Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: May 13, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00167
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text
zine hebdomadaire d'information communist


Jeudi 13 Mai 2010 90eme Annie N 19 Martinique: 1,80 E France: 2,20 DOM: 1,90

r,,;':al- l -


9OEME ANNIVERSAIRE


Justice:
ri str. innt irrmpaId blede
a senseienee mdrtiniqu4Ise

' EUROPE- DOM
Une aide impuissante d
^ Op plJ^m






http://www.journal-ustice-martinique.com


a ^ <. ^\ DEPART DU DIRECTEUR DE L TRIUM
Manuel C6saire dirigeait depuis decembre 2006 les structures Atrium-CMAC avec
Sa ka Pai .......... ..... 2 comme objectif de faire vivre la culture et de realiser la fusion des deux entities. En
Edito........................f. 3 matiere culturelle, Manuel Cesaire a reussi son pari d'ouvrir le temple de la culture a
- Crise de la Grece toutes les couches de population avec une programmation riche et variee. La fusion
devrait encore attendre, puisque cela n'a pas ete realise. Mais, il a decide de mettre
Lutteffociale .............f /5 un terme a son contract fin avril, apres deux renouvellements successifs du Conseil ge-
- Une trive au CHU
- Banane : ndgociations salariales neral. Dans une emission tele sur RFO il a declare "partir avant que Con me mette au
- Ecomax bloque piquet". Ce depart a souleve bien des rumeurs laissant entendre que Claude Lise,
5ocite ....................p. 5 president du Conseil general, son employer, aurait eu avec lui des dissensions et
- Garcin Malsa et la baie du Marin I'aurait pousse a la porte pour y mettre sa fille. Dementi de I'interesse et menace de
- Fdlix Jean-Fran:ois porter le prejudice devant les tribunaux. II s'agit, selon Claude Lise, d'une operation

Conommation ................. 6 politicienne qui vise a le destabiliser. De I'avis du president du Departement "fa viri-
- Bilan du contr6le des prix BCBA table raison du part de 'ManuelCesaire reside vraisemblablement dans fes problems de
Economie ................. .. 7/9 management qu'ifa rencontris, auxquef s'ajoutent un certain nombre de difficultis de
- Octroi de mer gestion qui ontfait Cobjet observations de (a part de fexicutifdipartemental'. Selon
- La Sara dans Ie rouge
- Fixation des prix lui une "divergence relative a la naturejuridique dune structure unique a JAtrium" ne
- Handicaps et retraltds : prime de peut 6tre considered comme "Tobjet dun confitt, le directeur devant s'incliner de-
100 vant I'objectif fixe par ses employers. Desormais, le Conseil general et L'Etat de-
Europe-Pom .................11 vront soit s'entendre pour designer un manager general, soit revenir a la structure
- Les aides europeennes ancienne, un directeur pour chacune des structures. Resultat d'ici septembre.
- 90 ans de a Justice n
Politiue................... f.12 EAUX DE SOURCE PAS POTABLES : SE PA PAS DLO A KLE OU PE 8WEYE
- Elections cantonales
- 64me canton En Martinique beaucoup de consommateurs s'approvisionnent en eaux potables aux
- Creation d'un PRM differences sources qui emergent aux quatre coins de I'le (14% selon les statis-
Memoiredeuple ............ .1 tiques). L'Agence Regionale de sante (ARS) et I'office de I'eau emettent des
- Le code noir et 'Europe consignes sur la potabilite des eaux de source apres une enquete entire 2004 et 2009.
- Frantz Fanon Sur les 126 sources analysees, 109 se revelent impropres la consommation, conta-
S............ 1 / minces par la presence des animaux qui y deversent des bacteries, des parasites
- Louis Boutrin: Prejuge de race (85% des sources) ainsi que les products chimiques de I'agriculture (90%) et mena-
- Rdflexion sur le 8 mal 1902 gers, tel le chlordecone (41% des sources). Les 17 autres sources n'ont pas fait I'ob-
olit ............. 1/16 jet d'analyse, toutefois I'ARS deconseille d'en boire les eaux. Le fait de boire ces
- Les parlementaires au travail eaux de sources peut, previent I'ARS, 6tre un risque pour la sante. A court terme, on
peut voir I'apparition de desordres intestinaux, style diarrhee, ou & long terme de-
Pan leMonre ............. 16/17 clencher des maladies favorisant la leptospirose, des troubles du foie, neurologiques
- Fidel Castro et des cancers. Et faire bouillir I'eau n'elimine pas les products chimiques, soutient
- Plan d'alde h la Gr ~
- La cruise en Europe I'ARS. Les deux organismes ont public un atlas des sources de la Martinique avec
une identification et la quality des eaux. II sera disponible dans les mairies et sur le
Anence 0ale.............. 17/19 site Internet de I'ARS.
Culture ..................f.20 TERROIRS ET SAVEURS
-Princesse SITA de C. Moutoussamy

"Jus rICE 4
Administration & Redaction :
T61.: 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr t


Dachine, coco, epinard, miel et viande de bceuf sont a I'honneur a I'occasion de la
FoireAgricole et la Semaine Gastronomique, sous le signe de "Terroiret Saveurs",
Sainte-Marie. Les organisateurs ont mis en place un space de r6flexion et
d'echanges. Le theme retenu est: "fesproduits du terroirdans C'quii re alimentaire'.
Plusieurs milliers de personnel ont rallied la plus grande commune du Nord pour ho-
norer la production locale. La semaine gastronomique aura lieu les 15 et 16 mai.


Jeu 1 Mai 2010 JwIce n 7,9 I^ P


Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France TI. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 1 87526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : GuennaBl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel.: 0596 73 14 54


IF- $A KA VA.%t
L I





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GRECE I UNE CRISE CUI NOUS INTERPELLE,


La grave crise qui agite la Grece depuis plusieurs se-
maines doit interpeller les Martiniquais a plus d'un titre.
D'abord, elle illustre par I'exemple les defauts de cette
construction europeenne fondee sur le fameux trait
de Maastricht (denonce a l'epoque par notre Parti seul)
et qui devait apporter aux different pays membres de
I'UE la prosperity economique, le progress social et la
stability monetaire.
Chacun measure aujourd'hui la fragility de cette
construction, longtemps presented comme un space
de solidarity entire les peuples mais qui, en reality, se
revele etre avant tout une vaste zone de libre change,
de dumping social et salarial, de nivellement par le
bas, soumise aux lois impitoyables du liberalism et
de la mondialisation capitalist qui 6crasent les tra-
vailleurs en mettant en competition des economies qui
sont loin d'6tre au meme niveau. N'est-ce pas le sort
reserve a notre production bananiere ?
Et notre octroi de mer, apres avoir ete denature et
etrill6, n'est-il pas menace de neutralisation-definitive
en tant qu'instrument de protection de la production lo-
cale a I'horizon 2014 ?
Les ravages de cette politique sont deja considera-
bles. Dans cette Europe, ce sont ces memes travail-
leurs deja lessives au nom du profit qui doivent payer
une nouvelle fois les cons6quencees de I'aggravation
de la situation economique consecutive a la tempete fi-
nanciere declenchee, il y a un an, par la speculation
boursi6re.
Le drame que vit aujourd'hui la Grece ne doit pas nous
laisser indifferents. II illustre la toute-puissance retrou-
vee des marches financiers, des banques renflouees
par des capitaux publics et des agencies de notation
qui mettent a mal la souverainete des Etats et decident
du sort des peuples.
Ce sont leurs exigences qui ont servi de pretexte a
I'Union europeenne et au FMI pour imposer a ce gou-
vernement un plan d'assainissement de ses finances
d'une rigueur extreme et qui saigne a blanc ce mal-
heureux pays, en contrepartie d'une aide financiere.
La crise grecque nous interpelle encore parce qu'elle
fournit au gouvernement frangais des arguments pour
justifier le plan de rigueur en preparation et que Luc
Chatel, son porte-parole, appelle pudiquement "unepo-
litique budgitaire serieuse 'quiprenne en compete fa rate de fta si-
tuation actuee .
On I'aura compris : les Frangais et done les Martini-
quais demain, comme les Grecs, devront se serrer la
ceinture de plusieurs crans-pour combler I'enorme de-
ficit et I'endettemnent colossal creuses en grande parties
par les prets sans contrepartie consentis aux banques,
par les cadeaux fiscaux et les multiples exonerations
de charges sociales accordees aux entreprises, le plus
souvent pour maintenir leurs profits au detriment de


I'emploi.
La potion sera aussi
amere pour nous,
car il s'agira de rea-
liser en France, d'ici
a 2013, au moins
100 milliards d'eu-
ros d'6conomie,
avec une diminution
drastique de 50 mil-
liards des depenses
publiques.
Comme en Grece,
la pression sera ac-
centuee sur les
fonctionnaires avec la reduction des effectifs, la baisse
important des depenses de fonctionnement de I'Etat
dans les domaines de la formation, des concours et de
I'equipement des services.
La reforme des retraites qui prevoit un allongement de
la duree des cotisations ainsi que la baisse des pres-
tations services participe de cette logique. Les dotations
services aux collectivites pourraient 6tre revues a la
baisse, celles-ci etant invitees, elles-memes, a reduire
leurs depenses et a trouver de nouvelles sources de fi-
nancement par une hausse de la fiscalit6 locale.
Ce sont ces sombres perspectives, decoulant pour
parties du disengagement accelere de I'Etat qui ont
deja pousse plusieurs de nos collectivites ou commu-
nautes de communes a reduire sensiblement leurs
budgets cette annee.
La chasse aux economies a deja pris le pas sur les in-
vestissements, entrainant le report de certain projects,
la reduction des subventions aux associations ou
meme I'annulation de certaines manifestations, avec
les consequences qu'on imagine sur I'emploi et un
recul de la consommation. Cela ne peut qu'aggraver
les difficulties des communes don't les recettes d'octroi
de mer assises sur I'jmportation ne pourront que dimi-
nuer encore.
Bref, nous voila, confronts aux contradictions de notre
economic extravertie don't le moteur principal reste la
consommation de products imports.
Nous voila de plus en plus happens par la spirale de la
crise financiere et de la recession mondiales : notre
pays pourra-t-il realiser la reliance des investissements
publics pour attenuer les effects de la crise et casser la
courbe ascendante du ch6mage ?
Et c'est pour mettre nos collectivites & I'abri de tous
ces predateurs financiers que les communists marti-
niquais se sont toujours opposes aux gestionnaires qui
entendent faire vivre leurs collectivites au-dessus de
leurs moyens et qui creusent des deficits abyssaux.
Certes, la Grece est tres eloignee de la Martinique.


jeti W M 21 uPaIDIS -Pl3


, IET





1 http://www.iournal-iustice-martinique. com


Mais il n'en demeure pas moins vrai que leurs peuples
sont confronts aux m mes ravages de la crise capi-
taliste et doivent 6tre solidaires dans la lutte contre
I'ennemi de classes commun et dans la recherche d'une
alternative au capitalism, comme nous le rappellent
les communists grecs dans le message adress6 a
notre journal Justice A I'occasion de son 90ibme an-
niversaire.
II est plus que temps de creer en Martinique une eco-


nomie plus autosuffisante, de mettre en place un d6-
veloppement reellement endogene, et done d'arracher
les outils de la Responsabilit6 martiniquaise n6ces-
saires pour y parvenir
G. Erichot


UNE TREVE AU CHU


Le Comit6 de grbve du CHU entend rester vigilant pour defendre I'emploi public

""'Zne premiere manclie riussie pour fes contractuefs et en demi-
teinte pour la prime de service", assure Ghislaine Joachim Ar-
naud apres la suspension du movement de greve au CHU. En
effet, une tr6ve est intervene dans la greve observe par les
agents hospitaliers du CHU de Fort-de-France depuis sept
jours. Les syndicats CGTM, CDMT et FO reunis en "comiti de
futte pour CemploP' ont decide en effet de suspendre la greve le
vendredi 7 mai au vu d'un "certain nom6re de mesuresfavora6fes
awucontractueCs". Le protocole signed entire syndicats et direction
porte sur les revendications aussi bien en ce qui concern le
paiement de la prime de service que pour le personnel contrac-
tuel. Depuis I'annonce du deficit de 36 millions euros au CHU
de Fort-de-France, les syndicats sont montes au creneau pour
exiger que les agents ne patient pas les pots casses du deficit,


notamment les 860 contractuels dans les quatre 6ta-
blissements du CHU. Selon les syndicats, les pre-
mieres victims du deficit ont 6et une centaine de
contractuels don't le contract n'a pas 6t6 renouvel6 ; ils
ont disparu du logiciel du personnel. Le personnel a
observe un movement de greve tres suivi sans que
cela penalise le service minimum mis en place. Bar-
rages et prises de parole en direction de la population
ont ponctue ces jours de greve. II y a eu plusieurs reu-
nions avec la direction pour connaTtre les veritables ef-
fectifs des contractuels par unites fonctionnelles.
La direction a presented une proposition de fin de conflict
en quatre points aux syndicats qui I'ont etudiee et
amendee puis finalement signee. Cet accord porte sur
: les agents contractuels permanents, les agents in-
termittents, la prime de service et la poursuite des dis-
cussions sur I'identification qualitative des agents par
unite fonctionnelle. Un plan quinquennal de titularisa-
tion sera mis en place pour les agents contractuels
permanents. Concernant les agents intermittent, on
fera appel A eux en cas de besoin. Le versement dela
prime de service sera effectue ainsi: 50% en juin et I'autre moi-
tie en juillet en function de I'aide particuliere accordee par le
minister de la sante. Syndicats et direction doivent se retrou-
ver le 24 mai pour les informer des conclusions au minister.
"On reste vigilant et en itat de veille", souligne Ghislaine Joa-
chim Arnaud. II y a eu des avancees certes, mais il reste le plan
de retour 6 I'equilibre que doit proposer la direction et des me-
sures gouvernementales pour assurer la perennite du CHU.
Les syndicats ont invite lundi 10 mai les associations d'usagers
et les politiques afin de les sensibiliser au devenir du CHU. Ils
envisagent le 19 mai un meeting d'explication aupres du grand
public sur I'avenir du CHU.
(8/05/10)


RANAHE NEGOTIATIONS SALARIALES DIFFICILES


Le 30 avril dernier la commission paritaire Banane s'est r6unie
pour discuter de I'6volution des salaires. Au course de ces ne-
gociations; le patronat a propose aux syndicats ouvriers des
augmentations sur la grille de salaire allant de 0,22% 6 0,30%.
Une misere par example : pour un coefficient 104 cela corres-
pondrait a une augmentation horaire de 0,03 centime de
I'heure. Les syndicats ouvriers estiment insuffisante la proposi-
tion patronale. "Ilspeuventfaire des efforts sup6rieurs i leurpro-
position d'augmentation safariale", disent-ils. Face a cette
proposition patronale, les contrepropositions syndicales vont
de 0,89% 6 7,02%. D'autre par, la question de la retraite com-


pl6mentaire, la prime de transport, la participation aux bene-
fices, la prise en charge de la mutuelle, I'application de I'inte-
ressement et I'amelioration des conditions de travail par rapport
aux travaux des champs et au travail en hangar sont sur le ca-
hier de revendications des syndicats. Les salaries se battent
depuis des annees pour I'obtention de la retraite complemen-
taire qui a 6te accordee aux salaries relevant du regime agricole
depuis 1971 en France. Les syndicats sollicitent une interven-
tion de I'Aract, pour un audit et une mediation.
Rendez-vous sera pris dans les prochains jours, mais d6ej les
syndicats se preparent a reagir en intersyndicale si aucun vrai
pas n'est fait par la parties patronale.


