Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00163
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: April 15, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00163
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text
t4EBDOMAOA\IRE D'INFORMA COMMUN'
'I


Pour la Responsabilit et le Dveloppement vritable.


Collecbvituniaueu n


P~n~ibd?


R uiRAITES
sR* *.
-w ^ ~ .A .


JusTicE 90 ANS
Au service du combat pour la
Responsabilit
ECO-SOCIAL
Le Dveloppement durable est-il
compatible avec le cdpitalisme
mondialis et financidris P





htto.://www.iournal-iustice-martinigue. com


a ka Pa .................... 2

Eaito ......................... P.
- Collectivit unique

Lutte $ocialee ................. f
- Retraite

Ec-$ocial.................. 5/7
- Dveloppement durable et capitalism
- Construire la Sant pour la Martinique
- Tourism : "Arrter l'Hmoragie" ?

Politilue ................. .. 8/H1
- Region
- Le PMS
- Madeleine de Grandmaison
- Simon Salptrier et le No-PPM
- Budget 2010 du Conseil Gnral
- 90me Anniversaire de Justice
- Marle-Luce Penchard en Martinique
- Jean-Louis de Lucy de Fossarieu

Frane .................. 14/15
- Bouclier Fiscal

NotreAmrilue ............. 16
- Obama fait passer sa rforme

Pa le Mone ............... 17
- Venezuela en scheresse
- Le Sngal en fte
- Retour de flamme au Kirghizistan
- La Pologne en deuil

Anmnoin Lial e.......... 18/19

Culture ................... 20
- Foire agricole de Rivire-Pilote
- CMAC-Atrium


"Jus"TICE "
Administration & Rdaction :
Tl.: 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 I87526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


Prcheur: SECOND EDITION DU VILLAGE ANTILLAIS

DE LA LITTRATURE JEUNESSE

La second dition du Village Antillais de la Littrature Jeunesse se tiendra au Pr-
cheur en Martinique les 22, 23 et 24 Avril 2010. Cette manifestation pursuit un triple
objectif:
-contribuer efficacement au dveloppement de la lecture publique, au frcheur, dans le
NordCarabe et en jMartinique, s'agissant surtout dujeune public;
- aider, en soutenant auteurs, diteurs et libraires, (mergence d'une littrature marti-
niquaise
et caribenne de jeunesse et en ouvrant un space de rflexion quant au dveloppement de
ce genre littraire. Vne rflexion qui portera cette anne sur la relation entire notre pre-
mire langue, le crole, et la 1ittrature destine auxjeunes et auX trs jeunes;
- amliorer 'image de notre ville travers une politique vnementielle, afin de renforcer
son attractivit et defavoriser son dveloppement durable".
Durant trois jours d'ateliers ludiques, les visiteurs pourront aller la rencontre des au-
teurs pour des sances de signatures. Des dbats seront organiss autour de la th-
matique de la littrature pour la jeunesse. Anique Sylvestre, auteur de "Lowitt, la
grenouille qui danse" recevra cette occasion le Prix Raphal Tardon 2009.

TRANSFER DE LA GESTION DU CONTINGENT PRFECTORAL

DE LOGEMENTS SOCIAUX

Le Prfet de la region Martinique informed les usagers qu' computer du lundi 03 mai
2010 la gestion du contingent prfectoral de logements sociaux sera confie la di-
rection dpartementale de l'Equipement de la Martinique. La reception du public se
fait uniquement sur rendez-vous et pour tous renseignements complmentaires veuil-
lez contacter :
le secrtariat de la Mission Solidarit au 0596 59 59 10 la Direction dpartementale
de l'Equipement de la Martinique Pointe de Jaham Schoelcher

GRS : "' HECURES POUR AITI'"

Le Groupe Rvolution Socialiste organise samedi 17 avril une manifestation dnom-
me "4 heurespourfiJafti". Le 12 janvier 2010 a mis Hati plus profondment que ja-
mais dans nos ttes et dans nos course. Trois mois aprs l'horreur, il s'agit maintenant
de faire un premier point en faisant l'effort d'une comprehension politique dbouchant
sur des exigences politiques.
La rencontre: "4 heures pour Hati" sera un moment de retrouvailles, de rconfort,
de rflexion, de prises de position, de bilans et de definition d'axes pour continue la
solidarity.
La culture, la musique, la posie auront naturellement leur place dans ces 4 heures
qui s'annoncent intensee, chaleureuses, solidaires".
Rendez-vous 15h30 l'Amep le samedi 17 avril.

O9E ANNIVERSAIRE DE "IJSTICE"

Camarades, amis (es), sympathisants (tes)
L'anne 2010 est marque par le 90e anniversaire de notre hebdomadaire "Jus-
tice". Pour ces 90 ans de luttes pour l'mancipation du people martiniquais,
nous envisageons de tenir une srie de manifestations don't un sminaire sur
la press d'aujourd'hui. Ces manifestations ncessiteront un effort financier
que le journal seul ne pourra couvrir. Aussi nous faisons appel la gnrosit
de nos militants, amis, sympathisants, lecteurs et annonceurs, etc., pour nous
aider russir cet vnement important de notre journal.
Vos dons doivent nous tre envoys :
Socit des Editions justice- BP 4031
97200 Fort-de-France
Chques l'ordre de "Socit des Editions justice
Espces au sige du Journal
Merci par advance de votre gnrosit


*i 5 i 0noPaye 2


[ SA KA PAS





htto://www.iournal-iustice-martinipue.com


COLLECTIVIT UNIQUE' AU TRAVAIL DANS LA TRANSPARENCE !


Ainsi, Marie-Luce Penchard, ministry de l'Outre-mer, est-
elle venue chez nous prsenter aux lus (parlementaires,
presidents des conseils consultatifs, president de l'asso-
ciation des maires et conseiller conomique national) sa
"feuifle de route" pour la mise en place de la Collectivit
unique. Comme si elle n'avait pas tir la leon de ses d-
clarations maladroites de candidate aux rcentes rgio-
nales de Guadeloupe, elle s'est illustre par son manque
de consideration pour l'excutif du Conseil gnral, qu'elle
n'a pas jug utile au dpart de rencontrer pour une sance
de travail prparatoire la table ronde, alors que celui du
Conseil regional a eu droit un traitement de faveur sus-
ceptible de donner lieu toutes sortes de supputations.
Elle est venue donc et est repartie rapidement en promet-
tant de revenir fin avril afin de faire un premier point avec
la commission mixte Dpartement-Rgion qui devra se
constituer sans tarder et se mettre au travail sur le champ,
tant entendu qu'une premiere synthse se fera Paris
fin mai. Le rythme que veut imposer la ministry est typi-
quement sarkozyen : il faut faire vite, dfaut de faire bien.
Les trois points principaux don't devra dbattre la commis-
sion mixte et qui front l'objet de toutes les discussions ul-
trieures, ici en Martinique et l-bas en France, sont
l'organisation de la Collectivit, son mode d'lection et ses
comptences. Le chantier est vaste et les acteurs multi-
ples: lus martiniquais, gouvernement franais, Conseil
d'Etat, Snat, Assemble Nationale. Deux lois seront n-
cessaires la mise en place de cette Assemble unique :
une loi ordinaire d'une part, et une loi organique ayant va-
leur constitutionnelle d'autre part.
Si on ne peut que se rjouir de ce que le people martini-
quais, paralys par une peur historique savamment en-
tretenue par la droite et alimente rcemment par une
certain "gauche", ait accept le 24 janvier dernier de faire
un petit pas en avant en votant majoritairement pour une
Collectivit unique dote d'une assemble unique -chose
qu'il avait rejete en dcembre 2003-, on ne peut manquer
de reliever le cynisme du front commun"contre l'autonomie
dans le cadre de l'article 74 de la Constitution franaise.
En 2003, la droite et une certain "gauche" ainsi que la
bourgeoisie, ont repris en choeur le slogan du chatansak
lanc par feu Camille Darsires, avec le rsultat que l'on
sait. A l'approche de la consultation du 10 janvier 2010, le
front commun UMP/PPM/FSM a ressorti le chat an sak, r-
ptant inlassablement que les partisans de l'autonomie
dans le 74 taient des irresponsables qui demandaient
qu'on leur fasse confiance alors qu'ils ignoraient tout de la
future loi organique indispensable tout changement ins-
titutionnel.
Or, que constate-t-on maintenant?
1) il faut la fois une loi ordinaire et une loi organique
pour mettre en place la Collectivit unique dans le 73;
2) nul ne sait le contenu de ces deux lois, qui en fin de
compete dependent des parlementaires franais.

Pourquoi donc avoir abus ainsi le people martiniquais?
La fin justifie-t-elle les moyens? D'aprs ce que l'on com-


prend en lisant France-
Antilles du 10 avril, AI-
fred Marie-Jeanne a
entendu "des envo es
lyiques sur'autonomie"
l'occasion de la visit
de Penchard et peru
chez certain une vo-
lont de "sortir un peu
du cadre de p'articl 73
pour conqurir des com-
ptences nouveffes", ce
qui I'a amen dcla-
rer : "Cela ne peut vi-
demment pas me dranger puisquejtaispartisan du 74. Mrlais
je ne seraipas complce e ceququi veutent atoumer e vote po-
pufaire et emanderfautonomie, carc'est partire qu'on nous
a imins. If nefaudrait pas tromper le peuple une dewuime
fois" De son ct, Claude Lise, a exprim l'ide que "sion
pard de comptences sortant du champ de f'articl 73, idfaudra
tenir un congrs pourstatuer avant e ls inscrire dans a foi or-
ganizue I a prcis : 'Si on veut afTerplus foin, on ne doitpas
ffaire par e simpes ngociations avec epouvoir, ifaut flfaire
putliquement, en toute transparence".
Apparemment, ceux qui ont enterr l'autonomie, sans
avis d'obsques, en janvier dernier, voudraient la ressus-
citer discrtement en sortant un peu du 73 dans lequel
pourtant s'inscrit pleinement la Collectivit unique choisie
le 24 janvier par les Martiniquais et cela par le biais de la
loi organique. Paradoxe insurmountable, car on ne peut tre
la fois autonomiste et partisan de l'assimilation! Sans
computer que cela est prilleux juridiquement et risque
d'tre censur par le Conseil Constitutionnel...
Quant la date de l'lection de l'Assemble unique, on ne
peut dire qu'elle soit annonce clairement par Madame la
ministry de l'Outre-mer. D'une part, elle rappelle que "fes
conseiers rgionausont luspour4 ans et (que) s conseiers
gnrau sortants seront lus pour 3 Ce qui ramne tout e
money 2014"; d'autre part elle laisse entendre que le pro-
cessus lgislatif pourrait tre termin fin 2011. Si le cadre
juridique de la Collectivit unique est prt fin 2010, pour-
quoi attendre l'anne 2014 pour l'lection? S'il n'y a pas
d'urgence, comment s'explique cette precipitation, ce ca-
lendrier serr? Les choix sont -ils dj faits en faveur du
calendrier Letchimy ?
Ce qu'il y a de rassurant pour l'instant, c'est que le Conseil
gnral aura droit la parole, au mme titre que le Conseil
regional.
Il appartient la commission mixte de se mettre au travail
et de s'entourer du maximum d'avis en dehors d'elle, dans
l'intrt de la Martinique.
M.Belrose


* f g g





htt://www.iournal-iustice-martinique. com


RETRAITES FAIR ENTENDRE LES EXIGENCES CITOYENNES


Dans le 73 vers des retraits pauvres en Martinique


Nous proposons nos lecteurs cet appel d'universitaires,
d'lus, de syndicalistes, de responsables politiques et as-
sociatifs l'approche de la rforme des retraites engage
par le gouvernement, car les salaries martiniquais seront
galement touch par cette rforme.
"L e gouvernement franais s'apprte engager une nouvelle
rforme qui risque de porter un coup fatal au systme de re-
traite par rpartition en jurant une fois de plus que c'est pour le
sauver. Le bilan des rformes menes depuis 1993 est dj ca-
tastrophique, car toutes les dispositions prises (calcul sur les
vingt-cinq meilleures annes, indexation sur les prix et non plus
sur les salaires des actifs, allongement de la dure de cotisa-
tion sous peine de dcote...) ont dj fait baisser le niveau des
pensions d'environ 20 %. Elles ont aggrav les ingalits dj
fortes entire les pensions des hommes et des femmes. Le
Conseil d'orientation des retraites (COR) prvoit que le taux de
replacement moyen niveau de la retraite par rapport au sa-
laire passerait de 72 % en 2007 59 % en 2050. Cette d-
gradation continuera donc de frapper les actuels retraits et
touchera galement les gnrations suivantes.
Malgr ce bilan dsastreux, le gouvernement veut aller encore
plus loin en supprimant l'ge lgal de dpart la retraite 60
ans en le portant 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demand
le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers
mois d'activit des retraites du secteur public. Jumeles avec
un nouvel allongement de la dure de cotisation pour obtenir
une retraite taux plein, ces measures condamneraient la pau-
vret la plupart des futurs retraits, surtout les femmes et tous
ceux et celles qui ont connu et connatront des priodes de ch-
mage et de prcarit importantes. Ce sont les salari(e)s les
plus jeunes qui subiraient les effects cumuls de ces orientations
au moment de partir la retraite. Le gouvernement et le patro-
nat persistent vouloir durcir les conditions de dpart en re-
traite alors mme que les entreprises continent de se
dbarrasser des salaries gs avant qu'ils aient acquis la tota-
lit de leurs droits. Exiger que les salaries travaillent et cotisent
plus longtemps, alors que l'ge moyen de cessation d'activit
est de 59 ans, ne vise qu' baisser le niveau des pensions. De
plus, cette logique remet en cause la solidarity intergnra-
tionnelle. Il n'y a aucun sens augmenter l'ge de la retraite
alors que le chmage de masse svit pour les jeunes. Au lieu
de voir dans la retraite par rpartition une transmission perp-
tuelle et solidaire de la prise en charge d'une gnration par la
suivante, le gouvernement et le pationat, afin d'attiser la divi-
sion, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule gnra-


