francais". Ce discours n'a rien de nouveau dans son
essence. II rappelle celui tenu jadis sur les Antilles consid6rees
comme porte-avions de la France et de I'Europe dans la Ca-
raibe et sur le continent americain.
Concernant la question du passage de I'UAG aux competences
et responsabilites elargies, la ministry s'est montree a la fois
decide et circonspecte : "Lepresident Saffachie afait un inorme
travailde ce point de vue. Ila mis de l'ordre dans la gestion des res-


'eui2fiyj1 i e: n0-Pg6


E --ci m -






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sources humaines et nous Iui donnerons Ces moyens de vrais
indicateurs d'activiti, de performance et de risultats,
avant de passer a Pautonomie. 9Mais ca nicessite que nous
n'ayons pas un systmme opaque, qu 'iy ait une vraie trans-
parence".
De quels types de moyens s'agit-il exactement ? Se-
ront-ils purement techniques ou comporteront-ils un
volet human? On ne sait pas. Par centre, il est clair que
I'actuelle 6quipe gouvernementale ne renonce pas a sa
volont6 de faire fonctionner les universities francaises
selon les normes du lib6ralisme, b les mettre en com-
p6tition les unes avec les autres, sous le pretexte de
mieux les armer pour la grande competition internatio-
nale dans le cadre de la mondialisation capitalist.
Quant au "systime opaque" d6nonc6 par Madame P6-
cresse, il convient de le relativiser et d'en analyser les
causes. Peut-6tre d6couvrira-t-on que les indeniables dysfonc-
tionnements don't souffre I'UAG sont la consequence d'un
manque chronique de cadres administratifs bien forms.
Les propos de la ministry laissent entendre que le passage a
"Tautonomie"de IUAG pourrait 6tre differ6, puisque il semble
6tre soumis a la condition "d'une vraie transparence". Cette
"vraie transparence" sera-t-elle atteinte d'ici janvier 2012?
L'interview a port encore sur le financement de I'UAG par I'
Etat, sur la creation de masters internationaux en partenariat
avec des universit6s colombiennes et etats-uniennes, sur les
liens entire I'UAG et HaYti, sur la construction d'une "facufti de
sciences humaines' au camp Jacob, a Basse-Terre sur I'ouver-
ture de la quatri6me ann6e de m6decine a la rentr6e 2011, sur
les classes pr6paratoires aux grandes ecoles et sur le fait que
I'universite frangaise n'accueille pas les grands artistes et intel-


Pascal Saffache et Valerie Pecresse


lectuels strangers qui ne sont pas docteurs.
Toutes ces idees sont interessantes en soi, mais on ne peut
s'empecher de constater qu'autonome ou pas, I'UAG se volt
sommee d'appliquer, sur certain points sensibles pour la
France, une politique decide en haut lieu. Surtout, on se de-
mande si I'argent, indispensable A la realisation de tels projects,
sera au rendez-vous, par ces temps de crise.
Signalons pour finir que la fameuse "autonomie" don't parle le
gouvernement 6tait deja inscrite dans la loi d'orientation de
1968 qui a result de la revolte 6tudiante de mai 1968, et qu'en
fait, il s'agit pour I'actuel gouvernement de se decharger de la
gestion des universities tout en exergant sur elles un contr6le ta-
tillon au moment de valider leurs projects de recherche et d'en-
seignement, et en les poussant b creer des foundations pour leur
financement.
M. Cazeaux


[ fBI "


Plan ambition jeune: vers que mobtee be society ?


Les elus regionaux etaient reunis en seance pleniere le mardi
15 fevrier. 8 dossiers & I'ordre du jour, tous votes & I'unanimit6.
Point de debat polemique, ni politician, si ce n'est une position
"critique" exprim6e sur le Plan ambition jeune par I'opposition,
en la personnel du rapporteur du group, Francis Carole : "ila
le mirite d'eister, en espirant
que les considerations que nous
avons avancies seront prises en
compete Ce Plan ambition
jeune a et6 voulu pour repon-
dre a I'urgence de la situation
de la jeunesse. Tous font le
meme constat que la situation
de la jeunesse aujourd'hui
merite une reponse appro-
pri6e. Sans stigmatiser ceux
qui sont dans le p6trin, il faut
valoriser ceux qui ont un sens
de la responsabilite et qui L'opposition a montre les lit
s'investissent. En decembre
dernier, suite 6 une concertation avec les secteurs en charge
des jeunes la pleniere avait vote une subvention de 3 millions
pour les premieres measures a mettre en place.
"(Des measures pour faire face a Curgence", a plaid Serge Let-
chimy, president du Conseil regional. Les elus regionaux ont
entering les quatre axes et les vingt measures qui prennent place


mitE


dans ce premier volet du Plan ambition jeune. Parmi les me-
sures portant sur "facccs auxactivitds sportives et culturefles et
le enforcement du lien social'qui est I'axe un, les elus ont act6
la creation de trois grandes plates-formes culturelles et artis-
tiques. L'axe deux, consacre aux "initiatives professionnelles et
citoyennes", vise la mise en
place d'ateliers chantiers d'in-
sertion sur trois sites exp6ri-
mentaux, et le soutien A un
project de d6veloppement d'im-
mobilier d'entreprise, avec no-
tamment la creation de 50 box
tous 6quip6s. L'id6e de la
mise en place d'un conseil r6-
gional de jeunes ou celle de la
n6gociation avec I'Etat de
2350 contracts aids en
conventionnement, sont en
course. Au travers de I'axe trois
es du plan ambition jeunes
sur "la lutte et la prevention aes
incivilit6s et comportements a risques", la collectivit6 r6gionale
envisage de cr6er un internal socio-6ducatif m6dicalis6. Elle
veut aussi lancer une champagne massive de communication et
de prevention contre la violence. L'axe quatre se propose
"d'amiliorer la performance du systtme fdiducation et deformation
pour tous" en renforgant notamment les dispositifs existants


'I *iI 24',Br n,21.utcn B0ig 7


I






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d'accompagnement a la scolarit6, et de cr6er un dispositif de tu-
torat dit "Grandfrtre".
"L ambitionn est de renoncer d [afatalite et de rendre Cesjeunes
plus autonomes", a d6clar6 Serge Letchimy. II s'agit d'une ving-
taine de measures qu'il faudra affiner pour qu'elles soient mises
en ceuvre rapidement. L'opposition des patriots s'est mani-
festee notamment par la voix de Francis Carole, qui a voulu d6-
montrer "Ces Cimites de ce plan parce qu'ifne s'appuie sur aucune
reflexion defondsur la position de a jeunesse". Carole estime
par ailleurs que "ce plan n'a pas do6jectif, ni ambition annon-
cie", encore moins "de stratigie pour ne pas naviguer a vue".
Selon lui, beaucoup de measures sont des reprises et certaines
n'ont pas 6et tries efficaces, allusion aux "grandfrtres". II pointe
du doigt les limits de I'article 73, "(a region ne peut pas mettre
en place une structure socio-6ducative midicalisse, qui n'est pas
de la competence de la Rigion".
II se pose aussi, selon Francis Carole, la question de la perti-
nence de la ventilation des fonds, si les operations ne sont com-
pletement definies. L'un des regrets de Francis Carole est la
faiblesse du project pour "mettre en place un nouveau modele de


soci6te et de diveloppement iconomique". Le group a fait des
propositions, notamment "e project jcoe familfe quartier"en sou-
haitant qu'il soit pris en compete. Cette id6e de changer le mo-
dele 6conomique est partag6e, a rappel6 le president. Les 6lus,
par leur contribution, ont d6cid6 de faire front ensemble pour
une mettre en place une politique volontariste qui puisse re-
donner un espoir 6 la jeunesse. V"ous sommes condamnis d ap-
porter des solutions d la jeunesse",. conclura Serge Letchimy en
pr6voyant de faire appel A un financement populaire par I'in-
term6diaire d'un "fonds rigionaljeunesse".
On retiendra en outre que le Conseil regional a d6cid6 de conti-
nuer d'accompagner le dispositif d'aide de cessation d'activit6
des transporteurs interurbains. Un dispositif initi6 par le Conseil
general afin de permettre 6 des exploitants de transport inter-
urbain ayant plus de 60 ans et 10 ans d'activit6 d'etre radios
du registre des entreprises de transport en recevant une dota-
tion des deux collectivit6s. 367 transporteurs ont pu quitter la
profession. Le dispositif est reconduit jusqu'en 2014, avec le
depart de 20 transporteurs chaque annee.
C.B.


Region: Des measures qui affichent vouloir fire rea6coUer L'agriculture


Le monde de I'agriculture 6tait reuni le vendredi .18 fevrier A
I'occasion d'une table ronde intitulee "Faire de fagricufture un
atout pour Ce dveloppement" organis6e par le Conseil regional
de la Martinique. L'agriculture dans la diversification connaTt
une pente ascendante dans tous les domaines. "Cette rencon-
tre precede les measures du plan de reliance de Cagriculture martini-
quaise, apres qu'on
s'est beaucoup
concert avec a profes-
sion et definir une
strategic pour relancer
la profession", sou-
ligne Jos6 Maurice,
president de la Com-
mission Agriculture
du Conseil regional.
"U)n moment
d'cfianges pour voirsi
les measures que nous
prenons itaient en
concordance avec Ces
intervenants de Cagri-
culture", ajoute le pre-
sident de la Une table ronde de p
commission agricul-
ture.
Durant toute une matinee, les different responsables agricoles
ont fait part de leurs difficulties et propose des pistes de re-
flexion pour les resoudre. Ils ont d6nonce "des causes structu-
refCes et conjoncturefCes qui entravent le diveloppement de
ragricuCture en Martinique, alors que le tauc de couverture du
march locaCn'est pas satisfait par ces productions". Le president
de Region a estim6 que I'agriculture martiniquaise peut deve-
nir un moteur de developpement a condition que I'on y consa-
cre du temps et des moyens. C'est ce qu'il affirme s'attacher a


lus


faire en presentant un certain nombre de measures imm6diates,
et dans un second temps presenter un plan de reliance agri-
cole. Parmi les propositions entendues et revenues lors de celle
table ronde : le d6senclavement des exploitations, la formation,
la mise en place de r6seaux de technicians, I'organisation des
filieres, la question du foncier, des outils financiers pour per-
mettre aux agriculteurs d'avoir des prefinancements, I'accessi-
bilit6 aux aides
europeennes, I'acc6s
de la production a la
restauration scolaire
par le biais d'un fonds
de roulement pour les
maires, des march
regionaux, des
6tudes sur I'innova-
tion et la recherche,
I une 6tude prospec-
tive couvrant une p6-
riode de 20 ans sue
I'avenir de I'agricul-
ture. Ces propositions
seront 6tudi6es par le
commit& de pilotage qui
doit 6tre mis en place
d6but avril.
ou un redemarrage? Le president de la
Region compete pre-
senter 6 la pl6nibre du 15 mars des measures en faveur de la re-
mise en production des activities 16gumibres, une aide 6 la fili6re
ananas qui pr6voit de mettre en culture 40 hectares suppl6-
mentaires sur les 60 hectares existantes et un soutien a la filiere
6levage. "Ilfaut augmenter la production Cocale, car un pays sans
agricuCture est un pays en voie de disparition", soutient Serge
Letchimy.
Pr6s de 5 millions d'euros seront consacr6s aux premieres me-
sures, en privilegiant la diversification agricole.
Une 6nieme table ronde qui, pour certain, ne doit pas rester
lettre morte. Ainsi, le president de la chambre d'agriculture, Da-


Mi EN


l"J '






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niel Bertome, a d6clar6 vouloir "croire en cette nouveCle perspec-
tive qui se dessine pour fes agriculteurs", car "nous y avons tra-
vailld. La chambre agriculture afait 6eaucoup de propositions au
president de la Rgion notamment sur fe plan de relance agricole".
Si I'autosatisfaction alimentaire paraft lointaine, "Cobjectifde dif-
ferents producteurs est de pouvoir satisfaire la Martinique en pro-
duitfrais et permettre une moins grande importation de (a zone
caraibe et europienne", a-t-il ajoute.
Jean-Marie Romany, de I'Opam, juge que "Con n'apas Ce choib
ifaut essayer defaire passer nos propositions". Parmi les propo-
sitions avancees par I'Opam, "un contract de progres afin defaire
merger quefques productions plut6t que defaire du saupoudrage
financier sur Censemble de la production de diversification. On
verra merger trois ou quatre productions locales qui peuvent ren-
trer dans les assiettes et surtout dans les cantines scolaires".
D'autres ont exprime leur scepticisme, a I'instar de Corinne Ca-
liste, president des Jeunes Agriculteurs qui a declare : "ils'agit


pour nous dune table ronde supplfmentaire. Ce que nous atten-
dons maintenant, c'est fe concrete, que les propositions soient rjel-
lement icrites, validies et surtout mises en application". Ces
jeunes agriculteurs reclament I'acces au foncier alors qu'il y un
potential de terres en friches qui augmente chaque annee. Ils
exigent en outre une reduction du temps d'installation, ainsi
qu'un access plus facile aux prets bancaires.
Jose Maurice, apres avoir declare vouloir "mettre une poltique
surpied", insisted sur la necessity de "s'assurer que les proposi-
tions que nousfaisons,financiires et de diveloppement, soient sui-
vies d'effet, car i est important que Con remote la pente assez
rapidement car on est dans une situation disastreuse de catas-
trophe et de dicouragement assoeiee a une chute de production. On
vay consacrer toute Cannie 2011 ".
II reste 6 passer aux travaux pratiques et le plus facile n'est pas
de maitriser le march.
C.B