=----~~~~~ .r~mlir~~


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ECOMAX TOUJOURS BLOOUE


Le group Ho-Hio-Hen menace de se desengager


Au 16ieme jour de greve, les salaries d'Ecomax sont toujours
aussi determines 6 se battre sur la question du travail le di-
manche. Malgre plusieurs interruptions, le dialogue continue
entire les deux parties, notamment au travers des deux media-
teurs Alex Bertide et Bruno Fabre. La montee en pression des
salaries a permis de r6gler le problem des revenues sur le sa-


laire du mois d'avril. Les n6gociations ont ava.nce, mais pas suf-
fisamment pour une reprise du travail, selon Fabjen Amar, de-
1egu6 syndical, qui a d6clar6 notamment" Nous avons obtenu
queCques accessoires de salaires, mais (a negociation bloque sur le
paiement du travaildu dimanche et la ritroactivite de ce paie-
ment. "En effet, les salaries et leur syndicate la CGTM-FSM re-
clament le paiement double du travail du dimanche et un rappel
de cinq ans de la prime de 20%. Le syndicate fustige la d6cla-
ration de la direction tendant a faire croire qu'il reclame une r6-
troactivit6 sur 16 ans, soit depuis I'ouverture des magasins
Ecomax. Apres une premiere proposition d'un an, la direction
en a formula une second de deux ans pour ces 20 % de prime.
Une avanc6e que les salaries jugent insuffisante. Ayant an-
nonce une perte de plus de cinq millions depuis le debut du
conflict, la nouvelle direction d'Ecomax, le group Ho-Hio-Hen,
menace de se retire des magasins si "d'aventure on ne trouve
aucune solution". (7/05/10)


GARCIN MALSA S'EMEUT DE LA DESTRUCTION DE LA BAIE DU MARIN


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Dragage de boues pollu6es dans la Bale du Marin

Le maire et conseiller general de Sainte-Anne et president du
Modemas 6crit au Ministre du d6veloppement durable, de I'eco-
logie et de la mer, Jean Louis Borloo pour I'alerter sur le dra-
gage op6r6 dans la Baie du Marin. Cette baie qui s'etend de la
Pointe Dunkerque (Sainte-Anne) aux confins de Trois-Rivieres
(Sainte-Luce) abrite des 6cosystemes estim6s parmi les moins
pollu6s de la Martinique et constitute un haut lieu de plong6e
sous-marine et qui s'integre au sein d'une zone class6e en
ZNIEFF et g6ree par le Conservatoire du Littoral. Garcin Malsa
consider que l'op6ration qui s'y d6roule est "une aberration jco-
logique que vos reprisentants cautionnent avec une aisance in-
soupponnee", ceci en pleine annee de la Biodiversit6 et du d6bat
sur le Grenelle 2. II souligne que "Ces Services de rEtat ont deli-
vre une autorisation de dragage dun chenalet de diversement de
boues extrimement polluees en pleine mer et ce, en infraction auxm
dispositions prise dans le cadre du grenelle de la meret en opposi-
tionformeCle avec Ca (Directive cadre europeen qui est la reference
essentielle sur laquelle s'est appuyie la Communaute dFLgglomi-
ration Espace Sud de Ca Martinique (CAJES[M) pour Cancer le
Contrat de baie Marin-Sainte-fnne". Le maire de Sainte-Anne
souligne que "ces vases et ces boues sont ensuite clapees en bordure


et pris du plateau dfier6iers du cote de a Pointe Borgnes et de
la (Pointe Dunkerque dans une mer ayant 300 metres de pro-
fondeur,face a la c6te Caraibe du territoire de la ville de Sainte-
Anne". II ajoute : "Sans incriminer les activities de carnage, le
dep6t de vases et de 6oues constitute un acte condamnable pour
des raisons icologiques et scientifiques". II en conclut : "Cette
baiefait Cobjet dun jcocide qui reeve dune stratigie touris-
tico-commerciale don't lafinalite est defaire de la baie un im-
mense port de plaisance en vue de renforcer les activities de
croisiere au mipris du diveloppement durable et solidaire". II
note 6galement "Ces consequences nefastes sur lafaune et la
flore qui defait sont amenjes a disparaitre. Ils'agit dfune mise
a mort du milieu marin local'. De ce fait "plusieurs esp#cespro-
tigis sont menaces telles que les citacis, tortues..."


F61ix Jean-Frangois devant la Cour d'Appel de Tartenson
Felix Jean-Frangois, le patron de Jet Aviation-Service se bat
toujours pour r6cup6rer son entreprise qui a 6te liquidee par
la Justice. Cette d6cison a 6te invalid6e par la Cour de Cas-
sation. II d6nonce devant la Cour d'Appel de Tartenson" rin-
competence et la midiocrite' des magistrats qui ont en charge
son dossier.


I ~ *


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3me vague e contrdle accord CBa : UN BILAH JUGE "BON" PAR LA DIRECTION


DE LA CONCURRENCE ET DE LA CONSOMMATION


-E-
Les consommateurs doivent exiger un vrai contr6le de prix
La Direction departementale de la Concurrence, de la Consom-
mation et de la Repression des Fraudes (DDCCRF) a public le
numero 2 de son bulletin de mars-avril 2010. La publication de
ce bulletin est une nouveaute repondant au besoin d'informa-
tion du public sur les actions d'un service public essential dans
la defense des interets des consommateurs. On se demand
pourquoi elle n'a pas ete realisee avant.
La DDCCRF present d'abord un bilan global de son activity
au premier trimestre de I'annee :

"UN IER TRIMESTRE DENSE
(Protection iconomique du consommateur, quality et sicuriti des
products et des services, concurrence, [a DDCCRF de Martinique
a rendu visit a 764 itablissements au course du ler trimestre 2010.
Ces contr6des ont donni lieu a 29 procLs-ver6auj 135 rappers de
reglementation, et 82 notifications information reglementaire.
A ces chiffres contentieuwou pricontentieuxs'ajoutent 14 measures
administrative (13 injunctions defaire des travauwet Ifermeture
par arreteprefectora). 210 ichantillons de divers products au'fins
danalyse ont ite prilevis et adressis auxw laboratoires officiefs".
Suit une analyse de I'activite dans certain secteurs : march
de gros de Dillon, prix BCBa, carburants, agencies immobi-
lieres, le stage comme measure alternative aux poursuites pe-
nales, la security dans les magasins de bricolage et de
jardineries.
S'agissant des carburants, nous en rendons compete par ail-
leurs.
A propos de I'application de I'accord de baisse de prix BCBa
entire le collectif du 5 fevrier et la grande distribution, il nous pa-
rait utile de reprendre in extenso le compte-
rendu qu'en fait I'Administration :

"BCBA : TRIES BIEN MAIS DES EFFECTS PER-
VERS i I
La 3eme vague de contrdle de 'accordBCBa a
ite realisie par la (DCCRF entire Ce 24 fvrier et
Ce 16 mars. Elle a porter pour la premierefois sur
les regimes spicifiques: prixcoftants tournants


----- ---


I ID ,,, ,?


sur lefrais localou marges riduites d 10%, defaqon
tournante igalement, surfruits et Cigumesfrais et
viandes et poissons surgelCs imports. Mis d part un cas
d'ignorance a6solue et rjelle de ces clauses spicifiques
de [accordet dun cas de confusion entire prix coiztant
et marge 10%, le niveau d'application de ces clauses est
satisfaisant sous une reserve, celle, attendue, des Cimites
des capacitis de la production locale. Au plan des prix
B BCBa proprement dits, 71 magasins sur 81 concerns
ontfait Cobjet dun contr6lC. (Dans 73 % des contr6les on
constate moins de 10% fdindisponibles. LesprixSBCBa
en rayon sont conformes a1 Caffichage exterieur (95,7%
des magasins au dessus de 95% de conformity). La 6Qme
reunion du comite de suivi du 31 mars 2010 qui mar-
quait Canniversaire de Caccorddu 12 mars 2009, a donc
permits d'acter, entire collectif(5(F et syndicate de la distribution et
des grossistes alimentaires, Ca bonne application de Caccord La
DGCCRF a cependant attire 'attention surquelques effetspervers
collatiraux. Imposer une baisse important de marge de distribu-
tion sur certaines marques et pas sur d'autres (baisse des prvi de
20%)pose, en effet, a terme des pro6bemes, que Con s'attacle auw
effects suscepti6Ces defavoriser Ca marque (voCume des ventes aug-
menti) ou de la defavoriser (disaffection possible du revendeur qui
"marge" moins, demand de contribution a Ceffort)"
A noter qu'il a 6te acted "fa bonne application de Caccord en d6pit
des manquements releves en matiere d'absence de nombreux
products de la liste et qui ont fait I'objet de 4 proces-verbaux
pour publicity mensongere (cf Justice n17 du 29/04/2010).
Rappelons que les prix sont toujours libres et que Iaction de la
DDCCRF n'a pas de base juridique specifiquement en matiere
de contr6le des prix. On ne peut done pas dire que I'on en est
revenue a une "surveillance strict" des prix en general. Mais,
grace au movement du 5 fevrier, I'Administration se voit
contrainte de surveiller I'application de I'accord de baisse des
prix BCBa qui ne concern qu'un peu plus de 400 products.
II reste a instaurer une surveillance plus general des prix et
de leurs composantes. Ainsi la repercussion de la baisse de
I'octroi de mer sur les products hors du champ BCBa ne peut
pas etre contr6lee en I'absence de reglementation des prix.
Cette baisse a represents une perte de recettes pour les col-
lectivites de 9 millions d'euros don't une parties a 6te empochee
par le grand commerce capitalist.
Antoine Gilles


[ I NSOM'MITION





hf n-/A A/I/\/ 'in I "mnL_ Afin (_m n41-rt LiIr-/ la (-


A propfo e l'octroi de mer 4ui, Ielon Marie-Luce Penchard, ne ieraitpai menace

UNE MISE EN GARDEN D'ALAIN PLAISIR


Nous reprenons du site Meetaw dirig6 par Gerard Dorw-
ling-Carter I'article suivant :

Pointe-A-Pitre. Jeudi 6 mai 2010. CCN .
Dans une interview accord6e a France-Antilles Guadeloupe et
parue dans ce quotidien le 23 avril 2010, Marie-Luce Penchard,
ministry des colonies, affirmait "Toctroi de mer n'est pas propre-
ment menace". Peu d'observateurs se sont interroges sur le sens
de ce "proprement". Et pourtant ce mot est lourd de conse-
quences. Decryptage. ParAlain Plaisir*
"On peut dejd consider que depuis (a Coi dejuillet 1992, Coctroi
de mer a change de nature. C'est une taxe quijoue etjouera de
moins en moins un r6le iconomique : protection des productions
locales pour n 'etrefinalement qu'une taxe d [a consommation pro-
curant des recettes aux communes et d la Region. L octroii de mer
est igalement menace dans Ce cadre de nos relationsfutures avec les
pays ACP, nos voisins. L 'Accord de Partenariat Economique
(ATE) privu dans Ca cadre des accords de Cotonou (Union euro-
peenne, pays JCP), privoit fCimination, des restrictions tarifaires
et non tarifaires dans Ces changes commerciauxentre CUnion eu-
ropienne ('union europdenne dans Ia Caraife, c'est nous !) et nos
voisins de Ca Carai'e. Avant cet accord, Ces changes entire CUnion
europienne et ses ex colonies di4frique, de la Caraibe, sefaisaient
sur ia base de la non-riciprociti. Les paysACP pouvaient expor-
ter dans Ces pays de CUnion en exemption de droits de douane,
aCors qu'euxpouvaient appCiquer des droits des douanes aux pro-
duits europiens. A partir de 2008, des nigociations sont ouvertes
pourqu'iCy ait un marchei [ire entire Crnion et Ces paysACP. Les
obstacles tarifaires droitss de douane) et non tarifaires devront itre
supprimisprogressivement. Pourfa region Caraf6e, ilestprevu une
zone de fibre change entire nous et nos voisins. Comment peut on
imaginer que Ces pays de Ca Carai'e pourraient ouvrir leursfron-
tikres auxproduits europeens, en supprimant leurs droits de douane
negativee lists) et toldrer dans le cadre de C[accordde Partenariat
Economique, des taxes d 'importation sur leurs exportations,
comme Coctroi de mer et octroii de mer rigionalqui sont appli-


quies sur toutes les marchandises pindtrant dans Ces dipartements
francais FdAmirique La loi 2004 qui est actuetCement en vigueur,
supprime aussi Cautonomiefiscale des "(DOM" puisque cette Coi
privoit que Ces conseils rdgionawutransmettent au reprisentant de
rEtat au plus tardau premier trimestre de chaque annie un rap-
port annueCsur les carts de taxation entire Coctroi de mer et Coc-
troi de mer regional Le rapport doit permettre de s'assurer que Ces
exondrations des products focauwsont d lafois nicessaires et pro-
portionneCles au regarddes handicaps structures permanents su6is
parles entreprises de [a region. L'Etat et surtout la commission eu-
ropienne itant Ce seuCs maitres pourjuger de Ca pertinence des me-
sures d'exonerations ou de reductions sur (a promotion des activities
locales, on voit 6ien le danger pour Ces productions guadelou-
peennes, qui risquent d'etre un peu plus taxes avec la nouveCCe Coi
privue en 2014. Cette inquiitude ne peut qu'etre renforcde a [a fec-
ture de la reponse de la commission europeenne au rapport de mi-
parcours dejuillet 2008 prisenti par Ce gouvernement Francais".
*Alain Plaisir, President du CIPPA. Auteur de octroioi de merde
Ca colonisation francaise &d integration europienne".
L'interview de Marie-Luce Penchard citee par Alain Plaisir est
aussi paru dans France-Antilles Martinique le 22/04/2010, tant
il est vrai que la probl6matique de I'octroi de mer est commune
6 la Guadeloupe et a la Martinique ainsi qu'aux autres DOM.
L'analyse d'Alain Plaisir rejoint la notre sur la denaturation pro-
gressive de I'octroi de mer depuis quelques annees, notam-
ment par les reformes de 1992 et 2004. La menace existe d'une
nouvelle denaturation en 2014 qui consisterait a transformer
I'octroi de mer en une sorte de TVA, maintenant certes les re-
cettes pour les communes puisque I'Etat et I'Europe en crise fi-
nanciere ne peuvent les remplacer et supprimant surtout son
caractere protecteur de la production locale au grand profit des
lobbys de I'importation.
C'est pourquoi il faut 6tre vigilant sur le memorandum adopted
par les RUP aux Canaries recemment.
Quand ce memorandum a-t-il 6et soumis aux elus martini-
quais ?
M.B


