Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France Martinique
Publication Date: January 21, 2010
Copyright Date: 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00151
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

EBDOMADAIE DIN NATION COMMUNIS-V


I ,U f
m ~ ~ ~ ~ ~~ S .0A Pou la Repnablt et le D geoppmnt-i
v= lan 0 9a22a0 , ea a&8al


--- -~-J.






SA 'I2 0 Jsic n'9 -


LEPIDeMIE DE GASTRO-ENTERITE SEVIT TOUJOURS


88 ka Pas........................... 2

Edit ..................................P. 3
- Oul a la collectivitE unique IE 24/10

Luttes Sociales................... 4
- Harcilement au travail

Hais'ti Maspyps................ 5/8
- Reactions et actes de solidaritE
- Nouvelle epreuve pour une people
malheureux
- Une solidatite planitaire

Oonsultation de 24...... p. 9/11
- Flashs politiques
- Oul le 24 Janvier 2010

L'Appss 1e desvisep... p. 11/14
- M.-L Penchard jette bas le masque
- Combat ouvrler fustige les partisans
du 74
- Rdvolutionnaires fonctionnaire et Ti-
Sonson
- Point de vue sur la consultation du
24

1saction Iuysnsiss .....p14/S
- Chrlstlane Taubira
- Antoine Karam

Notps Amspiqus....e....... ... Id

Anmenons Legales....p. 1M/1?

.-NJts A1oipquse..........p. 20
-J)atUde d ralde bu des marines P

"JUSTICE"
Administration & Redaction:
TL : 05 96 7186 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
http://www.ioumal-justice-martiniaue.com



Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France T1. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Femand PAPAYA
Maquette: Guenna6l GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerle Martiniqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
T61. : 0596 73 14 54


L'4pid6mie de gastro-ent6rite est tou-
jours en phase ascendante. Durant la
p6riode du 04 au 10 janvier 2010, on es-
time A 3 860 le nombre de personnel
ayant consulted un m6decin g6neraliste
pour gastro-enterite, soit une progres-
sion de 20% par rapport A la semaine
prec6dente. Depuis le debut de I'6pid6-
mie, le nombre de personnel ayant
consult un m6decin g6n6raliste pour
un syndrome de gastro-ent6rite est es-
time A 16 000. Selon la cellule de veille


sanitaire, "bien qu'habituel pour [a pj-
riode, ce phinomine ipidimique est d'am-
pfeur plus important que ceux observes
aux course des quatre derniere annies. La
vigilance reste donc de mise". Les autori-
tes sanitaires rappellent que pour limiter
la transmission des virus A I'origine de
cette 6pidemie, il est primordial d'appli-
quer les regles d'hygiene de base, no-
tamment le lavage r6gulier des mains
avec du savon.


SALON DES LYCtENS


La 17ibme edition du salon des lyceens
aura lieu les 27 et 28 janvier au hall des
Sport du Lamentin sous le slogan "ba
ko'w bafan: ton avenir est enjeu". Ce sa-
lon, d6di6 aux lyceens des classes de
Premiere et de Terminale et organism en
partenariat entire la R6gion et le Recto-
rat, vise A offrir aux lyc6ens les possibi-


litds d'information sur leur avenir pro-
fessionnel. Au programme : Rencontres
avec des professionnels, des 6tudiants,
des enseignants et Informations sur les
procedures d'inscription, le financement
des 6tudes, I'organisation de la vie 6tu-
diante.


UNE EOUIPE MOBILE DE SCURITE DE L ACADEMIC DE

LA MARTINIQUE


Afin de pr6venir les situations de vio-
lence et d'intervenir plus efficacement
centre leurs manifestations, le ministry
de I'Education national et le ministry de
I'lnterieur, de I'Outre-mer et des Collec-
tivit6 territoriales ont mis en place
conjointement un plan d'action visant a
la s6curisation des 6tablissements sco-
laires, car leur sanctuarisation constitute
I'objectif principal. Cette equipe de cinq
personnel qui prendra ces functions
des le 1er fevrier aura pour mission :
- d'aider A I'elaboration du diagnostic
security des 6tablissements;


- de pr6venir la d6linquance scolaire et
de dissuader syst6matiquement, afin de
r6duire les tensions manifestes lies au
non respect de la discipline, de la regle
ou de I'autoritd ;
- d'intervenir de fagon ciblee en milieu
scolaire dans le but de renforcer I'action
des 6quipes de direction et d'encadre-
ment (vie scolaire) de I'etablissement
dans des contextes de crises ou de
fortes tensions et d'agir imm6diatement
A la suite d'un incident grave ou de trou-
bles majeurs en milieu scolaire.


VCEUX DU PRESIDENT DE LA CCIM


La traditionnelle c6ermonie des voeux &
la press du president de la Chambre
de commerce, Claude Pompiere s'est
deroulee le mercredi 13 janvier. II a qua-
lifid "'annie 2009 comme difficile" souli-


gnant "qu'il n'existe
pas beaucoup de petits
pays qui risisteraient a
un tel s6isme social"
parlant de la crise de
S fvrier/mars. Estimant
que la CCIM a
"consacri Cessentielde
son inergie au comble-
ment des brkches lzis-
sies par 38 ours
I CUIM fd'inactiviti totale.
Pour I'annee 2010,
"annie aussidifficife"outre ses missions
d'assistance aux entreprises le grand
chantier en vue : le renouvellement des
concessions de I'adroport et du port









SA LA COLLCTIVIT UNIOU L 24 JANVIR I -
SOut LA OLLETIVIT UNIUE L 24 ANER


Le Parti Communiste Martiniquais, fi-
dble A ses habitudes, a procdd6 A une
analyse s6rieuse des resultats de la
consultation populaire et des causes
du refus massif exprim6 par le people
martiniquais le 10 janvier : refus de
I'6volution statutaire dans le cadre de
I'article 74 de la Constitution frangaise
pr6conisde par le Rassemblement
Martiniquais pour le Changement,
don't le PCM fait parties et don't la Mar-
tinique a besoin pour avancer sur le
chemin du progrbs et de la responsa-
bilite.
Chacun des parties ou regroupement
de parties politiques engages dans ce
combat d6mocratique a tir6 ses
conclusions et exprim6 son interpre-
tation du triomphe du "non"A I' volu-
tion. Les "gagnants" ont jubild, les
"perdants" ont manifesto leur d6cep-
tion de manieres fort diverse, et la
ministry Marie-Luce Penchard n'a pas
cach6 sa joie ni reprime son envie de
donner des lemons de strategic 6lec-
torale au Rassemblement.
Mais au fait, qui a gagn6 et qui a
perdu? II s'agissait pour notre people,
de faire un pas vers plus de respon-
sabilite, d'6voluer dans le cadre d'un
statut devant permettre de disposer
d'une collectivite et d'une assemble
unique et de d6fendre "ses intirits
propres au sein de (a FUpublique". II
n'6tait pas question d'ind6pendance ni
de perte des acquis sociaux, et encore
moins de renoncement A notre condi-
tion de region ultraperiph6rique de
I'Union europ6enne. Mais les propo-
sitions votes d6mocratiquement, et A
une large majority, par le Congres des
6lus de la Martinique et portees par le
Rassemblement, se sont heurt6es A la
resistance farouche d'un front com-
mun resultant dela collusion de la
droite, du PPM, des socialists et de
certain "fivers gauches". Ce front a
utilise diverse armes, don't la princi-
pale et la plus efficace a Wt6 la peur.
Pourquoi la peur ? Parce que notre
people, frapp6 par un ch6mage struc-
turel destructeur des valeurs morales,
divis6 en deux parties (l'une ici I'autre
en Europe ou A I'6tranger), est fragile
psychologiquement, incertain quant &
son avenir et son devenir, et soumis A
un subtil processus d'ali6nation cultu-
relle aux effects d6sastreux.
En refusant de faire ce petit pas en


avant, c est ie peupie martniquais qui
a perdu le 10 janvier, contrairement A
ce que proclament les partisans du
"non". II a refuse d'avancer parce qu'il
a 6tW abus6 et effray6 par une coali-
tion de forces r6trogrades.
Pour comprendre A quel point le PPM,
principal responsible de cet dchec,
se trompe et trompe le people, il suf-
fit d'analyser sommairement le dis-
cours prononc6 le soir du 10 janvier
par Serge Letchimy. Que dit-il dans la
second phrase ? Que "fe Peuple mar-
tiniquais refuse Carticle 74, telqu'if
est conqu, te[ qu'if est ridige". Vous
avez bien lu : selon lui, notre people
n'a pas vote centre la proposition fi-
gurant sur le bulletin de vote, mais
contre I'article 74 de la Constitution
frangaise. Quelle supercherie Plus
loin, il dira : "C'est Ce refuse ifun simple
numiro farticfe dans une Constitu-
tion obsolete". Autrement dit, les Mar-
tiniquais ont dit "non"& "un simple nu-
miro" et non pas A une proposition
d'6volution statutaire. Quelle indi-
gence intellectuelle !
En fait, Serge Letchimy, porte-parole
du PPM et du MAP, veut ancrer dans
les esprits sa chim6rique, irr6alisable
et d6magogique "troisiime voie". II
pretend pouvoir mettre le gouverne-
ment et les parlementaires frangais A
genoux et les contraindre A modifier la
Constitution. "C'est ainsi, et ainsi seu-
lement s'exclame-t-il A la fin de son
discours que nous pourrons exiger, et
o6tenir !, la nicessaire modernisation
des institutions et de la Constitution de
cette Ppublique !"
Ce discours a Wte lu et 6crit, et les
passages cit6s par nous ont ete reco-
pies fidelement. Combien de ceux qui
ont vot6 "non" le 10 janvier ont-ils
conscience d'avoir la volont6 et la
force de faire plier la France, de I'ame-
ner centre son gr6 A moderniser ses
institutions et sa Constitution ?
Soyons s6rieux, r6alistes et respec-
tueux du people martiniquais !
C'est parce que nous le respectons et
voulons lui ouvrir les yeux et I'accom-
pagner dans sa. march vers un ave-
nir meilleur dans la Responsabilit6,
que nous communists et membres
du Rassemblement Martiniquais pour


le Changement, I'appelons A voter
"oui" A "fa coffectivitj unique exercant
les compitences divolues au diparte-
ment et a la region", le 24 janvier.
Cette assemblee unique que nous
avons pr6conis6e en 2003 avait Mt6
combattue par la quasi-totalit6 de la
droite, la grande bourgeoisie, une par-
tie des socialists et certain mem-
bres influents du PPM, bref par ceux-
IA memes qui I'ont revendiquee avec
force pour faire dchec A la "collectiviti
fdoutre-mer rigie par C'article 74 de la
Constitution, dotie d'une organisation
particulikre tenant compete de ses inti-
rits propres au sein de (a PWpublique".
Certes, cette collectivity unique n'aura
pas les competences qu'aurait pu
avoir la collectivity r6gie par I'article
74; certes nous ne connaissons pas
la future loi qui va pr6ciser sa compo-
sition et son mode d'6lection comme
on ignorait le contenu exact de la loi
organique devant instaurer la collecti-
vit6 autonome article 74. Nous pour-
rons cependant nous appuyer sur le
project de 2003. Mais elle aura I'avan-
tage de simplifier I'administration de la
Martinique, de reduire le nombre d'ins-
tances de decision et d'6viter les
conflicts de competence. D'autre part,
il est evident que le statu quo n'est
plus supportable et que si nous ne fai-
sons pas maintenant le choix de I'6vo-
lution, le gouvernement nous impo-
sera bient6t la reforme administrative
qu'il envisage pour toute la France,
sans vraiment tenir compete de nos
sp6cificit6s, et qui peut aggraver I'im-
broglio institutionnel actuel.
La raison command donc de voter
"oui" le 24 janvier, sans se faire trop
d'illusions.
M.Belrose









Harcdement au travail: LA PROTECTION DU TEMOIN


Le droit des salaries doit-6tre respect


Le droit A une protection juridictionnelle
effective est un principle general du droit
communautaire qui oblige les Etats
membres A prendre toute measure per-
mettant aux victims d'une discrimina-
tion ou d'un harcelement de faire valoir
leurs droits devant les juges. II en de-
coule notamment I'obligation de prote-
ger les travailleurs contre toute measure
de r6torsion. C'est ainsi que le l6gisla-
teur protege le salaried qui temoigne
d'une discrimination ou d'un harcele-
ment dans une entreprise. En effet, "au-
cun salarii ne peut itre sanctionni, (icen-
cii ou faire Cobjet d'une measure
discriminatoire pour avoir timoigne des
agissements" constitutifs d'une discrimi-
nation "ou pour les avoir relates" (art.
L1132-3 du Code du travail).
De meme, "aucun salarii ne peut itre
sanctionni, licencii ou faire fobjet d'une


measure discriminatoire pour avoir timoi-
gnd"ou "avoir relate" des faits constitu-
tifs d'un harcelement moral ou sexuel
(art. Ll152-2 et Ll153-3 du Code du
travail). De tels actes sont nuls (art.
L1132-4, L1152-3 et -4 du Code du tra-
vail), sanction radical qui se justifie par
la gravity de I'atteinte port6e par une
telle measure de r6torsion aux droits fon-
damentaux des travailleurs.
Un arret recent, rendu par la Cour de
cassation le 10 mars 2009 (no 07-
44092), t6moigne de la volonte de la
plus haute jurisdiction d'appliquer dans
toute sa plenitude cette protection du
salaries t6moin. L'affaire concernait le li-
cenciement d'un salari6 ayant d6nonc6
des irr6gularit6s, ainsi que des faits de
harcelement moral. La Cour d'appel
avait consider "que e fait pour un sala-
rii d'imputer d son employer, apris en
avoir averti inspection du travail, des


irrigularitis graves don't la rjaiatj n'est
pas itablie, et de reprocher desfaits de har-
cifement a un sup'rieur hiirarchique sans
fes prouver, caractirise un abus dans
f'exercice de (a fibert df'eg ression et
constitute une cause rellfe et sirieuse de Ii-
cenciement". A tort, a estim6 la Cour de
cassation. II result des textes rappel6s
que "'e salarij qui rebate desfaits de har-
cbement moralnepeut itre licencidpour ce
motif. II n'en va autrement qu'en cas de
"mauvaisefoi"du salari6. Et la Cour de
cassation d'apporter cette precision es-
sentielle : la mauvaise foi "nepeut resu(-
ter de a seure circonstance que lesfaits de-
nonces ne sont pas itablis".
En effet, il n'est pas rare que la preuve
de faits de harcelement, comme de dis-
crimination, ne puisse etre apport6e de-
vant un juge tant ces faits sont, par na-
ture, masqu6s, opaques... Si le temoin
perdait toute protection au seul motif
que la preuve des faits n'a pu 6tre ap-
port6e, plus aucun salaries ne pourrait
raisonnablement prendre le risque de
temoigner. En consequence, a estime la
Cour de cassation dans I'affaire qui lui
6tait soumise, des lors qu'aucune mau-
vaise foi n'6tait invoquee, la Cour d'ap-
pel ne pouvait juger le liceociement
fonde. Au contraire, le seul fait de licen-
cier ce salaries, au motif qu'il avait relate
des agissements de harcelement moral,
entrainait la nullit6 de plein droit de son
licenciement
Par Manuela Gr6vy,
enseignant-chercheur
a I'universit6 Paris-I


SUBSCRIPTION POUR HAITI


Le bilan human et materiel du terrible
seisme qui a secou6 HaTti est immense.
Et chaque jour, la necessity de se mo-
biliser pour apporter de I'aide a nos
freres devient de plus en plus imp6-
rieuse Port-au-Prince et de nombreuses
villes, il faut de toute urgence venir en
aide aux dizaines de milliers de victims.
C'est pourquoi le PCM lance une sous-
cription en faveur de la population haT-
tienne. La some r6coltee sera verse
A une organisation humanitaire qui agit
sur le terrain. Nul doute que vous se-
rez nombreux a r6pondre A cet appel du
coeur. Les lecteurs de "'Justice" ont d6ej
fait la preuve de leur generosity en de
multiples circonstances dramatiques.