Le RDM et les cantonates: Empecher a La nebuteuse PPM et allies be

prenbre te Conseil general", bctare Claube Lise


"Partout nous appellerons d battre les candidates
du nio PPM et de la nibuleuse hitiroclite qui Cen-
toure pour empicher davoir un pouvoir absolu sur
la Collectiviti unique", tel est le message que
Claude Lise a delivre samedi 19 fevrier lors de
la presentation des candidates du Rassemble-
ment Democratique Martiniquais (RDM).
La salle de la Mutualite affichait complete pour
cette presentation oi les maTtres mots etaient
confiance et determination, "noupa p".
Le RDM ira a la bataille avec ses conseillers
sortants (5) mais aussi a mis en selle des per-
sonnalites nouvelles pour affronter les candi-
dats (3) de "ce ndo PPM et sa ni6uleuse". "Des
hommes et desfemmes aguerris quiferont ce qu'il
faut pour itre ruilus, mais aussi heureux d'avoir
une nouvelle giniration dhommes et defemmes
qui acceptent de prendre des responsa6iitis et pas du tout pour
avoir des postes", s'enorgueillit le secretaire general. Ce sont
huit candidates, deux femmes et six hommes qui ont recu I'in-
vestiture du parti. Avec le postulat de depart que le RDM ap-
portera son soutien sans surprise aux candidates du
MIM-CNCP-Palima mais aussi a tous ceux qui ont soutenu sa
majority, a I'exemple de Marcelin Nadeau au Pr&cheur,
Georges Cleon au Vauclin et Guy Annonay au Lorrain.
Par ailleurs, Claude Lise entend s'impliquer personnellement
dans la bataille du canton I de Sainte-Marie afin "defaire taire".
le conseiller sortant Fred Lordinot "qui donne une image digradje
de la collectiviti dipartementaCe". S'agissant de la presence de
sa candidate Jocelyne Sabine sur le canton III de Fort-de-
France oO se present egalement Marie Line Lesdema du MIM,
le seul cas oO les deux parties s'affronteront, "c'est une bonne
stratigie prise en toute connaissance de cause", a confie Claude
Lise.
Pour les candidates la mission est claire : "que ce part higimo-
nique, tentaculaire, ne soit pas i [a prisidence du Conseifginirar'.


Claude Lise et quelques candidates du RDM


Pour eux, I'enjeu est de taille car ce "premier roundsera deter-
minant pour Cavenir de la Martinique et la Collectiviti unique".
Pour cela, il faudra que Claude Lise retrouve son fauteuil &
I'avenue des CaraTbes, ont-ils tous martele. La parties ne sera
pas facile, a avoue Claude Lise? qui constate que "Con revient
auxpires annes de la politique. J'ai connu des bataille ipiques"re-
latant ses combats centre le sherif du Marigot. Mais, ajoute-t-il,
'je n'aijamais connu Ces attaques personnelfes auquellesje suis en
butte a Cheure actuelfe, des dnonciations calomnieuses, des lettreS
anonymes, des pressions et menaces, nous sommes dans cela. Je
crois que cesgens sont dans une dcrivefascisante. Tout ce qui nous
revient du terrain, notamment Fort-de-France nous inquiite sur es
conditions dans fesques la champagne va itre menie. (Par exemple,
ily a des menaces sur le canton IVoui se prisente Marrene Chan-
teur don't i& pritendentfaire un sanctuaire". II a appele ses ca-
marades a "itre vigilants et a risister auxprovocations". "Nous
ne nous laisserons pasfaire", a-t-il prevenu "nous risisterons
comme en 2008 dans mon canton forsqu'ifs ont mis en route feur


'I j I *.: I ~ .






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machine et se sont cassie le nez".
Le secretaire general entend aller plus loin.pour faire barrage
au "PWM et sa nebuleuse". II precise : "Nous pouvons nous aflier
avec pratiquement tous fes lfus Martiniquais qui ont le sens de
rintiret gineral qui veuCent se battre centre une higimonie et sau-
vegarder un minimum de democratic dans ce pays. Ye pense que
sans un pacte icrit nouspouvons nous retrouverdans une sorte de
front dimocratique qui vafaire que tous ceuJ qui ont comme o6-
jectifuniquement [a conquite de tou s fes eviers de pouvoirs de ma-
niure a avoir un pouvoir absolu sur La Coffectiviti unique, que ceux
ai puisse itre com6attus".
Au course d'un discours tres offensif, le president du Conseil ge-
neral a passe en revue son bilan et celui des sortants : "is n'ont
pas demerite", a-t-il juge. II a accroch6 au passage le plan de
reliance regional et ses 5000 emplois promise alors qu'avec son
plan d'urgence departemental, ce sont 30 millions d'euros qui
ont 6te engages generant 228 chantiers soit 65 000 journees de
travail. "Cefa a permis de sauverdes instruments de travail, de sau-
vegarder des emplois sansfanfaronnade". C'est avec ces argu-
ments et en expliquant qu'il faut continue ce travail car ce ne
sont pas des elections municipales, ni de quarters. II compete
faire comprendre que ce n'est pas parce que les elus seront
mis en place pour seulement 18 mois que la population doit se
desinteresser de I'enjeu.
C.B


"Le Progressiste" accuse Armana Nicolas ae "travestir I'Histoire"


La Une de Justice du 18 fevrier 1960 -Armand Nicolas, historian


Le Progressiste du 16 fevrier dernier accuse Armand Nicolas
de "travestir 'Histoire". Pas moins.
A la Une, I'organe du PPM announce : Riponse LiArmandNi-
colas: Lesfondamentauj du PPM".
Sur deux pages, un article sign Jeannie Darsieres et intitule "If
n'est plus temps de travestir rlistoire"tente de montrer que Ce-
saire et le PPM sont les premiers a avoir lance la revendication
de I'Autonomie.
L'article commence ainsi :"ICaraft que Ce Dimanche 23janvier
<< e PCM afait [e point sur la paternity de CAutonomie "(Antilla
du 3 fevrier 11), sur RLDM, en se delivrant des heritages et des
palmares... ".
Le Progressiste dit avoir eu connaissance du contenu de
I'6mission oi Armand Nicolas a fait I'historique de la naissance
de la revendication de I'Autonomie par le resume qu'en a fait


Justice n 4 du 27 janvier 2011 et repris en parties par
I'hebdo Antilla (n 1441 du 3 fevrier 2011).
L'article commence par affirmer qu'il n'est pas question
de "minimiser faction du Parti Communiste pour les
"Cuttes ouvri'res et popuCaires ", car "c'est NO'TRE his-
toire, de la premiere moitie du 20eme sicCie, que nous re-
vendiquons et don't nous sommesfiers". Sauf que cela
exclut la periode ou est montee en puissance la reven-
dication d'Autonomie, t savoir la deuxieme moiti6 du
206me si6cle. Pour le passe on donne quitus aux com-
munistes. Mais pour la periode recent, on nie leur com-
bat. Classique.
Et d'accuser le PCM de vouloir une "revanche dfrisoire
en 2011"et de travestir I'histoire par "amertume".
Pour sa demonstration, le journal s'appuie sur la "Lettre
ai Maurice Thorez du 24 octobre 1956 et le discours de la Mai-
son du Sport le 22 novembre 1956 oO Aime C saire revendique
le "droit d finitiative"et "e droit d lapersonnalite". Jeannie Dar-
sieres y voit une "volonti d'autonomie et de responsabiliti mar-
tiniquaises" de Cesaire. Fort bien, mais ce n'est pas la
revendication de I'Autonomie elle-meme. Car I'objet principal
de la "Lettre ca Maurice Thorez "par laquelle Aime C6saire de-
missionnait du Parti Communiste Frangais est la denonciation
du stalinisme.
De meme est cite le passage du discours de la Maison du Sport
ou Aim6 Cesaire demand "un accroissement desfranchiseset li-
6ertis Cocales, destinies a permettre aux Martiniquais de prendre
une plus large part dans la gestion de leurs propres affaires, dans
Ce cadre d'une RSpubliquefranqaise dicentrafisie"
II faut rappeler que la 11 me conference federal de la F6de-


Les canbiaats RDM pour ces cantonales 2011

Fort-de-France:
Canton III
Jocelyne Sabine supplant : Jean-Pierre Buchet
Canton VI
Joel Bardet suppleante : Melle Sophie Marie-Sainte
Canton VIII
Marlene Chanteur

Ducos
Charles Andre Mence suppleante : Suzy Smeralda

Grand Riviere
Joachim Bouquety suppleante : Lucie Gabourg

Marigot
Ange Lavenaire suppleante : Marthe Velayoudon

Robert
Canton I
Alfred Monthieux suppleante : Evelyne Marie-Luce
Canton II
Belfort Birota suppleante : Francesca Savy

Notons que 79 candidates se sont declares pour ces canto-
nales du 20 et 27 mars prochain. Nous y reviendrons.


jeuiS!S~f ivSrier2 SiceSn" 08 TSySIS0






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ration de la Martinique du Parti Communiste Frangais des 6-7
ao0t 1955 s'6tait prononc6e pour "une participation plus large
des Martiniquais d [a gestion de feurs propres affaires"et rejetait
I'assimilation, car "elfe nie le caracttre colonialde notre pays,
masque [oppression et de cefait disarme Fes masses populaires ".
Mais on n'en est pas encore a I'Autonomie.
L'hebdomadaire du PPM en vient A la creation du PPM en mars
1958. Auparavant il reprend un vieille vil6nie propagee par tous
les responsables PPM : "Rappelons qu'en octobre 1956, foin
d'itre autonomistes, les communists martiniquais itaient de
chauds partisans dune F6diration du (Parti Communiste Francais
; Et ce n'est qu'A(PRES la claire prise de position de CESAIRE
qu'is se sont depichis, avec la b6indiction et fes conseis du ca-
marade THOREZ, de crier, 1 annie apris, en septem6re 1957, le
Parti Communiste Martiniquais. Ces points dhistoire sont indi-
nia6bes".
Outre le fait que la gestation de la transformation de la f6d6ra-
tion communist en Parti Communiste ind6pendant a ete le re-
sultat d'un debat commence plusieurs annees auparavant, il
reste "indiniable"que le PCM nait le 21 septembre 1957 et le
PPM le 22 mars 1958. Lors de son Congres constitutif, le PCM,
par la voix de Camille Sylvestre, declare : "Nous pensions que
notre pays riponda la definition de Nation... "
Le Progressiste rapporte qu'au congress de creation du PPM,
Cesaire se prononce "pour la transformation de la Martinique en
Region, dans le cadre d'une Union francaise fed6ree".
C'est une demand de plus de decentralisation, mais ce n'est
pas encore I'Autonomie. Mieux ou pire si I'on veut : lors de ce
ler Congres du PPM en mars 1958, Aime C6saire s'il rejette


I'assimilation, prend position aussi contre I'Autonomie. II de-
clare que I'Autonomie serait, dans ['tat actueldes choses, une
autonomie de la misere" .11 soutient que I'Autonomie conduirait
au demant6lement des lois sociales et a la baisse du niveau de
vie des travailleurs.
Pour finir, Le Progressiste, A I'appui de sa these, se refere au
36me Congres du PPM les 12 et 13 ao0t 1967 qui revendique
'TAutonomie dans le cadrefrancais, moyen de conquerir le pou-
voirpoitique". C'est exactement ce que nous avons toujours
dit: le PPM a clairement pris position pour I'Autonomie en 1967.
Or le PCM a revendique un vrai statut d'Autonomie detaille le
14 fevrier 1960, sept ans plus tit, au course d'une conference de
Georges Mauvois au Palais de la Mutualite. Et cela au lende-
main des 6evnements de decembre 1959.
La cerise sur le gAteau : le journal du PPM protest avec ve-
hemence centre le fait qu'Armand Nicolas ait affirmed que le
PPM a abandonne I'Autonomie avec le moratoire de Cesaire
pendant 15 ans. II accuse Armand Nicolas d' "acharnement idio-
fogique, sanspreuves et sansfondements historiques". II 6crit avec
aplomb que le "moratoire n'a duri que ce que durent Ies roses...
". Et cela, ce n'est pas travestir la verite ?
R6cemment encore le fiddle Pierre Aliker, A 104 ans, rappelait
son d6saccord sur le moratoire de Cesaire.
Pourquoi cette querelle dira-t-on ? L'auteure de I'article accuse
notre camarade d'avoir le projectt demagogique de forcer Fes re-
vendications actuefles ".
La question de la paternity de I'Autonomie nous ramene donc
au debat article 73- article 74 et sur la fumeuse 3me voie". II
ne s'agit pas d'un d6bat 6soterique.
Michel Branchi