tion venir. Le danger ne s'arrte pas l. Le
COR dessine les contours d'une rforme pour
remplacer notre systme par un autre "par
points" ou "par comptes notionneCs".
Dans les deux cas, il s'agirait de ne plus avoir
assurer un taux de replacement du salaire
dfini l'avance et de faire de la variation du
niveau des pensions le moyen d'quilibre fi-
nancier des rgimes. Cela aggraverait encore
S la baisse du niveau des pensions et contrain-
drait les salaries, particulirement les sala-
ri(e)s i'auvres et effectuant les travaux
pnibles, travailler toujours plus longtemps.
La vraie raison des measures qui s'annoncent
n'est pas lie la dmographie. La crise fi-
nancire a provoqu une recession et donc
une flambe des deficits publics. Les tats
continent benotement finance leurs dfi-
cits en empruntant sur ces mmes marchs financiers qui ont
provoqu la crise. Rduire ces deficits pourrait se faire par une
taxation du capital. Mais les spculateurs refusent videmment
cette solution, demandent que les tats donnent des gages et
exigent une reduction des dpenses publiques.
Une alternative cette rgression social existe pourtant.
moins de dcrter la pauprisation des retrait(e)s, il est normal
de couvrir les besoins sociaux lis l'augmentation de leur part
dans la population par un accroissement des prlvements sur
la richesse produite. Les deficits des caisses de retraite sont
essentiellement dus au refus obstin de le faire. Pourtant, le
besoin supplmentaire de financement ncessaire aux retraites
est ralisable puisqu'il a t chiffr en 2007 par le COR entire 1
et 2 points de PIB jusqu'en 2050, compare avec la chute de
la part de la masse salariale de 8 points au course des dern:4res
dcennies et avec l'explosion correspondante des dividends,
qui sont passs de 3,2 % du PIB en 1982 8,5 % en 2007. Il
est donc just d'augmenter la part des salaires et des pensions
dans la richesse produite en s'attaquant aux profits. Le finan-
cement des retraites est possible condition d'en finir avec l'ac-
tuel partage hont de la richesse au bnfice des revenues
financiers. C'est ce partage qui constitute le tabou faire sau-
ter, et non l'ge de dpart. Il s'agit l d'un choix politique de jus-
tice et de solidarity. La question des retraites pose celle de la
socit dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons ac-
cepter la pauprisation programme des futurs retrait(e)s,
l'idologie absurde du "travailler toujours plus" et la destruction
des solidarits sociales. Nous souhaitons contribuer une
vaste mobilisation citoyenne (runions publiques, appeals lo-
caux...) pour stopper cet engrenage".
Appel l'initiative d'Attac et de la foundation Copernic
sign par 400 personnalits en france

Justice : 90 ans Dbat:



p/ t-,e4 odectso4^ d #naIoz elah& 4 ^L45

fttnamAit a ctn cinc


V- eu 15AXril 010-rie Pae


[/UTS 0CIAF. 1





httpoe//www.iournal-iustice-martinique. com


Un intresfant colloque fur le dveloppement durable

LE 1EVELOPPEMENT DURABLE EST-IL COMPATIBLE AVEC LE CAPITALISM MON-

DIALISE ET FINANCIARISE ?


C'est la question qui vient aprs avoir particip pen-
dant deux jours, les 7 et 8 avril derniers, au Palais
des Congrs de Madiana, au colloque international
qui s'est droul sur le thme : "Quelle integration
du dveloppement durable dans les politiques et les
pratiques en matire d'ducation, deformation et de
travail?". Ce colloque tait co-organis par l'Aract-
Martinique dirige par Danielle Laport, docteure en
sociologie et enseignante chercheure associe
l'Universit de Paris Est Crteil, et l'Universit des
Antilles et de la Guyane (UAG) prside par Pascal
Saffache appartenant au rseau REDFORD Inter-
national, rseau education, formation, dveloppe- i
ment. ,
Redford qui runit des Universits de la Carabe,
d'Amrique Latine, du Canada et de l'Europe, a no-
tamment pour mission d'changer des informations
et des experiences dans le champ de l'ducation, du social et
du cultural.
L'Aract Martinique (Association rgionale pour l'amlioration
des conditions de travail) est un organisme paritaire (patronat
et salaries) de recherche et dveloppement sur le travail et ses
conditions.
Devant prs d'une centaine de participants, environ 25 30
chercheurs et intervenants venus du Canada, du Mexique, de
France, de Guadeloupe, de Cte d'Ivoire, du Portugal, d'Es-
pagne, et de Martinique communiqurent sur les thmes sui-
vants :
- Education, formation et dveloppement durable ;
- Dveloppement durable et travail ;
- Responsabilit socitale et management durable ;
- Insertion, emploi et dveloppement durable ;
- Politique agricole et dveloppement durable ;
- Politiques territoriales et dveloppement durable ;
Difficile dans le cadre de cet article de rendre compete de toutes
ces interventions. Citons quelques propos qui nous ont frap-
ps.
Le Pr Gabriel Wakerman dans son expos sur "FEco-socit et
dveloppement durable" rappela que par dveloppement durable
on entend un dveloppement intgrant le respect de l'environ-
nement, la croissance conomique soutenable et le social. Il
ne manqua pas de prciser qu'il vaut mieux parler de dvelop-
pement soutenable comme outil d'action concert et que l'en-
jeu, c'est l'extinction du vivant.
Le Pr Juan Francisco Vega, president de l'Universit de La
Havane, donna une tonalit diffrente l'acception dominant
du "dveloppement durable"en y introduisant la" recherche de la
paix et en y intgrant l'identitaire. Il rappela la contribution de
Cuba Hati par la presence de nombreux mdecins cubains
avant et aprs le terrible sisme du 12 janvier, sa contribution
pour l'radication de l'analphabtisme dans diffrents pays du
Continent..
Le Pr Alvaro Duenas de l'Universit de Madrid, fit une critique
svre des mthodes du systme ducatif en Amrique Latine
notamment sur le fait de ne pas dvelopper l'esprit critique ou
de laisser les plus pauvres sur le bord de la route de l'Educa-
tion et de la formation. Analyse qu'on peut appliquer galement


Beaucoup d'universitaires trangers ce colloque au ler rang


l'enseignement suprieur en Martinique et en France.
Le Pr Emmanuel JOS de I'UAG critique la conception actuelle
du dveloppement durable qui n'intgre pas la culture et rap-
pela que pour l'UNESCO la culture est parties intgrante du d-
veloppement durable. Il plaida pour la preservation des cultures
nationals, rgionales et locales menaces parce que consi-
dres comme des biens marchands soumis aux rgles de la
concurrence. Il expliqua comment, selon lui, la socit de
consommation tait incompatible avec le dveloppement dura-
ble. Il se rfra aux rcents travaux du Pr Joseph Stiglitz, prix
Nobel d'conomie, qui propose de remplacer l'indicateur du
Produit Intrieur Brut, le fameux PIB cens mesurer la crois-
sance, par des indicateurs de bien-tre. Il cita galement notre
regrett Michel Louis, conomiste I'UAG, et ses travaux sur
la consommation d'objets venus d'ailleurs des socits antil-
laises.
Pour Mme Danielle Laport, Directrice de l'Aract, le dvelop-
pement durable associe thique, solidarity, galit et justice re-
distribution. Le Dveloppement durable doit galement signifier
redistribution de la richesse produite. Elle considre que "le d-
veloppement durable est 'idologie du 21me sicle (..). Ily a trop
d'ingalits, trop de poches de pauvret, trop de dsquifi6res en-
vironnementauwet sociaux. Ce qui engendre cela ? Le modle co-
nomique. (Donc ilfaut revisiter ce modle". Pour la sociologue
martiniquaise, le dveloppement durable implique une autre at-
titude en matire de management dans les entreprises et de
governance dans les institutions publiques. Elle a galement
dvelopp la notion central de Responsabilit socitale des
organizations (publiques et prives).
Signalons aussi la communication du Pr guadeloupen d'co-
nomie de gestion de I'UAG, Edouard Geoffroy, sur la me-
sure de la performance des PME et TPE croles de
Guadeloupe don't beaucoup d'observations sont transposables
en Martinique.
Rappelons que, nous communists, proposons une crois-
sance de type nouveau qui prenne en compete la fois les be-
soins des peuples et la ncessaire protection de la plante.
Mais construire un dveloppement soutenable et durable exige
de rompre avec les logiques librales.
Il s'agit en ralit d'un enjeu fundamental de la transformation


' 1%


ECO-SOIA L





httox//www.iournal-iustice-martiniaue. com


social.
Peut-on concevoir dsormais le progrs l'chelle plantaire
autrement qu'en terms durables, soutenables et renouvela-
bles ? En mme temps, n'est-il pas urgent de penser et de
convaincre de la ncessit, pour rpondre ces exigences, de
dpasser toutes les former de domination, d'exploitation et
d'alination du genre human mais aussi de la nature. C'est cela
pour nous l'idologie du 21me sicle.
Il est donc urgent de s'inscrire dans le dpassement des modes
de production et de consommation actuels et d'inventer un d-
veloppement capable de combattre toutes les formes de domi-
nation. Il est urgent de parvenir rpondre tant aux aspirations
une plante propre, vivable et respirable, qu' celles d'un
monde solidaire garantissant chaque tre human et chaque
people l'accs aux droits sociaux, culturels ainsi qu'aux res-
sources naturelles.
Ce dveloppement durable et soutenable, social et soli-
daire, n'est, selon nous, possible qu'en s'affranchissant des po-
litiques no-librales du capitalism mondialis et financiaris.
C'est bien ce courage-l qui consiste opposer concrtement
la loi de l'argent une autre conception de la socit, solidaire


et durable.
Ce colloque a t utile et enrichissant. Il a remis au centre du
dbat la question essentielle : Comment changer la socit ?
Michel Branchi

EFINITIOH DU DVELOPPEMENT DURABLE
Selon la definition propose en 1987 par la Commission mondiale
sur l'environnement et le dveloppement dans le Rapport Brundt-
land, le dveloppement durable est :
"un dveloppement qui rpondaux 6esoins des gnrations du pr-
sent sans compromettre la capacity des gnrations futures r-
pondre auxleurs. (Deuxconcepts sont inhrents cette notion: le
concept de "besoins", et plus particulirement des besoins essen-
tiel des plus dmunis qui ilconvient d'accorder la plus grande
priorit, et fide des limitations que 'tat de nos techniques et de
notre organisation social impose sur la capacity de Cenvironne-
ment rpondre aux besoins actues et venir".


Sant : CONSTRUIRE LA SANTE POUR LA MARTINIQOUE DE REMAIN, DECLARE

CHRISTIAN URSULET NOUVEAU 1IRECTEUR DE L'ARS


Depuis le 1er avril 2010, l'Agence Rgionale de Sant(ARS),
qui replace la Direction de la Sant et du Dveloppement So-
cial et l'Agence Rgionale de l'Hospitalisation, est opration-
nelle. Elle est dirige par le Martiniquais Christian Ursulet, g
de 58 ans et ancien directeur de la Sant et du Dveloppe-
ment Social de la Martinique. Cette nouvelle structure inscrite
dans la loi Bachelot, Hpital, patient, sant, territoire (HPST)
vote en juillet 2009, doit renforcer le pilotage regional du sys-
tme de sant. Dsormais, les secteurs sanitaire et mdico-so-
cial sont regroups dans une seule entit. Car l'une des
priorits de cette loi est le retour l'quilibre budgtaire dans
l'hpital public. En France, des personnalits tirent la sonnette
d'alarme sur ces institutions, qui concentrent les politiques r-
gionales sanitaires entire les mains d'un seul homme. Le pilote
de cette structure de 173 agents tait reu le jeudi 8 avril der-
nier par les membres du Comit Economique et social. Pour
Michel Crispin, son president "Ils'agissait (..)de 6ien connatre
et comprendre cette stratgie de sant mise en place par F'X1S".
Christian Ursulet a rejet l'assertion selon laquelle il s'agit de
faire des conomies, car, explique-t-il, "(2?S entendamliorer


a sant de la population en adaptant le systme pour
mieuwle prserver". Dans un discours volontariste, le
nouveau directeur a expos les missions de l'ARS et
les grands chantiers qu'il devrait mettre en place.
L'ARS a trois objectifs prioritaires: rpondre au besoin
de la population en matire de sant, assurer la scu-
i rit des soins et rendre l'organisation des soins effi-
ciente. Ainsi, ds sa phase de dmarrage, I'ARS a
dcid de prendre bras le corps : l'organisatior de
l'accueil des urgences, le plan de rattrapage de l'qui-
pement du secteur mdico-social, l'organisation de la
psychiatric, la rorganisation de l'offre de soin et le d-
veloppement de la prevention. Dans quelques temps,
ces premiers chantiers lancs permettront de voir la
porte du travail accompli par I'ARS pour une meilleure
prise en charge de la sant des Martiniquais. La poli-
tique de sant rgionale est dfinie autour de sept
chantiers, en liaison avec tous les acteurs: plan handi-
cap et personnel ges ; rorganisation des hpitaux; organi-
sation de la permanence des soins ; dmographie mdicale et
paramdicale ; prevention cible sur les problmatiques de
sant publique ; travail en rseau et cooperation avec la Ca-
rabe, pour notamment les urgences. Un des soucis de Chris-
tian Ursulet est que cette politique de sant "se passe dans les
meilleures conditions de scurit possible pour [a population de
manire gnrale soit dans les hpitauwou en dehors", notamment
en prvenant les possibles pidmies. Il souhaite mettre sur
pied un plan mtier ax sur le dveloppement de la sant et du
mdico-social pour rattraper notre retard. Selon lui, I'ARS n'a
pas pour but de faire des conomies, mais d'tre efficient,
"parce les conomies, cela voudrait dire conomiser les moyens, ce
n'est pas le cas". Il affirme : "nous aurons plus de moyens la Mar-
tinique que la moyenne national en matire de progression des
crdits de sant. La question est: comment utiCiser au mieuxpour
la population Ces crdits que nous avons? J'ai 6ien 'intention de
rorganiser [es dispositifs de sant, et cela est possible de faon


I 15AP'il2 l e n' 15- Page6


L


[ ECO-$OCIA L





httD://www.iournal-iustice-martiniaue. com


que rien ne soit gaspill dans 'intrt de la population martini-
quaise. Tous les moyens seront mobiliss pour amliorer et le dis-
positifde prevention et Ce dispositifde soins hospitaliers ainsi que
le mdico-social'. Il garantit que la sant la Martinique aura
"des progressions de moyens largement suprieures la moyenne
national. Ce n 'est pas vrai que nous sommes l pour faire des co-
nomies. Nous sommes [ pour ne pas faire n'importe quoi". Le
nouveau directeur sait que la route est pave d'embches, car
certains corps n'entendent pas perdre leurs privileges". Il se dit
prt assumer les conflicts si l'intrt gnral est en jeu. S'agis-


sant de possibles blocages au niveau des personnel, il dclare
"La communaut hospitalire est en souffrance et elle doit com-
prendre que cela ne peut plus durer", si "nous ne faisons rien, nous
gallons affronter des plans sociaui au niveau de la sant". Chris-
tian Ursulet compete continue parler un language de vrit
pour construire la sant de la Martinique de demain avec le
soutien de tous.
L'ARS se donne trois ans pour rorganiser les tablissements
hospitaliers de faon fondamentale et cinq ans pour mettre en
place ce plan gnral de la sant la Martinique.


