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hebdomadaire d'information communiste


- .lJeudi 9 D6cembre 2010 - 90e Ann6e - N' 49 - Martinique: 1,80 E - France: 2,20 E - DOM: 1,90 E

Dossier viwoences


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Dr Roots/Zapetti s'offre La Coupe be ta Martinique


ilk .


L'aerien: 6es metiers aisponibles

Le ler salon aeronautique de la Martinique qui s'est '
tenu le dimanche 5 decembre a I'initiative de la Cham-
bre de Commerce a tenu toutes ses promesses. Un
salon pour susciter des vocations autour des emplois
dans I'aerien. Les dirigeants de la CCIM estiment qu'il
y a trop peu de jeunes martiniquais qui s'investissent
dans ce secteur oO beaucoup d'emplois sont a leurs
portees. Pres de 2 000 visiteurs se sont presses dans
la zone d'aviation general du Lamentin pour voir des
avions bimoteurs ou monomoteurs, I'helicoptere ou par-
ticiper a des bapt6mes de I'air et s'informer des possi-
bilites d'6tudes ou de formation.


Digicel Cup: La Jamaique plus forte...


L'equipe de la Jamaique, vainqueur de la Digicel Cup


La selection de football de la JamaTque a remporte
devant celle de la Guadeloupe la Carribbean Digicel
Cup. Eliminee aux tirs au but, la selection guadelou-
peenne a fourni du beau jeu soutenue par des miliers
de voix martiniquaises. Ces deux equipes sont quali-
fiees pour la phase finale de la Gold Cup qui se de-
roulera en AoQt prochain a Miami. En r6sum6 ce
tournoi des Nations de la Caraibe qui s'est deroule du
27 novembre au 5 d6cembre a demontre que les diri-
geants du football de Martinique savaient faire les
choses et 6tre soutenus par leur public quand cela
s'avere necessaire. Au chapitre des deceptions, I'eli-
mination dbs la phase de poule, de la selection de la
Martinqiue qui n'a pas su saisir sa chance. Le Football
Martiniquais qui a 6te au devant de la scene cari-
beenne devra se reconstruire pour reconquerir sa
place dans le concert des nations caribeennes.


..........-*------ V


10 yoles (UFR Siapoc, Dr Roots/Zapetti, Joseph
Cotrell/Leader Mat, Rosette/Orange, Tania Chaussure,
GFA Caraibe/Digicel, Mr Bricolage, Mutuelle Mare Gaillard,
Volpy info et Tiboug Energie) s'affrontaient dimanche 5 d6-
cembre dans la baie de Fort-de-France pour la finale de la
coupe de Martinique des yoles rondes. Un petit public 6tait
present pour assister 6 la derniere joute de I'annee qui al-
lait s'av6rer plein de rebondissements. II aura fallu atten-
. .o - ..., dre la troisieme regate pour designer le vainqueur de cette
coupe de Martinique 2010. A la deuxibme r6gate, Joseph
Cotrell etait parmi le plus serieux pretendant d'autant que
. ;' sa rivale UFR/Siapoc coulait pour la second fois a la ligne.
. ".... Mais c'tait sans computer Dr Roots /Zapetti qui voulait rem-
porter un troph6e cette annee apres avoir manque le cham-
- pionnat. Joseph Cotrell ne reussira pas le grand chelem.
Une victoire meritee pourAthon Mas au regard de son par-
cours durant cette annee. Les coursiers prendront un repos
S_- . - bien merited pour revenir de plus belle I'an prochain avec la
Course des Mapipi.


LI-.


Ras~mbemnt n s641tindkPereJtMry mei1Dfeb O�- Ihen

..... . ..


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*i.L.;l






hfttix/wwwjoyMql-iu sfice-Mgdtiniuexom


AVOCATS
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
AUTOCARS ANTILLES GUYANE 04
SNC AU CAPITAL DE 82000 C
RESIDENCE DU VERSEAU IMM. B31
BEAUS9JOUR JAMBETTE
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 413 497 181
L'assembl6e g6n6rale des associds du 8
octobre 2010:
A transf6r6 te sige social anciennement
situd residence du verseau, Imm. B3,
Beaus6jour Jambete, 97200 Fort de
France au 7 rue Goudouli, 31240 SAINT
JEAN, a computer du mime jour, I'artiCle
correspondent des status a Wt0 modifi6
en cons6quertce.
La society sera desormais immatricul6e
au Greffe du Tribunal de Commerce de
Toulouse.
Pour avis. FB 3490

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE LIQUIDATION AMIABLE
L'assembl6e Generale Extraordinaire
rdunle le 9 fvrier 2009 a d6cid6
la dissolution anticipbe de la society SO-
COBAT A computer de ce jour
et sa mise en liquidation amiable sous le
regime conventionnel dans les conditions
prbvues par les status et les delibera-
tions de ladite assemble.
Elle a nomm6 comme liquidateur:
Mademoiselle Cynthia JACOB,
demeurant Mome Lavaleur,
97270 Saint Esprit,
pour la dur6e de la liquidation, avec les
pouvoirs les plus 6tendus tels que d6ter-
min6s par la lol et les status pour procd-
der aux operations de liquidation, rdaliser
I'actif, acquitter le passif, et I'a autoris6 A
continue les affairs en course et A enga-
ger de nouvelles pour les besoins de la li-
quidation.
Le silge de la liquidation est fixW
Mome Lavaleur,
97270 Saint Esprit.
C'est a cette adresse qua la correspon-
dance devra 6tre envoy6e et quo les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs & la liquidation
seront d6poses au Greffe du Tribunal de
commerce de Fort de France, en annexe
au Registre du Commerce et des Soci6-
t6s.
Pour avis,
Le Liquidateur FB 3491

AVIS DE RADIATION
Aux terms des decisions de IAssemblie
G6nerale Extraordinaire en date du 30
novembre 2010, il r6sulte que les asso-
cibs ont d6cid :
- La cloture des operations de liquidation
et la radiation du RCS de Fort de France
de la SCCV LES VILLAS DE LA PLAGE,
soci6t6 civil en liquidation,
au capital de 1000 E,
ayant son siege A 97228 Sainte Luce,
1 rue Jean Jaures
et immatricul6e au RCS de Fort de
France sous le n� 2006 D 441.
Pour avis,
Le liquidateur FB 3492

AVIS DE MODIFICATION STATUTAIRE
LA SAVANE


tenant A Monsieur Thierry JEAN-ELIE A
Monsieur Guy LAMEYNARDIE
- la cession de 25 parts sociales apparte-
nant A Monsieur Thierry JEAN-ELIE a
Madame Haydee LAMEYNARDIE
- La nomination de Monsieur Guy LA-
MEYNARDIE comme nouveau grant a
computer de 06 novembre 2010.
Le grant FB 3493

AVIS DE CONSTITUTION
Par acted sous seeing priv, en date du 03
mal 2010, il a WtA constitu6 une society
unipersonnelle A responsabilit6 limited,
don't les caract6ristiques sont les sul-
vantes :
Denomination : A.M. CONSTRUCTION
Capital: 10 000 C, divis6 en 100 parts en-
tibrement souscrites et libbrees A la
constitution
Siege social : 06 avenue Emile Maurice
Plateau Fofo
97233 Schoalcher
Objet: La soci6t6 a pour objet dans le d6-
partement de la Martinique, de la Guade-
loupe et de la Guyane tous travaux de
construction et de finitions conform6ment
A la 16gislation en vigueur. Par aillours,
elle pourra A la demand des clients fare
les finitions en matibre d'6lectricit6 et de
plomberie sous toutes les formes.
Duree : 99 ans A computer de son imma-
triculation, sauf dissolution anticip6e ou
prorogation.
Grant: M. Amaud INGARGIOLA-MAU-
RICE n6 le 27/05/1981 A Schcelcher
(Martinique)
demeurant 06 rue Emile Maurice
Plateau Fofo - 97233 Schcelcher
(Martinique)
Immatriculation : au registre du com-
merce et des socie6ts de Fort de France
Pour avis,
Le grant FB 3494

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assemblee g6n6rale extraordinaire du
15 novembre de la SARL CARIB EPI
au capital de 7 500, 00 e=
ayant son sibge social A Bois Carr6e
Nord
97232 Lamentin
a d6cidb de la dissolution anticip6e de la
socit6 &A computer du 30 octobre 2010.
L'assemblie a nommb Monsieur Jos6
AMPHIMAQUE
demeurant Bois Carree Nord
97232 Lamentin
en quality de liquidateur.
Pour avis,
Le grant FB 3495

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/12/2010, il a W6t constitute
une SARL prdsentant les caracteristiques
suivantes:
Denomination: MIAMS 223
Adresse du siege social :64 rue Justin
Rock - 97223 Diamant
Objet: Restaurant
Duree : 99 ans
Capital : 20 000 E
Grant : BERNIA spouse CELESTIN
Eliane
Adresse du grant : 36 lot Choisy -
97212 Saint Joseph
Immatriculation au registre du commerce
: en course
Pour avis, la g6rance FB 3496


SARL AU CAPITAL DE 2000 EUROS
SIaGE SOCIAL : AVIS DE MODIFICATION
62 AVENUE DES CARAIBES CESSION DE PARTS SOCIALES


sige social est situA 31 ter rue Schceol-
cher au Lamentin, immatriculde au RCS A
FDF sous le n* 502 351 018 ont d6cide:
M. Philippe TORCELLY
COde 50 parts sociales a Madame Stella
LOUIS-ARCENE. M. Philippe TOR-
CELLY se retire de la g6rance, d6tient 1
part et devient associ6 minoritaire. Ma-
dame Stella LOUIS-ARCENE est nom-
mee grant unique majoritaire et d6tient
99 parts. La society modifie I'adresse du
siage social du sibge social qui deviant:
41, rue Schoelcher - 97232 Lamentin.
FB 3497

CHANGEMENT DE GERANCE
SARL FUN LOC
AU CAPITAL DE 1000 C
SIEGE SOCIAL: ROUTE DE PETITE
ANSE, 97217 ANSE D'ARLET
RCS FORT DE FRANCE
TMC 509 236 436
N� DE GESTION 2008 B257
Suite A I'assembl6e g6n6rale du 21 d6-
cembre 2009, avis est donn6 & computer
de ce jour :
- de la admission de Monsieur LEULY
Gaston de sa quality de grant unique de
la soci6t6 FUN LOC.
- de la nomination de Madame BABO Na-
thalie en quality de g6rante et lui conftre
tous pouvoirs stipulbs par les status.
Pour avis, la gerante FB 3498

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
Aux terms de I'assembl6e g6nerale ex-
traordinaire du 28 novembre 2010, if a 6et
convenu du transfer du siege social d'IM-
MOBILIERE OUTREMER SARL situde
ancienne adresse au 325, avenue Judas
Turiaf, Squadra D, cit6 Dillon 97200 Fort
de France, au : nouvelle adresse 18, rue
du Professeur Raymond Garcin, Resi-
dence Belpanama, Apt n� 7 - 97200 Fort
de France. FB 3499

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 29/10/10, il a 6t6 constitud
une SARL
Pr6sentant les caractdristiques suivantes:
Denomination : B.M.R BEA MINCEUR
PEELING BEAUTY
Adresse du sibge social: 112 route Cha-
teauboeuf 97200 Fort de France
Objet : Prestations de soins du corps et
esth6tiques
Dur6e : 99 ans
Capital :
Grant: Mile LABONNE Alexia
Adresse : 112 route de Chateauboeut -
97200 Fort de France FB 3500

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 26/11/10, it a W6t constitub
une SCI
Prdsentant les caractbristiques suivantes:
Denomination: A.B.A IMMOBILIER
Adresse du siege social : 112 route de
Chateauboeuf - 97200 Fort de France
Objet : Acquisition, administration et ges-
tion par location ou tout autre moyen de
tous immeubles, biens immobiliers, parts
de soci6t6s civiles immobilibres.
Durne : 99 ans
Capital: 300 e
Grant: Mme ODONNAT B1atrice
Adresse : 112 Route de Chateauboeuf -
97200 Fort de France
Immatriculation au registry du commerce
: en course
Pour avis, la gerance FB 3501


97200 FORT DE FRANCE AVEC MODIFICATION DU GERANT
N� SIRET : 518 871 652 00013 ET MODIFICATION DE L'ADRESSE MAG BEAUTE
CODE APE : 5499A DU SIaGE SOCIAL EURL AU CAPITAL DE 7 622, 45 C
Avis est donn4 que par d6liberation de Aux terms des d6lib6rations de rAGE du SIEGE SOCIAL: 1 RUE LIONCE
I'assemblee g6n6rale extraordinaire r6u- 30 novembre 2010, les lssoci6s de la so- BAYARDIN
nie le 26 octobre 2010, II a AtA decid6: ciot6 AXE RESOURCES HUMAINES, RCS FORT DE FRANCE
- La cession de 25 parts sociales appar- SARL au capital de 7 624 auros don't Ie SIRET: 499 437 669 00015


AVIS DE DISSOLUTION
La soci&t6 MAG BEAUTE sus designee
a WtA dissoute par decision de I'assooie
unique A I'issue de I'assembl6e de I'as-
semblAe general extraordinaire du 27
novembre 2010.
Cette declaration de dissolution sera di-
posde au greffe du tribunal de commerce
de Fort de France.
Conform6ment aux dispositions de rarti-
cle 1844-5, alin6a 3, du code civil et de
I'article 8, alinQa2, du DOcret n� 78-704 du
3 juillet 1978, les cr6anciers de la soci6t6
MAG BEAUTE peuyvent former opposition
A la dissolution dans un delai de trente
jours A computer de la publication du pre-
sent avis.
Les opposition doivent 6tre prisenties
devant le tribunal de commerce de Fort
de France.
Pour avis,
Le repr6sentant 16gal FB 350.2

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seeing privh en date du 16
aoOt 2010, if a 6t6 constitu" une sociWt A
responsabilitA limited (sari) au capital de
2000 euros, d6nommbe LES DOU-
CEURS DE LOLITA.
Sifge social : Rue Gueydon, 97270 Le
Saint Esprit (Martinique)
Objet : Toutes activit6s et services dans
le secteur de la sandwicherie, de la res-
tauration et des services traiteur ettoules
activists lies. "
Durbe : 99 ans A computer de limmatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant : Lolita MONTLOUIS demeurant
quarter Belle Ame, 97240 Le Frangois,
nomme grant pour une duree inddterwi-
nee.
La gerance FB 3503

SCI PROVIDENCE DIVINE
SOCI-tT CIVIL IMMOBILERE
AU CAPITAL DE 2 000 EUROS
SIEGE SOCIAL 40 LOTISSEMENT
FOND BOUCHER
97222 BELLEFONTAINE
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms dun acte sous sing priv en
date A Bellefontaine du 22 Novembre
2010, il a 6t6 constitui une society pr6-
sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination social : SCI PROVI-
DENCE DIVINE.
Former social : Soci6t6 Civile Immobi-
libre
Sibge social: 40 Lotissement Fond Bou-
cher- 97222 BELLEFONTAINE
Objet social : I'acquisition, I'administra-
tion, la gestion, exploitation par location
ou autrement et la vente de tous biens im-
mobiliers.
Dur6e de la Soci6t6 : 99 ans A computer
de la date de I'immatriculation de la So-
cidtA au Registre du commerce et des so-
cietbs,
Capital social : 2 000 Euros, constitute
uniquement d'apports an numeraire,
Gerance : Madame Gracieuse Mathlde
JUBENOT et Mademoiselle Sandra Blan-
dine CASANOVA sont nominees pre-
mi6res Co-g6rantes de la soci6te pour
une duree illimit6e.
Clauses relatives aux cessions de parts:
dispense d'agrdment pour cessions &as-
socids, conjoints d'associis, ascendants
ou descendants du c6dant, agrlment des
associds repr6sentant au moins les trois
quarts des parts sdciales.
Immatriculation de la Socit& au Registre
du commerce at des sod6t6s de FORT
DE FRANCE.
Pour avis
LES CO-GERANTES FB 3504

SARL LE PLOMVERT
AU CAPITAL DE 9 000 m


I %i,9 1 iceb' 201 jwi. *'* -j Pae2


[ A NONCE UfALES






http://wwwiournal-iustice-martiniaue.com


84 BD GENERAL DE GAULLE
97200 FORT DE FRANCE
RCS FOR T DE FRANCE 510 042 500
Aux terms d'une d6lib6ration du
12/011/2010, I'Assembl6e G6nerale Ex-
traordinaire a d6cid6 de mettre & jour les
status cons6cutifs au depart de Mme
MOSSI Rose Joachim dans sa function
de co-g6rante.
L'article 12 des status est modifiA en
consequence. La soci6t6 est d6sormais
co-g6r6e par : M. JEAN ALPHONSE
Alain Casimir et Madame ROBERT San-
dra Patricia.
Pour avis. FB 3505

AVIS DE CONSTITUTION
Par SSP en date du 24 novembre 2010,
il a 6td constitu6 une soci6t6 A responsa-
bilit6 limitde (SARL) au capital de 3 000
�, d6nommde MEDICAL CARAIBES.
Siege social : Rue Georges Eucharis -
97200 Fort de France (Martinique)
Objet : Toutes activities et services dans
le secteur de la vented et la location de
materiel medical et param6dical, vente de
products de bien-6tre et confort et toutes
activities lies.
Dur6e: 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant: Emma Catherine PAGE demeu-
rant Camp Chazeau n� B 16
97260 Morne Rouge,
nommee g6rante pour une dur6e indeter-
minbe.
La gerance FB 3506

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donnd de la constitution de la so-
ci6td suivante :
Denomination: LALY MOD
Nom commercial: SO PRETTY
Forme : EURL
Capital: 2 500 E
Objet : Autres commerce de detail en
magasin non sp6cialis6
Siege social : 81 rue Frangois Arago -
97200 Fort de France
Duree : 99 annbes
Associd unique et grant : DIB Leila de
nationality frangaise, n6e le 30 ao0t 1978
A Schoelcher 97233 demeurant 81 rue
Frangois Arago - 97200 Fort de France
Immatriculation : RCS FDF
Pour avis FB 3507

AVIS DE CONSTITUTION
Avis de constitution est donn6 par A/S
priv6 & la soci6t6 suivante :
Denomination : OSEE
Former : soci6t6 A ResponsabilitA timit6e
Objet social: I'achat et la vente de vete-
ment, de chaussures de la maroquinerie
Si6ge social : rue Lieutenant Saint F61ix,
Grand Bourg - 97215 Rivibre Salbe.
Dur6e : 99 ans A computer de son imma-
triculation
Capital : 1000 E
Gdrance: Mademoiselle LYCIR Manuella
Magali
La socidt6 sera immatriculbe au RCS du
greffe de Fort de France
Pour avis FB 3508

AVIS DE CONSTITUTION
Avis de constitution est donn6 par A/S
privh & la soci6te suivante :
Denomination: JCA TOURS
Former: Entreprise Unipersonnelle A Res-
ponsabilit6 Limit6e
Objet social : la construction de bunga-
lows, I'exploitation de fond de commerce,
la location de meubl6s, de restauration,
d'accueil, d'animation touristique
Siege social: 58, impasse Ldpini, lotisse-
ment la Maug6e 97232 Lamentin
Dur6e : 99 ans A computer de son imma-
triculation
Capital: 10000 �


G6rance : Monsieur CLEMOUX Jos6
La society sera immatriculbe au RCS du
greffe de Fort de France
Pour avis FB 3509

EURL LAVCAN
AU CAPITAL DE 8.000 CUROS
SI-GE SOCIAL: IMMEUBLE SERA
6, ZONE DE MANHITY
97232 LE LAMENTIN
RCS DE FORT DE FRANCE
N� 453 059 958
AVIS DE PUBLICITY
Par decision du 01/02/2005, I'associ6
unique a adopt la modification suivante:
- II a 6t6 d6cide de modifier I'objet social.
En consequence, I'article 2 des status a
6t6 modifi6 comme suit:
* Ancienne mention:
Toutes activities associes A la fabrication
et aux traitements Industriels de denr6es
et products alimentaires;
* Nouvelle mention :
La location simple de tongue dur6e A des
entreprises exergant leur activity dans les
departements d'outre mer de tous biens
d'6quipements professionnels mobiliers
et notamment I'achat en vue de la loca-
tion avec ou sans 6quipage, de voiliers et
de tous engines de loisirs aquatiques, et
d'une manibre gbn6rale, toutes activities
relatives directement ou indirectement au
tourism nautique ;
- 11 a lt6 d6cid6 d'adjoindre un Nom Com-
mercial & la Soci6t6. En consequence,
I'article 3 des status a 6t6 modifi6 comme
suit :
* Ancienne mention : Denomination :
LAVCAN
* Nouvelle mention: D0nomination : LAV-
CAN / Nom Commercial: ODYSSEE LO-
CATION
Pour avis. Le G6rant, FB 3510

AVIS DE CHANGEMENT DE CAPITAL
LOULOU TRANSPORT SARL
AU CAPITAL DE 600 �
2E LOT PETIT FONDS
97270 SAINT ESPRIT
N� RCS: 499001865.
Aux terms de I'AGE en date du
04/11/2010, enregistr6e A SIE FDF le
25//11/2010 bordereau n� 2010/1392, les
associes ont d6cide d'augmenter le capi-
tal social pour le porter A 7560 e.
Les formalitbs seront effectu6es au RCS
de FDF.
Pour avis, le grant FB $511

ECOMAX
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIIE
AU CAPITAL DE 228 000 EUROS
SIEGE SOCIAL � 2 AVENUE DES
ARAWAKS, 97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 378 858 906
Par decisions du ler d6cembre 2010,
I'associ6e unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant :
- Monsieur Philippe JOCK, domicili6 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
- La societ6 Etude ContrSle Analyse, do-
micilide 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une durbe de six exercices.
POUR AVIS
Le President

ECOMAX MARTINIQUE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIE
AU CAPITAL DE 300 000 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS,
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 350 475
Par decisions du ler d6cembre 2010,
I'associ6e unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire


aux comptes supplant :
- Monsieur Philippe JOCK, domicili6 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
- La societ6 Etude Contrble Analyse, do-
micilfie 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une durbe de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3513

ECOMAX GUADELOUPE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 300 000 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS,
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 350 434
Par decisions du ler d6cembre 2010,
I'associ6e unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant:
- Monsieur Philippe JOCK, domicili6 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
- La society Etude Controle Analyse, do-
micili6e 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une dur6e de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3514

ECOMAX GUYANE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 152 449 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS, 97200
FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 351 085
Par decisions du ler d6cembre 2010,
I'associee unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant:
- Monsieur Philippe JOCK, domicilid 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
- La soci6t6 Etude Contr6le Analyse, do-
micili6e 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une dur6e de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3515

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
DENOMINATION : 2A LOCATION
CAPITAL : 7 622.45 C
SIaGE SOCIAL : IMMEUBLE COFFRE
ROUTE DE MADIANA
97233 SCHOELCHER
RCS : 439 149 700
Suite A I'aseembl6e g6n6rale extraordi-
naire du 04 septembre 2010, 1 a et6 d6-
cid6 de modifier la forme juridique de la
soci6te 2A LOCATION EURL qui de (En-
treprise Unipersonnelle A Responsabilit6
Limitbe) devient la 2A LOCATION SARL
(Soci6te
A Responsabilit6 Limit6e).
Pour avis,
Le grant FB 3516

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
EURL ANIS
AU CAPITAL DE 4 000 �
SIlGE: RUE DU GRAND CARAIBE
RIVE DROITE LEVASSOR
972000 FORT DE FRANCE
RCS N* 514 826 312 000 19
A FORT DE FRANCE
Aprbs deliberation de I'AGE le
23/09/2010, I'associ6 unique, Mme
Yvette DESFEUILLET domicili6e & Grand
A Village BAt. Icaque Porte Al Terreville
97233 (c'est A cette adresse que la cor-
respondance devra 6tre envoy6e) a d6-
cid6 de la dissolution anticip6e de la
soci6t6 & computer du 15/10/2010 et de sa
mise liquidation. Elle est donor nomm6e li-
quidateur.
Les pieces de liquidation seront d6po-
sees au tribunal de commerce en annexe


au RCS.


FB 3517


AVIS DE CESSION D'UN FONDS
DE COMMERCE
Suivant acte sous seing priv6 en date A
Fort de France du 14 octobre 2010, enre-
gistr6 A la recette des impbts de Schcal-
cher le 08 novembre 2010 ; bordereau
2010/1 301, case n�2.
La soci6td PIZZA MANIA SARL,
au capital de 2.000 e,
don't le siege social est 51 rue clairire,
97200 Fort de France,
immatriculee au registre du commerce et
des soci6tes de Fort de France sous le
num6ro 483453320,
repr6sentee par Mr Jean-Pierre TACON-
NET,
& c6d4 A la Soci6t6 THANO EURL,
au capital de 8000 f,
don't le sibge social est R6sidence Le
Parc de Cluny, Immeuble C, Route de
Cluny, 97200 Fort de France,
immatricul6e au CRS de Fort de France
sous le num6ro 525316717,
repr6sent6e par Monsieur Sdbastien
CHALONO, un fonds de commerce de
restauration, sis et exploit 51 rue clal-
ribre, 97200 Fort de France, moyennant
le prix de 30.000 euros.
La prise de possession et I'exploitation ef-
fective de I'acqudreur ont 6et fixes au
ler octobre 2010.
L'acquireur sera ImmatriculA au registre
du commerce et des socibtes de Fort de
France, les opposition seront reques
dans les dix jours de la dernibre en date
des publicit6s 1egales, au siege du fonds
c6d6 pour la validity at, pour toutes cor-
respondances, au cabinet de Maitre Mi-
guelita GASPARDO, Zac de Rivibre
Roche, 5 rue Pihtonne, 97200 Fort de
France.
Pour avis FB 3518

AVIS DE DISSOLUTION
SARL DUVENTRU TRAITEUR
AU CAPITAL SOCIAL DE 7500 C
SI:GE SOCIAL: LD CASE NAVIRE
RUE DE LA GUIGNERAYE - 97233
SCHOELCHER
SIREN: 499121 531 - RCS B 1184
FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemble g6nerale
extraordinaire, en date du 14 septembre
2010, les associes ont d6cide la dissolu-
tion anticip6e de ladite soci6t6 ce jour. La
society subsistera pour les besoins de la
liquidation et jusqu'a Is cloture de celle-cl.
Monsieur William DUVENTRU, demeu-
rant 20 Boulevard du 25 JUIN1935 -
97233
SCHOELCHER est nommb Liquidateur.
Le si6ge de la liquidation est fix6e LD
Case Navire - Rue de )a Guigneraye -
97233
SCHOELCHER. C'est A cette adresse
que la correspondence devra etre adres-
s6e et que les actes et documents de-
vront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront d6pos6s au registre du commerce
et des socibt6s de Fort de France.
Pour avis et mention,
Monsieur William DUVENTRU
Liquidateur FB 3519

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous signatures pri-
v6es en date A Fort de France du du 17
d6cembre 2009, enregistrd au S.I.E de
Fort de France, Pole Enregistrement, le
24 d6cembre 2009, Bordereau
2009/1.679, Case 21.
II a 6t6 constitute une soci6t6 civil im-
mobilikre ayant les caract6ristiques sui-
vantes:
Objet : La soci6tA a pour objet de
construire des logements neufs situ6s


0,, ,, **.*. '


kvNoNas UfALES I






http.-lwww~ioumal-iustice-martiniaue.com


dens les d6partements d'Outre Mer et
principalement a la Martinique et de les
donner en location nue, pendant cinq ans
au moins A computer de leur achievement
& des personnel qui en front leur habi-
tation principal.
Et, g6n6ralement toutes operations ci-
viles pouvant se rattacher directement ou
indirectement A cet objet ou susceptible
d'en favoriser le d6veloppement, at ne
modifiant pas le caract4re civil de la so-
ci6t6.
Denomination social : SCI BRYSED.
Siege social : Fort de France (Marti-
nique), 31 Rue Moreau de Jonnes
Dur6e : 99 ann6es
Capital social : 220.500 euros
L'exercice social commence te ler Jan-
vier et finit le 31 D6cembre de chaque
ann6e.
Le premier grant de la soci6t6 est :
DUVAL Serge demeurant au Frangois -
Habitation EspArance.
La socidt6 sera immatricul6e au registry
du commerce et des soci6t6s de Fort de
France
Pour avis
Le grant FB 3520

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera proced6 le MARDI 1ER FEVRIER
2011 A& IX HEURES, au Tribunal de
Grande Instance de Fort de France (Mar-
tinique), Palais de Justice - 35 Bd G6n6-
ral de Gaulle, & la vented aux enchbres
publiques, au plus offrant et dernier en-
ch6risseur de:
Une parcelle de terre sise en la commune
du PRECHEUR, d'une contenance de
4ha 60ca d'aprbs titre, mais figurant au
cadastre r6nov6 de ladite commune sous
les num6ros 123 pour 96a 25ca, 124 pour
1ha 90a 75 ca de la section E, soit une
superficie total 3ha 94a, lieudit Case
Rolland.
Selon proc6s verbal de description de
Mattre Jean-Frangols CIRBA Huissier de
Justice A Fort de France, du 15 juillet
2009.
II s'agit d'un terrain pentu du Nord au
Sud, avec un petit plateau de 300 m2 en-
viron en son centre sur le c6t6 Sud du
chemin savane y conduisant.
Deux chemins le traversent A partir de la
route principal de I'habitation Preville,
notamment celui de la savane.
Pour y acc6der, il faut prendre la route de
I'habitation Preville, la premiere A droite
aprbs la place communale et monter pour
une route en b6ton arm6 sur les hauteurs
du bourg sur 1 600 km environ.
II est totalement en friche avec ag et IA
quelques arbres fruitiers tels que bana-
niers, manguiers, cocotiers, avocatlers,
fruits A pain etc...
I est d6pourvu de toute construction
La vented est poursulvie A la requ6te de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLES
GUYANE dite SOFIAG, soci6t6 par ac-
tions simplifite immatricul6e au RCS de
Fort de France sous le n� 448 328 344 re-
presentde par son Directeur G6n6ral,
ayant son siege social A Fort de France :
12 Bd Gdn6ral de Gaulle 97200 venant
aux droits de la SOCIETE DE CREDIT
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA
MARTINIQUE dite SODEMA en vertu
d'un trait6 de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mal 2005.
Ayant pour avocat constitute Maitre Ma-
ryse DUHAMEL, avocat au barreau de
Fort de France, y demeurant : Imm Bel
Azur - 48 rue Schoelcher 97200.
Le cahier des conditions de vents a dt6
d6pos6 au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, Palais.Jus-


twice : 35 Bd G6n6ral de Gaulle, 97200 o6
toute personnel peut an prendre connais-
sance,
Les enchbres s'ouvriront sur la mise A
prix pour LE SEUL LOT de : SOIXANTE
MILLE EUROS (60.000 4).
Les enchbres ne peuvent Otre portdes
qua par ministbre d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3521

CABINET OD MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVIS DE VENTED AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera procAde le MARDI 1ER FEVRIER
2011 A DIX HEURES, au Tribunal de
Grande Instance de Fort de France (Mar-
tinique), Palais de Justice - 35 Bd G6n6-
ral de Gaulle, & la vente aux encheres
publiques, au plus offrant et dernier en-
chdrisseur de :
Un terrain sis au bourg de la commune du
LAMENTIN 24 rue Schoslcher cadastr6
section A n' 139 pour la 77ca.
Selon procos verbal de description de
Maitre Louis-Victor FIRMIN Huissier de
Justice au Lamentin , du 12 novembre
2008.
II s'agit d'un batiment construct en dur et
point, situ6 24 rue Schoelcher et place
Mac6o comprenant un rez-de-chaussde
et trois stages.
Le rez-de-chauss6e est occupy par la
pharmacle SYLVESTRE qui est locataire
d'une surface d'environ 76 m3 et d'une
autre petite piece d'environ 40 m2, pour
un loyer mensuel de 3000.00 e.
Les stages sont divis6s en locaux acces-
sibles par le couloir du rez-de-chauss6e
6quip6 d'un digicode sur la facade ver-.
sant place Mac6o ; ce couloir donne
access A un escalier et A un ascenseur.
A chaque 6tage I'ascendeur donne direc-
tement sur le palmer des locaux, I'escalier
permet d'acc6der aux locaux par une
porte commune.
Le premier dtage comprend :
Une veranda commune ;
Un local loud & M. QUITMAN Ralph, den-
tiste, pour un loyer mensuel de 1000 4.
Un local d'environ 40 m2 loud A Mme6
LEE, di6t6ticienne, pour un loyer mensuel
de 700 e.
Une piece A usage de sanitaire commun,
situ6 sur le palmer.
Le second 6tage comprend:
Un local d'environ 40 m2 occupy par la
pharmacies
Un local inoccup6 pr6sent6 comme fai-
sant 72 m2 environ
Une piece A usage de sanitaire commun,
situde sur Ie palier
Le troisibme 6tage comprend :
Un local d'environ 40 m2 lou6 A M. PI-
QUIONNE Jean-Yves, m6decin, pour un
Ioyer mensuel de 800 e.
Un local d'environ 70m2 lou6 A M. KAL-
FON Issam,. medecin, pour un loyer men-
suel de 1000 e.
Une piece A usage de sanitaire commun,
situ6 sur le palier.
La vented est poursuivie A la requete de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILL
GUYANE dite SOFIAG, socl6tA par ac-
tions simpllfile immatricul6e au RCS de
Fort de France sous le n* 448 328 344 re-
pr6sentie par son Directeur General,
ayant son silge social A Fort de France;:
12 Bd G6nbral de Gaulle 97200 venant
aux drolits de la SOCIETY DE CREDIT
POUR LE DEVELOPPEME4NT DE LA
MARTINQIUE dite SODEMA en vertu
d'un trait de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mal 2005.
Ayant pour avocat constitu6 Mattre Ma-
ryse DUHAMEL, avocat au barreau de
Fort de France, y demeurant : Imm Bel
Azur - 48 rue Schcelcher 97200.
Le cahier des conditions de vents a W6t


d6pos6 au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, Palais Jus-
tice : 35 Bd G6n6ral de Gaulle, 97200 o0
toute personnel peut en prendre connais-
sance.
Les encheres s'ouvriront sur la miss A
prix pour LE SEUL LOT de : QUATRE
CENT VINGT MILLE EUROS (420 000
e) ; les encheres peuvent 6tre port6es
que par ministAre d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3522


Fax : 05 96 73 13 66
ecriquet@semsamar.fr
Adresse oO les offres doivent ftre trans-
mises : Les offres seront transmises par
voie postal en pli
recommand6 ou remises centre rec&-
piss6, et adressd A I'attention de:
Madame La Directrice G6n6rale de la
SEMSAMAR
Immeuble Synergie - Califomie 2
97 232 LE LAMENTIN.
Fait A Lamentin.


AVIS D'APPEL PUBLIC Le er Decembre 2010
A LA CONCURRENCE Pour la SEMSAMAR,
Nom et adresse officials de I'organisme La Directrice Generale FB 3523
acheteur: SEMSAMAR
Personne responsible du march: Mme. CACEM
La Directrice Gendrate AVIS D'APPEL PUBLIC
Objet du marchA : MarchA de maltrise A LA CONCURRENCE
d'oeuvre (Infrastructures) pour I'Am6na- SERVICES
gement de la Zone Identification du pouvoir adjudicateur
d'Activites Economiques de CHOCO Cat6gorie : Etablissement public territo-
CHOISY -97212 SAINT-JOSEPH (MAR- rial
TINIQUE). Activit6s principles du pouvoir adjudica-
D6finition de la mission : Art. 7 de la loi teur : services g6n6raux des administra-
85-704 du 12 juillet 1985 dite loi MOP. tions publiques
PRO Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
ACT compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
EXE Noms et adresse officials de I'organisme
DET acheteur:
AOR Communaut6 d'Agglomeration du Centre
Type de march : March6 de maitrise de la Martinique (CACEM)
d'oeuvre (domaine Infrastructures) (Or- Immeuble Cascades III
donnance du 6 Juin 2005) - Place Frangois Mitterrand
Lieu d'execution: Commune de Saint-Jo- B.P 407
seph - 97212 (MARTINIQUE) 97204 Fort de France Cedex
Nomenclature CPV : 74200000-1 Ser- T61: 0596.75.82.72
vices d'architectures, d'ing6nierie, de Fax: 0596.75.87.06
construction et service de Correspondant : M. Pien'e SAMOT, Pr6-
conseils techniques connexes sident de la CACEM
Enveloppe financiere provisoire affect6e Courriel : infos@cacem-mq.com
aux travaux: 2 950 000 E HT Adresse Internet (URL)
Modalitbs essentielles de financement et http://www.cacem.org
de pavement et/ ou references aux textes Objet du marched :
qui les Objet du marched : Prestaltions de services
rhglementent: Paiement A 30 jours d'assurances de dommages - flotte auto-
L'unit6 monetaire utilise est I'Euro mobile et risques annexes.
Justifications A produire quant aux quali- Type de march de services : 6A
t6s et capacitAs du candidate : conform6- Lieu d'ex6cution : p6rimtre d'activitws de
ment aux la CACEM
dispositions de I'article 45 du CMP, I'offre L'avis conceme un march public
devra etre accompagn6e : Les variantes sont autorisies.
- d'une lettre de candidature Les prestations no sont pas divisbes en
- d'une declaration sur I'honneur dOment lots
sign6e, justifiant que le candidate ne fait Ddlai d'ex6cution : un(1) an A compterdu
I'objet d'aucune 1 or janvier 2011.
interdiction de concourir et qu'il satisfait Conditions relatives au march
aux obligations fiscales et sociales Modalit6s essentielles de financement et
- de renseignements permettant d'6valuer de pavement:
les capacit6s professionnelles, tech- Le financement est effectua sur les res-
niques et financiAres sources propres de la CACEM
du candidate Dblai global de paiement: 30 jours
- des certificates et qualifications profes- Modalites de pavement : articles 86 A 98
slonnelles du code des marches publics
Critbres d'attribution : offre Aconomique- Forme juridique que deva revtir le grou-
ment la plus avantageuse appr6ci6e en pement de candidates : groupement soli-
fonction des critbres daire
6nonc6s ci-dessous: Conditions de participation
- R6ferences et valeur technique 20 % Le contenu du pli de la candidature et de
- D61ais d'ex6cution 30 % I'offre est d6taill6 dans la note de presen-
- Prix des prestations 50 % station.
Type de procedure : March6s passes Critbres d'attribution
solon la procedure adaptde (MAPA) arti- Offre 6conomiquement la plus avanta-
cle 28 du CMP. geuse appr6ci6e en function des criteres
Date limited de reception des offres : le Anonc6s ci-dessous avec leur pondera-
Mercredi 22 D6cembre avant 17 heures. tion :
Date d'envoi du present avis A la publica- 0 Le prix: 50%
tion : le 2 D6cembre 2010 1 La valeur technique de roffre: 50% sui-
Adresse aupr6s de laquelle les dossiers vant I'apprdciation des deux sous-crtares
peuvent 6tre retires: suivants:
SEMSAMAR Agence Martinique - Modalites de gestion de la production
Immeuble Synergle - Califomia 2 (Adaptabilit6 de la gestion du parc par
97 232 LE LAMENTIN I'assureur A I'organisation de la collecti-
* 05 96 73 16 59 0 05 96 73 13 66 vit6, Modalites de suivi des mouvements
Adresse aupres de laquelle les rensei- de v6hicules, fr6quence d'actualisation
gnements d'ordre technique et adminis-' de Ia listed des vehicules do la flotte ga-
tratif peuvent 6tre rantis, communication d'nformations re-
obtenus: latives au marched de I'Assurance
Eddie CRIQUET T61.: 05 96 73 16 59 automobile portant notamment sur les


V * a' GD . *,.


[ ANOCsUAE






http://www.iournal-ustice-martinique.com


pratique et techniques de I'assurance ou
sur la jurisprudence, Assistance et
conseil sur I'6volution des garanties sus-
ceptible de modifier la couverture et la
materialite du risque); critere pondere a
40%.
- Modalites de gestion des sinistres
(Moyens techniques et humans mis en
oeuvre, Actions techniques, Delais d'ins-
truction des dossiers, Suivi de I'evolution
de la sinistralite, Assistance et conseil
pour les declarations de sinistres et I'utili-
sation des formulaires tels que les
constats amiables) ; critere pondered a
60%.
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delail:
Date limited de reception des offres : le
16/12/2010 a 12 heures
Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : 01/12/2010
Renseignements complementaires
- Numero de reference attribute au mar-
ch6 par le pouvoir adjudicateur :
2010/25A/DGA2/MAPA
- Delai minimum de validity des offres: 90
jours A computer de la date limited de re-
ception des offres
- Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut etre recupere sur le site de la
CACEM a I'adresse suivante :
http://www.achatspublics.com. Seules les
offres sous forme paper deposees ou en-
voyees a I'adresse indiquee dans la ru-
brique "Adresse aupres de laquelle les
offres doivent etre d6pos6es" dans le
delai imparti seront acceptees. Par
consequent, les offres transmises par
vole 6lectronique ne seront pas prises en
consideration.
Annexe I - Adresses complementaires
- Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus:
* d'ordre administratif et technique:
CACEM - Service Gestion des achats
fonctionnels
Tel : 05.96.75.82.72
Fax : 05.96.75.54.58
Contact : Madame M-F DUCHEL et Ma-
dame S. AJOUP-GUSTO
- Adresse A laquelle les offres doivent
etre envoy6es :
CACEM - Service Gestion des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades II
Place Frangois Mitterrand - B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Le President
Pierre SAMOT FB 3524

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services g6neraux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur:
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Frangois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org


Objet du march : Traitement des vehi-
cules hors d'usage et des ferrailles ache-
minds sur le site d'une installation de
traitement agr66e et Transfert des de-
chets valorisables vers une unit de va-
lorisation.
Type de march de services : 16
Lieu d'execution: CACEM
L'avis concern un march public
Les variantes sont autorisees.
Les prestations ne sont pas divisees en
lots
Delai d'ex6cution : 10 mois.
Conditions relatives au march
Modalit6s essentielles de financement et
de pavement :
Le financement est effectu6 sur les res-
sources propres de la CACEM
Delai global de pavement : 30 jours
Modalites de paiement : articles 86 a 98
du code des marches publics
Forme juridique qua devra revetir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
Les conditions de participation sont de-
taillees dans le reglement de la consulta-
tion.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
le prix : 60%
la valour du memoire technique : 40%,
decompose en sous-criteres d6crivant les
dispositions prises par le candidate dans
les domaines suivants :
elimination des dechets residuels par
d'autres moyens r6glementaires que la
mise en decharge au CET de la Trom-
peuse : 60%
security des travailleurs : 40%
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delai:
Date limited de reception des offres : le
27/12/2010 A 12 heures
Renseignements complementaires
- Numero de reference attribu6 au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2010/26A/DGA3/MAPA
- Delai minimum de validity des offres: 90
jours A computer de la date limited de re-
ception des offres
- Le dossier de consultation est telechar-
geable sur le site de la CACEM :
http://www.achatpublic.com
Les offres sur support paper uniquement,
sont :
* Soit remises sur place centre r6cepisse,
* Soit transmises par lettre recommandee
avec avis de reception postal.
Les heures d'ouverture des bureaux sont
: les lundis, mardi et jeudi de 8h & 12h et
de 14h & 16h ; les mercredis et vendredi
de 8h & 13h.
Date d'envoi du present avis : le
03/12/2010
Annexe I - Adresses complementaires
Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements complementaires peuvent etre
obtenus
CACEM - Service Gestion des achats
fonctionnels
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Courriel : mf.duchel@cacem-mq.com ET
daniel.poulin@cacem-mq.com
Adresse aupres de laquelle des docu-
ments peuvent 6tre obtenus et adresse a
laquelle les offres doivent etre envoyees
CACEM - Service Gestions des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades III - 4ibme 6tage
Place Frangois Mitterrand - B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Site de telechargement:


http://www.achatpublic.com FB 3525

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet : http://www.achatpu-
blic.com
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march: Prestations de matura-
tion de projects d'innovation (conseil et ex-
pertise sur la faisabilite
marketo-economique, elaboration de
plans d'affaires, organisation d'entre-
prises et management de project .
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appr6ciee en function des criteres
enonc6s ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
* M6moire technique : 60% qualitye et ex-
perience de I'equipe dediee; outils et me-
thodologies proposes);
* Prix : 40%.
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai:
a Date limited de reception des offres : le
27 janvier 2011 a 12 heures
a Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numbro de reference attribute au mar-
ch4 par le pouvoir adjudicateur :
2010/44/DGA4/MAPA
- Date d'envoi du present avis A la publi-
cation : 03/12/2010 FB 3526

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand
Immeuble Cascades III
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet: http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Elaboration d'un Plan de D6placement
Entreprise pour le compete de la CACEM
Caracteristiques principles :
* Etat des lieux
* Demarche de reflexion, de concertation
et de prospective strategique
- Definition d'un programme d'actions as-
sorti d'un budget et d'un calendrier
- Suivi, evaluation et amelioration du pro-
gramme pendant un an.


Prestations divisees en lots : non
Delai d'execution : Le march est conclu
pour une dur6e maximale de 17 mois.
Conditions relatives au march
Modalites essentielles de financement:
resources propres de la CACEM
Delai global de pavement : 30 jours
Modalites de paiement : articles 86 A 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra rev6tir le grou-
pement de fournisseurs : groupement so-
lidaire.
Conditions de participation
a) La lettre de candidature ou DC4 ; en
utilisant Iimprime DC1 (version du
15/09/2010) telechargeable A :
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimesdc/dcl.rtf ou un
document comportant les memes infor-
mations;
b) La declaration du candidate en utilisant
I'imprime DC2 (version15/09/2010) tele-
chargeable A
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dc2.rtf ou un
document comportant les memes attes-
tations et informations ;
c) La copie du ou des jugements pronon-
ces, si I'entreprise est en redressement
judiciaire ;
d) Une presentation de la society explici-
tant ou completant les renseignements
demands dans le DC2;
e) Une presentation des principals refe-
rences datant de moins de trois ans et ve-
rifiables (indiquez les coordonnees du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Pour I'analyse des candidatures, il sera
fait application de I'article 52 du code des
marches publics
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appr6cide en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
* Prix 60%
* Memoire technique 40%
o 60% methodologie mise en oeuvre
o 40% moyens humans et materiels af-
fectes & la mission
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai :
c Date limits de reception des offres : le
04 Janvier 2011 a 12 heures
a Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Num6ro de reference attribu6 au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2010/37/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis A la publi-
cation : 03/12/2010
Adresses complementaires :
Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements complementaires peuvent etre
obtenus
- renseignements d'ordre administratif et
technique :
CACEM - SERVICE DES ACHATS
OPERATIONNELS
Place Frangois Mitterrand - Immeuble
Cascades III -4eme 6tage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel6. : 0596.75.82.72
Adresse aupres de laquelle des docu-
ments peuvent 6tre obtenus et adresse a
laquelle les offres doivent etre envoy6es
CACEM - SERVICE DES ACHATS
OPERATIONNELS
Place Frangois Mitterrand - Immeuble
Cascades III - 4eme etage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel. : 0596.75.82.72 FB 3527


.' .,., p. * E


r A NNONCES U




zine hebdomadaire d'information communist


Jeudi 9 Decembre 2010 - 90ome Annee - N' 49 - Martinique: 1,80 E - France: 2,20 E - DOM: 1,90 E

Dossier violence


him Arnaubj


Non lIa Voldont cej
rvanche des Bk
E3'


PIusq ue iN coup6
En eUX





WItP: IVLIil�.-IOLIrf7la-Iisbice-rflaritriiQue com-


Dr Roots/Zapetti s'offre La Coupe be la Martinique


10 yoles (UFR Siapoc, Dr Roots/Zapetti, Joseph
C:,irll Leader Mat, Rosette/Orange. Tania Chaussure.
GFA C.-ir .t:- Di,.:,- I Mr Bricolage, " lu. ii.- Mare Gaillard.
Volpy info et Tiboug Energie) s'affrontaient dimanche 5 de-
cembre dans la baie de Fort-de-France pour la finale de la
coupe de Martinique des yoles rondes. Un petit ,..ur i. etait
present pour assister a la derniere joute de I'annee qui al-
lait s'averer plein de r:i..-.[i.i - n,..r- II aura fall atten-
dre la troisieme regate pour designer le vainqueur de cette
coupe de Martinique 2010. A la deuxieme regate. Joseph
C-ir--l etait parmi le plus serieux pretendant d'autant que
sa rivale UFR/Siapoc coulait pour la second fois a la igne
Mais c'etait sans computer Dr Roots .-:i n -1i qui voulait rem-
porter un trophee cette annee apres avoir manque le cham-
pionnat. Joseph C rri-l ne reussira pas le grand chelem
Une victoire meritee pourAthon Mas au regard de son par-
cours durant cette annee. Les coursiers prendront un repos
bien merit pour revenir de plus belle Ian prochain avec la
- course des Mapipi.


L'aerien: bes metiers bisponibles

Le ler salon ae,,-,,, . ..- de la ".l.ni i,.- qui s'est
tenu le dimanche 5 decembre a Iinitiative de la Cham-
bre de Commerce a tenu toutes ses promesses. Un
salon pour susciter des vocations autour des emplois
dans I'aerien. Les dirigeants de la CCIM estiment qu'il
y a trop peu de jeunes n-1 jniqril-i,, qui s'investissent
dans ce secteur ou beaucoup d emplois sont a leurs
portees. Pres de 2 000 visiteurs se sont presses dans
la zone d'aviation general du Lamentin pour voir des
avions bimoteurs ou monornoteurs, I I, -,.lpli . ou par-
ticiper a des baptemes de I'air et s'informer des possi-
bilites d'etudes ou de formation.



Digicel Cup: La Jamaique plus forte...


Lequipe de a Jamaique, vainqueur de a Digice Cup
L'equipe de la Jamaique, vainqueur de la Digicel Cup


La selection de -' ..I -a1 de la Jamaique a remporte
devant celle de la Guadeloupe la Carribbean Digice
Cup. Eliminee aux tirs au but. la selection guadelou-
peenne a fourni du beau jeu soutenue par des milers
de voix riiiiii'i..].-.-: Ces deux equipes sont quall-
flees pour la phase finale de la Gold Cup qui se de-
roulera en AoOt prochain a Miami. En resume ce
tournoi des Nations de la C r -il-,.-- qui s'est derou e du
27 novembre au 5 decembre a demontre que les din-
geants du ,,,.11:,-ll de Martinique savaient faire les
choses et etre soutenus par leur , i . quand cela
s'avere necessaire. Au chapitre des deceptions. I eli-
mination des la phase de poule. de la selection de la
Martinqiue qui na pas su saisir sa chance Le Ft. , i
Martiniquais qui a ete au devant de la scene can-
beenne devra se reconstruire pour reconquerir sa
place dans le concert des nations caribeennes


Rassemblement en soliaarite avec Pierre-Just Marny Same6i 18 Decembre 2010 - 10 heures

Place Monseigneur Romero (face a la Cathe6rate ae Fort-ae-France)- www.tiberez-marny.org


V P;f~~ '~~".r '~> 'i .. ~*


TO


.�.... .. - .- - .


A-v,


. ""J






httD://wwwjournal-iustice-martinigue~com


F. PAN LE


Le combat pour sauver Mumia Abu Jamat continue!

Apres I'audience tenue le 9 novembre par la Cour d'appel de Philadelphie, le
doute persiste sur la possibility de Mumia Abu Jamal d'6chapper A I'ex6cution
de la peine de mort prononc6e contre lui.
D'autant que cette jurisdiction n'a pris aucun engagement ni sur la confirmation 4.4 '
ou non du verdict, ni sur la date de I'annonce de sa decision. Le choix impose
b cette cour 6tant entire 1'ex6cution de la peine de mort ou la prison a perp6tuit6.
Dans I'un ou I'autre cas, c'est la mort en prison pour ce journalist noir sur-
nomm6 "fa voixdes sans voi" et militant des droits civiques.
Un "ciime"que ne lui pardonnent pas les juges racistes de cet Etat et qui I'ont
condamn6 a la peine capital, sans preuve reelle, pour le meurtre d'un policies
blanc.


Mumia reste dans le couloir de la mort. II nous faut donc continue d'agir pour
le sauver.
C'est pourquoi, partout & travers le monde, des milliers de voix s'616vent pour
demander un nouveau process.
Et puisque la Cour f6d6rale ne s'est pas encore prononc6e, engageons-nous
dans la lutte pour que Barack Obama abolisse la peine de mort aux Etats-Unis.
Andrb Constant


Mumia Abu Jamal, "la voix des sans-voix"


SARL THIMON PRODUCTION
ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
N" 43 DU 28/10/2010 - FB 3327 - P 16.
Lire : objet : la socitda a pour objet, en
France et dans la Caraibe, la fabrication
de plats pr6pares.
Cet avis annule et replace I'annonce ci-
dessus r6f6renc6e du 28/10/2010.
Pour avis. FB 3482

AVIS DE CONSTITUTION
Le 10/10/2010, il a W6t fond une asso-
ciation r6gie par la loi du lerjuillet 1901 et
le d6cret du 16 ao0t 1901 ayant pour d6-
nomination :
ALPHA ET OMEGA "Les chevaliers de
Saint Georges".
Objet : approfondir des connaissances
philosophiques, culturelles, historiques et
scientifiques.
Si6ge social : bois carr6
97232 Lamentin
Pour avis,
Le President FB 3483

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date A Fort de France
du 15/11/10
Forme : EURL
SDnomination: NISSO CONCEPT
Siege social: voie n* 6 rue Morne F6licit6
- Tartane 97220 Trinit6
Objet : Travaux de maintenance concep-
tion et r6alisation d'am6nagement et
d'agencement sur measure
Capital : 7 000.00 E en nature
Dur6e : 50 ans
G6rant : Mr ATTELY Pascal Renb de-
meurant vole n� 6 rue Morne F6licitA -
Tartane - 97220 Trinith
RCS de FDF, pour avis FB 3484

AVIS DE CONSTITUTION
EURL ATOUMO
ENTREPRISE UNIPERSONNELLE
A RESPONSABILITI LIMITtE
AU CAPITAL DE 5000 EUROS
SIaGE SOCIAL: 54 BD GENERAL DE
GAULLE - 97200 FORT DE FRANCE
Avis est donn6 de la constitution de la
EURL ATOUMO au capital au capital de
5000 euros. Siege social 54 bd general
de gaulle.
Objet : commerce de detail de products
alimentaires en magasin sp6cialisb.
Durbe : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-


cites de Fort de France.
Grant : M. Daniel FERRANT r6sidant
225 rte de Balata 97200 F-de-F nomm6
pour une duree indeterminee.
Pour avis, le grant FB 3485

LIN SARL FOUZHOU
AU CAPITAL DE 6 000 �
65 AVENUE EMILE MAURICE
97233 SCHCELCHER
RCS DE FDF : 510 119 779
Aux terms de I'assemblie g6n6rale ex-
traordinaire du 12/04/2010 le siege social
de la soci6t6 LIN SARL FOUZHOU est
transfer A 3.500 km route de Balata, Fort
de France A computer du 01/01/2010.
L'assembl6e a d6cide de transformer en
btablissement secondaire, I'ancien si6ge
du 65 avenue Emile Maurice - 97233
Schoelcher. L'article 3 des status se
trouve par consequent modifi6 comme
suit :
Article 3 : le siege social est 6tabli A :
3,500 Km route de Balata 97200 For de-
France Martinique.
Pour avis, la g6rante. FB 3486

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SAPHIR OPTIK SARL
SOCIETY A RESPONSABILIT6
LIMITEE AU CAPITAL DE 1.000,00 C
SItGE SOCIAL:
51 RUE DE LA COURTILLE
LA FERME - ROUTE DE REDOUTE
97200 FORT DE FRANCE
Aux terms d'une ddliberation en date du
29 novembre 2010, I'assemble generale
ordinaire a:
- constat6 la cession de Monsieur Herve
Antoine LOUIS-JOSEPH A Monsieur
Pierre Yves LOUIS-JOSEPH de cin-
quante et une part de dix euros chacune
lui appartenant dans la soci6t6 et d6cid6
donc de la modification des articles 3 et 8
des status.
- nomm6 Mademoiselle Karbne TANASI,
demeurant appartement 2 escalier 9 bati-
ment G residence les Olympiades 97228
Sainte Luce, en quality de gerante non
associ6 pour une duree ind6terminee en
replacement de Monsieur Herv6
LOUIS-JOSEPH.
La g6rance FB 3487

AVIS DE CONSTITUTION
Denomination : POLYESTER FABRICA-


TION
Capital: 100 e
Forme : SARL
Siege social : Bellevue - 97228 Sainte
Luce
Objet : Fabrication d'A61ments prbfabri-
qu6s pour la construction
Dur6e : 99 ans
Grant : Mr BOLOTTE Raphael - Belle-
vue - 97228 Sainte Luce
Immatriculation au R.C.S. de F-de-F en
course.
Pour avis FB 3488

SCP CATHERINE SCHIN-OUA-SIRON-
SCHAPIRA ET RENAUD NIRDE
NOTAIRES ASSOCIES
A FORT-DE-FRANCE (MARTINIQUE),
PLATEAU ROY- CLUNY.
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Mattre Murielle
ZAIRE-BELLEMARE, Notaire soussign6
, le 4 novembre 2010, enregistrb A FORT
DE FRANCE, a t60 constitute une so-
ciOtA A responsabilit6 limitbe ayant les ca-
ractdristiques suivantes:
Objet:
L'acquisition de bjens immobiliers, leurs
amdnagement Aventuels, la revente de
ces biens en lots ou en totality.
L'acquisition par voie de rachat ou d'ap-
port de tous immeubles et construction
sur ceux-ci de tous biens de toutes desti-


nations, la vente en totality ou par lots de
ces biens, A terme, en 6tat future d'achA-
vement ou apr6s achievement.
Et genbralement, toutes operations tinan-
cieres, commercials, industrielles, mobi-
li6res et immobilibres, pouvant se
rattacher directement ou indirectement A
I'objet ci-dessus ou A tous objets simi-
laires ou connexes, de nature A favoriser
son extension ou son d6veloppement.
Denomination : CEGIMMO
Siege social : RIVIERE SALEE (97215),
Quarter Laugier.
Dur6e : 15 annees A computer de son im-
matriculation au R.C.S.
Capital social: MILLE EUROS (1.000,00
EUR) en num6raire.
Cessions de parts: toute cession est sou-
mise A agr6ment.
L'exercice social commence le 1er janvier
et se termine le 31 d6cembre de chaque
annie.
Les grants de la soci6t6 sont : Monsieur
Gaetan MIRSA, Mademoiselle Chantal
CEPISUL et Mademoiselle Clarisse MUL-
LER.
La society sera immatriculbe au registry
du commerce et des societes de FORT
DE FRANCE
Pour avis
Le Notaire. FB 3489

MORVILLIERS - SENTENAC


Abonnez-vous d Justice
Je d6sire recevoir "Justice" chaque semaine A mon domicile
Ndm : ---------------- Prnom :....................
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Martinique
Guadeloupe/ Guyane
France


1 an
Q 80 �
Q 86 e
S100 E


6 mIns 3 mois
Q~ 45~ El 32 E
Q~ 48~ E 35 E
13 55~ E 40 E


Retourner ce bulletin A
Soci6t6 des Editions "Justice" - BP 4031 - 46 rue Andr6 Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDEX
T61.: 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


' .,i, .1icm r2 1 -utc n-9 Pag 19 d. '


I'L_ A NNONCES LtfA LES





� SA XA PASt I


a ka Paoi .................... . .2

Edito .................... . . /4
- Combattre la violence

Luttei fodales .............. 1/5
- Mr Bricolage : A quand la fin ?
- Halted aux provocations scdldrates
- Soutlen a Ghislaine Joachim-Arnaud
- Assaupamar : verdict le 23 Fivrier

Socidtd .................... . 6/7
- Formation professionnelle
- Chomage et prdcarite

Politiue .................p. 7/8
- Rassembler le people martiniquals

Economie ...................p. 9
- Marteler les dogmes neo-liberaux P

PoVsierj Violence .......... .. 10/16
- Les chiffres
- Violence en Martinique
- Mylene Zobda, anthropologue
- Charles Marajo, UPEM
- Propositions du CESR

an le Mione ........... . 16/19
- Haiti : farce electoral
- La C6te d'ivoire dans Is gouffre
- Sauver Mumia Abu Jamal

Awoncemijalei ..........f.19/23

Iforts...................... t. 2#
- Yoles : Coupe de la Martinique
- Digicel Cup






"Jus TICE "
Administration & Redaction :
T6I. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France - T61. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n' 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennadl GUIOUBLY
Impression '
Nouvelle Imprimerle Martiniquaise
37, Rue E. Zola - 97200 Fort-de-France
ST6l. :0596 73 14 54


Le Conseil Gneral recompense ___

Deux prix, le Territoria d'or et le Territoria de bronze, viennent d'etre decern6s au-
Conseil g6n6ral de la Martinique. Cette institution a 6t6 distingu6 cette annde pour
deux actions phares :
Le premier prix recompense le travail de recherche et les efforts deploys par I'Exd-
cutif et les agents de la Collectivite d6partementale pour proteger le littoral lors des
houles cycloniques. II s'agit de blocs de b6ton qui ont eta brevet6s et qui apportent
une solution 6 la fois au probl6me des royalties a payer et a celui de I'approvision-
nement en blocs naturels. Ce proced6 a permis au Conseil General de realiser plus
de travaux avec moins de moyens financiers, et ce, dans le respect de I'environne-
ment et tout en garantissant la propriety intellectuelle et industrielle. R6sultat : Un
meilleur rapport co0t/efficacit6, un coOt unitaire infdrieur de 20%, une bonne insertion
paysagbre, un moindre danger pour les marines et un acc6s s6curisde au bord de
mer. Ce proc6dd innovant mise en oeuvre sur la cote caraibe sur la RD 10, entire le
Prdcheur et Saint-Pierre, suite aux d6gats occasionnes par la houle du cyclone Lenny,
et a bien r6siste 6 la houle du cyclone Omar en octobre 2008.
L'autre Territoria concern le programme d'animation mis sur pied en faveur des se-
niors : les "Rendez-vous du %Mardi", qui connaissent un immense succ6s aupres de
nos aTnes. Cre6s en 1986 par I'Observatoire National de I'Innovation Publique, les
Prix Territoria recompensent, parmi les Collectivites frangaises et europeennes, les
plus innovantes, en function de : la quality novatrice des travaux ; leur capacity A atre
transposees a d'autres collectivitds et enfin la bonne utilisation des deniers publics.
C'est la sixibme fois depuis 2001 que le Conseil G6neral de la Martinique se voit ainsi
distingu6 parmi I'ensemble des collectivites frangaises et europeennes. Claude Lise,
accompagn6 de la directrice des services generaux et d'un cadre des services tech-
niques ddpartementaux, a recu ces prix le ler d6cembre dernier, au SUnat.

Fort-oe-Franee sous surveillance

Depuis le 28 novembre demier, tous ceux qui entrent en ville ont droit & la lecture de
ce panneau: "'Vous entrez dans une zone pfacte sous vidio protection. 'Pour toute ques-
tion relative aufonctionnement du dispositifde video protection et au droit dacces auy(
usagers s'adresser da Monsieur fe maire centre de Supervision Vr6aine tdf: 0596 68 61
92".
Fort-de-France, 6 I'instar des villes ou la ddlinquance et I'insecurit6 sont grandis-
santes, cherche par tous les moyens a juguler ces phenomenes. Pour 700 000 euros,
la ville s'est equip6e de 41 cameras, installees principalement sur les grandes ar-
thres du centre-ville, bien que quelques unes se trouvent aux Terres Sainville. Fonc-
tionnant 24 heures/24, ces cameras sont equipdes d'un zoom optique permettant de
lire les plaques d'immatriculation des vdhicules A 250 metres, une technologies qui
permettra aux policies municipaux de verbaliser meme les stationnements g6nants.
Les images ainsi recueillies sont acheminees par fibre optique au Centre de Super-
vision Urbaine (C.S.U.), situO au centre ville, et par boucle locale radio pour ce qui
concern les cameras implantdes aux Terres Sainville.
Selon le maire, Raymond Saint-Louis Augustin, "(a video protection reprisente pour la
ville un outilau service d'unepoltique gfo6ale de prevention et de sicuriti". Une instance
ind6pendante compose d'61lus de la majority et de I'opposition ainsi que de person-
nalit6s de la socidt6 civil, veille au respect des liberties publiques et priv6es. Ce dis-
positif fait parties de la panoplie des measures prises par la municipality pour assurer
la protection des personnel et des biens dans la ville.
Reste a savoir si cette surveillance aura reellement un impact dans la prevention des
actes d6lictueux et sera de nature a d6courager les ddlinquants

Peta" s inter its

Par arret6 du pr6fet en date du 1 d6cembre 2010, I'utilisation des p6tards ou artifices
de divertissement, quel que soit le group d'appartenance, est interdite sur la voie pu-
blique ou en direction de la voie publique, dans les lieux de grand rassemblement de
personnel, aux abords de certain 6tablissements publics ou priv6s et a proximity des
habitations, entire le 1 d6cembre 2010 et 2 janvier 2011. En effet, la period de noel
et du nouvel an donne lieu d'habitude a une avalanche de petards tires un peu n'im-
porte comment, qui, par le passe, ont provoqu6 des degats aux personnel et aux
biens.


F l~


http://www.iournal-justice-martinique. com 1





http://wwwjioyrnal-iusic-martinigue.com,


On ne peut combattre tI violencesans butter

contre la crise socio-economique


La violence exerc6e par des hommes centre d'autres
hommes est uh phenomene universe don't les origins
se percent dans la nuit des temps. L'une de ses formes
privil6giees, et la plus brutale, est sans contest la
guerre, comme on peut s'en rendre compete en consid6-
rant par example les horreurs des deux grandes guerres
mondiales du siecle dernier, ou plus pros de nous, celles
de la guerre d'lrak et de la guerre I'Afghanistan. Cette vio-
lence est d'autant plus destructrice et horrible que ceux
qui y recourent disposent d'armes de plus en plus mo-
dernes et efficaces, don't certaines, telles les mines, conti-
nuent de tuer et de mutiler longtemps apres la fin du
conflict.
Notre people a Wte engendr6 dans et par la violence :
celle exercee par les Frangais centre les CaraTbes
d'abord et contre les esclaves africains ensuite. Cette vio-
lence a continue apres I'abolition de I'esclavage en 1848,
sous une forme un peu moins brutale : celle de I'exploi-
tation de I'ouvrier agricole negre ou indien par les grands
proprietaires terriens, sur les habitations. Le passage de
la Martinique du statut de colonie A celui de department
d'outre-mer en 1946 a incontestablement amblior6 la si-
tuation social de notre people, sans que disparaisse
pour autant la violence de la bourgeoisie agraire, et sur-
tout sans que I'Etat colonialiste renonce A ce qu'il consi-
dere comme son droit de matraquer et de tuer pour
d6fendre soit les int6rets de la classes social dominant,
soit les "intets suprineursde fapatie".
Nous savons tous qu'il a fallu attendre I'election de Fran-
cois Mitterrand enl981 pour que les forces dites de I'or-
dre cessent de rouer de coups les ouvriers manifestant
pour d6fendreleurs droits et exiger de meilleurs salaires,
ou de tirer sur les memes travailleurs quand les mouve-
ments sociaux prennent de I'ampleur et sont pergus
comme 6tant susceptibles de menacer I'ordre capitalist.
Aujourd'hui, force est de constater qu'y a un regain de
violence dans notre pays, une violence multiforme et
d'autant plus dangereuse qu'elle est exercee par les Mar-
tiniquais contre les Martiniquais eux-mdmes. Signe des
temps nouveaux, paradoxe hautement significatif de la
d6liquescence de notre soci6t6 moderne, maintenant ce
sont les 'forcesdelWordre"qui ont peur des d6linquants et se
font lapider ou tirer dessus par eux.
Certes, me dira-t-on, le phenomene est commun a d'au-
tres socidt6s, don't la frangaise et la nord-ambricaine.
Mais justement, c'est de ces pays que viennent certain
des facteurs qui expliquent la crise, 4galement multi-
forme, qui affected notre pays. L'Etat frangais est le prin-
cipal responsible de la degradation de la situation
6conomique et social de ses dits "dipartements d'outre-
mer", lesquels n'ont aucune prise sur leurs destinies res-
pectives. Si le syst6me d6partemental a signifi progr6s
social, bien-dtre materiel, mise en place d'infrastructures


modernes, Amer-
gence d'une petite
bourgeoisie et d'une
classes moyenne vi-
vant & I'aise financib-
rement, il n'a pas
dote la Martinique
des moyens d'impul-
ser son d6veloppe-
ment economique,
de crier les emplois
indispensable.
Nous n'avons qu'une
apparence de pros-
pLrit6, au term de
toutes ces annees
places sous le
signe de I'assimilation legislative. Notre "richesse"repose
essentiellement sur les transfers publics. Or, I'Etat fran-
gais n'en peut plus. Ses difficulties financibres, qui ne sont
pas r6centes, ont Wte terriblement aggravses par la cruise
systqmique du capitalism mondial, don't nul ne salt
quand elle prendra fin, et qui nous reserve encore bien
des drames, tels ceux que vivent les peules grec, portu-
gals et irlandais, ou qui menacent I'Espagne, I'ltalie et...la
France.
L'oisivet6, dit-on, est la mire de tous les vices. En Marti-
nique, M cause du ch6mage structure, une parties impor-
tante de notre people, singulibrement de notre jeunesse,
se voit privbe de toute perspective d'avenir, m6me quand
elle est dipl6mee. La dnsesp6rance engendr6e par une
tell situation se r6vule propice au suicide, a la delin-
quance, & la prostitution, & la violence aveugle, etc., d'au-
tant que la famille martiniquaise actuelle, .Aclat6e ou
paup6risoe, est souvent incapable d'assumer I'nducation
des enfants. Quant A I'6cole publique, outre qu'elle ne
joue plus sa function d' "ascenseursociaf', elle est devenue
un lieu de violence: violence entire 6lves, violence
d'6lhves et de parents d'6lves A I'encontre des ensei-
gnants, violence de d6linquants extCrieurs aux 6tablisse-
ments contre des 616ves.
La Martinique a commence & perdre ses rephres identi-
taires et ses valeurs morales traditionnelles. Elle est de
plus en plus alibn6e, 4trang6re A elle-mdme, malgr6 son
regain d'intdr6t pour le tambour, le b6l, la mazurka ou la
haute- taille, etc. II nest que de considbrer I'impact sur
nos jeunes surtout, mais aussi sur maints adults, de la
t616vision, vecteur de nombreuses contre-valeurs impor-
t6es essentiellement des Etats-Unis. Combien de nos
compatriotes ne s'identifient-ils pas A des dblinquants
nord-am6ricains, imitant leur fagon de s'habiller, de mar-
cher, de parler, copiant leurs modes opbratoires, parce
qu'ils sont noirs, ou plut(t "6facks'? Certes, nous sommes


- V El - 'I'


EVITO





, I ~httm//lwww.iournal-iustice-martinicjue. cor


un people majoritairement noir, mais imiter servilement
les Noirs 6tats-uniens ou jamaicains est une forme d'ali&-
nation comme une autre.
Que notre pays soit malade est une evidence. Que ce
mal s'exprime singulibrement par la violence sous des
formes diverse, revelees au grand jour ou caches, est
aussi une evidence. II convient donc de combattre le mal
a la racine, en cr6ant des emplois et en formant les gens
capable de les occuper, en r6formant le systeme 6du-
catif pour mieux I'adapter a nos rdalit6s, en faisant de la


prevention pour r6duire la delinquance, en combattant
sans r6pit le traffic de drogues et d'armes. Toutes choses
qui ne seront pas possibles sans une forte implication de
I'Etat et surtout sans un sursaut martiniquais conduisant
le people A assumer, a travers ses 6lus, un maximum de
responsabilit6 pour g6rer ses affaires propres et defen-
dre ses interets particuliers dans le cadre de la Repu-
blique frangaise.
L'urgence de I'autonomie n'est plus A d6montrer!
Maurice Belrose


tue Soiae j


Mr Bricolage: A quanb la fin ?


zwsA~~ S W*S2=== r f rM' i


Au vingtieme jour de greve, les salaries de I'entreprise Mr Bri-
colage d'Acajou, regroups aux abords de leur entreprise, ne
cachent pas leur amertume face A cette direction qui durant des
ann6es a rbpet6 avec habilet6 le meme discours sur "lagrande
famiffe" et le dialoguee socialserein", et qui en est arrive au
point de faire appel aux forces de I'ordre. Au lendemain d'une
journey de negociation, une nouvelle fois sans r6sultat, les gre-
vistes affichent toutefois leur determination A obtenir gain de
cause. G6rald Eug6nie, I'un de leurs d6elgues, a declare no-
tamment : "nous avonsfait tous les efforts qu'iffaut pour trou-
ver une issue a ce conffit,
revu a 1a baisse notre
plate -forme et nos pre-
tentions; mais on nepeut
pas nous demander aprLs
11ans de sacrifices avec
des salaires de misere, de
renoncer a ces revendica- '
tions".' Et de s'appuyer
sur le bilan de la soci6et
pour justifier le "petit ,
plus demanali a (a direc-" ' '
tion": selon lui, ce sont
plus de 900 000 euros
qui ont 6t6 distribubs Deps I I ans a'exsterice, pas de n
aux actionnaires sur un
resultat de plus de 1.6 million d'euros. "La direction peut faire
cet effort, nous ne demandons rien feyorbitant"d clare-t-il. Lors
des n6gociations annuelles obligatoires, les salaries r6cla-
maient une augmentation de 100 euros par mois, chiffre ac- v
tuellement revu a la baisse: 40 � pour 2010, et 30 � pour 2011.
En r6ponse, la direction propose 10 � en 2010, et 16 E en 2011;
ajoutant qu'avec les differentes primes, on en arrive a une aug-
mentation de 42 E. Tres insuffisant, ont jug6 les grevistes, qui


ont une nouvelle fois reclame un m6diateur pour trouver une
issue A ce conflict, proposition refuse par la direction. Ainsi
donc, ni les barrages erig6s devant les magasins Carrefour G&-
nipa et Dillon obligeant les forces de I'ordre A intervenir pour
les rendre accessible, ni le blocage depuis 20 jours de I'en-
treprise d'Acajou, ni les enormes pertes enregistr6es - pertes
peu en relation avec la reclamation des salari6s-, n'ont pu faire
entendre raison au group GBH, qui n'a rien IAche. II se dit que
ce group, fort de ses 110 entities, ne veut pas "donnerle mau-
vais e.emple", que cela 'fasse tache d'huile". Rappelons-nous
que le directeur de I'une
des soci6t6s du group,
sp6cialisee dans les ve-
hicules de location, a
failli perdre son poste
., pour avoir accord une
4. augmentation de 2.89%
aux salaries : seule la
. 1 - determination de ces
derniers lui a &vite la
i sanction supreme !
Pour I'heure, direction et
syndicats n'ont pas
rompu le dialogue. La
premiere se dit prAte a
,- " -- faire de nouvelles propo-
--- ' " sitions en vue d'une pro-
egocat'ons saalanalei a Mr Bricolage chaine d'une table ronde
; les salaries, de leur
c8te, se disent disposes a les examiner dans la measure oCi il y
a une r6elle volont6 de sortir de I'impasse. Soulignons que le tri-
bunal a d6bout6 I'entreprise de ses demands de sanction pour
entrave A la liberty du travail, renvoyant les deux parties au dia-
logue, ce qui n'a pas empech6 le prefet d'intervenir, au pr6texte
de permettre I'acc6s au parking des hypermarch6s, consider
comme lieu public.
C.B 3/12/2010


CSTM: Hatte aux provocations scelerates be t'abministration coloniale!!


Dans un communique dat6 du 30 novembre 2010, le secr6taire
gineralde la CSTM, Hfervi Zinoi" aappeffe tous ses adherents, ses
sections, ses syndicats affitis a la solidarity totale et sansfail(e
auwsafaries de MrBnicolage. " Le secretaire general constate que
" Mr Briclagefait des 6Mnefices astronomiques et pourtant [es pa-
trons continent d humilier desjeunes salaries super diplOmis en


Ces rimunerant entire 800 et 1200 euros, sans qu'itn'y ait depuis 11
ans d'exstence de nigociations salariales. Cefa s'appelTe de a pwo-
fitation, de iafirociti, "s'indigne Herve Zenoki. Un rassemble-
ment est pr6vu le mercredi 7 d6cembre devant Mr Bricorage 6
Acajou.


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F, p htto:/Iwwwijoumal-iustice-martinigue corn


,11 ; L -
Le people ivoirien a droit & la paix et au d6veloppement


d'organiser des elections A cause des troubles qui agitaient le
pays.
Des troubles qui visaient en particulier les int6erts de la France,
accuse d'etre hostile & Laurent Gbagbo et qui ont entraine
I'envoi d'une force d'intervention frangaise baptisee operation
"Licorne" et d'un contingent des Nations Unies de 9 000
hommes.
Apres de multiples rencontres dans diff6rentes capitals afri-
caines, les pourparlers entire les diff6rentes fractions ivoiriennes
aboutissent, en janvier 2003, aux accords de Marcoussis
(France) qui pr6voient la creation d'un gouvernement de r6-
conciliation national, I'organisation d'Ilections transparentes,
le d6sarmement de tous les groups arms, la definition du sta-
tut des candidates & la pr6sidence ainsi que celui des strangers.
L'Onu 6tant charge de veiller A I'application de cet accord.

Un pays aujourb'hui au borb bu gouffre
C'est en application de ces accords qu'ont 6t6 organisees les
elections prdsidentielles don't le second tour a eu lieu le 28 no-
vembre dernier. Des elections present6es comme < historiques
> car 6tant, depuis I'ind6pendance, les premieres supposees
d6mocratiques et ouvertes a tous les candidates.
Supervisees par I'ONU et par de nombreuses organizations in-
ternationales, elles 6taient cens6es ramener la paix civil et la
stability politique dans le pays.
Les rd.sultats devaient etre contr6l6s et proclames par une
Commission 61ectorale ind6pendante (CEI) compose des re-
pr6sentants de tous les parties.
Mais c'est A un scenario de cauchemar auquel elles ont about,
plongeant le pays dans un profound imbroglio politique et consti-
tutionnel qui risque de deboucher sur une veritable guerre ci-
vile.
Les deux candidates, le president sortant Laurent Gbagbo et son
adversaire Alassane Ouattara se proclamant chacun l61u.
La tension devait monster d'un cran lorsque, le mardi ler d6-
cembre, le repr6sentant de la commission 61ectorale ind6pen-
dante a 6t6 physiquement empdche par un partisan de Gbagbo
de proclamer les r6sultats. Lesquels attribuaient une large vic-
toire & Alassane Ouattara avec 54,1% des suffrages, centre
45,9% a Laurent Gbagbo.
Immediatement, I'armbe a annonce la fermeture de toutes les
frontieres du pays et la "suspension"de la diffusion des m6dias
strangers.
Mais, des le lendemain, le Conseil constitutionnel pr6sid6 par
un ami de Laurent Gbagbo a invalid les r6sultats proclames
par la CEI en cr6ditant Ggagbo de 51,45% des voix centre


48,5% a Ouattara. Un r6sultat acquis a la suite de
I'annulation du vote dans sept d6partements du
nord largement favorables a Ouattara oC il aurait
obtenu plus de 80 % des voix et ou le scrutiny se-
rait fraudiufw'"selon le camp Gbagbo.
Une accusation contredite par les observateurs in-
-- . .- ternationaux qui, en d6pit de quelques violence
observes, ont approuv6 la r6gularit6 des opera-
tions de vote.

S EUX PRESIDENTS "LEGITIMES"?
VoilA aujourd'hui la Cote d'lvoire avec deux pr6si-
' "f dents qui s'appuient sur deux 16gitimit6s differentes

D'un c6t6, Laurent Gbagbo, membre de l'lntema-
________ tionale socialist, qui se sent fort du soutien du
Conseil constitutionnel et de I'armee. II a etd ins-
tall dans ses functions samedi demier lors d'une
ceremonie au palais presidential. Une intronisation qui n'est re-
connue A ce jour par aucune grande puissance et qui est
condamnee par toutes les organizations internationals qui
sont loin d6tre' neutres et qui present de tout leur poids pour le
forcer a abandonner le pouvoir. DejA le FMI menace de couper
les vivres A son gouvernement.
Face A lui, Alassane Ouattara, don't la victoire a 6et proclam6e
par la Commission electorate ind6pendante. II est soutenu par
Guillaume Soro, le chef des Forces nouvelles qui contr6le le
nord du pays.
Tout comme son adversaire, il s'est proclam6 Mlu et a constitute
un gouvernement avec ses allies des Forces nouvelles.
Ancien vice president du FMI, M. Ouattara b6enficie d'un tres
large soutien international. L'ONU, les Etats-Unis, I'Union eu-
rop6enne, la grande Bretagne, I'Union africaine ainsi que la
Communaut6 des Etats de I'Afrique de I'Ouest ont reconnu sa
victoire.
Leurs appeals invitent le president sortant a favoriser "une tran-
sition poitique sans heurts".
Apres une fragile reunification, voilb la C6te d'lvoire menace
d'une nouvelle division de son territoire.
Les violence reciproques risquent fort de d6generer en guerre
civil, d'autant que, contrairement aux stipulations des accords
de Marcoussis, chacun des deux camps a conserve ses forces
armies.
C'est pour parer au risque de guerre civil que I'ancien presi-
dent sud-africain Tabo
MBeki a 6t6 invest d'une mission d'urgence par I'Union afri-
caine pour tenter de trouver une issue a la crise.
D6cid6ment I'Afrique a bien du mal A surmonter les divisions
h6rit6es de la colonisation. En effet, au moment des indepen-
dances, le trace des fronti6res a souvent rassembl6 dans un
meme 6tat des peuples traditionnellement opposes.
Les r6cents conflicts ethniques en Ouganda, au Zaire, au Tchad
ou au Soudan sont 1a pour nous le rappeler. Et le soutien ac-
cord6 aux dictateurs par les puissances occidentales don't la
France ont souvent encourage la repression des minorities par
les pouvoirs en place.
Dans les jours a venir, le miraclee ivoirien" risque fort de se
transformer en cauchemar. Quand donc les dirigeants africains
cesseront-ils leurs luttes fratricides et le pillage des richesses
de leurs pays pour s'attaquer v6ritablement aux multiples fl6aux
qui maintiennent leurs peuples dans la plus profonde misere ?
Georges Erichot
5/12/2010


*,e.- .e~, Piem r 201 - -c '* Page :8


PANs LE MONPE





hffpD:I/www. ournal- U~stice-martir;Lquexcom

Soutien A Ghistaine Joachim-Arnaub


Le proces colonial intent a Ghislaine Joachim-Arnaud est un
proces centre les travailleurs et le people martiniquais !
Nous en ferons le proces des exploiteurs, des oppresseurs
bekes et autres!
Oui, car it est reproch6 A Ghislaine Joachim-Arnaud d'avoir re-
pris le slogan lance par nous tous qui 6tions des dizaines de
milliers de manifestants exasperes par les hausses infernales
des prix, les injustices et la "pwofitasyon" lors de la greve g6-
nerale de fevrier-mars 2009 "Matiniksi ta nou, Matiniksi pa
ta yo, an 6ann bftje, pwofith, vole; nou kifouti ya diwo" et
d'ajouter: "komba ta lafoknou kontiny6".
C'est donc nous tous qui sommes accuses!
Ghislaine Joachim-Arnaud, secr6taire g6n6rale de la CGTM,
dirigeante de Combat Ouvrier, est assignee en justice suite A
une plainte d'un certain Jean-Frangois Hayot de I'association
"Respect DDOM".
La camarade est cite A comparattre par le procureur de la Re-
publique pour "provocation d (a discrimination, & [a haine ou fCa
violence fi'egard'dun group de personnel, en ('occurrence (es
bekis i raison de feur origine ou de feur appartenance ou de feur
non-appartenance i une ethnie, une nation ou une race determi-
nie".
Nous savons tous qu'en s'en pregnant dans leurs chants et leurs
slogans A "an bann b6tj., pwofit, vote", les dizaines de milliers
de manifestants(es) s'en prenaient aux exploiteurs des travail-
leurs(es) et du people martiniquais.
Nous savons aussi que la majority de ces b6eks d6tient une
part essentielle des grandes richesses de Martinique. Ce sont
le plus souvent des poss6dants qui ont tir6 leur fortune de 1'ex-
ploitation depuis trois siecles, des esclaves d'abord, puis des
salaries(es) de Martinique. Toute notre histoire est I'histoire des
luttes des exploits contre ces exploiteurs!
Alors a qui fera-t-on croire qu'en Martinique c'est G. Joachim-
Arnaud qui est racistte?
C'est le monde a I'envers!
G. Joachim-Arnaud, la secr6taire g6nbrale de la CGTM, com-
paraTtra le 15 d6cembre devant le Tribunal Correctionnel de


Fort-de-France. Mais L
ce jour-lI, ce sont tous
tes opprimbs de cette
vieille colonies frangaise .
A majority noire mais
aussi indienne et
blanche qui seront in- -
carn&s par elle. Ce .
jour-IA, sa voix sera la
voix des opprim s(es)
de ce pays ! Elle sera
la voix des "sans-voix"
centre lesquels la jus-
tice colonial, les lob-
bys possadants, b6k6s
et autres veulent exer-
cer leur vengeance Ghislaine Joachim-Amrnaud attaqu6e par les bekes
pour avoir eu juste- en tant que syndicaliste
ment (( trop de voix >
r6volt~e pendant les 38 jours de la gr6ve g6nbrale de 2009 !
Avec elle, nous sommes tous et toutes concernm6s(es), tous et
toutes attaqubs(es), travailleurs, syndiqu6s, ch6meurs, jeunes,
retrait~s, membres de la population laborieuse, nous qui mani-
festions 38 jours durant pour exiger I'arrdt des hausses des prix,
des bas salaires, du ch8mage et de toute autre injustice.
Nous lui apportons notre soutien total.
Partout ou) cela est possible, organisons le soutien dans les en-
treprises et les quarters.
Organisons-nous.au mieux afin de peser de toutes nos forces
dans ce combat-IA!
Le mbpris et le racism sont du c6t6 des exploiteurs qui per-
p6tuent un system et une mentality h6rit6s d'un long pass
esclavagiste et colonialiste!
Tous mobilisds(es) aux c6tes de Ghislaine Joachim-Arnaud
Tous devant le Tribunal de Fort-de-France
Le mercredi 15 d6cembre a 8h du matin
Fort-de-France, le 22 novembre 2010
Signatures : CGTM- CDMT- CERCLE FRANTZ FANON
L'APASSE - COMBAT OUVRIER - GRS - PCM - PKLS


Assaupamar, affaire be Sainte-Luce: Verbict le 23 fevrir


Les cinq militants de I'Assaupamar, Henry Louis-Regis, Pascal
Tourbillon, Eric Louis-Sidney, Nicole Monrose et Lucien Naud,
qui en avril 2007 avaient men6 une action pour le libre aces au
littoral de Sainte-Luce, entire la plage de Desert et I'Anse Ma-
bouya, seront fixes sur leur sort le 23 f6vrier prochain, apr6s le
proces en appel qui s'est d6roul6 le jeudi 2 d6cembre dernier
a la Cour d'Appel de Tartenson.
Pour m6moire, les militants de I'association ecologique avaient
6t6 condamn6s par le tribunal correctionnel, le 5 mai dernier, A
des pines de prison allant de 15 jours A un mois, assorties de
sursis, et a 500 euros d'amende. Suite a cela, I'association avait
donc d6cid6 de faire appel. En appel, les avocats de la defense
se sont appuy6s sur le d6cret du 28 octobre 2010 pris pour rex-
tension aux d6partements d'outre-mer des servitudes de pas-
sage des pistons sur le littoral, un texte promise depuis des
lustres, notamment par le ministry de I'outre-mer de I'6poque
Christian Estrosi. Selon I'Association, ce decret est "un combat
a(gitime et exempfaire pour fi6brer Ces servitudes des entraves bri-
gies parades dfinquants sans scrupufes qui miprisent (e peuple de


.Martinique et don't
f'oSjectifprincipalest
de privatiser par tous
[es moyens nos pages
et nos terres". De son
c6te, le ministere pu-
blic a maintenu les
condamnations des
juges de la correc-
tionnelle, soutenant
qu'il y a eu destruc-
tion de biens d'autrui.
Les militants de I'As-
saupamar se disent
prets A aller jusqu'A
la cour europeenne
en cas de maintien
du jugement.


Henry Louis-R6gis, president de IAssaupamar


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Formation Professionnee : une nouv@ee strat6gie ?


La formation professionnelle dolt-elle s'adapter 6troitement au march du travail ?
Lors de son investiture, le nouveau president du Conseil r6-
gional avait d6clar6: "Tout serafait pour multiplier e nombre de
jeunes, defemmes et de chdmeurs, qui avec aide de notre insti-
tution pourront avoiracces d des formations qui ne soient pas des
fieuXde garages, mais qui, avec des soutiens spicifiques aux en-
treprises, s inscriront dans une strategic gfo6ale, coordonnie et in-
novante, de formation continue tout au long de (a vie. Des
formations ia (afois mieuwaccordees a nos rialitis iconomiques et
cuftureffes, tout comme a la vision que nous alTons digager des be-
soins dune 9Martinique nouvefe". Ce qui sous-entendait que la
politique de formation mise en oeuvre par I'6quipe Marie-
Jeanne avait 6chou6. Partant de ce postulat, Daniel Robin, le
president de'la commission Education et formation profes-
sionnelle, a pr6sent6 aux acteurs de la formation profession-
nelle les contours des "nouvelles strategies pour Ca formation
professionnelle"le vendredi 3 d6cembre demier A Madiana. La
prospective, la priorisation des jeunes et une r6ponse adap-
toe A chacune des cibles de publics A former seront le socle de
cette nouvelle stratgie.
D'emble, Daniel Robin a soulignb que "fa formation s'inscrit
dans une stratigie de diveloppement"et qu'il s'agit de "se mettre
au service de (a stratdgie de diveCoppement pour permettre auw


porteurs de compitences d'tre en situation de repondre
favora61ement auxsituations du march de temploi, par
rapport a des logiques sectoriefes".
Un des premiers outils que la nouvelle 6quipe compete
mettre en oeuvre sera "les contracts muftipropectives
f afin de se donner un horizon pour pemnnettre ('evolution
du marcie diu travailafin de mettre en adiquation fes of-
. . fres deformations professionnede qui rdpondrons au be-
soin du marchfi du travail". "Cera nous semble une vraie
S.,. innovation, estime Daniel Robin, car ifnous semble im-
portant de (ever (a tite et de se donner une perspective".
L'autre 616ment de cette nouvelle approche sera de
prioriser un certain nom6re deformations par rapport h
un puRic jeune, notamment ces nombreujjeunes qui sont
en dicrochage scolaire et a qui iffaut redonner espoir par fa for-
mation". Pour y r6pondre, la region envisage des "Wcofes de la
second chance", son implication plus important dans les mis-
sions locales destinies aux jeunes et une offre plus important
sur les chantiers d'insertion qui doivent d6boucher sur des
qualifications. Cela n'exclut pas les formations classiques et
une offre dense et riche sur tous les publics avec la possibilitM
d'accompagner les jeunes a la mobility pour les formations qui
ne seront pas r6alisbes localement. Tout en garantissant leur
retour et leur employability, ajoute le president de la commis-
sion.
La. formation professionnelle repr6sente I'un des plus impor-
tants budgets de la collectivit6 r6gionale depuis de nom-
breuses annres. Pour permettre que cet argent ne soit pas
gaspill6, la labellisation des centres et des formateurs sera
I'une des actions qui seront mises en place.
Par ailleurs, un contract d'objectifs et de moyens sera conclu
avec les chefs d'entreprise pour promouvoir I'alternance et
I'apprentissage des jeunes en entreprise avec un volet de
primes pour les entreprises ou de formation des tuteurs.
On en saura un peu plus sur cette nouvelle strat6gie qui sera
pr6sent6e en pl6niere le 21 d6cembre prochain.
C.B


Des millers be travaiteurs au chomage, bes associations sans moyens

Les contracts aibes sont menac6s
Moins d'animateurs dans les ecoles, personnel pour ac-
cueillir une femme victim de violence conjugales, la fin . .
d'ateliers de soutien scolaire... VoilA ce que le gouverne-
ment met en oeuvre avec la fin du financement des
contracts aids. II y a quelques jours, des associations se - - W
sont reunies au siege de I'Upem A Fort-de-France pour .
lancerun appel au secours et d6noncer ces decisions. '
Dans une lettre ouverte aux 61us, ces associations lan- '
cent "un cridaaarme surunprof(iemegrave qui touche fa so- ae - "
ciit6 maainiquaie".
Depuis.plusieurs mois, les associations, mais les munici-
palites aussi, se sont vu refuser la prolongation de ces
contracts par le P6le emploi. II s'agit de contracts d'acc6s A
I'emploi en course, ou de renouvellement de contracts
d'adultes relais. Plusieurs milliers de personnel se re-


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trouveront donc au ch6mage, et les structures qui remplissent
des missions d'int6rdt public vont fonctionner A minima.
Yvette Ebion, pr6sidente de I'association Rosannie Soleil va
6tre oblige de mettre fin au dispositif urgence accompagne-
ment, propose aux femmes en d6tresse : "Nous avons quatre
aduftes refais et nous Ces avons pays pendant sept mois avec nos
fonds personnefs".
Xavier Laval, president de I'association pour I'accompagne-
ment, le d6veloppement et la promotion de I'action social
(AADPAS) fustige "fincohirence de litat qui incite les associa-
tions a embaucher en mettant en place des dispositifs puis leur
coupe P'herbe sous fe pied".


Et pourtant if y a aurait des moyens, estime Alberic Marcellin,
de la CDMT-ANPE : "sur le budget 2010 de P6le Emploi, e poste
voyages-diplacements entire Fort-de-france et (Paris s'ieve a 790
000 euros. Et pour 2011, on nous announce fe chiffre de 600 000
euros".
II s'agit bien de choix politiques. Et toutes les regions sont
concern6es. Un peu partout en France, les associations d6-
noncent la fin du financement de ces contracts aides. Les muni-
cipalites qui ont dejA des budgets serrbs font aussi les frais du
manque d'engagement de I'Etat en faveur de ces dispositifs.
L.C


, /


Le Palima : "Rassembler largement eto people martiniquais sur un

project alternatif"


Dans Palima-Hebdo n� 6 du 29 novembre au 5 de-
cembre 2010, Francis Carole et Cle6ment Charpentier-
Tity constatent qu'au-del de la Collectivit6 Unique,
nous n'avons r6alis6 qu'un "petit pas de molopy"':
" nau fe 12ejuin 2001, jusqu'aux consultations des 10 et
24janvier 2010, cette procedure d'fvolution institution- y
nefle, sur fa base du congris, nous aura donc pris une di-
zaine d'annies... Vne dizaine d'annies pour rialiser un
pas de "molokoy" et sortir enfin de 'aberration de fa re-
gion monodipartementale, illustration caricaturafe de
t'assimilationjuridico-politique qui caractirise notre sta- .
tut depuis 1946. Ce parcours poussif exprime toutes fes
pesanteurs de la sociiti martiniquaise, ses atermoiements,
ses incohirences et la schizophrinie idiofogique dune par-
tie de ses eites (..)"
Its regrettent :
"(...) L 'otention d'une autonomie, dans fe cadre de Carticfe 74,
aurait pu conclure (a piriode historique qu'avaient ouverte fes ivi-
nements de decem6re 1959, (a proclamation du mot d'ordre d'au-
tonomie en 1960 et Capparition du movement de Cibiration
nationaCe. Tefn'a pas iti Ce cas. Mais /ichec du 10janvier, en
dipit du trouble profound qu'if a pu crier chez beaucoup de mili-
tants, sur fe moment, ne constitute ni une humiliation ni fa mort du
movement national Ifs'inscrit dans fa logique du parcours de
notrepeupCe dans fe temps(..)".
IIs notent que, si les objectifs de la souverainet6 national et
de la constitution d'un Etat d6mocratique demeurent, "'es condi-
tions ginirates de cette futte ont considirablement change" par
rapport aux ann6es 1960 et 1980.
Aussi its abordent plus fondamentalement ce que doivent etre
"nos responsabilitis aujourd'hui", et indiquent notamment:
"(... )Le movement nationaldoit aujourd'hui convaincre et ras-
semb6er Cargement Ce peupfe martiniquais sur la 6ase dun project
afternatifprenant en compete les mutations de note sociiti et de
notre ipoque. AJinsi, fun de ses defis consiste a sortir fe pays de
('impasse d'un model iconomique coloniaCfon&d sur fa predation
et (a dipendance extreme vis-a-vis de la France.


Rentr6e du RDM : image dCl Rassemblement des forces populaires


Ce mode marginalise e M4artiniquais plans son propre pays, exclut
[a main-d'ceuvre locale (centre d'affaires de Tort-de-france), ne
faisse que des miettes a nos petites entreprises, ginkre la diposses-
sionfonciere, accentue les inigafitis et prive d'espirance nos en-
fants. La nouvele pofitique-BVUMIDOM qui se profile ne saurait
constituer la solution. De mime (es "p(ans"qui ont pour seufe am-
bition d'opirer Ca "refance"de cette iconomie-ld expriment (a pau-
vreti de la reflexion sur une cruise profonde qui n'est pas simpfement
conjonctureffe, mais qui touche aux structures mimes du modefe
en place. La cruise international nefait'qu'acciferer la mise a nu
de cette iconomie post-esclavagiste.
L 'autre defi, considerable, est de redonnerespoir a une socifti mar-
quie par fes violence, expression d'une crise systimique que Con ne
saurait rigler avec des measures technocratiques et Cannonce, tris
mediatique, comme s'ifs'agissait d'unjeu, du dfibocage de quefques
millions d'euros. En rdaiti, iffaudra tout autant redefinir fes pers-
pectives sociitafes, imaginer des experiences neuves, mettre en mou-
vement touites fes intelfigences et fes bonnes vo(ontis, crier de
nouveau rapports a nous-mimes et aul monde, au-dfea des simu-
[acres politiciens et des pesanteurs coloniafes (..)".
II est clair que I'heure est au rassemblement de toutes les
forces populaires sur la base de la repponsabilit6 et d'un project
alternatif 61abor6 en commun.
I . I o f11


*eJ~ lVicmr 201 ju c n f -* Pae


r SOCIETYE
L j





j ~http://Wwwwioumnal-'ustice-martinigue. comn


Un movement a l'assaut be ta citabeUte au MIM


Souvent les "ni-ni" sont des opportunistes en politique
"Vi autonomiste ni indipendantiste, pas de posture de rupture
mais la responsabi(itj "comme fondement politique, telle se veut
la ligne de conduite de ce nouveau Mouvement du Peuple pour
la Responsabilit6 (MPR) presented le dimanche 5 d6cembre au
Marinoir de Riviere-Pilote. Dans la salle, plusieurs personnali-
tes ont ete aperques: le maire des Trois-Ilets, Arnaud Rene-Co-
rail, le conseiller general J. Hajiaar, I'agriculteur R. Belay, le
socialist F. Glondu, Y. Monthieux, G. Valard du Saint-Esprit
entire autres. Jean Claude Filin, directeur des services tech-
niques de la ville de Fort-de-France, 49 ans, secr6taire general
du Mouvement, reconnaTt que la conscientisation du people,
I'elevation de I'ldentit6 Martiniquaise, ou le recul des pr6juges


1500 euros 6'amen6es ; 1'encontre ae Clauae Ca ol


Le tribunal correctionnel a requis une condemnation a I'encon-
tre de Claude Cayol suite aux proces qui s'etait tenu le 18 no-
vembre dernier. Les juges I'ont reconnu coupable de d'incitation
A la haine racial et discrimination racial. Its n'ont toutefois pas
donned suite a la requisition du ministere public qui, avait r6clam6
deux mois de prison avec sursis. L'ancien conseiller regional a
estime qu'il a 6et condamn6 pour avoir "refusique des aduftes


blancs emminent desjeunes gens de 15 ans envahir fe Conseilri-
gional". II est persuade d'etre "coupab6e d'avoir dit (a viliti".
Apres une rencontre avec ses avocats, Claude Cayol envisa-
gera de faire appel ou non de la decision du tribunal. II se dit la
conscience tranquille quant aux accusations de racism por-
tees centre lui. C.B


Etuier au Qubdec
Les Universit6s du Quebec sont venu b la rencontre des lyc6ens
et 6tudiants martiniquais pour la second annee consecutive.
L'occasion pour les jeunes martiniquais de s'informer sur les
possibilities de mobitit6 entire la Martinique et le Quebec pour
reussir leur project d'6tudes. IIs 6taient trbs nombreux & so pres-
ser dans le hall de I'h6tel de Region le 4 d6cembre pour recueillir
des informations. Actuellement, prbs de 1 000 jeunes martini-
quais 6tudient au Quebec dans le cadre des changes entire
I'UAG et les universities quebecoises. Si le Quebec francophone
A 4 heures d'avion avec un art de vie sympathique constitute une
alternative pour les 6tudiants qui souhaitent se former en
France, cela represente aussi pour le Canada une immigration
choisie de quality, car rien n'oblige les etudiants a revenir au
pays.


Prevention 6es risques


Le Conseil General de la Martinique a organism le premier "Vif-
lay des risw a"u St4 Achdil 44 01 et 04 d6cembre
2010. II s'agissait pour It cotlectivite qui a d6velopp6 des dis-
positifs de prevention et de gestion du risque de mettre en
synergie les diff6rents acteurs de ce secteur. Sur le site plu-
sieurs partenaires qui oeuvrent dans le domaine du risque ont
pr6sent6 les bons comportements A mettre en ceuvre dans
I'eventualite d'une catastrophe dans les neuf p61es repr6sen-
tant les risques divers : risque climatique, developpement du-
rable, risque technologique, risque sanitaire, risque sismique,
risques domestiques et professionnels


' p * * *~*


ont et6 faits par les parties politiques de gauche de I'epoque. Et
en cela il se place A gauche, mais juge qu'il "fautpoursuivre le
combat dans un nouveau discoursfondi sur (a dignity de chaque
individu, le devoir et [a capacity de chacun d contribuer au dive-
foppement de son pays, ia confiance que nous devons avoir en nous-
mimes et notre determination a nous assumer pleinement au
quotidien". Jean-Claude Filin et ses amis disent vouloir "porter
un souffle nouveau au dMbat dimocratique et politique". Cette
conception de Responsabilite, laisse entendre le secretaire,
conduite "de maniere participative et consciente permettra aupeu-
ple martiniquais dejouer un rdle pfus important dans la gestion
de son pays au sein de la France et de CEurope". Le MPR reven-
dique la notion de Peuple Martinquais, et 6 ce titre, estime qu'il
faut aller au-delA en matiere organisationnelle. II pr6ne le mo-
dele espagnol. II souhaite que la Martinique soit pr6curseur en
terms de responsabilit6, avec une veritable region autonome.
Pour I'heure, la strat6gie du MPR est de conqu6rir sa place au
sein de I'echiquier politique par la prise d'un canton pour d&
fendre ses idees. La seule candidature d6clar6e du MPR est
celle de Jean-Claude Filin, qui ira batailler centre le conseiller
sortant de Riviere-Pilote, Lucien Adenet.


FOLITIqUE


r SOCItTt





httD://vwwwiournal-Lustice-martiniaue.com


wOffewuive i0efoloilue his %ailgneuri Jle I'6conomie : Torbre le cou 'a aes

116e rop@Cs ou martelor les bogmes ine'o-1iberaux?


France-Antilles sous la plume d'Alicia Bellance, s'en-
thousiasme le 30 novembre du contenu du colloque
intitul6 "ICes-Eco" organism par les officines patro-
nales "Contact-entreprises"et "Tous crioles", le 26 no-
vembre dernier a V'Atrium, sur le th6me "Economies
insulaires: ralitis miconnues ou comment tordre fe cou
d que[ques idaes revues ?".
Le journal donne m6me in fine I'adresse des sites in-
ternet oO I'on peut retrouver les interventions des
participants pour permettre au plus grand nombre de
"s'imprigner de ces informations". Textes cependant
toujours absents le 5 decembre 2010.
Quelles sont ces "realitis miconnues"et ces "'ides re-
fues" que France-Antilles qualified de "vrai bocd'oiy-


gene en cette period de morosit" ?
Premiere i dre rue" : "finsulariti ne condamne pasforciment
d fafragiliti iconomique", a d6fendu Val6rie Angeon, profes-
seure d'6conomie du Ceregmia (laboratoire de recherche de
I'Universit6 Antilles-Guyane). On veut bien le croire.
"Mais on s'est rendu compete que certaines ifes s'en sortent miewt
que f'autres, comme la Bar6ade, Chypre, Malte. En cherchant a
comprendre pourquoi, on a observe que ces fies ort mis enpl~ace des
modatt6is de governance particueibres qui les rendent capa6bles
d'a6sor6er (es chocs, de mieuw sister awudifficultis ( . .) Ce sont
&a quality institutionneffe et des measures politiques adapties awu
rialitis awuquelles nous nous confrontons qui font (a difference",
a ajout6 I'Universitaire.
On notera que les pays cites (Barbade, Chypre, Malte) dispo-
sent des leviers politiques et 6conomiques leur permettant de
g6rer leurs situations d'une part et que la difference reside dans
les measures politiques adoptees d'autre part. Mgme si on ne
peut ignorer que I'insularit6 cr6e des contraintes sp6cifiques. II
a fallu d'ailleurs plus de 30 A 40 ans pour que I'Europe recon-
naisse les "spcificit6s"induites par I'insularit6 et I'6loignement
(Poseidom puis article 299-2 trait europ6en) des dits "(DOM'
baptis6s ensuite regionss ultra-piriphiriques". Mais plus qu'une
6conomie insulaire, la Martinique est une bconomie domin6e
et d6pendante. Concepts que la pure economie veut ignorer.
Deuxi6me & im�ue": "&a Martinique repose sur une iconomie
de transferss. "C'estfauxet a6usif, aurait affirm Raymond Ro-
samond, present comme le coordonnateur scientifique du col-
loque. Mais, paradoxalement, il reconnatt que "'e poids dui
pouvoircentrafdans Ciconomie"est une caract6ristique de notre.
bconomie. Allez y comprendre quelque chose. Raymond Ro-
samond ne dit pas autre chose que l'lnsee-AFD-ledom depuis
leur ouvrage collectif de 2005 sur "fa trajectoire vertueuse "de la
Martinique au passage de I'an 2000 et le fameux rapport sur
les "50 ans de progrs"'de Pr Olivier Sudrie affirmant, pour le
compete de la Chambre de commerce que notre pays 6tait sur
la voie d'un veritable d6veloppement. Sauf que confront A la
crise sociate de f6vrier 2009, lINSEE a dO reconnaltre que le
module 6conomique martiniquais 6tait "remis en" ca use"et que
Olivier Sudrie a dO constater que ce module s'6tait gripp pro-
gressivement". R6cemment encore, Raymond Rosamond ad-


Raymond Rosamond rdcuse I'id6e que l'6oonomie martiniquaise depend des transferts publics


mettait que la crise en Martinique 6tait "structurefe". Pourquoi
done cette stance d'auto-persuasion a la m6thode Coue ? Sur
la nature de I'economie martiniquaise, les ideologues n6o-lib6-
raux de la bourgeoisie martiniquaise s'acharnent depuis plus
de 30 ans a prouver qu'une economie peu productive, qui im-
porte presque tout et vit de transferts 6tatiques est une 6cono-
mie d6velopp6e parce qu'elle dispose d'un niveau de
consommation comparable aux pays d6velopp6s. La Marti-
nique est dans la sphere de la circulation de I'economie capi-
taliste pour r6aliser la plus-value et le profit, comme I'a
d6montr6 notamment le chercheur marxiste Claude De Miras
(ORSTOM).
Troisibme *id re~'": "Ce n'est pas antipatriotique defa6ri-
quer d fitranger. Ce qui est patriotique, c'est de garner son siege et
la matihre rise ici", ass6ne David Doumith, patron martiniquais
de Solar Electric, installee dans les 4 DOM, en France en Es-
pagne et en Chine.
"Nous n'avons pas dcautres chokique nous armer nous aussi pour
phnitrer (es marches strangers", a-t-il lanc6 en provoquant I'en-
thousiasme de I'assistance pr6sente, compose essentielle-
ment de patrons.
Le capital va A I'6tranger et y cr6e des emplois, les b6n6fices
sont pour le patron. Mais quelles retomb6es pour la Marti-
nique ? Sauf s'il rbinvestit les profits localement, Et encore. A
d6montrer. En r6alit6, c'est la defense et illustration des d lo-
calisations qui d6vitalisent les pays.de depart.
Les milieux patronaux martiniquais sont a la recherche de cau-
tions scientifiques pour justifier leur volont6 de ne rien changer
dans I'ordre politique et 6conomique d6partemental actuel.
Contact entreprises et Tous Crboles sont des lobbys cr66s par
Roger De Jaham, grand agitateur d'id6es du patronat. Au-
jourd'hui, Contact Entreprises est pr6sid6e par Olivier Huyghes
Despointes, patron entire autres de l'entreprise BAtir.
Que les mattres et saigneurs de I'6conomie n6o-coloniale m6-
nent la bataille id6ologique pour d6fendre le systbme qui leur
assure ce qui leur reste de domination n'est pas pour nous sur-
prendre. Ce qui est d6solant, c'est qu'ils trouvent dans cette
tache, des auxiliaires issues des classes exploit6es. Attendons
la publication des textes des interventions in extenso.
Antoine Gilles


jUi9 Picemby,01 jvtc n'49 ag


I &CONO





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Chiffres be la belinquance: Les atteintes a I'integrite physique bes
personnel toujours en forte hausse


En 2001 d6ja, Michel Cadot, pr6fet de I'6poque, signalait que
les chiffres de la d6linquance augmentaient globalement de10
% par an depuis 1977, alors qu'auparavant la hausse tournait
autour de 2 A 3 %. Dans un rapport parlementaire en 2009*, on
peut tout de meme lire que "le taux de d6linquance dans les
DOM apparaTt globalement moins 6lev6 qu'en m6tropole", avec
toutefois "des formes de delinquance plus marquees..." et un <<
caract6re de plus en plus violent de la d6linquance. >. Si la
comparison avec la France est utile, elle n'est pas pertinent
pour analyser I'6volution de notre soci6t6.
Les chiffres de la d6linquance publi6s r6gulikrement par la pre-
fecture laissent apparaTtre une hausse r6guliere des atteintes
physiques aux personnel, mais une baisse de la d6linquance
dite de proximity (vols, degradations, destructions...) Les coups
et blessures volontaires ont augment de 48 % entire 2005 et
2008 ! Et, depuis, la hausse se pursuit : + 4,01% en 2008,
+12,27% en 2009 et + 11 % en 2010 (janvier A juillet). Les vio-
lences sexuelles enregistrent aussi une hausse impression-
nante en 2010 (janvier A juillet): +52% ! Dans ce cas pr6cis la
croissance serait due A une meilleure prise en compete de ces
situations avec la mise en place d'un interlocuteur pour les
femmes au poste de police ou de gendarmerie. Ces chiffres,
don't les m6dias se font I'6cho, sont ceux des services de police
et de gendarmerie. En fait, ils ne refletent pas la d61linquance
reelle, et plut6t que chiffre de la delinquance on devrait les ap-
peler chiffres de I'activit6 des services de police et de gendar-
merie. Ces statistiques officielles recensent les faits et les
plaintes que les policies et les gendarmes enregistrent.
On parle ainsi du chiffre noir de la delinquance qui reprdsente
les d6lits pour lesquels les victims ne por-
tent pas plainte. Ces statistiques sont fon-
d6es sur un certain paradox : plus la
police enregistre les plaintes, donc plus Dl1inquance g6n6
elle travaille, plus la d6linquance aug- Dl1inquance de pn
mente. Parallblement on accuse rbgulibre- tteinte A I'int6grit
ment la police et la gendarmerie de p
trafiquer ) ces chiffres en enregistrant des ersonnos
mains courantes (qui ne sdht pas prises en Infractions A la leg
compete) plut6t que des plaintes, en levant p)fiants
le pied pour infl6chir les tendances... II est Taux d'61ucidation
estim6 que le taux de plaintes depos6es ne Nombre de morts s
d6passent pas la moiti6 des actes de d&-


linquance, pire dans le cas des violence sexuelles seules un
dixieme des victims porteraient plainte.
N6anmoins, il reste que la tendance est bien a I'augmentation
des violence.
Afin de disposer d'un meilleur outil pour apprdcier la d6lin-
quance les sociologues ont donc mis au point les enquetes de
victimation depuis 2007 par l'Observatoire de la d6linquance et
des r6ponses p6nales(ONDRP).. II s'agit alors de mener un in-
terrogatoire sur un 6chantillon repr6sentatif de la population
pour savoir si ces personnel ont ete victims d'une infraction
dans un temps donn6.
Les r6sultats sont 6videmment diff6rents de ceux de forces de
I'ordre. Dans la plupart des cas les enqu6tes de victimation font
6tat de chiffres plus important en France. L'enqudte de victi-
mation, plus proche de la r6alit6, n'en confirm pas moins les
tendances gen6rales en France: une baisse g6n6rale des vols
et tentatives et une progression lente des violence aux per-
sonnes..
La violence est un sujet extrdmement sensible et politique.
D'autant plus lorsque I'on entire en p6riode 6lectorale. En 2009,
Brice Hortefeux se r6jouissait d'une baisse de la violence en se
basant sur les chiffres police et gendarmerie. II n'a pas 6voqu6
les enqu6tes de victimation don't les chiffres 6taient de trois A
cinq fois superieurs. On aimerait disposer de ces donnees pour
la Martinique. Les chiffres sont done toujours A prendre avec
des pincettes et rien ne vaut I'observation qualitative des so-
ciologues bases sur des enqu6tes.
L.C


2008 2009 2010 (Janv/Juil)
rale + 4.01 % . - 0.20 %
oximitb -5.15% -1.43%
Sphysique d +401% + 12.27% +11.00%

isolation des stu-
islation des stu + 44.32 % + 32.01 %

des affaires + 47.36 % + 47.97 %
sur les routes 35 29


Un context economique et social be cruise propice A ta a6sesperance


Au moment ou la violence explose en Martinique et o6 la
soci6te martiniquaise se pose des questions sur son ori-
gine et la manibre d'y faire face, le pays est plong6 dans
une crise 6conomique et social sans pr6c6dent.
II faut le dire. Apres avoir ni6 la r6alit6 de la crise martiniquaise,
chant les louanges du syst6me n6o-colonial 86partemental
qui avait, A les en croire, conduit le pays sur une "trajectoire ver-
tueuse", I'INSEE et, dans une moindre measure, I'IEDOM ont r6-
vis6 leur jugement, notamment apr6s le choc du movement
social de f6vrier-mars 2009. On ne peut pas en dire autant des
cercles de la bourgeoisie compradore qui tient les r6nes du
pays, comme on peut le constater lavec le colloque m6thode
CouA "Iles-Eco " de Contact Entreprises et Tous Cr6oles le 26
novembre dernier (voir article A ce sujet).


C'est ainsi que I'INSEE a fait paraitre plusieurs publications sur
I-Etat de la 9Miartinique en juin 2010". Nous avons rendu
compete de ces analyses dans plusieurs numeros de Justice
(en particulier n� 27 du 8/07/2010 et n* 29 du
22/907/2010).sous le titre "fa society martiniquaise passe au
scanner: un pays en crise social pris dans i'tau du mal-divekop-
pement".
PremiAre observation : un pays malade du ch6mage et de
I'insuffisance d'emplois,
Le taux d'emploi (rapport entire le nombre de personnel au tra-
vail de 15 a 64. ans et la population du meme Age) est de
48,7 % centre 64,8 % en France et 64,6 % dans I'Union euro-
p6enne A 27. Et en plus, "si res seniors en emploi Sont de plus en
plus nombreuw, ce nest pas fe cas es nouveffes genrations quiar-


IF ju)1' Picmb�e 2 1 D ut *',f Page 10


� POSSIEltS VIOLENCE$ J





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rivent sur fe march du travail Lesjeunes en emploi de-
viennent moins nombreux: de 24,9 % en 2002, les 25-34
ans ne reprisentent plus que 17,3 % de Ca population en em-
ploi de 15 d 64 ans en 2009; les 15-24 ans suivent (a mime
tendance aa 6aisse : 3,7 % en 2009, apris 4,2 % en 2002".
Le risque de ch6mage est tres elev6 chez les jeunes :
Entre 2007 et 2009, le taux de ch6mage des jeunes ex-
plose. It monte de 14,5 points, passant de 46,7 % en
2007 A 61,2 % en 2009.
Le nombre r6el total de chomeurs serait donc de 36 100
au sens du BIT en 2009 plus 15 000 A 20 000 � ch6meurs '"
decourag6s ), soit 51 100 A 56 100 ch6meurs r6els.
Enfin, selon les dernieres projections d6mographiques
de I'lnsee, la Martinique va devenir I'un des d6partements
les plus vieux de France. La part des 60 ans ou plus dans
I'ensemble de la population va doubler, passant de 18 %
en 2004 a 36 % en 2030 (en une generation).
Deuxibme observation : Des inegalites de revenues et des
conditions de vie qui se sont d6grad6es
On relieve le ralentissement des salaires (+ 0,3 % I'an entire
2005 et 2008 au lieu de + 3,3 % dix ans auparavant) et d'une
maniere g6enrale des revenues d'activit6, signe d'un marasme
qui s'btend. Prbs de 22 % des salaries sont pays au Smic ou
au voisinage (13,9 % en France) et seulement 56 % des sala-
ries sont couverts par une convention collective (85 % en
France).
De plus, 20 % des manages, soit un sur cinq, disposent d'un re-
venu inferieur au seuil de bas revenues (pauvrete) en Martinique
value a 616,16 euros par mois en 2006 centre 880 euros en
France a la m6me date. En Martinique, 42 % des manages es-
timent que leur niveau de vie s'est d6t6rior6 au course des cinq
annees pr6ecdentes, contre 32 % en Guadeloupe et 30 % en
Guyane.
Pour les manages les plus modestes, les d6penses pr&- en-
gag6es (incontoumables) representent 84 % de leur revenue dis-
ponible bru, alors que pour les manages les plus ais6s, elles
repr6sentent 28,3 % de leur revenue disponible brut. Et globa-
lement, la part de ces d6penses pre- engagees dans le revenue
disponible brut des manages a augmented, passant de 38,5 %
en 2001 a 41,2 % en 2006.
Dans le meme temps, I'INSEE reconnaTt officiellement que le
coOt de la vie est sup6rieur de 17 % en Martinique par rapport
A la France et de 45 % pour les products alimentaires.


En 4 ans, 26 hotels ont ferm6 en Martinique
Troisieme observation : des profits pharamineux
A I'autre bout de la society, les profits explosent : selon I'eco-
nomiste Olivier Sudrie de la St6 DME, dans un rapport pour la
Chambre de commerce en juin 2010, la part des profits dans la
richesse global martiniquaise est passe de 27,7 % en 2000
A 34,4 % en 2006, soit + 7 points de PIB (France : part des pro-
fits stable A 30,7 %). Dans le meme temps, le pouvoir d'achat
du salaire net mensuel moyen a baiss6 de 2 % entire 2001 et
2006, et celui des benefices industries et commerciaux a aug-
mente de 7 %. "Les riches sont deurfois plus riches qu'en France
et (espauvres deuxfois plus pauvres ", explique ce farouche db-
fenseur du syst6me n6o-colonial. Jamais lenombre de redeva-
ble de I'imp6t de solidarity sur la fortune (ISF) n'a et6 aussi
6lev6 : + 171 % depuis 2002. La pwofitasyion se porte bien !
II s'est confirmed officiellement qu'en 2008 et 2009 I'economie
martiniquaise a 6et en recul (" recession historique") pour la pre-
midre fois depuis 1946, respectivement de moins 0,3 % et de
moins 6,5 %. Un ralentissement observe depuis 2005 qui sem-
ble se poursuivre en 2010, selon les dernieres etudes de I'IE-
DOM.
Les communes ont le plus grand mal A boucler leurs budget, en
raison de la chute des resources d'octroi de mer, et certaines
augmentent leurs imp6ts sous I'injonction de la Chambre re-
gionale des comptes (Basse- Pointe par example).
Le pays affronte une crise systemique, c'est-A-dire profonde et
durable, qui n6cessite des changements politiques reels.
Michel Branchi


Violence en Martinique: Au fit bes jours...


Le journal Justice a dejA public plusieurs articles sur le phe-
nomene de la violence et de la delinquance en Martinique. Ce-
pendant, pour bien appr6hender la gravity de ce phenomene,
nous avons consult le quotidien France-Antilles, qui, soit dit
en passant, sait tirer profit des nombreux faits divers qui 6mail-
lent notre actuality pour augmenter ses ventes.
Commengons par le bilan des meurtres commis en 2010. Le
28 octobre, France-Antilles, relieve que "depuis le debut de ('an-
nie, dejd 16 personnel ont Wit tuies par arme afeu ou par arme
6fanche", pr6cisant que "c'est exactement le double de 'annie der-
nikre a Ca mime ipoque. "VoilA qui en dit long sur la montee de
la violence et la degradation du climate social en Martinique! Le
10 novembre, le quotidien announce "Vne violence inquiftante
19 meurtres commis en 2010", avec le commentaire: "P(us du
double de ['an dernier a la mime ipoque." II ajoute que les vic-
times ont toutes 6et tubes par arme A feu ou par arme blanche.


Dans le meme numero est public un article du sbciologue
Louis-Felix Ozier-Lafontaine faisant le terrible constat que
"Nous allons vers une society invivabe proche du modele afro-ja-
maiquain. "Quand on sait comment la society jamaTcaine est
violent et le nombre incroyable de meurtres et assassinate qui
y sont commis chaque annee pour des raisons politiques ou A
cause du traffic de drogues et d'armes, nous ne pouvons que
nous inquieter pour notre avenir proche.
Dans la rubrique "6raquages", France-Antilles 6crit dans sa li-
vraison du samedi 28 ao0t que "Les (Braqueurs sont prits a de-
venirdes meurtriers pour 20 euros", ajoutant tout de suite apres:
'"�u moins un 6raquage d main armie par jour ces dernieres se-
maines: le phinomine inquirte (esforces de Piordre et Ces servicesju-
diciaires pendant que [es ifus, eux, restent 6ien sifencieu ". A
I'appui de cette affirmation, sont mentionnes des faits recents,
don't certain ont d6jA et6 elucid6s par la police et fait I'objet


'I -'. I' * * *,.


r POSSIER VIOLENCE$





http://www~ioumal-*ystice-rnartinigue. corn


d'une procedure judiciaire. Les forces de I'ordre et la justice ne
font que leur devoir en "sinquietant" de ce ph6nomene et en
agissant pour qu'il diminue, faute de pouvoir I'bradiquer. Mais
faut-il incriminer les elus? Restent-ils vraiment silencieux? Dis-
posent-ils de moyens adequats ?
Le 3 septembre, c'est La Poste qui est mise A I'honneur par le
quotidien, qui lui consacre deux pages. La "une"titre: "La Poste,
premiere ci6fe des 6raqueurs". Et au-dessous de la photo d'un bu-
reau de poste il est 6crit: "cBraquage a main armie a Floria[,
agressions au couteau auX Terres-Sainville et au Franfois... La


n'est pas fini. Toujours & la
"une" on lit encore: "Vne ' , ,*' ' -.
situation intenab6epourfes v ,.- ' .
agents et res usagers." La ... ;'*.9.-
page 2 est consacree a i .
des temoignages: de '
Frangois Claude, direc- , . '' U.,.va .
teur de La Poste; d'Henri lO ip, ., -
Dordonne, secr6taire ge- ' T*U E pou-
neral de FO Poste Marti- r ' "
nique ; et d'agents don't
les noms ont 6et changes,
sans doute pour des rai-
son de shcurit6. II en res- T
sort en particulier que ces
braquages ont des effects .
d6vastateurs sur le moral Unes de France-Antilles: pour informer ou vendre du paper et dis
des agents, lesquels vi-
vent dans I'inquietude, et que les usagers 6galement ont cho- goes par les
ques et penalises, tels ceux de Godissard-De Briand, quarter d'autres orge
don't le bureau de poste est rest ferm6 durant de longues se- Cependant,
marines, par decision de la direction de La Poste, suite A un bra- sujet du ph6
quage. voquer un su
Le mardi 28 septembre, France-Antilles titre 6 la "une": "Zero vement mal
violence : Viser la meilleure note". Sous le titre figure la photo facteurs qui
-de dos- de trois jeunes filles du Lycee de la Bateliere portant facteurs son
un tricot o6 est 6crit en gros caractbres "Plusjamais fa !!!"II ' Une consola
agit, on I'aura compris, de I'emotion provoqube par le meurtre cas de viole
de Teddy Leopoldie et de la reaction des autorites. Et en page ou ont-ils 6t
4, o0 il est question de " 'union sacrie contre la violencee, on felt meurtres et I
Wtat de la mobilisation de I'Etat, du rectorat, des collectivites et
de la justice "pour endguer fesphinomnes de violence auwabonfrd


des ita6fissements scofaires."
Le quotidien donne la parole le samedi 21 novembre a 5
femmes: meres, grand-meres et femmes de prisonniers. Le sa-
medi etant le jour o6 le journal se vend le mieux, les 5 t6moi-
gnages sont annonc6s A la "une" sous le titre "(Parofes de
prison". Le titre est trompeur car les personnel qui s'expriment
ne sont pas des prisonniers, mais des femmes qui souffrent de
leur absence. Cependant, le quotidien reproduit une photo du
Centre p6nitentiaire de Ducos, avec des femmes rassembl.es
SI'entree. Au- dessous de la photo on lit: "VDesfemmes, des mires,
desgrands-meres.../Leur maria, feursfifs ou feurpetit-fif sont tous


r it iceac


-A.


1


traire des vrais probibmes ?


condamnis et incarciris
au centre pinitentiaire de
'Ducos. / (Pour toutes ces
famiffes dans fa peine,
seuls deuxpetitsjoursper-
mettent de voir feurs
process : fes mardis et sa-
medis matins. Tnmoi-
gnages". Les
t6moignages, poignants
et dignes A la fois, sont
retranscrits en page 2.
Nous n'avons pas fait ra-
ference a tous les faits di-
vers relates par
France-Antilles ni aux
affairs de violence ju-


tribunaux. Nous n'avons pas tenu compete non plus
lines de press, tels Antilla ou Nouvelle semaine.
nous croyons que le peu que nous avons 6crit au
nombne de la violence a de quoi inquieter et pro-
irsaut martiniquais. Notre belle Martinique est gra-
ade. Nous pouvons la sauver en eliminant les
provoquent et entretiennent cette violence. Ces
t connus. 11 faut passer a I'acte.
tion toutefois: France-Antilles mentionne peu de
ice contre les femmes. Leur nombre a-t-il diminue
6 eclips6s dans le traitement mediatique par les
es braquages?
M.Belrose


Mylene Zob a, anthroologue: "It y a bes faits 6e violence, mais ta society

martiniquaise n'est pas une soci6t6 violent"


Myl&ne Zobda est anthropoloque. Parmi ses themes de re-
cherche : la culture populaire urbaine en Martinique et en
JamaYque et la fagon don't les jeunes se construisent A tra-
vers cette culture, et les violence faites aux femmes et aux
hommes. La chercheuse s'est aussi int6ress6e A la paren-
talit6 dans une society martiniquaise qui change. Entretien.

Justice : I y a toujours eu un d6calage entire les g4enra-
tions, mais il semble que dans I'espace de 50 ans, la frac-
ture s'est accentu6e, A cause d'une evolution rapid de la
soci6t6. Quelle est votre analyse sur ce point ?
Myl6ne. Zobda : 11 y a un total decalage entire le module des
parents et celui des enfants. Les parents n'arrivent pas du tout


a comprendre et a suivre ce que vivent leurs enfants. Je tra-
vaille avec une approche conceptuelle de I'&cole de sociologie
frangaise, ou on s'int6resse A la fagon don't les individus vont
construire le lien social. On oppose deux types de soci6t6sLe
premier I'individualiste, ou I'individu est la valeur cardinal de la
soci6t6. Souvent les intellectuals font I'erreur de poser r'indivi-
dualisme comme une valeur morale. Mais ce n'est pas I'indi-
vidu qui est individualiste, c'est la soci6t6. On a un autre module
qui est celui de nos parents. C'est la society holiste, o I' individu
n'a pas d'importance, car ce qui compete c'est le lien social. La
consequence de la soci6te individualiste c'est I'absence de hi&-
rarchie. L'individu la pergoit comme une contrainte et ia refuse,
il defend son autonomie, sa liberty et son 6galite car il pense


I 'V' * ~


L POSSIER VIOLENCE$





http://1wwwiournal-justicematnuecm'


que c'est comme 9a qu'il va se r6aliser. C'est le changement
qui s'est produit entire les ann6es 60 et 90 en Martinique avec
I'importation de nouveaux modes de consommation.

Society be consommation et monte
be t'inaivibualisme
J : Comment expliquer ce changement ?
M.Z: 11 y a plusieurs explications, mais la principal, c'est la de-
partementalisation. Je dis cela sans faire de politique, c'est une
r6alit6 historique. A partir de ce moment, la soci6t6 de consom-
mation a 6t6 import6e en Martinique. Finalement la soci6t6 mo-
derne a dit: vous avez eu des difficulties, maintenant vous avez
des biens de consommation A disposition et il vous les faut ab-
solument pour vous faciliter la vie. Mais en r6alitl, nous ne
sommes pas que dans rapport A la consommation, mais tout
un ensemble de representations qui vont faire pr6valoir I'avoir
sur I'tre. Cette society de consommation a contribu6 b pr6ci-
piter 1'6clatement des valeurs. Je prends souvent I'exemple de
la Dominique qui est physiquement iTle soeur puisqu'elle est
entire la Guadeloupe et nous. Quand vous allez faire vos
courses dans une grande surface, m6me si vous voulez
consommer, vous ne pouvez pas, parce qu'il n'y a pas tant de
choix que cela, car les gens ont des besoins simples. On voit
comment cette society est comme la Martinique d'il y a qua-
rante, cinquante ans dans les relations.

J : Quelles sont les consequences sur les families et I'6du-
cation ?
MZ: Ici nous avons deux modules 6ducatifs. Celui dans lequel
les parents s'investissent beaucoup dans 1'6ducation et dans
lequel ils privil6gient I' change, c'est un module peu coercitif.
Et nous en avons un autre, beaucoup plus coercitif, dans le-
quel la plupart des relations parents-enfants sont des injonc-
tions. II est trbs r6pandu dans notre society. C'est un module
dans lequel les enfants souffrent a cause de I' 6norme pression
psychologique qui p6se sur eux, il y a un contr6le de ce que
I'enfant va faire par la parole, mais tr6s peu d'6changes. II faut
un 6quilibre entire ces ceux mod6les. S'il n'y a que des
changes, I'enfant va se croire I'6gal du parent, donc il faut un
dialogue pour I'dpanouissement, mais les r6les doivent 6tre
bien d6finis. 11 y a des enfants et des aTins don't les relations
doivent Wtre bashes sur le respect, et chacun doit accepter de
remplir son r61le.

Des parents 66borabs be plus en plus t6t
J : Les parents n'assument-ils plus leur r6le ?
M.Z : On a tendance A accuser les parents, mais il faut leur
donner des outils pour comprendre. Car ils ne comprennent pas
leur enfant qui n'a pas les memes r6ferents qu'eux. II est dans
un monde oi if y a beaucoup de sollicitations, et des quatre ans
il va vivre dans un imaginaire par rapport au monde different
de celui de ses parents et se prendre pour un petit homme. Si
le parent ne remplit pas son r6le en cadrant I'enfant, il va se
sentir d6bord6 de plus en plus tot. Des le primaire, certain
n'ont plus aucune prise sur leur enfant, un ph6nom6ne qui n'in-
tervenait pas avant le college. On se retrouve avec des parents
vraiment anxiog6nes, tres angoiss6s. Ils sont rigides dans leur
representation du role de parent, ils ne comprennent pas la so-
ci6t6 et n'arrivent pas a trouver les r6ponses ad6quates a ces
changements. Le parent ne voit pas venir ce changement, il
faut pour cela d6velopper une analyse introspective.
Pour en revenir aux deux modules 6ducatifs, il y a des parents
pour lesquels l'instruction et le statut social et les richesses sont
important, mais pour beaucoup d'autres, la fin justifie les


Mylene Zobda: "II faut que les parents incarnent I'autorite"

moyens. C'est-A-dire, peu imported les valeurs que I'enfant a, ils
vont privil6gier la possession de richesses. Ils vont laisser I'en-
fant faire ce qu'il peut bon an mal an, et I'avoir va compenser
des lacunes 6ducatives. Jusqu'A ce que parfois ils se rendent
compete que leur enfant a des comportements deviants. II faut
vraiment que chacun assume son r61le et que les parents in-
carnent I'autorit6. Nous avons W6t aussi 6lev6s avec la palette
en bois, et nous ne nous sommes pas mal construits. Cela fai-
sait parties des measures 6ducatives. Maintenant, c'est tres mal
percu en raison de l'importation de nouveaux modules 6duca-
tifs. Les parents sont donc & la recherche d'un nouveau mo-
dele. Ils ne savent plus tres bien s'ils peuvent taper ou non leur
enfant, et ils culpabilisent.

J : Selon vous, la soci6t6 martiniquaise est-elle devenue
une soci6t6 violent ?
M.Z : II y a un grand d6bat en ce moment sur la violence. Mais
la Martinique n'est pas une socite6 violent, comme ce que I'on
observe en JamaYque o~ j'ai deja sejournm. Quand on va en Ja-
maYque, on a d6ja des consignes de I'ambassade pour ne pas
quitter I'hotel. Lors de mon s6jour, j'ai tout de m6me demand
au personnel si je pouvais aller b Kingstown, ils m'ont regard
comme si j"6tais folle, et ils m'ont dit de ne pas y aller. J'ai pass
outre. II faut savoir que les gens qui ont de I'argent y vont tres
t6t le matin pour fire leurs courses ou envoient leur person-
nel. Ce n'est ni Sainte-Lucie ni la Dominique, il n'y a pas de tou-
ristes A Kingstown. alle perdue. La violence structure la sociOet
jamaTquaine. En Martinique il y a des faits de violence, entire
des jeunes, de la violence conjugale... Mais I'6cole continue a
remplir ce role de r6gulateur social. Les gens ont la possibility
de s'en sortir. II y a encore des institutions qui temporisent la
pauvret6, m6me si elles sont remises en cause.

La culture be rue vehicute par la musique am ricaine
et jamaicaine est revenue une norme
J : Mais la plupart des gens partagent cette id6e d'une so-
ci6t6 plus violente...
M.Z : Oui mais il faut aller au delay de ce que les gens pensent
et ne pas alimenter leur angoisse. Ce qui est interessant avec
la m6diatisation de la violence, c'est qu'elle revele I'existence
d'une angoisse dans la population. C'est pergu comme un
changement de la societ6, et il y a aussi I'impression que la vio-
lence est partout. Je n'accuse pas les m6dias, ils font leur tra-
vail de relayer I'information et qui sont le reflet de I'ambiance


I ~ . rI,


r VOSSIER VIOLENCE$ �





*1 ~httpx//www~ioumgal-ustice-martinique.com


d'un moment. Je pense qu'il faut apprendre a les decoder. Mais
il ne faut pas oublier que la violence est inh6rente A la vie en so-
cietA. Toutesociit6 a des formes de violence, mais elles sont rd-
gulees. En Martinique, le fait que meme dans les structures
r6gulatrices, comme 1'6cole, il y ait des violence participe
beaucoup a cette angoisse.

Et puis, Il y a une violence inh6rente
au passage l'age abulte, c'est m6me hormonal
Certain en sortent, 'autres pas.
J : La violence est certes inh6rente A toute soci6t6, mais a-
t-elle des forms diff6rentes aujourd'hui ?
M.Z: Chez les jeunes, les petits combats de la cour d'6cole se
sont transforms en des affrontements sur le module de la cul-
ture de rue import6e des Etats-Unis et de la JamaTque. L'une


des particularit6s de la soci6t6 individualiste, c'est que I'individu
va consid6rer qu'il existe par les sensations fortes, la quAte du
plaisir. Et les jeunes se construisent par le language du corps,
comme les tatouages...
Aux Etats-Unis et A la JamaYque cela r6pond A une r6alite so-
ciale et A une situation dconomique difficiles. II y a dans ces
modules une certain insubordination par rapport a I'autorit6.
En s'appropriant ces modules, les jeunes ont proc6de a un ren-
versement des valeurs : la culture de la rue sous les influences
de la musique am6ricaine et jamaicaine est devenue la norme.
Mais ces jeunes sont en r6alit6 dans une trAs grande souf-
france, car ils ont besoin de rep6res pour se construire, mais its
ne les trouvent pas. On remarque souvent que les jeunes por-
teurs de la plus grande souffrance, que Ion retrouve dans les
rues, sont ceux don't les parents se sont retires ou n'arrivent
plus A assumer.
Propos recueillis par L.C.


Charles Marajo (UPEM) :"It faut se mobiliser, it faut agir!"


Li


Charles Marajo, president de 'UPEM : "il y a un parambtre essential, c'est I'identit6"

Aux questions sur la violence, I'une des r6ponses est sou-
vent une autre question : mais que font les parents ?
L'Union des parents d'61lves de la Martinique, qui existed
depuis prbs de 20 ans, s'interroge aussi sur le d6sengage-
ment de certain. L'association qui comptabilise de fagon
relativement constant, 8 000 votes aux 6lections-des re-
pr6sentants de parents d'616ves, voit par centre le nombre
de votants actifs baisser. Et I'6cole ? Selon I'Upem, elle doit
s'engager davantage dans la transmission de valeurs. Le
regard de Charles Marajo, president de I'Upem et parent
engage.

Justice : Quel constat fait I'Upem sur r'6volution de la vio-
lence A I'6cole ?
Charles Marajo : Depuis plus de dix ans nous avons alert les
municipalities pour leur dire attention, il faut mettre notamment
des animateurs dans les communes et les quarters. Nous
avons vu venir cette situation par rapport au disengagement de
I'ecole et A 1'6volution de la soci6t6. 11 y a quatre ans, le 6 d6-
cembre 2006, avec des chefs d'6tablissement, des jeunes sco-
laris6s ou non, avec des artistes, des sportifs et les medias
nous avons lanc6 un movement Lantant 6pi resp6. L'objectif
6tait sur ces different mondes de porter des valeurs positives
et de valoriser les d6marches constructive.

J : Selon vous, il y a r6ellement plus de violence dans les
course de r6cr6ation ?
C.M : Oui tout Afait, la monte de [a violence est Une r6alit6 !
Avant 9a s'arr6tait A un coup de poing; aujourd'hui c'est cou-


teau, ciseaux et autres r6glements de compete organisms en
bande. Et mAme en matemelle, je dis bien mome en matemelle
! C'est une question de fond par rapport a r'6volution de la so-
ci6t6, et notamment due A ce que les jeunes voient A la telkvi-
sion, dans les jeux vid6o...

"Ecoutez ta rabio, regarbez la t616vision
et vous verez ce qui so passe r
J: Quel est le r6le de I'6cole pour agir sur ce ph6nomene ?
C.M : A ce niveau, I'cole pourrait davantage mettre en 6vi-
dence et en application les valeurs fondamentales de respect,
de solidarity, d'effort et de regles... Ce nest pas un problnme de
quantity d'enseignants et de moyens, mais de prise en consi-
d6ration de ces valeurs. Ce n'est pas pour remettre la morale
a 1'cole, mais pendant qu'on fait des mathematiques on peut
parler des valeurs. D'ailleurs il n'y a pas que I'6cole A prendre
en compete.

J : Les m6dias aussi ?
C.M : 11 y a deux lieux o6 les enfants passent beaucoup de
temps : c'est I'ecole et les medias. Et nous insistons aussi sur
les jeux video. Nous disons qu'A ces deux niveaux, des medias
locaux et de I'ecole, nous devons faire ce que nous pouvons
pour mettre en evidence des references positives pour nos
jeunes. Car, m6me s'il y a d6jA des choses positives qui se font,
le plus souvent ce n'est pas assez utilis6 ou mis A disposition.
Les grands m6dias vont toujours nous appeler quand if y a un
probleme entire un parent, un enseignant et un 616ve. Mais
quand il y a des choses intelligentes, trbs peu.

J : Vous vous appuyez sur quoi pour faire ce constat ?
C.M : Ecoutez la radio, regardez la t616vision et vous verrez ce
qui se passe !

J : Faut-il aider davantage les parents ?
C.M : En tout cas, il y a aussi A regarder les adults pour que
nous v6hiculions des valeurs. Les parents, notamment les
jeunes parents, doivent 6tre encadrbs. Et la mondialisation,
avec les grands medias de masse v6hiculent davantage des
choses negatives. Donc A notre niveau en Martinique nous de-
vons inverser la tendance avec nos m6dias.

J : Vous en revenez souvent a la t616vision...
C.M : Elle a une part important dans la vie des families, seuls


Ieu 9 Peemr 2 ~ 01 'ii '+9-Pae1


[ P0551EP, VIOLENCES





htto://www.iournal-'ustice-mnartinioue. corn


quelques-uns peuvent s'en passer. C'est comme de dire aux
gens de boycotter les supermarchbs !
"Ilty a bans tes tabiUssements une former
be repression stupibe"
J : La situation plus precaire des parents explique-t-elle
qu'ils soient moins engages ?
C.M : La pr6carit6 n'explique pas ce disengagement. Mais on
en revient aux valeurs. Car si on a des valeurs on r6siste A un
certain nombre de choses. Le ch6mage n'explique pas qu'on
transgresse le code de la route, et n'explique pas non plus
qu'on soit plus violent. 11 y a un autre parambtre qui explique le
comportement un peu plus violent chez nous, c'est I'identit6. Si
vous avez des r6f6rents, des valeurs, des objectifs, vous avez
un comportement en function de ces 616ments. Sinon vous ne
savez pas o6 aller.

J : La r6ponse de I'6cole A la violence des 461ves est-elle
adapt6e ?
C.M : 11 y a dans les 6tablissements une forme de repression
stupid. Si un eleve se bat, il faut lui parler et le sanctionner po-


sitivement. Un 616ve doit comprendre et pas se rvbolter centre
une sanction qu'il ne va pas comprendre et trouver injuste. II
faut le plus souvent de I'accompagnement pour ces jeunes, de
I'6ducation, et il faut leur expliquer les choses.

J : Vos id6es pour I'6cole ?
C.M : 11 y a a faire en sorte que I'on puisse davantage s'6cou-
ter. Nos dcoles doivent aussi 6voluer avec les nouvelles tech-
nologies. Nous sommes face A des choix de soci6t6, faits par
des gouvernements qui ont une certain vision. Meme si les
moyens sont necessaires, mais avec le peu de moyens actuels
on pourrait faire nettement mieux. C'est aussi une question de
conscience.

J : Etes-vous inquiet pour I'avenir ?
C.M : On n'est pas inquiet, il faut se mobiliser, il faut agir! C'est
vrai que le militantisme s'essouffle de plus en plus. Parce que
justement on est tomb6 dans la facility, et on d616gue aux au-
tres.
Entretien r6alis6 par L.C


Propositions au CESR pour un "Plan volontariste pour tes jeunes Mar-

tiniquais"_


La question des violence am6ne a s'interroger sur la jeunesse
martiniquaise. Le Conseil 6conomique et social regional de la
Martinique (CESR) a r6alis6 une 6tude et produit en janvier
2010 un rapport intitul6 "Lajeunesse martiniquaise: priority des
deuwprochiaines dicennies"(Rapporteur: M. Alb6ric Marcellin). II
s'est bas6 sur une 6tude confine au Pr Victor Vaugirard du ca-
binet VEV Consulting appelte "Etude prospective sur a jeunesse
martiniquaise: ria/itis et perspectives"et r6alis6e en avril 2009.
Cette 6tude a WtA conduite avec I'expertise scientifique du so-
ciologue Louis-Felix Ozier-Lafontaine et de I'institut de sondage
LH2 DOM.
Le CESR a repris A son compete les recommendations du Pr
Victor Vaugirard et a r6dig6 un bloc de 65 recommendations
(voir le site du CESR).
Dans son rapport sur les Etats g6n6raux de la Martinique de
septembre 2009, Victor Vaugirard presente un r6sume du diag-
nostic et des propositions sous le titre "Mettre en place un plan
volontariste pour Cesjeunes". Nous en presentons ci-apres I'es-
sentiel.
I- Les bifficuttes rencontrees par
be nombreux jeunes Martiniquais:
- Ch6mage (52,5 % de moins de 25 ans au chbmage en 2008,
61 % en 2009) ;
- absence d'autonomie financiere (les moins de 25 ans ne
peuvent b6nbficier du RMI);
- 6chec scolaire ;
- bas niveau de qualification ;
- d6motivation ou comportements deviants : violence, ad-
dictions, suicides ;
II- Etlments be diagnostic
- Manque de confiance : manque de confiance en soi, senti-
ment d'une hostility des adults A leur 6gard, peu d'espoir dans
la capacity des 6lus locaux a r6soudre leurs problemes, peu
d'int6rdt pour la vie politique en Martinique, defiance envers le
"systime", la justice, etc;
- Positionnement identitaire : forte propension a I'individua-


La mobilisation de la soci6t6 civil est fondamentale dans la lutte contre les violence
lisme, A la consommation exacerbee et 6 la recherche du plai-
sir imm6diat (h6donisme) ; notre commentaire : ces pseudo-
valeurs sont diffuses par le capitalism dans le monde entier
; confluence et coexistence de trois modules cultures : antilla-
nita frangaise traditionnelle, module frangais ordinaire et sub-
culture afro- ambricaine ; notre commentaire : cela produit une
alienation extraordinaire qui fait que notre jeunesse ne sait pas
qui elle est (r6sultat direct de I'assimilation);
- Vision apocalyptique de la Martinique dans 20 ans : b6ton-
nage, pollution (chlored6cone), guerre civile,...;
- Seulement untiers des jeunes s'imaginent rester vivre en
Martinique (85 % parce qu'il n'y a pas de travail);
- S6curit6 et logement, causes de mecontentement majeur;
- Une majority des jeunes sont frustr6s par rapport aux loi-
sirs proposes : possibilities d'expression des jeunes insuffi-
santes;
III- Propositions (resume)
C'est ici que Victor Vaugirard reprend I'expression de la n6-
cessit6 d'un "Plan Marshall" pour la jeunesse. Expression re-
prise par Serge Letchimy.
Les propositions s'ordonnent autour de deux axes : retablir la
confiance des jeunes et encourage le respect de certaines va-


eui99cmr2 l-utcn-9 Pag 15 *


P0551ER VIOLE





htto://wwwjournal-iustice-martiniaue.com


POVI VIOLN


leurs d'une part et renforcer I'attractivite du territoire.
1- Nouvelle dynamique par uone modification de I'image int6-
rioris6e du pays : concevoir une politique en faveur des jeunes
SlI'6chelle de la Martinique et pas seulement au niveau com-
munal ; valoriser I'histoire de la Martinique et mettre en valeur
les reussites de Martiniquais ; montrer que les elus se prdoc-
cupent du sort des jeunes, etc;
2- Renforcer I'autonomie financi.re des jeunes et favoriser
leur accds au logement : creation d'une allocation sp6cifique
autonomie ; multiplier les tarifs jeunes (transports, spectacles,
vAtements, etc) ;
3- Encourager le respect, la solidarity et la valeur travail:
en mettant les jeunes en situation concrete, etc ( le CESR en-
visage un referendum sur le r6tablissement du service miltaire);
4- Am6liorer I'enseignement secondaire par les enseigne-
ments sur la Martinique : histoire, culture, 6venements poli-
tiques, savoirs traditionnels, etc;
5- Am6liorer les perspectives d'emploi : formation plus cen-


tree sur I'entreprenariat (devenir son propre patron), prendre
en compete les bas niveaux de qualification, remplacer chaque
depart a la retraite par des embauches de jeunes (proposition
CESR);
6- Lutter centre la violence et le sentiment d'insecurit6 :
mise en place d'une politique global centre la violence impli-
quant I'Etat, les collectivit6s mais aussi les op6rateurs de terrain
et les citoyens ; enforcement du r6le des animateurs sociaux
et culturels, etc;
7- Renforcer I'animation culturelle : 6vdnements de rue, fi-
liere professionnelle des m6tiers de la culture, etc ;
8- Faciliter I'acc6s aux loisirs et a la culture : miller le ter-
ritoire d'espaces de rencontre et de loisirs, ameliorer les 6qui-
pements actuels statess), etc ;
II nous parait indispensable d'organiser grande conference ci-
toyenne sur la lutte centre les violence et pour une politique
martiniquaise en faveur de notre jeunesse.
Michel Branchi


p. PN E OPE


Haiti: La farce 6tectorate se pursuit.


C'est dans un pays terriblement meurtri par le tremblement
de terre du 12 janvier dernier, en proie A une terrible 6pi-
demie de cholera et dans un context de fraude a grande
6chelle que se pursuit le d6pouillement du scrutiny du 28
novembre dernier. Ce jour-IA, les Haltiens avaient 6t6 ap-
pel6s aux urnes pour 6lire leur president, les 99 d6put6s
de I'Assembl6e national et onze des treize membres du
Senat.

VES ELECTIONS DANS UH PAYS RAVAGE PAR UNE EPIDEMIC DE CHO-
LERA
De toutes parts, des voix se sont levees pour denoncer la
tenue de ces elections prbsentees comme "iistoriques", dans
des conditions aussi d6plorables.
II faut rappeler qu'apres le s6isme qui a fait pres de 250.000
morts, le pays rest toujours un immense champ de mines. Les
millions de dollars promise au titre de I'aide international tar-
dent A& tre verses et plus d'un million de personnel sont en-
tass6es dans des camps de fortune, sans eau potable, dans
des conditions d'hygiene 6pouvantables.
Ce qui a favorise la propagation de I'6pid6mie de cholera qui,
selon les demieres estimations a dejA touch pres de 76.000
personnel don't 34.000 ont W6t hospitalis6es et provoqu6 envi-
ron 2.000 morts. Et selon le ministbre de la Sant6 d'HaTti, plus
de 200.000 personnel pourraient 6tre contamin6ees dans les
trois prochains mois. D'autant que les moyens pour soigner les
maladies et stopper le fleau manquent cruellement. Ainsi, sur
les 164 millions de dollars demands par I'ONU, seuls 6,8 mil-
lions ont ete verses. Des sommes don't la disponibilit6 s'avere
pourtant urgent pour mettre en place des stations de traite-
ment de I'eau presque partout pollu6ee et des matieres fecales
qui sont les principaux vecteurs de la maladie.


Une organisation critique be toutes parts
Par delA le context sanitaire, beaucoup de critiques pointent
du doigt I'organisation mat6rielle de ces elections confine A un
Conseil electoral provisoire (CEP) qui b6neficie de I'appui lo-
gistique de la Minustah, la Mission des Nations Unies de stabi-
lisation en HaTti. Malgr6 les 30 millions de dollars mis & la
disposition de ce CEP, le d6roulement de ce scrutiny s'apparente
A une farce electoral.
Nombre de candidates accusent le CEP de favoriser les parti-
sans de I'actuel president Ren6 Pr6val et notamment son dau-
phin Jude Celestin.
Les nombreuses missions d'observations depech6es sur place
et notamment celles de I'Organisation des Etats ambricains et
de I'Organisation des Etats de la Caraibe pour veiller au bon
deroulement du vote ont signalA des nombreuses et graves ir-
regularites.
Plusieurs centaines de milliers d'electeurs don't des candidates
n'ont pas pu exprimer leurs suffrages, faute de papers d'iden-
tite, d'etre inscrits sur les listes electorales ou de pouvoir re-
joindre leurs bureaux de vote. Des fraudes massive ont Wet
constatees un peu partout, des actes de sabotage enregistres
dans plus de 55 centres de vote sur les 1500 que compete le
pays, des procos verbaux detruits, tandis que les violence
avaient dejA fait plusieurs morts.
Des irr6gularit6s jug6es si graves qu'elles avaient pouss6 12
des 18 candidates A la pr6sidence don't les favors, A savoir Mme
Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly A demander
I'annulation du scrutiny.
Pourtant, les responsables du CEP, ignorant les plaintes des
candidates, estimaient que les elections s'6taient d6roul6es dans
des conditions satisfaisantes. Une affirmation qui a pouss6 les
ambassadeurs de plusieurs pays, le chef de la Minustah ainsi
que les responsables de I'OEA et du Caricom A protester au-
pres du premier ministry Jean-Max Bellerive centre une telle


1111,. ,.d~~cmbeOOjitcn4Q Pag 16 A *


Amis tecteurs, ta suite bu "bossier Violences" en Martinique

La semaine prochaine





http.-Ilwww.ioumnal-iustice-martlniaue. corn


PAN$~~ LEMNV


affirmation.
Le "Centre de Rechierche sur fa TPoltique et ('Economie" base
Washington estime que ce scrutiny est une "farce grossiere du
dibutjusqu'4 faftn ".
L'imbroglio devait encore se compliquer apr6s que deux des
principaux candidates, Mme Manigat et Michel Martelly donn6s
en tete selon les premieres estimations, sdient revenues sur
leurs critiques pour approuver le processus electoral en course.

Une attente fuivreuse.
Au centre de tabulation des votes (CTV) plac6 sous la protec-
tion de la Minustah et qui centralise les r6sultats de tout le pays,
les proc6s verbaux arrivent lentement.
I1s y sont acheminds par les soldats de I'ONU. Les premiers re-
sultats de ce premier tour devraient 6tre proclam6s le mardi 7
d6cembre et le r6sultat d6finitif le 20 d6cembre. Plus d'une se-
maine apres le vote, la tension reste tres vive dans le pays, qui
vit au rythme des manifestations quotidiennes de ceux qui exi-
gent I'annulation du scrutiny.
Une tension entretenue par les rumeurs concernant des r6sul-
tats parties qui placent en tAte Mme Manigat et Michel Martelly
et pr6disent la d6route candidate du parti "Init" de Ren6 Pre-
val, Jude Celestin.
Des le 1er decembre, Mme Manigat se croyait autorisee A de-
clarer que Ye serai prisidente", d6nongant des manoeuvres en
course et langant un avertissement A ceux qui veulent d6tourner
la volont6 du people, tout en se d6clarant prete a dialogue


Quelle d6mocratie dans un pays ravag6 et occupy ?


avec les autres candidates.
De son c6t6 le president Ren6 Preval semble se faire beau-
coup de souci pour son avenir, craignant notamment pour sa
s6curite aprbs le deuxibme tour fixed au 16 janvier 2011.
Dr6le de situation dans laquelle I'action de I'Onu est vivement
critique et les irr6gularit6s du processus electoral sont de-
noncees par tous ceux qui demandent cependant sa poursuite.
Certes, il faudra bien un jour r6tablir une veritable d6mocratie
en Halti, mais fallait-il s'y engager dans un tel chaos ? N'etait-
il pas plus urgent de chercher A r6pondre aux attentes de la po-
pulation que d'organiser un simulacre d'61ection don't I'autorit6
du vainqueur sera tr6s contested ?
G.E


Cote 'Ivoire : Apres les elections presibentielles, un pays au bora bu

gouffre.


Quelques rappels pour comprenbre
la situation actueUe
L'un des Etats issues de I'ancienne Afrique occidental fran-
caise, la C6te d'lvoire a acc6d6 a l'ind6pendance le 7 ao0t
1960. Ce pays de 322.500km2, peuple de 21 millions d'habi-
tants a longtemps ete cit6 en example A cause de la rapide
croissance economique qu'il a connue, dans la premiere moi-
tie du regne de 23 ans de son premier president Fl6ix Hou-
phoudt-Boigny.
Celui-cl dirigea le pays d'une main de fer, avec la complicity de
la France, plus soucieuse de la defense de ses Interfts econo-
miques que du respect de la democratic et des drolts de
I'Homme.
Cette prosperity permit au pays de moderniser ses infrastruc-
tures et de se doter d'une nouvelle capital. administrative Ya-
moussoukro, bAtie en pleine fort, au centre du pays.
M6galomane comme la plupart des dirigeants africains, Hou-
phouet-Boigny n'hesita pas & construire A grands frais une gi-
gantesque cath6drale, r6plique exacte de celle de Saint Pierre
de Rome. Ce qui mit consid6rablement A mat les finances du
pays.
Durant cette p6riode, Ia C6te d'lvoire oedttu un afflux dc po-
pulations plus pauvres originaires des pays limitrophes et no-
tamment de son voisin du nord, le Burkina Faso. Aujourd'hui,
ces immigr6s repr6sentent 25 % de sa population.
Depuis le d6but de la cruise economique, au d6but des annees
1990, provoqu6e par la chute des course du caf6 et du cacao,
les deux principles exportations du pays, ils sont montr6s du
doigt par les Ivoiriens.
La mort de Felix Houphouet-Boigny en 1993, qui avait su faire


cohabiter les diff6rentes ethnies, marqua la fin du "miracle ivoi-
rien" et le d6but d'une longue periode de troubles sociaux et
d'instabilit6 politique.
Des conflicts ethniques de plus en plus vifs opposerent les Ivoi-
riens aux immigr6s burkinabes notamment don't beaucoup fu-
rent refoules vers leur pays d'origine.
En 1994, le president Konan Bedie introduisit dans la constitu-
tion ivoirienne et dans le Code electoral le concept "'ivoiriti"
pr6sent6 come I'affirmation de I'autorit6 et de la souverainet6
du people Ivokien face aux dangers d'une immigration massive.
Cette "ivoirit" imposait aux candidates A la pr6sidence I'obli-
gation de prouver leur ascendance ivoirienne sur plusieurs g6-
n6rations.
C'est sur ce concept que s'est appuy6e la Cour supreme pour
eliminer de la course a la pr6sidence, en 1995 et 2000, Bedie
et Ouattara. Ce demier etant de confession musulmane. Lui qui
fut pourtant le premier ministry de F61ix Houphou6t-Boigny de
1990 A 1993, au motif qu'il serait originaire du Burkina Fasso.
Ce qui provoqua la rebellion puis la secession des provinces
du nord don't Ouattara a 6t6 rendu responsible.
A iflem9 e ftr eoon fort mouvement6e de 2000, le general
GuAT fut prodamd vafnqueur.
Mais la faiblesse de son pouvoir et I'arrestation de plusieurs op-
posants politiques ont provoqu6 son renversement. A la suite de
ces 6evnements, la Cour supreme porta au pouvoir Laurent
Gbagbo. Ce qui entraina une aggravation des tensions sociales
et politiques ainsi que I'exacerbation de la rivalite entire Gbagbo
et Ouattara.
Elu donc en 2000 pour un mandate de 5 ans, Laurent Gbagbo
rest au pouvoir jusqu'en 2010, en s'appuyant sur I'incapacit6


IF * '




Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 12/9/2010
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00199
System ID: UF00088914:00199

Full Text
hebdomadaire d'information communists


Jeudi 9 D6cembre 2010 90me Annee No 49 Martinique: 1,80 E France: 2,20 DOM: 1,90 E

Dossier violence


ned 8i g 0lon6 cle
an'chefdeSB&k


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Saka faei ...................f. 2

Edito ................... . . /4
- Combattre la violence

Luttes ociales ..............f. /5
- Mr Bricolage : A quand la fin ?
- Halte aux provocations scilerates
- Soutien a Ghislaine Joachim-Arnaud
- Assaupamar : verdict le 23 Fevrier

ociite ............... ... . 6/7
- Formation professionnelle
- Chomage et precarite

Politilue ................. .. 7/8
- Rassembler le people martiniquais

Economic ..................... 9
- Marteler les dogmes ndo-libdraux ?

Possier? Violent .c........... 10/16
- Les chiffres
- Violence en Martinique
- Mylene Zobda. anthropologue
- Charles Marajo. UPEM
- Propositions du CESR

Pans le Moe ............p. 16/19
- Haiti : farce electoral
- La Cote d'ivoire dans le gouffre
- Sauver Mumia Abu Jamal

Annonces Ujale ........... 19/23

port .....................p. 24
- Yoles : Coupe de la Martinique
- Digicel Cup






"Jlus TICE "
Administration & Redaction :
T1. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France T6l. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : GuennaIl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola- 97200 Fort-de-France
STel. : 0596 73 14 54


Le Conseil General recompense

Deux prix, le Territoria d'or et le Territoria de bronze, viennent d'etre d6cern6s au-
Conseil general de la Martinique. Cette institution a 6t6 distingue cette annie pour
deux actions phares :
Le premier prix recompense le travail de recherche et les efforts d6ploy6s par I'Exe-
cutif et les agents de la Collectivit6 departementale pour prot6ger le littoral lors des
houles cycloniques. II s'agit de blocs de beton qui ont 6te brevet6s et qui apporteni
une solution a la fois au problem des royalties a payer et a celui de I'approvision-
nement en blocs naturels. Ce procede a permis au Conseil General de r6aliser plus
de travaux avec moins de moyens financiers, et ce, dans le respect de I'environne-
ment et tout en garantissant la propriety intellectuelle et industrielle. Resultat : Un
meilleur rapport co0t/efficacite, un coOt unitaire inferieur de 20%, une bonne insertion
paysagere, un moindre danger pour les marines et un acces s6curisee au bord de
mer. Ce proc6d innovant mise en oeuvre sur la c6te caraTbe sur la RD 10, entire le
Precheur et Saint-Pierre, suite aux d6egts occasionnes par la houle du cyclone Lenny,
et a bien resist6e la houle du cyclone Omar en octobre 2008.
L'autre Territoria concern le programme d'animation mis sur pied en faveur des se-
niors : les "Rendez-vous du Mardi", qui connaissent un immense success auprbs de
nos aines. Crees en 1986 par I'Observatoire National de I'lnnovation Publique, les
Prix Territoria r6compensent, parmi les Collectivit6s frangaises et europeennes, les
plus innovantes, en function de : la quality novatrice des travaux ; leur capacity a 6tre
transposees a d'autres collectivites et enfin la bonne utilisation des deniers publics.
C'est la sixieme fois depuis 2001 que le Conseil G6neral de la Martinique se voit ainsi
distingu6 parmi I'ensemble des collectivites frangaises et europeennes. Claude Lise,
accompagn6 de la directrice des services gen6raux et d'un cadre des services tech-
niques d6partementaux, a requ ces prix le ler d6cembre dernier, au Senat.

Fort-e-France sous surveillance

Depuis le 28 novembre dernier, tous ceux qui entrent en ville ont droit a la lecture de
ce panneau : "Vous entrez dans une zone place sous video protection. Pour toute ques-
tion relative aufonctionnement du dispositif de video protection et au droit d'acces aux
usagers s'adresser ad YMonsieur fe maire centre de Supervision Urbaine til: 0596 68 61
92".
Fort-de-France, a I'instar des villes oi la delinquance et I'insecurit6 sont grandis-
santes, cherche par tous les moyens a juguler ces ph6nomenes. Pour 700 000 euros,
la ville s'est 6quipee de 41 cameras, install6es principalement sur les grandes ar-
teres du centre-ville, bien que quelques unes se trouvent aux Terres Sainville. Fonc-
tionnant 24 heures/24, ces cameras sont equipees d'un zoom optique permettant de
lire les plaques d'immatriculation des v6hicules 6 250 metres, une technologies qui
permettra aux policies municipaux de verbaliser meme les stationnements g6nants.
Les images ainsi recueillies sont acheminees par fibre optique au Centre de Super-
vision Urbaine (C.S.U.), situ6 au centre ville, et par boucle locale radio pour ce qui
concern les cameras implant6es aux Terres Sainville.
Selon le maire, Raymond Saint-Louis Augustin, "laz vido protection reprisentepour la
vife un outilau service dune politique glob6ae de prevention et de sicuriti". Une instance
ind6pendante compose d'elus de la majority et de I'opposition ainsi que de person-
nalites de la soci6te civil, veille au respect des liberties publiques et privees. Ce dis-
positif fait parties de la panoplie des measures prises par la municipality pour assurer
la protection des personnel et des biens dans la ville.
Reste a savoir si cette surveillance aura reellement un impact dans la prevention des
actes delictueux et sera de nature a d6courager les delinquants

Petards interNits

Par arrete du pr6fet en date du 1 d6cembre 2010, I'utilisation des petards ou artifices
de divertissement, quel que soit le group d'appartenance, est interdite sur la voie pu-
blique ou en direction de la voie publique, dans les lieux de grand rassemblement de
personnel, aux abords de certain etablissements publics ou prives et a proximity des
habitations, entire le 1 decembre 2010 et 2 janvier 2011. En effet, la period de noel
et du nouvel an donne lieu d'habitude a une avalanche de petards tires un peu n'im-
porte comment, qui, par le passe, ont provoque des d6egts aux personnel et aux
biens.


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On ne peut combattre la violence sans butter

contre la crise socio-economique


La violence exercee par des hommes contre d'autres
hommes est un phenomene universal don't les origins
se percent dans la nuit des temps. L'une de ses formes
privilegi6es, et la plus brutale, est sans contest la
guerre, comme on peut s'en rendre compete en conside-
rant par example les horreurs des deux grandes guerres
mondiales du siecle dernier, ou plus pres de nous, celles
de la guerre d'lrak et de la guerre I'Afghanistan. Cette vio-
lence est d'autant plus destructrice et horrible que ceux
qui y recourent disposent d'armes de plus en plus mo-
dernes et efficaces, don't certaines, telles les mines, conti-
nuent de tuer et de mutiler longtemps apres la fin du
conflict.
Notre people a ete engendr6 dans et par la violence :
celle exercee par les Francais centre les CaraTbes
d'abord et contre les esclaves africains ensuite. Cette vio-
lence a continue apres I'abolition de I'esclavage en 1848,
sous une forme un peu moins brutale : celle de I'exploi-
tation de I'ouvrier agricole negre ou indien par les grands
proprietaires terriens, sur les habitations. Le passage de
la Martinique du statut de colonie a celui de department
d'outre-mer en 1946 a incontestablement ameliore la si-
tuation social de notre people, sans que disparaisse
pour autant la violence de la bourgeoisie agraire, et sur-
tout sans que I'Etat colonialiste renonce a ce qu'il consi-
dere comme son droit de matraquer et de tuer pour
defendre soit les interets de la classes social dominant,
soit les "interitssupirieursde fapatre".
Nous savons tous qu'il a fallu attendre I'election de Fran-
gois Mitterrand en1981 pour que les forces dites de I'or-
dre cessent de rouer de coups les ouvriers manifestant
pour defendre-leurs droits et exiger de meilleurs salaires,
ou de tirer sur les memes travailleurs quand les mouve-
ments sociaux prennent de I'ampleur et sont pergus
comme etant susceptibles de menacer I'ordre capitalist.
Aujourd'hui, force est de constater qu'y a un regain de
violence dans notre pays, une violence multiforme et
d'autant plus dangereuse qu'elle est exercee par les Mar-
tiniquais contre les Martiniquais eux-memes. Signe des
temps nouveaux, paradoxe hautement significatif de la
deliquescence de notre society moderne, maintenant ce
sont les 'forcesde oordre"qui ont peur des delinquants et se
font lapider ou tirer dessus par eux.
Certes, me dira-t-on, le phenomene est commun a d'au-
tres societies, don't la frangaise et la nord-americaine.
Mais justement, c'est de ces pays que viennent certain
des facteurs qui expliquent la crise, egalement multi-
forme, qui affected notre pays. L'Etat frangais est le prin-
cipal responsible de la degradation de la situation
economique et social de ses dits "d~partements foutre-
mer", lesquels n'ont aucune prise sur leurs destinies res-
pectives. Si le system d6partemental a signifies progress
social, bien-etre materiel, mise en place d'infrastructures


modernes, emer-
gence d'une petite
bourgeoisie et d'une
classes moyenne vi-
vant a I'aise financie-
rement, il n'a pas
dot6 la Martinique
des moyens d'impul-
ser son d6veloppe-
ment economique,
de cr6er les emplois
indispensable.
Nous n'avons qu'une
apparence de pros-
perit6, au term de
toutes ces ann6es
placees sous le
signe de I'assimilation 16gislative. Notre "riciesse"repose
essentiellement sur les transfers publics. Or, I'Etat fran-
gais n'en peut plus. Ses difficulties financieres, qui ne sont
pas r6centes, ont Wth terriblement aggrav6es par la crise
systemique du capitalism mondial, don't nul ne sait
quand elle prendra fin, et qui nous reserve encore bien
des drames, tels ceux que vivent les peules grec, portu-
gais et irlandais, ou qui menacent I'Espagne, I'ltalie et...la
France.
L'oisivete, dit-on, est la mere de tous les vices. En Marti-
nique, a cause du ch6mage structure, une parties impor-
tante de notre people, singulierement de notre jeunesse,
se voit privee de toute perspective d'avenir, meme quand
elle est dipl6mee. La desesp6rance engendree par une
tell situation se r6vele propice au suicide, a la delin-
quance, a la prostitution, a la violence aveugle, etc., d'au-
tant que la famille martiniquaise actuelle, .Aclatee ou
pauperisee, est souvent incapable d'assumer I'4ducation
des enfants. Quant a I'6cole publique, outre qu'elle ne
joue plus sa function d' "ascenseursociaI, elle est devenue
un lieu de violence: violence entire elves, violence
d'eleves et de parents d'6elves a I'encontre des ensei-
gnants, violence de d6linquants exterieurs aux 6tablisse-
ments contre des eleves.
La Martinique a commence & perdre ses reperes identi-
taires et ses valeurs morales traditionnelles. Elle est de
plus en plus alien6e, 6trangbre A elle-m&me, malgre son
regain d'interet pour le tambour, le bele, la mazurka ou la
haute- taille, etc. II n'est que de consid6rer I'impact sur
nos jeunes surtout, mais aussi sur maints adults, de la
television, vecteur de nombreuses contre-valeurs impor-
tees essentiellement des Etats-Unis. Combien de nos
compatriotes ne s'identifient-ils pas A des delinquants
nord-americains, imitant leur fagon de s'habiller, de mar-
cher, de parler, copiant leurs modes op6ratoires, parce
qu'ils sont noirs, ou plutet backsks? Certes, nous sommes


~~~~~~~~ Ir''rmllclpmr ri'~a~ I I--


^^^^^^^^^^^^^E^^ m ]^^






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un people majoritairement noir, mais imiter servilement
les Noirs etats-uniens ou jamafcains est une forme d'alii-
nation comme une autre.
Que notre pays soit malade est une evidence. Que ce
mal s'exprime singulierement par la violence sous des
formes diverse, revelees au grand jour ou cachees, est
aussi une evidence. II convient done de combattre le mal
a la racine, en cr6ant des emplois et en formant les gens
capable de les occuper, en reformant le system 6du-
catif pour mieux I'adapter a nos r6alit6s, en faisant de la


prevention pour reduire la delinquance, en combattant
sans repit le traffic de drogues et d'armes. Toutes choses
qui ne seront pas possibles sans une forte implication de
I'Etat et surtout sans un sursaut martiniquais conduisant
le people a assumer, A travers ses elus, un maximum de
responsabilite pour gerer ses affaires propres et d6fen-
dre ses interets particuliers dans le cadre de la R6pu-
blique frangaise.
L'urgence de I'autonomie n'est plus & demontrer!
Maurice Belrose


t p / ,


Mr Bricotage: A quanb la fin ?


Au vingtieme jour de greve, les salaries de I'entreprise Mr Bri-
colage d'Acajou, regroups aux abords de leur entreprise, ne
cachent pas leur amertume face A cette direction qui durant des
annees a repete avec habilete le meme discours sur "fa grande
famille" et le "dialogue socialserein", et qui en est arrivee au
point de faire appel aux forces de I'ordre. Au lendemain d'une
journee de negociation, une nouvelle fois sans resultat, les gre-
vistes affichent toutefois leur determination a obtenir gain de
cause. Gerald Eugenie, I'un de leurs delegues, a declare no-
tamment : "nous avonsfait tous [es efforts qu'iffaut pour trou-
ver une issue a ce conflict,
revu a [a baisse notre
plate -forme et nos pre-
tentions; mais on ne peut
pas nous demander apris
11ans de sacrifices avec
des salaires de misere, de
renoncer a ces revendica- A.
tions". Et de s'appuyer
sur le bilan de la society
pour justifier le "petit .
plus demanded a la direc-
tion": selon lui, ce sont
plus de 900 000 euros
qui ont ete distributes Depuis 11 ans d'existence, pas de n6
aux actionnaires sur un
resultat de plus de 1.6 million d'euros. "La direction peutfaire
cet effort, nous ne demandons rien d'exorbitant"declare-t-il. Lors
des negociations annuelles obligatoires, les salaries recla-
maient une augmentation de 100 euros par mois, chiffre ac- ;
tuellement revu a la baisse : 40 E pour 2010, et 30 E pour 2011.
En reponse, la direction propose 10 en 2010, et 16 en 2011,
ajoutant qu'avec les differentes primes, on en arrive A une aug-
mentation de 42 E. TrBs insuffisant, ont juge les grevistes, qui


ont une nouvelle fois reclame un mediateur pour trouver une
issue A ce conflict, proposition refusee par la direction. Ainsi
donc, ni les barrages erig6s devant les magasins Carrefour Ge-
nipa et Dillon obligeant les forces de I'ordre a intervenir pour
les rendre accessible, ni le blocage depuis 20 jours de I'en-
treprise d'Acajou, ni les 6normes pertes enregistrees pertes
peu en relation avec la reclamation des salaries-, n'ont pu faire
entendre raison au group GBH, qui n'a rien lach6. II se dit que
ce group, fort de ses 110 entities, ne veut pas "donner re mau-
vais e emple", que cela "'asse tache diuife". Rappelons-nous
que le directeur de I'une
des societies du group,
specialisee dans les ve-
hicules de location, a
failli perdre son poste
.. -,, pour avoir accord une
4 augmentation de 2.89%
aux salaries seule la
'I,"I determination de ces
.' 3 derniers lui a evite la
sanction supreme !
Pour I'heure, direction et
syndicats n'ont pas
rompu le dialogue. La
premiere se dit pr6te A
faire de nouvelles propo-
sitions en vue d'une pro-
ociations salariales A Mr Bricolage chaine d'une table ronde
; les salaries, de leur
c6te, se disent disposes A les examiner dans la measure oi il y
a une reelle volonte de sortir de I'impasse. Soulignons que le tri-
bunal a deboute I'entreprise de ses demands de sanction pour
entrave A la liberty du travail, renvoyant les deux parties au dia-
logue, ce qui n'a pas emp6che le prefet d'intervenir, au pretexte
de permettre I'acces au parking des hypermarches, considered
comme lieu public.
C.B 3/12/2010


CSTM: Halte aux provocations scetlrates ae l'a6ministration coloniale!

Dans un communique date du 30 novembre 2010, le secretaire [es rimunirant entire 800 et 1200 euros, sans qu'in 'y ait depuis 11
gineralde la CSTM, ferve Zinoki "appelle tous ses adherents, ses ans existence de negociations salariales. Cela s'appeffe de la pwo-
sections, ses syndicats affilids d [a solidarity total et sansfaille citation, de lafirociti "s'indigne Herv6 Zenoki. Un rassemble-
auxsalaniis de MrBricolage. "Le secretaire general constate que ment est prevu le mercredi 7 decembre devant Mr Bricolage 6
" Mr Briclagefait des binefices astronomiques et pourtant les pa- Acajou.
trons continent a hiumifier desjeunes salaries super diplfmis en


I II .uh,9 hm 20 wef -Pae


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Soutien a Ghistaine Joachim-Arnaub


Le proc6s colonial intent A Ghislaine Joachim-Arnaud est un
process contre les travailleurs et le people martiniquais !
Nous en ferons le proces des exploiteurs, des oppresseurs
bekes et autres!
Oui, car il est reproche & Ghislaine Joachim-Arnaud d'avoir re-
pris le slogan lance par nous tous qui 6tions des dizaines de
milliers de manifestants exasp6res par les hausses infernales
des prix, les injustices et la "pwofitasyon"lors de la gr6ve ge-
nerale de fevrier-mars 2009 "Matinikse ta nou, Matiniksipa
ta yo, an 6ann bitji, pwofite, vote; nou kefouti ya diwo" et
d'ajouter : "kom6a ta 1afoknou kontinyd".
C'est done nous tous qui sommes accuses!
Ghislaine Joachim-Arnaud, secretaire general de la CGTM,
dirigeante de Combat Ouvrier, est assignee en justice suite a
une plainte d'un certain Jean-Frangois Hayot de I'association
"Respect DOW".
La camarade est citee a comparaitre par le procureur de la Re-
publique pour "provocation l(a discrimination, a (I haine ou d ai
violence ia f'gardd'un group de personnel, en 'occurrence les
bikes a raison de Ceur origine ou de feur appartenance ou de feur
non-appartenance a une ethnic, une nation ou une race ditermi-
nee".
Nous savons tous qu'en s'en pregnant dans leurs chants et leurs
slogans A "an bann bitji, pwofite, vole", les dizaines de milliers
de manifestants(es) s'en prenaient aux exploiteurs des travail-
leurs(es) et du people martiniquais.
Nous savons aussi que la majority de ces b6kes detient une
part essentielle des grandes richesses de Martinique. Ce sont
le plus souvent des possedants qui ont tire leur fortune de I'ex-
ploitation depuis trois siecles, des esclaves d'abord, puis des
salaries(es) de Martinique. Toute notre histoire est I'histoire des
luttes des exploits contre ces exploiteurs!
Alors 6 qui fera-t-on croire qu'en Martinique c'est G. Joachim-
Arnaud qui est racistte?
C'est le monde a I'envers!
G. Joachim-Arnaud, la secretaire general de la CGTM, com-
paraitra le 15 decembre devant le Tribunal Correctionnel de


Fort-de-France. Mais
ce jour-la, ce sont tous
tes opprimes de cette
vieille colonies frangaise
b majority noire mais
aussi indienne et
blanche qui seront in-
carnes par elle. Ce
jour-16, sa voix sera la
voix des opprim6s(es)
de ce pays Elle sera
la voix des "sans-voix"
centre lesquels la jus- 1
twice colonial, les lob-
bys poss6dants, bek6s
et autres veulent exer-
cer leur vengeance Ghislaine Joachim-Arnaud attaqude par les bik6s
pour avoir eu juste- en tant que syndicaliste
ment <( trop de voix )
revolt6e pendant les 38 jours de la gr6ve general de 2009
Avec elle, nous sommes tous et toutes concern6s(es), tous et
toutes attaqu6s(es), travailleurs, syndiqu6s, ch6meurs, jeunes,
retrait6s, membres de la population laborieuse, nous qui mani-
festions 38 jours durant pour exiger I'arr6t des hausses des prix,
des bas salaires, du chimage et de toute autre injustice.
Nous lui apportons notre soutien total.
Partout ot cela est possible, organisons le soutien dans les en-
treprises et les quarters.
Organisons-nous.au mieux afin de peser de toutes nos forces
dans ce combat-lI!
Le m6pris et le racism sont du cote des exploiteurs qui per-
petuent un system et une mentality herites d'un long passe
esclavagiste et colonialiste!
Tous mobilis6s(es) aux c6tes de Ghislaine Joachim-Arnaud
Tous devant le Tribunal de Fort-de-France
Le mercredi 15 d6cembre a 8h du matin
Fort-de-France, le 22 novembre 2010
Signatures : CGTM CDMT- CERCLE FRANTZ FANON
L'APASSE COMBAT OUVRIER GRS PCM PKLS


Assaupamar, affaire be Sainte-Luce: Veraict te 23 fvrier


Les cinq militants de I'Assaupamar, Henry Louis-Regis, Pascal
Tourbillon, Eric Louis-Sidney, Nicole Monrose et Lucien Naud,
qui en avril 2007 avaient mene une action pour le libre acc6s au
littoral de Sainte-Luce, entire la plage de Desert et I'Anse Ma-
bouya, seront fixes sur leur sort le 23 fevrier prochain, apres le
proces en appel qui s'est deroule le jeudi 2 decembre dernier
a la Cour d'Appel de Tartenson.
Pour memoire, les militants de I'association ecologique avaient
ete condamnes par le tribunal correctionnel, le 5 mai dernier, A
des peines de prison allant de 15 jours a un mois, assorties de
sursis, et a 500 euros d'amende. Suite b cela, I'association avait
done decide de faire appel. En appel, les avocats de la defense
se sont appuyes sur le decret du 28 octobre 2010 pris pour I'ex-
tension aux departements d'outre-mer des servitudes de pas-
sage des pistons sur le littoral, un texte promise depuis des
lustres, notamment par le ministry de I'outre-mer de I'epoque
Christian Estrosi. Selon I'Association, ce decret est "un combat
egitime et exemplaire pour li brer fes servitudes des entraves i i-
gies par des difinquants sans scrupufes qui miprisent fe people de


Martinique et don't
I'objectifprincipal est
de privatiserpar tous
les moyens nos plages
et nos terres". De son
c6te, le minister pu-
blic a maintenu les
condamnations des
juges de la correc-
tionnelle, soutenant
qu'il y a eu destruc-
tion de biens d'autrui.
Les militants de I'As-
saupamar se disent
prets a aller jusqu'6
la cour europeenne
en cas de maintien
du jugement.


Henry Louis-Regis, president de I'Assaupamar


----I--- Ia~~rcpnF I


1i /


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Formation Professionnelle: une nouvete strategic ?


La formation professionnelle doit-elle s'adapter 6troitement au march du travail ?
Lors de son investiture, le nouveau president du Conseil re-
gional avait declare: "Tout serafait pourmultiplierle nom6re de
jeunes, defemmes et de ch6meurs, qui avec 'aide de notre insti-
tution pourront avoiracces a des formations qui ne soient pas des
Cieux de garages; mais qui, avec des soutiens spicifiques aux en-
treprises, s inscriront dans une stratigie globale, coodronnje et in-
novante, deformation continue tout au long de la vie. Des
formations a lafois mieuxaccordies a nos rialitis iconomiques et
culturelles, tout comme a (a vision que nous aflons degagerdes 6e-
soins dune Mvartinique nouvele". Ce qui sous-entendait que la
politique de formation mise en oeuvre par I'equipe Marie-
Jeanne avait echoue. Partant de ce postulat, Daniel Robin, le
president de'la commission Education et formation profes-
sionnelle, a presented aux acteurs de la formation profession-
nelle les contours des "nouvelles strategies pour a formation
professionnelle"le vendredi 3 d6cembre dernier & Madiana. La
prospective, la priorisation des jeunes et une reponse adap-
tee 6 chacune des cibles de publics a former seront le socle de
cette nouvelle strat6gie.
D'emblee, Daniel Robin a soulign6 que "fa formation s'inscrit
dans une stratigie de diveloppement"et qu'il s'agit de "se mettre
au service de la stratigie de dlveloppement pourpermettre au.


porteurs de compitences detre en situation de repondre
favora6[ement awusituations du march de Cemploi, par
rapport ai des fogiques sectoriees ".
Un des premiers outils que la nouvelle equipe compete
mettre en oeuvre sera "les contracts multipropectives
afin de se donner un horizon pour permettre frvolution
S du march du travailafin de mettre en adequation fes of-
fres deformations professionnelle qui rdpondrons au 6e-
soin du march du travail'. "Cela nous sem6le une vraie
S'. innovation, estime Daniel Robin, car ilnous sembfe im-
',i\ portant de lever la tite et de se donner une perspective".
L'autre element de cette nouvelle approche sera de
"prioriser un certain nom6re deformations par rapport a
un pu6bicjeune, notamment ces nombreuijeunes qui sont
en dicrochage scolaire et a qui iffaut redonner espoirpar a for-
mation". Pour y repondre, la region envisage des "ecoles de la
second chance", son implication plus important dans les mis-
sions locales destinies auxjeunes et une offre plus important
sur les chantiers d'insertion qui doivent deboucher sur des
qualifications. Cela n'exclut pas les formations classiques et
une offre dense et riche sur tous les publics avec la possibility
d'accompagner les jeunes a la mobility pour les formations qui
ne seront pas realisees localement. Tout en garantissant leur
retour et leur employability, ajoute le president de la commis-
sion.
La formation professionnelle represente I'un des plus impor-
tants budgets de la collectivite regionale depuis de nom-
breuses annees. Pour permettre que cet argent ne soit pas
gaspille, la labellisation des centres et des formateurs sera
I'une des actions qui seront mises en place.
Par ailleurs, un contract d'objectifs et de moyens sera conclu
avec les chefs d'entreprise pour promouvoir I'alternance et
I'apprentissage des jeunes en entreprise avec un volet de
primes pour les entreprises ou de formation des tuteurs.
On en saura un peu plus sur cette nouvelle strategic qui sera
presentee en pleniere le 21 decembre prochain.
C.B


Des miliers be travailleurs au ch6mage, bes associations sans moyens

Les contracts aibas sont menaces
Moins d'animateurs dans les 6coles, personnel pour ac- .''-
cueillir une femme victim de violence conjugales, la fin
d'ateliers de soutien scolaire... Voila ce que le gouverne-
ment met en oeuvre avec la fin du financement des
contracts aids. II y a quelques jours, des associations se .
sont reunies au siege de I'Upem A Fort-de-France pour ,
lancer un appel au secours et denoncer ces decisions.
Dans une lettre ouverte aux Blus, ces associations lan-
cent "un cri daalrme sur un prolme grave qui touche (a so- .
cidti martiniquaise"
Depuis.plusieurs mois, les associations, mais les munici-
palites aussi, se sont vu refuser la prolongation de ces
contracts par le P8le emploi. II s'agit de contracts d'acc~s A
I'emploi .n course, ou de renouvellement de contracts
d'adultes relais. Plusieurs milliers de personnel se re-


j:ui I -ce R.e2 jW Ic Page 6


. I I






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trouveront done au ch6mage, et les structures qui remplissent
des missions d'int6ret public vont fonctionner A minima.
Yvette Ebion, president de I'association Rosannie Soleil va
6tre obligee de mettre fin au dispositif urgence accompagne-
ment, propose aux femmes en detresse : "Nous avons quatre
adults relais et nous les avons pays pendant sept mois avec nos
fonds personnels.
Xavier Laval, president de I'association pour I'accompagne-
ment, le developpement et la promotion de I'action social
(AADPAS) fustige "Pincohbrence de [Etat qui incite les associa-
tions d embaucher en mettant en place des dispositifs puis leur
coupe 'ier6e sous le pied".


Et pourtant il y a aurait des moyens, estime Alberic Marcellin,
de la CDMT-ANPE : "sur le budget 2010 de CP6le Emploi, le poste
voyages-diplacements entire Fort-de-Erance et Paris s'i6eve a 790
000 euros. Et pour 2011, on nous announce le chiffre de 600 000
euros .
II s'agit bien de choix politiques. Et totes les regions sont
concernees. Un peu partout en France, les associations de-
noncent la fin du financement de ces contracts aides. Les muni-
cipalites qui ont d6ej des budgets serres font aussi les frais du
manque d'engagement de I'Etat en faveur de ces dispositifs.
L.C


[ 'I -


Le Falima : "Rassembler largement te people martiniquais sur un

project alternatif"


Dans Palima-Hebdo n" 6 du 29 novembre au 5 de-
cembre 2010, Francis Carole et Clement Charpentier-
Tity constatent qu'au-delA de la Collectivite Unique,
nous n'avons realise qu'un "petit pas de molokoy":
"Du premier congress des elus dipartementawu et rigio-
naux le 12juin 2001, jusqu'aux consultations des 10 et
24janvier 2010, cette procedure d'evolution institution-
nelle, sur (a base du congress, nous aura donc pris une di-
zaine d'annies... Vne dizaine d'annees pour raaliser un
pas de "molokoy" et sortir enfin de 'aberration de la re-
gion monodepartementale, illustration caricaturale de
tassimilationjuridico-politique qui caractirise notre sta-
tut depuis 1946. Ce parcours poussif ep'rime toutes fes
pesanteurs de (a society martiniquaise, ses atermoiements,
ses incohirences et (a schizophrinie idiologique dune par-
tie de ses eCites (..)"
IIs regrettent:
"(..) L 'obtention d'une autonomie, dans le cadre de Carticle 74,
aurait pu conclure la p 'riode historique qu'avaient ouverte les eve-
nements de dicem6re 1959, la proclamation du mot dordre d'au-
tonomie en 1960 et Capparition du movement de liberation
national. Ten'a pas eit le cas. 9Mais tIchec du 10janvier, en
dipit du trouble profondqu'ida pu crier chez 6eaucoup de mili-
tants, sur le moment, ne constitute ni une humiliation ni la mort du
movement national Ils'inscrit dans (a Cogique du parcours de
notre peuple dans fe temps(.. ..
IIs notent que, si les objectifs de la souverainete national et
de la constitution d'un Etat democratique demeurent, "les condi-
tions ginerales de cette futte ont considira6bement change" par
rapport aux annees 1960 et 1980.
Aussi ils abordent plus fondamentalement ce que doivent etre
"nos responsabilitis aujourd'hui", et indiquent notamment :
"(..)Le movement nationaldoit aujourd'hui convaincre et ras-
sembler fargement fe peuple martiniquais sur (a base fun project
alteratifprenant en compete les mutations de note society et de
notre ipoque. Ainsi, Fun de ses defis consiste d sortir fe pays de
'impasse dun modele iconomique colonialfonde sur la predation
et la dipendance extreme vis-a-vis de la France.


Rentr6e du RDM : image d6 Rassemblement des forces populaires


Ce modref marginalise Ie 9Martiniquais dans son propre pays, exclut
la main-d'euvre locale (centre daffaires de Fort-de-France), ne
faisse que des miettes a nos petites entreprises, ginkre la diposses-
sionfoncire, accentue les inigalits et prive d'espirance nos en-
fants. La nouvelle politique-BUIMIDOM qui se profile ne saurait
constituer (a solution. Demime les "plans" qui ont pour seue am-
6ition dtoprer (a reliance de cette iconomie-lf expriment Ca pau-
vreti de (a reflexion sur une crie profonde qui n 'est pas simplement
conjoncturelle, mais qui touche awu structures mimes du module
en place. La crise international nefait-qu'accierer la mise a nu
de cette iconomie post-esclavagiste.
L 'autre defi, considerable, est de redonnerespoir une socitei mar-
quie par Ies violence, expression dune crise systimique que Con ne
saurait rigler avec des measures technocratiques et announce tris
midiatique, come s'ils'agissait d'unjeu, du di6locage de quelques
millions d'euros. En rialti, ilfaudra tout autant redefinir lespers-
pectives sociftales, imaginerdes experiences neuves, mettre en mou-
vement toutes les intelligence et Fes bonnes volontis, crier de
nouveau rapports a nous-mimes et ai monde, au-delf des simu-
lacres politicians et des pesanteurs colonials (..)".
II est clair que I'heure est au rassemblement de toutes les
forces populaires sur la base de la responsabilite et d'un project
alternatif elabore en commun.


r SOCt~t


IFSSRBSSRRKS3mSISSlSSRIW ^






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Un movement a assaultt be ta citabelle 6u MIM


Souvent les "ni-ni" sont des opportunistes en politique

"Ni autonomiste ni independantiste, pas de posture de rupture
mais la responsabiliti "comme fondement politique, telle se veut
la ligne de conduite de ce nouveau Mouvement du Peuple pour
la Responsabilite (MPR) pr6sent6 le dimanche 5 decembre au
Marinoir de Riviere-Pilote. Dans la salle, plusieurs personnali-
tes ont ete aperques: le maire des Trois-llets, Arnaud Rene-Co-
rail, le conseiller general J. Hajiaar, I'agriculteur R. Belay, le
socialist F. Glondu, Y. Monthieux, G. Valard du Saint-Esprit
entire autres. Jean Claude Filin, directeur des services tech-
niques de la ville de Fort-de-France, 49 ans, secretaire general
du Mouvement, reconnait que la conscientisation du people,
I'elevation de I'ldentite Martiniquaise, ou le recul des prejuges


ont ete faits par les parties politiques de gauche de I'epoque. Et
en cela il se place a gauche, mais juge qu'il "faut poursuivre [e
combat dans un nouveau discoursfonde sur ia dignity de chaque
individu, le devoir et la capacity de chacun a contrinuer au dive-
foppement de son pays, la confiance que nous devons avoir en nous-
mimes et notre determination d nous assumer pleinement au
quotidien". Jean-Claude Filin et ses amis disent vouloir "porter
un souffle nouveau au debat dimocratique et pofitique". Cette
conception de Responsabilite, laisse entendre le secr6taire,
conduite "de maniere participative et consciente permettra aupeu-
ple martiniquais dejouer un r6oe plus important dans la gestion
de son pays au sein de la France et de rEurope". Le MPR reven-
dique la notion de Peuple Martinquais, et 6 ce titre, estime qu'il
faut aller au-del6 en matiere organisationnelle. II pr6ne le mo-
deleespagnol. II souhaite que la Martinique soit precurseur en
terms de responsabilite, avec une veritable region autonome.
Pour I'heure, la strategic du MPR est de conquerir sa place au
sein de I'echiquier politique par la prise d'un canton pour de-
fendre ses idees. La seule candidature declaree du MPR est
celle de Jean-Claude Filin, qui ira batailler centre le conseiller
sortant de Riviere-Pilote, Lucien Adenet.


1500 eures d'amendes a 'encontre e Claude Cayol


Le tribunal correctionnel a requis une condemnation a I'encon-
tre de Claude Cayol suite aux proces qui s'etait tenu le 18 no-
vembre dernier. Les juges I'ont reconnu coupable de d'incitation
a la haine racial et discrimination racial. Ils n'ont toutefois pas
donned suite a la requisition du minister public qui avait reclame
deux mois de prison avec sursis. L'ancien conseiller regional a
estime qu'il a 6te condamnA pour avoir "refusique des adultes


b6ancs emminent desjeunes gens de 15 ans envahir Fe Conseilrj-
gional". II est persuade d'etre "coupable d'avoir dit la viriti".
Apres une rencontre avec ses avocats, Claude Cayol envisa-
gera de faire appel ou non de la decision du tribunal. II se dit la
conscience tranquille quant aux accusations de racism por-
tees centre lui. C.B


Etudier au Qudbec
Les Universit6s du Quebec sont venu a la rencontre des lyc6ens
et etudiants martiniquais pour la second ann6e consecutive.
L'occasion pour lesjeunes martiniquais de s'informer sur les
possibilities de mobilit entire la Martinique et le Qu6bec pour
reussir leur project d'6tudes. Ils etaient tres nombreux 6 se pres-
ser dans le hall de I'h6tel de Region le 4 decembre pour recueillir
des informations. Actuellement, pres de 1 000 jeunes martini-
quais etudient au Quebec dans le cadre des changes entire
I'UAG et les universities quebecoises. Si le Quebec francophone
a 4 heures d'avion avec un art de vie sympathique constitute une
alternative pour les etudiants qui souhaitent se former en
France, cela repr6sente aussi pour le Canada une immigration
choisie de quality, car rien n'oblige les 6tudiants a revenir au
pays.
U6r "Mm I- -,


Prevention aes risques













Le Conseil G6n6ral de la Martinique a organism le premier "ViC-
aw des r isf' au Staf Achidl t$e 03 et 04 d6cembre
2010. II s'agissait pour Il eotlectivit6 qui a d6velopp6 des dis-
positifs de prevention et de gestion du risque de mettre en
synergie les diff6rents acteurs de ce secteur. Sur le site plu-
sieurs partenaires qui oeuvrent dans le domaine du risque ont
presented les bons comportements 6 mettre en oeuvre dans
I'eventualite d'une catastrophe dans les neuf p6les repr6sen-
tant les risques divers : risque climatique, d6veloppement du-
rable, risque technologique, risque sanitaire, risque sismique,
risques domestiques et professionnels


Prar '''m 2 n^S Je' Isic' Pa


!!!


"/ ssTIOE


SOCIETY






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Offensive ideologilue des aigneurs de I'conomie : Torre te cou a bes

"iees rescues" ou marteter les bogmes neo-Liberaux ?


France-Antilles sous la plume d'Alicia Bellance, s'en-
thousiasme le 30 novembre du contenu du colloque
intitul6 "Ifes-Eco" organism par les officines patro-
nales "Contact-entreprises"et "Tous crdoles", le 26 no-
vembre dernier a I'Atrium, sur le theme "Economies
insulaires: riaGits miconnues ou comment tordre le cou
a que[ques idies rescues ?".
Le journal donne meme in fine I'adresse des sites in-
ternet oC I'on peut retrouver les interventions des
participants pour permettre au plus grand nombre de
"s'imprigner de ces informations". Textes cependant
toujours absents le 5 decembre 2010.
Quelles sont ces "realitis miconnues"et ces "idtes re-
vues" que France-Antilles qualified de "vrai bolf'oy-


gene en cette piriode de morosite" ?
Premiere ic reFue": "finsulariti ne condamne pasforcdment
la afragifitei conomique", a defendu Valerie Angeon, profes-
seure d'6conomie du C6regmia (laboratoire de recherche de
I'Universit6 Antilles-Guyane). On veut bien le croire.
"Mais on s'est rendu compete que certaines fles s'en sortent mieur
que d'autres, comme (a cBarbade, Chypre, MaCte. En cherchant a
comprendre pourquoi on a observe que ces fles ont mis en place des
modalidts de governance particuleres qui Ies rendent capable
d'a6sorber fes chocs, de mieux resister auxdifficultis (...) Ce sont
[a quality institutionnelle et des measures poltiques adapties auxj
rdalits auxqueffes nous nous confrontons quifont la difference",
a ajoute I'Universitaire.
On notera que les pays cites (Barbade, Chypre, Malte) dispo-
sent des leviers politiques et economiques leur permettant de
gerer leurs situations d'une part et que la difference reside dans
les measures politiques adoptees d'autre part. M6me si on ne
peut ignorer que I'insularite cree des contraintes specifiques. II
a fallu d'ailleurs plus de 30 6 40 ans pour que I'Europe recon-
naisse les "spicificitis"induites par I'insularite et I'eloignement
(Poseidom puis article 299-2 trait europeen) des dits "DONM",
baptises ensuite "regions ultra-p~riphIriques". Mais plus qu'une
economic insulaire, la Martinique est une economic dominee
et dependante. Concepts que la pure economic veut ignorer.
DeuxiBme "ise refue": "Ia 9Martinique repose sur une iconomie
de transferts". "C'estfaucet abusif, aurait affirm Raymond Ro-
samond, presented comme le coordonnateur scientifique du col-
loque. Mais, paradoxalement, il reconnait que "Ce poids du
pouvoircentraldans C'conomie"est une caracteristique de notre
6conomie. Allez y comprendre quelque chose. Raymond Ro-
samond ne dit pas autre chose que I'lnsee-AFD-ledom depuis
leur ouvrage collectif de 2005 sur "la trajectoire vertueuse"de la
Martinique au passage de I'an 2000 et le fameux rapport sur
les "50 ans de progres" de Pr Olivier Sudrie affirmant, pour le
compete de la Chambre de commerce que notre pays 6tait sur
la voie d'un veritable developpement. Sauf que confronted la
crise sociate de fevrier 2009, 'INSEE a du reconnaitre que le
module 6conomique martiniquais etait "remis en cause"et que
Olivier Sudrie a dO constater que ce module s'etait 'rippipro-
gressivement". R6cemment encore, Raymond Rosamond ad-


Raymond Rosamond r6cuse I'idee que I'economie martiniquaise depend des transferts publics


mettait que la crise en Martinique etait "structurefle". Pourquoi
done cette seance d'auto-persuasion a la methode Coue ? Sur
la nature de I'economie martiniquaise, les ideologues neo-libe-
raux de la bourgeoisie martiniquaise s'acharnent depuis plus
de 30 ans a prouver qu'une economic peu productive, qui im-
porte presque tout et vit de transferts etatiques est une 6cono-
mie developpee parce qu'elle dispose d'un niveau de
consommation comparable aux pays developpes. La Marti-
nique est dans la sphere de la circulation de I'economie capi-
taliste pour realiser la plus-value et le profit, comme I'a
demontre notamment le chercheur marxiste Claude De Miras
(ORSTOM).
Troisibme i" re tue" : "Ce n'est pas antipatriotique defa6ri-
quera 'i stranger. Ce qui est patriotique, c'est de garder son siege et
la matibregrise ici", assene David Doumith, patron martiniquais
de Solar Electric, installee dans les 4 DOM, en France en Es-
pagne et en Chine.
"Nous n'avons pas dautres chob7 que nous armer nous aussi pour
penetrer fes marchIs strangers", a-t-il lance en provoquant I'en-
thousiasme de I'assistance present, composee essentielle-
ment de patrons.
Le capital va a l'6tranger et y cree des emplois, les benefices
sont pour le patron. Mais quelles retombees pour la Marti-
nique ? Sauf s'il reinvestit les profits localement. Et encore. A
demontrer. En reality, c'est la defense et illustration des delo-
calisations qui d6vitalisent les pays de depart.
Les milieux patronaux martiniquais sont A la recherche de cau-
tions scientifiques pour justifier leur volont6 de ne rien changer
dans I'ordre politique et economique departemental actuel.
Contact entreprises et Tous Creoles sont des lobbys crees par
Roger De Jaham, grand agitateur d'idees du patronat. Au-
jourd'hui, Contact Entreprises est presidee par Olivier Huyghes
Despointes, patron entire autres de I'entreprise BAtir.
Que les maitres et saigneurs de I'economie neo-coloniale me-
nent la bataille ideologique pour defendre le system qui leur
assure ce qui leur rest de domination n'est pas pour nous sur-
prendre. Ce qui est d6solant, c'est qu'ils trouvent dans cette
tache, des auxiliaires issues des classes exploitees. Attendons
la publication des textes des interventions in extenso.
Antoine Gilles


'. 0,.. 'I.


E/NOI I






1 http://www.ioumal-iustice-martinique.com


Chiffres be la belinquance : Les atteintes a l'integrite physique bes

personnel toujours en forte hausse


En 2001 deja, Michel Cadot, prefet de I'6poque, signalait que
les chiffres de la delinquance augmentaient globalement de10
% par an depuis 1977, alors qu'auparavant la hausse tournait
autour de 2 a 3 %. Dans un rapport parlementaire en 2009*, on
peut tout de meme lire que "le taux de delinquance dans les
DOM apparaTt globalement moins eleve qu'en metropole", avec
toutefois "des formes de delinquance plus marquees..." et un ((
caractere de plus en plus violent de la delinquance. ). Si la
comparison avec la France est utile, elle n'est pas pertinente
pour analyser I'6volution de notre society.
Les chiffres de la delinquance publi6s regulierement par la pre-
fecture laissent apparaTtre une hausse reguliere des atteintes
physiques aux personnel, mais une baisse de la delinquance
dite de proximity (vols, degradations, destructions...) Les coups
et blessures volontaires ont augmented de 48 % entire 2005 et
2008 Et, depuis, la hausse se pursuit : + 4,01% en 2008,
+12,27% en 2009 et + 11 % en 2010 (janvier a juillet). Les vio-
lences sexuelles enregistrent aussi une hausse impression-
nante en 2010 (janvier 6 juillet) : +52% Dans ce cas precis la
croissance serait due a une meilleure prise en compete de ces
situations avec la mise en place d'un interlocuteur pour les
femmes au poste de police ou de gendarmerie. Ces chiffres,
don't les medias se font I'echo, sont ceux des services de police
et-de gendarmerie. En fait, ils ne refletent pas la d6linquance
reelle, et plut6t que chiffre de la delinquance on devrait les ap-
peler chiffres de I'activite des services de police et de gendar-
merie. Ces statistiques officielles recensent les faits et les
plaintes que les policies et les gendarmes enregistrent.
On parole ainsi du chiffre noir de la delinquance qui represente
les delits pour lesquels les victims ne por-
tent pas plainte. Ces statistiques sont fon-
dees sur un certain paradoxe : plus la
police enregistre les plaintes, done plus Delinquance gen6r
elle travaille, plus la delinquance aug- Delinquance de pr
mente. Parallelement on accuse reguliere- tteinte I'integrit
ment la police et la gendarmerie de
trafiquer ces chiffres en enregistrant des
mains courantes (qui ne sdht pas prises en Infractions a la leg
compete) plut8t que des plaintes, en levant p6fiants
le pied pour infl6chir les tendances... II est Taux d'elucidation
estime que le taux de plaintes deposees ne Nombre de morts s
depassent pas la moitie des actes de de-


linquance, pire dans le cas des violence sexuelles seules un
dixieme des victims porteraient plainte.
Neanmoins, il reste que la tendance est bien a I'augmentation
des violence.
Afin de disposer d'un meilleur outil pour apprecier la delin-
quance les sociologues ont done mis au point les enqu6tes de
victimation depuis 2007 par I'Observatoire de la d6linquance et
des r6ponses p6nales(ONDRP).. II s'agit alors de mener un in-
terrogatoire sur un 6chantillon representatif de la population
pour savoir si ces personnel ont 6t6 victims d'une infraction
dans un temps donned.
Les resultats sont 6videmment diff6rents de ceux de forces de
I'ordre. Dans la plupart des cas les enqu6tes de victimation font
etat de chiffres plus important en France. L'enquete de victi-
mation, plus proche de la reality, n'en confirm pas moins les
tendances generales en France : une baisse general des vols
et tentatives et une progression lente des violence aux per-
sonnes.
La violence est un sujet extr6mement sensible et politique.
D'autant plus lorsque I'on entire en p6riode electorale. En 2009,
Brice Hortefeux se r6jouissait d'une baisse de la violence en se
basant sur les chiffres police et gendarmerie. II n'a pas 6voque
les enqu6tes de victimation don't les chiffres etaient de trois &
cinq fois superieurs. On aimerait disposer de ces donnees pour
la Martinique. Les chiffres sont done toujours & prendre avec
des pincettes et rien ne vaut I'observation qualitative des so-
ciologues basees sur des enqu6tes.
L.C


2008 2009 2010 (Janv/Juil)
ale + 4.01 % 0.20 %
oximite -5.15% 1.43 %
e physique des
+ 4.01% + 12.27 % + 11.00 %

isolation des stu-
islation des stu-+ 44.32 % + 32.01 %

des affaires + 47.36 % + 47.97 %
sur les routes 35 29


Un context economique et social be crise propice a la e6sesperance


Au moment ou la violence explose en Martinique et oC la
society martiniquaise se pose des questions sur son ori-
gine et la maniere d'y faire face, le pays est plong6 dans
une crise 6conomique et social sans precedent.
II faut le dire. Apres avoir nie la reality de la crise martiniquaise,
chanted les louanges du system neo-colonial departemental
qui avait, a les en croire, conduit le pays sur une "trajectoire ver-
tueuse", I'INSEE et, dans une moindre measure, I'IEDOM ont re-
vise leur jugement, notamment apres le choc du movement
social de fevrier-mars 2009. On ne peut pas en dire autant des
cercles de la bourgeoisie compradore qui tient les renes du
pays, comme on peut le constater avec le colloque methode
Coue "Iles-Eco "de Contact Entreprises et Tous Creoles le 26
novembre dernier (voir article A ce sujet).


C'est ainsi que I'INSEE a fait paraTtre plusieurs publications sur
"rEtat de la Martinique en juin 2010". Nous avons rendu
compete de ces analyses dans plusieurs numerous de Justice
(en particulier n" 27 du 8/07/2010 et n" 29 du
22/907/2010).sous le titre "la society martiniquaise passe au
scanner: un pays en cruise social pris dans f[tau du mal-divelop-
pement".
Premiere observation : un pays malade du ch6mage et de
I'insuffisance d'emplois.
Le taux d'emploi (rapport entire le nombre de personnel au tra-
vail de 15 a 64 ans et la population du m6me age) est de
48,7 % centre 64,8 % en France et 64,6 % dans I'Union euro-
peenne a 27. Et en plus, "si les seniors en emploi sont de plus en
plus nombreuw ce n'est pas le cas des nouvelTes generations qui ar-


[ "I S VIOLENCE$


EkLmU~fWWWlfTWR^WXFS^Vf^ -






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rivent sur le march du travail Lesjeunes en emploi de-
viennent moins nombreuw: de 24,9 % en 2002, les 25-34
ans ne reprisentent pfus que 17,3 % de la population en em-
ploi de 15 a 64 ans en 2009; Ces 15-24 ans suivent la mime
tendance a la baisse: 3,7 % en 2009, apris 4,2 % en 2002".
Le risque de ch6mage est tres eleven chez les jeunes :
Entre 2007 et 2009, le taux de chomage des jeunes ex-
plose. II monte de 14,5 points, passant de 46,7 % en
2007 a 61,2 % en 2009.
Le nombre reel total de ch6meurs serait done de 36 100
au sens du BIT en 2009 plus 15 000 a 20 000 < ch6meurs '
decourages >, soit 51 100 a 56 100 ch6meurs reels.
Enfin, selon les dernieres projections demographiques
de I'lnsee, la Martinique va devenir I'un des departements
les plus vieux de France. La part des 60 ans ou plus dans
I'ensemble de la population va doubler, passant de 18 %
en 2004 a 36 % en 2030 (en une generation).
Deuxieme observation : Des inegalites de revenues et des
conditions de vie qui se sont degradees
On relieve le ralentissement des salaires (+ 0,3 % I'an entire
2005 et 2008 au lieu de + 3,3 % dix ans auparavant) et d'une
maniere general des revenues d'activite, signe d'un marasme
qui s'etend. Pres de 22 % des salaries sont pays au Smic ou
au voisinage (13,9 % en France) et seulement 56 % des sala-
ries sont couverts par une convention collective (85 % en
France).
De plus, 20 % des manages, soit un sur cinq, disposent d'un re-
venu inferieur au seuil de bas revenues (pauvrete) en Martinique
value & 616,16 euros par mois en 2006 centre 880 euros en
France 6 la meme date. En Martinique, 42 % des manages es-
timent que leur niveau de vie s'est deteriore au course des cinq
annees precedentes, contre 32 % en Guadeloupe et 30 % en
Guyane.
Pour les manages les plus modestes, les depenses pre- en-
gagees (incontournables) representent 84 % de leur revenue dis-
ponible bru, alors que pour les manages les plus aises, elles
representent 28,3 % de leur revenue disponible brut. Et globa-
lement, la part de ces depenses pre- engagees dans le revenue
disponible brut des manages a augment, passant de 38,5 %
en 2001 a 41,2 % en 2006.
Dans le meme temps, I'INSEE reconnaTt officiellement que le
coOt de la vie est superieur de 17 % en Martinique par rapport
a la France et de 45 % pour les products alimentaires.


En 4 ans, 26 hotels ont ferm6 en Martinique


Troisieme observation : des profits pharamineux
A I'autre bout de la society, les profits explosent : selon I'6co-
nomiste Olivier Sudrie de la Ste DME, dans un rapport pour la
Chambre de commerce en juin 2010, la part des profits dans la
richesse global martiniquaise est passee de 27,7 % en 2000
a 34,4 % en 2006, soit + 7 points de PIB (France : part des pro-
fits stable a 30,7 %). Dans le meme temps, le pouvoir d'achat
du salaire net mensuel moyen a baisse de 2 % entire 2001 et
2006, et celui des benefices industries et commerciaux a aug-
mente de 7 %. "Les riches sont deufois plus riches qu'en France
et lespauvres deuxfois plus pauvres ", explique ce farouche de-
fenseur du system neo-colonial. Jamais lenombre de redeva-
ble de I'imp6t de solidarity sur la fortune (ISF) n'a ete aussi
eleve : + 171 % depuis 2002. La pwofitasyion se porte bien !
II s'est confirmed officiellement qu'en 2008 et 2009 I'economie
martiniquaise a ete en recul (" recession historique") pour la pre-
miere fois depuis 1946, respectivement de moins 0,3 % et de
moins 6,5 %. Un ralentissement observe depuis 2005 qui sem-
ble se poursuivre en 2010, selon les dernieres etudes de I'IE-
DOM.
Les communes ont le plus grand mal 6 boucler leurs budget, en
raison de la chute des resources d'octroi de mer, et certaines
augmentent leurs impots sous I'injonction de la Chambre re-
gionale des comptes (Basse- Pointe par example).
Le pays affronte une crise systemique, c'est-6-dire profonde et
durable, qui necessite des changements politiques reels.
Michel Branchi


Violence en Martinique: Au fit bes jours...


Le journal Justice a d6ej public plusieurs articles sur le phe-
nomene de la violence et de la delinquance en Martinique. Ce-
pendant, pour bien apprehender la gravity de ce phenomene,
nous avons consult le quotidien France-Antilles, qui, soit dit
en passant, sait tirer profit des nombreux faits divers qui email-
lent notre actuality pour augmenter ses ventes.
Commengons par le bilan des meurtres commis en 2010. Le
28 octobre, France-Antilles, relieve que "depuis le dibut de Pan-
nie, dejd 16 personnel ont iti tuies par arme feu ou par arme
blanche", precisant que "c'est exactement le double e 'annie der-
nidre d [a mime ipoque. "Voila qui en dit long sur la montee de
la violence et la degradation du climate social en Martinique! Le
10 novembre, le quotidien announce "'One violence inquiftante
19 meurtres commis en 2010", avec le commentaire: "(Plus du
double de 'an dernier d [a mime ipoque." II ajoute que les vic-
times ont toutes ete tuees par arme a feu ou par arme blanche.


Dans le meme numero est public un article du sociologue
Louis-Felix Ozier-Lafontaine faisant le terrible constat que
"Nous allons vers une society invivable proche du modele afro-ja-
maiquain. "Quand on sait comment la society jamaYcaine est
violent et le nombre incroyable de meurtres et assassinats qui
y sont commis chaque annee pour des raisons politiques ou a
cause du traffic de drogues et d'armes, nous ne pouvons que
nous inquieter pour notre avenir proche.
Dans la rubrique "braquages", France-Antilles ecrit dans sa li-
vraison du samedi 28 ao0t que "Les Braqueurs sont prits a de-
venir des meurtriers pour 20 euros", ajoutant tout de suite apres:
"'u moins un 6raquage a main armie parjour ces dernikres se-
maines: le phinomine inquiite Cesforces de 'ordre et les servicesju-
diciaires pendant que les ifus, eux, restent 6ien siCencieux ". A
I'appui de cette affirmation, sont mentionnes des faits recents,
don't certain ont d6ej ete elucides par la police et fait I'objet


'V I' '~~l.rrrr;i~~ 'I.-


P#SS1ER tLE






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d'une procedure judiciaire. Les forces de I'ordre et la justice ne
font que leur devoir en "s'inquietant" de ce ph6nomene et en
agissant pour qu'il diminue, faute de pouvoir I'6radiquer. Mais
faut-il incriminer les elus? Restent-ils vraiment silencieux? Dis-
posent-ils de moyens adequats ?
Le 3 septembre, c'est La Poste qui est mise 6 I'honneur par le
quotidien, qui lui consacre deux pages. La "une"titre: "La Poste,
premiere cible des braqueurs". Et au-dessous de la photo d'un bu-
reau de poste il est 6crit: "Braquage a main armie a Florial,
agressions au couteau awx Terres-Sainviife et au Francois... La
Poste est revenue la cible priviligiie des vos avec violence." Ce


n'est pas fini. Toujours 6 la
"une" on lit encore: "'Une
situation intenable pour fes
agents et Ces usagers." La
page 2 est consacree A
des temoignages: de
Frangois Claude, direc-
teur de La Poste; d'Henri
Dordonne, secretaire ge-
neral de FO Poste Marti-
nique ; et d'agents don't
les noms ont ete changes,
sans doute pour des rai-
son de security. II en res-
sort en particulier que ces
braquages ont des effects
devastateurs sur le moral
des agents, lesquels vi-


Unes de France-Antilles: pour informer ou vend


vent dans I'inquietude, et que les usagers egalement ont cho-
ques et penalises, tels ceux de Godissard-De Briand, quarter
don't le bureau de poste est rested ferme durant de longues se-
maines, par decision de la direction de La Poste, suite A un bra-
quage.
Le mardi 28 septembre, France-Antilles titre A la "une": "Zero
violence : Viser la meilleure note". Sous le titre figure la photo
-de dos- de trois jeunes filles du Lycee de la Bateliere portant
un tricot o6 est ecrit en gros caracteres "Plusjamais fa !!!" II s'
agit, on I'aura compris, de I'emotion provoquee par le meurtre
de Teddy Leopoldie et de la reaction des autorites. Et en page
4 oc il est question de "L'union sacrie centre la violence", on fait
Otat de la mobilisation de I'Etat, du rectorat, des collectivites et
de la justice "pourendiguer es phenomines de violence auxabords


des itablissements scolaires."
Le quotidien donne la parole le samedi 21 novembre a 5
femmes: meres, grand-meres et femmes de prisonniers. Le sa-
medi 6tant le jour oi le journal se vend le mieux, les 5 temoi-
gnages sont annonces & la "une" sous le titre "ParoCes de
prison". Le titre est trompeur car les personnel qui s'expriment
ne sont pas des prisonniers, mais des femmes qui souffrent de
leur absence. Cependant, le quotidien reproduit une photo du
Centre penitentiaire de Ducos, avec des femmes rassemblees
A I'entree. Au- dessous de la photo on lit: "cDesfemmes, des mires,
desgrands-meres.../Leur mari, feursfis ou leurpetit-fits sont tous
condamnis et incarciris
^ aau centre pinitentiaire de
S. Ducos. / Pour toutes ces
_,,i, familiess dans [a peine,
-, '-'? e seuls dewupetitsjoursper-
.' mettent de voir leurs
fE VIE de rifeics prochies: les mardis et sa-
EE pou cr medis matins. Temoi-
EE oui lav ik j gnages". Les
r-. 7'7 temoignages, poignants
S., et dignes a la fois, sont
i'i'. retranscrits en page 2.
SNous n'avons pas fait re-
S., '7 ference 6 tous les faits di-
vers relates par
re du paper et distraire des vrais problImes ? France-Antilles ni aux
affaires de violence ju-
gees par les tribunaux. Nous n'avons pas tenu compete non plus
d'autres organes de press, tels Antilla ou Nouvelle semaine.
Cependant, nous croyons que le peu que nous avons ecrit au
sujet du phenomene de la violence a de quoi inquieter et pro-
voquer un sursaut martiniquais. Notre belle Martinique est gra-
vement malade. Nous pouvons la sauver en eliminant les
facteurs qui provoquent et entretiennent cette violence. Ces
facteurs sont connus. II faut passer a I'acte.
Une consolation toutefois: France-Antilles mentionne peu de
cas de violence centre les femmes. Leur nombre a-t-il diminue
ou ont-ils ete eclipses dans le traitement mediatique par les
meurtres et les braquages?
M.Belrose


Mylene Zoba, anthropolofue: "I y a besfaits ie violence, mais la society

martiniquaise n'est pas une society violent"


Mylene Zobda est anthropoloque. Parmi ses themes de re-
cherche : la culture populaire urbaine en Martinique et en
Jamaique et la fagon don't les jeunes se construisent a tra-
vers cette culture, et les violence faites aux femmes et aux
hommes. La chercheuse s'est aussi int6ressee a la paren-
talite dans une society martiniquaise qui change. Entretien.

Justice : II y a toujours eu un decalage entire les genera-
tions, mais il semble que dans I'espace de 50 ans, la frac-
ture s'est accentu6e, a cause d'une evolution rapide de la
society. Quelle est votre analyse sur ce point ?
Mylene. Zobda : 11 y a un total decalage entire le module des
parents et celui des enfants. Les parents n'arrivent pas du tout


A comprendre et a suivre ce que vivent leurs enfants. Je tra-
vaille avec une approche conceptuelle de I'ecole de sociologie
frangaise, oO on s'interesse A la facon don't les individus vont
construire le lien social. On oppose deux types de societesLe
premier I'individualiste, ou I'individu est la valeur cardinal de la
society. Souvent les intellectuals font I'erreur de poser I'indivi-
dualisme comme une valeur morale. Mais ce n'est pas I'indi-
vidu qui est individualiste, c'est la society. On a un autre module
qui est celui de nos parents. C'est la society holiste, oO I'individu
n'a pas d'importance, car ce qui compete c'est le lien social. La
consequence de la society individualiste c'est I'absence de hie-
rarchie. L'individu la pergoit comme une contrainte et la refuse,
il defend son autonomie, sa liberty et son 6galit6 car il pense


I~nmnr~~~uqpr 1


[PISS VIOLENCE$






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que c'est comme 9a qu'il va se r6aliser. C'est le changement
qui s'est produit entire les annees 60 et 90 en Martinique avec
I'importation de nouveaux modes de consommation.

Society be consommation et monte
be 'inaiviualisme
J : Comment expliquer ce changement ?
M.Z: II y a plusieurs explications, mais la principal, c'est la de-
partementalisation. Je dis cela sans faire de politique, c'est une
r6alit6 historique. A partir de ce moment, la soci6t6 de consom-
mation a 6et import6e en Martinique. Finalement la soci6t6 mo-
derne a dit: vous avez eu des difficulties, maintenant vous avez
des biens de consommation a disposition et il vous les faut ab-
solument pour vous faciliter la vie. Mais en r6alit6, nous ne
sommes pas que dans rapport a la consommation, mais tout
un ensemble de representations qui vont faire pr6valoir I'avoir
sur I'8tre. Cette society de consommation a contribute A preci-
piter I'eclatement des valeurs. Je prends souvent I'exemple de
la Dominique qui est physiquement I'lle soeur puisqu'elle est
entire la Guadeloupe et nous. Quand vous allez faire vos
courses dans une grande surface, meme si vous voulez
consommer, vous ne pouvez pas, parce qu'il n'y a pas tant de
choix que cela, car les gens ont des besoins simples. On voit
comment cette soci6t6 est comme la Martinique d'il y a qua-
rante, cinquante ans dans les relations.

J : Quelles sont les consequences sur les families et I'6du-
cation ?
MZ : Ici nous avons deux modules educatifs. Celui dans lequel
les parents s'investissent beaucoup dans educationon et dans
lequel ils privilegient I' change, c'est un module peu coercitif.
Et nous en avons un autre, beaucoup plus coercitif, dans le-
quel la plupart des relations parents-enfants sont des injonc-
tions. II est tres r6pandu dans notre society. C'est un module
dans lequel les enfants souffrent a cause de I' enorme pression
psychologique qui pese sur eux, il y a un contr6le de ce que
I'enfant va faire par la parole, mais tres peu d'6changes. II faut
un equilibre entire ces ceux modules. S'il n'y a que des
changes, I'enfant va se croire I'egal du parent, done il faut un
dialogue pour I'6panouissement, mais les r6les doivent 6tre
bien definis. II y a des enfants et des aines don't les relations
doivent 6tre bases sur le respect, et chacun doit accepter de
remplir son r6le.

Des parents b6borabs be plus en plus t6t
J : Les parents n'assument-ils plus leur r61e ?
M.Z : On a tendance A accuser les parents, mais il faut leur
donner des outils pour comprendre. Car ils ne comprennent pas
leur enfant qui n'a pas les memes referents qu'eux. II est dans
un monde oi il y a beaucoup de sollicitations, et des quatre ans
il va vivre dans un imaginaire par rapport au monde different
de celui de ses parents et se prendre pour un petit homme. Si
le parent ne remplit pas son r61e en cadrant I'enfant, il va se
sentir deborde de plus en plus tot. Des le primaire, certain
n'ont plus aucune prise sur leur enfant, un ph6nomene qui n'in-
tervenait pas avant le college. On se retrouve avec des parents
vraiment anxiogenes, tres angoisses. Ils sont rigides dans leur
representation du r61e de parent, ils ne comprennent pas la so-
ci6et et n'arrivent pas a trouver les reponses adequates a ces
changements. Le parent ne voit pas venir ce changement, il
faut pour cela developper une analyse introspective.
Pour en revenir aux deux modules educatifs, il y a des parents
pour lesquels I'instruction et le statut social et les richesses sont
important, mais pour beaucoup d'autres, la fin justifie les


Mylene Zobda : "II faut que les parents incarnent I'autorit6"


moyens. C'est-A-dire, peu imported les valeurs que I'enfant a, ils
vont privilegier la possession de richesses. Ils vont laisser I'en-
fant faire ce qu'il peut bon an mal an, et I'avoir va compenser
des lacunes educatives. Jusqu'a ce que parfois ils se rendent
compete que leur enfant a des comportements deviants. II faut
vraiment que chacun assume son rl1e et que les parents in-
carnent I'autorite. Nous avons et6 aussi 6lev6s avec la palette
en bois, et nous ne nous sommes pas mal construits. Cela fai-
sait parties des measures 6ducatives. Maintenant, c'est tres mal
percu en raison de I'importation de nouveaux modules 6duca-
tifs. Les parents sont donc a la recherche d'un nouveau mo-
dele. Ils ne savent plus tres bien s'ils peuvent taper ou non leur
enfant, et ils culpabilisent.

J : Selon vous, la soci6t6 martiniquaise est-elle devenue
une society violent ?
M.Z : II y a un grand d6bat en ce moment sur la violence. Mais
la Martinique n'est pas une society violent, comme ce que I'on
observe en JamaTque ou j'ai deja sejourne. Quand on va en Ja-
maTque, on a d6ja des consignes de I'ambassade pour ne pas
quitter I'hOtel. Lors de mon sejour, j'ai tout de meme demand
au personnel si je pouvais aller A Kingstown, ils m'ont regarded
comme si j"6tais fole, et ils m'ont dit de ne pas y aller. J'ai passe
outre. II faut savoir que les gens qui ont de I'argent y vont tries
tot le matin pour faire leurs courses ou envoient leur person-
nel. Ce n'est ni Sainte-Lucie ni la Dominique, il n'y a pas de tou-
ristes a Kingstown. alle perdue. La violence structure la soci6te
jamaTquaine. En Martinique il y a des faits de violence, entire
des jeunes, de la violence conjugale... Mais I'ecole continue a
remplir ce role de regulateur social. Les gens ont la possibility
de s'en sortir. II y a encore des institutions qui temporisent la
pauvrete, meme si elles sont remises en cause.

La culture be rue vehiculte par la musique am6ricaine
et jama'caine est revenue une norme
J : Mais la plupart des gens partagent cette idee d'une so-
ciete plus violente...
M.Z : Oui mais il faut aller au delA de ce que les gens pensent
et ne pas alimenter leur angoisse. Ce qui est interessant avec
la mediatisation de la violence, c'est qu'elle revele I'existence
d'une angoisse dans la population. C'est percu comme un
changement de la soci6t6, et il y a aussi I'impression que la vio-
lence est partout. Je n'accuse pas les medias, ils font leur tra-
vail de relayer I'information et qui sont le reflet de I'ambiance


I--- Inlr~ l~r~r~nrEr~ I *4e 'I.


I /OSPERiVIOLNE I






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d'un moment. Je pense qu'il faut apprendre 6 les d6coder. Mais
il ne faut pas oublier que la violence est inherente 6 la vie en so-
ciete. Toutesociete 6 des formes de violence, mais elles sont re-
gulees. En Martinique, le fait que m6me dans les structures
regulatrices, comme I'ecole, il y ait des violence participe
beaucoup A cette angoisse.

Et puis, ii y a une violence inh6rente
au passage A t'Age abulte, c'est m6me hormonal.
Certain en sortent, b'autres pas.
J : La violence est certes inherente A toute soci6te, mais a-
t-elle des formes differentes aujourd'hui ?
M.Z : Chez les jeunes, les petits combats de la cour d'ecole se
sont transforms en des affrontements sur le module de la cul-
ture de rue importee des Etats-Unis et de la JamaYque. L'une


des particularities de la society individualiste, c'est que I'individu
va considerer qu'il existe par les sensations fortes, la quete du
plaisir. Et les jeunes se construisent par le language du corps,
comme les tatouages...
Aux Etats-Unis et la JamaTque cela repond & une reality so-
ciale et A une situation economique difficiles. II y a dans ces
modules une certain insubordination par rapport a I'autorite.
En s'appropriant ces modules, les jeunes ont proc6de A un ren-
versement des valeurs: la culture de la rue sous les influences
de la musique americaine et jamaicaine est devenue la norme.
Mais ces jeunes sont en reality dans une tres grande souf-
france, car ils ont besoin de reperes pour se construire, mais ils
ne les trouvent pas. On remarque souvent que les jeunes por-
teurs de la plus grande souffrance, que I'on retrouve dans les
rues, sont ceux don't les parents se sont retires ou n'arrivent
plus & assumer.
Propos recueillis par L.C.


Charles Marajo (UPEM): "It faut se mobiliser, it faut agir!"


e w07 -


Charles Marajo, president de I'UPEM : "il y a un parametre essential, c'est I'identit6"

Aux questions sur la violence, I'une des reponses est sou-
vent une autre question : mais que font les parents ?
L'Union des parents d'6leves de la Martinique, qui existe
depuis pres de 20 ans, s'interroge aussi sur le d6sengage-
ment de certain. L'association qui comptabilise de fagon
relativement constant, 8 000 votes aux Blections-des re-
presentants de parents d'616ves, voit par contre le nombre
de votants actifs baisser. Et I'ecole ? Selon I'Upem, elle doit
s'engager davantage dans la transmission de valeurs. Le
regard de Charles Marajo, president de I'Upem et parent
engage.

Justice : Quel constat fait I'Upem sur I'volution de la vio-
lence a I'6cole ?
Charles Marajo : Depuis plus de dix ans nous avons alerted les
municipalities pour leur dire attention, il faut mettre notamment
des animateurs dans les communes et les quarters. Nous
avons vu venir cette situation par rapport au disengagement de
I'6cole et a I'6volution de la society. II y a quatre ans, le 6 de-
cembre 2006, avec des chefs d'6tablissement, des jeunes sco-
larises ou non, avec des artistes, des sportifs et les m6dias
nous avons lance un movement Lantant 6pi resp6. L'objectif
etait sur ces different mondes de porter des valeurs positives
et de valoriser les demarches constructive.

J : Selon vous, il y a r6ellement plus de violence dans les
course de recreation ?
C.M : Oui tout Afait, la montee de la violence est une reality I
Avant 9a s'arretait a un coup de poing; aujourd'hui c'est cou-


teau, ciseaux et autres reglements de compete organisms en
bande. Et meme en maternelle, je dis bien meme en maternelle
! C'est une question de fond par rapport a l'6volution de la so-
ciete, et notamment due a ce que les jeunes voient 6 la t6elvi-
sion, dans les jeux video...

"Ecoutez la raaio, regaraez La television
et vous verrez ce qui se passe!"
J : Quel est le r6le de I'6cole pour agir sur ce phenomene ?
C.M : A ce niveau, I'ecole pourrait davantage mettre en evi-
dence et en application les valeurs fondamentales de respect,
de solidarity, d'effort et de regles... Ce n'est pas un problem de
quantity d'enseignants et de moyens, mais de prise en consi-
deration de ces valeurs. Ce n'est pas pour remettre la morale
a l'ecole, mais pendant qu'on fait des math6matiques on peut
parler des valeurs. D'ailleurs il n'y a pas que I'ecole a prendre
en compete.

J : Les m6dias aussi ?
C.M : II y a deux lieux oi les enfants passent beaucoup de
temps : c'est I'ecole et les medias. Et nous insistons aussi sur
les jeux video. Nous disons qu'6 ces deux niveaux, des medias
locaux et de I'ecole, nous devons faire ce que nous pouvons
pour mettre en evidence des references positives pour nos
jeunes. Car, meme s'il y a d6ej des choses positives qui se font,
le plus souvent ce n'est pas assez utilis6 ou mis a disposition.
Les grands medias vont toujours nous appeler quand il y a un
problem entire un parent, un enseignant et un eleve. Mais
quand il y a des choses intelligentes, tres peu.

J : Vous vous appuyez sur quoi pour faire ce constat ?
C.M : Ecoutez la radio, regardez la television et vous verrez ce
qui se passe !

J : Faut-il aider davantage les parents ?
C.M : En tout cas, il y a aussi a regarder les adults pour que
nous vehiculions des valeurs. Les parents, notamment les
jeunes parents, doivent 6tre encadres. Et la mondialisation,
avec les grands medias de masse v6hiculent davantage des
choses negatives. Donc & notre niveau en Martinique nous de-
vons inverser la tendance avec nos medias.

J : Vous en revenez souvent a la television...
C.M : Elle a une part important dans la vie des families, seuls


I I' I I 'Iyn~~qE~l


POFS VIaOL NE






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quelques-uns peuvent s'en passer. C'est comme de dire aux
gens de boycotter les supermarches !
"It y a bans les itablissements une former
be repression stupibe"
J : La situation plus precaire des parents explique-t-elle
qu'ils soient moins engages ?
C.M : La precarite n'explique pas ce disengagement. Mais on
en revient aux valeurs. Car si on a des valeurs on resiste 6 un
certain nombre de choses. Le ch6mage n'explique pas qu'on
transgresse le code de la route, et n'explique pas non plus
qu'on soit plus violent. II y a un autre parametre qui explique le
comportement un peu plus violent chez nous, c'est I'identit6. Si
vous avez des referents, des valeurs, des objectifs, vous avez
un comportement en function de ces elements. Sinon vous ne
savez pas oO aller.

J : La response de I'ecole a la violence des eleves est-elle
adaptee ?
C.M : 11 y a dans les etablissements une forme de repression
stupid. Si un el6ve se bat, il faut lui parler et le sanctionner po-


sitivement. Un 616ve doit comprendre et pas se revolter contre
une sanction qu'il ne va pas comprendre et trouver injuste. II
faut le plus souvent de I'accompagnement pour ces jeunes, de
I'6ducation, et il faut leur expliquer les choses.

J : Vos idees pour I'6cole ?
C.M : 11 y a a faire en sorte que I'on puisse davantage s'ecou-
ter. Nos ecoles doivent aussi 6voluer avec les nouvelles tech-
nologies. Nous sommes face a des choix de society, faits par
des gouvernements qui ont une certain vision. M6me si les
moyens sont necessaires, mais avec le peu de moyens actuels
on pourrait faire nettement mieux. C'est aussi une question de
conscience.

J : Etes-vous inquiet pour I'avenir ?
C.M : On n'est pas inquiet, il faut se mobiliser, il faut agir! C'est
vrai que le militantisme s'essouffle de plus en plus. Parce que
justement on est tomb6 dans la facility, et on delegue aux au-
tres.
Entretien realise par L.C


Propositions au CESR pour un "Plan volontariste pour lesjeunes Mar-

tiniquais"_


La question des violence amene a s'interroger sur la jeunesse
martiniquaise. Le Conseil economique et social regional de la
Martinique (CESR) a realise une etude et produit en janvier
2010 un rapport intitule "Lajeunesse martiniquaise : priority des
deu-Kprochaines dicennies" (Rapporteur: M. Alberic Marcellin). II
s'est base sur une etude confine au Pr Victor Vaugirard du ca-
binet VEV Consulting appelee "Etude prospective sur ajeunesse
martiniquazse: rialitis et perspectives" et realisee en avril 2009.
Cette etude a ete conduite avec I'expertise scientifique du so-
ciologue Louis-Felix Ozier-Lafontaine et de I'institut de sondage
LH2 DOM.
Le CESR a repris 6 son compete les recommendations du Pr
Victor Vaugirard et a redig6 un bloc de 65 recommendations
(voir le site du CESR).
Dans son rapport sur les Etats generaux de la Martinique de
septembre 2009, Victor Vaugirard present un resume du diag-
nostic et des propositions sous le titre "Mettre enplace unplan
volontariste pour lesjeunes". Nous en presentons ci-apres I'es-
sentiel.
I- Les bifficultis rencontrees par
be nombreux jeunes Martiniquais:
- Ch6mage (52,5 % de moins de 25 ans au ch6mage en 2008,
61 % en 2009) ;
- absence d'autonomie financibre (les moins de 25 ans ne
peuvent beneficier du RMI);
- echec scolaire ;
- bas niveau de qualification ;
- d6motivation ou comportements deviants : violence, ad-
dictions, suicides ;
II- Eltments be diagnostic
- Manque de confiance : manque de confiance en soi, senti-
ment d'une hostility des adults a leur regard, peu d'espoir dans
la capacity des elus locaux a resoudre leurs problems, peu
d'interdt pour la vie politique en Martinique, defiance envers le
"systeme", la justice, etc ;
- Positionnement identitaire : forte propension a I'individua-


La mobilisation de la society civil est fondamentale dans la lutte centre les violence
lisme, a la consommation exacerbee et a la recherche du plai-
sir immediat (hedonisme) ; notre commentaire : ces pseudo-
valeurs sont diffusees par le capitalism dans le monde entier
; confluence et coexistence de trois modules cultures : antilla-
nit6 frangaise traditionnelle, module frangais ordinaire et sub-
culture afro- americaine ; notre commentaire : cela produit une
alienation extraordinaire qui fait que notre jeunesse ne sait pas
qui elle est (resultat direct de I'assimilation);
- Vision apocalyptique de la Martinique dans 20 ans : b6ton-
nage, pollution (chloredecone), guerre civil, ... ;
- Seulement un,tiers des jeunes s'imaginent rester vivre en
Martinique (85 % parce qu'il n'y a pas de travail);
- Security et logement, causes de mecontentement majeur;
- Une majority des jeunes sont frustres par rapport aux loi-
sirs proposes : possibilities d'expression des jeunes insuffi-
santes;
III- Propositions (resum6)
C'est ici que Victor Vaugirard reprend I'expression de la ne-
cessite d'un "Plan Marshallr pour la jeunesse. Expression re-
prise par Serge Letchimy.
Les propositions s'ordonnent autour de deux axes : retablir la
confiance des jeunes et encourage le respect de certaines va-


'1--- ,~m~lancryr~p~~ 1


P0551E "I E I






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leurs d'une part et renforcer I'attractivite du territoire.
1- Nouvelle dynamique par une modification de I'image inte-
riorisee du pays : concevoir une politique en faveur des jeunes
l'echelle de la Martinique et pas seulement au niveau com-
munal; valoriser I'histoire de la Martinique et mettre en valeur
les reussites de Martiniquais ; montrer que les elus se preoc-
cupent du sort des jeunes, etc ;
2- Renforcer I'autonomie financiere des jeunes et favoriser
leur acces au logement : creation d'une allocation specifique
autonomie ; multiplier les tarifs jeunes (transports, spectacles,
vetements, etc) ;
3- Encourager le respect, la solidarity et la valeur travail :
en mettant les jeunes en situation concrete, etc ( le CESR en-
visage un referendum sur le retablissement du service miltaire);
4- Ameliorer I'enseignement secondaire par les enseigne-
ments sur la Martinique : histoire, culture, 6venements poli-
tiques, savoirs traditionnels, etc ;
5- Ameliorer les perspectives d'emploi : formation plus cen-


tree sur I'entreprenariat (devenir son propre patron), prendre
en compete les bas niveaux de qualification, remplacer chaque
depart 6 la retraite par des embauches de jeunes (proposition
CESR);
6- Lutter contre la violence et le sentiment d'insecurite :
mise en place d'une politique global contre la violence impli-
quant I'Etat, les collectivites mais aussi les operateurs de terrain
et les citoyens; enforcement du role des animateurs sociaux
et culturels, etc;
7- Renforcer I'animation culturelle : 6v6nements de rue, fi-
liere professionnelle des metiers de la culture, etc ;
8- Faciliter I'acces aux loisirs et a la culture : miller le ter-
ritoire d'espaces de rencontre et de loisirs, ameliorer les 6qui-
pements actuels statess), etc;
II nous parait indispensable d'organiser grande conference ci-
toyenne sur la lutte contre les violence et pour une politique
martiniquaise en faveur de notre jeunesse.
Michel Branchi


PN LE M


Haiti: La farce Rlectorate se pursuit.


C'est dans un pays terriblement meurtri par le tremblement
de terre du 12 janvier dernier, en proie A une terrible 6pi-
demie de cholera et dans un context de fraude A grande
echelle que se pursuit le d6pouillement du scrutiny du 28
novembre dernier. Ce jour-la, les Haitiens avaient te6 ap-
peles aux urnes pour 61ire leur president, les 99 deputies
de I'Assembl6e national et onze des treize membres du
Senat.

DES ELECTIONS DANS UN PAYS RAVAGE PAR UNE EPIDEMIC DE CHO-
LERA
De toutes parts, des voix se sont elev6es pour d6noncer la
tenue de ces elections presentees comme "tiistoriques", dans
des conditions aussi deplorables.
II faut rappeler qu'apres le seisme qui a fait pres de 250.000
morts, le pays reste toujours un immense champ de ruines. Les
millions de dollars promise au titre de I'aide international tar-
dent 6 etre verses et plus d'un million de personnel sont en-
tassees dans des camps de fortune, sans eau potable, dans
des conditions d'hygiene 6pouvantables.
Ce qui a favorise la propagation de I'epid6mie de cholera qui,
selon les dernieres estimations a d6ej touched pres de 76.000
personnel don't 34.000 ont 6te hospitalis6es et provoque envi-
ron 2.000 morts. Et selon le minister de la Sante d'Ha'ti, plus
de 200.000 personnel pourraient etre contaminees dans les
trois prochains mois. D'autant que les moyens pour soigner les
malades et stopper le fleau manquent cruellement. Ainsi, sur
les 164 millions de dollars demands par I'ONU, seuls 6,8 mil-
lions ont e6t verses. Des sommes don't la disponibilite s'avere
pourtant urgente pour mettre en place des stations de traite-
ment de I'eau presque partout pollute et des matieresfecales
qui sont les principaux vecteurs de la maladie.


Une organisation critiquee ae toutes parts
Par delay le context sanitaire, beaucoup de critiques pointent
du doigt I'organisation materielle de ces elections confine a un
Conseil electoral provisoire (CEP) qui b6neficie de I'appui lo-
gistique de la Minustah, la Mission des Nations Unies de stabi-
lisation en HaYti. Malgr6 les 30 millions de dollars mis a la
disposition de ce CEP, le deroulement de ce scrutiny s'apparente
a une farce electoral.
Nombre de candidates accusent le CEP de favoriser les parti-
sans de I'actuel president Rene Preval et notamment son dau-
phin Jude Celestin.
Les nombreuses missions d'observations d6pech6es sur place
et notamment celles de I'Organisation des Etats am6ricains et
de I'Organisation des Etats de la CaraYbe pour veiller au bon
d6roulement du vote ont signal des nombreuses et graves ir-
regularites.
Plusieurs centaines de milliers d'electeurs don't des candidates
n'ont pas pu exprimer leurs suffrages, faute de papers d'iden-
tite, d'etre inscrits sur les listes electorales ou de pouvoir re-
joindre leurs bureaux de vote. Des fraudes massive ont 6te
constat6es un peu partout, des actes de sabotage enregistres
dans plus de 55 centres de vote sur les 1500 que compete le
pays, des proc6s verbaux d6truits, tandis que les violence
avaient deja fait plusieurs morts.
Des irregularities jugees si graves qu'elles avaient pouss6 12
des 18 candidates A la presidence don't les favors, a savoir Mme
Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly a demander
I'annulation du scrutiny.
Pourtant, les responsables du CEP, ignorant les plaintes des
candidates, estimaient que les elections s'etaient deroul6es dans
des conditions satisfaisantes. Une affirmation qui a pouss6 les
ambassadeurs de plusieurs pays, le chef de la Minustah ainsi
que les responsables de I'OEA et du Caricom a protester au-
pres du premier ministry Jean-Max Bellerive contre une telle


.cna, I *~pn ~* ~~:


Amis tecteurs, la suite bu "bossier Violences" en Martinique

la semaine prochaine


[ fPOIERn R VIOEC$





h tton:www. iournal-iustice-mnartiniaue. corn


affirmation.
Le "Centre de Recherche sur Ia Politique et 'Economie" base a
Washington estime que ce scrutiny est une farce grossiere du
d6butjusqu lfafin ".
L'imbroglio devait encore se compliquer apres que deux des
principaux candidates, Mme Manigat et Michel Martelly donnes
en tete selon les premieres estimations, soient revenues sur
leurs critiques pour approuver le processus electoral en course.

Une attente fievreuse.
Au centre de tabulation des votes (CTV) place sous la protec-
tion de la Minustah et qui centralise les resultats de tout le pays,
les proces verbaux arrivent lentement.
Ils y sont achemines par les soldats de I'ONU. Les premiers re-
sultats de ce premier tour devraient etre proclames le mardi 7
decembre et le resultat definitif le 20 decembre. Plus d'une se-
maine apres le vote, la tension reste tres vive dans le pays, qui
vit au rythme des manifestations quotidiennes de ceux qui exi-
gent I'annulation du scrutiny.
Une tension entretenue par les rumeurs concernant des r6sul-
tats parties qui placent en t6te Mme Manigat et Michel Martelly
et predisent la deroute candidate du parti "Inite"de Ren6 Pre-
val, Jude Celestin.
Des le ler decembre, Mme Manigat se croyait autorisee a de-
clarer que "je seraiprisidente", denongant des manoeuvres en
course et langant un avertissement A ceux qui veulent detourner
la volonte du people, tout en se declarant prete a dialogue


Quelle democratic dans un pays ravage et occupy ?


avec les autres candidates.
De son c6te le president Rene Preval semble se faire beau-
coup de souci pour son avenir, craignant notamment pour sa
security apres le deuxieme tour fixed au 16 janvier 2011.
Dr6le de situation dans laquelle 'action de I'Onu est vivement
critiquee et les irregularities du processus electoral sont de-
noncees par tous ceux qui demandent cependant sa poursuite.
Certes, il faudra bien un jour retablir une veritable democratic
en HaYti, mais fallait-il s'y engager dans un tel chaos ? N'etait-
il pas plus urgent de chercher B repondre aux attentes de la po-
pulation que d'organiser un simulacre d'election don't I'autorite
du vainqueur sera tres contested ?
G.E


Cote V'lvoire : Apres s es elections presibentieUtes, un pays au bora bu

gouffre.


Quetques rappers pour comprenbre
la situation actueUe
L'un des Etats issues de I'ancienne Afrique occidental fran-
gaise, la C6te d'lvoire a accede a I'independance le 7 ao0t
1960. Ce pays de 322.500km2, peuple de 21 millions d'habi-
tants a longtemps ete cite en example a cause de la rapide
croissance economique qu'il a connue, dans la premiere moi-
tie du regne de 23 ans de son premier president Felix Hou-
phouet-Boigny.
Celui-cl dirigea le pays d'une main de fer, avec la complicity de
la France, plus soucieuse de la defense de ses internts econo-
miques que du respect de la democratic et des droits de
I'Homme.
Cette prosperity permit au pays de moderniser ses infrastruc-
tures et de se doter d'une nouvelle capital administrative Ya-
moussoukro, bAtie en pleine fort, au centre du pays.
Megalomane comme la plupart des dirigeants africains, Hou-
phouet-Boigny n'hesita pas a construire A grands frais une gi-
gantesque cathedrale, replique exact de celle de Saint Pierre
de Rome. Ce qui mit consid6rablement a mal les finances du
pays.
Durant cette p6riode, ta CSte d'lvoire connut un afflux dpo--
pulations plus pauvres originaires des pays limitrophes et no-
tamment de son voisin du nord, le Burkina Faso. Aujourd'hui,
ces immigres representent 25 % de sa population.
Depuis le debut de la crise economique, au debut des annees
1990, provoquee par la chute des course du cafe et du cacao,
les deux principles exportations du pays, ils sont montres du
doigt par les Ivoiriens.
La mort de Felix Houphouet-Boigny en 1993, qui avait su faire


cohabiter les differentes ethnies, marqua la fin du "miracle ivoi-
rien" et le debut d'une longue periode de troubles sociaux et
d'instabilite politique.
Des conflicts ethniques de plus en plus vifs opposerent les Ivoi-
riens aux immigres burkinabes notamment don't beaucoup fu-
rent refoules vers leur pays d'origine.
En 1994, le president Konan Bedie introduisit dans la constitu-
tion ivoirienne et dans le Code electoral le concept "divoiriti"
present comme I'affirmation de I'autorite et de la souverainet6
du people ivokien face aux dangers d'une immigration massive.
Cette "ivoirit" imposait aux candidates a la pr6sidence I'obli-
gation de prouver leur ascendance ivoirienne sur plusieurs ge-
nerations.
C'est sur ce concept que s'est appuyee la Cour supreme pour
eliminer de la course la presidency, en 1995 et 2000, Bedie
et Ouattara. Ce dernier 6tant de confession musulmane. Lui qui
fut pourtant le premier ministry de Felix Houphouet-Boigny de
1990 6 1993, au motif qu'il serait originaire du Burkina Fasso.
Ce qui provoqua la rebellion puis la secession des provinces
du nord don't Ouattara a et6 rendu responsible.
A I'lass de r I'ction fort mouvementee de 2000, le gen6rat
GuT fut prodlamn vatnqueur.
Mais la faiblesse de son pouvoir et I'arrestation de plusieurs op-
posants politiques ont provoque son renversement. A la suite de
ces evenements, la Cour supreme porta au pouvoir Laurent
Gbagbo. Ce qui entraina une aggravation des tensions sociales
et politiques ainsi que I'exacerbation de la rivalit6 entire Gbagbo
et Ouattara.
Elu done en 2000 pour un mandate de 5 ans, Laurent Gbagbo
resta au pouvoirjusqu'en 2010, en s'appuyant sur I'incapacite


IF 1-E1 -Q"i


P LE MOV' I






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.~ I a -
Le people ivoirien a droit A la paix et au d6veloppement


d'organiser des elections a cause des troubles qui agitaient le
pays.
Des troubles qui visaient en particulier les interets de la France,
accuse d'etre hostile A Laurent Gbagbo et qui ont entrain6
I'envoi d'une force d'intervention frangaise baptisee operation
"Licorne" et d'un contingent des Nations Unies de 9 000
hommes.
Apres de multiples rencontres dans differentes capitals afri-
caines, les pourparlers entire les differentes fractions ivoiriennes
aboutissent, en janvier 2003, aux accords de Marcoussis
(France) qui pr6voient la creation d'un gouvernement de re-
conciliation national, I'organisation d'elections transparentes,
le desarmement de tous les groups arms, la definition du sta-
tut des candidates A la presidence ainsi que celui des strangers.
L'Onu etant charge de veiller a I'application de cet accord.

Un pays aujourb'hui au borb bu gouffre
C'est en application de ces accords qu'ont 6te organisees les
elections pr6sidentielles don't le second tour a eu lieu le 28 no-
vembre dernier. Des elections present6es comme ( historiques
> car 6tant, depuis I'independance, les premieres supposees
democratiques et ouvertes a tous les candidates.
Supervisees par I'ONU et par de nombreuses organizations in-
ternationales, elles etaient censees ramener la paix civil et la
stability politique dans le pays.
Les resultats devaient etre contr6les et proclames par une
Commission electorale independante (CEI) composee des re-
presentants de tous les parties.
Mais c'est 6 un scenario de cauchemar auquel elles ont about,
plongeant le pays dans un profound imbroglio politique et consti-
tutionnel qui risque de deboucher sur une veritable guerre ci-
vile.
Les deux candidates, le president sortant Laurent Gbagbo et son
adversaire Alassane Ouattara se proclamant chacun elu.
La tension devait monter d'un cran lorsque, le mardi ler de-
cembre, le representant de la commission electorale ind6pen-
dante a et6 physiquement empeche par un partisan de Gbagbo
de proclamer les resultats. Lesquels attribuaient une large vic-
toire a Alassane Ouattara avec 54,1% des suffrages, centre
45,9% 6 Laurent Gbagbo.
Immediatement, I'armee a annonce la fermeture de toutes les
frontieres du pays et la "suspension"de la diffusion des medias
strangers.
Mais, des le lendemain, le Conseil constitutionnel preside par
un ami de Laurent Gbagbo a invalid les resultats proclames
par la CEI en creditant Ggagbo de 51,45% des voix centre


48,5% a Ouattara. Un r6sultat acquis a la suite de
I'annulation du vote dans sept d6partements du
nord largement favorables Q Ouattara oi il aurait
. obtenu plus de 80 % des voix et oO le scrutiny se-
rait "frauduIeux"selon le camp Gbagbo.
Une accusation contredite par les observateurs in-
ternationaux qui, en d6pit de quelques violence
S' observes, ont approuv6 la r6gularit6 des opera-
Stions de vote.

S\ IEUX PRESIDENTS "LEGITIMES"?
Voila aujourd'hui la Cote d'lvoire avec deux pr6si-
S dents qui s'appuient sur deux 16gitimit6s diff6rentes

D'un c6t6, Laurent Gbagbo, membre de l'lnterna-
S tionale socialist, qui se sent fort du soutien du
Conseil constitutionnel et de I'armee. II a ete ins-
talle dans ses functions samedi dernier lors d'une
ceremonie au palais presidential. Une intronisation qui n'est re-
connue a ce jour par aucune grande puissance et qui est
condamnee par toutes les organizations internationales qui
sont loin d6tre' neutres et qui present de tout leur poids pour le
forcer A abandonner le pouvoir. D6ja le FMI menace de couper
les vivres a son gouvernement.
Face 6 lui, Alassane Ouattara, don't la victoire a 6te proclamee
par la Commission electorale independante. II est soutenu par
Guillaume Soro, le chef des Forces nouvelles qui contr6le le
nord du pays.
Tout comme son adversaire, il s'est proclame elu et a constitu6
un gouvernement avec ses allies des Forces nouvelles.
Ancien vice president du FMI, M. Ouattara b6neficie d'un tres
large soutien international. L'ONU, les Etats-Unis, I'Union eu-
ropeenne, la grande Bretagne, I'Union africaine ainsi que la
Communaut6 des Etats de I'Afrique de I'Ouest ont reconnu sa
victoire.
Leurs appeals invitent le president sortant A favoriser "une tran-
sition poitique sans heurts".
AprBs une fragile reunification, voil6 la Cote d'lvoire menace
d'une nouvelle division de son territoire.
Les violence reciproques risquent fort de degenerer en guerre
civil, d'autant que, contrairement aux stipulations des accords
de Marcoussis, chacun des deux camps a conserve ses forces
armees.
C'est pour parer au risque de guerre civil que I'ancien presi-
dent sud-africain Tabo
MBeki a ete invest d'une mission d'urgence par I'Union afri-
caine pour tenter de trouver une issue a la crise.
D6cid6ment I'Afrique a bien du mal a surmonter les divisions
heritees de la colonisation. En effet, au moment des indepen-
dances, le trace des frontieres a souvent rassembl6 dans un
m6me 6tat des peuples traditionnellement opposes.
Les recents conflicts ethniques en Ouganda, au Zaire, au Tchad
ou au Soudan sont 1 pour nous le rappeler. Et le soutien ac-
corde aux dictateurs par les puissances occidentales don't la
France ont souvent encourage la repression des minorit6s par
les pouvoirs en place.
Dans les jours a venir, le "miracle ivoirien" risque fort de se
transformer en cauchemar. Quand donc les dirigeants africains
cesseront-ils leurs luttes fratricides et le pillage des richesses
de leurs pays pour s'attaquer veritablement aux multiples flaux
qui maintiennent leurs peuples dans la plus profonde misere ?
Georges Erichot
5/12/2010


l' Sffiv LE IMOM


r~3~r~., uTC~iI~







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rPAN P


Le combat pour sauver Mumia Abu Jamat continue!

Apres I'audience tenue le 9 novembre par la Cour d'appel de Philadelphie, le
doute persiste sur la possibility de Mumia Abu Jamal d'echapper 6 I'execution
de la peine de mort prononcee contre lui.
D'autant que cette jurisdiction n'a pris aucun engagement ni sur la confirmation
ou non du verdict, ni sur la date de I'annonce de sa decision. Le choix impose
6 cette cour etant entire I'execution de la peine de mort ou la prison A perpetuity.
Dans I'un ou I'autre cas, c'est la mort en prison pour ce journalist noir sur-
nomme "1~ voi7des sans voi'" et militant des droits civiques.
Un "crime"que ne lui pardonnent pas les juges racistes de cet Etat et qui I'ont
condamne a la peine capital, sans preuve reelle, pour le meurtre d'un policies
blanc.
Mumia reste dans le couloir de la mort. II nous faut done continue d'agir pour
le sauver.
C'est pourquoi, partout a travers le monde, des milliers de voix s'elevent pour
demander un nouveau process.
Et puisque la Cour f6derale ne s'est pas encore prononcee, engageons-nous
dans la lutte pour que Barack Obama abolisse la peine de mort aux Etats-Unis.


Andre Constant


Mumia Abu Jamal, "la voix des sans-voix"


SARL THIMON PRODUCTION
ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE
N" 43 DU 28/10/2010 FB 3327 P 16.
Lire : objet : la soci6t6 a pour objet, en
France et dans la Caraibe, la fabrication
de plats prepares.
Cet avis annule et replace I'annonce ci-
dessus r6efrenc6e du 28/10/2010.
Pour avis. FB 3482

AVIS DE CONSTITUTION
Le 10/10/2010, il a 6t6 fond6 une asso-
ciation r6gie par la loi du ler juillet 1901 et
le decret du 16 ao0t 1901 ayant pour dB-
nomination :
ALPHA ET OMEGA "Les chevaliers de
Saint Georges".
Objet : approfondir des connaissances
philosophiques, culturelles, historiques et
scientifiques.
Siege social : bois carre
97232 Lamentin
Pour avis,
Le President FB 3483

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date A Fort de France
du 15/11/10
Forme: EURL
SDnomination : NISSO CONCEPT
Siege social: voie n" 6 rue Morne Felicite
- Tartane 97220 Trinit6
Objet: Travaux de maintenance concep-
tion et r6alisation d'am6nagement et
d'agencement sur measure
Capital : 7 000.00 en nature
Dur6e : 50 ans
Grant : Mr ATTELY Pascal RenA de-
meurant voie n" 6 rue Morne FBlicite -
Tartane 97220 Trinit6
RCS de FDF, pour avis FB 3484

AVIS DE CONSTITUTION
EURLATOUMO
ENTREPRISE UNIPERSONNELLE
A RESPONSABILITE LIMITED
AU CAPITAL DE 5000 EUROS
SIEGE SOCIAL: 54 BD GENERAL DE
GAULLE 97200 FORT DE FRANCE
Avis est donn6 de la constitution de la
EURL ATOUMO au capital au capital de
5000 euros. Siege social 54 bd g6n6ral
de gaulle.
Objet : commerce de detail de products
alimentaires en magasin sp6cialis6.
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-


cites de Fort de France.
Grant : M. Daniel FERRANT resident
225 rte de Balata 97200 F-de-F nomm6
pour une duree indetermin6e.
Pour avis, le grant FB 3485

LIN SARL FOUZHOU
AU CAPITAL DE 6 000 C
65 AVENUE EMILE MAURICE
97233 SCHCELCHER
RCS DE FDF : 510 119 779
Aux terms de I'assemblee gen6rale ex-
traordinaire du 12/04/2010 le siege social
de la society LIN SARL FOUZHOU est
transferA A 3.500 km route de Balata, Fort
de France A computer du 01/01/2010.
L'assembl6e a d6cid6 de transformer en
6tablissement secondaire, I'ancien siege
du 65 avenue Emile Maurice 97233
Schcelcher. L'article 3 des status se
trouve par consequent modifi6 comme
suit :
Article 3 : le siege social est 6tabli A :
3,500 Km route de Balata 97200 For de-
France Martinique.
Pour avis, la g6rante. FB 3486

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SAPHIR OPTIK SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 1.000,00 C
SIEGE SOCIAL:
51 RUE DE LA COURTILLE
LA FERME ROUTE DE REDOUTE
97200 FORT DE FRANCE
Aux terms d'une deliberation en date du
29 novembre 2010, I'assembl6e g6nerale
ordinaire a:
- constat6 la cession de Monsieur Herve
Antoine LOUIS-JOSEPH A Monsieur
Pierre Yves LOUIS-JOSEPH de cin-
quante et une part de dix euros chacune
lui appartenant dans la soci6et et d6cid6
done de la modification des articles 3 et 8
des status.
- nomme Mademoiselle Karbne TANASI,
demeurant appartement 2 escalier 9 bAti-
ment G residence les Olympiades 97228
Sainte Luce, en quality de gerante non
associe pour une duree ind6termin6e en
replacement de Monsieur Herve
LOUIS-JOSEPH.
La g6rance FB 3487

AVIS DE CONSTITUTION
Denomination: POLYESTER FABRICA-


TION
Capital : 100 E
Forme : SARL
Siege social : Bellevue 97228 Sainte
Luce
Objet : Fabrication d'616ments pr6fabri-
qu6s pour la construction
Dur6e : 99 ans
Grant: Mr BOLOTTE Raphael Belle-
vue 97228 Sainte Luce
Immatriculation au R.C.S. de F-de-F en
course.
Pour avis FB 3488

SCP CATHERINE SCHIN-OUA-SIRON-
SCHAPIRA ET RENAUD NIRDE
NOTAIRES ASSOCIES
A FORT-DE-FRANCE (MARTINIQUE),
PLATEAU ROY- CLUNY.
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Maitre Murielle
ZAIRE-BELLEMARE, Notaire soussigne
, le 4 novembre 2010, enregistr6 A FORT
DE FRANCE, a 6t6 constitute une so-
ci6te A responsabilite limit6e ayant les ca-
ractbristiques suivantes:
Objet :
L'acquisition de biens immobiliers, leurs
management 6ventuels, la revente de
ces biens en lots ou en totality.
L'acquisition par voie de rachat ou d'ap-
port de tous immeubles et construction
sur ceux-ci de tous biens de toutes desti-


nations, la vente en totality ou par lots de
ces biens, A term, en etat future d'achA-
vement ou aprbs achievement.
Et g6neralement, toutes operations finan-
cieres, commercials, industrielles, mobi-
libres et immobili6res, pouvant se
rattacher directement ou indirectement A
I'objet ci-dessus ou A tous objets simi-
laires ou connexes, de nature A favoriser
son extension ou son d6veloppement.
Denomination : CEGIMMO
Siege social : RIVIERE SALEE (97215),
Quarter Laugier.
Dur6e : 15 annees A computer de son im-
matriculation au R.C.S.
Capital social: MILLE EUROS (1.000,00
EUR) en numbraire.
Cessions de parts : toute cession est sou-
mise a agreement.
L'exercice social commence le 1er janvier
et se termine le 31 d6cembre de chaque
annee.
Les grants de la soci6et sont: Monsieur
Gadtan MIRSA, Mademoiselle Chantal
CEPISUL et Mademoiselle Clarisse MUL-
LER.
La soci6tA sera immatricul6e au registre
du commerce et des societes de FORT
DE FRANCE
Pour avis
Le Notaire. FB 3489

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I h 9 R r2 s tice' 49 -Pge1


, ATNNONCE UfA LE








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AVOCATS
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
AUTOCARS ANTILLES GUYANE 04
SNC AU CAPITAL DE 82000 C
RESIDENCE DU VERSEAU IMM. B31
BEAUSEJOUR JAMBETTE
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 413 497 181
L'assemblee g6enrale des associ6s du 8
octobre 2010 :
A transf6r6 le siege social anciennement
situe residence du verseau, Imm. B3,
Beausejour Jambete, 97200 Fort de
France au 7 rue Goudouli, 31240 SAINT
JEAN, A computer du m6me jour, I'article
correspondent des status a et6 modified
en consequence.
La society sera desormais immatriculee
au Greffe du Tribunal de Commerce de
Toulouse.
Pour avis. FB 3490

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE LIQUIDATION AMIABLE
L'assemblee Generale Extraordinaire
reunie le 9 fevrier 2009 a decide
la dissolution anticipee de la soci6te SO-
COBAT A computer de ce jour
et sa mise en liquidation amiable sous le
regime conventionnel dans les conditions
prevues par les status et les delibera-
tions de ladite assemble.
Elle a nomme comme liquidateur:
Mademoiselle Cynthia JACOB,
demeurant Morne Lavaleur,
97270 Saint Esprit,
pour la duree de la liquidation, avec les
pouvoirs les plus etendus tels que d6ter-
mines par la loi et les status pour proce-
der aux operations de liquidation, realiser
I'actif, acquitter le passif, et I'a autorise A
continue les affaires en course et A enga-
ger de nouvelles pour les besoins de la li-
quidation.
Le siege de la liquidation est fixed
Morne Lavaleur,
97270 Saint Esprit.
C'est A cette adresse que la correspon-
dance devra 6tre envoyee et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront 6tre notifies.
Les actes et pieces relatifs a la liquidation
seront deposes au Greffe du Tribunal de
commerce de Fort de France, en annexe
au Registre du Commerce et des Socie-
tes.
Pour avis,
Le Liquidateur FB 3491

AVIS DE RADIATION
Aux terms des decisions de I'Assemblee
General Extraordinaire en date du 30
novembre 2010, il result que les asso-
cies ont decide :
- La cloture des operations de liquidation
et la radiation du RCS de Fort de France
de la SCCV LES VILLAS DE LA PLAGE,
socidet civil en liquidation,
au capital de 1000 ,
ayant son siege A 97228 Sainte Luce,
1 rue Jean Jaures
et immatriculee au RCS de Fort de
France sous le n" 2006 D 441.
Pour avis,
Le liquidateur FB 3492

AVIS DE MODIFICATION STATUTAIRE
LA SAVANE
SARL AU CAPITAL DE 2000 EUROS
SIEGE SOCIAL:
62 AVENUE DES CARAiBES
97200 FORT DE FRANCE
N" SIRET: 518 871 652 00013
CODE APE : 5499A
Avis est donn6 que par deliberation de
I'assemblee g6nerale extraordinaire reu-
nie le 26 octobre 2010, il a ete d6cid6 :
- La cession de 25 parts sociales appar-


tenant a Monsieur Thierry JEAN-ELIE &
Monsieur Guy LAMEYNARDIE
- la cession de 25 parts sociales apparte-
nant A Monsieur Thierry JEAN-ELIE A
Madame Haydee LAMEYNARDIE
- La nomination de Monsieur Guy LA-
MEYNARDIE comme nouveau grant A
computer de 06 novembre 2010.
Le grant FB 3493

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du 03
mai 2010, il a ete constitu6 une society
unipersonnelle A responsabilit6 limited,
don't les caracteristiques sont les sui-
vantes:
Denomination : A.M. CONSTRUCTION
Capital: 10 000 , divis6 en 100 parts en-
tierement souscrites et lib6rees A la
constitution
Siege social : 06 avenue Emile Maurice
Plateau Fofo
97233 Schcelcher
Objet : La society a pour objet dans le de-
partement de la Martinique, de la Guade-
loupe et de la Guyane tous travaux de
construction et de finitions conformement
A la legislation en vigueur. Par ailleurs,
elle pourra A la demand des clients faire
les finitions en matiere d'electricita et de
plomberie sous toutes les formes.
Durde : 99 ans A computer de son imma-
triculation, sauf dissolution anticipee ou
prorogation.
Grant : M. Arnaud INGARGIOLA-MAU-
RICE ne le 27/05/1981 A Schoelcher
(Martinique)
demeurant 06 rue Emile Maurice
Plateau Fofo -97233 Schoclcher
(Martinique)
Immatriculation : au registre du com-
merce et des soci6ets de Fort de France
Pour avis,
Le grant FB 3494

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assembl6e gendrale extraordinaire du
15 novembre de la SARL CARIB EPI
au capital de 7 500, 00 E=
ayant son siege social A Bois Carree
Nord
97232 Lamentin
a decide de la dissolution anticipee de la
soci6te A computer du 30 octobre 2010.
L'assembl6e a nomme Monsieur Jos6
AMPHIMAQUE
demeurant Bois Carree Nord
97232 Lamentin
en quality de liquidateur.
Pour avis,
Le gArant FB 3495

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/12/2010, il a 6t6 constitute
une SARL pr6sentant les caract6ristiques
suivantes :
D6nomination : MIAMS 223
Adresse du siege social :64 rue Justin
Rock 97223 Diamant
Objet: Restaurant
Dur6e : 99 ans
Capital: 20 000
Grant : BERNIA spouse CELESTIN
Eliane
Adresse du grant : 36 lot Choisy -
97212 Saint Joseph
Immatriculation au registre du commerce
: en course
Pour avis, la gerance FB 3496

AVIS DE MODIFICATION
CESSION DE PARTS SOCIALES
AVEC MODIFICATION DU GERANT
ET MODIFICATION DE L'ADRESSE
DU SIEGE SOCIAL
Aux terms des deliberations de I'AGE du
30 novembre 2010, les ,ssocies de la so-
cidt6 AXE RESOURCES HUMAINES,
SARL au capital de 7 624 euros don't le -


siege social est situ6 31 ter rue Schoel-
cher au Lamentin, immatriculee au RCS A
FDF sous le n* 502 351 018 ont decide :
M. Philippe TORCELLY
Cede 50 parts sociales A Madame Stella
LOUIS-ARCENE. M. Philippe TOR-
CELLY se retire de la gerance, d6tient 1
part et devient associe minoritaire. Ma-
dame Stella LOUIS-ARCENE est nom-
me grant unique majoritaire et d6tient
99 parts. La soci6t6 modifie I'adresse du
siege social du siege social qui devient:
41, rue Schoelcher 97232 Lamentin.
FB 3497

CHANGEMENT DE GERANCE
SARL FUN LOC
AU CAPITAL DE 1000 C
SIEGE SOCIAL: ROUTE DE PETITE
ANSE, 97217 ANSE D'ARLET
RCS FORT DE FRANCE
TMC 509 236 436
N DE GESTION 2008 B257
Suite A I'assemblee gen6rale du 21 de-
cembre 2009, avis est donned a computer
de ce jour :
- de la d6mission de Monsieur LEULY
Gaston de sa quality de grant unique de
la society FUN LOC.
- de la nomination de Madame BABO Na-
thalie en quality de gerante et lui confere
tous pouvoirs stipul6s par les status.
Pour avis, la gerante FB 3498

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
Aux terms de I'assemblee g6nerale ex-
traordinaire du 28 novembre 2010, il a ete
convenu du transfer du siege social d'lM-
MOBILIERE OUTREMER SARL situee
ancienne adresse au 325, avenue Judes
Turiaf, Squadra D, cite Dillon 97200 Fort
de France, au : nouvelle adresse 18, rue
du Professeur Raymond Garcin, R6si-
dence Belpanama, Apt n* 7- 97200 Fort
de France. FB 3499

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 29/10/10, il a ete constitu6
une SARL
Pr6sentant les caractdristiques suivantes:
Denomination : B.M.R BEA MINCEUR
PEELING BEAUTY
Adresse du siege social : 112 route Cha-
teauboeuf 97200 Fort de France
Objet : Prestations de soins du corps et
esth6tiques
Duree : 99 ans
Capital:
Grant : Mile LABONNE Alexia
Adresse : 112 route de Chateauboeuf -
97200 Fort de France FB 3500

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 26/11/10, il a 6t6 constitu6
une SCI
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination: A.B.A IMMOBILIER
Adresse du siege social : 112 route de
Chateauboeuf 97200 Fort de France
Objet: Acquisition, administration et ges-
tion par location ou tout autre moyen de
tous immeubles, biens immobiliers, parts
de socidets civiles immobilieres.
Dur6e : 99 ans
Capital: 300 e
G6rant: Mme ODONNAT B6atrice
Adresse : 112 Route de Chateauboeuf -
97200 Fort de France
Immatriculation au registre du commerce
: en course
Pour avis, la g6rance FB 3501

MAG BEAUTE
EURL AU CAPITAL DE 7 622, 45 C
SIEGE SOCIAL: 1 RUE LEONCE
BAYARDIN
RCS FORT DE FRANCE
SIRET: 499 437 669 00015


AVIS DE DISSOLUTION
La society MAG BEAUTE sus designee
a ete dissoute par decision de I'associee
unique A I'issue de I'assemblee de I'as-
semblee g6n6rale extraordinaire du 27
novembre 2010.
Cette declaration de dissolution sera de-
pose au greffe du tribunal de commerce
de Fort de France.
Conform6ment aux dispositions de I'arti-
cle 1844-5, alinea 3, du code civil et de
I'article 8, alinea2, du D6cret n 78-704 du
3 juillet 1978, les cr6anciers de la soci6t6
MAG BEAUTE peuyent former opposition
A la dissolution dans un delai de trente
jours A computer de la publication du pre-
sent avis.
Les opposition doivent 6tre presentees
devant le tribunal de commerce de Fort
de France.
Pour avis,
Le representant lIgal FB 350.2

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive en date du 16
aout 2010, il a ete constitu6 une society A
responsabilit6 limited (sarl) au capital de
2000 euros, denommde LES DOU-
CEURS DE LOLITA.
Siege social : Rue Gueydon, 97270 Le
Saint Esprit (Martinique)
Objet : Toutes activities et services dans
le secteur de la sandwicherie, de la res-
tauration et des services traiteur et toutes
activities liees.
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant : Lolita MONTLOUIS demeurant
quarter Belle Ame, 97240 Le Francois,
nomme grant pour une dur6e ind6termi-
nee.
La g6rance FB 3503

SCI PROVIDENCE DIVINE
SOCIETY CIVILE IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 2 000 EUROS
SIEGE SOCIAL 40 LOTISSEMENT
FOND BOUCHER
97222 BELLEFONTAINE
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date A Bellefontaine du 22 Novembre
2010, il a 6t6 constitu6 une soci6te pr6-
sentant les caract6ristiques suivantes :
Denomination social : SCI PROVI-
DENCE DIVINE,
Forme social : Societe Civile Immobi-
liere
Siege social : 40 Lotissement Fond Bou-
cher 97222 BELLEFONTAINE
Objet social : I'acquisition, I'administra-
tion, la gestion, I'exploitation par location
ou autrement et la vente de tous biens im-
mobiliers.
Dur6e de la Societe : 99 ans A computer
de la date de I'immatriculation de la So-
ci6te au Registre du commerce et des so-
ci6tes,
Capital social : 2 000 Euros, constitu6
uniquement d'apports en numdraire,
G6rance : Madame Gracieuse Mathilde
JUBENOT et Mademoiselle Sandra Blan-
dine CASANOVA sont nomm6es pre-
mieres Co-g6rantes de la soci6t6 pour
une dur6e illimit6e.
Clauses relatives aux cessions de parts :
dispense d'agr6ment pour cessions A as-
socies, conjoints d'associes, ascendants
ou descendants du c6dant, agr6ment des
associes repr6sentant au moins les trois
quarts des parts sociales.
Immatriculation de la Societ6 au Registre
du commerce et des societes de FORT
DE FRANCE.
Pour avis
LES CO-GERANTES FB 3504

SARL LE PLOMVERT
AU CAPITAL DE 9 000 C


- uyIS 20' 0 e n'4,9- Page20


[ A /UfS I







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84 BD GENERAL DE GAULLE
97200 FORT DE FRANCE
RCS FOR T DE FRANCE 510 042 500
Aux terms d'une deliberation du
12/011/2010, I'Assemblee G6nerale Ex-
traordinaire a d6cid6 de mettre A jour les
status cons6cutifs au depart de Mme
MOSSI Rose Joachim dans sa function
de co-gerante.
L'article 12 des status est modified en
consequence. La society est desormais
co-geree par : M. JEAN ALPHONSE
Alain Casimir et Madame ROBERT San-
dra Patricia.
Pour avis. FB 3505

AVIS DE CONSTITUTION
Par SSP en date du 24 novembre 2010,
il a ete constitute une society A responsa-
bilitd limitee (SARL) au capital de 3 000
E, denommee MEDICAL CARAIBES.
Siege social : Rue Georges Eucharis -
97200 Fort de France (Martinique)
Objet : Toutes activities et services dans
le secteur de la vente et la location de
materiel medical et paramedical, vente de
products de bien-etre et confort et toutes
activities liees.
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
Grant : Emma Catherine PAGE demeu-
rant Camp Chazeau no B 16
97260 Morne Rouge,
nommee gerante pour une duree indeter-
minee.
La g6rance FB 3506

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donne de la constitution de la so-
cidet suivante :
Denomination: LALY MOD
Nom commercial: SO PRETTY
Forme : EURL
Capital : 2 500 e
Objet : Autres commerce de detail en
magasin non specialist
Siege social : 81 rue Frangois Arago -
97200 Fort de France
Duree : 99 annees
Associ6 unique et grant : DIB Leila de
nationality frangaise, nee le 30 ao0t 1978
A Schoelcher 97233 demeurant 81 rue
Frangois Arago 97200 Fort de France
Immatriculation : RCS FDF
Pour avis FB 3507

AVIS DE CONSTITUTION
Avis de constitution est donn6 par A/S
prive & la society suivante :
Denomination : OSEE
Forme : society & Responsabilite limited
Objet social : I'achat et la vente de vete-
ment, de chaussures de la maroquinerie
Siege social : rue Lieutenant Saint Felix,
Grand Bourg 97215 Riviere Salee.
Duree : 99 ans A computer de son imma-
triculation
Capital : 1000 E
Gerance: Mademoiselle LYCIR Manuella
Magali
La society sera immatriculee au RCS du
greffe de Fort de France
Pour avis FB 3508

AVIS DE CONSTITUTION
Avis de constitution est donned par A/S
priv6 A la society suivante :
Denomination : JCA TOURS
Forme : Entreprise Unipersonnelle A Res-
ponsabilite Limitee
Objet social : la construction de bunga-
lows, I'exploitation de fond de commerce,
la location de meubles, de restauration,
d'accueil, d'animation touristique
Siege social: 58, impasse Lepini, lotisse-
ment la Maugee 97232 Lamentin
Duree : 99 ans A computer de son imma-
triculation
Capital : 10000


Gerance : Monsieur CLEMOUX Jose
La society sera immatriculee au RCS du
greffe de Fort de France
Pour avis FB 3509

EURL LAVCAN
AU CAPITAL DE 8.000 CUROS
SIEGE SOCIAL: IMMEUBLE SERA
6, ZONE DE MANHITY
97232 LE LAMENTIN
RCS DE FORT DE FRANCE
N 453 059 958
AVIS DE PUBLICITY
Par decision du 01/02/2005, I'associe
unique a adopt la modification suivante:
- II a 6td decide de modifier I'objet social.
En consequence, I'article 2 des status a
ete modified comme suit:
* Ancienne mention :
Toutes activities associees a la fabrication
et aux traitements industries de denrees
et products alimentaires;
- Nouvelle mention :
La location simple de longue duree A des
entreprises exergant leur activity dans les
departments d'outre mer de tous biens
d'equipements professionnels mobiliers
et notamment I'achat en vue de la loca-
tion avec ou sans equipage, de voiliers et
de tous engines de loisirs aquatiques, et
d'une manibre general, toutes activities
relatives directement ou indirectement au
tourism nautique ;
- II a 6te decide d'adjoindre un Nom Com-
mercial a la Societe. En consequence,
I'article 3 des status a et6 modified comme
suit :
* Ancienne mention : D6nomination :
LAVCAN
* Nouvelle mention : Denomination : LAV-
CAN / Nom Commercial : ODYSSEE LO-
CATION
Pour avis. Le G6rant, FB 3510

AVIS DE CHANGEMENT DE CAPITAL
LOULOU TRANSPORT SARL
AU CAPITAL DE 600 C
2E LOT PETIT FONDS
97270 SAINT ESPRIT
N RCS: 499001865.
Aux terms de I'AGE en date du
04/11/2010, enregistree A SIE FDF le
25//11/2010 bordereau no 2010/1392, les
associes ont decide d'augmenter le capi-
tal social pour le porter & 7560 .
Les formalities seront effectuees au RCS
de FDF.
Pour avis, le grant FB 3511

ECOMAX
SOCIETE PAR ACTIONS SIMPLIFIED
AU CAPITAL DE 228 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: 2 AVENUE DES
ARAWAKS, 97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 378 858 906
Par decisions du ler d6cembre 2010,
I'associee unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant:
Monsieur Philippe JOCK, domicilie 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
La society Etude Controle Analyse, do-
miciliee 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une duree de six exercices.
POUR AVIS
Le President

ECOMAX MARTINIQUE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 300 000 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS,
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 350 475
Par decisions du ler decembre 2010,
I'associee unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire


aux comptes supplant :
- Monsieur Philippe JOCK, domicili6 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
- La society Etude Contr6le Analyse, do-
miciliee 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une duree de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3513

ECOMAX GUADELOUPE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 300 000 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS,
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 350 434
Par decisions du ler decembre 2010,
I'associee unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant :
Monsieur Philippe JOCK, domicilie 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
La society Etude Controle Analyse, do-
miciliee 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une duree de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3514

ECOMAX GUYANE
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 152 449 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS, 97200
FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 393 351 085
Par decisions du ler decembre 2010,
I'associee unique, nomme aux functions
respectivement de co-commissaire aux
comptes titulaire et de co-commissaire
aux comptes supplant :
Monsieur Philippe JOCK, domicilie 46
avenue Frantz, 97200 Fort de France,
La society Etude ContrOle Analyse, do-
miciliee 1 rue du Printemps, 75017
PARIS,
Et ce, pour une duree de six exercices.
POUR AVIS
Le President FB 3515

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
DENOMINATION : 2A LOCATION
CAPITAL : 7 622.45 C
SIEGE SOCIAL: IMMEUBLE COFFRE
ROUTE DE MADIANA
97233 SCHOELCHER
RCS: 439 149 700
Suite a I'assemble g6nerale extraordi-
naire du 04 septembre 2010, il a e6t de-
cide de modifier la forme juridique de la
socidet 2A LOCATION EURL qui de (En-
treprise Unipersonnelle & Responsabilite
Limitee) devient la 2A LOCATION SARL
(Societe
A Responsabilite Limit6e).
Pour avis,
Le grant FB 3516

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
EURL ANIS
AU CAPITAL DE 4 000 C
SIEGE: RUE DU GRAND CARAIBE
RIVE DROITE LEVASSOR
972000 FORT DE FRANCE
RCS N 514 826 312 000 19
A FORT DE FRANCE
Aprbs deliberation de I'AGE le
23/09/2010, I'associd unique, Mme
Yvette DESFEUILLET domiciliee A Grand
A Village BAt. Icaque Porte Al Terreville
97233 (c'est A cette adresse que la cor-
respondance devra 6tre envoy6e) a de-
cide de la dissolution anticipee de la
soci6te A computer du 15/10/2010 et de sa
mise liquidation. Elle est done nommee li-
quidateur.
Les pieces de liquidation seront d6po-
sees au tribunal de commerce en annexe


au RCS.


FB 3517


AVIS DE CESSION D'UN FONDS
DE COMMERCE
Suivant acte sous seing priva en date A
Fort de France du 14 octobre 2010, enre-
gistre A la recette des imp6ts de Schcel-
cher le 08 novembre 2010 ; bordereau
2010/1 301, case n2.
La society PIZZA MANIA SARL,
au capital de 2.000 ,
don't le siege social est 51 rue clairiere,
97200 Fort de France,
immatriculee au registre du commerce et
des soci6tes de Fort de France sous le
numero 483453320,
represented par Mr Jean-Pierre TACON-
NET,
A cede a la Societe THANO EURL,
au capital de 8000 ,
don't le siege social est Residence Le
Parc de Cluny, Immeuble C, Route de
Cluny, 97200 Fort de France,
immatriculee au CRS de Fort de France
sous le numero 525316717,
represented par Monsieur Sebastien
CHALONO, un fonds de commerce de
restauration, sis et exploited 51 rue clai-
riere, 97200 Fort de France, moyennant
le prix de 30.000 euros.
La prise de possession et I'exploitation ef-
fective de I'acquereur ont ete fixees au
1 er octobre 2010.
L'acquereur sera immatricul8 au registre
du commerce et des societies de Fort de
France, les opposition seront reques
dans les dix jours de la derniere en date
des publicites legales, au siege du fonds
cede pour la validity et, pour toutes cor-
respondances, au cabinet de Maitre Mi-
guelita GASPARDO, Zac de Riviere
Roche, 5 rue Pietonne, 97200 Fort de
France.
Pour avis FB 3518

AVIS DE DISSOLUTION
SARL DUVENTRU TRAITEUR
AU CAPITAL SOCIAL DE 7500 C
SIEGE SOCIAL: LD CASE NAVIRE
RUE DE LA GUIGNERAYE 97233
SCHOELCHER
SIREN: 499121 531 RCS B 1184
FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemblee g6nerale
extraordinaire, en date du 14 septembre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticip6e de ladite society ce jour. La
society subsistera pour les besoins de la
liquidation et jusqu'A la cloture de celle-ci.
Monsieur William DUVENTRU, demeu-
rant 20 Boulevard du 25 JUIN1935 -
97233
SCHOELCHER est nomme Liquidateur.
Le siege de la liquidation est fixee LD
Case Navire Rue de la Guigneraye -
97233
SCHOELCHER. C'est A cette adresse
que la correspondence devra 6tre adres-
see et que les actes et documents de-
vront etre notifies.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront deposes au registre du commerce
et des societ6s de Fort de France.
Pour avis et mention,
Monsieur William DUVENTRU
Liquidateur FB 3519

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous signatures pri-
vees en date & Fort de France du du 17
d6cembre 2009, enregistre au S.I.E de
Fort de France, POle Enregistrement, le
24 decembre 2009, Bordereau
2009/1.679, Case 21.
II a ete constitute une society civil im-
mobiliere ayant les caracteristiques sui-
vantes:
Objet : La society a pour objet de
construire des logements neufs situes


rr 1 1 Rs -1I


I A NNI








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dans les departements d'Outre Mer et
principalement A la Martinique et de les
donner en location nue, pendant cinq ans
au moins A computer de leur achievement
A des personnel qui en front leur habi-
tation principal.
Et, generalement toutes operations ci-
viles pouvant se rattacher directement ou
indirectement a cet objet ou susceptibles
d'en favoriser le d6veloppement, et ne
modifiant pas le caractere civil de la so-
ciete.
Denomination social: SCI BRYSED.
Siege social : Fort de France (Marti-
nique), 31 Rue Moreau de Jonnes
Duree :99 annees
Capital social : 220.500 euros
L'exercice social commence le ler Jan-
vier et finit le 31 Decembre de chaque
annee.
Le premier grant de la society est :
DUVAL Serge demeurant au Francois -
Habitation Esperance.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de Fort de
France
Pour avis
Le grant FB 3520

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera procede le MARDI 1ER FEVRIER
2011 A DIX HEURES, au Tribunal de
Grande Instance de Fort de France (Mar-
tinique), Palais de Justice -35 Bd Gene-
ral de Gaulle, A la vente aux encheres
publiques, au plus offrant et dernier en-
cherisseur de :
Une parcelle de terre sise en la commune
du PRECHEUR, d'une contenance de
4ha 60ca d'apres titre, mais figurant au
cadastre renove de ladite commune sous
les numeros 123 pour 96a 25ca, 124 pour
1ha 90a 75 ca de la section E, soit une
superficie total 3ha 94a, lieudit Case
Rolland.
Selon proces verbal de description de
Maitre Jean-Frangois CIRBA Huissier de
Justice & Fort de France, du 15 juillet
2009.
II s'agit d'un terrain pentu du Nord au
Sud, avec un petit plateau de 300 m2 en-
viron en son centre sur le c6t6 Sud du
chemin savane y conduisant.
Deux chemins le traversent A partir de la
route principal de I'habitation Preville,
notamment celui de la savane.
Pour y acceder, il faut prendre la route de
I'habitation Preville, la premiere & droite
apres la place communale et monter pour
une route en beton arm6 sur les hauteurs
du bourg sur 1 600 km environ.
II est totalement en friche avec 9a et Ia
quelques arbres fruitiers tels que bana-
niers, manguiers, cocotiers, avocatiers,
fruits A pain etc...
II est depourvu de toute construction
La vente est poursuivie A la requ&te de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLES
GUYANE dite SOFIAG, society par ac-
tions simplifiee immatricul6e au RCS de
Fort de France sous le n" 448 328 344 re-
presentee par son Directeur General,
ayant son sibge social a Fort de France :
12 Bd General de Gaulle 97200 venant
aux droits de la SOCIETY DE CREDIT
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA
MARTINIQUE dite SODEMA en vertu
d'un trait de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mai 2005.
Ayant pour avocat constitute Maitre Ma-
ryse DUHAMEL, avocat au barreau de
Fort de France, y demeurant : Imm Bel
Azur -48 rue Schoelcher 97200.
Le cahier des conditions de vente a etA
depose au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, Palais Jus-


tice : 35 Bd General de Gaulle, 97200 o0
toute personnel peut en prendre connais-
sance.
Les encheres s'ouvriront sur la mise A
prix pour LE SEUL LOT de : SOIXANTE
MILLE EUROS (60.000 ).
Les encheres ne peuvent 8tre portees
que par minister d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3521

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera proc6d6 le MARDI 1ER FEVRIER
2011 & DIX HEURES, au Tribunal de
Grande Instance de Fort de France (Mar-
tinique), Palais de Justice 35 Bd Gend-
ral de Gaulle, A la vente aux enchbres
publiques, au plus offrant et dernier en-
cherisseur de :
Un terrain sis au bourg de la commune du
LAMENTIN 24 rue Schoelcher cadastre
section A n 139 pour la 77ca.
Selon proces verbal de description de
Maitre Louis-Victor FIRMIN Huissier de
Justice au Lamentin du 12 novembre
2008.
II s'agit d'un bAtiment construit en dur et
peint, situ6 24 rue Schcelcher et place
MacAo comprenant un rez-de-chauss6e
et trois stages.
Le rez-de-chaussee est occupy par la
pharmacie SYLVESTRE qui est locataire
d'une surface d'environ 76 m3 et d'une
autre petite piece d'environ 40 m2, pour
un loyer mensuel de 3000.00 e.
Les stages sont divis6s en locaux acces-
sibles par le couloir du rez-de-chaussee
equipe d'un digicode sur la facade ver-
sant place MacAo ; ce couloir donne
acces A un escalier et A un ascenseur.
A chaque 6tage I'ascendeur donne direc-
tement sur le palier des locaux, I'escalier
permet d'acceder aux locaux par une
porte commune.
Le premier 6tage comprend :
Une veranda commune ;
Un local loue A M. QUITMAN Ralph, den-
tiste, pour un loyer mensuel de 1000 .
Un local d'environ 40 m2 loue A Mme
LEE, dieteticienne, pour un loyer mensuel
de 700 .
Une piece a usage de sanitaire commun,
situe sur le palier.
Le second etage comprend :
Un local d'environ 40 m2 occupy par la
pharmacies
Un local inoccupe presented comme fai-
sant 72 m2 environ
Une piece A usage de sanitaire commun,
situee sur le palier
Le troisieme etage comprend :
Un local d'environ 40 m2 loue A M. PI-
QUIONNE Jean-Yves, medecin, pour un
loyer mensuel de 800 .
Un local d'environ 70m2 loue A M. KAL-
FON Issam, medecin, pour un loyer men-
suel de 1000 .
Une piece A usage de sanitaire commun,
situe sur le palier.
La vente est poursuivie A la requete de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLE
GUYANE dite SOFIAG, society par ac-
tions simplifiee immatriculee au RCS de
Fort de France sous le n* 448 328 344 re-
presentee par son Directeur G6enral,
ayant son siege social A Fort de France;:
12 Bd General de Gaulle 97200 venant
aux droits de la SOCIETY DE CREDIT
POUR LE DEVELOPPEME4NT DE LA
MARTINQIUE dite SODEMA en vertu
d'un trait de fusion public au RCS de
Fort de France le 11 mai 2005.
Ayant pour avocat constitute Maitre Ma-
ryse DUHAMEL, avocat au barreau de
Fort de France, y demeurant : Imm Bel
Azur 48 rue Schoelcher 97200.
Le cahier des conditions de vente a ete


depose au Greffe du Tribunal de Grande
Instance de Fort de France, Palais Jus-
tice : 35 Bd Gen6ral de Gaulle, 97200 o0
toute personnel peut en prendre connais-
sance.
Les encheres s'ouvriront sur la mise &
prix pour LE SEUL LOT de : QUATRE
CENT VINGT MILLE EUROS (420 000
) ; les enchbres peuvent etre portees
que par minister d'avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 3522

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Nom et adresse officials de I'organisme
acheteur: SEMSAMAR
Personne responsible du march : Mme.
La Directrice Generale
Objet du march : Marche de maitrise
d'oeuvre (Infrastructures) pour I'Am6na-
gement de la Zone
d'Activites Economiques de CHOCO
CHOISY- 97212 SAINT-JOSEPH (MAR-
TINIQUE).
Definition de la mission : Art. 7 de la loi
85-704 du 12 juillet 1985 dite loi MOP.
PRO
ACT
EXE
DET
AOR
Type de march : Marche de maitrise
d'oeuvre (domaine Infrastructures) (Or-
donnance du 6 Juin 2005)
Lieu d'execution : Commune de Saint-Jo-
seph 97212 (MARTINIQUE)
Nomenclature CPV : 74200000-1 Ser-
vices d'architectures, d'ingenierie, de
construction et service de
conseils techniques connexes
Enveloppe financiere provisoire affected
aux travaux : 2 950 000 HT
Modalites essentielles de financement et
de pavement et/ ou references aux textes
qui les
reglementent: Paiement & 30 jours
L'unite monetaire utilisee est I'Euro
Justifications A produire quant aux quali-
tes et capacities du candidate : conform6-
ment aux
dispositions de I'article 45 du CMP, I'offre
devra 6tre accompagnee :
- d'une lettre de candidature
- d'une declaration sur I'honneur dOment
signee, justifiant que le candidate ne fait
I'objet d'aucune
interdiction de concourir et qu'il satisfait
aux obligations fiscales et sociales
- de renseignements permettant d'valuer
les capacities professionnelles, tech-
niques et financieres
du candidate
- des certificates et qualifications profes-
sionnelles
Criteres d'attribution : offre economique-
ment la plus avantageuse appreci6e en
function des criteres
enonces ci-dessous :
- References et valeur technique 20 %
- Delais d'execution 30 %
- Prix des prestations 50 %
Type de procedure : Marches passes
selon la procedure adaptee (MAPA) arti-
cle 28 du CMP.
Date limited de reception des offres : le
Mercredi 22 Decembre avant 17 heures.
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion : le 2 Decembre 2010
Adresse aupres de laquelle les dossiers
peuvent etre retires:
SEMSAMAR Agence Martinique
Immeuble Synergie Californie 2
97 232 LE LAMENTIN
05 96 73 16 59 0 05 96 73 13 66
Adresse aupres de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique et adminis-
tratif peuvent etre
obtenus:
Eddie CRIQUET TeI. : 05 96 73 16 59


Fax : 05 96 73 13 66
ecriquet@semsamar.fr
Adresse oO les offres doivent 6tre trans-
mises : Les offres seront transmises par
voie postal en pli
recommande ou remises contre r6ce-
piss6, et adresse A I'attention de :
Madame La Directrice Generale de la
SEMSAMAR
Immeuble Synergie Californie 2
97 232 LE LAMENTIN.
Fait A Lamentin,
Le 1er Decembre 2010
Pour la SEMSAMAR,
La Directrice Gen6rale FB 3523

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur:
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Frangois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Te1: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Objet du march :
Objet du march : Prestations de services
d'assurances de dommages flotte auto-
mobile et risques annexes.
Type de march de services : 6A
Lieu d'ex6cution : perimetre d'activit6s de
la CACEM
L'avis concern un march public
Les variantes sont autoris6es.
Les prestations ne sont pas divisees en
lots
Delai d'execution : un(1) an A computer du
1er janvier 2011.
Conditions relatives au march
Modalites essentielles de financement et
de paiement:
Le financement est effectue sur les res-
sources propres de la CACEM
Delai global de pavement : 30 jours
Modalit6s de paiement : articles 86 a 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
Le contenu du pli de la candidature et de
I'offre est detaille dans la note de pr6sen-
tation.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appr6ciee en function des critbres
enonc6s ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
O Le prix : 50%
0 La valeur technique de I'offre: 50% sui-
vant I'appreciation des deux sous-criteres
suivants :
Modalites de gestion de la production
(Adaptabilit6 de la gestion du parc par
I'assureur A I'organisation de la collecti-
.vite, Modalites de suivi des movements
de vehicules, frequence d'actualisation
de la liste des v6hicules de la flotte ga-
rantis, communication d'informations re-
latives au march de I'Assurance
automobile portant notamment sur les


I I I I *~*


[ A 1[]!NCf /r. UfA








http://www.iournal-iustice-martinicue.com


pratique et techniques de I'assurance ou
sur la jurisprudence, Assistance et
conseil sur 1'6volution des garanties sus-
ceptible de modifier la couverture et la
materialit6 du risque); critere pondere &
40%.
- Modalites de gestion des sinistres
(Moyens techniques et humans mis en
oeuvre, Actions techniques, Dl6ais d'ins-
truction des dossiers, Suivi de 1'6volution
de la sinistralite, Assistance et conseil
pour les declarations de sinistres et I'utili-
sation des formulaires tels que les
constats amiables) ; critere ponder a
60%.
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : le
16/12/2010 a 12 heures
Date d'envoi du present avis A la publi-
cation : 01/12/2010
Renseignements complementaires
- Numero de reference attribute au mar-
ch6 par le pouvoir adjudicateur
2010/25AIDGA2/MAPA
- Delai minimum de validity des offres: 90
jours a computer de la date limited de re-
ception des offres
- Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut etre recupere sur le site de la
CACEM a I'adresse suivante :
http://www.achatspublics.com. Seules les
offres sous forme paper deposees ou en-
voyees a I'adresse indiquee dans la ru-
brique "Adresse aupres de laquelle les
offres doivent etre deposees" dans le
delai imparti seront acceptees. Par
consequent, les offres transmises par
voie Blectronique ne seront pas prises en
consideration.
Annexe I Adresses complementaires
- Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus :
* d'ordre administratif et technique:
CACEM Service Gestion des achats
fonctionnels
Tel : 05.96.75.82.72
Fax : 05.96.75.54.58
Contact : Madame M-F DUCHEL et Ma-
dame S. AJOUP-GUSTO
- Adresse a laquelle les offres doivent
etre envoyees :
CACEM Service Gestion des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades II
Place Frangois Mitterrand B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Le President
Pierre SAMOT FB 3524

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur :
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Frangois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org


Objet du march : Traitement des vehi-
cules hors d'usage et des ferrailles ache-
mines sur le site d'une installation de
traitement agree et Transfert des de-
chets valorisables vers une unite de va-
lorisation.
Type de march de services : 16
Lieu d'execution : CACEM
L'avis concern un march public
Les variantes sont autorisees.
Les prestations ne sont pas divisees en
lots
Delai d'execution : 10 mois.
Conditions relatives au march
Modalites essentielles de financement et
de pavement :
Le financement est effectue sur les res-
sources propres de la CACEM
Delai global de pavement : 30 jours
Modalites de pavement : articles 86 a 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
Les conditions de participation sont de-
taillees dans le reglement de la consulta-
tion.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
le prix : 60%
la valeur du memoire technique : 40%,
decompose en sous-criteres decrivant les
dispositions prises par le candidate dans
les domaines suivants :
elimination des dechets residuels par
d'autres moyens reglementaires que la
mise en decharge au CET de la Trom-
peuse : 60%
security des travailleurs : 40%
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : le
27/12/2010 a 12 heures
Renseignements complementaires
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2010/26A/DGA3/MAPA
- Delai minimum de validity des offres: 90
jours a computer de la date limited de re-
ception des offres
- Le dossier de consultation est telechar-
geable sur le site de la CACEM
http://www.achatpublic.com
Les offres sur support paper uniquement,
sont :
- Soit remises sur place centre recepisse,
- Soit transmises par lettre recommandee
avec avis de reception postal.
Les heures d'ouverture des bureaux sont
: les lundis, mardi et jeudi de 8h a 12h et
de 14h a 16h ; les mercredis et vendredi
de 8h & 13h.
Date d'envoi du present avis : le
03/12/2010
Annexe I Adresses complementaires
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements complementaires peuvent etre
obtenus
CACEM Service Gestion des achats
fonctionnels
Tel: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Courriel : mf.duchel@cacem-mq.com ET
daniel.poulin@cacem-mq.com
Adresse auprbs de laquelle des docu-
ments peuvent etre obtenus et adresse a
laquelle les offres doivent etre envoyees
CACEM Service Gestions des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades III -4ieme etage
Place Frangois Mitterrand B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Site de telechargement:


http://www.achatpublic.com FB 3525

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet : http://www.achatpu-
blic.com
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march : Prestations de matura-
tion de projects d'innovation (conseil et ex-
pertise sur la faisabilite
marketo-economique, elaboration de
plans d'affaires, organisation d'entre-
prises et management de project .
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
- Memoire technique : 60% qualitye et ex-
perience de I'equipe dediee ; outils et me-
thodologies proposes) ;
* Prix : 40%.
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai :
n Date limited de reception des offres : le
27 janvier 2011 a 12 heures
t Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2010/44/DGA4/MAPA
- Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : 03/12/2010 FB 3526

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand
Immeuble Cascades III
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Te : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet : http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Elaboration d'un Plan de Deplacement
Entreprise pour le compete de la CACEM
Caracteristiques principles :
* Etat des lieux
* Demarche de reflexion, de concertation
et de prospective strategique
* Definition d'un programme d'actions as-
sorti d'un budget et d'un calendrier
* Suivi, evaluation et amelioration du pro-
gramme pendant un an.


Prestations divisees en lots : non
Delai d'execution : Le march est conclu
pour une duree maximale de 17 mois.
Conditions relatives au march
Modalites essentielles de financement :
resources propres de la CACEM
Delai global de paiement : 30 jours
Modalites de paiement : articles 86 a 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement de fournisseurs : groupement so-
lidaire.
Conditions de participation
a) La lettre de candidature ou DC4 ; en
utilisant I'imprime DC1 (version du
15/09/2010) telechargeable :
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dcl.rtf ou un
document comportant les memes infor-
mations ;
b) La declaration du candidate en utilisant
I'imprime DC2 (version15/09/2010) t6le-
chargeable a
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dc2.rtf ou un
document comportant les memes attes-
tations et informations ;
c) La copie du ou des jugements pronon-
ces, si I'entreprise est en redressement
judiciaire;
d) Une presentation de la society explici-
tant ou completant les renseignements
demands dans le DC2;
e) Une presentation des principals refe-
rences datant de moins de trois ans et ve-
rifiables (indiquez les coordonnees du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Pour I'analyse des candidatures, ii sera
fait application de I'article 52 du code des
marches publics
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
* Prix 60%
* Memoire technique 40%
o 60% m6thodologie mise en oeuvre
o 40% moyens humans et materials af-
fectes a la mission
Procedure
- Procedure adaptee
-Conditions de delai :
n Date limited de reception des offres : le
04 Janvier 2011 a 12 heures
a Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2010/37/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : 03/12/2010
Adresses complementaires :
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires peuvent etre
obtenus
- renseignements d'ordre administratif et
technique :
CACEM SERVICE DES ACHATS
OPERATIONNELS
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 4eme etage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
Tel. : 0596.75.82.72
Adresse auprbs de laquelle des docu-
ments peuvent etre obtenus et adresse a
laquelle les offres doivent etre envoyees
CACEM SERVICE DES ACHATS
OPERATIONNELS
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 4eme etage
BP 407
97204 Fort de France Cedex
TeI. : 0596.75.82.72 FB 3527


~~4111FE 111111 11111 ;Ipi i


r- A w as






http:.,, www. oural-i ustce-marninilue.com


Dr Roots/Zapetti s'offre ta Coupe be la Martinique


L'aerien: bes metiers bisponibles

Le ler salon aeronautique de la Martinique qui s'est
tenu le dimanche 5 decembre a I'initiative de la Cham-
bre de Commerce a tenu toutes ses promesses. Un
salon pour susciter des vocations autour des emplois
dans I'aerien. Les dirigeants de la CCIM estiment qu'il
y a trop peu de jeunes martiniquais qui s'investissent 1
dans ce secteur ou beaucoup d'emplois sont a leurs
portees. Pres de 2 000 visiteurs se sont presses dans
la zone d'aviation general du Lamentin pour voir des
avions bimoteurs ou monomoteurs, I'helicoptere ou par-
ticiper a des baptimes de I'air et s'informer des possi-
bilites d'etudes ou de formation.


Digicel Cup : La Jamaique plus forte...


- -
- . .
-.---- ,


I


L'equipe de la Jamaique, vainqueur de la Digicel Cup


La selection de football de la Jamaique a remporte
devant celle de la Guadeloupe la Carribbean Digicel
Cup. Eliminee aux tirs au but, la selection guadelou-
peenne a fourni du beau jeu soutenue par des -iii'-rs
de voix martiniquaises. Ces deux equipes sont quali-
fiees pour la phase finale de la Gold Cup qui se de-
roulera en Aoit prochain a Miami. En resume ce
tournoi des Nations de la Caraibe qui s'est deroule du
27 novembre au 5 decembre a demontre que les diri-
geants du football de Martinique savaient faire les
choses et etre soutenus par leur public quand cela
s'avere necessaire. Au chapitre des deceptions, I'eli-
mination des la phase de poule, de la selection de la
Martinqiue qui n'a pas su saisir sa chance. Le Fo:-.tbill
Martiniquais qui a ete au devant de la scene cari-
beenne devra se reconstruire pour reconquerir sa
place dans le concert des nations caribeennes.


Rassemblement en solibarite avec Pierre-Just Marny Same6i 18 Dcembre 2010 -10 heures

Place Monseigneur Romero (face La Catheirale be Fort-Ae-France)- www.liberez-marny.or


10 yoles (UFR Siapoc, Dr Roots/Zapetti, Joseph
Cotrell/Leader Mat, Rosette/Orange, Tania Chaussure,
GFA Caraibe/Digicel, Mr Bricolage, Mutuelle Mare Gaillard,
Volpy info et Tiboug Energie) s'affrontaient dimanche 5 de-
cembre dans la baie de Fort-de-France pour la finale de la
coupe de Martinique des yoles rondes. Un petit public etait
present pour assister a la derniere joute de I'annee qui al-
lait s'averer plein de rebondissements. II aura fallu atten-
dre la troisieme regate pour designer le vainqueur de cette
coupe de Martinique 2010. A la deuxieme regate, Joseph
i Cotrell etait parmi le plus serieux pretendant d'autant que
:- sa rivale UFR/Siapoc coulait pour la second fois a la ligne.
Mais c'etait sans computer Dr Roots /Zapetti qui voulait rem-
porter un troph6e cette annee apres avoir manque le cham-
S- pionnat. Joseph Cotrell ne reussira pas le grand chelem.
SUne victoire meritee pour Athon Mas au regard de son par-
-- '..'" :'."-"' course durant cette annee. Les coursiers prendront un repos
-.'P- -,'' bien merited pour revenir de plus belle I'an prochain avec la
,-. course des Mapipi.


x: I5 -