Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: February 11, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00154
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

t HEBDOMAD E INFLATIONN COMMU
~ -._ CM~4S


Pour la Responsabilit6 et le D6veloppement veritable.


gb.bi.2fjj~~fj,9


KSF LE S FEVRIER 2010 : MEMOIRE DU PEOPLE
.-. Honneur dux fusilles
'1 fbvripr 1q00 au Francois


IlAITI
fiilligikiga d ptress


et sectes exploitent Id
Pe du Peuple


1






( A A 4AS ) http://www.iournal-iustice-martinique.com

SANGUES DAMS LES DOM : L 'ARNAQUE

Selon I'association de consommateurs CLCV/ Mieux vivre votre argent, sur les dix
S ............. banques les plus chores de France en 2010, 9 sont situees dans les Dom don't qua-
5a ka ai ..................... tre en Martinique. Ces banques sont: Le Credit agricole Martinique/Guyane, la So-

it........................ cit g6nrale de Banque aux Antilles, la Banque des Antilles frangaises, le Credit
wi .......... ^.. ...... .. *Mutuel Anilles Guyane.
Un an apris le 5 Fdvrier 2009 Mutuel Anilles Guyane.
La BNP Paribas est classee 116me banque la plus chere de France.
tt ............. 6 A noter cependant que la BDAF a baisse ses tarifs de 26 %, la BNP Paribas Marti-
Luttef;oia ..............f. /6 unique de 22 %, et la Caisse d'Epargne Martinique-Guadeloupe de 23 % : c'est do au
LKaF; Mobilisation n ndemi tente dmouvement du 5 fevrier 2009. Les banquiers invoquent les charges salariales aux An-
a question dun ai con d tilles-Guyane pour se justifier. II est conseill6 par les associations de consommateurs
prix reste de ne pas h6siter A changer de banque si I'on s'estime les&. La Banque postal Mar-
Prime de vie chere tinique/Guadeloupe/R6union/ serait la banque la moins chere, m6me si elle n'est pas

Ec$iak ............ ... 7 Ila meilleure : elle est la 76me banque la moins chere de France.
Cyril Comte president du MEDEF
LA VILLE DU LORRAIN LANCE SON RESEAU DE TRANSPORT URBAIN

L'Afr, janvier2010 .....f. 7/11
Juliette Smeralda C'est le samedi 6 fWvrier que le Maire du Lorrain, Justin Pamphile, a inaugure offi-
Discours de Sarkozy a la Rdunion ciellement son r6seau de transport urbain sur le territoire de la commune. La muni-
Les Illusions du FMP cipalite a retenu la Compagnie Martiniquaise de Transport pour assurer les
deplacements de la population des different quarters avec la mise en place des cir-
SoliiaritdlHafti ............ 12/13 cuits,des horaires et des arrets.
Les Eglises profitent des ddfall- 6 lignes desserviront I'ensemble du territoire avec des departs des 5h45 en se-
lances de rItat maine,7h le samedi et 5h30 le dimanche.
Les medeclns cubains en Haiti Depuis ce lundi 8 fevrier les habitants de la commune peuvent se d6placer plus faci-
lement. Pour le maire de la commune: "ce Transport urbain organism est indispensable
NotreAmdriue ........... 1f./15 au divefoppement local, social, economique, cufturefet environnementalde (a vilTe".
Obama va-t'en-guerre
Colomble : Quand les morts rdappa- L "UNION DES FEmMES DE MARTINIQUE
raissent
Le Dollar en ligne de mire L'UFM organise une soiree d'hommage pour les trois militants f6ministes haitiennes

Ax onawUgal ........... .15/19 qui ont perdu leur vie lors du s6isme du12 janvier 2010

Culture .................t. ..20 A Of ci
Hommage aux ouvriers fuslllds de
1900 au Francols Maide

Vendredi 12 F6vrier 2010
A 18h
Espace Jeanne L6ro
17 rue Lamartine
VVor JU T"C 97200 Fort de France
Magali Marcellin Myriam Merlet
Administration & Redaction : Elles 6taient des militants f6ministes
Tel. : 05 96 71 86 83 pour une justice social. Elles ont beaucoup apport6 A la lutte pour la defense des
droits des femmes en Haiti et dans la Cara'be.
Fax : 05 96 63 13 20 A travers leurs parcours, c'est aussi un hommage A toutes les Femmes Haitiennes.




Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920) Dans le cadre du 90e anniversaire de J ,ustic" et dans le souci constant de
Angle rues A. Aliker & E. Zola mieux vous satisfaire, nous travaillons N I'am2lioration de la presentation de
Fort-de-France T6. : 05 96 71 86 83 note journal.
Commission Paitaire0111187526 Vous avez ainsi pu noter une nouvelle mise en page des diffdrentes rubriques
Directeur de la Publication: et nous serons trbs attentifs A vos remarques et suggestions.
Fernand PAPAYA Merci de nous en faire part
Maquette : Guenna61 GUIOUBLY soit en nous dcrivant A : 'ustic.'- BP 4031
Impression Angle des rues E. Zola et A. Aliker 97200 Fort-de-France
Nouvelle Imprimerle Martiniqualse oit par Mail : ed.justice@wanadoo.fr
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France soit par Mail : ed.justice@wanadoo.fr
T6I. : 0596 73 14 54

Jeuhi 11 Fievrier 2010 -Justice n* 06 Pale 2





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UN AN APRES LE S FEVRIER 2009 :

POUR UNE ALTERNATIVE POLITICUE ET POPULAIRE CREDIBLE


La mobilisation lance par le Collectif du 5 f6vrier le vendredi 5
fevrier 2010, un an apres le depart du movement populaire du
5 f6vrier 2009, n'a pas ete au rendez-vous. Lassitude ? De-
ception ? Peur du ch6mage ?
La tentative de relancer le mouvement- avec pour certain syn-
dicalistes CGTM membres du group politique "Combat ouvrier"
des arriere-pens6es electorales- n'a pas fait recette aussi. Car,
par example, diriger les revendications contre les assemblies
locales et les "politiques", alors que leur satisfaction depend
pour I'essentiel de I'Etat et du patronat, ne trompe personnel.
Le versement effectif de la quote-part de la prime de vie chere
des Conseils regional et general a ete soumis a un accord de
la Commission national Informatique et Libert6s qui n'a ete
delivre que le 14 janvier 2010. La Martinique n'est ni ind6pen-
dante ni autonome et est soumise au droit commun de I'article
73 que les memes syndicalistes mentionn6s ont aide a confor-
ter en agitant la peur de la perte des acquis sociaux.
C'est que la crise capitalist est la et pese sur les consciences.
Le ch6mage a augmented de 12,4 %, touchant 46 002 deman-
deurs d'emploi des categories A, B et C en d6cembre 2009, soit
5 099 personnel de plus en un an.. Les liquidations judiciaires
ont frapp6 385 entreprises en 2009, soit une progression de
13 % par rapport A 2008. Les prix a la consommation ont glo-
balement baiss6 selon I'NSEE de 1 % sur un an en novembre
2009, ce qui n'est pas le signe d'une forte activity mais d'un
recul 6conomique, meme si les consommateurs peuvent s'en
feliciter.
Cette crise ne resulte pas au principal de la greve de f6vrier-
mars 2009, comme le soutient le patronat a I'instar de Patrick
Lecurieux-Durival, ex-president du Medef, qui declare dans
France-Antilles le 5 f6vrier 2009 : "Oui Cette greve a iti en
grande parties responsible de la situation que nous vivons au-
jourd'hui". La crise 6conomique que vit la Martinique a com-
menc6 depuis au moins 2005, comme I'ont montr6 les
organismes officials tels que I'INSEE ou I'EDOM. Et le mou-
vement social du 5 f6vrier est une reaction contre les injustices
sociales qui sont legion dans ce pays, contre la "pwofitasyon",
mais aussi contre le mal-6tre et le mal-d6veloppement. Les re-
vendications exprimees 6taient a la fois mat6rielles (hausse des
bas salaires et baisse des prix notamment) et identitaires et cul-
turelles, de respect, de dignity, traduites imparfaitement dans le
slogan : "Matinik.si ta non, sipa tayo". C'est un effet et non
une cause. En fait, c'est le system neocolonial d6partemental
qui est a bout de souffle.
II a 6et obtenu une baisse des prix de 20 % sur 400 articles
dans les grandes surfaces et cet accord est globalement res-
pect6 avec cependant encore trop de products BCBa man-
quants dans les rayons. Cependant le panier de la menagere
calculi par France-Antilles reste sup6rieur de 34 % a celui ob-
serv6 en France. La question d'un vrai contr6le des prix reste
donc posee.
Une prime de vie chere de 200 euros a ete arrach6e pour 60 %
des salaries du prive.
Les prix des carburants sont encore inf6rieurs A ceux en vi-
gueur en France, en d6pit de deux hausses en septembre 2009
et janvier 2010 : le supercarburant sans plomb est ici a 1,20
euro par litre contre 1,30 euro par litre en moyenne en France
actuellement et le gazole est A 0,96 euro par litre contre 1,07
euro par litre en moyenne de I'autre bord. La difference est


payee actuellement par
I'Etat a la SARA, faut-il le
rappeler. Le coOt est
value a 100 millions
d'euros pour I'ann6e
2009.
Mais le pouvoir sarko-
zyen, impr6gn6 d'id6olo-
gie neolib6rale et
profitant de la cruise so-
ciale, laisse pourrir la
question de I'avenir de la
Sara alors que des lob-
bys entrent en action
pour fire passer I'id6e
que, pour baisser dura-
blement les prix des car-
burants, il faudrait en
revenir A ]'importation de products raffin6s. Aujourd'hui en pro-
venance d'Europe et non pas de Trinidad ou Aruba et Curagao
come avant 1970. La question de I'emploi est donc pendante
en mcme temps que I'instauration d'un nouveau systome de
fixation des prix transparent pour parvenir A des prix justes.
Nombre de revendications non satisfaites dependent de d6ci-
sions r6glementaires ou l6gislatives du pouvoir central, come
le rel6vement des minima sociaux, des retraites, etc.
De leur cst6, les capitalists b6k6s nont rien appris, ni rien
comprise, ni rien retenu, ni rien oubli6 : ils attaquent le pr6fet en
justice pour n'avoir pas actionn6 Ia repression centre les gr6-
vistes. Aprus le non massif du 10 janvier a I'autonomie de I'ar-
ticle 74, ils rel6vent la trte et parent haut et fort. Roger de
Jaham, le president de "Tous crpoles"d6clare & France-Antilles
du 5 fWvrier 2010 : "Or qui le president de la rdpublique a-t-if
ecouti ? If a icoutd.AffredMarie-Jeanne et Claude Lise qui vien-
nent de prendre la diculottie de feur vie (...) %oije pense que la
France ici, apris le pl66iscite qu'elle vient de recevoir, devrait se
ressaisir et travailler (..) Iffaut que le prefet soit un vraiprefet.
Mais quandce monsieur revit le T-shirt des manifestants, ce nest
plus un preTet (...)". Fermez le ban. 11 est clair que la caste b6kd
et les autres capitalists interpretent I'6chec du Oui 6 I'autono-
mie comme un encouragement A relancer la pwofitasyon. II fau-
drait 6tre aveugle pour ne pas le comprendre.
Ce qu'ils n'ont pas compris c'est que la faible mobilisation du 5
f6vrier 2010 ne veut surtout pas dire que les masses populaires
leur ont sign un cheque en blanc pour exploiter. Et que la peur
de perdre ce qui assure dans ce systime nbocolonial la survive
ne veut pas dire que les Martiniquais ont abdiqu6 toute id6e de
responsabilit6 et d'6mancipation.
Les causes du mbcontentement persistent et une explosion po-
pulaire est possible 6 tout moment, de I'avis des observateurs
s6rieux.
Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est travailler 6 ce qui a manque en
2009 : la rencontre entire les forces politiques de progrbs ex-
primant les besoins des masses populaires et la volont6 de
transformation social et politique avec le movement social
qui defend leurs revendications imm6diates.
Le chantier de la construction d'une Alternative politique et po-
pulaire credible est ouvert.
Michel Branchi


jeudi 11 Fivrier 2010 -juitice n 06 Page 3


11 Emur





( iLUTTE OCIALE


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KSF I UNE MOBILISATION EN DEMI TEINTE, UN AN APRES LE S FiVRIER 2009


Les dirigeants du K5F on voulu marquer le coup
Comme en f6vrier 2009, les militants syndicaux les plus
convaincus avaient sorti leurs tee-shirts rouges et leurs
pancartes.
La manifestation organisee par le "Collectifdu 5fvriier"(K5F)
ne se voulait pas etre qu'une simple commemoration de la
grande r6volte populaire de I'annee derniere qui avait secoue
le pays tout entier. Elle 6tait pr6sent6e par ses organisateurs
comme un avertissement, sorte de piqOre de rappel A I'attention
de tous les signataires du protocole de sortie crise qui les en-
gageait, d'une part A appliquer dans les plus brefs delais les
accords d6ej conclus et d'autre part a poursuivre les n6gocia-
tions sur les questions encore en litige.
L'enjeu 6tait donc de taille pour tous ceux qui, pendant des
jours, dans des d6files impressionnants, avaient d6nonc6 la
"pwofitasyon" sous toutes ses formes, r6clam6 la baisse des
prix des products de grande consommation et des services, plus
de justice social, la revalorisation des bas salaires, des re-
traites ainsi que des minima sociaux.
Aujourd'hui, ils d6noncent le non respect des engagements pris
tant en ce qui concern la baisse des prix, le blocage des ne-
gociations et le retard dans le versement de la prime de vie
chere. Sur ce dernier dossier, ils pointent du doigt le conseil ge-
neral et le conseil regional. Bien que ces deux collectivites
aient, A maintes reprises expliqu6 qu'elles avaient deja mis en
place les credits et que ce retard devait 6tre impute a la lenteur
des procedures administrative qu'elles ne maTtrisent pas..

UNE MOBILISAIION TRES MOLLE
Mais force est de reconnaitre que la mobilisation n'a pas 6et
particulierement impressionnante et n'a guere perturb6 I'acti-
vit6e conomique.
C'est peut-6tre en provision de cette mollesse que I'6tat major
du K5F avait choisi un parcours a travers les rues du Lamen-
tin, moins longues et moins large que les grandes arteres de
la capital.
Derriere les principaux responsables du collectif comme Phi-
lippe Pierre-Charles et Ghislaine Jaocim-Arnaud, I'essentiel des
bataillons 6tait compose de delegations de la CDMT et de la
CGTM/SEOM.
La traditionnelle pol6mique autour du nombre de manifestants


S avait laiss6 place a des estimations tres voisines
selon les sources. 700 manifestants selon la po-
lice, un miller selon les organisateurs. D'un c6te
comme de I'autre, on reconnaissait la faible
adhesion de la population A I'appel du "Collectif'
don't les dirigeants d6noncent la champagne de
disinformation menee par les m6dias ainsi que
les pressions exerc6es sur les salaries par le pa-
tronat. Pas un jour en effet ne se passe sans
qu'un chef d'entreprise n'accuse le movement
social du 5 f6vrier d'etre A I'origine de ses diffi-
cult6s, alors que souvent celles-ci existaient bien
avant la revolte de f6vrier-mars 2009.
Une faible mobilisation qui s'explique aussi par
les incertitudes du lendemain face A un ch6mage
grandissant et par la deception d'une parties de
I'opinion persuadee que les choses ont peu
change. Sans oublier les divergences qui minent
aujourd'hui le front syndical. Deux centrales, la
CGTM/FSM et I'UGTM ont d'ailleurs refuse de
s'associer au movement.
Autre motif de m6fiance, certain y voient une
tentative de r6cup6ration politique, A la veille des elections re-
gionales pour lesquelles certain leaders du movement se
sont portes candidates (Ghislaine Joachim-Arnaud de Combat
Ouvrier).
Pour autant, les responsables syndicaux n'ont pas manqu6
d'exprimer leur satisfaction. IIs estiment avoir releve le d6fi
lanc6 par ceux qui avaient dejA annonc6 la mort du "Collectif.
Ainsi, selon Roger Lanoix, un des responsables de la CDMT,
"En dipit de la propaganda du patronat, nous sommes satisfaits de
(a bonne mobilisation de nos militants". Car, selon lui, il '3ut y
ajouter I'action des militants qui ont bloqu6 I'acc6s A un grand
nombre de services publics ainsi que celle des transporteurs
qui ont installed des barrages a I'entr6e de certaines zones com-
merciales.
Pour Ghislaine Joachim-Arnaud, "')n miller de personnel
conscientes de feur intirit vaut mieux que rien".
Apres un parcours de deux heures a travers les rues du La-
mentin, le defile, bien rythm6 par les chants et les slogans tra-
ditionnels devait s'achever vers douze heures au palais des
sports oO un d6bat 6tait organism entire les militants syndicaux
qui 6taient invites A s'exprimer sur le sens de leurs luttes et sur
les formes d'action a envisager.
Pas de doute pour le president du Collectif, Philippe Pierre-
Charles, il s'agit de poursuivre le travail de longue haleine vi-
sant a d6velopper la conscience des travailleurs et A continue
la lutte avec ceux qui sont determines pour faire aboutir leurs
revendications encore non satisfaites.
Deux points important sont dejA inscrits sur I'agenda du col-
lectif : la question des personnel Ag6es qui sera abord6e le 12
fevrier et des operations de contr8le des prix dans certaines
grandes surfaces.