(uerre de frix: Carrefour-Hayot reponb a Leclerc-Lancry en affirmant

que ce aernier est plus cher


Publicity de Leclerc pretendant qu'il est le moins cher
Nouvel episode dans la pretendue guerre des prix entire
grandes surfaces en Martinique.
L'enseigne Carrefour (Dillon + G6nipa) announce sur une page
complete dans France -Antilles du samedi 12 & dimanche 13
fevrier dernier :
"La verite tombe Leclerc est plus cher que nous Relev6
fait sur 100 products de tous les jours, parmi vos pref6res.
LECLERC EST 6,50 % PLUS CHER".
Suit une liste de 100 products avec les prix Carrefour et les prix


L IUi Ii en icyadu Ieleves I r pecuL.vt ier I I I aI JdIIVIe tL iV 4u
janvier 2011.
Par example:
Coca-Cola, 33 cl : Carrefour: 0,59 ; Leclerc : 0,71 E.
Ecart : 17 % pour Carrefour
Par centre, Coca-Cola, 2 litres : Carrefour : 1,92 ; Leclerc :
1,92 E. M6me prix.
Au total, pour les 100'produits choisis : Leclerc = 356,31 et
Carrefour = 334,55 E
Difference : + 21,76 soit + 6,50 % pour Leclerc par rapport
aux deux Carrefour Dillon et Genipa.
Et Carrefour en conclut que "Leclerc est plus cher que nous". II
s'agit de publicity comparative puisque Carrefour nomme ex-
plicitement Leclerc.
Fin decembre 2010, Leclerc avait fait une enorme champagne
de publicity oi il se vantait d'etre, moins cher que tous ses
concurrents (cf Justice n" 52 du 30/12/2010). Par example, il
pretendait que Carrefour etait plus cher que lui de + 5,9 %. Sur
un site mentionn6 dans la publicity, une liste de 122 products
etait donnee par rayon, famille et products. Et les prix des
concurrents etaient indiques.
Les products Leclerc etaient des products de marque nationall"
don't les prix avaient 6et releves entire le 15/11 et le 20/11/2010.
Les releves de Carrefour-Hayot ont donc ete realises apres
ceux de Leclerc-Lancry.


*1uh 24f 01utI ce n* 08 Page


L Ecoxoie tI






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0O est a v6rite ?
D'abord, il s'agit de releves A une date donnee et les resultats
peuvent varier selon la periode. Ensuite, il s'agit de listes de-
terminees de products : 122 pour Leclerc et 100 products pour
Carrefour. Laquelle est plus representative du caddie moyen ?
II n'y a sur la liste Carrefour que 19 products identiques a ceux
de la liste Leclerc de decembre 2010.
N'oublions pas que le group Bernard Hayot est agent de nom-
breuses marques : Mars, Pepsi, Lu, BN, Nivea, etc. II est pre-
sent dans I'agroalimentaire : rhums Clement et JM, usine de
chocolate et products laitiers.
Et enfin, le nombre de products de ces listes sont limits. Pour
I'accord BCBa, par example, il y a 400 products.
Seule une meme liste de products assez large pourrait indiquer
quelle enseigne est la moins chere. Et encore.
Tout cela est a la limited de la publicity mensongere et peut se
terminer par des contentieux devant les tribunaux.
La publicity de Carrefour ne dit pas quel est I'ecart de prix avec
les memes products en France.
Rappelons que le magazine specialist "Linjaires"avait public
dans son numero de Janvier 2011, les resultats d'une enqu6te
montrant que Leclerc 6tait 6 % moins cher que cinq des huit
hypers don'tt Carrefour) de la Martinique sur un panier de 125
products (cf Justice n 2 du 13/01/2011). Mais en moyenne la
grande distribution est 84 % plus chere qu'en France. Et Le-


clerc restait 78 % plus cher que ses homologues de France.
Plus quejamais, comparison n'est pas raison. II appartient aux
consommateurs de ne pas se laisser tromper dans cette
pseudo-guerre des prix.
II est a noter que c'est la premiere fois qu'en Martinique on as-
siste A de la publicity comparative
Antoine Gilles
Publicity comparative
Code de la Consommation- article L-121-8 :
"Toute publicity qui met en comparison des biens ou services
en identifiant, implicitement ou explicitement, un concurrent ou
des biens ou services offers par un concurrent n'est licite que
si :
1 Elle n'est pas trompeuse ou de nature a induire en erreur;
2 Elle porte sur des biens ou services repondant aux m6mes
besoins ou ayant le m6me objectif;
3 Elle compare objectivement une ou plusieurs caracteris-
tiques essentielles, pertinentes, v6rifiables et representatives
de ces biens ou services, don't le prix peut faire parties.
Toute publicity comparative faisant reference a une offre spe-
ciale doit mentionner clairement les dates de disponibilit6 des
biens ou services offers, le cas 6cheant la limitation de I'offre
B concurrence des stocks disponibles et les conditions speci-
fiques applicables".


Total: 6es benefices 2010 bopes par la speculation sur te petrote


Le group petrolier frangais Total a annonce un benefice 2010
de 10 milliards, en hausse de 32 %, gonfle par la speculation
sur les course du p6trole. Et 5 milliards seront verses aux ac-
tionnaires.
Avec un chiffre d'affaires en progression de 21 %, Total est par-
venu a degager un resultat net de 10,3 milliards d'euros, en
hausse de 32 % sur 2009. Ce redressement des profits s'ex-
plique essentiellement par une remontee des course du petrole
due certes A la reprise de la demand mondiale mais aussi au
jeu de la speculation.
C'est surtout "iamont", c'est-A-dire I'extraction et le negoce, qui
explique ce redressement des profits. Total n'a augment que
de 4,3 % ses extractions de p6trole I'an dernier, mais cela lui a
permis d'en tirer un profit brut de 8,6 milliards d'euros, en aug-
mentation de 34,7 % "L'aval', essentiellement constitu6 par
le reseau de raffinage et de distribution, a progress de + 22 %
en un an, mais sa rentabilite (resultat net/capitaux engages)
reste tres inferieure a celle de I'amont (7,6 % pour I'aval contre


21,1 % pour I'amont). La chimie, 3e activity du group petrolier,
a, elle, releve substantiellement sa rentabilit6 de 3,8 % a
12,1 %.
N'oublions pas que Total detient 50 % du capital de la Sara, le
reste 6tant reparti entire Esso, Vito et Texaco-Chevron (sur le
depart, parait-il). Le group contr6le aussi 50 % de la distribu-
tion aux Antilles-Guyane.
Total prevoit un maintien d'un prix elev6 du petrole et entend
poursuivre son developpement au Canada, en Australie et en
Chine. En ce qui concern I'Europe, le PDG de Total, Chris-
tophe de Margerie, a indique qu'apres la cession de sa raffine-
rie britannique, les objectifs de reduction de capacities en
Europe seront atteints. Mais I'avenir de certaines raffineries en
France reste toujours incertain.
Les actionnaires, eux, ont gagne au jackpot. Total distribuera
la moitie de ses profits sous forme de dividends. 5 milliards
d'euros sont promise.
Antoine Gilles avec I'Humanite


Nicolas Sarkozy a ta pine sur tous les fronts


Par les temps qui courent, le moral du president de la Re-
publique et de sa majority ne doit pas 6tre au beau fixe,
tant les 6venements de la recent periode viennent contre-
carrer leurs objectifs.
Toujours au creux des sondages, avec seulement 31% d'opi-
nions favorables, alors que 61% des Frangais souhaitent qu'il
ne se represente pas en 2012 et qu'un autre ne lui donne que
trois points d'avance sur Marine Lepen au ler tour de la pro-
chaine presidentielle, Nicolas Sarkozy tente par tous les
moyens de regagner la confiance perdue de son electorate.
Hdlas, peu de signaux laissent penser qu'il reussira. Et la fin de
son mandate resemble davantage A un chemin db croix qu'a
une montee triomphale des marches de I'Elysee.


Une aiplomatie en Lambeaux
S'il est un domaine oO Nicolas Sarkozy a echoue, c'est bien
celui de la politique etrangere.
Aujourd'hui, pour des raisons multiples, c'est I'image de la
France qui s'est durablement brouillee aux yeux de plusieurs
peuples du monde arabe.
Les vacances tunisiennes de sa ministry des affaires 6tran-
geres Michel Alliot-Marie, de son compagnon Patrick Oilier, lui
aussi ministry et de sa famille ont reveal les liens obscurs qui
existent entire elle, son entourage et les proches du dictateur
Ben All.
Les parents de la ministry avaient profit de leurs vacances de


H HIK K A *:


R


L






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Noel en Tunisie alors en pleine r6volte, aux frais d'un milliar-
daire du clan Ben Ali, pour r6gler une transaction immobiliere
avec ce dernier. Un melange des genres plus que douteux qui
met en lumiere les relations 6troites entire le monde de l'argent
et de la droite, sous le regne de Sarkozy qui voulait d'une re-
publique "irriprocha6be".
Des r6v6lations qui permettent de comprendre les raisons pour
lesquelles la ministry avait propose au regime tunisien "le sa-
voir-faire "des "forces de sjcuritifrancaises en matiure de contr6le
desfoules et du maintien de Cordre".
Et ce ne sont ni les explications embrouillees d'une ministry
plut6t amn6sique, ni le soutien de Nicolas Sarkozy qui par-
viendront a restaurer sa cr6dibilit6 d6finitivement ruinee.
Ainsi, pour le Parti Communiste Frangais, "Le debat public me-
rite autre chose que ce torrent de boue continue tandis que pour
Eva Joly d'Europe 6cologie les Verts, "Ify a des liens trop
proches entire [es milieur daffaires ies ai Ben Ai" et elfe. C'est un
eifment qui discredite sa parole". Et alors qu'A I'Assembl6e na-
tionale, les appeals a la d6mission se multipliaient, les 61us des
groups socialist, commu-
niste et du Parti de gauche d-
cidaient de boycotter son
audition au S6nat.
Mais la politique de Nicolas
Sarkozy devait traverser de
nouvelles turbulences avec
ses vives critiques contre la
justice mexicaine apres le rejet
du pourvoi en cassation de
Florence Cassez, cette jeune
frangaise condamn6e a 60 ans
de prison au Mexique pour
complicity d'enl6vement.
Loin de chercher un r6glement
par la voie diplomatique, voilA
que le chef de I'Etat joue la Sarkozy : des relations incest
provocation en proposant que
I'annee du Mexique en France soit dediee A Florence Cassez.
Provoquant une vive colere du president Calderon qui a exig6
de Nicolas Sarkozy "le respect pour notre peupfe, nos institutions
et nosjuges". Le president mexicain a rappele que, lors de leur
premiere rencontre, "le president Sarkozy ne mettait mime pas
en question e fondde raffaire". On sait, depuis longtemps, que
I'agit6 de I'Elys6e ne r6agit que dans le registre 6motionnel.
Plus r6cemment, ce sont les r6centes d6convenues du nouvel
ambassadeur de la France en Tunisie qui sont encore venues
compliquer la reconciliation entire ce pays avec la France.
En effet, le 17 f6vrier dernier, lors d'une rencontre de ce dernier
avec la press tunisienne, il avait refuse de repondre a cer-
taines questions embarrassantes, A propos de Michele Alliot-
Marie les qualifiant de "deb6ies" et "de n'importe quoi". Un
comportement qui a d6clench6 la colere des Tunisiens don't plu-
sieurs centaines ont defil6 devant I'ambassade de France aux
cris de "Boiffon degage !" ou "Le peupCe tunisien n'6pargne per-
sonne", obligeant I'ambassadeur A se confondre en de plates
excuses.

