Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: April 22, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00164
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

.~I P1-EBDOMADAE INFORMATION COMMUN'4
.00. 0_ C Imm M'


Pour la Responsabilit et le Dveloppement vritable.


FMENAd I 9OE 0t6


_MENACES$U


ERUPTION VOLCANIQUE
j .


rBr 'i!O -Yoe2,O -L V02K.1,9


CRUISE :
Une allocation de misre pour
les chmeurs en fin de droits
JUSTICE t 90 ANS
Une flamme clairdnt
la conscience Martiniquaise


I I 1 I I I i i -L


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...'... "fl ,-
.ans el Eura opeen,
ali artinique\lfocrhe 1
L. M % % 11m i &a






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a ka Pae ..................... 2

Eito ..........................f. 3
- Retraites : LES Martiniquais concerns

L'Evnement..................... 4
- 90me Anniversaire de "Justice"

Luttee$ocialej ............... 5/6
- SOMAFAM Marins guadeloupens
- Prime de vie chre Le CHU

Socit ....................... 6/7
- Maison de retraite
- Saison cyclonique risques
- Une nouvelle gare au Vauclin
- Chaos dans le ciel europen

Politique Eco................... 7/9
- Budget de Schoelcher en baisse
- Budget de la Cacem
- Plan Corail
- Region Martinique Plan de reliance

Politique .................... f.10
- Avis de dcs de l'U.MP. Martinique

Eo-%ocial ................. p. 11/12
- Chmeurs en fin de droit
- Campagne sur les retraites

Tribune ........................ .1
- Maronnage institutionnel

Notre Am ri4ue ................ 1f
- Cuba

Pan le Mode..............f. 15/16
- Afrique du Sud Thailande Europe

Ann cesLiales ............ .16/19

Culture ...................... .p. 20
- "Dzagrman" de G. Mauvois
-Joby Bernabe

"JUS TWICE 9 p
Administration & Rdaction :
Tl. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr


DELINQUANCE : BAISSE EN MARS

Les chiffres de la dlinquance pour le mois de mars ont t communiqus par la pr-
fecture: il en resort une baisse gnrale tant au niveau de la gendarmerie que de la
police de -2,29%, soit 2 045 faits constats. Le communique constate que "Les chif-
fres du dbut 2010 restent bons puisque sur les 3 premiers mois, la dlinquance gnrale
baisse de 5,42% ". En ce qui concern la dlinquance de proximity, "les diffrents types
de vols restent donc en baisse significative, -38,64 % pour les cambriolages, -29,63 % pour
les vols d'automobile, -28, 41% pour les vols la roulotte. A noter cependant, une aug-
mentation des vols de 2 roues de + 35,48% (+11faits) et de 107,69% des vols main
arme (+14 faits)". Pour ce qui est de l'activit des services : Nombre de faits luci-
ds : 909 soit -0,44 % ; total de gardes vue : 413 soit -23,23% et le total des mis en
cause : 835 soit -6,39%. Au niveau de la scurit routire, on a enregistr seulement
30 accidents et 1 tu au mois de mars, ce qui veut dire que ce mois de mars est le
meilleur mois depuis 2006. Tous les indicateurs sont en trs forte baisse avec -
36,17% pour le nombre d'accidents, -66,67% pour le nombre de morts, -28,13% pour
le nombre de blesss graves et -40% pour le nombre total de victims par rapport au
mois de mars 2009. Cependant, selon la prfecture "ifest encore trop tt pourvoquer
un changement de tendance ".

RECRUDESCENCE DES CAS DE DENGUE

Depuis le 1er janvier 2010, 1800 patients ont consult un mdecin gnraliste pour
la dengue, une situation inhabituelle pour la saison. La dengue est une maladie virale
qui se traduit par une forte fivre accompagne de maux de tte, de courbatures et
d'une asthnie (grande fatigue) qui peut durer plusieurs semaines.
En consequence, la cellule de gestion des phnomnes pidmiques de Martinique
a relev le niveau de vigilance avec le passage la phase 3 du PSAGE dengue :
"Phase de risque pidmique". Selon le communique de la Cellule de veille sanitaire, "ce
passage la phase 3, implique le enforcement : de la surveillance pidmiologique et en-
tomologique autour des cas de dengue afin de pouvoir identifier et contrler les foyers
naissants;
- une amplification des actions de communication envers la population;
- un enforcement significatifdes measures de communication social en partenariat troit
avec 'ensemble des communes;
- la poursuite des actions de dmoustication (physiques et chimiques) pour butter contre
MFedes aegypti (moustique vecteur de la dengue).
Les institutions concernes ont d'ores et dj mis en place des measures visant limiter la
transmission du virus dans le dpartement mais ilest important que 'ensemble de la po-
pulation martiniquaise se mobilise ds maintenant pour viter que la situation ne s'ag-
grave ".

FAITS DIVERS : TROP D'ARMES A FEU!

De plus en plus, des armes feu sont utilises dans les tragiques faits divers qui sur-
viennent en Martinique. C'est ainsi que le 14 avril dernier un homme a t tu par une
arme feu tandis qu'un autre tait grivement bless. Le mort s'appelait Bernard
Marbot, g de 54 ans, rasta bien connu pour son implication dans la lutte contre l'er-
rance et la drogue. Il tait install dans une baraque Langellier Bellevue sur le ter-
ritoire de Fort-de-France. Son compagnon, rasta lui aussi, risque un gros handicap
cause de la balle qu'il a reue. Le ou les agresseurs n'ont pas encore t identifies.
Dans le mme temps, du ct de Volga, un jeune faisait usage de son arme contre
d'autres pour rgler undiffrent .Rou de coups par ses victims, il est mort aprs
quelques jours d'hospitalisation. Deux jeunes de 17 et 21 ans seront jugs par les as-
sises.
Cette recrudescence de faits divers de violence intervient alors que la prfecture clai-
ronne que la dlinquance baisse. Pas tonnant donc que le sentiment d'inscurit
perdure. Nous ne sommes certes pas Chigaco, mais il n'empche que le nombre
de cas sanglants, souvent lis des trafics de stupfiants, tend augmenter.


jeuai 22 Avril 2010 no 16 Page


Fondateur Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire nO 0111 I 87526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 1454


[ 35AXA PA.%





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Retraitef: LES MARTINICUAIS CONCERNS AU PREMIER CHEF. MOBILISATION !


Le dossier des retraites est le sujet social de l'anne 2010
le plus sensible et probablement le plus important du quin-
quennat de Nicolas Sarkozy.
Le droit la retraite est bien davantage qu'une seule ques-
tion social et certainement pas une question uniquement
comptable ni mme strictement dmographique, comme
essaie de le marteler le pouvoir coups de pages publicity
dans France-Antilles du 14 avril 2010 : en 1990, 9,5mi-
6ons de retraits (..) en 2030, 21 mi ions de etraits NOUS
DEVONS SAUVER NOS RETRAITES, peut-on lire. C'est
une illustration du film catastrophe que veut imposer le
pouvoir pour faire passer en force sa contre-rforme sur
les retraites.
Il s'agit d'une question majeure de civilisation aussi bien
pour la socit franaise que pour notre socit martini-
quaise qui doit se souvenir qu'elle doit aux communists la
conqute de la retraite des vieux travailleurs en 1948.
L'allongement des cotisations aboutira la baisse gn-
rale des pensions dj si scandaleusement basses en
Martinique. En effet, l'entre dans la vie active qui est de
plus en plus tardive sous nos cieux, en raison certes des
tudes mais surtout du chmage qui frappe massivement
notre jeunesse( un jeune sur deux), rendra alatoire le ver-
sement d'une retraite taux plein. De plus, les entreprises
trs souvent ne permettent pas aux salaries la possibility
de terminer leur carrire. Rappelons que, selon des don-
nes datant de deux ans, la part de personnel bnficiant
du seul minimum vieillesse est important dans notre pays
: prs de 40 % des retraits du rgime gnral et 29 % de
la population ge de 60 ans et plus, contre 4 % de la po-
pulation au minimum vieillesse en France. La pension
moyenne est 1 122 euros en moyenne en 2008 en France
et de 899 euros par mois en Martinique en 2006, suivant
les dclarations fiscales.
Les projects de la droite dessinent en perspective une so-
cit avec une majority de retraits pauvres en France et
dans la misre en Martinique.
De mme, est confirm le vieillissement acclr de la po-
pulation auquel le pays n'est absolument pas prpar : la
part des plus de 60 ans passera, selon I'INSEE, de 19 %
en 2005 35 % l'horizon 2030.
Le nombre des retraits tait en de 40 212 en 1990, re-
prsentant 11,2 % de la population ; en 1999, ils taient
50 831, reprsentant 13,3 % de la population ; et au der-
nier recensement de 2006, ils taient passs 65 936, soit
16,5 % de la population.
Dans le mme temps, est remis en cause l'ge lgal don-
nant droit la retraite, ce qui resemble une provocation
pour ne pas voquer les resources nouvelles mobiliser
pour le financement des retraites, du ct des profits et de
la speculation.
C'est que le patronat a toujours t contre la retraite 60
ans impose par la loi en 1982 sous Franois Mitterrand et
un gouvernement de gauche comprenant des commu-
nistes. Il a t farouchement oppos au rgime par rpar-
tition tabli en 1945 en France par un gouvernement issu
du Conseil de la resistance o taient fortement presents


des communists.
L'ge de la retraite et
la dure des cotisa-
tions sont les seuls
objectifs d'Eric
Woerth, le nouveau
ministry du Travail
de Sarkozy. Il refuse
l'augmentation des
prlvements ; il re-
fuse de supprimer
les allgements de
cotisations patro-
nales qui atteignent
32 33 milliards
d'euros et 10 mil-
liards d'euros pour le
systme de retraites.
Or taxer les revenues financiers au mme titre que les sa-
laires pourrait rapporter 22 milliards d'euros pour les re-
traites.
Mais ce qui plombe les retraites, c'est surtout le chmage
entran par la crise conomique capitalist. Rien d'ton-
nant qu'en France pour 71 % des personnel interroges
par Opinionway pour l'Institut de France, le mot "capita-
Isme"voque quelque chose de ngatif. Et 58 % des per-
sonnes interroges dans ce mme sondage sont
persuades qu'on peut "inventermie x"que ce systme ca-
pitaliste "impafait" leurs yeux. C'est pourquoi les propa-
gandistes du systme l'appellent "li bral'ou "conomie de
marchti, etc.
La creation de 100 000 emplois en France ramnerait 1,5
milliards d'euros la protection social.
Selon l'conomiste Henri Sterdyniak de l'Office Franais
des conjonctures conomiques (OFCE), pour garantir le
systme des retraites, il faut regagner de la croissance et
trouver de nouveaux financements. Donc il y a d'autres so-
lutions que l'allongement de la dure de cotisation ou le
report de l'ge de dpart la retraite. Il y a d'autres solu-
tions que de travailler toujours plus et plus longtemps pour
esprer gagner toujours moins... Question de rpartition
des richesses.
Il y a un point avec lequel nous serons d'accord avec le
quotidien qui proclamait la une le mardi 13 avril au len-
demain de la premiere rencontre entire le ministry du travail
en France et les dirigeants syndicaux et patronaux : "-
traites: tous conemrns
Cependant, la situation des retraites en Martinique nces-
site un examen spcifique tant les donnes dmogra
phiques, sociales et conomiques sont diffrentes
de celles de la France.
Les travailleurs doivent se mobiliser avec leurs syndicats
pour empcher le mauvais coup que prpare le gouverne-
ment Sarkozy-Fillon contre le rgime des retraites.
Michel Branchi


Si Avl 2


1 Eprro 1





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'OME ANNIVERSAIRE DE JUSTICE % 8 MAI 1920/8 MAI 2010

BON ANNIVERSAIRE JUSTICE!


Quand on regarded en arrire tout en considrant le paysage
mdiatique actuel de la Martinique, on ne peut que s'merveil-
ler de la longvit de notre hebdomadaire Justice, la fois outil
de communication et arme de defense des travailleurs martini-
quais et du people martiniquais tout en entier. Durant ses 90
annes d'existence, Justice n'a cess de se consacrer la
noble mission que lui ont assigne ses fondateurs, s'adaptant
en permanence aux nouvelles conditions engendres par l'His-
toire, mais sans jamais s'carter de sa ligne de conduite et re-
noncer ce qui fait son originalit.
A la racine de cette longvit il y a la foi en un idal et la fid-
lit une cause: idal communist et fidlit la cause du pro-
ltariat, de la classes ouvrire, des travailleurs en gnral. La
force de Justice, a a t et c'est encore la lucidit, la solida-
rit, le courage, l'abngation des communists martiniquais, et
singulirement des remarquables dirigeants que le Parti a
connus tout au long de son histoire. Qui peut oublier Andr Ali-
ker, lchement assassin sur ordre de l'Usine? Comment ne
pas saluer le courage exemplaire d'Armand Nicolas, Georges
Mauvois, Guy Dufond et Walter Guitteaud, frapps par la sc-
lrate ordonnance d'octobre 1960 et prfrant perdre leur em-
ploi dans la function publique plutt que d'accepter l'exil en
France que prtendait leur imposer le pouvoir colonial? Et que
dire des prouesses ralises par les camarades pour que Jus-
tice paraisse aux moments les plus cruciaux de la repression,
en dpit des saisies et des menaces ? Faut-il rappeler les
lourdes amendes infliges par une justice aux ordres du gou-
vernement, amendes qu'il fallait payer cote que cote pour
sauver Justice ?
Les diffrentes scissions qui ont affaibli le Parti ont affaibli ga-
lement Justice, le privant de rdacteurs bien forms intellec-
tuellement. Le temps, l'volution de la socit martiniquaise
ainsi que la crise du movement communist mondial ont
contribu accentuer ce processus d'affaiblissement. Malgr
tout, Justice a survcu et se porte plutt bien. Nos lecteurs ont
pu apprcier le remarquable effort de rajeunissement ralis
au course de ces dernires annes: le format a diminu; le re-
cours la technologies moderne (usage de l'ordinateur et d'In-
ternet) permet de varier les caractres, de reproduire des
photos et autres document en couleur; il y a un effort pour di-
versifier les rubriques, couvrir l'actualit martiniquaise et mon-
diale, parler de problmes socitaux, de politique, d'conomie
et de culture.