TOURISMWE "ARRTER LCHtORRAGIE"?


Donner le pouvoir aux professionnels, est-ce la cl du succs?

"Nous sommes au borddu gouffre, la situation est catastrophique",
c'est le constat sans appel que dresse la nouvelle prsidente du
Comit Martiniquais du Tourisme, Karine Roy-Camille, lors de
sa premiere rencontre avec la press, le vendredi 8 avril der-
nier. Les chiffres de l'anne 2009, marque par la crise social,
et de ce dbut d'anne 2010, sont sur la mme pente. La Mar-
tinique a accueilli en 2009, 577 164 tourists tous secteurs
confondus (sjours, croisiristes et plaisances), contre 631 316
en 2008. 80% de cette clientele vient de France, ce qui est jug
"dangereuC". 51% des tourists ont entire 25 et 44 ans et s-
journent en moyenne 13 jours. Les recettes globales du sec-
teur touristique se sont leves 244.2 millions d'euros, une
diminution de 1% par rapport 2008. On doit la vrit de re-
marquer que, depuis la creation du Comit Martiniquais du Tou-
risme en 2004, le tourism de sjour avait connu une remonte,
stoppe par les affaires de chlordcone, et le cyclone Dean en
2007 et la crise social en fvrier 2009 entire autres; par contre,
le tourism de croisire a toujours connu une descent aux en-
fers. Pour cette professionnelle qui oeuvre depuis 24 ans dans
le secteur de la croisire, il a manqu la "ractivit" des dci-
deurs du tourism, au contrair de ceux des les avoisinantes,
ainsi que "des efforts de communication". Cela reste prouver.
Comme reste prouver que le problme ne rside que dans la
communication et non dans le rapport qualit/prix qui income
en parties aux professionnels. Selon Mme Roy Camille, par le
pass on n'aurait pas fait assez confiance aux professionnels,
lesquels auraient t noys par les politiques au sein du CMT,
tnanire de dire qu'avec les professionnels la donne va chan-
ger. On peut tout de mme se poser la question pourquoi les
socioprofessionnels du tourism ont refus ds le dbut de par-
ticiper financirement l'Etablissement public industrial et com-
mercial qu'est le CMT ? Voulaient-ils se servir des fonds sans
rien apporter ? Sa politique se rsume en une phrase incanta-


toire : "I faut arrter Cihmorragie et relancer lafr-
Squentation touristique". Elle prtend "faire du tou-
risme un secteur cl du dveloppement conomique
endogne de la SMartinique, et en particulier un des le-
Sviers prioritaires de la reliance conomique par reffet
d'entranement qu'ilgnre sur les autres secteurs tells
que 'agriculture, lapche, le btiment, industries lar-
tisanat ou encore [es services". Le challenge que
s'est fix la nouvelle direction est de ramener 600
000 tourists fin 2010 et 650 00 fin 2011. Elle es-
time que le secteur touristique "avec une quipe d-
termine" au sein du CMT a les moyens pour
atteindre ces objectifs, qu'elle considre "pas am6i-
tiewu mais ralistes". Cela passe par une "nouvelle
dynamique" avec "T'identification des pistes" pour remonter la
pente. La reconstruction de l'image de la Martinique, souvent
dvoye en France, est l'ordre du jour pour la rendre attrac-
tive. L des actions ont dj t inities par la direction prc-
dente. Il s'agira galement d'anticiper les campagnes de
dnigrement en tissant des liens avec les mdias. La prsi-
dente WW souhaite que les products proposer soient en ad-
quation avec la clientle jeune, qui ne se content pas de
plages mais entend connatre notre culture, notre gastronomie,
etc. Des campagnes de sensibilisation seront mises en place
pour "rendre chaque 9Martiniquais acteur etfier de son tourisme.
Au niveau scolaire, des actions pdagogiques devront voir le
jour par l'intermdiaire de course d'ducation touristique. L'autre
grand chantier est de tracer les nouvelles orientations pour le
tourism avec une refonte des status du CMT. Certes, le chan-
gement de nom n'est pas l'ordre du jour, mais il s'agit de
"donner un champ d'action plus large au CMTfafin de mieuxma-
triser 'intgralit de la chane touristique". Le CMT ne veut plus
rduire sa mission des actions de promotion mais entend
participer "en amount la rflexion sur les politiques de dvelop-
pement touristique". Ses nouveaux status lui permettront no-
tamment d'envisager une parit entire lus et professionnels
au sein de la structure, d'tre attentif aux zones d'amnage-
ment touristiques, de participer la resolution du dsenclave-
ment arien promise pour 2011, d'tre l'coute des
socioprofessionnels du secteur et d'engager des partenariats
avec les filires industrielles et agricoles.
Un vaste chantier pour Karine Roy-Camille qui estime que l'on
n'a "pas obligation de rsultat mais un devoir de russite ".


Il5APril20lO-juticen'15- Pay 7


d ~EC040CIAL





'httD:/www.iournal-iustice-martinipue. com


REGION LES PREMIERES NOMINATIONS ET DECISIONS


Lors de la premiere commission permanent de la Rgion
aprs l'lection qui s'est droule le 6 avril dernier, Serge Let-
chimy a dsign les conseillers charges des principaux satel-
lites de la collectivit : Mme' Karine Roy-Camille pilotera le
Comit Martiniquais du Tourisme (CMT), le Ple Agroalimen-
taire Rgional de Martinique (PARM) revient Mme Elisabeth
Landi, I'AGEFMA (Association de Gestion de l'Environnement
de la Formation Professionnelle en Martinique) est confie
M. Daniel Robin, et l'Institut Rgional d'Art Visuel de Martinique
(Irav) Mme Yvette Galot. M. Jean Crusol reprsente le Pr-
sident du Conseil regional l'Agence pour le Dveloppement
Economique de la Martinique (ADEM), en tant que membre de
droit. Des lus doivent tre dsigns dans 264 organismes di-
vers ultrieurement. S'agissant des 7 commissions ad hoc
mises en place par la region (Octroi de mer et fiscalit, Eva-
luation et prospective, Plan de reliance et grands projects struc-
turants, Plan jeune, Prparation de la collectivit unique,


Tourisme et Risques majeurs), elles seront composes de sept
membres don't quatre lus et trois personnel resources rete-
nues pour leurs comptences dans le domaine concern et
choisies par le president du Conseil regional.
Les autres decisions prises par les lus concernent les de-
mandes de prise en charge de frais de transport arien formu-
les par des families en dtresse. La commission permanent
a donn autorisation au president pour signer avec la CACEM
un dispositif "Contrat de baie" qui concern un programme en-
vironnemental d'actions pour grer et restaurer la quality des
eaux et des milieux. Ce dispositif participe galement de l'am-
nagement du territoire et du cadre de vie tout en prservant les
activits conomiques. Il a enfin pour objectif, la preservation
du patrimoine natural. S'agissant de la prime au parasismique
devenue '4ides Rgionales la Construction Dura6le", 21 dos-
siers ont t valids. Cette aide sera tendue des operations
de rehabilitation.


LE GROUP DES PATRIOTS MARTINIQUAIS ET SYMPATHISANTS (PMS) NE

PARTICIPERA PAS AUX COMMISSIONS AD HOC


Le group des patriots et sympathisants, dans un
communique sign Daniel Marie-Sainte, dclare "re-
fuser de cautionner ces commissions ad hoc" notam-
ment parce que "ces structures relvent davantage
d'une operation d'affichage politique". Il ajoute que
"Ces questions fies loctroi de mer, au tourism, ou en-
core aux brandss projects structurants" peuvent tre dis-
cutes en commissions sectorielles", rappelant qu'une
"telle experience a dj t mene au ConseilRgionalet
ailleurs, notamment pour 'laboration du S.4R du
"Projet qMartinique" ou du SMIYE ".
Par ailleurs, le PMS dplore que la majority n'ait pas
avalis ses propositions sur la preparation de la col-
lectivit unique et sur les risques majeurs. Il aurait,
pour le premier sujet, "souhait la mise en place im-
mdiate dune commission miite conseilgnral-conseil
rgionalafin de russir le passage lassemble unique (..) dans
une recherche d'efficacit et de cohrence". Le second souhait
porte sur les risques majeurs avec "une commission commune
conseilgnral-conseil regional, largie ventuellement aux com-


Le group des patriots et sympathisants vigilant


munes afin de mettre en commun nos efforts en vue de llabora-
tion d'un vritable plan de prevention des risques majeurs
concert. Le PMS considre "qu' contre sens du bon sens et des
urgences, la majority actuelle a fait le choix du repliement".


MADELEINE DE GRANDMAISON REMERCIE LE PCM ET JUSTICE


Nous publions ci-aprs la lettre de remerciements que Ma-
deleine De Grandmaison, tte de la liste '"D9fW-.iaiance
four Dvelopper aartinique, a adresse notre camarade
Georges Erichot, Secrtaire gnral du PCM

Madeleine De Grandmaison Monsieur Georges Erichot, Se-
crtaire gnral du Parti Communiste Martiniquais

Cher ami,
Par la prsente, je veux te remercier, remercier le Parti, e journal
Justice pour le remarquable soutien port la liste RDM 1 C-
liance pour Dvelopper la fMartinique que j'ai conduite lors des
Elections rgionales de mars.


Je regrette que la victoire, n'ait pas t au bout de nos peines, mais
notre combat a t just, clair, a ouvert des perspectives qui se sont
perdues dans le brouhaha dmagogique de cette champagne de d-
nigrement et de ngation systmatique. Cependant les urnes ont
parl et aujourd'hui place au travail Le ntre n'est pointfini, la
Martinique a des jours bien difficiles devant elle.

Merci toux ceux de ton organisation qui ont assur les tches de
cette champagne.
Fort de France, le 06 avril 2010
Madeleine de Grandmaison


w 'ea *5 Avi 2.0J5ien'1 -Pg


[ POLI-rioijc 1





h ttn:/www.iournal-iustice-martinipue. com


POLITIqUE


Maeleine Pe iranmaison recoit ses colistiers : SERENITE ET COMBATIVITE


Madeleine De Grandmaison a convi ses colistires et colis-
tiers de la liste RDM Alliance pour Dvelopper la Martinique
aux Rgionales de mars 2010 une rencontre conviviale et
joyeuse le samedi 10 avril au Centre International de Sjour
l'Etang Z'Abricot Dillon.
C'est une Madeleine De Grandmaison sereine et combative qui
pronona une court allocution o elle assuma sa part dans le
rsultat de la liste le 14 mars. Elle dit sa volont de continue le
combat sous d'autres formes et sa disponibilit pour tenir des
runions, former de jeunes militants de la cause martiniquaise
et faire fructifier son experience. Elle remercia le PCM et le jour-
nal Justice pour leur soutien fidle au course de la champagne
des Rgionales.
Claude Lise, le Secrtaire gnral du RDM et president du
Conseil gnral et snateur, expliqua la ncessit de renforcer
la formation idologique des membres de sa formation et d'une
manire gnrale la conscience du people martiniquais. Il an-
nona quelques initiatives en ce sens. Il souhaita la poursuite
et l'approfondissement de l'unit de la gauche initie au sein
du RMC, quite lui donner d'autres formes. Il en voit trois pi-
liers : le socialisme au sens large, l'autonomie du pays Marti-
nique et la dmocratie. Il fit allusion la rencontre avec
Marie-Luce Penchard sur les enjeux autour de la mise en place
de la collectivit unique et notamment de l'laboration d'une loi
organique sur de prtendues comptences nouvelles pour cette


dernire.
Georges Erichot, Secrtaire -
gnral du PCM, exprima la -
satisfaction du Parti Com-
muniste, en dpit du rsultat
qui n'a pas t au rendez-
vous, pour la fraternity et
l'enrichissement mutual qui
a t retire de ce combat
common men dans des
conditions difficiles. Il affirma
la determination des com-
munistes de continue la
lutte pour la justice social et
S Madeleine de Grandmaison continue le
la Responsabilit. Bien sr, combat sous d'autres formes
il faudra tirer toutes les le-
ons d'une priode qui fut politiquement riche, assura-t-il.
Un jeune militant de Sainte-Marie, fit un tableau de la situation
assez passionnant et ironique dans sa commune.
Le Directeur du Centre International de Sjour exposa les buts
et le fonctionnement de cette structure nouvelle.
Un pot amical cltura cette sympathique rencontre et montra
que l'heure n'tait pas la morosit mais l'affrontement lu-
cide de la nouvelle configuration politique en Martinique.