POUR UNE SOLIDARIE DE LUTTE
Mais on ne peut manquer de s'interroger sur I'efficacit6 des ac-
tions engages pour faire aboutir certaines revendications
comme la revalorisation des retraites, des minima sociaux ou
du Smic et des bas salaires don't la solution ne depend mani-
festement pas des autorites locales 6lues.
Comment instaurer un veritable contr6le des prix alors que les


< Jeuhi 11 Fevrier 2010 -justice no 06 Page 4f






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LUTTE SOCIALES


Martiniquais viennent de rejeter le passage a I'article 74 qui
seul permettrait aux l1us de mettre en place un veritable ob-
servatoire des prix ? II faudra bien exiger de I'Etat frangais
qu'il prenne ses responsabilites en instaurant un veritable
control des prix.
Certes, nos centrales syndicales doivent intensifier la lutte
pour la satisfaction des revendications sp6cifiques aux tra-
vailleurs martiniquais. Mais, assimilation legislative oblige, la
solution de certaines autres ne peut 6tre envisage que dans
le cadre d'une solidarity bien comprise entire les forces de
progres luttant des deux c6tes de I'Atlantique contre le meme
6tat liberal et le meme capitalism qui remettent aujourd'hui
en cause les conquetes sociales des travailleurs.
G. Erichot


une aelegalton des ensegnants UNSA a voulu lemoigner


Vie chore, un an afri :

LA QUESTION D'UN VRAI CONTROL DES PRIX DEMEURE POSEE


Un an, jour pour jour, apr6s sa premiere enquete le 4 f6-
vrier 2009, France-Antilles a public le 4 fevrier 2010 les re-
sultats du 56me relev6 (les 27 et 28 janvier 2010) de
I'enquete sur les prix d'un panier de products realisee par
C6cile Everard et I'Association des consommateurs du
Frangois dirigee par Roger Lagier.

DIFFERENCE DE PRIX MARTINIGQUE/FRANCE IDENTI'UE .U

Resultat principal : "Vn an apres. C'est ecxactement parei", an-
nonce le quotidien. L'6cart de prix avec la France est de + 34
% comme le 4 fevrier 2009 pour les 45 products observes dans
un 6chantillon de.grandes surfaces :
Martinique : 151,77 euros ;
France : 113,53 euros.
Difference en plus en Martinique : 38,24 euros (+ 33,66 %).
Toutefois, il est reconnu que le panier, en un an, a baiss6 de 3,5
%, A peu pres du meme taux qu'en France (-3,36 %). La listed
de France-Antilles, ayant 6t6 cr6ee avant I'accord sur les prix
BCBa, ne measure pas le respect de I'accord. Toutefois France-
Antilles indique qu'en essayant de "trafiquer" son panier et de
"coffer au mieu(auwprCBCOBa", le panier avait enregistr6 une
baisse de 9 % en avril 2009. Soit 14 euros sur 152,52 euros.
Donc I'accord BCBa a eu un effet relatif, m6me si on se doute
que la grande distribution a do compenser sur les autres pro-
duits non concerns par I'accord.
Le repr6sentant du Collectif du 5 fevrier, Eddie Ortole, avait
declare suite 6 une reunion du 2 d6cembre 2009 du Comit6 de
suivi en prefecture avec la DRCCRF charge d'en suivre I'ap-
plication que "les engagements pris sont globalement tenus" et
I'administration de la Concurrence, pour sa part, avait estim6
que "les risultats sont dans Censemble satisfaisants" (cf. Justice
n 1 du 7 janvier 2010).
Donc la situation n'est pas si negative que I'on veut bien le dire
soit pour disqualifier le movement du 5 f6vrier et pousser les
masses populaires 6 la resignation ou, a I'inverse, faire de la
surenchere dans I'espoir -sans doute chimerique car on n'est
plus en f6vrier 2009 de faire repartir le movement.
S'agissant des products locaux, I'enquete constate une baisse
de 5,5 % en un an sur 32 products relev6s, don't des fruits et 16-
gumes et des products de I'industrie locale (PIL). Cette baisse
concern presque toutes les families de products.
Par centre, s'agissant des marques de distributeurs (MDD) qui
6taient censees par I'extension du nombre de references com-
battre la vie chere suite a un accord avec la grande distribution,


1'6cart avec la France est de + 72 % pour six products concer-
nes. Pour les grandes marques la difference est de + 50 % en
Martinique par rapport & la France.
D'autres enseignements sont apport6s par cette interessante
en qu6te.
- Fruits et legumes (11 products) : + 37 %d'6cart par rapport A
la France (28,97 euros ici centre 21,18 euros en France);
- Viande fraTche (5 products): + 35 % (79,54 euros centre 57,24
euros);
- Non alimentaire (14 products) : + 24 % (67,51 euros centre
54,49 euros);
- Discount type soft discount Leader Price (55 products): + 31 %
centre + 41 % d'6cart en fevrier 2009 (135, 89 euros contre
103,76 euros). Les prix de 1'6picerie sale et du non alimentaire
seraient inf6rieurs 6 ceux de la France.
II a fallu que I'lntersyndicale projette la question des prix sous
les feux de I'actualit6e partir du milieu de I'annee 2008 pour
que France-Antilles se substitute a la DRCCRF, aux associa-
tions de consommateurs installees et dans une certain me-
sure a I'Observatoire des prix qui avait tout de meme aussi
lance timidement un panier de 100 products courant 2008 pour
realiser cette utile enquete avec une p6riodicit6 remarquable
jusqu'6 maintenant (56me vague).

INSTALLATION DU GIR-CONCURRENCE
CONTRE LES PRIX ABUSIFS
Cependant, comme nous I'avons d6ej indiqu6, ces observa-
tions ne peuvent pas identifier les causes des differences de
prix constatees ni, encore moins, agir sur elles. C'est le r6le de
I'Etat qui refuse jusqu'ici de s'y engager vraiment, pression des
lobbys de I'importation oblige. Exemple : le rapporteur de I'ate-
lier prix des Etats g6enraux, Marcel Osenat, s'6tait prononc6
publiquement face & Sarkozy pour I'instauration d'un contr6le
des prix en Martinique. Dans le rapport final, cette recomman-
dation a disparu. Et le Conseil Interminist6riel de I'Outre-mer
(CIOM) a 6cart6 par principle toute measure de contr61e des prix
s'en remettant & une action d'activation de la Concurrence que
I'on sait par nature limit6e compete tenu des caract6ristiques des
economies insulaires. La lutte ideologique contre les dogmes
du n6olib6ralisme, repris mime par certain a gauche, doit
continue.
C'est sans doute pour r6pondre A cette objection que la pre-
fecture a annonc6 le 2 f6vrier le lancement du Groupement d'ln-
tervention regional Concorrence(GIRC). II ne s'agit pas de la
creation d'une nouvelle structure mais de la reunion des
moyens existants, sous I'autorit6 de la Direction r6gionale de la


SJeuai 11 Fivrier 2010 -Justice n 06 Page 5






( LuTrrE SoCIALES


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concurrence, de la consommation et de la R6pression des
Fraudes. A savoir : du Tr6sor, de la Direction des Douanes, de
la Direction du Travail, de la Direction des Services v6tbrinaires
et de la Direction r6gionale de I'agriculture.
II s'agira de verifier que les differences de prix ne sont pas dues
A d'autres facteurs que le transport, I'octroi de mer et la peti-
tesse du march. Par example, des ententes pour garder des
marges 6lev6es. Bonjour les recherches pour prouver de telles
ententes qui sont le plus souvent tacites ou occultes. II s'agit
de v6rifier s'il n'y a pas, non pas des positions dominantes que
la legislation europ6enne ne sanctionne pas en soi, mais des
abus aboutissant a la fixation de prix sans rapport avec les prix
de revient. LA aussi bonjour les recherches et I'obtention de r6-
sultats alatoires aupres de I'Autorit6 de la Concurrence. Les
relations commercials d6sequilibr6es entire grande distribution
et fournisseurs ainsi que de d6lais de paiement exag6r6s g6-
n6rant des prix 6lev6s seront analysis et recherch6s. Le r6le
des importateurs-grossistes (agents de marque) incrust6s dans
les circuits d'importation sera plac6 sous surveillance, est-il an-
nonc6. Enfin il sera examine si la chertl de certain products
de la production locale est seulement justified par le coOt 6lev&
des intrants et non par I'alignement syst6matique sur les prix de
I'importation.


II faut aussi esp6rer la poursuite des etudes de formation des
prix abandonn6es depuis la liberation des prix en 1987. Elles
n'ont 6te reprises qu'en 2009 sous la pression populaire du
movement du 5 f6vrier 2009 pour aboutir a I'avis de I'Autorit6
de la Concurrence du 8 septembre 2009 mettant en evidence
des differences de prix inexplicables par les seuls facteurs de
transport et d'octroi de mer. Justice a rendu compete de ce rap-
port (n 38 du 17 septembre 2009). Et comment croire s6rieu-
sement le pouvoir dans sa volontd affichde de mettre fin aux
abus en matiere de prix et de consommation alors qu'en mime
temps il est en train de d6molir, dans le cadre de la RGPP (r6-
vision g6n6rale des politiques publiques), I'instrument principal
de cette action : la Direction g6n6rale de la Concurrence, de la
Consommation et de la R6pression des Fraudes ?
En clair, la pression populaire doit continue a s'exercer pour
que soit 6tablie la transparence sur la formation des prix en
Martinique et que leur controle ne soit pas 6cart6 par a priori
iddologique.
La question d'un vrai contr8le des prix demeure pose un an
apr&s le movement du 5 fWvrier qui a drain des foules consi-
derables sur la question crucial de la vie ch6re.
Antoine Gilles


DEMENTIS DES CONSEILS REGIONAL ET GENERAL CONCERNANT LE VERSEMENT

DE LA PRIME DE VIE CHkRE


Les Conseils regional et g6n6ral ont public la semaine der-
nibre des communiques presque identiques pour d6men-
tir les allegations de certain syndicalistes en mal
d'arguments pour leur prochaine champagne aux Regio-
nales et tendant a affirmer que les elus locaux n'auraient
pas respected leurs engagements concernant le paiement
de leur part de la prime de vie chbre de 200 euros arrach6e
A I'issue du movement du 5 f6vrier.

Ainsi le Conseil general declare : "Ie Consei(lGndra, injuste-
ment mis en cause quant au non versement de sa quote-part de la
prime de vie chere aux b6nificiaires concerns, tient a priciser que
ce retardne peut lui itre imputi d'autant plus que fes sommes al-
louies a ce dispositifont Wit mises en pace des (a signature de 'ac-
corddefin de conflict du 11 mars 2009.
(En effet, ce retardest di2 aufait qu'ilafaflu o6tenir au pria(a6fe
['accordde [a Commission Nationafe Informatique et Li6ertipour
autilisation des donnies informatiques personnalisies.
La CNIL ayant donni son accord fe 14 janvier 2010, (a Caisse


National fd'ssurance Vieilfesse et la Caisse ginirate de sicuriti
sociale peuvent disormaisfournir au Conseilginiralles informa-
tions permettdnt de verser les sommes privues.
(DVs reception des informations, Ce versement de la quote-part du
Conseilginiralpourra itre rapidement effectui".
Daniel Marie-Sainte qui signe le communique du Conzeil r6-
0


Daniel Marie-Sainte : des responsables syndicaux
engages aux prochaines r6gionales
gional invoque le meme motif de retard et precise que "Cargent
est deja mis a & disposition de 1CAS(P (gence de Service et de (Paie-
ments) et doit etre versi en deuxtranches". II ajoute. : "Le Conseil
rigionala tenu ses engagements. Les responsables syndicauw qui
sont par ailleurs des responsables poi'tiques engages sur Ce terrain
des prochaines rigionales, sont parfaitement au courant de ce dis-
positif et gagneraient en cri i6iliti en portant ['information com-
plete a feurs mandants".
Comme quoi il ne faut pas toujours croire ce qui se dit.


Claude Lise : un retard qui ne nous
Jeui 11 Fivrier2010 -Justice n* 06 Pale 6





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SECo-SOCIAL


Cyril Comte, PPf e TOYOTA, nouveau patron u MEPEF-Martiniue:

APRES UN BEKE, UN CALDOCHE


Le Medef-Martinique a
un nouveau patron en la
personnel de M.Cyril
Comte en replacement
de Patrick Lecurieux-
Durival qui dirigeait l'or-
ganisation patronale
depuis 2004 et devient
Secr6taire general.
Cyril Comte est le PDG
t de la sociWth CCIE,
concessionnaire Toyota
depuis 2000.
CCIE-Toyota rappelle un
Sconflit dur en 1999 avec
Cyril Comte, Pr6sident du MEDEF Martinique come patron le sieur
Andr6 P6raldi qui s'6tait
signal par son refus de n6gocier et avait de la sort entrain6
un pourrissement du conflict (Voir R6voltes et luttes sociales in
"Cahiers du patrimoine n" 27 de novembre 2009). Cyril Comte
avait fustig6 Ia greve de fWvrier 2009"
Selon info antilles sasi, "fe nouveau president veut accentuerfe re-
crutement de petites entreprises au sein de 'organisation patro-
nate pour mieu reprisenter Fe tissu iconomique de fie et devenir
uneforce de proposition y compris pour re secteur tourstique. Par
ailleurs, ilpr6ne le diveloppement des partenariats public-privi


"pour repondre ensemble auxj defis iconomiques et socialu. Cyrif
Comte est un homme press. Ne a Casablanca fe 2 djcem6re"1969,
c 'est un ancien dFeve de (IEESCP, titulaire d'un WMBA dicrochi a
Hfarvardqui a rapidementfranchi fes echelons du group automo-
6bie CitadelTe (CCIE, AD, (Pneus Cash...) ois lest entri en 2000 et
don't ilest aujourd'hui Fe president. Ilest aussi Fe president etfon-
dateurde association outre-mer dvefoppement qui a organism une
rencontre an dernier entire Fes dfcideurs ultra-marins et l(a diaspora
d (Paris".
Le group Citadelle a 6et fond6 en 1917 a Alger dans le do-
maine du fret ferroviaire. Le Comptoir Caraibe d'lmportation et
d'Exportation (CCIE) est cr6e en 1965. Le group Citadelle,
sous holding de SA Groupe Comte-Serres, detient sept socie-
tes reparties en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.
Ainsi, c'est un importateur de v6hicules n'ayant pas la r6puta-
tion dans son propre camp d'etre un homme port au dialogue
social qui prend la direction du patronat martiniquais. Tout un
symbole... Recemment en novembre 2009, dans une tribune
intitulee "'iconomie martiniquaise ou fe syndrome de a grenouitFe",
il proposait de geler le d6bat statutaire pendant au moins 25
ans pour pouvoir investor.
Un caldoche succ6de A un b6ek. Triste colonie. Les r6alites
sont t6tues. Qui a dit que la Martinique n'est pas une neocolo-
nie?
A.G


( FOLImqu )

JULIETTE SMERALDA ET LE VOTE DU 10 JANVIER : ETRE MANGE POUR POU-

VOIR MANGER ? UNE IMPASSE HISTORIOUE
La sociologue Juliette Smeralda analyse
les r6sultats de la consultation du 10 jan-
vier dans un tribune publi6e dans les co-
lonnes de notre confrbre Antilla ( n* 1389
du 4 au 11 f6vrier 2010), Ph6nom6ne so-
cial total d6connect6 de la conjoncture
locale et national ou caractbre du non
massif A I'article 74(ou A I'autonomie/in-
d6pendance) & relativiser en function de
certain param6tres sociologiques ?


