Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00088914/00156
 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: February 25, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00156
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

S EBDOFORMATION COMMU~S
_.. ---mi -.__.....,-


Pour la Responsabilit6 et le D6veloppement veritable.


m mlj-i --T- Iv


ne aur

IEGIONALEs 2010 : Liste Madeleine
Do Grandmaison

Soyons tous au Grand Meeting
ineurieni e S.eqde ac ppelle de presentation de la liste
'vonarisme l mbemen Le Dimanche 28 fevrier a 9 heures
dans la enertatio, n Au Hall des sports de Ducos






httD://www.ioumal-iustice-martinique. com


Saka .ae ...................f.. 2

E ito ................ ......... .
- Le debat Institutionnel nest pas close

Eco-scial ................... . 4
- Fort-de-France dans le collimateur
de la CRC

mfiomnae201o0 ........... 5/9
- Context dconomlque et social
- Neuf listes a Iassaut de la Rdgion
- Serge Letchimy
- Madeleine de Grandmalson : Alliance
pour Ddvelopper la Martinique

Politiue .................f. 10/12
- Discours de Nicolas Sarkozy
- Sarkozy en champagne dlectorale

Notre n io ............. 13/1f
- Soutlen A Hafit
- Guadeloupe

Fraue ..................f.1+/15
- Les Regionales en France
- Les raffineries en grave

Pa leMonWe ............ 16/17
- Afrlque Instable
- Le DalaT-Lama
- les 20 ans de la liberation de Nelson
Mandela

AuMn ildg les...........,f. 17/19

Cultmre ....................f.20
- Dernlres Ilmags du 'C aVrri l 910






Administration & R6daction :
Tel6. : 05 96 71 86 83
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr


DERNIWRE PLEHIERE REGIONAL

Les 6lus r6gionaux de cette
mandature se sont retrou-
v6s en pl6niPre pour la der-
niore fois le mardi 23 f6vrier
avant le renouvellement de
mars prochain. Pas moins
d'une quinzaine de sujets A
l'ordre du jour. Parmi eux
une subvention d'6quilibre
6 la SAEM-PRSM du Galion
et le plan d'actions du
Conseil regional de Marti-
nique en Faveur d'Haiti
suite au s6isme du 12 jan-
vier 2010. L'occasion 6ga-
lement pour le president de mettre en exergue le bilan de 6 ans de gestion. Le d6fi
sera pour Alfred Marie-Jeanne de retrouver son siege de president de I'ex6cutif,
face aux 8 autres lists en lutte pour le d6trvner. Pour beaucoup d'6lus, c'est la cer-
titude de ne pas se retrouver sur les bancs de I'hpmicycle en mars prochain.

CARI ME : L EAU COMMENCE A MANQUER

II 6tait 6 pr6voir que le car6me serait rude. En effet, d6s d6cembre, les relev6s sur
les nappes phr6atiques indiquaient des normes plus basses que la normal pour
border la saison s6che dans de bones conditions. Et de fait, les conditions clima-
tiques sans pluie depuis trois semaines font que le car6me a d6marr6 trls fort en
Martinique. Les agriculteurs et les particuliers devront fire preuve de civisme dans
la consommation d'eau. Les autorit6s ont d6jA mis en oeuvre des coupures tournantes
pour dviter la p6nurie. Une 6conomie de 15 A 20 litres d'eau par jour et par personnel
permettrait aux responsables de la distribution d'assurer une just repartition de la
resource disponible.

EMILE LARGE PURGER4 SA PINE

Condamn6 par deux fois A 15 ans de prison pour viol sur une jeune mineure qui se-
rait de surcroit sa fille, Emile Largen, 'ex- patron des gommiers a vu ses recourse 6pui-
s6s. Remis en liberty suite ; un recourse aupr6s de la court de cassation, cette
dernibre a confirm Ia semaine dernibre le verdict de la court d'assises. D6sormais,
Emile Largen devra retrouver la prison de Ducos pour purger sa peine de 15 ans de
prison.

UNE NOUVELLE PISTE CENTRE ALZHEIMER
Le professeur Baulieu aurait d6couvert une prot6ine qui bloquerait la maladie.
Un espoir pour les 25 millions de maladies d'Alzheimer dans le monde. Une 6quipe
de I'Inserm dirig6e par le professeur Itienne-Imile Baulieu, pbre de la pilule du len-
demain, a annonc6 hier qu'il avait d6couvert une prot6ine qui permettrait A terme de
letter centre la maladie. Son nom : la prot6ine FKBP52. A I'origine de la maladie, une
d6gen6rescence du cerveau cause en parties par le dysfonctionnement d'une autre
prot6ine, appel6e Tau. Selon I'6tude publiie le 25 janvier par I'acad6mie americaine
des sciences (Pnas), il existerait une interaction entire ces deux prot6ines prbsentes
naturellement dans le cerveau. Le FKBP52 serait en measure de bloquer Tau. Forte-
ment stimule, elle empdcherait m6me I'accumulation de la prot6ine incriminle dans
les cellules nerveuses.
Ces travaux s'inscrivent dans le prolongement des recherches qu'ltienne-Imile Bau-
lieu m6ne depuis de nombreuses annbes sur les vieillissements du cerveau. En 1992,
son 6quipe avait d6jt mis en evidence la prot6ine FKBP52, sans pour autant en 6lu-
cider la function. Pour le chercheur, 'espoir thdrapeutique reside dans I'utilisation de
cette nouvelle prot6ine. "WPste a dicouviir (a molecule permettant d'activer sa produc-
tion". L'Association France-Alzheimer s'est rbjouie, de ces "avancies scientfiques",
soulignant que "la proteine Tau itait une piste peu e(por6eejusqu'd present". "9tais nous
n en sommes qu'au stade de [a rechercihefondamentae. 'Faisons attention d ne pas culti-
ver, ciez les mafades et feurfamitle, un espoir trop primaturi ".


Lionel Decottignies


r* 'q


Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France T61. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerle Martlniqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
T6I. : 0596 73 14 54


[ $A KA FASt I





httD:/Iwww.ioumnal-iustice-martiniglue. cornm


NON M, SARKOZY LE DEBATE INSTITUTIONNEL NE- SAURAIT ETRE CLOSE


L'histoire de la Martinique semble s'etre acceleree depuis
la r6volte contre la "pnofita.son "et la vie chere de f6vrier-
mars 2009, revolte suivie des Etats generaux de I'outre-
mer d6cretes et organisms par le gouvernement, puis des
deux consultations populaires de janvier dernier.
Le resultat final de ce processus electoral en deux tapes
ne saurait 6tre remis en cause, mais on ne saurait nier
pour autant que I'echec du "oui"A I'autonomie le 10 janvier
ait ete en grande partie le fruit de I'intense champagne de
peur menee par la coalition UMP-PPM-FSM. Quant au
triomphe du "oui"& la collectivit6 unique dans le cadre de
I'article 73, le 24 janvier, il n'est pas superflu de rappeler
qu'il aurait dO etre acquis des d6cembre 2003 et qu'au soir
de ladite consultation, le gouvernement, la droite locale et
le grand patronat avaient declare que le d6bat institution-
nel etait clos. II nest pas inutile de rappeler non plus que
ceux-Ia memes qui avaient combattu avec le plus d'achar-
nement I'idee de collectivit6 unique en 2003 se sont re-
trouv6s en 2010 dans le camp de ses d6fenseurs les plus
intransigeants. Ils ont opere une tell metamorphose pour
deux raisons essentielles, intimement liees : 1) Nicolas
Sarkozy ayant declare que le statu quo n'6tait plus tena-
ble, la droite 6tait somm6e de se conformer A ses vceux,
de cesser de paraTtre comme un rassemblement de reac-
tionnaires; 2) revendiquer la collectivite unique dans le
cadre de I'article 73 6tait un excellent moyen de com-
battre I'accession de la Martinique A I'Autonomie, de faire
6chouer le project de creation d'une "cofectivitid'outre- mer
regie par fartice 74 de fa Constitution, dotee dAune organisation
particuGCre tenant compete de ses intrspropres au sein de a R-
pu6bque '
La tAche de la droite, fiddle alliee de la grande bourgeoisie,
s'est trouvee facilit6e par la trahison du "PPM nouveau"qui,
des le mois de d6cembre 2008, est parti au combat contre
I'Autonomie en se r6clamant de la pensee de Cesaire et
en inventant la chimbre d'une "autonomie constitutionnelfe"
a conquerir par tapes en forgant la France A obeir A la vo-
Ionte des Martiniquais. Le "PPM nouveau"et le MAP ont
fait preuve, jusqu'au 10 janvier, d'un cynisme incroyable.
Courageux mais pas t6emraires, ils ont pris soin de banni.r
de leur propaganda 6crite toute reference A leur fumeuse
"troiieme voe"entre le 10 et le 24 janvier: le project d'Auto-
nomie ayant Wet rejete, il fallait 6viter de continue A nour-
rir la peur en parlant de "troisiemevoie".
Maintenant, tous les regards sont tourn6s vers les regio-
nales du mois de mars. Les alliances ont 6et noudes et les
lists d6pos6es en prefecture. L'enjeu est capital, aussi
bien pour I'actuelle majority que pour I'actuelle minority du
Conseil regional. M6me si on s'attend A ce que la duree
du mandate du nouveau Conseil soit raccourcie, tout le
monde est conscient du r6le d6cisif que jouera la nouvelle
majority dans les discussions avec le gouvernement sur la
future collectivite. Dans cette affaire, Serge Letchimy n'est
pas celui qui a les dents les moins longues. II est si sor
qu'il va bient6t remplacer Alfred Marie-Jeanne A la presi-


dence de la Region qu'il a
dejal dfsigne son suc-
cesseur au posted de
maire de Fort-de-France.
II veut prendre la presi-
dence pour plusieurs rai-
sons: pour renflouer les
caisses de Fort-de-
France avec I'argent de
la Region ; pour asseoir
son autorit6 sur tout le
pays et surtout se cr6er
une image de "Ieaderfon-
damental en vue de pr6-
sider la future collectivit6.
Pour cela il lui faut du temps, ce qui explique pourquoi
Conconne a dit A la journalist de RFO, peu avant le dis-
cours de Nicolas Sarkozy A I'Atrium, qu'il valait mieux at-
tendre I'annse 2014 pour instituer la nouvelle collectivit6.
II y en a donc qui vendent la peau de 'ours avant de I'avoir
tub, pour reprendre un dicton frangais. II y en a qui sont
prets A toutes les alliances contre-nature, A toutes les com-
promissions et trahisons pour assouvir des ambitions per-
sonnelles ou claniques. Les dirigeants du "cPPM nouveau"
sont de ceux-I&, qui misent sur les effects de I'Age, du temps
qui passe, pour 6liminer politiquement Lise et Marie-
Jeanne et continue tranquillement A enterrer I'id6e d'Au-
tonomie.
Eux et tous les "pogressites de droite", leurs allies, ont dO
sauter de joie en entendant Nicolas Sarkozy affirmer que
le d6bat institutionnel 6tait clos. Mais ce d6bat est-il vrai-
ment close? Certes, le president de la R6publique s'est en-
gag6 & envisager la possibility juridique d'allonger la durle
des habilitations permises par I'article 73, pour la fire
coincide avec celle de la nouvelle collectivist, mais il a
aussi affirmed sa volont6 d'empicher que l'usage de ces
habilitations ne soit une manidre d6tourn6e d'arriver & I'au-
tonomie. Nous sommes donc bel et bien confines dans le
cadre 6troit de I'assimilation juridique, sans organisationn
paricuCire tenant conpte e (nos) intirtspropres au sein defa
R'pubflque" Or, la mise en oeuvre de ce "diveloppement
iconomi ueendogne"dont parole tout le monde, les multiples
probl6mes socio-6conomiques auxquels est confronted la
Martinique, les changements en course dans le monde, sin-
gulibrement en Ambrique Latine et dans la Caraibe, tout
cela risque de mettre en evidence, t6t ou tard, les limits
de I'article 73 et la n6cessit6 d'aller plus loin, de reposer la
question de I'Autonomie, voire de I'lnd6pendance.
Nul n'a le pouvoir d'empecher la roue de I'histoire de tour-
ner.
II appartient donc aux partisans de la Responsabilit6 dans
I'Autonomie de poursuivre le travail d'explication, de conti-
nuer A armer idbologiquement le people martiniquais en
tenant compete des enseignements des consultations de
janvier 2010.
M. Belrose


'eut2_Fivl'e2Ol)jutI'ce8 Page


EPITO I





Eco-SoCIA L


Taxe c'habitation et endettement

FORT-DE-FRANCE PULVERISE TOUS LES RECORDS ET EST DANS LE COLLIMATEUR

DE LA CHAMBRE REGIONAL DES COMPETES


Fort-de-france asphyxi6e par la fiscalitM P.P.M.
Au moment ou le candidate Letchimy brigue la gestion de
gion Martinique et reproche d6magogiquement A I'6quil
tante de ne pas mobiliser les resources pour investor e
centre le ch6mage, il paraTt utile de jeter un coup d'oeil
pratique fiscal a Fort-de-France.
Ainsi le taux de la taxe d'habitation en 2009 est, en deh
cas du Gros-Morne qui a d6fray6 la chronique avec u
passant de 13,97 % A 24,6 %, le plus l6ev6 de la Mart
soit 23,95 % !
La moyenne du taux de la taxe d'habitation en Martinique
blit & 11,87 %. Donc Fort-de-France est plus de deux f
p6rieur A la moyenne. Sans doute a cause des fam
charges dites de "centrafitifoya(aise"qu'invoque r6gulir
I'6quipe PPM. Mais I'poque oO Fort-de-France a dO ac
toute la Martinique est bien r6volue. C'est meme I'i
puisque sa population diminue : elle est passe de 94 0
bitants en 1999 A 91 249 habitants en 2007.
Toujours A titre d'l16ment de comparison, les taux d'i
tion moyens 2007 de la taxe d'habitation (source : Tr6
g6nerale Martinique) 6taient les suivants :
- DOM: 16,27%;
- Martinique: 16,03 %;
- France entire : 13,63 % ;
LA aussi Fort-de-France pulv6rise tous les records av
taux de 23,95 %.
Rappelons que la taxe d'habitation est un imp6t partic
ment injuste puisqu'il n'est pas calcul6 principalement e
tion du revenue, mais par rapport A la "valeur locative ne
I'habitation.
Sur une recette global des communes de 37 millions d
au titre de la taxe d'habitation, Fort-de-France ramass
millions, soit 40 % du total, alors que sa population repr
23 % de la population martiniquaise (90 347 hbts sur 3!
hbts en 2006). Le Lamentin vient loin derribre avec 4,2 r
d'euros et Schoelcher en troisibme position avec 3 n
d'euros. A la derniere place Fonds Saint-Denis pergoit
euros avec un taux de 2,38 %.
Le Conseil general pergoit, pour sa part, 20,5 millions d
de taxe d'habitation avec un taux de 8,78 % en 2008. A
la taxe A Fort-de-France est de 32,9 %, toujours la plus


ec son

:uliore-
n fonc-
tte"de

i'euros
.e 14,8
6sente
97 732
millions
millions
6 397

'euros
u total
levee.