Sarkozy et Le G20: te biktat bu FMI
et be td haute finance
Nicolas Sarkozy compete sur la pr6sidence du G20 comme
tremplin dans sa strat6gie de reconquete de I'opinion a un peu


ueu


plus d'un an de la pr6sidentielle.
Mais les orientations revenues lors du dernier sommet des mi-
nistres des finances A Paris risquent fort de provoquer la co-
16re des peupies. Elles s'inscrivent dans le droit fil des politiques
economiques et sociales n6olib6rales exig6es par le FMI et les
milieux financiers, a travers la mise en place "d'indicateurs de
measure des disiquiii6res economiques"accus6s de nourrir la crise
capitalist et la guerre des monnaies.
Ces indicateurs retenus A savoir la dette, les deficits publics,
I'epargne, les investissements et la balance commercial doi-
vent servir de base pour les recommendations de la politique
economique que devraient suivre les pays qui pr6sentent des
exc6dents ou des deficits excessifs. Et Christine Lagarde d'af-
ficher clairement les objectifs du G20 : Ajuster les politiques de
rigueur mis en oeuvre dans chaque pays au calibre du "tamis"
defini par le FMI de Dominique Strauss-Khann et les marches
financiers. Les travailleurs avertis savent ce que cela veut dire.
En pr6 champagne electoral, le candidate Sarkozy affiche des
objectifs ambitieux qui visent a reformer le syst6me mon6taire
international, A d6finir les nouvelles regles de la finance mon-
diale et a r6gulariser les course des matieres premieres agri-
coles, responsables des
6meutes de la faim dans les
pays pauvres et en parties de
la flambe de r6voltes dans le
monde arabe.
Mais ces objectifs risquent fort
de ne pas 6tre atteints d'ici la
fin de cette ann6e, terme de
son mandate A la tete du G20.
D'autant que ce n'est pas de-
main la veille que les specula-
teurs renonceront a s'enrichir
sur la mispre des pauvres.
De I'avis des observateurs les
b6n6fices attends de la pre-
ises avec le monde de I'argent sidence du G20 risquent
d'etre bien maigres. Car c'est
d'abord sur son bilan 6conomique et social en France que N.
Sarkozy sera jug6. Et chacun sait qu'il nest pas reluisant.


A ta pmche aux voix
En cette fin de quinquennat particulierement difficile, Nicolas
Sarkozy cherche par tous les moyens A effacer I'image calami-
teuse qu'il s'est lui-mdme forgee.
Ainsi, A I'occasion de I'inauguration du Salon de I'Agriculture, il
a tout mis en oeuvre pour tenter de se r6concilier avec les agri-
culteurs don't les voix lui sont si indispensables, avec des pro-
pos flatteurs en direction de la profession, d6non~ant la
speculation sur les products agricoles, vilipendant la champagne
de France Nature Environnement centre la pollution provoqu6e
par I'agriculture intensive et centre les OGM. Le Grenelle de
I'environnement est depuis longtemps.enterr6.
Au beau milieu du Salon, il a tenu une table ronde avec des
professionnels tri6s sur le volet, affichant un optimism sur
I'avenir de ce secteur que beaucoup ne partagent pas. Et alors
qu'il venait d'affirmer & un producteur "qu'on est heureuxque a
aille mieux", il s'est entendu r6pondre que "c'est en 2012 que cefa
pourrait allerplus mat". Allusion A la prochaine pr6sidentielle.
C'est encore cette peche aux voix qui le pousse 6 chasser sur
les terres du Front national en langant un sulfureux d6bat sur la
place de I'slam en France. Fini le temps oi il consid6rait "que
les religions ne sont pas un danger, mais pfut6t un atout". C'est


,J I24ittler2 -i 08 -Pg


France






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en s'appuyant sur un sondage selon lequel 54% des electeurs
de I'UMP partageraient les propos de Marine Le Pen assimi-
lant "lesprinres de rue"des musulmans a I'occupation allemande
qu'il tente d'exploiter ce fond de commerce du FN.
Deja, plusieurs responsables de I'UMP souhaitent "une union de
toutes les droites, y comprise Ce FN", comme le pr6conise le de-
pute-maire de Montfermeil, Xavier Lemoine.
Dans la foulee, le secretaire general de I'UMP, Jean-Frangois
Cope, a annonce pour avril un grand debat sur le theme de
"exercice des cultes en France, notamment Cislam et sa compati-
bilite avec Ces Ibis faiques de Ia Ripublique".


Un debat juge "surrialiste", denonce par plusieurs responsa-
bles religieux, au moment oO 4,2 millions de Francais sont pri-
ves d'emplois, oi la pauvrete gagne du terrain et que les
problems de logements deviennent de plus en plus cruciaux.
Mais, depuis longtemps, Nicolas Sarkozy a choisi la politique du
bouc emissaire pour faire diversion et masquer les 6checs de
sa politique dans tous les domaines comme le prouve la sanc-
tion & I'encontre du directeur interregional de services peniten-
tiaires de Rennes dans I'affaire Laetitia.
On ne saurait mieux faire pour faire progresser le Front natio-
nal. GE


1F e / J


Le monbe arabe: entire revolutions et repressions.


Les masses populaires en lutte a Bahrein


Le r6veil bes consciences
Du Machrek, c'est-a- dire, en arabe, le Levant ou I'Est, au
Maghreb, le Couchant ou I'Ouest, les peuples de la region
qui semblaient condamnes B vivre eternellement sous les
regimes dictatoriaux les plus feroces se reveillent pour exi-
ger plus de democratic et plus de dignity.
Ce vent de revolte parti de Tunisie et qui a vite atteint I'Egypte
voisine a d6ej provoque la chute des deux tyrans "amis"de la
France que furent Ben Ali et Hosni Moubarak. Ce dernier avait
ete promu vice-president de I'Union pour la Mediterranee vou-
lue par Nicolas Sarkozy et don't il ne reste pas grand-chose au-
jourd'hui.
Mais nul ne sait encore aujourd'hui quelle sera I'issue de ces
deux revolutions. Certes, si dans ces deux pays, elles sont par-
venues a mettre 6 bas leurs regimes autoritaires et corrompus
jusqu' la moelle des os, c'est d'abord grace a la mobilisation
sans faille des masses populaires et des classes moyennes.
C'est aussi grace 6 I'irruption de la jeunesse, qui, par une par-
faite maTtrise des technologies modernes ( Internet, Facebook
et Twitter) a reussi & contourner la censure imposee depuis des
decennies a la press et A occuper I'espace public laisse vide
a cause de la repression implacable qui a decim6 les parties po-
litiques don't les communists.
La revolution multimedia a au moins ceci de bon. Elle permet
aujourd'hui aux forces democratiques de riposter A la mondia-
lisation et 6 la pensee unique imposees par le capitalism avec
les memes vecteurs de communication.
C'est encore grace au reveil des femmes arabes, asphyxiees
depuis si longtemps par I'islamisme radical qui les avait
condamnees A la resignation et par ces gouvernements qui
n'ont jamais fait grand cas des droits de I'homme et encore


moins de ceux de la femme.
En Tunisie comme en Egypte, elles sont en effet
parvenues 6 changer la perception par les occi-
dentaux de la femme arabe, trop souvent enfermee
dans le rl6e d'6pouse soumise et 6cras6e dans la
vie publique par le poids de la socit6. L'image de
cette jeune tunisienne en colere, brandissant le
d6sormais c6elbre slogan "'Digage"a I'adresse de
Ben Ali, -slogan repris dans tout le monde arabe- a
fait le tour de la planete. Elle temoigne de ce reveil
des consciences qui remet en cause des syst6mes
politiques et des organizations sociales qui parais-
saient definitivement figees.


En Tunisie et en Egypte, I'armie cl6 be vo te
bu changement.
Dans au moins deux des pays du monde arabe touches par la
contestation, cette prise de conscience a aussi atteint I'armee
qui fut depuis toujours le pilier de ces dictatures. En Tunisie
comme en Egypte, elle jouit depuis le debut des 6venements
d'une grande estime.
C'est grace & son engagement resolu aux c6tes du people en
Tunisie et A sa neutrality bienveillante en Egypte que ces re-
volutions n'ont pas degenere dans un gigantesque bain de
sang. Ce qui ne doit pas faire oublier les centaines de morts et
les milliers de blesses provoqu6s par ces 6meutes.
Encore que dans ces deux cas et notamment en Egypte, nom-
bre de democrats observent une attitude de prudence A
I'egard des militaires. Les quelque deux millions d'Egyptiens
qui, selon les estimations officielles, s'6taient retrouves le ven-
dredi 18 fevrier sur la grande place du Caire n'etaient pas la
seulement pour f6ter le success de la "Rvolution du NiO', mais
aussi pour exiger de I'armee qui detient desormais le pouvoir la
liberation de tous les prisonniers politiques don't plusieurs cen-
taines seraient encore detenues, ainsi que les reforms demo-
cratiques promises.
Car ni I'augmentation de 15% des salaires des fonctionnaires
et des retraites, ni la demission des trois ministres les plus im-
populaires, don't celui de I'lnterieur, n'ont satisfait les revendi-
cations de la population qui reclame le retrait de tous les
membres du gouvernement former dans les derniers jours du
pouvoir, une nouvelle constitution ainsi que la garantie des li-
bertes d6mocratiques.
La multiplication des groves et des conflicts sociaux sont les as-
pects les plus visible d'une tries forte exigence de justice so-
ciale des masses populaires, ce don't se garden bien souvent
d'6voquer les journalists occidentaux.


F' BB A .icrut i 0 Page 14 'Ar.


[ Frame


n






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AiUeurs, I'arm6e est toujours
au service be La repression.
Dans de nombreux pays de la region, les movements de pro-
testations voient le jour ou s'amplifient contre les regimes au-
toritaires en place qui s'appuient souvent sur les rivalites
ethniques. Mais ils sont souvent implacablement reprimes par
I'armee ou la police restees fiddles aux dictateurs.
Le cas de la Lybie est particulierement inquietant. La contes-
tation ne cesse de prendre de I'ampleur. Des milliers d'oppo-
sants au regime auraient pris le contr6le de Benghazi, la
deuxieme ville du pays. Une parties de I'armee aurait rejoint les
emeutiers. Plusieurs diplomats en poste a I'etranger auraient
demissionne de leur function. Pour I'instant, le colonel Khadafi,
en place depuis 42 ans n'entend pas ceder le pouvoir, ni en-
gager les reformes reclamees par I'opposition. Par contre, avec
I'aide des comites "revolutionnaires", piliers du regime, il a or-
ganise une feroce repression qui aurait d6ej fait au moins 250
morts. Le pays est au bord de la guerre civil.
La situation est aussi preoccupante en Algerie, ou des mou-
vements de protestation tentent de s'organiser dans tout le
pays qui a connu de multiples soubresauts depuis son inde-
pendance. Le plus dramatique etant I'insurrection et la terrible
repression qui suivirent la confiscation du pouvoir par le regime
de Bouteflika apres la victoire des islamistes en 1991 et qui fit
au moins 150.000 morts. Aujourd'hui encore, la repression fait
de nouvelles victims.
Samedi 19 fevrier, pour la second fois, les quelques centaines
de manifestants qui cherchaient a gagner la grande place d'AI-
ger aux cris de "pouvoir assassin" ou de "'algrie libre et demo-
cratique"ont et6 bloques par d'imposantes forces de police et
des blinds, bien que le pouvoir avait promise la levee de I'etat
d'urgence.
Dans ce pays riche de la manne de ses immense resources
en gaz et en petrole, on ne peut que s'etonner de la misere des
classes populaires. Deja, trente tentatives de suicide par le feu !
Et dans du sud du pays, les plus demunis en sont pousses, par
desespoir, 6 creer une "Coordination des chimeurs suicidaires".


Quelques miettes, mais pas be Ubert6
Pour tenter de calmer le mecontentement populaire, un peu
partout, les dictateurs ont dO accepter la baisse des products

