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Frantz Fanon: Une invitation a t'autobesaUtination et au aepassement

Par Victor Permal, president au cercle Frantz Fanon ae Martinique


Frantz Fanon


� . r. .j


Victor Permal


"On ne peut avancer risolument que si fon prend d'a6ord
conscience de son alienation .Nous avons tout pris de ('autre c6td.
Or 'autre c6ti ne nous donne rien sans par mile detours, nous
courber dans sa direction, sans par dix mille artifices, cent mille
ruses, nous attirer, nous seduire, nous emprisonner. Prendre, c'est
igaCement sur de multiples plans, etre pris".
Frantz Fanon - Les Damnes de la terre

Frantz Fanon n6 le 20 Juillet 1925 A Fort-de-France, meurt
le 6 D6cembre 1961. II avait 36 ans.
Cinquante ans aprbs il est encore reconnu come alimentant
la pens6e de ceux qui veulent un monde de fraternisation et qui
par consequent traquent les ali6nations.
Fanon a effectivement laiss6 des 6crits divers jaillis de son par-
cours d'homme dans des lieux et des milieux culturels bien dif-
f6rents de son lieu d'origine.
Ce sont ces 6crits qui permettent de d6couvrir I'homme, le psy-
chiatre, le militant des luttes de liberation, le "disaliniste", le
penseur pertinent de la decolonisation.
Dans son premier ouvrage : Peau Noire et Masques Blancs
paru en 1952 a la page 200, on peut lire ceci : "Wous avons dit
dans notre introduction que 7homme itait un oui. Nous ne cesse-
rons de le ripiter.
Oui a la vie. Oui a Camour. Oui a l(a ginirositi.
Mais hfomme est aussi un non. 9VNONau mipris de fhomme. Non
ad findigniti de dfhomme. A f'exploitation de Chomme. Au meurtre
de ce qu'ify a de plus humain dans rhomme : la iiberti".
Cette formulation concentr6e refl6te bien la source de I'huma-
nisme de Fanon. Voici cependant, toujours extrait de Peau
Noire et Masques Blancs Fanon assumant son identity et la
d6passant "Je suis negre et des tonnes de chaines, des orages de
coups, des feuves de crachats ruissellent sur mes ipaules. Maisje
n'aipas fe droit de me faisser ancrer. fe n'aipas Ce droit d'admet-
tre la moindre parcelf d'etre dans mon existence .Je n'ai pas Ce
droit de me faisser engluerpar les determinations du Passe" .
II y a IA un appel, une invitation (d6coulant du propre chemine-
ment de Frantz Fanon) A I'autod6sali6nation et au d6passe-
ment. Pas de d6terminisme et par consequent pas de fatality.
Page 107 : "La density de dKistoire ne determine aucun de mes
actes. Je suis mon proprefondement. Et c'est en dipassant la don-
nee historique, instrumental, quej'introduis ke cycle dema Ii6erte"


Fanon 6nonce clairement une de ses preoccupations :
'A"mener homee a itre actionnel, en maintenant dans sa circula-
riti le respect des valeursfondamentales quifont un monde hu-
main, telle est la premiere urgence de cefui qui, apris avoir refechi,
s'apprite a agir"
Bien 6videmment Fanon va agir comme psychiatre en "intro-
duisant Cinvention dans son existence"d'abord il fera A St Alban
aupr6s du professeur Tosquelles, (un r6fugi6 espagnol com-
battant le regime de Franco) I'exp6rience de la social-th6rapie,
qu'il mettra en pratique A I'h6pital psychiatrique de Blida en Al-
gerie.
En fait, en allant a St Alban, "ilallait vers un lieu oi fe souci en
actes des psychiatres convergeait dans la resolution irrevocabke,
d'amenerpar un fabeur cofectif, e propre champ de feur travail",
dit Frangois Tosquelles.
A Blida, d6s son arrive, il contest les m6thodes de prise en
charge, d'h6bergement, de soins, de suivi des malades. II met
en place un dispositif de nature a comprendre les malades, A
leur offrir un autre cadre tenant compete de leur culture. Fanon
6tudie de manibre approfondie les traumatismes provoqu6s par
la situation colonial. Ce faisant il menera sur le plan de la psy-
chiatrie une lutte acharn6e centre ce qu'il est convenu d'appe-
ler 1'6cole d'Alger don't les maitres A penser sont Porot et
Carothers
(Lire A ce propos, le chapitre intitul6 "de Cimpulsiviti criminelle
du Nord-Africain a la guerre de Liberation nationale)
D'ailleurs, ce chapitre pourrait atre utilement repris et d6corti-
qu6 par des psychiatres, ici en Martinique .Que pensent-ils par
example d'une assertion comme celle ci "En regime cofoniai on
peut toutfaire pour un kilo de pain ou un miserable mouton... (es
rapports de homee avec la mature, avec re monde, avec Chistoire,
sont en piriode coloniale, des rapports avec la nourriture..."
Frantz Fanon - Les Damn6s de la Terre

Qu'est-on pr6t a fire pour quelques litres b'essence ?
II va de soi que la Martinique est toujours possession de I'Etat
frangais, que le people martiniquais est sous la d6pendance di-
recte du conqu6rant et que ce qui est attend du domino, c'est
un comportement conforme au module occidental.
Fanon est partisan de la lutte de liberation de I'Alg6rie et de tout
territoire sous tutelle oblige. Beaucoup de textes 6crits pour
le journal "EfMoudjahid'(Organe central du front de liberation
national d'Alg6rie) sont r6unis dans un ouvrage intitul6: "Pour
la revolution africaine -ecrits poitiques". 11 y a d'ailleurs un arti-
cle paru dans EL moudjahid N�58 du 5 janvier 1960 A propos
des 6v6nements de D6cembrel 959 a Fort de France. "Le sang
coufe autAntilfes sous domination franfaise "on y trouve une si-
gnificative exhortation "Les Antillais et (es Guyanais soldats,
sous-officiers et officers qui futtent centre (eursfrtres argeriens
pendant que fes troupesfrancaises mitraillent feurspeuptes i Fort
de France ou a (Basse- terre doivent refitser de se 6attre et efserter".
Position courageuse appelant d'autres courage assur6ment!
II y a aussi un ouvrage intitul6 I'an V de la revolution AIg6-
rienne. L'axe autour duquel s'organise 1'6criture est dans une
des phrases d'introduction A la lecture de I'ouvrage


..-----.....-�� V ~II-I. .--... c-ll^~�-�----~-er---�~


L TRia;


eun i Viembe200-j ticn'50 Pae 19 JuiI '






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la mort bu coonialisme est A La fois mort bu cotonis6

et mort 6u cotonisateur...
"Les rapports nouveau ce nest pas le rempfacement d'une bar-
6arie par une autre barbafie, dun icrasement de 'fiomme par un
autre ecrasement de Chomme... ". Lire I'ouvrage ce n'est pas sim-
plement se replacer dans le context de la lutte de liberation
de s alg6riens c'est aussi s'autoriser A comprendre des m6ca-
nismes, a aussi saisir le mode de pensee de Frantz Fanon. II
semble que I'implication dans la lutte de liberation alg6rienne
necessitait qu'il continue sa pratique de psychiatric critique ana-
lysant a la fois le comportement des acteurs individuals et les
transformations soci6tales.
Fanon serait-il seulement la m6moire d'une 6poque ? Assure-
ment non, puisque sa pens6e continue aujourd'hui de f6con-
der les luttes d'6mancipation A travers le monde.
Tout au course de I'ann6e 2011 sans doute prendrons-nous le


temps de nous r6interroger sur les deux questionnements cles
apparaissant dans la vie et I'oeuvre de Frantz Fanon
La question de la d6shumanisation (rapport de domination et
d'exploitation en visibility dans des comportements de soumis-
sion et d'ob6issance d'une part et d'autre part en comporte-
ments de pouvoir paternaliste et condescendant)
La question de la decolonisation, liee a la d6sali6nation (6tant
entendu que colonisation et alienation ne se confondent pas)
Importance du magico-religieux dans notre soci6et et son r8le
de frein dans le passage d'une conscience fataliste et soumise
& une conscience fibre et lib6ratrice.
"Les zombies, croyez-moi, sont plus terrfiants que les colons. ie problem, des Cors, n'est plus de se mettre en rigle avec le monde
bard6 defer du colonialisme mais de refl�chir a troisfois avant
d'uriner, de cracker, ou de sortir la nuit". Frantz Fanon - Les


Damnes de la terre


Decembre 2010 - Victor PERMAL


AVIS DE MISE EN SOMMEIL
VAM
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITEE AU CAPITAL DE 1500C
C/r AVS - 12 RUE F ARAGO
97241 F-DE-F
RCS FDE F TMC 418 021 393
N� GES 2007 B 879
Par une deliberation prise en assemble
g6n6rale tenue le 29 npvembre 2010, au
siege social
12 rue Frangois Arago Fort de France, les
associes VAM SARL ont d6cid6 de la
mettre en sommeil pour une duree non
pr6cis6e
Pour avis, le grant FB 3528

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte ssp en date A F-de-F
du 15/11/2010
Forme : EURL
Denomination : Ev6LUI
Siege social : 123, rue Joseph Lagrosil-
libre - 97220 Trinit6
Objet : vente et commercialization d'ac-
cessoires de coiffure
capital: 7 000 C en nature
Dur6e : 50 ans
Grant : M. JEAN LOUIS Serge Michel,
demeurant au
123, rue Joseph Lagrosilliore
97220 Trinit6
RCS de-F-de-F en course
Pour avis FB 3529

GROUP FONTAINE
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 12 450C
SIEGE SOCIAL:
ROUTE DE GRAND FOND
CASE PILOTE
RCS 483 653 341
Aux terms du procks- verbal de I'as-
sembl6e g6n6rale ordinaire du 18 no-
vembre 2010, Monsieur Bruno
GUERRAZ, 128, rue Lamartine 73000,
Chambdry a 6t6 appel6 aux functions de
commissaire aux comptes titulaire.
Sari GUERRAZ audit represent6e par
Mademoiselle Camille GUERRAZ, a 6t6
nomm6e en quality de commissaire aux
comptes supplant A computer du 18 no-
vembre 2010.
R.C.S de F-de-F
Pour avis FB 3530

AVIS DE MODIFICATION DE L'OBJET
SARL ANT.CLAU
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
AU CAPITAL DE 1000�


12 RUE DU GOUVERNEUR FELIX
EBOUE - 97200 FORT-DE-FRANCE
SIRET : 505 325 811 00014
N� GESTION: 2008 B 1510
Ancienne mention :
la gestion, la prise ou la mise en location-
gerance, la vente d'entreprise de restau-
ration, la prise de participation au capital
de soci6t6 de restauration ainsi que la
confection, la vente, la livraison & domi-
cile et ou en salle, de products de restau-
ration.
Nouvelle mention:
La restauration rapide, la vente de bois-
sons, la gestion, la prise ou la mise en lo-
cation-g6rance, la vente d'entreprises de
restauration, la prise de participation au
capital de societes de restauration, ainsi
que la confection, la vente, la livraison A
domicile et ou en salle, de products de
restauration
Pour avis
le grant FB 3531

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
G.S.K.M
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 170 000�
SIEGE SOCIAL: 4 LOTISSEMENT
BERNY
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS F-DE-F D 480 832 252
Suivant decision collective des associes
du 20/12/2008, le capital a 6t6 augment
de 122 000� pour etre port A 170 000�.
Les status ont 6te modifies en
consequence
Ancienne mention capital : 48 000e
Nouvelle mention capital : 170 000E
RCS Fort de France
Pour avis FB 3532

AVIS DE MODIFICATION
DE L'ANNONCE DU 16 SEPTEMBRE
2010 N' 37 - FB 3158
SARL "REPARATION ENTRETIEN AU-
TOMOBILE S.A.R.L"
Sous le sigle "R.E.A AUTO"
au Capital de sept mille cinq cent euros
75004
Siege social est : quarter Palmiste
La Treize
97232 LE LAMENTIN FB 3533

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution d'une
soci6t6 & responsabilit6 limit6e d6nom-
m6e soci6t6
De participation immobilibre de la Bate-
libre en abr6g6 SPIB, siege social


42 rue Gamier Pages
97200 Fort-de-France
Objet : la propri6t6, la gestion, la
construction, I'installation, I'am6nage-
ment, de tout immeuble bAtis ou non
bAtis, pouvant servir d'une maniere quel-
conque aux besoins de la soci6t6,
Dur6e : 50 annees A computer de I'imma-
triculation de la soci6t6
Capital : 20004
G6rance: Yan MONPLAISIR,
5 Bid de Verdun
97200 Fort-de-France
Immatriculation au RCS de F-de-France
Pour avis FB 3534

AVIS MODIFICATION STATUTAIRES
Suivant Conseil d'Administration du
24/11/2010 de la soci6t6 CARAIBES IN-
VESTISSEMENTS, soci6t6 anonyme ca-
pital : 4573470.52E
Siege social : Hotel La batelibre
97233 Schoelcher
R.C.S. Fort-de-France n� 353 318 488,
Monsieur Yan MONPLAISIR, demeurant
5 bid de Verdun 97200 Fort-de-France a
6et nomm6 en quality de Directeur Ge-
n6ral D6l6gue.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB 3535

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
EURL TISTOU CARRELAGE
SARL AU CAPITAL DE 400.00C
QUARTER BOIS LEZARDE
97213 GROS MORNE
SIRET: 520 658 238 00016
Aux terms de I'assembl~e g6n6rale en
date du 30/11/2010, I'associe unique A :
Approuv6 les comptes d6finitifs de liqui-
dation
Ddcharg6 Monsieur PALCY Pascal Jo-
seph de ton mandate de liquidateur
Donn6 A ce dernier quitus de sa gestion
Constat6 la cloture de liquidation A comp-
ter du jour de ladite assemble
La soci6t6 sera radiee du registre de
commerce et des societds de Fort-de-
France
Pour avis et mention FB 3536

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du
25/10/2010, il a 6t6 d6cid6 de cr6er une
soci6t6 A responsabilit6 limited repondant
aux caract6ristiques suivantes :
Denomination social : Le Crumble
Sibge social: 10 rue Schoelcher - 97231
Le Robert
Objet social : la vente de products de p&-


tisserie, boulangeriL, plats cuisines, sand-
wicherie, boissons non alcoolisees, trai-
teurs, services alimentaires de reception
en journee ou soirees, en tout lieu, tout
mode de distribution, en France et dans
tout autre pays
Dur6e : 99 ans
Capital : 5000E r6partis en 500 parts de
100e, chacune don't 2000C sont lib6res
Grant: Fairouz HAIRECHE
La soci6t6 sera immatriculee au registre
du commerce et des soci6t6s
Pour avis la g6rance FB 3537

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 03/12/2010, il a 6te consti-
tue une : SARL
Presentant les caract6ristiques suivantes
Denomination : AUTO MOTO CONTROL
Adresse : 133 av ABBE LAVIGNE -
97200 F-de-F
Objet : Contr6le technique Auto et Moto
Durbe : 99 ans
Capital : 7 622.456
Grant: M DUMAR Emmanuel
Adresse : 21 lotissement Bellevue Acajou
- 97232 LE LAMENTIN
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB 3538

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 du 3 d6cembre
2010, il a 6t6 constitu6 une EURL
Denomination social : SNACK WEI
au capital 1� entierement souscrites et li-
berees
don't le si&ge social est:
' 45, rte de ChAteauboeuf
3.2km rte du Lamentin
97200 F-de-F
Objet : exploitation de tout commerce de
restauration, traiteur, fabrication et vente
de plats cuisines, boissons et gdnerale-
ment tout products culinaires, toutes ope-
rations mobilieres et immobilibres.
Grant : Mr Weixiong CHEN,
demeurant 45 rte chateauboeuf
97200 F-de-F
La soci6t6 sera immatriculee au RCS de
Fort-de-France
Pour avis et mention,
le grant FB 3539

AVIS DE CONSTITUTION
EVELLA - EURL
Capital social : 2 500�
Rue du march 97211 RIVIERE PILOTE
Objet : realisation de composition floral,
vente commercial, article de decoration
Durbe : 99 ans


_ ,....-~.- -~.... .n~rllrgnn~r~.l~�l.qE~R~.~


L IRIOUNE -1


ANNONCEs UfALES I






htpl://www.iournal-iustice-martiniaue. cor


Gerante: Madame TANASI Gaella
Quarter R6gale 97211 RIVIERE PILOTE
La st6 sera immatricul6e A la chambre
des m6tiers
Pour avis FB 3540

CHANGEMENT DE GERANT
EURL LAVCAN
AU CAPITAL DE 8 00OC
SIEGE SOCIAL: IMMEUBLE SERA
6 ZONE DE MANHITY
97232 LE LAMENTIN
RCS DE FORT DE FRANCE
N� 453 059 958
Par decision du 29/11/2010, I'associe
unique a adopt la modification suivante:
II a ete decide de nommer en quality de
nouveau G6rant, Monsieur Cyril IBANEZ,
de nationality frangaise n6 : le 09/10
/1977 A NIMES (30), demeurant 169
route de Redoute - 97200 Fort-de-
France, pour une dur6e ind6terminee,
suite A la demission du Gerant, Monsieur
Stdphane de REYNAL
II a ete d6cid6 de proceder A une refonte
complete des status et adopter article par
article, puis dans leur ensemble les nou-
veaux status :
Pour avis le grant FB 3541

OFFICE NOTARIAL CONSTANTIN,
NOTAIRIS ASSOCIES
78, RUE DE LA REPUBLIQUE
97200 FORT DE FRANCE
INSERTION - CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Suivant acte requ par Maitre Monique
CONSTANTIN, Notaire Associde FORT
DE FRANCE, le 8 d6cembre 2010, a 4et
requ le changement de regime matrimo-
nial portant adoption de la S6paration de
Biens par :
Monsieur Joseph Alex ADENET, Ensei-
gnant et Madame Lisette Elizabeth LOR-
SOLO, Secr6taire, son spouse,
demeurant ensemble A LE LAMENTIN
(97232)R6sidence Am6e Crois6e Jeanne
d'Arc.
Marines A la Mairie de LE LAMENTIN
(97232), le 4 Juin 2004.
Les opposition des cr6anciers A ce
changement, s'il y a lieu, seront reques
dans les trois mois de la present inser-
tion, en I'Office Notarial ob domicile a 6et
l1u A cet effet.
Pour insertion,
Le Notaire. FB 3542

AVIS DE NOMINATION
D'UN CO GERANT
LATINA SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITEE AU CAPITAL DE 92494C
61 AVENUE JEAN JAURES
TERRES SAINVILLE
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS FDF 453659120
Suivant proces verbal en date du 29 oc-
tobre 2010, I'assemblee Gen6rale a
nomm6 en quality de cog6rant A computer
du 1 novembre
Monsieur HEJOAKA Pedro Livio - de-
meurant Al rue Frangois Pavila
A Fort-de-France
Pour avis la g6rante FB 3543

AVIS DE NOMINATION
D'UN CO GERANT
FYDA SERVICES
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 12 000�
SIEGE SOCIAL: 18 BOULEVARD DU
25 JUIN 1935
97233 SCHOELCHER
483 072 963
RCS DE FORT-DE-FRANCE
Aux terms du proces verbal de I'assem-
bl6e g6n6rale extraordinaire du 30 juin
2010, il resulte que la collectivity des as-


socies a nomme a computer du ler juin
2010 et pour une dur6e ind6terminee, en
quality de cog6rante, Mme Jacqueline
Fonteau n6e Galap demeurant 67, im-
meuble Panorama, Boulevard de la
Marne - 97200 Fort-de-France (Marti-
nique)
Mention sera faite au RCS de Fort-de-
France FB 3544

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 30/11/2010, A Sainte Marie
(97230), il a 6te constitu6 une societA
presentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination: PROTOURISM
Forme : society A responsabilit6 limited
Siege social 9 rue des immortelles
97230 SAINTE - MARIE
Objet : conception et mise en oeuvre de
projects touristiques A haute valeur
ajoutee
Capital social : 7 500o
Duree : 50 ans
G6rance : Madame Josette JACQUA,
demeurant 9 rue des immortelles
97230 Sainte Marie
Immatriculation : RCS de Fort-de-France
Pour avis FB 3545

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
SOCIETY STAND'UP SARL
ZONE CANAL COCOTTE
97224 DUCOS - RCS 97B 784
Avis aux terms d'un P.V. en date du
29/10/2010, La soci6te decide de nom-
mer: Mme Emilie YERRO,
demeurant: GRAND DEGRAS
97225 MARIGOT
en replacement de Mr Georges VER-
TUEUX pour une dur6e ind6termin6e.
Pour avis le G6rant FB 3546

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL
DATMER
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL : 300 OOOC
SIEGE SOCIAL: CENTRE
D'AFFAIRES AGORA - BATIMENT A
ZAC DE L'ETANG Z'ABRICOT
97200 FORT-DE-FRANCE
420 481 202 R.C.S FORT-DE-FRANCE
Suivant deliberation de I'assembl6e g6-
nerale extraordinaire du 26 ao0t 2010, le
capital a 6te augmented de 200 400c,
pour 6tre port A la some de 500 400E,
les articles 6 et 7 des status ont te6 mo-
difi6s en consequence
Mention sera faite au RCS de : fort de
France
Pour avis FB 3547

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive en date du
02 d6cembre 2010, il a 6t6 institu6 une
soci6t6 A responsabilit6 limit6e pr6sen-
tant les caract6ristiques suivantes:
Denomination social: S.A.A.G
Capital 10 000�
Siege social : 14 rue Batterie -97217
Anses d'Arlet
Objet : conception, r6alisation, vente, de
tout type de travaux de menuiserie du ba-
timent, en tous Mat6riaux entrant dans le
cadre de son fonctionnement et de son
objet
Grant: Monsieur Pascal PRIVAT
Demeurant : 97217 ANSE D'ARLET
Pour avis le grant FB 3548

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
SOCIETY DE GESTION, DE FINANCE
ET D'INVESTISSEMENT DE LA
CARAIBE
GF INVEST CARAIBE
SARL AU CAPITAL DE 52 500 EUROS


C/O GILLES FILIN - ALLEE DES
PITONS - LA COLLINE
97233 SCHOELCHER
RCS FORT-DE-FRANCE B
440 200 426
Par decision du 4 D6cembre 2010, I'as-
soci6 unique a d6cid6 une augmentation
de capital de 20 000 euros, ce qui en-
traine la publication des mentions sui-
vantes :
Capital ancien : 32 500 euros
Capital nouveau : 52 500 euros
Pour avis, FB 3549

SCI MONTE VERDE
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 1000C
SIEGE SOCIAL: 159 POST COLON
97234 FORT-DE-FRANCE FLORAL
N� SIRET 491 592 705 00017
CODE APE: 4110
Aux terms d'une decision en date du
01 d6cembre 2010,
les associds ont d6cid6 la dissolution an-
ticip6e de la soci6t6 A computer de ce jour
et sa mise en liquidation amiable sous le
regime conventionnel.
Monsieur Yvon Georges BRANCHET
grant associ6e,
exercera les functions de liquidateur pour
r6aliser les operations de liquidation et
parvenir A la cl6ture de celle-ci
Monsieur Yvon Georges BRANCHET,
demeurant 159 Post Colon
97234 Fort-de-France,
a 6t6 nomm6 quality de liquidateur, avec
les pouvoirs les plus 6tendus pour r6ali-
ser les operations de liquidation et parve-
nir & la cl6ture de celle-ci
Le siege de la liquidation est fix6 au siege
social, c'est-A-dire au
159 Post Colon
97234 Fort-de-France Floreal.
C'est-A cette adresse que la correspon-
dance devra Atre envoy6e et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront etre notifies
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront d6poses au Greffe du Tribunal de
commerce
De Fort-de-France, en annexe au regis-
tre du commerce et des societes
Pour avis le liquidateur FB 3550

ETUDE DE MAITRES MICHELINE
CONSTANTIN ET MONIQUE
CONSTANTIN, NOTAIRES ASSOCIES
A FORT DE FRANCE,
78 RUE DE LA RtPUBLIQUE.
AVIS D'AUGMENTATION DE
CAPITAL SOCIAL
Suivant acte requ par Maitre Micheline
CONSTANTIN, Notaire soussignd, asso-
ci6 de la Soci6et Civile Professionnelle
"Micheline CONSTANTIN et Monique
CONSTANTIN" titulaire d'un office nota-
rial A FORT DE FRANCE , le 12 mai
2010, enregistr6 & FORT DE France, a
6et effectu6e une augmentation de la SCI
HOLDING DE GESTION IMMOBILIERE,
au capital 15.250,00 EUR,'dont le sibge
social est A Immeuble Luc Elisabeth, ZI
de la Jambette, 97200 FORT DE
FRANCE, RCS de FORT DE France,
n�388 670 093.
Apport en num6raire: 10.073,75 EUR
Apport en nature : 1.280.000,00 EUR
Ancienne mention : Capital social
15.250,00 EUR
Nouvelle mention : Capital social
1.305.323,75 EUR
Les modifications statutaires seront pu-
bli6es au RCS de FORT DE FRANCE.
Pour avis
Le Notaire. FB 3551

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
I. KA FET


SARL CENTRE COMMERCIAL
BELLEVUE CORNICHE
2BD DE LA MARNE
97200 FORT DE FRANCE
SIRET: 49807325300011
Suivant d6lib6ration de I'AG du 22/10/10,
les associ6s ont d6cid6 d'augmenter le
capital de 7650E A 81450 E.
Ancienne mention : Le capital social est
fix6 A 7650 E. II est divis6 en 153 parts
de 50 E chacune, num6rot6es de 1 A 153
entierement souscrites et lib6eres dans
les conditions exposes ci-dessus et at-
tribu6es en proportion de leurs apports.
Nouvelle mention : Le capital social est
fix6e 81450 E. II est divis6 en 1629 parts
de 50 E chacune, num6rot6es de 1 A
1629, enti6rement souscrites et lib6r6es
dans les conditions exposees ci-dessus
et attributes aux associ6s en proportion
de leurs apports.
Le d6pot l6gal sera effectu6 au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France.
Pour avis, le reprdsentant l6gal.
FB 3552

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte regu par Maitre Ni-
cole NIMAR, Notaire associ6 A FORT DE
FRANCE (Martinique), le ler D6cembre
2010, il a et6 constitute une Soci6t6 Civile
Immobiliere pr6sentant les caract6ris-
tiques suivantes:
Denomination: "LAMBERT-MARITHE".
Si6ge social : FORT DE FRANCE
(97200), C/o Mme Maryse JACQUES-
GUSTAVE, Residence Parc de Cluny,
Batiment Emilie, No 23.
Objet social : La Societ6 a pour objet :
I'acquisition par voie d'achat ou d'apport,
la propri6t6, la mise en valeur, la trans-
formation, I'am6nagement, I'administra-
tion et la location de tous biens et droits
immobiliers.
Duree : 99 ann6es A computer de son im-
matriculation au Registre du Commerce
et des Soci6t6s.
Capital social: 250.000,00 Euros, consti-
tu6 par un apport immobilier pour
250.000,00 Euros.
Cessions de parts : Les parts sont libre-
ment cessibles entire associ6s et au pro-
fit du conjoint, des ascendants ou des
descendants d'un associ6. Toutes autres
cessions sont soumises A I'agr6ment
pr6alable de la collectivit6 des associes
donn6 par une decision extraordinaire.
L'exercice social commence le 1 er Jan-
vier et finit le 31 D6cembre de chaque
ann6e.
Grant : Le premier grant de la society
est Mme Maryse JACQUES-GUSTAVE
demeurant A FORT DE FRANCE
(97200), R6sidence Parc de Cluny, BAt
Emilie, N*23 nommee pour une duree illi-
mit6e.
Immatriculation : La society sera immatri-
cul6e au Registre du Commerce et des
Soci6ets de FORT DE FRANCE.
Pour avis
N. NIMAR FB 3553

SOCIETY DE DISTRIBUTION
D'ALIMENTATION DU SUD
SOCIETE A RESPONSABILITE
LIMITEE AU CAPITAL DE 12 000 C
SIaGE SOCIAL: 2 AVENUE DES
ARAWAKS
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 498 415 330
Par decision du 6 d6cembre 2010, I'as-
sociee unique a d6cid6 I'augmentation du
capital social de 6 000 � en num6raire,
par mission de 400 parts nouvelles de
15 e nominal pour etre port A 12 000 �.
Les mentions ant6rieurement publi6es et
relatives au capital social sont ainsi mo-
difiees:
Ancienne mention :


!rna *eh 16 P e 201 - e no 50 - Page 2


!!!!=4


r ANNOUNCE Um






http://www.joumal-iustice-martiniaue.com


Capital social : 6 000 euros Societe en Nom Collectif presentant les
Nouvelle mention : caracteristiques suivantes :
Capital social : 12 000 euros Denomination social:
Pour avis 6 KOULIBRI D'OR
La G6rance FB 3554 Capital : 1 000 e divis6 en 100 parts so-
ciales de 10 E chacune, entibrement
GHISLAINE PALCY-DRU souscrites et liberees.
NOTAIRE Siege social: C/o Mr et Mme Euphrasie
RUE DU GOUVERNEUR PONTON BIRBA 40 C rue du Routoutou - Volga
IMMEUBLE FOYAL 2000 Plage Fort-de-France
97200 FORT-DE-FRANCE Objet: la propri6t6, I'achat, I'administra-
SUCCESSEUR DE LA SCP tion, la gestion et I'exploitation par bail, lo-
"TEANOR - GRANGENOIS cation ou autrement, la vente de tous
& SALOMON biens et droits immobiliers,
Aux terms d'un acte requ par Maitre Duree: 99 annees
Ghislaine PALCY-DRU Notaire, titulaire Girant: Monsieur Euphrasie Daniel
d'un office notarial & Fort-de-France (Mar- BIRBA, ne le 13 mars 1948 A Sainte-
tinique), rue du Gouverneur Ponton im- Marie, Demeurant
meuble Foyal 2000 le 26 novembre 2010 C/o Mr et Mme Euphrasie BIRBA 40 C
une declaration d'insaisissabilit6 a ete ef- rue du Routoutou- Volga Plage Fort-de-
fectuee par France est d6sign6 en quality de grant
Monsieur Guy Raoul PIJULET, infirmier, pour la dur6e de la society.
demeurant a SAINT-MARIE (97230) La society sera immatriculee au Registre
17 rue Schoelcher. Divorce de Madame du commerce et des societes tenu au
Geoffroy Marie-Claire SEGOR et non re- greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
marie et porte sur Fort-de-France.
A le LAMENTIN (Martinique) 97232 Aca- Pour avis et mention
jou-Nord, un terrain nu sur lequel existe Le G6rant FB 3557
une maison A usage d'habitation 6difibe
au course de I'annee 2008, figurant au ca- MAITRE MOISE CARETO
dastre savoir AVOCAT A LA COUR
Section AV, numero 53, lieudit ACAJOU 1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE
NORD, pour une contenance de vingt 97233 SCHOELCHER
quatre ares cinquante huit centiares TEL 0596.71.27.39
(00ha 24a58ca) FAX 0596.71.27.40
Cette declaration n'a d'effet qu'A I'6gard e-mail: avocat.careto@orange.fr
des cr6anciers professionnels du d6cla- AVIS DE CONSTITUTION
rant don't la creance est nee apres la pu- SARL EXOTICA
blication de I'acte au bureau des Suivant acte sous seing priv6 en date du
hypotheques ler d6cembre 2010 il a ete constitu6 une
Le Notaire FB 3555 Societe A Responsabilite Limitee presen-
tant les caracteristiques suivantes:
MAITRE MOISE CARETO Denomination social: SARL EXOTICA
AVOCAT A LA COUR Capital: 1 000 C divise en 100 parts so-
1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE ciales de 10 C chacune, entierement
97233 SCHOELCHER souscrites et lib6eres.
TEL 0596.71.27.39 Siege social: C/o Mr et Mme Euphrasie
FAX 0596.71.27.40 BIRBA 40 C rue du Routoutou
e-mail: avocat.careto@orange.fr Volga Plage
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE Fort-de-France
SOCIAL Objet: I'exploitation par acquisition, cr6a-
MARTINIQUE BTP SERVICES tion, prise en location-g6rance ou tous
SOCIETE A RESPONSABILITt autres moyens, de restaurant, creperie,
LIMITED AU CAPITAL DE 1500� fast-food.
SIEGE SOCIAL: MBE - MANGOT Duree: 99 annees
VULCIN - 97232 LE LAMENTIN Gbrant: Monsieur Euphrasie Daniel
R.C.S. 509 609 624 BIRBA, ne le 13 mars 1948 A Sainte-
La collectivit6 des associ6s, sur proposi- Marie,
tion de la gerance et apres avoir entendu Demeurant C/o Mr et Mme Euphrasie
la lecture de son rapport, decide de trans- BIRBA 40 C rue du Routoutou
ferer le siege de la soci6t6 A Volga Plage Fort-de-France
immeuble G6endis (05b14) est d6signe en quality de grant pour la
Z.1 La Lezarde duree de la society.
97232 LE LAMENTIN, La society sera immatriculee au Registre
A computer du 28 avril 2010 du commerce et des soci6ets tenu au
Aux terms d'une deliberation en date du greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
10 mai 2010, la collectivit6 des associees Fort-de-France.
a d6cid6 de transf6rer le siege social et Pour avis et mention
de modifier correlativement I'article 4 des Le Gerant FB 3558
stauts
A computer du 28 avril 2010, le siege so- MAITRE MOISE CARETO
cial qui 6tait A MBE Mangot Vulcin AVOCAT A LA COUR
97232 LE LAMENTIN 1 RUE DE L'iCOLE H6TELIERE
Est d6sormais A : immeuble G6nedis 97233 SCHOELCHER
05b14) Z.1 La L6zarde TEL 0596.71.27.39
97232 LE LAMENTIN FAX 0596.71.27.40
Pour avis la g6rance FB 3556 e-mail : avocat.careto@orange.fr
CHANGEMENT DE GRANT
MAITRE MOISE CARETO SARL MAC IMMO
AVOCAT A LA COUR 574, RUE JACQUES ROUMAIN
1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE CITt DILLON
97233 SCHOELCHER 97200 FORT DE FRANCE
TEL 0596.71.27.39 RCS F-DE-F N* 504 229 964 00037
FAX 0596.71.27.40 Aux terms d'une assemble en date du
e-mail : avocat.careto@orange.fr 25 novembre 2010, a et6 nomme en qua-
AVIS DE CONSTITUTION lit6 de grant :
SNC 6 KOULIBRI D'OR Monsieur Fred MARIE-CALIXTE ne le 2
Suivant acte sous seing priv6 en date du about 1969 A Saint Joseph, de nationality
1 er d6cembre 2010 il a ete constitute une frangaise, demeurant A I'Habitation


Denel- les jardins du Gros Mome, pour
une dur6e illimitee, en replacement de
Mademoiselle Vanessa VENTURA, ayant
cess6 ses functions.
Le replacement de grant est effectif A
computer du 19 mai 2010.
Pour avis et mention
Le Grant FB 3559

MAITRE MOiSE CARETO
AVOCAT A LA COUR
1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE
97233 SCHOELCHER
TEL 0596. 71.27.39
FAX 0596.71.27.40
e-mail : avocat.careto@orange.fr
DISSOLUTION ANTICIPEE
SARL KARIB JET EN LIQUIDATION
CAPITAL: 34 301,03 �
RCS F-DE-F : B 420 797 797
SIEGE SOCIAL: CITE HORIZON 2
97200 FORT-DE-FRANCE
Aux terms d'une assemble general
extraordinaire en date du ler octobre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticip6e de la soci6t6e computer du
31 decembre 2003, et sa liquidation
amiable conformement aux dispositions
16gales et statutaires.
La soci6et subsistera pour les besoins de
la liquidation et jusqu'A la cloture de celle-
ci.
Le lieu o6 la correspondence doit 6tre
adress6e et celui o6 les actes et docu-
ments concernant la liquidation doivent
etre notifies, a 6et fixed A Cit6 Horizon 2
97200 Fort-de-France, siege de la liqui-
dation.
L'assembl6e a nomm6 Mr JOUYE de
GRANDMAISON,
demeurant Cit6 Horizon 2
97200 Fort-de-France,
comme liquidateur avec les pouvoirs les
plus 6tendus, sous reserve de ceux ex-
clusivement reserves parla loi & la col-
lectivite des associes, A I'effet de mener A
bien les operations de liquidation.
Le d6p6t des actes et pieces relatifs A la
liquidation sera effectue au Greffe du Tri-
bunal mixte de Commerce de Fort-de-
France, en annexe au Registre du
Commerce et des Societes.
Pour Avis FB 3560

SCI MONTE VERDE
SOCIETE CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 1000�
SIEGE SOCIAL: 159 POST COLON
97234 FORT-DE-FRANCE FLORAL
N� SIRET 491 592 705 00017
CODE APE: 4110
L'assembl6e g6enrale reunie le 01 de-
cembre 2010 a:
approved le compete d6finitif de liquida-
tion, d6charg6 Monsieur Yvon Georges
BRANCHET de son mandate de liquida-
teur donned & ce dernier quitus de sa ges-
tion et constat6 la cl6ture de la liquidation
A computer du jour le ladite assemble.
Les comptes d6finitifs 6tablis par le liqui-
dateur sont d6pos6s au greffe du Tribu-
nal de commerce de Fort-de-France, en
annexe au registre du commerce et des
soci6t6s
Pour avis le liquidateur FB 3561