_llhn,cdn,-i *: ',,.'


GREVE DES TRANSPORTEURS URBAINS : FIN
Le conflict qui a oppose durant quinze jours les sept trans-
porteurs urbains de la Compagnie Martiniquaise de trans-
port (CMT) dirig6e par Mme Casanova s'est achev6 par la
satisfaction des revendications pour les chauffeurs. Ceux -
ci avaient entam6 un movement de gr6ve afin de r6clamer
I'alignement de leurs salaires sur ceux de leurs colleges
sous-traitants de la CFTU, suite au protocole d'accord si-
gnee en novembre dernier. La dirigeante de la CMT n'avait
pas voulu octroyer aux chauffeurs cette augmentation, pr6-
textant ne pas en avoir les moyens. Finalement, la CMT a
dO c6der les lignes desservies par les sept chauffeurs a un
autre sous-traitant. Ce dernier a immediatement align6 les
salaires et les avantages des nouveaux repris. Un conflict qui
aura tout de m6me caus6 bien des d6sagr6ments aux usa-
gers de Mozaik, mais ceux-ci ont compris la lutte menee par
les conducteurs : A travail 6gal, salaire 6gal. C.B.


Gros-morne mis A part qui culmine a un taux global de 38,5 %
avec Conseil g6n6ral (8,78 %) et Communaut6 des communes
du Nord (4,97 %).
Dans le rapport senatorial "Les DOEM, defipour fa Rpublique"
du 7 juillet 2009, il est 6crit: "'Ainsi fes communes de Basse-'Terre
et de Cayenne sont sous contr6de 6udgitaire de la CRX2 (ndlr :
Chambre R6gionale des Comptes) et un contr6le vient d'itre
fanci concernant fa commune de Fort-de-Trance, don't 'endette-
ment est en tres forte augmentation" (rapport cit6 p. 108). Donc
Fort-de-France est dans le collimateur de la Chambre r6gionale
des competes.
Rappelons a cet 6gard que la dette global (amortissements et
int6rets) de la ville de Fort-de-France se montait en 2008 a 281
millions d'euros, soit une fois et demie le budget annuel (199
millions d'euros).
Cela repr6sente un endettement colossal de 3 079 euros par
la R6- habitant jusqu'en 2031. A titre de comparison, selon la revue
pe sor- Business News (no 25 d'Oct/Novembre 2008), la dette
t lutter moyenne par habitant en Martinique 6tait de 952 euros par ha-
sur sa bitant en 2007, la plus 61lev6 des DOM (752 euros en moyenne)
et de l'ensemble frangais (837 euros en moyenne).
iors du L'encours moyen de la dette s'l1evait A 1 116 euros par habitant
n taux en Martinique en 2007 pour les communes de plus de 10 000
inique, habitants et a 450 euros par habitant pour les communes de
moins de 10 000 habitants.
e s'6ta- Bravo M. Letchimy, avec vous a la R6gion, on est bon pour une
ois su- nouvelle catastrophe a la Darsieres (1 milliard de francs de d6-
neuses ficit).
rement II faut admettre que la Martinique est un petit pays sous-d6ve-
cueillir lopp6 avec une consommation artificielle et qui doit satisfaire en
nverse priority ses besoins primaires : transport, logement, education,
149 ha- sant6, culture et patrimoine, etc. L'aide aux entreprises doit 6tre
conditionn6e A la creation effective d'emplois.
mposi- La bourgeoisie qui, dans le sillage de la liste Letchimy, tr6pigne
sorerie d'impatience sur les starting-blocs pour faire main-basse sur le
pactole de la R6gion devra patienter.
A.G.


I I htD://ww~iounal-istice-rnartinigue. corn





httD://www iournal-iustice-martiniaue.cor.


Context economique et social def ridionale 2010 : UNE URGENCE SOCIALE QUI

APPELLE LE VOLONTARISME ET LE RASSEMBLEMENT DANS LA CONCERTATION


L'annee 2009 a vu s'allumer tous les cli-
gnotants au rouge et la present annee -'-
2010 risque de voir la situation s'aggraver
si des measures urgentes et coordonnees
ne sont pas arretees. Voil6 le context ob
se d6roulent les elections r6gionales
Le nombre de ch6meurs d6ej elev6 a
augmented de 5 100 personnel suppl6men-
taires en 2009 pour atteindre environ 46
000 demandeurs d'emploi toutes catego-
ries. Soit plus 12,4 %.
Le taux de ch6mage official, a 24,5 % de la
population active en novembre 2009, est
plus de deux fois sup6rieur a celui de la .
France. En r6alit6, pres de 3 Martiniquais -j'"
sur 10 sont au ch6mage et 1 jeune de -
moins de 24 ans sur deux I'est, si on prend
en compete tous les priv6s d'emplois. Cela .
traduit la faiblesse fondamentale de notre "
economic d6esquilibree, d6pendante et ar-
tificielle. II s'agit principalement d'un cho-
mage structure n6cessitant un changement radical de mode
de d6veloppement et qui a augment conjoncturellement en
raison du recul de I'economie ces deux dernieres annees.
Les liquidations judiciaires ont frapp6 385 entreprises, faisant
un bond de 13 % en 2009. La situation de tresorerie de PME-
TPE s'est fortement d6grad6e selon I'IEDOM : augmentation
de dettes des entreprises de 42 % en un an a fin septembre
2009.
Le BTP aurait perdu entire 2 000 et 4 000 emplois avec la fin
des grands chantiers. Le logement social est au point mort,
plomb6 qu'il est par la flambe des prix du foncier du fait d'une
defiscalisation mal pens6e. Les hotels ont perdu 500 emplois
en 18 mois.
La banane est toujours sous la menace de la perte de ses de-
bouch6s par les decisions de I'Europe et de I'OMC d6mante-
lant I'OCM-banane.
La vie chere n'a pas globalement diminu6, meme si I'inflation
a 6et faible (+ 0,6 % en 2009), refletant le fort ralentissement
de I'activit6. Selon une enquete de France- Antilles le panier de
la m6nagere est toujours plus cher de 34 % qu'en France en
fevrier 2010. Les prix BCBa ont certes 6et globalement res-
pectes, mais de nombreux products sont manquants dans les
grandes surfaces.L'avenir de cet accord n'est pas assure et on
doit le perenniser en lui donnant force de loi. Ce que refuse le
gouvernement. La question de la chert6 du coOt de la vie reste
donc pose en profondeur. L'Observatoire des prix et des re-
venus doit 6tre renforc6, entire autres par une responsabilit6
plus grande des deux collectivites majeures et des acteurs
economiques et sociaux dans son fonctionnement.

L'ASCENSEUR SOCIAL EST EN PANNE
Les salaires et revenues sont globalement inferieurs a ceux de
France. Les in6galit6s entire les mieux lotis et les plus d6favo-
rises ainsi que la pauvret6 se sont accrues depuis 10 ans,
montre une r6cente etude INSEE-CAF de juillet 2009 ("Iniga-
iitis auxhntilles-Guyane: di ans d'fvolution"-INSEE-CAF An-
tilles-Guyane).
La prime de vie chere de 200 euros don'tt 100 euros de RSTA)


II faut relancer les grands travaux et I'emploi local


qui reste a faire appliquer partout aux bas salaires (moins de
1,4 smic) n'a constitute qu'un soulagement provisoire. Les mi-
nima sociaux don't le minimum vieillesse et les retraites sont
scandaleusement bas.
L'ascenseur social est en panne. Le module social de 1946 est
en train d'etre d6moli et n'assure plus la garantie des acquis
sociaux.
Cette crise n'est pas nee du movement de fevrier-mars 2009,
mais avant. Selon les organismes officials, la Martinique a
connu pour la premiere fois depuis 1946 un recul global et his-
torique de son 6conomie en 2008, une 6conomie qui avait
commence a ralentir depuis 2005. Ce sont les moteurs de la
consommation puis de I'investissement immobilier qui se sont
progressivement mis en panne en raison de la baisse du pou-
voir d'achat et de la politique neo-lib6rale du gouvernement.
L'incertitude sur la d6fiscalisation et le regime des exonera-
tions de charges modifies par la Lodeom Jego discutee entire
2007 et 2009 a incite les acteurs 6conomiques, en particulier
dans I'immobilier, b I'attentisme.
La crise financiere capitalist international a jou6 un r6le en
2007/2008 6galement avec notamment I'augmentation des prix
alimentaires et du p6trole brut qui a percut6 de plein fouet la
Martinique, la baisse de frequentation touristique mondiale et
carib6enne et la rar6faction et le rench6rissement du credit.
La crise social de fevrier 2009 n'a fait qu'accentuer le ralen-
tissement economique, mais ne I'a pas provoque. Elle en a 6te
le revelateur du mal d6veloppement et du mal-6tre de notre
pays. Une reaction centre une society injuste de pwofitasyon,
comme I'ont dit des milliers de Martiniquais. Les Martiniquais
ont pris la parole pour exprimer leur souffrance et leur col6re.
Leur attente doit 6tre comprise et trouver une r6ponse poli-
tique.
Le gouvernement, en organisant les Etats g6enraux de I'ou-
tre-mer, a voulu donner le sentiment qu'il a pris la measure de
la crise des soci6ets des pays composants I'outre-mer et pour
6viter le pire. S'inspirant parfois des propositions locales du
SMDE-Agenda 21, il a fait des promesses don't il nous appar-
tient d'exiger I'application.


IF uh5fvz'r21 I.tc '08-Pg


F_
L IttflONALEs 2010





IttfION L~ 2 10


Nous avons la volont6 de donner une r6ponse martiniquaise A
I'urgence economique et social qui s'impose, tout en mettant
en garde sur le fait que les collectivit6s locales- et singuliere-
ment la Region- ne sauraient se substituer 6 la responsabilit6
6minente du gouvernement qui d6tient I'essentiel des leviers
de la politique economique et de I'emploi (cf 137 measures du
CIOM).
L'economie a donc poursuivi et accelere sa chute en 2009 et il
faut, helas, s'attendre a des effects n6gatifs en 2010 au plan de
I'emploi et de I'activite.
En resume, la crise actuelle en Martinique r6sulte d'abord des
facteurs internes propres aux m6canismes d6eletres de notre
mal-d6veloppement, ensuite des effects r6cessifs de la crise ca-
pitaliste financiere mondiale examplee du tourism) et enfin de


I'impact de la crise social de debut 2009. II ne faut pas pren-
dre I'effet pour la cause.
Pour s'attaquer 6 cette situation, il faut des measures d'urgence
immbdiates (1 a 2 ans) s'inscrivant dans des actions a moyen
terme (4 A 6 ans) et port6es par une vision large sur I'avenir du
pays impliquant d'amorcer des maintenant le changement de
voie de d6veloppement. II s'agit de faire preuve de volontarisme
et de determination en rassemblant les forces vives du pays.
C'est cette vision d'une autre "'Martinique au travai"'que nous
defendons au sein de la liste dirig6e par Madeleine De Grand-
maison, la liste "Pour dve(opper la 9Martinique". C'est I'objet de
la "plate-forme d'urgence"qu'elle propose au pays.
Michel Branchi (21/02/2010)


NEUF LISTS A L'ASSAUT DE LA REGION


Dans moins d'une semaine commencera la champagne officielle
en vue des 61lections r6gionales des 14 et 21 mars prochains.
Celle-ci s'annonce d'autant plus apre qu'elle se situe dans la
foul6e des deux recentes consultations qui ont r6evel ou re-
veille de lourds contentieux entire les differentes formations po-
litiques martiniquaises et quelque peu modified I'6chiquier
politique. Alors que les s6quelles de la crise du 5 fevrier 2009
sont encore bien pr6sentes.
Certes, toutes ces listes pr6tendent envoyer le plus grand nom-
bre possible de leurs representants singer au plateau Roy, mais
la motivation qui a pr6sid6 a leur constitution et les ambitions ne
sont manifestement pas les memes.
Quatre listes semblent etre en measure de jouer les poids lourds
dans cette bataille electorale.

D'abord la liste des "Pa-
triotes et Sympathisants"
conduite par Alfred Marie-
Jeanne. 11 s'agira 6videm-
ment pour elle de garder la
direction des affairs de la
Region en s'appuyant prin-
cipalement sur un bilan pr6-
sent6 come 6logieux.
Une listed fortement mar-
qu6e de I'empreinte du MIM
avec une majority d'6lus
sortants et de compagnons
de route de son leader
.comme Daniel Marie-
Francis Carole, 5 i6me sur la liste Sainte, Sylvain Bolinois, Lu-
des o patriotse" cien Adenet et la presence
symbolique en dernire po-
sition de Lucien Veilleur, le maire de Rivibre-Pilote. D'autres mi-
litants originaires des diff6rentes regions de l'Tle assurent la
couverture du territoire.
Rajeunissement oblige, on note I'arriv6e de plusieurs jeunes
militants don't Aude Goussard 6 Ia 186me place. L'alliance
avec les autres composantes de la famille indapendantiste s'est
renforc6e avec la presence notamment de Marie-H6lne Leo-
tin ; la 26me place. Elle s'est 6galement dlargie avec Francis
Carole du PALIMA en 56me position, tandis Louis Boutrin lui
apporte une caution 6cologiste. Mais est-ce par souci d'ouver-
ture ou- pour r6compenser le courage de cette 6lue des FMP,
exclue de son parti pour avoir d6fendu I'article 74 ? Force est
de constater qu'6 la 86me place, Claudine Jean-Theodore a
toutes les chances de retrouver son siege au Conseil regional.


Ensuite la liste "RDMW, Alliance pour dive(opper de la Marti-
nique"conduite par Madeleine de Grandmaison a laquelle est
associ6 notre parti avec la presence de nos camarades Michel
Branch et Evelyne Boucou en 186me et 296me position.
Elle s'est constitute autour de ceux qui sont rests fiddles A
I'esprit du Rassemblement Martiniquais pour le Changement
de Claude Lise qui avait men6 la champagne en faveur de I'au-
tonomie. Elle est soutenue par plusieurs maires don't celui de
Sainte- Marie, NestorAz6rot, Raymond Occolier du Vauclin qui
a d6sapprouv6 le retirement de la federation socialist, ainsi
que les adjoints de plusieurs autres communes comme Marina
Siger de Ducos, de Farell Frangois-Haugrin et Christian Ver-
neuil du Robert ou Jocelyne Delbois des Anses d'Arlets. A noter
aussi la presence de Christiane Bauras, conseillbre g6enrale
du Frangois a la 9e place et de Claude Petit, le president du
Conseil de I'Education.
Resolument ancr6e 6 gauche, cette liste est conduite par une
femme de conviction et d'exp6rience don't I'engagement et le
devouement en faveur des interets de la Martinique ne sont
plus & d6montrer. Ancienne d6put6e europ6enne, elle a r6gu-
lierement 6t6e lue & la region ou elle occupe d'importantes fonc-
tions comme pr6sidente des commissions culture, tourism et
environnement. Elle assure aussi la pr6sidence de plusieurs or-
ganismes A vocation touristique ou environnementale comme le
Comite de Bassin ou le SDAGE.
Dans ses priorit6s, elle met en avant le d6veloppement econo-
mique, I'emploi, le transport et la lutte centre la vie chore. Au-
tant de domaines dans lesquels, I'economiste de notre Parti,
Michel Branchi, devrait apporter ses comp6tences.

