Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00162
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: April 8, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00162
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

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p glE HEBDOMADAIRE FORMATION COMMUI
t ie d


P M PPour la Responsabilit et le Dveloppement vritable.


Reour sur terre la veille de Pques:













BILAN IEDOM 901iME ANNIVERSAIRE DE "JUSTICE :"
S? L'importance d'un journal comme
&E A E"x- Oi' Justice dans ,l construction de
da conscience Martiniqudise
8 LuTEs SOCIALEs
Niuv ueea dle:I l'ativi f II J d 62 dns, les Elus Communistes
S 'utl Madrtiniquais arrdchaient I'dpplicdtion
istofrieailu s himaie de Id Retraites des Vieux Travdilleurs


--


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a ka Pa ................... .. 2

Edito .................... 3.
- Letchimy redcouvre l'Etat

Luttes Sociales ............ p. 4/5
- Quand le juge va la pche
- Quel repreneur pour Bata ?
- Politique de la fusion des collctivits
- Retraites des vieux travailleurs

Economic ................ p.6/7
- Bilan IEDOM 2009

Politique ................ p.9/13
- La Rgion peut-elle tout rgler P
- Letchimy et le patronat
- 90me anniversaire de Justice
- Claude Lise et Serge Letchimy
- Le dbat institutionnel ressurgit
- GRS et Combat Ouvrier
- Communique du CNCP

Ha ti ................. ..... p. 14
- Le reconstruction en Hati

France ................ p. 15/16
- Partager les richesses
- Le PCF et les rgionales
- Grard Longuet

Dans le Monde ............ p. 16/17
- Afghanistan

Annonces Lgales .........p. 17/19

Culture .................. p. 20
- Maryse Renaud
- Des plasticiens antillais Paris



""JusTICE ,
Administration & Rdaction :
Tl. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


LE SERVICE DES AUTOPSIES ENVOY EN GUADELOUPE ?

Dans le cadre de sa politique de restriction budgtaire et d'conomie, le Ministre de
la Justice envisage de fusionner, en Guadeloupe, les services de thanatologie (au-
topsie) de la Martinique et de la Guadeloupe. C'est par une note ministrielle que les
principaux responsables ont t avertis de ce project. Ce service, install au CHU
Pierre Zobda-Quitman, rendait d'normes services aux families et la justice, dans
un dlai relativement court. Selon l'unique lgiste, le Docteur Stphane Malbranque,
cette decision devrait avoir de lourdes consequences, pour les families et pour la jus-
tice : dlais de preparation des funrailles plus longs d'une part, risque de voir des in-
dices prcieux se perdre du fait du transport, d'autre part. Il rappelle en outre les frais
que va gnrer le transport des corps vers la Guadeloupe: prs de 3 000 euros par
corps. Chaque anne, environ 150 corps sont autopsis en Martinique. Cette politique
budgtaire parat "incomprhensible"au lgiste.

LARGE DORT EN PRISON

Emile Largen avait t dj condamn deux reprises par la Cour d'Assises de Mar-
tinique 15 annes de rclusion criminelle pour des viols commis sur une mineure,
qui serait de surcrot sa fille. Il avait dj t incarcr, mais, aprs s'tre pourvu en
cassation, il avait bnfici d'une remise en libert conditionnelle, avec obligation de
se rendre la gendarmerie chaque semaine et interdiction d'approcher la victim et
de quitter la Martinique. L'ancien president du Club des gommiers de Martinique avait
saisi la Cour de Cassation pour faire casser l'arrt. Mais les juges de cette jurisdiction
ont confirm le 17 fvrier dernier le verdict de la Cour d'Assises et de la Cour d'Ap-
pel de Fort-de-France. Comme il n'a plus de voie de recours, hormis la Cour de jus-
tice europenne, la Cour d'Appel de Fort-de-France lui a notifi le mardi 30 mars sa
condemnation pour viol et ordonn son incarceration pour qu'il purge sa peine
Ducos.

ARMAND NICOLAS, HISTORIAN, ANCIENT SECRETAIRE GENERAL DU

RC.M. SUR RADIO APAL"

Armand Nicolas, historien, ancien secrtaire gnral du Parti Communiste Martini-
quais, a accord radio APAL (94.9/107.8) un entretien au course duquel il nous a ra-
cont sa vie et son experience. Cet entretien est diffus dans le cadre de l'mission
"d twa nouvel" depuis le Samedi 27 Mars 2010.
Voici la suite de la programmation de cet entretien:
Samedi 10 Avril 6h30, 12h30 et 18h00 et Dimanche 11 Avril 2010 6h00
Samedi 17 Avril 6h30, 12h30 et 18h00 et Dimanche 18 Avril 2010 6h00
Samedi 24 Avril 6h30, 12h30 et 18h00 et Dimanche 25 Avril 2010 6h00

DEMENAGEMENT DE CERTAIN SERVICES DE LA PREFECTURE

En raison de travaux de renovation effectus sur le btiment D de la prefecture, cer-
tains services sont transfrs dans l'ex-immeuble des douanes (contigu l'immeuble
CGM), avenue Maurice Bishop Fort-de-France.
La prfecture informed les usagers que ce dmnagement entrane les consequences
suivantes pour l'accueil du public:
- Le bureau des lections et de la rglementation est transfr dans les nouveaux lo-
caux computer du 12 avril 2010.
Par consquent le service des lections, associations, armes, surveillance et gar-
diennage, vidosurveillance, agents immobiliers, marchands ambulants, foires et sa-
lons, rglementation gnrale seront ferms au public jusqu'au 9 avril avril inclus.
La rouverture est prvue pour le lundi 12 avril.
Une permanence du service rglementation uniquement pour le traitement des trans-
ports de corps est assure l'immeuble de l'avenue Bishop Niveau N-1 Bureau
BER 9.
- Le bureau de la circulation et des transports est transfr avenue Bishop comp-
ter du 13 avril 2010.
Les sections des cartes grises, des permis de conduire, des taxis de places, des auto-
coles seront fermes au public du 6 au 12 avril inclus.
Ds le 13 avril, le public sera accueilli dans les nouveaux locaux selon les horaires
suivants :
* Permis de conduire et cartes grises : du lundi au vendredi de 8h 12h
* Professionnels de l'automobile : le lundi et le jeudi de 9h 12h.


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detour ur terre la veille e Pues : LETCHIMY REDECOUVRE L'EXISTENCE DE L'ETAT


Une phrase est peut-tre passe inaperue dans le com-
muniqu de la rencontre entire Claude Lise, president du
Conseil gnral, et Serge Letchimy, nouveau president du
Conseil regional, le 30 mars dernier.
A propos du plan de reliance conomique regional, le com-
muniqu dclare : "Les deiuprsitents souhaitent que CEtat
sot fortement associ la ralisation de ce plan de reliance .
En effet, s'il y a bien eu un grand absent des dbats de
ces lections rgionales en Martinique, c'est l'Etat et la po-
litique du gouvernement Sarkozy-Fillon.
Le paradoxe est frappant. Alors qu'en France, l'occasion
des lections rgionales, c'est la politique du pouvoir face
la crise qui a t mise en cause et condamne par les
lecteurs, en Martinique, c'est la Rgion qui a t rendue
responsible de la crise et de ses effects, savoir le ch-
mage et la pauvret grandissants.
L'conomiste martiniquais Jean Crusol n'a-t-il pas crit que
la Region avait "cass" la croissance ? Et la revue patro-
nale Inter-Entreprise dirige par Francette Rosamont de
fvrier 2010 n'a-t- elle pas hsit affirmer : "Rgions: elles
ont (es rnes en matire conomique" ?
Pourquoi ce paradoxe ?
Dlibrment, suite au movement du 5 fvrier 2009, les
socio-professionnels et la bourgeoisie se sont retourns
vers les collectivits locales pour demander des measures
de reliance, arguant de la complexity et de la non-visibilit
des measures gouvernementales (plan Corail de Jego par
example).
Paralllement, la droite et le PPM ont rendu les deux col-
lectivits majeures et la "classepoltique "(entendez les ma-
jorits de ces assembles) responsables de la crise
social qu'elle "n'avaientpas vu venir"et de ses effects sur
le tissu conomique : liquidations judiciaires de centaines
d'entreprises, suppressions d'emplois par milliers, etc.
Le president du MEDEF local, Patrick Lecurieux-Durival,
s'est vertu noircir le tableau allant jusqu' brandir une
prtendue tude scientifique prvoyant la suppression de
10 000 emplois en Martinique la, suite des grves de f-
vrier-mars 2009.
On sait que tout cela est faux et archi-faux.
Les organismes officials que sont l'Institut de la Statistique
et des tudes conomiques (INSEE) et l'Institut d'mission
deS DOM (IEDOM) ont public des tudes montrant que la
crise qui a frapp la Martinique en 2009 a commenc avant
mme la crise financire capitalist de 2008. La principal
cause du ralentissement conomique vient du fait que le
moteur de la consommation qui entranait jusqu'alors la
pseudo- croissance de la Martinique est progressivement
tomb en panne depuis 2005 sous les coups des politiques
nolibrales des gouvernements de droite qui ont sabr
dans le pouvoir d'achat des travailleurs et des titulaires de
minima sociaux. C'est d'ailleurs un des facteurs de la
grande mobilisation syndicale en fvrier 2009 contre la vie
chre.
D'autres causes conjoncturelles ont jou bien sr : en 2007
le cyclone Dean a frapp durement l'agriculture; l'annonce


en 2008 de la modifica-
tion de la dfiscalisation
Girardin a plomb l'acti-
vit immobilire qui
boostait artificiellement
et dangereusement le
BTP ; la hausse interna-
tionale des prix du p-
trole brut et des products
alimentaires (riz, bl,
etc) a dstabilis l'co-
nomie en 2007-2008,
etc. Bref, la cruise finan-
cire capitalist a pro-
gressivement product
des effects rcessifs en Martinique creditt, tourisme.
La bourgeoisie et le PPM se sont servis des effects de la
cruise sur les consciences pour s'opposer la proposition
d'autonomie dans le cadre de l'article 74 come lment
majeur de rponse de fond la cruise de la socit martini-
quaise. En priode de cruise on a peur du changement,
c'est connu. Surtout si l'on certified que les acquis sociaux
seront remis en cause, dans le mme temps o certain
syndicalistes (CGTM-Combat Ouvrier) tiennent un dis-
cours convergent
Cette alliance, s'est concrtise par la constitution d'un
prtendu "Comitpourla reliance conomique"qui a concentr
ses revendications en direction des collectivits locales, et
particulirement la Rgion accuse de dtenir un "matelas
dargent"et de ne rien faire (voir notre article sur cette al-
liance du 28 aot 2009). Un sorte d'autonomisme re-
bours de ceux qui ont combattu farouchement l'article 74.
La champagne sur la perte des acquis sociaux a permis de
rejeter l'Autonomie. Et la dmagogie populist du no-
PPM sur la promesse de la creation immediate de 5 000
7 000 emplois a pu fire gagner les Rgionales en faisant
croire au people que tous les problmes martiniquais pou-
vaient tre rsolus par un changement d'quipe la tte
d'une Rgion cense dtenir un trsor accumul.
Le communique sign par Serge Letchimy demandant
d'associer ~fortement"l'Etat au plan de reliance regional est
un dbut de retour sur terre du "missionn", en cette p-
riode pascale. L'Etat franais ne saurait se drober ses
obligations. En dpit de la dcentralisation, il faut savoir
que "'Etat conserve la responsabiIt de la conduitie de lapoli-
tique conomique et social ainsi que la defense de femploi"
Nous l'avons toujours dit, la Rgion et les collectivits lo-
cales peuvent tre des ples de resistance aux dgts de
la politique du pouvoir et la crise capitalist. Elles peu-
vent tre des points d'appui pour vivre mieux au quotidien.
De ce point de vue, nous veillerons faire respecter les
promesses.
Mais, il faudra aller plus loin et reprendre la lutte vers une
vraie responsabilit des Martiniquais dans l'Autonomie.
Michel Branchi


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CHRONIQUE JURIDIQUE QUAND LE JUGE VA LA PECHE,,,


uuana le juge va a la pecne aux intormations, c est la garantie
d'un procs quitable au sens de l'article 6 de la Convention
europenne des droits de l'homme. Du droit au procs quita-
ble dcoule le principle de l'galit des armes entire salaries et
employers devant une jurisdiction prud'homale en matire de
discrimination.
Lorsque la discrimination au travail se manifeste par une moin-
dre volution professionnelle du salari par rapport ses col-
lgues, en raison de son engagement syndical, de son sexe, de
son handicap, etc., l'ingalit entire les parties au procs est
patente : le salari, si l'inspection du travail n'a pas men d'en-
qute approfondie, cherche runir les lments de nature
tablir, mesurer et rparer la discrimination, qute indispensa-
ble mais ardue aux rsultats parfois parcellaires ; l'employeur,
lui, dispose de tous les lments d'information qui permettraient
d'apprcier l'existence et l'ampleur de la discrimination, mais il
fait le plus souvent obstacle leur communication, prfrant
une opacit qui lui parat salutaire. Juge de l'audience initial -
dite de conciliation du conseil de prud'hommes ou juge du
fond, le pcheur actif n'aime pas tre maintenu dans les eaux
troubles de la gestion des resources humaines. Ds lors, ces
dernires annes, mergent en nombre croissant des decisions
judiciaires ordonnant l'employeur, qui dtient les lments de
rfrence (salaires, classifications...) ncessaires pour appr-
cier l'existence d'une discrimination, de les communiquer, au
besoin sous astreinte. Ce d'autant plus que le bureau de conci-


nation au conseil aes prua nommes, aetenteur au pouvoir daor-
donner toute measure d'instruction, ne peut se drober devant
une demand de communication force de pices de nature
clairer la jurisdiction, et doit y rpondre expressment par une
decision motive, a jug la cour d'appel de Paris ces derniers
mois. Quant au droit d'alerte des dlgus du personnel, tou-
jours possible en cas d'atteinte aux droits des personnel dans
l'entreprise et assurment la discrimination est une atteinte
la libert d'tre -, l'enqute qu'il dclenche doit tre mene
conjointement par les dlgus et l'employeur, sur la base
d'lments d'information exhaustifs transmis par ce dernier, a
rappel la cour d'appel de Toulouse en 2009.
Et la protection de la vie prive des salaries si souvent invo-
que par les employers ? Selon eux, elle s'opposerait la pro-
duction des lments salariaux des salaries comparants en
vertu de l'article 9 du Code civil. Mais le juge tablit une just
hirarchie entire la protection de la vie prive et le fait discrimi-
natoire : "Toute atteinte la vie prive n'est pas interdite, une
tell atteinte pouvant trejustifie par C'eigence de la protection
d'autres intrts", selon un arrt recent de la cour d'appel de
Versailles. Transparence, galit des armes : en some, il est
des juges qui, au nom du procs quitable, ne veulent pas tre
mens par le bout... de la canne pche
Par Emmanuelle Boussard-Verrecchia,
advocate au barreau de Versailles


QUEL REPRENEUR POUR BATA ? LE GROUP KARAM


Angoisse pour les 216 salaries de Bata Outre-mer


Le group Bata Outremer, en redressement judiciaire depuis
,mars 2009, devrait connatre le 6 avril, le repreneur qui pourra
continue l'activit. Mais il est certain que des emplois vont dis-
paratre et que la grosse entreprise qui a marqu des dcen-
nies durant le paysage conomique des Antilles-Guyane ne
sera plus la mme. Depuis 1934, l'enseigne Bata avait pignon
sur rue avec ses 38 structures de chaussures et d'accessoires


de mode, mais la concurrence a fait son ouvre,
et le group, avec ses 216 salaries, a du plomb
dans l'aile. Les syndicate, suite au redressement
judiciaire, avaient dsign un expert pour vrifier
les comptes, mais celui-ci n'a pas pu conclure sa
mission en l'absence de documents. C'est donc
l'obscurit pour ce group qui affiche un patri-
moine global de 7 millions euros sur les trois d-
partements. Le lundi 29 mars, le tribunal a
examin les dossiers des 9 repreneurs qui se
sont prsents, mais seuls trois ont paru afficher
une offre viable et global: les Groupes Karam,
Fara et Jarjoura. Celui qui a la prfrence des sa-
S laris est le group d'Alexandre Jarjoura, qui pr-
11; voit d'injecter 1,8 million d'euros et de conserver
160 emplois. Le group Fara, propritaire des
magasins Mga Chauss, se propose d'investir
jusqu' 1,9 million d'euros et de reprendre 131
salaries. Le group Karam, propritaire de Kari-
bel, qui a la prfrence de l'administrateur judiciaire et du pro-
cureur de la rpublique, envisage de dbourser 2,45 millions
euros et prvoit de reprendre 134 salaries. Les salaries atten-
dent avec anxit la decision du tribunal en souhaitant le moins
de perte d'emplois possible.
Nous y reviendrons...