Chacun peut appor-
ter sa contribution A
ce vaste movement
de solidarity. Des a
present, adressez
vos dons par
cheques libell6s A
I'ordre de la AF PCM
"Sjisme Haiti", A
I'adresse suivante :
Angles des Rues
Emile Zola et Aliker
Terres Sainville
97200 Fort-de-
France


Un pays en detresse









Catastrophe en fafti: REACTIONS ET ACTS DE SOLIDARITY


Minute de silence pourr Haiti du RMC le 13/01/10


Parti Communiste Martiniquais
Le Parti Communiste Martiniquais ex-
prime sa tres vive emotion apres le ter-
rible seisme qui vient de frapper Haiti,
causant des deg&ts important et des
pertes humaines d'une grande ampleur.
Le PCM assure le people haftien et la
communaut6 haitienne vivant en Marti-
nique de sa total solidarity .
II appelle les Martiniquais A s'associer a
toutes initiatives permettant de venir en
aide aux families ha'tiennes durement
6prouv6es.
II demand A ses militants et sympathi-
sants A se mobiliser en vue d'etudier
I'aide que nous devons apporter au peu-
ple hal'tien.
Le 13 janvier 2010
Pour le secretariat du PCM
Fernand Papaya

L'ASSOKA (association solidarity ka'
ral'b) apporte sa solidarity et son soutien
A toute la communaut6 haftienne vivant
en Martinique. Notre association qui de-
fend les droits des ressortissants 6tran-
gers se veut 6tre aux cotes de ce peu-
ple pour partager sa peine face A cette
trag6die qui une fois de plus fragilise ce
pays et I'ensemble des families.
L'ASSOKA prend note de la directive
de surseoir A toute expulsion par toutes
les prefectures concernant la popula-
tion haitienne et demand que cette me-
sure s'accompagne du renouvellement
des titres de sejour des personnel
concern6es ainsi que ceux qui sont en
course d'instruction ou qui viendront A
ech6ance. Ceci pour leur permettre de
vivre dignement et que les droits de
I'homme soit respect.
Cette situation r6clame de toute la po-


pulation martiniquaise une attention et
une comprehension particuliere afin
d'aider au mieux cette communaut6 qui
lutte aujourd'hui pour sa survive et celle
de tous leurs proches.
I'ASSOKA, (06 96 21 94 68)

Le SMPE-CGTM a eu par le passe I'oc-
casion de montrer sa solidarity avec le
people haTtien, et notamment par le
biais d'actions menees avec la FENA-
TEC.
En ces moments difficiles que traverse
le people haTtien, le SMPE-CGTM tient
a lui t6moigner a nouveau sa plus pro-
fonde solidarity et prendra les disposi-
tions n6cessaires pour participer A I'in-
dispensable reconstruction de ce pays.
Nous le devons & la premiere republique
noire qui a vaincu les armies frangaises
pour gagner son independence.

Message du CNCP : "Lepeuple marti-
niquais n 'oublie pas que le vailTant peupfe
haitien a ouvert le chemin de la liberty
pour tous fes peuples des Amiriques et de
la Caraf6e. Plusieursfois a genou face
auxcatastrophes naturelfes ou humaines,
Haifti a su reliever la tite, refusant Ce dj-
couragement ou lafataliti, pour recons-
truire un paysfondi sur Ces valeurs de so-
lidariti et defraterniti".
(M. H Leotin)

Mairie du Lamentin : Conscient des
immense besoins face A un tel cata-
clysme, le Maire de la Ville du Lamentin
et son Conseil Municipal suivent de pres
I'6volution de la situation et restent mo-
bilis6s pour apporter, des que cela sera


possible, toute aide pouvant soulager
le people haTtien dans son d6sarroi et sa
douleur.


"Le MI.9, assure fe Peupe .fafitien et Ces
AJutoritis Hfaitiennes de sa total solida-
rite.
'Dans cette ipreuve, le M.I.M. appelle le
Peuple Martiniquais a entourer de son
soutien fraternel la Communauti fHai-
tienne de 9Martinique. S 'Yonn a lot, yonn
pi lot ".(Jean-Philippe NILOR)

-Le RESEAU URGENCE CARAIBES
veut federer I'aide humanitaire collec-
t6e en Martinique. La liste d'urgence, ri-
goureusement limit6e et exclusive, de
products alimentaires (Pas de vetements
pour I'instant !!!) est la suivante :
- Pates alimentaires (de preference
Spaghetti, macaroni)
- Riz
- Eau bidon de 51
- Huile
- Sel
- Sucre
- Lait en poudre (pas de brique !)
- Couches pour enfants
- Serviettes p6riodiques pour femmes
- Produits purifiants pour I'eau
- Gros savon (pas de savon liquid !)
- Lampes torche a dynamo
- Groupes 6lectrogbnes
Pas de bougies, pas d'allumettes !
Les dons sont a d6poser A I'ancienne
aerogare du Lamentin, et au Stade de
Dillon a Fort-de-France.
Cette collect, achemin6e par des
moyens priv6s, ne sera livree en Haiti
que la semaine prochaine car, pour I'ins-
tant, I'aeroport est exclusivement re-
serve aux militaires.
Les collectes d'argent ne seront versees
qu'au Secours Catholique (R6seau Ca-
ritas) et a la Croix-Rouge ; nous n'avons
pas encore les numeros de compete, res-
tez a I'ecoute des m6dias.
Nous vous rappelons que le RESEAU
URGENCE CARAIBES tient des reu-
nions d'information sur I'rvolution de
I'organisation des secours au 28 Bid Al-
legre tous les soirs A 19h, jusqu'A nou-
vel ordre. Toutes les associations et
bonnes volontes y sont convides."









%azti: UNE NOUVELLE EPREUVE POUR UN PEOPLE DEJA BIEN

MALHEUREUX.


Comment suivivr a tant de ravages ?


Un seisme d'une rare violence
De toutes les catastrophes naturelles,
les s6ismes ou tremblements de terre
sont les risques naturels majeurs les
plus d6vastateurs. Celui qui vient de ra-
vager FI'le voisine d'HaTti est le plus vio-
lent que ce pays a connu depuis plus de
deux siecles. II est survenu le mardi 12
janvier, A 16H53, heure locale. Ses ca-
ract6ristiques expliquent 1'6tendue des
d6gats qu'il a provoqu6s.
D'abord, la forte magnitude de la se-
cousse principal qui a atteint 7,3 de-
gres sur I'Mchelle de Richter, suivie
d'une douzaine de violentes repliques
(secousses secondaires) de magnitude
sup6rieure A 5.
La magnitude measure I' nergie liber6e
au niveau du foyer ou hypocentre, c'est-
a-dire du point ou le s6isme a pris nais-
sance.
Ensuite, son caractere tres superficiel.
Ce foyer 6tant seulement situ6e moins
de 10 Km de profondeur de la surface
du sol. Les violentes ondes de choc
n'ont donc W6t que tries partiellement
absorbees par la faible 6paisseur des
couches g6ologiques A travers les-
quelles elles se sont propag6es. Elles
sont parvenues A la surface avec beau-
coup d'6nergie et ont donc 6branl6 les
batiments avec une extreme violence.
Troisiemement, la proximity de son 6pi-
centre (le point de la surface terrestre
situ6 A la vertical du foyer), A 15 Km
environ de la capital Port-au-Prince,
qui est une region trbs fortement urba-
nisee oO se concentre une population de
plus de deux millions d'habitants. C'est
A I'6picentre que les secousses ressen-
ties atteignent leur puissance maxi-


male.
C'est la conjugaison de ces trois para-
metres qui explique, sur le plan scienti-
fique, la violence de ce s6isme et en
parties I'ampleur des d6egts.


Les seismes : des ph6nomenes
geologiques relativement bien
connus
Bien qu'6tant dans la plupart des cas im-
pr6visibles, les s6ismes sont des phe-
nom6nes bien connus tant du point de
vue de leur origine que de leur propa-
gation.
Comme pour la drive des continents, la
formation des chaines de montagnes et
des volcans, les s6ismes trouvent leur
explication dans la theorie de la tecto-
nique des plaques. Depuis la second
moiti6 du 206me siecle, les savants sa-


vent que la parties rigide de la croOte
terrestre ou lithosphere est divis6e en
plusieurs plaques mobiles qui consti-
tuent les continents et le fond des
oceans. Elles se d6placent trbs lente-
ment les unes par rapport aux autres a
la vitesse moyenne de quelques centi-
metres par an.
Ces plaques peuvent s'eloigner les unes
des autres (extension), se rapprocher
(compression), ou se d6placer lat6rale-
ment (cisaillement).
Ces d6placements supposent la mise
en oeuvre de forces consid6rables.
C'est au niveau des zones de contact
entire les plaques que se situent les
failles qui sont les regions les plus fra-
giles et les plus instables de I'6corce
terrestre. C'est la que prennent nais-
sance la plupart des seismes.
Le blocage de ces movements en-
traine I'emmagasinement d'6normes
quantit6s d'6nergie qui finissent par se
lib6rer, provoquant de brusques depla-
cements de ces plaques et des 6bran-
lements A I'origine des tremblements de
terre.
La Cara'be fait donc parties de ces re-
gions du globe ou le risque sismique
est tres elev6. Notre region est en effet
situ6e dans la zone de contact entire la
plaque am6ricaine et la plaque caraTbe
qui coulissent "hiorizontafement" I'une
par rapport A I'autre. De plus, elle est
parcourue par de nombreuses micro-
failles, d'ou I'importance de I'activit6 vol-
canique et la fr6quence des s6ismes.

Un pays martyris6
Dans ce pays de 27 750 Km2 et de 9
millions d'habitants environ, le plus pau-


Impuissance et d6sespoir des rescap6s









vre de toute la region et I'un des plus
pauvres du monde, ce s6isme prend
une dimension d'apocalypse.
Le nombre considerable de morts, entire
100.000 et 200.000, ne peut 6tre en-
core chiffre avec precision. Des milliers
de cadavres en decomposition gisent
en pleine rue ou sous les d6combres,
aggravant jour apres jour les risques
d'epid6mie. Des dizaines de milliers de
blesses agonisent sous les ruines des
b&timents. La quasi-totalit6 des infra-
structures a 6et d6truite. L'ampleur des
d6gAts s'explique aussi par la fragility
des constructions don't la grande majo-
rit6 n'a pas ete construite dans le res-
pect des regles les plus 61ementaires
de I'art.
La plupart des h6pitaux don't la situation
6tait dejA bien pr6caire se sont effon-
dr6s.
Plus d'un demi-million de blesses-atten-
dent des secours. Un million et demi
d'habitants sont sans abri, errent dans
les rues, dorment A la belle 6toile ou


ont fui la capital don't I'atmosphere pes-
tilentielle devient irrespirable.
Environ 4 000 prisonniers 6vades de la
prison de Port-au-Prince parcourent les
rues, arms de machettes, aggravant
la terreur de la population.
Tous les r6seaux de distribution d'eau,
d'electricit6, de telecommunications sont
hors d'usage. Les centaines de milliers
d'Haitiens de la diaspora vivent dans
I'angoisse, faute de nouvelles de leurs
parents rests au pays.
Depuis longtemps confronted la d6sor-
ganisation de I'Etat, HaTti doit au-
jourd'hui faire face a un chaos sans
precedent. D'autant que le palais presi-
dentiel ainsi que plusieurs b&timents mi-
nisteriels ont ete detruits. Plusieurs mi-
nistres auraient p6ri.
Certes, la solidarity international se
mobilise massivement en faveur de ce
pays martyr.
L'aeroport don't les Americains ont pris
le contr6le est sature. Leur gestion de
I'espace aerien a fait I'objet de vives cri-


tiques de la France en particulier don't
plusieurs avions d'aide humanitaire ont
d e6tre derout6s, faute d'avoir obtenu
I'autorisation d'atterrir.
Des promesses de dons affluent du
monde entier. Mais I'acheminement de
I'aide est rendu particulierement difficile
en raison de la destruction total de la
plupart des infrastructures.
Depuis plusieurs jours, une veritable
course centre la montre est engage
pour sauver les derniers survivants et
soulager les souffrances de cette mal-
heureuse population qui a deja endure
tant d'epreuves.
Mais souhaitons que cette aide par-
vienne r6ellement aux plus d6munis.
La Martinique sera solidaire de ses
freres de la Caraibe. Grace a son cou-
rage, le people haftien survivra A cette
catastrophe.
Justice et le Parti Communiste Martini-
quais s'associent A ce vaste elan de so-
lidarite.
G. Erichot


Maiti: UNE SOLIDARITY PLANETAIRE.


L'aide doit parvenir aux survivants


Les 6v6nements actuels ajoutent une
nouvelle sc6ne de la longue trag6die du
people ha'tien.
Le monde entier s'apitoie aujourd'hui
sur les nouvelles souffrances qu'endure
le people haitien suite au d6sastre pro-
voque par le violent s6isme du 12 jan-
vier dernier. Fort bien. Persorine ne se
hasarderait a critiquer cet immense elan
de solidarity venu de tous les coins de la
plan6te en faveur d'un people qui a deja
traverse tant d'epreuves.
A commencer par celle impose par la
France, puissance colonisatrice qui a
impose A Haiti le paiement d'une in-
demnit6 de 150 millions de francs or (90
milliards d'euros) en change de la re-
. connaissance de son independence
proclamee en 1804, pour d6dommager


la perte des esclaves et de leurs plan-
tations subies par les colons !
L'importance des moyens mis en oeuvre
par les grandes puissances procede,
certes de bonnes intentions humani-
taires. Mais elles ne sont pas non plus
absentes de considerations geopoli-
tiques.

Le monde entier au secours d'Haiti
Du monde entier, une solidarity institu-
tionnelle sans precedent s'organise en
faveur de lile martyre.
Les moyens consid6rables d6ployes par
sa puissante voisine, les Etats-Unis vi-
sent certes A supplier la d6sorganisa-
tion de ceux de la force d'intervention de
I'ONU, la MINUSTAH, affaiblie par la
perte de 36 de ses personnel, par la


disparition de 200 autres et par la des-
truction de son quarter general. Les
USA y ont depeche plusieurs navires
de guerre, un navire h6pital et meme un
porte-avion nucl6aire qui sert de base
navale.
Le president Barack Obama a annonce
I'envoi, A partir du lundi 18 janvier, de 11
000 marines pour assurer la s6curite
des mat6riels de secours et pour ga-
rantir le maintien de I'ordre.
Mais il est evident que les Etats-Unis
veulent aussi eviter de nouveaux afflux
de r6fugies vers la Floride, tres proche,
en d6ployant un cordon sanitaire autour
de 171e sinistr6e.
D'autres grandes puissances comme la
Chine, I'Allemagne, la Grande Bretagne
, la Russie ou le Br6sil ont mobilis6 des
moyens proportionnellement tout aussi
consid6rables.
De son cote, la France, qui a mis en oeu-
vre des moyens humans et logistiques
important, a partir de son territoire,
mais aussi de la Martinique, de la Gua-
deloupe et de la Guyane montre I'im-
portance geostrategique de ses pos-
sessions des Antilles ou elle dispose de
moyens militaires et aeriens relative-
ment important, aux dires memes de la
ministry de I'Outremer.
Elle a envoy sur place un contingent
de trois cents gendarmes, des groups
electrogenes, des equipes specialis6es
dans la recherche de victims enfouies,
un h6pital de champagne, du materiel de
traitement de I'eau, etc.
L'accueil de bless6s, par les plates-


rra~rmm~I







i220 Jusc no -


formes m6dicales don't disposent ces
territoires enforce son image dans la re-
gion. Contrairement A ce qu'affirment
certain, les Outremers ne sont pas de
simples danseuses qui vivent aux cro-
chets de la Republique.
II faut souligner que la decision du Gou-
vernement frangais d'aider HaTti a Wet
immediate alors que certain ici avaient
fait champagne contre le passage A I'ar-
ticle 74 en brandissant la menace que la
Martinique serait abandonnee par la
France et ne b6n6ficierait pas de la "so-
lidaritinationale"en cas de passage a
I'article 74.