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97200 FORT DE FRANCE CEDEX
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Justice russit l'exploit de paratre rgulirement, chaque mer-
credi, y compris durant les grandes vacances, sans jamais re-
noncer son impratif de quality. Justice est un organe de
press indpendant des pouvoirs tablis : ni les puissances
d'argent, ni le pouvoir politique n'ont pu ni pourront le faire taire.
Et pourtant, ses moyens financiers et humans sont limits. Les
rdacteurs sont peu nombreux, mais ils sont dvous et infati-
gables.
Justice n'est pas lu que par les travailleurs. Ses analyses po-
litiques et conomiques intressent des lecteurs appartenant
toutes les categories sociales, et beaucoup des ides que le
Parti Communiste Martiniquais vhicule travers lui sont re-
prises leur compete par d'autres formations anticolonialistes et
anticapitalistes. Justice sert galement de lien entire la Marti-
nique et sa diaspora, car un certain nombre de nos compa-
triotes rsidant en France ont souscrit un abonnement, tels par
example les "'mis deJustice"et la professeure des universits
Maryse Renaud don't nous avons prsent rcemment le pre-
mier roman.
Compte tenu de ce qui prcde, faut-il s'tonner que des
lves, des tudiants, des enseignants-chercheurs viennent
consulter les archives de Justice, le doyen de la press marti-
niquaise, le plus ancien journal communist de la Carabe et
de l'Amrique Latine?
Notre fiert est d'autant plus grande que la press crite est en
crise dans le monde entier, du fait de la concurrence des autres
mdias, singulirement de la tlvision et d'Internet. Nous
sommes conscients de la ncessit d'apprendre tirer le maxi-
mum de profit d'Internet -qui n'est pas qu'un concurrent!- pour
mieux faire connatre Justice, ici mme et hors de la Marti-
nique. Nous devons aussi ressouder les liens, travers Jus-
tice, entire le PCM et le monde syndical, car la defense des
intrts bien compris des travailleurs n'est pas l'affaire des
seuls syndicats.
Il y a donc du travail faire pour redonner confiance aux Mar-
tiniquais, lutter contre la disparition de notre people, contre
l'alination, l'assimilation, le nocolonialisme, le racism, l'ex-
ploitation de l'homme par l'homme, l'imprialisme, pour la paix
entire les peuples et la defense de la Nature.
Maurice Belrose
Rdacteur en chef adjoint

SOUSCRIPTION

Camarades, amis (es), sympathisants (tes)
L'anne 2010 est marque par le 90e anniversaire de notre
hebdomadaire "Justice". Pour ces 90 ans de luttes pour
l'mancipation du people martiniquais, nous envisageons
de tenir une srie de manifestations don't un sminaire sur
la press d'aujourd'hui. Ces manifestations ncessiteront
un effort financier que le journal seul ne pourra couvrir.
Aussi nous faisons appel la gnrosit de nos militants,
amis, sympathisants, lecteurs et annonceurs, etc., pour
nous aider russir cet vnement important de notre
journal.
Vos dons doivent nous tre envoys :
Socit des Editions justice- BP 4031
97200 Fort-de-France
Chques l'ordre de 'Socit ds Edit'ionsJustice
Espces au sige du Journal
Merci par advance de votre gnrosit


u '22 Avril 2010 e n'16 -Page 4


LeE#EMEV-





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LA SOMOFAM, PREMIERE COOPERATIVE OUVRIRE
La SOMOFAM, socit spcialise dans la fabrication de re-
morques et de bennes mtalliques est dsormais dirige par
ses salaries. Les huit salaries ont mont une scop (Socit
Cooperative de Production) et ont pu fournir au tribunal 50 000O
pour la reprise de leur outil de travail. Suite la crise social de
fvrier-mars 2009, l'entreprise avait t place en redresse-
ment judiciaire en mai 2009, mais la determination des salaries
s'est avre payante. Le tribunal de commerce a pu constater
que le plan propos tenait la route, d'autant qu'un march
existe pour cette production. Aux salaries devenus actionnaires
de tenir la barre dans la bonne direction et de dmontrer leur
savoir-faire. Ils seront d'autant plus observs qu'ils sont les
seuls en Martinique se retrouver dans une telle situation.
Ils montrent l'ensemble des travailleurs en difficult une voie
suivre. Il faut leur souhaiter bon courage et plein succs.

LES MARINES GUADELOUPENS BLOQUES SUR LE PORT
DE FORT-DE-FRANCE


Les marines du commandant Mortenol au palais de Justice
Ils sont Victime des effects pervers de la dfiscalisation, les 9
marines guadeloupens du navire le Commandant Mortenol im-
matricul Pointe Pitre qui est bloqu au port de Fort-de-
France depuis dj plus de deux mois. L'objectif de cette co-
proprit maritime est de chercher vendre le bateau au m-
pris des dispositions du code du travail et de la situation social
des travailleurs aprs avoir profit pleinement de la dfiscali-
sation. Les salaries rclament leur d aprs plus de 20 ans
dans une profession qu'ils ne pourront plus exercer, vu leur ge.
L'armateur leur propose 400 000 E d'indemnits de dpart pour
les 9 marines alors qu'ils rclament 800 000 E. Selon la CSTM
qui soutient les marines, "ilfaut prendre en compete Ce prejudice
port aux marines qui se retrouvent sans travai et Ceur reclasse-
ment". Sept marines taient assigns en rfr le lundi 19 avril
pour tre expulss sous astreinte de 2 000 5 000 E /jour. Le
syndicate et les marines sont dcids ne pas laisser partir le na-
vire s'il n'obtiennent pas satisfaction.

VERSEMENT DE LA PART DE LA PRIME DE VIE CHERE
DES COLLECTIVITES
Les presidents des conseils regional et gnral ont public
un communique commun portant sur le pavement de la
prime de vie chre. En vigueur depuis mars 2009, cette par-
tie de la prime incombant aux deux collectivits a t vote
dans les budgets 2009. Celles-ci ont ensuite d trouver
un organisme pour mettre en oeuvre ce paiement: l'Agence


de Service et de Paiements. Elles devaient obtenir au pra-
lable l'accord de la Commission Nationale Informatique et
Liberts afin de recevoir les donnes de la Caisse Natio-
nale d'Assurance Vieillesse et la Caisse Gnrale de S-
curit Sociale concernant les salaries afin de verser les
sommes prvues.
Le communique des deux excutifs dclare :
"Dans Ce cadre des accords du 1er mars 2009, les Prsidents du
Conseilrgionalet du Conseilgnralpoursuivent la mise en oeuvre
du premierpaiement de (a prime de vie chre aujx bnficiaires du

La 'gion et le Dpartement se sont engags accompagner ce
dispositifen se basant sur les critres et modalits suivantes pour
le Conseilrgional: Ceffectif des entreprises, l'apprciation de leur
situation conomique et le secteur d'activit. Le montant de sa par-
ticipation s'chelonnera entire 35 et 55 euros enfonction des critres
prcits.
cPour le Conseilgnral: l'aide est base sur la taille de 'entreprise
et sera verse cells ayant au plus 50 salaries sur la baseforfai-
taire de 15 euros mensuels.
Les participation des deux collectivits seront verses au prorata
de la dure effectivement travaille par le salari durant la priode
du 1er mars au 30 novembre 2009.
En tant que pilote pour Ce compete des deuxcollectivits, la 'gion
transmettra, dans les prochains jours, chaque bnficiaire et
chaque entreprise, une demand de renseignements qui devra lui
tre retourne dans les 15jours aprs reception.
A'fin defaciliter le versement de la prime, les (Prsidents des deux
collectivits demandent instamment aux destinataires de respec-
ter les dlais indiqus et la precision des informations retourner".
Serge Letchimy Claude Lise
President du Conseil regional Prsident du Conseil gnral

CHU de fort-de-France: UN GRAVE DEFICIT A COMBLER


Mme Christelle Prangre, Daniel Riam et le Dr Patrick Ren Corail


A son arrive la tte du CHU de Fort-de-France, le nouveau
directeur, Daniel Riam, avait diligent un audit afin de conna-
tre l'tat financier de ce ple sant (Pierre Zobda-Quitman,
Hospice Emma Ventura, Clarac, Maison de la Femme, de la
Mre et de l'enfant) de prs de 4 000 agents. Le rsultat est
connu, le deficit du CHU s'est creus encore en 2009 de 36
millions d'euros pour un budget de l'ordre de 300 millions d'eu-
ros, soit plus de 10 %. Un budget du mme ordre de grandeur
que celui de la Rgion Martinique (338 millions d'euros), a-t-il
t souvent soulign pendant la champagne lectorale. La si-


-~~--D elin,nl~~~ _,


1 Li-rrr- SOIALS -





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tuation financire tait dj critique en 2007, avec prs 6,8 mil-
lions d'euros de deficit, accentu en 2008 avec 23,3 millions.
Consequence des dpenses qui ont plus vite augment que les
recettes et d'une charge salariale qui reprsente 70 % du bud-
get. Il faut vite trouver des remdes si l'on ne veut pas aggra-
ver le deficit et pour sauvegarder la prennit du systme de
sant. Quelles sont les conomies possibles sans toucher la
quality des soins, comment avoir une gestion du personnel op-
timale ? C'est ce challenge que se trouve confronte la di-
rection de l'hpital public. Il faut aussi dterminer les causes
relles du deficit. Une stratgie sera mis en place avec l'en-
semble des acteurs hospitaliers afin de prsenter un plan de
redressement adress la tutelle accompagn d'une demand


de soutien financier. Plusieurs pistes sont voques par la di-
rection : outre les conomies de fonctionnement avec la chasse
au gaspillage, le recouvrement des crances (prs de 28 mil-
lions d'euros). Le personnel contractuel (notamment de rem-
placement) serait en premiere ligne avec des suppressions
d'heures de travail. 146 seraient menacs, selon les syndicate.
Ce qui suscite l'inquitude des agents et des syndicate. Ds le
3 mai, lors de la runion du comit technique d'tablissement,
on saura si les personnel et la direction front front pour pas-
ser ce cap difficile. La direction se donne quatre ans pour re-
trouver des marges de manoeuvre. Comme on le voit, toutes
les institutions du pays sont en difficult du fait de la crise ca-
pitaliste. La Rgion tait un ilt d'quilibre financier.


POURQUOI LA MAISON DE RETRAITE NE PAYE-T-ELLE PASSES LOYERS


Maurice Ozier-Lafontaine, propritaire des locaux qui hberge
la maison de retraite Poto Mitan Sarl sise aux Trois-Ilets crie
"I'alte laprofitasion et 'injustice !". Dans une lettre ouverte,
le propritaire responsible de la SCI le Maharadjah, dnonce
cette Sarl qui ne paie plus son loyer depuis juillet 2008, ni la
taxe d'enlvement d'ordures mnagres. Suite l'Audience de
rfr, Ordonnance rendue le 27 mars 2009, la socit Poto
mitan Sarl a t condamne payer les loyers dus de juillet
2008 au 31 mars 2009, soit la some de 138 943, 94 euros. Le
propritaire assure avoir saisi le Procureur de la Rpublique,
le Directeur de l'Agence Rgionale de la sant, le Directeur de
la DSDS et le Prsident du Conseil Gnral afin qu'une solution
soit trouve, et qu''ce jour aucun loyer n'a t pay. Selon Mr
Ozier-Lafontaine, "la socit que notre dpartement Martinique, souffre cruellement d'un


manque chronique de structures pouvant accueillir des personnel
ges dpendantes, possdant de lourds handicaps de type)lzhei-
mer, pour ne pas respecter ses engagements. Elle se sert des ma-
lades comme d'un bouclier. Elle profit et abuse aussi du fait que
la Martinique est dans une situation de cruise conomique, de ch-
mage exacerb et qu'ilest question aussi de femploi de divers sa-
laris qui travaillent dans cette maison de retraite prive". Les
salaries affilis l'UGTM, inquiets de cette situation qui peut
nuire leur emploi, avaient observ une journe de grve le 8
mars dernier. Le propritaire s'interroge sur le fait que "lespen-
sionnaires payment leur sjour en totalitpour certain et que pour
dautres, une parties est leur charge et 'autre est verse par (e
Conseilnral la socit Poto Mitan Sarr .


PROBABILITY ACCRUE D'UN OURAGAN MAJEUR POUR LA SAISON ?010


Les experts en mtorologie de l'Universit d'Etat du Colorado
(Etats-Unis) dclarent dans un rapport le 7 avril dernier que :
"Nous nous attendons une probabilit au-dessus de la moyenne
qu'un ouragan majeur touche terre auxJEtats-Vnis et dans les Ca-
raf6es". Cela s'expliquerait par un refroidissement du Pacifique
d l'affaiblissement du phnomne "EfIino"et par de fortes
chaleurs dans la region tropical de l'Atlantique.
Il y aurait une probability de 69 %'qu'un ouragan puissant avec
des vents soufflant plus de 178 km/h frappe les ctes amri-
caines lors de la saison cyclonique s'ouvrant en juin prochain.
Dans les Carabes, le risque s'lverait 58 % contre 42 % en


moyenne.
Par ailleurs, les provisions de l'Universit du Colorado pour l'en-
semble de la saison cyclonique talent sur la formation de 15
temptes tropicales et 8 ouragans don't 4 seront des ouragans
majeurs (catgorie 3 ou plus sur l'chelle de Saffir-Simpson qui
en compete 5).
La saison 2009 avait t relativement calme dans l'Atlantique.
Par contre, la saison 2008 avait t particulirement agite.
Ainsi quatre ouragans avaient frapp Hati, touchant 800 000
personnel et en tuant 800.
Bien sr, ces provisions doivent tre accueillies avec la plus
grande prudence. Pas de panique.


UNE NOUVELLE GARE AU VAUCLIN
--- .. ,- ` - - . . ..... ................ ................ .... -


Claude Lise, entour des lus vauclinois
lors de l'inauguration


La 8ime gare construite par le Conseil
gnral a t inaugure au Vauclin, le
mardi 13 avril dernier en presence du
president Claude Lise, du maire Ray-
mond Occolier et du president de l'as-
sociation des transporteurs vauclinois,
Claude Gaurer. Cette gare, conue avec
les exigences de dveloppement dura-
ble, accueille les 29 taxicos et les cars
grande ligne de la commune pour un
flux de passagers de plus de 300/jour.
Cet quipement, construit sur un terrain
de 13 000m2 cd par la commune, a


cot prs de 1.5 million euros, don't 390
000 E provenant des fonds europens,
l'essentiel tant la charge du Conseil
gnral. Cette gare propose de vastes
surfaces de stationnement pour un par-
king relais et sera un point d'appui pour
la future gare multimodale prvue Va-
table aux Trois-Ilets. La prochaine rali-
sation devra voir le jour au Saint-Esprit,
puis ce sera le tour de Rivire -Pilote.
Cela traduit la volont du Conseil gn-
ral de dynamiser le secteur des trans-
ports et d'offrir du confort aux usagers.


*~~ I *1 I. a~n~;q;~nr


LurE SCILE _


I~>Rl~n:





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Chaos ans le ciel europen europen et antillais cause 'un volcan islanais..


Depuis prs d'une semaine, le traffic arien au dessus de l'Eu-
rope est paralys par un nuage de cendres volcaniques projet
dans l'atmosphre par l'ruption d'un volcan islandais.
Ces cendres qui sont en ralit de fines poussires de roches
flottent dans l'atmosphre trs haute altitude, celle laquelle
naviguent les appareils commerciaux reaction.
A cause de la vitesse leve de ces avions, ces cendres peu-
vent provoquer de graves dgts sur certaines parties sensi-
bles : moteurs et pare-brise et sonde de vitesse notamment.
Suite la fermeture de la quasi-totalit des aroports de 24
pays europens, des millions de passagers se retrouvent blo-
qus en Europe, mais aussi travers le monde. En Europe, les
solutions alternatives trains, bus et ferries se sont rvles in-
suffisantes.
Les Antilles, Martinique et Guadeloupe notamment, subissent
directement les consequences de cette crise. Tous les vols
transatlantiques ayant t annuls pendant plusieurs jours. En-
viron 4000 passagers se sont trouvs bloqus la Martinique
et autant en Guadeloupe. Certains se retrouvent dans des si-
tuations trs dlicates.
Dans les deux les, plusieurs secteurs d'activit, La poste, le
tourism, les laboratoires et l'acheminement de products frais
notamment sont srieusement pnaliss.
Du fait de l'arrt total du traffic, les companies ariennes ont
subi de lourdes pertes et demandent des compensations aux
pouvoirs publics. Certaines d'entre elles ainsi que l'Association
international du transport arien (IATA) ont vivement critiqu la


gestion de la crise par les gouvernements qui, selon elles, au-
raient appliqu de manire trop strict le principle de prcau-
tion. Elles demandent une rvaluation du processus de prise
de decision.
Pour tenter de coordonner leurs positions et chercher des so-
lutions alternatives, les ministres des transports de l'Union eu-
ropenne ont tenu, la fin de la journe de lundi dernir une
vido conference l'issue de laquelle le president de la Com-
mission europenne, Jos Manuel Barroso, a dcid de mettre
en place une commission ad hoc pour valuer l'impact cono-
mique du phnomne sur les secteurs d'activit touchs. La
quasi-totalit des aroports europens et notamment ceux du
nord tait rest ferms durant le week-end.
A partir de samedi, une claircie-tait apparue pour ces passa-
gers bloqus depuis plusieurs jours avec l'ouverture des aro-
ports du sud de la France, Bordeaux et Toulouse notamment,
partir desquels quelques liaisons avec les Antilles ont pu tre
organises.
Dans la journe du lundi, la direction gnrale de l'aviation ci-
vile faisait savoir que les aroports parisiens, Orly et Roissy no-
tamment, seraient de nouveau ouverts au traffic. Pour autant,
nul ne peut tabler sur un retour rapide la normal.
D'autant que personnel ne peut ni contrler l'ruption volca-
nique ni la direction des vents don't dpend les dplacements
de ce nuage de poussires. Dame nature aura toujours le der-
nier mot.
C.B. et G.E.


POLITIQUE ECO


SCHOELCHER BAISSE SON BUDGET ?010 DE PLUS DE IG7 .


La crise continue de frapper. Une une les communes adop-
tent leur budget primitif 2010. Ainsi Schoelcher a adopt un
budget 2010 en baisse de 10,52 %, soit 45,7 millions d'euros.
Le Maire Luc-Louison Clment assure n'avoir pas de visibility
6 mois. Et de citer la suppression de la taxe professionnelle
programme par le gouvernement Sarkozy-Fillon, la chute de
l'octroi de mer de 8 % (- 761 434 E) et le recul des taxes loca-
tives de 1,1 million euros. Ainsi les recettes du Casino Batelire
Plazza ont baiss.
Par contre, les taux d'imposition de la commune resteront in-
changs :
- Taxe d'habitation : 16,99 % ;
- Taxe foncire sur le bti : 15,06 % ;
- Taxe foncire sur le non bti : 5,15 %;
Le produit fiscal espr pour 2010 est valu 6,54 millions
d'euros.
La commune a accumul une dette important de 806 euros
par habitant (bien infrieure celle de Fort-de-France quest de.,
2 157 E/habitant en 2008 sans les intrts) pour un montant
global de 17,6 millions d'euros.
La commune a d diminuer les charges de fonctionnement de
5,65 %, don't moins 5,6 % pour les charges de personnel, soit
moins 1,2 million euros.
Le maire, nouveau conseiller regional, va-t-il trouver le salut en
se tournant vers le president de la Rgion, conseiller municipal
et ex-maire d'une ville se trouvant dans une situation pire sur le
plan des finances communales ? La question est pose lgiti-
mement. La tentation est grande de siphonner la Rgion.
Comment avoir particip une champagne mensongre rendant
la Region responsible de la crise en Martinique alors qu'en tant
que maire on sait que la crise trouve sa source dans la situa-


~r.


Sbholcher : Une situation financire des plus dlicates


.tion de sous-dveloppement et de dpendance du pays (ne se-
.rait-ce que la baisse des resources d'octroi de mer) qu'il
s'agissait de corriger la base en disposant de l'autonomie ?
En effet, le maire de Schoelcher a russi l'exploit de voter pour
l'autonomie de l'article 74 le 10 janvier 2010 et s'est retrouv les
14 et 21 mars 2010 faire liste commune avec celui qui a as-
sassin l'autonomie pour conqurir le pouvoir la Rgion.
Sacr solibo politique.
L'tau de la crise conjugu l'ambition politique a eu raison de
bien des engagements politiques... gauche. Ceci- les difficul-
ts financires de Schoelcher- n'explique-t-il pas cela- le rallie-
ment de Clment Letchimy ?
D'autres communes ont adopt des budgets de crise : Sainte-
Marie, Case-Pilote, Vauclin etc. Morne-rouge announce une aug-
mentation des impts.


i A ic n1 -Pa ge 7


L 5CIT





j j httD-://www.iournal-iustice-martinkjue. com


Sudgget 2010 e la Cacem : SOUS LA PRESSION DE LA REFORM DE LA TAXES

PROFESSIONNELLE


Pour complter le budget :augmentation de la taxe des ordures mnagres
sur les quatre communes du centre

172 millions d'euros: c'est le montant du budget 2010 de la
Cacem vot par les lus communautaires, le vendredi 9 avril
dernier. Un budget qui doit compenser la suppression de la taxe
professionnelle, remplace par une Cotisation Economique Ter-
ritoriale (CET), faire face une marge d'autofinancement limi-
te et la crise conomique qui entrane des pertes
supplmentaires de recettes. La la suppression de la taxe pro-
fessionnelle induit pour la collectivit "une remise en cause de la
dynamiquefiscale et la difficult de tracer des perspectives", selon
Luc-Louison Clment, qui fait office de president en l'absence
de Pierre Samot. Clment fait remarquer que la compensa-
tion de l'Etat s'est accrue de 2.5% alors que la taxe profes-
sionnelle avait augment de + 4.8 % entire 2008 et 2009. Dans
le mme temps, les chantiers en course, en matire d'environ-
nement, de transport, de dveloppement conomique et d'in-
frastructures, doivent se poursuivre. 50 % du budget de la
Cacem sont dj ddis au fonctionnement, soit 25% pour les


transports (urbain et scolaire) et 25% pour la competence
environnement (la collect et le traitement des ordures m-
nagres, la propret urbaine). Le reste est consacr aux in-
terventions conomiques, sociales et l'administration
gnrale. Des conomies seront l'ordre du jour afin de
retrouver ds 2011 une capacity d'autofinancement plus im-
portante. Cela passera par la matrise des dpenses de
fonctionnement avec une conomie annuelle de 5 millions
sur le transport urbain lors de la nouvelle dlgation de ser-
vice public et une reduction 20 millions d'euros du plan
pluriannuel d'investissement. En matire de recettes, la
Cacem compete engranger des subsides venant du dve-
loppement des nergies renouvelables mais galement de
l'augmentation de la taxe d'enlvement des ordures mna-
gres de +1.92%. Les principles recettes de fonctionne-
ment sont : la compensation de la Taxe professionnelle (
42 millions d'euros); le versement transport ( 26 millions d'eu-
ros); la taxe d'enlvement des ordures (22,2 millions d'euros).
La dotation global de fonctionnement, venant de l'Etat, en di-
minution de 300 000 , reprsente 21 millions d'euros, et la re-
cette sur les carburants 1.7 million euros. 42 millions d'euros
seront investis dans les infrastructures, le transport, la collect
et les traitements des ordures mnagres et les voiries. Pour
boucler son budget d'investissement, la Cacem aura recours
19 millions d'euros l'emprunt. Soulignons que le montant de la
dette au 1er janvier 2010 tait de 63 millions d'euros. A noter
que les deux autres budgets annexes ont t examins : celui
intitul Energies, qui regroupe les nergies renouvelables et la
vente de vapeur, et celui qui concern la ppinire d'entre-
prises.
Le budget a t adopt l'unanimit.
C.B


Plan Corail: SERGE LETCHIMY ECRIT AUX MINISTRIES DU BUDGET ET DE L OUTRE-MER


Serge Letchimy s'est dclar inquiet de ce que seul un petit
nombre d'entreprises aient eu accs au plan Corail (Contrat de
Reprise d'Activit et d'Initiative Locale). Sur les 10 000 entre-
prises qui auraient d y avoir recours, seulement 4 000 ont ef-
fectu la dmarche. Il avait signal la ministry de l'Outre-mer,
lors de sa visit au Conseil regional, les freins la mise en
place de ce plan et avait rclam un report de la date de sa
mise en application. Prcisons que ce plan a t mis en place
sous Yves Jego. Il s'agit d'un moratoire sur les dettes sociales
et de la creation d'un fonds special de prt taux zro destin
soutenir l'activit des Petites Entreprises dans le context de
sortie de la crise social de fvrier/ mars 2009. Ce fonds est
aliment par l'Etat, le Conseil regional et la Caisse des Dpts
et Consignations.
Dans une lettre adresse conjointement au ministry du budget
et celui de l'outre-mer, le president de Rgion explique que "fa
parution tardive du dcret relatif au dispositif dapurement des
dettes sociales, conjugue auxcontraintes techniques lies au trai-
tement des dossiers des demandeurs de moratoires, nefavorise pas
'adhsion et la souscription attendue". Il ajoute que lors d'une
runion avec les socioprofessionnels le mercredi 14 avril, "ceux-
ci ont mis en avant le manque information et de coordination
des diffrents acteurs" pour justifier le faible nombre d'entre-


Serge Letchimy avait voqu la question du moratoire des dettes sociales
avec la ministry.

prises adhrentes ce plan. Serge Letchimy demand donc
aux ministres en question "de reporter au 31 juin 2010 la date de
recevabilit des demands de sursis poursuite et de rendre i gi-
6les 1a measure d'abandon partieldes cotisations et contributions
les crances au 31 dcembre 2009 et non 2008". Selon le prsi-
dent du Conseil regional, l'autorisation de prlvement est un
facteur bloquant pour nombre de petites entreprises, raison
pour laquelle il demand un autre mode de paiement pour que
les entrepreneurs y adhrent.


I If Il..


POLITIQE ECO 1





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Region Martinique Plan e reliance : LA QUESTION DU FINANCEMENT AU CENTRE

DES INTERROGATIONS


La ville de Rivire-Pilote n'est pas "une pleurnicheuse" et n'attend ni plus ni moins
que ce quoi elle a droit, a dclar le maire Lucien Veilleur
Depuis son installation la tte de la Rgion, Serge Letchimy c
s'est donn une tche important: rencontrer tous les maires et c
autres collectivits de la Martinique afin de btir son '"pan de s
reliance Au travers de cette dmarche, le president du Conseil P
regional compete identifier les projects qui peuvent tre lancs s
dans les 6 mois afin de sortir de la crise et de mettre sur les d
rails dans les deux ans les 5 000 emplois promise. Cela devrait ti
permettre ensuite d'laborer un project sur 10 ans avec des pro- P
jets structurants sur tout le territoire. A raison de trois rencontres r
par jour, c'est un vritable marathon qu'a entam l'excutif en r
compagnie de la prsidente de l commission ad hoc "plan de I
,, n
reliance et grandprojets structurants", Catherine Conconne. r
Le vendredi 16 avril, visit aux maires du Lamentin (Pierre r
Samot), de Rivire-Pilote (Lucien Veilleur) et du Vauclin (Ray- c
mond Occolier). Au Lamentin, Pierre Samot s'est flicit de la
volont du president de la Rgion de rencontrer aussi souvent v
que possible les acteurs de proximity que sont les maires. Il a
mis en avant que depuis plusieurs annes des dossiers de la
ville taient bloqus la Rgion et qu'il souhaitait les voir enfin
aboutir. Il a t question de l'amnagement de Mangot Vulcin,
du logement social et des infrastructures pour la ville. A Rivire
-Pilote, la rencontre tait attendue entire Lucien Veilleur et
Serge Letchimy, sachant que la commune est le fief d'Alfred
Marie-Jeanne. C'est dans une ambiance dtendue et qualifie
de "trs cordial" qu'elle a eu lieu. Le temps de la champagne
tant termin, place au travail en commun pour sortir de la
crise, ont martel les intervenants. Pour le maire, "9M. Letchimy
a 6elet 6ien gagn, nous respectons le choixdu peuple et nous 'ac-
cueillons comme un enfant du pays et ilsera toujours le 6ienvenu
q'ivire- soulign que c'est "avec beaucoup de sincrit qu'il tait ac-
cueillC. Et le president de Rgion a dclar dans sa rponse :
"c'est une visit sincere sans dmagogie en dehors de tout clivage
politique afin que la commune puisse bnficier de la mme dyna-
mique que [es autres". Preuve que l'change a t fructueux, les
discussions ont t au del du temps imparti. Le maire, entour
d'une parties de son conseil municipal et de ses collaborateurs,
a expos ses projects et les enjeux pour l'avenir. Plusieurs dos-
siers ont t prsents, don't en particulier la construction de


logements sociaux Manikou et Josseaud: la ville
tant dans une cuvette, doit construire dans sa pri-
phrie tout en protgeant ses terres agricoles. Il a t
aussi question de l'amnagement de la plage de l'Anse
Figuier, seule faade littorale de la commune, de la
construction d'une salle polyvalente de 2.000 places,
ainsi que de la protection et l'amnagement des
berges de la rivire pilote pour viter les inondations.
Les lus ont par ailleurs mis le souhait que la Rgion
apporte son soutien des manifestations rgionales
comme la foire agricole ou les nuits culturelles de Ri-
vire-Pilote. C'est sans hsiter que Serge Letchimy a
rpondu : oui. Le president de la region a laiss entre-
voir quelques aspects des politiques qui vont changer
la Rgion, notamment au niveau du soutien social
aux families avec des aides qui seront spcifiques en
function des revenues. Tout ceci sera mis en place, a-t-
il soulign, afin de ne pas crer de dpendance des
personnel vis--vis de l'institution. Il a exhort le se-
;ond adjoint prsenter des montages exemplaires en matire
l'conomie social et solidaire au travers des chantiers d'in-
ertion afin d'assurer une mise en activity d'un maximum de
ersonnes, en attendant la reprise durable de l'conomie. Des
ances de travail devraient se poursuivre pour le suivi des
dossiers. Le calendrier du president de Rgion est serr et son
ming est fix deux ans et demi pour le plan de reliance. Un
remier format du plan de reliance avec une prmaquette fi-
ancire sera labor d'ici fin avril, ensuite des arbitrages au-
ont lieu au mois de mai, dans la perspective de boucler fin mai
e format dfinitif de ce plan de reliance avec une envelope fi-
ancire global prcisant qui seront les financeurs. Toute la
question est l. Serge Letchimy compete lancer la machine de la
eprise ds le mois de juin si tout se passe bien. Mais la ma-
hine conomique martiniquaise est-elle capable de crer l'em-
>loi et l'activit sans accrotre sa dpendance et sa
ulnrabilit ?
C.B



Quastk&: 9 ahs,


Exposition
Projections de films gratuites
Un numro special hors srie


Dbat :
"Quel rle un journal d'opinion
peut-iljouer face aux autres mdias
dans la formation
de la conscience martiniquaise
et de la citoyennet ?"


Vvri n 16 ,


1 POLI-Flou





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AVIS D'OBSEUES DE L'UMP-MARTINIOUE UN NOUVEAU PAS DE LA DROITE

DITE "PROGRESSISTE" VERS LE NEO-PPM ?