SELON LA UICCRF, LA SARA EST DANS LE ROUGE


L'enfutage du gaz butane


Le bulletin externe n 2
de mars-avril de la
Concurrence, Consom-
mation et Repression
des Fraudes (CCRF)
Martinique ecrit sous le
titre "Carburants: L 'cart
se creuse !!: "Aprds un rat-
trapage tr's partieC fin
2009, le diffirentielentre
les prix en Martinique et
Ces prix en mitropole se
creuse d nouveau en fa-
veur de 'automo6iliste
martiniquais. CeCui-ci


paye actuellement le super 1,20 euros le litre et legazole 0,96 euros
contre respectivement 1,37et 1,158 pour fe consommateur mitro-
politain. Encore s'agit-iClC dune moyenne national incluant Ces
grandes surfaces et non dune comparison d riseau de stations
comparables (stations avec personnelde service). Cet advantage au
litre qui est done au minimum de 17 et 20 centimes respectivement
pour Ce superet e gazole (13 euros pour un pCein de gazole !) conti-
nue d'etre pris en charge par CEtat alors que rien ne lejustfie plus
puisque Ces pri iconomiquementjustifijs dans le cadre du regime
de cadre deprixde 2003 conduiraient a despricsensiblement equi-
valents a ceuxde la mitropoCe (1,40 et 1,11 respectivement pour le
super et Ce gazole soit +3 et -5 centimes).
Le graphique ci-apres resume parfaitement une situation icono-
miquement artificielle et qui ne peut pas etre maintenue. "On re-


"MII


r__L


SA





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Structure prix du super (prix
matibre artificiellement bas) et prix
reel matiere


; matlere prer sur ce poste des
38.442 economies significa-
.-- *56,175
tives!.
Y"L-- t -:--LI Le Service de la
Prix du super 120E/hl Concurrence, de la
1,20 Consommation et

de la Repression
a Matiere Sara des Fraudes ex-
0 Cabotage d6epts m AIParrondis plique que les prix
o Taxes o Marge gros des carburants
Marge dtai sont inferieurs res-
Marge detail
pectivement de 17
centimes par litre
pour le Super et de 20 centimes par litre pour le gazole aux prix
pratiques en moyenne en France.
Le graphique public montre que le prix r6el de la matiere pre-


marquera que ie cout
globalde la raffine-
rie des Antilles ne
reprisente que 9,563
euros par hectolitre,
soit 9,5 centimes par
litre ou 12,8 cen-
times, si 'on y
ajoute les frais de
cabotage et de pas-
sage en depots: pas
vraiment de quoi es-


FIXATION DES PRIX LEVEE D UNE PART DE LA CHAPE DE PLOMB SUR LES MARGES

COMMERCIALS EN MARTINIQUE


Nous avons rendu compete du colloque organism le 30 avril
a I'Universite Antilles-Guyane par le Centre d'etudes et de
recherches juridiques en droit des Affaires (CERDJA) en
partenariat avec I'Ecole des avocats de la Martinique et le
Chambre'de commerce et d'lndustrie de la Martinique (cf.
Justice n 18 du 6/05/2010).
Nous avionsnote I'apport original notamment de Gerard For-
geot, charge d'6tudes a I'lNSEE-Martinique et chercheur au
CEREGMIA, sur les marges commercials, tant il est vrai qu'il
est difficile de connaitre les marges des entreprises en Marti-
nique. Les tableaux presents n'avaient pu 6tre communiques
le jour m6me du colloque. Certains cependant ont 6t6 publi6s
dans France-Antilles du 4/05/2010 par Alicia Bellance. Com-
mentaire de Gerard Forgeot & France-Antilles : "En moyenne fes
marges sontfai6les"bien qu'il ait pr6venu auparavant que : "On
est moins bien armn d'un point de vue statistique pour rdpondre ai
formationn des priC", car les entreprises communiquent peu
sur leurs marges. Secret des affaires oblige.
Nous avons pu avoir communication de la contribution de Ge-
rard Forgeot et publions ci-contre quelques tableaux et gra-
phiques a I'intention de nos lecteurs.
Pour comprendre, quelques definitions :
-La marge commercial brute :
Prix de vente hors taxe coOt d'achat des marchandises ven-
dues.
-La marge commercial nette :
Marge brute frais de distribution.
Les frais de distribution comportent les frais de transport, de


Evolutions comparees des taux de marge
521D Supermarches Hypermarches
4,0
3,5
3,0
2,5
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
Marge brute -- Marge nette

1)- Graphique de 1I'volution des marges brutes et nettes des supermarches
et Hypermarch6s en Martinique de 1994 a 2006

stockage, de personnel, etc.
Le taux de marge est le rapport entire la marge commercial
(brute ou nette) et le prix de vente hors taxes.
Si on consider le tableau de I'annee 2005, le taux de marge
brute des Supermarch6s et Hypermarches se situe entire 1,4
% et 5,3 % et la mediane est de 2,7 % des prix de vente.
S'agissant de la marge nette des Supermarches et Hypermar-
ch6s, disons du benefice, elle varie de- 1,1 % a 3,5 %, la me-
diane se situant a 1,4 % des prix de vente.
Observation : Ces chiffres sont surprenants En effet, I'INSEE
avait public lors des Etats g6neraux un tableau des marges
commercials de I'annee 2006. La marge brute des Super-


I .


.riere (p6trole brut et products semi-finis imports) est de 56,
175 centimes par litre de Super alors que le prix pay6 6 la Sara
pour ce poste est de 38,442 centimes par litre. Autrement dit,
sans le remboursement de I'Etat la raffinerie est en deficit de
pres de 18 centimes par litre sur ce seul poste. Rappelons qu'A
ce jour la Sara est toujours sous requisition de I'Etat.
La marge de raffinage de la Sara est de 9,563 centimes par litre
de Super et de 12,8 centimes par litre en y ajoutant les frais de
cabotage (transports inter-Tles) et de passage en dep8t.
Autrement dit, la suppression de toute remuneration a la Sara
ne ferait gagner au mieux que 12,8 centimes au consomma-
teur. Et cela ferait perdre pres de 600 emplois directs et indi-
rects en Guadeloupe, Martinique et Guyane.
II est clair que la Sara, entreprise privee, ne peut continue son
activity par le seul soutien de I'Etat frangais qui est lui-meme en
deficit et endett6. L'avenir de la raffinerie est menace.
Antoine Gilles

Structure du prix du Super sans plomb
Ci-apres, reconstitu6 & partir du graphique, la structure des prix
du Super en Martinique :
-Matiere : 38,442 c/l
- Sara : 9,563 c/l
- Cabotage et passage en dep6t : 3,216 c/l
-Accords Interprofessionnel p6troliers(AIP) : 0,685 c/l
- Taxes octroii de mer et TSC) : 51,910 c/l
- marge de gros : 5,940 c/l
-marge de detail : 10,290 c/I
Total : 1,20 E/I


3210 Pnx


I E uivomf






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Taux de marge brute par secteur en % D2 D5 D8 D8-D2
501Z Commerce de v4hicules automobiles -1,7 2,4 7,3 9,0
502Z Entr/rep de vehicules automobiles -1,7 7,7 25,6 27,3
503A Commerce equipements automobiles -2,0 6,1 12,0 14,0
505Z Commerce de detail de carburants 0,5 1.6 2,9 2,4
521B Commerce d'alimentation g6n6rale -0.1 4,0 8,4 8,5
521C SupBrettes -0,5 2.6 7,1 7,6
521D SupermarchBs Hypermarch6s 1,4 2.7 5,3 3,9
Source: Ficus 2005
Taux de marge nette par secteur en % D2 D5 D8 D8-D2
501Z Commerce de v6hicules automobiles -3.4 2,0 4,2 7,6
502Z Entr/r6p de vehicules automobiles -5,3 4,0 20,6 25,9
503A Commerce equipements automobiles -8,6 3,8 9,9 18,6
505Z Commerce de detail de carburants 0.1 1,3 2,4 2,3
521B Commerce d'alimentation g6n6rale -1,1 2,7 7,9 8,9
521C Superettes -1,6 1,3 5,0 6,6
521D SupermarchBs Hypermarch6s -1,1 1,4 3,6 4,7
Source: Ficus 2005
Tableau des marges commercials brutes et nettes par secteur en 2005 : D2 = les
?0% des entreprises d6gageant le moins de marge ; D8= les 20 % des entreprises
d6gageant le taux de marge le plus BlevB ; D5= le taux median de marge ; D8-D2=
diff6rentiel entire les entreprises les plus riches et les moins riches.

marches et Hypermarches etait de 18 % du chiffre d'affaires en
Martinique contre 14 % en France, soit 4 points de plus qu'en
France. Y a-t-il une erreur de virgule ?
Remarquons que des taux de marge sur des prix a la consom-
mation en moyenne superieurs de 40 % qu'en France aux An-
tilles selon I'Autorite de la Concurrence, cela donne des marges
en valeur absolue consequentes.
S'agissant des 6volutions, les courbes pr6sent6es sur la p6-
riode 1994/2005- toujours pour les Supermarches et les Hy-
permarch6s- montrent une baisse des marges entire 1994 et
1997/1998 et une forte remont6e sur 1998/ 2002-2004 et de
nouveau un recul a partir de 2004.
Qu'en est-il pour la p6riode de 2007/2009 qui a vu I'explosion
social aux Antilles, en Guyane et 6 la R6union ? On ne sait
pas.


II est clair que I'on ne peut accepter de rester dans I'ignorance
de la question des marges commercials et d'une mani6re g6-
nerale de la formation des prix et de leurs composantes dans
un pays qui vit de I'importation. Les prix a I'importation com-
mandent le niveau et I'6volution des autres prix int6rieurs et par
voie de consequence les salaires et autres revenues.
L'avis de I'Autorit6 de la Concurrence no 09-A-45 du 8 septem-
bre 2009 don't nous avons fait 6tat a, pour la premiere fois de-
puis 15 ou 20 ans, pr6sent6 quelques investigations sur la
structure des prix dans les DOM. II a confirm que les carts de
prix DOM/France n'etaient pas dus uniquement au coOt du
transport et 6 l'existence de I'octroi de mer qui, soit dit en pas-
sant, represent la moiti6 de la TVA qui est plus faible dans les
DOM. II a fallu que des milliers de Guadeloup6ens, Martini-
quais, Guyanais et R6unionnais descendent dans la rue crier
leur col6re contre la vie ch6re en 2009 pour que, enfin, il soit de-
mand6 & la Direction G6n6rale de la Concurrence et de la
Consommation de donner un coup de projecteur ponctuel et
tr6s partiel sur la formation des prix outre-mer. Le colloque de
I'Universit6 montre les limits du travail universitaire dans ce
domaine, malgr6 la bonne volont6 de G6rard Forgeot et des
autres intervenants. On ne peut se passer des investigations
d'une administration mandate pour ce faire et en ayant les
pouvoirsjuridiques : la Direction g6nerale de la Concurrence et
de la Consommation ou ce qu'il en reste. L'INSEE n'a jamais eu
la vocation d'analyser la formation des prix ; il les observe, ce
qui n'est pas la m6me chose.
Sinon, les m6mes causes produisant les m6mes effects, avec la
cruise capitalist qui s'aggrave et son cortege de ch6mage et de
baisse du pouvoir d'achat en raison du blocage des salaires et
du recul de la protection social (baisse des pensions) entrai-
n6s par les politiques d'aust6rit6, la question de la vie ch6re re-
viendra au centre des preoccupations.
Michel Branchi


L ETAT VERSE UNE PRIME EXCEPTIONNELLE DE 100 EUROS POUR LES ALLOCATAIRES DU MINIMUM VIEILLESSE

ET DE L ALLOCATION ADULT NANDICAPEE EN GUADELOUPE ET A LA MARTINIQUE


Le MinistBre de I'outre-mer a public le communique ci-apr6s :
"Lundi 3 mai 2010. Conformiment a ses engagementsformalises
dans les protocoles idaccordsignis en Guadeloupe Ce 4 mars 2009
measuree n 7) et en Martinique Ce 14 mars measuree n 82), [rEtat
s'est engage & mettre en pCace unfonds de soutien exceptionneC
pour Ces allocataires du minimum vieillesse et de 'allocation aux
adults handicaps, dote de 3 [M.
Rapport a ensemblee des allocataires risidant en guadeCoupe et
en Martinique, cefonds reprisente une prime exceptionnelle de 100
verse en unefois, de maniereforfaitaire.
Les 6bneficiaires de ce versement exceptionnefsont les titulaires,
au ler dicembre 2009, de allocationn de solidanite auxpersonnes
dgies, de [allocation supplimentaire vieillesse ou de (allocation
auxadultes handicaps. Lespersonnes cumulant le minimum vieil-
Cesse et Fallocation aux adultes handicaps ne percoivent qu'une
seule prime qui est verse par le regime de retraite concerned.
Le paiement pour Ces allocataires relevant de la caisse national
d'assurance-vieillesse (soit 32 263 6bneficiaires du minimum vieil-
Cesse) sera effectue dans Ces tous prochainsjours par [es caisses gb-
neraCes de sicurite social de Guadeloupe et de Martinique.
S'agissant des autres opirateurs, en particufier Ca caisse nationaCe
d'allocationsfamiliales, don't reeve une grande parties des aCloca-
taires de 'aClocation adulte handicap, les paiements intervien-


dront enjuin prochain."
Cette measure, comme son nom I'indique, est une ( prime >,
c'est-a-dire une allocation verse une fois pour toutes. Bien sOr
tant mieux pour les retraites de Guadeloupe et Martinique qui
percevront ces 100 II s'agit d'une retomb6e du movement
social du 5 fevrier 2009 en Martinique..
Rappelons que le minimum vieillesse a ete revaloris6 de 677,10
euros 6 708,95 euros par mois depuis le ler avril 2010 (+ 4,7
%). Le seuil de pauvret6 est fix6 a 616,66 euros par I'lNSEE
en 2006 en Martinique et a 880 euros en France. Aujourd'hui il
est 6 910 euros en France. Donc les allocataires du minimum
vieillesse en France sont en-dessous du seuil de pauvret6. Or
en Martinique le niveau des prix est plus eleve qu'en France de
I'ordre de 40 %.
II y a encore un s6rieux effort 6 r6aliser pour que le minimum
vieillesse et les autres minima sociaux permettent 6 nos retrai-
t6s de sortir de la pauvret6.
D'autant que depuis la derni6re revalorisation du minimum vieil-
lesse beaucoup de retrait6s ne sont plus eligibles a la CMU et
sont contraints de prendre une mutuelle. En effet le minimum
vieillesse d6passe le plafond de resources permettant d'obte-
nir la compl6mentaire sant6 de la couverture maladie univer-
selle(CMU). II y a 21 955 b6neficiaires du minimum vieillesse en
Martinique en 2008 et 50 131 retrait6s du regime general de la
S6curit6 social.
En d'autres terms, ce qui est accord d'une main est repris de
I'autre. A.G


, I I .


r Eco





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(uelle convergence avec L'Europe ?Comment trovo uer le hdveloppement enaogine?

