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Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 12/23/2010
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00197
System ID: UF00088914:00197

Full Text
azine hebdomadaire d'information communist


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December ays oronn

etm. al (bei


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SSonje b6samb 59
II L d 51 ans, jeunes
Martiniquais tadient
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r ^ R ic 0' S i-II c R 51-Page 2


SA KA FASt I


gb Pierr-Just Marnyfinird -t-il s vie en prison?
Pierre-Just Marny a r6int6gre I'h6pital de Colson suite a sa decision de ne plus pren-
$aka Pase ..................... 2 dre son traitement. Le plus ancien detenu de France reagit a la decision de la Cour
d'Appel de Fort-de-France I'obligeant a se rendre a Fresnes pour effectuer I'expertise
Eaito ........................ 3 de dangerosite pour sa sortie de prison. On le salt, Marny refuse categoriquement de
- Un sursaut s'impose revenir en France pour y subir ces examens. Or, selon la cour d'Appel cette evalua-
tion de dangerosite d'un condamne a perpetuity demandant sa liberation condition-
Luttesociale ................. 4/5 nelle ne peut se faire qu'a Fresnes. Le Tribunal d'Application des Peines, en juillet
- Mr Bricolage : enfin la mediation dernier, avait laisse la possibility que le detenu soit examine ailleurs qu'en France, ce
- Contrats aids qu'a refute la cour d'appel. La bataille juridique entamee par les Conseils de Marny
pour lui permettre de beneficier d'une liberty conditionnelle "continue avec ditermina-
- Ghislaine Joachim-Arnaud tion", a declare maftre Boulogne Yang-Ting. Cela passe notamment par une possi-
- Alain Huyghes-Despointes ble grace presidentielle. Le comite de soutien a Pierre- Just Marny accentue sa
champagne d'explication et de recolte de signatures aupres du grand public pour re-
Societ ..................... 7/9 clamer la liberation du plus ancien detenu de France, Age aujourd'hui de 67 ans,
- Cooperation Lamentin/Santiago apres 44 ans derriere les barreaux. Le samedi 18 decembre, une march silencieuse
- Tourism : impliquer le Martiniquais s'est deroulee dans les rues de Fort-de-France pour reclamer le soutien des Martini-
- Innover pour maitriser ravenir quais. Plus de 7 000 personnel ont deja appose leur signature sur les listes de peti-
tion.
Memoire au Peuple ............ .ff
- Sonjd ddsamb 59 Unl maidson 05s cScdoux____
Politique .....................9 Les maires de Cayenne et de Fort- de-France, Marie-Laure Phinera-Hoerth et Ray-
- Dire .ai pour miux informer mond Saint Louis Augustin, ont pose ensemble la premiere pierre de la future mai-
son d'accueil des patients et des families a I'ex hopital Clarac, le mardi 14 decembre
Eco/ocial ................ 10/12 dernier. C'est le resultat de trois annees de travail de benevoles pour la recolte de
- Hausse du ch6mage en 2009 dons prives. Un appel est fait aux collectivites pour rejoindre les partenaires de cette
- Le libdralisme n'a plus la cote operation, a savoir la Ligue contre le cancer, I'ARS (Agence Regionale de Sant6),
I'AMREC (Agence Martiniquaise de Recherches Epidemiologiques centre le Cancer),
Posier Violences ...........p. 1/14 le Reseau Oncologie, I'Association des malades, le Lion's Club, et des entreprises pri-
- "Les policies s'interrogent aussi..." vees. Ce pavilion d'accueil, compose de 6 studios, devra permettre aux cancereux
- "Tous les jeunes sont arms" d'eviter une hospitalisation systematique pour recevoir leurs soins de radiotherapie.
- Pour un sursaut porter d'espoir Situe A deux pas du centre de cancerologie, il sera ouvert 24/h24h, et 7jours/7jours.
L'ouverture de la maison d'accueil est prevue en fevrier 2012.
Notre A mriq ...........t. 15/16
- Brdves dAmerique DiUvrance de rewevs 6e formaUtes et copies 'actes yhypotheques
- La cruise ivoirienne s'intEnsifiE
- La cHrie ivoirienne sinte e A computer du lundi 03 janvier 2011, les releves de formalities et copies d'actes d'hy-
potheques anterieurs au ler janvier 1956 seront delivres par les Archives d6parte-
Annoncef Lales .......... .. 16/19 mentales. Le public sera recu aux Archives departementales 19 avenue Saint John
Perse, Tartenson Fort- de- France, tous les matins, du lundi au vendredi, de 8h00 a
Culture Sc Traition............f.20 12h00.
- La route des creches Dispositions transitoires : les dossiers deposes aupres de la Conservation des hy-
potheques avant le 31 decembre 2010 seront traits par la Conservation des hypo-
theques. II est done inutile de reformuler la demand aux Archives.
"JUSrteC "
A n o ..d' Ouel peut #tw le role 6e la presse alternative en pays colonise "
Administration & Redaction :
Tl. : 05 96 71 86 83 Le journal Ase PlIr6 Annou Lite, organe du CNCP, aura 30 ans en Janvier 2011.
Fax : 05 96 63 13 20 A cette occasion, sa redaction organise une conference-debat sur le theme : "Que[
ed.justice@wanadoo.fr peut itre e rile de (a press alternative en pays colonisi ?" le vendredi 7 janvier a la
salle Case a Vent, a I'Atrium, a 18h30. Justice qui y est invite salue le travail perse-
"-S verant de formation et de conscientisation de cet organe de lutte.

Fondateur: Jules MONNEROT La Martinique n'oublie pas Thierry D
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Fort-de-France -TI.:05 96 71 86 83 Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
Commission Pantaire n' 0111 187526
26 Janvier 2006 avec quatre autres Frangais, un Togolais et
Directeur de la Publication : un Malgache, employes des soci6t6s fran-
Fernand PAPAYA raises Areva et Satom, par la branch d'Al-
Maquette:Guennael GUIOUBLY Qaida au Magreb islamique (Aqmi), est
Impression: soutenu moralement par toute la Martinique,
Nouvellelmprimerie Martiniquaise y compris les militants communists et leur
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54 journal Justice







Parti Communiste Martiniquais


pj Eti nou qe

Martiniquaises, Martiniquais,
Depuis 2008, la situation de notre pays s'est
consid6rablement degrade le plongeant dans
une crise d'une exceptionnelle gravit&.

Une situation sociable explosive
caracterisee par:
-Un ch6mage massif qui frappe 25 % de la
population active et 56 000 ch6meurs.
- Une absence de debouches pour nos
jeunes don't 60% ne trouvent pas d'emplois.
- Une pauvrete et une precarite en augmen-
tation, a cause du faible niveau d'emploi, des
bas salaires, du nombre l6ev6 de Rmistes et
des milliers de personnel vivant en dessous du seuil
de pauvrete.
- L'explosion des benefices des capitalistes en
Martinique.
- L'accroissement considerable des inegalit6s so-
ciales.
- La degradation continue de nos conditions de vie
dans les domaines essentiels comme la sante, I'ecole,
le logement...
- Une parties de la jeunesse en grande difficult so-
ciale et qui bascule dans la violence et la drogue.
- Une insecurity grandissante aux aspects multiples
(vols a main armbe, meurtres, proliferation des armes
a feu, cambriolages, traffic de stupefiants, etc...).

Une situation economique
catastrophiQue marque par le recul
be I'activite bans tous Les secteurs :
Asphyxie du BTP, effondrement de I'immobilier,
epuisement de la defiscalisation.
Chute historique du tourism et crise de I'h6tellerie
(26 hotels fermes en 4 ans)..
Banane de plus en plus confrontee a la concur-
rence des multinationales.
Effondrement de la production d'ananas.
Faiblesse des productions animals, vivrieres et
maraichBres.
Grande insecurity alimentaire a cause de notre de-
pendance total des importations.
Diminution reguliere des surfaces agricoles a
cause de la speculation foncibre et de la contamina-
tion des sols a la chloredecone, interdisant la pratique
d'autres cultures et la p6che c6tiere.
Faiblesse de la production artisanale et indus-
trielle 6crasee par les importations.


Eti nou ka ale


- Changement permanent par I'Etat des conditions
d'investissement.
- De la baisse des budgets de I'Outremer.
Pour la premiere fois depuis 1946, I'6conomie
du pays a recule en 2008 et 2009.

Une society bloquee, un avenir
be plus en plus sombre,
un people en banger a cause:
- Des ravages sur une parties de notre jeunesse
d'images et de modules venus de I'ext6rieur.
- De I'affaiblissement de nos valeurs et de nos re-
peres traditionnels.
- De I'incitation b la consommation, source de su-
rendettement croissant.
- De I'extension de la pr6carite et I'installation per-
manente dans I'assistanat force d'un nombre de plus
en plus important de nos compatriotes.
- De la recherche de profits imm6diats par des pre-
dateurs plus attires par les opportunities que par le
desir de participer au d6veloppement durable du pays
comme le prouvent les derives de la defiscalisation, la
guerre entire grandes surfaces et le scandal des
fermes photovolta'ques.
- Le genocidee par substitution" qui se enforce.

Cette situation d6coule principalement du maintien
de la Martinique dans le statut de colonie departe-
mentale sans vrai pouvoir local.

Pourtant, des propositions pour sortir de cette situation
existent. Elles figurent dans le SMDE et I'Agenda 21 r6a-
lises par des Martiniquais responsables. Mais pour les
mettre en oeuvre, nos Elus devraient disposer de plus
de pouvoirs comme le permet le choix de I'article 74.





MartiniQuaises, Martiniquaises,
notre pays est en granb banger I
IL est temps be repair I
Depuis plus d'un demi siecle, la droite s'est oppose
a toute evolution visant a permettre a nos 6lus de dis-
poser de reels pouvoirs leur permettant de rechercher
les solutions les plus adaptees a nos problems.
Elle a choisi le maintien du system neocolonial de-
partemental qui garantit la domination des "pwohtC" qui
contr6lent I'economie.
Nous voila avec une soci6te en voie de pourrissement,
avec des risques d'explosion social comme en fevrier
2009.
Lors de la consultation du 10 janvier 2010, une coali-
tion rassemblant la droite assimilationniste et les faux
autonomistes du PPM et la FSM a mene une cam-
pagne fondue sur la peur pour faire echouer ce pas
vers la responsabilite dans le cadre de I'article 74 (l'au-
tonomie).
Le 24 janvier, les electeurs ont vote en faveur d'une
simplification administrative, avec la transformation de
la Martinique en une Collectivit6 Unique regroupant les
competences des deux assemblies dans le cadre
etroit de I'article 73 (l'assimilation). Ce qui ne donne
guere de pouvoirs supplementaires mais permettra
au moins de mieux utiliser les resources des deux as-
semblees.
Pourtant, en d6pit de I'urgence, le PPM et ses allies
tentent par tous les moyens de detourner le vote des
Martiniquais et de retarder la mise en place de cette
Collectivite Unique par des arguments mensongers.
Le temps pour eux de mettre en ceuvre sa strategic
de conquete du pouvoir dans la nouvelle assemble.


Le Parti Communiste Martiniquais
appelle les Martiniquais
a la mobilisation.
-D'abord pour exiger I'installation dans les meil-
leurs delais de la Collectivite Unique.
- Ensuite pour ceuvrer au rassemblement des
forces de progr6s en vue de la constitution d'un Front
Martiniquais pour la Responsabilite.

Nous n'avons pas le droit d'abandonner notre pays a
son triste sort, ni sa jeunesse qui comporte tant d'ele-
ments de valeur et qui attend un avenir meilleur.
II s'agit de federer toutes les energies pour bAtir un ve-
ritable Projet pour une Martinique responsible afin
d'offrir une alternative a ceux qui sont tents par la re-
signation ou le desespoir avec comme priorities : I'Em-
ploi, le logement, le Developpement veritable

Martiniquais, Martiniquaises,
Vous le savez, le Parti communist Martiniquais s'est
toujours trouve aux c6t6s du people, dans tous les mo-
ments difficiles de notre douloureuse histoire.

Le combat de ses militants a toujours ete guide par la
volonte de debarrasser notre pays des sequelles du
colonialisme et de mener la lutte en faveur de la res-
ponsabilite reelle et du developpement veritable, pour
que chacun vive dignement dans son pays.

Alors, rejoignez le combat du Parti
Communiste Martiniquais. Mobilisons-
nous pour stopper le glissement de
notre pays vers I'abime.


Pg~iWI sTIIz~wIUNN )iUI& XlFyi: Uli


,A nU jjpou SO.vey


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Decembre en pays bomine et malabe: Un sursaut s'impose!


Contrairement A ce que pourrait laisser supposed son titre,
le present editorial n'est nullement une provocation, ni une
invitation A la resignation face aux multiples probl6mes qui
affectent notre society et la paralysent.
Comment ne pas 6voquer tout d'abord ce qu'en language
official on appelle pudiquement "fes v&nements de dicembre
1959", qui se sont soldes par la mort de trois jeunes Marti-
niquais, tu6s sans raison par les "forces de fiordre"? Faut-il
rappeler que les noms des auteurs de ces crimes rests
impunis n'ont jamais ete r6v616s ? On peut imaginer que
ces fiddles serviteurs de la R6publique coulent sans doute
des jours paisibles, sans remords, conscients de n'avoir
fait que leur devoir.
En cette veille de Noel, comment ignorer le d6ni de justice
don't est victim Pierre-Just Marny, "'epusviewuprisonnierde
France", "p[usview"non pas en raison de son age (il a 67
ans), mais A cause du temps exceptionnellement long qu'il
a deja pass en prison ? Oui, il en est d6jA & 47 ann6es et
demie d'enfermement, un enfermement propre a rendre
fou I'homme le plus solide moralement ou a le pousser au
suicide. La France, notre amere patrie, le pays des droits
de I'homme, dispose d'un system judiciaire r6put6 just et
soucieux de faire respecter strictement les lois de la R6-
publique. Mais en I'occurrence, qu'est-ce qui I'empeche de
prendre en consideration le droit de Marny & une fin de vie
digne, en liberty ? En reality, deux decisions contradic-
toires ont e6t prises r6cemment dans "fecas9mamy", au nom
du people frangais. Celle du Tribunal d'Application des
Peines, en date duler juillet 2010, favorable A une lib6ra-
tion conditionnelle du prisonnier, en attendant I'avis de la
commission pluridisciplinaire des measures de sQrete. En
attendant, Marny devrait subir une s6rie d'expertises de
type psychiatrique, psychologique et criminologique. Le
parquet ayant fait appel, la Cour d'appel de Fort-de-France
a infirm la decision du Tribunal d'Application des Peines.
La loi impose que Marny, comme tous les prisonniers se
trouvant dans son cas, soit examine par des experts oeu-
vrant en un lieu unique: le CNO de Fresne. Le vieux jaco-
binisme francais a la vie dure: pas question de faire venir
ces experts en Martinique; Marny doit se plier a la disci-
pline ou finir ses jours en prison! Est-ce IA la vraie justice?
Respecte-t-on les droits humans de Marny?
Heureusement, la conscience martiniquaise n'est pas to-.
talement endormie. C'est ainsi que s'est cr66 un comit6 de
soutien & Marny, qui sans oublier que celui-ci est un crimi-
nel, a entrepris de le d6fendre en tant qu'6tre human, en
tant que condamn6 ayant purge largement sa peine, en
tant que victim broy6e par un syst6me bureaucratique.
Cette veille de Noel s'annonce triste pour les courageux
employs de Mr. Bricolage, en greve depuis plus d'un mois
pour de meilleurs salaires. Le Groupe Bernard Hayot, ten-
taculaire et puissant, a choisi la voie du pourrissement, re-
fusant de discuter s6rieusement avec les syndicats. S'il a
accept sciemment de perdre tant d'argent en laissant
durer la greve, en cette p6riode de crise du systeme capi-
taliste, c'est manifestement parce ce qu'il est tris riche et
qu'il a I'assurance de remplir de nouveau ses caisses sit6t


le conflict termine.
C'est aussi parce
que le patronat mar-
tiniquais, don't il
constitute 1'6pine dor-
sale, a une revanche
& prendre sur le
movement social
de f6vrier-mars 2009
et veut mettre les
syndicats A genoux,
en refusant toute
concession serieuse
en matiare de sa-
laire. II s'est tromp6,
car les travailleurs,
en depit de la morosite ambiante et de I'intervention des
forces de I'ordre, ont tenu bon.
Sur le plan id6ologique, aide en cela par des suppl6tifs
z616s, les lobbys bekes et patronaux (Contact entreprise,
Tous Creoles, CCIM, etc) ont entrepris une contre-offen-
sive sur le theme que le pays est d6veloppe et qu'il faut
cesser de revendiquer pour aller de I'avant et sortir de la
cruise. II n'en est rien : C'est le syst6me de domination n6o-
colonial qui est en cruise.
Pour des raisons historiques, les capitalists martiniquais,
come ceux de tous les pays du continent americain, sont
majoritairement d'ascendance europ6enne, c'est-A-dire
blancs. Leurs anc6tres se sont enrichis en exploitant sans
piti6 les Indiens asservis et les NWgres esclaves. Le colo-
nialisme europ6en a syst6matis6e 'esclavage et donned ses
lettres de noblesse au racism anti- indien, anti-noir, anti-
m6tis, etc. II a aussi etabli une equivalence, une confusion,
entire classes social et "race". C'est pourquoi les juges qui
vont bient6t juger Ghislaine Joachim- Arnaud devront bien
se p6n6trer de notre histoire et comprendre que le term
bek6, dans la bouche d'une syndicaliste, signifie bien "ca-
pitafiste", "patron", et ne fait pas r6f6rence A la couleur de,
la peau, A la race". Quoi qu'il en soit, ce procks est venu
alourdir le climate social en ce mois de d6cembre. II est vrai
qu'il s'apparente A une 'faussefenitre pour za symttie", car
dans le m6me temps la justice condamnait Alain Huyghues
Despointes pour "apofogi e crime centre f'umanit", tout en
rejetant I'accusation de "pro~ocationetdincitattiondcahainera-

Pendant ce temps, la Martinique continue de s'enfoncer
dans la cruise : cruise 6conomique et social, cruise des va-
leurs. Notre jeunesse est de plus en plus d6sorient6e, a
cause du ch6mage essentiellement. La violence multi-
forme progress, avec ses meurtres inacceptables no-
tamment.
Que I'ann6e finissante provoque un sursaut salutaire
chez chacun de nous en vue de prendre en main col-
lectivement notre destin pour le Changement v6rita-
ble. Joyeuses f6tes, chers compatriotes, malgrd la
crise!
M.Belrose


'I I;S^ I


7 I






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Mr Bricolage: Enfin la mediation


Liberation des 7 gr6vistes de Mr Bricolage apres 7 heures de garde a vue
Entamee le 13 novembre, la mobilisation pour une revalorisa-
tion salariale d'une parties des 92 salaries de Mr Bricolage conti-
nue. Mais il n'est pas impossible qu'on assisted dans les jours a
venir a un denouement de ce conflict, car il semble que desor-
mais la volonte d'arriver a un accord soit partagee par les deux
parties. "Ce confit risque de deiginreret de crier une situation de
tension qui n'est pasfavorable au context actue", a alerted le pre-
sident de Region en recevant les salaries le vendredi 17 de-
cembre dernier. Ceux-ci ont de nouveau explique qu'ils
entendaient recolter une parties des benefices realises par I'en-
treprise les dernieres annees. Pour Sandra Germany, "toutes
fes concessions ont itefaites et femployeur ne peut pas nous ex-
pliquer les raisons iconomiques quijustifient ce refuse de revalori-
sation des salaires a hauteur de 40 et des accessoires de salaires".
D'autant que ajoute- t-elle, "nous qui travaillons dans Centre-
prise nous savons qu'elle n'a pas de difficultis et qu'elle digage
des profits. Ifest flgitime que nous en ricoftions quefques miettes".
Bertrand Cambusy, le secretaire general de la CSTM, a estime
qu'une demi-journee de travail du samedi permet de compen-
ser les revendications salariales.
II convient de noter que ce n'est qu'au terme d'un mois de greve
et quelques jours apres les charges des forces de I'ordre que
le president du Conseil Regional a condamne "(es violence inac-
ceptables eyxerc6es P'encontre des travaiCCeurs". Le president a
egalement requ les drrigeants du group GBH, en I'occurrence


Bernard Hayot et son fils Stephane. Selon Serge Letchimy, il y
a une volont6 reelle de reprendre les negociations et d'aboutir.
Rappelons qu'avant cette rencontre, les salaries, face a I'ab-
sence de negociation et a la volont6 de pourrissement de la si-
tuation manifestee par leur direction, ont dO engager des
actions centre les inter6ts du group GBH. Mais chaque fois, ils
se sont heurtes aux "forces de fordre", lesquelles, lors de leur
derniere intervention, le mardi 15 decembre dernier, ont charge
les jeunes travailleurs. Sept salaries ont subi une garde 6 vue
et une audition, avant d'etre relAches dans la nuit. Une repres-
sion denoncee par les syndicats et certain parties politiques. Le
Deputy Alfred Marie-Jeanne est intervenu directement aupres
du Prefet pour exiger I'arret de la repression et le retour a la
negociation. Une situation de pourrissement que les syndicats
n'ont pas I'intention d'accepter. Ils competent monter en puis-
sance pour mettre fin & ce conflict qui n'a que trop dure. '"4
chaquefois que les travaifleurs sont enface du group Hayot, c'est
(a repression au lieu du dialogue", s'est indigne Jean-Michel
Jean- Batiste, representant syndical du port. II fait parties des
syndicats qui ont apporte leur soutien aux salaries et ont lance
un ultimatum pour le lundi 20 decembre afin que le retour & la
negociation soit acted. Les syndicats du port menacent, et le
risque d'embrassement est bien reel en cette fin d'annee. En
effet, le collectif du 5 fevrier a lance pour le mardi 21 decembre
un mot d'ordre de greve auquel se sont associes les syndicats
detransporteurs, d'EDF et le Collectif Carburant. Apres avoir re-
fuse dans un premier temps la mediation proposee par les sa-
laries, le dimanche 12 decembre, le directeur du magasin a
declare accepter la mediation. Mais il a fallu attendre le 17 de-
cembre pour qu'il fasse appel 6 I'association des mediateurs,
afin que celle-ci puisse mettre en place les mediateurs. Les sa-
laries esperent que le group GBH viendra avec la volonte de
d'entamer de "serieuses negotiations" pour sortir de cet intermi-
nable conflict.
CB / le 17/12/2010
La mediation a debutee le lundi 20 decembre a la Direction du
Travail en presence de Gilles Marthe, le mediateur pour les sa-
laries et Michel Jean-Marie et celui de Mr Bricolage. les dis-
cussion se sont poursuivie jusqu'aa\21 H sans succes. La
menace de blocage plane plus que jamais.


Contrats aib4s: La mobilisation s'amplifie


Le "Coffectifpour 'emploi des 5 300" continue la mobilisation
pour le renouvellement des emplois aides. Le samedi 18 de-
cembre, un nouveau rassemblement etait appele a la Maison
des syndicats pour dire non a la fin arbitraire et brutale des
contracts pour emplois aides et pour agir ensemble. Une mobi-
lisation en demi- teinte qui, selon Rita Bonheur, s'explique par
"fa peur des personnel qui ont illusion qu'efes vont etre reprises
ou de ceuxsur lesqueCs s'exercent le chantage des associations". Le
Collectif a lance un appel 6 toutes les personnel, les associa-
tions se trouvant ou ayant en 6mploi aide afin de repertorier les
difficulties juridiques, personnelles, etc. Ceci afin d'interpeller
I'Etat sur la lutte contre la precarite et I'exclusion-qui reste au
centre des preoccupations. L'objectif du collectif etant d'ampli-
fier la mobilisation dans les jours prochains, a assure Rita Bon-
heur. Le Collectif a pris connaissance de la rencontre du
president Serge Lechimy avec le ministry du travail, Xavier Ber-


La mobilisation pour le renouvellement des contracts aides doit se renforcer
trand. II en conclut : "Nous n'avons aucune certitude, aucun en-
gagement de r'Etat et c'est pour cela que nous devons continue


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notre mobilisation".
Le president de Region, Serge Lechimy, a 6te requ le jeudi 16
d6cembre par le ministry du Travail, Xavier Bertrand pour par-
ler des contracts aids. II a d6fendu aupres du ministry la re-
vendication du "Collectifpour Cempfoi des 5 300", 6 savoir le
renouvellement du meme nombre de contracts aides en 2011.
"J'ai mime demanded que 2000 de plus soient conventionnis avec
1a Region, notamment pour tous les emplois saisonniers". Une ma-
niere de mettre en action I'employabilite des jeunes pour les
accompagner et "la Rgion pourrait apporter une contribution
financiere pour ces 2000 de plus", a-t-il ajoute. Sur ces de-
mandes, une reponse est attendue du ministry dans la second
semaine de janvier. "Cea me sem6be essentiefque Con maintienne
les emplois aids, car avec 60 % en inactivity et 9% en France, on
ne peut pas avoir un regardhomogene et dire que Con traite de la


mime maniure ce sujet. Cela n'est pas normal. Et, d ce titre, ilim-
porte que la coffectiite rigionaCe change de 6raquet, attitude,
et soit impliquee dans a politique des contracts aids et d'insertion
desjeunes. Les iCus devront se prononcer fors de la prochaine pCl-
niere sur les moyensfinanciers pour accompagner le dispositif S'if
y a des associations quipeuvent 6[neficier des aides de CEtat, ily
a toujours un complCment a apporter. Ce complement n'est pas seu-
Cementfinancier, mais aussi technique, et la Rgion s'est engage
devant le ministry a nepas rester neutre, d s'engager", a souligne
le president de Region.
II reste a savoir ce que sera la reponse de I'Etat frangais qui a
choisi de donner I'exemple en matiere de politique d'austerite
au sein de I'Union europeenne.
C.B


Procef e ( hi5laineJoachim-A rnaud : "Nous faisons une distinction 6e

claSSe et non 6e race", ddarele Secretairemenerale de La CGTM face auxjuges


C'est le 2 Mars 2011, suite aux 9 heures d'audience du
mercredi 15 decembre, que Ghislaine Joachim-Arnaud
saura si le tribunal correctionnel a suivi ses avocats,
qui ont plaid la relaxe, ou si, au contraire le minister
public et la parties civil, qui ont r6clame respectivement
une condemnation a 1 500 euros et une condemnation
a un euro symbolique avec 5 000 euros de frais auront
eu gain de cause. L'une des figures de proue du mou-
vement de fevrier/mars 2009 comparaissait pour "inci-
tation d la haine racial" pour avoir inscrit sur le livre \ y
d'or de 1'6mission le club le 22 mars 2009 "Matinikc' I
ta nou... Matinikc9 pa ta yo... en ban bitchi pwofitd,
volI... nou kefoutiyo dewo... ". Toute la journee, un
important comite de soutien 6tait venu accompagner
Ghislaine Joachim-Arnaud, reprenant le slogan pour Maitre
lequel elle etait poursuivie. Un proces qui s'est tenu
sous haute surveillance policiere. On apprendra que I'Associa-
tion "R.espect Dom" du b6k6 Jean Frangois Hayot, qui avait
porter plainte, s'6tait retiree. Elle n'avait pas les qualit6s requises
pour ce faire, mais le procureur a poursuivi, et c'est finalement
le "CoCCectifDom", I'association cr66e par Patrick Karam pour
lui servir de rampe de lancement et actuellement preside par
Daniel Dalin, un assimilationniste de premiere, qui a repris le
flambeau pour se porter parties civil. Le batonnier Eloidin n'a
pas manqu6 de faire remarquer qu'aucun b6k6 en Martinique
n'a port plainte, saluant "Ceursagesse". II a soulign6 que ce sont
des associations domicili6es en France qui I'ont fait, trouvant
"choquant" que ce collectif vienne en substitution de "qRspect
Dom". Des negres de service en quelque sorte.

"Cet episode actuel ne m'affectera pas"
Selon Joachim-Arnaud, la mise en cause, "ceproces est une sorte
de prolongation du grandmouvement socialqui a marqud 2009".
Elle consider cette accusation comme fallacieuse"etjuge "que
Ces travailleurs avaient raison de se 6attre centre les exploiteurs".
"Nousfaisons une distinction de cCasse et non de race", a-t-elle sou-
ligne. Elle lance encore: "Iy a un contexte historique et social


Dufresne Caster et le batonnier Eloidin ont plaid la relaxe pour G. Joachim Arnaud

que Con ne doit pas ignorer, car Ce contentiewX n 'est toujours pas
apuri". "Cet episode actuelne m'affectera pas, je me bats pour que
Ce monde entier soit de6arrass de Creploitation et de ses corof-
faires, don't le racism. Jean Francois J-ayot a rendu un service d
(a cause pour notre dignity. Je ne me sens nuffement coupable",
conclut-elle en assurant que la lutte reprendra. Au centre des
d6bats, et c'est sur cela que s'est appuyee la defense, il y avait
la question "que signifie un cBkj, queCe est (a porte rellCe du mot
bikj en [Martinique et pour Ces Martiniquais? Les (Bkis sont-iCs
une race, une ethnic, une reCigion ?". C'est d'ailleurs la seule
question qu'a pose la president du tribunal aux 7 temoins
cites par la defense. Les t6moins ont rappel6, comme des mil-
liers d'autres, qu'ils ont scand6 cette phrase. Pour eux le mot
"6bdk" signifie "patron" et n'a aucune connotation racial. Ils
ont tous balaye I'accusation de racism que I'ont veut porter &
I'encontre de Joachim- Arnaud. Selon Philipe Pierre-Charles
"c'est [une des antiracistes Ces pCus consiquentes de ce pays. Son
seuCobjectifest [a Cutte centre a pwofitation". L'avocate de "Col-
lectif Dom", maTtre Renard Legrand, n'a voulu retenir qu'une
chose: "ce sont des propos extremement graves", le contraire "du
proces de la socidte esclavagiste, capitafiste'ou des "festivitis" du


'Ifr niI'SKRV*flREfl.S 'jIS.^


LUTE OIAL I'


JOTICE






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Toute la jouinre et tard dans la nuit, les manifestants ont scand6" Matnik s6 ta not

movement social'qu'entend faire la defense. Pour elle, les faits
sont constitu6s, le tribunal doit condamner pour dire que I'on
n'admet pas "es derives et que Con ne verse pas dans la vindicte
raciale". Le Procureur de la R6publique, dans un registre plut6t
soporifique, s'est acharn6 a d6montrer qu'il ne s'agit pas de
faire un < proc6s politique, ni celui des b6kes >. II reclame une
sanction, car une dirigeante syndicate ne peut pas se permet-
tre n'importe quoi. Ce qui inquiete le procureur, c'est que < cela
peut repartir.

"Un procds surrealiste"
Maitre Dusfesne Caster, I'avocate de la CGT France, s'est
6vertu6 a d6monter la plaidoirie du procureur et de la parties ci-
vile, affirmant : "c'est un proces politique, on s'en prendd un sym-


6boe, cefle dunefemme de lutte". Elle base sa plaidoi-
rie sur le fait que cette phrase pour laquelle on veut
condamner la militant est un slogan de lutte et non
une provocation, car elle d6nonce la classes b6k6 et
6claire le context. "Comment peut-on vouloirjuger
cette affaire sans vouloir comprendre ce quis'est passi,
s'est ecrie maitre Daniel Democrite de la Guade-
loupe. "C'est un proces surrialiste, absurde, car c'est
vouloirextraire le movement socialdu contexte", s'est-
il exclam6. Dans une brillante plaidoirie, il fait la d6-
monstration que le context 6tait important pourjuger
cette affaire. Pour le batonnier Raphael Constant, les
choses sont claires: si Ghislaine Joachim-Arnaud est
poursuivie, c'est parce qu'elle est une militant. En
I'occurrence "a justice est utifisie comme bras armi
contre les militants. Et de cefait, vous allez rendre une
decision avec une incidence politique". Et pour, lui la seule r6-
ponse pour que le droit I'emporte est la relaxe de sa client. II
est un peu plus de 23 heures quand le batonnier fait une d6-
monstration lexicale du creole. II explique que dans cette
phrase en creole il n'y a aucune exhortation, ni incitation, ni pro-
vocation 6 la haine. Elle aurait dit la phrase autrement si telle
avait e6t son intention. Et de mettre en exergue le courage de
Ghislaine Joachim-Arnaud. Elle aussi r6clame la relaxe pour
concilier quite et droit. Le tribunal renvoie le delib6r6 au 2 mars
prochain. Sur le parvis du tribunal, les nombreux supporters
font une ovation a Ghislaine Joachim- Arnaud et 6 ses avocats
qui vont relater leur plaidoirie. C'est sur I'hymne de fevrier mars
"Tchi nou blinde", tout un symbol, que s'est termin6e cette
longue journ6e de process.