La troisieme liste qui s'intitule "Ensemble pour une Martinique
nouvelle" est conduite le maire de Fort-de-France.
Serge Letchimy ne fait pas mystere de ses ambitions, sa-
voir s'emparer de la Region. II compete tirer profit de plusieurs
atouts. D'abord les sondages qui le placent en tete des per-
sonnalit6s politiques du pays. II ambitionne aussi de capitaliser
a son profit les r6sultats des r6centes consultations et partici-
per, en tant que president du Conseil regional, aux futures ne-
gociations avec le Gouvernement sur la mise en place de la
Collectivit6 unique.
D'aucuns voient encore dans sa demarche le d6sir de s'em-
parer de la R6gion pour remettre a flots les finances exsangues
de "[a ville capitale.
Apres avoir longtemps maintenu un faux suspense, il a an-
nonc6 le 6 f6vrier A ses troupes qu'il accepted "fa mission" qui


V. OEt:jic Pe


2


I IE ht://fwwwjounma1-ustice- nue or





ht-tD:/wwwiournal-Lustice-matiniaue. corn


lui a ete confine. Convaincu de sa victoire, il a d6ej demand
aux Foyalais I'autorisation de se "mettre d fa disposition de la
Martinique" et de confier la mairie a son premier adjoint Ray-
mond Saint-Louis Augustin.
Le president du neo PPM conduira donc une liste sur laquelle
figurent plusieurs maires divers gauche qui, comme ceux de
Schoelcher et du Lorrain ont abandonn6 le RDM ; des conseil-
lers g6n6raux ou municipaux membres de son parti, des adhe-
rents du MAP (Mouvement des autonomistes et des
progressistes) tel le maire du Frangois, Maurice Antiste. S'y re-
trouvent aussi des candidates venus d'horizons politiques aussi
opposes : de droite comme Jenny Dulys-Petit de Osons Oser,
Jean Crusol, sp6cialiste de la voltige politique, toujours a la re-
cherche d'un mandate.
Une liste qui confirm bien le glissement 6 droite du PPM. Le
president du MAP, I'universitaire Jean-Claude William qui avait
apport6 sa caution intellectuelle au pretendu "rique"repr6sent6
par le 74 n'y figure pas.

Enfin, dernibre des listes
qui ambitionne de s'empa-
rer de la Region, celle inti-
tul6e "Rgssembler la
Wartinique" et qui re-
groupe la fraction de la
droite qui s'est enfin
convertie & la Collectivit6
unique. Son leader, Andr6
Lesueur, maire de Rivibre
Sait e a 6t6 invest par les
instances parisiennes de
Andr6 Lesueur, tente de surfer sur les son part, I'UMP, provo-
consultations de janvier dernier quant la colere de Fran-
goise Rose-Rosette blue
sortante qui n'y figure d'ailleurs pas. Miguel Laventure qui se di-
sait pret b etre "e fer de lance" des FMP et de la droite se re-
trouve & la troisidme place, derriere Chantal Maignan. Cette
listed accueille des caciques de la droite come Jean-Marcel
Maran, Christian Rapha, Max Nelzy, Sainte-Rose Cakin et & la
dernisre place Andre Charpentier, le maire de Basse Pointe.
Philippe Petit qui avait ralli6 la droite dahs la croisade anti 74 y
figure en 76me position. Le salaire de la trahison de la gauche
don't il se r6clamait, ayant dans la dernire periode flirt6 avec le
PPM. Retour au bercail familial.
On ne connait pas encore les propositions de cette tote de listed,
sinon qu'elle entend stre vigilante lors de la mise en place des
nouvelles institutions pour 6viter, selon un de ses responsables,
le "ditournement du vote enfaveur de article 73 vers un articCe
74 dqguisi". Cette droite serait-elle si oxydde au point de se ma-
fier de Sarkozy ?
Le Parti Chr6tien d6mocrate (PCD) de Ralph MoMplaisir et
Maguy Tanger, partisan du "Non Non"r'a pas trouv6 place sur
la liste d'Andr6 Lesieur.

Parmi les 5 autres listes restantes, certaines competent tirer pro-
fit de la crise de du 5 f6vrier don't plusieurs revendications n'ont
pas encore 6t6 satisfaites. C'est notamment le cas de celle de
"Combat ouvrier" conduit pa-r Ghislaine Joachim-Arnaud
don't les arguments sont dbjA bien rdds : d6nonciation de ceux
qu'elle appelle les "politiciens"et de la "pwofitasyon". En d6pit
d'une trbs forte representation du monde syndical, sa liste
n'avait obtenu que 3,13% des voix en 2004. L'exp6rience a
mentr6 qu'il est trbs hasardeux de prdtendre transposer dans


une demarche politique un movement social aussi complex
que celui que nous avons v6cu.

Quant A la liste du "pzssem-
blement martiniquais pour re
progrs dsans la 'France", elle
regroup les 616ments les
plus conservateurs de la
droite opposes a tout chan-
gement institutionnel tel Mi-
chel Renard qui figure en
dernitre position.
Dirig6e par I'ancien pr6si-
dent de I'UMP locale, Jean-
Claude Granier, d6mis de
ses functions, elle pretend
rcolter les suffrages des J.C. Granier assimilationniste ant6diluvien
30 % de Martiniquais qui neveut rien changer
avaient rejet6 le passage A
I'assemblee unique. Un calcul quelque peu hasardeux.

La listed "Croire en nous-mimes" conduit par le president de
"Bdtir le pays Wartinique", Pierre Samot se distingue par sa
trbs forte connotation lamentinoise. On y trouve en effect plus
d'une vingtaine d'elus et de citoyens de cette commune.
Certain s'interrogent sur le s6rieux des engagements poli-
tiques de son leader, Pierre Samot qui s'est montr6 particuli6-
rement discreet durant la r6cente consultation populaire alors
qu'il avait officiellement pris position en faveur de I'article 74 et
sur ses motivations 6lectorales alors qu'il a d6sert6 la Region
durant les six derni6res annoes. S'agit-il d'une course aux man-
dats ou d'une strat6gie pour n6gocier des places eligibles au
26me tour ou lors de plus lointaines 6ch6ances ?
Comme pour la listed du PPM, celle-ci a pratiqu6 r'ouverture vers
la droite avec la presence de F6licia Nuissier, qui fut adjointe a
I'ancien maire UMP du Pr6cheur, vers le centre-droit avecAlex
Dopns de "Dynamique sociafe et libirafe". A noter le retour de
Frantz Lebon, ancient de Batir, passe il y a peu de temps au
Parti Socialiste et don't il vient de se s6parer.

La listed intitul6e "La Martinique pour tous" assemble mani-
festement des d6eus de la politique. Son patron, Guy Lordi-
not qui avait envisage de faire liste commune avec Andre
Lesueur a dO se r6soudre 6 presenter la sienne, faute d'avoir
obtenu sur celle de droite les places r6clam6es. Visiblement, il
ne peut computer que sui une fraction de I'l61ectorat samaritain.
A I'exception de Danielle Suriam, conseillbre r6gionalesortante,
sa liste semble manquer d'assises locales.

Enfin, la liste de Max Orville qui s'inspire du lib6ralisme pr6n6
par le Modem de Frangois Bayrou aura certainement beau-
coup de mal a se fire une place dans ce paysage politique si
chahut6.

Dans cette champagne dans laquelle certain rivaliseront de
mauvaise foi et de d6magogie, les Martiniquais devront faire
preuve de discernement dans le vote qu'ils exprimeront les 14
et 21 mars prochains. Leur choix devra d'abord dtre guide par
la competence et I'expbrience des candidates, leurs motivations
rbelles ainsi que leur d6vouement au service de la cause mar-
tiniquaise. Des valeurs que porte la liste cbnduite par Made-
leine de Grandmaison et que soutient notre Parti.
Georges Erichot


IV )'2 fiprer 201 rjuuice n 0


ktf10AIAIE.s 2010





I. ID hfttD://www~iournal-iustice-rnartiniczue. corn


ECHOS DE CHAMPAGNE

LETCHIMY ABANDONNE LA TROISIEME VOIE POUR RATISSER LARGE
En marge de la visit pr6sidentielle, Louis- Joseph Manscour, tion de transformer [a constitution"
d'apres notre confrere France-Antilles du 19 fevrier, a declare C'est la confirmation que le refus PPM du 74 est bel et bien
que "la troisieme voie constitution dans quefques annies, n'existe plus. C'est failleurs d'un "coup de senne" avec la constitution d'une liste heteroclite,
rune des conditions pour lesquelTes nous sommes alffs sur la liste comme nous I'ecrivions dans le dernier numero de Justice
de Serge Letchiimy. Ifreste autonomiste, mais i n'est plus ques- (N07), pour essayer de s'emparer de la presidence du Conseil
Regional. F.P
LE PPM EN MANGUE IDIMAGINATION

Le PPM qui veut s'inscrire "dans Nous 6crivions : "Ils'agit pour es communists, en reprenant (eur
PARTI COMMUNISTE la modernity" ne fait pas preuve carte de renouveler leur confiance a feur Parti et lui donner les
MARTINIQUAIS de grande imagination. Nous moyens de mener le combat pour (a defense des revendications im-
avons 6et surprise, voire 6tonn6s, midiates des masses populaires et en mime temps dfiveiffller les
de constater que la denomina- consciences pour la Ii6bration national et social.
tion de la liste PPM 6tait intitulee
"Ensemble pour une 9Martinique La pride actue/le de cruise du system capitaliste mondiaest richer
NouvelCe". Or ce slogan qui avait e de6ats et de reffexions pour la recherche d'une alternative nou-
Ensemble, ete5 retenu lors de notre remise velle pour un autre modele de diveloppement au service de
des cares 2009, s'inscrivait jus- 'Chomme".
tement dans I'id6e que les forces Ce n'est certainement pas le chemin choisi par I'actuelle direc-
favorables A une nouvelle dyna- tion du PPM en s'appropriant de maniere d6tournee ce qui
mique devraient se rassembler nous a mobilis6s pour notre champagne de remise des cartes.
pour offrir une alternative nouvelle a notre pays. F.P

Sec et Plume :

SERGE LETCHIMY PAS AMBITIEUX LE MEC


Serge Letchimy sait cultiver I'image de I'homme qui c6de a I'ap-
pel du people pour accomplir une mission. Ce n'est pas lui qui
veut prendre la pr6sidence de la Region. II est appele, il r6fle-
chit longuement (deux semaines) Et finalement au course d'une
convention-spectacle, il se rend a I'amicale pression du people
progressiste. Belle mise en sc6ne.
Pr6sentant sa liste comme une "fiste d'ouverture" au course
d'une conference de press (FAdu 19/02/2010), il announce que
Raymond Saint-Louis Augustin prendra le relais a la mairie de
Fort-de-France pendant quatre ans, terme du mandate munici-
pal, qu'il fait coincider avec le delai de creation de la Collecti-
vit6 unique. Comme par hasard a sa convenance personnelle.
L'int6ert de disposer au plus tot d'un outil pour mieux contribuer
A la solution des nombreux probl6mes qu'affronte le pays, il
n'en a cure... II faut prendre son temps, comme pour I'autono-
mie renvoyee aux calendes grecques.
Mais la maniere de presenter le deal vaut le detour.
Letchimy declare : "Sije suis ylu, ilvafalloirfaire un choi,. Nous
gallons demander aux Foyalais de 6ien voufoir m'autoriser a m'ab-
senterpendant les quatre annies qui viennent. Chaquefois queje
donnerai la main a un enfant de Saint-Pierre, chaquefois quej'ai-
derai une personnel dage a j'vire-cPifote ou chaque fois quej'ap-
porterai un emploi a un enfant des Trois-Irets, c'est (a Martinique
quej'aiderai RaymondSaint-LouisAugustin prendra le refais a la
mairie de Fort-de-France. L 'equipe restera teffe quelle et stable
pendant quatre ans". Autrement dit, Letchimy demand aux
Foyalais de "Tautoriser"A n'etre absent que quatre ans, ce qui
laisse entendre qu'il reviendra apres 2014. Voire... Ale koue sa.


L'objectif est la pr6sidence de la Collectivit6 unique et Letchimy
ne peut avoir les mains libres qu'en 2014. Pour I'heure, il s'agit
de faire passer la pilule qu'il abandonne Fort-de-France qu'il
avait jure de servir 6 temps plein. Apres avoir jure qu'il ne vou-
lait pas non plus 6tre d6put6 pour se consacrer a la Cacem.
Et puis excusez du peu. Le d6pute-maire-pr6sident du PPM
"s'absente" pour faire b6enficier la Martinique de sa sollicitude :
donner la main aux enfants (pour leur faire traverser la rue peut-
6tre aider les personnel Agees, apporter des emplois A... des
"enfants" (sic). II oublie la veuve et I'orphelin. L'homme provi-
dentiel de Fort-de-France est prete par les Foyalais A la Marti-
nique entire. Pas m6galo le mec, et modest avec ga.
Non, il ne s'agit pas d'ambition personnelle, on vous le dit.
Antoine Gilles


'r jeudi25fivrie2c n 0 Pe 8


RtfIONL~s201





hffpD://wwwjiourna1-ijustice-martinigue.com I


MADELEINE DE GRANDMAISON

RDM ALLIANCE POUR DEVELOPER LA MARTINIQUE


Madeleine de Grandmaison conduit la liste "DM-JAlTiance pour
De (Diveloppement de (zla Martinique"aux 61lections r6gionales du
14 mars 2010, a la demand de nom-
breux Martiniquais qui exigent une v-
ritable dynamique de rassemblement
pour la defense des int6r6ts sup-
rieurs de la Martinique.
Madeleine de Grandmaison a 6t& I'une
des premieres femmes A etre 6lue en
Martinique (1972 Conseil municipal
ouillon Elle connalt bien son
pays et les populations Martiniqualses.
Elle est issue d'une famille humble et
laborieuse du Nord de la Martinique et
son parcours citoyen t6moigne de
nombreuses r6ussites :
* avec les associations qui ceuvrent
pour la reconnaissance des comp-
tences de la femme martiniquaise, de
la protection des resources naturelles
et du littoral de la Martinique, du d6ve-
loppement et de la promotion du patri-
moine culturel.comme I'une des bases Madeleine de Grandma
de I'6conomie du tourism ;
* avec les collectivit6s locales pour I'6mergence et la promo-
tion des atouts de la Martinique aupres des instances natio-


[Isor


nales, europ6ennes et caribennes.
Madeleine de Grandmaison porte un plan de d6veloppement
coherent pour la Martinique, qui tient
compete A la fois des attentes imm6-
diates des Martiniquais et de la n6-
cessit6 de promouvoir un veritable
d6veloppement durable pour la Marti-
nique.
Elle s'est fix6e deux objectifs princi-
paux qu'elle saura impulser efficace-
ment :
r6pondre b I'urgence de la situation

preparer I'avenir de la Martinique
avec les Martiniquaises et les Martini-
quais.
Elle est en measure de favoriser les
conditions de dialogue et de collabo-
ration entiree institutions, organizations
politiques et syndicales, citoyens) n6-
cessaires 6 Ia mise en place de la fu-
ture collectivit6 unique;
n r6pondre & I'urgence Elle est une femme d'exp6rience et de
competence capable de susciter la
confiance n6cessaire A la cohesion social et au d6veloppe-
ment de notre Martinique.