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
KAMORA
SARL AU CAPITAL DE 10 000 �
SIEGE SOCIAL:
44 RUE ANTOINE SIGER
97200 FORT DE FRANCE
RCS N* 511 192 858
DE FORT DE FRANCE
L'AGE du 8 d6cembre 2010 a decide la
dissolution anticipee de la soci6ete
computer du 31 d6cembre 2010, a ete
nomm6 liquidateur Mr MARBEY Dimitri,
demeurant 9 rue Faustin Rouil, 97200


FDF.
Le siege de liquidation a ete fix6 au 98
rue Victor Severe, 97200 FDF.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis. FB 3562

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date a FORT-de-FRANCE du 25 novem-
bre 2010, il a ete constitu6 une society
par actions simplifiee pr6sentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination : SODISROY
Forme social : society par actions sim-
plifi6e
Siege social : Z.I. Place d'Armes
97232 LE LAMENTIN
Objet social:
La society a pour objet:
L'exploitation de tous fonds de commerce
d'6picerie, vins, liqueurs, spiritueux et co-
mestibles, textiles, confection en tous
genres, droguerie, bazar, bricolage,
jouets, parfumerie, disques, appareils
electro-m6nagers, hi-fi, boucherie, char-
cuterie, cremerie, course des halles, pois-
sonnerie, boulangerie, pAtisserie, librairie,
papeterie, et en general toutes operations
de vente au detail realisees dans un ma-
gasin de type "supermarche" ou "libre-
service",
Toutes operations g6enralement quel-
conques pouvant concemer, directement
ou indirectement, I'achat, la vente,
I'echange, I'importation, I'exportation, la
consignation, I'emmagasinage, le war-
rantage, le transit et le transport de tous
products, marchandises, denrees et ob-
jets de toute nature et de toute prove-
nance,
Toutes operations de representation,
commission et courage relativement &
ces products, marchandises, denrees et
objets,
Le tout directement ou indirectement, par
voie de creation de societes et groupe-
ments nouveaux, d'apport, de comman-
dite, de souscription, d'achat de litres ou
droits sociaux, de fusion, dalliance, d'as-
sociation en participation ou de prise ou
de dation en location ou location-gerance
de tous biens et autres droits,
Et, g6enralement, toutes operations in-
dustrielles, commercials, financibres, ci-
viles, mobilieres ou immobilieres, pouvant
se rattacher directement ou indirectement
A I'un des objets vises ci-dessus ou A tous
objets similaires ou connexes.
Duree : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ci6ets.
Capital social : 37 000 euros
resultant d'apports en numeraires exclu-
sivement,
divise en 3.700 actions de 10 euros cha-
cune, integralement liberees.
Cession des actions:
Toutes les cessions d'actions - y comprise
entire associes - sont soumises au res-
pect du droit de preemption confere aux
associes dans les conditions d6finies au
present article.
Exercice du droit de vote :
+Les droits de vote de chaque associe
sont proportionnels A sa participation au
capital.
President : Monsieur Hedder LANCRY,
demeurant A CASE-PILOTE (97222)
Martinique - Residence Plate Forme.
La socie6t sera immatriculee au registry
du commerce et des societes de FORT-
de-FRANCE.
Pour avis. FB 3563

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date A FORT-de-FRANCE du 15 novem-
bre 2010, il a 6et constitute une societA


L I


Jeuh 16 Picembre 2070 -Juitice no 50 - Page 22








http://www.iouma -iustice-martinique. com


par actions simplified pr6sentant les ca-
ractlristiques suivantes :
Denomination : IMMOLEC
Forme social : soci6te par actions sim-
plifite
Siege social : Z.1. Place d'Armes 97232
LE LAMENTIN
Objet social : La society a pour objet:
L'acquisition par tout moyen, y compris
par voie de cr6dit-bail immobilier, achat,
construction ou autre de tout bien immo-
billers.
La gestion, I'administration et la mise en
valour de tous les biens immobiliers de-
tenus par la society.
La prise de participation dons des soci-
ths don't I'objet principal est la gestion, la
creation ou la construction de biens im-
mobiliers.
Et, g6nrralement, toutes operations in-
dustrielles, commercials, financibres, ci-
viles, mobililres ou immobilieres, pouvant
se rattacher directement ou Indirectement
A I'un des objets vis6s ci-dessus ou a tous
objets similaires ou connexes.
Duree : 99 ans & computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ci6tes.
Capital social : 37 000 euros resultant
d'apports en num6raires exclusivement,
divis6 en 3.700 actions de 10 euros cha-
cune, integralement lib6rdes.
Cession des actions: Toutes les cessions
d'actions - y comprise entire associes - sont
soumises au respect du droit de preem-
ption conf6rA aux associ6s dans les
conditions defines au present article.
Exercise du droit de vote : Les droits de
vote de chaque associe sont proportion-
nels A sa participation au capital.
President : Monsieur Hedder LANCRY,
demeurant A CASE-PILOTE (97222)
Martinique - Residence Plate Forme.
La society sera immatricul6e au registre
du commerce et des soci6tds de FORT-
de-FRANCE.
Pour avis. FB 3564

INSERTION - CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Suivant acted requ par Maitre Evelyne
GUATEL, Notaire Associe de la Soci6t6
Civile Professionnelle "Evelyne GUATEL
et Sandra GERMAIN - PORSAN-CLE-
MENTE, Notaires Associes" A FORT DE
FRANCE (Martinique) 10 Avenue Louis
Domergue, Domaine de Montg6ralde, le
29 novembre 2010, a ted requ le change-
ment de regime matrimonial portant
adoption de la SEPARATION DE BIENS
par :
Monsieur Rend Jacques Pascal RAMAS-
SAMY, Agent EDF, et Madame Gaby
Frangoise GEMON, Commergante, son
spouse, demeurant ensemble a SAINT-
PIERRE (97250), rue Victor Hugo.
Mari6s en seconds noces, sous le re-
gime de la communaut6 de biens reduite
aux acquits A d6faut de contract de ma-
riage pr6alable & leur union cel6br6e A la
mairie de LE MORNE ROUGE (97260),
le 3 janvier 1998.
Les opposition des cr6anciers A ce
changement, sil y a lieu, seront reques
dans les trois mois de la present inser-
tion, en I'Office Notarial o6 domicile a 6t6
6lu a cot effet.
Pour insertion
Le Notaire. FB 3565

CACEM
AVIS DE MARCH
Pouvoir adjudicateur
Nom, adresse et point de contact
Communaut6 d'Agglom6ration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand
Immeuble Cascades III


97204 Fort de France Cedex
T6el : 0596.75.82.72
Point de contact: M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courrier 61ectronique : achats.pu-
blics@cacem-mq.com
Adresse gendrale du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur :
http://www.achatpublic.com
Type de pouvoir adjudicateur et activitA
principal
Autre : Etablissement public de coop6ra-
tion intercommunale (EPCI)
Services g6n6raux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marchA
Description
Mission de maitrise d'ouvre relative a la
r6alisation d'une unite de valorisation de
biomasse et de sichage de boues ur-
baines sur la zone de la Trompeuse A
Fort-de-France (97200).
Type de marchA : marchA de services
Cat6gorie de services : 12
Lieu principal de prestation : Fort-de-
France(972)
Code NUTS : FR920
L'avis implique un march public
Description succincte:
Le march concern une mission de mai-
trise d'oeuvre partielle destine au suivi
de la construction d'une unit de valori-
sation de biomasse et de s6chage de
boues urbaines sur ]a zone de la Trom-
peuse & Fort-de-France.
Classification CPV:
Objet principal : 71240000-2 Services
d'architecture, d'ing6nierie et de planifi-
cation
MarchA couvert par I'accord sur les mar-
ches publics: oui
Division en tots : non.
Des variantes seront-elles prises en
consideration : non
Quantity ou etendue du march
L'enveloppe financiere affected aux tra-
vaux est de 16 millions d'euros H.T.
Options : non
Dur6e du marched ou delai d'execution
La dur6e global du march est fix6e a
36 mois.
Renseignements d'ordre juridique, eco-
nomique, financier et technique
Conditions relatives au contract
Modaliths essentielles de financement et
de pavement et/ou referenoes aux textes
qui les reglementent :
Cette operation est finance par le bud-
get de la CACEM et plan de Relance
d'Urgence de la R6glon Martinique.
Les subventions seront sollicities auprbs
: ADEME, Conseil G6n6ral, FEDER
Delai global de pavement : 30 jours
Modalitls de pavement: mandate adminis-
tratif suivi d'un virement
Forme juridique que devra revAtir des
op6rateurs Aconomiques attributaire du
march en cas de groupement: groupe-
ment conjoint
L'exhcution du march est soumise A
d'autres conditions particulilres : non
Conditions de participation
Renseignements concernmant la situation
propre de entrepreneur, du fournisseur
ou du prestataire de services et rensei-
gnements et formalities n6cessaires pour
i'6valuation de la capacity Aconomique, fi-
nancibre et technique minimal requise
en vue de la selection des candidatures
(application des articles 43, 44, 45, 46 et
52 du code des marches publics):
1) Critbres de selection des candidatures:
Conformement A I'article 52 du code des
marches publics, avant de proc6der A
examenn des candidatures si le pouvoir


don't la production dtait reclam6e sont ab-
sentes ou incomplbtes, 11 peut decider de
demander A tous les candidates concerns
de produire ou de complete ces pieces
dans un dalai d'une semaine A computer
de la reception de ta demand.
A I'issue des dispositions de I'alin6a pri-
c6dent seront 6limin6s :
- les candidates qui ne sont pas recevables
en application des articles 43, 44 et 45 du
code des marches publics,
- les candidates don't les informations com-
muniquees n'apportent pas la preuve de
leur garantie professionnelle, technique,
et financibrement suffisante au regard du
project.
2) Situation juridique - references re-
quises:
* la lettre de candidature et d'habilitation
du mandataire par ses co-traitants en cas
de groupement (imprim6 DC1 ou 6quiva-
lent). En cas de candidature 6manant de
groupement d'entreprises, cette lettre de
candidature est sign6e par chaque mem-
bre du groupement et par le mandataire
dlment habilite.
* Ia copie du jugement si le candidate est
en redressement judiciaire,
* une attestation d'assurance responsa-
bilitl civil professionnelle.
3) Capacity 6conomique et financiere -
references requises:
* la declaration du candidate (imprime
DC2)
4) Reference professionnelle et capacity
technique - references requises :
La consultation est ouverte aux candidates
se pr6sentant seul ou sous former de
groupement conjoint, ayant des compi-
tences relatives aux disciplines suivantes:
- Maitrise d'oeuvre d'unit4 de traitement
de d6chets ou d'assainissement
- Genie Civil
Les imprim6s DC1 et DC2 peuvent Atre
t6elcharges & partir du site :
http://www.minefi.gouv.frlthemeslmarche
s.publics/formulaires/index.htm
Rubrique "formulaires pour les candidates
A un march public"
March6s r6serv6s : non
La prestation est r6servee & une profes-
sion particuliere : non
Les personnel morales sont tenues d'in-
diquer les noms et qualifications profes-
sionnelles des membres du personnel
charges d'executer la prestation : oul
Procedure
Type de procedure : procedure ouverte.
Des candidates ont dejA Ate s6lectionnbs:
non
Critfres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse apprbci6e en function des criteres
6nonces ci-dessous
1. Le prix (25 %),
2. La valeur technique (25 %) : apprecihe
au regard de la note m6thodologique,
3. Le temps passe pour chaque tape de
la mission, appr6ciee au regard de ia d6-
composition du prix forfaitaire provisoire
(25%),
4. L'hquipe de project propose (25%),
Une enchlre 6lectronique sera effectuee
:non
Renseignements d'ordre administration
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur :
2010/47/DGA3/AO
Publications ant6rieures concemant le
m6me march: non
Documents payants : non
Date limited de reception des offres : 20
janvier 2011 A 12 heures
Langue pouvant etre utilisee dans I'offre:
FR (frangais)
Personnes autorisees & assisted & I'ou-
verture des offres : oui
Les membres du jury et le responsible de


nion du jury nest pas publique. Peuvent
Atre presents, les agents de la Direction
Command Publique, le comptable et un
representant de la DRCCRF sur invita-
tion.
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 120 jours (A computer de la date limited de
reception des offres)
Modalite d'ouverture des offres:
Date : Janvier 2011
Lieu: CACEM - Immeuble Cascades III -
97200 Fort de France
Renseignements compl6mentaires
II s'agit d'un march pdriodique: non
Le marchA s'inscrit dans un projet/pro-
gramme finance par les fonds commu-
nautaires : oui (FEDER)
Autres informations :
Le dossier de consultation des entre-
prises pourra 6tre t6lecharge par les can-
didats sur Internet sur le site
www.achatpublic.com
Le fuseau horaire de r6f6rence sera celui
de (Gmt-4:00).
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort de
France B.P 683 - 97264 Fort de France
Cedex - T61. : 0596.71.66.67 - Fax :
0596.63.10.08
Introduction des recourse:
- RdferA precontractuel : entire le debut de
la procedure de passation (publication de
I'avis) et la signature du contract - dans les
16 jours suivant la notification du rejet de
I'offre
- R6fdrA contractual : six mois maximum
suivant la conclusion du contract en I'ab-
sence de publicity.
- Recours pour exc6s de pouvoir : dans
les 2 mois de la notification ou de la pu-
blication de la decision attaquee
- Recours de plein contentieux : deux
mois a computer des measures de publicity.
Service aupris duquel des renseigne-
ments peuvent ftre obtenus concernant
I'introduction des recours : Tribunal Ad-
ministratif de Fort de France B.P 683 -
97264 Fort de France Cldex - Tel. :
0596.71.66.67 - Fax : 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 09 dicem-
bre 2010
Adresses suppl6mentaires et points de
contact
- Adresses et points de contact auprbs
desquels des renseignements compl6-
mentaires peuvent 6tre obtenus
CACEM
Service Achats Op6rationnels
Place Frangois Mitterrand - Immeuble
Cascades III - BP 407 -
97204 Fort de France cedex
Point de contact: Mme Julians
Courrier Alectronique : achats.pu-
blics@cacem-mq.com.
Fax : 0596.75.54.58
Adresse internet (URL) www.achatpu-
blic.com
- Adresses et points de contact aupr6s
desquels le cahier des charges et les do-
cuments compidmentaires peuvent 6tre
obtenus
CACEM
Service Achats Operationnels
Place Frangois Mitterrand - Immeuble
Cascades Ill - BP 407 -
97204 Fort de France cedex
Adresse internet (URL) www.achatpu-
blic.com
- Adresses et points de contact auxquels
les offres doivent 6tre envoyies
CACEM
Service Achats Op6rationnels
Place Frangois Mitterrand - Immeuble
Cascades III - 46me 6tage - BP 407
97204 Fort de France cedex
Adresse internet (URL)
www.achatpublic.com FB 3566


r A NNONCEs Up L





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Saint Mairie - La fite he la recolte :

un success populaire

La 18ieme fete de la recolte qui s'est deroul6e dimanche 12 de-
cembre a I'usine Saint-James a Sainte-Marie a connu un veri-
table success populaire. C'est par milliers que les visiteurs se
sont retrouves sur le site ou dans une joyeuse ambiance se
melaient tradition et modernity, artisanat et mode, spectacle et
attractions diverse. Une f6te de la r6colte pour r6compenser
les acteurs de la filiere canne, mais surtout les gardens de la
tradition que sont les ouvriers de ce rhum AOC prestigieux, ces
hommes de I'ombre qui perpetuent le savoir-faire martiniquais
en la matiere. Cette manifestation incontournable inscrite dans Rejoindre ie musee de la banane en petit train
le calendrier festif de la Martinique a offert de grands moments
de bonheur musical aux spectateurs en reunissant deux pres-
tigieux orchestres qui sont la Perfecta et Operation 78 La jour-
nee s'est achevee par le traditionnel "Chiante AIwefl. Vivement
la 19ieme edition! C.B









La vente de rhum a connu un gros success

,; , : -? a Telethon: 121406 E rkcoltes pour la myopathie

Le Compagnie Pomme Canelle Pour la 24ieme annee cl-n-.:uti.:e, la Martinique a relay le
Tel6thon. Vendredi 3 et samedi 4 decembre, du Nord au Sud,
les ben6voles ont releve la soixantaine de d6fis mis en place
pour collector des dons en faveur de la recherche sur les ma-
ladies neuromusculaires. La chaTne publique Martinique Pre-
miere a consacr6 une grande parties de ses emissions a fire
connaitre la maladie et a recueillir des dons. Le Telethon 6tait
parraine par le musicien Kolo Barst, humaniste au grand coeur.
Cette annee, en raison de la conjoncture 6conomique de cruise,
pres de 131. 406 E ont te6 recolt6s centre 229 000 E I'an der-
nier. Les organisateurs retiennent tout de mpme que, mp me en
p6riode de cruise, la g6enrosit6 des Martiniquais n'a pas fait de-
faut.

Public tres nombreux La Martinique 1'ile auxfl eurs
Le Comite Martiniquais du Tourisme a procede le vendredi 10
decembre a la remise des prix du concours Villes et villages
'fleuris. Ce concours vise a dynamiser la politique de fleurisse-
ment, facteur d'amelioration du cadre de vie, de l'accueil des vi-
�t _siteurs et d'attractivite pour notre pays. Le jury compose d'61us,
- ~ de personnalit6s qualifies, de professionnels du tourism, de
ADI'ON I 'horticulture et du paysage, a attribu6 le ler prix a la commune
de Fond Saint-Denis, le 2ieme prix, a la commune de Sainte-
Marie et le 3ieme prix, a la ville du Saint-Esprit. Le jury a tenu
' a encourager 3 communes qui ont consent de gros efforts de
fleurissement, mbme si elles n'ont pas encore atteint le niveau
leur permettant d'obtenir le label ou une fleur supplementaire.
-.11 s'agit de : Ajoupa Bouillon : liere fleur en 1998 ; et de Fort-
"___..-__ ____. de-France et Sainte-Anne pour leur premiere participation au
Modernite avec une presentation de dessin corporal concourse.
j d P ' W 1.... ... ........._






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SakaPasi .....................p. 2

Ehito ....................... . .
- Contracts aides

Luttejfociale ...............p. J /5
- Faire face a offensive patronale
- Mr Bricolage : 'impasse P
- L'etat sabre 'emploi

Sociiti .................... . 6/7
- Un march au poisson a Ste-Marie
- Paysages et bio diversity
- Centenaire de la Librairie Alexandre

Politi4ue ................. . 7/9
- "Ne pas ajoute de confusion"
- Conseil General: soutenir rdconomie

Ecm mie ................... . 10
- Nouveau cri d'alarme

Poffier Violences ...........f. 11/17
- "Agir fortement sur la prevention..."
- "La violence risque de doubler..."
- Educateurs specialists
- Initiative au Robert

Notre GRifon.................f.17
- Haiti dans I'expectative
- Cooperation France/Cuba

Panle Mone ...............f.. 18
- L'imbrogllo ivoirien

Tribune ................. 19/20
- Invitation & I'autoddsalidnation

Annxn . Lijales..........f. 20/23

Traiitin .................. 2#4
- Fte de la Moisson 2010


JusTIC C"
Administration & R6daction :
T61. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondaleur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France - Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n' 0111 I 87526
26 Janvier 2006
Directeur de Is Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola - 97200 Fort-de-France
6Tel.: 05967314 54


L'hdotel Bateliere continue

L'h6tel La Batelibre de Schoelcher, en redressementjudiciaire depuis mars 2009, a
encore jusqu'en juin 2011 pour peaufiner son plan de continuation. C'est le delai
donnd par le tribunal de commerce de Fort-de-France au gestionnaire de I'h6tel, le
group Monplaisir par le biais de Cara'ibes Investissement, pour mettre en place les
engagements pris pour redresser la situation de la structure h6teliere. Malgre le re-
dressement judiciaire, I'h6tel a accumule plus de 8 millions de dettes. Dans les pro-
positions de redressement faites, le group Monplaisir envisage de vendre des
parcelles de terrains jouxtant I'h6tel pour effacer les dettes, mais aussi de le renover
pour en faire un veritable 4 etoiles. II est prevu que de nouveaux actionnaires parti-
cipent au capital, notamment le group Kapa (clinique Sainte-Marie) pour un project
de residence de personnel agees. Une decision qui inqui6te tout de meme le se-
cr6taire g6ndral de la CDMT, syndicate qui repr6sente les 66 salaries encore presents
dans la structure. La CDMT estime que si "lepire a itieviti, a savoirla liquidation, if
serait dangereuw de remplacer une activitid conomique criatrice de richesse par une autre
dont la responsabiliti income d 'Etat". De ce fait, "les salaries ex(erceront une vlgi-
fance e.xtrme vis-a-vis des engagements, notamment Ce maintien de 1Cactiviti ibtefiere".
annonce-t-il. En juin prochain les gestionnaires devront prouver que la vente a ete
faite.

Manuel Bau oin, president e La C.CI.M.

Les elections pour le renouvelement de I'6quipe
dirigeante de la C.C.I.M. ont vu la victoire de la
liste "Ensemble pour Ce &dvefoppement " conduite
par Manuel Baudouin et port6e par les organi-
sations patronales MEDEF et CGPME. Cette
liste a reccueilli les 35 sieges, ne permettant pas
6 listed de la Fapem de Mme Mady Merine d'etre
repr6sent6e A la chambre, come come il le
d6sirait. La politique de la nouvelle 6quipe "vise
Ss'appuyer sur les difments de convergence du
monde des employers, pour installer Centreprise
dans (e paysage institutionne le notre ide.
Ifconvient de riconcilier Fensemble des acteurspu-
bfics, syndi'cauc et la population toute entire,
avec le maifllon de la chaine essentielet collectif
qu 'est Centreprise"
L'entreprise ou les patrons ?

La Nuit 6es Arts Martiau et des sports e Combat 2010

Le CROSMA organise le samedi 18 decembre 2010, a 19h au Palais Omnisports du
Lamentin, la 146me de La Nuit des Arts Martiaux et des Sports de Combat.
10 disciplines seront reprdsent6es : entire autres le Danmy , I'Aikido , le judo, le Ka-
rat6, la capoeira et I'escrime. Le group Cascade demo team, qui s'est fait connaitre
au fil des annees grice i ses spectacles impressionnants dans lesquels se mblan-
gent action, cascade, arts martiaux, acrobatie et esth6tisme, sera present.
Un rendez-vous a ne pas manquer!!...

La Martinique n'oublie pas Thierry Dot

Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employs des soci6t6s fran-
9aises Areva et Satom, par la branch d'AI-
Qaida au Magreb islamique (Aqmi), est
- -' soutenu moralement par toute la Martinique,
..; . y compris les militants communists et leur
S'... , journal Justice


I * I I I V,,.


� $ K Jzs





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Haiti: un pays bans I'expectative


Ce que beaucoup craignaient est arrive avec la promul-
gation des r6sultats du premier tour des elections pr6si-
dentielles du 28 novembre dernier : la violence et son
cortege de morts ont envahi le pays. Selon les r6sultats
preliminaires publics par la Conseil electoral provisoire
(CEP) en Haiti, le deuxieme tour le 16 janvier 2011, op-
posera Mirlande Manigat du rassemblement des demo-
crates nationaux progressistes (31,37 %) et le candidate de
la plateforme pr6sidentielle inite (Unite), Jude Cl1estin qui
a recueilli 22.48 %. Michel Martelly aurait obtenu 21,84 %
des suffrages. Des r6sultats qui ont provoqu6 la col6re des
partisans de Michel Martelly, donn6 en position de partici-
per au second tour par les sondages sortis des urnes. Des
manifestations violentes qui ont fait plusieurs morts dans
le pays pour r6clamer sa victoire. Le CEP a propose Ia
creation d'une commission mixte pour la verification des
proces verbaux, mais seulement pour les trois candidates
en tWte du scrutiny. Les deux candidates en tete refusent le
recomptage des suffrages, ce qui ajoute a la confusion. Une
proposition 6galement rejet6e par le group des 12 autres can-
didats qui estiment "toutefois que cette proposition ne suffit pas
pour nous conduire a une iventueCTe sortie de cruise" Ces candidates
proclament que "toutes Ces contestations doivent etre entendues
aussi 6ien pour Ces egislatives que pour fesprisidentiefes. Cette vi-
rification doit enfin aler en profondeuret tenir compete de tous fes
facteurs qui au course de Cajournie du scrutiny, auraient pu aftirer
la voContj exprimie par fes ilecteurs". Le group des 12 reclame
I'annulation pure et simple des elections, vu que, selon eux, "if
ny a eu qu'une mascarade fe 28 novem6re". De son c6te I'am-
bassade americaine dans un communique indique que "legou-
vernement des Etats-Vnis est "prioccupi par fa publication des
risuCtats priliminaires des ifections nationals du 28 novem6re par
le ConseilElectoral(Provisoire (CEP), qui ne correspondent pas
avec Ces risuftats pu6blis par le ConseilCNationalaObservation
Electorate (CNO), [equelavait diploy plus de 5.500 observateurs
'et observe fe depouillement dans 1.600 centres de vote a 1icheleC
national, avec les observationsfaites fejour du vote par des offi-
ciefs am6ricains accriditis par CE serve a travers Ce pays parade nombreuxo6servateurs nationauwet
international . Une declaration don't on dit qu'elle a quelque
peu mis de I'eau au moulin des manifestants pro-Martelly. Ce
qui am6n6 le president Rene Pr6val a d6clarer que "Ce CEP est
le seuljuge en matiere ilectorafe et Ce seul tribunal habiitit a se


prononcersur fes risuCtats". II a du coup demandA aux candidates
qui se sentent 16s6s d'emprunt6 Ia voie legale pour contester le
scrutiny.
Dans le m6me temps le cholera continue de faire des ravages,
les autorit6s sanitaires redoutent une explosion de I'6pid6mie
de cholera dans la zone m6tropolitaine de Port-au-Prince en
raison de I'6tat d'insalubrit6 de la ville.
Dans une declaration publique, deux intellectuels haTtiens
Claude C. Pierre et Gary Victor r6clament que "cesse cet iternel
chassi-croisi pour fe pouvoir": "ICest temps que cesse cet iternel
chassi-croisi pour Ce pouvoirentre clans rivauxjdans la midiocriti,
[a dfienquance, fa corruption, conduisant a la z priciation et a la
destruction de C' tat, l(a bana/isation de la dbmence et a 'exclu-
sion de larges secteurs, au detriment de tout unpeuple resistant et
com6atifqui ne demande qu 'a vivre dans [a paixet dans la dignity
dans sa patrie". " ous citoyens haitiens, icrivains et inteflectuels
nous exigeons que nos hommes etfemmes de pouvoirfassent preuve
des quatits d'hommes et de femmes Xdtat et qu'i~s se penchent
enfin, au binefice du peupCe, sur [es grants dossiers qui interpeC-
Cent la nation : Cexclusion sociaCe, la perte de la souverainete na-
tionafe, (a pauvreti chronique, Ces traumatismes et siquelCes du
siisme du 12 janvier 2010, Ces ravages du chofIra".
Face A ce chaos politique que subit le pays, certain observa-
teurs craignent une intervention etrang6re en plus de la Mi-
nustah, si une solution n'est pas trouv6e A la crise.


Repris e la cooperation formelle entire a France et Cuba


Les gouvernements frangais et cubain ont repris leur coop6ra-
tion formelle, a-t-on appris d'une declaration officielle signee
mardi ler d6cembre par les deux pays. "Les deurparties r4af-
firment que la cooperation est destin&e i b6neficier au peupCes,
au developpement iconomique, ainsi qu'auxsecteurs culture scien-
tifique et technique identiftis comme prioritaires", a indiqu6 la de-
claration signee par I'ambassadeur de France A Cuba Jean
Mendelson et le ministry cubain des Affaires 6trang6res Dago-
berto Rodriguez. "Les (secteurs) couvrent .'!agriculture, la santi,
Penvironnement, la recherche scientifique, P'enseignement dufran-
pais, la culture et [Part", precise le document. Les relations de


cooperation entire les deux pays ont ete suspendues au milieu
de I'ann6e 2003, apr6s que rUnion europeenne (UE) eut im-
pos6 des sanctions diplomatiques a I'encontre de Cuba en r6-
ponse a I'arrestation par les autorites cubaines de 75
personnel soupgonn6es d'etre des espions americains et qui
ont 6t6 condamn6es A des peines de 6 a 28 ans de prison. "La
signature de l'accordconstitue un pas en avant dans Ces relations
entire la France et Cu6ba, et exrime le desire renforcer es relations
historiques entire Ces deuxpays et de promouvoir Cs changes sys-
timatiques entire nos peupies et gouvernements", a indiqu6 M.
Mendelson lors de la ceremonie de signature.


'V U.?'' V . , *1*


NORE' f O


--- ;ar~sl--.~---�-------r --~





Shtt://wwwioura1-*ustice-martinue.corn


L'mbro io ivorien


Le gouvernement d'Alassane Ouattara


Si la Cote d'lvoire, riche de son cafe et de son cacao, a connu
un certain essor (le "miracle ivoirien")de 1960 aux annees 80
sous la houlette d'Houphouet Boigny, la degradation des terms
de I'echange avec I'ext6rieur (consequence du neocolonia-
lisme), I'endettement croissant de I'Etat et une gestion pour le
moins hasardeuse ont provoqu6 des le milieu des annees 80
une profonde stagnation 6conomique et social.
En 1995, B6di6 acc6de au pouvoir et lance le concept x6no-
phobe d'ivoirite visant tout particulierement les travailleurs im-
migr6s venus des Etats voisins attir6s par le fameux miraclee"
en meme temps qu'il mettait Ouattara (pas suffisamment ivoi-
rien) sur la touche.
Bedie est renverse en 1999 par le general Guei qui finit par or-
ganiser des elections don't il se proclame vainqueur avant d'etre
A son tour chass6 par de violentes manifestations de rue. Lau-
rent Gbagbo devient alors president et nomme un gouverne-
ment "d'union nationafe".


Flash-Hehbo par Kris Sooldris

Lunai 6 acembre
SERBIE - Josip Joska Broz. petit-fils de I'ancien dirigeant
yougoslave Josip broz Tito, fonde et lance a Belgrade le Nou-
veau Parti Communiste Serbe issu de la fusion du Parti des
Communistes serbes, du Nouveau Parti Communiste de You-
goslavie et de I'Union des Sociaux-d6mocrates ind6pendants.

Marbi 7 b6cembre
MOLDAVIE - Le Parti des Communistes de la R6publique de
Moldavie, premiere force politique moldave, et le Parti de-
mocrate moldave (social-democrate) sont parvenus a former
une coalition parlementaire de centre gauche capable de
mettre un terme 6 plusieurs annees d'instabilite politique.

Mercrei 8 66cembre
CUBA- Le vaste processus d6mocratique d'analyse des 291
propositions englobant 12 aspects essentiels de la vie du
pays faites par le Parti Communiste a I'occasion de la prepa-
ration de son 6e Congres convoqu6 en avril prochain prend
de I'ampleur au sein de la population.

Jeu6i 9 b6cembre
AFRIQUE DU SUDICUBA - Le president Jacob Zuma en vi-
site officielle a La Havane, announce I'octroi d'une aide de 30


T7 En 2002, une rebellion militaire 6clate qui s'assure du
contr6le du nord du pays tandis que le sud et la capital
restent aux mains des Forces armies nationals rest6es
fiddles A Gbagbo. Un laborieux accord de cessez-le-feu
" est obtenu en 2003 et une force onusienne (ONUCI)
?" comprenant 4300 soldats frangais s'interpose entire les
bellig6rants.
De nouvelles elections finissent par voir le jour apres plu-
sieurs annees d'atermoiements et de tergiversations qui
permettent a Gbagbo de s'accrocher au pouvoir. Elles
sont remportees par Ouattara, ouvertement soutenu par
Washington et Paris, mais le Conseil constitutionnel ivoi-
rien compose de proches de Gbagbo invalide I'election a
son profit. La C6te d'lvoire se retrouve d6s lors dotee de
deux presidents et de deux gouvernements. La confu-
sion est total et le pays risque A nouveau de replonger dans
une guerre fratricide.
Cette crise, qui n'est pas la premiere en C6te d'lvoire ni m6me
en Afrique, ne s'explique pas autrement que comme une conse-
quence logique de la p6riode colonial, situation laquelle avait
totalement d6truit les structures traditionnelles originelles, ag-
grav6e par les pratiques antid6mocratiques du parti unique de
I'6poque Houphouet Boigny soutenu par la France, du concept
ethniciste de I'ivoirit6, de I'approfondissement des clivages eth-
nico-religieux qui en a d6coul6, le tout dans le context actuel
de crise profonde du syst6me capitalist dominant.
La France qui, grace & son president, s'est consid6rablement
discr6dit6e en Afrique, ne sait plus trop quoi faire pour ne pas
pr6ter le flanc aux accusations d'ing6rence lances par Gbagbo
et pr6efre adopter un profile plus que bas en attendant de voir
venir. Les risques sont en effet bien reels.
K Solaris


millions de dollars a Cuba, qualifiee d'alliee de tout le conti-
nent africain et remercie tout particulierement pour les ser-
vices essentiels apportes a I'Afrique du Sud dans les
domaines de la sant6, du d6veloppement social, du logement
et des infrastructures publiques.

Venbrebi 10 b6cembre
ITALIE - Le parquet de Rome ouvre une enqudte contre Ber-
lusconi suite aux accusations 6tayees de corruption notam-
ment dans I'achat de voix de parlementaires lors de votes
d'importance crucial.

Sameai 11 iaembre
PAYS-BAS - Apres ceux de Grande-Bretagne, ce sont main-
tenant les etudiants nderlandais qui s'insurgent contre les me-
sures gouvernementales visant A r6duire le montant des
bourses d'6tudes et a diminuer les moyens de I'enseignement
superieur.

Dimanche 12 aecembre
CANCUN/ENVIRONNEMENT - Les repr6sentants des 192
pays reunis a Cancun pour d6battre de la survive de notre pla-
nete sont parvenus contre toute attente a trouver un com-
promis permettant d'aboutir a un accord laissant ouverte la
question epineuse du protocole de Kyoto et a toute une serie
de measures pour lutter contre le r6chauffement climatique et
promouvoir une aide aux pays en voie de d6veloppement


V' *eh 9debe.0j tc '0 ae1


�M


PAWLE ONP





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Non renouvetlement bes contracts ai66s: injuste et penatisant


Les effects de la politique d'aust6rit6 budgetaire du gou-
vernement frappent une Martinique qui va dejA mal.
A la veille des fetes de fin d'annbe, le pouvoir sarkozyste
a d6cid6 de ne plus renouveler les contracts aids. En Mar-
tinique, cette decision inhumaine frapperait 5 300 travail-
leurs employs pour beaucoup d'entre eux dans le secteur
associatif et I'Education national. Ils y accomplissent des
missions d'int6ret public : lutte centre I'isolement, centre
les violence faites aux femmes, insertion, aide aux vic-
times, acc6s au droit, prise en charge de personnel at-
teintes de handicaps psychiques, vie scolaire, sport,
culture, etc. Ces activities sont 6minemment utiles pour la
soci6t6.
Plusieurs associations et syndicats se sont regroups
pour alerter les l1us et I'opinion publique martiniquaise :
I'Union des Femmes de la Martinique, I'Adavim, I'asso-
ciation Rosannie Soleil, I'UNSA entire autres...
Decision injuste A I'6gard des personnel employees et pe-
nalisante pour les activities concern6es.
Finalement la prefecture a reconnu le 9 d6cembre par
communique que "lemontantactueldescriditsautitredecette
annie 2010 nepennetpas d'autorier ni des nouveauxcontrats
nim le renouveffement des contracts jchus(..)". Ces contracts
6taient attribu6s par I'Etat par le canal de P61le emploi (no-
tamment les contracts d'accompagnement A I'emploi-CAE).
Entre-temps, il a fallu que les associations se heurtent au
refus de Pl1e emploi de prolonger les emplois aids sans
announce pr6alable. A just titre, elles d6noncent ce qui
apparait comme une forme de "mipris"dans la manibre de
proc6der.
II s'avbre que le responsible, c'est I'Etat.
Les contracts aids avaient 6t6 relanc6s pour repondre A la
crise financiere en 2008/2009 et aujourd'hui le pouvoir ar-
r6te car, dit-il, la croissance sera au rendez-vous en 2011.
Rien n'est moins sOr. En rdalit4, il ne faut pas se leurrer:
cette decision est la traduction de la politique d'austerite
budg6taire applique par le gouvernement Sarkozy-Fillon
pour suivre les injonctions de I'Union europeenne et du
FMI de reduire les deficits publics. Cela, sous la pression
des marches financiers et des agencies de notation qui
sp6culent sur la dette des Etats (dette souveraine). II est
clair que le chomage de masse est utilise pour faire pres-
sion sur les salaires, baisser les coots, et augmenter du
meme coup les profits, qui n'ont jamais 6t6 aussi 61leves.
Le pouvoir veut faire payer au people le sauvetage des
banques.
Ainsi le budget des DOM a W6t reduit pour 2011 et la d6-
fiscalisation rabothe de 10 % au grand dam du patronat
des DOM qui protest contre cette decision qui "afouteau
sentiment d"insta6init des dcspositifs d'investissement dans les
DO.M et courage les initiatives en terms de creation d'activi-
ts nouvefes(...)" (Association pour la promotion de I'in-
dustrie de la Martinique- AMPI). L'Etat frangais ne peut
plus traiter le mal -d6veloppement des DOM A coup
d'exonerations fiscales et sociales exorbitantes du droit
commun.