Mais la mobilisation est aussi forte du
c6te des autres pays du continent ame-
ricain et de la region.
Le Canada, le Mexique,
le Venezuela, le Br6sil,
le Chili, la Colombie et
la R6publique domini-
caine ont d6ej fait parve-
nir d'importantes
6quipes de secours ainsi
que des grandes quanti-
tes de materiels de se-
cours et de nourriture.
Cuba, qui fournissait
deja A Haiti une aide me-
dicale important, a ren-
force ses moyens sur
place en depit des
pertes subies par ses
6quipes. II a Wet le pre-
mier pays a y installer un
h6pital de champagne
operationnel.
Les Etats de la Caraibe membres du
Caricom se sont engages A fournir une
important assistance medical, ali-
mentaire et mat6rielle & Haiti. Certains
d'entre eux sont d'ailleurs d6eja pied
d'oeuvre.
De leur c6te, les organizations non gou-
vernementales, tirant des lemons de
leurs experiences anterieures veulent
eviter A tout prix I'afflux incontr616 de
dons en organisant les interventions
sous I'egide de I'ONU.
L'OMS assurera la coordination des ac-


tions de sant6, la Croix Rouge et le haut
Commissariat aux r6fugi6s s'occupera
des abris tandis que le PAM, le Pro-
gramme alimentaire mondial, supervi-
sera la distribution de nourriture.
Partout, A travers le monde, les artistes,
les sportifs se mobilisent en faveur du
people halitien.

Solidarity: la Martinique
n'est pas en reste.
La Martinique est touch6e de tres pres
par la trag6die que vit Haiti. Ces deux
peuples 6tant li6s par une grande proxi-
mit6 geographique, historique et cultu-
relle, ainsi que par la presence sur notre
sol d'une important communaut6 hali-
tienne, g6enralement bien int6gr6e.
La catastrophe a dt6 tres douloureuse-


La Martinique mobiliste pour Haiti


ment ressentie au sein de cette com-
munaute don't tous les membres ont
garden des liens tres 6troits avec leurs fa-
milies restees au pays.
Une angoisse nourrie depuis la catas-
trophe par les difficulties et donc I'ab-
sence de nouvelles des leurs.
Leur seul r6confort c'est I'extraordinaire
mobilisation du people martiniquais en
faveur de leurs concitoyens.
Une mobilisation qui s'est spontanement
mise en place tant au niveau des orga-
nisations caritatives bien connues


comme la Croix rouge ou le Secours
catholique que des Organisations non
gouvernementales comme Urgences
caraibes ou Architectes de I'urgence.
A travers toute lile, des initiatives de
solidarity se multiplient. Toutes les col-
lectivit6s se sont mobilisees : Conseil
general, conseil regional, ville de Fort de
France, Association des maires, com-
munes, parties politiques don't le PCM,
syndicats, associations sportives et cul-
turelles, organismes patronaux. Des ap-
pels sont lanc6s en direction des per-
sonnels m6dicaux en vue de porter
secours aux blesses.
Des d6tachements militaires du 336me
RIMA et du SMA dots de nombreux
materiels sont achemines vers I'fle
meurtrie par la voie maritime.
Vendredi 16 janvier, a
10h 30, une minute de
silence a ete observe
dans toutes les ecoles
a la m6moire des
nombreux 6coliers
haltiens disparus.
Des initiatives se mul-
tiplient en vue de la
collect de vivres, de
denrbes de premiere
necessit6 ou d'eau en
bouteille.
D'autres visent la re-
colte de fonds qui se-
raient ensL'ite rever-
s6s aux organizations
caritatives.
De leur c6t6, les grou-
pements de planteurs
de banane et la
Chambre de commerce ont propose
leurs moyens logistiques pour I'achemi-
nement dbs que possibles des products
des diff6rentes collected.
C'est donc un immense 6lan de solida-
rite qui s'organise en faveur de nos
frbres HaTtiens. Gageons que, plus en-
core que d'habitude, les Martiniquais
auront A coeur de contribuer A att6nuer
la douleur de ce people qui a d6j& tant
souffert.
G. Erichot


FLASHS POLITIUES


La droite du non se divise : le non du
non
Aprbs le "Non" massif A I'article 74 pour
un vrai pouvoir local, le 24 janvier les
296 802 6lecteurs sont appel6s aux
urnes afin de r6pondre par oui ou par
non A la question suivante : "'pprouvez-


vous la creation en !Martinique d'une col-
lectivitj unique exercant les compitences
devolues au dipartement et d la region
tout en demeurant rigie par ('article 73 de
la Constitution ?". Une question recur-
rente, rejetee par le Conseil constitu-
tionnel en 1982 sur injunction de la


droite d'alors, puis en 2003 par les elec-
teurs sous pr6texte de "chat an sak.
Cette simplification administrative pro-
posee par le gouvernement est au-
jourd'hui accept6e par la majority des
formations politiques, qui appellent a vo-
ter "Oui"le 24 Janvier 2010. Quelques






LAUI JIE 2 IU 'i 21 Jani2 Ji n'9 -Pg


personnalit6s de la soci6et civil re-
groupees sous la banniere du "Non le 24
janvier" et deux succursales de forma-
tions politiques frangaises nouvellement
cr6ees, a savoir le Modem dirige par
Max Orville et le Parti democrate chre-
tien de Ralph Monplaisir, s'y opposent
cependant, brisant ainsi le bloc du "non
au 74". Ces hommes et formations ont
decide de f6tichiser le d6partement don't
ils ne veulent pas la disparition. Ils esti-
ment preferable d'attendre la r6forme
territorial frangaise impulse par la
commission Balladur. Max Orville pre-
cise a ce propos : "La Collectiviti
unique, parce qu'effe n'est pas le idparte-
ment ni la region, est un monstre qui ne dit
pas son nom. C'est un processus qui a6ou-
tira d r~duire les (Droits des Martiniquais
a Egafiti ripubficaine. Le choix de la
Coflectiviti unique revient d donner un
6banc seeing au gouvernement et aux elus
qui auront Wt6 nicessairement disavouis re
10 janvier 2010". Un Comite intitule
"Non le 24" s'est cr6ee galement au-
tour de Joseph Virassamy, I'auteur du
fameux et honteux "Eloge de lapeur"et
professeur d'6conomie a I'UAG, de
Georges Virassamy, ex president de
I'UAG et professeur de droit invite
come faux expert neutre par RFO Tele
sur son plateau le soir du scrutiny du 10
janvier, Michel Chalono, zombi assimi-
lationniste et ex-secretaire d6partemen-
tal du RPR. Enfin le president de I'UMP
Martinique, I'ultra departementaliste
Jean-Claude Granier, a appeal & voter
non A la Collectivit6 unique pour conti-
nuer "a combattre Cautonomie". Imme-
diatement la secretaire d6partementale
du parti sarkozyen, Chantal Maignan,
I'a d6clar6 suspend d'exprimer les po-
sitions de I'UMP. Un veritable panier de
crabes !

La champagne du 24 janvier 2010
10 formations politiques font champagne
pour le "oui" le 24 janvier et sont donc
autorisees A s'exprimer sur les m6dias
publics (tel6 et radio):
1- Federation Socialiste de la Martinique
(FSM) ;
2- PALIMA-RMC ;
3- Conseil National des Comit6s Popu-
laires-Patriotes (CNCP-Patriotes);
4- Rassembler la Martinique (droite de-
partementaliste FMP et autres);
5- Mouvement Ind6pendantiste Martini-
quais (MIM);
6- Modemas-Ecologie
7- Rassemblement Democratique pour
la Martinique (RDM) ;


8- Rassemblement D6mocratique pour
la Martinique (RDM) /Alliance ;
9- Parti Progressiste Martiniquais
(PPM);
10- Mouvement des Autonomistes et
des Progressistes (MAP).
A noter que Modemas-Ecologie a per-
mis au Parti Communiste Martiniquais
de s'exprimer dans le cadr e la cam-
pagne officielle. Deux parties, MIM et
Rassembler la Martinique (droite) ont
droit A 15 minutes et 50 seconds
d'6mission, tandis que les 8 autres ne
disposent que de 11 minutes chacun.

24 janvier : chacun a son propre "Oui'
Pour les FMP "a fitsion du conseilgini-
ralet du conseilen une collectiviti unique
facilitera la gestion des affaires Cocales".
Le Chat an sak de 2003 aurait disparu et
les garanties seraient reelles, congoit
Andre Lesueur, chef des FMP
Pour le Map : "C'est le OVUI du 24 qui va-
lidera le refuse du 74 en lui donnant tout
son sens. If ouvrira la voie a une Marti-
nique nouvelfe s'assumant pleinement
dans une collectiviti unique, fibre de son
identity, et s'inscrivant sans compflee
dans le monde".
Pour I'UMP de Chantal Maignan : "Ce
sera plus simple et plus efficace mainte-
nant que la Martinique est sicurisie (e-
gislativement. (Pour avoir des dilefgations
de competence ilny aura plus 6esoin que
le CG et Ce CRIse mettent prialablement
d'accordsur les compitences a demander.
Cette riforme est du bon sens administra-
tifet politique". II faut signaler que le
president de I'UMP Martinique Jean-
Claude Granier, appelle, lui, A voter
"NWon", se disant accroch6 au d6parte-
ment et voulant 6viter une derive vers
I'autonomie.

La champagne pour les r6gionales de
mars 2010 est deja lance
Les elections pour une simplification ad-
ministrative ne sont pas termindes que
deja les elections r6gionales sont dejA
en ligne de mire des formations poli-
tiques. C'est ainsi que Jose Mirande,
ancien de BAtir et adversaire de Ro-
dolphe D6sir6 aux dernieres munici-


pales, announce "qu'un group de marti-
niquais de tous horizons a dicild avec au-
dace, dans Cintirit du pays, de prendre
part aux elections rigionales de mars
2010". Sous la banniere : Identit6, Res-
ponsabilite et Developpement, ce
group compete "changer ces hommes qui
ne sont plus capa6fes de porter Ces espi-
rances de notre pays" pour "se projeter
dans une Martinique oiu Con retrouve Ce
sens de ['engagement pour ripondre a nos
defis, aux attentes de notre peuple". De
son c6t6, Combat Ouvrier de Ghislaine
Joachim-Arnaud, reapparaissant apres
s'etre immerge dans la CGTM et avoir
particip6e I'agitation de la peur de la
perte des acquis sociaux pendant la
champagne pour le 74, entend recolter
les dividends de la crise social de fe-
vrier/mars 2009 en pregnant part aux re-
gionales de mars prochain. II entend
"mobiliser ceux qui ne sont pas entendus,
ceuxlqui ne reconnaissent pas leurs reven-
dications dans Ces discours des ilus".

Dissolution d'Objectif 74
Le Comit6 OBJECTIF 74, conforme-
ment A son engagement, a procede A
la dissolution de ce regroupement de
citoyens de la society civil engage
pour defendre la transformation de la
Martinique en une Collectivite d'Outre-
Mer regie par I'article 74 de la Consti-
tution. Lors de sa reunion du 11 jan-
vier 2010, le comite, tout en remerciant
les electeurs de Martinique qui ont pris
part A la Consultation du 10 janvier
2010 et singulibrement ceux qui ont
port leurs suffrages sur le OUI A I'Arti-
cle 74, a pris "acte de ce vote massif en
faveur du ON". D6sormais, indique
le port- parole Louis Boutrin, "toute in-
tervention publique sur cette question
institutionnelle ne peut itrefaite qu'd
titre individual,,.

Bwana Frangois Bayrou
Le leader du Modem est venu dire aux
Martiniquais ce qui est bon pour eux :
dire Non A la collectivite Unique car c'est
"signer un chique en blanc".
Bayrou se prend pour un bwana arri-
vant chez les indigenes.


. ,* .'T.-. : ; . .. * . . $; . ,



(Vn bateai qui a cou 4n e pfepas autres naguer)

SLes Achecs '.e.d etnt pas decourageir
'.









OUI LE 24 JANVIER 2010 POUR UNE COLLECTIVIST UNIQUE

DOTEE D'UNE ASSEMBLEe UNIQUE

(Diclaration du q4gtssem6bement Martiniquais pour e Changement (M. C)


Le Rassemblement martiniquais pour le
Changement appelle A voter OUI le 24
janvier 2010 pour une Collectivit6
Unique dot6e d'une Assemblee Unique.

Cette proposition avait d6ej ete faite il
y a de nombreuses ann6es.
Ce n'est que le 7 d6cembre 2003, et
apres de tres longues negociations
qu'elle fut soumise a consultation po-
pulaire.

Tous ceux qui, aujourd'hui, s'en ac-
caparent et lui trouvent toutes les ver-
tus n'en ont pas W6t les concepteurs.

Bien au contraire, certain I'ont com-
battue avec vehemence. D'autres
avaient reni6 leur propre signature.
Ceux -lA n'ont pas A s'enorgueillir et
encore moins a se vanter.

II est utile de rappeler que ce proces-
sus d'6volution a 6te concretement
engage :

sur la base des propositions continues
dans le rapport Lise/Tamaya de juin
1999 qui a notamment permis I'instau-
ration d'une instance d6mocratique et
transparent le Congres des 61lus de-


partementaux et r6gionaux habilit6e &
formuler toute proposition institution-
nelle e tstatutaire
*sur la base de la Declaration de Basse-
Terre du 1er d6cembre 1999 sous I'inti-


RASSEMBLEMENT MARTINIQUAI
POUR
LE CHANGEMENT

tule "Le courage politique au service du
dive(oppement ".

*sur la base de la Declaration de
Cayenne du 7 f6vrier 2000 sur le regime
fiscal


Tout cela a debouch6 sur I'elaboration
du Project Martinique

La Consultation du 7 d6cembre 2003
est alors intervene, suite aux r6-
solutions du Congres des elus,
reuni en 2001, 2002 et 2003.

II serait dommageable pour la ve-
rite historique que les propositions
d'alors soient r6cup6r6es par
d'autres qui, dans le meme temps
cherchent A les stigmatiser, a les
travestir, A les charcuter et A les
denaturer.

Sachez qu'il n'y a pas de meilleurs
defenseurs d'une proposition que
ses concepteurs concrets et origi-
S nels.
Un pas en avant reste un pas
tenu.
D'oO notre presence naturelle
dans cette champagne pour r6tablir
la v6rite, pr6ner le changement et pro-
mouvoir la responsabilite.
Les coordinateurs :
Alain Rapon
et Eugene Larcher.
Mercredi 13 janvier 2010.


Campagne offciee: "OUI" LE 24 JANVIER 2010

INTERVENTION DE MICHEL BRANCH DU PART COMMUNIST MARTINIOUAIS


invite par Modemas-Ecologie
Martiniquaises, Martiniquais,
Nous remercions la liste Mo-
demas-Ecologie de permettre
au Parti Communiste Martini-
quais de s'exprimer au nom du
Rassemblement Martiniquais
pour le Changement (RMC).
En refusant le passage a I'arti-
cle 74, la Martinique s'est pri-
vee des moyens lui permettant
de s'attaquer aux nombreux
problbmes qui I'assaillent.
Nous en prenons acte.
Nous observons cependant
que ce rejet est le r6sultat
d'une champagne de d6sinfor-
mation, men6e par une coali-
tion h6t6roclite et immorale,
sur le mensonge de la perte
des conqudtes sociales.
Le dimanche 24 janvier, les


Martiniquais sont appel6s a se pro-
noncer sur la creation en Martinique
d'une Collectivit6 unique r6gie par
I'article 73 de la Constitution r6ali-
sant la fusion du D6partement et de
la Region. Pr6cisons : sans comp6-
tence nouvelle, contrairement a ce
que laissent entendre certain,
comme le PPM. La troisibme voie est
une chimbre.