Le Comit dpartemental de la fdration UMP de la Martinique
a dcid le 13 avril de dissoudre la fdration UMP et de met-
tre en place un parti de droite "rgionaliste"et "autonome". Il
restera possible ceux qui le dsirent d'adhrer individuelle-
ment I'UMP.
L'ultra-assimilationniste Christian Rapha, conseiller municipal
d'opposition de Saint-Pierre, qui s'est distingu pendant la cam-
pagne du 74 par ses outrances assimilant l'article 74 une
quasi-indpendance, a dclar France-Antilles du 12 avril que
force est de constater que, malgr la volont de nouveauXacteurs
politiques de notre camp, des arbitrages chappent ('organisa-
tion locale, cause des attitudes ambigus et parfois dloyales dac-
teurs locauxinfluentsjouant en definitive contre feurpropre camp,
ont conduit a fdration 'U9MP dans une impasse". En fait, il fait
supporter l'chec de la droite aux rgionales Andr Lesueur
et aux frres ennemis des Forces Martiniquaises de Progrs. Il
accuse Paris d'tre la cause de la dfaite. Et de tenter d'en-
dosser le costume d'une dite "droite progressiste": "la nouvelle
droite martiniquaise, tout en assurant safid1it et son apparte-
nance [a majority prsidentielle, veut affirmer son identity Io-
cale, son ancrage pragmatique et progressiste et son engagement
dans le champ du socialet de (conomie", pursuit ce person-
nage. Derrire ce galimatias idologique, la droite veut se don-
ner l'air de tenir compete de l'aspiration des Martiniquais au
respect de leur personnalit et se dmarquer du discourse as-
similationniste oxyd des FMP.
Quant la nouvelle grie de I'UMP, Chantal Maignan, elle
semble brler ce qu'elle avait ador. Elle aussi prononce l'acte
de dcs de la fdration UMP de la Martinique, alors qu'elle
avait rcemment fait des pieds et des mains pour en carter
Yan Monplaisir et s'en emparer comme tremplin de ses ambi-
tions personnelles d'occuper tout prix un mandate. Ayant ob-
tenu le mandate de conseiller regional, elle s'est empresse de
dclarer sa proximity idologique avec le no-PPM de Serge
Letchimy trouvant le discours d'investiture de ce dernier "trs
sarkozyste". Elle dclare France-Antilles du 15 avril: "Sous ne
pouvons plus rester dans une posture ptrifie de gardens des ins-
titutions. Nous devons regarder [es choses enface et nous prenons
nos responsabilits. Ilne s'agit nullement d'une rupture, mais
d'une nouvelle alliance. Nous avons t trsfrustrs pendant 1a
champagne des rgionales. Frustrs par le choiX du cavalier impos
par Paris(NDLR : Andr Lesueur). Frustrs d'avoir subi la cam-
pagne sans avoirpu participer sa preparation et au programme
que nous tions censs dfendre. Ilfaut parler aux lecteurs des
problems qui les concernent, comme la retraite(sic), la violence
dans la socit, et surtout ne pas resterfigs dans un discours ins-
titutionnel. Nos devons donner de 'espoir, affirmer notre identity
sans perdre le lien indispensable avec le people. Nous restons dans
1a majority prsidentielle et nous le resterons".
Derrire toutes ces arguties, il y a d'abord des querelles de per-
.sonnes, comme d'habitude droite. Quand Christian Rapha,
Chantal Maignan ou mme Margaret Tanger disent "renouvel-
lement", cela veut dire limination d'Andr Lesueur et Miguel
Laventure. te-toi de l que je m'y mette !


CHANTAL MAIGNAN FAITH LES YEUX DOUX LETCHIMY
Taxer les FMP de gardenn du temple institutionnel" a du vrai.
Mais en quoi le discourse de I'UMP a-t-il t different lors de la
champagne contre le 74 ? Comme le dit Margaret Tanger, prsi-
dente du Parti chrtien-dmocrate, il s'est agi pour les uns
comme les autres de crier garee au largage !". En ralit, Chan-
tal Maignan lorgne vers le no-PPM de Serge Letchimy qui, par
sa drive droitire, en est venu occuper le champ politique
de la droite sur la question institutionnelle certes, mais aussi
sur la question conomique avec une connotation nettement
sociale-librale. Il est clair que le patronat et l'oligarchie ont jou
fond la carte Letchimy (cf par example le cri de victoire de
Jean-Louis de Lucy de Fossarieu don't Justice a fait tat la se-
maine dernire et la nomination au CMT de Karine Vivares-
Roy-Camille). Il en est de mme de I'Elyse ainsi qu'en atteste
nouveau la "gaffe"de Marie-Luce Penchard tentant d'liminer
le Conseil gnral et Claude Lise dans le dbat sur l'installation
de la Collectivit unique et de faire de Serge Letchimy, nouveau
president du Conseil Rgional, son interlocuteur privilgi.
D'autant que Sarkozy, tirant les leons des movements popu-
laires aux Antilles, a proclam que "le statu quo" n'tait plus
possible. Pour prserver les intrts long terme du colonia-
lisme franais, il a pris l'option d'un ravalement du systme
avec la mise en place de la collectivit unique, quite l'assor-
tir d'habilitations lgislatives limites (article 73 oblige) et de
comptences lgrement largies [Mais cela n'est pas l'auto-
nomie]. L'essentiel est que maintenant son poulain Serge Let-
chimy est sur orbite pour occuper le pouvoir de la nouvelle
collectivit unique. Lise et Marie-Jeanne lui paraissent hors
course. Calcul qu'il faudra faire mentir par l'unit des forces de
progrs et anticolonialistes.
La dite "droite progressiste" va-t-elle aller jusqu' formaliser l'al-
liance avec la nouvelle droite du no-PPM dans cette perspec-
tive ?
Il est significatif qu'aujourd'hui pour se donner l'apparence
d'tre dans l'air du temps, la vieille droite dpartementaliste an-
nonce, mme si c'est pour donner le change, la creation d'un
parti "autonome". Dans le mme temps et l'inverse, Margaret
Tanger qui refuse mme la collectivit unique cre avec Ralph
Monplaisir une succursale martiniquaise du parti ultraraction-
naire dmocrate-chrtien. De l'autre ct, l'ex-ngropolitain du
SNES Max Orville install en Martinique un clone du Modem
de Franois Bayrou.
Quant aux amis ultras de Jean-Claude Granier, vont-ils recrer
I'UMP ? L'assimilation-dpartementalisation a pris du plomb
dans l'aile, mais elle s'adapte au nouveau course des choses
pour maintenir l'essentiel : le pouvoir de l'oligarchie.
La drive PPM droite a cr une situation politique nouvelle
et des recompositions sont l'oeuvre.
La gauche autonomiste authentique doit se donner les moyens
d'offrir une alternative cette nouvelle et ancienne droite qui
vont emmener notre pays l'impasse. Car il n'existe pas de
reliancee conomique" srieuse et prenne quand il n'existe pas
d'conomie structure. Il faut un pouvoir martiniquais pour crer
un dveloppement endogne vritable.
Michel Branchi


jeui 22 Avri 2010 ,t n' 1 a





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Chmeur$ enfin e roit : APRS L'ALLOCATION CHMAGE, L'ALLOCATION MISERE


RECUL DU GOVERNMENT FACE 4 LA PRESSION PO-
PULAIRE.
En dpit des provisions optimists de Nicolas Sarkozy et de
son gouvernement, l'anne 2010 ne devrait apporter aucune
amlioration sur le front social en France. De l'avis des experts,
les destruction d'emplois devraient se poursuivre et le nom-
bre de chmeurs encore augmenter.
Depuis deux ans d'ailleurs, les syndicate et les associations de
chmeurs de France manifestaient leur inquitude face au bas-
culement dans la pauvret d'un nombre croissant de travail-
leurs en fin de droits.
Est-ce la consequence de la lourde dfaite de ses ministres aux
rgionales ou de la dgringolade du president de la Rpublique
dans les sondages ? Toujours est-il que l'Excutif qui avait long-
temps jou la montre dans ce dlicat dossier a brusquement
change de ton. Le "travaillerplus pourgagnerplus" n'tant plus
de mode, le president de la Rpublique a cru bon de dclarer
que "nous ne laisserons personnel
au 6ordde la route". Dont acte.
L'aggravation de la situation
de cette catgorie de ch-
meurs tient trois raisons es- -
sentielles:
D'abord, sous l'effet de la crise,
leur nombre devrait significati-
vement augmenter, passant de
850.000 en 2009 1 million
la fin de cette anne en
France. En cause, la recession
conomique prolonge qui a
accentu la prcarisation de la
situation de plusieurs dizaines
de milliers de travailleurs. Allocation temporaire de crise : u
Beaucoup d'entre eux qui n'ont
aucun espoir de retrouver un emploi auront, avant la fin de l'an-
ne, puis leurs droits une indemnisation au titre de l'allo-
cation-chmage limite un maximum de 2 ans.
Ensuite, le durcissement des conditions d'indemnisation au fil
des ans, malgr la reduction 4 mois de la dure de cotisation
pour bnficier des indemnits. Une measure qui a entran une
augmentation de ces "fin de droit".
Enfin, avec la crise, de nouvelles categories de travailleurs sont
venues grossir la masse de ces chmeurs. Ce sont notamment
les salaries en CDD et ceux en mission d'intrim don't les
contracts n'ont pas t renouvels.
En 2010, plusieurs centaines de chmeurs en fin de droit ne
pourraient bnficier ni du RSA revenueu de solidarity active) ni
de I'ASS (allocation de solidarity spcifique). C'est par example
le cas notamment des moins de moins de 25 ans, frapps par
le chmage et trop jeunes pour bnficier du RSA.

UN PLAN REBOUND QUI CONFINE LES PAUVRES DANS LA MISERE
Les ngociations entire le gouvernement, les syndicate (CFDT
et FO), l'exclusion de la CGT, et le Medef, ont about, le 15
avril dernier, un plan "rebondpour 'emploi" de 750 millions.
Pour la France, il devrait "apporterune rponse aux360 000 ch-
meurs qui risquaient de se retrouver sans aucun revenue" selon la
CFDT. Ce plan qui devrait entrer en vigueur au dbut du mois
de juin sera finance par l'Etat et l'Unedic hauteur de 280 mil-


n n


lions d'euros chacun, par les fonds de la formation profession-
nelle pour 133 millions et par l'Association pour l'emploi des ca-
dres pour 50 millions.
Les rgions devraient tre aussi mises contribution, amenant
le montant 805 millions d'euros. Ce qui provoque la colre de
leurs presidents, en grande majority socialists, qui n'ont pas
t associs la ngociation et qui redoutent un alourdisse-
ment de la participation de leurs collectivits en cas de dsen-
gagement de l'Etat. Quant aux Rgions d'outre-mer qu'en
est-il?
Cette solution combine les dispositifs existant dj contractss
aids et formation) et la creation d'une allocation temporaire de
crise, taux plein, de 460 euros, correspondent au montant de
l'allocation spcifique de solidarity.
Celle-ci ne serait verse en dernier recourse, pour une dure
maximale de 6 mois, qu' ceux qui aucune offre de formation
ou de contract aid n'aurait t propose. Entre 70.000 et
110.000 personnel pourraient en bnficier.
En revanche, elle ne serait pas
accorde ceux qui refuse-
raient ces offres.
C'est le Ple emploi, dj bien
mal en point, qui serait mis
contribution pour proposer les
formations et assurer les
contrles. De nouvelles mis-
sions qui ont provoqu la d-
mission de son mdiateur,
confront aux "rsistances de
'institution" et qui, un mois
auparavant, avait dj d-
nonc les dysfonctionnements
de ce service public.
Si la CFDT et FO ont consi-
ouveau droit soumis conditions dr qu'il s'agissait dun pro-
grs significatif en faveur des
chmeurs en fin de droit qui marque "une rupture avec une fo-
gique d'assistanat", pour la CGT qui rclame une allocation d'un
montant gal celui du seuil de pauvret, cette allocation de
misre constitute "un march de dupes".
Quant l'Association de defense des chmeurs "eAC !", elle
dnonce "un dispositiftemporaire qui negarantit qu'un revenue de
misre". Elle appelle la poursuite de la mobilisation en vue
"do6tenir rindemnisation de toutes lesformes de chmage et de
prcarit... par une allocation personnelle garantissant un revenue
en aucun cas infrieur au SMIC".
Mais regarder de plus prs ce "pan rebondi derrire l'cran
de fume de l'effet d'annonce, nombre de measures sont floues,
soumises conditions, dpendant de critres encore dter-
miner, crites au conditionpel, ou reprises de dispositifs dj
acts !
Ce nouveau dispositif devrait tre aussi appliqu en Martinique
o bon nombre de chmeurs se retrouveront aussi en fin de
droit. Combien ? Le sait-on ? Quel rle la Rgion va-t-elle
jouer ?
Justice poursuivra son enqute afin de toujours mieux infor-
mer ses lecteurs.
Voil qui justifie notre rejet de cette socit capitalist en crise
dans laquelle les ingalits sociales ne cessnt de se creuser.
G. Erichot


- *uJi 22A Pit 01 -j5tie 1 P
1111116_ la


r__ ECO-.SOCIAL





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RLE DE CHAMPAGNE GOUVERNEMENTALE SUR LES RETRAITES


Comme on le sait, la rforme du systme des retraites annon-
ce par le gouvernement sera une tche particulirement
ardue, tant les Franais tiennent cet important acquis social
et sont inquiets pour leur avenir. Dj les principles centrales
syndicales ont exprim leur rejet catgorique de tout boulever-
sement dudit systme, et il est prvoir qu'elles se lancent
dans de puissantes manifestations sociales si elles n'arrivent
pas faire accepter leurs points de vue lors des discussions
avec les reprsentants de I'Etat. Et pourtant, il parat peu rai-
sonnable d'imaginer que l'on puisse s'en tenir au statu quo,
sans rien changer.
Conscient de la difficult de convaincre les Franais de la n-
cessit de la rforme, le gouvernement a conu un encart pu-
blicitaire sur les retraites, que France -Antilles a reproduit sur
toute une page le samedi 17 avril dernier.
Le texte est bref et se veut percutant par sa sobrit:
"Esprance de vie en France
1950: 66 ans 2010: 81 ans
fous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites .


Il est encadr de photos de citoyens des deux sexes censs
reprsenter le people de France dans sa diversity ethnique,
puisqu'on peut distinguer parmi eux, en plus de ceux qui sont
de type europen, des gens de type maghrbin, antillais, afri-
cain et asiatique.
Evidemment, rien dans le texte ne dit pourquoi l'esprance de
vie des Franais est passe de 66 ans en1950 81 ans en
2010. Rien sur les bienfaits de l'actuel systme de retraites ni
sur ceux du systme de protection social que la droite s'ap-
plique dtruire au nom du libralisme, la grande joie des
puissances d'argent!
Quant aux photos, quand on les examine avec un tant soit peu
d'attention, on s'aperoit qu'elles constituent une petite mystifi-
cation: pour crer une illusion de masse, elles sont reproduites
plusieurs fois, chaque fois une place diffrente. Manque de
volontaires? Manque d'argent? Mystre!
Les intresss sont invits consulter un site internet:
www.retraites2010.fr
Justice fait une pub gratis pour Sarkozy!


17 avril 2008-17 avril 2010: ANNIVERSAIRE DE LA MORT D'AIM CESAIRE


d'Aim
it de la
Raphal
it tf r.-


A l'occasion du deuxime anniversaire du dcs
Csaire le 17 avril 2008, nous publions un extra
pice 'Et esc ciensse taiaient'd'Aim Csaire que F
Confiant nous a adress. C'est du Csaire vivifian
volt et non la pense aseptise que l'on nous ser

"Le rebelle
Dieux d'en 6as, dieux bons
j'emporte dans ma gueule dlabre
le bourdonnement d'une chair vivante
me voici...
Ai Vous ne partirez pas que vous n'ayez sentis li mor-
sure de mes mots
sur vos mes imbciles
car sachez-le je vous pie
etje vous dvts au milieu de vos mensonges
et de vos lchets
larbinsfiers, petits hypocrites esclaves et
frs d'esclaves
et vous n 'avez plus la force de protester, de
vous indigner, de gmir, condamns vivre
en tte--tte avec la stupidit empuantie,
sans autre chose qui vous tienne chaudau
sang que de regarder clierjusqu mi-verre
votre rhum antillais.


'Jmes de more ...
Le rebelled
Monfils, monfils, une balle pourrit entire tes sourres blancs
... ae, je march sur des piquants d'toiles. Je marche.... J'assume
... Je march
Accoud la rampe de feu
les cris des nuages ne me suffisaient pas


Aboyez tams-tams
4Aboyez chiens du haut portal
chiens du nant


.aboyez de guerre lasse
"j" aboyez scandal d'tuve et de gris-gris
aboyez furie des lymphes
.. .. iconcile Les peurs vieilles
-*.,-' aboye
lPa i -es dJ; mtes
jusqu ' la dmission des sicles et des toiles
1 l'e rebelle s'affaisse, les bras tendus la face contre terre,
i ce moment des tams-tams clatent, frntiques, cou-


vrant les voiV...
L ibelt', 'ibert,
i scrai soutenir seul a lumire de cette tte blesse.
J'ai acclimat un arbre de soufre et de laves chez
un people de vaincus
S La race de terre la race par terre s'est connu des
pieds
Congo et 5Mississipi coulez d'or
coulez du sang
[a race de terre, la race de centre march
les pieds de la route explosent de chiques de sal-
ptre...
Et dj, apercevant une lumire noire...
Est ce toi Colomb ? Capitaine de ngrier?
Est-ce toi vieuxpirate vieux corsaire?"
Acte III
Et les chiens se taisaient
Tragdie en trois actes, Prsence africaine 1956


V' Jeui 2 vi 2 1


[ ECjOCA


IN MEMOPZIAM





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MARRONNAGE INSTITUTIONNEL OU DERIVE AUTOCRA


Mardi 6 avril 2010 La Commission Permanente se runit pour
la premiere fois depuis l'investiture du nouveau president du
Conseil Rgional. Certains mdias sont convis pour relayer
l'vnement. Ils y taient. Et, ce sera dsormais le cas pour
chaque commission permanent. Quand la Com. assure son
succs lectoral, il n'y a pas de raison de changer de stratgie.
Curieusement, une zone d'opacit demeure sur les intentions
du nouveau president sans que l'on s'en meuve outre measure.
Explications avec dcodeur !
Oui, opacit, notamment sur la creation de 7 commissions ad
hoc. D'abord sur la reprsentativit de ces 21 secouristes (3
par commission) qui sont appels pour renforcer si ce n'est pi-
loter ces fameuses commissions ad hoc. Qui sont-ils ? Des ex-
perts ? Des personnel qualifies ? Des personnel resources
? Mystre et boule de gomme Pourquoi n'ont-ils pas t pr-
sents publiquement lors de la plnire du 26 mars dernier ?
Pourtant, des noms circulent dj. Certains sont connus et re-
connus pour leur matrise du sujet. D'autres, plus contestables,
sont loin de faire autorit dans le domaine o ils sont pressen-
tis. Triste, dans un pays qui regorge de matire grise et de com-
ptences. Quant leur rmunration, motus et bouche cousue.
Ils travailleront trs certainement bnvolement pour la Rgion
Martinique. Et, merci pour la transparence affiche quant
l'usage de l'argent public. Il faudra bien que le Prsident WW de
la Region rponde ces questions prcises et informed les
contribuables martiniquais sur les indemnits qu'il compete dis-
penser (ou non) MM Ozenat et Consorts, ainsi que sur les
autres compensations en nature. Sinon, la Chambre Rgionale
des Comptes risque d'avoir quelques nuits de veille sous peu.

L'AUTOCRATIE S'INSTALLE !
Malgr les interrogations de l'opposition, aucune precision n'a
t donne ce jour sur le contour juridique de ces dites com-
missions. Quel en sera le budget ? Quid du statut du personnel
mis disposition ? Nul ne sait car nous sommes en pleine ex-
primentation. Quelle sera l'articulation avec le Conseil Eco-
nomique et Social Rgional (CESR), cette assemble
consultative reprsentant les forces vives du pays ? Toutes les
categories socioprofessionnelles y sont regroupes en plu-
sieurs colleges. Les membres y sont dmocratiquement dsi-
gns par leurs pairs et il sera difficile d'en modifier la
composition. Idem pour le Conseil de la Culture de l'Education
et de l'Environnement (CCEE). Il est vrai que l'on a tellement
fredonn l'audace et l'innovation des semaines durant, qu'un
zest de marronnage institutionnel ne fera de mal personnel. Et
puis, aprs tout, pourquoi ne pas s'affranchir de ces deux
Conseils Consultatifs quand, tel un autocrate, on peut designer
tout seul des experts que l'on a soi-mme choisis. Ceci dit,
les Martiniquais qui sigent ces deux Conseils sauront ap-
prcier. Wait and see !
Une question demeure toutefois. Fallait-il crer 7 autres com-
missions ce qui ramne le nombre total de Commissions 27 ?
Va falloir s'accrocher ferme pour viter la runionite car ces
commissions ad hoc n'ont apparemment pas de pouvoir dci-
sionnel. Il faudra forcement repasser par les commissions sec-
torielles, la commission permanent ou la plnire pour valider
les ventuels rapports ou finance les projects. A moins que ?
Quand on sait que les Conseillers rgionaux doivent siger
dans 264 organismes extrieurs o ils reprsentent la Rgion,
on measure dj les invitables dsertions avant la fin de la
mandature.
D'ici l, on aura le temps d'ajouter un strapontin supplmen-


taire a la uom-
mission perma-
nente. Eh oui! Le
president de la
Commission des
finances a t ou-
bli lors de la
composition de la
Commission Per-
manente, ce qui
est pour le moins
trs ennuyeux
car il sera difficile
de programmer
les dpenses
sectorielles en
son absence. d
Mais bon. Il suf-
fira d'une nou-
velle dlibration
et notre M. Bercy,
sigera dans un Louis Boutrin, lu du group Patriotes et sympathisans
vrai fauteuil la
Commission permanent. Ce n'est donc pas trs grave en soi,
mais quand on a pass son temps dblatrer sur les insuffi-
sances supposes de l'quipe deChaben, on se doit de
connatre son alphabet.

Oui, drive autocratique. C'est le cas quand on dsigne des
Presidents avant mme que les administrateurs ne se soient
runis pour lire ces dits presidents. D'ailleurs, le France-An-
tilles du 7 avril 2010 a fait trs fort. Photos l'appui, la Une
come en page intrieure, les nouveaux presidents du CMT,
du PARM, du PNRM, de I'ADEM sont prsents dans le quoti-
dien du jour. On y apprend que tell lue "... hrite de 1a Prsi-
dence du CMWT" et qu'en final de compete "... Tous ces nouveau
presidents prendront possession de leur mandat.dans les jours
venir". Un vrai dlire. Les conseils d'administration n'ont pas
encore sig, les administrateurs n'ont pas encore vot mais
tout ce beau monde est dj affubl d'un costume de president
taill sur measure. La Martinique est devenue un pays d'hri-
tage. On hrite de tout et une vitesse grand V. Pas question
d'attendre les procedures rglementaires car on est aussi
press que le petit Nicolas aprs son election la Prsidence
de la Rpublique. Malheureusement, pass ce moment de fou
rire, la ralit refait surface et inquite quelque peu. Le rle de
l'opposition sera d'clairer la population et, n'en dplaise cer-
tains, de rendre public ce qu'elle considre come tant les
prmisses d'une drive autocratique.
Aussi, le group des Patriotes Martiniquais et Sympathisants
refuse de cautionner de telles pratiques. Il s'en explique tra-
vers uo Communiqu de press o, dans l'optique de l'Assem-
ble Unique vote par les Martiniquais, ses lus proposent la
mise en place d'une Commission Mixte de travail, Conseil R-
gional Conseil Gnral, notamment sur les Risques Naturels
Majeurs. Par ces temps o la plante Terre semble, elle aussi,
perdre la boule, l'urgence est de dvelopper une culture de pr-
vention et d'assurer la protection des Martiniquais.
L.B.


a


1 'Tittail





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Afrique au fu : TENSION RACIAL A L'APPROCHE DE LA COUPE DU MONDE DE

FOOTBALL


A quelque dix semaines du coup d'envoi de la coupe du monde
de football en Afrique de Sud, un dramatique fait divers vient
de rveiller la tension racial dans ce pays encore marqu par
les squelles de l'apartheid.
Eugne Terre Blanche, le dirigeant d'un movement racist qui
vhicule encore les thses nazies, est dcd sous les coups
de barres de fer assns par deux de ses jeunes employs
agricoles noirs gs de 28 et de 16 ans. Aprs le meurtre, ils se
sont eux-mmes livrs la police, expliquant leur geste par le
fait qu'ils avaient t coeurs par les provocations racistes de
leur patron.
La victim, responsible de l'organisation AWB, est connue
dans tout le pays pour sa haine de cette nouvelle rpublique
multiracial d'Afrique du Sud dirige par une coalition de
gauche qui regroupe I'ANC ( African National Congress), le
SACP (Parti communist sud africain) et le principal syndicate
du pays, le Cosatu.
Ce nostalgique de la domination blanche rvait de crer un
"Volskstad", c'est--dire un tat africaner exclusivement blanc,
l'est de la province du Transval, sur les meilleures terres agri-
coles du pays. De plus, un diffrend salarial l'opposait ses
employs.
A l'approche de la Coupe du monde, ce drame connotation
politique, rpercut travers le monde entier par tous les m-
dias, ternit l'image de ce pays.
Mais il est une illustration de la tension social qui y rgne.
Nombre d'ouvriers agricoles noirs sont excds par le refus de'
leurs employers blancs de respecter les salaires lgaux. Une


source de vives ten-
sions sur laquelle vient
se greffer la colre des
populations rurales
face la lenteur de la
rforme agraire qui fi-
gure pourtant dans le
programme de I'ANC et
qui n'a pas t mise en
oeuvre par le prcdent SLlTrI
gouvernement de Tabo
M'BEKI qui s'tait AFRICA
convert aux thses du
libralisme. D'o les
vives critiques de Nel-
son Mandela.
En dpit de la volont des diffrentes communauts du pays
de cohabiter pacifiquement, ce drame illustre l'ampleur de la
tche qui rest accomplir pour exorciser dfinitivement au
pays de "Mladi6a"les vieux dmons de l'apartheid.
Il ne doit pas pour autant occulter les gigantesques efforts ac-
complis par ce people pour reliever l'norme dfi de l'organisa-
tion, pour la premiere fois, de la coupe de monde par un pays
du continent africain.
Evidemment, l'chec de cette manifestation rjouirait bien tous
les racists qui ne se sont toujours pas consols de la fin de la
domination de la minority blanche.
A. C.


LA THALANDE S'ENFONCE DANS LA CRISE


'La crise thalandaise n'en finit plus de rebondir depuis le coup
d'Etat militaire de 2006 qui renversa le premier ministry Thak-
sin Shinawatra, un politician millionaire parvenu au pouvoir en
exploitant astucieusement le mcontentement de la paysanne-
rie pauvre plus que
lasse de sa misre.
Thaksin fut rlu en -
2007, ce qui ne fit pas
l'affaire de l'Alliance du
Peuple pour la Dmo-
cratie (chemises
jaunes), regroupement
assez htroclite des
classes moyenne et su- M
prieure, des sectes _J g.
bouddhistes minori-
taires, de l'opposition il-- B
musulmane, de syndi-
calistes et d'ex-militants
de gauche. De puis-
santes manifestations
paralysrent alors ...-
Bangkok et l'arme dut
S d n Les chemise rouges ont pri
intervenir de nouveau.
En 2009, les partisans
de Thaksin (chemises rouges) regroups dans un nouveau
parti "Dmocratie relle"devenu par la suite "Front 'nipour [a
Dmocratie et contre la Dictature"(UDD), plus gauche que le
"Tha f(akTha" dissout en 2007 se manifestrent nouveau


tandis que leur leader les encourageait depuis l'tranger o il
s'tait rfugi pour se soustraire la justice qui lui reprochait
plusieurs dlits de corruption ainsi que d'avoir gravement at-
tent la souverainet national.
Aujourd'hui, les che-
-~ -I mises rouges sont re-
--. l parties l'assaut du
pouvoir exigeant la d-
iLt. mission du gouverne-
ment de la droite
traditionnelle et conser-
S vatrice et la dissolution
du parlement.
Privs depuis une tren-
taine d'annes de parti
communist capable
d'analyser la situation et
de proposer des voices
de dveloppement pro-
Sgressiste et rationnel,
les Thalandais ne peu-
vent que rechercherem-
piriquement les moyens
assault la capital Bangkok eur percent de des-
leur permettant de des-
serrer autant que faire
se peut le carcan de la misre dans laquelle ils vgtent. Main-
tenant c'est l'ensemble du systme thalandais qu'ils remettent
en cause, allant mme, ce qui est nouveau et sacrilge, jusqu'
contester la monarchie.
K. Solaris


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CUBA SE DEFEND EN ACCUSANT A SON TOUR


Le 8 avril dernier, le quotidien cubain Granma a public un
long ditorial conu comme rponse la champagne d-
clenche par les Etats-Unis et les mdias occidentaux
suite la mort d'un prisonnier cubain qui a mis fin ses
jours en faisant la grve de la faim. L'ditorialiste dfend la
Revolution cubaine en attaquant son tour, mettant nu
les crimes et l'hypocrisie de l'imprialisme yankee et de
ses allis.
Nous reproduisons quelques extraits de ce texte, qui nous
est parvenu en langue franaise.

L'empire et ses allis se sont lancs dans une nouvelle croi-
sade pour tenter de sataniser Cuba. Sa puissante machine po-
litique et mdiatique a mis en march une operation colossale
de mensonges dans le but de discrditer le processus rvolu-
tionnaire ; de dstabiliser le pays et crer les conditions pour la
destruction de notre systme social [...]
-Ils invoquent cyniquement les droits humans qu'ils ont fouls
aux pieds et continent de fouler aux pieds aujourd'hui en toute
impunit dans divers coins du monde. Ils accusent hypocrite-
ment la Rvolution de la mort d'une personnel, d'un prisonnier
de droicommun qu'ils ont travesti en prisonnier politique grce
aux campagnes anticubaines et aux normes resources et
moyens qui y sont destines...et qu'ils ont sacrifi afin qu'il
serve de fer de lance dans le but de dnigrer la nation qui a d-
ploy le plus d'efforts pour sauver des vies dans le monde en
envoyant des dizaines de milliers de ses travailleurs dvous
de la sant collaborer avec plus d'une centaine de pays, dans
les endroits les plus reculs[...]
-Le respect de l'tre human est l'essence de.notre systme et
il a t une des cls de l'appui populaire au processes rvolu-
tionnaire depuis les journes hroques de la Sierra Maestra,
o le droit des prisonniers ennemis la vie a toujours t res-
pect. Malgr la politique invariable d'hostilit et d'agression
mene par l'Empire, qui va depuis l'invasion militaire, les at-
tentats terrorists et les plans d'attentats contre Fidel et nos di-
rigeants... la Rvolution n'a jamais assassin, tortur ou fait
disparatre un seul de ses enemies.
-Est-ce que les gouvernements des Etats-Unis et des pays eu-
ropens qui crient en perdre le souffle en critiquant Cuba et
en la condamnant comme s'ils taient des vierges vestales
peuvent en dire autant ? Que peuvent-ils dire du million de
morts en Irak et des dizaines de milliers de victims qu'ont


faites en Afghanistan les guerres illgales qui y sont menes ?
Comment peuvent-ils expliquer les prisons secrtes et les tor-
tures infliges aux prsums terrorists ? Sur quelle base l-
gale reposent les assassinate slectifs que les Etats-Unis ont
commis contre leurs ennemis dans plusieurs parties du monde
avec une force spciale dirige durant ces annes par le mme
Gnral qui command maintenant les troupes en Afghanis-
tan ? Comment peuvent-ils justifier la mort, ces 5 dernires an-
nes, de plus d'une centaine d'immigrants qui taient sous la
surveillance du Service d'Immigration et de Contrle des
Douanes des Etats-Unis ?[...]
Qui supervise le traitement dgradant qui est donn aux im-
migrants dans les centaines de centres de dtention dissmi-
ns en Europe ? Est-ce qu'ils ont t alarms ; est-ce qu'ils ont
dnonc ou condamn ces violations scandaleuses des droits
de l'Homme au sein du Congrs des Etats-Unis, du Parlement
Europen et des parties de droite du Vieux Continent qui affi-
chent aujourd'hui une si grande preoccupation pour Cuba ?[...]
-Recevoir de l'argent d'une organisation terrorist est une flo-
nie svrement punie aux Etats-Unis. Agir au service d'une
puissance trangre l'est gale ment. Les dlits des dits "dissi-
dents" n'ont rien voir avec la libert d'opinion, mais avec la
collaboration mercenaire avec les plans de la super puissance
contre notre nation. Il y a des preuves que tous ont reu, di-
rectement ou indirectement des fonds du gouvernement des
Etats-Unis et de nombreuses foundations europennes qui col-
laborent avec la politique de guerre contre Cuba. Qu'arriverait
ces "dissidents"s'ils se livraient, dans le pays de leurs ma-
tres, aux actions qu'ils ralisent Cuba? Le code pnal des
Etats-Unis prvoit une peine de 20 ans pour ceux qui prnent
le renversement du gouvernement ou de l'ordre tabli, 10 ans
de prison pour ceux qui font de fausses dclarations dans le
but de porter atteinte aux intrts nationaux dans leurs rela-
tions avec d'autres pays et 3 ans pour ceux ayant une corres-
pondance ou des relations avec un gouvernement tranger,
dans le but d'avoir une influence dans sa conduite, en ce qui
concern un conflict ou une controversy avec les Etats-Unis[..]
-Nous ne cderons jamais au chantage d'aucun pays ou
group de pays, si puissants qu'ils puissent tre, et quoi qu'il ar-
rive. Nous avons le droit de nous dfendre [...]
Nous dfendrons la vrit avec notre morale et nos principles !


LE PRESIDENT VENZUELIEN ETAIT EN VISIT DE TRAVAIL CUBA


nugo unavez et naui uasiro


Le president vnzulien,Hugo Chavez a effectu une brve
visit de travail Cuba o il s'est entretenu avec le dirigeant
cubain Raul Castro et son frre Fidel Castco. Lors de son en-
tretien avec Fidel Castro, M. Chavez a abord la coppration bi-


latrale dans plusieurs domaines et des dossiers internatio-
naux. La dernire visit du president Chavez Cuba a eu lieu
en dcembre 2009, o il a particip un sommet de "l'Alter-
native bolivarienne pour lesAmriques" qui regroupe Cuba, le
Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie, l'Equateur et trois pays ca-
ribens.
Le Venezuela est le principal partenaire commercial de Cuba,
avec une volume d'changes commerciaux estim cinq mil-
liards de dollars. A l'occasion de la dernire visit de M. Chavez
sur l'le en dcembre 2009, les deux pays ont sign plus de 280
accords de cooperation portant sur les sciences et la technolo-
gie, la production alimentaire, la pche et le tourism, avec une
valeur total de 3,161 milliards de dollars.
Le Venezuela fournit chaque jour 100.000 barils de ptrole
Cuba. Les deux pays cooprent troitement dans d'autres do-
maines. Cuba a envoy 40.000 mdecins, enseignants, en-
traneurs sportifs et d'autres professionnels au Venezuela.


V' Jeui 22 Avril 2010-Juet 1 g I


[ No-rr,. A mriquE






[ PAillL OP


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EUROPE : LES COMMUNISTS RENFORCENT LEUR COOPERATION


Runis l'occasion du cinquantenaire du Trait de Rome ins-
tituant la Communaut Economique Europenne prfigurant
l'actuelle Union europenne, les reprsentants de 27 parties
communists et progressistes d'Europe ont pu tablir un bilan
peu reluisant d'un demi-sicle d'une construction politique la-
bore par la grande bourgeoisie et paule par une social-d-
mocratie se prtendant de gauche.
Qu'est il advenu des mirifiques promesses faites l'poque sur
la convergence des conomies nationals, la reduction du ch-
mage, l'amlioration des conditions de travail, l'tablissement
de la dmocratie et de la paix, le dveloppement commun sur
un pied d'galit des Etats membres...? Un demi-sicle plus
tard la situation n'est gure reluisante. Les exploitations agri-
coles familiales sont ruines tout comme la pche artisanale.
Les artisans et les petites entreprises indpendantes sont cra-
ses par la domination des grands groups financiers et de la
grande distribution. Le racism et la xnophobie se trouvent
encourages. Le militarisme se donne libre course en Irak, en Af-
ghanistan, en attendant peut-tre l'Iran...
L'Europe nouvelle n'a non seulement pas pu empcher les ef-
fets de la crise, mais elle ne I'a mme pas vu venir. Seuls le ca-
pital transnational et les grande firmes europennes se sont


tirs d'affaire, ralisant au passage un maximum de profits sur
le dos des peuples qui devront encore se sacrifier.
Les 27 parties presents ont donc, l'initiative du Parti commu-
niste portugais, dcid de lancer un appel commun invitant
renforcer la cooperation inter-parti et l'action solidaire. Ils en-
tendent contribuer renforcer les organizations de lutte de la
classes ouvrire, le movement anti-imprialiste, afin de rsister,
combattre le no-libralisme et le militarisme et obtenir le rejet
du "Trait constitutionnel".
Ils appellent promouvoir des contre-projets rpondant relle-
ment aux besoins et aux intrts des peuples. Ils raffirment
que le socialisme est la vritable alternative pour les peuples
europens et appellent la convergence des actions et des
luttes qui seront autant de jalons pour une Europe de paix, de
cooperation entire Etats souverains et gaux en droit. Une Eu-
rope du plein emploi et d'un vritable dveloppement cono-
mique et social. Une Europe ouverte sur le monde, promouvant
l'amiti entire les peuples, respectueuse des droits de chacun
au dveloppement conomique et social. Une Europe au ser-
vice de la paix qui s'engage pour une resolution pacifique des
conflicts.
K. Solaris


AVIS DE CHANGEMENT
DE GERANCE
SCI DOUPOU
4 RUE VINCENT PLACOLY
97200 FORT DE FRANCE
SIRET :508 142 171 00018
Par AGE du 7 avril 2010 au sige social
de la SCI DOUPOU, M. PRECART Da-
niel a t nomm grant en remplace-
ment de M. PRECART Emmanuel
dmissionnaire.
Pour avis FB 2546

ADDITIF AU JOURNAL
"JUSTICE N* 02"
6U 14/01/2010- FB2134
1) Lire :Dnomination social : Travaux
tous corps d'tat
au lieu de denomination social : 2 T.C.E.
2 T.C.E reste le nom commercial
2) Lire capital social : 2000 E en num-
raire divis en 200 parts sociales de 10
euros
Chacune entirement souscrite et int-
gralement libr
Au lieu de capital social : 2000 en nu-
mraire, et en nature pour moiti divis
en 200 parts sociales de 10 euros cha-
cune entirement souscrite et intgrale-
ment libr
Pour avis FB 2547

FIDUCIAIRE DE REVISION
ET D'EXPERTISE COMPTABLE
PAR ABRVIATION "FIDREX"
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 120.000 E
SIGE SOCIAL : ANGLE DES RUES
PASTEUR ET FLIX EBOUE
97215 RIVIERE SALEE
R.C.S. : 97 B 728
SIREN: 413 841 065
AVIS DE CHANGEMENT
DE GERANCE ET NOMINATION
D'UN FONDE DE POUVOIR
Aux terms d'une dlibration en date du
29 Mars 2010, la collectivit des associs
a pris acte de la dmission de Monsieur
Alexis-Emmanuel LAUHON et a nomm
en quality de nouvelle grante statutaire
Madame Josette LAUHON-URSULET


demeurant au 48 Rue de la Biguine -
Zac de Terreville 97233 SCHOEL-
CHER pour une dure illimite computer
du 1er Avril 2010.
Elle a en outre nomm un fond de pou-
voir, Monsieur Alexis-Emmanuel LAU-
HON;
L'article 20 des status a t modifi en
consequence.
Ancienne mention :
Le Grant de la socit est Monsieur
Alexis-Emmanuel LAUHON,
Nouvelle mention :
La Grante de la socit est Madame Jo-
sette LAUHON-URSULET.
Le dpt lgal interviendra au Greffe du
Tribunal Mixte de Fort de France.
Pour avis et mention
LE GERANT FB 2548

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 14/04/2010, il a t consti-
tue une SCI
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : DINA
Adresse : 32 rue du 22 mai 1848 97224
DUCOS
Objet: Acquisition de tous biens immobi-
liers par voie d'achat ou d'apport, la pro-
prit, la construction, la location
Dure : 99 ans
Capital 100e
Grant: ADIN Pascale
Adresse Rsidence Belcia appt 11 Ra-
vine Vilaine 97200 F-de-F
Immatriculation en course au registre du
commerce en course
Pour avis la grance FB 2549

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution de la so-
cit responsabilit limite
Denomination: DIPLOMAT RENT A CAR
Capital social 10 000.00e
Sige social : 35 av des Arawaks ch-
teauboeuf 97200 Fort-de-France
Objet social : la socit a pour objet en
France, l'tranger, dans les dparte-
ments d'outre mer
Achat, vente et location de vhicules uti-
litaires et plus gnralement toutes op-


rations de quelque nature que ce soit, ju-
ridique conomique et financire, civil et
commercial se rattachant l'objet sus
indiqu ou tous autres objets, similaires
ou connexes, de nature favoriser direc-
tement ou indirectement le but poursuivi
par la socit, son extension ou son d-
veloppement
Dure : quatre vingt dix neuf (99ans) an-
nes computer de l'immatriculation au
registre du commerce et des socits
Grant: BEZAUDIN Georges
Co grant BEZAUDIN Nathalie
Immatriculation au registre du commerce
et des socits tenu au greffe du tribunal
de Fort-de-France
Pour avis la grance FB 2550

AVIS DE TRANSFER DE SIEGE
L'assemble gnrale ordinaire de la so-
cit S.C.I KAYMIT qui s'est runie le
vendredi 06/11/2009, prsid par son g-
rant Monsieur Jean-Franois MAGGI a
dcid de transfrer le sige social de la-
dite socit n' 4 & 5, rue Georges Eu-
charis bt 1A immeuble Dillon Express -
97200 Fort-de-France
Pour avis le grant FB 2551

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
MAISONS DU MONDE SARL
CAPITAL : 3200E
ZA GNIPA 97224 DUCOS
SIRET 513 483 307 3000 13
CMA F-DE-F
Aux terms d'une dlibration en date du
10/03/2010, il a t dcid la dissolution
de ladite st computer de cette mme
date
M. PONNAMAH Pascal, demeurant: Rs
Terre Cannes Bt Gaoul app 1 les
Coteaux
97228 STE LUCE (est le liquidateur)
Le sige de la liquidation est dsign ci-
dessus et c'est cette adresse que tous
les actes et documents devront tre noti-
fis.
Pour avis le grant FB 2552

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte s.s. p du 25/03/2010 a t cre


NORD ATLANTIQUE CONSTRUC-
TIONS sigle NAC SARL au capital de
7500e, le sige social est fix :
N 400 Alle Mahogany Fonds Saint
Jacques SAINTE MARIE
L'activit est le gros oeuvre du btiment,
la charpente, la couverture, le carrelage
et les VRD
La dure est de 99 ans
Les grants sont M PERASTE Toussaint
Joseph et M. GROSOL Nazaire,
La socit sera immatricule au RCS de
F-de-F
Pour avis le grant FB 2553

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date FdeF du
12/04/2010
Forme : SARL
Denomination : FRAP TP
Sige social : Morne PAVILLON Bt 1 -
97228 STE LUCE
Objet : Travaux publics
Capital : 7 000e en nature
Dure : 50 ans
Grant : M CAMBUSY Louis Albert Luc,
demeurant: Morne PAVILLON Bt 1 -
97228 STE LUCE
Immatriculation de la socit au RCS de
F-de-F
Pour avis FB 2554

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Par decision de l'assemble gnrale ex-
traordinaire du 31 mars 2010 L'EURL
ALIZE DEVELOPPEMENT
Au capital de 1000e
Sige social : 15 rue de la Madone -
97280 VAUCLIN
Siren 497 753 475 RCS de F-de-F
A dcid la mise en sommeil de la socit
pour une dure d'un an
Pour avis le grant FB 2555

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
VALLEE DU LORRAIN
C/ M MARCELIN ROBERT
ZONE ARTISANALE DE SGUINEAU
97214 LE LORRAIN
RCS F-DE-F 452 757 990
N* GESTION 2004B 291


V' jeu 22 A;,i 2010- i e n 16 Page 16


A ivvojvc-%LfAE.<






htthx://www.iournal-iustice-martiniQue. com


Avis est donn du changement de grant
computer du 03/03/2010
Ancienne mention: M Robert MARCELIN
grantn) & M Steve MARCELIN (co g-
rant)
Nouvelle mention : Steve MARCELIN
reste le seul grant
En consequence l'article 16 des status a
t modifi
Pour avis FB 2556

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
DENOMINATION :
J M B AMNAGEMENTS SARL
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7 500E
SIGE SOCIAL 41 RUE DE LA
CONCORDE LOT MONPLAISIR
97200 FORT-DE-FRANCE
SIREN 484 788 922
RCS RM 972 F-DE-F
Aux terms d'une dlibration de l'as-
semble gnrale extraordinaire en date
du 01 janvier 2007, la collectivit des as-
socis a approuv les comptes dfinitifs
de liquidation donn quitus au liquidateur
pour sa gestion, I'a dcharg de son
mandate et constat la clture de la liqui-
dation
Les compete du liquidateur ont t dpos
au greffe du tribunal de commerce de
Fort-de-France
Pour avis FB 2557

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort-de-France du 8 avril 2010, il a
t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Forme social: Socit civil
Denomination social: SCI DE L'AGAMI
Sige social 2 av des Arawaks 97200
Fort-de-France
OBJET : l'acquisition la gestion la lo-
cation et l'administration de tous biens
mobiliers et immobiliers
Dure de la socit 99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la socit
au RCS
Capital social : 50 000E, constitu uni-
quement d'apports en numraire
Grance : Charles HO HIO HEN demeu-
rant rue des Moraces, Ravine Touza
97233 SCHOELCHER et Cho Shu HO ,
demeurant 21 av des president Monner-
ville 97300 Cayenne
Clauses relatives aux cessions de parts
agrment requis dans tous les cas la
majority des associs statuant en la
forme d'une decision collective ordinaire
Immatriculation de la socit au RCS de
F-de-F
Pour avis la grance FB 2558

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution de la
SARL "Socit de traitement du linge
"sous le sigle
S.T.L.C au capital de 8 400e sige so-
cial: cit la Marie bt F 12 n 194 -97224
DUCOS
Objet: Traitement du linge
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cits de Fort-de-France .
Grant : Mlle Camille-Georges
CHARLES demeurant cit la Marie
bt F12 n 194 97224 DUCOS
nomme pour une dure indtermine
Pour avis FB 2559

-AVIS DE CONSTITUTION
Par acte du : 14/04/2010 il a t consti-
tu une SCI ayant les caractristiques
suivantes :
Denomination : Socit immobilire
Rgis
Sicle : SCI Rgis
Objet social : l'acquisition, l'administra-


tion, l'exploitation, la location d'immeu-
bles,
Sige : lot Bochette Sarrault 97232 LE
LAMENTIN
Capital : 300E
Dure : 50 ans
Grance : 1er grant Mme Suzanne
Rgis
2me grant M; Emile Rgis
Immatriculation au RCS Fort-de-France
Par avis FB 2560

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 18 mars 2010
Denomination social : IMMOBILIERE
DU SUD (Sigle SARL I.D.S.)
Forme : S.A.R. L
Capital : 8 000.00E
Le sige social a t fix : 44 rue Victor
Hugo 97228 STE LUCE
Objet : La vente de biens immobiliers, la
location et la gestion de biens immobi-
liers, l'estimation des biens immobiliers,
la vente de bien en dfiscalisation
Dure : 99 ans
Grance : Mme Odile JUPITER
Adresse : cit la Marie C 3 n 57 97224
DUCOS (Martinique)
La Socit sera immatricule au R.C.S.
de Fort-de-France
Pour avis et mention ,
La grance FB 2561

AVIS DE CONSTUTITION
Avis est donn de la constitution de la
SARL : "ENSIS -AG "au capital de 6
000
Sige social : 32 av Georges RAVEN-
NEAU 97200 FORT-de-France
Objet : Action de formation profession-
nelle continue et de conseil
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
cits de
Fort-de-France
Pour avis le Grant FB 2562

CREDIT MUTUEL ENSEIGNANT
La Caisse de Crdit Mutuel Enseignant
inscrite au registre du commerce sous le
numro 438 863 797 000 25
Adresse : Centre commercial de Bellevue
97200 Fort-de-France
Le capital Social se trouve port 215
144Euros soit une variation de 22
664euros ratifie par l'Assemble G-
nral du 25/03/2010
LE PRESIDENT DU CONSEIL D'ADMI-
NISTRATION FB 2563

CONSULTING
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 1 000 E
HABITATION BONNAIRE
97240 FRANOIS
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort de France du 7 avril 2010, il a
t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Forme social : Socit respohsabilit
limite
Denomination social : DCONSULTING
Sige social : Habitation Bonnaire, 97240
Le Franois
Objet social : Ingnierie Technique et fi-
nancire
Dure de la socit : 99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la socit
au Registre du commerce et des soci-
ts.
Capital social : 1000 euros
Grance : Monsieur Dominique DAU-
CHY, demeurant Pointe TAHALEMONT
97240 Franois
Immatriculation de la Socit au registre
du commerce et des socits de Fort de
France.


La grance

RESULTAT DE MARC
SECTION : POUVOIR ADJUD
1.1) NOM, ADDRESSES ET POI
CONTACT:
Conseil Gnral de la Martin
nue des caraibes, l'attentic
Claude Prsident du Conseil G
la Martinique, MQ-97200 Fort-d
Tl. 05 96 55 26 00. Fax 05 96
Adresse(s) internet :
Adresse du profile d'ach
http://www.cg972.fr.
1.2) TYPE DE POUVOIR A[
TEUR ETACTIVIT(S) PRINCE
Collectivit territorial.
Le pouvoir adjudicateur agi
compete d'autres pouvoirs adjud
non.
SECTION II: OBJET DU MAR
11.1) DESCRIPTION
11.1.1) Intitul attribu au march
entretien et rparation des v
parc automobile du conseil gr
martinique.
11.1.2) Type de march et lieu d'
de livraison ou de prestation :
Services.
Catgorie de service : no01.
Lieu principal d'excution des tr
livraison des fournitures ou de
des services : department d
nique.
Code NUTS FR920.
11.1.3) L'avis implique :
L'tablissement d'un accord-c
11.1.4) Description succincte d
ou de l'acquisition/des acquisiti
entretien et rparation de vh
tourism et utilitaires lgers foi
soit l'essence soit au gazole.
11.1.5) Classification CPV (vc
commun pour les marchs pub
50112000.
11.1.6) March couvert par l'acci
marchs publics (AMP) : Oui.
11.2) VALEUR TOTAL FINAL
DES MARCH(S)
11.2.1) Valeur total finale du ou
ch(s) :
SECTION IV : PROCEDURE
IV.i) TYPE DE PROCEDURE
IV.1.1) Type de procedure :
Ouverte.
IV.2) CRITRES D'ATTRIBUT
IV.2.1) Critres d'attribution :
Offre conomiquement la plu
geuse apprcie en function
1. prix des prestations. Pondr
2. qualification des personnel
ration : 10.
3. moyens techniques. Pondr
4. procedures mises en place
cuter le march et respecter l
Pondration : 10.
IV.2.2) Une enchre lectroni
utilise : Non.
IV.3) RENSEIGNEMENTS
ADMINISTRATIF
IV.3.1) Numro de rfrence a
dossier par le pouvoir adjudica
ca0509.
IV.3.2) Publication(s) ant
concernant le mme march :
Avis de march
Numro de l'avis au JO : 20
161590 du 13/06/2009.
SECTION V : ATTRIBUT
MARCH
MARCH no : 10-011
LOT no : 1
INTITUL : Entretien et rparat
hicules de marque Citron
V.1) DATE D'ATTRIBUTION
CH : 9 fvrier 2010
V.2) NOMBRE D'OFFRES RE
V.3) NOM ET ADRESSE DE
TEUR CONOMIQUE EN FAV


FB 2564 QUEL UNE DECISION D'ATTRIBUTION
DU MARCH A T PRISE
HE CORIDON AUTOMOBILE, 68 avenue co-
'ICATEUR ridon IMM LA MAP, MQ-97200 fort de
NT(S) DE france. Tl. 05 96 70 18 88.
Fax 05 96 70 18 59.
ique, ave- V.4) INFORMATIONS SUR LE MON-
on de lise TANT DU MARCH
inral de V.5) LE MARCH EST SUSCEPTIBLE
le-France. D'TRE SOUS-TRAIT : Non.
553787. MARCH no : 10-011
LOT no: 2
heteur : INTITUL: Entretien et rparation de v-
hicules de marque Peugeot
DJUDICA- V.1) DATE D'ATTRIBUTION DU MAR-
IPALE(S): CH : 9 fvrier 2010
V.2) NOMBRE D'OFFRES REUES : 3
t pour le V.3) NOM ET ADRESSE DE L'OPRA-
jicateurs : TEUR CONOMIQUE EN FAVEUR DU-
QUEL UNE DECISION D'ATTRIBUTION
CHE DU MARCH A T PRISE
Coridon automobiles, 68 avenue de cori-
i: don imm. la map, MQ-97200 fort de
hicules du france. Tl. 05 96 70 18 88.
nral de la Fax 05 96 70 18 59.
V.4) INFORMATIONS SUR LE MON-
excution, TANT DU MARCH
V.5) LE MARCH EST SUSCEPTIBLE
D'TRE SOUS-TRAIT: Non.
MARCH no: 10-011
ravaux, de LOT no : 3
prestation INTITUL: Entretien et rparation de v-
e la marti- hicules de marque Renault
V.1) DATE D'ATTRIBUTION DU MAR-
CH : 9 fvrier 2010
V.2) NOMBRE D'OFFRES REUES : 3
adre. V.3) NOM ET ADRESSE DE L'OPRA-
u march TEUR CONOMIQUE EN FAVEUR DU-
ons : QUEL UNE DECISION D'ATTRIBUTION
hicules de DU MARCH A T PRISE
nctionnant CORIDON AUTOMOBILES, 68 avenue
de coridon imm. la map, MQ-97200 fort
cabulaire de france. Tl. 05 96 70 18 88.
ilics) : Fax 05 96 70 18 59.
V.4) INFORMATIONS SUR LE MON-
ord sur les TANT DU MARCH
V.5) LE MARCH EST SUSCEPTIBLE
E DU OU D'TRE SOUS-TRAIT : Non.
MARCH no : 10-011
i des mar- LOT no : 4
INTITUL: Entretien et rparation de v-
hicules de marques autres que Citron,
Peugeot et Renault
V.1) DATE D'ATTRIBUTION DU MAR-
CH : 9 fvrier 2010
ION V.2) NOMBRE D'OFFRES REUES : 3
V.3) NOM ET ADRESSE DE L'OPRA-
s avanta- TEUR CONOMIQUE EN FAVEUR DU-
QUEL UNE DECISION D'ATTRIBUTION
ation :70. DU MARCH A T PRISE
s. Pond- Coridon automobiles, 68 avenue de cori-
don imm. la map, MQ-97200 fort de
ation : 10. france. Tl. 05 96 70 18 88.
pour ex- Fax 05 96 70 18 59.
es dlais. V.4) INFORMATIONS SUR LE MON-
TANT DU MARCH
que a t V.5) LE MARCH EST SUSCEPTIBLE
D'TRE SOUS-TRAIT : Non.
D'ORDRE SECTION VI : RENSEIGNEMENTS
COMPLEMENTAIRES
ittribu au VI.1) LE MARCH S'INSCRIT DANS UN
teur: PROJET/PROGRAMME FINANCE PAR
DES FONDS COMMUNAUTAIRES :
rieure(s) Non.
VI.2) AUTRES INFORMATIONS :
Lot 1 :
)09/S112- Montant minimum annuel (H.T.) : 50 000
Montant maximum annuel (H.T.)
ION DU 200000
Lot 2:
Montant minimum annuel (H.T.) : 10 000
Montant maximum annuel (H.T.) : 60 000
ion de v- Lot 3 :
Montant minimum annuel (H.T.) : 15 000
DU MAR- Montant maximum annuel (H.T.) : 60 000
Lot 4:
UES : 3 Montant minimum annuel (H.T.) : 10 000
L'OPRA- Montant maximum annuel (H.T.): 60 000.
(EUR DU- Date d'envoi du present avis au JOUE et


jeui i2 Avril 2010 ie 16 -Page 1'


r mivc






h ttx/www iournal-iustice-martinique. com


au BOAMP: 15 avril 2010.
Rfrences de l'avis initial paru JUS-
TICE
Parution no FB 1285 du 18 juin 2009.
VI.3) PROCEDURES DE RECOURS
VI.3.1) Instance charge des procedures
de recours :
tribunal administratif de fort de france,
immeuble roy camille croix de bellebue,
MQ-97264 Fort-de-France. E-mail :
greffe.ta-fort-de-france@juradm.fr. Tl.
05 96 71 66 67. Fax 05 96 63 10 08.
Organe charge des procedures de m-
diation :
comit consultatif interrgional de paris
de rglement amiable des litiges relatifs
aux marchs publics, 29 rue barbet-de-
jouy, F-75700 Paris Cedex 7.
Tl. 01 44 42 63 43.
VI.3.2) Introduction des recourse :
VI.3.3) Service auprs duquel des ren-
seignements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recourse :
tribunal administratif de fort de france,
immeuble roy camille croix de bellebue,
MQ-97264 Fort-de-France. E-mail :
greffe.ta-fort-de-france@juradm.fr. Tl.
05 96 71 66 67. Fax 05 96 63 10 08.
VI.4) DATE D'ENVOI DU PRESENT
AVIS : 15 avril 2010. FB 2565

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de l'organisme qui passe le
rmarch : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tl : 05 96 59-63-
00 /tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs publics"
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 28 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march : Acquisition de mat-
riels pour la prcollecte et le stockage des
dchets papers et'cartons en vue de leur
valorisation
Rfrence d'indentification du march :
SEDE-SCTV-10-006
Caractristiques principles : Cette op-
ration est subdivise en 3 lots. La pr-
sente consultation concern uniquement
le lot n 1, les autres lots ayant dj t
attribus.
Lot 1 : Fourniture des matriels pour la
pr collect et le stockage des papers de
bureau
Il s'agit plus prcisment de fournir des
matriels pour permettre la pr collect,
collect et valorisation des dchets pa-
piers et cartons products par les services
du Conseil Rgional de Martinique (livrai-
son corbeilles et contenants de stockage)
Lieu de livraison de la prestation Htel de
Region Rue Gaston Defferre Cluny
Fort de France (MARTINIQUE)
Dure de livraison du march Le dlai de
livraison doit tre propos par le candidate
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement :
Fonds propres de la Rgion
- Paiement :
. Virement administratif
. prix fermes et actualisables
. Dlai global de paiement : 35 jours
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service des
marchs et de la command publique
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel : 0596 59 63 00


Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures :
- Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
S* Situation propre du candidate :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du march
(disponible sur internet l'adresse sui-
vante : www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics).
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante
http://www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics)
* Capacits professionnelles:
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- presentation d'une liste des principles
prestations effectues au course de la der-
nire anne, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou priv.
- Indication des titres d'tudes et profes-
sionnels de l'oprateur conomique et/ou
des cadres de l'entreprise et notamment
des responsables de prestations de ser-
vices
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate.
* Capacits conomiques et financires :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les prestations objet du march,
ralises au course du dernier exercise
disponible
* Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- une description de l'quipement tech-
nique, des measures employes par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de recherche de
son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
- valeur technique de l'offre : affecte d'un
coefficient 5
- prix de la prestation : affect d'un coef-
ficient 4
- dlai de livraison : affect d'un coeffi-
cient 2
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validit des offres : 180 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus: Conseil regional de la Mar-
tinique (service des marchs et de la
command publiques) ou en ligne
l'adresse sus indique
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus : Conseil regional de la Marti-


nique (Service Environnement et Dve-
loppement Energtique) ou en ligne
l'adresse sus indique
Date limited de reception des offres : Le 4
mai 2010 12 H 00 (heure de Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres par pli
recommand ou contre rcpiss au
Conseil Rgional de la Martinique Service
des Marchs et de la Commande Pu-
blique rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique ou en
ligne l'adresse Internet sus indique
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recourse :
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tlphone : 0596-71-66-67
Tlcopieur : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif interdparte-
mental de rglement amiable des litiges
relatifs aux marchs publics de PARIS
(C.C.I.R.A de Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopieur : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683
97262 Fort-de-France Cdex
Tlphone : 0596-71-66-67 Tlcopieur
: 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes alu DCE.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : 14 avril 2010 FB 2566

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tl : 05 96 59-63-
00 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs publics"
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 28 du Code


des Marchs Publics (CMP)
Objet du march : Ralisation d'un audit
financier, organisationnel et administratif
portant sur l'institution rgionale.
Rfrence d'indentification du march :
SMCP-EAUD-10-008
Caractristiques principles : Le Conseil
Regional de la Martinique occupe un rle
de tout premier plan au niveau de la pla-
nification et du dveloppement de son
territoire. Il souhaite dans la perspective
de la mise en place d'une nouvelle poli-
tique de dveloppement et avant la fusion
entire les deux collectivits (Rgionale et
Dpartementale) apprcier l'tendu et la
quality des resources financires et hu-
maines don't dispose l'institution en vue,
le cas chant, d'une meilleure optimisa-
tion de celles-ci.
La mission comportera les deux phases
suivantes :
- Phase 1 : Analyse global des poli-
tiques mises en oeuvre et des resources
financires et humaines de la collectivit
rgionale
- Phase 2 : Orientations visant optimi-
ser les resources au regard de la poli-
tique de dveloppement regional
envisage.
Lieu d'excution Conseil Rgional de
Martinique Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort de France
Dlai d'excution de la prestation Le dlai
de ralisation de la prestation devra pour
chacune des phases tre propos par le
candidate.
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement :
Fonds propres de la Rgion.
- Paiement:
. Virement administratif
. Dlai global de paiement : 35 jours
. Variation des prix : prix fermes actuali-
sables
variantes Non autorises
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service des
marchs et de la command publique
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel : 0596 59 63 00
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures
Les candidatures seront slectionnes au
regard des trois critres suivants :
- les capacits professionnelles, tech-
niques et financires
* Situation propre du candidate:
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies:
- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du march
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007)
* Capacits professionnelles:
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- presentation d'une liste des principles
prestations effectues au course de la der-
nire anne, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou priv. Les
prestations sont prouves par des attes-
tations du destinataire ou, dfaut, par
une declaration du candidate
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve


eui 22 Avi 201 .O '6 ae1


[ #joics fL.






httW./www.iournal-iustice-martiniaue. com


de la capacity du candidate.
- Indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
l'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de mme nature
que celle du march.
* Capacits conomiques et financires :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les prestations objet du march,
ralises au course du dernier exercise
disponible
* Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- une description de l'quipement tech-
nique, des measures employes par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de recherche de
son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
1. La valeur technique de l'offre (appr-
cie sur la base de la note technique exi-
ge au 2-8-2-d du present rglement de
consultation) affecte d'un coefficient 6
se dclinant selon les sous critres sui-
vants :
- Comprehension du besoin et pertinence
de la mthodologie propose 50% (du
coefficient 6)
-Expertise des intervenants proposs
pour la mission 30% (du coefficient 6)
-Mode d'organisation de l'quipe 20% (du
coefficient 6)
2. Le prix affect d'un coefficient 4
3. Dlai d'excution par phase affect
d'un coefficient 2
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validit des offres : 180 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Conseil regional de la Mar-
tinique (service des marchs et de la
command publiques) ou en ligne
l'adresse sus indique
Date limited de reception des offres : 03
MAI 2010 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres par pli
recommand ou contre rcpiss au
Conseil Rgional de la Martinique Service
des Marchs et de la Commande Pu-
blique rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique ou en
ligne l'adresse Internet sus indique
Montant estimatif du march 50 000 HT
maximum
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal administratif de Fort de
France Croix de Bellevue Immeuble
Roy-Camille- BP 683
97200 Fort-de-France
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596-63-10-08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif de rglement
amiable des litiges de PARIS 29 rue
Barbet de Jouy -75700 PARIS cedex 7
Tlphone : 01.44.42.63.43 Tlcopie :
01.44.42.63.37


Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif Croix de Bellevue
97200 Fort de France
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : 13 AVRIL 2010 FB 2567

CACEM
AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Objet du march
Objet : Fourniture d'un group lectro-
gne de 500kVA et prestations associes
de maintenance
Type de march : fournitures achat
Classification CPV (objet principal)
311210000-0: group lectrogne
Lieu principal de livraison : Centre d'En-
fouissement Technique de la Trompeuse
- 97200 Fort-de-France
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous
1.60% pour le prix apprci sur la base
de la some des forfaits de furniture et
de maintenance
2. 30% pour le mmoire technique
3. 10% pour les dlais de livraison.
Procedures : Appel d'offres ouvert
Rfrence parution JUSTICE de l'avis ini-
tial : Justice n 47 du 19/11/2009 An-
nonce no FB 1913
Attribution des marchs :
- N March : 10.017
- Attributaire : Groupement ALIZELEC /
ASSISTANCE 97
- Montant H.T. : 168.011,90 E
- Date d'attribution : 13/04/2010
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : 15/04/2010 FB 2568

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Catgorie : Etablissement public territo-
rial
Activits principles du pouvoir adjudica-
teur : services gnraux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de l'organisme
acheteur :


Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax: 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pr-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Objet du march :
Prestations d'accompagnement indivi-
dualis des crateurs d'entreprises rsi-
dentes de CHRYSALIA CEEI.
Type de march de services : 11
Lieu d'excution : CACEM Ppinire
Chrysalia CEEI Centre d'Affaires Agora
(97200 Fort-de-France)
L'avis concern un march public
Les variantes ne sont pas autorises.
Dure du march : 1 an computer de la no-
tification du march. 2 priodes de re-
conduction sont prvues.
Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement et
de paiement :
Le financement est effectu sur les res-
sources propres de la CACEM
Dlai global de paiement : 35 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
la lettre de candidature en utilisant l'im-
prim DC4 (version d'avril 2007) ou un
document contenant les mmes rensei-
gnements, accompagn le cas chant,
des pouvoirs autorisant le mandataire
signer l'acte d'engagement ;
la declaration du candidate intgrale-
ment renseigne en utilisant l'imprim
DC5 (version d'Octobre 2008) ou un do-
cument contenant les renseignements et
attestations. Les moyens matriels et hu-
mains et les rfrences vrifiables pour
des prestations comparable datant de
moins de 3 ans seront dtaills dans un
document annexe ;
l'imprim DC6 declarationn relative la
lutte contre le travail dissimul" ou qui-
valent.
en cas de redressement judiciaire, la
copie du ou des jugements prononcs.
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
* prix : 40% ;
* comptences professionnelles : 40%
* mthodologie propose : 20%
Procedure: Procdure adapte.
Conditions de dlai :
Date limited de reception des offres : 17
Mai 2010 12 heures
Renseignements complmentaires
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur


2010/22/DGA4/MAPA
- Dlai minimum de validit des offres : 90
jours computer de la date limited de r-
ception des offres
- Le dossier de consultation est tlchar-
geable sur le site de la CACEM
http://www.cacem.org
Date d'envoi du present avis : le 16 Avril
2010
Annexe I Adresses complmentaires
- Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus :
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Courriel : achats.publics@cacem-
mq.com
- Adresse laquelle les offres doivent
tre envoyes :
CACEM Ppinire Chrysalia CEEI
Centre d'Affaires Agora Etang Z'Abri-
cots Btiment B
97200 Fort de France FB 2569

PREFECTURE DE LA REGION
MARTINIQUE
SOUS-PREFECTURE DU MARIN
AVIS D'OUVERTURE D'ENQUTES
PUBLIQUES CONJOINTES
Le public est inform que conformment
aux dispositions de l'arrt prfectoral
n 13/2010,
il sera procd l'ouverture :
- d'une enqute pralable la declaration
d'utilit publique ;
- d'une enqute parcellaire;
Sur le project prsent par le maire des
ANSES D'ARLET de la construction d'un
btiment servant d'annexe la mairie des
ANSES D'ARLET.
Cette enqute publique se droulera du
jeudi 29 avril 2010 au vendredi 14 mai
2010 inclus sur le territoire de la com-
mune des ANSES D'ARLET.
Le dossier d'enqutes pourra tre
consult du jeudi 29 avril 2010 au ven-
dredi 14 mai 2010 inclus la mairie ci-
dessus mentionne, aux heures
d'ouverture des bureaux.
Durant cette priode, les observations du
public pourront :
- soit tre consignes sur le registre d'en-
qutes mis sa disposition,
- soit tre adresses par crit M. Ren
GALY, commissaire enquteur, qui si-
gera la mairie des ANSES D'ARLET
comme suit :
- Jeudi 29 avril 2010 de 14h 17h
- Mercredi 12 mai 2010 de 09h 12h
Les conclusions motives du commis-
saire enquteur pourront tre communi-
ques pendant un dlai d'un an
computer du quarantime jour suivant la
clture de l'enqute toute personnel en
faisant la demand au Sous-prfet. Elles
seront, en outre, dposes la mairie
des ANSES D'ARLET, pour la consulta-
tion du public.
Marin, le 12 avril 2010
Le Sous prfet du MARIN
Paul LAVILLE FB 2570


Administration & Rdaction :

Tl. : 05 96 71 86 83 Fax : 05 96 63 13 20

ed.justice@wanadoo.fr


I E e
M eu22 vrl 210 ju5ic n'6 -al t'q


1 A mmo#vcEs L





httj:/www. iournal-iustice-martinipue. com


"Pzagrman" e (eorges Mauvoi : REGARD SUR NOUS-MEMES


Dzagrman, tout ce qui peut contrarier, provoquer des ennuis,
rompre l'quilibre de la vie et par voie de consequence changer
I r'. u-i.ur et provoquer les excs de colre ou de violence. En
faisant de ce mot le titre de sa pice, Georges Mauvois nous in-
vite une rflexion sur la socit martiniquaise et sur nous-
mmes. Isidore, le personnage principal, dans sa relation avec
ses coqs de combat Mchan et Lanmsibit, sa femme Nonotte,
son aide Germany, nous invite ce regard si crole de drision
sur nous-mmes. Car la pice de Georges Mauvois est crole
par la langue, par son inspiration, par son rythme, par sa phi-
losophie.
Drision ? Parlons plutt d'humour. Ren Mnil dans Tropiques
crivait '"Et sur fa montagne de gestes et de parolesfutiles qui font
cette vie, nous braquons un moment les fe/ui cruel de 'esprit et, en
sort, infiniment solitaire et risible, une souris. C'est alors quil ar-
rive que convulsivement, pris de vertige, devant 'Iesprit et [insulte,
nous clatons d rire. Le rire amer de Iliumnour. 'Toute bassesse res-
sentie est measure par 'cart qui spare ce que nous sommes et ce
que notre esprit conoit que nous aurions d tre".
La pice de Georges Mauvois nous donne voir de manire
clatante I hu'i-iur que dfinit Ren Mnil. Car qui est Isidore
don't nous nous moquons, don't les propos provoquent notre
rire, sinon ce que nous sommes, nous, Martiniquais et crole ?
Durant la quasi totalit de la pice, Isidore en tte tte avec
ses coqs, exprime sa vision du monde qui 'eii:,.ure avec
comme principal souci d'viter tout dsagrment qui pourrait
modifier quoi que ce soit dans son universe tel qu'il le conoit.
Ainsi nous apprendrons ce qu'il pense des relations entire
hommes et femmes, de l'ducation, de ses rapports avec les
voisins, de ce qui relve de la biensance et de la politesse,
des relations avec les autorits etc. Isidore, par ce monologue
entrecoup par la presence de sa femme Nonotte et de son
aide Germany, donne voir ce que l'on peut considrer comme
mes manmay /l., 'i;" En dpit du fait qu'il peut sembler un
homme d'une autre poque, il traduit bien la culture crole qui
perdure malgr le vernis des objets et pratiques de la socit
occidentale franaise.
D ailleur.; le public ne s'y trompe pas car aux premiers clats de
rire, succdent les sourires et les rires retenus, car nous ne
sommes pas dans la farce mais dans l'humour.
Georges Mauvois pose les questions de l'poque. Isidore n'ap-
prcie pas la volont de sa femme de travailler, ne comprend
pas qu'il doive intervenir dans l'ducation de son fils puisque
l'cole est l. Nonotte se heurte aux difficults de transport et
doit s'acheter un vhicule. En fait, la principal preoccupation


L'auteur, Georges Mauvois, et le metteur en scne, Herv Deluge

d'lsidore consiste viter tout "dzagrman" quand il march
avec sa femme, quand il reoit un ami, quand il va voir les en-
seignants. Tout ce qui peut, ne serait-ce qu'un instant, branler
ses certitudes, lui pose problme. La vie lui est une preuve, un
combat et il doit se montrer aussi froce que ses deux coqs
Mchan et Lanmsibit. Violence des rapports sociaux se r-
glant par la force ou par le filon monnay tel qu'Isidore les rgle.
Violence verbale et agressivit dans ses reiaOsii avec sa
femme et Germany, violence physique avec un voisin le condui-
sant au tribunal. Filon monnay dans ses relations avec l'avo-
cat, car pour s'assurer d'une bonne defense, il n'oublie pas de
lui envoyer des fruits, des lgumes.
Toutes les difficults que les Martiniquais ont affronter indivi-
duellement et collectivement, toutes les craintes qu'ils ont de
"tout akqt dzagrman " subir collectivement ou individuelle-
ment, face aux changements ou aux difficults qu'impose la vie
sont exprimes par le personnage d'Isidore, par les situations
voques au course de son monologue et celles nes des
confrontations brves avec Nonotte et Germany.
De mme que son criture en langue franaise, l'criture crole
de Mauvois est d'une grande limpidit et simplicity. En cou-
tant et en lisant cette criture crole, on croirait 'ju il est facile
de s'exprimer ainsi. Or rien n'est plus difficile que de parvenir
une criture aussi claire, qui semble naturelle alors qu'elle est
le fruit d'une longue pratique du crole et de l'crit.
Dzagrman, une pice qui mrite d'tre vue par le plus grand
nombre, une rfrence comme les prcdentes de Georges
Mauvois pour un thtre qui donne aux Martiniquais l'occasion
de jeter un regard sur eux-mmes.
Roger Ebion


JOBY BERNAB 30 ANNES DE PAROLES PARTIAGES

Depuis son retour au pays natal en 1979, Joby Bernab trace son
chemin de force et de lumire sur les scnes d'ici et d'ailleurs.
Fanm, Rsp, La logique du pourrissement, sont autant de paroles
qui ont a.Iujouri, hul gagn leurs lettres de noblesse auprs d'un large
public. Elles tmoignent de son profound attachment son pays, et
de sa fraternelle vision de l'Homme et du Monde. Marqueur de mots,
sculpteur de matires sonores et de bijoux, Joby est une rfrence
qui sans faire de bruit continue de se produire l'tranger.
Clbrant 30 annes de paroles partages, il ddie ce concert ce
public et tous ceux qui l'ont accompagn et encourage tout au long
de son parcours.
Joby Bernab en pleine expression de son talent Atrium vendredi 30 avril 20:00


S Avril 2010 n'1


rni~ IL




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