Aprbs avoir d6plor6 que l'on ne dispose pas
d'enquete sociologique pour comprendre les
motivations des electeurs et les diff6rents
sens de I'abstention de 45 % le 10 janvier
2010, Juliette Smeralda relieve que "Fes re-
sultats traduisent la volonti des votants de ne
pas adnhrer d une evolution institutionnete as-
simite'e a une prise de risques". Et de noter que
"tous (es argumentaires qui ont agiti Fes times du fargage et
perte des acquis social travaiflent encore la population".
L'explication tient au fait, selon I'universitaire, "qu'ilsembe
que la majority des votants a trait [a question de Fautono
comme efe traite cele de Cindipendance : sans doute Cadop;


KJeiu~i 11 fe,'rier 2


Juliette Sm6ralda: "Notre people ne sera pas priv6 de destin pour I'6ternit6"

re la par espartis indipendantistes du concept d'autonomie et Calfiance
du Partiprogressiste avec Fe 6boc de (a droite classique, ont-ilsjoue
bien un r6e important de brouilTage".
mie L'autonomie assimil6e A I'independance a 6te aussi le fond de
ion I'argumentation des anti-74.
Pour la sociologue, le movement social de fvrier 2009 a am-
!010 -Justice n0 06 Page 7


............ 11 .................. I






Q L'A OJANVIEt 2010


)httD://www.ioumal-'ustice-rartiniaue. cor


plement r6activ6 "Ia peur chimirique du largage", selon I'ex-
pression de Richard D.E. Burton, auteur de I'ouvrage "Dans la
famille coloniale. La Martinique et la mire patrie 1789-1992" au-
quel elle se r6f6re 6 plusieurs reprises dans sa quote.
Juliette Smeralda souligne a ce stade que "le maintien de la po-
pulation dans la pricarit, faisant dipendre son salut des subsides
verses par 'Etat- subsides qui lui permettent de garner tout just
la tite hors de Ceau-facilite la tdche de tous ceuxqui surfent sur
la vague du Cargage". Cela rejoint notre analyse A partir d'autres
outils conceptuels sur la fragiiti economique, social et morale"
de notre people en raison de la crise du systeme neocolonial
departemental.

LA PUISSANCE DE L'IMAGE DE LA MERE-PATRIE
Et elle cite un long passage de Burton qui insisted sur la puis-
sance de I'image de la M6re-Patrie 6 la Martinique et qui dit no-
tamment que, pour la majority des Martiniquais, il fallait "sefaire
incorporer tout a fait dans le giron de la 9Mre-cPatrie : en un mot
itre mangipourpouvoir manger". Raccourci tragique de la forme
de domination impose par le colonialisme frangais a notre peu-
ple : I'assimilation qui veut dire 6tre mange par I'Autre.
Juliette Smeralda se demand comment peut-on tabler sur une
evolution des mentalit6s alors que le discours politique n'arrive
pas 6 se d6connecter du stade primaire des besoins (boire,
manger...). Pour elle, citant Burton, la France n'a jamais eu I'in-
tention d'abandonner les Antilles et elle ne le fera pas "tant que
qu'elCe en rapportera les important b6nefices iconomiques, pofi-
tiques et idologiques qu'on sait". Et les hommes politiques, qu'ils

TEL OUEL, ,- DISCOURS DE NH


soient partisans ou non du statu quo, le savent "en feurfor in-
tirieur". Et alors pourquoi certain jouent-ils cette musique ?
Poser la question, c'est y r6pondre.
Et elle demand que sont revenues I'id6e d'autonomie, I'idee
d'ind6pendance.
En d'autres terms, la sociologue pose la question : "Quelsens
accorder a ce vote surrialiste dans une socijtj qui a cri ad tue-tite
ses malaises; qui a interrogi, qui s'est igosill6 contre la pwofita-
syon etpwofiti ?". Elle rejoint un questionnement de I'6crivain
Raphael Confiant qui a fait scandal par la forme qu'il a pris,
mais qui demeure sur le fond.
Juliette Sm6ralda esquisse une r6ponse : "Cariln'estpas crit
que ce people restera pour f'ternitiprivi de destin, hgoti a une en-
fance perpituelle, affaibli de mem6res et d'esprit, d force d'itre em-
maillotj et empichi de maturity, inachevi, perpituel adolescent
dipossidi de son future (...) anjieuX qui plus est dun "ginocide-
par-substitution" qu'ifaide d fengloutir".
II y a lb un singulier paradoxe a r6soudre lorsque "la solution
trouvie c'est d'tre mange pourpouvoir manger".
Selon nous, c'est dans la lutte aux c8t6s des r6volutionnaires
lucides alliant judicieusement lutte de classes et lutte de lib6ra-
tion national pour faire eclater les indluctables contradictions
du syst6me que notre people prendra conscience de la neces-
sit6 de conquerir son destin.
L'assimilation, hydre toujours renaissante y compris a gauche,
doit 6tre combattue.
M.B.



COLAS SARKOZY A LA REUNION LE


191"WU010 (ExrRAIrrs SIGNIFICATIFS)


Nicolas Sarkozy : Ne pas 6tre d6pendant de decisions prises ailleurs
Nous avons comment ce discours dans Justice n 4 du 28 jan-
vier 2010.
Extraits

"(...) A cette crise syst6mique, s'est ajout6e une crise plus sp6-
cifique, qui a concerned une parties d'entre vous, une crise iden-
titaire, social et finalement politique, qui a r6evel au grand jour
d'importants dysfonctionnements que nous avions tous, et de-
puis trop longtemps, eu tendance A sous-estimer dans


notre outre-mer.(...)
(...) Mais mes chers amis je vais vous parler
franchement. Je viens en ami, je viens en pe-
sant mes mots. Je sais les responsabilit6s qui
present sur mes 6paules. Mais j'aime aussi tenir
un discours de v6rit6. L'Etat n'est pas seul en
jeu. Chacun des acteurs de la vie politique, 6co-
j nomique et social de I'outre-mer a une res-
ponsabilit6. Et je vous demand de rompre
avec les habitudes du pass oO I'Etat 6tait le
responsible commode de tous les maux de la
society. L'Etat a sa responsabilit6, mais il n'est
pas le seul en responsabilit6. La v6rit6, c'est
qu'aujourd'hui plus que jamais, chacun d'entre
vous a son destin et celui de son territoire en
mains.
Le chemin que je veux tracer pour vous n'est
pas celui de la facility. Ce chemin, c'est celui du
travail, c'est celui de I'effort, c'est celui du me-
rite. Aucun regime d'aide publique, aucune po-
litique d'incitation n'a jamais, A elle seule, cr6e le
d6veloppement et le bien-6tre. Seul votre travail, seules vos ini-
tiatives, seule I'activit6 de vos entreprises, la formation de votre
jeunesse cr6eront de la croissance et de I'emploi productif et
durable. C'est votre territoire. Personne ne peut vous dire qu'on
va le d6velopper sans vous. (...)
(...) Je sais qu'on a essay d'utiliser certaines de mes convic-
tions, parfois pour faire peur, par example quand j'ai dit que
I'avenir d'un jeune outre-mer, cela doit 6tre mieux que le RMI,


SJeud i 11 Fivrier 2010 -juitice n* 06 Page 8





httD://www.iournal-iustice-martinipue.cor


C LAn.OsOJANvInit2010


cela doit etre mieux que I'assistanat, cela doit
etre mieux que la main tendue, ce doit 6tre une
formation, un travail, un logement, une famille.
Et qu'a ce jeune, il faut lui dire que par son tra-
vail il pourra s'en sortir. Je sais qu'on a voulu
faire peur.(...) Mais je dis que I'avenir de I'ou-
tre-mer ne passe par I'assistanat (...).
(...) L'objectif de d6veloppement endog6ne,
don't j'avais fait un axe majeur de ma cam-
pagne, est aujourd'hui partag6 par tous, a droite
comme a gauche, d6partementalistes comme
autonomistes.
Jobserve, d'ailleurs, que la crise qui a r6cem-
ment traverse nos d6partements d'outre-mer
n'a pas contredit cette ambition. Le d6veloppe-
ment local doit 6tre construit d'une fagon plus
autonome (...). Finalement, il s'agit d'inventer
un nouveau module de d6veloppement, moins
artificiellement d6pendant de la m6tropole (...)
(...) Les conditions a r6unir pour r6ussir cette
veritable revolution du d6veloppement endo-
gene sont nombreuses car nous avons h6rit6 d'un module eci
nomique et politique qui, depuis des dizaines d'annees, 6et
fonde sur la seule logique de transferts publics et de rattrapac
par rapport a un suppose "modele mitropolitain". (...) Et con
ment garantir votre diversity si vous 6tes totalement d6pei
dants d'un lieu ou les decisions se prennent sans vous. (...)
(...)Pour atteindre cet objectif, il est n6cessaire d'adapter le
regles. C'est vrai dans le champ economique et dans celui de
politiques publiques pour que puissent naltre de v6ritables ma
ch6s sur des territoires restreints qui sont les v6tres. Mais ceti
capacity d'adaptation, elle doit aussi s'exercer dans le charr
politique, je voudrais dire un mot de I'organisation institution
nelle de nos territoires d'Outre-mer.
Je ne vous cacherai pas que j'ai 6volue sur le sujet, A force c
venir, A force de discuter, A force d'ecouter. Je consid6rais in
tialement que la question statutaire 6tait relativement secor
daire et servait A masquer les vrais enjeux. Aujourd'hui, je n'e
fais pas une priority, mais je pense qu'il est important que ch,
cun de vos territoires trouve son propre point d'6quilibre et un
place adapt6e au sein de la R6publique.
Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant A consid6rer que chaqu
territoire ultramarin puisse se doter d'une organisation adapted
A ses caract6ristiques propres, A condition que cela ne remeti
pas en cause le principle d'unit6 de la R6publique. L'unit6 d


nA voyage
mft A 'i .I a


Outre-Mer: Des status multiples bien ancrs ds la Rpublique franaise
Outre-Mer : Des status multiples bien ancrbs dans Ia R~publique frangaise


notre pays, ce n'est pas I'uniformit6 des status de ses collecti-
vites. ( ...)
(...) Nous nous sommes dotes d'une Constitution qui nous per-
met beaucoup de souplesse. Je compete en faire usage, dans le
respect de la volont6 exprimee par les populations concernees,
avec une seule ligne rouge don't je n'accepterai jamais qu'elle
soit franchise : celle de I'ind6pendance. L'outre-mer est frangais
et restera frangais.
C'est la raison pour laquelle je n'ai pas eu de difficult a faire
droit A la demand des elus de Martinique et de Guyane d'or-
ganiser une consultation sur I'6volution institutionnelle de leur
territoire.
Lorsqu'il y a une crise, la R6publique 6tait bien content de
trouver des elus pour maintenir le dialogue. C'est trop facile de
les accuser de tous les maux. Moi, je parlerai avec tous les 1lus
etje n'accepterai jamais de parler avec ceux qui ne portent que
la violence. Voila une legon de la R6publique.
J'ai, A cette occasion, d6cid6 d'elargir le choix offert aux Marti-
niquais et aux Guyanais, afin que le d6bat aille jusqu'a son
terme. Ils se sont exprimes, A une tres large majority, le 10 jan-
vier, en repoussant la possibility de voir leur territoire r6gi par le
statut d'autonomie tel que d6fini a I'article 74 de notre Consti-
tution. Ce vote, A mes yeux, traduit le souhait des Martiniquais
et des Guyanais de voir I'organisation institutionnelle de leur
territoire demeurer proche de celle de la Metro-
pole. Mais, au-delA, c'est un message d'atta-
chement au lien 6troit qui les unit A la
Republique que les Guyanais et les Martini-
quais nous envoient. J'ai bien entendu leur
message. Dimanche prochain, nos compa-
triotes auront A se prononcer sur une question
toute autre, celle de la creation d'une collecti-
vit6 unique, exergant les comp6tences de droit
commun du conseil regional et du conseil ge-
neral. Quoi qu'il arrive, et quelle que soit leur re-
ponse, la Martinique et la Guyane conserveront
donc leur statut de d6partement d'outre-mer au
sein desquels les lois de la R6publique conti-
nueront A s'appliquer dans les memes condi-
tions qu'aujourd'hui.
Ainsi, se dessine progressivement le paysage
d'une France d'outre-mer aux status multiples
mais bien ancr6s dans la R6publique frangaise.


K Jeuai 11 Fivrier 2010 -justice n 06 Page 9


J


I





( L'VAPts 10JANvIr 2010


h ttD:/www ioumal-iustice-martinigue. cor


Yve-Leopolo Monthieux (FMP), I'iWdologue de FMP, reve d'enterrer I'asfiration a la

reifoniabilite martiniquaise, a la aignitd et lei icdee P'imancipation: ILLUSION


Yves-LUopold Monthieux: contre I'Mmancipation martiniquaise


Yves- L6opold Monthieux (YLP) des FMP s'est r6v61d de-
puis plus d'un an etre I'un des ideologues patents de la
droite ultra-assimilationniste contre I'autonomie de I'arti-
cle 74, se r6pandant dans France-Antilles, Antilla, sur di-
vers sites Internet, etc. II pretend se servir de I'6chec du
Oui a I'autonomie du 74 du 10 janvier 2010 pour enterrer
I'id6e meme de Responsabilit6 martiniquaise. Accessoire-
ment, il s'agit de disqualifier les partisans du changement
pour les prochaines R6gionales.

LucIDIDE OU PEUR ? ANALYSE SERIEUSE OU MEPRIS ?
En effet, depuis la consultation du 10 janvier 2010, I'obsession
des ultra-d6partementalistes locaux et du pouvoir est de per-
suader I'opinion martiniquaise, frangaise et international que le
rejet de I'autonomie de I'article 74 signifie la fin de toute reven-
dication pour I'autonomie et que "le db6at institutionnelest cCos"
D'oO la champagne sur le theme que dire qu'il s'agit d'un vote de
la peur, voire de la panique, de perdre les acquis sociaux serait
une forme de mepris du people de la part des anticolonialistes
et autres partisans du changement. Le people a ete "lucide" ,
proclament Miguel Laventure, Frangoise Rose-rosette et leurs
amis, rejoints sur ce point par un Serge Letchimy qui, lui, veut
se disculper de I'accusation d'avoir trahi la cause de "'Auto-
nomie pour (a Nation martiniquaise". En r6alit6, le people a ete,
en grande parties, abuse par une champagne massive de men-
songes, de disinformation et d'intoxication assimilant de fait
I'article 74 & I'ind6pendance. II a suffi d'entendre plusieurs elec-
teurs au JT RFO T6le declarer le 11 janvier "mwen pa Ce Cende-
pendans" pour expliquer leur vote anti-74.pour s'en convaincre.


Une tribune du sieur Yves-L6opold Monthieux (YLP), ideologue
des FMP, parue dans "Antilla"(no 1388 du 28 janvier au 4 fe-
vrier 2010) illustre cette entreprise, jusqu'6 la caricature et
meme la mauvaise foi.
Sous le titre "Vraie-fausse rivilation du 10janvier 2010", YLP
consid6re que "par [a caractristique du vote (a consultation du
10janvier revit un caractere historique".
11 affirme : "L 'echec du referendum du 10 janvier 2010 a donc
6branl 6bien des certitudes dans le monde intellectuefet poritique.
Non, [a Martinique ne souhaite pas devenir poitiquement auto-
nome. Ainsi le rejet du project de article 74 est giniralement prj-
senti comme [a preuve de fattachement des Martiniquais a la
Trance et auw institutions de (a WRpublique".
Et de se r6f6rer aux propos de Nicolas Sarkozy a la R6union le
19/01/2010 que nous avons comments ici meme : "c'est un
message d'attachement au lien itroit qui Ces unit a la RipubCique
que Ces guyanais et les 9Martiniquais nous envoient", avait lanc6
le president frangais (cf Justice n 4 du 28 janvier 2010).
Observons, 6 la suite du Professeur Guy Carcassonne, que le
vote pour le 73 signifiait I'attachement des Martiniquais et des
Guyanais au principle d'identit6 legislative (droit commun) et
non pas amourr de la Trance" et que les partisans du Oui au
74 n'6taient pas moins attaches a la r6publique. L'article 74 est
dans la Constitution de la R6publique frangaise et il est aussi
republican que le 73, avait r6torqu6 aussi le c6elbre constitu-
tionnaliste (cf Justice n 4 du 28/01/2010).