QUELLE POLITIQUE POUR LA FUSION DES DEUX COLLECTIVITES ?


Prs de 4.400 agents de la Rgion et du Dpartement devront
trouver leur place dans la Collectivit unique qui se mettra en
place dans deux ou quatre ans. Mme s'il n'y pas inquitude,
ni d'affolement, les deux excutifs ayant annonc qu'il n'tait


pas question de licenciement, les personnel se posent des
questions sur ce qu'il adviendra concrtement d'eux. La nou-
velle collectivit absorbera-elle tout ce personnel ? La CDMT,
consciente de l'ampleur de la tche, a pris les devants et a


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LUTTES %0C1ALES





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runi, le mardi 30 mars, les agents du dpartement
afin de faire le point. S'il n'y a pas de risque de licen-
ciement, les personnel s'interrogent sur le sort des
contractuels, sur les plans de carrire. C'est pour cela
que le syndicate rclame d'tre parties prenante du dis-
positif qui sera mis en place pour envisager les mo-
dalits de la fusion. Il s'agira, l'instar de ce qui a t
fait en vue de la fusion entire I'ARDM et l'Office du
tourism de la Martinique, de mettre l'imagination au
pouvoir pour plus d'efficacit. La CDMT propose un
calendrier structure, avec la mise en place d'un co-
mit de pilotage, afin de dfendre au mieux l'intrt
grnral des Martiniquais.


Les salaries du conseil gnral veulent tre parties prenante de la fusion


POINT D'HISTOIRE IL Y A 62 ANS, LES ELUS COMMUNISTS MARTINIOUAIS

ARRACHAIENT L'APPLICATION DE LA RETRAITES DES VIEUX TRAVAILLEURS


Runion du syndicate CGTM des Vieux Travailleurs avec Philibert Dufal droite
En mars 1948, Le Parti Communiste Franais adressait la F-
dration Communiste de la Martinique le tlgramme suivant :
"Devant puissant movement populaire appuyant protestation
nergiquesparlementaires communistes,e JournalOfficielpu6Gie le
dcret tendant aux nouveau Dpartements La Retraite des
Vieu 'Travailleurs partir du ler avri'.
Ce tlgramme est important :
1) I announce une grande victoire populaire : l'application d'une
grande conqute social la Martinique, la Retraite des Vieux
Travailleurs.


2) Il montre que cette victoire est le rsultat de l'action massive
des travailleurs eux-mmes et n'a pas t un cadeau de la
"France gnreuse".ll a fallu de puissantes manifestations des
travailleurs martiniquais pour l'imposer, parfois ap prix de leur
sang.
En effet ,quelques jours avant,le 1er mars 1948 s'tait dclen-
che la grve des ouvriers agricoles.Le 4,la gendarmerie du
prfet Trouil avait tir sur les grvistes faisant trois
morts(Andr Jacques,Henri Jacques,Mathurin Dalin) et cinq
blesss(parmi eux Yvonne Jacques et Andr Balmer).
3) Les communists, et en particulier les deux dputs com-
munistes de la Martinique, Lopold Bissol et Aim Csaire, se
trouvaient la pointe du combat.
Aujourd'hui, l'heure o certain se prsentent comme les pro-
tecteurs ou les promoters des conqutes sociales, il est bon
de rappeler le rle dcisif des communists qui taient souvent
les seuls se battre contre le refuse des bks, des profiteurs et
des politicians leur service.
Lorsque les communists sont carts des assembles o se
prennent les dcisions,les travailleurs sont privs de leurs meil-
leurs dfenseurs. C'est une leon de l'Histoire que les lecteurs
doivent mditer et ne pas oublier.


LE BEAU POISSON D'AVRIL DE FRANCE-ANTILLES


Le 1er avril, France- Antilles a public un allchant article inti-
tul "L'outre-mer pourrait copier 9Mayotte /Avoir une matresse
pourrait tre dductible des impts". L'auteur de cet article, qui
signe Paul -Henri Coste, s'est ingni donner son affirma-
tion fantaisiste un caractre vraisemblable en se rfrant une
pratique relle qui est la polygamie l'le musulmane de
Mayotte et un article de la "foi d'orientation pour 'outre- mer
No 2003-660 du 21juillet 2003" stipulant, parat-il, que "Nulne
peut contractor un nouveau marriage avant la dissolution du ou
desprcdents. Le present article n'est applicale qu'aux.personnes
accdant au marriage l'ge requis pour se marier au 1er janvier
2003".
P-H.C. invented avec le plus grand srieux apparent possible un
avocat "spcialis dans lafiscalit"qui, fort de cet article de loi,
aurait commenc ,donner des sueurs froides aux fonction-
naires de l'htel des impts, lesquels craignent que les contri-
buables martiniquais ns avant 1985 et qui ont "dans le placard


une ou plusieurs matresses officielles ou amants officie(s ne r-
clament le droit une reduction d'impts. Cette reduction d'im-
pts serait la consequence du nombre de parts don't pourraient
bnficier ces pouxet pouses polygames dfait en dclarant leurs
matresses ou amants".
Voil donc tourne en drision une.pratique assez courante en
Martinique mais galement connue dans de nombreux pays "ci-
viliss", don't la France.
Il parat que beaucoup de lecteurs ont cru en ce dlicieux pois-
son d'avril offert par le quotidien. Et pourtant Paul -Henri Coste
a multipli les indices permettant de dceler la farce : l'avocat
s'appelle Me Senne; son client est qualifi de gross poisson"; Me
Senne "frtille"; finalement, il est dit qu'on ne peut savoir com-
bien de contribuables vont "mordre l'hameon".
Par ces temps de crise et de dprime, il est bon de rigoler un
peu. Bravo l'artiste!


M.Belrose


Lurrrrs OCALS


v Jeui 8 Avri l 200 -jtic n'1 age





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Silan IEPOM e l'anne 2009 : NOUVEAU RECUL DE L'ACTIVITE ET HAUSSE

HISTORIQUE DU CHOMAGE
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La bulle immobilire a clat en 2009 sous l'effet de la Lodeom Jego

Comme nous l'avions annonc (cf Justice n 12 du 25 mars
2010), l'Institut d'mission des DOM (IEDOM) a confirm qu'en
2009 l'conomie de la Martinique a de nouveau recul, comme
elle l'avait dj fait en 2008 pour la premiere fois depuis 1946
(- 0,3 %).
Le chef des tudes de l'ledom, Stphane'Attali, a dclar
France -Antilles le 30 mars : "La Martinique est entre en rces-
sion en 2008 avec un (Produit Intrieur Brut de 0,3 %. Nous
n 'avons pas encore Ces chiffres officials, mais tous les indicateurs
laissent penser que la recession s'installe en 2009 ".
Dans le bilan conomique de l'an dernier prsent le 29 mars
2010, l'IEDOM-Martinique crit : "L'activit conomique de la
fMartinique a t en net repli en 2009 malgr une lgre amliora-
tion enfin d'anne. Le conflict social defvrier-mars a pes dfa-
vorablement sur un tissu 'entreprises dj fragilis par le
ralentissement conjoncturelde 2008, notamment dans le BTP et Ce
tourism" (Note express n 67 de mars 2010 : "L'anne 2009
en Martinique').
Consommation des mnages "atone", dgradation de l'emploi,
inflation modre, constate l'Institut et il advance que "tincerti-
tude conomique et les inquitudes autour de 'volution statutaire
ont cr un attentisme dfavorable (investissement des entre-
prises et des mnages". Il est certain qu' force de vouloir faire
peur certain se sont fait peur, euxmmmes. Par ailleurs, quelle
est la part aussi de la volont des matres de l'conomie de
crer un climate dfavorable veille de la consultation populaire
en faisant la grve de l'investissement ? Car l'article 74 ne me-
naait en rien l'conomie, mais donnait plus de pouvoir local
notamment au plan fiscal.
L'ledom note aussi que "aE chute des recettes de octroii de mer
afragilis lesfinances des collectivits locales, limitant defait
leurs capacits d'investissement".

TOUS LES INDICATEURS EN ROUGE
L'IEDOM analyse d'abord le comportement des grande com-
posantes (agrgats) de l'conomie martiniquaise qui, selon lui,
"a atteint un creux en 2009 ".

- Consommation des mnages en recul,
Sous Ileffet de la dtrioration du march de l'emploi et d'une
vulnrabilit financire accrue des mnages, la consommation


est en recul. Ainsi les importations de biens de consommation
ont baiss de 12,3 % sur l'anne prcdente et les crdits la
consommation ont rgress de 4,7 % en 2009. Il faut aussi tenir
compete de la baisse du pouvoir d'achat don't l'IEDOM ne souf-
fle mot. Dj en 2008 les immatriculations de vhicules parti-
culiers neufs avaient baiss de 6,7 %. A contrario, la
consommation a effectu une petite remonte au 2me se-
mestre en raison de la mise en place, suite la grve, du RSTA
(Revenu supplmentaire temporaire d'activit) qui thorique-
ment concern 60 000 personnel. Ce qui montre bien l'un des
facteurs de la crise : la politique du gouvernement et du patro-
nat en matire salariale et de minima sociaux.
- Investissement en berne
L'investissement des mnages a t moins dynamique : le ra-
lentissement des crdits l'habitat l'atteste.
L'investissement des entreprises est en repli : la chute des im-
portations de biens d'quipement de 26 % et des vhicules uti-
litaires de 20 % le montre. La crise et les incertitudes
conomiques et institutionnelles sont invoques, l encore.
La command publique n'a pas pu jouer son "rle contracy-
clique"sur l'activit conomique du fait de la fragilisation des
budgets des collectivits locales lie la baisse de l'octroi de
mer (- 20 ,6 %) et en raison "des retards dans (a programmation
et [a consommation desfonds europens (souvent dus une pnu-
rie de porteurs de projects" Que n'a-t-on pas dit en accusant la
Region.
- Hausse du chmage de 12,7 %
L'IEDOM note : "Ce nombre de demandeurs demploide catgorie.
(DEFM JA) s'lve 39 531 en dcembre 2009, soit une progres-
sion de 12,7 % par rapport dcembre 2008, portant 'indicateur
de chmage 24 % (+2,4 points sur un an)". Pour le chef des
tudes de I 'ledom, "nous avons perdu en un an ce que nous avions
gagn en huit ans". La Martinique est revenue au taux de ch-
mage de 2002 (24,7 % et 39 617 demandeurs d'emploi). Le
taux de chmage avait recul 21,2 % en 2006 et 2007 pour
remonter 21,5 % en 2008.
De l'autre ct, "paraCllement, la dtrioration du clmat cono-
mique s'est traduite par une diminution des offres d'emploi collec-
tes par Ple emploi (- 8,7 % par rapport 2008)", explique
l'Institut.
- Une inflation modre
L'indice des prix volue moins vite qu'en France ( + 0,6 %
contre + 0,9 %). Effet de la baisse des prix des carburants et de
l'accord BCBa ?
- Baisse spectaculaire des importations de 25,9 %
Le ralentissement conomique a provoqu la baisse parallle
des exportations (- 28,9 %) et des importations(-25,9 %). Le
taux de couverture des importations par les exportations est
rest aussi "structurelement"faible 13,2 % (13,8 % en 2008).
La baisse des importations s'explique par le repli des importa-
tions des automobiles (-32 '/o), des biens intermdiaires (-28
%) et des biens d'quipements (-38 %).

LE HOMBREUX SECTEURS EN DIFFICULT
Au plan sectoriel, l'Institut signal les difficults du commerce et
des services, du tourism et du BTP. Par contre, l'agriculture et
l'industrie agroalimentaire auraient mieux rsist la crise.


Pl' D 8A i2 1-ae


[ ECONOMIC





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L'activit des entreprises de l'conomie marchande "a t du-
rablement affecte par (a crise social de fvrier-mars 2009 ", sou-
ligne l'IEDOM. Que l'arrt de l'conomie pendant 38 jours ait eu
un impact ngatif est incontestable, mais cela constitute une vue
partielle des choses puisque l'on a vu la demand des m-
nages et l'investissement flchir sous l'influence d'autres fac-
teurs.
- Commerce et services : une activity morose.
Les huit hypermarchs de Martinique ont enregistr une baisse
sur l'anne de 7,1 % avec une chute de 16 % au premier se-
mestre et un niveau proche de 2008 au second semestre.
-Tourisme : nouveau recul
Le conflict social a frapp un secteur "dj touch par le ralentis-
sement mondial': baisse du nombre de passagers l'aroport
de 4,9 % sur l'anne (1,572 million), chute du nombre de croi-
siristes de 30 % sur 2008 avec 61 000 personnel ayant fait
scale au lieu de 100 000 prvues. On constate une reprise au
dernier trimestre de 2009 qui n'a pas permis de rattraper le re-
tard pris au dbut de l'anne. Cette baisse du flux touristique a
affect les artisans taxis, les restaurateurs et les entreprises si-
tues en aval du secteur. Le taux d'occupation dans l'htellerie
s'affiche 47,5 % sur l'anne 2009 contre 54,6 % en 2008.
Selon l'IEDOM, "cette baisse sur deu annes conscutives a en-
gendr unefragilisation de la situationfinancire des entreprises
htelires". Cela confirm la vulnrabilit de ce secteur la
conjoncture international.
- BTP : amplification de la crise commence fin 2008
Ralentissement de la construction de logements et chute des
ventes de ciment de 24 % sur l'anne en tmoignent. L'IEDOM
indique : "L'attentisme des investisseurs, ii aux incertitudes re-
latives l'volution institutionnelle, et la perte d'image suite aux
movements sociaux du dbut d'anne ont brid le march de la
promotion immobilire". Il s'agit bien du logement priv, victim
de l'clatement de la bulle immobilire. Il est vrai que le loge-
ment social n'a pu compenser cette baisse d'activit. Pour les
-travaux publics, les retards de programmation et les difficults
financires des collectivits locales auraient gn le dmarrage
des grands travaux.
- Banane : reprise de la production menace par l'ouver-
ture du march europen la banane-dollar
Nette reprise de la production en 2009 : 190 000 tonnes contre
147 000 tonnes en 2008. Mais la production doit faire face la
baisse des tariffs douaniers applique par l'Europe aux produc-
teurs de la zone dollar (cycle de Doha).
En dpit de conditions difficiles,, la champagne cannire a per-
mis de rcolter 220 000 tonnes de cannes, soit 7,3 % de plus
qu'en 2008. Le march du rhum l'export a t "favorablement
orient", avec cependant une baisse de l production de
5,3 % sur un an (71 000 hectolitres d'alcool pur-HAP) en
raison de la pnurie de carburant pendant la crise social.
Dgradation de la situation financire des entreprises
et des particuliers
Sur le plan montaire et financier, la conjoncture a t ca-
ractrise par "fa faiblesse de la progression des encours
(NDR: crdits) bancaires et par un accroissement de la si-
nistralit (INlR: risques, non remboursement)". Les inves-
tissements des mnages et des entreprises "ont perdu
leur dynamisme".
Ainsi les crdits la consommation ont recul de 5,1 %
en 2009 contre + 3,8 % en 2008. Les crdits aux entre-
prises ont galement baiss : de 4,2 % pour les crdits


d'exploitation et de 2,3 % pour les crdits d'investissement. Les
comptes dbiteurs des entreprises ont progress de 22,7 %.
Les crances douteuses de leur ct ont augment de 13,9 %
traduisant la "dgradationfinancire des agents conomiques".
L'pargne liquid et court terme a recul de 1,5 % alors que
l'pargne long terme a augment de 6 % avec la reprise des
marchs financiers (pargne de precaution).
Les profits des banques locales seraient moins "satisfaisants"
que les annes prcdentes, explique l'ledom.

QUELLE REPRISE ?
La conclusion de l'ledom vaut son peasant de tartufferie : "Utne
reprise est conditionne court terme par un retour la confiance
des investisseurs que pourraient favoriser lafin des incertitudes
institutionnelles aprs le rfrendum de janvier 2010 et le red-
marrage de la croissance constat au niveau nationalet interna-
tional", pronostique-t-il.
Avec le vote du 10 janvier 2010, s'est ralise "la fin des incer-
titudes institutionnefles" et avec l'lection de Serge Letchimy,
poulain du "comit pour la reliance conomique" des dits socio-
professionnels don'tt il a prsid la creation en mairie de FDF
le 28 aot 2009), la tte de la Rgion, la confiance dans le
maintien du "systme" est de retour. "Business as usual, comme
cela se dit dans ces milieux.
S'agissant du "redmarrage"de la croissance en France et ail-
leurs, il y a un hic. La dernire note de l'INSEE prsente le 25
mars indique "un climate conjoncturelqui marque (epas". La crois-
sance en France resterait molle avec un chmage fort au pre-
mier semestre 2010 en raison d'une consommation des
mnages qui flchit et un pouvoir d'achat qui ralentit. La crise
capitalist n'est pas termine, comme le montre la crise de
l'euro l'occasion de la faillite grecque..
En ralit, la recession de 2008 et certainement de 2009 en
Martinique est la conjunction de plusieurs crises : crise du sys-
tme nocolonial dpartemental don't la crise social est l'ex-
pression et non la cause et impact de la cruise capitalist
mondiale et de la politique nolibrale de Sarkozy.
Pour rsoudre la crise martiniquaise qui est spcifique, il ne
suffit pas de procder une simple reliance par des grands tra-
vaux. Loin s'en faut.
Aprs avoir cd au vent de panique dclench par les privil-
gis du systme, relay par les politicians leur service et
l'ayant conduit refuser d'avancer vers la Responsabilit dans
le cadre scuris de l'article 74, la Martinique est face elle-
mme.
Michel Branchi


Inflation faible en 2009, mais vie toujours chre


82-P


ECONOMir- ,





http://wwwiournal-iustice-martiniaue.co


LA REGION PEUT-ELLE TOUT RGLER ? UN BUDGET GAL '# DU PIB


Nous reprenons ci-aprs, avec quelques amliorations, un
petit tableau sur les niveaux compares des dpenses des
diffrentes collectivits et institutions pour couper court
l'affirmation mensongre ayant eu course pendant la r-
cente champagne des Rgionales selon laquelle les collec-
tivits- et singulirement la Rgion- auraient une quasi
autonomie et tous les pouvoirs pour rgler les problmes
martiniquais.
Voici le niveau des dpenses annuelles :
* Etat: 2 800 millions d'euros (2008) ; soit 35,5 % du PIB de
2008;
* Region : 338 millions d'euros (2010) ; soit 4,3 % du PIB de
2008 (derniers chiffres
connus) :
- don't : dpenses obliga-
toires (Lyces, formation
professionnelle, Trans-
ports-routes) : 167,2 mil-
lions d'euros (2010);
- don't : Investissements :
175,4 millions d'euros
(2010), soit +7,4 % sur
2009 ;
Et 60 millions d'euros d'em-
prunt (2010);
* Dpartement : 656 mil-
lions d'euros (2007) ;
*Communes (ensemble) :
3 million deuros (2 7) Le budget de la Rgion est plus de 8
503 millions d'euros (2007)

*Etablissements publics de cooperation intercommunale
(EPCI du genre CACEM) : 213 millions d'euros en 2007 ;
*. Hpitaux: 614 millions d'euros (2006) ;

A compare avec :
* Produit Intrieur Brut (Richesse global martiniquaise an-
nuelle) : 7 876 millions d'euros (2008) ;
* Importations : 2 726 millions d'euros (2008)

Commentaire: L'Etat reste le principal moteur de la dpense
publique avec 35,5 % du PIB, soit 8 fois et demie plus que la
Region. Il est responsible de la conduite de la politique co-


fois


nomique ainsi que de la defense de l'emploi. Le budget de la
Region est infrieur celui des Hpitaux, du Conseil gnral,
du cumul des communes et des EPCI (communauts de com-
munes). Il est grev pour la moiti par les dpenses obligatoires
: lyces, formation professionnelles, routes. La Rgion peut
contribuer la reliancee conomique" par la command publique
dans le respect des rgles europennes du code des marchs
publics qui interdisent la "prfrence locale"et impulser des in-
vestissements porteurs. Elle peut aider les entreprises dans le
respect des rgles europennes. Elle peut surtout, gre par
des lus consquents, tre un ple de resistance pour aider,
inflchir et accompagner le dveloppement, pour maintenir,
soutenir et crer l'emploi.
Elle n'a ni les moyens fi-
Snanciers ni les pouvoirs
(instruments juridiques)
suffisants pour dvelopper
seule rellement le pays.
Toute la question pose
lors du dbat statutaire de-
meure : disposer du pou-
voir de changer de modle
de dveloppement et de
dcider en Martinique.
Faire croire que, dans le
cadre de l'article 73, la R-
gion peut inverser substan-
infrieur celui de l'Etat en Martinique tiellement les tendances
lourdes au non- dvelop-
pement, par example la propension tout importer, c'est crer
de dangereuses illusions. Avec la Collectivit unique, la force
de frappe du pouvoir local sera amliore et sera plus efficient
(environ 1 milliard d'euros de budget). Des habilitations lgis-
latives, judicieusement choisies mais ncessairement limites,
peuvent relativement accrotre sa capacity d'influer sur les ra-
lits conomiques et sociales du pays. Mais la vraie question
reste celle du champ de comptences et donc du pouvoir de
Igifrer et rglementer l'intrieur d'elles (pouvoir normatif).
La question d'une vritable autonomie pour changer substan-
tiellement de modle de dveloppement est incontournable.
Michel Branchi


Le patronat et Letckimy La mairie de Fort-de-France un certain vendrei 28 aot 2009

LA MAIN DANS LA MAIN CONTRE LE 74 ET POUR LA CONHUETE DE LA REGION


Nous avons crit que Serge Letchimy entretenait des liens
particuliers avec le patronat martiniquais. On peut croire
que nous exagrons et que cette affirmation est le fruit de
la passion politique ou de notre imagination. Par les temps
qui courent, il est utile de visiter certain sites internet.

Ainsi le site Meetaw de Grard Dorwling-Carter, rdacteur An-
tilla, a public le 1er septembre 2009 sous le titre "La crise en
9Martinique: L'initiative de Serge Letchimy", une information re-
prise sur le site de Serge Letchimy, soi-mme publie le 29 aot
2009. Rappelons qu'on est en pleine champagne sur l'volution
institutionnelle aprs la deuxime runion du Congrs des lus
le 18 juin 2009, la creation le 29 juillet du RMC et que la date
de la consultation n'a pas encore t fixe par Sarkozy.
Il s'agit du compte-rendu sign Jeff Lafontaine, Directeur de ca-


binet de Serge Letchimy, d'une runion le vendredi 28 aot
15h30 au 6me tage de la Mairie de Fort-de-France avec une
centaine de patrons. La photo du president du MEDEF local,
l'poque Patrick Lecurieux-Durival, illustrant l'article est reprise
du site de Serge Letchimy. Le compte-rendu crit :
"Plus d'une centaine de chefs d'entreprise ont rpondu 'invita-
tion, dmontrant ainsi leur inquitude mais aussi 'espoir qu'ils
placent dans cette initiative. Le dput maire n'a pas souhait la
presence de la press cette reunion (..)".
Il est indiqu que "tous [es indicateurs conomiques sont au rouge
et que "iconomie de la EMartinique est exsangue".
Meetaw comment : "'insi Cafiance "politique du fPPM est scel-
le sur une base politique, ainsi qu'elle (a t avec le rFMP et les
dclarations de Laventure sur ('autonomie d'appartenance (NDR:


w Il '.


[





hftfp./www.iournal-iustice-martinique. com


le PPM) et celle de "rupture"(NDR : MIM et autres du RMC). Le
marriage de la carpe... ".

'IRIGER LA GROGNE VERS LES DES COLLECTIVITES RGIONALE
ET DPARTEMENTALE
Puis l'article de Jeff Lafontaine pointe le bout de l'oreille poli-
tique : "Malgr tous ces signes avant coureurs d'une "situation in-
surrectionnelle", une chape de plomb pse sur fa classes politique
martiniquaise (NDR : entendez les deux collectivits). La solu-
tion serait pour certain dans la venue d'nergies extrieures la
Martinique porteuses de solutions magiques, et pour d'autres le
basculement dans 'article 74 aux vertus miraculeuses. Aye kw
sa", indique-t-il. Donc non la pression pour obtenir l'interven-
tion de I'Etat et non au changement statutaire.
Le rdacteur du site Letchimy, Jeff Lafontaine, pursuit au vi-
triol : "Point de plan de reliance en vue, ni de perspectives, pas de
prise en considerations des messages du monde conomique, rien de
durable n'est fait, si ce n'est que la distribution directed d'aide so-
ciate et de subvention par-ci
et par l.
Sommes-nous en train de
subir cette stratgie du
"mythe du sauveur" qui
consiste laisser grossire I
nombre des personnel plon-
ges dans rimmdiatet de
leur souffrance, mettre le
feu, pour mieuxse prsenter
aprs en pompier ? Ces pra-
tiques d'un autre temps sont
autant condamnables que
ceux-l( mmes qui en profi- La droite triomphe le jour de l'investiture d.
tent et se font complices
d'un telcrime. Parce qu'ils'agit bien de crime quandonfoule aux.
pieds les rgles fmentaires de la dmocratie et du respect de la di-
gnit humaine en voulant faire que les droits de hommee devien-
nent des faveurs et de l'aumne". Sont viss Lise et
Marie-Jeanne et on reconnat les thmes de champagne du pr-
sident du no-PPM sur l'inertie de la Rgion tant lors de la
consultation du 10 janvier 2010 que lors des Rgionales, no-
tamment en tentant de faire croire que les collectivits peuvent
toutes seules lutter contre la crise. Une sorte d'autonomisme
rebours. Il ne faut rien demander l'Etat et faire supporter la
responsabilit de la crise aux Conseils regional et gnral pour
empcher l'volution institutionnelle.
Et le compte-rendu du site Letchimy rapporte soigneusement
les propositions du patronat martiniquais : au moins une ving-
taine que l'on retrouvera pour nombre d'entre elles dans le pro-
gramme de la liste Letchimy aux Rgionales et dans son
discours d'investiture la Rgion.
Citons par example : "le fnancement par le systme "partenariat
public-priv" de limmobilier d'entreprises (..)". Il est demand
surtout de : "crer la srnit pour la confiance (grve, pas d'in-
certitudes institutionnelle, etc)". A noter la proposition fantaisiste
suivante : attribution en priority auxentreprises locales des mar-
chs pubtics locaux". Le patronat qui a vot deux mains le


e L


maintien dans le 73 et l'intgration l'Europe de Maastricht feint
d'ignorer que cela est interdit tant par les rgles franaises
qu'europennes de la "concurrence libre et non fausse". Et de
faire porter sur les lus la responsabilit du fait que les entre-
prises locales sont concurrences par les entreprises ext-
rieures : malhonnte et mensonger. Ignorent-ils que les
infractions au code des marchs publics peuvent conduire de-
vant le juge administratif, l'Autorit de la concurrence voire en
prison ?

SERGE LETCHIMY, "L'HOMME DE L'OMBRE" (FRANCE-ANTILLES)
Le compte-rendu indique ensuite que "aprs deux heures de
fructueux dbats, le Dput maire Serge Letchimy a fait l'una-
nimit en proposant qu'un comitpour la reliance conomique se
constitute avec les reprsentants de tous les acteurs sociaux. Le se-
crtariat tant assurpar la chambre de commerce (..)". France
-Antilles du 17 septembre 2009 crira que le comit de reliance
n le 28 aot grce interventionn de Serge Letchimy, dput
et maire de Fort-de-France", a pour porte-parole dsign Claude
Pompire, president de la CCIM. Le quotidien crit un entrefi-
let sous le titre "lhomme de
Combre" : "Le comit de re-
lance conomique n'aurait
pas vu ce jour sans a contri-
6ution du dput et maire de
6Fort-de-France Serge Let-
chimy. Celui-ci a toutefois
choisi de ne pas se mettre en
avant sur ce dossier et rester
dans Com6re (..)". Serge
S Letchimy en inspirateur
clandestine et occulte d'un
Ei lobby patronal, fer de lance
etchimy : P. Petit, L. Nolbas et M. Osenat contre les conseils regional
et gnral, on s'en doutait.
Le comit de reliance conomique, au nom de la ncessit de
relancer l'investissement et de rtablir la confiance, se lancera
par la voix de Claude Pompire dans une champagne pour aussi
organiser "Le plus rapidement possible "la consultation sur 'ave-
nir institutionnel de la Martinique. La division du travail est bien
faite. Les rgionales ne seront pas reportes. Prvue initiale-
ment en dcembre 2009, la consultation sur le 74 aura lieu le
10 janvier 2010.
Etaient membres, entree utres, de ce dit "comit de reliance co-
nomique", Patrick Lecurieux-Durival, president du MEDEF,
Bruno Fabre, president de la commission BTP du Medef, Jos
Marraud-Desgrottes, expert-comptable, Karine Vivars Roy-
Camille, prsidente du Groupement de tourism de croisire
de Martinique (GTCM) qui s'est retrouve come par hasard
sur la listed Letchimy aux rgionales et a t lue, etc. Les pas-
serelles fonctionnent bien.
Sans parler du comit de pilotage conomique de la listed de
Letchimy avec entire autres Marcel Osenat, ancien president de
la CCIM, homme de droite et de la bourgeoisie.
Une nouvelle alliance avec l'Usine, version 2009 est ne le 28
aot 2009. La bourgeoisie martiniquaise bk et de couleur est
redevable Serge Letchimy d'avoir t le "rempart" contre la
fantasme venturee institutionnelle". Une sorte de "Lagro .
Antoine Gilles


F' jeui Avril 010 -juice ,Pag


~rrmY





Sht,//www.iournal-iustice-martiniaue. com


90me anniversaire ae justice : 8 mai 1920- 8 mai 2010

L'IMPORTANCE D'UN JOURNAL COMME "JUSTICE" DANS LA CONSTRUCTION DE

LA CONSCIENCE MARTINIQUAISE


.I'STC E
Iiiqui.0 de- ;.ilorof. lu Peuple.i
~*ilrJuuirniwi: i -Lir Fmr d>r*r -h- dL PL*'(., km,.iir:

j ~ *, ,,,,{,,''..'..i J ... a.., a'.i ..iii~ ., . a
.JIJLESEONNc.aoT .rD r, a .
.1(1 S T 1C

1.ii'd .1 h.iw., Prlearen de LUi ei. Iauasae.yn.9s.c us
J1 U ST 1 c
.Il JLT.II.a N hD . L ...t.~ tf.t.. .. ..i ...,pf,,, ,i. r. aI .1 *aa. Il 'C.(


AI a.., ,' Jules idonnewot :
.F IISTIC I:


f-.il, 1a. .'. I. r aun lR120.


.A flI'.%.lTIN liE JUSFT: i:
Imprownole .Wi'UIVLLjE
25. rue i-i G.nral Callilei.


Document : L'annonce de la parution de Justice le 1er mai 1920

Justice entam l'anne de son 90e anniversaire. C'est un v-
nement important dans l'histoire de la press martiniquaise que
Justicesoit encore present en dpit de toutes les attaques qu'il
a d supporter et surmonter face la bourgeoisie et au colo-
nialisme franais. C'est un tmoin incontournable des combats
mens sur le sol national martiniquais.
C'est la rupture definitive de la collaboration de classes initie
par Jules Monnerot contre la tentative de soumission conduite
par le socialist Lagrosillire avec les hommes de l'usine, donc
les bks.
LE PREMIER PAS
Pari audacieux en ce 1er Mai 1920, don't tmoigne un tract an-
nonant la sortie prochaine de Justice o il est crit :
"Justice, Organe des intrts du people, Journalnouveau, announce
qu'ilva paratre Fort-de-France la semaine prochaine. Plus que
jamais 'heure o nous sommes ilfaut une voix au people don't
les nom6reuwmilliers de voiClectorales ne sont que derision amre.
Ilfaut un organe la conscience du people dj mancip par Ces-
prit, 1a dmocratie consciente d'elle-mme au proltariat capa-
ble Ldorganisation ".
Dj Justice se dmarque de la dmocratie bourgeoise qui as-
simile dmocratie lections.
Dans un courier adress un jeune tudiant qui avait de-
mand son adhsion au Groupe Jean Jaurs en 1934 (aprs
l'assassinat d'Andr Aliker), Jules Monnerot lui crivait : "C'est


pour le rassemblement que j'ai fond Justice :j'tais alors
au barreau, ify a de cela quelque quinze ans. C'est l'or-
gane, aujourd'hui comme au premier jour, des intrts du
people contre Ces dviations don't la ploutocratie et Ce tho-
cratie, dans des pactes o le pus grandnom6re n'est point
parties prenante, sont les profiteurs aux dpens d'une d-
mocratie qui pourrait tre profltarienne, o apparat
comme un simulacre la dmocratie rpublicaine... De notre
journalla bonne et vive allure est due au concours des ca-
marades dsintresss autant qu'affectueux don't la valeur
et le talent sont apprcis des plus difficiles : les atteintes
mortelles contre un de ses animateurs commeAndrA iker,
montrent jusqu' quelpoint le sens de humann a manqu
auxennemis de la libert et de la justice". (Document com-
muniqu par A.Nicolas)
Un tel engagement ne pouvait qu'engendrer des cau-
chemars l'oligarchie et au pouvoir colonial. C'est ainsi
qu' Henri Lmery, snateur de la Martinique, s'est auto-
ris demander au gouvernement de destituer Jules
Monnerot de son poste de professeur de philosophie au
lyce Schoelcher.


HOMMAGE AUX PIONNERS
En ce 90e anniversaire, c'est tous ces pionniers de la
pense rvolutionnaire, ces combatants rsolus
contre les injustices, contre les profiteurs qui se sont en-
richis de la sueur, du travail, du sang du people travail-
leur que vont nos penses.
Et c'est l'occasion de rendre un vibrant hommage aux femmes
et aux hommes, militants syndicalistes et communists qui ont
port le combat pour la mise en place de la Scurit Sociale et
don't le journal Justice informait numro aprs numro de
l'volution jusqu' son application. Surtout qu'en France cette
revendication tait issue du Conseil national de la Rsistance
(CNR) de 1944 qui proclamait : "Nous, combattants de Combre,
exjgeons la mise en place d'un plan complete de scurit social vi-
vant assurer tous les citoyens des moyens L'existence dans tous
les cas o ils sont incapable de se Ce procurer par le travailavec
gestion par les intresss et 'tat ".
Ce dossier sera port par le communist franais, Amboise
Croisat, ministry du Travail en 1945.
Ce sont ces luttes trs dures, avec des grves sauvagement
rprimes pour exiger des conditions de travail dcentes qui
permirent cette avance essentielle. Et pour les conduire, les
travailleurs offraient leurs modestes cases o des decisions im-
portantes taient prises pour rdiger les conventions collectives
dans les diffrentes branches d'activit et don't Justice tait le re-
lais natural comme pour faire cho aux propos de Jules Mon-
nerot dans le 1er numro : "C'est de ce people que Justice
voudrait tre e journal. Dans cette vue nousferonsfileement
'cho du people des travailleurs socialists edj organisms en Parti
politique et en Confdration gnrale".


w jeut)i 8 Avri~l~s~l 200-utc n1 ae1





hfttD:/www.iournal-iustice-martinipue. com


POURSUIVRE "LOEUVRE"
Ni la repression, ni les perquisitions, ni les lourdes amendes in-
fliges un journal qui ne vit que du produit de la vente mili-
tante, n'ont entam la determination des communists. Mme
si financirement le journal en a beaucoup souffert.
L aussi le people travailleur martiniquais, conscient de l'im-
portance de Justce dans l'accompagnement du movement so-
cial, lui a toujours manifest sa total solidarity lors de la vente
militant et en rpondant aux appeals la souscription.
Il nous faut poursuivre "Z'oeuvre"avec la mme abngation,
continue lever les consciences pour inculquer notre jeu-
nesse le got de l'effort, l'envie de s'investir pour sortir de la tu-


telle colonial et de la dictature du capitalism financier afin
d'ouvrir les perspective d'une Martinique debout, solidaire,
digne et responsible.
Renoncer, ce serait laisser le champ libre tous ces vautours
qui profitent des privileges offers par la puissance colonial
comme par example les zones branches ou la dfiscalisation et
qui nous dpossdent petit petit de notre terre martiniquaise
et oprent sans bruit le genocide par substitution.
justice continuera exprimer cette rvolte. Ses colonnes sont
ouvertes tous ceux qui souhaitent participer ce vaste chan-
tier d'veilleurs de conscience.
Fernand Papaya


Claude Lise et Serge Letchimy : POUR QUE LA MARTINIQUE GAGNE


Comme prvu, les deux presidents des col-
lectivits majeures se sont rencontrs le 30
mars au Conseil gnral. Une rencontre
franche, de courtoisie et d'change qui
n'a pas effac les divergences entire les
deux hommes mais montr leur volont po-
litique de travailler de concert pour la Mar-
tinique. Claude Lise a rappel ses
divergences d'avec le president de Rgion, t
notamment sur la dure ncessaire la
mise en place de la collectivit unique et
sur le mode d'lection. Les deux excutifs
ont dcid de se rencontrer tous les deux
mois en attendant les vritables travaux
sur la Collectivit unique. On soulignera la
rfrence, dans le communique public
l'issue de la rencontre, un autre parte-
naire incontournable, savoir l'Etat. Celui-
ci, oubli par certain au course de la
dernire champagne lectorale, a t remis au centre du dis-
positif de reliance conomique, car c'est lui qu'incombe
la politique publique en Martinique et c'est lui qui est le
principal responsible du dveloppement conomique. Ci-
aprs le communique de la rencontre
"Le 30 mars 2010 1a demand du Prsident de Rgion de 9Marti-
nique Serge Letchimy, une rencontre s'est tenue dans le bureau du
President Claude Lise au Conseil(nral. Au course de 1a rencon-
tre qui a dur plus d'une heure, les deux presidents ont chang
principalement sur la mise en place de la collectivit unique et le
plan de reliance Rgional
Aprs avoir eu un change de points de vue sur chance et [es
conditions de preparation de la collectivit unique [es deuxprsi-
dents se sont entendus sur la creation dune commission de travail


Claude Lise et Serge Letchimy : entire courtoisie et fermet


mixte dpartement-rgion.
Ifs conviennent aussi de se rencontrer tous les deux mois alterna-
tivement au dpartement et la region sur un ordre du jour
convenu ensemble.
Dans le cadre du plan de reliance 'gionaliniti par (e Serge Letchimy, (e Prsident Claude Lise a confirm fintrt du d-
partement en mettant en avant (esprojets dpartementauxdj en
portefeuille. Cette dmarche partenariale se fera dans (e respect des
responsabilits de chacune des collectivits. Les deuxprsidents
souhaitent que f'ETA'Tsoitfortement associ la ralisation de ce
plan de reliance .
Le President du Conseil Gnral : Claude Lise
Le President du Conseil Rgional : Serge Letchimy


CONSEIL GNRAL CINQ CANTONALES PARTIELLES EN MAI


Les lecteurs des cantons de Fort-de-France 6, du Lorrain, de
Schoelcher 2, de Rivire-Sale et du Franois 2 devront bien-
tt retourner aux urnes pour lire un nouveau conseiller gn-
ral. En effet, aprs l'installation du nouveau Conseil Rgional de
la Martinique le vendredi 26 mars, six conseillers rgionaux
sont frapps par le cumul des mandates. Il s'agit de: Justin Pam-
phile (maire, conseiller gnral et regional ), au Lorrain; Ca-
therine Conconne (conseillre municipal, gnrale et
rgionale), Fort-de-France VI; Maurice Antiste (maire, conseil-
ler gnral et regional), au Franois II; Luc Louison Clment
(maire, conseiller gnral et regional), sur le canton de Schael-


cher II, et Andr Lesueur (maire, conseiller gnral et regional),
Rivire -Sale. Le canton du Morne-Rouge chappe l'lec-
tion du fait de l'lection en 2008 de Jenny Dulys-Petit avec les
nouvelles rgles de la supplance. Jenny Dulys sera remplace
d'office par son supplant Charles Caristan.
Il appartient au prfet de dcider des dates de ces lections
partielles, lesquelles devront se tenir au plus tard avant la fin du
mois de mai. Des lections qui ne devraient pas mettre en pril
la majority de Claude Lise.


, u 8 r 2


i~i~r~r





~m 1 e


APRES LES REGIONALES *010 O LE DBAT INSTITUTIONNEL RESSURGIT

/ :se alors qu'elle a enface d'elle une coalition htroclite
don't i est difficile Le prvoir et 1a solidit relle et donc
la dure A la Une l'hebdo a titr : "Rgion Martinique
: Letcliimy triomphe", l o Justice du 25 mars 2010
dans sa Une annonait : "Secondtour Rgionales 2010
: Serge Letchimy 'emporte : Qu'en sera-t-ilde ses pro-
messes? Manie-Jeanne rsiste et se retire"
SDans le mme hebdo Antilla, Grard Dorwling -Car-
ter revient dans le numro suivant (na 1397 du 1er au
'. 8 avril 2010) sur le scrutiny du 21 mars 2010 en indi-
quant que "l'heure est la vigilance pour les 66 359
S NON A 7 4 4Martiniquais qui ont dit non" Letchimy. Il prcise
..- .. "Le chantier est immense. C'est, entire autres promesses
,t r! aP trs sarkoziennes, nous ne l'ou6lerons pas 5 000 em
.~a ,e e i plois qui seront crs en deux ans( ..) Mais c'est aussi
Sune autonomie de notre pays, de surcrot constitution-
No-PPM/droite : Chantal Maignan aime... le discours de Letchimy nalise qui devrait se profiler dans les annes venir.
France-Antilles du lundi 22 mars salue la victoire de Serge IKous utiliserons la Lernire goutte 'encre Le note
Latchimy par un titre barrant sa Une : "Vn nouveau 6alan"avec plume pour le rappeleraux66359 Martiniquais qui ne se sont pas
un Serge Letchimy triomphant au milieu d'une foule de parti- mis au diapason de la nouvelle donne no-PPM". Pourquoi aux
sans. seuls Martiniquais ayant vot Marie-Jeanne ? Parmi ceux qui
Rudy Rabathaly, son rdacteur en chef, pose la question : ont vot Letchimy, il y a sans doute des autonomistes sincres
"Martinique nouvelle ou.. progressiste ?". Il rpond : "Notre temps qui ont cru aux boards sur les dangers de l'article 74 et la
de crise ne permet ni la parade, ni (arrogance et encore moins 'au- possibility d'une "3me voie" vers l'Autonomie. Une 3me voie
tocratie. La Martinique nouvelle , vou de la majority des lec- disparue corps et biens au lendemain du 10 janvier 2010, dans
la champagne des rgionales et rapparue miraculeusement
teurs martiniquais, ne saurait se construire sous la seulbannire du dans le discours d'investiture la Rgion le 26 mars.


partiprogressiste (..). Parmi les dfis auxquels sera confront
Serge Letchimy, il cite : "convaincre 'opposition de sa relle vo-
lont d'ouverture vers une communaut d'intrts politiques et co-
nomiques pour la Martinique". Difficile.
Le lendemain dans le mme quotidien, aprs avoir souhait
que le future president du Conseil regional "pose sur notre destiny
politique et notre dveloppement conomique et culturelsa propre
empreinte", Rabathaly crit : "on peut regretter aussi la pleur de
son empreinte "d'autonomiste-n" comme avait dit de lui, Ca-
mille Darsires comme leader dun parti quiparat davantage
la remorque d'un mot d'ordre nationalist plutt que le moteur".
Aussi comment peut-il se prsenter comme le leader d'une
"Martinique nouvelle"?
Au lendemain de l'investiture de Serge Letchimy au Conseil r-
gional le 26 mars, France-Antilles titre : "Tenir les promesses".
Il s'avance imprudemment avec ce commentaire : "Ila rappel
sa dte*mination mettre la Martinique sur les voies de la reliance
conomique et de t'emploi. Des engagements fermes au nom de la
population". Comment France-Antilles peut-il affirmer que les
engagements de Letchimy sont "fermes"?

LETCHIMY UNE COALITION HTROCLITE
Dans Antilla (n 1396 du 25 mars au 1er avril 2010) Henri Pied,
son Directeur, crit : "Letchimy triomphe avec 78 193 suffrages,
mais ne franchit pas la 6arre des 50 %... ", soit exactement
48,35 % et souligne qu'en 2004 Marie-Jeanne avait atteint
53,76 %.. Il observe que "la liste Marie-Jeanne n 'est jamais cra-


CHANTAL MAIGNAN A AIMED LE DISCOURS DE SERGE LETCHIMY
A ce propos, Chantal Maigan qui se prtend de la droite pro-
gressiste dclare Antilla qu'elle a beaucoup aim le discourse
de Serge Letchimy le jour de l'investiture. Elle prcise : "J'ai
trouv son discours trs sarkozyste". Pour mriter un tel compli-
ment de la reprsentante de l'UMP-Martinique, Letchimy de-
vrait se poser des questions. Elle pursuit : "' partirdu moment
o le president decline un programme qui est le mien, je ne peux
qu'acquiescer. J'acquiesce moi-mme(..)". S'agissant de l'allu-
sion de Letchimy sa fameuse "troisime voie", Chantal Mai-
gnan rpond notre confrre qu'elle est "assez proche"du PPM.
Elle note : "Certains (NDR : au PPM) disent "moije suis du 10 me
Congrs", c'est--dire avec term tindpendance, la souverainet
de la nation martiniquaise, ou alors, rester dans le pacte rpubli-
cain. En tant que droite progressiste, j'ai toujours prn la res-
ponsa6ilit locale, avec le maximum de distanciation, d'autonomie
par rapport la PYpublique, de manire ce que nous soyons to-
talement responsables. .ujourd'hui le iPPM nous rejoint dans une
discussion sur le just degr d'autonomie au sein de la Rpublique
franaise. Nous sommes assez proches aujourd'hui, nous devons
dbattre encore pour clarifier ce que nous entendons par l (..)".

UNE OPERATION RODOLPHE ALEXANDRE ?
Si Chantal Maignan est pour "le maximum de distanciation, d'au-
tonomie par rapport la Rpublique", pourquoi a-t-elle combattu
avec tant de hargne (comme Letchimy) l'Autonomie dans le 74


. , eu ai8 Avrl 2 010 -jticenI+ P


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h ttn://www.iournal-iustice-martiniaue. com


qui, ce que l'on sache, est un article de la Constitution fran-
aise permettant de dfendre ses intrts propres (...)au sein
de la R3publique"? Ce sont l des paroles verbales. En tous
cas on ne peut pas dire que la question de l'autonomie et du
dbat institutionnel sont close.
Ce qui est vrai, c'est que Letchimy s'est rapproch de la droite
UMP ("nous sommes assez proches aujourd'hui", dixit Maignan).
N'est-on pas en train d'assister une rdition de l'opration
Rodolphe Alexandre en Guyane ? On en revient au fameux
concept de Laventure pour justifier la convergence droite-PPM
: Autonomie d'appartenance et autonomie de rupture.
Yves-Loplold Monthieux, l'idologue des FMP, qui avait pro-
clam que le 10 janvier tait un vote "historique"car la Marti-
nique avait rejet dfinitivement l'Autonomie (cf Justice n 6
du 11 fvrier 2010), crit avec amertume dans Antilla (n" 1397:
'"prs les deu scrutins rfrendaires et 'lection rgionale, c'est
bien Ce pro6bme de Cautonomie de la Martinique qui demeure au
centre du dbat politique".


Nous prendrons notre conclusion en citant un paper de Danik
Zandronis, rdacteur en chef des Nouvelles Etincelles (n9 369
du 18 mars 2010), intitul "Le nocolonialisme a gagn une ec-
tion" commentant la "victoire historique"de Victorin Lurel aux
1er tour des Rgionales en Guadeloupe. Il crit: '" faube des
indpendances africaines, c'tait ily a 50 ans, le aullisme se ser-
vit des Senghor, Hfouphouet-Boigny et autres chefs ngro-afrcains
pour "nocoloniser" lAfniquefrancophone. fonctionne 6ien en-
core. Victorin Lurelen uadefoupe, Serge Letchimy en gMarti-
nique, consciemment ou pas dans la mme posture. Le voil (e danger !".
La situation exige que les anticolonialistes vritables se ras-
semblent et laborent une nouvelle stratgie.
Antoine Gilles


QUAND LE GRS FAIT LA LEON "COMBAT OUVRIER"


Il n'est pas inutile de reliever la position du GRS l'gard de la
liste "Combat Ouvrier"pour laquelle il avait appel voter le 14
mars aux Rgionales et reprise par Antilla (n 1395 du 18 au
25 mars 2010). Tout en appelant voter "Combat Ouvrier", le
GRS dclarait : "Nous observons que la Ciste prsente par Com-
bat Ouvrier n'a dfendu aucune revendication se rapportant [a
question colonial don't la centrafit ne peut tre nie, quelle que
soit son originalit auxintilles. En rduisant son programme la
seule affirmation que les travailfeurs sont contre les patrons, ces ca-
marades se sont interdits de poser la globalit du problme des
masses populaires (..) Cela suppose de mler hardiment la futte
contre la domination colonial et la futte pour tmancipation so-
ciale, labsolue urgence cologiste (..)". Voil une condemnation


en bonne et due forme de la ligne ouvririste de "Combat Ou-
vrier"qui a t jusqu' reprendre le discourse assimilationniste
de la droite et du PPM sur la menace que constituerait l'article
74 contre les acquis et les droits sociaux. Cela promet des d-
bats anims au sein du K5F. Car peut-on effectivement faire
l'impasse sur la domination colonial dans les former qu'elle a
prises actuellement et sur l'entreprise d'assimilation et d'ali-
nation culturelles de notre people ?
Tenir les deux bouts du combat n'est pas ais sans sombrer
dans le nationalism petit-bourgeois ni dans le crtinisme as-
similationniste qui constituent deux impasses.
Mais en Martinique le combat contre le capitalism ne peut
ignorer que notre pays est une nocolonie d'un type particulier.
A.G


Communilu 3u CNWCP: "LA RESPONSABILITE NE SAURAIT S'ARRETER SUR LE

CHEMIN DE L'HISTOIRE"


Aprs la priode de Janvier Mars 2010, qui a vu la popula-
tion se rendre par quatre fois aux urnes, une analyse appro-
fondie de la situation nous amne penser, que malgr les
apparences, la march du people martiniquais vers la respon-
sabilit ne saurait s'arrter sur le chemin de l'histoire.
La mandature de l'alliance MIM/CNCP de 2004 2010 la R-
gion a permits des avances notables en ce sens :
Le principle de l'assemble unique a t vot en 2010, alors
qu'en 2003 un vote ngatif l'avait rejet.
Le bilan de la gestion d'Alfred Marie-Jeanne, s'appuyant sur le
principle de computer sur ses propres forces, a illustr de ma-
nire concrete la mise en ouvre d'un double principle, cher aux
patriots :
- investor dans l'homme (par l'action et les initiatives menes
diffrents niveaux sur la question de la formation)
- prparer, sur la base d'un schma global et progressif, les
conditions du dveloppement autocentr et durable, (par les
ralisations sur le plan de l'amnagement du territoire, par la
mise en place d'outils de recherche scientifique, par la mise en


euvre de dispositifs d'accompagnement et d'encadrement
technique, conomique, financier et juridique des entreprises).
L'alliance des forces patriotiques s'est droule de manire po-
sitive et efficace, ouvrant la voie un large regroupement de
tous les partisans de la responsabilit martiniquaise et de la d-
fense de nos intrts, qui s'est notamment manifest dans le
cadre de la champagne pour l'volution institutionnelle, et dans
le cadre du deuxime tour des lections rgionales.
Nous prenons acte que les urnes ont plac la tte du Conseil
Regional le PPM et ses allis.
Il nous reste, pour l'avenir, corriger les insuffisances visibility
du project global, communication et liaison aux masses) qui ont
pu amoindrir dans une certain measure nos possibilits de suc-
cs au plan lectoral.
Fort de ses convictions fondamentales, le CNCP garde toute
sa determination pour mener bien, et sur tous les plans, les
tches qui lui incumbent.
Le Bureau du CNCP


1 Rcvuc-,Rr- 1


jeui8 Avrl 201 -Juice n14 age 1





h tt-Iwww.iournal-iustice-martinigue. com


LA COMMUNAUT INTERNATIONAL REPOND AUX ATTENTES SUR LA RECONS-

TRUCTION EN HAITI
--------- ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ : ----,- -II ....- --- ~ -- I '1----- ---


H. Ulinton, Ban Ki-Moon, H. Prevail et b; Ulinton lors de la Conterence

La communaut international tente de rparer les dgts cau-
ss par le sisme de janvier en Hati. La Confrence des do-
nateurs pour la reconstruction d'Hati qui s'est tenue le mardi 31
aot New-York a runi au sige de l'ONU pas moins de 138
pays, les organisms internationaux, les ONG et les reprsen-
tants de la diaspora hatienne et du gouvernement. Il a t pro-
mis 5,3 milliards de dollars pour le redressement et la
reconstruction d'Hati au course des deux prochaines annes, et
un total de 9,9 milliards de dollars pour les trois annes sui-
vantes et au-del. L'Union europenne et les Etats-Unis arri-
vent en tte des pourvoyeurs d'aide, avec respectivement 1,6
et 1,15 milliard de dollars. Le gouvernement de Ren Prval
avait estim les besoins pour la reconstruction de son pays
11,5 milliards de dollars. Les fonds seront centraliss la
Banque mondiale. Si les amiss dfati ont agi 6ien au-dea dLs at-
tentes", comme I'a dclar le secrtaire gnral des Nations
unies Ban Ki-Moon, il a toutefois rappel que l'appel dons
pour un montant de 1,4 milliard de dollars lanc le mois dernier
par l'ONU n'avait t jusqu'ici souscrit qu' moiti. Il s'agit de
fournir des tentes, des abris et de la nourriture au 1,3 million de
sans-abri avant l'arrive de la saison des pluies, dbut mai. Le
ministry cubain des Affaires trangres Bruno Rodriguez a es-
pr que "Ces nombreuses promessesfaites seront tenues. Que 'in-
dpendance et la souverainet di'fati seront respectes et
renforces et que Ces dons ne profiteront pas aux banques et aux
companies trangres, mais au people hatien, notamment aux.
personnel les pluspauvres". Il a ajout "qu'ilest primordiade pr-


server Cunit de ce pays et d'viter qu'ilne soit divi en parcelles
de march au nom dune charit douteuse". Michel Forst, l'expert
indpendant des Nations Unies qui s'occupe de la situation des
droits de l'homme en Hati, a pour sa part averti depuis Genve
que "si (es donateurs se concentraient exclusivement sur [a re-
construction physique et institutionnele du pays, sans prter une
attention gale auxdroits de tous les citoyens, is risquaient de re-
crer les conditions qui ont fait du tremblement de terre du 12jan-
vier une catastrophe si dvastatrice". Par consquent, a-t-il
ajout, "ceux qui sont responsables de la reconstruction, aux ni-
veaux nationalet international doivent empcher que 'on recre
[es mmes conditionsperptuant les ingalits et la pauvret, ainsi
qu'une violence largement rpandue".
La conference a mis en place une srie de garde-fous pour
contrer la corruption et imposer la transparence. Ainsi, une
Commission intrimaire pour la reconstruction d'Hati, nomme
par le Parlement hatien et coprside par le Premier-ministre,
Jean-Max Bellerive, et Bill Clinton, le reprsentant special des
Nations unies, veillera la coordination et la rgularit des
projects pendant dix-huit mois, avant de se transformer en
Agence hatienne de dveloppement. Lors de la conference
prparatoire Schaelcher, les maires des provinces hatiennes
avaient insist sur une reconstruction sur fond de dcentrali-
sation et sur la ncessit de faire vivre l'agriculture pour nour-
rir le population.
Rappelons que plus de 220.000 personnel ont t tues lors
du sisme du 12 janvier, qui a directement affect 1,5 million de
personnel. Les pertes et dgts ont t estims quelque 7
milliards de dollars, soit plus de 120% du PIB hatien de 2009.
Soulignons, en marge de cette conference, la.rencontre entire
le ministry cubain des Affaires trangres Bruno Rodriguez et
Cheryl Mills, chef du cabinet de la secrtaire d'Etat amricaine
Hillary Clinton. Cette rencontre est l'une des rencontres de plus
haut niveau depuis plusieurs annes entire les deux pays. Elle
a eu pour objet la reconstruction des systmes medical et sa-
nitaire en Hati.
Il n'est pas inutile de rappeler que les dgts du sisme ont t
accentus par le sous-dveloppement d'Hati, pays qui a pay
un lourd tribute au colonialisme franais et a t victim de dic-
tateurs sanglants soutenus par l'Occident.


p Wp.:


PARTAGER LES RICHESSES PAR LES DEUX BOUTS

PAR MICHEL HUSSON, ADMINISTRATEUR DE L'INSEE, ECONOMIST L'IRES (INHsiTuT DE RECHERCHES
ECONOMIQUEs ET SOCIALES)


Nous reprenons pour nos lecteurs une analyse sur la sor-
tie de crise par Michel Husson, conomiste I'IRES, orga-
nisme conomique intersyndical en France.
"Comment ne pas aggraver la crise mais en sortir rellement ?
La rpartition des richesses est au cour de la crise. La baisse
peu prs universelle de la part qui revient aux salaries en est
l'une des causes essentielles : ce sont les revenues capts au
dtriment des salaries qui ont aliment la bulle financire. Toute


la question est donc de savoir si on change quelque chose
cette situation. Or, tout indique qu'au-del des simulacres de
regulation, les gouvernements et les patrons n'ont qu'une seule
ide en tte : revenir l'tat antrieur la crise, bref,.au "bu-
siness as usuaC". C'est logique du point de vue du capital, mais
c'est en mme temps une impasse puisque les mmes causes
risquent de produire les mmes effects, savoir une nouvelle
recession.


2


[ IA T


jeui8 Avrl 201 -Juece n'e Pge 1-





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Pour sortir de cette impasse, il faut remettre en cause les deux
dogmes qui guident les politiques actuelles de sortie de crise.
Premier dogme : la comptitivit doit tre rtablie sans dcou-
rager les actionnaires, donc en faisant pression sur la masse
salariale. Deuxime dogme : il faut rsorber le deficit budg-
taire sans augmentation des recettes, donc par reduction des
dpenses sociales.
Le premier principle a t scrupuleusement respect par les
grands groups du CAC 40 : si leurs profits ont baiss cause
de la crise, ils ont distribu au moins autant de dividends
qu'avant. C'est donc sur la masse salariale qu'il leur faudra
jouer pour rtablir leurs marges cor-
nes par la crise : pas touche aux di-
videndes Dans les semaines et les
mois venir (pour reprendre la for- !,'ib - i
mule de Sarkozy annonant la
baisse du chmage), les entreprises
vont chercher se dbarrasser de '
leurs "sureffectifs", geler les sa-
laires et intensifier le movement
de dlocalisation. Elles se sentiront
en position de force pour le faire,
"grce" un taux de chmage lev
qui fait pression sur les revendica-
tions salariales. Et elles invoqueront
la ncessit de gagner des parts de
march dans un context europen
de concurrence exacerbe.
Le second principle (couper dans les
dpenses sociales pour rduire les
deficits budgtaires) est illustr par le
laboratoire grec, qui donne, l en- Michel Husson, I
core, une ide des orientations euro-
pennes. Le plan d'austrit grec (et d'autres d'ailleurs en
Europe) prfigure ceux venir. Le seul dbat porte en fait sur
le calendrier: les gouvernements peroivent le risque d'un frei-
nage trop brutal, qui casserait la timide reprise et provoquerait
une nouvelle recession. Mais les cibles sont clairement dsi-
gnes, notamment les dpenses de sant, les retraites et les
effectifs de la function publique.
Ces deux principles conjugus psent sur le niveau de vie des
travailleurs, pris en tenailles entire l'austrit salariale et l'aus-
trit budgtaire. Cela ne peut qu'aggraver encore les effects de
la crise et tendre la pauvret salariale et le chmage (1). La
seule alternative consiste peser sur la rpartition des ri-
chesses par les deux bouts. Du ct des entreprises, la part
des salaires est un niveau historiquement bas. Il ne serait pas


Ecot


"anti-conomique"de la reliever en faisant baisser la part des di-
videndes, ce qui, soit dit en passant, ne pserait ni sur l'inves-
tissement ni sur la comptitivit. Du ct du budget, la
rsorption du deficit devrait passer par une rforme revenant
sur les multiples avantages fiscaux accords aux privilgis.
Cette augmentation des impts n'aurait pas d'effet dfavorable
sur l'activit puisqu'elle toucherait pour l'essentiel des revenues
qui sont en grande parties pargns et non consomms.
Cette orientation est la seule mme de combiner soutien
l'activit et justice social. Dgonfler et taxer les revenues fi-
nanciers permettrait de s'attaquer aux racines mmes des d-
rives. qui ont conduit la crise. Il
existe, pour ce faire, des marges de
i .' '-- " r. manouvre bien suprieures ce que
Sl'on voudrait nous faire croire. Pour
ne citer que quelques chiffres, les di-
videndes nets verss par les socits
non financires quivalaient, en
2008, 13 % de leur masse salariale
et les niches fiscales, 27 % des res-
sources fiscales, soit 3,8 % du PIB
(2).
Les arguments purement cono-
miques s'opposant une telle in-
flexion dans la rpartition des
richesses ne sont donc pas vraiment
fonds. La ralit est plus prosaque
: les priviliis de la finance n'ont
tout implement aucune envie de re-
noncer leurs privileges et leur seul
project est de remettre en ordre de
nomiste I'IRES march le systme, tel qu'il a fonc-
tionn leur advantage. Et cela,
mme si ce retour la case dpart passe par une dgradation
des conditions de vie d'une majority de la population et par le
refuse d'un autre partage des richesses, pourtant indispensable
pour ne pas retomber dans les errements du pass. Voil pour-
quoi la crise conomique et financire est appele durer et
se transformer en crise social et politique".
In l'Humanit des dbats
(le 27 mars 2010)

(1) Voir le rapport de I'OFCE, "Impact de la cruise sur la pauvret",
ainsi que l'enqute "Crise etpauvret"du group Alpha. (2) Rap-
port parlementaire sur les niches fiscales. Rfrences en ligne
sur http://hussonet.free.fr/salrev.htm


LE PCF TIRE LES LEONS DES REGIONALES


Le Conseil national du PCF s'est runi les 27 et 28 mars 2010,
pour analyser la situation politique l'issue des lections r-
gionales et pour tracer les perspectives.de travail dans le cadre
des decisions du 34me Congrs qui indiquaient notamment
la convocation "d'un congrs d'tape" fix les 18-19-20 juin
2010.
Dans sa resolution finale le Conseil National du PCF estime
que : "parla champagne mene dans Censemble des rgions, les com-
munistes ont pris toute Ceurplace dans la trs large victoire de la
gauche. Ces elections rgionales sont marques par un rejet, mas-
sifet populaire, de lapolitique de la droite et ouvre de nouveau 'es-
poir d'une victoire face Sarkozy en 2012".
Le PCF lance un appel au peuplefranais : "Face au chmage


et la prcarisation, organisons une grande initiative national
action pour que l'argent desfonds publics, du credit 6ancaire et
des profits serve scuriser et promouvoir lemploi, la formation,
les revenues avec lappui desfonds pu6ics rgionaux au lieu d'tre
gchidans lafinance speculative. Face aux licenciements et dlo-
calisations, exigeons des moratoires pour imposer des contre-pro-
positions avec les moyens financiers et les pouvoirs ncessaires et
avec la vise d'une nouvelle politique industrielle et des services".
Pour le PCF, l'exprience du "Front de aucie" doit s'appro-
fondir :'"Ils'agit donc dsormais partir de nos choix de Congrs
defaire entrer notre stratgie de Front degauche dans une nouvelle


or~~~ ~ Ee 8 .rl200-uten1 ae1


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phase, une nouvelle tape de son dveloppement. ln 'est donc pas
question de seulement poursuivre le Front en 'largissant comme
nous 'avons dit et tent de le faire, avec des premiers rsultats,
aprs tlection europenne. Face auxenjeuxde la priode, ilnous
faut construire un 'Front de gauche d'une nouvelle dimension, un
Front socialet intellectueldactions et de projects, un Front popu-
laire pour une alternative gauche, qui permette de riposter au-x


projects sarkozystes, de construire un project politique alternatifen
rupture avec ces politiques".
Au 34e Congrs, la Secrtaire Nationale, Marie George Buf-
fet avait mis le vou "de passer la main" mi-mandat. Ce sera
l'objet de la convocation du Congrs d'tape de juin 2010.
Pierre Laurent, l'actuel Coordinateur national du PCF, est pres-
senti pour succder Marie-George Buffet.
Fernand Papaya


GERARD LONGUET N'AIME PAS LES "FRANAIS ISSUES DE LA DIVERSITY"


Les mdias franais ont diffus volont les propose racists
tenus par Grard Longuet, president du group UMP au Snat,
sur le socialist Malek Boutih, pressenti pour tre le president
de la HALDE, cet organisme destin lutter contre les discri-
minations et favoriser l'intgration.
Malek Boutih tant appel succder ce poste Louis
Schweitzer, Franois Longuet s'est cru autoris tablir une
comparison entire les deux hommes en se basant sur des cri-
tres ethniques. Selon lui, Malek Boutih n'est pas le "bon per-
sonnage" car "iln'est pas issu du corps franais traditionnel",
contrairement Louis Schweitzer. Le message est clair : il y a
deux categories de Franais: les Franais de vieille souche,
blancs et chrtiens, et les Franais issuess de la diversity" (ex-
pression qui a remplac issuess de l'immigration"), en majority
originaires des anciennes colonies franaises. Malek Boutih a
l'inconvnient de faire parties de la deuxime catgorie, et d'tre
de surcrot fils d'un immigr algrien, sans doute musulman. Il
est donc disqualifi aux yeux du sieur Longuet, lequel, face aux
reactions suscites par ses propose racists, a essay de ds-
amorcer les critiques, disant s'tre entretenu avec Bouthi, que
c'est un homme qui a des ides intressantes, qu'il est prt
l'couter au Snat, mais sans jamais s'excuser de l'avoir insult
ainsi publiquement.
De tels propos ne doivent pas tre isols du context dans le-
quel ils ont t profrs. Rappelons cet gard que nous ns en


pleine priode lectorale, que les sondages donnaient la droite
perdante dans presque toutes les rgions de France, ce qui
peut justifier ce petit appel du pied de Longuet l'lectorat vo-
tant traditionnellement pour le Front National. Il y a aussi le fait
que Boutih est une personnalit socialist et que la politique
d'ouverture de Sarkozy ne plat pas certain pontes de I'UMP.
Enfin, il faut tenir compete d'une donne capital qui est que la
France est devenue un pays pluriethnique et multicultural. Cette
ralit qu'elle a du mal accepter et grer, est une source de
frustration, de rancoeur et d'incomprhension aussi bien pour la
France profonde, traditionnelle que pour les citoyens issues de
l'immigration -originaires des COM et TOM compris-, qui ont du
mal tre accepts, et surtout vivre dans les conditions socio-
conomiques requires pour leur pleine integration la nation.
La crise du systme capitalist qui affected la plante entire
mais frappe surtout les gens de condition modest, les travail-
leurs, les jeunes des banlieues, n'est pas sans consequences
sur les relations entire les diffrents groups ethniques qui co-
habitent en France. Le racism anti-noir, anti-arabe ou anti-juif
trouve dans la crise conomique et social un terreau fertile sur
lequel prosprer.
Il faut se garder de le nourrir par des propose irresponsables.
Maurice Belrose


1 RF. N, LErM


AFGHANISTAN : KARZA BROUILLE LES CARTES


Le president afghan H. Karza droite


Le "grandjeu", c'est-dire l'impitoyable lutte d'influence mene
dans les coulisses, s'est considrablement complexifi en Af-
ghanistan aprs le rapprochement inattendu de Kaboul avec
Thran et Pkin.
Alors que les Etats-Unis redoublent d'efforts pour isoler l'Iran
du reste du monde (en attendant sans doute de pouvoir l'atta-
quer coup sr), le president afghan, Karza, reoit chaleu-


reusement son homologue iranien, Ahmadineyad, bte noire
de la Maison blanche. Comme si cela ne suffisait pas, il en-
fonce le clou en se rendant en Chine (pour ngocier), puis en
Iran (pour officiellement fter l'arrive du printemps). Pareille
outrecuidance ne pouvait qu'irriter fortement Washington.
Barack Obama s'est donc immdiatement rendu Kaboul "pour
faire le point sur e terrain" avec Karza et surtout pour remettre
les pendules l'heure. La fiction de l'troite convergence d'in-
trts entire l'Afghanistan et les Etats-Unis vient en effet de
prendre un srieux coup.
Les Etats-Unis ont un intrt vident maintenir leurs troupes
en Afghanistan, ne serait-ce que pour contenir la Chine, main-
tenant beaucoup trop puissante pour ne pas reprsenter leurs
yeux un pril potential dans une zone stratgique vitale aux
confines de l'Asie central, du Golfe persique et... des gisements
ptroliers du monde arabe.
Pour Pkin qui refuse de s'impliquer dans les affaires afghanes
et qui dispose de large moyens financiers propres rduire
considrablement la dpendance de Karza de la "gnrosit oc-
cidentale", le problme de la scurit de sa frontire avec l'Af-
ghanistan est primordial. Un gouvernement afghan fort et


jeui8 Avril 2010 fju5ti' -Page 1.


[ FRA NC






httD://www.iournal-iustice-martinipue. com


. p L


stable, capable de contrler fermement cette frontire et d'em-
pcher tout traffic d'armes et de drogue ainsi que l'intrusion
d'lments arms hostile vers le Xinkiang rpondrait pleine-
ment ses vux.
Le Pakistan, de plus en plus impliqu (et dstabilis) dans le
conflict afghan par les frappes ariennes US don't il est rguli-
rement l'objet et par les pressions subies, joue galement sa
parties en marchandant son soutien dans la "guerre contre le ter-


multipliant les obstacles pour l'empcher d'accder directement
aux rgions du Golfe persique par le dtroit de Malaca qu'il
contrle.
L'imbroglio tait dj maximal et maintenant Karza que l'on
pensait infod se permet d'avoir des vellits d'indpendance.
Le grand jeu tourne vritablement au casse-tte
Plus surprenant encore, Karza vient de reconnatre qu'il y a eu
effectivement fraude massive" l'occasion de sa rlection,


rorisme" contre une aide conomique et un rquilibrage stra- mais pas du fait des Afghans. Ce sont les Occidentaux qui l'au-
tgique face l'Inde, qui elle, compete sur Washington pour raient organise, et de citer nommment le reprsentant de
contrer Islamabad au Cachemire. l'ONU, Peter galbraith, le chef des observateurs europens,
Et Washington dans tout cela doit manager la chvre et le chou, Philippe Morillon et les ambassades trangres de Kaboul.
courtisant tout la fois le Pakistan, l'Inde, les Chiites d'Irak "Dclaration sans fondement" rtorque le quai d'Orsay. Reste
contre ceux d'lran, les Sunnites waabites d'Arabie saoudite donc savoir pourquoi Karza les a faites.
contre les Chiites et la Chine, son principal crancier, tout en K. Solaris


SARL DOM PORT
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7 622.45 E
AVENUE INSURRECTIONS
ANTI ESCLAVAGISTES
97211 RIVIRE PILOTE
SIRET : 491 166 146 00010
APE : 524 C
L'assemble gnrale extraordinaire des
associs en date du 30 juin 2009,
Avenue Insurrections Anti Esclavagistes
97211 Rivire Pilote
a dcid la dissolution anticipe de la so-
cit avec effet depuis le 31 mars 2009
et sa liquidation amiable sous le rgime
conventionnel, conformment aux dispo-
sitions statutaires.
La socit subsistera pour les besoins de
la liquidation et jusqu' la clture de celle-
ci.
Le lieu o la correspondence doit tre
adresse et celui o les actes et docu-
ments concernant la liquidation doivent
tre notifis est :
Avenue Insurrections Anti Esclavagistes
97211 Rivire Pilote,
sige de la liquidation.
Elle a nomm comme liquidateur :
Monsieur Elia WASSOUF
en lui confrant les pouvoirs les plus
tendus, sous reserve, de ceux exclusi-
vement rservs par la loi la collectivit
des associs dans le but de lui permettre
de mener bien les operations en course,
raliser l'actif, apurer le passif, et rpartir
le solde entire les associs dans le res-
pect de leurs droits.
Le dpt des actes et pices relatifs la
liquidation sera effectus au greffe du tri-
bunal de commerce de Fort de France,
en annexe au registre du commerce et
des socits.
Le liquidateur FB 2507

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
TRANSFER DU SIEGE SOCIAL
Lors d'une assemble gnrale extraor-
dinaire sous seing priv en date du 25
mars 2010, il a t dcid de transfrer le
sige social de lai SARL PRIMA de 36
rue Florent Holo 97240 Le Franois
Zone de l'Esprance 97215 Rivire
Sale, adresse d'exploitation du principal
tablissement.
Pour avis, la grante FB 2508

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 21 mars 2010, il a t institu une
socit prsentant les caractristiques
suivantes:
Forme: Socit Civile Immobilire. Dno-
mination: LES CLOSE DU BEL HORIZON.


Sige social: 8 ROCADE DU BEL HORI-
ZON 97200 FORT DE FRANCE.
Objet: La socit a pour objet la gestion
l'acquisition, l'amnagement, la mise en
valeur, l'administration, l'exploitation, la
location ou autrement de
tous immeubles et biens immobiliers.
Dure: 99 ans. Capital: 200 E. Grance:
Monsieur Alain Mathieu CRAMER, n le
21 septembre 1970 Fort-de-
France, demeurant: 8 ROCADE DU BEL
HORIZON 97200 FORT DE FRANCE
pour une dure indtermine. Immatricu-
lation: RCS FDF.
Pour avis, le grant FB 2509

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SARL VERT D'EAU
3 BIS RUE JOU OV
97200 FORT DE FRANCE
Suite l'assemble Gnrale du
10/03/10, il a t dcid de:
- Modifier l'objet social
- Ancienne mention :
- La socit a pour objet : le nettoyage
domestique ou industrial en intrieur ou
extrieur, la formation continue, l'entre-
tien de tous services, matriels et acces-
soires ncessaires ce genre d'activit
se rattachant directement ou indirecte-
ment aux besoins de la Socit aux An-
tilles Guyane ET EN Europe
Nouvelle mention :
La socit a pour objet : la formation
continue aux Antilles Guyane et en Eu-
rope
- Modifier la rpartition des parts
Ancienne mention :
Bruno Calmo : parts de 01 28
Jean Gabriel Rgis : parts de 29 61
Sally Passerie : parts de 62 100
Nouvelle.mention
Bruno Calmo : parts de 01 28
Sally Passerie : parts de 29 100
Pour avis FB 2510

SOCIETY DE DISTRIBUTION
LAMENTINOISE
SODILAM
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE
AU CAPITAL DE 1 560 000 EUROS
SIGE SOCIAL : Z.I. PLACE D'ARMES
97232 LE LAMENTIN
487 721 177 RCS FORT-DE-FRANCE
Suivant decision en date du 26 Mars
2010, l'associ unique, usant des pou-
voirs confrs par les status,
a dcid le transfer du sige social
SAINTE-LUCE (97228) Les Coteaux,
computer du 31 Mars 2010.
Mention sera faite au R.C.S. de FORT DE
FRANCE. FB 2511


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv du
25 janvier 2010, il a t constitu une so-
cit responsabilit limite ayant pour
denomination : OB SOLUTIONS CA-
RAIBES SARL
Sige social : Le sige social a t fix
au 17 rue Georgs Eucharis
Zone franche de Dillon
97200 Fort de France
Objet social : la socit a pour objet la
distribution sous la marque gnrique OB
SOLUTIONS DE PRODUCTS DE DESIN-
FECTION
Dure : La dure est fixe 99 ans
computer de da date d'immatriculation au
registre du commerce et des socits
Capital : le capital s'lve la some de
Trente Six Mille Cent Quatrez Vingt Euros
(36 180 ), constitu par l'apport d'un
contract de distribution exclusisf et par
l'apport de numraires
Grant : le premier grant de la socit
est Monsieur Pierre-Yves LOUIS-JO-
SEPH.
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France.
Le grant : M. Pierre-Yves LOUIS-JO-
SEPH FB 2512

FIN DE LOCATION GERANCE
Fin de location grance des fonds de
commerce au 31/03/10
de Mr WASSOUF Elia la SARL PRIMA,
situ :
- 36 rue Florent Holo
97240 Le Franois
qui tait prvue jusqu'au 30 septembre
2012
- Avenue Insurrections Anti Esclavagistes
97211 Rivire Pilote
qui tait prvue jusqu'au 31 aot 2015.
Pour avis FB 2513

AVIS DE LIQUIDATION
EURL LES CLEMENCINES
AU CAPITAL DE 150
SIGE SOCIAL : CHEMIN
CLMENCIN- PALMISTE
97232 LE LAMENTIN
N" SIRET : 504 345 703
Suite I'AG Extraordinaire du 22 mars
2010, la liquidation total de la socit a
t entriner.
M. LEPLINGAED Michel n le 25 fvrier
1959 Paris 6me demeurant 2 rue
Volny Anne 97233Schoelcher, procdera
aux enregistrement et declaration nces-
saires
Pour avis le grant FB 2514

AVIS DE CONSTITUTION


Aux terms d'un acte sous seing priv du
8 janvier 2010, il a t constitu une so-
cit prsentant les caractristiques sui-
vantes:
Denomination : EURL BAR RESTAU-
RANT LE JACK
Forme: Socit Responsabilit Limite
Capital : 500 euros
Sige social : 1 rue Schoelcher 97212
Saint Joseph Martinique
Dure : 99 ans partir de la date d'im-
matriculation au RCS
Objet : L'exploitation de tous fonds de
commerce, de bar, cave, caf, snack, ca-
ftria, brasserie, restaurant, glace, plats
cuisins consommer sur place ou em-
porter
Grant : Pierre GEVAERT
Pour avis, le grant FB 2515

SCI MAEDHY
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE AU
CAPITAL DE 1 000.00 E
SIGE SOCIAL :
QUARTER GERGAULT
97220 TRINIT MARTINIQUE
CESSIONS DE PARTS DE PARTS
SOCIALES
MISE A JOUR DES STATUS
Aux terms du procs verbal de l'assem-
ble gnrale extraordinaire du 1er mars
2010, les associs de la SCI MAEDHY
ont dcid, suite aux cessions de parts
sociales, de procder la mise jour des
status de la socit.
Deux exemplaires originaux dudit acte
ont t dposs au greffe du Tribunal de
Fort de France, le 31 mars 2010.
Pour avis, le grant FB 2516

AVIS DE CONSTITUTION
SOCIETY JUDIKABAT SARL
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE
AU CAPITAL DE 1 500.00 EUROS
SIGE SOCIAL :
QUARTER MANSARDE
97231 LE ROBERT
MARTINIQUE
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 15 mars 2010 enregistr Fort
de France, il a t constitu sous la d-
nominatioq social
JUDIKABAT,
une socit responsabilit limite ayant
pour objet : La construction, la rhabilita-
tion d'immeubles, tout du btiment et ac-
cessoirement vente de produit (matriaux
de construction)
ainsi que toutes activits se rapportant
l'objet des presents status.
La mise disposition de camions, d'en-
gins et autres matriels de chantier et/ou
de personnel ncessaires la ralisation


'I.8'Aril'010 Jugtce nl- Pag 17


_A#VN0NCE,5 LALES






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des travaux ou prestations prvus par
l'objet social.
Les travaux d'amnagement paysager et
d'entretien des spaces verts, la creation,
l'acquisition, la location, la prise en loca-
tion-grance de tous fonds de commerce,
la prise de bail, l'installation, l'exploitation
de tout tablissement, fonds de com-
merce, usines, ateliers, se rapportant
l'une ou l'autre des activits spcifies.
La dure de la socit qui prendra course
dater de son immatriculation au regis-
tre du commerce et des socit est fixe
99 annes.
Le capital social, form par les apports
des associs, s'lve la some de 1
500.00 euros
La socit est gre et administre par
M. Judical FORTAS
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France.
Le grant: Judical FORTAS FB 2517

AVIS DE CLOTURE
SCI FRM
FA 248 CIT DILLON
AVENUE JACQUES ROUMAIN
97200 FDEF
N SIRET: 2007D163 CODE APE :
La SCI FRM n'ayant jamais eu d'activit,
le grant M. Franck Bernard SULPICE-
TIMOTHEE demeurant
98 rue de Verdun Bt. A Apt 110
92800 PUTEAUX
A prononc la clture de la dit SCI
computer du 01 avril 2010.
Pour avis, Le grant FB 2518

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE LIQUIDATION AMIABLE
SOCIETY GRUNERT CONCEPT
AU CAPITAL DE 7 500 E
SIGE SOCIAL : 63 RUE RAYMOND
GARCIN 97200 FORT DE FRANCE
SIRET 444 661 599 00019
Lors de I'AGE du 30 mars 2010, l'associ
unique a dcid de la dissolution antici-
pe et la liquidation amiable de la dite so-
cit
M. Karl Annette est nomm en quality de
liquidateur
L'adresse de la liquidation est 99 rue Pro-
fesseur Raymond Garcin, Rsidence
Rabbie
Pour avis et mention
Le liquidateur FB 2519

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SCI KAT-YAN
CAPITAL SOCIAL 152.45
SIGE SOCIAL : PLATEAU TIBERGE
RAVINE VILAINE
97200 FORT DE FRANCE
L'A.G. extraordinaire du 30 mars 2010, a
dcid le mandate de Jolle Gitany en
quality de grante jusqu' l'assemble
ayant dcider la nomination d'un nouveau
grant et de transfrer le sige Rsi-
dence Toloman, bt B, route des Reli-
gieuses 97200 Fort de France.
Pour avis FB 2520

SCI BLEU NATURE
SCI AU CAPITAL DE 100
SIGE SOCIAL : 6, ZONE DE
MANHITY IMMEUBLE SERA
97232 LE LAMENTIN
RCS FDF N" 492 181 151
AVIS DE PUBLICITY
Suivant decision collective des associs
en date du 26 Mars 2010, il rsulte que :
- Il a t dcid de modifier l'article 1 re-
latif la forme de la Socit. En cons-
quence, ledit article a t modifi comme
suit :


* Ancienne mention :
Il est form entire les propritaires des
parts ci-aprs cres et de celles qui
pourront l'tre ultrieurement, une socit
civil rgie par les articles 1832 1870-1
du Code Civil et par les articles 1 59 du
dcret n 78-704 du 3 juillet 1978, par
toutes dispositions lgales ou rglemen-
taires qui modifieraient ces textes et par
les presents Statuts ;
- Nouvelle mention :
La socit est de forme civil. Elle est
rgie par les dispositions gnrales et
spciales des articles 1832 1870-1 du
Code Civil et du dcret n 78-704 du 3
juillet 1978 ; par les dispositions des arti-
cles L. 211-1 L. 211-4 et R. 211-1 R.
211-6 du Code de la Construction et de
l'Habitation ; par les presents Statuts.
- Il a t dcid de modifier l'objet social
computer du 26 Mars 2010. En cons-
quence, l'article 2 des status a t modi-
fi comme suit :
* Ancienne mention :
- l'acquisition et la construction sur un ter-
rain sis sur la commune du Diamant, de
logements neufs destins tre lous
nus titre de residence principal, dans
le cadre du secteur intermdiaire ; et
loyers libres, la construction de locaux
commerciaux sur ledit terrain; l'amnage-
ment, l'administration et la gestion par lo-
cation.
* Nouvelle mention :
- l'acquisition de terrains btir situs
l'Anse Cafard sur le territoire de la Com-
mune du DIAMANT (97223) et la
construction sur ceux-ci ; la vente en to-
talit ou par lots de ces biens, terme, en
tat future d'achvement ou aprs ach-
vement.
- La denomination social a t modifie
et devient SCCV BLEU NATURE,
computer du 26 Mars 2010. En cons-
quence, l'article 3 des status a t modi-
fi comme suit :
* Ancienne mention : SCI BLEU NATURE
* Nouvelle mention : SCCV BLEU NA-
TURE
- Il a t dcid de procder une refonte
complete des Statuts et adopter article
par article, puis dans leur ensemble les
nouveaux status ;
Pour avis. Le Grant, FB 2521

AVIS DE DISSOLUTION
CARABE LOCATION MATERIALS
EURL AU CAPITAL DE 7 622,45
SIGE SOCIAL : QUARTER DU FORT
97250 SAINT PIERRE
351 681 085 RCS FORT-DE-FRANCE
Suivant decision de l'associ unique du
30.12.2009, la dissolution anticipe de la
socit a t prononce computer du
mme jour, et sa mise en liquidation
amiable. M. Alain CLERC demeurant
Quarter du Fort, BP 41, 97250 ST
PIERRE est nomm en quality de liqui-
dateur avec les pouvoirs les plus tendus
pour terminer les operations sociales en
course, raliser l'actif, acquitter le passif.
Le sige de la liquidation est fix au sige
de la socit, o toute correspondence,
actes et documents concernant la liqui-
dation devront tre notifis.
Dpt lgal : RCS Fort de France
FB 2522

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
Par decision du 21/01/2010, l'associ
unique de CARABE LOCATION MATE-
RIELS, EURL en liquidation au capital de
7 622,45 E, don't le sige social est Quar-
tier du Fort 97250 SAINT PIERRE, 351
681 085 RCS FORT-DE-FRANCE, a ap-
prouv les comptes dfinitifs de liquida-
tion, donn quitus au liquidateur et
dcharg de son mandate et constat la


clture de la liquidation effet du mme
jour. Dpt des comptes de liquidation au
Greffe du Tribunal Mixte de Commerce
de FORT DE FRANCE.
Pour avis, le liquidateur FB 2523

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/04/10, il a t constitute
une :SARL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : KYLIANE IMPORTS
Adresse : MBE 210 Mango Vulcin -
97288 Lamentin cedex 2
Objet : Import/Export Boissons Bazar -
Confiserie
Dure : 99 ans
Capital : 50 000
Grant : TREBLA OLIVIER
Adresse : 97288 Lamentin
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis, la Grance FB 2524

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 29
mars 2010, il a t constitu une SARL
Denomination social : HTA -ENVIRON-
NEMENT
Sige social : Mille Pas -97216 L'Ajoupa
Bouillon
Adresse postal : Grande Savane BP
64 97224 Ducos
Objet : Production et ventes de gnra-
teurs d'nergie solaire, collect et trans-
formateur des graisse, Gestion et
traitement ds eaux uses
Grant : Gilbert Jol ALCINDOR
La SARL sera immatricule au registre du
Commerce et des Socits tenu au greffe
du Tribunal de Commerce de Fort de
France FB 2525

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du ler/02/2010 Fort de France, il a
t constitu une SARL prsentant les
caractristiques suivantes :
Forme SARL
Denomination : SIMON
Sige social : 91, rue Franois Arago
97200 Fort de France (Martinique)
Objet : La socit a pour objet le com-
merce d'habillement, vtements, chaus-
sures et accessoires divers
Dure : 99 ans annes computer de son
immatriculation au registre du commerce
et des socits
Capital : 1000 euros
Grance : M. Samaan NICOLAS
Immatriculation : Registre du commerce
et des socits de Fort de France
Pour avis, le Grant FB 2526

DECLARATION D'ABSENCE
MATRE GALLE PERRIN
AVOCAT LA COUR
5 RUE TOUSSAINT LOUVERTURE
97200 FORT-DE-FRANCE
TL: 05 96 51 1304
FAX 05 96 60 33 91
Madame Gratienne PALCY pouse
ERIN, de nationalit franaise, ne le 18
janvier 1910 Gros Morne, demeurant
quarter Bois Lzard 97213 GROS
MORNE
Ayant pour avocat Matre Galle PER-
RIN, avocat au barreau de Fort de
France, et demeurant au
5 rue Toussaint LOUVERTURE 97200
Fort-de-France
A prsent une requte aux fins de d-
claration d'absence Monsieur le Prsi-
dent et juges composant le tribunal de
grande instance de Fort de France
concernant Monsieur Jean-Elie PALCY
Monsieur Jean Elie PALCY, de nationa-
lit franaise, n le 02 juillet 1906
GROS MORNE, a cess de paratre au


lieu de son domicile depuis le deuxime
semestre de l'anne 1939 et ce, sans que
l'on en ait eu de ses nouvelles.
Plus de dix-neuf annes se sont coules
depuis cette disparition et les conditions
sont ainsi runies pour constater l'ab-
sence de Monsieur Jean Elie PALCY.
Un extrait de la requte en declaration
d'absence a t vis par le Ministre Pu-
blic conformment aux dispositions de
l'article 123 du code civil
Fait Fort-de-France le 29/03/2010
FB 2527

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services gnraux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Prsi-
dent de la CACEM
Adresse Internet: infos@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL)
http://www.cacem.org
Objet du march
Objet du march : Conception, rdaction
et impression de la publication Projet de
mandature 2008/2014 pour le compete
de la CACEM.
Type de march de services : 13
Caractristiques principles : conception,
rdaction/maquette, impression en 1 500
exemplaires, livraison.
Prestations divises en lots : non
Dure du march : 4 mois computer de la
notification du march
Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement :
resources propres de la CACEM
Dlai global de paiement : 35 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de fournisseurs : groupement so-
lidaire.
Conditions de participation
a) La lettre de candidature ou DC4 ; en
utilisant l'imprim DC4 (version d'Avril
2007) tlchargeable : http://www.fi-
nances.gouv.fr/formulaires/daj/DC/im-
primes_dc/dc4.rtf ou un document
comportant les mmes informations ;
b) La declaration du candidate en utilisant
l'imprim DC5 (version octobre 2008) t-
lchargeable
http://www.finances.gouv.fr/formu-
laires/daj/DC/imprimes_dc/dc5.rtf ou un
document comportant les mmes attes-
tations et informations ;
c) La copie du ou des jugements pronon-
cs, si l'entreprise est en redressement
judiciaire;
d) Une presentation de la socit explici-
tant ou compltant les renseignements
demands dans le DC5 ;
e) Une presentation des principles rf-
rences datant de moins de trois ans et v-
rifiables (indiquez les coordonnes du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Pour l'analyse des candidatures, il sera
fait application de l'article 52 du code des
marchs publics


-eui 8 e -


A imoivas LfALES






http.//www.iournal-iustice-martinigue. com


Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
* Mmoire technique : 60%
- comptences professionnelles de
l'quipe ddie : experiences des inter-
venants sur des projects similaires (en
communaut d'agglomration), connais-
sance du context local, comptences en
conception/rdaction et en infographie
- le calendrier d'excution dtaill de la
mission
- le nombre de dplacements prvus
dans les locaux de la CACEM
* Prix : 30%
* Performances environnementales du
produit envisag paperr utilis, Ecola-
bels...) : 10%
Procedure
- Procedure adapte
- Conditions de dlai :
n Date limited de reception des offres : le
19/04/2010 12 heures
a Dlai minimum de validit des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur
2010/20/CAB/MAPA
- Date d'envoi du present avis la publi-
cation : 29/03/2010
Adresses complmentaires :
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires peuvent tre
obtenus
- renseignements d'ordre administratif et
technqiue :
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72 (poste 203/216)
Fax : 0596.75.54.58
Adresse auprs de laquelle des docu-
ments peuvent tre obtenus et adresse
laquelle les offres doivent tre envoyes
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72 (poste 203/216)
Fax : 0596.75.54.58 FB 2528

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur : Conseil Rgional de Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique tl.:
0596-59-63-00
Tlcopie : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique Marchs Publics
Contact : le reprsentant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-
tinique
Procedure de passation : March pro-
cdure adapte [art. 28] et 77 du Code
des Marchs Publics (CMP)]
Intitul attribu au march : Travaux
d'tanchit et de mise hors d'eau des
toitures lyces et autres btiments du pa-
trimoine immobilier du Conseil Rgional.
Numro de rfrence du dossier
ETANCH-09-OP1
Prestations divises en lots :
Oui
Les travaux sont rpartis en 03 lots :
Lot 01 : Secteur Nord
Lot 02 : Secteur Centre
SLot 03 : Secteur Sud
Les candidates n'ont la possibility de pr-
senter une offre que pour l'un des trois


lots prcits (soit pour le lot 1, soit pour le
lot 2, soit pour le lot 3).
Le non respect de cette disposition ren-
dra l'offre irrgulire au sens de l'article
35-1-1 du CMP, et conduira au rejet de
cette offre par l'Excutif Rgional.
Dlai d'excution du march March
pass pour une dure de 12 mois (
computer de la date de notification du mar-
ch) reconductible une fois de faon ex-
presse. Le titulaire ne pourra refuser la
reconduction.
Caractristiques principles (description
succincte du march) : La prsente
consultation concern les travaux d'tan-
chit et de mise hors d'eau des toitures
lyces et autres btiments rgionaux, in-
tressant approximativement les surfaces
utiles rparties par lot comme suit :
- Lot no1 (secteur nord) : 117 656 M2 en-
viron.
- Lot n2 (secteur centre) : 188 886 M2
environ.
- Lot n3 (secteur sud) : 112 518 M2 en-
viron.
Type de march March bons de com-
mande.
Quantit ou tendue global Les presta-
tions seront excutes dans le cadre de
marchs bons de command tablis sur
la base des montants annuels suivants
pour chacun des lots :
- minimum de 100.000 E TTC
- maximum de 900 000 E TTC
Des variantes seront prises en consid-
ration :
Non
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Lieu principal d'excution des travaux :
Les communes d'excution des travaux
sont potentiellement (par lot) les sui-
vantes :
Lot 01 Secteur Nord : Grand-Rivire,
Macouba, Prcheur, Ajoupa-Bouillon,
Basse Pointe, Lorrain, Marigot, Morne
Rouge, Saint-Pierre, Fonds Saint-Denis,
Morne Vert, Carbet, Bellefontaine, Case-
Pilote, Sainte-Marie, Trinit, Robert.
Lot 02 Secteur Centre : Fort de France,
Schoelcher, Lamentin, Gros-Morne,
Saint-Joseph
Lot 03 Secteur Sud : Franois, Ducos,
Rivire-Sale, Trois Ilets, Rivire Pilote,
Marin, Diamant, Anse d'Arlet, Vauclin,
Sainte-Anne, Saint-Esprit.
Adresse auprs de laquelle le cahier des
charges (dossier de consultation des en-
treprises DCE) et les documents compl-
mentaires peuvent tre obtenus : Ce
dossier sera remis gratuitement par le
Service des marchs et de la command
publique du Conseil Rgional de MARTI-
NIQUE.
Tl. : 0596 59.63.00, Fax. : 0596-
72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement
: Budget du Conseil regional de Marti-
nique
* Paiement :
- virement administratif
- Dlai global de paiement : 35 jours
- Avance de 5 % prvue
- Type de prix : prix unitaires
- Variation des prix : rvisables
- Retenue de garantie de 5% prvue.
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre ad-
ministratif ou technique peuvent tre
obtenus: Conseil Rgional de Martinique


(Monsieur le Prsident du Conseil Rgio-
nal l'attention du service des Marchs
et de la Commande Publique) Rue Gas-
ton Defferre Cluny 97200 Fort-de-
France Martinique Tlphone :
0596-59-63-00 Tlcopieur : 0596-72-
68-10 ou en ligne l'adresse Internet sus
indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures
Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
i Situation propre des oprateurs cono-
miques, y compris exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession : Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du mar-
ch).
- lettre de candidature et le cas chant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au modle DC 4 dans
sa version d'avril 2007)
Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course de la dernire anne,
appuye d'attestations de bonne excu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
l'poque et le lieu d'excution des travaux
et prcisent s'ils ont t effectus selon
les rgles de l'art et mens rgulirement
bonne fin.
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelles ou
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
Conditions de participation : Capacits
conomique et financire
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas dj de-
mande dans le cadre du DC 5)
- declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
Capacits techniques
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidate dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5).
Niveau(x) spcifique(s) minimal (aux)
exig(s) : Pour l'apprciation des capaci-
ts financires : le chiffre d'affaires du
dernier exercise disponible du candidate
devra tre (en euros T.T.C.) suprieur
100 000 quelque soit le lot choisi par le
candidate.
Critres d'attribution des marchs :
L'offre conomiquement la plus avanta-


geuse sera apprcie en function des cri-
tres d'attribution noncs ci-dessous :
- La valeur technique de l'offre (apprcie
partir du mmoire technique requis au
3-1-2-b du rglement de consultation) af-
fecte d'un coefficient 6 se dclinant
selon les sous critres suivants :
- Organisation matrielle du chantier:
25% (du coefficient 6)
- Modalits sur la scurit et l'hygine sur
le chantier : 25% (du coefficient 6)
- Adquation entire les besoins exprims
dans le CCTP et les products proposs
dans les fiches techniques : 50% (du
coefficient 6)
- Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Dlai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre:
180 jours
Date limited de reception des offres :
Le lundi 26 avril 2010 12 h 00 (heure de
Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes:
Reception des offres, par pli recommand
ou contre rcpiss au Conseil Rgional
de Martinique, Service des marchs et de
la command publique, rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France -
MARTINIQUE ou en ligne l'adresse
Internet sus-indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les attestations so-
ciales et fiscales :
8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France Immeuble Roy-Camille Croix de
Bellevue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tl : 0596-71-66-67
Fax : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation :
Comit consultatif interdpartemental de
rglement amiable des litiges relatifs aux
marchs publics de PARIS (C.C.I.R.A de
Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopie : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours :
Le greffe du Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683
97262 Fort-de-France Cdex
Tl : 0596-71-66-67 Fax :0596 63.10.08
Transmission par voie dmatrialise :
Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
marchs publics
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Date d'envoi du present avis aux or-
ganes de publication (journaux d'an-
nonces lgales locaux)
Le jeudi 01 avril 2010 FB 2529


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A ivmoivas LfA L,<





http://www. oumal-iustice-martinique.com


Maryse Renau : EL CUADERNO GRANATE


Maryse Renaud lors de lecture d'extraits avec EduardoRamos-lzquierdo

Ce titre en espagnol peut surprendre. C'est celui d'un roman
crit par notre compatriote Maryse Renaud et public rcem-
ment en Argentine, chez Corregidor. Maryse Renaud est pro-
fesseur d'espagnol l'Universit de Poitiers, spcialiste de
littrature hispano-amricaine et responsible du Sminaire de
Littrature Latino-amricaine du Centre de Recherches Latino-
Amricaines.
El cuaderno granate (Le Carnet great) attire d'emble l'atten-
tion par la remarquable quality de sa langue et son style raf-
fin, chose que n'a pas manqu de souligner Rodrigo Soto,
l'auteur du prologue. L'ouvre se prsente sous une forme ori-
ginale qui cre l'impression d'un universe fragment que le lec-
teur est invit reconstituer mentalement au fur et measure
qu'il y pntre: les 139 pages sont rparties en 34 courts cha-
pitres portant chacun un s:ous-tiire qui en condense le contenu
thmatique. L'histoire est raconte par un narrateur s'exprimant
"a 1a troisime personnel omniscient. On entend aussi la voix
des personnages, dans les dialogues. Un autre procd utilis
par Maryse Renaud est celui, classiq.ue, du journal intime, en
l'occurrence "Le Carnet great" du personnage appel Miguel.
Maryse Renaud qui est ne en Martinique, au sein d'une fa-
-iiie multre, vit en France depuis sa plus tendre enfance, ce
qui explique certaines particularits du roman, don't les per-
sonnages principaux sont des bourgeois martiniquais parties
s'installer en France : Edgar Granval, mdecin, homme miso-
gyne et tyrannique, qui veut modeler son fils Miguel son
image et cherche par tous les moyens l'loigner de sa femme


Clarysse, laquelle ne peut en prouver que ran-
coeur, frustration et jalousie. Il y a aussi Emma,
demi-sour d'Edgar et matresse de Miguel. Cette
relation incestueuse est d'autant plus mal accep-
te par la pauvre Clarysse qu'elle constitute pour
elle une nouvelle source de jalousie.
Le thme central de l'euvre, don't l'atmosphre
rappelle un peu celle des feuilletons tlviss, est
celui de l'mancipation du fils domin par son
pre. Il n'a rien donc d'original, sauf que I'auteure
prtend dnoncer le systme patriarcal antillais et
l'hypocrisie de nos families bourgeoises. Le d-
nouement est heureux: Miguel rvle sa mre
qu'Emma n'est pas la demi-seur de son pre, ce
qui signifie que leur amour ne revt pas de carac-
tre incestueux, et surtout il parvient la convain-
cre d'accepter son mode de vie et d'aller s'installer
avec lui et Emma au Mexique.
Le secret entourant la naissance d'Emma, tardivement rvl,
est simple : Anselme, le pre d'Edgar, tait un coureur de ju-
pons et avait une matresse au sang plutt chaud, qui le trompa
avec un autre. Bien qu'au courant de son infortune, Anselme,
pour ne pas perdre la face publiquement, dut faire semblant de
croire qu'Emma, le fruit de l'infidlit de sa matresse, Seail sa
fille lui. L'Emma adulte que nous dcouvrons dans sa rela-
tion avec Miguel et Clarysse, est professeur d'conomie et une
femme rebelle aux conventions sociales bourgeoises, une
"anarchiiste". Quant Miguel, il s'mancipe dfinitivement de
son pre dcd depuis quelque temps, en renonant sa pro-
fession d'avocat que celui-ci avait choisie pour lui, afin de se
consacrer au commerce de meubles au Mexique.
Comme on peut le constater, El cuaderno granate, n'offre que
trs peu de resemblance avec le roman antillais contempo-
rain. La Martinique n'y apparat pas vraiment, avec ses pay-
sages, sa crnpilefi et hnique et ses multiples contradictions.
Cependant, ce roman mrite d'tre connu en tant qu'oeuvre
crite par un membre de notre diaspora offrant au public ar-
gentin et hispano-amricain la vision d'un monde singulier
construit partir d'expriences personnelles et d'une idologie
fonde sur l'amour de la libert. Il le mrite aussi en tant que
manifestation interculturelle, preuve qu'une intellectuelle fran-
cophone peut produire une oeuvre de quality en langue espa-
gnole.
Maurice Belrose


TROIS PLASTICIENS ANTILLAIS EXPOSENT PARIS


Du 8 avril au 15 juillet 2010, trois galleries parisiennes de renom
accueilleront trois artistes contemporains originaires de la Gua-
deloupe et de la Martinique, Bruno Pdurand, Ernest Breleur et
DavidDamoison, une initiative de la Fondation Clment dirig
par Bernard Hayot.
"IVos artistes ont besoin d'tre reconnus ai t' i i. et c'est ce
quoi nous nous attelons avec les.. i". .'1.' 3.%3. j'Vous avons dj
soutenu pfusieurs centre elux dans Ce cadre d'expositions indivi-
diueles ou (,..ili i t a I:l.;,,,i, 'n vYous demons tre un relais
pour cvaoriser fa creation caribenne feyetrieur et soutenir des
changes avec d'autres fieu j dans
[e monde".
Bernard Hayot


--
> *
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Ernest Breleur, Bernard Hayot, David Damoison et Bruno Pdurand


rJlc amrmru Ca ~71~1


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