Bec & Plumes: SIMEON SALPETRIER COMPARE LE NEO-PPM A L'ARCHE DE

NO SE TRANSFORMANT EN RADEAU DE LA MEDUSE


Simon Salptrier qui cra en Martinique en 1972 le nouveau
Parti socialist franais issu du Congrs d'Epinay, critique ver-
tement la direction actuelle de la Fdration Martiniquaise du
PS (FSM) dans un courier des lecteurs public par France-An-
tilles des 3/5 avril 2010, la veille de Pques, sous le titre "Les
Bourgeois de Calais".
Non pas, notre connaissance, qu'il se dmarque de sa pi-
teuse position ayant consist voter au Congrs des lus pour
l'article 74 pour ensuite se rallier l'article 73.
Ce qui provoque sa tristesse c'est "(e communique sign Mar-
tineA4u6ry accordant, 'occasion des lections rgionales, le sou-
tien du (Parti socialist la liste PPM" ayant sonn pour lui
"comme unglas". Il estime que le premier secrtaire de la fd-
ration de la Martinique du PS "a prfr se livrer d'autres,
la manire des "Bourgeois de Calais". L'image de Louis-Joseph
Manscour se rendant la corde au cou Serge Letchimy est du
plus haut comique.
Il y a mieux. Salptrier note en particulier : "Depuis plusieurs an-
nes, toute attention des politiques est retenue par Cvolution
institutionnelle de le. Notre parti avait tout le temps de s'orga-
niser, de rflchir, de planifier, de prsenter et d'expiquer ses op-
tions, de se renforcer sur tout e territoire. Mais notre silence et
notre absence furent assourdissants". On peut ajouter que c'est
en catastrophe qu'un dbat fut organis aprs que le Congrs
et les lus socialists eurent adopt le 74 et que c'est alors que
la direction a dcouvert que sa base tait sous la pression
de l'idologie assimilationniste et s'est cache derrire elle pour
sauver les meubles sous couvert de respect de la dmocratie.
Ce qui n'tait pas une surprise, reconnaissons-le. Comment


peut-on justifier de passer du 74 (autonomie) au 73 (assimila-
tion) en l'espace d'un week-end ? Il a fallu quinze ans pour que
le PCM parcoure ce chemin douloureux et difficile pour ensuite
ne pas changer d'un iota, quoi qu'il en ait cot.
Il reproche Louis-Jo d'avoir "courageusement choiside ne pas se
prsenter"aux rgionales. Pour lui, le PS est devenu "(epartides
sauve-qui-peut, chacun essayant de trouver un refuge pour essayer
d'chapper au sisme".
Et Simon Salptrier, qui dcidment a tremp sa plume dans
le vitriol, ajoute ce qui suit, qui vaut son pesant d'ironie dca-
pante : "Et dans 1a pagaille, notre premier secrtaire, accroch
son humanisme proclam, a choisi pour ses proches, "fl rche de
N'o", o se rfugient actuellement, venant de droite comme de
gauche, tous les infects du virus du cumuldes mandates que 'an-
nonce de la creation d'une collectivit nouvelle a plong dans la
plusgrandefbriRt. La Martinique de remain, 'image de ce qui
apparat dj come le "qRadeau de la ,Mduse", ne sera ni nou-
velle, ni rajeunie".
Le no-PPM assimil l'arche de No de tous ceux qui, de
droite et de gauche, fuient le dluge de la fusion des deux col-
lectivits pour trouver une taute. La comparison est pertinente.
Parmi les espces ayant trouv refuge : Maurice Antiste, Jenny
Dulys-Petit, Luc-Louison Clment, le boxeur du Lorrain Justin
Pamphile, Fred Lordinot, sans oublier Jean Crusol et Marlne
Lanoix, deux toiles socialists ou ex de premiere grandeur.
Voil tout ce beau monde embarqu sur un "pRdeau de la M-
duse", prvoit Salptrier.
Sacr Simon, sa plume est corrosive !
Michel Branchi


r





httn://www.iournal-iustice-martiniQue. com


CONSEIL GENERAL % UN BUDGET 2010 "DE RESISTANCE ACTIVE"


Le Conseil gnral a condamn le manque de respect de M.L Penchard
Le budget 2010 du Conseil gnral a t vot le jeudi 8 avril
2010 dans une ambiance relativement consensuelle. Ce vote
est intervenu tardivement pour protester "contre l'tranglement
financier des dpartements opr par flEtat" D'ailleurs, le prsi-
dent Claude Lise s'associe aux diffrentes dmarches inities
par l'Association des Dpartement de France (AFD) pour ex-
primer leur rcrimination face la politique de l'Etat. Ainsi cer-
tains dpartements ont dcid de poursuivre I'Etat devant les
tribunaux administratifs, tandis que d'autres ont vot leur bud-
get en dsquilibre. Ce n'est pas le cas en Martinique, le bud-
get de la collectivit dpartementale avec ses satellites (Atrium,
Laboratoire et primtre d'irrigation) avoisine les 610 millions
d'euros, en quilibre en recettes comme en dpenses. Le pr-
sident a expliqu le context de crise dans lequel ce budget a
t labor. Un context marqu "depuis trois ans par une r-
duction forte de 'Etat et de activity conomique" et par la
baisse des fonds europens, alors que dans le mme temps
les dpenses explosent, notamment les dpenses sociales. Le
Conseil gnral, malgr cette conjoncture dfavorable, a pu
dgager des marges d'autofinancement en rduisant les d-
penses courantes, et grce l'allgement de la charge de la
dette par une baisse des taux. Claude Lise a qualifi son bud-
get de resistancee active", car il traduit "la volont du Conseilg-
nralde tout mettre en auvre pour rpondre la preoccupation
des fMartiniquais, tout en agissant activement enfaveur de 'qui-
pement et du dveloppement conomique". Ainsi le budget est en
augmentation de 1.12% par rapport 2009 et reste le plus im-
portant des collectivits locales en Martinique. Le Conseil g-
nral maintient la pause fiscal observe depuis 2006. On
retiendra que les recettes d'investissement sont en baisse de
12%, passant de 59 millions d'euros 51 millions d'euros en
2010 en raison de la diminution des subventions des autorits
europennes qui ont dcid d'investir dans la politique de la
comptitivit et de l'innovation, ce qui n'est pas le crneau pre-
mier de la collectivit. Cette baisse sera compense par des
recettes de fonctionnement, notamment la taxe sur les tabacs,
et par des conomies ralises par le dpartement. Au chapi-
tre des dpenses, l'aide social reprsente plus de 50% du
budget, soit 328 millions d'euros, ce qui indique que la crise est
une permanence. 72 millions vont tre injects dans l'cono-
mie au travers des grands chantiers dpartementaux et des
subventions verses aux diffrentes entits (communes, orga-
nismes publics ou privs).
Il y a eu 17 interventions au course de cette runion, les uns pre-
nant la parole pour appuyer ce budget en le dsignant comme


"bon, remarqua6be, raliste, de lucidit", les autres le
dnigrer, lui reprochant de ne pas avoir "de lisibilit
poltique". La question de la participation de l'Etat
un vritable plan de reliance a t galement abor-
de, car soulignera Claude Lise, "avec [es 12% du (PIB
des deuxc collectivits majeures, sans une forte partici-
pation de 'Etat, i ne saurait y avoir de plan de re-
lance". Marcelin Nadeau dclarera que l'Etat a fait
choix idologique de se dsengager et qu'il faut le
combattre. Fred Lordinot, toujours critique a l'gard
du budget de la collectivit, a descendu d'un ton,
n'mettant que des reservess" sur cet exercise 2010.
Selon lui, "compte-tenu de a faible marge d'autofinan-
cement de la collectivit, i faut trouver des rponses
pour relancer 'activit-conomique du pays". Il propose
l'excutif "de nous asseoir pour voir quelles sont ses marges de
manauvres relles" Et l'une qui lui tient coeur est "la rengo-
ciation de la dette de 370 millions d'euros pour savoir comment et
en combien de temps on peut [a rsorber".
Aprs trois heures de dbat, le budget 2010 a t adopt par
28 voix pour don'tt les 3 lus de droite presents, savoir
E. Hayot. A. Charpentier et M. Bont ainsi que R. Vaugirard et
L.L Clment). Les 11 lus du group PPM se sont abstenus.
Autre point l'ordre du jour de cette plnire avoir retenu
l'attention des lus: la garantie du dpartement concernant la
Semam (abattoir dpartemental). En effet, les dirigeants de la
structure, en redressement judiciaire depuis mai 2009, doivent
prsenter au tribunal le 2 mai 2010, un plan d'apurement du
passif de plus de 2. 2 millions d'euros. Cette garantie est n-
cessaire pour assurer l'avenir de l'abattoir et permettre au tri-
bunal de valider le plan de continuation. A l'unanimit, les
conseillers ont vot une garantie hauteur de 56.31%. Les lus
ont galement vot une motion pour dnoncer le "zapping"de
la collectivit par la ministry de l'Outremer. Une attitude que
Claude Lise a qualifie de "choquante".
C.B

Motion du Conseil Gnral concernant la visit de la Mi-
nistre de l'Outremer, vote l'unanimit par les lus.
Les lus du Conseil Gnral de la Martinique, runis en sance
plnire le 8 avril 2010 :
* s'tonnent du fait que dans le cadre de sa visit en Martinique
du 7 au 8 avril 2010, la Ministre de l'Outremer n'ait pas jug op-
portune une sance de travail prparatoire la table ronde sur
la collectivit unique avec l'excutif du Conseil gnral
* rprouvent ce choix qui traduit un manque de respect pour
notre collectivit qui est un acteur conomique, social et insti-
tutionnel majeur de notre pays
Vote l'unanimit le 8 avril 2010

Justice : 90 ans

Exposition

Projections de fims l'accs

gratuit

Un numro special hours srie


F-J~n~ feui 15 A. 2, '. -


POLITIQUE 1
AI





httD://www.iournal-iustice-martiniaue. com


1920-2010 : 90EME ANNIVERSAIRE DE JUSTICE


: AU SERVICE DE LA RECHERCHE


D UNE NOUVELLE STRATEGIC VERS LA RESPONSABILIT MARTINIQUAISE


Nous avons rappel dans quelles circonstances
notre journal Justice avait t cr le 8 mai 1920
par un group de Martiniquais sous la direction du
penseur et historien Jules Monnerot qui avaient
voulu rompre avec l'association capital-travail et
ce qu'on avait appel le "pacte avec t'usine'des so-
cialistes lagrosilliristes. -1
Le journal se donnait comme function d'clairer la
conscience des travailleurs pour les guider sur les O
voies de l'mancipation. Rapidement les rdacteurs
prirent le parti du communism naissant et s'efforc-
rent d'organiser les masses pour la lutte de classes.
Par la suite, dans les annes 1960, Justice s'engagea
rsolument dans la lutte de liberation national.
Nous voulons pour illustrer ce rle d'un organe de
press de conscientisation dans la socit martini-
quaise d'aujourd'hui prendre l'exemple de la grande
bataille politique qui s'est droule partir de la fin de l'anne
2008 jusqu' maintenant.
En effet, quels sont les principaux vnements qui ont marqu
cette court priode ?
Au plan conomique, le monde s'enfonce dans la crise finan-
cire ne de l'affaire des "su6prifnes" aux Etats-Unis en sep-
tembre 2008. Ds la faillite de la banque Lehmann Brothers,
Justice public une srie d'articles pour montrer qu'il ne s'agit
pas d'une simple crise financire affectant le plus puissant pays
capitalist, mais d'une crise du systme capitalist mondialis
et financiaris lui-mme. Il montre que la crise est profonde et
va durer et aussi affected l'conomie dpendante, fragile, artifi-
cielle de la Martinique, no-colonie dpartementale. Justice
est accus d'tre alarmiste.
Pourtant, les effects de la crise capitalist frappent progressive-
ment le pays. Dans le mme temps, le movement syndical est
la recherche de son unit et de la mobilisation pour riposter
contre la baisse du pouvoir d'achat et le chmage que subis-
sent les travailleurs. Justice en rend compete et fait champagne
sur la question crucial de la "vie chre".
Paralllement, face au blocage de la socit martiniquaise, les
lus de la majority des deux assembles posent la question de
l'largissement du pouvoir local et de l'opportunit offerte
par la rforme constitutionnelle de mars 2003 relative aux col-
lectivits d'outre-mer.

JUSTICE EN FAVEUR DE L'AUTONOMIE DU 74
Justice qui, ds 2003, a pris position pour l'article 74 permet-
tant d'obtenir une relative autonomie, appuie cette dmarche
en l'expliquant ses lecteurs. Matire complex la confluence
du droit public, de l'conomie et de la politique o les piges
idologiques sont nombreux, tant la mauvaise foi des docteurs
Diafoirus de l'assimilation peut s'y dployer.
Le 18 dcembre 2008, le Congrs des lus martiniquais se pro-
nonce une large majority pour l'autonomie et par l mme
pour l'article 74, seule voie dans la Censtitution franaise ac-
tuelle d'y accder.
Le no-PPM s'y oppose en arguant que cette voie comporte
une inscurit juridique pour le maintien des acquis sociaux. Il
propose de revendiquer un "74 martiniquais". Il s'agit des pr-
misses de ce qui sera prsent ensuite comme la 3me voie
vers l'Autonomie.
Justice immdiatement dcortique cette supercherie tentant


Justice a t au coeutr du dbat d'ides en 2009 et 2010


de masquer une vritable trahison.
Le 5 fvrier 2009, commence le movement de grve le plus
long et le plus important de l'histoire de la Martinique. Justice,
semaine aprs semaine, va apporter des informations et ana-
lyses sur son droulement et surtout sur son sens profound : l'ex-
pression de la crise du systme no-colonial dpartemental
bout de souffle. Cette analyse sera d'ailleurs convergente avec
celle des plus hautes sphres de l'Etat franais qui prennent
de la distance avec les analyses du Medef, des bks et de la
bourgeoisie qui attribuent le movement un simple complot
de meneurs et de fonctionnaires retraits.
La grve termine, Justice milite pour donner au movement
un prolongement politique et institutionnel et que se fasse la
jonction entire le movement social et les parties politiques anti-
colonialistes engags dans le dbat institutionnel.
Justice n'omet pas de rappeler ses critiques lorsque Jego fait
enfin voter sa Lodom sur les zones branches globales et une
nouvelle dfiscalisation.
Justice djoue le pige des Etats gnraux lancs par Sarkozy
pour utiliser la relle aspiration de nombreux martiniquais tre
couts et le dvoyer vers un nouveau ravalement de faade
du systme no-colonial.