LA BALL N'EST PAS VRAIMENT DANS NOTRE CAMP


Malgr6 les aides europeennes le d6veloppement est en panne

Au cour du seminaire "Convergences sur a mise en oeuvre des pro-
grammes europiens" qui s'est deroule le 28 avril dernier a Ma-
diana, un haut fonctionnaire de Bruxelles, le sieur Jose
Palma-Andres, Directeur general de la politique regionale a la
Commission europeenne, a declare : "Iffaut savoir maintenant
ce que les 9Martiniquais ou [es guadefoupiens veulent pour fave-
nir. Iffaut que vous identified quefs sont Ces secteurs porteurs, non
concurrences, qui crient de la richesse et des emplois. La bafle est
dans votre camp et 'Europe est Ca pour aider. Dites-nous comment
vous voyez lespro6lemes et quelles sont [es solutions que vous en-
visagez et dans queffe measure on peut vous aider (. .)Je ne voispas
comment on peut continue a vouloir vivre dans (e 6ien-itre sans
crier de la richesse" ( France-Antilles du 29/04/2010).

LA BALL EST-ELLE VRAIMENT DANS NOTRE CAMP ?
Pour ce qui concern ce que veulent les Martiniquais pour
I'avenir, cela est contenu dans le Schema Martiniquais de De-
veloppement Bconomique (SMDE) et dans I'agenda 21. On ne
part pas de zero.
S'agissant des "secteursporteurs non concurrences", cela parait
difficile puisque I'Europe nous a contraint d'ouvrir nos econo-
mies B tout vent et a quasiment detruit toute protection avec les
Accords de partenariat 6conomique Europe-CaraYbes et avec la
denaturation avanc6e de I'octroi de mer. Nous sommes des ter-
ritoires vou6s 6 I'importation sans limited. L'application du nou-
vel article 349 remplagant I'ancien article 299-2 sur les
sp6cificites des RUP ne risque-t-elle d'abandonner les d6roga-
tions arrachees peniblement?
Quant a vouloir vivree dans Ce bien-itre sans crier de la richesse",
il y a lI une condemnation de la politique d'assistanat mise en
oeuvre dans le cadre d6partemental mais qui tente de justifier
une diminution des concours financiers a I'heure oi I'Europe
est confronted 6 la crise capitalist. Cela dit, c'est un 6nieme
avertissement assorti d'une certain dose de mepris techno-
cratique que la politique des transferts publics est terminee tant
au niveau europeen que frangais.
L'eurocrate a poursuivi : "L'Europe a invest en Martinique
come en Guadeloupe ou ailleurs en crdant toutes les conditions de


Sdveloppement en term d'infrastructures et fdquipements
: icoles, hipitaux routes, aeroport... Donc, ify a toutes
les conditions pour accueilifr les visiteurs dans le cadre du
tourisme,faire en sorte que 1economie se diveloppe et mime
exporter dans de 6onnes conditions (voie airienne ou ma-
rtime)". Certes I'Europe a aide a I'am6lioration des in-
frastructures, mais elles sont loin d'etre suffisantes.
Exemples : le secteur hospitalier, le reseau de distribu-
tion d'eau potable, les transports, et memorandum
apres memorandum, plan de d6veloppement apres plan
de developpement, la meme question revient: pourquoi
malgre I'amelioration des infrastructures, le d6veloppe-
Sment ne s'enclenche pas dans les DOM ?
La ministry de I'outre-mer frangaise Marie-Luce Pen-
chard avait repondu a I'avance en designant ces fa-
meux secteurs porteurs : "Je crois au tourism qui doit
itre un axe essentieCde votre iconomie Je crois a une in-
dustrie agroalimentaire adaptie a vos defis-! Je crois au develop-
pement des energies renouvelables, pour que remain vous soyez des
territoires autonomes sur Fe plan inergitique Je crois a la valori-
sation de vos atouts tefs que votre 6iodiversiti et vos resources
halieutiques Tous ces secteurs correspondent a autant de poten-
tieIs. Pour cela, iffautfaire [epari de overturer, de Cintelligence
et de 'innovation". Comment nos pays peuvent-ils etre encore
plus ouverts aux productions europeennes ? Quanta I'innova-
tion, n'est-ce pas le concept pretexte pour nous enlever les
quelques protections preservant notre fragile tissue econo-
mique ?
La ministry a perqu I'interrogation en soulignant: "Notre objec-
tifcommun est de misersur es potentiefl de nos regions et de mieux
valoriser feurs atouts, tout en veiflant a une prise en compete ap-
proprije de feurs specificites et de feurs contraintes structurelfes.
J'insiste sur ce point: valoriser es atouts ne veut pas dire oubier
[es contraintes, et done aide que 'Europe doit apporter. Cela ne
veut pas non plus dire ou6[ier les adaptations que permet Carticfe
349 du Traite". II faut que ces fortes paroles, comme tant d'au-
tres auparavant, soient suivies d'actes.
Marie-Luce Penchard a evoqu6 le memorandum des RUP "en
faveur dune stratigie europienne rinovie et approfondie a Clori-
zon 2020"qui devait 6tre adopted aux Canaries le 6 mai.
Tourisme, industries agro-alimentaires, energies renouvelables,
biodiversity, resources halieutiques (mer), fort bien. Mais en-
core faut-il que les capitalistes investissent au lieu de speculer
ou de se refugier dans I'importation.
Et pour mener cette politique de d6veloppement economique
endogene, il faut ici'm6me un pouvoir de decision capable d'im-
poser 6 I'Europe ses propres priorities et non subir celles que
cette derniere impose a travers les programmes operationnels
(PO) et d'impulser une politique de developpement volontariste
et interventionniste. Cela s'appelle I'Autonomie.
II est clair que le contenu de ce memorandum engageant I'ave-
nir des RUP don'tt la Martinique) est politiquement important.
Non decidement, la balle n'est pas encore tout 6 fait dans notre
camp.
Michel Branchi


I El ',,.


[/" Eviton 1P





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Justice : UN INSTRUMENT IRREMPLAABLE POUR LA CONSCIENCE MARTINHIUAISE


Comment le journal Justice, 90 annees apres sa creation,
peut-il continue 6 aider 6 I'6mancipation de notre people ? Et
surtout conscientiser la jeunesse qui fait des etudes, celle qui
travaille, ou celle plus nombreuse, qui est a la recherche d'un
emploi parmi ces milliers de chomeurs ?
A I'heure d'lnternet, de la multiplication des chaines de televi-
sion, des portables et autres avanc6es technologiques, com-
ment donc Justice peut-il faire avancer la conscience
martiniquaise ? De meme qu'il faut I'atmosphere pour respirer
et que le poisson a besoin de I'eau pour vivre, le people marti-
niquais a besoin des informations et des analyses de Justice
pour mieux comprendre I'6poque ou il vit et les problems qu'il
doit r6soudre. Et surtout pour surmonter les difficulties dresses
par le pouvoir colonial et ses allies. Les informations continues
dans Justice sont analysis sur la base d'une vision marxiste
des r6alit6s du monde et de I'evolution de notre soci6te.
C'est en partant de telles analyses que Justice a contribu6 a
I'eveil de la conscience national martiniquaise. Rappelons a
cet 6gard I'importance capital de la revelation par Justice de
cette v6rite historique, a savoir que le 22 Mai 1848, ce sont les
esclaves qui se sont liberes. Souvenons-nous aussi de la digne
et cinglante reponse de nos camarades Armand Nicolas,
Georges Mauvois, Walter Guitteaud et Guy Dufond au pr6fet
Grollemund qui pretendait les muter d'office en France par I'or-
donnance d'octobre 1960 : "Laa Martinique est notrepatrie. Nous
connaissons la misere et fes difficultis des masses populaires mar-
tiniquaisespour avoirgrandiau milieu d'eCes". Ce cri patriotique
a r6sonn6 dans toute la Martinique, contribuant a eveiller les
consciences. Comment oublier les 6v6nements de d6cembre
1959 qui ont fait progresser la conscience national, amenant
le Parti 6 prendre position pour un changement de statut a sa-
voir I'Autonomie, r6clam6e en f6vrier 1960. En r6alit6, des 1955
Justice r6clamait: "U'ne plus Iarge participation des Martiniquais
S[1a gestion de feurs propres affaires".
Justice, qui n'a cess6 depuis d' indiquer la voie la plus propice
pour acceder a I'exercice de la responsabilit6 martiniquaise, a
refuse de ceder 6 ceux qui pr6conisaient le recours a la lutte
arm6e, sans tenir compete de notre r6alit6 concrete. Selon nos
analyses, cela ne correspondait pas aux int6r6ts de la classes
ouvriere et ne pourrait conduire qu'a l'6limination de son avant-
garde: le Parti Communiste. II valait done mieux rechercher


/"


Andre Aliker incarne par Stomy Bugsy dans le film de Guy Deslaurier
d'autres voies et moyens conformes a nos conditions histo-
riques et geographiques.
L'Histoire nous a donn6 raison. II suffit, pour s'en convaincre, de
voir ce que sont devenus ceux qui proclamaient la n6cessite
de la lutte armee, de consid6rer leur triste derive droitiere, leur
renoncement de fait a la lutte pour I'Autonomie.
Les d6egts causes par le syst6me colonial et d6partemental a
bout de souffle (chomage massif, in6galites sociales crois-
santes, vieillissement acc6eler du fait notamment de la politique
d'emigration mise en place a I'6poque du BUMIDOM, d6lin-
quance et violence lies au traffic et I la consommation des
drogues), nous imposent de rechercher de nouvelles voies pour
le changement. En un mot de poursuivre, dans les conditions
actuelles, I'ceuvre de Jules Monnerot.
Le sacrifice de nos camarades, au course de ces 90 ans d'exis-
tence de Justice, est le plus sir t6moignage de notre lutte pour
une Martinique nouvelle, fibre de ses enfants.
Andre Constant


"Quel role un journal d'opinion peut-
il avoir face aux autres m6dias dans
la formation de la conscience marti-
niquaise et de la citoyennet6 ? "

Le vendredi 14 mai a 18h30 a la
Maison de la culture de la ville
du Lamentin


t t.Einiri
SO~alf Jstce>7


Hors-srie qui retracera les ev~ne.
ments marquants de I'histoire de la
Martinique et du Journal ( L'affaire
Aliker, OJAM, les 16 de Basse-Pointe
etc...) en vente "Justice,.


1920


2010


U


"Justice temoin et acteur
des avancees de notre people"

Exposition visible du 13 au 31 mai
au Patio de I'Atrium


eRMIasif S 2 0 -jsieED, ae1


r 904ME A NNIVER5AIRE


.O f


mrrc~~


A1


. -*





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ELECTIONS CANTONALES PARTIELLES CANDIDATURES


_es candidatures suivantes aux elections cantonales partielles
jes dimanches 30 mai et 06 juin
Titulaire et supplant
-Canton Fort-de-France 6:
M. Alain Lim6ry Mme Evelyne Har-
pon (CNCP)
M. Jean-Claude Jabol Mme Marie-
Line Arnolin (PPM)
Mme Jacqueline Tally M. Daniel
S Jose Rosier Coco (droite)
Canton Schcelcher 2 :
M. Fred Dern6 Mme Marilyne
Marmot-Chauvet (Divers gauche)
Jean-Claude Jabol M. Eric Jultat Mme Val6rie Pen-
dant (Droite)
Vlme L6one Vaillant Bardury M. Sylvain Bolinois (MIM)
- Canton Lorrain :
VI. Guy Annonay Mme Christine Jubely (Droite)


LE CNCP CONVOITE LE 6IEAME CANTON


Evelyne Harpon, Alain LimBry et Edmond Mond6sir


Main Limery et sa suppleante Evelyne Harpon, militants de
ongue date du CNCP, ont ete choisis pour mener le combat
dans le canton 6 de Fort-de-France. Ces deux militants ne sont
)as a leur premiere bataille electorale, ayant d6j6 participe A
jes scrutins de liste. Mais c'est la premiere fois qu'ils sont en
premiere ligne. Alain Limery, originaire de Volga-Plage, 48 ans,
lirigeant de cooperative agricole porcine, et Evelyne Harpon,


6ducatrice sp6cialisee agee de 46 ans, n'entendent pas faire
une champagne basee sur des promesses: ils veulent continue
a defendre I'etendard des "comits populaires", 6 savoir "Ia nj-
cessiti dopirer un changement en profondeur dans Corganisation
et 1a gestion du systime socialdans Cequefnous nous trouvons ac-
tuellement". Et leur slogan de champagne est loin d'etre pas ano-
din : "Ensem6le pour changer Ca vie". II s'agit d'un appel a
renforcer la participation des hommes 6 cet objectif de chan-
ger notre vie, assure Lim6ry. L'autre objectif des candidates est,
dans I'optique de la collectivite unique, de renforcer le camp de
la responsabilite pour obtenir la mise en place de structures
adequates.
Ces elections partielles sont done pour les candidates du CNCP
"une opportunity" d'exprimer la vision que leur organisation a
de ce changement de vie. Alain Limery et Evelyne Harpon sont
certes candidates du CNCP, mais se placent dans "une dyna-
mique de soutien riciproque"avec les autres parties politiques qui
ont defendu I'appel a la responsabilite martiniquaise en janvier
dernier, souligne Edmond Mondesir. Cette demarche de sou-
tien se traduira en actions sur le terrain.
C.B


Creation d'U F PRM: A DROITE ON PRETEND FIRE DU NOUVEAU AVEC LES MEMES


Chantal Maignan, progressiste ?