DEUX FALSIFICATIONS GROSSIERES
A l'appui de sa demonstration, Yves-L6opold Monthieux se livre
a une audacieuse interpretation des chiffres de diff6rents scru-
tins. II 6nonce p6remptoirement : "Pr's de 160 000 Ciecteurs di-
sent non a Cfautonomie. Mais plus de 179 000 ont dit oui au
president de la ripub6ique".
Le premier chiffre de 160 000 6lecteurs est celui des votants
lors de la consultation du 10 janvier 2010 et inclut les 32 453 qui
ont vote pour I'autonomie du 74. Dire que 160 000 electeurs
ont dit non A I'autonomie est une premiere grossiere falsifica-
tion.
Le deuxibme chiffre de 179 000 electeurs est celui des votants
lors de 1'61ection pr6sidentielle de mai 2007 incluant les scores
de Nicolas Sarkozy (71 000 voix) et Segolene Royal (108 000
voix). Dire que 179 000 electeurs ont dit oui au president de la
Republique est un deuxieme mensonge. La plus forte partici-
pation au scrutiny pr6sidentiel, selon Monthieux, serait en outre
la manifestation de I'attachement a la France. En r6alit6, la plus
faible participation au scrutiny institutionnel du 10 janvier 2010
refl6te la difficult de rendre les d6bats institutionnels de ce type
aussi concrets que les scrutins ob est en jeu un choix sur des
personnel.
Enfin il compare ce chiffre global de votants au scrutiny pr6si-
dentiel au seul score de "findipendantiste EMarie-Jeanne" aux
R6gionales de 2004, soit 74 000 voix, pour minimiser la force
des partisans du changement. En additionnant les scores de
tous les votants (144 039 voix) a ce scrutiny on pourrait dire,
avec la meme mauvaise foi, qu'ils ont tous vote pour la Marti-
nique. Et on pourrait d6duire que la majority etait autonomiste


( jeui 11 Firier 2010 -Justice n 06 Page 10





http://www.iournal-iustice-martinique.com


L -*A ir.ts 0jANVIE1x 2010


puisque les listes ind6pendantistes et autonomistes ayant pris
position toutes pour I'autonomie 6taient largement majoritaires
(117 491 voix).
En r6alit6, il faut analyser chaque scrutiny en function de son
enjeu propre et surtout de son context. Fonder une analyse
politique sur une manipulation aussi manifesto des chiffres n'est
pas le signe de la s6ernite d'un super gagnant du 10 janvier
2010.

ATTACHMENT DES MARTINIQUAIS A LA FRANCE
OU CRAINTE DE LA PERTE DES MINIMA ET ACCLUIS SOCIAUX ?
Yves-Leopold Monthieux est cependant g6en par le fameux
sondage du "Monde" sur pres de 11 000 lecteurs que nous
avons cite et comment (Justice n 3 du 21/01/2010) et qui
montre que la victoire massive du Non le 10 janvier 2010 est
beaucoup plus attribute a la crainte de perdre les minima so-
ciaux (81,5 %) qu'a I'attachement & la France ou au refus de
tout ce qui pourrait constituer une tape vers I'independance
(14,4 %).
Alors il le comment a sa fagon pour lui faire dire le contraire de
ce qu'il dit : "Les fec-
teurs du Monde ne -
contredisent pas cet at-
tachement a la Trance,
mais relativisent ce qui
a pu apparaftre, pour
certain, comme une d-
claration d'amour. Au
tendemain de ce vote,
80% de ceuxqui ont r-
pondu aux questions
qui leur avaient iti po-
sies par le quotidien pa-
risien ont estimi que fes


LA FIN DES IDEES D'EMANCIPATION OU UN SCRUTIN
MARQUE PAR UNE ENORME SUPERCHERIE ?
YLP se felicite pour terminer que le 10 janvier "siffie fa fin fune
tongue piriode d'ilTusions et donne raison d Cisaire et au partipro-
gressiste martiniquais qui ont 6ien compris que les Martiniquais
sont opposes da autonomie politique ou de rupture". Cet hom-
mage d'un r6actionnaire patent 6 Cesaire et au PPM vaut son
pesant d'indignit6 pour les dirigeants actuels de ce parti. II dis-
tingue, reprenant ainsi I'analyse sp6cieuse de Miguel Laven-
ture, une pr6tendue "autonomie tdappartenance"- celle du PPM
vers lequel il lorgne- et une dite "autonomie de rupture" qui se-
rait celle de ceux qu'il nomme "fes indfpendantistes et de feurs al-
hiis". En fait, des partisans de I'autonomie du 74 rassembles
au sein du RMC. Nous avions r6pondu a Laventure que I'auto-
nomie, c'est I'autonomie.
Yves-Leopold Monthieux, qui se veut le theoricien de la droite
la plus assimilationniste, jubile enfin, car le 10 janvier 2010,
pour lui, "sonne fe glas" des "idles imancipatrices" et "fune es-
pirance nje autour des
annies soiXante dans
les milieux intellec-
tuels". II vitupere
contre I'interpr6tation
donnbe par les histo-
riens des 6vbnements
de d6cembre 1959 ou
Chalvet en f6-
vrierl1974. II les quali-
fie de Xfaiseurs
d'histoire"... II exige
que prenne fin "arro-
gance inteffllectuelle"
qui serait celle de
ciuv ui r6fnr4andnt la


M9artiniquais seraient responsabilit6 martini-
davantage attaches aux quaise par un chan-
minima socialx qu'au 3 000 personnel au premier meeting du RMC le 18/10/2009 au Lamentin gement statutaire.
valeurs de la France", YLP a une revanche
ecrit-il sans vergogne. Les lecteurs du "Monde" ne "relativi- personnel prendre manifestement.
Illusion : on peut detourner les fleuves, mais on ne peut les em-
sent" pas I'attachement & la France, ils disent clairement que le pecher de descendre a la mer. L'aspiration des Martiniquais a
Non est le r6sultat de la "crainte de perdre &es minima sociauX"et 6tre les acteurs de leur destin et a diriger eux-memes leurs pro-
non de "Cattachement"a la France. Cela est de nature radica- pres affaires est indestructible, meme si on a pu se servir pro-
lement different. Et c'est cette peur que les opposants au 74, visoirement de la fragilit6e conomique et morale de notre
de droite ou de gauche, ont syst6matiquement suscit6e et ali- soci6et induite par le syst6me neocolonial d6partemental pour
mentee depuis le Congres du 18 d6cembre 2008 pregnant po- entraver sa march en avant. C'est une des contradictions de
sition pour I'autonomie du 74. YLM ne peut donc pas faire cette society.
I'amalgame entire les deux motifs de rejet du 74 en 6crivant mal- En r6alit6, cette pseudo- victoire du refus de d6fendre nos "in-
honnetement : "mime si fes motifs de Cattachement peuvent- ---.erits propres" est base essentiellement sur une falsification
rier de Caffectiviti a Cutilitaire, la date du 10janvier vient (...) majeure : on a fait croire a la majority des Martiniquais don't les
assurer de la volontj des Martiniquais de rester Francais dans le conditions de vie sont de plus en plus difficiles qu'ils perdraient
les conquetes sociales cherement acquises par les combats de
cadre de C'galitj des droits et des devoirs". R6torquons d'une part leurs pcres avec les communists. Des conquetes sociales
que "Caffectif (l'amour de la France) est d'un autre ordre que que, dans le cadre de I'article 73, le pouvoir de droite, confront
"futilitaire" (conserver les minima sociaux). D'autre part, YLP A la crise capitalist, s'applique a d6molir methodiquement.
confirm bien de la sorte que les partisans du Non, du PPM et C'est donc la victoire, au principal, d'une 6norme supercherie.
aux socialists aux FMP et 6 I'UMP, ont transform le scrutiny du Le scrutiny des r6gionales est un enjeu radicalement different.
10 janvier en un referendum pour ou centre I'ind6pendance en Michel Branchi
diabolisant le 74.


s Jeuai 11 Firier 2010 -Juitice n 06 Page 11








HAIITI ( QUAND LES EGLISES PROFITENT DES DEFAILLANCES DE L'ETAT


L'Etat haTtien 6tait encore chancelant. II commengait 6 peine 6
se reliever apr6s de longues annees de chaos, grace a I'action
patient de la MINUSTAH quand le s6isme du 12 f6vrier a de
nouveau sap6 ses fragiles foundations. Le long silence de plu-
sieurs jours dans lequel s'est mure le president Rene Pr6val
apres la catastrophe illustre aux yeux de beaucoup d'Haftiens
I'inexistence du pouvoir politique et d'une administration digne
de ce nom.
Ainsi selon le journalist Dady Valet don't I'article paru dans le
quotidien de Port au Prince "Le Matin" est repris par le "Cour-
rier international', plus d'un tiers de la population ne dispose-
rait pas de paper d'identite.
Le cas d'Ha'fti, premier people noir A avoir mis fin 6 I'esclavage
des Noirs represente un des plus grands paradoxes de I'his-
toire. Misere, violence, dictature et corruption ont toujours ete
des donnees permanentes de sa vie social, 6conomique et
politique.
Meme dans la p6riode r6cente, tous les gouvernements se sont
montr6s incapables de g6rer correctement I'aide international
don't le people ne voit guere la trace.
C'est la raison pour laquelle, face au manque de cr6dibilit6 de
I'Etat, la plupart des pays amiss d'Jfaiti" ont d6cid6 de g6rer
eux-m6mes I'aide international et envisage de cr6er une struc-
ture sp6cifique pour piloter la reconstruction du pays.
Cette absence de I'Etat commence 6 provoquer la col6re d'une
parties de la population qui doute s6rieusement de I'avenir du
pays.
"L 'heure aujourd'hui, icrit Cejournaliste faitien Samuel'Vincent,
n'est plus a Cespoir dun fendemain meitleur, mais a instinct de
survive dans une situation de grande ditresse de la population et de
admission de Cautoritj itatique haitienne".
Par delay I'ampleur du drame human et 6conomique, certain
voient meme dans cette catastrophe 1'esp6rance de la recons-
truction d'un Etat sur des bases saines.
"Nous continuerons a pleurer nos morts, dcrit un autrejournaliste,
mais nous ne pleurerons pas fa disparition de cet appareiidEtat
corrompu... iistoriquement pilot par des profiteurs" Et de sou-
haiter, dans les d6cennies venir, "reconstruire &e pays brique
par 6rique. A pas mesuris et refechis. Sur de nouvelles bases".

EGLISES ET SECTES TROP INTERESSEES
Mais en attendant I'av6nement de cet hypoth6tique Etat nou-
veau, les 6glises et les groups religieux de toutes obediences
se sont engouffr6s dans le vide immense laiss6 par la vacance
de I'Etat.


Deja bien avant le s6isme, des communaut6s religieuses
s'6taient consid6rablement d6velopp6es, pregnant le relais de
I'Etat d6faillant dans de nombreux domaines comme 1'educa-
tion, I'aide social ou la sante.
Le s6isme qui vient de ravager le pays est pour elles une au-
baine don't elles entendent profiter.
Car, comme I'a note un journalist du "'Nouvelliste"de Port au
Prince, "si Capfupart des temples ont itd ditruits a Port-au-Prince,
lafoi seporte de mieuxen mieux". Beaucoup de rescapes attri-
buent leur survive a une intervention divine.
Les conversions se multiplient. Certains pour avoir 6t6 miracu-
leusement Wet sauv6s, d'autres "pour des avantages ou un toit
pourpasser le mauvais moment", declare un pasteur.
C'est d'ailleurs au nom de la religion que certain s'autorisent
les initiatives les plus folles comme cette tentative d'enl6vement
vers la R6publique dominicaine d'une trentaine d'enfants par
un group de dix Americains membres d'une 6glise baptiste,
base dans I'ldaho, dans le nord-est des Etats-Unis. Arr6ets A
la frontiere de Saint Domingue, ils ont affirmed avoir agi par cha-
rite chr6tienne pour "sauver des enfants orpiefins abandonnis
dans fa rue", alors que I'enquete des autorit6s haltiennes a
prouv6 que les parents de la plupart d'entre eux 6taient bel et
bien en vie.
Une affaire qui a pouss6 I'ONG "Save the Children" A tirer la
sonnette d'alarme sur les risques de traffic qui guettent ces pau-
vres enfants, tandis que le gouvernement a d6cid6 de ralentir
et de centreler plus rigoureusement les procedures d'adoption
par des strangers.
Car depuis le s6isme, "Hfaiti est devenu un terrain de chasse"
pour les adeptes de toutes les religions. Pour les sociologues,
ceux qui ont tout perdu peuvent esp6rer y trouver une nouvelle
famille. Mais le risque de r6cup6ration de ces gens d6bousso-
les et psychologiquement fragilis6s par certaines religions et
autres sectes est aussi tres present.
Dans les premiers jours qui ont suivi le s6isme, les Sciento-
logues ainsi que les T6moins de Jehovah ont d6barqu6 dans
I'Tle en ne proposant qu'une explication religieuse de la trage-
die qui a frapp6 le pays, enfongant encore davantage cette po-
pulation d6ej si meurtrie dans le fatalisme et I'acceptation
resignee de sa misere.
L'evangelisation contre un peu de nourriture, n'est-ce pas une
autre forme de colonialisme ?
G. Erichot


I.R. ond sea i en pour



,: Moment Intonmaooi pour fee arftpiona


/ Jeu)i 11 Fivrier2010 -Justice no 06 Page 12


hf p.-Ilwww ioumnal-iustice-martinicue .com


( 50LIPAitiTt HAITi





httD:/www.iournal-justice-martinipue.com


$OLIVA ITt HAITI


SANS PUB MAIS EFFICACES, LES MEDECINS CUBAINS


DUs le 12 d6cembre, les coop6-
rants cubains ont port secours
aux Haitiens victims du s6isme.
Le dispositif 61argi comprend des
volontaires venus de La Havane
et deux h6pitaux de champagne. z .
Port-au-Prince, envoyee sp6ciale.

Assis sur les marches du centre
ophtalmologique cubano-haTtien,
ttet band6e et visage tumefie, Eris
soutient son bras dejA tenu en
6charpe. II fouillait dans les d6com-
bres de sa maison, raconte-t-il,
lorsqu'il a fait une chute. A I'h6pital
de la Renaissance de Port-au-
Prince, au pied de la cath6drale
6ventr6e, on continue de panser les
places, plus de quinze jours apres le
tremblement de terre qui a secou6
Ha'ti. Trente m6decins cubains y
sont a I'oeuvre, sur les quatre cents
cooperants presents sur tout le terri-
toire. Depuis les 6venements, la bri-
gade de volontaires a ete renforc6e,
notamment par pres de deux cents m6decins ha'ftiens forms
gratuitement a I'Ecole latino-americaine de m6decine (llam).
"Dis le 12janvier, comme nous itions surplace, nous avons com-
menci d porter assistance, rappelTe ia doctoresse-Adriana Pomeda,
responsa6e de (a brigade de cooperation. (Depuis, nous ne comptons
plus les heures ou nous travailtons". Op6rer, sauver des vies,
aller chercher les blesses, et prevenir, depuis le s6isme, le
corps medical n'a pas ch6me. Sous I'auvent, la salle d'op6ra-
tion est aujourd'hui en stand-by aprbs avoir tourney A plein re-
gime. Tous les lits de I'h6pital de champagne, face au batiment
official pourtant intact, sont complete "parce que les patients en
itat de choc ne supportent plus d'tre enfermes", precise Adriana
Pomeda. L'affluence des premiers jours s'est quelque peu ra-
lentie. On commence a dresser les premiers bilans et les
consequences, a moyen et long term, du d6sastre materiel
mais surtout human. "Le pays est ditruit, (es hApitauxsont af-
faissis, et la tdche s'annonce difficile", pr6vient Olga Maria Del-
gado, aujourd'hui chef de I'assistance medicale du centre des
urgences de La Croix-des-bouquets (p6riph6rie de Port-au-
Prince) oO a 6te install le quatribme h6pital de champagne cu-
bain de la capital.

L'AVENIR EST INCERTAIN AVEC LEUR QUOTIDIEN DEJA PRECAIRE
Presente sur le terrain depuis vingt-six mois, la coop6rante 6tait
en poste lorsque les quatre cyclones ont frapp6 le pays en
2008. Pour nombre d'HaTtiens, reconnaTt-elle, I'avenir est in-
certain quand leur quotidien 6tait d6ej pr6caire. Des equipes
de psychoth6rapeutes sont A I'oeuvre mais le "nombre de trau-
matisis est tellement important que cefa ne sera pas suffisant ",
explique-t-elle, la voix recouverte par les cris d'une femme am-
put6e a qui I'on prodigue des soins. La collaboration m6dicale
entire Cuba et Halti a vu le jour en 1998, apres le passage de
I'ouragan George. "(Dans les centres de diagnostics intigrawG les
soins sont gratuits, explique Olga WMaria (DeCgado. Ailleurs nous
contribuons a faire pression sur fes pri( mais de maniere ginerale


Les m6decins cubains sont 400 en Haiti


le systime de santi est payant et, comme (a population est tris pau-
vre, peu de personnel ont Ces moyens d'y acceder". La penurie des
h6pitaux publics, le manque de personnel et de m6dicaments,
les tarifs pratiqu6s 6taient la r6gle, avant le s6isme, et consti-
tuaient un handicap majeur pour la majority des Ha'itiens, qui ne
se d6placaient meme plus jusqu'aux centres de sante. Pour-
tant, insisted Olga Maria Delgado, dans ce marasme, "irest tris
important defaire de ia prevention et de Ci'ducation sanitaire en
matiere d'hygiene pourprevenirCes infections et les maladies". II est
donc indispensable, poursuit-elle, que "f'aide soit important et
sur re long terme.