JusTICE APPUIE LA CONSTITUTION DU RMC
Le dbat institutionnel fait rage. La bourgeoisie se dchane sur
les mdias. Semaine aprs semaine, notre organe rfute les
assertions mensongres des partisans de l'immobilisme et de
l'assimilation des degrs divers. C'est ainsi qu'apparaissent
des comparisons malhonntes avec les Collectivits d'outre-
mer existantes soumises l'article 74 : Polynsie, Saint-Martin,
etc. La deuxime parties du Congrs des lus complete le pro-
jet statutaire le 18 juin 2010 en dessinant l'architecture de la
nouvelle collectivit autonome et en prcise ses comptences,
en pregnant soin de bien montrer que les droits sociaux restent
dans le droit commun ainsi que le permet l'article 74. Justice le
public et l'explique.
Justice appuie la constitution du "Rassemblement .Martiniquais
pour le Changement" le 29 juillet 2009. Il analyse les tribunes
des partisans et adversaires du changement statutaire et en
public nombre d'entre elles, devenant de fait l'organe de l'Au-
tonomie
Il rend compete du rapport des Etats gnraux de Martinique r-
dig par le Pr Victor Vaugirard qui conclut la ncessit de


S1 A l 2


VIE Pli PA RTI





httD-://www.iournal-iustice-martiniaue. com


l'existence d'un authentique pouvoir local pour sortir de la crise
systmique o le pays est plong et s'engager dans un vrita-
ble dveloppement endogne. Ce rapport est vilipend par le
PPM, la droite et les bks qui ont ralis une vritable OPA
sur les ateliers des Etats gnraux nouant ainsi leur alliance de
classes.
Par la suite, chaque tape du processus institutionnel, Jus-
tice va dmler le vrai du faux : date des consultations, choix
des questions, declaration du gouvernement au Parlement, etc.
Dans le mme temps, la Martinique s'enfonce un peu plus dans
la crise conomique, ce qui contribute brouiller les cartes : li-
quidations d'entreprises, licenciements, etc. L'application des
accords passs suite au movement du 5 fvrier est difficile :
prime de vie chre, baisse des prix BCBa, etc.
Justice analyse les causes de l'chec de l'Autonomie le 10 jan-
vier 2010
Justice s'efforce de faire le lien entire l'volution institutionnelle
et les aspirations du monde du travail. En effet, certain syndi-
cats dirigs par les courants trotskystes organisent sa mfiance
l'gard de l'volution institutionnelle en reprenant sous une
forme peine diffrente les accusations du patronat et des as-
similationnistes sur le maintien des droits sociaux et dmocra-
tiques.
Sarkozy, suite la synthse des Etats gnraux de l'outre-mer
Paris, prsente dans un comit interministriel de l'outre-mer
(CIOM) le 6 novembre 2009 pas moins de 137 measures don't un
bon nombre sont reprises du SMDE (Schma Martiniquais de
Dveloppement Economique). Beaucoup de ces measures ne


sont pas finances. Justice en fait la presentation critique pour
montrer qu'il ne saurait y avoir de dveloppement endogne pi-
lot par des Prfets et depuis Paris. On en revient, certain
gards, au plan Dijoud de 1979/1980. La question de la res-
ponsabilit est incontournable.
Ds l'chec de la consultation du 10 janvier 2010 sur l'autono-
mie et l'article 74, Justice engage l'analyse sur ses causes et
appelle voter le 24 janvier 2010 pour la Collectivit unique ar-
ticle 73 en rappelant qu'il s'agit d'un project qu'il soutient depuis
l'chec du project Emmanuelli en 1982 et depuis l'chec de la
consultation de dcembre 2003.
Surtout, Justice riposte vertement au reprsentant du pouvoir
colonial franais, venu dire l'Atrium que le dbat institutionnel
est "clos" qu'il n'est au pouvoir de personnel d'arrter la march
de l'Histoire, ft-il un president de la Rpublique franaise.
Les rgionales 2010 consacrent une victoire provisoire du no-
colonialisme franais et de la bourgeoisie martiniquaise. Jus-
tice a commenc en tirer les leons.
Cependant Justice, en ftant dignement son 90me anniver-
saire, s'apprte redoubler d'efforts pour mieux s'adapter au
rel martiniquais et rendre plus efficace et unitaire le combat
contre les forces de reaction, de rgression social, d'assimi-
lation et de domination coloniales. Il se met au service de la re-
cherche d'une nouvelle stratgie pour marcher vers la
Responsabilit et clairer les consciences martiniquaises.
Michel Branchi
Rdacteur en chef


Visite de Marie-Luce Penchar :

COLLECTIVIT UNIQUE, UNE MTHODE EN TROIS TEMPS


Quel largissement des comptences?


Le point fort de la visit de la ministry de l'Outre-mer, Marie-
Luce Penchard, tait de prsenter la mthode pour la mise en
place de la Collectivit unique voulue par les Martiniquais lors
de leur vote du 21 janvier 2010. Le 24 fvrier dernier, le prsi-
dent de la Rpublique, Nicolas Sarkozy, avait souhait que le
project de loi de la Collectivit unique soit prt avant la fin de
l'anne 2010. Devant Alfred Marie-Jeanne, Louis Joseph-
Manscour, Alfred Almont, Serge Larcher, Serge Letchimy,
Claude Lise, le president de l'Association des Maire, Raymond
Occolier, les presidents des conseils consultatifs, Michel Cris-
pin et Claude Petit, et le conseiller conomique et social, Mar-
cel Osenat, la ministry a dclin sa mthode de travail en trois
temps pour les mois suivants. Elle a martel qu'il faut res-


pecter la volont populaire qui a voulu une Col-
lectivit unique ayant les comptences du D-
partement et de la Rgion. Pour elle, il s'agit de
mener bien l'laboration de ce project de loi
"dans la transparence, 1e dialogue et la concerta-
tion
Ce processes d'laboration se droule en trois
temps. Le premier, celui de la rflexion com-
mune de la commission mixte Conseil gnral
et Conseil regional, laquelle pourraient s'ad-
joindre des parties politiques, les milieux cono-
miques et la socit civil. Les Martiniquais,
1 entire eux, devront trouver la meilleure mouture
de la future collectivit proposer. "L'Etat ne
doit pas s'ingrer dans cette phase", qui devra
durer jusqu'au mois de mai, assure Mme Pen-
chard. Plusieurs chantiers pour les lus : quel
mode de governance, le mode d'lection,
pierre d'achoppement lors du dernier congrs, les comptences
largies dans le cadre de la loi organique, la fusion des collec-
tivits, le nom de la nouvelle collectivit et dans combien de
temps sa mise en place ? Autant de chantiers sur lesquels les
lus devront rapidement trouver un consensus. Selon le d-
put Alfred Marie-Jeanne, "ily a dj en portefeuille un stoclde
propositions et partir de ces propositions, Con peut trs rapide-
ment se mettre d'accordpour que dans [es deux ans Cassem6[e
unique soit mise enplace". Il dclare, mettant en garde certain
qui ont prononc le mot autonomie dans le 73 alors qu'ils
avaient appel le people voter contre : 'je ne serai pas com-
plice de ceux qui veulent dtourner le vote populaire. Iffaut ex-


jeui 1 A n


POLITIq E





httx/www. iournal-iustice-martinique. com


La ministry n'a pas pris d'engagement pour le plan de reliance


plorer toutes les possibilits du 73". Claude Lise est intervenu
dans le mme sens, appelant une convocation du congrs si
on envisage des comptences largies dans le cadre de la loi
organique pour la Collectivit unique. Question de transparence
et de dmocratie. La ministry a affirm, concernant la date de
mise en place, que le gouvernement regardera avec attention
l'argumentaire qui y sera associ, sachant que les lus sont en
place d'un ct pour trois ans (conseil gnral) et de l'autre
quatre ans (conseil regional). Serge Letchimy, partisan de la
date 2014, a dclar : "ne voit pas avec ces chantiers comment on
peut mettre en place la collectivit unique en deuwans".
Fin mai, il y aura une premiere synthse et une rencontre avec
le president de la Rpublique Paris. La confrontation des pro-
positions se fera en juillet pour trouver un terrain d'entente
entire lus et gouvernement; un group de travail compos de
juristes tudiera les propositions des lus. Entre juillet et sep-
tembre, le canevas sera soumis l'arbitrage
du president la Rpublique. Puis il y aura un pas-
sage devant les collectivits, suivi d'une saisine
du Conseil d'Etat avant la rdaction finale, qui
interviendra au mois de novembre, et une pr-
sentation au conseil des ministres avant la fin de
l'anne. La loi ordinaire et la loi organique pour
la dlimitation des habilitations et leur dure se-
ront prsentes au Parlement- qui aura le der-
nier mot- entire dcembre et mars 2011.
Marie-Luce Penchard souhaite un "texte qui .
fasse 'objet d'un large consensus pour viter de re-
tomber dans le dbat institutionnel'.

VisirE A LA REGION ; ,
La visit ministrielle de Marie-Luce Penchard '
avait dbut par une rencontre avec le nouveau '
president de la region Serge Letchimy et ses


1 vice-prsidents. Durant une heure, Serge Let-
chimy a prsent les grands dossiers qu'il entend
S traiter et l'aide qu'il attend de I'Etat. Dans un pre-
"'* mier temps, le plan de reliance afin de rpondre
a la crise, dans un second temps, prparer un
project pour la Martinique "cadrable avec la nouveCle
collectivit". Il a plaid pour qu'une initiative forte
soit prise afin que le Plan Corail remplisse pleine-
ment son rle d'accompagner les entreprises
pour les aider apurer leurs dettes. Les autres
sujets voqus par l'excutif regional ont port sur
: l'tablissement public foncier, la continuity terri-
toriale, la politique nergtique, un ple de com-
ptitivit autour de l'nergie, la biodiversit et
l'agriculture, et le grand emprunt pour finance le
ple sant. La ministry n'a pas pris d'engagement
mais a soulign que le Fonds d'investissement
exceptionnel mis en place lors des Etats gn-
raux tait l pour accompagner la Rgion dans ses projects.
La ministry a termin son sjour par une visit sur le site de la
Poterie au Trois-llets. Jean-Claude Marie, le president de cette
unit industrielle qui emploie une trentaine de salaries et fa-
brique des briques rouge pour la construction, a salu cette vi-
site comnme la reconnaissance du travail fait sur le site. "'"ne
unit industrielle moele o, dune activity artisanale, on est pass
une industries performante". C'est ce type d'industrie qui doit se
dvelopper pour relancer l'conomie et s'exporter, a dclar
son tour la ministry, qui s'est mue.de ce qu'un tel site ne soit
pas class comme monument historique, soulignant que "la
culture doit tre protge sinon nous persons notre identity". Mme
Penchard s'est entretenue galement avec les commerants
du site.


Marle-Luce rencnara a la roierie ae i rois-ileis


REVUE DE PRESS % APRS LA VICTOIRE DE LETCHIMY, JEAN-LouIS lE LUCY

DE FOSSARIEU CRIE SA JOIE

Jean-Louis de Lucy De Fossarieu n'a pas d'tat d'me. Il est contre l'volution institutionnelle propose en l'assimilant la
bk et dfend ses intrts de caste et de classes sans fard. Il perte de la citoyennet franaise et l'indpendance. Le Non
ne peut s'empcher de crier victoire aprs l'lection de Serge I'a emport. Lors du dbat sur l'autonomie limite permise par
Letchimy la tte de la Rgion en proclamant "En avant la l'article 74, il s'est engag fond contre ce changement statu-
Martinique !". Lors de la consultation du 7 dcembre 2003 pour taire reprenant la mme argumentation qu'en 2003, mais avec
la Collectivit unique il a anim un Comit particulirement actif plus de force e 74 est devenu un cyclone de force 5 Ave


V'rmI u 5 A





http://www.iournal-iustice-martinique. com


son compare Roger De Jaham de l'association "Tous croles",
il a constitu un prtendu "Comit pour le Dveloppement dura-
6ble de a Martinique qui, quelques encablures du 10 janvier
2010 a inond la Martinique pour le cot avou de 10 000 euros
d'une affiche 4X4 proclamant : "10janvier, ne jouons pas avec
notre destin, votons !". Devant l'vidente manipulation par la
dramatisation dans le context d'une champagne base sur la
peur, il fut condamn retire l'affiche tendancieuse. Mais, a-t-
il lanc cyniquement, des milliers de Martiniquais avaient eu le
temps de la voir. Le but avait t atteint.
Aujourd'hui que le 74 a t rejet le 10 janvier et que le choix
de la Collectivit unique a t entrin le 24 janvier et que
Serge Letchimy a t port la Rgion remplaant les pa-
triotes, notre Jean-Louis de Lucy de Fossarieu crie sa joie...
Il le fait dans libelle intitul "En avant la fMartinique !" public
dans Antilla ( n 1397 du 1er au 6 avril 2010) et dans France-
Antilles du 9 avril 2010.
S'appuyant sur les dclarations de Nicolas Sarkozy la Ru-
nion le 19 janvier et Fort-de-France l'Atrium le 18 fvrier, il
se rjouit que la Martinique conserve son statut de Dparte-
ment d'Outre-mer "au sein duquelles Cois de la Rpub1ique conti-
nueront s'appliquer dans les mmes conditions qu'aujourd'hui".
Pas de diffrenciation legislative de nature s'attaquer aux pri-
vilges des lobbys qui s'enrichissent de l'conomie de comptoir
du pays.
Assurant que "Ces soubassements sont solidfis", il appelle "r-
nover Ca maison Martinique .
Pourquoi ? Des milliers d'emplois auraient t perdus "dans [es
sables mouvants de incertitudee statutaire et des querelles idolo-
giques". C'est la thse patronale habituelle selon laquelle c'est
le dbat institutionnel qui a projet la Martinique dans la "r-
gression conomique" et la crise et non pas le systme no-co-
lonial dpartemental et la politique du pouvoir. Quant la crise
financire capitalist, elle existe pour la France et le monde en-
tier et pas pour la Martinique. C'est avec un tel diagnostic er-
ron qu'il en appelle "une refle reliance .
Comment ? En s'appuyant sur les measures annonces par Sar-
kozy l'issue des Etats gnraux, concde-t-il raliste et sur-
tout sur "[es projects conomiques ambitieux et cohrents annoncs
dans le cadre des lections rgionales". S'il fallait une preuve de


l'adhsion du clan bk au programme de Letchimy, la voil !
D'autant que nombre des propositions du candidate Letchimy
ont t reprises de celles du Medef et du Comit pour la re-
lance conomique mont par le patronat. Nous l'avons d-
montr dans ces colonnes.
Avec ce programme sur measure, notre Jean-Louis de Lucy de
Fossarieu promet "un be avenirpour notre Martinique magni-
fique et magique ". Quel lyrisme !
Et de dlivrer quand mme "quelques ides-forces"qui sont une
sorte de programme commun minimal du patronat. Notam-
ment:
- "Le dveloppement durable assurpar la mise en valeur de la io-
diversit(..)"dont on voit que, sans autre precision, il est une
tarte la crme et le cache-sexe du bon vieux capitalism fo-
dal et colonial ; l'cologie n'est pas capitaliste- compatible ;
- "La sanctuarisation du port de Fort-de-France", vieux mythe
du patronat qui fantasme sur une mise au pas definitive des
travailleurs du port, qui n'a rien voir avec un dialogue social
responsible ;
- "Le tourism redfini et relanc par un CMTdirig par les pro-
fessionnels": autrement dit la collectivit, par l'intermdiaire des
lus, paie et les capitalistes dits "socioprofessionnels" se ser-
vent ; c'est en bonne voie;
- "Deuxzonesfranches dactivit (ZFA) autour du port et de 'a-
roport": impt zro et charges patronales zro, tel semble tre
l'alpha et l'omga de la conception du dveloppement "dura-
ble"de ce patronat prdateur ;
- "La formation des jeunes en adquation avec les 6esoins rels de
'conomie": une formation court troitement utilitariste per-
mettant d'exploiter immdiatement sans formation gnrale
susceptible de permettre l'adaptation au course de la vie pro-
fessionnelle ni esprit critique, un autre vieux rve du patronat;
- Etc... ;
Voil les bons vceux de succs du patronat bk au nouveau
president du Conseil regional qui a bien mrit du capital.
Antoine Gilles


LE BOUCLIER FISCAL DE PLUS EN PLUS CRITIQUE_


"LE SYMBOL D'UNE FRANCE RCONCILIE AVEC L'ARGENT"
Dcidment, de plus en plus nombreux sont les Franais qui
rejettent la politique librale impose par Nicolas Sarkozy. La
preuve : 67% d'entre eux, selon un recent sondage, se dcla-
rent hostiles au bouclier fiscal qui divise aujourd'hui mme
I'UMP.
Dj, en 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin avait
offert un premier cadeau aux plus riches en fixant un maxi-
mum de 60% le prlvement au titre de I'ISF, l'impt de solida-
rit sur la fortune.
Mais, ds son arrive I'Elyze, le president du pouvoir d'achat
(des riches), estimant que c'tait encore trop demander aux d-
tenteurs de grosses fortunes dcida de leur offrir deux nou-
veaux avantages travers la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir
d'Achat), vote dans la precipitation, le 1er aot 2007, pour "li-


brer les forces du travail", disait-il.
Une loi qui se voulait tre "Ce symbol d'une France rconcilie
avec l'argent" et prsente comme l'une des rformes embl-
matiques de son septennat. Car c'est elle qui institute le fameux
"bouclierfisca" dnonc ds son adoption par toute la gauche
et mme par certain lus de la droite et du centre, tant les pri-
vilges accords aux plus riches devenaient exorbitant.
Un "bouclier" qui, non seulement ramne 50% le taux d'im-
position des hauts revenues mais prend en compete pour le cal-
cul du remboursement du trop peru la taxe d'habitation et la
taxe foncire relatives l'habitation principal, l'impt de soli-
darit sur la fortune, la contribution social gnralise (CSG)
ainsi que la contribution au remboursement de la dette social
(CRDS). Mais ce plafond n'est en ralit que de 39%, dduc-
tion faite de la CSG et de la CRDS comprise dans les 50%. Et


eui 15 Avi 200-utc -Pi -


_2


L


1 fitA NCE '





httrx//www.iournal-iustice-martinipue. com


comme cela ne suffisait pas, ces gros contribuables, bien
conseills par des cabinets spcialiss, utilisent toutes les
"niches fiscales", pour faire jouer nombre d'abattements et r-
duire la valeur de leur patrimoine. Ainsi ils peuvent bnficier de
deductions fiscales de toutes sortes. En some, plus l'on est
riche et plus les barmes de calcul de l'impt sont favorables et
dans la France de Sarkozy, les pauvres, en proportion de leurs
revenues, patient plus d'impt que les riches.
C'est sans doute cette evidence rvle par le ministre des fi-
nances qui explique la communication tardive aux parlemen-
taires du rapport relatif aux bnficiaires du bouclier fiscal pour
l'anne 2009.

GROS CHEQUES POUR LES TRIES RICHES, MIETTES
POUR LES PAUVRES
Lors de son adoption, les partisans de ce bouclier fiscal
l'avaient prsent comme un measure devant profiter toutes
les categories de la population et donc amliorer leur pouvoir
d'achat.
Mais ce rapport confirm que c'est seulement une infime mi-
norit de contribuables trs fortunes dclarant un patrimoine
suprieur 760.000 euros qui rcolte l'essentiel des sommes
restitues par le fisc au titre de l'impt de solidarity sur la for-
tune.
Ainsi, selon le dput UMP, Gilles Carez, le bouclier fiscal n'au-
rait bnfici qu' 15.500 foyers fiscaux en 2008. 16.350 en au-
raient bnfici en 2009 et s'taient rparti un magot de 585,5
millions d'euros. Mais parmi eux, une infime minority de 979
trs gros contribuables, don't le patrimoine dclar dpasse 16
millions d'euros, ont eu partager 360 millions d'euros, soit
63% des sommes restitues au titre du bouclier fiscal, pour une
moyenne de 376.000 euros remis chacun de ces contribua-
bles. Et pour l'anne 2008, les 10 plus gros chques de rem-
boursement reprsentent une ristourne moyenne de 6 millions
d'euros par foyer fiscal.
Quant aux contribuables petits ou trs bas revenues, (8124 en
2008), les sommes restitues ont t trs faibles : 4.5 millions
d'euros reprsentant 0,8% du cot total du bouclier soit 535
euros seulement par foyer fiscal. On voit bien qui profit ce
bouclier fiscal.

IU BOUCLIER FISCAL AU BOULET FISCAL
Au lendemain de leur dfaite aux rgionales, nombre d'lus de
la droite attribuent leur chec au style brouillon de la gouver-
nance de Nicolas Sarkozy et ce bouclier fiscal peru comme
un scandal fiscal. D'autant qu'en cette priode de crise o le
gouvernement demand de plus en plus d'efforts la classes
moyenne et aux plus modestes, les plus riches participent de
moins en moins l'effort de solidarity.
A droite certain demandent sa suspension, en attendant le re-
tour de la croissance, tandis que d'autres rclament purement
sa suppression de ce qui est devenu un "boufetfsca selon un
dput UMP. Un project en ce sens a t dpos l'Assemble
national par 13 dputs de droite. Il s'ajoute celui dj pr-
sent par le PS.
De son cot, le PCF demand une rforme fiscal global com-
portant la suppression du bouclier fiscal et son replacement
par une augmentation sensible de I'ISF.
C'est dans ce context particulirement difficile que Nicolas
Sarkozy affaibli par les rumeurs sur sa vie prive et par une
cte record d'impopularit (28% seulement d'opinions favora-
bles) et Franois Fillon confront la grogne de la majority
cherchent des portes de sortie.
Recevant le 31 mars, l'Elyseles parlementaires UMP, le


TOUCHE PA A MON 0OUCLIE!


president de la Rpublique avait affirm ne pas vouloir reculer
sur cette measure emblmatique de son septennat pour ne pas
donner raison la gauche. "Ve touchez pas au bouclier fiscal
Soyez tenaces, soyez combatifs. Je ne cde rien", avait-il dclar.
Et d'ajouter : "U'n bouclier qui laisse passer une fcche n'est pas un
bouclier".
Mais pourra-t-il rester longtemps aussi inflexible alors qu'il doit
imprativement trouver des recettes nouvelles pour combler le
deficit abyssal des finances publiques, finance la rforme des
retraites et que la grogne enfle chez ses parlementaires de plus
en plus inquiets pour leur rlection. Pourra-t-il longtemps res-
ter sourd la colre populaire ?
Pour sauver leur bouclier fiscal, le duo de l'excutif announce
son intention d'explorer d'autres pistes en direction d'une plus
grande justice fiscal. Nicolas Sarkozy promet "un prlvement
spcifique sur une catgorie de la population" tandis que Fran-
ois Fillon propose de s'attaquer aux niches fiscales et d'aug-
menter la CSG pour finance la retraite.
Du rafistolage pour tenter de gommer les ravages d'une poli-
tique qui a sacrifi les intrts suprieurs de la France ceux
des privilgis et aggrav la misre des plus dfavoriss.
Avant de prtendre moraliser le capitalism, Sarkozy serait bien
inspir de tenter de moraliser la fiscalit franaise pour une
plus grande justice fiscal.
On aimerait savoir combien sont ceux qui en Martinique ont b-
nfici de ce bouclier fiscal, tant entendu que le nombre de
redevables de I'ISF n'est pas ngligeable.
G. Erichot


*eui 1 A


1 RNC





httx//www iournal-iustice-martiniciue. com


OBAMA FAIT PASSER SA REFORM DE LA SANHT L'ARRACHE


Le Congrs amricain a adopt, par 220 snateurs contre 207
aprs des mois d'pres ngociations, la nouvelle loi sur la r-
forme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis, au prix d'ultimes
concessions anti-avortement qui ont about une rforme vide
de sa substance intiale. L'emprise des assureurs privs est
maintenue, voire tendue.

Aprs plus d'un an de tractations et de ramnagements suc-
cessifs, la rforme du systme de sant des tats-Unis a t
adopte le 25 mars par le Congrs par 219 voix contre 212. La
rforme a pour objectif de soigner un systme trs lourd, trs
cher et inefficace puisque quelque 50 millions de citoyens des
tats-Unis n'ont pas de couverture maladie. Mais les conces-
sions successives faites diffrents lobbies ont restreint les
ambitions initiales. Pour Barack Obama : "Ilne s'agit pas fune
rforme radical, mais dune rforme majeure. Ce dispositif ne r-
glera pas tout [..] mais ilnous fait avancer dans la bonne direc-
tion ".

AUCUNE SUBVENTION
PUBLIQUE POUR L'IVG
Barack Obama a d
abandonner totalement
"'option publique", la
creation d'une assu-
rance gre par l'tat f-
dral qui devait favoriser
l'accs de tous la cou-
verture maladie avec de
bons niveaux de presta-
tions. Les partisans de
la rforme ont d affron-
ter jusqu'au bout la
fronde d'lus dmo-
crates hostiles l'avor-
tement. Ceux-l ont
obtenu des garanties Obama a du diminuer l'am
qu'aucune subvention
publique ne servirait finance une IVG. Et Barack Obama a d
mme, pour arracher les voix ncessaires l'issue du vote d-
pendant de l'attitude d'une quarantine d'lus dmocrates r-
fractaires s'engager solennellement promulguer maintenant
un dcret prsidentiel.
Des nouvelles rgles sont bien introduites pour permettre aux
plus dmunis d'accder une couverture maladie. C'est mme
la marque principal de la communication de la Maison-
Blanche sur le nouveau texte : "Quelque 32 millions de citoyens
non assurs vont pouvoir accder dans les prochaines annes une
couverture maladie". Mais les subventions sous forme de crdits
d'impts qui leur seront accordes pour souscrire une assu-
rance prive normall" ne seront pas accessible avant un dlai
de quatre ans. Et on ne dit rien de la quality des prestations of-
fertes par cette assurance normalle. "Ily a tout lieu de penser
qu'elles seront minimales", fait remarquer Ronald Smith du syn-
dicat new-yorkais des machinistes, hostile jusqu'au bout la
loi, comme plusieurs syndicats de branch, et cela mme si les
dirigeants dmocrates de l'AFL-CIO se prononaient, eux, pour
la rforme.


pleu


UNE REFORM SOUS L'EMPRISE DE LA FINANCE
"Son principal dfaut, eplique Dennis Johnson, de la direction
fdrale du syndicate des transports (TWV), est de rester totale-
ment sous l'emprise de lafinance". Pour rduire le creusement
des deficits que devraient occasionner les crdits d'impts pro-
gramms (le cot de la rforme est estim 940 milliards de
dollars, 690 milliards d'euros sur dix ans), le document adopt
prvoit de nouveaux prlvements fiscaux sur les plans de pro-
tection social vendus par les assureurs privs. "Ceux-ci, sou-
ligne RonaldSmith, vont s'empresser de rpercuter ces cots sur es
primes assurance ou vont rduire les prestations". D'o le risque
d'un nivellement par le bas, au nom de la protection du plus
grand nombre.
Mais la monte en puissance de cette contradiction pourrait g-
nrer son tour un nouveau dbat sur l'impasse que constitute
le maintien du systme contre vents et mares sous la frule de
Wall Street. Et c'est sans doute l que se situe, terme, le prin-
cipal mrite de la rforme adopte.
Il n'empche que
l'adoption de la loi lan-
ant la rforme de sant
constitute incontestable-
ment une victoire poli-
tique pour Barack
Obama. Il est le premier
president prendre
bras-le-corps une ques-
tion qui pse si lourde-
ment sur le bilan
sanitaire du pays : les
Etats-Unis, premiere
puissance conomique
mondiale, sont en
45me position en
terms d'esprance de
vie. Cela dit, l'explosion
rde sa rforme de la Sant du chmage et du tra-
vail prcaire sont deve-
nus la preoccupation majeure de la population, loin devant la
sant dsormais. Obama le sait.

LEs POINTS CLS DE LA RFORME
Si certaines measures adoptes doivent tre rapidement pro-
mulgues, les plus importantes attendront encore.
La loi adopte prvoit un chelonnement des rformes sur une
longue priode. Les plus importantes, comme celles ouvrant
l'accs une couverture maladie pour quelque 32 millions de
personnel qui en sont aujourd'hui totalement dpourvues, ne
seront introduites qu'au fur et measure d'ici ... 2014.
Les measures applicables en 2010 sont aussi cells qui font l'ob-
jet du plus vaste consensus. Elles visent mettre un terme aux
dysfonctionnements les plus dcris sur le plan thique. Les
companies d'assurances ne seront ainsi plus autorises r-
silier des contracts parce qu'une personnel est tombe malade
ou qu'elle prsente de mauvaises prdispositions. cela
s'ajoute l'obligation pour les assureurs de prendre complte-
ment en charge les traitements prventifs.
Mais le mcanisme phare de la loi devant permettre aux ci-
toyens les plus modestes d'accder une couverture maladie
ne sera mis vraiment en place, lui, qu' partir de... 2014. Selon
une double formule : les families gagnant moins de 30000 dol-


Ir15 Avri 21 n'15 Pale16 A


2





http-//www.iournal-iustice-martiniaue. com


lars (22 000 euros) par an seraient toutes prises en charge par
le systme Medicaid (assurance publique fdrale dj exis-
tante, destine aux plus pauvres et don't le seuil d'admission
serait ainsi relev). Ceux qui gagnent davantage pourront re-
cevoir un credit d'impt de faon ce qu'ils ne dboursent pas
plus de 3 % (pour les plus dmunis) 9,5 % (pour les plus
"riches') de leurs revenues dans l'achat de leurs assurances.
Des dispositifs sont galement prvus pour inciter les entre-
prises souscrire davantage de plans d'assurance, cofinancs
avec leurs salaries. Moyennant quoi elles bnficieront d'avan-
tages fiscaux. Un systme de pnalits serait paralllement mis
en place d'ici ... 2016 pour dissuader les entreprises ou les
individus tricheurs ou rcalcitrants.


Si ce systme de subventions publiques pour souscrire des as-
surances a t naturellement trs bien accueilli par les assu-
reurs et l'industrie pharmaceutique, ceux-ci voient d'un moins
bon oeil les augmentations de prlvement sur les revenues du
capital (ils repasseraient progressivement de 15 % 20 % vers
la fin de la dcennie) pour contrecarrer le creusement du dfi-
cit public.
Au total cependant, pas de quoi inquiter Wall Street. Certains
de ses reprsentants laissent ouvertement entendre que, "d'ici
[, d'autres Cois" pourront venir modifier celle qui vient d'tre
adopte grand-peine.
Bruno Odent (L'Humanit)


[ PAN LEM F


LE VENEZUELA VICTIM DE LA SECHERESSE


En Martinique, nous avons pu apprcier les effects ngatifs du
carme, qui cette anne, a t particulirement long et sec. Ce
phnomne climatique a frapp plus durement encore le Ve-
nezuela, et pas seulement dans le domaine agricole. En effet,
ce pays riche en ptrole et en gaz natural, a mis dans le pass
essentiellement sur l'nergie hydraulique pour sa production
d'lectricit. Le gigantesque barrage de Guri, construit sur un
fleuve de la fort amazonienne, fournit en temps normal 70%
de l'lectricit du pays. Or, ctte anne toute l'Amazonie a souf-
fert de la scheresse, ce qui a engendr une situation catas-
trophique et contraint le gouvernement prendre deux series
de measure: rationnement de l'lectricit, y compris pour les en-
treprises, et installation urgente d'un certain nombre de cen-
trales thermiques. Evidemment, ce rationnement inevitable a
t utilis politiquement par l'opposition qui a accus Chavez


d'tre responsible de la crise et appel la dsobissance.
Le retour des pluies a loign quelque peu le danger d'une pa-
ralysie de. l'conomie, mais pas assez pour que le gouverne-
ment lve les restrictions. Ainsi pendant encore deux mois,
les Vnzuliens devront accepter les coupures de courant et
limiter leur consommation d'lectricit, dans l'intrt du pays.
Les spcialistes estiment qu'il faudra attendre deux ans pour
que le barrage de Guri retrouve son niveau normal : 271 m-
tres au-dessus du niveau de la mer. De son ct, le gouverne-
ment a ritr sa volont de multiplier le nombre des centrales
thermiques.
Comme quoi, les nergies renouvelables ne sont pas sans
poser certain problmes. D'o la ncessit de diversifier les
sources d'nergie.


LE SNGAL EN FETE


Au dbut du mois d'avril, deux jours d'intervalle, ont eu lieu
au Sngal deux vnements important diversement ap-
prcis, tant l'intrieur du pays qu' l'tranger. Le 3, a t
inaugur, en presence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de
gouvernement, un "monument la renaissance africaine". Y fi-
gurent trois personnages symbolisant "lAfrique renaissante et
revigore, aprs 5 sicles d'esclavage, de traite ngrire et coloni-
sation", un homme gigantesque pesant 100 tonnes, sa femme
de 70 tonnes et leur fils de 30 tonnes. Ces trois statues et la
structure qui les support ont ncessit l'emploi de 222 000
tonnes de bronze. Les travaux, raliss par des ouvriers s-
ngalais et corens, ont dur 8 ans, consomm 2 millions
d'heures et cot 12 milliards de francs CFA, soit 23 millions
d'euros.
Le president Abdoulaye WADE a lanc cette occasion un
appel "au dpassement, au pardon et la reconciliation despeu-
ples". Le monument est ddi "[Afrique mre et ses enfants
de la diaspora".
Le lendemain, 4 avril minuit, c'tait la fin officielle des bases
militaires franaises au Sngal, source de divergences
entire gouvernement et opposition socialist. Cette dernire
accuse WADE de faire de la dmagogie populiste et le soup-
onne de vouloir raliser, avec sa clique, de juteuses opra-
tions immobilires sur les terrains et btiments ainsi librs, tout
en attirant l'attention sur le sort des citoyens sngalais em-
ploys jusque l par l'arme franaise.
Le problme de l'emploi est en effet crucial au Sngal, comme
dans toute l'Afrique. Il faut se rappeler cet gard que du S-


MONUMENT DE LA RLNAISSANCAt A-RIC MI`4
ucipiioin rreuidcnr Abdouulaye WaJic


Monument de la Renaissance africaine : mgalomanie ou vision historique ?

ngal sont parties et parent sans doute encore des milliers de
candidates l'migration clandestine, sur des pirogues sur-
charges don't beaucoup ont fait naufrage, causant la mort de
leurs passagers.
Dans ces conditions, on peut s'interroger l'opportunit de l'di-
fication de ce coteux "monument de la renaissance africaine".
M.Belrose


V' *eil 15 ;ri2 l -'I '1 -Pae1






p.p httn.://wwwiournal-iustice-martinicue. com


RETOUR DE FLAMME AU KIRGHIZISTAN


Il en est au Kirghizistan, ex-rpublique sovitique d'Asie,
comme de tous les pays qui ont abandonn l'dification du so-
cialisme (mme imparfait), la rgression social et conomique
ne s'y est pas fait attendre.
En 5 ans de pouvoir autoritaire, Bakiev plac la tte du pays
par la revolutionn des tulpes", a russi dcevoir tous les es-
poirs mis en lui, notamment en plaant ses proches aux postes
cls de l'Etat (surtout ceux du secteur conomique livr aux
convoitises de la privatization). Il est d'ailleurs fort intressant
de constater ce propos l'loquent silence de la grande press
occidentale qui n'a rien trouv redire sur le npotisme et la
corruption ainsi institutionnaliss. Mais le doublement au dbut
de cette anne, des tarifs de l'lectricit et le dcuplement de
ceux du chauffage, insoutenable pour la population ont mis le
feu aux poudres.
Roza Otunbayeva, leader du pouvoir insurrectionnel, avait jou
un rle majeur en 2005, lors de la revolutionn des tulpes" qui
avait port Bakiev au sommet de l'Etat. Moscou s'tait alors ir-
rit, souponnant (peut-tre pas tort) la main de Washington


sur le course des vnements, et plus encore en constatant le
jeu trouble men par Bakiev annonant la fermeture de la base
US de Manas, prs de la capital Bichkek, qui sert au transit
des troupes envoyes en Afghanistan, puis la maintenant aprs
que les Etats-Unis ont accept le triplement du prix de sa lo-
cation.
La Russie serait-elle cette fois derrire le soulvement ? Ba-
kiev, rfugi dans le sud du pays dit ne pouvoir le croire. Mos-
cou nie toute implication. Les Etats-Unis se disent perplexes.
Toujours est-il qu'Otunbayeva s'est rendue Moscou peu avant
le dclenchement de l'insurrection et qu'elle s'est longuement
entretenue tlphoniquement avec Poutine au lendemain
mme du soulvement obtenant de ce dernier la reconnais-
sance officielle du gouvernement transitoire qu'elle dirige.
Les vnements sont donc suivre avec attention d'autant plus
qu'ils participent au "grandjeu" qui se droule actuellement
dans cette zone stratgique hautement sensible situe aux
portes mmes de la Chine.
K. Solaris


LA POLOGNE EN DEUIL


Le president polonais Lech Galczynski a pri


Le president polonais Lech Galczynski et 95 autres personnel
ont trouv la mort lorsque leur avion affrt s'est cras samedi
10 avril dans l'ouest de la Russie. L'accident de l'avion, un Tu-
polev-154 de 26 ans, partant de Varsovie, la capital polonaise,


a eu lieu prs de la piste de l'aroport militaire de Smolensk, en
Russie. Une parties de l'lite polonaise est dcapite, puisque
l'pouse du president, le chef d'tat-major de l'arme polonaise,
le vice-ministre des Affaires trangres Andrzej Kremer et le
gouverneur de la banque central polonaise se trouvaient ga-
lement dans l'avion. Ils faisaient parties d'une dlgation polo-
naise de 88 membres devant participer, en Russie, la
commmoration du 70e anniversaire du massacre de Katyn,
dans lequel des milliers d'officiers polonais furent tus par la
police secrte sovitique. Les deux botes noires de l'avion ont
t trouves et sont analyses par les enquteurs russes et po-
lonais. Selon le porte-parole du gouvernement de Smolensk
Andrei Yevseienkov, les aiguilleurs du ciel russes avaient de-
mand l'avion de se poser Minsk, capital du Belarus, ou
Moscou, au lieu de Smolensk, cause du brouillard. La d-
pouille du president Kaczynski et celle de son pouse ont t
rapatries en Pologne, qui a observ deux minutes de silence.
. Un deuil national d'une semaine sera observ. Le president de
la Dite, chambre base du parlement polonais, Bronislaw Ko-
morowski, assurera les functions de chef de I'Etat conform-
ment la constitution polonaise, aprs la mort du president
Lech Kaczynski.


MODIFICATION STATUTAIRE
SARL PREST'AUTO
CAPITAL : 7 6226
SISE : ZA LA LAUGIER
97215 RIVIERE SALEE
SIRET N 483 777 884 000 14
CODE APE N* 503 B
Suite I' assemble gnrale extraordi-
naire du : 10/01/2010, il a t dcid de
modifier les articles suivants : art 1 & 2
Changement de grant
Ancienne mention : Mme Marie Jose
MARCENY, demeurant : cit Dillon Squa-
dra n 341 97200 F-de-F
Nouvelle mention : M Pierre Joseph
MARCENY, demeurant: cit Dillon Squa-
dra n* 341 97200 F-de-F
Changement de l'objet
Entretien et rparation d'automobiles
Les articles des status ont t, en


consequence, mis jour.
Pour avis le Grant


FB 2530


AVIS DE CONSTITUTION
En date du 06/04/10, il a t constitute
une : SCI
Prsentant les caractristiques suivantes:
Adresse : Quartier Sable Blanc 97231
Le Robert
Denomination : MMGS NAYARADOU
SCI
Objet: Gestion du Patrimoine immobilier
Dure : 99 ans
Capital : 1 000 euros
Grant : NAYARADOU Stanislas
Adresse : Quartier Sable Blanc 97231
Le Robert
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis, la Grance FB 2531


AVIS DE CONSTITUTION
En date du 25/03/10, il a t constitute
une : EURL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : SHILO ALIMENTATION
Adresse : Quartier Rene
97211 Rivire Pilote
Objet : Vente d'alimentation gnrale
Dure : 99 ans
Capital : 2 500 E
Grant : INIMOD M. France
Adresse : Quartier Rene
97211 Rivire Pilote
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis, la Grance FB 2532

AVIS DE CONSTITUTION
Denomination: ATP BTP


Forme social: SARL
Adresse sige social : 21 immeuble les
flamboyant
Z.I. La Lzarde
97232 Le Lamentin,
Objet social : Gros oeuvres, Btiments,
VRD, Rhabilitation, Dnomination, Ter-
rassement
Dure : 99 ans
Capital social : 8 000 euros
Grance : PIAULT Franck demeurant 16,
lotissement la Sagesse
97215 Rivire Sale
Pour avis FB 2533

