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ne hebdomadaire d'information communist


: 1,80 - France: 2,20 � - DOM
IN 4l 1n ,


Collectivite Unique:
Oui du Conseil General
pour 2012
Haiti: 1 an apres
L'Etat s'est effondre,
le people reste debout





hffp://www~iournal-iJustice-mrartinigue. corn1


Bonne annie 2011 be tutte et be Rassemblement populaire


2010 a ete l'annee ou la Martinique a ressenti durement les
effects de la conjunction de la crise du syst6me n6ocolonial
departemental qui nous regit et de la crise financiere capi-
taliste.
Les effects de cette crise- tout le monde le reconnait du pr6-
fet Ange Mancini & I'Archeveque Michel M6ranville - sont
principalement un chomage massif frappant particulibrement
la jeunesse et la monte des violence en liaison avec I'ef-
fondrement de nos valeurs traditionnelles. II s'agit d'une
crise "syst6mique" comme disent les sociologues.
Qui est responsible ? Certes chacun de nous, dans la so-
ci6et, de m6me qu'il peut faire quelque chose pour tous, de
m6me en laissant faire ou par ses actes a sa part des res-
ponsabilit6s.
Mais ce serait exag6r6 d'affirmer que I'Etat et les pouvoirs
en place n'ont aucun compete & rendre dans cette course &
I'abTme.
Ce qui depend de nous c'est de nous rassembler dans la
lutte tout en agissant au quotidien pour que cela aille mieux.
C'est cela &tre un citoyen responsible. Car le progrbs n'est
jamais venu sans combats, sans affrontements. Certes nous
voulons la paix. Mais il n'y a pas de paix sans justice, et sin-
guliirement sans justice social.
Car ce qui domine la soci6t6 d'aujourd'hui, de son vrai nom
la society capitalist, c'est le culte de la recherche du profit
maximum qui a 6et au paroxysme en Martinique pendant la
derniere decennie. Et pour endiguer et refouler cette vora-
cit6, il faut la force rassembl6e et d6termin6e des travail-
leurs. C'est d'ailleurs le principal message que nous laisse
le valeureux camarade Rend Bramban qui nous a quittes le
ler de I'an nouveau.
Alors qui sommes-nous ? Nous sommes un people de la
CaraTbe don't I'identit6 et la personnalite se sont forgoes
dans le creuset de I'esclavage et de la colonisation. II faut le
rappeler puisque nombreux sont ceux qui, au nom d'une
pr6tendue modernity, veulent gommer cette donn6e essen-
tielle. Nous sommes le people martiniquais.
Nous formons une communaut6 original par la culture, le
territoire, la g6ographie et le sentiment d'appartenance et
done qui construit peu a peu les 61ements constitutifs de ce
qu'il convient de nommer une Nation en devenir. Au-dela de
la claire conscience que certain d'entre nous peuvent en
avoir ou ne pas en avoir, cela est.
Nous avons puis6 pour cela dans I'esprit de resistance, de
solidarity et de fraternity, de courage et d'abn6gation de nos
anc6tres. VoilA le socle de nos valeurs et de notre patri-
moine.
Nous nous battons aujourd'hui contre le sous et mal-d6ve-
loppement cre6s par plus de 60 ans d'assimilation-departe-
mentalisation qui ont engendre, en d6pit des incontestables
progres realis6s, pauvret6, ch6mage massif et structure,
6conomie artificielle et dominee, injustices, in6galites so-
ciales consid6rables (logement, education, etc.), regression
morale, individualism et perte d'identite.
Ce que nous voulons, c'est tout simplement le progres so-
cial et le mieux-6tre : logement, sante, education et culture,
transports, etc. L'argent est n6cessaire, mais pas suffisant.
Nous voulons la liberty et la democratic, la vraie, et le res-
pect de ce que nous sommes. Et surtout, I'emploi sans le-


quel il n'y a pas de Ii-
bert6. Le travail est lib6-
rateur.
La course aux biens de
consommation exacer-
b6e par la publicity ob-
sedante dchain6e par
les forces de I'argent
nuit aux int6r6ts bien
comprise du pays (impor-
tations sans limits) et
ecarte de la satisfaction
des besoins rdels (dila-
pidation des terres et
surendettement).
Notre pays, en d6pit de la d6centralisation, ne dispose pas
des leviers de decision essentials pour rpsoudre ses nom-
breux probl6mes. L'instauration d'une Collectivit6 Unique
rassemblant les l16ments, mIme insuffisants, du pouvoir
local sera un pas pour commencer A s'y attaquer.
C'est pourquoi il ne faut pas'perdre de temps. Si cette r6-
forme peut dtre r2alis6e en 2012, tant mieux pour le pays.
Ceux qui multiplient les entraves sur le chemin de cette sim-
plification institutionnelle jouent, il faut le dire, centre l'int6rat
ge6nral et obbissent A des calculus basement politicians :
s'emparer de la totality du pouvoir local avant la mise en
place des Institutions nouvelles pour les modeler & leur
guise.
Les communists martiniquais appellent au rassemblement
de cells des forces populaires qui mettent l'intor~t g6n6ral
au-dessus des ambitions personnelles. En premier lieu, de
cells qui se battent sous le drapeau du socialism et de
I'anticolonialisme.
Ddcr6ter, come vient de le fire le president du nbo-PPM,
que la priority de 2011 est le dchoukaj du president du
Conseil gfn6ral sous pr6texte de mauvaise 'touvernance"et
de faillite de la politique de d6veloppement est injuste et hal-
lucinant. C'est, encore une fois, exon6rer le pouvoir central
et le systbme n2ocolonial d6partemental de sa lourde res-
ponsabilit6 dans le d6sastre 6conomique, social et moral qui
nous frappe.
Jusqu'A installation de la Collectivit6 Unique, le Conseil g6-
n6ral et son president doivent pouvoir agir pour ambliorer le
sort des Martiniquais les plus faibles et la vie de tous,
comme tous ceux qui sont de bonne foi s'accordent & re-
connaitre qu'il le fait.
Mais, pour nous, il faut aller plus loin en 2011 et tracer la
route de l'espbrance en b&tissant un veritable project pour
une Martinique responsible capable de mettre en cauvre un
d6veloppement reel.
Pour ce faire, nous croyons n6cessaire de faire tous des ef-
forts pour la constitution le plus t6t possible d'un Front Mar-
tiniquais pour la Responsabilit6, ainsi que Georges
Erichot notre Secr4taire g6n ral I'a propose d6jA.
Bonne ann6e 2011 de lutte et de rassemblement pour de
nouveaux succbs pour le people martiniquais sur la voie du
Renouveau et de la maitrise de son destin I Confiance en
nous-m~mes !
Michel Branchi


IF .e~ ,jnve 20; -*,,. n 7 ay


EPITO





http://Wwwwioumnal-Lustice-martinipue-.com


Le Cobe bu travail a eu cent ans (b6cembre 1910- b6cembre 2010):

Une entrave a ta liberty 6'exploiter 6u Capital


Le Code du travail, qui a
f6te ses cent ans le 28 de-
cembre dernier, a ete Ia
cible des attaques de la
droite sarkozyste exaucant
des voeux du patronat de-
puis trois ans. Dur6e du tra-
vail, droit de gr6ve, retraite
ont 6t6 dans le collimateur.

Cent ans apre s sa naissance
en d6cembre 1910, le Code
du travail est toujours un obs-
tacle majeur 6 la liberty d'ex-
ploiter que revendique le
patronat. Le contenu de ses 3
652 articles, r6partis en huit
parties, est intimement lie I'histoire des luttes ouvrieres en
France et . plus d'un sivcle d'affrontements entire patronat et
travailleurs.
Comme le stipule son article L. 130-3, le Code du travail est Ii
pour donner des contreparties au "lien de subordinationjuri-
dique permanent a eigardde 'employeur" qui caract6rise tout
cdntrat de travail Les conventions collectives et la journme de 8
heures (1919), la semaine de 40 heures et les 15 jours de
congbs pays (1936), les droits sociaux don't le droit de grbve
inscrit dans la Constitution (1946), la creation du Smig devenu
plus tard le Smic (1950), I'abaissement de l'age legal de la re-
traite a soixante ans par la gauche (1982) et la semaine de 35
heures (1998). Des conqu6tes sans cesse premises en cause.
Ainsi en 2008, une r6forme judiciaire adopthe par un d6cret du
gouvernement Sarkozy a supprim6 en France 63 conseils
prud'homaux sur 273, r6duisant I'acc6s & la justice et a limit le
temps d'examen des dossiers.
Aussi depuis 2007, le gouvernement Sarkozy-Fillon n'a eu de
cesse de s'attaquer au Code du travail.
Cela.a commence d6s le Obut du quinquennat avec la loi dite
Tepa de 2007 dite "enfaveurdu travail de (emploiet du pouvoir
d'achat", qui a incite les employers A faire travailler leurs per-
sohnels en heures suppl6mentaires exon6r6es de cotisations
sociales plut8t que d'embaucher, permettant de contourner la
durue l6gale des 35 heures.
Cette loi a 6t6 suivie d'une autre, Ia "foiBertrand', du nom du
ministry des Affaires sociales de I'6poque, Xavier Bertrand, en-


W -IL~ IE �


Rene Bramban repose au pantheon bes fits illustres be la Martinique


C'est tout A fait naturellement, comme I'a d6clat6 Gabriel Lor-
dinot que la veill6ede Ren6 Bramban A eu lieu A la Maison des
syndicats oO un dernier hommage lui a Wte rendu le dimanche
2 janvier. Maison des syndicats don't il a Wte I'un des artisans de
la construction lors de la pr6sidence de Georges Gratiant au
Conseil general. Ils 6taient nombreux A venir lui rendre un hom-
mage appuy6 & commencer par ses camarades de lutte du
PCM, ses collogues dockers avec lesquels il a partag6 des an-
nees de labeur et de combat, ses condisciples syndicaux aux-
quels il a transmis le flambeau et de nombreux anonymes


conscients de la perte de ce monument de la classes ouvriere.
Le militant infatigable qu'a ete Rene Bramban, n6 en 1903,
s'est 6teint le samedi lerjanvier 2011. Militant ouvrier intransi-
geant, fiddle a la classes ouvriere don't il voulut a I'image des pa-
roles de I'Internationale qu'il interpr6tait soit A I'accord6on ou
au piano : "nous ne sommes rien, soyons tout". Tous I'ont d6crit
comme un homrie simple, discret, combattant remarquable qui
. naimait pas les profiteurs, ni les capitalistes, pas un homme de
demi measure, ni de compromise tout en 6tant 6 combien efficace


-ve~ 6ave 20. -'tc n' 01 'i- Pg


tree en vigueur en ao0t 2008. Celle-ci a l1argi la notion de for-
faitjour" pour quantifier la duree du travail, qui peut d6sormais
atteindre 235, voire 282 jours par an, pour certaines categories
de salaries, soit le maximum tol6re en Europe, centre 218 jours
auparavant. Cette loi a ete salute par Xavier Bertrand comme
"iafin des 35 heures imposess. C'est pire que la fin des 35
heures, puisque les salaries concerns peuvent ainsi travailler
davantage qu'avant les lois Aubry, cong6s pays et dimanches
inclus.
Autre attaque du pouvoir sarkozyste: le travail dominical.
Le project a pris la forme d'une proposition de loi UMP, en 2009,
qui autorise le travail du dimanche dans les zones dites "tou-
ristiques", sans que les salaries n'aient la liberty de choix an-
noncee pour faire passer la pilule.
Aprbs la dur6e du travail et les jours de repos, il restait au moins
encore trois grandes r6formes a engager pour satisfaire les exi-
gences patronales : faciliter les procedures de licenciement,
restreindre le droit de greve, s'attaquer au droit a la retraite a 60
ans.
D'abord, la loi sur le dialogue social du 21 aoOt 2007 a instaure
le service minimum dans les transports terrestres, imposant aux
salaries de d6clarer deux jours a I'avance leur intention de par-
ticiper & la greve. Malgr6 I'opposition des syndicats s'appuyant
sur la Constitution francaise garantissant le droit de greve, la
droite a impose cette entorse grave.
Puis ce fut la mise en oeuvre de la "rupture conventionnefle du
contract de travail', resultant de la loi du 25 juin 2008, transpo-
sant dans le droit I'accord interprofessionnel du 11 janvier2008.
Outre I'allongement de la p6riode d'essai du salaries, cette loi
permet 6 I'employeur de licencier son salaries selon une proce-
dure "amiable", d6rogatoire aux garanties et recours pr6vus
dans le Code du travail. Cette innovation introduit dans le Code
du travail pour la premiere fois une relation d'6galite entire I'em-
ploy6 et son patron, au lieu de la relation de subordination
jusqu'alors reconnue au salari6, qui lui valait une certain pro-
tection.
Dernier coup de boutoir : I'allongement de deux ans de I'age
de depart A la retraite en 2010. Mais, cette fois, I'opinion pu-
blique frangaise dans son immense majority a manifesto du-
rant deux mois de luttes sous des formes variees son rejet de
I'injustice de la politique men6e depuis trois ans. Et cela lais-
sera des traces dans les consciences.
Antoine Gilles


[ LUTTES SOCIALES





hlip:,;wvww. iournal-justice-martinique. corn


dans le cadre de ses activates. que ce sort au Comite central du
Parti Communiste don't il fut un dringeant eclaire, ou encore
membre du bureau de la CGTM. Secr6taire g6n6ral du puis-
sant syndicate des dockers, il & contribute la conqu6te de la
ville de Fort-de-France par les communists avec A. Qesaire. II.
6tait parmi les fondateurs de la S6curit6eSociale don't il ful un
administrateur assidu. ,, , ,
Armand Nicolas dans son 16moignage a declare : "Un home
qui a 6te un des piliers de la classes ouvriere marniniquaise. II
6tait un militant syndicalisle remarquable aussi un militant com-
muniste inlassable et toujours fiddle. Nous lui rendons un der-
nier hommage dans ceite Maison des syndicats qui est un peu
son terriloire, parce quitl s'est balttu toule sa vie dans le mou-
vement syndical pour organiser la classes ouvri6re. En ce lieu
qui se trouve tout prds de son champ de balaille. le port de Forl-
de-France, dans un combat permanent qu il a mene toute sa
vie 6 la t6te des dockers de Martinique centre les puissances
d'argent de notre pays. Je veux relentr les messages qu 'il nous
donn6 : il est bien de rendre hommage aux uns et aux autres.
Si c'est simplement pour ecouter, cela ne vaut pas la peine, il y
a un message qui s'adresse a nous el nous devons faire I'effort
les unset les autres pour suivre ce message. Rene a e6e tola-
lement un militant, it a consacre toule sa vie 6 I'action militant
pour comballre pour la classes ouvri6re. Le premier moment fort
qui nous interpelle et porte un message est celui du jeune
Ren6 Bramban qui va en 1936 adherer au movement syndi-
cal et fonder avec Victor Lamon la premiere central syndicate
martiniquaise la CGT, don't il a, 6t6 un des fondateurs avec
d'autres qui n'etaient pas des ouvriers, mais qui se sent re-
trouv6s aux cot6s des syndicats de maniere naturelle come
Georges Gratiant. Rene Aenil. Leopold Bissol. A celle epoque.
il a eu le merite come ouvner docker d'etre I'un des fonda-
teurs du syndicate des dockers en 1936. 1936. c'est en France
!e grand mouvement du front populaire.C'est la classes ouvrife,
frangaise, ouvriers. travailleurs manuels et intellectuels debuts
dans les rues, dans les entrepnses pour imposer au patronat.,
au capitalistes, 6 la bourgeoisie frangaise, un certain nombre
de revendications pour ameliorer leurs conditions de vie et de,
travail. Le combat avail port des fruits et les grande
coniqu6tes sociales que nous avons connues par la 'uite, da-
tent de celle 6poque du grand movement social de !a classes
ouvriere frangaise. Nous avons su, nous a llaA artinique et en
parliculier les ouvriers rnartiniquais, nous appuyer sur le com-
bat des travailleurs de France (et du monde enter d'ailleurs)
pour faire avancer noire propre cause. On assisted 6 la Marti-
nique 6 ce moment 6 la formation d'un grand nombre de syn-
dicats sous lImpulsion d'hommes comme Ren6 Bramban elt les
autres. Cela ne lui a pas suffit d'etre un dingeant syndical Ires
energique. il pensait qu'il fallait aller plus loin et c'est a ce mo-


L'Hornma-i, a, Rpen Br.mr-na., la r.1aiscn tie', zyoci


ment qu'il adhera au
movement communist
Mamniniquais. Le group
Jean-Jaures dinge par
Jules Monnerot va se
trouver enforce par Far-
riv6e de jeunes militants
qui ont former un group
marxiste qui s'appelle le
Front common. Its vont
fusionner et constituer la
federation communist
de la Martinique Rene6
Bramban sera d6s le
debut un nembre de la
federation, parce qu'il Rene Brnarnar Iors une reunln du PCo M
consid6re que le combat
syndical ne suffit pas pour transformer la society et quil fault
venir mTener a bien le combat politique qui est Iele6ment dcisil
de changement de la society. Rene Bramban est 6 la fois des
le debut militant syndicaliste et militant communist et donc Ilun
des elements forts de ce grand movement de la classes ou-
vri6re martiniquaise. C'est pourquoi nous devons le consider
eomme I'un des fondaleurs du syndicalisme moderne de la
Martinique. Syndicalistejusqu'au fond de lui-mdme, il est dom-
mage que des militants comme lui, tropldiscrets,. trop effac6s
tnont pas laiss6 une trace plus importance. Mais nous avons le
devoir de fire connaitre ce qu'il a fail pour qe pays, pour la
classes ouvriWr de ce pays.
u s'est trouve dans i grand combat pour 1'egalile des drotts que
ne voulait pas le pouvoir colonial. Bramban est a la fois le sym-
bole et le 16moignage d'un changementprofond qui s'est form
dans la soci6t6 Martiniquaise. I a 616 un des 6l6ments ouvriers
qui ont donn6 6 la classes ouvridre sa conscience de class,
C est cela qui est fundamental chez lui, parce que ouvrier
jusqu'au bout des ongles et fier de I'6tre. C est cela qui faith que
rmHuveenne ouvrier martiniquais sest d6velopp6 6 ce rnront,
parce que cq9scient de lqi-m6me, prdt 6 assume ses respon-
sabilitl6s devant I'histoire et le people martiniquais. ,four cela. ii
doit entrer au Pantheon des grands fils de notre people. Le
plus bel homage que nous pouvons te rendre ce n est pas de
te dire merci pour ce que tu is fait mais de te dire : nous res-
terons fiddle sur le chemin que tu nous as trace".
Jocelyn Lamon. Robert Cayol, F6lix Relautte, Philipe Pierre-
Charles, Jean-Pierre Etile et bien d'autres ont temoign6 du
combat de cet example de militantisme.
Justice adresse ses sinc6res condol6ances 1 sa fille Ninette el
son fits Alain el A toute sa famille ainsi qu'a la CGTM-FSM.
C.B


Message 8u Prhsiaent hu Conseit regional,
"C'est ai'ec grande tristesse que j'ai aptzis 1i Jdcs de

Je m'incline delant (a mndntoie i', ce rand'militant du
mnouvement sindical martiutquais et sale son combat
achanid pour fes notile's causes qu 'if a tout au long de
sa vie Jffryndlies. Les Iuts lu Consif Rygionals'asso-
cient . nu o iouradiesseri sa jmifte, j sprcdies, a ses
caminarades, nos plus sincetes condolkances et 6"s assure
de notre plfus jidJ'[L souticn dans cate dLouloureuse
preu ve
Serge Letchimy


IN iM


NE1CKSLsIE






, I httn:/www.iourneiLiustice-martiniquexcom


Baisse bes prix annoncee triomphatement: ceta va-t-it burer ? Et

qu'en penser ?


, .- , i~ .....




Malgr6 une certaines baisse, les prix restent plus chers qu'en France

Si I'on en croit, le quotidien France-Antilles du 14 d6cembre
dernier, les prix a la consommation baisseraient en Martinique
de 4,62 % entire octobre 2010 et d6cembre 2010. II announce
triomphalement 6 la Une : "9a 6aisse... Continuons !". II ex-
plique : "Pour (a premiere fois iepuis que nous effectuons des re-
fevis, [es prb du panier France-.ntilTes ont baissi en Martinique
!Apris des campagnes offensives entire res enseignes, ifsembie 6ien
que l'arrive de Lecterc soit 6inefique pour fe consommateur. Reste
a savoir si cette tendance durera (...)".
Nous avons d6ja relate que depuis le 5 fevrier 2009 (quelle
coTncidence !) le journal de la place Frangois Mitterrand public
une enquete trimestrielle de comparison de prix avec la
France d'un panier de 45 products. Cette enquete est r6alis6e
avec I'Association des consommateurs du Frangois.
Cela montre que la question de la "vie chibre"que nous avons
6t6 longtemps seuls a d6noncer, notamment tout au long de
I'ann6e 2008, a finalement 6t6 reconnue comme un problem
majeur pour les consommateurs martiniquais. Or, les diff6rents
pouvoirs depuis 1987 les avaient livr6s sans contr6le aux abus
de la liberty des prix et de la mafia de I'importation. M6me des
comparisons de prix avec la France n'6taient pas realisees
depuis 1992...
Depuis le debut de cette enquete don't la liste de products ne
reprend pas exactement celle de I'accord de prix BCBa sign
apres son commencement, faut-il rappeler avec insistence, la
difference de prix avec la France varie en plus entire 31 % et
39 %.
Or, au vu des r6sultats de la derniere vague de relev6s effec-
tubs entire le 24 novembre et le 2 d6cembre 2010 et publiee le
14 d6cembre 2010, le panier de 45 products descend de 158
euros le 14 octobre 2010 a 150 euros en d6cembre 2010.


- I Comme le panier relev6 en France au course de la
d'"y. m6me periode augmente de 117 euros a 121
. "^- euros, soit + 3,4 %, le diff6rentiel de prix avec la
France recule de + 34 % 6 + 24 %. De m6me, le
panier de 11 fruits et legumes recule de 32 euros a
27,50 euros contre 21,96 euros en France. Par
centre, 1'6cart avec la France sur le panier de cinq
viandes reste colossal : + 45 %, soit 84,71 euros
en Martinique contre 58,51 euros en France. Et
pourtant I'ecart Martinique/France a baisse pour
les viandes : il 6tait de + 56 % auparavant. Pour se
consoler, I'enqu6te constate que le non alimentaire
(hygiene et entretien) est plus cher de "seulement"
13 % en Martinique. Leader Price aurait aussi
baiss6 ses prix, si bien que I'6cart sur les 51 pro-
duits observes avec la France n'a jamais ete aussi
bas, soit + 18 % en Martinique (126,29 euros ici
centre 106,75 euros a I'autre bord). Par centre, les
prix des products de I'industrie locale et les fruits et legumes lo-
caux (PIL) augmentent de 6 % entire octobre et d6cembre alors
qu'ils avaient ete relativement sages auparavant.
Pour C6cile Evrard, I'auteure du dossier de France-Antilles,
cela traduirait "un 'effet Lecterc' 6ien visible". Mais elle fait
preuve de prudence en se demandant si cela va durer dans le
temps. Explication : Leclerc se passe des interm6diaires que
sont les grossistes. De meme est 6voquee par le quotidien la
question des repercussions sociales de cette guerre des prix
en terms de salaires qui pourraient baisser pour les petits sa-
laries des grandes surfaces. Ajoutons en terms d'emploi
aussi. En effet, apres la guerre il y a I'armistice entire les belli-
gerants et on compete les morts...
Observons que I'enqu6te de France-Antilles parait converger
avec les constatations de I'Insee-Martinique don't I'indice men-
suel des prix & la consommation recule de - 0,4 % en octobre
2010 et de.- 0,2 % en novembre 2010.
Sur trois mois I'indice global en novembre 2010 recule de
0,7 % ; mais essentiellement a cause de I'habillement (- 3,5 %)
et des services (- 0,9 %). L'alimentation augmente de 0,2 % sur
les trois derniers mois (septembre-octobre-novembre), saufles
products frais (-0,3 %). Donc "/'effetLeclerc"ne semble pas 6tre
generalis6 sur I'alimentation, mais cibl6 sur des products psy-
chologiques (marques connues par example). En novembre ce-
pendant, I'alimentation baisse selon I'lnsee-Martinique de 0,5 %
don't - 1,4 % pour les products frais et - 0,3 % pour I'alimentation
hors products frais.
Au demeurant, pour I'heure et sur un an, la hausse des prix me-
sur6e par I'Insee en novembre 2010 est de + 1,6 % comme en
France et de + 0,8 % pour I'alimentation. II convient d'observer
'revolution des prix dans les mois qui viennent.


F' ~I I


Chambre be Commerce: QueUte "nouvetle tapee?


C'est en se pr6sentant comme 6tant dans un "excef(ent esprit"
que ce jeudi 30 d6cembre a eu lieu I'assembl6e d'installation de
la nouvelle 6quipe conduite par Manuel Baudoin (Simar- But -
Conforama - Cafom), le nouveau president de la CCIM. Sur les


35 membres issues des elections de renouvellement largement
gagn6es par la liste MEDEF-CGPME, seuls quatre ont fait-par-
tie de I'6quipe Pompiere. Effectivement, la bourgeoisie a re-
nouvel6 son personnel par de nouveaux venus aux dents


Pr *eu 6 'nye 201 **ic n) I 0*-Pg


ISOCIA L I




httn://www~iournaL-iustice-martiniaue.com


ac6rees. I y a un "espoiretune adhisiond une ;
equipe profondiment renouveie ", juge le nou- "
veau patron. "On va s'appuyer sur Ce trks 6on
travailqui a etefait" assure-t-il. Certes la
continuity de I'action entreprise, a savoir I'as-
sistance aux entreprises par la proximity, va
&tre poursuivie. Mais, pour autant "il y a de
nouvelles questions qui sont poses A la
Chambre et de nouvelles m6thodes qui doi- L
vent-6tre adopt6es. Et parmi celles-ci, la pro- : -
bl6matique de I'entreprise : "Quelsont fes
rapports de Centreprise et de la Martinique ?"
L 'entreprise est-elle vicue comme un Cieu d'e- -
ploitation, ou de promotion ou pourvoyeuse
d'emploi ? L'avenir va vers Cemploi en entre-
prise et non vers C'empfoi public. Iffaut que
nous soyons convaincants pour que Centreprise
devienne seduisante et non pas repoussante". C'est I'un des d6fis
que compete reliever la nouvelle 6quipe. Sur ce plan, il y a un
faux malentendu entretenu par le patronat du Medef et de la
Cgpme. Les Martiniquais, les syndicats ne sont pas centre I'en-
treprise, mais centre la pwofitasyion. Ce qui n'est pas la meme
chose. Sur la m6thode, il entend travailler sur la communica-
tion, afin de faire comprendre et savoir ce que I'on fait. Cela
c'est la tarte A la creme : il n'y a pas de probl6me de fond, d'op-
position d'int6erts mais un manque de comprehension, nous
r6petent les repr6sentants des milieux d'affaires, g6n6ration.
apres g6n6ration depuis Max Elyz6 au moins. Done il faut
mieux communiquer. La Chambre compete mettre en avant
'T"norme potentieldeformation, fenseignement superieur en par-
tenariat". Sur le changement de statut des concessions port
et a6roport, Manuel Baudoin advance : "nous sommes pour do-
micilier un certain nom6re de pouvoirs CocaCement, le pouvoir
consulaire est un pouvoir local Iffait la preuve de son efficacitj
sur ces concessions. Ifn'est pas question de retire cela". II ajoute
aussitt : "Naturelfement avec unprojet et un partenariat avecte
pouvoir local&gitime, fe politique". Outre les commissions tra-
ditionnelles, quatre nouvelles commissions sp6ciales tempo-
raires ont vu le jour : BTP, Innovation, Economie endogene et


Claude Pompiere et Manuel Baudoin


Communication. "La reliance de factiviti" est parmi les preoc-
cupations du moment mais aussi le tourism activityi trans-
versale"qui m6rite une attention particulikre. Le travail sera fait
en partenariat avec le CMT. II souligne que la mobilisation en
direction du tourism "doit devenirun reffe e et un nouvelhori-
zon". La commission BTP doit relayer ce qui se fait aupres des
organizations. Manuel Baudoin, qui porte la charge des mis-
sions de la Chambre de commerce, pr6vient qu'il faut se mi-
fier des merlins fenchanteur" et qu'il "n'a pas de baguette
magique" pour entamer cette nouvelle mandature. En relevant
qu'il y a des espoirs qui sont l6gitimes, il assure qu'ils devront
s'inscrire dans le temps et la dur6e. II donne rendez-vous dans
un an pour constater la mise en ceuvre des premiers chantiers
du renouveau.
On aimerait entendre un discours sur la conqudte du march
interieur tenu un temps- sans actes concrets il est vrai-par Mar-
cel Osenat.
II serait en outre plus b6nefique que la nouvelle 6quipe lise et
s'approprie le demier rapport de Olivier Sudrie de la soci6te
DME realis6 en juin 2010 pour le compete de I'ancienne direc-
tion de la CCIM et qui conseille un meilleur partage des profits
pour relancer I'activit&. C.B


Fonas europeens: un bon niveau ae consommation


L'attribution des subventions europ6ennes s'est poursuivie 6
un bon rythme durant les trois demiers mois de I'ann6e 2010.
Le Comit6 de pilotage, qui comprend le pr6fet et les presidents
des Conseils regional et general, s'est r6uni le 24 d6cembre
dernier. Ces acteurs se sont felicit6s du "trLs bon chiffre depro-
grammation". L'effet du "mime itat d'esprit, celui u diveloppe-
ment iconomique", selon le pr6fet. Ce sont 69 nouveaux projects
qui ont 6et valid6s pour un montant de 23 millions d'euros (ME)
d'aides europ6ennes et 25 ME de cofinancement Etat, region,
Departement ou Communes. Pour ces 48 ME d'aides pu-
bliques, 8 millions seront apport6s par les porteurs de projects.
Parmi les projects majeurs retenus, la construction et I'am6na-
gement de I'lnstitut regional aux M6tiers du Sport et de la Jeu-
nesse a Mangot Vulgin porter par le Conseil regional. 8 projects
d'6tudes et de recherches seront finances 6 50% par les fonds
europeens tel "fe devenir des territoires non indipendant sde la
Caraf6e ; (Particularitis de la consommation f'alcool outre-mer
Ieexemple de (a Martinique ou Environnement et diveloppement


dans Fespace Carai6e".
Le comity a status sur les reconstructions parasismiques
d'6coles primaires a Fort-de-France aux Anses d'Arlet. Les sur-
coOts de transports sont pris en charge par I'aide au fret A hau-
teur de 75 % des coOts d'eloignement pour les compenser. Une
programmation de remotorisation et de modernisation de la
flotte des marines pecheurs et des infrastructures sont au pro-
gramme des fonds pour la peche.
Le d6veloppement agricole reste une priority pour le comit6 de
pilotage, mais force est de constater une plus faible consom-
mation des fonds agricoles. Des efforts seront faits pour une
meilleure information des agriculteurs afin de les aider A mon-
ter leurs dossiers. Les validations par le comit6 de pilotage se
poursuivent a un bon rythme afin d'dviter le d6gagement d'of-
fice des fonds europ6ens (retour A Bruxelles). Ce risque est
6cart6 pour cette annee.
L'annee 2011 s'av6re etre un d6fi, puisqu'il faudra changer de
rythme : 116 millions de travaux devront etre engages.


