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Justice
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00202
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 1/20/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00202
System ID: UF00088914:00202

Full Text
ne hebdomadaire d'information communist


." Jeudi 20 Janvier 2011 91 me Annie N' 03 Martinique: 1,80 France: 2,20 DOM: 1,90 E
.I ,- ,i I ,,
: ......- " '" v- -' .


Le dictateur
"Baby-doc"
de retour,
defer devai
la Justiie'


Risques natures:
"II va falloir que I'on aille
vite" Alberic Marcellin
Scanbate bu Mebiator:
La sante financiere avant
avant celle des malades







http://www.joumal-iustice-martiniaue.com


Sa ka Pa. ......... ...... P..2

Edito ....................... 3
- Revolution en Tunisie

Luttes Sociales ............ p. 4/5
- La CDMT et le Tourisms
- Caburants
- Non respect des prix BCBa
- Revalorisation du Smic

Society .................. p. 6/7
- Risques Naturels

Voeux 2011 .............. p. 7/10
- Justice a la press
- CCIM
- ARS

Economic ............... p. 11/12
-Atlas 2010/2011

France .................... p. 13
- Scandal du Mediator

Notre Region .............p. 14/15
- Haiti
- Cuba

Dans le Monde ............ p. 16/17
- Tunisie
- Flash-Hebdo

Annonces legales ..........p. 17/19

Culture ................... .p.20
- B. Lagler & la tate de I'Atrium
- Hommage a Ronnie Aul et Loulou
Bolslaville





"JusTICE C
Administration & R6daction :
Tel. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. :05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennail GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerle Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


Fort-se France: Du micro credit personnel

Le vendredi 7 janvier 2011, la president du Centre Communal d'Action Sociale,
Annie Chandey, adjointe au Maire de Fort-de-France, a signed avec Louis Crusol,
president du Credit Mutuel, et Philippe Lambert, Directeur Regional de la Caisse des
dep6ts et consignations, une convention permettant la mise en place d'une experi-
mentation de micro-credit personnel.
Le CCAS instruira les demands des personnel interessees par le dispositif, et aux-
quelles le micro-credit permettra notamment la conduite de projects professionnels
ou personnel. La Caisse des Dep6ts apporte son soutien financier.

Josiane Cueff a te nommee a ia Direction Du Centre martini-

quais 6 action culturelle
Dans un communique date du 6 janvier, il est annonce que "Frederic Mitterrand, mi-
nistre de la Culture et de la Communication, et Claude Lise, president du Conseil
general de Martinique, ont donned leur agr6ment a la proposition de confier a Josiane
Cueff la direction du Centre Martiniquais d'Action Culturelle scene national. Apres
avoir dirige pendant six ans le Centre CulturelArt et Image du Pre Saint-Gervais, Jo-
siane Cueff a et6 chef de project d'un etablissement dedie aux musiques actuelles
avant de creer sa propre agence culturelle menant des projects pour les collectivites
locales et territoriales. Elle a ensuite et6 attachee culturelle aupres des Ambassades
de France au P6rou, puis en Colombie. Ses propositions, resolument pluridiscipli-
naires, sont marquees par I'ambition de presenter des esthetiques venues de la Ca-
raibe, d'Europe et du continent americain en matiere de spectacle vivant, d'arts
visuels et de cinema. Son project fait une part important aux actions en direction des
publics sur I'ensemble du territoire martiniquais et dessine des circulations nouvelles
avec la metropole, I'ensemble de la Cara'be et I'Amerique Latine".
A croire qu'aucune competence locale n'a repondu aux cahiers des charges pour
mener la barque du centre cultural.

"La Martinique au Martiniquais: laffaire oe I'Ojam"

Apres "es 16 de Basse-pointe'" bient6t le nouveau film de Camille Mauduech
Un film historique qui raconte le positionnement de jeunes etudiants antillais dans le
grand courant de la decolonisation algerienne dans les annees 60. Avec les temoi-
gnages de personnalites martiniquaises et guadeloupeennes : Rodolphe Desire, Guy
Dufond, Renaud de Grandmaison, Daniel Boukman, Edouard de Lepine, Gessner
Mence, Leon Saint-Rose, Claude Makouke, Roland Thesauros, Jean-Pierre Sain-
ton.

Necrologie:Adieu Yvette

Notre amie Yvette Modock est decedee a Fort-de-France le 11 janvier 2011 a I'age
de 86 ans. Elle a ete inhumee dans sa commune natale, le Morne-Rouge. Ancienne
militant de I'Union de la Jeunesse Republicaine de France, elle a ete employee ty-
pographe a I'imprimerie populaire situee alors au Carenage, ensuite a la rue Andre
Aliker aux Terres Sainville. L'imprimerie populaire imprimait Justice. Yvette Modock
s'est reve6le d'une efficacite remarquable pour dejouer I'action repressive de la po-
lice colonial lors des saisies successives de Justice de 1960 a 1963. Les descentes
policieres ne I'effrayaient pas. Avec la complicity d'autres camarades, elle reussissait
a "sauver"des numeros de Justice
A toute sa famille, Justice present ses tries sinceres condoleances.


La Martinique n'oubie pas Thierry Dot


Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employes des societies fran-
gaises Areva et Satom, par la branch d'AI-
Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
y compris les militants communists et leur
journal Justice


'in )IR 'nassiRS. *#S',i.m


ER


[_ A A VAt





http://www.iournal-justice-martinique. com


Ep 71


deolutio e Tunisie: Une profonbe aspiration i La aimocratie et a a

justice social.


Au bout d'un mois de revolte, la jeunesse et le people tu-
nisien ont chasse celui qui, depuis 23 ans, dirigeait le pays
d'une main de fer.
Le brutal effondrement de cette dictature qui etait parve-
nue a aneantir toute forme de vie democratique et de
contestation social a retenti comme un coup de tonnerre
dans I'ensemble du monde arabe et meme bien au-dela.
Cette revolte populaire que les Tunisiens ont joliment ap-
pele "revolution dejasmin"aura quant meme coOte la vie a
plusieurs dizaines de manifestants, des jeunes pour la plu-
part qui, pendant plusieurs semaines defilaient dans les
rues des differentes villes du pays au cri de "ti6ert, dignity,
travail!"
Qui pouvait penser que ce people, anesth6sie par une dic-
tature qui reprimait en toute impunity toute opposition po-
litique avec la complicity bienveillante des democraties
occidentales, au premier rang desquelles la France, trou-
verait un jour le courage d'affronter la police, I'armee et les
milices du parti unique sur lesquels s'appuyait la dictature
de Ben Ali, ce grand ami de la France ?
La France qui se present comme 6tant la patrie des droits
de I'homme et qui a cautionne jusqu'a sa chute, tous les
agissements de son regime.
Elle a toujours approuve les elections truquees a I'issue
desquelles Ben Ali etait regulierement elu avec plus de
80% des voix. Elle n'a jamais protested centre les dispari-
tions, les emprisonnements arbitraires ou I'exil force des
militants des forces democratiques.
Tous ses gouvernements successifs n'ont jamais ose de-
noncer la main mise de la famille de Ben Ali sur tous les
rouages de la vie politique et economique du pays, ni la
confiscation d'une grande parties des richesses du pays par
ses proches, ni la corruption qui gangrenait I'administra-
tion.
C'est que les grandes democraties"savent se taire lorsque
leurs interets sont en jeu.
En effet, la Tunisie n'6tait-elle pas presentee, comme I'lr-
lande, comme un example de la prosperity que le libera-
lisme pouvait apporter aux peuples don't les
gouvernements acceptaient de se soumettre a ses regles
inhumaines.
Les capitalistes frangais y avaient trouve une terre d'ac-
cueil pour la delocalisation de leurs activities pas assez ren-
tables en France a cause des salaires trop eleves et d'une
legislation social trop contraignante. Elle etait aussi un
paradises "touristique a I'instar de ce que certain veulent
faire de la Martinique.
Ben Ali les avait combles en maintenant des salaires de
misere et en tuant dans I'oeuf toute velleite de contestation
social. Les entreprises etrangeres prosperaient sur la mi-
sere du people et sur le desespoir des jeunes de plus en
plus dipl6mes. Le "miracle economique "tunisien n'a pas fait
long feu.
N'est-ce pas la tentative de suicide de I'un d'eux qui s'est
immole par le feu apres que son petit commerce ambulant


ait ete saisi par la po-
lice ainsi que la pro-
testation centre le
ch6mage de jeunes et
la vie chere qui ont mis
le feu aux poudres ?
Etrange resonnance
avec la situation marti-
niquaise.
Repression impitoya-
ble, capitalism sau-
vage, ch6mage massif,
jeunesse desabusee,
soif de liberty, tous les
ingredients d'un soule-
vement du pays etaient deja rassembl6s depuis longtemps.
Et la marmite tunisienne don't Ben Ali et sa famille avaient
verrouille si fermement le couvercle ne pouvait qu'explo-
ser, contraignant le tyran a une fuite peu glorieuse, vers
I'Arabie Saoudite, une monarchie absolute qui ne fait pas
grand cas des droits de I'homme.
En Tunisie, come partout A travers le monde, le people
tunisien celebre sa victoire, "fa premire revolution oifmocra-
tique du Xs i me sice "et la premieree du monde arabe d avoir
renversi un dictateur.
Basee sur des revendications de democratic et de justice
social, elle a pris A contre-pied tous les pays occidentaux
qui justifiaient leur soutien aux regimes arabes corrompus
jusqu'A I'os par la n6cessit6 de lutter contre I'islamisme.
Et dans cette crise tunisienne, la France ne sort pas gran-
die. Apres son silence coupable face A la repression qui
s'abattait sur le people tunisien, sa ministry des Affaires
etrangeres Michele Alliot-Marie est alle jusqu'A promettre
aux autorites tunisiennes la collaboration de la police fran-
gaise pour mater les emeutiers. Une offre aux forts relents
de colonialism.
Aujourd'hui, le people tunisien exprime sa joie et dit avoir
retrouve sa fiert6 car il a prouv6 que la volont6 populaire
pouvait venir a bout du plus despotique des regimes.
II est conscient de vivre un moment historique, d'avoir ac-
compli un acte salutaire pour son pays et don't devrait s'ins-
pirer d'autres peuples de la region pour se debarrasser de
leurs gouvernements despotiques qui font le lit de I'extre-
misme islamique.
Mais il doit rester vigilant car la transition d6mocratique
n'est pas encore assure. La plupart des structures du re-
gime d6chu restent en place.
Ceux qui se sont accapar6s des richesses du pays ne sont
pas prets a les restituer.
La comme ailleurs, les capitalistes et les imp6rialistes oc-
cidentaux ne sont certainement pas d6cid6s a satisfaire les
justes revendications des masses laborieuses.
Le people tunisien a remport6 une victoire, mais ii doit res-
ter vigilant pour ne pas se faire la faire voler.
G. Erichot


I


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La CDMT appelle be ses veux une "veritable"table ronbe sur Le tourism


a en trouv de nouveau dans a table ronde avec Sarkozy
n'a rien trouv6 de nouveau dans la table ronde avec Sarkozy


"Nous denoncons[la table ronde] son caractdre manipulatoire, pri-
fabriquie et son vide de contenu". Ainsi a reagit Philipe Pierre -
Charles, secretaire general de la CDMT, lors d'une conference
de press apres la table ronde sur le tourism tenue samedi 8
janvier en presence du President de la Republique Nicolas Sar-
kozy. Cette table ronde qu'il qualified de "modeCe de cinima"n'au-
rait, selon le syndicaliste, "rien apporte de nouveau, toutes fes
annonces itaient deja annoncies, cela ne manifeste pas une rivo-
lution en matikre de penserou d'organisation en matiere dactiviti
touristique". Pour illustrer son propos, le dirigeant syndical si-
gnale la manifestation organisee depuis dix ans par les sala-


Carburantt La CPMT: Que 'observatoire bes prix fasse son travail


Apres la aerniere
augmentation des
carburant la CDMT
reclame encore plus
de transparence
dans la fixation des
prix. Le mecanisme
mis en place pour la
fixation des prix ne
recueille toujours
pas I'assentiment de
certain. Ainsi, jeudi
S13 janvier, la Cen-
s trale democratique
des Travailleurs Mar-
6 ," tiniquais, par la voix
Felix Relautte, responsible de la CDMT de Felix Relautte, est
monte au cr6neau
pour poser la question : "iCy a-t-ifune Cogique des pri(du 6rut et
des prLid fa pompe.?"Le dirigeant syndical estime qu'il y a trop
de parametres qui interviennent au m6me niveau pour la fixa-
tion des prix des carburants alors que ce n'est pas le cas. Le
secr6taire general de la CDMT r6clame "une commission qui
prenne en compete tous les eflments, a savoirle prixdu 6rut en dof-
Car, sa conversion en euro, Cl'Caboration du 6rut en essence, le
stockage, Ce transport et enfin la station-service. Tous ces Cehments
6i ont un coit". En clair, F61lix Relautte protest face au fait que


I'observatoire des prix soit mis a chaque fois devant le fait ac-
complis. II fait observer que I'observatoire des prix ne remplit
pas effectivement son r6le d'analyse de la situation et que I'on
advance a chaque fois la "conjoncture"pour justifier une decision
politique en matiere de formation des prix du carburants. Car
fait-il observer: "Quandonfixe leprixest-ce ie consommateurqui
est pris en consideration ou uniquement 1a Sard' ? Et d'affirmer
que leur presence 6 cette commission des prix pourrait in-
fluencer la decision en faveur des consommateurs. Car,
conclut-il, il faut "ita6ir des relations rellfes entire Ces decisions
qui sont prises et ce que doit payer les consommateurs ".
II est certain que la maniere de fonctionner de I'Observatoire
des prix est critiquable: ii est effectivement mis devant le fait ac-
compli et les elements de calcul des prix des carburants ne lui
sont pas fournis. On retombe dans les errements qui avaient
conduits a la crise de fin 2008 et debut 2009 : le manque de
transparence.
Indiquons cependant que le baril de brut a atteint la some de
96,17 dollars le 3 janvier 2001. Les prix du gazole avaient at-
teint des sommets en France depuis deux ans en s'affichant la
derniere semaine de decembre a 1,25 par litre pour le gazole
a la pompe et 1,50 E par litre pour le sans plomb 95, centre res-
pectivement 1,14 euro/I pour le gazole et 1,39 euro/I pour le
Super sans plomb en Martinique.
Les Martiniquais ont le droit de savoir pourquoi le prix des car-
burants a subi une hausse aussi brutale le 11 janvier 2011 de
6 cts/L pour le gazole et de 8 cts/l pour le Super SP 95.
C.B


'I I, ~mmrr~r~mmi '1


ries de I'h6tellerie qui prone la dignity au travail et I'ac-
cueil. Meme s'il admet par ailleurs 6tre preneur des
measures en faveur d'un grand festival ou pour le
Grand Saint-Pierre et la Montagne Pelee. II estime que
les problems de fond n'ont pas 6t6 abordes comme
celui de la diversity des structures d'entreprises qu'il
faut mettre en place, notamment en permettant aux
salaries par I'intermediaire de cooperatives d'en assu-
mer la gestion. Des salaries qui se battent mais il faut
une volonte des collectivites et des pouvoirs publics
de les accompagner dans cette demarche. Ceci per-
mettrait que I'on ne soit pas uniquement dans "cette
folie libirale". Autre axe qu'il met en avant, c'est celui
du contr6le des salaries sur les aides donnees aux en-
trepreneurs. En soutenant "qu'ilestfondamentalque
les salaries aient la connaissance et la transparence afin
qu "is puissent intervenir pour iviter [es detournements
des subventions comme cela a pu sefaire dans fe passe." Et de
prendre I'exemple des charges sociales salariales qui ne sont
pas pays par une parties des entreprises. L'occasion pour la
central CDMT d'interpeller les decideurs don't certain ont
donned leur accord pour une table ronde reclamee par elle de-
puis fevrier 2009 et qui ne s'est toujours pas concretisee en
depit de I'accord des uns et des autres. Une table ronde qui ait
une vocation decisionnelle car chat echaude ne veut ne pas se
preter a une nouvelle mascarade, previent Philipe Pierre -
Charles.
C.B


LuiyTTESSOCI






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Non respect 6e l'accord be aisse des rix BCBa


Plusieurs magasins conbamnes en correctionnetle

C'est une petite revolutionn". Plusieurs enseignes de
Martinique ont 6te condamnees par le tribunal cor-
rectionnel de Fort-de-France pour publicity menson-
gere en raison de I'absence de nombreux products de
I'accord de baisse des prix BCBa suite au mouve-
ment social de f6vrier-mars 2009. De meme ces ma-
gasins s'6taient rendus coupables de pratiquer des
prix superieurs aux prix de I'accord entire le K5F et la
grande distribution.et de ne pas avoir signalis6 cer-
tains des products concerns par I'accord. .
Un Huit & Huit de Schcelcher a 6t6 condamn6 a 1 000
euros d'amende avec sursis pour I'exploitant et 1 500
euros d'amende avec sursis pour la personnel morale.
Deux magasins du group Lancry ont W6t 6pingl6s
par la DRCCRF : Carrefour Long-Pr6 et Ed Marin.
A Carrefour Long-Pr6, sur les 400 products concerns
par I'accord, 110 6taient absents lors du contr6le, 72 ,,-


n'etaient pas signals par l'6tiquette BCBa destinee a
informer le consommateur et 37 etaient proposes a
la vente a des prix superieurs 6 ceux d6coulant de I'accord.
A Ed Marin, sur 50 products proposes, 9 6taient absents et 1
6tait vendu a un prix superieur au prix de I'accord
Le tribunal correctionnel (il s'agit d'un d6lit) a prononc6 pour
Carrefour Long Pre une peine de 10 000 euros d'amende a
I'encontre de Hedder Lancry et 50 000 a I'encontre de la so-
ci6te Somacom. Pour Ed Marin, le tribunal a prononc6 une
peine de 2 000 euros a I'encontre de Steeve Lancry et 10 000
euros d'amende pour la society de Distribution marinoise. Les
deux enseignes, en outre, ont. tM condamn6es 6 publier le ju-
gement dans la press a deux reprises.
Au course des debats I'avocat du group Lancry a d6clar6 que
"[es accords n'ont plus cdintiret aujourdhui"et que "la seule chose
quifait baisser fes pri, c'est Ia concurrence. Or tout le monde sait
que Carrivie de Leclerc afait baisser fes prixa. ih fMartinique".
Cet argument montre bien I'etat d'esprit de la grande distribu-
tion qui consider I'accord du 12 mars 2009 comme caduc. Le
defenseur de Lancry aurait pu s'6pargner de reprendre le cliche


Beaucoup de products BCBa sont souvent absents des rayons


6cul6 sur le r6le soi-disant b6nefique de la concurrence en pre-
nant connaissance de I'etude du magazine sp6cialise Li-
n6aires montrant que les prix des products alimentaires sont
plus chers en moyenne de 84 % en Martinique par rapport a la
France et si les Leclerc sont moins chers de 6 % a la moyenne
de leurs concurrents, ils sont encore 78 % plus chers qu'en
France (voir Justice n 2 du 13 janvier 2011).
Le plaidoyer pour la liberty des prix en raison d'une plus grande
efficacit6 de la concurrence tombe a plat.
Le comportement des magasins Lancry montre bien qu'il ne
suffit par de signer un accord pour qu'il soit respect et qu'il faut
passer a une vraie r6glementation des prix pour d6fendre le
pouvoir d'achat des plus faibles dans de pays. Faut-il attendre
des 6meutes comme en Tunisie ou en Algerie pour que le pou-
voir respect ses engagements en matiere de lutte centre la vie
chere ? Le PCM exige I'instauration d'un vrai contr6le de tous
les facteurs de vie chere en Martinique.
Antoine Gilles


Revatorisation au SMIC: A Saint- Barthelemy et Saint- Martin aussi!


Le d6cret public au journal official qui a fix6 le Smic a 9 euros
bruts de I'heure a computer du ler janvier 2011 mentionne no-
tamment: "Le montant du safaire minimum de croissance estporti
d 9,00 euros de Cheure en mitropole, dans les dipartements dou-
tre-mer et dans fes colfectivitis d'outre-mer de Saint- Barthfirimy,
de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Mliquelon ".
Ainsi, contrairement & ce disaient les opposants au 74 du pa-
tronat (le sieur Claude Gelbras) au n6o-PPM en passant par la
droite UMP-FMP et les socialists FSM, le passage au 74 ne
faisait pas perdre le b6n6fice du Smic aux territoires qui en b6-
neficiaient d6ja comme Saint- Barthel6my et Saint-Martin.
La Martinique en passant au 74 et, compete tenu du project de
statut propose par le Congres, ne perdait rien au plan du Smic
et des autres avantages sociaux, ces questions ayant 6t6 main-


tenues dans le droit commun et hors du champ du transfer de
competences legislatives et r6glementaires.
L'egalit6 des droits 6tait garantie, contrairement a ce que conti-
nuent d'insinuer Serge Letchimy dans ses voeux (revendication
d'une "responsa6ifiti dans une Rpu6lque capable de garantir a
fafois Cigaitei des droits et expression des differences') et d'au-
tres, tel le pr6fet Mancini dans une interview 6 Antilla r6cem-
ment ("Les Martiniquais viennent d'affirmer, tres clairement,
qu'ifs veulent rester dans Fe cadre de la Rpublique).
Rappelons que le Smic passe de 1 056 euros net par mois pour
35 heures & 1 073 euros par mois, soit 17 euros net en plus. La-
dessus c'est I'6galit6 dans I'application de la politique anti-so
ciale de Sarkozy, avec la vie plus chere en plus d'au moins
17%.


i i20jan ie2 5


"/1 ne ajaf d 'idal/fllu noble ue celui d 'une iocieti oh le travail erma louerai ,

out i/ n aura n i eploitation ni of irefiion "SJeniauros


LUTTES SCIALES


--






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Le iekirit'lit :

Une protection contre tes seismes a la recherche 'investiseurs


La presentation du
S6kirit'lit fut le point
d'orgue d'une jour-
nee de sensibilisation
aux risques majeurs
I organisms le mercredi
Slo lr12 janvier dernier par
le Conseil G6neral B
la villa Chantecler.
"Le project S'ikiitht
advance inormiment"
si I'on croit le concep-
teur Emmanuel
Marie- Luce. Ce lit 6
baldaquin d'une pra-
tique ancestrale est
.. sense '"arantie 1a vie
Sd esgens. "Cemeuble
resistance variable
Emmanuel Marie-Luce devant un prototype d'rviter v a
du S6kirit'lit permet d'6viter la
chute des gravats,
pierres sur les personnel endormies lors d'un seisme. L'idee
est venue a cet ancien entrepreneur du batiment en regardant
son plafond oi il voulait mettre un etait. II a I'idee d un meuble
qui ne sera pas solidarise au batiment mis au goOt du jour pour
nous proteger en cas de seismes, et voilI le "seirit'lit ". Le pro-
jet a ete elabore et developpe avec des gens d'ici, affirme-t-il
fierement et il aimerait le voir developper au pays. Le concep-


teur explique que la phase industrialisation est prete puisque
les autorisations d'exploitation et le prototype sont 1a. Mais pour
cela, fait defaut un troisieme partenaire, estime Marie Luce, le
conseil regional en soulignant que I'ont d6ej rejoint le Conseil
general et I'Etat pour ce qui est juge comme ( un 6on project >>.
Pour que [e produit voit e jour, "iffaut qu'iCy ait une coordina-
tion pour mettre enfa6rication [e Sikirit'lit. Ce n 'est pas un pro-
jet qui doit sefaire artisanalement mais industriellement afin de
reduire Ce co t et 'aCler dans un peu plus de solidity", advance -t-
il. En effet, artisanalement le coOt de fabrication revient autour
de 2600 E. Pour voir son Sekuritlit proteger la vie des gens, le
promoter lance un appel aux investisseurs martiniquais, aux
Blus afin de voir comment on peut mettre sur pied un vrai pro-
jet d'industrialisation avec la recherche de creation d'emplois.
II n'entend pas ceder aux sirenes des industries comme beau-
coup qui ont un brevet et se voient simplement proposer une
some. II prefere attendre des elus et des investisseurs cette
organisation qui peut 6tre generatrice d'emplois. Nous avons
interpelle le president de la Republique pour un credit d'impots.
II ne s'agit pas de "vendre deuxou trois exemplaires dans un mois
mais que ce produit soit disponible pour toute la Carai6e dans pas
longtemps", declare I'inventeur de Sekiritl'it Desormais, sou-
tient Emmanuel Marie-Luce, "ia 9Martinique n'aplus aucune ex-
cuse pourprotigersa population a un moment donni, des solutions
pour rexistant sont prites. Al(ons-y !"
C.B


kis4ues nature : "It va falloir que 'on aitle vite"

Alberic MarceUin, president e I'Universite populaire et de 1O prevention.


L'Universite populaire et de la Prevention mise en place de-
puis un an est desormais operationnelle avec son conseil
administration et son conseil scientifique. La structure
s'attache 6 organiser une section dans chaque commune
afin d'effectuer un travail avec les mairies pour constituer
une reserve de security civil comme le prevoit la loi. II y
aura un collectif de formation independent qui serait & la
disposition des organismes divers pour faire progresser
la demarche de responsabilisation de chacun. Certes la
champagne pour la possession par chaque citoyen d'un kit
de survive progress mais trop lentement aux dires des res-
ponsables. IIs s'inquietent du manque d'equipement col-
lectif de survive au niveau des entreprises. Autre cheval de
bataille de I'universite, la pharmacopee locale afin d'offrir
aux martiniquais les moyens de s'auto medicamenter en
cas de risques majeurs. Un seminaire de reflexion est en-
visage avec I'association Tramil pour qu'il y ait une verita-
ble << bible ) de la pharmacopee a partir des plants du
pays. Nous avons interroge Alberic Marcellin president de
I'Universite populaire et de la prevention. Entretien.

Justice : Un an apres le s6isme du 12 janvier en Haiti, la
Martinique est -elle pr6te a affrorter un seisme ?
Alberic Marcellin : Non, mais en plus, il y a quelque chose
d'extraordinaire qui a ete fait. C'est un rapport qui a ete public
par la S6nat frangais. Le titre : la France est-elle prete a faire


Alb6ric Marcellin


face a un tremblement de terre. La reponse est non. Ce qui se
passe, c'est que le 22 octobre 2010, il y a eu un decret qui est
paru modifiant la classification du zonage sismique. On ne dit
plus que la Martinique est en categorie 3, mais en categorie 5.
Ils ont rendu plus elastique la classification. Cela veut-dire
qu'auparavant, il y avait 6 000 communes de France concer-
nees par le risque sismique, aujourd'hui elles sont 10 000, sans
que l'enveloppe financiere consacree au risque soit augmen-
tee, alors que la Guadeloupe et la Martinique sont les plus ex-
posees. On va se trouver dans une situation oO les credits vont


IeS -juti e n 03 -Page


[ K~SO~i^^^^^^^t^^^^






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partir vers Nice, I'Alsace etc. C'est un dossier brGlant. Pour re-
pondre precisement a la Martinique, c'est vrai le poids des pho-
tos, le choc des images, les Martiniquais ont 6t6 angoisses, ils
ont pris conscience (ndlr: le tremblement de terre en HaTti le 12
janvier 2010). Cela c'etait en janvier, puis vint le carnaval,
Paques et les grandes vacances, on est retomb6 dans ce que
I'on a appel6 la culture de I'oubli. C'est cela qui nous tue au-
jourd'hui. II y a un certain nombre d'initiatives sporadiques qui
ont 6t6 prises, par example la construction de I'h6pital du Fran-
gois sur isolateur parasismique ou la caserne des pompiers au
Robert. Nous n'avons pas progress sur le secourisme, nous
sommes seulement 6 8%.

J : S'agissant de I'existant, on salt que cela coOte tres cher,
comment faire ?
A.M : II faut que I'on s'en prenne 6 nous-memes. Tazieff nous
avait interpelles en 1976 quand la Soufriere s'etait reveillee. On
a perdu 35 ans, alors que pour reprendre le bAti martiniquais,
il faut un siecle et des milliards d'euros. Comme on a perdu du
temps, il faut essayer de mettre I'accent sur les batiments qui
doivent rendre service 6 la population, singulierement les h6pi-
taux, les casernes de pompiers, les 6coles, les 150 chateaux
d'eau don't seulement 10 sont aux normes.

J : Finalement la prise de conscience n'est pas encore
complete selon vous ?
A.M : Parfois, on a un peu le sentiment qu'il y a des operations
de pose de premiere pierre, cela securise les gens, mais sur
les plans de financement il n'y a pas de lisibilite. II faut que I'on
sorte de cette strategie-15. Le directeur de I'academie des
sciences present, il y a trois mois a I'invitation du Conseil ge-
neral est venu nous dire qu'il faut que I'on se prepare. Le pro-
bleme est que les pompiers ont leur politique, les Conseil
general et regional la leur. Chaque commune, une commu-
naut6 d'agglomeration ou association, on part dans tous les
sens. On peut ou pas apprecier la FEMA, qui s'est plantee avec
Katrina aux Etats-Unis (structure americaine des risques ma-
jeurs), mais elle existe et coordonne les risques majeurs dans
un vaste plan. II nous manque cela, vivement I'Assemblee
unique pour qu'il y ait un department oO on va tout centraliser.


1I y a aussi le debat 6 mener: laisse-t-on a I'Etat ou les Marti-
niquais prendront-iJs ce dossier a bras le corps ? Le d6bat doit
s'engager.

J : II y un debat qui vous tient a coeur celui du Schema
d'Amenagement regional (SAR) ?
A.M : Effectivement car plusieurs questions se posent. Les ci-
metieres en Haiti ont.vole en eclat. II faut que I'on commence
a s'interroger. Nous pour cela, on repose la question du SAR,
il faut rouvrir le debat et dans ce cadre la y poser la question du
dossier de la prevention des risques majeurs. Peut-on com-
prendre que I'on continue 6 faire une politique touristique avec
des hotels les pieds dans I'eau lorsqu'on sait que I'on saura une
situation de tsunami a gerer en certain endroits ? C'est une
question, c'est le debat qui va le dire. Dans les plans locaux
d'urbanisme ne peut-on imaginer que les cimetieres ne soient
pas operationnels ? Forts de I'experience d'Ha'ti, les maires
doivent commencer 6 reflechir sur les strategies des fosses
communes. O0 les met-on pour ne pas polluer les nappes
phreatiques, pour respecter la relation des Martiniquais avec
leurs morts ? Ce n'est pas le jour J que I'on posera ces ques-
tions, mais aujourd'hui.

J : Que faire ?
A.M : Au niveau de I'Universit6 Populaire, nous some I'ai-
guillon. On envisage d'organiser en fin 2011 le congress de la
prevention des risques naturels majeurs. Un congress que I'on
veut etre un congress de la society civil avec les associations,
les secouristes, Urgence caraYbe, des associations de terrain
qui sont nombreuses. En fait, lorsque tout le reseau associatif
se rencontre, ce sont les Martiniquais qui parleront aux Marti-
niquais. Ce que je souhaite dans le cadre d'un livre blanc que
toute I'association se constitute en conseillers techniques des
elus pour leur dire voila ce que I'on voit sur le terrain et ce qu'il
faut faire. Pas en decideurs mais en conseils techniques afin
que les elus prennent la decision finale. II va falloir que I'on aille
vite car chaque jour qui passe, chaque annee qui passe, c'est
de I'6nergie supplementaire qui s'accumule a 70 Km au large
de la Caravelle.
Propos recueillis par C.B


I VZU 2 il


Vwux e justice la presse martiniquaise : "La press et ta conscience

citoyenne face a la cruise"


Voici I'intervention introductive de Michel Branchi, redac-
teur en chef de Justice, devant les representants de la
press et plusieurs camarades du Comite de redaction
ainsi que les collaborateurs du journal A I'occasion des
voeux de Justice le jeudi 13 janvier au siege du journal. Un
pot amical a cl8tur4 la manifestation.

A I'occasion du nouvel an 2011, notre journal Justice est heu-
reux de souhaiter une bonne annee a I'ensemble des organes
de press de la Martinique, aux journalists et 6 tous ceux qui
contribuent a faire fonctionner nos medias.
II souhaite a chacun des membres de cette profession une
annee fructueuse 6 titre personnel et familial.
Nous le faisons bien sOr en tant que doyen de notre press
puisque en 2010 nous avons fete les 90 ans du lancement de
ce journal par Jules Monnerot et ses compagnons pour lutter
contre I'injustice, I'arbitraire et I'exploitation. Nous voulons d'ail-


leurs remercier tous ceux qui se son associes a ces manifes-
tations pour leur donner une dimension patrimoniale.
En ce debut d'annee nous ne pouvons pas oublier le sacrifice
d'Andr6 Aliker puisque c'est le 11 janvier 1934, il y a 77 ans,
qu'il a ete assassin par les hommes de I'usine pour avoir de-
voile un enorme scandal politico-financier impliquant les pos-
sedants, la justice, certain politicians et le pouvoir colonial. Nul
doute que I'onde de choc de I'affaire Aliker a eu des repercus-
sions qui sont allies au-dela de I'ev6nement et a influx le course
de I'histoire martiniquaise.
Car dans la society martiniquaise d'aujourd'hui, meme si les
choses ont profondement evolu6 par rapport aux annees 1930,
nul ne doute que les memes passerelles existent entire ce qu'on
appelle le "monde des affaires" et les hautes spheres du pou-
voir politique. En France, on pense a I'affaire Woerth-Betten-
court ou a celle du Mediator. En Martinique, il y a eu I'affaire de
la chloredecone don't nous paierons longtemps les conse-


^^^^^^^^^^^^^^^ESOZi^t


O^S1 ve fF20 vasie 2011m wtn''







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quences dommageables.
C'est dire que la vigilance de la press democratique ne doit
pas s'emousser pour permettre au citoyen d'exercer son
control par la transparence.
En effet, en cette periode de crise, il est facile de trouver des
boucs emissaires pour expliquer le mal-vivre et le mal-etre.
La question que nous nous posons est la suivante : "a press
et (a conscience citoyenneface a (a cruise .
II ne vous a pas echappe que si chronologiquement ce qu'on
appelle la crise a commence en 2008, la perception de cette
derniere s'est realisee en Martinique pendant I'annee passee
2010.
Les Martiniquais ont decouvert que notre pays aussi subissait
les effects de I'effondrement du system financier international
base sur la speculation. Du moins, c'est ce qui leur a ete sug-
gere.
Et c'est ici que la
press, a notre avis, a
le devoir de jouer son
role d'information et
d'explication.
Le ralentissement 6co-
nomique brutal, la
hausse du chomage, le
recul du pouvoir
d'achat que vivent dou-
loureusement nos
compatriotes ne resul-
tent pas simplement
mecaniquement de la
transmission du tsu-
nami ne 6 Wall-Street
de I'affaire des "su6-
primes" en 2007/2008,
ainsi que les augures Michel Branchi, Fernand Papaya et Ge
officials s'evertuent a le
marteler apres avoir ni6 la crise.
Cette situation de deprime n'est pas non plus la seule conse-
quence du movement social du 5 fevrier, comme continent a
le dire certain nantis, parce que les travailleurs martiniquais
ne comprendraient pas ce quest I'entreprise.
II faut bien admettre que la society martiniquaise vit une crise
specifique venant d'abord de I'epuisement du module de de-
veloppement mis en place apres 1946 et qui est arrive & son
"point d'essoufflement", comme le reconnait enfin le Directeur
,de I'NSEE-Martinique. Ou qu'il est arrive A la fin de son cycle
fiistorique", ainsi que le president de la Republique frangaise
I'avait admis dans un eclair de lucidity sous la pression des eve-
nements fevrier-mars 2009 aux Antilles et- a des degres divers-
dans Iensemble des DOM. La crise social de fevrier 2009 est
la consequence directed de cette crise societale et non sa cause,
meme si elle a contribute 6 I'accelerer. Par ailleurs, la monte
des violence est I'expression du pourrissement avance de la
society neo-coloniale et I'expression de la perte d'identite et de
Svaleurs de notre people.
La crise financiere capitalist international s'est surajoutee a
cette situation avec notamment la baisse du budget de I'outre-
mer 2001 pour la premiere fois et les measures d'austerite frap-
pant notamment les services publics : sante, education, etc. Le
non renouvellement des contracts aides, par example, est I'il-
lustration de cette situation nouvelle selon laquelle la France
ne peut plus traiter le sous-developpement des Dom par I'in-
jection massive et croissante de transferts publics alimentant
I'importation et les profits du lobby de I'import-consommation.


or


La defiscalisation et les exonerations de charges sociales qui
furent le fer de lance de la politique de developpement des dif-
ferents pouvoirs depuis 1986 ont ete rabotees impitoyablement,
a la grande colere des pwofiteurs qui pretendent ne pas pouvoir
investor s'ils n'ont pas des cadeaux fiscaux. Nicolas Sarkozy est
venu nous dire, apres des dizaines d'annees oi le pays a ete
reduit a un Hypermarch6 ecoulant les products de la France et
de I'Europe : "maintenant iCfaut criervous-mimes de 1a richesse,
faites du "deveCoppement endogine". II sait bien qu'avec notre
maintien dans I'article 73, habilitations ou pas, I'Etat garde I'es-
sentiel des leviers de command. Maniere de justifier le des-
engagement financier de I'Etat frangais. C'est un march de
dupes!
Certains ont pu faire rever en promettant qu'avec un plan de re-
lance regional de quelque 300 millions d'euros sur trois ans ils
pourraient creer 5 000 emplois et 30 000 par la suite. Ils ont du
admettre que la marge
Sde manceuvre du bud-
get regional pour 2011
etait singulierement
6troite. La command
publique est certes im-
portante et necessaire,
mais en pays capita-
liste, m6me n6o-colo-
nial, I'essentiel c'est
I'investissement prive.
O0 sont passes les
quelques 2,3 milliards
de profits annuels reali-
s6s en Martinique ?
C'est que maintenant
que le pays est face 6
lui-mime.
La cruise peut avoir
ges Erichot lors des voeux A la press dex effects contradic-
toires :
Ou provoquer la resignation, le repliement sur soi et la x6no-
phobie centre les strangers come cela a 6te tent6 par le pou-
voir en France avec I'affaire des Roms ;
Ou amener les citoyens 6 un sursaut salutaire pour imposer
un changement de cap.
Nous ne demandons pas g nos confreres de transformer leur
organe de press en Justice et de promouvoir le changement
de society en 2011 et la lutte pour la responsabilit6 veritable.
Mais il nous semble que, dans un context de difficulties crois-
santes car la cruise n'est pas fine, elle a un role eminent pour
former la conscience des citoyens.
Tout donne 6 penser que les ingredients d'une nouvelle explo-
sion du system financier et economique mondial continent
s'accumuler. L'enlisement dans le marais de la mondialisation
financiere n'a rien d'une fatality. A condition d'expliquer aux ci-
toyens les tenants et aboutissants de ce qu'ils vivent afin qu'ils
puissent r6agir.
Pour notre part, nous agirons pour des r6formes radicales de
depassement du capitalism et en mime temps pour le ras-
semblement en Martinique en un Front Martiniquais pour la
Responsabilite.
Justice, avec ses moyens, continuera A se mettre au service
de cette ambition.
Bonne annee 2011 6 la press pour le progres et I'unit6 de la
Martinique et de nouvelles avanc6es de la conscience ci-
toyenne.
Michel Branchi
Redacteur en chef de Justice


I[ &U 2J0Y t


V -14SS^B^S^S






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Veux de la CCIM : "La Martinique oit s'abapter"


Le nouveau patron de la Chambre de commerce
et d'industrie de la Martinique, Manuel Baudoin,
fraichement install n'a pas d6rog6 a la tradition
de presenter ses voeux a la press, le vendredi 14
janvier dernier. Concernant la conjoncture 6cono-
mique, si elle "a ete meilleure que celle de 2009, on
ne peut parler de veritable reprise iconomique", in-
dique la CCIM. "Le elger re6ondobserve a permits de
freiner la recession iconomique qui s'est instalTCe de-
puis 2008 mais d peu incidence sur CempCoi", re-
connait la Chambre. Pour cette annee, on parole
de continuitye" en redoutant les accidents clima-
tiques, les conflicts sociaux et le risque inflation-
niste. 2 653 entreprises ont 6et cr66es en 2010
centre 3 300 en 2008 et 1 488 entreprises ont mis
la cl6 sur la porte. A noter que 5 558 auto-entrepreneurs ont 6t6
declares I'an dernier au registre des formalities de la CCIM.
Manuel Baudoin a expose les sujets qui seront mis en avant au
course de cette annee 2011 : la reliance du BTP, le developpe-
ment de I'economie endogene, I'amenagement du territoire et
I'innovation. Le leitmotiv du president de la chambre consulaire
Placerr Centreprise au cceur du diveloppement de la 9Martinique,
d'une 9Martinique qui ne s'est toujours pas relevie de (a crise de
2009, [aquelle est venue renforcer les stigmates de (a recession qui
a pris naissance en 2007". Pour ce faire la nouvelle equipe en-
tend "moderniser la communication de Ca CCIM" Declares
"causes nationalss, le tourism et le port retiendront toute I'at-
tention de I'equipe. Apres la table ronde de Bateliere et la misee
a Cunisson de (a classe politique sur le tourism, c'est Cheure de
engagementt, declare Manuel Baudoin. Cela passe par la pour-
suite des investissements pour la croisiere et le developpement


Le president Manuel Baudoin et une parties de son quip directeur
Le president Manuel Baudoin et une pattie de son 6quipe directeur


des partenariats pour les grands projects comme celui du "grand
Saint-(Pierre".
L'avenir du port de Fort-de France sera I'un des enjeux fonda-
mentaux des prochaines annees avec sa mise aux normes
pour 6tre tenter d'etre le port de transbordement des petites An-
tilles dans la perspective de I'ouverture d'un troisieme chenal
dans le canal de Panama qui donnera un acces vers I'Asie.
Mais la concurrence s'av6re 6tre rude, beaucoup de ports ca-
ribeen sont sur la ligne de depart malgre les atouts de la Mar-
tinique. Cette mise a niveau engendrera d'une part une reponse
A la vie chere avec I'amelioration du coOt du panier de la m6-
nagere mais aussi rejaillira sur le rayonnement de la Martinique,
selon le president de la Chambre.
Un campus consulaire afin de regrouper toutes les activities de
formation devrait sortir de terre du cote du campus de Schoel-
cher. Le souhait de Manuel Baudouin : "le monde change, (a [Mar-
tinique aussi doit changer, elle doit s'adapter. "


A P5: "Nou kap fe kalbas antre an tchou an maringwin", adre Christian

Ursulet


L'Agence R6gio-
Ma nale de Sante
(ARS) a pr6sent6
ses voeux aux
personnel (166),
au monde de la
sante et aux auto-
rites politiques.
L'ARS a ete Ins-
taur6e depuis
avril 2010. Une
minute de silence
en m6moire des
gionale hatiens et de Em-
manuel Jacoulet
pour a ete obser-
vee pour d6buter
cette c6r6monie.
Christian Ursulet,
Christian Ursulet, Directeur general de I'ARS Directeur g6n6ral,
est revenue sur les
actions ayant preside a la mise en place de I'ARS. Une annee
"extrimement compliquie"oO il a fallu conjuguer la mise en place


effective de la structure avec I'installation de ses instances de
fonctionnement, entire autres la commission de surveillance, la
commission regionale de concertation (le parlement de la sante
martiniquaise) et les urgences quotidiennes. Parmi celles-ci
1'epidemie de dengue sans precedent ayant frappe le pays ob
I'on & recense 41 970 cas avec 644 hospitalisations et 17
deces. Sans computer les visits ministerielles, parlementaires
et surtout les deux missions de I'lnspection Generale des Af-
faires Sociales (IGAS). Christian Ursulet est le seul directeur
ayant dO en sept mois subir ce traitement.
Parallelement, il faut preparer la reorganisation de la sante & la
Martinique avec les travaux de reflexion et de mise en place du
decoupage territorial en vue de I'installation de la Martinique en
unique territoire de sante, des 4 territoires de proximity et la si-
gnature de contract locaux de sante. La reorganisation des struc-
tures hospitalieres avec la fusion des maternites ainsi que celle
des trois CHU (Fort-de-France-Lamentin et Trinite) est en chan-
tier, I'occasion pour le directeur general de griffer les syndica-
listes qui "n 'aurait pas comprise deuwprincipes essentie s: d'abord
Cintiret des malades avant Cintiret des soignants et une organi-
sation des soins des 3 sites pour hviter [a guerre et la concurrence
des iquipes soignantes au ddpens des maladies .


11111 11 ; Ipijp i Olp l i p p II II III I


& I;


4&s~






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^vr VasXYI


Christian Ursulet s'attend a etre en 2011 avec "une conjoncture
trds difficile" dans une misee en oeuvre concrete et opirationnelle
quifera 6ouger les [ignes en profondeurparce que c'est d ce prique
Con sauvera peut-dtre les centaines d'emplois menacds par Cinef-
ficience du systdme". Beaucoup de crispation se font jour autour
de cette nouvelle construction de la sante en Martinique. Pour
cela, il en appelle "a& arret de ta demagogie, au respect des insti-
tutions et des personnel. On peut ne pas etre d'accord, mais on
peut travailler ensem6le". Ce martiniquais qui connaTt bien les
rouages explique que la soci6te martiniquaise ne peut pas rater
le train des defis qui s'annoncent car "on prendra du retarded
on aura sans arrdt une situation de crisey compris social. "Et les
d6fis sont nombreux 6 commencer par le rattrapage pour re-
pondre au vieillissement de la population et la prise en charge
des handicaps avec la creation de 750 places et au moins 1
000 emplois. Celui de la reorganisation des h6pitaux juge "in-
contourna6be", car "quelle entreprise peut perdre 82 000 euros par
jour-c'est le cas du CJf7 de Fort-de-Trance- ou 100 millions d'eu-


ros par an pour (a maternity du Lamentin ? Nous voulons reorga-
niserpendant qu'ilen est encore temps ce secteur pour preserver
Cemploi des martiniquais". Autre chantier, celui des alternatives
medicales ambulatoires avec la creation de 5 maisons de sante
ou des maisons medicales de garde (Basse-Pointe, Saint-
Pierre, Marin, Trinite et Fort de France). Accroitre la demogra-
phie medical et des professions de sante avec le project
d'lnstitut interregional de la sante accouple a la faculty de me-
decine. La prevention centre I'obesite, les cancers ou les ad-
dictions entres autres sera parmi les chevaux de bataille de
I'ARS. Christian Ursulet souhaite deployer une cooperation in-
novante avec la CaraTbe notamment dans le domaine de la for-
mation, de la recherche ou la gestion des catastrophes
naturelles.
L'ambition de Christian Ursulet et son equipe est, 6 partir de ce
proverbe ha'itien de son ami Andre Yabakima ipipasian, dpi
Canmou nou kap fe kaf6as antwd an tchou an maringwin",
"construire Cidifice de la santd ensemble, dans notre united et dans
nos contradictions."
C.B


Elie Hoareau, aepute au Parlement europeen, rencontre Ie PCM
e Hoarau, b~utB u Pdrep~en ...............e PC


Une rencontre amicale et conviviale a eu lieu samedi 15 jan-
vier dernier entire Elie Hoareau, depute au Parlement europeen
et secretaire general du Parti Communiste Reunionnais (PCR),
et une delegation du PCM conduite par Georges Erichot, Se-
cretaire general, accompagne de Fernand Papaya, secretaire
a I'organisation, et Michel Branchi, membre du bureau politique.
Elie Hoareau etait en mission conjointement avec Guy Tirolien,
egalement depute au Parlement europeen, socialist, originaire
de la Guadeloupe.
L'objet de la mission est de recueillir des avis sur la reforme du
Posei (programme operationnel specifique 6 I'eloignement et a
I'insularite) concernant I'agriculture. Et qui doit etre enterinee
par le Parlement europeen prochainement. Le Posei represente
annuellement plus de 300 millions d'euros pour I'ensemble des
Regions ultraperipheriques(RUP).
Elie Hoareau a expose que la critique principal entendue est
que les petits agriculteurs realisant des cultures destinies au


march martiniquais n'arrivent pas & avoir acces aux fonds qui
sont principalement alloues 6 la banane. D'autre part, contrai-
rement a ce qui se passe dans les lies Canaries et a Madere o6
leur Etat central (Espagne et Portugal) a une culture de la de-
centralisation, pour les 4 DOM tout doit passer par Paris.
Parmi les propositions qu'il se propose de presenter, il avan-
cera la creation d'une structure de gestion dans chaque RUP
(region ultraperiph6rique) qui sera associee en amount aux de-
cisions prises pour I'application du Posei. L'echange a porter
aussi sur la situation general en Martinique et dans les pays
d'outre-mer formant la circonscription oO Elie Hoareau a ete
elu.
Rappelons que aux dernieres elections au Parlement europeen
le PCM avait appele A voter pour la liste dirigee par Elie Hoa-
reau et ob figurait Madeleine Degrandmaison
A.G


Conseit general: te programme b'urgence en mobe execution

tites et moyennes entreprises est en mode action.
Ainsi, apres Riviere-Salee c'est au Morne-Rouge,
puis au Lorrain que s'est rendue une delegation du
Conseil general avec 6 sa tate le president Claude
Lise pour constater les effects de son plan sur I'em-
ploi et le maintien des entreprises, le mercredi 12
janvier.
Le premier chantier au Morne-Rouge concern le ra-
valement de facade du college Eda Pierre pour un
Sd I* montant de 120 0006. Le second chantier au Lor-
rain a pour objet la modernisation et la mise en s6-
curit6 de la RD 22 don't la premiere tranche s'61eve B
85 000E et la second tranche qui d6butera au mois
de f6vrier est d'un montant de 400 000E. Plusieurs
jeunes font parties d'un chantier d'insertion sur ces
Chantier de ravalement de facade du college Eda Pierre du Morne-Rouge travaux. Rappelons que le d6partement a prevu 30
millions d'euros pour ce programme de sauvegarde
Le programme d'urgence en soutien au BTP mis en place par pour r6parer, restaurer ou entretenir son patrimoine.
le Conseil g6n6ral pour apporter un ballon d'oxyg6ne aux pe-


'fi 20jfnir 21 stice n* 03', fsg






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L'AtLds economique 6e la Martinique 2010/2011


Un panorama utile 6e la situation economique martiniquaise


Depuis plusieurs annees, notre confrere France-Antilles realise
un "jtlas iconomique"de la Martinique en fin d'annee que nous
commentons. II s'agit d'un panorama de I'economie martini-
quaise synthetisant plusieurs autres etudes. A ce titre ce docu-
ment est utile A celui qui veut avoir une vision global sur la
march economique du pays. A condition toutefois de garder
un esprit critique.
L'an dernier il avait public en novembre 2009 un Atlas
2009/2010 intitule "Les chantiers de la reliance Cette annee I'At-
las a ete public fin decembre 2010 et est intitule : "Etes-vous
plus riche que votre voisins?". En effet, I'Atlas, pour la premiere
fois, public les revenues par foyer fiscal, quarter par quarter. On
apprend que le revenue fiscal du quarter o6 vivent les bekes au
Frangois (Fr6gate-Dostaly-Perriolat) affiche un revenue fiscal de
54 651 euros par an, le plus eleve de la Martinique, alors que
le revenue fiscal moyen par menage en Martinique est de 15 725
euros. Par centre, I'annee de ce revenue fiscal n'est pas indi-
quee.
Selon Rudy Rabathaly, le redacteur en chef, I'objectif de cette
publication est de mettre I'information economique A la portee
d'un maximum de lecteurs et non reservee 6 une elite ou des
specialists. La volonte de "construire ensemble"passerait par le
"comprendre ensemble".
La publication don't la coordination a ete assuree parAlicia Bel-
lance comporte sept chapitres : tableau de bord, bilans secto-
riels, argent public, emploi, revenues, consommation, initiatives.

"Un moPele arrive a son point W'essoufflement"
Le tableau de bord fait le point avec les responsables de I'IN-
SEE-Martinique, Georges Para et de I'IEDOM-Martinique, Phi-
lippe de la Cognata.
Georges Para revient sur les causes de la crise en Martinique
qui a demarre depuis 2004/2005 et explique que "notre model
est arrive d son point dessoufflement". II franchit un tabou et ex-
plique : "e model economique qui s'essouffle c'est celui qui repose
sur le soutien de factivit6 uniquement par la consommation, elle-
mime alimentee dans une proportion important par des revenues de
transferts". Et il pursuit : "'ujourdhui, sur le plan macro-ico-
nomique, la plus grande parties de la valeur ajoutee produite par
les entreprises est consacrie d la rimuneration du capital". En d'au-
tres terms, les capitalistes en Martinique s'accaparent d'une
part plus grande des richesses creees par les travailleurs.
Ace sujet, I'Atlas reprend I'etude fort eclairante de I'economiste
de la Chambre de commerce, Olivier Sudrie du cabinet DME
qui en juin 2010 a declare qu'en Martinique "Ces riches sont plus
riches qu'en France et Ces pauvres plus pauvres". L'interview de
Georges Para est a lire en entier.
Le Directeur de I'EDOM, Philippe de la Coganata, lui croit &
un retour d'une croissance mesuree de I'ordre de 1,5 a 2,5 %
en 2010. A voir... Le redressement de la situation en 2010 est
insuffisant pour "inverser la course du ch6mage", note-t-il. II as-
sure que "I'Etat et les collectivitds locales nepeuvent a euxseuts
relancer C'dconomie surtout dans le contexte budgitaire que tout
le monde connaft". Pour redemarrer I'activite il faut une "combi-
naison d'investissements pu6lics (Etat, Collectivitis publiques,
Fonds europeens) et d'investissements privis", indique-t-il. Plus


"le retour de la confiance", assure-t-il.


BTP: porte be 3 000 emplois en trois ans


Un programme de sauvegarde du BTP est mis en oeuvre par le Conseil general
pour tenter de maintenir les employs existants
S'agissant des bilans sectoriels, sont passes en revue le
BTP, le tourism, I'industrie, le commerce automobile, le photo
voltaTque, la peche, I'agriculture et I'economie social. Ainsi
pour le BTP, le diagnostic est sans appel : le BTP "a perdu 3
000 emplois en trois ans, les investissements privis sont riduits a
njant, la command publique a du mala se mettre en route, ie lo-
gement socialest en-dessous de tous les espoirs".
Pierre Marie-Joseph (President de I'Association des petites et
moyennes industries) defend farouchement le maintien de I'oc-
troi de mer pour I'existence d'une industries et de la production
locale. Sans les aides (defiscalisation, aide au fret, etc), "nous
fermons et nousferons uniquement de Cimportation. Nous serions
un vaste comptoir", assene-t-il. II demand de beneficier des
marches publics don't les entreprises locales sont exclues, af-
firme-t-il. Eh oui. Mais il etait contre I'article 74 et I'autonomie
qui auraient pu instaurer une relative "preference rigionale".
Contradiction quand tu nous tiens... Et il s'en prend aux 40 %,
maniere de scier la branch sur laquelle il est assis. Vieux re-
flexe de classes.
Rene Ad6mar, patron du Comite des peches, de son c6te, se
plaint de I'importation qui gene la progression qui est reelle de
la production locale de poissons.
Au chapitre "argent public", I'Atlas mentionne le plan de reliance
regional de 300 millions d'euros sur trois ans don'tt 145 millions
d'E pour la Region) qui se veut ambitieuC" dit-il prudemment,
I'octroi de mer qualified de "bouee de sauvetage en peril"en raison
des menaces de Bruxelles sur sa perennite, et la defiscalisation
qui a subi un coup de rabotfiscal "de 10 % de la "solidat;te na-


F jeuili 2 n Ie 011-j stieR*0. V-


I- EcoNoNIE






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^ Eowi If


tionale".
France-Antilles deviendrait-il impertinent ?

France-Antilles reconnait I'existence be 50 000
personnel touches par le ch6mage
Le chapitre consacre A I'emploi reprend I'etude presented en
juin dernier par I'INSEE au Conseil general :
- en 2009, seuls 49 Martiniquais sur 100 en Age de travailler
sont en emploi, ce qui traduit le deficit structure d'emplois
(France :64 %) ;
- compete tenu du "hafo" du ch6mage le nombre de ch6meurs
atteint 50 00 personnel relieve enfin notre confrere apres Jus-
tice au lieu du chiffre de 36 400 ch6meurs selon le bureau in-
ternational du travai (BIT) ;
- 8 000 chomeurs n'ont jamais travail ;
- 61,2 % des jeunes de 15-
24 ans sont au chomage
en 2009. Pour France-An-
tilles "fesjeunes sont terras- c L
sis par Ce chomage".
De meme, le chapitre re-
latif aux revenues reprend
en grande parties I'6tude
pr6sentee par I'INSEE au
Conseil general en juin
2010. Une confirmation :
pour la premiere fois de-
puis 15 ans, le revenue dis-
ponible des manages a
diminu6 en 2009 (- 1,5 %),
ce qui a eu des conse-
quences sur la consomma- La cohue lors de I'ouverture de Lecle
tion des manages et
I'6volution du Produit Interieur Brut (PIB). Par ailleurs, un me-
nage sur 5 vit en-dessous du seuil de pauvrete en Martinique.
Soit plus de 80 000 Martiniquais, selon une etude de 'INSEE
parue en juillet 2009, qui vivent avec moins de 616 euros par
mois.
L'Atlas resume un dossier sur les salaires present par le jour-
nal courant 2010 : le salaire moyen en 2007 est inferieur de
9 % a celui de la France et I'ecart s'accrott car il 6tait de moins
6,7 % en 2002. II est rappele que le movement du 5 fevrier
2009 a permis d'augmenter les salaires en moyenne de 8,7 %
en 2009. L'Atlas appelle cela "Ceffetfivrier2009". Comme quoi
la lutte des classes a du bon.

Vie chore: bes 6elments 6'explication certes,
mais incomplets
Le chapitre consacre 6 la consommation expose les r6sultats
du panier France-Antilles comparant trimestriellement les prix
de 45 products entire la Martinique et la France depuis fevrier
2009. Globalement, plus 34 % en Martinique. Ce panier ne tient
pas compete de I'effet de I'arrivee de Leclerc don't France-An-
tilles a fait 6tat apres la parution de son Atlas.
L'etude de I'INSEE sur le differentiel de prix Martinique /France
qui serait de 16,9 % et qui avait fait grand bruit en juillet-ao0t est
exposee. L'article reprend les reserves du Directeur-adjoint de


U


rc :


I'lnsee, Gerard Forgeot, qui souligne qu'il s'agit de "moyennes
de moyennes". La Martinique est le "deuwikme DOM ozi [a vie est
la plus chire".
Dans ce chapitre, I'Atlas interroge un representant de la grande
distribution, Patrick Fabre (Leader-Price), qui present son ex-
plication sur les raisons qui font que les prix de I'alimentaire
sont superieurs de 35 % a ceux de France. Cette etude avait
6t6 presented au recent colloque "Iles-Eco" de Contact-entre-
prises et Tous Creoles. Bien sOr, selon ce patron, les carts de
prix sont dus au transport et a la multiplicity des intermediaires
(pas moins de 10) et pas aux marges prelevees sur le plan local
qui ne seraient que de 24 % en moyenne. Des decompositions
de prix sont presentees pour illustrer la formation des prix. Utile
et instructif pour que le consommateur comprenne ce que c'est
qu'une 6conomie dependante.
II propose des solutions. II est oppose au control des prix, bien
entendu, et fait confiance A
S la concurrence pour bais-
ser les prix.. II propose une
plate-forme logistique pour
reduire les coots, de mettre
en place un tarif de trans-
port maritime special sur
les products de premiere
necessity, etc. II qualified
I'arrivee de Leclerc "deffets
dannonce" et met en garden
centre la disparition du petit
commerce de proximity
qu'il veut soutenir. Pour lui
la crise a fait baisser la va-
la baisse des prix nest pas g6ngrale leur d'achat du panier
moyen de 8 %. M6me si sa
clientele a augment de 2%.

Serge Letchimy"garbe ta main"
L'Atlas se referme sur un chapitre "Initiatives" qui present le
group Lancry et A son manager Hedder Lancry (440 sala-
rips, chiffre d'affaires de 34,97 milliards d'euros et 10 % de part
de march) ainsi que le Centre d'affaires de la Pointe Simon et
Olin Monplaisir, administrateur du group Monplaisir charge du
developpement du project. Ce dernier declare : "Beaucoup de
choses vont se passer C a Pointe Simon" Le co0t de ce project de
la Pointe Simon est value 6 300 millions d'euros, I'equivalent
du budget de la Region, rappelle I'Atlas.
L'Atlas mentionne dans un petit encadre que, bien qu'il ne soit
plus maire de Fort-de-France, "Serge Letchimy garden la main"
sur le centre d'affaires en tant que president de la Semaff. Au
total, la presentation de la r6alit6 est plus correct qu'aupara-
vant.
Ce panorama int6ressant et utile ne va cependant pas expli-
quer pourquoi la Martinique est en crise, pourquoi il y a 20 % de
Martiniquais sous le seuil de pauvret6, ni pourquoi pros d'un
Martiniquais sur deux est en emploi. Pour comprendre, il faut
demonter les m6canismes de reproduction de I'6conomie neo-
coloniale.
Michel Branchi


"J'ai conserve ma culture, frdce a elle, je suis revenue cette voix et cette image

de l'Afrilue et de son peuple iany mime en etre coniciente" Miriam Makeba


JeuR20Wanfier201C-jutS c -PageI72






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Sandale hu Midiator : QuanB la sante financikre passe avant celle es

matlaes.

personnel qui ont 6et trait6es avec medica-
ment vivent dans I'angoisse de I'apparition
d'une pathologie li6e a la prise de ce m6di-
cament avec des s6quelles a vie.
Des lors, chacun est en droit de se demander
pourquoi les autorit6s ont-elles attend aussi
longtemps avant d'interdire le Mediator ?


Jacques Servier, patron du laboratoire Servier devant la justice le 11 f6vrier prochain


L'affaire du Mediator qui alimente depuis plusieurs mois la chro-
nique m6dicale et judiciaire montre a quel point la recherche
du profit peut prendre le pas sur la sante des malades.
Ce mdicament"pour diabetiques en surpoids mis au point par
les laboratoires Servier a aussi ete prescrit comme coupe-faim
6 des non diabetiques
Mis sur le march en 1975, ii a 6te commercialism jusqu'en
2009, date a laquelle il a ete interdit.
Selon les estimations de la Caisse national d'assurance ma-
ladie (CNAM), il aurait deja cause la mort de 500 a 2000 per-
sonnes.
Depuis le 16 novembre 2010, I'Agence frangaise de s6curit6
sanitaire des products de sante (Afssaps) a recommande aux
malades ayant pris du Mediator pendant plus de trois mois a
partir de 2006 de consulter leur medecin traitant.
Ce medicament s'etait en effet reveled particulierement dange-
reux. Pourtant, il etait maintenu a la vente, en depit de nom-
breuses mises en garde, notamment du docteur Irene
Franchon, pneumologue au CHU de Brest qui s'etait evertu6e
a denoncer sa dangerosite .
Deja, en 1997, la justice avait deja condamne a plusieurs re-
prises ce meme laboratoire pour un autre coupe-faim, I'lsome-
ride, don't la composition etait tres proche de celle du Mediator,
a cause de ses memes effects secondaires.
Pourtant, ce n'est qu'en 2009 qu'une premiere etude de la
CNAM portant sur quelque 43.000 malades ayant pris du Me-
diator a officiellement confirmed qu'ils couraient trois fois plus de
risques de developper une pathologie cardiaque et quatre fois
plus de risques d'avoir besoin d'une chirurgie cardiaque que
les autres diabetiques traits par d'autres medicaments.
Voil6 done un medicament aux effects secondaires redoutables
car, selon la pneumologue de Brest, "Ce 5Mdiator est compose
de la moldcule benfluroexqui... unefois ingiree se transform en
un poison redouta6le... entrainant des trou6fes cardio-vasculaires
graves".
Aujourd'hui, en France comme en Martinique, des milliers de


Un tobby pharmaceutique extreme-
ment puissant
La verite c'est qu'en France, bien plus que
dans bien d'autres pays, I'industrie pharma-
ceutique dispose d'un lobby extr6mement
puissant qui intervient a tous les echelons de
la chaine du medicament et de la sante.
Comme I'a reveal le Canard Enchaine, "dewu
taupes du Caboratoire Servier conseilfaient en
2006, Ce ministry de Ca Sante", un certain Xa-
vier Bertrand qui occupe aujourd'hui le meme
poste au gouvernement
Une influence mise en lumiere par le rapport


de I'lnspection G6n6rale des Affaires So-
ciales (IGAS) rendu public le 16 janvier.
Alors que ce medicament etait interdit depuis longtemps aux
Etats-Unis et en Italie, il a continue 6 etre prescrit en France.
Le rapport de I'IGAS d6nonce le lobbying et la strategic de com-
munication du laboratoire Servier qui, "en depit d'afertes nom-
breuses et reipites,[a permis au Mediator] de franchir sans
encom6re divers barrages qu'auraient di etre Ies Commissions d'au-
torisation de mise sur fe march, les commissions nationals de
pharmacovigilance, les commissions de transparence, les vagues
successives de diremboursement".
II pointe encore du droit le comportement "des la6oratoires Ser-
vier qui, pendant trente cinq ans, sont intervenus sans reldcie au-
pros de la chaine du midicament pour pouvoir poursuivre la
commercialization du Midiator et pour en obtenir la reconnais-
sance de midicament antidiabitique",ainsi que son rembourse-
ment au taux maximum par la Secu.
N'est-ce pas Jacques Servier, le patron de ce laboratoire, grand
donateur de I'UMP et un des poids lourd de la Bourse qui, re-
cevant la legion d'honneur des mains de Nicolas Sarkozy, avait
accuse I'administration de la Sante d'etre "trop Cente, trop
fourde, trop tatillonne"? Comme si un medicament etait une
merchandise ordinaire !
Comme tout capitalist, sa motivation est de toute evidence
d'empocher le maximum de benefices avant la security des ma-
lades soignes par ses medicaments.
Les multiples proces engages par les victims leur permettront
peut etre d'obtenir quelques reparations qui ne compenseront
jamais ni la perte d'un parent, ni ces milliers de vies brisees, ni
la sante desormais hypothequee de milliers d'hommes et de
femmes.
G. Erichot


V euI2S aniR2Oll-ju *tIcen0 .4Paye


Fcrrr






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Haiti: Les espoirs 64eus 'un avenir meilleur


Le 12 janvier 2010, un seisme devastateur mettait a genoux un
pays appauvri. Un an plus tard, HaTti est toujours sous les de-
combres. L'Humanite a retrouve trois des sinistres rencontres
lors de la catastrophe. Temoignages d'un d6senchantement.
Port-au-Prince (Haiti), Envoyee special.
Son regard se perd dans I'6troite piece de t6le ondulee. Rose
Nerlaine Balzard pousse un soupir. Et reproche sans hausser
la voix: "'aipensi que Ce gouverementferait quefque chose pour
aider les gens a survive mais iCn y a pas eu de changement." De-
puis un an, la jeune femme vit avec sa mere et sa petite soeur
dans le bidonville du parking de Teleco sans fil. L'un des in-
nombrables camps de fortune qui ont perce dans Port-au-
Prince, la capital haYtienne, au lendemain du seisme
d6vastateur du 12 janvier 2010 qui a tue pres de 300 000 per-
sonnes. Un lit et une couche, un minuscule televiseur pose sur
une chaise, des seaux pour puiser de I'eau et la bequille d'une
fillette handicapee a vie. Du fond de son foyer denue de tout,
Rose Nerlaine attend toujours un geste. En vain. Le temps
semble s'etre suspend en Haiti, ou les decombres et les de-
tritus s'amoncellent. Spectacle desolant d'un statu quo critique.
II y a un an, Rose Nerlaine pretait main-forte aux volontaires de
Medecins du monde. Je ne support pas de rester sans rien
faire alors qu'iCy a tant de detresse ", declarait-elle. Douze mois
ont passe, et "rien, risume-t-effe. Lesgens vivent toujours sous Ces
tentes et, maintenant, ify a Cepidimie du choldra", se desole-t-
elle. Depuis son declenchement en octobre, la maladie a deja
fait plus de 3600 morts. Une fulgurance qui en dit long sur I'ab-
sence d'infrastructures sanitaires dignes de ce nom. Passe les
premieres semaines des brouhahas humanitaires et autres dis-
cours larmoyants des grandes puissances, I'abandon s'est ins-
talle durablement. "Plus rien n'arrivejusqu'ici", poursuit-elle, a
I'image du denuement qui caracterise nombre des < tissus-
villes > avoisinants. Alors Rose Nerlaine survit. La seule res-
source de revenues du foyer provient de sa mere qui vend des
repas chauds dans la rue. "Ellefait 6eaucoup d'efforts pour
m'envoyer dans les meilleures icoles", explique la jeune femme.
Mais rien y fait. Le tremblement de terre du 12 janvier a mis a
nu les failles d'un pays deliberement appauvri et assujetti a une
dette externe, hypothequant ainsi tout developpement. Le ch6-
mage et la pauvrete sont endemiques. La corruption prospere.
Jardiniere d'enfants de profession, Rose Nerlaine s'est retrou-
vee sans emploi puis a repris le chemin du centre ob elle tra-
vaillait. Apres trois mois de salaires impayes, et face a un
directeur qui I'a "ridicuisee", elle a jete I'eponge. J'aienvoye
des CV maisje n'ai recu aucune reponse", se lamente-elle. "Ce
n'est pourtant pas [argent qui m'intiresse mais aider les autres d
s'en sortir", comme I'ont fait ses voisins du bidonville de Front
national en sauvant sa soeur des decombres. Cette solidarity
national aurait pu constituer un moteur de changement,
comme on a pu I'entendre au lendemain de la catastrophe.
Mais la carte du pourrissement I'a emporte, laissant desormais
la place au desenchantement.

un biscours toujours reprobateur
"Pour ceux qui vivent dans les camps, c'est toujours la mime mi-
sire mais les tenants du systeme, eux seront toujours d' aise ", cri-
tique Johnny Verneus. Cet etudiant en sciences humaines, et
sa famille, pousses par la peur et "le syndrome du toit", s'etaient
installs sur la place Saint-Pierre sur les hauteurs de P6tion-


ville. C'6tait il y un an. Critique a I'encontre des ONG et de leur
distribution humanitaire "dfshumanisante", le jeune homme avait
a I'6poque, en vain, cherch6 a ameliorer le quotidien des sinis-
tres. Aujourd'hui, le discours se veut toujours r6probateur. "If
n'y a pas de docteur au chevet du malade, soutient-il Les ONQ,
on Ce sait tous, ne sont pas [d pour changer la rialite." Les re-
proches sont lourds contre le president Ren6 Preval, accuse
de laxisme, et d'incompetence aver6e. "Nous n'avons pas de
gouvernement au sens oiu personnel n 'a un plan, poursuit-ilf Nous
connaissons ceuxqui sont au pouvoir: is sefichent de ce Con ap-
pefle eurpeuple, les Jfaitiens. "Avec des amis, Johnny Verneus
a cherche a monter des programmes de reinsertion scolaire en
direction de jeunes defavorises, mais faute de financements, le
project peine a avancer. Le defaitisme s'est peu a peu installed,
renforce par les derniers 6venements. Les elections generales
du 28 novembre 2010 ont tourne6 la farce grotesque:
fraudes, irregularities, assassinats. "Elles auraient pu changer
quefque chose si seuCement les candidates en avaient la volonte
rjelle", assure Johnny.
Les organismes internationaux, a commencer par I'ONU, les
Etats americains, et I'Union europeenne se sont largement pre-
tes 6 la mascarade, conditionnant le deblocage des aides fi-
nancieres promises a la tenue d'un scrutiny surrealiste et voue
a I'echec dans un pays aux abois. "Ce n'est pas CEtat quipro-
voque les tremblements de terre, ou Ce choClra mais le premier mot
lui revientface d ces situations, advance quant a lui Jules 9AicheC
Nicolas. La communaute internationaCe est tout aussi responsab6
de cette situation. On ne Ca pas invite mais, nuance-t-il, nous le
sommes encore plus, car c'est a nous de dicider de ce que nous vou-
Cons." Rencontre il y a un an aux portes de I'ambassade de
France, ce linguiste se debattait pour obtenir un visa. Faute de
perspective, pres de 500000 Port-au-princiens avaient choisi
pour horizon I'exode ou I'exil. "9Mon rive est d'etudieren France
pour revenir aider mon pays mais c'est teCfement compliqui quej'ai
di2 laisser tomber", admet-il. Depuis, il dispense des course de
sciences sociales, de philosophie, de lettres modernes, deux
ecoles. Dans I'eglise adventiste Bethanie de Petionville, I'orgue
retentit. La femme de menage entonne des chants religieux.
Jules Michel Nicolas est un croyant pratiquant. Comme nombre
d'HaYtiens qui ont trouve dans la religion un refuge a leurs
maux. Mais sans aveuglement. "Les gens ont leurpartition a
jouer", assene-t-il. "C'estparce que nous n'osonspas que es choses
sont difficiles. C'est a nous de nousfrayer le passage et d'ta6bir
desprincipes", 6 I'image des manifestations d'exasp6ration pro-
voquees par le debarquement des marines americains au len-
demain du tremblement de terre ou encore apres I'annonce des
resultats preliminaires de la chienlit electoral.
Depuis son refuge precaire, Rose Nerlaine ne reve pas d'aut-
chose, en formant le voeu "qu' Caiti devienne une nation comme
toutes les autres".
Cathy Ceibe (L'Humanite)


iTR "stfsor u ION vI r


^wesud nvi 2 O iuiwtin' 03-Page1






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Haiti : te ictateur "Baby Doc" est be retour


Baby doc rend encore plus compliquge
la situation haitienne


L'ancien president 'a vie"
Jean-Claude Duvalier a
effectue dimanche un
retour surprise en Haiti
apres 25 ans d'exil alors
que le pays traverse une
grave crise politique.
Chasse du pouvoir par
une revolte populaire en
1986, I'ancien dictateur
a 6te propuls6 a la tete
du pays en 1971 a la
mort de son pere, Fran-
gois "Papa Doc" Duva-
lier, qui faisait regner un
climate de terreur. A 19
ans, Jean-Claude Duva-
lier etait alors le plus
jeune chef d'Etat au
monde et il s'etait auto-


proclame president 'a vie"'
'"'attendais ce moment depuis Congtemps. Quandj'aiposi le pied
au sol j'ai ressenti unegrandejoie", a-t-il dit, tandis que des cen-
taines de partisans scandaient "Vive Duvalier" I'exterieur de
I'aeroport. "Je reviensparce queje sais que e peuple souffre", a-t-
il poursuivi.


Cuba


Dissibence cubaine, plus venale qu'efficiente
Qui peut mieux juger de I'efficience de la dissidence cubaine
que ses commanditaires nord-americains ? Et si I'on se refere
au cable "confidentief~ no 202 438 redige le 15 avril 2009 par
Jonathan Farrer, representant diplomatique des Etats-Unis (Bu-
reau des interets des USA de La Havane), ce jugement est plus
que revelateur.
Les appreciations de Farrer sont en effet sans appel. Les dis-
sidents "sont plus prioccupis do6tenir de ['argent que defaire
connaitre feurs propositions a de large secteurs de la society cu-
baine"et les sondages realises aupres des demandeurs de visa
pour les Etats-Unis revelent "une ignorance presque total des
personnalitis de la dissidence et de leurs organizations".
Plus significatif encore, Farrer ne manque pas d'observer que
les groups dissidents "sont dominos par des individus a fort
egos" qui il ne cesse d'enjoindre "d'o6tenir un certain degri
d'unification ou au moins de cesser de depenser autant dinergie a
se mettre des obstacles [es uns aux autres"sans grand resultat
jusqu'ici.
Non seulement les dissidents de I'interieur se dechirent entire
eux mais ils s'opposent egalement aux exiles anticastristes de
Miami et de Madrid & qui ils reprochent de "saperfesgroupes Co-
caux d'opposition afin de prendre eux mime le pouvoir e jour oii
partiront fesfreres Castro".
Au final, Farrer estime avec beaucoup de realisme qu'il est 'peu
probable qu'if arrivent a jouer un r6le significatifdans un quel-
conque gouvernement qui succddera aurfirres Castro". De plus il
se declare convaincu que les successeurs probables seront ne-


cessairement des membres du Parti communist cubain ac-
tuellement deploys en second ligne dans les organes du pou-
voir revolutionnaire.
Comme on peut le constater le rapport qualite-prix de la dissi-
dence cubaine ne plaide pas en sa faveur, mais Washington
n'a guere d'autre choix que de continue a leur servir de vache-
a-lait.

Cancers: L'espoir vient be Cuba
Cuba, toujours soumise a I'odieux blocus impose depuis plus
d'un demi siecle par Washington, n'en continue pas moins d'ob-
terir d'enviables succes dans certain domaines comme celui
de la recherche medical. C'est actuellement le cas avec I'en-
registrement official du Cima Vax EGF, le premier vaccin the-
rapeutique au monde centre le cancer du poumon. Plus d'un
miller de malades ont d6j6 beneficie de ce traitement avec suc-
ces.
Selon Gisela Gonzalez, chef de project au Centre d'immunolo-
gie moleculaire de La Havane, le Cima Vax EGF contribuerait
a transformer le cancer avance en une "maladie chlronique mai-
trisa6le" sans provoquer d'effets secondaires graves en agis-
sant sur la proteine facteur de croissance epidermique lie au
processus de proliferation cellulaire.
Administr6 apres que le patient ait ete trait par radiotherapie
ou chimiotherapie, le vaccin permet de contr6ler la croissance
de la tumeur et peut etre utilise comme un traitement chronique
augmentant I'esperance et la quality de vie des malades.
Le Cima Vax- EGF est actuellement en course devaluation pour
ses effects therapeutiques potentiels centre les tumeurs de la
prostate, de I'uterus et du sein.
K. Solaris


F e *ae m*.rswiw -age 15


Meme s'il a tented d'offrir une image moins autoritaire que son
pere, Jean-Claude Duvalier a ete renverse en 1986 par un sou-
levement populaire. II 6tait alors accuse de diriger un regime
corrompu, repressif et multipliant les atteintes aux droits de
I'homme par le biais de la milice cr66e par son pere, les Tontons
Macoutes. II vivait dans I'opulence pendant que sa population
tentait de survive dans la misere. L'ex-dictateur a notamment
6te accuse de d6tournements de fonds pendant I'exercice de
son pouvoir. Les autorites d'HaTti estiment que plus de 100 mil-
lions de dollars ont ete detournes sous le couvert d'oeuvres so-
ciales jusqu'a la chute en 1986 de "Ba6y Doc".
Un an apres le seisme meutrier qui a fait plus de 300 000 morts,
son retour ajoute une note supplementaire d'incertitude en
HaTti, I'un des pays les plus pauvres de la planete, plonge dans
une crise politique en raison de la contestation des resultats du
premier tour de I'election presidentielle tenu le 28 novembre.
Jean-Claude Duvalier revient surtout en pleine impasse poli-
tique, le jour meme o0 aurait dO etre organism le deuxieme tour
de I'election pr6sidentielle qui a finalement 6t6 repousse sine
die en raison des incertitudes pesant sur les resultats du pre-
mier tour.
(L'Humanite)
Dernier minute:
Duvalier def6re a la justice deux jours apres son retour inopine
en HaTti. 18/01/2011


NOTIZE It ON
7f7






, Sj LEFPA


Tunisie: 28 jours qui ebrantlrent 23 ans be iktature


Voici une chronologie de la r6volte populaire tunisienne qui a
conduit Ben Ali & fuir la Tunisie, et a d6barquer en Arabie Saou-
dite
17 d6cembre 2010 : Mohamed Bouazizi, un jeune marchand
de fruits et legumes ambulant, protest centre la saisie de sa
merchandise par la police. Essayant de plaider sa cause et
d'obtenir une autorisation et la restitution de son stock aupres
de la municipality et du gouvernorat, il s'y fait insulter et chas-
ser s'immole a Sidi Bouzid (Centre-ouest). II s'immole par le feu
devant le siege de gouvernorat. Des commergants rejoints par
des jeunes qui denoncent le manque de travail se rassemblent
aussit6t pour manifester.
19 d6cembre 2010 : Les manifestations de Sidi Bouzid pren-
nent de I'ampleur et la police fait usage de gaz lacrymog6ne.
Des dizaines de personnel sont arr6tees.
22 decembre 2010 : Houcine Neji, un jeune de 24 ans, se
donne la mort par electrocution. II ne voulait "plus de mis're, plus
de ch6mage".


Manifestation de joie A Paris le 15 janvier dernier de la diaspora tunisienne
24 d6cembre 2010 : Le movement gagne Bouziane, 240 km
au sud deTunis, ou la police tire a balls reelles sur des jeunes
qui manifestaient pour le droit au travail & Menzel Bouzayane
(60 km de Sidi Bouzid) et fait deux morts don't Mohammad Am-
mari.
27 d6cembre : Le movement de protestation gagne Tunis, ca-
pitale de la Tunisie. Un miller de jeunes dipl6mes au ch6mage
manifestent pour la premiere fois a Tunis et sont disperses 6
coups de matraques. Des t6moins font etat d'une douzaine de
blesses.
28 decembre : Ben Ali denonce une "instrumentalisation poli-
tique". "Qu'une minority d'extremistes et d'agitateurs a la solde
dautrui et centre les intirets de feurpays ait recours la violence
et aux troubles dans la rue (..) est inacceptafbe", affirmed le pr6si-
dent Ben Ali dans sa premiere allocution tel6visee depuis le
debut des troubles.
29 decembre : Le chef de I'Etat effectue un remaniement mi-
nisteriel partiel et nomme un nouveau ministry de la Jeunesse
et des Sports.
5 janvier 2011 : Mohamed Bouazizi, L'homme qui s'etait im-
mole a Sidi Bouzid decade a I'h6pital.


6 janvier : Plusieurs milliers d'avocats se mettent en greve pour
denoncer la repression policiere, tandis que les manifestations
centre la penurie d'emplois qualifies et les entraves aux liberties
publiques se poursuivent, et que les manifestations se pour-
suivent. La censure en ligne se durcit, plusieurs bloggeurs dis-
sidents sont arr6t6s.
9 janvier : Les autorites font etat de 14 morts apres les affron-
tements de la veille entire manifestants et forces de I'ordre 6
Thala, 6 Kasserine et & Regueb. "Le message a ete repu. fNous al-
lons examiner ce qui doit itre examine, nous affons corrger ce qui
doit etre cornig, mais la violence est une (igne rouge", affirme alors
le ministry de la Communication, Samir Labidi, porte-parole du
gouvernement.
10 janvier : Ben Ali intervient pour la deuxieme fois a la televi-
sion et denonce des "actes terrorists" qu'il impute 6 "des jCl-
ments strangers". II promet en outre 300.000 creations d'emplois
en deux ans. Le gouvernement tunisien donne I'ordre de fer-
mer de toutes les ecoles et universities du pays jusqu'a nouvel
ordre.
11 janvier : Les manifestations et la violence d'etat gagnent la
banlieue de Tunis au son de "BenA.i, nous n'avons puspeur".
Samir Labidi, porte-parole du gouvernement, fait etat de 21
morts depuis le debut des troubles. "Tous les autres chiffres don-
nbs par la til6vision et Ies agencies qui parent de 40 a 50 (morts)
sont totalementfauw", ajoute-t-il. Selon la Federation interna-
tionale des ligues de droits de I'homme (FIDH), le nombre de
morts dans les emeutes en Tunisie s'eleve & au moins 35.
Michele Alliot-Marie propose une cooperation securitaire au
pouvoir tunisien, "pourque 1e droit de manifesterpuisse sefaire en
mime temps que 'assurance de la sicurite".
12 janvier : Le chef de I'Etat limoge le ministry de I'lnt6rieur,
Rafik Belhaj Kacem. Un couvre-feu est decrete dans la capi-
tale et sa banlieue.
13 janvier : Ben Ali announce 6 la television qu'il ne briguera
pas de nouveau mandate en 2014, ordonne aux forces de I'or-
dre de ne plus faire usage de leurs armes et promet la liberty
de la press. Son discours donne lieu a une explosion de joie
dans la capital. En France, oi il vit en exil, I'opposant Moncef
Marzouki parle d'une centaine de morts depuis le debut des
6venements.
14 janvier : Nouvelle manifestation & Tunis pour reclamer le
depart immediat de Ben Ali. Vers 15h15 (de Paris), le chef de
I'Etat announce le limogeage du gouvernement et la tenue
d'elections legislative anticipees dans les six mois. Trois-
quarts d'heure plus tard, il decrete I'etat d'urgence et impose le
couvre-feu dans tout le pays. Deux heures et demie plus tard,
le Premier ministry, Mohamed Ghannouchi, announce que Ben
Ali est temporairement dans I'incapacite d'exercer ses functions
et declare assumer la charge de president par interim jusqu'a
des elections anticipees. En fait, Ben Ali a quitter en cachette la
Tunisie.
15 janvier : L'Arabie Saoudite confirm que Zine El Abidine
Ben Ali et sa famille se trouvent sur son sol pour une duree in-
determinee. Fin de la premiere phase de la Revolution de Jas-
min.
Le president du Parlement tunisien, Foued Mebazaa, a ete pro-
clame president par interim par le Conseil constitutionnel ecar-
tant ainsi la possibility d'un retour a la tete de I'Etat de Zine El
Abidine Ben Ali qui a fui en Arabie Saoudite.
(L'Humanit6 du 15 janvier 2010)


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j, jeuli20janyFie2ljWie ,el






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I PAN$ LEOPE]


Flash-Hebbo


tuni l0 janvier jeubi 13 janvier
UNION EUROPEENNE La Chine vole au secours de I'euro CUBA- Avec 4,5 d6ecs pour 1000 naissances, Cuba a realise
en s'engageant a aider les pays en serieuse difficult financiere le plus faible taux de mortality infantile de son histoire et de
tels la Grece, le Portugal, I'Espagne... De son c6t6 I'Union eu- toute I'Am6rique et ce en depit des effects du blocus criminal im-
ropeenne renoncerait a prolonger son embargo sur les armes. pose par les Etats-Unis depuis plus d'un demi siccle.


marbi nl janvier
CHINE A Pekin, le salaire minimum a ete revalorise de 20,8 %
a computer du ler janvier. Cette measure s'ajoute a une prece-
dente augmentation de 20 % accord6e il y a 6 mois et & une re-
valorisation general de 10 % des pensions de retraite et de
13,8 % des pensions d'invalidit6. Augmenter le pouvoir d'achat


ven6reai 14janvier
BELGIQUE En 16e position just derriere le Liban et la Rou-
manie sur la liste des pays courant le plus de risque lie a la
dette publique, la Belgique glisse rapidement et dangereuse-
ment vers la faillite.


ae ia population revieni a aynamiser le marcne inteneur et Ieco- samebi 15 janvier
nomie, c'est aussi simple que cela.
nomie, chest aussi simple que cela. COREE DU SUD Un incident naval oppose la marine japo-

naise a son homologue sud-coreenne suite a I'intrusion d'un
mercrebi 12 janvier bateau de p6che sud-cor6en dans la zone 6conomique exclu-
COREE DU NORD La Republique Populaire Democratique sive du Japon pr6s des iles de Dodko revendiquees par les
de Coree propose aux Etats-Unis de mettre fin 6 I'6tat de guerre deux pays.
entire les deux pays en signant un trait de paix definitif en rem-
placement de I'armistice actuellement en vigueur. AimAnrka 1K i;nuiar


VIETNAM Ouverture & Hano'i du 11e Congr6s du Parti com-
muniste du Vietnam don't les travaux se poursuivront jusqu'au
19 janvier.


TADJIKISTAN Mettant fin 6 un litige territorial datant de 1884,
le Tadjikistan restitue A la Chine un territoire de 1000 km 2 situe
dans le Pamir, une region montagneuse faiblement peuplee, ce
qui assure la stability A long terme du Tadjikistan. Le litige a ete
resolu "selon les normes du droit international".


MADININA BETON EURL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 7 500 C
SIEGE SOCIAL :
QUARTER SANS PAREIL
97215- RIVIERE-SALEE
513 085 639 RCS FORT DE FRANCE
Suivant procbs-verbal en date du 8 de-
cembre
2010, I'assemblee general extraordi-
naire
a decide d'augmenter le capital de 7.500
E pour
le porter A la some de 70.000 E.
En consequence, les articles 6 et 7 des
status ont ete modifies.
La g6rance FB 3704

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive du 27 septem-
bre 2010
il a ete constitu6 une society presentant
les caracteristiques suivantes :
Denomination : MADIN'GEST
Forme : Entreprise Unipersonnelle & Res-
ponsabilite Limitee
Siege : Quartier sans pareil
97215 Riviere-Salee
Objet : Gestion administrative, commer-
ciale, et logistique, gestion de la mainte-
nance, et la representation de tout ce qui
se rapporte a I'objet social.
Duree : 99 ans
Capital: 7500 euros, divise en 50 parts
sociales de 150 euros chacune.
La gerance est assuree par : Mr JO-
SEPH-LOUIS Hugues demeurant quar-
tier sans pareil 97215 Rivibre-Salbe.
Immatriculation de la Societe au R.C.S de
: Fort de France. FB 3705

VCG SERVICE
SARL AU CAPITAL DE 7622.45
EUROS
LOTISSEMENT POINTE SAVANE,


SECTION A.P. 53,
97231 LE ROBERT
402374680 R.C.S. FORT DE FRANCE
Par decision de I'Assemblee Generale
Mixte en date du 30 juin 2009 il a ete pris
acte de compete tenu de I'elargissement
des activities de la society, d'elargir I'objet
social A computer du 30 juin 2009
Nouvelle mention : La society a pour
objet sur I'ensemble du territoire frangais,
y compris les DOM-TOM: Le nettoyage
et I'entretien preventif des sols, murs et
plafonds. Le nettoyage et I'entretien pre-
ventif de tout materiel informatique, bu-
reautique, te6ematique et electronique. -
Le nettoyage et I'entretien des spaces
verts. L'application de rev6tements de-
coratifs et protectifs aux sols, murs et pla-
fonds. La furniture de services destines
aux entreprises et aux particuliers. Et
plus g6n6ralement, toutes operations de
quelque nature qu'elles soient, juridiques,
economiques et financieres, civiles et
commercials, pouvant se rattacher di-
rectement ou indirectement A I'objet spe-
cifie ou a tous autres objets similaires ou
connexes, ou de nature A favoriser le but
poursuivi par la society, son extension ou
son developpement.
Autres modifications:
- L'assemblee gen6rale, statuant en ap-
plication des dispositions de I'article L
122-42 du code de commerce, apres
avoir constate qu'apres affectation du re-
sultat de I'exercice close le 31/12/2008, les
capitaux propres de la soci6t6 sont infe-
rieurs A la moitie du capital social, decide
de ne pas dissoudre la society par antici-
pation.
Mention en sera faite au Registre du
Commerce et des Societes de Fort de
France FB 3706

CARAIBE ENVIRONNEMENT
SERVICES


SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 2000 C
SIEGE SOCIAL : C/ FUN LOC
RTE DE PETITE ANSE,
97217 ANSES D'ARLET
MARTINIQUE
NUMERO SIRET: EC
CODE APE: EC
AVIS DE CONSTITUTION
Constitution de la SARL CARAIBE ENVI-
RONNEMENT SERVICES ayant pour
objet les activities d'am6nagement et
d'entretien d'espaces verts et publics
pour une duree de 99 ans. Capital : 2000
euros. G6rance Mme BABO Nathalie, ha-
bitant 78 rue du pave, Saint Jacques,
97230 Sainte Marie. Siege social : C/
FUN LOC, Rte de petite Anse, 97217
Anses d'Arlet
Martinique.
La gerante FB 3707


CONSEIL INCLUSION
DEVELOPPEMENT
C/* FUN LOC
RTE DE PETITE ANSE,
97217 ANSES D'ARLET
NUMERO SIRET: EC
CODE APE : EC
AVIS DE CONSTITUTION
Constitution de la SARL CONSEIL IN-
CLUSION DEVELOPPEMENT
ayant pour objet principal les activities de
conseil et de formation pour une duree de
99 ans. Capital : 1 000 euros. Gerance
Mme BABO Nathalie, habitant 78 rue du
pave, Saint Jacques, 97230 Sainte Marie.
Siege social : Rte de petite Anse, 97217
Anses d'Arlet
Martinique.
La gerante FB 3708


I------------------------------------------------------------------
Abonnez-vous d Justice
Je desire recevoir "Justice" chaque semaine a mon domicile
Nom : .no......---------------- Pr6nom:
Adresse exact : ...... ....................


Code Postal : Ville:..........
Telephone :..........................


Martinique
Guadeloupe/ Guyane
France


1 an 6 mois 3 mois
Q 80 E 45 E 32
Q 86 48 Q 35
Q100 j 55, e 40


Retourner ce bulletin A
Society des Editions "Justice" BP 4031 46 rue Andre Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDEX
Tel.: 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


n


[ ANNONCJ/TsiUfAL


C e 0air01jtcfer N' 03 -Rale 17







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AVIS DE DISSOLUTION ET DE DISPA-
RITION TOTAL
ANTILLES CLIMATIQUE
SARL AU CAPITAL DE 7 500.00 C
RCS FORT DE FRANCE 514 967 751
66 BD GENERAL DE GAULLE, 97200
FORT DE FRANCE
Aux terms d'une decision en date du 18
decembre 2010, I'associe unique stipule
proc6der a la dissolution anticipee, et la
disparition total de la society Antilles Cli-
matique, et precise qu'elle n'a eu aucune
activity depuis sa creation. Le grant M.
LIBOS Valery, le liquidateur, est domicilie
A Mangot Vulcin MBE 237, 97288 Le La-
mentin cedex.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra etre adressee et que les
actes et documents devront etre notifies.
Les actes et pieces qui se rapportent E la
liquidation seront deposes au registre du
commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis, la gerance FB 3709

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 12/01/11, il a ete constitute
une SARL
Presentant les caracteristiques suivantes:
Denomination : LOUPEC
Adresse du siege social : Rue des ami-
ties Saint Pierre 97250
Objet: Transport de marchandises
Duree: 99 ans
Capital : 6000 e
Nom du grant : Mile Sidoine Sabrina
Adresse : Fond Bourlet Case Pilote
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3710

AVIS D'AUGMENTATION
DU CAPITAL
LOGHOMEO
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLI-
FIEES AU CAPITAL DE 131.616 C
SIEGE SOCIAL : PEPINIERE
D'ENTREPRISES CHRYSALIA CEEI
CENTRE D'AFFAIRES AGORA ZAC
L'ETANG Z'ABRICOT BAT B
97200 Fort de France
RCS Fort de France B477 957 559
Aux terms d'une decision en date du
30/11/2010, le President de la society
usant des pouvoirs confers par I'assem-
blee generale extraordinaire des associes
en date du 17/12/2010, a decide d'une
augmentation de capital de 1 572 pour
le porter A 133.188 E par la creation de
1572 actions nouvelles d'un euros (1 )
de valeur nominal.
Les status ont ete modifies en conse-
quence.
Le dep6t legal sera effectue au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France.
FB 3711

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive en date du 08
decembre 2010, il a ete constitute une So-
ciete A Responsabilite Limitee (SARL)
Denomination : EMELU
Enseigne commercial : e-pro Tech
Capital: 1 000 euros
Siege social : Rue Man IDO Grand Ri-
viere 97218
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation de la society au registre du com-
merce et des societies.
Objet : Execution de travaux se rappor-
tant e une etude, coordination et realisa-
tion. Travaux de VRD Terrassement,
entretien ou renovation. Assistance et
cooperation technique, Application de tra-
vaux d'organisation, d'etudes et de ges-
tion
grant : M. Lunel Evariste JULIENO de-
meurant rue Man IDO Grand Riviere
97218 pour une duree de mandate inde-


terminee AVIS DE CONSTITUTION
La society sera immatriculee au registre Suivant acte sous seing prive en date du
tenu au greffe du tribunal de Fort de 11 octobre 2010, il a ete constitute une so-
France. ci6te A responsabilite limitee Uniperson-
Pour avis et mention, le grant nelle presentant les caracteristiques
FB 3712 suivantes :
Denomination social : ALTERNATIVES
AVIS DE CONSTITUTION IMMOBILIERES
En date du 13/01/2011, il a ete constitute Forme social : Societe & Responsabilite
une EURL Limit6e
Presentant les caracteristiques suivantes: Capital social : 40 000 E divise en 400
Denomination : STOP COPY parts de 100 euros chacune entierement
Adresse du siege social : 12 rue Vincent souscrites et liberees
Allegre 97231 Le Robert Siege social : 91, route de I'entraide, re-
Objet : Impression numerique et vente doute, 97200 Fort de France
d'objets publicitaires Objet social : La society a pour objet: les
Duree : 99 ans activities de transaction sur immeubles et
Capital: 1500 euros fonds de commerce, les activities de ges-
Nom du grant: Mme TARIN Ginette tion immobiliere syndicc et gestion loca-
Adresse : 16 rue de la Fraternite Lot tive) reglementees par la loi du 2 janvier
Monplaisir Cluny 97200 Fort d e France 1970 et son decret d'application du 20
Immatriculation au registre du commerce juillet 1972. Ainsi que plus generalement
en course toutes operations mobilieres ou immobi-
Pour avis, la gerance FB 3713 lieres, commercials ou financieres,
concourant ou se rattachant directement
SARL PADO DECO ou indirectement A I'objet susmentionne.
SOCIETE A RESPONSABILITE Duree : 99 ans A computer de son imma-
LIMITEE AU CAPITAL DE 8 000 C triculation
SIEGE SOCIAL: 12 RUE DES Exercice social : du ler janvier au 31 de-
MARREUSES cembre
97224 DUCOS Gerance: Madame Nadine QUESADA, 4
AVIS DE CONSTITUTION bis rue des H6loconias, quarter de Didier,
Aux terms d'un acte sous seing prive en 97200
date du 3 janvier 2011 a Ducos, ii a ete Immatriculation : Registre du commerce
constitute une society presentant les ca- et des societes de Fort de France.
racteristiques suivantes: FB 3716
Forme social : Societe & Responsabilite
Limitee ETUDE DE MAITRES MICHELINE
Denomination social : PADO DECO CONSTANTIN ET MONIQUE
Siege social : 12 rue des Amarreuses CONSTANTIN, NOTAIRES ASSOCIES
97224 Ducos A FORT DE FRANCE, 78 RUE DE LA
Objet social : L'achat et la vente de tous REPUBLIQUE.
articles et marchandises dans le domine AVIS DE CONSTITUTION
de la decoration interieure et exterieure, Suivant acte requ par Mattre Micheline
I'amenagement et I'agencement et dans CONSTANTIN, Notaire associe de la So-
tout autre domaine. ciete Civile Professionnelle "Micheline
Et generalement, toutes operations com- CONSTANTIN et Monique CONSTAN-
merciales, financieres pouvant se ratta- TIN" titulaire d'un office notarial & FORT
cher directement ou indirectement & DE FRANCE, le 21/12/2010, enregistre &
I'objet social ainsi que la r6alisation de FORT DE France le 12/05/2011, a et6
prestations administrative, de gestion et constitute une soci6te civil immobiliere
de conseils. ayant les caracteristiques suivantes :
Duree: 99 ans a computer de la date de Objet : I'acquisition par voie d'achat ou
I'immatriculation de la society au registre d'apport, la propriety, la mise en valeur,
du commerce et des societes. la transformation, la construction, I'ame-
Capital : 8 000 euros nagement, I'administration et la location
Gerance: Mademoiselle TESOR Marie de tous biens et droits immobiliers, de
Dominique demeurant 7 les Hauts de Ba- tous biens et droits pouvant constituer
ringhton 97224 Ducos et Monsieur I'accessoire, I'annexe ou le complement
TORRES Patrice demeurant 10 rue de des biens et droits immobiliers en ques-
I'Oiseau Coh6 97224 Ducos, assurent la tion.
gerance pour une duree illimitee. La denomination social est : MANGRE-
Immatriculation de la society au registre THA.
du commerce et des societes de Fort de Le siege social est fixed A : LE FRANCOIS
France. (97240), 144 Route de la Prairie Cap Est.
Pour avis La society est constitute pour une duree
Les co- grants FB 3714 de 99 annees
Le capital social est fixe & la some de :
AVIS DE CONSTITUTION MILLE DEUX CENTS EUROS (1.200,00
Aux terms d'un acte sous seing prive en EUR).
date du 20 d6cembre 2010, il a 6te consti- Les apports sont en numeraire pour un
tue une society presentant les caracteris- montant de 1.200 E.
tiques suivantes: Toutes les cessions de parts, quelle que
Denomination: 6 DELICE DE CLUNY soit la quality du ou des cessionnaires,
Forme : Societe E Responsabilite Limitee sont soumises a I'agrement prealable A
Siege social : Centre commercial de I'unanimite des associes.
Cluny 97200 Fort de France Le premier grant de la soci6t6 est : Ma-
Objet: Fabrication artisanale et vente de dame Marie-Michele APOLLINE-DAR-
pAtisseries, pizzas, plats cuisines. SIERES, Cadre administratif, demeurant
Duree: 99 ans : LE FRANQOIS (97240), 144 Route de
Capital : 2000 euros la Prairie, Cap Est.
Gerance: Monsieur AndrE BOULANGER La society sera immatriculee au registre
demeurant: 218 route de Balata 97200 du commerce et des societies de FORT
Fort de France a ete d6sign6 grant non DE France.
statutaire. Pour avis
Immatriculation de la soci6te au RCS de Le Notaire. FB 3717
Fort de France.
Le grant FB 3715 GEANT CAYENNE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE


[ A NNONTj'TTs U^'fjA LES I^^


1 fr2 1 -jus t n' E 0J. ',- g1


AU CAPITAL DE 1 800 000 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS, 97200
FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 343 502 134
AVIS DE NOMINATION
Par decisions du 20 decembre 2010, les
associes nomment aux functions respec-
tivement de co-commissaire aux comptes
titulaire et de co-commissaire aux
comptes supplant, la society KPMG
Audit SA et Christian LIBEROS, domici-
lies Rue Carmin, BP 17610, LabBge
cedex, et ce, pour une duree de six exer-
cices.
Pour avis et mention
La Presidente FB 3718

AVIS DE CONSTITUTION
Eri date du 03 janvier 2011, il a 6et consti-
tue un GROUPEMENT FONCIER AGRI-
COLE don't les caracteristiques suivent :
Denomination social : GFA DE L'HABI-
TATION LASSALLE
Capital fixe : 3 000 EUROS
Siege : C/O M. Pierre SELON Quartier
VIVE -97214 LORRAIN MARTINIQUE
Objet : la propriety et 'administration de
tous les immeubles et droits iminobiliers A
destination agricole qu'il s'engage a don-
ner a bail exclusivement a long terfne
Duree : 50 annees
Nom du Gerant : M Pierre SELON Quar-
tier Vive 97214 LORRAIN
Immatriculation au registre du commerce
en course
LE GBrant FB 3719

AVIS DE CONSTITUTION
Creation d'une SCI le 17 decembre
2010
Denomination : SCI GEDEON
Au capital de 300.00 euros
Siege social : Quartier Californie Entree
Medgide 97232 Le Lamentin
Grant: Paul POLYDORE
Objet : Acquisition de terrains, construc-
tions d'immeubles destine A la location, la
vente, I'am6nagement et toutes opera-
tions financieres mobilieres ou immobi-
lieres se rattachant directement ou
indirectement A cet objet et susceptibles
d'en favoriser la realisation & condition
toutefois d'en respecter le caractere civil.
FB 3720

AVIS DE NOMINATION DE GERANT
Le 10 decembre 2010 en assemblee ge-
nerale, il a ete nomme Paul POLYDORE
grant de la SARL POMPES FUNEBRES
POLYDORE 194 avenue Maurice Bi-
shop, en replacement de Emile POLY-
DORE demissionnaire a computer du ler
janvier 2011. FB 3721

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donne de la constitution de
I'EURL ATELIER ETUDES INGENIERIE
sous le sigle AEI au capital de 6 000
euros. Siege social : 27 domaine de Bel-
levue Route de Balata 97234 Fort de
France. Objet : Les 6tudes et le suivi
d'operations en bAtiments, voirie et re-
seaux divers.
Duree : 30 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cietes de Fort de France. Grant
Emmanuelle COLAS demeurant 27 do-
maine de Bellevue a Fort de France.
FB 3722

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution par acte
sous seing prive le 16 janvier 2011 de la
SCI don't les caracteristiques sont enon-
cees ci-dessous.
Denomination : SCI LA FRANCHISE
Forme: society civil.
Capital social : Mille euros (1000 e)
Siege :50 pas -97218 Macouba








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Duree : 90 ans
Objet : Acquisition de tout immeuble de
toute nature, la propriety, I'administration,
la gestion par bail ou autrement, le place-
ment de capitaux sous toutes formes.
Gerant: Mme MOUTOUSSAMY Pauline
epouse BUSSY demeurant 50 pas -
97218 Macouba
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis, la gerance FB 3723

SELARL BANETTE CONAN
GIROUDIERE
AVOCATS LA ROCHELLE
AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
SAS LEVANTE
SOCIETY CIVIL AU CAPITAL
DE 660 000 EUROS
SIEGE SOCIAL : FORT DE FRANCE
(MARTINIQUE) 27 ROUTE DE CLUNY
480 114 412 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms de I'AGE du 23/12/2010, le
siege social anciennement fixed a Fort de
France (Martinique) 27, route de Cluny a
ete transfer a Schoelcher (Martinique)
Terreville Residence Belle Vue Apt.
B11, a computer du 23/12/2010.
L'article 4 des status a ete modified en
consequence.
Pour avis, la gerance FB 3724

ETUDE DE MAITRES FRANCK
MATHIEU ET COLETTE MATHIEU-
BRISMEUR, NOTAIRES ASSOCIES A
FORT-DE-FRANCE (MARTINIQUE),
19, RUE VICTOR HUGO
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Maitre Colette MA-
THIEU-BRISMEUR, Notaire Associe de
la Society Civile Professionnelle "MA-
THIEU, MATHIEU-BRISMEUR", titulaire
d'un Office Notarial a FORT-DE-
FRANCE, 19, rue Victor Hugo, le 11 jan-
vier 2011, a ete constitute une society
civil immobiliere ayant les caract6ris-
tiques suivantes :
La society a pour objet : I'acquisition par
voie d'achat ou d'apport, la propriete, la
mise en valeur, la transformation, la
construction, I'amenagement, I'adminis-
tration et la location de tous biens et
droits immobiliers, de tous biens et droits
pouvant constituer I'accessoire, I'annexe
ou le complement des biens et droits im-
mobiliers en question..
La denomination social est : SCI
PAPOU.
Le siege social est fixed a : FORT DE
FRANCE (97200), Quartier Ravine Vi-
laine "Residence Morne a I'Eau".
La society est constitute pour une duree
de 99 annees
Le capital social est fixe a la some de :
VINGT CINQ MILLE EUROS (25.000,00
EUR).
Les apports sont en numeraire.
Les parts sont librement cessibles entire
associds, toutes les autres cessions sont
soumises a I'agrement prealable de la
collectivite des associes donned par une
decision extraordinaire.
Le premier grant de la societe est : Mon-
sieur Ralph SINIAMIN, demeurant FORT
DE FRANCE (97200), Quartier Ravine
Vilaine "Residence Morne a I'Eau". La so-
ciete sera immatriculee au registre du
commerce et des societies de FORT DE
FRANCE
Pour avis
Le Notaire. FB 3725

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive le 8 janvier
2011, enregistre au SIE de Fort de
France, le 12 janvier 2011, bordereau
2011/36, case n' 7, a ete constitute une
society a responsabilite limitee ayant les


caracteristiques suivantes :
Denomination : PROPRETE RENOVA-
TION INDUSTRIELLE MAINTENANCE
par abreviation PRIMA
Siege social : Chez MAIL BOXES ETC
Mangot Vulcin, Le Lamentin 97288 cedex
2
Objet : Toutes operations de nettoyage,
de proprete, de decontamination et la
furniture, la location, la vente de mate-
riels et de products se rapportant a cette
activity.
Duree : 99 annees a computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des societies.
Capital : 8 000.00 euros
Grants : Monsieur Jean Bernard MES-
NIL, demeurant A Petit Bourg 97170
415 Impasse Loic Nesty
Monsieur Christophe GALLET DE SAINT
AURIN demeurant a Fort de France (Mar-
tinique), 5 allee de la Louisiane.
Monsieur Regis Marie-Joseph Florin
FREYNAL DE SAINT MICHEL, demeu-
rant A le Lamentin 97232, Habitation
Mont Eole, Pelletier.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis, la gerance FB 3726

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive en date du 03
janvier 2011, enregistre a la recette prin-
cipale de Fort de France, il a ete constitute
une society presentant les caracteris-
tiques suivantes :
Forme: Societe A Responsabilite Limitee
(SARL)
Denomination : INTRAPRISE
Capital social :3570 euros
Siege social : 6, Bd F. Rebould 97200
Fort de France
Objet: La prestation de service informa-
tique, le conseil et les etudes en security
informatique et biometrique. Le develop-
pement, I'assistance, le conseil et la for-
mation sur les technologies de
Information et de la communication. La
vente, la location, I'installation et la main-
tenance de system informatique et bio-
metrique ainsi que de syst6mes
domotiques.
Duree : 99 ans
Gerant: Frederic SERALINE
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour insertion, le grant FB 3727

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
FOURNITURES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur :
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades 3
Place Francois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel :
achats.publics@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL):
http://www.cacem.org
Profil acheteur : www.achatpublic.com
Objet du march :


Fourniture et pose de stores pour les lo-
caux de la CACEM a usage de bureaux
situes BAtiments "Grive" et "Gros Bec"
(97200 Fort-de-France).
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
* valeur technique : 30% ;
- prix : 50%.
* delai de realisation : 20%.
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : 03 fe-
vrier 2011 A 12 heures.
Renseignements complementaires
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2011/04/DGA3/MAPA
- Delai minimum de validity des offres: 90
jours a computer de la date limited de re-
ception des offres
- Le dossier de consultation est telechar-
geable sur le site de la CACEM
http://www.achatpublic.com
Date d'envoi du present avis : le
14/01/2011
Annexe I Adresses complementaires
- Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus :
CACEM Service Achats Operationnels
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Courriel :
achats.publics@cacem-mq.com
- Adresse A laquelle les offres doivent
etre envoyees :
CACEM Service Achats Operationnels
Immeuble Cascades 3 Place Frangois
Mitterrand
97200 Fort de France FB 3728

CACEM
AVIS D'ATTRIBUTION DE MARCH
SERVICES
POUVOIR ADJUDICATEUR
NOM, ADRESSE ET POINT DE
CONTACT
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
1, place Frangois Mitterrand
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Point de contact : M. Pierre Samot, Pre-
sident de la CACEM
Courrier electronique : infos@cacem-
mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse du profile d'acheteur (URL)
http://www.achatspublics.com
TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR
ET ACTIVITY PRINCIPAL
Autre : Etablissement public de coopera-
tion intercommunale (EPCI)
Services generaux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
non
OBJET DU MARCH
DESCRIPTION :
Intitule attribute au march par le pouvoir
adjudicateur :
Entretien des accotements de voices
Type de march et lieu d'execution des
prestations de services :
Type de march : Services
Categorie de services : no16
Lieu principal de prestation : territoire de
la CACEM
Code NUTS : FR920
L'avis implique : un march public
Description succincte du march :
Le present march a pour objet I'entretien
des accotements des voies municipales


ainsi que les portions des routes natio-
nales ou departementales comprises
dans les limits de I'agglomeration ur-
baine des villes du Lamentin, Schcelcher,
Saint-Joseph et Fort-de-France.
Classification CPV : 90600000,
77211500, 77211400
March couvert par I'accord sur les mar-
ch6s publics : oui
PROCEDURE
TYPE DE PROCEDURE : ouverte
CRITERES D'ATTRIBUTION
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous
- Le prix des prestations : 50%
- La valeur technique de I'offre : 50%
Une enchere electronique sera effectuee
:non
RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMI-
NISTRATIF
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2010/A8/DGA3/AO
Publications anterieures concernant le
meme march : non
Avis de march
Numero de I'avis au JO : 2010/S 119-
180339 du 22/06/2010
Numero de I'avis au BOAMP : parution
119 A, announce n'227 du 22/06/2010
Numero de I'avis Justice : n 25 du
24/06/2010 FB 2863
Attribution du march
Lot 1 : ville de fort de France et certaines
voies de Schoslcher
Le debroussaillage des accotements doit
s'effectuer sur une larger de 3 metres
maximum,
Tonte de certain spaces verts, desher-
bage de certaines surfaces
Elagage de la vegetation arborescente et
buissonnante pouvant etre traitee sur une
hauteur
De 5 metres.
Refection des talus et I'elimination des
petits eboulis de moins de 1 metre cube
Curage systematique des reseaux d'eaux
pluviales
Montant minimum annual :
1 695 662.76 E HT
Montant maximum annuel:
2 465 817.05 4 HT
March sous trait :
Montant minimum annual:
169 566.28 E HT
montant maximum annual
246 581.70 HT
Lot 3 : Elagage de grande hauteur
Elagage de la vegetation arborescente
(hauteur superieure A 5 metres)
Montant minimum annual : 556 000 HT
Montant maximum annuel:
1 122 400 HT
Marche sous trait :
Montant minimum annual: 55 600 E HT
montant maximum annuel:
112 240 E HT.
Nom et adresse de I'operateur econo-
mique en faveur duquel une decision d'at-
tribution du march a ete prise
CLEAN GARDEN, immeuble Dillon 3000
Dillon Stade 17, rue Eugene Eucharis -
2eme etage 97200 Fort-de-France
Introduction des recours:
* refere precontractuel: dans les 10 jours
suivant la notification du rejet de I'offre
* recours pour exces de pouvoir: dans les
2 mois de la notification ou de la publica-
tion de la decision attaquee.
* Recours de pleine jurisdiction : dans les
2 mois de la publicity annongant la
conclusion du contract.
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS :
13/01/2011 FB 3729


- CI2 I -v SIS 'S *IciPage /


A Nivemas WAsE5






http://www.iournal-iustice-martinique.com


Bernar8 Lagier a la t te 6e I'Atrium, centre culture a4partemental


Apres le depart du di-
recteur de I'Atrium et du
Centre martiniquais
d'action culturelle -
scene national, Manuel
Cesaire, les deux struc-
tures avaient repris leur
autonomie. Depuis le 4
janvier le centre cultural
Atrium a un nouveau di-
.. qrecteur, Bernard Lagier.
Cet un ancient cadre de
P61e emploi Martinique
qui a dirig6 le Point cul-
Bernard Lagier, preside a la destined de I'Atrium ture et spectacle, ag
de 52 ans, mais aussi
dramaturge et musician a relu le feu vert du jury pour presider
au destinies de I'Atrium. II estime que "lorsqu 'on a en uie der u-
crer pour son pays, la priority it 'est pas f e oir la djificulte, lat
priority est dte voir comment on peut porter sa toucfie ti fa const ruc-
tion de /'edif~ce culture[". Son activity de management des
hommes et dans I'action cuIl urll,- depuis de nombreuses an-
n6es I'amene a s'accorder avec ce challenge suppl6mentaire.
"Ilfaut pouv1oir se mettre en danger etjaire avcancerl'es closes". Le
pariqu'il est prit a reliever est de faire que I'Atrium soit un "cwiur
de uiet :;',,, que tous les recoins de ce grand immeuble
bruisse de culture. "Ce n 'est pas utopique re fizire vivre ce 6diti-
ment le fuinre respirer la culture, fe fIgager une amtiance culiu-
:, ,.' ". Pour cela il entend mobiliser les uns et les autres. II vise
la mise en valeur du patrimoine de I'atrium en ce qui concern


les arts plastiques, un parcours sensoriel, la mise en place de
production specifique que ce soit la danse, le theatre. II sou-
ligne la necessity de la frequentation de I'etablissement par
I'ensemble des publics jeunes, marginalises, les personnel
Agestels sont sont quelqu'une des actions a venir.
S'agissant de la production il souhaite "a partirde ce que nous
poss'dons datns notre patritmoine, d partir des aiutieurs, de coir com-
ment mettre en place des partenariats afin que ces riucres lsoient
imontees et diffusees et jusqu 'i etre enregistries pour itre des ou-
tils pBdagogiques. Pourdes raisons econoiniques, cela n est pas tou-
jours facile". Sur la question de la fusion Cmac-Atrium certes
"des avancees ont etea tialisees, ifv a des points siur esquei" if., i,'. Li
encore difficulits. Afais les elements en possession peu tent per-
mettre de renforcer la motivation des uns et fdes autres, de sorte
que lorsque les discussions seront engages a cec Ie Centre nmatini-
quais faction culturelle on piissse afler dans les termes qui soient
dans refficience sur la rolonti d'assurer an public martiniquais
des prestations fe quaite".
Bernard Lagier promet que I'harmonie et la complementarity
des actions qui seront menees puissent 6tre un axe de travail.
Cela demand de la coordination de la communication, ce n'est
pas surhumain. Pour pallier la faiblesse des moyens humans
et financiers qui ne sont pas en hausse, le nouveau patron
compete developper des partenariats, I'emergence de nouveaux
acteurs et de nouvelles formes de production cultureIl:- qui lui
permettront d'atteindre les objectifs. La present programma-
tion continue, mais au course de la saison va se glisser la pro-
pre conception du nouveau directeur. Premier bilan a la fin de
la saison. C.B


Deux granes figures qui ont voulu restaurer la memoire enfouie:

Ronnie Aut et Loulou Boislavilte.


"4I ': '.' oin 'assimilation des :\I,,'itiniquais sem6lait une prio-
rite, des homines ont ose mettre en valetrir nos savoirffaire fanant
et les ,: iptI sur les marchls i, iti,', ,I Leurs nonms: Loulou
cBois/lavilff et '.n,.'' u[. L'un A'artiniquais, l'autre,4menrcain,
ensenilce, ils out ., 1 .',;, ,:' mis en scene 'essence de a cul-
ture martiniquaise :
- d travers fes cliants freronnes par tous encore aujouifldhti arvec
une r ile emotion,
- a travers les danses, souvenir d'une epoque inspirant une fospi-
talte lcgeindaire, une afvidite s'entflousiasmer, une ardeurau tra-
vail, une solidarite i toute prenuve et une delgance e..~nerante de
la population martiniquaise". Telle est la post-face du livre qui ra-
conte I'histoire de Ronnie Aul et Loulou Boislaville. Une histoire
6crite par Glondu-Seloi Catherine, Professeure de tourism en-
seignant le marketing, le montage de products touristiques ainsi
que la commercialization de products touristiques. C ~tri-rin,
Glondu-Seloi est titulaire d'un 3eme cycle Management et In-
genierie des Industries du Tourisme et Thermalisme. La pre-
sentation de cet ouvrage a ete faite le samedi 8 janvier dernier
en I'Agora du Conseil regional en presence de Ronnie Aul et
de I'epouse de Loulou Boislaville, Simone, ainsi que des nom-
breux invites. Les premiers lecteurs n'ont pas manque de faire


I'eloge de "ce tIraail passion- i
alint pour pieserveiret cijfusel fa
tnmoire". Autour de I'auteure, I
Jacques Dumont, historien, a
remis en memoire le context -
socio economique de cette -
epoque allant de 1940 a 1980. i f 'ai i
Hector Elizabeth, sociologue, a
d-is-.-erie sur I'urgence de struc- iW.DUKI. o ...
turer les offres culturelles en
Martinique pour qu'elles de-
viennent un atout dans le deve-
loppement touristique. Madame
Y,. e..-t.arei,-- Richer-Genteuil,
agreg~e de geographie, apres
la lecture des 130 pages de
I'ouvrage, au travers de sa pre enl.-itCrl a montre la richesse
de ce livre qui retrace un pan de notre patrimoine cultural. Deux
hommes qui meritent notre respect et notre gratitude, juge-t-
elle. Une manifestation qui s'est deroulee en musique avec le
chatoyant ballet "'lkakfo drou "et s'est achevee par la remise du
livre a Simone Boislaville et Ronnie Aul. Un outil essential a
poss6der pour mieux comprendre les enjeux de cette 6poque.
C.B


' 411TURE I


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