RDWM ALLIANCE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA MARTINICUE

TITE DE LISTED % MADELEINE DE GRANDMAISON


De GRANDMAISON Madeleine
AZEROT Nestor Bruno
SIGER Marina
FRANCOIS-HAUGRIN Farell
VELAYOUDON Marthe
OCCOLIER Raymond
DELBOIS Joselyne
PETIT Claude
BAURAS Christiane
HERY Arthur
AMPIGNY Marie-Line
CHEMIN Edouard
NEBON Marie Elise
BOSQUI Thierry-Blaise
CHANTEUR Amandine
PLACIDE Fernand
LARADE Ludmilla
BRANCH Michel
FRANCOIS Maryse
BORVAL Elie
DARSOULANT Huguette
FERDINAND Guy
BRUJAILLE LATOUR Audrey
BEAUVAL Yves
AUGUSTIN Lijy
VALERIUS Daniel
DUVENTRU Monique
EDWIGE Romain


BOUCOU Eveline
COCO Hugues
TOUL Marie -France
DORIVAL Roland
BLEDIN Viviane
MINOT Marius
JULIEN Catherine
BONARD Bruno Barnab6
SAVY Francesca
GIBON Sylvio
RAMANICH spouse VAUCLIN Laila
VERNEUIL Christian
BELLIARD Valentine
JOCO David
DUMAISON Henrie


IF u)25 fir'e 01o -usti e:n 0 -


Liste Madeleine De Grandmaison

"09 M. ~Pt61' 2;Veope&^ & 4 wwv/ueae'"

Soyons tous au Grand Meeting
de presentation de la liste

Le Dimanche 28 f6vrier & 9 heures
Au Hall des sports de Ducos


lttfIONALEs 2010 1





IIT/eLE


NICOLAS SARKOZY ANNOUNCE L'ALLONGEMENT DE LA DUREE DES HABILITATIONS

LEGISLATIVE A SIX ANS


Sarkozy a pass la pommade
Presentation analytique du discours de Nicolas Sarkozy
sur "Cawnvenir de a Martinique dans son nouwau cadre institu-
tionner.
Nicolas Sarkozy a commence son discours en 6voquant sa ren-
contre avec Aime Cesaire en 2006 et a confie que cette ren-
contre I'avait fait "evoCuer" dans I'id6e qu'il pouvait se faire des
"Outre-Mer".

CRISE SOCIAL DE FEVRIER-MARS 2009
"Mon devoir est de ne pas oubler que nous avons Wit confronts if
y a un peu plus dun an, a fune des plus graves crises politiques et
sociafes qu'a connue foutre-mer. Sije me suis tant invest dans Ces
outre-mer, c'est parce quej'ai conscience que nous avons 6viti Ce
pire de peu ".
Commentaire : Sarkozy affiche avoir mieux compris que la
droite et les bekes qu'il s'agissait d'une crise du systeme neo-
colonial d6partemental, une crise soci6tale. Est-il sincere ?

CONSULTATIONS DES 10 ET -t JANVIER 2010 I LUCIDITY ?
"Sur fe plan institutionnel Ces Martiniquais ont fait preuve de dis-
cernement et de luciditi.
Vous vous ites exprimis avec fa plus grande clart, a plus de 80%
contre la mise en place fun statut d'autonomie, teCque rigi par
Article 74 de notre Constitution. Et vous vous ites exQprimis avec
li mime cCarti, par [a suite, enfaveur de la creation d'une colTec-


tiviti unique fusionnant Ie Conseilrigionalet fe Conseilgindral
Aufond, j'ai interpret ce risultat comme regpression fdun refus
ditermini d'une prise de distance avec la mitropole et en mime
temps une volonti de moderniser Ce statut et la governance de la
Martinique (..)J'avais pris un engagement devant vous, celui de
demeurer neutre dans fe choix qui vous itait propose. Toutjuste
vous avais-je dit, des le mois dejuin dernier, que pour moi le statu
quo institutionnefn'itait pas souhaitable compete tenu de rivolu-
tion des modes de governance partout dans le monde et aussi
compete tenu des ivinements que nous venions de vivre (..)"
Commentaire : Nicolas Sarkozy confond la peur de la perte
des acquis sociaux avec le rejet de I'autonomie. II travestit la ve-
rite sur sa pr6tendue neutrality pour le 24 janvier puisque lui-
meme et Marie-Luce Penchard sont intervenus en faveur de la
Collectivit6 unique.

MISE EN PLACE DE LA COLLECTIVITE UNIQUE
1) Calendrier: ouvert
"Surfe calendier tout d'abondjepense qu 'ifaut se mettre au tra-
vaildes apres (es actions regionafes, afin de ne gner personnel.
Les questions institutionnefTes sont des questions siieuses, je
pense qu'zest raisonnabfe de travaifferdc un project de foi statu-
taire quipourrait itre depose au (Parlement a a fin de Cannie
2010 pour itre voti au course Au premier semestre 2011. Ilfaudra
dterminer si nous souhaitons que fa nouvefe colctwat'prenne
son plein effet en 2014, pour rester cagee au calendner national
ou avant ce terme. Je vewadire que cette question reste ouverte
(.. .
Commentaire : le PPM veut temporiser jusqu'en 2014. Si la
Collectivit6 unique est necessaire pour mieux gerer le pays, il
faut aller plus vite et la mettre en place en 2012. Claude Lise
s'est 6tonn6 qu'on ait accel6re le calendrier des consultations
pour temporiser maintenant.

2) L'ex6cutif de la Collectivit6 : ouvert
'"Autre sujet fdouverture, etje vous demand fy reffchir avec Ies
reprisentants de la society iconomique et civile martiniquaise: quel
exicutif pour la future collectiviti ? Ifs'agit d'une question ma-
jeure. Faut-iCun exicutif unique confli, comme aujour'hui, au
president de Cassemb6ge oufaut-ifun exicutif cofCCgialresponsa-
6Ce devant Cassembfee ? Les deu sont possibles dans fe cadre de
Article 73 (...)".
Commentaire: Le PCM depuis longtemps, comme le Congrbs
des elus martiniquais, s'est prononc6 pour un ex6cutif collegial.

3) Architecture de la nouvelle collectivit6 martiniquaise,
nombre d'61us : pas de d6calcomanie
"Sur architecture de la future coCfectiviti unique, j'ai dit auxifus
quelftait mon sentiment. Vous voufez une organisation nouvefle
et moderne, je souhaite qu'ele soit aussiproche quepossible de cele
des coffectivitis de droit commun. Cela ne veut pas dire que Con
peut girer de la mimejfaon un territoire d plusieurs milliers de ki-


* *: ',l.


I I httD://.-Iwww.iournal-iustice-mriiu.cr





httD://lwwvt iournal--_Lu-stice-martiniaue. com I~


lomitres de Paris qu'un territoire a quetques kifometres de la capi-
tate. 9Maisje veilTerai a ce que Con respect te choio des 9Martini-
quais en conservant Cesprit de la reforme nationate. Pourprendre
un e.emple, iln'est pas question, de mon point de vue, que la fu-
ture coTectiviti unique Martiniquaise comporte 86 conseillers ter-
ritoriaux, soit Caddition des 45 conseilters giniraux et des 41
conseiders rigionauw. Hfonnitement c 'est un point sur equefd'ail-
feursje pense que tout le monde peut se retrouver. Je souhaite que
le nom6re d'ilus soit riduit. Nous en discuterons. 9Ma conviction
c'est que La %artinique doit, avoir a sa tite une iquipe resserrie,
compose d'ifus aux compitences ilargies, trs professionnes ".
Commentaire : Une fois de plus, Sarkozy donne une legon a
ses partisans qui sont scotches sur le droit commun. II 6nonce
I'6vidence qu'on ne peut tout calquer sur la "mItropote", selon
le vocable detestable des assimilationnistes inv6t6r6s. S'agis-
sant du nombre d'1lus, il va faire des malheureux. L'objectif de
la r6forme Balladur est en effet de faire des economies et di-
minuer le pouvoir
local en diminuant
le nombre de corps
interm6diaires.
Cela dit, il faut 6tre
raisonnable et
avoir un nombre
d'l1us en rapport
avec les teaches a
r6aliser.

4) Comp6tences :
allongement de la
dur6e des habili-
tations 16gisla-
tives
"La collectiviti
unique aura, 6ien
sir, les compitences
cumuftees du Conseil
regional et du Une assistance tri6e sur
Conseil giniral
Maisje vais after un peu plus toin. Je suis favorable a un amina-
gement du regime des habilitations figislatives. Cetui-ci est deja
possible et privu par 'article 73 de la Constitution, et permet aux
cotTectivitis locates d'outre-mer d'intervenir dans certain do-
maines timitis relevant normalement de la o6i, defaon revocable
et sous 4e contr6le permanent du Partement. Je pense qu'itfaut
faire ivotuer les textes parce queje crois que fon nest pas afli
assez loin en nepermettant [es ha6biitations que pour une durie de
2 annies. C'est beaucoup trop court pour mettre en place une e-
gislation complete, former des iquipes pour exercer, et mime Civa-
luer. Je souhaite que la durie de 1habititation puisse coincifer avec
le mandate de a future colectiviti unique. Et comme cela, pour
vous les [Martiniquais, cela sera tris simple, vous voterez pour une
iquipe, cette iquipe aura des responsabiitis, elte demandera une
habilitation au Parlement, elTe appliquera cette habititation pen-
dant fa durie de son mandate, et a a fin de son mandate, on ivaluera
et vous diciderez. Cela me paraft de (a 6onne administration di-
mocratique.


le


Alors, seule timite, c'est cette que tes Martiniquais eux-mimes nous
ont donnie en disant "non" i un statut d'autonomie. Its souhai-
tent pour Cessentiefrester dans te droit commun. Je tes ai entendus
:je suis prit a amitiorer les outits qui existent aujourd'hui, maisje
prefere itre honnite, je n'accepterai jamais d'une maniere ditour-
nie ce que tes itecteurs martiniquais ont rejeti. Je dois rester cohe-
rent (...)".
Commentaire : Sarkozy, en assouplissant le regime des habi-
litations A 16gif6rer et r6glementer "dans certain domaines limi-
tis relevant normalement de la toi", reconnaTt que les partisans
du 74 avaient raison en admettant en parties le caractere illu-
soire de la possibility d'adapter les lois permises par I'article 73.
Ainsi les habilitations seraient accord6es pour la dur6e d'un
mandate de la Collectivit6 unique (6 ans ?) au lieu de deux ans.
Mais il faut rappeler qu'il faudra I'autorisation du Parlement fran-
gais suivant une procedure complex. On est cependant loin
de I'octroi de comp6tences permanentes dans le cadre d'un
statut d'autonomie
de I'article 74. Quel
bloc de comp6-
tences sera ac-
cord6 ? Sarkozy
pr6vient: pas ques-
tion d'une autono-
mie d6guis6e, de
maniere d6tourn6e.
C'est quand m6me
la reconnaissance
par le chef de I'Etat
frangais que pour
conduire un d6ve-
loppement endo-
gene il est
n6cessaire de dis-
poser localement
d'un pouvoir nor-
matif. Donc d'un
certain degr6 d'au-
volet pour fire la claque tonomie. Mot
tabou, s'il en est A
entendre les applaudissements du gratin des d6cideurs de la
dite "socidti civil" quand le chef de 'Etat a rejet6 cette der-
nibre.
D'ailleurs, Nicolas Sarkozy, sortant du texte 6crit de son dis-
cours, a d6clar6u"D : autant plus, si c'tait de mon point de vue
personnel je suis plut6t- certain ici le savent- pour vous donner
fe maxmum de possi6ititis. Je pense qu'itfaut qu'on responsabi-
tise beaucoup la sociiti martiniquaise. Je pense que re cadre A et
tes dirigeants administration, a chaquefois que cela est possible,
& competence igafe doivent itre plut6t des M9artiniquais (..)".
C'est un comble qu'un president frangais vienne dire aux Mar-
tiniquais : j'6tais prdt a aller plus loin sur la voie de la respon-
sabilisation et c'est vous qui n'avez pas voulu !
II y a quelque chose de pourri dans la colonie Martinique, dirait
un certain Shakespeare. Ce qu'il y a de pourri, c'est que ceu,
qui se disent les h6ritiers du "pi're de fa Nation martiniquaise"se
soient appliques A r6veiller les vieilles peurs du largage.

5) Mode de scrutiny : ouvert
"Ilnous reste d mettre en place la colfectiviti unique, et d riftechir
au mode de scrutiny :faut-ifune circonscription unique,faut-ilun


ik 2n0


FOLITIQUE I





[ POIT1,11


redicoupage cantonal, faut-illa proportionnelle avec une prime
majoritaire, la proportionnelre intigrafe ? Je suis prit d en discu-
ter avec vous. Ce n'est pas le r61e du gouvernement de bloquer les
choses sur ce sujet, prenons les mois qui viennent pour en parfer
(...)".
Commentaire : La question est ouverte. Rappelons que le
PCM est partisan de la proportionnelle integrale A tous les scru-
tins.

LE DEBATE INSTITUTIONNEL CLOS ?
PRETENTIO.N IMPOSSIBLE DES COLONIALISTES
Sarkozy a poursuivi: '"ujourd'hui,j'estime que fe d6at institu-
tionnel, apris ce que je viens de dire, est clos : [a Martinique
conserve son statute de dipartement f'Outre-mer r4gi par Carticle
73(...)".
Commentaire : LA Sarkozy s'avance imprudemment. L'aspi-
ration a I'emancipation du people martiniquais ne peut 6tre
close par un d6bat circonstanciel. Le droit a I'autod6termina-
tion est un droit imprescriptible de tout people. Ce qui est ter-
mine, c'est la troisibme voie, la modification de la constitution
que Letchimy a abandonn6 en course de route, comme Louis-
Joseph Manscour I'a declare a France-Antilles du 19 fevrier :
"C'est d'aiffeurs Cune des conditions pour lesquelies nous sommes
allffs sur la liste de Serge Letchimy. If reste autonomiste, mais if
n'est plus question de transformer la constitution ". La preuve s'il


en 6tait de la droitisation du PPM.

L'ESSENTIEL RESORBER LE CHNOMAGE
ET LE DEVELOPPEMENT ENDOGENE. OUI,
MAIS SANS POUVOIR LOCAL REEL, EST-CE POSSIBLE ?
"'Disormais, iffaut nous tournervers Fessentiel L'essentiel, c'est
la risorption du ch6mage, c'est fe divetoppement endogene de la
Martinique (..)".
Commentaire : toute la contradiction de Sarkozy reside dans
cette affirmation. II a compris la n6cessit6 de changer de mo-
dole de d6veloppement pour r6sorber le ch6mage et donc de
passer a un "diveloppement endogine"et, en meme temps, il n'a
pu ou voulu aller vers I'autonomie du fait de I'alliance incongrn,
PPM-ultrad6partementalistes.
Le system a boug6 quelque peu avec la Collectivit6 unique
dot6e d'habilitations legislatives allong6es. Reste a voir quelle
en sera I'ampleur vu le carcan constitutionnel qui ne les pr6voit
que dans "des domaines limitss. Alors A quand la prochaine
crise ?
Nicolas Sarkozy a aussi abord6 le plan s6isme Antilles, les
suites des Etats g6enraux et du Comit6 interminist6riel de I'Ou-
tre-mer, la question de la confiance entire la France et les An-
tilles, etc.
Un vrai numero de charme et de seduction qui fait France-An-
tilles du 17 f6vrier titrer: "Le temps venu de la confiance". Voire.
Michel Branchi


SARKOZY EN CHAMPAGNE ELECTORAL


Petit bain de petite foule
La visit de Nicolas Sarkozy dans notre pays 6tait annoncee
comme "trks important" aprbs les consultations des 10 et 24
janvier 2010.Les partisans du 73 qui reprochaient A tort et par
d6magogie A ceux qui soutenaient I'revolution dans le cadre de
I'article 74 de demander aux Martiniquais de voter sans connaT-
tre le contour de la future loi organique, ont tout de meme ap-
pel6 A voter pour une Collectivit6 don't on ne sait rien, meme
apres la visit pr6sidentielle.
Le president a meme signifi6 aux promoters de la troisieme
voie "fa fin de (a recreation"en affirmant avec force: "f'estime que
fe Mdbat institutionneC apris ce queje viens de dire, est clos ".
En fait d'annonce, il a, dans un exercise o6 il excelle, montr6
qu'il est "un homme douverture", histoire de plaire A tout le


monde. II est "ouvert"sur le calendrier, sur
le mode de scrutiny, sur les habilitations, la
governance de la future collectivit6. Mais
il tient A pr6ciser : "Sur architecture de la
future colfectivitj unique, j'ai dit aux ifus
quelitait mon sentiment. Vous voufez une
organisation nouvelTe et moderne, je soulhaite
qu'elfe soit aussi proche que possible de cefflle
des collectivitis de droit commun. Cela ne
veut pas dire que Con peut girer de (a mime
falon un territoire a plusieurs milliers de ki-
fomitres de Paris qu'un territoire a quelques
kilomftres de (a capital. Maisje veillerai a
ce que Con respect Fe choixdes Martiniquais
en conservant Fesprit de (a reform natio-
nale".
Et le president de la r6publique, en fin stra-
tege electoral, glisse subrepticement: j'eprefere itre honnite,je
n'accepteraijamais d'une maniere ditournie ce que fes i6ecteurs
martiniquais ont rejeti". C'est un argument que Serge Letchimy
a utilis6 lors de son investiture A la ferme Perrine centre les par-
tisans du 74, accuses de vouloir "tromper(es Martinzquais"avec
la Collectivit6 unique. Argument 6galement repris par la droite
bien 6videmment dans les elections r6gionales. De la part de
Sarkozy, il y a 1a une intrusion unacceptable au moment oO les
Martiniquais doivent choisir hors toute pression les meilleurs
gestionnaires des affaires martiniquaises.
Fernand Papaya


.4u12 Firler OlO Ju8 P 1 1


I I ~hffp://www.ioumnal-Lustice-martiniaue. corn





httD://www.iournal-iustice-martinigue. cornm


"HONNEUR ET RESPECT A NOS SCEURS HAITIENNES"


C'est dans cet esprit que s'est d6roulee
la soiree du 12 f6vrier 2010, organisee
par I'UFM pour rendre hommage A ses
trois camarades, amies et soeurs ha'f-
tiennes Anne Marie Coriolan, Magali Mar-
celin et Myriam Merlet, trois militants
feministes disparues sous le s6isme en
Halti le 12 janvier dernier.
Comme I'a indique George Arnaud "Le
cercle que nous,femmes de [a 9Martinique et
d'fHaiti, formons ne rompra pas, mafgri les
secousses de toute sorte".
Dans la Cara'be entire mais aussi par-
tout ailleurs, les f6ministes, les progres-
sistes pleurent ces trois grandes dames.
Elles 6taient sur tous .les champs partout
o0 le droit des femmes 6tait bafou6. Les
luttes contre les violence faites aux
femmes haitiennes et celles du monde entier, 6taient
prioritaire de leur engagement.
Cette soiree organis6e comme une veillee, dans la rut
vant le nouveau siege de I'UFM a permis A I'assembld
breuse et attentive de d6couvrir au travers de ces femr
leur parcours et de leur combat, le v6cu de I'enseml
femmes haitiennes, et leur mobilisation pour une socid
litaire et la justice social.
Durant 2 heures 30, des textes, des chants, la lecture
moignages de camarades martiniquaises mais aussi
semble des militants caribeennes envoyees A I'UF
permis de renforcer notre determination a aider A la p(
de leurs actions. Une exposition toujours visible, expl
chaque visiteur et visiteuse leur investissement politiqi


Soiree hommage aux militants haTtiennes decedees lors du tremblement de terre

un axe Les femmes haTtiennes souffrent mais elles restent debout pour
continue tout le travail et les efforts engages. M6me si elles
e et de- sont d6vast6es par cette lourde perte, les femmes haYtiennes
te nom- n'abandonneront pas grace A la solidarity de femmes et
nes, de d'hommes de tous les pays, mais surtout grace a leur propre
ble des force interieure.
te e6ga- Cette soiree s'est cl6turee sur I'espoir d'une reconstruction po-
sitive mais difficile. L'UFM a rappele que le 8 mars 2010, lors
des te- des celebrations du centenaire de la Joumee Internationale des
de I'en- femmes, ces trois grandes f6ministes seront a I'honneur.
:M, ont Nous devons garder alors leur empreinte en nous toutes, et ce
)ursuite A tout jamais pour maintenir notre union avec toute la commu-
iquait A naut6 haitienne, en Ha'ti mais aussi en Martinique.
je. F.P


GUADELOUPE PORTER LA LUTTE CONTRE LA PWOFITASYON SUR LE TERRAIN

POLITIO.UE


Que se passe-t-il en Guadeloupe ?
Dans une analyse signee de Christian Celeste, I'ancien Secre-
taire general du PCG, les Nouvelles Etincelles n 362 du 21
janvier 2010 pr6sentent la situation sous le titre : electionss ri-
gionales: les fractures".
Apres la mobilisation social sans precedent du debut de I'an-
nee on s'attendait a une confrontation entire les "yo" et les
"nou", c'est-a dire entire les "pwofite et les masses populaires,
remarque Christian Celeste.
En r6alit6, explique-t-il, on constate des "fractures", du "secta-
risme", des strategiess camouflies" ou des appreciationss erro-
nies sur re caractere du movement socialet les objectifs que Con
peur assigned a [a lutte poi'tique a tapee actueffe en Guade-
foupe",. -

LUMP Guadeloupe a ete sabordee par sa Direction frangaise
qui joue son joker, Marie-Luce Penchard, contre Lucette Mi-
chaux-Chevry, sa mere, et contre Gabrielle Louis-Carabin
consid6ere comme peu fiable.
Les socialists ne sont pas en meilleure posture: apres six an-
nees de pr6sidence du Conseil regional, Victorin Lurel a reussi
-


I'exploit de diviser
la F6d6ration socia-
liste en trois frac-
tions et de briser le
"socle" de gauche
(PS-GURS-PPDG).

Les Verts Guade-
loupe d'Harry Dur-
mel ont 6clat6 en
deux morceaux. Et
la ligne de fractures
traverse aussi
Liyannaj Kont Pwo-
fitasyon (LKP). Les
Nouvelles Etin-
celles notent : "(De-
puis plusieurs mois,
de sbminnaire en simi- Christian Celeste ex-secrdtaire g6ndral du PCG
naire, sans viritable
d~6at, le LKP a cherchid i vacuer (a question des sections.
Vne analyse correct de la situation 1aurait conduit & anticiper


Prgu15 ir er2 l -ut'e'8 Pag 'I


NOTPE PUf ION





httD://www.ournal-iustice-martinique. com


et a evzter La debandade des organizations qui le composent, au(x
c6tis des syndicats et des associations culturelleds. Contrairement
ace quepeuvent penserfes leaders de ce movement, les choi dif-
firentsfaits parCom6at Ouvrier, le 1PCG, CPLg, Ce CIA (Alain
Plaisir), auront des consequences sursa cridibiilti et son image de
Ciyannag riussi
(Dfficife pour ceuxqui suivent Ce LKP, depuis une annie, de com-
prendre qu'Alain Plaisir, Jean-Marie Nomertin, Filix Efimin,
Harry DurimeCne portent pas ensemble la futte contre la profita-
tion sur Ce terrain poCitqique des rigionales.
Ilya lC des digdts collatiraux a venir".

Et de rappeler que le PCG a propose d'exiger le report des
elections r6gionales. Le PCG propose 6galement de "travailler
a une Alternative poidtique credible pour fe pays" et "dfengager
une mobilisation ginkrale pour o6tenir du pouvoirfrancais ilec-


tion d'une assemblee constituante en perspective dun referendum
d'autoditermination a 'horizon 2011-2012".
Prehant acte que sa position n'6tait pas suivie, le PCG a d6-
cid6 d'assumer sa responsabilit6 dans cette bataille "pour por-
ter la futte centre la pwofitasyon sur le terrain politique".
Chritian Cl61este conclut : "C'est Cobjectifde faccordpolitique
pour une Nouvelle gouvernance a Ca ton, le gVPs, le (PSG, le (PCG et CVPLG".

Le champ de bataille en Martinique n'est pas moins 6clat6 du
fait des ambitions, des tentatives de r6cup6ration du mouve-
ment du 5 f6vrier 2009, des recompositions et alliances centre
nature, sans computer la creation de nouveaux parties assimila-
tionnistes, succursales de parties frangais transposa.nt artificiel-
lement en Martinique les clivages frangais (Modem, PCD, MLP,
etc).
A.G.


Le eIlections rdgionalef en France : LE VRAI DEBAT OCCULT PAR LES MEDIA


Marie-Georges Buffet et Jean-Luc M61enchon du Front de Gauche
Depuis quelques semaines la campagne pour les elections r6-
gionales en France occupent les 6tats majors politiques. La
droite sarkozyenne utilise tous les artifices possibles et inima-
ginables pour essayer de reconqu6rir des pr6sidences de R6-
gions. En effet aux derni6res r6gionales de 2004, sur les 22
regions de France la gauche en avait gagn6 20.
Entre Socialistes et UMP, c'est la guerre aux petites phrases
assassines, celles cens6es d6stabiliser I'adversaire. La
press, friande de ces declarations, en fait les unes de ses 6di-
toriaux, monopolisant ainsi la parole au b6n6fice des seuls par-
tisans de la pens6e lib6rale sans que ne soient poses les
vraies preoccupations des Frangais par rapport a la politique
de Sarkozy.
Par centre, c'est le silence assourdissant a I'6gard de ceux qui
formulent des propositions, pour une autre politique au service
des Frangais, notamment le Parti Communiste Frangais au
sein du Front de Gauche.
Pour les communists frangais ces 61lections : "se priparent
dans une situation poiitique en pleine evolution, dans un conterte
d'urgences sociaCes, politiques, environnementales, dimocratiques
grandissantes. Des urgences auxwque es ildevient chaquejourplus
pressant d'apporter des riponses. La cruise capitaliste s'aggrave
fourdement depuis un an. Ch6mage, a caractire massif pour les


jeunes, fermetures d'usines, plans de Cicenciements, inigali-
tis et pauvreti, remise en cause des droits desfemmes, di-
tPesse au travail, atteintes aux Cibertis, mal vie dans les
quarters, crise agricole et alimentaire, alertes icologiques...
tous les clignotants sont au rouge. Loin de combattre la
crise, fa politique de Nicolas Sarkozy et de sa majority
UVMp, itafe son indicence, en se rivilant auxyeux dun
nombre grandissant de Francaises et de Francais pour ce
qu'eCCe est : une pofitique injuste et igoiste au service de la
seuCe classes dominant, des privileges de Cargent, et des (o-
giques de renta6iliti. Cette poi'tique daveCoppe dfinormes
contradictions. Desfonds publics considirables sont mo6i-
Cisis au profit des actionnaires, des banques et des grands
groups sans aucune contre-partie pour CempCoi, Ces saCaires
et &es qualifications. Cet argent nourrit (a reCance de Ca speculation
sans que soient traities les causes de la cruise. Cefa prepare une ri-
cession plus grave encore. Cette poitique est maintenant riguCli-
remenfet massivement contestie, comme on fe voit avec Ces luttes
multiples qui se daveloppent dans tous les secteurs de la society,
comme on Ca vu avec laformidable mobilisation citoyenne contre
le project de privatization de La Poste. fMais (a droite s'obstine a
imposer cote que coite ses decisions et cherche mime a en accii-
rer Ce rythme. NicoCas Sarkozy s'enfonce pour cela dans un exer-
cice de plus en plus autoritaire de son pouvoirprisidentief C'est
un veritable bras deferqui est engage entire ce pouvoir et une par-
tie grandissante de notre peupCe qui exprime fe besoin de poitiques
qui ripondent riellement a leurs attentes. 'Face a cette situation,
la combativiti social nefaiblit pas. Mais grandit aussi le besoin
d'une alternative poltique. 'ne attente et une disponi6biiti nou-
velles mgrissent dans le pays pour travailler auX(constructions qui
permettraient a cette alternative politique de voir lejour".
Le Front de Gauche pr6sente 16 tetes de listes sur I'ensemble
de la France.


FIZA NCE I


V eu+ 25 ivrir 200 -Juticeno 0 Pge 7





htt/wwwniournaustice-martiniguecom


Un Conflict fignificatif : RAFFINERIES TOTALEMENT EN GREVE POUR LA. PRE-

SERVATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION


Le movement de grove contre la fermeture de la raffi-
nerie Total de Dunkerque a touch les six raffineries de
Total en France. En jeu : pr6s de 380 emplois directs et
400 emplois indirects. II ne peut laisser indiff6rents les
Martiniquais puisque Total est actionnaire majoritaire de
la raffinerie SARA don't I'avenir est sur le fil du rasoir.
Entre 500 et 600 emplois directs et indirects sont mena-
c6s en Martinique et en Guadeloupe. Le Collectif carbu-
rants a d6jA averti qu'il passera A I'action si aucune
r6ponse claire n'est donn6e sur la p6rennit6 de I'outil de
production.
Parti de la raffinerie des Flandres, menace de fermeture, le
movement de greve illimit6e en France a gagn6 la semaine
derniere I'ensemble des raffineries Total. Les six sites, Dun-
kerque (Nord), Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Donges
(Loire-Atlantique), Grandpuits (Seine-et-Marne), Feyzin
(Rh6ne) et La M6de (Bouches-du-Rhone) assurent environ 50
% de I'approvisionnement des stations-service frangaises.
La CGT d'Exxon Mobil a appele 6galement a rejoindre le mou-
vement.
Le group Total justifie la fermeture probable de la raffinerie des
Flandres par une "baisse structureffe de la demand de products
pitroliers", en recul de 2,8 % en France en 2009. Les salaries
craignent un disengagement progressif de I'ensemble de la fi-
liere. D'autant que le syndicate patronal, I'Union frangaise des
industries p6trolibres (Ufip), a estime qu'il faudrait former "une
quinzaine" de raffineries en Europe pour r6tablir la situation.
Les d6put6s Alain Bocquet (PCF) et Michel Delebarre (PS)
dans leoNord et la maire de Venissieux Michele Picard (PCF) en
Rh6ne-Alpes ont apport6 leur soutien aux gr6vistes.. Christian
Estrosi, le ministry de I'Industrie, a r6affirm6 de son c6t6 qu'il
est "hors de question en Fitat defermer la raffinerie des Tlan-
dres". En 1'6tat, qu'est-ce que cela veut dire ?
On attend que nos elus en fassent de meme en Martinique pour
les salaries de la SARA et de la filiere carburants. Le PCM, lui,
a pris position nettement pour la preservation de I'outil de raffi-
nage.
Des centaines d'emplois, I'avenir d'un site industrial et de toute
une branch d'activit6 et, en derniere instance, une part de I'in-
dependance 6nerg6tique d'un pays comme la France. Ce sont
tous ces enjeux qu'en quelques jours de greve, les salaries des
raffineries de Total ont propuls6s au premier plan de I'actualit6
politique, 6conomique et social, plagant la direction de ce
group tout puissant ainsi que le gouvernement sur la d6fen-
sive.
Charles Foulard, coordinateur des syndicats CGT, de son c8t6,
fait valoir que Total lui-meme, dans une r6cente publication sur
ses "perspectives", "envisage une reduction de pros de 20 % de (la
capacity de raffinage mondiale du group" entire 2007 et 2011.
L'argument, avanc6 par la direction, de la baisse de la de-
mande, ne suffit pas a justifier les choix du group, aux yeux de
la CGT, pour qui, dans cette affaire, la question de I'ind6pen-
dance 6nerg6tique est pose. "S'ifs'avire que la France a une
capacity de raffinage qui va diminuant pour des raisons de renta-
bi'itifinanciere, cela veut dire que notre pays sera plus dipen-
dant", a d6clar6e ier Bernard Thibault. Dans la n6gociation, la
CGT a r6clam6 la tenue d'une "table ronde sur (Dunkerque pour
la pirenniti du site des Flandres et du 6assin d'emploi dunker-


Total : la rentabilit6 financi6re contre la production


quois", ainsi qu'une "table ronde national sur [avenirdu raffi-
nage".
II faut savoir que Total a deux branches, "famont", qui regroupe
I'exploration et I'exploitation des champs p6trolif6res, et "Taval',
qui regroupe le raffinage et la distribution. Avec la chute de la
consommation de carburant (en France, 2,6 % en 2009 par
rapport A 2007), c'est I'aval qui perd de I'argent : pres de 100
millions par mois pour le secteur du raffinage.
Faute d'avoir un outil de production adapt, la France doit donc
importer 40 % du gazole consomme et doit exporter 30 % de sa
production d'essence. Total n'a pas invest pour transformer
son outil de production.
Auparavant, Total consid6rait que les gains de I'amont com-
pensaient les 6ventuelles pertes de I'aval. Aujourd'hui, c'est fini:
amount et aval doivent 6tre rentables s6par6ment. Pour Philippe
Chalmin, sp6cialiste des matieres premieres et professeur A
I'universite de Paris-Dauphine, il y aurait 6galement une volont6
des super-majors, de se desengager de I'aval : le taux de ren-
tabilit6 serait insuffisant et les risques trop important.
L'Europe souffre aussi d'une surcapacit6 de raffinage qui fait
chuter les marges. Ainsi Total a vu sa marge de raffinage "s'ef-
fondrer" passant de 51,1 dollars/tonne en 2008 & seulement
17,8 dollars/tonne en 2009. Le ph6nomene n'est pas nouveau.
II provient du choix des pays d'etre ind6pendants et de conser-
ver leurs propres capacit6s de raffinage. Et cela ne va pas
s'am6liorer dans I'avenir, car la production mondiale ne cesse
de croTtre.
Contrairement a l'id6e reque, les reserves ne sont pas pres de
se tarir. D'autant qu'on sait A present traiter des formes de p6-
trole auparavant inexploitables, comme les schistes bitumeux.
De nouvelles raffineries sont donc construites, de pr6f6rence
dans des pays o6 I'environnement n'est pas un enjeu politique.
Et les surcapacites continent d'augmenter. Aussi la fermeture
d'une petite raffinerie comme la SARA ne poserait pas pro-
bleme A Total.
Total a r6alis6 un profit 8,4 milliards d'euros en 2009, toutefois
en baisse de 44 % sur 2008 (un record de 13,8 milliards d'eu-
ros).
Dans cette affaire, les travailleurs martiniquais sont concerns
par la lutte des travailleurs frangais centre la politique de ren-
tabilit6 financiere du g6ant Total.
Antoine Gilles
(21/02/2010)


or e'25Ir~rOO-ut~eO8 Pag 5


FRANCE-





[ PAM5 LE MOMPE I


AFRIOUE INSTARLE


Le president du Niger Mamadou Tandja renvers6


Au course de la semaine derniere, deux pays africains franco-
phones ont ete en proie 6 des crises politiques ayant entraMin
la mort d'un certain nombre de personnel: le Niger et la CSte
d'lvoire. Au Niger, un coup d'Etat militaire a renvers6 le pr6si-
dent Mamadou Tandja, sous le pr6texte qu'il voulait prolonger
son mandate au-delA de la limited constitutionnelle. Au moins
trois militaires ont 6et tubs A cette occasion. Les putschistes
ont aussit8t constitu6 une junte s'exprimant au nom d'un
((Conseil supreme pour la restauration de la d6mocratie
(CSRD)>>. Pour comprendre cela, il faut savoir que Tandja,


pour se maintenir au pouvoir, avait impose en 2009
une nouvelle constitution, laquelle est donc contes-
tee par les putschistes. Ce'coup d'Etat, le troisieme
qu'a connu le pays (la premiere date de 1966 et le
second de 1999) a bien sOr 6et condamn6 par
I'Union africaine, I'Union europ6enne et la France,
mais il s'agit d'une condemnation molle, de principle.
La junte est donc tranquille.
En CMte d'lvoire, ce sont des opposants a Laurent
Gbagbo qui on 6et tues par balles. La encore il
s'agit d'une affaire de duree du mandate pr6sidentiel.
Le mandate de Laurent Gbagbo devait prendre fin
normalement en 2005, mais le president s'est ar-
rang6 pour rester au pouvoir, si bien que I'election
qui 6tait cens6e resoudre la crise provoquee par le
coup d'Etat manque de 2002 n'a jamais eu lieu. La
- tension s'est accrue recemment suite a la dissolu-
tion de la Commission electorale ind6pendante
(CEI) dominee par I'opposition, c'est- 5- dire le Ras-
semblement des houphou6tistes pour la d6mocratie
et la paix (RHDP). Cette dissolution a 6te suivie, le 12 fevrier,
de celle du gouvernement. Pr6cisons que le premier ministry,
qui a 6et reconduit et charge de constituer un nouveau gou-
vernement, s'appelle Guillaume Soro et est le chef des Forces
nouvelles (FN), ancien group rebelle du nord du pays.
Rien n'est donc simple dans ces deux pays, oO les ambitions
des hommes politiques et des militaires nationaux rejoignent
celles des capitalistes strangers.
M. Belrose


LE DALAI-LAMA, ARGUMENT DE POLITICUE INTERNE US


La question du Tibet, plus exactement du dalaf-lama, refait A
nouveau la une de I'actualit6. Le problem est ne du refus du
dalaT-lama de reformer le Tibet (abolition du servage, de I'es-
clavage, de I'absolutisme religieux,...) et de la tentative d'insur-
rection feodale de 1959, qui s'est sold6e par sa fuite, suivi de
sa cour, en Inde. Depuis, le Tibet sert de pr6texte aux Etats-
Unis pour mener toutes sortes d'activites subversives (y com-
pris terrorists) contre la Chine. Bien que reconnaissant des
1949, comme le reste du monde, la souverainet6 chinoise sur
le Tibet, Washington rA'en a pas moins former, entraTin, orga-
nis6 et finance des groups arms s6paratistes deux d6cen-
nies durant, dans les annees 50 et 60. Constatant I'inanit6 de
leurs efforts dans cette voie, les USA se sont alors orients des
1970 vers une strat6gie dite "non-violente", m6diatiquement
plus porteuse et ont entrepris de mettre sur pied des r6seaux
d'activistes afin de placer la Chine sous un eclairage n6gatif.
Des lors, le dala'f-lama se mit a proposer I'ouverture de nego-
ciations 6 P6kin en meme temps qu'il multipliait ses d6place-
ments "idifiants" a I'etranger pour peaufiner son image de
marque. Mais ses revendications (creation d'un "grandTibet"
englobant le quart de la Chine, 6puration ethnique excluant les
non-tib6tains, refus du d6veloppement 6conomique et social au
nom de "l'iarmonie avec za nature" et le respect des traditions
feodales, etc.) n'ont aucune chance d'etre discutees, P6kin ne
voulant n6gocier que sur les conditions d'un retour au Tibet du
dala'-lama pour y exercer ses functions religieuses et pas autre
chose.
Dans ce nouveau jeu d'influence, on remarque sans peine que


le dala'i-lama utilise a fond les Etats-Unis (et I'occident) au
mieux de ses inter6ts propres et ceux de sa caste en meme
temps que les Etats-Unis I'utilisent face a la Chine. Mais au-
jourd'hui les choses ne sont plus aussi simples du fait de
I'inexorable monte en puissance de la Chine, en pleine deba-
cle 6conomique du monde occidental. De nombreux chefs
d'Etat (Australie, Nouvelle-Zelande, Allemagne, Vatican,...) I'ont
compris et se garden de provoquer Pekin. D'autres n'ont pas
hesit6 A la faire (Tch6quie, Danemark, France,...) avant de se
voir contraints de faire amende honorable. La situation est
beaucoup plus compliquee pour Obama qui Iach6 par son aile
gauche d4eue de ne rien voir vraiment changer, tente d'ama-
douer I'electorat r6publicain a I'approche de I'6ch6ance de mi-
mandat. La Maison-Blanche a dO se livrer & un veritable
exercise d'equilibriste. Le dala'f-lama n'est pas requ officielle-
ment dans le salon ovale (r6serv6 aux chefs d'Etat, de gouver-
nement et aux h6tes de marque) et aucune camera de
television n'immortalise I'6evnement, mais il est requ.
Gageons que ni les r6publicains, ni les Chinois ne se montre-
ront satisfaits de ce subterfuge et que les Etats-Unis devront
en acquitter le prix, meme s'il est plus que probable qu'il n'y
aura pas de reelle rupture entire les deux pays.
Pour la petite histoire, signalons en passant que la petite-niece
du dala'f-lama, Deying Drolina, engage volontaire depuis 1993
dans I'Armee Populaire de Liberation chinoise (APL), est de-
venue membre du Parti Communiste en novembre dernier. Son
grand-oncle n'a pas dO tellement appr6cier.
K Solaris


,eui5irec n P 16


F, j ~htto:/www~ioumnal-'ustice-martiniczue. corn





httD://www.iournal-iustice-mnartiniaue. cornm


20eme Anniversaire Je la liberation de Nelson Mandela

UN LONG COMBAT CONTRE L APARTHEID, SOUTENU PRESQUE JUSQU AU aBOU

PAR L'OCCIDENT


Le 11 fevrier 1990, apres 27 annees de bagne a Robben Is-
land, Nelson Mandela etait lib6r6. II avait 71 ans. II avait
et6 arret6 le 5 aot 1962.
Leader du Congres National Africain (ANC), symbol de la lutte
contre le hideux regime racist d'Afrique du Sud pratiquant
I'apartheid, Nelson Mandela avait declare devant ses juges en
avril 1964 : "J'ai com6attu la domination blanche, j'ai com6attu
ia domination noire. J'ai cfioisi Cidje ,fune society libre et dimo-
cratique... C'est un idal(pour lequelj'espkre vivre et atteindre.
WMais s'if en itait 6esoin, c'est un
idialpour requelje suis prit a mou-
rir".
Le pouvoir blanc ne voulait pas o
seulement le faire plier. II voulait le
briser. II n'y est pas parvenu.
La liberation de Mandela, suivant
celle de sept de ses compagnons,
a 6et une trbs grande victoire de
I'opinion publique international,
des'forces d6mocratiques et pro-
gressistes, don't au premier rang
les communists partout dans le
monde, sur le regime racist
d'Afrique du Sud soutenu presque
jusqu'au bout par les "dimocraties
occidentales".
Des sa liberation, Nelson Mandela
exprima sa profonde gratitude a
I'ANC, au Parti Communiste sud-
africain et aux combatants de
I'Umkhonto we Sizwe, la branch
armee de I'ANC. II declara : "Nious
n'avons pas fautres choix que de Nelson Mand6la, 91 ans: Nou,
continue (a futte armne". II ne faut
pas I'oublier et transformer Nelson Mandela en colombe naYve.
Des Martiniquais ont contribute cette liberation. Notre Parti
Communiste et Justice ont men6, en unisson avec d'autres
peuples une lutte incessante pour cette liberation.
Sur le sol martiniquais, nous les Communistes avons ete les
initiateurs de la champagne pour faire connaTtre les m6faits du
regime s6gr6gationniste blanc sud-africain. Ainsi une exposi-
tion permanent de photos a ete organis6e a I'ancien siege du
PCM Place de I'Abb6 Gr6goire A Terres Sainville ; elle fut apres
itinerante a travers toute la Martinique. De meme le PCM ap-
pela a boycotter les products en provenance d'Afrique du Sud.
La chanson du. group Malavoi ".Apartheid. Libertepou kan-


s pou


marad" a et6 inspiree apres une discussion de ses auteurs
avec nos camarades en 1985 Pierre Zobda-Quiman et Andre
Constant. La f6te de Justice de 1983 a rendu hommage A Nel-
son Mandela pour son anniversaire. En 1988, des repr6sen-
tants du PCM ont remis, en mains propres, A Dulcie
September, reprbsentante de I'ANC en France (qui fut assas-
sinee a Paris par I'apartheid ) les milliers de signatures re-
cueillies en Martinique, r6clamant la fin de I'apartheid et la
liberation de Nelson Mandela, la meme annee.
Lorsque Nelson Mandela vote
pour la premiere fois de sa vie, il a
soixante-quinze ans... C'est en
avril 1994.
Aussi sommes-nous fiers et heu-
reux de c6lbrer le 20 rm anniver-
saire de cette liberation.
no"u dAujourd'hui, vingt ans ont pass
les enjeux aconomiques et so-
ciaux ont pris le relais sur la s6-
gr6gation racial. La "'utte des
races" a fait place a la lutte des
classes en R6publique sud-afri-
caine, dirig6e par un gouverne-
ment d'union de triple alliance
(ANC, SACP, Cosatu).
La coupe mondiale de Foot-Ball
se d6roulera en juin de cette
annqe dans ce pays qui avait alu
Nelson Mandela president de la
Rdpublique pour bAtir une Nation
nouvelle, o6i le mot "race"n'a plus
aucune signification. La re-
cherche de la v6rit6 et de la r6-
vons pardonner mais pas oublier conciliation entiree amnistie et
amnisie"a permis d'ouvrir un che-
min original parce que, comme le r6p6tait Nelson Mandela,
"nouspouvonspardonnermais nous ne pouvonspas oub6ier". A re-
tenir dans le d6bat que veut nous imposer "Tous crioles" qui
nous demand de ne pas regarder dans le r6troviseur.
Vingt ans aprbs la liberation de Nelson Mandela, I'Afrique du
Sud prouve nbanmoins, malgr6 ses difficulties qu'elle se fraie
un chemin singulier et original et qu'elle veut montrer qu'elle
est un des phares de I'Afrique.
'Apris avoirgravi une hfaute coffine, tout ce qu'on decouvre, c'est
qu'ilreste beaucoup d'autres collins d gravir", 6crivait Mandela.
Andre Constant


AVIS DE CONSTITUTION
D'UNE SARL
Suivant acte sous seing priv6, en date du
12 f6vrier 2010 au Lamentin 97232,
Mr VENDITTI Nando, restaurateur de-
meurant quarter Cesaire au Lamentin
97232, et Mr DESFACHELLE LoTc res-
taurateur demeurant Villa n 3 quarter


Bois Carr6 au Lamentin 97232
Ont form entire eux une soci6eta res-
ponsabilit6 limit ayant pour objet :
Traiteur, restaurateur, plats A emporter,
alimentation de gros et de detail, prise A
bail, et plus g6neralement, toutes op6ra-
tions industrielles, commercials, finan-
cibres, mobilibres ou immobilibre se


rapportant directement ou indirectement
A I'objet social ou susceptible d'en faciliter
I'extension ou le d6veloppement.
La denomination social est:
N I C. Sari
Le capital est fix6 & 7000 euros
La dur6e est de 99 ans.
L'adresse est :


Hotel Mercure Diamant
Pointe de la Chery
97223 Le Diamant
Le grant est Mr Venditti
La societ6 sera immatriculee au registre
du commerce
et des soci6t6 de Fort de France
Pour extrait, le G6rant FB2310


euh 2 2 0 n g


PANS LE MONVE


A NNONCEs UfA LES







[ ANNONC~s UfALES


SAS ACI GESTION
SOCITEI PAR ACTIONS SIMPLIFIED
AU CAPITAL DE 1 000
SIlGE SOCIAL: 6, ZONE D
E MANHITY IMMEUBLE SERA
97232 LE LAMENTIN
RCS DE FDF N 511 425 316
AVIS DE MODIFICATION
Aux terms du proc6s-verbal de I'assem-
blWe g6n6rale extraordinaire du 01 Octo-
bre 2009, il r6sulte que:
II a 6t6 d6cid6 de :
- modifier I'objet social A computer du 01
Octobre 2009,
- modifier la denomination social de la
Soci6t6 qui devient MARTINIQUE BE-
TONS SPECIAUX A computer du 01 Octo-
bre 2009,
En consequence, les articles 2 et 4 des
status ont 6t6 modifies comme suit :
ARTICLE 2 DENOMINATION SOCIAL
- Anbienne mention : SAS ACI GESTION
- Nouvelle mention : MARTINIQUE BE-
TONS SPECIAUX
ARTICLE 4 OBJET SOCIAL
- Ancienne mention : Conseil aux entre-
prises, I'administration, la gestion, 6tudes
techniques A destination des entreprises,
- Nouvelle mention : Toutes operations
ayant trait A la fabrication de dalles de
salle, de pierres de parement, de rev6te-
ment mural et de tous products ana-
logues,
Mention sera faite au RCS de FDF,
Pour avis, FB2311

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution des so-
ci6t6s suivantes :
DENOMINATION:
SNC A10A INDUSTRIES, SNC A10B IN-
DUSTRIES, SNC A10C INDUSTRIES,
SNC A10D INDUSTRIES, SNC A10E IN-
DUSTRIES, SNC A10F INDUSTRIES,
SNC A10G INDUSTRIES, SNC A10H IN-
DUSTRIES, SNC A10J INDUSTRIES,
FORME : Soci6t6 en nom collectif
CAPITAL: 100 EUROS
OBJET: Location simple de longue dur6e
de v6hicules et biens d'6quipements pro-
fessionnels
SIEGE SOCIAL: Immeuble Pinsonnelle
10, rue des Arts et M6tiers
Zone Franche de Dillon
97200 FORT DE FRANCE,
DUREE : 15 ann6es
ASSOCIES EN NOM :
- Lp soci6t6 ACI Financement Outre Mer
SARL au capital de 7 622.45 E, don't le
si6ge social est 6, Lotissement Manhity
Four & Chaux Sud, 97232 LE LAMENTIN
immatriculee au RCS de FORT-DE -
FRANCE sous le num6ro 392 962 726 re-
pr6sent6e par Monsieur St6phane de
REYNAL agissant 6s qu.alit6 de grant ;
- Monsieur St6phane de REYNAL domi-
cili6 & Magdelonnette 97240 LE FRAN-
COIS.
GERANCE:
- La soci6t6 ACI Financement Outre Mer
SARL au capital de 7 622.45 E, don't le
siege social est 6, Lotissement Manhity
Four A Chaux Sud, 97232 LE LAMENTIN
immatricul6e au RCS de FORT-DE-
FRANCE sous le num6ro 392 962 726 re-
pr6sent6e par Monsieur St6phane de
REYNAL agissant As quality de grant;
IMMATRICULATION : au RCS de FORT
DE FRANCE
Pour avis, FB2312

AVIS DE RADIATION
PROG
SCI AU CAPITAL DE 1 500 EUROS
SIlGE SOCIAL IMMEUBLE LES
AMANDIERSZ.I. LA LUZARDE VOIE
N*1 97232 LE LAMENTIN
R.C.S.FORT-DE-FRANCE D


488 996 216
L'A.G.E du 29/01/2010 a prononc, la c16-
ture des operations de liquidation au
31/12/2009 et a constat6 la disparition d6-
finitive de la SCI PROG.
Pour avis. Le liquidateur FB2313

SARL NORCA BAT
59 RUE BOUILLE
97250 SAINT PIERRE
N*SIRET 452 276 686 000 14
Aux terms de I'assembl6e g6n6rale du
15/12/2009, les associ6s ont d6cid6 de
nomm6 M. Thierry PALAMY, demeurant
rue de la Bonne foi 97250 Saint Pierre, en
quality de grant en replacement de M.
VIRAYIE Thierry d6missionnaire.
L'article correspondent des status a 6t6
modifi6 en consequence.
Pour avis,
Le grant FB2314

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
Sari XYZ-HORIZON
sous le sigle HORIZON
au capital de 10 000 euros.
Siege social : 312 rue du Cachiman
Acajou
97232 Lamentin Martinique
Objet: Production Audio-visuel & Evbne-
mentiel Marketing op6rationnel
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ci6t6s de Martinique.
Grant : M. Eddy-Michel RENCIOT
demeurant 18 rue des Filaos des rochers,
97234 Fort de France,
nomm6 pour une dur6e ind6terminbe.
FB2315

J&M ACTION
SOCItTE A RESPONSABILITE
LIMITED EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 8 000 EUROS
CENTRE COMMERCIAL BATELIIRE
97233 SCHOELCHER
RCS FORT DE FRANCE: 429 701 816
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assembl6e g6n6rale extraordinaire des
associes du 12 f6vrier 2010 et tenue &
Fort de France, 28 rue du Pere Dela-
warde, a d6cid6 la dissolution anticip6e
de la soci6t6 & computer du 12 f6vrier 2010
et sa liquidation amiable sous le regime
conventionnel.
La soci6t6 subsistera pour les besoins de
la liquidation et jusqu'A la cloture de celle-
ci. Le lieu ou la correspondence doit 6tre
adressee et celui ou les actes et docu-
ments concernant la liquidation doivent
6tre adress6e et celui ob les actes et do-
cuments concernant la liquidation doivent
6tre notifies, a 6t6 fix6 & Fort de France,
28 rue du Pore Delawarde, siege de la li-
quidation.
Elle a nomm6 comme liquidatrice, Mary-
vonne HO HIO HIEN, demeurant A Fort
de France, 28 rue du Pbre Delawarde, en
lui conf6rant Ids pouvoirs le plus 6tendus,
sous reserve de ceux exclusivement r6-
serv6s par la loi A la collectivit6 des as-
soci6s, dans le but de lui permettre de
mener A bien les operations en course,
r6aliser I'actif; apurer le passif et r6partir
le solde entire les associ6s.
Le d6p6t des actes et prices relatifs A la
liquidation sera effectu6 au greffe du tri-
bunal de commerce de'Fort de France en
annexe au RCS.
Pour avis
La liquidation FB2316

AVIS DE LOCATION
Par acte sous seing priv6 en date du 5 f6-
vrier 2010, enregistr6 A la Recette Divi-
sionnaire de Fort de France le 11 f6vrier
2010,
Madame Nadia FAYAD,


commergante,
44 rue Victor Schoelcher
A Fort de rance,
immatricul6 au registre du commerce et
des soci6t6s de Fort de France sous le
num6ro 380 722 579
a donn6 au titre de location g6rance pour
une dur6e de 2 ans A computer du ler
mars 2010 pour se terminer le 28 f6vrier
2012
A la Sari MIAMI BEACH
immatricul6 au RCS de Fort de France
sous le num6ro 481 818 2243
don't le si6ge social est fix6
22, rue Lamartine
97200 Fort de France
un commerce de pr6t-A-porter situ6 au
44, rue schoelcher
97200 Fort de France.
Toutes les marchandises n6cessaires A
I'exploitation seront acquises par le loca-
tairede fonds et tous les engagements,
les charges dues & raison de I'exploitation
du Fonds seront supports par le loca-
taire grant de manibre que le bailleur ne
puisse 6tre ni inqui6t6, ni recherche A ce
sujet.
Pour unique insertion
Le grant FB2317

SNC LES FLAMBOYANTS
SOCIETY EN NOM COLLECTIF
AU CAPITAL DE 1.52.49 EUROS
SIlGE SOCIAL : LE ROBERT (97231)
PARC D'ACTIVITt DU ROBERT
RCS FORT DE FRANCE : 384 002 598
Suivant assemble g6n6rale extraordi-
naire du 16.02.2009, il a d6cid6 suite A la
d6mission de Mme Val6rie PORET, A
computer du 17.02.2009, de ses functions
de cog6rante :
de ne pas proc6der A son replacement
et en consequence, que le nom de Ma-
dame Val6rie CANET (n6e PORET) an-
cienne co-g6rante statutaire ne sera plus
port6e dans les status A I'article 17.
Pour avis et mention
La g6rance FB2318

SCP ALPHONSE BELHUMER,
BRUNO HAYOT ET SIBASTIEN
TRIPET
NOTAIRES ASSOCIES
56 RUE FERNAND CLERC
97220 TRINITY
Aux terms d'une assemble g6n6rale
extraordinaire, en date du 3 f6vrier 2010,
les associ6s de la socidt6 d6nommea
NAIDAB, Soci6t6 Civile Immobilibre, au
capital de 1000 , ayant son siege social
A Fort de France (Martinique), lieudit 6 km
route de Balata, immatricul6e au RCS de
Fort de France sous le num6ro Siren 483
919 023.
II a 6t6 d6cid6 d'accepter la d6mission de
MIe Josd Antoinette BADIAN, en quality
de g6rante et de lui donner quitus de sa
gestion.
II a 6t6 nomm6 en quality de co-g6rants
pour une dur6e illimitae :
- M. Joel BADIAN, R6sidence village du
Diamant, quarter Dizac, 97223 le Dia-
mant
- M. Patrick BADIAN, 6 km route e Balata,
97200 Fort de France
Pour avis, Me B. HAYOT FB2319

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution d'une
socjit6 pr6sentant les caract6ristiques
suivantes :
D6nomination social ALWADY. Forme :
SARL. Capital: 8 000 f. Si6ge social: 3
rue Croiseur Suchet 97200 Fort de
France. La restauration rapide.
Dur6e : 99 ans A computer de la date d'im-
matriculation de la soci6ta. G6rante :
Hussam ESBER. Immatriculation : RCS
De Fort de France FB2320


AVIS DE CONSTITUTION
Soci6t6 A responsabilit6 TRANSPORTS
BORVAL
Par acte sous seing priv6 en date du 25
ao0t 2009, il a 6t6 constitu6 une soci6t6 A
responsabilit6 limited :
Denomination : TRANSPORTS BORVAL
Capital : 9000 E divis6 en 180 parts de
50 chacune
Si6ge social : 50 Pas, 97218 Macouba
Objet : Transport scolaire, public et priv6
de voyageurs, touristique, occasionnel,
urbain
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au RCS
G6rant: Monsieur Michel Georges BOR-
VAL, n6 le 9 mai 1934 A Grand Rivibre,
de nationalist' frangaise, c6libataire, 50
Pas, 97218 Macouba
La soci6t6 sera immatricul6e au registre
du commerce et des soci6t6s tenu au
greffe du Tribunal mixte de commerce de
Fort de France. FB2321