Alain Huyghues Pe pointed : premier coniamne pour apologize be

crime contre 'Humanite


Alain Huyghues Despointes etait poursuivi pour incitationn a la
haine raciale et apologie de crime contre Chumanite" suite a ses
declarations dans le documentaire "Les derniers maitres de la
WMartinique" diffuse en f6vrier 2009 sur Canal +. Le procureur
de la R6publique avait r6clam6 6 son encontre un an de prison,
la construction d'un memorial en hommage aux victims de
I'esclavage. Le verdict du tribunal est tomb6 le mardi 15 de-
cembre dernier : le tribunal correctionnel a relax Alain Huy-
ghues Despointes du chef de "provocation a [a haine raciale",
mais I'a reconnu coupable "dapologie de crime contre C'huma-
niti". II I'a condamn6 6 une amende de 75 000 E et ordonn6 la
publication du d6lib6r6 dans France-Antilles pour un montant
total ne depassant pas 3 000 E. II a par ailleurs accord & la
Licra (Ligue Contre le Racisme et I'Antis6mitisme), en tant que
parties civil, 25 000 E de dommages et int6rets et 2 500 E
d'amendes a titre de frais.
Le tribunal a consid6r6 que les propos tenus par Alain Huy-
ghues Despointes "minorent Ce crime ("les historiens exagerent
un peu le probCeme"), rihabilitent le crime ("les bons c6tds de 'es-
clavage'), valorisent certain auteurs ("les colons tres humanss)
etjustifient fe crime desclavage en portant sur Cui un regardqui,
sans etrefavora6le ou e6ogieuw n'apparaftpas defavorabe ". Cela
justifie I'apologie de crime centre I'humanite. Les plaintes des
associations, Ligue des Droits de I'Homme (LDH), Mouverent


Alain Hughes Despointes, lors de son arrive au tribunal
centre le Racisme et pour I'Amiti6 entire les Peuples (MRAP) et
SOS Racisme ont ete d6clar6es'irrecevables puisque "[a pro-
vocation a (a haine raciale"n'a pas 6t6 retenue. Ce que Frantz
Lebon, avocat de la Ligue des droits de I'Homme consider
comme une deceptionn", estimant que "e fait que [es associa-
tions de defense ont vu leur constitution de parties civile rejetie
pose un pro6beme". II s'inqui6te du fai que les associations qui


'euh23 V icemre2^js t- Pag 6


[ JUSICE






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ont I'habitude d'agir dans ce domaine ne puissent se presenter
a la barre du tribunal pour d6fendre ceux qui sont en droit de r6-
clamer reparation. Autre grief a I'encontre du tribunal: "Ie fait
qu'i n 'ait pas suivi les requisitions du ministere public quant d
Cdrection dune mimorialpour es victims. Le tribunala retenu sa
plume au moment dfentrer en voie de condemnation, les condam-
nations sont symboliques, compete tenu de sa situation social et
compete tenu de safortune personnelle". Maitre Frantz Lebon re-
tient tout de meme un point positif : "Ceuxqui critiquent, ceuwqui
denoncent, ceux qui remettent en cause les principles qui ont iti
posis par Ca loi Tau6ira sont aujourd'iui avertis que disormais
quiconque dira dans ce pays qu'iCy un bon c6te de la colonisation
savent qu'iCs peuvent itre poursuivis devant le tribune correc-
tionnefet condamnes".
Les conseils de Mr Huyghues Despointes ont exprime leur sou-
lagement et leur satisfaction pour la relaxe de leur client sur I'in-
citation a la haine racial. Maitre Rioual-Rosier a pourtant


declare : "Nous serons dans obligation defaire appel, car 9Mr
Despointes a demontri toute sa vie qu'ifCtait Ce contraire de ce
qu 'on Cui reprochait a ce titre. Ilserait insupportable pour nous de
[aisserplaner au-dessus de sa tite une condemnation Courde comme
Capologie de crime centre Chumaniti". Selon elle, "M. (Despointes
est un grandhumaniste et demontre tous Eesjours son respect pour
riomme, et ce qu'on Cuiprete aujourdhui manifestement ne peut
pas resister a un examen tris sirieux de la loi Taubira".
II n'empeche qu'Alain Huyghues Despointes est le premier ci-
toyen a etre condamne en vertu de la Loi Taubira. Soulignons
que le Mouvement International pour la Reparation (MIR) pre-
side par Garcin Malsa, don't la constitution de parties civil a ete
rejetee a decide de se pouvoir en appel contre cette decision.
Ce n'est pas sa plume que la justice a retenu, c'est la pleine
conscience de ce quest le mepris racist de certain descen-
dants de la caste de la plantocratie.
C.B


Lamentin /5antiago Je Cuba : De nouveaux accords pour seller La coo-

peration et 'amitie entire les Beux viles


L'atmosphere etait empreinte de solennite et d'emo-
tion dans la Salle des deliberations de I'h6tel de ville
du Lamentin, le jeudi 16 decembre, date anniversaire
du jumelage de cette ville avec Santiago de Cuba. A
cette occasion, le Conseil Municipal a tenu une reu-
nion extraordinaire, en presence de la delegation cu-
baine. Quatorze ans apres la ceremonie de jumelage,
les deux cites ont reaffirmed volonte de continue 6
avancer ensemble...
Ce conseil municipal a ete precede par la plantation
d'un merisier sur la place Antonio Maceo par le Maire
Pierre Samot et Juana Estrella Randich Reyes, se-
cretaire de I'Assemblee Municipale du Pouvoir Popu-
laire, representante du Maire de Santiago de Cuba.
Ce geste simple a symbolism la continuity vivace de la
fraternity entire les deux villes. Juana
Au terme d'une semaine de visits protocolaires en
prefecture, au Conseil General, au Conseil Regional, mais ega-
lement de visits thematiques sur le terrain et d'ateliers de re-
flexion, les nouveaux axes de cooperation entire les villes du
Lamentin et de Santiago de Cuba, jumelees depuis 1996, ont
vu le jour. Atravers ces nouveaux accords de cooperation pour
les 3 ans A venir, les deux villes se sont engagees mutuelle-
ment sur les thematiques de la biodiversity, de la culture, de
I'insertion, et de la mobility dans le secteur de la restauration et
de la conservation du patrimoine.

Preserver La solibarit# entire les peuples
e La Caraibe
Ce Conseil Municipal Extraordinaire a permis la restitution
d'une synthese des travaux des ateliers par le rapporteur et
technician, Marcel Clodion, suivie de la lecture des nouveaux
accords par Christina Joseph-Monrose, blue en charge de la
cooperation et des relations internationales. Le Maire Pierre
Samot et Juana Estrella Randich Reyes ont ensuite paraphe
ces nouvelles dispositions.
Au course des changes, Pierre Samot a renouvele son amitie


^4-.,

SI..


Estrela a offert au Maire du Lamentin une photo du centre-ville de Santiago de cuba
et sa reconnaissance envers le people de Santiago etNicolas
Carbonell, ancien maire de Santiago et signataire des tous pre-
miers accords de jumelage. Ce dernier a souhaite rappeler I'im-
perieuse necessity de promouvoir et de preserver la solidarity
entire les peuples de la Caralbe au regard des difficulties eco-
nomiques et environnementales du monde actuel. Juana Ran-
dich Reyes a tres officiellement remis a Pierre Samot une lettre
du Maire de Santiago de Cuba, Roberto Solano, don't le vceu le
plus cher est de voir se renforcer et se developper les actions
de cooperation avec le Lamentin dans les annees a venir.
Apres les changes de presents entire les membres de la de-
legation cubaine et les elus du Conseil Municipal, cette cere-
monie s'est poursuivie dans le hall de I'h6tel de ville par un
spectacle pluri-culturel qui a permis d'apprecier des danses re-
fletant des influences diverse :indienne, caribeenne, afri-
caine...

La convention be cooperation 2010-2013
1, La biodiversity
Former des resources humaines sur les themes d'etudes


*1IWW V-VW wZ702'I


I JUSTICE ]


I IL






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et de conservation de la biodiversity
- Faciliter I'echange d'experiences et la participation d'6tu-
diants, de professeurs, de specialists et de chercheurs des
deux villes dans des 6v6nements, des congress et des ateliers
a Cuba ou 6 la Martinique.
- Elaborer des materiaux d'education populaire pour la
connaissance, la conservation et I'utilisation durable de la di-
versite biologique.

2. La culture.
- Cr6er un atelier culture au Lamentin (en partenariat avec
le "Taller cultural de Santiago de Cuba).
- Former des cadres et detecter des talents


- Faire vivre la cooperation culturelle par un programme
d'echanges alternes en function des projects culturels des deux
villes

3. Insertion et mobility dans le secteur de la restauration
et de la conservation du patrimoine (en partenariat avec la
Chambre de metiers de I'artisanat de la Martinique)
- Accompagnement des entrepreneurs du Lamentin sur la
conservation et la restauration des batiments (formation des
adults et insertion des jeunes)
- Changes de techniques et de savoir-faire sur les nou-
velles activities


Tourisme : Impliquer te Martiniquais, oui, mais sombrer bans te aou-

bouisme, non!


suzanne, r. Hoy uamille, taay et tvelyne, poreurs a un message amoigu
Apres la champagne touristique publicitaire menee en Europe
pour donner envie aux tourists de venir chez nous, le Comit6
Martiniquais du Tourisme entend impliquer les Martiniquais a la
chose touristique. "ICne s'agit pCus de les culpa6iiser, mais de
leur dimontrer qu'iCs ont tous un r61e a jouerpourpermettre a la
destination d'etre attractive", soutient Karine Roy-Camille, la
pr6sidente du CMT. A parfr d'un sondage estimant que 92 %
des Martiniquais se declarent favorables au developpement
touristique, I'6quipe du CMT a decide de canaliser cette adhe-
sion pour mieux valoriser et modifier leurs regards sur I'activit6
touristique. Car, rappelle-t-on, le tourism c'est 245 millions
d'euros et plus de 10 000 emplois, mais surtout il reste encore
beaucoup 6 exploiter. Pour ce faire, I'agence "Cible"a ete char-
gee de mettre en oeuvre un concept pour accrocher le Martini-
quais. Le grant de la society devant concevoir la champagne,


Frank Zam6o, a choisi le concept de "6dtisseurs de pa-
Sradis". C'est, explique-t-il, "une accrocheforte de com-
munication mettant en exergue Ce paradox; je travaille
pour que vous passiez [es meifleurs vacances possibles, et
j'en suisfier". Une champagne don't I'objectif est d'ame-
ner tout un chacun A prendre conscience de I'impor-
tance de ce secteur. Et a ce titre, il estime que "nous
sommes tous de pros ou de loin, par nos actes, des bdtis-
seurs de paradise Mais, precise t-il, "on ne changerapas
avec une champagne Capproche et Ca vision qu'a le Marti-
niquais du tourism ; c'est un travailde tongue haleine,
et iffaudra pCusieurs piqires de rappeldurant C'annje".
Evelyne, Suzanne, Eddy et Jean-Charles Bredas, des
"6btisseurs" pionniers en la matiere, ont declare que
pour eux "Ces vacancies des tourists, c'est pfus qu'un mitier, c'est
une mission personnefCe, qui donnera un risultat collectif. A sa-
voir donner une autre image, positive de la Martinique, la ren-
dre plus belle et plus attractive.

Question : Comment vouloir btir un paradise quand 60 % des
jeunes de moins de 25 ans sont en inactivity et que le pays re-
cense 20 % de pauvres ? N'est-ce pas une conception capita-
liste d'un tourism presentant le visiteur comme cherchant 6 se
faire cajoler ? Cette champagne de sensibilisation qui sera de-
clin6e sur les medias, le web, et qui donnera lieu a un affichage
durant toute la duree de la haute saison touristique, coOtera
200 000 E. On peut chercher A mieux impliquer les Martiniquais
dans le tourism sans verser dans ce plat doudouisme.
C.B.


Innovation: Un passage oblige pour maitriser L'avenir


Le vendredi 17 decembre, peu de chefs d'entreprises 6taient
presents pour entendre les conclusions de I'enqu6te sur "Ces be-
soins CiWs a ['innovation des entreprises martiniquaises". Une etude
dense et riche present6e sous I'egide de la pr6sidente de la
commission Recherche, Innovation, enseignement supe-
rieur,du Conseil regional, Elizabeth Landi, qui fait le lien,entre
I'universite et la recherche. L'6tude conduite sous la direction de
Victor Emmanuel Vaugirard s'est deroulee en deux phases, la
premiere ayant trait a I'etat des lieux et au diagnostic, la se-
conde aux recommendations. Une enquete menee aupres de


200 chefs d'entreprises par telephone. II en resort que I'inno-
vation se fait & la Martinique, mais est meconnue parce que
prise uniquement sous I'angle technologique, alors qu'il en
existe plusieurs sortes, telle I'innovation soclale ou manage-
riale. L'etat des lieux a permis de mettre en exergue les forces
et les faiblesses liees a I'iinovation dans le sens le plus large,
mais aussi les atouts afin de preconiser un certain nombre de
recommendations. Elizabeth Landi consider que "innovation
Sest incontourna6le dans nos pays pour am6liorer la performance
des entreprises et la compititiviti, mais que a cela iCy a encore


r /^^ 11^^^p..,. ** II


^^ SsS -11






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beaucoup defreins". Parmi ceux mis en avant par I'6tude, le
refus de travailler de mani6re collective, la difficult de trouver
des partenaires, celui liee au financement des projects, sans
computer I'6troitesse du march. Les atouts relev6s par I'audi-
teur concernent : I'adaptation impose par I'insularit6, le genie
martiniquais et la n6cessit6 d'innover pour s'adapter 6 la
concurrence et au march. Au chapitre des pr6conisations, on
recense : I'amelioration de la governance institutionnelle,
structure les filieres, constituer des grappes d'entreprises, lan-
cer des appeals a projects collaboratifs, ameliorer la formation et
I'accompagnement, et optimiser les moyens financiers, immo-


biliers ou en equipment, rapprocher le monde de I'universite et
de I'entreprise. Deux entrepreneurs sont venus temoigner de
leur parcours en matiere d'innovation. Un project a d6ja about:
celui des freres Lauzea en matiere de chocolate. L'autre est en-
core dans les cartons: "kayflo, une conception de maisonflot-
tante >> de TYves Salpitrier". "I[ est impiratif de montrer que
Innovation est possifbe", conclut E. Landi. Certes oui, mais I'ac-
tion contre les freins a l'innovation est une oeuvre de longue ha-
leine et necessite des decisions d'ordre politique, comme en
matiere de financement des projects.


[ eWaM:IR Pan s prs


Sonij defamb 59 : 51 ans apres !


Durant trois jours, les 20, 21, 22 decembre 1959, de violent
heurts et manifestations se deroulerent a Fort-de-France, fai-
sant 3 jeunes tues, des dizaines de blesses, en plus d'impor-
tants degats materiels (incendies de commissariats etc.)
Fort-de-France fut comme une ville en etat de siege, avec la
proclamation officielle d'un couvre-feu en cette periode de noel
1959. Cela se produisit sur un fond de crise social, de malaise
politique. Cette revolte populaire martiniquaisefut la conse-
quente directed de I'echec de la politique assimilationniste, com-
binee 6 la fermeture d'usines a sucre et 6 I'augmentation du
ch6mage, 6 I'absence d'un programme d'industrialisation veri-
table de la Martinique et de perspective d'emploi sur place pour
notre jeunesse. C'est 6 I'initiative de notre Parti Communiste
Martiniquais que le Conseil general, reuni a sa demand, votera
lors de sa seance du 24 decembre 6 I'unanimite une motion re-


clamant notamment le depart des CRS, la liberation des
jeunes emprisonns ; I'augmentation des salaires, des alloca-
tions familiales, des pensions et la participation plus large des
Martiniquais a la direction de leur affaires. Le pouvoir repliqua
par une Loi-programme le lancement de I'emigration, Bumi-
dom, I'accentuation de la repression, etc.
51 ans apres, le combat continue sous d'autres formes.
Pour gagner enfin il nous faut poursuivre cette lutte contre les
assimilationnistes attardes ou neo. Mais surtout realiser I'union
des forces anticolonialistes democratique et populaires de la
Martinique.
C'est le plus bel hommage que nous pouvons rendre aux in-
surges et aux victims de decembre 1959, pour que leurs sa-
crifices ne soient pas vains.


"OI T'


Conseil RPgional : Dire vrai, pour mieux informer notre people


Alfred Marie-Jeanne a raison de pro-
clamer qu'il a laisse un Conseil re-
gional "sans dettes, ni deficit", c'est
vrai Cependant il omet de preciser
que le redressement financier du
Conseil regional a ete avant tout
I'oeuvre de son predecesseur, le pre-
sident Emile Capgras. Quand notre
camarade Emile Capgras succede
en 1992 au PPM Camille Darsiere, le
bilan de la politique financiere du
Conseil regional presentait un deficit
frisant le milliard de francs. Resultat
confirm par deux audits, don't celui
de la Chambre regionale des
comptes. Le pouvoir colonial, profi-
tant de cette aubaine, a mis en place
une Commission de surveillance. Du-
rant cette meme p6riode la droite de-
partementalise fit le maximum pour
obtenir la dissolution de ce Conseil
Regional preside par un communist.
Malgr6 cela, la tache de redresse-
ment entreprise par Emile Capgras
s'est poursuivie sous une majority de
gauche diverse. Avec en sus la mise
en chantier, par example, a Ducos


du Centre de formation des apprentis
du bAtiment et du lycee centre-sud,
ou les etudes pour I'6rection du lycee
de Bellefontaine, sans computer les
routes. Quand Emile Capgras quite
en 1998 la presidence du Conseil re-
gional, non seulement le bilan finan-
cier est positif, mais il accompli des
realisations concretes et creatrices
d'emplois reels. Cel en d6pit des ca-
lomnies, des nombreuses em-
b0ches. Pis, il y eut des manigances
et complots centre lui.et son parti, qui
visaient soit son directeur de cabinet
ou notre actuel redacteur en chef.
C'est done vrai que Marie-Jeanne a
transmis un budget sincere, sans au-
cune dette et avec des marges de
manoeuvre non n6gligeables,
comme Emile Capgras I'avait fait
avant lui.
II serait done souhaitable qu'il en
tienne corrpte tout simplement au
nom de la v6rite, pour que notre
people soit correctement informed.
A.C


La Une de Justice du 27 janVier 1994


'Ih23 V1 -I R juI ce n S- i


I # "IIZEPUFUPLE ]






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L'emploi martiniquaii malmened ar la crise : baisse 6u nombre be sa-

Laris bu riv et hausse bu chomaen 2009___


Un commerce branch sur I'importation
Au course d'une conference de press conjointe, Pole em-
ploi et I'lnsee-Martinique ont present le 13 decembre der-
nier les r6sultats de I'enqu6te emploi salaries de 2009, et du
march du travail martiniquais en 2010 par Pole emploi
d'une part et de I'enquete emploi 2010 par I'lnsee-Marti-
nique d'autre part. Indiquons que curieusement Justice
n'avait pas ete convie a cette conference de press et a du
s'en procurer les elements aupres de I'lnsee.

Perte W'environ 4 000 emplois salaries en 2009
bans te priv6
L'enquete sur I'emploi salaries en 2009 de P61e emploi part du
constat que I'economie est "affaibiie en 2009". Euphemisme
pour parler de l'eclatement de la crise structurelle du module
d'economie neo-colonial departemental. Le PIB (richesse glo-
bale) a recule de 6,5 % en 2009.
Cela se traduit par une hausse du nombre de demandeurs
d'emploi de 13 %. Et un taux de chomage de 24 % en decem-
bre 2009 centre 21,1 % en janvier 2008. Le nombre de licen-
ciements 6conomiques a augment de 48 %.
L'enquete de P61e emploi couvre en gros I'emploi salari6 es-
sentieltement dans le secteur priv6 et pour les entreprises ayant
au moins un salaries.
Le principal resultat en 2009 est que I'emploi salaries a baisse de
4,8 % et le nombre d'entreprises d'au moins un salaries de 2,1%
en un an. II y a 76 101 salaries en 2009 centre 80 000 en 2008.
Et 9 413 etablissements en 2009.
Toutes les entreprises ont diminue leur effectif, sauf celles ayant
de 200 & 500 salaries.
Ce n'est pas une decouverte de constater, comme I'ecrit P1le
emploi, que "factivite6 conomique de la 9Martinique est tournie es-
sentiellement vers les activities du tertiaire avec 59 % des salaries
travaillant dans les services et 20 % dans Ce commerce".

Le secteur probuctif marginalis6 par les services
et te commerce
Au plan sectoriel, il faut souligner que seul le secteur agricole
maintient ses effectifs depuis 2007. La repartition des salaries
du prive par secteurs en 2009 est la suivante :


-Agriculture : 5,5 % de I'emploi total (4 150 salaries,
soit + 0,6 % sur un an);
Commerce : 20,1 % (15 330 salaries, soit 2,5 %
sur un an);
Construction : 9,2 % (6 970 salaries, soit 12,9 %
sur un an);
Industrie : 10,7 % (8 120 salaries, soit 5,2 % sur
un an) ;
Services : 54,6 % (41 520 salaries, soit -4,7 % sur
un an);
C'est ainsi que la construction est le secteur le plus
touch en terms de pertes d'emploi ; il perd environ
1 000 salaries.
L'emploi dans les secteurs productifs n'est que de
25,7 % du total (agriculture, Industrie, Construction).
Sur dix ans (1999 6 2009), I'evolution des effectifs sa-
laries correspond aux mutations 6conomiques. Ainsi
les secteurs qui voient leurs effectifs augmenter pen-
dant cette periode sont notamment : la security privee (+ 823
salaries), le travail temporaire (+ 671 salaries), le transport ae-
rien (+ 685 salaries), conseils pour les affaires et autres
conseils de gestion (+ 497 salaries), aide a domicile (+ 355 sa-
laries), etc. Parmi les secteurs qui ont enregistre une baisse du
nombre de leurs salaries : transports maritimes et c6tiers de
passagers (- 241 salaries), manutention portuaire (- 243 sala-
ries), commerce de gros (-261 salaries), culture de la canne 6
sucre (- 428 salaries), culture des fruits tropicaux et subtropi-
caux c'est-A-dire principalement la banane (- 689 salaries),
hotels (- 681 salaries), etc.
P6le emploi donne aussi l'evolution des effectifs salaries par
secteur depuis 1992. Utile a consulter.
La comparison avec les autres Dom montre que dans toutes
ces economies, les services sont majoritaires, mais qu'il existed
des specificites reelles en Martinique pour I'agriculture et I'in-
dustrie oO ces secteurs sont plus important. Par ailleurs, c'est
en Martinique que depuis 1991 les creations d'emploi ont e6t
les plus fortes jusqu'en 2006. Depuis, la Guyane a ete plus <<
dynamique >. Encore faut-il s'interroger sur la nature de ces
creations d'emplois depuis 20 ans, souvent precaires et 6phe-
meres dans des secteurs tels que I'immobilier et la construc-
tion avec des effects pervers dus & la defiscalisation, notamment
sur les prix du foncier.
En 2009, la Guyane est encore creatrice d'emplois, la Guade-.
loupe maintient ses effectifs, la Martinique et la Reunion per-
dent des emplois.

D61rabation bu marchh" 6u travail:
une offre 6'emploi pour 40 bemanbes
P8le emploi communique les donnees recueillies sur ce qu'il
appelle le marche du travaif'6 fin octobre 2010, c'est-a- dire la
confrontation des demands et des offres d'emploi. Pour nous,
I'emploi n'est pas un march avec un prix, mais un besoin fonr-
damental. Cette vision neoliberale fausse I'analyse 6cono-
mique.
S'agissant de la demand d'emploi en fin de mois, elle
concern 50 382 personnel toutes categories confondues 6 fin
octobre 2010 don'tt 92 % de ces inscrits en categories A,B et C
, c'est-a-dire en recherche active d'emploi). Elle est en aug-
mentation de 3 % par rapport a octobre 2009. Depuis 2009, le


Vjeuh23 P'ce r27 jwB1 P 70


[ CISOCIAL j






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volume de demandeurs d'emploi fin de mois n'a cess6 de croa-
tre. Cependant, depuis quelques mois "fe rythme dfacceldration
du nom6re de demandeurs d'emploi tend a s'attinuer".
II faut savoir que, selon P61e emploi, de janvier 2005 6 mars
2009, les taux d'6volution annuels du nombre de demandeurs
d'emploi total etaient globalement n6gatifs. Depuis, la tendance
s'est inverse. Air de dire que c'est a cause du movement so-
cial de f6vrier-mars 2009 ? Faire unetelle analyse serait avoir le
nez colle sur la vitre et ne pas comprendre que la revolte so-
ciale de debut 2009 en Martinique et dans les autres DOM vient
de loin et r6sulte de la crise economique, social, morale et po-
litique du mode de developpement departemental. Ce que sem-
ble avoir enfin compris quelqu'un comme le Pr Olivier Sudrie
de DME dans un rapport de juin 2010 pour le compete de lI
Chambre de commerce de la Martinique. Oi il dit que le module
economique martiniquais (ndr: d6partemental) est gripped" De
mime le Directeur de I'INSEE- Martinique, Georges Para re-
connait que "notre module iconomique est arrive d son point d'es-
soufflement"(Atlas 6conomique de France-Antilles 2010-2011
de d6cembre 2010). A 6couter les repr6sentants du patronat,
en particulier lors du recent colloque Iles-Eco de Contact en-
treprises, une fois passee la bourrasque, ils veulent relancer la
"pwofitasyon "comme avant.

Un ph#nomene nouveau: Difficultts 6'emploi
accrues pour tes seniors
La structure de la demand d'emploi connaTt une evolution in-
quietante. Alors que P61e emploi enregistre une baisse de
5,5 % du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans,
le poids des seniors demandeurs d'emploi s'alourdit: on enre-
gistre en un an une augmentation de 18,5 % de demandeurs
d'emploi de 50 ans et plus. Dangereux 6 I'heure o6 la contre-


reform des retraites de Sarkozy a allonge de deux ans I'age de
depart et celui de retraite 6 taux plein.
Sur les demandeurs d'emploi des categories ABC a fin octobre
2010, il ya :
- moins de 25 ans : 6 885 centre 7 268 a fin octobre 2009;
- de 25 A 49 ans : 31 008 contre 31 620 un an plus t6t;
- 50 ans et plus : 8 568 centre 7 219 un an plus t6t.
C'est la pouss6e du ch6mage des seniors (1 249 demandeurs
d'emploi de plus en un an) qui explique I'augmentation global
du nombre de demandeurs d'emploi des categories ABC. Elle
n'est pas compensee par le relatif "recul" des demandeurs
d'emploi de moins de 25 ans (moins 403)
S'agissant de la duree du ch6mage, le ch6mage de longue
duree s'accroit, en particulier celui des demandeurs d'emploi
de tres longue duree (24 mois et plus) don't le nombre est passe
en un an de 11 837 a 13 267, soit 12 % de plus. La moitie des
inscrits a Pl6e emploi le sont depuis moins de 12 mois et 3 de-
mandeurs d'emploi sur 10 sont inscrits sur les listes de p6le
emploi depuis au moins 24 mois.
La collect d'offres d'emploi a fortement recule passant de 15
507 en 2006 6 9 230 en cumul & octobre 2010. Cela conduit a
une baisse de 29,2 % sur 4 ans en cumul 6 octobre.
De plus, seulement 60 % des emplois offers sont durables. A
noter que sur un an I'offre d'emplois temporaires augmente de
14,6 %. Autre signe d'une deterioration de la situation de I'em-
ploi.
II faut 6galement confronter le nombre d'offres (9 230 en cumul
a octobre 2010) au nombre de demands d'emploi total de jan-
vier & octobre. Ce que ne fait pas P61e emploi. L'INSEE, dans
son Etat de la Martinique en juin 2010, indiquait qu'il y avait 40
demandeurs d'emploi pour une offre d'emploi deposee 6 p6le
emploi.
Pour creer I'emploi, il faut changer de module economique.
Michel Branchi


An kat ibantite Matinik


La formule a ete lancee en Guadeloupe le 24
Octobre dernier par Fos pou Konstwui Nasyion
Gwadloup (FNKG). II s'agissait de franchirune
nouvelle tape dans la construction de Chomme et
de la nation guadeloupienne". Garcin Malsa, pre-
sident du Mouvement International pour la Re-
paration (MIR), present a cette manifestation
avait promise de faire de meme en Martinique.
Ce fut chose faite le dimanche 19 decembre
2010, la premiere remise des Cartes Nationales
d'ldentite Martiniquaises 6 I'AMEP, lieu symbo-
lique; I'AMEP, premiere ecole alternative creee
par la Municipalite de Fort-de-France dans les
annees 70 et qui recueillait essentiellement les
exclus du system. Une manifestation symbo-
lique qui s'est.tenue sous le parrainage de Re-
naud de Grandmaison et Victor Lessort,
anciens dirigeants de I'OJAM (organisation an- Claude ca
ticolonialiste de la jeuhesse Martiniquaise). Ils
avaient en 1963 ete faits prisonniers politiques et avaient subi
un proces colonial. Pres d'une cinquantaine de personnel ont
pris leur carte pour affirmer leur identity martiniquaise. Par
cet acte, elles veulent signifier que la Martinique est un pays
qui aspire 6 la souverainete. Selon Robert Sa6, cette carte
d'identite est surtout un certificate d'engagement coricret dans


ayol et Garcin Malsa parmi les premiers d6tenteurs de la leur kat idantit6 Matnik

la lutte pour I'emancipation de notre people et la construction
d'un monde meilleure. Des representants de Guadeloupe, Luc
Reinette et Danik Zandrbnis du FKNG, et BenoTt Bechet du
MIR de Guyane) 6taient presents a I'evenement. Le MIR
Guyane qui fera bient6t la m6me demarche.


ll. Iu mV2S.20wn5-s Pae 7


I EIcolld -1


A kFt itI tMtinik






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Le li'dralifme n'a pflu la cote en France : 64 % aes FranRais ont Une

opinion negative bu capitalism


rouvez-vous me dire pour chacun des mots suivants s'il evoque pour vous quelque chose de tres positif,
plut6t positit, plut6t n6gatif ou tout a fait n6gatif?
i',' L. Bourse .. I ',



,, I1 l-r'4'I A4ji 311 g
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64
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I' N- 1 IT. irr, I''' .i1, ;' ( ,) i ;,i)l r I4. i .'i'u-
Enquete foundation Gabriel P6ri
Decid6ment le lib6ralisme a du plomb dans I'aile. Une enqu6te
de la Sofres de juin 2010 pour la Fondation Gabriel P6ri pr6si-
dee par Robert Hue et publiee par I'Humanit6 le 2 d6cembre
revele des evolutions des Frangais au plan ideologique majori-
tairement a contre-courant des id6es dominantes dans les cer-
cles du pouvoir sarkozyste et du grand patronat.
L'enqu6te de la Fondation Gabriel-P6ri confirm un net recul
de I'adh6sion au liberalisme 6conomique: les terms "Bourse",
"profits", privatizationn" et "capitalsme"sont tres majoritaire-
ment pergus n6gativement. L'id6e de "profits"est rejet6e a 53
% en 2010 centre seulement 6 32 % en mai 1988 ou 43 % en
mai 2008.
Le mot "bourse"qui recueillait 29 % d'opinions negatives, mon-
tait a 53 % de r6ponses negatives en 2002 et est vu comme
negatif par 74 % des Frangais interrog6s en 2010.
Les responsables scientifiques de I'enqu6te observent en outre
que la proportion d'avis n6gatifs sur le capitalismm" passe de
50 % en 1988 A 64 % en 2010. La conviction s'affirme "dun 6e-
soin dun autre systeme iconomique". Parallelement, les senti-
ments n6gatifs a I'6gard du concept de "mondiafisation"
gagnent six points entire 2001 et 2010 pour aujourd'hui monter
6 57%.
Le terme "privatisation"est requ de maniere negative par 62 %
des sond6s en 2010 centre 36 % en 1988, alors'que dans cette
logique I'id6e de nationalisationn" redevient majoritairement po-
sitive.
L'un des elements les plus interessants de I'enquete reside
dans la question pose sur le contr6le des entreprises : "'aut-
iffaire confiance auw entreprises et feur donnerplus de tiberti ou
faut-ilque fEtat fes contr6le et fes reglemente plus etroitement ?".
Dans les annees 1980 et m6me sous Frangois Mitterrand, 6 la
faveur de la contre-r6volution lib6rale (Reagan-Thatcher), le li-
beralisme s'impose peu a peu comme la seule politique possi-
ble : la volont6 de laisser une important libertyi" aux
entreprises devient majoritaire. Selon I'enquete, il faut attendre
1994 puis 2007 pour que le contr6le des entreprises et le lais-


ser-faire s'6quilibrent. Au-
jourd'hui, et depuis la crise,
malgr6 la champagne de Sar-
kozy sur la "morafisation" du
capitalism, I'id6e de
"contr6le" des entreprises A
nouveau supplante largement
celle de leur laisser la "iberte".
Enfin, entire 2001 et 2010, le
sentiment d'une influence ex-
cessive du patronat et des mi-
lieux d'affaires dans la
definition des orientations poli-
tiques progress de 39 % 6 50
%.
Dans le m6me temps, le cliche
liberal ressass6 que "fes ci6-
meurs trouveraient plusfacile-
ment du travails'ifs l voufaient
vraiment", largement repris


par la nouvelle droite "dicomplex e"au pouvoir, restait tres lar-
gement approuv6e en 2007 a 63 %. Elle connaTt un s6rieux
recul en 2010 tout en restant important avec seulement
47 % d'approbation. Aussi, la notion de m6rite et la culpabili-
sation des ch6meurs ont-elles recule avec la crise.
Autres r6sultats significatifs. Si en 1966, 28 % des sondes di-
saient vivre "moins 6ien", ils sont 72 % en mai 2010 a avoir ce
sentiment de mal-vie.
L'inqui6tude relative a "la puissance sans contr6le des marches
financiers internationaux > progress de 41 % en 1998 6 62 %
en 2010.
Al'inverse, la crise de 2008 n'a pas entrain6 pour I'heure de re-
flexe s6curitaire ni racist ou x6nophobe comme on a pu le
connaitre avec la crise des annees 1930. C'est ainsi que, selon
les auteurs de I'enquite de la Fondation Gabriel P6ri, "'in-
quietude relative Ia finsicuriti et [a violence recule nettement. 76
% des Frangais interrogis s'en disaient tres inquiets en 2001,
centre 55 % en 2010". Et le nombre de ceux qui experiment de
"'angoisse" face a I'augmentation du nombre d'6trangers en
France recule de 40 % en 1998 & 27 % en 2010. Certes il ne
faut pas minimiser ces craintes, commentent les auteurs. En
2010, malgr6 la s6evrite de la crise en France et en Europe,
seulement 20 % des personnel interrog6es disent carr6ment
6tre hostiles aux immigr6s, alors que 49 % refusent cette id6e.
II semble que I'op6ration politicienne de Sarkozy autour de la
question de "Cidentiti nationale"n'a rencontr6 aupres de I'opi-
nion frangaise qu'un succ&s relatif et temporaire. Cela dit, sur
de tels sujets sensibles oO peut I'emporter le "pofitiquement cor-
rect", les gens disent-ils vraiment et sincerement ce qu'ils pen-
sent a un enqu6teur ? N'oublions pas les progr6s de Marine Le
Pen dans les enqu6tes d'opinion.
Sans surprise, le ch6mage reste le premier motif d'inqui6tude.
Voil6 qui plaide pour que tous ceux qui se disent de gauche en
France et aussi ailleurs s'accrochent sans complex aux va-
leurs de justice social, d'egalite, de transformation de la so-
ci6te.
Antoine Gilles


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"Les poiciers s'interrogent aussi..." Dernier volet note aossier


Patricia Pompui, Commandant d'6tat majpr de la police


Patricia Pompui est Commandant chef d'6tat major a la di-
rection departementale de la security publique de Fort-de-
France. Elle estime que meme si la Martinique enregistre
un nombre important d'infractions, elle n'est pas arrive au
stade de certaines banlieues "cfiaudes'de I'hexagone.

Justice : D'ann6e en annee les chiffres de la delinquance
augmentent globalement. Selon vous, est-ce le signe d'une
hausse r6elle de la violence, d'une jwudciarisation' des
conflicts ou peut-6tre m6me des deux ?
Patricia Pompui : II est certain que nous sommes dans une
soci6te oi les gens font davantage appel 6 la police. II y a
quelques dizaines d'annees les conflicts n'arrivaient pas force-
ment 6 nous, mais actuellement nous avons de plus en plus de
personnel qui viennent deposer plainte, meme pour des vio-
lences verbales, alors que ce n'etait pas le cas auparavant.
Nous avons aussi le cas des violence conjugales, qui 6taient
souvent passes sous silence mais don't les femmes osent par-
ler maintenant. Mais on ne peut pas nier non plus que les rap-
ports entire les personnel sont aussi devenus plus violent,
sans pour autant que nous en soyons arrives au stade de cer-
taines banlieues nationals.

J : Pourtant la Martinique est dans le peloton de tate des
departments ou la delinquance est la plus importante...
P.P : C'est vrai qu'en terms de cas de violence nous figurons
parmi les premiers, selon I'observatoire national de la delin-
quance, mais il faut comprendre que quand on parle de vio-
lences dans les statistiques on y trouve aussi bien les violence
intra-familliales, conjugales, dans la rue... Si on parle, par
contre, des agressions dans la rue on n'en a pas plus qu'en
metropole, lI ou nos chiffres sont plus important c'est pour le
cas des violence intra-familiales. Avant il y a beaucoup de si-
tuations qui n'etaient pas prises en compete dans les chiffres. II.
y a aussi tout un context social 6 prendre en compete. Beau-
coup de gens n'ont pas de travail, et c'est un facteur favorisant
la delinquance.

J : Le nombre d'homicides a fortement augment, com-
ment analysez-vous ce chiffre ?
P.P : Dans nos statistiques on mele les tentatives et les homi-
cides eux-memes. En 2010 nous avons connu;le double du
nombre d'homicides de 2009. Nous en sommes & 19, et nous


F 23 e210 eno51 -Pae1


esp6rons qu'il n'y en aura pas d'autres d'ici la fin de I'ann6e.
Par contre, le nombre de tentatives en ce qui concern rios chif-
fres, n'a pas beaucoup augment entire 2009 et 2010. La
hausse est intervene entire 2008 et 2009, mais il est encore
trop t6t pour dire si c'est une tendance ou non.

J : 1/4 des mises en cause sont des mineurs
P.P : La part des mineurs augmente-t-elle de fagon significa-
tive? Jusqu'en novembre de cette ann6e, la part des mineurs
dans les mises en cause, s'616ve a 24%, alors qu'ils 6taient
21% en 2009 et 19% en 2008. II y a une progression constant
des mises en cause de mineurs, c'est-a-dire des interpellations,
et ce meme si ce chiffre en lui-meme a globalement baiss6.

J : Dans quelle measure la police influence-t-elle les chiffres
de la d6linquance ?
P.P : Nous sommes contr6les, on ne fait pas ce qu'on veut.

J : Et les mains courantes, elles ne sont pas prises en
compte...
P.P : Si I'infraction n'est pas constitute, on enregistre une main
courante. Cela peut etre un pbre qui vient signaler que son ex
conjoint ne lui a pas ramene leur enfant dans les delais pr6vus,
quelqu'un qui veut signaler des appeals anonymes intempes-
tifs... On a aussi beaucoup de contraventions qui n'apparais-
sent pas, m6me si les gens deposent plainte. Mais nous avons
peu de marge de manoeuvre sur les plaintes, et nous les enre-
gistrons automatiquement, dans le cas contraire la personnel
peut aller le signaler au parquet.

J : 11 y a aussi une forte progression du sentiment d'inse-
curite, les gens ont I'impression que la violence est par-
tout, cela correspond-il & la r6alit6 ?
P.P : 11 y a toujours le sentiment d'insecurite surtout quand les
medias montent en 6pingle des faits qui focalisent I'attention.
Les homicides sont toujours regrettables, mais nous observons
que la plupart du temps ils ont lieu dans certain milieux, et
beaucoup sont des reglements de compete entire voyous. Cela
ne concern pas toute la population. Ce sont des gens qui ont
des conflicts entire eux, m6me si ces conflicts peuvent apres coup
paraTtre futiles. Meme les delinquants parfois, quand ils arrivent
au poste, ne comprennent pas pourquoi ils sont passes a I'acte.
Ce.n'6st pas toujours rationnel.

J : Vos services interviennent en bout de course dans la
repression de' la delinquance, avez-vous aussi une re-
flexion sur ce qui peut 6tre fait en amount ?
P.P : Notre metier, c'est la repression avant tout, et un peu de
prevention. II faut savoir qu'il y a des gens qui seront toujours
delinquants quelles que soient les conditions de vie, et il y en a
d'autres qui ne travaillent pas, n'ont pas les moyens d'avoir un
travail et la delinquance, c'est un peu une facility pour eux d'au-
tant que 9a rapporte plus. II y a un problem social sous celui
de la delinquance et la police ne peut pas seule regler ce pro-
bl6me. Mais meme si les policies s'interrogent aussi, leur tra-
vail, c'est d'interpeller les auteurs d'infractions et de les mettre
a disposition de la justice.

J : Dans cette mission vous avez moins de moyens, on si-
gnale notamment 40 agents de moins sur la voie pu-
blique...
P.P : C'est vrai qu'on doit jongler et mieux utiliser les moyens,
car ils n'augmentent pas. C'est le r6le de I'encadrement d'es-


POSPE VILNE I






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sayer de faire autant avec moins. C'est une tendance g6n6rale
un peu partout.

J : En resume, travailler plus avec moins de moyens ?
P.P : Je ne dirais pas 9a...

J : La video-surveillance vient d'etre mise en route a Fort-
de-France, mais pour I'heure vous utilisez le dispositif A
minima, pourquoi ?
P.P : Tout d'abord, pour nous c'est un plus, c'est un outil qui va
beaucoup nous aider. Mais nous n'avons pas les moyens de
mettre en place un tel dispositif, ni I'espace necessaire d'ail-
leurs. L'unique 6cran don't nous disposons nous a ete offer par


J : Faut-il revenir a plus de proximity ?
P.P : La proximity, ce sont des decisions du minister, et une
police de proximity co0te cher en personnel. Mais pour la Mar-
tinique on peut dire que la proximity existe toujours. D'ailleurs
nous venons de creer la brigade de security et de proximity
pour repondre 6 un besoin, car il y avait un manque d'effectif au
centre ville. Pendant la journee, ces six personnel vont circu-
ler a pied dans Fort-de-France avec comme objectif premier la
prevention.
Propos recueillis par L.C


Joelle uirroy, juge pour enfants :"Aujourb'hui tous Lesjeunes sont arms"


Justice : La violence des mineurs est-elle en hausse ?
Joelle Guirroy : Pour noi, il est difficile d'apporter des juge-
ments globaux sur une augmentation de la delinquance reelle.
Ce qui est sOr, c'est que les faits de violence sont de moins en
moins accepts, et qu'ils donnent de plus en plus lieu 6 un re-
cours 6 la procedure penale. La hausse du recours aux plaintes
a fait augmenter les chiffres de la delinquance, revelant une
hausse reelle ou ressentie de la violence.
II faut 6tre prudent entire ce que la press nous revele, ce qu'on
apprend par la rumeur et ce qui est la reality.

J : La justice parait 6tre le seul recours...
J.G : On a aussi des personnel qui sont de plus en plus de-
munies, et qui ont I'impression que la seule possibility qu'elles
ont de s'exprimer, c'est de d6poser plainte ou de recourir a la
press. Les gens ont besoin de le dire a quelqu'un. II manque


des structures intermediaires qui ont disparu. Aujourd'hui quand
il y a une difficult on en appelle tres rapidement a la justice,
alors qu'avant il y avait un travail de mediation qui etait peut-
etre plus facile et mieux accepted.

J : Les formes de violence auxquelles vous 6tes confron-
tee ont-elles 6volue ?
J.G : 11 y a une habitude qui a ete prise et aujourd'hui tous les
jeunes sont arms. Chacun se disant que les autres etant
arms, ils doivent aussi I'etre. Et quand dans une altercation on
a recours a une arme, les consequences sont beaucoup plus
graves. J'ai I'habitude de dire que les bagarres dans les eta-
blissements scolaires, il y en a eu et il y en aura, mais au-
jourd'hui avec les armes comme des ciseaux, des couteaux,
des hachoirs les consequences ne sont pas les memes.
Propos recueillis par L.C


Michel Branchi : "Pour un sursaut martiniquais, porteur 6'espoir et

ae renouveau" (extraits O6ito Justice au 18 novembre 2010)


Le system qui est incapable de socialiser les jeunes, c'est-a-
dire de leur faire une place dans la society, a un nom : c'est le
system capitalist dans la forme qu'il a pris en Martinique, 6
savoir le system neo-colonial departemental. Un syst6me a
bout de souffle et en pleine deliquescence economique, social
et morale comme la crise de fevrier-mars 2009 I'a r6v6el en
pleine lumiere.
En I'espece, il nous faut penser globalement et agir localement.
Certes les causes de la violence des jeunes.sont diverse :
pertes des valeurs, eclatement de la famille, 6chec scolaire, in-
flu-Ace des medias et des modules culturels ext6rieurs, etc.
Mais il s'agit des sympt6mes d'un mal plus profound qui touche
a I'identite et a la cohesion de la society martiniquaise projetee
brutalement, en I'espace de quelques decennies, dans la so-
ciete de consommation capitalist A partir d'un processus
pense et impulse de I'exterieur. Dans le meme temps, ce sys-
teme a rendu fragiles et dependantes ses victims qui ont peur
que le moindre changement institutionnel ou statutaire leur
fasse perdre les quelques subsides qui leur permettent de sur-
vivre dans la tourmente de la crise. Elles sont d'autant plus pa-
ralysees que une parties de ceux en qui elles avaient plac6.leur
confiance pour defendre leur dignity, leur identity, s'acharne 6
joindre leurs efforts a ceux qui ont toujours nie I'existence
meme d'un people martiniquais, d'une communaute martini-
quaise.
La society martiniquaise present bien des traits d'tne societye


bloqu6e":A savoir une society grosse de I'imperative necessity
de reformes structurelles et incapable de degager les forces
sociales capable de les mettre en oeuvre.
Ce que nous vivons a ete d6ej decrit par Frantz Fanon dans
son ouvrage phare "Les camnis de [a terre". C'est le pourrisse-
ment de la society capitalist et colonial telle qu'elle a histori-
quement pris forme dans ce pays. Ce pourrissement peut
deboucher sur une violence incontr6lee et autodestructrice.
Pour resoudre la question de la violence, il faut un sursaut mar-
tiniquais de toutes les energies de ce pays. Seul un authen-
tique pouvoir martiniquais d6mocratique et populaire
(l'Autonomie veritable), fondant sa 16gitimit6 dans notre histoire
et notre culture, peut engager cet effort de renaissance du pays
martiniquais. Un pouvoir martiniquais porteur d'une veritable
Alternative de progres, d'un project partage.
A cet 6gard, ceux qui s'6chingnt a retarder la petite avancee
que peut constituer la mise en place de cet instrument de co-
hesion que peut 6tre la Collectivite Unique prennent une lourde
responsabilite. Nous ne pouvons attendre.
Dans I'immediat, dans les structures actuelles, la society civil
martiniquaise dans toutes ses composantes doit reflechir sur
les moyens d'endiguer cette violence en agissant pour un jour
6tre en capacity de I'eradiquer.
Michel Branchi


- jeud123 Picembr2SSi' Fae14


POSSE VIONC$-






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Fi6el Castro press la communaute

international ae butter centre I'epiaemie
Oe cholera en Haiti
L'ancien dirigeant cubain Fidel Castro a declare dans ses r6-
flexions livr6es au journal Granma que I'6pid6mie de cholera
en Haiti pourrait se r6pandre davantage en franchissant ses
fronti6res, en appelant la communaute international 6 oeuvrer
pour lutter centre cette maladie. "Si les contr6les centre 'ipide-
mie de cholera ne se muCtiplient pas, Ca maladie deviendra ende-
mique et conduira d la survenue dune catastrophe sanitaire en
Hfaiti, et a une menace permanent dans [a region des Caraifes et
de [Amirique Iatind', a affirm Fidel Castro. Selon M. Castro,
I'opposition ha'tienne a pris conscience qu'il etait injuste de de-
mander au people de descendre dans la rue pour protester
contre les r6sultats des elections, car si la violence se disse-
mine a travers Haiti, il sera impossible de circonscrire I'6pid6-
mie. II a 6galement soulign6 le travail de la brigade medical
cubaine en HaTti, en predisant que le nom6re de morts dus au
chofera riduira leur travailet le enforcement prjvu'" ''HVou61iezja-
mais que fiaiti doit itre reconstruite avec ['aide et la cooperation
du monde entier. C'est Ce minimum que Pon doit faire pour le peu-
pCe haftien" a declare M. Castro.

Cuba: La bataille economique en march
Le d6bat sur la reform socio-6conomique propose par le lea-
der cubain Raul Castro se pursuit au parlement cubain. Pre-
nant la parole lors d'une session du parlement, le ministry de
I'Economie et de la Planification, Marino Murillo, a affirmed que
I'economie cubaine devait 6tre orientee vers les exportations


dans les annees qui viennent. Le gouvernement devrait cesser
de subventionner les entreprises d'Etat deficitaires. II a mis I'ac-
cent sur le role de la planification centralisee socialist et a cri-
tique le processus de concentration de la richesse observe
dans la main des petits entrepreneurs du secteur prive. Depuis
son investiture en 2007, Raul Castro s'attele a pr6cohiser son
plan de r6forme destinee a ce que le pays surmonte des diffi-
cult6s 6conomiques. Ce plan consiste a proposer 6 un demi
million de travailleurs de rejoindre le priv6, 6 encourager les in-
vestissements strangers, et a donner le feu vert aux activities
des petites entreprises priv6es.

Un plan Oe developpement social
pour le Marchi common du SuW
Les ministres des Affaires 6trang6res de I'Argentine, du Br6sil,
du Paraguay et de I'Uruguay, ont approuve un plan de deve-
loppement social pour le March6 commun du Sud (Mercosur),
qui comprend un programme visant a 6radiquer I'analphab6-
tisme, la faim et la pauvrete. Lors de la reunion, qui a eu lieu
dans une ville du sud du Br6sil, le Conseil du Marche commun
(CMC) a ratified le Plan strat6gique de I'association social. Les
objectifs strat6giques du plan sont de lutter contre les in6gali-
tes sociales, d'assurer les droits de I'homme, I'aide humanitaire
et I'egalit6 ethnique, racial et sexuelle, et de rendre la sante
publique accessible a tous. C'est "des o6jectifs ambitieuwqui re-
fretent Pengagement des gouvernements de la region en matiere de
justice sociafe et de diveloppement humain" ont indiqu6 les mi-
nistres dans un communique public a I'issue de leur reunion.
Etaient presents lors de cette rencontre les ministres des Af-
faires 6trang6res des quatre pays, a savoir I'Argentin Hector Ti-
merman, le Br6silien Celso Amori, le Paraguayen Hector
Lacognata et I'Uruguayen Luis Almagro.


[ PA L


La rise ivoirienne s'intensifie


u apres I UInu, I e viuIences uon lail plus ue ou D ou s tU vUU DIubsesb.
La situation a tres vite d6g6ner6 6 Abidjan ou la march sur la
TV ivoirienne organisee par les partisans d'Ouattara a 6t6 stop-
p6e a coups de gaz lacrymog6ne rapidement suivis de tirs
d'armes automatiques puis d'armes lourdes. On d6nombre une
ou deux dizaines de morts et plus d'une centaine de blesses.
De violent incidents ont 6galement 6t6 signals a Yamassouko
et & Ti6bissou sur la ligne de demarcation separant le Nord ac-
quis 6 Ouattara et le Sud favorable a Gbagbo.


Le blocage politique est total entire les deux
hommes, I'un reconnu vainqueur par la Commis-
sion electorale et la communaut6 africaine et in-
ternationale, I'autre par le Conseil constitutionnel,
ses partisans et I'arm6e.
Un calme pr6caire a suivi les affrontements du fait
du refus des pro-Ouattara de risquer leur peau
dans de nouvelles manifestations anti-Gbagbo.
Abidjan n'est cependant pas 6 feu et a sang loin
de Il, malgr6 la tension qui y regne. La situation
semble beaucoup plus preoccupante en province
o6 I'on observe d6ja un exode de r6fugi6s.
La tension est cependant vive et la moindre inter-
vention militaire 6trang6re, frangaise ou onu-
sienne, provoquerait 6 coup sOr une d6flagration
majeure d6g6nerant en une nouvelle guerre civil
6 caractere socio-ethnique.
Le president Sarkozy en phase avec Washington
n'en a pas moins saute sur I'occasion pour lancer sans trop de
risque un ultimatum repris par I'Union europ6enne sommant
Gbagbo de se retire du pouvoir sous peine d'encourir des
sanctions europ6ennes et d'avoir affaire au tribunal penal in-
ternational. La r6ponse ne s'est pas fait attendre : "Ifn'appar-
tient pas un president stranger de donnerdes ordres... ", a declare
Gbagbo.


K Solaris


IeuzffS'SI 'icebe0IJiesS5 Pg 15


ifN J TRt







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Flash-Hebbo
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Lunbi 13 b6cembre
MADAGASCAR Consequence de la grave crise politique de
2009, la 4e Republique a ete proclamee par le president de la
Haute Autorit6 de Transition, Andry Rajoelina, apres sa large
victoire au referendum qui I'opposait aux trois derniers presi-
dents reunis dans une m6me alliance pour la circonstance.


Marbi 14 6bcembre
EUROPE DE L'EST- La restauration du capitalism dans les
ex-pays socialists europeens s'est traduite selon un rapport
des Nations Unies, par une regression generalisee tant econo-
mique que social. "Ceci est dramatique et a entraine un coOt
human eleven .


Mercreai 15 6acembre
AMERIQUE LATINE L'Argentine apres le Bresil reconnait of-
ficiellement la Palestine dans "les frontieres de 1967", avec Je-
rusalem comme capital. L'Uruguay a d6ej annonce son
intention de suivre cet example dans les prochains mois.


Jeubi 16 64cembre
GENEVE L'Organisation Internationale du Travail (OIT) pr6ne
une hausse general des salaires don't la stagnation a pour
effet "d'affaiblir la reprise et retarde le redressement de I'eco-
nomie (...) A I'avenir il serait judicieux de fonder la croissance
sur une plus forte consommation des manages ancres dans le
revenue du travail plutot que sur une hausse de la dette".
Cela se passe de commentaire.


Venbreai 17 b6cembre
ETATS-UNIS Un condamne a mort a Bte execute en Okla-
homa & I'aide d'une injection de produit veterinaire, le stock de
produit letal habituel etant epuise. II a mis 6 minutes pour de-
ceder.


Samebil18 6cembre
MAURITANIE Sept militants anti-esclavagistes ont 6et defe-
res devant le parquet apres 2 jours de garde a vue pour avoir
tented d'assister deux adolescents mineures presumees es-
claves. L'esclavage recemment aboli en Mauritanie n'a toujours
pas ete eradique.


Dimanche 19 6ecembre
PHILIPPINES 10 soldats ont ete tues et 2 autres blesses dans
une embuscade tendue par la Nouvelle ArmBe du Peuple (NAP
marxiste) dans la province de Samar alors qu'ils battaient en
retraite face a une puissante offensive de la NAP.
Lwun 20 DtCEMBRE
NEW-YORK Le Conseil de security a decide lundi de proro-
ger de six mois le mandate de l'Operation des Nations Unies en
C6te d'lvoire (ONUCI) jusqu'au 30 juin 2011, avec un effectif de
8.650 membres.
Le Conseil a aussi prolonged, jusqu'au 31 mars 2011, le de-
ploiement temporaire du renfort de 500 hommes en Cote
d'lvoire, pays en proie & une crise politique apres le second tour
de I' election presidentielle du 28 novembre.Dans la resolution,
les membres du Conseil demandent "instamment dc toutes les
parties et acteurs ivoiriens de respecter (a volonti du people et les
risultats du scrutiny, attend que la Communaute iconomique des
Etats dAfrique de o'uest (CEDE40) et I' Union africaine ont re-
connu en M. Alassane Dramane Ouattara Fe Prisident-eiu de la
Cdte d'lvoire et ie reprisentant des suffrages librement exprim6s
du people ivoirien, ainsi que (a proclami la Commission ilectorale
indipendante".
Ils demandent 6galement a toutes les parties ivoiriennes
concernees 'a ritablir sans tarder les missions des midias ivoi-
riens non publics" et d'eviter d'utiliser les medias pour inciter 6
la haine.


SARL RESIDENCE LES ORCHIDEES
CAPITAL SOCIAL : 7 800 C
SIEGE SOCIAL: ZI ACAJOU
CALIFORNIE
97232 LE LAMENTIN
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
Aux terms d'un acte du proces verbal
des decisions des associ6s du
08/12/2010, il r6sulte que :
les associes ont decide la dissolution an-
ticip6e de la soci6t6 A computer du
08/12/2010 et sa mise en liquidation.
L'assemblBe g6nerale susvisee a nomm6
comme liquidateur :
M. MONTREDON Jean-Michel,
avec les pouvoirs les plus 6tendus pour
realiser les operations de liquidation et
parvenir A la cloture de celle-ci.
Le si&ge de la liquidation est:
ZI Acajou,
immeuble SE Minou
97232 le Lamentin,
adresse A laquelle toute correspondence
devra etre envoyde, et actes et docu-
ments relatifs A la liquidation devront 6tre
notifies.
Le d6p6t des actes et pieces relatifs A la
liquidation sera effectu6 au :
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France.
Mention sera faite au RCS de FDF.
Pour avis le liquidateur. FB 3567

ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE


DU 09 DECEMBRE 2010
N 49 PAGE 20 FB3496
MIAMS 223
Lire : capital 2000 E
au Lieu de capital : 20 000
Pour avis FB 3568

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01 novembre 2010, il a ete
constitu6 une EURL
Presentant les caracteristiques suivantes:
Denomination : JY CO
Adresse du siege social:
60 boulevard du general de Gaulle,
97200 Fort de France
Objet : Distribution de products d'embal-
lages, de restauration et de decoration.
Dur6e : 99 ans
Capital: 1 000 euros
Grant: Monsieur Yves LEVERT
Adresse : Habitation Morne Pavilion
Gondeau -97232 Lamentin
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3569

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
Avis est donn6 de la modification statu-
taire de la SCI JULINA, le 08 d6cembre
2010. "
Demission associ6e, Mme COUTURIER
Irma, spouse agricole.
Enregistrement d'une nouvelle associee


en la personnel de Mile SCHENIN-KING.
Grant associe : Mr Val6ry COUTURIER.
FB 3570

AVIS DE RECTIFICATION
AU JOURNAL JUSTICE
DU 04 MARS 2010, N" 9 PAGE 20
FB 2354
Nom et adresse de I'entreprise : M.T.R
SARL QUARTER UNION 97280 le Vau-
clin
COMPLEMENT D'OBJET : BTP et tra-
vaux publics, gros ceuvres de bAtiment,
travaux de magonnerie g6enrale.
Adresse : Quartier Union 97280 le Vau-
clin et non Residence Garifuna.
FB 3571

AVIS DE CONSTITUTION
GESTAMAT
217, ROUTE DE REDOUTE
97200 FORT DE FRANCE
Par acte sous seing priv6 en date du
25/10/2010, il a 6et decide de cre'er une
society A responsabilit6 limit6e r6pondant
aux caract6ristiques suivantes:
DBnomination social: GESTAMAT
Si6ge social : 217, route de redoute
97200 Fort de France
Objet social : L'acquisition, I'exploitation
sous toutes ses forms presents et A
venir de fonds de commerce de yevte de
products de pAtisserie, boulangerie, plats
cuisines, sandwicherie, boissons non al-


coolis6es, traiteurs, services alimentaires
de reception en journees ou soirees, en
tout lieu, tout mode de distribution, en
France et dans tout autre pays.
Duree: 99 ans
Capital social : 40.000 euros
r6partis en 400 parts de 100 euros cha-
cune don't 75 % sont liberes
Grant :-Fairouz HAIRECHE
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societes
Pour avis,
la g6rance. FB 3572

AVIS DE MODIFICATION D'OBJET
SOCIAL
L'objet social de la SARL MAISONS
CREOLES DESIGN est modified et com-
plete comme suit :
La vente et le montage de kits maisons
individuelles en bois ;
La vente et le montage de charpentes
bois pour maisons individuelles ;
La vente et le montage de mobiliers
d'6quipement en bois massif des dites
maisons ;
La vente et le montage de mobiliers de
jardins d'6quipement de maisons en bois
massif.
Le rest de I'objet demeure inchange.
Pour avis, la g6rante FB 3573

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date Du 11 novembre


i 2l' e 2010 n' 51-Page 1


[ S, LEMFOE #I


' I








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2010, il a ete constitu6 une society a res-
ponsabilit6 limitee (SARL) au capital de
2000 euros, d6nomm6e MEDICAL CA-
RAIBES SERVICES.
Siege social : La Marie GI 205 97224
Ducos (Martinique).
Objet : Toutes activities et services dans
le secteur de la vente et la location de
materiel medical et paramedical, vente de
products de bien-6tre et confort et toutes
activities liees.
Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au RCS de Fort de France
GERANT : Boris RAMIER demeurant La
Marie GI 205 97224 Ducos, nomme
grant pour une duree indetermine.
La g6rance FB 3574

ECOSOL 59
SARL AU CAPITAL DE 100.00 C
SIEGE SOCIAL : SPACE DILLON
3000 -17 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
RCS: FORT DE FRANCE 524 961 877
L'AGE du 03 novembre 2010 a:
agree la cession de parts devant inter-
venir entire :
Mr Jimmy LANCRY, demeurant 72 lotis-
sement roches carries 97232 Le Lamen-
tin, cessionnaire et ECOFIP SAS -
Immeuble Ph6nix Zac du Lareinty -
97232 Le Lamentin, RCS Fort de France
B 445 150 253, cedant la totality de ses
parts.
nomme en quality de grant Mr Jimmy
LANCRY demeurant 72 lotissement
roches carries 97232 Le Lamentin en
replacement de Mr Thibaud ASSIER de
POMPIGNAN demeurant cap Est Anse
Marguerite 97240 Le Frangois, & computer
du 03/11/2010.
Transfer le siege social a : C/ VIANATI
16 rue Georges Eucharis Immeuble
HISSEO, lotissement Dillon Stade -
97200 Fort de France a computer du
03/11/2010.
En consequence de ce qui precede les
articles 4 et 8 des status sont modifies.
Modification et mention au RCS de Fort
de France. FB 3575

ECOSOL 57
SARL AU CAPITAL DE 100.00 C
SIEGE SOCIAL: SPACE DILLON
3000 -17 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
.RCS: FORT DE FRANCE 524 961 877
L'AGE du 03 novembre 2010 a :
- agree la cession de parts devant inter-
venir entire :
Mr Jimmy LANCRY, demeurant 72 lotis-
sement roches carries 97232 Le Lamen-
tin, cessionnaire et ECOFIP SAS -
Immeuble Phenix Zac du Lareinty -
97232 Le Lamentin, RCS Fort de France
B 445 150 253, cedant la totality de ses
parts.
- nomme en quality de grant Mr Jimmy
LANCRY demeurant 72 lotissement
roches carries 97232 Le Lamentin en
replacement de Mr Thibaud ASSIER de
POMPIGNAN demeurant cap Est Anse
Marguerite 97240 Le Frangois, a computer
du 03/11/2010.
- Transf6re le siege social : C/ VIANATI
16 rue Georges Eucharis Immeuble
HISSEO, lotissement Dillon Stade -
97200 Fort de France A computer du
03/11/2010.
En consequence de ce qui precede les
articles 4 et 8 des status sont modifies.
Modification et mention au RCS de Fort
de France. FB 3576

ECOSOL 56
SARL AU CAPITAL DE 100.00 C
SIEGE SOCIAL : SPACE DILLON
3000 17 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
RCS : FORT DE FRANCE 524 961 877


L'AGE du 03 novembre 2010 a:
- agree la cession de parts devant inter-
venir entire :
Mr Jimmy LANCRY, demeurant 72 lotis-
sement roches carries 97232 Le Lamen-
tin, cessionnaire et ECOFIP SAS -
Immeuble Ph6nix Zac du Lareinty -
97232 Le Lamentin, RCS Fort de France
B 445 150 253, cedant la totality de ses
parts.
- nomme en quality de grant Mr Jimmy
LANCRY demeurant 72 lotissement
roches carries 97232 Le Lamentin en
replacement de Mr Thibaud ASSIER de
POMPIGNAN demeurant cap Est Anse
Marguerite 97240 Le Frangois, a computer.
du 03/11/2010.
- Transfer le siege social & : C/ VIANATI
16 rue Georges Eucharis Immeuble
HISSEO, lotissement Dillon Stade -
97200 Fort de France A computer du
03/11/2010.
En consequence de ce qui precede les
articles 4 et 8 des status sont modifies.
Modification et mention au RCS de Fort
de France. FB 3577

ECOSOL 58
SARL AU CAPITAL DE 100.00 C
SIEGE SOCIAL: SPACE DILLON
3000 -17 RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT DE FRANCE
RCS : FORT DE FRANCE 524 961 877
L'AGE du 03 novembre 2010 a :
- agree la cession de parts devant inter-
venir entire :
Mr Jimmy LANCRY, demeurant 72 lotis-
sement roches carries 97232 Le Lamen-
tin, cessionnaire et ECOFIP SAS -
Immeuble Phenix Zac du Lareinty -
97232 Le Lamentin, RCS Fort de France
B 445 150 253, cedant la totality de ses
parts.
- nomme en quality de grant Mr Jimmy
LANCRY demeurant 72 lotissement
roches carries 97232 Le Lamentin en
replacement de Mr Thibaud ASSIER de
POMPIGNAN demeurant cap Est Anse
Marguerite 97240 Le Frangois, A computer
du 03/11/2010.
- Transfer le siege social A: C/ VIANATI
16 rue Georges Eucharis Immeuble
HISSEO, lotissement Dillon Stade -
97200 Fort de France a computer du
03/11/2010.
En consequence de ce qui precede les
articles 4 et 8 des status sont modifies.
Modification et mention au RCS de Fort
de France. FB 3578

AVIS DE CONSTITUTION
ASSIST ACT
AVENUE PASTEUR,
VOIE NW3 BIS MAISON No3
97200 FORT DE FRANCE
Avis est donned de la constitution de la So-
ciete presentant les caracteristiques sui-
vantes:
FORME : Soci6et par actions simplifiee
DENOMINATION : ASSIST ACT
CAPITAL : 4500 euros divise en 450 ac-
tions de 10
SIEGE : Avenue Pasteur,
Voie No3 bis Maison N03
97200 FORT DE FRANCE
OBJET:
Assistance a la gestion, conseil et aide au
developpement des entreprises et orga-
nisations Bconomiques,
Centre de formation;
Service de gestion, assistance adminis-
trative, financiere, technique et commer-
ciale, accompagnement social;
DUREE : 50 annees
ADMISSION AUX ASSEMBLEES ET
DROIT DE VOTE :
Tout associ6 peut participer aux assem-
blees sur justification de son identity et de
I'inscription en compete de ses actions, et
dispose d'autant de voix qu'il possede ou


represente d'actions.
INALIENABILITE DES ACTIONS :
Les actions sont inalienables pendant
une duree de 5 ans.
AGREEMENT:
Les cessions d'actions sont soumises A
I'agrement de la collectivite des associes.
PRESIDENT& DIRECTEUR GENERAL:
Madame Patricia MARIE SAINTE
demeurant Avenue Pasteur,
Voie N03 bis Maison N3
97200 FORT DE FRANCE
IMMATRICULATION : au RCS de Fort de
France.
Pour avis, FB 3579

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/12/2010, il a ete constitute
une SARL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination : LE CLAP' ONE
Sigle : L.C.O
Adresse du siege social : Chemin Barre
d'Englebernes 97213 Gros Morne
Objet : Location de DVD Vente d'arti-
cles divers
Duree : 99 ans
Capital: 1000 E
Grant: Yohan MERT
Adresse : Chemin Barre d'Englebernes -
97213 Gros Morne
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 3580

DIFFUSION NATURE CARAIBES
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 24 000 C
SIEGE SOCIAL: ANSE MABOUYA
QUARTER DESERT
97228 STE LUCE
423 138478 RES FORT DE FRANCE
AVIS DE PUBLICITY
Aux terms d'une deliberation de I'as-
semblee general extraordinaire en date
du ler decembre 2010, il resulte que:
- Le siege social est transfer & Anse Ma-
bouya, Quartier Desert 97228 Ste Luce, A
computer du 1 er janvier 2011. L'article n 4
des status est modified en consequence:
Ancienne mention:
Siege: 25 C Gros Raisins 97228 Ste Luce
Nouvelle mention:
Siege: Anse Mabouya, Quartier Desert
97228 Ste Luce .
* les associes ont decide I'augmentation
de la valeur nominale de la part social
en la portant a la some de 16 euros. Le
nouveau capital social de la society
s'eleve donc a la some de 24 000
euros.
Mention sera faite au RCS de : Fort de
France.
Pour avis,
Pour la Gerance,


Le Mandataire,
JPT Consultant


FB 3581


AVIS DE CONSTITUTION
SYLDA
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
AU CAPITAL DE 5 000 EUROS
SIEGE SOCIAL: 75 ZAC DU BAC,
97220 TRINITY
Aux terms d'un acte sous seings prives
en date & Trinite du 21 Octobre 2010, il a
et6 constitute une society presentant les
caracteristiques suivantes :
- Forme : Societe par actions simplifiee
- DBnomination : SYLDA
- Siege :75 Zac du Bac 97220 Trinite
- DurBe : 99 ans A computer de son imma-
triculation au Registre du commerce et
des societies
- Capital : 5 000 euros
- Objet : La prise de participation dans
toutes les societies commercials, indus-
trielles, ou agricoles, notamment par voie
de creations de societies nouvelles, d'ap-
port, de commandite, de souscription ou
d'achats de titres ou droits social.
President :
Monsieur David BATTET, demeurant 5
Avenue I'Oree du Parc Mongerald, 97200
Fort de France
La Soci6te sera immatriculee au R.C.S.
de Fort de France.
POUR AVIS
La Presidente FB 3582

AVIS DE PUBLICITY
Aux terms du proces-verbal de I'Assem-
blee GenBrale Extraordinaire du
03/05/2010 des Associes des SNC sui-
vantes :
SNC R10A INDUSTRIES RCS DE MA-
MOUDZOU N 521 641 027 SNC Ca-
pital : 100 ;
SNC R10B INDUSTRIES RCS DE MA-
MOUDZOU N 521 641 357 SNC -Ca-
pital : 100 ;
SNC R10C INDUSTRIES RCS DE MA-
MOUDZOU N 521 641 258- SNC Ca-
pital : 100 ;
Dont le siege social est: c/o ACI Finance-
ment Outre-Mer Zone Industrielle Ka-
weni BAtiment Bourhanelec 97 600
MAMOUDZOU,
II resulte que:
Le siege social a ete transfer & I'lmmeu-
ble SERA 6, Zone de Manhity 97232
LE LAMENTIN, A computer du 03/05/2010;
Objet : La society a pour objet la location
simple de longue duree A des entreprises
exergant leur activity dans les d6parte-
ments d'outre mer de tous vehicles et
biens d'equipements professionnels mo-
biliers ou immobiliers eligibles aux dispo-
sitions de I'article 199 undecies B du
Code General des Imp6ts ;


Abonnez-vous d Justice
Je desire recevoir "Justice" chaque semaine a mon domicile
Nom : ...........Pr6nom :
Adresse exacte : .


Code Postal :__ Ville : ................................

T6lephone : _..._.... .............- ........- ...........


Martinique
Guadeloupe/ Guyane
France


1 an 6 mois 3 mois
Q 80 I Q 45 I 32 E
Q 86 6 Q 48 E Q 35 E
Q100 l 556 Q 40 E


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Society des Editions "Justice"- BP 4031 46 rue AndrB Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDEX
Tel.: 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


-v je '. Picebr -utice -Pge 77-


'A NNONCIs UfA LE








http://www. iournal-iustice-martinique. com


Duree : 15 ans A computer du 03/05/2010;
L'article 4 des status a 6te modified en
consequence.
Mention sera faite au RCS de : FDF
FB 3583

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
Aux terms d'un proces-verbal de I'AG du
10 d6cembre 2010.
Avis est donn6 du changement d'adresse
du siege social de la soci6te : SCI CHA-
NET, society civil Immobiliere au capital
social de 457 euros, identified au SIREN
sous le numero 352 569 289 et immatri-
culee au RCS de Fort de France.
Ancienne redaction article 4
C/M. Serge CAHALONS, Residence Nid
d'Aigle Clairiere 97200 Fort de France
Nouvelle Redaction article 4
C/ M. SERGE chalons, 44 rue Lionel
Pavot 97233 Schoelcher
Pour insertion
Le grant FB 3584

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
SARL DAL BTP
CAPITAL DE 8 000.00 EUROS
RCS: FORT DE FRANCE 488 947 615
N DE GESTION 2006 B 507
SIEGE SOCIAL : QUARTER CARA-
BIN 97214 LE LORRAIN
Aux terms d'une assemblee general
extraordinaire en date du 13 juillet 2010,
les associes ont decide de transf6rer le
siege social de cite Lasalle BAt Anguilla
porte 1 97230 Sainte Marie A quarter
Carabin 97214 Le Lorrain, A computer du
ler juillet 2010.
En consequence, les status se trouvent
modifies comme suit:
Ancienne mention :
SARL DAL BTP, cite Lasalle BAt An-
guilla Porte 1- 97230 Sainte Marie
Nouvelle mention :
SARL DAL BTP Chez Mr DALPHRASE
Antoine Quartier Carabin 97214 Le
Lorrain
Mention sera faite au RCS de Fort de
France.
Pour avis,
Mr DALPHRASE Antoine, Gerant
FB 3585

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date a Fort de France
du 17/06/10
Forme : SARL
Denomination : LOCATIONS VUE TUR-
QUOISE
Siege social : 30 lotissement anse Bon-
neville 97220 Trinite
Objet social : Locations saisonnieres A
caractere touristique
Capital : 7 000, 00 f en nature
Dure : 50 ans
Grant Mr MARIANO Jean Marc de-
meurant au 30 rue du Surf anse Bonne-
ville Tartane 97220 Trinit6.
RCS de Fort de France,
pour avis FB 3586

ADDITIF A L'ANNONCE
DU 02 DECEMBRE 2010
JUSTICE N 48- PAGE 17
ANNOUNCE N FB3449
Nom de la Socite : COOP GMTTP
G6rance :
- Monsieur G6rard PAPAYA : Gerant
- Mademoiselle Corine SAINTE-CROIX :
1ere CogBrante
- Monsieur Patrick PAPAYA : 2eme co-
gerant
- Monsieur Josue ANNERY : 3me Co-
g6rant
- Monsieur Rodrigue SORRENTE : 4me
cogerant
- Monsieur Victor POLENOR : 56me co-


grant


LES RESTAURATEUR
DES ANTILLES
SOCIETY A RESPONSAB
LIMITED AU CAPITAL DE 1
SIEGE SOCIAL : ANGLE DE
ERNEST DEPROGE & SCHOI
97200 FORT DE FRANC
512820671 RCS FORT-DE-F
Aux terms d'une deliberation e
8 NOVEMBRE 2010, la collec
associes a nomme en quality de
Monsieur Michel CONVERT, d
8 rue Louis Macaire, 97200 F
FRANCE, pour une duree illi
replacement de Monsieur Oli
RONNETTE.
La Gerance

AVIS DE NON DISSOLUT
JANDGEST
SOCIETY A RESPONSAB
LIMITED AU CAPITAL DE 7
SIEGE SOCIAL : 52-54 BOUL
GENERAL DE GAULL
97200 FORT DE FRAN(
494 086 309 RCS FORT DE F
Aux terms du proces-verbal de
blee general extraordinaire du
bre 2010, iI result que :
L'assemblee general extraordir
tuant conform6ment A I'article I
du code de commerce A decide
dissoudre la society.
Mention sera faite au RCS :
France
Pour avis

SARL POMAR
SOCIETY A RESPONSAB
LIMITED AU CAPITAL DE 1
SIEGE SOCIAL: 365 AVE
ANTOINE VITEZ CITE DII
97200 FORT DE FRAN
R.C.S.: 2007 B 297
SIREN: 494 546 666
AVIS DE CESSION DE PA
SOCIALES ET CHANGE
DE GERANCE
Aux terms d'une deliberation e
14 Decembre 2010, la collectivit
socies a autorise une cession
sociales, a pris acte e la dem
Monsieur Alain RAUWEL en sa
Grant de la society et a nomm
lite de nouvelle Gerante non s
Madame Simona Vasilica DARIl
rant au 24 Route de I'Union -
97200 FORT DE FRANCE,
dur6e indeterminee.
Le d6pot legal interviendra A I'is
present insertion au Greffe du
Mixte de Commerce de Fort de
Pour avis
LE GERANT

FRANCK MATHIEU
COLETTE MATHIEU-BRISt
NOTAIRES ASSOCIES
19, RUE VICTOR HUGC
97200 FORT-DE-FRANC
INSERTION CHANGEMEI
REGIME MATRIMONIA
Suivant acted requ par Maitre Co
THIEU-BRISMEUR, Notaire As
la Society Civile Professionne
THIEU, MATHIEU-BRISMEUR
d'un Office Notarial a Ft
FRANCE, 19, rue Victor Hugo,
cembre 2010, a 6et recu le cha
de regime matrimonial portant
de la communaute universelle p
Monsieur Bertrand Christian V
retrait6, et Madame Micheline N
RIENTE, retraitee, son spouse
rant ensemble & LES TROI:
(97229), quarter Anse Mitan 2
Cannelle residence Kanel esca


FB 3587 partement n" 16.
MariBs A la Mairie de PARIS 20eme ar-
S rondissement le 20 juin 1983.
Les opposition des creanciers A ce
ILITE changement, s'il y a lieu, seront reques
0.000 C dans les trois mois de la present inser-
S RUES tion, en I'Office Notarial ob domicile a ete
ELCHER elu A cet effect.
CE Pour insertion
RANCE Le Notaire. FB 3591
n date du
tivite des AVIS DE CONSTITUTION
cogerant Le ler d6cembre 2010, a ete constitute
emeurant une EARL ayant les caracteristiques sui-
ORT DE vantes:
mitee en Objet: production, vente de products agri-
vier PER- coles et toutes activities agricoles
connexes.
FB 3588 Denomination : EARL FLAMABLA
Siege social : quarter la source 97213
ION Le Gros Morne
Duree : 99 ans
ILITE Capital : 3 000 e apports en numbraire
'350 C 3 000 1
.EVARD Gerants : Madame ABLANA Nathalie de-
E meurant, 4 Km route de Redoute Im-
CE passe du Jasmin Maison no 31 97200
'RANCE Fort de France
I'assem- Monsieur FLAMBEAU Henry demeurant,
31 octo- 4 km route de Redoute Impasse Irene
Dongar Maison n" 17 K 97200 Fort de
naire, sta- France.
L 223- 42 La society sera immatriculee au RCS.de
de ne pas Fort de France. FB 3592

Fort de PROPADIS
SOCIETY PAR ACTIONS SIMPLIFIEE
FB 3589 AU CAPITAL DE 1 009 800 EUROS
SIEGE SOCIAL: 2 AVENUE DES
ARAWAKS, 97200 FORT DE FRANCE
ILITE RCS FORT DE FRANCE: 388 555 575
000 C Par decisions en date du 6 decembre
NUE 2010, les associes nomment aux fonc-
LLON tions de co commissaires aux comptes
CE respectivement titulaire et supplant la
society KPMG AUDIT et Christian LIBE-
ROS domicilies rue Carmin, BP 17610,
,RTS 31676 LABEGE CEDEX, et ce, pour une
IENT duree de 6 exercices.
Pour avis et mention
n date du Le President FB 3593
6 des as-
de parts SOCIETY DE DISTRIBUTION
mission de D'ALIMENTATION DU SUD
quality de SOCIETY A RESPONSABILITE
b en qua- LIMITED AU CAPITAL DE 12 000 C
tatutaire, SIEGE SOCIAL : 2 AVENUE DES
E demeu- ARAWAKS 97200 FORT DE FRANCE
Didier RCS FORT DE FRANCE 498 415 330
,our une Par decision du 6 d6cembre 2010, I'as-
sociee unique a decide I'augmentation du
sue de la capital social de
Tribunal 6 000 en numeraire, par emission de
France. 400 parts nouvelles de 15 E nominal pour
6tre port A
FB 3590 12 000 E.
Les mentions anterieurement publiees et
relatives au capital social sont ainsi mo-
AEUR difiees :
S Ancienne mention :
0 Capital social : 6 000 euros
CE Nouvelle mention :
NT DE Capital social : 12 000 euros
L Pour avis
letter MA- La Gerance FB 3594
socie de
lle oMA- AVIS DE CONSTITUTION
0, titulaire Suivant acted sous seing prive en date du
ORT-DE- 15/12/2010, il a ete constitute une society
Sle 8 de- presentant les caracteristiques suivantes:
ingement D6nomination : SNACK BELON
adoption Forme : EURL
ar: Capital : 7750 E
AUCLIN, Siege social : Barriere Lacroix 97227
icole PA- Sainte Anne
,demeu- Objet: Snack
S ILETS Gerante : Jocelyn BELON
rue de la Duree : 99 ans
lier A ap- Pour avis, le grant FB 3595


SCP EVELYNE GUATEL ET SANDRA
GERMAIN PORSAN CLEMENTE
NOTAIRES ASSOCIES
10 AVENUE LOUIS DOMERGUE,
DOMAINE DE MONTGERALDE
97200 FORT DE FRANCE
AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
Aux terms d'un acte, enregistr6 & SIE de
Fort de France le 2 decembre 2010,
contenant cession de parts sociales, requ
par Maitre Evelyne GUATEL le 30 no-
vembre 2010 a ete constate la modifica-
tion suivante des status de la society
KCD SARL ayant son siege social a ZI
les Mangles Acajou 97232 Le Lamentin.
Ancienne mention article 13 :
Le premier grant est: Monsieur Prosper
CHAOUAT, demeurant & Fort de France
(97200), Residence la Belle Louisia BAt
A Appt. 16.
Nouvelle mention article 13 :
Le premier grant est: Madame Sandrine
Gracia Peggy CHAOUAT spouse de
Monsieur VERRIEST demeurant &
Schoelcher (97233), Les Cascades de
Madiana bAtiment A 30 rue Vincent Pla-
coly, pour une duree illimitee.
Pour avis,
Le notaire FB 3596

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
Aux terms d'une deliberation en date du
15 decembre 2010, les associes de la
Sari AVANTAGES, reunis en assemble
general extraordinaire, ont decide, d'une
part, du transfer du siege social A
I'adresse suivante :2, alle des mouettes,
la Hume, 33470 GUJAN MESTRAS, et
d'autre part, de la modification du nom
commercial et de I'activite.
Mention en sera faite au RCS de BOR-
DEAUX. FB 3597

SCI FERLIANE
SOCIETY CIVIL AU CAPITAL DE
15250C
SIEGE SOCIAL : IMMEUBLE SAFAC
FOUR A CHAUX 97232 LE LAMENTIN
INSCRITE AU RCS 353 295 405
Suivant deliberation de I'assemblee Ge-
nerale Extraordinaire en date du 03 de-
cembre 2010, I'assemblee Generale
Extraordinaire decide de transfer le
siege social.
En consequence, I'article 5 des status a
ete modified comme suit:
Ancienne mention : Chez Multigros haut
de Californie 97232 Lamentin
Nouvelle mention : Immeuble Safac four
A chaux 97232 le Lamentin
A computer du 03 d6cembre 2010.
Pour avis et mention
Le grant FB 3598

REPUBLIQUE FRANCHISE
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DU VAUCLIN
AVIS D'OUVERTURE D'ENQUETE
PUBLIQUE
Le Maire de la Ville du Vauclin, informed la
population que par arrete n 10-63 du 06
decembre 2010, il a ordonne I'ouverture
de I'enquete publique portant sur le project
de modification du P.O.S.
A cet effet, M. Jean-Pierre SECROUN a
ete designed, par I'ordonnance no
E10000025/97 du President du Tribunal
Administratif de Fort-de-France en date
du 09 novembre 2010, en quality de com-
missaire enqueteur.
L'enquete se deroulera du lundi 03 jan-
vier 2011 au vendredi 04 fevrier 2011 in-
clus. Le dossier d'enquete publique
pourra etre consulted dans le hall de I'H6-
tel de Ville aux jours et heures d'ouver-
ture de la mairie.


A iwma% UfALEyTS^^^^^^^


irjeh2 Vcebr200,wtcen01-Pae 8








http://www.journal-iustice-martinique.com


Un registry sera tenu a disposition afin de
recueillir les observations de la population
durant toute la duree de I'enquete.
Le commissaire enqueteur assurera des
permanence et recevra le public a la
mairie :
- le mercredi 12 janvier 2011, de 09h00 a
12h00,
- le vendredi 21 janvier 2011, de 10h00 a
13h00,
- le lundi 24 janvier 2011, de 08h00 a
11h00,
- et le mercredi 02 fevrier 2011, de 09h00
& 12h00.
Le rapport et les conclusions du commis-
saire enqueteur seront tenus a la disposi-
tion du public des que ces derniers seront
transmis en mairie. FB 3599

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
TRAVAUX
Identification du pouvoir adjudicateur
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand
Immeuble Cascades III
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet : http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march : Travaux de remplace-
ment de la fosse septique toutes eaux du
parking relais de Dillon.
Criteres d'attribution
Offre 6conomiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
- Memoire technique : 60% (apprecie sur
la base d'un memoire justificatif presen-
tant les caracteristiques du dispositif pro-
pose, les dispositions que le candidate se
propose d'adopter pour I'execution des
travaux. Ce document comprendra toutes
justifications et observations de I'entre-
prise)
- prix : 40%
Procedure
- Procedure adaptee
-Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : le
30 decembre 2010 a 12 heures
n Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2010/48/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis a la publi-
cation : 14/12/2010 FB 3600

CACEM
AVIS DE MARCH
Pouvoir adjudicateur
Nom, adresse et point de contact
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Frangois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
T 1: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Point de contact: M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courrier Blectronique : infos@cacem-
mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org


Adresse internet du Profil d'acheteur
(URL): http://www.achatpublic.com
Type de pouvoir adjudicateur et activity
principal
Autre : Etablissement public de coopera-
tion intercommunale (EPCI)
Services generaux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du march
Description
Fourniture et maintenance d'une camion-
nette equipee d'un system ampliroll ou
multibennes
Type de march : march de founitures -
Achats
Lieu principal de livraison : Atelier D3 du
Local Carriere Ernoult Quartier Bate-
liere Sud -97233 SCHOELCHER
Code NUTS: FR920
L'avis implique un march public
Description succincte : Fourniture d'une
camionnette equipee d'un system am-
pliroll ou multibennes don't Les specifica-
tions minima du materiel a fournir sont
decrites au CCTP. Formation des
agents de la CACEM, charges de I'utili-
sation et de I'entretien Maintenance pre-
ventive et curative.
Classification CPV:
Objet principal : 34 11 52 00 8 Vehi-
cules a moteur pour le transport de moins
de 10 personnel
Objets complementaires : 34 13 10 00 -
4 Camionnette a space ouvert a I'arriere
March couvert par I'accord sur les mar-
ches publics: oui
Division en lots : non.
Des variantes seront-elles prises en
consideration : non
Quantite ou etendue du march
Generalites :
- MatBriel neuf
- Chassis porteur double cabine, PTAC 3
T500, PTRA 7 T
- Dispositif d'attelage a boule
- Barre anti-encastrement
- Echappement positionne longitudinale-
ment avec embout de sortie
- Le materiel aura recu avant livraison
I'agrement du service des mines
- Ce materiel sera conforme a toutes les
normes en vigueur et notamment a la Di-
rective CE et la Norme Europeenne en vi-
gueur.
- Direction assisted hydraulique avec dis-
positif de blocage
Les specifications techniques minimum
sont precisees au CCTP
Options : non
Le march est conclu pour une duree
courant de la date de notification jusqu'au
cinquieme anniversaire de la date d'ad-
mission du materiel.
Renseignements d'ordre juridique, Bco-
nomique, financier et technique
Conditions relatives au contract
Modalit6s essentielles de financement et
de paiement et/ou references aux textes
qui les reglementent :
Financement sur les resources propres
de la CACEM.
La furniture est reglee comme suit:
- Un acompte de 40% a la livraison du
materiel ;
- Le solde soit 60% a I'admission.
La maintenance (F2, puis F3) fera I'objet
de quatre reglements trimestriels a terme
6chu, chacun legal a un quart du montant
du forfait annuel.
Delai global de pavement : 30 jours
Modalites de pavement: mandate adminis-
tratif suivi d'un virement
Possibility d'avance dans les conditions
fixees par le code des marches publics,
et precisees dans le CCAP pour la four-
niture et la maintenance pendant la pe-
riode de garantie.


Forme juridique que devra revetir le grou-
pement d'operateurs economiques attri-
butaire du march : groupement solidaire
Conditions de participation
Situation propre des operateurs Bcono-
miques, y compris exigences relatives &
I'inscription au registre du commerce ou
de la profession : en application de I'arti-
cle 52 du code des marches publics, suite
a I'examen des elements relatifs a la can-
didature, pourront 6tre elimines :
- les candidates qui n'auront pas fourni
I'ensemble des declarations, certificates ou
attestations demands diment comple-
tes, dates et signs dans le delai imparti;
- les candidates don't les niveaux de capa-
cites professionnelles, techniques et fi-
nancieres seront juges insuffisants, apres
analyse des elements fournis dans le
dossier de candidature.
Au titre des capacities techniques et pro-
fessionnelles, les candidates doivent im-
perativement disposer en Martinique d'un
service apres vente, d'un atelier 6quipe
d'outillage, de personnel techniques
specialists necessaires a I'entretien, re-
paration et depannage du materiel et des
autres elements le composant.
Justifications a produire quant aux quali-
tes et capacities du candidate :
1. La lettre de candidature en utilisant
I'imprime DC1 (version Septembre 2010)
telechargeable :
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes dc/dc4.rtf ou un
document comportant les memes infor-
mations ;
2. La declaration du candidate en utilisant
I'imprime DC2 (version septembre 2010)
telechargeable :
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dc5.rtf ou un
document comportant les memes attes-
tations et informations ;
3. La description des moyens materials et
humans permettant d'apprecier que le
candidate dispose des capacities tech-
niques et professionnelles demandees
(Cf. section 111.3 du reglement de la
consultation) et les references verifiables
pour des prestations comparable datant
de moins de trois ans seront detailles
dans un document annexe. En ce qui
concern les capacities techniques, le ni-
veau specifique minimal exige est le ser-
vice apres-vente et la capacity d'entretien
preventif et curatifs (outils, personnel) en
Martinique.
4. en cas de redressement judiciaire, la
copie du ou des jugements prononces ;
5. le candidate peut joindre en outre s'il les
a en sa possession les documents qui se-
ront a produire par le candidate retenu et
lists a la section IV du reglement de la
consultation.
En cas de co-traitance, chaque co-traitant
dolt transmettre les memes documents
que ceux mentionnes ci-dessus, a I'ex-
ception de la lettre de candidature (DC1).
En cas de sous-traitance dej& connue,
pour justifier des capacities profession-
nelles, techniques et financieres d'un oO
plusieurs sous-traitants, le candidate pro-
duit les memes documents concernant le
ou les sous-traitant(s) que ceux exiges
des candidates. En outre, pour justifier qu'il
dispose des capacities de ce ou ces sous-
traitant(s) pour I'execution du march, le
candidate produit un engagement ecrit du
ou des sous- traitant(s).
Marches reserves : non
La prestation est reserve A une profes-
sion particuliere : non
Les personnel morales sont tenues d'in-
diquer les noms et qualifications profes-
sionnelles des membres du personnel
charges d'ex6cuter la prestation : non
Procedure : Type de procedure : ouverte
CritBres d'attribution


Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonc6s ci-dessous :
1. 40% pour le prix, apprecie sur la base
de la some des forfaits de furniture et
de maintenance ;
2. 30% pour la valeur technique du mate-
riel propose ;
3. 30% pour I'organisation et les moyens
mis en oeuvre pour assurer les presta-
tions de maintenance.
Une enchere electronique sera effectuee
: non
Renseignements d'ordre administratif
Numbro de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2010/24A/DGA3/AO
Publications anterieures concernant le
mmme march : non
Documents payants : non
Date limited de reception des offres :
07/02/2011 a 12 heures 00.
Langue pouvant etre utilisee dans I'offre:
FR (frangais)
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 120 jours a computer de la date limited de
reception des offres
Personnes autorisees & assister a I'ou-
verture des offres : non
Renseignements complementaires
II s'agit d'un march periodique : non
Le march s'inscrit dans un projet/pro-
gramme finance par les fonds commu-
nautaires : non
Autres informations:
Le dossier de consultation des entre-
prises est telechargeable sur Internet sur
le site http://www.achatpublic.com
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort de
France B.P 683 97264 Fort de France
Cedex Tel. : 0596.71.66.67 Fax :
0596.63.10.08
Introduction des recours :
* referee precontractuel : entire le debut de
la procedure de passation (publication de
I'avis) et la signature du contract dans les
16 jours suivant la notification du rejet de
I'offre
* recours pour exces de pouvoir: dans les
2 mois de la notification ou de la publica-
tion de la decision attaquee.
Service aupres duquel des renseigne-
ments peuvent 6tre obtenus concernant
I'introduction des recours : Tribunal Ad-
ministratif de Fort de France B.P 683 -
97264 Fort de France Cedex Tel. :
0596.71.66.67 Fax : 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 14/12/
2010
Adresses supplementaires et points de
contact
- Adresses et points de contact aupres
desquels des renseignements comple-
mentaires, le cahier des charges et les
documents complementaires peuvent
6tre obtenus
CACEM Service Gestion des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades III 4e etage
Place Frangois Mitterrand B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Point de contact : Service Gestion des
achats fonctionnels
Te : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Adresse internet (URL)
www.achatpublic.com
- Adresses et points de contact auxquels
les offres doivent etre envoyees :
CACEM Service Gestion des achats
fonctionnels
Immeuble Cascades III -4e etage
Place Frangois Mitterrand B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Adresse internet (URL)
www.achatpublic.com FB 3601


-~V 'I*~in~n ((~n~ I I~


,N cs fL s









La route Oes creheN

rui n3 .l n ie .r '-Car itteI- 1rm-ni j i rui t f lE : C're 'hC-
jr,,?:- rIi3rnfe -_ljtiijri Qu1 [:,err ,[n ,l ,- l-u-,:':'.J. ir ,J.-'e le.a. l._-al r-i5


r_:Ji, r I ni rri:telie ci .j- D .' bL'-i_- r ,t li. i .,n1l'r i a i tir m i-le- i:o u
ni. riLj:m-f nti l; n 7 1 'tO re ou inim'i -i U''e :C a in Ide r:-'de-
,' .. .111 Ie Nori C 3r.riL' EL ur r .i i e -..:r .Itr' I .s ,r,'- E-Ies' r-,nl
.i-ible-. I.JSq-- u ii 1!, \.:an ir 2'0 11


hItp.//'wv.joiumal-iustice-martinique.com



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Sicurit' routi re "Faire attention pour ne pas faire 'aMci ents"

37: le nombre de morts sur nos routes.dont 22 deux-roues,
2010 va 6tre class parmi les mauvaises annees. Ce week-
end, on a encore deplore la mort de deux usagers de deux
roues sur les routes. Et pour limiter I'hecatombe, les au-
torites ont decide de mettre en place une nouvelle cam-
pagne de communication sur la security, don't I'objectif est
,;, de sensibiliser les a t,:,n,:il Irss au moment des f6tes de
fin d'annee. Cette champagne comprend des spots sur I'al-
cool au volant, la vitesse et la vigilance et sur la problema-
tique des deux roues motorisees, usagers particulierement
vulnerables en cas d'accident. Les forces de I'ordre seront
presents sur le terrain pour mener des actions de contr6le-
sanction, mais egalement de prevention avec les parte-
naires de la security routiere.


Le pr6fet Mancini et le Procureur de la Republique entendent dissuader
les violent de la routes"
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