Le nouveau pr2si-
dent du Conseil r&-
gional a 6t6 contraint
de constater lors de
la presentation des
orientations budg6-
taires 2011 de la R6-
gion que la marge
de manceuvre de la
Collectivit6 est extrd-
mement r6duite du
fait de la hausse de
d6penses et de la
faible progression
des recettes (+ 2%
& peine). Le recourse
A I'emprunt est an-
nonc6 pour 2011.
On attend les 5 000 creations d'emploi annonc6es. A rap-
procher de la suppression projects des 5 300 contracts
aides.
L'Assembl6e d6partementale subit pour sa part i'effet de
ciseau de la hausse des d6penses sociales engendries
par la cruise et la baisse des recettes, notamment en raison
du gel des notations budg6taires de I'Etat aux collectivi-
tps. II est de nouveau possible de finance des investis-
sements et une contribution au plan de reliance par un
usage limits de I'emprunt.
Pour certain observateurs, pourtant jusque- IA peu en-
clins A admettre que notre pays est en cruise, "'es difficultis
sont devant nous" (Raymond Rosamond de Antilla) ou "I
pire est a venir" (Eddie Marajo de Business News). La cruise
en Martinique est "structureffe", reconnait-il enfin.
Et pourtant, il est reconnu mtme par les partisans du li-
b6ralisme que les d6penses sociales jouent un important
r61e d'amortisseur pour 6viter la chute de I'pconomie. De
plus, on ne peut raisonner de la mlme manibre dans un
pays comme la Martinique o6 le taux de ch6mage official
est de 25 % centre 9,3 % en France et le taux de ch6mage
des jeunes de moins de 25 ans est de 61 % centre 23 %
en France.
La politique de I'emploi (traitement social de I'emploi) doit
accompagner et soutenir cette jeunesse confront6e au
mur du ch6mage en attendant que des politiques 6cono-
miques nouvelles cr6ent de v6ritables emplois stables et
correctement r6mun6rbs. Son co0t est finalement moins
6lev6 pour la soci6t6 que la mise au ch6mage de milliers
de Martiniquais, don't de nombreux jeunes.
Par consequent, il convient de soutenir la lutte des asso-
ciations pour la reconduction des emplois aids.
Mais pour cr6er I'emploi veritable, il faut lutter pour un vrai
changement de soci6t6. II s'agit d'un enjeu de civilisation.
Et non se contenter d'une simple alternance.
11 s'agit d'aller en v6rit6 vers un socialisme d6mocratique
mis en ceuvre par une Martinique responsible d'elle-
m6me.
Michel Branchi


_C:l l~~rnJn�c~i Im *


r EPITO -]





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K5F: Faire face a t'offensive patrol

Pas de treve pour le K5F en cette fin d'ann6e 2010. Plusieurs
chantiers au calendrier du collectif. Car, selon Philipe Pierre-
Charles, son president "Ie patronat est passe Caoffensive sur le
plan idioCogique". II explique que selon leur analyse, on as-
siste a une tentative de remettre en place les moeurs des an-
nees 70 oO la repression frappait le movement syndical. "Nous
n'avons pas (intention de rester Ces 6ras croises", a-t-il prevenu.
Pour le K5F, la n6cessit6 de I'heure, ce n'est pas la repression
A I'encontre de Ghislaine Joachim-Arnaud ou des salaries en
lutte, n1ais d'ouvrir les n6gociations au sein du comit6 de suivi.
En cela, un courier a 6et adresse au directeur du travail pour
reclamer une reunion rapide de ce comit6 de suivi issu des ac-
cords de mars 2009. Mais en attendant, le K5F apporte son
"plein soutien" "'a camarade Ghisfaine Joachim-Amrnaudcar au
travers de ce procds, ifserafait cefui de la pwofitation". Un pro-
ces consider comme "uneforme de repression antisyndicafe et
antipopulaire", explique le president du K5F. Un process "in-
tenti auj milliers de manifestants qui scandaient Ce mime slogan
en 2009" ajoute-t-il. Pour permettre zux travailleurs d'etre au
c6te de la militant de la CGTM, un preavis de greve recon-


ate

ductible a ete d6pos6 pour le mercredi 15 d6cembre. Autre
preoccupation du collectif, la durete et I'enlisement du conflict
de Mr Bricolage, "oi est affichiee plus grandmipris vis-a-vis des
salaries", s'est indign6 Leon Bertide de I'UGTM. "Nous allons
consulterfensemble des reprisentants u personnelpourvoir com-
ment mener des actions concretes au cceur des enseignes du groupe,
a-t-il annonc6. La lutte des contracts aids est en ligne de mire
6galement du K5F, qui dit ne pas comprendre la maniere ca-
valibre de I'Etat envers ces personnel. II craint de graves
consequences sur le travail des associations dejA en souf-
france, mais aussi des disfonctionnements au niveau de I'6du-
cation national, notamment dans la restauration scolaire. Le
K5F apporte son soutien aux travailleurs de la Guadeloupe qui
seront en greve reconductible le 14 d6cembre. Une mobilisation
que la Martinique a decide de ne pas suivre. Pour Jean Joel
Lamain, "Ce constat de Ca dernire grave du 26 octobre nous in-
cite a croire que les travailleurs ne sont pas encore prits pour cette
mobilisation". Cela n'empechera pas le K5F d'investir tous les
terrains de la lutte pour faire entendre la voix des salaries.


MR Bricolage: L'impasse ?


HassemDiement ae sounen aux salaries ae Mr nrcolage


DejA trois semaines que les 92 salaries de Mr Bricolage Acajou
ont entame un movement de greve pour une augmentation de
salaires. A ce jour, aucune avancee n'a ete constatee dans ce
conflict. D'un c6t6, les grevistes qui reclament 70 euros d'aug-
mentation, soit 40 euros pour cette annee et 30 euros pour
2011, de I'autre une direction qui n'offre que 10 euros pour cette
annee, 16 en 2011. Parmi les autres revendications, la prime de
transport: il leur est propose 7 � A partir de juin 2011 ainsi que
3.66 E/mois pour le nettoyage des habits de travail. On le com-
prend : il y a un gouffre entire les deux parties. Les salaries ju-
gent ces propositions "miprisantes au regard des b6nefices qui
sontfaits dans Centreprise ", s'indigne G6rald Eug6nie, le d61e-
gu6 du personnel. De I'autre une direction qui s'est retranchee
en jouant sur la division des salaries. "Le group GBKfjoue sur
le pourrissement du movement, cela Con ne saurait accepterr",
temp6te Bertrand Cambusy, le secr6taire general de la CSTM.
La section syndicale denonce les manoeuvres de division des
salaries par la direction qui envoie des missives pour ceux qui


sont sous contract A duree d6termin6e leur enjoignant
de rejoindre leur poste dans un autre magasin, ce
qu'ils ont refuse de faire. Apres la manifestation de
soutien qui s'est tenue le mercredi 8 d6cembre der-
nier A Acajou, les manifestations de solidarity ne ces-
sent pas . D'ores et dejA, le K5F denonce "un
entitement de (a direction "et entend mettre la pres-
sion pour qu'une issue soit trouvee a ce conflict qui
perdure. Le collectif announce "preparer la
riposte"dans les jours prochains au c6t6 des salaries.
La CSTM a envoy un courier A la direction en date
du 9 d6cembre pour r6clamer une ouverture des ne-
gociations, car seule la n6gociation permettra d'en
sortir, dit la central, d'autant que la direction refuse
la mediation. Va-t-on assister A une mobilisation de
grande ampleur pour faire plier le group GBH pour
qu'il revienne A la table de n6gociation ?
C.B 11/12/2010

P.S.: La menace d'une mobilisation general du group GBH
aurait-elle eu des efets? En tout cas durant le dernier week-
end deux s6ances de n6gociations ont eu lieu, mais pas en-
core de sortie de conflict A I'horizon. La direction a propose une
revalorisation A hauteur de 15 � pour 2010, soit 10 � en avril et
5 E en d6cembre. Encore insuffisant pour les salaries. La seule
avanc6e notable: la direction accepted enfin une mediation dans
ce conflict. Une proposition faite par les salaries depuis le d6but
du conflict, mais toujours refusee par la direction. Les parties de-
vront choisir parmi la listed des m6diateurs mise en place par
I'ARACT pour tenter de sortir de cette impasse.
Le conflict de Mr Bricolage est entree dans une autre phase ce
lundi 13 D6cembre avec le blocage d'une enseigne phare du
group GBH par les gr6vistes, I'enseigne Renault Martinique
automobile. IIs entendent que la mediation soit mise en place
rapidement pour en finir avec ce conflict qui n'a que trop dure.
Le 13/12/2010


, ,P.. , I I *MKOW* I


� LUTTES SOCIALE





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"De nouveaux combatants"


Nous avons rencontr6 Kevin (29 ans - 3 ans dans 1'entre-
,prise, BTS technico commercial (bac+2) - salaire :
1 000.25 C) :
"Cette grave m'a permits iavoir une nouveffe approche de Centre-
prise. Cela nous a montri qui sont nos patrons. Ifs nous ont dj-
montri qu'une seufe chose Ces intiressait, que nous rapportions de
I'argent. Or, on travaille comme desforcenis pourfaire turner le
magasin. Au lieu de cela on nous recompense par fenvoi de pofi-
ciers. fMafgre les tentatives de division, nous restons trks solidaires
et nous sommes determines, nous n'allons rien fdcher. Meme sije
constate un soutien de la population qui nous apporte des vic-
tuailles, de Cargent, de Ca solidarity, je suis unpeu dacu qu'ifne soit
pas plus intense. Je ne suis pas syndiqui, je ne comprenais pas au-
paravant pourquoi, ify avait des groves et barrages notamment


des transporteurs. Je
comprends aujourd'hui
pourquoi on nous incite
a ne pas faire parties
dun syndicate, car sans
cela Ca direction aurait
continue a se servir de
nous sans nous rimunj-
rer a notrejuste valeur.
Je vois a quoi cela sert
et pourquoi Is ontfait
de nous ces jeunes de
nouveauxr combat-
tants. "


K6vin, salari6 de Mr Bricolage


Contrats ai6es: L'Etat sabre aans 'emptoi


Les employs aides sont des emplois utiles
Depuis quelques semaines, les associations tirent la sonnette
d'alarme. Inquietes du non-renouvellement de milliers de
contracts aids, elles sont une dizaine A s'dtre regroupees dans
le collectif des 5300 contre la pr6carit6 et I'exclusion.
Cette semaine deux rassemblements 6taient organisms a la
maison des syndicats. Apres la menace de mobilisation des as-
sociations, le pr6fet a r6agi. Dans un communique, il a expli-
que que I'enveloppe de 27 millions d'euros allou6e aux contracts
aides pour 2010, 6tait 6puis6e. "'Vne nouvellfe enveCoppe (...)
sera attribute a la 9Martinique en 2011". Le probl6me, c'est que
l'Etat a pouss6 A la creation de contracts depuis le d6but de I'an-
nee, et que subitement les associations ont appris en allant re-
nouveler les contracts au Po1e emploi que les robinets 6taient
ferm6s.
Apr6s un silence de ceux que certain appellent "fespolitiques",
le Conseil g6n6ral dans une motion, Serge Letchimy, Louis-Jo-
seph Manscour, ont pris position en faveur du maintien des
contracts. C' est pas trop tot, ont dO se dire les associations qui
depuis plusieurs semaines leur avaient adress6 une lettre ou-
verte.
A quinze jours de la mise en oeuvre des nouveaux dispositifs,
les associations demandent des garanties : "Nous avons des in-
terrogations sur Ces nouveau contracts, a qui vont-is s'adresser ?


IDans quelles conditions ? Et queferons-nous des
personnel qui itaient en course de contract ? Pour-
rons-nous maintenir leurs empCois ?", ques-
tionne Rita Bonheur, pr6sidente de I'Union des
femmes.

, Une nouveUe mobilisation same6i 18/12
Les contracts aids baptis6s contract d'avenir,
contract d'accompagnement dans I'emploi...
(CAE) sont finances par I'Etat via le P6le em-
ploi. En 2011, dans le cadre de la mise en
place du Revenu de solidarity active, une par-
tie de ces contracts va disparaitre au profit du
Contrat unique d'insertion. Les subventions
pourraient diminuer, ainsi que le contingent
d'emplois.
Le collectif des 5300 appelle A de nouvelles
mobilisations cette semaine. II invite la population & un nou-
veau rassemblement ce samedi 18 d6cembre, A la Maison des
syndicats.
L.C

Des contracts kleenex victims e a politique
*'austeriteSarkozy-FiUon
L'Etat fait r6guli6rement appel A des dispositifs de contracts
aides. Les derniers en date, en 2004, o' la majority de I'6poque
avait r6pondu a une conjoncture degradee. Et en 2008, le gou-
vernement declarait que les contracts aides devaient servir d'air-
bag a la crise. Dans le cadre de son plan de reliance, Nicolas
Sarkozy avait annonc6 la creation de 100 000 contracts aides
suppl6mentaires venus s'ajouter aux 230 000 d6jA pr6vus dans
le project de loi de finances pour 2009. D6sormais, le president,
sous la pression de la politique d'aust6rit6 budg6taire impose
par I'Union europeenne et le FMI de Strauss-Kahn, veut sabrer
dans ces credits. Un coup de frein qui ya porter un coup aux as-
sociations, qui remplissent souvent des missions d'interdt pu-
blic. En Martinique, oO le taux de ch6mage est plus de deux
fois sup6rieur a celui de la France, cette politique est criminelle.


Va * . . . ''I


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LUTTE5 50CIALE





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Un march aux poissons pour les pc
7 7-..-*
A-


Bruno Nestor Azerot en compagnie de Claude Lse


D'ici avril 2011 "nous mettrons un term dfinitifa cette tongue p-
riode.d'attente et a cette souffrance que vous subissezfaute de re-
conaaissance", a d6clar6 le maire de Sainte-Marie, Nestor
Azerot, face aux marines pecheurs de la commune lors de la
pose de la premiere pierre du future 6tal de poissons. Une ce-
r6emnie quis'est deroulee le mercredi 8 d6cembre dernier en
presence de Claude Lise, du directeur regional de la mer, Oli-
vier Mornet, du president du comite regional Ren6 Adh6mar, et
des marines pecheurs. Les professionnels de la mer de Sainte-
Marie auront a leur disposition des outils modernes pour


Pcheurs samaritains.

conserver et 6couler leurs products. Cela va se concre-
tiser par la r6alisation de 8 postes de vente de products
de la mer et par la mise en place d'une machine a
glace. "C'est toute (a profession de marines picfeurs, mais
6gatement, itnefaut pas fes oublier, f'ensembfe des plai-
sanciers, qui s'appritent a entrer dans une nouvelle are,
une nouvelle dimension , s'est r6joui NestorAzerot. Pour
lui, "Plus quejamais, ce nouveloutila sa raison d'etre. If
est e signefort, cefui (fun investissement dura6be a desti-
nation dune profession qui se pose beaucoup de questions
a cause de (a pollution de nos eaux". En effet, suite a I'ar-
rete d'interdiction de peche sur la zone c6ti6re de
Sainte-Marie, les pecheurs et la municipality sont en at-
tente des analyses compl6mentaires de la Direction des
services v6etrinaires. Soulignons que I'Etat a debloque
une envelope de trois millions d'euros pour les pro-
fessionnels de la mer qui seraient victims de cette decision.
Ce nouveau march au poisson et son annexe d'un montant
de 390 000 euros verront le jour grace A un partenariat finan-
cier conjoint de I'Europe, du Conseil general et de la municipa-
lit6. Ce chantier ouvre une phase majeure de la modernisation
des spaces publics de la cite samaritaine, avec I'am6nage-
ment du Front de mer, celui de I'Tlet de Sainte- Marie et de son
Tombolo, la rehabilitation du stade Xerces Louis, sans oublier
le programme de logements sociaux.
C.B


Cououe 4 Paywge et bioaiversiti he la Caraibe et es f uyane :

De Ia reconnaissance et ae Id representation aes paysages a leur ame-

nagement burablte


Ce colloque s est tenu sur le Campus de Schoelcher, plus pre-
cisbment 6 la Faculte des Lettres et Sciences Humaines, du 7
au 9 d6cembre." IIa 6t6 organism dohjointement par deux
groups de recherche de ladite Facult6 (le GEODE et le CRIL-
LASH), en association avec 1IRD (Institut de Recherche pour le
Developpement) et la DIREN (Direction R6gionale de I'Envi-
ronnement) de la Martinique, et a pu se r6aliser dans de bonnes
conditions grace au concours financier de I'UAG et de collecti-
vit6s locales, don't le Conseil regional et la ville du Marin.
1, a !te,place souSv e signee dI'iterdiscip!inarite. Si les deux
premires joum6nesnt 6te, rserv6es aux geographes, aux
sp6cialistesde l'enyironnement ,t-de la biodiversitt4.,Aceuxqui
s'occupent de I'am6nagementdes espacesrgraqx pt urbains,
la ,trqisi6me a vu lepsohercheurs e. ljttorature et en linguisti-
queconfronter leurs points de vue sur la representation des pay-
sages dans diff6rents pays de la Grande Cara'ibe.
Le colloque a �et v6ritablement international, avec des partici-
pants venus de la Colombie, du S4n6gal, du Burkina Faso, du
Cameroun, d'Espagne, des Etats-Unis, du Bresil, qui se sont
joints & ceux venus de France et de Guyane, et bien entendu
aux Martiniquais, pour changer sur ces themes si actuels et
important pour le prOsent et I'avenir de la plan6te que sont la
protection du milieu natural -qu'il s'agisse de la terre, des course
d'eau ou des oceans-, I'am6nagement des espaces- aussi bien
4 la champagne qu'A la ville-, la recherche de semences et de


proc6ds agricoles les plus appropri6s au climate et aux sols tro-
picaux, etc.
Les exposes et les debats auxquels ils ont donn6 lieu ont ete
d'une grande richesse. Comme le requiert la tradition universi-
taire, une synthese a 6et faite le jeudi 9 d6cembre. II a ete an-
nonc6 A cette occasion que les actes seront publibs d'ici la fin
de I'annee 2011, ce qui implique un travail de relecture et de
correction, car les textes publi6s doivent 6tre irr6prochables.
Ce type de manifestation scientifique exige une preparation ri-
goureuse, I'implication de nombreux acteurs, au primer rang
desquels se trouvent les initiateurs du colloque. Aussi convient-
il de feliciter les responsables des groups de recherche pr6-
cites et tout particulierement Raphael Confiant, du CRILLASH,
et Philippe Joseph, du GEODE.
II faut pr6ciser que Philippe Joseph, professeur des universities
depuis le ler septembre 2010, n'en est pas A son premier col-
loque reussi. En 2005, il avait en effet organism, pour le compete
du Conseil g6n6ral de la Martinique, un colloque international
et pluridisciplinaire sur les "Ecosystemes forestiers des Ca-
raibes". II 6tait alors maTtre de conferences, ce qui ne I'a pas
emp6ch6 de r6unir 6 Fort-de-France un certain nombre de
sommit6s scientifiques.
Les actes dudit colloque, soigneusement corrig6s, ont 6et pu-
blies en mai 2009 chez Karthala.
M.Belrose


I In


je)0 Pcebe 01 Jic '5 -Pae -





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Centenaire he la Librairie A lexanre : "Georges Gratiant nous soutenait",

bectare Gilles Alexanbre


A I'occasion du centenaire de la librairie qui porte son nom,
Gilles Alexandre est interview par France-Antilles du 3 de-
cembre. Sa librairie est "[a plus ancienne enterprise culturef[e
martiniquaise". Cela m6rite d'6tre salu6.
Gilles Alexandre explique que la librairie doit avoir "une utility
intellectuelfe et unefonction iducative dans un pays sous-dive-
loppi". II pursuit : "Nous avons commence a distribuer (a tittira-
ture latino-amiricaine, africaine, de Cisaire, Tanon, Glissant, les
fonds du PUFV, du Seuil, de Maspiro, etc. qui itaient malvus par le pouvoir. Nous nous sommes efforcds de
jouer avec une certain intelligence le r6le Adun contre-pouvoir.
Cefut un vrai combat, qui a exjgi des sacrifices personnel (au
debut, pendant deux ans, j'ai vicu sur ie salaire de mafemme).
Nous n'avions aucun contact avec Ies maires de droite, afors que
par exemple celle du Lamentin et son maire georges gratiant nous
soutenait, nous permettant de r6unir 24 auteurs martiniquais au-
tour de Rpnen Meni((..)".
Gilles Alexandre ne croit pas a la disparition du livre "pour au
moins unepartie de la population ". II s'interroge: qui va prendre


La Librairie Alexandre : plus ancienne entreprise culturelle martiniquaise
sa succession ? II n'est ni optimiste ni pessimiste. II est dubita-
tif. Des propositions de reprise de son site lui sont faites pour y
vendre des v6tements , etc.
II est certain que I'activit6 de la Librairie Alexandre ne se situe
pas dans le domaine strict du mercantile. C'est pourquoi elle
m6rite le soutien de tous les combatants de la culture.
M.B


[ FOL~IT~


Martlne Hospice reponb a Patrick Chamoiseau sur ta meta-Nation:

"Ne pas ajouter be la confusion a la confusion"


Patrick Cha-
- moiseau, apr6s
." son article sur
"fe #pre de la
Nation (FA
dul0 octobre
2010) que nous
avons com-
ment6 ( Justice
S n 44 du 4 no-
vembre 2010) a
lanc6 un appel
dans France-
S Antilles le 17
i novembre 2010
- intitul6 "(Dicla-
Marline Hospice ration pour (a

WMta-Nation"lequel a 6t6 relay dans plusieurs sites : Poli-
tiques Publiques, M6diapart, etc.
Notre camarade Maurice Belrose, aprbs avoir d6cortiqu6 ce
texte obscure dans Justice n' 47 du 25 novembre 2010,
conclut : "raintenant qu 'ia fancd �fide de "mita-nation", illui
income de priciser comment ifcompte remplir cette coquilTe vide".
VoilA que I'anthropologue Marl6ne Hospice, qui fut pr6sidente
de I'Association G6n6rale des Etudiants Martiniquais (AGEM)
dans les annbes 1960 notamment lors de I'affaire de I'OJAM,
prend la plume dans le m6me quotidien le 26 nokembre 2010
pour r6pondre 6 Patrick Chamoiseau.
Elle commence par consid6rer que Patrick Chamoiseau s'est


exprim6 en tant qu'intellectuel engage, c'est-a-dire "celui qui
(...)prenden charge une cause sociale"lorsqu'il a public ses deux
articles : "Le pire de (a Nation" et "(Diclaration pour (a Mta-
Nation".
Elle critique le concept de "souverainetj optimale"pr6sent6 par
Patrick Chamoiseau qui, selon elle, "pourne pas effaroucher es
Martiniquais (...) i [a couleur et Codeur de Cindependance mais
qu'ifn'est pas findipendance". Elle discute les notions de "na-
tions naturelles" et "Etat-Nations" opposees entire elles par
Partick Chamoiseau afin de justifier la "mita-Nation". L'Etat-
Nation est qualifi6
par ce dernier
"d'enfermement
idXologique".
Rappelons, pour
comprendre ce
d6bat un peu
6sot6rique, ce
que veut dire le
pr6fixe " meta".
"MVita" est un
pr6fixe qui pro-
vient du grec PCTd
(meta) (apr6s, au- -.
del1 de, avec). II
exprime, tout a la
fois, la r6flexion, Patrick Chaoiseau
' ~Patrick Charnoiseau


V'Je~ 16 Pier 201 -jstc no 50 Pae


L- 50CItTi j





hgtp:Ilwww. ioumal-iustice-martiniaue. cor


le changement, la succession, le fait d'aller au-delA, a c6t4 de,
entire ou avec (Wikip6dia). M6ta-Nation voudrait dire "apres,
au-delh ou i c6tj de la Nation".'
Cependant pour Marlene Hospice, "dans tous les cas defigure
c'est ke couple diatectique des deux terms Etat et Nation qui est
en action". Elle 6voque notamment "le spectacle boureversant de
la Nation haftienne agonisante" don't le sort est suspend & un
geste de bienveillance des Am6ricains, moins de cent ans
apres I'occupation americaine. Cas ou I'Etat est d6faillant et la
cohesion national insuffisante.
LA MARTINILUE AU BORD DE L'ABIME
Marlene Hospice reproche A note conseiller du president de
Region 'Ta6sence de la socifti aufondement de la nation dans sa
declaration": Elle explique que "c'est /a society qui organise (es
resources, le diveloppement iconomique, fe partage des richesses.
C'est (a society qui dicrzte' ordre socialquifait que toutes es par-
ties se tiennent ensemble". L'anthropologue'souligne que "des so-
ciitisfai6fes ou livisies ne peuvent pas trouver en elles le resort
de la vie commune". Or, estime- elle : "(a Martinique est une so-
cidtifai6le et divisee". Pourquoi, cela meriterait une analyse ap-
profondie.


En opposition a Patrick Chamoiseau qui en appelle A un "pere
de la Nation", Marlene Hospice affirme que "ce n'est pas un
homme supreme, queCque soit son ginie, qui est capable defaire
merger a vision de cette sub6imation du Tout social"et elle 6met
I'hypothese que "peut-itre, sommes nous arrives en Martinique
au bordde Cabfme otl itn'y a d'autre espoir quefaire merger le
contract social celui qui sceiTe le sort des martiniquais entire eujx
comme une communauti d'intirits et non pas implement de cul-
ture et surtout pas comme une communaute ideologique ". Proba-
blement que oui.
Sa conclusion est severe a I'egard de Patrick Chamoiseau :
'"4pris la cruise sociafe de 2009 qui n 'ajoui que sur les fractures et
(esfifures de notre societe, plus quejamais s'impose un grandmo-
ment d'analyse et de prospective dans lequefle role de fintellectuel
est a minima de ne pas ajouter la confusion a la confusion".
Le PCM en appelle' pour sa part a la constitution d'un Front
Martiniquais pour la Responsabilit6, entire autres, pour
mener cette analyse et cette prospective Ou les intellectuals sin-
ceres pourraient apporter leur contribution afin de tracer I'ave-
nir martiniquais.
Michel Branchi


Conleil einiral : Un project be budget reatiste et volontariste pour

soutenir t'lconomie locate


. L'Etat doit 71 millions d'euros au Conseil g6n6ral
Mardi 7 d6cembre dernier, les 6lus se sont prates A un exer-
cice oblige: debattre des orientations budg6taires definies par
I'ex6cutif et apporter leur contribution au project de budget pour
2011. "La Martinique va mat", a rappel6 d'emblee Claude Lise,
le president du Conseil g6enral, attirant I'attention sur "despers-
pectives socio-iconomiques sombres." II fait le constat que Cette
evolution de la conjoncture economique aura forc6ment des
consequences sur les recettes d6partementales, d'autant que
les finances de I'Etat sont 6galement impactees par la cruise.
Dans une telle situation, I'Etat "contraint Ces collectivitis tetrito-
riates a participer d Ceffort de redressement de ses propresfinances
en gelant ses notations, concours et compensations financieres", a
fait remarquer le president. Des marges de manoeuvres finan-
cibres reduites depuis des annees avec une situation social
qui ne cesse de se d6grader : voilA I'equation A laquelle doit
faire face le Conseil general de la Martinique. $ans oublier une


dette de I'Etat envers la collectivit6 qui avoisine les 71
millions d'euros.
Face A cela, l'ex6cutif d6partemental a d6cid6 de pre-
senter un project de budget "rWaliste et votontariste"
pour r6pondre aux.corps de m6tier et participer ainsi
A la reliance de I'6conomie locale. Une petite embellie
tout de meme: la capacity d'autofinancement qui
s'ameliore, permettant un "effort particulier en mature
demprunt"; "Ces risultats interessants" des coOts de
fonctionnement; et une fiscalite qui ne devra pas aug-
Ij menter pour cette annee 2011.

Un budget pr6visionnel2011 avoisinant
tes 650 mittllions 'euros
Trois axes prioritaires seront mis en avant dans ce
budget 2011: 1) le enforcement de I'aide social pour
repondre a la demand, tout en maintenant I'effort sur I'aide
aux personnel Agees et handicapees ;
2) I'accroissement de la politique de prevention des-risques na-
turels ;
3) la poursuite de I'6quipement du pays pour offrir des marches
aux entreprises locales. Ce troisieme axe devra faire le lien
avec le programme d'urgence de 30 millions d'euros et les 205
operations lances il y a trois semaines, don't pros d'une qua-
rantaine sont d6jA en course d'ex6cution.
Selon Claude Lise, "face auexigence du'moment, la ligne dac-
tion com6inant rialisme et vo(ontarisme est la seufe alternative
quivailfe si on entendprendre en compete fes intir~tedes plus hum-
bles et des plus dimunis, et agir effitacemet dans le sens dun refl
daveloppement iconomique et socialfde fa Martinique. " Chaque
conseiller a defendu les demands don't il souhaite la prise en
compete dans le prochain budget, au profit de sa circonscription.


'I I


L #OLI OU





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Si pour une majority des conseillers ces orientations tiennent la
route en gardant le cap et en 6vitant les d6rapages, ceux du
group " Ensem6fe pour une Martinique nouvelfe" (PPM et al-
lies) ne lui ont pas 6pargn6 les critiques. Ce fut le cas, entire
autres, de Rodolphe D6sir6, qui a jug6 ces orientations "mo-
roses, sans ambition", ou de Raphael Siminor pour qui " nous
passons de la resistance a la sauvegarde. Nous sommes dans les
sentiers 6attus, avec des prioritis trop classiques pour impufser une
politique nouveffe afin de permettre a la Martinique de sortir de
lornikre". Les 6lus de ce group ont d6plor6 que les orienta-
tions budg6taires ne pipent mot de la fusion des deux collecti-
vit6s. A ces attaques, le president du Conseil General a
repondu en mettant en avant les efforts consentis malgr6 les
difficulties financieres de la collectivit6 d6partementale. Le mon-
tant pr6visionnel du budget primitif devra s'6tablir autour des
650 millions d'euros. On sera fix6 le 23 d6cembre, lors de la
pl6niere de presentation du budget proprement dit.

Deux motions aaopt6s par les elus
Asouligner que les 61us ont adopt deux motions. La premiere
est relative au conflict chez Mr Bricolage. Les 61us experimentt

Convention logement

La region Martinique a sign le vendredi 10 d6cembre une
convention d'objectif avec les operateurs sociaux, la DDE, les
banques et Martinique Habitat pour accompagner les families
concern6es par le volet "aide a lamilioration de Chabitat et [a
construction de logement jvoCutif social". L'adh6sion de la Re-
gion Martinique au Fonds de garantie de I'Habitat a la Marti-
nique permettra a un grand nombre de personnel d6munies
de b6enficier de conditions plus int6ressantes de pr6t. Des me-
sures qui s'adressent dans un premier temps en particulieraux
sinistr6s du cyclone Dean et aux personnel agees de plus de
65 ans, don't le niveau de pension est faible, soit pres de 700 fa-
milies. Une operation qui entire dans le cadre du plan de re-
lance regional don't pourront b6n6ficier les petites entreprises
artisanales qui, selon la region, "pourra ginerer un volant non
n6g[igeable d'empfoi dans le BTP qui viendront concourir a notre
grande ambition de pas moins 5 000 emplois". C.B

Alfred Marie-Jeanne, president 6u MIM


iwreu Miarle-ealnne sera sur Ious ies rronis


feursplus vives inquietudes quant a la dureti et la durie du confit
social". Ils appellent les parties "a reprendre au plus t6t la nigo-
ciation afin dh'viter tout pourrissement de la situation."
La second a trait au non renouvellement des contracts aids
par 'Etat: "Les eius se diecarent solidaires du virita6ble cri d'alarme
lanci par le monde associatif martiniquais, particulirement fisi
par cette decision ./Tiennent a dinoncer une telle decision, extre-
mement pinafisante pour les departments fdoutre mer, confronts
a une cruise iconomique et sociafe dfune gravity exceptionneffe (se
traduisant, par example, en [Martinique, par un taux de chimage
desjeunes de moins de 25 ans dipassant les 61 %) ./Insistent tout
particulirement sur lefait que, dans un telcontexte, et en C'ab-
sence de viitabfes strategies globafes de diveloppement, on ne peut
se passer dun important volet de contracts aids, nicessaires a (a sa-
tisfaction de besoins rjees de la population et au maintien de la co-
hesion sociale"
Les conseillers generaux r6clament que le volume de contracts
aids (notamment de C.A.E.) pr6vu en 2010 soit maintenu en
2011 et disponible d6s le 1er janvier 2011.