Flash-Hebao

tunbi 14 f4vrier
GRECE Ath6nes denonce les ingerences de I'Union euro-
peenne et du FMI dans ses affaires interieures suite 6 leur in-
jonction d'accelerer les reformes et de proceder A encore plus
de privatization.
marbi 15 fevrier
SUD-SOUDAN Les combats entire les forces regulieres et les
rebelles ont fait pres de 200 morts dans la region de Fangak
ce qui ravive les inquietudes sur la stability du future Etat du Sud-
Soudan.
mercrebi 16 fevrier
NEPAL La remise en cause de I'accord passe entire le presi-
dent du PC-UML et le PCU-maoTste et sa reinterpretation par
I'UML ont amene les MaoTstes a ne plus participer au gouver-
nement preside par I'UML. La crise politique nepalaise est done
relancee.
jeuii 17 fevrier
ETATS-UNIS Un rapport du FMI suggere de remplacer le dol-


de premiere necessity. Mais avec I'appui de I'armee ils sont
pr6ts a briser toutes les tentatives de renversement de I'ordre
etabli. Tout au plus, ils se disent prets 6 quelques concessions
pour conserver le pouvoir.
A Bahrein, petite monarchie p6troliere du Golfe persique ob
les Etats Unis disposent d'une important base militaire 6 par-
tir de laquelle ils menent la guerre en Afghanistan, I'armee n'a
pas hesite a tirer sur le petit miller de manifestants qui d6fi-
laient dans la capital, faisant quatre morts.
Le prince heritier qui appartient a la minority sunnite qui detient
le pouvoir et a fait main basse sur les richesses du pays se dit
pret au dialogue avec les opposants la majority chiite qui re-
clament une monarchie constitutionnelle, un gouvernement elu
et I'alternance du pouvoir entire les deux ethnies.
Les Etats Unis s'accommodent fort bien de cette situation. L'es-
sentiel etant pour eux de sauvegarder leurs inter6ts dans la re-
gion.
A I'est, la contestation a aussi gagne la Jordanie, I'lran, le
Yemen, Djibouti et meme le Koweit. Dans ce pays armed
jusqu'aux dents par les Etats Unis depuis son invasion par I'lrak
et qui tale avec insolence sa richesse, I'emir a decide de pui-
ser dans son pactole de 300 milliards de dollars pour distribuer
une aide de 3580 dollars US & chacun des 1,15 millions de Ko-
weitiens de souche, ainsi que des denrees alimentaires gra-
tuites jusqu'a mars 2012 !
Tandis que les 2,4 millions de residents strangers qui y travail-
lent souvent pour des salaires de misere en sont exclus. Un
scandal que ni les Etats Unis, ni leurs allies se garden de de-
noncer.
A I'ouest, c'est le Maroc qui est entree en 6bullition. Par milliers,
les manifestants ont defile dans les rues de Rabat, Casablanca
et Marrakech aux cris de "Liberte, dignitjustice" pour reclamer
des reforms politiques et la limitation des pouvoirs du roi.
Depuis deux mois, les Occidentaux qui ne connaissaient ces
pays qu'a travers leurs resources petrolibres, la richesse in-
sultante de leurs emirs, la folie de grandeurs de leurs princes et
leurs paradise touristiques decouvrent avec inquietude et 6ton-
nement I'existence de populations miserables pretes a se dres-
ser pour defendre leur dignity au peril de leur vie. L'Histoire est
en march!
G. Erichot
21/02/2011


lar par les "(Droits de tirage spiciau.(" (DTS) comme monnaie
de reserve mondiale afin de stabiliser le system financier in-
ternational, les DTS etant moins volatiles que le dollar US.
venbrebi 18 f6vrier
EQUATEUR Le group petrolier US Chevon a ete condamne
A verser une amende de 9,5 milliards de dollars par la justice
equatorienne pour avoir degrade irremediablement une region
d'Amazonie bordant la Colombie.
sameai 19 fevrier
INDE New-Delhi announce une assistance de 500 milliards de
dollars aux pays les moins advances et propose de partager
avec eux ses experiences de developpement.
6imanche 20 f#vrier
GEORGIE Nina Bourdjanadze, co-organisatrice de la "rivo-
fution des roses" qui avait propulse Saakachvili (I'homme de
Washington) au pouvoir estime aujourd'hui qu'il est plus que
temps qu'il parte s'etant revele 6tre une veritable calamity pour
le people georgien. Deja des "Comitis de d6so6bissance civil"
s'organisent dans tout le pays pour le chasser.


A .Si2FdWir21 utin '8Pae1


^pan ts le '


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AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
BANNZIL EURL
N RCS 482 610 003 00014
Society en liquidation, don't le siege est
zone industrielle la Semair
bat BAHAMAS 97231 LE ROBERT
En date du ler fevrier 2011, I'associe
unique grant a approuve le comte defi-
nitif de liquidation
Les comptes definitifs sont deposes au
greffe du tribunal de commerce de
Fort de France, en annexe au RCS
Pour avis, le liquidateur FB 3861

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ETOILE
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 83 500C
SIEGE PROMENADE SAINT MARTIN
S02000 LAON
440 081 610 RCS FORT DE FRANCE
L'assemblee general extraordinaire reu-
nie le 23 octobre 2010 a decide la disso-
lution anticipee de la society a computer
de ce jour et sa mise en liquidation amia-
ble sous le regime conventionnel dans les
conditions prevues par les status et les
deliberations de ladite assemble.
Elle a nomme comme liquidateur:
Monsieur Gerard TALLOTTE,
demeurant Promenade Saint Martin
02000 LAON,
pour toute la duree de la liquidation, avec
les pouvoirs les plus 6tendus tels que de-
termines par la loi et les status pour :
proceder aux operations de liquidation,
realiser I'actif,
acquitter le passif
et I'autorise A continue les affairs en
course et A en engager de nouvelles pour
les besoins, de la liquidation
Le siege de la liquidation est fixed a :
Promenade Saint Martin
02000 LAON.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra etre envoyee et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront deposes au Greffe du tribunal de
commerce de fort de France, en annexe
au registry du commerce et des societies.
Pour avis,
Le liquidateur FB 3862

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
CAROUMBA
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 14 833.29C
SIEGE PROMENADE SAINT MARTIN
02000 LAON
432 514 040 RCS FORT DE FRANCE
L'assemblee general extraordinaire reu-
nie le 23 octobre 2010 a decide la disso-
lution anticipee de la society & computer
de ce jour et sa mise en liquidation amia-
ble sous le regime conventionnel dans les
conditions prevues par les status et les
deliberations de ladite assemble.
Elle a nomme comme liquidateur:
Monsieur Gerard TALLOTTE,
demeurant Promenade Saint Martin
02000 LAON,
pour toute la duree de la liquidation, avec
les pouvoirs les plus etendus tejAague d--
termines par la loi et les status pour :
- proceder aux operations de liquidation,
- realiser I'actif,
- acquitter le passif
et I'autorise a continue les affaires en
course et a en engager de nouvelles pour
les besoins, de la liquidation
Le siege de la liquidation est fixed :
Promenade Saint Martin
02000 LAON.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra etre envoyee et que les


actes et documents concernant la liqui-
dation devront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront deposes au Greffe du tribunal de
commerce de fort de France, en annexe
au registre du commerce et des societes.
Pour avis,
Le liquidateur FB3863

AVIS DE LIQUIDATION TOTAL
MEDANBA V
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 15 061.96
SIEGE PROMENADE SAINT MARTIN
02000 LAON
RCS FORT DE FRANCE B428 080 808
L'assembl6e general extraordinaire reu-
nie le 23 octobre 2010 a approuve le
compete definitif de liquidation,
Decharge Monsieur Gerard TALLOTTE,
de son mandate de liquidateur, donned a ce
dernier quitus de sa gestion et constate
la cloture de la liquidation, a computer du
jour de ladite assemble ;
Les comptes de liquidation seront depo-
ses au Greffe du tribunal de commerce
de fort de France, en annexe au registre
du commerce et des societies.
Pour avis,
Le liquidateur FB 3864

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
FLAMBOYANT
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 50 700
SIEGE PROMENADE SAINT MARTIN
02000 LAON
440 125 235 RCS FORT DE FRANCE
L'assemblee general extraordinaire reu-
nie le 23 octobre 2010 a decide la disso-
lution anticipee de la society a computer
de ce jour et sa mise en liquidation amia-
ble sous le regime conventionnel dans les
conditions prevues par les status et les
deliberations de ladite assemble.
Elle a nomme comme liquidateur:
Monsieur Gerard TALLOTTE,
demeurant Promenade Saint Martin
02000 LAON,
pour toute la duree de la liquidation, avec
les pouvoirs les plus etendus tels que de-
termines par la loi et les status pour :
proceder aux operations de liquidation,
realiser I'actif,
acquitter le passif
et a I'autorise a continue les affairs en
course et A en engager de nouvelles pour
les besoins, de la liquidation
Le siege de la liquidation est fixed :
promenade Saint Martin
02000 LAON.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra 6tre envoyee et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront 6tre notifies.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront deposes au Greffe du tribunal de
commerce de Fort de France, en annexe
au registre du commerce et des societies.
Pour avis,
Le liquidateur FB 3865

AVIS DE MODIFICATION
Suivant AGO du 13/07/2010, les associes
.de la SARL TRAPEZE ENVIRONNE-
MENT BTP, au capital de 9000C don't le
siege social est aux Trois Ilets quarter
Beaufond
(RCS Fort-de-France 504 793 225)
Ont decide :
Demission de Mile Mylene OUENSANGA
de ses functions de co-gerante en date
du : 01/06/2010
Nomination en tant que grant unique de
Mr Andr6 RENE.CORAIL domicilie A rue
du Courbaril quarter
Beaufond 97229 TROIS ILETS


Modification au RCS Monsieur Christophe CHEICKH ALl
DE FORT-de-FRANCE ISKHI KATOUN, cede I'integralite de ses
Pour avis FB 3866 parts sociales a Monsieur
Charles HENRI ROSINE,
AVIS DE CONSTITUTION cede & Monsieur Joel DEMENT,
Par acte SSP est constitute une EURL 20 parts social, numerotees de 31 a
Au capital de 1 500C 50 chacune,
Ayant pour denomination social : Liberees integralement en numeraire, il a
CONSTRUCTION CARAIBES 6te dress un proces verbal signed par les
Le siege social : 15 rue Georges associes
EUCHARIS Pour avis, le grant FB 3871
Lot Dillon stade 97200 Fort-de-France
Objet social : conception, realisation et AVIS DE CONSTITUTION
construction du bAtiment Avis est donne de la constitution de la
Le Grant : Monsieur OULY Eddy SCI MALEAUW au capital de 37 500E
La duree : 99 ans a computer de son Siege social : 101 chemin Villata Gon-
immatriculation deau 97232 LAMENTIN
Pour avis FB 3867 Objet: acquisition, construction, adminis-
tration exploitation et location de biens
AVIS DE CONSTITUTION immobiliers
En date du : 01/02/2011, il a ete consti- Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
tuee une : SARL lation au RCS de Fort-de-France
PrBsentant les caracteristiques suivantes Gerance : Mr Willy MALEAU et
:D6nomination : SARL PRESTA'CAM Mme Magali BERNARD demeurant 101
Adresse du siege social : quarter CROIX ch Villata
BLANCHE 97231 GROS MORNE Gondeau 97232 LAMENTIN nommes
Objet : le commerce de gros, demi-gros, pour une duree indeterminee
et detail de fruits et legumes, de fleurs et Les cogerants FB 3872
plants, products surgeles et tous autres
products, le transport de marchandises, le AVIS DE TRANSFERT DE SIEGE
service aux cultures tells que prepara- SOCIAL
tion des terres labour, 6pandage, semis DE LA SCI LYCAJEG
..., et location de machines agricoles CANAL TRENELLE C/ MME LEDI
avec conducteur et generalement toutes 97200 FORT-DE-FRANCE
operations industrielles, commercials fi- SIRET: 502 604 655 00014
nancieres, mobilieres ou immobiliers, se Aux terms de I'assembl6e general du
rapportant a I'objet 30 juin 2010, il a ete decide de modifier
Duree : 99 ans 'article 4 des status de la SCI LYCAJEG
Capital: 3000E (apport en numeraire) en vue du transfer de son siege social
Nom du grant : M. CAMON Marcel actuellement situe C/ Mme LEDI canal
demeurant: quarter Croix Blanche Trenelle 97200 Fort-de France, apres
97213 GROS MORNE modification de I'article 4, le siege social
Immatriculation au registre du commerce est transf6re au :
en course 31, rue de la tannerie
Pour avis, la gerance FB 3868 Quartier TSF 97200 Fort-de-France
Pour avis FB 3873
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SARL: F.A.C.E AVIS DE CONSTITUTION
VILLA AMORY HABITATION Avis est donne de la constitution de la so-
LONG PRE-JEANNE D'ARC ciete qui suit:
97232 LAMENTIN Denomination : SARL PAULIN MG
CAPITAL : 7500C Forme : society & responsabilite limited
CODE APE : 4322 A Capital : 100
SIRET : 445 327 273 000 30 Objet : stockage et dep6t et la vente de
Suite A I'assemblee general du materiaux de construction, la realisation
1 decembre 2010, il a ete decide le trans- de travaux de magonnerie, le depannage
fert du siege social de la society et remorquage de v6hicules de toutes
Ancienne mention : Fond Bourlet sorts travaux terrassement .
Chemin 4 97222 CASE PILOTE Siege social : Fond Savane 97224
Pour avis la grant FB 3869 DUCOS BP 89
Duree : 99 annees
AVIS DE CONSTITUTION Associes : Monsieur Marc Olivier COLER
II a ete constitute sous la denomination de nationality frangaise, ne le vingt (20)
social "AM CONSTRUCTIONS", une so- avril 1973 a SAINT JOSEPH (Martinique)
ciete A responsabilite limited ayant pour Et demeurant Fond Savane a Ducos
objet tout du bAtiment et accessoirement (97224)
vente de products (materiaux de construc- Madame Gabrielle, Marie PAULIN
tion) ainsi que toutes activities se rappor- epouse COLER de nationality frangaise,
tant & I'objet des presents status nee le douze (12) avril 1978 a SCHOEL-
Le capital social, s'6elve & la some de CHER (Martinique)
1000 Demeurant : Fond Savane a Ducos
Le siege social est situe au quarter Ger- (97224)
gault 97220 TRINITE MARTINIQUE Gerance: Monsieur Marc Olivier COLER
La duree est fixee 99 ans a computer de De nationality frangaise, ne le vingt (20)
Pimmatriculation au RCS de Fort-de- avril 1973 A SAINT JOSEPH (Martinique)
France Et demeurant Fond Savanea Ducos
Grant: M Molibre ALBICY, nomme pour (97224)
une duree indeterminee FB 3870 Immatriculation en course au RCS de fort
de France
AVIS DE CESSIONS DE PARTS Pour avis FB3874
SOCIALES
MODIFICATIONS ET MISE A JOUR AVIS DE MODIFICATIONS,
DES STATUS DE LA SARL STATUTAIRES
CONCEPT TECH CAR MERCERIE BAZAR CHEZZ TATI"
Au term d'une assemblee general ex- CAPITAL: 1
traordinaire tenue le 20 decembre 2010, RUE EDGAR DUMAUZE
au siege de la society sis au BASSE 97224 DUCOS
GONDEAU, immeuble PAPECO, il a ete RCS; 378 946 131
decide ce qui suit : L'associe unique a decide la modification


IA fLFFSiS'F I.


L A x ,ne I / I







http://www.iournal-iustice-martinique.com


de la forme de la society
Ancienne mention :
Forme Micro entreprise
Nouvelle mention :
Forme EURL (Entreprise unipersonnelle
a responsabilit6 limitbe)
En consequence, I'article sera modified
Pour avis le grant FB3875

AVIS DE MODIFICATION
LUMIERE D'IRIS
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED (ASSOCIE UNIQUE)
AU CAPITAL DE 2 500 00C
SIEGE SOCIAL IMMEUBLE
ADVANTAGE, ENTREE B, 1ER ETAGE
11, RUE DES ARTS ET METIERS,
LOTISSEMENT DILLON STADE
97200 FORT-DE-FRANCE
524 697 422 RCS FORT-DE-FRANCE
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du 07/02/2011,
I'associe a decide de transferer a computer
du 07/02/2011 le siege social qui etait a la
ferme Saint Jacques 97230, Sainte
Marie a I'adresse suivante immeuble
Avantage, Entree B, ler etage 11 rue
des Arts et Metiers lotissement Dillon
Stade, 97200 Fort-de-France. L'article 5
des status a ete en consequence, mis a
jour. Le depot legal sera effectue au re-
gistre du commerce et des societies de
fort de France
Pour avis et mention
Le grant FB 3876

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
MADIN-PRODUCTIONS
BARINGTHON 97224 DUCOS
N SIREN: 481 131 423
L'assemblee general extraordinaire en
date du 14 decembre 2010, a decide la
dissolution anticipee de la society, a
computer de ce jour. La society subsistera
pour les besoins de la liquidation et
jusqu'a la cloture de celle ci.
La liquidation est fixee a Baringthon
97224 DUCOS,
Elle a nomme comme liquidateur M. Jules
Catayee, demeurant a Rte de Schoelcher
97233 Schoelcher
en lui conferant les pouvoirs les plus
etendus
Pour avis FB 3877

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL
SCI CAMARINE
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE DE
470 000C
ZI PETITE COCOTTE
97224 DUCOS
FORT-DE-FRANCE 491 377 941
Suivant decision collective des associes
du 30 juin 2010, le capital a ete augmented
par apport en numeraire de 35 000 pour
etre porter de 435 000e A 470 000 E I'ar-
ticle 7 des status a ete modified en conse-
quence
Ancienne mention : capital : 435 000O
Nouvelle mention : capital: 470 000E
Pour avis le gerance FB 3878

TRANSFER DE SIEGE SOCIAL
J. C. AUTOMOBILES
ZAC VATABLE :
97229 LES TROIS ILETS
SIRET: 491 731 378 00015
Aux terms d'une AGE du 28 decembre
2010, le grant et associe unique, decide
du transfer du siege de la society a
computer du ler janvier 2011
Ancien siege : zac vatable
97229 LES TROIS ILETS
Nouveau siege : ches BURO CLUB
MARTINIQUE immeuble Avantage en-
tree B ler etage 11 rue des Arts et Me-
tiers, lotissement Dillon stade 97200 Fort
de France
Le d6ept legal sera effectue au RC de


Fort de France rants pour une duree indeterminee
Pour avis et mention Immatriculation au registre du commerce
Le grant FB3879 et des societies : la society sera immatri-
cul6e au registre du commerce et des so-
AVIS DE CONSTITUTION cites tenu au greffe du tribunal mixte de
Par acte sous seing prive en date du : commerce de fort de France
05.01.2011, il a ete constitute une S.C. I Pour avis et mention
denommee MARTEGUE presentant les Les grants FB 3882
caracteristique suivantes
La society a pour objet : L'acquisition, la AVIS DE CONSTITUTION
vente, la prise a bail ou a credit bail de II a ete constitute le 1 mars 2011 une so-
tout immeuble et terrain, d'un terrain A ciete presentant les caracteristiques sui-
bAtir afin de proc6der A l'edification d'im- vantes
meuble a usage locatif, destine A la vente Forme: EURL (entreprise unipersonnelle
La vente en totality ou par fraction des- a responsabilit6 limited)
dits immeubles, I'administration et I'ex- Denomination: AMO 972
ploitation par location ou autrement Siege social : 17 rue des Lataniers
desdits terrains et immeubles, I'entretien 97224 DUCOS
et eventuellement I'amenagement de ces Objet social : la society A pour objet en
biens. Plus g6enralement, toutes opera- France et a I'etranger toutes ou parties de
tions financieres, mobilibres ou immobi- missions d'assistance a maitrise d'oeuvre
lieres de caractere purement civil se et d'ouvrage
rattachant a I'objet social Toutes operations de reception, livraison
Le capital social : est de 1 0006 et divis6 etats des lieux tous travaux de metres et
en 100 parts sociales de 10E chacune releves
numerotees Le diagnostic immobilier
Apport: 1000E en numeraires Et toutes operations industrielles, com-
Siege social : 5 lotissement la Favorite merciales, mobilieres, immobilieres et fi-
Gondeau 97232 LE LAMENTIN nancieres pouvant se rattacher
Duree : 99 ans directement ou indirectement aux objets
Gerant: GOUACIDE Thierry Magloire de- ci-dessus definis et pouvant faciliter I'ex-
meurant 5 lotissement La Favorite Gon- tension
deau 97232 LAMENTIN Duree : 99 annees A computer de son im-
La society sera immatriculee au RCS de matriculation au registre du commerce et
Fort de France des societies
Pour avis et mention Capital 1 500E
Le grant FB3880 Gerance Monsieur Henri CASTENETTO
47 chemin pointe cerisier 97240 LE
AVIS DE CONSTITUTION FRANCOIS
Par acte sous seing prive en date du 15 Immatriculation au registre de commerce
fevrier 2011, il a ete cree une society A et des societies de fort de France
responsabilite limitee repondant aux ca- Le grant FB 3883
racteristiques suivantes :
Denomination : compagnie de Dietetique AVIS DE CONSTITUTION
de Trinit6 ( C.D.T) Avis est donned de la constitution de
Siege social :40 bid du general de Gaulle I'EURL: MON APPART au capital
97200 Fort-de-France de 1 000
Capital : 10 00 reparti en 1 000 parts Siege social : 6 rue PAPIN DUPONT
de 10i FORT DE France MARTINIQUE 97200
Objet social : la vente au detail de pro- Objet : La petite restauration, I'animation
duits para pharmaceutiques, de products piano-bar
alimentaires dietetiques et tout autre Duree 99 ans
Produit relatif au bien etre et au soin du A computer de I'immatriculation au regis-
corps tre RCS de FDF grant :
Duree : 99 ans Mr Philippe MONTAGNAC
Gerance : Jacqueline CYPRIA Demeurant au impasse les immortelles
La society sera immatriculee au registre acajou 97232 Lamentin nomme pour
du commerce et des societe de Fort de une duree indeterminee
France conformement aux dispositions Le grant FB3884
legale s en vigueur
Pour avis la gerance FB 3881 AVIS DE CONSTITUTION
Par decision d'un acte sous seing prive
LUCIEN ALEXANDRINE en date du 27 octobre 2010, il a ete
AVOCAT constitute la sari SCP BTP au capital de
1 RUE GALLIENI 1500.00 don't le siege social est-Saint
97200 FORT-DE-FRANCE Laurent Morne des esses
AVIS DE CONSTITUTION 97231SAINTE MARIE
Aux terms d'un acte sous seing prive en Objet social : Travaux de magonnerie,
date du 03 fevrier 2011, il a 6et constitute peinture, terrassement, location de trans-
une society A responsabilite limitee port d'engins, voirie reseaux divers et
Denomination social : JJB TRADING plus g6neralement, toutes operations
SARL pouvant se rattacher a son objet par voie
Capital : 1000E divise en 100 parts so- de creation de society, d'apport de sous-
ciales d'un montantde 10 chacune, en- cription ou d'achat de titre ou droit so-
tierement souscrites et liberees en totality ciaux, fusion ou autrement, et toutes
Siege : n*8 lotissement Les Abricots operation industrielles commercials, fi-
Ravine Vilaine nancibres mobilieres ou immobilieres.
97200 Fort-de-France Duree : 99 ans A computer I'immatricula-
Objet : importation, exportation de tous tion au registre des metiers
products, alimentaires ou non, frais ou derant: Monsieur Jean Charles VAUTOR
surgeles et la vente ambulante desdits est statutairement designed en quality de
products grant
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu- Pour avis FB 3885
lation de la society au registre du com-
merce et des societies AVIS DE CONSTITUTION
Grant : aux terms d'un acte sous seing Denomination social : TANUKI
prive en date du 03 fevrier 2011 & Fort de forme social : society a responsabilit6 li-
France : mitee A capital fixe
Messieurs Bryan METHALIE et Josue siege social : Espace ANGELE
METHALIE ont ete designs comme ge- 177 avenue Maurice BISHOP


97200 Fort-de-france
objet social : la society A pour objet tous
travaux d'imprimerie, la conception, la
realisation, la production et la commer-
cialisation
duree de la soci6te : 99 annees
capital social huit mille Euros (8000E)
gerance : Monsieur Alain ANGELE
pour avis FB 3886

AVIS D'ACQUISITION DE FONDS DE
COMMERCE & STOCK DE MAR-
CHANDISES
EURL LUIS, repr6sentee par son Gerant,
Monsieur ALLAYOS Bahiij ne le 22 ao0t
1975 a Hamra Kosseir (SYRIE) et de-
meurant a Fonds BrOle
97231 LE ROBERT,
a acquis un fonds de commerce de Mon-
sieur MELHEIM Nazem, ne le 19 avril
1977 a Hay El Hara (LIBAN) au 58 rue
Ernest Andre
97232 LE LAMENTIN,
immatricule au RCS de F-de-F n489 131
318
La present vente a et6 consentie et ac-
ceptee moyennant le prix de : 80 00
pour avis le grant FB 3887

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
DE SOCIETY
ETUDE DE MAITRES EVELYNE
GUATEL ET SANDRA GERMAIN
PORSAN-CLEMENTE, NOTAIRES
ASSOCIES A FORT DE FRANCE
(MARTINIQUE), 10 AVENUE LOUIS
DOMERGUE, DOMAINE
DE MONTGERALDE
Suivant acte recu par Maitre Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taire Associe de la Soci6te Civile Profes-
sionnelle ,Evelyne GUATEL et Sandra
GERMAIN PORSAN-CLEMENTE, No-
taires Associes a FORT DE FRANCE
(Martinique) 10 Avenue Louis Domergue,
Domaine de Montgeralde, le 10 decem-
bre 2010, enregistre A S.I.E DE FORT DE
FRANCE Pole Enregistrement, le 21 de-
cembre 2010, borderau 2010/1 759 case
n 29, a ete depose le proces-verbal de
I'assemble g6enrale extraordinaire deci-
dant de la dissolution anticipee A comp-
ter du ler decembre 2010 de la society
society civil immobiliere
denommee KASSIALATA,
et la nomination
de Madame MireilleTAILAME en quality
de liquidateur.
Le siege de la liquidation est fixed au siege
social.
Le depot des actes et pieces relatifs A la
liquidation sera effectue au greffe du Tri-
bunal de Commerce de FORT DE
FRANCE.
Pour avis
Le Notaire FB 3888

INSERTION CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
SOCIETY CIVIL PROFESSIONNELLE
DENOMMEE "SERGE DUVAL,
NOTAIRE, ASSOCIE D'UNE SOCIETY
CIVIL PROFESSIONNELLE
TITULAIRE D'UN OFFICE
NOTARIAL", DON'T LE SIEGE EST
A FORT DE FRANCE (MARTINIQUE),
31 RUE MOREAU DE JONNES,
Aux terms d'un acte requ aux minutes
de la soci6te civil professionnelle deno-
mee ci-dessus les 31 janvier et 1 er fevrier
2011, enregistre A SIE DE FORT DE
France -POLE ENREGISTREMENT, le 4
fevrier 2011, BORDEREAU 2011/150
case n) 1, a ete cede par:
La Society denommee
FOLIES DES ILES, don't le siege est A
LES TROIS ILETS (97229) 4 Rue Cha-
cha Anse Mitan, identified au SIREN sous
le numero 398467852.
A:


jeuJ'2* fiv 201 e n '0


I A xxonces Lijales I








http://www.iournal-iustice-martinique. com


La Society denommee ANGE, don't le
siege est a LES TROIS ILETS (97229) 4
Rue Chacha Anse Mitan, identifiee au
SIREN sous le numero 528178403.
Un fonds de commerce de vente de ve-
tements, bijoux fantaisie, articles de sou-
venirs et cartes postales exploit a LES
TROIS ILETS (Martinique), 4 Rue Cha-
cha, Anse Mitan, lui appartenant, connu
sous le nom commercial FOLIES DES
ILES, et pour lequel le cedant est imma-
tricule au registre du commerce et des
societies de FORT DE FRANCE, sous le
numero 398467852.
Le cessionnaire est proprietaire du fonds
vendu a computer du jour de la signature
de I'acte.
L'entree en jouissance a ete fixee au jour
de la signature.
La cession est consentie et accepted
moyennant le prix principal de DEUX
CENT SOIXANTE DIX MILLE EUROS
(270.000,00 EUR), en ce non compris le
coOt des marchandises, s'appliquant aux
elements incorporels pour DEUX CENT
QUARANTE CINQ MILLE CINQ CENTS
EUROS (245.500,00 EUR), et au mate-
riel pour VINGT QUATRE MILLE CINQ
CENTS EUROS (24.500,00 EUR).
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ques en la forme legal dans les dix jours
de la derniere en date des insertions pre-
vues par la loi, en I'office notarial de-
nomme ci-dessus oO domicile a 6et elu a
cet effet.
Pour unique insertion FB3889

CESSION DE FONDS ARTISANAL
SOCIETY CIVIL PROFESSIONNELLE
DENOMMEE "SERGE DUVAL,
NOTAIRE, ASSOCIE D'UNE SOCIETY
CIVIL PROFESSIONNELLE
TITULAIRE D'UN OFFICE
NOTARIAL", DON'T LE SIEGE EST
A FORT DE FRANCE (MARTINIQUE),
31 RUE MOREAU DE JONNES,
Aux terms d'un acte requ par Maitre
Serge DUVAL, notaire a Fort de France
le 03 fevrier 2011 enregistr6 a SIE DE
FORT DE France -POLE ENREGISTRE-
MENT, le 11 fevrier 2011 bodereau n"
2011/182, case numero 1,
Monsieur Erick Maixent LUPON, chef
d'entreprise, demeurant A LE FRANCOIS
(97240) quarter Courbaril, ne a LE
FRANCOIS (97240) le 26 juin 1959,
Et Madame Rose-Eliane Flavie ISIDORE,
sans profession, demeurant a LE FRAN-
COIS (97240) Morne Courbinal, nee a LE
FRANCOIS (97240) le 19 aout 1961,
ONT CEDE:
A la society denommee AU TOP L, so-
ciete A responsabilite limitee au capital de
8000 EUR, don't le siege est A LE FRAN-
COIS (97240), Quartier Vapeur, identified
au SIREN sous le numero 528075294
RCS de FORT DE FRANCE.
Un fonds artisanal de t6lerie, peinture,
mecanique automobile, location de voi-
tures sis a Frangois (97240) quarter Va-
peur, lui appartenant, connu sous le nom
professionnel AU TOP LUPON L, et pour
lequel le cedant est immatricule au reper-
toire des metiers de Fort de France, sous
le numero 327952636.
Le cessionnaire est propri6taire du fonds
vendu a computer du jour de la signature
de I'acte et I'entree en jouissance a ete
fixee au jour de la signature.
La cession est consentie et accepted
moyennant le prix principal de CENT
CINQUANTE MILLE EUROS
(150.000,00 EUR), s'appliquant :
- aux elements incorporels pour CENT
MILLE EUROS (100.000,00 EUR),
- au materiel pour CINQUANTE MILLE
EUROS (50.000,00 EUR).
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ques en la forme legale dans les dix jours
de la derniere en date des insertions pre-


vues par la loi, en I'office notarial de-
nomme ci-dessus ou domicile a ete elu a
cet effet.
Pour unique insertion FB 3890

SOCIETY CIVIL PROFESSIONNELLE
"SERGE DUVAL, NOTAIRE, ASSOCIE
D'UNE SOCIETY CIVIL
PROFESSIONNELLE TITULAIRE
D'UN OFFICE NOTARIAL", DON'T LE
SIEGE EST A FORT DE FRANCE
(MARTINIQUE), 31 RUE MOREAU DE
JONNES.
CHANGEMENT DE GERANT
Aux terms d'un acte recu par Maitre
Serge DUVAL,notaire a Fort de France,
le 30 novembre 2010 Madame Monique
Agathe ZABULON, epouse BRIVAL, de-
meurant a SCHOELCHER (97233), Les
Terrasses du Levant, a ete nommee ge-
rante de la SCI CLAUCECA society civil
immobiliere, ayant son siege social a
Schoelcher (Martinique), Residence Les
Terrasses du Levant, BAtiment E, numero
212. identtifiee sous le numero
481919355 RCS de FORT DE FRANCE
en replacement de Monsieur LET-
CHIMY Serge demissionnaire, a computer
du 30 novembre 2010.
Les status seront modifies en conse-
quence.
Pour avis, Le Notaire FB3891

CABINET MD SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED A CAPITAL VARIABLE
AU CAPITAL DE 7 500 EUROS DIVISE
EN 375 PARTS DE 20 EUROS
CHACUNE
SIEGE SOCIAL: 65 LOTISSEMENT
DU SOLEIL LEVANT
97240 LE FRANCOIS
RCS: F D F 2004 B 349
SIRET : 453 109 480 00013
NAF :8219Z
AVIS DE LIQUIDATION
Aux terms d'une deliberation en date du
14 fevrier 2011, la collectivite des asso-
cies de la SARL CABINET MD, apres
avoir entendu la lecture du rapport du li-
quidateur, a approuve les comptes de li-
quidation, donned quitus au liquidateur et
I'a decharge de son mandate et a pro-
nonce la cloture des operations de liqui-
dation.
Les comptes de liquidation seront depo-
ses au Greffe du Tribunal de Commerce
de FORT DE FRANCE.
Pour AVIS
LE LIQUIDATEUR FB 3892

AVIS D'AUGMENTTION DU CAPITAL
SNC CARRE LOGSOC 1
Au capital de 99 150 euros
Siege social: Im Dillon 3000 C/CARRE
OUTREMER
RCS de Fort de France sous le numero
528 984 347
Aux terms d'une deliberation de I'As-
semblee G6nh6rle Extraordinaire en date
du 20/12/10, la collectivite des associes
a decide et realise une augmentation du
capital social de 99 050 euros par apports
en numeraire, ce qui entraine la publica-
tion des mentions suivantes:
Ancienne mention
Capital social : 100 euros
Nouvelle mention
Capital social: 99 150 euros
Sont ainsi rentres dans le capital de ladite
society consecutivement A leur agreement
le 1/12/10 comme nouveaux associes:
* Madame Chantal GALLIOT, de nationa-
lite Frangaise, demeurant 80 rue de Tour-
coing- 59 126 LINSELLES par un apport
en numeraire de 20 000,00 euros corres-
pondant a 400 parts sociales,
* Monsieur Laurent GALLIOT, de natio-
nalite Francaise, demeurant 21 rue de la
Marne 59 126 LINSELLES par un ap-


port en numeraire de 5 000,00 euros cor-
respondant a 100 parts sociales,
* Monsieur Herve CHOQUEL, de natio-
nalite Frangaise, demeurant 17 chemin
du Cartelot 59 290 WASQUEHAL par
un apport en numeraire de 15 000,00
euros correspondent a 300 parts so-
ciales,
* Monsieur Benoit LECLUSE, de nationa-
lite Francaise, demeurant 5 rue Helman
- 59 800 LILLE par un apport en nume-
raire de 8 000,00 euros correspondent a
160 parts sociales,
- Monsieur Jer6me WENCKER, de natio-
nalite Francaise, demeurant 93 rue Gam-
betta- 92150 SURESNES par un apport
en numeraire de 10 000,00 euros corres-
pondant a 200 parts sociales,
* Monsieur Vincent VAN CAUTEREN, de
nationality Frangaise, demeurant 27 rue
de la Branche Rompue 91470
FORGES-LES-BAINS par un apport en
numeraire de 15 450,00 euros corres-
pondant a 309 parts sociales ,
* Monsieur Dominique VAUTRIN, de na-
tionalite Francaise, demeurant 11 rue Ma-
thilde JOUDRIER -
21 560ARC-SUR-TILLE par un apport en
numeraire de 8 100,00 euros correspon-
dant a 162 parts sociales,
- Monsieur Bertrand LE LOUER, de na-
tionalite Frangaise, demeurant 19T rue du
Refuge 78 000 VERSAILLES par un
apport en numeraire de 10 000,00 euros
correspondent a 200 parts sociales,
* Monsieur Louis PERRIMON, de natio-
nalite Francaise, demeurant 9 rue
Etienne d'Orves 27 600 GAILLON par
un apport en numeraire de 7 500,00
euros correspondent a 150 parts so-
ciales,
La Gerance FB3893

CAISSE DE CREDIT MUTUEL
SCHOELCHER
RUE SIMON COTTREL
ANSE MADAME 97233 SCHOELCHER
0 820 820739
Orias n 07032774 affiliee A la Caisse Fe-
derale Antilles--Guyane
Society Cooperative de credit a Capital
Variable et a Responsabilite statutaire-
ment Limitee -
Siret404151425000180
"CAISSE DE CREDIT MUTUEL
SCHOELCHER
Les societaires sont convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le 16 03 2011 a 15 heures au siege
de la Caisse : CREDIT MUTUEL
SCHOELCHER ANSE MADAME 97233
SCHOELCHER
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant :
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales remplace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales
La categorie B don't la valeur nominale
est fixee A 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont negociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited A
50000.
Les parts de la categories B sont liberees
entierement a leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement.
Le reste sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -


replace par le texte suivant:
Art. 7 Objet
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totalite a la constitu-
tion de fonds de reserve, a I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le reste sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission remplace par le texte suivant:
Art. 10 Admission
a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou etant inscrites au r6le d'un impbt
- ou ayant un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un inter6t economique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts.
Le reste sans changement
Art. 11 Retrait
Les ayants droit d'un societaire decade
sont egalement tenus de rembourser de
plein droit et sans dAlai toutes les
sommes que le defunt doit a la Caisse,
sauf a beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le rest sans changement.
Art. 32 Remuneration du capital
Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee Generale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixe par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totalite A la constitution
de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
PRECISION
Conformement a I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
General ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, des a present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee Generale Extraordinaire qui
sera appelee A se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas reuni (voir
point "B" ci-apres).
B) en Assemblee Generale Extraordinaire
le 01 04 2011 A 18 heures au PALAIS
DES CONGRESS DE MADIANA 97233
SCHOELCHER
just avant I'Assemblee Ordinaire et dans
les memes locaux que celle-ci.
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese ou le nombre minimum requis
de societaires ne peut Wtre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous points A pour la premiere As-
semblee Generale Extraordinaire.
Le Conseil d'Administration de la Caisse
CREDIT MUTUEL SCHOELCHER
FB 3894

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
TRAVAUX
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs


[ A xxne Ulati


jeullh2-f fivir07'uticen*08-Page 18B








http//www.ioural-iustice-martinique.com


Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 4eme 6tage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel.: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet
achatspublics@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march : Travaux de pose, de
depose et de replacement de panneaux
d'interdiction de creation de depots sau-
vages sur le territoire de la CACEM
Type de march de travaux
Caracteristiques principles :
Fourniture et Pose de poteaux
Pose de cloture
Pose de panneaux muraux
Pose d'autocollant
Prestations divisees en lots : non
Duree du march : Le march est conclu
pour une duree d'un an renouvelable 2
fois.
March a bon de command :
Minimum : 2 000 euros HT
Maximum : 10 000 euros HT
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
- Prix au regard du DQE : 60%
- Delai : 40%
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai :
n Date limited de reception des offres : le
17 mars 2011 a 12 heures
o Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2011/06/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis A la publi-
cation : 15 F6vrier 2011
Adresses complementaires:
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements complementaires peuvent 6tre
obtenus
- renseignements d'ordre administratif et
technique :
CACEM SERVICE ACHATS OPERA-
TIONNELS
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 4eme etage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel. : 0596.75.82.72
Adresse aupres de laquelle des docu-
ments peuvent 6tre obtenus et adresse a
laquelle les offres doivent etre envoyees
CACEM SERVICE ACHATS OPERA-
TIONNELS
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 4eme etage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel. : 0596.75.82.72 FB3895

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs


Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur :
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Francois Mitterand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel: infos@cacem-mq.com
Profil d'acheteur: wwww.achatpublic.com
Objet du march :
Objet du march : Marche de prestations
d'accueil et de gardiennage pour le
compete de la CACEM Lot n 3 : Presta-
tions d'accueil et de gardiennage de Cen-
tre d'Enfouissement Technique de la
Trompeuse
Lieu d'execution : CET de la trompeuse
L'avis concern un march public.
Les variantes ne sont pas autorisees.
Division en lot : non
Duree du march : 1 an a computer de la
date de sa notification, reconductible trois
fois.
Conditions relatives au march
Modalit6s essentielles de financement et
de paiement:
Le financement est effectue sur les res-
sources propres de la CACEM
Delai global de paiement : 30 jours
Modalites de paiement : articles 86 A 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire.
Conditions de participation
Contenu du dossier de candidature
a) La lettre de candidature en utilisant
I'imprime DC1 (version Septembre 2010)
telechargeable :
http://www.minefi.gouv.fr/formulaires/daj/
DC/imprimes_dc/dcl .rtf ou un document
comportant les m6mes informations ;
b) La declaration du candidate en utilisant
I'imprime DC2 (version Septembre 2010)
te1lchargeable :
http://www.minefi.gouv.fr/formulaires/daj/
DC/imprimes_dc/dc2.rtf ou un document
comportant les m6mes attestations et in-
formations ;
c) L'imprime DC6 "declaration relative a
la lutte centre le travail dissimule" ou 6qui-
valent (version octobre 2008)
telechargeable :
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dc6.rtf ou un
document comportant les memes attes-
tations et informations ;
d) La copie du ou des jugements pronon-
ces, si I'entreprise est en redressement
judiciaire ;
e) L'arrete prefectoral portant autorisation
de fonctionnement de la society de sur-
veillance et de gardiennage candidate ;
f) Une presentation de la society explici-
tant et completant les renseignements
demands dans le DC2 ;
g) Une presentation des principles refe-
rences datant de moins de trois ans et ve-
rifiables (indiquez les coordonnees du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
o Memoire technique : 45%
o prix : 55%.
Procedure: Procedure adaptee. (Article
30 du Code des Marches Publics)
Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : le
10/03/2011 a 12 heures
Date d'envoi du present avis & la publi-
cation : 15/03/2011


Renseignements complementaires
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2011/4A/DGA3/MAPA Art 30
- Delai minimum de validity des offres : 90
jours
- Autres informations:
Les prestations sont reserves aux en-
treprises disposant de I'arr6te prefectoral
portant autorisation de fonctionnement
d'une society de surveillance et de gar-
diennage.
Le dossier de consultation des entre-
prises est telechargeable sur Internet sur
le site http://www.achatpublic.com
Seules les offres deposees ou envoyees
(sous forme paper ou electronique) a
I'adresse indiquee dans la rubrique
"Adresse aupres de laquelle les offres
doivent etre deposees" dans le delai im-
parti seront acceptees.
Heures d'ouverture des bureaux : lundi,
mardi et jeudi : de 8 h a 12 h et 14 h a 16
h ; mercredi et vendredi de 8h a 12h.
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort de
France B.P 683 97264 Fort de France
Cedex Tel. : 0596.71.66.67 Fax :
0596.63.10.08
Introduction des recours :
- referee precontractuel : entire le debut de
la procedure de passation (publication de
I'avis) et la signature du contract dans les
10 jours suivant la notification du rejet de
I'offre
- recours pour exces de pouvoir: dans les
2 mois de la notification ou de la publica-
tion de la decision attaquee.
Service aupres duquel des renseigne-
ments peuvent etre obtenus concernant
I'introduction des recours : Tribunal Ad-
ministratif de Fort de France B.P 683 -
97264 Fort de France Cedex Tl. :
0596.71.66.67 Fax : 0596.63.10.08
Adresses complementaires
- Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus :
CACEM Commande Publique Service
Gestion des achats fonctionnels
Immeuble Cascades III Place Frangois
Mitterand
B.P 407 97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Profil d'acheteur : wwww.achatpublic.com
- Adresse aupres de laquelle des docu-
ments peuvent 6tre obtenus / Adresse a
laquelle les offres doivent etre envoyees
CACEM Commande publique
Immeuble Cascades III- 4iBme 6tage
Place Frangois Mitterand
B.P 407 97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Profil d'acheteur :
wwww.achatpublics.com
Le President
Pierre SAMOT FB 3896

CACEM
AVIS DE MARCH
IDENTIFICATION DE L'ORGANISME
QUI PASSE LE MARCH
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Point de contact : M. Pierre Samot, Pre-
sident de la CACEM
Courrier electronique :
infos@cacem-mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse internet du profile d'acheteur :
http://www.achatpublic.com
OBJET DE LA CONSULTATION
Conception et realisation du journal ex-


terne de la CACEM
CARACTERISTIQUES PRINCIPALS
- redaction des articles
- realisation de la maquette,
-impression du magazine.
PROCEDURE DE PASSATION
Procedure adaptee selon I'article 28 du
Code des Marches Publics
DUREE DU MARCH
Le march est conclu pour une duree de
12 mois a computer de la notification du
march
JUSTIFICATION A PRODUIRE
Les candidates devront remettre a la
CACEM un pli comprenant les pieces de-
crites dans le reglement de la consulta-
tion.
CRITERES D'ATTRIBUTION
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous :
1. Quality technique (60%) sur la base
d'un memoire justificatif comprenant :
1- la pertinence et I'originalite de la pro-
position (40%)
3- les qualities et competence des inter-
venants (35%)
4- le planning propose (25%)
2. Prix (40%) de I'ensemble du march
RENSEIGNEMENTS COMPLEMEN-
TAIRES
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2011/2A/DGS/MAPA.
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 90 jours a computer de la date limited de
reception des offres
Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut etre recupere sur le site de la
CACEM & I'adresse suivante
http://www.achatpublic.com. Les candi-
dats qui le souhaitent peuvent obtenir
I'ensemble du dossier de consultation
sous forme paper a I'adresse du pouvoir
adjudicateur aux heures et jours d'ouver-
tures des bureaux : les lundi, mardi et
jeudi de 8 h a 12 heures et de 14h a 16h
et les mercredi et vendredi de 8h a 12h.
Seuleses s offres sous forme paper de-
posees ou envoyees a I'adresse indiquee
dans la rubrique "Adresse aupres de la-
quelle les offres doivent 6tre deposees"
dans le delai imparti seront acceptees.
Par consequent, les offres transmises par
voie electronique ne seront pas prises en
consideration.
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS
18/02/2011
DATE LIMITED DE RECEPTION DES OF-
FRES
15/04/2011 a 12 heures
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMI-
NISTRATIF:
CACEM Commande Publique
Point de contact : Mme PEDRON
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE TECH-
NIQUE:
CACEM Service Communication
Point de contact : Mme ODRY
Tel : 0596.75.82.72
ADRESSE AUPRES DE LAQUELLE LE
CAHIER DES CHARGES ET LES DO-
CUMENTS COMPLEMENTAIRES PEU-
VENT ETRE OBTENUS ET A
LAQUELLE LES OFFRES DOIVENT
ETRE ENVOYEES:
CACEM Commande publique 4eme
etage
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97200 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Le President
Pierre SAMOT FB 3897


Ceui2Firinsa iwss7,utiein'08* e:


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"Faits divers auxAntilles Une exploration 6u temps


Gilbert Gardebled, observateur attentif


< Pas un livre d'historien mais plut6t un livre de reference;
nous avons ceuvre pour permettre a la population de s'ap-
proprier son passe ,voila ce qu'a declare notre collabora-
teur Gilbert Gardebled pour resumer cet ouvrage consacre
aux faits divers en Guadeloupe et Martinique. Certes, un
fait divers est toujours un fait dramatique, mais les auteurs
se sont aussi appliques a selectionner ceux qui pretent a
rire, pour detendre I'atmosphere.
Une livre qui remote le temps, de 2009 a I'epoque ou de-
barquerent les premiers colons, et qui et nous fait revivre
I'evolution des societies antillaises. Sorti en France d6but
fevrier, le livre a recu un bon accueil en France, aussi bien
de la part de la diaspora antillaise que des Frangais qui ne
connaissent pas les Antilles. Nous avons rencontre Gilbert
Gardebled pour en savoir un peu plus.
Justice: Pourquoi un guide des faits divers aux Antilles ?
Gilbert Gardebled : Ce livre entire dans une collection lance
par I'Edition Cherche midi, il y a quelques annees. La premiere
parution etait consacree a Paris. Elle a eu un tel success aupres
du public que I'6diteur a voulu generaliser I'experience. Cela
aete suivi d'un guide consacr6 a Lyon, puis a Marseille et a bien
d'autres villes frangaises. L'idee est venue d'integrer les Antilles
dans la collection. Pressenti par I'edileur j'ai immediatement
,jii oui.
J : Pourquoi vous ?
G.G : D'abord ce n'est pas un -ri. 3ll d'ecrivain. il n'y a pas de
creation, c'est un travail beaucoup plus journalistique. On re-
cherche les faits divers qui semblent les plus interessants, les
plus sigr- i.: air. J'ai ete recommande pour ce travail par Serge
Garde, grand reporter a I'Humanite et auteur du guide de Paris,
don't j'ai ete le collaborateur, et aussi du fait de ma longue col-
laboration avec le journal Justice. Je ne fais que relater les faits,
notamment a I'epoque ou il n'avait pas de sources, mais grace
au travail des historians j'ai pu explorer ces periodes anciennes.
J : Un exercise plut6t difficile ?
G.G : La recherche a porte sur les quatre siecles de la soci6te
ariill i,-, le livre portant sur la Guadeloupe et la Martinique.
Les premiers faits divers remontent a I'epoque de la colonisa-


tion francaise, tels que rapportes par les travaux des historians.
Le premier fait de cette epoque que j'ai retenu, c'est I'histoire du
premier gouverneur de la Martinique qui a 6pouse la femme 16-
gitirne d'un de ses lieutenants qu'il avait expedite ailii-u. pour
prendre sa place. Je suis tombe sur la lutte ouverte des le debut
entire les premiers colons et le pouvoir royal sur le problem
des taxes, trop lourdes pour eux, ce qui a amene une multitude
de conflicts. On a debouche sur le genocide amerindien, don't
on parle tries peu; sur la period de la traite negriere et de I'es-
clavage ou j'ai redecouvert des choses absolument horribles;
ensuite la period de Ii surre' rltion du Sud. J'ai donc couvert la
period colonial, ainsi que celle que I'on peut appeler neo-co-
loniale avec la departementalisation, jusqu' en 2009.
J : Comment ont ete choisis les faits divers ?
G.G : Le fil directeur du choix des faits divers retenus est celui
de la transgression de I'ordre social etabli ou celui de I'ordre
moral. L'ossature que j'ai choisie est la suivante : d'abord les
tries grandes affaires, comme I'lnsurrection anti-esclavagiste de
1848, celle de I'lnsurrection du Sud de 1870, les affaires judi-
ciaires, notamment celles d'Aliker, de Beauregard, de Marny et
de Niki. sans oublier I'eruption de la Montagne Pelee qui a de-
truit Saint-Pierre. Ensuite les attaques des puissances colo-
niales pour s'emparer de la Martinique. Les risques naturels
avec les cyclones et les tremblements de terre ont eu droit a
leur chapitre. Un certain nombre de faits portent sur la repres-
sion systematique qui a marque la vie .,rdi.:ale- des Antilles.
Dans la logique du fait divers, il convient d'observer que lorsque
I'Etat a tire sur des grevistes, c'est lui qui a transgresse I'ordre
social etabli, puisque le droit de greve est un droit constitution-
nel.
J : Peut-on observer I'evolution de la society antillaise au
travers de cet ouvrage ?
G.G : II y a une evolution marquante dans tous les domaines.
Par example, en 1848, apres I'atOini: n, un Martiniquais est
lourdement condamne a des peines de reclusion et de travaux
force pour avoir tented de career un syndicate et incite les tra-
vailleurs a faire greve. Par contre, en 1950, un ouvrier du Fran-
cois n'a fait qu'un mois de prison pour les m6mes faits.
L'evolution, on la retrouve sur le simple fait divers. Autre exem-
ple interessant: telle epoque a et6 beaucoup marquee par des
larcins, des vols d'animaux, et I'on constate que cela existe en-
core maintenant, quoique cela tende a s'estomper. J'ai retrouve
des faits divers de delin-
quants mineurs en 1890,
ce qui demontre que la de-
linquance des mineurs
n'est pas nouvelle. Elle
s'exerce d'une autre
facon. Dans 1'evolution
des moeurs egalement, il y
a une constant. Beau-
coup d'hommes i._~rirl-r-
quais ont une tendance a
considered leur compagne
comme une propri6te per- o .--
sonnelle, et ils n'admettent I -
pas la rupture. Cela se T
regle a coup de coutelas,
et plus recemment, helas
avec de I'essence.
Propos recueillis par C.B '"