Chers compatriotes,
Ici il faut rappeler que, avec les forces
de progres, nous nous sommes battus
sans cesse depuis le sabotage du pro-
jet Emmanuelli en 1982 par la droite as-
similationniste pour une Collectivit6
unique et une Assembl6e unique aux
comp6tences 6largies.
Le principle de la Collectivit6 unique pro-
pose aujourd'hui par le Gouvernement
est celui que nous avions propose et


Michel Branchi






I I ICN 1 -si c W' I ',,'


soutenu avec les autres forces consti-
tuant aujourd'hui le RMC lors de la
consultation du 7 d6cembre 2003. Cette
Collectivit6 unique et cette Assembl6e
unique avaient ete alors combattues f6-
rocement par la droite r6actionnajre et
une fraction du PPM et des socialists.
Elles avaient 6te rejetees de justesse, a
1 034 voix pres, d6ej& I'epoque suite
6galement A une champagne de men-
songes 6hontes trompant le people.
Aujourd'hui, le PPM, la droite d6parte-
mentaliste des FMP et UMP appellent A
voter pour cette r6forme limit6e. UIs ont
fait perdre 7 annees A la Martinique et
arrivent devant cette 6ch6ance sans
aucun project Seul le RMC porte un
project defendu depuis 2003 autant dans


le mode d'election de cette coHlectivit6
unique que dans les axes de develop-
pement d6ej inscrits dans le Projet Mar-
tinique et confirms dans le SMDE et
I'AGENDA 21.
Pour notre part, bien que partisans
d'une evolution plus audacieuse, nous
appelons a voter "oui" A cette Collecti-
vit6 unique.
Nous ne pouvons nous dejuger.
Elle permettra plus de coherence dans
les politiques publiques, moins de perte
de temps et d'energie, moins de gaspil-
lages, moins de dispersion des efforts
et moins d'affaiblissement d'un pouvoir
local restant r6duit face au Pr6fet, face
au Gouvernement, face A I'Europe et


face A la Caraibe.
Mais, pas d'espoirs inconsideres : cette
evolution institutionnelle ne peut donner
au pays les moyens suffisants de met-
tre en oeuvre la veritable politique de
developpement durable et solidaire don't
nous avons tant besoin pour sortir le
pays de la crise profonde qui le frappe.
Donc, la lutte pour la Responsabilit6
martiniquaise, pour le Travail, pour I'em-
ploi, pour la sauvegarde de notre pays
et pour I'emancipation continue.
II n'est du pouvoir de personnel d'arre-
ter la march de I'Histoire.
"Oui" le dimanche 24 janvier, les yeux
grands ouverts.
Michel Branchi, PCM


APRES LE 10 JANVIER, ILS SE LACHENT...

Marie-Luce Penchardjette 6as masque: ELLE VEUT EVACUER" LA

QUESTION DE LA RESPONSABILITE DES PEUPLES DES DOM


Apres le scrutiny du 10 janvier sur le pas-
sage a une autonomie limit6e dans le
cadre de I'article 74 de la Constitution
frangaise, la ministry de I'Outre-mer Ma-
rie-Luce Penchard s'est lIch6e en aban-
donnant sa fausse neutrality. Elle a es-
tim6 le lundi 11 janvier que le non des
Guyanais et Martiniquais & plus d'auto-
nomie 6tait "une riponse claire et nette"
montrant qu'ils sont "profondiment atta-
chis d a R publique". Or, avec I'article 74
ils n'6taient pas moins dans la R6pu-
blique, mais avec un peu plus de capa-
cite de decider chez eux.
Elle a enfonce le clou en expliquant sur
RMC (Radio Monte Carlo) a propos du
vote du dimanche 10 janvier que "fa
fait longtemps que nous avons ce di6at
institutionnef' et "qu 'a claque manifes-
tation on pense que fes Guyanais et les
Martiniquais veulent lautonomie. Eh
bien, ifs disent non parce qu'is sont pro-
fondiment attaches (a Rapublique".
Pourtant Sarkozy avait d6clar6 qu'il ne
s'agissait pas d'un referendum sur I'in-
d6pendance, ce que se sont applique a
faire croire I'UMP et autres FMP. Double
jeu ? Certainement.
Elle a mieux explicit sa pensee en
ajoutant que approuver I'article 74 oc-
troyant plus d'autonomie a ces d6parte-
ments "ca voulait dire que lorsqu'un texte
itait voti au Parlement iln' 'tait pas au-
tomatiquement applique en outre-mer, et
ca les Martiniquais, fes ultramarins n'en
veulent pas. Ifs ont 6ien compris qu'ifva-
Cait mieux, pour Ceur intirit, qu'ifs res-


tent dans une organisation qui
feurpermet de garantir un mi-
nimum de droits".
VoilA un des mensonges prin-
cipaux de cette champagne :
le statut demanded par les elus
guyanais et martiniquais com-
portait, outre le maintien des
comp6tences regaliennes,
mais aussi celui de la legisla-
tion social, du code du tra-
vail, de la sante, etc, dans le
droit commun(identit6 lgisla-
tive).
A la question de savoir s'il
n'aurait pas fallu faire savoir
des le depart de quoi serait
faite la loi organique (compe-
tences, mode de scrutiny, or-
ganisation, dotations budge- Ma
taires, fiscalit6, etc), la
ministry s'est abrit6e derriere
le faux pr6texte que "ce serait une remise
des droits du Parlement", fournissant aux
adversaires du changement un argu-
ment en or massif sur le fait que le 74
c'etait "le saut dans Cinconnu". Dans la
5eme Republique, tout le monde sait la
preeminence de I'Ex6cutif sur le Parle-
ment et rien n'empechait le pouvoir sar-
kozyen de dire les grandes lignes du
statut de Collectivit6 d'Outre-mer a par-
tir des demands des Congres de
Guyane et Martinique et notamment le
fait qu'il serait propose que la question
social resterait dans le droit commun et
que les dotations budg6taires seraient
garanties. Certes les propositions issues
du Congres ont 6te expliquees et nous


rie-Luce Penchard pretend enterrer la revendication
de la Responsabilit6

nous sommes efforces de les populari-
ser. Le temps a manque indubitable-
ment. Mais il a 6te facile pour les immo-
bilistes de droite comme de gauche de
marteler qu'il ne s'agissait que "d'inten-
tions"et non de "garanties"et donc que
I'article 74 6tait "une tromperie" (tract de
la droite par example).
Penchard a fait le service minimum dans
sa declaration constitutionnelle sur la
consultation au Parlement les 7 et 9 de-
cembre 2009 en matiere d'information
sur le nouveau statut de Collectivite
d'outre-mer autonome et cela a facility la
champagne de mensonges et de panique
de ses relais locaux Maignan, Lesieur et
autres Letchimy en Martinique.
En fait, Mme Penchard a r6pondu au se-







L-L'AvUES 1U I 01'0I 2 2010 -Juc W


cr6taire national du PS a I'outre-mer
Axel Urgin selon qui "des zones d'om6re
ont ti entretenuesparlepouvoirpolitique
et par fa prisidence de la Ripublique" en
soulignant que "le diveloppement icono-
mique a besoin de sta6iliti politique" et
qu'il fallait "ivacuer" la question statu-
taire "de manure ia ce qu'on n'ait pas 4
cfhaque difficult le dibat sur Fivolution
institutionnele". Elle a meme anticipe
sur le 24 janvier en disant que si la re-
ponse 6tait non, cela voudra dire,
comme pour le R6unionnais, "qu'iln'y

"COMBAT OUVRIER"


aura pas comme par le pass cette question
quipourra revenir". Et de conclure : "le
Gouvernement a vujuste en disant que ce
n'est pas la question du statut qui est
prioritaire". Rappelons- nous qu'il s'agis-
sait de la position de Sarkozy lors des
pr6sidentielles (discours de Sainte-Anne
notamment). II faut esp6rer que Serge
Letchimy a entendu le message, lui qui
veut nous faire croire qu'il se fait fort
d'obtenir une revision constitutionnelle
pour arracher une "autonomie optimal".
En clair, elle espere enterrer la question
statutaire et derribre elle la revendication


de la responsabilite et de la dignity des
peuples d'outre-mer. D6cid6ment, Sar-
kozy a bien fait de choisir une originaire
des DOM pour tenter de verrouiller I'ave-
nir de nos pays dans le giron de la
France colonialiste.
Malheureusement, il est au-dessus de
ses forces d'endiguer 6ternellement I'as-
piration des Martiniquais comme des
autres peuples des pr6tendus "D" OM A
diriger eux-memes leurs propres af-
faires. Hercule lui-meme n'y parvien-
drait pas.
Michel Branchi


FUSTIGE LES PARTISANS DU 74 ET LES


TRAITE DE POLITICIANSS"


Ghislaine Joachim-Arnaud a sans doute
ete la premiere a publier une d6clara-
tion aprbs les resultats de la consultation
du 10 janvier et le rejet massif de la Col-
lectivite autonome de I'article 74. Cette
fois, elle s'exprime au nom de Combat
ouvrier et sa declaration est datee du
meme jour, le 10 janvier 2010.
Elle attribue la victoire du Non A la "m6-
fiance de la majeure parties des travail-
leurs et de la population pau-
vre envers les pofiticiens' et A
"feur refus de s'engager sur
quoi que ce soit concernant les
intirits des couches labo-
rieuses et pauvres (...) et leurs
silences sur fes pro6lemes im- .
portantd'. Accusation 6toN-
nante. Comment Combat
Ouvrier peut-il reprendre
I'antienne du PPM et de la
droite d6partementaliste sur
I'absence d'engagements et
de programme ? Le Congrs
des 61us et les formations du
RMC ont affirm notamment
I'engagement de maintenir
les conqudtes sociales et de-
velopp6 les grands axes d'un politique
nouvelle de d6veloppement endogene,
durable et solidaire don't la priority etait
'la lutte centre le ch6mage, la pauvrete,
I'exclusion et les inegalites sociales
criantes.
II est vrai qu'il n'y a pire sourd que celui
qui ne veut point entendre.
De manibre subliminale par centre,
Combat ouvrier sous la couverture cette
fois de la CGTM s'est joint, A sa ma-
nibre, au concert de ceux qui ont agith la
peur de la perte des conquetes sociales.
Ainsi il a public divers documents soi-di-
sant pour aider les travailleurs "A deter-


miner ob se trouvent leurs v6ritables in-
terets ( notamment document du 17 de-
cembre 2009 et distribu6 dans les boltes
aux lettres avec la publicity commer-
ciale), mais qui laissaient entendre,
sous couvert d'interpellation des "politi-
ciens", que I'article 74 remettait en
cause les droits sociaux, les lois so-
ciales : Smic, allocations diverse, pro-
tection des ch6meurs, salaires dans les


functions publiques, abattements fis-
caux pour les revenues les plus faibles,
etc.
Dans sa declaration du 10 janvier, la re-
presentante de Combat ouvrier-CGTM
traite les politicianss du 74, plus ou moins
autonomistes" de "defenseurs attitris de
fordre socialen place". Pour faire bonne
measure, Ghislaine Joachim-Arnaud de-
nonce les ravages accomplish par le gou-
vernement en place qu'elle ne nomme
pas. Autrement dit, elle met dans le
m6me sac les anticolonialistes et
hommes de progrbs du RMC et le pou-


voir neo-lib6ral colonial de Sarkozy. Et
elle demand aux travailleurs de "re-
trouver le chemin de Fivrier 2009"
comme si elle 6tait propri6taire de ce
puissant movement populaire auquel
une grande parties des composantes de
la soci6et ont particip6 ainsi que les mi-
litants de toutes les formations du RMC
et au-del&.
Bien entendu, Combat ouvrier ne donne
pas de consigne de vote
pour le 24 janvier 2010 : ni
74, ni 73, mais la gr6ve ge-
Snrale serait la seule voie
pour changer la situation
des travailleurs. Et puis
voilA quelques jours apres
ce movement announce
qu'il sera present aux elec-
tions r6gionales. Comme
quoi la politique peut servir
A d6fendre les travailleurs
et alors en s'y engageant
Ghislaine Joachim-Arnaud
et ses amis ne seront-ils
pas des "pofiticiens"comme
les autres ?
Indiquons que le terme "po-
liticien" d6signe une per-
sonne qui fait de la politique, qui exerce
des responsabilites politiques, mais a
surtout un sens p6joratif, A savoir ce qui
relive de I'intrigue et de la recherche de
I'interet personnel. Le terme politician
est associe aux mensonges, aux ma-
noeuvres, au non respect de la parole
donnee, etc.
Pour notre part au Parti Communiste
nous nous considerons comme des mi-
litants politiques.
Traiter les militants du 74 de politicianss"
est tout de meme assez insultant.
A.G.






L'Am s X 3 *31 II III ',,'i Jnver0 -JstceWO; Pael

Bec et Plumes: JEAN-LUC PAUL-JOSEPH, LES "REVOLUTION-

NAIRES FONCTIONNAIRES" ET TI-SONsoN


Le journalist Jean-Luc Paul-Joseph,
au lendemain de I'6chec de la consulta-
tion pour passer a la Collectivit6 auto-
nome dans le cadre de I'article 74 n'a
pu se retenir de danser sur les vaincus.
Nous avons pu entendre avec une cer-
taine stupefaction au journal televis6 de
RFO Martinique le lundi 11 janvier der-
nier, au lendemain de la consultation
sur le passage & I'article 74, Jean-Luc
Paul-Joseph, invite par le pr6sentateur
Serge Bile, presenter une strange ana-
lyse sur le divorce suppose entire les
elites, les politiques et Ti-Sonson, entire
la Martinique d'En-Haut et la Martinique
d'En-Bas.
II a declare notamment : "(..) Ce sont
toujours les mimes, nos rivolutionnaires
fonctionnaires comme les chante Cally,
nos notables inteltectuels avant-gardistes,
patriots nationalists ou autonomistes
qui, sofidement appuyis sur leurs man-
dats, leurs 40 % ou leurs emplois protigis,
defisnissent le sens de la responsa6biiti et
de la dignity pour Ti-Sonson (...)".
Les r6volutionnaires fonctionnaires soli-
dement appuy6s sur leurs 40 %, les
mandates, les emplois proteges, etc.,
cela nous ramene aux diatribes anti-
fonctionnaires de feu Emile Maurice, de
Jean Maran, de Michel Renard et autres
feu Sable dans les annees 1960 ou sur
cette base, au lendemain de d6cembre

POINT DE VUE SUR


1959, furent chassis de la function pu-
blique Armand Nicolas, Walter Guit-
teaud, Georges Mauvois et Guy Dufond
par la c6elbre ordonnance du 15 octo-
bre 1960. Cela renvoie aussi aux eruc-
tations de certain b6eks et patrons
pendant le movement du 5 f6vrier
Opposer les fonctionnaires anticolonia-
listes qui d6noncent le systbme capita-
liste et colonial a ses victims appelees
Ti-Sonson est aussi vieux que ce sys-
teme. Avoir un emploi et les protections
d'un statut est insupportable pour ceux
qui voudraient voir les intellectuals si-
lencieux face a un people livre pieds et
poings lies aux profiteurs et aux colo-
nialistes et A leurs valets. Les intellec-
tuels, voilA ceux qui empechent de
profiter et d'aliener tranquilles.
M. Jean-Luc Paul-Joseph n'en est pas a
son coup d'essai puisque, lors de I'an-
niversaire des vingt ans de la chute de
Berlin, recemment, il avait illustr6 un re-
portage fielleux sur ce sujet en montrant
I'ancien siege delabre de notre Parti
pour I'identifier avec la pr6tendue de-
cr6pitude des idees communistss'
Cette fois-ci, il croit pouvoir aller plus
loin du fait du rejet de la petite autono-
mie de I'article 74 par 80 % des votes
exprimes.
M. Jean-Luc Paul-Joseph peut vomir
I'autonomie, I'article 74 ou le commu-
nisme. II peut, comme certain de ses
confreres, desavantager les partisans


LA CONSULTATION DU 24 JANVIER 2010


Dimanche 24 janvier il ne s'agit plus
de statut.
II ne s'agit plus de creation de Col-
lectivit6 nouvelle.