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 22 fvrier 2010, il a t constitu
une socit en nom collectif :
Denomination : KELLY 11, KELLY 12,


r jeui15 Avril 2c n 'le,-Page18 A


2


[ PANS LE MOMPE


A mNoivas LfA LES






http://www. ournal-iustice-martinique.com


KELLY 13, KELLY 14, KELLY 15,
KELLY 16, KELLY 17, KELLY 18, KELLY
19, KELLY 20
Capital : 100 euros divis en 100 parts de
1 euro, entirement souscrit et libr en
numraire
Sige : C/ Mme CABRISSEAU, Rs. Le
Clos Flicit Apt 7 Bt A
97233 Schaelcher
Objet : La location simple ou de longue
dure des entreprises exerant leur ac-
tivit dans les dpartements d'outremer,
de tous biens d'quipement ou d'immobi-
liers destination professionnel ligibles
aux dispositions du code gnral des im-
pts.
Dure : 50 annes computer de l'imma-
triculation de la socit au registre du
commerce et des socits.
Grant: EXCELL FINANCE EURL repr-
sente par Mme CABRISSEAU, Rs. Le
Clos Flicit Apt 7 Bt A
97233 Schoelcher.
Pour avis, le grant FB 2534

AVIS DE CONSTITUTION
Il a t constitu une socit responsa-
bilit limite
Denomination social : DESIGN TROPI-
CAL
Son sigle est: DESIGN TROPICAL
Dure : 99 ans
Capital : 10 000 euros
Sige social : Zone Artisanale Trois
Ponts, Saint-Pierre 97250
Objet : La conception, fabrication et fa-
onnage d'articles en verre, mtalliques,
et autres matriaux usage ornemental,
ainsi que leur commercialization
Grant : M. TREBEAU Jean-Michel
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France. FB 2535

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 26 mars 2010, enregistr au
S.I.E de Fort de France Ple enregis-
trement le 31 mars 2010 Bordereau n
2010/395, il a t constitu sous la dno-
mination social LIN SHIN, une Entre-
prise Unipersonnelle Responsabilit
Limite ayant pour objet :
En Martinique: Restauration, restauration
rapide emporter et consommer sur
place
Le sige social a t fix 56, Avenue des
Carabes 97200 Fort de France
La dure de la socit est fix 99 ans
computer de la date de son immatriculation
au RCS
Le capital social, form par l'apport de
l'associ unique, s'lve la some de
1 000.00 entirement souscrite et li-
dr.
La socit est gre et administre par
une grante non associe : Madame
YOU Cailian, ne le 20 avril 1964
GUANGDONG (Rpublique populaire de
Chine), pouse LAU, demeurant 44, rue
Gallini 97200 Fort de France, pour
une dure indtermine.
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du Tribunal de commerce de Fort
de France.
Pour avis et mention, la grante
FB 2536

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination social : BUSINESS CA-
RAIBE SERVICE SARL
Forme : socit responsabilit limite
Sige social : Cit Dillon n 46, rue 4,
Fort de France 97200


Martinique
Objet : Missions d'tudes et de conseils
marketing et commercials ; Missions de
promotion et lancement de products de
services ; Prospection commercial ;
Prospection de stratgie de pntration
de marchs ; Gestion Administration et
commercial (tablissement de devis,
suivi des encaissements, recensements)
Dure : 50 annes
Capital souscrit : 15 000 euros
Grant : Laurent Jean Pierre
Demeurant : 46 cit Dillon rue n 4,
Squadra A
97200 Fort de France
Immatriculation au registre du commerce
: en euros
Pour avis, le grant FB 2537

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv en date du
08/04/10, il a t constitu une socit
prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : S.T.I.L.E PIZZA
Forme : EURL
Capital : 15 000 E
Sige social : Centre commercial La belle
Crole, route de Terreville,
97200 Fort de France
Objet : Pizzeria
Grante : Loc SIMONNET
Dure : 99 ans
Pour avis,
le grant FB 2538

SCP SCHIN-OUA-SIRON-SCHAPIRA
ET NIRDE
NOTAIRES ASSOCIS
PLATEAU ROY CLUNY
97200 FORT DE FRANCE
INSERTION CESSION
DE FONDS DE COMMERCE
Suivant acte reu par Matre Renaud
NIRDE et Matre Monique LEPELLE-
TIER BEAUFOND DUVAL, Notaires
Associs le 11 fvrier 2010, enregistr, a
t cd par
La Socit dnomme S.I.S.B., don't le
sige est CROISSY-BEAUBOURG
(77183) 1 Rue du Chenil, Domaine Beau-
bourg, identifie au SIREN sous le nu-
mro 542095989.
A la Socit dnomme SOCIETE TRI-
NITEENNE DE DISTRIBUTION par abr-
viation "SOTRIDI", don't le sige est
SAINT-PIERRE (97250) Rue Victor
Hugo, identifie au SIREN sous le nu-
mro 519421424
Un fonds de commerce de supermarch
sis TRINITE (97220) Lieu dit Quartier
Epinette, lui appartenant, connu sous le
nom commercial MATCH EPINETTE, et
pour lequel il est immatricul au registre
du commerce et des socits de FORT
DE FRANCE, sous le numro 91 B 547Le
cessionnaire est propritaire du fonds
vendu computer du jour de la signature
de l'acte.
L'entre en jouissance a eu lieu le 16 jan-
vier 2010.
La cession est consentie et accepte
moyennant le prix principal de
SOIXANTE DIX MILLE EUROS
(70.000,00 EUR), s'appliquant:
- aux lments incorporels pour QUA-
RANTE DEUX MILLE DEUX CENT QUA-
RANTE TROIS EUROS (42.243,00
EUR),
- au matriel pour VINGT SEPT MILLE
SEPT CENT CINQUANTE SEPT
EUROS (27.757,00 EUR).
Etant ici prcis que cette ventilation est
uniquement faite pour satisfaire aux dis-
positions de l'article L141-5 du Code de
Commerce.
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ues en la forme lgale dans les dix jours
de la dernire en date des insertions pr-
vues par la loi, en l'office notarial de Ma-


tre Monique LEPELLETIER BEAUFOND
DUVAL, sis au LAMENTIN (Martinique),
Immeuble Notex, Lotissement La Plaine
Petit Manoir, o domicile a t lu cet
effet.
Pour insertion
Matre NIRDE FB 2539

SCP SCHIN-OUA-SIRON-SCHAPIRA
ET NIRDE
NOTAIRES ASSOCIS
PLATEAU ROY CLUNY
97200 FORT DE FRANCE
INSERTION CESSION
DE FONDS DE COMMERCE
Suivant acte reu Suivant acte reu par
Matre Renaud NIRDE et Matre Mo-
nique LEPELLETIER BEAUFOND
DUVAL, Notaires Associs le le 11 f-
vrier 2010, enregistr a t cd par :
La Socit dnomme SUPER-
MARCHES MATCH MARTINIQUE, don't
le sige est LE LAMENTIN (97232) ZI
Place d'Armes, identifie au SIREN sous
le numro 403222847
A la Socit dnomme SOCIETE
FOYALAISE DE DISTRIBUTION par
abrviation "SOFODI", don't le sige est
SAINT-PIERRE (97250) Rue Victor
Hugo, identifie au SIREN sous le nu-
mro 519421226.
Un fonds de commerce de supermarchs
exploit FORT DE FRANCE (97200) 80
et 82 Rue de la Rpublique et 27 Rue
Gallini, lui appartenant, et pour lequel le
cdant est immatricul au registre du
commerce et des socits de FORT DE
FRANCE, sous le numro 403222847.
Le cessionnaire est propritaire du fonds
vendu computer du jour de la signature
de l'acte.
L'entre en jouissance a eu lieu le 16 jan-
vier 2010.
La cession est consentie et accepte
moyennant le prix principal de CENT
VINGT MILLE EUROS (120.000,00
EUR), s'appliquant :
- aux lments incorporels pour TRENTE
TROIS MILLE CENT TRENTE TROIS
EUROS (33.133,00 EUR),
- au matriel pour QUATRE-VINGT SIX
MILLE HUIT CENT SOIXANTE SEPT
EUROS (86.867,00 EUR).
Etant ici prcis que cette ventilation est
uniquement faite pour satisfaire aux dis-
positions de l'article L141-5 du Code de
Commerce.
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ues en la forme lgale dans les dix jours
de la dernire en date des insertions pr-
vues par la loi, en l'office notarial de Ma-
tre Monique LEPELLETIER BEAUFOND
DUVAL, sis au LAMENTIN (Martinique),
Immeuble Notex, Lotissement La Plaine
Petit Manoir, o domicile a t lu cet
effet.
Pour insertion
Matre NIRDE FB 2540

CABINET DE PIERRE-YVES MILIN
AVOCAT AU BARREAU DE VANNES
SPCIALISTE EN DROIT
DES SOCITS
62 RUE VICTOR BASCH
AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution, suivant
acte sous seing priv en date Vannes
du 07 avril 2010 pour une dure de 99 an-
nes d'une SARL immatricule au RCS
de Fort de France, dnomme MADI-
SON, au capital de 2 000 euros, ayant
pour objet : l'exploitation de tous fonds de
commerce de distribution d'autoporte et
speedlock, volets, fermetures, cltures,
vidophones, oprateurs de portes de
garages et plus gnralement la fourni-
ture de tous matriels utiles l'amnage-
ment extrieur et la fermeture des biens
immobiliers. Dont le sige est Fort de


France (Martinique), 16 rue Geroges Eu-
charis, Lotissement Dillon Stade et don't
les grants sont Madame Florence DES-
GARDIN demeurant PLOERMEL (56) 70
rue de la gare et Monsieur NOIRET de-
meurant PLOERMEL (56) 70 rue de la
gare.
Pour avis la grance FB 2541

AVIS DE CONSTITUTION
SOCIETY GENERAL
DE TRANSPORT
Denomination : MADIN' TRANSPORT
Au capital de Sept Mille Cinq Cent
EUROS
Le sige social : Gurin 50 Pas Macouba
97218 Basse Pointe
Objet: Le transport de voyageur, scolaire,
priscolaire, occasionnel, urbain, interur-
bain, tourism, la location de vhicule de
transport, tout transport de marchandises
et matriel, et travaux de manutention..
Pour une dure de 99 ans computer de
l'immatriculation au registre du commerce
et des socits de Fort de France.
Les nomms grants:
Mie Sophia CARPIN demeurant Gurin
97218 Le Macouba
Mie Nicole CARPIN demeurant Gurin
97218 Le Macouba
Pour avis FB 2542

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SARL A.R.K au capital de 7 622.45
euros, don't le sige est Fond Cor
97250 Saint Pierre.
L'assemble gnrale ordinaire de la so-
cit A.R.K s'est tenue le 09 mars 2010,
aux terms de celle-ci, il a t pris acte
de la dmission du grant Alexis DEPAZ
en date du 08 mars, il a t nomm un
nouveau grant en la personnel de Lau-
rent RENTZ. Une cession de parts so-
ciales est intervene entire l'associ
Alexis DEPAZ au profit de Mademoiselle
Georgette MOUTAMA de 134 parts.
Pour avis FB 2543

AVIS DE MODIFICATION
JOURNAL JUSTICE DU 12/11/09 NO 5
ANNOUNCE NI FB 1874
SOCIETY BELLE CASE
MORNE PITAULT- BELLEVUE
97232 LAMENTIN
Lire capital : 500 E variable
Au lieu de capital : 500 E
Pour avis FB 2544

SARL ELECT SECURITY
AU CAPITAL DE 100 000 EUROS
ZI PETITE COCOTTE
97224 DUCOS
ENREGISTRE AU RC DE FDF
SOUS LE N0 484 492 129
Aux terms d'une assemble gnrale
ordinaire en date du 30 dcembre 2009,
les associs en vertu de l'article 16 des
status, ont procd la nomination des
Commissaires aux comptes titulaire et
supplant.
- Commissaire aux comptes titulaire :
Socit FBA reprsente par Dominique
Fert, 1 rue du Faubourg Saint Honor -
75008 Paris
- Commissaire aux comptes supplant:
Frdric Simon, 1 rue du Faubourg
Saint Honor -75008 Paris
Le reste de l'article reste inchang.
Pour avis et mention
La grance FB 2545


1 A #vvo#vcEs L


jeui 15 Avril2010 -juticen'15- Page 1,





La 8idime dition
DE LA FIRE AGRICOLE DE
La pluie n'a pas dcourag les milliers de visiteurs qui
se sont prsents ce week-end la foire de
Rivire-Pilote. Et ils ont eu raison de venir donner ce
coup de pouce aux agriculteurs et aux artisans locaux. .
Dans le centre-ville de la commune, on a pu voir le dy-
namisme des agriculteurs et des artisans malgr une
conjoncture pas toujours favorable. Ils font preuve de
courage pour maintenir une tradition agricole dans ce
pays et ont t rcompenss par l'accueil du public qui
en redemande de ces manifestations. On a pu voir de
belles uvres artisanales et un retour certaines tra-
ditions, notamment la fabrication du balai partir de la-
tanier ou de bakoua. Un excellent cru.


qMaw, -w-,


RIVIWRE-PILOTE


CMAC- Atrium :

rJ BIENNALE DE DANSE DEDIEE A RONNIE AUL


Ven. 16 18h Salle Frantz Fanon
Rencontre avec...Ronnie Aul
Afro-amricain, Ronnie Aul, danseur, chorgraphe, a
t l'un des prcurseurs, de la danse contemporaine en
Martinique. Form chez Katherine Dunham
(1909-2006), aprs avoir parcouru une trentaine de
pays comme crateur et danseur, il se pose en
Martinique en 1968 o il forme plusieurs gnrations de
danseurs. Prcurseur, il a t le chorgraphe des
Grands Ballets de la Martinique, o il apporta sa moder-
nit, sa vision contemporaine...tout en maintenant
l'ancrage dans les traditions martiniquaises.


Samedi 17 19h
Esplanade : Atelier ciel ouvert AM4
Mercredi 21 20h
Des chausses / Septet / L'entrouvert... / Sunset Fratell
Conservatoire National Suprieur de Danse de Paris
Jeudi 22 20h
Une vie. Friday Kahlo
Cie Alfred Alerte Martinique / France
Chorgraphie d'Alfred Alerte Cration 2009
Fte de la danse
Jeudi 29 19h30. Entre libre.
Ecoles de danse de Martinique


I




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs