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Justice
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00206
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 2/17/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00206
System ID: UF00088914:00206

Full Text
zine hebdomadaire d'information communist


leu di 17 Fpvrier 2011 91eme P


Banane:
Capitulation du Parlement
Europben face aux multi-
nationales americaines

France:
Sarkozy: la fuite en avant







htt://www.iournal-iustice-martiniaue. com


Sa ka Pae ............... .. .2
Edito ......................... 3
- Sarkozy : la fuite en avant

Luttesf ociale ............... f.4
- Nouvelle crise sur le port
- Caribalu : le grant finit par ceder
Mimoire u Peuple ............. 5
- Chalvet 1974
- Hommage aux fusilles de 1900
Eco/ocial ....... ........ .. 6/8
- Suppressions de postes
- Pouvoir d'achat
- Energie renouvelable
Politilue ................... .. 9
- Daniel Marie Sainte
- Marie-Helene Leotin
- Un voyage "Touristique"
Tribinue .................f.9/10
- Protegeons nos grande figures

Revue be Prese ............. 11/12
- Antilla a la recherche de la vdrite

Economic .............. 12/13
- Deuxieme mort pour la banane
- Reconnaissance pour les PME
France .................. 1"/15
- Nicolas Sarkozy sur TFI
- Politique de Nicolas Sarkozy
Pan$ le Monre ........... ..15/18
- Egypte et monde arabe
- Island: Une revolution qui ddrange
- La rebellion des peuples
Anno celUgale ........... 18/23
Culture ................... ..24
- Barreau de Fort-de-France


"'Jus TIC "
Administration & Redaction :
TI. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennadl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


Faits ivers Antilles


Notre cbollaborateur Gilbert Gardebled, avec Gladys
Martial, present une histoire des faits divers aux An-
tilles. Parfois anecdotiques, les informations, don-
Snes chronologiquement, peuvent aussi reveler des
S realities lourdes ou dramatiques.
De I'6ruption de la Montagne Pelee en Martinique le 8
mai 1902 (30 000 victims A Saint-Pierre) aux caprices
de la Soufriere, de la catastrophe aerienne du Boeing de
sBA Pointe-A-Pitre en Guadeloupe en mars 1968 au crash du
charter de la West Carribean le 16 ao0t 2005, les Antilles
T frangaises ont paye un lourd tribute a la saga des faits di-
--; _- vers. Outre ces drames rests dans toutes les m6moires,
A ,L ce guide remote les si6cles et revele des affaires ou-
.. bli6es, du temps de I'esclavage. Au total, un bon miller
de faits tres divers, souvent m6connus, toujours r6vela-
teurs de r6alit6s qui paraitront effarantes ou comiques.
Les faits divers depassent souvent la fiction. Aux Antilles, I'imaginable et le rationnel
ne sont plus de mise. Le Guide des faits divers des Antilles se present comme une
machine & remonter le temps. Parce qu'il prolonge et enrichit, par I'ecrit, la transmis-
sion orale de la culture creole, cet ouvrage fera reference pour tous les Antillais et per-
mettra aux tourists de decouvrir des miles somptueuses au-dela des cliches habituels.
Nous y reviendrons avec une ITW de I'auteur martiniquais sur cet ouvrage qu'il faut
absolument poss6der.


Une march Oe soutien aux Dol
Vendredi 11 fevrier, le Frangois
et la Martinique affichaient leur
solidarity vis-;-vis de la famille
Dol. "Dizipou Thierry"tait une
march silencieuse organisee
par les associations du Frangois
pour signifier 6 la famille du
jeune ing6nieur retenu quelque
part en Afrique tout le soutien de
la communaut6 martiniquaise.
Pres de 100 personnel v6tues
de blanc ont march dignement
pour r6clamer la liberation de I'otage martiniquais et de ses compagnons.
La Martinique n'oublie pas Trhierry DOl

Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au Niger dans
la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre autres
Frangais, un Togolais et un Malgache, employs des
societ6s frangaises Areva et Satom, par la branch
d'Al-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est soutenu
moralement par toute la Martinique, y compris les mili-
tants communists et leur journal Justice


jeuSHi 77 fivrWpie .Ic no 07-,ae


[ AKA1An






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Sarkozy: La fuite en avant

Dire que Nicolas Sarkozy a profondement de6u le peu-
ple frangais qui I'a democratiquement elu president de la
Republique sur la base d'un programme electoral alle-
chant, magistralement orchestra par les medias au ser-
vice de la grande bourgeoisie, est un euphemisme.
II I'a plus que decu : il I'a abuse. Sa champagne electorate
a ete menee a coups de promesses demagogiques,
d'attaques verbales centre les soi-disant "conservateurs"
visceralement attaches a leurs acquis sociaux et inca-
pables de voir que le monde avait change et d'accepter
les sacrifices necessaires pour reliever les defis de la
globalisation. Dans le meme temps et cela il faut le re-
connaitre honnetement- il n'a cherche a aucun moment
a cacher ses excellentes relations avec les plus riches,
annongant, entire autres measures en leur faveur, I'ins-
tauration d'un "6oucerfisca". Un bouclier, comme on le
sait, est une arme de defense utilisee au Moyen Age,
pour se proteger des coups d'epee ou de lance.
Nicolas Sarkozy n'a pas h6site, une fois elu, a tenir cette
promesse-la, c'est-a-dire, a forger le bouclier pour pro-
teger les riches contribuables, ses amis, des assauts
des fonctionnaires du fisc. II a aussi tenu sa promesse
de defiscaliser les heures supplementaires ainsi que les
heures complementaires, pour inciter les Frangais a
"travaiferplfuspourgagnerplus". Cela aurait eu un sens
si la France etait un pays en pleine croissance 6cono-
mique, avec des travailleurs contents de leur sort et peu
enclins a faire un effort supplementaire pour faire tour-
ner I'economie. Mais la France etait alors deja en pleine
crise, frappee par un ch6mage massif, unacceptable et
destructeur. Dans ces conditions, quel interet pouvait
revetir pour le pays cette measure consistent a pousser
ceux qui avaient la chance d'avoir un emploi a accumu-
ler des heures supplementaires ou complementaires
dans la seule perspective de 'gagnerpfus".. sans payer
davantage d'imp6ts sur le revenue?
Les citoyens qui ont vote pour Nicolas Sarkozy n'avaient
sans doute pas bien measure I'etendue des deg&ts so-
ciaux qu'allait engendrer sa politique liberale. En tout
cas, les travailleurs, les ch6meurs, les jeunes, les per-
sonnes Agees ont fait -et continent de faire- I'amere ex-
perience de la casse des acquis sociaux, dans les
domaines de la sante, de I'education et des retraites no-
tamment.
La doctrine liberal veut que I'Etat se disengage de plus
en plus de I'activite economique et depense de moins
en moins pour entretenir la function publique. II faut, dit-
on, laisser faire les lois du march. Or, la terrible crise
qui vient d'affecter le system capitalist mondial et qui
a failli longer la planete entire dans le chaos, a fait la
demonstration de la dangerosite du liberalism debride.
Certes, on a surtout mis en cause le capitalism finan-
cier, les grandes banques occidentales, mais il est 6vi-
dent que c'est tout le system capitalist qui est


responsible de
cette crise -
dont les effects
se font sentir
encore- et qu'il
est urgent de
mettre un
term au capi-
talisme lui-
meme. Pour
s'en convain-
cre, il suffit de
savoir qu'ac-
tuellement de
nombreuses
banques, pous-
sees par I'ap-
pat du gain, par
I'imperieux besoin de fire de I'argent rapidement et de
repartir les b6nefices entire les actionnaires, sp6culent
sans vergogne sur les matieres premieres, don't les pro-
duits alimentaires, insensibles aux drames que cela
risque de provoquer dans les pays pauvres en particu-
lier.
Notre hyper-president Sarkozy s'6tait engage, fanfaron,
A mettre au pas, A I'6chelle du monde, les banquiers
voyous. Helas, on sait ce que cela a donn6 come re-
sultat. En France, il n'a pu contender que les riches, d6-
cevant la majority du people, si bien qu'il se trouve au
plus bas dans les sondages. II s'est vu contraint de re-
conduire Frangois Fillon, plus populaire que lui, au post
de premier ministry. Face au problem du ch6mage et
a celui de la violence et de la delinquance, qu'il n'a pas
pu regler, il a choisi la fuite en avant, multipliant les pro-
pos s6curitaires, mettant en cause la magistrature, obli-
geant la police a '/aire du chilfre" au detriment des
strangers, surtout s'ils sont noirs ou basan6s.
Comble de malheur: alors qu'il vient d'acceder a la pre-
sidence du G20 et que le monde arabe bouge, en quote
de democratic, voil que la press revile les relations
troubles qu'entretenaient deux de ses plus important
ministries (Fillon et Alliot-Marie) avec des dirigeants
arabes recemment vomis par leurs peuples respectifs.
En 2012, le people frangais elira un nouveau president
de la R6publique. Nicolas Sarkozy est deja en cam-
pagne. Puisse sa triste fin de regne annoncer sa pro-
chaine d6faite. Mais il n'y aura pas de miracle. II faut
que le people frangais se voie offrir une alternative de
gauche, anticapitaliste et v6ritablement d6mocratique.
Quant au people martiniquais, il ne saurait 6videmment
pas rester passif, assister avec indifference A cette lutte
decisive qui sera livree & 7.000 km de distance, meme
si, a cause du d6calage horaire, il doit continue a voter
alors que les resultats sont deja connus IA-bas.
M.Belrose


*1 I I ',,


Epao I- 1






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NouveUle crise sur Le Port


Tentative infructueuse de Serge Letchimy de renouer le dialogue
entire les protagonnistes


Un nouveau conflict oppose les dockers et I'employeur unique,
dans le cadre des negociations annuelles obligatoires (NAO).
Consequence, le port de commerce de Fort-de-France tourne
au ralenti depuis une semaine, sans qu'aucun preavis de greve
n'ait ete depose. Ce qui oppose les deux parties, c'est le taux
d'augmentation des salaires pour 2011. La revendication sala-
riale de depart des dockers portait sur 10 %, puis elle a ete
revue a la baisse, a hauteur de 5%. Selon Georges Caboste
de I'intersyndicale, "ces 5 % reprisentent Ces deuxeannies oi iln'y
a pas eu de negociation salariale". Le groupement des manuten-
tionnaires (GEMO) refuse d'accorder ces 5% et propose 2,10%,
en pregnant en compete I'inflation officielle.
Pour Jean-Claude Cren, le president de Gemo, "Ces manuten-
tionnaires sont ouverts au dialogue, ouverts a la nigociation, mais
dans des limits qui sont tres etroites, parce que avec 2,10% daug-
mentation que nous avons proposes, nous avons deja assur la ga-
rantie du pouvoir d'acat des ouvriers dockers, et on ne peut pas
imaginer de pratiquer des taux de rimunerations qui soient dis-
proportionnis". Une remarque qui n'a pas plu aux salaries, les-
quels estiment que Jean-Claude Cren ne veut pas remunerer
les salaries a leur just valeur. Les ouvriers dockers ont donc
decide de "travailler d Ceur rythme", car leur convention collec-
tive "n'impose aucun rythme de chargement des conteneurs", ex-
plique le delegue syndical. L'objectif est de contraindre Gemo


a leur accorder I'augmentation de salaire r6clam6e.
Les consequences de ce ralentissement sont que plusieurs
centaines de containers sont 6parpill6s sur plusieurs ports de
la region. Cette situation inquiete les acteurs economiques qui
sont months au cr6neau pour la d6noncer. Ainsi le Medef Mar-
tinique "dinonce cettegrive illicite et fourde de consequences dom-
magea6les au moment mime oi le Port de Fort-de-France
entrevoyait (a possibility de pritendre divelopper une activity de
transbordement, quijustifierait des investissements de plusieurs
dizaines de millions d'euros, ainsi que la perspective dun abaisse-
ment du coft portuairegrace a une augmentation des volumes trai-
tis, avec fdimportantes creations d'emplois a la cli". De son c6te,
Contact-Entreprise estime "qu'un blocage ou un ralentissement
du port serait une veritable tragidie pour notre iconomie et pour
Cemploi en Martinique".
Une conference de press commune des syndicats patronaux
et organismes consulaires le 11 fevrier a eu lieu pour interpel-
ler les ouvriers dockers et pour reclamer des politiques qu'ils
fassent entendre leur voix et prennent leurs responsabilites
face a cette greve. On notera que les organizations patronales
soutiennent le patronat du port en I'incitant a ne pas ceder sur
les revendications ouvrieres. De leur c6te, les ouvriers appor-
tent leur soutien aux grevistes. C'est ainsi que la CGTM Trans-
ports Terrestres "note que les organizations patronales, dans une
befle unanimity etfideCe d [eurs habitudes, entendentfaire porter
[a responsabiliti de la mauvaise situation iconomique de la 1Mar-
tinique aux travailleurs, et s'agissant du port, aux ouvriers
dockers". Elle ajoute qu'elle "se reserve Ce droit de manifester ce
soutien a tout moment dans ChypothIse oiu les patrons concerns
persisteraient dans leur entetement ".
Les deux parties se renvoient done la balle, s'accusant cha-
cune de la responsabilite de cette enieme crise sur le port.
Est-on parti pour un nouveau bras de fer au detriment du pays ?
La sagesse veut que soit trouve un compromise positif par la ne-
gociation et la concertation.
C.B
14/02/2011


Caribalu: Le patron tetu finit par ceber


Les salaries de
Caribalu en
gr6ve depuis le
10 janvier et~
Ssoutenus par la
CGTM, ont fait
monter la pres-
sion en 6ri-
geant un
barrage devant
les locaux de
leur entreprise,
un mois apres
le debut de leur
L'entrde de Carib alu barree par les grgvistes a la Jambette
movement.
Devant le refus du patron, Serge Dahan, de n6gocier maniere
de laisser pourrir le riouvement, ils ont d6cid6 de passer 6 la vi-
tesse superieure. Les multiples demarches aupres du grant
pour qu'il applique la convention collective du batiment aux sa-


laries sont restees sans suite. Condamne par deux fois par la
justice a payer 1 200 6 chaque salaries, pour denonciation
mensongere, ce patron persiste a refuser d'appliquer la loi en
versant a ses employes un salaire inferieur a celui auquel ils
ont droit. Ce refus d'appliquer la convention collective du bAti-
ment s'explique par le fait que le grant ne veut pas payer les
avantages don't devraient beneficier les travailleurs. Ceux-ci
sont rejoints dans ce movement par d'autres salaries du
meme patron, qui eux aussi se voient refuser les avantages
auxquels la loi leur donne droit. Aujourd'hui le patron fait planer
la menace de liquider I'entreprise plutot de negocier avec ses
employes. Mais ces derniers ne se laissent pas intimider, sor8
de leur bon droit. Ils appellent I'ensemble des salaries du BTP
a les soutenir. Apres I'erection du barrage, le vendredi 11 fe-
vrier, le grant a accepted enfin des n6gociations.
Finalement, le Lundi 14 Fevrier, les salaries ont obtenu gpin de
cause dans le diff6rend qui les opposait a leur grant. D6sor-
mais, la convention collective sera aplliquee.


L Ivvii


Jl^ i 17fl 2011 r -justicno0-PaeI'4 -






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Chalvet 1974:37 ans b6ji!


En ce 14 fevrier 2011 ou I'attention est plus orientee sur la fete
mercantile "la saint-valentin"- encore un autre machine d'im-
portation !- nous ne devons pas oublier que cette date est a ins-
crire dans le bilan de la repression colonial dans notre pays.
La mobilisation des ouvriers agricoles de la banane, qui se
dressent centre I'arbitraire a I'embauche, le non respect des ac-
cords en I'absence de convention collective, les salaires de mi-
sere, etc, embrasent toute la Martinique en ce debut d'annee
1974. Et cela dans un context ou depuis des mois de nom-
breuses corporations etaient entrees en lutte, notamment avec
la greve a France-Antilles pour la premiere fois.
Comme a chaque fois, la puissance colonial ne connaTt que le
language de la force pour intimider les travailleurs. Des cen-
taines de gardes mobiles sont envoys et se positionnent
meme sur les habitations "protigeant"les grands proprietaires
terriens que sont les bekes, au nom de la pretendue libertye du
travail'. Cet appel "aucforces de 'ordre" des bekes a 6te re-
laye par le vice- president du Conseil General de sinistre me-
moire, Michel Renard demandant que soient prises des
measuress sjveres", en particulier centre les grevistes de la
SPDEM (EDF actuelle).
II faut dire que les travailleurs de tous les secteurs (prive et pu-
blic) etaient mobilises centre la vie chere, centre les effectifs in-
suffisants dans la function publique, le batiment, le commerce,
la boulangerie, les dockers, les lyceens, etc.
La CGTM, dirigee par Victor Lamon, avec I'accord de ses dif-
ferentes sections agricoles, proposait, comme pour les ouvriers
de la canne, une augmentation de 20 % pour la journee de tra-
vail, soit de 29,50 F a 35,46 F.
Devant le refus patronal, la determination des travailleurs s'est
renforcee, touchant progressivement I'ensemble du territoire
par la "greve marchiante". C'est dans ce context particulier, loin
de Fort-de-France, que les forces de repression sont passes
6 I'action au lieu-dit Chalvet a Basse Pointe. Le bilan sera tries
lourd : 2 morts. Ilmany et Marie-Louise, de nombreux blesses
marques a vie.
Ce n'est qu'au prix de cette sauvage repression que les patrons
de la banane ont accepted de s'asseoir a la table des negocia-
tions pour finir par accepter de porter la journee de travail &
35,50 F.
37 ans apres la tuerie de Chalvet, les questions de la vie chere,
du pouvoir d'achat, des salaires, de I'emploi sont au coeur de
nos preoccupations. Et, au-dela, les memes problematiques du
developpement et de la responsabilite sont plus que jamais
d'une urgente actuality.


D'autant plus que nous assistons impuissants (faute de pou-
voirs) a la dilapidation des terres agricoles pour I'installation des
fermes photovoltaYques au sol (50 ha a Beausejour A Grand-Ri-
viere) alors que la captation de I'eau de la riviere de Grand -Ri-
viere etait soi-disant destinee a I'irrigation de bananeraies. C'est
le licenciement programme de dizaine d'ouvriers agricoles.
L'epineuse question de la pollution des sols 6 la chloredecone,
en depit des efforts pour reduire les nuisances, pose toujours
celle des responsabilites qui ne sont toujours pas officiellement
identifiees, alors qu'en France on a vu avec quelle rapidity le
Laboratoire Servier a et6 mis sur la sellette avec affairee du
Me1diator".
C'est la politique du "deuxpoids deux measures" selon que I'on
soit aux Colonies ou en France.
A I'heure oO le president de la Republique fait de 2011 "'annie
des outre mer", il est bon de lui rappeler ainsi qu'aux Frangais
que la Martinique, ce n'est pas seulement une culture, une mu-
sique, des danses des arts plastiques, etc., mais qu'en 1974
des forces dites de I'ordre ont tue, blessed des travailleurs don't
le seul "crime"a ete d'exiger des meilleures conditions de tra-
vail et de vie. II faut aussi rappeler que la Martinique demeure
une neo-colonie oi reste posee, Collectivite Unique ou pas, la
question d'un vrai pouvoir martiniquais.
Fernand Papaya


La ville du Lorrain commemore cet 6v6nement et rend
ainsi hommage a ses fils militants, d6fenseurs de la
classes ouvri&re, sans lesquels le Lorrain ne serait pas
un des bastions de I'agriculture d'exportation.
Jeudi 17 fevrier de 9h a 11h et de 14h a 15h
Visite de I'exposition par les scolaires
Discussion -debat avec un temoin et M. Cospar
Vendredi 18 f6vrier a 19h (cour du batiment adminis-
tratif)
Projection de film
Debat- temoignages
Animation artistique Kolo Barst etAfwo karayib
Samedi 19 f6vrier
S6H : Marche en tenue de travail depart Crochemord ar-
rivee a Chalvet suivie d'un dep6t de gerbe au tambour.
12H : "(DIZE MDI" Emission radio Atlantic FM
Dimanche 20 f6vrier
*10 H Messe en memoire des disparus


SHommage aux fusiU6s be 1900
Marie-Helene Leotin et Francine Ca-
rius, conseilleres municipales du Fran-
gois ont 6rig6 une stele 6 I'endroit des
6v6nements du 8 f6vrier 1900, plus
connus sous le nom de la fusillade du
Frangois. II s'agissait de saluer la me-
moire de ces ouvriers tomb6s... pour 2
francs. "Ces manifestations autour du
souvenir des futtes ouvridres sont i pour
renforcer notre cohesion di un moment oui
[es Wartiniquais ont besoin de se rassem-
bler pour affronter de nouveau defis",
affirment les deux blues municipales.

-J IM,.


Mt OIKE P- "P .


- -






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Education: Le SE Unsa crie "Stop aux suppressions be posters"


Se mobiliser pour sauver I'Ecole martiniquaise
La saignee que va subir I'academie lors de la rentree 2011conti-
nue de faire des vagues. Le syndicate SE Unsa est en ordre de
bataille et pr6t a organiser la riposte face aux 239 suppressions
de postes dans I'academie. "Nous sommes determines a faire
pier e gouvernement et [e ministare sur ces suppressions de posters ,
a declare d'emblee Marie-Michelle Toussaint, secretaire gene-
rale du syndicate lors d'une conference de press tenue le sa-
medi 12 fevrier. Elle a presented le plan d'action que le syndicate
compete mettre en oeuvre pour arriver a I'objectif de "ziro sup-
pression de postes".
Les actions vont se decline dans le cadre d'une intersyndicale
de I'education. Deux journees d'action d'envergure sont pre-
vues a cet effet : le 22 fevrier et 22 Mars 2010.
Lors de la journee du 22 fevrier, les syndicats entendent inter-
peller.le prefet sur les accords pris le 4 mars 2009, "oli despro-
positions avaient eitformulies centre les suppressions de postes.
Ifavait ete acted qu'ify ait une analyse pliusfine des 6esoins de
Cacademie de manikre a eviter ces suppressions", a rappele la se-
cretaire general. Mais le syndicate ne compete pas s'arreter 16 et
entend mener des "operations de harciement a Cencontre des au-
toritis iducatives etprefectorales"sous sa propre banniere, "tout
enpreservant fes ereves", rassure Mme Toussaint.
Sur les themes "Sauvonsdi'cole 9Martiniquaise "et "f'VNSA en
futte pour f'emploi en Martinique", le syndicate envisage de
convaincre le monde educatif et associatif, la society dans son
ensemble afin de leur faire "comprendre que ces actions ne peu-
vent pas etre uniquement Caffaire des enseignants". Une cara-
vane est prevue le 26 fevrier afin de "gagner opinionpublique".
A cette occasion une petition oi il sera question de "refuserque


lajeunesse martiniquaise soit sacrifice par des measures d vi-
sees budgetaires" sera proposed 6 la population. Mais 6ga-
lement en cette "annee des outremer" il s'agira d'obtenir le
soutien de tous les "potitiques" pour faire pression sur le
gouvernement afin qu'elle devienne une "annee de futte".
Une lettre ouverte leur sera deadressee, car il s'agit de
"fempfoi desjeunes Martiniquais et de feuravenir menace". Le
syndicate compete sur le soutien des "polftiques"et la pres-
sion populaire pour faire ceder le gouvernement.
"Nous avons une obligation de reussite, mais pas tous seus:
avec les autres !", dame la secretaire g6nerale.
La lutte sera menee au quotidien jusqu'au mois dejuin, pre-
vient le syndicate. En en cas de surdite du gouvernement
face 6 la demand d'annulation de ces suppressions de postes,
"nous sommesprits a aller a un blocage de la rentree 2011 ", aver-
tit la syndicaliste.
Patrice Bellune a, de son c6te, denonce le "cynisme"de la prime
de 22 000 E accordee au recteur "pour supprimer des posters .
Le syndicate compete protester centree ce cynisme que Con n'aja-
mais connu" et interpellera le recteur afin que cette prime soit
consacree au recrutement des aides administratifs pour les di-
recteurs d'ecole.

Contracts aib6s: cea ne s'arrange pas
"La situation est tres complete aujourd'hiui", resume Marc
Adaine, en charge de ce secteur au SE Unsa. Alors que les 246
6coles primaires devaient beneficier d'une aide administrative,
I'administration ne compete que 124 postes disponibles. La
consequence en est que certain directeurs n'en n'aurort pas
et que d'autres beneficieront d'une aide a mi-temps, explique le
syndicaliste. Le second degree n'est pas mieux loti : sur les 600
contracts aides pour I'aide a la demi-pension, il n'en n'aura plus
que 298. Cela veut dire que les capacities d'accueil de restau-
ration vont etre r6duites et que les parents devront prevoir des
solutions de replacement pour faire manger leurs enfants. De
meme, le monde associatif subit la baisse drastique des
contracts aides, puisque 2.500 seulement des 5 300 contracts se-
ront renouveles. Une situation extremement difficile pour les as-
sociations, juge Marc Adaine. Certes, on announce au niveau de
toute la France 50 000 contracts aides supplementaires, mais
pour I'heure nul ne sait si la Martinique en beneficiera.
Une action est prevue te mercredi 16 fevrier au niveau du rec-
torat pour denoncer cet etat de fait.


Pouvoir W'achat: Dix ans ae pertes bans la function publique bepuis

le lerjanvier 2000 jusqu'en aecembre 2010

La CGT-Finances a public une analyse de la perte du point d'ii- Point d'indice actualis6 en decembre 2010 : 4,6303 E
dice function publique net major depuis le lerjanvier 2000 en Evolution point d'indice depuis le ler janvier 2000 : + 9,05 %
France; Nous I'avons actualisee pour la Martinique. Perte de pouvoir d'achat:
* Evolution des prix depuis le 1/1/2000 (INSEE- hours tabac) France : 9,29 %
au 31/12/2010 : Martinique : 12,85 %, soit 3,56 % de plus qu'en France en 10
-France: + 19,18 % ans.
- Martinique : + 21,9 %, soit pres de + 2,8 % en dix ans Les 40 % sont rognes d'autant, puisqu'is evoluent en meme
* Evolution du point d'indice : temps que I'indice net major.
- Point d'indice au 31 dec 1999 : 4,246

Ir;7nn~lnrq I *E


i ECOO/ L I






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Exemples de pertes de pouvoir d'achat sur le salaire indiciaire
depuis le ler janvier 2000 par cat6gorie pour les echelons de
fin de grade en decembre 2010
Exemples :
1) Grille type categorie C : adjoint administratif 26me classes
11 me echelon
indice major, fin de carrier : 355
Salaire indiciaire brut: 1 644 ;
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle (France):
1 796 ;
Perte mensuelle : 153 E
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle (Marti-
nique): 1 837
Perte mensuelle : 193 ; Ecart avec la France : + 40 E.
2) Grille type categorie B : secretaire administratif de classes
normal, 136eme echelon
indice major, fin de carriere : 463
Salaire indiciaire brut: 2 144
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle(France):
2 343 E
Perte mensuelle : 199 E
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle (Marti-
nique) : 2 398 E ;
Perte mensuelle : 254 ; Ecart avec la France : + 55 ;
3) Grille type categories A: attache, 12eme echelon
indice major fin de carrier : 658
Salaire indiciaire brut: 3047
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle(France):
3 330 E ;
Perte mensuelle : 283 E
Salaire indiciaire brut s'il avait suivi I'inflation officielle (Marti-
nique) 3 408 E:
Perte mensuelle : 361 ; Ecart avec la France : + 78 E ;
Conclusion : En dix ans, les pertes mensuelles de salaires en


Secteur public: perte continue de pouvoir d'achat


Martinique vont de 193 a 361 E selon les categories, hours
prime de 40 %. Sans changement de grade eu gain d'echelon,
le pouvoir d'achat des agents de la function publique a nette-
ment recule en France en dix ans et encore plus en Martinique,
en raison d'une hausse des prix encore plus forte sur cette pe-
riode.
Cela ne tient pas compete du fait que la Martinique a un niveau
general des prix que 'INSEE chiffre 6 plus 16,9 % qu'en France
don't + 45 % pour I'alimentation. D'autres sources comme le
magazine professionnel "Lindaires" donnent un cart qui va
jusqu'a plus 84 % pour les products alimentaires dans les
grandes surfaces.
Pas 6tonnant que I'on ait assisted & un grippage progressif de la
consommation, moteur principal de notre economic artificielle,
la function publique representant une part essentielle de la
masse salariale (45 % en Martinique centre 21,5 % en France).
Michel Branchi


Kegion : oui a I'energie solaire, mais pas sur les terres agricoles


Catherine Conconne Daniel Chomet et Serge Letchimy


"On n 'a pas besoin d'utifiser es terres agricoles pourfaire de Liner-
gie solaire", c'est ce qui resort d'une etude lancee par la Re-
gion. Cette etude sur "rivaluation dupotentieCde diveloppement
de f'energie photovoltaique en Martinique a ite prisentie aux
maires le samedi 12 fvrier. Elle aidera les maires a prendre les
bonnes dicisionsface auxpromoteurs quipromettent des sous sans
computer .
En effet, des permis de construire avaient ete accords suite A
la promesse de remplir les caisses de certaines municipalities
en difficult, et A cause du manque de strategic commune en


matiere de developpement des energies renouvelables.
Mais la protestation des agriculteurs centre I'installation de
fermes photovoltaiques sur les terres agricoles avait fait
prendre conscience que les measures de defiscalisation en
faveur de I'energie solaire menaient A une speculation
dangereuse pour I'avenir de I'agriculture martiniquaise. "I[
nefaut pas grader (k potentielagricofe en profit de finergie
solaire au so'", tel etait le slogan de ceux qui mettaient en
garde centre ce nouvel eldorado financier pr6ne par les
multinationales. Et pourtant, la Martinique a un retard
considerable en matiere d'energies renouvelables, qu'il
faut combler des 2015, pour passer des 3 % actuels a 30
%. A cela s'ajoute le fait que sa consommation electrique
augmente de plus de 5% par annee.
Afin de faire face au probl6me, la Region Martinique s'est im-
pliquee dans un processus pour aboutir a I'elaboration d'un
schema regional de I'energie qui sera termine completement
fin 2011, a announce Serge Letchimy. "La Martinique aura dis-
ormais un vraie stratigie sur fes politiques inergitiques", a-t-il de-
clare. Un document qui sera opposable au Schema
d'amenagement regional (SAR) pour I'utilisation des terres et
des toitures. On se rappelle que pour contenir la colere des
agriculteurs et mettre un terme 6 la profusion de projects de cen-
trales photovoltaiques sur le territoire martiniquais, un mora-
toire avait ete lance par la Region. Cela a permis, par la


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Socd^^ I






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n6gociation, de r6duire la capacity des fermes don't les chan-
tiers avaient d6ja d6but6.
L'6tude en course fait d'ores et d6ja le constat que c'est aller
dans la facility que d'utiliser les terres agricoles pour produire
I'electricite alors qu'on dispose de 2.000 hectares de surface
au sol utilisables selon des r6gles pr6cises, plus 2.000 hectares
de toitures potentielles pour cette production."C'est des centaines
defois par rapport aux besoins", a declare le president de R6-
gion avant d'ajouter : "Ces surfaces doivent surtout crier la va-
Ceur ajoutie et surtout crier une vraie fiLre afin de crier
Cactivite". II propose a cet effet de mettre sur pied une soci6te
d'6conomie mixte et un fonds de d6mantelement pour recycler
les panneaux arrives en fin de vie.
Lors de cette rencontre, un consensus s'est d6gage pour ne
plus accorder de permis sur les terres agricoles et en m6me
temps travailler a rattraper le retard du pays en matiere d'6ner-


gie, en attendant le Schema regional. Selon Charles-Andre
Menc6, maire de Ducos, "Maintenant iCy a une documentation,
une pidagogie, iffaut freiner cette frinisie desfermes photovoc-
taiques pour mettre en valeur nos terres agricoles. IC est essentief
pour le developpement inergitique de la Martinique que nous puis-
sions nous mettre d'accordsur cette pratique que Con va mettre en
place. Ilfaudra aussi accompagner les Martiniquais pour qu'ils
puissent s' mettre".
Le march qu'a lance la collectivit6 pour mettre du photovol-
taTque sur toutes les toitures o6 il y a un potential 6nerg6tique
fort sera repris en avril prochain, car ii a et6 arr6t6 a cause du
volte-face des promoters suite A la remise en cause de la de-
fiscalisation, a expliqu6 le president de Region.
La protestation des 6cologistes et des agriculteurs semble avoir
port des fruits


Energies renouvelables : la question bes formes photovoLtaiques au sot.


Andre Charpentier au centre: une naivete deconcertante


"Les promoters ont vendu du rive", tels sont les propos tenus
au JT de Martinique 1 re du samedi 12 fevrier 2011 par la jour-
naliste, en ouverture de son journal. II s'agit du compete rendu
de la reunion tenue le matin m6me au Conseil Regional en pre-
sence des maires sur le rapport diligent par la collectivit6 r6-
gionale.
On est surprise, voire scandalise, de la 16geret6 avec laquelle
les maires ont donned les autorisations n6cessaires a des pro-
moteurs peu scrupuleux. Le maire de Basse-Pointe, d'une nalf-
vet6 d6concertante, declare : "On vousprisente unprojet qui est
criateur demplois, qui est producteur dfinergie, on vous announce
qu'ifdepassera mime votre propre consommation...". Et cela suf-
fit pour le convaincre ?
Fred Donat, le repr6sentant de Saint-Esprit, Georges Ventaka-
pen, de Sainte-Marie par ailleurs dirigeant du Cod6ma- Modef,
ou encore Antoine Cr6tinoir de Macouba, ont tale au grand
jour leur ignorance. Mais, par leurs decisions, ils mettent en
danger la production agricole martiniquaise.
On peut legitimement s'interroger sur ce degr6 d'ignorance de
la part d'elus en place, depuis longtemps pour certain, et qui
6taient les principaux agents de la lutte centre la petite avanc6e
de la Martinique dans le cadre de I'article 74 de la Constitution
Francaise.
Le Schema Martiniquais de D6veloppement Economique
(SMDE) qui date de janvier 2007,tant d6crie analysait d6ja la
question des energies renouvelables que I'on semble d6cou-
vrir.


Ily est 6crit :
"L 'ambition defaire de Ca Martinique une Technop6Ce
Energitique Insulaire avec pour objectif Coptimisation
de lafacture inergetique et la reduction a 50% [a dipen-
dance inergetique, est noble et s'inscrit dans la dynamique
d'efficaciti qui, elfe suppose nianmoins une mise en co-
herence de la politique inergitique, actuellement definie
par rEtat avec Ces autres politiques (fiscaitd, transport,
aides auxentreprises, potitique inergetique regionale...)
mises en oeuvre par Ces Coffectivitis Territoriales.
ICconvient, au regarddes enjeux international et des
nombreuses speculations internationals Clies a cette va-
ria6be, d'organiser [a governance dans le secteur de
Cinergie pour maitriser Crvolution tarifaire et ainsi, ga-
rantir la compititivite des entreprises et la satisfaction des admi-
nistris".
Signalons que lors du d6bat sur la LODEOM a I'Assemblee Na-
tionale du 6 avril 2009, Alfred Marie-Jeanne, depute, s'inquie-
tait de la situation en ces terms :
"Ma deugime remarque concern le photovoltai~ue. Le Grenelfe de
fenvironnement a priconis6 de porter a 50 % 1a part des energies
renouvelables a horizon 2020, mais le photovoCtaique d terre n'est
pas du tout encadrepar (a loi. Or les dossiers en course couvriraient
pas moins de 240 hectares. C'est une aberration de plus qu'iCfaut
iviter. ce rythme-Cd, et compete tenu de mes remarques prici-
dentes, (a [Martinique sera bient6t a Cencan; on prepare Ces pro-
chaines rivoltes. ICest done urgent de Cigifirer en ce domain, en
encourageant 'installation de ces dispositifs sur les immeubles".
L'Assaupamar de son c6t6, dans un dossier public en 2009, fai-
sait la m6me mise en garde :
"La mise en place defermes olCiennes ou photovoltaiques est uti-
Cisie pour stiriliser de nouvefles terres agricoles projectt nordat-
Cantique : 71 ha). Tout project de ce type doit itre refuse. Pour le
solaire iCfaut priconiser utilisationn des toitures".
Dire aujourd'hui 'je ne savais pas", c'est purement de I'infanti-
lisme politique.
Tous ces ignares devraient d6missionner.
Fernand Papaya


IF .d 17 Fi e 201 HiSn 07- 'BPg


^ fm socl I






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Daniel Marie-Sainte pret a butter pour que Clauie Lise conserve la majority


Le vendredi 11 fevrier, Daniel Marie-Sainte et Virginie Miam ont
presented les raisons de leur candidature aux elections canto-
nales des 20 et 27 mars sur le canton 2 du Lamentin. Daniel
Marie-Sainte, qui se present comme le candidate du Rassem-
blement Populaire Lamentinois (RPL), a lance le slogan "Cheure
du changement est venue". Bien que se felicitant du travail ac-
compli par la conseillere general sortante Claire Turnorfe -du
group Batir-, qui ne se represente pas, le tandem a decide
d'aller a la bataille en adversaire du group BAtir qui "a change
de camp"a I'occasion des regionales et don't la gestion munici-
pale est jugee decevante.
Pour Daniel Marie-Sainte et Virginie Miam I'objectif de cette ba-
taille au Lamentin est, entire autres, de "garder la prisidence du
Conseilginiralaux mains de Claude Lise a l[a veiFFe de la collecti-
viti unique". Daniel Marie-Sainte affirme qu'il y a danger, car
Claude Lise "a su6i des trahisons et [a majority devientfragile. If
y a un besoin de renforcer la majority pour que Fe mime parti qui
contr6le la capitaFe et [e conseidrigional ne mette pas La main sur
le conseilgineral, ce qui ne serait pas sain pour Fa Martinique". II
ajoute : "Nous Ces patriots, nous avons decide de prendre nos res-
ponsabilitis et de nous faire confiance". II precise que la pers-
pective d'un mandate de 18 mois ne constitute pas un obstacle :
"IFs'agit de la preparation dune bonne coFlectiviti unique, mais
aussi de mettre en train dans Ce domaine social, (a Futte contre Cre.-


Virginie Miam et Daniel Marie-Sainte

clusion et Figaliti des chances". II fait valoir en outre que ce qui
sera entam6 sera n6cessairement poursuivi dans le cadre de la
collectivit6 unique.
Ces aspects ne sont pas les seuls que les deux candidates en-
tendent defendre durant la champagne. Ils competent poser la
question de I'insertion des jeunes pour les remettre dans le cir-
cuit du travail, celle des personnel Agees, en grand nombre sur
le territoire. Ils veulent encore faire entendre la voix du Lamen-
tin au sujet des comp6tences de la nouvelle collectivite.
Le defi que compete reliever Daniel Marie Sainte "est defaire en
sorte que Fes Lamentinois qui ont voti pour 4AfredMarie-Jeanne
votent pour son second'. II espere etre "digne de Ceur confiance".
C.B


Avancersur le chemin e la responsabilite politique, adcLare Marie-Helene Leotin


!LECflONS CANTONALES-
S 20 ET 27 MARS 20

Au centre, Marie-Helene Leotin et Maurille Saint-Prix


Le CNCP et le MIM ont decide, dans le cadre de leur accord po-
litique, d'investir la candidature de Marie-H6lene Leotin et Mau-
rille Saint-Prix sur le canton 2 du Francois.
Des candidates de I'Alliance MIM-CNCP qui "s'engagent d oeu-
vrerpour 1a reussite de la mise en place de la Coffectivite de Mar-
tinique, defacon sereine et responsa6fe, mais sans perdre de temps".
Mais souligne la candidate "changer de cadre institutionnel ne
risout pas tous Ces pro6 emes".
"La nouveCle collectiviti ne va pas automatiquement permettre [e
demarrage de conomie ou (a resolution des immense pro6lemes
sociaux que nous rencontrons", a-t-elle ajoute.
Marie-Helene Leotin consider dans la declaration faite a la
press ce samedi 12 fevrier "qu'irnous reste d nous organiser
pourprotiger nos terres, protiger nos emplois, assurer un de6ut de
diveloppement endogene permettant de riduire notre dipendance
alimentaire et d'afervers une certaineforme d'autosuffisance. Le


canton Suddu Franfoisposside des atouts: touristiques (deuxdes
endroits les plus visits de Martinique sont la "Baignoire de Josi-
phine" et fHa6itation CFment), agricoles (dlevage et vivrier, canne
AOC). Nous pouvons aider la population a s'organiser pour que
les retombies touristiques ou iconomiques profitent au plus grand
nombre, a savoir auCpetits agriculteurs, auxpetits artisans, auw
petits commercants, auxmarins-picheurs. La terre de Martinique
peut nourrir ses enfants et peut crier des emplois a travers desfi-
Fires organisies et contr6Fies par Ies producteurs.
Le diveloppement iconomique doit itre au service de Chomme mar-
tiniquais et non d (a merci du profit capitaliste qui investit et re-
part au gre des ddfiscaCisations".
Elle conclut que "des defis immense nous attendant: rdussir idu-
cation, assurer Finsertion desjeunes en protigeant nos emplois,
renforcer la couverture sociaCe et sanitaire devant fes defaiFlances
de rEtat, faire que la terre martiniquaise nourrisse ses enfants.
Vn nouveau cycle s'ouvre pour notre peuple : cefui de la conquite
progressive de la responsabiFiti politique. Etre present sur [e front
itectoral participer ces elections cantonales, c'est aussi un moyen
de mettre en avant ces idies, mais surtout de mettre en applica-
tion notre conviction que nous pouvons nous organiserpour satis-
faire une parties de nos 6esoins, employer nosjeunes dans desfilires
durables, amiliorer le mieux-itre sociaCde notre population".
Marie-Helene Leotin et Maurille Saint-Prix competent se saisir
de cette periode transitoire pour renforcer I'action social par la
concertation et un travail coordonne entire les services de la
mairie, du conseil general et du conseil regional.
C.B


/ *, ',,~ .


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1 http://www.iournal-iustice-martinique.com


Reftexions sur un


"touristique"!


Nicolas Sarkozy en voyage electoral en Martinique


Entendez-vous dans nos campagnes les applaudissements
bruyants des beni -oui-oui presidentiels officialss ou invites tries
sur le volet) reunis a I'occasion d'un voyage touristique don't le
theme principal de conversation devait etre 6videmment le tou-
rsme.
De cette assemble, beau fleuron de la politique-spectacle des-
ormais a la mode oO le nceud de cravate et la coupe de che-
veux des acteurs ont plus d'interet que les "idjes", oO les bons
mots ont plus d'importance que les programmes- j'ai retenu
deux passages (une goutte dans I'ocean) du discours du Pre-
sident oO il a ete question de responsabilite.
II fallait, selon lui, que les Martiniquais acceptent "de prendre
enfin feurs responsailitis". Itait-ce un regret qu'ils avaient re-
fuse de les prendre lors du referendum du 10 janvier? Je ne
crois pas.
A cet effet, il rappela qu'il souhaitait qu'on fasse davantage de
place aux "locaux"aux dits postes de responsabilite. C'etait un
voeu fortement proclame lors des Etats g6n6raux sarkoziens
organisms en catastrophe par le pouvoir central pour court-cir-
cuiter la colere des travailleurs martiniquais. Pour prouver qu'il
donnait I'exemple et qu'il respectait ses promesses, il venait de


decider, en accord avec la ministry guadeloup6enne de I'outre-
mer, que les deux Commissaires au d6veloppement endog6ne
de la Guadeloupe et de la Martinique seraient deux "europiens
de la rue Oudinot". On n'avait pas trouv6 "d'indigines" suffi-
samment cal6s pour animer le d6veloppement endogene de
I'6conomie tropical de leur propre pays. Une fois de plus, il y
avait done un hexagonal chef de service qui s'ajoutait & la co-
horte bien fournie qui existait d6ja, si bien que lorsqu'on les voit
a a television reunis ensemble, on se croirait a Paris.
Cerise sur le gateau, quelques jours apres la visit presiden-
tielle, nous apprenons qu'on avait nomme une specialiste pari-
sienne a la tete du CMAC (Centre Martiniquais d'Action
Culturelle) pour s'occuper du "d'vefoppement de la culture mar-
tiniquaise". Evidemment elle etait mieux placee qu'un "loca"'
pour animer la culture (si important pour nous) de la Martinique
oO elle n'avait jamais mis les pieds et done elle ignorait I'es-
sentiel. Ainsi c'est Paris qui va impulser et controler I'action cul-
turelle.
Pauvre Pierre Aliker qui r6petait que les Martiniquais etaient
mieux places que quiconque pour s'occuper des affaires mar-
tiniquaises II a d0s'enerver un peu lorsque, aussit6t, on ap-
prenait qu'un magistrate nomme par Paris allait 6tre directeur
d'un "O6servatoire des Prixet des revenus"a la Martinique.
Comme ont dit chez nous, "parolan 6ouch pa chag"
D'ailleurs, le President devait, lors de la meme assemblee tou-
ristique, avertir les elus "focauw" que s'ils ne se comportaient
pas convenablement, ga pourrait barder. C'est la premiere fois
que j'ai entendu un President de la Republique menacer des
elus du people. Je ne suis pas sOr que cela se ferait dans
I'hexagone sans soulever de fortes vagues. Ici, il y a eu des
gens pour applaudir le papa menagant du baton ses ou3illes
en cas d'indocilit6. D'ailleurs "qui aime bien chatie bien ", dit le
proverbe latin. Este-ce ainsi que I'on guerira le mal colonial ?
Amis Martiniquais, voila le 73 en action Oui vive le 74 Vive
I'autonomie que nous gagnerons le jour o6 nous verrons clair.
Armand Nicolas


Jocelyne Sabine : "Respectons et protegeons nos granbes figures" !


Nous avons requ de Mme Jocelyne Sabine, membre du
RDM, un point de vue sur la maniere don't certain ont tented
d'instrumentaliser a des fins politiciennes le 104 ieme an-
niversaire de Pierre Aliker. Cet article a ete ecrit par Joce-
lyne Sabine, en reponse a I'interview abusive du Dr Pierre
Aliker dans I'6mission Club Actu de ATV. Nous en publions
ci-apres de large extraits. En effet, ii y a des limits a ne
pas franchir.

"II faut, sans contest, saluer la capacity de certaines societes
a proteger I'image et I'integrit6 de leurs grands hommes, quand
sonne pour ceux-ci I'heure privil6gi6e du tres grand age et des
manifestations de son emprise ineluctable. Chacun aura, par
example, note, a cet 6gard, I'attachement scrupuleux de I'en-
tourage d'un Nelson Mlandela (93 ans !) a soustraire d6sormais
cette figure hors norme tout a la fois aux curiosit6s malsaines,
a I'avidite des chasseurs d'images, a I'influence des manipula-
teurs, aux exploiteurs de vuln6rabilit6, a I'indecence jubilatoire
des inevitables arracheurs de mots et de petites phrases !...


C'est, en r6alite, le souci meme de la preservation de I'heritage
et de I'integrit6 de la transmission qui doit imposer, le moment
venu, la pudeur et la retenue ; plus encore, le respect d'une
sorte de droit a la discretion des femmes et des homes don't
le parcours exceptionnel est deja, en lui-meme, suffisamment
eloquent.
Tous ceux qui partagent ces convictions 6thiques minimales
n'ont pu qu'eprouver un melange grandissant de malaise et
d'indignation, au fur et a measure du deroulement de I'entretien
d'une cinquantaine de minutes inflig6 au Docteur Aliker (104
ans !) dans le cadre de I'6mission "Club Actu" d'une chaine
du paysage audiovisuel martiniquais. Ils se sont sans doute
cries au fond d'eux-m6mes, reprenant une formule pr6cise-
ment chere a Pierre Aliker : "C'est invraisem6b6ble !".
Passons sur le spectacle d'un homme accule a des repliques
qui, bien souvent, n'6taient que des esquisses de reponses ou
alors a des formules st6r6otypees en lieu et place du raison-
nement, chez lui pourtant habituellement si rigoureux et impla-
cable (...)


17 rir 20 -justic no07-PageI 10


LP mOIN PEVEI


r Tru;VNE j






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(...) Pourra-t-on, par example, se faire A I'idee qu'il ait ainsi pu,
a plusieurs reprises, associer, implicitement ou explicitement,
I'idee de responsabilite a celles du denuement et de la regres-
sion et accoler I'idee d'autonomie uniquement repetons-le
UNIQUEMENT a I'imperatif, certes incontestable, du ratta-
chement a un grand ensemble ?
Pourra-t-on jamais admettre qu'il n'ait jamais jug6 bon de met-
tre en relation dynamique de responsabilite, dynamique de de-
veloppement et d'efficacit6 6conomique ? Qu'il ait meme paru,
a certain moments, mettre ces notions en opposition ?
Comment ne pas avoir ete conduit a sourire, malgre soi, en I'en-
tendant assimiler le petit pas d'une collectivite unique b du su-
perficiel, alors meme que les dirigeants du P.P.M. d'aujourd'hui
reclament encore trois ans pour la mise en oeuvre d'une re-
forme si... "superficiefe"? (...)
(...) Mais venons-en a I'insistance de ses interlocuteurs a le
pousser, a quelques semaines d'une important echeance
electorale, a porter un jugement sur des personnalites poli-
tiques en activity ; ce qu'il n'a pas manque de faire avec un ma-
nicheisme desarmant.
Quelle credibility accorder alors aux terms dans lesquels il a
pu evoquer le president du Conseil general ?(...)
(...) Car enfin, ceux qui connaissent un tant soi peu I'histoire
du P.P.M. d'Aime Cesaire, ceux qui savent quelque chose des
opposition qui ont pu se nouer entire certain de ses dirigeants,
ceux qui sont passablement renseignes sur la quality des rela-
tions qui ont pu s'etablir entire certain de ceux-ci, ont force-
ment face au jugement exprime par le DocteurAliker navigue
entire incredulit6 et consternation.


Car, de fait, c'est vrai-
ment livrer un secret de
polichinelle que de rap-
peler que Claude Lise a,
pendant des ann6es,
6et, on peut le dire, du
cercle intime de Pierre
Aliker. Et si I'on veut se
fire une idee, plus
conform a la r6alit6, de
ce que ce dernier pense
veritablement du pr6si-
dent du Conseil g6enral,
mais aussi de ce qu'il a
pu lui exprimer d'estime,
d'amiti6 et de confiance,
il suffit de se reporter A
ces quelques elements
d'une declaration pu-
blique du DocteurAliker,
prononc6e en 2005, 6 Pierre Aliker a 104 ans
prononcee en 2005, B
I'occasion d'un hom-
mage rendu A I'ex6cutif departemental : "Je luifais confiance,
car son pass ripondde lui. Ila montri qu'if ~tait capable de sui-
vre une itoi(e polaire qui ne trompe pas, c'est-d-dire de d~fendre
Pinteret giniraL'. C'est on ne peut plus clair : non pas la me-
fiance, mais la confiance, non pas la variation, mais I'aptitude
a suivre invariablement une ligne directrice (...)"
Jocelyne Sabine


[ REVUE P FRES^^SE J


"AntiUla" et la recherche be la vrite: Qui a ance L'Autonomie ?


Notre confrere Antilla (n 1441 du 3 fevrier 2011) consacre
une page A la question de la paternity de la naissance du
mot d'ordre autonomie sous le titre generique voyagess vers
fav6rit*'
L'hebdomadaire public un large extrait
du compte-rendu consacre par notre
journal (n 4 du 27 janvier 2011)
1'emission de Frantz Zozor a la radio
RLDM du dimanche 23 janvier et ou
Fernand Papaya, Georges Erichot, Ar-
mand Nicolas et Michel Branchi avaient
et6 invites. Cet extrait relate la de-
monstration d'Armand Nicolas sur la
genese de I'Autonomie au sein de la
Federation de la Martinique du PCF
des 1955, avant la demission d'Aime
Cesaire. Precisons que cette mise au
point avait ete demandee apres I'ani-
mateur de I'6mission, Frantz Zozor, en
reaction aux propos falsificateurs de di-
vers elus regionaux neo-PPM, don't
I'historienne Elisabeth Landi, sur la pa-
ternit6 de I'Autonomie et I'attribuant
comme le font toujours les dirigeants du
PPM comme du neo-PPM a Aime Ce-
saire. L'historienne Elizabe
Le journal dirige par Henri Pied, ancien la paternity
de I'OJAM faut-il preciser, apporte sa
contribution en publiant eg'alement en regard le courier d'un
ancient president de I'Association general des Etudiants de la


eth
de


Martinique(AGEM) en France et expliquant que I'AGEM avait
pris position pour I'Autonomie a son congress de P&ques 1958.
Les theses independantistes y furent debattues et rejetees au
profit de I'Autonomie consideree comme plus "raisonnabfe".
Tout a fait. Cette precision est utile et
rappelle qu'il y avait un bouillonnement
dans le milieu 6tudiant martiniquais
face au grand courant de la d6coloni-
sation : guerre d'Algerie, conference de
Bandoeng, nationalisation du canal de
Suez, etc. Et les communists martini-
quais en Martinique n'y 6taient pas in-
sensibles, bien entendu.
II reste que, sans qu'il y ait de contra-
diction, le parti des communists mar-
tiniquais, quelle que soit sa forme
organisationnelle, a etb la premiere for-
mation politique sur le sol martiniquais
a avoir mis I'ordre du jour la rupture
avec I'assimilation et la question de
I'accession du people martiniquais la
gestion de ses propres affaires.
C'est aussi le premier parti martiniquais
non infeode & un parti frangais, puisque
la Federation communist martini-
quaise s'est transformee en Parti Com-
Landi refuse au PCM
I'autonomie muniste Martiniquais le 21 septembre
1957. Aim6 Cesaire ne cr6a le Parti
Progressiste Martiniquais que le 22 mars 1958.
Et le mot d'Autonomie est lanc6 explicitement par le nouveau


I *E ',t.SmlrWSVrWI^


r TitioUNE






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PCM en Martinique le 14 fevrier 1960, au Palais de la Mutua-
lite a Fort-de-France.
Rappelons aussi, au moment o0 nous pleurons la disparition
de I'immense ecrivain quest Edouard Glissant, qu'il fut de ceux
qui creerent lors de son premier Congres les 22-23 avril 1961
a Paris le Front antillo-guyanais pour I'Autonomie. II y avait
aussi notamment: Marcel Manville, Cosnay Marie-Joseph (an-
cien secretaire federal de Federation communist martini-
quaise), Albert Beville (alias Paul Niger), Bertene Juminer,
Gilbert Gratiant (professeur, frere de Georges Gratiant), Au-
guste Constant (frere d'Andre Constant), Cecile Aliker (com-
muniste), etc.
Cela montre qu'il y avait, 6 cette charniere historique impor-
tante des annees 1960, une recherche de voies nouvelles pour
sortir le pays Martiniquais de I'impasse. Et la repression colo-
niale fut impitoyable, principalement centre les communists.
Et pour cause.
Un confrere journalist a qui j'apportais recemment ces preci-
sions datees marqua son 6tonnement et son incredulite : le
parti communist ne peut avoir eu une position anticolonialiste
en defendant I'Autonomie, me retorqua-t-il en substance. Et s'il
a subi la repression, conceda-t-il, c'est pour les luttes sociales.


Cet change est symptomatique des stereotypes qui sont tou-
jours a I'oeuvre du fait de plus de 50 ans de falsification de I'his-
toire contemporaine par le PPM et don't I'exemple le plus recent
est ce fameux debat a la pleniere regionale du 6 janvier 2011.
Comment I'Autonomie serait-elle anticolonialiste, defendue par
le Front antillo-guyanais de Glissant, Beville, Manville, Justin
Catayee, etc, ou tardivement par le PPM, et assimilationniste
lancee precocement par le PCM ? N'est-ce pas la mauvaise foi
de ceux pour qui, par definition, un Parti Communiste ne peut
defendre la Nation et que les communists ne sont pas des pa-
triotes. Vieux debat qui n'est pas seulement martiniquais.
Aujourd'hu,i beaucoup de nationalists defendent I'etape de
I'Autonomie et reconnaissent enfin le r6le pionnier du PCM.
Que de temps perdu a vouloir refaire I'histoire !
Michel Branchi

PS. Sur cette period, voir "ffistorialU4ntiltais", tome VI, et
notamment une contribution d'Edouard De Lepine qui 6tait en-
core GRS et le Tome III de 'TMistoire de Ia 9Martinique"d'Ar-
mand Nicolas.


Deuxieme mort pour la banane bite "europeenne" be Guabeloupe

et Martinique: Le Parlement europeen capitule a son tour


Lemploi dans la banane menace par I'Lurope


Mauvaise nouvelle pour la production de bananes de Guade-
loupe et Martinique.
L'accord de Geneve de 2009 concernant les droits de douanes
sur les bananes en provenance des pays d'Amerique latine, qui
a mis fin au different le plus ancien dans I'histoire du commerce
international (plus de 15 ans), a ete ratifi6 par une majority de
deputies du Parlement europeen jeudi 3 fevrier dernier. Apres la
capitulation de la Commission europeenne don't nous avions
fait etat, voil& celle du Parlement europeen.
Le Parlement souligne neanmoins que cet accord ne repondra
pas entierement aux interets legitimes de toutes les parties, y
compris ceux des producteurs de bananes de I'UE, c'est-a-dire
Guadeloupe et Martinique en particulier.
L'accord met un terme a plus de 15 ans d'un conflict qui oppo-
sait I'Europe aux pays d'Amerique latine producteurs de ba-
nanes et aux Etats-Unis, oi sont 6tablis les sieges des


S -.- multinationales telles que Chiquita. Les
multinationales americaines controlent
plus de 80 % du march mondial.
Les deputies estiment cependant que les
dispositions financieres particulieres pour
les regions productrices de bananes ul-
traperipheriques de I'UE n'offrent pas un
soutien suffisant aux producteurs de I'UE
de la Guadeloupe, la Martinique, les
Acores, Madere et les lies Canaries, qui
pourraient 6tre significativement affects
par I'accord de Genbve.
Les deputies appellent egalement la Com-
mission a accroitre le soutien aux produc-
teurs de bananes de I'UE et des ACP et
de le prolonger jusqu'en 2020 si cela
s'avere necessaire. De plus, les deputies
encouragent les autorites competentes de
I'UE a prendre d'autres measures pour
s'assurer que les producteurs de I'UE soient en measure de res-
ter sur le march.
Cela constitute une forme d'hypocrisie. Car, apres s'etre sou-
mis au diktat de I'OMC (Organisation Mondiale du Commerce),
les deputies europeens demandent aux autorites europeennes
de reparer les degats.
En effet, I'Union Europeenne, dans I'accord de Geneve, a ac-
cepte de mettre progressivement un terme a son traitement
preferentiel des pays exportateurs de bananes d'Afrique, des
Cara'bes et du Pacifique (ACP) en change d'un accord des
pays latino-americains de mettre fin aux litiges en suspens in-
troduits aupres de I'OMC. Les bananes de ce group d'Etats,
essentiellement des anciennes colonies, entrent en franchise
de droit sur le march europeen, au contraire des bananes
d'Amerique central, qui se voient appliquer un tarif douanier.
En ce qui concern les principaux pays ACP producteurs de


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^ECONRJI






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bananes, en plus d'une aide r6guliere de I'UE, ils recevront une
aide du budget de I'UE (jusqu'a 200 millions d'euros) qui les ai-
dera a s'adapter A la concurrence plus rude de I'Am6rique La-
tine. Mais I'essentiel reside dans le fait que I' Europe va
progressivement reduire ses droits d'importation sur les ba-
nanes en provenance d'Amerique latine, qui passeront de 176
euros/tonne a 114 euros/tonne en 2017, ce qui rendra les ba-
nanes d'Amerique Latine, d6ja dominantes sur le march eu-
ropeen, encore plus competitives sur le march de I'UE.
Le Parlement europeen reconnaTt que cette baisse des droits
de douane va "mettre en danger" les petits et moyens produc-
teurs des pays ACP et des pays ultraperiph6riques integr6s A
I'Union notamment Guadeloupe et Martinique) don't les taux de
ch6mage sont les plus elev6s d'Europe. Alors ?
Cet accord "renforcera Ia position dominate desfirmes multina-
tionales amiricaines, qui contr6lent dejd plus de 80% du march
mondiaf(..). Encore unefois, ce seront [es petits producteurs qui
enpdtiront", a denonce I'ecologiste Catherine Greze. (LEE).
Les producteurs europeens de bananes touchent actuellement
279 millions par an dans le cadre du programme POSEI (Pro-
gramme d'Options Sp6cifiques A I'Lloignement et I'lnsularite).
Les eurodeput6s ont demanded A I'UE d'ajuster ce programme
afin qu'il leur fournisse un soutien financier suffisant.
Des dispositions financieres speciales pour les producteurs des
regions ultraperiph6riques de I'UE doivent 6tre precis6es dans
un reglement europeen distinct.
"Les mesuresfinancieres proposes par Ia Commission europeenne
pour soutenir Ces producteursACP (..) et Ces regions ultrap6riphi-
riques de rUnion europienne (...)sont insuffisantes. ICserait inad-
missi6le que ces pays patient Ce prvi dune mauvaise pofitique
commercial mondiale", a souligne Catherine Greze, eurod6pu-
tee frangaise des Verts, dans un communique.
Dans une resolution separee, les deput6s ont fait part le 3 fe-


vrier de leurs preoccupations pour les pays ACP et les regions
productrices de bananes "ultrapiriphiriques" de I'UE, soit les
d6partements et territoires francais de Guadeloupe, Martinique,
Guyane et Reunion, les iles Canaries espagnoles, les territoires
portugais des Agores et de Madere.
IIs ont notamment demand A la Commission de presenter une
etude d'impact sur les effects de I'accord pour les producteurs
des pays ACP et de I'UE, pour pouvoir ensuite accroTtre son
soutien et le prolonger si n6cessaire.
Les deputies europ6ens mettent en garde toutefois en souli-
gnant que le soutien aux pays ACP pourrait s'averer insuffisant
en terms de resources et trop court dans sa periode d'exe-
cution pour pouvoir fournir une aide efficace aux producteurs
de bananes locaux. Ils ont egalement rejete fermement toute
tentative visant A finance cette aide par I'argent affected A la
cooperation et au developpement. Par consequent, ils deman-
dent A la Commission d'indiquer clairement que le financement
se ferait par de I'argent frais a partir de resources supple-
mentaires, et de presenter un nouveau programme de finan-
cement pluriannuel. Une demand parfaitement aleatoire.
II faut savoir que I'Union Europ6enne (UE) est le principal mar-
ch6 mondial de la banane. Plus de 70% des bananes vendues
dans I'UE proviennent d'Am6rique latine (principalement Equa-
teur, Colombie, Costa Rica et Panama) et environ 20 % pro-
viennent des Ltats ACP (essentiellement le Cameroun, la C6te
d'lvoire, Republique Dominicaine, Belize et le Surinam), et le
reste des pays integres A I'UE elle-meme (Chypre, Grece, Ma-
dere, Canaries et les "dipartements"frangais d'outre-mer de la
Guadeloupe et la Martinique).
Demander a I'Europe d'augmenter son aide financiere pour
compenser les pertes subies du fait du dumping des multina-
tionales sur le march europeen a I'heure oir les budgets eu-
rop6ens sont en crise consiste A se donner bonne conscience.
Antoine Gilles avecAFP


Reconnaissance pour les PME martiniquaises


La second edition des Trophees de la Perfor-
mance, manifestation biannuelle portee par la
Confederation G6nerale des Petites et Moyennes
Entreprises Martinique qui s'est tenue le 12 fevrier
(CGPME) etait placee sous la pr6sidence de
Jean-Francois Roubaud, President de la CGPME
France.
Les trophies de la performance ont 6te institutes
afin "de valoriser la tjnacite des entreprises qui, mal-
gre la crise affectant Ciconomie depuis pCusieurs an-
njes, demeurent performances et compititives". La
confederation souhaite faire savoir par I'interme-
diaire de PME dynamiques que "Ces efforts concer-
tis des socioprofessionnels, partenaires social et
CofCectivitis de Martinique pour o6tenir Ces moyens
de la soutenir ne sont ni vains, ni inutiles, ni enfa-
veurde certaines minoritis ou lobby". Plusieurs en-
trepreneurs ont ete recompenses dans les cinq
categories mises en place : Engagement -Parcours- Dyna-
misme et proximity -Diversite et mixite et Performance.
La visit du president de la CGMPE frangaise a permis
d'6changer sur le necessaire regroupement pour faire face A la
crise don'tt on se reeve doucement", mais a 6te aussi I'occasion
d'inviter d'aller a la conquete de marches exterieurs avec ces
regroupements. socioprofessionnels.


A. Richol, J De Laval, M. Baudoin et G. Ferdinand


On retiendra que Alexandre Richol, president de la CGMPE
Martinique, a sollicite Jean-Frangois Roubaud pour 6tre le re-
lais de I'entite locale afin de plaider pour un report de la mise en
place de la Collectivite unique prevue en 2012, l'il consider
comme "dangereuxpour a Martinique". Intrusion eminemment
politique.
C.B


iP 7m r 2D 01 utio7Pge1'q


I ECrinOI






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Nicolai Sarkozy fur TF : Une mise en scene qui n'a pas convaincu


De I'avis quasi g6n6ral de la press, la prestation fournie, le jeudi
10 fevrier sur TF1, par le president de la Republique, lors de
I'6mission "Paroles de Franaais" n'a pas convaincu.
Les commentaires releves montrent que la strategic de commu-
nication de I'Elysee n'a pas donned les resultats escomptes, tant
sur la forme que sur le fond..
"Parole usie, electorate de6oussoL, image brouilie" ou "Le remake
teiCvisuelde l'an dernier, format pour dirouler la politique gou-
vernementale, manquait singulirement de contradiction" ou en-
core "Ce n'etait pas Sarkozy, c'etait Pinocchio don't le nez
s'allongeait d [a measure de cette interminable missionn, autant de
commentaires peu flatteurs que I'on pouvait lire dans la plupart
des journaux.
L'exercice, deja experiment I'annee derniere et qui consiste
pour le president a dialogue avec un 6chantillon de 9 personnel
censees representer la society frangaise paraTt demode. La
duree particulierement longue de I'emission 2heures trente la
complicity evidence avec le presentateur, la complaisance des
interlocuteurs, le passage intempestif d'un sujet 6 I'autre ont
rendu la prestation passablement ennuyeuse.
L'exercice etait d'autant plus risque qu'il intervenait au beau mi-
lieu de la tempete soulevee par les vacances en Tunisie de Mi-
chele Alliot-Marie et en Egypte de Francois Fillon, aux frais des
dictateurs dechus ou de leurs amis. Le premier ministry a tented
de calmer les critiques en demandant aux ministres de privilegier
la France au lieu des sejours a I'6tranger.
Et si la remontee attendue avec impatience dans les sondages
par le president-candidat qui bat les records d'impopularite se
fait toujours attendre, c'est parce que les 8,3 millions d'auditeurs,
don't beaucoup sont quotidiennement confronts aux effects de-
sastreux de la crise economique n'ont pas trouve dans les pro-
pos du chef de I'Etat les reponses concretes a leurs
preoccupations.
IIs ont garden I'impression d'un president aux abois, confronted aux
errements de sa politique et qui tente par tous les moyens de re-
conquerir I'opinion en cherchant a se concilier avant tout les
bonnes grAces de la frange de la droite populiste, exploitant au
maximum les drames et les faits divers don't les medias, souvent
raccoleurs abreuvent I'opinion.
Plus encore que par le passe, il a fait de la security I'un des
themes majeurs de sa precampagne. D'o la mise en avant de
cette pharmacienne de Nice, installee dans un quarter difficile et
victim de plusieurs braquages. Coince dans ce domaine par
son bilan insuffisant, il announce une nouvelle loi sur la dl6in-
quance des mineurs et denonce I'hyper violence de certain cri-
minels.
Voulant se donner I'image d'un president qui ne craint pas I'im-
popularite, face aux magistrats don't la greve a paralyse pendant
une semaine la plupart des tribunaux, il reitbre, aprbs Francois
Fillon, ses accusations de laxisme, ses menaces de sanctions a
leur encontre, suite au meurtre odieux de la jeune Laetitia.
Pour lui ni le manque cruel de personnel de justice pour le suivi
des condamnes, ni ses pressions intolerables sur le pouvoir ju-
diciaire ne sont des problems. Niant la responsabilite de I'Etat
dans ce drame, il emprunte sur un ton compassionnel un bien
strange raccourci pour affirmer que "Ce qui afait d6border e vase,
c'est cettejeune Laetitia" et qu'il est, lui aussi "un etre humain".
De I'emotionnel en guise de reponse & des comportements per-
sonnels injustifiables qu'aucun autre pays n'a pu 6 ce jour re-
soudre.
De I'avis des magistrats, de tels drames ne pourront jamais etre


totalement evites.
Mais, avec de tels propos, le president a encore Blargi le fosse
qui le spare des magistrats, des policies et de I'ensemble des
Frangais qui approuvent a 65% la fronde des juges.
Security encore a travers le theme de la dependance. Un sujet
qui touche particulierement les personnel 5gees, electorat cAline
par Sarkozy. Et pour la bonne cause, on fait parler un homme
qui expose son desarroi face a son spouse atteinte de la mala-
die d'Alzeimer. L'occasion pour lui d'annoncer la mise en place,
dans quelques mois (!) de la 5ieme branch de la Securite so-
ciale consacree a la "protection dipendance" qui serait finance
par "une 7TV) sociafe"ou geree par des assurances privees. Une
aubaine pour ses amis financiers.
Le theme de I'emploi est, pour lui, I'occasion de taper d'abord
sur les fonctionnaires, en affirmant que "Corsque (a crise arrive,
aucunfonctionnaire ne se trouve au chdmage parties' Pour lui, la
vraie p6nibilite ne serait pas celle du travail mais du ch6mage.
Interpelle sur la reduction massive des effectifs dans la function
publique, le chef de I'Etat declare que "fe chioiqui a itifait d'em-
baucher toujours plus d'enseignants et de les payer toujours moins
a ite une grave erreur". Maniere de justifier les suppressions mas-
sives de postes dans I'education national, I'empilement des
heures supplementaires et la "prime de serviliti" octroyee aux
cadres administratifs les plus zeles.
Confronted a I'accroissement inexorable du ch6mage qu'il se fai-
sait fort de diminuer, Nicolas Sarkozy en est aujourd'hui reduit a
remettre au goOt du jour les emplois aides qu'il avait copieuse-
ment denigres au debut de son mandate, en annongant une en-
veloppe de 500 millions d'euros pour les chimeurs de longue
duree et les jeunes. La lutte menee ici pour la sauvegarde de
ces emplois n'aura pas ete vaine.
II announce dans la foulee, un plan ambitieux pour I'apprentissage
et qui vise 6 atteindre un million d'apprentis avant la fin de I'an-
nee, avec un syst6me de bonus-malus pour les entreprises. Mais
apres, les entreprises sont-elles pretes a embaucher ?
Impossible, en tout cas, dans un si court laps de temps, repon-
dent les responsables de P61e Emploi.
Abordant les themes de I'lslam et de I'immigration, "ita ajouti un
tome 2 d son discours de Grenoble sur les Roms", selon Pierre Lau-
rent, le secretaire national du PCF, en epousant les theses d'An-
gela Merkel et de David Cameron, tous deux opposes a
I'expression des diversites culturelles dans leur pays. Ses propos
selon lesquels on s'etait auparavant trop occupy de I'identit6 des
immigrants au detriment de celle du pays d'accueil trouveront, b
coup sOr, un echo favorable chez les partisans de Marine Le Pen.
Sachant qu'il ne peut plus computer sur son bilan econbmique, ni
sur la realisation de ses promesses electorales, Nicolas Sarkozy,
en champagne pour 2012, joue son va-tout sur des questions de
society sensibles, a coups de lois qui restent souvent lettres
mortes.
La politique du bouc-emissaire a ses limits. II feint d'ignorer la
difficult & regler les probl6mes de society naturellement exa-
cerbes en temps de crise, en oubliant que leur solution passe en
grande parties par une demarche volontariste de reduction du
ch6mage, de la pauvrete et des inegalites sociales.
Avec un president qui passe ses vacances avec les milliardaires
et des ministres qui s'acoquinent avec les dictateurs ou qui ont
maille a partir avec la justice, on est loin de la "r6publique irri-
prochia6be"qu'il avait promise.
G.E


^SlS SR. 17 *,drie 201r en0-Pe


[ FRANCE I






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Les consequences besastreuses be la politique be Sarkozy


La revolte des magistrats est un evenement majeur


La grosse colere des magistrats de France contre les propos
juges irresponsables du president de la republique sur un
drame qui a ebranle les Frangais, avec I'assassinat horrible per-
petre par unodelinquant a peine sorti de prison, met 6 nu les
consequences d'une politique mettant 6 mal le service public.
On a m6me vu, chose rare, des CRS se mobiliser contre la dis-
solution de plusieurs companies et contre des suppressions
d'emplois, et le recul tout aussi rapide de I'Etat avant que le
movement ne fasse tache d'huile.
En decidant de ponctionner la function publique, par le non


replacement d'un fonctionnaire sur deux, de "mutuafiser" les
effectifs, que ce soit dans I'Education, par la delocalisation de
certain tribunaux, la Sante par la mise en place de la formule
"h6pital- territoire santi" qui consiste a "une rationarisation
des effectifs"tout en maintenant une surcharge de travail avec
la pression psychologique qui I'accompagne, on arrive a ce que
le president lui-m6me qualified de "dysfonctionnement".
L'h6pital public est devenu une institution don't la gestion pure-
ment liberal sacrifice I'humain (le personnel) au profit maximum
de la rentabilite par la politique de I'auto-remplacement et en-
trainant pour des salaries au bout de I'epuisement des arr6ts de
maladie.
Cette politique appliquee 6 une Education qui doit faire face 6
I'innovation indispensable et A laquelle sont imposee des re-
ductions de postes au nom des statistiques dites "Nationale"
obeit en definitive au dogme de la rentabilite liberale et conduit
a des classes surchargees pour pallier I'absence d'ensei-
gnants. Elle ne peut que conduire a une mauvaise quality de
I'enseignement et 6 I'6chec scolaire. Les organizations syndi-
cales d'enseignants s'insurgent contre cette politique.
De m&me, on en vient jusqu'A signer des conventions entire la
Poste et la gendarmerie pour se premunir contre les incivilites
dans les bureaux de Poste au lieu de creer les conditions d'ac-
cueil convenables pour reduire le temps d'attente aux guichets.
Signe que le tout securitaire est un echec patent
Fernand Papaya


SPAN LEI MO


Egypte : La chute Ie Moubarak : Un rejet be ta bictature et bu libera-

lisme capitalist.


Et de deux En moins d'un mois, deux parmi les plus feroces
tyrans qui, depuis plus de trente ans, gouvernaient leur pays
d'une main de fer viennent de tomber, chassis par des mani-
festations monstres, aussi determinees qu'inattendues.
Apres la revolte du people tunisien qui a contraint Ben Ali a se
refugier chez un autre despite, en Arabie saoudite, c'est au
tour d' Hosni Moubarak Age de 82 ans, d'abandonner, le pou-
voir sous la pression de la rue, au terme de 18 jours de contes-
tation ininterrompue.

La victoire 6u people egyptien
C'est le 25 janvier que I'onde de choc de la revolution tuni-
sienne a commence a ebranler le piedestal du despite 6gyp-
tien.
Relayant I'appel lance sur les reseaux sociaux d'lnternet par
un jeune, des centaines de milliers d'Egyptiens, bravant la po-
lice du regime, ont manifesto sans discontinuer sur grande la
place Tahrir du Caire, jusqu'A la chute du dictateur. Ils n'avaient
du reste pas le choix. Ils s'etaient condamnes 6 la victoire, une
fois la contestation enclenchee. Car ils savaient qu'en aban-
donnant la lutte, ils deviendraient la proie des services secrets
de Moubarak qui, pendant trois decennies, avaient reprime
dans le sang, avec la complicity de I'Occident, toutes les vel-
leites d'opposition.
Ni les espions de la CIAamericaine, si actifs dans ce pays don't
le regime 6tait I'allie inconditionnel des Etas Unis, ni les ser-
vices diplomatiques strangers n'ont vu venir la contestation.


Convaincus qu'au bout de trente ans de dictature, la repression
qui avait pratiquement liquid I'opposition, laTque ou religieuse,
et anesthesia le people.
C'est ainsi que les communists, les syndicalistes, les organi-
sations de defense des droits de I'Homme ainsi que le parti re-
ligieux des "frres musulmans" avaient ete impitoyablement
persecutes.
Or, c'est le people de la ."rue ara6e", classes moyennes, com-
mergants, ch6meurs et populations miserables des immense
bidonvilles du Caire et des autres grandes villes, qui a, avec la
neutrality bienveillante de I'armee, deboulonne Hosni Mouba-
rak, le symbol de ce regime tant redoute.
Pourtant, ce soulevement, si puissant par I'ampleur de la mo-
bilisation populaire, paraissait cependant fragile a cause de la
faiblesse et de I'inorganisation des parties politiques engages
dans la contestation.
Mais le people egyptien a donned au monde une belle legon de
maturity, en evitant, jusqu'6 ce jour, le piege de la division, les
provocations et en demontrant qu'une revolution ne peut s'ar-
reter tant qu'elle n'a pas atteint ses objectifs.
II ne s'est pas content des measures dej6 annoncees par le
pouvoir chancelant comme I'augmentation des salaires des
fonctionnaires ou la reconnaissance des parties politiques. .
Ainsi, pas du tout convaincu par I'intervention televisee du jeudi
10 fevrier dans laquelle Moubarak demandait aux manifestants
de rentrer chez eux et s'engageait a realiser quelques reformes
tout en s'accrochant au pouvoirjusqu' au terme de son mandate


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FRA NCE I






p PAt LpE


Des millions d'Egyptiens dans la rue


en septembre, le people avait reagi en merchant sur le palais
presidential aux cris de "Mou6arak Souleimane, degagez !".
L'annonce, le lendemain de la demission de Moubarak a pro-
voqu6 une immense explosion de joie au Caire et a travers tout
le pays. "Lepeupfe afait tomberle regime !"ou "Live la tite, tu
es Egyptien, tu es tibre !", scandaient les foules en liesse.
Mais la remise du pouvoir entire les mains du Conseil supreme
des forces armies qui s'a.st engage a conduire le processus
democratique, jusqu'a son terme, avec "une ifection prisiden-
tieffe iibre et transparent" et la promesse de lever I'6tat d'ur-
gence, n'ont pas rassure ceux qui souhaitent les changements
rapides et radicaux et qui restent encore mobilises dans I'at-
tente du contenu des r6formes promises.
Le people 6gyptien vient de reporter une victoire important
,mais le processus qui devrait aboutir aux reformes politiques,
6conomiques et sociales auxquelles il aspire risque d'etre long
et seme d'emb0ches.
D'autant qu'il n'est pas acquis que les privilegies, don't la fortune
repose sur I'exploitation ehontee de la classes ouvriere et des
masses populaires de ce pays, accepteront les reformes 6co-
nomiques qui s'imposent.
LE REJECT DU LIBERALISME CAPAITALISTE.
Mais la revolution 6gyptienne, tout comme celle qui, en Tuni-
sie, a emport6 Ben Ali n'a pas pour unique cause I'aspiration a
la liberty.
Elle puise aussi sa source dans le rejet du neoliberalisme im-
pose aux peuples de la region et qui a favoris6 le developpe-


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ment d'une economice off-shore" economice extarvertie) qui a
fait le bonheur des investisseurs strangers et des milieux d'af-
faires locaux lies aux regimes autoritaires et nourri la corrup-
tion.
Ravages du neoliberalisme analyses par Georges Corn, un an-
cien ministry libanais des finances, dans son ouvrage "LeNou-
veau Gouvernement du monde" paru en 2010 et dans lequel il
d6nonce I'accaparement des richesses par les oligarchies qui
se sont constitutes a I'ombre de ces regimes avec le soutien de
I'Occident et des multinationales, "ainsi que les redoutables spd-
culationsfoncieres et le diveloppement des systimes 6ancaires, fi-
nanciers et boursiers ne profitant qu'a cette nouvelle oligarchie
d'affaires".
Une oligarchie qui est rest6e sourde aux jfortes revendications
d'iquiti social et 6conomique, couples d [aspiration de Ia [i6erti
poitique et de Cexercice du pouvoir". Or, ajoute-t-il, le develop-
pement 6conomique de ces pays tant vant6 par les tenants du
liberalisme n'a pas 6t6 "ie moteur 'un dynamisme iconomique
innovant et criateur d'emplois qui entrainerait i'mergence dune
democratic librae ".
Par certain aspects, la situation de ces pays resemble etran-
gement a celle de la Martinique. Ces paradise touristiques,
comme en revent nos "faiseurs de paradise Cocaux" sont plutot
des enfers pour leurs populations payees avec des salaires de
misere.
Executant docilement les plans d'ajustement structures impo-
ses par les FMI de Dominique Strauss-Khann, ces Etats ont to-
talement abandonn6 leurjeunesse, la poussant a la r6volte ou
vers les movements integristes.
La liberalisation du commerce des products agricoles a ruin6 le
developpement de I'industrie agro-alimentaire de ces pays, tan-
dis que I'explosion des prix des products alimentaires, conse-
quence de la speculation mondiale, provoquait de fr6quentes
r6voltes de la faim severement reprim6es.
Ceux qui, dans un proche avenir, sont appeles & exercer le pou-
voir dans ces pays devront prioritairement satisfaire les reven-
dications du people.
La preuve vient d'etre faite que la mondialisation neoliberale ne
peut figer definitivement le course de I'histoire, d'autant qu'a tra-
vers le monde, d'autres peuples brandissent deja I'etendard de
la revolte.
Georges Erichot


Monae arabe : Un mobele ae aeveloppement liberal impose par te

FMI et qui a fait failite


"Le 9Monde Economie" du 8 fevrier pr6sente un dossier intitule
"Monde arabe: Cagonie dun systme ".
Le journal affirme : "Mafgre une croissance moyenne de 5 % entire
2000 et 2010, les economies arabes ont eit incapa6les de crierassez
d'emplois pour unejeunesse iduquie".
Les auteurs du dossier, Antoine Reverchon etAdrien Tricornot,
exposent que les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord
"ontfranchi au course des trente dernieres annies une tape de de-
veloppement iconomique et socialqui fes a mends au seuildu sta-
tut "d'conomies imergentes" intigries, seon des modalites variees,
SCdiconomie mondiale". Et ils estimentsque "la cruise arabe est la
premiere des crises socio- politiques des pays imergents". D'oi la vi-
gilance de Pekin,"New-Delhi, Johannesbourg ou Brasilia.


Apres le module de I'Etat-providence de I'apres-decolonisation,
les Institutions de I'Etat ont et6 confisquees par des "systimes
depouvoirdynastiques ou claniques", des "monarchies non-consti-
tutionnefles", des "ripu6liques a vie hiriaditaire" qui ont acca-
par6 les richesses (petrole, telephone, immobilier, tourism,
etc).
La-dessus, dans les annees 1990, le Fonds monetaire Inter-
national (FMI) leur a impose des politiques dites d'ajustement
structure (ultra liberales) don't a d6coule la degradation des ser-
vices publics et des infrastructures. Ajoutons : I'accroissement
des inegalites sociales. Un module de liberalisation 6cono-
mique s'est impose "avec des accords de libre-[change, une course
au zonesfranches de production, Cappelaux investisseurs etran-
gers, [a speculation immo6bilire". D'oO des taux de croissance


dJei 7 f*irir 2 Jii,' 07-Page6






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en moyenne de 5 %, bien superieurs aux pays occi-
dentaux. Beaucoup de ces pays cependant doivent
importer la quasi-totalit6 des products alimentaires et
des biens ce consommation ou A I'inverse importer
leur 6nergie. Par example, I'Egypte export 16,2 mil-
lions de dollars de products et matieres agricoles
mais en imported 22,5 millions de dollars.
Mais cela n'a pas genere une croissance suffisante
pour absorber les millions de jeunes, eduques et
qualifies. Cela se passe dans des pays qui viennent
tout just de connaltre leur "transition damogra-
phique"( baisse du taux de mortality, puis par tapes
de natalite). L'Egypte, par example, est passee d'en-
viron 18,5 millions d'habitants vers 1945 6 plus de
85 millions d'habitants aujourd'hui et devrait attein-
dre 111 millions d'habitants en 2030. La population
active continue d'augmenter de 2,2 % 6 3,7 % par
an selon les pays concerns.
D'oO pour les pays du monde arabe, une depen-
dance extreme aux marches mondiaux avec le prix du petrole,
la sous-traitance, le tourism. Cette dependance, cette extra-
version de I'economie ont rendu les pays arabes plus vulnera-
bles que les pays asiatiques ou latino-americains comparable
"au choc de (a crise"capitaliste mondiale commence en 2008 :
"les pri ont flamb6, a croissance s'est effondre ", dit Le Monde
Economic. Et les pouvoirs ont ete contests par une jeunesse
qualifiee et nombreuse. Donc cette crise est due en parties a
celle du capitalism mondialise.
Ce model de developpement base sur une croissance du PIB
en grande parties artificielle et tourney vers I'exterieur (extraver-
sion), a savoir exportation et tourism, plut8t que vers un de-
veloppement national et impose par le FMI et la Banque
mondiale a fait faillite, reconnait A demi-mot Le Monde Eco-
nomie qui utilise une litote : "Ce "modefe" conomiquepourrait ne


PAN Mil


En Egypte 40% de la population vit avec moins de 2 euros par jour


pasy survivee, conclut le dossier. En Egypte 40 % de la popu-
lation vit avec moins de 2 dollars par jour. La pseudo-croissance
ne profitait pas a tout le monde et loin de IA.
Tout cela resemble A la Martinique et aux DOM, augmentation
de la population exceptee : speculation immobiliere avec la de-
fiscalisation (lois Pons, Girardin,etc), zones branches (Lodeom),
ouverture au libre-echangisme du march europeen (RUP),
tourism declare priority numero un, oligarchie de I'importation,
fort taux de croissance pendant la decennie 1995/2005, ap-
profondissement des inegalites sociales, chomage des jeunes
et des dipl6mes, etc. Et explosion social en 2009.
Attention aux paradises touristiques" comme la Tunisie ou
I'Egypte. En d'autres terms, il nous faut refuser le module neo-
liberal que I'on veut appliquer aux DOM suite aux Etats gene-
raux de I'Outre-mer de 2009.
Michel Branchi


Islanae: Une revolution qui 6erange vraiment


Si I'irruption du people tunisien dans la rue et dans la sphere po-
litique a surprise et declenche un effet domino plus que preoc-
cupant pour I'imperialisme, celui-ci n'en a pas moins reagi
promptement en allumant des contre-feux sur le principle "tout
changerpour que rien ne change".
Plusieurs questions se posent en effet qui m6ritent toute notre
attention. Que I'Occident se debarrasse en catastrophe des sa-
trapes parmi les plus devoues des lors que ceux-ci sont deve-
nus g6nants, n'est pas une nouveaute (Ngo Dinh Diem,
Saddam Hussein, Ben Ali...). Mais il est certain qu' en Egypte
I'imperialisme fait tout pour preserver I'essentiel avec I'armee et
cherche a confisquer la revolution. Ce ne serait pas la premiere
fois...
Rares sont les revolutions impromptues qui reussissent A aller
jusqu'A leur aboutissement. Pour y parvenir, il est necessaire
que le people s'appuie sur un parti communist (ou revolution-
naire) particulierement aguerri et influent, ou qu'il apprenne tries
vite.
Qu'en sera-t-il en Egypte ? Seul son people pourra dire jusqu'a
quel point il est pret au sacrifice pour y parvenir, car rien n'est
encore definitivement joue sur place.
Par centre, il est une veritable revolution, pacifique, democra-
tique et anti-capitaliste qui se developpe en ce moment meme
en Europe et don't presque personnel, surtout pas les medias,
ne parle.


Le people islandais a pourtant chasse, par une action de
masse, la droite du pouvoir (et aussi la "gauche"bien pensante)
en assiegeant pacifiquement le palais presidential, en refusant
a 93 % de participer au renflouement des banques capitalistes
responsables du desastre economique de la nation et en pro-
voquant I'election en novembre dernier d'une Assemblee
constituante (composee de 25 simples citoyens) charge d'ela-
borer de nouvelles lois fondamentales repondant aux aspira-
tions du people a une autre society debarrassee des dogmes
pernicieux du neo-liberalisme.
Les 3 principles banques ont ete nationalisees permettant A
I'Etat de les renflouer sans pour cela s'endetter plus que ne-
cessaire (I'argent public invest pour ce faire restant public) au
contraire de ce qui s'est passe dans le reste de I'Europe.
Actuellement I'lslande, qui est dirig6e depuis 2009 par une
femme, Johanna Sigurdardottir, soutenue par une coalition
rouge-verte, entreprend de s'extraire peu A peu du bourbier de
la crise oi le capitalism neo-lib6ral I'a plongee.
L'exemple islandais est de ce fait plus que subversif (si les au-
tres peuples europeens s'en inspiraient...) et il vaut mieux des
lors dans I'interet des nantis, focaliser I'attention de I'opinion pu-
blique sur le "risque islamiste"represente par les FrBres musul-
mans en Egypte (ne parlons meme pas d'AI QaYda). C'est
beaucoup moins dangereux.
K Solaris


i1 Jl 1 ;1 ll 11 1 ll I i E 1 1II







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Le FSM ou la rebellion 6es peuples


wPoR. DONDE SANS DETTE.ET SANS O0pRESSW .

6O A SE ES iUTTES.CONTRE Ct

7 E TCR O RANNHULATiRU nr i FA n u TKAS 101%
A Dakar, les peuples centre le capitalism

La 11e edition du Forum social mondial de Dakar s'est
achevee. Son leitmotiv: I'urgence de bWtir des alternatives
face au system capitalist particulibrement destructeur et
predateur sur le continent africain.
En 2004, en quittant pour la premiere fois sa ville natale de
Porto Alegre, le Forum social mondial 61argissait son audience
international, s'enracinait dans les luttes sociales au Sud et
se ressourgait & une extraordinaire participation populaire. A la
recherche d'une nouvelle dynamique, c'est un movement al-
termondialiste en pleine mutation qui a elu domicile toute la se-
maine dans la capital sen6galaise. La crise global est passee
par Il, validant la critique d'un ordre neolib6ral jadis recri6
comme une utopie. Au tournant du mill6naire, "'Tconomie libe-
rale sem6bait encore incontestab6e. Je me souviens que desjourna-
Cistes amiricains decrivaient nos forums comme de simple
ivbnementsfestifs", se souvient le Malien Ibrahima Coulibaly,
president de la Coordination national des organizations pay-


sannes (Cnop). D6sormais, les idees debattues dans les fo-
rums sociaux, "annufation de la dette, taxes sur Ces transactions
financieres, regulation de a finance, Cutte contre les paradfis fs-
cau. regulation des marches agricoles, premise en cause du PIB
comme seuCindicateur de richesse" se retrouvent jusque "sur la
ta6e des propositions despoitiques", remarque Bernard Pinaud,
du Comit6 catholique centre la faim et pour le d6veloppement.
Ajoutons que certaines ont fait leur chemin jusque dans les
conseils administration des multinationales qui se piquent de
'"social C6usiness" pour mieux les devoyer. "C'est li peut-etre Ce
defi du movement aCtermondiaCiste. Victim de son succes, ses
propositions sont ricupirees sans lui en reconnaitre Ca paternity, et
pas vraiment mises en oeuvre", regrette-t-il dans un texte de
contribution au FSM de Dakar. Les d6bats de cette 11e edition,
rendus difficiles par de lourds problems de logistiques et d'or-
ganisation, ont 6galement pose plus explicitement la question
de la necessaire articulation entire movements sociaux et dy-
namiques politiques. Des I'ouverture du forum, dimanche, le
president bolivien Evo Morales revenait longuement sur les
luttes sociales, culturelles et politiques qui ont porter le premier
AmBrindien a la t6te d'un Itat d'Am6rique du Sud. Son appel A
la "rbelClion despeuples"contre un systeme capitalist "a' ago-
nie"a resonne toute la semaine & Dakar, oO s'est exprim6e I'ur-
gence de bAtir des alternatives a ce system destructeur. C'est
que, sur le continent africain, le capitalism en crise est source
de devastation social. Pillage des resources naturelles, ac-
caparement des terres agricoles par des multinationales de
I'agrobusiness, d6mantelement des protections et services so-
ciaux de base r6duisent les peuples, pour reprendre un mot
d'Ldouard Glissant, A des "asphyxies seches". Le tout, avec la
complicity de dirigeants aussi services que corrompus.
Rosa Moussaoui
(Humanit6 11 F6vrier, 2011)


AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
M.A.C. 4
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL: 20 000 EUROS
SIEGE SOCIAL : Z.A.C DUPREY
ARTIMER- 97290 LE MARIN
489 736 546 RCS FORT DE FRANCE
Par decision de I'associee unique du
14/01/2011, M. Boris CONSTANT a ete
nomme grant en replacement de M.
Gilles DURIEU, grant d6missionnaire.
Gerant:
Ancienne mention : Gilles DURIEU
Nouvelle mention : Boris CONSTANT
demeurant 97, route de Moutte 97200
FORT-DE-FRANCE FB 3820

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
L.B.O.
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL : 15 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: 220, RUE VICTOR
HUGO 97250 SAINT-PIERRE
492 413 505 RCS FORT DE FRANCE
Par decision de I'associde unique du
14/01/2011, M. Boris CONSTANT a ete
nomme grant en replacement de M.
Gilles DURIEU, grant d6missionnaire.
Grant :
- Ancienne mention :Gilles DURIEU
- Nouvelle mention : Boris CONSTANT


demeurant 97, route de Moutte 97200
FORT-DE-FRANCE FB 3821

AVIS DE CHANGEMENT DE
PRESIDENT
GAM HOLDING
SOClETE PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
CAPITAL SOCIAL: 282 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: LA DUPREY
ARTIMER- 97290 LE MARIN
505 061 614 RCS FORT DE FRANCE
Par decision de I'age du 11/01/2011,
M Boris CONSTANT, demeurant 97,
route de Moutte 97200 FORT-DE-
FRANCE, a ete nomm6 President en
replacement de M. Gilles DURIEU a
computer du 1er janvier 2011. FB 3822

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
EXTRA
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL: 1 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: 7, RUE VINCENT
ALLEGRE 97231 LE ROBERT
508 123 411 RCS FORT DE FRANCE
Par decision de I'associee unique du
14/01/2011, M. Boris CONSTANT a ete
nomm6 grant en replacement de M.
Gilles DURIEU, grant d6missionnaire.
Grant:
- Ancienne mention :Gilles DURIEU
- Nouvelle mention : Boris CONSTANT


demeurant 97, route de Moutte 97200
FORT-DE-FRANCE
L'article 7 des Statuts a ete modified en
consequence. FB 3823

AVIS DE CHANGEMENT D- GERANT
BOUM
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL : 1 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: CENTRE
COMMERCIAL PLACE D'ARMES
97232 LE LAMENTIN
505 097 881 RCS FORT DE FRANCE
Par decision de I'age du 14/01/2011, M.
Boris CONSTANT a 6t6 nomme grant
en replacement de M. Gilles DURIEU,
grant d6missionnaire.
Grant:
- Ancienne mention: Gilles DURIEU
- Nouvelle mention : Boris CONSTANT
demeurant 97, route de Moutte 97200
FORT-DE-FRANCE
L'article 18 des Statuts a ete modified en
consequence. FB 3824

AVIS DE RADIATION TOTAL
EURL BOSS CAFE
RC 478 871 544
Suite au PV du 15/06/2010, il a 6t6 de-
cide la radiation definitive de la dite so-
ci6te
L'avis prend effet A computer du


01/01/2010
Pour avis le grant.


FB 3825


AVIS DE RADIATION TOTAL
EURL INGENIUM BTP
RC 502 158 942
Suite au PV du 02/02/2011, il a ete de-
cid6 la radiation definitive de la dite so-
ciete
L'avis prend effet a computer du
01/01/2010
Pour avis le grant. FB 3826

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte SSP en date du 25
janvier 2011, il a ete institute une society
presentant les caracteristiques suivantes:
Forme : SARL
Denomination : SOSERCAR SARL
Nom commercial: MECABAIE
Capital :7 500 E en numeraire
Siege social : route de Baie des Tourelles
- 97200 Fort-de-France
Objet : Entretien et reparation de vehi-
cules automobiles legers (4520A)
Dure : 99 ans
Gerance : Judith Armande LIMERY epse
SAINT-PRIX, demeurant A Fond Goyave
Ravine Touza 97233 SCHOELCHER
Immatriculation : RCS FDF
Pour avis et mention, La gerante
FB 3827


eu I i vr i 20*iB- .B0 Lage 18


PANS LEWOMPE


,A wows /fALES 7







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AVIS DE MISE EN SOMM
& PROROGATION
PRO-MES INDEPENDA
SARL AU CAPITAL DE 1
SIEGE SOCIAL: 13 KASSA'
STUDIOTEL 97233 SCHOE
RCS : TMC 500 343 538 N
2007 B 1741
Aux terms du proces-verbal de
tion de I'assemblee general
tenu au siege de la society le
2010, le grant et associe unic
SOCIETY PRO-MED INDEPI
Monsieur LEGRAND-CASTOR
demeurant a Fort-de-France a
La mise en sommeil de la
computer du ler janvier 2008 et
gation de mise en sommeil du 1
2009 au 31decembre 2009
Pour avis

AVIS DE MODIFICATIC
DE L'ANNONCE N* FB 3
PARUE DANS LA JOUR
JUSTICE DU 06/01/20
SARL ALLON-Y
Lire duree : 99 ans
Pour avis

AVIS DE CONSTITUTE
En date du : 26/01/2011, il a e
tuee une SCI presentant les c
tiques suivantes:
Denomination : LES GONNIER
Adresse du siege social : HEF
Gommier 97212 St JOSEPH
Objet : achat immobilier, vente,
Duree : 99 ans
Capital: 3004
Nom du grant: RAMESAY To
Adresse: HERMITAGE Gonnie
97212 St JOSEPH
Immatriculation au registre du c
: en course
Pour avis, la gerance

AVIS DE CONSTITUTE
Avis est donne de la constitute
EURL: "Conduite Vauclinoise"
de 1500E,
siege social : 7, rue Victor Hugo
97280 VAUCLIN
Objet : I'enseignement de la cor
tomobile
Duree : 99 ans a computer de I'i
lation au registre du commerce
cites de Fort-de-France
Gerante : Mme Mireilla MAR
epouse MARTINON
Demeurant au Morne Acajou -
FRANCOIS nommee pour une
determine
Pour avis, la gerance

AVIS DE CONSTITUTE
Suivante acted sous seing prive
vrier 2011 au Lamentin, il a ete
une society presentant les c
tiques suivantes :
Denomination de la society :
EN CIEL"
Forme : society civil immobilie
Objet : I'acquisition, la constr
vente, la gestion, I'exploitation p
cation ou tout autres formes de
mobiliers et toutes autres o
financieres, mobilieres ou imn
de caractere purement civil et
chant a I'objet social en Martini
Guadeloupe
Siege social: impasse Mangot
quarter Grande Savane 9722'
Duree : 99 ans a computer de la
matriculation au registre du con
des society de fort de France
Capital social : Mille cinq cent E
Gerant : Monsieur Valery Don
CHONNA
Immatriculation : RCS de F


IEIL

NT
500


France
Pour avis et mention
La gerance


V RES AVIS DE CONSTITUTION
LCHER Aux terms d'un acte sous seing prive en
GESTION date du ler decembre 2010, il a ete
constitute une society presentant les ca-
delibera- racteristiques suivantes :
qui s'est Denomination social : MIK SAS
4 janvier Forme social : society par actions sim-
que de la plifiee
ENDANT, Capital social : 1 000 E
Philippe, Apports en numeraire : 500 E liberes en
decide totality
society a Apports en nature : un ordinateur WIL-
la proro- GAD value A la some de 100 E, un
er janvier ecran 17" WILGAD value a la some de
100 E, une imprimante HP Laserjet eva-
FB 3828 luee a la some de 100 4, un ordinateur
portable PACKARD BELL value a la
)N some de 200 , soit un total de 500 E
662 Siege social : quarter Corps de Garde -
NAL 97228 SAINTE LUCE
11 Objet social : ventes de vins, cham-
pagnes, spiritueux, caves a vins, cadeaux
d'entreprise, textile, maroquinerie, elec-
FB 3829 tromenager et articles de maison
Duree de la society : 99 ans
)N President : PARTOUCHE Michael, de-
te consti- meurant quarter Corps de Garde
aracteris- 97228 Sainte Luce
Immatriculation de la society au registry
S du commerce et des societies de Fort de
RMITAGE France.
Pour avis et mention. FB 3833
gestion
AVIS DE CONSTITUTION
En date du 11/01/11, il a ete constitute
ny une SCI
*r Pressentant les caract6ristiques sui-
vantes :
commerce Denomination : LA BRINDILLE
Siege social : 10 lotissement les tuiles
FB 3830 roses Redoute- 97200 Fort de France
Objet : Exploitation par bail location d'im-
)N meuble
ion d'une Duree : 99 ans
au capital Capital : 200 euros
Nom du grant : Monsieur Jean-Pierre
o Thierry
Adresse : Residence les domaines de
nduite au- Beausejour-Tamaris BAtiment Gentiane
B12 97200 Fort de France
mmatricu- Immatriculation au registre du commerce
et des so- en course
Pour avis, la gerance FB 3834
IE-ANNE
AVIS DE CONSTITUTION
97240 LE MIKE AVIATION
duree in- SARL AU CAPITAL DE 100 C
Avis est donne de la constitution d'une
FB 3831 society presentant les caracteristiques
suivantes :
)N Forme: society A Responsabilite Limitee.
du 01 fe- Denomination : MIKE AVIATION
constitute Siege social : Artidivers Bitiment F3
aracteris- Zac DE Riviere Roche
97200 Fort de France
SCI "ARC Objet : La society a pour objet la location
d'aeronefs coque nues sans equipage,
re sans pilote et location-bail de materiel de
auction, la transport aerien, en France et A I'etranger
ar bail, lo- et generalement, toutes operations com-
biens im- merciales, financieres, industrielles, mo-
perations bilieres et immobilieres pouvant s'y
nobilieres rapporter directement ou indirectement.
se ratta- Duree : 99 ans
que et en Capital : 100 euros
Gerance : Monsieur David FAGOUR
Fil demeurant Apt. A5, Residence les jardins
4 DUCOS de I'Enclos,
date d'im- 10 rue du Petit Tamarin
nmerce et 97233 Schoelcher
Immatriculation :au RCS deFort de
uros France
ald FAN- Pour avis
Le Grant FB 3835
ORT DE


AVIS DE CONSTITUTION
Par SSP en date du 19 janvier 2011, il a
ete constitute une soci6te a responsabilite
limitee SARL au capital de 1000 euros,
denommee LAQUE TOUT
Siege social : 83 lotissement Long Pre -
97232 Lamentin Martinique
Objet : Toutes activities et services de la-
quage, de vernissage et toutes activities
liees.
Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant: Robert DUBO demeurant 83 lo-
tissement Long Pre, 97232 Larantin,
nomme grant pour une duree indetermi-
nee.
La gerance FB 3836

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 24/01/11, il a ete constitu6
une SARL presentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination : BODY HOM
Adresse du siege social : Centre com-
mercial Place d'Armes
97232 Lamentin
Centre commercial Place d'Armes
97232 Lamentin
Objet : Toutes prestations se rapportant
a I'esthetique
Duree : 99 ans
Capital : 7620 E
Nom du grant: COPPET Valerie
Adresse Bois CarrB 97232 Lamentin
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3837

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 07/02/2011, il ete constitute
une SAS presentation les caracteris-
tiques suivantes :
Denomination CARRY'B DIET FOOD
Sigle : CBDG
Adresse du siege social : rue de I'Arche
Pepiniere de la CCNM
97231 le Robert
Objet : Fabrication de plats cuisines
Duree : 99 ans
Capital : 90.000 E
Nom du grant: CERLAND Isabelle
Adresse: Acajou Nord
97232 Le Lamentin
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3838

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVOCAT
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera procede le MARDI 12 AVRIL 2011
& DIX HEURES, au Tribunal de Grande
Instance de Fort de France (Martinique),


Palais de Justice 35 Ed General de
Gaulle, a la vente aux encheres pu-
bliques, au plus offrant et dernier enche-
risseur de :
Un immeuble sis au Robert, lieudit Morne
Galbas, cadastre section N n 209 pour
une superficie de'45 ares 31 ca et la
construction y edifice.
Selon process verbal description de mai-
tre Jean- Frangois CIRBA, Huissier de
Justice & Fort de France a Fort de
France, du 25 mars 2010 :
II s'agit d'une villa comprenant un rez-de-
chaussee et un etage, le tout en dur et
couvert de t6le nervurees sur une char-
pente a deux pans.
Le rez-de-chaussee se compose de:
Une terrasse d'angle au Nord/Est, un se-
jour salle a manger, une cuisine, une
entree principal entire le garage et le se-
jour, dans laquelle se trouvent un WC in-
dependant et un lavabo, une chambre a
coucher avec salle de bain attenante, un
garage au sud/ouest, un escalier condui-
sant I'etage.
L'etage construct sur 1/3 de la surface de
la maison, de la cuisine vers le sud /ouest
et au dessus du garage, se compose de:
- Un couloir, une chambre a coucher a
I'ouest avec salle de bain attenante, don't
le carrelage mural est vert, dans laquelle
il y a un receveur de douche un lavabo et
un WC, le tout de couleur verte,
une salle de bain & droite du palier d'arri-
vee de I'escalier, dans laquelle il y a un
receveur de douche, un WC et un lavabo,
le tout de couleur verte, un chambre a
coucher avec salle de bain attenante
avec carrelage bordeaux au sol et aux
murs, dans laquelle il y a une baignoire,
un WC, un bidet et un receveur de
douche, le tout de couleur bordeaux, un
petit balcon au sud, attenant a cette der-
niere chambre, une petite chambre a cou-
cher au sud/est, une A coucher a I'est.
Generalement, le carrelage est de cou-
leur creme, les faux -plafonds sont en
frises de bois vernis, les petites ports ex-
terieures sont en bois verni, A carreaux
de verre et pourvues de persiennes. Les
portes int6rieures sont en isoplane.
La superficie du rez-de-chaussee est de
95, 80 m2 hors loi CARREZ et 85,71 m2
entrant dans la loi CARREZ.
La vente est poursuive A la requete de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLES
GUYANE dite SOFIAG, society par ac-
tions simplifies immatriculee au RCS de
Fort de France sous le n" 448328344 re-
presentee par son Directeur General,
ayant son siege social a Fort de Fraice :
12 Bd General de Gaulle- 97200, venant
aux droits de la SOCIETY DE CREDIT
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA
MARTINQIUE site SODEMA en vertu


Abonnez-vous d Justice
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Adresse exacte': -- -- _- --..................--


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Society des Editions "Justice" BP 4031 46 rue Andr6 Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDE)
Tel.: 05 96 71 86 83 / e-m@jl : ed.justice@wanadoq.fr


I *fivIrffft1 c n'07- Page9


r A II/N~







http://www.ioural-iustice-martinique.com


d'un trait de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mai 2005.
Ayant pour avocat constitu6 Maitre Ma-
ryse DHAMEL, avocat au barreau de Fort
de France, y demeurant : Im. Bel Azur -
48 rue Schcelcher 97200
Le cahier des conditions de vente a ete
depose au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, palais de jus-
tice, 35 Bd General de Gaulle, 97200 ou
toute personnel peut en prendre connais-
sance.
Les encheres s'ouvriront sur la mise A
prix pour LE SEUL LOT de CENT MILLE
EUROS (100.000 E)
Les encheres ne peuvent 4tre portees
que par minister d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3839

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVOCAT
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera procede le MARDI 12 AVRIL a DIX
HEURES, au tribunal de GRANDE Ins-
tance de Fort de France (Martinique),
Palis de Justice 35 Bd G6enral de
Gaulle, a la vente aux encheres pu-
bliques, au plus offrant et dernier enche-
risseur de :
Une parcelle de terre sise au Lamentin,
cadastr6e lieudit rue Hardy de saint Omer
section C N 662 pour une contenance de
279 m2 sur la quelle repose une
construction en dur couverte en t6le,
comprenant un rez-de-chaussee et trois
stages.
Selon process verbal de description de
Maitre Louis -Victor FIRMIN Huissier de
Justice au Lamentin du 2 juin 2009 :
II s'agit d'une construction en dur avec
rez-de-chaussee et trois stages. Le rez-
de-chauss6e est divise en locaux com-
merciaux avec couloir commun central,
les stages sont divises en logements A
usage d'habitation.
Deux entreprises sont installees au rez-
de-chaussee ; il s'agit d'un salon de coif-
fure situe dans une piece unique don't la
locataire est Madame MIREDIN Va-
nessa, moyennant un loyer mensuel de-
clare de 700.00 E et une bijouterie situee
dans une piece unique don't le locataire
est Monsieur SINOSA moyennant un
loyer mensuel de 650.00 E.
Un coin WC unique et independent de
ces deux locaux. Au-dela de des deux lo-
caux et de I'escalier d'acces aux stages,
est visible une porte metallique ferm6e
qui interdit I'acces A deux autres locaux
commerciaux inoccupes.
Les stages sont divises en douze loge-
ments, nous n'avons pu rencontrer que
les occupants de deux appartements di-
vises en un sejour, cuisine, une chambre,
une salle de bain, le loyer mensuel dB-
clar6 est 500, 00 E environ.
L'escalier donne accbs pour chaque
4tage a un palier qui dessert les loge-
ments suivants : premier etage logements
1,2,3,4 ;deuxieme etage logements 5,
6,7,8 ; troisieme etage logements
9,10,11,12.
Ainsi au surplus que lesdits biens et droits
immobiliers existent et se comportent
apres achievement complete de la
construction avec tous leurs droits, ai-
sances et dependances sans aucune ex-
ception ni reserve.
La vente est poursuive a la requ6te de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLES
GUYANE dite SOFIAG, soci6te par ac-
tions simplifiees immatricul6e au RCS de
Fort de France sous le n 448328344 re-
Spresentee par son Directeur General,
ayant son siege social a Fort de France :
12 Bd General de Gaulle -97200, venant
aux droits de la SOCIETY DE CREDIT


POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA
MARTINQIUE site SODEMA en vertu
d'un trait de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mai 2005.
Ayant pour avocat constitute Maitre Ma-
ryse DHAMEL, avocat au barreau de Fort
de France, y demeurant : Im. Bel Azur -
48 rue Schoelcher 97200
Le cahier des conditions de vente a ete
d6pos6 au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, palais de jus-
tice, 35 Bd G6neral de Gaulle, 97200 oi
toute personnel peut en prendre connais-
sance.
Les encheres s'ouvriront sur la mise a
prix pour LE SEUL LOT de : CINQ CENT
VINGT MILLE EUROS (520.000 )
Les ench6res ne peuvent btre port6es
que par minist6re d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3840

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donne en date du 07 fevrier 2011
d'une society civil immobiliere par acte
sous seing priv6 don't les caracteristiques
sont les suivantes :
Denomination : SCI CARAIBES SUD
Former : Soci6te Civile Immobiliere
Siege social : 20 boulevard Paul Nardal -
97200 Fort de France
Objet : Acquisition, construction et loca-
tion de tous types de biens immobiliers,
et plus g6neralement, toutes operations
financibres, mobili6res ou immobilieres
Capital : 500 euros
Duree : 50 ans
G6rante : M. Jean Claude LEON
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour avis FB 3841

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 7 fevrier 2011 & Trinite, il a ete
constitute une society presentant les ca-
ract6ristiques suivantes :
Forme : Entreprise Unipersonnelle a res-
ponsabilite limited
Denomination social : AMNIOS BATI-
MENT
Siege social : Immeuble Opale Rue He-
mingway, etang Z'Abricots 97200 Fort de
France
Objet social: La realisation de travaux de
magonnerie general et gros oeuvre
Dur6e : 99 annees a computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des soci6tes
Capital social : Cent Euros
Gerance : M. R6my VERCAEMER
39 rue Cannenterre -97220 Trinite
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France
Pour avis, le grant FB 3842

LIBERATION INTEGRAL
DU CAPITAL SOCIAL
SOCITE : BLUE DISTRIBUTION
SARL
11 LOTISSEMENT COTONNERIE
97240 FRANQOIS
RCS 422 242 594
Par decision collective des associes, il a
ete d4cid6 en assemble Extraordinaire
du 1 er janvier 2005 de proceder a la libe-
ration integrale du capital social, par ap-
ports en numeraire des associes, d'un
montant de 45 000 francs.
La g6rance FB 3843

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn4 de la constitution d'une
society pr6sentant les caracteristiques
suivantes :
Denomination social : DILLON IMMO
Former : Soci6et Civile Immobiliere
Capital : 600 E
Siege social : Squadra A Logement 1 -


Rue Jean -Marie TJIBAOU Cit6 Dillon
97200 Fort de France
Objet social : L'acquisition, la propri6te, la
gestion, I'administration et I'exploitation
de biens immobiliers.
Duree : 99 annees a computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des societ6s.
Gerance : Jean-Luc CINNA demeurant A
Quarter la St Pierre 97224 Ducos
Et Ronan PENVEN demeurant A lotisse-
ment les colibris Basse Gondeau -
97232 Lamentin FB 3844

AVIS DE CONSTITUTION
II a ete constitute une soci6te uniperson-
nelle a responsabilite limited :
Denomination social: SHIFT
Enseigne commercial : COCO BAY
Duree : 99 ans
Au capital de 5000 euros
Siege social : 60 rue du Petit Pavois -
97200 FORT DE FRANCE
Objet : la restauration de type rapide et
accessoirement I'organisation d'evene-
ments et d'animations au sein du restau-
rant.
Grant Associe : Boris CORNELY, de-
meurant Residence Lucie C 97 rue
Marie Th6rese Lung Fou Union Didier
-97200 FORT DE FRANCE.
La soci6te sera immatriculee au Registre
du commerce et des societies tenu au
Greffe du Tribunal de Commerce de Fort
de France
Pour avis et mention, FB 3845

AVIS DE MODIFICATION
En date du 21 d6cembre 2010 par deci-
sion de I'assemblee extraordinaire des
associes de la society CERES FINANCE,
SARL au capital de 10 000 E 493 731
103 00013 RCS Fort de France, il a Mt6
decide :
- I'augmentation du capital social d'une
some de 30.000 6 par incorporation de
compete courant d'associes.
Ancienne mention : le capital est fixed a la
some de 10 000 divise en 100 parts
de 100 euros nominal chacune.
Entierement liberee, numerotees de 1 a
100 inclus qui compete tenu des apports
effectues tant lors de la constitution de la
soci6te que de I'augmentation et de I'ou-
verture du capital du 15 decembre 2007
se trouvent actuellement reparties
comme suit:
M. CRUSOL Karl FrBderic, 60 parts so-
ciales, Mme CRUSOL Henrie, 20 parts
sociales et Mile CRUSOL Laurence, 20
parts sociales. Nouvelle mention : le ca-
pital social est fixed & la some de 40.000
E (quarante mille euros). II est divis6 en
400 (quatre cent) parts sociales de 100
euros (cent euros) chacune, numerotees
de 1 & 400.
Ce capital social est r6parti de la fagon
suivante : M. CRUSOL Karl Frederic,
260 parts numerotees de 1 & 60 et de 101
A 300, Mme CRUSOL Henrie, 120 parts
numerotees de 61 A 80 et de 301 a 400,
Mile CRUSOL Laurence, 20 parts nume-
rotees de 81 a 100. Soit au total 400
parts.
- Le changement de sibge social. An-
cienne mention : immeuble Panorama
ler etage 97200 Fort de France (Marti-
nique). Nouvelle mention : ZI Les Man-
gles Acajou n* 29 97232 Le Lamentin
(Martinique).
- Louverture d'un 4tablissement secon-
daire au 44 rue Becquerel Zone Indus-
trielle de Jarry 6 BP 97198 Jarry cedex
(Guadeloupe).
Les articles 4,6,7 des status ont ete mis
A jour
Pour avis et mention,
le grant FB 3846


AVIS DE CHANGEMENT
DE GERANCE
La SARL ENSEIGNE.COM. Siret
495176711, Sise : n 23 cite Dillon Zone
artisanale, a change de grant le ler de-
cembre 2010.
L'ancien grant: Guy- Albert MEDEC est
remplace par : Victor Lucien POLENOR,
demeurant : 83 Cite Calebasse 97200
Fort de France
Pour avis FB 3847

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 2 fevrier 2011 a Fort de France, il
a 6te constitute une SARL presentant les
caracteristiques suivantes:
Forme : SARL
Denomination : ATLANTIC MACABOU
Siege social : 50, lot. Macabou 97280
Vauclin
Objet : La society a pour objet toutes ope-
rations relatives au tourism et plus par-
ticulierement la creation et I'exploitation
de residences de tourism, d'h6tels, de
restauration rapide, location d'h6berge-
ment touristique et de sales.
Duree : 99 annees a computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des societies.
Capital : 4000 euros
Gerance: M. Elie BERTRAC
Immatriculation : Registre du commerce
et des societ6s de FFCE.
Pour avis, la G6rance FB 3848

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 8/02/201, il a ete constitute
une SARL pr6sentant les caracteristiques
suivantes :
Denomination : BEN'L'HERMITE
Siege social : 72 rue Ernest Deproge -
97200 FDF
Objet : Acquisition d'un point de course et
plus g6neralement toutes operations
commercials et financieres.
Duree : 99 ans a computer de son imma-
triculation au registre du commerce et des
societies.
Capital : 7 500 euros
Gerance : Mme Marie Jose DELINDE
Adresse : Residence Lasalle 6 Ste
Croix n 11 97230 Sainte Marie
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis
La gerance FB 3849

SELARL BANETTE CONAN -
GIROUDIERE
AVOCATS LA ROCHELLE
AVIS DE CHANGEMENT DU SIEGE
SOCIAL
CHAMBORD
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
AU CAPITAL DE 25 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: FORT DE FRANCE
(MARTINIQUE) LOTISSEMENT
DILLON STADE
15 RUE EUGENE EUCHARIS IM-
MEUBLE SPACE POSEIDON
477 943 856 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms de I'AGE du 03/02/2011, le
siege social anciennement fixe a Fort de
France (Martinique) Lotissement Dillon
Stade.
15 rue Eugene Eucharis Immeuble Es-
pace Poseidon a Wte transfer La Ro-
chelle (Chte-Mme) 54 rue Philippe
Vincent, a computer du 03 fevrier 2011.
L'article 4 des status a ete modified en
consequence.
Pour avis
Les grants FB 3850

SELARL THIERRY LE GALL
AVOCAT
AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT


S17S FiS 07 Page20


[ 'A Iwma% UfALES








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STEPH.972
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED A ASSOCIE UNIQUE
AU CAPITAL DE 7 622.45 EUROS
SIEGE SOCIAL : PETIT BOURG
ANCIENNE USINE,
97215 RIVIERE SALE
342 080 348 RCS FORT DE FRANCE
TMC
Aux terms des decisions de I'associe
unique en date du 7 janvier 2011, il a 6te
decide que M. Fr6edric ICARRE, demeu-
rant A Fort de France (97200), 14 rue de
la jeunesse, Redoute assurerait a comp-
ter du 7 janvier 2011, les functions de ge-
rant en replacement de Monsieur
Stephane MONNIER, demissionnaire.
Pour avis, la gerance FB 3851

AVIS DE CONVOCATION
CAISSE DE CREDIT MUTUEL
DE RIVIERE SALEE...
Les societaires sont convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le 23/03/2011 a 15 heures a Quar-
tier La LAUGIER 97215 RIVIERE
SALEE.............
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant :
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales replace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categories B don't la valeur nominal
est fixee a 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont negociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited A
50000.

Les parts de la categorie B sont liberees
entierement a leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le reste sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplace par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totality A la constitu-
tion de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le reste sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission replace par le texte suivant:
Art. 10- Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou etant inscrites au r6le d'un imp6t
- ou ayant un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interest economique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interet personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts.
Le reste sans changement
Art. 11 Retrait


Les ayants droit d'un societaire decade
sont egalement tenus de rembourser de
plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt dolt A-la Caisse,
sauf a beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le rest sans changement.
Art. 32 Remuneration du capital

Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee Generale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixed par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totalite A la constitution
de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conformement a I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
GenBrale ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, des A present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee Generale Extraordinaire qui
sera appelee a se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas reuni (voir
point "B" ci-apres).
B) en Assemblee Generale Extraordinaire
le 09/04/2011 & 9 heures a la Maison des
Associations rue du 22 mai 97215 Riviere
Salee.
a la suite immediate de. I'Assemblee Or-
dinaire et dans les memes locaux que
celle-ci.
L'ordre du jour de I'Assemblee Ordinaire
est le suivant :
-Bienvenue ouverture de I'Assemblee ,
constitution du bureau.
-Compte rendu d'activite
-Presentation du bilan et du compete de
resultat
-Rapport du Conseil d'Administration et
certification des comptes.
-Approbation du bilan et du compete de re-
sultat. Affectation du resultat.
-Resolutions, quitus et decharge au
Conseil d'Administration.
-Reponses A vos questions
-Allocutions de I'invite d'honneur
-Cl6ture de I'Assemblee
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese oi' le nombre minimum requis
de societaires ne peut etre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel de Riviere Salee..."
FB 3852

CONVOCATION ASSEMBLEES
GENERALS DE LA
CAISSE DE CREDIT MUTUEL MARIN
CENTRE COMMERCIAL ANNETTE
QUARTER MONGERALD
97290 LE MARIN
SIRET 411 123 474 00016
Les societaires sont convies aux Assem-
blees GenBrales de la Caisse ci-dessus,
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le Samedi 05 Mars 2011 A 10h00 au
siege de la Caisse de Credit Mutuel, sis
Centre Commercial Annette, Quartier
Mongerald 97290 Le Marin
Afin, de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant:


1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales remplace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categorie B don't la valeur nominal
est fixee A 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont negociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited a
50000.

Les parts de la categorie B sont liberees
entierement A leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le rest sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplace par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totalite a la constitu-
tion de fonds de reserve, a I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le rest sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission replace par le texte suivant:
Art. 10 Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou 6tant inscrites au r6le d'un imp6t
- ou ayant un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie A I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interest economique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interet personnel ou familial
dans la circonscription definie A I'article 2
B des presents Statuts.
Le rest sans changement
Art. 11 Retrait

Les ayants droit d'un societaire decade
sont 6galement tenus de rembourser de
plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt dolt & la Caisse,
sauf A beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le reste sans changement.
Art. 32 Remuneration du capital

Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee G6enrale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixe par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echBant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totalite A la constitution
de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conformement A I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
General ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, d6s A present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee Generale Extraordinaire qui
sera appelee A se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas reuni (voir
point "B" ci-aprbs).


B) en Assemblee GenBrale Extraordinaire
le Samedi 26 Mars 2011 a 09h30 a la
Maison des Associations Quartier Mon-
desir 97290 Le Marin,
et, qui sera suivie immediatement de I'As-
semblee G6nerale Ordinaire et dans les
memes locaux que celle-ci.
L'ordre du jour de cette dite Assemblee
General Ordinaire figure au point C >
suivant.
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese ou le nombre minimum requis
de societaires ne peut etre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus, afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
C) Ordre du jour de I'assemblee Generale
Ordinaire
1. Compte rendu d'activite
2. Presentation du bilan et du compete de
resultat
3. Rapport du Conseil d'administration et
certification des comptes
4. Approbation du bilan et du compete de
resultat
5. Affectation du resultat, variation du ca-
pital social
6. Resolution, quitus et decharge au
conseil d'administration
7. Reponses aux questions
8. Communication special de la Federa-
tion
9. ClIture de I'assemblee general
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel Marin FB 3853

AVIS DE CONVOCATION
CAISSE DE CREDIT MUTUEL DE
SAINT-PIERRE,
COOPERATIVE DE CREDIT DU NORD
Les societaires sont convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes:
A) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le 04 mars 2011 a 11 heures dans
les locaux de la Caisse de Credit Mutuel,
rue Gabriel Peri 97250 Saint-Pierre.
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type'des Caisses avec
I'ordre du jour suivant:
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales remplace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categorie B don't la valeur nominale
est fixee A 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont negociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited a
50000.
Les parts de la categorie B sont liberees
entierement a leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le rest sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplace par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
6cheant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totalite a la constitu-
tion de fonds de reserve, a I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le rest sans changement.
2.c) Modification des status type des


r IA ~Tn f E


jeudi 17FiSrierI 2071 no 7S- Pge 2








http://www.iournal-iustice-martinique.com


Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission replace par le texte suivant:
Art. 10 Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou etant inscrites au rBle d'un imp6t
- ou ayant un interet personnel ou familial
dans la circonscription define a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interest economique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie A I'article 2
B des presents Statuts.
Le reste sans changement
Art. 11 Retrait

Les ayants droit d'un societaire decade
sont egalement tenus de rembourser de
plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt doit A la Caisse,
sauf a beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le reste sans changement.
Art. 32 Remuneration du capital

Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee Generale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixed par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sent affects en totalite a la constitution
de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conformement A I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
Generale ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, des a present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee G6enrale Extraordinaire qui
sera appelee & se tenir si le quorum des
2/3 des societaires nest pas reuni (voir
point "B" ci-apres).
B) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le samedi 19 mars 2011 a 9 heures
au C.D.S.T. (Centre de Decouverte des
Sciences de la Terre) sis Habitation Per-
rinelle, Quartier 97250 Saint-Pierre.
a la suite immediate de I'Assemblee Or-
dinaire et dans les memes locaux que
celle-ci.
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese ou le nombre minimum requis
de societaires ne peut 6tre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel de Saint-Pierre
FB 3854

CAISSE DE CREDIT MUTUEL
ACAJOU
CENTRE COMMERCIAL
LA GALLERIA
ACAJOU-97232 LE LAMENTIN
SOCIETY COOPtRATIVE
A CAPITAL VARIABLE
ET A RESPONSABILITE LIMITED
SIRET 404 151 284 00019
ORIAS 07 032 774
AFFILIE A LA CAISSE FEDERAL
ANTILLES-GUYANE
Les societaires sont convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le Conseil d'Ad-


ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee G6enrale Extraordi-
naire le mardi 15 mars 2011 A 15h30 au
siege de la Caisse, sis Ccial La Galleria-
Acajou-97232 le Lamentin
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant :
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales remplace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categorie B don't la valeur nominal
est fixee a 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont n6gociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited a
50000.

Les parts de la categorie B sont liberees
entierement a leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le reste sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplace par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totality A la constitu-
tion de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le reste sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission remplace par le texte suivant:
Art. 10 -Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exercant leur profession
- ou etant inscrites au role d'un imp8t
- ou ayant un inter&t personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interest Bconomique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interet personnel ou familial
dans la circonscription definite a I'article 2
B des presents Statuts.
Le rest sans changement
Art. 11 Retrait

Les ayants droit d'un societaire decede
sont egalement tenus de rembourser de
plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt doit a la Caisse,
sauf a beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le rest sans changement.
Art. 32 Remuneration du capital

Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee Generale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixed par la loj du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totality A la constitution
de fonds de reserve, a I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conform6ment A I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
Generale ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-


sents ou represents.
C'est pourquoi, des a present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee Generale Extraordinaire qui
sera appelee a se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas reuni (voir
point "B" ci-apres).
B) en Assemblee Generale Extraordinaire
le mercredi 30 Mars 2011 a 18 H A I'H6-
tel La Valmeniere sis Avenue des Ara-
waks, 97200 Fort de France qui sera
suivie immediatement de I'Assemblee
Generale Ordinaire et dans les memes lo-
caux que celle-ci.
L'ordre du jour de cette dite assembled fi-
gurant au point "C" suivant.
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypoth6se ou le nombre minimum requis
de societaires ne peut etre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
C) Ordre du jour de I'assemblee Generale
Ordinaire
Ouverture. Constitution du bureau
Compte rendu d'activite
Presentation du bilan et du compete de re-
sultat
Rapport du Conseil d'administration et
certification des comptes
Approbation du bilan et du compete de re-
sultat
Affectation du resultat, variation du capi-
tal social
Resolution, quitus et decharge au Conseil
d'Administration
Communications diverse
Reponses aux questions
ClIture de I'Assemblee Generale
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel Acajou FB 3855

CONVOCATION ASSEMBLEES
CAISSE DE CREDIT MUTUEL
ENSEIGNANT DE MARTINIQUE
Les societaires sent convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee Generale Extraordi-
naire le 04 mars 2011 a 9 heures a la
Caisse :
C/C DE BELLEVUE 97200 FORT-DE-
FRANCE
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant :
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales remplace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categories B don't la valeur nominal
est fixee a 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont nBgociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited a
50000.
Les parts de la categories B sent liberees
entierement A leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le rest sans changement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplace par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totalite A la constitu-


tion de fonds de reserve, a I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le rest sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission remplace par le texte suivant:
Art. 10- Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou etant inscrites au role d'un imp6t
- ou ayant un interest personnel ou familial
dans la circonscription definie a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interet economique
- ou dent I'un des dirigeants ou associes
a un interet personnel ou familial dans la
circonscription definite a I'article 2 B des
presents Statuts.
Le rest sans changement
2.d) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 11 Retrait -
remplace par le texte suivant:
Art. 11 Retrait

Les ayants droit d'un societaire decade
sont egalement tenus de rembourser de
plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt doit a la Caisse,
sauf a beneficier de terms ou delais ac-
cordes par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le rest sans changement.
2.e) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 32 Remu-
neration du capital remplace par le texte
suivant :
Art. 32 Remuneration du capital

Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee GenBrale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixe par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totalite a la constitution
de fonds de reserve, & I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conformement a I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
Generale ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, des a present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemble Generale Extraordinaire qui
sera appelee a se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas r6uni (voir
point "B" ci-apres).
B) En Assemblee Genbrale Extraordi-
naire le 24 mars 2011 A 20 heures au
Lycee de BELLEVUE
rue Marie-Therbse GERTRUDE 97200
FORT-de-FRANCE
A la suite immediate de I'Assemblee Or-
dinaire et dans les m6mes locaux que
celle-ci.
Cette deuxieme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese oi~ le nombre minimum requis
de societaires ne peut etre reuni lors de la
premiere Assemblee G6enrale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer sur I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel ENSEIGNANT MARTI-
NIQUE FB 3856

CACEM
AVIS DE DECLARATION SANS SUITE
MARCH DE SERVICES


' 1I 7 -i 20'07 -Page 22


[ ANNOCIs WALES








http://www.iournal-iustice-martiniaue.com


IDENTIFICATION DU POUVOIR ADJU-
DICATEUR
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials de I'organisme
acheteur :
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Immeuble Les Cascades III
Place Frangois Mitterand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
OBJET DU MARCH
Objet du march
March de prestations d'accueil et de
gardiennage pour le compete de la
CACEM Lot n 3 Prestations d'accueil
et de gardiennage pour le Centre d'En-
fouissement Technique
Type de march : march de services
Classification CPV :
Objet principal : 79 71 30 00 5 : Service
de gardiennage
Objet secondaire : 79 71 40 00 2 : Ser-
vice de surveillance
PROCEDURE
Type de procedure : Marche A procedure
adaptee Article 30 du CMP
Date d'envoi de I'avis original
11/10/2010
DECLARATION SANS SUITE
Le present avis implique une declaration
sans suite pour motif d'interet general. Le
motif retenu est le desistement de I'attri-
butaire du march Lot No3 prestations
d'accueil et de gardiennage pour le Cen-
tre d'Enfouissement Technique.
Une nouvelle consultation portant sur le
meme objet mais avec une modification
des caracteristiques principles, est lan-
cee de suite.
Date d'envoi du present avis : 07/02/2011
FB 3857

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
IDENTIFICATION DE L'ORGANISME
QUI PASSE LE MARCH
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Point de contact : M. Pierre Samot, Pre-
sident de la CACEM
Courrier electronique : infos@cacem-
mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse internet du profile d'acheteur :
http://www.achatpublic.com
OBJET DE LA CONSULTATION
Conception et redaction d'un document
de presentation du Plan Strategique
2010/2013 de la CACEM
CARACTERISTIQUES PRINCIPLES
- Realisation d'un document de presen-
tation official du "plan strategique de la
CACEM",
- Realisation des prises de vue a integrer
dans ce document.
PROCEDURE DE PASSATION
Procedure adaptee selon I'article 28 du
Code des Marches Publics


DUREE DU MARCH
Le contract est conclu pour une duree de 3
semaines a computer de sa notification.
JUSTIFICATION A PRODUIRE
Les candidates devront remettre a la
CACEM un pli comprenant les pieces de-
crites dans le reglement de la consulta-
tion.
CRITERES D'ATTRIBUTION
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous :
Quality technique (60%) sur la base
d'un memoire justificatif comprenant:
1. la methodologie de travail (40%)
Le candidate present les modalites d'in-
tervention pour la realisation des mis-
sions. II present notamment sa
perception a realiser :
- un descriptif des differentes tapes de
realisation de la mission
2. moyens humans (35%) :
Le candidate precise les moyens mate-
riels et humais mis en oeuvre sp6cifique-
ment pour assurer les prestations objet
du march
3. le planning propose (25%) : delai de
realisation de la prestation
Prix (40%) de I'ensemble du march
RENSEIGNEMENTS COMPLEMEN-
TAIRES
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2011/1A/DGS/MAPA.
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 90 jours a computer de la date limited de
reception des offres
Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut etre recupere sur le site de la
CACEM a I'adresse suivante :
http://www.achatpublic.com. Les candi-
dats qui le souhaitent peuvent obtenir
I'ensemble du dossier de consultation
sous forme paper a I'adresse du pouvoir
adjudicateur aux heures et jours d'ouver-
tures des bureaux : les lundi, mardi et
jeudi de 8 h a 12 heures et de 14h a 16h
et les mercredi et vendredi de 8h & 12h.
Seules les offres sous forme paper de-
posees ou envoyees a I'adresse indiquee
dans la rubrique "Adresse aupres de la-
quelle les offres doivent etre deposees"
dans le delai imparti seront acceptees.
Par consequent, les offres transmises par
voie electronique ne seront pas prises en
consideration.
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS
8/02/2011
DATE LIMITED DE RECEPTION DES OF-
FRES
01 mars/2011 a 12 heures
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMI-
NISTRATIF:
CACEM Commande Publique
Point de contact: Mme PEDRON
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE TECH-
NIQUE:
CACEM Service Communication
Point de contact: Mme ODRY
Tel : 0596.75.82.72
ADRESSE AUPRES DE LAQUELLE LE
CAHIER DES CHARGES ET LES DO-
CUMENTS COMPLEMENTAIRES PEU-
VENT ETRE OBTENUS ET A
LAQUELLE LES OFFRES DOIVENT
ETRE ENVOYEES:
CACEM Commande publique 46me
etage
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97200 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Le President
Pierre SAMOT FB 3858


CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
CACEM
Place Francois Mitterrand Immeuble
Cascades III
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet
achatspublics@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Mission d'AMO pour la realisation d'un
audit du Systeme d'information de la
CACEM et la mise en place d'un schema
directeur informatique
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des critbres
enonces ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
- Competences professionnelles affec-
tees a la mission au regard de la de-
mande et moyen mis a disposition de la
collectivite: 20 %
- Methodologie et planning d'execution
propose : 40 %
- Prix 40 %
Procedure
- Procedure adaptee
-Conditions de delai :
n Date limited de reception des offres : le
14 mars 2011 a 12 heures
a Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2011/10/DGA1/MAPA
- Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : 10/02/2011 FB 3859

VILLE DU ROBERT
AVIS D'APPEL PUBLIC
A CANDIDATURES
PRiALABLE A UN MARCH
DE TRAVAUX
Maitre d'ouvrage
Ville du ROBERT
H6tel de Ville
Rue Vincent Allegre
97 2224 LE ROBERT
Mandataire
SEMSAMAR
Immeuble Synergie
Californie 2
97 232 LE LAMENTIN (MARTINIQUE)
Objet du march


Amenagement de I'ilot de I'Eglise du
Vert-Pre
Travaux de Voiries-Reseaux-Divers. et
de Charpente/Couverture.
Caracteristiques principals
Realisation d'un parc de stationnement,
d'une liaison pietonne et de I'espace d'ac-
cueil et d'animation du march
Debut des travaux envisages au ler Tri-
mestre 2011
Les prestations sont divisees en 2 lots
principaux, les candidates ayant la possi-
bilite de presenter une offre pour un ou
plusieurs lots :
Lot n01 : Demolition/TerrassementsNoi-
ries/Reseaux/Divers(Ouvrages de soute-
nement)
Lot no02 : Charpente/Couverture
Mode de passation
March public passe selon une proce-
dure adaptee (Cf. article 28 du C.M.P.) en
entreprise general ou groupement
constitute avec mandataire commun
Candidatures et offres seront redigees en
langue frangaise
Unite monetaire utilisee, I'euro
Justificatifs et pieces a produire
- Attestations et declarations visees a I'ar-
ticle 44 du code des marches publics
- Renseignements sur les conditions ge-
nerales d'exploitation de la society
(moyens humans et techniques, liste de
references de moins de cinq ans en ma-
tiere de travaux similaires a I'objet du
march, chiffres d'affaires des trois der-
nieres annees)
Criteres de selection des candidatures
Les critbres de jugement porteront, outre
sur la conformity du dossier, sur:
- les moyens humans et techniques du
candidate;
- Inexperience de travaux equivalents a
I'objet du march ;
- les garanties techniques et financibres
apportees par le candidate ;
Date limited de reception des candidatures
28/Fevrier/2011 & 17 Heures 00
Conditions de remise des candidatures
Les candidatures seront transmises par
tout moyen permettant de determiner de
fagon certain la date et I'heure de leur
reception et d'en garantir la confidentia-
lite, ou remises centre recepisse, sous pli
cachet portant la mention :
, Candidature au Marche de Travaux -
Amenagement de I'lot de I'Eglise du Vert
Pre
Ville du Robert
A la SEMSAMAR, A I'adresse indiquee ci-
avant.
Criteres d'attribution
Offre economique la plus avantageuse
appreciee au vu des criteres enonces au
reglement de la consultation
Pour tout autre renseignement
Contact: Eddie CRIQUET (SEMSAMAR)
Tel. : 05.96.73.16.59 Fax
05.96.73.13.66
mel : ecriquet@semsamar.fr web
www.semsamar.fr
Date d'envoi de I'avis A la publication
08/F6vrier/2011 FB 3860



d'information communist


Administration & Redaction :

Tel. : 05 96 71 86 83 Fax : 05 96 63 13 20

ed.justice@wanadoo.fr


V 'I'rier2 W icn n'07- Page~q 2


I


ANONE IfLE






http://www.ioumral-justice-mairiniue. corn


12ieme Conference bu Bareau be Fort-be-France et reconstitution bu

process be Marcel Aliker


Maitres Auteville, Chomerau-Lamotte, Bourgeois, Bellemare et le bat6nnier Eloidin
Le jeudi 11 fevrier s'est tenue dans la salle Aime Cesaire de
I'Atrium la 12ieme conference du Barreau de Fort de France
qui regroupe les quelque 166 avocats de la Martinique.
Une conference empreinte d'une grande solennite, marquee
par la participation de toutes les autorites civiles et judiciaires
du pays et qui se voulait tries pedagogique.
Dans I'6ditorial d'une brochure tries instructive, maitre Raphael
Constant, le batonnier en exercise, a tenu a expliquer les mo-
tivations de sa corporation.
II s'agit, selon lui, d'une operation de communication visant a
rapprocher les avocats des justiciables a I'occasion "d'une ma-
nifestation oil [ceux-ci] souhaitent s'ouvrir d [a society miartini-
quaise". Car, "de par eur profession, fes avocats sont a fa croisee
des cliemins de tous [es fitiges... soit pour conlse'ilci, assister ou
reprisenter une parties .
D'autant, ecrit maitre Constant, que "plus 1a society se dieve-
loppe... pifs la presence de favocat, professionnefdit froit, le-
vient necessaire... "pour guider le justiciable dans le maquis des
lois et des reglements de plus en plus touffus.
Et de defendre I'image de I'avocat parfois percu comme "roide
l peccadilfe permanente, mais don't I'exercice de la profession
est pourtant strictement encadre, par leur ordre au sein duquel
ils "doivent gerer eut-mlemes feur vie interne, [e contriCe de feur
formation et de leur discipline ".
Des themes repris, lors du premier temps fort de la manifesta-
tion, par Maitre Constant dans son discours d'ouverture. Apres
un vibrant hommage a Roland Suvelor et a Edouard Glissant
recemment disparus, il devait, dans un expose percutant, se
pencher sur I'etat de la justice en France et en Martinique, per-
que comme "un bateau a [a drivee.
Car I ins.tiulu:n souffre d'un manque crucial de moyens. Et de
rappeler que la justice frangaise est aujourd'hui classee au
42ieme rang europeen pour son efficacite. L'Etat ne lui consa-
crant que 0,19 de son PIB Avec comme consequence des re-
tards considerable dans I'instruction des dossiers, en depit des
efforts meritoires des avocats.
Autre illustration, selon le batonnier de I'indigence de la justice
en Martinique : les retards considerable dans la construction
de la Cour d'appel et I'absence d'un veritable tribunal pour en-
fants.
Plusieurs autres questions furent abord6es par le batonnier
don't celle de la reform global de la justice, avec notamment
le delicate dossier de la reform de la garde a vue. Ses modali-
tes ayant ete jugees illegales par plusieurs arr6ts de la Cour
europeenne de Justice du fait des pouvoirs exorbitants du Par-
quet (le procureur de la Republique) et de I'impossibilite pour le


justiciable de se faire assister par un avocat des le debut de la
procedure.
Une reform qui, si elle est menee a son terme, aboutira, a par-
tir de juillet 2011 a "'apparition d'une assistance effective fun
avocat pour [es personnel gardees vue ", gage d'une procedure
equitable, ainsi que I'abandon de la "culture de 'aveu, propre d
a justice franchise, au profit de ce[fe dfe a2 preuve ", selon maitre
Constant.
Mais au moment oO I'institution judiciaire se trouve 6tre victim
des attaques du pouvoir executif, a travers les recent "propos
inquanifia6les" tenus par le president de la Republique a I'en-
contre des magistrats, maitre Constant a tenu un vibrant plai-
doyer en faveur d'une justice independante.

3 % uv6 ,- !,..u n in idui uproces:, i :lf
Le deuxieme temps fort de la manifestation etait consacre a la
reconstitution par de jeunes avocats laureats de la Conference
du proces de Marcel Aliker, process qui "fit date plans fes annafes
de notre pays", selon les mots du bAtonnier.
Bref rappel des faits. Le 12 janvier 1934, le corps d'Andre Ali-
ker, militant communist et redacteur en chef du journal Jus-
tice etait retrouve sur la plage de Fond Bourlet a Case Pilote. II
avait ete assassin par des hommes de mains a la solde d'Eu-
gene Aubery pour avoir denonce sous le titre "Le Panama du
Lareinty", une gigantesque fraude fiscal au detriment de la
colonie. Le rapport de gendarmerie avait conclu a "un assassi-
nat"par des "auteurs inconnus". Les efforts de la famille d'An-
dre Aliker visant a retrouver les coupables resterent vains. La
justice s'etant deliberement placee du c6te d'Eugene Aubery.
Ce drame, ainsi que la passivity de la justice colonial de
I'epoque avaient bouleverse le pays.
Et c'est de toute evidence, pour cette raison, que Marcel Aliker,
conseiller municipal, deux ans plus tard, avait cherche a venger
la mort de son frere, en tentant d'assassiner Eugene Aubery,
dans I'eglise du Lamentin, lors des funerailles d'Andre Dubuc,
le maire de I'epoque.
Des pages de hisrir.re de notre pays fidelement evoquees
dans le magnifique film de Guy Deslauriers.
Marcel Aliker est traduit devant la Cour d'Assises de la Marti-
nique et le process debute le 22 juillet 1936.
Un bien strange process. Car, alors que la tentative d'assassi-
nat par Marcel Aliker sur la personnel d'Eugene Aubery, com-
manditaire de I'horrible crime contre son frere avait ete av6ree,
la parties civil charge done de la defense d'E. Aubery, tout
comme le Procureur demanderent "un verdict d'apaisement "
Alors que la defense d'Aliker plaidait la relaxe.
A la surprise general, les juries prononcerent I'acquittement de
M.Aliker qui fut porte en triomphe.
Une occasion, selon le batonnier de montrer "le caractere rela-
tif de la justice et qu'efle ne saurait itre renduie hours de tout
contexte societal'.
La reconstitution menee par maitre Stephanie Bourgeois, pour
la parties civil, maitre Chomereau-Lamotte dans le r6le de
I'avocat general et par maitre Max Bellemare dans le role de
I'avocat de la defense de Marcel Aliker a permis d'apprecier le
talent de ces nouveaux venus au Barreau de Fort de France.
Georges Erichot


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