VE LOURDES PATHOLOGIES AU LENDEMAIN DU SEISME
Tous les professionnels de sante attirent I'attention sur le fait
que la post-urgence ne s'arrdte pas aux lendemains de la ca-
tastrophe. D'autant que les blesses du s6isme affichent de
lourdes pathologies. A I'h6pital de la Renaissance, comme
dans le reste des etablissements hospitaliers de la capital, les
amputations ont repr6sent6 pr6s 90 % des chirurgies prati-
qu6es. '"Avant, la majority de la population n'avait pas de tra-
vail mais apres toutes ces amputations, les personnel diminuies
n'auront plus aucune chance d'avoir une activity", craint le doc-
teur haTtien Frangois Frantz, dipl8me de I'Elam. La prise en
charge de ces personnel handicap6es s'annonce d6ej cortme
I'un des plus grands d6fis A reliever. On veut croire, ici, que "les
ivinements" du 12 janvier donneront lieu a une refonte du sys-
teme sanitaire. "On doit recommencer de ziro pourfaire naftre
une nouvele .7fati", plaide Frangois Frantz. Pour I'heure, ce qui
permet de tenir, "c'est la solidarity et [e partage, assure Jdriana
TPomeda ; de la douleur initiate, nous voyons aujourd'hui repartir
des parents et des enfants chez eux ou du moins se retrouver".
Cathy Celbe
(L'Humanit6 du 1 er f6vrier 2010)


/ JeuNi 11 Fivrier 2010 -justice n 06 Page 1






( NOTPIE A MItqfUE


OBAMA, LE VA-F'.EN-UERRE


Lors de sa champagne pr6sidentielle Barack Obama s'6tait en-
gag6 A promouvoir une politique 6trang6re plus pacifique que
celle de Bush ainsi qu'une "non-ingqrence"dans les affaires la-
tino-americaines consid6eres jusque 1A comme chasse-gar-
dee?
Le masque est vite tomb6 avec I'6tablissement de nouvelles
bases militaires en Colombie, 4 proximity des frontibres du Ve-
nezuela et le coup d'Etat militaire au Honduras, impossible 4
realiser sans I'aval du Pentagone qui chapeaut6 I'armee hon-
durienne.
Meme chose en Asie oO les Etats-Unis maintenant encerclent
I'lran avec I'envoi de croiseurs Aegis qui patrouillent nuit et jour
dans le Golfe Persique en appui des troupes americaines d6ej
deploy6es en Irak et en Afghanistan. On peut certes reprocher
beaucoup de choses I'lran, R6publique islamique autoritaire
et r6pressivc (comme d'ailleurs a I'Arabie Saoudite, monarchie
islamique autoritaire et repressive pourtant alli6e privilegiee des
Etats-Unis), mais il y a fort E parier que le courroux des Etats-
Unis est dO prioritairement 4 la decision de Teheran de vendre
son p6trole hors champ du dollar. Saddam Hussein I'a paye
lourdement pour avoir eu la m6me intention.
Et comment ne pas remarquer que I'lran, I'lrak, le Pakistan, I'Af-
ghanistan, le Yemen, se situent 6trangement dans une m6me
zone particulierement riche en hydrocarbures et occupant de.
surcroTt une position strat6gique aux confins de I'Asie Centrale
et de la Chine. D'ailleurs c'est surtout la Chine qui pose pro-
blame. En pleine expansion, ne profite-t'elle pas au maximum
du d6clin des Etats-Unis pour s'imposer outre measure aux yeux
de Washington?


Tout a commence par des escarmouches comme d'imposer
des droits de douanes sur les importations en provenance de
Chine. Mais les Chinois ont repliqu6 par des measures de r6tor-
sion. Vinrent ensuite les accusations sur la manipulation des
course du yuan (les Chinois devraient se sacrifier au profit de
I'economie des Etats-Unis). Maintenant Washington a d6cid6
de reprendre ses ventes d'armes, y compris des missiles, a Tai-
wan (province chinoise insulaire, refuge du Guomintang depuis
1949), en violation d'accords signs avec P6kin' en 1972, 1978
et 1982. Et cerise sur le gateau, Obama vient d'annoncer son
intention de rencontrer le dalai-lama qui n'est pas seulement
un chef religieux mais aussi un theocrate d6chu qui n'a toujours
pas accept la perte de ses prerogatives feodales. P6kin peut
difficilement accepter pareil choix.
Pourquoi chercher ainsi la confrontation? II faut comprendre
que les Etats-Unis ont d6ej presque tout perdu de leur statut
de super-puissance (6conomique, financiere, politique, morale
...). II ne leur reste plus vraiment que la puissance militaire et il
semble bien qu'Obama s'oriente de plus en plus vers son utili-
sation pour tenter de la redresser la situation. Mais dejA que
les Etats-Unis n'arrivent pas a bout de I'lrak et de I'Afghanistan,
I'lran risque d'etre beaucoup plus coriace. Quant A la Chine,
principal cr6ancier de Washington, on la voit mal continue A
maintenir la tete des-Etats-Unis hors de I'eau en cas d'agres-
sion. Obama devra donc trouver autre chose que la confronta-
tion s'il veut sauver ce qui peut encore I'etre de la puissance
nord-americaine.
K Solaris


COLOMBIE QUAND LES MORTS REAPPARAISSENT"


ras a enquere avani la Tin aes election presiuaeinuiu
Une fosse commune contenant environ 2000 corps a 6t6 mise
A jour pres du village de Macarena, a 200 km au sud de Bo-
gota. C'est le plus grand charnierjamais d6couvert sur le conti-
nent americain. En 2005 (troisieme annee de la pr6sidence
fdAlvaro Uribe), I'armee colombienne I'avait fait creuser pour y
enfouir des "guerilTeros tudsau combat". La guerilla pourtant n'a
jamais connu de telles pertes lors de combats, mais 2005 c'est
I'annee oO des centaines de leaders sociaux, paysans et des
defenses communautaires, avaient myst6rieusement disparu
sans laisser aucune trace.
Quelque peu embarassees, les autorites colombiennes ont an-
nonc6 I'ouverture d'une enqubte "dpartirde mars"(c'est-a-dire


apres la pr6sidentielle A laquelle Uribe compete bien
se repr6senter).
Le charnier de Macarena n'est pas unique. On
compete dejb plus de 1000 autres fosses contenant
des cadavres "non identifies", revelees pour la plu-
part par des ex-paramilitaires (mercenaires au ser-
vice du gouvernement) d6sireux de b6enficier de
I'ainsi dite loi 'justice et paiX" qui les exonere de
leurs crimes en change de leurs aveux.
Le Procureur General de la Nation parole de 25 000
"disparus", mais I'ONU fait 6tat de pres de 50 000
disparitions d'opposants au gouvernement. Depuis
plus d'un demi-si6cle le terrorism d'Etat en Co-
lombie a 6ete rig6 en politique anti-contestataire
destinee a venir 6 bout des revendications sociales
de la population. C'est meme cette politique terro-
riste qui est A I'origine de la naissance des gu6rillas
conques au depart comme "autodifense paysane".
La terreur a aussi pour advantage non n6gligeable de faire fuir
massivement les populations rurales rendant ainsi disponibles
des terres agricoles qui peuvent ensuite etre g6enreusement
cedees aux latifundistes gross proprietaires terriens) et aux mul-
tinationales.
S'il ne s'agit pas l1 d'une operation g6nocidaire, cela lui res-
semble 6trangement. Mais ce genocide 6tant commis par des
autorites officiellement prot6g6es par Washington, il n'est pas
"politiquement correct" d'en parler. C'est sans doute pour cela
que la grande press bien-pensante 6vite soigneusement de
s'attarder sur ce probl6me.
K Solaris


J eui 11 Fivrier 2010 -jutice n 06 Page 1+


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http://www.iournal-iustice-martiniaue.com


NTNoTREEAWmRIq3E )


LE DOLLAR EN LINE DE MIRE


Un recent article de Robert Fisk, correspondent britannique de
renom du journal "'The Ind ependant", confirm qu'un nouveau
pas vient d'etre franchi dans le lent et inexorable d6clin des
Etats-Unis. Les pays producteurs de p6trole du Golfe pr6pa-
rent activement avec la Chine, la Russie, le Japon et... la
France, I'abandon du dollar pour les transactions p6trolieres,
au profit d'un panier de devises comportant le yen japonais, le
yuan chinois,'la nouvelle devise unifiee des pays membres du
Conseil de Cooperation du Golfe et I'or (ce qui expliquerait en
parties la soudaine flambe de son prix). La Russie propose d'y
joindre le rouble et le Br6sil appuie cette demarche qui inau-
gure une extraordinaire mutation des marches jusque la libel-
les en dollars, ces demiers 6tant appeles a en etre 6vinc6 d'ici
2018.
Les Etats-Unis tentent de contrer ce processus, ce qui va avoir
pour consequence, reconnait Sun Bigam (ex-envoye special de
la Chine au Proche-Orient) d'exacerber la rivalit6 Chine-USA
concemant les enjeux de I'energie et de la s6curit6. Une im-


placable guerre commercial entire les deux puissances est en-
visageable mais la Chine dispose aujourd'hui d'une formidable
puissance financiere. Le president de la Banque Mondiale, IRo-
bert Zoellick, en est parfaitement conscient qui reconnait: "Vn
des legs de cette cruise sera sans doute la prise de conscience diun
bouleversement totaldans (es relations entire puissances icono-
miques".
L'Iran vend dejA son p6trole hors dollars. Lorsque Saddam Hus-
sein avait voulu le faire pour I'lrak, sa decision (et elle seule)
avait provoqu6 I'intervention militaire US sous couvert de pre-
textes quelque peu fallacieux. Autre effet collateral possible, la
Grande-Bretagne ne pouvant plus utiliser le dollar pour ses
transactions commercials se verrait sans doute contrainte
d'adopter I'euro.
C'est toute une page de I'histoire du monde qui est en train
d'6tre tournee sous nos yeux avec la fin programme de la do-
mination politico-financiere des Etats-Unis sur la planete.
K. Solaris


( ANNONCES ULALES )


AVIS DE CESSATION D'ACTIVITE
SARL LA PETITE FERME
DE LA CROIX
CAPITAL DE 150.00 E
5 BIS RUE ABRAHAM LINCOLN
TERRES SAINVILLE
97200 FORT DE FRANCE
La g6rante a d6cid6 depuis le 30 janvier
2010 de supprimer I'activit6 de fruits et 16-
gumes et d'61evage associ6 de ladite so-
ci6t6.
Pour avis, la g6rante FB 2252

SOCIETY FOYALAISE D'OPTIQUE
SFO
SOCitTE A RESPONSABILITE
LIMITtE AU CAPITAL DE 7 623 4
86 RUE VICTOR SEVERE
97200 FORT DE FRANCE
400 359 675 R.C.S. FORT DE FRANCE
Aux terms d'une d6cipion en date du 31
mars 2009, I'Associ6 unique a d6cid6 de
ne pas prononcer la dissolution anticip6e
de la soci6t6 et par consequent de conti-
nuer I'activit6 social malgr6 des capitaux
propres inf6rieurs & la moiti6 du capital
social de la soci6t6.
Conform6ment aux dispositions de I'art.
L.223-42 du code de commerce, il y aura
lieu par consequent de r6duire le capital
social A un montant au moins 6gal A celui
des pertes qui n'ont pu 6tre imput6es sur
les reserves ou de reconstituer les capi-
taux propres A hauteur au moins de la
moiti6 du capital social, au plus tard le 30
septembre 2011.
Le d6p6t 16gal sera effectu6 au Greffe du
Tribunal de Commerce de Fort-de
France.
Pour avis. FB 2253

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date A FDF du
10/01/2010,
a 6t6 cr6e FORM@CTION,
SARL au capital de 7000 E en nature.
Le siege social est fix6 au
Centre commercial les hauts du Port
Im. Carla bat 8
97200 FDF.
Objet: I'organisation de tous types de for-
mations et la g6rante est Mile MITRAIL
Linda demeurant 4,5 km route de balata
n 22 cit6 tivoli 97200 FDF
Pour avis au RCS de FDF. FB 2254

REHABILITATION, CONSTRUCTION


ET CONSEILS, "RC2 BTP"
SARL AU CAPITAL DE 7 500, 00
AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de la
REHABILITATION, CONSTRUCTION
ET CONSEILS, "RC2 BTP"
Capital : 7 500, 00 euros
Siege social : 143, avenue de la Plaine -
Domaine de Montg6rald 97200 Fort de
France
Objet : La rehabilitation, la construction,
I'entretien de bAtiments et d'habitations
ainsi que tous Conseils lies a la construc-
tion.
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre de commerce et des so-
ci6t6s
G6rant: Monsieur PICRODE Christian
Adresse : 143, avenue de la Plaine- Do-
maine de Montg6rald 97200 Fort de
France.
Pour avis FB 2255

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 08 d6cembre 2009, il a 6t6 consti-
tu6 une soci6t6 pr6sentant les caract6ris-
tiques suivantes :
Forme: Soci6t6 A Responsabilit6 Limit6e
D6nomination social : PHILAO
Sibge social: 101, R6sidence la Carri6re
97215 Rivibre Sal6e
Objet : Commercialisation de tous types
de marchandises,
d'outillages,
mat6riels,
accessoires et consommables.
Dur6e : 99 ann6es
A computer de son immatriculation au RCS
de Fort de France
Capital: 4 500 euros
divis6 en 450 parts sociales de 10 euros
et constitutes integralement par apport
en num6raire.
La soci6t6 sera immatricul6e au registre
de commerce et des soci6t6s de Fort de
France.
Pour avis,
La g6rance FB 2256

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn6 de la constitution de
I'EURL INFO + MARTINIQUE,
le 27 janvier 2010
au capital de 1 000 euros.
Siege social : Mare Poirier
97223 Le Diamant


Objet: Prestation de service informatique
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-
ci6t6s de Fort de France
Grant: M. Mathieu SAVINA,
demeurant Mare Poirier
97223 le Diamant,
nomm6 pour une dur6e ind6termin6e.
FB 2257

AVIS DE LIQUIDATION
Avisest donn6 de la liquidation de la StW:
SARL KREAL ANTILLES,
chez Mme ELIE-MARIUS M.Claude
quarter Raisin 97231 Le Robert,
A computer du 03/05/06,
ayant pour activity la vente de rharchan-
dises, ayant pour co-g6rants :
ELIE-MARIUS M.Claude DELIN Cathy,
ATOUILLANT M. Victoire LOPEZ C6lia
et MONTLOUIS-CALIXTE Roberte.
Pour avis,
le cog6rant liquidateur. FB 2258

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 09 novembre 2009, il a 6t6 consti-
tu6 une soci6t6 A responsabilit6 limit
(SARL) don't les caract6ristiques sont les
suivantes :
D6nomination : LE VOYAGEUR
Capital : 500 euros, divis6 en 50 parts de
10 euros chacune, entibrement sous-
crites et lib6r6es.
Siege : route de la vierge 97213 Le
Gros Mome (Martinique)
Objet : la soci6t6 a pour objet dans le d6-
partement de la Martinique et les d6par-
tement limitrophes, I'achat et la vente de
marchandises, la preparation et la vente
de sandwich, de plats cuisines, de pizzas
ainsi que toutes activity facilitant directe-
ment ou indirectement I'exploitation de
I'objet social.
Dur6e : 99 ans A computer de son imma-
triculation
Apports :
- en num6raires : 500 euros
- Monsieur JOASSAINT Lucien : la
some de 490 E
- Mademoiselle LIBOS Marie Dominique:
la some de 10 e
- Total des apports : 500 4
G6rant : Monsieur JOASSAINT Lucien
est d6sign6 statutairement en quality de
grant pour une dur6e illimit6e.
Pour avis et mention FB 2259


MARTINIQUE ASSAINISSEMENT ET
DEPOLLUTION
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITtE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7 500 EUROS
SIGE : ZONE INDUSTRIELLE
DE LA SEMAIR,
BAT A4, 97231 ROBERT
449266311 FORT DE FRANCE
L'assembl6e G6n6rale Extraordinaire
r6unie le 5 mai 2007 a d6cid6 Ia dissolu-
tion anticipde de la soci6t6 A computer de
ce jour et sa mise en liquidation amiable
sous le r6gime conventionnel dans les
conditions pr6vues pour les status et les
d61ib6rations de ladite assemble.
Elle a nomm6 comme liquidateur Mon-
sieur Victor Bernard VALONY,
demeurant quarter Chbre tpice
Vert Pr6,
pour toute la dur6e de la liquidation,
avec les pouvoirs les plus 6tenfdus tels
que d6termin6s par la loi .et les status
pour proc6der aux operations de liquida-
tion r6aliser I'actif, acquitter le passif, et
I'a autoris6e A continue les affaires en
course et A en engager de nouvelles pour
les besoins de la liquidation.
Le si6ge de la liquidation est fix6 au siege
social.
C'est A cette adresse que la correspon-
dance devra Atre envoy6e et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront Atre notifies. *
Les actes et pieces relatifs A la liquidation
seront d6pos6s au Greffe du Tribunal de
commerce de Fort de France, e
n annexe au registre du commerce et des
soci6t6s.
Pour avis, le liquidateur. FB 2260