AVIS DE DISSOLUTION ET CLOTURE
CARBEAN SPA AU CAPITAL
DE 1000
SIEGE SOCIAL : SCHOELCHER
(97233) 44 RUE LIONEL PAVOT,
C/P M. SERGE CHALONS
SIREN : 502655673
RCS DE FORT DE FRANCE
L'AGE du 8 f6vrier 2010 a d6cid6 la dis-
solution anticipbe et la liquidation de la-
dite soci6t6 A computer du 18 avril 2008.
Monsieur Serge CHALONS demeurant A
Schoelcher (97233) a 6t6 nomm6 liquida-
teur.
Le siege de liquidation a 6t6 fix6 au siege
social.
L'assembl6e des associ6s constate que
les comptes sont A z6ro, qu'il n'y pas de
flux financier, la soci6t6 n'ayant jamais
fonctionnd depuis sa creation, d6charge
le liquidateur de son mandate et constate
la cloture definitive des operations de li-
quidation A computer du 18 avril 2008. La
soci6t6 sera radi6e au RCS de Fort de
France. FB2322

AVIS DE DISSOLUTION
NEG'MOTION
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITEE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 1 500 E
SIlGE SOCIAL : PORTE 67 CHATEAU
LA MEYNARD BAT RAU
97200 FORT DE FRANCE
451 706 121 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms d'une assemblee g6n6rale
extraordinaire en date du 16 janvier 2010,
les associ6s ont d6cid6 Ia dissolution an-
ticipee de ladite soci6t6. La soci6t6 sub-
sistera pour les besoins de la liquidation
et jusqu'd la cloture de celle-ci.
M. AGLAEE Karl demeurant A
Porte 67 Chateau la Meynard, BAt Rau:
97200 Fort de France
et M. VENTADOUR Herv6 demeurant &
Petite Rochelle
97224 Ducos
sont nomm6s liquidateurs.
Le sibge de la liquidation est fixA au siege
social de la socidtA. C'est A cette adresse
que la correspondence devra 6tre adres-
see et que les actes et documents de-
vront 6tre notifies.
Les actes et pieces relatifs & la liquidation
seront d6pos6s au RCS de Fort de
France.
Pour avis et mention
Le liquidateur FB2323

SOCIETY DE TEXTILES MAGUY
ET FELIX
SOCIETt A RESPONSABILITI
LIMITEE AU CAPITAL DE 7 500 4
SIlGE SOCIAL:


Ceul25Firic010 c n'08 Pe 1


htD:_ww ual stice-rnartiniaue. orn







http: www.ioumal-iustice-martinique.com


28 RUE VICTOR HUGO
97200 FORT DE FRANCE
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing privet en
date a Fort de France du 26 janvier 2010,
il a Wte constitub une society presentant
les caracteristiques suivantes :
Denomination social : SOCIETE DE
TEXTILES MAGUY ET FELIX
Forme social : Soci6t6 a Responsabilit6
Limit~e
Sibge social: 28 rue Victor Hugo
97200 Fort de France
Objet social :
- Commerce de pr6t-A-porter
- Commerce de Maroquinerie, de chaus-
sures et accessoires
Dur6e de la soci6t6 : 99 ans & computer de
la date de I'immatriculation de la society
au Registre du commerce et des soci6-
tes.
Capital social : 7 500 euros
G6rance : Maguy Narcisse n6e JEAN-
ERNEST spouse BEZAUDIN
demeurant 59 lotissement Montg6ralde,
Avenue Louis Domergue
97200 Fort de France
Immatriculation de la societ6 au registre
du commerce et des societ6s de Fort de
France
La g6rance. FB2324

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 du
05 janvier 2010 a 6t6 constitute une EURL
aux caract6ristiques suivantes :
Denomination : EURL TISTOU carrelage
Capital : 400 euros
Siege social : quarter Bois L6zarde
97213 Gros Morne
Objet: la pose de carrelage sol et mur, et
tous petits travaux s'y rattachant
Dur6e : 99 ans
Grant : M. PALCY PASCAL,
demeurant quarter bois 16zarde
97213 Gros Morne
Pour avis,
le grant FB2325

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privet en date du
11/02/2010, il a etW constitu6 une soci6t6
presentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : GVL RECEPTION
Forme: EURL
Capital : 1 000 e
Siege social : les hauts de Saint James -
B&t Auteuil APT 156 97232 Le La-
mentin
Objet : Restauration
Grant: Victorien Andr6 LECACON
Dur6e : 99 ans
Pour avis, le grant FB2326

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
MFM BTP
SOCIaTE A RESPONSABILITE
LIMITEE AU CAPITAL DE 2 500 e
SIaGE SOCIAL :
QUARTER PONTALERY
97231 LE ROBERT
498694207 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms d'une deliberation en date du
23 decembre 2009,
I'Assembl6e G6n6rale Extraordinaire a
decidA de transf6rer le siege social
de quarter Pontal6ry 93231 Robert
au lotissement les quatre vents,
Pointe Lynch
97231 Robert
et de modifier en consequence I'article 4
des status.
La g6rance FB2327

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL
ANTILLES BOIS CONCEPT
SARL AU CAPITAL DE 3 000.00 E


QUARTER BOCHETTE
TEPSICHORA
97232 LAMENTIN
Aux terms d'une deliberation en date du
31 decembre 2008, I'assembl6e g6ndrale
extraordinaire de la societA Antilles Bois
concept a decide de transf6rer le siege
social qui Atait quarter Bochette Tepsi-
chora 97232 Le Lamentin.
Et sera desormais au 6 rue Homere Cle-
ment 97240 Le Frangois
Et ce A computer de ce jour
Pour avis
le grant FB2328

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 12 juin 2009, il a etA constituA
une society & responsabilite limit6e pr6-
sentant les caracteristiques suivantes :
Forme : Societe A responsabilitA Limit6e
Denomination social : COBASUD
Siege: 12 Av. La Maurice Lot Ser6nite
- 97224 Ducos
Objet : La soci6t6 a pour objet, dans les
d6partements d'outre-mer ainsi que tout
autre pays faisant parties de la CEE. L'en-
treprise de travaux publics et du bAtiment,
les travaux de magonnerie et de terras-
sement avec ou sans oeuvre de mate-
riaux, le g6nie civil et annexe, le transport
divers, ainsi que toutes activity facilitant
directement ou indirectement I'exploita-
tion de I'objet social. Elle pourra dans le
cadre de son objet g6rer tout bien mobi-
lier ou immobilier d&s lors que cette ges-
tion a pour but de faciliter le
d6veloppement de la society.
Dur6e : 99 ans a computer de I'immatricu-
lation de la societA au registre du com-
merce et des societ6s
Capital : 3 000 euros, divisA en 150 parts
de 20 E chacune, entierement souscrites
et lib6rees
Gerance: M. Jodl JEANNE, demeurant a
quarter Morne Magdelonnette 97270
Saint Esprit
Immatriculation : au registre du com-
merce et des societes de Fort de France
Pour avis et mention FB2329

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP du 03/02/10, il a WtA consti-
tude une SARL ayant les caract6ristiques
suivantes :
Denomination : ABS
Objet : Achat, vente, importation et ex-
portation de toutes marchandises
Siege social : 26 lotissement Fond-
Rousseau Terreville 97233 Schoelcher
Dure : 99 ans
Capital: 5 000
Grant :
- Patrice LEOPOLDIE, demeurant 26 lo-
tissement Fond -Rousseau Terreville
97233 Schoelcher
- Emmanuel AUGUSTIN, demeurant
Plaza 21, appt. 22 Sanford Street Swin-
don SN11 HE Royaume-Uni
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB2330

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privA en date du
18 janvier 2010, il a 6t6 constitute une
Soci6t6 A Responsabilit6 Limitee (EURL)
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : EKOMAR EURL
Capital : 5 000.00 EUROS
Siege social : Immeuble Epi Soleil Rue
Crois6e la Haut 97215 Rivibre Sal6e
Objet: Collecte de tous d6chets non dan-
gereux/ valorisation des huiles alimen-
taires usages, exploitation de toilettes
chimiques
Duree : 99 ans a computer de son imma-
triculation au registre du commerce et des
soci6tes
Grant: La g6rance est assure par Mon-


sieur Hubert LAMBERT, associA unique,
demeurant lotissement moulin A vent -
Suroft D6 97231 Le Robert
la society sera immatriculee au Registre
du Commerce et des societies de Fort de
France
La gerance FB2331

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing prive en date du 18
janvier 2010, il a etA constitute une so-
cieta pr6sentant les caracteristiques sui-
vantes :
Denomination: MONTABOIS CARAIBES
Forme social: Societ6 A Responsabilit6
Limitee
Siege social : 6 rue Hombre Clement -
97240 Frangois
Objet social : Charpente, couverture, me-
nuiserie
Durbe de la society : 99 ans a computer de
la date de I'immatriculation de la society
au Registre du Commerce et des SociA-
t6s
Capital : 3 000 euros
Grant : Monsieur JEAN BAPTISTE Mi-
chel
Immatriculation au registre du Commerce
et des soci6tes de Fort de France
Le grant FB2332

LYNX INDUSTRIES CARAIBES EURL
EURL AU CAPITAL 750 000 EUROS
SIEGE SOCIAL :
IMMEUBLE CAMPICHE ZONE
INDUSTRIELLE DE CHAMPIGNY
97224 DUCOS
RCS FDF : 502 088 107
Aux terms d'une decision ordinaire de
I'associe unique en date du 22 janvier
2010, Monsieur Jack MichaAl Sword, de-
meurant 35 rue de la gare L-7535
MERSCH (Luxembourg) a ete designed en
quality de grant, A computer du lundi 25
janvier 2010 pour une dur6e indetermi-
nee, en replacement de Monsieur
Frank Bernabe, d6missionnaire.
Le dep6t legal sera effectuA au registre
du commerce et des societ6s de Fort-de-
France.
Pour avis et mention. FB2333

AVIS DE CONSTITUTION
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITtE
SECURITY POUR TOUS
Par acte sous seing prive en date du 19
juin 2008, il a ete constitute une society A
responsabilitA limited.
Denomination social : SECURITE
POUR TOUS
Capital : 1 000 euros divise en 10 parts
sociales de 100 euros chacune, entibre-
ment souscrites et liberees.
Si6ge social : ZI Californie, immeuble
Gouyer 97232 Le Lamentin
Objet : Toutes prestations de gardien-
nage et de s6curitA des biens et des per-
sonnes priv6es et publiques
Duree : 99 ann6es A computer de I'imma-
triculation de la society au registre du
commerce et des societies
Grant : Monsieur CHOPARD Jocelyn,
nd le 05 decembre 1958 au Robert, de
nationality frangaise, demeurant le Cha-
let, Bois du Parc, 97212 Saint Joseph est
nommA grant A computer de la signature
des presentes.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des societ6s tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France.
Pour avis et mention
Le grant FB2334

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive, en date du
9 fWvrier 2010, au Lamentin, Monsieur
Stephen SOUNDOROM, grant de so-


ci6tA domicilie A impasse SIMAX bois
neuf 97232 Lamentin et Monsieur SOUN-
DOROM Sebastien Yann grant de so-
ciete domicilie a residence les jardins de
Salome appart. No 8, n 114 route des
Religieuses 97200 Fort de France ont
former entire eux une society a responsa-
bilite limitee ayant pour objet le service fu-
neraire, I'inhumation, I'importation, la
vente et la location dans les departe-
ments d'outre mer de materiel funeraire
de toute sorte, vehicule meubles funA-
raires, le transport de corps avant et
apres mise en bibre et, plus generale-
ment, toutes operations se rapportant di-
rectement ou indirectement a I'objet
social ou susceptibles d'en faciliter I'ex-
tension ou le d6veloppement.
La duree est fixee a 99 annees, a comp-
ter du 9 f6vrier 2010.
Le siege social est c/* M. Stephen SOUN-
DOROM Impasse SIMAX Bois Neuf
97232 Le Lamentin
La denomination social est: LE FUNE-
RAIRE SARL
Les associ6s ont fait, A la society, les ap-
ports suivants :
M. SOUNDOROM Stephen Serge a fait
apport de mille neuf cent euros (1900 )
M. SOUNDOROM Sebastien Yann a fait
apport de cinq mille sept cent euros (5
700 E)
Ensemble constituent le capital social de
sept mile six cent euros (7 600 )
M. SOUNDOROM Sebastien Yann domi-
cilid Les Jardins de Salome appartement
8 no 114 route des religieuses a 6te
nomme grant avec les pouvoirs les plus
6tendus.
La society sera immatriculee au registre
du commerce et des socite6s de Fort de
France.
Pour extrait. FB2335

SCP MATHIEU, MATHIEU-BRISMEUR
NOTAIRES ASSOCIES
A 97200 (FORT DE FRANCE)
19, RUE VICTOR HUGO
Avis est donned de la modification du re-
gime matrimonial par:
Monsieur Fred PRESENT, retraite, et Ma-
dame Josephe Denise BOROME, retrai-
tee, son spouse, demeurant ensemble a
DUCOS (97224) MARTINIQUE, quarter
"Morne Vert", 7 residence "Emeraude".
Nes savoir :
Monsieur PRESENT A FORT DE
FRANCE (Martinique), le 29 Novembre
1949.
Madame BOROME A FORT DE
FRANCE (Martinique), le 12 D6cembre
1956. ',
Marines tous deux en unique noces, a la
mairie d'AULNAY SOUS BOIS (Seine-
Saint-Denis), le 12 juillet 1984.
Soumis au regime l6gal de la commu-
naute de biens reduite aux acquits a de-
faut de contract de marriage prealable a
leur union. Lequel regime n'a pas ete mo-
difie depuis.
Tous deux de nationality frangaise.
Residents en France.
Modification opdree : adoption du regime
de la separation de biens, tel qu'il est eta-
bli par les articles 1536 A 1543 du Code
civil.
Notaire redacteur de I'acte : Maitre Co-
lette MATHIEU-BRISMEUR, notaire a
97200 (FORT DE FRANCE) 19, rue Vic-
tor Hugo.
Date de I'acte : 12 Fevrier 2010.
Les opposition 6ventuelles doivent 6tre
faites aupres du notaire r6dacteur de
I'acte A I'adresse mentionnee ci dessus.
POUR AVIS ET MENTION
Maitre Colette MATHIEU-BRISMEUR
FB2336


ANNONCEs UfALES -I


- j u'25Fvrier010 justie no08- Pge 7




a>


GASOIL


II'


.9-


;Ul


410


0.W-x




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs