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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 2/10/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00205
System ID: UF00088914:00205

Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


!i.. Jeudi 10 Fvrier2011 91 me Anne N 06 Martinique: 1,80 E France:2,20 DOM: 1,90


,doua'd
lisahmt :

h I'homme
et monde


2ans apres to 5 Fvrier 2009:
Reprendre la lutte sans
oublier le necessaire
debouche politique
Dans te Monbe:
Vent de revolte sur le
monde arabe







f http://www.iournal-iustice-martinique. corn


La Martinique n'ouble pad Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au Niger dans
la nuit du 15 au 16 septembre, avec quatre autres
Frangais, un Togolais et un Malgache, employs des
societies frangaises Areva et Satom, par la branch
d'Al-Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est soutenu
moralement par toute la Martinique, y compris les mili-
tants communists et leur journal Justice


'u 0fisvssis2yv j i.e n'0 _'Ta


r


(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire nO 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


5A KA 1PA5i


SCaribalu : ne#focitioe toujours oqude
Les ouvriers de la "Societe Cara'be Aluminium" (CARIBALU) situee a la zone indus-
a ka Pa ................... .. 2 trielle de la jambette sont en greve depuis le lundi 10 janvier dernier. Ils ont ete rejoints
dans leur movement par ceux de la society Multicar a Schoelcher qui sont entries en
E ito .................. greve a leur tour le lundi 31 janvier.
CollectivitE unique
Ils reclament I'application de la prime d'anciennete et de transport; le replacement
LutteS$ociales ..............f ./7 d'une poutre en acier presentant un danger dans I'atelier; la reorganisation du fonc-
- Leon Bertide a la te du K5F tionnement de I'atelier (hygiene, security, embauches); le paiement du solde des frais
- Reprendre la lutte professionnels pour 3 salaries, et I'arret des pressions et du harcelement moral de la
- Entreprise de culpabilisation, rare part du grant. Tous ces points relevent de la convention collective du batiment, tra-
- Contre la casse de Idcole vaux publics et annexes de la Martinique, a laquelle CARIBALU devra &tre rattachee.
- Restructuration de I'offre de soin En effet, les activities de cette entreprise se r6sument a la fabrication de menuiseries
en aluminium, la pose de portails, cl6tures, fenetres, garde-corps, avancees de ter-
Socidt ........................ 8 rasse pour des particuliers et pour les collectivit6s, c'est-a-dire du second oeuvre.
- Violence a I'cole Plus de 3 semaines de greve et aucune n6gociation s6rieuse entire le grant Serge
Dahan et les salaries. L'entrepreneur oppose un refus cat6gorique a la revendication
Politiue ..................... 9 ouvriere de suivre la convention collective du batiment. "Je n'aipas de grife de salaires
- Roland Grubo sur la 4eme canton dans mon entreprise, ni de convention collective etje n'en veu(pas", a-t-il repondu & la
- LUMP en ordre de bataille d6elgation syndicate. Les tentatives de mediation de I'inspecteur du travail n'ont pas
Econmi .............. 1. about A cause I'entetement du patron.
Merges abuv ax A s Par deux fois, le grant a saisi le tribunal afin d'obtenir la condemnation des salaries
- Marges abusives aux Antilles
- Carburant pour entrave a la liberty du travail. Mais contrairement a ses attentes, ii a e6t d6boute
et condamn6 & leur payer 1.200 euros. Les salaries s'interrogent sur la decision de
L'Evnement .............. 12/15 la R6gion d'attribuer une subvention de 161. 000 A cette society, alors qu'elle ne
- Hommage a Edouard Glissant respect pas le droit du travail. Ils sont d'autant plus perplexes que le courier qu'ils
ont adresse au president de la Region est rest sans reponse, de meme que celui en-
France .............. .. 16/17 voye au maire du Lamentin.
- Contre la politique sdcuritaire Plusieurs salaries de societies du batiment affilies A la CGTM ont fait part de leur sou-
- Quand les mddicaments font peur tien et de leur solidarity et se disent prets d toute initiative permettant C'aSoutisse-
- Menace de cholera dans la caraibes ment de [eurs revendications".
Forts de ce soutien et sOrs de leur bon droit, les salaries de CARIBALU se disent de-
Notre Riion ................ .18 terminus a conraindre le grant a la negociation.
- Haiti : Prival toujours au pouvoir C.B (6/02/2011)

Pan le Mone ............ .P. 19/20
- Vent de revolte dans le monde arabe S#minaire sur a creolisati n cultuwUe

Annoei ..........20/23 Le Centre de Recherches Interdisciplinaires en Lettres, Langues, Arts et Sciences
Humaines (CRILLASH) de I'Universit6 des Antilles et de la Guyane, organise un se-
Culture ..................... 2+ minaire public sur le theme : "De (a creolisation cufturel e"a la Faculte des lettres et
- L'Affaire de IOJAM sur les ecrans sciences humaines (amphitheatre H616ne Sellaye, campus de Schoelcher, Marti-
- Course Benodet-Martinique nique) les 14 et 15 fevrier 2011. L'objet de ce s6minaire est de contribuer A un ques-
tionnement du concept de creolisation culturelle, a sa definition, a I'6tude de cas
relevant de ce phenomene.
I"JUs TWICE' "
Administration & Redaction: Marche silence e pour Thierry Do
Te. : 05 96 71 86 83 Le collectif des associations du Francois, en partenariat avec la Ville du Frangois, in-
Fax: 05 96 63 13 20 vite la population martiniquaise a la march silencieuse de soutien, "Di Ze 6a
ed.justice@wanadoo.fr Thierry", vendredi 11 fevrier, de 19h a 21h, de la rue Hombre Clement a la rue Flo-
f 1ifS \ rent Holo. Un sitting, des "va et vient", du Slam et des prises de parole sont pro-
grammes pour sensibiliser les autorites et la population. Venez nombreux porter votre
Fondateur: Jules MONNEROT soutien a la famille DOL et aux families des autres otages.






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ColUectivite Unique: Une nouveUe champagne be peur


Une nouvelle champagne pour r6activer la peur a commence
du cote de la droite et du n6o-PPM a propos de la Collectivit6
Unique. On ferait du 74 dans le 73. voilA le nouveau tube.
Aussit6t rendu I'avis du Conseil d'Etat sur les deux projects de
loi concernant la creation de la Collectivit6 Unique validant
notamment sa date d'installation au plus tard le 31 d6cembre
2012 ainsi que leur adoption en conseil des ministres le 26
janvier, I'offensive s'est d6chainee.
Serge Letchimy s'apitoie sur le sort des 3 400 salaries des
deux collectivit6s don't il feint de croire qu'ils sont menac6s si
la date de 2012 pour I'installation de la Collectivit6 Unique est
maintenue (FA du 31/01/2011). On n'aurait pas assez de
temps pour r6aliser la fusion des personnel des deux Insti-
tutions. Pourtant il a ete dit et redit que les droits des agents
de ces collectivites seront respects et que tout se fera dans
la concertation. Plus on tarde plus cela sera difficile. Utiliser la
peur naturelle du changement pour tenter de bloquer une re-
forme minimal, est-ce honorable ? Le president du n6o-PPM
laisse entendre qu'il combattra cette 6ch6ance au Parlement
et n'exclut pas de saisir le Conseil constitutionnel. II est sur les
traces de la droite qui avait fait capoter le project d'Assembl6e
Unique Emmanuelli en 1982 devant cette instance.
Miguel Laventure sort du bois et affirme p6remptoirement
que le project adopt est dangereux, car il va confier "tout le
pouvoira un clan" L'appellation de "ColTectivitdle dMartinique",
en faisant disparaitre le mot d6partement, nous rejetterait hours
du droit commun. La proportionnelle rayerait de la carte non
seulement les cantons mais les communes. Un matin sur
Martinique Premiere la semaine derniere, tressant des
louanges a Edouard De L6pine et Rodolphe D6sir6 pour leur
opposition au project, le chef des FMP a conclu que I'on fait du
74 dans le 73. Horreur Le largage n'est pas loin...Laventure
est dans son meilleur r6le de garden du temple d6partemen-
tal.
II a recu le renfort du Modem du sieur Max Orville qui a reussi
I'exploit de voter "NVon"aussi bien le 10 janvier 2010 que le
24 janvier 2010. L'immobilisme absolu dans I'int6grisme as-
similationniste. Pour lancer le missile contre la nouvelle Col-
lectivit6 Unique il a fait venir ici le bwana Saint Frangois
Bayrou qui a predit I'apocalypse : "lemodedescrutinretenuvous
eneve vos droits fondamentaux"(France-Antilles du
31/01/2011).. Pas moins. Et pourtant depuis 1983, les
conseils r6gionaux des Dom sont elus A la proportionnelle.
En bon activist Edouard De Lepine s'est fendu de deux tri-
bunes : I'une du 6 janvier 2011 intitul6e "Nos elus roulis dans
(afarine"oi il pourfend le mode de scrutiny choisi par Sarkozy,
a savoir la proportionnelle avec les quatre circonscriptions 16-
gislatives. II qualified son acceptation par nos elus de tristee
panta[onnade". Y compris Letchimy qui a vot6 I'essentiel des
conclusions de la commission ad hoc, A I'exception de la date
de mise en place ?
Le principal d6faut de ce project, selon lui, est de s'6carter du
mode de scrutiny mixte retenu en France pour la r6forme des
collectivit6s territoriales et de faire disparaitre le canton et la
representation de la commune. En effet, depuis la r6forme de
1949 realisee contre la pr6sidence du conseil g6n6ral par le
communist Georges Gratiant, le canton en Martinique coin-
cide generalement avec Ila commune (sauf huit exceptions).
Ce faisant ce membre eminent de la direction PPM oublie


qu'Aime C6saire 6tait un
fervent partisan de la
proportionnelle parce
que plus d6mocratique.
La deuxieme tribune
d'Edouard De L6pine
parue sur le site Poli-
tiques publiques du
ler/02/2011 traite des
"vainqueurs vaincus II
6crit : "Les seuts vrais
vainqueurs des trois consu-
tations qui ont marquis fe
dibut de fannie 2010,
cedles du 10 et du 24janvier
sur les articles 74 et 73 de
fa constitution, puis ce/le des sections rigionales du 21 mars, sont
traits en vaincus par M. Sarkozy. Ifs ne seront pasfusifEfs sauf
peut-tre morafement. Le (Prsident de i Ripu6ique se content de
es ignore, adopter es propositions de ceux qu'ils ont battus et
d'enfaire fes deuxprincipaes measures duprojetgouvemementaf: fa
date de lf mise en place de fa nouveie collectiviti unique (2012) et
fe mole de scrutiny (fa proportionneTe) retenu pour lirection de las-
sembie unique charge de gier cette collectiviti unique "
Pour De L6pine, cela est intolerable car on sort du sacro-saint
"droit common". Plus assimilationniste que I'historien tu
meurs II demand de "repartirdeziro"et il appelle I'ensem-
ble des elus locaux, et commencer par les maires, A se re-
beller contre la proportionnelle.
Le pol6miste de droite bien connu Yires-ieopold Monthieux
sur le mime site Politiques publiques du 4/02/2011 f6licite
De L6pine et le qualified "drhommeaverti"parcequ'il condamne
"tout e contenu duprojet statutaire"de Collectivit6 Unique. Et,
6 le lire, nous vivrions un "moment grave Le histoire" avec la
creation de cette Collectivit6 unique. Nous allons devenir des
"orpheins du departmentt. Avec le Conseil ex6cutif pr6vu,
avertit-il, la Collectivite Unique sera dot6e d'un "viita6fegou-
vernement foca preuve que I'on est bien dans le 74 et sur le
point de basculer vers I'autonomie et I'ind6pendance. Que de
fantasmes pour un ex6cutif collegial au lieu d'un ex6cutif en
la personnel du seul president de la Collectivit6 come au-
jourd'hui.
A la v6rit6, la Collectivit6 Unique article 73 reste dans le cadre
de I'identit6 legislative. Le mode de scrutiny, le mode de gou-
vernance, n'ont rien A voir avec la nature des liens avec la
France.
Mais, au-delA des sordides calculs 6lectoraux, cette Collecti-
vit6 Unique a un d6faut majeur aux yeux de ceux qui refusent
fr6n6tiquement que le people martiniquais advance, c'est
d'amener les elus A penser le pays globalement, d'avoir une
vision A la hauteur pour son vrai d6veloppement.
Les forces de progres martiniquaises doivent dresser un bar-
rage contre cette nouvelle offensive retrograde de la peur.
Michel Branchi


r m I


!r ui 10 fifr2 071 -justice n'06-Page






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Le K5F: Leon Bertioe a a te te bu K5F


Philipe Pierre Charles de la CDMT a passe la main a Leon Bertid de I UGTM
Ce samedi 5 fevrier 2011 n'etait pas un jour de rememoration
deux ans apr6s, mais d'action pour le K5F. Loin d'6tre resigned,
le Collectif compete se restructure pour mener le combat. La
flamme de la contestation et de la revendication est plus que ja-
mais present et le combat continue pour obtenir un change-
ment en mieux de nos vies". Meme si, comme I'affirme Leon
Bertide, "nous n'avons pas pris suffisamment de reculpour ana-
lyser ce movement profound, "on en parfe dans fe monde". Certes,
le combat mene n'a pas donned jusqu'a present tous les effects
escomptes et le collectif n'a de cesse de denoncer I'immobi-
lisme de I'Etat et le non respect des accords signs depuis la
gr6ve general de fevrier 2009. Le K5F milite pour une appli-
cation serieuse des accords signs et la reprise reelle des ne-
gociations sur les sujets non traits.
Ce samedi 5 fevrier, plusieurs militants se sont retrouves dans
I'hypermarche du Rond-Point, pour constater une nouvelle fois
que les accords BCBA 6taient loin d'8tre respects. Sur 400
products, 32 avaient augmented et 12 etaient absents des
rayons.
L'apres- midi, un seminaire de reflexion riche a retenu I'atten-
tion des militants.
Quatre commissions ont planch6 sur une plate-forme et une
strategic de lutte enrichie : 1) organisation et mobilisation ; 2)


contracts aides et emploi, 3) salaires, 4) Prix. On retiendra
que la commission organisation a preconis6 que le K5F se
restructure en "organe de masse populaire, charge de defendre
fes droitsfondamentaux morauxa social iconomiques et cul-
tures des Martiniquais centre Ca pwofitation. Le Coffectifap-
puie fes potentiaGitis de diveloppement durable."
II a 6t6 propose que le Collectif se mette en retrait des luttes
Squotidiennes pour ne pas 6tre en concurrence avec les or-
ganisations syndicales, 6tant entendu qu'il pourra venir en
soutien quand cela sera n6cessaire. Doper la communica-
tion interne et externe fait parties des objectifs assigns 6
l'equipe.
La commission des prix a mis en exergue que seul un de-
cret sur le prix BCBA peut leur donner une 16gitimite, et qu'
il convient de relancer les parlementaires a ce sujet. Un sa-
laire minimum decent, reouvrir le debats sur les conges so-
lidarite, la competence gale ou les concours r6gionaux sont
quelques points qui ont fait I'objet de debats dans la commis-
sion emploi et salaires. Les differentes commissions devront
continue 6 affiner leurs propositions en vue de la resolution.
Le Collectif compete entamer une reflexion pour se donner le
temps d'une preparation plus approfondie de la lutte. Car "ce
que nous avons dej~a su6i n'est rien a c6ti de ce qui nous attend",
predit Philippe Pierre-Charles qui presidait pour la derniere fois
le Collectif. Ce sur quoi Patrick Dore s'est appuye pour conclure
:"Ilfaut se restructure, definir les revendications, s'organiser et
aCCerau combat, c 'est a ce prix- r que [on pourrafaire des mo6i-
lisationspour transformer la society et non se contenterde ravaCe-
ments. "Les militants du Collectif sont convaincus qu'a force de
travail le people martiniquais marquera encore de son em-
preinte le movement social international pour une plus grande
justice social. L'assemblee a port 6 sa tete Leon Bertide pour
un nouveau mandate d'un an. Le nouveau president souligne :
"Je ne vais pas a un diner de gala en devenant president du K57F,
ify a du travail. Nous sommes confiants dans le people martini-
quais, dans ses possibilitis de se mobiliser".
C.B


Fevrier Mars 2009, deux dlan press: Un movement ocidl e grane ampleur.

Reprenbre la tutte sans oublier Le ndcessaire bebouche politique


Deux ans apres le movement social de 2009, les m6mes pro-
blematiques de la vie chere, du ch6mage, du mal developpe-
ment, etc., perdurent.
Alors tout de suite des personnel interrogees par une certain
press au service des lobbies de la pwofitasyon aliment I'idee
"tout ca pour rien" sans se donner le temps d'une vraie re-
flexion, sans nous mettre personnellement et collectivement en
question sur les motivations de ces 38 jours de mobilisation en
Martinique.
Les parlementaires, les presidents des collectivites (Conseil
General, Conseil Regional), les partenaires sociaux (syndicats
de salaries etpatronal), I'Etat, les responsables de la pwofita-
syion que sont les patrons de la grande distribution, se sont en-
gages lors de la sortie de fin du movement le 14 mars 2009.
Ce protocole d'accotd engageait les uns et les autres sur 323
points de revendications don't 236 faisaient I'objet d'accord et
87devant faire I'objet d'un examen complementaire.


Parmi ces points d'accord, il faut mentionner la baisse de 20 %
sur les products de premiere necessity, I'augmentation des sa-
laires de 200 E a partager entire les collectivites (Conseil Ge-
neral et Conseil Regional), I'Etat et les patrons et don't la mise
en oeuvre a trained en longueur. La baisse du prix de I'eau, du
telephone, le gel des loyers, etc. ont et6 le resultat de la forte
mobilisation et le comit6 de suivi devait prendre le relais.
Par consequent; le movement social avait arrache de subs-
tantielles avancees.
Seulement, le.gouvernement, qui avait sous estime I'ampleuF
du mecontentement aussi bien en Guadeloupe qu'en Marti-
nique, a manceuvre en parfait colonialiste
Le people martiniquais exprimait son mal vivre, I'expression
d'un echec total de toutes les politiques publiques mises en
place depuis plus de 50 ans qui ont permis certes aux naritis de
s'enrichir (les bekes et les puissances economiques frangaises)
mais qui ont about a la degradation social que nous subis-


~--=-=-


[ f iiTT. SO IAL






htto://www.iournal-iustice-martiniaue.com


sons encore aujourd'hui, don't la principal est le ch6-
mage de masse.
La encore la puissance colonial a su trouver des res-
sources pour casser la dynamique creee par le mou-
vement social.
Sous pretexte de "donner (a parole" aux peuples d'ou-
tre-mer avec les Etats G6neraux, le pouvoir colonial a
mis en place une strategic pour opposer movement
social et "classe poitique"pour finalement interroger les
martiniquais sur deux questions institutionnelles diffe-
rentes : I'article 74 et I'article 73. Or la representation
6lue n'avait valid qu'une option : le choix pour ou
centre I'autc.nomie limitee de I'article 74.
Cette strategic a 6te facilitee par ceux qui au sein du
movement syndical et souvent en raison d'arriere-pen-
sees l6ectorales, ont pref6re diriger les des revendica-
tions contre les elus a la tete des collectivites locales pe
concernees par la plupart d'entre elles.
Une fois de plus le system capitalist et colonial sort proviso
rement gagnant et notre people plus que jamais divise avec I
complicity de forces comme le PPM qui ont fait le choix de I'a,
similation relookee. Et encore ils freinent au maximum pour re
tarder I'installation de la Collectivite Unique article 73 en agitar
encore la peur du 74 qui se cacherait sous le 73. Or tout milit
pour que nous ayons les moyens de peser efficacement sur I
devenir de notre pays.
Dans le meme temps la crise capitalist a aggrave la crise sp(
cifique du syst6me applique dans les Dom depuis 1946.
Deux ans apres, la politique de casse social se pursuit. Le
services publics continent A etre d6manteles pour 6tre livre


Le movement social avait arrache de substantielles avancees mais peu respectees

u aux app6tits des puissances 6conomiques. Le "dialogue social'
patine avec un patronat tout aussi revanchard. Malgre des
i- avancees, la vie est encore chere et le pouvoir refuse freneti-
a quement tout control des prix pour favoriser ses amis du lobby
de I'importation. Au lieu d'ameliorer les minima sociaux, il a en-
- trepris de demolir le systime de retraites par repartition.
nt II est plus qu'urgent de reprendre le chemin de la lutte en faisant
e en sorte que le movement syndical et les parties politiques an-
e ticolonialistes travaillent ensemble a l'6laboration d'une alter-
native 6 la desesp6rance entretenue par la puissance colonial.
i- Car la lutte syndicate, pour etre efficace, ne doit pas ignorer
qu'elle doit comporter un debouche politique impliquant la
.s transformation de la soci6te.
.s Fernand Papaya


Fevrier 2009 :"It y a eu une entreprise be culpabilisation, rare",

Juliette Smerald sociologue,


II y a deux ans, des milliers de personnel descendaient
dans la rue pour crier leur ras- le- bol de la vie chere, mais
pas seulement cela Un evenement don't I'analyse merite
encore d'etre creusee, mfme si quelques personnel s'y
sont penchees, comme c'est le cas de Juliette Smeralda
avec un fascicule 6crit dans le feu de I'action : "2009. Gua-
deloupe Martinique, des soci6tes en revolte. Morphologie
d'un conflict social. Keditions". Nous I'avons rencontree au
seminaire organism par le K5F. L'occasion de quelques
questions.


Justice : Deux ans apres le 9 f6vrier, quel regard jetez-vous
sur ces 6venements ?
J. Smeralda : Je crois que le sens de ce movement est beau-
coup plus profound qu'on ne le croit. Ce n'etait pas seulement un
movement pour la baisse des prix. Les raisons economiques
ont triomph6 tout de suite apres, et les raisons sociales ont ete
releguees a I'arribre- plan par le fait que les Etats g6neraux sont
venus se poser au milieu d'une dynamique qui a casse ce que
le people martiniquais etait en train de construire. II y a quand
meme eu 25 000 personnel, parfois plus, et c'est quelque
chose d'historique. On ne peut pas dire 6 un people qui fait cela
qu'il a mal compris ou qu'il a suivi quelques imbeciles, surtout
que I'on sait qu'en Martinique il est tres difficile de mobiliser les
gens. Donc, il faut que les sociologues, les penseurs, les intel-
lectuels de ce pays cherchent le sens de cette mobilisation.
Qu'ils essayent surtout de comprendre ce que sociologique-
ment le people martiniquais exprime en terms de malaise et
de revendications d'une sp6cificite qui lui est refusee parce qu'il
faut que les raisons economiques restent celles qui donnent la
dynamique de notre society toute entire. On voit bien que
I'6conomie empeche le social de dire son malaise parce qu'il
faut etouffer les voix.

J : 11 y a une reelle complexity : d'un c6te on est oppressed
par le system economique et de I'autre on n'entend plus
se mobiliser ?
J. S : Le K5F parole de la n6cessite de se structure, de sortir de
I'action immediate. Je crois que ce que nous avons faitjusqu'a
maintenant, c'est de reagir au coup par coup, a I'actualite et


J. bmeraala etuale les relations entre aominants et aomines
*' I. mrro ~,imqiz *E '~


/TES I






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aux difficulties que nous vivons, mais nous n'avons pas une
thebrie du social. Qui plus est, nous n'avons pas, a mon avis,
la connaissance du system dans lequel nous vivons; de ce
cote- lI, les Martiniquais sont tries naffs. Quand je parole d'une
connaissance du system, je veux dire de ses rouages, de ses
strategies pour dominer et rester dominant. Je crois que I'on a
fait deparler les Martiniquais apres la greve. II y a eu une en-
treprise de culpabilisation que j'ai rarement vue dans le monde.
Cette entreprise de culpabilisation a fait que les gens se sont
tout de suite empresses face la menace de perdre I'emploi,
d'etre mal vus du patron, de perdre leurs avantages, de perdre
leur progression, tout ce que le system a mis en place pour
controler la servitude des citoyens. Tout cela a 6te manipule
apres pour dire aux gens << faites bien attention, la punition vous
attend. > Dans une population fragilisee, tres souvent dans la
precarite, qui cherche son existence, il est facile d'introduire le
doute et de la faire devier de sa trajectoire.

J : Notre propre theorie du social nous fait defaut pour bien
comprendre tout cela ?
J. S : Nous sommes prives de I'essentiel, du savoir qui per-
mettrait au people que nous sommes d'apprehender la moder-
nit6 oj il ete verse par la force des choses, parce que arrime au
monde occidental. Ce dernier a developpe des centaines d'ou-
tils pour analyser I'evolution de la society, faire comprendre
comment on sort d'une histoire pour entrer dans une moder-
nite. Par le biais de'l'assimilation, tout cela nous est applique,
mais nous n' avons pas benefici6 des outils de comprehension,
d'apprehension et de manipulation. A notre Universite de met-
tre en place des outils pour que les gens comprennent le sys-
teme dans lequel ils sont. Nous souffrons parce que nous
faisons les choses a I'intuition, sans avoir une mattrise des ou-


tils qui permettraient de savoir interpreter ce qui nous arrive la.

,J : Le people malgre tout peut rebondir ?
J. S : On a toutes les capacities; une population, une society
n'arretent pas de rebandir. Bien que beaucoup de gens vivent
dans la precarite, la society se maintient en equilibre, je ne sais
pas combien de temps elle tiendra. Je sais que privee d'expli-
cation, de comprehension, elle pourra exploser de maniere
beaucoup plus sauvage que I'on ne le craint. Justement, le tra-
vail qui est fait actuellement, c'est pour la priver du sens de ce
qui se passe. Or, en maintenant une population dans I'igno-
rance, on I'empeche de raisonner, on la pousse a agir intuiti-
vement. Peut-etre que cela permettra la repression de s'exercer
plus librement. II faut que nous donnions a notre population les
armes qui lui permettent de comprendre les difficulties qu'elle
vit actuellement, et cela, ce sont les sciences sociales qui le
font.

J : Un dernier mot ?
J.S : Cette mobilisation incroyable a une signification tres pro-
fonde, c'est 6 nous d'accepter de voir le sens qu'elle a, au lieu
de tricher comme nous le faisons systematiquement en faisant
croire que nous ne comprenons pas ce qui arrive Ia. La.vitesse
A laquelle on lui a fait perdre son chemin, risquait d'apparaitre
si on I avait laiss6 cheminer dans une dynamique qui lui a et6
propre. On recupere le movement en le versant dans les Etats
generaux, et cela donne ce que nous avons aujourd'hui, c'est-
6-dire que le pouvoir a repris la main b 100%. Le people s'est
fait un peu avoir.
Propos recueillis par C. Bourgrainville 5/01/2011


Enteignement : Contre la case ae Lt'cole


La grogne centre les suppressions de postes prend de I'am-
pleur dans I'academie. Enseignants, 6leves et parents se mo-
bilisent dans plusieurs 6tablissements pour preserver les
sections menacees par la politique de suppression menee par
le gouvernement. Les organizations syndicales FSU, UNSA
Education, SNEETAA-FO, UGTM Education et CGTM -Edu-
cation ont boycott la commission academique paritaire du ler
fevrier dernier, commission don't le r6le n'est que consultatif,
pour protester centre les 239 suppressions de postes dans
I'academie. Mireille Jacques, secretaire general de I'Unsa,
dans un communique date du ler fevrier souligne A propos du
1 er degr6 tout d'abord : "dans notre academic deja en souffrance,
ces suppressions de poste, vont aggraver une situation dijd pre-
caire et [es consequences sefont sentir dans Ie ler degri avec la
multiplication des classes a plusieurs niveauw faccroissement des
effectifs de classes, la restriction des formations et ie dimantile-
ment des Rleseaux dfAides Spiciatisies aux Eleves en 'Difficulte
(RWSE'D)'. S'agissant du second degree, elle announce une serie
de perturbations: "une augmentation des effectfs.par division, [a
disparition des aduCtes relais et des moyens a la vie scolaire, lafer-
meture programme des SEGPA ". Autre inquietude de la secr6-
taire g6n6rale: "la disertification des services administratifs qui
met en perille service pubi'c d'iducation, dufait du non rempla-
cement des personnel et de la suppression des moyens dans fes ser-
vices social, de santi, ouvriers et techniques" Elle en appelle
au respect des accords signs en 2009 et demand I'applica-
tion des measures preconis6es par le minister de I'Education


national, a savoir "une analyse pfusfine des 6esoins de Cacade-
mie et [a redefinition des criteres quiprisident a [a suppression des
postes et des divisions".
Face a la baisse de la d6mographie scolaire avanc6e par le
recteur, les syndicats considerent que cela peut 6tre I'occasion
de maintenir et d'am6liorer la scolarisation des moins de trois
ans, d'augmenter les moyens de replacement, d'6toffer les
RASED, d'optimiser I'enseignement des langues vivantes
(6trangeres et r6gionale), d'amplifier I'accompagnement des
colleagues (formation continue...). L'lntersyndicale, avec une de-
termination toujours plus forte, reaffirme son opposition aux
suppressions de postes et entend le d6montrer des le 10 f6-
vrier, jour de greve dans I'6ducation.
De son cote, le SMPE-CGTM a analyse la situation creee par
I'annonce de suppressions de postes budgetaires et de classes
dans I'Education national en 2011, le mercredi 2 f6vrier 2011
a la Maison des Syndicat. Le syndicate se rejouit que des eta-
blissements comme "Ce LP Pointe des [Aegres et le'LP Dillon a
Fort- de- France, Ce LP Neris au 9Marin ont reagi des Ce 31janvier".
Le SMPE-CGTM appelle I'ensemble des personnel, premier
degree, second degree, administratifs, a saisir toutes les oppor-
tunites assembliess g6nbrales, heure syndicate d'information,
debats, etc.) pour discuter des moyens a mettre en oeuvre pour
mettre en 6chec les measures gouvernementales et rectorales
dans le cadre d'un mouvement fort.
Le SMPE-CGTM participera la journee de gr,eve du jeudi 10
fevrier 2011.
C.B


LVTTiES MOiLEI






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Retructuration be 'offre e soin : La CGTM-Sante en alerte


La UU I M--banie craint les consequences ae la restruciuralnon


A partir d'avril prochain, I'ouverture du centre de Mangot Vulcin
devrait entraTner une profonde restructuration de notre system
hospitalier. D 'autant que, depuis son arrive A la t6te de
I'Agence Regionale de Sant6 (ARS), son directeur, Christian
Ursulet, pour repondre aux difficulties de la d6mographie medi-
cale et garantir la quality, la continuity et la s6curit6 des soins,
a entam6 une vaste r6organisation. Elle a comme finality la
creation d'un CHU unique pour toute la Martinique regroupant
I'actuel CHU Pierre Zobda-Quitman, le centre hospitalier du La-
mentin ainsi que celui de Trinit6.
Ce project medical integr6 qui inclut la m6decine, la chirurgie,
I'obstetrique et la n6onatalogie permettra aux diff6rentes
equipes m6dicales d'intervenir sur les trois sites.
Un grand chantier qui entraine n6cessairement un certain nom-
bre de modifications et qui souleve naturellement des inqui6-
tudes parmi les personnel.
C'est done pour faire part de ses preoccupations que la CGTM
a tenu une conference de press, A la Maison des syndicats, le
vendredi 4 fevrier dernier, avec la participation des repr6sen-
tants du personnel de I'h6pital du Lamentin don't deux m6decins
et de meres de families. La question du maintien du p6le ma-
ternit6 6tant la question la plus important soulevee par I'orga-
nisation de Ghislaine Joachim-Arnaud qui affirme ne pas ( etre
entendue >> par les responsables de I'ARS qui pilotent le project.
De ce fait, le syndicate tient a "alerter [opinion sur un certain nom-
bre de probtemes car ily va de ia quality des soins sur les 20 ans a
venir", insisted le p6diatre Michel Gualandi qui s'appuie sur un
rapport d'experts pour demontrer que I'activit6 de la maternity
du Lamentin ne peut, en I'6tat actuel des choses, 6tre absorb6e
ni par I'h6pital de Trinit6, ni par la Maison de la Femme, de la
Mere et de I'Enfant (MFME).
Ainsi, selon la CGTM sant6, "ces modifications sefont dans la
precipitation et sans tenir compete de Cavis des professionneCs exi-
cutants". Ghislaine Joachim-Arnaud, la secr6taire g6n6rale,

Victor Lessort, ex6e I'OJAM: "Desire a trahi...


craint "[es repercussion sur la security, sur Ces finances, sur
les prestations au pu6fic et sur les conditions de travail".
Le syndicate ne comprend pas que I'on veuille former
une maternity qui fait encore 700 accouchements par
an. II explique, en outre, que "par eiempCe [e service du
CHWJ de Trinite cense hi6ergi [a maternity du Lamentin
n'est toujours pas pret alors que celle-ci doit cesser son ac-
tivite le 12 mars prochain". Ce qui vaudrait aussi pour
plusieurs autres services.
II constate que ce manque de preparation cr6e ( an-
goisse, inquietude, stress dans des etablissements oO
les conditions de travail sont difficiles voire ex6crables
dans certain services > et il craint que toute cette im-
preparation ne profit au secteur priv6 au detriment du
secteur public.
La CGTM -Sante se declare vigilante notamment sur la
sauvegarde des emplois et pr6vient que "si Ces decisions
de CfAS vont a Cencontre des interets de la population et des hos-
pitaliers, nous seront amenis a nous mobiliser". Et sa secretaire
g6n6rale d'ajouter que "Nous nepouvons compterque surnous-
mimes et sur Ca population pour defendre Ce service public de
sante".
De son c6t6, le directeurde I'ARS qui se montre beaucoup plus
rassurant, ne veut pas entendre parler de fermeture de la ma-
ternit6 du Lamentin, mais d'un simple regroupement avec celle
de Fort de France. 1I affirme que les transferts devraient se faire
dans des conditions
optimales et qu'au-
cune date n'est en-
core arret6e, ni pour
le transfer de I'h6pli-
tal du Lamentin vers
le centre de Man-
got-Vulcin, ni pour la
suppression even-
tuelle de certain
services.
C'est certainement
ce qu'il r6pondra au
syndicate, le lundi 7
f6vrier, lors d'une Christian Ursulet, le directeur dolt face face A
rencontre avec ses I'inquietude des personnel et tenter de les rassurer
mandants.
En tout 6tat de cause I'ARS a pr6vu une champagne de com-
munication interne et externe afin de donner la population,
aux professionnels de sant6 et aux partenaires divers "toute Ca
lisibilite sur le contenu et les objectifs de ce project d'envergure".
De toute evidence, c'est tout le paysage hospitalier de la Mar-
tinique qui sera profond6ment modifi6.
C.B

"


Dans la rubrique "Grand t6moin" consacr6e par France-An-
tilles le 2 f6vrier A Victor Lessort, ex emprisonn6 de I'OJAM,
nous relevons cet change :
France-Antilles: Etes-vous d6eu par I'exp6rience de I'OJAM?
Victor Lessort : (Silence) Mon principal regret, c'est que cer-
tains avec qui j'ai milite durement ont trahi toutes les causes
pour lesquelles nous nous battions. Nous luttions pour une Mar-


tinique libre, ind6pendante. Nous pr6chions pour I'industriali-
sation de notre pays. Je pense singulierement & Rodolphe De-
sire qui a reni6 toutes les id6es pour lesquelles il s'6tait battu.
II a trahi sa propre vocation. Tout d'un coup I'affection que je lui
portais est parties en queue de poisson.
(In France-Antilles du 2 f6vrier 2011)


'hI 7IfSSeSR -justIce n*0, 7


- -- -~
--~-


LUtTES50IA






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Violence a l'cole: cela continue


La semaine derniere, trois faits divers sont venus confirmer
qu'en Martinique I'ecole est desormais un lieu de violence, dans
une societe de plus en plus violent. Certes, a une epoque mar-
quee par la toute-puissance des medias, le moindre evenement
est aussitot porte 6 la connaissance de tous, par la radio et la
television, ce qui contribute t renforcer le sentiment d'ins6cu-
rite.
Le premier de ces trois faits divers a eu pour protagonistes
deux 61eves qui se sont battus violemment et don't I'un a ete se-
rieusement blessed d'un coup de ciseaux porter au thorax. La
scene s'est d6roulee au Robert. Le fait qu'elle se soit deroulee
en dehors du college n'enleve rien a sa gravity ni & son effet
psychologique n6gatif sur la communaute scolaire et la popu-
lation toute entire. L'arme utilisee par I'auteur presume du
coup- qui aurait pu etre mortel- est, pourrait- on dire, un banal
objet ayant sa place legitime dans un cartable de collegien ou
de lyceen. Mais nous savons tous que par ces temps de vio-
lence tout objet tranchant ou point peut 6tre transformed en
arme, pour blesser ou tuer, qu'il s'agisse d'attaquer ou de se
defendre. Pour cette raison, s'il est prudent d'empecher que les
ciseaux, compas et autres couteaux entrent dans les sales, il
est evident que le bon sens command que I'on s'attaque avant


tout aux causes de cette violence, que I'on scrute sans com-
plaisance les plaies multiples qui rongent notre society pour
eradiquer le mal. La question de I'6chec scolaire, celle de la
surveillance dans les etablissements, du ch6mage qui deses-
pere, de la perte des valeurs traditionnelles tout cela doit 6tre
pris en consideration pour essayer de resoudre le problem de
la violence et celui, annexe, de la delinquance.
L'autre fait divers intervenu au Francois, aux abords de la cite
scolaire, peut-6tre moins grave quant A ses consequences, est
sans doute plus revelateur de notre malaise social. La encore,
il s'agit d'une bagarre entire eleves. Mais ce qui est le plus
grave, c'est la reaction brutale des el6ves face aux agents com-
munaux venus separer les adversaires : ils les ont regus A
coups de pierre, comme s'ils etaient en guerre centre eux, si
bien que deux de ces fonctionnaires ont dO etre conduits au
CHU pour y etre soignes.
Aux Trois-llets, c'est un parent furieux qui s'est rendu dans une
classes de Cours preparatoire pour agresser une fillette de six
ans, pour la punir des brimades qu'elle aurait infligees 6 sa fille.
Incroyable mais vrai! Ce ne sont pas seulement les eleves qui
percent la t6te, mais egalement les adults.
M.Belrose


Sec Sc Flumes : Martiniquais, "batisseurs be parabis" ou batisseurs

au pays Martinique ?


Ie.s .'ieal'es.
c'es I1li Jol1)


F M Vf


/b u--u bdtisseurs de paradise e
Une champagne a tonality doudouiste

"Bdtisseurde paradise telle est le nom de la champagne publici-
taire initi6e par le Comit6 Martiniquais du Tourisme sous la hou-
lette de sa nouvelle pr6sidente Karine Roy-Camille. II paraft
qu'elle aurait 6et confine a la soci6t6 de communication dirig6e
par un certain Franck Zam6o et gagnante d'un concours.
Le but de cette champagne est honorable : "vaforiser ('impor-
tance du r6le des martiniquais dans fe diveloppement de feur tou-
risme". Encore qu'il n'y a 1 rien de particulierement nouveau.
Ce n'est pas la premiere fois qu'une champagne de promotion se
donne comme objectif de persuader les Martiniquais que le tou-
risme est benefique pour le pays. La politique touristique ne
commence pas avec la gerante de SMCR, agence sp6cialisee
dans I'accueil des croisieristes. La vraie question est comment
faire en sorte que tout le monde et le developpement 6cono-


mique du pays profitent des retombees du tourism. Quand
on I'aura fait, il n'y aura plus besoin d'en convaincre les Mar-
tiniquais.
C'est ainsi que des panneaux publicitaires font temoigner
tour a tour un chauffeur de camion benne, une marchande
de saveurs, un mattre restaurateur et une receptionniste
d'h6tel avec le slogan "Les vacances c'est notrejob !". Pour-
quoi pas ?
Mais pourquoi done les affubler du titre stupid de "6btis-
seurs deparadis "? Cela renvoie a I'idee que pour attirer les
visiteurs la Martinique doit ressembler a une image archi-
usee de paradise tropical". Or on nous dit que I'une des
causes du recul du tourism en Martinique est que le "pro-
duit touristique"martiniquais a vieilli (theorie du cycle de vie,
du tourism du canadien R.W Butler appliquee au cas de la
Guadeloupe dans la note Cerom n* 10 d'octobre 2007). On
parle de tourism cultural.
L'image d'un pays-paradis nous fait faire un retour aux an-
nees de lancement du tourism en Martinique.
La Martinique avec ses 80 000 personnel vivant en-dessous du
seuil de pauvrete, ses 52 000 ch6meurs, ses quelques 30 000
Rmistes-Rsa, sa vie chere avec des products alimentaires 84
% plus chers qu'en France, son habitat insalubre et indigne, sa
jeunesse deboussolee, etc, peut-elle 6tre qualifiee de "para-
dis'? Cela est grotesque et passeiste alors que la nouvelle "gou-
venance."de la Region se targue de modernity.
On peut construire un tourisme accueiflant et de quality" sans
donner dans le cliche folklorique et doudouiste de "bdtisseurde
paradise C'est irrealiste et niais.
Et si les Martiniquais 6taient invites a bitir un pays responsa-
ble et une Nation ?
M.B


Vio 7nce 'c o-- u


CfmSSSSWSSSHR'Rlg~mr~,i^VSq'LI






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Rolanae Grubo, porte arapeau au Palima sure 4ieme canton


I i\t


Rolande Grubo soutenue par Noe Malouda qui ne se represent pas.

Alors que I'on s'attendait A la candidature de Noe Malouda, le
conseiller general sortant sur le 4ieme canton de Fort-de-
France, I'int6resse a annonce que'pour "des raisons strict sensu
personnelles", il ne pourra plus assumer cette charge.
Ce qui ne signifie nullement qu'il quite la politique ou aban-
donne le terrain.
Le parti preside par Francis Carole presentera donc Rolande
Grubo sur ce canton.
Cette mandature tres court de 18 mois doit etre utile A la Mar-
tinique explique le dirigeant et compete tenu de I'accord poli-
tique en vigueur avec le MIM et le CNCP, le Palima a decide de
"concentrer Ceffort"sur ce 4iBme canton. Car souligne Francis
Carole "cette period de transition va determiner favenir du pays".
II n'entend pas non plus barrer la route au candidate du RDM.


L'objectif de Francis Carole et de ses camarades est clair, "tout
faire pour que tous Ces pouvoirs ne se trouvent pas aux mains de
personnel peu sures et peu rassurantes."
Et pour I'emporter, la candidate du Palima compete s'appuyer
sur le travail d6ej accompli sur le terrain par le sortant et sur le
bon accueil que lui reserve la population.
Cette militant de longue date, n'est pas une inconnue de I'ac-
tion politique puisque d6ej present aux elections en 1992 avec
le CNCP sur le canton 6 de Dillon.
Age de 51 ans, enseignante au college de Dillon et mere de fa-
mille, elle entend continue le travail de proximity entame par
son camarade de parti sans se lancer dans des promesses po-
litiques et federer les energies pour remettre la solidarity en
avant.
Certes reconnait -elle, la champagne sera tres municipalisee
comme c'est souvent le cas a Fort-de-France. Mais elle entend
continue, comme le sortant, a accompagner la population dans
la resolution de ses problems quotidiens.
Le debat institutionnel ne sera pas absent de cette bataille.
Pour elle, I'echeance 2012 est un rendez-vous important
"lorsqu'on a un pays en danger qui a besoin que Con s'attelle [e
plus rapidement possible, qui demand que' on passe a Faction
pour des riponses concretes", soutient Rolande Grubo.
NoB Malouda rappelle que le Palima a et6 le premier a percer
le mur du PPM & Fort-de-France.
Une raison de plus pour croire en une nouvelle victoire.
C.B


L'UMP en orbre be bataille pour Les cantonates


La nouvelle 6quipe de I'Union pour un Mouvement Populaire
(UMP) avec a sa t6te Marc Sefil comme president et Fred Thi-
rault en tant que secretaire departemental a presented dimanche
6 fevrier, les candidates investis et soutenus par leur mouve-
ment. Ils seront 14 a porter I'espoir du parti presidential & ces
elections cantonales du 20 et 27 mars. Une droite qui a decide
de ne pas faire de doublon" avec les Forces Martiniquaise de
Progres (FMP). Les candidates ont I'intention "d'incarner la re-
Ceve geinrationeCCe et ideologique apris 30 ans de pensie unique
qui ont mene (a Maartinique a Cichec," a affirmed Marc Sefil. Une
champagne electorale placee sous I'egide "de unitt, [a virite et
la transparence", a-t-il ajoute. Les enjeux de cette bataille sont
de trois ordres pour I'UMP : "Tout faire pour eliminer ceux qui
ont conduit la Martinique t I'echec, fair face aux danger de
I'abstention et 6tre present pour ne pas se faire voler I'assem-
blee unique." Pour cela,elle entend deployer "un dicours clair
sans demagogie et responsa6Ce". Ceux que I'UMP consider
comme "le premier maillon de la chafne de ['Elysee" devront ega-
lement "defendre le ilan de Sarkozy"et "rassurer es Clecteurs sur
Ca mise en place de la Colfectivit6 unique". Partisans de son ins-
tallation en 2012, le secretaire departemental Fred Thirault an-
nonce que "le Parlement amiliorera ce texte ". "Nous avonsfait
parvenir nos amendments a nos amis VM1P charges de les defen-
dre". Ainsi Fred Thirault entend remettre en cause la conseil
executif pour y installer une commission permanent, suppri-
mer la prime majoritaire de 20% et proposer 5% et introduire le
non cumul des mandates pour les conseillers de la Collectivite.


Les fantassins de Sarkozy prets au combat
"Nos propositions sont entire de 6onnes mains et nous n'avons pas
de crainte a avoir"; lance t-il aux militants. Avec ces arguments
la nouvelle equipe compete renforcer sa representation sur les
bancs du Conseil general d' "au moins de trois elus", lance, op-
timist, son secretaire federal.
Les candidates Investis: Franciali Dancrade -Rivi6re Pilote, Gil-
bert Claudant-Robertl, Jean-Guy Nezelien Marigot, Eddy Ca-
pitaine -Sainte-Mariel, Dorothe Bonnialy -Sainte-Marie2 ,
Renaud Saint-Albin Schoecher 1, Roger Nadeau Precheur,
Guy Gulliver-Fort-de-France 4, Marc Sefil Fort-de-France 6,
Raphaelle Rosalie- Trois-llets ; soutenus : Margaret Tanger
Fort-de-France 3, Guy Annonay -Lorrain, Sainte-Rose Cakin,
Macouba-Grand-Riviere, Emilie Joncard Vauclin).
C.B


I I I *I. *~,.*


POLITIOU






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Bruno Lasserre, president ae I'Autorite be ta Concurrence, met en

cause le rl6e bes marges abusives bans la vie chere aux Antilles.


Bruno Laserre :" oui, il y a de la pwofitasyion"
Bruno Lasserre, le president de I'Autorite de la Concur-
rence, est venu en Martinique la semaine derniere et a
donned le mardi ler fevrier une conference a I'auditorium
de la Chambre de Commerce sur le theme: "Laconcurrence,
Iaffairede tous ".Le m6me jour, le quotidien France-Antilles
a public une interview de lui sous le titre : "fe monopoly im-
portation conduit souvent gonjler es marges".

Manque patent be concurrence
L'Autorite de la Concurrence en France est un organisme A ca-
ractere presque judiciaire dit independent charge de veiller au
respect des regles de la Concurrence et, au besoin, d'infliger
des sanctions aux contrevenants. II s'appuie sur les enquetes
de la DGCCRF. Toutefois, par principle, cet organisme refuse
toute idee de contr6le des prix, la concurrence 6tant considered
par doctrine, et meme par dogme, comme seule capable de re-
guler le niveau des prix.
A la question de savoir ce qui explique la difference de prix
entire les Antilles et la France, Bruno Lasserre repond : "Nous
avons mesur leCs carts de prbi en magasin entire les DOM et la
metropoCe. A C'tj 2009, ils dipassent 55 % pourplus de 50 % des
75 products ichantillonnis. Pourquoi ? L'insularite et 'eloigne-
ment engendrent des coats qui p#sent dans laformation des prnb
Mais ily a clairement aussi un manque de concurrence a diffirents
niveaux( La distribution est trks concentrie. L'entrie de nouveau
groups et Ca creation de nouveau magasins sont difficiles. IC
existe 6eaucoup de liens entire enseignes et peu de mo6iiite entire
elles. Et Ces contracts exiclusiviti de long terme conclus entire es
grandes marques nationales avec un importateur local unique
crient des rentes. Cela dit, iexjiste aussi des entreprises quijouent
fejeu de ra concurrence".
En clair, Bruno Lassere redit ce qu'avait affirmed I'avis n 09-A-


45 du 8/09/2009 de son organisme sur les mecanismes de for-
mation des prix dans les DOM, a savoir que le co0t du transport
et I'octroi de mer ne suffisent pas 6 expliquer les carts de prix
observes. Et ii met en cause les structures monopolistiques ou
quasi-monopolistiques de I'importation et de la grande distri-
bution.

Gonflement bes marges commercials
Alors que France-Antilles lui indique que I' < on dit encore que
les marges de distributeurs sont a peu pres identiques dans
I'hexagone >, il refute carrement cette affirmation :"Le monopole
importation conduit souvent a gonfler Ces marges commercials.
Cesfournisseurs parviennent ainsi a prifever des marges qui oscil-
ent entire 20 et 60 % pour de nombreuses references. Lespricpour-
raient itre moins ilevis si on changeait Ia donne : moins dependre
des products imports, moins recourir aux, monopoCes d'importa-
tion, moins im6riquer [es diffirents acteurs, tout celafavoriserait
le d6veloppement d'une iconomie moins dependante et plus concur-
rentielle, au b6nefice des prib et donc de la colfectivite tout en-
tiere", demontre-t-il.
Le president de I'Autorite de la Concurrence recuse done I'idee
que les marges commercials sont ici identiques qu'en France,
comme le martelent sans cesse les representants du patronat.
Vaste programme que de moins dependre des products impor-
tes. II faudrait aller a contre-courant de toute la politique 6co-
nomique de la France en Martinique et dans les autres DOM
depuis Colbert. Et ce n'est pas I'insertion de la Martinique dans
I'Union europeenne qui peut lui faciliter les changes avec les
pays de sa zone geographique. II faudrait done un changement
dans la nature des rapports entire la Martinique et la France.
En language non decode : "oui, ify a de la pwofitasyion",
concede le haut magistrate .
Venir dire cela a la Chambre de commerce, c'est-A-dire dans
I'antre de I'oligarchie, meme avec des sourires et des amabili-
tes, n'a pas dO faire plaisir aux feodaux, maTtres de I'economie
martiniquaise. Le movement du 5 fevrier est passe par 1A et le
pouvoir central essaie de changer la donne.

O.UE FIRE CONTRE LE GONFLEMENT DES MARGE ? LECLERC ?
Et l8 Bruno Lasserre montre le bout de I'oreille en promotion-
nant carrement la strategic de penetration du march par le
group Edouard Leclerc. II declare sur la concurrence dans la
distribution et I'existence a I'importation d'un duopole de cen-
trales d'achat: "Favoriserfa concurrence entire distributeurs les in-
citera a rechercher des prix plusfai6Ces, soit en diveloppant des
partenariats avec des producteurs Cocauw (M1DD), soit enfaisant
pression sur les grossistes ou Ces centraCes d'achat, soit en [es
contournant. L 'exemple de Leclerc en Martinique est tres iCCus-
tratif: pourpratiquer des pri( 6as, celui-ci choisit unefilire dap-
provisionnement directe... ". Sauf que I'arrivee de Leclerc en
Martinique fait qu'au lieu d'etre superieurs de 84 % a la France
comme les autres enseignes les prix alimentaires sont encore
sup6rieurs chez lui de 78 %. (En quote revue Lindaires cf
Justice n 2 du 13/01/2011). L'6cart avec les autres distribu-
teurs, pour I'heure, n'est que de 6 %.


'h0I Ir 2011 *ie n 06- i0


ECNOI I






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S'agissant des concentrations, Bruno Lasserre fait 6tat d'une
nouvelle legislation permettant a I'autorit6 de la concurrence
dans les DOM d'intervenir pour empecher la constitution de mo-
nopoles ou d'entreprises dominantes du fait de I'abaissement
des seuils de contr6le.
Elle est appliquee aux groups Hayot et Huyghes-Despointes
associes en Guadeloupe dans Carrefour.

Carburants: retour sur La Uibration
bes marges be distribution
Bruno Lasserre continue a estimer en matiere de prix des car-
burants qu' "iln'y aura de reduction de Cicart avec la mitropole
sur e pri.d Ia pompe que si la distribution ivolue". Le rapport de
I'Autorite de la concurrence du 24 juin 2009 preconisait de li-
berer les marges de distribution, ce qui aurait about 6 I'instal-
lation de pompes automatiques provoquant la perte de
quelques 1 000 emplois en Guadeloupe comme en Martinique.
Un rapport de I'Aract en 2009 avait rejete cette solution ne pre-
nant pas en compete la notion de developpement durable. Donc
malgre la prise d'un nouveau decret sur les prix des carburants
maintenant la fixation des prix de la production 6 la distribution
de detail, notre croise de la Concurrence persiste et signe. II
ajoute cependant : "Mais ce n 'est pas qu 'une question de concur-
rence : regardez revolution du barilde pitrole !". II semble de-
couvrir que au principal I'evolution des prix depend de celle de
la matiere premiere.


Pour montrer I'interet que porte I'Autorite de la Concurrence
aux departements d'outre-mer, son president mentionne qu'elle
y a consacre entire 2008 et 2010 8 decisions et 4 avis. Un ou-
vrage de 160 pages intitul6 :"Outre-mer. Dynamiser la
Concurrence, au service de tous paru la Documentation
frangaise a Bte public.
Une some d'informations tries utiles et a etudier.

Et Le controte bes prix ?
Contradictoirement, I'avis de I'Autorite de la Concurrence sur
la formation des prix dans les DOM enumere pas moins de six
facteurs structures expliquant pourquoi il ne peut y avoir un ni-
veau eleven de concurrence dans ces economies.
Et pourtant la meme Autorite de la Concurrence comme le pou-
voir continent A refuser de prendre le decret d'application de
I'article ler de la LodBom (loi pour le D6veloppement de I'Ou-
tre-mer), pris sous la pression du movement populaire de fe-
vrier-mars 2009 en Guadeloupe et Martinique, et qui lui permet
de fixer les prix des products de premiere necessity. Ainsi on
pourrait donner plus de force et une base legale a I'accord "vo-
lontaire" de prix BCBa. Ils continent A computer sur plus de
concurrence pour reduire les carts de prix DOM/France.
A l'heure oO I'inflation report sur le plan international, ils pren-
nent le risque de nouvelles coleres des consommateurs de la
Martinique et des autres DOM.
Antoine Gilles


Carburant : Toujours t'opacite, seion ta Cgtm-probuits pCtroliers


La Cgtm products petroliers est montee au creneau pour
denoncer, selon ses dires, le "racket qui se pratique au
detriment des usagers. "Selon Gabriel Jean-Marie, son
responsible, les pouvoirs publics "cachent [esprij". La
hausse du prix du baril 6 elle seule ne justifie pas la
hausse observee, indique la CGTM products petroliers. ,
Comme argument a I'opacite des prix, elle met en avant
un accord interprofessionnel petrolier (AIP) instituant
une prime de fin de gerance conclue en 2008 entire les
companies petrolieres Texaco, Esso, Vito et Total et la ,
chambre syndicale des grants dans le souci d'amelio-
rer les conditions de rupture contractuelle entire gros-
sistes et grants detaillants (notamment pour leur
assurer une retraite). "Ifaurafallu 3 ans pour obtenircet
accord carpersonne ne voulait que cela se sache", tonne le
representant de la CGTM. Cet accord stipule notam-
ment : "dans un contefte de prit structures administris
par la prefecture, et est conditionni par a mise en place dufinan-
cement correspondent par les pouvoirs pu6bics sous laforme dune
augmentation de Ia ligne collecte des huiles uses et collect AIP
effectude par la Sara et qui sera verse d unfonds crie par (a cham-
bre syndicate des grantss. Au moment de I'accord le montant
prelev6 pour I'AIP etait de 0.6854 E par hectolitre sur I'ensem-
ble des volumes de carburants et combustibles vendus hours
fuel lourd. Un fonds mis en place pour 11 ans.
La CGTM denonce que ce fonds ne soit pas pris en charge
par les petroliers, mais au contraire par les usagers. Le syndi-
cat reclame que les salaries soient prioritaires lors du verse-
ment de ce fonds, car les grants doivent des arrieres des
salaires dus A la non application de la convention collective.
Gabriel Jean-Marie souhaite que les consommateurs n'accep-
tent plus pour argent comptant ce qui est dit par les pouvoirs


SPRODUITS PEROLIERS

Toute 0l fili6re. Tout le rsea.-


P. Vrouts, Gabriel Jean-Marie et Alphonse Degras


public et estime qu'il est temps que la population s'empare de
ce dossier pour en faire I'objet d'un debat.
C.B
Ndlr : la redevance ou collect AlP (accords interprofession-
nels petroliers) figure dans la structure des prix des carburants
annexee aux arr6t6s prefectoraux toujours au meme taux de 0,
685 /litre depuis sa creation en 2008, soit moins d'un centime
par litre.
Au depart (accord du 2 avril 2008) il s'agissait d'indemniser les
departs des grants de stations services (retraite par example).
Que son affectation, sa gestion voire meme son existence
soient discutees, cela se concoit. Mais la marge du detaillant de
10,250 centimes d'euro par litre est d6ej calculee pour, entire
autres, remunerer les salaries. Elle figure aussi dans la struc-
ture de prix des carburants annexee aux arretes qui sont en
principle publics.


*1 I *#. ',,.


^Ecowm^E 'I






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S


E Glissant: Ecrivain, philosophy, pobte, essayiste et professeur martiniquais

Edouard Glissant vient de nous quitter 6 I'age de 82 ans, au
terme d'une vie bien remplie, passee en grande parties hors de
la Martinique. II est connu A la fois comme romancier- philo-
sophe et militant de la cause national martiniquaise, et comme
I'a si bien exprime r6cemment I'6crivain et universitaire Raphael
Confiant, il faisait parties des trois 6crivains (avecAimi CUsaire ou
Frantz Fanon) qui ont riussi cette chose extraordinaire :faire ex-s-
ter la minuscule Martinique sur [a carte du monde. "Oui, la Mar-
tinique lui doit beaucoup, meme s'il est indeniable que, pour
des raisons multiples, il est moins connu et 6tudie chez lui qu'A
I'etranger.
Ne & Sainte-Marie en 1928, Edouard Glissant, ne Godart, apres
s'etre interesse dans un premier temps aux etudes litteraires,
se tourne vers I'ethnologie et la philosophie, ce qui explique le
caractere singulier de son oeuvre, composee de poemes, de
textes de fiction en prose, empreints de philosophie, et d'es-
sais litteraires ou philosophiques, le tout ecrit dans une langue
riche et profonde, pas toujours claire et souvent difficile a com-
prendre.
Comme tous les etudiants antillais de la periode anterieure &
I'instauration de I'enseignement superieur aux Antilles A la fin
des annees 60, c'est en France que Glissant a frequent I'uni-
versit6, lieu par excellence de savoir et de rencontre avec I'Au-
tre. Paris, considered comme la capital intellectuelle du monde,
lui ouvre des perspectives immense et devient aussi le lieu
d'oo il peut jeter un regard critique sur la situation politique,
socio-economique et culturelle de la Martinique. II prend net-
tement conscience du fait que notre pays est une colonie 6
decoloniser, de meme que I'Afrique.
II participe aux deux Congres des 6crivains et artistes noirs
: celui de 1956 A Paris, et celui de 1959 A Rome (Italie).
C'est a I'occasion de ce deuxieme Congres qu'il fait la
connaissance d'Albert Beville, alias Paul Niger. Glissant, Be-
ville, Cosnay Marie-Joseph et Marcel Manville vont ensuite
fonder le "Front desAntillais et Guyanais pour Cautonomie."
Son engagement politique vaut A Glissant quelques ennuis
avec les autorites policieres et judicaires frangaises. C'est
ainsi qu'il est expulse de la Guadeloupe suite & la signature
du "Manifeste des 121" redige par des intellectuals opposes
& la guerre d'Algerie, et assigned & residence en France
jusqu'en 1965. Lorsque eclate ".Tffaire de 'COJAM" la


meme annee, il est arret6 a I'a6roport du Lamentin.
II convient de noter cependant que ces ennuis etaient sans
commune measure avec la repression qui s'abattait A la m6me
6poque sur les dirigeants communists de la Martinique luttant
pour I'autonomie de notre pays, ainsi que sur notre classes ou-
vriere assoiff6e de justice social.
Edouard Glissant est le cr6ateur de I'ME (Institut Martiniquais
d'Etudes), cole priv6e qui a permis A des g6n6rations d'61eves
exclus du system 6ducatif public d'avoir une second chance
et de se faire une place honnete dans la society. Raphal6
Confiant affirme que c'est avec I'argent de son premier prix lit-
teraire, le Renaudot, obtenu en 1958 pour son roman La Ld-
zarde, qu'il aurait achet6 la villa d'un vieux B6k6 ruin de la
route de Didier. Est-ce vrai ?
Le fait que Glissant soit plus connu a I'6tranger que dans son
propre pays tient d'une part 6 notre alienation qui nous pousse
& nous sous-estimer, a ne pas reconnaitre la valeur de nos
grands hommes de leur vivant, et d'autre part au fait que cet
6crivain -qui a 6t6 aussi un enseignant universitaire- a fait car-
riere surtout hors de la Martinique : en Europe et aux Etats-
Unis.
Son ouvre romanesque fait I'objet de theses et d'articles dans
de nombreuses universities, et sa th6orie du "tout-mone" est
reprise par maints penseurs anim6s de la volont6 de compren-
dre la complexity et les paradoxes du monde globalis6 o0 le
capitalism a mend I'humanit6.
Edouard Glissant aurait pu mourir aux Etats-Unis, dans un coO-
teux h6pital. Les Conseils Gen6ral et Regional de la Martinique
lui ont 6pargn6 cette triste fin en le rapatriant I'ann6e derni6re,
au prix de 11.000 euros. II repose d6sormais en terre martini-
quaise; au milieu des siens, visit par les esprits de ses anc6-
tres africains qu'il n'a cess6 de rechercher dans ses romans.
Le journal Justice tient a lui rendre I'hommage auquel il a oroit,
au nom de tous les militants communists de la Martinique et
de la diaspora. II formule le voeu que son oeuvre, extr6mement
riche et feconde, en depit de sa relative obscurity, soit lue et
etudi6e par un nombre toujours plus grand de compatriotes. II
souhaite 6galement que la Martinique fasse en 2012 ce petit
pas vers la Responsabilit6 que peut signifier la mise en place
de la Collectivite unique voulue le 24 janvier 2010. Une Collec-
tivite unique loin de I'autonomie pour laquelle Edouard Glissant
a milite dans sa jeunesse, mais necessaire 6 cette phase de
notre histoire.
Justice adresse ses plus sinceres condoleances 6 la famille
d'Edouard Glissant.
Pr la redaction /Maurice Belrose.


Le conteur Tintin D6frel lors de la veill6e po6tique a I'ecole dart Visuel


[ VMVEEN


^^VIF RSlSSSSIS~SS -






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"Le biscours antiltais" b'Eouara Glissant, une analyse be R. Menit


Nous reprenons c-i apres un article 6crit par Rene
Menil paru dans Justice du 11 fevrier 1982 n* 06. Un
article qui toujours d'actualit6 analyse la pens6e
d'Edouard Glissant.

Edouard Glissant vient de publier un ouvrage important
et m6me considerable qui m6rite I'attention et la r6flexion
de tous les Martiniquais qui savent lire.
Pas seulement des intellectuals comme pourrait le sugge-
rer la reputation de Glissant qui passe pour un auteur dif-
ficile. Et si, en effet, certaines parties de I'ouvrage sont
redigees dans le vocabulaire savant des sciences hu-
maines, il nous faut souligner que le style en est vari6 et
fait alterner I'expose m6thodique avec I'anecdote signifi-
cative ou le poeme lyrique.
Que, d'autre part, le lecteur ne se laisse pas impression-
ner par la dimension du volume (500 pages)! Nous avons
1l une some magistrale de problems et de drames de
la vie quotidienne aux Antilles. Et le lecteur, qui aura fait le
long parcours, n'aura pas I'impression d'avoir quitt6 un
seul instant les lieux ou s'enracine son existence.

Autre conseil pour I'approche du livre et sa lecture.
Le Discours Antillais, qui est compose trbs rigoureusement,
se pr6sente 6 nous comme une architecture faite de pans se-
pares et de galleries ou le lecteur aura loisir de se promener,
de s'arreter quand il lui plait, de revenir en arriere pour mieux
voir, de sauter des passages pour aller plus vite a ce qui le pas-
sionne. C'est que chaque fragment du livre (avec un titre) se
suffit a lui-meme et le lecteur y trouve son compete dans I'instant.
Bref, ce livre est une some, au sens biblique du terme. La
some de "'antillaniti ", comme dit Glisssant : lieu de pas-
sage et de circulation des id6es, on peut y entrer ou en sortir ici
ou lI en toute liberty.
Voila pour la lecture.

Maintenant, le livre lui-m6me, quel est son objet, son but ?
Le Discours Antillais content I'essentiel d'une these de Doc-
torat d'Etat qii a valu a son auteur les vives felicitations du jury.
Mais I'important n'est pas la. II reside plutot dans le fait que
nous avons dans ce livre I'aboutissement de dizaines d'annees
de travaux litteraires et de recherches historiques et sociolo-
giques. Travaux passionnds (on sent cela a la lecture d'une
6criture toujours joyeuse et tonique). Travaux mends sur le ter-
rain, dans la r6alit6 de la vie et des drames de son pays.
Commences dans les annees 50 avec son premier roman La
Lezarde, les investigations de Glissant se trouvent ainsi d6fi-
nies par Glissant lui-meme : "Vous avons eu Centitement etpeut-
etre Ce courage danalyser le plus Coin possible ce qui nous a paru
itre la structure du rieCmartiniquais".
Tout est resume Il.
II se trouve en effet que la r6alit6 antillaise est ordinairement
ignore par les Antillais memes qui la vivent quotidiennement.
Et ce sont les discours et les propos que nous tenons chaque
jour qui pr6cisement cachent a nos propres yeux notre situa-
tion, notre pays et nous-memes.

Le Discours Antillais est I'inventaire de ces discours que nous
tenons (en toute etourderie et irresponsabilit6) sur tous les su-,
jets : le passe historique, le creole et le frangais, les contest et
les chansons, I'ecole et la politique, les comm6rages de voisins
et les agressions sans cause avouable, les oublis et les ob-


E. Glissant en compagnie de P. Chamoiseau
sessions de la m6moire collective, les blocages et les pers-
pectives de I'avenir, les delires politiques ou sexuels cries dans
la rue, etc., etc.
Mais au-dessus de cette accumulation de discours sans res-
ponsabilite, on entendra le discours de Glissant qui est le dis-
cours dominant, le discours de la conscience critique. Le
discours de la reflexion et du retour a soi.
Des examples pris au hasard :
"Les 9Martiniquais", nous dit Glissant, "se sont persuades que les
tourists de sex.efeminin de6arquent ici enfoule en vue dune
consommation sexuelle". Propos et croyance futiles, immediate-
ment ddsamorces par I'evidente remarque suivante qui sert de
commentaire : "Pinomine incroyable dauto-chosification par
quoi on s'offre et se vante comme merchandise consommable ".
Autre discours d'ali6nd : '"~u piedde Ca Wontagne (Pele. 'ne
icoCe primaire de Saint-Pierre. Vn clochardfait gentiment irrup-
tion dans une des classes. ICest sale, de~railge, peut-itre eimchi.
9Mais lest blanc. Vne petitefiCle se [eve et instinct avertit Cins-
titutrice, << Madame, monsieur C'nspecteur !".
Autre remarque plus cache : "Ce quifrappe, c'est Facuiti vide
du paysage dans le conte cr6ole... Ce Cieu est indiquu, in 'estjamais
d jcrit ".
Facon de nous contraindre A penser que le paysage martini-
quais est 16 devant nous mais que nous avons des difficulties &
nous I'approprier dans un sentiment patriotique.
II y aurait beaucoup 6 dire pour 6puiser la richesse de ce livre
don't les parties renvoient les unes aux autres pour s'6clairer, in-
definiment. Mais voici & nos yeux I'essentiel.
L'auteur s'est propose de chercher nos "structures" caches
(notre mentality et son fonctionnement), et "le pCus Coin possi-
b6e". Et, en effet, Glissant va jusqu'aux limits ou la parole be-
gai.e dans le delire coutumier (voir le cas Suffrin) pour signaler
de redoutables v6rit6s.
Le r6sultat est que, grace a une heureuse logique (que nous
appellerons une dialectique lourde parce que cette logique est
toujours charge du poids de I'histoire v6cue), GOlsant parvient
a d6celer en nous des contradictions et des relations bien
reelles mais encore inedites. Et ces trouvailles enrichissent
I'homme antillais et les Antilles.
Rene Menil (Justice du 11 f6vrier 1982)


I oMf


eu dilO iCvaBrier 201 u tic '06-Pgei 7






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Quelques messages W'hommage a Ebouara Glissant


Georges Erichot, Parti Communiste Martiniquais : "aux
c6tes des communists"
(...)Profondement enracin6e dans sa Martinique natale et dans
notre "antillanite", I'oeuvre d'Edouard Glissant a explore les
voies d'un "tout monde", pluriel, m6tiss6, multicultural en voie
de "crolisation". Nous n'oublions pas que, meme si son par-
cours I'a par la suite eloign6 de I'action politique, il a milite ar-
demment dans les ann6es 1960, aux cotes des communists,
pour une Martinique 6mancip6e, pour une Martinique martini-
quaise. A ce titre, il a ete aussi frappe par la repression colo-
niale.(...)

Marie-Luce Penchard, ministry charge de I'Outre-mer:
"I'une des lumieres des Outre-mer qui s'6teint"
(..)Avec la disparition d'Edouard Glissant, c'est I'un des grands
ecrivains frangais d'Outre-mer qui nous quite. C'est I'une des
lumieres des Outre-mer qui s'eteint (...). Parmi les plus cele-
bres, il convient de citer le Traite du Tout-monde, le Soleil de la
conscience, la Poetique de la relation, La Lezarde, qui lui valut
le prix Renaudot ou encore sa piece de theatre Monsieur Tous-
saint. Edouard Glissant restera une grande figure de la litt6ra-
ture frangaise qui, par ses racines antillaises, developpa les
concepts de "'antillaniti" et de la "criolisation" en leur don-
nant une dimension universelle. En effet, nous ne devons pas
oublier qu'Edouard Glissant a developpe recemment, en echo
a I'emergence de la mondialisation, le concept de "tout-monde"
afin d'interroger I'universalite et definir une approche poetique
et identitaire nouvelle de I'homme.

Jean Philipe Nilor, MIM : "un homme de tres grande va-
leur"
La Martinique perd un homme de tres grande valeur, un de ses
plus illustres ambassadeurs au plan international, un penseur
don't I'oeuvre d'une portee inestimable devra etre transmise aux
generations futures.
Le M.I.M adresse ses sinceres condoleances a sa famille et a
ses proches.

Pierre Samot, maire du Lamentin : "l'un de ses plus grands
fils"
(...) Grande plume A I'imaginaire flamboyant, il etait une sorte
de "survivant du cercle des poftes disparus". Je measure aussi
toute I'emotion du monde litteraire au moment oi disparaTt cet
inlassable "com6attant"de I'ecriture et plus que jamais un ve-
ritable monument de la literature frangaise. (...) la Martinique
qui vient de perdre I'un de ses plus grands fils.

Gilbert Eustache, maire du Diamant : "pourvoyeur de pen-
sees"
(...) De nous a autrui, il disait 'Je peuxcicanger en echangeant avec
Fautre sans me perdre pourtant ni me dinaturer". Regards croi-
ses, visions melees, il impose une certain transversalit6 entire
les notions d'identite et de diversity. Aujourd'hui, sans contest,
nous perdons un grand humaniste, un grand penseur, un grand
ecrivain, co-fondateur de la litterature antillaise, un grand
Homme. Sur ses pas, a la recherche de nous-memes, a la
connaissance de I'autre, A la rencontre du monde, nous pour-
suivrons son oeuvre.

Garcin Malsa, Maire de Sainte-Anne : "un theoricien de la
question de I'identite antillaise et Caribeenne"


Militant anticolonialiste, il a, des son plus jeune age, su se sa-
crifier dans les luttes centre I'oppression des peuples. Membre
fondateur de I'lnstitut Martiniquais d'Education, il a marque
toute une generation par son souci de transmettre le savoir et
le gout de I'effort aux jeunes Martiniquais. Po6te, philosophy,
romancier, la pensee de Glissant constitute un legs immense
pour la comprehension de notre temps. Ses ceuvres comme
"La fLzarde"en 1958 et "Le discours antillais"en 1981 sont une
source inepuisable et ont nourri la reflexion sur I'identite antil-
laise. C'est 6 partir de son ancrage sur sa terre Martiniquaise,
que la pensee de Glissant a su conceptualiser la dimension ar-
chipelagique du monde. Concepteur de I'Antillanite, basee sur
le vecu antillais, il invented la theorie du "tout-monde" partir du
processus de creolisation qui n'est qu'un emmelement de
toutes les cultures, des humanities.

Andre Siganos, Recteur de I'Academie : "eveilleur de
conscience".
Edouard Glissant, A plus d'un titre, a toujours ete ce que Gide
appelait de ses voeux: un "eveiCleurde conscience". Nous ne de-
vrons jamais oublier qu'il fut un tres grand poete lui aussi,
meme s'il est plus connu aujourd'hui pour sa reflexion, parfois
polemique, sur la mondialisation des cultures. L'auteur du Dis-
cours antillais qui travaillait a un tres beau project sur la memoire
des esclavages, le chantre de la creolisation, etait aussi un spe-
cialiste de Faulkner, un romancier, un historien, un dramaturge,
un theoricien de la literature : il appartient A ces grands intel-
lectuels interrogeant pour nous des horizons nouveaux a la lu-
miere d'un passe douloureux qu'il nous appartient de prendre
en charge.

Maurice Antiste, maire du Frangois : "monument de la lit-
terature martiniquaise et passionne du combat identitaire".
(...)Son oeuvre restera un phare pour bon nombre de g6nera-
tions qui s'indignent des injustices traversant encore trop sou-
vent le monde. Sa conception de I'universel consolide le
Martiniquais dans la recherche de lui-meme vers un "Tout
Monde".Nous perdons une plume absolue don't I'epaisseur du
trait interrogera sans relache notre devenir (...).

Claude Lise, President du Conseil General "la m6moire du
militant anticolonialiste qu'il fut"
(...) Je veux saluer la memoire du militant anticolonialiste qu'il
fut; 6galement de I'intellectuel d'envergure et de I'ecrivain de
tres grand talent dote d'un sens etonnant de la metaphore ;
celui don't I'oeuvre prolifique a contribute et continuera de contri-
buer au rayonnement, A travers le monde, de la Martinique, des
Antilles et de la Caraibe. Ses analyses et ses reflexions conti-
nueront d'etre tres utiles 6 toutes celles et a tous ceux qui s'in-
teressent a la problematique de la construction des identities
des peuples du monde et de I'exigence d'un authentique dia-
logue des imaginaires; une problematique qu'il a reussi & eclai-
rer a partir des elements les plus emblematiques du processus
d'edification des societies antillaises et creoles. J'avais particu-
lierement tenu, 6 I'instar de la communaute educative, a ce que
le college de Place d'Armes, au Lamentin, porte son nom et
qu'6 travers cet hommage solennel, son parcours et sa creati-
vite puissent etre offers en example 6 la jeunesse martini-
quaise. (...)

Serge Letchimy, Pr6sident du Conseil regional: "un phare
de la litt6rature qui s'6teint ".


lr VIl 0 Ifr -justic no 06 -Page'14


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(...)En c616brant sa m6moire, je tiens a saluer I'ecrivain mais
aussi le philosophy, le professeur et le militant. De I'antillanit6
au Tout-Monde, il n'a eu cesse d'8tre I'ap6tre humaniste de la
diversity, du dialogue entire les cultures et ce, dans le respect
de la difference. (...)

Yvette Galot, Presidente de I'IRAVM : "humaniste novateur"
Nous perdons, en ce triste jour, un ecrivain, un philosophy, un
po6te engage, un professeur, un fondateur. PBre fondateur de
I'lnstitut Martiniquais d'Etudes, il 6tait conscient de I'imp6rieuse
n6cessit6 d'eduquer, de former afin de maTtriser les enjeux 6co-
nomiques, sociaux et culturels indispensables a I'6mancipation
d'un Peuple et d'une Soci6t6 adulte. Pere fondateur des pas-
serelles de la tolerance pour une diversity respectueuse des
identit6s et des differences. Precurseur, infatigable humaniste
novateur & la pugnacit6 audacieuse, son regard et ses analyses
de la society, nous front d6sormais d6faut. (...)

Patrick Karam : "une grande perte pour les Antilles, I'Ou-


tre-mer et la France"
(...)Poete, essayiste, 6crivain, il laisse derriere lui une oeuvre
considerable et un travail sur I'identit6 antillaise qui ont inspire
toute une g6n6ration d'6crivains antillais qui former le mou-
vement de la cr6olite, don't Patrick Chamoiseau, Ernest Pepin
ou encore Raphael Confiant. En cette annee 2011 consacree a
I'outre-mer, Patrick Karam rappelle I'apport considerable des
intellectuals ultramarins 6 I'ocuvre national et appelle de ses
voeux une manifestation consacree a cet immense ecrivain qui
nous quite aujourd'hui.

Alfred Marie-Jeanne, depute de Martinique : "Sa pensee-
flambeau demeurera & jamais".
(...) Son oeuvre multiforme, arrimee a sa terre natale, a su par-
ler 6 tous les peuples. Cet ecrivain de renommee mondiale, plu-
sieurs fois nobelisable, a lui aussi ajoute & la reputation
universelle de la Martinique. Je rends hommage a cet auteur
engage. Que cet engagement trouve echo plus sonore dans
les consciences martiniquaises. (...)


EUouarO Glissant : choix de lectures


Poesie
La Terre inqbiete (1955), ole Sel
noir (1960), les Indes, oUn champ
d'Tles, la Terre inquiete (1965), I'ln-
tention poetique (1969), le Sang
rive (1983), OPays reve, pays reel
(1985), Oe Monde incree (2000).

Essais
Soleil de la conscience (1956),1e
Discours antillais (1981), EPoe-
tique de la relation (1990), Intro-


duction & une poetique du divers (1995), Traite du Tout-Monde
(1997), la Cohee du Lamentin (Poetique V) (2005), I'lntraitable
Beauty du monde. Adresse a Barack Obama (avec Patrick
Chamoiseau). Philosophie de la relation (2009).

Romans
La Lezarde (1958), le Quatribme SiBcle (1964), Mahagony
(1987), Tout-Monde (1995).
Ormerod. Paris, Gallimard (2003).

Theatre
Monsieur Toussaint. (1961)


Franfoise Verges, ecrivain, politologue:
,, ,, , ,,,,


"C'est avec une grande tristesse que j'ai appris la mort
d'Edouard Glissant. II a ete, et restera, une des grandes voix in-
tellectuelles d'un monde produit par un crime, I'esclavage, mais
un monde qui en resistant a la deshumanisation qui lui etait im-
posee, a cree des cultures, des ideaux, des savoirs, des litt6-
ratures.
J'ai eu I'honneur et la chance de rencontrer et d'ecouter
Edouard Glissant. Bien que n'etant pas toujours en accord avec
ses analyses (je sais qu'6 I'occasion de la mort de quelqu'un, il
n'est pas opportun de signaler des desaccords mais je respect
trop Edouard Glissant pour ne pas le faire), j'ai toujours ete frap-
pee par son d6sir d'intervenir dans les grands debats d'idees,
dans les discussions qui mobilisent le monde contemporain. II
partait de son fie, mais s'ouvrait au monde.
Je voudrais citer ici trois ouvrages d'Edouard Glissant parmi les
nombreux romans et essais qu'il a publi6s, "Le Discours an-
tillais", "Poetique de la relation" et "M6moires de I'escla-
vage".
Dans "Le Discours antillais", Glissant fait une puissante ana-
lyse critique de la society antillaise. II confront ses contradic-
tions, ses limits, son desir d'assimilation et done d'effacement
de sa singularity. II deconstruit tout I'appareil discursif qui
construit une relation perverse et morbide entire la < m6tropole
) et.le department d'outre-mer. C'est un livre important, et si
certaines remarques seraient aujourd'hui a amender, il nous
apprend beaucoup sur ces societies des DOM. Ses analyses
peuvent s'appliquer & La Reunion : une petite bourgeoisie avide
de reconnaissance par le "maitre", avide d'acc6der a la


consommation, s'eloignant d'un people qu'elle meprise par
peur d'y etre identified, une hierarchie racial, une difficult
s'emanciper. Dans cet ouvrage, Glissant s'inscrit dans la cri-
tique ouverte par Aime Cesaire et Frantz Fanon.
Poetique de la relation developpe I'approche de Glissant sur la
rencontre, I'echange comme space de formation de I'individu.
Texte poetique et critique, I'ouvrage ouvre la voie 6 un corpus
sur la relation. Avec la notion de "criolisation", don't Glissant est
devenu un des theoriciens, la r6flexion se pursuit. "Memoires
de I'esclavage" est le rapport que Glissant remet au Premier
ministry en 2006 A la suite de la proposition faite par le Comit6
pour la memoire de I'esclavage dans son rapport d'avril 2005
de creer un memorial/centre de resources sur les traites et les
esclavages. Glissant y souligne la necessity, I'urgence de la
creation d'un tel space.
Je pourrai encore citer les interventions de Glissant a la suite
des grandes manifestations de 2009 menees par le LKP et le
texte qu'il signe avec Patrick Chamoiseau sur les products de
"premiere n6cessit" d'une society, I'un etant la culture.
C'est un grand ecrivain qui disparaTt. N'oublions pas cependant
que c'est aux itats-Unis, comme Maryse Conde et tant d'au-
tres, qu'Edouard Glissant trouva un poste universitaire. La so-
ciet6 frangaise continue A etre trop souvent fermee aux
chercheurs, ecrivains, artistes qui sortent des sentiers battus,
qui interrogent des recits hegemoniques. Un hommage a lui
rendre serait de concretiser la creation d'un memorial aux
traites et aux esclavages".


'euaiI. i*sssw ie nm6P',sg15


n


HoI f






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Police, gendarmerie, magistrat : Levee be bouciers centre la politique

"sCcuritaire" 6e Sarkozy


Les magistrates s'insurgent centre cette volont6 du gouvernement
de se d6fausser de ses responsabilites (Ici & Caen)


Des propos irresponsables
Dans les rapports entire le pouvoir ex6cutif et le pouvoir judi-
ciaire, Nicolas Sarkozy a-t-il franchi la ligne rouge ? Tout porte
a le croire. Ses r6cents propos tenus le 6 janvier dernier, a Or-
leans, exigeant des "sanctions"A I'encontre des services de po-
lice et de justice, accuses de "dysfonctionnementsgraves"dans
I'affaire du meurtre de la jeune La6titia ont provoqu6 des reac-
tions indign6es de tous les syndicats de magistrats et d6clen-
che un vent de protestation dans toutes les jurisdictions.
"Quand on faisse sortir de prison un individu comme Ce prisumi
coupable sans s'assurer qu'if sera suivi par un conseiller d'inser-
tion, c'est unefaute. Ceux qui ont covert ou laissifaire cette
faute seront sanctionnes", avait-il declare. S'appuyant sur le fait
que Tony Meilhon, le principal suspect dans cette boulever-
sante affaire, ddja condamn6 et remis en liberty, n'avait pas fait
I'objet d'un suivi.
"Populisme de 6as itage", d6nonce le president de I'Union syn-
dicale des magistrats (droite), tandis que, pour le secr6taire g6-
n6ral du Syndicat de la magistrature (gauche) "Ie mot ras-le-boC
estfaible, ify a un sentiment fdinjustice et de rivoCte" chez ses
collogues.
Les magistrats du tribunal de Nantes n'ont d'autant pas appre-
ci6 les accusations de Nicolas Sarkozy qu'ils ont le sentiment
de servir de boucs emissaires pour masquer I'echec de la po-
litique securitaire du president de la Republique et de son gou-
vernement caracterisee par un empilement de lois sur la
security (11 depuis 2002), la plupart restant inappliquees.

Des magistrats revolts
Et c'est sans management qu'ils renvoient I'Etat 6 ses respon-
sabilit6s. "Si quefqu'un doit etre mis en cause, c'est bien le minis-
tire [de fajustice]" ,r6plique un juge d'instruction du tribunal de
Nantes qui rappelle que depuis plusieurs mois, I'attention de
son minist6re avait 6t6 attire sur le sous effectif cruel des juges
d'application des peines et du service, p6nitentiaire d'insertion
charges du suivi des condamn6s.
Ainsi disent-ils, "(Pour suivre tous les dossiers, les conseiffers din-


sertion devraient etre 41. Ifs ne sont que 17". C'est
done faute de moyens mis a la disposition des
tribunaux que les decisions de justice ne peu-
vent pas 6tre ex6cut6es, les ministeres de I'in-
t6rieur et de la justice ayant donn6 la priority & la
politique du chiffre au detriment de I'efficacit6.
Voila une situation qui illustre les consequences
dramatiques de la politique de reduction des ef-
fectifs dans tous les services publics avec le non
replacement d'un fonctionnaire sur deux par-
tant 6 la retraite. La meme situation se retrouve
tant dans I'Education national que dans les h6-
pitaux.
En riposte a ce qu'ils considerent comme une
veritable aggression, les adherents de I'USM, le
principal syndicate de magistrats ont appeal A
une semaine de grbve des audiences jusqu'au
jeudi 10 fevrier et & une journ6e "adaction natio-
nale" Nantes, le meme jour
Un movement rarissime et qui a trouv6 un echo favorable
dans toutes les jurisdictions de France et d'Outremer et com-
mence a inqui6ter s6rieusement le gouvernement. D'autant
qu'il est soutenu par les policies qui s'etaient pourtant r6jouis
de I'arriv6e de leur ministry 6 la pr6sidence en 2007. Trois ans
plus tard, d6sabuses comme les gendarmes et les CRS, ils de-
noncent le manque d'effectifs.

Une dimension politique
A un an des elections pr6sidentielles, cette fronde des magis-
trats est une nouvelle pine dans les pieds de Nicolas Sarkozy
qui entendait faire de ses succes en matiere de s6curit6, un
des themes essentiels de sa prochaine champagne presiden-
tielle.
Depuis longtemps, il a adopt une demarche populiste visant 6
racoler I'61ectorat d'extreme droite a partir de faits divers sus-
citant 1'6motion.
Mais il aura fort 6 faire pour convaincre I'opinion de la justesse
de sa demarche.
Certes, plusieurs de ses ministres, don't Brice Hortefeux ( Int6-
rieur) et G6rard Mercier (Justice), sont months au cr6neau pour
le d6fendre, mais nombre de responsables de droite avouent
leur embarras. Nicolas Dupont-Aignan (gaulliste nationaliste,
par example, appelle le gouvernement a "arriter rapidement de
critiquer Ca magistrature pour se didouaner de ses propres man-
quements. "
De leur c6t6, les magistrats d6noncent r6gulierement les at-
teintes a I'ind6pendance de la justice, illustr6es par les conflicts
qui les avaient opposes a I'ancienne garde des sceaux, Ra-
chida Dati, par les interventions du pouvoir dans les r6centes
affaires don't celle d'Eric Woerth et par les multiples sorties du
chef de I'Etat centre I'institution judiciaire.
De toute la gauche, des voix s'616vent pour critiquer les propos
de Nicolas Sarkozy.
D6cid6ment, face au danger que repr6sente, a I'extreme droite
la candidature de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy est pret a
faire fleche de tout bois pour s6duire son electorat. Au risque de
pi6tiner les fondements memes de la d6mocratie.
Georges Erichot


I I I *I, ',,. .


n


FRANCE
.............






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Society: Quanb tes mebicaments font pour.


Le rem6de peut 6tre pire que le mal. C'est aujourd'hui I'inquie-
tude partag6e par une parties de la population, apres les r6-
centes chroniques concernant les effects ind6sirables voire
dangereux de certain traitements.
Et ce n'est pas la revelation, par une commission d'experts ju-
diciaires compose d'un cardiologue et d'un toxicologue, du lien
direct entire les problems cardiaques de certain malades pro-
voqu6s par la prise r6guliere de M6diator du laboratoire Ser-
vier qui va les rassurer.
Apr6s de longues investigations, ces deux sp6cialistes ont en
effet conclu, qu' "a partirdes delments don't nous avonspu dispo-
ser, la seufe cause identified quipermette identifier la pathologie
valvulaire aortique (done cardiaque)... est la prise de 9Mddiator",
m6dicament don't la dangerosit6 avait 6t6 d6nonc6e en vain,
depuis plusieurs ann6es par la pneumologue Irene Frachon du
CHU de Brest. Un m6dicament interdit depuis plusieurs ann6es
dans plusieurs pays, mais en France, seulement depuis 2009
et qui aurait fait entire 500 et 200 morts.
A la suite de ce scandal, I'Agence frangaise de s6curit6 sani-
taire des products de sant6(Afssaps) rendait publique, le lundi
31 janvier, une liste de 77 m6dicaments et de 12 families de
medicaments places "sous surveillance renforcee".
Elle pr6conise le retrait au ler mars, de deux m6dicaments anti-
douleur largement utilis6s : a savoir le Di-Antalgic et le Propo-
fan, ainsi que les gen6riques qui utilisent les memes molecules.
De meme, elle recommande le retrait, 6 bref delai de plusieurs
autres products parmi lesquels le Noctran, utilis6 pour les trou-
bles du sommeil pour cause de melange inefficace et a risque,
du vasodilatateur Buflom6dil commercialism sous, le nom de
Fonzylane, ainsi que le suivi renforc6 du Multaq utilise pour les
troubles du rythme cardiaque.
Dans son plan de gestion des risques, I'Afssaps a plac6 sous
surveillance renforc6e des dizaines d'autres m6dicaments, soit
a cause de leurs effects secondaires, soit 6 cause de leur ineffi-
cacit6 ou de leur mauvais usage. Parmi ceux-ci figurent des an-
tidiab6tiques ou des specialites d'usage tres courant comme le
Vastarel, la pilule du lendemain, des vaccins centre la m6ningite
et centre le cancer du col de I'utirus ou le Ketum.
Pour nombre d'entre eux, I'organisme de surveillance ne pre-
conise pas le retrait mais un suivi reiforc6 ou une r66valuation
du rapport entire le benefice et les risques.


L'Afssaps pointe aussi du doigt un certain nombre de products
vendus sans ordonnance et qui font I'objet d'un mauvais usage.
D'autant que, depuis ces dernieres annees, chacun peut se
rendre compete que les halls des pharmacies offrent a la clien-
tele une foultitude de products en libre service.
Elle rappelle cependant que tous les medicaments mis sur le
march font I'objet d'une surveillance permanent et que la
"surveillance renforcie"de ceux figurant sur la liste permettra de
prendre les measures adapt6es "si necessaire".
Pour I'Afssaps, cette inquietude "ne doit conduire en aucun cas
les patients a qui a iti prescrit un de ces midicaments da inter-
rompre sans avoirprialablement pris consei auprds de feuriphar-
macien et/ou consult feur midecin".
C'est le 11 f6vrier que doit d6buter le premier proc6s "9Mdiator'
intent contre le laboratoire Servier. Bien d'autres sont atten-
dus. En Martinique, 500 personnel seraient concernees par la
prise du mediator.
Esperons que sera I'occasion de faire le manage dans ce do-
maine oO la sante financiere des groups pharmaceutiques
passe parfois avant celle des malades.
G.E


La menace du cholera ne aoit pas tre sous- estimee dans la Caraibe


Le cholera qui a d6j6 fait tant de morts en Ha'iti, ne semble pas
pr6occuper outre measure les Martiniquais et les autorit6s char-
g6es des problbmes sanitaires dans notre pays. Et pourtant,
rien ne nous met a I'abri de la contagion, meme si nous
sommes census disposer de moyens susceptibles d'empicher
toute 6pid6mie.
Introduit en Haiti par des soldats strangers, dit-on, le bacille vir-
gule est passe sournoisement en Republique Dominicaine,
pays limitrophe, oi il a commence & produire ses effects nocifs.
Le Venezuela, pourtant s6par6 par la mer de la R6publique Do-


minicaine, a 6t6 contamin6e son tour: le bacille a voyage par
avion, bien A I'abri dans les intestins de joyeux citoyens de re-
tour d'un marriage ayant r6uni des centaines de convives a
Santo Domingo. M6me si les autorit6s v6n6zueliennes, qui ont
r6agi promptement et efficacement, n'ont pas fait 6tat de deces
causes par le cholera, il est certain que le bacille est bien pre-
sent dans le pays et pr6t a effectuer d'autres voyages.
II peut done d6barquer en Martinique, par avion ou par bateau,
sans crier gare. Soyons done vigilants!
M.Belrose


'I I I *#, ',,.


"Pour que e gouvemement soit respect, iffaut qu 'soit respectable, autant dans son essence,

dins sa naissance, dins ses origins que dans ses manifestations exteieures et visibes".

JANVIER LOUIS JOSEPH C(855-1911) ECRIVAIN ET HOME POLITIQUE HAFTIEN


FRANCE I






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Haiti: Preval toujours au pouvoir, election Le 20 mars et Aristibe qui

revient


.










Mirlande Manigat et Michel Marthley candidates pour le second tour du 20 mars
Apres plus de deux mois d'incertitude pour le people haTtien, le
verdict du Conseil Electoral Provisoire (CEP)est tombe le 3 fe-
vrier dernier. Les candidates Mirlande H. Manigat (RDNP) et Jo-
seph Michel Martelly (Repons Peyizan) s'affronteront au
second tour de la presidentielle le 20 mars prochain. Une deci-
sion salute par la "communaut international I'instar du se-
cretaire general de I'ONU Ban Ki-moon qui a encourage tous
les acteurs a saisir cette occasion pour faire avancer le pro-
cessus electoral en HaTti. Selon lui, "ifest dune importance ca-
pitale pour Hafti de se doter dun nouveau gouvernement
dimocratiquement ilu, en measure de travailler sur les dossiers ur-
gents de la reconstruction et de la Cutte centre Ce choCera". Le Se-
cretaire general de I'Organisation des Etats Americains (OEA),
Jose Miguel Insulza, a promise qu "en accordavec [es impiratifs
du Gouvernement haitien et du ConseilClectoral, nous continue-
rons de travaillerpour ipauler la rialisation du secondtour en vue

FLASH-HEBDO
Lundi 31 janvier
TAIWAN Le president taYwanais, Ma Ying-jeou, s'est declare
heureux de I'atmosphere amicale qui se developpe dans les re-
lations avec la Chine continental, soulignant que "tes deux
rives a travers le detroit de Taiwan appartiennent 6 la meme
nation chinoise" et souhaitant une paix durable 6 travers ce de-
troit.

Mardi ler fevrier
AFGHANISTAN Selon I'ANSO, une organisation financee par
I'Union europeenne, les affirmations relatives a une ameliora-
tion de la situation en Afghanistan visent 6 manipuler I'opinion
publique et sont tout simplement mensongeres. En 2010 les at-
taques des Talibans ont augmentees de 64 % par rapport A I'an-
nee precedente au rythme moyen de 33 par jour.

Mercredi 2 fevrier
CUBA A 'occasion du Forum 2011 sur les nouvelles techno-
logies de I'information et des technologies de la communica-
tion, Cuba present 25 products et applications informatiques
contribuant au developpement economique, sanitaire, educatif
et social. Ces nouveaux products d6ej utilises dans le pays in-
teressent I'exportation ou remplacent des applications jusque Ia
importees.

Jeudi 3 fevrier
INDE La police et le fisc indien ont longuement interroge le


de surmonter les obstacles reCevis durant le premier tour", notam-
ment tenter de reduire le niveau des fraudes et irregularities qui
ont affected le premier tour. Jude Celestin, le candidate du pouvoir
ecarte par le CEP, se declare certain que la victoire lui a ete
volee et denonce "des tractations souterraines et des trahisons".
Dans le meme temps, le gouvenement ha'tien a respected son
engagement constitutional de renouveler le passport diplo-
matique de I'ancien president Jean Bertrand Aristide, qui a pre-
tendu ne plus se lancer dans la politique mais souhaite faire de
I'education son nouvel credo. Aristide jouit d'une popularity
grandissante 6 measure que le pays s'enfonce.Encore une nou-
velle complication apres celle de Duvalier A laquelle devra faire
face le pouvoir. Le 7 fevrier 2010, date constitutionnelle de la fin
du mandate de 5 ans du president Rene Preval et qui marque a
la fois le 25e anniversaire de la chute de la dictature des Du-
valier, a ete a peine remarquee & Port-au Prince. Le president
est vivement critique au sein de la population pour sa quasi-ab-
sence apres le tremblement de terre devastateur du 12 janvier
2010 et son incapacity de reliever les premiers defis de la re-
construction du pays
Rene Preval devrait assurer encore la vacance du pouvoir
jusqu'au 14 mai,conformement au decret qu'il a fait voter par les
deux chambres du parlement pour eviter le vide du pouvoir. Si
certain desirent le voir quitter la presidence et mettre en place
un gouvernement provisoire, pour d'autres seul un president
elu et un gouvernement capable de donner une impulsion au
pays pourront apporter des garanties A la "communauti inter-
nationale"qui va finance la reconstruction. HaYti est encore loin
de sortir de la crise politique pour retrouver le chemin de la re-
construction.

17e Karmapa (3e leader bouddhiste tibetain en importance)
apres avoir decouvert pour pres de 1,350 millions de dollars
dans son monastere de Dharamsala. Ne croyant pas a la ver-
sion "oboles versees par les fiddles" ils le soupconnent d'etre un
agent secret infiltre par la Chine.

Vendredi 4 fevrier
NEPAL Jhalanath Khanal, president du Parti communiste-
Union marxiste-leniniste, a ete elu premier ministry du Nepal
apres avoir conclu un accord avec le Parti communist unified -
maoYste ce qui met fin a une impasse politique creee par le re-
trait des MaoTstes du gouvernement. La revolution nepalaise
reprend son course.

Samedi 5 fevrier
LAOS La ligne TGV du Yunan (Chine) va etre prolonged
jusqu'a la frontiere du Laos pour relier ensuite Vientiane, la ca-
pitale, avant de traverser la thailande et poursuivre jusqu'a Sin-
gapour dynamisant I'6conomie de toute une region du monde
jusque 16 defavorisee.

Dimanche 6 fevrier
UNION EUROPEENNE De tries fortes divergences opposent
la quasi totality des Etats membres au duo franco-allemand sur
les reformes A entreprendre pour surmonter la crise. Ils n'ap-
precient pas d'etre mis sur la touche et places devant un fait
accompli les obligeant a accepter des measures contraires a
leurs interets.


S- ~I/


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Vent be revolte sur te monbe arabe


r L I


" D6gage Parti de Tunis, repris par les Egyptiens, ce cri
est d6sormais pouss6 par des foules assoiff6es de liberty
dans la plupart des grandes villes arabes.

Dictatures arabe :Les Occibentaux complices
La revolution de jasmin d6clench6e en Tunisie au d6but
du mois de d6cembre contre la tyrannie de Ben All, a tenu
le pays d'une main de fer depuis 34 ans 6branle au-
jourd'hui ces regimes dictatoriaux qui 6crasaient les peu-
pies, avec la bienveillance, voire le soutien des pays
occidentaux, au nom de la lutte contre le communism ou
contre I'islamisme.
Les Etats Unis ne fournissent-ils pas une aide -militaire no-
tamment- de plusieurs milliards de dollars au regime de
Moubarak et don't les d6sh6rit6s qui s'entassent dans les
immense bidonvilles du Caire ne voiyent guere la cou-
leur?
La defense des droits de I'homme si 6nergiquement agit6e par
les "dimocraties occidentafes" pour discr6diter les regimes pro-
gressistes s'est arret6e, depuis longtemps, a la fronti6re du
monde arabe. Les peuples de ces pays n'ayant pas droit ni a la
liberty, ni & la d6mocratie exig6es par les donneurs de legon a
propos de Cuba ou du Venezuela.
La repression implacable des nombreuses graves des travail-
leurs 6gyptiens qui ne reclamaient que la possibility pour ces 42
% d'entre eux "Idatteindre kl seuilde pauvreti ", c'est-a-dire de
gagner plus de 2 euros par jour ne choquait personnel.
Les presidents A vie, les monarques les plus f6odaux et les r6-
gimes les plus sanguinaires 6taient ou demeurent encore par-
faitement fr6quentables. Pourvu qu'ils n'entravent pas la bonne
march des affaires des capitalistes qui, en retour, ferment les
yeux sur la confiscation des richesses de leurs pays par leurs
dirigeants et les membres de leurs families, a I'exemple du clan
Ben Ali.

La France au premier rang aes accuses
Et la France n'a pas ete en reste dans le soutien quasi univer-
sel apporte a tous ces regimes aussi corrompus les uns que
les autres. Certains de ses plus hauts responsables politiques
n'h6sitant pas a entretenir des liens d'amiti6 avec ces saigneurs
du people.
Le cas de Michele Alliot-Marie, la ministry des Affaires 6tran-
geres de Nicolas Sarkozy est particulierement 6difiant. En va-
cances en Tunisie, avec son compagnon Patrick Oilier
6galement ministry, n'a-t-elle pas b6n6fici6 A deux reprises, du
jet prive d'un membre du clan Ben Ali pour rejoindre le luxueux
h6tel gracieusement mis a sa disposition ?
O0 serait la faute, puisse qu'elle declare ne pas 6tre ministry
des Affaires 6trang6res lorsqu'elle est en vacances ? D'autres
se prelassent de temps en temps dans les palais des dirigeants
marocains ou de I'Arabie Saoudite.
C'est la m6me Alliot-Marie qui, en visit officielle au Caire, en
ce m6me mois de d6cembre, faisait I'eloge du regime d'Hosni
Moubarak qui, selon elle "se caracterisait parson souci de ia d6-
mocratie et de la tolerance". C'est encore elle qui proposait de
mettre 6 la disposition de Ben Ali I'exp6rience de la police fran-
gaise en matiere de maintien de I'ordre pour mater la r6volu-
tion tunisienne.
Oui, tous ces Etats donneurs de legon, Etats Unis et France en
tete portent une lourde responsabilit6 dans leads drmes que vi-
vent ces peuples.


Les egyptiens toujours determines a obtenir le depart du Rais Moubarak
Et ce n'est pas I'abandon tardif de leur soutien 6 ces tyrans qui
les r6habilitera aux yeux de ces millions d'hommes, de femmes
et d'enfants condamn6s 6 une insoutenable misbre dans ces
pays don't la plupart possedent d'ind6niables atouts pour per-
mettre a leur population de vivre d6cemment.

Sale temps pour les tyrans!
Aujourd'hui, dans plusieurs de ces pays, le people est des-
cendu dans la rue pour exiger ce don't il a 6t6 prive depuis si
longtemps, c'est-a-dire la liberty, la d6mocratie, la fin de ces in-
solentes injustices don't il est quotidiennement le t6moin, le droit
de manger a sa faim.
En Tunisie oO la decomposition du regime 6tait d6ja tres
avance, il n'a suffi que de quelques 6tincelles, comme I'immo-
lation par feu d'un d6sesp6er pour mettre le feu aux poudres et
faire descendre dans les rues de Tunis des centaines de mil-
liers de manifestants et chasser du pouvoir Ben Ali.
En Egypte, ce sont plus d'un million de personnel qui occupent
depuis quinze jours la grande place Tahrir du Caire, sous la pro-
tection des chars pour exiger le depart de Moubarak. La,
comme & Tunis, ce sont les jeunes et les femmes et pas les is-
lamistes qui conduisent le bras de fer pour faire plier le vieux
despite age de 81 ans.
Toujours accroch6 au pouvoir, il manoeuvre pour discr6diter la
revolte populaire en langant ses partisans contre les 6meutiers
et agiter le spectre du chaos pour discr6diter la r6volte popu-
laire, persuade que le temps joue en sa faveur. Mais les
quelques concessions consenties comme la reconnaissance
des parties politiques don't les "TFrres musufmans "et la mise a
I'6cart de son fils ne sont pas suffisantes pour d6mobiliser le
people qui exige son depart.
Desormais, le vent de contestation souffle sur tout le monde
arabe. En Alg6rie oC une march de protestation est pr6vue le
12 f6vrier, le pouvoir tente d'6viter I'explosion en promettant de
lever I'etat d'urgence. En Jordanie oi se multiplient les appeals
6 la r6volte, le roi a dO remanier son gouvernement. Au Yemen,
autre pays ravag6 par la faim et la corruption, le president au
pouvoir depuis 32 ans a deja annonce son retrait en 2012, tan-
dis qu'en Syrie, des appeals a manifester circulent sur Facebook.
Et la liste n'est pas complete !
Mais dans tous les cas et m6me en Tunisie, la victoire est loin
d'etre acquise.
L'histoire de ces pays montre que les revolutions ont souvent
ete confisqu6es par de nouveaux tyrans qui replongent les peu-
ples dans la servility. La vigilance doit etre de mise.
G.E


F' i 2011 i n' 06-Page19


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P Sf, L P


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Egypte. : Quelques dates


1882 : occupation colonial britannique.
1914: protectorat britannique.
1922 : independence reconnue par Londres, debut du regne
de Fouad ler.
1952 : revolution des officers libres.
1953 : proclamation de la R6publique.
1954: GamalAbdel Nasser devient president de la Republique.
1956 : nationalisation du canal de Suez. Operation militaire
anglo-franco-'israelienne de represailles. Echec face a un ulti-
matum sovieto-americain.
1956 : creation du Mouvement des non-alignes par Nasser,
Nehru, Sihanouk et Tito.
1958-1961: union de I'Egypte et de la Syrie au sein de la Re-
publique arabe unie.


1967 : guerre des Six-Jours. Le Sinai est occupy par Israel.
1970: construction du barrage d'Assouan avec I'aide de I'Union
sovietique. Mort de Nasser. Anouar El Sadate lui succede.
1973: guerre du Kippour. L'gypte ne parvient pas a reprendre
le Sinai.
1978 : accords de Camp David entire I'lgypte et Israel. L'Egypte
est exclue de la Ligue arabe (jusqu'en 1990).
1981 : assassinate de Sadate. Hosni Moubarak lui succede.
L'Egypte devient un alli6 des Itats-Unis.
1991 : I'lgypte envoie 35000 soldats aux c6t6s de I'armee
americaine lors de la guerre du Golfe.
2005 : pour la premiere fois depuis son arrivee au pouvoir, un
scrutiny presidential est organism. Moubarak se voit attribuer un
score de 88,6 %, mais la participation ne depasse pas 23 %.


FIDAL SOCIETY D'AVOCATS
MAITRE HERVE BOUCHEAU
CENTRE D'AFFAIRES DILLON
VALMENIERE
97200 FORT-DE-FRANCE
TE : 05.96.63.26.97
FAX :05.96.60.42.49
E.mail: herv6.boucheau@fidal.fr
AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
Aux terms des decisions de I'associe
unique du 3 janvier 2011 de la society
CARAIBE DISTRIBUTION NEGOCE, il a
6te decide de nommer en replacement
de Madame Laurence FREBOUT, d6mis-
sionnaire, en quality de grant pour une
duree d'une annee renouvelable A comp-
ter de ce jour
Monsieur Massimo MORRONE
Ne le 5 janvier 1967 A AVELLINO (Italie)
De nationality frangaise
Demeurant: 27 lotissement les filaos
quarter Monesie
97228 SAINTE LUCE,
divorce
II a ete proced6 A I'extension de I'objet so-
cial A I'activit6 de vente d'espaces publi-
citaires ainsi qu'& I'achat et la vente de
products non- alimentaires
Les articles 2 et 7 ont ete modifies .
Les statut ont ete refondus article par ar-
ticle aux fins de mise en conformity avec
les dispositions legales en vigueur de la
SARL pluripersonnelle.
Pour avis FB3796


AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du 3
janvier 2011, il a ete constitute une SCCV
denomination social:
KYARA
Au capital de : 3 000.00 entierement
souscrites et liberees,
Le siege est quarter Desfarges
97211 RIVIERE PILOTE
Objet : Acquisition, achat, change, ap-
port, d'un terrain a batir, d'un immeuble,
edification ou renovation de I'existant puis
revente en totality ou par fractions. Acti-
vites civiles connexes,
Gerant: Monsieur Rodrigue STEPHANIE
-VICTOIRE,
demeurant quarter Desfages
97211 RIVIERE PILOTE
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis et mention,
le grant FB 3797

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
SARL DIV BAZAR
SOCIETY A RESPONSABILITE


LIMITED
SIEGE SOCIAL : 68 RUE ERNEST
DEPROGE 97200 F-DE-F
Au terms d'une assemblee general or-
dinaire du 31 janvier 2011
La SARL DIV BAZAR
don't le siege est 68 rue ERNEST DE-
PROGE 97200 Fort-de-France
Changement de siege :
Ancienne mention
68 rue ERNEST DEPROGE
97200 FORT de France
Nouvelle mention
21 rue Isambert RDC
97200 Fort-de-France
En consequence, I'article 4 des status a
ete modified
Pour avis le grant FB 3798

AVIS DE CONSTITUTION
DROM BTP
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 1 000C
SIaGE SOCIAL: LES HAUTS DE
BARRINGTON APPARTEMENT A3
ROUTE DE LA CHASSAING
97224 DUCOS
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 25 janvier 2011, il a et6 constitute
sous la denomination social de DROM
BTP une society a responsabilit6 limited
presentant les caracteristiques sui-
vantes:
Siege social : les hauts de Barrington
appartement A3 Route de la Chassaing
97224 DUCOS
Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et de so-
cietes
Objet social : la society a pour objet
toutes operations de VRD, gros oeuvre ,
charpente, couverture et plu generale-
ment, toutes operations industrielles com-
merciales, financieres, mobilieres ou
immobilibres, ou indirectement A I'objet
social ou susceptibles d'en faciliter I'ex-
tension le d6veloppement
Le capital social : s'eleve A la some de
mille euros
Gerance : M PIVERT Jeremie demeu-
rant: les hauts de Hde Barrington appar-
tement A3
Route de la Chassaing
97224 DUCOS
La soci6te sera immatricule au registre du
commerce et des societies de DUCOS
Pour avis et mention FB 3799

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date du 20 janvier 2011,
il a ete constitute une altreprise uniper-
sonnelle A responsabilit6 limitee (EURL)
au capital de 5 000,


denommee 2 AIR FROID
Siege social : res le verseau bAt A4
appartement 16
97200 Fort-de-France
(Martinique)
Objet : installation, entretien, reparation
et depannage de materiel frigorifique et
connexes
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation & la chambre de metiers de Fort de
France
Grant: M Romdo ROME
demeurant residence le Verseau BAt A4
appt 16
97200 Fort-de-France
(Martinique)
nomm6 grant pour une duree indetermi-
nee
La gerance FB3800

AVIS DE FIN DE LOCATION
GERANCE & REPRISE DE FONDS
Mme FIBLEUIL Myriane reprend son
fonds de commerce
"LE RENDEZ VOUS DES CHAUF-
FEURS"
Sise : 1 rue Vincent Allbgre
97231 LE ROBERT
En date du : ler fevrier 2011 apres fin de
location gerance precedante
Pour avis FB 3801

AVIS DE CHANGEMENT D'ENSEIGNE
COMMERCIAL
JFM SELF LA GIRAFE
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 7500C
SIEGE SOCIAL: 82 BIS ROUTE
DE TSF 97200 FORT-DE-FRANCE
Par decision pris le 20 janvier 2011, par
Iapporteur unique,
I'enseigne commercial JFM SELF LA
GIRAFE
de la soci6te JFM SELF LA GIRAFE
society A responsabilite limitee, au capital
de 7500 a e6t remplacee par la nouvelle
enseigne commercial
"LA GAZELLE"
La gerante FB3802

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv6 en date du
31/01/2011, il a ete constitute une societe
presentant les caract6ristiques sui-
vantes :
Denomination : AGR CONSTRUCTIONS
Forme: EURL
Capital : 1000
Siege social : 25 rue Daribo Leanise
I'Ermitage
97200 Fort-de-France
Objet : constructions en bois
Gerance : Ronaicy LABOUT DOS SAN-


TOS
Dure : 99 ans
Pour avis, le grant


FB3803


MEDIAPHARMA F.W.I
Aux terms d'une deliberation en date du
19 Avril 2010, la collectivite des associes
a pris acte de la demission de Madame
Agnes ZARCA et a nomme en quality de
nouveau grant
Monsieur Olivier MAUDET,
demeurant 59 Allee principal, la colline,
97233 Schoelcher
pour une duree illimitee.
L'Assemblee Generale Extraordinaire
des associes a decide de transferer le
siege social du 654 Avenue Professeur
Judes Turiaf, 97200 Fort de France
au 86 Boulevard de la Pointe des negres,
Les Bougainvilliers, 97200 Fort de France
A computer de ce jour, et de modifier en
consequence I'article 4 des status.
La Gerance FB 3804

AVIS DE LIQUIDATION TOTAL
SOCABAT BTP
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED EN LIQUIDATION
L'assemblee general reunie le 31 mars
2009 a approve le compete d6finitif de li-
quidation, decharge Madame Cynthia
JACOB de son mandate de liquidateur,
donned A cette derniere quitus de sa ges-
tion et constate la cl6ture de la liquidation
A computer du jour de ladite assemblee.
Les comptes de liquidation seront depo-
ses au greffe du tribunal mixte de com-
merce de Fort-de-France en annexe au
registre du commerce et des societies.
FB 3805

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date au Lamentin du 11 janvier 2011, il a
et6 constitu6 une socie6t presentant les
caracteristiques suivantes :
Denomination social: CHATENAY & MI-
CHAUX
Forme social : society civil de moyens
Siege social : 5 lotissement La Plaine,
Petit Manoir
97232 LAMENTIN
Objet social : la mise en commun de tous
moyens materials et utiles A I'exercice de
la profession de ses membres.
Duree de la society : 99 ans a computer de
la date de I'immatriculation de la society
au registry du commerce et de soci6tes,
Capital social 1000
Cog6rance : Madame Axelle MICHAUX,
demeurant 58 residence Victoria,
route de Didier
97200 Fort-de-France


F' jn i' 10 f1i je n' 06 -Page 2


i


rANOCsL' f LE







http://www.iournal-iustice-martinique.com


et Mademoiselle Chantal CHATENAY
demeurant Domaine de Belize,
8 rue du Criquet, b&t A, appt 7
97200 FORT-DE-FRANCE
Immatriculation au registre du commerce
et des societies de Fort-de-France
La gerance FB3806

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
VILLA ADA
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 1000
SIEGE SOCIAL :
18 RUE SCHOELCHER
97217 LES ANSES D'ARLETS
RCS FORT-DE-FRANCE 492 432 562
Aux terms d'une deliberation en date du
1 janvier 2011, la collectivite des associes
a pris acte de la demission de Monsieur
Louis Charles Laurent ADE
et a nomme en quality de nouveau grant
Monsieur Bernard SUIRE ,
demeurant 21 allee des Arlesiennes,
97217 Les Anses d'Arlets
pour une duree illimitee
La gerance FB3807

AVIS DE CONSTITUTION
Au terme d'un acte sous seing prive en
date a Fort de France du 22/10/2010, en-
registr6 au service
Des imp6ts des Entreprises Pble enre-
gistrement, le 05/11/2010, bordereau no
2010/1 291, case 24
II a ete constitute une society civil immo-
biliere presentant les caracteristiques sui-
vantes :
Denomination social : SCI BCSR
Siege social :4 impasse du basilic route
de redoute 97200 Fort-de-france
Capital social : 100 E divise en dix (10)
parts de dix (10) chacune
Objet social: la propriety I'administration
et I'exploitation par bail, location ou au-
trement de tous immeubles batis ou non
batis don't elle pourrait devenir proprie-
taire ulterieurement par vole d'acquisition,
construction, change, apport ou autre-
ment eventuellement par voie d'acquisi-
tion, construction, change, apport ou
autrement, eventuellement et exception-
nellement, I'alienation de ceux de ces im-
meubles devenus inutiles a la society au
moyen de vente, change ou apport en
society
Duree : 99 ans computer de son immatri-
culation au registre du commerce et de
societies
Gerance : Monsieur SAINTE ROSE
Bruno
Clause d'agrement : les parts sont libre-
ment cessibles entire associes conjoints
ascendants et descendants
Immatriculation : la soci6et sera immatri-
culee au RCS de fort de France
Pour avis le grant FB3808

SERGE DUVAL
NOTAIRE ASSOCIE
31, RUE MOREAU DE JONNES -
97200 FORT-DE-FRANCE
TEL:05.96.72.58.12 -
FAX:05.96.63.18.09
INSERTION CESSION D'OFFICINE
DE PHARMACIE
Suivant acte requ par Maitre Serge
DUVAL, notaire soussigne, associe de
denommee "Serge DUVAL, notaire, as-
socie d'une society civil professionnelle
titulaire d'un office notarial", don't le siege
est a Fort de France (Martinique), 31 rue
Moreau de Jonnes, les 9 et 27 decembre
2010,.enregistre & Fort de France, le 31
decembre 2010, bordereau n2010/1
953, case nl, a 6et constatee la cession
du fonds d'officine de pharmacie exploited
A Sainte Marie (97230), quarter Union,
centre commercial sous I'enseigne
"PHARMACIE NOPOLY"


Par:
Madame Sonia Berthe NOPOLY, ensei-
gnante retraitee, spouse de Monsieur Ni-
cole Cyrille GALIPOT, demeurant A LE
LAMENTIN EN MARTINIQUE (97232),
lieudit Gondeau chemin Catherine.
Et Madame Andr6e Line NOPOLY, en-
seignante retraitee, spouse de Monsieur
Robert Jean ROSEMAIN, demeurant a
FORT DE FRANCE (97200),
130 route de Balata
Au profit de :
La society denommee PHARMACIE
CATIN, don't le siege est
a SAINTE-MARIE (97230)
centre commercial Rubinel,
quarter Union,
identifiee au SIREN sous le numero
527774061.
La cession a 6et consentie et accepted
moyennant, en ce comprise les marchan-
dises, le prix de TROIS CENT CIN-
QUANTE MILLE EUROS (350.000,00
EUR).
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
cues en la forme legal dans les dix jours
de la derniere en date des insertions pre-
vues par la loi, en I'Office Notarial oO do-
micile a ete elu A cet effet.
Pour unique insertion
Le notaire FB 3809

AVIS DE DISSOLUTION
ASSISTANCE GESTION
RECOUVREMENT CARAIBES EURL
AGR CARAIBES
AU CAPITAL DE 1 000 C,
SIEGE SOCIAL: 14 ROUTE DE
CLUNY 97200 FORT DE FRANCE
NUMERO D'IDENTIFICATION :
510 090 491
RCS FORT DE FRANCE
Aux terms de la decision de I'associee
unique du 31 decembre 2010, la gerante
a decide la dissolution anticipee de ladite
society ce jour. La society subsistera
pour les besoins de la liquidation et
jusqu'a la cloture de celle-ci.
Madame Madeleine DESCLOS,
demeurant 69 Habitation O'Mullane
97223 DIAMANT
est nommee Liquidateur.
Le siege de la liquidation est fixee au
14 route de C.uny
97200 FORT DE FRANCE.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra 4tre adressee et que les
actes et documents devront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront deposes au registre du commerce
et des societies de Fort de France.
Pour avis et mention,
Liquidateur FB 3810

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 02/02/2011, il a ete constitute
une SARL
Presentant les caracteristiques sui-
vantes:
Denomination : TOUT EN FRUITS
Adresse du siege social : Coriche, Im-
meuble Felix Hubert 97200
Objet : Transformation, le conditionnent
et la commercialization de tous products'
alimentaires
Duree: 99 ans
Capital : 5000 euros
Nom du grant : ALEXIS ALEXANDRE
Roger
Adresse : Corniche II, Immeuble Felix Hu-
bert 97200
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis le grant FB3811

RECTIFICATION A L'ANNONCE
JUSTICE DU 30.12.2010
JUSTICE No 52 FB 3627 PAGE 17/18
LIRE ARTICLE 3 AU LIEYUD'ARTICLE 2:


L'article 3 des status a 6et modified
comme suit:
ARTICLE 3 DENOMINATION SOCIAL
- Ancienne mention : SNC B8X INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11A
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC B8Y INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11B
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC B8Z INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11C
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC A9E INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11D
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC M8Y INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11E
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC C8B INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11F
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC G8R INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11G
INDUSTRIES
- Ancienne mention : SNC M8R INDUS-
TRIES / Nouvelle mention : SNC A11H
INDUSTRIES
Mention sera faite au RCS de FDF,
Pour avis, FB 3812

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date A Fort de France du 27 decembre
2010, il a ete constitute une society pre-
sentant les caracteristiques suivantes :
Denomination social : ELITRA ,
Forme social : Societe a responsabilite
limitee,
Siege social : 5 rue du Vieux Chemin,
Terres Sainville 97200 Fort de France,
Objet social : Terrassement VRD As-
sainissement
DurBe de la Societe : 99 ans A computer
de la date de I'immatriculation de la So-
ciete au Registre du commerce et des so-
cietes,
Capital social : 5000 ,
Gerance: ELISABETH Ga6l Loic,
demeurant Morne Congo
97213 Gros Morne ,
Immatriculation de la Societe au Registre
du commerce et des societies de Fort de
France .
La Gerance FB 3813

CAISSE DE CREDIT MUTUEL DIDIER
RUE DU PROFESSEUR RAYMOND
GARCIN
97200 FORT DE FRANCE
Les societaires sont convies aux Assem-
blees Generales de la Caisse ci-dessus
qui sont convoquees par le conseil d'ad-
ministration aux dates suivantes :
A) En Assemblee G6nerale Extraordi-
naire le jeudi 03 mars 2011 A 18h30 au


siege de la Caisse, sis rue du professeur
Raymond Garcin 97200 Fort de France
afin de deliberer sur le project de modifi-
cation des status type des Caisses avec
I'ordre du jour suivant:
1. Constitution du bureau de I'Assemblee.
2. a) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 6 Parts so-
ciales replace par le texte suivant:
Art. 6 Parts sociales

La categories B don't la valeur nominal
est fixee & 1 euro, avec un minimum de
detention, de souscription et de rachat de
100 parts.
Ces parts sont negociables.
Le nombre maximum de parts B qu'un
societaire peut souscrire est limited &
50000.

Les parts de la categories B sont liberees
entierement a leur souscription.
Les conditions de souscription, de remu-
neration et de remboursement des parts
B sont fixees par le Reglement General
de Fonctionnement......
Le reste sans charigement.
2.b) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 7 Objet -
remplac6 par le texte suivant:
Art. 7 Objet

Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
-seront affects en totality a la constitu-
tion de fonds de reserve, & I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Le reste sans changement.
2.c) Modification des status type des
Caisses portant sur I'article 10 A Ad-
mission remplace par le texte suivant:
Art. 10- Admission

a. Les personnel physiques majeures
- ayant leur domicile
- ou exergant leur profession
- ou etant inscrites au r6le d'un imp6t
- ou ayant un interet personnel ou familial
dans la circonscription d6finie a I'article 2
B des presents Statuts ;
b. Les personnel morales ayant:
- leur siege social ou un etablissement
- ou un interet Bconomique
- ou don't I'un des dirigeants ou associes
a un interest personnel ou familial
dans la circonscription d6finie a I'article 2
B des presents Statuts.
Le rest sans changement
Art. 11 Retrait
......Les ayants droit d'un societaire de-
cede sont egalement tenus de rembour-
ser de plein droit et sans delai toutes les
sommes que le defunt doit & la Caisse,
sauf A beneficier de terms ou delais ac-


Abonnez-vous d Justice
Je desire recevoir "Justice" chaque semaine a mon domicile
Nom : --Prenom : ................

Adresse exacte :


Code Postal:.............. Ville :.........................-- -
T6lephone :................. ........... -------

1 an 6 mois 3 mois
Martinique Q 80 Q 45 Q 32
Guadeloupe/Guyane Q 86 I Q 48 Ql 35
France Q1100 E 55 I 40
Retourner ce bulletin a
Soci6t6 des Editions "Justice" BP 4031 46 rue Andre Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDEX
Tel.: 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


u, 10 .er 207 i*ae 'i0s6 -Pag 2


, A/NNNCESUf ES








) http://www.iournal-iustice-martinique.com


cords par le Conseil d'Administration de
la Caisse.
Le rest sans changement.
Art. 32 R6muneration du capital
Les parts de capital peuvent, sur decision
de I'Assemblee Generale, recevoir une
remuneration dans les limits du taux
maximum fixe par la loi du 10 septembre
1947.
Les excedents de gestion apres, le cas
echeant, remuneration des parts sociales
- sont affects en totality & la constitution
de fonds de reserve, A I'exclusion de
toute autre repartition entire les socie-
taires.
Conformement A I'article 18 B des status
type des Caisses, la present Assemblee
General ne pourra deliberer que si la
majority des 2/3 des societaires sont pre-
sents ou represents.
C'est pourquoi, d&s A present, le conseil
administration convoque une deuxieme
Assemblee Generale Extraordinaire qui
sera appelee A se tenir si le quorum des
2/3 des societaires n'est pas reuni (voir
point "B" ci-aprbs).
B) en Assemblee Generale Extraordinaire
le Vendredi 18 Mars 2011 a 17h30 a I'H6-
tel La Bateliere sis 20 rue des Alizes
97233 SCHOELCHER qui sera suivie im-
mediatement de I'Assemblee Generale
Ordinaire et dans les m6mes locaux que
celle-ci.
L'ordre du jour de cette dite assemblee fi-
gurant au point "C" suivant.
Cette deuxibme Assemblee Extraordi-
naire est convoquee pour se tenir dans
I'hypothese oO le nombre minimum requis
de societaires ne peut 6tre reuni lors de la
premiere Assemblee Generale Extraordi-
naire convoquee ci-dessus afin de deli-
berer suf I'ordre du jour precise ci-dessus
sous point "A" pour la premiere Assem-
blee Generale Extraordinaire.
C) Ordre du jour de I'assemblee Generale
Ordinaire
Compte rendu d'activite
Presentation du bilan et du compete de re-
sultat
Rapport du Conseil d'administration et
certification des comptes
Approbation du bilan et du compete de re-
sultat
Affectation du resultat, variation du capi-
tal social
Election au conseil d'administration
Resolution, quitus et decharge au conseil
administration
Reponses aux questions
Communication special de la Federation
Cl6ture de I'assemblee general
Le Conseil d'Administration de la Caisse
de Credit Mutuel Didier FB 3814

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
- Nom et adresse officials de I'organisme
acheteur: Communaute d'Agglomeration
du Centre de la Martinique.
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent, place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades 3, 97204 Fort-de-France
Cedex.
Adresse Internet du profile d'acheteur :
http://www.achatpublic.com.
Principale(s) Activite(s) du pouvoir adju-
dicateur: Services generaux des admi-
nistrations publiques.
Objet du march : Assistance a maltrise
d'ouvrage pour la mise en place d'un sys-
teme d'information geographique pour le
compete de la CACEM.
Caracteristiques principles :
diagnostic et analyse du besoin, etude de
faisabilite, recommendations
Refus des variantes.
Criteres d'attribution :
Offre economiquement la plus avanta-


geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pond6ra-
tion.
- prix : 60 %;
- comprehension de la mission, apports
methodologiques, competence affec-
tees : 40 %.
Type de procedure : procedure adaptee.
Date limited de reception des offres: 21 fe-
vrier 2011, A 12 heures.
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion : 1.e.r fvrier 2011. FB 3815

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
IDENTIFICATION DE L'ORGANISME
QUI PASSE LE MARCH
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Point de contact : M. Pierre Samot, Pre-
sident de la CACEM
Courrier electronique : infos@cacem-
mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse internet du profile d'acheteur :
http://www.achatpublic.com
OBJET DE LA CONSULTATION
Mission d'assistance pour la conception
d'une strategic de communication pour la
commemoration du 10ieme anniversaire de
la CACEM.
Lieu d'execution : CACEM
CARACTERISTIQUES PRINCIPALS
La mission comprend :
- une strategic de communication
- un plan de communication detaille de-
vant repondre aux objectifs poursuivis par
la CACEM
- une proposition visuelle pour le logo
"10ieme anniversaire" de la CACEM
- une prestation de conseil strategique sur
les actions envisagees
PROCEDURE DE PASSATION
Procedure adaptee selon I'article 28 du
Code des Marches Publics
DUREE DU MARCH
Le contract est conclu pour une duree de 3
mois A computer de sa notification.
JUSTIFICATION A PRODUIRE
Les candidates devront remettre A la
CACEM un pli comprenant les pieces de-
crites dans le reglement de la consulta-
tion.
CRITERES D'ATTRIBUTION
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonc6s ci-dessous :
1. Quality technique (60%) sur la base
d'un memoire justificatif comprenant:
1. la strategic de communication envisa-
gee (40%)
2. la methodologie precisant la demarche
d'intervention (30%)
3. les qualities et competences des inter-
venants (20%)
4. le planning propose (10%)
2. Prix (40%) de I'ensemble du march
RENSEIGNEMENTS COMPLEMEN-
TAIRES
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2010/30A/CAB/MAPA.
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 90 jours A computer de la date limited de
reception des offres
Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut etre recupere sur le site de la
CACEM a I'adresse suivante :
http://www.achatpublic.com. Les candi-
dats qui le souhaitent peuvent obtenir
I'ensemble du dossier de consultation


sous forme paper A I'adresse du pouvoir
adjudicateur aux heures et jours d'ouver-
tures des bureaux : les lundi, mardi et
jeudi de 8 h A 12 heures et de 14h a 16h
et les mercredi et vendredi de 8h & 12h.
Seules les offres sous former paper de-
posees ou envoyees a I'adresse indiquee
dans la rubrique "Adresse aupres de la-
quelle les offres doivent 6tre deposees"
dans le delai imparti seront acceptees.
Par consequent, les offres transmises par
voie electronique ne seront pas prises en
consideration.
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS
01/02/2011
DATE LIMITED DE RECEPTION DES OF-
FRES
28/02/2011 a 12 heures
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMI-
NISTRATIF:
CACEM Commande Publique
Point de contact: Mme PEDRON
Tel :0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE TECH-
NIQUE :
CACEM Cabinet du President
Point de contact : Mme GRANEL
Tel : 0596.75.82.72
ADRESSE AUPRES DE LAQUELLE LE
CAHIER DES CHARGES ET LES DO-
CUMENTS COMPLEMENTAIRES PEU-
VENT ETRE OBTENUS ET A
LAQUELLE LES OFFRES DOIVENT
ETRE ENVOYEES:
CACEM Commande publique 4eme
etage
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97200 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Le President
Pierre SAMOT FB 3816

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Pr6si-
dent de la CACEM
Adresse Internet:
achatspublics@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march : Mission d'assistance
pour la definition des modalites de ges-
tion du Parc Technologique et Environ-
nemental de la Trompeuse
Critbres d'attribution
Offre 6conomiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
- Competences professionnelles affec-
tees A la mission au regard de la de-
mande et moyen mis A disposition de la
collectivite: (juridique, financier, environ-
nement, management environnemental,
...) 30%
- Methodologie et planning d'execution
propose : 30%


- Prix 40%
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai :
n Date limited de reception des offres : le
ler Mars 2011 a 12 heures
n Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2010/36/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : ler Fevrier 2011 FB 3817

AVIS DE MARCH
FOURNITURES
SECTION I: POUVOIR ADJUDICATEUR
1.1) NOM, ADDRESSES ET POINTS) DE
CONTACT:
Conseil General de la Martinique, ave-
nue des caraibes B.P. 679, a I'attention
de lise Claude President du Conseil Ge-
neral de la Martinique, MQ-97200 Fort-
de-France.
Adresse aupres de laquelle des informa-
tions complementaires peuvent etre ob-
tenues:
Conseil General de la martinique, direc-
tion general Adjointe charge des Fi-
nances des Moyens et des affaires
juridiques, cellule achats, 19 rue jacques
cazotte B.P. 679, MQ-97264 Fort-de-
France. Tel. (+33) 05 96 55 37 86. Fax
(+33) 05 96 55 37 87. URL
https://cg972.achatpublic.com.
Adresse aupres de laquelle le cahier des
charges et les documents complemen-
taires (y compris des documents relatifs
a un dialogue competitif et un system
d'acquisition dynamique) peuvent 6tre ob-
tenus :
Points) de contact susmentionne(s).
Adresse a laquelle les offres ou de-
mandes de participation doivent etre en-
voyees:
Points) de contact susmentionne(s).
1.2) TYPE DE POUVOIR ADJUDICA-
TEUR ETACTIVITQ(S) PRINCIPALE(S):
Collectivite territorial.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
non.
SECTION II : OBJET DU MARCH
11.1) DESCRIPTION
11.1.1) Intitule attribute au march par le
pouvoir adjudicateur :
accord cadre pour la furniture de micro-
ordinateurs portables et de peripheriques
divers pour les services du conseil g6ne-
ral de la martinique.
11.1.2) Type de march et lieu d'execution
des travaux, de livraison de fournitures ou
de prestation de services :
Fournitures.
Achat.
Lieu principal de livraison : department
de la martinique.
Code NUTS FR920.
11.1.3) L'avis implique:
L'etablissement d'un accord-cadre.
11.1.4) Informations sur I'accord-cadre :
Accord-cadre avec plusieurs operateurs.
Nombre maximum de participants A I'ac-
cord-cadre envisage : 3.
Duree de I'accord-cadre: Duree en
annee(s) : 1.
11.1.5) Description succincte du march
ou de I'achat/des achats :
accord cadre pour la furniture de micro-
ordinateurs portables et de peripheriques
divers pour les services du conseil gene-
ral de la martinique.
11.1.6) Classification CPV (vocabulaire
commun pour les marches publics):
30200000.
11.1.7) Marche couvert par I'accord sur les
marches publics (AMP) : Oui.
11.1.8) Division en lots :


_ A /f IT. U fA LES


- e i i 1 i r e 0 1 j i i e n s6 P a e 2 2








http://www.iournal-iustice-martinique.com


Division en lots : Oui.
II convient de soumettre des offres pour:
un ou plusieurs lots.
11.1.9) Des variantes seront prises en
consideration : Non.
11.2) QUANTITY OU ETENDUE DU MAR-
CHE
11.2.1) Quantite ou etendue global :
11.2.2) Options : Oui.
Description de ces options : description
de ces options : I'accord cadre est renou-
velable 1 fois.
11.3) DUREE DU MARCH OU DELAI
D'EXECUTION :
Duree en mois: 12 (a computer de la date
d'attribution du contract .
INFORMATIONS SUR LES LOTS
LOT nol
INTITULE : Fourniture et installation de
micro-ordinateurs portables
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Fourniture et installation de micro-ordi-
nateurs portables
2) CLASSIFICATION CPV (VOCABU-
LAIRE COMMUN POUR LES MARCHES
PUBLICS) :
30200000.
3) QUANTITY OU ETENDUE :
4) INDICATIONS QUANT A UNE AUTRE
DUREE DU MARCH OU UNE AUTRE
DATE DE COMMENCEMENT/D'ACHE-
VEMENT:
5) INFORMATIONS COMPLEMEN-
TAIRES SUR LES LOTS:
LOT no2
INTITULE : Fourniture et installation de
peripheriques divers pour ordinateurs
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Fourniture et installation de periphe-
riques divers pour ordinateurs
2) CLASSIFICATION CPV (VOCABU-
LAIRE COMMUN POUR LES MARCHES
PUBLICS):
30200000.
3) QUANTITY OU ETENDUE:
4) INDICATIONS QUANT A UNE AUTRE
DUREE DU MARCH OU UNE AUTRE
DATE DE COMMENCEMENT/D'ACHE-
VEMENT:
5) INFORMATIONS COMPLEMEN-
TAIRES SUR LES LOTS :
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
II1.1) CONDITIONS RELATIVES AU
CONTRACT
111.1.1) Cautionnement et garanties exi-
ges :
111.1.2) Modalites essentielles de finance-
ment et de pavement et/ou references aux
textes qui les reglementent :
le march sera finance sur le budget du
Departement, sur ses resources pro-
pres. Le pavement se fera par virement
administratif dans un delai global de 30
jours maximum, conformement a I'article
98 du Code des marches publics modified
par d6cret no2008-1355 du 19 decembre
2008 relatif au delai maximum de paie-
ment dans les march publics
Le default de pavement dans le delai prevu
donne droit au versement d'interets mo-
ratoires au titulaire et au sous-traitant. Le
taux applicable est celui de I'interet legal
en vigueur augment de 7 points a la
date a laquelle les interets moratoires ont
commence A courier.
111.1.3) Forme juridique que devra rev6tir
le groupement d'operateurs economiques
attributaire du march :
111.1.4) L'execution du march est sou-
mise a d'autres conditions particulieres :
111.2) CONDITIONS DE PARTICIPATION
111.2.1) Situation propre des operateurs
economiques, y comprise exigences rela-
tives a I'inscription au registre du com-
merce ou de la profession :
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont


remplies : en application de I'article 52 du
Code des marches publics, les candidates
qui ne peuvent soumissionner a un mar-
che en application des dispositions de
I'article 43, 44 ou qui, le cas echeant
apres mise en oeuvre des dispositions du
premier alinea de I'article 52, produisent
des dossiers de candidature ne compor-
tant pas les pieces mentionnees aux ru-
briques ci-dessous ne sont pas admis a
participer a la suite de la procedure de
passation du march. Les candidatures
qui ne satisfont pas aux niveaux de ca-
pacites professionnelles, techniques et fi-
nancieres seront eliminees.
Ces documents sont A fournir sur paper
libre ou en utilisant les formulaires DC 1
et Dc2 telechargeables sur le site
http://www.minefi.gouv.fr. Remplis
conformement aux renseignements de-
mandes par le pouvoir adjudicateur.
Les candidates devront fournir a I'appui de
leur candidature: Lettre de candidature
avec identification du candidate. En cas de
groupement, la lettre de candidature doit
Atre signee par chaque membre du grou-
pement ou par le mandataire justifiant
des habilitations necessaires pour repre-
senter les membres du groupement.
- les documents relatifs aux pouvoirs de
la personnel habilitee a engager le candi-
dat. La copie du ou des jugements pro-
nonces si le candidate est en
redressement judiciaire. Une declaration
sur I'honneur pour justifier que le candi-
dat n'entre dans aucun des cas mention-
nes a I'article 43 du Code des marches
publics. En cas de groupement, I'ensem-
ble des pieces enumerees dans cette ru-
brique est a fournir par chaque membre
du groupement.
111.2.2) Capacite economique et finan-
ciere:
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies : declaration concernant le chif-
fre d'affaires global et le chiffre d'affaires
concernant les fournitures objet du mar-
che realises au course des trois derniers
exercices disponibles.
Conformement aux dispositions de I'arti-
cle 45 III du Code des marches publics,
si le candidate est objectivement dans I'im-
possibilite de produire ce renseignement
pour justifier de sa capacity financiere, il
peut prouver sa capacity par tout autre
document considered comme equivalent
par le pouvoir adjudicateur.
111.2.3) Capacit6 technique :
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies : principles fournitures livrees
au course des trois dernieres annees, in-
diquant le montant, la date et le destina-
taire public ou prive. Les fournitures
livrees sont prouvees par des attestations
du destinataire ou, A defaut, par une de-
claration de I'operateur economique.
Declaration indiquant I'outillage, le mate-
riel et I'equipement technique don't le can-
didat dispose pour la realisation de
contracts de meme nature.
Pour justifier de ses capacities profes-
sionnelles, techniques et financieres, le
candidate, meme s'il s'agit d'un groupe-
ment, peut demander que soient egale-
ment prises en compete les capacities
professionnelles, techniques et finan-
cieres d'autres operateurs economiques,
quelle que soit la nature juridique des
liens existant entire cet operateur et lui.
Dans ce cas, ii justifie des capacities de
ce ou ces operateurs economiques et ap-
porte la preuve qu'il en disposera pour
I'execution du march. Le candidate doit
done produire les memes documents
concernant le(s} operateur(s} econo-
mique(s} que ceux qui lui sont exiges par
le pouvoir adjudicateur. En outre, pour


justifier qu'il dispose des capacities de cet
operateur 6conomique pour I'execution
du march, le candidate produit un enga-
gement ecrit de I'operateur economique.
111.2.4) Marches reserves : Non.
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) TYPE DE PROCEDURE
IV.1.1) Type de procedure : Ouverte.
IV.1.2) Limites concernant le nombre
d'operateurs invites A soumissionner ou
a participer :
IV.1.3) Reduction du nombre d'opera-
teurs durant la negotiation ou le dialogue:
IV.2) CRITERES D'ATTRIBUTION
IV.2.1) Criteres d'attribution :
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des critbres
enonces dans le cahier des charges,
dans I'invitation a soumissionner ou a ne-
gocier ou encore dans le document des-
criptif.
IV.2.2) Une enchere electronique sera ef-
fectuee : Non.
IV.3) RENSEIGNEMENTS D'ORDRE
ADMINISTRATIF
IV.3.1) Numero de reference attribu6 au
dossier par le pouvoir adjudicateur :
CA01/11.
IV.3.2) Publication(s) anterieure(s)
concernant le meme march : Non.
IV.3.3) Conditions d'obtention du cahier
des charges et des documents comple-
mentaires ou du document descriptif :
IV.3.4) Date limited de reception des offres
ou des demands de participation :
15 mars 2011 12:00.
IV.3.5) Date d'envoi des invitations a sou-
missionner ou a participer aux candidates
selectionnes :
IV.3.6) Langue(s) pouvant etre utilisee(s)
dans I'offre ou la demand de participa-
tion : frangais.
IV.3.7) Delai minimum pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre :
Duree en jours : 150 (A computer de la
date limited de reception des offres).
IV.3.8) Modalites d'ouverture des offres :
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS
COMPLEMENTAIRES
VI.1) IL S'AGIT D'UN MARCH PERIO-
DIQUE:
VI.2) LE MARCH S'INSCRIT DANS UN
PROJET/PROGRAMME FINANCE PAR
DES FONDS COMMUNAUTAIRES :
Non.
VI.3) AUTRES INFORMATIONS :
Date d'envoi du present avis au JOUE et
au BOAMP : 31 janvier 2011.
VI.4) PROCEDURES DE RECOURSE
VI.4.1) Instance chargee des procedures
de recourse :
tribunal administratif de fort de france, im-
meuble roy camille croix de bellevue B.P.
683, MQ-97264 Fort-de-France. E-mail :
greffe.ta-fort-de-france@juradm.fr. Tel.
(+33) 05 96 71 66 67. Fax (+33) 05 96 63
1008.
VI.4.2) Introduction des recours :
VI.4.3) Service aupres duquel des ren-
seignements peuvent 6tre obtenus
concernant I'introduction des recourse :
tribunal administratif de fort de france, im-
meuble roy camille croix de bellevue B.P.
683, F-97264 Fort-de-France. E-mail :
greffe.ta-fort-de-france@juradm.fr. Tel.
(+33) 05 96 71 66 67. Fax (+33) 05 96 63
1008.
VI.5) DATE D'ENVOI DU PRESENT


AVIS : ler fevrier 2011.


FB 3818


CACEM
AVIS D'ANNULATION DE MARCH
DECLARATION SANS SUITE
POUR MOTIFS D'INTERET GENERAL
Identification du pouvoir adjudicateur:
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur:
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Porfil d'acheteur : http://www.achatpu-
blic.com
Objet du march :
Fourniture et maintenance d'une camion-
nette equipee d'un system ampliroll ou
multibennes
Procedure : Appel d'offres ouvert
Date d'envoi de I'avis : 14/12/2010
Date limited de reception des offres :
07/02/2011 a 12 heures
Le march sus vise est declare sans suite
pour motifs d'interet general
Motif : Redimensionnement des besoins
en matiere de v6hicules utilitaires
Date d'envoi a la publication de I'avis :
04/02/2011
Le President
Pierre SAMOT FB 3819

RECTIFICATIF
Cette parution annule I'annonce n
FB3762 du journal "Justice" du
03/02/2011 n05
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive en date du
15 janvier 2010, il a ete constitute une so-
ciete A responsabilite limited, don't les ca-
racteristiques sont les suivantes.
Denomination social : Agence 140, ca-
pital social 1000E, divise en 10 parts.
Siege social : centre commercial de Bel-
levue 97200 Fort-de-France, objet : le
conseil, I'assistance technique, A toutes
entreprises et aux particuliers ainsi que
I'expertise sur toute operations commer-
ciales, financieres mobilieres ou immobi-
lieres, duree 99 ans, grant : Mr Arnaud
Valere Pointe de Jaham Schoelcher. La
society sera immatriculee au registre du
commerce et des societes de Fort de
France

AVIS RECTIFICATIF
Rectificatif a la parution "Justice n 5" du
3 fevrier 2011 page 19 FB 3790
Lire : C@P COPY 972
Au lieu de COP COPY 972
Pour avis


.~I~'MI


'ril *e. N*,,.;l'S


,Noa UfLE






http:./hvwwi.loumal-justice-martinique com


L'Affaire be 'OJAM (1963) sur les ecrans


Camille Maudech en compagnie Leon Sainte-Rose lors du tournage du film

Bient6t sera project sur les ecrans le long-metrage documen-
taire ecrit et realise par Camille Mauduech "La Martinique aux
Martiniquais"- L'affaire de I'OJAM.
Le 11 fevrier 1963 le journal Justice annoncait I'arrestation de
jeunes Martiniquais. C'est le debut de ce qui deviendra "L'af-
faire de ['Oj14" (Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste
de la Martinique).
Le gouvernement De Gaulle Debre pris de panique avait ali-
mente la these du complot" pour justifier une vague d'arres-
tation sans precedent en direction de jeunes, qui avaient ete
scandalises par la repression colonial en decembre 1959 a
Fort-de-France et la fusillade du 24 mars 1961 au Lamentin.


Deja en fevrier 1960, le Parti Communiste Martiniquais preco-
nisait la revendication de I'autonomie, pour "fa gestion des af-
faires martiniquaises par fes AMartiniquais", ce qui entraina
I'application de I'Ordonnance scelerate du 15 octobre 1960 en
septembre 1961 par la revocation de 4 fonctionnaires commu-
nistes (A. Nicolas, W. Gu'lleiau., G. Dufond et G. Mauvois). Ces
derniers ayant refuse la mutation d'office en France qui leur
etait impose.
Et quand le manifesto de I'OJAM affiche sans ambiguite sur
toute la Martinique "La Martinique aux Martiniquais", le syn-
drome algerien envahi le pouvoir colonial, surtout lorsqu'il af-
firme sans ambiguite la lutte "contre le colonialisme, pour la
fibtral ion de la : u .!tinique".
Bien entendu le Parti Communiste Martiniquais est en ligne de
mire, design clairement par le prefet Grollemund comme ",ou-
lant perturber vi e economique", d'autant que parmi les empri-
sonnes de I'OJAM figurent nombre de communists. D'ou les
saisies de Justice et les nombreuses perquisitions aupres de
militants communists.
46 ans apres I'affaire de I'OJAM, en fevrier-mars 2009, nous
etions des milliers dans la rue a revendiquer: "'Matinikse ta nou
se pa ta yo".
C'est cette page de I'histoire colonial en Martinique que la rea-
lisatrice Camille Maudeuch invite la jeune generation a decou-
vrir avec son film-documentaire, une invitation a faire une
plongee dans le combat pour la responsabilite martiniquaise.
Fernand Papaya


Une course tranatlanti ue pour la Martinique : "Beno8et-Martinique"


La Martinique, a I'instar de la Guadeloupe, aura son evenement
nautique des avril de cette annee. Un evenement qui devrait
prolonger la saison touristique. Le Comite Martiniquais du Tou-
risme (CMT), en partenariat avec la society Pen Duick, a recu-
pere la transat '"BefCe -ile en mer- lMarie- Caflante" pour en faire
"'Benodet -. I .i tinique". La society organisatrice Pen Duick, di-
rigee par Pierre Bojic, a abandonne Marie-Galante pour des
raisons logistiques. II a explique que la Martinique a la capa-
cite de faire de cette manifestation une fete populaire et me-
diatique grace a ses infrastructures et a la nmobil-.aion des
partenaires sur place. La premiere edition de la Transat "3Beno-
det- Aartinique "s'elancera de la station balneaire de Benodet
en Cornouaille, le 10 avril prochain, pour rallier
Fort-de-France aux alentours du 30 avril. Une
vingtaine de skippers s'affronteront avec la mime
classes de bateau, des monocoques de type Figa-
reau Beneteau 2. Selon la president du CMT,
Karine Roy Camille, "cette '.o'i,,, i manifestation
permettra a la saison touristique de s 'etaler et de re-
dorer [e blason de La 'Martinique ,.i, au. images
positives qui seront vehicufees par les mnedias. Ce
qui permettra des retombees economiques pour .
plusieurs secteurs, a-t-elle souligne. Un village de
course sera ouvert du 28 avril au 5 mai sur le front
de mer de Fort-de-France avec pres d'une cin-
quantaine de stands reserves aux productions lo-
cales pour la "promotion de Iidentite ci i. WiLc de 'c f
Cife". 5 spaces y seront privilegies, consacres


respectivement a : arlianal d'art, rhum et products derives, agri-
culture et peche, agro-transformation et restauration.
II est promise une "animation dense et cib6ee" tout au long de la
semaine afin de creer "une ambiance favorab e di la rencontre et
au partage avec [autre" et que la population y adhere. Le bud-
get de cet evenement est de 1. 200. 000 , don't 325. 000 a
la charge du CMT. Le bilan de cette premiere transat, qui fait
I'objet d'une convention entire le CMT et Pen Duick, sera fait a
I'issue de la manifestation, et il est prevu que I'operation sera
renouvelee dans deux ans.
C.B


S-1-- _B
Pierre Bojic et Karine Roy-Camille ont signed la convention qui les lient
pour la reussite de cette manifestation


~------"-~--~-~


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