II s'agit de mettre en oeuvre
une loi d'int6ert regional
adaptant une loi g6nerale A
notre situation particuliere.
C'6tait dej& la proposition en
1982.
Ce vote, s'il est positif, corri-
gera I'anomalie qu'est un De-
partement-Region, car en
France, la Region est conque
comme : L'Union des d6par-
tements.
II faut que chaque Martini-
quais prenne conscience que
nous vivons une p6riode
d'6volution des institutions
frangaises sans precedent.
Nicolas Sarkozy refait la so-
ciete en "detricotant" I'6volu-
tion historique et social de la
France et des Outre-mers.
Dans cette histoire de la France, nous
avons arrach6 nos acquis : La liberty,


200 ans pour cela.
L'egalite social, 200 ans don't 50 ans
de lutte pour la mise en place de toutes
les lois lies A la d6partementalisation.
Depuis 1970 nous sommes en lutte
pour que la R6gionalisation soit
conforme A notre situation g6ogra-
phique et administrative. En France, la
Region est conque comme "["Vnion des
dipartements" pour plus de force de de-
veloppement. Ici en Martinique, la
bonne formule aurait dO etre un Conseil
General aux pouvoirs elargis et non eri-
ger le territoire en Region et ajouter un
Conseil Regional tout A fait artificial au
regard de la definition de la Region.
La D6centralisation en 1982 a conforte
notre situation hors norme en mainte-
nant le Conseil General et le Conseil
Regional sur ce territoire monodeparte-
mental.
Trente ans apres, alors que les incon-
v6nients de cette situation sont connus,


du changement en persiflant la revendi-
cation de responsabilit6. II peut faire
semblant de verser des larmes de cro-
codile sur le sort de Ti-Sonson accroch6
a une yole "de bois dresses d'allocations,
ifindemnitis, de CMVU ou de XVI... qui
a eu mal au venture mais ses supe-
rieurs, son redacteur en chef, Joseph
Nodin, devraient lui rappeler que RFO
est un service public et que les propos
insultants et partiaux de ce type ne sont
pas de mise et qu'il doit observer une
certain reserve. En parlant d'un Ti-
Sonson accroch6 aux bois dresses de
sa yole avec des allocations, des in-
demnites, de la CMU ou du RMI et qui
vote la peur au venture, il reconnaft im-
plicitement que ce vote est un vote ex-
torque par la peur de perdre ce qui
permet de survive dans cette society
departementale colonial harass6e et &
bout de souffle. Un vote sous la pres-
sion de la necessity.
Pour avoir exprime notre indignation,
va-t-il se poser en victim comme d'au-
tres qui considerent les journalists in-
touchables A la moindre critique ? Va-t-il
prendre encore plus le "serrage" des
communists et autres anticolonialistes
en les excluant des emissions poli-
tiques ?
Attendons voir.
Antoine Gilles







IL Apws II vi -ui W. -


sont vecus au quotidien, la collectivit6
unique reclamee depuis 1982 nous est
propose, mais alors, dans des condi-
tions telles, que les sirenes de malheur
ont d6jA commence a affoler le people.
Avec le RDM et ses Alli6s, nous devons
saisir cette occasion d'organiser comme
il convient A notre situation, la vie insti-
tutionnelle, dans la Constitution fran-
gaise de notre Tie de 1.180 km2 et A
8.000 km de la France.
Nous devons
Voter OUI pour la Collectivit6
Unique.
Obtenir en nous battant, qu'elle soit or-
ganis6e de fagon coh6rente et fonction-
nelle : Avec un mode d'61ection
assurant une representation equitable
de tout le territoire.
Un nombre suffisant d'dlus pour un tra-
vail efficace.
Un contr6le possible de I'ex6cutif.
Des moyens suffisants pour la r6ussite
des politiques publiques (comp6tences
Conseil G6n6ral, Conseil R6gional reu-
nies).
Nous devons arracher les outils 16gisla-
tifs nous assurant les libert6s "nices-
saires a notre survive" (C6saire):
Liberty douaniere octroii de mer)
Liberty commercial integrationn de


notre sphere g6ographique)
Liberty economique (orientation de
notre 6conomie, soutien & nos products)
Liberty culturelle (promotion de notre
culture, axe et soubassement de notre
economie)
Libert6 politique (A I'int6rieur de la
Constitution frangaise).
Que I'on ne nous dise pas que dans la
Mondialisation cela n'est pas possible !
Que I'on ne nous dise pas que dans
I'Europe cela n'est pas possible.
OUI c'est possible dans la mondiali-
sation, car ces am6nagements sont
une affaire franco-frangaise, affaire
entire la France et Nous.
OUI c'est possible dans I'Europe, car
Ia encore, c'est une affaire entire la
France et Nous ; I'Europe n6gocie
des ddrogations, voire meme main-
tenant des d6rogations perma-
nentes.
Notre situation g6ographique, econo-
mique, culturelle nous impose d'avoir
Une Collectivit6 Unique.
Ce sont des raisons aussi particulieres
qui ont fait qu'en plein coeur de la
France metropolitaine, Paris jouit d'un
statut particulier depuis 1871 !
Que I'on nous colle toutes les lois,
meme les plus inadapt6es A notre si-
tuation, n'est pas une fatality.


C'est le r6sultat de notre passivity. Re-
veillons-nous et d6mocratiquement exi-
geons ce qu'il nous faut. Si nous
sommes passifs aujourd'hui, nos en-
fants, nos Jeunes, n'auront le choix
qu'entre la passivity et la violence.
Par notre vote le 24 janvier, deman-
dons une Collectivite Unique.
Que nos Parlementaires, forts du sou-
tien populaire, de notre soutien, du
souci de I'int6rdt g6n6ral, negocient le
contenu pour un possible d6veloppe-
ment 6conomique, cultural et social de
notre territoire.
Pour cela il nous faut 6tre unis, un peu-
ple debout, porter par un ideal de liberty,
de justice, de responsabilit6 et de soli-
darit6 dans le grand ensemble frangais.
"Les Franfais de 'France" ne veulent pas
de la r6forme Balladur, c'est cette re-
forme que certain nous proposent d'at-
tendre.
Un sursaut compatriotes Votons pour
une Martinique vivifiee, votons pour la
Collectivite Unique.
Ne disons pas : "Que nous ne savonspas
a queffe sauce nous serons mangos".
Disons
Que nous aurons ce que nous aurons
eu, la determination de commander.
Madeleine de Grandmaison (RDM)


SONDAGE : UN VOTE DE LA PEUR


Le journal "Le 9Monde" a pose sur son
site la question suivante le mardi 12 jan-
vier 2010:
"La victoire massive du "non" en Marti-
nique et en Guyane au referendum propo-
sant une autonomie accrue vous
paraft-elle traduire avant tout...... Cat-
tachement a la 'France et le refus de tout
ce qui pourrait constituer une tape vers
Cindipendance :14,4 %
... ou fa crainte de perdre les minima so-
ciaut: 81,5 016
Sans opinion: .4,1 %
Nombre de votants: 10 628"
Ainsi prbs de 11 000 lecteurs du grand
quotidien frangais estiment A une large
majority (81,5 %) que la "crainte" de


perdre les minima sociaux tels que RMI,
RSTA, minimum vieillesse, allocations
ch6mage, etc, explique le non massif A
une "autonomie accrue"plut6t que I'atta-
chement A la France et le refus d'aller
vers I'inddpendance.
Cela est significatif du jugement des
Frangais sur les DOM : nous sommes
pergus comme des assists. Mais, en
r6alit6, la crainte de la perte des minima
sociaux a ete associee au fait que le
passage A I'autonomie limit6e du 74 a
ete assimil6e a une tape vers I'ind6-
pendance par la coalition PPM-droite
departementaliste-FSM.
En tous cas, contrairement a ceux qui
accusent d6magogiquement que parler
de scrutinyn de [a peur"pour le vote du 10
janvier 2010 traduit un "mepris"du peu-


pie martiniquais par les partisans du
changement, il apparaft que les Martini-
quais et Guyanais ont eu peur non pas
parce qu'ils sont peureux mais parce
que I'on s'est applique syst6matique-
ment A leur faire peur en utilisant des
contre-v6rit6s sur le changement pro-
pos6. On a parfaitement le droit d'avoir
peur de perdre le RMI qui assure sa
survive quand cette soci6t6 neo-colo-
niale vous a accul &a n'avoir ce revenue
comme seule source de subsistence.
De plus, sur ce point le pouvoir n'a pas
donnd les eclaircissements indispensa-
bles, quoi qu'en dise Marie-Luce Pen-
chart qui apres le scrutiny s'est d6partie
de sa pr6tendue neutrality pour faire
parler son etre de suppl6tif du colonia-
lisme frangais.


POUR TAUBIRA, "LE REFUSE DE LAUTONOMIE EN GUYANE EST

UN CRI DE DETRESSE"


Debat avec Christian Taubira, d6put6
PRG de Guyane, lundi 11 janvier.
Nous reprenons ci-apres un extrait
d'un d6bat avec Christiane Taubira,
d6put6e de la Guyane, public dans


LEMONDE.FR le 11 janvier 2010.
Beaucoup de ses appreciations sont
transposables en Martinique. A ceci
prbs que Christiane Taubira est en
opposition avec Antoine Karam, pre-


sident du Conseil regional de la
Guyane (PSG), pro-74, ce qui ne I'a
pas empech6e de soutenir le 74.
"Gregoire (Mana)if sorti
Gregoire (Mana): Le "non" massif sorti






L *L3 IIN IBUV N ISE -ed 21 Janie 201IJsie O;- ,ae


des urnes ce dimanche n'est-il pas tout
simplement un vote de defiance envers
les 61lus locaux, auxquels les 6lecteurs
ne souhaitent pas donner plus de pou-
voir ?
Christiane Taubira : 11 y a une part de
9a, c'est indiscutable. Pendant la cam-
pagne, il y a eu une appreciation tr6s
severe du bilan de 1'6quipe r6gionale
sortante. C'est un argument qui a fait
mouche car, effectivement, il y a A d6-
battre. Je ne suis pas elue locale et,
pendant des ann6es, j'ai 6t6 moi-meme
tres critique sur la gestion r6gionale.
Mais nous devions voter pour ou centre
I'article 74. C'est un article de la Consti-
tution qui nous donne I'occasion de de-
finir un project territorial et de negocier
avec I'Etat la realisation d'un schema de
d6veloppement qui serait propre A la
Guyane. Les pro-74, don't je faisais par-
tie, voulaient saisir cette opportunity.
Les anti-74 ont fait croire que, au
deuxieme scrutiny qui sera organism le
24 janvier, on aurait un article 73 am6-
nag6, donc un changement pr6tendu-
ment plus en douceur. De toute fagon, il
n'6tait pas raisonnable de demander
aux citoyens de devenir des sp6cialistes
du droit constitutionnel. Face A ces
questions, tous les arguments, et leur
contraire, pouvaient faire mouche. Mais
la ruse premiere a 6t6, de la part du pre-


sident de la Republique, d'im-
poser deux consultations,
alors qu'une seule lui 6tait de-
mand6e, et ainsi de faire croire
aux 6lecteurs qu'ils auraient
une session de rattrapage.
ND : Avec la victoire du 'zon",
les DOM ne s'enferment-ils
pas dans une situation de
d6pendance a I'6gard de la
m6tropole, en refusant plus
d'autonomie ?
Christiane Taubira : Ce rejet
d'une possibility de disposer
de plus de libert6s et de res-
ponsabilites locales corres-
pond effectivement au
maintien d'une situation oO I'on
subit des lois nationals ina-
daptees a nos economies, A
nos sociologies et A notre po-
sition geographique. Tant que
nous restons dans I'article 73,
nous relevons du droit commun, et les
decisions pour I'essentiel sont prises en
function des urgences et des priorit6s
de la soci6te frangaise. Une socidt6 qui
nest pas au m6me stade des r6alit6s
historiques, dconomiques et sociales de
la Guyane.
II est certain que, alors qu'on comprend
partout qu'il faut prendre un certain
nombre de decisions au plus pres du ci-


Christianne Taubira


toyen, ce refus est contraire a une dy-
namique de rationality et d'efficacite de
I'action publique. Au lieu d'expliquer aux
gens qu'il est urgent de sortir de cette
d6pendance, on leur a fait croire qu'il y
avait des risques de perdre ces revenues
de d6pendance revenuess sociaux, taux
d'importation), ce qui est faux (...).
(In le Monde.fr)


ANTOINE KARAM : 'LA PEUR L'A EMPORTE"


Antoine Karam


Antoine Karam, president du conseil re-
gional de Guyane.
Pourquoi ce 'non" massif a I'autono-
mie ?
Antoine Karam. Je prends acte du ver-
dict cinglant et sans appel des Guya-
nais. Au terme d'un d6bat de deux ans,
ils ont rejet6 ce project d'dvolution statu-


taire dans le cadre de I'article 74
de la Constitution. J'observe tou-
tefois que, dans ce pays fragilis6,
c'est la peur qui I'a emporte. Les
opposants au 74 ont retournd la
situation en moins de quinze
jours. Ils sont passes dans les
communes rurales les plus 6loi-
gnees, les plus enclaves, dans
les quarters populaires, en agi-
tant le spectre de la perte des al-
locations familiales, du RSA et
de tous les droits sociaux en cas
de victoire du "oui". II y a eu
beaucoup de manipulation. Les
6lecteurs ont 6t6 pris en otages.
Le gouvernement porte-t-il une
part de responsabilit6 ?
Antoine Karam. Le gouverne-
ment avait la maitrise de la ques-
tion et du calendrier. II est clair
qu'il n'a pas Wte neutre, comme il
a tent6 de le faire croire. II a bien joud.
Mais il devra d6sormais g6rer la crise
social. Chacun devra assumer ses
responsabilit6s.
Vous sentez-vous priv6 des outils
pour bAtir des r6ponses a cette crise
social ?
Antoine Karam. Absolument. Nous de-


mandions, dans le cadre de la Rdpu-
blique, un degrd suppl6mentaire d'auto-
nomie, avec des outils rendant I'action
publique plus efficace. La peur a empd-
ch6 I'ouverture de cet space de res-
ponsabilit6. A mon avis, le statu quo va
pr6cipiter une crise social majeure.
Nous risquons de nous enfoncer da-
vantage dans la crise dconomique, ce
qui favorisera la montee des commu-
nautarismes. Face A cela, nous devons
nous preparer A un future de luttes so-
ciales, de combat militant, pour encou-
rager la prise de conscience de notre
people, parce que nous formons bien
un people.
Ce r6sultat ne cl6t donc pas le d6bat
sur I'autonomie ?
Antoine Karam. Certainement pas.
L'histoire n'est jamais fig6e. Dans les si-
tuations bloqudes, il suffit parfois d'une
6tincelle. Je suis un militant progres-
siste, anticolonialiste, engage dans les
luttes sociales. Je garde foi dans I'ave-
nir de mon pays. Je crois au rapport de
forces. Simplement, il nous faudra pen-
ser de nouvelles strategies.
Entretien realise par Rosa Moussaoui
(L'Humanit6 du 12/01/10)









LA GAUCHE LATINO-AMERICAINE FACE A ELLE-MEME


Avec I'election triomphale d'Evo Mo-
rales en Bolivie le 6 decembre avec 61
% des voix, soit 8 points de plus que
lors de la presidentielle 2005, I'Ame-
rique latine referme momentanement un
cycle electoral. La gauche, multiple, et
les gouvernements se reclamant d'elle
ont gagne en 2009 des positions sur le
continent, notamment au Salvador, ou
ont confort6 celles deja existantes, en
Bolivie, en Uruguay et en Equateur.
Bien sOr, les succ6s electoraux ne suf-
fisent pas A tout expliquer, mais ils ont
des impacts forts dans I'action des pro-
gressistes, I'application ou I'approfon-
dissement de leurs projects. La defense
du territoire et des resources natu-


relies, menee par les peuples "indi-
genes" en Bolivie ou en Equateur, est
sans doute une des luttes les plus im-
portantes aujourd'hui. II existe de nom-
breuses differences entire les profils
id6ologiques et politiques de ces
gauches, de leurs parties et de leurs can-
didats, ayant souvent des personnalites
fortes, charismatiques, voire autori-
taires, pour impulser les changements.
Que ce soit la revolution "bolivarienne",
"cztoyenne" ou "culturelle", le trait com-
mun est I'immense attente des peuples
qui les poussent au tournant .d'une
epoque que les historians qualifient de
"post-nioib6rale". Les revendications
portent sur le refus du pillage des res-
sources naturelles et des privatisations,
du racket de la dette externe et de I'in-
terventionnisme americain (I'installation
de bases militaires am6ricaines en Co-
lombie). Ce pour quoi les Latino-Ameri-
cains sont encore prets A combattre, ce
sontiles emplois et des salaires dignes,
I'education, la sant6, le logement, la
protection social, et la fin des exclu-
sions. II est A noter que la Bolivie,
I'Equateur ou le Venezuela, pays riches
en hydrocarbures, sont aussi ceux ou la
rupture est la plus marquee. Ils ont mis


en ceuvre une "refondation" constitu-
tionnelle de grande ampleur et finance
des transferts de rentes en direction des
plus pauvres. Face A la crise mondiale,
ces programmes sociaux ont ete appli-
ques dans de nombreux autres pays,
leur permettant de mieux lui resister.
Toutefois, force est de constater que la
reduction de la br6che entire riches et
pauvres est toujours d'actualit6 dans un
continent marqu6 par la persistence de
fortes in6galit6s sociales. Toutes ces
victoires ne signifient pas le repli defini-
tif d'une droite d6cid6e a ne rien lAcher
de ses privileges. Le Chili, en cette fin
d'annee, pourrait voir la droite, lointaine
heritiere de Pinochet, reconquerir le
pouvoir, tandis que le Br6sil, aprbs Lula
en 2010, risque de sonner le glas des
esp6rances r6formatrices du Parti des
travailleurs. L'exemple du Honduras
montre que la droite sait transformer sa
strat6gie en une guerre politico-m6dia-
tique qui agit comme force antidemo-
cratique. Les Itats-Unis, en sous-main,
accroissent leur presence et tentent de
gagner du terrain pour reprendre la
main dans la region.
Par Bernard Duraud
(L'humanit6 du 8/12/2009)


QOUEBEC: LA LUTTE POUR LA SOUVERAINETE


Le Parti communist du Quebec (PCQ)
nous a fait parvenir, dans le cadre de
nos relations bi-laterales, un document
abordant les similitudes et les specifici-
tes particulibres observes dans le long
et difficile combat mend par nos deux
peuples en faveur de I'emancipation.
Parmi les similitudes figurent en bonne
place la legitime revendication constam-
ment bafou6e du droit de vivre et d'exis-
ter en tant que people ou nation
souveraine ainsi que I'etroit lien unis-
sant la lutte contre I'oppression natio-
nale A celle en faveur du progres social.
Au Quebec, les syndicats sont plus forts
et plus influents que partout ailleurs en
Amerique de Nord. Ils regroupent 45 %
des salaries tous secteurs confondus
(et jusqu'A 90 % dans le secteur public).
C'est bien pourquoi la legislation du tra-
vail appliquable au Quebec se trouve
6tre devenue, lutte apres lutte, greve
aprbs greve, la plus avancee de tout le


continent ambricain.
Le Quebec se situe 6galement A la
pointe du combat mend centre la guerre
en Irak ou pour I'6galit6 des femmes.
La constitution du front uni "Que6ec soli-
daire" regroupant un tres large 6ventail
de forces et de courants se r6clamant
de la gauche et de I'anticapitalisme mi-
litant a permis d'ouvrir de nouvelles
perspectives politiques en brisant le
quasi monopole exerc6 par le Parti que-
bequois (PQ, centre-gauche pr6tendu-
ment autonomiste). "Quibec solidaire"
est en effet cr6dite de 8 % d'intentions
de vote centre 4 % il y a un an. II a
meme reussi A faire elire son premier
deputy, Amir Khadir, en d6pit d'un sys-
teme electoral particulibrement injuste.
Sur le plan des rapports avec le pouvoir
central, les Quebequois ont une bonne
longueur d'avance sur les populations
des DOM frangais car ils beneficient
deja d'une relative autonomie gagnee


de haute lutte tout au long de leur his-
toire. Mais le pouvoir central canadien
ne perd jamais une occasion de pouvoir
rogner sur cette autonomie afin de s'af-
firmer comme le seul et veritable mal-
tre.
En 1995, lors du dernier referendum sur
la question de la souverainete du Que-
bec, le NON I'avait emport6 d'extrdme
justesse (moins de 50 000 voix, soit A
peine 0,5 % d'ecart) sur le OUI. Autant
dire que les independantistes estiment
que la parties n'est que remise. Mais I'in-
dependance du Quebec n'est pas une
fin en soi pour le PCQ qui lutte non seu-
lement pour la souverainete, mais pour
la souverainet6 dans le socialisme ainsi
qu'en t6moignent les resolutions adop-
tees lors de ses deux derniers congrbs
car les problems sociaux ne pourront
6tre reellement r6solus que dans le
cadre du socialisme.
K.Solaris


I N 31S 'A F


SOCITEI CIVIL PROFESSIONNELLE
"EVELYNE GUATEL ET SANDRA
GERMAIN PORSAN-CLIMENTI"
10 AVENUE LOUIS DOMERGUE,
DOMAINE DE MONTGERALDE
97200 FORT DE FRANCE


AVIS DE MODIFICATION
CESSION DE PARTS SOCIALES
ET DEMISSION-NOMINATION
DE GRANT
Aux terms d'un acte de cessions de
parts sociales requ par Maitre Sandra


PORSAN-CLEMENTE le 27 juillet 2009 Beauville, immatriculd le 27/12/2004 au
enregistr6 le 06 ao0t 2009 Bordereau RCS DE FORT DE FRANCE sous le n
n2009/870 Case n* 8 a ete constatee les 479 849 309, savoir :
modifications suivantes de la soci6et A. I/ Cession de parts sociales
WEN SARL, ayant son siege social & Monsieur Chao Wei LIANG a cede :
DUCOS (97224) 2, Place Asselin de 450 parts sociales A Monsieur Yi ZHAN,







g S di 1 i 20 10 J


nouvel associe
- 50 parts sociales A Monsieur Yonglin
PAN, nouvel associ6
Madame Estelle CHEN, spouse de Mon-
sieur Chao Wei LIANG a c6d6 :
450 parts sociales A Madame Xiaoxiao
PAN spouse de Monsieur Yi ZHAN, nou-
vel associ6
50 parts sociales A Monsieur Yonglin
PAN, nouvel associ6
Nouvelle mention de I'article 8 des status
ARTICLE 8 Capital Social
Le capital social est fix6 A la some de
TRENTE MILLE EUROS (30.000,00
EUR) divis6 en 1000 parts de TRENTE
EUROS (30,00 EUR) chacune, entibre-
ment souscrites et lib6r6es, r6parties
entire les associ6s savoir:
- A Monsieur Yi ZHAN, 450 parts, num6-
rotbes de 1 A 450, ci 450 parts.
- A Madame Xiaoxiao PAN spouse
ZHAN, 450 parts, num6rotees de 501 A
950, ci 450 parts.
- A Monsieur Yonglin PAN, 100 parts, nu-
m6rot6es de 451 & 500, et de 951 A 1000
ci 100 parts.
II/ D6mission et nomination grant
Ddmission des co- grants : Monsieur
Chao Wei LIANG, n6 a GUANDONG
(Chine) le 07 aoQt 1969 et Madame Es-
telle CHEN, spouse de Monsieur Chao
Wei LIANG, n6e A BOAN (Chine) le 07
d6cembre 1972.
Et ce A computer du 26 juillet 2009
Nomination d'un nouveau grant : Mon-
sieur Yi ZHAN, 6poux de Madame
Xiaoxiao PAN, nd A ZHEJIANG (Chine) le
18 juin 1984.
II est nomm6 pour une dur6e illimit6e a
computer du 27 juillet 2009.
Pour avis
Le notaire FB 2163

SNC AMINDUSTRIE N* 10
SOCIETi EN NOM COLLECTIF
AU CAPITAL DE 1 520 663.68 E
SIaGE SOCIAL : 6 LOT. MANHITY
97232 LE LAMENTIN
RCS FDF N* 438 873 069
Suite A la cession de parts consentie res-
pectivement par :
Monsieur BERTRAND Alain, Monsieur
CORMIER Bertrand, Monsieur LEMBO
Sante, Monsieur DESJARDIN Bernard,
SARL JOSEPHINE, Monsieur ANIAKOU
. Spencer, Monsieur KRIEF Olivier, Mon-
sieur JAVOURET Pascal, Monsieur
REHBY Jacques, Monsieur ANGERI St6-
phane, Monsieur FLEGEAU Yannick,
Monsieur MARUANI Guy, SARL PLATY-
PUS, Monsieur AUBERT Philippe, Mon-
sieur PICCO Bernard, Madame DE LUCA
Paola, Monsieur PICCO Patrick, Mon-
sieur PERROT Eric, Monsieur LE ROUX
Christophe, EURL GOYAVIER, Monsieur
BUCCHANIERI Marc, Monsieur GARIN
Laurent, Monsieur VUILLET Gerard,
SARL ANNE ISABELLE, Monsieur MAI-
RET Roger
Au profit de la Soci6t6 ACI FINANCE-
MENT OUTRE-MER, I'article 9 des sta-
tuts a 6t6 modifit par decisions des
associ6s du 28/12/2009;
Associ6s en nom:
- Ancienne mention =
Monsieur BERTRAND Alain = 889 200
parts
Monsieur AUBERT Philippe = 226 200
parts
Monsieur CORMIER Bertrand = 214 500
parts
Monsieur PICCO Bernard = 1 209 000
parts
Monsieur LEMBO Sante = 234 000 parts
Madame DE LUCA Paola = 195 000
parts
Monsieur DESJARDIN Bernard =
.1 209 000 parts
Monsieur PICCO Patrick = 1 209 000
parts


SARL JOSEPHINE = 2 695 000 parts
Monsieur PERROT Eric = 400 000 parts
Monsieur ANIAKOU Spencer = 78 000
parts
Monsieur LE ROUX Christophe =
156 000 parts
Monsieur KRIEF Olivier = 230 000 parts
EURL GOYAVIER = 1 014 000 parts
Monsieur JAVOURET Pascal = 304 200
parts
Monsieur BUCCHANIERI Marc = 75 800
parts
Monsieur REHBY Jacques = 218 400
parts
Monsieur GARIN Laurent = 312 000 parts
Monsieur ANGERI Stephane = 936 000
parts
Monsieur VUILLET G6rard = 214 500
parts
Monsieur FLEGEAU Yannick = 936 000
parts
SARL ANNE ISABELLE = 440 470 parts
Monsieur MARUANI Guy = 256 027 parts
Monsieur MAIRET Roger = 398 340 parts
SARL PLATYPUS = 1 155 000 parts
- Nouvelle mention =
Soci6t6 ACI FINANCEMENT OUTRE-
MER = 15 206 636 parts
Monsieur Stephane de REYNAL = 1 part
Une inscription modificative sera requise
au RCS de FORT-DE-FRANCE,
Pour avis,
Le Grant, FB 2164

FIRST
SOCITEt A RESPONSABILITI
LIMITtE AU CAPITAL DE 60 980 E
CENTRE COMMERCIAL PLACE
D'ARMES 97232 LE LAMENTIN
341 520 708 R.C.S. FORT DE FRANCE
Aux terms d'une deliberation en date du
21 octobre 2008, I'assembl6e gdnerale,
ayant pris acte de la admission de Mon-
sieur Pierre JELIAZOVSKI, demeurant
396 rue.Pasteur 33200 Bordeaux, de
ses functions de Gerant de la societ6, a
nomme en ses lieu et place A computer de
ce jour et pour la duree restant A courir du
mandate de ce dernier, soit jusqu'A I'issue
de la deliberation qui statuera sur les
comptes de I'exercice clos le 30 septem-
bre 2008, Monsieur Bertrand D6sir, nd le
4 septembre 1968 A Chatenay-Malabry et
demeurant 50, rue du Couvent 76190
Yvetot.
Mention sera faite au Registre du Com-
merce et des Soci6t6s de Fort-de-France.
Pour avis.
Le Grant FB 2165

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte ssp en date A Fort de France
du 21.12.2010, enregistre au SIE Fort de
France le 24.12.2009, il a 6t6 constitu6
une Soci6t6 aux caract6ristiques sui-
vantes:
Denomination: POLYMAR
Forme: Soci6t6 & Responsabilit6 Limit6e
Capital: 340 000
Objet : le n6goce de products de bateaux,
la reparation et la maintenance navale, la
fabrication de tous types de bateaux, les
travaux sous-marins
Siege social : Centre de Car6nage, Baie
des Tourelles, 97200 FORT DE FRANCE
Dur6e : 99 ans
G6rance : M. Max ROSE-ELOISE de-
meurant 21 Lot. Monplaisir, rue de I'Ami-
ti6, 97200 FORT DE FRANCE
RCS : Fortde France FB 2166

AVIS D'APPORT
Suivant acte SSP en date du 14.12.2009,
enregistr6 au SIE de Fort de France le
24.12.2009, M. Max ROSE-ELOISE de-
meurant 21, Lot. Monplaisir, Rue ,de
I'Amitid, 97200 FORT DE FRANCE, a fait
apport A la soci6t6 POLYMAR, SARL au
capital de 340 000 E, don't le si6ge social
est Centre de Cardnage, baie des Tou-


relies, 97200 FORT DE FRANCE, de son
fonds artisanal de fabrication, reparation
de bateaux en polyester et en bois, tra-
vaux sous-marins, sis et exploit au 24
Lot. Cit6 Dillon Stade, 97200 FORT DE
FRANCE pour lequel M. Max ROSE-
ELOISE est immatriculA au registre des
M6tiers de la Martinique sous le n 313
892 549 RM 9721, ledit fonds a et6 6va-
lu6 A une valeur nette de 340 000 euros,
pour laquelle il a 6t6 attribu6 A M. Max
ROSE-ELOISE 3 400 parts de 100
chacune ; I'entr6e en jouissance a 6t6
fixde au 01.10.2009.
Les cr6anciers de 'apporteur auront un
d6lai de dix jours A computer de la derni6re
en date des publications prescrites par la
loi pour fair la declaration de leurs
cr6ances au Greffe du Tribunal Mixte de
Commerce de Fort de France et les op-
positions, s'il y a lieu, seront revues au
siege du fonds apport6.
Pour avis, FB 2167

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
MFM BTP
Aux terms d'une d6lib6ration en date du
23 d6cembre 2009, la collectivit6 des as-
soci6s a pris acte de la admission de
Monsieur Jonathan MUDAY et a nomm6
en quality de nouveau grant Monsieur*
Felix FERJUL, demeurant Villa ensoleil-
lade, impasse du Bel Age, quarter Petit
Morne, 97232 Lamentin pour une dur6e
illimitee.
I'article 12 des status a 6t6 modifi6 en
consequence
Le nom de Monsieur Jonathan MUDAY a
6tA retire des status sans qu'il y ait lieu
de le remplacer par celui de Monsieur
Felix FERJUL.
Pour avis FB 2168

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 12/01/2010, il a 6t6 consti-
tu6 une Holding
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : CAPAG INVEST
Sise : ZA Artimer- 97290 LE MARIN
Objet : Prise de participation dans toute
soci6t6 quelque soit I'objet de I'activitd
Dur6e : 99 ans
Capital: 40 000
PDG : MAGNAN Pierre
Adresse : appt n 3 r6s Mond6sir quar-
tier Mond6sir 97290 LE MARIN
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB 2169

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
TRAV BATIMENT ET TRAVAUX
PUBLICS TRAV BTP
SOCI'TI A RESPONSABILITIE
LIMITEE AU CAPITAL DE 7 622.50 E
ANCIEN SIEGE SOCIAL :
RUE MORINIERE
CHEZ OMER CARDINET
97230 SAINTE MARIE
NOUVEAU SIaGE SOCIAL :
41 RUE PLATEFORME
97225 LE MARIGOT
R.C.S. FORT-DE-FRANCE B
452 430 861
Par decision en date du 28 octobre 2009,
les associes ont pris acte :
- de la admission de Omer CARDINET de
ses functions de grant A computer de ce
jour et ont nomm6 en replacement
Micka6l BORRY demeurant: 24 cit6 Frai-
cheur & GROS MORNE
(97213), pour une dur6e ind6termin6e
- du transfer de si6ge de rue Morini&re
chez Omer CARDINET 97230 SAINTE
MARIE au
41 rue Plateforme 97225 LE MARIGOT A
computer du 28 octobre 2009.
L'article 4 des status a Atd modified
Mention en sera faite au RCS de Fort-de-
France


Pour avis


FB 2170


AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 01/01/2010, il a 6t6 consti-
tu6 une SCI
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination: LE COPRA
Sise : R6sidence les Terrasses de la Ma-
rina app A porte 10
97290 LE MARIN
Objet : location de biens immobiliers
Dure : 50 ans
Capital : 10004
Grant : Monsieur JUSTINE GUTEM-
BERT
Adresse : R6sidence les Terrasses de la
Marina app A porte 10
97290 LE MARIN
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB 2171

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 11/01/2010, il a 6t6 consti-
tu6 une SARL
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : CLAK'PORTE
Sise : 83 rue Moreau de Jonnes 97200
F-de-F
Objet : Travaux de menuiserie
Dure : 99 ans
Capital: 750E
Grant: F NORDIN (Mme)
Adresse : Bourg du Vert Prb 97231 LE
ROBERT
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour Avis la g6rance FB 2172

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 11/01/2010, il a 6t6 consti-
tu6 urie EURL
Pr6sentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : CARIBBEAN CUSTOM
CYCLIS EURL
Sise : r6s St Frangois bAt Carouge esc c
n 76 chateauboeuf
97200 Fort-de-France
Objet : Vente de prices d6tach6es de
moto
Dur6e : 99 ans
Capital: 200
Grant : FRANCHINARD ARIEL
Adresse : r6s St Frangois bat Carouge
esc c n 76 chateauboeuf 97200 Fort-
de-France
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis la g6rance FB 2173

AVIS DE CONSTITUTION
Le 4 janvier 2010, a 6t6 constitu6 une
EARL ayant les caract6ristiques sui-
vantes :
Objet: production vente de products agri-
coles et toutes les activities agricoles
connexes
D6nomination: EARL LINBE
Sibge social : quarter Bois Seguin Las-
salle 97230 SAINTE MARIE
Dure : 99 ans
Capital social : 3 000 apports en nu-
m6raire 3 000e
Grant : Madame LOUIS Simone Mo-
nique
Demeurant : quarter Bezaudin 97230
SAINTE MARIE
Monsieur LOUIS Kevin demeurant: quar-
tier Bezaudin 97230 SAINTE MARIE
La soci6t6 sera immatricul6e au R.C.S.
de Fort-de-France FB 2174

SNC KANEL 506
SOCI"TE EN NOM COLLECTIF
AU CAPITAL DE 10,00O
SIaGE SOCIAL:
C/O OCEORANE 2 LOT. ACAJOU
97232 LE LAMENTIN
RCS FDF SOUS LE N* 514 001 510
AVIS DE MODIFICATION









IINNUNIL, L ,21-


Aux terms du proc6s verbal de I'assem-
blee g6enrale extraordinaire du 21 De-
cembre 2009, il r6sulte que :
Monsieur Jean-Luc Joseph BONIFACE
demeurant Redoute, 14, Bis rue de la
Belle Epine 97200 Fort-de-France, a
6t6 nomme, par acte extrastatutaire, G6-
rant A computer du 21 Decembre 2009, en
replacement de la Soci6et OCEO-
RANE, SAS au capital de 1.000.000 f,
immatriculee au RCS de Fort-de-France,
sous le N 451 402 135, don't Ie si6ge est
sis 2 Lot. ACAJOU 97232 LE LAMEN-
TIN, d6missionnaire;
Le siege social a 6et transf6er6 Redoute,
14, Bis rue de la Belle Epine, A computer
du 21 D6cembre 2009. L'article 6 des sta-
tuts a ete modifi6 en consequence :
Ancienne mention : c/o OCEORANE 2
Lot. ACAJOU 97232 LE LAMENTIN
Nouvelle mention : Redoute, 14, Bis rue
de la Belle Epine, 97200 Fort de France
Une inscription modificative sera requise
au RCS de FORT-DE-FRANCE,
Pour avis,
Le Grant, FB 2175

AVIS DE MODIFICATION
MATINDUSTRIELLE
SOCI'T" EN NOM COLLECTIF
CAPITAL : 100.00
SIaGE : 6, LOT. MANHITY FOUR
A CHAUX 97232 LE LAMENTIN
RCS FDF N 440 079 325
Suite A la cession de parts consentie res-
pectivement par :
Monsieur St6phane de REYNAL, EURL
JOSEPHINE,
Au profit de la Soci6et ACI Financement
Outre-Mer, I'article 9 des Statuts a 6t6
modifi6 par decisions des associes du
30/12/2008.
Associes en nom:
Ancienne mention =
Monsieur Stephane de REYNAL 1 part
EURL JOSEPHINE 999 parts
Nouvelle mention =
ACI Financement Outre-mer = 1 000
parts
Une inscription modificative sera requise
au RCS de Fort de France,
Le grant, FB 2176

AVIS DE CONSTITUTION
D'UNE SARL
Aux terms d'un ASP en date du 18 de-
cembre 2009, il a et6 constitu6 une so-
ciete & responsabilit6 pr6sentant les
caract6ristiques suivantes :
Denomination social : SURPERETTE
FABY
Siege social: Providence Vert Pr6 97231
ROBERT
Dur6e : 99 ans
Objet social: Sup6rette
Capital social 1 5000 EUROS
Gerance : Jean BILAN
La soci6t6 sera immatriculee au RCS
Pour avis et mention FB 2177

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv6 A
Fort de France enregistr6 aux imp6ts le
04/02/2009 bordereau n 2009/171 case
n 8 il a ete constitute une society pre-
sentant les caract6ristiques suivantes :
Forme social : Societe Unipersonnelle
Limitee
Denomination social : DAT
Siege social: Fonds Pagnier
97224 Ducos
Objet social : la production discogra-
phique du patrimoine musical, la vente en
detail de discographies, de CD ou DVD,
en France et A I'6tranger, et g6enrale-
ment, toutes operations commercials, fi-
nancibres, industrielles, mobilibres et
immobilieres pouvant s'y rapporter direc-
tement indirectement.
Dur6e de IA society : 99 ans '


Capital social : 500 4
G6rance : Monsieur Alfred DESFONTIS,
demeurant Fonds Pagnier
97224 Ducos
Pour avis,
La g6rance FB 2178

AVIS DE NOMINATION
SARL LOC REMORQUAGE
Aux terms d'une deliberation en date du
28/12/ 2009 I'AGO a nomm6 les G6rants
suivants :
Mr Sergio BELNY,
n6 le 23 d6cembre 1960 A F-de-F,
de nationalitA frangaise, Marie,
demeurant n1 Lotissement Les Hauts de
Palmiste
97232 LAMENTIN
Monsieur Jean-Baptiste BANNY,
n6 le 8/02/1961 & F-de-F,
de nationality frangaise,
Avenue de la liberty
97200 FORT DE FRANCE
Pour avis et mention
Les G6rants FB 2179

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 16/12/09, il a 6te constitute
une : SARL
Pr6sentant les caracteristiques suivantes:
Denomination : FRANCOIS AQUACUL-
TURE MARINE
Sigle : FAM
Adresse : Fond Laillette Bellefontaine
97222
Objet : Production Aquacole
Dur6e : 99 ans
Capital : 8 000 euros
Grant: M. FRANCOIS Clotaire
Adresse : Maniba Pitons Case Pilote
97222
Immatriculation au registry du Commerce
: en course
Pour avis la G6rance FB 2180

AVIS DE LOCATION GERANCE
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date du 24 ao0t 2009 enregistr6 A la re-
cette des imp6ts le 25 aoot 2009 sous le
bordereau n 2009/935 case n 6.
La SARL AUTO SOLEIL
au capital de 7622.45 don't le siege so-
cial est 4 route de redoute
97200 Fort de France,
reprbsentbe par son grant Monsieur Eu-
gene LABEAU a donn6 en location g6-
rance
A la soci6t6 LG AUTOMOBILES SARL
au capital de 5 010.00 E
don't siege social est A Californie
97232 Lamentin
immatriculee au RCS de Fort de France
sous le n 420/627713 n de gestion 988
936 pour une dur6e d'une annde A comp-
ter de 1er juillet 2009 jusqu'au 30 juin
2010.
En vertu de ce contract la soci6t6 LG
AUTO exploitera ce fonds A ses risques
et perils sous son entire responsabilit6
Pour avis
Le grant FB 2181

CABINET DE MAITRE MARYSE
DUHAMEL
AVOCAT
IMM. BEL AZUR
48 RUE SCHOELCHER 97200
TEL. : 70.10.38
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera proc6d6 le MARDI 02 MARS 201.0
A NEUF HEURES, au tribunal de Grande
Instance de Fort de France (Martinique),
palais de justice 35 bd General de
Gaulle, A la vente aux encheres pu-
bliques, au plus offrant et dernier enche-
risseur de :
Un terrain situ6 sur le territoire de la com-
mune de Fort de France, route de la Folie
*-voie n 12, cadastre lieudit la Folie sec-


tion AS n 242 d'une superficie de 603
m2, sur lequel existe une construction en
dur A usage d'habitation.
Selon proces verbal de description de
Maitre Louis-Victor FIRMIN Huissier de
Justice au Lamentin, du 10 novembre
2008 :
La parcelle de terre cadastree section AS
n 242 est uniquement accessible par un
passage pi6tonnier dit "Passage Gueri
Tout" Commengant en bordure de la
route de la Folie :
Sur cette parcelle est 6rig6e une maison
construite en dur et peinte avec couver-
ture en t6le, 6quip6es d'un portail pi6ton,
constitute d'un niveau rez-de-chaussee
et d'un premier niveau accessible par le
portail d'entr6e.
Cette maison est actuellement occupee
par les propri6taires et comprend :
Au niveau rez-de-jardin : une chambre et
un w.c.
Au premier niveau : un s6jour accessible
par I'entr6e principal, un salon situ6 au
fond du sdjour, une cuisine situee sur le
cot6 du s6jour & l'entr6e, une chambre si-
tu6e sur le c6t6, une autre pice, une
salle de bains.
La vente est poursuivie A la requete de la
SOCIETY FINANCIERE ANTILLE
GUYANE dit SOFIAG, society par actions
simplifi6e immatricul6e au RCS de Fort
de France sous le n 448 328 344 repre-
sent6e par son Directeur General, ayant
son siege social A Fort de France : 12 Bd
General de Gaulle 97200, venant aux
droits de la SOCIETY DE CREDIT POUR
LE DEVELOPPEMENT DE LA MARTI-
NIQUE dite SODEMA en vertu d'un trait
de fusion public au RCS de Fort de
France le 11 mai 2005.
Ayant pour Avocat constitu6 Maitre Ma-
ryse DUHAMEL, Avocat au Barreau de
Fort de France, y demeurant : imm. Bel
Azur 48 rue Schoelcher 97200
Le cahier des charges a 6t6 d6pos6 au
Greffe du Tribunal de Grande Instance de
Fort de France, Palais de Justice : 35 Bd
General de Gaulle, 97200 o0 toute per-
sonne peut en prendre connaissance.
Les enchbres s'ouvriront sur la mise A
prix pour LE SEUL LOT de : CENT
VINGT MILLE EUROS (120.000 E).
Les enchbres ne peuvent etre port6es
que par ministbre d'Avocat inscrit au Bar-
reau de Fort de France. FB 2182

AVIS DE CONSTITUTION
En date du: 11/01/10, il a 6t6 constitute
une : SARL
Presentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination: ARC-EN-CIEL SARL
SISE : R6sidence les Terrasses de la
Marina BAt A Pte 10 97290 Le Marin
Objet: Peinture en bAtiment
Duree : 99 ans
Capital: 1000
Grant : JUSTINE GUTEMBERT
Adresse : R6sidence les Terrasses de
la Marina BAt A Pte 10 97290 Le Marin
Immatriculation au registry du Commerce
: en course
Pour avis la G6rance FB 2182

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de I'organisme qui passe le
march : Conseil Regional de la Marti-
nique
Service Routier R6gional, Rue Gaston
Defferre Cluny BP 601 97200 Fort-
de-France Martinique t6l. : 0596-59-
63-00 T6l1copie : 0596-72-68-10 -
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "March6s Publics
Representant du pouvoir adjudicateur Le
President du Conseil R6gional de Marti-
nique
Procedure de passation : Proc6dure en
vertu de I'article 28 du Code des March6s


Publics (CMP)
Objet de la consultation : Cette consulta-
tion a pour objet de pr6-s6lectionner des
candidates que la Region mettra en com-
p6tition, pendant une p6riode d'un an,
pour I'achat de petits mat6riels et de four-
nitures destines A I'exploitation et I'entre-
tien du r6seau routier national:
lot 1 : Peintures, vernis, adjuvants, di-
luants, d6goudronnant;
lot 2 : Produits chimiques (absorbant,
chaux...)
lot 3 : Outillage (fourches, coutelas,
pelles, brouettes...);
lot 4 : Produits en m6tal et quincaillerie
(boulonnerie, chaines...) ;
lot 5 : Produits composites pour revete-
ments routiers (enrob6s A froid);
lot 6: Machines agricoles (tondeuses, d6-
broussailleuses, trongonneuses, pieces
d6tach6es...);
lot 7 : Maintenance des machines agri-
coles.
lot 8 : Gaz industrial (oxyg6ne...);
lot 9 : Equipements 6lectriques et d'6clai-
rage (piles 6lectriques, appareils d'6clai-
rage, appareil 6lectriques d'eclairage
autonomes....);
lot 10 : Produits d'entretien (d6graissant,
savon...).
lot 11 : Machines et equipements (aspira-
teurs, nettoyeurs haute pression....)
Contenu du dossier de candidature A pro-
duire : La declaration de candidature
(conforme au module DC5 version octo-
bre 2008), disponible sur internet A
I'adresse suivante : www.minefi.gouv.fr,
th6me : marches publics ;
lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants en cas de
groupement conforme au module DC4
dans sa version d'avril 2007) disponible
6galement sur internet A I'adresse sui-
vante : http://www.minefi.gouv.fr, theme:
marches publics);
les references du candidate portant sur
des prestations similaires r6alisees et les
certificates ou toutes autres preuves ayant
trait A la quality et & la conformity des
fournitures concern6es (pour I'appr6cia-
tion des capacit6s professionnelles du
candidate ;
indications sur les moyens techniques et
humans du candidate (pour I'appreciation
de ses capacities techniques);
indication du ou des lots pour le(s)quel(s)
le candidate souhaite etre consulted pen-
dant un an.
Critbres de selection des candidatures :
Capacit6s professionnelles et techniques.
Date d'engagement des consultations :
Des candidates seront, aprbs analyse des
dossiers de candidature regus, s6lection-
nes pour chacun des lots pendant une
p6riode de 12 mois. IIs seront, pendant
cette p6riode invites & remettre des offres
pour les commander de la region portent
sur les lots pour lesquels ils sont selec-
tionnes.
Delai laiss6 au candidate attributaire du
march pour remettre ses attestations fis-
cales et sociales : 8 jours calendaires
Delais d'ex6cution des prestations : Us fi-
gureront sur chaque bon de command
et varieront selon I'importance de la com-
mande entire 2 et 30 jours.
Date limited et lieu de reception des dos-
siers de candidature : Le Lundi 08 f6vrier
2010 A 12 H 00
Le dossier de candidature constitu6 des
pieces pr6cit6es doit Atre introduit dans
une envelope cachet6e portant la men-
tion suivante Acquisition de petits mat6-
riels et de' fournitures destines A
I'exploitation et I'entretien du reseau rou-
tier national "Ne pas ouvrir". Ce pli doit
parvenir avant les date et heure sus-indi-
qu6es, en recommand6 ou par porteur au
Service des March6s Publics du Conseil
Regional, rue Gaston Defferre Cluny -







SSJ 1 r2 10 Justc -


97200 FORT-DE-FRANCE.
Date d'envoi de I'avis A la publication : Le
Mardi 12 janvier 2010 FB 2184

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
ActivitA principal : services generaux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut6 d'Agglom6ration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Pr6si-
dent de la CACEM
Adresse Internet: infos@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.cacem.org
Objet du marched
Objet du march : Am6nagement du front
de mer de Fond Lahaye (Schoelcher) -
Etude de faisabilit6 d'un terre-plein en
Rive Gauche
Type de marched de services : 12
Caract6ristiques principles :
Historique et diagnostic 6tude de di-
mensionnement des infrastructures/ou-
vrages etude juridique, 6conomique et
financibre.
Prestations divis6es en lots : non
Dur6e du march : 3 mois maximum A
computer de la notification du marched
Conditions relatives au march
Modalit6s essentielles de financement:
resources propres de la CACEM
D6lai global de paiement: 40 jours
Modalit6s de paiement : articles 86 & 98
du code des marches publics
Forme juridique que devra revdtir le grou-
pement de foumisseurs: groupement so-
lidaire ou conjoint
Conditions de participation
La lettre de candidature ou DC4 ; en utili-
sant I'imprim6 DC4 (version 2008) ou un
document comportant les memes infor-
mations ;
La declaration du candidate en utilisant
I'imprime DC5 (version avril 2007) ou un
document comportant les memes attes-
tations et informations ;
La copie du ou des jugements prononc6s,
si I'entreprise est en redressement judi-
ciaire ;
Une presentation de la soci6t6 explicitant
ou compl6tant les renseignements de-
mand6s dans le DC5 ;
Une presentation des principles r6f6-
rences datant de moins de trois ans et v6-
rifiables (indiquez les coordonn6es du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Pour I'analyse des candidatures, il sera
fait application de 'article 52 du code des
marches publics
Critbres d'attribution
Offre 6conomiquement la plus avanta-
geuse appr6cide en function des critbres
6nonc6s ci-dessous avec leur pond6ra-
tion :
La quality du m6moire technique et la
comprehension besoin exprim6 par la
CACEM: 40%
Comp6tences professionnelles de
I'dquipe d6die : 30%
Le prix : 30%
Procedure
- Procedure adapt6e
- Conditions de d6lai:
* Date limited de reception des offres : le


01/02/2010 A 12 heures
* Dl1ai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
Num6ro de r6f6rence attribud au march
par le pouvoir adjudicateur :
2010/01/DGA3/MAPA
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion : le 13 Janvier 2010
Adresses compl6mentaires :
Adresse aupres de laquelle des rensei-
gnements compl6mentaires peuvent etre
obtenus
renseignements d'ordre administratif et
technqiue :
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
TI : 0596.75.82.72 poste 203/216)
Fax : 0596.75.54.58
Adresse auprbs de laquelle des docu-
ments peuvent Atre obtenus et adresse A
laquelle les offres doivent 6tre envoydes
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
TlI: 0596.75.82.72 (poste 203/216)
Fax : 0596.75.54.58 FB 2185

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE
Identification de I'organisme qui passe le
march :Conseil R6gional de la Marti-
nique
Service des March6s et de la command
publique,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-FranceMartinique, tel : 05 96 59-63-
00 / tel6copie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : httpJ/www.cr-marti-
nique.fr- rubrique March6s publics .
Repr6sentant du pouvoir adjudicateur :Le
President du Conseil R6gional de la Mar-
tinique
Procedure de passation :Proc6dure
adapt6e en vertu de I'article 28du Code
des March6s Publics (CMP)
Objet du march :Mise en place d'une so-
lution de gestion du courier entrant et
sortant du Conseil Regional
R6ference d'indentification du marchA
:SI-SGC-10-001
Caract6ristiques principles :Le march
a pour objet, la mise en place d'une solu-
tion de gestion du courier entrant et sor-
tant du Conseil RFgional. La solution
retenue intbgrera une analyse complete
des circuits de transmission et de valida-
tion du courier, assortie des procedures
A respecter.
L'outil permettra:
I'enregistrement des courriers arrives
et departs,
le param6trage de circuits de valida-
tion,
la numbrisation des courriers et des
pieces jointes,
le suivi des courriers,
I'edition de statistiques.
Lieu d'ex6cution de la prestationFort de
France (MARTINIQUE)
Dur6e d'execution du march6-Livraison
de la solution logicielle : 30 jours A comp-
ter de la notification du march
- suivi/maintenance : 2 ans maximum A
computer de la reception de la solution lo-
gicielle
Modalit6s essentielles de financement et
de paiement du march :- Financement:
Fonds propres de la R6gion
- Paiement:
. Virement administratif
. Delai global de pavement : 35 jours
. Variation des prix : prix revisables
Adresse auprbs de laquelle les docu-
ments peuvent Atre obtenus :Le dossier
de consultation des entreprises sera


remis gratuitement par le service des
marches et de la command publique
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel : 0596 59 63 00
Lors du retrait du DCE, le candidate de-
vrafournir tout dlementd'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut etre dgalement t6l-
charg6 a I'adresse Internet sus indiquee.
Conditions de participation :Criteres de
selection des candidatures
Les candidatures seront selectionndes au
regard des trois criteres suivants :
-les capacities professionnelles, tech-
niques et financieres
* Situation propre du candidate:
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour 6valuer si ces exigences sont
remplies :
- la declaration du candidate conforme au
module DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation a 6tre titulaires du march
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants conforme
au module DC 4 dans sa version d'avril
2007)
* Capacites professionnelles:
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour Avaluer si ces exigences sont
remplies:
- presentation d'une liste des principles
prestations effectudes au course de la der-
nibre annee, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou prive. Les
prestations sont prouvees par des attes-
tations du destinataire ou, A defaut, par
une declaration du candidate
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacitA du candidate.
* Capacit6s Aconomiques et financieres :
Renseignements et formalities n6ces-
saires pour Avaluer si ces exigences sont
remplies :
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les prestations objet du marchA,
r6alisees au course du dernier exercise
disponible
* Capacites techniques :
Renseignements et formalit6s neces-
saires pour 6valuer si ces exigences sont
remplies :
- une description de I'6quipement tech-
nique, des measures employees par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'6tude et de recherche de
son entreprise ;
-D6claration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et I'impor-
tance dupersonnel d'encadrement au
course de la demiere annee.
Critbres de jugement des offres :
L'offre Aconomiquement la plus avanta-
geuse sera appreciae en function des cri-
teres 6nonc6s ci-dessous :
- valeur technique de I'offreaffect6e d'un-
coefficient 7
- prix de la prestationaffectee d'un coeffi-
cient 4
Variantes
autorisdes
N6gociation des conditions du march A
passer :Les conditions du marched pour-
ront le cas 6ch6ant 6tre negocides avec
les candidates apres examen de leur offre
Delai de validity des offres :180 jours
Adresse auprbs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
Atre obtenus :Conseil regional de la Mar-
tinique (service des marches et de la
command publiques) ou en ligne &
I'adresse sus indiquoe
Adresse aupres de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent 6tre
obtenus :Conseil regional de la Marti-
pique (Service Informatique) ou en ligne a
I'adresse sus indiquee


Date limited de reception des offres :Lundi
8 fevrier 2010 A 12 H 00 heree de Marti-
nique)
Adresse a laquelle les offres doivent 6tre
envoyees :Reception des offres par pli re-
commandA ou centre recepisse au
Conseil Regional de la Martinique Service
des March6s et de la Commande Pu-
blique rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique ou en
ligne & I'adresse Internet sus indiquee
D1lai laissA au candidate attributaire pour
produire les attestationssociales et fis-
cales :8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et aupres de laquelle des rensei-
gnements peuvent Atre obtenus
concernant I'introduction des recours :Tri-
bunal Administratif de Fort-de-France -
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
-B.P 683 97262 Fort-de-France Cedex -
Tle6phone: 0596-71-66-67
T61ecopieur: 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de me-
diation :Comite consultatif interdeparte-
mental de reglement amiable des litiges
relatifs aux marches publics de PARIS
(C.C.I.R.Ade Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy- 75700 Paris -
CEDEX 7
T61lphone : 01.44.42.63.43
T61ecopieur: 01.44.42.63.37
Service auprbs duquel des renseigne-
ments peuvent etre obtenus concernant
I'introduction des recours :Le greffe du
Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille-Croix de Belle-
vue -BP 683
97262 Fort-de-France C6dex
Telephone: 0596-71-66-67 Telecopieur
: 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie demat6rialiseeautorisee
Autres renseignements :
Procedure dbmaterialisee
Le Conseil regional de Martiniquemet
gratuitement A la disposition des candi-
dats une plate-forme de d6mat6rialisation
accessible via I'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique ,
marches publics ,
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la reference d'identification du
march portee au present avis d'appel
public & la concurrence) :
-la recherche des consultations passes
par la R6gion Martinique
-le tel6chargement des avis, reglement
de consultation et DCE
-la transmission par voie Alectronique des
dossiers d'offre
Pour le telechargement du DCEles can-
didats sont invites A bien renseigner le
champ e-mail en ce sens que cette
adresse pourra 6tre utilisbe afin de les in-
former des Aventuelles modifications ap-
portees au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur dos-
sier d'offre par voie Alectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir A la R6gion
Martinique une ,copie de sauvegarde a
de ce dossier ;ceci sur supportphysique
Alectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoise fera dans les conditions
pr6cisbes dans le reglement de la consul-
tation.
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion :Le 14 janvier 2010 FB 2186

ADITIF AU JOURNAL "JUSTICE N* 2"
DU 14/01/10 FB2149
AMINDUSTRIE N* 1
Lire : Associes en nom:
Nouvelle mention =
Monsieur Stephane De Reynal : 1 part
ACI Financement Outre-mer = 999 parts
Le grant,








HATI : DE L AIDE OU DES MARINES .


Si Haiti a besoin d'une mobilisation in-
ternationale exceptionnelle, sa prise de
contr61le militaire par Washington rev6t
des aspects contre-productifs et n'est
pas sans arriere-pensees g6ostrate-
giques.
Cinq jours apres le seisme qui a ravage
Haiti on est toujours tres loin d'avoir fini
de mesurer I'etendue de la desolation
qui touche le pays. Les secouristes a
pied d'oeuvre avouent souvent leur im-
puissance. Catherine Bremer, envoyee
special de I'agence Reuters, relevait
ainsi samedi : "Le chaos est tetque tout
manque ici: mi ecins, infirmiers, medica-
ments. CDes blesses gimissent un peu par-
tout, couchids sur des Cits de camp, des ma-
teCas ou des planchies, souvent en plein
sofei, en attendant qu'on s'occupe d7 eiu
s'iCs ne meurent pas avant. L'ONU rap-
portant a la population du pays le nom-
bre de victims (sans doute bien supe-
rieur aux 50 000 6valuees officiellement
jusqu'ici), evoque I'une des plus graves
catastrophes qu'ait connues la plan6te.
C'est dire le besoin d'une mobilisation
international exceptionnelle pour sau-
ver les derniers rescapes et surtout ces
dizaines de milliers de survivants en sur-
sis.

L'envoi de 10 000 marines
La plupart des Etats, et en premier lieu
les voisins d'Hafti, se sont efforc6s de


repondre aussit6t aux appeals a I'aide
d'urgence. On comprend donc bien que
la premiere puissance mondiale, les
Etats-Unis don't les c6tes sont A
quelques encablures d'Haiti et qui abri-
tent une important communaute hai-
tienne, ait decide de deployer de tries
gros moyens. Barack Obama a declare
que son pays s'engageait dans "'Tune
des pfus grandes operations de secours"
de son histoire. Et d'appeler ses deux
pr6d6cesseurs a la rescousse, competee
tenu de leurs experiences avec Hafti", pour
lancer un "fonds li'iton- (Bushi"destine
a finance I'intervention. Probl6me, si
Washington a pris incontestablement le
' iLi'.n mondiaCde Caide", comme il
ne cesse de I'affirmer, sa m6thode a
consisted d'abord, sous couvert de d6s-
organisation du pays, a en prendre to-
talement le contr6le, en commengant
par depdcher sur place la bagatelle de
10 000 marines. La methode apparait
plus que contestable, d'abord sur le plan
de I'efficacit6 humanitaire elle-m6me.
L'armee US qui a pris le contr6le de
I'a6roport de Port-au-Prince ne se fie
qu'a ses propres priorities pour autoriser
ou non les appareils en provenance du
monde entier A atterrir. C'est ainsi qu'un
avion frangais ayant a son bord un h6-
pital de champagne a du 6tre derout6
vendredi sur Saint-Domingue. Ce qui a
ete A I'origine d'une brouille franco-6tats-


unienne de quelques heures. Le minis-
tre de la cooperation, Alain Joyandet,
soulignant d'abord devant la press qu'il
avait "proteste"officiellement aupres de
Washington. Avant d'6tre corrige un peu
plus tard par le Quai-d'Orsay qui, fiddle
a son suivisme a I'egard des orienta-
tions de la Maison-Blanche, a nie l'inci-
dent, clamant que la cooperation entire
les deux pays s'effectuait "de fa meif-
feurefacon possible ".

logiques imperiales
La France n'est pas la seule A avoir fait
ce genre d'experience. Un avion-cargo
de I'armee argentine transportant du
materiel medical et une unite de purifi-
cation d'eau est rest bloque a Saint-
Domingue. Deux appareils mexicains
ont connu les m6mes deboires. Et 40
tonnes d'aides en provenance du Perou
ont dO finir le trajet par voie terrestre
depuis le pays voisin. Michel Clancy,
responsible d'un comite haitien charge
de coordonner la distribution de I'eau et
de la nourriture, deplorait le manque
d'informations des autorites US qui
controlent I'a6roport : "Lesfaftiens, dit-
if, ne sont pas avertis de Carrivee des ap-
pareis ".
Plus grave, le deploiement militaire US
est programme dans la duree. Hilary
Clinton, en visit sur place samedi, a
insisted sur ce point. D'ou les craintes de
voir se confirmer, comme sous d'autres
formes au Honduras ou en Colombie,
un attachment tout particulier de Wash-
ington a de vieilles logiques imp6riales.
D'autant qu'Haiti est situe dans une po-
sition strategique aux confins de I'Ame-
rique central et du Sud. Daniel Ortega,
le president du Nicaragua, a evoqu6 sa
"tres forte preoccupation samedi : "If
sem6be, a-t- iCldcare, que [es bases mili-
taires (sur fe continent Catino-amnricain -
NDLRe ne suffisent pas et que Washing-
ton souhiaite tirerprofit de la tragidie du
people fiaftien pours'instalferen Jafti. Et
je veux le denoncer".
Bruno Odent
Humanity du 18/01/10)


(O! ~torn dL01 fUnVer 0.60-


out, p41ofabn adivhIIfrsff'VqFde nofre pag




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