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http://www.journal-ustice-martinique. com


Justke au fit bes semaines be 2010: quetques faits marquants.


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Dossier violence


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Le project be Collectivite unique au Conseil g6nerat: Oui pour 2012
sus attendre la decision du Conseil d'Etat. Pour Ctre
en coherence avec cette date de mise en place, les
elus ont reclam6 la suppression des elections can-
, tonales prevues au mois de mars prochain.
Quelques amendments ont 6te ports au project de
constitution de la collectivile unique. Ainsi, la majo-
rist des elus a repris la proposition de porter le nom-
bre d'elus au sein de I'assemblee de Martinique a
61 au lieu des 51 proposes par le president de la
Republique. Autre preoccupation des elus, la prime
Smajoritaire de 20 %o des siges attnbuee a la lisle
arrive en 16te aux elections Celle-ci a faith I'objet
d'un amendment afin de la require 6 5% du nom-
bre de sieges 6 pourvoir. Dans le mrme temps, les
.lus ont decide de passer a 10 % pour le maintien
au second tour (au lieu de 5%). Les 61us PPM ont
voulu remettre en question le mode de scrutiny A la
Collectivite unique: un pas en avant appreciable proportionnelle adopt par la commission ad hoc
pour revenir au scrutiny mixte a huit circonscriptions.
R uni le jeudi 30 dicembre dernier dans le cadre de la proce- Un amendment reject& par la majority, s'en tenant aux r6solu-
dure d'urgence, les elus departementaux devaient donner un tions de la commission ad hoc. Les blus dans des votes a go-
avis sur "le p;'yct de liro portau1,ntr"tion de (a collectiviti unique mdtrie variable ont adopt A une large majority les different
Je:mafrinique ainsi qu esur e'paret d ciportitt actuaksation amendments proposes par la commission des textes et la
lds isodt' ltios J1e nat ulote ,t anquo elains au Xd;t, t'etaits commission permanent. Une disposition dans 1'etude d'impact
et irgions oiottre-mer Une etude d'impact talt joint a ces instituant un "pouvoire substitution ifargi de fa ColTectivitiau
deux text'es. b6nelfice du prefer" au nom d'une pr6tendue garantie suppl&-
La seance s'est dfroul6e, une fois de plus, dans une ambiance mentaire a 6t6 largement critique. Seuls les quatre dlus de
de gu0rilla verbaieentre la majonte et I'opposition PPM et allies, dioite ont vot6 centre la suppression de cette notion dans le
Pour la majority du president. I 6tait question de ratifier les re- texte au nom de "Tquifibre despouvoirs" La reintroduction dans
solutions adoptees par la commission ad hoc et reprises par le le project du Conseil communal et d'un Conseil consultatif en
president de la Republique,, quiy a apport6 d'autres 616ments, deux sections ont requ I'adh6sion de tous. La rotation de la
notamment celui de la date de la mise place dela Collectivite. nouvelle collectivite "risultera tris exactement de addition tes
"lst nonalqu 'lIsott Jresht't, c'est l'ut ,ui a aimn, la ques- .Ln. Jdottions auparavant consacries au Conseiriagiona et au
tion ,it _41 jan ter 2010", a souligh6, Claude Lise. De rappeler Co(1nseil'tnral.' Le texte precise que le project de loi "proposera
que c'atait l1 une simple r6forme de architecture institution- fa creation dune commission tripartite entire CEtat, fa region et ,e
nelle au contraire de certain qui y ont vu un "jout pi'articulieru partement, afineamineresbventueescargesnouveesqui
historique". Marcelin Nadeau a not6 "que c'est une evolution qui seraient i'es a mise en place le la colTectivit l unique
n'a rien de radical" Rappelons que pour le goUvernement, par Le second texte concernant la loi organique avail trait A la durde
la voix de Marie-Luce Penchard, il s'agissait "de simpfifierfe dis- des habilitations qui seraient reclambes par la nouvelle collec-
positif institutionnelenfusionnant 2 e dipartement et la region tivit6. De deux ans, une habilitation obtenue passer & la dur6e
pour une pus grande effcaciti azdniistrati e et reptndratt sun- de la mandature. Loin du pouvoirde e"fgifrer et de riementer
pitment fes coup itences Au Xdpartement et de la Rgion". On est annonc6 par ceux qui ont renonc6 � I'rvolution statutaire dana
loin de plus de "responsaitet autonomy, "comme certain le 74 au nom d'une chimdrique troisibme voie, ce project de loi
loin de plus de nresponsa c otj etdeautonompe, qcomme certain
le promettaient A I'instar des mapistes et allies. L'opposition organique "ne donneaucunpouvoir, a expliqu6 Claude Lise. Et
s'est 'progrannmmie pour mener la bataille sur "ce tete quipichie de s'interroger: "faire une foi organique pour ceoa, i qui a-t-on
par denL.IVI pomitIs miatnetnta : 1a Late et eI mode de scrutiny , voulfufaire pfaisir?". Toujours en matibre de demand d'habili-
ainsi que I'a soutenu Rodolphe Desire. Durant les d6bats. I'op- stations, il a Wt propose "de mettre en.pface desprociduresmoins
position a tented de fire yvaloir ses arguments pour que I'on encadries et moins compfeyes; de supprimerun contrfe diAprifet
prenne en compete son desir d e reporter la date de la mise en sur Copportuniti des actespris en application des habiftations et
place de la collectivit6 unique, de 2012 (comme pr-conis6 dans e cir fe ifaie transmission pa pfet au governmentn.
le texte) a 2014. ainsi que le changement du mode de scrutiny. serlfaie transmissionparfeprfetaugouvernement
Mas a majo bien campe dans ses positions, forte des tra- L'opposition des nbo-assimilationnistes s'est lance A nouveau
vaux de la commissions ad hoc et surtout de son desir de r6- dns un dba pour qu'une fois de plus a dae de a ise e
pondre au plus vile Ugence de ia situation, a maintenu place de la Collectivit6 Unique apparaissant dans ce deuxi)d6me
I'essentiel du texte. Le choix de ia mise en place de la Collec- texte oit modifie. Ce fut en vain au nom de a cohrene des
tivite Unique au let juillet 2012 propose par le president de la es res de ots
Ces projects de loi seront d6battus par les dlus r6gionaux le 6
R6publique a requ I'approbation de la majority. ,"On n'apas be- janvier prochain avant la saisine du Conseil d'Etat verse 15
soin e 4 ans pour unifier fe J iparlement et f1 ,Rsion". a d6clare janvier 2011.


le president du Conseil general. Mais Claude Lise, prudent, de
souligner que cette date n'6tait pas acquise, qu'it-fallait la-des-


F' *e~ 6'we 201*w e n'01- ag


LIT14VE


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http.-Ilwww.ioumnal-justice-martiniaue.com


Que 619sire Roalotphe Desire'?


Quest ce qui pousse Rodolphe D6sir6, maire et conseiller g6-
neral du Marin, A interdire la circulation des v6hicules de trans-
port en commun sur le territoire de sa commune ? Que
desire-t-il ? Par deux fois dejA il a voulu, par arret6 municipal,
interdire la mise en place du service de transport urbain lance
par la Communaute d'Agglomeration de I'Espace Sud
(CAESM) sur le territoire de sa commune. Et par deux fois le tri-
bunal administratif a suspend I'ex6cution de son arrete.
Debut d6cembre I'Espace Sud pr6side par Eugene Larcher a
lance un service de transport urbain dans 9 communes de son
territoire. Rodolphe D6sir6 contest le manque de concertation
et les modalites de ce transport urbain. L'Espace Sud soutient
que sur 25 reunions de la CAESM sur cette question, le maire
du Marin a 6et absent 22 fois. II faut savoir que, depuis le ler
janvier 2009, la competence transport est d6volue a la Com-
munaute d'Agglom6ration de I'Espace Sud de la Martinique.
Le tribunal administratif a estim6.le 30 decembre dernier que
la decision de Rodolphe Desir6 portrait atteinte a la mise en
place et & la continuity du service public confie A la Commu-
naut6 d'Agglom6ration de I'Espace Sud de la Martinique. II re-
16ve que le maire du Marin n'apporte pas la preuve qu'il existe
d'autres possibilities de,transport A celui mis en place, ni que


celui-ci porte at-
teinte 6 la s6curit6
des usagers.
Desire a Wt en
outre condamn6 A
verser & la CAESM
1 500 euros au titre
des frais exposes.
Rodolphe D6sir6
va-t-il en rester 1 ?
Est-ce la proximity
des elections qui
explique I'agitation
de I'ancien S6na-
teur ? Et I'intbrdt
g6n6ral dans tout
cela ?
D6jb D6sir6 s'6tait O0 va Rodolphe D6sir6?
distingue il y a
quelques mois en reprochant malhonnetement au Conseil g6-
n6ral et & Claude Lise la propagation de I'6pid6mie de dengue.
Andr6 Constatnt


sec Sc Plumes

La saga bes Hayot bepuls bes a6cennies, voire bes sie des!


Certes, c'est bien le plus long conflict de I'annee 2010 que celui
de "Mrickolage" II ne faut pas sous-estimer sa portee. Au-
dela meme du protocole sign, les salaries du group GBH
(Bernard Hayot) ont su dejouer les manoeuvres et provocations
policieres pour obtenir ce r6sultat positif par la mediation.
Cette lutte s'inscrit cependant dans une continuity historique.
Pourquoi ?
Rappelez-vous cette biguine de notre folklore chant6e par
Leona Gabrielle:
"Manman (a grev bawe mouin,
9Manman [a griv bawi mouin,
Missii Michelpa fi baye difwan,
Magri tou sa noufe a, etc, etc... "
C'6tait en fevrier 1900 : allusion a la fameuse greve du Fran-
gois, au course de laquelle des ouvriers seront tues par les
"forces de [ordre ".
Ce monsieur Michel 6tait un Hayot.


En mai 1933, quand Justice 6crit sous la plume d'Andr6 Ali-
ker: "Messieurs (es Conseiffers genraux d quelpoint en est [epro-
cds de la colonie contre fe chltefain.Aubiry, celui qui a fait lesfrais
de rflection sinatoriale de 1932 ? Le bruit court que la colonie
s'est disistie. Tout de mime pourpus de 6 millions !". Ce qui de-
viendra le scandal Aub6ry s'6talait sur la voie publique.
Qui etait alors president de ce Conseil general interpell par
Justice ? M. Gabriel Hayot, beau-pbre d'Eug6ne Aubery qui
avait 6pouse sa fille Berthe. Gabriel Hayot restera president du
Conseil General jusqu'a sa mort naturelle en fevrier 1934.
On ne peut oublier que Guy Deslaurters en 2008 pour la reali-
sation de son film "'Afir"'s'est heurt6e des difficulties inatten-
dues : filmer certaines demeures, certaines vieilles voitures,
etc. Des forces occultes ont voulu entraver la r6alisation d'un
film mettant en cause I'oligarchie bbk6.
D6cembre 2010. Voilb que la syndicaliste Ghislaine Joachim-
Amaud est assignee en justice dans un premier temps suite A
une plainte d'un certain Jean-Frangois Hayot, architect grand
pourfendeur de I'article 74, au nom d'une association d6nom-
mee "Respect (DOM".
Aucun Martiniquais ne peut ignorer ce patronyme, car il est in-
timement lie a I'histoire des luttes sociales de notre pays. Les
Hayot sont descendants d'une famille de colons arrives en Mar-
tinique en 1680 au 176me si6cle. Bernard Hayot est class
119e rang des plus grandes fortunes de France par le maga-
zine Challenges et sa fortune est evalu6e A 350 millions d'eu-
ros en 2008. Est-ce I'effet du hasard si la gr&ve A Mr Bricolage
a battu des records de dur6e (40 jours) ? A Justice nous felici-
tons ces jeunes travailleurs. Nous sommes peut-6tre "tous
crioles", comme proclament certain, mais pas tous aliens au
point de confondre ... coco epi zabrico.
Andr6 Constant


Ieh jni? 07 * ' . *, age'


F OITI


..............................


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http://www~iournal-Lustice-martiniaue.co


Panorama bes veux aes autorites au pays


L'exercice traditionnel des voeux des autorit6s politiques
et morales n'est pas simplement un rite. II a aussi un sens
politique puisqu'il comporte un bilan de I'annee 6coul6e et
des perspectives pour I'annee qui vient.
Nous pr6sentons les extraits les plus significatifs de voeux
d'Ange Mancini, pr6fet de la Region Martinique, de Serge
Letchimy, d6put6 et president du Conseil regional, de Mgr
Michel M6ranville, archevbque de la Martinique et Claude
Lise, Senateur et president du Conseil general.
Un constat : les questions du ch6mage massif et de la
montee des violence reviennent dans les propos de tous.

Ange Mancini, pr6fet de la R6gion Martinique ": "'en n'est
donni, tout est possible..."


Ange Mancini, Pr6fet de la region Martinique


Ange Mancini rappelle d'abord que s'il est pr6fet il est aussi un
homme proche des Martiniquais :
"(..)!Mon regardest bien sur cefui du prefet mais lest aussi cefui
d'un homme qui depuis plus de trois ans, siAonne la 9Martinique,
provoque fes rencontres, vit avec vous des moments intense de
joies et de pines ancres dans notre mimoire a tous(..)".
Abordant les consultations de d6but 2010, il estime que la r6-
ponse des Martiniquais a 6t6 claire: "Les deuxconsultations du
dibut fdannie ont constitui un autre temps fort de 2010. La Mar-
tinique s'itait donni rendez-vous avec elle-mime pour reffichir a
ses institutions. 'Vous avez ripondu clairement auxdeux questions
posies: 5Non a une pfus grande autonomie vous ifoignant du droit
communfranfais. Oui a une modernisation du statut et de la gou-
vernance de notre territoire. JApris beaucoup de concertation, le
project de loiportant sur la future collectiviti unique sera dibattu
par les assemblies en 2011(...)".11 est vrai que la bourgeoisie et
la reaction assimilationniste ont b6n6fici6 du renfort inesp6r6
du part cr66 par Aim6 C6saire et se proclamant comme le pere
de I'autonomie pour rejeter I'autonomie.
Abordant la question de I'ins6curit6, il reconnaTt I'accroissement
des faits de violence : "(..) L 'augmentation, cette annie des
agressionsphysiques, est prioccupante comme ies cambrio(ages et
fes trafics de drogue. Tous fes moyens'seront mobilises pour inter-
peller Ces auteurs et fes mettre a ia disposition de (a justice: J'ai
demand a ce que fes operations coup de poing se'muftiplient pour
demantefer les trafics de toute sorte (...)". 1 observe avec un cer- -
tain bon sens : '" u-deii des chiffres, ma conviction profonde est


que la repression nepariendra pas seufe a bout de ceflau. Chaque
societiporte en efle une part de violence, que (es circonstances etXa-
cer6ent parfois, mais don't chacun est toujours responsa6(e. Songez
que plus des trois quarts desfaits enregistres refevent de conflicts
familiauxou de voisinage ! La solution est entire nos mains. C'est
a une veritable prise de conscience queje vous appelWe ce soir(..)".
Certes, la Martinique est de plus en plus violent, mais il y a un
lien avec la crise soci6tale qu'elle vit et qui renvoie A la ques-
tion de l'identit6 et de la responsabilit6. Les "circonstances'qui
exacerbent la violence en Martinique qu'6voquent le pr6fet
Mancini, c'est la crise du systeme n6o-colonial d6partemental.
II aborde ensuite la situation 6conomique et le ch6mage qui en
d6coule en expliquant en quelque sorte que I'Etat fait ce qu'il
peut:
"Enfin, je veux ivoquer avec vous les difficuftis iconomiques que
traverse notre ife : un trop grandnombre de foyers martiniquais
est touch par fe ch6mage, fa pricariti, ou simplement fa peur du
fendemain. ye veuxdire a ceux-fa que nous nous mobi/isons.
* pour fes jeunes particulirement touczis, j'ai inauguri ify a
queCquesjours CicoCe de la deu4ihme chance de (a Triniti. Ilfaut
multiplier ces dispositifs ouverts sur le monde de Centreprise, gage
d'une insertion rdussie. Ce pan sur fajeunesse ne serajamais per-
dant (..) aclher ke potentiefreprisentipar cesjeunes, c'est hypo-
thiquer Cefutur de La Martinique. Wous n'en avons pas ke droit.
* a Cong terme, j'ai fa conviction que nous riussirons parce que
nous avonsfait Ce bon choiL en misant sur desprojets d'avenirfi-
nancis avec Caide de 'Europe en partenariat avec fa region et fe
dipartement. Tourisme, agriculture, technologies de 'information,
inergie... ce sont autant defi'iires nicessaires au diveloppement
endogine de 'iCe. Les investissements dans ces domaines priparent
aujourdfhui (a croissance saine et durable de remain. C'est cela qui
me donne confiance dans 'avenir de la Martinique, qui e.pique
mon impatience de voircepotentiecextraordinaire se riakserenfin
entierement (...)". Le d6veloppement endog6ne, expression
subtilis6e par Sarkozy aux autonomistes, n6cessite que le pays
dispose de leviers autrement plus puissants que ceux qui lui
sont conc6d6s dans le cadre de I'assimilation legislative de I'ar-
ticle 73. La question de I'autonomie reste donc & I'ordre du jour
pour sortir le pays de I'orniere en s'attaquant aux -causes du
ch6mage A la racine.
Ange Mancini termine par un message : "(..) rien n'est donn,
mais tout est possible si la confiance, 'initiative et 'imagination
sont rjunies. Entreprenez, aflez de Cavant, concertez-vous sur
favenir de fa 9Martinique ! L'rEtat sera la pourfacifiter fe/' res-
sion de vos projects, Ces guider dans fe sens de Cintirit gindraC apla-
nir les difficultis qui surgiraient (..)". En r6alit6, ii s'agit d'une
profession de foi neolib6rale sur le r6le de I'Etat. Dans un pays
accabl par un sous-d6veloppement et un mal-d6veloppement
structures engendr6s par des rapports de domination, la puis-
sance publique (Etat et Collectivit6s) ne sont pas Ia seulement
pour "facifiter", guiderr", "aplaiir", elle est IA aussi pour agir et
prendre I'initiative A la place du priv6 qui, ici, est d6faillant. Ce
dernier refuse d'investir s'il ne b6neficie pas d'une d6fiscalisa-
tion maximale.
II conclut sur la r6forme de I'Etat r6alipse, affirme-t-il, pour "sim-


eui *jnve 2 Oi juti ' 1 - Pae1


V I I
EVENEMENT





hit ,x/www. idurnaL-iustice-martinipue. corn


plifier"nos d6marches. La Verite, c'est que la fameuse RGPP
(revision g6enrale des politiques publiques) a deux buts, r6ali-
ser des economies en d6molissant le service public et recen-
traliser les decisions (d6concentration) en liaison avec la
reforme des collectivit6s territoriales en France et en Outre-mer.
Le prefet Mancini n'oublie pas de sacrifier A la tradition en nous
souhaitant la bonne annee en creole : "9M4wen kga souhaite zot an
bon (anne !"

Serge Letchimy, d6put6, president du Conseil 6gional : "PRfus-
sir [es foundations dune Martiniaue pius saine"


Serge Letchimy, Pr6sident du Conseil regional dela Martinique


Apres avoir rappel6 que la Martinique souffre de taux de pau-
vret6 et de ch6mage "inacceptables", il met en garde : "Pour-
tant cela ne doit pas nous isofer du monde, et nous amener au repRi
surnous-mimes".
Ensuite le president de la Region montre du doigt sur ce qu'il
nomme les "deuxdifficultis majeures"de notre 6conomie et de
notre society :
"(...) M9ime si nous affichons un niveau d'fquipement et de
consommation parfois supirieur a ceuxde nosfrires de (a Caraf6e,
notre iconomie et notre socifti sont encore incapables de rdpondre
a deuxdifflcuftis majeures: ke chfmage structures, et un tauXd'im-
portations trop eieve, en confrontation directed avec toute tenta-
tive de production Cocafe. Ces handicaps laissent des milliers de
personnel sur le 6ordde (a route. Notre responsabiliti est de tout
faire, dans une solidarity constructive, dans un progres partagi,
dans une democratic rinovie, pour riussir lesfondations dune
Martinique plus saine ! (..)".
Ce qu'il ne dit pas, c'est ces ph6nom6nes ne tombent pas du
ciel, mais r6sultent du system neo-colonial d6partemental qui
doit 6tre d6passe.
II en appelle a la mobilisation en affirmant que "ifnousfaudra
itre courageuw ditermines, imaginatifs".
II decline ses orientations: "(...) Ifnousfaut ouvrirde nouveau
horizons en matiere de stimulations iconomiques, cultureTes et so-
ciates. Ilnousfaut nous inscrire dans des projects d�innovation et
d'avenir en ce qui concern f nergie, agriculture, [a pclhe, Ce
transport, te tourisme... Iffaut que notre patrimoine historique,
nature, culture, soit au ccur de notre visi6ilit mondiate, de nos
dynamiques d'ipanouissement et de recherches. (Du grand-Nordau
Sudle plus extreme, de Fort de France jusqu'd (a pointe de (a Ca-
ravelfe, iCnousfaudra trouver les voies dune plus grandefluiditi


et du meilleur des iquiib6res possi6les !
C'est dune nouvelle culture du diveloppement dontje veuxparfer
(...y.
II precise : "'tne culture imagination mais aussi et surtout de
responsabiliti dans une WRpublique capable de garantird f afois
'igaiGt des droits et repression des differences !". Ce sera la
seule timide allusion la necessity pour les Martiniquais d'acce-
der a la direction de leurs affaires. On est loin de "'JAutonomie
pour (a Nation martiniquaise". Quant a la repetition a satiet6 de
I'imp6ratif de I'imagination, certes elle est indispensable. Mais
que peut I'imagination centre les lobbys de I'import-distribution
qui font du pays un vaste hypermarch6 et sans capacity de
changer la r6gle du jeu ?
A nouveau Serge Letchimy exhorte : "Itnous est possibr de for-
cer fe destin si chacun s'impfique, se mobilise, et si 'effort indivi-
duelsoutient un effort coflectif !".
Suit une s6rie d'incantations dans un style ampoul6 sur ce
meme theme : refuserr toutes lesformes d'immobilisme et de re-
noncement", "annie 2011, celle de la redynamisation", "saisir....
(a diveine au colTet", "croire en notre criativitd", "ouvrir de nou-
veawu horizons", etc. L'appel b I'effort est n6cessaire dans une
soci6et d6partementale d'assistanat kraz6. Mais sans pers-
pective de lutte pour un vrai pouvoir martiniquais pour agir sur
le reel, cela risque de s'apparenter A la m6thode Cou6, de tom-
ber dans le vide.
Pour terminer, le president de Region lance un appel A la jeu-
nesse. Reconnaissant que sa situation "n'ajamais t aussi dif-
ficiCe", il explique : "(..) Certes, nous avons le devoir de crier Ce
cadre indispensable a Cipanouissement de tous. 9Mais (a rjussite
d'une telle politique depend aussi de vous ; de [a determination
que vous mettrez, ii colel, au travail dans (afamifle, dans fe res-
pect des vaeurs essentiefes, poursaisir chaque opportunity que (a
vie offrira (...).
Comme perspective il rappelle que : "Nos plans de relance, nos
programmes de diveloppement, nos reforms, notre pan ambition-
jeunes r4pondent a cette haute exigence(..). Wes chers compa-
triotes, notre bataiCCe s'effectue contre toutes fes former
d'obscurantisme, de dlviance et d'exclusion(..)".
Pas un mot de la Collectivite Unique qui devrait 6tre I'instru-
ment minimal de cette "bataife".

-Mgr Michel M6ranville, Archev6que de la Martinique : "Com-
ment voulons-nous vivre demain ?"


Monseigneur MiChel M6ranville, Archeveque de Martinique


)e, ,jnpe 201 -' ~ tc n' 01-,a,


a


17 LWkNEMENT





htt://wwiurnL-stice-martinipue. orn


L'homme d'Eglise invite les Martiniquais A se poser de vraies
questions sur le vivre ensemble.
"(...) Nous sommes en effet & un tournant crucialde l'histoire de
notre pfanite. Les drqglCements atmosphiriques don't nous sommes
timoins ne sont que fes signes avant coureurs de situations dra-
matiques causes en grande parties par Fe refuse des hommes de pen-
ser & autre chose qu'd feur petit bonheur immidiat et quotidien.
Notre petit pays, fa Martinique, n'est pas a Pabri de tous ces bou-
feversements, bien au contraire! Ilse trouve soumis aux dangers
permanents des cyclones, des sjismes, des eruptions vofcaniques,
des tsunamis, sans parfer des ipidimies ricurrentes facilities par
fexigufte de son territoire.
(Plus dramatique encore sont fes conditions iconomiques et sociales.
Le ch6mage endimique certes, mais (a monte des violence de
toutes sortes : violence ver6aFes, agressions des personnel, meur-
tres par armes a feu, mise en pirildes vies humaines sur fes routes
par inconscience et manque de respect des rigles essentielles de
conduite, incitations d la haine entire fes diverse composantes de
la communauti Martiniquaise....
Tout cela pose des questions que nous nepouvonspas nous conten-
ter d'icarter dun revers de la main ou de noyer dans un verre de
rhum.
"Qui sommes-nous pricisiment et que voulons-nous itre ?
Quelles sont nos valeurs, quefs sont nos repres ? De quoi nous oc-
cupons-nous aujuste ? Comment voulons-nous vivre remain ?"
Ce sont la, me semble-t-il, fes questions que nous devrions tous
nous poser sans ce chauvinisme qui nous fait croire que nous
sommes fe nom6rildu monde.
Est-ce argent seuFqui apportera fe bonheur que nous nous sou-
haitons ? nous rendra heureu.j?
Le bonheur sera-t-ilau prbcdu riveilde la futte des classes et des
affrontements ethniques ?
Jeformule Fe souhait que tous, nous osions nous poser ces simple
questions don't fes riponses dependent de chacun de nous et non
pas de l(Etat, d'un pouvoir quelconque ou du voisin. C'est toujours
tropfacile et absofument inutile de chercher partout des boucs
imissaires, au lieu de commencerpar balayer Fe devant de sa porte

II apporte sa r6ponse de religieux : "(..)Que chacun, chacune
favorite tout ce qui permet dans ce petit pays - oii tout le monde
presque se connaft - de vivre en 6onne harmonies &es uns avec les au-
tres, dans Fe respect, la viriti, !a justice et la Paki. Puisse Fe Sei-
gneur exaucer ces voeux. IFnous dit lui-mime qu'IFest present [a
oiu rigne FAmour(...)".
A ces questions, nous communists apportons d'autres r6-
ponses. Mais il nous paraTt utile que chacun y r6ponde.
Ainsi la lutte des classes n'est pas a opposer a la recherche du
bonheur. Elle est inh6rente a toute soci6t6 vivante et a la qudte
des classes d6favoris6es pour I'am6lioration de leur sort. Elle
n'a pas besoin d'etre "riveiflie". Rien n'a 6t6 donn6 dans I'His-
toire. II ne faut pas la confondre avec les "affrontements eth-
niques". II se trouve qu'en pays de type colonial les poss6dants
sont g6n6ralement- mais pas exclusivement - blancs. Les com-
munistes, pour leur part, veillent dans la lutte a ne pas sombrer
dans le racism et la haine et a respecter les hommes. Ce-


pendant, il ne peut avoir de paix sans justice. Ici nous ne pou-
vons oublier que "lespauvres sont deux fois plus pauvres et fes
riches deuxfois plus riches" qu'en France, a reconnu une 6tude
faite par le Pr Olivier Sudrie en 2010 pour le compete de la
Chambre de commerce, le temple des poss6dants.

Claude Lise, S6nateur, president du Conseil general : "rParti-
cipons tous a un viritable sursaut martiniquais"
I ,.'A-


Claude Lise, President du Conseil g6n6ral de Martinique


Jetant un regard sur 2010, Claude Lise observe: "1'annie ecou-
lie a, par ailFeurs, iti encore marque par fes consequences de [a
crisefinanciire de 2007.
Notre Martinique n'a ividemment pas iti ipargnie.
Sur le plan iconomique, nous avons enregistri une recession dun
niveau sans pricident.
Le cfimage s'est, en consequence, aggravi, particuti-rement cefui
desjeunes qui a atteint fe niveau impressionnant et inaccepta6fe
de 61 % !
Les conditions de vie se sont digrafdes pour beaucoup d'entre nous,
notamment fes retraitis et fes personnel dgies.
Le nombre de personnel en dessous du seuilde pauvreti s'est net-
tement accru et, malheureusement, Con a vu, de surcroft, augmen-
ter Fes phinomnnes de violence, impliquant mime Xe plus en plus
des mineurs.
L 'insicuriti est revenue fun des premiers sujets de preoccupation
et pour fequelune politique go6bale de prevention s'impose.
2010 restera igalement dans nos mimoires comme fannie oi fes
Martiniquais ontfait fe chob de voir s'instaurer une colectiviti
unique en lieu et place des deuxcoffectivites existant actuelemenL
Ce chobk doit itre respect et trouver fe plus rapidement possi6fe
une traduction concrete pour que la Martinique bineficie d'un
outilplus efficace de conduite des politiques pubfques (....
S'agissant de I'ann6e 2011, le president du Conseil general
n'oublie pas qu'il est un militant politique. II formule le souhait:
"If imported que chacun de nous ait a ceur d'apporter sa pierre, si
modest soit-efle, d la construction dun monde plusjuste.
Que chacun de nous ait a cceur d'agir au quotidien & (a construc-
tion dune sociiti oi soient riactivies fes soFidaritisfamidales et
de proximiti.
D'agir igalement d la construction fdune sociiti de citoyens res-
ponsables; et cela devra se traduire, en vue de fichiance iFectorafe
de mars prochain, par la resolution d'effectuerles chob nicessaires
de maniere lucide et en conscience. Avec deuxprioccupationsfon-


V eu i 6/ne 201 -jsic o01-Pae1


L V EVENEMENT





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damentales: promouvoirfe ei,, 'pperneint de fIa MVartiniqiu et fa iunmotnlcr 'es c w'uves actuilffs, conime efle a su 1' fire tout au
sauvegarde de la d6mocratie (...)". long de son histoire, en s'appuyant sur les vafeursfondamentafes
Apres avoir rappele que le Conseil general continuera a assu- qui ontforge notre ,euplt'e. C ','t, ,en tout cas, la conviction pro-
mer ses missions jusqu'a I'inslauration de la Collectivitl Unique. fo,le qui ,m'anim ,uins faction quie jc mint cha,,,,e jout a, votc
Claude Lise appelle les Martiniquais & I'effort ' "Au se$n& In',- .. i"
nee nouvelle, ct 'ans unp;no, dfegrandes dfficults, le souliatt Notre pays est d'abord malade de la situation de domination
que nous participions tous d un viritabl( sursaut martiniujals. subie qui entrave son essor. II a besoin de conscience de son
Que nosjeunes, en particu(ier, refusant de se faissergaqiuct p u Ie identity el de sa personnalite, de fraternile. de solidarite, de
pessimisme, prennent fe part d'affronterreisolument 'a( eiiut. courage, de conliance en son avenir et de conviction qu'il doit
dnconesaes touts que n avancer vers la maitrise de son destin. Ne pas renoncer sur
La .1Livanitugi possi e mincontesta6fes atouts que nows de . . . ... e cette line est vital.
tous nous employer d valoriser advantage. 2f1; sauti, .'ln s/nsf si. t, Antoine Giles


L'ltat s'est effonbre, le peuple haditien rest bebout

Par Jean-Marie Theobat, birecteur bu Bureau Haitien 6e 'Agence universitaire 6e ta Francophonie.


Lannee 2010 restera dans les annales comme
I'une des plus eprouvantes de la longue crise qui
caracterise I'histoire d'Halti. Par I'ampleur des de-
gats entraines par le seisme du 12 janvier, par la
virulence de lepidemie de cholera qui continue de
se propager dans le pays, et enfin par la difficult
a organiser des elections presidentielle et legisla-
lives libres et transparentes, c'est la nation entire
qui semble aujourd'hui en danger.
Faut-il en conclure que 2010 signe I'irremediable
echec d'un Etal haTlien libre el souverain? Ce se-
rait mal juger de la vitalile de la society ha'itienne.
C'est dans cette perspective de necessaire revi-
viscence qu'il faut interpreter la contestation des
resullats des elections du 28 novembre 2010.
Le cas d'HaTti est embl6matique des paradoxes
et des contradictions de I'aide humanitaire et des
lois d'airain des relations internationales. La com-


munaute international est censee renforcer la reconstruction
de I'Etal, mas a plusieurs regards, elle ne fail que la demolir
plus avant, par un travail tacite de substitution a I'autorite pu-
blique. En effect, la Minustah. avec plus de 9000 policies et sol-
dats charges de renforcer la police national d'Hafti dans les
teaches de maintien de I'ordre, est d6sormais perque par la po-
pulalion comme une force d'occupation. Et la CIRH, composer
des principaux bailleurs de I'aide a HaYti, des autorit6s halT-
tiennes et des institutions internationales, don't la quatribme ren-
contre tenue en Republique dominicaine les 14 et 15 d6cembre
2010, A distance de la scene haitienne ou la mobilisation so-
ciale centre le regime sortant bat son plein. ne donne pas
I'exemple d'un engagement a toute 6preuve. Quant aux ONG,
elles ont reou I'essentiel de I'argent d6caiss6 dans le cadre de
I'aide A la reconstruction ou de la lutte contre Ie cholera. Mais
de loule la some promise (9 milliards d'euros), A peine 10 %
ont 6et reellement donn6s. Onze mois apr&s le tremblement de
terre, tout reste encore A faire, plus d'un million et demi de per-
sonnes vivent sous des abris provisoires et des tentes. Pen-
dant ce temps, le cholera progress b travers le pays: plus de
2300 morts en, un mois et demi. On estime que 400000 per-
sonnes seronttouch6es dans les six prochains mois, par la ma-
ladie.
L'actualite du cholera a pesd lourdement sur la campagne,l1ec-
torale, empbchant la mise en place d'un veritable d6bat.sur la
necessaire reconstruction de la capital et le renforcemeht de
I'ltat. Paradoxalement, la mobilisation social en faveur d'elec-


Les, SbgmnieS du iremn~Iemani de Ierre encore bien visioles a Pori-au-Prince


tions libres et transparentes est le signe d'un ancrage reussi
des institutions et des habitudes d6mocratiques dans I'esprit de
I'electorat. La contestation provoqu6e par les fraudes massive
constatees dans le deroulement des elections est en soi une
bonne nouvelle. Signe que le calcul sur I'indifference de la po-
pulation pour la politique 6tait faux. Le people don't on a sous-
estime I'impatience et le ras-le-bol silencieux a attend
calmement le moment de s'exprimer dans les urnes. Et la
joyeuse pagaille qui a suivi la publication des r6sultats donnant
Mirlande Manigat en tete avec 31 % des voix, Jude Celestin
deuxieme avec environ 21 % des votes et Michel Martelly avec
20,8 %, n'a rien N voir avec les scenes de d6choukaj ou de
chaos qui ont suivi la chute des Duvalier: c'est une lev6e spon-
tanee, civique et massive. Par ailleurs, la crise n'a pas dege-
nbre en bain de sang, mais en bras de fer.entre le Conseil
electoral provisoire (CEP) et les candidates contestataires. Au
final tout le debat que nous n'avons pas eu durant la campagne
6lectorale peut enfin avoir lieu. II ne s'agit pas (encore?) d'un
conflict armed, mais d'un coup de poker qui n'a pas reussi. Quoi
que I'on puisse penser de I'opportunile des revendications des
partisans de Martelly, leur mobilisation est avant tout I'expres-
sion d'une indignation fondee sur une 6thique collective blessee
par une fraud manifesto. Les murs sont par terre, I'ltat s'est
effondre, mais le people reste debout! C'est la seule bonne
nouvelle A tirer de cette annus horribilis.
Jean-Marie Theodat (in I'Humanite)


L_ L-WINEM


NOTRE A W)UR.UE


F jeuh 6janyier 2011 juitice a' 01 - P41e 13
11hk






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NOR '4"R.Q


Dilma Rousseff s'engage a "eratiquer
la pauvrete


Dilma Rousseif, premiere pr~sidente femnme du Br~sif


La nouvelle pr6sidente du Bresil Dilma Rousseff s'est donn6
pour priority samedi "d'iradiquer fa pauvretj extrime" dans
son premier discours devant le Congres.
"La futte la plus obstinie de mon gouvernement sera pour iradi-
quer la pauvreti extreme " qui touche encore 18 millions de
personnel dans la huitieme 6conomie mondiale.
Elle a soulign6 qu'il s'agissait d'un "engagement"qui devait etre
pris par toute la soci6et br6silienne.
La nouvelle pr6sidente a aussi mentionn6 comme priorities de
son gouvernement 1'education, la sante et la s6curit&
"On peut etre un pays plus diveloppi et just et devenir une de-
mocratie vigoureuse", a-t-elle dit.
Dilma Rousseff, 63 ans, succ6de A I'ancien ouvrier Luiz Inacio
Lula da Silva qui quite le pouvoir apres huit ans avec une po-
pularit6 record de 87%.
Elle a entam6 son discours en se disant honoree d'6tre la pre-
miere femme a diriger ce pays de 191 millions d'habitants.
La secr6taire d'Etat americaine Hillary Clinton figurait parmi la
trentaine de personnalit6s 6trang6res qui assistaient A la cere-
monie.Sous la conduite de Luiz Inacio Lula da Silva, son pre-
decesseur, le Br6sil est passe en huit ans de I'6tat de g6ant
sous-employ6 et enclin aux crises A celui de puissance 6cono-
mique entrainant dans sa march des millions de consomma-
teurs de la classes moyenne.
L'essor du poids lourd sud-americain, qui s'est 6galement tra-
duit sur la scene international, devrait se poursuivre sous un
nouveau type de direction avec Rousseff, ancienne ministry de
I'Energie et directrice de cabinet de Lula au temperament
ferme.

Les fouvernements 'AmIrique Orusu

multiplient leur appula a Palestine.
La reconnaissance d'un Etat Palestinien initiee par le Br6sil et
I'Argentine a ete suivi par president de la Bolivie, Evo Morales,
le mercredi 22 d6cembre Denier. Le Venezuela avait echang6
des ambassadeurs avec la Palestine des avril 2009). Le Chili
pour sa part a exprim6 son accord avec la creation de I'Ltat pa-
lestinien. Le ministry paraguayen des Affaires 6trang6res Hec-
tor Lacognata a d6clar6 que son pays reconnaTtrait au mars
prochain I'Etat palestinien sur les territoires occup6s par Israel
en 1967. Ses pays latino - am6ricain ont souhaitent I'existence
d'un Etat palestinien ind6pendant et souverain dans ses fron-
tieres de 1967. Evo Morales a insist sur le fait que son pays


ne pouvait attendre davantage face auxpro6bmes de droits hu-
mains, aux themes territoriauw awu themes de souverainet6" que
subit la Palestine. Le mandataire bolivien a ajoute qu'lsrael
commentt un gnocide"contre le people palestinien et a lanc6 un
appel aux nations du monde et aux organismss international
pour qu'ifs assument (eurs responsa6i(itis"face au comportement
du gouvernement de Tel-Aviv.
En janvier 2009, Evo Morales a rompu les relations diploma-
tiques avec Israel, en r6ponse a son offensive militaire dans la
Bande de Gaza qui a commence en d6cembre 2008 et a laiss6
des centaines de morts, dans leur majority femmes et enfants.
Les Palestiniens souhaitent obtenir le soutien international a
une 6ventuelle declaration de I'Etat palestinien, apres le blo-
cage des pourparlers de paix patestino-israeliens en septembre
dernier. Cette position juridique 6manant des pays latino-ame-
ricains est ce qui a incite les opposants A I'etablissement de
I'Etat palestinien a poser comme condition la n6cessit6 de tenir
des n6gociations prealables sur ses details. Ce que les m6mes
pays n'ont pas pose comme condition pour ce qui est de I'Etat
hebreu.

1295 cubains soinent en Haiti
Un nouveau group de 60 cooperants cubains membres du
Contingent international de m6decins sp6cialis6s dans les si-
tuations de catastrophes et de graves 6pid6mies WJenry PReeve"
est arrive 6 Port-au-Prince pour preter main-forte a la Brigade
medical cubaine et I'aider A combattre I'6pid6mie de cholera
qui s6vit en Haiti.
La Brigade compete actuellement 1 295 membres, don't 55 m6-
decins, 447 infirmieres, 244 technicians et 89 personnel d'ap-
pui. A ce jour, les coop6rants cubains et latino-americains
membres de la Brigade ont sauv6 la vie a plus de 44 000 HaT-
tiens atteints du cholera, et sont parvenus A r6duire le taux de
mortality de I'6pid6mie a 0,61% chez les patients qu'ils soi-
gnent.
Le bilan de I'6pid6mie de cholera qui sevit depuis plus de deux
mois en Haiti, s'6elve A au moins 3000 morts. D'autre part, les
autorit6s sanitaires haitiennes ont precise que le nombre de
personnel affectees par la bact6rie a atteint 114.497 per-
sonnes. Plusieurs cas de cholera ont 6et signals en Repu-
blique dominicaine et aux Etats-Unis.

Venezuela : Chavez accroitson contr6e
*esbanques
L'assembl6e national du Venezuela a adopted le 17 d6cembre
dernier une loi renforgant le contr6le et la capacity de sanction
de I'Etat sur les banques, une measure d6nonc6e par I'opposi-
tion qui y voit un pas suppl6mentaire vers la nationalisation du
secteur. L'Etat v6enzuelien contr6le plus de 25 % du secteur
depuis la nationalisation par le gouvernement socialist de
Hugo Chavez de " blissements. En vertu de cette nouvelle loi, le secteur bancaire
est d6cr6et "d'utifitj publique" et devra notamment finance,
avec une parties de ses benefices, des projects definis par les
conseils communaux. Quand pourra-t-on en Martinique
contraindre les banques a finance des projects utiles pour le d&-
veloppement du pays au lieu de s'enrichir sur le credit a la
consommation de products imports (automobiles par example)
et sur la speculation dans I'immobilier alimentant un faux de-
veloppement alors que, par example, dans le m6me temps le
reseau d'eau potable est delabre ?


'r Ve~ 6b ne 201 j i ic n ' 0 -Pge





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PAN LEMOP


BiLan r6trospectif international be t'Annee 2010

Que peut on retenir de 2010 sinon qu'elle a i
6t IJ'annte la plus meurtribre depuis plus
d'une gCntration sur le plan des catastrophes
naturelles avec au moins 250 000 morts et
plusieurs centaines de milliers de sinistres
victims des sbismes, canicules, s6che-
resses, inondations, eruptions volcaniques,
tempates, glissements de terrains et autres
calamity s qui n'ont pas 6pargnbes notre pla-
n~te bien mal en point. Et come toujours ce
sont les plus pauvres, les plus damunis, qui
ont pay6 le plus lourd tribu car les plus vuln6-
rabies.
Acela il faut ajouter les effects d6vastateurs de
la cruise dconomique la plus grave que I'on ait
connu depuis 1929, cruise qui est loin d'atre .
termin6e et qui a mis A mal la structure mAime
du capitalism financiaris6. C'est d'ailleurs 16 Les travailleurs europbens ont manifesto centre la politique d'austMrita des gouvernants
que reside toute son originality car cette fois
c'est le centre du systame et non sa pbriph3rie qui s'est effon- se lancer dans sa propre vole de d6veloppement. Cuba, tou-
dr6. Certes les plans de sauvetage improvises dans I'urgence jours indomptable malgr6 un demi sincle de blocus inique, vient
ont permits de sauver la structure financibre du syst6me (les d'ailleurs de s'engager dans un nouveau processes d'dification
6tablissements bancaires pourtant responsables du d6sastre), du socialism plus adaptL au context actuel.
mais au prix d'un endettement phenombnal de la dette souve- LAfrique 6galement n'a pas rat6 l'aubaine et a pu enregistrer
raine qui n'a fait que dmplacer le problme vers le secteur 6ta- pour la premiere fois depuis longtemps une croissance effective
tique ob6rant du mime coup I'avenir des Etats concerns, d'environ 5 % en d6pit de I'instabilit6 politique et de l'insuffi-
principalement les Etats-Unis, le Japon et I'Union europ6enne. sance des structures 6conomiques qui la caract6rise. 'Cinq
Pas 6tonnant done que la r6volte gronde et s'amplifie. grands"(Afrique du Sud, Nig6ria, Angola, Ethiopie et Kenya) to-
Les pays 6mergents, Chine et Brpsil en tate, par centre s'en ti- talisent A eux seuls pras des deux tiers de la production de
rent bien et ont vite renou6 avec des taux de croissance 61ev6s. I'Afrique sub-saharienne et il faudra maintenant computer avec
La Chine, revenue la second puissance 6conomique derriere eux. Certes rien nest encore d6finitivement jou6 pour le conti-
les Etats-Unis (et le premier moteur 6conomique de la plan6te) nent Noir (il suffit d'observer ce qui se passe en CMte d'Ivoire)
s'appr6te A franchir une nouvelle dtape ax6e principalement sur d'autant plus que 17 Etats africains s'acheminent A leur tour
le d~veloppement de 1'conomie durable, les technologies de vers des pr6sidentielles plus ou moins 6 hauts risques, mais
pointe et son marchA intbrieur. Pour la 3e annbe consecutive, r'avenir de ce c6t6 semble s'6claircir.
les provinces chinoises de I'Ouest et du Nord-est, aujourd'hui Face 6 cette situation I'Occident ne peut que s'inqui6ter vive-
prioritaires, ont connu une croissance sup6rieure A celles de ment, voire m6me paniquer. C'est son h6g6monie sur le monde
I'Est d6jA d6velopp6es, rattrapant ainsi leur retard. Les techno- qui est ainsi directemenqenace. Les Etats-Unis en plein d6-
logies de pointe pour leur part sont tributaires des "terres rares" clin, largement ddsindustrialis6s par 'effet de la mondialisation,
et la Chine contrble maintenant 97 % de ce march assurant hyper endett6s et enlis6s dans des conflicts qu'ils ne peuvent
ainsi son avenir. Si le carbon a pu permettre I'essor du 19e pas gagner (Irak, Afghanistan), tentent par tout les moyens de
sidcle et le p6trole celui du 20e si~cle, les "terres ra-res" sont la maintenir leur position et les risques d'une nouvelle guerre
cl6 pour le 21e. froide visant 6 endiguer la Chine ne sont pas n6gligeables. Mais
De son c6t6, I'Amdrique latine a pu, en s'appuyant sur I'alter- les temps ont change et d'ailleurs en ont-ils encore les
native des changes Sud-Sud offerte par la Chine, s'extraire moyens ?
peu A peu du carcan 6conomique impose par Washington et K. Solaris


La C6te 'lvoire au bora bu gouffre


Selon diverse analyses provenant de sources communists
et progressistes (Algerie, S6negal, Benin, Tchad...) le people
ivoirien n'a pas grand chose a attendre de I'6volution de la si-
tuation pour le moins complex qui s'est developp6e en C6te
d'voire. Le problem essential, celui de I'ing6rence occidentale
dans les affaires int6rieures du pays, n'a toujours pas 6t6 r6-
solu. Les accords de Marcoussis, Ouagadougou et Pretoria
n'ont about A rien de concrete. Les Ivoiriens se sont pourtant
mobilis6s massivement Jors de I'election presidentielle dans
I'espoir qu'elle permettrait de sortir enfin d'une crise politique
profonde initibe par le neo-colonialisme institutionalis6 aggrav6
par le concept ethniciste A connotation racist de "T'ivoirite"in-


ventA par le "bourgeois tBidi" (alors president) pour se d6bar-
rasser du "Bourgeois Ouattara" (I'homme de Washington et du
FMI) et qui finalement avait permis au "bourgeois Gbagbo"d'ac-
c6der au pouvoir. Mais la Commission Electorale Ind6pendante
(soutenue par I'Occident) comme le Conseil constitutionnel
(pro-Gbagbo) se sont r6vdl6s n'etre surtout que des instru-
ments au service des rivalit6s inter-imp6rialistes se disputant
I'exploitation des richesses du pays. ,
Gbagbo qui avait choisi de se presenter comme un home de
gauche, un "socialiste", a longtemps 6tA I'homme de la France.
Mais trop impr6visible il n'a plus grand chose A offrir en dehors


IF *eu 6jnve 201 ju o07-Pg .





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Dossier violence


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Le debate iristitiitionnel

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Le poignarb 6'Obama aans te aos ae ta paix et ae 'lttat patestinien
I ,M=M Z" � _' . ' � ' _ - _1 _


Par Patrick Le Hyaric, directeur de I'Humanite et ~
depute communist frangais au Parlement eu-
rop6en, membre de la commission des relations :'.-..
avec le Conseil legislatif palestinien.
De pseudo-discussions en tergiversations, le gou- ,
vernement nord-am6ricain vient, en n'exigeant plus .
I'arret de la colonisation par Israel en Palestine, de
porter un mauvais coup contre la paix. C'est la ne- '
gation total du droit international. Personne ne
peut comprendre cette impunity total don't jouit la
direction israelienne de la part de toutes les ins- -
tances internationales.
Accepter la poursuite de la colonisation et la des-
truction des maisons A J6rusalem-Est revient exac-
tement a renier les resolutions des Nations unies
sur les frontieres des deux Itats. C'est accepter ce
qu'on ne peut qu'appeler "une occupation "d'un tat
- Israel - sur un autre Itat, la Palestine. On veut
nous faire croire, une fois de plus, qu'il s'agit d'une
d6marche tactique. C'est faux! L'histoire prouve
d6sormais que les Itats-Unis et d'autres sont des
soutiens actifs a la politique des gouvernements isra6liens suc-
cessifs centre la creation d'un stat palestinien. La direction is-
ra61lienne est la seule au monde 6 b6n6ficier de tels soutiens
centre tous les principles de droit universellement reconnus.
Aussi, incomprehensible et inadmissible est la position de M.
Obama, refusant la reconnaissance par le Br6sil et I'Argentine,
ces derniers jours, de I'_tat palestinien.
Tout cela tourne le dos a I'objectif proclam6 de M. Obama de
faire de "[a resolution du confit israilo-palestinien", I'un des
grands objectifs de son mandate.
Cette volte-face de la direction americaine ne servira qu'a lgi-
timer la poursuite de I'inadmissible colonisation et.a encourager
le rouleau compresseur de la direction israelienne a spolier
avec violence le people palestinien.
Revenant d'une tourn6e b Gaza et en Cisjordanie, avec d'au-
tres parlementaires europ6ens, je dois temoigner de la de-


La direction israelienne spolie avec violence le people palestinien


made pressante des parlementaires palestiniens, des forces
politiques, des associations, de la soci6et palestinienne que
I'Union europ6enne s'implique activement dans un processus
de paix.
Que le movement associatif, politique, pacifiste, ici en France
et en Europe, qui r6clame la justice et la paix entire les deux
ktats, se remobilise, intervienne de multiples fagons aupres de
Administration am6ricaine, des autorit6s europeennes et du
gouvernement frangais pour qu'enfin s'ouvre un veritable pro-
cessus de paix.
Que I'Union europ6enne et sa nouvelle ministry aux Relations
exterieures montrent qu'elles servent a quelque chose.
II faut reprendre le processus de paix, arr6ter la spoliation du
people palestinien et la colonisation.
Patrick Le Hyaric


Ftash-hebao


Lunbi 27 bicembre
BRIC - L'Afrique du Sud devient membre A part entire du
group BRIC (Br6sil, Russie,; Inde et Chine) qui devient
"BRICS" (S pour South Africa). Le president Jacob Zuma par-
ticipera'donc au 3e sommet du group qui se tiendra prochai-
nement A P6kin.

Marbi 28 bacembre
PALESTINE - L'Equateur reconnait A son tour la Palestine dans
ses frontieres de 1967, en tant qu'Etat souverain.

Mercreai 29 cembre
SENEGAL - Sept militaires trouvent la mort dans une embus-
cade tendue dans le sud du S6negal par des elements du Mou-
vement des Forces d6mocratiques de Casamance (MFDC) en
rebellion ind6pendantiste active depuis 1982.

Jeuai 30 a4cembre
AFGHANISTAN - Tandis que les troupes occidentales s'ever-
tuent A "pacifier" le sud de I'Afghanistan, les Talibans accen-


tuent leurs actions dans le nord pourtant declare "securis" .

VenHrei 31 66cembr
INDE - Les Communistes remportent haut la main (81 % des
sieges et 13 municipalities sur 15) les elections de I'Etat du Tri-
pura.

Samebi lerjanvier
PARAGUAY - Le Parti communist du Paraguay pregnant en
consideration la derive capitularde du gouvernement et du pre-
sident Lugo, leur retire son soutien critique et appelle les Para-
guayens a intensifier la lutte pour de v6ritables changements
qui devront se faire avec Lugo, sans Lugo ou centre Lugo.

Dimanche 2 janvier
COLOMBIE - De nouvelles fosses communes contenant 1505
cadavres de "fauxpositifs" (civils executes par I'arm6e et pre-
sentes comme gu6rilleros tubs au combat) ont 6et d6couvertes
dans le d6partement de Meta sans'que cela ne trouble le moins
du monde les "defenseurs des droitsde P omme"en Occident.


,eu ,jnve 207 -jstc ,o 01-Iag


"At I







http://Www.ioumal-'ustice-martinigue.com


CHANGEMENT DE GERANCE
2A LOCATION
AU CAPITAL DE 7 600 �
SIEGE SOCIAL : IMMEUBLE COFFRE
ROUTE DE MADIANA
97233 SCHOELCHER
RCS: 438 149 700
Suite & I'assemblde g6ndrale extraordi-
naire du 04 septembre 2010, avis est
donned & computer de ce jour de la nomi-
nation de Monsieur Olivier PETIT en qua-
lit6 de grant.
En consequence I'article correspondent
des status a 6tW modifi6. ,
Pour avis, Ie grant FB 3644

AVIS DE CONSTITUTION
Le 01 janvier 2011 a 6t6 constitute une
soci6t6 & responsabilit6 limit6e portent la
denomination social: AMOR FATI
au capital de 7 500 euros.
Siege social : Avenue Wanakara 972
Rivibre Pilots
Objet : Concept et mod6lisme de vdte-
ments et products de luxe, marque de prft
a porter de luxe, de relations publiques et
de publicit6s.
Dur6e : 99 ans
Grant: Mr AMANT Jean- Philippe -
Mr GERACE Heidrich
La soci6ta sera immatricul6e au registre
du commerce et des socidt6s de Fort de
France et de la chambre des m6tiers et
de I'artisanat. FB 3645

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
SARL "ANTILLES BATISSEURS SARL"
sous Ie sigle A.B. SARL au capital de
1500 euros.
Siege social : ZI Canal Cocotte Espace
92 local B28 - 97224 Ducos.
Objet: r6alisation de tous travaux de gros
oruvres en bAtiment, VRD, Am6nage-
ment, Climatisation, Entretien.
Dur6e : 99 ans & computer de I'immatricu-
lation au repertoire des m6tiers de Marti-
nique, G6rant : M. Jean S6bastien
AMUSAN demeurant la residence le
m6le, BAt 3 esc. 15 appt. 11 - 97240
Francois. FB 3646

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
SARL
Denomination: HORIZON GESTION CA-
RAIBES SARL ayant pour sigle H.G.C
SARL.
Forme juridique : SARL
Capital social: 1 000 e
Si6ge social: centre commercial la gall6-
ria 2 - Acajou - 97232 Le Lamentin
Objet Preslalions aux enlreprises el aux
parliculiers dans les domaines bureau-
tiques, .nformariques. gesi'an des af-
faires..., Conseil, Formation.
Duree : 99 ans
G6rance : Christian LUCHEL, nb le 16
juin 1957 & Fort de France, de nationality
Frangaise Bd Am6dee Despointes -
97232 Lamentin pour une duree d'une
ann6e.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Soci6t6s de Fort de
France.
Pour avis, la g6rance. FB 3647

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
DU 23/12/2010,
N' 51, PAGE 18, FB3595
SNACK BELON
Lire s(6ge social: L'herbier - Plaintain A3
- Bareto 97227 Sainte Anne
Au lieu de siege social: Barriere Lacroix
- 97227 Sainte Anne
Pour avis FB 3648

AVIS DE CONSTITUTION-
CYBER POINT NET


Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 14 octobre 2010, il a et6 constitu6
une soci6te ayant les caracteristiques sui-
vantes:
Denomination : CYBER POINT NET
Forme social : Entreprise Uniperson-
nelle a Responsabilite Limitee
Siege social: 3 Km 200 route de Redoute
n� 185 - 97200 Fort de France-
Objet social : Vente de temps de
connexion sur Intemet, vente de consom-
mables (recharges pour telephones por-
tables, matdriels scolaires), photocopies,
boissons froides et chaudes, viennolse-
ries et salades).
Dur6e : 99 ans
Capital social: 2000 E
Grant : Monsieur Yvan Laurent LIMEA
Immatriculation de la soci6te A la cham-
bre de commerce et des sociatas de Fort
de France
Pour avis, la gerance FB 3649

AVIS DE MISE EN SOMMEILLE
SARL SIGNATURE IMMOBILIER
AU CAPITAL DE 10 000 EUROS
LOT DILLON STADE
16 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
Suite & I'A.G.O du 29/11/10, il a 6t6 d6-
cid6 une cessation temporaire d'activite.
Mention sera faite au RCS de FDF
Pour avis et mention
La g6rante FB 3650

CABINET DE MAITRE MOISE
CARETO
AVIS DE CONSTITUTION
SCI LES RAMBOUTANS
Par acte sous seing priv6 en date du 30
novembre 2010, il a 6t6 constitu6 une so-
cl6te civil immobilibre:
Denomination social : SCI LES RAM-
BOUTANS
Capital : 800 euros divisa en 80 parts de
10 euros chacune, entibrement sous-
crites et liber6es
Siege social:
C/* Madame Marie-Jos6e ANGELO
16, rue Caplaous - Anse Collat
97233 Schoelcher
Objet : I'acquisition, la gestion de biens
immobiliers
Dur6e : 99 ans
Grant: Madame Marie-Jos6e ANGELO,
nee Ie 7 mai 1951 au Lamentin
demeurant, 16 rue Caplaous
Anse Collat, 97233.
La soci6t6 sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Soci6t6s tenu au
greffe du tribunal Mixte de commerce de
Fort de France.
Pour avis, la g6rante FB 3651

AVIS DE CHANGEMENT DE
DENOMINATION SOCIAL
TROPIK'PAYSAGE
SARL AU CAPITAL DE 15 000 �
RCS FDF N* 499 930 568
ZONE ARTISANALE VATABLE N* 4
97229 TROIS ILETS
Aux terms de I'assemble g6nerale du
6 septembre 2010, il a 6te d6cid6 de mo-
difier la denomination social de la so-
ci6t6 TROPIK'PAYSAGE qui sera
remplac6e par SPACES AMENAGE-
MENT SERVICES.
Madame Elise BOULET a et6 nomm6e
g6rante de la socit6 ESPACES AME-
NAGEMENT SERVICES en remplace-
ment de Mile PERIA, g6rante
d6missionnaire ayant cess6 ses functions
A ladite date.
Date d'effet: 01/09/2010
Les modifications resultants de I'avis an-
t6rieurement publi6 de la decision ci-des-
sus sont les suivantes k
Ancienne mention :
Denomination social : TROPIK' PAY-


SAGE
La g6rante de la soci6t6 est B6atrice
PERIA
Nouvelle mention
Denomination social : ESPACES AME-
NAGEMENT SERVICES
La g6rante de la society est Elise DEL-
BOIS 6p. BOULET
Pour avis, la g6rante FB 3652

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive &
Fort de France en date du 13 d6cembre
2010, il a Wte constitu6 une soci6td civil
Immobiliere presentant les caract6ris-
tiques suivantes :
Denomination : F. EUPHROSINE
Siege social: Fort de France (97200),
C/� Madame Isabelle JEAN BAPTISTE,
39 route de Cluny
Objet social : La society a pour objet la
propri6te, la gestion et plus g6enralement
I'exploitation par bail, location ou tout
autre forme d'un immeuble quo la society
se propose d'acqu6rir (ou apport Isla so-
ciat6) et toutes operations financibres,
mobilibres ou immobilibres de caractere
purement civil et se rattachant A I'objet
social.
Dur6e : 99 ans A computer de son imma-
triculation au Registre du Commerce et
des Soci6t6s
Capital social : 9 000.00 euros constitute
par un apport en num6raire
L'exercice social commence Ie I er janvier
et finit le 31 d6cembre de chaque annee
Grant : Le premier grant de la soci6t6
est Madame Isabelle JEAN BAPTISTE,
demeurant A 39 route de Cluny Fort de
France (97200).
Immatriculation : la sociWet sera immatri-
culee au registre du commerce et des so-
ci6t6s de Fort de France.
Pour avis, la gerante FB 3653

SARL SOCONART BOIS
AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SOCIETY UNIPERSONNELLE
A RESPONSABILITI LIMITEE EN
LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7 622.45 EUROS
SIEGE: PAGERIE,
97229 TROIS ILETS
SIRET: 39798594600011
L'assemblee Gendrale reunie le 10 De-
cembre a approuv6 le compete d6finitif de
liquidation, a ddcharg6 Monsieur Herv6
RENCIOT de son mandate de liquidateur,
donn6 & ce dernier quitus de sa gestion
et constat6 la cloture de la liquidation A
computer du jour de ladite assemble.
Les comptes d6finitifs 6tablis par le liqui-
dateur sont d6pos6s au greffe du tribunal
de commerce de Fort de France, en an-
nexe au registre du commence et des so-
ci6ets.
Pour avis, le liquidateur. FB 3654

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assemblee g6n6rale extraordinaire du
04 novembre de :
la SARL CLER LOCATION
au capital de 7 500.00 e
ayant son siege social quarter Concorde
97211 Rivibre Pilote
a d6cid6 de la dissolution anticip6e de la
soci6te a computer du 30 octobre 2009.
L'assemblie a nomm6:
Monsieur Gerard Philippe CLERY
demeurant Concorde
97211 Riviere Pilote
en quality de liquidateur.
Pour avis,
Le grant FB 3655

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
DU 16/12/2010
N� 50, PAGE 21 FB3548
Denomination social S.A.A.G


Lire : Durde 99 ans


FB 3656


AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
SARL
Denomination : NATURAL 7
Forme juridique : SARL
Capital social: 7 000 e
Siage social : R6sidence Cyparis - Bat
Fujiyama 24 - Etang Z'Abricot - 97200
Fort de France
Objet : Commercialisation de products
di6tetiques
Dur6e : 99 ans
Gerance : Anthony Georges DERIAU -
Residence Cyparis - BAt Fujiyama 246
Etang Z'Abricot - 97200 Fort de France,
pour une dur6e indeterminee.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Socidt6s de Fort de
France
Pour avis, la g6rance FB 3657

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
SNC GILDA II
Forme social: Soci6t6 en nom collection
Capital: 100 euros
Siage social : 17 rue Georges Eucharis
immeuble Dillon 3000 lot Dillon stade
97200 Fort de France
Objet: Location de bateaux de plaisance
Durde : six ans
Gdant : Christian BOUFFARD domicile
11 rue Pierre Brossolette 92300 Levalois
Perret
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour avis, le grant FB 3658

AVIS DE NOMINATION
HAPPY IMMO LOGIS SARL
AU CAPITAL DE 2 7000 EUROS
SIEGE: CENTRE COMMERCIAL
PLACE D'ARMES
97232 LAMENTIN
SIRET: N� 44484030000016
L'assemblee g6enerale ordinaire du 27 db-
cembre 2010 a nomm6 pour une annre
renouvelable & computer du ler janvier
2011, un cog6rant an la personnel de
Monsieur LOUISIUS Georges
demeurant 02, lot le grand bleu
97280 le Vauclin
en complement du grant nommne a I'as-
semblee generale ordinaire du:
02 juin 2009.
Pour avis,
Les grants. FB 3659

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 30/12/10, iN a 4t6 constitud
une SARL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination TPMR VERTE VALLEE
Adresse du siege social: Derriere Bois
Verte Vall4e - 97212 Saint Joseph
Objet : Transport A mobility r6duite
Dur&e : 99 ans
Capital: 15 000 e
Nom du grant: SUIVANT Christelle
Adresse: Derribre Bois - Verte Vall6e
97212 Saint Joseph
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la g6rance FB 3660

- AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
BEAUTY STREET SARL au capital de 3
000 euros, siege social situe au 7, all6e
de la jardiniere - Sainte Marie, enregistre
sous le numrro 517 412 060 au RCS DE
Fde F.
Aux terms d'une assemblee general
extraordinaire en date du 28 d6cembre
2010, les associ6s ont decide la dissolu-
tion anticip6e de ladite soci6t6 & computer
du 29 d6cembre 2010. Karine MOGADE
est nommr e liquidateur. Le siege de la Ii-


jh'~~~ .e~ 6Inir27 utc '0 .ae1


[ AAMONCES UfALE5




zine hebdomadaire d'information communist


Jeudi 6 Janvier 2011 - 90me Annte - N 01 - Martinique 1,80 � - France: 2,20 � -
LL,1p AMU 9L- MEI IN; � 0f d


Cottectivit6 Unique:
Oul du Conseil General
pour 2012 G6nea
Haiti: 1 an apres
L'Etat s'est effondr6,
le people reste debout





h ttD://w~w. io um aL-Lstice-m artinigue. com


de son autoritarisme et de sa venality. Plus impardoooable en-
core, il commengait a s'int6resser aux'propositions allechantes
avancees par la Chine II devenait done urgent de s'en d6bar-
rasser et de jouer la carte Oualtara, tout aussi venal mais sou-
tenu par le FMI. Paris n'a done pas h6sit6.
Officiellement Gbagbo a perdu les elections et peu imported que
Ouattara se soit approprie jusqu'a 100 % des suffrages dans
de nombreuses circonscnptions du Nord 6troitement controlees
par ses partisans. L'aval des Occidentaux lui garantissait la vic-
loire.meme en cas de d6faite.
Cependant, retranche dans le Golf h6tel a Abidjan, il s'est tres
vlte revel6 incapable de mobiliser les foules en sa faveur pour


s'emparer de la Tel&vision ivoirienne ou pour lancer une grevb
g6nerale. N'est pas leader du people qui veut.
L'option militaire semble done devoir s'imposer. Mais I'arme
ivoirienne reste fidele A Gbagbo (qui d6tient les cordons de la
bourse). Reste I'intervention exterieure (de preference afri-
caine) pour eliminer Gbagbo manu-militari avec bien sOr le
risque majeur de declencher un nouveau conflict aux conse-
quences difficilement previsibles et de faire de Gbagbo une
dangereuse ic6ne anticolonialiste; Mais le problem de la C6te
d'lvoire en serait il r6solu pour autant ?
K Solaris


Crime ivoirienne : "It n'y a qu'une solution: Laurent Gbagbo aoit partir"


I.~.


Rencontre avec le journa|i- iojr ,r Sp (pextr ait
II prodjt ,et qoaqjm, qhaqup dmanche, spr Fr.gie, Inter,
I',,misisiqn ~'Afriq p.nchant6e. Ire jpurnaliste ivoirien Soro,
9 q ,1 efi in France depui, 2002, revient sur la g6ena-
logie de a crise qui,dechire son pays, , ,

Quelles sent les origins de la d6chirure, de la cassure
ivoirienne? .., t,
Sorp Solo :.ll,.p.s'agil pas tant d'une ",assure"que d'une par-
tition du pays. La region de.s, Savanes s,'etend du cenfe de la
CMte d'lvoire jusqu'A ses confins septentrionaux. Laspartieqif.
re|@c,, lle, embrasse le Sud, du centre jusqu'au littoral. Sur
cette configuration g6ographique se greffe une division des
pouvoirs economique et politique. Pour la comprendre, il faut
remonter loin dans I'histoire. C'est mon analyse en tant que Se-
noufo, originaire de la region des Savanes. Au temps de la traite
esclavagiste, le Sud forester 6tait domino par le royaume des
Akan, qul disposait d'une armee organis6e. Lorsque les com-
pagnies europeennes qui faisaient co'ihmerce des esclaves ont
dbbarque, elles'ont conquis la complicity des chefs coutumiers,,
des rois, ivoire des emlereurs de icertaines regions d'Afrique.
C'est ainsique.ce people akan, fort de son pouvoir militaire, fut
enrfeidais les raids visant A capture des esclaves dans la re-
gion des Savanes. Pour I'anecdote, dansla langue !akan,;y,on
designe un homme du Nord par 1'expression "/&gnga oufa ",
";iiga"signifiant "C'sl i'". C est rest dans le vocabulaire po-
pulaire. Plus tard', IA colonisation est arrive par la mer. Les co-
lons ont commence - & 6scolariieA les gehs du Sud littoral:


Lorsque la colonisation a pris fin, les gens du
Sud furent done plus nombreux A disposer du
pouvoir liM au savoir. Enfin, c'est au Sud que la
colonisation a d&veloppe les cultures de rente
don't la metropole avail besoin: cafe, cacao,
bois des forts tropicales, hevea, etc. Ces re-
gions du Sud ont beneficie du pouvoir &cono-
mique lie A I'usufruit de ces cultures de rente.
Tous ces facteurs ont nourri, chez les gens du
Sud, une sorte de complex de superioritL,
une certain condescendance vis-a-vis de
ceux du Nord, parfois considers comme des
gens venus d'ailleurs. Or la C61e d'lvoire a tou-
jours 6et peuplee d'innombrables groups eth-
niques venus d'ailleurs. Les Senoufo, qui
occupent une bonne parties du Nord, consti-
tuent d'ailleurs, avec les Gouros et les Dans,
I'un des peuples les plus anciens de ce terri-
toire d6limit6 par les fronti6res coloniales.
Quant aux Akans, eux aussi sont venus d'ail-
i' , leurs. Urie legende ivoirienne, Ia 16gende de la
reirie Abli Pokou, laisse d'ailleurs supposed qu'ils viennent de
ce que I'on appelle aujourd'huf le Ghana. Ifs auraient franchi le
fleu eKonmoe'au XVIle ou au XVIlle siecle.

bD'o viennent les affrontements politiques conteinpo-
rains . .
Sbto Solo Pour faire court, les pretendants a la succession se
soeatbouscules A la tort-,du premier president die Ja .Cte
d'lvoire, Felix Houphoudt-Boigny, en decembre 1993.-gn cas
de vacance du pouvoir, Ia Constitution confiait la transition au
president de; IAsseimbl6e national. -Fonction- occup6e, a
l'6poque, par Henri Konan Be6di. Entre-temps, darns le tumulte
des annbes 1990 qui deboucha sur la reconnaissance du mul-
tipartisme et la l6galisatioq du Front populaire ivoirien de Lau-
rent Gbagbo, Felix Houphouet-Boigny avait faith dppel- A un
technocrate peu connu, venu du FMI, Alassane Dramane Ouat-
tara. Avec pour mission, comme premier ministry, de r6organi-
ser I'rconomie. Immediatement, il fut present par un organe de
press du FPI come up "tmranger".(...)

(...),.omment sortir de cete crise?
Soro Sloo: Laurent Gbagbo, rejet& par les 6lecteurs, s'est au-
tOproclamd president. Mais it n'est president de ren! Le pprsi-
deQnt sprti des urnes, reconnu par la communautA intemationale
e le,s institutions africaines, c'est Alassane Dramane Ouattara.
II n'y a qu'une solution: Laurent Gbagbo doit partir.
S;:, , Entretien realis6 par Rosa Moussaoui


Ir ip~i 6janvir 201 n'01 ae1





http://www./oumal-justice-martinique.com


"JUS TWICE
Administration & R6daction :
Tel. 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France - Tel6 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n� 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola - 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 1454


Sa ka Fasi ................... .t. 2

ERito ......................... .
- Bonne Annde de lutte

Luttes Sociale ............... . +4
- Les 100 ans de code du travail

Nicrologie ................ .f. 4/5
- Rden Bramban

Eco/Social .................. . . 6
- Baisse des prix : Cela va-t-il durer ?

$ocite ................... .f. 6/7
- Chambre de Commerce
- Fonds europdens

Politiue ................ .. f. 8/9
- Collectivite Unique
- Que desire R. Desird P

L'Evinement ............ .. 10/13
- Panorama des voEux des autorites

Notre Amiriue ............ 1/143
- Haiti
- Braves d'amdriques

Pan le Monde ........... .. 15/17
- Bilan rdtrospectif international
- La C6te d'lvoire au bord du gouffre
- "Gbagbo doit partir"
- Conflit israilo-Palestinien
- Flash Hebdo

Annoniuei ales ...........f. 18/19

kitrosective 2010 ...........p. 20
- 2010 h travers les unes de Justice


I * ' I ,I.


Anar Aliker : 11 Janvier 1934 - 11Janvier 2011

Dans le cadre du 77e anniversaire de I'assassinat d'Andr6 Aliker, le comite de Re-
daction de Justice et le Parti Communiste Martiniquais vous invitent a I'hommage qui
sera rendu au grant de Justice par un d6p6t de gerbes sur sa tombe au cimetibre
de La Lev6e a Fort-de-France.
Rendez-vous Mardi 11 janvier A 17 h au siege de Justice.

Necrologie:AaiouRolan) Suvelor, marqueur 6e notre i6entite

Roland Suvelor, fils d'un ancien president de la Cham-
bre de Commerce, I'intellectuel raffin6, le professeur, le
specialist du cinema, le penseur martiniquais a tire sa
reverence ce dimanche 2 janvier 2011 a 88 ans.
Roland Suvelor 6tait incontestablement un homme de
gauche et un anticolonialiste au-dela de son parcours.
Je peux temoigner pour I'avoir cotoye au Parti Socia-
liste Unifi6 (PSU) dans le milieu des ann6es 1960 qu'il
avait pris position contre I'emprisonnement des jeunes
de I'OJAM et la repression qui avait ete dechaTnbe
contre les communists martiniquais par le pouvoir co-
_ lonial pour leur prise de position pour I'Autonomie. II
anima un temps le Front de defense des Libert6s Pu-
bliques constitute pour lutter contre la repression. Sous sa direction le petit PSU mar-
tiniquais avait pris parti aussi pour I'Autonomie a I'epoque ou C6saire et le PPM
naviguaient encore entire I'autogestion et I'autonomie de gestion. Le PSU publia
quelques num6ros d'un petit journal tres bien 6crit mais eph6mbre : "Presence socia-
fiste"avec notamment des propositions 6conomiques solides.
De grande culture il se disait marxien plut6t que marxiste. Incontestablement il etait
proche du philosophy frangais Jean-Paul Sartre. Assez distant cependant a I'6gard
de la n6gritude, si bien que son adhesion au PPM sur le tard nous 6tonna. II fallait
"simplifier"la gauche, expliquait-il. Mais il n'ignorait rien de la dialectique de Hegel.
C'est ainsi qu'A I'occasion d'un de ces anniversaires ou I'on honorait encore face a
I'ancien Palais de justice I'abolitionniste Victor Schoelcher, il expliqua devant un pu-
blic de travailleurs m6duses que I'esclavage et la colonisation se jouaient avec trois
personnages I'instituteur, le militaire et le pretre. L'instituteur pour inculquer la cul-
ture frangaise; le militaire pour mater les r6calcitrants ; et le pr6tre qui extirper des
ames les Dieux africains et y mettre a la place le Dieu de I'Occident. A I'6poque il af-
fichait un solide anticl6ricalisme...comme toute la gauche d'ailleurs.
Sa collaboration dminente a "I'HistorialAntillais "congu comme une Encyclop6die
fut une premiere grande contribution au d6cryptage de notre soci6te et de son his-
toire. En particulier, lui qui n'6tait pas 6conomiste, fut I'un des premiers a attirer I'at-
tention sur le ph6nomene sp6cifique des soci6t6s antillaises: le travail informel, forme
de resistance A I'assimilation et a la departementalisation pour survive.
Par la suite, ce travail de labourage de notre identity, il le poursuivit quand il devint
r6dacteur en chef des "Cahiers du Patrimoine" avec I'arriv6e de la gauche a la tate
de la R6gion. Nous avons en m6moire un num6ro special sur Mai 1848.
D'une courteoisie jamais prise en d6faut, Roland Suvelor maniait I'humour avec ai-
sance et parfois f6rocit6, ce qui lui permettait de toujours prendre de la distance par
rapport aux faits, aux hommes et aux soubresauts de la politique. La Martinique perd
un penseur d'une grande finesse et d'une grande elegance. Un Martiniquais p6tri de
la vieille culture creole qui avait su faire le pas de la lutte pour I'identit6 martiniquaise.
Michel Branchi

La Martinique n'oublie pas Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employs des soci~t6s fran-
8aises Areva et Satom, par la branch d'AI-
S Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
S." y compris les militants communists et leur
journal Justice


L $A XA 1PASt






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quidation est fixed c/� Karine MOGADE,
Saint Laurent Morne des Esses - 97230
Sainte Marie. Adresse a laquelle toute
correspondence devra etre adressee et
que les actes et documents devront etre
notifies.
Les actes et pieces relatifs 6 la liquidation
devront etre deposes au RCS de FDF.
Pour avis et mention, le liquidateur
FB 3661

AVIS DE CONSTITUTION
Creation de la SARL ALLONS-Y au capi-
tal de 5 000 e sise au 28 rue Omer Ce-
saire 97200 Fort de France. Ayant pour
objet : organiser des activities de loisirs,
de decouvertes culturelles, sportives,
bvbnementielles, excursions, prestations
en coordination et logistique en matiere
d'organisation, forfaitiste, voyagiste pour
une duree de 100 ans.
Mile Cecile VERT-PRE resident au 28 rue
Omer Cesaire en est la g6rante.
Immatriculation en course au RCS de FDF.
FB 3662

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing priv6 fait
a Fort de France, en date du 20 decem-
bre 2010, il a ete constitute une society ci-
vile presentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI ULYSSE
Forme: Societe civil immobiliere.
Siege: Les Hauts de la Prairie
n�7 Cap Est
97240 LE FRANCOIS.
Objet: La soci6et a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital: 10 000 �
Gerance : Monsieur Didier Andre MAN-
DON,
resident Les Hauts de la Prairie
n�7 Cap Est
97240 LE FRANCOIS.
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agr6ment
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis et mention
La gerance FB 3663

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing prive fait
a Fort de France, en date du 13 decem-
bre 2010, il a ete constitute une society ci-
vile pr6sentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI MEHDI MOHAMMED
KAMAL ayant pour sigle MMK
Forme: Societe civil immobiliere.
Siege: 8 avenue Frangois Mitterrand
97200 FORT DE FRANCE
Objet: La soci6te a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital: 150 000 �
Gerance: Monsieur Mohamed Kamal
ACHEBOUCHE,
resident 62 rue Ernest ANDRE
97232 LE LAMENTIN
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agr6ment
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societ6s de Fort de
France.
Pour avis et mention


La gerance FB 3664

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing prive fait
a Fort de France, en date du 15 d6cem-
bre 2010, il a et6 constitute une society ci-
vile pr6sentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI CAZEPH
Forme: Societe civil immobiliere.
Siege: 13 bis avenue Marc ANDRE -
97224 DUCOS.
Objet: La society a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital variable : 5 000 �
Gerance: Mademoiselle Carine LEVIL-
LAIN, resident 13 bis avenue Marc
ANDRE - 97224 DUCOS.
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agreement
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis et mention
La gerance FB 3665

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 20 novembre 2010, il a ete
constitute une society presentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination social : LUXZEN SARL
Forme : Societ6 a responsabilite limited
Adresse social : Habitation vive - 97214
Lorrain
Objet social : Hebergement et services
associes reception et restauration tout
type
Duree : 99 ans a computer de son imma-
triculation au registry du commerce et
des societies.
Capital : 6 000 euros
Gerant : Monsieur ETIENNE Luc
Adresse : 85, tour Eliane, Godissard
97200 Fort de France
Immatriculation au registre du commerce
et des societies de Fort de France : en
course
Pour avis, la gerance FB 3666

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE DU
30 DECEMBRE 2010
N� 52, PAGE 17, FB3616
HB PRODUCTION ET DISTRIBUTION
Lire : Gerance : Mr Thierry HUYGHUES-
BEAUFOND
Date de constitution : 29 decembre 2010
Pour avis FB 3667

SARL NEW RIVIERA
AU CAPITAL DE 3 000 C
ROUTE DU CLUB NAUTIQUE
PRESQU'ILE
97240 LE FRANCOIS
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 21 decembre 2010, il a ete consti-
tue une societ6e responsabilite limited,
don't la denomination social est : SARL
NEW RIVIERA.
Au capital de 3 000 E
divise en 300 parts sociales d'un montant
de 10 � chacune, entierement souscrites
et liberees en totality.
Le siege social est situe :
route du Club Nautique
Presqu'ile
97240 Le FranQois
La society a pour objet : L'exploitation, la
creation de tout h6tel, restaurant, restau-
ration rapid, bar discotheque
Elle a ete constitute pour une duree de
99 annees a computer de son immatricu-
lation de la society au registry du com-


merce et des societies
Mile Cecile STATNER a et6 designee
statutairement en quality de grant, pour
une duree indeterminee.
La society sera immatricul6e au Registre
du Commerce et des societies de Fort de
France
Pour avis et mention
La gerance FB 3668

SOLAR EURL 1 A 530
CHANGEMENT DE GERANCE
Lors de I'AGE du ler decembre 2010,
I'associe unique a procede a la nomina-
tion du nouveau grant suite a la d6mis-
sion du precedent grant.
Ceci modifie ainsi qu'il suit la precedente
parution legal :
Gerance
Ancien :
Chantale LAUHON
Rue Case Negre Place d'Armes
97232 LE LAMENTIN
Nouveau:
Jack SWORD
6 Place Jacques Froment
75018 PARIS
Pour avis. FB 3669

AVIS DE DISSOLUTION
SNC CLUNY I LOCATION
AU CAPITAL SOCIAL
DE 914,69 EUROS
SIEGE SOCIAL : 14 ROUTE DE
CLUNY - 97200 FORT DE FRANCE
SIREN: 415 087 386 - RCS B 104
FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemblee g6nerale
extraordinaire, en date du 20 decembre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticipee de ladite society ce jour. La
soci6te subsistera pour les besoins de la
liquidation et jusqu'a la cloture de celle-ci.
Madame Madeleine DESCLOS, demeu-
rant 69 Habitation O'Mullane
97223 DIAMANT est nomme Liquidateur.
Le siege de la liquidation est fixee
14 route de Cluny
97200 FORT DE FRANCE.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra 4tre adressee et que les
actes et documents devront 6tre notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront deposes au registry du commerce
et des societies de Fort de France.
Pour avis et mention,
Madame Madeleine DESCLOS
Liquidateur FB 3670

REPUBLIQUE FRANCHISE
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DU VAUCLIN
AVIS D'OUVERTURE D'ENQUETE
PUBLIQUE


Le Maire de la Ville du Vauclin, informed la
population que par arr4te no 10-63 du 06
decembre 2010, il a ordonne I'ouverture
de I'enquete publique portant sur le project
de modification du P.O.S.
A cet effet, M. Jean-Pierre SECROUN a
6te design, par I'ordonnance n�
E10000025/97 du President du Tribunal
Administratif de Fort-de-France en date
du 09 novembre 2010, en quality de com-
missaire enqueteur.
L'enquete se d6roulera du lundi 03 jan-
vier 2011 au vendredi 04 fevrier 2011 in-
clus. Le dossier d'enquete publique
pourra Atre consulted dans le hall de I'Ho-
tel de Ville aux jours et heures d'ouver-
ture de la mairie.
Un registre sera tenu a disposition afin de
recueillir les observations de la population
durant toute la duree de I'enquete.
Le commissaire enqu6teur assurera des
permanences et recevra le public A la
mairie:
- le mercredi 12 janvier 2011, de 09h00 a
12h00,
- le vendredi 21 janvier 2011, de 10h00 a
13h00,
- le lundi 24 janvier 2011, de 08h00 a
1 h00,
- et le mercredi 02 fevrier 2011, de 09h00
a 12h00.
Le rapport et les conclusions du commis-
saire enqubteur seront tenus a la disposi-
tion du public des que ces derniers seront
transmis en mairie. FB 3671

ARTHUR HOLDING
SAS AU CAPITAL DE 2 000 EUROS
C/� J - PREVOTEAU,
VILLA BARAYLA BRANCHET,
97232 LE LAMENTIN
AVIS DE TRANSFORMATION
Par decision de I'associe unique en date
au Lamentin du 31 decembre 2010, il a
ete precede a la transformation de la
SARL en SAS de la society don't les refe-
rences figurent en tete du present avis.
Cette transformation modified ainsi qu'il
suit les prec6dentes parutions legales:
Anciennes mentions
Forme : SARL
Grant: Jose Prdvoteau du Clary
demeurant Villa Baray La Branchet,
97232 Le Lamentin
Nouvelles mentions
Forme: SAS
President : Jose Prevoteau du Clary
demeurant Villa Baray La Branchet,
97232 Le Lamentin
Pour avis, le President FB 3672


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Q 86� Q 48� CQ 35 �
Q100� Q 55 � Q 40 �


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97200 FORT DE FRANCE CEDEX
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,e~ 6. nve 20, ,u c n'01-Pg ,


ANNOUNCE U




Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 1/6/2011
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00200
System ID: UF00088914:00200

Full Text
Magazine hebdomadaire d'information communist


: 1,80 E France: 2,20 E DOM: 1,90
I AM- ... .-


*L
o~lO
j ~ftIuDE)0r(


Collectivite Unique:
Oui du Conseil General
pour 2012
Haiti: 1 an apres
L'Etat s'est effondre,
le people reste debout







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a ka Pae ................. . 2

E~ito .................. ... .3
- Bonne Annde de lutte

Lutte dcialoe ................ I4
- Les 100 ans de code du travail

Nicrologie ................ 4/5
- Rdnd Bramban

Eco/Social ................. . 6
- Baisse des prix ; Cela va-t-il durer ?

Socit .................. .p. 6/7
- Chambre de Commerce
- Fonds europdens

Politique .................. 8/9
- Collectiviti Unique
- Que dislre R. Ddsird P

L'Eviemet .............. 10/13
- Panorama des voeux des autoritds

Notre Amiri4ue ........... 13/1"f
- HaTti
- Braves d'ameriques

Pa, les Monde............. 15/17
- Bilan rdtrospectif international
- La Cote d'lvoire au bord du gouffre
- "Gbagbo dolt partir"
- Conflit israilo-Palestinien
- Flash Hebdo

Anno ne Ugale ...........f. 18/19

RItropective2010 ............ 20
- 2010 a travers les unes de Justice




"Jus TWICE
Administration & Redaction :
Tbl. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : GuennaBl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerle Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Te1.: 0596 73 14 54


AndreAUiker: t Janvier 1934 1n anvier 201

Dans le cadre du 77e anniversaire de I'assassinat d'Andr6 Aliker, le comite de Re-
daction de Justice et le Parti Communiste Martiniquais vous invitent a I'hommage qui
sera rendu au grant de Justice par un d6p6t de gerbes sur sa tombe au cimetiere
de La Levee a Fort-de-France.
Rendez-vous Mardi 11 janvier a 17 h au siege de Justice.

NIcrolo ie :Aieu Roland Suvelor, marqueure notre ientite

Roland Suvelor, fils d'un ancien president de la Cham-
bre de Commerce, I'intellectuel raffine, le professeur, le
sp6cialiste du cinema, le penseur martiniquais a tire sa
reverence ce dimanche 2 janvier 2011 A 88 ans.
Roland Suvelor etait incontestablement un homme de
gauche et un anticolonialiste au-dela de son parcours.
Je peux t6moigner pour I'avoir cotoye au Parti Socia-
liste Unifie (PSU) dans le milieu des annees 1960 qu'il
avait pris position centre I'emprisonnement des jeunes
de I'OJAM et la repression qui avait ete dechainee
contre les communists martiniquais par le pouvoir co-
lonial pour leur prise de position pour I'Autonomie. II
anima un temps le Front de defense des Libertes Pu-
bliques constitu6 pour lutter contre la repression. Sous sa direction le petit PSU mar-
tiniquais avait pris parti aussi pour I'Autonomie a I'epoque oo C6saire et le PPM
naviguaient encore entire I'autogestion et I'autonomie de gestion. Le PSU publia
quelques numeros d'un petit journal tres bien ecrit mais ephemere : Pr6sence socia-
listeavec notamment des propositions economiques solides.
De grande culture il se disait marxien plut6t que marxiste. Incontestablement il 6tait
proche du philosophy frangais Jean-Paul Sartre. Assez distant cependant I1'6gard
de la negritude, si bien que son adhesion au PPM sur le tard nous 6tonna. II fallait
"simpfifier"la gauche, expliquait-il. Mais il n'ignorait rien de la dialectique de Hegel.
C'est ainsi qu'a I'occasion d'un de ces anniversaires ou I'on honorait encore face a
I'ancien Palais de justice I'abolitionniste Victor Schoelcher, il expliqua devant un pu-
blic de travailleurs m6duses que I'esclavage et la colonisation se jouaient avec trois
personnages : I'instituteur, le militaire et le pr6tre. L'instituteur pour inculquer la cul-
ture francaise; le militaire pour mater les recalcitrants ; et le pr6tre qui extirper des
Ames les Dieux africains et y mettre a la place le Dieu de I'Occident. A I'6poque il af-
fichait un solide anticl6ricalisme...comme toute la gauche d'ailleurs.
Sa collaboration 6minente a "I'HistorialAntillais "congu comme une Encyclop6die
fut une premiere grande contribution au decryptage de notre soci6t6 et de son his-
toire. En particulier, lui qui n'6tait pas economiste, fut I'un des premiers & attirer I'at-
tention sur le phenomene specifique des soci6tes antillaises : le travail informel, forme
de resistance A I'assimilation et A la departementalisation pour survive.
Par la suite, ce travail de labourage de notre identity, il le poursuivit quand il devint
redacteur en chef des "Cahiers du Patrimoine" avec I'arrivee de la gauche a la t6te
de la Region. Nous avons en memoire un num6ro special sur Mai 1848.
D'une courteoisie jamais prise en defaut, Roland Suvelor maniait I'humour avec ai-
sance et parfois ferocity, ce qui lui permettait de toujours prendre de la distance par
rapport aux faits, aux hommes et aux soubresauts de la politique. La Martinique perd
un penseur d'une grande finesse et d'une grande 6elgance. Un Martiniquais p6tri de
la vieille culture creole qui avait su faire le pas de la lutte pour I'identit6 martiniquaise.
Michel Branchi

La Martinique n'oublie pas Thierry Dol

Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Francais, un Togolais et
un Malgache, employes des soci6t6s fran-
gaises Areva et Satom, par la branch d'Al-
Qaida au Magreb Islamique (AQMI), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
y compris les militants communists et leur
journal Justice


r euiW jrii 201 p' i n -Pg2i.


SA KA )PASt I






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Bonne annee 2011 be lutte et ae Rassemblement populaire


2010 a et6 I'ann6e oi la Martinique a ressenti durement les
effects de la conjunction de la crise du system n6ocolonial
d6partemental qui nous regit et de la crise financibre capi-
taliste.
Les effects de cette crise- tout le monde le reconnait du pr6-
fet Ange Mancini A I'Archevdque Michel M6ranville sont
principalement un ch6mage massif frappant particulibrement
la jeunesse et la montee des violence en liaison avec I'ef-
fondrement de nos valeurs traditionnelles. II s'agit d'une
crise "systmrique, comme disent les sociologues.
Qui est responsible ? Certes chacun de nous, dans la so-
ci6t6, de meme qu'il peut faire quelque chose pour tous, de
meme en laissant faire ou par ses actes a sa part des res-
ponsabilit6s.
Mais ce serait exag6re d'affirmer que I'Etat et les pouvoirs
en place n'ont aucun compete a rendre dans cette course &
I'abime.
Ce qui depend de nous c'est de nous rassembler dans la
lutte tout en agissant au quotidien pour que cela aille mieux.
C'est cela etre un citoyen responsible. Car le progress n'est
jamais venu sans combats, sans affrontements. Certes nous
voulons la paix. Mais il n'y a pas de paix sans justice, et sin-
gulierement sans justice social.
Car ce qui domine la soci6t6 d'aujourd'hui, de son vrai nom
la socidet capitalist, c'est le culte de la recherche du profit
maximum qui a 6t6 au paroxysme en Martinique pendant la
dernibre d6cennie. Et pour endiguer et refouler cette vora-
cite, il faut la force rassembl6e et d6terminee des travail-
leurs. C'est d'ailleurs le principal message que nous laisse
le valeureux camarade Rend Bramban qui nous a quitt6s le
ler de I'an nouveau.
Alors qui sommes-nous ? Nous sommes un people de la
Cara'be don't I'identite et la personnalit6 se sont forges
dans le creuset de I'esclavage et de la colonisation. II faut le
rappeler puisque nombreux sont ceux qui, au nom d'une
pr6tendue modernity, veulent gommer cette donnde essen-
tielle. Nous sommes le people martiniquais.
Nous formons une communaut6 original par la culture, le
territoire, la g6ographie et le sentiment d'appartenance et
done qui construit peu A peu les 616ments constitutifs de ce
qu'il convient de nommer une Nation en devenir. Au-delA de
la claire conscience que certain d'entre nous peuvent en
avoir ou ne pas en avoir, cela est.
Nous avons puis6 pour cela dans I'esprit de resistance, de
solidarity et de fraternity, de courage et d'abn6gation de nos
ancetres. VoilI le socle de nos valeurs et de notre patri-
moine.
Nous nous battons aujourd'hui contre le sous et mal-d6ve-
loppement cr66s par plus de 60 ans d'assimilation-d6parte-
mentalisation qui ont engendr6, en d6pit des incontestables
progres realises, pauvretd, ch6mage massif et structure,
6conomie artificielle et dominde, injustices, indgalites so-
ciales consid6rables (logement, education, etc.), regression
morale, individualism et perte d'identite.
Ce que nous voulons, c'est tout simplement le progrbs so-
cial et le mieux-6tre : logement, sant6, education et culture,
transports, etc. L'argent est n6cessaire, mais pas suffisant.
Nous voulons la liberty et la d6mocratie, la vraie, et le res-
pect de ce que nous sommes. Et surtout, I'emploi sans le-


quel il n'y a pas de li-
bert6. Le travail est libe-
rateur.
La course aux biens de
consommation exacer-
bde par la publicity ob-
sedante d6chainee par
les forces de I'argent
nuit aux int6r6ts bien
comprise du pays (impor-
tations sans limits) et
carte de la satisfaction
des besoins rdels (dila-
pidation des terres et
surendettement).
Notre pays, en d6pit de la decentralisation, ne dispose pas
des leviers de decision essentials pour r6soudre ses nom-
breux problbmes. L'instauration d'une Collectivit6 Unique
rassemblant les 6ldments, mdme insuffisants, du pouvoir
local sera un pas pour commencer A s'y attaquer.
C'est pourquoi il ne faut pas'perdre de temps. Si cette rd-
forme peut 6tre r6alis6e en 2012, tant mieux pour le pays.
Ceux qui multiplient les entraves sur le chemin de cette sim-
plification institutionnelle jouent, il faut le dire, contre I'int6rdt
g6ndral et obdissent a des calculs basement politicians :
s'emparer de la totality du pouvoir local avant la mise en
place des Institutions nouvelles pour les modeler A leur
guise.
Les communists martiniquais appellent au rassemblement
de celles des forces populaires qui mettent I'interet g6ndral
au-dessus des ambitions personnelles. En premier lieu, de
celles qui se battent sous le drapeau du socialisme et de
I'anticolonialisme.
Decrdter, comme vient de le faire le president du neo-PPM,
que la priority de 2011 est le dechoukaj du president du
Conseil general sous pr6texte de mauvaise "gouverance"et
de faillite de la politique de developpement est injuste et hal-
lucinant. C'est, encore une fois, exondrer le pouvoir central
et le system neocolonial departemental de sa lourde res-
ponsabilite dans le desastre economique, social et moral qui
nous frappe.
Jusqu'A I'installation de la Collectivite Unique, le Conseil ge-
neral et son president doivent pouvoir agir pour ameliorer le
sort des Martiniquais les plus faibles et la vie de tous,
comme tous ceux qui sont de bonne foi s'accordent A re-
connaitre qu'il le fait.
Mais, pour nous, il faut aller plus loin en 2011 et tracer la
route de I'esperance en batissant un veritable project pour
une Martinique responsible capable de mettre en oeuvre un
developpement reel.
Pour ce faire, nous croyons necessaire de faire tous des ef-
forts pour la constitution le plus t6t possible d'un Front Mar-
tiniquais pour la Responsabilite, ainsi que Georges
Erichot notre Secr6taire g6ndral I'a propose d6jA.
Bonne annee 2011 de lutte et de rassemblement pour de
nouveaux succes pour le people martiniquais sur la voie du
Renouveau et de la maitrise de son destin Confiance en
nous-mdmes !
Michel Branchi


I eu ,mj01c nr*E 01-,ag


p j






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Le Coae bu travail a eu cent ans (Recembre 1910- bacembre 2010):

Une entrave a ta liberty 6'exploiter 6u Capital


Le Code du travail, qui a
f6te ses cent ans le 28 de-
cembre dernier, a 6te la
cible des attaques de la
droite sarkozyste exau(ant
des voeux du patronat de-
puis trois ans. Dur6e du tra-
vail, droit de greve, retraite
ont ete dans le collimateur.

Cent ans apres sa naissance
en d6cembre 1910, le Code
du travail est toujours un obs-
tacle majeur 6 la liberty d'ex-
ploiter que revendique le
patronat. Le contenu de ses 3
652 articles, r6partis en huit
parties, est intimement lie 6 I'histoire des luttes ouvrieres en
France et 2 plus d'un siecle d'affrontements entire patronat et
travailleurs.
Comme le stipule son article L. 130-3, le Code du travail est 16
pour donner des contreparties au "l'en de subordinationjuri-
dique permanent d Cigardde employeru" qui caract6rise tout
contract de travail Les conventions collectives et la journee de 8
heures (1919), la semaine de 40 heures et les 15 jours de
cong6s pays (1936), les droits sociaux don't le droit de gr6ve
inscrit dans la Constitution (1946), la creation du Smig devenu
plus tard le Smic (1950), I'abaissement de I'5ge 16egal de la re-
traite a soixante ans par la gauche (1982) et la semaine de 35
heures (1998). Des conqu6tes sans cesse premises en cause.
Ainsi en 2008, une r6forme judiciaire adopt6e par un d6cret du
gouvernement Sarkozy a supprim6 en France 63 conseils
prud'homaux sur 273, r6duisant I'acc6s la justice et a limit le
temps d'examen des dossiers.
Aussi depuis 2007, le gouvernement Sarkozy-Fillon n'a eu de
cesse de s'attaquer au Code du travail.
Cela.a commence des le I6but du quinquennat avec la loi dite
Tepa de 2007 dite "enfaveurdu travail de [emploi et dupouvoir
dachlat", qui a incite les employers 6 faire travailler leurs per-
sohnels en heures suppl6mentaires exon6rees de cotisations
sociales plut6t que d'embaucher, permettant de contourner la
dur6e l1gale des 35 heures.
Cette loi a 6t6 suivie d'une autre, la "foi Bertrand, du nom du
ministry des Affaires sociales de l'6poque, Xavier Bertrand, en-


tree en vigueur en ao0t 2008. Celle-ci a elargi la notion de "for-
faitjour"pour quantifier la duree du travail, qui peut desormais
atteindre 235, voire 282 jours par an, pour certaines categories
de salaries, soit le maximum tolere en Europe, centre 218 jours
auparavant. Cette loi a ete saluee par Xavier Bertrand comme
"a fin des 35 heures imposess. C'est pire que la fin des 35
heures, puisque les salaries concerns peuvent ainsi travailler
davantage qu'avant les lois Aubry, conges pays et dimanches
inclus.
Autre attaque du pouvoir sarkozyste: le travail dominical.
Le project a pris la forme d'une proposition de loi UMP, en 2009,
qui autorise le travail du dimanche dans les zones dites "tou-
ristiques", sans que les salaries n'aient la liberty de choix an-
noncee pour faire passer la pilule.
Apres la duree du travail et les jours de repos, il restait au moins
encore trois grandes reformes a engager pour satisfaire les exi-
gences patronales : faciliter les procedures de licenciement,
restreindre le droit de greve, s'attaquer au droit a la retraite a 60
ans.
D'abord, la loi sur le dialogue social du 21 ao0t 2007 a instaur6
le service minimum dans les transports terrestres, imposant aux
salaries de declarer deux jours a I'avance leur intention de par-
ticiper A la greve. Malgre I'opposition des syndicats s'appuyant
sur la Constitution frangaise garantissant le droit de greve, la
droite a impose cette entorse grave.
Puis ce fut la mise en oeuvre de la "rupture conventionnelle du
contract de travail', resultant de la loi du 25 juin 2008, transpo-
sant dans le droit I'accord interprofessionnel du 11 janvier 2008.
Outre I'allongement de la periode d'essai du salaries, cette loi
permet 6 I'employeur de licencier son salaries selon une proce-
dure "amiable", derogatoire aux garanties et recours prevus
dans le Code du travail. Cette innovation introduit dans le Code
du travail pour la premiere fois une relation d'6galite entire I'em-
ploy6 et son patron, au lieu de la relation de subordination
jusqu'alors reconnue au salaries, qui lui valait une certain pro-
tection.
Dernier coup de boutoir : I'allongement de deux ans de I'age
de depart 6 la retraite en 2010. Mais, cette fois, I'opinion pu-
blique frangaise dans son immense majority a manifesto du-
rant deux mois de luttes sous des formes variBes son rejet de
I'injustice de la politique men6e depuis trois ans. Et cela lais-
sera des traces dans les consciences.
Antoine Gilles


r I


Rene Bramban repose au pantheon bes fis illustres ae la Martinique


C'est tout a fait naturellement, comme I'a declare Gabriel Lor-
dinot que la veilleede Ren6 Bramban & eu lieu a la Maison des
syndicats oi un dernier hommage lui a ete rendu le dimanche
2 janvier. Maison des syndicats don't il a et6 I'un des artisans de
la construction lors de la pr6sidence de Georges Gratiant au
Conseil general. IIs etaient nombreux & venir lui rendre un hom-
mage appuye & commencer par ses camarades de lutte du
PCM, ses collogues dockers avec lesquels il a partage des an-
nees de labeur et de combat, ses condisciples syndicaux aux-
quels il a transmis le flambeau et de nombreux anonymes


conscients de la perte de ce monument de la classes ouvriere.
Le militant infatigable qu'a ete Rend Bramban, ne en 1903,
s'est eteint le samedi ler janvier 2011. Militant ouvrier intransi-
geant, fiddle a la classes ouvriere don't il voulut a I'image des pa-
roles de I'lnternationale qu'il interpretait soit a I'accordeon ou
au piano : "nous ne sommes iien, soyons tout". Tous I'ont decrit
comme un homrie simple, discret, combattant remarquable qui
n'aimait pas les profiteurs, ni les capitalistes, pas un homme de
demi measure, ni de compromise tout en 6tant 6 combien efficace


VJeWuai6ani r 2 01 c n 'S0- If


I


LUTTi S SCA






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dans le cadre de ses activities, que ce soit au Comite central du
Parti Communiste don't il fut un dirigeant 6claire, ou encore
membre du bureau de la CGTM. Secr6taire g6ndral du puis-
sant syndicate des dockers, il 6 contribute a la conquete de la
ville de Fort-de-France par les communists avec A. C6saire. II
6tait parmi les fondateurs de la Securite Sociale don't il fut un
administrateur assidu.
Armand Nicolas dans son t6moignage a d6clar6 : "Un homme
qui a dtd un des piliers de la classes ouvridre martiniquaise. II
6tait un militant syndicaliste remarquable aussi un militant com-
muniste inlassable et toujours fiddle. Nous lui rendons un der-
nier hommage dans cette Maison des syndicats qui est un peu
son territoire, parce qu'il s'est battu toute sa vie dans le mou-
vement syndical pour organiser la classes ouvridre. En ce lieu
qui se trouve tout prds de son champ de bataille, le port de Fort-
de-France, dans un combat permanent qu'il a mend toute sa
vie la tete des dockers de Martinique contre les puissances
d'argent de notre pays. Je veux retenir les messages qu'il nous
donnd : il est bien de rendre hommage aux uns et aux autres.
Si c'est simplement pour clouter, cela ne vaut pas la peine, il y
a un message qui s'adresse a nous et nous devons faire I'effort
les uns et les autres pour suivre ce message. Rend a dtd tota-
lement un militant, il a consacrd toute sa vie a I'action militant
pour combattre pour la classes ouvridre. Le premier moment fort
qui nous interpelle et porte un message est celui du jeune
Rend Bramban qui va en 1936 adherer au movement syndi-
cal et fonder avec Victor Lamon la premiere central syndicate
martiniquaise la CGT, don't il a dtd un des fondateurs avec
d'autres qui n'6taient pas des ouvriers, mais qui se sont re-
trouv6s aux c6tds des syndicats de manidre naturelle comme
Georges Gratiant, Rend Mdnil, Ldopold Bissol. A cette dpoque,
il a eu le mdrite comme ouvrier docker d'etre I'un des fonda-
teurs du syndicate des dockers en 1936. 1936, c'est en France
le grand movement du front populaire. C'est la classes ouvridre
frangaise, ouvriers, travailleurs manuels et intellectuals debouts
dans les rues, dans les entreprises pour imposer au patronat,
au capitalistes, la bourgeoisie frangaise, un certain nombre
de revendications pour ameliorer leurs conditions de vie et de
travail. Le combat avait porter des fruits et les grandes
conqudtes sociales que nous avons connues par la suite, da-
tent de cette epoque du grand movement social de la classes
ouvriere frangaise. Nous avons su, nous la Martinique et en
particulier les ouvriers martiniquais, nous appuyer sur le com-
bat des travailleurs de France (et du monde enter d'ailleurs)
pour fire avancer notre propre cause. On assisted la Marti-
nique ace moment la formation d'un grand nombre de syrn-
dicats sous Iimpulsion d'horrimmes comme Rend Bramban etles
autres: Cela ne lui a pas suffit d'dtre un dirigeant syndical tres
Bnergique, il pensait qu'il fallait aller plus loin et c'est a ce mo-


L I-l,,rnrn, r a Rp-.ii Brar rnt.r 1.1a i ., M r : .I ri. .:31-


ment qu'il adh6ra au
movement communist
Martiniquais. Le group
Jean-Jaurds dirig6 -par
Jules Monnerot va se
trouver renforc6 par I'ar-
riv6e de jeunes militants
qui ont form un group
marxiste qui s'appelle le
Front common. Us vont
fusionner et constituer la
f6d6ration communist
de la Martinique. Rend
Bramban sera dds le
ddbut un membre de la
federation, parce qu'il Ren Bramban lors d'une reunion du PCM
considdre que le combat
syndical ne suffit pas pour transformer la soci6t6 et qu'il faut
venir mener I bien le combat politique qui est I'dlment d6cisif
de changement de la soci6dt. Ren6 Bramban est B la fois dds
le ddbut militant syndicaliste et militant communist et donc I'un
des 616ments forts de ce grand movement de la classes ou-
vridre martiniquaise. C'est pourquoi nous devons le consider
come I'un des fondateurs du syndicalisme moderne de la
Martinique. Syndicaliste jusqu'au fond de lui-mdme, il est dom-
mage que des militants comme lui, trop discrets, trop effaces
n'ont pas laiss6 une trace plus important. Mais nous avons le
devoir de fire connaitre ce qu'il a fait pour ce pays, pour la
classes ouvridre de ce pays.
II s'est trouvd dans le grand combat pour I'dgalit6 des droits que
ne voulait pas le pouvoir colonial. Bramban est 6 la fois le sym-
bole et le temoignage d'un changement profound qui s'est form
dans la soci6dt Martiniquaise. II a 6t, un des 616ments ouvriers
qui ont donn6 6 la classes ouvridre sa conscience de classes.
C'est cela qui est fundamental chez lui, parce que ouvrier
jusqu'au bout des ongles et fier de I'6tre. C'est cela qui fait que
movement ouvrier martiniquais s'est d6velopp6d ce moment,
parce que conscient de lui-mdme, prdt 6 assumer ses respon-
sabilit6s devant I'histoire et le people martiniquais. Pour cela, il
doit entrer au Panth6on des grands fils de notre people. Le
plus bel hommage que nous pouvons te rendre ce n'est pas de
te dire merci pour ce que tu as fait mais de te dire : nous res-
terons fiddle sur le chemin que tu nous as traced .
Jocelyn Lamoh, Robert Cayol, Felix Relautte, Philipe Pierre-
Charles, Jean-Pierre Etile et bien d'autres ont temoigne du
combat de cet example de militantism'e.
Justice adresse ses sinceres condol6ances A sa fille Ninette et
son fils Alain et r toute sa famille ainsi qu'a la CGTM-FSM.
C.B


Message bu Pr6sibent bu Conseilr4lional,
t. eht -aecgranae. 'rsiesse quej a apprs te aec sae
'WonnsiurjgnJianbqn. ***. 1
.Je .-m.'in[ein ev q4t m orf ire dei ce grand mlitan'tdu
movement sqndical martaniquais et salue son combat
acfiamn pour les nobles causes qu 'ra tout au Iong de
"sd -edfenfue-s.. Les' efs du CoLSei' sf,'onl'asso-

camar'ades, nos pfus sinceres condoleances et [es assurer
die notre plusfjid le sourien -dans cettedbouloureuse

S" :- Serge Letchi'my


^^^i *Is rS.Sr~uaPsRS I


r WCIZOLOf 177






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Baisse bes prix annoncee triomphalement: cela va-t-il burer ? Et

qu'en penser ?


Malgre une certaines baisse, les prix restent plus chers qu'en France

Si I'on en croit le quotidien France-Antilles du 14 decembre
dernier, les prix 6 la consommation baisseraient en Martinique
de 4,62 % entire octobre 2010 et decembre 2010. II announce
triomphalement 6 la Une : "Ca baisse... Continuons !". II ex-
plique : "Pour (a premierefois iepuis que nous effectuons des re-
Cevis, les pricdu panier Trance-Antilles ont baissi en Martinique
!Apris des campagnes offensives entire Ces enseignes, ilsemble bien
que arrivee de Leclerc soit 6enefique pour le consommateur. Reste
a savoir si cette tendance durera (..)".
Nous avons d6ej relate que depuis le 5 f6vrier 2009 (quelle
coYncidence !) le journal de la place Frangois Mitterrand public
une enqu6te trimestrielle de comparison de prix avec la
France d'un panier de 45 products. Cette enquete est r6alisee
avec I'Association des consommateurs du Frangois.
Cela montre que la question de la "vie chire" que nous avons
et6 longtemps seuls a denoncer, notamment tout au long de
I'annee 2008, a finalement 6t6 reconnue comme un problem
majeur pour les consommateurs martiniquais. Or, les different
pouvoirs depuis 1987 les avaient livres sans contr6le aux abus
de la liberty des prix et de la mafia de I'importation. Meme des
comparisons de prix avec la France n'etaient pas realisees
depuis 1992...
Depuis le debut de cette enquete don't la liste de products ne
reprend pas exactement celle de I'accord de prix BCBa sign
apres son commencement, faut-il rappeler avec insistence, la
difference de prix avec la France varie en plus entire 31 % et
39 %.
Or, au vu des resultats de la derniere vague de relev6s effec-
tues entire le 24 novembre et le 2 decembre 2010 et publiee le
14 decembre 2010, le panier de 45 products descend de 158
euros le 14 octobre 2010 & 150 euros en decembre 2010.


Comme le panier relev6 en France au course de la
meme periode augmente de 117 euros & 121
euros, soit + 3,4 %, le differentiel de prix avec la
France recule de + 34 % 6 + 24 %. De meme, le
panier de 11 fruits et legumes recule de 32 euros a
27,50 euros centre 21,96 euros en France. Par
S centre, I'ecart avec la France sur le panier de cinq
viandes reste colossal : + 45 %, soit 84,71 euros
en Martinique contre 58,51 euros en France. Et
pourtant I'ecart Martinique/France a baiss6 pour
les viandes : il tait de + 56 % auparavant. Pour se
consoler, I'enquite constate que le non alimentaire
(hygiene et entretien) est plus cher de "seulement"
13 % en Martinique. Leader Price aurait aussi
baiss6 ses prix, si bien que I'ecart sur les 51 pro-
duits observes avec la France n'a jamais et6 aussi
bas, soit + 18 % en Martinique (126,29 euros ici
centre 106,75 euros a I'autre bord). Par contre, les
prix des products de I'industrie locale et les fruits et legumes lo-
caux (PIL) augmentent de 6 % entire octobre et decembre alors
qu'ils avaient ete relativement sages auparavant.
Pour C6cile Evrard, I'auteure du dossier de France-Antilles,
cela traduirait "un 'effet Leclerc' bien visible". Mais elle fait
preuve de prudence en se demandant si cela va durer dans le
temps. Explication : Leclerc se passe des intermediaires que
sont les grossistes. De meme est evoquee par le quotidien la
question des repercussions sociales de cette guerre des prix
en terms de salaires qui pourraient baisser pour les petits sa-
laries des grandes surfaces. Ajoutons en terms d'emploi
aussi. En effet, apres la guerre il y a I'armistice entire les belli-
gerants et on compete les morts...
Observons que I'enqu6te de France-Antilles parait converger
avec les constatations de I'lnsee-Martinique don't I'indice men-
suel des prix a la consommation recule de 0,4 % en octobre
2010 et de 0,2 % en novembre 2010.
Sur trois mois I'indice global en novembre 2010 recule de
0,7 % ; mais essentiellement a cause de I'habillement (- 3,5 %)
et des services (- 0,9 %). L'alimentation augmente de 0,2 % sur
les trois derniers mois (septembre-octobre-novembre), sauf les
products frais (-0,3 %). Donc "ieffetLeclerc"ne semble pas etre
generalis6 sur I'alimentation, mais cibl6 sur des products psy-
chologiques (marques connues par example). En novembre ce-
pendant, I'alimentation baisse selon I'lnsee-Martinique de 0,5 %
don't 1,4 % pour les products frais et 0,3 % pour I'alimentation
hors products frais.
Au demeurant, pour I'heure et sur un an, la hausse des prix me-
suree par I'lnsee en novembre 2010 est de + 1,6 % comme en
France et de + 0,8 % pour I'alimentation. II convient d'observer
I'evolution des prix dans les mois qui viennent.
A.G


Chambre 6e Commerce: Quelle "nouveUle tape" ?


C'est en se presentant comme 6tant dans un "excellent esprit"
que ce jeudi 30 decembre a eu lieu I'assemblee d'installation de
la nouvelle 6quipe conduite par Manuel Baudoin (Simar- But -
Conforama Cafom), le nouveau president de la CCIM. Sur les


35 membres issues des elections de renouvellement largement
gagnees par la liste MEDEF-CGPME, seuls quatre ont fait-par-
tie de I'equipe Pompiere. Effectivement, la bourgeoisie a re-
nouvele son personnel par de nouveaux venus aux dents


Ua 6 vi21-stic n'0,1 P 6


r t IEWS


50CIE'TE'






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acerees. II y a un "espoiret une adhision a une
equipe profondiment renouvele'e", juge le nou-
veau patron. "On va s'appuyer sur le tr's bon
travailqui a eit fait" assure-t-il. Certes la
continuity de I'action entreprise, a savoir I'as-
sistance aux entreprises par la proximity, va
6tre poursuivie. Mais, pour autant "il y a de
nouvelles questions qui sont posees a la
Chambre et de nouvelles m6thodes qui doi-
vent-6tre adoptees. Et parmi celles-ci, la pro-
bl6matique de I'entreprise : "Quelsont Ces
rapports de Centreprise et de [a Martinique ?"
L 'entreprise est-elCe vicue comme un lieu d'ex(-
ploitation, ou de promotion ou pourvoyeuse
dtemploi ? L 'avenir va vers femploi en entre-
prise et non vers 'emploi pubCic. Iffaut que
nous soyons convaincants pour que Fentreprise
devienne siduisante et non pas repoussante". C'est I'un des d6fis
que compete reliever la nouvelle 6quipe. Sur ce plan, il y a un
faux malentendu entretenu par le patronat du Medef et de la
Cgpme. Les Martiniquais, les syndicats ne sont pas contre I'en-
treprise, mais contre la pwofitasyion. Ce qui n'est pas la m6me
chose. Sur la m6thode, il entend travailler sur la communica-
tion, afin de faire comprendre et savoir ce que I'on fait. Cela
c'est la tarte a la creme : il n'y a pas de problem de fond, d'op-
position d'int6r&ts mais un manque de comprehension, nous
r6petent les repr6sentants des milieux d'affaires, generation
apres generation depuis Max Elyz6 au moins. Donc il faut
mieux communiquer. La Chambre compete mettre en avant
"'6norme potentieldeformation, fenseignement supirieur en par-
tenariat". Sur le changement de statut des concessions port
et a6roport, Manuel Baudoin advance : "nous sommes pour do-
miciier un certain nom6re de pouvoirs localement, 1e pouvoir
consulaire est un pouvoir local Iffait 1a preuve de son efficacite
sur ces concessions. Iln'est pas question de retire ceCa". II ajoute
aussit6t: "Naturelement avec unprojet et unpartenariat avecle
pouvoir ocaCCigitime, Ce politique". Outre les commissions tra-
ditionnelles, quatre nouvelles commissions sp6ciales tempo-
raires ont vu le jour : BTP, Innovation, Economie endogene et


Communication. "La reliance de Cactivit" est parmi les preoc-
cupations du moment mais aussi le tourism activitye trans-
versaCe"qui merite une attention particuliere. Le travail sera fait
en partenariat avec le CMT. II souligne que la mobilisation en
direction du tourism "doit devenirun reflCee et un nouveffiori-
zon". La commission BTP doit relayer ce qui se fait aupres des
organizations. Manuel Baudoin, qui porte la charge des mis-
sions de la Chambre de commerce, previent qu'il "faut se mb-
fier des merlins Cencianteur" et qu'il "n'a pas de baguette
magique"pour entamer cette nouvelle mandature. En relevant
qu'il y a des espoirs qui sont legitimes, il assure qu'ils devront
s'inscrire dans le temps et la duree. II donne rendez-vous dans
un an pour constater la mise en oeuvre des premiers chantiers
du renouveau.
On aimerait entendre un discours sur la conquete du march
interieur tenu un temps- sans actes concrets il est vrai-par Mar-
cel Osenat.
II serait en outre plus benefique que la nouvelle equipe lise et
s'approprie le dernier rapport de Olivier Sudrie de la soci6et
DME r6alis6 en juin 2010 pour le compete de I'ancienne direc-
tion de la CCIM et qui conseille un meilleur partage des profits
pour relancer I'activite. C.B


Fonas europeens: un bon niveau be consommation


L'attribution des subventions europeennes s'est poursuivie a
un bon rythme durant les trois derniers mois de I'annee 2010.
Le Comit6 de pilotage, qui comprend le prefet et les presidents
des Conseils regional et general, s'est reuni le 24 decembre
dernier. Ces acteurs se sont felicites du "tres 6on chiffre de pro-
grammation". L'effet du "mime itat desprit, ceCui du developpe-
ment iconomique", selon le prefet. Ce sont 69 nouveaux projects
qui ont ete valides pour un montant de 23 millions d'euros (ME)
d'aides europeennes et 25 ME de cofinancement Etat, region,
Department ou Communes. Pour ces 48 ME d'aides pu-
bliques, 8 millions seront apport6s par les porteurs de projects.
Parmi les projects majeurs retenus, la construction et I'amena-
gement de I'lnstitut regional aux Metiers du Sport et de la Jeu-
nesse 6 Mangot Vulgin porte par le Conseil regional. 8 projects
d'6tudes et de recherches seront finances 6 50% par les fonds
europeens tel "Ce devenir des teritoires non independent sde la
Carafibe; Particularits de Ca consommation d'aCcooCoutre-mer
Cexemple de la Martinique ou Environnement et daveloppement


dans respace Caraibe".
Le comite a statue sur les reconstructions parasismiques
d'ecoles primaires a Fort-de-France auxAnses d'Arlet. Les sur-
coOts de transports sont pris en charge par I'aide au fret a hau-
teur de 75 % des coOts d'eloignement pour les compenser. Une
programmation de remotorisation et de modernisation de la
flotte des marines pecheurs et des infrastructures sont au pro-
gramme des fonds pour la pdche.
Le developpement agricole reste une priority pour le comite de
pilotage, mais force est de constater une plus faible consom-
mation des fonds agricoles. Des efforts seront faits pour une
meilleure information des agriculteurs afin de les aider 6 mon-
ter leurs dossiers. Les validations par le comit6 de pilotage se
poursuivent a un bon rythme afin d'eviter le d6gagement d'of-
fice des fonds europeens (retour & Bruxelles). Ce risque est
ecarte pour cette annee.
L'annee 2011 s'av6re etre un defi, puisqu'il faudra changer de
rythme : 116 millions de travaux devront 6tre engages.


V ehfafInvieRf207nSVic -Pae -*


I SOCIETE,






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Le project Be CoUlectivite unique au Conseil general: Oui pour 2012
:. :::::,,,,, v .!.,!. !!.! ... -. : ., . ::.:,= :JA, t-,-,, ,, ..... i~ "/ "i ........... .. ........................." "


Collectivite unique: un pas en avant appreciable
Collectivith unique: un pas en avant appreciable


Reuni le jeudi 30 decembre dernier dans le cadre de la proce-
dure d'urgence, les elus departementaux devaient donner un
avis sur "Ce project de Coiportant creation de la coffectiviti unique
de 9Martinique"ainsi que sur "Ieprojet de loiportant actualisation
des dispositions de nature organique relatives aux dipartements
et regions d'outre-mer". Une etude d'impact etait jointe a ces
deux textes.
La seance s'est deroulee, une fois de plus, dans une ambiance
de guerilla verbale entire la majority et I'opposition PPM et allies.
Pour la majority du president, il etait question de ratifier les re-
solutions adoptees par la commission ad hoc et reprises par le
president de la R6publique, qui y a apporte d'autres elements,
notamment celui de la date de la mise place de la Collectivite.
"Ifest normaCqu'ilsoit du president, c'est Cui qui a amenei a ques-
tion du 24janvier2010", a souligne, Claude Lise. De rappeler
que c'etait 1 une simple r6forme de I'architecture institution-
nelle au contraire de certain qui y ont vu un "jourparticulierou
hiistorique". Marcelin Nadeau a note "que c'est une evolution qui
n'a rien de radical'. Rappelons que pour le gouvernement, par
la voix de Marie-Luce Penchard, il s'agissait "de simplfierCe dis-
positif institutionneCen fusionnant Ce dipartement et la region
pour une plus grande efficaciti administrative et reprendrait sim-
plement les compitences du department et de la Rgion". On est
loin de plus de "responsa6ilite et dautonomie, "comme certain
le promettaient 6 I'instar des mapistes et allies. L'opposition
s'est "programmie"pour mener la bataille sur "ce tete quipiche
par deuxpointsfondamentau : la date et le mode de scrutiny ,
ainsi que I'a soutenu Rodolphe D6sir6. Durant les debats, I'op-
position a tented de faire valoir ses arguments pour que I'on
prenne en compete son desir de reporter la date de la mise en
place de la collectivite unique, de 2012 (comme preconise dans
le texte) a 2014, ainsi que le changement du mode de scrutiny.
Mais la majority, bien campee dans ses positions, forte des-tra-
vaux de la commissions ad hoc et surtout de son desir de re-
pondre au plus vite a I'urgence de la situation, a maintenu
I'essentiel du texte. Le choix de la mise en place de la Collec-
tivite Unique au lerjuillet 2012 proposee par le president de la
Republique a requ I'approbation de la majority. "On n'apas be-
soin de 4 ans pour unifier le dipartement et fa RSgion", a declare
le president du Conseil general. Mais Claude Lise, prudent, de
souligner que cette date n'etait pas acquise, qu'i-fallait Ia-des-


sus attendre la decision du Conseil d'Etat. Pour etre
en coherence avec cette date de mise en place, les
l6us ont reclame la suppression des elections can-
tonales prevues au mois de mars prochain.
Quelques amendments ont 6t6 portes au project de
constitution de la collectivit6 unique. Ainsi, la majo-
rite des elus a repris la proposition de porter le nom-
bre d'elus au sein de I'assemblee de Martinique a
61 au lieu des 51 proposes par le president de la
R6publique. Autre preoccupation des elus, la prime
majoritaire de 20 % des sieges attribute A la liste
arrivee en tete aux elections. Celle-ci a fait I'objet
d'un amendment afin de la reduire a 5% du nom-
bre de sieges 6 pourvoir. Dans le meme temps, les
elus ont decide de passer a 10 % pour le maintien
au second tour (au lieu de 5%). Les elus PPM ont
voulu remettre en question le mode de scrutiny 6 la
proportionnelle adopted par la commission ad hoc
pour revenir au scrutiny mixte & huit circonscriptions.
Un amendment rejete par la majority, s'en tenant aux resolu-
tions de la commission ad hoc. Les elus dans des votes a geo-
metrie variable ont adopted a une large majority les different
amendments proposes par la commission des textes et la
commission permanent. Une disposition dans I'etude d'impact
instituant un "pouvoir de substitution lfargi de la Coflectiviti au
6enefice du prefet" au nom d'une pretendue garantie suppl6-
mentaire a ete largement critiquee. Seuls les quatre elus de
droite ont vote centre la suppression de cette notion dans le
texte au nom de "CequiCibre despouvoirs". La reintroduction dans
le project du Conseil communal et d'un Conseil consultatif en
deux sections ont requ I'adhesion de tous. La dotation de la
nouvelle collectivite "risuftera tres exactement de addition des
deux dotations auparavant consacries au Conseil regional et au
ConseilgBinra1'. Le texte precise que le project de loi "proposera
Ca creation dune commission tripartite entire C'Etat, la region et le
dipartement, afin d'examiner Ces iventuelles charges nouvelfes qui
seraient lies a la mise en place de la coflectivite unique".
Le second texte concernant la loi organique avait trait a la duree
des habilitations qui seraient reclam6es par la nouvelle collec-
tivit6. De deux ans, une habilitation obtenue passera a la duree
de la mandature. Loin du pouvoirde "lCgifireret de reglementer"
annonc6 par ceux qui ont renonc6 & I'evolution statutaire dans
le 74 au nom d'une chimerique troisieme voie, ce project de loi
organique "ne donne aucunpouvoir", a explique Claude Lise. Et
de s'interroger : "faire une Coi organique pour cela, a qui a-t-on
' voulufaire plaisir?". Toujours en matiere de demand d'habili-
tations, il a ete propose "de mettre en-place desprocidures moins
encadries et moins complCees; de supprimer un contrdle du prefet
sur Copportuniti des actes pris en application des ha6ilitations et
de priciser Ie dlai de transmission par le prefet au gouvernement ".
L'opposition des neo-assimilationnistes s'est lance a nouveau
dans un debat pour qu'une fois de plus la date de la mise en
place de la Collectivit6 Unique apparaissant dans ce deuxieme
texte soit modifiee. Ce fut en vain au nom de la coherence des
votes sur les deux projects.
Ces projects de loi seront debattus par les elus regionaux le 6
janvier prochain avant la saisine du Conseil d'Etat vers le 15
janvier 2011.
C.B


----. /- .F)nn llmJirla -


_ OLI1q1 -







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Que besire Robolphe Desire ?


Qu'est ce qui pousse Rodolphe Desire, maire et conseiller ge-
neral du Marin, 6 interdire la circulation des vehicules de trans-
port en commun sur le territoire de sa commune ? Que
desire-t-il ? Par deux fois d6ja il a voulu, par arret6 municipal,
interdire la mise-en place du service de transport urbain lance
par la Communaute d'Agglomeration de I'Espace Sud
(CAESM) sur le territoire de sa commune. Et par deux fois le tri-
bunal administratif a suspend l'execution de son arrete.
Debut decembre I'Espace Sud preside par Eugene Larcher a
lance un service de transport urbain dans 9 communes de son
territoire. Rodolphe Desire contest le manque de concertation
et les modalites de ce transport urbain. L'Espace Sud soutient
que sur 25 reunions de la CAESM sur cette question, le maire
du Marin a 6t6 absent 22 fois. II faut savoir que, depuis le ler
janvier 2009, la competence transport est devolue a la Com-
munaute d'Agglomeration de I'Espace Sud de la Martinique.
Le tribunal administratif a estime le 30 decembre dernier que
la decision de Rodolphe Desire portait atteinte a la mise en
place et 6 la continuity du service public confine & la Commu-
naute d'Agglomeration de I'Espace Sud de la Martinique. II re-
leve que le maire du Marin n'apporte pas la preuve qu'il existe
d'autres possibilities de.transport a celui mis en place, ni que


celui-ci porte at-
teinte A la security
des usagers.
D6sir6 a 6te en
outre condamn6 6
verser 6 la CAESM
1 500 euros au titre
des frais exposes.
Rodolphe Desir6
va-t-il en rester la ?
Est-ce la proximity
des elections qui
explique I'agitation
de I'ancien Sbna-
teur ? Et I'interet
general dans tout
cela ?
D6j D6sir6 s'6tait o0 va Rodolphe DBsirB?
distingu6 il y a
quelques mois en reprochant malhonnetement au Conseil ge-
neral et 6 Claude Lise la propagation de I'epid6mie de dengue.
Andre Constatnt


Pec S Plumes

La saga bes Hayot aepuis 6es 6ecennies, voire ies sicldes!


Bernard Hayot, patron de GBH


Certes, c'est bien le plus long conflict de I'annee 2010 que celui
de "MWr Bicolage" II ne faut pas sous-estimer sa portee. Au-
del6 m6me du protocole signed, les salaries du group GBH
(Bernard Hayot) ont su dejouer les manoeuvres et provocations
policieres pour obtenir ce resultat positif par la mediation.
Cette lutte s'inscrit cependant dans une continuity historique.
Pourquoi ?
Rappelez-vous cette biguine de notre folklore chantee par
Leona Gabrielle :
"Manman 1a grev bawi mouin,
9Manman la grev 6awe mouin,
Missi WMichiefpa le 6aye deifwan,
Magri tou sa noufe a, etc, etc... "
C'etait en fevrier 1900 : allusion 6 la fameuse greve du Fran-
cois, au course de laquelle des ouvriers seront tues par les
"forces de Fordre".
Ce monsieur Michel etait un Hayot.


En mai 1933, quand Justice ecrit sous la plume d'Andre Ali-
ker: "Messieurs les ConseifCers gnirawuG quelpoint en est le pro-
cds de la colonie contre le cfidtefainAu6iry, celui qui afait [esfrais
de Collection sinatoriale de 1932 ? Le bruit court que [a colonie
s'est disiste. Tout de mime pourplus de 6 millions !". Ce qui de-
viendra le scandal Aub6ry s'etalait sur la voie publique.
Qui etait alors president de ce Conseil general interpelle par
Justice ? M. Gabriel Hayot, beau-pere d'Eugene Aubery qui
avait epouse sa fille Berthe. Gabriel Hayot restera president du
Conseil General jusqu'a sa mort naturelle en fevrier 1934.
On ne peut oublier que Guy Deslauriers en 2008 pour la r6ali-
sation de son film A"lijfr's'est heurte a des difficulties inatten-
dues : filmer certaines demeures, certaines vieilles voitures,
etc. Des forces occultes ont voulu entraver la realisation d'un
film mettant en cause I'oligarchie beke.
Decembre 2010. Voila que la syndicaliste Ghislaine Joachim-
Arnaud est assignee en justice dans un premier temps suite a
une plainte d'un certain Jean-Frangois Hayot, architect grand
pourfendeur de I'article 74, au nom d'une association denom-
mee "Rspect CDOM".
Aucun Martiniquais ne peut ignorer ce patronyme, car il est in-
timement lie a I'histoire des luttes sociales de notre pays. Les
Hayot sont descendantsd'une famille de colons arrives en Mar-
tinique en 1680 au 17eme siecle. Bernard Hayot est classes
119e rang des plus grandes fortunes de France par le maga-
zine Challenges et sa fortune est evaluee a 350 millions d'eu-
ros en 2008. Est-ce I'effet du hasard si la greve & Mr Bricolage
a battu des records de duree (40 jours) ? A Justice nous felici-
tons ces jeunes travailleurs. Nous sommes peut-etre "tous
creoles", comme proclament certain, mais pas tous aliens au
point de confondre ... coco epi zabrico.
Andre Constant


Ieh r 2011 n' 01 ',,


OI/ /Iq


-1"






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Panorama bes veux bes autorites bu pays


L'exercice traditionnel des voeux des autorites politiques
et morales n'est pas simplement un rite. II a aussi un sens
politique puisqu'il comporte un bilan de I'annee ecoulee et
des perspectives pour I'annee qui vient.
Nous presentons les extraits les plus significatifs de voeux
d'Ange Mancini, prefet de la Region Martinique, de Serge
Letchimy, depute et president du Conseil regional, de Mgr
Michel Meranville, archev6que de la Martinique et Claude
Lise, Senateur et president du Conseil g6enral.
Un constat : les questions du ch6mage massif et de la
montee des violence reviennent dans les propos de tous.

Ange Mancini, pr6fet de la R6gion Martinique : "Rien n'est
donni, tout estpossibe..."
---.4


Ange Mancini, Pr-fet de la region Martinique
Ange Mancini, Pr~fet de la region Martinique


Ange Mancini rappelle d'abord que s'il est pr6fet il est aussi un
homme proche des Martiniquais :
"(...) Mon regardest 6ien sur celui du prefet mais lest aussi cefui
dun homme qui, depuis plus de trois ans, sillonne la Martinique,
provoque les rencontres, vit avec vous des moments intense de
joies et de peines ancres dans notre mimoire a tous(...)".
Abordant les consultations de debut 2010, il estime que la re-
ponse des Martiniquais a ete claire: "Les deuxconsultations du
dibut dannie ont constitui un autre tempsfort de 2010. La Mar-
tinique s'etait donni rendez-vous avec elle-mime pour ref&chir a
ses institutions. Vous avez ripondu clairement auxadeux questions
posies: Non a une plus grande autonomie vous jCoignant du droit
communfranaais. Oui a une modernisation du statut et de la gou-
vernance de notre territoire. Apris beaucoup de concertation, le
project de loiportant sur a future coCfectiviti unique sera dibattu
par les assemblies en 2011(...)".11 est vrai que la bourgeoisie et
la reaction assimilationniste ont b6enficie du renfort inesp6r6
du parti cree parAime C6saire et se proclamant comme le pere
de I'autonomie pour rejeter I'autonomie.
Abordant la question de I'ins6curite, il reconnait I'accroissement
des faits de violence : "(..) L'augmentation, cette annie des
agressions physiques, est prioccupante comme Ces cambriolages et
les trafics de drogue. (Tous les moyens seront mobilises pour inter-
peCler Ces auteurs et Ces mettre a la disposition de la justice. J'ai
demand a ce que les operations coup de poing se multiplient pour
demanteler les trafics de toute sorte (...)". II observe avec un cer-
tain bon sens : "'u-deld des chiffres, ma conviction profonde est


que la repression ne parviendra pas seule a 6out de ceffiau. Chaque
societiporte en elke unepart de violence, que les circonstances exa-
cerbent parfois, mais don't chacun est toujours responsable. Songez
que plus des trois quarts desfaits enregistres refevent de conflits
familiauxou de voisinage La solution est entire nos mains. C'est
a une veritable prise de conscience queje vous appelle ce soir (...)".
Certes, la Martinique est de plus en plus violent, mais il y a un
lien avec la crise soci6tale qu'elle vit et qui renvoie 6 la ques-
tion de I'identit6 et de la responsabilit6. Les "circonstances"qui
exacerbent la violence en Martinique qu'6voquent le prefet
Mancini, c'est la crise du syst6me n6o-colonial d6partemental.
II aborde ensuite la situation 6conomique et le ch6mage qui en
d6coule en expliquant en quelque sorte que I'Etat fait ce qu'il
peut:
"Enfin, je veux ivoquer avec vous les difficultis iconomiques que
traverse notre ile : un trop grandnombre de foyers martiniquais
est touch par le ch6mage, la pricariti, ou simpfement la peur du
lendemain. Je veux dire a ceux-la que nous nous mobilisons.
* pour les jeunes particufiirement touches, j'ai inaugure ily a
quelquesjours e'cofe de la deuxiwme chance de la Triniti. Iffaut
multiplier ces dispositifs ouverts sur le monde de Centreprise, gage
dune insertion riussie. Ce panr sur lajeunesse ne serajamais per-
dant (..) Gdcher Ie potentieCreprisenti par cesjeunes, c'est hypo-
thiquer lefutur de la Martinique. Nous n'en avons pas le droit.
* a long terme, j'ai la conviction que nous reussirons parce que
nous avonsfait le bon choix en misant sur des projects d'avenirfi-
nancis avec Caide de CEurope en partenariat avec la region et Ce
department. Tourisme, agriculture, technologies de Cinformation,
inergie... ce sont autant defilieres nicessaires au daveloppement
endogine de ie. Les investissements dans ces domainespriparent
aujourd'hui la croissance saine et durable de remain. C'est cela qui
me donne confiance dans favenir de la [Martinique, qui explique
mon impatience de voir ce potentielextraordinaire se rialiser enfin
entierement (..)". Le d6veloppement endog6ne, expression
subtilis6e par Sarkozy aux autonomistes, necessite que le pays
dispose de leviers autrement plus puissants que ceux qui lui
sont concedes dans le cadre de I'assimilation legislative de I'ar-
ticle 73. La question de I'autonomie reste done a I'ordre du jour
pour sortir le pays de I'orniere en s'attaquant aux causes du
ch6mage a la racine.
Ange Mancini termine par un message : "(...)rien n'est donni,
mais tout est possible si la confiance, 'initiative et 'imagination
sont riunies. Entreprenez, aCCez de l'avant, concertez-vous sur
favenir de la 9Martinique L 'Etat sera la pourfaciGiter rexpres-
sion de vosprojets, les guider dans le sens de fintiret giniral, apla-
nir les difficulties qui surgiraient (..)". En r6alite, il s'agit d'une
profession de foi neoliberale sur le rl1e de I'Etat. Dans un pays
accable par un sous-d6veloppement et un mal-d6veloppement
structures engendres par des rapports de domination, la puis-
sance publique (Etat et Collectivit6s) ne sont pas 16 seulement
pour 'faciliter", guiderr", "aplahir", elle est lA aussi pour agir et
prendre I'initiative a la place du priv6 qui, ici, est d6faillant. Ce
dernier refuse d'investir s'il ne ben6ficie pas d'une defiscalisa-
tion maximale.
II conclut sur la r6forme de I'Etat r6alis6e, affirme-t-il, pour "sim-


ui r 2* j 0 Pae


L 'Pa EN E s xu i u






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plifier"nos d6marches. La V6rit6, c'est que la fameuse RGPP
revisionn g6n6rale des politiques publiques) a deux buts, reali-
ser des economies en demolissant le service public et recen-
traliser les decisions (deconcentration) en liaison avec la
reform des collectivites territoriales en France et en Outre-mer.
Le prefet Mancini n'oublie pas de sacrifier a la tradition en nous
souhaitant la bonne annee en creole : "Wwen ka souhaite zot an
6on lanne !"

Serge Letchimy, depute, president du Conseil regional : "Rjus-
sir lesfondations fune Martinique plus saine"


Serge Letchimy, Pr6sident du Conseil regional dela Martinique

Apres avoir rappele que la Martinique souffre de taux de pau-
vrete et de ch6mage "inaccepta6Ces", il met en garde : "Pour-
tant cela ne doit pas nous isoler du monde, et nous amener au repli
sur nous-mimes".
Ensuite le president de la Region montre du doigt sur ce qu'il
nomme les "dewudifficuults majeures"de notre 6conomie et de
notre soci6t6 :
"(...) Meme si nous affichons un niveau d'cquipement et de
consommation parfois supdrieur a ceuwde nosfreres de la Caraf6e,
notre 6conomie et notre sociite sont encore incapables de ripondre
a deuxdiffcuCtes majeures: (e chimage structure! et un tauxfdim-
portations trop ~ievi, en confrontation directed avec toute tenta-
tive de production CocaCe. Ces handicaps laissent des miCiers de
personnel sur fe bordde la route. Notre responsa6iitet est de tout
faire, dans une soCidariti constructive, dans un progrLs partagi,
dans une dimocratie rinovie, pour reussir Cesfondations dune
Martinique plus saine (...)".
Ce qu'il ne dit pas, c'est ces ph6nomenes ne tombent pas du
ciel, mais r6sultent du syst6me neo-colonial d6partemental qui
doit 6tre d6pass6.
II en appelle A la mobilisation en affirmant que "ilnousfaudra
etre courageuwc determines, imaginatifs".
II decline ses orientations: "(...)Ilnousfaut ouvrirde nouveau
horizons en matikre de stimulations iconomiques, cuCtureCles et so-
ciaCes. ICnousfaut nous inscrire dans des projects innovation et
d'avenir en ce qui concern Cinergie, CagricuCture, Ca piche, le
transport, Ie tourisme... Iffaut que notre patrimoine historique,
nature, cuCturel, soit au cceur de notre visi6ii'te mondiale, de nos
dynamiques d'apanouissement et de recherches. Du grandNordau
Sudle pus extreme, de Fort de Francejusqu'd Ca pointe de la Ca-
ravelle, ilnousfaudra trouver les voies duune pCus grandefluidit6


et du meilleur des iquifi6res possibles !
C'est dune nouvelle culture du diveloppement dontje vewuparler

II precise : "Zne culture imagination mais aussi et surtout de
responsa6ifiti dans une R(publique capable de garantir a Cafois
Cegaite' des droits et expression des differences !". Ce sera la
seule timide allusion la necessity pour les Martiniquais d'acce-
der 6 la direction de leurs affaires. On est loin de "1Autonomie
pour (a Nation martiniquaise". Quant 6 la repetition a sati6te de
I'imperatif de I'imagination, certes elle est indispensable. Mais
que peut I'imagination centre les lobbys de I'import-distribution
qui font du pays un vaste hypermarche et sans capacity de
changer la regle du jeu ?
A nouveau Serge Letchimy exhorte : "ICnous est possible defor-
cer Ce destin si chacun s'impCique, se mobiCise, et si Ceffort indivi-
duelsoutient un effort coClectif !".
Suit une serie d'incantations dans un style ampoule sur ce
m6me theme : refuserr toutes lesformes d'immobiiisme et de re-
noncement", "annie 2011, celle de la redynamisation", "saisir....
la d6veine au colCet", "croire en notre criativiti", "ouvrir de nou-
veauhfiorizons", etc. L'appel a I'effort est necessaire dans une
society departementale d'assistanat kraze. Mais sans pers-
pective de lutte pour un vrai pouvoir martiniquais pour agir sur
le reel, cela risque de s'apparenter a la m6thode Coue, de tom-
ber dans le vide.
Pour terminer, le president de Region lance un appel 6 la jeu-
nesse. Reconnaissant que sa situation "n'ajamais ete aussi df-
ficile", il explique : "(..) Certes, nous avons le devoir de crier le
cadre indispensable a Cipanouissement de tous. Mais Ca rdussite
daune telle politique depend aussi de vous ; de la determination
que vous mettrez, d CicoCe, au travail, dans lafamille, dans fe res-
pect des valeurs essentiefles, pour saisir claque opportunity que la
vie offrira (..)".
Comme perspective il rappelle que : "Nosplans de reliance, nos
programmes de diveloppement, nos reforms, notre plan ambition-
jeunes repondent a cette haute exigence(...). Mes chers compa-
triotes, notre 6ataille s'effectue centre toutes les formes
dobscurantisme, de deviance et i'exclusion(..)".
Pas un mot de la Collectivit6 Unique qui devrait 6tre I'instru-
ment minimal de cette "bataille".

Mgr Michel M6ranville, Archeveque de la Martinique : "Com-
ment voulons-nous vivre remain ?"


Monseigneur Michel M6ranville, Archeveque de Martinique


r LW&ENENT -1


1^KIF ffS S1V4SSSWSIIIQSqIWR '






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L'homme d'Eglise invite les Martiniquais 6 se poser de vraies
questions sur le vivre ensemble.
"(...) Nous sommes en effet a un tournant crucialde Phistoire de
notre planete. Les diriglements atmosphiriques don't nous sommes
timoins ne sont que fes signes avant coureurs de situations dra-
matiques causes en grande parties par le refuse des hommes de pen-
ser a autre chose qu'a feur petit bonheur immidiat et quotidien.
Notre petit pays, la Martinique, n'est pas da Pa6ri de tous ces bou-
leversements, 6ien au contraire! Ilse trouve soumis aux dangers
permanents des cyclones, des sjismes, des eruptions voCcaniques,
des tsunamis, sans parFer des ipidimies ricurrentesfacilities par
P'exjgufti de son territoire.
Plus dramatique encore sont Fes conditions iconomiques et sociales.
Le cihmage endemique certes, mais la monte des violence de
toutes sortes : violence verbales, agressions des personnel, meur-
tres par armes afeu, mise en pirildes vies humaines sur Ces routes
par inconscience et manque de respect des rigles essentielCes de
conduite, incitations a la haine entire Fes diverse composantes de
(a communaute Martiniquaise....
Tout cela pose des questions que nous nepouvonspas nous conten-
ter d'carter dun revers de la main ou de noyer dans un verre de
rhum.
"Qui sommes-nous pricisiment et que voufons-nous itre ?
QuefCes sont nos valeurs, quels sont nos repkres ? De quoi nous oc-
cupons-nous aujuste ? Comment voulons-nous vivre demain ?"
Ce sont la, me semble-t-il, es questions que nous devrions tous
nous poser sans ce chauvinisme qui nous fait croire que nous
sommes Ce nom6riCdu monde.
Est-ce 'argent seuCqui apportera Fe bonheur que nous nous sou-
haitons ? Est-ce ('accumulation des 6iens de consommations qui
nous rendra heureux?
Le 6onheur sera-t-ifau prixdu r6veidde la futte des classes et des
affrontements ethniques ?
Jeformute Fe souhait que tous, nous osions nous poser ces simple
questions don't fes r6ponses dependent de chacun de nous et non
pas de (Etat, d'unpouvoirquelconque ou du voisin. C'est toujours
tropfacile et a6soCument inutile de chercher partout des boucs
imissaires, au lieu de commencerpar balayer fe devant de sa porte

II apporte sa r6ponse de religieux : "(..)Que chacun, chacune
favorite tout ce qui permet dans ce petit pays ozi tout Fe monde
presque se connaft de vivre en bonne harmonies Fes uns avec Ces au-
tres, dans le respect, la viriti, a justice et la Paki (Puisse fe Sei-
gneur exaucer ces voeuc, Ifnous dit fui-mime qu'lCest present id
oil rigne [Amour(...).
A ces questions, nous communists apportons d'autres r6-
ponses. Mais il nous parait utile que chacun y r6ponde.
Ainsi la lutte des classes n'est pas a opposer a la recherche du
bonheur. Elle est inh6rente 6 toute society vivante et 6 la quete
des classes d6favoris6es pour I'am6lioration de leur sort. Elle
n'a pas besoin d'6tre "reveifiFe". Rien n'a 6t6 donn6 dans I'His-
toire. II ne faut pas la confondre avec les "affrontements eth-
niques". II se trouve qu'en pays de type colonial les poss6dants
sont g6n6ralement- mais pas exclusivement blancs. Les com-
munistes, pour leur part, veillent dans la lutte a ne pas sombrer
dans le racism et la haine et a respecter les hommes. Ce-


pendant, il ne peut avoir de paix sans justice. Ici nous ne pou-
vons oublier que "Fes pauvres sont deuxfois pFus pauvres et Fes
riches deuxfoisplus riches" qu'en France, a reconnu une 6tude
faite par le Pr Olivier Sudrie en 2010 pour le compete de la
Chambre de commerce, le temple des poss6dants.

Claude Lise, S6nateur, president du Conseil g6n6ral : "Parti-
cipons tous a un veritable sursaut martiniquais"


Claude Lise, President du Conseil general de Martinique


Jetant un regard sur 2010, Claude Lise observe : "L 'annee icou-
fie a, par aiFFeurs, iti encore marque par Ces consequences de la
crise financiere de 2007.
Notre YMartinique n'a dvidemment pas iti ipargnie.
Sur le plan iconomique, nous avons enregistri une recession dfun
niveau sans pricident.
Le ch6mage s'est, en consequence, aggravi, particulirement ceFui
desjeunes qui a atteint Fe niveau impressionnant et inaccepta6le
de 61 % !
Les conditions de vie se sont digradiespour beaucoup centre nous,
notamment les retraitis et Fes personnel 6gies.
Le nombre de personnel en dessous du seuilde pauvreti s'est net-
tement accru et, malheureusement, Con a vu, de surcroft, augmen-
ter Fes phinomines de violence, impliquant mime de plus en plus
des mineurs.
L 'insicurite est revenue Fun des premiers sujets de preoccupation
et pour lequelune poFtique globale de prevention s'impose.
2010 restera igalement dans nos mimoires comme 'annie oi Fes
Martiniquais ontfait le choio de voir s'instaurer une coFlectiviti
unique en lieu et place des deux collectivitis existant actueFlement.
Ce choiX doit itre respect et trouver Fe plus rapidement possible
une traduction concrete pour que [a Martinique 6bneficie d'un
outiCplus efficace de conduite des poitiques pu6liques (...)"
S'agissant de I'annee 2011, le president du Conseil g6enral
n'oublie pas qu'il est un militant politique. II formule le souhait:
"Ifimporte que chacun de nous ait a cceur dapporter sa pierre, si
modest soit-eCFe, a la construction dun monde plusjuste.
Que chacun de nous ait d coeur d'agir au quotidien a la construc-
tion dune sociiti oui soient riactivies les soCidaritisfamiliales et
de proximiti.
D'agir egalement a la construction dune society de citoyens res-
ponsables; et cela devra se traduire, en vue de Fichiance ilectorale
de mars prochain, par la resolution deffectuer les choix nicessaires
de maniere lucide et en conscience. Avec deuxprioccupationsfon-


I *f EJC, *Eilli^ ',i0.tc o1P


L&EMNT






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damentales : promouvoir le diveloppement de (ar Martinique et la
sauvegarde de la dimocratie (..)".
Apres avoir rappele que le Conseil general continuera a assu-
mer ses missions jusqu'a I'instauration de la Collectivite Unique,
Claude Lise appelle les Martiniquais 6 I'effort: 'au seuilde Can-
nee nouvelte, et dans une periode de grandes difficultis, je souhaite
que nous participions tous a un virita6be sursaut martiniquais.
Que nosjeunes, en particulier, refusant de se Iaissergagnerpar le
pessimisme, prennent fe part d'affronter risolument favenir.
La Martinique posside d'incontesta6les atouts que nous devons
tous nous employer a valoriser davantage. EITe saura, j'en suis slir,


surmonter les epreuves actuelles, comme elle a su e faire tout au
long de son histoire, en s'appuyant sur les valeursfondamentales
qui ontforgi notre people. C'est, en tout cas, la conviction pro-
fonde qui m'anime dans Faction queje mine chaquejour a votre
service(..)".
Notre pays est d'abord malade de la situation de domination
subie qui entrave son essor. II a besoin de conscience de son
identity et de sa personnalite, de fraternity, de solidarity, de
courage, de confiance en son avenir et de conviction qu'il doit
avancer vers la maTtrise de son destin. Ne pas renoncer sur
cette ligne est vital.
Antoine Gilles


[ NO/TRE -,E I


L'ltat s'est effonhre, te people haitien reste bebout

Par Jean-Marie Theobat, birecteur bu Bureau Haitien be VAgence universitaire be ta Francophonie.

L'ann6e 2010 restera dans les annales comme
I'une des plus 6prouvantes de la tongue crise qui
caract6rise I'histoire d'Ha'iti. Par I'ampleur des d-
gets entraines par le s6isme du 12 janvier, par la
virulence de I'6pid6mie de cholera qui continue de
se propager dans le pays, et enfin par la difficult ,.
6 organiser des elections pr6sidentielle et l6gisla-
tives libres et transparentes, c'est la nation entire
qui semble aujourd'hui en danger.
Faut-il en conclure que 2010 signe l'irr6m6diable
6chec d'un Ltat haYtien libre et souverain ? Ce se-
rait mal juger de la vitality de la soci6et haitienne.
C'est dans cette perspective de necessaire revi-
viscence qu'il faut interpreter la contestation des
resultats des elections du 28 novembre 2010.
Le cas d'HaYti est embl6matique des paradoxes
et des contradictions de I'aide humanitaire et des Les stigmates du tremblement de terre encore bien visible & Port-au-Prince
lois d'airain des relations internationales. La com-


munaute international est censee renforcer la reconstruction
de I' tat, mais a plusieurs regards, elle ne fait que la demolir
plus avant, par un travail tacite de substitution A I'autorite pu-
blique. En effet, la Minustah, avec plus de 9000 policies et sol-
dats charges de renforcer la police national d'HaYti dans les
teaches de maintien de I'ordre, est desormais perque par la po-
pulation comme une force d'occupation. Et la CIRH, composer
des principaux bailleurs de I'aide a HaTti, des autorites haT-
tiennes et des institutions internationales, don't la quatrieme ren-
contre tenue en Republique dominicaine les 14 et 15 decembre
2010, a distance de la scene ha'tienne o6 la mobilisation so-
ciale centre le regime sortant bat son plein, ne donne pas
I'exemple d'un engagement a toute epreuve. Quant aux ONG,
elles ont recu I'essentiel de I'argent decaisse dans le cadre de
I'aide a la reconstruction ou de la lutte centre le cholera. Mais
de toute la some promise (9 milliards d'euros), 6 peine 10 %
ont ete reellement donnes. Onze mois apres le tremblement de
terre, tout reste encore a faire, plus d'un million et demi de per-
sonnes vivent sous des abris provisoires et des tentes. Pen-
dant ce temps, le cholera progress 6 travers le pays: plus de
2300 morts en un mois et demi. On estime que 400000 per-
sonnes seront touchees dans les six prochains mois, par la ma-
ladie.
L'actualite du cholera a pese lourdement sur la champagne elec-
torale, emp6chant la mise en place d'un veritable debat sur la
necessaire reconstruction de la capital et le enforcement de
I'ltat. Paradoxalement, la mobilisation social en faveur d'elec-


tions libres et transparentes est le signe d'un ancrage reussi
des institutions et des habitudes democratiques dans I'esprit de
I'electorat. La contestation provoquee par les fraudes massive
constatees dans le deroulement des elections est en soi une
bonne nouvelle. Signe que le calcul sur I'indifference de la po-
pulation pour la politique etait faux. Le people don't on a sous-
estime I'impatience et le ras-le-bol silencieux a attend
calmement le moment de s'exprimer dans les urnes. Et la
joyeuse pagaille qui a suivi la publication des resultats donnant
Mirlande Manigat en tete avec 31 % des voix, Jude Celestin
deuxibme avec environ 21 % des votes et Michel Martelly avec
20,8 %, n"a rien 6 voir avec les scenes de dechoukaj ou de
chaos qui ont suivi la chute des Duvalier: c'est une levee spon-
tanee, civique et massive. Par ailleurs, la crise n'a pas dege-
nere en bain de sang, mais en bras de fer entire le Conseil
electoral provisoire (CEP) et les candidates contestataires. Au
final tout le debat que nous n'avons pas eu durant la champagne
electorate peut enfin avoir lieu. II ne s'agit pas (encore?) d'un
conflict armed, mais d'un coup de poker qui n'a pas reussi. Quoi
que I'on puisse penser de I'opportunit6 des revendications des
partisans de Martelly, leur mobilisation est avant tout I'expres-
sion d'une indignation fondue sur une ethique collective blessee
par une fraude manifeste. Les murs sont par terre, I'tat s'est
effondre, mais le people reste debout! C'est la seule bonne
nouvelle 6 tirer de cette annus horribilis.
Jean-Marie Theodat (in I'Humanite)


u, i 6jn v0,r / no -pge


LW&EMENT







I http://www.iournal-iustice-martinique. com


Dilma Rousseff s'engage J "eraaiquer

la pauvrete


Dilma Rousseff, premiere pr6sidente femme du BrMsil


La nouvelle president du Bresil Dilma Rousseff s'est donned
pour priority samedi "id'radiquer (a pauvreti extreme dans
son premier discours devant le Congres.
"La lutte la plus obstinje de mon gouvernement sera pour eradi-
quer a pauvrete extreme "qui touche encore 18 millions de
personnel dans la huitieme economic mondiale.
Elle a souligne qu'il s'agissait d'un "engagement"qui devait etre
pris par toute la society bresilienne.
La nouvelle president a aussi mentionn6 comme priorities de
son gouvernement I'6ducation, la sante et la security.
"On peut itre un pays plus diveloppi etjuste et devenir une de-
mocratie vigoureuse", a-t-elle dit.
Dilma Rousseff, 63 ans, succede A I'ancien ouvrier Luiz Inacio
Lula da Silva qui quite le pouvoir apres huit ans avec une po-
pularite record de 87%.
Elle a entam6 son discours en se disant honoree d'etre la pre-
miere femme 6 diriger ce pays de 191 millions d'habitants.
La secretaire d'Etat americaine Hillary Clinton figurait parmi la
trentaine de personnalites etrang6res qui assistaient 6 la cere-
monie.Sous la conduite de Luiz Inacio Lula da Silva, son pre-
decesseur, le Bresil est passe en huit ans de I'etat de geant
sous-employe et enclin aux crises 6 celui de puissance econo-
mique entrainant dans sa march des millions de consomma-
teurs de la classes moyenne.
L'essor du poids lourd sud-americain, qui s'est egalement tra-
duit sur la scene international, devrait se poursuivre sous un
nouveau type de direction avec Rousseff, ancienne ministry de
I'Energie et directrice de cabinet de Lula au temperament
ferme.

Lesgouvernements O'Ameriquebusu

multiplient leurappui la Palestine.
La reconnaissance d'un Etat Palestinien initiee par le Bresil et
I'Argentine a ete suivi par president de la Bolivie, Evo Morales,
le mercredi 22 decembre Denier. Le Venezuela avait change
des ambassadeurs avec la Palestine des avril 2009). Le Chili
pour sa part a exprime son accord avec la creation de I'Etat pa-
lestinien. Le ministry paraguayen des Affaires etrangeres Hec-
tor Lacognata a declare que son pays reconnaitrait au mars
prochain I'Etat palestinien sur les territoires occupies par Israel
en 1967. Ses pays latino americain ont souhaitent I'existence
d'un Etat palestinien independent et souverain dans ses fron-
tieres de 1967. Evo Morales a insisted sur le fait que son pays


ne pouvait attendre davantage "face auvpro6remes de droits hu-
mains, aux times territorial_ aux thImes de souverainete" que
subit la Palestine. Le mandataire bolivien a ajout6 qu'lsra6l
commentt un gnocide"contre le people palestinien et a lance un
appel aux nations du monde et aux "organismes internationauX
pour qu'is assument feurs responsailitbs "face au comportement
du gouvernement de Tel-Aviv.
En janvier 2009, Evo Morales a rompu les relations diploma-
tiques avec Israel, en reponse 6 son offensive militaire dans la
Bande de Gaza qui a commence en decembre 2008 et a laisse
des centaines de morts, dans leur majority femmes et enfants.
Les Palestiniens souhaitent obtenir le soutien international a
une 6ventuelle declaration de I'Etat palestinien, apres le blo-
cage des pourparlers de paix palestino-israeliens en septembre
dernier. Cette position juridique 6manant des pays latino-ame-
ricains est ce qui a incite les opposants a I'etablissement de
I'Etat palestinien 6 poser comme condition la necessity de tenir
des n6gociations prealables sur ses details. Ce que les memes
pays n'ont pas pose comme condition pour ce qui est de I'Etat
hebreu.

1295 cubains sifnent en Haiti
Un nouveau group de 60 cooperants cubains membres du
Contingent international de medecins specialists dans les si-
tuations de catastrophes et de graves 6pidemies "HJenry Reeve"
est arrive a Port-au-Prince pour preter main-forte 6 la Brigade
medical cubaine et I'aider 6 combattre I'epidemie de cholera
qui sevit en Haiti.
La Brigade compete actuellement 1 295 membres, don't 55 me-
decins, 447 infirmieres, 244 technicians et 89 personnel d'ap-
pui. A ce jour, les cooperants cubains et latino-americains
membres de la Brigade ont sauve la vie a plus de 44 000 Hai-
tiens atteints du cholera, et sont parvenus a reduire le taux de
mortality de I'epidemie a 0,61% chez les patients qu'ils soi-
gnent.
Le bilan de l'epidemie de cholera qui sevit depuis plus de deux
mois en Haiti, s'eleve a au moins 3000 morts. D'autre part, les
autorites sanitaires haYtiennes ont precise que le nombre de
personnel affectees par la bacterie a atteint 114.497 per-
sonnes. Plusieurs cas de cholera ont ete signals en R6pu-
blique dominicaine et aux Etats-Unis.

Venzuela : Chavez accroit son contrele

Ots banques
L'assemblee national du Venezuela a adopt le 17 decembre
dernier une loi renforgant le control et la capacity de sanction
de I'Etat sur les banques, une measure denoncee par I'opposi-
tion qui y voit un pas supplementaire vers la nationalisation du
secteur. L'Etat venezuelien contr6le plus de 25 % du secteur
depuis la nationalisation par le gouvernement socialist de
Hugo Chavez de "Banco de Venezuela en 2009 et d'autres eta-
blissements. En vertu de cette nouvelle loi, le secteur bancaire
est decrete "d'utiiti pu6[ique" et devra notamment finance,
avec une parties de ses benefices, des projects definis par les
conseils communaux. Quand pourra-t-on en Martinique
contraindre les banques a finance des projects utiles pour le de-
veloppement du pays au lieu de s'enrichir sur le credit a la
consommation de products imports (automobiles par example)
et sur la speculation dans I'immobilier alimentant un faux de-
veloppement alors que, par example, dans le meme temps le
reseau d'eau potable est delabre ?


u 6nlyqnn 201 01 -. Page, 14


^ O/ Q/y







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Bilan retrospectif international ae I'Anne 2010


Que peut on retenir de 2010 sinon qu'elle a
6t6 I'annee la plus meurtriere depuis plus
d'une generation sur le plan des catastrophes
naturelles avec au moins 250 000 morts et
plusieurs centaines de milliers de sinistres
victims des seismes, canicules, s6che-
resses, inondations, eruptions volcaniques,
temp6tes, glissements de terrains et autres
calamities qui n'ont pas 6pargnees notre pla-
nete bien mal en point. Et comme toujours ce
sont les plus pauvres, les plus demunis, qui
ont paye le plus lourd tribu car les plus vulne-
rabies.
A cela il faut ajouter les effects devastateurs de
la crise economique la plus grave que I'on ait
connu depuis 1929, crise qui est loin d'etre
terminee et qui a mis a mal la structure meme
du capitalism financiarise. C'est d'ailleurs 16 Les travai
que reside toute son originality car cette fois
c'est le centre du system et non sa peripherie qui s'est effon-
dre. Certes les plans de sauvetage improvises dans l'urgence
ont permis de sauver la structure financiere du system (les
etablissements bancaires pourtant responsables du desastre),
mais au prix d'un endettement phenomenal de la dette souve-
raine qui n'a fait que deplacer le problem vers le secteur eta-
tique ob6rant du meme coup I'avenir des Etats concerns,
principalement les Etats-Unis, le Japon et I'Union europ6enne.
Pas 6tonnant donc que la revolte gronde et s'amplifie.
Les pays emergents, Chine et Br6sil en tete, par centre s'en ti-
rent bien et ont vite renoue avec des taux de croissance eleves.
La Chine, devenue la second puissance economique derriere
les Etats-Unis (et le premier moteur economique de la planete)
s'apprete 6 franchir une nouvelle tape axee principalement sur
le developpement de I'economie durable, les technologies de
pointe et son march interieur. Pour la 3e annee consecutive,
les provinces chinoises de I'Ouest et du Nord-est, aujourd'hui
prioritaires, ont connu une croissance superieure 6 celles de
I'Est d6j6 developpees, rattrapant ainsi leur retard. Les techno-
logies de pointe pour leur part sont tributaires des "terres rares"
et la Chine contr6le maintenant 97 % de ce march assurant
ainsi son avenir. Si le carbon a pu permettre I'essor du 19e
siecle et le petrole celui du 20e siecle, les "terres rares"sont la
cle pour le 21e.
De son c6te, I'Amerique latine a pu, en s'appuyant sur I'alter-
native des changes Sud-Sud offerte par la Chine, s'extraire
peu a peu du carcan economique impose par Washington et


Ileurs europeens ont manifesto centre la politique d'aust&ritM des gouvernants

se lancer dans sa propre voie de d6veloppement. Cuba, tou-
jours indomptable malgre un demi siecle de blocus inique, vient
d'ailleurs de s'engager dans un nouveau processus d'edification
du socialisme plus adapted au context actuel.
L'Afrique egalement n'a pas rate I'aubaine et a pu enregistrer
pour la premiere fois depuis longtemps une croissance effective
d'environ 5 % en depit de I'instabilite politique et de I'insuffi-
sance des structures 6conomiques qui la caracterise. "Cinq
grands"(Afrique du Sud, Nigeria, Angola, Ethiopie et Kenya) to-
talisent a eux seuls pres des deux tiers de la production de
I'Afrique sub-saharienne et il faudra maintenant computer avec
eux. Certes rien n'est encore definitivement joue pour le conti-
nent Noir (il suffit d'observer ce qui se passe en C6te d'lvoire)
d'autant plus que 17 Etats africains s'acheminent a leur tour
vers des presidentielles plus ou moins 6 hauts risques, mais
I'avenir de ce cote semble s'eclaircir.
Face A cette situation I'Occident ne peut que s'inquieter vive-
ment, voire meme paniquer. C'est son hegemonie sur le monde
qui est ainsi directement menacee. Les Etats-Unis en plein de-
clin, largement desindustrialises par I'effet de la mondialisation,
hyper endettes et enlises dans des conflicts qu'ils ne peuvent
pas gagner (Irak, Afghanistan), tentent par tout les moyens de
maintenir leur position et les risques d'une nouvelle guerre
froide visant a endiguer la Chine ne sont pas negligeables. Mais
les temps ont change et d'ailleurs en ont-ils encore les
moyens ?
K. Solaris


La Cote 6'Ivoire au bora bu gouffre


Selon diverse analyses provenant de sources communists
et progressistes (Algerie, Senegal, Benin, Tchad...) le people
ivoirien n'a pas grand chose 6 attendre de I'evolution de la si-
tuation pour le moins complex qui s'est developpee en Cote
d'lvoire. Le problem essential, celui de I'ingerence occidentale
dans les affaires interieures du pays, n'a toujours pas 6te re-
solu. Les accords de Marcoussis, Ouagadougou et Pretoria
n'ont about 6 rien de concrete. Les Ivoiriens se sont pourtant
mobilises massivement lors de I'election presidentielle dans
I'espoir qu'elle permettrait de sortir enfin d'une crise politique
profonde initiee par le neo-colonialisme institutionalize aggrave
par le concept ethniciste 6 connotation racist de "Civoiriti"in-


vented par le "bourgeois rBdic" (alors president) pour se debar-
rasser du bourgeoiss Ouattara"(l'homme de Washington et du
FMI) et qui finalement avait permis au "bourgeois G6ag6o"d'ac-
ceder au pouvoir. Mais la Commission Electorale Independante
(soutenue par I'Occident) comme le Conseil constitutionnel
(pro-Gbagbo) se sont revels n'etre surtout que des instru-
ments au service des rivalites inter-imperialistes se disputant
I'exploitation des richesses du pays. w
Gbagbo qui avait choisi de se presenter comme un homme de
gauche, un "sociafiste", a longtemps et6 I'homme de la France.
Mais trop imprevisible il n'a plus grand chose a offrir en dehors


V' V e 2011 jS n01- ag


PAN L E MOP







I http://www.joumal-iustice-martinique.com


de son autoritarisme et de sa venalite. Plus impardonnable en-
core, il commengait a s'interesser auxpropositiohs allechantes
avancees par la Chine. II devenait done urgent de s'en debar-
rasser et de jouer la carte Ouattara, tout aussi venal mais sou-
tenu par le FMI. Paris n'a done pas hesite.
Officiellement Gbagbo a perdu les elections et peu imported que
Ouattara se soit approprie jusqu'6 100 % des suffrages dans
de nombreuses circonscriptions du Nord etroitement contr6lees
par ses partisans. L'aval des Occidentaux lui garantissait la vic-
toire m&me en cas de defaite.
Cependant, retranche dans le Golf hotel a Abidjan, il s'est tres
vite reveal incapable de mobiliser les foules en sa faveur pour


s'emparer de la Television ivoirienne ou pour lancer une greve
g6n6rale. N'eSt pas leader du people qui veut.
L'option militaire semble done devoir s'imposer. Mais I'armee
ivoirienne reste fiddle 6 Gbagbo (qui detient les cordons de la
bourse). Reste I'intervention exterieure (de preference afri-
caine) pour eliminer Gbagbo manu-militari avec bien sOr le
risque majeur de declencher un nouveau conflict aux cons6-
quences difficilement previsibles et de faire de Gbagbo une
dangereuse icone anticolonialiste; Mais le problem de la COte
d'lvoire en serait il resolu pour autant ?
K Solaris


Crise ivoirienne : "It n'y a qu'une solution: Laurent Gbagbo boit partir"


Soro Solo, journalist ivoirien


Rencontre avec le journalist ivoirien Soro Solo (extraits)
II produit et coanime chaque dimanche, sur France Inter,
!'emission I'Afrique enchantee. Le journalist ivoirien Soro
Solo,,r6fugi6 en France depuis 2002, revient sur la, gnea-
logie de la crise qui d6chireson pays.

Quelles sont les.origines de la dechirure, de la cassure
ivoirienne?
Soro Solo : 1 ne s'agit pas tant d'une "cassure"que d'une par-
tition du pays. La region des, Savanes s'etend du centre de la
Cote d'lvoire jusqu'6 ses confins septentrionaux. La parties fo-
resti re, elle, embrasse le Sud, du centre jusqu'au littoral. Sur
cette configuration geographique se greffe une division des
pouvoirs 6conomique et politique. Pour la comprendre, il faut
remonter loin dans I'histoire. C'est mon analyse en tant que Se-
noufo, originaire de la region des Savanes. Au temps de la traite
esclavagiste, le Sud forestier etait domino par le royaume des
Akan, qui disposal d'une armee organisee. Lorsque les com-
pagnies eUrop rirnes qui faisaient commerce des esclaves ont
debarque, elles ont conquis la complicity des chefs coutumiers,
des rois, voire des empereurs de certaines regions d'Afrique.
C'est ainsi que.ce people akan, fort de son pouvoir militaire, fut
enrole dans les raids visant a capture des esclaves dans la r&-
gion des Savanes. Pour I'anecdote, dans la langue akan, on
design un homme du Nord par I'expression "kanga djoula",
"kanga"signifiant "esclave". C'est rested dans le'vocabulaire po-
pulaire. Plus tard, la colonisation est arrive par la mer. Les co-
lons ont commence & scolariser les gens du Sud littoral.


Lorsque la colonisation a pris fin, les gens du
Sud furent done plus nombreux & disposer du
pouvoir lie au savoir. Enfin, c'est au Sud que la
colonisation a d6velopp6 les cultures de rente
don't la metropole avait besoin: cafe, cacao,
bois des forts tropicales, hevea, etc. Ces re-
gions du Sud ont beneficie du pouvoir 6cono-
mique lie & I'usufruit de ces cultures de rente.
Tous ces facteurs ont nourri, chez les gens du
Sud, une sorte de complex de superiority,
une certain condescendance vis-6-vis de
ceux du Nord, parfois considers comme des
gens venus d'ailleurs. Or la C6te d'lvoire a tou-
jours ete peupl6e d'innombrables groups eth-
niques venus d'ailleurs. Les Senoufo, qui
occupent une bonne parties du Nord, consti-
tuent d'ailleurs, avec les Gouros et les Dans,
I'un des peuples les plus anciens de ce terri-
toire delimite par les frontieres coloniales.
Quant aux Akans, eux aussi sont venus d'ail-
leurs. Une legende ivoirienne, la legende de la
reine Abla Pokou, laisse d'ailleurs supposed qu'ils viennent de
ce que I'on appelle aujourd'hui le Ghana. Ils auraient franchi le
fleuve Komoe au XVIIle ou au XVIIle siecle.

D'oC viennent les affrontements politiques contempo-
rains ?
Soro Solo: Pour faire court, les pretendants 6 la succession se
sent bouscul6s A la mort du premier president de la COte
d'lvoire, F6lix Houphouet-Boigny, en decembre 1993. FEn cas
de vacance du pouvoir, la Constitution confiait la transition au
president de I'Assemblee national. Fonction occupee, a
I'epoque, par Henri Konan Bedie. Entre-temps, dans le tumulte
des annees 1990 qui deboucha sur la reconnaissance du mul-
tipartisme et la legalisation du Front populaire ivoirien de Lau,
rent Gbagbo. Felix Houphouet-Boigny avait fait appel :un
tecthnocrate peu connu, venu du FMI, Alassane Dramane Ouat-
tara. Avec pour mission, comme premier ministry, de reorgani-
ser I'conomie.. mmediatement, il fut presented par un organe de
pressed FPI comme un "tranger".(...)

(...) Comment sortir de cette crise?
Soro Solo : Laurent Gbagbo, rejet6 par les electeurs, s'est au-
toproclame president. Mais il n'est president de rien! Le presi-
dent sorti des urnes, reconnu par la communaute international
et les institutions africaines, c'estAlassane Dramane Ouattara.
II n'y a qu'une solution: Laurent Gbagbo doit partir.
Entretien realise par Rosa Moussaoui


V e m asvr i 2 1Jmstice n .' 0 -Page


PANS LE OMPE B~f






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Le poignara 6'Obama aans te aos be la paix et be t tat patestinien


Par Patrick Le Hyaric, directeur de I'Humanite et
depute communist francais au Parlement eu-
ropeen, membre de la commission des relations
avec le Conseil legislatif palestinien.
De pseudo-discussions en tergiversations, le gou-
vernement nord-americain vient, en n'exigeant plus
I'arrit de la colonisation par Israel en Palestine, de
porter un mauvais coup centre la paix. C'est la ne-
gation total du droit international. Personne ne
peut comprendre cette impunity total don't jouit la
direction israelienne de la part de toutes les ins-
tances internationales.
Accepter la poursuite de la colonisation et la des-
truction des maisons & Jerusalem-Est revient exac-
tement 6 renier les resolutions des Nations unies
sur les frontieres des deux Ltats. C'est accepter ce
qu'on ne peut qu'appeler "une occupation"d'un Etat
- Israel sur un autre Etat, la Palestine. On veut
nous faire croire, une fois de plus, qu'il s'agit d'une
demarche tactique. C'est faux! L'histoire prouve
desormais que les Etats-Unis et d'autres sont des
soutiens actifs a la politique des gouvernements israeliens suc-
cessifs contre la creation d'un Etat palestinien. La direction is-
raelienne est la seule au monde a beneficier de tels soutiens
contre tous les principles de droit universellement reconnus.
Aussi, incomprehensible et inadmissible est la position de M.
Obama, refusant la reconnaissance par le Bresil et I'Argentine,
ces derniers jours, de I'Ltat palestinien.
Tout cela tourne le dos 6 I'objectif proclame de M. Obama de
faire de "(a resolution du conflict israelo-palestinien", I'un des
grands objectifs de son mandate.
Cette volte-face de la direction americaine ne servira qu'6 l1gi-
timer la poursuite de I'inadmissible colonisation et a encourager
le rouleau compresseur de la direction israelienne 6 spolier
avec violence le people palestinien.
Revenant d'une tournee 6 Gaza et en Cisjordanie, avec d'au-
tres parlementaires europeens, je dois temoigner de la de-


La direction israelienne spolie avec violence le people palestinien


made pressante des parlementaires palestiniens, des forces
politiques, des associations, de la society palestinienne que
I'Union europeenne s'implique activement dans un processus
de paix.
Que le movement associatif, politique, pacifiste, ici en France
et en Europe, qui reclame la justice et la paix entire les deux
Etats, se remobilise, intervienne de multiples fagons aupres de
I'administration americaine, des autorites europeennes et du
gouvernement frangais pour qu'enfin s'ouvre un veritable pro-
cessus de paix.
Que I'Union europeenne et sa nouvelle ministry aux Relations
exterieures montrent qu'elles servent A quelque chose.
II faut reprendre le processus de paix, arreter la spoliation du
people palestinien et la colonisation.
Patrick Le Hyaric


Flash-hebbo


Lunbi 27 a6cembre
BRIC L'Afrique du Sud devient membre 6 part entire du
group BRIC (Bresil, Russie, Inde et Chine) qui devient
"BRICS" (S pour South Africa). Le president Jacob Zuma par-
ticipera'donc au 3e sommet du group qui se tiendra prochai-
nement & Pekin.

Marbi 28 6ecembre
PALESTINE L'Equateur reconnait 6 son tour la Palestine dans
ses frontieres de 1967, en tant qu'Etat souverain.

Mercrei 29 b6cembre
SENEGAL Sept militaires trouvent la mort dans une embus-
cade tendue dans le sud du Senegal par des elements du Mou-
vement des Forces democratiques de Casamance (MFDC) en
rebellion independantiste active depuis 1982.

Jeuai 30 66cembre
AFGHANISTAN Tandis que les troupes occidentales s'6ver-
tuent & "pacifier" le sud de I'Afghanistan, les Talibans accen-


tuent leurs actions dans le nord pourtant declare "securise".

Venbrei 31 b6embre
INDE Les Communistes remportent haut la main (81 % des
sieges et 13 municipalities sur 15) les elections de I'Etat du Tri-
pura.

Samebi lerjanvier
PARAGUAY Le Parti communist du Paraguay pregnant en
consideration la derive capitularde du gouvernement et du pre-
sident Lugo, leur retire son soutien critique et appelle les Para-
guayens A intensifier la lutte pour de veritables changements
qui devront se faire avec Lugo, sans Lugo ou contre Lugo.

Dimanche 2 janvier
COLOMBIE De nouvelles fosses communes contenant 1505
cadavres de "fawlpositifs" (civils executes par I'armee et pre-
sentes comme guerilleros tues au combat) ont ete decouvertes
dans le department de Meta sans que cela ne trouble le moins
du monde les "defenseurs des droits.de 'Fiomme"en Occident.


ir^ *euR6 /wile^2^77^JfB Page 7


rPAN LE MO








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CHANGEMENT DE GERANCE
2A LOCATION
AU CAPITAL DE 7 600 C
SIEGE SOCIAL: IMMEUBLE COFFRE
ROUTE DE MADIANA
97233 SCHOELCHER
RCS: 438 149 700
Suite A I'assemblee g6nerale extraordi-
naire du 04 septembre 2010, avis est
donn6 A computer de ce jour de la nomi-
nation de Monsieur Olivier PETIT en qua-
lit6 de grant.
En consequence I'article correspondent
des status a 6te modified.
Pour avis, le grant FB 3644

AVIS DE CONSTITUTION
Le 01 janvier 2011 a ete constitute une
society a responsabilite limited portant la
denomination social : AMOR FATI
au capital de 7 500 euros.
Siege social: Avenue Wanakara 972
Riviere Pilote
Objet : Concept et modelisme de vete-
ments et products de luxe, marque de pret
a porter de luxe, de relations publiques et
de publicites.
Duree : 99 ans
Grant: Mr AMANT Jean- Philippe -
Mr GERACE Heidrich
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France et de la chambre des metiers et
de I'artisanat. FB 3645

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
SARL "ANTILLES BATISSEURS SARL"
sous le sigle A.B. SARL au capital de
1500 euros.
Siege social : ZI Canal Cocotte Espace
92 local B28 -97224 Ducos.
Objet: r6alisation de tous travaux de gros
ceuvres en bAtiment, VRD, Amenage-
ment, Climatisation, Entretien.
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au repertoire des metiers de Marti-
nique, Gerant : M. Jean Sebastien
AMUSAN demeurant la residence le
m6le, Bat 3 esc. 15 appt. 11 97240
Frangois. FB 3646

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SARL
Denomination: HORIZON GESTION CA-
RAIBES SARL ayant pour sigle H.G.C
SARL.
Former juridique : SARL
Capital social : 1 000
Siege social : centre commercial la galle-
ria 2 Acajou 97232 Le Lamentin
Objet: Prestations aux entreprises et aux
particuliers dans les domaines bureau-
tiques, informatiques, gestion des af-
faires..., Conseil, Formation.
Duree : 99 ans
Gerance : Christian LUCHEL, ne le 16
juin 1957 & Fort de France, de nationality
Frangaise Bd Amedee Despointes -
97232 Lamentin pour une duree d'une
annee.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Societes de Fort de
France.
Pour avis, la g6rance. FB 3647

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
DU 23/12/2010,
N 51, PAGE 18, FB3595
SNACK BELON
Lire siege social : L'herbier Plaintain A3
- Bareto 97227 Sainte Anne
Au lieu de siege social : Barriere Lacroix
- 97227 Sainte Anne
Pour avis FB 3648

AVIS DE CONSTITUTION
CYBER POINT NET


Aux terms d'un acte sous seing prive en
date du 14 octobre 2010, il a ete constitute
une society ayant les caract6ristiques sui-
vantes:
Denomination : CYBER POINT NET
Forme social : Entreprise Uniperson-
nelle A Responsabilite Limitee
Siege social :3 Km 200 route de Redoute
n 185 97200 Fort de France
Objet social : Vente de temps de
connexion sur Internet, vente de consom-
mables (recharges pour telephones por-
tables, mat6riels scolaires), photocopies,
boissons froides et chaudes, viennoise-
ries et salades).
Dur6e : 99 ans
Capital social : 2000 e
Grant : Monsieur Yvan Laurent LIMEA
Immatriculation de la society A la cham-
bre de commerce et des soci6tes de Fort
de France
Pour avis, la gerance FB 3649

AVIS DE MISE EN SOMMEILLE
SARL SIGNATURE IMMOBILIER
AU CAPITAL DE 10 000 EUROS
LOT DILLON STADE
16 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
Suite a I'A.G.O du 29/11/10, il a ete de-
cide une cessation temporaire d'activite.
Mention sera faite au RCS de FDF
Pour avis et mention
La gerante FB 3650

CABINET DE MAITRE MOISE
CARETO
AVIS DE CONSTITUTION
SCI LES RAMBOUTANS
Par acte sous seing prive en date du 30
novembre 2010, il a ete constitute une so-
ciete civil immobilibre :
Denomination social : SCI LES RAM-
BOUTANS
Capital : 800 euros divise en 80 parts de
10 euros chacune, entierement sous-
crites et liberees
Siege social :
C/ Madame Marie-Josee ANGELO
16, rue Caplaous Anse Collat
97233 Schoelcher
Objet : I'acquisition, la gestion de biens
immobiliers
Duree : 99 ans
Grant: Madame Marie-Josee ANGELO,
nee le 7 mai 1951 au Lamentin
demeurant, 16 rue Caplaous
Anse Collat, 97233.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Societes tenu au
greffe du tribunal Mixte de commerce de
Fort de France.
Pour avis, la gerante FB 3651

AVIS DE CHANGEMENT DE
DENOMINATION SOCIAL
TROPIK'PAYSAGE
SARL AU CAPITAL DE 15 000 C
RCS FDF N 499 930 568
ZONE ARTISANALE VATABLE N* 4
97229 TROIS ILETS
Aux terms de I'assemblee general du
6 septembre 2010, il a ete decide de mo-
difier la denomination social de la so-
ciete TROPIK'PAYSAGE qui sera
remplacee par SPACES AMENAGE-
MENT SERVICES.
Madame Elise BOULET a e6t nommee
gerante de la soci6te ESPACES AME-
NAGEMENT SERVICES en remplace-
ment de Mile PERIA, gerante
demissionnaire ayant cess6 ses functions
A ladite date.
Date d'effet : 01/09/2010
Les modifications resultants,de I'avis an-
terieurement public de la decision ci-des-
sus sont les suivantes :
Ancienne mention :
Denomination social : TROPIK' PAY-


SAGE
La gerante de la soci6te est Beatrice
PERIA
Nouvelle mention
Denomination social: ESPACES AME-
NAGEMENT SERVICES
La gerante de la society est Elise DEL-
BOIS ep. BOULET
Pour avis, la gerante FB 3652

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive A
Fort de France en date du 13 decembre
2010, ii a ete constitute une society civil
Immobiliere pr6sentant les caract6ris-
tiques suivantes :
Denomination : F. EUPHROSINE
Siege social : Fort de France (97200),
C/ Madame Isabelle JEAN BAPTISTE,
39 route de Cluny
Objet social : La society a pour objet la
propri6t6, la gestion et plus generalement
I'exploitation par bail, location ou tout
autre forme d'un immeuble que la soci6te
se propose d'acquerir (ou apporte A la so-
ciete) et toutes operations financieres,
mobilieres ou immobilieres de caractbre
purement civil et se rattachant A I'objet
social.
Duree : 99 ans A computer de son imma-
triculation au Registre du Commerce et
des Societes
Capital social : 9 000.00 euros constitute
par un apport en numeraire
L'exercice social commence le lerjanvier
et finit le 31 decembre de chaque annee
Grant : Le premier grant de la society
est Madame Isabelle JEAN BAPTISTE,
demeurant a 39 route de Cluny Fort de
France (97200).
Immatriculation : la society sera immatri-
culee au registre du commerce et des so-
cietes de Fort de France.
Pour avis, la gerante FB 3653

SARL SOCONART BOIS
AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SOCIETY UNIPERSONNELLE
A RESPONSABILITE LIMITED EN
LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7 622.45 EUROS
SIEGE: PAGERIE,
97229 TROIS ILETS
SIRET : 39798594600011
L'assemblee Gen6rale reunie le 10 De-
cembre a approuve le compete definitif de
liquidation, a decharge Monsieur Herve
RENCIOT de son mandate de liquidateur,
donned & ce dernier quitus de sa gestion
et constate la cloture de la liquidation A
computer du jour de ladite assemble.
Les comptes definitifs 6tablis par le liqui-
dateur sont depos6s au greffe du tribunal
de commerce de Fort de France, en an-
nexe au registre du commence et des so-
cietes.
Pour avis, le liquidateur. FB 3654

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assemblee general extraordinaire du
04 novembre de :
la SARL CLER LOCATION
au capital de 7 500.00 E
ayant son siege social quarter Concorde
97211 Rivibre Pilote
a decide de la dissolution anticip6e de la
society A computer du 30 octobre 2009.
L'assemblee a nomm6 :
Monsieur Gerard Philippe CLERY
demeurant Concorde
97211 Riviere Pilote
en quality de liquidateur.
Pour avis,
Le grant FB 3655

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
DU 16/12/2010
N 50, PAGE 21 FB3548
Denomination social S.A.A.G


Lire : Duree 99 ans


FB 3656


AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SARL
Denomination : NATURAL 7
Forme juridique : SARL
Capital social: 7 000 E
Siege social : Residence Cyparis B&t
Fujiyama 24 Etang Z'Abricot 97200
Fort de France
Objet : Commercialisation de products
dietetiques
Duree : 99 ans
Gerance : Anthony Georges DERIAU -
Residence Cyparis Bat Fujiyama 246
Etang Z'Abricot 97200 Fort de France,
pour une duree indeterminee.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des Societes de Fort de
France
Pour avis, la gerance FB 3657

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donned de la constitution de la
SNC GILDA II
Former social : Societe en nom collectif
Capital : 100 euros
Siege social : 17 rue Georges Eucharis
immeuble Dillon 3000 lot Dillon stade
97200 Fort de France
Objet: Location de bateaux de plaisance
Duree : six ans
Geant : Christian BOUFFARD domicilie
11 rue Pierre Brossolette 92300 Levallois
Perret
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour avis, le grant FB 3658

AVIS DE NOMINATION
HAPPY IMMO LOGIS SARL
AU CAPITAL DE 2 7000 EUROS
SIEGE: CENTRE COMMERCIAL
PLACE D'ARMES
97232 LAMENTIN
SIRET: N 44484030000016
L'assemblee general ordinaire du 27 de-
cembre 2010 a nomm6 pour une annee
renouvelable A computer du ler janvier
2011, un cogerant en la personnel de
Monsieur LOUISIUS Georges
demeurant 02, lot le grand bleu
97280 le Vauclin
en complement du grant nomme A I'as-
semblee g6nerale ordinaire du:
02 juin 2009.
Pour avis,
Les grants. FB 3659

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 30/12/10, ii a ete constitute
une SARL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination TPMR VERTE VALLEE
Adresse du siege social : Derriere Bois
Verte Vallee 97212 Saint Joseph
Objet: Transport A mobility reduite
Duree: 99 ans
Capital : 15 000 E
Nom du grant: SUIVANT Christelle
Adresse : Derriere Bois Verte Vallee
97212 Saint Joseph
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3660

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
BEAUTY STREET SARL au capital de 3
000 euros, siege social situe au 7, allee
de la jardinibre Sainte Marie, enregistre
sous le numero 517 412 060 au RCS DE
Fde F.
Aux terms d'une assemblee g6nerale
extraordinaire en date du 28 decembre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticip6e de ladite society & computer
du 29 decembre 2010. Karine MOGADE
est nommee liquidateur. Le siege de la li-


- e J. 1 -jl n' 01-Page 18


' I









http://www.iournal-iustice-martinique.com


quidation est fixed c/ Karine MOGADE,
Saint Laurent Morne des Esses 97230
Sainte Marie. Adresse a laquelle toute
correspondence devra 6tre adressee et
que les actes et documents devront 6tre
notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
devront etre deposes au RCS de FDF.
Pour avis et mention, le liquidateur
FB 3661

AVIS DE CONSTITUTION
Creation de la SARL ALLONS-Y au capi-
tal de 5 000 E sise au 28 rue Omer Ce-
saire 97200 Fort de France. Ayant pour
objet : organiser des activities de loisirs,
de decouvertes culturelles, sportives,
6venementielles, excursions, prestations
en coordination et logistique en matiere
d'organisation, forfaitiste, voyagiste pour
une duree de 100 ans.
Mile Cecile VERT-PRE resident au 28 rue
Omer Cesaire en est la gerante.
Immatriculation en course au RCS de FDF.
FB 3662

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing prive fait
a Fort de France, en date du 20 decem-
bre 2010, il a ete constitute une society ci-
vile presentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI ULYSSE
Forme: Societe civil immobiliere.
Siege: Les Hauts de la Prairie
n7 Cap Est
97240 LE FRANCOIS.
Objet: La society a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital : 10 000
Gerance : Monsieur Didier Andre MAN-
DON,
resident Les Hauts de la Prairie
n7 Cap Est
97240 LE FRANCOIS.
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agreement
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis et mention
La gerance FB 3663

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing prive fait
a Fort de France, en date du 13 decem-
bre 2010, il a ete constitute une society ci-
vile presentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI MEHDI MOHAMMED
KAMAL ayant pour sigle MMK
Forme: Societe civil immobiliere.
Siege: 8 avenue Frangois Mitterrand
97200 FORT DE FRANCE
Objet: La society a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital: 150 000 E
Gerance: Monsieur Mohamed Kamal
ACHEBOUCHE,
resident 62 rue Ernest ANDRE
97232 LE LAMENTIN
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agreement
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societes de Fort de
France.
Pour avis et mention


La gerance FB 3664

AVIS D'ANNONCE LEGAL
Aux terms d'un acte sous seing prive fait
a Fort de France, en date du 15 decem-
bre 2010, il a ete constitu6 une society ci-
vile presentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: SCI CAZEPH
Forme: Soci6t6 civil immobiliere.
Siege: 13 bis avenue Marc ANDRE -
97224 DUCOS.
Objet: La society a pour objet I'acquisi-
tion, I'amenagement, la mise en valeur,
I'administration, I'exploitation, la location
ou autrement de tous immeubles et biens
immobiliers.
Duree: 99 ans
Capital variable : 5 000 E
Gerance: Mademoiselle Carine LEVIL-
LAIN, resident 13 bis avenue Marc
ANDRE 97224 DUCOS.
Clauses relatives aux cessions de parts:
les parts sociales librement cessibles
entire associes, et necessite un agreement
dans tous les autres cas.
Immatriculation de la society au registre
du commerce et des societies de Fort de
France.
Pour avis et mention
La gerance FB 3665

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 20 novembre 2010, il a ete
constitute une society presentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination social : LUXZEN SARL
Forme : Societ6e responsabilite limited
Adresse social : Habitation vive 97214
Lorrain
Objet social : Hebergement et services
associes reception et restauration tout
type
DurBe : 99 ans A computer de son imma-
triculation au registre du commerce et
des societes.
Capital : 6 000 euros
Grant : Monsieur ETIENNE Luc
Adresse : 85, tour Eliane, Godissard
97200 Fort de France
Immatriculation au registre du commerce
et des societies de Fort de France : en
course
Pour avis, la gerance FB 3666

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE DU
30 DECEMBRE 2010
N 52, PAGE 17, FB3616
HB PRODUCTION ET DISTRIBUTION
Lire : Gerance : Mr Thierry HUYGHUES-
BEAUFOND
Date de constitution : 29 decembre 2010
Pour avis FB 3667

SARL NEW RIVIERA
AU CAPITAL DE 3 000 C
ROUTE DU CLUB NAUTIQUE
PRESQU'ILE
97240 LE FRANCOIS
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 21 decembre 2010, il a ete consti-
tue une society a responsabilite limited,
don't la denomination social est : SARL
NEW RIVIERA.
Au capital de 3 000 E
divise en 300 parts sociales d'un montant
de 10 E chacune, entierement souscrites
et lib6rees en totality.
Le siege social est situe :
route du Club Nautique
Presqu'ile
97240 Le Frangois
La society a pour objet : L'exploitation, la
creation de tout h6tel, restaurant, restau-
ration rapide, bar discotheque
Elle a 6te constitute pour une dur6e de
99 annees a computer de son immatricu-
lation de la society au registre du com-


merce et des societies
Mile Cecile STATNER a ete designee
statutairement en quality de grant, pour
une duree indeterminee.
La society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des societies de Fort de
France
Pour avis et mention
La gerance FB 3668

SOLAR EURL 1 A 530
CHANGEMENT DE GERANCE
Lors de I'AGE du ler decembre 2010,
I'associe unique a procede a la nomina-
tion du nouveau grant suite a la demis-
sion du precedent grant.
Ceci modifie ainsi qu'il suit la precedente
parution legale :
Gerance
Ancien :
Chantale LAUHON
Rue Case Negre Place d'Armes
97232 LE LAMENTIN
Nouveau:
Jack SWORD
6 Place Jacques Froment
75018 PARIS
Pour avis. FB 3669

AVIS DE DISSOLUTION
SNC CLUNY I LOCATION
AU CAPITAL SOCIAL
DE 914,69 EUROS
SIEGE SOCIAL: 14 ROUTE DE
CLUNY -97200 FORT DE FRANCE
SIREN : 415 087 386 RCS B 104
FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire, en date du 20 decembre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticipee de ladite society ce jour. La
society subsistera pour les besoins de la
liquidation et jusqu'a la cloture de celle-ci.
Madame Madeleine DESCLOS, demeu-
rant 69 Habitation O'Mullane
97223 DIAMANT est nomme Liquidateur.
Le siege de la liquidation est fixee
14 route de Cluny
97200 FORT DE FRANCE.
C'est a cette adresse que la correspon-
dance devra 6tre adressee et que les
actes et documents devront 6tre notifies.
Les actes et pieces relatifs & la liquidation
seront deposes au registre du commerce
et des societies de Fort de France.
Pour avis et mention,
Madame Madeleine DESCLOS
Liquidateur FB 3670

REPUBLIQUE FRANCHISE
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DU VAUCLIN
AVIS D'OUVERTURE D'ENQUETE
PUBLIQUE


Le Maire de la Ville du Vauclin, informed la
population que par arrete no 10-63 du 06
decembre 2010, il a ordonn6 I'ouverture
de I'enquete publique portant sur le project
de modification du P.O.S.
A cet effet, M. Jean-Pierre SECROUN a
ete designed, par I'ordonnance n
E10000025/97 du President du Tribunal
Administratif de Fort-de-France en date
du 09 novembre 2010, en quality de com-
missaire enqueteur.
L'enquete se deroulera du lundi 03 jan-
vier 2011 au vendredi 04 fevrier 2011 in-
clus. Le dossier d'enquete publique
pourra etre consult dans le hall de I'H6-
tel de Ville aux jours et heures d'ouver-
ture de la mairie.
Un registre sera tenu A disposition afin de
recueillir les observations de la population
durant toute la duree de I'enquete.
Le commissaire enqueteur assurera des
permanences et recevra le public A la
mairie :
- le mercredi 12 janvier 2011, de 09h00 a
12h00,
- le vendredi 21 janvier 2011, de 10h00 a
13h00,
- le lundi 24 janvier 2011, de 08h00 a
11h00,
- et le mercredi 02 fevrier 2011, de 09h00
A12h00.
Le rapport et les conclusions du commis-
saire enqueteur seront tenus a la disposi-
tion du public des que ces derniers seront
transmis en mairie. FB 3671

ARTHUR HOLDING
SAS AU CAPITAL DE 2 000 EUROS
C/ J PREVOTEAU,
VILLA BARAYLA BRANCHET,
97232 LE LAMENTIN
AVIS DE TRANSFORMATION
Par decision de I'associe unique en date
au Lamentin du 31 decembre 2010, il a
ete procede a la transformation de la
SARL en SAS de la society don't les refe-
rences figurent en tete du present avis.
Cette transformation modifie ainsi qu'il
suit les precedentes parutions legales :
Anciennes mentions
Forme: SARL
Grant: Jose Prevoteau du Clary
demeurant Villa Baray La Branchet,
97232 Le Lamentin
Nouvelles mentions
Forme : SAS
President : Jose Prevoteau du Clary
demeurant Villa Baray La Branchet,
97232 Le Lamentin
Pour avis, le President FB 3672


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Martinique
Guadeloupe/ Guyane
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I F SI 'I r*e 'ic n'07 g1


A /N~~ V






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Justke au fit bes semaines ae 2010: quelques fits marquants.


Hommage a f. Rliker Ularatlon ou .LIII




__- J .-



UEl~Ci~~~I=n~


?Dl C..-. ,.. -_ ,_ .


~6-1 1.


I P. J -'
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Ha~ti Lilian Thuram :
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Tle I l Dossier violence





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SUMINAIRE ou PARTI CoMMurNIst MARTIHIoUAIS Ir
Thirinp Un Pamh RIn nrnunirst plul fort I
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