Certains membres de la sec-
tion UMP locale ont decide
de mettre un terme a cette-
formation et de monter un
grand parti sarkozyste en
Martinique (voir Justice N
16). Dans un communique
envoy a la press, ils an-
noncent le 6 mai, la creation
d'un parti de droite local de-
nomme "Parti Rigionaliste
Martiniquais", don'tt fes sta-
tuts vont itre deposis en pri-


des organizations poitiques de droite et Ce 6esoin dun ancrage
CocaCdes responsabiritis pour etre au plus pros des Martiniquais."
Ce Parti Regionaliste martiniquais se positionne comme etant
"identitaire et progressiste (droite et progressiste sont deux
terms antinomiques) tout en assumant son appartenance d [a
Ripubiquefrancaise". II ne va pas jusqu'a couper le cordon om-
bilical qui le relief a I'UMP, car "le nouveauparti entendconserver
des iens priviligiis avec safamife politique Eforigine". Sans sur-
prise, on retrouve 6 la tate de ce parti Chantal Maignan en tant
que secretaire general, Christian Rapha, et Fr6d6ric ValBre 6
la tresorerie. Le PRM entend rayonner sur tout le pays. Comme
allied ou adversaire du PPM nouveau? Affaire 6 suivre...


lecture la semaine prochaine".-Selon eux, les dernieres elections
e6gionales ont reveal "la nicessiti et furgence fun renouveau


w J M4mH* 20 -se*9V 0RR S1 t ElF'


M. Lucien Victorin Mme Zephirine Bordelais (Divers gauche)
M. Olivier Gigault Mme Isabelle Limea (PRDF)
- Canton Frangois 2 :
M. Jean-Pierre Kimper Mme Josette Myla (MIM)
Mme Marie-Frantz Tinot M. Charles-Edouard Lupon (MPF)
M. Samuel Tavernier Mme Marie-
Josette Z6non (divers gauche)
M. Eug6ne Norden Mme Monique
Roset (Socialiste)
Canton Riviere Sal6e :
M.Vincent Duville Mme Marie-
Jos6e B6dot (MIM)
Mme Sylvia Saithsoothane M.
Christian Rano (FMP)
M. Daniel Robin Mme Bettina Bon-
Vincent Duville heur (PPM)


" T1q tE





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LE CODE NOIR ET L'EUROPE SUR LE BANC DES ACCUSES

peau de I'Europe ; et ses deux avocats Tacita et Germany.
Deux avocats repr6sentaient la parties civil ( les peuples colo-
nis6s): Claudette Duhamel et Louze Donzenac. Et les t6moins
a charge et A d6charge, le Pr Leonard Jeffries, Mme Rosa Ame-
lia Plumelle-Uribe, Suzy Singa, Malaak Shabazz, fille de Mal-
comm X ainsi que 12 t6moins choisis parmi les spectateurs. Un
public relativement nombreux s'est presented ce dimanche 9 mai
pour 6couter les actes de I'accusation, les diff6rents t6moi-
gnages et les plaidoiries des avocats. Juristes et t6moins ont
demontr6 les ravages du colonialisme et ses repercussions en-
core aujourd'hui ; difficile pour la defense de r6cuser ces te-
moignages. Le tribunal rendra son verdict le 21 mai lors de la
cele6bration de nos h6ros du 22 Mai au Pr6cheur. Ce proc6s est
en prelude au 10ieme Konvoi pour la reparation.


Les t6moins ont d6file a la barre de la Cour d'Assises pour accuser le colonialisme

Au moment oO I'organisation de Karisko celebrait [ajournie
de fEurope", celle-ci etait mise en accusation par le Mouvement
International pour la Reparation (MIR) a I'Atrium. Le MIR avait
organism un proc6s symbolique mais avec des vraies accusa-
tions et plaidoiries centree un systeme qui a oppress et oppresse
les peuples", celui du colonialisme. Au c6te de la president du
tribunal, Maryse Duhamel se trouvaient Luc Reinette et Victor
Permal ; comme procureur general, Felix Rodhes, du haut de
ses 85 ans ; I'accuse etait represented par Luc Gallet, un jeune
beke avec comme piece de conviction, le Code noir et le dra-


. :,




L'universitaire am6ricain Leonard Jeffries


FRANTZ FANON FIRE RAYOHNER SA PENSEE


Mika6lla Rojas-Fanon, Philipe Saint-Cyr et Victor Permal


Decembre 2011 marquera le cinquantieme anniversaire de la
disparition de Frantz Fanon. Plusieurs manifestations seront or-
ganisees par le monde pour honorer sa pensee. En Martinique,
le cercle Frantz Fanon, preside par Victor Permal, en partena-
riat avec I'Universite des Antilles et de la Guyane, prepare le
Ilieme Memorial International Frantz Fanon, du 6 au 9 decem-
bre 2011. En 1982, le premier Memorial, organise en Martinique
par Marcel Manville, avait ete une tape important du renou-
veau de la pensee fanonienne dans le monde. De nombreux
colloques se sont tenus depuis de par le monde pour eclairer la
pensee de ce Martiniquais mort a 36 ans. 18 ans apres ce pre-
mier colloque international, les organisateurs veulent marquer
ce rendez-vous historique en s'interrogeant sur le comment
factualitt de 1a pensie de Fanon peut nous jclairer le monde dans


lequelnous vivons", precise Mikaella Rojas-Fanon. II ne
s'agit point pour les organisateurs d'encenser le person-
nage multiple qu'a 6te Fanon, mais de continue a le faire
connaitre. Nous voulons que la pensie de Fanon soit lue
comme une pensieficondante", soutient Victor Permal, qui
cite un extrait de Les damnes de la terre, de Fanon: "[a
plus grande tdcie est de comprendre d tout instant ce qui se
passe chez nous... Nous ne devons pas cultiver C'exception-
nel, chercher le hbros, autreforme de leader. Nous devons sou-
lever le peuple, agrandir Ce cerveau du peuple, le meubler, Ce
diffirencier Ce rendre humann. C'est a cet exercise que le
Cercle Frantz Fanon et I'UAG convient les Martiniquais et
le monde 6 I'occasion de ce colloque universitaire de haut
niveau Ce rendez-vous sera le point d'orgue des diffe-
rentes manifestations sur I'etude des facettes de Fanon
realisees au course de I'annee 2011. En effet, I'actualite de la
pensee Fanon sera vue au travers de la culture, de la psychia-
trie, de sa relation avec son pays, avec I'Algerie et le monde.
L'ambition des organisateurs est que le plus large public parti-
cipe 6 ces evenements organisms en vue d'une communion
entire la pensee de Fanon et tous les peuples de la planete. Le
Cercle est dans sa phase preparatoire et nourrit I'ambition de
voir le monde venir au rendez-vous de la Martinique. En atten-
dant, il s'apprete B commemorer en decembre 2010 la mort de
Marcel Manville (le 2 decembre) et cele de Fanon (le 6 d6-
cembre). Et il compete, tout au long de cette annee, faire connal-
tre la litterature de Fanon sur les medias.
C.B.


_ I 'f R3 M IR200 jitice K9J-Pag 13


r "iOR PU 1P





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Loui0f outrin: "LE PREJUGE DE RACE CL.UE FIRE ?"


C'est sous ce
titre, qui est tout
un programme,
que Louis Boutrin
a pr6sent6 une
passionnante
conference le
jeudi 6 mai & I'Am-
phith65tre H6lene
Sellaye de la Fa-
cult6 des Lettres
et Sciences Hu-
maines, l'invita-
tion du group de
recherches
CRILLLASH.
Louis Boutrin est
Sun intellectual
martiniquais tries
S connu pour ses
Sprises de position
Louis Boutrin denonce le racism omnipresent nationalists et
singulierement
pour sa d6nonciation, avec Raphal Confiant, des empoison-
neurs de nos sols et de nos course d'eau. II s'est rev6el r6cem-
ment comme romancier avec la publication de La coul6e de la
Riviere Blanche oi il aborde le theme d6rangeant de I'amour
d'une Bekee et d'un N6gre et pr6ne la reconciliation entire les
deux principles ethnies qui constituent notre people.
Sa conference, bien documented et aussi objective que possi-
ble, a permits au nombreux public de remonter aux racines du
prejuge de race, c'est-a-dire a la period esclavagiste et de la
traite negriere ; de d6couvrir pourquoi dans les soci6t6s antil-
laises les conflicts sociaux peuvent se transformer facilement en
conflicts raciaux. Une phrase resume sa pens6e A propos de la
relation existant entire le racial (ou I'ethnique) et le social "L 'or-
are ethnique afix [ordre social'. Cela signifie en clair que c'est
I'appartenance racial qui determine I'appartenance social,
alors que c'est I'inverse qui s'est produit historiquement. Aux
Antilles et dans toute I'Amerique, ce sont les int6rits 6cono-
miques qui ont pouss6 les colonisateurs europ6ens a massa-
crer les Indiens ou 6 les r6duire a la servitude, et & importer des
esclaves africains, 6tant entendu qu'lndiens et Africains ne pou-


vaient occuper que le bas de I'6chelle social, sans que la cou-
leur de leur peau ne soit prise en consideration dans un pre-
mier temps. Le prejuge de couleur est venu apres, pour
legitimer I'esclavage et justifier I'exploitation de I'homme par
I'homme. Qui qu'il en soit, il est clair que dans nos societies il est
facile de confondre classes social et "race", ce qui complique
les relations humaines
Louis Boutrin a mis en evidence un fait que tout observateur un
tant soit peu attentif et honnite ne peut qu'admettre, a savoir
qu'aux Antilles le racism est omnipresent et concern toutes
les ethnies : Bek6s, Negres, Mulatres, Indiens, et autres sang-
mele. II n'a pas manque surtout de souligner les criantes in6-
galites sociales qui caract6risent les societies antillaises et de
poser le probl6me capital de la terre, 6 52 % aux mains des
Bekes dans le cas de la Martinique. II s'est interroge, en citant
des economistes, sur le poids reel des Bekes dans I'economie
martiniquaise, faisant observer que m6me si objectivement ce
poids a diminue, il demeure tres important dans nos esprits,
dans I'image que nous Martiniquais non bekes nous nous fai-
sons des Bekes.
On en arrive ainsi & la question de la meconnaissance du
monde b6ke, source d'incompr6hension et de rancoeur. Et cela
amene tout naturellement I'interrogation : que faire ? Boutrin af-
firme que nous sommes martiniquais et invite 6 la reconcilia-
tion entire toutes les ethnies martiniquaises. Selon lui, s'il doit y
avoir reparationn", elle ne saurait etre que symbolique, pas pe-
cuniaire. II se dit partisan du pardon, refusant de tenir les ac-
tuels Bek6s pour responsables des crimes de leurs anc6tres.
Reprenant a son compete une idee de Glissant, il dit que la so-
lution de notre problem passe par I'education, la recherche et
le travail des ecrivains.
Le debat qui a suivi les propos du conferencier a ete fort riche,
certain intervenants allant dans le sens de Boutrin, d'autres
manifestant une forte resistance a I'idee d'accorder le pardon 6
celui qui ne le demand pas, ou affirmant que les Bekes de-
meurent bel et bien des "bourreauC"sans compassion pour les
"petits", noirs evidemment.
Nous avons un long chemin a parcourir encore, ensemble, pour
parvenir A I'apaisement, 6 I'emergence d'une nation martini-
quaise pluriethnique.
M. Belrose


OUELQUES REFLEXIONS SUR LE 8 MAI 1902


Saint Pierre, ville Martyr,


La date du 8 mai 1902 restera eternellement gravee dans la
memoire de nos compatriotes. Elle evoque la plus grande ca-
tastrophe que notre pays a connue.
Ce jour-la, en effet, a huit heures precises, 28.000 Pierrotains
et Pierrotines disparaissaient brutalement, asphyxies, br0les et
ensevelis par la nuee ardente echappee du crat6re de la mon-
tagne Pelee et qui avait devale de ses flancs a une vitesse ver-
tigineuse, ne laissant aucune chance A la population de la "perfe
de la Carai6e".
Pourtant, depuis quelque temps d6ja, "(a grande dame" a I'al-
lure si majestueuse avait d6ej lance maints signaux d'6nerve-
ment. Des grondements sourds, des missions sporadiques de
cendres, des coul6es de boue, des crues de la Riviere Roxe-
lane, autant de manifestations qui indiquaient qu'elle se prepa-
rait a sortir de son long sommeil.


i 13 M i 201-jst '19-Faye


[ fUSOCIE'T


- _2





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Certes, le principle de precaution que nul ne contest au-
jourd'hui ne pouvait pas 6tre 6voque. Mais I'aneantissement,
la veille de 400 Pr6chotains ne constituait-il pas d6ja un signal
suffisamment fort pour que les autorit6s ordonnassent I'6va-
cuation de la population de la prestigieuse cite et de ses envi-
rons ?
En ce debut du 20ieme siecle, la volcanologie n'6tait encore
qu'A ses balbutiements, mais les responsables avaient cepen-
dant 6et alerts sur les risques de I'imminence de I'eruption.
Seulement, ces autorites coloniales, sous la houlette du gou-
verneur Moutet avaient decide de passer outre la mise en garde
des scientifiques. Venu a Saint Pierre pour supervisor les l6ec-
tions qui devaient se d6rouler le 11 mai, le maitre de la colonie


y etait rest pour participer 6 une soir6e mondaine organisee
par son candidate favori donned gagnant.
Les autorites avaient bloque toutes les sorties de la ville, en-
fermant dans un piege mortel les 28.000 Pierrotains qui
n'avaient pu quitter la ville.
Le gouverneur n'eut de compete a rendre a personnel. Lui-meme
avait peri dans la catastrophe.
Un dicton de chez nous dit que "Tout couyon m6Sain Pi". Non
! Tous les Pierrotains sont morts, mais en martyrs.
II reste que la Martinique a ete d6capit6e et cette catastrophe
a eu certainement une forte influence sur le course de I'histoire
martiniquaise.


"I TI


NOS PARLEMENTAIRES AU TRAVAIL


Au Senat
CLAUDE LISE DEFEND LA PRODUCTION AGRICOLE
Claude LISE, S6na-
teur de la Martinique a
interrog6 le Premier
Ministre, au sujet des
consequences pour
les productions "do-
miennes" de I'accord
de libre change sign
entire I'Union Euro-
p6enne, la Colombie
et le P6rou pour les
departments d'outre-
mer. Selon le Presi-
dent du Conseil
General, il y aurait un
risque de d6stabilisa-
Claude Lise, S6nateur tion des filieres agri-
coles des
d6partements d'outre-mer. Le texte de la question adressee par
le S6nateur :
"Si la consolidation des partenariats rigionaux avec Ce fMercosur
apparait dun intirit incontestable, celle-ci ne saurait se rialiser
au detriment des int6irts iconomiques et sociauCx des regions ul-
trapinrphiriques, notamment de ceuxdes dipartements doutre-mer
limitrophes des pays de P1Amirique catine. (..) Elle apparait iga-
lement en total contradiction avec les objectifs noncs par le Pr6-
sident de [a Ripublique d C'issue du Comiti interministrnielde
'Outre-mer du 6 novembre 2009. En consequence, illui demand
queffes measures iCcompte prendre pour soutenir les productions lo-
cales ainsi mises en piriC- sachant que la mise en place effective
de measures de sauvegarde risque de se heurter i la r aglementation
de P'OMC et s'ifnejuge pas indispensable defaire rialiser, Ce plus
rapidement possible, une itude impact sur les consequences de la
mise en oeuvre de teCs accords."

A I'Assemblie Nationale
LE DEPUTl ALFRED MARIE-JEAHHE AU SUJET DE LA FIN DES AUTOP-
SIES EN MARTINIclUE :
"fMadame la ministry de la santi, votre ministare a annonc6 clafer-
meture du centre de thanatologie de Martinique et son transfer en
Guadeloupe. L'imoi s'est empari des midecins-ligistes, du syndi-


cat des pompes fund-
bres mais aussi es fa-
milles. If est question
de crier un institute mi-
dico-ligal en Guade-
loupe, ce que nous
comprenons. Nous ne le
contestons pas. YMais
cela nicessite-t-ilpour
autant l'arrit pur et
simple des examens de
corps et des autopsies
rialisis en Martinique
? Chacun devine les su-
j tions suppCmentaires
qu'une teCCe situation Alfred Marie-Jeanne, D6pute
va crier. Je pense en premier lieu d La sujetion financitre : ils'agit
de savoir si lesfrais, non nigCigeables, seront faissis d (a charge
des proches. Madame La ministry, je ne vous demand pas dfenter-
rer votre project s'ilest envisage une compensation, mais tout sim-
plement de nous epCiquer le bien-fondi de cette dimarche et Ces
decisions arrities d cejour".
Extrait de la r6ponse de Mme Roselyne Bachelot-Narquin,
ministry de la sant6 et des sports :
,7e ne peuxpas vous Caisser dire que nous allonsfermer le centre
de midecine ligale de Fort-de-France. (Dans Ce centre de thanato-
logie, quandiCy aura besoin dune autopsies, une iquipe de mide-
cins-Cigistes de (Pointe-d-cPitre, riquisitionnie par le procureur de la
gRpub6ique, viendra a Fort-de-France, dans Ce respect le la danitj
du corps des personnel dicid6es, et dans le respect de la idlicatesse
due au xfamilles. Bien entendu, les d6penses seront imputes sur les
frais de justice et ne seront pas mises d [a charge desfamilies. C'est
(a solution la plus apte d 6ien assurer une midecine ligaCe de qua-
Cit t Quant a La midecine Iigale du vivant, effe est instalCie de faon
pirenne a Fort-de-France; ses credits sont sanctuarisis, aussi bien
pour ce qui concern lesfrais de structures que le coefficient gBo-
graphiqud'.

- SERGE LETCHIMY ET LES "SO PAS dGOMETRl UES"
Le D6pute Serge Letchimy a fait adopter un amendment por-


VIn i 1Ma200fSTImW XIcS19Pe


I i SOCrt~





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tant sur les 50 pas
geometriques lors de
I'examen du Grenelle
2. Cet amendment
devrait en effet facili-
ter la resolution des
problems recurrents
associes a la zone
dite "des 50 pas geo-
metriques". Notam-
ment d'acc6lerer les
processus de regula-
risation dans la zone
en question, un delai
de d6p6t des de-


mandes de cession pour 2013, pour une mise en oeuvre dans
un delai non defini une transformation des agencies en eta-
blissement public avec des competences en matiere d'amena-
gement, les operations de resorption de I'habitat insalubre (RHI)
pourront etre engagees, y compris par les agencies. II a ete acted
que les measures d'accompagnement des families a faible re-
venus acquis par la loi de 1996 soit maintenues, pour les resi-
dences principles et les proprietaires-bailleurs. Par ailleurs, le
depute a insist aupres du gouvernement pour que les decrets
d'application, ou les measures legislatures necessaires speci-
fiques soient arretes de toute urgence afin d'instaurer les ser-
vitudes d'acces et de
passage le long du littoral. Un combat que mene I'Assaupamar
depuis de longues annees.


pI p I


FidelCastro: "LE CAPITAL FINANCIER GOUVERNE LE MONDE ET NON LES GOU-

VERNEMENTS"-


Fidel Castro, premier secretaire du Parti communist cubain, a
affirmed que la catastrophe ecologique provoquee par le dever-
sement de petrole dans le golfe du Mexique montre "combien
peutfaire les gouvernements centre ceux qui detiennent le capi-
tal' dans un article public par la press cubaine. L'explosion
dans une plate-forme petroliere de la British Petroleum dans le
golfe du Mexique depuis le 20 avril a fait 11 morts et engendre
ce que les experts consid6rent comme le pire desastre envi-
ronnemental dans I'histoire de I'industrie petroliere des Etats-
Unis. Selon Castro, ces companies decident du sort des
populations des Etats-Unis et de I'Europe "a travers f'conomie
dans un monde mondialisi". Plus de 800 000 litres de petrole
sont d6verses chaque jour dans les eaux du golfe du Mexique
depuis le 22 avril suite a I'effondrement de la plate-forme de
BP. Le president americain Barack Obama a qualified cette si-


tuation de "catastrophe na-
tionale". Castro a dit qu'il
pensait que "fe president
06ama n 'tait pas respon-
sa6fe de Ca menace en course
mettant en cause (a survive
de f'tre human impose
par rimpirialisme". "O6ama
ignore la reality et ne peut
ou ne veut pas [a surmon-
ter, if rive des choses ir-
rellfes dans un monde de
rive", a affirmed Castro.


NOUVELLE RENCONTRE ISRAELO-PALESTINIENNE
L'Organisation de liberation de la Palestine (OLP) a autoris6 relancer le processus de paix israelo-palestinien qui stagne de-
samedi 8 mai, le president Mahmoud Abbas a lancer des ne- puis 18 mois. M. Abu Laila a expliqu6 que I'OLP a approuv6 la
gociations indirectes avec Israel. Le comit6 executif de I'Orga- proposition am6ricaine car cette derniere se base sur I'arr6t "de
nisation a pris la decision lors d'une session organisee a huis touteforme de construction a Jrusalem Est", les Etats-Unis
close A Ramallah. M. Abbas et le Premier ministry israelien Ben-
jamin Netanyahu representeront les deux parties aux n6gocia-
tions, et M. Mitchell servira d'intermediaire, a explique M. Abu tions". II a ajoute que les Palestiniens comprennent I'expres-
Laila. Washington a propose de diriger des negociations indi- sion "provocations" comme la construction de nouvelles
rectes, egalement appelees "nigociations deproximiti", afin de colonies ou encore I'expansion des blocs existants.

PLAN D AIDE A LA GRECE, MEASURES D'AUSTERITE EN VUE


Les ministres des Finances de I'Union europeenne (UE) se sont
mis d'accord lundi matin 10 mai sur un mecanisme de sauve-
tage sans precedent d'un montant de 750 milliards d'euros (956
milliards de dollars americains) pour endiguer la propagation
de la crise de la dette grecque et retablir la confiance sur les
marches financiers. La Banque Centrale Europeenne va ra-
cheter des titres de dettes. Le FMI est associe avec une parti-
cipation supplementaire de 250 milliards d'euros. Une
acceleration des measures d'austerite est annoncee. Les
Bourses se sont envolees. Le mecanisme de sauvetage est la
deuxieme reponse important donnee par les 16 pays de I'Eu-
rogroupe pour contenir la propagation de la crise grecque et


soutenir I'euro en baisse. Vendredi 7 mai, les dirigeants des
pays de I'Eurogroupe ont finalist un programme d'aide de 110
milliards d'euros (146 milliards de dollars americains) en faveur
de la Grece, qui a ete active par les ministres des Finances lors
de leur reunion du 2 mai. Les pays de la zone euro se sont en-
gages a fournir A la Grece lourdement endettee 80 milliards
d'euros (101,6 milliards de dollars) de pr6ts sur trois ans, tan-
dis que le FMI contribuera avec 30 milliards d'euros (38,1 mil-
liards de dollars). Ce plan de sauvetage suffira t-il 6 sauver la
Grece qui est grevee par une dette de pres de 300 milliards
d'euros (396 milliards de dollars) ?


, *1 ,'. ,


Serge Letchimy


r-lael uasiro, vignant er luciae


"IT q/






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LA CRUISE EN EUROPE DE CRISE EN CRUISE JUSQU'AU DESASTRE ?


Mise sous tutelle, soumise d'autorite & une brutale cure d'aus-
terite et de regression social, la Grece s'insurge, I'euro s'ef-
fondre, le bel edifice europ6en se lezarde de toutes parts, les
marches paniquent et une sourde inquietude ronge les plus eu-
rophiles tant I'avenir parait sombre.
Face 6 la crise, il e0t ete logique de prendre le control des ins-
titutions financieres faillies en les nationalisant avant de les re-
capitaliser. Mais bien evidemment, ce n'est pas cette option
qu'ont retenue les (ir)responsables politiques en charge du pou-
voir. Aveugles par leurs sacro-saints dogmes neoliberaux (ceux
16 memes qui ont genere la debIcle economique actuelle), ils
se sont empresses de les renflouer en catastrophe A coups d'in-
jection massive d'argent frais, creusant du meme coup la dette
publique de leurs Etats au del de tout bon sens.
Ragaillardis, banquiers et financiers ont aussit6t repris leurs
mauvaises, mais si lucratives, habitudes. Pourquoi se g6ner
d'ailleurs puisque les Etats (et leurs contribuables) sont la pour
recoller les morceaux.
Le problem est qu'aujourd'hui, les dettes accumulees par le
prive, adossees a des actifs nettement surevalues, depassent
de loin les capacities de remboursemeht, ce qui necessite tou-
jours plus de credits don't le montant global est de tries loin su-
perieur a la valeur total des biens actuellement products. Les
banques centrales doivent done sans cesse intervenir, alimen-
tant une masse toujours plus grande de capitaux speculatifs
qui ne cherchent qu'a preserver leur valeur constamment com-
promise par les fluctuations anarchiques des marches bour-
siers. Le syst6me dans son ensemble est devenu pervers.
Resultat, la Grece particulierement fragilisee par les magouilles
des precedents gouvernements de droite, a fini par sombrer,
menagant I'equilibre de toute la structure maastrichtienne de
I'Union europeenne. Le Portugal n'a pas tarde 6 se lezarder en
meme temps qu'apparaissaient les premieres fissures en Es-
pagne.
Jusqu'a present seule la peripherie europeenne (Islande, Ir-
lande, pays baltes, Grande-Bretagne...) subissait les effects de
la crise. Maintenant c'est la zone euro qui est directement tou-


chee ainsi que I'euro qui voit fondre jour apres jour sa valeur.
La situation est devenue a ce point serieuse, que les Etats-
Unis, eux-memes en crise et effroyablement surendettes se po-
sitionnent deja pour rapiner tout ce qui pourrait passer a leur
portee. Par les temps qui courent, il n'y a pas de petits profits.
A I'Bvidence, nous venons d'entrer dans une phase nouvelle de
la crise systemique d'un capitalism en tres mauvaise posture.
Jamais auparavant on n'avait assisted a I'emergence et a la
croissance vertigineuse d'une telle bulle financiere directement
liee a un endettement public aussi phenomenal. Arrivera-t-on
A la d6gonfler avant qu'elle n'6clate ? Et si elle 6clate, quelles
en seront les consequences tant 6 I'echelle du monde qu'a celle
de chacun des Etats ?
La premiere crise de 1873 avait conduit au premier conflict mon-
dial. Celle de 1929, avait directement mene au second conflict,
autrement devastateur. Ou menera la crise de 2007 (qui couvait
en fait depuis le milieu des annees 70) ? N'oublions pas que le
capitalism, lorsqu'il est accul6, n'a pas d'autre solution que de
tout d6truire massivement afin de pouvoir entamer un nouveau
cycle sur les ruines du precedent.
K. Solaris
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97200 FORT DE FRANCE CEDEX
Tel.: 05 96 71 8683 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Maitre Colette MA-
THIEU-BRISMEUR, notaire A FORT DE
FRANCE, en date du 29 avril 2010, il a
6t6 constitute une society civil immobi-
li6re representant les caract6ristiques sui-
vantes:
Denomination : MATILDA
Siege : FORT DE FRANCE (97200), Es-
pace Arc En ciel, 2 rue Eugene Eucharis
Lot. Dillon Stade.,
Objet social : L'acquisition, I'administra-
tion et I'exploitation par bail, location, ou
autrement de tous immeubles bAtis ou
non batis don't elle pourrait devenir pro-
pri6taire ult6rieurement par voie d'acqui-
sition, construction, &change, apport ou
autrement; eventuellement et exception-
nellement, I'ali6nation de ceux de ces im-
meubles devenus inutiles a la soci6et au
moyen de vente, change ou apport en
soci6te.
Duree: 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS de FORT DE FRANCE
Capital: 5 000EUROS
Les apports sont en num6raire,
Toutes mutations entire vifs de parts sont
soumises a I'agr6ment de la soci6te.
G6rance : M. Christophe PALANDRI de-
meurant A FORT DE FRANCE (97200)
72 rue du professeur Raymond Garcin
n7 residence PRIMEROSE est design


en quality de grant pour une duree illi-
mitee.
La soci6te sera immatriculee au registre
du commerce et de soci6t6s de FORT DE
FRANCE.
Pour avis, le notaire FB 2639

MODIFICATION STATUTAIRE
JA. PRO. CONSTRUCTION
CAPITAL : 8 000 EUROS
MORNE HONOR
97211 RIVItRE PILOTE
SIRET 482 977 048 00016
Aux terms d'une assemblee g6nerale en
date du 31/10/2008,
avis est donned de nomination de
M. AGARAT Jimmy
en replacement de la g6rante d4mis-
sionnaire
Mle MONNELY Marlene.
Et Mile MONNELY Marlene replace
I'associe M. AGARAT Willy egalement
demissionnaire.
L'article des status a ete, en conse-
quence, mis A jour.
Pour avis le Gerant FB 2640

AVIS DE LIQUIDITATION TOTAL
ET RADIATION
SCI ELDOM
VILLA BERTIN ANSE CAFARD
DIZAC 97223 LE DIAMANT


RCS DE F-DE-F N' 93 D 141
SIREN : N' 393 064 456
L'assemblee ordinaire r6unie le
03/03/2006, a diligent le liquidateur,
Madame Ellena BERTIN, demeurant :
route de Defort, Tracee Ouest, Trinite
97220.
et donne a cette dernibre quitus de sa
gestion, constate la cloture de la liquida-
tion A computer de ce jour.
Le siege de la liquidation est fixe A
I'adresse du liquidateur. C'est A cette
adresse que les correspondences de-
vront Atre adressees et que les actes et
documents devront 6tre notifies
Les actes et les pieces relatifs A la liqui-
dation seront d6poses au registre du
commerce et des societes de Fort-de-
France
Pour avis le liquidateur. FB 2641

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
CARAIB WEB
AU CAPITAL DE 100 EUROS
RES. MARYLAND ENCLOS BAT
97233 SCHOELCHER
512 446 543 00013
APE 6203Z RCS FDF
Aux terms de I'AGE du 15/04/10, il a ete
decide la dissolution anticip6e de ladite
society A computer de cette meme date.
M. Jean-Pierre EUTROPE


demeurant A 27 Lot. Ste Marie
FDF 97200
est nomm6 liquidateur.
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront depos6s au RCS de FDF.
Pour avis, le liquidateur FB 2642

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 22 avril 2010, il a ete constitute
une SCI TENEBAY au capital de 2000
euros en numeraires.
Le si6ge social est situe A croix blanche,
97213 Gros Morne
Son objet est I'acquisition de terrains A
batir en vue d'edification d'immeubles A
usage d'habitation, acquisition, gestion et
plus largement I'exploitation en direct par
bail, location ou tout autre forme de biens
immobiliers a usage d'habitation que la
soci6et se propose d'acquerir et toutes
operations financibres, mobilieres ou im-
mobilieres de caractere purement civil et
se rattachant A I'objet social.
Duree: 99 ans
Les grants sont : M. Emile Robert TE-
NEBAY, demeurant au 04 rue Charles
Peguy 94000 Cr6teil.
Mme Marie-Laure TENEBAY, demeurant
Chez M. Gustave TENEBAY Croix
Blanche- 97231 Gros Morne.
L'immatriculation est en course au RCS de
Fort de France


-~----- C~R,~nr~lr~mrxu~q/'.r


rPAN LE IOP


, A NNON/E.% UfALES







http://www./oural-iustice-martinique.com


Pour avis, la gerance

MODIFICATION D'AVI
DE CONSTITUTION
SARL KRYS'TAL NAI
Objet: la realisation de prestio
vices relevant de I'onglerie, ai
vente de products et articles re
ces domaines d'activite.

ADDITIF AU JOURNAL JU
N' 12 DU 25/03/2010 FB
ACTIF BTP
Siege social : C/ Mme BERMI
riette, Carabin 97214 Le Lorr
Lire : Objet / les activities du b
des travaux publics
Au lieu de : Objet : les activity
trielles et commercials liees ai
et Travaux Publics
Pour avis

AVIS DE CONSTITUTII
Par acte sous seing prive en d
avril 2010, il a 6te constitute la
responsabilite limited ISAMBI
TRIBUTION
Capital social : 5000 E divis
parts sociales de cinquante e
cune
Objet :: importation et distribution
et au detail de tous products m
res
Dur6e : 99 ans a computer de I'i
lation au RCS de Fort de Franc
Grant : Alexandre JARJOUR,
rant chemin de la Houssaye, 9
de France, nomme pour une d
terminee.
Pour avis et mention, la geranc


SARL L & M
SOClTIE A RESPONSAB
LIMITED AU CAPITAL DE I
SIEGE SOCIAL : CENT
COMMERCIAL DE PLACE D
97232 LAMENTIN
RCS FDF 508 252 86
AVIS DE MODIFICATI
STATUTAIRE
Aux terms du proces-verbal d
blee general extraordin
15/03/2010, il result que :
Le nom de Monsieur AL LA
Mtanios a ete retire des statu
moiselle AL LAYOUSSE Linda
tenue en tant que gerante.
L'article n 17 des status a 6et
consequence
Mention sera faite au RCS
France
Pour avis

LES ACTES
SOCIETY A RESPONSE
LIMITED AU CAPITAL DE 8
DIVISE EN 500 PARTS SOCI
16 EUROS CHACUN
SIEGE SOCIAL:
C/ MME PONT-CHATEAU T
CITE DU BAC 97220 TRI
RCS : FDF 2009 B 18
SIRET :509 902 235 00019 A
AVIS DE MODIFICATIC
STATUTAIRES
Aux terms de I'AGE du ler ay
a ete decide :
- cession de parts sociales :
Gerard JOURDAIN a cede la t
droits qu'il possedait dans la
Monsieur Jean Scholastiqu
CHATEAU, conformement A la
status.
Monsieur Jean Scholastiqu
CHATEAU, a la suite de cette c
vient titulaire des droits atta
parts sociales cedees.
- nomination du grant:


FB 2643 Monsieur Denis Gregoire PONT- CHA-
TEAU a ete nomme grant en remplace-
IS ment de Monsieur Gerard JOURDAIN
Transfer de siege social :
L Le siege social initialement fixed A C/
ns de ser- Mme PONT-CHATEAU Th6erse
nsi que la Cite du Bac 97220 Trinit6 a 6et transfer
levant de au 65 rue Fernand Clerc 97220 Trinite
FB 2644 Les articles 4, 7 et 12 des status ont ete
modifies
STICE Pour avis, la gerance FB 2648
12458
AVIS DE CESSION
JDE Hen- Par acte sous seing priv4 enregistre au
ain SIE de Fort de France n 2010/395,
Atiment et LA SARL 103,
capital de 7 623 ,
ts indus- RCS B 440 958 825,
u bAtiment siege social 103 rue Frangois Arago
a Fort de France
FB 2645 a cede A la SARL LOULOU,
capital 40.000 6,
ON RCS B 420 492 076,
late du 29 siege social 92 rue Antoine Siger A Fort
society A de France,
ERT DIS- son fonds de commerce de bazar, vente
de v6tement, pret-a-porter pour la some
6 en 100 de 20.000 e..
uros cha- Les Bventuelles opposition sont reques
au si6ge du vendeur dans le delai de la
onengro loi.
nanufactu- Po avis, la g6rance FB 2649

mmatricu- AVIS DE CONSTITUTION
:e Aux terms d'un acte sous seing prive en
A, demeu- .tate du 15 fevrier 2010, ii a ete constitute
7200 Fort une society A Responsabilite Limitee :
uree inde- Forme : SARL au capital de 7 500 euros"
Denomination social : TRANSMART
ce Capital social d'origine : 7500 euros
FB 2646 Siege social : Quartier Long Bois
97212 Saint Joseph
Objet : I'activit6 de transport de beton,
IILITE transport de materiaux, de prestation de
8 000 E pompes A beton, et la representation de
RE tout c6 qui se rapporte a I'objet social.
'ARMES Duree : 99 annees A computer de son im-
matriculation au RCS
3 Gerant: M. MARTHELI Patrick
ON demeurant quarter Long Bois
97212 Saint Joseph
e I'assem- La society sera immatriculee au registre
aire du du commerce et des societies de Fort de
France.
,YOUSSE Pour avis,
ts, Made- La gerance FB 2650
est main-
AVIS DE CONSTITUTION
modified en Avis est donne de la constitution de la
SARL CRYSALTECH
: Fort de Au capital de 1140 E.
Siege social : 1021 Quartier Balata
FB 2647 97212 Saint Joseph.
Objet : Services de gestion de parcs in-
formatiques
IILITE Duree : 99 ans
8 000 G6rant : MAGDELEINE Marc Michel
ALES DE demeurant 1021 Quartier Balata
E 97212 Saint Joseph
Immatriculation en course
HERESE Pour avis FB 2651
NITE
0 AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
PE 4334Z MAISON DU MONDE SARL
)NS CAPITAL 3200 EUROS
SIEGE SOCIAL : RES. TERRES A
ril 2010, il CANNES APT 1 BAT GAOULE
97228 SAINT LUCE
Monsieur SIRET : 51348307300013 CMA FDF
otalite des Aux terms de l'assemblee general en
society A date du 04/05/2010, les associes ont:
e PONT- approuve les comptes definitifs de liqui-
I loi et aux dation
decharge M. PONNAMAH Pascal de
e PONT- son mandate de liquidateur
session de- ont constate la cloture de liquidation A
Iches aux computer du jour de ladite assemble.
La society sera radiee de la CMA de Fort
de France


Pour avis et mention, le liquidateur :
PONNAMAH Pascal FB 2652

AVIS DE CONSTITUTION
Avis es donn6 de la constitution d'une so-
ciete presentant les caracteristiques sui-
vantes:
Forme: SociBte A Responsabilite Limitee
Denomination : HFE BATIMENT
Siege social : Le Marigot 97225 Quar-
tier Dominante
Objet : Travaux du bAtiment et des Tra-
vaux publics, constructions de maisons
individuelles
Dure : 99 annbes
Capital : 7 .500 euros
Gerance : Francois HELDERALD, de-
meurant 12, residence les Raisiniers -
97220 Trinite
Immatriculation : au RCS de Fort de
France
Pour avis, FB 2653

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 23 avril 2010, il a ete constitute
une SARL JORAL LOCATION
sise 37 avenue Condorcet 97200 FDF
pour une dur4e de 99 ans.
Le capital est de 7 000 E
et ayant pour objet : toutes locations de
voitures.
.Son grant est RAMEDACE Thierry de-
meurant Ravine Touza a Schoelcher.
En course de creation. FB 2654

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 29 avril 2010, il a ete constitute
une SCI DOUCE RIVE
sise 37 avenue Condorcet 97200 FDF
pour une duree de 99 ans.
Le capital est de 1000 E
et ayant pour objet: I'exploitation et loca-
tion de locaux commerciaux.
Son grant est RAMEDACE Thierry
demeurant Ravine Touza A Schoelcher.
En course de creation. FB 2655

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive, en date du 3
mars 2010, II a 6te constitute une SARL
denommee AUTOUR DE LA MODE
Au capital de 3 500 E
Siege social : avenue des Insurrection
Anti Esclavagistes- 97211 Riviera Pilote
(Martinique)
Objet : vente de Prdt-A-porter, lingerie,
chaussures, chapeaux, accessoires de
mode, commerce de I'habillement
DurBe de la society : 99 ans
Gerance : Madame WASSOUF Ebtesam
Quarter Prefontaine 97211 Riviere Pi-
lote (Martinique)
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis, le grant FB 2656

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive, en date du 12
avril 2010, il a 6te constitu6 une SARL de-
nommee NEW SHANGHAI
Au capital de 5 000 6
Siege social: 100 rue Lamartine -97200
Fort de France (Martinique)
Objet : commerce au detail d'articles de
bazar, maroquinerie, linge de maison,
products de beauty divers, cadeaux, me-
nage, ainsi que la restauration rapide
Duree de la society : 99 ans
Gerance : Monsieur WU Xiongsheng
100 rue Lamartine 97200 Fort de
France (Martinique)
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France
Pour avis, le grant FB 2657

LOGHOMEO SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 128.000 E
PEPINIERE D'ENTREPRISES


CHRYSALIA CEEI
CENTRE D'AFFAIRES AGORA
ZAC DE L'ETANG Z'ABRICOT
BAT B
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE
B 477 957 559
AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
Suivant deliberation de I'assemblee ge-
nerale mixte du 10 avril 2010, il a ete de-
cide de transferer le siege social du Marin
A Fort de France A computer de ce meme
jour.
En consequence les status ont ete mo-
difies comme suit :
Ancienne mention : Article 5
Le siege social est fixed A route du Cap
MacrB 97290 Le Marin
Nouvelle mention : article 5
Le siege social est fixed A I'adresse sui-
vante :
Pepinibre d'entreprises CHRYSALIA -
CEEI Centre d'affaires Agora Zac
I'Etang Z'Abricot BAt B 97200 Fort de
France
Le d6ept legal sera effectue au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France
Pour avis, le representant legal FB 2658

SARL SUPERETTE POULIN
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 7 622.45
SIaGE SOCIAL : QUARTER MORNE
HONOR
97211 RIVIERE PILOT
RCS : 97 B 547
SIREN / 412 926 081
AVIS DE POURSUITE DE L'ACTIVITE
Aux terms d'une deliberation en date du
vendredi 26 fevrier 2010, I'assemblee ge-
nerale extraordinaire des associes, sta-
tuant en application de 'article L. 223-42
du Code de commerce, a decide qu'il n'y
avait pas lieu de prononcer la dissolution
de la Societe.
Le dep6t legal interviendra au Greffe du
Tribunal Mixte de Fort de France.
Pour avis et mention
J. POULIN, la g6rante FB 2659

CONBA
CONSTANT BALYU & ASSOCIES
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITED AU CAPITAL DE 45 000 E
SIEGE SOCIAL :
CS 17 AVENUE JUDE TURIAF
CITE DILLON
97200 FORT DE FRANCE
441 408 531 RCS FORT DE FRANCE
AVIS D'EXTENSION DE
L'OBJET SOCIAL
Aux terms d'une decision en date du 3
novembre 2009, I'associe unique La so-
ciete
Technique d'Assistance Commerciale
(STAC),
represented par Monsieur Steeve
CONSTANT, grant
a decide detendre I'objet social & computer
du 03 novembre 2009, aux activities :
L'acquisition, la construction de loge-
ments neufs situes dans les departe-
ments d'outre mer et de les louer nus
pendant cinq ans au moins, A computer de
leur achievement, a des personnel qui en
font leur habitation principle, conforme-
ment A I'article 199 undecies du CGI.
Elle pourra effectuer toutes les operations
se rattachant directement ou indirecte-
ment A I'objet ci-dessus, et susceptible
d'en faciliter I'extension ou le d6veloppe-
ment.
Notamment, I'acquisition, la vente de ter-
rains ou locaux et toutes operations de
toutes natures comme J'apport en garan-
tie A ses associes du ou des biens en
function de leurs apports.
Pour avis,


Iet1 Ma 2 1 i 19-',Ie1


' wot7a s 7A






http://www.iournal-iustice-martinique.com


la gerance FB 2660 rue des arts et m6tiers
Nouvelle mention : Chez CARIB RESTO'
AVIS DE MODIFICATION PERRINON
STATUTAIRE Centre Commercial Cour Perrinon
DEBROUILLA.COM rue Moreau de Jonnes
SOCIETY A RESPONSABILITE 97200 Fort de France
LIMITEE AU CAPITAL DE 8000 E D'autre part a ete design en quality de
SIaGE SOCIAL M1A28 RESIDENCE cogerant,
LES OPALINES RUE DE LA DOR- M. MALEAU FRANCK JEAN demeurant
SALE, 97200 FORT DE FRANCE chamin Villata Gondeau 97232 Lamentin
SIREN 487507642 et pour une duree indeterminee avec Mile
AU RCS FORT DE FRANCE VIRTOS NadBge Christelle demeurant
Aux terms d'une assemble general chemin Pays Meles residence Lamouina-
extraordinaire en date du 29 mars 2010, 97232 Lamentin
les associes ont decides de transfer a Pour avis et mention,
computer du 29 mars 2010 le siege social la gerance FB 2665
qui etait a M1A28 Residence les Opalines
rue de la Dorsale, Fort de France a AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
I'adresse suivante : ALIZE POP SARL
Immeuble Phenix Zac du Lareinty, 97232 CAPITAL : 5000 e
Le Lamentin SIEGE SOCIAL: 40 RUE ISAMBERT
L'article 4 des status A ete, en conse- 97200 FORT DE FRANCE
quence, mis ajour SIRET : 494 572 340 00011
Le dep6t legal sera effectue au registre Aux terms d'une assemble general
du commerce et des societies de Fort de extraordinaire en date du 22 avril 2010,
France les associes ont decide la dissolution an-
Pour avis et mention ticipee de ladite society a computer de ce
Le grant, FB 2661 jour.
M. Nasser TAHA est nomme liquidateur
SOCIETE D'EXPLOITATION Le siege de la liquidation est fixe au
CARRIERE LA CARREAU 53, route des Rochers,
ADDITIF AU JOURNAL JUSTICE residence ARTEMIS, apt 1 C
N 17 du 29 avril 2010 FB2605 97200 Fort de France.
Objet: supprime : pour le compete de tiers C'est a cette adresse que la correspon-
Gerants: M. CATAN Emmanuel dance devra etre adressee et que les
M. CATAN Emile FB 2662 actes et documents devront etre notifies.
FB 2666
AVIS DE CONSTITUTION
En date du 08/04 /2010, il a ete constitute AVIS DE CHANGEMENT DE
une : SCI L'ACTIVITE PRINCIPAL
Presentant les caracteristiques suivantes: INDIANA EURL
Denomination : SCI CHRISTANAELLE Siege social : Fond Manoel le Diamant
Adresse : Roches Carrees Immeuble L'an deux mille dix le 31 mars s'est tenu
Petit Chalet 97232 Lamentin a 9 heures et cinq minutes I'assemblee
Objet Achat immobilier general de la societe INDIANA EURL a
Duree : 99 ans I'effet de deliberer sur I'ordre suivant :
Capital : 1000 euros 1) changement de I'activite principal de
Grant: DALMASIE Francine la society qui se lit comme suit :
Adresse : Roches Carries Immeuble L'organisation d'activite touristique et de
Petit Chalet 97232 Lamentin plein air, de manifestation touristique, cul-
Immatriculation au registre du commerce turelles et patrimoniales, communication
: en course evenemantielle et activity d'insertion et de
Pour avis, la gerante FB 2663 formation, jaerdin de fleurs, plants, coco-
traies et vergers.
AVIS DE CONSTITUTION L'activite secondaire se definite comme
En date du 29/04/2010, il a ete constitute suit :
une : SARL L'achat et la vente d'objet en metaux pre-
Presentant les caracteristiques suivantes: cieux, et I'import export de tous autres
Denomination : DESS' BTP products et plus generalement toutes ope-
Adresse : 20 rue du Fromager, rations de quelques natures qu'elles
Place d'Armes soient juridiques, eonomiques et finan-
97232 Lamentin cieres, civiles et commercials, se ratta-
Objet : Peinture de batiment chant a I'objet sus indique ou a tosu atres
Duree : 99 ans objets similaires ou connexes, de nature
Capital : 8 00 euros a favoriser, directement ou indirectement
Gerant : DESCAS Christophe le but poursuivi par la society, son exten-
Adresse : 20 rue du Fromager, Place sion ou son developpement favoriser di-
d'Armes 97232 Lamentin rectement ou indirectement le but
Immatriculation au registre du commerce poursuivi par la society son extension ou
:en course son developpement. FB 2667
Pour avis, la gerante FB 2664
AVIS DE MODIFICATION DE L'OBJET
CARIB RESTO SOCIAL
SOCIETE A RESPONSABILITE L'assembl6e g6nerale ordinaire qui s'est
LIMITtE AU CAPITAL DE 8 000 E tenue le 29 avril 2010 a decide de modi-
SItGE SOCIAL : LOTISSEMENT fie I'objet social de la society DD LOC
DILLON STADE ENTREE B SARL a computer de ce jour de la fagon
IMMEUBLE ADVANTAGE suivante :
11 RUE DES ARTS ET METIERS Nouvel objet social : la location de jet ski,
505 394 916 RCS FOR TDE FRANCE bateaux et quads organistion de circuit
AVIS DE MODIFICATION en mer, la location court et longue duree
STATUTAIRE de vehicles utilitaires et de tourismes et
Aus terms d'une assemble general de prestige avec ou sans chauffeur -
extraordianire en date du 10/01/2010,, les I'achat, la vente de vehicules neufs et
associes de la society CARIB RESTO d'occasions, la location de tous materiels
sus designee ont decide d'une part de de BTP.
transferer le siege social : Ainsi que toutes operations industrielles,
Ancienne mention : Lotissement Dillon commercials et financieres, mobilieres
Stade entree B immeuble advantage 11 et immobilibres se rattachant directement


ou indirectement a I'obejt sus indique ou
a tous autrs objets similaires ou
connexes de nature a favoriser la finality
de la societe,son extension ou son de-
veloppement.
La participation de la society a toutes en-
treprises ou scietes crees ou pouvant se
ratacher a I'dcjet social notamment par
voie de creation de societies nouvelles,
d'apports, c)mmandite, souscription ou
rachat de tite ou droits sociaux, fusion,
pariciaption association et location-ge-
rance.
Pour avis FB 2668

SCP BELHUMEUR, BRUNO HAYOT
ETSEBASTIEN TRIPET
NOTAIRES ASSOCIES
56 RUE FERNAND CLERC
97220 TRINITY
Aux terms d'une assemblee general
extraordinaire, en date du 16 avril 2010,
les assodes de la society denommee :
SOCIETY D'EXPLOITATION VILLE-
NEUVE, Societe a Responsabilite Limi-
tee au capital de 91.469.41 e, ayant son
siege & Sainte Marie (Martinique), rue
Schoelcher, immatriculee au RCS de Fort
de France sous le n SIREN 318 609 526
II a ete decide :
- la revocation de M. Nicolas HUY-
GHUES-DESPOINTES en quality de ge-
rant et de lui donner quitus de sa gestion
- la nomination de M. Maurice HUY-
GHUES-DESPOINTES, Pte la Rose
Nord 97231 Le Robert, et Mme Nadine
PLISSONNEAU-DUQUENE, redoute 3
rue du Bois Joli, 97200 Fort de France,
en quality de nouveaux co-g6rants pour
une duree illimitee.
- Transferer le siege social C/ M. Mau-
rice HUYGHUES-DESPOINTES, Pte la
Rose Nord 97231 Le Robert
- Pour avis, Me B. HAYOT FB 2669

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
FOURNITURES
Identification du pouvoir adjudicateur
Categorie : Etablissement public territo-
rial
Activities principles du pouvoir adjudica-
teur : services generaux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de I'organisme
acheteur :
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Te1: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Objet du march :
Amenagement interieur des bureaux de
la CACEM -fourniture et pose de stores.
Lieu de livraison: CACEM Immmeuble
Cascades III Place F. Mitterrand (97200
Fort-de-France)
L'avis concern un march public


Les variantes sont autorisees.
DurBe du march : 1 mois & computer de la
notification du march.
Conditions relatives au march
Modalites essentielles de financement et
de paiement:
Le financement est effectue sur les res-
sources propres de la CACEM
Delai global de pavement : 35 jours
Modalites de paiement : articles 86 & 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
I la lettre de candidature en utilisant I'im-
prime DC4 (version d'avril 2007) ou un
document contenant les memes rensei-
gnements, accompagne le cas 6ch6ant,
des pouvoirs autorisant le mandataire a
signer I'acte d'engagement;
I la declaration du candidate integralement
renseignee en utilisant I'imprime DC5
(version d'Octobre 2008) ou un document
contenant les renseignements et attesta-
tions. Les moyens materials et humans
et les references v6rifiables pour des
prestations comparable datant de moins
de 3 ans seront detailles dans un docu-
ment annexe;
I'imprime DC6 << declaration relative a la
lutte centre le travail dissimule ou equi-
valent.
Sen cas de redressement judiciaire, la
copie du ou des jugements prononces.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
valeur technique : 30%;
prix : 50%
delai de realisation : 20%
Procedure: Procedure adaptee.
Conditions de delai :
Date limited de reception des offres : 17
mai 2010 a 12 heures.
Renseignements complementaires
Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur
2010/23/DGA3/MAPA
Delai minimum de validity des offres: 90
jours A computer de la date limited de re-
ception des offres
Le dossier de consultation est t6elchar-
geable sur le site de la CACEM
http://ww.cacem.org
Date d'envoi du present avis : le 04 Mai
2010
Annexe I Adresses compl6mentaires
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus :
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Courriel : achats.publics@cacem-
mq.com
Adresse a laquelle les offres doivent
etre envoyees :
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Immeuble Cascades 3 Place Frangois
Mitterrand
97200 Fort de France FB 2670





d'information communist


I m;~nrnn ~ i Ii~r


^^^^^^^^^A imNNONCf LOAIf-^^





http://www.iournal-iustice-martinique.com


RENCONTRE AVEC CAMILLE MOUTOUSSAMY, AUTEUR DE PRINCESSE SITA"


- Anthony Toussaint : La "Prncesse Sitd"est preserte dans
les libraries depuis plusieurs mois. Comment est-elle
reque par les lecteurs martiniquais ?
- Camille Moutoussamy : li .. de ripondre a cette question,
permettez-moi de dire toute I'emotion qui m 'empit [e ctrufjusqu 'a
ruissefer sur nes joues, i idxee mm e de donner une inte-view a
forgane du I 'a. commnuniste. Comment ne pas dtre hante, d tout
jainais, parses i,' i,.: hoinmes qui ont peupfe mon enfhnce et ai-
guise ma conscience ? Comment ne pas etre, a toutjamais, unpres-
sionne par Severe C'EkiL I. \ 1, ce geant, que, petit gargon sur
I '.1,i,.i-ai,,, 'yma i f3asse-Pointe, je voyais- lavaffiere au vent,
veston anthracite sur e bras, sonulers noirs initialement cires, mais
macules de boue dbouler dans s s champs de canne ou trimaient
les gens que j'imais : mes parents, mes
voisins, voire des petits camarades? .r, ,
tout mon universe. Comment ne pas revoir
4Ab6ert CRETINDOIR unique iomme po-
fitique Martiniquais a avoir ete lu maire,
aux mimes elections, dans deux communes
i [afois (,,i '-(Pointe et Macou6a) tou- J
jours present aur c6tes des .'ir, et des I
'Koufis, miserables panni [es phis misera-
bfes ? Comment ne pas rendre un hiommage
appuyed a eorges G( I/Il '. I chef de
guerre des defenseurs des < 16 de ,.i- / ,-
Pointe ? Celui-ld mime qui fes accueillit
avec CGsaire id Fort-de-France, apres feur
triomphiaacquittement au procts de ',,, -
deauxle 13 aoit 1951 ? Comment ne pas
crier mon admiration pour jAndre
Constant, cet homme de conviction, qui,
atuourd'hui encore, ,.il' le poids de Camille
Cdge, porte, avec constance, sa determina-
tion sur tous fesfronts on souffre hliomme ? Comment ne pas seft-
ficiter de Cexistence de ces miiitants (jeunes ou moinsjeunes) qui
ont une foi immuable, malgrd fa chute du murder lri',iri, en 1989,
en feurs idLaux ? Je pense a cPhifibiert Dufea[ Emife Capgras,
9('c y I' it l / ,'1t. llic,1;f 'ra.iiau:.,, W arie-lic1,1i-cet, It,,i',j Tous-
saint, et d ce koulide ma .,i',,.drii, mon vieuL camarade de cra-
chat et de inepris, j'ai nomme : Ternand Papaya. (Oui, tous fes
',,1,i/. ces damnis de la terre martiniquaise, ont ete unjour ou sont
encore communistss. J'aurais ete bien ingrat, bien injuste, en face
de tant d'enpathie, tant defoi et defideltd, sije ne feur rendais,
ici, dans ces cofonnes ou aifeurs, cejuste homage; sije ne crisis
pas, en feur mimoire, touted ma reconnaissance, toute mon humifite.
i';,, en venir d votre question, i",, ,c Sita" est paru en effect
depuis cinq mois maintenant I est bien accueiCfi ici, come en
Guadefoupe, come i ea :i ,iilii come en i .ai,,'o ; enfin, come
dans tous fes pays d i mIri, d'Afrique, oil mon iditeur: C'Har-
mattan, posside des libraries. Les fecteurs qui me connaissent re
mielu c'est-i-dire [es fecteurs martiniquais, me solficitent par di-
zaines chaque semaine, soit pouren fire acquisition, soit pouren


lou


fire des commentaires souvent ,ti;io i, en tous cas, pertinents,
come on dit aujourd'Fiui. Je fes en remercie. 'e remercie aussi tous
(es media (notamment RPCi), grdce aunxque& ces fecteurs en ont ap-
pris I I '',,,. .l\i' remerciements les plus vifs vont d 1i 11, ,di ,'
iDaniefe. I1, 'ii, UT ... ',, i' Deisham et t,' l,. a (iDevl- Voisset, qui
in 'ont fait (n ayons pas peur des mots) fe bonheurde presenter mon
fivre d dieun reprises deji, sans me demander, en change, fa moin-
dre retribution. Seus, la passion de la literaturee et esprit de par-
tage des connaissances, fes out .ix,/,. .

- A.T : Certains lecteurs << entrent > tres difficilement dans
le texte qui s'6carte de leur universe cultural habituel. Que
penses-tu de la difficult reelle qu'6prouvent ces lecteurs
a s'y retrouver ?
C.M : Quefques fecteurs m'ont effective-
ment dema nd conseifpour mieuxpossdder
fouvrage. C'etait occasion pour nous
d'echanger, soit sur des points precis, soit
sutr fa culture indienne en general Ifs ont
bien compris que cet universe appartient
aussi ~ rimaginaire martiniquais, donc, d
l \ f[eurpropre imaginaire. 5Ve dit-on pas, sans
S- jamais epliquer pourquoi, que le people
i l martiniquais est un et p[urief la fois; que
I l a culture martiniquaise est multicivifisa-
tion nele.
A.T: Ce roman fait davantage la part
belle a I'6popee du Ramayana grand
texte de la civilisation indienne- qu'a
I'imagination litt6raire. Que t'inspire
une telle appreciation?
C.M : En ecrivant ce roman, j'avais deu
toussamyobjectifs. D'abord fire connaitre fe
itoussamy
'a ,i, 'tau.i, cette ipopie indienne de cin-
quante a' ui, vers qui structure (a conscience universe e, au pCus
grand nom6re.
Ensuite, appliquer i cette ceivre gigantesque et antique, tant pat
fa longueur que par la perennite des messages qu 'ele vehlicule, fes
procedes du roman moderne, pour fe rendre plus accessible, plus
agreable a fire, sans la trahir. Je crois, humbfement, a m 'en tenirau
jugement de mes Cecteurs, avoirfait preuve dun ref travail de
creation fittiraire.
-AT : Sita et son 6poux Rama sont-ils dans 1'6pop6e les fi-
gures du "bien'dans un monde de violence et de cruaut6
que d6crit, d'ailleurs, de manibre particulibrement insis-
tante, ta plume batailleuse
C.M : I/'ro en revenird esprit et da ai ettre du tan.'.i,a .i : Sita
et RAma sont, en effet, incarnation de la vertu,face au vice et a
'avidite qui engendrent necessairement la degradation du dharma
(rIquiiibre du monde). ye suis hindou, come ma mere, mon pure,
mes afeux fi'taient; ou comme d'autres sont israuites, cihretiens,
musumnans ou athides;je crois a (a Vertu...
./ vous remercie.
Entretien rBalise par Antony Toussaint.


jui Mi 2010 uit ,'9 alI


CULTRE


--"I-




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Last updated October 10, 2010 - - mvs