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv6 en date du
21/12/2009, avis est donn6 de la consti-
tution de la SARL 2ACM
au capital de 7 500 euros
don't 2 500 euros ont 6t6 lib6r6s
Si6ge social : habitation Combat
Morne des Esses
97230 Sainte Marie,
Martinique.
Objet de la soci6t6 : assistance en am6-
nagement, construction et management
de projects
Dur6e : 99 ans A computer de I'immatricu-
lation au registre du commerce et des so-


/ Jeui 11 Fivrier 2010 -justice n* 06 Pafe 15







C A NNONCES L4UALE


htt:/llwww~ioumal-iustice-martiniaue. cor


ci6t6s.
G6rant: M. Marc Michel LEBON
n6 le ler mai 1971 au robert Martinique,
de nationality frangaise, mari6,
demeurant 8 avenue Lassalle
Les Hauts de Villeneuve
97230 Sainte Marie
Le grant FB 2261

SORESCO
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITIE AU CAPITAL DE 10000 E
EN LIQUIDATION
SIEGE SOCIAL: CENTRE EQUESTRE
DU FRANCOIS QUARTER REUNION
SUD 97240 LE FRANCOIS
RCS FORT DE FRANCE
TMC 504 347 295
L'Assembl6e G6n6rale r6unie le 31 d6-
cembre 2009 a approuv6 le compete d6fi-
nitif de liquidation, d6charg6 M.JEAN
LOUIS HUGUES de son mandate de liqui-
dateur, donn6 & ce dernier quitus de sa
gestion et constat6 la cloture de la liqui-
dation & computer du jour de ladite as-
sembl6e.
Les comptes d6finitifs 6tablis par le liqui-
dateur sont d6pos6s au greffe du Tribu-
nal de commerce de Fort de France, en
annexe au Registre du commerce et des
soci6t6s.
Pour avis
Le Liquidateur FB 2262

MARTINIQUE ASSAINISSEMENT
ET DEPOLLUTION
SOCIETY A RESPONSABILITi
LIMITEE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7 500 EUROS
SIlGE : ZONE INDUSTRIELLE
DE LA SEMAIR, BAT A4,
97231 ROBERT
449266311 FORT DE FRANCE
L'assembl6e G6n6rale r6unie le 31 juillet a
approuv6 le compete d6finitif de liquation,
d6charg6 Monsieur Victor Bernard VA-
LONY de son mandate de liquidateur,
donn6 A ce demier quitus
et constat6 la cl6ture de la liquidation A
computer du jour de ladite assemble.
Les comptes de liquidation seront d6po-
s6s au greffe du tribunal de commerce de
Fort de France,
en annexe au registre du commerce et
des soci6t6s.
Pour avis, le liquidateur. FB 2263

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 26 janvier 2010 & Fort de France,
il a 6t6 enregistr6 au SIE de Fort de
France le 28 janvier 2010, bordereau n*
2010/115, case n 7, il a 6t6 constitu6 une
soci6t6 pr6sentant les caract6ristiques
suivantes.
Denomination social : CAP 110
Forme social : Soci6t6 & Responsabilit6
Limit6e
Si6ge social : Anse Cafard
97223 DIAMANT
Objet social succinct : La restauration,
bar, reception priv6, location de sales,
traiteur, bar glacier, et toutes activit6s
susceptibles de s'y rattacher
Dur6e de la soci6t6: 99 ans & computer de
la date d'immatriculation de la soci6t6 au
RCS.
Capital social: 1 000 euros divis6s en 50
parts de 20 euros chacune
G6rance : A nommer par I'associ6 unique
RCS : Fort de France
Pour insertion FB 2264

SCP ALPHONSE BELHUMEUR,
BRUNO HAYOT ET StBASTIEN
TRIPET
NOTAIRES ASSOCIES
56 RUE FERNAND CLERC
97220 TRINITY


Aux terms d'une assemble g6n6rale
extraordinaire, en date du 11 janvier
2010, les associ6s de la soci6t6 d6nom-
m6e GFA FOMA, Groupement Foncier
Agricole, au capital de 183, 243 72 ,
ayant son si6ge social A Basse -Pointe
(Martinique), lieudit Hackaert, immatricu-
16e au RCS de Fort de France sous le nu-
m6ro SIREN 442 434 999.
II a 6t6 d6cid6 d'accepter la d6mission de
M. Joseph GOUYER, en quality grant et
de lui donner quitus de sa gestion.
II a 6t6 nomm6 en quality de grant pour
une dur6e illimit6e, M. Jean- Jacques de
JAHAM, demeurant & Basse Pointe
(Martinique), habitation Hackaert.
Pour avis, Me B. HAYOT FB 2265

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv6 il a Wt6
constitu6 une soci6t6 A responsabilit6 li-
mit6e
Objet; exploitation d'une boulangerie p&-
tisserie 6picerie A Fort de France.
D6nomination : SARL BOUTRIN
Si6ge social : 121 rue Frangois Arago -
97200 Fort de France
Dur6e : 40 ans A computer de son imma-
triculation au RCS
Capital social : Sept mille six cent vingt
deux (7622 euros) don't apport en nature
de 3812 euros.
G6rant et cog6rant : Mme MARCELIN
Maureen demeurant A Morne Lorrain
97214
M. DESRUEL Claudy 13 Zac de Ch&-
teauboeuf, 7 rue des Amoureux 97200
La soci6t6 sera immatricul6e au registre
du commerce et des soci6t6s de Fort de
France.
Pour avis les grants de la SARL
FB 2266

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 05/02 /10, il a 6t6 constitute
une : SARL
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
D6nomination : L'ANIMALERIE DU SUD
SISE : Habitation Ginap6 Morne vert
97224 Ducos
Objet: Vente d'animaux de compagnie et
aquariophilie, vente de products et acces-
soires pour animaux.
Dur6e : 99 ans
Capital : 3 000 E
Grants: DEFREL Christiana et BALMY
Yann
Adresse : Habitation Ginap6 Appt 2
Morne Vert Ducos 97224
Immatriculation au registry du Commerce
: en course
Pour avis la G6rance FB 2267

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 01/01/2010, il a 6t6 constitu6 une
SARL, ayant les caract6ristiques sui-
vantes :
D6nomination social : GUIMI AGENCE-
MENT
Enseigne: MIGUELLE INVEST
Objet social : agencement de lieux et
vente
Si6ge social : Rue Henri Lassus, Ermi-
tage vole C, 97200 Fort de France
Capital : 5 000,00 E lib6r6 A hauteur de
20 % soit 1 000.00 E
Dur6e : 60 ans
G6rance : Mile MICHANOL Andr6e, Pas-
cale FA 323 N 13 Cit6 Dillon, 97200
Fort de France
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 2268

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du mercredi 3 f6vrier 2010, il a 6t6
constitu6 une SARL.
D6nomination: SAVEURS FOYAL


Si6ge social : 8 bis rue F61ix Eboud,
97200 Fort de France
Capital : 8 000 E
Objet : La soci6t6 a pour objet en France
et & I'6tranger y compris la Caraibe :
- la preparation et la vente de sandwich,
de plats cuisines et la vente de boissons
fraiches
Dur6e : 99 ans
G6rante : Mme Claudine DACLINAT
Immatriculation au repertoire des m6tiers
et au registre du commerce at des socie-
t6s de Fort de France.
Pour avis, le grant FB 2269

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 08/12/2009, il a 6t6 constitu6 une
soci6t6.
Denomination social: SOCIETE CIVILE
IMMOBILIERE DU VIEUX FOYAL
Forme juridique : Soci6t6 Civile Immobi-
libre
Capital: 100 euros
Si6ge social : 22 rue Gamier Pag6s,
97200 Fort de France
Objet : La soci6t6 & pour objet : I'acquisi-
tion de tous immeubles de toute nature.
G6rance : Monsieur Jean-Pierre VILLE-
RONCE
La soci6t6 sera immatriculbe au registry
du commerce et des soci6t6s de Fort de
France. FB 2270

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 05/02110, il a 6t6 constitute
une : EURL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination : SOLEIL A.T.W.I.A
SISE : Lamentin Grand Case, voie n* 1 -
97232
Objet : Transport de voyageurs et de mar-
chandises de toutes sorts
Dur6e : 99 ans
Capital: 7 500 e
Grants : M. NOSEL Denis
Adresse : Lamentin Grand Case Voie
n 1 97232
Immatriculation au registry du Commerce
: en course
Pour avis la G6rance FB 2271

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
SARL ENTREPRISE PEINTURE
MAURICE
CHEMIN FLORENgIN AGESILAS
FOND MASSON
97215 RIVItRE SALE
RM 493784896
9721
La dissolution anticipbe a 6t6 prononc6e
et la soci6t6 a cess6 toutes activities A
computer du 28 d6cembre 2009.
Mme MAURICE Marl6ne en quality de
g6rante de I'entreprise est d6sign6e sta-
tutairement en quality de liquidateur avec
les pouvoirs les plus 6tendus pour r6ali-
ser les operations de liquidation.
Pour avis et mention.
Le grant FB 2272

CHANGEMENT DE SIEGE SOCIAL
Par decision de I'associ6 unique en date
du 2 fevrier 2010.
Le si6ge social de la SARL FLORDECO
a enseigne "AU JARDIN D'IRIS" au capi-
tal de
1 500 au RCS 519 042 857 qui se trou-
vait au : 2 R6sidence de la Paix, rue de la
Guyane
97200 Fort de France est transf6r6 au :
centre commercial la Galleria-97232 La-
mentin
Pour avis, le grant FB 2273

CACEM
AVIS DE MARCH
Pouvoir adjudicateur
Nom, adresse et point de contact


Communaut6 d'Agglomdration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
T61: 0596.75.82.72
Fax: 0596.75.87.06
Point de contact : M. Pierre Samot, Pre-
sident de la CACEM
Courrier 61lectronique : infos@cacem-
mq.com
Adresse g6n6rale du pouvoir adjudicateur
(URL): http://www.cacem.org
Type de pouvoir adjudicateur et activitA
principal
Autre : Etablissement public de coopera-
tion intercommunale (EPCI)
Services g6n6raux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du march
Description
Prestations de maintenance des installa-
tions de climatisation du siege de la
CACEM A I'lmmeuble Cascades III
Type de march: Services cat6gorie de
services n01
Lieu principal de prestation : CACEM -
Immeuble Cascades III 97200 Fort-de-
France
Code NUTS : FR920
L'avis implique un march public
Description succincte:
- Contrat de type 3b : entretien normal de
type b
- Conduite
- Astreinte
- Comptes-rendus d'intervention, rapports
d'activit6s, registre de maintenance.
Classification CPV :
- descripteur principal : 50 70 00 00-5
Services de reparation et d'entretien
d'installations de batiment
- descripteur suppl6mentaire : 42 51 20
00-8 Installations de climatisation
March couvert par I'accord sur les mar-
ch6s publics : oui
Division en lots : non
Des variantes seront-elles prises en
consideration : non
Quantity ou 6tendue du march
- maintenance de ventilo convecteurs
type cassette : 212
- extracteurs de d6senfumage : 4
- caissons d'extraction : 5
- armoires 6lectriques : 4
- tuyauterie eau glacee : 2400 ml
- gaines de soufflage et d'extraction :
1980 ml
Options : non
Dur6e du march ou delai d'ex6cution
3 ans A computer de la date d'attribution
du contract
Renseignements d'ordre juridique, 6co-
nomique, financier et technique
Conditions relatives au contract
Modalit6s essentielles de financement et
de pavement et/ou r6f6rences aux textes
qui les r6glementent:
- Le financement est effectu6 sur les res-
sources propres de la CACEM
- D61ai global de pavement : 35 jours
- Modalit6s de pavement : acomptes et
pavement parties d6finitifs mensuels
Forme juridique que devra revetir le grou-
pement d'op6rateurs 6conomiques attri-
butaire du march : groupement solidaire
L'ex6cution du march est soumise &
d'autres conditions particuli6res : non
Conditions de participation
Situation propre des op6rateurs 6cono-
miques, y compris exigences relatives A
I'inscription au registre du commerce ou
de la profession :
En application de I'article 52 du code des
march6s publics, suite A I'examen des
616ments relatifs A la candidature, pour-


J/ eui 11 Fivrier 2010 -Jutice n* 06 Paye 16 )






httD://www.iournal-iustice-martiniaue.com


1 ANNOUNCE LUALES )


ront etre l1imines :
- les candidates qui n'auront pas fourni
I'ensemble des declarations, certificates ou
attestations demands dOment comple-
tes, dates et signs dans le delai imparti;
- les candidates don't les niveaux de capa-
cit6s professionnelles, techniques et fi-
nancibres seront juges insuffisants, apres
analyse des elements fournis dans le
dossier de candidature.
Capacity economique et financibre
Rubrique D de la declaration du candidate
(imprim6 DC5 version d'avril 2007 ou
equivalent)
Capacity technique
Rubrique E, F, G et H (en cas de sous-
traitance) de la declaration du candidate
(imprime DC5 version d'avril 2007 ou
equivalent)
Niveau sp6cifique minimal exig : service
aprbs-vente et capacit6s d'entretien pre-
ventif et curatif (outils, personnel) en
Martinique.
March6s reserves : non
Procedure
Type de procedure : ouverte
Critbres d'attribution
Offre 6conomiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des critbres
6nonces ci-dessous
* Le prix : 60% ;
* M6moire technique : 40%.
Une enchre 61lectronique sera effectuee
: non
Renseignements d'ordre administratif
Numero de r6f6rence attribu6 au dossier
par le pouvoir adjudicateur :
2010/03/DGA3/AO
Publications anterieures concernant le
m6me march : non
Documents payants : non
Date limited de reception des offres : 18
mars 2010 A 12 heures.
Langue pouvant etre utilisbe dans I'offre :
FR (frangais)
Delai minimal pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 120 jours A computer de la date limited de
reception des offres
Personnes autorisees A assister A I'ou-
verture des offres : non
Renseignements compl6mentaires
II s'agit d'un march p6riodique : non
Le march s'inscrit dans un projet/pro-
gramme finance par les fonds commu-
nautaires : non
Autres informations: le dossier de consul-
tation des entreprises est telechargeable
sur Internet sur le site www.marchespu-
blics.net
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort de
France B.P 683 97264 Fort de France
Cedex T6I. : 0596.71.66.67 Fax :
0596.63.10.08
Introduction des recours:
* r6efer pr6contractuel: dans les 10 jours
suivant la notification du rejet de I'offre
* recours pour excbs de pouvoir: dans les
2 mois de la notification ou de la publica-
tion de la decision attaquee.
Service auprbs duquel des renseigne-
ments peuvent 6tre obtenus concernant
I'introduction des recours : Tribunal Ad-
ministratif de Fort de France B.P 683 -
97264 Fort de France C6dex Tel. :
0596.71.66.67- Fax : 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 05 fWvrier
2010
Adresses suppl6mentaires et points de
contact
- Adresses et points de contact aupres
desquels des renseignements compl6-
mentaires peuvent 6tre obtenus
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex


Point de contact : Mme Julians
Courrier electronique : achats.pu-
blics@cacem-mq.com
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Adresse internet (URL) www.marchespu-
blics.net
- Adresses et points de contact aupres
desquels le cahier des charges et les do-
cuments compl6mentaires peuvent 6tre
obtenus
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
T61: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Adresse internet (URL) www.marchespu-
blics.net
- Adresses et points de contact auxquels
les offres doivent 6tre envoy6es
CACEM Service Gestion et Suivi des
Achats
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
Adresse internet (URL) www.marchespu-
blics.net FB 2274

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de I'organisme qui passe le
march :
Communaut6 d'Agglombration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
TI : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pre-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL) :
http://www.cacem.org
Objet de la consultation :
Conception furniture et pose de la si-
gnaletique du siege de la CACEM
Procedure de passation :
Procedure adaptee selon les articles 28
et 40-11 du Code des marches publics.
Forme du march :
March & bon de command mono-attri-
butaire selon I'article 77 du Code des
marches public avec un minimum de 20
000,00 CHT et un maximum de 80
000,00 EHT
Lieu d'ex6cution :
Siege de la CACEM, immeuble Cascade
2 1 Place Frangois Mitterrand, Fort-de-
France 97200.
Dur6e du march ou d6lai d'ex6cution :
6 mois A computer de la notification du
march
Date pr6visionnelle de notification :
8 mars 2010
Caracteristiques principles du marched :
Le present contract a pour objet la concep-
tion, la furniture et la pose de divers pan-
neaux de signal6tique interieure et
exterieure pour la CACEM d6crits dans le
bordereau de prix, dans le document "ex-
pression sommaire du besoin" et
conforme A la charter graphique de I'6ta-
blissement:
* Conception furniture et pose de pan-
neaux informatifs
* Conception furniture et pose de pan-
neaux directionnels
* Conception furniture et pose de
plaques de signalisation int6rieure
* Conception furniture et pose de totem
* Conception furniture et pose d'en-
seignes lumineuses


Justifications & produire :
Les candidates devront remettre & la
CACEM un pli (une seule envelope)
comprenant :
LA CANDIDATURE
La CACEM souhaite, afin de choisir un
prestataire, que lui soit remis avec Ioffre
le dossier de candidature suivant :
* Si le candidate est en redressement judi-
ciaire, la copie du ou des jugements pro-
nonc6s,
* DC4 complete, dat6 et sign, (Lettre de
candidature et d'habilitation du manda-
taire par ses co-traitants, disponible A
I'adresse suivante :
http://www.minefe.gouv.fr, theme : mar-
ch6s publics),
* Le DC5 complete, date et sign, (De-
claration du candidate, disponible A
I'adresse suivante :
http://www.minefe.gouv.fr, theme : mar-
ch6s publics)
* Des references similaires effectudes au
course des 3 dernibres ann6es, sauf en
cas de d6but d'activit6, indiquant le mon-
tant, la date et le destinataire public ou
prive (Tle6phone et nom du contact).
L'OFFRE
Pour formuler leur offre, les candidates de-
vront renvoyer A la CACEM les docu-
ments 6numdres ci-dessous:
* L'acte d'engagement
* Le bordereau de prix complete,
* Un sous-detail de chaque prix faisant
apparaitre le montant du bin6me "fourni-
ture-conception" et le montant de la pose,
* Le cahier des clauses administrative et
techniques, paraph6 et sign
* Des Achantillons de panneaux de si-
gnaldtique avec une impression texte, et
quelques representations graphiques
permettant d'appr6cier I'esth6tique vi-
suelle et le respect de la charte graphique
* Un m6moire technique dans lequel le
candidate devra pr6ciser : les modalit6s de
livraison et de pose, I'engagement de la
society en faveur du d6veloppement du-
rable, les dimensions de chaque 66e-
ments (panneaux directionnels,
panneaux informatifs, signalisation des
locaux, etc, ainsi que les mat6riaux utili-
s6s, les procedes de fixation et les condi-
tions d'utilisation de la signal6tique
(changement d'affectation des locaux,
changement patronymique, etc...)
Critres d'attribution :
Le march sera attribud au candidate
ayant pr6sent6 I'offre economiquement la
plus avantageuse appr6ciee en function
des critbres 6nonc6s ci-dessous :
1. La quality des panneaux proposes (as-
pect de finition et d'esth6tique, modalites
de fixation, proc6d6 d'impression, finition
gdnerale du panneau...) (coeff. 4),
2. Les delais et les modalit6s de livrai-
sons et de pose (coeff. 2,5),
3. Les prix (coeff. 2),
4. L'engagement de la soci6t6 en faveur
d'une conduite 6co-responsable (coeff.
1,5).
Date d'envoi du present avis & la publica-
tion :
3 F6vrier 2010
Date limited de remise des offres:
24 F6vrier 2010 A 12h00
Lieu de remise des plis :
Les candidates sont invites A envoyer leur
pli par tout moyen permettant de d6termi-
ner de fagon certain la date et I'heure de
leur reception et garantir leur confidentia-
lit6 (recommand6 avec accuse de r6cep-
tion, coursiers, ...) ou A remettre leur pli
centre recepiss6 aux heures d'ouvertures
des bureaux de la CACEM.
La remise de I'offre de fagon d6mat6riali-
see est exclue.
Dans tous les cas, les plis seront ache-
min6s A I'adresse suivante : CACEM -
Commande Publique- Chateauboeuf Est


- B.P 407 97204 Fort de France Cedex
- Tel: 0596 75.82.72
L'enveloppe devra indiquer:
* Le nom du candidate
* I'intitul6 de la procedure : "Proc6dure
Adapt6e n 2010/2A/DGS/MAPA.relative
& la "Conception, Fourniture et pose de
panneaux de signal6tique interieure et
ext6rieure pour le siege de la CACEM" -
"Ne pas ouvrir".
Renseignements compl6mentaires et re-
trait du dossier de consultation :
Le Dossier de Consultation des Entre-
prises peut 6tre r6cup6er gratuitement au
Service March6 de la Commande Pu-
blique ou telecharg6 sur le site de la
CACEM a I'adresse suivante
http://www.cacem.org
Heures d'ouverture des bureaux : Les
lundi, mardi et jeudi : de 8 h & 12 h et 14
h a 16 h ; mercredi et vendredi de 8h A
12h.
Renseignement d'ordre technique et
prise de rendez-vous visit des lieux :
Melle ODRY, chef de- project
infos@cacem-mq.com FB 2275

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
Nom et adresse officials de I'organisme
acheteur : Conseil Regional de Marti-
nique
Service des March6s et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique T6-
16phone : 0596-59-63-00
Telecopieur: 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "March6s Publics"
Contact : le repr6sentant du pouvoir ad-
judicateur : Le Pr6sident du Conseil R6-
gional de Martinique
L'avis implique la passation d'un march
Procedure de passation : March6 A pro-
c6dure adapt6e [art. 28 du Code des Mar-
ch6s Publics (CMP)]
Intitul6 attribu6 au march : Travaux
d'installation de systbmes d'alarme intru-
sion dans sept 6tablissements d'ensei-
gnement.
Num6ro de reference attribu6 au march
par le pouvoir adjudicateur: Operation n
OPT-LYC-ALARME-09-OP1
Caracteristiques principles (description
succincte du march) : La pr6sente,
consultation concern les travaux d'ins-
tallation de systemes d'alarme intrusion
dans sept 6tablissements d'enseigne-
ment A savoir:
Lyc6e du FRANQOIS
Lyc6e RAYMOND NERIS au MARIN
Lyc6e Saint-James A SAINT-PIERRE
Cit6e scolaire de TRINITE (2 Lyc6es)
Lyc6e JOSEPH PERNOCK au LOR-
RAIN
Institute R6gional darts visual (I.R.A.V)
II s'agit plus pr6cis6ment de proc6der
dans les 6tablissements susmentionn6s
aux travaux suivants :
Installation de d6tecteurs de presence
Installation de claviers de command
Installation de sirbnes d'alarme
CAblage
Quantity ou 6tendue global d6tecteurs
de presence : 315- claviers de com-
mande : 31 sirbnes d'alarme : 20 -
Cartes d'extension 8 zones : 12 Batte-
ries 12v7AH/12V17AH : 56
Delai d'ex6cution du march La duree
des travaux est de trois (3) mois A comp-
ter de (la notification du march + p6riode
de 30 jours pour la preparation des tra-
vaux).
Des variantes seront prises en conside-
ration : Oui
Lieu principal d'ex6cution des travaux :
Communes : Frangois, Saint-Pierre,
Marin, Lorrain, Trinit6 et Fort-de-France.
N6gociation des conditions du march A


K Jeuhi 11 ifrier 2010 -justice n0 06 Fage 17


I


- j


r







C A NNGNCEs LfALES


httD://wwwioumal-iustice-martiniaue. cor


passer : Les conditions du march pour-
ront le cas 6ch6ant etre negociees avec
les candidate apres examen de leur offre
Adresse auprbs de laquelle les docu-
ments peuvent 6tre obtenus : Les docu-
ments (dossier de consultation des
Entreprises DCE) seront remis gratuite-
ment par le Service des marches et de la
command publique du Conseil Regional
de MARTINIQUE.
Telephone : 0596 59.63.00, Telecopieur
: 0596-72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout element d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-6tre 6galement tele-
charg6e I'adresse Internet sus-indiquee.
Modalit6s essentielles de financement et
de pavement du march : Financement
: Budget du Conseil regional de Marti-
nique
Paiement:
- virement administratif
- Delai global de pavement : 35 jours
- Avance de 5 % prevue
- Variation des prix : fermes actualisables
- Retenue de garantie de 5% pr6vue.
- Type de prix : prix global et forfaitaire
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires d'ordre ad-
ministratif peuvent 6tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pre-
sident du Conseil Regional A I'attention
du service des March6s et de la Com-
mande Publique) Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort-de-France Martinique
- Telephone : 0596-59-63-00 T6e6co-
pieur : 0596-72-68-10 ou en ligne A
I'adresse Internet sus indiquee.
Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires d'ordre tech-
nique peuvent etre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pre-
sident du Conseil R6gional A I'attention
du Service Technique) Rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France Mar-
tinique Telephone : 0596-59-63-00 -
Telecopieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
A I'adresse Internet sus indiquee.
Conditions de participation : 0 Critbres de
selection des candidatures
Les capacities prolessionnelles, tech-
niques et financibres du candidate
0 Situation propre des operateurs econo-
miques, y compris exigences relatives A
I'inscription au registre du commerce ou
de la profession: Renseignements et for-
malit6s n6cessaires pour 6valuer si ces
exigences sont remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
module DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation A etre titulaires du mar-
che).
- lettre de candidature et le cas 6cheant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au module DC 4 dans
sa version d'avril 2007).
0 Capacites professionnelles
Renseignements et formalit6s n6ces-
saires pour Avaluer si ces exigences sont
remplies:
- Presentation d'une liste des travaux
ex6cut6s au course de la derniere annee,
appuyee d'attestations de bonne ex6cu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
I'6poque et le lieu d'ex6cution des travaux
et pr6cisent s'ils ont 6t6 effectues selon
les r6gles de I'art et men6s r6gulierement
A bonne fin ; (si cette presentation n'est
pas dejA demand6e dans le cadre du DC
5).
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identite professionnelles ou
des r6f6rences de travaux attestant la
competence du candidate A realiser la


prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas deja de-
mandes dans le cadre du DC5).
- Indication des titres d'6tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
I'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de meme nature
que celle du march.
O Capacites 6conomique et financibre
Renseignements et formalit6s neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, realises
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas deja de-
mandee dans le cadre du DC 5)
- declaration appropriee de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
Conditions de participation : 0 Capacites
techniques
Renseignements et formalities neces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et I'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernibre annee (si cette de-
claration n'est pas deja demandee dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant I'outillage, le ma-
teriel et I'6quipement technique don't le
candidate dispose pour la r6alisation de
marches de meme nature (si cette decla-
ration rest pas dejA demandee dans le
cadre du DC 5).
Niveau(x) specifique(s) minimal (aux)
exig6(s) : Pour I'appr6ciation des capaci-
t6s financiores : le chiffre d'affaires du
dernier exercise disponible du candidate
devra etre (en euros T.T.C.) sup6rieur A
128 000 E.
Criteres d'attribution du march :
Offre 6conomiquement la plus avanta-
geuse appr6cide en function des criteres
d'attribution 6nonc6s ci-dessous :
- La valeur technique de I'offre (appreciee
A partir du memoire technique requis au
3-1-2-b du reglement de consultation) af-
fectee d'un coefficient 6 se declinant
selon les sous crit&res suivants :
- Organisation materielle du chantier :
50% (du coefficient 6)
- Quality des proc6ds techniques et de
la m6thode de travail :30% (du coefficient
6)
- Modalit6s de reduction des nuisances
bruitt, poussibres, circulation): 20% (du
coefficient 6)
- Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Delai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre
: 180 jours
Date limited de reception des offres : Le
mardi 23 fevrier 2010 A 12 h 00 (heure de
Martinique)
Adresse A laquelle les offres doivent 6tre
envoyees : Reception des offres, par pli
recommand6 ou centre recepiss6 au
Conseil Regional de Martinique, Service
des marches et de la command pu-
blique, rue Gaston Defferre Cluny -
97200 Fort-de-France -MARTINIQUE ou
en ligne A I'adresse Internet sus indiqude.
FB 2276

AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Conseil Regional de Martinique, M. le
president du Conseil regional de Marti-
nique, Service Routier Regional Rue
Gaston Defferre, Cluny 97200 Fort-de-
France Tel. : 0596 59 63 00 T6leco-
pieur : 05 96 72 68 10
Adresse(s) internet: Adresse g6nerale du


pouvoir adjudicateur: http://www.cr-mar-
tinique.fr
Type de Pouvoir Adjudicateur et activity
(s) Principale(s) : Collectivite territorial
Services g6enraux des administrations
publiques.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
Non
L'avis implique I'etablissement d'un ac-
cord-cadre
NB : Les marches A bons de command
au sens de I'article 77 du Code des Mar-
ch6s Publics doivent etre regards
come des accords-cadres au sens de
la directive 2004/18/CE. C'est A ce titre
que la procedure d'accord-cadre est men-
tionnee dans cet avis. Les regles applica-
bles en matiere d'execution seront bien
celles du march A bons de command.
Publications anterieures
L'avis d'appel public A la concurrence a -
t-il fait I'objet d'une publication ? : Oui
Si Oui references de publication
Parution no 2009/S 112-161268 Annonce
n 2009/S 112-161268 Date 13/06/2009
Parution no BOAMP A n113 Annonce
n229 Date 16/06/2009
A-t'il fait I'objet d'une publication rectifica-
tive ? Non
Intitule attribu6 au march par le pouvoir
adjudicateur : Travaux divers sur chaus-
sees et d6pendances de I'autoroute et
des routes nationals de la Martinique.
Description succincte du march ou de
I'acquisition/des acquisitions Les travaux
comprennent essentiellement:
- Les installations de chantier,
- La r6fection ponctuelle de corps de
chauss6e,
- La construction d'ouvrages hydrau-
liques,
- La construction d'accotements et de fos-
ses betonnes,
- La construction de murs de soutbne-
ment (b6ton, gabions, enrochements,
etc....),
- La r6fection d'ouvrages hydrauliques,
- La pose de tuyaux et de regards d'as-
sainissement pluvial,
- Les travaux de moyenne importance de
modernisation du r6seau routier national,
- Les travaux divers cons6cutifs aux in-
temp6ries.
Lot n 1 : "Subdivision Routiere Nord"
Lot n 2 : "Subdivision Routibre Centre -
Reseaux denses"
Lot n 3 : "Subdivision Routiere Atlantique
- Secteur CEI Frangois"
Lot n 4 : "Subdivision Routibre Atlantique
- Secteur CEI Trinite"
Lot no 5 : "Subdivision Routiere Sud -
Secteur CEI Rivibre-Sal6e"
Lot n 6 : "Subdivision Routiere Sud -
Secteur CEI Marin"
Pour chacun des lots, les prestations se-
ront ex6cutees dans le cadre d'un mar-
che a bons de command etabli sur la
base des montants annuels suivants :
- Minimum de : 400.000 E HT
- Maximum de : 1.600.000 E HT
Classification CPV Pour chacun des lots
: 45233140-2 "Travaux routiers".
Reference d'identification du march qui
figure dans I'avis d'appel public A la
concurrence : "ChausseeCNAS-10-13"
Type de march : Travaux d'ex6cution
Lieu d'ex6cution ou de livraison : Ensem-
ble du r6seau routier national de la Marti-
nique
Code NUTS FR 920 MARTINIQUE
March couvert par I'accord sur les mar-
ch6s publics (AMP) : Oui
Type de procedure Ouverte
Critbres d'attribution du march : Offre
Aconomiquement la plus avantageuse
appreciee, quel que soit le lot, en function
des criteres d'attribution 6nonc6s ci-des-
sous:


- La valeur technique des prestations :
coefficient 5,5 se d6clinant selon les
sous-criteres suivants :
* Quality du SOPAQ : 30 % du coefficient
5,5
- Pertinence du memoire technique : 50
% du coefficient 5,5.
- Soin apporte & I'elaboration des sous-
details de prix unitaires: 20 % du coeffi-
cient 5,5
- Le prix des prestations : coefficient 4,5
Une enchbre electronique a ete utilis6e :
Non
Valeur total finale du ou des marche(s)
TTC: 5 778 617,44 Taux de TVA :
8,50 %
Intitule et numero de march ou des lots
attribu6s :
Lot no 1 "Subdivision Routibre Nord"
March n 09 TMT 012
Lot no 4 "Subdivision Routiere Atlantique
- Secteur CEI Trinite"
March n 09 TMT 015
Lot n 5 "Subdivision Routibre Sud Sec-
teur CEI Riviere-Salee"
March n 09 TMT 016
Date d'attribution du March6 : 29 d6cem-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : CTA (Lots
n 1, 4 et 5)
Adresse : 48 Avenue Jean Jaures -
Terres Sainvilles
Code Postal : 97200
Ville : Fort-de-France
Telephone : 05 96 70 43 44
Telecopieur : 05 96 70 44 44
Courriel : cta.5@wanadoo.fr
Nombre d'offres reques : lot no 1 : 12; lot
n 4: 13; lot n 5: 15
Montant final du march ou des lots attri-
bue (s) (TTC) :
- Lot n1 : 859 037,36 Taux de TVA :
8,50 %
- Lot n*4 : 949 109,18 E Taux de TVA :
8,50 %
- Lot n5 : 945 734,83 Taux de TVA :
8,50%
En cas de montant annuel ou mensuel :
nombre d'annees : 04 (pour chacun des
lots)
Le march est-il susceptible d'etre sous-
trait6 ? Non (pour chacun des lots)
IntituI6 et num6ro de march ou des lots
attributes :
Lot n 2 "Subdivision Routiere Centre -
Reseaux denses"
March n 09 TMT 013
Date d'attribution du March6 : 29 d6cem-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : SATRAP
(Lot n 2)
Adresse: Imm. Les Amandiers Voie 1 -
Z.I. La L6zarde
Code Postal : 97232
Ville : Le Lamentin
Telephone : 05 96 60 00 61
Telecopieur: 05 96 71 41 22
Courriel : satrap.sarl@orange.fr
Nombre d'offres reques : lot no 2 :10
Montant final du march ou des lots attri-
bue (s) (TTC) :
- Lot n2 : 1 222 040,11 E Taux de TVA
: 8,50 %
En cas de montant annuel ou mensuel :
nombre d'annees : 04
Le march est-il susceptible d'etre sous-
trait6 ? Non
Intitule et numero de march ou des lots
attributes :
Lot n 3 "Subdivision Routiere Atlantique
- Secteur CEI Frangois"
March n 09 TMT 014
Date d'attribution du Marche : 30 d6cem-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : GFL (Lot
n 3)
Adresse : 13 Rue Saint Michel
Code Postal : 97240
Ville: Le Frangois


SJeuhi 11 Fevrier 2010 -justice no 06 Page 18







httD://wwwioumnal-iustice-martinigue.cor


ANNOUNCE LUALEU


Telephone : 05 96 54 60 54
T61ecopieur : 05 96 54 61 51
Courriel : gfl.travauxpublicsledoux@wa-
nadoo.fr
Nombre d'offres reques : lot n 3 : 14
Montant final du march ou des lots attri-
bud (s) (TTC) :
- Lot n3 : 948 701,65 4 Taux de TVA :
8,50 %
En cas de montant annuel ou mensuel :
nombre d'annees : 04
Le march est-il susceptible d'etre sous-
trait6 ? Non
Intitul6 et numero de march ou des lots
attribuds :
Lot n 6 "Subdivision Routibre Sud Sec-
teur CEI Marin"
March n 09 TMT 017
Date d'attribution du March6 : 28 d6cem-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : ZOZIME
Serge (Lot n 6)
Adresse : Quartier La Laugier
Code Postal : 97215
Ville : Rivibre-Salee
Tel6phone : 05 96 68 70 70
T4l1copieur : 05 96 68 71 74
Courriel : zozime.serge@wanadoo.fr
Nombre d'offres reques : lot n 6 : 13
Montant final du marched ou des lots attri-
bud (s) (TTC) :
- Lot n"6 : 853 994,31 E Taux de TVA :
8,50 %
En cas de montant annuel ou mensuel:
nombre d'annees : 04
Le march est-il susceptible d'etre sous-
trait6 ? Non
Le march s'inscrit dans un projet/pro-
gramme finances par les fonds euro-
pdens : Non
Instance charge des procAdures de re-
cours et auprbs de laquelle des rensei-
gnements peuvent etre obtenus
concemant I'introduction de recours: Tri-
bunal Administratif de Fort-de-France -
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
- B.P 683 97262 Fort-de-France Cedex -
T61: 0596-71-66-67 Fax : 0596 63.10.08
Service aupres duquel des renseigne-
ments peuvent 6tre obtenus concernant
I'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue BP 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tel : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion : Le jeudi 04 fWvrier 2010 FB 2277

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
Nom et adresse officials de I'organisme
acheteur : Conseil R6gional de Marti-
nique
Service des Marches et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique Te-
l6phone : 0596-59-63-00
Tel copieur : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "March6s Publics"
Contact : le representant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil R6gional de Mar-
tinique
L'avis implique la passation d'un marched
ProcAdure de passation : Marche A pro-
c6dure adaptee [art. 28 du Code des Mar-
ch6s Publics (CMP)]
Intitul6 attribud au march : Travaux
d'am6nagement paysager au LP de Cha-
teauboeuf.
Lot 5 "Fournitures horticoles" (26me
consultation)
Num6ro de reference attribu6 au march
par le pouvoir adjudicateur : CHAT-06-
OP3-TRAV2
CaractAristiques principles (description
succincte du march) : 11 s'agit plus preci-


sement de proceder aux travaux d'ame-
nagement sous forme de jardin paysager
d'un space vert de 4900 m2 ;
Cette operation est subdivisee en 5 lots.
La presente consultation concern uni-
quement le lot n" 5, les autres lots ayant
dej& 6t6 attributes.
Quantity ou 6tendue global LOT no 5
INTITULE : Foumitures horticoles
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Zyzyphus zicaco Tabebuia pallida- Bau-
hinia blakeana violet -Allamanda argen-
tea- arbre du Voyageur Cocotiers -
plantation de Lagerstroemia indica
"Houston"- terre v6g6tale -grave 0,31,5
pour foundation ever green sable b6ton
pour pose dalle et ever green-dalle com-
posite drainant 40x40 4cm /6p -dalle ever
green pr6-engazonnees -bordure poly-
6thyldne paillage en fibre tissues en
rouleau y/C agrafes mdtalliques crantees
dpoint6es 20x20x20 paillage en fibres
naturelles 0 700 semences de Paspa-
lum notatum agregats en bois minera-
lis6 10/20 colorant b6ton brun andalou -
ciment tuteurs attaches engrais.
2) QUANTITY OU ETENDUE : Zyzyphus
zicaco :609 Tabebuia pallida : 87- Bau-
hinia blakeana violet :39 -Allamanda ar-
gentea :276- arbre du Voyageur :1 -
Cocotiers :19 plantation de Lagerstroe-
mia indica "Houston" :1693 semences
de Paspalum notatum :350 kg- colorant
b6ton brun andalou :80 kg- ciment
:5100kg- tuteurs :126- attaches :10 rlx-
engrais :300.
3) INFORMATIONS COMPLEMEN-
TAIRES :
Dur6e en mois : 2 mois (A computer de I'or-
dre de service de d6marrage des tra-
vaux).
Des variantes seront prises en consid6-
ration : Oui
Lieu principal d'execution des travaux :
LP de Chateauboeuf Ville de Fort-de-
France
Negociation des conditions du march &
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas 6cheant 6tre negociees avec
les candidates aprbs examen de leur offre
Adresse auprbs de laquelle les docu-
ments peuvent etre obtenus : Les docu-
ments (dossier de consultation des
Entreprises DCE) seront remis gratuite-
ment par le Service des marches et de la
command publique du Conseil Regional
de MARTINIQUE.
Telephone : 0596 59.63.00, Telecopieur
: 0596-72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout 616ment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-6tre egalement teld-
charg6 & I'adresse Internet sus-indiqude.
Modalit6s essentielles de financement et
de pavement du march : Financement
: Budget du Conseil R6gional de Marti-
nique
* Paiement:
- virement administratif
- D6lai global de paiement : 35 jours
- Avance de 5 % pr6vue
- Type de prix : prix global et forfaitaire
- Retenue de garantie de 5% pr6vue.
- Variation des prix : revisables
Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires d'ordre ad-
ministratif peuvent 6tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le PrA-
sident du Conseil Regional & I'attention
du service des Marches et de la Com-
mande Publique) Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort-de-France Martinique
- Telephone : 0596-59-63-00 T616co-
pieur : 0596-72-68-10 ou en ligne A
I'adresse Internet sus indiquae.
Adresse auprbs de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires d'ordre tech-
nique peuvent 6tre obtenus : Conseil


Regional de Martinique (Monsieur le Pre-
sident du Conseil Regional & I'attention
du Service Technique) Rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France Mar-
tinique Telephone : 0596-59-63-00 -
Telecopieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
A I'adresse Internet sus indiquee.
Conditions de participation : Criteres de
selection des candidatures
Les capacities professionnelles, tech-
niques et financibres du candidate
Situation propre des operateurs econo-
miques, y compris exigences relatives A
I'inscription au registre du commerce ou
de la profession : Renseignements et for-
malites necessaires pour Avaluer si ces
exigences sont remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
module DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation a 6tre titulaires du mar-
che).
- lettre de candidature et le cas echeant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au modele DC 4 dans
sa version d'avril 2007)
Capacit6s professionnelles
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour 6valuer si ces exigences sont
remplies:
- Presentation d'une liste des travaux
executes au course de la dernibre annee,
appuyee d'attestations de bonne execu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
I'epoque et le lieu d'ex6cution des travaux
et precisent s'ils ont 6te effectubs selon
les rngles de I'art et mends regulibrement
A bonne fin ; (si cette presentation n'est
pas dAja demand6e dans le cadre du DC
5).
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacitA du candidate notamment les
certificates d'identite professionnelles ou
des r6efrences de travaux attestant la
competence du candidate a realiser la
prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas deja de-
mandes dans le cadre du DC5).
- Indication des titres d'etudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
I'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de meme nature
que celle du march
Capacites Aconomique et financier
Renseignements et formalities neces-
saires pour 6valuer si ces exigences sont
remplies:
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, realists
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas deja de-
mandee dans le cadre du DC 5)
- declaration appropriee de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
Capacites techniques
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour evaluer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et I'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la derniere annee (si cette de-
claration n'est pas dejA demanded dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant I'outillage, le ma-
teriel et I'Aquipement technique don't le
candidate dispose pour la r6alisation de
marches de meme nature (si cette d6cla-
ration n'est pas ddjA demanded dans le
cadre du DC 5).
Niveau(x) spdcifique(s) minimal (aux)
exig6(s) : Pour I'appreciation des capaci-
tfs financieres :
le chiffre d'affaires du denier exercise dis-


ponible du candidate devra 6tre (en euros
T.T.C.) superieur A 109 000 .
Criteres d'attribution des marches:
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
d'attribution 6nonc6s ci-dessous :
- La valeur technique de I'offre (appre-
ciee A partir du memoire technique requis
au 3-1-2-b du reglement de consultation)
affectee d'un coefficient 6 se d6clinant
selon les sous criteres suivants :
- Organisation mat6rielle du chantier :
40% (du coefficient 6)
- Modalit6s de reduction des nuisances
bruitt, poussieres, circulation) : 60% (du
coefficient 6)
- Le prix des prestations affected d'un coef-
ficient 4
Delai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre:
180 jours
Date limited de reception des offres :
Le mardi 23 fevrier 2010 a 12 h 00 heree
de Martinique)
Adresse & laquelle les offres doivent 6tre
envoyees:
Reception des offres, par pli recommand6
ou centre recepissA au Conseil Regional
de Martinique, Service des marches et de
la command publique, rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France -
MARTINIQUE ou en ligne a I'adresse
Internet sus indiquee.
Delai laisse au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les attestations so-
ciales et fiscales :
8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent 6tre obtenus
concernant I'introduction des recourse :
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Telephone : 0596-71-66-67
Tle6copieur : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de me-
diation :
Comite consultatif interdepartemental de
reglement amiable des litiges relatifs aux
marches publics de PARIS (C.C.I.R.A de
Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Telephone : 01.44.42.63.43
Telecopieur :'01.44.42.63.37
Service auprbs duquel des renseigne-
ments peuvent 6tre obtenus concernant
I'introduction des recourse :
Le greffe du Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683
97262 Fort-de-France Cedex
Telephone: 0596-71-66-67 Telecopieur
: 0596 63.10.08
Transmission par voie dematerialisee :
Autorisee
Autres renseignements :
Procedure d6mat6rialisse
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement A la disposition des candi-
dats une plate-forme de dematerialisation
accessible via I'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
marchess publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la reference d'identification du
march portee au present avis d'appel
public & la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Region Martinique
- le tdldchargement des avis, reglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie electronique
des dossiers d'offre
Date d'envoi du present avis aux organes
de publication (journaux d'annonces 1A-
gales locaux)
Le lundi ler fevrier 2010 FB 2278


SJeui 11 Fivrier 2010 -Justice n 06 Page 19






( CULTURE


http://www.ioural-iustice-martinicue.com


HONNEUR ET GLOIRE AUX OUVRIERS FUSILLES DE 1900 AU FRANoIS


Manifestation du PCM e 8 Mai 1990
Manifestation du PCM le 8 Mai 1990


La municipality du Frangois a rendu un hommage appuye du 5
au 8 f6vrier aux victims de la premiere grande gr6ve des tra-
vailleurs de la canne en Martinique, A I'occasion du 119eme an-
niversaire des evenements de f6vrier 1900.
Le samedi 6 fevrier, une plaque commemorative a ete posee
devant I'ancienne usine du Frangois en m6moire des neuf vic-
times de la fusillade du 8 fevrier 1900 et en presence des
"G'rands 'Tmoins", anciens ouvriers de I'usine du bourg, de
Maurice Antiste, Maire et Conseiller general du Frangois, des
membres du conseil municipal et de I'historien d'origine marti-


MARIE-NELENE LEOTIN REEDITE "MARTINIIUE : LA GREVE DE FEVRIER 1900"


Marie-Helene Leotin, agreg6e d'histoire, professeur d'histoire
et de geographic au lycee Frantz Fanon de Trinite et auteur de
nombreuses publications sur I'histoire de la Martinique, vient
de reediter une publication intitule "'lartinique: la greve dfe fe-
vrier I I 'it

MANMAN LA GREV BARE MWEN MISIE MICHEL
PA LE BAY Dt FRAN !
La greve de f6vrier
1900 marque la nais-
sance du movement
ouvrier en Martinique.
C'est une greve des tra-
vailleurs de la canne, la
premiere greve gene-
rale qui touche tous les
gros centres sucriers du
pays. Partie de Sainte-
Marie le 5 f6vrier, elle
s'etend rapidement, en
greve marchante, du
Nord au Sud. Cette
grbve se d6roule a la
suite des premieres
crises sucrieres de la fin
du XIXe si6cle (1885-
Marie-Helene Ldotin 1886 et 1891-1897) et


montre la forte
pauperisation des R ,
masses rurales. LA [D E
Fevrier 1900 est
rested dans les me-
moires a travers
I'episode tragique
de la fusillade du
Frangois (8 fe-
vrier). Dix jours de
grbve (5 fevrier -15
fWvrier) avant la si-
gnature d'un ac-
cord a
Rivibre-Salbe. La
classes ouvriere
martiniquaise a fait
preuve d'une
grande determina-
tion pour arracher
une augmentation
de salaire et ame- ,. -
liorer ses condi-
tions de vie. Apres la lutte pour la liberty en mai 1848, apres la
lutte contre I'injustice en septembre 1870, les masses travail-
leuses entraient en lutte contre I'exploitation capitalist. Tous
ces ev6nements de notre histoire marquent la longue march
du people m3rr niniquais sur le chemin de son emancipation.


Jeudi 11 Fevrier 2010 -Juitice n 06 Page 20


niquaise Jacques AdelaYde-Merlande.
La ou les forces de repression ont tire
/ sur les ouvriers en greve sans somma-
S, tion. Et dans le dos, r6vela une enqu6te.
Cette fusillade tragique ou 7 Robertins
et 2 Franciscains furent tubs : Emilien
Amusan surnomme Ti Paul, 25 ans, Ma-
thurin Chassol, 28 ans, Paul Chassol,
18 ans, Stanislas Claudan surnomme
Chery, 22 ans, Augustin Clotail sur-
nomme Auguste, 22 ans, Leopold Feli-
cien, 35 ans, Victor Merland, 18 ans,
Jean-Dominique Mouboundo, 31 ans,
Pierre Quinquela (Africain), 60 ans.
Dans son i'twii,, de la Mvartinique"
(tome II), Armand Nicolas qualified cette
grave "t'iistorique". Elle inaugure de
fagon tragique la forme de lutte qui s'est
appelee "grelve marciante" consistent
pour les grevistes a aller debaucher
d'habitation en habitation. Au cas parti-
culier, la gr6ve avait debuted entire Marigot et Sainte-Marie le 5
Fevrier.
II faut signaler, en outre, la sortie du nouveau livre de Marie-He-
lene Leotin sur ces sanglants 6venements de fevrier 1900 au
Frangois.
Cet hommage permettra ainsi de restituer aux jeunes Martini-
quais un pan de leur histoire afin d'edifier leur conscience na-
tionale.
A.C




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Last updated October 10, 2010 - - mvs