700 families concernees dans I'immediat par la convention logement


Vendredi 10 d6cembre 2010 A Riviere-Pilote lors d'une as-
sembl6e general extraordinaire A Riviere-Pilote, les militants
du movement Ind6pendantiste Martiniquais ont modifi6 les
status du parti pour mettre en place un autre organigramme.
Desormais, le movement sera pr6sid6 par un president avec
un secr6taire general pour la mise en oeuvre de la ligne du
parti. Une modernisation de I'appareil politique du MIM enta-
mee au lendemain des elections r6gionales de mars dernier. II
s'agit pour le movement d'une reorganisation pour repartir A
I'assaut lors des batailles 61lectorales mais 6galement insuffler
un souffle nouveau et preparer la relive. Les militants ont ple-
biscit6 Alfred Marie-Jeanne en tant que president du parti,
confirmant I'approche des militants sur la place de leur leader.
Depuis 1971, date de creation du movement, Alfred Marie-
Jeanne en 6tait le secr6taire national. Le president a signifi6
qu'il sera present sur tous les terrains de bataille 6 venir: can-
tonales, legislative et Collectivit6 Unique. La rentr6e politique
du movement aura lieu en janvier prochain. C.B


I * . 16 Wcmr2 1 -u i e '0 Pa


Fou~





http://www.iournal-iustice-rartinipue. cor


Revue Sujinese News )'octobre 2010 - Un nouveau cri )'alarme:

te pire est & venir dans I'immobiier et... aitteurs

Cite potentielle. Le tau- cd ifftrisme est deuwfois plus i(evi chez
nous qu 'en France hiexagonafe. 15 % des salaries antillo-guyanais
... touchent Ce SMIC(ndfr: ifs sont 23 % en r6aiti), ifs ne sont que 6
, -, - , .S -- - % en France hexagonale. L'echec scolaire touche entire 25 % et 50
S' - .... % desjeunes qui sortent du system scolaire sans dipl6me ni qua-
S"I- fi cation(..)".
S Apres cette description d'un pays en crise global qui fait pen-
S, ser A nos articles Justice, a ceci pros qu'il ne mentionne pas
- ..ip - - -- I'explosion de profits de ces derni6res ann6es attest6e par celle
. : . : - :" . - -: .... du nombre de redevables a I'ISF (imp6t de solidarity sur la for-
La chute des logements sociaux a commenc6 depuis 2000 tune) en Martinique et signal6e par le Pr Olivier Sudrie de la
St6 DME travaillant pour la Chambre de commerce. Le pays
Le num6ro du Magazine 6conomique Business News d'oc- sombre et tout va tres bien Madame la Marquise.
tobre 2010 (N� 31) est consacr6 A la crise de I'immobilier Eddie Marajo en vient A son propos veritable.
aux Antilles-Guyane. Et de d6noncer la diminution de 10 % de "Fattractiviti"de la
II announce a la Une : "La crisefait tres mar'. Eddie Marajo, le Di- d6fiscalisation dans les DOM. Et de demander par derision si
recteur de la revue, pr6sente un dossier documents annongant une baisse de 15 % des deductions fiscales ne serait pas "plus
que "le pire est a venir". II rejoint en cela presque mot pour mot appropriate . Une d6fiscalisation don't il a plus haut fustig6 un
I'article de Raymond Rosamond d'Antilla (11/11/2010) que effet pervers majeur: la speculation immobiliere qui a entraTin
nous avons comment (Justice n� 47 du 25/11/2010) et qui es- "un vrai dsastre economique". Aller comprendre...
" ef " v. - _ Alf compr--I .. _


umait que les ayjicutres sont aevant nous car la cruise est struc-
tureffe".
Pourquoi le pire est-il a venir ? Parce que "le gouvernement s'ap-
prite d ditruire definitivement "fa defiscalisation outre-mer" en
rognant de 10 % Ces diductionsfiscafes id6es a ce micanisme, dont
Cattrait avait Wtefortement r6duit en 2008" (ndlr : loi Jego dite
LODEOM), advance le magazine..
Pourtant, contradictoirement, dans le dossier le Directeur de
Business News reconnatt que "fa defiscafisation ne march plus
et Ces pribdXgringofent" car "fe systeme a atteint ses limites et (...)
engendre des effects pervers majeurs".
L'6dito d'Eddie Marajo titre ironiquement que "Tout est sous
contrlfe ".
II y ale feu : mals, tout va4rbs bien Madame la Marquise
"Tout va 6ien auxAntilles-quyane (...)", 6crit-il. Et il 6num6re
tout ce qui indique le contraire : "Lapreuve ? Le chimage est au
plus haut. Le nombre de tourists n'ajamais Wt6 aussi bas. On ne
construct plus de [ogements sociauw. La consommation deau aug-
mente pCus vite que fa production. Les embouteilfages n'ontjamais
etj aussi nombreuw. Les terres agricoles sont pollutes par (a chlo-
redicone. La criminafitifait des bonds. L 'immigration clandestine
atteint des sommets. La speculation immobiCikre a entraind un vrai
d6sastre iconomique. Lafuite des cerveauxa repris de plus belie.
La consommation des manages s'estfortement replie. Les coffec-
tivitis locales sont en situation de cessation de pavement. Les in-
vestissementsproductifs sont renvoyis auxcafendes grecques. Les
interdits bancaires et fes criances douteuses battent des records

Le Directeur de Business News pursuit son inventaire A la
Pr6vert : "(...) Le traffic et la consommation de drogue slant en
forte croissance. La pauvretj des populations s'est nettement ac-
crue au course des dernijres annies. Les criches et Ces maisons de
retraitefont crueffement defaut. Et ceffes qui existent sont enfail-


Ann6e 2000, ann6e charnibre de la chute
Dans le dossier sur I'immobilier, on trouve d'excellents tableaux
sur les prix des loyers et les prix de vente des appartements,
des villas, de terrains constructibles ainsi que les statistiques de
logements autoris6s en 2008, 2009 et 6 premiers mois de 2010.
On apprend que la chute de production de logements sociaux
et I'acc616ration du rythme de la hausse des prix du foncier da-
tent de I'ann6e 2000, ann6e charniere, en liaison avec la d6-
fiscalisation.
Business News 6crit cette appreciation qui vaut son pesant de
speculation : "Mime Cesprofessiknnefs u ABTPreconnaissent que
fe systeme (ndlr: de (a defiscafisation) a atteint ses limites et qu'if
engendre des effects pervers majeurs, don't fes consequences pour-
raient etre dramatiques pour industries de fa construction dans
son ensemble". Les prix d6gringolent sur les deux dernieres an-
n6es : loyers d'appartements neufs (moins 20 %), maisons
neuves (20 a 26 % de baisse), appartements neufs & I'achat
(moins 20 & moins 35 %). Seul secteur 6pargn6 : le march du
terrain constructible pour villa. "C'est normal, sur une fle oi la
terre est une vraie valeur refuge", commentent les aLiteurs du
dossier sous la direction d'Eddy Marajo. Mais pour combien de
temps, se demand la revue ?
Bien sOr, les professionnels de I'immobilier d6fendent leurs in-
t6rdts. Mais la r6alit6 et le caractere general et structure de la
cruise ne peuvent 6tre passes sous silence.
Conclusion ? "Les professionnels du BTP prXdisent une annie
2011 catastrophique, aprks une annie 2010 noire. Ce n'est proba-
61ement pas de la surenchire : un nouveau mitier est ni dans le
secteur du BTP: foueur de terrain pour stockage-de grues et de ca-
mion-toupie".
O est pass le plan de relanpe d'urgence regional ?
Tous les facteurs de cruise se cumulent pour montrer que la Mar-
tinique est en train de couler.
II est urgent de changer de cap.
Michel Branchi


Pr J e 16 P'c n'50- Page


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Louis-Felix Ozier-Lafontaine : L'urgence est 8'agir tries fortement sur

la prevention"


Louis-F6lix Ozier-Lafontaine est sociologue. Depuis qua-
rante ans il s'int6resse aux ph6nom6nes de delinquance.
Selon lui, la Martinique pourrait devenir une soci6t6 invi-
vable. II consider que la monte des violence est d'au-
tant plus inquietante que les r6ponses apportees sont
inadapt6es.

Justice : Partout on dit que la violence augmente
Louis-F6lix Ozier-Lafontaine : Je partage ce ressenti dans la
measure o6 il est fonde sur un accroissement num6rique des
ph6nomenes, en particulier les plus violent comme les meur-
tres et les agressions physiques. Ces actes sont la cons6-
quence de la hausse des incivilites ces derni6res annees, mais
aussi d'une violence plus large. II y a une montee croissante
du nombre, de la gravity des ph6nomenes de violence et une
saturation des Martiniquais par rapport A ces ph6nom&nes.

J : Avez-vous vu venir cette situation ?
L-F O-L : Personnellement depuis 1970 j'ai fait une 6tude sur
la delinquance juvenile en Martinique et au d6but des annees
80 avecAndr6 Lucrece nous avons sign une r6flexion publi6e
dans France-Antilles, intitulee "Agir avant qu'il ne soit trop
tard ".

J : Est-il trop tard pour agir ?
L-F O-L : Je pense qu'il est trop tard pour rattraper une grande
parties des ph6nomenes, mais il nest pas trop tard pour agir.
L'urgence est d'agir tres fortement sur la prevention. Car il y a
une violence apparent tres forte mais aussi un potential qui
vient en arri6re et qui est tout aussi fort. Dans mon livre sur
I'analyse de la gr6ve de f6vrier mars 2009, je dis que nous al-
Ions vers une soci6te invivable.
"Lesformes de violence s'ientifient au modeleAfro-amricain-ja-
maiain".

J : Votre discours n'est-il pas un peu excessif, ou provo-
cateur?
L-F O-L: Je ne le crois pas du tout. D'abord nous sommes une
petite soci6et, qui est concentree, avec une forte density de po-
pulation. Or les formes de la violence s'identifient au module
Afro-am6ricain-jama'cain, et des zones entieres de la Ja-
maYque sont invivables. Ce sont des zones dominoes par la vio-
lence oO les regles sociales ne s'appliquent pas. Ce n'est pas
une vue de I'esprit, s'il n'y a plus de maTtrise d'un certain nom-
bre de ph6nomenes, c'est ce qui va arriver 6galement en Mar-
tinique.

J : Comment analysez-vous les chiffres de la d6linquance,
regulierement publics ?
L-F O-L : 11 faut faire trAs attention aux chiffres de la d6lin-
quance. Nous avons le chiffre connu et le chiffre noir qui re-
pr6sente A peu pr6s 2/3 des phenom6nes de violence. Ce n'est
pas que la police manipule les chiffres, mais if y a un certain
nombre de personnel qui ne portent pas plainte.

J : Les gens se tournent davantage vers la justice, ce qui
contribute aussi a hausser les chiffres...
L-F O-L : C'est un ph6nomene reel, avec la montee de I'exas-
peration quant A I'insecurit6, mais qui n'influence que petite-
ment les chiffres. Mais les probl6mes sont reels, il y a cinq ans


Louis F61ix Ozler Lafontaine, Sociologue


on n'abattait pas les gens aussi facilement. Les modalit6s tech-
niques de la violence ont change, les tentatives sont radicales.
II y a une aggravation aussi bien quantitative que qualitative.

J : Vous parlez de I'appropriation par les jeunes du module
afro-am6ricain-jamaTcain
L-F O-L : Ce module fait parties des modules de la mondialisa-
tion. II est done plus fort, car il a des v6hicules de diffusion qui
sont surpuissants par le biais des m6dias. Ce qui n'a rien de
comparable avec d'autres modules. Les jeunes s'identifient A
ces modules et les reproduisent par mim6tisme. D'ailleurs dans
I'ensemble des soci6ets de la CaraYbe et meme a Cuba les
jeunes reproduisent aussi ce module.

"Nous avons commencee A vivre bepuls quetques
annRes lts Inconvenients majeurs
extr6mement burs be cette pr carisation"
J : La socialisation des jeunes et la construction de leur
identity sont plus compliquees que pour leurs parents ?
L-F O-L : Si nous prenons la definition la plus simple de la so-
cialisation, c'est la mise en oeuvre de conditions permettant aux
individus dans une soci6et de construire leur propre identity
personnelle. Pour comprendre, il faut savoir qu'une soci6et a un
systeme de r6f6rence qui permet aux adults de transmettre la
socialisation et qui permet aux jeunes de s'identifier A des mo-
d6les.
Donc ces conditions-1A existent comme dans toute soci6et, le
probleme c'est que nous avons connu deux grands mouve-
ments dans I'histoire qui ont compliqu6 la construction de I'iden-
tit6. Le premier movement est intervenu avec la
d6partementalisation. Nous avions alors deux modules: le mo-
dele endog6ne antillais et en face le module frangais. C'Atait
I'assimilation et nous nous en sommes plut6t bien sortis. Dans
les annees 80, comme dans toutes les soci6ets du monde,
nous avons requ un troisieme module issu de la mondialisation.
Avec ces trois syst6mes de references, il y a des enfants qui ne
sont pas arrives.


POSSIEF, VIOLENCES I


Je~ 119cebr 210 jutie '5 ael





F, ~~httD://www~ioumnaELustice-mnartinigue. corn


J : Pourquoi ?
L-F O-L: Parce qu'il se trouve que parallelement 6 la construc-
tion de la socialisation il y a aussi un processus d'int6gration
6conomique par I'emploi. Or depuis les annees 70, nous avons
un ch6mage de longue dur6e qui est mont6 en puissance. II y
a des families dans lesquelles les parents n'ontjamais travaille.
Autrement dit, il n'y a pas eu non plus d'accumulation de po-
tentiel chez les parents pour leur permettre de faire de la me-
diation pour que leurs enfants d6passent cette difficultY, ils n'ont
pas r6ussi a lever leurs enfants, A faire ce triple movement
cognitif que beaucoup d'enfants arrivent a faire. La grande ma-
jorit6 des Martiniquais passent de I'un a I'autre module sans
probl6me.

J : Mais ceux qui n'y parviennent et ont recours A la vio-
lence sont une minority tres visible...
L-F O-L : J'estime que 8 a 10 000 jeunes ne parviennent pas
A r6aliser ce processus de socialisation et de construction
d'identit6. Si vous voyez les jeunes qui sont debout dans les
bourgs, ce sont des jeunes qui ont vraiment de grandes diffi-
cultes socio-cognitives d'adaptation . la society. Quand le pa-
rent lui-meme est dans la,,difficult6, la pr6carit6 et qu'il ne
remplit pas son r6le de mediation, I'enfant ne peut pas int6grer
les syst6mes de reference.
Nous avons eu une accumulation de jeunes femmes, don't non
seulement le parent a 6et seul a lever ses enfants, mais qui en
plus sont issues de ce premier movement d'accroissement de
la pr6carit6 que nous connaissons depuis les annees 70. Nous
avons commence & vivre depuis quelques ann6es les incon-
venients majeurs extremement durs de cette pr6carisation, qui
a accouch6 de construction d'identit6s d'enfants un peu dis-
h'armoniques.

J : Qu'est-ce-qui le plus souvent va d6clencher le passage
A I'acte ?
L-F O-L : Le problem c'est que nous avons dress un tableau
socio-cognitif global du jeune qui a du mal a faire la part des
choses. Mais a I'int6rieur de cela il y a beaucoup de nuances,
de hierarchies. II y en a qui sont r6sign6s avec un sentiment
d'6chec tres fort, d'autres ont envie de s'en sortir et il y en a
aussi qui ont la rage contre leur famille, et tout leur environne-
ment, ces jeunes 16 sont capable de tuer. Sur ce tableau socio-
cognitif, ces jeunes ont accapare une contre-culture dans
laquelle ils baignent, qui leur permet de vivre leur d6fectuosit6
de socialisation et qui leur permet de vivre dans un autre
monde. Cette contre-culture de la d6sh6rence est aussi liMe a
une 6conomie informelle, tres souvent du petit traffic. Ces
jeunes se retrouvent confronts & la consommation de drogues
et d'alcool. II serait int6ressant d'avoir une 6tude sur les condi-
tions dans lesquelles ces jeunes sont passes a I'acte. Mais je
suis sur d'une chose : ils 6taient souvent en situation d'alcooli-
sation, et de consommation de products illicites, ce qui fait que
finalement ils n'ont aucune maTtrise.

J : L'6cole et la famille n'ont pas eu de prise sur ces
jeunes;que faire ?
L-F O-L : Ils n'ont aucune mattrise et personnel n'a pu avoir de
maitrise sur eux , la repression ne semble pas fonctionner non
plus. Bien-sOr que cette r6ponse n'est pas adequate. Mais
d'abord disons bien que la repression, ou plut6t le contr6le so-
cial par la police et la justice, est indispensable. Surtout en
terms de dissuasion, et aussi pour le jeune lui-meme qui a
commis une infraction c'est important qu'il soit sanctionn6 pour
s'en sortir. Mais en meme temps il faut dire qu'une politique de
repression globalement n'a une efficacit6 que tres relative. Cela


nous ramene a deux politiques n6cessaires: Une qui relive du
traitement du ph6nomene et une autre indispensable si on veut
sevrer le ph6nomene, c'est la prevention. II faut notamment de-
tecter les ph6nomenes de fagon pr6coce afin d'assurer un suivi
puis I'insertion des personnel. A c6t6 de 9a 6videmment, une
politique de repression, que je prefere appeler contr61le social.

J : D6tecter les ph6nombnes de fagon pr6coce, c'est-a- dire ?
L-F O-L: C'est tres simple, j'entends un tas de gens me parler
de plan jeune... Mais la prevention pr6coce, c'est d'abord re-
perer dans les ecoles ces enfants qui ne vont pas bien. II faut
donc s'occuper d'eux s6rieusement. Nous avons des Centres
m6dico-psycho-p6dagogiques qui voient en gros 500 enfants,
mais on est d6bord6 par la demand, il faudrait doubler les ca-
pacit6s de prise en charge. Ce sont des ferments d'enfants qui
ont beaucoup de mal 6 faire la construction de leur identity, et
qui risquent d'6tre de plus en plus en d6crochage.

"Aucune bes solutions proconis6es ne corresponb
a ce quit faut fair"

J : Avez-vous d6ja etW contact par des politiques pour
mettre en oeuvre vos idees ?
L-F O-L : Je vais vous dire une chose, j'ai une experience de
40 ans dans ce domaine. J'ai travaill6 dans les banlieues de
Fort-de-France, j'ai vu naTtre les ph6nomenes de d61linquance
et je connais parfaitement ces movements depuis 40 ans et
j'ai aussi travaill6 sur les nouveaux aspects de ce ph6nomene.
J'ai une connaissance intime de ces jeunes Ia. Je n'ai jamais
ete sollicit6 par aucune autorit6 publique sur ce ph6nomene.
On ne me demand pas, alors je ne vais pas m'imposer. Mais
je suis tres malheureux de ca.

J : Que pensez-vous des r6ponses donn6es par les pou-
voirs publics aux problems de cette jeunesse en marge ?
L-F O-L: Aucune des solutions preconisees, meme les plus r6-
centes, ne corresponde A ce qu'il faut faire. II y a d6ej des
moyens disponibles, et il y en a beaucoup. Mais den de ce qui
est fait maintenant n'est ad6quat. Beaucoup d'institutions qui
travaillent pour traiter les probl6mes d'insertion des jeunes, ne
touchent pas les jeunes. Dans une enquete sur une zone don-
n6e, j'ai interrog6 des jeunes. II y a autour d'eux, dans un p6ri-
metre de 10 km des institutions qui sont faites pour eux. IIs ne
les connaissent meme pas... Ce qui les caract6rise, c'est qu'ils
sont incapables d'avoir I'information, le r8le de ces institutions
serait justement d'aller au contact de ces jeunes.
II y a encore 70 % de ces jeunes en d6sh6rence qui sont encore
en demand de quelque chose. C'est notre chance. Dans les
banlieues frangaises, ce chiffre est d'a peine 40 %. C'est-A-dire
que plus le ph6nom6ne va se cristalliser, moins les jeunes vont
etre en demand. Ils seront en rupture et nous pouvons meme
dire en refus. Je suis meme 6tonne, je ne comprends pas la r6-
ponse de la soci6et. Je ne vois pas d'initiative.

J : C'est grave ce que vous dites...
L-F O-L: J'integre dans ce ph6nomene le d6ni societal. Je ne
veux pas trop en parler pour qu'on ne dise pas que je veux ag-
graver les choses.
Je suis doublement inquiet. D'abord de voir la passivity par rap-
port A ce ph6nom6ne. Je frequente les jeunes, et je vous dis
qu'il y a de quoi avoir de grandes inqui6tudes, etje connais les
moins dangereux! II ne s'agit pas d'inventer de la crainte, vous
n'avez qu'a voir avec quelle facility ces jeunes d6gainent ou
sortent un couteau.


* Propos recueillis par L.C


r. ae~iM Picmbr2I10 Page 12 'A


POPl ILNE





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Claube Bellanger, Procureur be la Republique: "La violence risque


be boubter bans bix ans"
Justice : Les chiffres de la delinquance sont en encore en
hausse cette ann6e...
Claude Bellanger : Ce qui augmente de maniere pr6occu-
pante, c'est les violence, puisque c'est plus 9 a 10% par an
depuis plusieurs ann6es et mois apres mois on constate qu'on
a la m&me evolution. Autre donn6e int6ressante, c'est une aug-
mentation de 30% des violence commises par les filles. Cela
reste des petits chiffres, mais cela r6vele tout de meme une
tendance. Les violence crapuleuses, li6s A un vol par example,
augmentent beaucoup moins que les violence non-crapu-
leuses, qui sont des violence gratuites ou des r6glements de
compete entire bandes. D'apres les donn6es, on a un taux de
meurtre cinq fois sup6rieur 6 la moyenne national. Et pour les
violence non-crapuleuses, c'est tres clair: il y a quatorze actes
pour 1000 habitants, alors qu'en moyenne national c'est sept.
LA aussi il faut temp6rer, car dans la moyenne national il y a
aussi des d6partements paisibles, ruraux ou il va y avoir peu de
delinquance, et dans d'autres 9a va 6tre le contraire. La hausse
reste pr6occlupante, parce que 9a veut dire que la violence
risque de doubler dans 10 ans.

J : Pourquoi ?
C.B : II y a plusieurs causes. Certains disent que c'est parce
qu'il y a une meilleure r6v6lation des faits, que les victims h6-
sitent moins A porter plainte. C'est une hypothese. Mais ce qui
augmente de maniere certain, c'est les violence entire bandes
avec des armes et des changes de coups de feu et aussi le
nombre de morts qui a double entire 2009 et 2010 (ndlr: souli-
gn6 par nous). C'est preoccupant. Moi mon discours, c'est de
dire que nous on est en bout de chaTne, on est malheureuse-
ment en train de comptabiliser les d6gAts, mais cette violence
ne naTt pas de rien, mais d'un processus. C'est pas un scoop
que je veux donner en vous disant que c'est li A a'6volution de
la structure familiale, a des lacunes 6ducatives, A 1'6volution
des modes de vies. Quand on nous amine des jeunes de 17
ans d6jA en phase de d6linquance, on va etre au niveau de la
sanction, de [I'ducation.

J : Avez-vous une id6e du rapport entire les chiffres de la
delinquance et la delinquance r6elle ?
C.B: On ne peut pas le savoir. II y a beaucoup de choses. Des
gens qui ne veulent pas d6poser plainte, et il y a aussi des rai-
sons statistiques ou des services vont 6tre plus r6ticents que
d'autres a enregistrer des plaintes pour ne pas majorer les chif-
fres. II y a quelque chose dans les commissariats ce qui s'ap-
pelle main courante qui permet de ne pas enregistrer de
plaintes. Si on les regarded de pros, elles ne relevent pas toutes
du p6nal mais il y aussi des violence qui passent A la trappe.
J : Quelle est la r6ponse de la justice en Martinique ?
C.B: La justice a des r6ponses qui sont les plus fines possibles
en pregnant en compete les ant6c6dents de la personnel et ses
chances de r6insertion. Si ce sont des actes gravissimes,
comme un meurtre, ga risque d'etre la prison. Sinon il y a aussi
des alternatives A la prison. On fait beaucoup ce qu'on appelle
la reparation, qui est une measure sp6cifique pour les mineurs et
qui ne sont pas inscrites au easier judiciaire. Alors ce ne sera
pas d'aller travailler chez la victim mais une sorte de r6para-
tion qui peut 6tre faite sous forme de stage, ou de measures 6du-
catives. Vers 17 ou 18 ans il y a aussi les travaux d'interAt
general.


Claude Bellanger, Procureur de la R6publique


"Nous sommes en capacity be juger 25% bes auteurs
w'affaires luciabes"

J : Quelle est votre marge de manoeuvre ?
C.B : D'abord par le taux de comparution immediate, qui est la
r6ponse lourde pour les d6lits, qui est le double de la moyenne
national. On a environ 500 comparutions imm6diates par an
qui concernent 700 personnel. Elles sont traduites menottes
aux poignets, 48 heures au plus tard apres leur interpellation.
On adapte ce qui existe, et il y a des dispositifs I6gislatifs qu'on
doit appliquer. Par example, c'est la PJJ qui met en oeuvre la
m6diation-r6paration II y a une volont6 de rendre ces measures
effective. Entre la poursuite devant un juge pour enfants qui va
aboutir A du sursis, et le classement sans suite ou le rappel a
I'ordre qui une admonestation un peu le6gre, c'est bien d'avoir
d'autres measures de ce type. Tout ne doit pas passer devant
un juge. De toute fagon I'6conomie du systeme judiciaire ne le
permet pas. II y a un rapport qui conclut que nous sommes en
capacity de juger 25 % des auteurs d'affaires 6luciddes. La jus-
tice fait ce qu'elle peut, avec les moyens qu'elle a. En correc-
tionnelle, on ne peut rendre que 2 500 jugements par an, pour
le reste il faut trouver d'autres solutions. DdjA le d6lai de convo-
cation est de presque de 18 mois, alors si je devais poursuivre
tout-le-monde, on donnerait des convocations pour comparal-
tre dans quatre ou cinq ans.

J : Quel est le taux de r6cidive ?
C.B : Ici, ce que je peux vous dire, c'est que nous avons un
taux de r6cidive qui est fort. Par centre on applique des peines
planchers, ce sont des peines minimales en cas de r6cidive que
le juge peut n6anmoins carter. Mais globalement le taux d'ap-
plication de ces peines est important.

J : En novembre, le pr6fet organisait une grande reunion
pour traiter de la violence et mettre un plan sur pied. O0


'euaiM , cembe20p.m-r .0 P 7


"A��-- -i ri ~ --;...... ~.


F' POSPER VIOLENCE5
L I





httn:1//www.ioum al-iustice-martini ue. cor


en Otes-vous ?
C.B : Le plan centre la violence ? Je crois que la chose impor-
tante pour I'instant c'est de faire comprendre aux gens que la
violence concern tout-le-monde. Ce n'est pas que I'affaire de
la justice et des policies. S'il y a des problems 6ducatifs a la
base, on ne peut pas s'en remettre aux autres. II y a le r6le des
parents, et aussi 1'6ducation national en mettant en place des
classes relais... Mais la question de la violence d6passe lar-
gement tout cela. Tout-le-monde r6flchit dejA.
Propos recueillis par L.C


Yolaine Tinerac, iducatrice specialise : "On nous bemanbe be reponbre

a bes aonnees a partir b'un schema be society qui n'existe plus"


De gauche & droite Yolaine Tinerac, Arthur Labat et Marie-Jeanne Hardy-
L'association d6partementale d'aide aux families et d'ac-
tion 6ducative (ADAFAE) existe depuis quarante cinq ans.
Elle propose des activities culturelles et d'insertion, et elle
va egalement a la rencontre d'un public dit difficile. Trois
des educateurs specialists de cette association ont par-
tage avec nous leur regard sur la jeunesse et revolution
des ph6nombnes de violence chez nous. Conversation.

Justice : Avant de parler de violence, pouvez-vous expli-
quer ce qui caracterise votre m6tier ?
Yolaine Tinerac (Y.T) : Nous avons une formation et une pra-
tique qui nous ont permis d'acqu6rir des reflexes pour percevoir
chez I'individu des attitudes que quelqu'un d'autre ne va pas
forc6ment percevoir. Notre formation nous permet en plus de
reperer les difficult6s des personnel avec beaucoup de
nuances. Par example, pourquoi y a-t- il tant de probl6mes A
I'6cole entire les 6elves et les professeurs ? C'est parce que ce
dernier suppose que I'enfant a une attitude ordinaire alors que
cet enfant est d6ej mal. Mais il ne peut pas le percevoir car il n'a
pas requ la formation p6dagogique qui lui permettrait de le faire.
C'est notre travail, A I'Adafae nous rencontrons toutes sortes
de personnel mais notre cible ce sont les personnel en grande
difficulty, qui se mettent en danger et qui mettent la soci6t6 et
I'autorit6 en danger.

J : Quel est votre regard de travailleur de terrain sur les
violence ? Beaucoup s'alarment et font le constat que la
society est plus violent, qu'en pensez-vous ?T
Marie-Jeanne Hardy-Dessources (MJ.HD): C'est une grande


7, question. On parle de violence, mais
Spersonne ne peut prouver aujourd'hui
que la soci6t6 martiniquaise est plus vio-
lente qu'il y a quarante ans. Le France-
Antilles avait invented une equation du
lundi matin apres les fetes patronales :
coutelas + rhum = crime. II y avait cette
. ..'m forme de violence. Maintenant il y en a
d'autres, qui peut-6tre choquent plus, et
en particulier quand cette violence est le
fait de tries jeunes gens. Mais il faut ana-
Slyser un peu et ne pas faire comme si
brusquement il y avait un cyclone vio-
lence qui avait touched la Martinique. Ce
qui aggrave la situation, c'est le port
d'armes et cela aggrave terriblement I'is-
sue des combats. Car en r6alit6 les
jeunes gens se sont toujours battus, et
Dessources 9a fait meme parties des rituels. Les so-
ci6ets traditionnelles organisent ces rites.
II faut aussi prendre en compete le ressentiment d'un certain
nombre de jeunes, I'absence de perspectives et le problem
de I'estime de soi. Car nous vivons dans une soci6et tres d6ni-
grante.

J : 11 y a aussi une grande incomprehension des raisons
qui poussent des jeunes a passer a I'acte, elles paraissent
parfois futiles non ?
Y.T : Peut-on mesurer la souffrance de quelqu'un ? Quand
quelqu'un se sent d6nigr6 en permanence, par ses parents, ses
voisins... Un moment 9a 6clate. Ce qui me parait inexact, c'est
de dire que les motifs sont futiles. Comment peut-on qualifier
cela de futile, la personnel qui r6agit s'est forc6ment sentie tres
atteinte et je crois que cet aspect devrait 6tre 6tudie. II y a un
grand vide affectif, et ces jeunes ont tres peu de mots pour ex-
primer leurs affaires. Ils les agencent comme ils peuvent mais
au bout d'un moment ils n'en peuvent plus.

J : Je vais vous provoquer un peu peut-etre, mais n'est-ce
pas un discours un peu permissif ?
Y.T : Ce n'est pas 6tre permissif, c'est 6tre dans le reel et pas
dans un schema oO on ne fait que brimer. Je suis dans une r6a-
lit6 o0 je vois des gens en grande souffrance. Ils n'ont pas d'au-
tres r6ponses que cette violence, ils vont a la facility. D'autant
que c'est tres facile pour eux de se procurer une arne. On nous
demand de r6pondre A des donnees A partir d'un sch6ma de
soci6et qui r'existe plus.
Les jeunes que nous voyons sont dans des families o6 il y a
plusieurs generations. Le petit voit le grand prendre son joint


I * * I n '50 P


Homicides : Plus qu'en 2009 mais moins qu'en 2007
Nb d'homicides Nb de tentatives d'homicides
2006 23 19
2007 22 26. ^.
2008 15 14
2009 11 28
2010 (au10/12) 20 27


[ P05SIERVIOLENCE





htto://www.iournal-iustice-martinique. cor


des le matin, et sortir avec son couteau. Comment va-t-il r6a-
gir s'il n'y a pas de reaction du parent qui est lui-meme de-
pass6. De son c6te, I'6cole a plut6t peur, car il n'y a aucune
proposition pour apaiser le system A part les agents de pre-
vention et de mediation. II faut que les jeunes, les parents et
les enseignants se rencontrent pour discuter de ce qui ne va
pas, mais pas de maniere repressive. II faut un climate o6 les
gens puissent se parler et un encadrement suffisant.

J : L'ecole nest pas 6pargnee par ces violence, et ne par-
vient pas A combler les lacunes 6ducatives des families...
MJ.HD: L'ecole 6tait un lieu sacralis6. Les parents acceptaient
tout ce que disait le maitre, il y avait un grand respect. Rentrer
A I'6cole et acc6der au lyc6e 6tait un signe de r6ussite social.
La valeur integrative en matiere d'emploi de I'ecole est tomb6e.
Cela demeure le lieu de socialisation par excellence, mais elle
est devenue la machine a stigmatiser. Ceux qui sont en 6chec
scolaire auront A subir ce stigmate tres longtemps, d'autant que
leurs parents sont aussi stigmatis6s. Quand on voit les parents
surgir avec violence dans I'6cole, c'est souvent qu'ils en ont
d6jA gros sur la patate. IIls ont la haine de cette cole, qu'ils
transmettent. L'6cole n'a pas pris conscience de son role de so-
cialisation pour tous et demeure un lieu o6 on demand aux
enfants d'etre performants.

J : Que pensez-vous de la r6ponse de I'Etat a ces ques-
tions de violence ?
Labat : La politique de I'Etat, c'est le tout s6curitaire, tolerance
zero. Quand il y a un probl6me on envoie la police. Mais pour
pr6venir la violence il faut cr6er des endroits qui vont permet-
tre de tisser du lien social. II faut travailler en amount, avec plus
d'6ducateurs sp6cialis6s, il en faut aussi dans les 6coles.
Y.T : II me semble que la mise en evidence de ces probl6mes
de delinquance chez les jeunes, c'est une diversion pour 6viter
de voir le fond du probl6me qui n'a pas et6 compris. On ne peut
donc pas le traiter. II y a le positionnement au monde : I'enfant
qui mene une scolarit6 normal, c'est parce qu'il a adopt des


postures qu'on lui a indiquee dans son education. Les autres
qui n'ont pas int6gr6 ces postures, quand ils sont traits d'im-
b6ciles a longueur de journ6e, ou qu'on leur montre a longueur
de journ6e qu'ils ne sont rien. Pour eux, par la violence, ils mon-
trent qu'ils sont quelque chose.
MJ.H.D : Les institutions doivent permettre d'encadrer les en-
fants qui sont en manque d'encadrement. Nous nous occupons
insuffisamment des jeunes. Alors quand on dit qu'ils n'ont pas
reperes, c'est une evidence. Mais pourquoi ? Ces reperes ne
s'ach6tent pas au magasin ! Cela s'acquiert petit A petit dans un
encadrement
II faut rappeler aussi qu'il y a une evolution de la soci6et. On est
pass d'une society communautaire ou la prise en charge des
enfants 6tait collective. II y avait un control social fort, ce qui
n'avait pas que des qualit6s et couvrait aussi beaucoup de vio-
lences notamment dans les families. Mais I'enfant 6tait cadre.

J : Que vous disent les jeunes que vous rencontrez dans
les coins des rues ou au pied des immeubles ?
MJ.H.D : R6cemment j'etais a la cite la Meynard, je discutais
avec trois jeunes qui 6taient dans une cage d'escalier A 10
heures du matin avec de gros p6tards. Je leur ai demand un
moment s'ils s'ennuyaient et ils m'ont franchement r6pondu :
Oui madame ! L'epaisseur, la violence de cet ennui... IIls ont
quitt6 le college sans rien, an lanmen douvan, an lanmen dewe.
Ils n'ont rien A faire et 9a les d6truit. Pour se faire reconnattre,
ils passent A I'acte. Meme eux ont un 6go et ont besoin de se
sentir quelqu'un. En donnant un coup de fusil, ils font irruption
dans I'actualit6, ils sont reconnus.
De quoi parlent-ils ? Des prospectus de publicity qui arrivent
en masse dans les boltes A lettres. Si dans votre vie vous avez
d'autres choses qui vous procurent un 6panouissement, vous
pouvez vous passer de ces biens, mais si vous n'avez rien
d'autre, vous allez revez chaque jour de quelque chose impos-
sible A atteindre.
Propos recueillis par L.C


Patrick Slondel, educateur ifpcialifs t la protection judiciaire de la jeunese :

"Its arrivent be plus en jeunes et be plus en plus violents"


La Protection Judiciaire de la Jeunesse(PJJ) est la struc-
ture qui met en oeuvre des measures 6ducatives et p6nales
pour les mineurs, A la demand de la justice. Elle dispose
d'une unit 6ducative d'activit6s de jour (UEAJ), d'un 6ta-
blissement de placement 6ducatif (EPE) et d'6ducateurs
dans la prison.

Justice: Vous 6tes 6ducateur A I'unit6 6ducative d'activites
de jour, comment travaillez-vous avec les jeunes ?
Patrick Blondel : Nous mettons en place des activities qui ser-
vent de m6dia A la fois pour apprendre A connaTtre les jeunes,
etre dans une demarche de socialisation mais aussi dans un
objectif de preparer leur insertion professionnelle. Nous faisons
de I'insertion social et professionnelle. II y a un travail de so-
cialisation, de rappel A la loi et un travail sur le project profes-
sionnel.

J : Comment les jeunes sont-ils en arrivant dans votre ser-
vice?
P.B : Ce sont des jeunes qui arrivent chez nous dans une si-
tuation de grande marginality, en rupture de tout, de valeurs, de
reperes... II y a n6cessit6 de faire un travail prealable avec eux
pour qu'ils soient suffisamment pr6par6s pour aller vers les dis-


positifs de droit commun, tels que les missions locales, les or-
ganismes de formation, les entreprises...
Nous recevons des jeunes d'au moins 16 ans, car avant ils sont
toujours dans I'obligation d'etre scolaris6s. On s'apergoit que,
malgr6 leur Age, ils ont ete en rupture scolaire des I'Age de 13
ans et leur niveau n'est souvent pas plus elev6 que celui d'un
enfant du CM2, et certain savent A peine lire et 6crire. Nous en
avons qui ont un parcours de plusieurs foyers, et institutions.
IUs sont dans des comportements a risque a tous les niveaux.
Bien souvent ils sont en conflict avec leur famille ou avec leur
environnement. En g6n6ral au niveau de la sant6 aussi il faut
tout recommencder.

"It y a be nouvettes probt6matiques
qui nous echappent"

J : Constatez-vous une augmentation du nombre de jeunes
regus dans vos services ?
P.B : Oui, on ne va pas se mentir, il y a de plus en plus de
jeunes qui sont en difficult. Ils arrivent de plus en plus jeunes
et sont de plus en plus violent. Chose nouvelle, il y a beau-
coup de probl6matiques qui nous 6chappent, qui ne rel6vent


'I eP'' ,' ' I "a'u~,qlpn


r P05SIER VIOLENCE5






























Patrick Blondel, Educateur sp6cialise


� P551~t IOLNCE


Initiative centre la violence au Robert


"Le mal-itre et Cexposion sociale quifrappent notre pays ne pour-
ront s'arriter que si nous agissons ensemble au defl de toutes nos
differences". C'est a partir de ce constat que quelques asso-
ciations robertines ont d6cid6 d'agir concr6tement sur le ter-
rain. Ce collectif d'associations culturelles, religieuses,
politiques ( Kyos Ia, federation Adventiste, UFM, L'association
des ATnes, le Robert Autrement) avec le soutien de la munici-
palit6 du Robert et du Conseil general a organism le dimanche
5 d6cembre au hall des sports du Robert, une journ6e de pr6-
vention centre la violence. Certes le public 6tait peu nombreux,
mais la demarche fait son chemin puisque les association en-
visagent des structures pour la consolider et agir r6gulibrement
ensemble. Nous avons interrog6 Robert Sa6, I'initiateur et coor-
dinateur de cette demarche. II nous a confie:

"L'objectif est de ne plus se contenter de faire comme aupara-
vant, avec une reaction 6motionnelle : On dit plus jamais cela
et cela recommence apres. II s'agit de mettre une dynamique
perenne sur place avec des relations r6gulibres pour imaginer
des strategies, des pratiques communes, des changes d'in-
formations et une mutualisation des moyens. Cela pas seule-
ment pour lutter centre la violence, mais construire une
Martinique non violent. On le sait,la violence vient du fait de
I'insatisfaction 6conomique, du manque de communication,
d'absence de connaissance de soi, d'estime de soi donc en
agissant positivement sur ces facteurs-Ia, on la fera diminuer ef-
fectivement. On ne peut faire cela que collectivement".

J : Qu'est-il ressorti du d6bat d'aujourd'hui ?
II faut pr6ciser que ce nest pas la premiere rencontre que nous
avons eue, le 21 novembre dernier, nous 6tions au quarter Les-
trade, frapp6 par plusieurs drames. Ce qui resort, c'est que la
sociologue qui est intervene (Juliette Esm6relda) est parve-
nue a convaincre la population que pour lutter contre la vio-
lence, il faut comprendre les ph6nomenes. L'element le plus
important, c'est de comprendre les m6canismes, les racines et
a partirde cela, agir. Nous avons eu des t6moignages, no-


Robert Sa6: construire une martinique non violent


tamment d'artistes qui ont canalis6 la discussion vers le positif
: comment travailler 6 reconstruire le tissu social. En resume,
les associations sont convaincues de la n6cessit6 de poursui-
vre la dynamique et de la renforcer. Une reunion de bilan aura
lieu pour prendre des initiatives sur le comment structure le
movement et 6tendre cette dynamique sur I'ensemble du
pays. Certes ce ne sera pas le seul facteur pour arriver a une
Martinique non violent. L'action des parties politiques, des col-
lectivit6s est necessaire, mais celle-ci est essentielle parce
qu'elle mobilise la population, la soci6et civil de fagon concrete
sur le terrain.
Propos reccueillis par C.B.


r 16* Pi -justic n'50 -Page 1


http://www.iournal-iustice-martinique.com

pas de 1'6ducatif. On fait face 6 des comportements qui n6ces-
siteraient avant tout des soins. Le grand probl6me c'est qu'il y
a tres peu de structures adapt6es pour la prise en charge psy-
chologique des jeunes.
Pratiquement tous les jeunes qui viennent ici consomment du
cannabis, alors qu'avant on en avait quelques-uns qui n'y tou-
chaient pas. Et il y a beaucoup plus de violence.

J : Tout le travail educatif est A faire...
P.B : Dans leur quotidien, ces jeunes 6voluent dans un envi-
ronnement tres violent. Ils n'ont pas du tout les memes rep6res
que nous.
II y a des choses qui nous paraissent aller de soi, mais pour
eux pas du tout. C'est IA la difficult, car on a la volont6 de leur
faire integrer les normes de la soci6et et on s'apergoit qu'ils
n'ont pas du tout ces rep6res-la, et qu'ils en sont tres eloignes.
Ils nous regardent comme des extra-terrestres. II y a des va-
leurs qui n'ont aucun sens pour eux. Comme le travail. Pour
eux, le travail c'est le job, faire du trafic... Ce sont des gamins
qui n'ont pas appris 6 rover, qui n'ont pas de d6sir. Alors si on
leur demand ce qu'ils veulent faire, ils recitent les memes
sch6mas. Ils ne revent pas et n'arrivent pas a envisager autre
chose.
Propos recueillis par L.C


_�n




Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: 12/16/2010
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373
sobekcm - UF00088914_00196
System ID: UF00088914:00196

Full Text
ie hebdomadaire d'information communist


^ ^Jeudi 16 Decembre 2010 90me Annie No 50 Martinique: 1,80 France: 2,20 E DOM: 1,90
Non rehouv eemn- f- -

aes contrats a'res7:


Lire Frantz Fanon:
Une invitation a
"I'autod esli nation"
Dossier Violence:
L.-F. Ozier-Lfontdine :
"l'urgence est d'dgir
sur Id prevention"
"^____ . .n iin i ;iir - - -,_ .. . . ^






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Le Martiniquais Thierry Dol pris en otage au
Niger dans la nuit du 15 au 16 septembre,
avec quatre autres Frangais, un Togolais et
un Malgache, employes des societies fran-
raises Areva et Satom, par la branch d'Al-
Qaida au Magreb islamique (Aqmi), est
soutenu moralement par toute la Martinique,
y compris les militants communists et leur
journal Justice


Si r e 2010 .i e n5 -P'age 2


r


Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France T6I.:05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: GuennaBl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprlmerie Martlniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


[ $A KA FASt


' A L'h6tel BateUlw continue
L'h6tel La Batelibre de Schoelcher, en redressement judiciaire depuis mars 2009, a
,a ka Paf .................... .2 encore jusqu'en juin 2011 pour peaufiner son plan de continuation. C'est le delai
Eto.................... donned par le tribunal de commerce de Fort-de-France au gestionnaire de I'h6tel, le
- Contracts aides group Monplaisir par le biais de Caraibes Investissement, pour mettre en place les
engagements pris pour redresser la situation de la structure h6teliere. Malgre le re-
Luttescial4 ...............P. 4/5 dressement judiciaire, I'h6tel a accumule plus de 8 millions de dettes. Dans les pro-
- Faire face a I'offensive patronale positions de redressement faites, le group Monplaisir envisage de vendre des
- Mr Bricolage : impasse P parcelles de terrains jouxtant I'hotel pour effacer les dettes, mais aussi de le renover
- LEtat sabre 'emploi pour en fire un veritable 4 etoiles. II est prevu que de nouveaux actionnaires parti-
cipent au capital, notamment le group Kapa (clinique Sainte-Marie) pour un project
ocite ..................... 6/7 de residence de personnel Agees. Une decision qui inquiete tout de m6me le se-
- Un march au poisson a Ste-Marle cretaire general de la CDMT, syndicate qui represent les 66 salaries encore presents
- Paysages et bio diversity dans la structure. La CDMT estime que si "le pire a ite iviti, a savoir fa liquidation, if
- Centenaire de la Librairie Alexandre serait dangereux de remplacer une activitei conomique criatrice de richesse par une autre
Plitie.............. / don't la responsabiliti income d f'Etat". De ce fait, "les salaries exerceront une vigi-
- "Ne pas ajoutd de confusion" lance extreme vis-a-vis des engagements, notamment le maintien de activityi h6tei're ",
- Conseil Gdndral: soutenir reconomle annonce-t-il. En juin prochain les gestionnaires devront prouver que la vente a ete
faite.
Econom ic .................... p. 10
- Nouveau cri d'alarme Manuel Baudoin, president de C.C.I.M.

Posier VioeLno ...........f. 11/17 Les elections pour le renouvelement de I'equipe
- "Agir fortement sur la prevention..." dirigeante de la C.C.I.M. ont vu la victoire de la
- "La violence risque de doubler..." liste "EnsemGbe pour developpement" conduit
- Educateurs specialists par Manuel Baudouin et portee par les organi-
- Initiative au Robert stations patronales MEDEF et CGPME. Cette
liste a reccueilli les 35 sieges, ne permettant pas
Not C Kiof .................f. 17 & liste de la Fapem de Mme Mady Merine d'etre
Harti dans I'expectative representee a la chambre, comme comme il le
Cooperation France/Cuba d6sirait. La politique de la nouvelle dquipe "vise

Pani k Mn .............. .t. 18 a s'appuyer sur les ailments de convergence du
Limbroglilo Ivoirlen monde des employers, pour installer Centreprise
dans (e paysage institutionnelde notre Ile.
Tribune .................I.19/20 Iconvient de riconcifier fensemble des acteurspu-
Invitation 1 rautoddsalihnation
bi'cs, syndicaux et la population toute entire,
Ansnmte ULig/ ..........f. 20/23 avec le maillon de la chaine essentiefet collectif
quest 'entrepnse".
Tnditiox ................... 24 L'entreprise ou les patrons ?
F-te de la Molsson 2010
-La Nuit DesArts Martiaux et Oes sports e Combat 2010
"JMus TrCe ""
JU Tp Le CROSMA organise le samedi 18 decembre 2010, a 19h au Palais Omnisports du
Administration & R6daction : Lamentin, la 14eme de La Nuit des Arts Martiaux et des Sports de Combat.
Tl. : 05 96 71 86 83 10 disciplines seront representees : entire autres le Danmye I'Aikido, le judo, le Ka-
Fax : 05 96 63 13 20 rate, la capoeira et I'escrime. Le group Cascade demo team, qui s'est fait connaltre
ed.justice@wanadoo.fr au fil des annees grace a ses spectacles impressionnants dans lesquels se melan-
gent action, cascade, arts martiaux, acrobatie et esthetisme, sera present.
Fondtu Un rendez-vous a ne pas manquer!!...

Fon JuesONNEROT La Martinique n'ouble pas Thierry Dot
Fondateur: Jules MONNEROT






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r I


Non renouvelement aes contracts aiaes: injuste et penalisant


Les effects de la politique d'austerit6 budgetaire du gou-
vernement frappent une Martinique qui va d6ej mal.
A la veille des fetes de fin d'annee, le pouvoir sarkozyste
a decide de ne plus renouveler les contracts aides. En Mar-
tinique, cette decision inhumaine frapperait 5 300 travail-
leurs employes pour beaucoup d'entre eux dans le secteur
associatif et I'Education national. Ils y accomplissent des
missions d'interet public : lutte contre I'isolement, contre
les violence faites aux femmes, insertion, aide aux vic-
times, acces au droit, prise en charge de personnel at-
teintes de handicaps psychiques, vie scolaire, sport,
culture, etc. Ces activit6s sont eminemment utiles pour la
society.
Plusieurs associations et syndicats se sont regroupes
pour alerter les elus et I'opinion publique martiniquaise :
I'Union des Femmes de la Martinique, I'Adavim, I'asso-
ciation Rosannie Soleil, I'UNSA entire autres...
Decision injuste a I'egard des personnel employees et pe-
nalisante pour les activities concernees.
Finalement la prefecture a reconnu le 9 decembre par
communique que "femontantactueldes credits autitredecette
annee 2010 ne permet pas dautoriser ni des nouveau contracts
ni le renouvelement des contracts clius(..)" Ces contracts
etaient attributes par I'Etat par le canal de P81e emploi (no-
tamment les contracts d'accompagnement a I'emploi-CAE).
Entre-temps, il a fallu que les associations se heurtent au
refus de P61e emploi de prolonger les emplois aides sans
announce prealable. A just titre, elles denoncent ce qui
apparait comme une forme de "mepris"dans la maniere de
proceder.
II s'avere que le responsible, c'est I'Etat.
Les contracts aides avaient ete relances pour repondre A la
crise financiere en 2008/2009 et aujourd'hui le pouvoir ar-
rete car, dit-il, la croissance sera au rendez-vous en 2011.
Rien n'est moins sOr. En reality, il ne faut pas se leurrer :
cette decision est la traduction de la politique d'austerite
budg6taire appliquee par le gouvernement Sarkozy-Fillon
pour suivre les injonctions de I'Union europeenne et du
FMI de reduire les deficits publics. Cela, sous la pression
des marches financiers et des agencies de notation qui
speculent sur la dette des Etats (dette souveraine). II est
clair que le ch6mage de masse est utilise pour faire pres-
sion sur les salaires, baisser les coOts, et augmenter du
meme coup les profits, qui n'ont jamais ete aussi eleves.
Le pouvoir veut faire payer au people le sauvetage des
banques.
Ainsi le budget des DOM a ete reduit pour 2011 et la de-
fiscalisation rabotee de 10 % au grand dam du patronat
des DOM qui protest contre cette decision qui "ajouteau
sentiment d"instabiite des dispositifs d'investissement dans fes
(DOM et d~courage es initiatives en terms de creation d'activi-
tis nouveTes(...)" (Association pour la promotion de I'in-
dustrie de la Martinique- AMPI). L'Etat frangais ne peut
plus traiter le mal -developpement des DOM A coup
d'exon6rations fiscales et sociales exorbitantes du droit
commun.


Le nouveau presi-
dent du Conseil r6-
gional a 6te contraint
de constater lors de
la presentation des
orientations budg6-
taires 2011 de la R6-
gion que la marge
de manceuvre de la
Collectivit6 est extr6-
mement r6duite du
fait de la hausse de
depenses et de la
faible progression
des recettes (+ 2%
a peine). Le recourse
a I'emprunt est an-
nonce pour 2011.
On attend les 5 000 creations d'emploi annoncees. A rap-
procher de la suppression projet6e des 5 300 contracts
aids.
L'Assemblee d6partementale subit pour sa part I'effet de
ciseau de la hausse des d6penses sociales engendrees
par la cruise et la baisse des recettes, notamment en raison
du gel des donations budgetaires de I'Etat auxcollectivi-
tes. II est de nouveau possible de finance des investis-
sements et une contribution au plan de reliance par un
usage limited de I'emprunt.
Pour certain observateurs, pourtant jusque- Il peu en-
clins & admettre que notre pays est en cruise, "Ies difficult6s
sont devant nous"(Raymond Rosamond de Antilla) ou "fe
pire est a venir"(Eddie Marajo de Business News). La cruise
en Martinique est "structure1fe", reconnait-il enfin.
Et pourtant, il est reconnu meme par les partisans du li-
beralisme que les depenses sociales jouent un important
r6le d'amortisseur pour 6viter la chute de I'economie. De
plus, on ne peut raisonner de la meme maniere dans un
pays comme la Martinique oi le taux de ch6mage official
est de 25 % centre 9,3 % en France et le taux de ch6mage
des jeunes de moins de 25 ans est de 61 % centre 23 %
en France.
La politique de I'emploi (traitement social de I'emploi) doit
accompagner et soutenir cette jeunesse confronted au
mur du ch6mage en attendant que des politiques econo-
miques nouvelles cr6ent de v6ritables emplois stables et
correctement r6muner6s. Son coOt est finalement moins
61lev6 pour la soci6t6 que la mise au ch6mage de milliers
de Martiniquais, don't de nombreux jeunes.
Par consequent, il convient de soutenir la lutte des asso-
ciations pour la reconduction des emplois aids.
Mais pour cr6er I'emploi veritable, il faut lutter pour un vrai
changement de soci6t6. II s'agit d'un enjeu de civilisation.
Et non se contenter d'une simple alternance.
II s'agit d'aller en v6rit6 vers un socialism democratique
mis en ceuvre par une Martinique responsible d'elle-
meme.
Michel Branchi


. 6 200 -justice n'50






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KSF : Faire face 'a 'offensive patronage


Pas de treve pour le K5F en cette fin d'annee 2010. Plusieurs
chantiers au calendrier du collectif. Car, selon Philipe Pierre-
Charles, son president "Ie patronat est pass a Coffensive sur le
plan idiologique". II explique que selon leur analyse, on as-
siste a une tentative de remettre en place les mours des an-
nees 70 o0 la repression frappait le movement syndical. "Nous
n'avons pas intention de rester les bras croisis", a-t-il prevenu.
Pour le K5F, la necessity de I'heure, ce n'est pas la repression
a I'encontre de Ghislaine Joachim-Arnaud ou des salaries en
lutte, mais d'ouvrir les negociations au sein du comite de suivi.
En cela, un courier a ete adresse au directeur du travail pour
reclamer une reunion rapide de ce comite de suivi issu des ac-
cords de mars 2009. Mais en attendant, le K5F apporte son
"plein soutien "a "la camarade Ghislaine Joachim-.mrnaucar au
travers de ce procds, ilserafait celui de la pwofitation". Un pro-
ces considered comme "uneforme de repression antisyndicale et
antipopulaire", explique le president du K5F. Un process "in-
tenti aux mifliers de manifestants qui scandaient (e mime slogan
en 2009" ajoute-t-il. Pour permettre zux travailleurs d'8tre au
c6te de la militant de la CGTM, un preavis de greve recon-


ductible a ete depose pour le mercredi 15 decembre. Autre
preoccupation du collectif, la durete et I'enlisement du conflict
de Mr Bricolage, "oui est affichi e eplusgrandmipris vis-a-vis des
salaries", s'est indigne Leon Bertide de I'UGTM. "Nous allons
consufter Censemble des reprisentants du personnelpour voir com-
ment mener des actions concrites au cceur des enseignes du groupe,
a-t-il announce. La lutte des contracts aides est en ligne de mire
egalement du K5F, qui dit ne pas comprendre la maniere ca-
valiere de I'Etat envers ces personnel. II craint de graves
consequences sur le travail des associations deja en souf-
france, mais aussi des disfonctionnements au niveau de I'6du-
cation national, notamment dans la restauration scolaire. Le
K5F apporte son soutien aux travailleurs de la Guadeloupe qui
seront en greve reconductible le 14 decembre. Une mobilisation
que la Martinique a decide de ne pas suivre. Pour Jean Joel
Lamain, "e constat de la derniire grive du 26 octobre nous in-
cite a croire que les travailleurs ne sont pas encore prits pour cette
mobilisation". Cela n'empechera pas le K5F d'investir tous les
terrains de la lutte pour faire entendre la voix des salaries.


MR Bricolage: L'impasse ?


HassemDlement ae soutlen aux salaries ae Mr bricolage


Deja trois semaines que les 92 salaries de Mr Bricolage Acajou
ont entame un movement de greve pour une augmentation de
salaires. A ce jour, aucune avancee n'a ete constatee dans ce
conflict. D'un c6te, les grevistes qui reclament 70 euros d'aug-
mentation, soit 40 euros pour cette annee et 30 euros pour
2011, de I'autre une direction qui n'offre que 10 euros pour cette
annee, 16 en 2011. Parmi les autres revendications, la prime de
transport : il leur est propose 7 E a partir de juin 2011 ainsi que
3.66 /mois pour le nettoyage des habits de travail. On le com-
prend : il y a un gouffre entire les deux parties. Les salaries ju-
gent ces propositions "miprisantes au regarddes 6inefices qui
sontfaits dans fentreprise ", s'indigne Gerald Eugenie, le dele-
gue du personnel. De I'autre une direction qui s'est retranchee
en jouant sur la division des salaries. "Le group qGBHjoue sur
le pourrissement du movement, cela Con ne saurait Caccepter",
temp6te Bertrand Cambusy, le secretaire general de la CSTM.
La section syndicale denonce les manoeuvres de division des
salaries par la direction qui envoie des missives pour ceux qui


sont sous contract a duree determine leur enjoignant
de rejoindre leur poste dans un autre magasin, ce
qu'ils ont refuse de faire. Apres la manifestation de
soutien qui s'est tenue le mercredi 8 decembre der-
nier & Acajou, les manifestations de solidarity ne ces-
sent pas D'ores et deja, le K5F denonce "un
S entitement de la direction "et entend mettre la pres-
sion pour qu'une issue soit trouvee a ce conflict qui
perdure. Le collectif announce "preparer la
riposte"dans les jours prochains au c6te des salaries.
La CSTM a envoy un courier a la direction en date
du 9 decembre pour reclamer une ouverture des ne-
gociations, car seule la negociation permettra d'en
sortir, dit la central, d'autant que la direction refuse
la mediation. Va-t-on assister a une mobilisation de
grande ampleur pour faire plier le group GBH pour
qu'il revienne A la table de negociation ?
C.B 11/12/2010

P.S. : La menace d'une mobilisation general du group GBH
aurait-elle eu des efets? En tout cas durant le dernier week-
end deux seances de negociations ont eu lieu, mais pas en-
core de sortie de conflict a I'horizon. La direction a propose une
revalorisation a hauteur de 15 E pour 2010, soit 10 E en avril et
5 E en decembre. Encore insuffisant pour les salaries. La seule
avanc6e notable : la direction accepted enfin une mediation dans
ce conflict. Une proposition faite par les salaries depuis le debut
du conflict, mais toujours refusee par la direction. Les parties de-
vront choisir parmi la liste des mediateurs mise en place par
I'ARACT pour tenter de sortir de cette impasse.
Le conflict de Mr Bricolage est entree dans une autre phase ce
lundi 13 Decembre avec le blocage d'une enseigne phare du
group GBH par les grevistes, I'enseigne Renault Martinique
automobile. Ils entendent que la mediation soit mise en place
rapidement pour en finir avec ce conflict qui n'a que trop dure.
Le 13/12/2010


1V I ah 1 *cm erusi n5 P ,


iTT!ES 50CIAL






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"De nouveau combatants"


Nous avons rencontre Kevin (29 ans 3 ans dans I'entre-
prise, BTS technico commercial (bac+2) salaire
1 000.25 E) :
"Cette grave m'a permis davoir une nouvelle approche de Centre-
prise. Cela nous a montri qui sont nos patrons. Ifs nous ont de-
montri qu'une seule chose fes intiressait, que nous rapportions de
Cargent. Or, on travaille comme desforcenis pourfaire turner le
magasin. Au lieu de cela on nous recompense par 1envoi de pofi-
ciers. Malgre les tentatives de division, nous restons tris solidaires
et nous sommes determins, nous n gallonss rien (dcher. Meme sije
constate un soutien de la population qui nous apporte des vic-
tuaifes, de [argent, de la soidariti, je suis un peu dliu qu'iCne soit
pas pfus intense. Je ne suis pas syndiquu, je ne comprenais pas au-
paravant pourquoi, ify avait des graves et barrages notamment


des transporteurs. Je
comprends aujourd'hui
pourquoi on nous incite
a ne pas faire parties
dun syndicate, car sans
cela la direction aurait
continue a se servir de
nous sans nous rimune-
rer notrejuste valeur.
Ye vois a quoi cela sert
et pourquoi Is ontfait
de nous ces jeunes de
nouveau combat-
tants."


Kevin, salari6 de Mr Bricolage


Contrats aies : L'Etat sabre aans L'emploi


Les emplois aides sont des emplois utiles
Depuis quelques semaines, les associations tirent la sonnette
d'alarme. Inquietes du non-renouvellement de milliers de
contracts aides, elles sont une dizaine a s'8tre regroupees dans
le collectif des 5300 centre la precarite et I'exclusion.
Cette semaine deux rassemblements etaient organisms a la
maison des syndicats. Apres la menace de mobilisation des as-
sociations, le prefet a reagi. Dans un communique, il a expli-
que que I'enveloppe de 27 millions d'euros allouee aux contracts
aides pour 2010, 6tait epuisee. "Vne nouveCle enveloppe (...)
sera attribute d fa MWartinique en 2011". Le problem, c'est que
I'Etat a pousse a la creation de contracts depuis le debut de I'an-
nee, et que subitement les associations ont appris en allant re-
nouveler les contracts au Pl1e emploi que les robinets etaient
fermes.
Apres un silence de ceux que certain appellent "Cespolitiques",
le Conseil general dans une motion, Serge Letchimy, Louis-Jo-
seph Manscour, ont pris position en faveur du maintien des
contracts. C' est pas trop t6t, ont dO se dire les associations qui
depuis plusieurs semaines leur avaient adresse une lettre ou-
verte.
A quinze jours de la mise en oeuvre des nouveaux dispositifs,
les associations demandent des garanties: "Nous avons des in-
terrogations sur les nouveauxj contracts, a qui vont-is s'adresser ?


(Dans quelTes conditions ? Et queferons-nous des
personnel qui itaient en course de contract ? Pour-
rons-nous maintenir feurs emplois ?", ques-
tionne Rita Bonheur, president de I'Union des
femmes.

Une nouvelle mobilisation samebi 18/12
Les contracts aides baptises contract d'avenir,
contract d'accompagnement dans I'emploi...
(CAE) sont finances par I'Etat via le P81e em-
ploi. En 2011, dans le cadre de la mise en
place du Revenu de solidarity active, une par-
tie de ces contracts va disparaitre au profit du
Contrat unique d'insertion. Les subventions
pourraient diminuer, ainsi que le contingent
d'emplois.
Le collectif des 5300 appelle a de nouvelles
mobilisations cette semaine. 1I invite la population a un nou-
veau rassemblement ce samedi 18 decembre, A la Maison des
syndicats.
L.C

Des contracts kleenex victims Oe la politique
'austerite Sarkozy-Filon
L'Etat fait regulierement appel A des dispositifs de contracts
aides. Les derniers en date, en 2004, oO la majority de I'epoque
avait repondu a une conjoncture degradee. Et en 2008, le gou-
vernement declarait que les contracts aides devaient servir d'air-
bag A la crise. Dans le cadre de son plan de reliance, Nicolas
Sarkozy avait annonce la creation de 100 000 contracts aides
supplementaires venus s'ajouter aux 230 000 deja prevus dans
le project de loi de finances pour 2009. D6sormais, le president,
sous la pression de la politique d'austerite budgetaire impose
par I'Union europeenne et le FMI de Strauss-Kahn, veut sabrer
dans ces credits. Un coup de frein qui va porter un coup aux as-
sociations, qui remplissent souvent des missions d'interet pu-
blic. En Martinique, oi le taux de ch6mage est plus de deux
fois superieur A celui de la France, cette politique est criminelle.


I I' 6 Pice r eiSS e


r LUTTSu OI l


" `






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Un march# aux poissons pour tes pecheurs samaritains.


Bruno Nestor Azerot en compagnie de Claude Lise


D'ici avril 2011 "nous mettrons un term definitifd cette longuepi-
riode d'attente et a cette souffrance que vous subissezfaute de re-
connaissance", a declare le maire de Sainte-Marie, Nestor
Azerot, face aux marines pecheurs de la commune lors de la
pose de la premiere pierre du future etal de poissons. Une ce-
remonie qui s'est deroulee le mercredi 8 decembre dernier en
presence de Claude Lise, du directeur regional de la mer, Oli-
vier Mornet, du president du comite regional Rene Adhemar, et
des marines pecheurs. Les professionnels de la mer de Sainte-
Marie auront A leur disposition des outils modernes pour


conserver et ecouler leurs products. Cela va se concre-
tiser par la realisation de 8 postes de vente de products
de la mer et par la mise en place d'une machine a
glace. "C'est toute la profession de marines pecheurs, mais
igalement, ifnefaut pas les oublier, Censemble des plai-
sanciers, qui s'appritent a entrer dans une nouvelle ere,
une nouvelle dimension", s'est rejoui NestorAzerot. Pour
lui, "Plus quejamais, ce nouveloutila sa raison Ldtre. If
est le signefort, celui dun investissement dura6be a desti-
nation d'une profession qui se pose beaucoup de questions
d cause de la pollution de nos eau.". En effet, suite a I'ar-
rete d'interdiction de peche sur la zone c6tiere de
Sainte-Marie, les pecheurs et la municipality sont en at-
tente des analyses complementaires de la Direction des
services veterinaires. Soulignons que I'Etat a debloqu6
une envelope de trois millions d'euros pour les pro-
fessionnels de la mer qui seraient victims de cette decision.
Ce nouveau march au poisson et son annexe d'un montant
de 390 000 euros verront le jour grace a un partenariat finan-
cier conjoint de I'Europe, du Conseil general et de la municipa-
lite. Ce chantier ouvre une phase majeure de la modernisation
des spaces publics de la citee samaritaine, avec I'amenage-
ment du Front de mer, celui de I'Tlet de Sainte- Marie et de son
Tombolo, la rehabilitation du stade Xerces Louis, sans oublier
le programme de logements sociaux.
C.B


Colloque Paysages et biohiverite de la Caraibe et )ef fuyane :

De la reconnaissance et ae La representation bes paysages a leur ame-

nagement durable


Ce colloque s'est tenu sur le Campus de Schoelcher, plus pre-
cisement A la Faculte des Lettres et Sciences Humaines, du 7
au 9 decembre. II a ete organism conjointement par deux
groups de recherche de ladite Faculte (le GEODE et le CRIL-
LASH), en association avec I'IRD (Institut de Recherche pour le
Developpement) et la DIREN (Direction Regionale de I'Envi-
ronnement) de la Martinique, et a pu se realiser dans de bonnes
conditions grAce au concours financier de I'UAG et de collecti-
vites locales, don't le Conseil regional et la ville du Marin.
II a ete place sous le signe de I'interdisciplinarit6. Si les deux
premieres journees ont ete reservees aux geographes, aux
specialistes de I'environnement et de la biodiversity, A ceux qui
s'occupent de I'amenagement des spaces ruraux et urbains,
la troisieme a vu les chercheurs en litterature et en linguisti-
queconfronter leurs points de vue sur la representation des pay-
sages dans different pays de la Grande Caraibe.
Le colloque a ete veritablement international, avec des partici-
pants venus de la Colombie, du S&negal, du Burkina Faso, du
Cameroun, d'Espagne, des Etats-Unis, du Bresil, qui se sont
joints A ceux venus de France et de Guyane, et bien entendu
aux Martiniquais, pour changer sur ces themes si actuels et
important pour le present et I'avenir de la planete que sont la
protection du milieu natural -qu'il s'agisse de la terre, des course
d'eau ou des oceans-, I'amenagement des espaces- aussi bien
A la champagne qu'A la ville-, la recherche de semences et de


' 8 ss6^ i I I2


procedes agricoles les plus appropries au climate et aux sols tro-
picaux, etc.
Les exposes et les debats auxquels ils ont donned lieu ont ete
d'une grande richesse. Comme le requiert la tradition universi-
taire, une synthese a 6t6 faite le jeudi 9 decembre. II a et6 an-
nonce A cette occasion que les actes seront publics d'ici la fin
de I'annee 2011, ce qui implique un travail de relecture et de
correction, car les textes publics doivent etre irreprochables.
Ce type de manifestation scientifique exige une preparation ri-
goureuse, I'implication de nombreux acteurs, au primer rang
desquels se trouvent les initiateurs du colloque. Aussi convient-
il de feliciter les responsables des groups de recherche pre-
cites et tout particulierement Raphael Confiant, du CRILLASH,
et Philippe Joseph, du GEODE.
II faut preciser que Philippe Joseph, professeur des universities
depuis le ler septembre 2010, n'en est pas A son premier col-
loque reussi. En 2005, il avait en effet organism, pour le compete
du Conseil general de la Martinique, un colloque international
et pluridisciplinaire sur les "Ecosystemes forestiers des Ca-
raibes". II etait alors mattre de conferences, ce qui ne I'a pas
empeche de reunir a Fort-de-France un certain nombre de
sommites scientifiques.
Les actes dudit colloque, soigneusement corriges, ont 6et pu-
bli6s en mai 2009 chez Karthala.
M.Belrose

-1WRIP --"


[ 500iLt -I






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Centenaire de la Librairie A lexanre : "Georges Gratiant nous soutenait",

4eclare Giles Alexanbre


A I'occasion du centenaire de la librairie qui porte son nom,
Gilles Alexandre est interview par France-Antilles du 3 de-
cembre. Sa librairie est "l plus ancienne enterprise cufturel
martiniquaise. Cela merite d'6tre salute.
Gilles Alexandre explique que la librairie doit avoir "une utifitj
intellectuelle et unefonction iducative dans un pays sous-deve-
loppb". II pursuit : "Nous avons commence a distribuer a littira-
ture [atino-amiricaine, africaine, de Cisaire, Fanon, Glissant, les
fonds du )PUF, du Seuil de 9Maspiro, etc. Bref, tous fes ouvrages
qui itaient ma[vus par fe pouvoir. Nous nous sommes efforcis de
jouer avec une certain intelligence le rle d'un contre-pouvoir.
Cefut un vrai combat, qui a exigi des sacrifices personnel (au
de6ut, pendant deux ans, j'ai vicu sur le salaire de mafemme).
Nous n'avions aucun contact avec les maires de droite, alors que
par exemple cele du Lamentin et son maire Georges gratiant nous
soutenait, nous permettant de reunir 24 auteurs martiniquais au-
tour de Rfnen Minil(...)".
Gilles Alexandre ne croit pas a la disparition du livre "pour au
moins une parties de a population ". II s'interroge : qui va prendre


La Librairie Alexandre : plus ancienne entreprise culturelle martiniquaise
sa succession ? II n'est ni optimiste ni pessimiste. II est dubita-
tif. Des propositions de reprise de son site lui sont faites pour y
vendre des v6tements etc.
II est certain que I'activite de la Librairie Alexandre ne se situe
pas dans le domaine strict du mercantile. C'est pourquoi elle
m6rite le soutien de tous les combatants de la culture.


" ^ ^IV^q I


Marlene Hospice reponb a Patrick Chamoiseau sur La m6ta-Nation:

"Ne pas ajouter be La confusion a La confusion"


Patrick Cha-
moiseau, apres
son article sur
.A"Ie pkre de la
Nation" (FA
dul0O octobre
2010) que nous
avons com-
ment6 ( Justice
n' 44 du 4 no-
vembre 2010) a
lanc6 un appel
dans France-
Antilles le 17
novembre 2010
intitul6 "Dicla-
Marline Hospice
ration pour la
fMta-5Nation" lequel a 6t6 relayed dans plusieurs sites : Poli-
tiques Publiques, M6diapart, etc.
Notre camarade Maurice Belrose, apres avoir d6cortiqu6 ce
texte obscur dans Justice n* 47 du 25 novembre 2010,
conclut : "Maintenant qu'ia lanci 1idje de "mita-nation", illui
income de priciser comment ifcompte remplir cette coquiffe vide".
Voila que I'anthropologue Marlene Hospice, qui fut president
de I'Association G6n6rale des Etudiants Martiniquais (AGEM)
dans les annees 1960 notamment lors de I'affaire de I'OJAM,
prend la plume dans le meme quotidien le 26 novembre 2010
pour repondre 6 Patrick Chamoiseau.
Elle commence par considerer que Patrick Chamoiseau s'est


exprime en tant qu'intellectuel engage, c'est-a-dire "cefui qui
(..)prenden charge une cause sociale"lorsqu'il a public ses deux
articles : "Le pare de la Nation" et "Diclaration pour la Meta-
Nation".
Elle critique le concept de "souverainete optimal" pr6sent6 par
Patrick Chamoiseau qui, selon elle, "pour ne pas effaroucher Ies
9Martiniquais (..) a [a couleur et fodeur de findependance mais
qu'iln'est pas Cind6pendance". Elle discute les notions de "na-
tions natureCles" et "Etat-Nations" opposees entire elles par
Partick Chamoiseau afin de justifier la "meta-Nation". L'Etat-
Nation est qualified
par ce dernier
"d'enfermement
idfologique".
Rappelons, pour
comprendre ce
debat un peu
6sot6rique, ce
que veut dire le
pr6fixe mita".
"M9ita" est un
prefixe qui pro-
vient du grec pETd
(meta) (apr6s, au-
delA de, avec). II
exprime, tout A la
fois, la r6flexion,
Patrick Chamoiseau


.' eS Sp.,. E BS. I *,,


rSsCI#t -






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le changement, la succession, le fait d'aller au-delA, A c6te de,
entire ou avec (Wikipedia). Meta-Nation voudrait dire "apres,
au-delf ou a c6ti de la Nation".
Cependant pour Marlene Hospice, "dans tous les cas de figure
c'est le couple dialectique des deux terms Etat et Nation qui est
en action". Elle evoque notamment "fe spectacle 6ouleversant de
la Nation haitienne agonisante" don't le sort est suspend A un
geste de bienveillance des Americains, moins de cent ans
apres I'occupation americaine. Cas ou I'Etat est defaillant et la
cohesion national insuffisante.
LA MARTINIQUE AU BORD DE L'ABIME
Marlene Hospice reproche 6 note conseiller du president de
Region "Ca6sence de la society aufondement de &a nation dans sa
declaration". Elle explique que "c'est la society qui organise Ces
resources, fe d&veloppement iconomique, le partage des richesses.
C'est la sociiti qui dicrite Cordre socia(quifait que toutes [es par-
ties se tiennent ensemble". L'anthropologue'souligne que "des so-
cietisfaibles ou divisies ne peuvent pas trouver en elles le resort
de la vie commune". Or, estime- elle : "(a 9Martinique est une so-
ciit faible et divisie". Pourquoi, cela meriterait une analyse ap-
profondie.


En opposition a Patrick Chamoiseau qui en appelle a un "pere
de la Nation", Marlene Hospice affirme que "ce n'est pas un
homme supreme, quelque soit son genie, qui est capable defaire
imergerfaz vision de cette sublimation du Tout sociaf'et elle emet
I'hypothese que "peut-itre, sommes nous arrives en 9Martinique
au board de 'abime oif iln'y a d'autre espoir quefaire merger ie
contract social; cefui qui scelle Ie sort des martiniquais entire eux
comme une communaute d'intirets et non pas simplement de cul-
ture et surtout pas comme une communauti id&ologique". Proba-
blement que oui.
Sa conclusion est severe a I'egard de Patrick Chamoiseau :
'"pris [a cruise social de 2009 qui n 'ajoui que sur (esfractures et
Iesfelures de notre society, plus quejamais s'impose un grandmo-
ment danalyse et de prospective dans lequeffe role de CintelfectueC
est a minima de ne pas ajouter la confusion d la confusion".
Le PCM en appelle pour sa part 6 la constitution d'un Front
Martiniquais pour la Responsabilite, entire autres, pour
mener cette analyse et cette prospective oi les intellectuals sin-
ceres pourraient apporter leur contribution afin de tracer I'ave-
nir martiniquais.
Michel Branchi


Conseil general : Un project be budget realiste et volontariste pour

soutenir t'conomie locale


L'Etat doit 71 millions d'euros au Conseil g6n6ral
Mardi 7 decembre dernier, les elus se sont pretes 6 un exer-
cice oblige: debattre des orientations budgetaires definies par
I'executif et apporter leur contribution au project de budget pour
2011. "La Martinique va mat", a rappele d'emblee Claude Lise,
le president du Conseil general, attirant I'attention sur "despers-
pectives socio-iconomiques sombres." II fait le constat que Cette
evolution de la conjoncture economique aura forcement des
consequences sur les recettes departementales, d'autant que
les finances de I'Etat sont egalement impactees par la crise.
Dans une telle situation, I'Etat "contraint les coklectivitis territo-
riaes a participerd 'effort de redressement de ses propresfinances
en gelant ses dotations, concours et compensationsfinancieres", a
fait remarquer le president. Des marges de manoeuvres finan-
cieres reduites depuis des ann6es avec une situation social
qui ne cesse de se degrader : voilb I'equation A laquelle doit
faire face le Conseil general de la Martinique. Sans oublier une


dette de I'Etat envers la collectivite qui avoisine les 71
millions d'euros.
Face A cela, I'executif departemental a decide de pre-
senter un project de budget "rialiste et votontariste"
pour repondre aux corps de metier et participer ainsi
a la reliance de I'economie locale. Une petite embellie
tout de meme: la capacity d'autofinancement qui
s'ameliore, permettant un "effort particulier en matiere
d'emprunt"; "Ces risultats intiressants" des coots de
fonctionnement; et une fiscalite qui ne devra pas aug-
menter pour cette annee 2011.

Un buftet prkvisionne 2011 avoisinant
les 650 mitlons 'euros
Trois axes prioritaires seront mis en avant dans ce
budget 2011: 1) le enforcement de I'aide social pour
repondre a la demand, tout en maintenant I'effort sur I'aide
aux personnel agees et handicapees ;
2) I'accroissement de la politique de prevention des risques na-
turels;
3) la poursuite de I'equipement du pays pour offrir des marches
aux entreprises locales. Ce troisieme axe devra faire le lien
avec le programme d'urgence de 30 millions d'euros et les 205
operations lancees il y a trois semaides, don't pres d'une qua-
rantaine sont deja en course d'execution.
Selon Claude Lise, "face auxexigence du moment, 4a Cigne d'ac-
tion com6inant realisme et volontarisme est la seule alternative
qui vaille si on entendprendre en compete les intirts'des pCus hum-
6bes et des plus dimunis, et agir effiAacement dans le sens dun reel
diveloppement iconomique et socialde la Maartinique. "Chaque
conseiller a defendu les demands don't il souhaite la prise en
compete dans le prochain budget, au profit de sa circonscription.


I R* / iR *SSBE Bii'S.


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Si pour une majority des conseillers ces orientations tiennent la
route en gardant le cap et en evitant les derapages, ceux du
group Ensemble pour une Martinique nouvelle" (PPM et al-
lies) ne lui ont pas epargne les critiques. Ce fut le cas, entire
autres, de Rodolphe Desire, qui a juge ces orientations "mo-
roses, sans ambition", ou de Raphail Siminor pour qui "nous
passons de la resistance l[a sauvegarde. Nous sommes dans Ces
sentiers 6attus, avec despriorites trop classiques pour impufser une
politique nouvelfe afin de permettre l[a 9Martinique de sortir de
forniere". Les elus de ce group ont deplore que les orienta-
tions budgetaires ne pipent mot de la fusion des deux collecti-
vites. A ces attaques, le president du Conseil General a
repondu en mettant en avant les efforts consentis malgre les
difficulties financieres de la collectivite departementale. Le mon-
tant previsionnel du budget primitif devra s'etablir autour des
650 millions d'euros. On sera fixed le 23 decembre, lors de la
pleniere de presentation du budget proprement dit.

Deux motions aaopt6s par tes elus
A souligner que les elus ont adopted deux motions. La premiere
est relative au conflict chez Mr Bricolage. Les elus experimentt


eurs plus vives inquietudes quant a la dureti et la durie du conflict
social". Ils appellent les parties "a reprendre au plus tdt la nigo-
ciation afin d'eviter tout pourrissement de la situation."
La second a trait au non renouvellement des contracts aides
par I'Etat: "Les elus se dEclarent solidaires du veritable cri dalarme
lanc' par le monde associatif martiniquais, particulierement lese
par cette decision ./Tiennent a dinoncer une tell decision, extri-
mement pnalisante pour les departements doutre mer, confronts
a une crise economique et social d'une gravity exceptionneffe (se
traduisant, par exemple, en Martinique, par un taux de chomage
desjeunes de moins de 25 ans depassant les 61 %) ./Insistent tout
particulibrement sur lefait que, dans un teCcontexte, et en 'a6-
sence de viritables strategies globales de diveloppement, on ne peut
se passer dun important volet de contracts aides, nicessaires a la sa-
tisfaction de besoins reels de la population et au maintien de la co-
hision sociale"
Les conseillers generaux r6clament que le volume de contracts
aides (notamment de C.A.E.) prevu en 2010 soit maintenu en
2011 et disponible des le 1 er janvier 2011.


Convention legement


La region Martinique a signed le vendredi 10 decembre une
convention d'objectif avec les operateurs sociaux, la DDE, les
banques et Martinique Habitat pour accompagner les families
concernees par le volet "aide a famelioration de Cha6itat et la
construction de logement evolutifsocial". L'adhesion de la Re-
gion Martinique au Fonds de garantie de I'Habitat 6 la Marti-
nique permettra a un grand nombre de personnel demunies
de beneficier de conditions plus interessantes de pret. Des me-
sures qui s'adressent dans un premier temps en particulieraux
sinistres du cyclone Dean et aux personnel agees de plus de
65 ans, don't le niveau de pension est faible, soit pres de 700 fa-
milies. Une operation qui entire dans le cadre du plan de re-
lance regional don't pourront beneficier les petites entreprises
artisanales qui, selon la region, "pourra genirer un volant non
neglieable d'emploi dans le (BTP qui viendront concourir d notre
grande ambition de pas moins 5 000 emplois". C.B


700 families concernees dans I'immediat par la convention logement


Alfred Marie-Jeanne, pr$siaent Ou MIM

Vendredi 10 d6cembre 2010 a Riviere-Pilote lors d'une as-
sembl6e general extraordinaire 6 Riviere-Pilote, les militants
du movement Independantiste Martiniquais ont modifi6 les
status du parti pour mettre en place un autre organigramme.
Desormais, le movement sera preside par un president avec
un secr6taire general pour la mise en oeuvre de la ligne du
parti. Une modernisation de I'appareil politique du MIM enta-
mee au lendemain des elections regionales de mars dernier. II
s'agit pour le movement d'une reorganisation pour repartir a
I'assaut lors des batailles electorales mais 6galement insuffler
un souffle nouveau et preparer la relieve. Les militants ont ple-
biscit6 Alfred Marie-Jeanne en tant que president du parti,
confirmant I'approche des militants sur la place de leur leader.
Depuis 1971, date de creation du movement, Alfred Marie-
Jeanne en 6tait le secr6taire national. Le president a signifies
qu'il sera present sur tous les terrains de bataille 6 venir: can-
tonales, l6gislatives et Collectivit6 Unique. La rentr6e politique
du movement aura lieu en janvier prochain. C.B
Alfred Marie-Jeanne sera sur tous les fronts


deh 16 ViI200 n' 50 -


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Kevue Suinese News )'octobre 2010 Un nouveau cri d'alarme:

le pire est a venir bans 'immobilier et... ailleurs


La chute des logements sociaux a commence depuis 2000


Le numero du Magazine economique Business News d'oc-
tobre 2010 (N 31) est consacr6 A la crise de I'immobilier
aux Antilles-Guyane.
II announce I la Une: "La crisefait tris mar.l Eddie Marajo, le Di-
recteur de la revue, present un dossier documented annoncant
que "fepire est a venir". II rejoint en cela presque mot pour mot
I'article de Raymond Rosamond d'Antilla (11/11/2010) que
nous avons comment (Justice n 47 du 25/11/2010) et qui es-
timait que "les difficult sont devant nous"car la crise est "struc-
turelle".
Pourquoi le pire est-il 6 venir ? Parce que "e gouvernement s'ap-
prite i detruire definitivement "la defiscaCisation outre-mer" en
rognant de 10 % les diductionsfiscales lies a ce mecanisme, don't
rattrait avait etefortement riduit en 2008" (ndlr : loi Jego dite
LODEOM), advance le magazine..
Pourtant, contradictoirement, dans le dossier le Directeur de
Business News reconnaTt que "fa defiscalisation ne marchieplus
et fesprixdigringolent" car "fe systime a atteint ses limites et (...)
engendre des effects pervers majeurs".
L'edito d'Eddie Marajo titre ironiquement que "Tout est sous
contr6le".
II y ale feu : mais, tout va-tres bien Madame la Marquise
"Tout va bien auxjAntilles-Guyane (...)", crit-il. Et il enumere
tout ce qui indique le contraire : "La preuve ? Le chimage est au
plus haut. Le nom6re de tourists n'ajamais t aussi bas. On ne
construit plus de logements sociauX La consommation d'eau aug-
mente plus vite que la production. Les embouteilages n'ontjamais
ete aussi nombreu(. Les terres agricoles sont pofluies par fa chlo-
redicone. La criminali'tfait des bonds. L 'immigration clandestine
atteint des sommets. La speculation immobifire a entraini un vrai
disastre iconomique. Lafuite des cerveauxa repris de plus belfe.
La consommation des manages s'estfortement repfiie. Les coflec-
tivitis locales sont en situation de cessation de pavement. Les in-
vestissementsproductifs sont renvoyis auxcalendesgrecques. Lks
interdits bancaires et les criances douteuses 6attent des records

Le Directeur de Business News pursuit son inventaire 6 la
Pr6vert : "(...) Le traffic et la consommation de drogue sont en
forte croissance. La pauvreti des populations s'est nettement ac-
crue au course des dernieres annies. Les criches et Ces maisons de
retraitefont crueflement defaut. Et celes qui extent sont enfail-


--- Il


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"4


F_ Page El I ','S


lite potentiefle. Le taux iffitrisme est deuxois plus ilevi chez
nous qu'en France hexagonae. 15 % des salaries antilfo-guyanais
touchent le SMIC(ndTr: ifs sont 23 % en rialiti), ifs ne sont que 6
% en France hieagonaCe. L 'chec scolaire touche entire 25 % et 50
% desjeunes qui sortent du systime scolaire sans dipf6me ni qua-
fification (..)".
Apres cette description d'un pays en crise global qui fait pen-
ser a nos articles Justice, a ceci pres qu'il ne mentionne pas
I'explosion de profits de ces dernieres annees attestee par celle
du nombre de redevables a I'ISF (imp6t de solidarity sur la for-
tune) en Martinique et signalee par le Pr Olivier Sudrie de la
Ste DME travaillant pour la Chambre de commerce. Le pays
sombre et tout va tries bien Madame la Marquise.
Eddie Marajo en vient 6 son propos veritable.
Et de denoncer la diminution de 10 % de "Cattractiviti"de la
defiscalisation dans les DOM. Et de demander par derision si
une baisse de 15 % des deductions fiscales ne serait pas "plus
appropriate Une defiscalisation don't il a plus haut fustige un
effet pervers majeur: la speculation immobiliere qui a entrafne
"un vrai disastre iconomique". Aller comprendre...

Annee 2000, annee charniere de la chute
Dans le dossier sur I'immobilier, on trouve d'excellents tableaux
sur les prix des loyers et les prix de vente des appartements,
des villas, de terrains constructibles ainsi que les statistiques de
logements autorises en 2008, 2009 et 6 premiers mois de 2010.
On apprend que la chute de production de logements sociaux
et I'acceleration du rythme de la hausse des prix du foncier da-
tent de I'annee 2000, annee charniere, en liaison avec la de-
fiscalisation.
Business News ecrit cette appreciation qui vaut son pesant de
speculation : "Mime fesprofessic nnefs du BP reconnaissent que
le systeme (ndTr: de Ia difiscalisation) a atteint ses limites et qu'if
engendre des effects pervers majeurs, don't les consequences pour-
raient etre dramatiques pour industries de Ia construction dans
son ensemble". Les prix degringolent sur les deux dernieres an-
nees : loyers d'appartements neufs (moins 20 %), maisons
neuves (20 6 26 % de baisse), appartements neufs A I'achat
(moins 20 6 moins 35 %). Seul secteur epargne : le march du
terrain constructible pour villa. "C'est normal, sur une ife oii la
terre est une vraie valeur refuge", commentent les auteurs du
dossier sous la direction d'Eddy Marajo. Mais pour combien de
temps, se demand la revue ?
Bien sOr, les professionnels de I'immobilier defendent leurs in-
terets. Mais la reality et le caractere general et structure de la
cruise ne peuvent 6tre passes sous silence.
Conclusion ? "Les professionnefs du BTPpridisent une annie
2011 catastrophique, apris une annie 2010 noire. Ce n'est proba-
blement pas de la surench~re : un nouveau mitier est ne dans le
secteur du BTP: loueur de terrain pour stockagede grues et de ca-
mion-toupie".
O~ est passe le plan de relance d'urgence regional ?
Tous les facteurs de crise se cumulent pour montrer que la Mar-
tinique est en train de couler.
II est urgent de changer de cap.
Michel Branchi


I CONO M/I






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Louis-Felix Ozier-Lafontaine : "L'urgence est b'agir tres fortement sur

la prevention"


Louis-Felix Ozier-Lafontaine est sociologue. Depuis qua-
rante ans il s'interesse aux phenomenes de delinquance.
Selon lui, la Martinique pourrait devenir une soci6t6 invi-
vable. II consider que la monte des violence est d'au-
tant plus inquietante que les r6ponses apportees sont
inadaptees.

Justice : Partout on dit que la violence augment
Louis-Felix Ozier-Lafontaine : Je partage ce ressenti dans la
measure oi il est fond6 sur un accroissement numerique des
phenomenes, en particulier les plus violent comme les meur-
tres et les agressions physiques. Ces actes sont la cons6-
quence de la hausse des incivilites ces dernieres annees, mais
aussi d'une violence plus large. II y a une montee croissante
du nombre, de la gravity des phenomenes de violence et une
saturation des Martiniquais par rapport a ces phenomenes.

J : Avez-vous vu venir cette situation ?
L-F O-L : Personnellement depuis 1970 j'ai fait une etude sur
la delinquance juvenile en Martinique et au debut des annees
80 avecAndr6 Lucr6ce nous avons sign une reflexion publi6e
dans France-Antilles, intitulee "Agir avant qu'il ne soit trop
tard ".

J : Est-il trop tard pour agir ?
L-F O-L : Je pense qu'il est trop tard pour rattraper une grande
parties des phenomenes, mais il n'est pas trop tard pour agir.
L'urgence est d'agir tres fortement sur la prevention. Car il y a
une violence apparent tr6s forte mais aussi un potential qui
vient en arriere et qui est tout aussi fort. Dans mon livre sur
I'analyse de la gr6ve de fevrier mars 2009, je dis que nous al-
Ions vers une society invivable.
"Lesformes de violence s'identifient au mod'eeiAfro-americain-ja-
maicain ".

J : Votre discours n'est-il pas un peu excessif, ou provo-
cateur?
L-F O-L: Je ne le crois pas du tout. D'abord nous sommes une
petite society, qui est concentree, avec une forte density de po-
pulation. Or les formes de la violence s'identifient au module
Afro-americain-jamai'cain, et des zones entieres de la Ja-
ma'que sont invivables. Ce sont des zones dominoes par la vio-
lence oi les regles sociales ne s'appliquent pas. Ce n'est pas
une vue de I'esprit, s'il n'y a plus de maitrise d'un certain nom-
bre de phenomenes, c'est ce qui va arriver egalement en Mar-
tinique.

J : Comment analysez-vous les chiffres de la d6linquance,
regulierement publics ?
L-F O-L : II faut faire tres attention aux chiffres de la delin-
quance. Nous avons le chiffre connu et le chiffre noir qui re-
presente a peu pros 2/3 des ph6nomenes de violence. Ce n'est
pas que la police manipule les chiffres, mais ii y a un certain
nombre de personnel qui ne portent pas plainte.

J : Les gens se tournent davantage vers la justice, ce qui
contribute aussi a hausser les chiffres...
L-F O-L : C'est un phenom6ne reel, avec la montee de I'exas-
peration quant a I'insecurite, mais qui n'influence que petite-
ment les chiffres. Mais les problems sont reels, il y a cinq ans


on n'abattait pas les gens aussi facilement. Les modalit6s tech-
niques de la violence ont change, les tentatives sont radicales.
II y a une aggravation aussi bien quantitative que qualitative.

J : Vous parlez de I'appropriation par les jeunes du module
afro-americain-jamaicain
L-F O-L : Ce module fait parties des modules de la mondialisa-
tion. II est done plus fort, car il a des vehicules de diffusion qui
sont surpuissants par le biais des m6dias. Ce qui n'a rien de
comparable avec d'autres modules. Les jeunes s'identifient 6
ces modules et les reproduisent par mimetisme. D'ailleurs dans
I'ensemble des societies de la CaraTbe et meme & Cuba les
jeunes reproduisent aussi ce module.

"Nous avons commencee e vivre bepuis quelques
ann es les inconvenients majeurs
extr6mement burs be cette precarisation"
J : La socialisation des jeunes et la construction de leur
identity sont plus compliqu6es que pour leurs parents ?
L-F O-L : Si nous prenons la definition la plus simple de la so-
cialisation, c'est la mise en oeuvre de conditions permettant aux
individus dans une society de construire leur propre identity
personnelle. Pour comprendre, il faut savoir qu'une soci6te a un
system de reference qui permet aux adults de transmettre la
socialisation et qui permet aux jeunes de s'identifier 6 des mo-
deles.
Done ces conditions-la existent comme dans toute society, le
probl6me c'est que nous avons connu deux grands mouve-
ments dans I'histoire qui ont complique la construction de I'iden-
tite. Le premier movement est intervenu avec la
departementalisation. Nous avions alors deux modules: le mo-
dele endogene antillais et en face le module frangais. C'etait
I'assimilation et nous nous en sommes plutot bien sortis. Dans
les annees 80, comme dans toutes les soci6tes du monde,
nous avons requ un troisieme module issu de la mondialisation.
Avec ces trois systems de references, il y a des enfants qui ne
sont pas arrives.


jeudi'16 Picewbref W wt 0 Pg I


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J : Pourquoi ?
L-F O-L: Parce qu'il se trouve que parallelement a la construc-
tion de la socialisation il y a aussi un processus d'integration
Bconomique par I'emploi. Or depuis les annees 70, nous avons
un ch6mage de longue duree qui est monte en puissance. II y
a des families dans lesquelles les parents n'ont jamais travaille.
Autrement dit, il n'y a pas eu non plus d'accumulation de po-
tentiel chez les parents pour leur permettre de faire de la me-
diation pour que leurs enfants d6passent cette difficult, ils n'ont
pas reussi A clever leurs enfants, a faire ce triple movement
cognitif que beaucoup d'enfants arrivent 6 faire. La grande ma-
jorit6 des Martiniquais passent de I'un a I'autre module sans
problem.

J : Mais ceux qui n'y parviennent et ont recours a la vio-
lence sont une minority tries visible...
L-F O-L : J'estime que 8 a 10 000 jeunes ne parviennent pas
a realiser ce processus de socialisation et de construction
d'identite. Si vous voyez les jeunes qui sont debout dans les
bourgs, ce sont des jeunes qui ont vraiment de grandes diffi-
cultes socio-cognitives d'adaptation a la society. Quand le pa-
rent lui-meme est dans la.,difficulte, la precarite et qu'il ne
remplit pas son r6le de mediation, I'enfant ne peut pas integrer
les systems de reference.
Nous avons eu une accumulation de jeunes femmes, don't non
seulement le parent a ete seul a clever ses enfants, mais qui en
plus sont issues de ce premier movement d'accroissement de
la pr6carite que nous connaissons depuis les annees 70. Nous
avons commence A vivre depuis quelques annees les incon-
venients majeurs extremement durs de cette precarisation, qui
a accouche de construction d'identites d'enfants un peu dis-
harmoniques.

J : Qu'est-ce-qui le plus souvent va declencher le passage
A I'acte ?
L-F O-L: Le probl6me c'est que nous avons dressed un tableau
socio-cognitif global du jeune qui a du mal a faire la part des
choses. Mais a I'interieur de cela il y a beaucoup de nuances,
de hierarchies. II y en a qui sont resigns avec un sentiment
d'echec tres fort, d'autres ont envie de s'en sortir et il y en a
aussi qui ont la rage centre leur famille, et tout leur environne-
ment, ces jeunes Ia sont capable de tuer. Sur ce tableau socio-
cognitif, ces jeunes ont accapare une contre-culture dans
laquelle ils baignent, qui leur permit de vivre leur defectuosit6
de socialisation et qui leur permet de vivre dans un autre
monde. Cette contre-culture de la desherence est aussi liee a
une economic informelle, tries souvent du petit traffic. Ces
jeunes se retrouvent confronts A la consommation de drogues
et d'alcool. II serait interessant d'avoir une etude sur les condi-
tions dans lesquelles ces jeunes sont passes a I'acte. Mais je
suis sOr d'une chose : ils etaient souvent en situation d'alcooli-
sation, et de consommation de products illicites, ce qui fait que
finalement ils n'ont aucune maitrise.

J : L'ecole et la famille n'ont pas eu de prise sur ces
jeunes;que fair ?
L-F O-L : Ils n'ont aucune maTtrise et personnel n'a pu avoir de
maitrise sur eux la repression ne semble pas fonctionner non
plus. Bien-sOr que cette reponse n'est pas adequate. Mais
d'abord disons bien que la repression, ou plut6t le contr6le so-
cial par la police et la justice, est indispensable. Surtout en
terms de dissuasion, et aussi pour le jeune lui-meme qui a
commis une infraction c'est important qu'il soit sanctionne pour
s'en sortir. Mais en meme temps il faut dire qu'une politique de
repression globalement n'a une efficacite que tres relative. Cela


nous ramene a deux politiques necessaires : Une qui relieve du
traitement du phenomene et une autre indispensable si on veut
sevrer le phenomene, c'est la prevention. II faut notamment de-
tecter les phenomenes de fagon precoce afin d'assurer un suivi
puis I'insertion des personnel. A c8t6 de 9a 6videmment, une
politique de repression, que je prefere appeler contr6le social.

J : Detecter les phenomenes de fagon precoce, c'est-a- dire ?
L-F O-L : C'est tres simple, j'entends un tas de gens me parler
de plan jeune... Mais la prevention precoce, c'est d'abord re-
perer dans les 6coles ces enfants qui ne vont pas bien. II faut
done s'occuper d'eux serieusement. Nous avons des Centres
medico-psycho-pedagogiques qui voient en gros 500 enfants,
mais on est deborde par la demand, il faudrait doubler les ca-
pacites de prise en charge. Ce sont des ferments d'enfants qui
ont beaucoup de mal 6 faire la construction de leur identity, et
qui risquent d'etre de plus en plus en d6crochage.

"Aucune bes solutions prkconis#es no correspond
Sce qu'i faut fair"

J : Avez-vous d6ja ete contacted par des politiques pour
mettre en oeuvre vos idees ?
L-F O-L : Je vais vous dire une chose, j'ai une experience de
40 ans dans ce domaine. J'ai travaille dans les banlieues de
Fort-de-France, j'ai vu naTtre les phenomenes de delinquance
et je connais parfaitement ces movements depuis 40 ans et
j'ai aussi travaill sur les nouveaux aspects de ce phenomene.
J'ai une connaissance intime de ces jeunes IA. Je n'ai jamais
ete sollicite par aucune autorite publique sur ce phenomene.
On ne me demand pas, alors je ne vais pas m'imposer. Mais
je suis tres malheureux de 9a.

J : Que pensez-vous des reponses donnees par les pou-
voirs publics aux problems de cette jeunesse en marge ?
L-F O-L: Aucune des solutions preconisees, meme les plus re-
centes, ne corresponde A ce qu'il faut faire. II y a deja des
moyens disponibles, et il y en a beaucoup. Mais rien de ce qui
est fait maintenant n'est adequat. Beaucoup d'institutions qui
travaillent pour traiter les problems d'insertion des jeunes, ne
touchent pas les jeunes. Dans une enquete sur une zone don-
nee, j'ai interroge des jeunes. II y a autour d'eux, dans un p6ri-
metre de 10 km des institutions qui sont faites pour eux. Ils ne
les connaissent meme pas... Ce qui les caracterise, c'est qu'ils
sont incapables d'avoir I'information, le r6le de ces institutions
serait justement d'aller au contact de ces jeunes.
II y a encore 70 % de ces jeunes en desherence qui sont encore
en demand de quelque chose. C'est notre chance. Dans les
banlieues frangaises, ce chiffre est d'6 peine 40 %. C'est-6-dire
que plus le phenomene va se cristalliser, moins les jeunes vont
6tre en demand. Ils seront en rupture et nous pouvons meme
dire en refus. Je suis meme etonne, je ne comprends pas la re-
ponse de la society. Je ne vois pas d'initiative.

J : C'est grave ce que vous dites...
L-F O-L : J'integre dans ce phenomene le deni societal. Je ne
veux pas trop en parler pour qu'on ne dise pas que je veux ag-
graver les choses.
Je suis doublement inquiet. D'abord de voir la passivity par rap-
port a ce ph6nomene. Je frequente les jeunes, et je vous dis
qu'il y a de quoi avoir de grandes inquietudes, etje connais les
moins dangereux II ne s'agit pas d'inventer de la crainte, vous
n'avez qu'A voir avec quelle facility ces jeunes degainent ou
sortent un couteau.


* Propos recueillis par L.C


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Claube Beltanger, Procureur ae la Republique: "La violence risque

ae boubter aans bix ans"


Justice : Les chiffres de la delinquance sont en encore en
hausse cette annee...
Claude Bellanger : Ce qui augmente de maniere preoccu-
pante, c'est les violence, puisque c'est plus 9 a 10% par an
depuis plusieurs annees et mois apres mois on constate qu'on
a la m&me evolution. Autre donnee interessante, c'est une aug-
mentation de 30% des violence commises par les filles. Cela
reste des petits chiffres, mais cela revele tout de m6me une
tendance. Les violence crapuleuses, lies 6 un vol par example,
augmentent beaucoup moins que les violence non-crapu-
leuses, qui sont des violence gratuites ou des reglements de
compete entire bandes. D'aprBs les donnees, on a un taux de
meurtre cinq fois superieur 6 la moyenne national. Et pour les
violence non-crapuleuses, c'est tres clair: il y a quatorze actes
pour 1000 habitants, alors qu'en moyenne national c'est sept.
La aussi il faut temperer, car dans la moyenne national il y a
aussi des departments paisibles, ruraux oi il va y avoir peu de
delinquance, et dans d'autres 9a va etre le contraire. La hausse
reste preocc'upante, parce que 9a veut dire que la violence
risque de doubler dans 10 ans.

J : Pourquoi ?
C.B : II y a plusieurs causes. Certains disent que c'est parce
qu'il y a une meilleure revelation des faits, que les victims he-
sitent moins a porter plainte. C'est une hypothese. Mais ce qui
augmente de maniere certain, c'est les violence entire bandes
avec des armes et des changes de coups de feu et aussi le
nombre de morts qui a double entire 2009 et 2010 (ndlr: souli-
gne par nous). C'est preoccupant. Moi mon discours, c'est de
dire que nous on est en bout de chaine, on est malheureuse-
ment en train de comptabiliser les degAts, mais cette violence
ne nait pas de rien, mais d'un processus. C'est pas un scoop
que je veux donner en vous disant que c'est lie I'evolution de
la structure familiale, a des lacunes educatives, a 'revolution
des modes de vies. Quand on nous amene des jeunes de 17
ans d6ej en phase de delinquance, on va etre au niveau de la
sanction, de I'education.

J : Avez-vous une idee du rapport entire les chiffres de la
delinquance et la delinquance reelle ?
C.B : On ne peut pas le savoir. II y a beaucoup de choses. Des
gens qui ne veulent pas deposer plainte, et il y a aussi des rai-
sons statistiques oO des services vont etre plus reticents que
d'autres A enregistrer des plaintes pour ne pas majorer les chif-
fres. II y a quelque chose dans les commissariats ce qui s'ap-
pelle main courante qui permet de ne pas enregistrer de
plaintes. Si on les regarded de pres, elles ne relevent pas toutes
du penal mais il y aussi des violence qui passent A la trappe.
J : Quelle est la reponse de la justice en Martinique ?
C.B : La justice a des reponses qui sont les plus fines possibles
en pregnant en compete les antecedents de la personnel et ses
chances de reinsertion. Si ce sont des actes gravissimes,
comme un meurtre, 9a risque d'etre la prison. Sinon il y a aussi
des alternatives a la prison. On fait beaucoup ce qu'on appelle
la reparation, qui est une measure specifique pour les mineurs et
qui ne sont pas inscrites au easier judiciaire. Alors ce ne sera
pas d'aller travailler chez la victim mais une sorte de r6para-
tion qui peut etre faite sous forme de stage, ou de measures edu-
catives. Vers 17 ou 18 ans il y a aussi les travaux d'interet
general.


Claude Bellanger, Procureur de la Rdpublique


"Nous sommes en capacity be juler 25% bes auteurs
b'affaires tlucibdes"

J : Quelle est votre marge de manoeuvre ?
C.B : D'abord par le taux de comparution immediate, qui est la
reponse lourde pour les delits, qui est le double de la moyenne
national. On a environ 500 comparutions immediates par an
qui concernent 700 personnel. Elles sont traduites menottes
aux poignets, 48 heures au plus tard apres leur interpellation.
On adapte ce qui existe, et il y a des dispositifs legislatifs qu'on
doit appliquer. Par example, c'est la PJJ qui met en oeuvre la
mediation-reparation II y a une volont6 de rendre ces measures
effective. Entre la poursuite devant un juge pour enfants qui va
aboutir 6 du sursis, et le classement sans suite ou le rappel 6
I'ordre qui une admonestation un peu legere, c'est bien d'avoir
d'autres measures de ce type. Tout ne doit pas passer devant
un juge. De toute fagon I'economie du system judiciaire ne le
permet pas. II y a un rapport qui conclut que nous sommes en
capacity de juger 25 % des auteurs d'affaires elucidees. La jus-
tice fait ce qu'elle peut, avec les moyens qu'elle a. En correc-
tionnelle, on ne peut rendre que 2 500 jugements par an, pour
le reste il faut trouver d'autres solutions. DejA le delai de convo-
cation est de presque de 18 mois, alors si je devais poursuivre
tout-le-monde, on donnerait des convocations pour comparal-
tre dans quatre ou cinq ans.

J : Quel est le taux de recidive ?
C.B : Ici, ce que je peux vous dire, c'est que nous avons un
taux de recidive qui est fort. Par centre on applique des peines
planchers, ce sont des peines minimales en cas de recidive que
le juge peut neanmoins carter. Mais globalement le taux d'ap-
plication de ces peines est important.

J : En novembre, le prefet organisait une grande reunion
pour traiter de la violence et mettre un plan sur pied. O~


IF S II I VSW SS It


E


P 1 /








en Otes-vous ?
C.B : Le plan contre la violence ? Je crois que la chose impor-
tante pour I'instant c'est de faire comprendre aux gens que la
violence concern tout-le-monde. Ce n'est pas que I'affaire de
la justice et des policies. S'il y a des problems 6ducatifs a la
base, on ne peut pas s'en remettre aux autres. II y a le role des
parents, et aussi I'education national en mettant en place des
classes relais... Mais la question de la violence d6passe lar-
gement tout cela. Tout-le-monde r6fl6chit d6ja.
Propos recueillis par L.C


Yolaine Tinerac, educatrice spicialiee : "On nous bemanbe be reponbre

a bes bonnees a partir 'un schema be society qui n'existe plus"


De gauche A droite Yolaine Tinbrac, Arthur Labat et Marie-Jeanne Hardy-
L'association departementale d'aide aux families et d'ac-
tion educative (ADAFAE) existe depuis quarante cinq ans.
Elle propose des activities culturelles et d'insertion, et elle
va egalement a la rencontre d'un public dit difficile. Trois
des 6ducateurs specialists de cette association ont par-
tage avec nous leur regard sur la jeunesse et I'evolution
des phenomenes de violence chez nous. Conversation.

Justice : Avant de parler de violence, pouvez-vous expli-
quer ce qui caracterise votre metier ?
Yolaine Tin6rac (Y.T) : Nous avons une formation et une pra-
tique qui nous ont permis d'acqu6rir des reflexes pour percevoir
chez I'individu des attitudes que quelqu'un d'autre ne va pas
forc6ment percevoir. Notre formation nous permet en plus de
rep6rer les difficulties des personnel avec beaucoup de
nuances. Par example, pourquoi y a-t- il tant de probl6mes a
I'6cole entire les 61eves et les professeurs ? C'est parce que ce
dernier suppose que I'enfant a une attitude ordinaire alors que
cet enfant est d6jA mal. Mais il ne peut pas le percevoir car il n'a
pas requ la formation p6dagogique qui lui permettrait de le faire.
C'est notre travail, a I'Adafae nous rencontrons toutes sortes
de personnel mais notre cible ce sont les personnel en grande
difficult, qui se mettent en danger et qui mettent la soci6t6 et
I'autorite en danger.

J : Quel est votre regard de travailleur de terrain sur les
violence ? Beaucoup s'alarment et font le constat que la
society est plus violent, qu'en pensez-vous ?
Marie-Jeanne Hardy-Dessources (MJ.HD): C'est une grande


question. On parle de violence, mais
personnel ne peut prouver aujourd'hui
que la soci6t6 martiniquaise est plus vio-
Slente qu'il y a quarante ans. Le France-
Antilles avait invent une equation du
Si lundi matin apres les f6tes patronales :
coutelas + rhum = crime. II y avait cette
forme de violence. Maintenant il y en a
d'autres, qui peut-6tre choquent plus, et
S en particulier quand cette violence est le
fait de tres jeunes gens. Mais ii faut ana-
lyser un peu et ne pas faire comme si
brusquement il y avait un cyclone vio-
lence qui avait touched la Martinique. Ce
qui aggrave la situation, c'est le port
d'armes et cela aggrave terriblement I'is-
sue des combats. Car en reality les
jeunes gens se sont toujours battus, et
Dessources 9a fait meme parties des rituels. Les so-
ci6t6s traditionnelles organisent ces rites.
II faut aussi prendre en compete le ressentiment d'un certain
nombre de jeunes, I'absence de perspectives et le probl6me
de I'estime de soi. Car nous vivons dans une society tres deni-
grante.

J : II y a aussi une grande incomprehension des raisons
qui poussent des jeunes B passer A I'acte, elles paraissent
parfois futiles non ?
Y.T : Peut-on mesurer la souffrance de quelqu'un ? Quand
quelqu'un se sent d6nigr6 en permanence, par ses parents, ses
voisins... Un moment 9a eclate. Ce qui me parait inexact, c'est
de dire que les motifs sont futiles. Comment peut-on qualifier
cela de futile, la personnel qui reagit s'est forcement sentie trbs
atteinte et je crois que cet aspect devrait 6tre 6tudie. II y a un
grand vide affectif, et ces jeunes ont tres peu de mots pour ex-
primer leurs affaires. Ils les agencent comme ils peuvent mais
au bout d'un moment ils n'en peuvent plus.

J : Je vais vous provoquer un peu peut-6tre, mais n'est-ce
pas un discours un peu permissif ?
Y.T : Ce n'est pas etre permissif, c'est 6tre dans le reel et pas
dans un schema oC on ne fait que brimer. Je suis dans une rea-
lit6 oO je vois des gens en grande souffrance. Ils n'ont pas d'au-
tres r6ponses que cette violence, ils vont 6 la facility. D'autant
que c'est tres facile pour eux de se procurer une arme. On nous
demand de r6pondre a des donnees a partir d'un schema de
soci6t6 qui ri'existe plus.
Les jeunes que nous voyons sont dans des families oO il y a
plusieurs g6n6rations. Le petit voit le grand prendre son joint


r I I I I ',,.


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Homicides: Plus qu'en 2009 mais moins qu'en 2007
Nb d'homicides Nb de tentatives d'homicides
2006 23 19
2007 22 26
2008 15 14
2009 11 28
2010(au10/12) 20 27


[ /fR VILENE$






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des le matin, et sortir avec son couteau. Comment va-t-il rea-
gir s'il n'y a pas de reaction du parent qui est lui-m6me de-
passe. De son c6te, I'ecole a plut6t peur, car il n'y a aucune
proposition pour apaiser le system a part les agents de pre-
vention et de mediation. II faut que les jeunes, les parents et
les enseignants se rencontrent pour discuter de ce qui ne va
pas, mais pas de maniere repressive. II faut un climate ou les
gens puissent se parler et un encadrement suffisant.

J : L'6cole n'est pas epargnee par ces violence, et ne par-
vient pas a combler les lacunes educatives des families...
MJ.HD : L'ecole etait un lieu sacralise. Les parents acceptaient
tout ce que disait le maTtre, il y avait un grand respect. Rentrer
A I'ecole et acceder au lycee etait un signe de reussite social.
La valeur integrative en matiere d'emploi de l'ecole est tombee.
Cela demeure le lieu de socialisation par excellence, mais elle
est devenue la machine A stigmatiser. Ceux qui sont en echec
scolaire auront A subir ce stigmate tres longtemps, d'autant que
leurs parents sont aussi stigmatis6s. Quand on voit les parents
surgir avec violence dans I'6cole, c'est souvent qu'ils en ont
dejA gros sur la patate. Ils ont la haine de cette cole, qu'ils
transmettent. L'ecole n'a pas pris conscience de son r6le de so-
cialisation pour tous et demeure un lieu oC on demand aux
enfants d'etre performants.

J : Que pensez-vous de la reponse de I'Etat A ces ques-
tions de violence ?
Labat : La politique de I'Etat, c'est le tout securitaire, tolerance
zero. Quand il y a un problem on envoie la police. Mais pour
pr6venir la violence il faut creer des endroits qui vont permet-
tre de tisser du lien social. II faut travailler en amount, avec plus
d'educateurs specialists, il en faut aussi dans les ecoles.
Y.T : II me semble que la mise en evidence de ces problems
de delinquance chez les jeunes, c'est une diversion pour eviter
de voir le fond du problem qui n'a pas ete compris. On ne peut
done pas le traiter. II y a le positionnement au monde : I'enfant
qui mene une scolarite normal, c'est parce qu'il a adopted des


postures qu'on lui a indiquee dans son education. Les autres
qui n'ont pas integre ces postures, quand ils sont traits d'im-
beciles a longueur de journee, oO qu'on leur montre a longueur
de journee qu'ils ne sont rien. Pour eux, par la violence, ils mon-
trent qu'ils sont quelque chose.
MJ.H.D : Les institutions doivent permettre d'encadrer les en-
fants qui sont en manque d'encadrement. Nous nous occupons
insuffisamment des jeunes. Alors quand on dit qu'ils n'ont pas
reperes, c'est une evidence. Mais pourquoi ? Ces reperes ne
s'achetent pas au magasin Cela s'acquiert petit A petit dans un
encadrement
II faut rappeler aussi qu'il y a une evolution de la society. On est
passe d'une society communautaire oi la prise en charge des
enfants 6tait collective. II y avait un controle social fort, ce qui
n'avait pas que des qualities et couvrait aussi beaucoup de vio-
lences notamment dans les families. Mais I'enfant etait cadre.

J : Que vous disent les jeunes que vous rencontrez dans
les coins des rues ou au pied des immeubles ?
MJ.H.D : R6cemment j'etais A la cite la Meynard, je discutais
avec trois jeunes qui 6taient dans une cage d'escalier A 10
heures du matin avec de gros petards. Je leur ai demanded un
moment s'ils s'ennuyaient et ils m'ont franchement repondu :
Oui madame L'epaisseur, la violence de cet ennui... Ils ont
quitt6 le college sans rien, an lanmen douvan, an lanmen dewe.
Ils n'ont rien a faire et ga les detruit. Pour se faire reconnaitre,
ils passent a I'acte. Meme eux ont un ego et ont besoin de se
sentir quelqu'un. En donnant un coup de fusil, ils font irruption
dans I'actualite, ils sont reconnus.
De quoi parlent-ils ? Des prospectus de publicity qui arrivent
en masse dans les boites & lettres. Si dans votre vie vous avez
d'autres choses qui vous procurent un epanouissement, vous
pouvez vous passer de ces biens, mais si vous n'avez rien
d'autre, vous allez revez chaque jour de quelque chose impos-
sible a atteindre.
Propos recueillis par L.C


Patrick londel, educateur specialist la protection judiciaire de la jeunese :

"Its arrivent ae plus enjeunes et ae plus en plus violent"


La Protection Judiciaire de la Jeunesse(PJJ) est la struc-
ture qui met en oeuvre des measures 6ducatives et penales
pour les mineurs, a la demand de la justice. Elle dispose
d'une unite educative d'activites de jour (UEAJ), d'un eta-
blissement de placement educatif (EPE) et d'6ducateurs
dans la prison.

Justice : Vous 6tes 6ducateur A I'unit6 6ducative d'activit6s
de jour, comment travaillez-vous avec les jeunes ?
Patrick Blondel : Nous mettons en place des activities qui ser-
vent de media a la fois pour apprendre A connaitre les jeunes,
etre dans une demarche de socialisation mais aussi dans un
objectif de preparer leur insertion professionnelle. Nous faisons
de I'insertion social et professionnelle. II y a un travail de so-
cialisation, de rappel A la loi et un travail sur le project profes-
sionnel.

J : Comment les jeunes sont-ils en arrivant dans votre ser-
vice?
P.B : Ce sont des jeunes qui arrivent chez nous dans une si-
tuation de grande marginality, en rupture de tout, de valeurs, de
reperes... II y a necessity de faire un travail prealable avec eux
pour qu'ils soient suffisamment prepares pour aller vers les dis-


positifs de droit commun, tels que les missions locales, les or-
ganismes de formation, les entreprises...
Nous recevons des jeunes d'au moins 16 ans, car avant ils sont
toujours dans I'obligation d'etre scolarises. On s'apergoit que,
malgre leur Age, ils ont ete en rupture scolaire des I'Age de 13
ans et leur niveau n'est souvent pas plus eleven que celui d'un
enfant du CM2, et certain savent A peine lire et ecrire. Nous en
avons qui ont un parcours de plusieurs foyers, et institutions.
Ils sont dans des comportements A risque A tous les niveaux.
Bien souvent ils sont en conflict avec leur famille ou avec leur
environnement. En general au niveau de la sante aussi il faut
tout recommencer.

"It y a be nouvetles probltmatiques
qui nous kchappent"

J : Constatez-vous une augmentation du nombre de jeunes
regus dans vos services ?
P.B : Oui, on ne va pas se mentir, il y a de plus en plus de
jeunes qui sont en difficult. Ils arrivent de plus en plus jeunes
et sont de plus en plus violent. Chose nouvelle, il y a beau-
coup de problematiques qui nous echappent, qui ne relevent


. 6 P be 20'0 Page 75 ,


P#1Il VILNE I






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Patrick Blondel, Educateur sp6cialise


pas de l'educatif. On fait face 6 des comportements qui neces-
siteraient avant tout des soins. Le grand problem c'est qu'il y
a tries peu de structures adaptees pour la prise en charge psy-
chologique des jeunes.
Pratiquement tous les jeunes qui viennent ici consomment du
cannabis, alors qu'avant on en avait quelques-uns qui n'y tou-
chaient pas. Et il y a beaucoup plus de violence.

J : Tout le travail educatif est a faire...
P.B : Dans leur quotidien, ces jeunes evoluent dans un envi-
ronnement tres violent. Ils n'ont pas du tout les memes reperes
que nous.
II y a des choses qui nous paraissent aller de soi, mais pour
eux pas du tout. C'est 16 la difficult, car on a la volonte de leur
faire integrer les normes de la society et on s'apergoit qu'ils
n'ont pas du tout ces reperes-la, et qu'ils en sont tries eloignes.
Ils nous regardent comme des extra-terrestres. II y a des va-
leurs qui n'ont aucun sens pour eux. Comme le travail. Pour
eux, le travail c'est le job, faire du trafic... Ce sont des gamins
qui n'ont pas appris a rover, qui n'ont pas de desir. Alors si on
leur demand ce qu'ils veulent faire, ils recitent les memes
schemas. Ils ne revent pas et n'arrivent pas A envisager autre
chose.
Propos recueillis par L.C


Initiative centre la violence au Robert


"Le mal-itre et Cexplosion social quifrappent notrepays nepour-
ront s'arreterque si nous agissons ensemble au deli de toutes nos
differences". C'est A partir de ce constat que quelques asso-
ciations robertines ont decide d'agir concretement sur le ter-
rain. Ce collectif d'associations culturelles, religieuses,
politiques ( Kyos Ia, federation Adventiste, UFM, L'association
des ATnes, le Robert Autrement) avec le soutien de la munici-
palit6 du Robert et du Conseil general a organism le dimanche
5 decembre au hall des sports du Robert, une journee de pre-
vention centre la violence. Certes le public etait peu nombreux,
mais la demarche fait son chemin puisque les association en-
visagent des structures pour la consolider et agir regulierement
ensemble. Nous avons interroge Robert Sad, I'initiateur et coor-
dinateur de cette demarche. II nous a confine:

"L'objectif est de ne plus se contenter de faire comme aupara-
vant, avec une reaction emotionnelle : On dit plus jamais cela
et cela recommence apres. II s'agit de mettre une dynamique
perenne sur place avec des relations regulieres pour imaginer
des strategies, des pratiques communes, des changes d'in-
formations et une mutualisation des moyens. Cela pas seule-
ment pour lutter centre la violence, mais construire une
Martinique non violent. On le sait,la violence vient du fait de
I'insatisfaction economique, du manque de communication,
d'absence de connaissance de soi, d'estime de soi done en
agissant positivement sur ces facteurs-lI, on la fera diminuer ef-
fectivement. On ne peut faire cela que collectivement".

J : Qu'est-il ressorti du debat d'aujourd'hui ?
II faut preciser que ce n'est pas la premiere rencontre que nous
avons eue, le 21 novembre dernier, nous etions au quarter Les-
trade, frappe par plusieurs drames. Ce qui resort, c'est que la
sociologue qui est intervene (Juliette Esmerelda) est parve-
nue a convaincre la population que pour lutter contre la vio-
lence, il faut comprendre les phenomenes. L'element le plus
important, c'est de comprendre les mecanismes, les racines et
A partir de cela, agir. Nous avons eu des temoignages, no-


Robert Sae: construire une martinique non violent


tamment d'artistes qui ont canalise la discussion vers le positif
: comment travailler a reconstruire le tissu social. En resume,
les associations sont convaincues de la necessity de poursui-
vre la dynamique et de la renforcer. Une reunion de bilan aura
lieu pour prendre des initiatives sur le comment structure le
movement et 6tendre cette dynamique sur I'ensemble du
pays. Certes ce ne sera pas le seul facteur pour arriver a une
Martinique non violent. L'action des parties politiques, des col-
lectivites est necessaire, mais celle-ci est essentielle parce
qu'elle mobilise la population, la society civil de fagon concrete
sur le terrain.
Propos reccueillis par C.B.


1 "05SE VE BH LB


F,^^ffS^^^^^^S^^SS^^BSSZ^^






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Haiti: un pays aans 'expectative


NTR ION


Ce que beaucoup craignaient est arrive avec la promul-
gation des resultats du premier tour des elections presi-
dentielles du 28 novembre dernier : la violence et son
cortege de morts ont envahi le pays. Selon les resultats
preliminaires publics par la Conseil electoral provisoire
(CEP) en Haiti, le deuxieme tour le 16 janvier 2011, op-
posera Mirlande Manigat du rassemblement des demo-
crates nationaux progressistes (31,37 %) et le candidate de
la plateforme presidentielle inite (Unite), Jude Celestin qui
a recueilli 22.48 %. Michel Martelly aurait obtenu 21,84 %
des suffrages. Des resultats qui ont provoque la colere des
partisans de Michel Martelly, donned en position de partici-
per au second tour par les sondages sortis des urnes. Des
manifestations violentes qui ont fait plusieurs morts dans
le pays pour reclamer sa victoire. Le CEP a propose la
creation d'une commission mixte pour la verification des
proces verbaux, mais seulement pour les trois candidates
en tete du scrutiny. Les deux candidates en tete refusent le
recomptage des suffrages, ce qui ajoute a la confusion. Une
proposition egalement rejetee par le group des 12 autres can-
didats qui estiment "toutefois que cette proposition ne suffit pas
pour nous conduire a une iventuefle sortie de cruise Ces candidates
proclament que "toutes Ces contestations doivent itre entendues
aussi bien pour Ces igislatives que pour lesprisidentiefes. Cette vi-
rification doit enfin aleren profondeur et tenir compete de tous es
facteurs qui au course de lajournie du scrutiny, auraient pu aftirer
Cavolonteperimie par es ilecteurs". Le group des 12 reclame
I'annulation pure et simple des elections, vu que, selon eux, "if
ny a eu qu'une mascarade le 28 novembre". De son c6te I'am-
bassade americaine dans un communique indique que "legou-
vernement des Etats-Vnis est "prioccupi par la publication des
risultatspriliminaires des elections nationals du 28 novembre par
le ConseilCElectoralProvisoire (CEP), qui ne correspondent pas
avec Ces risultats publ6is par Ce Conseil'National~ O6servation
Electorale (CNVO), lequelavait deployipl(us de 5.500 observateurs
'et observe le depouillement dans 1.600 centres de vote a richefeCe
national, avec les observationsfaites Cejour du vote par des offi-
cies amiricains accriditis par le CEP, et avec ie depouiClement ob-
servi a travers Ce pays parade nombrewuobservateurs nationauxet
internationalj. Une declaration don't on dit qu'elle a quelque
peu mis de I'eau au moulin des manifestants pro-Martelly. Ce
qui amene le president Rene Preval a declarer que e OEP est
le seuCjuge en matiere iCectorale et Ce seultribunalhabiiti a se


Haiti va-t-ellle sombrer dans le chaos?


prononcersur es risuCtats". II a du coup demanded aux candidates
qui se sentent less d'emprunte la voie legale pour contester le
scrutiny.
Dans le meme temps le cholera continue de faire des ravages,
les autorites sanitaires redoutent une explosion de I'epidemie
de cholera dans la zone metropolitaine de Port-au-Prince en
raison de I'etat d'insalubrite de la ville.
Dans une declaration publique, deux intellectuals ha'tiens
Claude C. Pierre et Gary Victor reclament que "cesse cet iternel
chassi-croisi pour le pouvoir": "I est temps que cesse cet iternel
chassi-croisi pour le pouvoir entire clans rivauwdans la midiocriti,
&a dfinquance, la corruption, conduisant a fa depriciation et a la
destruction de ['tat, a la banalisation de la dimence et a rexclu-
sion de larges secteurs, au detriment de tout un peuple resistant et
combatifqui ne demand qu'a' vivre dans ia paixet dans Ca dignity
dans sa patrie". "NVous citoyens haitiens, icrivains et inteClectues
nous exgeons que nos hommes etfemmes de pouvoirfassent preuve
des qualitis dlhommes et defemmes d'Etat et qu'is se penchent
enfin, au 6inifice du peuple, sur Ces grand dossiers qui interpef-
Cent la nation : FecCusion sociaCe, fa perte de la souveraineti na-
tionale, Ca pauvreti chronique, Ces traumatismes et siquefCes du
siisme du 12janvier 2010, Ces ravages du cholera".
Face a ce chaos politique que subit le pays, certain observa-
teurs craignent une intervention etrangere en plus de la Mi-
nustah, si une solution n'est pas trouvee A la crise.


Reprise Oe 4 coop ration formeUe entire La France et Cuba


Les gouvernements frangais et cubain ont repris leur coopera-
tion formelle, a-t-on appris d'une declaration officielle signee
mardi ler decembre par les deux pays. "Les deurparties riaf-
firment que la cooperation est destine a bneficier auxpeuples,
au diveloppement iconomique, ainsi qu 'auxsecteurs cultureC scien-
tifique et technique identifies commeprioritaires", a indique la de-
claration signee par I'ambassadeur de France A Cuba Jean
Mendelson et le ministry cubain des Affaires 6trangeres Dago-
berto Rodriguez. "Les (secteurs) couvrent 'agriculture, la santi,
Penvironnement, la recherche scientifique, Penseignement dufran-
cais, Ca cuCture et Part" precise le document. Les relations de


cooperation entire les deux pays ont ete suspendues au milieu
de I'annee 2003, apres que rUnion europeenne (UE) eut im-
pose des sanctions diplomatiques A I'encontre de Cuba en re-
ponse A I'arrestation par les autorites cubaines de 75
personnel soupconnees d'etre des espions americains et qui
ont 6t6 condamnees a des peines de 6 a 28 ans de prison. "La
signature de I'accordconstitue un pas en avant dans Ces relations
entire fa France et Cuba, et earime le disirde renforcer es relations
historiques entire Ces deuxpays et de promouvoir les changes sys-
timatiques entire nos peuples et gouvernements", a indique M.
Mendelson lors de la cer6monie de signature.


16*en201 ice no50-age17


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Shttp://www.iournal-iustice-martiniaue. com


L'imbroglio ivoirien


Si la Cote d'lvoire, riche de son cafe et de son cacao, a connu
un certain essor (le "miracle ivoirien')de 1960 aux annees 80
sous la houlette d'Houphouet Boigny, la degradation des terms
de I'echange avec I'exterieur (consequence du neocolonia-
lisme), I'endettement croissant de I'Etat et une gestion pour le
moins hasardeuse ont provoque des le milieu des annees 80
une profonde stagnation economique et social.
En 1995, Bedi6 accede au pouvoir et lance le concept xeno-
phobe d'ivoirit6 visant tout particulierement les travailleurs im-
migres venus des Etats voisins attires par le fameux "miracle"
en meme temps qu'il mettait Ouattara (pas suffisamment ivoi-
rien) sur la touche.
Bedi6 est renverse en 1999 par le general Guei qui finit par or-
ganiser des elections don't il se proclame vainqueur avant d'etre
6 son tour chasse par de violentes manifestations de rue. Lau-
rent Gbagbo devient alors president et nomme un gouverne-
ment "'union nationale.


Flash-Heb o par Kris Soolaris

Lunii 6 6cembre
SERBIE Josip Joska Broz, petit-fils de I'ancien dirigeant
yougoslave Josip broz Tito, fonde et lance a Belgrade le Nou-
veau Parti Communiste Serbe issu de la fusion du Parti des
Communistes serbes, du Nouveau Parti Communiste de You-
goslavie et de I'Union des Sociaux-democrates ind6pendants.

Marbi 7 bcembre
MOLDAVIE Le Parti des Communistes de la Republique de
Moldavie, premiere force politique moldave, et le Parti de-
mocrate moldave (social-democrate) sont parvenus a former
une coalition parlementaire de centre gauche capable de
mettre un terme A plusieurs annees d'instabilite politique.

Mercrel 8 66cembre
CUBA- Le vaste processus democratique d'analyse des 291
propositions englobant 12 aspects essentials de la vie du
pays faites par le Parti Communiste a I'occasion de la prepa-
ration de son 6e Congres convoqu6 en avril prochain prend
de I'ampleur au sein de la population.

Jeubi 9 b6embre
AFRIQUE DU SUDICUBA Le president Jacob Zuma en vi-
site officielle A La Havane, announce I'octroi d'une aide de 30


F En 2002, une rebellion militaire 6clate qui s'assure du
S contr6le du nord du pays tandis que le sud et la capital
restent aux mains des Forces armies nationals rest6es
S fiddles a Gbagbo. Un laborieux accord de cessez-le-feu
est obtenu en 2003 et une force onusienne (ONUCI)
comprenant 4300 soldats frangais s'interpose entire les
belligerants.
De nouvelles elections finissent par voir le jour apres plu-
sieurs annees d'atermoiements et de tergiversations qui
permettent & Gbagbo de s'accrocher au pouvoir. Elles
sont remportees par Ouattara, ouvertement soutenu par
Washington et Paris, mais le Conseil constitutionnel ivoi-
rien compose de proches de Gbagbo invalide I'election a
son profit. La C6te d'lvoire se retrouve des lors dotee de
deux presidents et de deux gouvernements. La confu-
sion est total et le pays risque a nouveau de replonger dans
une guerre fratricide.
Cette crise, qui n'est pas la premiere en Cote d'lvoire ni meme
en Afrique, ne s'explique pas autrement que comme une conse-
quence logique de la periode colonial, situation laquelle avait
totalement detruit les structures traditionnelles originelles, ag-
gravee par les pratiques antidemocratiques du parti unique de
I'epoque Houphouet Boigny soutenu par la France, du concept
ethniciste de I'ivoirite, de I'approfondissement des clivages eth-
nico-religieux qui en a decoule, le tout dans le context actuel
de crise profonde du system capitalist dominant.
La France qui, grace A son president, s'est considerablement
discreditee en Afrique, ne sait plus trop quoi faire pour ne pas
preter le flanc aux accusations d'ingerence lancees par Gbagbo
et prefere adopter un profile plus que bas en attendant de voir
venir. Les risques sont en effet bien reels.
K Solaris


millions de dollars A Cuba, qualifiee d'alliee de tout le conti-
nent africain et remercie tout particulierement pour les ser-
vices essentiels apportes a I'Afrique du Sud dans les
domaines de la sante, du developpement social, du logement
et des infrastructures publiques.

Venrebi 10 06cembre
ITALIE Le parquet de Rome ouvre une enquete centre Ber-
lusconi suite aux accusations etayees de corruption notam-
ment dans I'achat de voix de parlementaires lors de votes
d'importance crucial.

Sameli 11 6cembre
PAYS-BAS Apres ceux de Grande-Bretagne, ce sont main-
tenant les Btudiants neerlandais qui s'insurgent contre les me-
sures gouvernementales visant a reduire le montant des
bourses d'etudes et a diminuer les moyens de I'enseignement
superieur.

Dimanche 12 Ocembre
CANCUNIENVIRONNEMENT Les representants des 192
pays reunis a Cancun pour debattre de la survive de notre pla-
nete sont parvenus centre toute attente a trouver un com-
promis permettant d'aboutir a un accord laissant ouverte la
question epineuse du protocole de Kyoto et a toute une series
de measures pour lutter contre le rechauffement climatique et
promouvoir une aide aux pays en voie de developpement


V 'I Seu Pirer7rS icr n5 P 18 i


T, I ,






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Frantz Fanon: Une invitation 'a 'autobesaUlination et au B6passement

Par Victor Permal, president bu cercte Frantz Fanon .e Martinique


Frantz Fanon Victor Permal


"On ne peut avancer risolument que si Con prend fabord
conscience de son alienation .Nous avons tout pis de Cautre codt.
Or 'autre c6te ne nous donne rien sans par mille detours, nous
courier dans sa direction, sans par dix mille artifices, cent mille
ruses, nous attirer, nous siduire, nous emprisonner. Prendre, c'est
igalement surde multiples plans, etre pris".
Frantz Fanon Les Damn6s de la terre

Frantz Fanon ne le 20 Juillet 1925 a Fort-de-France, meurt
le 6 Decembre 1961. II avait 36 ans.
Cinquante ans apres il est encore reconnu comme alimentant
la pensbe de ceux qui veulent un monde de fraternisation et qui
par consequent traquent les alienations.
Fanon a effectivement laiss6 des 6crits divers jaillis de son par-
cours d'homme dans des lieux et des milieux culturels bien dif-
ferents de son lieu d'origine.
Ce sont ces 6crits qui permettent de decouvrir I'homme, le psy-
chiatre, le militant des luttes de liberation, le "dXsalinniste", le
penseur pertinent de la decolonisation.
Dans son premier ouvrage : Peau Noire et Masques Blancs
paru en 1952 a la page 200, on peut lire ceci: "Nous avons dit
dans notre introduction que hfiomme itait un oui. Nous ne cesse-
rons de le repiter.
Oui a la vie. Oui a Iamour. Oui d la geinrositi.
Mais rhomme est aussi un non. fNONau mipris de Chomme. Non
a indignity de Chomme. A Cexploitation de Chomme. Au meurtre
de ce qu'ily a de plus human dans Chomme: la li6erte".
Cette formulation concentr6e reflete bien la source de I'huma-
nisme de Fanon. Voici cependant, toujours extrait de Peau
Noire et Masques Blancs Fanon assumant son identity et la
depassant "Je suis negre et des tonnes de chaines, des orages de
coups, desfleuves de crachats ruissellent sur mes ipaules. Maisje
n 'ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n'ai pas Ie droit d'admet-
tre la moindre parcelle d'tre dans mon existence .Je n'ai pas le
droit de me laisser engluerpar les determinations du Passe".
II y a IA un appel, une invitation (d6coulant du propre chemine-
ment de Frantz Fanon) 6 I'autod6salination et au d6passe-
ment. Pas de d6terminisme et par consequent pas de fatality.
Page 107 : "La density de fistoire ne determine aucun de mes
actes. Je suis mon proprefondement. Et c'est en depassant la don-
nie hlstorique, instrumental, quej'introduis Ie cycle dema liberte"


Fanon 6nonce clairement une de ses preoccupations :
'"Amener Chomme d etre actionnel, en maintenant dans sa circula-
riti le respect des valeursfondamentales quifont un monde hu-
main, telle est la premiere urgence de celui qui, apris avoir reflechi,
s'apprete a agir"
Bien 6videmment Fanon va agir comme psychiatre en "intro-
duisant invention dans son existence"d'abord il fera a StAlban
aupres du professeur Tosquelles, (un refugie espagnol com-
battant le regime de Franco) I'experience de la social-therapie,
qu'il mettra en pratique A I'h6pital psychiatrique de Blida en Al-
gerie.
En fait, en allant a St Alban, "ilallait vers un lieu olt le souci en
actes des psychiatres convergeait dans (a resolution irrevocable,
dfamener par un labeur collectif, e propre champ de leur travail',
dit Frangois Tosquelles.
A Blida, des son arrivee, il contest les methodes de prise en
charge, d'hebergement, de soins, de suivi des malades. II met
en place un dispositif de nature a comprendre les malades, A
leur offrir un autre cadre tenant compete de leur culture. Fanon
6tudie de maniere approfondie les traumatismes provoques par
la situation colonial. Ce faisant il menera sur le plan de la psy-
chiatrie une lutte acharnee centre ce qu'il est convenu d'appe-
ler I'ecole d'Alger don't les maitres a penser sont Porot et
Carothers
(Lire A ce propos, le chapitre intitule "de fimputsiviti criminelle
du Nord-Africain d la guerre de Liberation nationale)
D'ailleurs, ce chapitre pourrait 6tre utilement repris et decorti-
que par des psychiatres, ici en Martinique .Que pensent-ils par
example d'une assertion comme celle ci "En regime colonial on
peut toutfaire pour un kifo de pain ou un miserable mouton... les
rapports de Chomme avec la mature, avec le monde, avec Chistoire,
sont en piriode colonial, des rapports avec la nourriture..."
Frantz Fanon Les Damnes de la Terre

Qu'est-on pret a fire pour quetques litres 'essence ?
II va de soi que la Martinique est toujours possession de I'Etat
frangais, que le people martiniquais est sous la dependance di-
recte du conquerant et que ce qui est attend du domine, c'est
un comportement conforme au module occidental.
Fanon est partisan de la lutte de liberation de I'Alg6rie et de tout
territoire sous tutelle oblige. Beaucoup de textes ecrits pour
le journal "EICMoudjahid"(Organe central du front de liberation
national d'Alg6rie) sont r6unis dans un ouvrage intitul : "Pour
la revolution africaine -ecrits poitiques". II y a d'ailleurs un arti-
cle paru dans EL moudjahid N58 du 5 janvier 1960 A propos
des 6venements de Decembrel 959 a Fort de France. "Le sang
couple aux.Antilles sous dominationfranaise "on y trouve une si-
gnificative exhortation "Les Antillais et les Guyanais soldats,
sous-officiers et officers qui Cuttent centre Ceursfreres algiriens
pendant que les troupesfrancaises mitraillent Ceurspeuples a Fort
de France ou a Basse- terre doivent refuserde se battre et deserter".
Position courageuse appelant d'autres courage assur6ment!
II y a aussi un ouvrage intitul6 I'an V de la revolution Alg6-
rienne L'axe autour duquel s'organise I'ecriture est dans une
des phrases d'introduction a la lecture de I'ouvrage


!r d16 r 2070 r' 50 Pag 19


r Tvisu








http://www.ioumal-iustice-martinique.com


temps de nous r6interroger sur les deux questionnements cl6s

ta imort u ctonllaUsme est La fois mort bu colonisI apparaissant dans la vie et I'oeuvre de Frantz Fanon
La question de la d6shumanisation (rapport de domination et
ot mort bu colonisateur... d'exploitation en visibility dans des comportements de soumis-
"Les rapports nouveau, ce nest pas e remplacement dune 6ar- sion et d'ob6issance d'une part et d'autre part en comporte-
6arie par une autre 6ar6arie, dun icrasement de fliomme par un ments de pouvoir paternaliste et condescendant)
S.La question de la decolonisation, liee a la desalination (6tant
autre crasement de ['iomme... Lire I'ouvrage ce n'est pas sim- entendu que colonisation et alienation ne se confondent pas)
plement se replacer dans le context de la lutte de liberation Importance du magico-religieux dans notre society et son role
de s alg6riens c'est aussi s'autoriser a comprendre des m6ca- de frein dans le passage d'une conscience fataliste et soumise
nismes, a aussi saisir le mode de pens6e de Frantz Fanon. II & une conscience fibre et lib6ratrice.
semble que I'implication dans la lutte de liberation alg6rienne "Les zombies, croyez-moi, sont plus terifiants que Ces colons. Et
necessitait qu'il continue sa pratique de psychiatric critique ana- se m r
lysant a la fois le comportement des acteurs individuals et les e probrmees ors, nest pus d se mettre en rigL avec k money
transformations soci6tales bardi defer du colonialsme mais de reffichir a troisfois avant


Fanon serait-il seulement la m6moire d'une 6poque ? AssurB- d'uriner, de cracker,
ment non, puisque sa pens6e continue aujourd'hui de f6con- Damnes de la terre
der les luttes d'6mancipation a travers le monde.
Tout au course de I'ann6e 2011 sans doute prendrons-nous le


ou de sortir la nuit". Frantz Fanon Les


Decembre 2010 Victor PERMAL


AVIS DE MISE EN SOMMEIL
VAM
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 1500C
C/" AVS -12 RUE F ARAGO
97241 F-DE-F
RCS FDE F TMC 418 021 393
N GES 2007 B 879
Par une deliberation prise en assembly
general tenue le 29 novembre 2010, au
sibge social
12 rue Frangois Arago Fort de France, les
associes VAM SARL ont decide de la
mettre en sommeil pour une dur6e non
precise
Pour avis, le grant FB 3528

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte ssp en date A F-de-F
du 15/11/2010
Forme: EURL
Denomination : Ev6LUI
Si6ge social : 123, rue Joseph Lagrosil-
libre 97220 Trinit6
Objet : vente et commercialization d'ac-
cessoires de coiffure
capital: 7 000 e en nature
Dur6e : 50 ans
Grant: M. JEAN LOUIS Serge Michel,
demeurant au
123, rue Joseph Lagrosillibre
97220 Trinit6
RCS de F-de-F en course
Pour avis FB 3529

GROUP FONTAINE
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 12 450C
SIaGE SOCIAL :
ROUTE DE GRAND FOND
CASE PILOT
RCS 483 653 341
Aux terms du proces- verbal de I'as-
sembl6e g6n6rale ordinaire du 18 no-
vembre 2010, Monsieur Bruno
GUERRAZ, 128, rue Lamartine 73000,
Chamb6ry a 6t6 appele aux functions de
commissaire aux comptes titulaire.
Sari GUERRAZ audit repr6sentee par
Mademoiselle Camille GUERRAZ, a 6t6
nomm6e en quality de commissaire aux
comptes supplant A computer du 18 no-
vembre 2010.
R.C.S de F-de-F
Pour avis FB 3530

AVIS DE MODIFICATION DE L'OBJET
SARL ANT.CLAU
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
AU CAPITAL DE 1000I


12 RUE DU GOUVERNEUR FELIX
EBOUE 97200 FORT-DE-FRANCE
SIRET: 505 325 811 00014
N" GESTION : 2008 B 1510
Ancienne mention:
la gestion, la prise ou la mise en location-
gerance, la vente d'entreprise de restau-
ration, la prise de participation au capital
de soci6t6 de restauration ainsi que la
confection, la vente, la livraison a domi-
cile et ou en salle, de products de restau-
ration.
Nouvelle mention :
La restauration rapid, la vente de bois-
sons, la gestion, la prise ou la mise en lo-
cation-gerance, la vente d'entreprises de
restauration, la prise de participation au
capital de societes de restauration, ainsi
que la confection, la vente, la livraison A
domicile et ou en salle, de products de
restauration
Pour avis
le grant FB 3531

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
G.S.K.M
SOCIETi CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 170 000C
SIEGE SOCIAL: 4 LOTISSEMENT
BERNY
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS F-DE-F D 480 832 252
Suivant decision collective des associes
du 20/12/2008, le capital a Mt6 augment
de 122 000 pour 6tre porter & 170 000.O
Les status ont etB modifies en
consequence
Ancienne mention capital: 48 000
Nouvelle mention capital: 170 000
RCS Fort de France
Pour avis FB 3532

AVIS DE MODIFICATION
DE L'ANNONCE DU 16 SEPTEMBRE
2010 N" 37 FB 3158
SARL "REPARATION ENTRETIEN AU-
TOMOBILE S.A.R.L"
Sous le sigle "R.E.A AUTO"
au Capital de sept mille cinq cent euros
7500e
Siege social est : quarter Palmiste
La Treize
97232 LE LAMENTIN FB 3533

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution d'une
society A responsabilit6 limited d6nom-
mee soci6t6
De participation immobiliere de la Bate-
liere en abrea6 SPIB, sieae social


42 rue Gamier Pages
97200 Fort-de-France
Objet : la propri6t6, la gestion, la
construction, I'installation, I'am6nage-
ment, de tout immeuble bAtis ou non
bAtis, pouvant servir d'une maniere quel-
conque aux besoins de la soci6t6,
Dur6e : 50 annees A computer de I'imma-
triculation de la soci6tA
Capital : 2000
G6rance: Yan MONPLAISIR,
5 Bid de Verdun
97200 Fort-de-France
Immatriculation au RCS de F-de-France
Pour avis FB 3534

AVIS MODIFICATION STATUTAIRES
Suivant Conseil d'Administration du
24/11/2010 de la soci6et CARAIBES IN-
VESTISSEMENTS, soci6et anonyme ca-
pital : 4573470.524
Siege social : H6tel La bateliere
97233 Schoelcher
R.C.S. Fort-de-France n" 353 318 488,
Monsieur Yan MONPLAISIR, demeurant
5 bid de Verdun 97200 Fort-de-France a
6t6 nommd en quality de Directeur G6-
n6ral D616gu6.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB 3535

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
EURL TISTOU CARRELAGE
SARL AU CAPITAL DE 400.00O
QUARTER BOIS LEZARDE
97213 GROS MORNE
SIRET: 520 658 238 00016
Aux terms de I'assembl6e g6enrale en
date du 30/11/2010, I'associd unique A :
Approuvb les comptes d6finitifs de liqui-
dation
D6chargA Monsieur PALCY Pascal Jo-
seph de don mandate de liquidateur
Donn6 & ce dernier quitus de sa gestion
Constat la cl6ture de liquidation A comp-
ter du jour de ladite assemble
La soci6td sera radiee du registry de
commerce et des societes de Fort-de-
France
Pour avis et mention FB 3536

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du
25/10/2010, il a 6t6 d6cid6 de creer une
soci6t6 A responsabilit6 limited r6pondant
aux caract6ristiques suivantes :
Denomination social : Le Crumble
Siege social: 10 rue Schoelcher 97231
Le Robert
Objet social : la vente de products de pa-


tisserie, boulangerie, plats cuisines, sand-
wicherie, boissons non alcoolisees, trai-
teurs, services alimentaires de reception
en journey ou soirees, en tout lieu, tout
mode de distribution, en France et dans
tout autre pays
Durbe : 99 ans
Capital : 5000E r6partis en 500 parts de
100, chacune don't 2000 sont lib6res
Grant: Fairouz HAIRECHE
La soci6t6 sera immatriculee au registry
du commerce et des societies
Pour avis la gerance FB 3537

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 03/12/2010, il a 6te consti-
tue une : SARL
PrBsentant les caract6ristiques suivantes
DBnomination : AUTO MOTO CONTROL
Adresse : 133 av ABBE LAVIGNE -
97200 F-de-F
Objet : Contr6le technique Auto et Moto
Duree : 99 ans
Capital : 7 622.45E
Grant: M DUMAR Emmanuel
Adresse : 21 lotissement Bellevue Acajou
- 97232 LE LAMENTIN
Immatriculation au registry du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB 3538

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing privd du 3 d6cembre
2010, il a 6t6 constitud une EURL
Denomination social : SNACK WEI
au capital 1 entierement souscrites et li-
berbes
don't le sibge social est :
45, rte de ChAteauboeuf
3.2km rte du Lamentin
97200 F-de-F
Objet : exploitation de tout commerce de
restauration, traiteur, fabrication et vente
de plats cuisines, boissons et g6nerale-
ment tout products culinaires, toutes ope-
rations mobilieres et immobilibres.
Grant : Mr Weixiong CHEN,
demeurant 45 rte chateauboeuf
97200 F-de-F
La socie6t sera immatriculee au RCS de
Fort-de-France
Pour avis et mention,
le grant FB 3539

AVIS DE CONSTITUTION
EVELLA EURL
Capital social : 2 500E
Rue du march 97211 RIVIERE PILOTE
Objet: r6alisation de composition floral,
vente commercial, article de decoration
DurBe : 99 ans


TRIFUNE j


ANON' UfL


7euh16 Pcembe 200 justice' 5 Pge 2


I 1







htt://www.joural-iustice-martinigue.com


Gerante : Madame TANASI GaBlla
Quarter Regale 97211 RIVIERE PILOTE
La ste sera immatriculee a la chambre
des metiers
Pour avis FB 3540

CHANGEMENT DE GERANT
EURL LAVCAN
AU CAPITAL DE 8 000C
SIEGE SOCIAL: IMMEUBLE SERA
6 ZONE DE MANHITY
97232 LE LAMENTIN
RCS DE FORT DE FRANCE
N 453 059 958
Par decision du 29/11/2010, I'associe
unique a adopted la modification suivante:
II a ete decide de nommer en quality de
nouveau Gerant, Monsieur Cyril IBANEZ,
de nationality frangaise ne : le 09/10
/1977 A NIMES (30), demeurant 169
route de Redoute 97200 Fort-de-
France, pour une duree indetermin6e,
suite A la demission du Gerant, Monsieur
Stephane de REYNAL
II a ete decide de proc6der A une refonte
complete des status et adopter article par
article, puis dans leur ensemble les nou-
veaux status :
Pour avis le grant FB 3541

OFFICE NOTARIAL CONSTANTIN,
NOTAIRES ASSOCIES
78, RUE DE LA REPUBLIQUE
97200 FORT DE FRANCE
INSERTION CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Suivant acte requ par Maitre Monique
CONSTANTIN, Notaire Associe A FORT
DE FRANCE, le 8 decembre 2010, a ete
requ le changement de regime matrimo-
nial portant adoption de la Separation de
Biens par :
Monsieur Joseph Alex ADENET, Ensei-
gnant et Madame Lisette Elizabeth LOR-
SOLO, Secretaire, son spouse,
demeurant ensemble A LE LAMENTIN
(97232)R6sidence Amee Croisee Jeanne
d'Arc.
Marines A la Mairie de LE LAMENTIN
(97232), le 4 Juin 2004.
Les opposition des creanciers a ce
changement, s'il y a lieu, seront rescues
dans les trois mois de la present inser-
tion, en I'Office Notarial ob domicile a et6
elu A cet effet.
Pour insertion,
Le Notaire. FB 3542

AVIS DE NOMINATION
D'UN CO GERANT
LATINA SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 92494C
61 AVENUE JEAN JAURES
TERRES SAINVILLE
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS FDF 453659120
Suivant procbs verbal en date du 29 oc-
tobre 2010, I'assemblee Generale a
nomme en quality de cogerant A computer
du 1 novembre
Monsieur HEJOAKA Pedro Livio de-
meurant Al rue Frangois Pavila
A Fort-de-France
Pour avis la g6rante FB 3543

AVIS DE NOMINATION
D'UN CO GERANT
FYDA SERVICES
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 12 000
SIEGE SOCIAL: 18 BOULEVARD DU
25 JUIN 1935
97233 SCHOELCHER
483 072 963
RCS DE FORT-DE-FRANCE
Aux terms du proces verbal de I'assem-
bl6e general extraordinaire du 30 juin
2010, il r6sulte que la collectivit6 des as-


socies a nomme A computer du ler juin
2010 et pour une duree ind6terminee, en
quality de cog6rante, Mme Jacqueline
Fonteau n6e Galap demeurant 67, im-
meuble Panorama, Boulevard de la
Marne 97200 Fort-de-France (Marti-
nique)
Mention sera faite au RCS de Fort-de-
France FB 3544

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 30/11/2010, A Sainte Marie
(97230), ii a ete constitute une society
pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : PROTOURISM
Forme : society A responsabilit6 limited
Siege social 9 rue des immortelles
97230 SAINTE MARIE
Objet : conception et mise en oeuvre de
projects touristiques a haute valeur
ajoutee
Capital social : 7 500e
Duree: 50 ans
Gerance : Madame Josette JACQUA,
demeurant 9 rue des immortelles
97230 Sainte Marie
Immatriculation : RCS de Fort-de-France
Pour avis FB 3545

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
SOCIETY STAND'UP SARL
ZONE CANAL COCOTTE
97224 DUCOS RCS 97B 784
Avis aux terms d'un P.V. en date du
29/10/2010, La society decide de nom-
mer: Mme Emilie YERRO,
demeurant : GRAND DEGRAS
97225 MARIGOT
en replacement de Mr Georges VER-
TUEUX pour une dur6e indeterminee.
Pour avis le Gerant FB 3546

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL
DATMER
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED
CAPITAL SOCIAL: 300 000
SIEGE SOCIAL: CENTRE
D'AFFAIRES AGORA BATIMENT A
ZAC DE L'ETANG Z'ABRICOT
97200 FORT-DE-FRANCE
420 481 202 R.C.S FORT-DE-FRANCE
Suivant d6lib6ration de I'assemblee ge-
nerale extraordinaire du 26 ao0t 2010, le
capital a ete augmented de 200 400,
pour 6tre porter A la some de 500 400,
les articles 6 et 7 des status ont ete mo-
difies en consequence
Mention sera faite au RCS de : fort de
France
Pour avis FB 3547

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive en date du
02 d6cembre 2010, il a ete institute une
society A responsabilit6 limitee pr6sen-
tant les caracteristiques suivantes :
Denomination social: S.A.A.G
Capital 10 000e
Siege social : 14 rue Batterie -97217
Anses d'Arlet
Objet : conception, realisation, vente, de
tout type de travaux de menuiserie du ba-
timent, en tous Materiaux entrant dans le
cadre de son fonctionnement et de son
objet
Grant: Monsieur Pascal PRIVAT
Demeurant: 97217 ANSE D'ARLET
Pour avis le grant FB 3548

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
SOCIETY DE GESTION, DE FINANCE
ET D'INVESTISSEMENT DE LA
CARAIBE
GF INVEST CARAIBE
SARL AU CAPITAL DE 52 500 EUROS


C/O GILLES FILIN ALLEE DES
PITONS LA COLLINE
97233 SCHOELCHER
RCS FORT-DE-FRANCE B
440 200 426
Par decision du 4 Decembre 2010, I'as-
socie unique a decide une augmentation
de capital de 20 000 euros, ce qui en-
traine la publication des mentions sui-
vantes :
Capital ancien : 32 500 euros
Capital nouveau : 52 500 euros
Pour avis, FB 3549

SCI MONTE VERDE
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 1000C
SIEGE SOCIAL : 159 POST COLON
97234 FORT-DE-FRANCE FLORAL
N SIRET 491 592 705 00017
CODE APE : 4110
Aux terms d'une decision en date du
01 d6cembre 2010,
les associes ont decide la dissolution an-
ticipee de la society A computer de ce jour
et sa mise en liquidation amiable sous le
regime conventionnel.
Monsieur Yvon Georges BRANCHET
grant associee,
exercera les functions de liquidateur pour
realiser les operations de liquidation et
parvenir a la cloture de celle-ci
Monsieur Yvon Georges BRANCHET,
demeurant 159 Post Colon
97234 Fort-de-France,
a ete nomme quality de liquidateur, avec
les pouvoirs les plus etendus pour r6ali-
ser les operations de liquidation et parve-
nir A la cloture de celle-ci
Le siege de la liquidation est fixed au sibge
social, c'est-A-dire au
159 Post Colon
97234 Fort-de-France Floreal.
C'est-a cette adresse que la correspon-
dance devra 6tre envoyee et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront etre notifies
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront deposes au Greffe du Tribunal de
commerce
De Fort-de-France, en annexe au regis-
tre du commerce et des societies
Pour avis le liquidateur FB 3550

ETUDE DE MAITRES MICHELINE
CONSTANTIN ET MONIQUE
CONSTANTIN, NOTAIRES ASSOCIES
A FORT DE FRANCE,
78 RUE DE LA REPUBLIQUE.
AVIS D'AUGMENTATION DE
CAPITAL SOCIAL
Suivant acte recu par Maitre Micheline
CONSTANTIN, Notaire soussigne, asso-
cie de la Soci6t6 Civile Professionnelle
"Micheline CONSTANTIN et Monique
CONSTANTIN" titulaire d'un office nota-
rial & FORT DE FRANCE le 12 mai
2010, enregistre A FORT DE France, a
ete effectuee une augmentation de la SCI
HOLDING DE GESTION IMMOBILIERE,
au capital 15.250,00 EUR, don't le siege
social est A Immeuble Luc Elisabeth, ZI
de la Jambette, 97200 FORT DE
FRANCE, RCS de FORT DE France,
n388 670 093.
Apport en numeraire: 10.073,75 EUR
Apport en nature : 1.280.000,00 EUR
Ancienne mention : Capital social
15.250,00 EUR
Nouvelle mention : Capital social
1.305.323,75 EUR
Les modifications statutaires seront pu-
bliees au RCS de FORT DE FRANCE.
Pour avis
Le Notaire. FB 3551

AVIS D'AUGMENTATION DU
CAPITAL SOCIAL
I. KA FET


SARL CENTRE COMMERCIAL
BELLEVUE CORNICHE
2BD DE LA MARNE
97200 FORT DE FRANCE
SIRET: 49807325300011
Suivant deliberation de I'AG du 22/10/10,
les associes ont decide d'augmenter le
capital de 7650E A 81450 .
Ancienne mention : Le capital social est
fixed A 7650 E. II est divise en 153 parts
de 50 E chacune, numerotees de 1 a 153
entierement souscrites et lib6rees dans
les conditions exposees ci-dessus et at-
tribu6es en proportion de leurs apports.
Nouvelle mention : Le capital social est
fixed A 81450 E. II est divise en 1629 parts
de 50 e chacune, num6rotees de 1 &
1629, enti6rement souscrites et liberees
dans les conditions exposees ci-dessus
et attributes aux associes en proportion
de leurs apports.
Le dep6t legal sera effectue au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France.
Pour avis, le representant legal.
FB 3552

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte requ par Maitre Ni-
cole NIMAR, Notaire associd A FORT DE
FRANCE (Martinique), le ler D6cembre
2010, il a 6et constitute une Societe Civile
Immobiliere presentant les caracteris-
tiques suivantes :
Denomination : "LAMBERT-MARITHE".
Siege social : FORT DE FRANCE
(97200), C/o Mme Maryse JACQUES-
GUSTAVE, Residence Parc de Cluny,
Batiment Emilie, N 23.
Objet social : La Societe a pour objet :
I'acquisition par voie d'achat ou d'apport,
la propri6et, la mise en valeur, la trans-
formation, I'am6nagement, I'administra-
tion et la location de tous biens et droits
immobiliers.
Duree : 99 annees A computer de son im-
matriculation au Registre du Commerce
et des Societes.
Capital social : 250.000,00 Euros, consti-
tue par un apport immobilier pour
250.000,00 Euros.
Cessions de parts : Les parts sont libre-
ment cessibles entire associes et au pro-
fit du conjoint, des ascendants ou des
descendants d'un associe. Toutes autres
cessions sont soumises A I'agrement
prealable de la collectivite des associes
donnd par une decision extraordinaire.
L'exercice social commence le 1er Jan-
vier et finit le 31 Decembre de chaque
annee.
Grant : Le premier grant de la society
est Mme Maryse JACQUES-GUSTAVE
demeurant A FORT DE FRANCE
(97200), R6sidence Parc de Cluny, B&t
Emilie, N23 nommee pour une dur6e illi-
mitee.
Immatriculation: La society sera immatri-
culee au Registre du Commerce et des
Soci6ets de FORT DE FRANCE.
Pour avis
N. NIMAR FB 3553

SOCIETY DE DISTRIBUTION
D'ALIMENTATION DU SUD
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 12 000 C
SIEGE SOCIAL : 2 AVENUE DES
ARAWAKS
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 498 415 330
Par decision du 6 decembre 2010, I'as-
sociee unique a decide I'augmentation du
capital social de 6 000 E en numeraire,
par emission de 400 parts nouvelles de
15 E nominal pour 6tre porter & 12 000 .
Les mentions anterieurement publiees et
relatives au capital social sont ainsi mo-
difiees:
Ancienne mention :


I I 6 P 2010 -ics n 5 -Pae21


I A NIE








http://www.joural-iustice-martinique. com


Capital social : 6 000 euros SociBet en Nom Collectif presentant les
Nouvelle mention : caracteristiques suivantes :
Capital social : 12 000 euros Denomination social:
Pour avis 6 KOULIBRI D'OR
La G6rance FB 3554 Capital : 1 000 e divis6 en 100 parts so-
ciales de 10 chacune, entierement
GHISLAINE PALCY-DRU souscrites et libdrees.
NOTAIRE Siege social: C/o Mr et Mme Euphrasie
RUE DU GOUVERNEUR PONTON BIRBA 40 C rue du Routoutou Volga
IMMEUBLE FOYAL 2000 Plage Fort-de-France
97200 FORT-DE-FRANCE Objet: la propriety, I'achat, I'administra-
SUCCESSEUR DE LA SCP tion, la gestion et I'exploitation par bail, lo-
"TEANOR GRANGENOIS cation ou autrement, la vente de tous
& SALOMON biens et droits immobiliers,
Aux terms d'un acte requ par Maitre Duree: 99 annees
Ghislaine PALCY-DRU Notaire, titulaire Gerant: Monsieur Euphrasie Daniel
d'un office notarial & Fort-de-France (Mar- BIRBA, ne le 13 mars 1948 a Sainte-
tinique), rue du Gouverneur Ponton im- Marie, Demeurant
meuble Foyal 2000 le 26 novembre 2010 C/o Mr et Mme Euphrasie BIRBA 40 C
une declaration d'insaisissabilite a ete ef- rue du Routoutou- Volga Plage Fort-de-
fectuee par France est designed en quality de grant
Monsieur Guy Raoul PIJULET, infirmier, pour la dur6e de la society.
demeurant a SAINT-MARIE (97230) La society sera immatriculee au Registre
17 rue Schoelcher. Divorce de Madame du commerce et des societies tenu au
Geoffroy Marie-Claire SEGOR et non re- greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
marie et porte sur Fort-de-France.
A le LAMENTIN (Martinique) 97232 Aca- Pour avis et mention
jou-Nord, un terrain nu sur lequel existe Le Gerant FB 3557
une maison A usage d'habitation 6difice
au course de I'annee 2008, figurant au ca- MAITRE MOiSE CARETO
dastre savoir AVOCAT A LA COUR
Section AV, numero 53, lieudit ACAJOU 1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE
NORD, pour une contenance de vingt 97233 SCHOELCHER
quatre ares cinquante huit centiares TEL 0596. 71.27.39
(00ha 24a58ca) FAX 0596.71.27.40
Cette declaration n'a d'effet qu'A I'6gard e-mail: avocat.careto@orange.fr
des creanciers professionnels du decla- AVIS DE CONSTITUTION
rant don't la creance est nee apres la pu- SARL EXOTICA
blication de I'acte au bureau des Suivant acte sous seing prive en date du
hypotheques 1er decembre 2010 il a ete constitute une
Le Notaire FB 3555 Soci6te a Responsabilite Limitee presen-
tant les caracteristiques suivantes:
MAITRE MOISE CARETO Denomination social: SARL EXOTICA
AVOCAT A LA COUR Capital: 1 000 e divise en 100 parts so-
1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE ciales de 10 chacune, entierement
97233 SCHOELCHER souscrites et liberees.
TEL 0596. 71.27.39 Siege social: C/o Mr et Mme Euphrasie
FAX 0596.71.27.40 BIRBA 40 C rue du Routoutou
e-mail : avocat.careto@orange.fr Volga Plage
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE Fort-de-France
SOCIAL Objet: I'exploitation par acquisition, crea-
MARTINIQUE BTP SERVICES tion, prise en location-g6rance ou tous
SOCIETE A RESPONSABILITE autres moyens, de restaurant, creperie,
LIMITED AU CAPITAL DE 1500C fast-food.
SIlGE SOCIAL: MBE MANGOT Duree: 99 annees
VULCIN 97232 LE LAMENTIN Gerant: Monsieur Euphrasie Daniel
R.C.S. 509 609 624 BIRBA, nB le 13 mars 1948 a Sainte-
La collectivite des associes, sur proposi- Marie,
tion de la gerance et apres avoir entendu Demeurant C/o Mr et Mme Euphrasie
la lecture de son rapport, decide de trans- BIRBA 40 C rue du Routoutou
f6rer le siege de la societ6e Volga Plage Fort-de-France
immeuble G6endis (05b14) est designed en quality de grant pour la
Z.I La L6zarde duree de la society.
97232 LE LAMENTIN, La society sera immatriculee au Registre
A computer du 28 avril 2010 du commerce et des societies tenu au
Aux terms d'une deliberation en date du greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
10 mai 2010, la collectivite des associees Fort-de-France.
a decide de transferer le siege social et Pour avis et mention
de modifier correlativement I'article 4 des Le G6rant FB 3558
stauts
A computer du 28 avril 2010, le siege so- MAITRE MOISE CARETO
cial qui 6tait a MBE Mangot Vulcin AVOCAT A LA COUR
97232 LE LAMENTIN 1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE
Est desormais a : immeuble G6nedis 97233 SCHOELCHER
05b14) Z.I La L6zarde TEL 0596. 71.27.39
97232 LE LAMENTIN FAX 0596.71.27.40
Pour avis la gerance FB 3556 e-mail : avocat.careto@orange.fr
CHANGEMENT DE GRANT
MAITRE MOISE CARETO SARL MAC IMMO
AVOCAT A LA COUR 574, RUE JACQUES ROUMAIN
1 RUE DE L'ECOLE HOTELIERE CITE DILLON
97233 SCHOELCHER 97200 FORT DE FRANCE
TEL 0596.71.27.39 RCS F-DE-F N" 504 229 964 00037
FAX 0596.71.27.40 Aux terms d'une assemblee en date du
e-mail : avocat.careto@orange.fr 25 novembre 2010, a ete nomme en qua-
AVIS DE CONSTITUTION lite de grant:
SNC 6 KOULIBRI D'OR Monsieur Fred MARIE-CALIXTE nB le 2
Suivant acte sous seing prive en date du aout 1969 A Saint Joseph, de nationality
1 er decembre 2010 il a ete constitu6 une frangaise, demeurant a I'Habitation


Denel- les jardins du Gros Mome, pour
une duree illimitee, en replacement de
Mademoiselle Vanessa VENTURA, ayant
cesse ses functions.
Le replacement de grant est effectif A
computer du 19 mai 2010.
Pour avis et mention
Le Grant FB 3559

MAITRE MOISE CARETO
AVOCAT A LA COUR
1 RUE DE L'ECOLE H6TELIERE
97233 SCHOELCHER
TEL 0596. 71.27.39
FAX 0596.71.27.40
e-mail : avocat.careto@orange.fr
DISSOLUTION ANTICIPEE
SARL KARIB JET EN LIQUIDATION
CAPITAL: 34 301,03 C
RCS F-DE-F : B 420 797 797
SIEGE SOCIAL: CITE HORIZON 2
97200 FORT-DE-FRANCE
Aux terms d'une assemblee general
extraordinaire en date du ler octobre
2010, les associes ont decide la dissolu-
tion anticipee de la society A computer du
31 decembre 2003, et sa liquidation
amiable conform6ment aux dispositions
legales et statutaires.
La soci6te subsistera pour les besoins de
la liquidation et jusqu'a la cloture de celle-
ci.
Le lieu o6 la correspondence doit 6tre
adressee et celui o0 les actes et docu-
ments concernant la liquidation doivent
6tre notifies, a ete fixed & Cite Horizon 2
97200 Fort-de-France, siege de la liqui-
dation.
L'assemblee a nomme Mr JOUYE de
GRANDMAISON,
demeurant Cite Horizon 2
97200 Fort-de-France,
comme liquidateur avec les pouvoirs les
plus 6tendus, sous reserve de ceux ex-
clusivement reserves par la loi & la col-
lectivite des associes, A I'effet de mener A
bien les operations de liquidation.
Le d6ept des actes et pieces relatifs A la
liquidation sera effectue au Greffe du Tri-
bunal mixte de Commerce de Fort-de-
France, en annexe au Registre du
Commerce et des SociBtes.
Pour Avis FB 3560

SCI MONTE VERDE
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE
AU CAPITAL DE 1000C
SIEGE SOCIAL : 159 POST COLON
97234 FORT-DE-FRANCE FLORAL
N SIRET 491 592 705 00017
CODE APE: 4110
L'assemblee general reunie le 01 de-
cembre 2010 a:
approuve le compete definitif de liquida-
tion, decharge Monsieur Yvon Georges
BRANCHET de son mandate de liquida-
teur donned & ce dernier quitus de sa ges-
tion et constate la cloture de la liquidation
A computer du jour le ladite assemblee.
Les comptes definitifs etablis par le liqui-
dateur sont deposes au greffe du Tribu-
nal de commerce de Fort-de-France, en
annexe au registre du commerce et des
societies
Pour avis le liquidateur FB 3561

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
KAMORA
SARL AU CAPITAL DE 10 000 C
SIEGE SOCIAL:
44 RUE ANTOINE SIGER
97200 FORT DE FRANCE
RCS N" 511 192 858
DE FORT DE FRANCE
L'AGE du 8 decembre 2010 a decide la
dissolution anticipee de la society A
computer du 31 decembre 2010, a 6te
nomm6 liquidateur Mr MARBEY Dimitri,
demeurant 9 rue Faustin Rouil, 97200


FDF.
Le siege de liquidation a ete fixed au 98
rue Victor Severe, 97200 FDF.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis. FB 3562

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date A FORT-de-FRANCE du 25 novem-
bre 2010, il a ete constitute une society
par actions simplifiee presentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination : SODISROY
Forme social : society par actions sim-
plifiee
Siege social : Z.I. Place d'Armes
97232 LE LAMENTIN
Objet social :
La society a pour objet:
L'exploitation de tous fonds de commerce
d'6picerie, vins, liqueurs, spiritueux et co-
mestibles, textiles, confection en tous
genres, droguerie, bazar, bricolage,
jouets, parfumerie, disques, appareils
electro-menagers, hi-fi, boucherie, char-
cuterie, cremerie, course des halles, pois-
sonnerie, boulangerie, pAtisserie, librairie,
papeterie, et en general toutes operations
de vente au detail realisees dans un ma-
gasin de type "supermarche" ou "libre-
service",
Toutes operations generalement quel-
conques pouvant concerned, directement
ou indirectement, I'achat, la vente,
I'echange, I'importation, I'exportation, la
consignation, I'emmagasinage, le war-
rantage, le transit et le transport de tous
products, marchandises, denrees et ob-
jets de toute nature et de toute prove-
nance,
Toutes operations de representation,
commission et courage relativement A
ces products, marchandises, denrees et
objets,
Le tout directement ou indirectement, par
voie de creation de societies et groupe-
ments nouveaux, d'apport, de comman-
dite, de souscription, d'achat de titres ou
droits sociaux, de fusion, d'alliance, d'as-
sociation en participation ou de prise ou
de dation en location ou location-g6rance
de tous biens et autres droits,
Et, generalement, toutes operations in-
dustrielles, commercials, financieres, ci-
viles, mobilieres ou immobilieres, pouvant
se rattacher directement ou indirectement
A I'un des objets vis6s ci-dessus ou A tous
objets similaires ou connexes.
Durbe : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cietes.
Capital social : 37 000 euros
resultant d'apports en numeraires exclu-
sivement,
divise en 3.700 actions de 10 euros cha-
cune, integralement liberees.
Cession des actions :
Toutes les cessions d'actions y comprise
entire associes sont soumises au res-
pect du droit de preemption confere aux
associes dans les conditions definies au
present article.
Exercice du droit de vote :
+Les droits de vote de chaque associe
sont proportionnels A sa participation au
capital.
President : Monsieur Hedder LANCRY,
demeurant A CASE-PILOTE (97222)
Martinique Residence Plate Forme.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de FORT-
de-FRANCE.
Pour avis. FB 3563

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date A FORT-de-FRANCE du 15 novem-
bre 2010, il a ete constitute une society


Jed1 m br, 1 j no 50 -ag2


MEMME


, I








http://www.iournal-iustice-martiniaue.com


par actions simplifiee presentant les ca-
racteristiques suivantes :
Denomination : IMMOLEC
Forme social : society par actions sim-
plifiee
Siege social : Z.I. Place d'Armes 97232
LE LAMENTIN
Objet social : La society a pour objet:
L'acquisition par tout moyen, y compris
par voie de credit-bail immobilier, achat,
construction ou autre de tout bien immo-
biliers.
La gestion, I'administration et la mise en
valeur de tous les biens immobiliers de-
tenus par la society.
La prise de participation dans des socie-
tes don't I'objet principal est la gestion, la
creation ou la construction de biens im-
mobiliers.
Et, gendralement, toutes operations in-
dustrielles, commercials, financieres, ci-
viles, mobilieres ou immobilieres, pouvant
se rattacher directement ou indirectement
a I'un des objets vises ci-dessus ou a tous
objets similaires ou connexes.
Dur6e : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cietes.
Capital social : 37 000 euros resultant
d'apports en numeraires exclusivement,
divise en 3.700 actions de 10 euros cha-
cune, integralement liberees.
Cession des actions : Toutes les cessions
d'actions y compris entire associes sont
soumises au respect du droit de preem-
ption confer aux associes dans les
conditions definies au present article.
Exercice du droit de vote : Les droits de
vote de chaque associe sont proportion-
nels a sa participation au capital.
President : Monsieur Hedder LANCRY,
demeurant & CASE-PILOTE (97222)
Martinique Residence Plate Forme.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de FORT-
de-FRANCE.
Pour avis. FB 3564

INSERTION CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Suivant acte recu par Maitre Evelyne
GUATEL, Notaire AssociB de la Societe
Civile Professionnelle "Evelyne GUATEL
et Sandra GERMAIN PORSAN-CLE-
MENTE, Notaires Associes" a FORT DE
FRANCE (Martinique) 10 Avenue Louis
Domergue, Domaine de Montgeralde, le
29 novembre 2010, a 6te requ le change-
ment de regime matrimonial portant
adoption de la SEPARATION DE BIENS
par :
Monsieur Rene Jacques Pascal RAMAS-
SAMY, Agent EDF, et Madame Gaby
Frangoise GEMON, Commergante, son
epouse, demeurant ensemble a SAINT-
PIERRE (97250), rue Victor Hugo.
Marines en seconds noces, sous le re-
gime de la communaute de biens reduite
aux acquits a defaut de contract de ma-
riage prealable A leur union celebree a la
mairie de LE MORNE ROUGE (97260),
le 3 janvier 1998.
Les opposition des creanciers a ce
changement, s'il y a lieu, seront reques
dans les trois mois de la present inser-
tion, en I'Office Notarial ou domicile a ete
elu A cet effet.
Pour insertion
Le Notaire. FB 3565

CACEM
AVIS DE MARCH
Pouvoir adjudicateur
Nom, adresse et point de contact
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Francois Mitterrand
Immeuble Cascades III
B.P 407


97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Point de contact: M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courrier electronique : achats.pu-
blics@cacem-mq.com
Adresse general du pouvoir adjudicateur
(URL) : http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur
http://www.achatpublic.com
Type de pouvoir adjudicateur et activity
principal
Autre : Etablissement public de coopera-
tion intercommunale (EPCI)
Services generaux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du march
Description
Mission de maitrise d'oeuvre relative a la
realisation d'une unite de valorisation de
biomasse et de sechage de boues ur-
baines sur la zone de la Trompeuse a
Fort-de-France (97200).
Type de march : march de services
Cat6gorie de services : 12
Lieu principal de prestation : Fort-de-
France(972)
Code NUTS : FR920
L'avis implique un march public
Description succincte :
Le march concern une mission de mai-
trise d'oeuvre partielle destined au suivi
de la construction d'une unite de valori-
sation de biomasse et de sechage de
boues urbaines sur la zone de la Trom-
peuse a Fort-de-France.
Classification CPV :
Objet principal : 71240000-2 Services
d'architecture, d'ingenierie et de planifi-
cation
Marche couvert par I'accord sur les mar-
ches publics : oui
Division en lots : non.
Des variantes seront-elles prises en
consideration: non
Quantite ou etendue du march
L'enveloppe financiere affected aux tra-
vaux est de 16 millions d'euros H.T.
Options : non
DurBe du march ou delai d'execution
La duree global du march est fixee &
36 mois.
Renseignements d'ordre juridique, eco-
nomique, financier et technique
Conditions relatives au contract
Modalites essentielles de financement et
de paiement et/ou references aux textes
qui les reglementent :
Cette operation est finance par le bud-
get de la CACEM et plan de Relance
d'Urgence de la Region Martinique.
Les subventions seront sollicitees aupres
: ADEME, Conseil General, FEDER
Delai global de paiement : 30 jours
Modalites de paiement: mandate adminis-
tratif suivi d'un virement
Forme juridique que devra revetir des
operateurs economiques attributaire du
march en cas de groupement: groupe-
ment conjoint
L'execution du march est soumise a
d'autres conditions particulieres : non
Conditions de participation
Renseignements concernant la situation
propre de I'entrepreneur, du fournisseur
ou du prestataire de services et rensei-
gnements et formalities necessaires pour
I'evaluation de la capacity economique, fi-
nanciere et technique minimal requise
en vue de la selection des candidatures
(application des articles 43, 44, 45, 46 et
52 du code des marches publics) :
1) Criteres de selection des candidatures:
Conformement a I'article 52 du code des
marches publics, avant de proceder a
I'examen des candidatures si le pouvoir
adjudicateur constate que des pieces


don't la production etait reclamee sont ab-
sentes ou incompletes, il peut decider de
demander a tous les candidates concerns
de produire ou de complete ces pieces
dans un delai d'une semaine a computer
de la reception de la demand.
A I'issue des dispositions de I'alinea pre-
cedent seront elimines :
- les candidates qui ne sont pas recevables
en application des articles 43, 44 et 45 du
code des marches publics,
- les candidates don't les informations com-
muniquees n'apportent pas la preuve de
leur garantie professionnelle, technique,
et financierement suffisante au regard du
project.
2) Situation juridique references re-
quises :
* la lettre de candidature et d'habilitation
du mandataire par ses co-traitants en cas
de groupement (imprime DC1 ou equiva-
lent). En cas de candidature emanant de
groupement d'entreprises, cette lettre de
candidature est signee par chaque mem-
bre du groupement et par le mandataire
d0ment habilite.
* la copie du jugement si le candidate est
en redressement judiciaire,
* une attestation d'assurance responsa-
bilite civil professionnelle.
3) Capacity economique et financiere -
references requises :
* la declaration du candidate (imprime
DC2)
4) Reference professionnelle et capacity
technique references requises :
La consultation est ouverte aux candidates
se presentant seul ou sous forme de
groupement conjoint, ayant des compe-
tences relatives aux disciplines suivantes:
- Maitrise d'oeuvre d'unite de traitement
de dechets ou d'assainissement
- Genie Civil
Les imprimes DC1 et DC2 peuvent 6tre
telecharges a partir du site :
http://www.minefi.gouv.fr/themes/marche
s_publics/formulaires/index.htm
Rubrique "formulaires pour les candidates
A un march public"
Marches reserves : non
La prestation est reserve a une profes-
sion particuliere : non
Les personnel morales sont tenues d'in-
diquer les noms et qualifications profes-
sionnelles des membres du personnel
charges d'executer la prestation : oui
Procedure
Type de procedure : procedure ouverte.
Des candidates ont deja ete selectionnes :
non
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous
1. Le prix (25 %),
2. La valeur technique (25 %) : appreciee
au regard de la note methodologique,
3. Le temps passe pour chaque tape de
la mission, appreciee au regard de la de-
composition du prix forfaitaire provisoire
(25%),
4. L'equipe de project proposed (25%),
Une enchere electronique sera effectuee
: non
Renseignements d'ordre administratif
Numero de reference attribute au dossier
par le pouvoir adjudicateur
2010/47/DGA3/AO
Publications anterieures concernant le
mmee march : non
Documents payants : non
Date limited de reception des offres : 20
janvier 2011 a 12 heures
Langue pouvant etre utilisee dans I'offre:
FR (franqais)
Personnes autorisees a assister a I'ou-
verture des offres : oui
Les membres du jury et le responsible de
project ou son / ses representants. La reu-


nion du jury n'est pas publique. Peuvent
etre presents, les agents de la Direction
Command Publique, le comptable et un
representant de la DRCCRF sur invita-
tion.
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 120 jours (a computer de la date limited de
reception des offres)
Modalite d'ouverture des offres :
Date : Janvier 2011
Lieu : CACEM Immeuble Cascades III -
97200 Fort de France
Renseignements complementaires
II s'agit d'un march periodique : non
Le march s'inscrit dans un projet/pro-
gramme finance par les fonds commu-
nautaires : oui (FEDER)
Autres informations :
Le dossier de consultation des entre-
prises pourra etre telecharge par les can-
didats sur Internet sur le site
www.achatpublic.com
Le fuseau horaire de reference sera celui
de (Gmt-4:00).
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort de
France B.P 683 97264 Fort de France
Cedex Tel. : 0596.71.66.67 Fax :
0596.63.10.08
Introduction des recours:
- Refere precontractuel : entire le debut de
la procedure de passation (publication de
I'avis) et la signature du contract dans les
16 jours suivant la notification du rejet de
I'offre
- Refere contractual : six mois maximum
suivant la conclusion du contract en I'ab-
sence de publicity.
- Recours pour excess de pouvoir : dans
les 2 mois de la notification ou de la pu-
blication de la decision attaquee
- Recours de plein contentieux : deux
mois a computer des measures de publicity.
Service aupres duquel des renseigne-
ments peuvent etre obtenus concernant
I'introduction des recourse : Tribunal Ad-
ministratif de Fort de France B.P 683 -
97264 Fort de France Cedex Tel. :
0596.71.66.67 Fax : 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 09 decem-
bre 2010
Adresses supplementaires et points de
contact
- Adresses et points de contact aupres
desquels des renseignements comple-
mentaires peuvent etre obtenus
CACEM
Service Achats Operationnels
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III BP 407 -
97204 Fort de France cedex
Point de contact : Mme Julians
Courrier Blectronique : achats.pu-
blics@cacem-mq.com.
Fax : 0596.75.54.58
Adresse internet (URL) www.achatpu-
blic.com
- Adresses et points de contact aupres
desquels le cahier des charges et les do-
cuments complementaires peuvent etre
obtenus
CACEM
Service Achats OpBrationnels
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III BP 407 -
97204 Fort de France cedex
Adresse internet (URL) www.achatpu-
blic.com
- Adresses et points de contact auxquels
les offres doivent etre envoyees
CACEM
Service Achats Operationnels
Place Frangois Mitterrand Immeuble
Cascades III 46me etage BP 407
97204 Fort de France cedex
Adresse internet (URL)
www.achatpublic.com FB 3566


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5ainte Mairie La fite he la rdcolte:

un success poputlire

La 18ieme fete de la recolte qui s'est deroulee dimanche 12 de-
cembre a I'usine Saint-James a Sainte-Marie a connu un veri-
table success populaire. C'est par milliers que les visiteurs se
sont retrouves sur le site ou dans une joyeuse ambiance se
melaient tradition et modernity, artisanat et mode, spectacle et
attractions diverse. Une fete de la recolte pour recompenser
les acteurs de la filiere canne, mais surtout les gardens de la
tradition que sont les ouvriers de ce rhum AOC prestigieux, ces
hommes de I'ombre qui perpetuent le savoir-faire martiniquais
en la matiere. Cette manifestation incontournable inscrite dans
le calendrier festif de la Martinique a offert de grands moments
de bonheur musical aux spectateurs en reunissant deux pres-
tigieux orchestres qui sont la Perfecta et Operation 78 La jour-
nee s'est achevee par le traditionnel "C/hante '.i a '. Vivement
la 19ieme edition! C.B


Le Compagnie Pomme Canelle


Public tries nombreux


Modernite avec une presentation de dessin corporel


http:,/, www ournal-iustice-martmnique.corn















Rejoindre le musee de la banane en petit train















La vente de rhum a connu un gros success

Telethon: 12 406 recoltes pour la myopathie

Pour la 24ieme annee consecutive, la Martinique a relayed le
Telethon. Vendredi 3 et samedi 4 decembre, du Nord au Sud,
les benevoles ont releve la soixantaine de defis mis en place
pour collector des dons en faveur de la recherche sur les ma-
ladies neuromusculaires. La chaine publique Martinique Pre-
miere a consacre une grande parties de ses emissions a faire
connaitre la maladie et a recueillir des dons. Le Telethon etait
parraine par le musicien Kolo Barst, humaniste au grand coeur.
Cette annee, en raison de la conjoncture economique de crise,
pres de 131. 406 ont ete recoltes centre 229 000 E I'an der-
nier. Les organisateurs retiennent tout de meme que, meme en
period de crise, la generosity des Martiniquais n'a pas fait de-
faut.

La Martinique Hle aux fleurs

Le Comite Martiniquais du Tourisme a procede le vendredi 10
decembre a la remise des prix du concours Villes et villages
fleuris. Ce concours vise a dynamiser la politique de fleurisse-
ment, facteur d'amelioration du cadre de vie, de I'accueil des vi-
siteurs et d'attractivite pour notre pays. Le jury compose d'elus,
de personalities qualifiees, de professionnels du tourism, de
I'horticulture et du paysage, a attribute le ler prix a la commune
de Fond Saint-Denis, le 2ieme prix, a la commune de Sainte-
Marie et le 3ieme prix, a la ville du Saint-Esprit. Le jury a tenu
a encourager 3 communes qui ont consent de gros efforts de
fleurissement, m6me si elles n'ont pas encore atteint le niveau
leur permettant d'obtenir le label ou une fleur supplementaire.
II s'agit de : Ajoupa Bouillon : liere fleur en 1998 ; et de Fort-
de-France et Sainte-Anne pour leur premiere participation au
concours.


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